Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- 42’ Année. — Nü 1
- Le Numéro :0,75
- 5 Janvier 1898
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- 4,2e Année. — No 1
- Le Numéro : 0,75
- 5 Janvier 1898
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
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- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Empoisonnement par la benzine .
- Dégraissage et Blanchiment. — Lavage et dégraissage des laines en suint (suite et fin).
- Mordants.—Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression.— Teinture grand teint des laines en vrac se filant sans difficulté et sans déchet anormal (suite).
- Apprêts. — Les taches dans les écrus comme cause d’inégalité dans la teinture des pièces.
- Matières colorantes. — Revue des colorants nouveaux et applications nouvelles à la teinture.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers..— Les tissus de laine pour teinture. — A propos de l’exposition de teinture de Rouen. — Inspection du travail. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- EMPOISONNEMENT PAR LA BENZINE
- Sous ce titre, nous lisons dans la Gazette de» Hôpitaux :
- « La benzine est très employée dans les établissements de teinturerie ; à certains jours de la semaine, les ouvriers sont exclusivement occupés au benzinage, c’est-à-dire à traiter les tissus par la benzine pour les dégraisser. Pendant ce temps, ils vivent dans une atmosphère chargée de vapeurs de benzine. Beaucoup d’entre eux en sont incommodés. L’intoxication chronique par cette substance pourrait produire des accidents beaucoup plus graves et même amener la mort; un malade observé par MM. Le Noir et Claude a succombé avec des phénomènes de purpura hémorragique, après avoir présenté pendant plusieurs semaines du saignement des gencives et des poussées de pétéchies.
- « A l’autopsie, on a trouvé de la dégénérescence graisseuse du foie et des hémorragies multiples dans la muqueuse du tube digestif. Au congrès de Moscou, on a présenté une série de cas d’empoisonnement par la benzine. Sur 9 cas, il y avait eu 4 morts. Il y aurait donc lieu de réglementer l’usage que font les teinturiers de la benzine et de classer le benzinage parmi les opérations industrielles insalubres et dangereuses.»
- Les observations présentées au congrès de Moscou peuvent être fondées pour ceux de ces petits ateliers encore trop nombreux dans les villes de peu d’importance où les lois de l’hygiène industrielle sont trop souvent négligées. Mais dans la généralité de nos grands centres, l’industrie du détachage à sec (avec le concours des benzines et benzols) se fait dans de vastes ateliers spéciaux, admirablement aérés et ventilés, et l’effet désastreux de l’inhalation continue des hydrocarbures volatils se trouve efficacement neutralisé par une foule de dispositions spéciales sur lesquelles nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir.
- Ces ateliers sont d’ailleurs rangés, croyons-nous, parmi les ateliers dangereux et insalubres, et la loi n’a pas à intervenir à nouveau pour porter encore une entrave à celles déjà trop nombreuses existantes àl’exer-cice d’une industrie d’une utilité aussi immédiate que celle du nettoyage à sec.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- LAVAGE ET DÉGRAISSAGE DES LAINES EN SUINT {Suite et fin) -------
- Dans certaines contrées industrielles de l’Allemagne, en effet, on extrait des laines, par un procédé très
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- 2 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- simple, d’ailleurs, au moyen du benzol ou des essences légères du pétrole, les graisses du suint et le carbonate de potasse.
- Se basant sur ce principe que la graisse de suint est entièrement soluble dans les essences, et que le carbonate de potasse et les corps étrangers tels que poussières, pailles et crottes dont la laine est chargée, sont insolubles dans ce genre de solvants ; ils dégraissent leur laine avec ces produits en autoclave.
- Voici d’ailleurs, dans ses grandes lignes, leur manière d'opérer.
- La laine brute est introduite dans des appareils de deux mètres de haut sur quatre de long et deux de large, munis d’agitateurs à palettes ; ces appareils sont cylindriques et clos pour éviter la trop grande évaporation de la benzine.
- La laine est traitée dans ces récipients avec trois fois son poids de dissolvant; au bout de quatre heures elle est extraite, complètement dégraissée et libre de tous corps étrangers.
- La benzine, chargée de la totalité des corps gras doit être tenue en repos, pour permettre aux corps insolubles de tomber au fond ; elle est ensuite distillée pour servir à d’autres opérations et la graisse de suint, ne distillant qu’à une très haute température, reste dans le récipient de l'alambic à l’état pure et neutre.
- Les corps solides tombés au fond des appareils dégraisseurs, pendant la première opération, sont recueillis et lavés avec de l’eau chaude, pour dissoudre le carbonate de potasse qui se trouve mélangé avec les corps étrangers que la laine contenait.
- La potasse, essentiellement soluble, forme, avec l’eau, une lessive qui est mise en repos dans des récipients, tirée au clair ; elle est alors envoyée dans des appareils ad hoc qui évaporent l’eau jusqu’à siccité, et la potasse est ensuite recueillie presque à l’état pur.
- Beaucoup d’hydrocarbures pourraient aussi servir à cet usage ; mais le prix relativement modéré des benzines et essences de pétrole les a fait employer de préférence à tous autres.
- Il est à noter qu’en Allemagne les benzines et essences employées pour des usages industriels, ne paient pas de droits de douane ; ce qui explique ainsi la grande importation en France des graisses de suint, qui, elles mêmes, ne paient aucun droit d’entrée.
- Nous avons intentionnellement mis les mots : complètement dégraissée en italiques, et nous aurions dû mettre en place : Trop dégraissée. Comme nous l’avons
- déjà fait comprendre dans le cours de cette étude, la laine destinée à la fabrication des fils et des tissus divers, doit conserver une souplesse et un moelleux que seuls les corps gras sont susceptibles de lui donner, et en dépouiller complètement les fibres textiles, serait aller à l’encontre du but proposé. C’est ce qui arrive presque toujours lorsque le dégraissage est effectué par les véhicules hydrocarburés, et si le sous-produit, ainsi récupéré, est d’un prix rénumérateur, la laine, nous en sommes persuadés, perd d’autant de sa valeur industrielle.
- Procédés mécaniques employés pour le dégraissage et le relavage de la laine. — Notre but n’étant pas de faire un relevé historique de cette question, mais d’indiquer les procédés pratiques les plus employés actuellement pour le dégraissage et le relavage des laines, nous commencerons d’abord à parler des appareils employés dans la grande industrie, nous réservant d’en signaler les inconvénients lorsqu’il s’agit de fabriques plus restreintes et de teinturiers travaillant à façon pour les fabricants de tissus. L’appareil de dégraissage et de relavage simultané le plus universellement employé, est sans contredit le Leviathan, conçu et exécuté par un habile constructeur de Verviers, M. Grand Ry-Kaivers. Quoique la première machine dece genre date de 1861, c’est toujours Verviers qui jouit encore de nos jours de la préférence de l'industrie européenne à cet égard, tout ce qui s’est fait ailleurs n’étant pas supérieur, s’il égale toutefois par ses diverses qualités l’engin belge.
- Décrit dans ses grands traits, le Léviathan consiste en quatre bacs juxtaposés d’une façon continue :
- 1° bac de trempe.
- 2° 1er bac de dégraissage.
- 3° 2e » »
- 4° bac de relavage.
- Le bac de trempe est divisé en deux sections longitudinales cloisonnées et garni à son extrémité terminale par deux cylindres ou rouleaux exprimeurs. Pendant que de l’un des compartiments du bac de trempe, des fourchettes mécaniques sortent la laine trempée et la portent sur un sablier sans fin qui la mène sous les compresseurs,l’autre compartiment est chargé de laine à détremper.
- Cette première opération se fait dans un bain chauffé à 40° C et a pour but de bien détremper la laine et de la débarrasser des parties terreuses qui l’accompagnent presque toujours.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Le 2e bac finit ce premier travail en accentuant l’épuration.
- La laine passée du bac de trempe au premier bac de dégraissage est poussée en avant dans ce deuxième bac à l’aide de deux rateaux travailleurs et les fourchettes mécaniques la soulèvent et la font passer sur un autre tablier sans fin placé à l’extrémité de ce deuxième bac pour l’envoyer dans le 3e ou 2e bac dégraisseur, mais non sans avoir de nouveau passé entre deux exprimeurs.
- Le travail se poursuit de la même façon dans le troisième bac et la fibre, après avoir encore une fois passé entre un troisième système de compresseurs, retombe finalement complètement essorée et presque sèche dans un panier ou cabas disposé à la sortie du 2e bac de dégraissage.
- Les deux bacs de dégraissage sont chauffés à 56 à 57° C et le bain est garni de sels de soude, de sels ammoniacaux, de savon ou autres produits à propriétés détersives, suivant les besoins du travail.
- Leur fonction consiste à débarrasser la laine du suint, des matières grasses et résineuses qui l’encombrent.
- Quant au 4e et dernier bac, le relaveur ou rinceur, il est garni de deux rateaux mobiles très solides et d’une fourchette de sortie.
- Une quantité donnée de la laine sortie du 2e bac de dégraissage est jetée dans le rinceur; les rateaux, grâce à la vitesse dont ils sont animés, l’ouvrent et lorsqu elle est suffisamment propre elle est actionnée par la fourchette qui la fait sortir automatiquement du bain.
- L appareil doit être alimenté par une forte pompe qui lui donnera une quantité d’eau courante suffisante pour que le séjour dans les bacs ne se prolonge pas outre mesure ce qui déterminerait du feutrage.
- Les bacs sont garnis d’un double fond en tôle perforée d un maniement extrêmement simple et facile et qu’on enlève chaque fois qu’il est nécessaire de se débarrasser des impuretés (gratterons, crottes,poussiers et sable) qui auront gagné le fond du bac pendant le travail:
- Nous n’avons pas à entrer dans un examen plus complet du Leviathan, tel qu’il existe,il est très avantageux parce qu’il permet de travailler d’une façon continue une grande quantité de laines sans intervention d’un nombre considérable d’ouvriers et sans que l opération, si elle est faite avec soin, prête à redire.
- Si nous lui trouvons un défaut, c’est d’exiger un
- emplacement considérable en longueur, circonstance à prendre en considération pour certaines usines et que, d’un autre côté s’il est avantageux pour des quantités considérables d’un même lot de laine appartenant à un même propriétaire, il devient plutôt une gêne pour tel façonnier qui, dans la même journée, traite quelquefois dix natures de laines différentes, des quantités des plus restreintes dans la généralité des cas et n’appartenant pas le plus souvent au même industriel.
- Ici nous préférons l’installation de simples bacs de trempage et de dégraissage tels qu’ils fonctionnent encore dans nombre d'ateliers à Elbeuf. Ces bacs de construction presqu’identique à ceux du leviathan sont accouplés deux par deux; la laine dégraissée qui en sort est relavée dans des paniers dont le rateau est commandé mécaniquement et dont la forme est aussi ellipsoïde que possible, la forme ronde favorisant le cordelage et la formation de nœuds. Le mouvement giratoire du cylindre-rateau devra être excessivement lent, l’arrivée d’eau aussi considérable que possible, les trop plein pour l’évacuation des eaux ternies disposés de telle façon qu’il y ait le moins de pertes possible de matières falamenteuses entraînées avec l’eau.
- Nous eussions.volontiers parlé d’un ancien et bien primitif système de relavage que nous considérons comme certainement le meilleur de tous si son prix de revient n’était pas en disproportions énormes avec les prix payés actuellement par l’industrie. Nous voulons parler du relavage au bâton pratiqué par nos pères. Nous nous abstenons néanmoins parce que sur le retour de l'ge nous craindrions de nous faire taxer de radotage, quoique cependant certains fabricants t ra-vaillant pour leur propre compte ne craignent pas de l’employer encore de nos jours lorsqu’il s’agit d'étoffes unies et à couleurs voyantes où la moindre imperfection des traitements préparatoires est une cause de tares et de défauts considérables.
- Th. SEELIGMANN.
- mOdDA018
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Eosine (Badische)
- Ni................... Rose vif foncé Ni
- Co.................. Rose jaune
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Bi................. Rose
- ................... Rose jaune clair
- Cr................. Rose clair rabattu
- Les autres mordants se teignent peu. Sn et Ur ne se teignent pas. Rhod amine B (Badtsche)
- Bi................. Rose violacé très vif
- Ur................. Rose clair.
- Galléine (Badische)
- Sn ................ Puce riche foncé
- Zr................. Bistre
- Th, Al, Zn, Pb.... Prune violacé très foncé Ce................. Gros bleu violacé rabattu
- Bi, Y. Zn.......... Violet noirâtre
- G1................. Prune violacé clair
- Ur................. Violet
- Mn................. Bistre violacé
- Ni, Cd, Co........ Violets foncés sales Hg................. Gris violacé
- Cu................. Violet rougeâtre
- Cr................. Cachou violacé
- Cèruléine (Badische) Toute la gamme est de couleur olive verdâtre.
- Fe, Ni, Zr, Th, Sn, G1, Al, Bi, Y.... Fonces
- Gallocyanine (Durand)
- Zr, Th, Y, Al, Fe,Bi Violet noir Cr
- Ur...... ........ Noir
- Gl, Sn, Cr......... Violet noir plus clair
- Ce................. Violet rabattu
- Pb,Cd,Zn,Cu,Ni,Co Bistre sale Hg................. Gris violacé clair Mn.......... .. . Ne se teint pas. (A suivre).
- Teinture et Impression
- TEINTURE GRAND TEINT DES LAINES EN VRAC
- SB FILANT SANS DIFFICULTÉ ET SANS DÉCHET ANORMAL (Suite) (I)
- Vert thé solide foncé (pour 60 kil. laine) Donner un pied de bleu chasseur, rincer et mordan-cer avec :
- 2 kil. Bichromate
- 1 » 500gr. Tartre.
- (1) Voir Moniteur de la teinture f nos 18, 19 et 20, 1897
- Finir sur bain monté avec :
- 1 litre Acide acétique
- 600 gr. Extrait cuba à 10
- 250 » Bleu anthracène W
- 500 » Myrobolanes :
- Bonillon 1 h. 1/2 et brunir avec :
- 150 gr. Couperose.
- Il estévident, sans autre commentaire, qu’une teinture ainsi opérée répondra à toutes les exigences de solidité à la lumière et au porter.
- Mode verdâtre clair (pour 75 kil. laine)
- Bouillon avec :
- 1 kil. 500 Bichromate
- 1 - Tartre
- Finir avec :
- 1 litre Acide acétique
- 250 centil. Acétate d’ammonium
- 60 gr. Bleu anthracène W
- 100 » B. j. moulu
- 60 » Coéruléine SW
- 30 » Bleu alizarine SW
- Entrer à tiède, bouillir 1 heure puis ajouter :
- 2 litres Acide acétique;
- Bouillir à nouveau 1 heure ; fini.
- N. B. — Il est facile, lorsqu’on a des laines difficiles à unir, d’arriver à égaliser en ne faisant intervenir à l’entrée que l’acétate d’ammonium et n’ajoutant l’acide acétique que plus tard.
- Olive clair (pour 100 kil. laine)
- Bouillon avec :
- 3 kil. 500 gr. Bichromate
- 3 » 500 » Tartre.
- Bouillon 11/2 heure et teindre avec :
- 1 litre Acide acétique
- 7 kil. 500 gr. Extrait cuba à 10-
- 2 » 500 » CoéruleineSW
- 200 » Alizarine orange W.
- Bouillir 1/2 heure, ajouter 21. acide acétique, bouillon 1/2 heure, brunir avec :
- 1 kil. 500 gr. Couperose; fini.
- Mode jaune clair (pour 75 kil. laine)
- Bouillon :
- 750 gr. Bichromate
- 750 » Tartre ; bouillir 1 heure et finir avec .
- 1 kil. Galloflavine W
- 100 gr. Brun anthracène W
- 75 » Alizarine orange W
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 5
- 1 litre Acide acétique ; bouillir 3/4 heure et fini.
- N. B. — Ce dosage est composé de telle façon qu’avec un peu de précaution on obtient une nuance absolument unie et d’une grande pureté; malgré le ton clair de la nuance, l’intervention de l’acétate d’ammonium est inutile, toutes les alizarines employées égalisant également bien.
- Bleu ardoisé foncé (pour 100 kil. laine) Bouillir avec :
- 3 kil. 500 gr. Bichromate
- 2 » 500 » Tartre
- 1 litre Acide acétique.
- Finir avec :
- 3 kil. Noir d'Alizarine
- 2 » Bleu d’alizarine W
- 200 gr. Galloflavine.
- Bouillir 3/4 d’heure ; ajouter :
- 1 litre 500 acide acétique.
- Bouillir encore 3/4 d’heure ; fini.
- Pour obtenir cette même nuance avec pied de bleu, donner d’abord un pied de bleu Dragon, et après avoir lavé soigneusement, rentrer en chaudière avec :
- 750 gr. Tartre.
- 1 kil. 500 Bois jaune haché
- 1 » 500 Bois violet haché
- 750 gr. Garance ; bouillir 1 h. 1/2 et brunir avec :
- 200 gr. couperose ; bouillir 1/2 h. et fini.
- Olive foncé {pour 100 kil. laine)
- Pied de bleu Dragon, bien relaver et bouillir avec : 3 kil. 750 Bichromate
- 1 » 500 Tartre pendant 1 h 1/2 et finir avec :
- 1 litre Acide acétique
- 8 kil. Extrait Cuba à 10°
- 2 » Bois violet moulu
- 1 » Alizarine orange W
- 2 » 500 Myrobolanes.
- Bouillir 2 heures et brunir avec :
- 2 kil. 500 couperose. Bouillir 1/2 heure et fini.
- On arrive maintenant à reproduire une teinte identique très solide également, en faisant intervenir la céruléine sans pied de bleu. Voici comment l’on procède :
- Bouillir avec ;
- 3 kil. 500 Bichromate
- 2 kil. 500 Tartre et teindre sur bain garni avec :
- 1 litre Acide acétique.
- 5 » Brun anthracène W
- 4 » Bleu alizarine SW
- 7 kil. 500 Céruléine SW ; entrer à tiède, bouillir 1 heure, puis donner : z
- 2 kil. acide acétique ; bouillir encore 1 heure et finir :
- Nota. — Dans ce procédé, on veillera à ce que le bouillon soit bien maintenu tant pendant le chromatage que pendant la teinture ; les alizarines, pour bien se fixer, ont besoin d’un bouillon soutenu et prolongé. Il ne faut jamais oublier cette règle si le teinturier veut obtenir des nuances solides au porter. Il veillera également sur le dégraissage parfait de ses laines, condition non moins essentielle.
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- Gris souris {pour 100 kil. laine)
- Pied de bleu chasseur, bien relaver et teindre avec :
- 1 kil. Tartre
- 1 » Bois jaune moulu
- 0 kil. 500 gr. Bois violet
- 2 » 500 » Myrobolanes
- 0 » 600 » Calliatour
- 8 » Garance
- bouillir 2 heures et brunir avec
- 450 gr. Couperose; fini
- On arrive au même résultat avec l'alizarine par le procédé suivant :
- Bouillon
- 2 kil. 500 gr. Bichromate
- 2 » Tartre
- et finir avec
- 1 litre Acide acétique
- 2 kil. 500 gr. Bleu d’alizarine SW
- 0 » 750 » Noir d’alizarine SW
- 0 » 250 » Coéruléine SW
- 0 » 600 » Brun d'anthracène W ;
- entrer à tiède ; après 1 heure donner
- 2 kil. Acide acétique; bouillir encore 1 heure et fini.
- Bleu d’acier foncé {pour 100 kil. laine) Pied de bleu Lycée, bien relaver et rentrer avec 1 kil. 500 gr. Tartre
- 1 » Extrait bois violet
- 2 » Bois jaune moulu
- 4 » Garance
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 2 kil. 500 » Calliatour
- 2 » Myrobolanes
- bouillon 2 heures, puis brunir avec
- 200 gr. couperose ; bouillir 1 heure et fini.
- Vert forestier solide (pour 100 kil laine) Pied de bleu militaire, bien relaver et bouillir avec 3 kil. Bichromate
- 8 » Alun
- 2 » Tartre bouillon 1 heure et demie, puis sur bain neuf teindre avec
- 2 kil. Extrait de Cuba
- 4 » Bois violet moulu
- 1 heure 1/2 de bouillon; fini
- Vert pois clair (pour 50 kil. laine)
- Bouillon avec
- 1 kil. 500 gr. Bichromate
- 1 » 500 » Tartre ’
- finir avec
- 1/2 litre Acétate d’ammonium
- 1 » Acide acétique
- 0 kil. 500 gr. Coéruléine; entrera tiède, bouillir 1/2 heure, puis donner :
- 2 kil. Acide acétique, bouillir 1/2 heure; fini.
- (On prépare l’acétate d’ammonium à l’usine en mélangeant 300 gr. d’ammoniaque du commerce avec 700 gr. d’acide acétique.)
- APPRÊTS
- LES TACHES DANS LES ÉCRUS comme cause d’inégalité dans la teinture des pièces (1)
- Les taches foncées et les inégalités que l’on rencontre si souvent dans les pièces teintes proviennent généralement de taches préexistantes déjà dans les écrus et dont l’origine doit être attribuée à des causes bien diverses. Avec un peu d’attention, un teinturier, quelque peu expert, s’en apercevra toujours à la visite, lors de la réception des pièces de chez le tisseur ou le négociant. Celui qui travaille par lui-même s’aperçoit facilement des différences de ton, quelques faibles qu’elles soient, des écarts au toucher et à la vue produits par ce genre de taches sur fonds blancs ou clairs et se rend presque toujours compte de leur origine.
- (1) Deut. Wollen-Gewerbe,
- Il sait distinguer les taches acides provenant de l'épail-lage chimique et reconnaît cette origine d’après un ton plus ou moins jaune et souvent même rougeâtre quand le fil est totalement brûlé. Les taches de cu-prate d’ammonium, déterminées par la présence d’un reste d’ammoniaque du dégraissage et mis en contact avec le cuivre ou le laiton de chaudières et machines, lui seront facilement reconnaissables, parce que vues contre le jour, elles auront un aspect rougeâtre ou violacé. Quant aux taches de savon ou de graisse, les premières plus claires, les dernières plus foncées que la nuance du fond de l’étoffe, le toucher et l’odeur les lui feront facilement reconnaître. Le spécialiste s’apercevra même facilement des taches d’eau qui ont leur origine dans les procédés de décatissage; lorsque ces derniers défauts ne sont pas trop intenses, il est facile d’y remédier par un nouveau passage à la vapeur, pourvu que l’opération se fasse avant teinture. Les places tachées dans’ ce cas spécial seront plus mates que le reste de la pièce; le poil paraît soulevé, gonflé.
- Mais celles de ces taches, que celui même qui n’est pas du métier reconnaîtra facilement, sont celles dont l’origine est d’une couleur qui, fixée sur de la laine ou sur un tissu autre, a déchargé par simple contact sur la pièce en écru. Ce n’est que lorsqu’il s’agit de couleurs claires, nuances modes et autres de ce genre, que dans les ateliers, les ouvriers prennent quelque peu plus de soins. « Le noir, disent-ils, couvre tout » ; cette assertion est loin d’être l’expression de la vérité. Quant aux autres couleurs foncées, on espère toujours que les taches, s’il y a lieu, viendront se fondre, c’est-à-dire iront se répartir uniformément sur le tissu immergé dans le bassin de teinture déjà au bouillon. Sans doute, lorsqu’il s’agit de couleurs qui auront déchargé sur blanc, on devra toujours tenir compte que ces couleurs ne sont pas encore fixées sur le tissu et qu’il sera besoin d’un mordant, voir même d’une température supérieure pour que cette fixation puisse se produire.
- Un grand nombre de matières colorantes n’ont d’ailleurs, lorsqu’elles déchargent qu’une faible puis sance tinctoriale lorsqu'elles en ont une, puisque dans la plupart des cas elle se présente sous forme de laques colorées insolubilisées. C’est ainsi par exemple que nous ne croyons pas que la couleur qui sort d’une laine teinte en noir au fer ou au chrôme pendant les opérations du relavage ou du foulage ou encore du décatissage soit susceptible de teinter d’une façon quel-
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- que peu durable un blanc qui s'y trouve juxtaposé. Aussi ce genre de colorants peut être considéré comme suffisamment inoffensif; on s’en débarasse d’ailleurs aisément par un lavage au savon ou à la soude II en est de même du brun, du vert, des couleurs] mode et autres, autant qu'elles seront obtenues par l’inter médiaire des bois, de la garance, du sandal et autres matières similaires.
- Cependant la garance et le sandal comme tous les colorants qui sont toujours accompagnés d’une certaine somme de tanin, peuvent bien, il est vrai, se combiner d’une manière durable à la laine, sans qu’il soit besoin de l’intervention d’un mordant, mais pour que le fait puisse se produire, il faudra toujours une ébullition plus ou moins prolongée, chose qui n’arrive qu’exceptionnellement pendant le relavage, le foulage et les apprêts du tissu. Tout au plus le cas peut-il se présenter pour certains articles de bonneterie pendant les opérations du décatissage à la vapeur. Mais ordinairement les colorants sont suffisamment combi nés à la fibre pour que ce ne soit qu’exceptionnelle ment et à la suite d’un nettoyage imparfait seulement ou d’un bouillon insuffisant, ce genre de colorants puisse couler. Sous ces dernières conditions il pourrait évidemment arriver que du rouge de garance ou une autre couleur mélangée dans laquelle la garance est intervenue soit susceptible de produire des taches sur les pièces blanches qui auront été mises en contact avec ce genre d’étoffes pendant ou après le bouillon, lorsque les pièces chaudes sont levées sur le moulinet ; l’écrivain a eu lui-même un cas de ce genre à constater tout récemment.
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES
- REVUE DES COLORANTS NOUVEAUX et applications nouvelles à la teinture
- A signaler comme nouveau pour la teinture :
- 1o L’Indigo pur de la Badische Anilin et Soda Fa-brick.
- Dans des cartes et brochures très bien présentées, cette fabrique indique les modes d’emploi de l’Indigo pur qui est obtenu chimiquement par synthèse, elle fait la comparaison entre l’Indigo naturel de composition et de teneur en indigotine excessivement variable
- 7
- et l’Indigo pur BASF. Elle indique également un perfectionnement apporté à la teinture du coton en cuve.
- Ce procédé pour lequel une demande de brevet est déposée consiste à préparer le coton, soit en gélatine, soit en huile pour rouge. Les filés ainsi préparés paraissent beaucoup plus corsés que ceux non préparés.
- Pour la teinture de la pièce, la Badische conseille d’ajouter la gélatine ou l’huile pour rouge à la cuve de teinture. De cette façon les teintes sont plus corsées, plus belles et résistent mieux au frottement.
- Nous verrons prochainement en détail le montage de ces cuves d’Indigo pur pour coton et pour laine ainsi que l’impression avec cet indigo.
- 2° La Manufacture lyonnaise insiste sur Procédé de Copulation au nitrazol C ou paranitraniline C qui offre pour la teinture des velours de coton un intérêt tout particulier, car il permet d’obtenir avec peu de colorant, des nuances bien corsées et éclatantes ayant, ce qui ne gâte rien, aux lavages et à la lumière une solidité imcomparable. Elle offre également deux colorants nouveaux pour laine.
- 3° Violets Formyl 6 B et 10 B. — Ces colorants de teinte plus bleuâtre que les anciens violets formyl ont les mêmes avantages comme résistance, solubilité et unisson. Ils se teignent avec bisulfate de soude au bouillon, c’est-à-dire de la façon habituelle 2 % de colorant donnent déjà une teinte bien pleine.
- Même en teignant sur bain neutre les colorants se tirent complètement. On peut donc employer les Violets Formyl en combinaison avec les couleurs diamines.
- Pour la teinture des soies, des tissus laine et soie, du cuir, du papier, ainsi que pour l’impression sur laine et la préparation des laques les Violets Formyl 6 B et 10 B se comportent exactement comme les anciennes marques de Violet Formyl.
- Pour les tissus mi-laine, on combine 2 % de Violet Formyl 6 B, 1 % bleu acier Diamine L et 1 1/2 % bleu brillant Diamine G.
- Ces 2 derniers colorants sont surtout pour le coton. On teint avec addition de 40 gr. de sulfate de soude par litre de bain.
- 4° Mercerisage. — Teinturiers-apprêteurs, fabricants de matières colorantes, journalistes, tout le monde tombe à bras raccourcis dans le mercerisage, les uns pour breveter, les autres pour employer.
- La Maison Meister Lucius se fait breveter pour le traitement à la soude caustique suivi d’un bon rinçage, acidulage et séchage sur rames. Qu’il me soit permis
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de dire que ce procédé est depuis de beaux jours suivi par certains teinturiers-apprêteurs.
- La Maison F. Bayer d’Elberfeld combine l’action de la lessive caustique dans le bain même de teinture.
- Ce procédé est tout à fait intéressant pour les couleurs à réactions alcalines, telles le Noir Vidal, le Noir solide BS, le Cachou de Laval, la Thiocatechine, le Brun Katigne, etc. Les teintures sont ainsi d'une solidité à toute épreuve et exigent peu de colorant. Par addition de glycérine ou de glucose, on évite le rétrécissement. Avec le glucose et à tiède on peut teindre en indigo, et le bleu ainsi obtenu en alcali fort est tout à fait solide aux frottements et aux lavages.
- La Manufacture lyonnaise sans se faire breveter recommande l’emploi d’une impression de lessive caustique pour merceriser partiellement le coton et teindre ensuite.
- On imprime avec le mélange de
- 2 k. 500 gomme adragante 65/1000
- 500 léiogomme
- 3 k. 000 soude caustique 40° Bé.
- On sèche à température modérée, on lave simplement pour enlever la lessive en excès et on teint ensuite à la façon ordinaire ou en bains de couleurs diamines plus concentrés. Les tissus prennent une teinte claire dans les parties non imprimées et une teinte bien foncée dans les parties ayant subi l’action de la lessive. Ce procédé est applicable également aux teintes diazolées et développées.
- M. Ude.
- DIVERS
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature a intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU PRODUIT INCOMBUSTIBLE pour décors, tentures, tapis, etc.
- Par la Société J. Germain, Boisne frères et Cie
- Les divers tissus incombustibles d’amiante employés ou proposés jusqu’ici, ont tous l’inconvénient d’être d’un prix de revient très élevé par suite des nombreuses difficultés de filage et de tissage de l’amiante.
- La présente invention a pour objet un produit nouveau, moins cher que ces divers tissus d’amiante, qui présente toutes les qualités d’incombustibilité et qui est essentiellement applicable dans la confection des décors, tentures, tapis, etc. Pour fabriquer ce produit incombustible, on prend un support de fils végétaux ou métalliques, et on le recouvre d’un côté seulement ou des deux côtés, d’une ou de plusieurs couches de pâte d’amiante. Dans le but d’augmenter l’adhérence de l’amiante au tissu support, ce dernier peut être préalablement encollé par un moyen quelconque et par l’emploi de substances appropriées.
- •N
- TEINTURE CONTINUE DES RUBANS galons, etc., et appareils employés pour cette teinture Par M. Eugène Lebée.
- L’invention consiste à opérer la teinture continue des rubans, galons, etc., au moyen d’appareils spéciaux permettant d’immerger et d’aérer suffisamment les rubans pour obtenir les couleurs désirées dans un temps relativement fort court avec le moins de frais possibles.
- L’appareil se compose d’un bac rempli à hauteur convenable du liquide de teinture et dans le fond duquel est placé un tambour animé d’un mouvement de rotation qu’il communique au tambour inférieur par une courroie, une chaîne, par le ruban même ou tout autre moyen. Entre le bord du bac et le tambour supérieur se trouve un peigne dont les dents sont plus ou moins écartées suivant la largeur des rubans à teindre.
- Le ruban enroulé sur une bobine ou placé dans une caisse entre dans le bac,lesdeux tambours l’entraînent, il circule autour de ces tambours en passant successivement dans chacune des dents du peigne, qui le font dévier de la ligne perpendiculaire, de sorte qu’il parcourt toute la longueur de l’appareil et qu’après y être entré par un bout, il en sort par l’extrémité opposée, où il est pressé par des cylindres garnis ou non de caoutchouc ou d’autres matières et qui expriment le liquide que le ruban détient.
- Comme on le voit par cette description, le ruban est alternativement immergé et aéré un grand nombre de fois dans un temps relativement fort court, ce qui permet de teindre rapidement de grandes quantités de rubans, de galons, etc.
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- LES TISSUS DE LAINE
- POUR TEINTURE '
- La Chambre de commerce de Bordeaux a reçu de M. le directeur des douanes, à Bordeaux, la communication suivante :
- « Bordeaux, le 12 décembre 1897.
- « Monsieur le Président, aux termes d’une décision ministérielle du 4 août 1883, les tissus de laine admis temporairement pour la teinture, sont considérés comme intégralement représentés à la sortie lorsque la différence en moins sur la longueur ne dépasse pas 20 %, celle sur la largeur 10 %, et que le déchet sur le poids n’excède pas 10 %.
- « L’industrie de la teinture ayant réclamé contre l’insuffisance des déchets alloués, le comité consultatif des arts et manufactures, appelé à examiner la question, a émis l’avis que les tolérances actuelles devaient être maintenues pour tous les tissus de laine peignée, tels que mérinos, cachemires, mousselines, mais qu’en ce qui concerne les draperies, flanelles, et en général les tissus de laine cardée qui ont subi l’opération du foulage, les pièces munies de leurs estampilles pourront présenter des différences de 15 à 20 0/0 sur la largeur, et d’autant sur la longueur et sur le poids.
- « Cet avis a été ratifié par décision du 2 décembre courant concertée entre les départements du commerce et des finances.
- « Agréez, etc. »
- A PROPOS
- DE L’EXPOSITION DE TEINTURE de Rouen en 1896
- Par M. André DUBOsC.
- Nous lisons dans le Bulletin de la Société industrielle de Rouen (Septembre et octobre 1897) la note suivante, que nous publions sans commantaire :
- « L’Exp sition que notre ville, avec un jusle orgueil, a pu prése ter à la foule qui vint se presser dans le Palais du Champ-de-Mars, n’a pas été sans déterminer, à côté d’articles élogieux, un petit nombre de critiques fort vives et fort acerbes.
- « On se rappelle ce que fut, en particulier, l’exposi
- tion des textiles, de l’indiennerie et de la teinture : pour la plupart, elle parut d’un fort grand intérêt, et les écrivains les plus autorisés, M. Marius Vachon par exemple, constatèrent, avec maints éloges, combien avaient été grands les progrès accomplis à Rouen, surtout dans l’art de l’indiennerie, depuis une dizaine d’années.
- « La teinture, où chaque jour une découverte nouvelle vient apporter un bouleversement dans les méthodes en usage, où les bénéfices plus minimes ne permettent pas l’adjonction à l’usine d’un état major coûteux de chimistes, avait fait, elle aussi, tous ses efforts pour suivre la voie nouvelle que lui ouvrait la science.
- « La surprise des teinturiers rouennais fut donc fort grande, quand ils trouvèrent dans une feuille techniqne publiée à Berlin une critique sévère de leur industrie à l’Exposition de Rouen.
- « Venant d’un journal dont le directeur met au nombre de ces titres scientifiques celui de membre de la Société industrielle de Rouen, le qualificatif de retardataires lancé contre nos industriels était fait pour un peu surprendre; mais l’étonnement grandit encore quand on apprît que l’article était emprunté à un journal français, la Revue générale des Sciences pures et appliquées, et qu’il était dû à la plume d’un jeune savant, ancien élève de notre Ecole d’industrie, M. Léon Lefebvre.
- « La plupart, sinon tous les teinturiers visés, étaient membres de la Société industrielle’ il semble donc que M. Lefebvre, tout en gardant la liberté entière de jugement, eût pu user envers ses collègues d’un peu plus de modération et d’indulgence.
- «J’ai la conviction d’ailleurs que M. Lefebvre, qui est un savant de valeur et un travailleur obstiné, n’a pas été longtemps sans regretter la vivacité de sa note. Les gens qu’il jugeait d’une façon si absolue, en une période de bouleversement scientifique, avaient fait tout ce qu’ils pouvaient pour se tenir au courant et, tout compte fait, ils étaient parvenus à conserver leur place.
- « Leur tâche eut été plus facile si la forte éducation technique, qui est départie si libéralement à leurs rivaux les Allemands, leur avait été facilement accessible à Rouen même.
- « Se rendant sans doute compte du mal fondé de sa critique, aujourd’hui, très galamment, M. Lefebvre | s’efforce, avec l’appui et le concours d’un des plus
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- célèbres chimistes industriels, M. Horace Kœchlin, de créer à Rouen cette école pratique, ce laboratoire de teinture et d’indiennerie qui nous manquent et dont l’existence nous donnerait la possibilité de lutter à armes égales contre la concurrence étrangères.
- Nos collègues du comité de chimie ont fortement appuyé la création de ce laboratoire : ne devrions-nous pas émettre un vœu semblable en sa faveur?
- Comme Louis XII, voulant oublier, roi, les injures faites au duc d’Orléans, les teinturiers, membre du Comité de commerce, n’auraient-ils point ainsi à tirer la plus spirituelle vengeance du sévère critique des exposants de 1896 à la section de teinture? »
- témoins de l’accident; elle sera faite dans les quarante-huit heures au maire de la commune, qui en dressera procès-verbal dans la forme à déterminer par un règlement d’administration publique. A cette déclaration sera joint, produit par le patron, un certificat de médecin indiquant l’état du blessé, les suites probables de l’accident et l’époque à laquelle il sera possible d’en connaître le résultat définitif.
- Récépissé de la déclaration et du certificat médical sera remis, séance tenante, au déposant. Avis de l’accident est donné immédiatement par le maire à l’inspecteur divisionnaire ou départemental.
- INSPECTION DU TRAVAIL
- La loi du 12 juin 1893 concernant l’hygiène et la sécurité des travailleurs dans les établissements industriels, dont l’application est confiée à l’inspection du travail, oblige par son article 11, les industriels à déclarer à la mairie de leur commune tous les accidents, cela dans les usines et manufactures comme dans les simples ateliers et les plus modestes chantiers de tout genre et leurs dépendances.
- C’est pour avoir omis cette déclaration que deux industriels de notre région des Vosges viennent, à la suite de procès-verbaux dressés par l’inspecteur du travail, d’être condamnés par les tribunaux.
- Quelques industriels pensent que seuls doivent être déclarés les accidents entraînant une incapacité permanente ou très longue de travail.
- C’est une erreur : la déclaration est obligatoire pour tout accident paraissant devoir entraîner une incapacité de travail de trois jours.
- Afin de ne laisser subsister aucun doute surl'obli-gation de la déclaration des accidents, nous croyons devoir rappeler le texte de l’article 11 de la loi du 12 juin 1893 :
- Art. 11. — Tout accident ayant causé une blessure à un ou plusieurs ouvriers, survenu dans un des établissements mentionnés à l’article Ier et au dernier paragraphe de l’article 2, sera l’objet d’une déclaration par le chef de l’entreprise ou à son défaut et en son absence, par le préposé.
- Çette déclaration contiendra le nom et l’adresse des
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père 4 et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux. Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite). — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; {b} Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
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- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées
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- Formation de la Société en nom collectif Ch. MOREL et H. SYDA, teinturerie, 16, présumé, route Stratégique, à Arcueil-Cachan. — Durée : 15 ans. — Cap. : 150.000 fr. — Acte du 13 nov,
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- Ventes de fonds de commerce
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- M. Pinon a vendu à M. Boissy, un fonds de teinturerie, 3, 5 et 7, rue Pierre-Ginier.
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- Mlle Cohu, a vendu un fonds de teinturerie, 13, rue de Bellefond.
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- Mme veuve Harel a vendu un fonds de teinturerie? 70, rue Gay-Lussac.
- M. Sarrailh a vendu à M. Renaudin, un fonds de teinturerie, 78, av. Ledru-Rollin.
- M. Duballe a vendu un fonds de teinturerie, 9, rue de Turenne.
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- Mlle Hocquelle a vendu un fonds de teinturerie, 233, rue Lafayette.
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- Mme Legrain a vendu un fonds de teinturerie, 255, boul. Voltaire.
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- Wagram.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 6
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 18
- M. Martin a vendu un fonds de teinturerie, 70, boul. Saint-Germain.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE
- le 31 Décembre 1897.
- Arrivages pendant le mois
- 17 caisses Benga’e
- 7 » Martinique
- 1.199 surons Guatemala
- 34 » Mexique
- Expéditions
- 94 caisses Bengale
- 296 surons Guatemala d/m 14 caisses Beng violet rouge à
- Stock
- 1 852 caisses Bengale 7 » Martinique
- 1.233 surons Guatemala 34 » Mexique
- .le bon moyen
- fin violet rouge 5.15 à 7.05
- 236 surons Guatemala de très ordi
- naire corte et gris à très fin sobré........................ 1 » à 4,85
- 310 caisses à terme, soit :
- 20 caisses sur Décembre. 5.55-5.50
- 80 » Janvier ... 5.50
- 50 » Mars 5 55/5.50
- 20 » Avril 5 60
- 10 » Juin 5.70
- 20 » Juillet 5.65
- 90 » Août 5.70/5.65
- 10 » Septembre. 5 65
- 10 » Octobre... 5.70
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme
- Bengale surfin violet et bleu....... 8 » à 8.25 fin violet pourpre.................. 7.50 » 7.75 beau violet pourpre................. 7 » » 7.25 bon violet.......................... 6 » » 6.25 bon moyen violet.................... . 5.50 » 5.75 moyen violet........................ 4 75 » 5 »
- beau violet rouge................. 6 » » 6.25
- bon violet rouge....................................... 5.50 » 5.75 bon moyen violet rouge..... ... 5 » » 5.25 fin rouge.............................. 6 ».............................» 6.25
- beau rouge............................................ 5.50 » 5.75
- bon rouge............................................. 4.75 » 5 »
- bon à fin cuivré....................................... 4.25 » 4 50
- cuivré ordinaire et bas:......... 4 » » 4.25
- Java................................ „ » » » »
- ................................... 2 » » 5 »
- Madras............................................... 1 » ,, 4 »
- Manille............................. 1.50 » 3 »
- Caraque............................. 1 » „ 4 »
- Guatemala flor....................... 5.25 » 5.75 fin sobre et fin corte. ............. 4.25 » 4.75 beau sobre et beau corte............................... 3.75 » 4.25 bon sobre et bon corte............... 3.25 » 3.75 bon moyen sobre et corte............. 2 50 » 3 » moyen sobre et moyen corte........... 1.75 » 2.25
- ordinaire et bas.................. 1 » » 1.75
- Nouvelle-Gren. fin à surfin......... 7 » » 7.50
- bon à beau........................ 5.50 » 6.50
- ordinaire et moyen................ 3 50 » 4.50
- Tare et Dons d’usage sur la place
- En caisse, tare nette; don 1 kilog. par caisse.
- En surons, tare nette; don un demi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt d’ailleurs fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre....................... » 25 »
- Nos ventes à terme pendant le mois sont de 310 caisses et nos cours ont encore fléchi de 15 à 20 c., les ventes de l’année sont de 4.990 caisses. Nos cours ont eu relativement peu de variations pendant l’année, le prix le plus bas a été de fr. 5 45 pour du décembre payé en novembre et le plus élevé en juillet où l’on a payé fr. 6 49 pour du mars 1898.
- Les avis de Calcutta signalent un marché peu animé et très irrégulier, les indigos fins et surfins étant très rares se paient des prix très élevés, tandis que les moyens et ordinaires sont très peu demandés malgré une baisse de 20 à 35 roupies sur les prix de l'année dernière.
- Quantité hors du marché à Calcutta :
- 4.200 factory maunds Bengale
- 9.000 » Behar
- 15 000 » Benarèset soit ensemble : 28.200 factory maunds, contre 49.000 en 1896 et 99.000 en 1895, il reste donc environ 87.600 factory mauds invendus.
- Les expéditions jusqu’à présent sont de :
- 275 caisses pour la France
- 670 » » Angleterre
- 780 » » Allemagne
- 975 » » Trieste
- 1.530 » » Amérique
- Guatemala. — Nos ventes sont de 236 surons payés par lots de fr. 2.60 à 4.10 Pour les indigos de la nouvelle récolte, on a payé de 5 à 27 c. de primes, ce dernier prix pour un lot de choix.
- Notre stock ce jour est de 1.233 surons dont 316 surons provenant du steamer Versailles sont en débarquement.
- Tableau comparatif des marchés du Havre, de Londres pendant l’année 1897
- Le Havre. Arrivages 2.660 Expéditions 2.768 Londres.. » 2.394 » 2.481
- Le Havre............... Stocks 1.233
- • Londres.................... » 1.192
- Circulaire A. Dumont, Courtier assermenté.
- ON DEMANDE
- Un bon contremaître de teinture en rouge grand teint sur filés de coton. Ecrire aux bureaux du journal sous les initiales L. C. F. 112.
- Le Gérant . A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
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- AGENCES ET DÉPÔTS DANS DES CENTRES INDUSTRIELS
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 15
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Janvier)
- On cote : Acide tartrique....... 1
- Anis d’Espagne......... Anis du Levant.........
- Bois de : Campêche Laguna .......
- »
- »
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4 Cochenilles :
- Grises.................. Argentées............... Zacatilles.............. Noires ordinaires.......
- » supérieures......... Crème de tartre....... Curcuma Bengale......... Dividivi .............
- Gommes :
- Arabique................ Aden.................... Damar Singapore.........
- » Batavia........ Sandaraque....... ..
- Gambier..... ........ Graines jaunes....... Galles vert et noir . Girofles............. Fenouil..... .
- Macis............... Muscades n1 1 ...... Mercure............. Opium 9 OOjOO........... Résine.............. Safran Valence...... Styrax................
- 170
- 75
- 57
- 18
- 11 M
- 14
- 110
- 2
- 270
- 290
- 300
- 240
- 270
- 30 M
- 170
- 100
- 120
- 170
- 185
- 35
- 55
- 115
- 75
- 47
- 6
- 4
- 5
- 22
- 14
- 120
- 180
- 50
- 25
- à
- 80
- 1
- 65
- 280
- 310
- 180
- 140
- 7
- 5
- 25
- indigos. — On cote au demi-kilogramme
- Madras, bon moyen assez tendre
- moyen ordinaire.............. Kurpah bon moyen à bon violet et violet r........... Kurpah moyen et moyen ordinaire....................
- Sumac en feuilles.........
- F.
- 2
- 2
- 3
- CH ©
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- F.
- — en poudres............F. vordet, en pains, extra sec :
- 2
- 22
- 23
- 50
- 3
- 0/0
- 75
- 50
- 2
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 010
- 0{0
- k.
- k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules 105 .. »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (5 Janvier)
- Bois de teinture.
- Le campêche a eu la vente de quelques parties à livrer à un prix que Pondit être de 5f.50. On cote ;
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité ..
- 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan.. Honduras............. Tabasco........ Haïti Cap......
- » Aquim................
- » St-Marc Gonaïves.
- » Fort-Liberté..........
- P.-de-Paix.......... .
- Miragoane.............. Saint-Domingo.......... Martinique et Guadeloupe Jamaïque............... Jaune Cuba et St-Yago .
- » Manzanillo...........
- s Tuspan...............
- • Vera-Cruz............
- • Campêche,............
- » Carmen.......... ....
- » Tampico............
- » Porto-Plata..........
- » Haïti...............
- • Jamaïque ........
- » Barcel et P. Cab .
- • Rio Hacha........
- • Carth, et Savan..
- » Maracaïbo
- « Fustet....
- • Tatajuba..
- » Bahia .. .
- » Corinto...
- • Amapala.
- 100 k ..50k
- 50 ki
- Rouge Brésil Bahia.......
- » Calliatour... 100 k
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- 50 kil
- , 100 k .. 50 k
- Quebracho.. 1009 k
- 12 10
- 6
- 9
- 8
- 8
- 5
- 5 6
- 5
- 5
- 6
- 4
- 5
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 6
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 4
- 5
- 12
- 4
- 4
- 5
- 5
- 6
- 14
- 8
- 7
- 3
- 5
- 6
- à
- 50
- 80
- 65
- 60
- 80
- 50
- 60
- 13
- 11
- 8
- 9
- 9
- 8
- 6
- 5
- 6
- 6
- 7
- 50
- 50
- 50
- 75
- 75
- 25
- 60
- 60
- 50
- 50
- 50
- 25
- 50
- 50
- 25
- 50
- 50
- 50
- 75
- 90
- 90
- 7
- 5
- 6
- 7
- 7
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- 6
- 5
- 4
- 5
- 14
- 5
- 5
- 6
- 8
- 16
- 9
- 9
- 6
- 8
- 78
- 50
- 75
- 75
- 50
- 75
- 75
- 75
- 25
- 25
- Rouge Pernamb....50 k. 14 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M...........
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 16 . 18 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- .......................... 1 60 2 ..
- Ténériffe grise........... î 50 1 80
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond....... M..............
- Dividivi
- On cote les 50 kil..... 7 .. 13 ..
- On n’a rien connu de traité en disponible. La reprise du terme s’est encore accentuée cette semaine; ou a ainsi payé jusqu’à 10 c. de hausse et depuis il n’y rien eu à noter.
- On cote actuellement ;
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 8 25 8 50
- » fin viol, et pourpre... 7 75 8 ..
- » beau viol, et dito.... 7 25 7 50
- » bon violet............. 6 25 6 50
- » moyen violet............. 5 .. 5 25
- » bon violet rouge .... 5 75 6 ..
- » bon moy. v. roug.... 5 25 5 50
- Beng. fin rouge.............. 6 .. 6 25
- » bon dito........... 5 .. 5 25
- » bon à fin cuiv....... 4 25 4 50
- » cuiv. ord. et bas........ 3 50 4 75
- Java.............................. . ..
- Kurpah....................... 2 .. 5 ..
- Madras....................... 1 .. 4 ..
- Manille...................... 1 . 3 ..
- Caraque...................... 1 50 4 ..
- Guatemala flor............... 5 25 575
- » sobré............. 3 25 5 50
- » bon à fin cor... 3 25 4 50
- » cor. ord. à bas.. 1 .. 2 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k 7 .. 7 50
- • bon à beau.. .............. 5 50 6 50
- ord. et moyen........... 3 50 4 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.: Cap-Vert..................... M . . •.
- Mers du Sud........................... • •
- Madagascar.................. M...........
- Quercitron
- On cote les 50 kil. :
- Baltimore fin effilé.......... 7 50 à 8 50
- » gros effilé............... 6 .. 7 ..
- Rocou. Antilles...........1/2 kil........à .. ..
- Cayenne.......................
- MATÉRIEL POUR BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
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- 16
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- ci e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha etTelegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs,
- 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue. Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris.
- Cabinet fondé en 1836. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme). Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.'
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran," Paris. Série complète de machines à. apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs,
- 3, rue Friant, Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs,
- 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, a Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
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- Tonneaux
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- Ventilation
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant. Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
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- 42e Année. — N° 2 Le Numéro : 0,75 20 Janvier 1898
- y E
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- momre
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an..................15 fr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ---- • ( La ligne (anglaise). • • 1 fr.
- ANNONCES : } Faits divers. .... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- SOMMAIRE
- Avis. — Service des renseignements.
- Chiffonnage. — Les renaissances et leur teinture.
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste.
- Mordants.—Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression.— Etudes sur la teinture du coton en couleurs directes.
- Apprêts. — Procédé pour rendre certaines teintures plus résistantes à l’action du décatissage. — Les taches dans les écrus comme cause d’inégalité dans la teinture des pièces (suite et fin).
- Matières colorantes. — Teinture du coton ; nouveaux colorants. — Lanafuchsine.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Informations. —Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- AVIS IMPORTANT
- Service des Renseignements
- A la demande de nombre de nos abonnés et pour être utiles à la généralité des personnes qui nous lisent, nons avons pensé qu'il serait bon de fixer un jour et heure où ceux qui voudraient recourir à nos faibles lumières pour un renseignement qui pourrait les intéresser, -seraient surs de nous trouver à nos bureaux.
- Nous avons, par conséquent, l'honneur d'informer nos lecteurs que, jusqu'à avis contraire, ils seront toujours reçus par l'un de nos rédacteurs le JEUDI DE CHAQUE SEMAINE, DEPUIS 2 HEURES JUS-QU’A 6 HEURES DE L’APRÈS-MIDI.
- CHIFFONNAGE
- LES RENAISSANCES ET LEUR TEINTURE (I)
- Qu’est ce en réalité que la Renaissance dont nombre de nos lecteurs ont entendu parler sans que cependant ils se soient rendu un compte bien exact de la signification d? ce mot et à quel genre de laines le terme s’applique réellement. Cherchons donc à expliquer aussi brièvement que possible toutes h s manipulations nécessitées par la fabrication de cette laine qui; avec quelque raison, à l’étranger porte le nom de « laine artificielle. »
- La renaissance est le produit textile obtenu par voix mécanique des vêtements hors d’usage, des chiffons et déchets de la fabrication ; elle sert en majeure partie à être mélangée en certaines proportions avec des laines mères pour en faire des fils et des tissus de prix! inférieurs.
- La préparation de la renaissance n’est pas aussi simple que l’on pourrait se l’imaginer et exige un travail assez considérable.
- Des petites industries d’autrefois qui s'adonnaient à cette fabrication peuvent à peine encore résister de nos jours à la grande industrie qui vend à des prix tels que leurs concurrents de moindre importance trouvent à peine de quoi couvrir leurs dépenses.
- Quant aux grandes usines elles préparent des renaissances de tous genres, de qualité commune aussi bien que fine et en toutes nuances désirables. A cet effet on commence par acheter les déchets de fabrication et les chiffons en quantités considérables : des
- (1) D’après le Deutseh Faerb , Munich.
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- machines spéciales les battent, les passent au loup et les débarrassent ainsi de la majeure partie des poussières qu’ils peuvent porter en eux.
- De là les déchets et chiffons vont au triage : dans ces ateliers des ouvrières très exercées séparent les articles en laine pure des mélangés. De ce triage il ressort également un déchet dont partie trouve encore emploi tandis que le reste va au fumier.
- Le déchet encore utilisable consiste en doublures, fils de coton, emballages, feutres, etc., qu’on destine à la fabrication de certains papiers. La partie non utilisable consiste en vieilles chaussures, débris de tournures, os, etc. etc.
- Mais nous demandera-t-on comment les déchets précités peuvent-ils se trouver dans des chiffons ?
- C’est là le talent de certains gros commerçants en chiffons peu scrupuleux d’alourdir ainsi, de charger leurs balles : l’acheteur paie cette charge dont il ne saurait tirer partie, à moins que, suivant convention spéciale il ne puisse retourner ou défalquer sur fac -ture les partie inutilisables.
- Une fois les chiffons assortis en laines et en mélangés, d’autres ouvrières trient le fin du commun et assortissent suivant couleurs.
- Rarement les chiffons communs sont transformés directement en laines renaissance : les parcelles de doublures et de coutures qui y adhèrent pourraient rendre facilement un lot tout à fait inutilisable; et le fabricant ne devra jamais acheter ces sortes qu’en exigeant des qualités dites extra. Pour ces qualités, les coutures et doublures sont enlevées aux ciseaux et la marchandise ainsi bonifiée porte le nom spécial de mérinos coupés. Si l’acheteur exige une matière à effilocher complètement exempte de coton, les chiffons sont avant tout envoyés à l’épaillage chimique où ils sont carbonisés tantôt par voie humide, tantôt par voie sèche.
- On ne carbonise plus guère par voie humide que des lots de faible importance afin de pouvoir mieux se rendre compte du déchet; on procède également de même façon pour les mérinos blancs afin de ne point leur faire perdre leur fraîcheur ; l’épaillage chimique par voie sèche rendant la laine plus ou moins jaune.
- Dans la carbonisation par voie humide, on utilise des réservoirs plus ou moins grands dans lesquels se trouve de l’acide sulfurique étendu à 40 Bé (et même moins) ; il faut que le liquide à disposer soit en quantité au moins suffisante pour abreuver complètement le
- chiffon. Lorsque imprégné du liquide carbonisateur le chiffon a été essoré, puis séché jusqu’à destruction des fibres végétales (cette destruction s’opère au fur et à mesure que l’acide se concentre par évaporation) on finit par relaver soigneusement afin de neutraliser à fond le résidu laineux.
- Dans la carbonisation par voie sèche, c’est l’acide chlorhydrique gazeux qui joue le rôle de carbonisateur. A cet effet on construit des chambres entièrement édifices en pierres garnies dans leur intérieur d’un tambour rond ou rectangulaire commandé par un moteur mécanique.
- Les parois du tambour sont en toile métallique très forte ou en tôle perforée. Le tambour garni des chiffons à carboniser est fermé et la chambre de carbonisation est chauffée après que la porte en fer qui y donne accès a été fermé à son tour. Le chauffage se fait directement par l’intermédiaire de deux foyers placés immédiatement sous le tambour et couverts avec deux plateaux en fonte assez épais.
- Latéralement au tambour se trouve une cornue également en fonte communiquant avec le premier par un manchon creux qui tourne en même temps que lui. C’est dans cette cornue qu’on introduit à ce moment de l’acide chlorhydrique : une source de calorique placée directement sous la cornue porte l’acide à l’ébullition et le vaporise.
- On dégage de l’acide et on fait tourner le tambour jusqu’à complète destruction des fibres végétales ce qui demande généralement deux heures.
- Le coton carbonisé passe en poudre fine à travers les maillons de la toile métallique et passe dans un réduit spécial : la chambre à poussiers. L’agriculture achète ces débris qu’elle considère comme une fumure de quelque valeur.
- La carbonisation terminée, les chiffons sont passés au loup pour éloigner toute trace de poussier de coton : on économise ainsi un lavage très long et assez coûteux. En quittant le loup, la laine est portée dans la laverie.
- Les matières tendres telles que des mélangés mi-cotons sont lavées sur des liviathans, tandis que les matières plus consistantes passent dans des laveuses mécaniques elliptiques. Ces dernières sont garnies de 5 à 6 batteurs fixés en forme de spirale et avec un écartement déterminé autour de l’axe de la laveuse : les batteurs ou dents frappent pendant la marche de l’appareil sur les chiffons à laver, et facilitent ainsi le départ des corps étrangers salissant les fibres, un sys-
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- terne de tamis et de valves permet de régler le départ de l’eau sale, comme l’arrivée de celle propre, n'ayant pas encore servi à un usage industriel.
- A ce moment, le chiffon propre est essoré (diablé) puis passe au séchoir. Les sécheries de ce genre d’in -dustrie sont généralement à deux étages; le parquet de chacun des deux compartiments est remplacé soit par une forte toile métallique soit par une des plaques métalliques perforées.
- Sous ces étendages à jour passent une série de tuyaux à ailettes donnant la chaleur voulue.L’air saturé de chaleur et d’humidité est aspiré par un ventilateur soit latéralement, soit en hauteur,
- La marchandise séchée repasse encore une fois entre les mains des trieuses qui assortissent définitivement suivant qualités et mêmes couleurs,et le chiffon ainsi préparé est livré soit au magasin de vente, soit à l'effilocheuse.
- Les déchets neufs appelés chiquettes, ne passent pas par 1 épaillage qui leur donnerait trop mauvaise tournure.
- Tels sont les quelques détails sommaires que nous avons cru devoir donner sur la préparation des chiffons pour les convertir en renaissance.
- Nous pouvons dès à présent nous occuper de leur teinture.
- Teinture des Renaissances.
- Ce genre de teinture ressemble énormément à celui du chiffonage tel que nous l’entendons dans le corps de ce journal ; comme cette dernière elle présente certaines difficultés sur lesquelles il convient d’appeler 1 attention de l’industriel employant de telles matières.
- L écrivain de la présente notice trouve même que pour teindre les chiffons de renaissance il faut plus de talent que lorsqu’il s’agit de reteindre des vêlements et hardes ayant déjà servis. Presque toujours les vêtements à reteindre comportent une ou deux nuances sur lesquelles il faut appliquer une nuance uniforme nouvelle; avec les chiffons,au contraire,l’ouvrier a à compter avec une infinité de nuances entremêlées, d’origines toutes diverses et sur lesquelles le fabricant exige l’application d’une couleur unie en même temps qu’unique et uniforme.
- Mais il est une autre cause qui nous paraît encore plus péremptoire pour nous faire considérer cette teinture comme des plus difficultueuses.
- Certains chiffonages sont très épais comme par exemple les draps feutrés, les articles de bonneterie :
- on les livre au teinturier sans avoir été au préalable ni effilochés, ni nettoyés ; et le teinturier doit livrer en échange une renaissance unie et solide au foulon.
- Il est certain que celui qui a souvent déjà de la peine à produire les nuances demandées résistant au foulon, sur des matières premières non encore teintes, se heurtera à bien d’autres difficultés lorsqu’il s’agira, de chiffons de l’espèce mentionnée.
- (A suivre )
- DÉGRAISSAGE & BLA
- BLANCHIMENT DU LIN ET DES FILS DE BATISTE (I)
- La fibre du lin contient une quantité beaucoup plus considérable de matière colorante naturelle que le coton : tandis que ce dernier ne perd au blanchiment que tout au plus 1/20 de son poids, le lin en perd dans les mêmes conditions presque 1/3.
- A l’état naturel la fibre du lin est teintée en jaune grisâtre ; mais pendant les opération du rouissage, opérations dont le but est de débarrasser la matière textile des parties ligneuses qui y adhèrent, elle prend une coloration bien plus intense. On attribue cette modification à la matière chlorophyllienne verte que contient la partie ligneuse et qui, se : olubilisant pendant le travail, vient se fixer sur la fibre textile ; aussi le lin qui n’a pas subi les opérations du rouissage est-il infiniment plus clair que celui qui a été roui; des lavages répétés à l’eau de savon donnent au lin roui une blancheur assez suffisante pour qu’un œil peu exercé puisse s’y tromper. La matière qui donne au lin roui cette couleur gris-verdâtre caractéristique est insoluble dans l’eau chaude, dans les acides comme dans les alcalis ; elle a, au contraire, la propriété de se convertir par une exposition prolongée à l'air en une substance oxydée qui, en cet état, devient soluble dans les alcalis caustiques ou carbonatés.
- Le lin se comporte sous ce rapport tout comme le chanvre ; aussi leur blanchiment est basé sur les mêmes principes : oxyder la matière colorante, la dissoudre ainsi dans des solutions alcalines et l’évacuer ainsi à la rivière ou à l’égout.
- Dans le procédé de blanchiment ordinaire, l’oxydation de le matière colorée s’obtient en exposant la fibre à l’action directe et combinée de l’air, l’humidité et la
- (1) D’après V. Joclet. (L'Art du blanchiment.}
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- lumière, c’est-à-dire en l’étendant au pré. On arrive au même but mais avec infiniment plus de rapidité par l’intervention du chlore. Mais que l’on choisse l’un ou l’autre procédé jamais on arrive à un blanchiment complet par une seule opération et ce n’est que par des traitements successifs et répétés qu’on arrive à donner la blancheur parfaite au lin : c’est là ce qui fait que le blanchiment de ce textile paraît de prime abord, un travail assez compliqué et long.
- Pour blanchir la toile et tous les autres tissus de lin il convient avant tout d’assortir les marchandises suivant leur qualité, finesse et force du brin et ce n’est qu’ainsi triées qu’elles doivent subir les divers traitements qui constituent le blanchiment : si on traitait indifféremment et en mémo temps de la toile fine avec des tissus en chanvre ou en étoupe on arriverait à des résultats tout différents quant au blanc obtenu sur les matières de composition non identique.
- La première opération à faire subir aux tissus en lin consiste à les dégommer ; contrairement au coton ou pour la plupart des cas ce travail a été supprimé, les blanchisseurs de lin continuent encore à soumettre leurs tissus à la fermentation.
- (A suivre}.
- 00094018
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite}
- Bleu méthylène
- Particularités
- Ur . .............. Violet foncé très vif Ur
- Zr, Sn, Bi........ Indigo violacé
- ................... Indigo plus rabattu
- Th................. Violet bleu
- Al, GI............. Teinture très faible
- Safranine {Badische}
- Ur................. Grenat foncé vif Ur
- Sn................. Rose jaune rabattu clair
- Hg, Zr, Th........ Rose violacé rabattu
- Bi.............. Rose jaune très rabattu
- Les autres mordants se teignent peu ou pas.
- Rouge de Magdala {Durand}
- Ur.......i...... Pourpre très foncé Ur
- Zr, Th......... Pourpre clair
- Les autres mordants se teignent peu ou pas.
- Benxoflavine {Oehler}
- Ur................ Orangé foncé très vif
- Zr, Th............ Orangé vif Cd, Fe, Co, Ni. .. Orangé moins vif, plus ou moins rabattu
- Sn, Y, Bi, Al..... Jaune
- Les autres mordants se teignent peu ou pas.
- Carmin d’indigo
- Cr.................. Gris vert
- Zr........v....... Gris Sn............... Gris jaune clair
- Bi... .............. Gris clair
- Al. ... ............ Gris plus clair
- Les autres mordants ne se teignent pas
- {A suivre}.
- Teinture et Impression
- Etudes sur la teinture du coton en couleurs directes
- Par James Just (1)
- Si ôt que la découverte de Boettiger eut résolue la question des colorants teignant directement le coton, les chimistes et teinturiers cherchèrent à trouver les procédés les plus aptes à remédier aux inconvénients inhérents à l’emploi de cette classe de colorants. Outre que certaines de ces couleurs ne résistaient que faiblement aux acides, presque toutes passaient à l’action de la lumière ou des lessives, et c’est surtout dans ce sens que furent dirigées les recherches On arriva ainsi à donner plus de résistance à la lumière en même temps que plus de solidité au lavage par un repassage du coton teint dans des bains montés avec certains sels métalliques, et principalement le bichromate de potassium et le sulfate de cuivre. Les résultats obtenus par ce repassage peuvent être ramenés à deux causes : la formation d une laque comme pour le traitement aux sels cupriques et l'oxydation, comme pour le passage aux dérivés de chrome principalement. La pensée d’expliquer l’action du cuivre par la naissance d’une laque s’explique assez aisément, puisque les solutions de ces matières colorantes mélangées à un sel cuprique déterminent réellement un précipité. Mais comme la résistance aux lavages diminue sensiblement au fur et à mesure que ces lavages se répètent et que
- (1) Chemiker Zeitung^ 1897, p. 139 et suiv.
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- le sel cuprique paraît ainsi se dissoudre de plus en plus, il devra y avoir d’autres circonstances jouant un rôle actif dans ce mode de fixage. Quoiqu'il en soit, on obtient en procédant ainsi d’excellents résultats pour certains produits teignant directement en bleu, brun et noir et la pratique les a fait siens. Le défaut principal de cette manière de teindre le coton en laine provient du changement de ton presque toujours assez considérable provoqué par le fixateur.
- Il existe un autre moyen d’exalter la résistance de certaines couleurs aux lavages : c’est le procédé dit du diazotage de la teinte déposée sur la fibre et sa copulation ultérieure (développement) avec des phénols et des amines et parfois enfin le fixage terminal par l’eau ou les lessives bouillantes : il se produit ainsi presque toujours un renforcement de ton considérable sur lequel le teinturier aura compté d’avance pour l’obtention de la nuance voulue.
- C’est ainsi qu'on obtient par le diazotage d’un assez grand nombre de colorants bleus et copulation avec le -naphtol et la m-phényldiamine et parfois la toluène-diamine des noirs extraordinairement pleins dont la solidité au lavage ne laisse rien à désirer. L’action chimique se différencie des repassages aux sels de cuivre et de chrome dont nous avons parlé précédemment par une modification bien plus intime de la molécule colorante : le diazotage et le développeur produisent sur le coton une nouvelle matière colorante.
- (A suivre.)
- APPRÊTS
- Procédé pour rendre certaines teintures plu1 résistantes à laction du décatissage.
- {Extrait du brevet allemand n 94048 Elgh.)
- Certaines teintures azoïques obtenues par les sulfo-acides de l’amidoazonaphtaline et les amines appliquées sur laflaine subissent une modification considérable lorsqu’elles se trouvent exposées à l’action de températures élevées.
- Cette action de la chaleur est inévitable dans l’opération dite du décatissage des étoffes de laines teintes et il était d’une haute importance de trouver uu procédé susceptible de débarrasser ces teintures de leur trop grande sensibilité vis-vis de l'élévation de la température et de les rendre solides au décatissage.
- De nombreux essais ont démontré qu’à cet effet on
- ne devait employer que celles des matières oxydantes qui, par leur nature, ne changeaient pas trop sensiblement par l’action de la fibre elle-même déjà avant le décatissage. C’est ainsi que de prime abord on a dû rejeter les bichromates et les permanganates, tandis qu’on a reconnu que les chlorates et les sels de cuivre étaient éminemment aptes à remplir le but proposé.
- Le traitement est très simple puisqu’il consiste simplement d’abreuver (imprégner) les étoffes teintes avec la solution des sels oxydants, opération qui peut se faire en même temps que la teinture et même lorsque déjà la teinture est accomplie.
- Ce procédé a donné des résultats pratiques très concluants dans son application sur le noir naphtyla-mine D, le noir bleu naphtyle N et des colorants analogues.
- Exemple : Pour teindre 100 kil. drap de laine en noir bleu solide au décatissage on garnit le bain comme suit :
- 5 kil. Noir bleu naphtyl N
- 1 » Acide oxalique
- 8 » Acide acétique
- 3 v Sulfate de cuivre ; entrer l’étoffe bien abreuvée et chauffer doucement jusqu’à ce que le bain soit tiré. Laver après comme d’habitude.
- LES TACHES DANS LES ÉCRUS comme cause d’inégalité dans la teinture des pièces (1) {Suite et fin)
- Des pièces pour drap de dames couleur mode et havane durent être repassées sur garance par suite de manque d’intensité de la nuance. Ces pièces produisirent on ne sait comment des taches sur des flanelles blanches destinées à être teintes en pièces, les tissus teints en sulfon-cyanine bleu céleste, donnèrent des plaques nettement plus foncées et nous sommes certains que les taches r e proviennent uniquement que de ce qu’on avait abreuvé au bouillon avant la teinture, ce qui permit au colorant d’abord simplement superposé, de se fixer définitivement.
- L’indigo ne se combine pas avec la fibre : la réduction par la cuve est nécessaire pour qu'il y ait union;
- (1) Deute Wollen-Gewerbe.
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- nous n’avons donc rien à craindre de ce fait pour le sujet qui nous préoccupe.
- Mais il n’en est plus de même lorsqu’il s’agit de colo-rants tirant sur acide et dans ce nombre nous ne comprenons pas seulement les colorants acides proprement dits tels que le violet acide, le vert acide, le bleu breveté, le chromotrope, les cyanines, le cyanol, les ponceaux, etc., etc., mais encore celles des matières colorantes à mordants susceptibles de se fixer sur la fibre par un passage ultérieur sur chrome, comme par exemple un grand nombre de colorants alizariques, le rouge d’alizarine, l’orange d'alizarine, l'alizarine-cyanine. le bleu d'enthracène, le bleu d’alizarine bril lant,le bleuacide d'alizar ne et autres. A cette catégorie nous devons encore ajouter les diverses préparations de l’indigo, bleu de saxe, le carmin d’indigo, etc., ainsi que la cochenille, la lacque—dye et d’autres moins importants.
- La majeure partie de ces colorants acides ou tirant sur acide ont une grande propension à couler et à décharger, surtout lorsqu’ils sont appliqués sur la laine en mèches et qu’une fois la laine filée et tissée cette dernière est soumise à l’action plus ou moins énergique de la fouleuse. Ici la matière colorante qu’a coulé, possède son pouvoir colorant intégrai et les pièces à fond clair destinées à la teinture en pièce ne peuveni pas être mises impunément en contact avec ce genre de laines teintese surtout pendant le dégraissage et l’épaillag, chimique.
- Ce processus constitue en effet un excellent mordant pourcelles des couleurs acides qui quittant la fibre sur laquelle elles auront été plaquées en excès, viennent faire tache sur le blanc: tout y contribue : l’humidité, l’acidité et la chaleur. Imaginons par exemple une tache produite par du rouge d’alizarine qui a déchargé, de l’alizarine-cyanine oudu bleu breveté, tache pro -duite sur un tissu blanc épaillé en même temps : il est évident que la matière colorante se fixera tout aussi solidement que si le fait s’était produit dans la chaudière du teinturier proprement dit
- L'écrivain a connu des cas où des chromotropes et du bleu breveté ayant coulé sur des pièces très épaisses en écru, pendant l'épaillage ont produit des taches telles qu’un lavage alcalin très énergique et un foulage prolongé n’ont pu parvenir à bout de les faire disparaître; et cependant les matières colorantes que nous venons de mentionner n’ont pas, que je sache, une résistance au foulage bien considérable.
- Il en est de même des décharges de rouge d’alizarine I. W. S. ; les tâches produites par cette matière pendant l’épaillage avant le foulage résistent absolument à l’action de la lessive et du foulon et produisent sur les blancs contaminés et teints sur cuve des plaques d’un foncé bien plus intense.
- Les taches ainsi produites sur des pièces blanches pendant l’épaillage peuvent disparaître partiellement pendant la teinture, à la condition que le mode qui préside à cette dernière observation soit convenable. Si les taches ne sont pas trop intenses, une teinture sur bain acide les atténuera suffisamment pour que dans les nuances foncées elles soient difficile à percevoir pour un œil peu exercé : elles seront débouillies suivant l’expression technique.
- Du reste, le teinturier, lorsqu’il sait à l’avance qu’il a des pièces tachées, peut prendre des précautions et faire bouillir au préalable son tissu dans un bain acide non garni. Mais si l’on teint sur bain alcalisé ou neutre, les taches sont persistantes et ressortent plus . foncées après teinture. C’est ainsi que sur une pièce de flanelle blanche teinte avec du bleu alcalin et sur laquelle il y avait de petites maculatures de ponceau, ressortit de la teinture avec les taches de même grandeur et de même forme; seulement leur intensité était bien plus considérable. C’est surtout dans la teinture des pièces en bleu de cuve que ces taches sont des plus dangereuses. L’alcalinité de la cuve n’a pas la propriété d’atténuer et de répandre uniformément sur l’étoffe ce genre de colorants d’autant plus que la cuve n’est jamais chauffée au-delà de 50 à 58° centigrades.
- Aussi ne saurions-nous trop recommander de ne jamais procéder à l’épaillage des pièces en écrudestinées à la teinture, simultanément avec d’autres étoffes. Ce n’est qu’ainsi qu’on évitera les effets désastreux du déchargeage des unes et de l’absorption de la couleur déchargée par les autres.
- Nous recommanderons encore une visite minutieuse des pièces avant de les mettre en teinture: du moins sera-t-il ainsi possible de se débarasser encore à temps des taches susceptibles d’être enlevées : à cet effet, nous recommandons comme procédé avantageux soit le débouillage préalable dans un bain acide sans colorant ou la teinture elle-même sur bain acide.
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- MATIÈRES COLORANTES
- TEINTURE DU COTON- - NOUVEAUX COLORANTS
- Le Noir Azo Diamine B breveté est un noir diazo-table qui se distingue des autres noirs par son très grand rendement. On obtient un noir très intense avec 3 % de colorant. Le prix de ce produit permet de l’employer dans les teintures bon marché.
- Bien soluble, ce colorant peut très bien s’employer pour la teinture sur appareils mécaniques. Il s’emploie au bouillon avec addition de 1 gr. de carbonate de soude et20gr. de sulfate de soude par litre de bain
- La solidité aux acides et aux alcalis est bonne et les teintes résistent au fer chaud. A la lumière et aux lavages, la teinture directe, c’est-à-dire non développée, est passable comme solidité.
- Le diazotage et le développement se font de la manière ordinaire. Le 3-Naphtol et la Diamine en poudre sont les 2 développements employés. Le 3-Naphtol donne plus bleu. La diamine donne plus noir brunâtre. Le mélange des deux produits est plutôt à adopter.
- Dans la teinture des tissus mi-laine, les teintes résistent bien au bain acide. Les tons obtenus avec le 3-Naphtol ne dégorgent que très légèrement, ceux obtenus par la Diamine ne colorent pas du tout la laine blanche. Voici quelques réactions de ce colorant.
- 1. Acide azotique : rougit et se décolore lentement.
- IL Acide muriatique (HCI). Si le Noir n'est pas dia-zoté, la teinte devient violet bleu. Si le noir est diazoté, il n’y a pas de changement sensible.
- III. Acide sulfurique 200/1000 : rougit légèrement l’échantillon sur le noir diazoté.
- IV. Réducteur acide {SnCl^ + HCI) ; L’échantillon devient rouge et se décolore rapidement. S’il n’est pas diazoté, le noir diazoté subit les mêmes transformations, mais bien plus lentes.
- V. Solution forte de chlorure de chaux : Le tour de la tache devient rose pâle : les bleus plus foncés ne changent pas sur échantillon noir diazoté. Le noir ne change pas s’il est diazoté.
- VI. Ammoniaque. — Le changement de teinte n’est pas appréciable.
- VII. Soude caustique : Donne aux bleus non dia-zotés un ton plus rougeâtre et aux noirs diazotés, une teinte plus brun rougeâtre.
- Malgré sa solidité relative au chlore, le Noir azo-
- diamine B ne peut être employé pour tissus, devant subir un blanchiment complet.
- Bleu Diaminéral R
- Pour piétage de bleu d’indigo, la question de prix de revient est à considérer. Les bleus diazotés sont un peu longs à travailler et la main-d’œuvre et opérations augmentent le prix de revient. Les nouvelles couleurs Diaminérales, le bleu Diaminéral R entre autres donne avec un fixage en sels métalliques un bleu nourri d’une très bonne solidité à la lumière et au lavage, tout en restant d'un prix très avantageux. Quelques passages en cuve d’indigo donneront immédiatement un bleu indigo foncé de la valeur habituelle de 1 fr. 90 et 2 francs, c’est-à-dire les bons bleus de Fiers, Condé-sur Noireau, la Ferté-Macé. Les colorants directs quels qu’ils soient, sans fixage ou diazotage, n’ont pas une solidité suffisante aux savonnages. Le Bleu diamine RW, cité comme extraordinairement résistant aux savonnages, après fixage au sulfate de cuivre, convient très bien aux bleus foncés ou moyens, mais serait trop coûteux pour les bleus foncés.
- Mode de teinture : Pour coton on teint au houblon avec addition de :
- 1 gr. de carbonate de soudeet
- 10 gr. de sulfate de soude par litre de bain pour nuances claires.
- Avec 2 gr. carbonate de soude, 20 30 gr. de sulfate de soude pour nuances foncées.
- Après teinture, on traite le coton avec :
- 12% Sulfate de cuivre
- 12% Bichromate de potasse
- 1 % D’acide acétique
- Le bleu Diaminéral R est très facilement soluble; en teinture directe sa solidité au lavage, à la lumière aux acides est sensiblement supérieure aux bleus directs connus.
- Après traitement au sulfate de cuivre et au bichromate : .
- 1. La solidité au lavage est très bonne ; à peu près égale à celle des teintes diazotées et développées.
- II. La solidité à la lumière est excellente et une exposition à la lumière pendant plusieurs mois ne change qu’imperceptiblement les teintes.
- III. La résistance des nuances aux acides sans être exceptionnelle est suffisante pour permettre l’emploi dans la teinture en bain acide des tissus mi-laine.
- } Le rongeage au sel d’étain ainsi qu’à la poudre de
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- zinc se fait très facilement sur teinture directe, on réussit moins bien sur fixage mixte au bichromate et au cuivre, le fixage au cuivre seul est plus facilement rongé.
- Tous les systèmes de teinture mécanique pour coton en bourra peuvent servir pour la teinture en bleu dia-minéral R.
- Pour les tissus mi-laine, le coton est teint, mais la laine demeure presque blanche.
- Pour les tissus mi-soie, la soie reste presque entièrement blanche.
- Ce nouveau colorant se comporte donc, pour les tissus mélangés, comme le Noir Diamine BH.
- Voici quelques réactions caractéristiques de ce colorant :
- 1. Acide azotique : La nuance est décolorée dans les tons pâles ou dans les teintes non fixées, les bleus foncés fixés pâlissent en violaçant.
- II. Acide muriatique : Pas de changement sensible pour les bleus fixés.
- Les teintures non fixées rougissent légèrement.
- III. Acide sulfurique (200/1000) : Pas de changement appréciable.
- IV. Réducteur acide .(SnCI2 + HCI) : L’échantillon non fixe blanchit rapidement en passant par un ton rougeâtre. Les bleus fixes ne sont pas décolorés.
- V. Solution forte de chlorure de chaux : Blanchit en rougissant les teintes non fixées. Les nuances fixées rougissent et se décolorent plus lentement.
- VI. Soude caustique : Fonce la nuance qui devient un peu plus rougeâtre.
- VII. Ammoniaque : Pas de changement appréciable.
- Le bleu diaminéral R est donc un colorant bien solide d’une application facile et d’nn rendement avantageux.
- M. Ude.
- La Manufacture lyonnaise de matières colorantes appelle notre attention sur deux' nouveaux Rouges pour laine unissant facilement, les Lanafuehsine SG et Lanafuehsine SB, qui, en raison de leurs excellentes qualités tinctoriales, offrent un très grand intérêt pour la teinture de la laine en pièces aussi bien qu’en flottes.
- Les nouveaux colorants se distinguent par la grande facilité avec laquelle ils unissent en bain acide, et par leur grande solidité à la lumière, aux alcalis et au soufre ; ils ont en outre l’avantage de ne pas déchar
- ger au frottement et de ne changer de nuance ni à la sèche, ni au décatissage.
- On teint, comme d’habitude, au bouillon en bain acide; un bouillon prolongé ne fait que faciliter l’unisson des colorants.
- La Lanafuehsine ne teint pas le coton dans les tissus mélangés.
- Dans les tissus laine et soie les nouveaux colorants laissent la soie presque complètement intacte, de sorte qu’ils pourront rendre d’excellents services pour l’article doubles teintes.
- Les Lanafuchsines SG et SB auront également leur place dans l’impression sur laine, soit comme couleurs d’impression, soit pour la teinture des articles destinés à être rongés à blanc.
- Pour l’impression nous recommandons la formule suivante :
- Faire dissoudre :
- 40 gr. de colorant dans
- 5CO ce. d’eau, chauffer cette solution avec
- 250 gr. d’eau de gomme 1 : 1 et
- 125 gr. de British gum, après refroidissement ajouter
- 85 cc. d’acide acétique 7 1/2° Bé.
- Imprimer sur tissu préparé au chlore; après l’impression vaporiser pendant une heure sans pression, ensuite laver.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour l’impression de dessins multieolores sur les tissus Par M. Charles Dratz.
- Le procédé consiste premièrement à recourir pour l’impression des dessins multicolores sur des tissus, à des couleurs solides et à les mettre en contact avec une matière humectée, ce qui offre l’avantage de n’exiger qu’un seul et même rouleau pour l’impression de couleurs multiples sur la matière à teindre. En outre, quoique M. Dratz se réserve l’application de ce procédé à la teinture des matières en tout état de leur fabrication ou de leur préparation, son invention con-I siste, en combinaison avec ce procédé, à faire agir ces
- « s 1
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- couleurs solides non pas sur une étoffe tissée, mais bien, en cours de tissage, sur des fils mouillés, convenablement espacés d’abord et pouvant être ramenés ensuite, après leur contact avec ces couleurs, en faisceaux serrés constituant chacun un fil de chaîne,le tout de façon à obtenir une impression visible sur les deux faces du tissu et d’un coloris très léger.
- Dans le but d’imprégner absolument les fils de chaîne de leur couleur et d’empêcher la diffusion des diverses couleurs vers des endroits qu’elles ne doivent pas toucher, on les étale sur une bobine en leur faisant occuper une largeur plus considérable que celle qu’ils occuperont à l’endroit et au moment du tissage proprement dit.
- Un récipient fixé au métier contient le liquide destiné à humecter la matière à teindre,celle-ci est obligée de traverser ce liquide en passant sous un rouleau guide plongeant dans ledit récipient. Une barre fixe sert de guide aux fils humectés et concourt avec un peigne à maintenir et à diriger les fils avant leur passage à proximité d’un cylindre qui constitue l’unique rouleau nécessaire pour l’impression d’un dessin quelconque sur les fils du tissu.
- Ce rouleau d’impression, qui est animé d’un mouvement de va-et-vient, est fait,de préférence, en bois ou en métal, et on glisse dessus un manchon portant le dessin à imprimer figuré par un grand nombre de petits blocs de matière colorante solidifiée, disposés convenablement de manière à réaliser une composition en quelque sorte analogue aux compositions typographiques. Un levier imprimeur portant une règle en métal est disposé au-dessus du rouleau susdit de manière à opérer, lors du mouvement de va-et-vient qui lui est communiqué par le métier, une série de percussions sur les fils humectésà teindre et les amener de la sorte en contact avec le rouleau d’impression de façon à provoquer ainsi l’incorporation des matières colorantes par les fils humectés. Immédiatement à côté du rouleau et du levier est disposée une table chauffée par un moyen quelconque et destinée à sécher les fis aussitôt qu’ils se sont imprégnés de matière colorante par le passage sur le rouleau d’impression et sous l’action du levier.
- Les petits blocs de matière colorante peuvent être formés d une manière quelconque appropriée ; on peut notamment les obtenir en faisant dissoudre le colorant et les produits nécessaires à sa fixation sur la fibre textile, et en y ajoutant un épaississant quel
- conque et une certaine quantité de dextrine, de gluten et de toute autre gomme.
- NOUVEAU PROCEDE D’APPLICATION des apprêts sur les tissus
- par MM. Albert Duverger et Paul Germain (Brevet n° 268 336)
- Ce nouveau procédé d’application sur les tissus des différents produits pouvant servir à les apprêter, consiste à les mettre en suspension dans un courant de vapeur, avec lequel on les incorpore à l’état d’extrême division moléculaire et à faire agir le tout sur l’étoffe à apprêter. On peut ainsi faire l’apprêt avec des matières solides ou liquides inutilisables avec les anciennes méthodes soit à cause des réactions qu’ils produisent l’un sur l'autre ; on peut en effet, avec ce procédé soit incorporer les différentes matières dans le même courant [de vapeur, soit employer des courants séparés qui se réunissent seulement au moment où les produits doivent agir sur les tissus, ce qui rend impossible la réaction des différents produits les uns sur les autres.
- Cette méthode est applicable non seulement dans le cas d’opérations d’apprêt, mais aussi dans le cas d’opérations de blanchiment, de teinture, en un mot de toutes les opérations où il faut faire réagir des produits les uns sur les autres.
- UN NOUVEAU PROCÉDÉ permettant de donner au coton et autres fibres végétales, l'aspect brillant et le toucher de la soie.
- Par la Société Vanoutryve et Cie
- Suivant les particularités de la présente invention, après décreusage et pour rendre propres les fibres végétales, on soumet ces dernières à un rinçage, puis on les étend fortement sur les rames ordinairement employées en teinture et les arrose avec un produit alcalin jusqu’à saturation complète.
- Les fibres végétales, sous l’influence d’une solution alcaline, se contractent, se retirent sous elles-mêmes; en évite cetie contraction des fibres parleur étendage sur rames avant aspersion. Les fibres, toujours sur rames, sont ensuite placées dans une bâche à vapo-riser et soumists pendant 5 à 6 minutes à un bain de vapeur de 80 à 100° G. ; elles sont alors retirées, puis neutralisées.
- Ainsi préparées, les fibres ont l’aspect brillant de la soie ; elles se teignent par les procédés ordinaires ; le craquant leur est donné par les moyens également connus.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PERFECTIONNEMENT dans la fabrication des feutres, applicables aux machines à papier et à apprêts.
- Par M. Jacques Debouchaud.
- Jusqu’ici les feutres pour machines à papier et à apprêts ont été préparés avec de la laine, du chanvre ou du coton ou autres semblables.
- L’inventeur a imaginé de fabriquer ces feutres en mélangeant avec l’un ou l'autre ou plusieurs des textiles susmentionnés, de la ramie, c’est-à -dire qu’il applique la ramie, seule ou concurremment avec un ou plusieurs des textiles ci-dessus désignés, de telle sorte que le nouveau feutre à base de ramie, ainsi obtenu, constitue un produit nouveau en même temps que l’usage qu’il en fait dans les machines à papier, à apprêts, etc., constitue une application nouvelle de moyens.
- Les feutres à base de ramie sont plus durables que les feutres jusqu’ici fabriqués et employés dans le cas dont il s’agit, ils remplacent avantageusement tous ces feutres ainsi que les feutres en chanvre.
- NOUVEAU MODE DE FLAMBAGE DES TISSUS
- Par la Société de la Manufacture d’indiennes « Emile Zundel »
- On enlève généralement la couche de duvet qui recouvre les tissus au moyen de machines dans lesquelles les étoffes passent sur des flammes de gaz qui brûlent les fibrilles. De cette manière, les duvets de la surface sont flambés, plus ou moins complètement; mais il en reste assez dans les mailles du tissu pour provoquer souvent une fixation inégale des mordants et des matières colorantes.
- Le nouveau procédé de flambage se résume à aspirer la flamme à travers les tissus et les fibres et l’appareil servant à mettre ce procédé en pratique consiste en un tuyau se plaçant au-dessus de la flamme, dans lequel on produit un vide partiel, lequel tuyau est pourvu d’une fente dont la longueur et la largeur peuvent être réglées de manière à ce que cette fente soit obstruée par un tissu ou une nappe de textiles passant au-dessous.
- DIVERS
- INFORMATIONS
- Est nommé chevalier de la Légion d’honneur : M. Lefebvre (Georges-Alfred), industriel à Paris,
- Président de la chambre syndicale des produits chimiques. Président de la chambre syndicale des produits chimiques.Présider t delacompagnie du phospho-guano. Administrateur-délégué de la société « la Madone » pour le raffinage des alcools. Importateur d’indigo et matières tinctoriales. Président du conseil d’administration de la société coloniale de la Grande-Comore. Maire de Fontenay-lès-Briis (Seine-et-Oise). Membre du jury à l’exposition de Bruxelles
- JURISPRUDENCE
- Conseils de prudhommes du département de la Seine pour les produits chimiques
- 7 septembre 1897
- * Présidence de M. Jouanny
- Droit de grève.— Délai congé. — Usage
- PROFESSIONNEL A RESPECTER
- Si l'accord d'un ouvrier avec ses camarades constitue l'exercice légitime du droit de grève, il n'en doit pas moins respecter les usages de sa profession et faire précéder son départ de l’atelier d’un préavis de huitaine.
- Ainsi jugé par la décision qui suit :
- Bouche^, C. Valadon, Sulut et Weber
- Attendu qu’il résulte de la propre déclaration du défendeur qu'il ne s’est pas présenté à son travail le mardi vingt-quat-e août et qu’à sept heures du matin les délégués de son syndicat sont venus mettre le sieur Bouchez en demeure de lui accorder une augmentation sous peine d’être mis à l’index.
- Attendu que le fait de s’être présenté le même jour à 2 heures pour savoir si Bouchez acceptait l’ultimatum qui lui avait été posé ne constitue pas de la part du défendeur une reprise du travail.
- Attendu que si l’accord du défendeur avec ses camarades constituait l’exercice légitime du droit de grève, il n’en dev ait pas moins respecter les usages de sa profession en faisant précéder son départ d’un préavis de huitaine. Attendu qu’en ne le faisant pas le sieur Valadon a causé au sieur Bouchez un préjudice dont il doit la réparation, préjudice que le Conseil estime à la somme de quarante-deux francs de laquelle il y a lieu toufefois de déduire la somme de sept francs pour une journée de salaires reconnue et offerte par le demandeur.
- Par ces motifs,
- Condamne le sieur Valadon à payer au sieur Bouchez la somme de trente-cinq francs pour les causes sus-énoncées.
- Le condamne,en outre,aux intérêts de droit et aux dépens.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- CHEMIN DE FER D’ORLEANS Hiver 1897-1898
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies de-
- Béarn ete
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 400/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 30 ' kdomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Sahes-de—Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Montée Marsan, larbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris Çviâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MED1TERRANNÉE
- CARNAVAL DE NICE DE 1898
- A 1 occasion du Carnaval de Nice, la Compagnie mettra en marche un train de plaisir de Paris à Niee avec séjour facultatif à Marseille. Ce train prendra des voyageurs à Lyon.
- Aller. — Départ de Paris, le 16 février à 2 h. 25 soir : De Lyon à minuit 45.
- Retour. — Départ de Nice, le 23 février à 11 h. 50 matin.
- Prix du voyage, aller et retour :
- De Paris : 90 francs en 2* classe ; 60 francs en o classe. .
- De Lyon : 50 francs en 2e classe ; 30 francs en 3e classe.
- Les billets pour ce train de plaisir seront délivrés à Paris du 1er février.
- Pour plus amples renseignements, consulter les af-fi hes publiées par la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services ranidés quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkes-lone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
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- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valab’es pendant 7 jours : Ire classe,.43 fr. 25; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ire classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
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- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- moyen ordinaire...........- 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r... .... 3 50 4
- Kurpah moyen et moyen Ordinaire....................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles............F. 22 . . 0/0
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 165 .. 0[0 k.
- sous papier, F. 165 .. 0[0 k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules 105 .. ))
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (20 Janvier)
- Bois de teintare.
- Le campêche a eu la vente de quelques par-
- ties à livrer à un prix que l’un dit être de 51.50.
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- Campêche du Brésil, coupe d — Ire qualité... Espagne,
- 12 .. à 13 ..
- — 2e qualité .. . 10 .. il ..
- 3e qualité.... 6 50 8 ..
- — Sisal, Yucatan... 8 .. 9 50
- Honduras...... 8 60 9 10
- Tabasco 7 50 8 ..
- Haïti Cap 5 50 6 ..
- » 5 60 5 75
- » Si-Marc Gonaïves. . 6 40 6 75
- » Fort-Liberté 5 80 6 25
- P.-de-Paix 6 75 7 ..
- 5 60
- Saint-Domingo 6 .. 7 ..
- Martinique et Guadeloupe. 4 75 5 25
- Jamaïque. 5 25 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 75 .7 25
- » Manzanillo 6 75 .7 25
- s Tuspan 7 . . 7 50
- • Vera-Cruz 6 90 7 ..
- • Campêche 5 75 6 ..
- » Carmen 5 50 5 75
- » Tampico 6 .. 7 ..
- * Porto-Plata 5 25 5 50
- » Haïti 5 50 5 75
- • Jamaïque 5 50 6 ..
- • Barcel et P. Cab .. 6 25 6 50
- » Rio Hacha 5 .. 5 25
- • Carth. et Savan... 5 . 5 25
- » Maracaïbo 5 25 5 75
- » Fustet 100 k. 12 .. 14 ..
- » 50 k. 4 75 5 25
- » 5 .. 5 50
- » Corint o 6 30 7 25
- • Amapala ... 50 kil. 6 25 7 25
- Rouge Brésil Bahia 6 .. 8 ..
- » Calliatour... 100 k. 14 .. 16 ..
- » Lima 50 kil. 8 . 9 ..
- » Ste-Marth^» 7 .. 9 ..
- » BrésLIet 3 . . 4 ..
- » Sandal 100 k. 5 .. 7
- » Sapan 50 k. 6 .. 8 ..
- » Quebracho.. 1009 k. 82 . 90 ..
- Rouge Pernamb.....50 k. 14 .. 16 .,
- Cachou
- Brun luisant, en sac 5 0 k. M.......... — en caisse — 37 50......45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 16 . 18 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe ............... 1 60 2 ..
- Teneriffe grise........... 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale......50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond...... M...............
- Dividivi On cote les 50 kil.....................7 ...............13 ..
- On n’a rien connu de traité en disponible. La reprise du terme s’est encore accentuée cette semaine; on a ainsi payé jusqu’à 10 c. de hausse et depuis il n’y rien eu à noter.
- On cote actue lement : Beng. sur v. et bi. 1[2 k.. 7 .. 7 75 » fin viol, et pourpre... 8 50 8 .. » beau viol, etdito.... 6 50 6 75 » bon violet 5 50 5 50 » moyen violet 425 4 50 » bon violet rouge 5 50 5 75 » bon moy. v. roug.... 4 50 4 75 Beng. fin rouge 5 .. 5 25 » bon dito 4 25 4 50 » bon à fin cuiv 3 50 3 75 » cuiv. ord. et bas 2 75 4 ..
- Java............................................................................................. . ..
- Kurpah...................... 2 .. 5 ..
- Madras...................... 1 .. 4 ..
- Manille..................... 1 . 3 ..
- Caraque..................... . 1 50 4 50
- Guatemala flor.............. 5 25 5 75 »...........................sobre...................... 3 25 4 50 »...........................bon à fin..................cor..............................3 25 4 50 »...........................cor. ord...................à.................bas..............1 .. 2 50 N -Gren fin et surfin.. 1/2.k 6 50 7 .. »...........................bon à beau................. 5 .. 6 .. »...........................ord. et moyen.............. 3 .. 4 ..
- Orseille On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert ................... M . . ..
- Mers du Sud..................................................................................... • •
- Madagascar.................. M.........
- Quercitron
- On cote les 50 kil. .*
- Baltimore fin effilé........ 7 50 à 8 50 »...........................gros effilé................................ 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles..........1/2 kil......à .. ..
- Cayenne.......................
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- 0S
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprèts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barque» (Fabricant» de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments iadustriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, éche veaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
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- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
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- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
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- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
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- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
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- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boui. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campéche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveur» pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
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- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme). Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
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- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
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- 42e Année. — No 3
- Le Numéro : 0,75
- 5 Février 1898
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus / — JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES ( 59
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an..................15 fr.
- — Six mois............ g fr.
- ÉTRANGER : Un an..................20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | Falteas'anelaise): ; : 8.2
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- SOMMAIRE
- Avis. — Service des renseignements.
- Chiffonnage. — Les renaissances et leur teinture.
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste (suite).
- Mordants.—1Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression— Études sur la teinture du coton en couleurs directes (suite et fin.
- Apprêts. — Coton soyé par mercerisage.
- Matières colorantes. — Couleurs diamine. — Bleus cuivrés pour Guinées.
- Divers-Envoi de renseignements commerciaux pour les particuliers. — Du droit de recommandation. — Nécro-ogie. Petite correspondance. — Informations. — Bibliographie— Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- AVIS IMPORTANT
- Service des Renseignements
- À la demande dénombré de nos abonnés et pour être utiles à la généralité des personnes qui nous lisent, nons avons pensé qu'il serait bon de fixer un jour et heure où ceux qui voudraient recourir à nos faibles lumières pour un renseignement qui pourrait les intéresser, seraient sûrs de nous trouver à nos bureaux.
- Nous avons, par conséquent, l'honneur d'informer nos lecteurs que, jusqu à avis contraire, ils seront toujours reçus par l'un de nos rédacteurs le JEUDI DE CHAQUE SEMAINE, DEPUIS 2 HEURES JUSQU A 6 HEURES DE L‘ APRÈS-MIDI.
- CHIFFONNAGE
- LES RENAISSANCES ET LEUR TEINTURE (I) (fuite)
- Malheureusement il existe encore aujourd’hui nombre de personnes qui s’imaginent volontiers qu’il est aussi facile et simple de teindre les tissus ou les matières textiles que de barbouiller avec un pinceau un mur ou une enseigne ; d’après elles, une petite pincée de couleur dans l’eau suffit ; on y fait bouillir l’étoffe et le tour est joué.
- Souvent aussi il arrive qu’un industriel, fabricant de tissus ou son directeur s’imaginent qu’ils pourront facilement diriger par eux-même leur atelier de teinturerie bien qu’ils n’aient pas la moindre notion de l’art si difficile de la teinture.
- C’est là un fait qui devient de jour en jour plus fréquent et qui s’explique d’ailleurs par l’envoi à ces mêmes industriels decartes d’échantillons splendides sorties des usines de matières colorantes artificielles et où les recettes se trouvent côte à côte avec les nuances produites. Ils s’imaginent qu’avec ces données sur les matières à employer, sur leurs proportions et sur le processus lui—même, ils pourront aisément se passer de maître teinturier,et pourront produire des tons aussi vifs, aussi riches et aussi solides que ceux que le teinturier leur fournit.
- La lutte avec des personnes ainsi prévenues devient souvent fort pénible pour le façonnier. Rarement un fabricant voudra bien avouer sa mal façon et convenir qu’il eût mieux fait de rester à ses métiers qu’il con-
- (1) D’après le Deutsch Faerb., Munich.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- naît fort bien et d’abondonner la teinture à celui qui en fait profession toute spéciale, à chacun son métier!
- La première des qualités d’un teinturier est le calme et la justesse des yeux ; si le teinturier perd la tête ou la patience, tout est compromis et de grandes pertes peuvent découler d’un tel état des choses.
- L’écrivain a d’ailleurs souvent fait la remarque fort curieuse que MM. les industriels ou leurs directeurs ont une prédilection toute marqnée pour s’occuper des spécialités dont ils ignorent jusqu’aux premières notions ; ils fatiguent de la sorte leur façonnier, le harcèlent et ont à son égard des exigences auxquelles il lui est impossible de répondre. Que ces personnes comprennent donc bien combien il est essentiel de laisser leur directeur des teintures agir et gouverner sous sa propre responsabilité et elles s’en trouve-rontbien; leDrGanswindt,un classique delà littérature spéciale,est bien de notre avis lorsqu’il dit : « l’œil du maître fait plus que sa main. »
- Mais revenons à la teinture des renaissances. On teint généralement en chiffons pour effilocher ensuite : la teinture se fait ainsi bien plus facilement, a plus de vivacité : malheureusement la perte au lavage est ensuite tellement considérable que l’on y a renoncé. Nous en excepterons cependant les Shoddy qui se lavent d'habitude encore une fois après l'effilochage ; si cette matière est déchirée après avoir été ensimée, il convient de renoncera ce lavage.
- Avant de passer à la teinture proprement dite,il convient de concentrer toute l’attention du teinturier sur certains points essentiels, desquels dépend toute la réussite : faute de quoi il serait impossible de s’attendre à de bons résultats
- Ces points sont les suivants : 1° pour les couleurs résistant au foulon démonter d’abord les anciennes nuances et 2° ce travail fait, bien relaver et surtout lorsque pour démonter on a employé une grande quantité d’acide afin d’obtenir un fond plus clair.
- Un teinturier reçoit-il par exemple un ordre de teindre un lot de chiffons en bleu grand teint (solide au foulon) et le client lui livre-t-il à cet effet un chiffonnage bleu ou blanc, il peut facilement obtenir la nuance demandée avec ce fond sans que cependant la nuance qu’il obtiendra, tout en étant solide au foulon, soit exempte du défaut de décharger sur d’autres nuances.
- Ce défaut provient du colorant primitif qui se trouvait sur les chiffons et qui devient soluble au foulage; ce
- chiffon effiloché puis mélangé à la filature avec du blanc ou tissé avec le même blanc produira un fil ou un tissu qui déchargera toujours sur blanc et toute l’étoffe se trouvera ainsi perdue.*
- On obvie à cet inconvénient en passant préalablement le chiffonnage dans un bain de carbonate de sodium à à la température de 40° c. pendant environ 1 heure; la couleur primitive se trouve ainsi démontée et tombera au relavage qui suivra le démontage.
- Quant au colorant qui, malgré un traitement de ce genre, persistera sur la fibre, à rester fixé sur la laine, on peut le considérer à juste titre comme inoffensif pour la teinture à venir et jamais il ne déchargera quelle que soit l’énergie du foulage.
- Quant à la deuxième question, c’est-à-dire celle de la nécessité d’un bon relavage après le démontage, elle est surtout essentielle lorsqu’il s’agit d’un bouillon dans lequel une certaine quantité d’acide intervient.
- Si l’on n’observe pas cette précaution et si l’on est forcé de teindre avec des matières colorantes de la série alizarique, on pourra dès l’abord être certain que la nuance déchargera dès les premiers effets du foulage alcalin, quelque faible qu’il soit, et que la teinture tombera entièrement à la longue en déchargeant sur blanc. Dans un autre cas se propose-t on de teindre avec des colorants acides, on s’apercevra bien vite que le bain se tireraau clairavec une grande rapidité; mais par contre, dès que le chiffon sera effiloché on verra que la fibre n’est couverte que superficiellement et que le cœur en est encore tout rouge.
- C’est l’excès d’acide qui, dans ce cas, cause le mal : l’acide employé au bain de démontage est retenu par la fibre, et le colorant nouveau tire plus vite qu’il ne conviendrait ; c’est là la cause qui fait que le cœur n’est pas atteint et l’on aura beau ajouter au bain de nouvelle couleur, la fibre refusera de l’absorber. On comprendra donc aisément que ce défaut de relavage empêchera toujours de produire une nuance Zrésistant à l’action du foulon.
- Au point de vue de la solidité au foulon il faut encore faire entrer en ligne de compte que la matière première qu’il s’agit ici de teindre n’a plus la même énergie, c’est-à-dire affinité, pour la matière colorante que la laine-mère, c’est-à-dire celle de la toison de mouton non encore affaiblie par un usage préalable.
- Aussi plus que partout ailleurs est-il essentiel pour
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- les laines renaissances de ne se servir que de colorants de première qualité.
- Pour les renaissances on exige toujours des nuances résistantes au foulon quoique cependant Messieurs les industriels font toujours valoir que la teinture de ces matières est trop chère, et qu’il n y a pas grand profit à tirer de l’emploi des renaissances.
- C’est là un fait qui peut être vrai parfois, mais par contre il est d’autres teintures dont l’exécution est moins onéreuse et partant il y a balance et le bon marché des unes couvre la majorité de frais des autres.
- Dans la teinture des laines, l’expérience a prouvé qu’il convient de ne jamais employer pour les nuances mates plus de bichromate de potassium ou de sodium que n’en exige la formation de la laque colorante ; exemple : les couleurs'd'alizarine. Mais pour la teinture des renaissances le contraire est seul exact, là surtout lorsqu’il s’agit de chiffons quelque peu épais, l’on ne saurait donner trop ne bichromate si à l’effilochage on ne veut pas obtenir une fibre blafarde.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU UN ET DES FILS DE BATISTE (I) (suite)
- D’habitude la toile est arrosée avec de l’eau chauffée à 50 jusqu’à 62° c. et elle est ainsi abandonnée à elle même pendant 4 à 6 heures ; la fermentation commence à ce moment à se manifester : mais on n’en attend pas la fin; dès que le dégagement des bulles d’air s’est calmé et que l’acide acétique se développe on arrête. Si, au contraire, on n’a employé que de l’eau tiède, la fermentation ne se produit qu’au bout de 48 heures. Souvent aussi on ajouta à l’eau chaude un peu de son destiné à hâter la fermentation.
- Cette fermentation grâce au parement amylacé du tisserand à base sucré se trouve transformée en fermentation acétique, partant de la toile se trouve debarassée de son parement. Cette transformation provient partiellement de la décomposition de l’eau et l’action de l'air atmosphérique qui en contact lent avec la matière saccharine cèdent leur oxygène et déterminent ainsi la formation de l’acide.
- Sous l’influence de cet acide acétique naissant, la
- (1) D’après V. Joclet. (L'Art du blanchiment.)
- mat ère extractive naturelle de la fibre tend à devenir soluble et il se produit ainsi un changement moléculaire qui détermine le tissu à céder plus facilement sa substance colorante désormais oxydée lorsque les bains alcalins subséquents interviendront.
- Quant aux procédés spéciaux, ils s’appliquent chacun à un article différent et nous aurons lieu d’y revenir.
- Après cet espèce de décreusage, on lave le tissu dans l’eau et on le foule au besoin ; dans les établissements plus considérables on se sert à cet effet d’un fouloir mécanique qui, selon toute évidence, ne peut que produire un nettoyage plus à fond. Souvent on procède au débouillage par deux fois, c’est-à-dire que lorsque la première eau a été soutirée, la toile est gitcée et l’eau renouvelée pour permettre à une deuxième fermentation de se produire. Par cette première transformation la toile écrue perd environ de 10 à 15 % de son poids et souvent même d’avantage.
- Blanchiment sans intervention de chlore
- C’est un procédé tombé en désuétude dans les grands établissement de blanchisserie ; par contre nous avons vu que dans certains petits ateliers surtout en Bohême c’est encore l’étendage sur le pré qui se trouve employé très souvent.
- Le tissu sorti du métier est étendu sur le pré de 4 à 6 jours pendant lesquels une ou plusieurs ouvrières l’arrosent fréquemment.
- D’autres au contraire emploient de prime abord la lessive. A cet effet les pièces sont placées sur la surface supérieure du double fond de la cuve à lessive, tantôt sèche, tantôt préalablement mouillée, puis arrosés avec de la lessive caustique chaude ; la lessive soutirée est rechauffée puis versée de nouveau sur les toiles et ainsi de 6 à 8 fois pendant 10 à 12 heures ; ce n’est qu’alors que le lin passe au pré. Nombre de blan -chisseurs remplacent la lessive potassique caustique par une lessive de cendres gravelées ; ce dernier procédé est bien plus lent et exige beaucoup pluslde matière alcaline.
- Cette opération prend le nom de détrempage (lessive préparatoire). Elle est suivie consécutivement d’autres lessivages dans lesquels interviennent des lessives de plus en plus concentrées, des températures plus élevées et à chaque fois entre deux lessivages une exposition au pré ; puis le premier bain d’acide sulfurique de 1 à 1 1/2 % d’acide concentré à 60° ; on y fait séjourner
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la toile pendant 10 à 12 heures après quoi elle est rapidement et soigneusement lavée. La 5e lessive se donne alors au bouillon dans un autoclave à vapeur, la durée de la cuite n’est pas moindre de 8 heures, il en est de même de la sixième. Entre temps le tissu reste pendant quelques jours consécutifs sur le pré, puis on donne le 2e bain acide, puis la 7e lessive, le 3® bain acide et entre deux chaque fois un étendage sur le pré; après le 8e lessivage (le dernier) on lave à fond.
- Si l’on arrose la toile de temps en temps sur le pré, le blanchiment prend le nom de blanchiment humide tandis que pour le blanchiment à sec, l’arrosage se trouve supprimé.
- (A suivre).
- S 2 &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- B. Echantillons savonnés 1/2 heure a 60° Tanin
- Particularités
- Bi... ............. Jaune mode
- Fe................. Gris très foncé
- V, Ur, Ce.......... Modes
- Cu, Zr, Th, Pb .. . . Modes jaunes clairs Les autres mordants se teignent peu ou pas.
- Lima
- Zr........... Cramoisi violacé foncé Zr, Sn
- Th.............. . Cramoisi plus rabattu
- Sn................ Rose rabattu Al, G1.......... Modes roses
- Bi................. Mode rose foncé
- Pb, Ce, Ni......... Modes
- Ur................. Mode violacé foncé
- Cu................. Violet garance
- Cr................. Violet rougeâtre rabattu
- Campèche
- Cu, Ur............. Noirs Cu, Ur
- Al, Bi, Pb, Fe, Y... Noirs pauvres Zr, Th, Sn
- Zr, Th............. Grenat violacé
- G1.................. Violet rabattu
- Sn................. Mode rose violacé foncé
- Zn................. Gris violacé
- Cr................. Mode violacé
- Ni, Co............. Modes rabattus
- l Les autres se teignent peu ou pas.
- Cuba
- Ur................ Bois rouge Ur, G1, Al
- Al, GI, Th........ Jaune orangé rabattu
- Zr................ Cachou rougeâtre
- Y................. Olive jaune vif
- Fe.................. Noir olivâtre Sn................ Chair clair Cr, Ni, Ce........ Mode jaunâtre Bi................ Chair rabattu
- Sumac
- Ur, Y............. Modes divers Bi
- Fe................ Gris foncé Bi, Zr, Th, Al, Cu. Jaunes modes Ce, Pb............ Modes jaunes clairs
- Les autres se teignent peu ou pas. {A suivre).
- Teinture et Impression
- Etudes sur la teinture du coton en couleurs directes Par James Just (1) ( Suite et fin)
- Ces progrès réalisés, on ne s’en tint pas là, et l’on chercha directement sur la fibre et d’une seule pièce la couleur désirée. C’est ainsi que virent le jour le rouge de paramitraniline si connu déjà et le bleu de dianisi-dine ; pour ces deux couleurs on commence à mettre le coton en présence de l’élément non diazoté (on imprègne, par exemple, dans la pratique avec du 3-Naph-toi) et on ne procède au diazotage qu’après. A cette catégorie de colorants se rattache le rouge de prima-line découvert par Green qui prend naissance sur coton par le diazotage de la prismaline et le dévelop-page ultérieur avec le 3-naphtol.
- Le noir d’aniline, la première matière colorante appliquée immédiatement sur coton, est une couleur directe dans un sens plus large du mot; les chromotropes fabriqués à Hœchst peuvent être également considérés comme tels, lorsqu’il s’agit, bien entendu, de teintures sur laine. La fibre est d’abord mordancée en bain acide avec certains naphtosulfo acides ou autres similaires et le colorant est ensuite développé par oxydation. Pokorny fit breveter un procédé où l’on mettait à profit la faculté de la laine de se prêter au diazotage,
- (1) Chemiker - Z eilung,.1897, p. 139 et suiv.
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- lui-même pour produire diverses couleurs azoïques sur la fibre. Il s’appuyait sur ce que la laine aussi bien que le coton passé au tanin, avait quelque analogie avec les amines qui eux s’unissent aux développeurs connus pour former le colorant. Les couleurs produites avec le concours de la matière laineuse diazotée ne peuvent être utilisées à cause de leur peu d’intensité et de solidité; et nous disons plus : même avec l'intervention de certains diamines azotables; ce procédé devra à jamais être interdit dans la pratique parce que d’une part le diazotage est nuisible à la laine, et que, d'une autre part, on n’arrive pas de cette manière au degré de solidité qu’on serait en droit d’en attendre. Le nombre de matières colorantes teignant directement ou par l’intervention de mordant est tellement considérable, qu’il est inutile de vouloir chercher à utiliser en ce cas le diazotage.
- Il en est tout autrement pour le coton. Grâce à l’intervention des développeurs et leur action colorante, nombre de matières colorantes substantives trouvent déjà un emploi utile et les procédés peuvent encore être sensiblement perfectionnés ; il nous semble, par conséquent, qu’il [y aurait quelque utilité à chercher s il n’existerait pas des classes de composés qui, sans être des colorants proprement dits, auraient la propriété d’être directement absorbés par la fibre, tout comme les couleurs substantives et qui, après fixage, pourraient être convertis en matières colorantes.
- A ce point de vue, il y aurait d’abord à essayer avant celles de ces bases qui forment partie intégrante des colorants directs connus telles que la benzidine, la toluidine, etc. Les essais entrepris ont amplement démontré qu’elles se fixent sur le coton lorsqu’elles se trouvent à l’état de chlorydrates.
- On fit bouillir pendant une heure le coton dans un bain de 3 % de chlorhydrate de benzidine et de 10 % (du poids du coton) de sulfate de sodium; puis après avoir lavé le coton ainsi pénétré, ce dernier fut manié pendant un quart d’heure dans un bain de diazotage composé comme suit : 10 parties d’eau, 0,15 de nitrite de sodium, 0,5 acide chlorhydrique concentré.
- Le coton sommairement lavé fut immergé pendan 1/4 heure dans un bain développeur de 100 parties d’eau dans lequel on avait dissous à chaud 7,5 parties ne B-naphtol et 7 parties de lessive de soude à 350 Bé, On obtint ainsi un beau rose très solide aux acides, à la soude et au lavage : la hauteur de la nuance n’augmente pas même lorsqu’on emploie une quantité plus
- considérable de chlorhydrate de benzidine. Ce fait ferait supposer qu’il ne s’agit pas ici d’une certaine parenté entre la fibre du coton et le chlorhydrate de benzidine telle qu’on la suppose pour les couleurs substantives, mais bien plutôt que le sel peufsoluble de benzidine passe en petites proportions du bain pour venir se fixer sur le coton. Si, au contraire, on laisse réagir dans les mêmes circonstances le chlorhydrate de benzidine sur la laine on obtient après l’action du développeur une nuance d’un rouge intense, preuve évidente qu’en ce cas il y a eu réellement fixation du sel ensuite d’une parenté chimique ou physique entre les deux matières. Si on emploie pour le développement l’in-phenylène ou toluyline diamine dans les proportions de 4 p. phenylène ou toluylinediaminechloride pour 100 parties d’eau, la nuance produite sur coton donnera un brun moyen tandis que la laine se trouvera teinte en brun très intense. Le phénol dissous à chaud dans 2 parties de lessive sodique puis allongé de 15 fois son poids d’eau donnera sur coton un orange clair et un rouge brun sur laine.
- Comme les colorants substantifs représentent les sul-fosels des matières mères de la couleur, il y avait quel-qu’intérêt à chercher comment se comporterait le benzidine sulfonate de sodium et matières analogues vis-à-vis du coton. On mordansa par conséquent le coton de la manière indiquée d’une part avec de l’acide benzine sulfonique et d autre part avec de l’acide ben-zidinsulfonique et d’autre part avec de l’acide benzi-dinesulfonsulfonique ou avec des sels sodiques, puis on le soumit au diazotage, puis aux développeurs
- Tandis que le développement des acides benzidines sulfonsulfoniques se firent avec bien moins d’intensité que celui obtenu avec la benzidine ce qui ferait supposer une parenté moindre avec la fibre végétale, les teintures obtenues avec l’acide benzidinesulfonique furent bien plusintenees même que celles fournies par la benzidine : 3-naphtol produit un rouge bordeaux, la Diamine un rouge brun et la Resorcine un jaune brun, les teintures ayant pris naissance directement sur la fibre se distinguent par leur solidité au lavage et le rouge obtenu avec 3-naphtol se caractérise tout spécialement par sa solidité à ce point de vue. Pour rehausser l’intensité du ton on peut pour chacun des com-posantsdes développeurs qui eux-mêmes sont dioza-tables, recommencer le diazotage puis faire intervenir encore une fois le développeur. Comme d’ailleurs les bains de nitrites tout aussi bien que ceux des déve-
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- loppeurs peuvent servir indéfiniment, cette répétition n’augmente pas sensiblement les frais du traitement.
- Malheureusement les teinturiers sont peu enclins à adopter ces nouveaux procédés qui s’écartent si totalement de leurs anciennes habitudes de travailler ; aussi est-il difficile d’exiger encore de leur part de recommencer deux fois le travail et il y aurait évidemment intérêt à trouver d’autres corps susceptibles de donner par un seul diazotage et développage des tons suffisamment pleins.
- C’est à ce point de vue qu’il faudrait essayer les acides stilbènes sulfoniques qui jouent un certain rôle dans la composition des diverses marques de Hoechst du jaune brillant, et de la chrysophenine ainsi que les acides dianisidinesulfoniques etc.. etc. La dianisidine n’a pas à ce jour donné de résultats favorables : le developpage fournit sur la fibre végétale un héliotrope terne et sale. Mais il y a grande importance de chercher à produire un certain nombre de nuances différentes et il y a toute probabilité qu’en fait la totalité des nuances fondamentales peut s’obtenir en variant l’emploi des bases et des développeurs.
- APPRÊTS-
- CeTON SOYE PAR MERCERISAGE
- Une des nouveautés dans les arts textiles qui a eu le plus de succès dans ces derniers temps, succès qui tient toujours, est le coton transformé chimiquement en fils et tissus ayant l’aspect de la soie.
- Le procédé ne doit pas être confondu avec celui qui consiste à recouvrir le fil de coton d’un enduit plus ou moins brillant, à base de collodien ou de soie même, dissoute dans la solution ammoniacocuprique. Il s’agit ici de la transformation organique de la fibre cotonneuse, au moyen d agents chimiques, qui sont les alcalis, et qui produisent l'effet du mercerisage, mais dans des conditions particulières de tension.
- Le mercerisage avait été également utilisé pour produire des contractions locales donnant aux tissus l’effet bosselé et bouillonné qui fut tant en faveur pendant ces dernières années.
- Les journaux spéciaux et parmi eux le Moniteur de la Teinture ont publié à ce propos les procédés d’application nouveaux au fur et à mesure de leur apparition.
- Quant au nouveau procédé de soyage, objet prin
- cipal de cette note, parue dans le Bulletin des laines sous la signature de M. Gouillon, il différerait du mercerisage proprement dit, connu depuis cinquante ans, en ce que, grâce à la tension donnée pendant le traitement à la soude caustique, on ne laisse pas le fil de coton, ou le tissu, se contracter en diminuant de longueur, mais que leur structure n’en est pas moins modifiée, de façon que leurs fibres qui, à l’état naturel, ont l’aspect d’un ruban tordu, se gonflent après cette opération en prenant une forme se rapprochant du cylindre. Par ce fait, elles ont une surface plus unie et acquièrent un brillant assez comparable à celui de la soie.
- L’origine du nouveau produit semblait résulter d’un brevet allemand, en date du 4 mars 1896, délivré à MM. Thomas et Prévost, à Créfeld, pour un « Procédé pour merceriser les fibres végétales sous tension »; nous reproduisons plus loin le dispositif de ce brevet.
- Le coton ainsi préparé est fourni par une maison de Berlin au prix de 9 marks (environ 11 fr.) le kilo.
- Un procédé qui est un peu antérieur à celui dont il est question, et qui tient de lui par la tension, en même temps que des méthodes à mercerisages locaux, est le procédé Deissler ; il consiste en principe à imprimer, sous une forte pression et à une haute température, sur des fils ou des tissus de coton un dessin composé d’une multitude de facettes réfléchissantes* Le procédé à été repris par la maison Mommer et Cie, de Barnem; mais il ne possédait pas jusqu’ici une grande importance, parce que l’appareil est trop coûteux et l’usure trop considérable
- Cependant, ce procédé Deissler a trouvé, dans ces derniers temps, une plus grande extension, grâce à sa combinaison avec celui de MM. Thomas et Prévost.
- La maison Mommer et Cie, qui a repris, avons-nous dit, le procédé Deissler, a aussi la licence du brevet Thomas et Prévost pour les tissus. Elle emploie actuellement les deux procédés en combinaison et obtient de cette manière des étoffes de coton qui présentent à un degré remarquable le brillant de la soie, surtout si on les compare avec celles préparées au moyens des procédés d’apprêt en usage.
- Une autre application intéressante du coton mercerisé est son emploi comme fibre à effet de soie dans les tissus ‘de laine ou de coton. Elle a une grande importance, particulièrement pour l’Amérique.
- L’intérêt que présente ce procédé de soyage peut s’apprécier par le fait que seize réclamations ont été
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- soulevées en Allemagne contre le brevet Thomas et Prévost, et que de nombreux brevets ont été pris dans toutes les nations pour des produits similaires.
- En Angleterre, toutefois, la patente fut refusée par suite d’une antériorité qui fut opposée à MM. Thomas et Prévost.
- (A suivre.)
- MATIÈRES COLORANTES
- Couleurs Diamine teinte sur coton en flotte imprimé avec de la soude caustique
- Nous avons, il y a quelques mois, appelé l’attention de nos lecteurs sur les beaux effets qu’on peut obtenir sur tissus de coton en imprimant d’abord avec de la soude caustique et en teignant ensuite avec des Couleurs Diamine, les endroits imprégnés de soude caus-tiqueprenant une coloration plus foncée et plus intense que le reste.
- En poursuivant ces essais, la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes, a trouvé qu’on peut également obtenir le même effet sur coton en écheveaux, et nous a fait parvenir une petite carte où quelques échantillons de ce genre font véritablement bonne figure.
- Ainsi qu’il résulte de la description jointe à cette carte le procédé pour la production des ces doubles teintes qui ressemblent aux « chinés » est très simple, et toutes les Couleurs diamines, en teintes directes, développées, traitées aux sels métalliques ou copulées avec Nitrazol C, peuvent indifféremment servir pour cet emploi.
- Mode de procéder
- Le coton est d’abord imprimé avec la « couleur d’impression à la soude caustique» composée comme suit :
- 2 kil. épaississant à l’adragante (65 : 100),
- 1 » léiogomme,
- 3 » soude caustique 40° Bé.
- Ensuite on sèche à une température modérée, puis on lave à fond et on teint.
- En teignant le fil imprimé à la soude caustique il faut avoir soin d’opérer aussi rapidement que possible.
- On teint pendant 1/4 d’heure à 80° C. avec addition de 1 0/0 carbonate de soude,
- 1 0/0 sulforicinate de soude, puis on ajoute 20 0/0 de sulfate de soude et on teint encore pendant 15 minutes à 80° C. Ensuite on lave.
- N° 1. 1 1/2 0/0 Bleu pur diamine FF,
- No 2. 1/4 0/0 Rose Diamine BD,
- N° 3. 1 0/0 Noir Jais Diamine CR,
- N° 4 4 0/0 Brun pour coton N, copulé avec Nitrazol C, N° 5. 3 0/0 Bleu Diaminogène BB, diazoté et développé avec Béta Naphtol,
- No 6. 2 0/0 Bronze Diamine G,
- No 7. 1 0/0 Violet Diamine N,
- No 8. 2 0/0 Vert Diamine G.
- Bleus cuivrés pour Guinées
- Voici deux bons procédés donnant des bleus excessivement foncés et cuivrés, imitant les guinées d’indigo.
- On prend : 5 % Brun immédiat.
- 1 % Violet. Oxydiamine B.
- 3 % de Sel marin.
- On donne 2 tours à 60° environ, puis encore 4 tours au bouillon, soit, 8 tours en total. Travailler au foulard ou au jigger en bain court.
- Rincer 2 tours, avec addition de très peu d’acide muriatique pour enlever l’alcalinité, donner une 3e eau et teindre en Naphtindone.
- On prend 2 % de Naphtindone BB en poudre dissout préalablement avec 2 fois son poids d’acide acétique, en 3 ou 4 fois puis on monte au bouillon, on donne 4 tours à cette température, on arrête la vapeur et on ajoute dans le même bain 2 % extrait de Sumac à 30°. Après cette addition on donne encore quelques tours et on rince dans une eau froide additionnée de 1/2 % d’émétique ou substitut d’émétique ; on donne 4 tours pour finir.
- Dans le second procédé on remplace le Violet Oxydiamine B par 1 0/0 de Noir bleu diamine R.
- Cette 2e marche donne un bleu plus plein moins rougeâtre. Le reflet cuivré est tout à fait caractéristique, de plus le dégorgeage est presque nul, et le peu de bleu qui part au frottement ne lui donne que plus de ressemblance avec les guinées d’Indigo.
- M. Üde.
- ENVOI
- DE
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX pour les Particuliers
- M. le Ministre des affaires étrangères vient d’adresser la circulaire suivante aux agents diplomatiques et consulaires de France :
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- « Monsieur, à plusieurs reprises mon département vous a signalé tout l’intérêt que j’attache à ce que les négociants français reçoivent, dans le plus bref délai possible, les renseignements commerciaux qu’ils sollicitent à l’étranger. Dans le plus grand nombre des cas, il est facile à nos représentants de se procurer les informations qui leur sont ainsi demandées. Par leurs relations avec les commerçants, les industriels ou les banquiers de leur résidence, ils réussissent presque toujours à obtenir et à fournir aux intéressés, sans frais, le renseignement sollicité.
- « Mon attention a été cependant appelée sur les difficultés qu’auraient récemment rencontrées quelques agents à se procurer, dans l’intérêt de nos négociants, des informations précises et sûres. Par suite de l’étendue de leur ciiconscription consulaire, de l’insuffisance ou de la lenteur des moyens de communication, ou, peut-être, du mauvais vouloir des personnes auxquelles ils avaientcru pouvoir s’adresser, ils se sont vus, exceptionnellement, forcés de recourir à l’intermédiaire d’agences locales, et de réclamer ultérieurement aux négociants français qui avaient eu recours à eux le montant des dépenses qu’ils avaient effectuées de ce chef.
- « Or, le recouvrement en question aurait, dans quelques cas, et notamment en raison des délais survenus entre l’envoi de la demande et la réception de la réponse, soulevé des difficultés et provoqué des protestations.
- « Mon collègue, M. le Ministre du Commerce, estime qu’il est important de prévenir, une fois pour toutes, le retour d’incidents de cet ordre. J’ai, en conséquence, décidé, d’accord avec lui, que toutes les fois que nos agents n’auront pas les moyens de se procurer sans frais, et par leurs relations personnelles, les informations qui leur sont demandées, il devront le faire connaître aux intéressés, dans le plus court délai possible, en indiquant, s’il y a lieu, une agence ou un établissement financier auxquels ces derniers pourraient s’adresser directement, moyennant rétribution.
- « Vous voudrez bien m’accuser réception de la présente circulaire. Il va sans dire que les instructions qu’elle renferme n’ont pas pour objet de res-
- teindre, et encore moins de supprimer, l’accomplissement de l’un des devoirs les plus essentiels de nos agents à l’étranger. Il est, au contraire, bien entendu que vous continuerez, comme par le passé, et mieux que par le passé, s’il est possible, de fournir à nos commerçants les renseignements qu’ils vous demanderont, et que vous ne les engagerez à recourir aux agences que lorsqu’il vous aura été absolument impossible de leur donner personnellementsatisfaction.
- « Agréez, Monsieur, les assurances de ma haute considération.
- « G. Hanotaux. »
- RÉDUCTION du droit de recommandation
- Le droit à payer par l’expéditeur, pour la recommandation des journaux, imprimés, échantillons et papiers d’affaires circulant par la poste en France et en Algérie est fixé à dix centimes (o fr. 10) (droit fixe) en sus de la taxe ordinaire d’affranchissement applicable respectivement à ces objets.
- Est fixée à dix francs (lofr.) l’indemnité à laquelle la perte, sauf le cas de force majeure, de l’un des objets recommandés susvisés donne droit, soit au profit de l’expéditeur, soit, à défaut ou sur la demande de celui-ci, au profit du destinataire.
- Le délai de prescription fixé par la loi du 15 juillet 1882 sera réduit, pour les journaux, imprimés, échantillons et papiers d’affaires, à un an à partir du jour du dépôt de ces objets à la poste.
- Toutes dispositions contraires à la présente loi sont abrogées.
- La date à partir de laquelle la présente loi sera mise à exécution sera fixée par décret.
- NÉCROLOGIE
- La semaine dernière ont eu lieu à Mulhouse les obsèques de M. Horace Kœchlin, qui est mort à Rouen, où il s’était établi pour faire donner à ses enfants une éducation française. Il était né en 1839 et avait passé presque toute son existence à Mulhouse etàLœrrach. Ses nombreuses inventions pour la teinture des étoffes lui avaient fait une réputation dans l’industrie.
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- PETITE CORRESPONDANCE
- A MM. D. et C. à Nersac {Charente}. — Un article fort étendu publié dans les colonnes du Moniteur de la Teinture (année 1897) traite de la question du blanchiment des laines par le bioxyde de sodium. C’est le procédé le plus récent et le plus parfait que nous connaissions, mais il faut quelque pratique pour le réussir.
- Il nous semble que pour votre industrie spéciale, le blanchiment en pièces serait préférable et que le pro cédé allemand, tout mécanique et tout artificiel pratiqué après foulage vous conviendrait fort bien.
- Voici en quoi il consiste : On passe la laine dans des barques contenant une dissolution de sulfate de magnésie et de bicarbonate de soude. On chauffe le mélange ; le bicarbonate de soude se décompose et il se précipite sur la laine du carbonate de magnésie d’un blanc éclatant qui masque la coloration naturelle de la laine. La laine ainsi blanchie a l’inconvénient de poudrer au frottement.
- Quant aux autres procédés chimiques vous les trouverez suffiamment décrits dans le Traité de Chimie industrielle, de Girardin ; dans le Traité de la Teinture au XIX Siècle, de Grison ; la Chimie des Teinturiers, de O. Picquet, etc.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie a la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, ir-
- réprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique. des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco déport et d’emballage avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’etranger).
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- BIBLIOGRAPHIE
- PETITE ENCYCLOPÉDIE PRATIQUE de chimie industrielle publiée sus la direction de M. Billon, ingénieur chimiste.
- L’utilité des travaux encyclopédiques n’est plus à démontrer : il servent à fournir au moment opportun au chercheur, sous une forme concise, il est vrai, mais exacte et complète, tous les renseignements dont il pourrait avoir besoin sur un sujet donné. S’il est un reproche à adresser le plus souvent à cette nature de publications, c’est que, conçu, dans un esprit d’entreprise commerciale, l’étendue du travail dépasse au-delà les moyens pécuniers dont lé client visé peut disposer. L’éditeur comme le direeteurde la nouvelle petite Encyclopédie de chimie industrielle ont évité ce défaut et présentent à l'acheteur au fur et à mesure de leur apparition, trente monographies fort complètes sur les sujets les plus importants et les plus usuels de la chimie industrielle. D’un prix extrêmement modique, chacune d’elle se vend séparément, tout en réservant certaines faveurs aux souscripteurs de l’ouvrage complet comme aux paiements anticipés. Malgré l’extrême modicité du prix de chaque volume (1 fr. 50 le volume de 150 pages environ, texte fort condensé quoique fort bien imprimé) les sujets choisis seront traités d’une manière fort complète si nous devons en juger par les deux premiers volumes de la collection qui viennent de paraître.
- 1” volume. — Histoire de l’industrie chimique
- Ce petit volume nous fait assister, depuis la plus haute antiquité et chez tous les peuples, aux évolutions des arts industriels ayant quelque connexité avec la Chimie. La Chine, l’Inde, ces deux berceaux de l’activité humaine, l’Egypte, l’Assyrie, la Phénicie, la Grèce et l’Italie romaine, sont tour à tour représentés comme les initiateurs du mouvement industriel et nous passons tour à tour la revue de la succession des siècles de notre ère pour arriver à travers lemoyen-âgeet l’alchimie jusqu’à l’époque à jamais mémorable où la philosophie dégageant la pensée de ses entraves a permis aux idées des Stahl, des Scheel, des Pricatly, des Lavoisier, des Cavendish, de Guyton de Morveau et des Berthollet, de jeter les fondements de la véritable industrie savante et raisonnée. Nous assistons à la création de la fabrication de la soude artificielle, du chlore et du salpêtre, à celle du sucre et de la verrerie et de la céramique ordinaire.
- Mais c’est le XIX' siècle qui devait fournir le couronnement de l’œuvre. Grâce aux travaux de Davy, Courtois, Gay-Lussac, Thénard, Vauquelin, Chaptal, Chevreul, etc.
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- Grâce surtout à ceux de Berzélius, Dumas, Laurent et Gerhard et finalement Wurtz nous abordons les théories nouvelles, origines d’une infinité d’industries inconnues, il y a peine vingt ans, industries qui ne sont qu’à leur début et qui promettent une étendue et une splendeur incompa-rable à ce XX* siècle qui bientôt va débuter.
- L’histoire de l’industrie chimique présentée par M. Billon est extrêmement attrayante et instructive et nous recommandons, tout particulièrement à nos lecteurs, l’exposé si simple et si clair des théories actuelles et de la notation telle qu’elle est pratiquée universellement de nos jours : ils comprendront aisément en quelques lignes ce que d’autres ont délayé dans des volumes sans arriver à se faire comprendre.
- 2* volume. — Le Sel
- A tout seigneur, tout honneur. Parmi les produits chimiques jouant un rôle quelque peu considérable dans la nature, tout aussi bien que dans des arts industriels, c’est évidemment le sel qui joue le principal rôle. M. Billon l’a ainsi compris et lui a réservé la place d’honneur.
- Un sujet si important méritait d’ètre traité sous toutes ses faces ; le petit volume que nous recommandons à l’attention de nos amis n’en a oublié aucune.
- Après avoir étudié la nature et les propriétés du sel au point de vue chimique, il en énumère la distribution géologique sur notre globe, relate et examiné les procédés d'exploitation et de raffinage des richesses que la nature a mis si abondamment à la disposition de l’homme, et finalement passe à l’étude sommaire des industries principales mettant à contribution cette matière première, indispensable tant aux arts qu’à l’agriculture, voire même à la médecine.
- Le plan de l’ouvrage est bien conçu, la description de procédés bien documentés, les données commerciales aussi exactes que possible et si nous devions formuler une critique, nous regretterions seulement que l’ouvrage a une légère tendance à viser plutôt la science de l’ingénieur que celle du fabricant de produits chimiques. Mais quel est le livre qui, sous un si petit volume, lournit autant de renseignements et soit à l’abri de toute critique?
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. —Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux. Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Ma
- dères colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (fi) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN Chimiste expert. — Officier d'Academie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène. 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Répartitions de liquidations et de faillites
- Picot (Benoît-François-Joseph), teinturerie, 3, ch. Baraban, act. 12, av. Noailles, à Lyon. — Jug. du 14 déc. — S. : M. Verney.
- Modifications de sociétés
- Modifications des statuts delà Société E Armbruster et G. Noirot, produits chimiques, droguerie pour tein -tures, 3, rue Aubriot, à Paris. — Acte du 15 déc.
- Ventes de fonds de commerce
- Mme veuve Saintard, a vendu un fonds de teinturerie, 32, place Saint-Ferdinand.
- Mme Samson a vendu à Mme Bonnault un fonds de teinturerie, 20, avenue Mac-Mahon.
- Mme Jacquin a vendu à M. Chassagne un fonds de teinturerie, 11, rue Fontaine.
- M. Devillers a vendu à M. Lequet un fonds de teinturerie, 35, rue Pastourelle.
- Mlle Catalan a vendu à Mme veuve Charby-Auroux un matériel de teinturerie, 10, rue Frochot.
- Mme Potier a vendu un fonds de teinturerie, 26, rue Guilhem.
- Mme veuve Dupré a vendu un fonds de teinturerie, 65, rue Monge.
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- Mme Lefebvre Champorin a vendu à Mme Estieu divorcée Alain, un fonds de teinturerie, 90, passage Brady.
- Mme Vve Dubuard, a vendu un fonds de teinturerie, 4, rue Flocon.
- M. Lemoine, a vendu un fonds de teinturerie, 104, avenue de Clichy.
- M. Noret, a vendu un matériel de teinturerie, 29, rue Fontaine.
- Mlle Hamier, a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue Meissonnier.
- M. Pradal, a vendu un fonds de teinturerie, 80, rue de Courcelles et 1, rue Alfred-de-Vigny.
- Mme Vve Poupher a vendu à Mme Lhommais, un fonds de teinturerie, 10, rue Gérando.
- Mlle Wispelaère, a vendu un fonds de teinturerie, 4, rue Pasquier.
- Mlle Versichèle, a vendu"un fonds de teinturerie, 307, rue Saint-Jacques.
- Mme Vve Lestrade, a vendu un fonds de teinturerie, 5, rue Fromentin.
- Mlle Péchard, a vendu un fonds de teinturerie, 16, rue des Saints-Pères.
- Mme Larrousse, a vendu un fonds de teinturerie,125, rue du Faubourg-Faint-Honoré.
- Mme Eschander, a vendu un fonds de teinturerie, 6, rue Buffault.
- M. Bois, a vendu un fonds de teinturerie, 16, rue du Regard.
- M. Carte, a vendu un fonds de teinturerie, 61, avenue de Choisy.
- Mme Beudin, a vendu un fonds de teinturerie, 26, rue Chariot.
- Mlle Niard, a vendu un fonds de teinturerie, 21, rue d’Assas.
- Mme Vve Rondini, a vendu à Mme Macrez, un fonds de teinturerie, 105, avenue des Batignolles, Saint-Ouen. MM T errieux et Roumier, ont vendu un fonds de teinturerie, apprêts, 10, rue Constantin, à Vitry.
- M. Jaeck (succ.) a vendu à Mme veuve Jaeck une fabrique de produits chimiques, 25, rue de Paris, Puteaux.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE le 31 Janvier 1898.
- Arrivages pendant le mois
- 557 surons Guatemala
- Expéditions
- 154 caisses Bengale
- 7 » Martinique
- 551 surons Guatemala
- Stock
- 1.699 caisses Bengale » » Martinique
- 1.239 surons Guatemala
- 34 » Mexique
- Ventes
- T G et S 5 caisses beau violet rouge H 6
- C L S 9 » bon et très bon violet
- rouge.............
- J et R W 6 » beau rouge ..........
- R N N S 4 » beau rouge...........
- 4.90 à 6.65
- 24 caisses Bengale disponible.
- 7 caisses Martinique bon et beau violet rouge............................... 6.10 à 6 60
- 521 surons Guatemala de ordinaire corte à fin sobré........-................ 1.60 à 4.55
- 390 caisses à terme, soit :
- 50 caisses sur Février.. . 5.25-....
- 50 » Mars........ 5 50/5.45/5.10
- 10 » Avril....... 5 50
- 60 » Mai......... 5.25/5.30/5 15
- 10 » Juin........ 5.35 110 » Août. 5.50/5.40 60 » Septembre. 5 30/5.15/5.45/5.40. 1 40 » Décembre. 5.40/5.45
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme
- Bengale surfin violet et bleu......... 7.75 à 8 » fin violet pourpre.................... 7.25...................» 7.50 beau violet pourpre................... 6.75..................» 7 » bon violet.......................... 5.75.........................» 6 » bon moyen violet...................... 5.25.....................» 5.50 moyen violet.......................... 4 50.........................» 4 75 beau violet rouge..................... 5,75....................» 6 » bon violet rouge...................... 5.25.....................» 5.50 bon moyen violet rouge................ 4.75...............» 5 »
- fin rouge......................... 5.75 » 6 »
- beau rouge........................ 5.25 » 5.50
- bon rouge......................... 4.50 » 4.75
- bon à fin cuivré......... ........ 4 » » 4 25
- cuivré ordinaire et bas........... 3.75 » 4 »
- Java.............................. » » » » »
- Kurpah............................ 2 » » 5 »
- Madras............................ 1 » » 4 »
- Manille........................... 1 » » 3 »
- Caraque........................... 1 » » 4 »
- Guatemala flor.................... 5.25 » 5.75
- fin sobre et fin corte............ 4 25 » 4.75 beau sobre et beau corte........... 3.75 » 4 25 bon sobre et bon corte............. 3.25 » 3.75 bon moyen sobre et corte........... 2 50 » 3 »
- moyen sobre et moyen corte........ 1.75 » 2.25
- ordinaire et bas.................. 1 » » 1.75
- Nouvelle-Gren. fin à surfin....... 6.50 » 7 »
- bon à beau........................ 5 » » 6 »
- ordinaire et moyen................ 3 » » 4 »
- Tare et Dons d'usage sur la place
- En caisse, tare nette ; don 1 kilog. par caisse.
- En surons, tare nette; don undemi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt d’ailleurs fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre...................... » 25 »
- Les affaires languissantes pendant la première quinzaine du mois et les avis de Calcutta annonçant toujours de la baisse ont fait tomber nos cours de 35 à 50 c., on a pu traiter ainsi du septembre à 5.15, mais avec les avis de hausse dans l’Inde et la demande étant revenue, nos cours ont rapidement progressé de 25 à 30 c. toutefois en clôture avec un peu de réaction et nos ventes sont de 390 caisses.
- Quantité hors du marché à Calcul ta :
- 16.000 factory maunds Bas Bengale 27.000 » Behar
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 38 000 » Benarès et
- __________ Oudes. soit ensemble : 81.000 factory maunds, contre 112.000 l'année dernière.
- Les expéditions jusqu’à présent sont de : 1.480 caisses pour la France
- Contre 2.475 l’année dernière à pareille époque. 3.545 » » Londres
- Contre 7.550 l’année dernière à pareille époque. 3.055 » » Allemagne
- Contre 3.475 l’année dernière à pareille époque. 2.710 » » Trieste
- Contre 2.030 l’année dernière à pareille époque. 4.505 » » Amérique
- Contre 5.485 l’année dernière à pareille époque.
- Le steamer Folkenburg est parti le 23 pour notre port.
- Guatemala. — Nos ventes sont de 521 surons payés par lots de fr. 2.90 à 4.30
- La demande s’est principalement portée sur les bons lots suivis qui ont obtenu généralement le
- pair des estimations, pour les lots moyens on a fait 10 cent, au-dessous des estimations.
- Nous avons en cours de classement 288 surons provenant du steamer Saint-Germain.
- Circulaire A. Dumont, Courtier assermenté.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- CHEMIN DE FER D’ORLEANS Hiver 1897—1898
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- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-
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- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenantles trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de—Bigorre, Montré— jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire —Paris, Bordeaux, Arcachon, Montée Marsan, Iarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (nid Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax. Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MED1TERRANNÉE
- CARNAVAL DE NICE DE 1898
- A 1 occasion du Carnaval de Nice, la Compagnie mettra en marche un train de plaisir de Paris à Nice avec séjour facultatif à Marseille. Ce train prendra des voyageurs à Lyon.
- ALer. Départ de Paris, le 16 février à 2 h. 25 soir : De Lyon à minuit 45
- Retour. — Départ de Nice, le 23 février à 11 h. 50 matin.
- Prix du voyage, aller et retour :
- De Paris ’ 90 francs en 2e classe; 60 francs en 3e classe.
- De Lyon : 50 francs en 2e classe ; 30 francs en
- 3e classe.
- Les billets pour ce train de plaisir seront délivrés à Paris du 1er février.
- Pour plus amples renseignements, consulter les affiches publiées par la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services ranidés quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Via Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Feikestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, etc.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
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- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (Ire et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; ire classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées i à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria. 10 h. matin, 8 h. 50. soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs d-cervice de Paris à Londres.
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- LE MONITEUR DE’LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- 47
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Février)
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- » » » en boules. 105 .. »
- • raffiné en pouure sec. F. 145 .. »
- On cote : Acide tartrique. • ..... Anis d’Espagne. . . « • • Anis du Levant..........
- Bois de : Campêche Laguna..........
- » Martinique. ...
- » Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées............. ,
- Zacatilles.............
- Noires ordinaires...... » supérieures..........
- Crème de tartre.... ... Curcuma Bengale....
- Dividivi ..............
- Gommes :
- Arabique...............
- Aden...................
- Damar Singapore........
- » Batavia. ... .. .................... Gambier..............
- Graines jaunes...... . . Galles vert et noir . Girofles............ Fenouil. .... Macis...................
- Muscades n 1.......... Mercure............... Opium 9 00(00 ........ Résine................ Safran Valence........ Styrax................
- 285 .. à
- 80 ..
- 60 ..
- 18 ..
- 11 ..
- M ..
- 14 ..
- 110 ..
- 2 50
- 250 .
- 265 .
- 265 .
- 240 .
- 270 .
- 185 .
- 45 .
- M .
- 170 ..
- 100 ..
- 120 ..
- 170 .
- 185 ..
- 35 ..
- 55 ..
- 115 ..
- 85 ..
- 47
- 4 ..
- 4 ..
- 5 25
- 22 ..
- 14 ..
- 100 ..
- 180 ..
- 1
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme : Madras, bon moyen assez tendre
- F,
- moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r... ... .
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles..........F.
- — en poudres...............F. Verdet, en pains, extra sec :
- 2
- 2
- 3
- 2
- 22
- 23
- sous toile, F, 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- £0
- à
- 2
- 2
- 4
- 3 0/0
- 010 0[0
- PLACE DU HAVRE
- (5 Février) Bois de teinture.
- Le campêcheaeu la ventede quelques parties à livrer à un prix que Fondit être de 5f.50.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- 65
- 50
- 25
- k.
- k.
- — Ire qualité... — 2e qualité ... 12 .. à 13 ..
- 10 .. 6 50 8 . . il .. 8 .. 9 50
- 3e qualité.... — Sisal, Yucatan...
- Honduras », 8 60 9 10
- Tabasco 7 50 8 ..
- Haïti Cap 5 50 6 ..
- » 5 60 5 75
- » St-Marc Gonaïves. . 6 40 6 75
- D Fort-Liberté 5 80 6 25
- P.-de-Paix 6 75 7 ..
- Miragoane 5 60 21
- 6 .. 7 ..
- Martinique et Guadeloupe. 4 75 5 25
- Jamaïque. 5 25 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 75 .7 25
- ) Manzanillo 6 75 .7 25
- s Tuspan.... 7 .. 7 50
- • 6 90 7 25
- • Campêche 6 .. 6 25
- » Carmen 5 50 5 75
- » Tampico 6 90 7 ..
- 4 Porto-Plata 5 75 6 ..
- » Haïti 5 50 5 75
- • Jamaïque 5 65 6 50
- • Barcel et P. Cab .. 6 25 6 50
- 4 Rio Hacha 5 .. 5 25
- • Carth. et Savan. .. 5 . 5 25
- • Maracaïbo 5 25 5 75
- 4 Fustet 100 k. 12 .. 14 ..
- • Tatajuba 50 k. 4 75 5 25
- Bahia 5 .. 5 50
- » Corint 0 6 30 7 25
- 4 Amapala. ... 50 kil. 6 25 7 25
- Rouge Brésil Bahia 6 .. 8 ..
- » Calliatour.. .100 k. 14 .. 16 ..
- Lima 50 kil. 8 . 9 ..
- » Ste-Marthe 7 .. 9 ...
- » 3 . . 4 ..
- » Sandal 100 k. 5 . . 7 ..
- 4 Sapan 50 k. 6 .. 8 ..
- » Quebracho..1009 k. 82 . 90 ..
- Rouge Pernamb....50 k. 14 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M..........
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 16 . 18 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- .......................... 1 60 2 .. Ténérife grise............ î.50 1 80
- Curcuma
- Bengale....50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond.... M .. ....
- Dividivi
- On cote les 50 kil..... 7 .. 13 ..
- Indigo*
- On n’a rien connu de traité en disponible. La reprise du terme s’est encore accentuée cette semaine; on a ainsi payé jusqu’à 10 c. de hausse et depuis il n’y rien eu à noter.
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. 7 75 8 ..
- » fin viol, et pourpre... 7 25 7 50
- » beau viol, et dite.... 6 75 7 ..
- » bon violet............. 5 7b 6 ..
- • moyen violet............ 525 550
- » bon violet rouge.... 4 50 4 75
- » bon moy. v. roug.... 4 75 5 ..
- Beng. fin rouge.............. 5 50 5 75
- » bon dito............... 4 50 4 75
- » bon à fin cuiv..... 3 75 4 ..
- » cuiv. ord. et bas... 3 .. 4 25
- Java............................. . ..
- Kurpah....................... 2 .. 5 ..
- Madras...................... 1 .. 4..
- Manille...................... 1 . 3 ..
- Caraque...................... 1 50 4 50
- Guatemala flor............... 5 25 575
- » sobré.............. 3 25 4 50
- » bon à fin cor... 3 25 4 50
- » cor. ord. à bas.. 1 .. 2 50
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 50 7 ..
- » bon à beau........ 5 .. 6 ..
- » ord. et moyen..... 3 .. 4 ..
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert.................. M . . . •
- Mers du Sud..............................
- Madagascar................ M.............
- Quercitron
- On cote les 50 kil.:
- Baltimore fin effilé....... 7 50 à 8 50
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- Rocou.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- 8 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MEMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments ladnstricls
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chandronnerie
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- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, placé Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture."
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure), Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme)* Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
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- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
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- Teinture et impression des tissus
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- Ventilation
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- 42e Année. — No 4
- Le Numéro : 0,75
- 20 Février 1898
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- Z. 4
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus (S/
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES B81nun"
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- C
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an..................15 fr.
- — Six mois............ 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..................20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- Aulovore • ( La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNUN-E> . Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- SOMMAIRE
- Avis. — Service des renseignements.
- Chiffonnage. — Les renaissances et leur teinture (suite et fin).
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste (suite).
- Mordants.—Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Noir mixte grand teint sur coton. — Nuances modes de la saison pour chapeaux d’hommes.
- Matières colorantes. — Indigo pur B. A. S. F. — La Naphtindone BB.
- Divers.— La teinture à Saint-Etienne. — Informations. — Petite correspondance. — Bibliographie.— Renseignements commerciaux. — Cours.— Annonces.
- AVIS IMPORTANT
- Service des Renseignements
- À la demande de nombre de nos abonnés et pour être utiles à la généralité des personnes qui nous lisent, nous avons pensé qu’il serait bon de fixer un jour et heure où ceux qui voudraient recourir à nos faibles lumières pour un renseignement qui pourrait les intéresser, seraient sûrs de nous trouver à nos bureaux.
- Nous avons, par conséquent, l'honneur d'informer nos lecteurs que, jusqu à avis contraire, ils seront toujours reçus par l’un de nos rédacteurs le JEUDI DE CHAQUE SEMAINE, DEPUIS 2 HEURES JUS-QU'A 6 HEURES DE L’APRÈS-MIDI.
- CHIFFONNAGE
- LES RENAISSANCES ET LEUR TEINTURE (I) (Suite et jin)
- Et en effet, le bichromate ne sert pas seulement à fixer les colorants mais encore sous forme d’acide chromique, à détruire et à oxyder dans la limite du possible les nuances primitives.
- On pourrait à la vérité employer jusqu'à un certain point l’acide chromique lui-même sans nuire par trop à la solidité de l’effilochage ; mais dès qu’on aura dans ce cas dépassé les limites du permis et qu’un excès d acide chromique se trouvera en contact avec la laine, cette fibre deviendra dure, cassante et finira même par se désagréger.
- Autrefois on se servait d’acide nitrique pour décolorer le chiffonnage, quelquefois de l’acide chlorhydrique ; aujourd’hui on se sert à cet effet exclusivement d’acide sulfurique qui, avec le bichromate de potassium ou de sodium produit des effets surprenants.
- Dans l’emploi de l’acide nitrique, il y avait un danger permanent : on connaît le risque de nitrifier la fibre, ; ans compter qu’à la température de l’ébullition l’acide nitrique pouvait se décomposer et qu’ainsi les ouvriers occupés à ce travail se trouvaient exposés à respirer des gaz toujours délétères.
- Quant à l’acide chlorhydrique, l’usage en a été abandonné généralement: la décoloration se faisait d’abord mal et comme le traitement n’était pas plus simple que celui à l’acide sulfurique qui toujours a donné
- (1) D’apres le Deutsch Faerb., Munich.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 50 d’excellentrésultats, la pratique a définitivement adopté ce dernier acide.
- Si donc on se propose de débouillir et de mordancer en même temps des articles de bonneterie quelque peu épais avec du bichromate et de l’acide sulfurique, l’expérience apprendra au teinturier en quelles proportions il devra employer ces deux produits pour obtenir les meilleurs résultats. (Personnellement nous avons employé avec succès pour articles de tricots communs 625 gr. de bichromate et 250 d’acide sulfurique concentré pour 60 kil. lainage ; si ce même lainage était plus fin, nous avons appliqué ces mêmes proportions pour 50 kil. seulement et pour les qualités extra-fines nous avons réduit le poids de lainage à 40 kil.).
- Si les proportions de bichromate sont trop faibles et qu’ultérieurement on veuille teindre, on obtiendra la nuance voulue, mais lorsque le chiffon ainsi teint aura passé à l'effilocheuse, on constatera que nombre de places n’ont pas été atteintes et n’ont pas de couleur. Ce phénomène provient de°ce que les places en question n’avaient pas de chrome fixé sur la fibre et que cette dernière ne pouvait par conséquent absorber le colorant : les couleurs de la série alizarique pas plus que les bois ne peuvent prendre sur une matière de cette espèce.
- Une des premières questions qui se présentent dans la teinture du chiffonnage, c’est de savoir d’abord si la matière doit être teinte en couleurs solides au foulon ou non; les procédés diffèrent essentiellement dans l’un ou l’autre cas.
- On applique généralement les couleurs peu solides au point de vue que nous venons de mentionner sur des matières premières de moindre valeur et l’on se sert à cet effet de colorants excessivement bon marché.
- Quand aux couleurs solides on les produit tantôt sur un seul bain, souvent sur deux, et quelquefois sur trois bains, suivant la nature de la matière primitive.
- Nous ne nous occuperons pas dans le présent article, de couleurs ne résistant pas à l’action du foulon et nous ne décrirons aujourd'hui que le mode de procéder pour produire sur fibres à effilochages des couleurs à un seul bain.
- Prenons par exemple comme matière première un mérinos toutes couleurs assez fin, que nous nous proposons de teindre en bleu foncé.
- Pour 100 kil. chiffons monter le bain comme suit :
- 2 % acide oxalique
- 2 % sulfate de cuivre (Vitriol bleu)
- 4 % sulfate ferreux (Couperose)
- 2 % violet acide 4B (Bayer et Cie)
- 1 % bleu breveté (Hochst)
- Pour brun, on prendra :
- 1 % acide oxalique
- 2 % sulfate de cuivre
- 4 % couperose
- 3 % jaune mordant (Ludwigshaven)
- 1 % extrait de campêche 30°
- Pour vert, on prendra :
- 2 % jaune mordant (Ludwigsh)
- 1 % bleu breveté (Hocchst)
- 1 % extrait de campêche à 30»
- Pour Bordeaux foncé, monter le bain avec : 11/2 0/0 de rouge pour laine B
- 1 1/2 0/0 de Formyl violet S4B
- 1 0/0 d’extrait de campêche.
- (Les deux colorants précités proviennent de la Compagnie lyonnaise L Casella).
- Pour bleu clair :
- 2 1/2 0/0 bleu alcalin (Ludwigsh).
- Toutes les teintures ci-dessus à l'exception du bleu clair,avec des proportions identiques d’acide oxalique, vitriol bleu et couperose et sur un seul bain.
- On monte le bain, on rafraîchit à 50 à 70 C. puis entrer ; manier pendant un 1/4 d’heure à cette température puis pousser lentement au bouillon pendant 1/2 heure et finir par faire bouillir de 1 h. à 1 h. 1/2.
- Les chiffons ainsi traités quand même ils auraient été primitivement assez mêlés comme couleur initiale unissent assez bien et résistent avant tout à l’action d’un foulage énergique.
- Quant au bleu clair on a monté un bain alcalin à 10 0/0 de cristaux de soude et la laine y a été maniée pendant environ 1 heure à 40-50° C. Au bout de ce temps on a rincé soigneusement puis teint avec :
- 2 1/2 0/0 de bleu alcalin additionné de •
- 5 0/0 de tartre factice.
- Nons nous proposons, par la suite, de donner encore un certain nombre de teintures de ce genre sur laines renaissances et nous tâcherons de présenter ainsi toute la série des nuances, avec mode de procéder pour leur obtention.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 61
- DÉGRAISSAGE 4 BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU LIN ET DES FILS DE BATISTE (I) {Suite)
- L’action blanchissante sur les tissus de lin se manifeste d’une façon plus évidente dans le blanchiment au pré ou à l’air lorsque ce dernier a lieu presque à sec; ici la force expansive des matières en voie de décomposition ressortent d’avantage de l’intérieur de la fibre et est moins superficielle. L’évaporation ici joue un rôle considérable; la meilleure preuve en est que la surface se trouve toujours plus blanche que celle tournée vers le pré ; aussi ne recommence-t-on l’arrosage que chaque fois que la toile est arrivée à une siccité parfaite.
- Autrefois l’on croyait, et dans certaines localités l’on croit encore, que le blanchiment au pré s’effectuait dans de meilleures conditions pendant les mois de mars, avril et mai ; qu’il se faisait plus rapidement, mieux, et donnait de plus beaux résultats que pendant 1 été et 1 automne, c’est là une erreur des plus profondes, la seule explication qu’il y aurait a donner à cette légende ce serait qu’au moment où la saison du blanchiment commence, l’ouvrier est plus disposé à donner plus de soins et d’attention à son ouvrage.
- Sur le pré la toile est maintenue avec une égale tension en long et en large et l’on offre ainsi des points de contact très réguliers à l’action de l’air et de la lumière. On arrive plus facilement à ce résultat en tendant la toile à ses quatre extrémités avec des épin gles en bois et en faisant passer des cordes assez minces transversalement sur la toile ; on empêche ainsi le tissu de se soulever sous l’influence du vent et l’on évite la formation de plis et de bourrelets d’inégale blancheur.
- Pendant les diverses phases de l’étendage on veillera à ce que le côté inférieur moins blanc soit tourné vers le haut de façon à ce que le blanchiment au fur et à mesure qu’il s’avance s’effectue d’une façon régulière.
- Le blanchiment à sec est moins énergique et il est peu employé : tout au plus y trouve-t-on certain avantage dans les contrées où l’eau est quelque peu rare.
- On a renoncé presque partout à l’étendage pendant les mois de l’hiver; si l’on ne prend pas mille précau-
- (1) D après V. Joclet. {L'Art du blanchiment.)
- tions pour éviter le contact avec la neige, la toile gèle facilement contre la terre et se trouve ainsi influencée au point de vue de sa solidité, l’altération devient d’autant plus considérable qu'il y a intermittence de gelée et de dégel ou lorsque le tissu figé reste enfoui sous la neige en contact avec le sol complètement gelé.
- Après l’étendage sur le pré, les toiles se trouvent toutes prêtes pour le lessivage. La première lessive exige un liquide alcalin caustique de 3,4 de degré Beaumé porté à la température de62à68° G. On devra veiller avec beaucoup d’attention que les pièces arrivent à la cuve chaque fois dans un état de siccité complète ; ce n’est qu’ainsi que la lessive les pénétrera uniformément, ce qui n’a pas lieu lorsqu’elles sont mouillées : la solution saline ne peut en ce cas exercer son action que sur la surface extérieure du tissu qui s’affaiblit d’autant.
- {A suivre).
- CD
- • I
- 8
- 8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Quercilron
- Ur.................... Bois foncé Ur, Cu, Sn
- Cu................... Olive jaune foncé
- Bi, Y, Zr, Th..... Jaune olive Al, G1............. Jaune olive clair
- Sn............... Jaune rabattu
- Pb............... . Mode jaunâtre
- Ce,Mn,Cd,Zn,Ni,Co. Mode très clair Hg Mode olivâtre très clair
- Cr................. Mode jaunâtre
- Graine de Perse
- Bi................. Jaune orangé soutenu Bi,Ur,Al
- Ur................. Bois rouge Zr, Th .
- Sn, Al, G1......... Jaunes Zr, Th............. Jaune un peu rabattu
- Y.................. Olive jaune Fe................. ................ Olive foncé
- Le reste est sans intérêt. Gaude ................. Jaune vif comme du chromate
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- ere
- 3 fi
- 52
- Bi. . Cu.. Cr... Ur.. Fe .. Al... Sn ..
- Zr
- Th
- C1......
- Ni.......
- Fe.......
- Zr.......
- Th, Y, Bi
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- 1 "s »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de plomb
- Jaune plus foncé Jaune un peu rabattu Jaune clair olivâtre
- Gl, Bi, Cu
- Rouille vif Ur, Zr, Th, Fe
- Olive
- Jaune clair Jaune citron Olive gris clair Jaune moyen peu vif Jaune rouille Curcuma, Bouton d’or vif Cachou rosé Rouille foncé Abricot foncé Cachou vif
- Gl,Zr
- (A suivre).
- Teinture et Impression
- Noir mixte grand teint sur coton
- Les teintureries n'ayant pas de machines d’oxydation ne peuvent faire facilement'un joli noirindégorgeable sur coton.
- Voici une marche très pratique donnant pleinement satisfaction.
- On fait un piétage avec :
- Noir diamineral GRN..........
- Jaune solide diamine B.......
- Soude Solway par 10 litres de bain ......................
- Sulfate de soude.............
- 1er bain
- 15 gr.
- 100 gr.
- bains suivants
- 9 o w 09 aq
- Donner 8 à 10 passages au jigger en bain court et
- bouillant (on prend environ 45 litres de bain pou pièce de 10 kilos.
- Rincer et teindre en aniline sur jigger avec : 5 % bichromate de soude ou de pota-se.
- r une
- ?
- -
- en
- » » a &
- t
- Teindre
- sulfate de cuivre.
- acide sulfurique à 66°.
- huile d’Aniline.
- acide muriatique 22°.
- 1/2 heure à froid, monter en une 1/2
- heure
- à 75-80° et maintenir 1/4 d’heure à cette température. |
- Rincer 2 eaux. |
- Comme on peut le remarquer le bichromate et le I
- cuivre en bain acide sont les fixateurs ordinaires des nouvelles couleurs diaminérales; et ici outre la fixation des couleurs diaminérales ces produits servent aussi à l’oxydation du sel d’aniline.
- Un essai de ce procédé convaincra le teinturier des
- xcillents résultats qu’il donne.
- M. U de.
- NUANCES MODES DE LA SAISON
- POUR CHAPEAUX D’HOMMES (l)
- Gris pour 25 kil. cloches.
- Mordancer pendant 1 h. 1/2 avec :
- 500 gr. bichromate de potasse
- 4oo » tartre, entrera chaud, manier 20 minutes, puis monter
- au
- bouillon et bouillir 1 h. 1/2. Bien rincer après mordançage, puis garnir le bain de teinture d’abord avec 1 kil. 200 acétate d’ammoniaque et cela fait ajouter le colorant consistant en :
- 220 gr. brun anthracène W en pâte, (Bayer)
- 270 » noir bleu d’alizarine B en pâte »
- 10 » flavin diamant G en pâte » monter lentement au bouillon,le maintenir 1 /2 heure puis donner :
- 500 gr. acide acétique et bouillir encore 1/2 heure.
- Gris plus bleuâtre pour 25 kil. cloches.
- Mordancer comme ci-dessus et teindre avec :
- 300 gr. brun d’anthracène W en pâte
- ensuite
- O O t C
- noir bleu d’alizarine B en pâte
- (Bayer) »
- alizarine-cyanine, brillante 3 G en pâte »
- Gris tirant sur le violet pour 35 kil. cloches.
- Mordancer avec :
- 370 gr. bichromate
- 990 » acide lactique 20 0/0
- 370 » acide sulfurique ;
- on dissout séparément chacun des mordants et on les donne ainsi au bain ; entrer à tiède, les cloches bien abreuvées, manier une 1/2 heure, puis monter lentement au bouillon et bouillir 25 minutes, sortir
- (i) ‘Deutsche Faerber Zeit. Munich.
- , »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- S
- et teindre sans lavage préalable des'cloches, avec *.
- 90 gr noir alizarine SW en poudre
- 7 » alizarine orange SW en poudre
- 1 1. acide acétique ; bouillir une 1/2 heure puis donner :
- 1 1. acide acétique et bouillir encore une 1/2 heure.
- Havane pour 5 kil. cloches.
- Mordancer avec :
- 150 gr. bichromate
- 390 » * acide lactique
- 150 » acide sulfurique, procéder comme dans la recette précédente.
- Finir sur bain de teinture monté avec : - !
- 38 gr. brun d’anthracène SW en poudre
- 12 » orange SW en poudre
- 5 » bleu d’alizarine SW en poudre
- 2 » noir d’alizarine SW en poudre
- 17 » jaune mordant
- 200 » acétate d’ammoniaque
- 200 » acide acétique.
- Mode olive tirant sur le jaune pour 45 kit.cloches, Mordancer avec :
- 375 gr. bichromate
- 990 » acide lactique à 20 0/0
- 375 » acide sulfurique.
- Finir avec :
- 160 gr. cocruléineSW en poudre
- 115 » brun d’anthracèneSW en poudre 15 » noir alizarine SW en poudre bouillir 1 /2 heure, donner :
- 1 kil. acide acétique, bouillir à nouveau 1 /2 heure et fini.
- N.-B. — Pour les matières mordancées au bichromate, acide lactique et acide sulfurique, on devra veiller principalement à bien abreuver préalablement les tissus avant l’entrée dans le bain de teinture, puis de n’entrer que dans un bain à peine tiède, l’y manier 1 /2 heure à 3/4 d’heure à chaud, de manière à n’arriver au bouillon qu’au bout de 3/4 d’heure ; laisser alors bouillir de 25 à 300 et teindre sans lavage préalable sur mordant.
- Mode olive tirant sur le brun pour 50 kil. cloches
- Mordancer avec :
- 4oo gr. bichromate 1 ,250 » acide lactique à 20 0/0
- 4oo » acide sulfurique.
- Finir avec :
- 1.700 gr. brun anthracène W en pâte (Bayer)
- 520 » noir bleu alizarine B » »
- 800 » flavin diamant G » »
- 1 .000 » acétate d’ammoniaque
- 1 /2 heure de bouillon et ajouter :
- 1 .000 gr. acide acétique et bouillir encore 1/2 heure; fini.
- Mode olive tirant sur le vert pour 50 kil. cloches
- Mordancer avec :
- 400 gr. bichromate
- 1,100 » acide lactique à 20 0/0 400» acide sulfurique.
- Finir avec :
- 1 kil. acétate d’ammoniaque
- 1.350 gr. brun anthracène W en pâte (Bayer)
- 4oo » cocruléine SW en poudre »
- 900 » flavin diamant G en pâte »
- 100 » alizarine cyamine brillante 3 G en poudre Bayer.
- 1 /4 heure de bouillon pour donner :
- 1 kil. acide acétique.
- Bouillir 1 /2 heure et fini.
- Bronze pour 50 kil. cloches
- Mordancer avec : 1 kil. bichromate
- 700 gr. tartre; finir avec :
- 2,500 gr. brun anthracène W en poudre
- 1,700 » flavin diamant G en pâte
- 140 » alizarine orange R en poudre 750 » acétate d’ammoniaque bouillir 1/2 heure et donner : | 900 gr. acide acétique, et finir par une 1/2
- I heure de bouillon.
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- 54
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Beige pour 50 kil. cloches
- Bouillon avec :
- 1 k. ioo bichromate
- 700 tartre
- Finir avec :
- 1 jo gr. brun d’anthracène W en pâte (Bayer)
- 2 » rouge alizarine W en poudre »
- 150 » flavin diamant G en pâte » 500 » acétate d’ammoniaque
- 600 » acide acétique.
- Beige un peu plus foncé pour 50 kil. cloches Mordancer avec :
- 1 kil. 4oo bichromate
- 960 tartre.
- Finir avec :
- 60 gr. flavin diamant G en pâte (Bayer)
- 15 » rouge alizarine W en poudre »
- 500 » brun anthracène W en pâte »
- 90 » noir bleu alizarique B en pâte » 1 kil. acide acétique.
- Beige tirant sur le jaune pour 50 kil. cloches Mordancer avec :
- 400 gr. bichromate
- 1 kil. acide lactique à 10 0/0
- 400 gr. acide sulfurique.
- Et finir avec :
- 70 gr. brun anthracène SW en poudre
- 180 » galloflavineW »
- 10 » alizarine orange SW »
- 10 » noir bleu alizarique SW » 1k.500 » acétate d'ammoniaque.
- Bouillir 1 /2 heure et donner : 1 kil. 500 à 1 kil. 900 acide acétique Bouillir encore 1 /2 heure et fini.
- Chamois pour 2^ kil. cloches.
- Mordancer avec : 1 kil. 075 gr. bichromate
- 500 » tartre
- 500 » rédarine
- Finir avec :
- 120 gr. brun anthracène SW en poudre
- 100 » noir alizarique SW »
- 4o » galloflavine W »
- 35 » cocruléine SW » 1 kil. 500 » acétate d'ammoniaque
- Bouillir 1 /4 et donner : 1 kil. acide acétique en trois fractions de 10 minutes en 10 minutes, bouillir 1 /2 heure et fini.
- Chamois plus clair et tirant plus au jaune pour 27 kil. 500 cloches.
- Mordancer avec :
- 370 gr. bichromate
- 990 » acide lactique 20 0/0
- 370 » acide sulfurique et finir avec :
- 120 gr. brun anthracène SW en poudre
- 30 » noir alizarique SW »
- 160 » galloflavineW »
- 90 » cocruléine SW » 1 kil. 500 » acétate d’ammoniaque
- Bouillir 1/4 d’heure et donner : 1 kil. 500 acide acétique
- 1 /2 heure de bouillon, et fini.
- Mode clair pour 30 kil. cloches. Mordancer avec :
- 800 gr. bichromate
- 600 » tartre et finir avec :
- 55 gr. brun anthracène SW en poudre
- 6 » alizarine orange SW »
- 8 » galloflavine W »
- 750 » acétate d’ammoniaque 1/4 bouillon puis donner : 700 gr. acide acétique et finir par 1 /2 heure de bouillon.
- Vert solide pour 7 kil. cloches. Mordancer avec :
- 200 gr. bichromate
- 200 » rédarine
- Finir avec :
- 105 gr. bleu anthracène SW en poudre
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 55
- O O LT-, O O — , CO Cl
- C — osan, (- se
- *
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- cocruléine SW jaune mordant vert bleu S tartre factice acétate d’ammoniaque
- »
- »
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- uauBé uillir 1/4 d’heure, ajouter : 120 gr. acide acétique et finir en faisant encore bouillir i /2 heure.
- Ce vert unit facilement et convient bien échantillonage foncé tout aussi bien que nuances de moyenne intensité.
- J.
- pour pour
- S.
- MATIÈRES COLORANTES
- un les
- Indigo pur B.A.S F.
- L’indigo pur B.A.S.F est livré depuis peu à l’état sec, en poudre, ou en pâte. Il est obtenu chimiquement et est aussi chimiquement pur. Il donne dans toutes les applications sur soie, laine ou coton avec n'im-porte quel système de cuve des teintes de même solidité que l’indigo ordinaire.
- L’emploi de la pâte à 20 % est à recommander. L’indigo en pâte est dans un état de division supérieur à celui que réalisent les broyeurs d’indigo à meules ou à boulets. Il dispense du coûteux broyage de l’indigo ordinaire et du délayage de l’indigo sec en poudre. Il n’est pas tiré de l’indigo végétal, et nullement comme on l’a dit de l’indigo naturel raffiné, mais bien un produit obtenu par synthèse et dérivant du goudron de houille.
- Il a sur l’indigo naturel trois avantages:
- 1° Une pureté absolue qui préserve les cuves d’encrassement :
- 2° Une régularité comme nuance et comme indigotine qui évite calculs, ennuis et pertes d’argent au consommateur :
- 3° Une forme commerciale plus avantageuse surtout en pâte.
- Ceci établi,voyons ensemble le mode d'emploi le plus avantageux.
- Dans le procédé ancien et encore le plus courant à la couperose et à la chaux, il se formait assez rapidement un dépôt assez abondant donnant alors des teintes ternes, striées dues au « louchage » de la cuve. La nuit ne suffisant pas à laisser tomber le dépôt agité
- par le rable, les cotons retenaient la chaux et l’oxyde de fer, qui abîmaient la teinture.
- On a cherché à diminuer le dépôt en montant les cuves au zinc qui restent plus longtemps limpides et productives. On est arrivé à rendre le dépôt nul ou presque nul par l’emploi de l'hydrosulfite de soude de Schulzemberger et Lalande ; seulement ici les impuretés de l’indigo brut formaient quand même un très long dépôt.
- L’indigo pur, combiné avec l’hydrosulfite évite ces inconvénients. Par son emploi pas d’impuretés, cet indigo étant exempt de matières étrangères, et dès lors la cuve à une durée plus longue, donne une teinture régulière et meilleure, et, pour le teinturier outre la facilité du travail, il y a la certitude d'avoir la perte d’indigo réduite au minimum.
- L’indigo pur peut s’employer avec n’importe quel système. Rien à changer aux cuves à la couperose, au zinc, à l’étain, ou à l’hydrosulfite comme produits chimiques et manipulations. Il y a simplement la différence d’indigotine à calculer et à établir pratiquement, et ceci est pour tout teinturier 1 affaire d une ou deux semaines à peine.
- Mais il serait à souhaiter que l’introduction de l’in digo blanc, acclimate et fasse entrer chez le teinturier en coton la cuve à l’hydrosulfite. D’après les premiers renseignements, sur les brevets, la préparation de l’hydrosulfite paraissait aux teinturiers une affaire d’Etat, demandant grands soins, précautions de tous les instants et même matériel spécial.
- Lorsque MM. Durand et Huguenin conseillèrent l’indophénol en combinaison avecl’indigo, ils donnèrent à leur cuve mixte l’hydrosulfite comme réducteur.
- La façon relativement simple qu’ils indiquaient pour la préparation de l’hydrosulfite, amena quelques teinturiers à essayer d’abord à employer couramment ce mode de teinture.
- Il serait à souhaiter qu’aujourd’hui le mode d’emploi indiqué par la Badische vulgarise cette marche et enlève toute prévention, toute frayeur contre l’hydrosulfite. Il faudra certes quelques tâtonnements aux débutants, mais s’ils ont travaillé les nouvelles couleurs azoïques telle la paranitraniline, la préparation de l’hydrosulfite leur paraîtra jeu d’enfant.
- Par la facilité de son maniement, par l’utilisation très complète de l’indigo, et par les bons résultats qu’elle fournit, la cuve à l’hydrosulfite se trouvent être / meilleur marché et plus commode que n’importe qu’elle
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tutre cuve. Voici le procédé indiqué par la Badische : P réparation de Vhydrosulfite. — 100 litres, soit en-ron 135 litres de bisulfite de soude commercial de 38 à 40° B., sont mélangés à 70 litres d’eau, après quoi on ajoute lentement, dans l’espace d’une 1/2 heure à 1 heure, et tout en brassant avec soin 13 kil. 1/3 de poudre de zinc; il importe que la température ne dépasse pas 30 à 350 C., aussi faut-il, le cas échéant, prendre comme point de départ, l’eau la plus froide possible.
- (A èuicre.y M. Ude.
- ••
- Le Naphtindone BB de la Manufacture lyonnaise
- La Manufacture lyonnaise de matières colorantes (L. Cassella et Cie), dont le zèle ne cesse de se manifester pour l’introduction dans la pratique soit une nou velle matière colorante, soit un perfectionnement dans la préparation ou l’application, nous communique une série d’échantillons imprimés en Naphtindone BB seul et en combinaisons avec des colorants Diamine fort remarquables.
- La bonne solubilité du Naphtindone BB ainsi que son excellente solidité au lavage et à la lumière rendent ce colorant particulièrement intéressant pour l’imitation de l’article classique bleu indigo foncé, représenté par les échantillons I et II.
- Certains des échantillons, (III, IV, V et VI) montrent de nouvelles combinaisons de Naphtindone BB sur fond de couleurs diamine. On sait que le Naphtindone se ronge facilement en rouge par le sel d’étain et c’est là-dessus que base notre procédé (brev. s. g. d. g.) pour la production de l’article Naphtindone sur un fond quelconque de couleurs Diamine se laissant ronger au sel d’étain et qu’on applique ensuite des rongeants de couleurs, on obtient des effets variés dans le genre de ceux représentés par les échantillons du carnet, que la Manufacture lyonnaise met volontiers à la disposition des intéressés qui voudraient bien lui en faire la demande ; remarquons cependant que ces échantillons forcément limitésne peuvent naturellement donner qu’un faible aperçu de la grande variété des résultats que cette méthode permet d’obtenir.
- Les verts étant très en vogue actuellement, la Société a encore joint à son carnet les échantillons VII, bleu Méthylène nouveau NGG nuancé avec Thiofla-vine T, et VIII, Naphtindone BB nuancé avec Thiofla-vine T. Elle fait remarquer qu’en raison de sa nuance
- jaune-verdâtre la Thioflavine T de la fabrication est le colorant par excellence pour la production de nuances vertes.
- Mode d'application du Naphtindone BB
- Solution A :
- 60 grs Naphtindone BB, brev. s. g. d. g., faire dissoudre dans :
- 300 cc. eau et
- 1000 cc. acide acétique 7 1/2° Bé.
- Solution B :
- 52 grs Violet Méthyl 3 RI
- 208 grs Bleu métylène nouveau N . Faire dissoudre :
- 1400 cc. acide acétique 7 1/2® Bé et
- 400 cc. acide éthyle-tartrique.
- Mélanger les solutions A et B avec :
- 4630 grsépaississantd'amidonetd'adragante, ajoute r
- 150 cc. glycérine et après refroidissement d’abord, 1600 grs. solution de tanin dans l’acide acétique (1 partie tanin : 1 partie acide acétique 7 1/2° Bé). ensuite
- 30 grs chlorate de soude dissous dans
- 170 cc. eau •
- 10 kilos couleur d’impression.
- Après l’impression vaporiser pendant trois quarts d’heure sans pression, passer à 60° C. dans un bain de sel d’antimoine (10 grs par litre), laver et savonner.
- Epaississant d'amidon et d’adragante
- 1120 grs amidon
- 4800 cc. eau,
- 1920 grs épaississant d’adragante 65 : 1000,
- 1200 grs acide acétique 7 1/2° Bé.
- Faire bouillir ensemble.
- DIVERS
- La Teinture à Saint Étienne Etude Industrielle.
- Sous la signature « Prisme », nom sous lequel se cache évidemment une personne fort au courant des choses de la teinture, le Petit Dauphinois a publié tout récemment une étude fort intéressante sur une des branches les plus importantes de l’industrie stéphanoise.
- A plus d’un titre nombre des arguments développés
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- dans cette monographie peuvent s’appliquer à la teinture en général et malgré qu’il y aurait quelques objections à faire en certains endroits à l'auteur de l’article, nous ne voulons pas priver nos lecteurs du plaisir de prendre connaissance d’un travail fort intéressant dont ils pourront d’ailleurs tirer quelques enseignements fort utiles.
- De toutes les industries qui apportent à la grande fabrique stéphanoise leur contingent de travail et de progrès, il en est une qui, après avoir eu son ère florissante et prospère, subit en ce moment une crise économique tellement intense, que l’observateur se demande pour combien de temps elle a encore à vivre. Cette industrie est la teinture et surtout la teinture en couleurs.
- Les causes de sa décadence sont multiples, et leur analyse très difficile et délicate, aussi n’ai-je nullement la prétention de les indiquer toutes, mais bien d’esquisser les principales, afin de faire disparaître autant que possible les malentendus que je crois exister entre la fabrique proprement dite et son auxiliaire, l’industrie de la teinture en couleurs.
- Je ne citerai aucun nom, je ne ferai aucune allusion, je me bornerai dans ce qui doit suivre à l’exposé pur et simple des faits, tout en m’attachant à les faire ressortir sous leur véritable jour et avec la plus grande impartialité possible. Je prie donc le lecteur, intéressé ou non, qui aura la patience de lire ces lignes, de n'y voir que l’expression exacte de la vérité, tout en le laissant libre d’en tirer toutes les conclusions qu’il voudra.
- Dans certaines maladies, et pour soulager son patient, le docteur n’hésite pas à user du scalpel, en faisant souffrir momentanément son sujet, pour amener la guérison, et il n’est jamais venu à l’idée du malade, d’en vouloir à son docteur pour cette souffrance passagère. Or, bien que je ne sois nullement docteur, j’espère qu’il en sera de même pour moi, et que mes critiques ne m’attireront pas l’animosité des intéressés, car la teinture est malade, très malade, et il faut la guérir, coûte que coûte et, dans ce cas, il faut employer tous les remèdes.
- Ceci dit, et bien établi, jettons un coup d’œil en arrière, afin de mieux juger le présent, et envisager froidement l’avenir tel qu’il se présente.
- Autrefois et Aujourd'hui.
- En remontant à une trentaine d’années environ,
- mettons quarante si vous voulez, et en tous cas avant la merveilleuse découverte des couleurs d’aniline, il existait dans notre vieux Saint-Etienne et sa banlieue sud de trente-cinq à quarante petits et modestes ateliers de teintures, qui alimentaient et suffisaient largement à la centaine de fabricants de rubans, velours, passementeries, etc., existant à cette époque.
- Aujourd’hui, où le nombre de maisons de fabrique dépasse deux cents, on ne compte qu’une quinzaine d’ateliers de teinture sur lesquels trois sont spécialement pour les noirs (il est juste d’ajouter que les environs de Saint-Etienne possèdent également des ateliers qui viennent s’y alimenter) mais quelle différence !!1
- Au lieu et place de ces modestes ateliers d’autrefois, se composant de réduits sombres, impurs, où la buée déposait lentement ses viscosités sur les murs noirs et gluants, et dont on peut encore voir des traces dans les quartiers sud, se sont élevées de véritables usines, propres, aérées, où la lumière s’engouffre à pleins rayons comme l’eau y coule à pleins jets.
- Autrefois, pour teindre ce qu’on appelle une partie de tord, le fabricant accordait facilement huit jours à son teinturier. Aujourd'hui, il la voudrait en 24 heures.
- Autrefois, on ne comptait que deux saisons de travail : saison d’été, saison d’hiver, et on n’était pas toujours pressé. Aujourd’hui, les quatre saisons battent leur plein; quand elles le battent. Grâce à la rapidité des communications sur terre et sur mer, grâce au télégraphe, au téléphone, dès que la capricieuse mode a adopté un genre ou un article, c’est une course au clocher à qui arrivera bon premier, de là, la nécessité de faire vite et bien, car si on arrive trop] tard, trac ! il n’en faut plus.
- C’est pour seconder de son mieux sa grand’mère nourricière la fabrique que l’industrie de la teinture à dû, pour rester à la hauteur de sa mission, se transformer de toutes pièces, et créer ces splendides et magnifiques ateliers dont les propriétaires sont fiers à juste titre, et qu’ils sont heureux de faire visiter à ceux que cette industrie intéresse.
- Autrefois, le fabricant n’était pas aussi méticuleux sur l’exactitude de la nuance qu’il indiquait, car il était bien obligé de tenir compte des moyens étroits dont disposait le malheureux teinturier. Aujourd’hui, il demande, avec raison d’ailleurs, une juxtaposition parfaite, car elle est exigée par son acheteur, et c’est encore pour cette raison qu’il a fallu que le teinturier s’ingénie à faire de mieux en mieux, s’outille, se per-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fectionne lui-même pour contenter ses clients, et il y est largement parvenu, car sa devise est « Progrès. »
- Il y a donc une différence immense entre la teinture d’autrefois et celle d’aujourd’hui, et c’est à peine s’il a fallu deux générations pour arriver à cette transformation radicale, qu’il serait plus logique d’appeler métamorphose, car il n’a pas été tenu assez compte des efforts puissants qu’il a fallu développer pour atteindre le point culminant auquel est arrivé l’industrie de la teinture, et qu’elle est en train de descendre.
- (A suivre.) Prisme.
- INFORMATIONS
- On sait que les fabriques de soude auxquelles est délivré en franchise le sel nécessaire à leur fabrication sont soumises à une surveillance permanente.
- Le nombre des préposés à l’exercice est fixé par l’administration. Pour couvrir le Trésor de la dépense à laquelle donne lieu cette surveillance, chaque fabricant verse à la caisse du receveur principal des douanes et des contributions indirectes une redevance annuelle dont le montant est fixé à 30 centimes par 100 kilogr. de sel employé à la fabrication.
- Un décret paru à l’Officiel du 9 février complète ainsi qu’il suit l’article 1e: du décret du 13 décembre 1862 ci-dessous.
- « Il sera accordé décharge de la redevance sur les quantités dont l’exportation aura été justifiée dans la forme déterminée par l’administration.
- « Toutefois, si dans un établissement le montant des redevances effectivement recouvrées dans le courant d’une année n’atteignait pas celui des frais d’exercice, le fabricant serait tenu de verser immédiatement la différence. »
- PETITE CORRESPONDANCE
- MM. Coulomb et Cie, à Saint-Georges près Fiers (Orné). — Sans doute vous êtes en possession de notre première lettre répondant à votre honorée du 27/11898 Comme nous vous l’avions promis, nous nous sommes préoccupés de ce que vous nous demandiez et nous croyons que l’article publié sous la signature de l’un de nos collaborateurs M. Ude, article intitulé : Bleu cuivré pour Guinces, vous donnera satisfaction.
- Nous croyons cependant que l’échantillon soumis à notre appréciation a reçu préalablement un pied d’in digo sur l’intensité duquel vous comprendrez bien que nous ne pouvons nous prononcer.
- Une teinture analogue à celle que vous demandez
- s’obtient également avec le bleu foncé, solide au lavage obtenu avec le Noir Zambèze D diazoté et développé avec p Naphtol. Ce procédé provient de l’Actien Gesell-schaft fur Ani lin-Fabrication à Berlin S/O (Allemagne).
- BIBLIOGRAPHIE
- PETITE ENCYCLOPÉDIE PRATIQUE de chimie industrielle publiée sus la direction de M. Billon, ingénieur chimiste.
- 3e volume. - Les soudes et potasses
- Nous avons déjà appelé l’attention de nos lecteurs sur la haute utilité des travaux encyclopédiques et appelé leur attention sur la petite Encyclopédie pratique de Chimie industrielle publiée sous la direction de M. Billon.
- Un des principaux avantages de cet ouvrage consiste en la rapidité avec laquelle se succèdent les 30 volumes annoncés et devant constituer la première série de cette utile collection. A peine avions-nous fini de parcourir les deux premiers volumes spécialement consacrés le 1er à l’histoire de l’industrie chimique, le 2e au sel, que voici déjà venir le 3e volume, les soudes et potasses, ainsi que le 4e le soufre et ses dérivés.
- L’importance du sujet traité dans le troisième volume n’échappera à personne, et tous nous savons que dans l’industrie comme dans l’agriculture et même l’économie domestique les soudes et les potasses jouent un rôle prédominant. Leur étude placée immédiatement après l’étude du sel n’est que la suite logique de cette dernière et chaque chose prend ainsi la place convenable qui lui appartient dans l’ensemble que les auteurs se sont proposés d’exposer sommairement, il est vrai, mais néanmoins fort complète dans ces monographies. Il n’entre pas dans le cadre déjà fort restreint de ce journal d’analyser à fond tous les ouvrages qui sont soumis à son appréciation, et nous sommes forcément amenés à être plus courts que nous le voudrions et que n’exigerait une matière de cette importance. Nous nous contenterons donc pour le moment de résumer nos impressions et de dire que rien n’a été oublié dans le petit livre (156) que nous venons de parcourir : études chimiques du sodium et du potassium et des propriétés de leurs dérivés salins, extraction de la matière première, procédés de fabrication, applications industrielles, agricoles, médicales et domestiques, tout y a été exposé rapidement, mais avec une clarté suffisante pour que ce volume puisse figurer avec honneur non seulement dans la bibliothèque du jeune commençant; mais même dans celle de l’ingénieur et du praticien qui y trouveront un mementoutileà consulter.
- 4e volume. — Soufre et dérivés
- Ce que nous venons de dire du 3e volume peut s’appliquer également au 4e qui traite des dérivés d’un corps tellement répandu dans la nature que ce n’est qu’exceptionnellememt que l'analyste peut en mentionner l’absence sous une forme ou une autre chez toutes les substances naturelles ou artificielles qui, journellement, se présentent à nous.
- Ici le sujet a été traité avec une méthode et une
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- clarté remarquables si l’on veut bien considérer que la matière est assez difficile à traiter lorsque le livre ne s’adresse pas directement au savant, mais qu’il a la prétention de suppléer pour le commençant et le praticien à des ouvrages fort longs, fort coûteux et d’un emploi difficile lorsqu’il s’agit d’un simple renseignement sur la nature, l’origine, la fabrication ou l’emploi du soufre ou de l’un de ses dérivés.
- Nous avons d’ailleurs pu constater par la lecture du volume que si les détails donnés sur certains de ces dérivés ne dépassent pas la moyenne ordinaire, certains autres sont bien plus explicites et plus simples que les traités spéciaux : exemples, l’acide sulfureux et les sels dérivés de cet acide.
- Encore un bon petit ouvrage dont nous félicitons l’auteur et que ne pouvons que recommander à ceux qui, sans avoir des connaissances techniques tout à lait complètes sur la matière, auraient cependant besoin de connaître à fond la, nature, les propriétés, la fabrication et les usages du soufre et de ses dérivés.
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Cour doux père 3.
- 9 Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. Adoptée par la Ville de Paris pour l'enseigne-ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du departement de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- ableaux d application. — Tarif du cahier des charges, m la rif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — tarit des colis non postaux. — Renseignements généraux. Frix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — CoHlée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A.•eyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1 Fascicule. — Considérations générales. Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes.
- 2 Fascicule. Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3 ° F^scictule — Matières colorantes dérivées du Di et au Inphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-P ane 5 (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de leinee rosolique i (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-
- 4 ° Fascicu.1^ — Matière colorantes dérivées de la I unone inoide (a) Indamines et indophénols (fi) Ah jazines et thiazones; (c) Oxazines et oxazones ; (d HnL — Matières colorantes dérivées de l’indigo-Une, oxycétones et xanthones. 6
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d'Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé.
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- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- NOTE A NOS_LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie a la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points âe vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes ‘ télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
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- (Port en plus pour l’étranger).
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
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- O cC
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Duclos frères et Cie de Benjamin Grimes, fab. de soude et produits chimiques, 65a, Grignan, à Marseille. — Durée : 3 ans. — Cap. : 200,000 fr. — Acte du 31 déc.
- Formation de la Société en nom collectif Renault frères, commission en drogueries et produits chimiques, 14, rue du Roi-de-Sicile, à Paris. — Durée : 9 ans. — Cap. : 16,000 fr.— Acte du 22 janv
- Formation de la Société en nom collectif Hux et Cie, teinturerie, 204, route de la Révolte, à Saint-Denis. — Durée : 5 ans. — Cap. : 8,200 fr. — Acte du 3 nov.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution^ partir du 30 nov,de la Société FRAISSE, Reymond et Cie, teinture et apprêt d’étoffes de soierie et moire, cite Lafayette, clos Poncet, à Villeurbanne. — L. : la Société Fraisse, Reymond, Minga et Cie — Acte du 25 nov.
- Modifications de sociétés
- Modification de la Société nantaise de produits chi -miques, à Nantes. —Nomination de MM. Bacqua, Bas-tet Louis et Rathouis comme administrateurs. — Délib. du 27 déc.
- ! BROOKE, SYMPSON & SPILLER LIMITED
- I Fabricants de Couleurs d’Aniline
- Atlas Works, Hackney Wick, Londres E.
- AGENTS POUR LA FRANCE
- Guinon, Picard et Jay, 4, quai de la Charité, Lyon. — 9, rue Charles V, Paris, et agents pour toute la Belgique.
- Paul Sellier et Cie, 39, rue d'Illiers, Orléans.
- Carl Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsig.
- Le Gérant . A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d'Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- L’INDUSTRIE LAINIERE
- PARAISSANT TOUS LES MARDIS
- Le seul qui donne des renseignements complets sur le commerce des laines en France et à l’Etranger
- ABONNEMENTS : Un an, 18 francs ; 6 mois, 10 francs. Etranger : Un an, 20 francs.
- Bureaux : 20, rue Turgot, Paris.
- |e
- POMPES DUMONT
- PARIS, 55, rue Sedaine. — LILLE, 100, rue d’isl}
- MANUFACTURE EN GÉNÉRAL
- Pompes spéciales pour Liquides acides
- ÉPUISEMENTS - IRRIGATIONS
- Location de Machines et Pompes
- Buccès justifié par 9,000 applications
- ENVOI FRANCO DU CATALOGUE
- FOURNITURES pour Usines
- Adresse télégraphique :
- VALVOLINE-PARIS
- AMIANTE PUR
- GRAISSEURS OLÉOMÈTRES
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- H. HAMELLE
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- GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE
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- HUILES MINÉRALES ordinaires pour transmissions, broches, etc.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 61
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS Hiver 1897-1898
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-
- Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 309 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- . 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax. Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors- Limoges ou viâ Figsac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : lre classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MED1TERRANNÉE
- La Compagnie P.-L.-M. organise avec le concours de l'agence Desroches deux excursions permettant de visiter (tous frais compris) la première : l'Algérie et la Tunisie (du 27 février au 4 mars ou du 20 mars au 35 avril). Prix au départ de Paris : lre classe, 1100 fr. ; 2° classe, 980 fr. La seconde : la Corse (du 24 février aux 12 ou 19 mars) Prix au départ de Nice et. suivant Itinéraire choisi : 1re classe, 525 fr. ou 650 fr. • 2e classe, 450 fr. ou 570 fr.
- S adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’agence Desroches, 21, rue du Faubourg-Montmartre, à Paris.
- De Lyon : 50 francs en 2e classe ; 30 francs en 3e classe.
- Les billets pour ce train de plaisir seront délivrés à Paris du 1er février.
- Pour plus amples renseignements, consulter les affiches publiées par la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h, 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Netochaven Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Bdlets simples, valab’es pendant 7 jours: lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs!; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classé, 41 fr. 50.
- Départsde Paris St Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
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- LE MONITEUR DELA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 63
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote :
- Acide tartrique. ..
- Anis d’Espagne. .
- Anis du Levant..
- Bois de :
- Campêche Laguna
- (20 Février)
- 280
- 80
- 60
- Cannelle
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo de Chine.......
- — de Ceylan de n- 000 à 4 Cochenilles :
- Grises................. Argentées.............. ....................... Noires ordinaires......
- » supérieures......... Crème de tartre...... Curcuma Bengale........ Dividivi ............
- Gommes :
- Arabique............... Aden................... Damar Singapore........
- » Batavia....... .. Sandaraque.. Gambier............ Graines jaunes. Galles vert et noir . Girofles.... Fenouil... .... ...
- Macis........ Muscades n* 1 ..... Mercure..............
- Opium 9 00[00.......... Résine... Safran Valence......... Styrax. ...............
- 18
- 11
- M
- 14
- 110
- 2
- 250
- 265
- 265
- 240
- 270
- 180
- 45
- M
- 170
- 100
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- 185
- 35
- 55
- 115
- 90
- 47
- 4
- 4
- 5
- 22
- 14
- 100
- 180
- Indigos. — On cote au demi-]
- Madras, bon moyen assez tendre....................
- moyen ordinaire...........
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire.................
- 50
- 25
- 65
- kilogramme
- F.
- 2
- 2
- 3
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- 75
- 50
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- * • » enboulea. 105 ..
- » raffiné en pouare sec. F. 145 ..
- PLACE DU HAVRE
- (20 Février)
- Boi» de teintare
- Le campêche a eu la vente de quelques parties àlivrer à un prix que l’on dit être de 5f.50.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité . .
- — 2e qualité ..
- - 3e qualité...
- — Sisai, Yucatan.. Honduras............... Tabasco......... Haïti Cap.......
- » Aquim..................
- • St-Marc Gonaïves. .
- » Fort-Liberté...........
- P.-de-Paix.............. Miragoane............... Saint-Domingo...........
- Martinique et Guadeloupe Jamaïque. ............... Jaune Cuba et St-Yago .
- Manzanillo.......
- Tuspan...........
- Vera-Cruz.......
- Campêche.........
- Carmen... ......
- Tampico.........
- Porto-Plata......
- Haïti...........
- Jamaïque.........
- Barcel et P. Cab .
- Rio Hacha........
- Carth. et Savan..
- »
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba.. Bahia .. . Corint o... Amapala..
- 100 k ..50k
- 50 ki
- Sumac en feuilles............1
- — en poudres.................1
- Vordet, en painS( extra sec :
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- F.
- 2
- 22
- 23
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- 10
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- 8
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- 8
- 7
- 3
- 5
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- 80
- à
- 13
- 50
- 60
- 50
- 50
- 60
- 40
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- 25
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- 90
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- 25 -
- 25
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- 75
- 50
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- 25
- 75
- 25
- 50
- 25
- 25
- Rouge Pernamb....50 k.
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé.. Coehemille
- On cote : Ténériffe zacatille.. Ténériffe grise......
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. Java, Mad , Pond.....
- Dividivi
- On cote les 50 kil...
- Indigo*
- 14
- M
- 37
- 16
- 50
- 1/2
- 60
- 50
- 16 ..
- 45 ..
- 18 ..
- kil.
- 2 ..
- 1 80
- 13 M
- 50
- 7
- 13 ..
- On n’a rien connu de traité en disponible. La reprise du terme s’est encore accentuée cette semaine; on a ainsi payé jusqu’à 10 c. de hausse et depuis il n’y rien eu à noter.
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 12k..
- » fin viol, et pourpre...
- » beau viol, etdito....
- » bon violet..........
- » moyen violet............
- » bon violet rouge....
- » bon moy. v. roug....
- Beng. fin rouge...........
- » bon dito................
- » bon à fin cuiv..........
- » cuiv. ord. et bas...... Java......................
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- » sobré........
- » bon à fin cor..
- • cor. ord. à bas..
- N-Gren fin et surfin..1/2 k
- * bon à beau........
- » ord. et moyen.....
- Orseille
- On cote les 100 kil. : Cap-Vert............... ..
- Mers du Sud............... Madagascar................
- Quercitron
- On cote les 50 kil.: Baltimore fin effilé......
- • gros effilé..............
- Rocou.
- Antilles. Cayenne
- 1/2 kil.
- 7
- 7
- 6 5
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- 4
- 4
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- 3
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- 1 1
- 5
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- 3
- 1
- 6 5
- 3
- 75
- 25 75 75
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- 7 50
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- & 8
- .. à
- 50
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- 50
- 50
- 7 ..
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M DECOUDUN
- CONSTRUCTEURS, brevetés S. g. d. g.
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- 64
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- s
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment ' des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, pla.ee Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses-de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Arméngaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme). Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprét
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
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- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et
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- 42e Année. — No 5
- Le Numéro : 0,75
- (
- 5 Mars 1898
- j E
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Un petit procès très intéressant.
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste (suite).
- Mordants.—Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Apprêts. — Coton soyé par mercerisage (suite).
- Matières colorantes. — Indigo pur B. A. S. F. (suite et fin).
- Divers.— Informations. — Petite correspondance. — Bibliographie.— Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- UN PETIT PROCÈS TRÈS INTÉRESSANT
- Sous ce titre, nous lisons dans le compte rendu de la Chambre syndicale de la Teinture et des industries qui 8 y rattachent (Séance du 10 janvier 1898, présidence de M. Joily), un rapport fort étendu de M. Fleury, sur une question que nous avions longuement traitée dans les colonnes de ce journal (fin 1896 et premiers mois 1897). Il s’agissait de la charge à outrance des soies et des responsabilités qui en découlent.
- Quoique nous n’ayons pas l’habitude de rechercher une vaine réclame pour nos articles et qu’il nous suffit d’être utiles à la cause dont nous avons mission de défendre les intérêts, nous croyons cependant devoir nous étonner du silence gardé par l’honorable rapporteur à notre égard lorsqu’il cite avec complaisance d’autres feuilles techniques françaises et étrangères
- qui n’ont pas craint de puiser abondamment à notre source.
- L’honorable M. Censier n'avait pas agi de même façon l’an dernier, et nous avons mémoire que dans une communication adressée alors à la Chambre syndicale,il n’avait pas craint de rappeler que nous avions contribué pour notre part à la solution d’une question de si haute importance pour l’industrie de la teinture et du nettoyage du chiffonage.
- Ceci dit, comme le rapport de l’honorable M Fleury est fort bien conçu, qu’il traite la question à fond au point de vue de la charge, nous n’hésitons pas à le reproduire en son intégralité, en nous réservant de revenir dans un prochain article sur une lacune, lorsqu il s’agit de nettoyage et de teinture d’étoffes et de con-f-ctions de soie : nous voulons parler des tissus à bas prix qui quoique non chargés à proprement parler sont néanmoins très difficiles et dangereux a manipuler parce que sous un volume très étendu ils ne contiennent que le moins de matière première possible.
- Rapport de M. A. Fleury
- Au mois de novembre 1895, une dame J. confiait une robe en satin blanc, pour la teindre en noir, à Mme Co. teinturière à Paris, qui chargeait un de nos confrères du travail à faire.
- La soie, après l’opération de la teinture, se déchirait par places sans effort ; notre confrère, aux récriminations qui lui furent adressées, répondit qu’il ne croyait pas que l’accident fût imputable à son traitement qui avait été appliqué suivant les procédés en usage dans le métier depuis de longues années, mais qu’il pensait que le fait devait être causé par des opé-
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- rations antérieures.L’article était blanc, presque neuf, n’avait subi aucun nettoyage ; il fallait donc, d’après lui, remonter jusqu’à la fabrication ou aux opérations qui l’avaient accompagnée ou précédée pour avoir l’explication du phénomène. La robe avait été livrée à Mme J. par une dame Cr. couturière qui, elle-même, avait acheté la soie à MM. R., à Paris.Notre confrère, fort désireux à ia fois de voir sa cliente hors de cause, de faire indemniser la propriétaire de l’article, et d’amener les fabricants à étudier de concert avec les teinturiers les causes d’un accident qui s’était déjà présenté bien des fois, écrivit à la date du 21 novembre 1895, la lettre suivante à MM. R :
- « Vous avez vendu à Mme Cr. le 6 juillet 1895, f°49. sous le numéro 304095, une étoffe de soie dénommée Duchesse qui se déchire à la teinture.J’ai décliné toute espèce de responsabilité dans cet accident, convaincu qu’il est imputable non à mon traitement, mais à la marchandise elle-même.
- « Si vous ne partagez pas ma manière de voir, je vous propose, pour éviter un procès, de nous en rapporter à la sentence d’experts amiables, et je choisis dès maintenant comme expert, M. X. teinturier, à Paris, vous priant d’en choisir un second qui ne soit pas seulement un commerçant, mais soit surtout un fabricant. »
- A cette proposition si sage et si conciliante, MM. R. se bornèrent à répondre qu’ils ne connaissaient pas notre confrère et qu’ils n’avaient rien à faire avec lui. Notre collègue, fort désappointé, informa Mme Co. du résultat négatif de sa démarche, et des regrets qu'il éprouvait de n'avoir pas réussi dans ses projets d’entente amiable.
- Mme J., à laquelle Mme Co. fit part de la communication de notre confrère, et qui voulait être indemnisée du préjudice qu’elle avait éprouvé, assigna Mme Co., le 11 décembre 1895, en paiement de 122 fr. 50, intérêts et dépens, devant le Juge de Paix du seizième arrondissement.
- A l’audience du 3 janvier 1896, le Tribunal renvoya les parties devant la Chambre syndicale des Teintu-tiers-dégraisseurs, dont la Commission arbitrale, par l'organe de son rapporteur, M. Solly, déclara, après examen, que le teinturier n’était pas responsable du dommage causé, et qu’elle se faisait fort de prouver que la soie avait été altérée avant teinture.
- Les parties ayant pris connaissance du rapport, 1
- Mme J., en modification des conclusions de la première citation, assigna en date du 3 mars 1896, M. et Mme Cr. en paiement de 122 fr. 50, comme prix de la robe détériorée, 50 francs de dommages intérêts, intérêts et dépens.
- Le Juge de Paix, après avoir entendu à nouveau les parties, rendit, à la date du 6 mars 1896, un jugement qui renvoyait les parties devant la Chambre syndicale de la Confection et de la Couture.
- Quelques jours après, Mme Cr., doutant probablement du crédit que pourraient inspirer en fin de compte au juge, les conclusions de ladite Chambre dans une question de chimie tinctoriale à l’étude de laquelle sa spécialité professionnelle devait l’avoir insuffisamment préparée, se décida à envoyer à MM. R. et Cie copie de la citation qui lui avait été envoyée le 3 mars et à les assigner en garantie des condamnations qui pourraient être prononcées contre elle en principal, intérêts et frais dans l’instance pendante entre Mme J. et Mme Cr.
- L’affaire ste compliquait.
- Par un nouveau jugement, en date du 13 mars 1896, le Juge de Paix renvoya l’affaire devant la Chambre syndicale de la Couture, déjà saisie, qui délégua M. H. pour procéder à l’expertise, M. H. dont la compétence, en matière de couture, doit être indiscutable, j mais dont les connaissances en teinture et en chimie doivent être probablement assez limitées, n’hésita pas à déclarer, dans son rapport, que la robe de soie avait été brûlée par une teinture défectueuse, un bain mal préparé ou une manipulation mal exécutée, tout en négligeant, bien entendu, d’expliquer comment la soie avait pu être brûlée, et comment il avait constaté le fait.
- Le 24 avril 1896, nouveau jugement qui joignit les causes, vu leur connexité, et, en raison des divergences d’opinions formulées par les experts, renvoya l’affaire devant un tiers-expert, M. Jules Persoz, directeur de la Condition des soies de Paris, dont la haute compétence en la matière était de nature à fixer l’opinion du Tribunal.
- M. Persoz déposa son rapport au Greffe du Tribunal le 21 août 1896.
- Le voici in extenso :
- « Paris, le 27 mai 1896,
- « Monsieur le Juge de Paix du seizième arrondisse- t ment,
- « Par un avis en date du 16 mai, Monsieur votre
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- greffier m’a informé que, dans l’audience du 24 avril dernier, vous m’aviez fait l’honneur de me nommer ' tiers-expert dans l’affaire J., Co., Cr,, et R.
- « Dès la réception de cet avis, j’ai prié Mme J., de mettre à ma disposition la robe teinte en noir, objet du litige, et, s’il était possible, des morceaux du satin blanc primitif. La plaignante m’a apporté le lendemain la robe et un petit morceau de satin blanc resté intact.
- « J’ai reconnu que l’étoffe teinte en noir nourri et d’aspect satisfaisant était complètement brûlée dans le sens de la trame et, par conséquent, hors d’usage; quelques endroits seulement résistent assez bien. Par contre, l’organsin servant de chaîne s’est bien tenu.
- « Il était important de constater dans quel état se trouvait le satin blanc avant sa remise au teinturier. L’examen au microscope établit que les fils d’organsin sont en parfait état, tandis que les brins de trame sont gonflés, la plupart ont la surface altérée et comme corrodée. L’essai chimique m’a démontré que cette trame était chargée à l’oxyde d’étain, suivant une pi a tique industrielle très en usage aujourd’hui. Or cette pratique, quelque soin qu’on y apporte, est toujours plus ou moins dangereuse pour la solidité du brin soyeux, et, lorsqu’elle est pratiquée en dehors de certaines limites, peut avoir de graves conséquences.
- « Il m’a donc paru nécessaire de doser la charge du satin blanc, non seulement dans son ensemble, mais plus particulièrement dans le fil de trame seul à en contenir. J ai trouvé ainsi que la charge, supposée répartie sur tout le tissu, était voisine de 75 0/0, tandis que la trame avait été chargée réellement dans les environs de 90 0/0, c’est-à-dire que 100 parties de soie cuite avaient été portées, par l’addition de l’oxyde d’étain, au poids de 190 parties. Une proportion de charge aussi considérable ne se justifie que par le désir du fabricant de produire à un prix relativement peu élevé une étoffe ayant de la main; mais elle est préjudiciable, surtout à la longue, à la solidité de la fibre et donne lieu à des effets désastreux lors des traitements ultérieurs qu’on peut faire subir au tissu.
- « Vous pourrez en juger en examinant les petits é-hantillons ci-après provenant du morceau de satin blanc dont l’étude est fort instructive :
- L échantillon A a été simplement dépouillé de quelques impuretés par des bains à 800 environ d’eau ai- ‘ guisée d’acide chlorydrique, et, après rinçage, d’eau ! de savon et de soude très faible. Vous remarquerez .
- I combien, par ce traitement absolument inoffensif pour | la chaîne et pour toutes les soies en général, la trame a changé d’aspect ; elle est devenue jaunâtre, raide et cassante ; on voit au microscppe que les brins soyeux se sont agglomérés et même soudés ensemble.
- « L’échantillon B, coupé sur le précédent, a reçu de plus une immersion en bain de campêche léger (1); il est destiné à montrer combien le principe colorant est attiré énergiquement par l’oxyde d’étain contenu dans la trame.
- « Enfin, l’échantillon C a été traité par des réactifs capables d’enlever la majeure partie de l’oxyde d’étain qui chargeait la trame. La soie est devenue beaucoup plus souple et plus brillante ; la fibre, dégonflée et en quelque sorte soulagée d’une portion de sa charge, a repris une certaine solidité.
- « Pour compléter mes recherches, il était intéressant de doser également la charge totale du tissu teint en noir, et ici, j’entends par charge, non pas seulement celle qui préexistait dans le satin blanc, mais tout ce que la fibre a absorbé encore pour la production du noir, mordant de fer, astringents et produits tinctoriaux (campêche et bois jaune (2). Ce dosage que j’ai opéré sur un morceau du tissu. d’abord par une série de dissolvants, puis par une incinération, m’a conduit à trouver une charge totale de 138 % environ ; si l’on en déduit les 75 trouvés sur le satin blanc, il en résulte que la teinture a augmenté la charge de 63 0/0. On dira peut-être que cette quantité est supérieure à celle qui serait nécessaire, surtout puisque le tissu à reteindre étant blanc, on n’avait pas à s’occuper d’unifier par une abondance de teinture les inégalités de nuances produites par des fils de couleurs différentes ; mais il n’est pas possible qu’un praticien, appelé journellement à mettre en noir les tissus de soie les plus variés, s’astreigne à employer des procédés différents pour tels ou tels articles; il doit suivre une méthode générale qui réponde à tous les cas. Dans l’espèce, la teinture a été exagérée; néanmoins, elle eût été sans inconvénient, si la trame n’avait pas été déjà chargée elle-même outre mesure et énervée. Ce qui le prouve, c’est que le tissu n’est pas brûlé dans le sens de la chaîne : celle-ci, bien que très fine, a résisté. Ce qui
- (1) Dans cet échantillon la chaîne était très légèrement teintée et la trame avait pris une coloration vio-| lette foncée.
- (2) La fibre contenait encore l’apprêt inoffensif destine à donner du corps au tissu.
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- le prouve encore, c’est que des bandes d’un taffetas léger ayant servi comme doublure de la robe et qui ont été teintes en même temps que celle-ci, n’ont pas non plus été altérées.
- « En tenant compte des faits que j’ai exposés au commencement, on ne saurait contester qu’il y avait dans le satin blanc un vice caché, une cause de détérioration, qui devait donner lieu à des accidents, on pourrait dire presque inévitablement, et quelle que fût la teinture, mais à coup sûr pour une teinture en noir, l’une de celles qui fatiguent le plus la soie, puisque l’étoffe ne supportait même pas les bains nécessaires pour en opérer le nettoyage préalable. »
- Le 4 septembre 1896, après une suite d’entrevues et de tentatives de conciliation restées sans résultat et après une modification apportée dans ses conclusions par Mme J. qui réduisait sa demande à 100 francs, le Juge de Paix rendit son jugement :
- « Attendu, dit—il, que, du rapport du tiers-expert et des considérations techniques dont il s’appuie, il résulte que le teinturier ne saurait être responsable, l’étoffe étant d’une fabrication défectueuse, chargée outre mesure et énervée, et, ce qui le prouve, fait remarquer l’expert, c’est que le tissu n’est pas brûlé dans le sens de la chaîne qui a résisté bien que très fine, et que les bandes d’un taffetas léger ayant servi comme doublure de la robe et teintes en même temps que celle-ci, n’ont pas non-plus été altérées;
- « Considérant que ce rapport paraît faire une juste appréciation des droits des parties, et qu’il y a lieu de l’entériner ;
- « Par ces motifs :
- « Donne acte aux époux J. de ce qu’ils réduisent à 100 francs le chiffre de leur demande en dommages-intérêts, et par suite, jugeant en dernier ressort ;
- « Entérine le rapport de M. Jules Persoz, tiers-expert, et, faisant droit à ses conclusions ;
- « Met la veuve Co. hors de cause comme non responsable ;
- « Condamne solidairement les époux Cr. comme ayant fourni l’étoffe, à payer aux époux J. la somme de 100 francs, pour réparation du préjudice à eux causé, avec intérêt tels que de droit;
- « Les condamne en outre aux dépens des instances introduites parles époux J., tant contre eux que contre la veuve Co. ;
- « Et, statuant sur la demande en garantie formée par les époux Cr. contre R. ;
- « Par les motifs sus-énoncés, condamne ces derniers solidairement comme ayant vendu ladite étoffe aux époux Cr., à les garantir et indemniser de toutes les condamnations prononcées contre eux en principal, intérêts et frais ;
- « Les condamne en outre, sous la même solidarité, aux dépens de cette instance en garantie. »
- MM. R. et Cie ne se regardèrent pas comme définitivement battus; ils firent appel du jugement devant le Tribunal civil de la Seine, en assignant toutes les parties, e attendu, disait la citation, qu’il s’agit, au procès, de savoir si une étoffe vendue par MM. R. à Mme Cr., était de bonne qualité marchande, que les dispositions relatives à Mme Co. et à M. et Mme Cr., si elles étaient définitives, deviendraient des présomptions opposables à MM R., et feraient préjuger tromperie et mauvaise foi de leur part dans la livraison de la marchandise. »
- Mais ils étaient mal inspirés et le Tribunal civil de la Seine, 7e Chambre, par jugement en date du 29 novembre 1897, les déclara non recevables en leur appel et les condamna à tous les frais et dépens.
- La corporation peut se féliciter hautement de l'issue de ce procès qui est de nature à fixer la jurisprudence sur un point fort intéressant pour elle. Le rapport de M. Persoz et le jugement du Tribunal de Paix sont des pièces officielles qu’il sera avantageux de produire dans des cas similaires.
- Depuis quelques années l’attention des spécialistes avait été attirée sur les conséquences souvent désastreuses de la charges des soies.
- Le 8 mars 1894 j’envoyais à un teinturier-apprê-teur de Lyon un morceau d’une étoffe desoie blanche, en le priant de le faire examiner avec soin par les experts de la fabrique et de la teinture lyonnaises : l’étoffe, par places, avait perdu toute espèce de ténacité et cédait au moindre effort. « Depuis un an, écrivais je, une grande partie des soieries qui sont données à teindre dans nos magasins de Paris, se trouve dans le cas de l'échantillon envoyé, et se déchire par places sans que nous puissions à l’œil constater une altération de la soie. La fabrique et la teinture de Lyon seront certainement à même de nous expliquer le phénomène, d’en indiquer les causes et d’en trouver le remède; je pense même que c’est leur rendre service que de leur signaler ces accidents et leur fréquence : c’est donc une véritable consultation que je vous demande de me faire donner, etc. »
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- La réponse que je reçus à cette lettre fut loin de combler mon attente; je pensais que la question de la charge des soies allait surgir d’elle-même, de façon à pouvoir être discutée ; il n’en fut rien. D’autres tentatives furent faites officiellement dans le même sens et n’eurent pas plus de succès ; c’est en vain que furent signalés à la Chambre de commerce de Lyon les inconvénients de la charge exagérée des soies; on nia ces accidents ou on les imputa à d’autres causes que la charge.
- Ce n’est pas seulement en France qu’on s’est ému de ces pratiques de la fabrique de la soie.
- On lisait dans le numéro du 30 novembre 1896, de la Deutsch Faber Zeitung de Munich :
- « Par l’incinération d’un tissu de soie j’obtins un résidu de 65 % de cendres ; or, comme la soie ne donne au maximum que 15 % de cendres normales, il fallait en conclure que les 49 % en excès étaient constitués par des matières étrangères à la soie. A l’examen chimique, je reconnus que les 49 % de cendres provenaient de la charge au sel d’étain. Comme le sel d’étain possède la propriété, lorsqu’il est employé dans la proportion de 1 à 1, de désagréger complètement la fibre, la soie traitée par ce procédé n’offre qu’une résistance toute superficielle, et lorsqu’on imbibe une telle étoffe même simplement de benzine, elle cède sous l’effort de son propre poids et se déchire toutna-rellement.
- On lisait aussi dans le Textile Mercury :
- « Depuis longtemps 1 s fabricants de soie anglais se plaignent des quantités excessives de substances étrangères employées par les teinturiers en soie du continent. La charge est devenue si énorme que la con sommation de la soie brute en a souffert. Les teinturiers du continent ont eux-mêmes commencé à protester contre une pratique qui a pour conséquence inévitable d’amoindrir l’estime des consommateurs et de nuire à la soierie en général. Les teinturiers de Crefeld ont en conséquence présenté une pétition à leur Chambre de Commerce en vue d’une enquête sur ce sujet. Il s’appuient sur ce fait lamentable observé pendant ces dernières années, de la désagrégation de la soie trop chargée, pour ne plus vouloir accepter la moindre responsabilité quand on leur demandera une charge excessive. Le bas prix de la soie rend possible un retour à des pratiques plus saines et plus honnêtes.
- tandis que les charges exagérées sont d’un danger-incalculable pour l’industrie de la soie. »
- Je pourrais citer un certain nombre de protestations de ce genre ; pour ne pas donner à mon rapport trop de développement, je me bornerai à vous lire encore une circulaire que mon collègue et ami, M. Eastman, teinturier-dégraisseur à Londres, vient d’adresser à sa clientèle :
- « A la suite des difficultés sans nombre que j’ai eues pendant la saison dernière au sujet d’articles de soie pour robes et surtout de corsage qui se déchiraiert pendant les opérations les plus inoffensives, nous croyons nécessaires d’appeler l’attention des dames sur l’extension déloyale à laquelle est maintenant arrivée la sophistication dans la fabrication des tisses de soie. Il est à peine exagéré de dire que presque toutes les soies étrangères pour robes sont chargées d’une manière exagérée ; beaucoup en tout cas le sont à un point tel que leur achat ne peut causer que des déceptions.
- « La charge de la teinture de la soie se fait en flottes avant le tissage; cette opération n’a pour but que de produire un article bon marché et de tromper l’acheteur. Le praticien donne du corps à toutes les soies noires et de couleur et même aux soies blanches; pour cela il imprègne la flotte d’un sel métallique, généralement d’étain, avant de procéder à la teinture. Le résultat de l’opération n'est pas seulement d’augmenter le poids de la soie, mais de faire gonfler chaque brin soyeux. On a peine à croire jusqu’à quelle scandaleuse extension les teinturiers du continent poussent cette charge : la flotte de 16 onces peut, après ces manipulations, être renvoyée au tissage avec un poids de 24 à 40 onces, si elle est blanche ou teinte en couleur, et avec un poids de 64 à 90 onces, si elle a été teinte en noir. L’opération est conduite avec tant d’habileté que, même un connaisseur découvre difficilement à l'œil et au toucher l’indice de la falsification. Le fabricant sait fort bienque son tissu n’aura pas d’usage, mais peu lui importe 1 il sait que sa vente dépend de l’aspect flatteur de l’étoffe, de la beauté des couleurs et du bon marché et il ne trouve aucun avantage à produire un article en soie pure. Le marchand ne s’en soucie guère non plus, uniquement préoccupé qu’il est d’acquérir un produit de vente facile. Quant au consommateur qui croit fermement que ce qu’il achète est de la soie pure, il se trouve bien désappointé, quand
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- soie même neuves, dont le tissu a été ensuite reconnu chargé au sel d’étain, différents échantillons qui,teints simultanément, ont donné des résultats absolument différents ; certains ont pu supporter le traitement, d’autres s’y sont pour ainsi dire désagrégés; dans maintes étoffes teintes, reconnues ensuite chargées à l’étain, certaines parties avaient conservé de la ténacité, d’autres l’avaient perdue complètement. Il est donc absolument impossible au praticien de pouvoir, même après un essai de teinture au laboratoire, garantir que l’étoffe résistera ou ne résistera pas uniformément au traitement.
- Pour savoir si la soie est chargée à l’étain dans une proportion dangereuse, il faudrait procéder à une analyse comme celle qu’a faite le savant expert dont le rapport vient de vous être lu ; mais vraiment, on ne peut pas demander un pareil travail à un praticien modeste qui opère, non pas sur des parties de soie importantes, mais presque exclusivement sur des coupes et des robes; car, remarquons-le, l’analyse qualitative ne suffirait pas ici ; il ne s’agirait pas seu-lement de découvrir s’il y a charge, il faudrait encore connaître la proportion de la charge, pour savoir s’il y a danger d’altération de la fibre ; il serait donc nécessaire de procéder à une véritable analyse quantitative dont le coût et les procédés sont hors de proportion avec les exigences du métier, les lumières du praticien et le montant de la facture.
- Le teinturier ne saura donc généralement à quoi s’en tenir que quand il aura teint ou nettoyé l’article, c’est-à-dire quand le mal sera sans remède.
- Il se présentera alors deux manières de procéder. Il y en a une qui consisterait à indemniser le client de la valeur de la soie ; je ne fais que la citer sans appréciation, car elle ne recherche pas le droit ; elle ne fait qu’y substituer une concession qui, en fin de compte, peut être avantageuse au point de vue personnel, mais qui dessert l’intérêt général. Dans la seconde manière de procéder, on cherchera, au contraire, à établir les responsabilités ; on s’abouchera d’abord avec le vendeur de la soie, et, à l’aide des pièces fournies par le procès qui vient de nous occuper, on le mettra en demeure de terminer, à l’amiable, l’incident, par le paiement d’une indemnité basée sur la valeur de vente de l’article. Si ces tentatives de conciliation échouent il faudra, ou se laisser assigner par le client et l’amener à mettre en cause le vendeur, ou mieux l’engager à | attaquer directement le vendeur.Une fois le marchand
- il constate qu’après un peu d’usage la soie se coupe ou se déchire sans effort, surtout aux endroits exposés aux rayons du soleil ; la chaleur, en effet, détermine l’altération de la soie chargée qui se coupe et se déchire dans les plis ; c’est ce qui explique pourquoi une courte exposition à l’étalage du marchand suffit souvent pour enlever aux brins soyeux toute ténacité, et pourquoi, dans les corsages et les blouses qui ont été portés, le dos et les épaules, qui sont plus exposés que les autres parties, sont plus détériorés, tandis que d’au très endroits restent relativement solides.
- « On a ainsi vendu en Angleterre, pendant la saison de 1897, des milliers de blouses faites avec cette soie falsifiée, qui n'ont pas valu comme usage la moitié de leur prix d’achat.
- « Il n’y a qu’un remède au mal, c’est que les dames se décident à ne pas se prêter à cette monstrueuse tromperie, cessent de se préoccuper exclusivement du dessin, de la nuance et du bon marché, et refusent d’acheter à un marchand qui ne consentirait pas à leur garantir que la soie est pure de toute charge, ou qui ne pourrait pas leur indiquer la proportion de la charge ; si elles ne prennent pas ce parti, elles continueront à être trompées et déçues, comme par le passé.
- « Quant à nous, nous déclinons toute espèce de responsabilité au sujet des accidents qui se produiraient dans des tissus de ce genre pendant ou après une nouvelle teinture, un nettoyage mouillé ou à sec.
- a Eastman et fils ».
- Ces faits et ces exemples montrent assez l’importance du procès dont vous venez d’entendre l’historique. Puisse l’issue qu’il vient d’avoir, hâter les résultats de la campagne entreprise partout, en France et à l’étranger, contre les pratiques détestables de la fabrique de la soie !
- Des considérations techniqnes que vous venez d’en tendre, des incidents de l’action qui vient de se dérouler devant vos yeux, il faut essayer de tirer un enseignement pratique.
- Cherchons donc ce que devra faire le teinturier dans un cas pareil à celui qui s’est présenté au procès.
- Il ne pourra pas faire de réserves spéciales à l’article qui lui sera soumis, car il ne se rendra compte ni à la vue ni au toucher de l’incorporation à la soie d’une matière étrangère. Fera-t-il un essai de teinture au laboratoire ? Qu’il s’en garde bien.
- On a, à maintes reprises, prélevé sur des robes de |
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- ou le fabricant en cause, il faudra produire, soit devant le juge, soit devant l’expert, un mémoire portant:
- 1° in extenso le rapport de M. Persoz, et le jugement que vous venez d’entendre ;
- 2o Une note très courte établissant seulement l’assimilation du cas actuel au cas précité.
- L’affaire, dans ces conditions, ne pourra manquer de se terminer, devant n’importe quelle juridiction, par des conclusions identiques à celles qui ont mis fin au procès Jacquet.
- Je rappelle d’ailleurs, en terminant, que la Chambre a fait imprimer, il y a deux ans, une circulaire où elle met le public en garde contre les accidents que peut entraîner la charge de la soie et les prévient de l’impossibilité de les prévoir et de les éviter ; cette circulaire est toujours à la disposition de nos confrères.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU LIN ET DES FILS DE BATISTE (I) (Suite)
- Une fois les toiles insérées avec soin dans les cuviers lessiveurs, on répand sur chaque couche de toile une certaine quantité de lessive pour favoriser la distribution uniforme de cette dernière et lorsque le liquide a atteint le niveau de l’étoffe, on laisse écouler le liquide dans un récipient placé en dessous du cuvier et on le fait retourner par l’intermédiaire d’une pompe dans la chaudière à cuire où elle reprend la chaleur nécessaire pour retourner à nouveau au cuvier lessi-veur. Cette opération se répète de six à huit fois suivant la finesse de la toile à lessiver; finalement le liquide passe de dix à douze heures consécutives en contact avec le tissu ou le fil. Au bout de ce temps il faut soutirer, sortir la toile, l’éventer légèrement et la porter encore imprégnée quelque peu de liquide les-siveur, sur le pré.
- Ses lessivages subséquents se pratiquent avec une élévation graduée de température. On opère par exemple au deuxième lessivage à 60 650 poùr passer à 65 à 70 au troisième ; la lessive caustique de soude du 4e bain se verse au bouillon tout en augmentant la force du bain de 1 1/2 degré.
- Si dès le début on met la toile en contact avec une lessive bouillante ou si même on la fait bouillir dans
- (1) D’après V. Joclet (l’Art du Blanchiment).
- un tel liquide, la matière extractive colorante du lin se fixe sur la fibre et il devient excessivement difficile de s’en débarasser par la suite. Il en est à peu près de même lorsque dès le début on se sert de lessives alcalines trop énergiques ; l’expérience a démontré que lorsque dans les premières opérations d’un lessivage méthodique on ne fait intervenir que des liquides alcalins très faibles, l’action en est d’autant plus énergique sur les parties extérieures de la fibre et ce n’est que lorsque le cœur du fil se trouve plus disposé par les opérations premières à céder sa matière extractive qu’il convient d’augmenter la force du bain dissolvant et de lui donner ainsi plus de force d’influencer la fibre à blanchir.
- Après la quatrième lessive alcaline l’opérateur procède pour la premère fois au blanchiment par l’acide sulfurique. On prépare le bain dans une cuve ordinaire en bois dans laquelle un mètre cube d’eau est additionné de 10 à 12 parties pondérales d'acide sulfurique à 60 degrés. Dans cette préparation on veillera à ne pas verser l’acide pur dans la cuve et on l’étendra au préalable d’eau ; l’addition de l’acide sulfurique pur concentré à l'eau produit une élévation considérable de température et l’ouvrier occupé à préparer le bain pourrait être blessé par des projections d’acide.
- Bien agiter le bain pour répartir uniformémen l’acide dans le liquide. Au-dessus de la cuve se trouve adapté un moulinet en bois servant à introduire les pièces dans le liquide; ces dernières, rattachées les unes aux autres par leurs chefs, font de quatre à cinq fois le tour du bain dans lequel elles restent ensuite immergées de 8 à 10 heures. Généralement, on s’arrange de façon à ce que les pièces couchent la nuit dans le bain acide, seulement on prend ses précautions pour qu’elles ne se trouvent pas trop serrées les unes sur les autres dans le liquide. Au matin, les pièces sont sorties au moulinet, sont égouttées et relavées pour se purger complètement de toutes traces d’acide.
- Le bain d’acide sulfurique n’a aucune influence nocive sur la toile, même si la force du bain était plus élevée que celle que nous venons d’indiquer; mais même à l’état des plus dilué, cet acide est très dangereux pour la solidité de la fibre, s’il était séché sur elle : la dessiccation concentre l’acide en évaporant l’eau qui l’étend, et partout la fibre est brûlée.
- Le lait tourné, les eaux suries produits de la fermentation du son ou de la farine de seigle et quelquefois d’orge égrugée sont également employés dans le même
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- but, surtout dans les petites blanchisseries hollandaises.
- Après l’action du bain acide, on procède successivement à la cinquième lessive (de la force de 2 B.) ; on se sert d’habitude, à cet effet, d’une lessiveuse à vapeur, puis étendage au pré et sixième lessive (2° B. forts) ; cuisson de 8 heures et retour 4 à 5 jours sur le pré. Un deuxième bain acide succède à cette opération, puis une septième lessive, un séjour sur le pré et un troisième bain d’acide.
- Généralement, l’étoffe qui a subi toutes ces opérations possède une blancheur très suffisante déjà; parfois cependant, et pour certains genres, il faut encore quelques nouveaux passages en lessive, sur le pré et sur bain acide. Certains industriels spécialistes du genre déconseillent énergiquement plus de trois passages en bain acide et prétendent que l’eau acidulée a donné ainsi à la toile blanchie un blanc assez intense et assez solide pour que la toile ainsi préparée ne puisse jamais reprendre son ton gris jaunâtre naturel.
- Dans l’intervalle des diverses opérations du blanchiment, la toile est foulée à plusieurs reprises : certains praticiens répètent cette manutation jusqu’à cinq fois, d’autre quatre fois; mais la généralité des praticiens tient trois fois comme suffisant. C’est là aussi notre opinion personnelle; cela suffit amplement pour débarrasser la toile de toutes les impuretés qui y adhéraient et de continuer de lui donner son maximum de blancheur. Si, au contraire, on multiplie au delà du nécessaire l’opération, on fait perdre ainsi à la toile sa tenture grenue : d’ailleurs, la friction répétée des toiles les unes sur les autres comme aussi contre les parois latérales de la caisse de la fouleuse commencent par ouvrir le fil des lisières pour les user finalement et contribuent ainsi à affaiblir la solidité du tissu.
- (A suivre).
- 2 2 Q 8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Cochenille
- Ur......................... Vert bleu rabattu Ur, Al
- Al......................... Rose violacé foncé Sn,Zr
- Sn. ................... Rose vif clair
- Zr..................... Violet rouge
- Th, G1................. Violet rougeâtre
- Y................... . Violet d’alizarine
- Ce, Bi, Cu, Cr.. ... .. Violets divers rabattus clairs
- Fe..................... Gris sale
- Cachou en carreaux
- G1, Al, Mn............. Aricot clair Zr, Th, Bi
- Sn..................... Rouille vif
- Ce, Pb, Hg, Cr, Ni, Y.. Modes rosés
- Bi, Ur, Th............ Bois rose moyen
- Zr..................... Bois vif
- Cd Zn, Co............ Se teignent peu ou pas
- Cachou pégu
- Ur, Zr, Th, Bi . ... Cachou rougeâtre Ur,Sn,Zr
- Al, Y, Cr.............. Cachou moins vifetplus cia r
- Sn..................... Mode jaune
- Ce,Pb,Hg,Zn,Cu,Ni,Co. Modes sales divers Acide picrique
- Le savonnage a tout enlevé.
- Jaune d’aniline {Badische)
- Le savon a tout enlevé.
- Jaune naphtol S {Badische) Cu Vert de cuivre assez vif
- Le savon a enlevé le reste.
- (A suivre).
- APPRÊTS
- COTON SOYÉ PAR MERCERISAGE {Suite)
- Action en teinture
- On a toujours observé que l’action des alcalis, notamment dans les cotons mercerisés (depuis longtemps expérimentés), donnait aux fibres végétales une affinité très prononcée pour les matières colorantes, à tel point que, comme sur l’oxycellulose, mais à un degré moindre, des colorants à mordants montent sans mordançage sur ces fibres ainsi modifiées.
- Cette affinité se retrouve nécessairement sur les cotons soyés par la nouvelle méthode.
- Pour la teinture de ces textiles, on recommande d’entrer à froid, d’introduire les matières dans le bain par petites quantités, et de chauffer graduellement.
- Les moyens usités pour le coton ordinaire sont, d’ailleurs, ceux qui paraissent convenir aussi au coton
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- mercerisé. Les colorants teignant sur bains alcalins s’indiquent naturellement.
- La maison Fr. Baeyer a fait breveter une méthode visant à merceriser le coton, avec ou sans tension, et à le teindre, par la même opération.
- Elle indique pour cela des colorants qui supportent une très forte alcalinité, et qui ont aussi l’avantage de fournir des teintes solides : ce sont le cachou de Laval, le noir solide, le katigène.
- Ces couleurs sont ajoutées au bain de soude caustique; le coton, tendu ou non, y est immergé 6 à 10 heures, puis lavé. Les teintes, paraît-il, en sortent très intenses, et le coton prend l’aspect soyeux s’il a été immergé tendu.
- Brevet Thomas et Prévost
- Le mémoire descriptif du brevet allemand est ainsi conçu, d’après une traduction du Moniteur scientifique : Si l’on soumet des fibres végétales à l’action de lessives alcalines concentrées ou d’acides également concentrés, elles se modifient chimiquement et acquièrent une affinité notable pour toutes les matières colorantes et les mordants. Cette propriété peut être utilisée pour produire sur la fibre végétale des tissus mélangés, des couleurs foncées ou noires en même temps que l’on communique à la soie des couleurs différentes quelconques, tandis que ces articles ne pouvaient être obtenus jusqu’ici que par la teinture en écheveaux ou par le tissage du coton noir grand teint avec de la soie non teinte et teinture ultérieure en pièce.
- Que l’on teigne, par exemple, dans un bain monté avec une couleur directe, substantive, et relativement peu chargée, le coton préparé (mercerisé) se teindra en nuances très foncées, tandis que la soie restera presque incolore en raison du peu de matière colorante contenue dans le bain et pourra ultérieurement recevoir telle nuance vive que l’on voudra.
- En employant en chaîne ou en trame des fils teints en nuances solides, on peut varier les effets, de même qu’en tissant avec des fils de coton mercerisés et non mercerisés en étoffes, velours, peluches, rubans, etc.
- Ce procédé présente cependant une difficulté due au retrait considérable qu’éprouve la fibre végétale au mercerisage, si bien qu’on ne peut songer à l’appliquer dans la pratique.
- Nous sommes parvenus à éviter cet inconvénient en soumettant a l'action des alcalis ou des acides la fibre végétale à l’état de forte tension, soit avant ou après
- le tissage, avant ou après filature. La transformation opérée, on lave, en maintenant toujours sous tension jusqu’à ce que la très forte tension interne, due à la réaction, se soit atténuée. On peut alors enlever la fibre de l’appareil tenseur et la soumettre à tous traitements ultérieurs de teinture ou d’apprêt sans avoir à redouter de nouveau retrait.
- La lessive alcaline qui convient le mieux pour ce travail peut marquer de 15 à 32» Baumé. A froid une pareille lessive n’altère pas la fibre de soie ou de coton ; bien plus elle augmente la résistance de cette dernière.
- Comme acide, on peut employer l’acide sulfurique concentré entre 49 1/2 et 55 1/2 Baumé. Mais l’emploi de ce réactif demande beaucoup plus de soins que celui d’une lessive caustique ; l’immersion plus courte doit être suivie immédiatement d’un lavage très soigné.
- La réaction se produit presque instantanément, surtout lorsque le coton a été graissé au préalable et employé encore un peu humide. La fin de cette réaction se reconnaît à l’aspect parcheminé de la fibre ou du tissus.
- Le coton traité de la sorte peut être traité par tous les agents employés communément dans la teinture et l’impression sur fibre. On notera seulement que les mordants et les colorants s’y fixent plus rapidement et en plus grande proportion. C’est ainsi que notre coton, extrait d un bain de mordançage environ le double du tanin qu’absorberait dans les mêmes conditions le coton ordinaire.
- Voici comment nous nous y prenons pour empêcher le retrait de la fibre durant la réaction. S’agit-il, par exemple, d’un tissu dont la chaîne est en soie et la trame en coton : nous tendons le tissu sec ou humide en le maintenant dans le sens do sa largeur par des griffes, etc.; dans cet état on l’arrose avec la lessive caustique. Lorsque la réaction s’est produite, ce que l’on reconnaît, comme nous l’avons dit, à l’aspect parcheminé du tissu, on rince à l’eau jusqu’à ce que l’excessive tension causée par l'action de la lessive ait diminué. On enlève alors le tissu de la machine et le neutralise dans un bain spécial. Ainsi traité, il n’éprouve plus de retrait ultérieur.
- S’il s’agit de rubans, peluches ou autres tissus analogues qu’il est impossible ou du moins très difficile de maintenir tendus, on mercerise avant tissage. Les échevaux sont immergés dans le bain, tendus au moyen de rames spéciales.
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- On peut aussi préparer la fibre végétale avant la filature.
- (A suivre.)
- MATIÈRES COLORANTES
- Indigo pur B. A. S. F. {Suite et fin)
- La poudre de zinc étant introduite dans le bisulfite, on continue à brasser pendant vingt minutes, puis on laisse déposer pendant 2 heures. Le liquide clair surnageant (le précipité lourd que renferme le zinc s’est pris en dépôt solide) est ensuite versé dans 50 litres d’un lait de chaux à 20 % (200 gr. de chaux vive par litre d’eau). On brasse de nouveau, quelquefois on laisse reposer 12 heures et l’on décante ou l’on filtre.
- Comme récipients on se sert de tonneaux ou de cuveaux quelconques, et pour la filtration on pourra employer n’importe quel bon tissu de coton que l’on tend sur un cadre en bois. Il convient de ne pas préparer d’avance une trop grande quantité d’hydrosulfite, il vaut mieux en faire chaque fois la quantité strictement nécessaire, étant donné que le produit frais est beaucoup plus actif.
- Préparation de la cuve-mère d'indigo blanc. - Dans 80 à 100 litres d’eau à 60-80 C., délayer soigneusement 50 kil. d’indigo pur en pâte à 20 0/0, ou la quantité équivalente d’indigo en poudre, ajouter 60 litres de lessive de soude caustique à 250 B. et environ 200 litres de solution d’hydrosulfite. Bien remuer (pa'lier) le tout et, le cas échéant, chauffer à 40-50° C., au moyen d’un barbotteur de vapeur. Le plus souvent il n’y aura pas lieu de chauffer, car la température de l’eau chaude employée suffira à produire en une ou deux heures la réduction et la solubilisation complète de l’indigo. Afin d’activer cette phase de l’opération, on remue doucement de temps à autre. Lorsque la réduction est terminée, la liqueur doit présenter la teinte d’une bière brune sans aucun fond verdâtre.
- En y plongeant une plaque de verre et en la retirant vivement, le liquide doit s’écouler jaune clair et ne commencer à verdir qu’au bout de 10 à 12 secondes; s’il met plus longtemps, c’est qu’il y a trop d’hydrosulfite, il convient alors d’en prendre moins pour la réduction suivante. Si le liquide est verdâtre ou qu’il verdit trop rapidement, c’est qu’il manque d'hydrosul-
- fi te. De toute façon, un léger excès d’hydrosulfite et de soude n’a pas d’effet nuisible.
- Cuve de teinture. — La cuve se monte d’avance de la façon suivante : bien mélanger 20 litres d’hydrosulfite avec environ 2800 à 3000 litres d’eau, y ajouter la quantité voulue de solution mère ci-dessus et laisser reposer une nuit. Le lendemain on peut commencer à teindre.
- Pour la teinture du coton, la soude fournit de meilleures teintes que la chaux et un trop grand excès d’hydrosulfite doit être évité.
- Les proportions indiquées doivent être prises comme moyennes.
- La cuve prête à la teinture doit renfermer 0,3 a 0,33 % d’indigo pur. Pour des cuves destinées à la teinture du fil, et dont le volume est généralement de 700 à 1000 litres seulement, les indications qui précèdent suffisent à la détermination des quantités à employer étant donné que l’on compte également 3 kilos d’indigo pur par 1000 litres de cuve.
- Maniement de la cuve. — Le maniement de la cuve est tout ce qu’il y a de plus simple et se règle d’après les indications de la plaque de verre, c’est-à-dire le verdissement progressif de la marchandise.
- Le moment où il convient de rajouter de la solution d’indigo mère, d’indigo réduit dépend de la quantité et de la nuance de la marchandise sortie de cuve. Dans le cas où la cuve est insuffisamment réduite, ce que l’on reconnaît à sa teinte verdâtre et à son verdissement prématuré, on y ajoute 10 à 20 litres d’hydrosulfite.
- Dans ces conditions une cuve peut durer des années, il ne s'y forme pas de dépôt lorsque les nombreux remontages ont fini par la charger de sels minéraux, on élimine ces derniers en teignant en bleu clair, tout en remplaçant chaque fois par de l’eau de condensation la quantité de liquide enlevée par la mise précédente.
- Voilà rapidement, les données nécessaires à la teinture du coton. .
- La Badische est actuellement en instance de brevet pour un perfectionnement qui consiste à additionner la cuve à l’indigo pur de gélatine ou d’huile pour rouge. Cette addition aide à la fixation de l’indigo qui se fixe alors plus rapidement et d’une façon plus solide.
- Peuvent rendre office de mordant pour indigo sur coton toute une série de substances protéiques telles
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- que la caséine, l’albumine, les colles, les gélatines, le gluten, le savon, les sulforicinates ou huiles pour rouge turc.
- Le ton rougeâtre des teintes corsées s’obtient par l’addition d’un de ces produits d’une façon rapide et avec un dégorgeage presque nul.
- Dans la teinture actuelle avec l’indigo végétal on obtient aussi par ce procédé des teintes plus intenses, il y a près d’un an, ayant des cotons mordancés pour rouge grand teint (rouge turc) c'est-à-dire passés en huile et alumine, ce coton fut teint par erreur en cuve d'indigo et l’on obtint ainsi une nuance bleue d’un 1/3 au moins plus foncée que le bleu passé dans les mêmes cuves avec coton non mordancé.
- Nous reviendrons forcément sur cet indigo pur, et tout prochainement ici nous verrons son emploi dans la teinture de la laine avec cuve à l’hydrosulfite.
- M. Ude.
- DIVERS
- INFORMATIONS
- Depuis le 1er mars, des échantillons de verres, de liquides, de matières grasses, de poudres colorantes et d’abeilles vivantes sont admis à l’expédition par la poste, dans les relations franco-britanniques.
- Ce mode d’envoi ne sera pas applicable à l’égard des préparations pharmaceutiques à base d’alcool, des alcools de tous genres, des vins ordinaires ou médicinaux et de la bière, dont l’expédition de France en Angleterre, et vice versa, par la voie de la poste, reste interdite.
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. A.-J. et fils à Niort, — Nous répondons à votre honorée du 21 écoulé. Malheureusement, nous ne connaissons aucun ouvrage spécial traitant de la teinture et des apprêts des étoffes de soie, surtout lorsqu’il S agit du chiffonnage. Nous chercherons néanmoins à vous donner satisfaction s’il y a lieu et dans un de nos plus prochain numéros. Nous espérons que nous pour-rons vous renseigner si possible.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie a la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9°" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. j — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux. Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
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- Clôture pour insuffisance d’actif
- Octave tils, produits chimiques, 22, rue Saint-Paul, à Paris. — Jug. du 30 nov. 97.
- Homologations de concordats
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- TÉLÉPHONE
- Bureau D
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- CHEMIN DE FER D’ORLEANS Hiver 1897—1898
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies de-
- Béarn GtC-
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares da réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie,.dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-apres, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-B gorre, Montré-jeau, Bagnères-de -Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris (otâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. - Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bi -gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANNÉE
- La Compagnie P.-L.-M. organise avec le concours de l'agence Desroches deux excursions permettant de visiter (tous frais compris) la première : l'Algérie et la Tunisie (du 27 février au 4 mars ou du 20 mars au 25 avril). Prix au départ de Paris : lre classe, 1100 fr. ; 2a classe, 980 fr. La seconde : la Corse (du 24 février aux 12 ou 19 mars) Prix au départ de Nice et, suivant 1 itinéraire choisi : lre classe, 525 fr. ou 650 fr. ; 2e classe, 450 fr. ou 570 fr.
- S adresser, pour renseignements et billets, aux bu-reaux de l’agence Desroches, 21, rue du Faubourg-Montmartre, à Paris.
- De Lyon : 50 francs en 2e classe ; 30 francs en 3e classe.
- Les billets pour ce train de plaisir seront délivrés à Paris du 1er février.
- Pour plus amples renseignements, consulter les affiches publiées par la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkes-tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Via Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Via Fekestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neinchaven Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (Ire et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valab'es pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; ire classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50. soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- COULEURS DIAZOTÉES POUR TEINTES SOLIDES AU LAVAGE. — Primuline — Diazo Bordeaux — Diazo brun G. V. R. extra — Diazo bleu — Diazo noir —Diazo noir brillant.
- COULEURS BASIQUES — Auramine — Chrysoïdine — Rhodamine — Pyronine — Saffranine — Rouge Rhoduline — Rouge Rhoduline brillant — Violet Méthyle — Violet Rhoduline — Bleu solide nouveau — Bleu nouveau — Bleu pour coton. — Bleu Turquoise — Bleu Victoria nouveau - - Vert nouveau — Vert brillant — Vert émeraude — Brun Bismarck — Gris nouveau — Gris solide nouveau, etc.
- SPÉCIALITÉS POUR IMPRESSION SUR COTON. - Jaune Diamant — Jaune au chrome— Orange Diamant— Orange au chrome — Rouge au chrome — Rouge au chrome brillant — Chrôme-rubine — Bordeaux au chrome — Bleu gallamine — Bleu célestine — Violet au chrome — Bleu au chrome — Vert au chrome — Alizarine Bordeaux — Jaune d’Alizarine — Bleu d’alizarine brillant.
- TOUTES LES COULEURS POUR IMPRESSION ET TEINTURE DE LA LAINE
- Mode d emploi et Cartes d’échantillons de toutes les couleurs sont à la disposition de nos clients Agences et Dépôts dans les principaux Centres industriels
- USINES : Elberfeld — IBarmen — Leverkusen près Cologne — Moscou — Fiers par Croix (Nord)
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- 79
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Mars)
- On cote :
- Acide tartrique. . Anis d’Espagne. Anis du Levant. Bois de :
- 280 .. à .......
- 80 ............
- 60.............
- Campêche Laguna.......... 18 .. » Martinique............. 11 .. »...........Jaune Carmen.......M .. ».............» Maracaïbo.......14 .. Cannelle de Chine.... 110 .. — de Ceylan de n- 000.à 4 2 50
- Cochenilles : Grises................... 250 ..
- Argentées................. 265 ..
- Zacatilles................ 255 ..
- Noires ordinaires........ 240 ..
- » supérieures. .... 270 ..
- Crème de tartre.......... 180 ..
- Curcuma Bengale.......... 45 ....
- Dividivi .................. M
- Gommes : Arabique.................. 170 ..
- Aden...................... 100 ..
- Damar Singapore.......... 120 ..
- » Batavia............. 170 ..
- Sandaraque................ 185 ..
- Gambier...... ...... 35 ..
- Graines jaunes........... 55 ..
- Galles vert et noir . .. 115 ..
- Girofles............... 100
- Fenouil...... ...... 47
- Macis...................... 4
- Muscades n- 1............... 4 ..
- Mercure..................... 5 25
- Opium 9 00,00 ............. 22 . .
- Résine.................... 14
- Safran Valence............ 100 ..
- Styrax.................... 180 ..
- 1 65
- 140 .
- 7 ’
- 5 .
- 25 ’
- 105 .
- 180 .
- indigos. —On cote au demi-kilogramme : Madras, bon moyen assez tendre F. 2 50 à 2 75 moyen ordinaire 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon . violet et violet r..... 350 4 . .
- Kurpah moyen et moyen ordinaire.............. 2 50 3 25 Sumac en feuilles......F. 18 . . 0/0
- — en poudres.............F. 20 .. » vordet, en pains, extra sec :
- sous toile, F, 165 .. 010 k. sous papier, F. 165 .. 0[0 k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » «n boules. 105 .. »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (5 Mars)
- Boie de teinture
- Le campêche a eu la vente de quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne
- - ire qualité... 12 . . à 13
- - 2e qualité .. . 10 il
- 3e qualité.... 6 50 8
- — Sisal, Yucatan... 8 9 50
- Honduras 8 60 9 10
- Tabasco 7 50 8
- Haïti Cap 5 50 6
- » 5 60 5 75
- v St-Marc Gonaïves. . 6 40 6 75
- » Fort-Liber.é 5 80 6 25
- P.-de-Paix 6 75 7
- 5 60
- Saint-Domineo 6 7
- Martinique et Guadeloupe. 4 75 5 25
- Jamaïque. 5 25 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 75 .7 25
- J Manzanillo 6 75 Y, 25
- J Tuspan 7 7 50
- • 6 90 7 25
- » Campêche 6 6 25
- g Carmen 6 25
- » Tampico 6 50 25
- • Porto-Plata 5 75 6
- » Haïti 5 75 6
- Jamaïque 5 6 50
- s Barcel et P. Cab .. 6 75 7
- • Rio Hacha 5 . k 5 25
- » Carth. et Savan... 5 5 25
- y Maracaïbo 5 25 5 75
- « Fustet 100 k. 12 14
- » Tatajuba 50 k. 4 75 5. 25
- B Babia 5 5 50
- » Corinto. 6 30 25
- • Amapala ... 50 kil. 6 25 7 25
- 6 8
- » Calliatour... 100 k. 14 16
- » Lima 50 kil. 8 9
- » 7 9
- » 3 4
- » Sandal 100 k. 5 7
- » Sapan 50 k. 6 8
- fi Quebracho.. 1009 k. 80 88 . •
- Rouge Pernamb.......50 k. 14 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M...........
- - en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 16 . 18 ..
- Cochemille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille... 1 60 2 . .
- Ténériffe grise............ 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond...... M...............
- Dividivi On cote les 50 kil 7 .. 13 ..
- Indigos
- On n’a rien connu de traité en disponible. .La reprise du terme s’est encore accentuée cette semaine; on a ainsi payé jusqu’à 10 c. de hausse et depuis il n’y rien eu à noter.
- On cote sctuellement : Beng. sur v. et bl. 12k.. » fin viol, et pourpre... » beau viol, et dito.... 9 bon violet » moyen violet » bon violet rouge » bon moy. v. roug....
- Beng. fin rouge.......... » bon dito................ » bon à fin cuiv.......... » cuiv. ord. et bas.......
- Java.....................
- Kurpah...................
- Madras...................
- Manille..................
- Caraque .................
- Guatemala flor.......... »...................sobre.................. ».....bon à fin cor..... ».............cor. ord. à.......bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. » bon à beau............. » ord. et moyen..........
- Orseille On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert ..............
- Mers du Sud..............
- Madagascar...............
- Quercitron On cote les 50 kil. : Baltimore fin effilé » gros effilé Rocou. . Antilles 1/2 kil.
- Cayenne..................
- 7 75 8
- 7 25 7 50
- 6 75 7
- 5 75 6
- 5 25 5 50
- 4 50 4 75
- 4 75 5
- 5 50 5 75
- 4 50 4 75
- 3 75 4
- 3 4 25
- 2 5
- 1 4
- 1 3
- 1 50 4 50
- 5 25 5 75
- 3 25 4 50
- 3 25 4 50
- 1 2 50
- 6 50 7
- 5 6
- 3 • • 4
- M .
- M '..
- 7 50 à 8 50
- 6 .. 7 ..
- MATERIEL POUR
- BLANCHISSERIES, TEINTURES
- ET APPRÊTS
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtimente industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C• Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Ftudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- par ligne.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme)' Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc. .
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55.. rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, venti-lation. ..„XT
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, a Lille (Nord).
- Voitures
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris. Spécialité pour la teinture, l’impression.
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- 42e Année. — No 6
- Le Numéro : 0,75
- 20 Mars 1898
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- (S/ ’ J
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus SS8UVT"
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ..;... . 15 fr.
- — Six mois........... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s'adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 80 — PARIS
- ANNONCES : | Falienevernelaise): ; : 1S
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal. ______________
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Teinture des laines à broder et à tricoter Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils .de batiste (suite).
- Mordants. —Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et Impressions. — De la conformité en teinture (étude professionnelle).
- Apprêts. — Coton soyé par mercerisage (suite).
- Matières colorantes. — L’Alizarine Saphirol. — Couleurs benzo-nitrol sur fil de coton.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — La teinture à Saint-Etienne (suite). — L'exposition de Turin. — Informations. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Teinture des laines à broder et à tricoter (1)
- Souvent nos collègues, et ceux de la province en particulier, sont sollicités à titre de complaisance par leurs clientes de vouloir bien leur teindre des laines a tricoter ou à broder en nuances diverses de réassortiment; nous croyons utile de leur indiquer ci-contre quelques recettes aussi simples que peu coûteuses de donner entière satisfaction à ces demandes qui s’écartent cependant quelque peu du travail ordinaire de la teinture du chiffonage.
- Nous commencerons d’abord par les filés en laine blanche pure, nous réservant de revenir ultérieure-ment de traiter des filés en déchets de laine déjà colorés. En donnant ces recettes nous n’avons pas seule-ment pour objectif de fournir une teinture solide à la
- (1) D’apres la Deutech Faerb Zeit.
- lumière, mais de n’indiquer que des procédés permettant de laver impunément les fils teints qui,presque toujours, sont destinées à la confection d’objets d’un usage journalier et exposés par suite à se salir rapidement.
- Après avoir passé le fil brut dans une légère lessive de soude pour le débarrasser et des corps gras et des impuretés qu’il pourrait contenir, après l’avoir ensuite soigneusement relavé, le fil est prêt à la teinture. Mais qu’on ne s’y trompe pas et qu'on ne considère pas une laine d’une blancheur immaculée comme apte à la teinture sans dégraissage préalable : depuis quelque temps déjà il est de notoriété publique que les laines brutes sont souvent maquillés par toutes sortes d’ingrédients, et même chargées dans un bain de savon non seulement pour en augmenter le poids mais encore pour tromper plus facilement l’acheteur sur la beauté de la matière première employée. On blanchit d’ailleurs très fréquemment les laines brutes par un passage à l’hyposulfite acidulé et par une teinture à froid dit azurage.
- Ces laines ainsi fardées demandent beaucoup de surveillance de la part du teinturier s’il veut bien unir et bien égaliser ses nuances.
- Ceci dit commençons d’abord par les couleurs vives et claires et avant tout l’écarlate.
- Ecarlate clair, pour 5 kil. fil.
- Préparer le bain avec :
- Eau très propre.
- 100 gr. écarlate croceïne 3 BX (Usine de Fiers.) 10 » jaune solide entre id.
- 2 kil. 500 » sulfate de soude
- 750 » acide sulfurique.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Bouillir 1/2 heure et ajouter :
- 1 kil. alun
- 0 kil. 250 gr. acide acétique.
- Bouillir encore au frémi pendant 1/2 heure et fini.
- Ecarlate, pour 5 kil fil.
- Eau très propre et contenant le moins de calcaire possible.
- 100 gr. écarlate diamine B
- 2 kil. sulfate de soude
- 200 gr. acétate d’ammoniaque.
- Monter lentement au bouillon, bouillir 1/2 heure et ajouter :
- 1 kil. acide acétique.
- Faire frémir encore 1/2 heure et fini.
- Orange,pour 5 kil. fil.
- Eau très pure.
- 100 gr. tartrazine
- 50 » croceïne écarlate 3 BX
- 2 kil. sulfate de soude.
- 750 » acide sulfurique.
- Entrer à tiède, monter lentement au bouillon, soutenir le bouillon 1/2 heure et donner :
- 1 kil. alun
- 250 » acide oxalique.
- Laisser encore frémir 1/2 heure et fini.
- Jaune paille pour 5 kil. fil
- La tartrazine est le colorant tout indiqué pour ce genre de jaunes. Teindre comme suit : Eau très pure.
- 60 gr. tartrazine
- 2 kil. sulfate de soude
- 1 » acide acétique.
- Entrer à tiède, monter doucement au bouillon; soutenir le bouillon 1/2 heure et ajouter alors :
- 3 kil. tartre factice en deux fois et finir par un léger bouillon d’une 1/2 heure.
- Bouton d’or pour 5 kil. fil
- Quand il s’agit d’un bouton d’or, prendre trois fois la quantité de tartrazine et procéder comme ci-dessus; la nuance obtenue est très vive.
- On obtient d’ailleurs un résultat aussi satisfaisant en employant la chrysophénine de l’usine de Fleis (Bayer et Cie); c’est un colorant spécial pour bouton d’or, tandis que la tartrazine est préférable pour la nuance paille à cause de sa grande pureté et vivacité.
- Voici comment l’on teint avec la chrysophénine : Eau très pure et tiède.
- 100 gr. chrysophénine
- 2 kil. sulfate de soude
- 1 » acide acétique.
- Monter lentement au bouillon, soutenir le bouillon 1/2 heure et ajouter :
- 2 kil. 500 gr. tartre factice en trois fois; laisser frémir 3/4 heure et échantillonner.
- Rouge foncé vif pour 5 kil fil On obtient un rouge très plein comme suit : Bain d’eau très propre et tiède.
- 1 kil. 500 gr. alun
- 250 » acide oxalique
- 250 » crocéine écarlate 5B (usine de Fiers) 250 » crocéine écarlate 3BX »
- 100 » tartre »
- Monter lentement au bouillon; bouillir et dans le cas où le client demanderait une solidité au lavage toute spéciale, laisser poser encore 1 heure sur le bain. Ce rouge a un reflet tout particulier, que la cochenille seule est susceptible d’égaler, mais qui est infiniment meilleur marché et plus simple à exécuter.
- Autre rouge foncé vif pour 5 kil. fil
- Une nuance qui se rapproche de la précédente, tout en étant un peu moins vive s’obtient avec le rouge solide Diamine F de Cassella.
- Garnir le bain tiède avec :
- 100 gr. rouge solide Diamine E
- 3 kil. sulfate de soude
- 200 gr. acétate d’ammoniaque.
- Monter lentement au bouillon, ajouter après une 1/2 heure :
- 2 kil. acide acétique ; continuer à bouillir 1/2 heure et fini.
- Si la nuance est appelée à supporter un lavage énergique, ajouter, lorsque le bain est tiré à clair :
- 50 gr. bichromate de potasse et laisser encore bouillir 1/2 heure. Ce rouge est extrêmement bon marché tout en étant d’un excellent emploi.
- Autre rouge foncé vif pour 5 kil. fil
- Garnir avec :
- 260 gr. rouge d’anthracène (usine de Fiers) 2 kil. sulfate de soude »
- 1 » acide acétique. »
- Monter lentement au bouillon; maintenir le bouillon 1/2 heure et ajouter :
- 2 gr. Acide acétique; laisser encore frémir 1/2 heure et fini. Ce procédé est suffisant pour des fils ordinaires;
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- X
- C:
- mais si l’on veut une solidité plus grande au point de vue de la résistance aux lessives, il faut donner dans 13 même bain:
- 50 gr. bichromate de potasse et laisser encore bouil -lir 1/2 heure.
- Autre rouge foncé vif
- On obtient également une bonne teinture de ce genre avec le produit connu dans le commerce sous le nom de rouge drap : on emploie le même procédé de teinture que celui indiqué pour le rouge d’anthracène. Ainsi sur un bain chaud donner :
- 200 gr. Bronze drap G.
- 1 kil. 500 » Sulfate de soude,
- 1 kil. Acide acétique, monter lentement au bouillon, et après 1/2 heure de bouillon ajouter.
- 2 kil, acide acétique et continuer à bouillir jusqu’à ce que le bain soit tiré à clair. Pour donner plus de solidité il est bon d’ajouter au même bain, 50 gr. de bichromate de potasse.
- La résistance à la lumière et au porter de ce genre de teinture ne laisse rien à désirer et se rapproche surtout des rouges d’alizarine.
- (A suivre. )
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU LIN ET DES FILS DE BATISTE (I) (Suite)
- Blanchiment façon d'Irlande et d’Ecosse. — Ces pro cédés, surtout celui de la façon irlandaise, a été adopté assez communément, et depuis fort longtemps déjà par nos industriels ; les plus grandes blanchisseries se servent communément de ce système plus ou moins modifié ou amélioré.
- On détrempe la toile de 16 à 20 heures dans de l’eau tiède; relavage pendant environ 1/2 heure après le premier détrempage, étendage sur le pré pour sécher, puis rentrer dans une chaudière en fonte garnie d’une grille en bois sur laquelle est fixé un filet de cordes pour faciliter une fois la cuite terminée la sortie d’un seul coups de la marchandise soulevée par une grue. Dans toutes les opérations, les lessives sont causti-fiées; on n’emploie plus guère aujourd’hui à cet effet que de la soude calcinée et bien rarement encore des
- (1) D’après V. Joclet (l’Art du Blanchiment).
- cendres gravelées. Le blanchisseur prend à la fois une quantité assez considérable de soude calcinée (125 à 150 kil.) qu’il dissout à froid dans une chaudière en fonte spacieuse; il y ajoute 33 % de chaux éteinte et fait bouillir ; après refroidissement, la lessive claire est siphonée avec un siphon en plomb dans une chaudière en fonte spéciale en ayant soin de ne soutirer que le liquide clair.
- La toile une fois immergée dans la lessive (opération qui se fait au moment où la lessive est assez refroidie pour ne marquer que 40° cent.), on la fonce avec des longs bâtons en bois, et on a soin de ne jamais laisser les pièces ou les écheveauxhors le liquide blanchissant. A cet effet on couvre avec des planches découpées spécialement pour cet usage et qu’un chevalet fixé à deux traverses superposées à la chaudière fait constamment descendre dans le liquide.
- Le temps du lessivage comme la force des bains ne sont pas constants pendant les diverses phases de l’o -pération. La première cuvée dure environ une heure 1/2, la seconde deux, la troisième 2 h. 1/4, la quatrième 2 h. 1/2, la cinquième trois, et à partir de ce moment diminue à chaque fois régulièrement d’une demi-heure. Il en est de même de la concentration de la lessive ; pour la première fois on emploie un liquide de 3/4 de degré B., pour la deuxième 1 degré, pour la troisième 1° 1/2, pour la quatrième 1° 3/4 et pour la cinquième 1 1/2 puis on finit en diminuant à chaque fois d’un 1/4. Si les toiles sont plus grossières on arrive jusqu’à 2° B., tandis que pour les pièces fines on atteint rarement au delà de 1° 1/2 B.
- Après chaque passe de lessivage, la toile est relavée pendant environ une demi-heure puis exposée sur le pré de deux à quatre jours suivant la nature des as-sortiments à blanchir. Rarement l’arrosage des toiles est pratiqué en Irlande ou en Ecosse pour ne pas faire perdre de poids à la marchandise et pour l’exposer moins aux altérations en force de la fibre, suite toujours inévitable de cette pratique; il y a donc économie d’une installation de réservoirs et de tuyautages ainsi que de main-d’œuvre pendant les travaux sur le pré.
- Après le cinquième lessivage on pratique un passage au bain acidulé d’acide sulfurique de 1,00. de poids spécifique ; la toile y séjourne environ huit heures puis est relavée pendant une demi-heure, après quoi elle | passe au savon sur le rubbing board. On emploie pour { chaque pièce de toile environ 350 grammes de savon
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- blanc de marseille et on foularde fortement dans un appareil spécial qui ressemble assez aux diverses dispositions adoptées en France pour le foulonnage et le dégraissage des draps. Le foulardage se continue jusqu’au moment où toutes les taches noires ou jaunes de l’écru aient complètement disparues. On n’emploie pas volontiers les savons mous qu’ils soient coloriés d’une façon ou d’une autre dans les centres industriels anglais.
- Aprèsavoir été suffisamment rincé les pièces passent dans une sixième lessive et après une épuration subséquente suffisante, elles sont ou exposées sur [le pré ou reçoivent une nouvelle lessive ou un passage au chlore suivant la blancheur à obtenir.
- La force du bain de chlore est essayée d’habitude par le titrage à la dissolution d’indigo et le bain se monte généralement de telle façon qu’une quantité donnée d'hypochlorite de calcium décolore une quantité équivalente de teinture d’indigo préparée suivant la formule connue.
- Le tissu ou le fil séjournent de six à huit heures dans le bain pour passer alors dans un second bain d’acide sulfurique à 1,005 de poids spécifique où il est maintenu pendant huit à dix heures suivant nécessité, puis après un relevage à fond il passe dans une septième lessive d’aviron 3/4° B.
- Ces opérations se répèteut aussi souvent qu’il est besoin pour donner la blancheur voulue à la toile; deux ou trois passages au chlore y suffisent généralement. On repasse alors encore une fois les pièces à la foulardeuse au savon, puis après relavage elles vont digérer dans une solution de savon blanc alcalinisée par une légère addition de lessive chauffée à 850 C., relavées, mises au pré, rincées, azurées et apprêtées à l’empois.
- Aux dernières cuvées de lessivage, on ajoute généralement un peu de savon blanc (opération que les Anglais désignent sous le nom de scalding).
- Tout le travail dure environ, suivant le temps et la saison, de six à dix semaines.Pendant ce temps, chaque pièce de toile d’une longueur d’environ 20 mètres a absorbé 1 kil. 1/2 soude calcinée à 70 % de soude. En place d’hypochlorite de calcium, on emploie souvent une dissolution d’hypochlorite de sodium.
- Quelques blanchisseurs d’Irlande et d'Ecosse, à l’ef fet de diminuer les frais de blanchiment, se servent du lait de chaux et font bouillir la toile dans une solution faible de ce genre pendant environ une demi-heure,
- puis avec un rinçage suffisant font passer dans un bain d’acide sulfurique additionné d’acide chlorhydrique, lavent soigneusement, recommencent ce travail encore une fois, puis passent au coulage proprement dit avec la lessive sodique sans étendage préalable sur le pré. Mais nous devons faire remarquer que, par ce procédé, lorsqu’à la suite d’un mauvais relavage, la toile retient quelques parcelles de chaux, elle blanchit bien par l’exposition au soleil, mais la fibre devient friable. Le passage à la chaux économise donc deux coulages en lessive alcaline, la toile devient jaune clair, mais la fibre est compromise dans sa solidité.
- (A suivre.)
- s G 2 2 Co
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite}
- Particularités
- Jaune d’alixarine GG (Meister)
- Cu, Cr................ Jaune rabattu
- Y, Bi, Ce............... Abricot vif.
- Ni, Zr, Th............ Jaune orangé
- Les autres couleurs n’ont pas résisté au savon. Jaune soleil (Leonhardt)
- Ni.................... Orangé jaune un peu rabattu
- Le fond est teint en jaune.
- Jaune mikado (Leonhardt) Ni.................... Orangé jaune vif soutenu
- Le fond est teint.
- Tartraxine (Badische)
- Toutes les couleurs ont été enlevées par le savon.
- Jaune solide (Kalle)
- Le savon a enlevé la couleur au nickel.
- Soudan G (Berlin)
- Zr..................... Rose jaune rabattu
- ....................... Abricot très clair
- Les autres couleurs ont été enlevées, plus ou moin-complètement, par le savon.
- Ponceau 4 GB (Berlin)
- Le savon a enlevé les couleurs.
- Orangé III (Poirier)
- Le savon a enlevé les couleurs.
- Erica B (Berlin)
- Ni..................... Violet rouge
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- Bi, Zn.................. Les couleurs ont été enlevées
- par le savon
- (A suivre).
- Teinture et Impression
- DELA CONFORMITÉ EN TEINTURE
- Etude professionnelle
- Autrefois, lorsque le manufacturier, soit qu’il fabriquât des étoffes unies, soit que sa spécialité fut de créer la nouveauté, c’est-à-dire des tissus à nuances et à dispositions composées, ne travaillait que pour la vente sur table, la conformité dans le nuançage, quoique important, n’était cependant pas une des conditions primordiales et absolues de réussite ; l’industriel avait choisi telle ou telle nuance pour la pièce unie, telle ou telle juxtaposition de couleurs pour ses nouveautés, parce qu’il pensaient qu’elles seraient telles que les acheteurs visitant la place les préféreraient à telles autres moins conformes au goût du jour ou aux exigences d’une administration donnée.
- Il n’en est plus de même de nos jours ; les usages se sont profondément modifiés, et quoique le nouvel état de choses ne soit pas toujours très avantageux pour la fabrique, il n’en est pas moins certain qu’il existe et qu’il faut en subir toutes les conséquences.
- Aujourd’hui, le manufacturier, loin de pouvoir attendre derrière son comptoir que l’acheteur veuille bien se déranger pour venir faire ses empiètes, est forcé d’aller lui-même au devant de l’acquéreur de ses produits ; de quelque importance que soit l’usine productrice, quelque renommés que soient les tissus sortis d’une manufacture donnée, à chaque renouvellement de saison, l’industriel est forcé de préparer, au prix de grands sacrifices, sa collection d’échantillons, puis de se déplacer pour aller solliciter les ordres de l’acqué reur, bien heureux si, après les innombrables démarches dans ce sens, il obtient un ordre ferme et rémunérateur.
- Mais cet ordre une fois donné et confirmé sous des conditions draconiennes de prix, de terme de livraison, de payement et surtout de conformité, toute une série de tribulations commencent pour lemalheureux fabricant : il devra se procurer les matières premières exac -tement semblables à celles qui ont servi aux échantillons, devra s’assurer du concours certain et a heure fixe de tous les collaborateurs dont il aura besoin pour
- mener à bonne fin son entreprise, et il devra s’estimer très heureux si, après avoir réussi en tout point, l’acheteur qui, pour des raisons politiques, climatologiques ou de mode, craignant de ne point trouver l’écoulement de la marchandise commissionnée, ne lui cherche pas quelque chicane plus ou moins fondée, soit pour laisser la marchandise pour compte, soit pour obtenir un rabais qui, de minime qu’il pourra paraître de prime abord, constituera cependant une grande perte pour l’industriel et loi enlèvera le plus souvent plus que le petit bénéfice sur lequel il avait compté.
- Or, parmi ces chicanes, il en est une des plus com-modes et contre laquelle le manufacturier comme son collaborateur le teinturier se trouvent le plus souvent sans défense : c’est le manque de conformité dans la nuance. C'est d’elle que nous avons l’intention d’entretenir nos lecteurs pendant quelques instants : une expérience de plus de vingt-cinq ans de pratique dans la teinturerie à façon nous met à même d’être fort explicite à ce sujet et de donner quelques conseils profitables à nos jeunes collègues.
- Le but immédiat que le teinturier se propose est de teindre de telle manière qu’il obtienne un ton défini, conforme à celui de l’échantillon dont s’est servi le fabricant pour la confection de ses types : ce type aura été fourni ou accepté soit par le négociant qui a commissionné et qui croit que le tissu ainsi nuancé sera d’une vente plus facile et plus certaine que tel autre qui aura été diversement nuancé, soit par le manufac-rier lui-même qui, par une juxtaposition de deux ou plusieurs tons bien nettement déterminés, aura obtenu des effets de fabrication qui cesseraient souvent d’exister si la conformité de chacune des nuances composantes n’était pas aussi rigoureusement exacte qu’une répétition exécutée par main d’homme n’est susceptible de l’être. Nous faisons ici cette limitation lorsqu’il s’agit de répéter une nuance, car nous mettons en fait que rigoureusement et scientifiquement il est de toute impossibilité de répéter conforme et fut-on peintre que cela serait impossible pour des raisons que tout praticien, quelque peu expérimenté, comprendra aisément, mais que malheureusement certaines personnes, quelquefois peu scrupuleuses, ne veulent pas comprendre, parce qu’il est de leur intérêt d’en agir autrement.
- Nous pourrions ici dire au manufacturier lui-même de quelles précautions il devra s’entourer pour arriver à la reproduction aussi exacte que possible de l échantillon sur lequel on aura commissionné : choix des ma-
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- tières premières identiques à celles qui entrent dans le type accepté parle commissionnaire, même teinturier, même filateur, même tisserand ou métier, mêmes ouvriers, fouloniers, apprêteurs, etc., etc. Mais nous sortirions de notre cadre et la chose nous entraînerait plus loin que ne le comporte un simple article sur la teinture. Pour nous, nous limiterons notre travail à la simple teinture; le champ d’investigations est encore assez important pour que l’on veuille bien l’examiner à fond.
- La conformité en teinture est en effet très difficile à obtenir et trop de causes souvent ignorées ou passées inaperçues contribuent à la rendre, dans bien des cas, presque impossible.
- Or le teinturier, responsable de son travail vis-à-vis du fabricant qui n’a que trop de tendance à attribuer un vice de fabrication aux façonniers dont il a le droit d’exiger un travail irréprochable, a un trop grand intérêt d’éviter la non-conformité pour qu’il ne cherche pas à s’entourer de toutes les mesures de précautions possibles pour éviter la malfaçon qui, non seulement lui ferait perdre la juste rémunération de son travail, mais l’exposerait encore à payer des indem nités qui, presque toujours, dépassent de beaucoup l’importance de la rétribution sur laquelle il était en droit de compter. Combien de fois, dans le cours de notre longue carrière industrielle, n’avons-nous pas vu que pour un léger écart de nuance ou même encore par suite des opérations préliminaires ou postérieures à la teinture proprement dite, le façonnier encourir des responsabilités dont un commerçant serait loin de se douter.
- La question, d’ailleurs, devient encore bien plus complexe et entraîne à des conséquences bien plus graves qu’on ne le croirait de prime abord; lorsqu'il s’agit non des pièces unicolores teintes après les diverses phases de fabrication nécessaires à l’établissement de cette pièce, ou encore de fils destinés à la fabrication légère des étoffes pour dames, mais bien de la laine mère lavée et teinte avant filature et qui devra subir toutes les opérations subséquentes de la fabrication, lorsque la teinture aura déjà été appliquée. Là, les causes de non-conformité sont innombrables. C’est d’elles surtout que nous nous proposons de nous occuper ; nous passerons en revue les plus fréquentes.
- Cette étude sera nécessairement sommaire, mais nous aurons néanmoins soin de ne négliger aucune de -celles qu’il est humainement possible de prévoir, sa
- chant cependant qu’il est tel cas où toutes les précautions préalables se trouvent déjouées par un concours de circonstances toujours nouveau et dont une partie ou la totalité peut échapper à la sagacité de l’investigateur.
- (A suivre). Th. Seeligmann.
- APPRÊTS
- COTON SOYÉ PAR MERCERISAGE (Suite)
- SOYAGE ET IMPRESSION COMBINÉS
- Nous avons dit, à propos du procédé Deissler, qu’une combinaison de ces deux moyens donnait des tissus d’un aspect nouveau et ayant l'apparence de la soie.
- Un brevet de M. Dosne, à Aglié (Italie), pris à Turin en juillet 1896, décrit la marche d’un procédé de ce genre.
- Il faut, dit le brevet, pour obtenir l’effet de chatoiement désiré, superposer par impression, à des bandes colorées de tissu, des bandes analogues mercerisées, soit qu’on imprime la soude caustique en bandes rayures, soit qu’on immerce la pièce en plein bain, après impression d’une réserve. Cette réserve peut être constituée de dextrines ou de gomme à concentration de 1/1.
- A cette réserve, on peut ajouter des sels précipitables par la soude, pour obtenir le toucher recherché, ou des colorants miscibles à la soude, qui tiendront les bandes mercerisées.
- Pour obtenir le maximum d’effet, les bandes mercerisées et celles qui ne le sont pas doivent avoir une largeur égale ; les unes et les autres sont dans la direction de la chaîne, qu’elles soient d’ailleurs droites, sinueuses, interrompues, unies ou multicolores.
- Le chatoiement se complète par un effet de moirage obtenu par impression, et détruisant le parallélisme des rayures. Ce résultat s’obtient de préférence en faisant osciller à droite et à gauche le rouleau imprimeur. Si on imprime en même temps, à deux rouleaux’ la réserve et la rayure colorée, il faut que l’un des cylindres ait le mouvement de va et vient indiqué, ou plus simplement sa bande gravée en hélice, alors que l’autre sera rapportée de façon qu’en se superposant ils fassent ensemble un léger angle.
- Lorsque le tissu a été mercerisé par mattage, après
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- l’impression des réserves, on pose environ un quart d’heure, pour que la soude ait le temps de produire la crispation recherchée, et l'on reconnaît que cette action est terminée à ce qu’il cesse de se développer de la chaleur.
- Puis on rince abondamment de façon à éliminer complètement la soude, et sans qu’il soit nécessaire de saturer celle-ci par un acide, et enfin on sèche soit à l’air, soit à l’aide de machines à air chaud, sans tension.
- On n’apprête pas ces tissus, afin de leur conserver la souplesse et le craquant qui les font rechercher.
- Il est enfin avantageux et préférable d’opérer sur des tissus fins et d’imprimer des bandes étroites et serrées. Ce genre se fait indifféremment sur fonds blancs ou teintés. Il offre l’apparence d’une soie gaufrée.
- Nous retrouvons dans cet exposé plusieurs tours de main d’impression brevetés par MM. du Clozel et Blanc, sous le titre « Effets de moirage obtenus par impression », et résumés dans notre numéro d’octobre 1894,‘mais parmi lesquels le mercerisage ne figure pas
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES
- L’Alizarine Saphirol de la Compagnie Fred. Bayer et C°, de Fiers (Nord)
- Quoique le nouveau produit ne se trouve pas encore dans le commerce, nous croyons ne pas dépasser les limites de l’indiscrétion permise à un journaliste en quête de nouveautés en annonçant l’apparition fort prochaine d’une matière colorante de la série alizari-que. « L’Alizarine Saphirol » qui, teignant en bain direct sur acide et sulfate de soude, produit les nuances les plus variées du carmin et de la composition d’indigo dont l’usage est si multiple en teinture, et dont l’application et si simple que jusqu’à ce jour il a été difficile de les remplacer avantageusement dans les ateliers de teinturerie et d’impression. Les pre-miers échantillons appliqués sur laine qu’il nous a été permis de voir, fournissent la gamme la plus complète du bleu pur et franc depuis le bleu de ciel le plus tendre, jusqu’aux tons foncés du bleu de France.
- Les couleurs modes obtenues sont nettes, plei-nes, et si la solidité, que nous n’avons pas eu le temps
- de contrôler pouvait légèrement dépasser celle des nuances produites par l’intervention des dérivés sul -fonés de l’indigo, un grand progrès serait accompli dans la teinture des étoffes légères.
- Bonne chance et félicitations aux heureux inventeurs qui ne cessent d’enrichir la palette déjà si riche du praticien teinturier. Th. S.
- Couleurs benzo-nitrol sur fil de coton
- Sous la dénomination de couleurs Benzo-Nitrol, la maison F. Bayer classe les couleurs se développant à la paranitralinine diazotée — par analogie avec les couleurs au nitrazol procédé de copulation.
- Cette méthode de développement supprime le diazo-tage et permet d’obtenir des nuances bien foncées et relativement bon marché.
- Les teintes résistent très bien à la lumière ; elles sont souvent supérieures aux diazotées ordinaires, la solidité au lavage et aux acides permet de les employer comme chaîne dans les étoffes mi-laine où l’on teint la laine en bain acide.
- Parmi les couleurs pouvant ainsi être transformées, citons l’orange chloramme G, l’orange toluylène G, le brun totuylène R, le brun totuylène R, le benzobrun nitrol G, le brun solide direct B, le Noir Pluton B, et le noir bleu direct B.
- On teint avec 10 gr. sulfate de soude et 1 gr. de soude calcinée par litre de bain, on rince et on déve loppe avec la préparation suivante :
- Dissoudre 1 kil. paranitraniline avec 10 kil, d’eau bouillante de condensation, on ajoute alors :
- 2 k. 5 d’acide muriatique à 22° Bé.
- Agiter pendant quelques minutes et après dissolution ajouter 15 litres d’eau froide et laisser refroidir. Lorsque la dissolution est à environ 10o on ajoute peu à peu en remuant bien, 1/2 kil. de nitrite de soude dissous dans 5 litred’eau froide. On porte alors à 100 litres en ajoutant de l’eau froide.
- Pour le développement on prend en paranitraniline la moitié de la quantité du colorant employé en teinture, c’est-à-dire par 1 kil. de colorant pour teinture, on prendra 1/2 kil. de paranitraniline ou 50 litres de solution type de développeur.
- Immédiatement avant le développement, on ajoute pour chaque litre de solution type de développeur 20 gr. acétate de soude cristallisé.
- On peut donc prendre comme exemple pour 10 kil. de coton ayant nécessité 100 gr. de colorant ; 5 litres de
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- solution type de développeur , 100 gr. acétate de soude; 200 litres d’eau. On lisse à froid pendant 1/2 heure.
- Un rinçage est nécessaire. Avant de sécher pour les teintes devant être employées dans les tissus mélangés et ensuite teints en bain acide chaud, on fera bien de savonner.
- La résistance de ces teintes aux lessives savonnages et même pour certaines au chlore, est tout à fait exceptionnelle.
- Les couleurs Benzo-nitrol se laisse ronger le mieux à la poudre de zinc.
- Le Benzo brun nitrol est une marque particulière de la maison F. Bayer, donnant avec le développement en paranitraniline un brun foncé bon marché (couleur sang de bœuf).
- M. Ude.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ POUR DONNER DU LUISANT AU COTON Par M Oswald Seyfer
- L’on sait que le traitement par des solulions fortement alcalines (mercerisage) a pour effet de rétrécir considérablement le coton et, pour prévenir cet effet, on ne mercerise et on ne rince le coton qu’après l’avoir tendu.
- Lorsqu’on travaille d'après ce procédé, le fil ne se contractera pas et de plus on peut se rendre compte que le coton ainsi traité acquiert le luisant de la soie.
- L’inventeur a cherché le moyen d’obtenir cet effet — qui n’avait pas été prévu primitivement par le mercerisage du coton tendu — en produisant, à l’aide d’un procédé spécial de mercerisage, un fil de coton ou un filé de coton ayant l’aspect de la soie. Il a découvert dans ces conditions, que l’effet qui consiste à rendre le coton luisant comme la soie et à lui conserver ce luisant, s’obtient bien mieux et le plus simplement au moyen d’un procédé consistant à sécher à basse température le coton fortement tendu mercerisé comme d’habitude et à le rincer comme d’ordinaire sans être tendu. L’on traite (es fils de coton dans une solution sodique froide de 30° Bé jusqu’à ce qu’il soit complète ment imprégné, on le turbine ensuite et on le suspend
- sur des tourniquets à sécher, disposés de façon à ce que, pendant le séchage, on puisse le tendre fortement Après séchage effectué au mieux à 30-40° Cent.; on rince comme d’habitude.
- (Reproduction interdite.)
- DIVERS
- La Teinture à Saint Étienne
- Etude Industrielle.
- (Suite)
- Dans l’article précédent, je disais qu’il n’avait pas été tenu compte des efforts puissants qui avaient été faits pour amener la teinture en couleur au point où elle est arrivée, et après avoir démontré suffisamment, je crois, qu’elle était restée à la hauteur de sa mission par la comparaison de ce qu’elle était autrefois avec ce qu’elle est aujourd’hui ; examinons un peu à qui doit incomber les causes de sa décadence.
- Est-ce la faute de la fabrique? Est-ce la faute du teinturier? Hélas 1 les fautes sont mutuelles, et chaque corporation peut en prendre sa part égale : si du côté de la teinture il y a eu des ravilissements de prix, du côté de la fabrique, il y a eu de véritables exploitations que je me réserve de signaler plus loin. Commençons d’abord par le maître teinturier :
- Le maître teinturier
- Contrairement à tous ses collègues de France et de l’étranger, je citerai pour la France : Paris, Roubaix, Reims, Lil'e, etc., etc.; pour l’étranger : Bâle, Zurich, Crefeld, Erfeld, etc.; Patterson aux Etats-Unis; le maître teinturier Stéphanois ne se croit pas un industriel pouvant traiter d’égal à égal avec le fabricant qu’il considère à tort comme beaucoup au-dessus de lui et duquel il a une crainte qui ne s’explique pas.
- Préoccupé des progrès à réaliser pour se maintenir dans le rang qu’il occupe, il s’est fait fort praticien, mais a négligé son instruction industrielle, ce qui le met dans un état d’infériorité vis-à-vis de ceux qui la possèdent au suprême degré.
- Pour la majeure partie, il est fils de ses œuvres et a dû, pour connaître son métier à fond, passer par tous les grades de l’atelier : d’apprenti, il est devenu ouvrier, | puis contremaître, et enfin patron.
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- Levé dès l’aube, il inspecte les ateliers, voit si tout va bien, se rend compte que tout est en ordre et prêt à fonctionner à la rentrée des ouvriers, puis il prépare sa rendue, et ne se décide qu’à contre cœur à descendre en ville, car il redoute les savons que lui prodiguent les commis de recette, qui sont souvent plus difficiles, plus arrogants que leur supérieur, le fabricant. Il est heureux lorsque sa tournée finie, il peut remonter à ses ateliers avec une bonne voiturée de poches, sans même se rendre compte si le prix auquel il travaille lui permettra de joindre les deux bouts. Que lui importe I pourvu que les barques soient pleines.
- De cette vie éminemment travailleuse, il a conservé • une certaine rudesse native qui n’exclut pas la bonté. Il est franc, loyal, sincère, et ne connaît pas les détours. Il a quelquefois le mot brusque, mais pas de rancœurs. Mais ne lui parlez jamais de son métier, car il en a le suprême orgueil; et, pris individuellement, il ne se décidera jamais à avouer qu’il est inférieur à un de ses collègues comme science et pratique, et cela le rend jaloux, très jaloux.
- Comment peut-il se faire qu’avec toutes ces qualités et ses pei its défauts, il soit si craintif, si timoré, lorsqu’il est en présence de ce grand personnage, de ce demi-dieu qui s’appelle le fabricant, qui, grâce au piédestal sur lequel il l’a volontairement placé, se joue de lui comme un chat d’une souris.
- Ah 1 c’est qu’habitué au travail, il en a la soif ardente, et, coûte que coûte, il veut travailler ; et comme le fabricant connaît admirablement cette prédisposition marquée, il en use de son mieux et l’exploite à son profit, tout naturellement, en surexcitant cette même jalousie, en lui donnant à entendre qu’un tel fait mieux et à meilleur marché, ce qui est rarement vrai. Alors, devant la menace de changement, le teinturier s’incline, car il pourrait se faire qu’il n’ait plus de travail, et il passe sur tout, accepte le prix qu’on lui offre et le tour est joué. Le fabricant en rit et à raison; mais si cela s’appelle faire du commerce intel-ligent, je préfère de beaucoup être « journaliste ».
- (A suivre.) Prisme.
- L’Exposition de Turin
- Charles-Albert, roi du Piémont et de la Sardaigne, ayant, il y a 50 ans, accordé dans son royaume le Statut (c est-à-dire le gouvernement constitutionnel, assisté de la Chambre des députés et du Sénat), plusieurs des
- premiers industriels de la ville ont pris l’initiative de célébrer cette date par l’organisation d’une Exposition nationale des produits de l’Agriculture, de l’Industrie, des Beaux-Arts, et d’une Exposition internationale d’électricité qui doivent avoir lieu du 1er mai au 1er no vembre 1898.
- Le succès de cette Exposition n’est point douteux.
- Située dans un magnifique parc, séparé de la colline par un fleuve, elle offre un magnifique panorama.
- M. Petitdidier, propriétaire de la magnifique usine de teinture à Saint-Denis, de passage à Turin, nous a fait l’honneur de la visiter et a adressé les compliments les plus chaleureux pour sa construction splendide tout à l’honneur de l’art Italien.
- Une fois l’exposition ouverte, je me propose de visiter attentivement ce qui regarde l’industrie de la teinture, et je ne manquerai pas de vous renseigner sur les progrès continuels de cette industrie en Italie, ainsi que sur les maisons principales qui fournissent leurs produits à nos teinturiers.
- Turin, 15 mars 1898.
- Léon Bauquel.
- INFORMATIONS
- L’Association des industriels de France contre les accidents du travail, dont le siège est à Paris, 3, rue de Lutèce, vient de décerner une médaille de bronze à M. Victor WINTERSINGER, contremaître à la Société anonyme de Publications industrielles et d’imprimerie administrative, pour services rendus à la sécurité du travail et à l’hygiène des ateliers.
- La loi du 21 décembre 1897, portant réduction du droit fixe de recommandation applicable aux objets affranchis à prix réduit avait décidé que la mise à exécution serait fixée par décret.
- Le ministre du commerce vient de faire signer un décret portant que la réduction en question sera appliquée à partir du 1er avril prochain.
- M. Ch. Freund-Deschamps vient d’adresser la lettre suivante à M. Haller qui poursuit avec autant de dévouement que de succès ses démarches en faveur de l’Institut électro-chimique de Nancy :
- « Vieux Jeand’heurs (Meuse), le 12 février 1898.
- « Monsieur Haller,
- « La création projetée de laboratoires de teinture
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- et d’impression et d’électro-chimie, àl’Institut chimique de Nancy, est une idée excellente, de la plus grande utilité pour le développement des études chimiques et aussi pour toutes les industries de notre région de l’Est.
- « Tous nos industriels en saisiront la portée et contribueront, je n’en doute pas, à la réalisation de ce beau projet. Vous me demandez d’y souscrire. Je le fais avec empressement, et je vous prie de m’inscrire pour la somme de mille francs, qüi seront affectés spécialement au laboratoire d’impression, conformément à ces propositions.
- « Je me propose aussi de vous faire préparer une collection complète de nos produits pour votre laboratoire d’impression.
- « Recevez, Monsieur, l’assurance de ma haute considération distinguée.
- « Charles FREUND-DESCHAMPS.
- Chef de la maison Deschamps frères, fabricants d'outremer, à Fieux-Jeand'heurs et Renesson (Meuse).
- A la suite de l’assemblée générale du 12 Janvier dernier, le syndicat des produits chimiques de Paris a procédé au renouvellement partiel de la Chambre.
- M. Freund Deschamps a été élu en remplacement de M. Bastien.
- Ont été réélus :
- MM. Adrian, Brigonnet, Expert-Bezançon,Hatton, Joulie, Mayoussier, Pascalis, Paupelin, Poulenc.
- En parcourant la liste des membres des commissions nommées, nous voyons que le nouveau membre delà Chambre, M. Freund-Deschamps, a été désigné pour faire partie de la commission des transports par chemins de fer et par eau.
- BIBLIOGRAPHIE
- La Correspondance commerciale Européenne
- Allemand. — Anglais. — Français. — Italien. — Espagnol — Portugais.
- Par le Dr A. Wolff, le Dr H. Robolsky et Rodolfo Sepéelveda. — (Editeur : Renger, à Leipzig).
- Les manuels de correspondance internationale ne
- manquent point et nous eussions passé sous silence le nouvel ouvrage traitant du même sujet s’il ne se distinguait de ses similaires par un plan tout nouveau infiniment plus rationnel et plus apte à rendre les services que les lecteurs habituels de ce genre d’ouvrages seraient en droit d’en attendre. Les auteurs ont compris que pour qu’un livre de cette nature fut vraiment utile et recommandable non seulement aux jeunes débutants dans le monde des affaires mais encore aux commerçants, aux industriels et aux intermédiaires de transactions, il ne s’agissait plus d’établir un simple formulaire de lettres banales, classées sans esprit de suite et de méthode, le plus souvent inutilisables par leur triviale uniformité ; ils ont tenté et nous pouvons affirmer qu’ils ont pleinement réussi dans leur tentative d’entrer dans une voie nouvelle, de débuter par nous fournir avant tout un lexique commercial en six langues; puis de donner le répertoire des marchandises susceptibles d’échanges, classées dans un ordre systématique. Ce n’est qu’alors qu’ils initient le lecteur à la phraséologie pratiquée dans le monde des affaires : cette phraséologie qu’il ne serait pas le plus souvent possible de rendre en une langue étrangère sans études spéciales très longues et très fastidieuses, est présentée avec une méthode et une compétence digne de tous éloges ; ainsi conçues elle sera toujours utilement consultée dans les bureaux et comptoirs.
- Pour compléter leurs travaux les auteurs ont annexé une série de lettres prévoyant la généralité des cas possibles, un abrégé de tenue de livres et finalement un aperçu de diverses lois régissant les transactions internationales.
- Les auteurs n’ont pas voulu affranchir leurs lecteurs de tout effort de mémoire et n’ont pas entendu convertir la correspondance facilitée par leur manuel en une opération toute mécanique ; tout à l’encontre des ouvrages similaires, leur correspondance commerciale devra contribuer à exercer l’effort intellectuel des jeunes gens appelés à s’en servir. Ils ont rendu ainsi un signalé service à la cause de l’instruction générale et nous les en félicitons vivement.
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9°" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d'application. —Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux.
- Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) -- Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (e) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta leines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Faidcule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières.colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées
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- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouve-nient de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, ir-réprochable à tous les points âe vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes elegraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de rensei-Bnements inédits et précieux, est dû à l’Editeur ta-pricant. Fournisseur des Ministères delInstruc-won Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, embre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco déport et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’étranger).
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Ravachol frères, teinturerie de la laine, du coton, de la soie, au Creux, communes d'Isieux, à Saint-Etienne. — Durée : 10 ans. — Cap. : 30.000 fr. — Acte du 30 déc.
- Formation de la Société en commandite A. Meunier et Cie, teinturerie, 32 bis, rue Victor-Massé, à Paris. — Durée : 5 ans. — Acte du 28 déc.
- Formation de la Société en nom collectif Prat et Tridon, couleurs et produits chimiques, 182, rue du Faubourg Saint-Martin, à Paris. — Durée 12 ans. — Cap. : 160.000 fr. — Acte du 27 janv.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 31 déc., de la Société Al. Pacon et Cie, fab. de toiles peintes et tissus imprimés, 1, pass. Saulnier, à Paris. — L. : M. Pacon. — Acte du 31 déc.
- Ventes de fonds de commerce
- M Griboux a vendu un fonds de teinturerie, 30, avenue du Maine.
- Mme Delongchamp a vendu un fonds de teinturerie, 47, rue de Dunkerque.
- Mlle Boisset, a vendu un fonds de teinturerie, 60, rue Blanche.
- M. Bedu a vendu à M. Martin un fonds de produits chimiques en gros, 78, rue du Théâtre.
- M. Selle a vendu un fonds de produits chimiques, 26, rue des Francs-Bourgeois.
- M. Dumout a vendu un fonds de teinturerie, 38, rue de Ménilmontant.
- M. Labbé a vendu un fonds de teinturerie, 25, avenue Niel.
- M. Debarre a vendu un fonds de teinturerie, 115, rue de La Fontaine.
- M. Vétois a vendu un fonds de teinturerie, 28, rue Durantin.
- M. Coutelle a vendu un fonds de teinturerie, 146, boulevard Haussmann.
- M. Verdellet a vendu à M. Coutelle un fonds de teinturerie, 146, boulevard Haussmann.
- Mme veuve Boissin a vendu à Mme veuve Lambert un' fonds de teinturerie, 13, rue Stéphenson.
- M. Salomon a vendu à M. Chavoutier un fonds de teinturerie, 22, rue Saint Victor.
- M. Beauvillain a vendu un fonds de teinturerie, 16, boulevard Voltaire.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Mme veuve Balette a vendu un fonds de teinturerie, 195, faubourg Saint-Denis.
- Mme Potier a vendu un fonds de teinturerie, 26, rue Guihem.
- M me veuve Wolters a vendu un fonds de teinturerie, 2, rue Fontaine.
- M. Legrand a vendu un fonds de teinturerie, 27, rue Saint-Pétersbourg.
- M. Pelerin a vendu à Mme Jeant un fonds de teinturerie, 4, rue Boinod.
- Mlle Bonet a vendu à M. Haennel un fonds de teinturerie, 12, rue Condorcet.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- BILLETS D'ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
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- Des billets de famille de lre, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 400/0, suivant le nombre des personnes sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-B gorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris (vi Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax. Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : lre classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MED1TERRANNÉE
- La Compagnie P.-L.-M. organise avec le concours de l’agence Desroches deux excursions permettant de visiter (tous frais compris) la première : l'Algérie et la Tunisie (du 27 février au 4‘mars ou du 20 mars au 35 avril). Prix au départ de Paris : lre classe, 1100 fr. ; 2e classe, 980 fr. La seconde : la Corse (du 24 février aux 12 ou 19 mars) Prix au départ de Nice et, suivant 'itinéraire choisi : lre classe, 525 fr. ou 650 fr. ; 4 classe, 450 fr. ou 570 fr.
- 8 adresser, pour renseignements et billets, aux bu-reaux de l’agence Desroches, 21, rue du Faubourg-Montmartre, à Paris.
- De Lyon : 50 francs en 2e classe ; 30 francs en 3e classe.
- Les billets pour ce train de plaisir seront délivrés à Paris du 1er février.
- Pour plus amples renseignements, consulter les affiches publiées par la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Via Boulogne- Folkes-tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Via Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Fe kestone-Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
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- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50. soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 250 .
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- 265 .
- 240 .
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- 45 .
- M
- 170 ..
- 100 ..
- 120 ..
- 170 .
- 185 ..
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- 55 ..
- 115 ..
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- 47 ..
- 4 .
- 4 .
- 5 25
- 22 .
- 14 .
- 100
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- 1
- 65
- 180
- 140
- 7
- 5
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- 105 .
- . Indigos. — On cote au demi-kilogramme : ‘ adras, bon moyen assez
- tendre
- moyen ordinaire........... urpah bon moyen à bon violet et violet r........ urpah moyen .et moyen ordinaire.................
- Sumac en feuilles.'.. .. . . . . 1
- y — en poudres..............1 ordet, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
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- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
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- 3 0/0
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- k.
- k.
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- Le campêcheaeu la ventede quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité •,
- - 3e qualité...
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- Haïti Cap...............
- » Aquim..................
- » St-Marc Gonaïves.
- » Fort-Liberté,..........
- P.-de-Paix........... ......................
- Saint-Domingo...........
- Martinique et Guadeloupe Janaïque. ..............
- Jaune
- »
- 12
- 11
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- 50
- a
- 13
- Rouge Pernamb....50 k.
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé.. Cochenille
- On cote : Ténériffe zacatille.. Ténériffe grise......
- Cureuma Bengale......50 kilos. Java, Mad , Pond.....
- Dividivi
- On cote les 50 kil .....
- Indigos
- 14
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- M
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- kil.
- 2 ..
- 1 80
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- Cuba et St-Yago . Manzanillo....... Tuspan........... ................. Campêche.........
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- Tampico.......... Porto-Plata......
- Haïti...........
- Jamaïque ........
- Barcel et P. Cab . Rio Hacha ....... Carth. et S a van..
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba..
- Bahia .. .
- Corint o... Amapala. ,
- 100 k ..50k
- 50 ki
- Rouge Brésil Bahia.........
- » Calliatour. . .100 k
- Lima......... Ste-Marthe. Brési’.let... Sandal....... Sapan....
- & =
- 100 k
- 50 k
- Quebracho.. 1000 k
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- 25
- affaire
- aucune
- A terme, il ne s’est traité cette semaine.
- On cote actuellement :
- Beng. D » sur v. et bl. 1[2 k.. fin viol, et pourpre. .. beau viol. et dito.... 7 75 7 25 6 75 8 .. 7 50 7 ..
- » bon violet 5 75 6 ..
- » moyen violet 5 :5 5 50
- » bon violet rouge 4 50 4 75
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- Java.
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- Caraque 1 50 4 50
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- sobré 3 25 4 50
- » bon à fin cor 3 25 4 50
- p cor. ord. à bas.. 1 .. 2 50
- N -Gren fin et surfin..1/2 k 6 50 7 ..
- » bon à beau 5 .. 6 ..
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- 1/2 kil.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
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- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc ,
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
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- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
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- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
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- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
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- 42e Année. — No 7
- Le Numéro : 0,75
- 5 Avril 1898
- I E
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus (8/
- SUosomhLul.
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES 8"
- S ..3
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an.............
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- ANNONCES . Faits divers..................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Teinture des laines à broder et à tricoter (suite).
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste (suite).
- Mordants.-—Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et Impressions. — De la conformité en teinture (suite). — Teinture de la laine et du coton.
- Matières colorantes. — Bleu Indol R.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Informations. —Un arrêt intéressant.— Petite correspondance. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Teinture des laines à broder et à tricoter (1) {Suite)
- Si le client demande des nuances bordeaux, on peut d abord donner un fond rouge d’après l’un des procédés décrits précédemment, puis nuancer en violet avec une décoction de campêche. On obtient ainsi une nuance assez belle, vive et solide si l’on ne veut pas se servir des nouvelles marques de Bordeaux (tirées de la palette des matières colorantes artificielles). C’est ainsi par exemple que pour :
- Bordeaux pour 5 kil. fil l’on prendra :
- 100 gr. Bo. deaux d'amine (C mpagnie lyonnaise) 100 gr. Acétate de sodium manier 1/2 heure, ajouter 1 kil. acide acétique et con
- ^1) D’apres la Deutsch Faerb Zeit.
- tinuer à faire bouillir jusqu’à ce que le bain soit tiré à clair.
- Autres recettes
- 200 gr. Rouge naphtol (Bod.)
- 30 gr. Violet acide 6BN »
- 1 kil. Sulfate de sodium
- 100 gr. Acide sulfurique ; manier pendant une 1/2 heure, ajouter :
- 2 kil. Tartre factice, puis bouillir encore une 1/2 heure et fini.
- Avec les colorants fournis par l’usine de Fiers (Bayer et Gie) on arrive aux mêmes résultats de la manière suivante :
- 1 kil. Sulfate de sodium
- 200 gr. Rouge solide E
- 50 gr. Violet azo-acide R
- 100 gr. Acide sulfurique,manier 1/2 heure, ajouter:
- 2 kil. Tartre factice et faire bouillir encore 1/2 heure.
- Les violets acides permettent toujours de produire vite et d’une manière certaine les tons les plus variés que la clientèle pourra exiger, sans que l’unisson du fi! en ait à souffrir à tel point que le teinturier peut ajouter hardiment de la couleur au bain bouillant sans crainte de barrer. Comme ces .produits résistent d’ailleurs très énergiquement aux lessives de savon et de soude, leur usage est très recommandé pour les fils à tricoter et à broder.
- Quant à cette belle matière colorante connue sous le nom de rhodamine, elle permet aujourd’hui au tein turier de faire d’une manière aussi expéditive que simple et facile tous les tons du rose au cramoisi sans intervention de la cochenille, matière colorante coû-
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-
- 98 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- teuse et difficile à manier, et cependant la solidité du résultat peut être taxée comme la même quelque soit l’un des deux colorants employés; rien d’étonnant, par conséquent, que Messieurs les teinturiers l’aient définitivement admise dans leurs ateliers. Voici le procédé très pratique pour teindre avec ce colorant artificiel.
- Rose pour 5 kil. fil
- Prendre :
- 1 kil. 500 Alun
- 250 gr. Acide acétique
- 20 gr. Rhodamine B ; entrer à tiède, monter lentement au bouillon que l’on maintiendra pendant 1/2 heure, à ce moment la couleur se trouve complètement fixée.
- Pour obtenir rapidement sur fil à tricoter un brun déterminé, le teinturier trouve à sa disposition diverses matières colorantes si le client demande qu’il lui soit fourni une teinture à un bain, sans débouillage préalable. Il est essentiel, en effet, que le praticien ne se préoccupe pas uniquement de la solidité de sa nuance au porter et à la lumière, mais il aura encore à veiller à ce que la couleur appliquée sur le fil résiste énergiquement au lavage alcalin d’une lessive : ce n’est qu’ainsi qu’il satisfera aux exigences de la clientèle actuelle par rapport à la bonté des teintures à produire.
- Depuis quelques années déjà un certain nombre d’usines se sont spécialement occupées de la production de matières colorantes répondant à ce but. C’est ainsi que la fabrique de Hoechst a livré la Fuchsine azo-acide G, et le bleu Keton 4BN ; celle d’Elberfeld par contre l’azofuchsine G et S, l’azogrenadine S et l'ali-zarine-cyanine brillante 3G en poudre.
- On procède d’ailleurs comme suit :
- Brun pour 5 kil. fil
- Prendre :
- 1 kil. sulfate de sodium.
- 1 lit. acide acétique.
- 250 gr. jaune indien.
- 50 » azofuchsine C.
- 40 » alizarine-cyanine brillante 3G en poudre; monter au bouillon pendant 1/2 heure, ajouter :
- 2 kil. tartre factice, laisser bouillir encore une heure et fini.
- Le sulfo-cyaninine que chacun connaît comme un colorant dont l'emploi se généralise de plus en plus, convient admirablement pour les bleus et les dahlias ;
- on arrive très vite au nuançage voulu quel qu’il soit d’ailleurs.
- Bleu foncé pour 5 kil. fil
- Prendre :
- 150 gr. acétate d’ammonium ou :
- 2 kil. sulfate de sodium.
- 200 gr. sulfon-cyanine GR extra.
- 1/2 kil. acide acétique.
- Manier à chaud pendant 1/2 heure puis donner 1 kil. d’acide acétique ; laisser encore bouillir 1/2 heure et fini. ;
- Dahlia pour 5 kil. fil
- Prendre :
- 2 kil. sulfate de sodium.
- 200 gr. sulfon-cyanine 5 R.
- 1/2 kil. acide acétique, faire manier pendant 1/2 h. puis ajouter 1 kil. acide acétique et bouillir 1/2 heure.
- La manufacture de Barmen livre également depuis quelques années un bleu spécial pour nuances unies, qui est connu sous le nom de bleu naphtacine. Il a comme propriété toute spéciale de se fixer sur la fibre dans un même bain, par l’intervention du bichromate de potassium ; il monte également sur la fibre et son emploi dans la teinture en est d’autant plus facile.
- Bleu foncé sur 10 kil. fil
- Garnir avec :
- 2 kil. sulfate de sodium.
- 1 » acide acétique.
- 450 gr. bleu naphtazine, faire monter lentement au bouillon pendant 1/2 heure, puis ajouter :
- 2 kil. tartre factice.
- Bouillir alors jusqu’à ce que le bain soit extrêmement tiré à clair et donner à ce moment :
- 100 gr. de bichromate de potassium ; bouillir encore 1/2 heure et fini.
- Le produit est également bon pour faire les dahlias; à cet effet on ajoute quelque peu de violet acide 3BN.
- Dahlia pour 10 kil. fil
- Prendre pour garnir le bain.
- 2 kil. sulfate de sodium.
- 1 » acide acétique.
- 300 gr. de bleu naphtazine.
- 150 » de violet acide 3BN.
- Laisser 1/2 heure monter au bouillon et donner alors :
- 3 kil. tartre factice.
- Laisser le bouillon continuer jusqu’à ce que le bain soit complètement au clair et ajouter alors :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 99
- 100 gr. de chromate de potassium, laisser bouillir encore 1/2 heure et fini,
- (A suivre).
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU LIN ET DES FILS DE BATISTE (I) (Suite)
- Telle est l’image à peu près exacte de l’art du blanchisseur en Irlande, il reste, bien entendu, que les procédés que nous venons d’indiquer, se reproduisent avec quelques variantes dans chaque atelier, suivant sa situation, ses convenances et l’éducation scientifique et professionnelle de son directeur.
- Généralement on différencie le procédé irlandais en blanchiment avec exposition sur le pré et blanchiment sans exposition : les deux procédés sont également Usités chez nous; voici comment l'on opère pour le premier.
- Prenons par exemple :
- 150 PIÈCES TOILE A BLANCHIR
- 1° Détremper pendant environ 36 heures dans une lessive alcaline assez faible, puis laver ;
- 2° Cuisson avec 10 kilogrammes de soude caustique, et laver ;
- 3° Cuver avec 20 kilogrammes de soude calcinée ( el de soude), laver et passer au pré ;
- 4° Cuver avec 23 kil. de soude calcinée, puis procéder comme précédemment;
- 5° Cuver avec 20 kil. de soude calcinée, puis finir comme ci-dessus ;
- 6° Cuver avec 15 kil. de soude calcinée, puis finir comme ci-dessus ;
- 7° Passage à l’eau acidulé d’acide sulfurique et relaver ;
- 8° Cuver avec 15 kil. de soude calcinée ;
- 9° Bain de chlorure de chaux et laver ;
- 10° Bain acidulé, laver et passer au pré ;
- 11° Cuver avec 7 kil. de soude calcinée, etc.;
- 12° » 5 kil. » » ;
- 13° Bain acide, laver et passer au pré ;
- 14° Frotter sur le banc de savon avec du savon mou blond, et laver.
- Les lessives s’emploient dans des appareils autoclaves ; on remplit la chaudière avec de l’eau la moins ------- ______
- (1) D’après V. Joclet (L’Art du Blanchiment).
- dure possible (eau de rivière) à laquelle on ajoute la quantité de lessive voulue et on ne remplit que jusqu’à une hauteur déterminée ; à ce moment on intro duit dans le récipient un filet à mailles très larges et très fortes, puis l’on fait des paquets de dix à douze pièces de toile peu serrés, suivant finesse, et on les fait ainsi passer dans le liquide assez tiède, pour que la main y puisse séjourner sans inconvénient; le filet est alors ramassé sur lui-même et l’ouvrier lui superpose un certain nombre de madriers en rapport avec le diamètre de la chaudière ; ces madriers, à leur tour, s’enfoncent dans le liquide à l’aide de traverses de fer posées transversalement aux madriere. Finalement les traverses sont calées à l’intérieur de la paroi de la chaudière, assez près du bord supérieur de cette dernière à l’aide de coins métalliques. A ce moment la lessive doit remplir presqu’entièrement la chaudière, et la toile doit être entièrement submergée, grâce aux madriers et traverses qui font pression sur les pièces. On ferme en descendant le couvercle que des pinces à vis fixent sur les bords de la chaudière, et la cuite commence dès lors.
- L’opérateur doit veiller à maintenir sa lessive à une température telle que la pression de la vapeur ne fasse soulever que de temps en temps les soupapes de sûreté de l’autoclave. La méthode de la cuisson en vase fermé à haute pression (à peine 11/3 atmosphère) et à température élevée (105° centigr.) est bien pré-rable au travail à vase ouvert : la force agissante et dissolvante de la lessive en est considérablement augmentée ; l’ébullition proprement dite et les soubresauts (à vents) qui en sont la conséquence inévitable évités, et finalement la matière à blanchir est soumise d’une façon égale à l’action de la chaleur, qu’elle se trouve en haut ou en bas de l’appareil.
- Une expérience de longues années a suffisamment démontré que ce mode de procéder n’a aucune action désagrégeante de la force de la toile.
- Quant au procédé irlandais sans intervention de l’exposition sur le pré, voici comment l’on procède communément.
- Pour 180 pièces de toile
- l’ Détremper pendant environ 36 heures dans une lessive alcaline de trois quarts de degré Beaumé de force, puis laver ;
- 2° Faire bouillir pendant 6 heures dans une lessive caustique (15 kil. soude caustique pour 2,250 litres evu), puis laver ;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 3o Détremper pendant 15 heures avec une lessive proportionnée à la nature et la teinte de l’étoffe;
- 40 Immerger dans un bain acidulé d’acide sulfurique ou chlorhydrique (esprit de sel) d’un poids spécifique de 1,017, puis relaver ;
- 50 Bouillir pendant 4 heures dans de la lessive de soude caustique comme en 2° , puis laver ;
- 6 Donner pendant 14 heures le bain de blanchiment;
- 7° Immerger pendant 10 heures en bain acide et relaver;
- 8° Frotter sur la planche avec du savon mou noir, et laver.
- C’est le procédé généralement employé aujourd’hui; il donne des résultats aussi satisfaisants que le précédent et revient infiniment meilleur marché.
- Procédé de blanchiment de WARENDORF
- Dans cette localité on procède également de deux manières différentes : méthode ordinaire et méthode accélérée. Les deux manières sont basées sur le procédé irlandais.
- Le blanchiment accéléré se termine généralement au bout do quatre à cinq jours ; voici comment il s’exécute habituellement :
- 1° Cuisson pendant 2 heures et demie dans une lessive de soude à 2 l/2o B. ; passer sous le cylindre exprimeur, puis rincer;
- 2o Bain de chlore à 2° B. pendant 4 heures, puis relaver ;
- 3o Bain fortement acidulé d’acide sulfurique, et rincer;
- 4o Exposition pendant 12 heures consécutives sur le pré, mais sans arrosages.
- Le lessivage, chlorage et passage à l’acide se répètent autant de fois qu’il est nécessaire pour obtenir une toile de la blancheur voulue.
- (A suivre).
- s G 8 &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Particularités
- Jaune de résorcine (Berlin) Zr, Th............... Jaune orangé clair (diminué de
- moitié)
- Cr..................... Jaune olivâtre (diminué de
- moitié)
- Ur.................... Citron très clair.
- Le savon a enlevé les autres couleurs.
- Ponceau acide (Durand)
- Ni..................... Rouge clair rabattu
- Zn, Co, Bi .......... Enlevés par le savon
- Jaune MG (Poirrier)
- Y, Th............... Jaune orangé moyen
- Zr, Ni, Cd............. Jaune orangé très clair Bi.................................................................. Abricot clair
- Les autres couleurs ont été plus ou moins enlevées par le savon.
- Rouge pour drap ( Tuchroth de Bayer)
- Ni................... Violet rouge rabattu.
- Le blanc du tissu est teint en rose.
- Ponceau 6 RB (Berlin)
- Ni............... ... Rose violacé.
- Les autres couleurs ont été enlevées par le savon.
- Noir diamant (Bayer)
- Cu, Zr, Y, Th, G1.... Gris foncé
- Ni, Bi, Cr, Ce...... Gris
- Les couleurs tiennent remarquablement au savon.
- (A suivre).
- Teinture et Impression
- * DELA CONFORMITÉ EN TEINTURE
- Etude professionnelle
- (Suite)
- Partant donc de ce principe que dès l’abord le manufacturier lui même aura pris toutes les précautions nécessaires pour obtenir la conformité des tissus qu'il se propose de répéter d’après un échantillon ou type donné, nous supposerons que la laine à dégraisser et à teindre soit arrivée dans les ateliers du teinturier accompagné d’une note de teinture stipulant les clauses et conditions suivant lesquelles le travail demandé devra être fait. Ici deux cas pourront se présenter. Ou bien la nuance à reproduire aura déjà été faite une première fois, et souvent déjà répétée à plusieurs reprises par le façonnier ou par le contremaître de teinture, lorsqu’il s’agit d’une usine manufacturière ayant son propre atelier de teinture, ou bien encore la nuance demandée sur un type donné n’aura pas encore été faite par le teinturier, façonnier actuel, et sa repro-
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-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 101
- duction sera d’autant plus difficile et scabreuse pour ce dernier.
- Dans le premier cas la note d’envoi de mise en teinture portera une référence avec échantillon et no d’ordre renvoyant à la précédente opération d’une teinture similaire et, dans l’occurrence, si l’industriel a suffisamment d’ordre pour enregistrer chaque jour sur un registre, spécial destiné ad hoc et généralement appelé livre de doses les opérations qu’il fait successivement pour le compte de chacun de ses clients, le travail se trouvera de beaucoup simplifié. Sur ce livre, en effet, sont consignés avec un n° d’ordre, également jour par jour, les travaux accomplis dans l’atelier et pour mieux nous faire comprendre dans ce qui va suivre, nous prendrons un exemple.
- Nous supposerons donc que M. Henry, fabricant de nouveautés à Sedan, envoie à M. Michel teinturier, de la même ville, un lot de Buenos-Ayres en suint 1er choix de 1500 kil. avec stipulation de teindre ce lot en nuance acajou conforme au teint no 3446 fait en décembre dernier pour le compte du même industriel.
- Le teinturier consultera son livre de doses à la page se rapportant aux dates indiquées par la référence et il y verra consigné, qu’à cette époque, il aura teint, en effet, pour le compte du même fabricant, 600 ki'os Buenos-Ayres en suint 1er choix en nuance acajou. Estimant que la laine-mère envoyée à cette époque, devait rendre environ 32 % après un parfait dégrais -sage; il avait inscrit à la date du 20 décembre la dose afférente pour la teinture de 192 kil. en nuance acajou au ton demandé. Il n’aura donc qu’à estimer après dégraissage le lot de laine qui lui aura été remis pour la répétition et faire la dose d’après celle qui lui aura servi de point de départ, mais cette fois pour une quantité de laine plus considérable, et s’il pense que la laine actuellement remise devra avoir un rendement plus fort (supposons 35 %), il devra calculer sur une quantité de 525 kilos de laine dégraissée et sèche. La chose paraît simple et aisée, et rien ne paraît, de prime abord, intervenir pour amener fatalement à une non réussite de la répétition et partànt à une non conformité. Et cependant lorsqu’on veut réfléchir quelque Peu, la réalité est loin d’être ainsi, même pour le cas si simple que nous venons de choisir pour exemple.
- Il peut en effet arriver qu’en décembre dernier, lorsqu’il s’agissait de la première teinture (Teint. n° 3446), le teinturier se soit trompé de rendement, chose qui arrive fréquemment lorsqu’on n’est pas un
- profond connnaisseur et un vieux praticien. Le teinturier a donc une dose qui n’est pas exacte et s’il apprécie le rendement du nouvel envoi d’une façon également eronnée mais en sens contraire, il peut se faire qu’en opérant identiquement de la même façon et suivant une dose rigoureusement proportionnelle,il arrive à ne plus reproduire la nuance demandée et qu’alors il soit forcé à des .tâtonnements de rajoutage, de repassage, etc. qui s’ils lui permettent de corriger l’erreur commise au début, ne le forceront pas moins à un travail supplémentaire long, coûteux et qui, presque toujours, compromet plus ou moins la solidité de la fibre.
- Mais eût-il parfaitement estimé une première fois le rendement de la laine qui lui a été confiée, l’eût-il estimée également bien à la répétition, il aura encore à compter sur d’autres tribulations ; au mois de décembre le dégraissage de la laine s’exécute facilement, la température ambiante étant très favorable à cette époque à ce genre d’opérations. Mais s’il doit répéter au mois de juillet, août de l’année suivante, le lavage est loin d’être aussi facile et chacun de nous sait qu’une laine mal dégraissée se teint avec infiniment plus de peine qu’une laine parfaitement préparée. On a beau ne pas épargner les drogues pigmentaires, en mettre parfois jusqu’à des quantités doubles, on n’arrivera pas au résultat voulu surtout eu égard à la conformité. Si la nuance finalement semble à peu près la même, elle est presque toujours moins vive, plus rabattue et pour peu que l’étoffe à établir devra subir un foulage quelque peu énergique, on arrivera fatalement à une non conformité des plus marquées.
- Nous ne parlerons pas de non conformités provenant des changements survenus dans la nature des drogues employées pour produire et répéter une même nuance. Sans doute cette nature peut différer par suite de l’épuisement d’un premier lot de bois employé, d’un changement de fournisseur pour telle ou telle matière colorante intervenante composée artificiellement dans une usine de produits chimiques; le teinturier quelque peu sage devra toujours avoir à sa disposition un petit laboratoire qui. sans être muni d’appareils bien compliqués, lui permette au moins d’essayer pratiquement les matières qu’il aura à employer et dont il doit connaître rigoureusement le rendement et la nuance qu’elles sont susceptibles de fournir pour se guider ainsi dans ses dosages à intervenir.
- Comme nous venons de le voir, la répétition d’une nuance déjà faite par un seul et même teinturier n’est
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- pas chose aussi simple qu’un vain peuple ne le pense ; mais en réalité elle est encore bien plus difficile et plus chanceuse dans la généralité des cas ; le fabricant est en droit d’exiger une répétition exacte de la nuance demandée et si le teinturier ne fait pas ses réserves ' expresses, il peut lui demander à faire une répétition sur laines d’Australie ou d’Allemagne d’une nuance faite originairement sur laines de la Plata, de Montevideo ou de Surges de France ou d’Espagne.
- Or chacune de ces laines a des aptitudes différentes pour le colorant et tous nous savons que des laines d’Adélaïde devront être autrement dosées que des laines de Buenos-Ayres, que certaines laines des mêmes provenances exigentplus décolorant lorsqu’elles sont jeunes (agneaux) ou lorqu’elles sont encore de tonte trop récente
- • Il n’est pas jusqu’aux eaux employées dans les diverses phases du dégraissage et de la teinture, des températures d’entrée en chaudière, de la plus ou moins grande rapidité de maniement de la mise en chaudière et enfin du procédé employé pour sortir la laine du bain une fois la teinture employée, qui ne puissent influer d’une manière fâcheuse sur la réussite et la conformité. Pour ne parler que de ce dernier cas, supposons qu’une partie de laine destinée à être teinte en noir au bois à une hauteur de ton déterminées soit arrivée au terme jugé propice pour le praticien pour être sortie de chaudière. Si le teinturier à ce moment retire le feu, arrête le bouillon et laisse refroidir complètement avant d’ouvrir le robinet de vidange de sa chaudière, il obtiendra certainement un noir plus pauvre, mais chaud et moins intense de coloris que si après avoir laissé quelques moments tomber le bouillon, il faisait lerer la laine sur le bord où l’action de la chaleur et de l’oxygène atmosphérique intervenant, détermineront une augmentation de richesse de couleur considérable dont tout teinturier doit tenir grand compte. Il en est de même du lotissement des parties de laines teintes et encore assez chaudes pour que, mises en tas sans rafraîchissement préalable, elles montent en peu de temps de plusieurs tons sans qu’il soit possible après d’y remédier.
- Si telles sont sommairement les difficultés contre lesquelles aura à lutter un teinturier chargé de répéter conforme une nuance que lui-même aura déjà produite une première fois, combien plus difficile est sa mission Isrsqu’il aura comme objectif la production d’une couleur dont il n’aura pas fourni le type ! C’est des difficul
- tés inhérentes à ce genre de répétition que nous allons nous occuper dans ce qui suit.
- (A suivre). Th. SEELIGMANN.
- Teinture de la laine
- 1. Brun d'Alizarine rougeâtre R
- Ce brun comme la marque G que nous verrons ci-dessous donne des teintes grand teint surtout sur laine chromée ou par traitement fixateur au chrome après teinture.
- A. On peut teindre avec :
- 2 à 4 % de colorant
- 10 kil. de sulfate de soude
- 2 kil. d’acide acétique et
- 1 kil. d'acide sulfurique.
- L’acide ajouté d’une seule fois, donne du mal uni. On aura des teintes plus égales en ajoutant l’acide peu à peu.
- B. On teint également sur laine mordancée avec i k.500 de bichromate de potasse, 3 kilos d'acidelacti-que 50 % et 1 kilo d’acide sulfurique. Après rinçage on teint ensuite sur bain avec addition de 2 à 3 % d’acide acétique et le colorant voulu.
- Des essais faits sans acide lactique m'ont donné également de bons résultats.
- C. On peut encore teindre avec sulfate de soude et acide et lorsque le bain est tiré, c’est-à-dire épuisé ajouter 1 % de bichromate de potasse.
- Avec la même proportion de colorant on a une teinte plus foncée sur laine chromée.
- La solidité de ce brun est très bonne.
- A l'air, aux alcalis c’est à dire au foulon, la teinte devient un peu plus rougeâtre. Les acides ne donnent pas de changement appréciable.
- 2. Brun d'Alizarine G
- Cette marque sensiblement plus jaunâtre se teint de la même manière et est plus foncée lorsque l’on suit le procédé n° 3, c’est-à-dire que l’on ajoute 1 % de bichromate après teinture comme fixage.
- La lumière et les alcalis jaunissent la nuance.
- Quand on teint sur laine chromée on peut ajouter campêche et bois tinctoriaux aux bains de teinture.
- On peut combiner ces bruns avec le noir diamant F. et la flavine, diamants G en poudre. Ces différents ( olorants sont de la maison F. Bayer et Cie.
- 3 et 4. Lanajuchsine SG. Lanafuchsine SB.
- Ces nouveaux rouges sur laine se teignent avec
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- 10% de bisulfate de soude, c’est-à-dire avec la marche courante des teintures de laine.
- Voici les qualités de ces colorants. Ils unissent très bien en bain acide, sont très solides à la lumière, aux alcalis, au soufre, ne changent pas au décatissage, à la chaleur, et ne dégorgent pas au frottement.
- Ces colorants sont tout à fait spéciaux pour la laine.
- Ils ne teignent ni le coton, ni la soie, et peuvent donc rendre de bons services pour les doubles teintes sur tissus mélangés.
- Pour l’impression sur laine, voici une formule recommandable. Faire dissoudre 50 grammes de colorant dans 500 c/c d’eau, chauffer cette solution avec 250 gr. d’eau de gomme 1 : 1 et 125 gr. de Britishgum, après refroidissement ajouter 75 c/c d’acide acétique à 8° Bé.
- Imprimer sur tissu chloré, après impression vaporiser une heure sans pression puis laver.
- Ces deux colorants sont de la manufacture lyonnaise des matières colorantes.
- 5. Alizarine Viri.line en pâte
- Cette alizarine verte a une nuance très vive et une solidité hors ligne à la lumière.
- Elle fait partie du groupe des alizarines Bordeaux et Cyanines.
- Elle se fixe sur tissus ou filés huilés.
- La laque est très solide au savon : On peut mélanger l'alizarine viridine au jaune d'alizarine, au noir réduit etc. On peut également ronger à blanc par les rongeants oxydants.
- Galloeyanine en pâte
- Depuis longtemps connue, cette couleur exploitée je crois par la maison Durand et Huguenin de Bâle sous le nom de galloeyanine ou violet solide DH est actuellement fabriquée par la maison Bayer. On teint sur laine chromée au tartre et chromate. On obtient sur laine un violet très foncé presque bleu marine avec % de colorant.
- La gallo-cyanine se mélange bien au campêche, au noir diamant. On teint sur laine chromée sous addition de 1 à 3 kilos d’acide acétique et pendant 2 heures au bouillon.
- La solidité exceptionnelle des teintes à la gallo-cyanine est connue et il n’est pas nécessaire d’y insister.
- Teinture du coton
- 1 et 2. Orangés Diamine GC et DC
- Ces deux nouvelles marques sont avantageuses
- comme prix et comme solidité. La marque DC est des deux la plus rougeâtre. On teint avec addition de 2% de carbonate de soude et 20 % de sulfate de soude. On entre à tiède pour faciliter l’unisson et on monte au bouillon.
- La solidité au lavage est très bonne. La résistance à la lumière n’est pas aussi bonne que celle des jaunes diamines. La résistance aux acides est remarquable.
- Au fer chaud les teintes jaunissent momentanément.
- Très solubles, ces orangés ont une place marquée pour les teintures bon marché et dans les teintes mélangées. Les deux produits ne se laissent ni diazoter,ni copuler, mais en raison de leur bonne solidité au lavage, on peut les employer pour nuancer les teintes destinées à être développées ou copulées.
- Mi-l^ine
- On teint avec addition de 20 gr. de sulfate de soude par litre de bain. Le coton prend une teinte plus foncée que la laine, de sorte que les deux produits offrent beaucoup d’intérêt tant pour le nuançage que pour la production de nuances directes jaune orangé sur mi-laine.
- Tissus soie, coton
- On teint avec 2 % savon, 2 % phosphate de soude et 5 % de sulfate de soude. Le coton prend ici aussi une teinte plus foncée que la soie.
- Pour l’impression on emploie la formule suivante :
- 15 gr. Orangé GD (dissoudre dans)
- 700 c/c d’eau avec addition de
- 15 gr. phosphate de soude ; faire bouillir avec
- 1 kil. d'épaississant à la gomme 1 : 1.
- On ronge plus facilement ces orangés à la poudre de zinc, qu’au sel d’étain.
- 3 et 4. Noirs Oxy-Diamine A et D
- Ces deux noirs directs se teignent tous deux avec addition de 2 % de soude et 20 % de sulfate de soude. Pour obtenir une bonne teinte, il faut employer en moyenne 5 à 5 1/2 % de ces colorants.
- Le noir oxy-diamine A donne un noir plus rougeâtre que le noir oxy-diamine D. Ces colorants peuvent être très utiles pour la teinture en gris. La marque A donne un gris bleu violacé et la marque D donne un gris bleu verdâtre.
- Les acides font virer la nuance au bleu violet.
- Les alcalis foncent la nuance dans le même ton.
- Le chlore rougit d’abord la teinte puis la décolore.
- Le réducteur acide (sel d’étain acide) fait bleuter la nuance et lentement l’amène au blanc pur.
- Ces deux noirs peuvent donc se ronger. M. Ude.
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- MATIÈRES COLORANTES
- Le Bleu Indol R.
- L’ « Action Gesellschaft für Anilin Fabrikation » de Berlin (Lucien Picard et Cie, à Saint-Fons, près Lyon, Agents généraux pour la France), livre dès à présent un nouveau colorant basique, le Bleu Indol R, qui mérite d’être placé au premier rang des succédanés de l’indigo, pour la teinture du coton et du lin.
- Ce bleu se teint sur coton mordancé au tanin ou au sumac et tartre émétique ou sel d’antimoine, à une température de 85 à 100 C., et sous addition de 2 à 3 % d’alun ou de sulfate d’alumine.
- La dissolution doit se faire dans de l’eau aussi neutre que possible, (eau de condensation), additionnée au besoin d’un peu d’acide acétique. On emploiera par contre et de préférence de l’eau calcaire, pour la teinture, quand il s’agira de produire des tons foncés et des nuances bien couvertes, au reflet-métallique. Pour les tons clairs, prendre au contraire de l’eau aussi peu calcaire que possible, afin d’obtenir des nuances bien unies.
- Le Bleu Indol R fournit sur coton et sur lin des tons semblables au bleu de cuve. On peut le nuancer en vert avec le Bleu méthylène, en rouge au moyen du Violet méthyle et de la Safranine. Aux teintures foncées, bon marché, on donne un pied de sumac et de fer en supprimant le tartre émétique.
- Sous le rapport de la solidité au lavage, les teintures du Bleu Indol R égalent celles de l’indigo. Lavées plusieurs fois à chaud, avec du savon et de la soude, elles conservent parfaitement leur ton bleu vif, tout comme celles de l'indigo. Elles sont aussi solides aux acide? et résistent très bien à la lumière.
- Ce Bleu Indol R peut en outre être combiné avec l’indigo ; on peut s’en servir comme pied, en le remon tant simplement dans la cuve d’indigo, ou comme remontage en le teignant directement sur le bleu de cuve. Seulement dans le cas où l’on demanderait une très grande solidité au lavage, il faudrait mordancer le bleu de cuve avec du sumac et du sel d’antimoine.
- Le Bleu Indol R convient aussi très bien pour le remontage direct sur les couleurs substantives ; ce procédé est surtout avantageux pour le lin, le colorant pénétrant bien la fibre.
- Il constitue également un excellent colorant pour jute. En proportions faibles il fournit sur cette matière
- des tons pleins et vifs. On teint à l’ébullition sans aucun mordant.
- L’intérêt qu’il offre pour la soie n’est pas moindre. Les teintures sont très solides à la lumière et à l’eau. On teint en bain de savon coupé à l’acide sulfurique.
- La même manufacture précédemment citée, nous communique la note suivante sur le traitement nouveau des teintures directes avec la paranitraniline diazotée qu’elle fait suivre d’une carte d’échantillons très intéressante à consulter et contenant des nuances obtenues par le nouveau procédé.
- A côté des deux méthodes suivies jusqu’à présent pour obtenir avec les couleurs substantives des tein-'ures solides au lavage ou à la lumière, à savoir ;
- a) Diazotage de la matière colorante sur la fibre et combinaison avec des développateurs.
- b) Traitement des teintures avec des sels métalliques, on recommande depuis quelque temps un troisième procédé qui consiste en un traitement des teintures directes avec la paranitraniline diazotée.
- Cette méthode est simple et permet de travailler à 11 température ordinaire (20 à 25° c.) mais son effet sur beaucoup de colorants pour lesquels on la recommande n’est en somme qu’un renforcement de la nuance; la solidité au lavage reste à peu près la même, et la résis-tance à la lumière n’y gagne pas, au contraire.
- Ce procédé offre donc par le fait bien moins d’intérêt que les deux anciennes méthodes. Nous avons toutefo:s remarqué qu’en ajoutant à la paran traniline diazotée une disso'ution de sulfate de cuivre (3 % du poids de la marchandise) on obtient, avec un certain nombre de nos produits, une solidité au lavage et à la lumière bien supérieure à celle que donne la paranitraniline seule. Ci-contre cette recette et ci-après les produits qui se prêtent à ce traitement :
- Brun Congo G*, Brun Chromanile 2G* et R*, Brun Columbia R, Chrysamine G*, Orange Toluylène G, Bleu Chicago B*, Noir Zambèze BR* et D, Noir Columbia B.
- Les colorants marqués d’un (*) sont d’une grande solidité à la lumière.
- En combinant les marques ci-dessus on peut produire des jaunes, des orangés, toute une gamme de bruns, des verts-olive, vert russes et noirs. Les tons sont plus nourris et plus riches que ceux des teintes directes.
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- Le procédé s’applique aussi bien au coton brut qu’aux filés et aux pièces, et particulièrement aux velours.
- Procédé de teinture
- Pour 100 kilos de coton
- Teindre d’après le procédé en usage pour les couleurs substantives, c’est-à-dire à l’ébullition et sous addition de sulfate de soude et de savon ; rincer et entrer dans un bain (20 à 250 C.) contenant :
- 103 gr. paranitraniline (1) diazotée suivant la recette ci-dessous (= 10 litres de solution diazoïque).
- 300 gr. sulfate de cuivre (dissous préalablement dans l'eau).
- 260 gr. acétate de soude, manipuler 1/2 heure et rincer.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion ranalyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MOYEN DE RENDRE IMPERMÉABLES LES TISSUS et étoffes de telle sorte qu'ils puissent résistera la pluù 1 endaut un temps relativement long
- Par M. Joseph Augustin Martin.
- On prend :
- 600 grammes de gélatine, 600 grammes de savon et 250 grammes de résine élastique.
- On fait dissoudre le tout dans 16 litres d’eau bouillante et 1 litre de vinaigre.
- On ajoute aussitôt par petites portions 800 grammes d'alun et on prolonge ensuite l’ébullition pendant un quart d’heure, on attend que le liquide laiteux ainsi obtenu soit retombé à la température de 50°centigra-
- (1) Diazotage de la Paranitraniline
- Dissoudre 1 kil. paranitraniline
- dans 6 litres eau bouillante
- et 2850 ce acide chlorhydrique 22 Bé
- ellyer le tout, en ajoutant, dans environ 30 litres d’eau roide. Le chlorhydrate se dépose sous forme de pâte jaune. Laisser refroidir jusqu’à 150 C. — au besoin avec un peu de glace — et, en agitant, ajouter rapide-ment une solution froide de :
- 640 gr. nitrite de soude. Au bout de 20 minutes on a nesolution claire de diazo-paratraniline qu’on porte i ICO litres.
- .10 » de cette solution correspon lent aux
- . 100 gr. paranitraniline 'ndiqués ci -dessus.
- on peut conserver la solutic n diazoïque pendant plus e U jours en la tenant au frais, dans des récipients " dois ou dans des bonbonnes en panier.
- des et on plonge ensuite le tissu dans le bain susdit et on l’y laisse suffisamment longtemps pour qu’il s’en imprègne à fond. Ce point une fois atteint, on retire le tissu du bain, le fait égoutter soigneusement et le suspend sans le tendre pour le faire sécher complètement, mais à l’ombre.
- On augmente ou diminue les doses des éléments constituant le bain, selon l'étoffe ou selon l’usage qu’on doit en faire.
- PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ pour le blanchiment du coton et autres matières végétales textiles Par M. John Kent.
- En mettant ce procédé perfectionné de blanchiment en pratique, au lieu de mettre les articles dans un récipient avec la chaux et la soude et de faire bouillir le tout ensemble, ainsi que cela s’est pratiqué jusqu’à nosjours, on traite cesarticles dans des solutions claires, sans les faire bouillir, et de préférence, sans application de chaleur.
- Ainsi traités, une fois ou plusieurs fois suivant qu'il peut être nécessaire, les articles sont soumis aux procédés ordinaires d’opération « chimique » et d’ «acidulation », en laissant ces articles dans chacune des solutions pendant une heure environ, puis on les laisse égoutter pendant une vingtaine de minutes, et on les lave et les tord après chaque opération partielle.
- Ce procédé perfectionné peut aussi s’appliquer au demi—blanchiment des articles, avant qu’on en effectue la teinture.
- INFORMATIONS
- L’Exposition de 1900
- Groupe XIV (Industrie chimique) : président, M. Krantz, député; secrétaire, M. Lefebvre, président de la Chambre syndicale des produits chimiques.
- Mardi, 22 mars, vers huit heures et demie, un violent incendie s’est déclaré dans la fabrique de benzine, d épuration, d enrichissement et de carburation du gaz, de MM. O. Dubois et Cie, impasse du Vernis, 13 et 14, à Anderlecht (Bruxelles), aux confins de la commune de Forest.
- L usine renfermait 20,000 kilogr. de matières inflammables.
- Par suite d’une cause encore inconnue, cinq chaudières ont fait explosion, projetant des débris de toute
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- sorte dans les prairies avoisinantes à une distance énorme.
- Les pompiers ont dû travailler à la hache pour préserver les maisons voisines.
- Les dégâts, pour les trois usines, s’élèvent à 250,000 francs ; ils sont couverts par l’assurance.
- On vient de célébrer à Wesserling (Alsace), les obsèques de Mme Haller, mère du distingué directeur de l’Institut chimique de Nancy. Nous présentons à celui-ci et à sa famille l'expression de nos sincères condoléances.
- UN ARRET INTÉRESSANT
- La cour d’appel de Nîmes vient de rendre un arrêt touchant le préjudice causé à certains ouvriers. Le tribunal de Tournon avait condamné ces temps derniers à 1,000 francs de dommages-iutérêts, les ouvriers de la maison Marcelin Garnier, pour avoir demandé et obtenu de leurs patrons le renvoi de Hurtier, chef d’équique dans cette maison ; le même tribunal avait aussi prononcé un semblable jugement contre le personnel ouvrier de la maison Radel frères, mégissiers, qui avait refusé d’accepter Hurtier parmi eux. La Cour de Nîmes, après la plaidoirie de Me Fernand Roux défenseur de Hurtier, et sur la demande aussi du ministère public, a purement et simplement confirmé la décision des premiers juges.
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. E. R., à Ploermel. — Le manque de temps ne nous permet pas aujourd’hui de vous donner satisfac tion sur ce que vous nous demandez et nous vous prions de vouloir bien nous faire crédit une quinzaine. Cependant si vous voulez bien feuilleter les derniers numéros du Moniteur de la Teinture de 1896 ou les premiers numéros de 1897, vous y trouverez le dessin et la description d’un appareil de ce genre fonctionnant en Allemagne.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9°“ Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. —Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux.
- Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-" ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite)
- — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : («) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (fi) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Paris. — Desmousseaux (Dme Eugène) teinturerie, 218, faubourg Saint Denis. — Jug. du 11 mars. — S. : M. Baudry.
- Homologations de concordats
- Rouen. — Leroux-Louvet (Louis, Adolphe), fab. d’amidon et produits chimiques, 8, place Saint-Eloi. — Jug, du 14 mars. — Abandon de l’actif réalisé et à réaliser sous réserves de son matériel. Obligation de compléter 40 % d’ici fin juin 99.
- Formations de Sociétés
- Suivant acte passé devant M* Quintin, notaire à Bordeaux, en date du 2 décembre 1897, il a été formé une Société en nom collectif entre M. Ronchon père et son fils, M. Edmond Rouchon, pour une durée de 5 ans, au capital de 118,000 francs. Ladite société a pour objet l’exploitation de la teinture et du nettoyage ; elle est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 1898.
- Paris. — Formation de la Société en commandite L. Parize et Cie, plissages, broderies et teintures, 6, rue de la Chaussée d’Antin. — Durée 10 ans. — Cap. : 90,000 fr. dont 30,000 fr. en commandite. — Acte du 10 mars.
- Montreuil. — Formation de la Société en nom collectif Charpy et Hugon, apprêt, teinture. — Durée : 3,
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- 6, 9, ou 12 ans. — Cap. : 64,066 fr. 45. — Acte du
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- Dissolutions de Sociétés
- Roanne. —• Dissolution à partir du 7 mars de laSo ciété Ch. Terrier et Cie, teinturerie des cotons, quai de l’Ile. — L. : les associés. — Acte du 7 mars.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie a la base d’un bouton en cuivre (bre-
- 2etys, //V yI (S1,
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur ta-bricant. Fournisseur des Ministères de l’Instruc tion Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco déport et d emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’étranger).
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE le 31 Mars 1898.
- Arrivages pendant le mois 1.178 caisses Bengale
- 188 surons Guatemala
- r Expéditions
- 524 caisses Bengale 422 surons Guatemala 4 » Mexique
- Stock
- 2 331 caisses Bengale 499 surons Guatemala
- Ventes
- J F C 10 caisses bon violet rouge..
- J A S 9 » fin rouge et très bon violet rouge d/m 2 » bon moyen violet — rouge 5 05 à 5.90
- 21 caisses Bengaledisponible.
- 242 surons Guatemala de ordinaire corte et gris à beau sobre.................... 1 40 à 4.10
- 34 » Mexique de moyen sobre à bon sobre . . 2.60 à 3.50
- 230 caisses à terme, soit :
- 10 caisses sur Mars. . .. 5.30
- 70 » Avril....... 5 35/5.25
- 10 » Mai......... 5 35
- 20 » Juillet..... 5.40
- 30 » Septembre. 5.45/5.40/5.35
- 20 » Octobre... 5.50 70 » Décembre. 5 55/5.50/5.45
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme Bengale surfin violet et bleu........ 7.75 à fin violet pourpre................. 7.25 » beau violet pourpre................ 6.75 » bon violet......................... 5.75 » bon moyen violet................... ................... 5.25 »
- moyen violet......................... 4.50 »
- beau violet rouge.................... 5.75 »
- bon violet rouge..................... 5.25 »
- bon moyen violet rouge............... 4.75 »
- fin rouge............................ 5.75 »
- beau rouge........................... 5.25 »
- bon rouge............................ 4.50 »
- bon à fin cuivré................... 4 » »
- cuivré ordinaire et bas.............. 3.75 »
- Java............................... » » »
- Kurpah............................. 2 » »
- Madras............................. 1 » »
- Manille............................ I » »
- Caraque............................ 1 » »
- Guatemala flor....................... 5.25 »
- fin sobre et fin corte............... 4.25 »
- beau sobre et beau corte ............ 3.75 »
- bon sobre et bon corte............... 3.25 »
- bon moyen sobre et corte............. 2.50 »
- moyen sobre et moyen corte......... 1.75 »
- ordinaire et bas................... 1 » »
- Nouvelle Gren. fin à surfin........ 6.50 »
- bon à beau.........................’ 5 » »
- ordinaire et moyen................. 3 » »
- 8 » 7.50
- 7 » 6 » 5.50 4 75
- 6 » 5.50 5 »
- 6 » 5.50 4 75
- 4 25 4 »
- » » 5 » 4 » 3 » 4 » 5.75 4.75 4.25 3.75 3 » 2.25 1.75 7 »
- 6 » 4 »
- Tare et Dons d’usage sur la place
- En caisse, tare nette ; don 1 kilog. par caisse.
- En surons, tare nette; don undemi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt
- d’ailleurs....................... . • fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre............................ » 25 »
- En Bengale disponible, nous avons eu la vente de 21 caisses. Nous avons reçu pendant le mois 1.178 caisses dont 839 par le steamer Falkenbury venu directement de Calcutta ; mais la plus grande partie n’a fait que transiter.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- A terme les affaires ont été très calmes, nos cours ont encore fléchi de 10 centimes et nos ventes ne sont que de 230 caisses. D’après les estimations des standards de la Chambre de commerce, notre type du terme est coté 190 à 200 roupies, ce qui donne un prix de revient de plus de 50 centimes au-dessus de nos cours, il y a donc tout lieu de croire que les affaires en disponible vont reprendre de l’activité et que de son côté la spéculation voudra profiter des bas prix actuels pour opérer.
- Guatemala. - Les affaires ont encore été assez actives pendant la première quinzaine du mois, mais depuis les enchères de Londres les affaires sont à peu près nulles malgré le désir des détenteurs de réaliser.
- Mexique. — Nous avons eu le placement d’un lot de 34 surons formant notre stock, de bons lots trouveraient facilement preneur.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- Hiver 1897-1898
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pan, Salies-de-
- Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (via Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : lre classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MED1TERRANNÉE
- La Compagnie P.-L.-M. organise avec le concours de l'agence Desroches deux excursions permettant de visiter (tous frais compris) la première : l'Algérie et la Tunisie (du 27 février au 4 mars ou du 20 mars au 25 avril). Prix au départ de Paris : lre classe, 1100 fr. ; 2a classe, 980 fr. La seconde : la Corse (du 24 février aux 12 ou 19 mars). Prix au départ de Nice et, suivant • itinéraire choisi : lre classe, 525 fr. ou 650 fr. ; 2e classe, 450 fr. ou 570 fr.
- S adresser, pour renseignements et billets, aux bu-reaux de l’agence Desroches, 21, rue du Faubourg-Montmartre, à Paris.
- De Lyon : 50 francs en 2e classe ; 30 francs en 3e classe.
- Les billets pour ce train de plaisir seront délivrés à Paris du 1er février.
- Pour plus amples renseignements, consulter les affiches publiées par la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone -Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES Viâ Rouen, Dieppe et Newchaven
- Par la gare Saint - Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (Ire et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l'après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du 1 service de Paris à Londres.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 111
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Avril)
- • bon marchand en pains F. 105 ..
- » » » en boules 105 ..
- » raffiné en pouare sec. F. 145 ..
- On cote : Acide tartrique......... Anis d’Espagne.......... Anis du Levant.. .......
- Bois de : Campèche ................
- » Martinique. . .. » Jaune Carmen.
- 8 » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles : Grises............ Argentées......... Zacatilles........ Noires ordinaires. » supérieures.......... Crème de tartre... Curcuma Bengale... Dividivi .........
- Gommes : Arabique ....... Aden......
- Damar Singapore........
- » Batavia ..... .. Sandaraque..... Gambier....... Graines jaunes Galles vert et noir . Girofles...... Fenouil.. . ..... , . '
- Macis......... '
- Muscades n- I " Mercure____________
- Opium 9 00[00 .......... Résine......
- Safran Valence.......... Styrax........
- 280 ..
- 80 .
- 55 ..
- 18 ..
- 11 ..
- M ..
- 14 ..
- 110 ..
- 2 50
- 250 .
- 265 .
- 265 .
- 225 .
- 270 .
- 180 .
- 45 .
- M .
- 170 .
- 95 .
- 120 .
- 170 .
- 185 .
- 35 .
- 55 .
- 115 .
- 50 ..
- 4 .
- 4 .
- 5 25
- 25 ..
- 14 ..
- 95 ..
- 180 ..
- 1
- 65
- 275
- 180
- 110
- M "ndigos. — On cote au demi-kilogramme : adras, bon moyen assez tendre..
- moyen ordinaire........... urpah bon moyen à bon violet et violet r........ urpah moyen et moyen ordinaire.................
- Sumac en feuilles. .. ... . ..
- » ~ en poudres.............. rdet, en pains, extra sec
- F.
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F, 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- 50
- à
- to to
- 4
- 3
- 0/0
- 0)0
- 0(0
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- ca
- k.
- k.
- PLACE DU HAVRE
- (5 Avril)
- Bois de teinture.
- Le campêcheaeu la ventede quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité ..
- - 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan.. Honduras................ Tabasco................. Haïti Cap...............
- » ........................
- » St-Marc Gonaïves ..
- » Fort-Liberté... ....
- P.-de-Paix.............. ........................ Saint-Domingo........... Martinique et Guadeloupe Jamaïque................
- Jaune
- Cuba et St-Yago . Manzanillo... Tuspan....... ............. Campèche..... Carmen....... Tampico........
- Porto-Plata......
- Haïti...........
- Jamaïque........
- Barcel et P. Cah . Rio Hacha.......
- Carth. et Savan..
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba.. Bahia .. .
- Corinto. .. Amapala. .
- 100 k . .50 k
- 50 ki
- Rouge Brésil Bahia........
- » Calliatour.. .100 k
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal....
- Sapan ....
- 50 kil
- 100 k
- 50 k
- Quebracho.. 1009 k
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- 6
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- 8
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- 5
- a
- 13
- Rouge Pernamb....50 k. Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé..
- Cochenille
- On cote : Ténériffe ............ Ténériffe grise.......
- Curcuma Bengale......50 kilos. Java, Mad , Pond......
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- M 37 16
- 13
- M
- 7
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- 1/2
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- 50
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- 00 an
- kil.
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- 25
- Le disponible a encore donné lieu de 11 sur. Guatemala et de 34 sur.
- A terme, il ne s’est traité cette semaine.
- On cote actuellement :
- Beng. »
- à la vente Mexique.
- aucune affaire
- 6
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- 25
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- Beng.
- »
- Java.
- sur v. et bl. 1[2 k. . fin viol, et pourpre. .. beau viol. et dite.... bon violet .. ...... moyen violet........ bon violet rouge.... bon moy. v. roug.... fin rouge........... bon dito.............
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- Kurpah...................
- Madras........... .......
- Manille..................
- Caraque .................
- Guatemala flor...........
- » sobré...........
- » bon à fin cor...
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k » bon à beau............. » ord. et moyen..........
- Orseille
- On cote les 100 kil.: Cap-Vert................ Mers du Sud............. Madagascar...............
- Quercitron
- On cote les 50 kil. • Baltimore fin effilé.....
- » gros effilé............
- Rocou.
- Antilles..........1/2 kil
- Cayenne..................
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- 25 75
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- à
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- 6 . .
- 4 ..
- 8 50
- 7 ..
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894 : Médailles d’Or
- MON DECOUDUN
- CONSTRUCTEURS, brevetés S. g. d. g.
- PARIS — 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
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- 112
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêt* (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiment* industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Études spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campèche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure), Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
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- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
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- 42e Année. — No 8
- Le Numéro : 0,75
- ! 20 Avril 1898
- y E
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an...............15 fr.
- — Six mois......... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- ' s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
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- ANNUNUE . j Faits divers..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- SOMMAIRE
- Programme des prix proposés par la Société industrielle de Rouen, pour être décernés en avril 1899.
- Chiffonnage. — Teinture des laines à broder et à tricoter (suite et fin).
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste (suite).
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mor-dants métalliques (suite).
- Teinture et impression.— Nouveau procédé d’impression sur calicot.
- Apprêts. — Coton soyé par mercerisage (suite et fin).
- Matières colorantes. — Perfectionnements et nouveaux procédés : Le Nitrazol C. — Doubles teintes obtenues sur laine par impression à la soude caustique. — Nouveau procédé de charge de la soie.
- Divers. — La teinture à St Etienne (suite).—La loi sur les accidents du travail. — Perfectionnements et procédés nouveaux. — Note à nos lecteurs. — Petite correspondance. — Bibliographie. — Renseignements commer- Claux. — Cours. — Annonces.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN Programme des Prix
- PROPOSÉS PAR LA
- Société Industrielle pour être décernés en avril 1899
- Conditions du Concours
- pans la séance générale d’avril 1899, la Société Industrielle de Rouen décernera des récompenses aux “uteurs qui, sur le rapport de ses Comités, auront repondu d’une manière satisfaisante auxdiverses ques-tions énumérées ci-après.
- aces récompenses consisteront en une « Médaille art » frappée au nom du lauréat, accompagnée d’un 6 orne de médaille d’or, de vermeil, d’argent ou de ne. Lorsque l’importance des travaux méritera cette faveur, la Société pourra ajouter aux récompen-e§ proposées une certaine somme en argent.
- Les mémoires présentés au Concours ne devront pas avoir été antérieurement récompenses; cependant, “ception sera faite pour ceux de ces mémoires qui
- auraient été déjà soumis à l’appréciation de la Société Industrielle de Rouen et qui auraient reçu de sa part une médaille d’une valeur moindre que celle prévue par le prix visé.
- Les mémoires présentés au Concours devront être adressés à M. le Président de la Société Industrielle de Rouen, 2, rue Ampère et place de la Cathédrale, au plus tard le 30 septembre 1898.
- Tout concurrent conserve la faculté de prendre un brevet d’invention ; mais la Société se réserve le droit de publier en totalité ou en partie les travaux qui lui auront été adressés.
- La Société ne restituera ni les mémoires, ni les dessins qui seront envoyés au Concours ; mais les auteurs pourront en prendre copie. Les modèles seuls sont rendus.
- Les mémoires devront être écrits en langue française et pourront être présentés avec ou sans la signature des auteurs ; les mémoires non signés devront être revêtus d’une épigraphe et accompagnés d’un pli cacheté qui portera extérieurement l’épigraphe du mémoire et contiendra intérieurement le nom, la qualité et l’adresse de l’auteur.
- Chaque Comité pourra décerner un prix applicable au no LXXVIIl du programme.
- Le concours est ouvert indistinctement pour tous les prix aussi bien aux membres de la Société Industrielle qu’aux personnes étrangères à la Société.
- Nous extrayons du programme des prix ceux qui peuvent avoir quelque intérêt pour la teinture, l’impression et les industries qui s’y rattachent :
- Médaille d’or pour une étude théorique et pratique du vaporisage et des couleurs vapeur imprimées sur tissu de coton.
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- Les concurrents devront examiner le plus complètement possible, au point de vue de la solidité et de la beauté des applications, la fixation rationnelle des principales matières colorantes solides.
- (Accompagner les mémoires de séries d’échantillo s à l’appui.)
- Médaille d’or pour une étude des préparations et mordants propres à fixer les principales matières colorantes solides sur la fibre de coton en impression ou en teinture.
- On devra indiquer les rapports quantitatifs qui existent entre ces préparations et mordants et les matières colorantes à fixer, pour obtenir la plus grande vivacité et solidité.
- (Accompagner le mémoire de séries d’échantillons à l’appui.)
- Médaille d’or pour une étude minutieuse des propriétés d’une ou de plusieurs séries d’épaississants propres à être employés dans l’impression des tissus de coton.
- Il faudra étudier surtout l’influence de divers mordants, préparations et matières colorantes sur ces épaississants dans les couleurs vapeur (principalement des mordants d’alumine, de fer et de chrome acides ou alcalins).
- Médaille d’or pour une source nouvelle d’albumine obtenue, soit en extrayant cette substance de produits naturels non encore utilisés dans ce but, soit en transformant en albumine d’autres matières protéiques, ou pour les meilleures recherches relatives à la production synthétique d’une matière albuminoïde susceptible d’applications industrielles. Ces procédés d’extraction ou de transformation devront être applicables industriellement et fournir un produit comprenant tous les usages de l’impression.
- Médaille d’or pour un bleu d’azurage résistant aux acides, aux alcalis, au chrome, à l’air et à la lumière, et aussi vif que le bleu d’outremer et n’étant pas d’un prix plus élevé.
- Médaille d’or pour un manuel très pratique d’essais chimiques, manuscrit ou imprimé, indiquant la meilleure méthode de dosage en matière utile de chacun des produits employés dans les industries de la teinture et de l’impression.
- Médaille d’or pour une méthode de dosage pratique et rapide de la glycérine du commerce.
- Médaille d’or pour un mode de détermination prati
- que et expéditif de la valeur comparative des indigos du commerce.
- Médaille d’or pour un nouveau moyen de fixer les couleurs artificielles présentant sur les moyens actuellement employés des avantages de solidité, sans être d’un prix trop élevé.
- Médaille d’or pour un épaississant nouveau remplaçant la gomme du Sénégal dans tous ses emplois dans l’industrie de l’impression sur étoffes et présentant une économie sur cette dernière.
- Médaille de vermeil pour une substance fournissant un apprêt inaltérable à l’humidité et aussi économique que les apprêt à la fécule.
- Médaille d'or pour une matière colorante rouge ou bleue aussi solide que l’alizarine ou l’indigo se fixant sans mordant sur le coton.
- Médaille d’or pour l’introduction dans le commerce d’une matière colorante pouvantremplacer le campêche dans toutes ses applications et offrant sur celui-ci un avantage comme stabilité et solidité, sans que son prix soit sensiblement plus élevé à nuance égale.
- Médaille d’or pour un jaune franc et vif se fixant comme l’alizarine et donnant des nuances aussi solides que cette dernière.
- Médaille d’or pour une matière colorante unique teignant le coton en beau gris avec les mordants d’alumine, de fer ou de chrome, et donnant une nuance résistant à un savon bouillant à 2 grammes par litre, et ayant, à la même hauteur de ton, plus de fixité à la lumière que le gris d’alizarine, qui jaunit facilement sous certaines conditions atmosphériques. Son emploi en teinture devra pouvoir fournir des blancs purs par un savonnage ou un léger chlorage.
- Médaille d’or pour un vert transparent vif et intense, pouvant s’appliquer sur tissu de coton associé aux couleurs à l’alizarine, et aussi solide que ces dernières. Le prix devra en permettre l’emploi industriel.
- Médaille d’or pour l’introduction dans le commerce de l’indigo artificiel à un prix et dans des conditions qui en permettent avantageusement l’emploi.
- Médaille d’or pour une innovation importante dans l’application par vaporisage des matières colorantes suivantes :
- Alizarine, purpurine, les isomères de ces deux matières et la nitroalizarine.
- On considère comme le nec plus ultra la découverte d’un procédé permettant d’imprimer ces matières colo-; rantes à l’état soluble.
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- Médaille d’or pour la synthèse de l'une des matières colorantes naturelles employées dans l’industrie.
- Médaille d’or pour la découverte et l’introduction d’un procédé utile à la fabrication des toiles peintes ou des produits chimiques.
- CHIFFONNAGE
- Teinture des laines à broder et à tricoter (1) (Suite et fin)
- Naturellement il est loisible au teinturier de faire bouillir l’un après l’autre sur le même bain un bleu et un dahlia avant de passer au fixage parle chrome; on fera cependant observer qu’il est essentiel de veiller à ce que le bleu de naphtacine ait été dissout intégralement dans une eau bouillante bien neutre: un bain acide est complètement contraire à cette teinture.
- Si le teinturier a besoin de produire un bleu encore supérieur il devra se servir de l’Alizarine-Cyanine brillante 3 G en poudre; grâce à l’intervention accessoire du rouge pour drap et du jaune indien de Bayer d arrivera à produire l’effet voulu. Voici comment il devra monter son bain.
- Prendre :
- 2 kil. Sulfate de sodium.
- 7 » Acide acétique.
- 200 gr. Alizarine-Cyanine brillante 3 G.
- 30 » Rouge drap, laisser bouillir une demi-heure, ajouter à ce moment 2 kil. acide acétique, bouillir encore une demi-heure, et donner 2 kil. tar-tre factice et finir par une demi-heure environ de bouillon jusqu’à ce que le bain soit entièrement tiré à clair.
- Pour les verts on combinera facilement une teinture bleu et une teinture verte et nous procédérions ainsi par exemple pour
- Vert foncé pour 5 kil. fil
- Prendre :
- 2 kil. Sulfate de sodium.
- 1 » Acide acétique.
- 150 gr. Alizarine-Cyanine brillante 3 G.
- 100 » Jaune indien, bouillir une demi-heure Pis ajouter 2 kil. acide acétique et plus tard 2 kil. tartre factice.
- La manufacture lyonnaise(Casella et Cie) présente
- 4) D'aprs la Deutsch Faerb Zeit.
- dans le même but une matière colorante verte qui monte très également sur fibres de laine et qui résiste aussi bien aux lavages qu’à la lumière.
- Vert foncé pour 5 kil. fil
- Prendre :
- 2 kil. sulfate de sodium.
- 2 » acide acétique.
- 250 gr. vert diamine B, faire monter puis donner :
- 2 kil. acide acétique et bouillir jusqu’à complet épuisement du bain.
- Il ne nous reste plus qu’à dire quelques mots des teintures en noir pour épuiser ainsi la série des couleurs pleines et nous occuper dans un article ultérieur des couleurs modes.
- Toute une série de colorants artificiels noirs a été offerte à la consommation spéciale de la teinture sur laine depuis quelques années ; malheureusement un grand nombre de ces colorants nouveaux excellents lorsqu’il s’agit de résistance à la lumière, excellents encore par le mode extrêmement simple de leur application sur la fibre, n’ont pas toute la résistance voulue au point de vue des bains alcalins d’une lessive. Excellents lorsqu’il s’agit de la teinture des pièces, elles ne valent pas lorsqu’on parle de teintures pour laines en fi's des tricots et de broderie ; nous en exceptons cependant le noir d’alizarine et le noir diamant.
- Un excellent noir pour laines à tricot, d’un bon marché tel qu’il se recommande naturellement, s’obtient avec la couperose, le sulfate de cuivre, l’acide oxalique, les bois violets et les bois jaunes. On traite comme suit.
- Noir pour 100 kil. fil Prendre :
- 2 kil. couperose.
- 0 » 500 gr. sulfate de cuivre.
- 150 » tartre.
- 300 » acide oxalique.
- 1 kil. bois jaune moulu.
- 7 » 1/2 beis violet (Haïti).
- Les bois devront au préalable être bouillis soit à part soit dans la chaudière même ; mais dans ce dernier cas après 2 heures d’ébullition les copeaux à peu près épuisés seront enlevés.
- Le bain garni complètement devra avoir une nuance d’un beau jaune ambré bien pur; s’il n’en était pas ainsi il faudrait augmenter la quantité d’acide oxalique; ce n’est qu’à cette condition que le colorant monte lentement et s’égalise admirablement.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU LIN ET DES FILS DE BATISTE (I) (Suite)
- L’autre procédé également usité dans cette localité s’exécute comme suit :
- La toile ébroncée (débarrassée de son parement) est passée aussi bien que possible au fouloir, puis rincée en eau courante : à cet effet on utilise des machines à laver spéciales qui se trouvent autant que possible installées sur la rivière et qui consistent en deux cylin dres en bois superposés l’un à l’autre mis en mouvement par deux manivelles pratiquées aux extrémités de l’un des cylindres et que deux hommes font tourner. Ces cylindres ont un diamètre de 32 centimètres sur une longueur de 1 mètre. La toile tourne deux pièces toujours juxtaposées l’une à l’autre en s’enroulant et en se déroulant sur les cylindres aussi longtemps qu’il le faut pour que finalement l’eau en ressorte complètement propre et limpide.
- 2° Après le lavage on cuit dans l’autoclave sous haute pression ; à cet effet on emploie une lessive so-dique très concentrée et le bouillon est maintenant de 2 à 2 h. 1/2. Les pièces ainsi lessivées sont essorées à latoupie puis passent au cylindre puis au rinçage.
- La cuite recommence identiquement pareille le lendemain puis la toile est portée sur le pré où sans qu’elle soitarrosée elle séjourne pendant quelques jours (l'éten-dage sur le pré dépend d’ailleurs beaucoup du temps et de la saison plus ou moins favorable. Un auteur très compétent sur le sujet, Kurrer donne la préférence à l’action du pré mais prétend que les toiles doivent sé -journer au moins pendant six jours consécutifs avec fréquents arrosages, opération qui ne contribue pas peu à conserver à la toile son poids originaire tout en ac célérant le blanchiment.
- 3° Une fois la toile sèche et relevée de dessus le pré elle est passée dans une espèce de cuvier à lessive qui se trouve à proximité d’une chaudière fixée dans un bâti du mur ; le cuvier a d'ailleurs une garniture de forts barreaux en fer réunis entre eux par une chaîne.
- La toile misejen place dans le cuvier, elle est abreuvée à fond avec de la lessive de soude à tel point que le liquide dépasse sensiblement les pièces immergées et l’on commence à chauffer.
- Après avoir ainsi pris ses dispositions préliminaires,
- (1) D’après V. Joclet (l’Art du Blanchiment).
- on ouvre une soupape donnant sur un tuyeau en bois placé horizontalement et partant du milieu de la base du cuvier pour aboutir au fond de la chaudière close et qu’il vient remplir.
- La lessive, grâce à un feu soutenu, commence à bouillir et passe à flot à travers un tuyau qui passe par le bord supérieur latéral de la chaudière et permet ainsi d’arroser de lessive bouillante les toiles du cuvier. Le vide ainsi produit dans la chaudière permet au clapet de soupape dont nous avons parlé plus haut, de se rouvrir et d’alimenter à nouveau la chaudière. L’appareil convient d’ailleurs admirablemert aux blanchisseries à vapeur qui peuvent ainsi utiliser avantageusement le surplus du rendement de leurs générateurs.
- La toile est alors portée sur le pré et le travail continue ainsi jusqu’à ce que la marchandise soit arrivée au degré de blanchiment voulu. Des tissus plus particulièrement résistants au blanchiment sont parfois passés au savon noir, mais ce n’est qu’exceptionnel-lement et l’industriel préfère se passer d’un travail supplémentaire qui ne peut qu’augmenter le prix de la façon.
- 4 et 5. — Pour finir, on fait intervenir les bains de chlore et d’acide : le bain de chlore a 2° B. de concentration, et la toile y séjourne quatre heures; au bout de ce temps, elle est sortie, bien rincée, puis immergée pendant une heure dans un bain d’acide sulfurique et rincée de nouveau, de manière à la débarrasser de toute trace d’acidité. Suivant que le blanchisseur se propose d’obtenir un blanc ordinaire ou un blanc extra, il recommence ou non à nouveau l’opération 4 et 5 ; mais s’il peut se contenter d’un blanc ordinaire, il suffit de passer dans un léger bain de savon, puis de relever à fond, on sèche alors et on passe la toile dans un bain d’apprêt composé d’amidon blanc et d’un azurage quelconque.
- L’assertion de D. Kurrer que le bain de chlore est trop fort, et que la toile y fait un trop long séjour, ne nous paraît pas absolument fondée ; par contre nous croyons que c’est à juste titre que l’on a critiqué la substitution dans ce procédé de l’acide sulfurique à l’acide chlorhydrique. Il a été en effet démontré que ce dernier acide débarrassait facilement la toile de toutes traces de chaux qui pouvaient y rester après le chlorage, en convertissant cette chaux en un sel extrêmement soluble, le chlorure de calcium.
- (A suivre).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- m0aD00T8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Brun Bismarck
- ................. Bistre vif
- ................. Cachou chromé Ur............... Cachou rougeâtre
- Zr, Th........ Cachou
- Les autres teintures ont été plus ou moins enlevées par le savon.
- Rouge de Saint-Denis {Poirrier) Ni................. Rouge clair Ni
- ................... Rouge clair moins vif .................... Rose très clair Les autres couleurs ont été enlevées par le savon. Pb, Sn............. Font réserve.
- Chrysophénine {Berlin) Ni................. Jaune orangé clair Ni
- Bi.. .............. Jaune plus clair.
- Congo G R {Berlin)
- Ni... . ........... Rouge grenat
- ................. Rose foncé rabattu
- Benzoorangé {Bayer) Ni................. Rouge brique Zr, Th
- Zr, Th ............ Orangés vifs Gl, Ni ...................................... Orangé plus clair
- Violet diamine {Cassella)
- Ni................. Violet
- Les blancs du tissu sont violets. Les autres teintures ont été enlevées par le savon. Le cuivre réserve.
- (A suicre.)
- Teinture et Impression
- NOUVEAU PROCÉDÉ D’IMPRESSION SUR CALICOT
- Quoiqu’on ait introduit pendant les dernières années un grand nombre de couleurs pour l’impression sur calicot comme pour la teinture et que, par suite, de nouvelles méthodes aient été créées pour|appliquer ces couleurs, il n’y a eu que peu de changement dans les principes fondamentaux d’exécution de ces deux procédés. Dans l’impression sur calicot les machines
- employées ont été beaucoup améliorées, surtout la machine duplex, et cependant dans ces machines comme dans les plus ordinaires on produit les rouleaux gravés par la même méthode qui est en vogue depuis très longtemps. L’un des plus importants parmi les récents perfectionnements est la suppression des doubliers par des dispositions aptes à enlever toute trace de couleur du blanchet quand celui-ci quitte l’auget ou y revient. Beaucoup d’imprimeurs emploient maintenant les diverses machines construites dans ce but et ils réalisent par ce fait de grandes économies.
- Parmi les derniers perfectionnements nous pouvons citer ceux qui ont eu pour but de faciliter la gravure des rouleaux, quoique les efforts faits dans ce sens n’aient pas encore amené de résultats définitifs. La plus importante de ces modifications est due à un Suisse. Les circonstances qui se rapportent à ce procédé ont cependant un caractère si spécial que nous ne pouvons indiquer que les plus grandes lignes. Cependant par ce que nous pouvons en dire sur le côté commercial, nous sommes sûrs que les imprimeurs sur calicot auront le désir d’en savoir plus long. Le fprocédé consiste en une méthode spéciale pour fixer les dessins sur les rouleaux d’impression en les reproduisant d’après des gravures, des impressions, des dessins, des photographies, etc. Que le dessin soit simple ou complexe il n’y a aucune différence dans le mode de transfert. Un rouleau pour l’impression d’une seule couleur peut être préparé dausl'espace d’une demi-journée à deux jours à un prix variant de 8 à 20 s., et quand il est prêt il peut imprimer 20,000 yards de tissu. Les rouleaux sont faits d’un alliage spécial ; pour une grandeur moyenne le prix de revient est d’environ 20 1. Le rouleau a la forme d’un tube semblable aux tubes en cuivre employés actuellement, et il peut servir à deux cents dessins et même plus, avant d’être hors d’usage. Chaque dessin est enlevé chimiquement ou mécaniquement avant qu’on y applique le suivant L’un des avantages résultant de ce système est qu’on n’a pas besoin d’un grand stock de rouleaux ; quatre ou cinq de chaque grandeur courante suffisent.
- L’impression se fait sur une machine toute nouvelle. Il n’y a pas de chambre de séchage. Le tissu en quittant la machine s’enroule simplement sur un cylindre en bois avec un léger doublier interposé entre les plis I de l’étoffe. Les couleurs diffèrent aussi de celles géné-
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- râlement employées dans l’impression sur calicot. Elles sont formées d’une combinaison du colorant avec les matières de développement et de fixage. On les dissout d’une façon spéciale et on y ajoute des épaississants nouveaux qui, paraît il, sont entièrement inconnus des imprimeurs actuels. Les colorants sont plus coûteux à poids égal, que ceux qu’on emploie aujourd’hui, mais comme il en faut une quantité moindre la dépense est à peu près la même. Par suite de la suppression de l’étuve, le prix de la main-d’œuvre est plus faible, et il suffit d’un homme et d'un enfant pour surveiller la machine et guider le tissu.
- Après l’impression on vaporise les tissus, on développe et on fixe les couleurs et on évapore suffisamment las épaississants. Le lavage est inutile et parmi les nombreux échantillons que l’inventeur nous a envoyés, la plupart avaient été apprêtés avant l’impression.
- L’inventeur ne se flatte pas d’être arrivé à la perfection, surtout au point de vue des couleurs, mais il est convaincu d’avoir trouvé un procédé bien moins coûteux que celui qui est employé actuellement. Un point très important en faveur de ce procédé est qu’on peut produire facilement de nouveaux dessins sans être obligé de faire graver d’abord des rouleaux. Pour cela la section de gravure est équipée de petites machines à main, au moyen desquelles on peut préparer des échantillons et essayer des combinaisons avant de les sou mettre au goût du client Cette facilité d’essayer les nuances paraît être d’un grand prix d’après les informations qui nous sont parvenues.
- Nous ne sommes pas en mesure de donner aujourd'hui de plus amples explications, mais nous pensons pouvoir donner le plus tôt possible à nos lecteurs des détails complets sur le nouveau procédé.
- {Textile Manufacturer.)
- APPRÊTS
- COTON SoYÉ PAR MERCERISAGE {Suite et fin)
- Variantes
- Le succès du nouvel article, breveté par MM. Thomas et Prévost, a fait surgir de nombreuses imitations, brevetées aussi, et dont les auteurs ont dû pour cela modifier la méthode des premiers.
- Sans avoir à discuter ces imitations, ni même la
- validité du brevet Thomat et Prévost, nous devons dire que toutes tournent dans le même cercle. C’est toujours l’action d’un bain très fortement alcalin qui en est la base. Nous dirons même que l’alcalinité excessive est indispensable, et que plus on s’éloignera de l’emploi de la soude caustique, qui donne ce maximum d’alcalinité (avec la potasse, qui ne serait pas d’un emploi économique), moins on aura des résultats complets.
- Ainsi, on a breveté des bains alcalins et savonneux, des dissolutions de sulfures alcalins, de chlorures à effets caustiques ; rien de tout cela ne vaut l’hydrate de soude.
- | Disons aussi que le parcheminage à l’acide sulfurique doit être rejeté.
- Mais un des points caractéristiques du brevet Thomas et Prévost est la tension à laquelle doivent être soumis les textiles pendant leur traitement à la lessive caustique; sans tension nous reviendrions au procédé Mercer, vieux déjà d’un demi siècle, et dont l’industrie n’a jamais tiré un bien utile parti, faute peut-être d’avoir su l’appliquer.
- Cependant, cette tension est la plus grande difficulté de la nouvelle méthode, et elle n’est même pas du tout possible sur les cotons en bourre.
- Aussi cherche-t-on de toutes parts à l’éviter; il y a à cela un double intérêt : d’abord de simplifier le travail, puis le moyen d’éviter les réclamations des brevetés. Il y a plusieurs brevets pris d’après cette idée.
- Lés moyens qui semblent les plus logiques sont d’ordre chimique ; ils consisteraient à additionner le bain caustique d’un agent qui assouplirait la fibre, éviterait ainsi son retrait, et sans s’opposer à la modification déformé du brun cellulosique. Ces deux conditions ne paraissent pas incompatibles.
- Il est à remarquer que dans leur brevet primitif MM. Thomas et Prévost étaient muets sur la question du brillant, et qu’ils ne visaient par la tension qu’un moyen d’éviter le raccourcissement des matières. Ils ne paraissaient pas songer alors à en faire une imitation de la soie, comme dans leurs brevets ultérieurs.
- La glycérine, ajoutée à la soude, empêche dans une certaine mesure la contraction. Un moyen breveté dans le même but consiste à additionner la lessive d'éther et de sulfocyanure d’ammonium.
- Nous ne connaissons pas la valeur pratique de ces différents moyens, et nous n’avons pas eu l’occasion de voir les produits qu’ils peuvent fournir.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Mais, peut-être n’y a-t-il pas lieu de s'attacher davantage à résoudre cette question; la nécessité delà tension est maintenant contestée; utile assurément pour maintenir le parallélisme des fils et pour éviter leur raccourcissement, il semble résulter de nouvelles observations que le brillant peut être obtenu sans cette tension, à condition de cheviller et d’étirer les fils comme on fait des matteaux de soie, et de ramer les tissus de façon à bien rétablir le parallélisme des fils et ces tissus devant, bien entendu, être à armures satin.
- Tel est, à grands traits, l’état actuel de la question du coton soyé par mercerisage.
- MATIÈRES COLORANTES
- PERFECTIONNEMENTS ET NOUVEAUX PROCÉDÉS
- La Manufacture lyonnaise de matières colorantes présente aujourd’hui une nouvelle série de teintes obtenues sur coton à tricoter avec son nouveau nitrazol C, dont nous avons entretenu nos lecteurs des le mois d’août dernier. Ces nuances sont obtenues par le nouveau procédé de copulation.
- Le procédé de teinture que la compagnie (Cas-sella et Cie), indique pour chacune des nuances de sa carte d’échantillons porte en outre de la composition du bain de copulation et en plus des quantités prescrites de nitrazol C, l’indication
- Du carbonate de soude calciné, à raison de 1/4;
- Et de l’acétate de sodium à raison de 1/10 ;
- Du poids du nitrazol employé.
- Nous avons essayé la solidité de ces teintes; elle est tout à fait remarquable et leur prix de revient est très faible en raison de la simplicité du procédé et des proportions de colorants relativement très faibles qu’il exige. C’est là un produit qui mérite un examen tout particulier de la part des teinturiers.
- Doubles teintes obtenues sur laine par impression à la soude caustique
- La qualité du coton mercerisé de prendre une coloration bien plus intense que le coton ordinaire avait engagé l’année dernière la même Compagnie lyon-naise à présenter une série de doubles teintes obtenues sur coton en imprimant d’abord avec de la soude caustique et en teignant ensuite avec des Couleur Diamine,
- Elle a essayé de produire sur laine des effets ana
- logues et a trouvé qu’on arrive assez facilemen t à de bons résultats en faisant une addition de glycérine à la soude causique, et en ayant soin d’imprimer sans chauffer la mansarde, la soude caustique employée à froid n’altérant que très peu les tissus de laine. On peut impunément faire tourner les pièces pendant assez longtemps dans un bain de soude caustique à 10 — 12° Bé, pourvu qu’on maintienne la soude caustique à une température aussi basse que possible.
- On opère de la façon suivante :
- On imprime avec un mélange de
- 400 grs. soude caustique 40° Bé
- 400 — solution d’adragante 1 : 100,
- 75 — léiogomme,
- 150 — glycérine.
- Après l’impression laver sans sécher, puis teindre.
- La maison Cassella et Cie a trouvé qu’il est très avantageux, au lieu de laver à. l’eau après l’impression, de passer d’abord dans un bain contenant 4 à 5 kilos de chlorhydrate d’ammoniaque par 100 litres et de rincer ensuite à l’eau pure.
- Pour la teinture il faut choisir des colorants qui unissent facilement et qui permettent d’arriver, autant que possible, à la nuance voulue sans teindre au bouillon, la différence de nuance étant bien moins visible après un bouillon prolongé.
- L’effet sera encore plus prononcé, si l'on ajoute des colorants à la soude caustique ou si l’on ajoute au bain de chlorhydrate d’ammoniaque un peu d’acétate de plomb, cette dernière addition ayant pour résultat une coloration plus foncée des endroits imprimés par suite de la formation de sulfures alcalins, qui se produit dans la laine.
- Il résulte des essais de ces intelligents fabricants que les effets les plus heureux peuvent s’obtenir sur les tissus les plus légers aussi bien que sur drap et sur feutres, de même que sur filés. Il n’y a que le peigné, pour lequel on a pu constater une altération de la fibre, de sorte qu’il est douteux, si le procédé est applicable à cette matière.
- DIVERS ~
- La Teinture à Saint Étienne {suite) Etude Industrielle.
- Allons, allons ! monsieur le maître teinturier, n’êtes-vous pas un industriel de beaucoup supérieur à la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- grande majorité des fabricants ! Est-ce que votre mine et votre matériel ne représentent pas un capital de beaucoup plus élevé que celui dont peut disposer la plus grande partie de ceux auprès desquels vous allez solliciter du travail ? Est-ce que votre profession n’est pas tout aussi honorable que la leur ? Mais alors, pourquoi défendre si mollement votre industrie ? Ne vaut-il pas infiniment mieux ne pas travailler, plutôt que travailler avec perte III
- Vous m’objecterez peut-être qu'il faut entretenir l’atelier pour couvrir les frais généraux, cela est vrai, quand le travail peut les couvrir, mais s’il ne les couvre pas, à quoi bon y ajouter de gaieté de cœur une perte réelle?
- D’ailleurs, en pratiquant un prix inférieur au prix de revient, non seulement vous vous portez à vous-même un préjudice sérieux et indiscutable,mais encore vous en faites ressortir les effets sur vos collègues qui, eux aussi, veulent travailler et qui, pour cela faire, vous suivent aveuglément dans la voie de la baisse.
- Vous savez, par expérience, que l'industrie de la teinture a cela de commun avec quelques rares autres. C’est à-dire qu’il n’est pas possible d’établir même ad valorem un prix de revient réellement et rigoureusement exact, car la qualité et la quantité de la teinture le modifie beaucoup, et que vous ne pouvez tabler que sur des indications semestrielles ou annuelles ; il vous faut donc apporter beaucoup de circonspection dans la remise de vos cotes de prix, et ne pas les lancer à la légère.
- Vous savez tous très bien, Messieurs les maîtres teinturiers, qu’il y a plusieurs genres de teintures, et vous êtes experts en la matière. De son côté, la fabrique, bien que feignant de l’ignorer, le sait également, mais se garde bien de vous e dire, car elle voudrait payer au prix bas, ce que vous produirez de supérieur. C’est son droit absolu, elle vous marchande votre travail, et c est a vous de voir si vous y trouvez votre compte. Mais croyez-vons que c’est parce que vous accepterez un prix au-dessous de ce qu’il vaut en réalité, qu il se teindra un gramme de plus 111 Non n’est-ce pas, car ce n’est pas pour le plaisir de vous faire travailler que le fabricant vous remet des dispositions, mais bien pour remplir et exécuter ses commandes ou mettre en placards, s’il le juge utile.
- La fabrique stéphanoise, qui tient à cœur de ne pas se laisser distancer pour la haute mode, est en droit de vous demander de la seconder avec vos riches cou
- leurs; par contre, elle a le devoir, et vous avez le droit de lui demander le juste salaire de votre travail qui, généralement, est un travail d’artiste, et qui vous est payé comme celui d’un humble maçon.
- Il vous faut donc réagir contre cet emballement irréfléchi qui, depuis tantôt plus de vingt années, vous a fait toujours et toujours baisser, et ce, sans aucune bonne raison plausible, car du train dont vont les choses, où allez-vous? (A suivre).
- LA LOI
- sur les Accidents du Travail
- Le Journal officiel a promulgué, sous la date du 9 avril, la loi concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail.
- Nous en publions le texte ci-dessous :
- TITRE PREMIER
- Indemnités en cas d'accidents
- Article premier. — Les accidents survenus par le fait du travail, ou à l’occasion du travail, aux ouvriers et employés occupés dans l’industrie du bâtiment, les usines, manufactures, chantiers, les entreprises de transport par terre et par eau, de chargement et de déchargement, les magasins publics, mines, minières, carrières, et, en outre, dans toute exploitation ou partie d’exploitation dans laquelle sont fabriquées ou mises en œuvre des matières explosives, ou dans laquelle il est fait usage d’une machine mue par une force autre que celle de l’homme ou des animaux donnent droit, au profit de la victime ou de ses représentants, à une indemnité à la charge du chef d’entreprise, à la condition que l’interruption de travail ait duré plus de quatre jours.
- Les ouvriers qui travaillent seuls d’ordinaire ne pourront être assujettis à la présente loi par le fait de la collaboration accidentelle d’un ou de plusieurs de leurs camarades.
- Art. 2. — Les ouvriers et employés désignés à l’article précédent ne peuvent se prévaloir, à raison des accidents dont ils sont victimes d’aucunes dispositions autres que celles de la présente loi.
- Ceux dont le salaire annuel dépasse 2,400 francs ne bénéficient de ces dispositions que jusqu’à concurrence de cette somme. Pour le surplus, ils n’ont droit qu’au quart des rentes ou indemnités stipulées à l’article 3, à moins de conventions contraires quant au chiffre de la quotité.
- Art. 3. — Dans les cas prévus à l’article premier, l’ou-vrier ou l’employé a droit :
- Pour l’incapacité absolue et permanente, à une rente égale au deux tiers de son salaire annuel;
- Pour l’incapacité partielle et permanente, à une rente égale à la moitié de la réduction que l’accident aura fait subir au salaire;
- Pour l’incapacité temporaire, à une indemnité journalière égale à la moitié du salaire touché au moment de l’accident, si l’incapacité de travail a duré plus de quatre jours à partir du cinquième jour.
- Lorsque l’accident est suivi de mort, une pension est servie aux personnes ci-après désignées, à partir du décès, dans les conditions suivantes ;
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- A. Une rente viagère égale à 20 0[0 du salaire annuel de a victime pour le con joint survivant non divorcé ou séparé de corps, à la condition que le mariage ait été contracté antérieurement à l’accident.
- En cas de nouveau mariage, le conjoint cesse d’avoir droit à la rente mentionnée ci-dessus: il lui sera alloué, dans ce cas, le triple de cette rente à titre d’indemnité totale.
- B. Pour les enfants, légitimes ou naturels, reconnus avant l’accident, orphelins de père ou de mère, âgés de moins de seize ans, une -rente calculée sur le salaire annuel de la victime à raison de 15 0[0 de ce salaire s’il n’y a qu’un enfant, de 25 OjO s’il y en a deux, de 35 010 s’il y en a trois et 40 0[0 s’il y en a quatre ou un plus grand nombre.
- Pour les enfants, orphelins de père et de mère, la rente est portée pour chacun d’eux à 20 0[0 du salaire.
- L'ensemble de ces rentes ne peut, dans le premier cas, dépasser 40 9,0 du salaire ni 60 0[0 dans le second
- C. Si la victime n’a ni conjoint, ni enfant dans les termes des paragraphes A et B, chacun des ascendants qui était à sa charge recevra une rente, viagère pour les ascendants et payable jusqu’à seize ans pour les descendants. Cette rente sera égale à 10 0[0 du salaire annuel de la victime, sans que le montant total des rentes ainsi allouées puisse dépasser 30 Op).
- Chacune des rentes prévues par le paragraphe C est, le cas échéant, réduite proportionnellement.
- L es rentes constituées en vertu de la présente loi sont payables par trimestre; elles sont incessibles et insaisissables.
- Les ouvriers étrangers, victimes d’accidents qui cesseront de résider sur le territoire français recevront, pour toute indemnité, un capital égal à trois fois la rente qui leur avait été allouée.
- Les représentants d’un ouvrier étranger ne recevront aucune indemnité si, au moment de l’accident, ils ne résidaient pas sur le territoire français.
- Art. 4. — Le chef d’entreprise supporte en outre les frais médicaux et pharmaceutiques et les frais funéraires. Ces derniers sont évalués à la somme de 100 francs au maximum.
- . Quant aux frais médicaux et pharmaceutiques, si la vic-time a fait choix elle-même de son médecin, le chef d’entreprise ne peut être tenu que jusqu’à concurrence de la somme fixée par le juge de paix du canton, conformément aux tarifs adoptés dans chaque département pour l’assistance médicale gratuite.
- Art. 5. — Les chefs d’entreprise peuvent se décharger pendant les trente, soixante ou quatre-vingt-dix premiers jours à partir de l’accident, de l’obligation de payer aux victimes les frais de maladie et l’indemnité temporaire, ou une partie seulement de cette indemnité comme il est spé-cifie ci-après, s'ils justifient :
- 1° Qu’ils ont affilié leurs ouvriers à des sociétés de secours mutuels et pris à leur charge une quote-part de la cotisation qui aura été déterminée d’un commun accord, et en se conformant aux statuts-type approuvés par le ministre compétent, mais qui ne devra pas être inférieure au 15 de cette cotisation ;
- < Que ces sociétés assurent à leurs membres en cas de pessures, pendant trente, soixante ou quatre-vingt-dix Jours, les soins médicaux et pharmaceutiques et une indem-"IEe Journalière.
- Si l’indemnité journalière servie par la société est infé-ileure à la moitié du salaire quotidien de la victime, chef d’entreprise est tenu de lui verser la différence.
- pArt.6.—Les exploitants de mines, minières, et carrières ngevent, se. décharger des frais et indemnités mention-
- s a l’article précédent moyennant une subvention
- annuelle versée' aux caisses ou sociétés de secours constituées dans ces entreprises en vertu de la loi du 29 juin 1894.
- Le montant et les conditions de cette subvention devront être acceptés parla société et approuvés par "le ministre des travaux publics.
- Ces deux dispositions seront applicables à tous autres chefs d’industrie qui auront créé en faveur de leurs ouvriers des caisses particulières de secours en conformité du titre III de la loi du 29 juin 1894. L’approbation prévue ci-dessus sera, en ce qui les concerne, donnée par le ministre du commerce et de l’industrie.
- Art. 7. — Indépendamment de l’action résultant de la présente loi, la victime ou ses représentants conservent, contre les auteurs de l’accident autres que le patron ou ses ouvriers préposés, le droit de réclamer la réparation du préjudice causé, conformément aux règles du droit com-mum.
- L’indemnité qui leur sera allouée exonérera à due concurrence le chef d’entreprise des obligations mises à sa charge.
- Cette action contre les tiers responsables pourra même être exercée par le chef d'entreprise, à ses risques et périls, au lieu et place de la victime ou de ses ayants droit, si ceux-ci négligent d'en faire usage.
- Art. 8. — Le salaire qui s^ rvira de base à la fixation de l’indemnité allouée à l’ouvrier âgé de moins de seize ans ou à l'apprenti victime d’un accident ne sera pas inférieur au salaire le plus bas des ouvriers valides de la même catégorie occupés dans l’entreprise.
- Toutefois, dans le cas d’incapacité temporaire, l’indemnité de l’ouvrier âgé de moins de seize ans ne pourra pas dépasser le montant de son salaire
- Art. 9. — Lors du règlement définitif de la rente viagère, après le délai de révision prévu à l’article 19, la victime peut demander que le quart au plus du capital nécessaire à l’établissement de cette rente, calculé d’après les tarifs dressés pour les victimes d’accidents par la caisse des retraites pour la vieillesse, lui soit attribué en espèces.
- Elle peut aussi demander que ce capital, ou ce capital réduit du quart au plus comme il vient d’être dit, serve à constituer sur sa tête une rente viagère réversible, pour moitié au plus, sur la tête de son conjoint Dans ce cas, la rente viagère sera diminuée de façon qu’il ne résulte de la réversibilité aucune augmentation de charges pour le chef d’entreprise.
- Le tribunal, en chambre du conseil, statuera sur ces demandes.
- Art. 10. — Le salaire servant de base à la fixation des rentes s’entend, pour l’ouvrier occupé dans l’entreprise pendant les douze mois écoulés avant l’accident, de la rémunération effective qui lui a été allouée pendant ce temps, soit en argent, soit en nature.
- Pour les ouvriers occupés pendant moins de douze mois avant l’accident, il doit s’entendre de la rémunération effective qu’ils ont reçue depuis leur entrée dans l’entreprise, augmentée de la rémunération moyenne qu’ont reçue, pendant la période nécessaire pour compléter les douze mois, les ouvriers de la même catégorie.
- Si le travail n’est pas continu, le salaire annuel est calculé tant d’après la rémunération reçue pendant la période d’activité que d'après le gain de l’ouvrier pendant le reste de l’année.
- (A suivre).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PERFECTIONNEMENTS aux procédés d’imperméabilisation de la soie, du coton, de la laine et d’autres substances fibreuses ainsi que des tissus faits avec ces matières.
- Par MM. William Charles Kipling et Edward Arnold (Brevet 269.092.)
- Il s’agit dans cette invention de perfectionnements apportés aux procédés d’imperméabilisation après la teinture, des filés de soie, de laine, de lin, de coton et d’autres substances fibreuses analogues employées dans la fabrication des tissus.
- Dans la mise en pratique de l’invention, on imperméabilise les filés qui ont passé par la teinture ; les ingrédients affectés à ce but sont le sulfate d’alumine et l’acétate de plomb, dont on fait séparément une solution dans l’eau distillée et que l’on mélange ensuite dans des proportions voulues pour obtenir une so lution.
- PROCÉDÉ permettant de donner au coton l'aspect de la soie
- Par M. Théodor Hugo Thate (Brevet 269.700)
- Ce procédé consiste à traiter les fibres végétales au moyen d’une solution de potase à 35 0/0 et à les laver après séchage à une température modérée dans un bain de savon à eau tiède.
- Par le traitement des fils en état tendu avec une lessive de soude, ceux-ci prennent un aspect semblable au parchemin ; ce qui n’est pas le cas dans le nouveau procédé où l’on peut clairement voir le développement du brillant; plus les fils se sèchent, plus l’on voit le brillant.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL DE FABRICATION de tissus doubles à poil de diverses couleursau moyen de la Jacquard
- Par la Société H. Vom.Bruck Sœhne, fabricants de velours. (Brevet 269.112).
- Ce procédé de fabrication de tissus doubles à poil de diverses couleurs par la Jacquard est caractérisé par ce fait que, parmi les fils de poil placés dans le das inférieur, on ne lève pour la duite à piqûre de la pièce supérieure que ceux devant former poil et que, pour la duite de fond suivante de la pièce infé
- rieure, on lève également les autres fils de poil restants, qu’ensuite,pour la duite à piqûre de la pièce inférieure, on ne ramène dans le pas inférieur que ceux formant poil et, pour la duite de fond de la pièce supérieure encore, tous les autres fils de poil restants, dans le but de fabriquer avec un harnais non divisé et à simple pas deux pièces absolument égales avec même hauteur régulière de poil et de réduire au minimum le nombre de croisement des fils.
- On se sert dans ce travail d’une Jacquard à pas ouvert jouissant d’une grille commune et mobile, ainsi que d’un porte-crochets dont les mouvements sont par suite absolument indépendants les uns des autres.
- NOUVEAU SYSTÈME DE COMPOSITION pour impressions
- Pai' la Société Bournay (François) et Gauche (Eugène)
- Ce nouveau procédé consiste à imprimer le papier, carton; papier peint, soieries, indiennes, lainages, tous genres de tissus, en unes ou plusieurs couleurs, au moyen de compositions faites avec du verre, pour remplacer les procédés de gravures, compositions diverses, clichés, etc., employés jusqu’à ce jour.
- On se sert du verre sous forme de cylindres ou de planches plates, lequel on grave par un procédé d’acide et vernis pour lui donner le relief ou le creux nécessaire pour faire les diverses impressions auxquelles il est destiné, soit au moyen du dessin à la plume, au pinceau ou de la photographie.
- En un mot, ce que revendique la société précitée, c’est l’idée de remplacer la pierre lithographique, les clichés typographiques et autres procédés de gravures ou d’applications pour imprimer, — par le verre, quelle qu’en soit la composition.
- DISPOSITIF DE BACS A NIVEAU VARIABLE applicables aux différentes machines employées dans l'industrie de la teinture, de l'impression et de l'ap-prêt des tissus ou filés
- Par M. Fernand Dehaître, ingénieur mécanicien.
- L’invention se rapporte aux machines employées dans l’industrie de la teinture, de l’impression ou de l’apprêt des tissus ou filés, machines à mordancer, imprégner, teindre, laver, chromer, savonner, etc., et a pour objet l’application à ces machines, d’un dispositif de bacs ou bassins, dans lesquels le liquide peut atteindre un niveau variable ou disparaître complètement pour permettre d’obtenir successivement,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- as C
- avec un seul passage sur la machine, l’impression ou l’essorage des matières à traiter.
- En d’autres termes, étant donnée une matière textile quelconque, filés ou tissus, passant entre deux rouleaux foulardeurs ou exprimeurs, on immerge d’abord ces rouleaux pour faire pénétrer le bain dans la matière à imprégner, puis, en faisant baisser le niveau du liquide en-dessous des rouleaux ; on laisse agir ceux-ci comme exprimeurs pour essorer l’excès de liquide absorbé.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie a la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
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- PETITE CORRESPONDANCE
- M. C12 H3 Hz, à Roanne. — Avec la meilleure vo-lonté du monde, il nous est impossible de vous satis
- faire par rapport à votre dernière lettre, sans que vous ayiez préalablement précisé de quels teinturiers vous nous parlez. Veuillez donc préciser et nous tâcherons de vous donner tous les renseignements que vous nous demandez ou nous vous faciliterons les moyens de vous les procurer.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Répertoire universel de bibliographie des industries tinctoriales et des industries annexes. de M. Jules Garçon. — Ouvrage récompensé par la Société industrielle de Mulhouse. (Grand prix décennal Daniel Dollfus.)
- L’espace nous manque aujourd’hui pour traiter avec l’ampleur que mérite le sujet, le nouvel ouvrage de notre ami M. Jules Garçon. Nous nous proposons de lui consacrer un article tout spécial dans notre prochain numéro. Ce nouveau livre finit la série des publications technologiques spéciales à la teinture et à l’impression de l'auteur. C’est un couronnement, nous pouvons déjà l’affirmer dès aujourd’hui, digne de l’auteur, et l’œuvre ne saurait avoir qu’un énorme succès auprès de tous ceux qui s’intéressent à un titre quelconque à nos industries de la teinture, de l’impression et autres similaires.
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- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite). — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- La Compagnie P.-L.-M. organise avec le concours de l'agence Desroches deux excursions permettant de visiter (tous frais compris) la première : l'Algérie et la Lunisie (du 27 février au 4 mars ou du 20 mars au 35 avril). Prix au départ de Paris : ire classe, 1100 fr. ; 2classe, 980 fr. La seconde : la Corse (du 24 février aux 12 ou 19 mars) Prix au départ de Nice et, suivant itinéraire choisi : lre classe, 525 fr. ou 650 fr. ; 2 classe, 450 fr. ou 570 fr.
- S adresser, pour renseignements et billets, aux bu-reaux de l’agence Desroches, 21, rue du Faubourg-Montmartre, à Paris.
- De Lyon : 50 francs en 2° classe ; 30 francs en 3e classe.
- Les billets pour ce train de plaisir seront délivrés à Paris du 1er février.
- Pour plus amples renseignements, consulter les affiches publiées par la Compagnie.
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- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
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- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (lre et 2e classe seulement).
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- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; ire classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50. soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être reservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 14
- 110
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- 250
- 260
- 240
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- M
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- 170
- 95
- 120
- 170
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- . 115
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- 110 .
- 25
- 100
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- moyen ordinaire............ urpah bon moyen à bon violet et violet r.........
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- On cote les 50 kil......
- Indigor
- 14
- M
- 37
- 16
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- 16 .
- 1/2
- kil.
- 1 60 2
- î 50 1
- 13 50 15
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- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
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- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
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- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
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- Le Numéro : 0,75
- 5 Mai 1898
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- MONITEUR DE LA TEINTUR
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- FRANCE : Un an. . . ..... 15 fr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — De la teinture des coutures.
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste (suite).
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression — De la conformité en teinture (suite).
- Matières colorantes. — Revue des matières colorantes nouvelles (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- La loi sur les accidents du travail (suite et fin).
- Divers. — Petite correspondance — Bibliographie. — Note à nos lecteurs. — Renseignements commerciaux. —Cours.— Annonces.
- CHIFFONNAGE
- DE LA TEINTURE DES COUTURES
- Une grande difficulté de notre métier de teinturier chiffonnier, provient de ce que petit à petit, tailleurs, couturières et confectionneurs ne procèdent plus a la couture des vêtements et surtout à la confection des boutonnières comme au bon vieux temps où l’on ne craignait pas un surc-oît de dépenses de quelques cen-imes, pourvu que l'habit, la robe ou la confection fussent de longue durée et sans que les coutures ne fussent blanches de tous côtés. On employait à cet ‘ffetdesfilsde soie spéciale très bon teint, et si la nuance avait peut être un peu moins d’éclat, elle du-ait par contre et résistait aussi bien à l’action de eIr qu’à celle du nettoyage à l’eau de savon et même à la teinture.
- Il n’en est plus ainsi aujourd’hui : tout concourt à faire du bon marché la loi naturelle et forcée.
- Rien d'étonnant par conséquent que le roi coton ait ici encore détrôné la soie, et que si les étoffes sont mauvaises, les coutures et les fils qui ont servi à leur confection, le sont encore davantage, surtout au point de vue de la solidité de résistance de la nuance primitive et aussi de l’inaptitude de cette matière à prendre la couleur voulue dans un bain destiné à teindre la laine ou la soie.
- Combien de fois n’avons-nous pas vu dans ces derniers temps les plus grands ateliers de teinturerie en chiffonnage, accepter de teindre soit unejaquette, soit une robe et renvoyer l’objet à la clientèle, admirablement bien réussi et cependant hors d’usage, parce que toutes les coutures, sans exception, étaient devenues d’un blanc douteux et sale.
- Si le teinturier sait bien à quoi se tenir à cet égard, le client, propriétaire du vêtement ainsi réparé, s’étonne ou fait semblant de s’étonner d’un pareil phénomène et profite de l’occasion pour faire le traditionnel rabais, lorsque toutefois, dans sa souveraine indulgence, il consent encore à payer quelque chose. Mais que répondre lorsque les coutures sont affreuses : le fil avait été teint au campêche, et la teinture en bain acide avait démonté la nuance.
- Il y a bien un remède que nous pratiquons quelquefois et qui consiste à replonger l’étoffe teinte soit sur un ancien bain refroidi, soit dans un bain nouveau monté avec des colorants noirs artificiels substantifs
- Mais comme le fait remarquer à juste titre la Deut. Faerb. Zeit., de Munich, il y aurait un moyen de re-madiernon seulement à l’emploi de ce procédé très coûteux et très ennuyeux, mais encore à l’accident
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lui-même, si Messieurs les fabricants de fil à coudre voulaient consentir à teindre leur marchandise en noir direct plein, en noir benzochromique, en noir diazo-brillant ; ces noirs résistent et ne se démontent pas dans les bains acides. Malheureusement la fabrique ne l’entend pas de cette oreille : pourvu qu’elle puisse livrer bon marché et lutter avec avantage contre la concurrence étrangère toujours si âpre, peu lui importe, et pour elle le vieil adage « la marchandise la plus chère est encore le meilleur marché » est devenu lettre morte.
- Mais n’insistons pas trop sur ce sujet, il n’est de pire sourd que celui qui ne veut entendre, et tous nos conseils ne serviraient à rien.
- Il y aurait d’alleurs un autre moyen de tourner la difficulté si le teinturier chiffonnier voulait tant soit peu s’en donner la peine.
- Au lieu de faire sa teinture sur bain acide, il n’aurait qu’à employer la série des colorants sulfonés dont la réputation n’est plus à faire et dont nous avons déjà à plusieurs reprises entretenu nos lecteurs. Ces colorants teignent sur un simple bain additionné de sulfate de sodium ou bien d’un peu d’acétate d’ammonium; une légère addition d’acide acétique fait tirer le bain à clair. Les fils de couture restent ainsi intacts, et même lorsque la teinture primitive était faite avec du campêche, il est difficile de pouvoir y trouver une différence.
- Un vieux praticien.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT ~
- BLANCHIMENT DU UN ET DES FILS DE BATISTE (I) (Suite)
- Procédé Roemer pour blanchir la toile
- Le procédé dont nous allons donner ci-contre la marche analytique est basé sur l’invention assez récente de Banks et Grimaldi ; il consiste à éliminer l’air atmosphérique des réservoirs où se trouvent les toiles à blanchir. Cette dernière ouvre ainsi plus facilement ses porcs et le liquide d’imprégnation peut la traverser de part en part.
- L'absorption ainsi complète et plus parfaite du liquide facilite singulièrement le blanchiment tandis que par l’emploi des voies et moyens ordinaires cen’est que par la force de concentration des matières blanchissantes
- (1) D’apres la Deutsche Faerd Zeit.
- et la durée assez prolongée de leur action, qu’un résultat tant soit peu favorable est atteint.
- Le procédé exige l’emploi d’un appareil spécial qui consiste tgénéralement en une chaudière ordinaire à lessiver surmontée d’un chapiteau à fermeture hermétique, une pompe à air mue par la vapeur et de trois à quatre réservoirs placés au bas de la chaudière. La pompe à air sert à faire le vide dans la chaudière lessiveuse ; les réservoirs communiquent avec cette dernière par une série de tuyaux métalliques, Chacun de ces tuyaux est installé de telle façon que la fermeture d’un robinet le rend indépendant des autres.
- On entre la toile dans le réservoir et l’on fait le vide aussi complet que possible; la pression de l’air force à ce moment les lessives de pénétrer dans la chaudière par l’ouverture d’une valve et lorsque la quantité de liquide est jugée suffisante, on ferme le clapet et une autre soupape donne accès à la vapeur.
- Aussitôt, grâce à l’absence de l’air, l’ébullition commence, pénètre dans toutes les porcs du tissu d’autant plus facilement que le vide est plus absolu.
- Après un laps de temps déterminé, une troisième soupape donne accès à de l’air et à de l’eau froide qui forcent'la lessive à retourner dans les réservoirs. Le même procédé sert lorsqu’il s’agit de l’emploi des liquides blanchisseurs ; généralement la pompe à air dessert deux chaudières à lessiver : l’une garnie pendant que l’autre travaille.
- Ces principes posés, voici comment procèdeRoëmer. Comme d’habitude on dépare la toile par la fermentation, opération à laquelle il est essentiel de procéder avec les plus grands soins, puis on foule pendant une demi-heure et sans passer par l’exposition au pré, la marchandise rentre de suite dans la chaudière à lessiver.
- Le chargement d’une lessive (‘est-à-dire 100 pièces) est divisé par fractions de 25 pièces en quatre paquets, entouré chacun d’un filet puis mis en chaudière : aussitôt on place le couvercle que l’on ferme hermétiquement et la pompe à air est mise en mouvement; sitôt que le vide est suffisant, ce qu’indique un manomètre spécial, un robinet ferme la communication entre la pompe et la chaudière. La val ve d’arrivée de lessive est ouverte et donne accès à la lessive de soude caustique titrant 1 1/2° Bé qui en imprègne le fil. Lorsqu0 le niveau d’eau indique que la quantité de liquide est suffisante, la valve est fermée et la vapeur ouverte : on i fait alors cuire énergiquement pendant deux à deu*
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- heures et demi. Lorsque la matière a été ainsi laissée d’une manière suffisante en contact avec la lessive, cette dernière est évacuée, le vide est fait à nouveau et l’eau pure et froide entre dans la chaudière pour rincer.
- Au sortir de la lessiveuse, la toile est de suite essorée dans une toupie et dès qu’elle ne contient plus sensiblement d’eau elle rentre dans la chaudière.
- L’opération précédente recommence mais c’est une autre valve qui permet au liquide contenu dans un des réservoirs inférieurs de pénétrer dans la chaudière et de prendre contact avec la matière à blanchir. Après cinq à vingt minutes de contact, le liquide blanchisseur, une fois la valve d’arrivée d’air ouverte, est refoulé par la soupape inférieure et ramenée à la citerne réservoir.
- On referme à ce moment toutes les valves, et on imprègne à nouveau les fils de chlore une,deux et même trois fois jusqu’à ce qu’on soit arrivé à la blancheur voulue.
- Lorsque le lavage dans la chaudière, lavage auquel on a procédé comme il est décrit plus haut, est termi-né, les pièces retournent sur l’essoreuse centrifuge où elles sont intégralement deshydratées et passent alors dans les baquets à acide ordinaire (bain d’acide chlorhydrique à 1 1/2oBé.)
- Au besoin ou répète toute la série des opérations : cuisson, chlorage, acidulage et l’on obtient ainsi une toile d’une blancheur éclatante qui supporte sans difficulté toute comparaison avec les toiles blanchies par des procédés infiniment plus longs et plus compliqués.
- E. Sprengel décrit lui aussi un procédé de blanchi--ment chimique des toiles dans le vide avec un appareil breveté d’origine anglaise où la lessive arrive sous forme de pluie à la surface des pièces.
- Les appareils sont en fonte de fer de forme cylindrique : l’intérieur est garni de plaques en plomb soudées l’une contre l’autre et surmontées d’un revêtement en bois. Le couvercle comme le fond de la chaudière sont percés de trous auxquels sont adoptés des tubes en plomb munis de clapets à plats et aboutissant aux citernes qui se trouvent en contre-bas des chaudières de cuite : l’une de ces citernes contient le chlore (dissolution de chlorate de chaux) l’autre l’acide sulfurique etendu. Les chaudières sont en outre munies d’un ni-veau d’eau, d’une valve à air, d’un manomètre, une communication avec la pompe à air réglable par un robinet et une autre avec le réservoir d’eau enfin un
- trou d’homme avec son couvercle Le trou d’homme sert à entrer et à sortir les toiles ; il est garni d’une bague en caoutchouc permettant la fermeture hermétique. Les cinq valves de chacune des chaudières à lessiver sont fixés par chaînes de guidage et des câbles en fils de fer à un registre régulateur; leur maniement est rendu de cette façon très commode sans qu’il y ait lieu d’avoir à craindre une erreur possible. C’est dans ces chaudières que l’on procède à l’imprégnation des toiles avec les liquides blanchisseurs et au traitement subséquent de l’acidulage avec de l’acide sulfurique étendu.
- Quant à la cuite proprement dite avec de la soude caustique ou du carbonate de sodium, elle se fait dans deux chaudières en fonte de fer avec double-fond, un robinet de décharge et un couvercle percé pour permettre l’échappement de l’excès de vapeur et des écumes : un bord en saillie ramène ces dernières dans la chaudière.
- Les chaudières à blanchiment sont également munies d’un chauffage à la vapeur ; mais comme ce genre de construction revient plus cher comme frais de premier établissement et de travail que celles à feu direct, il y a en réalité avantage de se servir de préférence de celles à feu direct et l’industriel peut ainsi éga-lementles utiliser comme cuve à blanchimentordinaire.
- (A suivre.}
- 008DA018
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite}
- Particularités
- Jaune de Carbazol {Badisehe}
- G1.................. Jaune bouton d’or
- Zr, Th......... .... Jaune moins vif
- Ni.................. Jaune orangé rabattu
- Cu.............. .... Olive jaune
- Cr.................. Jaune rabattu
- Hg, Ur........... ,. Couleur chair clair
- Bleu diamine (Cassella}
- Ni.................. Indigo moyen Th............. Indigo moitié plus clair
- Co.................. Bleu gris plus clair
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- Jaune diamant R ÇBayer)
- Cr................. Réséda clair
- Les autres couleurs ont été enlevées par le savon. Dinitrosorésorcine
- Co ................ Bois vif foncé Co, Fe
- Fe................. Olive bleuâtre Cr, Mn ............ Jaune olivâtre rabattu
- Pb................. Jaune plus clair Al, .............................. Mode clair Zr, Th............. Cachou
- Y.................. Gris vert (A suivre).
- Teinture et Impression
- DELA CONFORMITÉ EN TEINTURE
- Etude professionnelle (suite)
- Nous venons de dire qu’outre les difficultés de reprc-duction exacte d'une nuance que le teinturier aura faite une première fois lui-même, il en est d’autres bien plus considérables lorsqu'il s’agit de répéter une nuance faite dans un atelier étranger et sur laquelle le teinturier chargé de la reproduction n’aura que des données vagues.
- Si le manufacturier qui l'a chargé de ce travail a suffisamment d’étoffe à sa disposition pour qu’il soit possible de procéder à une analyse scrupuleuse et bien détaillée des colorants entrant dans la composition de la nuance objectif du travail, il n’y a que demi-mal et avec un peu de peine et de temps, l’on arrivera toujours à se rendre un compte exact d’une teinture donnée. Mais ce n’est là que la minorité des cas et presque toujours l’échantillon remis ne comporte à peine que quelques centimètres d’étoffes ou quelques brins de fils insuffisants pour qu’il soit possible de procéder à une analyse. Pour celui qui n’est pas du métier, la chose paraît cependant aisée et un rouge pour lui est toujours rouge quelle que soit la matière colorante employée, quelque soit le mode de mordançage préalable intervenu. Et cependant combien nous sommes loin de la réalité, et combien il y a de différence entre telle matière colorante et telle autre, entre une prépa-ration ou un finissage et un autre. Mais laissons là les généralités et prenons, si vous voulez bien, un exemple et pour ne pas nous égarer dans des difficultés inextricables, prenons d’abord une teinture classique et qui se répète chaque jour dans nos ateliers : un bronze vert moyennement foncé.
- Autrefois, lorsque les couleurs artificielles, si nombreuses et si séduisantes par le brillant et la vivacité de leurs tons et par la facilité de leur emploi et enfin même par leur bon marché relatif, n’avaient pas encore acquis droit de cité dans nos ateliers, il était facile non seulement à un praticien expérimenté de se rendre même de visu un compte exact de la nature des colorants intervenus et du premier coup d’œil, d’un petit essai à l’acide, d’un débouillage de quelques minutes il apprenait s’il avait à faire à un bronze vert grand teint, c’est-à-dire sur pied de cuve, ou à un bronze petit teint à l’alun et bruni à la couperose, ou enfin à un bronze au bichromate avec ou sans bruni-ture. Mais il n’en est pas toujours ainsi, surtout lorsque l’industriel, fabricant spécialement des nouveautés, aura été séduit par un heureux effet de couleurs constaté dans un tissu d’étoffes légères pour dames : là, bien souvent, la solidité et la résistance aux divers agents destructeurs du colorant sont sacrifiés à la vivacité des tons et l’on hésite moins à faire emploi de couleurs artificielles, quand même elles seraient moins solides. On se trouvera donc en face d’un bronze vert composite dont il sera bien difficile de déterminer les colorants intervenus : la palette est aujourd’hui si riche à cet égard qu’il est presque de toute impossibilité, même à un spécialiste, de s’y reconnaître.
- Mais nous objectera-t-on vraisemblablement, à quoi bon tant de précautions ? Vous avez à faire un bronze vert déterminé, à telle hauteur, à tel degré de jaune, de brun ou de bleu; peu importe avec quel colorant et de quelle façon vous répéterez, pourvu que la nuance soit identique et qu’elle convienne à l’effet à produire.
- C'est là justement que nous désirions venir pour prémunir non seulement les manufacturiers mais encore les jeunes teinturiers contre une erreur que nous avons souvent entendu nous objecter; une couleur n’est pas toujours conforme quand même elle présenterait le même mat dût-on s’y méprendre, si au reflet elle présente une différence de ton, de vivacité et de richesse. Jamais un manufacturier instruit à fond sur les difficultés de son industrie ne se contentera lorsque le teinturier lui présentera une reproduction de nuance, de n’examiner le mat; après avoir jeté un léger coup d’œil sur la laine disposée de telle façon qu’il puisse se rendre compte de l’état de la nuance à ce point de vue, il comparera bien plus le reflet du type et de la nuance produite.
- C’est qu’en effet si le mat donne le ton de la nuance,
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- le reflet en donne la richesse et la vivacité et il n’est pas contestable que dans un mélange ou une juxtaposition ce sont la richesse, le plein et la vivacité qui déterminent la proéminence de telle ou telle nuance sur l’autre. Un bronze vert mat et sans reflet disparaîtra à côté d’un noir bien nourri, il paraîtra pisseux à côté d’un beau blanc, tandis que s’il est à reflet il fournira un mélange ou une juxtaposition du tout au tout différents. Si donc telle est l’influence de la r-chesse et du plein, du reflet d’une nuance il est de toute évidence que si le teinturier veut reproduire un bronze vert ayant comme base un mordançage de bichromate après un beau pied de bleu, puis une teinture en bois jaune et garance abondante, il ne devra jamais se servir des dérivés alizariques qui, tout en étant excellents comme colorants, ne lui fourniront que des tons pauvres en reflet et incapables de produire dans un mélange donné l’effet produit par la teinture précédente.
- Il est certaines teintures au contraire qui exigent du mat et du rabattu, surtout dans la spécialité des unis teints en pièceet qui teintssur mordant de bichro mate et bois donneraient de tous autres effets de reflet que celles que l’on obtiendrait avec laines mor-dancées à l’alun, teintes avec les mêmes ingrédients et brunies ensuite avec du protoxyde de fer ou du sulfate de cuivre. Nous pourrions écrire tout un livre si nous voulions multiplier davantage les exemples du fait que nous avons énoncé. Ce serait aller au delà des limites de cette petite étude qui dépasse déjà le cadre que nous nous étions tracé. Qu’il nous suffise donc de signaler à l’attention de qui de droit ces quelques observations. Les conséquences que nous devons en tirer c’est que: pour obtenir la conformité, le teinturier comme le manufacturier doivent veiller continuellement, aucune particularité quelle que simple qu’elle leur paraisse de prime abord ne doit échapper a leur attention: il existe d’ailleurs assez de causes de non conformité à l’exclusion de la teinture proprement dite pour que celles provenant du fait de la teinture soient soigneusement évitées.
- Cette étude, toute sommaire d’ailleurs, est encore bien incomplète et demanderait de plus amples déve-loppements, nous nous proposons d’ailleurs dans un Prochain article d’étudier les moyens à employer pour le fabricant aussi bien que pour le teinturier et l'ap-Prêteur pour diminuer autant que possible les chances de non-réussite dans la fabrication. Th. Seeligmann.
- MATIÈRES COLORANTES
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES (Suite)
- TEINTURE DU COTON Jaune direct R
- Il faut des colorants pour tous les goûts. La gamme des jaunes est déjà riche, mais dans certains cas où il faut à tout prix du bon marché, le teinturier est parfois embarrassé.
- La maison F. Bayer met en vente le Jaune direct R qui se distingue par son prix beaucoup plus bas que les autres substantifs.
- Le Jaune direct R est très soluble, résiste bien aux alcalis, aux acides, à la chaleur et au chlore. Il est inférieur au Jaune Chloramine et similaires comme résistance à la lumière.
- Il est avantageux pour les genres doubles teintes en mi-laine et mi-soie, en ce sens que le coton se teint seul et que la laine et la soie ne prennent pas le jaune et restent presque incolores.
- Bien soluble, le Jaune direct R convient très bit n pour cannettes-bobines, c’est-à-dire pour la teinture en appareils mécaniques.
- Il ne peut être rongé ni par le sel d’é ain, ni par la poudre de riz; il est avantageux pour ronger les couleurs d’alizarine en jaune au moyen des oxydants.
- On teint de la façon habituelle avec 10 à 16 % de sulfate de soude ou de sel marin, en maintenant au bouillon pendant une heure.
- M. Ude.
- TEINTURE DE LA LAINE
- Bruns solides obtenus par teinture en un seul bain
- Les nuances brunes sur laine se faisaient jusqu’à présent ou a) à l’aide des produits du groupe des « colorants pour laine unissant facilement » ou b) à l’aide de colorants se fixant au chrome (couleurs d’alizarine couleurs anthracène acides).
- Avec le premier groupe la teinture est agréable et facile, mais dans beaucoup de cas la résistance à la lumière des teintes ainsi obtenues n’est pas suffisante.
- Le second groupe est irréprochable comme résistance à la lumière mais il est excessivement difficile > d’obtenir de cette façon, des teintes unies bien tran-F chées et ne dégorgeant pas au frottement.
- i La nouvelle méthode très simple pour obtenir ces
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- bruns consiste à combiner les couleurs Lanacyl avec des produits du groupe des « colorants pour laine unissant facilement ».
- Il faut un peu plus de précautions pour teindre, mais le procédé est néanmoins bien plus simple que la teinture faite avec les couleurs au chrome. La résistance à la lumière est légèrement inférieure aux couleurs au chrome, mais elle est de beauconp supérieure aux teintes faites avec les « colorants unissant facilement » employées seules. De plus les couleurs obtenues par cette combinaison se distinguent par une excellente solidité au frottement. Un avantage encore bien appréciable de cette méthode consiste à laisser les filets de coton parfaitements intacts, ce qui est souvent avantageux pour la draperie laine et coton.
- Bleu sulfone acide R et B
- Ces colorants pour laine s’emploient avec sulfate de soude (10 %) et acide acétique 1 %. L’acide sulfurique ferait monter trop rapidement la nuance et donnerait du mal uni. On entre à 50 C. et on monte lentement au bouillon. Après une demi heure 2 % d’acide acétique et si l’on désire tirer le bain au clair 1/2 % d’acide sulfurique. L’acétate d’ammoniaque est préférable pour les tons clairs, on ajoute l’acide acétique par la suite.
- Le bleu sulfone R est la marque rougeâtre. Les acides sulfurique et chlorhydrique font tourner la teinte au bleu verdâtre. La solution ou les tissus teints traités aux alcalis donnent une nuance violacée rouge. Le chlore décolore lentement, mais tout d’abord noircit la nuance.
- Le bleu sulfone B est la marque bleue, les réactions aux acides et alcalis sont, à peu de chose près, identiques à celles de la marque R.
- Ces deux bleus ont une bonne résistance à l’air, mais une médiocre solidité au savon à chaud. On peut augmenter pour tous deux la solidité au décatissage, en traitant au bichromate après teinture.
- Bleu Corsé
- Sous cette dénomination, la maison F. Bayer offre un nouveau colorant pour laine.
- On teint sur bain acide. Sulfate de soude et acide sulfurique de la façon habituelle. Ce bleu a un très fort rendement, unit facilement et ne bronze pas. Il est, de plus, bon marché, ce qui permet d’obtenir à très bas prix de jolis bleus marines.
- Aux alcalis, au foulon, au soufre, la solidité du bleu corsé est très bonne.
- La résistance à la lumière est moins bonne, mais suffit à des exigences modérées.
- Il convient parfaitement pour étoffes de confection pour dames, il rend également de bons services pour la laine renaissance.
- Il se prête aussi à l’impression sur laine et soie. Le rongeant à la poudre de zinc le décolore. Il supporte l’acétate d’étain, les rongeants à l’étain, ce qui permet de l’employer comme rongeant bleu sur des tissus teints avec d’autres produits.
- Pour les articles à bas prix, pour ceux où la solidité à la lumière n’est pas exigée, le Bleu Corsé est donc d’un emploi avantageux.
- M. Ude.
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU GENRE DE MOIRÉ et procédé pour son obtention par la Société lyonnaise de teinture, impression, apprêtet gaufrage (brevet 265814)
- Le nouveau genre de moiré qui fait l’objet de la présente invention résulte de la combinaison de deux effets différents, dont l’un forme un dessin déterminé et l’autre le fond. Il s’obtient sur les tissus failles par le procédé décrit ci-après et qui rentre également dans l’invention.
- Le procédé consiste à modifier le grain naturel du tissu dans les surfaces du dessin, en le laissant intact dans le fond ou inversement. Ce résultat s’obtient par la pression d’un cylindre portant des cannelures circulaires, droites ou obliques et servant de contre partie à un second cylindre, lequel est gravé en creux ou en relief suivant qu’on veut modifier le grain dans le fond ou dans le dessin.
- PROCÉDÉ D'AMÉLIORATION de la couleur de la fibre en jute
- Par MM. James Shearer et Charles O'Brien (brevet 265871).
- A l’effet d’améliorer la couleur de la fibre de jute, on prend le jute et on l’immerge dans de l’acide phos-phorique qu’on a suffisamment dilué. Puis on sèche
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- le jute autant que cela est nécessaire par tous moyens convenables.
- A la place de l’acide phosphorique dilué, les inventeurs se réservent d’employer de l’acide oxalique, sulfurique ou chlorhydrique dilués ou encore tout mélange de ces acides dilués avec l’acide phosphorique dilué.
- On peut aussi asperger le jute avec ces acides dilués ou tous mélanges dilués de ceux-ci. L’aspersion ou pulvérisation peut être faite sur le jute à n’importe qu’elle période du traitement de cette fibre textile, assouplissage, cordage, cardage, etc
- NOUVELLE APPLICATION DE GAUFRAGE OU FRAPPAGE sur tous les tissus plissés
- Par MM. Francisque Voland et Cie (breveta1 268320)
- Cette nouvelle transformation de tous tissus plissés ou bouillonnés, par voies de gaufrage ou frappage, à chaud ou à froid, leur donnant un aspect tout par-ticulier s’opère par l’écrasement de certaines parties de plissés ou bouillonnés, par frappage ou entre des cylindres lisses ou gravés, avec réserves pour le passage des parties qui ne doivent pas être écrasées. On obtient ainsi des bandes, croisures, dessins quelconques, soit en long, soit en travers, entre les parties plissées. Le tissu peut être passé tel qu’il est plissé ou bouillonné entre les cylindres à réserves ou bien pour lui donner d’autres caractères particuliers, on peut le faire étendre plus ou moins, pendant l’opération du gaufrage.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour obtenir, sur fils en fibres végétales, le brillant de la soie, au moyen de collodion,
- Par la Société Heberlein et Cie (brevet 267676)
- Ce procédé repose sur le fait que, si l’on imprègne la nitrocellulose d’un poids égal d’alcool et qu’on abandonne ensuite la masse à elle-même, elle acquiert la propriété de se dissoudre à fond dans beau coup de substances inorganiques, telles que des dissolutions de sels métalliques, beaucoup d’acides minéraux, mais principalement les alcalis caustiques.
- Les fils végétaux sont, à l’état d’écheveaux, imprégnés d’une dissolution de collodion qui est beaucoup meilleur marché que celles employées jusqu’ici et laissés sécher ensuite. Cette imprégnation a lieu à l’aide d’un appareil consistant en un bâti formé d’un
- plateau et de deux montants pourvus chacun d’une rainure verticale, en un rouleau supérieur muni d’une manivelle et un rouleau inférieur placé tout près du plateau, plus un rouleau de pression agissant sur le rouleau supérieur, grâce à des leviers articulés avec contrepoids à leur extrémité, et en une auge reposant sur le plateau du bâti.
- USTENSILE PERFECTIONNÉ pour teindre et blanchir des mèches, filaments ou fibres textiles sur des tubes et des bobines
- Par M. Léopold Koenig jeune (brevet 266224)
- Dans l’une des méthodes de séchage et de blanchiment bien connue, les mèches, filaments ou fibres textiles, sont enroulés sur des tubes ou bobines perforées qu’on enfile ou glisse sur d’autres tubes perforés communiquant avec une source d’alimentation du liquide servant à la teinture ou au blanchiment, de manière à ce que ce dernier se trouve refoulé au travers des couches des filaments et effectue ainsi leur teinture ou leur blanchiment d’une manière très uniforme.
- La présente invention a trait à un perfectionnement à cette méthode de séchage et de blanchiment et, suivant lequel, au lieu de donner au tube ou bobine perforée portant la mèche, une dimension telle qu’il s’ajuste étroitement sur le tube perforé d’alimentation, comme cela s’est fait jusqu’à présent, on donne à ce tube ou bobine un diamètre plus grand que celui du tube d’alimentation en prenant des mesures pour que le joint soit étanche à la partie supérieure et à la partie inférieure de ce dernier ; de cette façon, un passage beaucoup plus libre est offert au liquide et, en conséquence, on obtient une action plus efficace de ce liquide sur la mèche.
- LA LOI
- sur les Accidents du Travail
- {Suite et fin)
- TITRE II
- Déclaration des accidents et enquête
- Art. 11. — Tout accident ayant occasionné une incapacité de travail doit être déclaré, dans les quarante-huit heures, par le chef d’entreprise ou ses préposés, au maire de la commune qui en dresse procès-verbal.
- Cette déclaration doit contenir les nom et adresse des témoins de l’accident. Il y est joint un certificat de médecin indiquant l’état de la victime, les suites probables de l’ac-
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- CO C
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- cident et l’époque à laquelle il sera possible d’en connaître le résultat définitif.
- La même déclaration pourra être faite par la victime ou ses représentants.
- Récépissé de la déclaration et du certificat du médecin est remis parle maire au déclarant.
- Avis de l’accident est donné immédiatement par le maire à l’inspecteur divisionnaire ou départemental du travail ou à l’ingénieur ordinaire des mines chargé de la surveillance de l’entreprise.
- L’article 15 de la loi du 2 novembre 1892 et l’article 11 de la loi du 12 juin 1893 cessent d’être applicables dans les cas visés par la présente loi.
- Art. 12. — Lorsque, d’après le certificat médical, la blessure paraît devoir entraîner la mort ou une incapacité permanente absolue ou partielle de travail, le maire transmet immédiatement copie de la déclaration et le certificat médical au juge de paix du canton où l’accident s’est pro duit.
- Dans les vingt-quatre heures de la réception de cet avis, le juge de paix procède à une enquête à l’effet de rechercher :
- 1° La cause, la nature et les circonstances de l’accident ;
- 2° Les personnes victimes et le lieu où elles se trouvent ;
- 3° La nature des lésions;
- 4“ Les ayants droit pouvant, le cas échéant, prétendre à une indemnité ;
- 5° Le salaire quotidien et le salaire annuel des victimes.
- Art. 13. — L’enquête a lieu contradictoirement, dans les formes prescrites par les articles 35, 36, 37, 38 et 39 du Code de procédure civile, en présence des parties intéressées ou celles-ci convoquées d’urgence par lettre recommandée.
- Le juge de paix doit se transporter auprès de la victime de l’accident qui se trouve dans l’impossibilité d’assister à l’enquête.
- Lorsque le certificat médical ne lui paraîtra pas suffisant, le juge de paix pourra désigner un médecin pour examiner le blessé.
- Il peut aussi commettre un expert pour l’assister dans l’enquête.
- Il n’y a pas lieu, toutefois, à nomination d’expert dans les entreprises administrativement surveillées, ni dans celles de l’Etat placées sous le contrôle d’un service distinct du service de gestion, ni dans les établissements nationaux où s’effectuent des travaux que la sécurité publique oblige à tenir secrets. Dans ces divers cas, les fonctionnaires chargés de la surveillance ou du contrôle de ces établissements ou entreprises et, en ce qui concerne les exploitations minières, les délégués à la sécurité des ouvriers mineurs transmettent au juge de paix, pour être joint au procès-verbal d’enquête, un exemplaire de leur rapport.
- Sauf les cas d’impossibilité matérielle, dûment constatés dans le procès-verbal, l’enquête doit être close dans le plus bref délai et, au plus tard, dans les dix jours à partir de l’accident. Le juge de paix avertit, par lettre recommandée, les parties de la clôture de l’enquête et du dépôt de la minute au greffe, où elles pourront, pendant un délai de cinq jours, en prendre connaissance et s’en faire délivrer une expédition affranchie du timbre et de l’enregistrement. A l’expiration de ce délai de cinq jours, le dossier de l’enquête est transmis au président du tribunal civil de l’arrondissement.
- Art. 14. — Sont punis d’une amende d’un à quinze francs (1 à 15 francs), les chefs d’industrie ou leurs préposés qui ont contrevenu aux dispositions de l’article 11.
- En cas de récidive dans l’année, l’amende peut être élevée de seize à trois cents francs (16 à 360 fr.)
- L’article 463 du Code pénal est applicable aux contraventions prévues par le présent article.
- TITRE III
- Compétence.— Juridictions.— Procédure. —Révision
- Art. 15. — Les contestations entre les victimes d’acci-dents et les chefs d’entreprise, relatives aux frais funéraires, aux frais de maladie ou aux indemnités temporaires, sont jugées en dernier ressort par le juge de paix du canton où l’accident s’est produit, à quelque chiffre que la demande puisse s’élever.
- Art. 16. — En ce qui touche les autres indemnités prévues par la présente loi, le président du tribunal de l’arrondissement convoque, dans les cinq jours, à partir de la transmission du dossier, la victime ou ses ayants droit et le chef d’entreprise qui peut se faire représenter.
- S’il y a accord des parties intéressées, l’indemnité est définitivement fixée par l’ordonnance du président qui donne acte de cet accord.
- Si l’accord n’a pas lieu, l’affaire est renvoyée devant le tribunal qui statue comme en matière sommaire conformément au titre 24 du livre 11 du Code de procédure civile.
- Si la cause n’est pas en état, le tribunal sursoit à statuer et l’indemnité temporaire continuera à être servie jusqu’à la décision définitive.
- Le tribunal pourra condamner le chef d’entreprise à payer une provision ; sa décision sur ce point sêra exécutoire nonobstant appel.
- Art. 17. — Les jugements rendus en vertu de la présente loi sont susceptibles d’appel selon les règles du droit commun. Toutefois, l’appel devra être interjeté dans les quinze jours de la date du jugement s’il est contradictoire, et s’il est par défaut dans la quinzaine à partir du jour où l’opposition ne sera plus recevable.
- L’opposition ne sera plus recevable en cas de jugement par défaut contre partie, lorsque le jugement aura été signifié à personne, passé le délai de quinze jours, à partir de cette signification.
- La cour statuera d’urgence dans le mois de l’acte d’appel. Les parties pourront se pourvoir en cassation
- Art. 18. — L’action en indemnité prévue par la présente loi se prescrit par un an à dater du jour de l’accident.
- Art. 19. — La demande en révision de l’indemnité, fondée sur une aggravation ou une atténuation de l’infirmité de la victime ou son décès par suite des conséquences de l’accident, est ouverte pendant trois ans à dater de l’accord intervenu entre les parties ou de la décision définitive.
- Le titre de pension n’est remis à la victime qu’à l’expiration des trois ans.
- Art. 20. — Aucune des indemnités déterminées par la présente loi ne peut être attribuée à la victime qui a intentionnellement provoqué l’accident.
- Le tribunal a le droit, s’il est prouvé que l’accident est dû à une faute inexcusable de l’ouvrier, de diminuer la pension fixée au titre premier.
- Lorsqu’il est prouvé que l’accident est dû à la faute inexcusable du patron ou de ceux qu’il s’est substitué dans la direction, l’indemnité pourra être majorée, mais sans que la rente viagère ou le total des rentes allouées puisse dépasser soit la réduction soit le montant du salaire annuel.
- Art. 21 — Les parties peuvent toujours, après détermination du chiffre de l’indemnité due à la victime de l'acci-dent, décider que le service de la pension sera suspendu et remplacé, tant que l’accord subsistera, par tout autre mode de réparation.
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- Sauf dans le cas prévu à l’article 3, paragraphe A, la pension ne pourra être remplacée par le payement d’un capital que si elle n’est pas supérieure à 100 francs.
- Art. 22. — Le bénéfice de l’assistance judiciaire est accordé de plein droit sur le visa du procureur de la République, à la victime de l’accident ou à ses ayants droit, devant le tribunal.
- A cet effet, le président du tribunal adresse au procureur de la République, dans les trois jours de la comparution des parties prévue par l’article 16, un extrait de son procès-verbal de non-conciliation ; il y joint les pièces de l’affaire.
- Le procureur de la République procède comme il est prescrit à l’article 13 (paragraphe 2 et suivants) de la loi du 22 janvier 1851.
- Le bénéfice de l’assistance judiciaire s’étend de plein droit aux instances devant le juge de paix, à tous les actes d’exécution mobilière et immobilière, et à toute contestation incidente à l’exécution des décisions judiciaires.
- TITRE IV
- Garanties
- Art. 23. — La créance de la victime de l’accident ou de ses ayants droit relative aux frais médicaux, pharmaceutiques et funéraires, ainsi qu’aux indemnités allouées à la suite de l’incapacité temporaire de travail est garantie par le privilège de l’article 2101 du Code civil et y sera inscrite sous le n° 6.
- Le payement des indemnités pour incapacité permanente de travail ou accidents suivis de mort est ga-ranti conformément aux disposititions des articles suivants.
- Art. 24. —A défaut, soit par les chefs d’entreprise débiteurs, soit par les sociétés d’assurances à primes fixes ou mutuelles, ou les syndicats de garantie liant solidairement tous leurs adhérents , de s’acquitter, au moment de leur exigibilité, des indemnités mises à leur charge à la suite d’accidents ayant entraîné la mort ou une incapacité permanente de travail, le payement en sera assuré aux intéressés par les soins de la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse, au moyen d’un fonds spécial de garantie constitué comme il va être dit et dont la gestion sera confiée à ladite caisse.
- Art. 25. — Pour la constitution du fonds spécial de ga-rantie, il sera ajouté au principal de la contribution des patentes des industriels visés par l’article premier quatre centimes additionnels. Il sera perçu sur les mines une taxe de5 centimes par hectare concédé.
- Ces taxes pourront suivant les besoins, être majorées ou réduites par la loi des finances.
- Art. 26. — La Caisse nationale des retraites exercera un recours contre les chefs d’entreprise débiteurs, pour e compte desquels des sommes auront été payées par elles conformément aux dispositions qui précèdent.
- En cas d’assurance du chef d’entreprise, elle jouira, Pour le remboursement de ses avances du privilège de article 2102 du Code civil sur l’indemnité due par l'as-fureur et n’aura plus de recours contre le chef d’entreprise.
- Un règlement d’administration publique déterminera es conditions d’organisation et de fonctionnement du ser-vce conféré par les dispositions précédentes à la Caisse nationale des retraites et, notamment, les formes du recours à exercer contre les chefs d’entreprise débiteurs °u les sociétés d’assurances et les syndicats de garantie, ainsi que les conditions dans lesquelles les victimes d’acci-cents ou leurs ayants droits seront admis à réclamer à la baisse le payement de leurs indemnités.
- .Les décisions judiciaires n’emporteront hypothèque que 91 elles sont rendues au profit de la caisse des retraites
- exerçant son recours contre les chefs d’entreprise ou les compagnies d’assurances.
- Art. 27 — Les compagnies d’assurances mutuelles ou à primes fixes contre les accidents, françaises ou étrangères, sont soumises à la surveillance et au contrôle de l’Etat et astreintes à constituer des réserves ou cautionnements dans les conditions déterminées par un règlement d’administration publique.
- Le montant des réserves ou cautionnements sera affecté par privilège au payement des pensions et indemnités.
- Les syndicats de garantie seront soumis à la même surveillance et un règlement d’administration publique déterminera les conditions de leur création et de leur fonctionnement.
- Les frais de toute nature résultant de la surveillance du contrôle seront couverts au moyen de contributions proportionnelles au moment des réserves ou cautionnements et fixés annuellement, pour chaque compagnie ou association, par arrêté du ministre du commerce.
- Art. 28. — Le versement du capital représentatif des pensions allouées en vertu de la présente loi ne peut être exigé des débiteurs.
- Toutefois, les débiteurs qui désireront se libérer en une fois pourront verser le capital représentatif de ces pensions à la Caisse nationale des retraites qui établira à cet effet, dans les six mois de la promulgation de la présente loi, un tarif tenant compte de la mortalité des victimes d’accidents et de leurs ayants droit.
- Lorsqu’un chef d’entreprise cesse son industrie, soit volontairement, soit par décès, liquidation judiaire ou fail-lite, soit par cession d’établissement, le capital représentatif des pensions à sa charge devient exigible de plein droit et sera versé à la Caisse nationale des retraites. Ce capital sera déterminé au jour de son exigibilité, d’après le tarif visé au paragraphe précédent.
- Toutefois, le chef d’entreprise ou ses ayants droit peuvent être exonérés du versement de ce capital, s’ils fournissent des garanties qui seront à déterminer par un règlement d’administration publique.
- TITRE V
- Dispositions générales
- Art. 29. — Les procès-verbaux, certificats, actes de notoriété, significations, jugements et autres actes faits ou rendus en vertu et pour l’exécution de la présente loi sont délivrés gratuitement, visés pour timbre et enregistrés gratis lorsqu’il y a lieu à la formalité de l’enregistrement.
- Dans les six mois de la promulgation de la présente loi, un décret déterminera les émoluments des greffiers de justice de paix pour leur assistance et la rédaction des actes de notoriété, procès-verbaux, certificats, significations, jugements, envois de lettres recommandées, extraits, dépôts de la minute d’enquête au greffe, et pour tous les actes nécessités par l’application de la présente loi, ainsi que les frais de transport auprès des victimes et d’enquête sur place.
- Art. 30. — Toute convention contraire à la présente loi est nulle de plein droit.
- Art. 31 — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende d’un à quinze francs (1 à 15 fr.), de faire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution.
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de seize à cent francs (16 à 100 fr.)
- Les infractions aux dispositions des articles 11 et 31 pourront être constatées par les inspecteurs du travail.
- Art. 32. — Il n’est point dérogé aux lois, ordonnances et règlements concernant les pensions des ouvriers, ap-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- prentis et journaliers appartenant aux ateliers de la marine et celles des ouvriers immatriculés des manufactures dépendant du ministère de la guerre.
- Art. 33. — La présente loi ne sera applicable que trois mois après la publication officielle des décrets d’administration publique qui doivent en régler l’exécution.
- Art. 34. — Un règlement d’administration publique déterminera les conditions dans lesquelles la présente loi pourra être appliquée à l’Algérie et aux colonies.
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. E. R., à Ploërmel {Morbihan). — Pour avoir les renseignements précis sur l’objet de votre lettre du 22 février dernier et à laquelle nous avons déjà répondu partiellement, vous pouvez vous adresser à MM. Leclère et Damazeaux, père et fils, constructeurs de ce genre d’appareils, à Sedan (Ardennes).
- BIBLIOGRAPHIE
- Répertoire universel de bibliographie des industries tinctoriales et des industries annexes. de M. Jules Garçon. — Ouvrage récompensé par la Société industrielle de Mulhouse. (Grand prix décennal Daniel Dollfus.)
- La Société industrielle de Mulhouse vient de voter, sur le rapport fait par M. Albert Scheurer au nom de la Commission choisie au sein du Comité de chimie, son grand prix décennal Daniel Dollfus au Répertoire universel de Bibliographie des industries tinctoriales et des Industries annexes de M. Jules Garçon, l’auteur si connu de nombreux ouvrages classiques sur la teinture et l’impression.
- Elle a bien voulu juger que la publication de ce Répertoire rendrait des services inappréciables à tous ceux qui s’occupent de ces industries. En effet, son utilité n’est pas à démonrer, et elle est réellement inappréciable pour faciliter les recherches en vue d’industries à établir, de procédés à perfectionner, de travaux à poursuivre, de brevets à prendre ou à combattre, d’études à faire, de questions à traiter. Le Répertoire doit être consulté comme on consulte un dictionnaire encyclopédique, et l’on a pu dire très justement qu’il procurera aux industries tinctori les un instrument de travail comme pas une industrie n’en possède.
- Tous les sujets intéressant d’une façon directe ou indirecte la Technologie chimique des fibres textiles figurent dans le Répertoire ; par conséquent, il ne s’adresse pas seulement aux teinturiers, aux imprimeurs, aux blanchisseurs, aux apprêteurs, mais encore à tous ceux qui manient soit les fibres textiles, soit les produits chimiques, c’est-à-dire aux filateurs, aux tisseurs, aux fabricants, aux chimistes, et il ne sera pas moins nécessaire aux professeurs, aux agents de brevets, aux experts près les tribunaux, aux conditions, aux bibliothèques ayant un caractère scientifique ou industriel.
- La question de sa publication se présente mainte
- nant, et c’est pour cet objet que l’auteur vient solliciter le bienveillant concours de tout ceux qui s’intéressent à notre industrie.
- Il fait d’abord remarquer que, comme le dit le rapport fait par M. Albert Scheurer, au nom de la Commission, « le Répertoire n’est pas une entreprise commerciale... ; ce pourrait être une illusion de le croire une opération rémunératrice pour l’écrivain, qui, sans s’abuser sur ce point, n’a pas hésité à consacrer à l’achèvement de cette œuvre cinq années d’un labeur exceptionnel ».
- M. Jules Garçon demande par conséquent à son public habituel, de vouloir bien, par sa souscription, contribuer à assurer une partie des frais de cette si utile publication. Il ne peut s’adresser dans ce but qu’à un nombre, hélas! bien limité de personnes, et il espère que son appel sera entendu.
- Nous osons l’espérer avec lui, et serions heureux si, pour notre part, nous avions par ces lignes pu aider à la réussite d’un ouvrage unique dans son genre.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Rennes. — Dissolution de la Société Barré-Bar-reaux, fab. de produits chimiques, à Betton. — Acte du 13 avril.
- Modifications de sociétés
- Modif cation de la Compagnie de produits chimiques d’Alais et de la Camargue, à Marseille. —Capital porté à 4,500,000 fr. — Acte du 25 fév.
- Lyon. —Modifications des statuts et prorogation au 31 déc. 1909, de la Société Gillet et fils, teinture et produits chimiques, 9, quai Serin. — Cession par les héritiers François Gillet fils de leur part dans la Société. — Acte du 12 mars.
- Ventes de fonds de commerce
- Mme Peiffer a vendu un fonds de teinturerie, 93, rue Ordener.
- Mme Gairaud a vendu un fonds de teinturerie, 12, rue d'Odessa.
- Mme Decharte a vendu un fonds de teinturerie, 16, boul. Beaumarchais
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE
- le 30 Avril 1898.
- Arrivages pendant le mois 512 caisses Bengale
- 3 » Madras
- 21 surons Guatemala
- Expéditions Stock
- 400 caisses Bengale 2 443 caisses Bengale
- 18 surons Guatemala 3 » Madras
- 502 surons Guatemala Ventes
- 18 surons Guatemala de bon moyen sobre piqueté à beau sobre.... 2 40 à 3.70
- 350 caisses à terme, soit :
- 100 caisses sur Avril........ 5.25
- 30 » Mai....... 5 25/5.10/5.05
- 10 » - Juin.... 5 10
- 30 » Septembre. 5.15
- 30 » Octobre... 5.20
- 40 » Novembre. 5.20
- 70 » Décembre. 5.45/5.40/5.25
- 30 » Janvier... 5.55/5.50/5.45
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme
- Bengale surfin violet et bleu........ 7.75 à fin violet pourpre................. 7.25 » beau violet pourpre................ 6.75 » bon violet......................... 5.75 » bon moyen violet................... 5.25 »
- moyen violet........................... 4.50 »
- beau violet rouge...................... 5.75 »
- bon violet rouge....................... 5.25 »
- bon moyen violet rouge........ ... 4.75 »
- fin rouge....................... . . 5.75 »
- beau rouge....................... 5.25 »
- bon rouge........................ 4.50 »
- bon à fin cuivré................. 4 » »
- cuivré ordinaire et bas............ 3.75 »
- Java.............................. » » »
- Kurpah............................. 1 50 »
- Madras . .......................... 1 » »
- Manille............................ 1 » »
- Caraque............................ 1 » »
- Guatemala flor..................... 5.25 » fin sobre et fin corte......................... 4.25 » beau sobre et beau corte........... 3.75 » bon sobre et bon corte.......................... .. 3.25 » bon moyen sobre et corte........... 2.50 » moyen sobre et moyen corte......... 1.75 » ordinaire et bas................... 1 » »
- 8 » 7.50 7 » 6 » 5.50 4 75 6 » 5.50 5 » 6 » 5.50 4.75 4 25 4 »
- » » 4 » 3 50 3 » 3 50 5.75 4,75 4 25 3.75 3 » 2.25 1.75
- Nouvelle-Gren. fin à surfin........ 6.50 » 7 »
- bon à beau.......................... 5 » » 6 »
- ordinaire et moyen.................. 3 » » 4 »
- Tare et Dons d’usage sur la place En caisse, tare nette ; don 1 kilog. par caisse. En surons, tare nette; don undemi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt
- d’ailleurs...........................fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre.......................... » 25 »
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- Guatemala. — Nous n’avons eu la vente que de 48 surons avec prix en faveur des acheteurs.
- Circulaire A. Dumont, Courtier assermenté.
- Le Gérant . A. FAYOLLE.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Montée Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- chemins de fer de paris à LYON et a la MEDITERRANNÉE
- La Compagnie P.-L.-M. organise avec le concours de l’agence Desroches deux excursions permettant de visiter (tous frais compris) la première : l'Algérie et la Tunisie (du 27 février au 4 mars ou du 20 mars au 35 avril) Prix au départ de Paris : lre classe, 1100 fr. ; 26 classe, 980 fr. La seconde : la Corse (du 24 février aux 12 ou 19 mars) Prix au départ de Nice et, suivant 'itinéraire choisi : lre classe, 525 fr. ou 650 fr. ; 4 classe, 450 fr. ou 570 fr.
- S adresser, pour renseignements et billets, aux bu-reaux de l’agence Desroches, 21, rue du Faubourg-Montmartre, à Paris.
- De Lyon : 50 francs en 2e classe ; 30 francs en 3e classe.
- Les billets pour ce train dè plaisir seront délivrés à Paris du 1er février.
- Pour plus amples renseignements, consulter les affiches publiées par la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS DU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
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- Départs de Paris — Via Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Via Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Es-pagne, le Portugal, etc.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
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- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de juor en 9 heures (lre et 2e classe seu'e-ment).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 : 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
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-
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 143
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Mai)
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules 105 .. »
- » raffiné en pouare see. F. 145 .. »
- On cote : Acide tartrique........ 300 ., à
- Anis d’Espagne. ...... 80 ..
- Anis du Levant.............. 55 ..
- Bois de :
- Campêche Laguna.......... 18 ..
- » Martinique............. 10 ..
- » Jaune Carmen, M ..
- » » Maracaïbo 14 ..
- Cannelle de Chine....... 110 ..
- — de Ceylan de n- 000 à 4 2 50
- Cochenilles : Grises.................... 250 ..
- Argentées................. 260 ..
- Zacatilles................ 240 ..
- Noires ordinaires....... 220 ..
- » supérieures........... 230 ..
- Crème de tartre......... 180 ..
- Curcuma Bengale......... 45 ..
- Dividivi .................. M
- Gommes :
- Arabique................... 170..
- .......................... 95 ..
- Damar Singapore......... 120 ..
- » Batavia............... 170..
- Sandaraque........ 185 ..
- Gambier...... ............. 35..
- Graines jaunes............. 55 ..
- Galles vert et noir . .. 115 ..
- Girofles.................. 95
- Fenouil................... 50 ..
- Macis....................... 4 ..
- Muscades n-1 ............... 4 ..
- Mercure..................... 5 50
- Opium 9 00[00 ............. 25 ..
- Résine....... ............ 14
- Safran Valence.;...... 95 ’.
- Styrax.................... 180 ..
- PLACE DU HAVRE
- (5 Mai)
- Bois de teinture.
- Le campêche a eu la vente de quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- 1 65
- 180
- 110
- 140
- 7
- 5
- 25
- 100
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité ..
- - 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan.. Honduras............... Tabasco........ Haïti Cap......
- » ......................
- » St-Marc Gonaïves. .
- » Fort-Liberté,....,.
- P.-de-Paix.............
- Miragoane...........
- Saint-Domingo.. Martinique et Guadeloupe Jamaïque................ Jaune Cuba et St-Yago .
- j Manzanillo......... a Tuspan.............
- * Ve.ra-Cruz..........
- • Campêche..........
- » Carmen................
- » Tampico...............
- » Porto-Plata...........
- » Haïti................
- • Jamaïque..........
- » Barcel et P. Cab .
- • Rio Hacha.........
- » Carth. et Savan..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme
- Madras, bon moyen assez tendre
- moyen ordinaire............
- Rurpah bon moyen à bon violet et violet r. ..... .
- urpah moyen et moyen ordinaire................
- umac en feuilles..........1
- „ — en poudres.............1 erdet, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- 3
- 0/0
- 75
- 50
- 22
- sous toile, F. 165 .. 0[0 k.
- sous papier, F. 165 .. 0[0 k.
- e Maracaïbo .......
- « Fustet....100 k
- • Tatajuba......50 k
- • Bahia............
- » Corini o..............
- • Amapala.... 50 ki
- Rouge Brésil Bahia.....
- » Calliatour... 100 k
- » Lima........50 kil
- » Ste-Marthe.......
- » .....................
- » Sandal..... 100 k
- » Sapan.......50 k
- » Quebracho.. 1009 k
- 12 .. à 13
- 11 .. 12
- 6 50 10
- 8 80 9
- 8 70 9
- 7 50 8
- 5 50 6
- 5 50 5
- 6 50 7
- 5 80 6
- 6 75 7
- 5 50
- 5 50 6
- 4 60 5
- 5 25 6
- 6 50 7
- 6 50 7
- 7 . . 7
- 6 25 6
- 5 75 6
- 5 75 6
- 6 25 6
- 5 50 5
- 5 75 6
- 5 65 6
- 6 75 7
- 5 .. 5
- 5 ., 5
- 5 25 5
- 12 .. 14
- 4 75 5
- 5 .. 5
- 6 25 7
- 6 .. 7
- 6 .. 8
- 14 .. 16
- 8 .. 9
- 7 .. 9
- 3 . . 4
- 5 .. 7
- 5 .. 7
- 77 .. 86
- 50
- 20
- 60
- 25
- 50
- 50
- 25
- 25
- 50
- 50
- 75
- 50
- 25
- 25
- 75
- 25
- 50
- Rouge Pernamb.....50 k. 14 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M............
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 16 . 18 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille. .. , ...
- Ténérife grise...... . . ..
- Curcuma
- Bengale.....50 kilos. 13 50 15 .,
- Java, Mad , Pond....... M .. ....
- Dividivi
- On cote les 50 kil...... 7 .. 13 ..
- Indigom
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k., 7 75 8 ..
- » fin viol, et pourpre... 7 25 7 50
- » beau viol, et dito..,, 6 75 7 ..
- • bon violet.......... 5 75 6 .,
- • moyen violet............ 450 475
- » bon violet rouge.... 5 25 5 50
- » bon moy. v. roug,... 4 75 5..
- Beng. fin rouge....... 5 50 5 75
- » bon dito............ 4 50 4 75
- » bon à fin cuiv..... 375 4 ..
- » cuiv. ord. et bas...... 3 .. 4 25
- Java............................. . ..
- .......................... 1 50 4 .. Madras ...................1 .. 3 50
- Manille................. . 1 . 3 . .
- Caraque .................. 1 50 3 50
- Guatemala flor........... 5 25 5 75
- » sobré.......... 3 25 4 50
- » bon à fin cor... 3 25 4 50
- » cor. ord. à bas.. 1 .. 2 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 50 7 ..
- bon à beau....... 5 .. 6 ..
- » ord. et moyen..... 3 .. 4 ..
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert................. M . . ..
- Mers du Sud... Madagascar. .............. M.............
- Quercitron
- On cote les 50 kil.:
- Baltimore fin effilé....... 7 50 à 8 50
- » gros effilé....... 6 .. 7 ,.
- K
- Rocou.
- Antilles...........1/2 kil.......à .. ..
- Cayenne..,,,,....... .... .**
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- 144
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est 'de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Découdun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart Or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries >
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseilleet extraits d'orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National,'à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris/
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, ‘ Paris.
- Fernand Dehaitre, G, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
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-
- 42e Année. — No 10
- Le Numéro : 0,75
- 20 Mai 1898
- y E
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an............. 15 fr.
- — Six mois............ 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...... . . 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- MNonece • ( La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . j Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Teinture des mélangés laine et coton (suite). {
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste (suite).
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Rouge paranitraniline.
- Apprêts. — Nouveau procédé de charge de la soie. Matières colorantes. — La Nafuchsine SG et SB. Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — La teinture à Saint-Etienne (suite). — Infor-mations.— Chronique des assurances.— Jurisprudence.
- — Bibliographie. — Note à nos lecteurs. — Renseignements commerciaux.— Cours.— Annonces.
- Vert vif au vert d’aniline.
- lo Mordancer la laine 30 minutes de 50° à 100° avec
- Hyposulfite de soude................. 2
- Alun.................... ............ 1
- Acide sulfurique...................... 0,400 Laver.
- £o Mordancer le coton avec
- Sumac.
- Laver.
- 3o Teindre 20 minutes avec
- Vert lumière JEEE
- Acide picrique.
- Acétate de zinc............... 1 pour 1000 d’eau puis saturer l’acidité en plusieurs fois, de façon à faire monter le vert, avec
- Acétate de soude.............. Ià3
- Vert foncé aux bois. On teint la laine avec l’alun, bois jaune et sulfate d’indigo. Puis on teint le coton, après avoir mordancé en : 1° sumac, 2° couperose verte, avec campêche et bris jaune.
- Vert foncé par mélange. Teindre au bouillon 1 heure
- CHIFFONNAGE
- TEINTURE DES MELANGÉS LAINE ET COTON
- (Suite, voir no 22, 20 novembre 1897)
- Lorsque l’an dernier, nous avons entrepris de donner une série de recette pour la teinture des étoffes m-langées, nous nous étions réservés de continuer au moment opportun, cette étude extraite du si intéressant ouvrage « La Pratique du teinturier (III volumes) de notre ami Jules Garçon ».
- Nous tenons aujourd’hui notre promesse et entrons de suite en matière :
- avec
- Noir mi-laine A................ 1,320 pour 100
- Jaune solide diamine A......... 1,600 »
- Jaune indien G............. 0,530 »
- Noir naphtol 12 B............. . 0,400 »
- Orangé ENZ......................... 0,230 »
- Sulfate de soude............... 20 gr. par litre.
- Grenat aux couleurs diamine. Teindre 45 minutes
- au bouillon, puis 45 minutes sans chauffer avec Bordeaux diamine B............... 3 pour 100
- B rdeaux diamine S............. 0,500 »
- Brun diamine M................. 0,250 «
- Sulfate de soude................. 20 gr par litre.
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-
-
- 146
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Noir pour mélange beige et gris brun. Teindre comme aux bleus foncés.
- Noir jais R............................ 2
- Noir-noir direct G..................... 3
- Jaune indien G, pour nuancer. q. s.
- Noir sur tricot mi-laine. Teindre 30 minutes près du bouillon et 30 minutes au bouillon avec
- Noir mi-laine S.......... 6 pour 100
- Bleu alcalin B........... 0.600 » -........................- Sulfate de soude...... 20 gr. par litre puis passer 30 minutes dans Bichromate............... 3.............pour 100
- Noir. Teindre au bouillon avec
- - Noir Colombie B........... 5 à 6 pour 100
- Bleu alcalin B.................... 0,100 » Sulfate de soude..... 20 gr. par litre
- Carbonate de soude crist... 1 »
- aciduler ensuite à 50» avec de l’acide acétique.
- Noir foncé (in Grison). Mordancer 30 minutes au
- bouillon avec
- Bichromate.......... 0,980
- Acide sulfurique............... 0,120 puis 25 minutes à 650 avec
- Sumac............... 2,400
- puis 20 minutes avec
- Rouil à 4° B. rincer.
- Teindre 30 minutes de 60 à 10Qo , puis 30 minutes
- au bouillon avec
- Campêche.......... q. s.
- Bois jaune......... q s.
- Tartre............. 0,450 laver.
- (A suivre )
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU UN ET DES FILS DE BATISTE (I)
- « {Suite)
- Procédé Joclet pour blanchir la toile et les fils de lin de qualité extra-fine.
- Les pièces telles qu’elles sortent des mains du tisserand sont mises à tremper dans l’eau froide puis essorées à fond ; à ce moment l’ouvrier les porte dans une cuve contenant de la lessive de soude froide à 0°75 Bé de concentration où elles séjournent de 18à24heu-
- (1) D’après V. Joclet (l’Art du Blanchiment}.
- rés. Ce travail terminé, elles sont retirées de ce bain et soumises à l’action d’une exprimeuse. Tel est dans son ensemble le travail préparatoire avant de procéder au blanchiment proprement dit.
- Cette seconde phase du procédé consiste à introduire la toile dans une chaudière à haute pression (autoclave) où elle est bouillie pendant 5 heures consécutives avec une lessive de soude caustique à l°Bé. Cette opération a pour but de solubiliser les matières grasses et autres impuretés adhérentes au tissu ; il se produit ainsi certains composés solubles dans l’eau qu’un simple lavage enlève et partant les blanchiments deviennent plus aptes à exercer leur action sur la fibre textile.
- Le bain blanchisseur subséquent se monte avec de l'hypochlorite de potassium ou eau de javelle du nom de son inventeur. Il est inutile de donner ici le mode de préparation de ce produit universellement connu et que l’industrie livre aujourd’hui à bien meilleur compte que si le blanchisseur voulait procéder lui-même à sa préparation. L’avantage de l’emploi de ce produit provient de ce qu’il ne cède que petit à petit son acide aux matières colorées du tissu jusqu’à complète saturation, sans qu’il y ait lieu de craindre qu'un dégagement de chlore puisse nuire à la santé de l’ouvrier.
- La force du bain est proportionnée à la force et à la qualité de l’étoffe soumise au traitement ; généralement il se monte à 3° Bé. Un moulinet fait entrer la toile dans le bain tout à fait clair et y reste suivant besoin de 8 à 15 heures à une température de 25 à 35° centigrades sans jamais dépasser cette dernière limite.
- La toile est alors partiellement relevée par le moulinet, passe sous l’exprimeuse en même temps qu’un jet d’eau continuel la lave, et sans qu’il soit besoin du secours d’aucun nouvel intermédiaire elle passe sur deux moulinets qui la conduisent dans les cuves à acide.
- Voici comment Joclet procède pour préparer le bain acide. Il remplit la tonne à acide avec de l’eau de rivière très claire et y ajoute la quantité voulue d’acide oxalique (acide de sucre).
- La concentration du bain est de 3° Bé- Pour arriver exactement au degré voulu, on fait dissoudre dans un bac en bois à peu près 10 kilogrammes d’acide oxalique et c’est cette solution que le blanchisseur verse petit à petit dans la cuve jusqu’à ce que l’aréomètre indique la concentration désirée. Mais l’opérateur devra veiller à ce qu’il ne reste pas de fragments d’acide
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 5
- oxalique non dissous qui pourraient être entraînés avec la solution et causeraient de sérieux dommages dont le blanchisseur serait responsable. Le bain monté, on le chauffe à 30oC. environ,on pallie la masse pour égaliser la densité du tout et le moulinet entre en fonction pour y immerger les pièces de toile, et après leur avoir fait faire quelque tours (5 au minimum) on les laisse complètement noyées dans le liquide pendant environ 2 heures.
- Puis faire repasser à la machine à laver, puis dans la chaudière à haute pression (autoclave) pour bouillir pendant trois heures dans une lessive caustique à 10,5 Bé. Nouveau bain dans l’eau de Javelle et retour dans la cuve à acide. Pour finir un bouillon dans l’autoclave avec une lessive composée de 150 litres d’eau dans laquelle on a dissous 500 grammes de soude et 2 kilogrammes de savon de résine.
- Faisons remarquer qu'après chaque nouvelle opération,c’est-à-dire après chaque nouveau bain, latoile doit passer par l'exprimeuse puis être lavée à fond et autant que possible dans une eau courante.
- En suivant ce procédé, on s’aperçoit déjà dès les premiers passages en bain acide que la toile a pris une teinte blanche très prononcée et c’est d’après le premier résultat obtenu que le praticien aura à juger delà force qu’il devra donner aux bains subséquents pour arriver au but proposé ; ses bains seront donc plus ou moins concentrés et les toiles y séjourneront plus ou moins longtemps.
- Il est difficile d’établir à ce sujet des normes précises ; l’intelligence et l’acquis du blanchisseur y suppléeront d’ailleurs toujours avec avantage
- il se peut faire que lorsque l’ouvrier a à faire à des pièces très fortes qu’il faille recommencer une troisième fois toute la série des opérations pour obtenir un blanc parfait.
- En suivant scrupuleusement les indications données Par l’auteur, l’industriel sera toujours certain du blanchiment qui,tant au point de vue de la pureté du blanc qu’a celui de la solidité du tissu ne souffrira aucune comparaison désavantageuse avec les autres procédés adoptés par l’usage ou préconisés par les traités de technique spéciale.
- Quant aux filés, ils subissent un traitement analogue sous la réserve que les manipulations ne seront pas tout à fait identiques et plus conformes à la nature de la matière à traiter. Dès la première série des opérations indiquées, le blanc est déjà très beau et suffit j
- dans la généralité des cas. Ce procédé a d’ailleurs reçu la sanction de la pratique industrielle et fournit, comme nous le savons, des résultats très satisfaisants pour ceux de nos amis qui l’emploient.
- (4 suivre.)
- 2 s 8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- . Particularités
- Nitrosonaphtol
- Cu................ Bistre orangé Co,Ur,Ni,Fe
- Mn................ Bistre franc
- Co................ Rouge orangé
- Ni........ ....... Bois vif ,
- Ur................ Bouton d’or foncé vif /w/ Zn................ Cachou jaune Sg
- Cr................ Cachou N
- \.
- Pb................ Mode tourterelle
- Fe, Bi............ Olive jaune
- Zr................ Olive gris
- Th .... ......... Mode jaune clair
- Sn................ Chair clair
- Y................. Olive verdâtre ? t
- A)................ Jaune olivâtre.
- N. B. Le savonnage éclaircit un peu les teintures.
- Vert naphtol B (Cassella)
- Ni................... Olive vif
- Bi................... Olive jaune très clair
- Les autres couleurs ont été plus ou moins enlevées par le savon.
- Jaune d’alizarine A {Badisehe)
- Zr............... Orangé vif
- Th, Cu, Ur, Bi .... Mode orangé.
- .................. Jaune orangé clair vif
- Les autres couleurs ont été plus ou moins enlevées par le savon.
- Noir d’alizarine (Badische)
- Zr, Th............. Gris violacé noirâtre
- Y.................. Violet garance rabattu
- ................... Gris bleu violacé
- Cr, Ur, Ni......... Gris Bi................. .... Gris violacé
- Ce................. Gris violacé clair
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Alisarines R, V et J
- Zr................. Grenat vif
- Th, GI............. Grenat violacé
- Al................. Grenat rouge
- ................... Noir rougeâtre
- Ur................. Gris très foncé presque noir
- Bi................. Grenat clair
- Cr................. Mode rose violacé
- Cu, Ni............ Violet rougeâtre
- Ce ............. Violet garance
- Sn................. Orange rougeâtre
- Mn............... Mode rose
- Pb................. Chair foncé
- Hg, Zn............ Modes rosés clairs
- Cd................. Mode rosé très clair
- Y.................. Violet teès foncé
- Co................. Rose violacé clair
- (A suivre}.
- Teinture et Impression
- d’oxydation, le chlorate, dans la préparation naphto-lique du tissu, partie aussi grande que possible, l’autre partie étant ajoutée à la couleur d’impression. On opère comme suit : lo Sur indigo clair
- L’indigo clair est foulardé à la hot-flue dans la préparation ci-après.
- I 1700 gr. 3-naphtol R à 400 C ) 1700 gr. soude à 40° Bé. ) 40 lit. eau
- ( 5 lit. huile pour rouge
- à 40° C ) 10 kil. huile chloratedesoude | 40 lit. eau mélanger et ajouter § 2 lit. ammoniaque 6 • ( 2 ki). acetate de soude et mettre à 100 litres.
- Imprimer le blanc et le rouge rongeants, passer deux ou trois fois en Mather et Platt en tenant la vapeur aussi sèche que possible, puis passer au large 1 minute en soude caustique à 1 % 60 centigrades — ce passage achève la réaction — laver, savonner de 40 à 50 C 20 minutes en boyaux, laver et chlorer s’il le faut.
- ROUGE PARANITRANILIN E ET BLANC enlevé par vaporisage sur bleu cuvé par MM. L Bloch et Ed. Zeidler (1)
- Il est difficile, comme on sait, d’obtenir du blanc à côté d’un beau rouge para sur indigo, par suite de la fixation sur les parties blanches du produit d’oxydation de l'acide chromique, agissant sur le 3-naphtolate de soude dans le procédé habituel d’enlevage sur indigo : impression au chromate et passage acide.
- M. Camille Kurz a récemment indiqué un procédé fort ingénieux qui résout la question dans un sens, et M. Frey fabrique couramment ce genre, de son côté, d’une autre manière.
- Qu’il nous soit permis d’indiquer ici une troisième solution du problème, qui consiste à imprimer du blanc rongeant à côté de rouge para sur indigo clair et foncé.
- La résistance connue du rouge paranitraline en rongeant d’oxydation chlorate et prussiate nous suggéra un point de départ pour l’article dont il s’agit.
- En étudiant cette idée, nous avons trouvé avantageux d’incorporer une partie de l’un des éléments
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, 1898.
- Blanc
- 640 gr. épaississant (amidon et adragante)
- 150 gr. chlorate de soude
- 80 gr. prussiate jaune de soude
- 130 gr. acide tartrique
- 1000 grammes
- Rouge
- 4 1/4 lit. solution diazoïque
- 4330 gr. épaississant (amidon et adragante)
- 1000 gr. chlorate de soude
- 260 gr. prussiate rouge de potasse
- 210 gr. acide tartrique
- 10 kilos.
- Solution diazoïque
- 1320 gr. rouge azophor PN(Meister Lucius)
- 3 1/4 lit. eau. Empâter, reposer quelques heures. puis peu à peu 600 cc. soude caustique à 22° B.
- 4 1/4 litres.
- (A suivre).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- APPRÊTS
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE CHARGE DE LA SOIE
- Dans son brevet anglais, un inventeur de Crefeld dit qu'en chargeant la soie avec du chlorure d’étain en combinaison avec du phosphate et du silicate de sodium, la soie devient aisément friable, même lorsqu’on ne l’a chargée que très légèrement. L’inventeur dit qu’il a déjà amélioré considérablement le procédé en employant, entre le bain de phosphate de sodium et celui de silicate de sodium, un bain contenant certains sels d’alumine, mais ces sels ne réalisent qu’im-parfaitement le but à atteindre. Bien qu’ils n’affaiblissent aucunement la fibre, on ne parvient pas cependant à supprimer entièrement la propriété particulière à tous les sels d’alumine d’adoucir plus ou moins la soie et de lui enlever son toucher caractéristique. L’inventeur emploie maintenant du sulfate de cuivre pour les nuances foncées et du sulfate de zinc pour les nuances légères. L’usage de ces sels répond à toutes les exigences, parce que non seulement la soie est plus complètement chargée que par les autres matières employées jusqu’ici, mais la force de la fibre n’est nullement atteinte et la soie conserve son toucher. Voici le procédé :
- Passer la soie une ou plusieurs fois dans des bains de chlorure d’étain et de phosphate de sodium ou d’am-monium. La traiter ensuite dans un bain chaud d’environ ICo B contenant un sel soluble de cuivre ou de zinc ou un mélange de ces sels et finalement dans un bain de silicate de soude de 2 à 5° B. La concentration des bains variera suivant la qualité de la soie à traiter et suivant le degré de charge qu’on veut donner à la soie.
- MATIÈRES COLORANTES
- La nafuchsine S G et S B de la manufacture lyonnaise de matières colorantes
- Déjà l’an dernier nous avons appelé l’attention de nos amis sur ces nouveaux produits et en premier lieu pour la teinture des pièces ; ces colorants'unissent en effet très bien, et la pratique à ce premier point de vue
- a donné les résultats satisfaisants que nous en augurions.
- Il résulte des expériences faites industriellement dans l’intervalle, que les nouveaux colorants présentent également un intérêt considérable pour la teinture des laines filées, destinées à la confection des flanelles; ils unissent facilement, sont solides aux lessives alcalines, supportent très bien le léger foulon qu’on pratique généralement pour ce genre d’articles.
- La carte d’échantillons que nous avons sous nos yeux, donne des résultats surprenants de bon marché, de variété et de richesse de ton.
- Bleu foncé diamine B et R. La même firme offre à la consommation deux nouvelles marques de bleus, appartenant à la série des couleurs diamine, les bleus foncés diamine B et R.
- Les nouveaux produits s’emploient comme suit : On teint au bouillon avec addition de :
- 1 % de carbonate de sodium pour les nuances
- 5 à 10 % de sulfate de sodium » claires, et de :
- 1 % de carbonate et
- 15 à 20% de sulfate pour les nuances foncées.
- La solidité de ces nouvelles marques égale celle des nouveaux diamine d’ancienne marque, et leur est même supérieure. Résistance moyenne à l’action de la lumière , solidité suffisante aux acides; supportent admirablement faction des fers chauds aux apprêts.
- Les deux marques comptent parmi les couleurs diamine les plus solubles, et conviennent bien pour la teinture sur appareils.
- Ces matières colorantes se rongent facilement, tout aussi bien au sel d’étain, qu’à la poudre de zinc.
- Les étoffes en laine et coton se teignent au bouillon avec addition de 20 gr. de sulfate de soude calciné par litre.
- Les deux produits teignent le coton en nuances bien plus foncées que la laine, et ils rendront d’excellents services pour la teinture en un seul bain des bleus foncés ainsi que pour le nuançage.
- Soie et coton. Les deux marques sont intéressantes pour la teinture des articles soie et coton.
- Tandis que le bleu foncé diamine B teint le coton et la soie en nuances uniformes, le bleu foncé diamine R laisse la soie presque incolore.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- PROCÉDÉ POUR OBTENIR UN FIXAGE VAPEUR RÉGULIER sur les pièces ou tissus imprimés.
- Par MM. Henry Geisler et Joseph Dabert (Brevet n 268 242) t __
- Ce nouveau procédé intéresse tous les genres de tissus, mais plus particulièrement les tissus de laine et il se caractérise par la combinaison des points énumérés ci-après ;
- L’entrée de la vapeur par le haut de la cuve de vaporisage ;
- La tension horizontale dans la cuve du tissu épinglé sur le tambour avec ou sans doublier, lequel tambour est animé d’une rotation durant l’opération ;
- Et quand il s’agit de pièces grande laize, l’emploi comme doublures de pièces dont le milieu, c’est-à-dire la partie parallèle aux lisières,est plus à jour que les côtés des lisières. Ceci pour faciliter l’entrée de la vapeur jusqu’au centre de la pièce.
- Au moyen de ces trois facteurs, on obtient un vapo risage régulier parfait.
- PROCÉDÉ DE FABRICATION d’un produit servant à nettoyer et à mordancer Par M. J. Muller.
- On mélange, en agitant ou pétrissant, un savon composé de :
- 0 kg. 5 d’hydroxyde de sodium
- 1 kg. 5 de potasse
- 5 kg. O d’oléine, et de
- 3 à 4 kg. 0 d’eau
- en dissolvant d’abord la soude caustique et la potasse dans l’eau et en incorporant ensuite l’oléine, tout en agitant.
- On fait bouillir ensuite ce mélange de soude caustique, de potasse, d’oléine et d’eau jusqu’à ce que l'oléine se soit complètement saponifiée.
- D’autre part, on fait bouillir jusqu’à consistance glaireuse t
- 35 kg. de mousse d’Islande avec un minimum d’eau et on mélange le produit avec
- 5 kg. de mucilage obtenu en épuisant des graines de lin, puis à ce mélange on ajoute
- 125 kg d’acide salicylique,
- La masse ainsi obtenue peut servir pour nettoyer les peintures de plafond, les œuvres d’art de tout genre, les décors, les fenêtres, les portes, les cages d’escalier, les travaux faits en couleur à la cire, les façades peintes a l’huile, etc., etc.
- TABLE DÉMONTABLE ET TRANSPORTABLE pour teinturiers, dégraisseurs et blanchisseurs Par M. Auguste-Armand Leguay.
- Les tables dont font actuellement usage les teinturiers, dégraisseurs et blanchisseurs pour repasser les objets qu’ils ont à teindre, nettoyer ou blanchir, sont généralement des tables fixes assujetties au mur par tous moyens convenables. Ces tables fixes, toujours assez grandes, présentent le grave inconvénient d'encombrer l’atelier d’une façon permanente, même lorsqu’on n’en fait pas usage, aussi l’inventeur a-t-il cherché à remédier à cet inconvénient en constituant une table facilement démontable et repliable, pouvant par suite occuper une place presque nulle, lorsqu’elle n’est pas utilisée.
- La table est formée d’un plateau de forme allongée pour faciliter le repassage des différents objets. Ce plateau, au lieu d’être assujetti à un mur, prend son point d’appui sur un cadre métallique constitué par des fers cornières assemblés entre eux. Le cadre métallique est monté à articulation en un endroit déterminé sur les rebords verticaux d’un plateau horizontal fait à claire-voie et destiné à empêcher l’objet en travail de reposer par terre ; il constitue une table inférieure supportée par quatre pieds, dans laquelle tous les éléments de l'appareil peuvent venir-se rabattre et se loger quand cet appareil n’est pas utilisé.
- NOUVELLE MACHINE POUR L’APPRÊT DES TISSUS Per M. Antoine Angelier.
- Il est une manière d’apprêter les tissus qui consiste à les recouvrir d’une matière finement pulvérisée. Pour réaliser ce mode d’apprêt des tissus, on opère de la façon suivante : le tissu passe d’abord devant des appareils souffleurs et pulvérisateurs qui projettent sur le tissu des jets d’apprêt liquide réduit par les pulvérisateurs-souffleurs en fine poussière ou embrun. Après cela, le tissu passe sur un rouleau autour duquel il s’enroule en même temps qu’une feuille de papier spécial, de sorte que chaque tour du tissu se trouve pris et serré entre deux tours de papier. Comme le papier est chaud (il est chauffé avant son arrivée sur le rouleau) et qu’il a une texture particulière, le tissu convenablement serré se sèche et acquiert le toucher et l’apprêt recherchés. Le tissu et le papier sont ensuite déroulés ; le tissu allant à une autre façon ou en magasin et le papier, séché et remis sur la machine, servant à recommencer la même opération.
- Mais jusqu’à ce jour toutes les machines combinées
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- en vue de ce genre d’apprêt ne possèdent pas des dispositions convenables pour rendre l’opération facile et donner des effets réguliers.
- La grande difficulté, en dehors d’une projection bien uniforme de l’apprêt, réside dans un passage on ne peut plus régulier du tissu devant les jets d’apprêt. Le nouveau pulvérisateur du même inventeur résout la première partie du problème,tandis que la seconde fait l’objet d’une disposition spéciale décrite ci-après.
- Un cylindre métallique chauffé d’une manière quelconque est entouré presque complètement d’une enveloppe constituée par un drap fort ou un feutre sans Un, fortement tendu par des rouleaux ad hoc Un autre rouleau sert simplement à porter le papier à dérouler. En mettant en marche, on engage le papier entre le feutre et le cylindre; alors le papier est entraîné par le cylindre qui tourne et est chauffé en même temps par contact avec le métal et le feutre qui sert non seulement à bien appliquer le papier sur le cylindre mais aussi à bien l'étendre et à lui conserver sa chaleur.
- La vitesse d’enroulement reste toujours la même, quelle que soit la quantité de papier et de tissu enroulée sur le rouleau ; or, on conçoit que le nombre de tours de l’axe de ce rouleau doive se régler exactement sur la vitesse tangentielle nécessaire . à la circonférence d’enroulement et comme cette circonférence augmente avec le nombre de tours de papier et de tissu enroulés, il faut que proportionnellement le nombre de tours de l’axe diminue. Il y est pourvu en faisant commander ledit rouleau par un système de poulies et courroies à tendeur élastique,qui assure une viteses constante au passage du tissu pendant l’opération d’apprêt.
- __________ DIVERS
- La Teinture à Saint-Étienne (suite) Etude Industrielle.
- Quoiqu’on puisse en dire, il existe dans la fabrique stéphanoise des maisons qui savent apprécier votre travail, et vous traitent en collaborateurs intelligents, mais combien d’autres aussi se font un véritsble jeu de vous faire battre les uns contre les autres. Sicon-dez de tous vos moyens les premières et défendez-vous contre les secondes !
- Nous croyons avoir suffisamment démontré l’espèce d’esclavage ou de servitude dans lesquels se trouve actuellement le maître tetnturier.
- Passons un peu, si vous le voulez bien, à l’examen de la conduite de la fabrique, vis-à-vis de l’un de ses plus intelligents collaborateurs
- J’insiste sur le mot « collaborateur », car il est on ne peut plus juste, et voici pourquoi :
- Chaque fois que le teinturier découvre une nuance nouvelle pouvant faire mode, n’est-ce pas au fabricant qu’il la soumet?
- Chaque fois que par un traitement spécial, il découvre la source de la création d’un nouvel article ne s’empresse-t-il pas d’en faire part à ses clients?
- Ne met-il pas, chaque saison, à la disposition de la fabrique cas magnifiques Cartes de nuances, où toute la gamme des couleurs anciennes ou modernes s’entremêlent à qui mieux mieux, et forcent, pour ainsi dire, les acheteurs à commettre malgré eux !
- Vous me répondrez peut-être qu’il ne fait que son devoir, et qu’après tout, il le fait dans un but de lucre et d’intérêt personnel Ah 1 pardon, c’est là où je vous arrête ; car, il pourrait fort bien se contenter de teindre les couleurs que vous lui demandez tout en réalisant des économies dont il aurait grand besoin, car on ne fait rien pour rien, et si le teinturier vous met en mains de bons outils d’affaires, n’est-il pas un collaborateur ? Alors, pourquoi le traiter en paria ?
- Croyez vous, Messieurs les fabricants, que si Saint-Etienne a conservé et conserve encore sa vieille et so'ide réputation de faire beau et bien, l’industrie de la Teinture stéphanoise n’a pas le droit d’en revendi -quer sa part d’honneur I 1 Cette industrie est jalousée par le monde entier, même par sa sœur lyonnaise qui, bien que son aînée d’âge, et par conséquent d’expérience, avoue très sincèrement que pour les nuances claires et délicates, elle n’a jamais pu atteindre la finesse, la fleur et la beauté de celles qui se font à St-Etienne.
- Comment peut-il se faire alors que la Grande Fabrique Stéphanoise, au lieu et place de seconder de tous ses moyens cet intelligent collaborateur, prenne à tâche de le pressurer, de l’annihiler, de le combattre comme un ennemi ? N’est-ce pas un non sens, n’est-ce pas une aberration 1 Je ne conteste nullement que le teinturier n’ait pas quelque peu prêté le flanc à la situation, et que son manque de vigueur et de résistance aient encouragé les agissements de la fabrique. | Mais est-ce une raison pour le pousser à la mine ?
- (A suivre.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- INFORMATIONS
- Par arrêté du ministre du commerce et de l’industrie, la chaire de chimie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers a été déclarée vacante.
- Les candidats à cette chaire ont un délai d’un mois à partir du 14 mai pour faire parvenir leurs demandes, accompagnées du relevé de leurs titres et de leurs travaux, à M. le directeur du Conservatoire, 292, rue Saint-Martin.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES «
- En raison de la nouvelle loi sur les accidents du travail dans les usines, et à la demande d’un grand nombre de nos lecteurs, nous avons organisé dans notre journal le service des assurances de façon à être à même de renseigner nos abonnés sur toutes les questions qui pourraient les intéresser en matière d’assurances, quelles qu’elles soient.
- En présence d’une question aussi délicate et aussi compliquée par ses nombreux détails, nous nous sommes entendus avec un expert, spécialiste en la matière, susceptible de pouvoir donner tous les renseignements qui pourront nous être demandés et qui se chargera de la vérification gratuite, de la réfection et de la révision des polices de toute nature, si nos lecteurs le lui demandent.
- Il est indispensable, en effet, avant de contracter une assurance, d’être renseigné bien exactement sur la valeur de l’intermédiaire à qui l’on s’adresse, peur obtenir un contrat bien en règle et n’être pas exposé en cas de sinistre à des surprises désagréables.
- Nous ferons connaître par la voie du journal, au fur et à mesure de leur apparition, toutes les nouvelles décisions relatives aux assurances en général.
- Nos abonnés nous sauront gré, nous en avons la certitude, des nouveaux sacrifices que nous nous imposons en la circonstance, et nous sommes prêts à répondre dès maintenant à toutes les questions qui nous seront posées.
- Aux questions présentant un caractère général, il sera répondu par la voie du journal sous la rubrique
- (1 ) Dans l’intérêt des abonnés et des lecteurs du journal, nous nous sommes adressés pour traiter les questions d’assurances, à un spécialiste qui se charge, indépendamment de la chronique, de la vérification gratuite, de la réfection et de la révision des polices de 'toute nature. Nous lui transmettrons, dans ce but les demandes de renseignements qui parviendront au journal.
- Joindre nn timbre pour la réponse.
- Petite Correspondance. — Sur la demande d’une réponse particulière, il sera répondu par lettre spéciale
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0.30, franco contre envoi du montant en timbres poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- JURISPRUDENCE
- TRIBUNAL DE LYON Présidence de M. VINDRY, président Audience du 14 août 1897
- LOUAGE D’INDUSTRIE. — TEINTURERIE. — TEINTURES ALTÉRÉES. — RESPONSABILITÉ
- En dehors de toute convention expresse, il incombe au teinturier, qui entend ne pas garantir la solidité de ses nuances, de prévenir son client sur les inconvénients et les vices cachés de la teinture par lui demandée. .
- {Dauvergne c. Vuillod frères et Cie.)
- Ainsi jugé :
- Le Tribunal,
- Attendu que, par exploit du 10 juillet 1896, Dau-vergne fait assigner Vuillod frères et Cie en paiement d’une somme de 1,041 francs 45, pour prix de marchandises détériorées à la teinture et frais de retour, plus 3,000 francs de dommages intérêts ;
- Attendu que, par jugement préparatoire de notre tribunal en date du 23 juillet 1896, M. Léon Vignon, professeur de l’Université de Lyon, a été nommé expert avec mission de rechercher si la teinture des pièces en litige avait été faite suivant les procédés employés pour celle des échantillons, et d’après les conventions des parties.
- Attendu que ledit expert a rempli sa mission et déposé son rapport le 30 mars 1897 ;
- Attendu qu’il est établi par les documents du procès et par les constatations de l’expert, qu’en juillet 1895, Dauvergne, fabricant de cotonnades, à Roanne, a confié à Vuillod frères et Cie,différentes coupes d’un tissu nouveau entièremen coton pour les teindre en différentes nuances couleurs et noir, puis les créponner et les apprêter;
- Que les premières coupes étaient destinées à composer des cartes d’échantillons de nuances pour présenter l’article ;
- Attendu qu’après ce premier essai, dont la réussite ! fût complète, Dauvergne adressa aux défendeurs plu-> sieurs pièces à teindre en noir;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Que ces coupes ont été expédiées à deux clients qui n’ont pas tardé à se plaindre de l’altération rapide de la teinture qui verdissait en magasin ;
- Attendu qu’il est tout d’abord certain que l’échantillon provenant de la première teinture qui a servi à la collection’et qui a été exposé à l'air et manié fréquemment. a conservé sa teinte primitive ;
- Qu’au contraire les pièces des autres teintures, qui sont restées en rayons, comme toutes les autres marchandises destinées à la vente, ont verdi et sont de venues à peu près invendables dans l’état où elles se trouvent ;
- Attendu que l’expert établit nettement que les produits employés pour ces diverses teintures sont les mêmes, mas que, dans les dernières, l’oxydation de l’aniline n’a pas été aussi complète ni aussi énergique que dans la première qui, pour cette cause, a conservé sa nuance malgré l’action de l’air et de la lumière, tandis que les autres teintures se sont altérées et ont verdi sous l’influence seule de l’exposition de l’étoffe au soleil :
- h
- Attendu que s’il n’est pas démontré par une convention expresse que Dauvergne ait demandé d’une façon précise et répétée à Vuillod frères un noir solide et inverdissable, il est néanmoins certain qu’il a envoyé comme tvpe de nuance (lettres du 21 avril et du 31 mai 1896) un échantillon provenant de la première teinture ;
- Que son intention évidente a été de commander et de recevoir un noir résistant et capable de permettre la livraison et la vente de l’étoffe dans des conditions loyales et marchandes ;
- . Qu’il est également rationnel de conclure que l’obligation du teinturier, alors qu'il entendait ne pas garantir la solidité même temporaire de sa nuance, était de prévenir son client de façon à dégager sa propre responsabilité et l’éclairer aussi sur les inconvénients et sur les vices cachés de sa fragile teinture ;
- Qu’il faut encore retenir que la teinture en noir soude sur tissu coton est depuis longtemps pratiquée, et qu’en outre le prix payé était suffisant pour justifier l’emploi des meilleurs procédés;
- Qu’enfin, au point de vue commercial, il est admis que les étoffes de-tinées à être confectionnées en vête-mente, doivent, à moins de conventions contraires, etre teintes de façon à pouvoir supporter la lumière et l’air sans s’altérer avant un certain délai ;
- Attendu qu’il est encore démontré que si Vuillod mères et Cie avaient apporté les mêmes soins qu’à la Première teinture destinée à servir d’échantillon, leur nuance ne se serait pas altérée et la perte aurait été évitée ;
- Attendu que, du reste, ils ont si bien compris leur responsabilité qu’ils ont offert eux-mêmes au client de pauvergne de reteindre les pièces abîmées ;
- Qu’il reste donc certain que la responsabilité du einturier est entière et qu’il doit indemniser Dau-vergne de tout le préjudice éprouvé;
- Attendu toutefois que pour éprouver ce préjudice, il ya lieu de tenir compte seulement de la dépréciation resultant de la teinture et non de conclure, comme le alt Dauvergne, à la perte entière du tissu qui peut encore se vendre tel qu’il est ou se reteindre ;
- Qu’à cet égard, le Tribunal estime la perte aux trois cinquièmes du prix vendu ;
- Attendu en ce qui concerne la quantité des mètres retournés que le Tribunal ne trouve pas dans les documents de la cause, ni dans les tissus qui lui ont été présentés sur sa demande, les éléments d’appréciation nécessaires, pour établir le chiffre définitif à mettre à la charge des défendeurs ;
- Que c’est le cas de nommer dès à présent un expert chargé, à défaut de réglement amiable entre les parties, de procéder aux constatations et au règlement du compte sur la base du présent jugement ;
- Attendu, sur les dommages-intérêts réclamés par Dauvergne, qu’il ne justifie, en plus de ceux compenses par les condamnations prononcées, d’aucun préjudice certain ;
- Qu’il est au contraire prouvé qu’il a conservé la confiance de la maison qui avait acheté les étoffes en litige ;
- Attendu que les dépens sont à la charge de la partie qui succombe ;
- Par ces motifs,
- Homologuant en tant que de besoin le rapport de l’expert Vignon, déclare Vuillod frères et Cie respon-, sables des détériorations survenues aux tissus teints par eux en noir pour Dauvergne ;
- Les condamne en réparation du préjudice constaté, à lui payer les trois cinquièmes de la valeur desdits tissus, calculée d’après les prix vendus ;
- Rejette comme non justifié le surplus de la demande, ainsi que les conclusions à fin de dommages intérêts ;
- Dit qu’à défaut par les parties de procéder amiable-ment au règlement de leurs comptes suivant les prescriptions du présent jugement, M. Bonnet, président de la Chambre syndicale de la fabrique lyonnaise, est dès à présent nommé expert avec mission de procéder,sur ces mêmes bases, à un règlement définitif pour fixer ainsi le solde dû ;
- Dit que l’expert, vu l’urgence et le consentement des parties, est dispensé du serment et qu’en cas d’empêchement, il sera pourvu à son remplacement par ordonnance de M. le Président rendu sur simple requête ;
- Condamne Vuillod frères en tous les dépens, compris les trais de l’expertise de M. Vignon ;
- Réserve tous les frais de l’expertise éventuellement ordonnée pour le règlement des comptes. (La Loi}
- COUR DE CASSATION (ch. civ.)
- Présidence de M. Quesnay de BEAUREPAIRE président.
- Audience du 19 juin 1891
- LOUAGE DE SERVICES. — DUREE INDÉTERMINÉE. — OUVRIERS.
- — CONGÉDIEMENT.— DOMMAGES-INTÉRÊTS. —PRÉJUDICE.
- — FAUTE. — SYNDICATS PROFESSIONNELS. — CONSTITU-
- TION. ATELIERS. — PROPAGANDE. — PATRON. — DROIT DE POLICE.
- L'ouvrier congédié brusquement par le patron auquel le liait un contrat de louage de services, fait sans détermination de durée, ne peut obtenir de dommages intérêts que s’il prouve, en même temps que le préjudice qui lui a été causé, la faute que le patron aurait commise en abusant du droit qui lui
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- appartenait de résilier le contrat par sa seule vo lonté.
- Il ne suffit pas, pour justifier l’allocation d’une indemnité à l’ouvrier brusquement congédié, de dire seulement que ce renvoi a eu lieu « sans motifs légitimes ».
- D'autre part, on ne saurait considérer comme abusif et constitutif d’une faute, un renvoi motivé par cette circonstance que l'ouvrier congédié faisait, dans l’intérieur des ateliers, de la propagande en vue de la constitution d'un syndicat professionnel. En effet, si le patron doit respecter la liberté de ses ouvriers hors de l’atelier, et s'il peut y avoir faute de sa part à les renvoyer brusquement pour avoir usé d’une faculté que la loi leur reconnaît, ceux- ci par contre, sont soumis, dans l'atelier, à son droit de police, et l’exercice de ce droit n’engage pas sa responsabilité, lorsqu’il n’est contraire ni à la loi, ni à l’usage, ni à la convention.
- Ainsi jugé, par la cassation d'un jugement du Tribunal civil de Corbeil, rendu le 28 juin 1895 au profil de M. Ségala et au préjudice de la Société des établissements Decauville.
- La Chambre civile après avoir entendu le rapport de M. le conseiller Raynaud, la plaidoirie de M. Pas sez, avocat, et les conclusions contraires de M. l'avocat général Sarrut, a rendu l’arrêt suivant :
- La Cour,
- Sur le moyen unique du pourvoi, pris dans sa première branche :
- Vu l’article 1780 Code civil, et l’article 1er de la lo du 27 décembre 1890 ;
- Attendu que l’ouvrier congédié brusquement par le patron auquel le liait un contrat de louage de ser vices, fait sans détermination de durée, ne peut obtenir des dommages-intérêts que s’il prouve, en même temps que le préjudice qui lui a été causé, la faute que le patron aurait commise en abusant du droit qu'il avait de résilier le contrat par sa seule volonté ;
- Attendu que le jugement attaqué, pour condamner la Société Decauville à payer 100 fr. de dommages-intérêts à Ségala, ouvrier brusquement congédié par elle, ne relève aucune faute à sa charge ; qu’il se borne à déclarer que le renvoi a eu lieu sans motifs légitimes ; qu’il ajoute, il est vrai, que ce renvoi paraît avoir eu pour cause le rôle de l’ouvrier congédié, dans la ten-tative de constitution d’un syndicat professionnel, mais que cette circonstance ne saurait établir que 1-Société ait abusé de son droit et commis une faute, alors qu’il est constaté, par le même jugement, que la propagande de Ségala s’exerçait dans l’intérieur des ateliers ; qu’en effet, si le patron doit respecter la liberté de ses ouvriers, hors de l’atelier, et s’il peut y avoir faute de sa part à les renvoyer brusquement pour avoir usé d’une faculté que la loi leur reconnaîi, ceux ci, par contre, sont soumis, dans l’atelier, à son droit de police, dont l’exercice ne peut engager sa responsabilité, lorsqu’il n’est contraire ni à la loi, ni à l'usage, ni à la convention ;
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- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la .
- qumone inoide : (a) Indamines et indophénols ; () Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones: ( ) Azines. — Matières colorantes dérivées de 1 in01807 tine, oxycétones et xanthones.
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- M. Ennebiek a vendu à Mme veuve Bleylé un fonds de teinturerie, 14, rue St-Hilaire, à La Varenne-St-Hilaire.
- Mlle Gillet a vendu à M. Turpin un fonds de teinturerie, 1, rue Fénelon.
- Mlle Fuller a vendu un fonds de matériel de teinturerie, 56, rue Vivienne.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
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- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-Jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- , 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris (Di Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (via Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figsac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
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- Départs de Londres — Via Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Feikestone -Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 159
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- PLACE DE MARSEILLE
- (20 Mai)
- On cote : Acide tartrique. .. Anis d’Espagne. . Anis du Levant..
- Bois de : Campêche Laguna
- 300
- 80
- 55
- à
- »
- Martinique. ... Jaune Carmen. » Maracaïbo
- Cannelle de Chine........ — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles : Grises...... Argentées... Zacatilles............... Noires ordinaires. » supérieures......... Crème de tartre.......... Curcuma Bengale... Dividivi . ...........
- Gommes : Arabique........... Aden................
- Damar Singapore... » Batavia...... .. .................. ........... Graines jaunes.... Galles vert et noir . Girofles. ........ Fenouil............. ...
- Macis.............’
- Muscades n' I .......... Mercure................. 9 0010Opium 0........... •....Résine............. valenSafran ce.......... • ••• Styrax............
- 18
- 10 M
- 14
- 110
- 2
- 250
- 260
- 240
- 220
- 230
- 180
- 45
- M
- 170
- 95 120 170 185
- 35
- 55
- 115
- 50
- 4
- 4
- 5
- 25
- 14
- 95
- 180
- 50
- 50
- 1
- 65
- 180
- 1
- 140
- 7
- 5
- 25
- 100
- Indigos. _ On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez tendre
- moyen ordinaire..........
- —urpah bon moyen à bon violet et violet r......... urpah moyen et moyen ordinaire..................
- sumac en feuilles..........1
- y — en poudres..............1 ordet, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- F.
- 2 50
- 2"..
- à
- 2
- 2
- 75
- 50
- 3
- 50
- 4
- 2
- 18
- 20
- 50
- 3
- 0/0
- 2
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 2
- © o
- k.
- k.
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- » » » en boules 105 ..
- » raffiné en pouare sec. F. 145 ..
- PLACE DU HAVRE
- (20 Mai)
- Bois de teintare.
- Le campêche a eu la vente de quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité
- — 2c qualité .
- - 3e qualité..
- — Sisal, Yucatan Honduras........... Tabasco..............
- Haïti Cap...............
- fi
- fi
- ...................
- St-Marc Gonaïves...
- Fort-Liberié........
- P.-de-Paix..............
- Miragoane. .............
- Saint-Domingo......... .. Martinique et Guadeloupe. Jamaïque. ..............
- Jaune
- fi
- »
- Rouge Pernamb.....50 k.
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé..
- Coshenille
- On cote :
- Ténériffe ............
- Ténériffe grise.......
- Curcuma
- Bengale
- Java,
- Mad
- .. .50 kilos Pond.......
- 14
- M
- 37
- 16
- O ad
- 1/2
- 16 ..
- 45
- 18
- kil
- 12
- 11
- 6
- 8
- 8
- 7
- 5
- 5
- 6
- 5
- a
- 13
- On
- Dividivi cote les 50 kil.
- 13
- M
- 50
- 15
- 7
- 13
- Cuba et St-Yago .. Manzanillo. Tuspan..... Vera-Cruz ........ Campêche......... Carmen... ........
- Tampico.......... Porto-Plata......
- Haïti.............
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab ..
- Rio Hacha.........
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba.. Bahia .. .
- Corinto...
- Amapala..
- 100 k.
- ..50 k.
- 50 kil.
- Rouge Brésil Bahia......
- » Calliatour. .. 100 k.
- a «
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- 2
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1009 k.
- 5 »
- 4
- 5
- 6
- 6
- 7
- 6
- 5
- 5
- 6
- 5
- 5
- 5
- 6 5
- 5
- 5
- 12
- 4
- 5
- 6
- 6
- 6
- 14
- 8
- 7
- 3
- 5
- 5
- 77
- 50
- 80
- 70
- 50
- 50
- 50
- 50
- 80
- 75
- 50
- 50
- 60
- 25
- 50
- 50
- 25 75
- 75
- 25
- 50
- 75
- 65
- 75
- 25
- 75
- 25
- 10
- 9
- 9
- 8
- 6
- 5
- 7
- 6
- 7
- 50
- 20
- 60
- 25
- On Beng.
- Indigos cote actuellement : sur v. et bl. 1(2 k. fin viol, et pourpre. . beau viol, et dito... bon violet........... moyen violet....... bon violet rouge.... bon moy. v. roug...
- 6
- 5
- 6
- 7
- 6
- 6
- 6
- 5
- 6
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- Beng. fin rouge..........
- » bon dito.................
- » bon à fin cuiv............
- » cuiv. ord. et bas...... Java. .. ... . ..... Kurpah....... Madras....... Manille.... . Caraque.......... Guatemala flor.......
- » sobré............
- » bon à fin cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k .
- • bon à beau..........
- » ord. et moyen.......
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert §...........
- Mers du Sud..........
- Madagascar...........
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé....
- » gros effilé...
- X
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil.
- Cayenne.................
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, AIDE-MÉMOIRE des Industries
- Le prix des insertions dans cette nomenclature
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C• Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille.
- Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles
- Tinctoriales et Textiles.
- est de 10 francs par ligne.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55. rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
- Le. Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris. Spécialité pour la teinture, l’impression.
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- 42e Année. — No 11
- Le Numéro : 0,75
- 5 Juin 1898
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES (SBIBLIOTHEQUE ’
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- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois ndp. ..
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- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE :
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- Un an.
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- 15 fr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- « 3 n » --
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- ANNONCES :
- ( La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- | Faits divers...................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- II sera rendu compte de tout ouvragé dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.— Moyen facile, sûr et rapide de différencier les étoffes en soie naturelle de celles en soie artificielle. Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste (suite).
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression — Teinture de la laine par l'in-digo pur B. A. S. F.
- Matières colorantes. — Noir naphtylamine S. — Noirs oxy-diamine A et D. — Couleurs diamine sur tissus de coton mercerisés pour doublures.
- Divers. — L’Office national du commerce extérieur. — Chronique des assurances.— Informations.—Petite cor-respondance.—Jurisprudence.— Bibliographie. — Note « à nos lecteurs. — Renseignements commerciaux. — Cours.— Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Moyen facile, sûr et rapide de differencier les étoffes en soie naturelle de celles en soie artificielle.
- Souvent grand est l’embarras de nos gentilles tein-turières lorsqu'une de leurs clientes leur apporte soit Pour le nettoyage soit pour la teinture, un de ces mille Petits objets soi-disant en soie et qui presque toujours n ont de soie que le nom : la soie dite artificielle, cel-lulose savamment apprêtée y joue presque toujours un rôle prédominant. ’ '
- La teinturière sait bien que cette soie artificielle ne
- résiste pas aux traitements à l’eau surtout si, comme pour la teinture, il faudra faire intervenir la chaleur, mais elle n’est pas bien sûre de la nature de l’étoffe qu’on vient de lui confier et dans la crainte de manquer une affaire, elle se risque d’accepter, courant ainsi le risque pour tant qu’elleait à faire à une cliente peu scrupuleuse de payer plus tard fort cher un objet de peu de valeur dont elle ne pouvait contrôler instantanément la nature.
- Le laboratoire de chimie d’une de ces modestes industrielles est fort restreint; ses connaissances spéciales le sont également dans la généralité des cas, et si elle sait qu’il existe des moyens scientifiques de discerner entre une soie naturelle et une soie artificielle, elle n’a pas les moyens pratiques entre ses mains pour faire l’épreuve et les eût-elle, le travail à accomplir lui prendrait un temps précieux et lui reviendrait à plus fort compte que la rémunération qu’elle attend de son travail.
- Mettre par conséquent entre les mains de ces honorables industrielles un moyen simple sûr et rapide de reconnaître si l’on a à faire à de la soie naturelle ou à de la soie artificielle sans qu’il soit besoin de recourir à un procédé chimique, est croyons nous œuvre utile. Le Textile mercury nous fournit ce moyen, mais avant de le préconiser nous avons voulu éprouver par nous-mêmes et nous devons avouer qu’il est aussi ingénieux que simple. Laissons par conséquent la parole à notre confrère anglais.
- « Il existe un moyen bien simple de reconnaîire rapidement ,sans l’intervention d’un réactif chimique, si une soie est naturelle ou artificielle. On retire quelques fils de l’étoffe suspecte et les rassemblant en une petite boulette, l’expérimentateur se met aies mâcher
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avec force. Au bout de quelques instants la soie artificielle commence à se ramollir, se brise en petits fragments etsi, à ce moment, on étirejla boulette entre les doigts on ne retrouve plus de fil mais une espèce de bouillie composée de cellulose (quelque chose comme du papier mâché). Quant à la soie naturelle, vous aurez beau répéter cette même opération et quelle que soit l’énergie avec laquelle elle aura été mâchée, elle n'en gardera pas moins sa structure fibreuse qu’elle ne perdra jamais. La soie artificielle n’offre aucune résistance aux. dents qui la traversent rapidement tandis que la soie naturelle leur résiste énergiquement. Il suffit, d’un autre côté, de mouiller légèrement la soie artificielle, puis de faire traction sur l’étoffe avec les doigts pour l’effilocher entièrement, tandis que l’étoffe en soie naturelle qu’elle soit sèche ou mouillée offrira uue résistance extraordinaire aux efforts de traction.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU LIN ET DES FILS DE BATISTE (I) (Suite)
- Procédé de blanchiment usité en Silésie (d’après Ganswind)
- Les pièces de toile, après avoir été garnies chacune de son chef respectif, sont placées dans la tonne de détrempage dite aussi de fermentation. Chaque couche du tissu est placée dans la tonne et mouillée à fond avec de l’eau de rivière très propre et préalablement portée à la température de 45° C, puis foulée par des hommes chaussés de sabots ; de cette manière toutes les parties de la couche se trouvent également pénétrées d’eau. On continue ce travail de garnissage jusqu’au moment où les couches sont suffisantes pour remplir totalement le récipient. On couvre alors la partie supérieure avec des planches qu’une traverse vient arrêter solidement au moyen de contreforts en bois et de barres en fer formant arcs-boutants. Les toiles ainsi calées à force, sont arrosées d’eau jusqu’au dessus de la couche externe, puis abandonnées à la fermentation acide qui est généralement terminée au bout de 48 heures. Au sortir de la tonne, le tissu est directement rincé en le faisant passer entre deux cy-
- (1) D’après V. Joclet (l’Art du Blanchiment).
- lindres en bois cannelés, puis étendu sur le pré. Ici elles restent de deux à trois jours, pendant lesquels on les arrose fréquemment : dès qu’une partie est sèche, on recommence l’arrosage.
- Ce premier travail fini, les pièces sont relevées tout à fait sèches et passent à une première lessive.
- Les cuves à lessiver sont garnies d’un double fond ; elles consistent en des espèces de tonneaux noyés assez avant dans le sol et disposés de telle façon que la lessive peut arriver directement de la chaudière sur les toiles, et qu’après avoir passé à travers le tissu, elle traverse le double fond d’où une pompe la renvoie à la chaudière pour y être réchauffée.
- Comme première lessive on prépare une dissolution de sel de soude à 90 0/0 ; 500 grammes de sel de soude dans 50 litres d’eau de rivière suffisent à cet effet. On peut remplacer cette préparation par une lessive de cendres de bois d’égale force, ou encore d’un mélange de l’une et l’autre lessive.
- Les pièces destinées à être lessivées sont empilées fortement dans la cuve, chaque couche est fortement détrempée avec de l’eau chaude, puis foulée aux sabots et ainsi de suite, jusqu’à ce que la cuve soit totalement remplie à point : ajouter alors assez d’eau pour que le tissu soit intégralement couvert.
- C’est alors que commence, à proprement parler, l’opération du lessivage. La dissolution de soude ou de cendres de bois, chauffée préalablement à 420 centigrades, arrive graduellement dans la cuve, jusqu’à ce que la masse entière du liquide lessiveur ait une force égale à 1 0/0 de matière alcaline. Le liquide qui, en passant à travers les toiles pour traverser finalement le double-fond, retourne, aspiré par la pompe, au réservoir rechauffeur, où sa température se relève de 80 C environ et, de là, reprend sa route vers la lessiveuse et ainsi de suite, jusqu’au moment où le liquide ait atteint la température de 100 ou à peu près. Naturellement le temps nécessaire à ce travail varie suivant la capacité de la tonne à lessiver.
- Une fois la température maxima obtenue, on laisse éteindre petit à petit le feu de la chaudière, tout en continuant la marche méthodique du liquide lessiveur. Ce travail terminé, la coulée faite, les pièces peuvent, suivant l’heure de terminaison du travail, rester en contact avec la lessive jusqu’au lendemain matin, à la condition toutefois d’être complètement immergées dans le liquide.
- (A suivre).
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- 8 s c
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Particularités
- Brun d'anthracène
- Al.............. Grenat orangé Al, Bi
- Zr, Th, Bi..... Chocolat Zr, Sn Y Brun violacé sale Bistre Bistre clair Gris foncé Ou, Cr, Pb, Ce.... Modes divers Ni ..................... Mode violacé clair sale Sn Orangé jaune rabattu Nitroalizarine
- Bi, Th, Y . Grenat Zr. Rouge orangé foncé
- Al, GI, Sn .... . .. Orangé foncé Cr Orangé rabattu Ce, Ur Grenat violacé pauvre
- Pb..................... Gris noir .............................................. Bistre noir profond
- Gu..................... Orangé clair rabattu Mn,Ni,Zn, Co... Modesrosésplus ou moins violacés
- Marron d'alizarine (Badische) Grenat violacé foncé Zr, Al, Sn
- Gl, Y.................. Prune rougeâtre
- Al..................... Rose foncé violacé Ce, Bi, Ni, Cr. .. . Modes violacés Pb, Zn................. Modes violacés clairs Hg .................... Gris violacé Sn..................... Rose Gu..................... Mode violacé foncé .............................................. Gris violacé foncé Ur..................... Gris foncé
- (A suivre).
- Teinture et Impression
- Teinture de la laine par l’Indigo pur B. A. S. F.
- On n’attend pas ici de procédés spéciaux pour la teinture en bleu de cuve sur laine. Le maniement de
- la cuve à chaud est des plus délicat, chaque teinturier, chaque cuviste opère d’après ses données, et sur l’expérience des conditions locales. Les bonnes et précieuses qualités de l’indigo qui lui permettent de supplanter facilement pour laine l’indigot brut. Rien à changer aux méthodes courantes, le produit s’emploie de la même manière que l’ancien indigo.
- La teinture des nuances foncées qui se fait principalement sur laine en bourre, doit se pratiquer sur cuve à chaud ; pour les nuances pâles qui vont parfois au blanc perle ou au blanc laiteux, c’est la cuve à l'hydrosulfite qui rend les meilleurs services. Pour la teinture en appareils, la cuve à chaud n’est pas praticable vu son dépôt, et la cuve claire à l’hydrosulfite a son emploi tout indiqué.
- Voici au sujet de la cuve à l’hydrosulfite quelques indications pratiques.
- Pour la teinture de la laine il est bon de diminuer dans la préparation d’indigo réduit ou cuve mère la proportion de soude caustique de moitié, par contre on , augmente quelque peu la quantité d’hydrosulfite. Voici les meilleures proportions à garder : Pour 5 kil. d’indigo pur B. A. S. F. en pâte à 20 % 3 kil de soude caustique à 25° Be et 30 à 40 litres d'hydrosulfite.
- Une addition d’une certaine proportion de glycérine pure est loin d’être nuisible, car la glycérine modère l’effet de la soude caustique sur la laine tout en laissant à cet alcali toute son action dissolvante sur l’indigo réduit.
- Préparation de la cuve de teinture.
- Lorsqu’on ne dispose pas d’eau suffisamment douce, il est bon de faire bouillir un moment celle que l’on destine à la cuve.
- On écume s’il y a lieu, et on la laisse refroidir à 50° c. environ, on ajoute 2 à 3 litres d’hydrosulfite par 1,000 litres de liquide, on brasse avec soin et on laisse reposer. Au bout d’une 1/2 heure environ on introduit la quantité voulue de solution mère d’indigo réduit, on brasse à nouveau et on laisse reposer 1/4 d'heure. La coloration d’une cuve claire doit se rapprocher de celle du vin blanc et celle d’une cuve foncée doit prendre plutôt la couleur de la bière.
- Travail de la cuve. — Par suite de l’oxydation qui a lieu à chaque passe, il est bon de rafraîchir le bain au moyen d’hydrosulfite pour maintenir la réduction de l’indigo. 1 litre suffit pour 2,500 litres de bain.
- Trop d’hydrosulfite peut nuire par l’alcalinité. On
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ajoute de la solution mère, de l’indigo réduit à chaque fois que l’on voit la nuance. diminuer. On peut faire cette addition à chaque mise de 50 kilos ou même par journées. Il est nécessaire d’ajouter en même temps une quantité double d'hydrosulfite Avant de plonger la laine comme au moment de la lever, il est bon d'é-cumer le bain. De plus, pour que la teinture soit unie, il faut un bon dégraissage, un essorage uniforme et une manœuvre régulière dans la cuve. Les tons clairs peuvent se faire en une seule passe, mais pour les teintes foncées il vaut mieux plusieurs passes. On pourrait obtenir une nuance bien foncée en une seule opération, mais, à mon avis, ce serait aux dépens et de la solidité et de l’uni. Au lavage comme à l’air, aux lavages surtout les bleus trop rapidement fixés sont inférieurs.
- Sous tous les autres rapports, on teint avec cette cuve comme d’habitude avec les autres cuves. On laisse déverdir après teinture, cela va de soi, et le temps de déverdissage est d’autant plus long que le bain contient plus d’hydrosulfite. Pour aviver les nuances, il est bon d’aciduler les laines, une fois finies, après déverdissage, avec 2 litres d’acide acétique commercial pour 2,000 litres d'eau.
- M. Ude.
- MATIÈRES COLORANTES
- Noir Naphtylamine S
- La Manufacture Lyonnaise de matières colorantes vient de créer en dehors de ses Noirs Naphylamine 4 B et 6 B, introduits depuis nombre d’années avec un grand succès dans les parties les plus diverses de la teinture des laines, une nouvelle marque, le Noir Naphtylamine S.
- Comparativement aux marques, le Noir Naphtylamine S couvre davantage; il se distingue par la beauté de sa nuance, qui ne change pas à la lumière artificielle ainsi que par son reflet vif et bleuté, semblable à celui des noirs au campêche.
- Les teintes obtenues avec le Noir Naphtylamine S ont une solidité remarquable aux acides et une résistance parfaite au décatissage, elles sont très solides au soufre et comme résistance à la lumière elles sont encore supérieures aux marques 4 B'et 6 B, qui sont déjà excellentes sous ce rapport.
- Le Noir Naphtylamine S résiste également très bien au frottement, à la transpiration et à l’eau, et sa solidité au lavage est à peu près la même que celle du Noir Naphtol.
- Le Noir Naphtylamine S ne colore pas le coton blanc, de sorte qu’on peut l’employer avec avantage pour les étoffes de laine avec filets ou lisière de coton, devant rester blancs.
- Le Noir Naphtylamine S unit très bien; on le teint, d’après la méthode en usage pour les marques 4 B et 6 B, soit avec addition de sulfate de soude et d’acide acétique, en ajoutant du bisulfate de soude vers la fin de l’opération, soit directement avec addition de 10 % de bisulfate de soude.
- La compagnie met d’ailleurs à là disposition de nos lecteurs qui voudront bien la lui demander (19, place Morand-Lyon) une carte d’échantillon teints avec ce produit sur laines en flottes et en pièces.
- Noirs Oxy-Diamine A et D
- Puisque nous nous occupons aujourd’hui des colorants nouveaux sortis des usines de la Compagnie Lyonnaise, n’oublions pas de mentionner ses noirs Oxy-Diamines A et D.
- Ces colorants sont moins bons comme résistance à la lumière que les anciennes marques de Noir Oxy-Diamine ; leur solidité est cependant au moins égale à celle des différents noirs qui ont été proposés jusqu’ici contre les Noirs Oxy-Diamine. Ils rendront des services surtout dans les cas, où l’on exige, en même temps qu’une bonne solidité au lavage et aux acider, un prix de reoient très réduit.
- Mode d’emploi
- Les deux marques sont destinées surtout à la teinture en noirs très intenses. On teint avec addition de carbonate de soude......... 2 gr. par litre de bain-
- et sulfate de seule....... 20 » » »
- Les teintes ci-annexées ont été obtenues avec :
- Nos 1. 5,5% Noir Oxy-Diamine A, brev. s. g. d. g. » 2.
- » 3. 5 % Noir Oxy-Diamine A, brev. s. g. d. g » 4.
- » 5. 5,5 % Noir Oxy-Diamine D, brev. s. g. d. 8• » 6.
- » 7. 5 % Noir Oxy-Diamine D, brev. s. g. d. 8• » 8.
- Ces quantités de colorants sont celles qui ont éte
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- réellement fixées sur la fibre. Pour la première opération, les bains doivent être plus chargés en colorants; la charge primitive dépend du volume d’eau dans lequel on teint : plus le bain est court, moins on a besoin de forcer en colorants pour la première mise.
- On peut retenir comme règle qu’en teignant dans 18 à 20 fois l’eau du poids du coton il faut garnir le premier bain avec environ 8 % du colorant.
- Qualités
- Solidité au lavage : Comme nos autres marques de Noir Oxy-Diamine.
- Solidité à la lumière : 1—II. Moins bonne que celle de nos anciennes marques de Noir Oxy-Diamine, mais au moins égale à celle des noirs concurrents, généralement offerts contre ces derniers.
- Résistance aux acides : Bonne.
- Solidité au fer chaud : Bonne.
- Solubilité : Très bonne; ces produits conviennent très bien pour l’application sur appareils mécaniques.
- Rongeants : Le Noir Oxy-Diamine A se laisse facilement ronger à blanc par le sel d'étain, le Noir Oxy-Diamine D par contre ne permet d’obtenir que des enlevages colorés.
- Les Noirs Oxy-Diamine A et D sont particulièrement intéressants pour les noirs bon marché sur coton (coton en boure, en flottes, en pièces, bas, etc.) ; ils sont très bons en outre pour la teinture des articles laine coton et soie-coton.
- Les articles mi-laine se teignent de la façon habi -tuelle avec addition de 20 gr. de sulfate de soude par litre de bain. Le coton se couvre très bien ; on peut avantageusement nuancer la laine avec Noir Naphtyla mine, etc. Les noirs obtenus ont une bonne résistance aux acides.
- Sur coton et soie les deux marques donnent des teintes assez uniformes sur les deux fibres et leur emploi se recommande, lorsqu’il s’agit d’obtenir des noirs nourris à bon marché.
- Couleurs Diamine sur tissus de coton mercerisés pour doublures.
- Signalons enfin pour terminer la magnifique carte d'échantillons de couleurs diamine sur tissus de coton mercerisés pour doublures, que nous fait parvenir cette même manufacture.
- Nous croyons être agréables à nos lecteurs habituels en leur faisant observer qu’ici la teinture se fait bien de la façon habituelle mais qu’il faut tenir compte que
- le coton mercerisé absorbe les colorants plus rapidement que le coton ordinaire.
- Les techniciens du laboratoire de la manufacture conseillent donc de se conformer aux conditions suivantes :
- Garnir le bain avec :
- 1 % carbonate de soude,
- 1 à2% sulforicinate et la quantité nécessaire de colorant, teindre ainsi pendant 1/2 heure, puis ajouter
- pour les nuances claires 2 à 5 0/0 phosrhate de soude.
- pour les nuances moyennes jusqu’aux foncées 3 à 8 0/û sulfate de soude,
- pour les noirs 15 à 20 0/0 sulfate de soude.
- Pour les nuances claires il convient de commencer la teinture à tiède et de ne chauffer jusqu’à 50—60° C. qu’après avoir fait l’addition de phosphate de soude. Pour les nuances foncées il est bon également de ne pas entrer au bouillon; il vaut mieux commencer à environ 50—6Co C. et ne monter graduellement au bouillon qu’après avoir ajouté le sulfate de soude.
- Si un motif quelconque s’opposait à l’emploi du sulforicinate. on peut remplacer ce dernier par du savon et il faut alors faire une plus forte addition de carbonate de soude: 2 à 4 0/0 suivant la dureté de l’eau employée. L’addition de sulforicinate étant d’un effet très favorable, ne supprimer ce mordant que dans des cas exceptionnels.
- DIVERS
- L'OFFICE NATIONAL
- DU COMMERCE EXTERIEUR
- On sait qu’une loi du 4 mars dernier a sanctionné le projet deM. Henry Boucher relatif i la création d’un office national du commerce extérieur destiné à fournir à nos producteurs, industriels et négociants toutes les informations que chacun d’eux ne peut se procurer isolément et que la nouvelle institution leur distribuera largement et gratuitement.
- L’office, auquel la loi donne le caractère d’établissement public, ne fera pas, en effet, payer ses services aux particuliers : son fonctionnement est dès maintenant assuré par une subvention de l’Etat et par la généieuse contribution de la Chambre de com-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- merce. A ces subsides viendront d’ailleurs bientôt s’ajouter les libéralités qui seront portées à lui faire d'au-très institutions commerciales françaises et des personnalités désireuses de s’associer à son développement.
- Par un décret paru au Journal officiel, M. Boucher vient de nommer le directeur du nouvel office.
- Le choix du ministre s’est porté, comme on le sait, sur M. Collin-Delavaud, sous-directeur au ministère du Commerce, où il était chargé du service des renseignements commerciaux.
- Cette nomination indique de la part du gouvernement l’intention de procéder promptement à l’installation des services de l’office.
- Le but de l’office étant de renseigner le commerce français sur tous les produits naturels ou manufacturés, la première obligation qu’il aura à remplir sera naturellement de se tenir sans cesse renseigné lui-même sur les très nombreuses et diverses questions de principe et de détail qui lui appartiendra de suivre et dont il devra faire connaître l’état.
- Les sources d’alimentation seront les suivantes :
- Rapports commerciaux des agents diplomatiques, consulaires et coloniaux français et étrangers.
- Publications des Chambres de commerce françaises et étrangères, des Chambres syndicales, des Musées commerciaux et des Sociétés industrielles.
- Documents douaniers et publications relatives aux transports de France et du dehors.
- Revues et journaux français et étrangers, bulletins des Sociétés de géographie, etc. ; communications des conseillers du commerce extérieur, correspondants attitrés de l’office en France, dans nos colonies et à l’étranger.
- L’oîfice recevra certainement ainsi et recueillera d’ailleurs avec gratitude les communications des diverses administrations publiques, et généralement de toute personne qualifiée en matière de commerce extérieur.
- En dehors de ce travail de lecture et de correspondances, il tirera aussi un utile parti des entretiens que l’on aura fréquemment avec les commerçants, les consuls et voyageurs français.
- Les informations ainsi recueillies seront mises à la disposition des intéressés au moyen de diverses publications, entre autres celle du Moniteur officiel du commerce. L’office sera, en effet, chargé de faire paraître cet organe sous le contrôle du département
- du Commerce et de l’Industrie, qui fournira les informations plus spécialement officielles et visera les autres.
- Nos rapports consulaires français y seront repris sous la forme, momentanément abandonnée, de fascicules distincts. La rédaction des autres rubriques du journal, non officielles mais aussi soigneusement documentées et tirées de sources multiples, sera préparée dans les services ds l’office et recevra le développement que comportent les besoins de notre commerce.
- L’office publiera également des « avis commerciaux» qui seront quotidiens, s’il est nécessaire, puis des «monographies » à bas prix sur des sujets agricoles, industriels, commerciaux ou géographiques et pour l’élaboration desquelles l’office utilisera ses autres publications ou, le cas échéant, le résultat d’enquêtes spécialement ouvertes.
- Les informations recueillies par nos divers services seront également communiquées aux intéressés par correspondances quand ils nous en feront la demande et, lorsqu’il y aura lieu, suivant nous, des communications spontanées seront faites aux Chambres de commerce et syndicales, ainsi qu’aux industriels et négociants intéressés.
- Un système de fiches sera d’ailleurs organisé dans les divers services, de telle façon qu’il soit possible de répondre immédiatement, dans la plupart des cas, aux questions posées tant sur le commerce d’un pays ou d’une place que sur celui d’un article ou d’un produit donnés.
- Tel est, dans ses grandes lignes, le programme assigné à l’Office national du commerce extérieur dans la pensée de ses fondateurs. Pour l’élaborer, ils se sont inspirés des efforts fructueux déjà réalisés à l’étranger dans cet ordre d’idées et d’une juste appréciation de ce qu’il convenait d’emprunter aux différents systèmes employés. Ce programme, toutefois, n’est pas immuable, et M. Boucher l’a fait ressortir éloquemment dans son discours prononcé au Sénat lors de la discussion du projet de loi.
- Ce n’est pas, en effet, une table des XII lois qu’il faut offrir aux travailleurs du sol, de l’usine, des magasins et des bureaux de nos chefs de maison, mais bien plutôt un livre toujours ouvert aux feuilles mobiles constamment tenu au courant de ce qui les intéresse et dont ils seront souvent eux-mêmes les inspirateurs très compétents.
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- En résumé, il s'agit d’une œuvre utile au premier chef, s’il est vrai, comme nous persistons à le croire, que la prospérité et la force de rayonnement de notre pays puisent aujourd’hui leur principal élément dans le mouvement des échanges des produits de notre Sul et de notre industrie avec les marchés du dehors. Aucun concours, nous l’espérons, ne fera défaut dans la lutte pacifique, mais si ardente à laquelle l’office du commerce va désormais apporter son appoint.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES «
- La 7e chambre du tribunal civil de la Seine, vient de rendre un jugement, qui, s’il n’est pas infirmé parla Cour d’Appel, mettra fin aux abus pratiqués par certaines compagnies d’assurances qui ont encore inséré en lettres minuscules dans les conditions générales de leurs polices ou de leurs statuts, la clause de « Tacide reconduction ».
- Aux termes de cette clause, un négociant assuré à l’une de ces Compagnies, bien qu’ayant souscrit sa police pour une durée déterminée, est tenu, s’il n’est pas satisfait de ladite compagnie et s’il ne veut pas continuer avec elle, de surveiller l’expiration de son contrat, afin de pouvoir le dénoncer en temps utile.
- Il arrive très fréquemment qu’au moment où l’assuré se présente pour dénoncer son contrat, la Compagnie lui promet de faire le nécessaire, puis laisse les choses en l’état et au lieu de prendre fin à la date fixée, la police suit son cours, malgré les récriminations de l’assuré, à qui l’on oppose l’article des conditions gé-nérales qui a trait à la tacite reconduction.
- D’autres fois aussi, si la dénonciation est faite par un mandataire, il n’est pas de difficulté que ne lui suscite la Compagnie pour entraver l’exécution de son mandat : omission d’enregistrement, irrégularité du Pouvoir, etc.
- C’est surtout dans les contrats des Sociétés mutuelles et des Compagnies étrangères, que se trouve encore la clause de tacite reconduction. — Les Compagnies à primes fixes l’ont fait disparaître de leurs conditions générales, sauf toutefois dans certaines, où ---- ----------
- (1) Dans l’intérêt des abonnés et des lecteurs du journal, nous nous sommes adressés pour traiter les questions d assurances, à un spécialiste qui se charge, indépendam-ment de la chronique, de la vérification gratuite, de la réfection et de la révision des polices de toute nature. Nous ui transmettrons, dans ce but les demandes de renseignements qui parviendront au journal.
- Joindre un timbre pour la réponse.
- elle existe encore pour les assurances souscrites en province.
- Le jugement de la 7e chambre met une limite aux prétentions excessives des Compagnies. — Il décide que : « Lorsqu’une police d’assurances porte qu’elle a continuerait de plein droit après l’expiration du terme « fixé si elle n’est pas dénoncée au moins dix mois « avant cette expiration, il suffit (sauf le cas d’une « stipulation contraire expresse) que la dénonciation a soit faite au temps voulu par simple lettre recom-« mandée pour produire effet, et qu’il n’est pas néces-« saire de la faire en personne ou par mandataire « spécial ».
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. A. G. —Proposez la résiliation; la proposition de l’agent est inacceptable.
- M. F. — Vous devez subir l’augmentation de prime, sous peine de déchéance; mais, avant de faire cette déclaration, vous feriez bien de nous envoyer vos contrats. Peut-être obtiendrions-nous de la Compagnie une économie.
- M. A., à M. — Les termes employés sont plus ou moins obscurs et prêtent à contestation. Il vaut mieux exprimer ainsi la volonté des parties contractant de bonne foi :
- « Moyennant la prime de « fr., la Compagnie garantit l’assuré contre les condamnations de toute nature pouvant être prononcées contre lui. Mais, en aucun cas, la garantie de la Compagnie ne pourra dépasser la somme de x fr. » De cette façon, vous connaissez vos droits et la Compagnie est à même de calculer ses risques.
- INFORMATIONS
- La semaine dernière, une explosion suivie d’un commencement d’incendie a eu lieu dans l’atelier de dégraissage appartenant à M. Wimmert à Sens.
- M. Wimmert, venait de procéder, avec de la benzine, au dégraissage d’un assez grand nombre d’effets. Afin d’activer le séchage de ceux-ci il avait allumé un poêle. A peine avait-il quitté l’atelier qu’une formidable détonation se faisait entendre; les vitres volaient en éclat et le feu se communiquait rapidement aux marchandises.
- Les dégâts, qui sont assez importants, sont couverts par une assurance.
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- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. M. I A. M. et C. Iatz., à Syra {Grèce).
- Traduisez Y. par Iirium,
- — Zr. par Zirconium,
- — Th. par Thorium.
- Quat à Ph., c’est Pb qu’il faut lire et votre interprétation Plomb est bonne.
- Quant au procédé de blanchiment que vous nous parlez, nous n’avons pas fini notre article sur les modes de blanchiment adoptés pour la toile en pièces et en fils. Mais comme nous ne connaissons pas le procédé employé par vous, veuillez nous en donner un aperçu, et, d’après ce renseignement, nous sommes persuadés de pouvoir vous satisfaire, les procédés de blanchi-mens ne manquant pas dans nos documents. Si, d’un autre côté, un traité sur le blanchiment des cotons pouvait vous être utile, nous pourrions soit vous en désigner un, soit vous l’expédier contre remboursement.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- La route passant devant notre usine a été déplacée sur la demande d’un propriétaire. Le plan annexé à à l’enquête et déposé à la mairie lui donne comme alignement 5 mètres de l’axe du pavé. Le plan déposé au bureau de l'agent-voyer donne cet alignement à 3 mètres, paraît-il. Malgré notre réclamation à la mairie le propriétaire fait construire à cette dernière limite et l’agent-voyer prétend qu’il est dans son droit.
- Le plan joint au procès-verbal de l’enquête est le seul que nous avons pu étudier et nous nous serions certainement opposés au déplacement de cette route si nous n’avions pas trouvé une compensation dans une plus grande largeur en face de la sortie de notre établissement. Pouvons-nous obtenir satisfaction?
- R — Il est possible que malgré les réclamations qui ont pu être faites et les plans annexés à l’enquête, un plan d’alignement à 3 mètres au lieu de 5 mètres ait été dressé, ce plan a dû être régulièrement ap
- prouvé et publié et c’est en conformité de ce plan que le maire a pris un arrêté individuel d’alignement 11 constitue la loi de tous les intéressés. En ne le suivant pas le maire violerait un droit acquis fondé sur un titre; en conséquence l’arrêté du maire pourrait être déféré au préfet et si celui-ci le confirmait la partie intéressée pourrait se pourvoir devant le ministre et au Conseil d’Etat par la voie contentieuse. En résumé, le tiers lèse peut se pourvoir au contentieux contre la décision du préfet et l’arrêté ministériel qui aurait refusé de reformer l’alignement délivré parle maire en dehors des lignes tracées sur le plan d’alignement.
- Autre question :
- Une porte pleine peut-elle être ouverte sur un passage ayant moins de 1 m. £0, que ce passage s it la propriété de celui qui veut ouvrir la porte ou soit commun ?
- R.— S'il s’agit d’une porte vitrée, aucun doute, car la porte qui permet de regarder chez le voisin est une véritable fenêtre et doit être, comme telle, à la distance de lm90 de l’héritage voisin ou du passage commun.
- S’il s’agit d’une porte pleine, il y a controverse et la Cour de Caen a décidé que toute ouverture tombait sous le coup de l’art. 678 C.Civ. (C.Caen, 27 avril 1857. S. 58.2.178). Certains auteurs, cependant, ne sont pas de cot avis. L’art. 678, dit-on, ne s’applique, d’après ses propres termes, qu’aux vues et fenêtres d’aspect et une porte ne peut pas être assimilée à une fenêtre. C’est ce qui a été décidé lorsque la porte pleine s’ouvre sur un terrain commun. (C. Montpellier 14 novembre 1856, S. 57.2 81). Au point de vue de la pratique, cette solution s’impose, car l'opinion contraire empêcherait d’ouvrir des portes sur les ruelles ou passages ayant moins de 6 pieds et alors même que des murs seraient élevés de chaque côté.
- BIBLIOGRAPHIE
- Le Patron et l’Ouvrier devant le Conseil des Prud’hommes
- Par A. NOUVION Jacquet, président, et Ch. Cordier, secrétaire du Conseil des Prud’hommes de Reims. Préface de M. P. BEAUREGARD, professeur d’économie politique à la Faculté de droitde Paris, chargé de cours d’économie sociale au Conservaroire national des Arts et Métiers.
- Une jurisprudence prudhommale existe, qui retire tout le caractère arbitraire à cette juridiction. Comme elle est légale, les Conseils des Prud’hommes qui ne le suivent pas s’exposent à l’infirmation de leurs jugements ou à des mesures toujours regrettables.
- (Lettre de M. A. Nouvion-Jacquet, 12 novembre 1897, à M. Fayolle, directeur de la Société anonyme de publications industrielles, à Paris).
- « Les livres ne s’apprécient point à la grandeur de « leur format ou à leur épaisseur, et telle plaquette
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- « est d’une plus substantielle lecture, d’un commerce « plus suggestif en idées qu’un gros volume in-8°. » Telles sont les expressions dont se sert M. Edgard de Gensae en rendant compte de l’opuscule, récemment publié par M. Nouvion-Jacquet président, et Cordier, secrétaire du Conseil des Prud’hommes de Reims.
- Jamais paroles ne furent plus justement appliquées que pour le petit traité que nous avons sous les yeux et où les auteurs commentent quelques lois spéciales au louage du travail, d’une pratique journalière devant leur tribunal professionnel et dont l’ignorance est une perpétuelle source de conflits.
- On comprendra facilement qu’une brochure ayant pour but d'éclairer les patrons et les ouvriers sur leurs droits réciproques, de les amener à la conciliation par une juste compréhension de leurs intérêts, d’éviter les procès nés souvent des froissements d’amour propre des parties et surtout de leur fausse intelligence des lois et de la jurisprudence, ne peut être lue, examinée en quelques heures et mérite de longues réflexions.
- Outre cela, l’œuvre de MM. Nouvion et Cordier se présente à noussous un aspect d’autant plus intéressant qu’un maître l’a précédée d’une préface d'une haute portée sociologique. Ce maître est M. Paul Beaure-gard, professeur d’économie politique à la Faculté de droit de Paris. M. Beauregard est un juriste émi-pont, un professeur renommé par l’élévation de ses idées, la profondeur de son jugement, la sûreté de son érudition. Aussi nul ne pouvait mieux que lui en-visager d’un plus large coup d’œil, avec plus de précision, le passé et l’avenir des Conseils des Prud’hommes.
- « Juges de paix de l’atelier », les prud’hommes pa-trons et ouvriers sont égaux, stables par la faculté de réélection, et cependant depuis le temps — lointain déjà — où ces conciliateurs ont acquis la plénitude de leur indépendance, les conciliations sont devenues plus rares. Faut-il crier à la faillite de l’institution, l’aut-il pour cela remplacer cette juridiction professionnelle par l’arbitrage du juge de paix assisté des lumières d’experts ouvriers et patrons? -- Non, répond M. Beauregard : il y a malentendu, fausse compréhension du rôle de chacun. C’est aux prud’hommes Iu’il appartient de perfectionner les vices de la loi. Qu’ils ne reculent pas devant la délicatesse de leur ache, qu’ils s’efforcent de rapprocher les deux classes de justiciables, séparées par des préjugés, en usant d un système de concession et d’équits !
- Lourde entreprise ; lourde surtout pour le prud’homme ouvrier à qui d’aucuns reprocheront les con-seils donnés au plaideur salarié. Et pourtant rien de plus juste que, devant le bureau de conciliation, l’ou-vrier inexpérimenté trouve un avocat pour pallier son embarras, pour faciliter l'accord!
- . Les parties se présentent encore seules devant le pureau général et le prud’homme ouvrier doit là aussi intervenir pour seconder son client dans sa prétention, el un magistrat donnant son avis sur l’affaire en déli-peré; Mais alors surgit la difficulté suprême pour le Prud’homme ouvrier : ne pas dépasser les bornes de quité; seconder la plus faible partie, mais dans
- 4 stricte limite du juste. Magistrat lors du vote
- pour le jugement, le prud’homme ne doit «s’inspirer que des sentiments d’un homme équitable ou d’un juge impartial ».
- En fait, la passion a souvent triomphé malheureusement de l'esprit de justice. La guerre de classes a pénétré dans ces conseils d’arbitrage, sous la forme du mandat impératif. Les sentences — il n’y a presque plus de conciliations — n’ont plus été bien rendues et souvent ont été cassées par les tribunaux supérieurs.
- Le remède à ces maux qui vicient une institution si belle, M Beauregard nous le montre en sa préface d’une lumineuse façon : pas d’affaire examinée en soi, concrètement, mais bien des sentences rendues suivant la règle d’un principe directeur. La loi n’est qu'une règle générale dont les mille applications diverses ont besoin d’être déterminées suivant les cas, le sens d’un texte étant susceptible d’interprétations innombrables et ce principe directeur des Prud’hommes sera leur jurisprudence, la solution qu’ils auront définitivement adoptée pour telle ou telle queston. Vieille réminiscence du Droit Romain : les Conseils de Prud’hommes jugeront, comme le préteur, selon une jurisprudence fixe, selon des règles publiées lors de leur entrée en fonctions.
- Et dès lors plus de personnes en cause ! Le plaideur n’est plus au tribunal M. X,.. patron,ou M.Z. .ouvrier, l’assemblée des Prud’hommes a décidé de juger son cas, abstraction faite de l'individu. Il n’a qu’à se soumettre à une décision purement équitable, générale, sur tous les points similaires en litige.
- Sans doute la jurisprudence est parfois le produit d’une bizarre interprétation des textes. Errare humanum est, mais comme M. Beauregard nous l’expose clairement, la législation indus’rielle est un droit relativement simple et une pareille méthode ne tarde pas à produire des résultats excellents.
- Les jugements deviennent uniformes et équitables. Prononçant sur des questions de fait, les Prud’hommes reprennent leur mission d’apaisement; les justiciables ont confiance en eux.
- L’idée première de la rénovation des Conseils de Prud'hommes par l’édiction d’une ferme jurisprudence appartient aux Prud’hommes rémois et en particulier à M. Nouvion. La réunion du 8 mars 1897 en laquelle ces « juges des humbles » élaboraient les règles qu’ils suivraient dans les cas les plus fréquemment soumis à leur examen, a été le point de départ de cette réforme aussi libérale qu’indispensable, ins pirée par un esprit bien compris de solidarité sociale.
- Le promoteur de cette résurrection des prud’hommes, M. Nouvion a voulu propager sa doctrine. De là sa brochure, ensemble de textes se rapportant aux lois ouvrières, commentés par les meilleurs spécialistes, qui sera entre les mains des conseillers prud’hommes de toute la France un guide utile et pratique. Les patrons et les ouvriers liront aussi ces pages ou leurs conflits possibles sont prévus; cette lecture les prédisposera avant litige à user des voies conciliatri ces, car ils pourront se rendre facilement compte de la solution prévue pour leur différend.
- Un grand bien peut sortir des idées émises dans ce volume aux proportions aussi modestes que les idées y sont larges et élevées.
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- Les auteurs nous annonçant pour dans quelques mois une nouvelle édition beaucoup plus complète, nous nous réservons d’entrer plus avant dans l’analyse de leur œuvre au moment de l’apparition du travail nouveau ; quoi qu’il en soit, nous les remercions vivement de leur aimable communication et ne pou-vons terminer qu'en lesfélicitant vvement de leur entreprise tant au point de vue de la classe si intéressante du monde des ouvriers que celle non moins intéressante du patronat.
- Manuel pratique du Teinturier. — Matières colorantes. — Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds. — Edition française par F. DoM-mer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Le traité de la teinture des tissus, du professeur Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds, est considéré à juste titre par nos voisins d’Outre-Manche, comme le livre classique de la teinture.
- M. F. Dommer, le si distingué professeur à l’école de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’école des Hautes Etudes, a pensé ce que nous ne cessons de répéter chaque jour, qu’il est nuisible aux véritables intérêts de l’industrie et de la science technologique de nous confiner toujours chez nous-mêmes, sans vouloir nous enquérir de ce qui se dit, se fait et se publie chez nos voisins et nos rivaux immédiats. Il a donc cru utile de faire connaître aux teinturiers français un ouvrage où le praticien pourra trouver à côté de la théorie, la même partout, la pratique raisonnée des opérations de teinture telle qu’elle se pratique en Angleterre ; le Manuel Hummel présente à ce pint de vue des aperçus nouveaux que nous n’avons pu rencontrer dans aucun autre ouvrage élémentaire du genre. Il en est de même de l’étude complète des matières colorantes, considérées au point de vue de leurs applications ; ici encore nous trouvons des données inédites que nous recommandons expressément à nos jeunes techniciens encore peu familiarisés avec la palette de plus en plus variée des matières tinctoriales nouvelles.
- La traduction du Mauuel pratique du Teinturier est d’ailleurs faite d’après une nouvelle édition du traité parue dans le Technical Educator.
- La modicité du prix de l’ouvrage (7 fr. 50 pour un volume de 550 pages avec 80 figures explicatives dans le texte) comparativement aux traités similaires existants, en permettra d’ailleurs l’acquisition aussi bien aux ouvriers de la partie qui désireraient s’instruire, qu’aux jeunes commençants, qu’une dépense un peu forte, effraie souvent pour l'acquisition d’un livre quelque utile qu’il puisse paraître.
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père 4 et fils. Propriétaire-éditeur ; Courdoux père K.
- 9" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseigne, ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : poui voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux.
- Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- M. Delaveau a vendu un fonds de teinturerie, 1, rue Corvetto.
- Mme veuve Dubreuil a vendu un fonds de teinturerie, 12, rue du Faubourg Saint-Martin.
- M. Miet a vendu un fond de teinturerie, 2, rue d’Orsel.
- M. Bertin a vendu un fonds de teinturerie, 4, rue Vincent.
- Mme Gallot a vendu un fonds de teinturerie, 54, rue La Tour-d’Auvergne.
- M. Collette a vendu un fonds de teinturerie, 13, rue de Rochechouart.
- Mlle Yzombard a vendu un fonds de teinturerie, 41, rue des Petites-Ecuries.
- M. Vincent a vendu un fonds de teinturerie, 99, rue de Provence.
- Mme Souleaux a vendu un fonds de teinturerie, 74, boul Montparnasse.
- Stock caisses Bengale surons Guatemala
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE le 31 Mai 1898.
- Arrivages pendant le mois 266 caisses Bengale
- Expéditions
- 148 caisses Bengale 2.561
- 3 » Madras 440
- 62 surons Guatemala
- Ventes
- T G et S 6 caisses Bengale très bon et beau violet rouge.................... 5,80 à 6
- 3 caisses Madras moyen violet grisâtre lourd à bon moyen violet...................... 1,40 à 2,05
- 62 surons Guatemala moyen et ordinaire sobre à bon ... 1,45 à 3,30
- 230 caisses à terme, soit :
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- 171
- 50 caisses sur Mai 5 05
- 20 )) Juin 5.-/5 10
- 30 » Juillet 5.10
- 30 » Août 5.15
- 10 » Septembre. 5.10
- 10 » Décembre. 5.25
- 70 » Janvier... 5 15.5,25
- 30 » Avril 5.25/5.35
- Cours des Indigos au lj2 kilogramme
- Bengale surfin violet et bleu........ 7.75 à
- fin violet pourpre.................... 7.25 v
- beau violet pourpre................... 6.75 »
- bon violet............................ 5.75 »
- bon moyen violet.................. . 5.25 »
- moyen violet.......................... 4.50 »
- beau violet rouge..................... 5.75 »
- bon violet rouge...................... 5.25 »
- bon moyen violet rouge................ 4.75 »
- fin rouge............................. 5.75 »
- beau rouge............................ 5.25 »
- bon rouge............................. 4.50 »
- bon à fin cuivré............ ....... 4 » »
- cuivré ordinaire et bas............... 3.75 »
- Java.... 3 »......................... » » »
- Kurpah............................... 1 50 »
- Madras............................... 1 » »
- Manille.................... ......... 1 » »
- Caraque.............................. 1 » »
- Guatemala .............................. 5.25 »
- fin sobre et fin corte................ 4.25 »
- beau sobre et beau corte ............. 3.75 »
- bon sobre et bon corte................ 3.25 »
- bon moyen sobre et corte.............. 2.50 »
- moyen sobre et moyen corte......... 1.75 »
- ordinaire et bas................ 1 » »
- Nouvelle-Gren. fin à surfin............. 6.50 »
- bon à beau......................... 5 » »
- ordinaire et moyen............... 3 » »
- 8 » 7.50 7 » 6 » 5.50 4 75 6 » 5.50 5 » 6 » 5.50 4 75 4 25 4 »
- » » 4 » 3 50 3 »
- 3 50 5.75 4.75 425 3.75 3 » 2.25 1.75 7 »
- 6 » 4 »
- Tare et Dons d’usage sur la place
- En caisse, tare nette; don 1 kilog. par caisse.
- En surons, tare nette; don un demi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt d'ailleurs fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre...................... » 25 »
- Les affaires ont été languissantes pendant la plus grande partie du mois ; mais une dépêche de Calcutta du 25 courant disant : « Apparences de la récolte moins favorables. Bas Bengale a grand be-besoin de pluies. Behar, la plante souffre des vents d’ouest et du manque de pluies », a ramené un peu de confiance et quelques affaires se sont traitées avec 10 à 15 centimes de hausse. Si les mauvais avis sur la récolte continuent nous devrons avoir une hausse d'au-tant plus forte que les prix étaient tombés très bas. . Le stock de Londres a subi une réduction sensible, 17.936 caisses, contre 22 323 l’année dernière.
- Guatemala. — Nous n’avons eu la vente que de 62 surons, sans changement notable dans les cours. Stock 440 surons, contre 1.510 l'année dernière.
- Circulaire A. Dumont, Courtier assermenté.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie a la base d’un bouton en cuivre (bre
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
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- Ces billets sont émis dans toutes les gares du réseau P.-L.-M. et doivent comporier un parcours minimum de 300 kilomètres aller et retour.
- Prix : Le prix des billets est calculé d'après la distance totale, aller et retour, résultant de l’itinéraire choisi et d’après un barème faisant ressortir des réduc tions importantes pour les billets individuels ; ces réductions peuvent s’élever à :50% pour les billets de famille.
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- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Muntauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax. Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figsac-Limoges).
- Durée de validité: 30 jours.
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- Départs de Paris — Via Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkes-tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
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- Départs de Paris St Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parit St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
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- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Juin)
- On cote :
- Acide tartrique. ..... 300 ..
- Anis d’Espagne............... 80 ..
- Anis du Levant.......... 55 ..
- Bois de : Campèche Laguna 18 .. » Martinique 10 .. » Jaune Carmen. M .. » » Maracaïbo U .. Cannelle de Chine 110 .. — de Ceylan de n- 000 à 4 2 50
- Cochenilles : Grises...................... 250 ..
- Argentées................... 260 ..
- ............................ 240 ..
- Noires ordinaires........ 220 ..
- » supérieures......... 230 ..
- Crème de tartre.......... 180..
- Curcuma Bengale.......... 45 ..
- Dividivi..................... M
- Gommes : Arabique 170 ..
- ............................. 95 ..
- Damar Singapore.......... 120 ..
- » Batavia............. 170 ..
- Sandaraque.................. 185 ..
- Gambier...................... 35 ..
- Graines jaunes........... 55 ..
- Galles vert et noir . .. 115 ..
- Girofles..................... 95 ,.
- Fenouil.................... 50
- Macis..............’ ... 4
- Muscades n- 1 ....... 4 '..
- Mercure....................... 5 50
- 9 00[0Opium 0................ 25 ..
- •....Résine.................. 14 ..
- ValenSafran ce.......... 95 ..
- ..... Styrax......... . . 180 ..
- 1 65
- 180
- 110
- 140
- 7
- 5
- 25
- 100
- andigos. — on cote au demi-kilogramme
- moyen ordinaire.............. 2 .. 2 50 —urpah bon moyen à bon violet et violet r............................... 3 50 4 . . urpah moyen et moyen ordinaire.................... 2 50 3 25 oumac en feuilles............F. 18 .. 0/0 _ — en poudres...............F. 20 .. » erdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 .. 010 k. sous papier, F. 165 .. 070 k.
- » bon marchand en pains F. 105., .. » s » » en boules 105 .. »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE (5 Juin)
- Bois de teinture.
- Le campèche a eu la vente de quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... — 2c qualité .. . - 3e qualité.... — Sisal, Yucatan... Honduras 12 11 6 8 8 .. à 50 80 70 13 12 10 9 9 50 20
- Tabasco 7 50 8
- Haïti Cor 5 50 6
- » 5 50 5 60
- • St-Marc Gonaïves. .. 6 50 7
- » Fort-Liberté 5 80 6 25
- P.-de-Paix 6 75 7
- Miragoane 5 50
- Saint-Domingo $ 50 6 50
- Martinique et Guadeloupe. 4 60 5 50
- Jamaïque. 5 25 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 50 7
- » Manzanillo 6 50 7
- Tuspan 7 ( 25
- • Vera-Cruz 6 25 6 50
- Campèche 5 75 6
- D Carmen..... . . . . 5 75 6
- » Tampico 6 25 6 50
- Porto-Plata 5 50 5 75
- » Haïti 5 75 6
- Jamaïque 5 65 6 50
- 9 Barcel et P. Cab .. 6 75 7
- e Rio Hacha 5 5 25
- e Carth. et Savan... 5 5 25
- y Maracaïbo 5 25 5 75
- • Fustet 100 k. 12 14
- 3 Tatajuba 50 k. 4 75 5 25
- B Bahia 5 5 50
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- • Amapala.... 50 kil. 6 7
- 6 8
- » Calliatour... 100 k. 14 16
- » Lima 50 kil. 8 9
- » Ste-Marthe. 7 9
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- » Sandal 100 k. 5 7
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- D Quebracho.. 1009 k. 77 86 • c
- Rouge Pernamb....50 k. 14 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M .. .... — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 16 . 18 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffezacatille...... . ... . ..
- Ténériffe grise....... ... .
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond........ M.............
- Dividivi On cote les 50 kil 7 .. 13 ..
- Indigos
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 7 » fin viol, et pourpre... 7 » beau viol. et dite.... 6 » bon violet 5 » moyen violet 4 » bon violet rouge 5 » bon moy. v. roug.... 4
- Beng. fin rouge......... 5
- » bon dito.......... 4 • bon à fin cuiv..... 3
- » cuiv. ord. et bas.. 3
- Java........................
- Kurpah........................ 2
- Madras...................... 1
- Manille....................... 1
- Caraque....................... 1
- Guatemala flor................ 5 »...........................sobre........................ 3 »...................bon à fin cor....................................3 »...............cor. ord. à bas...............1
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6
- » bon à beau............. 5 » ord. et moyen..... 3
- 75 8 ..
- 25 7 50
- 75 7 ..
- 75 6 ..
- 50 4 75
- 25 5 50
- 75 5 ..
- 50 5 75
- 50 5 75
- 75 4 ..
- 4 25
- • • • • •
- 5..
- 4 ..
- 3 ..
- 50 4 50
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- 25 4 50
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- 2 50
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- .. 6 ..
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- On cote les 100 kil.: . ..
- Cap-Vert ..................
- Mers du Sud................
- Madagascar. ............M
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- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé........... 7 50 à 8 50
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- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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- Blanchiment (Machines et appareils pour) Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, ! Paris.
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- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
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- Bronze en poudre
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- Caoutchouc
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- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille.
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- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
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- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris."
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- ANNONAEC ! La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNoN-P . | Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Quelques conseils aux teinturiers. — Teinture des mélangés laine et coton (suite).
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment des toiles de lin et des fils de batiste (suite).
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression — Rouge paratrinaniline et blanc enlevé par vaporisage sur bleu cuvé (suite).
- Divers. — Le Comité consultatif des chemins de fer. — Le « Merchandise Marks Act » en Angleterre — L’Office national du travail. — La loi sur les accidents du travail. — Chronique des assurances.— Informations.
- — Bibliographie. — Note à nos lecteurs. — Renseigne-ments commerciaux. — Cours.— Annonces.
- CHIFFONNAGE
- QUELQUES CONSEILS AUX TEINTURIERS
- Nous empruntons à un confrère américain Dyers Trade Journal, les réflexions suivantes qui nous pa-raissent intéresser un grand nombre de nos lecteurs. • auteir se propose de montrer comme quoi ce sont Souvent les causes les plus simples qui ont toujours es effets les plus fâcheux.
- Les réflexions sont d’autant plus judicieuses à notre sens que souvent les causes de non-réussite signa lées produisent des dommages considérables et que,
- pour un maigre salaire, le teinturier, faute des précautions nécessaires, est forcé d’indemniser considérablement le client qu’il s’est trouvé impuissant à satisfaire.
- On néglige souvent de faire dissoudre au préalable les colorants solides avant de les introduire dans le bain.
- Ce manque de précaution occasionne alors de graves ennuis, particuliérement lorsqu’on se sert de matières colorantes telles que le violet de méthyl, le bleu Victoria, etc.Car en plongeant ces dernières dans l’eau, elles se prennent en masse et forment de petits grumeaux qui sont presque insolubles, et qui se collent avec une ténacité considérable aux étoffes que l’on veut teindre ; il va de soi que ces étoffes seront, après teinture, parsemées de grandes taches foncées. Quand cela arrive, ce qui n’est pas rare surtout lorsqu’on veut teindre en bleu pâle, en lavande ou en gris ardoise, la marchandise est presque toujours abîmée par ces taches ; ce qui nécessite, si l’on veut cacher ces défauts, une nouvelle opération dans un bain beaucoup plus foncé. Veut-on essayer d’enlever la couleur et de reteindre ensuite, on court le risque de mettrel’étoffe encore plus à mal.
- Tandis que si l’on avait eu soin de faire dissoudre d’abord le colorant dans de l’eau bouillante, puis de filtrer la solution, avant de l’introduire dans un bain, rien de tout cela ne serait arrivé.
- Le mieux serait que tous les teinturiers adoptent la bonne habitude de faire en grande quantité une solution type de tous les colorants dont ils ont à se servir.
- Il est d’autres matières colorantes qui ne se pren-
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- nent pas en masse lorsqu’on les plonge dans l’eau ; seulement elles ne s’y dissolvent qu'imparfaitement. Comme exemple, l’auteur cite le rouge d’alizàriné, et prétend avoir souvent vu des particules colorantes So-lides attachées dans les étoffes teintes à l’aide de ce corps.
- Ce défaut ressort principalement dans les teintes pâles où entre, comme composant, du rouge d'aliza-rine, dont les particules solides, s’il s’en trouve dans le bain, parviennent d’une façon ou d’une autre à se mettre dans les étoffes et y produisent naturellement des tâches d’un rouge violent. Il est inutile d’essayer en pareil cas de corriger la teinte en enlevant la couleur pour reteindre après. La seule manière d’éviter cet ennui est de s'assurer qu’il n’y a pas dans le bain de particules colorantes solides. De plus, il peut arriver dans ce cas qü’en vidant le bac et en le rinçant, il reste néanmoins quelques particules colorantes solides dans le fond. Le rouge d’alizarine S en particulier est dangereux sous ce rapport. Si on ne lave pas très soi-gneÜsement le bac après qu’il a servi avec ce colorant et qu’on recommence une opération nouvelle, il n’est pas rare que le nouveau bain se trouve entièrement perdu.
- Une autre précaution qu’il est facile de prendre, mais qu’on néglige généralement parce qu’on la croit inutile, est de ne jamais faire circuler un colorant solide dans l’intérieur des bâtiments servant à la teinture. Le moindre courant d’air en emporte des traces, pui peuvent, une fois ou l’autre, et cela arrive plus souvent qu’on ne le pense, retomber sur des étoffes mordancées et les tacher considérablement. Le cas s’est présenté dans une teinturerie importante, où pendant longtemps toutes les teintes pâles qu’on faisait dans un certain atelier se trouvaient tachées de bleu. Après de nombreuses tentatives infructueuses, l’analyse fit voir que ce bleu venait tout simplement d’un atelier voisin, où le colorant était employé à l’état pulvérulent.
- La conclusion de ces remarques, c’est qu’il faut absolument dissoudre avant de les employer les matières colorantes solides, et filtrer les solutions obtenues pour les débarrasser des particules insolubles solides qu’elles peuvent accidentellement renfermer. Cette opération ne doit pas se faire dans le même bâtiment où l’on teint ; la matière colorante ne doit pénétrer dans ce bâtiment qu’une fois dissoute.
- Il est un dernier fait sur lequel nous voulons attirer
- l’attention : c’est que la lumière exerce une action sur la laine mordancée au bichromate, avec ou sans addi-HüH d’acide sulfurique. Elle réduit l'acide chromique jaune à l’état de sexquioxyde de chrome vert, élit va de soi que la teinture sübséquente ne sera pas ce qu’elle devrait être aux points qui auront été exposés à la lumière pendant quelque temps. Si l’on ne peut faire autrement que de laisser l'étoffe ainsi mordancée à la lumière pendant un certain temps, il faudra avoir bien soin de la passer rapidement dans une solution légère de bisulfite de soude avant de la teindre, defa-çoh a réduire tout l’acide chromique.
- TEINTURE DES MÉLANGÉS LAINE ET COTON (Suite)
- Noir sur tricot à 85 pour 100 de coton et 15 pour 100 de shoddy. On manœuvre ‘d'abord 1 heure en bain
- bouillant avec
- Bichromate........ ......... 1 pour 100
- on lave. On manœuvre une autre heure en bain bouillant avec
- Campêche(extrait à 30° B). 20 » on manœuvre 30 minutes en bain froid avec Sulfate de cuivre 5 »
- repasser 30 minutes en bichromate à froid avec 2 pour 100. Laver.
- Noir pour mélanges multicolores (procédé Grison).
- 1° Préparation en cachou
- Cachou....................... 3 »
- Carbonate de soude.......... 1 »
- Eau pour ramener à lo -2° B q.s. exprimer, laisser au repos quelques heures.
- 2° Mordancer avec
- Pyroglinite de fer à 3° B. exprimer, laisser en repos 24 heures, dégorger, laisser égoutter sur chevalet 24 heures.
- 3o Bouillon, 45 minutes à 1 heure, avec
- Bichromate...................... 2,500 poür 100
- Sulfate de cuivre............... 2 »
- Acide sulfurique................ 1 »
- 4o Teinture, 25 minutes à 30 , monter au bouillon en 30 minutes, bouillir 30 minutes, avec Campêche (extrait sec)..... 10 »
- Bois jaune (extrait sec).... 1 » ajouter
- Sulfate de fer.................. i »
- Sulfate de cuivre............... 1,500 »
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- et bouillir encore 30 minutes à 1 heure, abattre, lisser, laisser en repos quelques heures, puis laver.
- Gris ardoise.
- Bronze diamine G................ 0,700.
- Noir diamine BO................. 0,080
- Thioflavine S... ;............... 1
- Noir naphtylamine D............. 0,050
- Noir naphtol 12 B............... 0,050
- Sulfate de soude................ 15
- Borax........................... 5
- Gris violacé.
- Noir diamine RO................ 0,050
- Noir naphtol 12 B................. 0,010 Orangé diamineD.. »... ...........0,012
- Violet formyl..................... 0,012 (A suivre'}.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU LIN ET DES FILS DE BATISTE (1) (Suite)
- Mais si l’ouvrier ne veut pas attendre et finir son travail de suite, il fera aspirer par la pompe toute la lessive usée et la remplacera par de l’eau fraîche, jusqu’au moment où le liquide aura perdu toute coloration brune. Etendre alors sur le pré et y laisser séjourner de trois à quatre jours.
- Les pièces sèches sont de nouveau arrosées et ainsi de suite, et lorsque le premier traitement est jugé suffisant, la toile est relevée aussi sèche que possible et retourne à un deuxième lessivage.
- Deuxième lessivage. — Répétition identique du pre-mier traitement, sans aucün changement de force de la lessive, pas plus que d’intensité de température et de durée d’étendage sur le pré.
- 8e lessivage. — Même traitement à l’exception que Ie liquide alcalin sera un peu plus faible (500 gr. de 8e1 de soude pour 70 litres d’eau). Lorsque la tempé-rature du bain est arrivée à son maximum d’intensité, on introduit suffisamment d’eau froide dans la lessi-veuse pour qu’il soit possible d’en extraire les pièces a la main. On sort alors le tissu tout imprégné de lessive et on porte au pré où elle subit pendant un sejour de deux à trois jours un arrosage très fréquent, On passe alors à un
- •------------------ ------------------______
- (1) D’après V, Joclet (l’Art du Blanchiment').
- 4° lessivage. —Ici encore le traitement est le même, en diminuant toutefois encore la force alcaline du bain (500 gr. de sel de soude pour 75 litres d’eau).
- 5e lessivage. — Comme précédemment ; 80 litres d’eau pour 500 gr de sel de soude.
- 6e lessivage. — De même, mais 85 litres d’eau.
- 7e lessivage. — De même, mais 90 litres d’eau.
- 8e lessivage. — De même, mais 95 litres d’eau.
- 1er bain acide. —Après le dernier étendage sur le pré, les pièces sont relevées encore humides, rincées, puis immergées dans un bain acide composé de une partie pondérale d’acide sulfurique pour 200 parties d’eau aussi propre que possible. Après avoir bien pollié le bain pour une égale répartition de l’acide au sein du liquide, le tissu est entré aussi veule que possible sans être tassé et on l’y laisse entièrement submergé pendant 5 à 8 heures. Sitôt sorti, il doit être immédiatement lavé à grande eau dans une eau courante autant que possible et après l’égout, les pièces passent au premier chlorage.
- 1er chlorage. — Le bain se prépare en délayant une partie pondérale de chlorure de chaux frais et saturé dans 600 parties d’eau. Les toiles sont placées dans des réservoirs en pierre ou ciment et maintenues imm. r-gées par des bâtons en bois pour permettre à la solution de pénétrer également et partout le tissu. Au bout de 6 a 8 heures de séjour dans ce bain, on rince à eau courante, on essore puis passer dans un
- 2e bain acide. — Tout pareil au premier.
- 3e lessivage. — La lessive se prépare en dissolvant 1 kil. 250 de bon savon blanc de Marseille (savon liquide) et 500 gr. sel de soude dans 300 litres d’eau chauffée à 750 c. Après le passage en cuve, les pièces retournent au pré où elles sont arrosées suivant besoin pendant 2 à 3 jours, puis rincées et passées à la visite.
- Les pièces désignées pour un demi blanchiment seu-lement sont généralement terminées ; on les apprête alors à l’amidon, et après un passage à l’azurage elle sont définitivement séchées.
- Mais si le blanchiment doit être au 3/4 ou tout entier, il faut passer à la lessiveuse au savon.
- On lave au savon de Marseille ou au savon noir jusqu’à ce que toutes les raies noires ou brunes aient complètement disparues sur la toile. A ce moment, sans passer par un nouveau relavage, les pièces encore imprégnées de savon passent dans une
- 10e et 11e lessive de 500 gr. de sel de soude pour
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- 175 litres d’eau à 75° c., puis passées au pré ; mais ici elles ne sont plus tendues sur cadres, mais mises au large et maintenues dans un état d’humidité constante; au bout de deux jours de ce traitement, relavage à fond et passage au
- 2e bain de chlore. — Identique en tous points au premier. Puis
- 3° bain d’acide. — Egalement comme il est dit précédemment.
- 12e lessivage. — Lessive préparée avec 500 gr. sel de soude etl kil. 250 savon blanc de Marseille dissous dans 300 litres d'eau à 60° c. Passage au pré pendant deux jours sans cadrage et maintien d’un état d’humidité constante ; rincer et passer à la visite. Les pièces reconnues bonnes et suffisamment blanchies passent à l’amidon, à l’azurage et sont définitivement séchées. Celles au contraire dont l’état d’avancement est jugé insuffisant retournent à la savonneuse et sont lessivées encore une fois.
- 13e lessive. — Comme lessive 11e; puis après passage au pré pendant 2 jours, rinçage. Les pièces jugées meilleures passent encore sur un bain acide, les inférieures sur un
- 3e chlorage. — Comme le 2e puis un
- 4e bain acide. — Comme le 3e puis repassent comme il est dit précédemment au lessivage, passage au pré, puis après un dernier rinçage, exprimées au cylindre et amidonnées et azurées.
- Ce procédé, sauf quelques modifications mécaniques provenant du progrès quotidien des installations industrielles (autoclaves à haute pression, appareils Mather et Platt) est encore le seul à qui la toile d’Irlande et d’Ecosse doit son antique réputation.
- {A suivre).
- S
- E:
- C 2 &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Th .. .
- Z--, Bi
- Particularités
- Bleu d’alizarine X (Badische)
- ......... Gris bleu foncé Bi, Sn, Zr Gris bleu violacé Gris bleu
- Al
- Fe Cr. Sn. GL
- ......... Violet gris
- ......... Noir pauvre
- ......... Gris violacé
- ......... Violet rougeâtre
- ......... Violet d’alizarine
- Vert d’alizarine {Badische)
- Th, Zr, Fe, Y, Ur...
- Mn,Ge,Co,Pb, Gl, Ni
- Zn.................
- Al.................
- Sn.. ..............
- Olive foncé Olive moyen Olive bleuâtre Bleu gris Gris bleu
- Sn, Ur, Al
- Auramine (Badische)
- Ur, Ni, Ce........... Il reste un léger remontage
- Pyronine G (Leonhardt)
- Ur.................. Rouge fuchsine foncé Ur
- Bi........... ...... Rose violacé foncé
- Al,Ce,Zn,Cr,Y,Zr,Th. Rose violacé mais clair
- Vert malachite
- Ur......... . Vert guignet jaunâtre
- Ni.................... Vert guignet rabattu
- Zn, Bi, Ce, Cd....... Vert bleu très clair
- Bleu patenté ÇMeister)
- Ni..................
- Bi..................
- Zn, Al..............
- Cr..................
- Y, Zr, Th, Ce, Cu. . .
- Ur, Ni
- Ni, Al
- Zn, Bi
- Outremer bleuâtre vif Outremer plus clair Outremer violet Bleu gris
- Gris bleu verdâtre très clair (A suivre.')
- Teinture et Impression
- ROUGE PARANITRANILINE ET BLANC enlevé par vaporisage sur bleu cuvé par MM. L Bloch et Ed. Zeidler (I) (Suite) •
- Il nous reste à ajouter quelques considérations quant aux porportions indiquées. Nous ne prenons que17gr. du -naphtol par litre de préparation, et il est évident que, pour avoir un rouge très corsé et très nourri, il faudrait augmenter cette dose, mais le naphtol diminue la force oxydante du rongeant chlorate prus-siate. D’une part, en prenant le p naphtol plus concentré, on n’obtiendrait plus un blanc suffisant, de
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, 1898.
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- l’autre, on dépasserait la limite de résistance du rouge, car on serait forcé d’augmenter aussi la puissance oxydante dans le diazo. La quantité variant de 15 à 20 gr. de 3-naphtol par litre de préparation, nous paraît la plus favorable.
- Le chlorate, ajouté aup-naphtolate, s’est montré très utile quant à la réaction oxydante. Le Blanc devient de plus en plus pur à mesure que l’on augmente la quantité de chlorate dans la préparation, et le meilleur résultat s'obtiendrait si l’on pouvait y introduire tout le chlorate nésessaire. Nous avons dû borner la proportion à 100 gr. de chlorate par litre de préparation, et, avec cette quantité, cette dernière se conserve, l’huile reste en solution, et le reste du chlorate nécessaire est amené par la couleur d’impression.
- La quantité normale de :
- 150 gr. chlorate de soude
- 80 gr. prussiate jaune de soude
- 130 gr. acide tartrique
- par litre de rongeant blanc s’est montrée suffisante pour les gravures usuelles, et, pour les dessins très fins, il suffira d’augmenter la quantité de chlorate de 150 gr. jusqu’à 300 gr. |par litre.
- La quantité de :
- 26 gr. de prussiate rouge de K et 21 gr. acide tartrique
- par litre de rongeant rouge s’est également montrée suffisante pour les dessins habituels, et, pour les gravures très fines, on peut monter à
- 31 gr. de prussiate rouge de K et 25 gr. acide tartrique
- par litre, sans altérer sensiblement la vivacité et l’intensité du rouge.
- On remarquera que l’acétate de soude, qui existe d'ordinaire dans les formules des couleurs d’impression diazo, manque dans notre recette rouge.
- La raison en est que la solution acétique du diazo en présence des oxydants ne se conserve pas.
- Nous avons mis, en conséquence, l’acétate de soude dans la préparation, de sorte que l’on sauvegarde les avantages que ce produit comporte, et le rouge sans acétate (dans lequel on a sans doute affaire à une solation tartrique et ferricyanhydrique du diazo) se conserve aussi bien en présence du chlorate, et, selon nos observations, plutôt mieux que le rouge habituel.
- (A suivre.)
- DIVERS
- LE COMITÉ CONSULTATIF des chemins de fer
- Le Comité consultatif des chemins de fer est com posé de sept membres de droit et de soixante-huit membres nommés par décret.
- Sont membres de droit :
- Le président de la Commission des chemins de fer du Sénat ;
- Le président de la Commission des chemins de fer de la Chambre des députés;
- Le président de la Section des travaux publics, de l’agriculture, du commerce et de l’industrie du Conseil d’État ;
- Le directeur des chemins de fer au ministère des Travaux publics ;
- Le directeur des routes, de la navigation et des mines au ministère des Travaux publics ;
- Le directeur du personnel, de la comptabilité au ministère des Travaux publics;
- Le directeur des chemins de fer de l’État.
- Les membres nommés par décret comprennent :
- 22 membres du Parlement, dont 8 sénateurs et 14 députés ;
- 2 membres du Conseil d’État de la section des travaux publics, de l’agriculture, du commerce et de l'industrie ;
- 2 membres de la Cour des comptes ;
- 5 représentants du ministère des Finances ;
- 4 représentants du ministère du Commerce, de l’industrie, des Postes et des Télégraphes;
- 1 membre de la Chambre de commerce de Paris ;
- Le président du Tribunal de commerce de Paris ;
- 8 membres des Chambres de commerce des départements ;
- 4 représentants du ministère de l’Agriculture ;
- 1 représentant de la Société nationale d’encouragement à l’agriculture ;
- 1 représentant de la Société des agriculteurs de France;
- 1 représentant de la Société générale des viticulteurs de France ;
- 2 représentants du ministère des Colonies ;
- 1 représentant du ministère de la Guerre ;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 3 membres du corps des Ponts et Chaussées ;
- 1 membre du corps des Mines ;
- 1 représentant de l’industrie minière ;
- 2 représentants de la navigation intérieure;
- 3 ingénieurs civils ;
- 1 membre de la Commission permanente du Congrès international des chemins de fer ;
- 2 ouvriers ou employés des Compagnies de chemins de fer.
- Les inspecteurs généraux chargés de la direction des services de contrôle de l’exploitation des chemins de fer ont entrée dans le Comité avec voix délibérative pour les affaires de leur service et voix consultative pour les autres affaires.
- Un secrétaire avec voix délibérative et deux secrétaires adjoints avec voix consultative, pris parmi les maîtres des requêtes ou les auditeurs du Conseil d’État, sont attachés au Comité par airêté ministériel.
- 4 auditeurs au Conseil d’État, nommés par arrêté ministériel sur la présentation du vice-président du Comité, sont adjoints ‘en qualité de rapporteurs pour les affaires d’importance secondaire. Ils ont voix consultative.
- Le Comité est présidé par le ministre des Travaux publics.
- Un vice-président est nommé chaque année par arrêté ministériel pour présider les séances en Fab-sence du ministre, assurer la marche du service et désigner les rapporteurs.
- Les membres du Comité consultatif sont nommés pour deux ans. Les membres sortants peuvent être renommés.
- Cesseront de plein droit de faire partie du Comité les membres qui n’exerceront plus les fonctions qui ont motivé leur nomination.
- Ils seront immédiatement remplacés par des membres choisis dans les catégories qu’ils représentaient eux-mêmes,conformément aux dispositions de l’art. 1er.
- Le Comité est nécessairement consulté :
- Sur l’homologation des tarifs ;
- Sur l’interprétation : 1* des lois et règlements relatifs à l’exploitation commerciale des chemins de fer ; 2: des actes de concession ; 3 des cahiers des charges.
- Sur les rapports des administrations de chemins de fer entre elles ou avec les concessionnaires des embranchements ;
- Sur les traités passés par les administrations de chemins de fer et soumis à l’approbation du ministre ;
- Sur la demande en autorisation d’émission d'obli-gâtions ;
- Sur les demandes d’établissement de station ou de haltes sur les lignes en exploitation;
- Sur les réclamations relatives à la marche des trains.
- Sur les vœux ou pétitions tendant à la création de nouveaux trains.
- Le Comité délibère, en outre, et fournit son avis sur toutes les autres questions qui lui sont soumises par le ministre relativement à l’établissement et à l’exploitation des chemins de fer d’intérêt général, d’intérêt local ou des tramways, notamment sur le mode à adopter pour la mise en exploitation des lignes nouvelles, sur le rachat des concessions ou la fusion des Compagnies. Il donne également son avis sur toutes les questions relatives à l’organisation par les soins des Compagnies de caisses de retraites, d’économat et toutes autres institutions analogues.
- Le Comité délibère sur un rapport écrit présenté par un des membres ou par un des secrétaires ou par un des auditeurs du Conseil d’Etat, adjoints comme rapporteurs.
- Des sous-comités institués par arrêtés ministériels peuvent être chargés d’émettre au lieu et place du Comité un avis sur les affaires de moindre importance.
- Le Comité peut, avec l’assentiment du ministre, procéder à des enquêtes.
- Il entend les représentants des administrations de chemins de fer, ainsi que ceux du commerce et de l’industrie, toutes les fois qu’il le juge utile pour éclairer ses délibérations. Il les convoque soit spontanément, soit sur leur demande.
- Le comité se réunit, en dehors de la période des vacances, au moins une fois par semaine et aussi souvent que les besoins du service l’exigent.
- Le Journal Officiel vient de publier un décret réorganisant le Comité consultatif; sont nommés membres de ce Comité :
- MM. Loubet, Monis, Huguet, Mir, Prevet, Reymond, Waddington (Richard), et Franck Chauveau, sénateurs.
- Aynard, Cochery, Etienne, Guillain, Jonnart, Lasserre, Laroze, Lebret, Ricart Henri, Sibille, Thomson, Fleury-Ravarin, et Krantz députés.
- Cotelle etColson, conseillers d’Elat.
- Georges» président de chambre à la cour des comptes. Tisserand, conseiller maître à la cour des comptes. Bousquet, directeur général des douanes.
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- Courtin, inspecteur des finances.
- Laurent, directeur général de la comptabilité publique.
- Machart, inspecteur général des finances.
- Pallain, gouverneur de la Banque de France.
- Ansault, administrateur de l’exploitation postale au ministère du commerce, de l’industrie des postes et des télégraphes.
- Chandèze, directeur du commerce, au ministère du commerce, de l’industrie des postes et des télégraphes.
- Moreau, chef du contentieux à l’Exposition de 1900.
- Nicolas, directeur du travail et de l’industrie au ministère du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes.
- Lainey, membre de la chambre de commerce de Paris.
- Brunet, président de la chambre de commerce de Bordeaux.
- Courtois de Viçose, président de la chambre de commerce de Toulouse.
- Estève, président de la chambre de commerce de Cette.
- Herbart, président de la chambre de commerce de Dunkerque.
- Féraud, président de la chambre de commerce de Marseille.
- Latham, président de la chambre de commerce du Havre.
- Le Bourgeois, président de la chambre de commerce de Dieppe.
- Rogé, président de la chambre de commerce de Nancy.
- Goy, président de la chambre de commerce de la Seine.
- Bénard Jules, agriculteur, membre du conseil supé-rieur de l’agriculture et de la société nationale d’agriculture.
- Daubrée, directeur des forêts au ministère de l’agriculture.
- Vassilière, directeur de l’agriculture.
- Tallavignes, ingénieur agronome, directeur de l'é-cole d’agriculture, Toulouse (Haute-Garonne).
- De Lagorsse, secrétaire général de la société natio-nale d’encouragement à l’agriculture.
- De Vogué (marquis), président de la société d’agriculture de France.
- Gazelles, secrétaire général de la société des viti-culteurs de France et d’ampélographie.
- André Lebon, ancien ministre du commerce et des colonies
- Disière, conseiller d’État.
- Gonse, général de division, sous-chef d'état-major général de l’armée.
- Doniol, inspecteur général des ponts et chaussées.
- Holz, inspecteur général des ponts et chaussées.
- Ricour, inspecteur général des ponts et chaussées.
- Orsel, inspecteur général des mines.
- Fayol, concessionnaire des mines de Commentry et de Decazeville.
- Couvreur, président de la chambre syndicale de la marine (navigation intérieure).
- Papelier, fondateur des docks nancéens.
- Armez, Lahaye et Grüner, ingénieurs civils.
- Griolet, membre de la commission permanente du congrès international des chemins de fer.
- Pérochau, ouvrier ajusteur dans les ateliers de la compagnie des chemins de fer de l’Ouest.
- Guimbert, président de la fédération générale française professionnelle des mécaniciens et chauffeurs des chemins de fer et de l’industrie.
- LE « MARCHANDISE MARKS ACT "
- EN ANGLETERRE
- Les autorités douanières du Royaume-Uni viennent de publier, au sujet des marques apposées sur les marchandises étrangères importées en Angleterre pour la consommation intérieure, une circulaire apportant quelques modifications au mode d’interprétation appliqué jusqu'à présent au « Merchandise Marks Act ».
- Le Travail national a traduit cette circulaire, qui intéresse les industriels étrangers faisant des affaires avec la Grande-Bretagne :
- 1- On n’est pas tenu d’apposer la mention du pays d'o-rigine (« Made abroad Made in Belgium etc.), sur les marchandises étrangères qui ne portent aucune espèce de marque, soit sur l’article lui-même ou sur le paquet ou l'emballage ;
- 2- Les articles expédiés de l’étranger et portant le nom ou la marque d’un manufacturier ou d’un négociant anglais doivent porter, en outre, une inscription indiquant le pays où la marchandise a été fabriquée. Le nom du pays constitue une indication suffisante et c’est ainsi, par’ exemple, que la mention « John Smith, Belgium » est autorisée, mais l’inscription « John Smith, Sheffield » doit être accompagnée des mots « made in Belgium », ou autre similaires;
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- 184 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 3' Dans le cas où les marchandises étrangères proviendraient d’une localité portant le même nom qu’une localité anglaise ou pouvant donner lieu à confusion, la marque doit également porter l’indication du pays d’origine. Par exemple, Boston devrait être suivi des mots « United States » si la marchandise était de fabrication américaine ;
- 4 Si la marque apposée sur une marchandise comporte le nom d’une localité et si la marchandise en question n’a pas été fabriquée dans cette localité même, ou dans le pays où elle est située, la marque doit également porter une inscription indiquant le pays de production. Du vin produit ou composé en Belgique et désigné comme « Porto ou « Xérès » devrait donc porter également la mention «pro-duced in Belgium », ou Belgian Port », ou « Belgian Sherry », selon le cas. Une exception à cette règle est faite lorsque le nom de localité quecomporte la marque ou l’étiquette indique simplement la nature même de la marchandise et non sa provenance. De sorte que les mots « tapis de Bruxelles » ou » ciment Portland », par exemple, ne doivent pas être accompagnés de l’indication du pays d’origine;
- 5* Les marques ou étiquettes en langue anglaise appliquées sur des marchandises étrangères importées pour la consommation intérieure et provenant de pays où cette langue n’est pas en usage, ne sont pas considérées comme une indication indirecte que ces articles sont de fabrication britannique. Les fonctionnaires de la douane restent seuls juges, cependant, des casoù ces inscriptions seraient de nature à tromper l’acheteur sur l’origine réelle de la marchandise.
- Les inscriptions dans une langue étrangère qui ne serait pas celle du pays de provenance de la marchandise importée, doivent être accompagnées des mots « made in., etc. » ;
- 6- En ce qui concerne les montres, toute marque sur là caisse est considérée comme s’appliquant aussi au mouvement. Par conséquent, si une caisse de montre de fabrication anglaise porte une marque indiquant son origine et contient un mouvement de fabrication suisse, ce dernier devra porter une marque indiquant sa prove-nanse réelle;
- 7* Toutes les indications qualificatives doivent être distinctes, bien lisibles et placées sur ou près des marques auxquelles elles se rapportent;
- 8: Les marques sur les échantillons ou modèles ne doivent être accompagnées d’aucune indication de provenance, etc., pourvu, bien entendu, que ces échantillons ou modèles n’aient aucune valeur intrinsèque et ne constituent pas des articles complets et utilisables, et que l’on puisse voir à première vue que ce sont des échantillons.
- L’OFFICE NATIONAL DU TRAVAIL
- Le Journal officiel vient de publier une nouvelle liste complémentaire des conseillers du commerce extérieur de la France.
- Sont nommés :
- MM. Ambroise (A.) Appert (Léopold), Bœringer (Eugène), Gaulliez (Henry), Cavalier (Camille), Combes de Lestrade, Darquer, Dayer (Joseph-Marie), Démangé (Ernest), Debeauchamp (Eugène-Joanny), Der-villé (Stéphane), Descamps-Longhaye (Maurice),
- Dupont (Emile), Duhem (Arthur), Dybowski, Fabre (Cyprien), Farjon, Ferry-Capitan, Frette (Auguste), Geoffroy, Gros Frédéric-Alexis, Grosdidier, Eroult, Jourdain (F.), Kaindler, Keittinger (Maurice), Lebaudy (Paul), Lecore-Carpentier, Louis-Guérin (Charles), Maquet (Ernest), Marty, Masurel (Edmond), Masque-lier (Auguste), Paraf (G.), Petitgas (François), Pey-chaud (Auguste-Michel), Prévost (Mathieu), Reu-meaux, Robert (Gabriel), Salavy, Salomon (Lucien), Tollet (Henri-Frédéric), Valensi (Raynaud), Ventre (Auguste), Vigier (Fernand), Viellard (Armand).
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Par arrêté du ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, en date du 7 juin 1898, il est institué, sous la présidence du ministre, une commission consultative chargée de concourir à l’élaboration des règlements d’administration publique prévus par la loi du 9 avril 1898, concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans le travail.
- Sont nommés membres de cette commission :
- MM.,
- Thévenet, sénateur;
- Marvéjouls, député ;
- Nicolas (C.), conseiller d’Etat, directeur du travail et de l’industrie;
- Bouquet (L.), directeur du personnel de la comptabilité et de l’enseignement technique ;
- Moron, directeur de l’Office du travail ;
- Fontaine, sous-directeur de l’Office du travail ;
- Le directeur de la Caisse des dépôts et consignation;
- ou son délégué ; 1
- Le président de la Chambre de commerce de Paris ou son délégué;
- Marie, secrétaire général de l’Institut des actuaires français ;
- Pinard, président de l’Alliance syndicale du commerce
- et de l’industrie, administrateur délégué de la Caisse d’assurance mutuelles des Chambres syndicales contre les accidents du travail;
- Jouanny, vice président du Comité central des Chambres syndicales ;
- Mayen, président du Syndicat des Compagnies d’assurances à primes fixes contre les accidents.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Chaufton, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ;
- Cheysson, inspecteur général des Ponts et Chaussées, membre agrégé de l’Institut des actuaires français; Albert Gigot, directeur des mutualités d'assurances contre les accidents organisées par le Comité des forges de France et par la Chambre syndicale du commerce et de l’industrie des tissus et des matières textiles.
- La Commission a pour secrétaire, avec voix consultative, M. Georges Paulet, chef du bureau des caisses d’épargne, des assurances, des retraites et de la coopération, et pour secrétaire adjoint M. Weber, actuaire à l'Office du travail.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES «
- Nous extrayons du journal La Loi du 25 mai 1898, le dispositif ci-après d’un jugement rendu par le tribunal civil de Lyon en date du 14 décembre 1895.
- « Est déchu de tous droits à une indemnité à raison « du sinistre éprouvé par lui, l’assuré qui a fait une « fausse déclaration sur la nature des risques qu’il a « fait garantir. »
- « Il doit en être ainsi au cas où le bâtiment assuré « était désigné sur la police comme étant construit en « maçonnerie et pisé et couvert en tuiles, tandis qu’en «réalité il résulte de l’expertise qu’il était construit en « bois sauf les murs mitoyens et les parties au dessus « du mur de clôture et qu’il était couvert seulement en « carton bitumé. »
- « L’assuré encourt également la déchéance pronon-« cée par la police par suite de l’exagération faite " sciemment et en connaissance de cause du dom-« mage résultant du sinistre. »
- La Cour d’appel de Lyon, dans son audience du 18 anvier 1898 a rendu un arrêt confirmant ce jugement : Par suite, il est établi une fois de plus que, seules, les déclarations de l'assuré font foi, et que, en aucun cas, la visite des agents de la Compagnie, soit au moment de la souscription du contrat, soit lors d’un sinistre,
- (1) Dans l’intérêt des abonnés et des lecteurs du journal, nous nous sommes adressés pour traiter les questions d assurances, à un spécialiste qui se charge, indépendam-ment de la chronique, de la vérification gratuite, de la réfection et de la révision des polices de toute nature. Nous —i transmettrons, dans ce but les demandes de renseignements qui parviendront au journal.
- Joindre un timbre pour la réponse.
- n’engage en rien, la responsabilité de la Compagnie assureur.
- C’est pourquoi nous ne saurions trop recommander à nos abonnés et clients de ne signer aucune police de quelque rature qu’elle soit, sans l’avoir soumise à l’examen de notre service spécial des assurances.
- Nous croyons également faire œuvre utile en engageant vivement nos lecteurs à nous adresser tous leurs contrats en cours, incendie ou autres à vérifier, certains d’avance de leur éviter bien des ennuis, en leur signalant les cas de déchéances qui pourraient s’être glissés dans la rédaction de ces contrats et par suite les mettant à même de remédier à ce mauvais état de choses.
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. B , à Angoulême. — Ce n’est que trois mois après l’homologation par le Conseil d’Etat de la nouvelle loi sur les accidents du travail, que les nouveaux tarifs seront mis en vigueur par les Compagnies.
- M. B., à Troyes. — Une simple lettre recommandée adressée à la Compagnie suffit pour rendre valable votre intention de faire cesser votre assurance. Cette question a été jugée.
- M. N., à Troyes. — Vous n’avez aucun changement à faire pour votre assurance contre les accidents avant la mise en vigueur de la nouvelle loi.
- INFORMATIONS
- Depuis le 1er juin, des colis postaux avec déclaration de valeur jusqu’à concurrence de 500 francs peuvent être échangés, par la voie des paquebots français, entre la France, l’Algérie, d’une part, et l’Egypte, d’autre part, moyennant un droit d’assurance fixe ainsi qu’il suit : 20 centimes par 300 francs ou fraction de 300 francs pour les colis de valeur déclarée originaires de la France, et 35 centimes pour les provenances de l’Algérie.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
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- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- BIBLIOGRAPHIE
- PETITE ENCYCLOPÉDIE PRATIQUE de Chimie industrielle publiée sous la direction de M.BILLON, ingénieur chimiste.
- 3e volume. Les soudes et POTASSES
- Nous avons déjà appelé l’attention de nos lecteurs sur la haute utilité des travaux encyclopédiques et appelé leur attention sur la petite Encyclopédie pratique de Chimie industrielle publiée sous la direetion deM. Bil-lon.
- Un des principaux avantages de cet ouvrage consiste en la rapidité avec laquelle se succèdent les 30 volumes annoncés et devant constituer la première série de cette utile collection. A peine avions-nous fini de parcourir les deux premiers volumes spécialement consacrés : le 1er à l’histoire de l’industrie chimique, le 2e au sel, que voici déjà venir le 3e volume, les soudes et potasses, ainsi que le 4e le soufre et ses dérivés.
- L’importance du sujet traité dans le troisième volume n'échappera à personne, et tous nous savons que dans l’industrie comme dans l’agriculture et même l’économie domestique, les soudes et les potasses jouent un rôle prédominant. Leur étude, placée immédiatement après l’étude du sel, n’est que la suite logique de cette dernière et chaque chose prend ainsi la place convenable qui lui appartient dans l’ensemble que les auteurs se sont proposés d'exposer sommairement, il est vrai, mais néanmoins fort complète dans ces mo nographies. Il n’entre pas dans le cadre déjà fort restreint de ce journal d’analyser à fond tous les ouvrages qui sont soumis à son appréciation, et nous sommes forcément amenés à être plus courts que nous ne le voudrions et que n’exigerait une matière de cette im portance. Nous nous contenterons donc pour le moment de résumer nos impressions et de dire que rien n’a été oublié dans le petit livre (156) que nous venons de parcourir : études chimiques du sodium et du potassium et des propriétés de leurs dérivés salins, extraction de la matière première, procédés de fabrication, applications industrielles, agricoles, médicales et domestiques, tout y a été exposé rapidement, mais avec une clarté suffisante pour que ce volume puisse figurer avec honneur non seulement dans la bibliothèque du jeune commençant, mais même dans celle de l’ingénieur et du praticien, qui y trouveront un memento utile à consulter.
- 4e volume. — Soufre et dérivés
- Ce que nous venons de dire du 3e volume peut s’appliquer également au 4e qui traite des dérivés d’un corps tellement répandu dans la nature que ce n'est qu’exceptionnellememt que l’analyste peut en mentionner l’absence, sous une forme ou une autre, chez toutes les substances naturelles ou artificielles qui, journellement, se présentent à nous.
- Ici le sujet a été traité avec une méthode et une clarté remarquables, si l’on veut bien considérer que
- la matière est assez difficile à traiter lorsque le livre ne s’adresse pas directement au savant, mais qu’il a la prétention de suppléer pour le commençant et le praticien à des ouvrages fort longs, fort coûteux et d’un emploi difficile lorsqu’il s’agit d’un simple renseignement sur la nature, l’origine, la fabrication ou l'emploi du soufre ou de l'un de ses dérivés.
- Nous avons d’ailleurs pu constater par la lecture du volume que si les détails donnés sur certains de ces dérivés ne dépassent pas la moyenne ordinaire, certains autres sont bien plus explicites et plus simples que les traités spéciaux ; exemples, l’acide sulfureux et les sels dérivés de cet acide.
- Encore un bon petit ouvrage dont nous félicitons l'auteur et que nous ne pouvons que recommander à ceux qui, sans avoir des connaissances techniques tout à fait complètes sur la matière, auraient cependant besoin de connaître à fond la nature, les propriétés, la fabrication et les usages du soufre et de ses dérivés.
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
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- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père 4 et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
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- Manuel pratique du Teinturier. — Matières colorantes. — Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds. — Edition française par F. DoM-mer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales. Prix, 8 fr.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4® Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5? Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Quennehem (Emile), teinturerie, 112, rue du Fau-bourg Hotoie, à Amiens.— Jug. du 10 mai.— L. : M. Baillet.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Delestra et Cie, apprêts d’étoffes, 80, rue Cuvier et 1, rue Du-saussoi, à Lyon. — Durée : 15 ans. — Cap. : 20.000 fr. — Acte du 30 mars.
- Formation de la Société en nom collectif L. BOIVIN et A. Thomas, produits chimiques, à Maisse.— Durée : 12 ans.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution. à partir du 22 avril, de la Société Co-GNET et Bos, teinturerie et apprêtage de soies et co-tons, au Rey, commune de Saint-Etienne. — L. : M. Bos. — Acte du 22 avril.
- Ventes de fonds de commerce
- Mme Ita a vendu un matériel de teinturerie, 83, a Passy.
- M. Ranchoux a vendu un fonds de teinturerie, 21, rue Baudin.
- M. Cornet a vendu un fonds de teinturerie, 17, rue Erard.
- Mlle Joannic a vendu un fonds de teinturerie, 234, 8 St-Honoré.
- Mme Cuon a vendu à Mme veuve Dubois un fonds de teinturerie, 56 rue du Colisée.
- Mme veuve Morand a vendu à M. Sarrey un fonds de teinturerie, 215, rue St-Honoré.
- M. Guionneau a vendu à Mlle Rivière un fonds de teinturerie, 25 et 27, rue Montorgueil.
- M. Guerre a vendu à M. Sarrey un fonds de teintu-rerie, 30, av. d’Orléans et succursales.
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- Ces billets d’aller et de retour seront délivrés jusqu’au 31 octobre inclusivement à première demande •
- A la gare de Paris P.L.M., dans les bureaux succursales, ainsi que dans les agences de voyages.
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- Bains de mer de la Méditerranée
- Billets d'aller et retour valables 33 jours. Billets individuels et collectifs {de famille)
- Il est délivré du 1er juin au 15 septembre de chaque année, des billets d’aller et retour de bain de mer de 1re, 2e et 3e classe, à prix réduits, pour les stations balnéaires suivantes :
- Agay, Aigues-Mortes, Antibes, Bandol, Beaulieu, Cannes, Golfe-Juan Valiauris, Hyères, La Ciotat, La Seyne-Tamaris-sur-Mer, Menton, Monaco, Monte-Carlo, Montpellier, Nice, Ollioules-Sanary, St-Raphaël, Toulon et Villefranche-sur-Mer.
- Ces billets sont émis dans toutes les gares du réseau P -L.-M. et doivent comporter un parcours minimum de 300 kilomètres aller et retour.
- Prix : Le prix des billets est calculé d'après la distance totale, aller et retour, résultant de l’itinéraire choisi et d’après un barème faisant ressortir des réduc fions importantes pour les billets individuels ; ces réductions peuvent s’élever à 50 % pour les billets de famille.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Montée-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité: 30jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe
- 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neiochaven
- Par la gare Saint-Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de juor en 9 heures (Ire et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l'après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 : 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Pari: St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres,
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h, 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Via Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Via Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DROGUERIES & TEINTURES
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- Campeche Laguna
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- Jaune Carmen.
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- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles : Grises.................. Argentées............... Zacatilles.............. Noires ordinaires........
- » supérieures...... Crème de tartre... Curcuma Behgalé......... Dividivi . .......
- Gommes : Arabique................ Aden.................... Damar Singaporé........
- » Batavia........ Sandaraque................
- Gambier................. Graines jaunes.
- Galles vert et noir . Girofles................ Fenouil................. ...
- Macis................
- Muscades n- 1.........’
- Mercure............... 9 00[00pium 0..........
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- • Styrax.. ............
- 18 10 M
- 14
- 120
- 2
- 250
- 260
- 240
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- 90
- 180
- 50
- S
- 1
- 65
- 180
- 110
- 140
- 25 .
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez tendre.................
- moyen ordinaire............. Kurpah bon moyen à bon violet et violet r.......... Kurpah moyen et moyen
- ordinaire....................
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- F,
- 2
- 2
- 3
- s.
- en poudres.
- F.
- 2
- 18
- F. 20
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- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- 50
- à
- 2
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- . 010
- . 010
- 75
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- k.
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- PLACE DU HAVRE
- (18 Juin)
- Bois de teinture.
- Le campêcheaeu la ventede quelques parties livrer.
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- 12
- 11
- 7
- 9
- 9
- 7
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- 10
- 50
- 60
- à
- 13
- 10
- 10
- 9
- 8
- 5
- 70
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- Bengale.. Java
- 50 kilos
- On
- Mad , Pond...
- Dividivi
- cote les 50 kil
- On
- Beng.
- M
- 37
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- 1
- 13 M
- 7
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- 1/2
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- kil.
- 2
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- CO
- C
- » Aquim » St-Marc Gonaïves ... 5 60 6 75 5 7
- » 6j25 6
- P.-de-Paix G 75 7
- 5 60
- Saint-Domingo 5 90 6
- Martinique et Guadeloupe. 4 50 5
- Jamaïque. 5 35 6
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6
- j Manzanillo. ...... 6 . . 6
- 2 Tuspan 6 75
- i Vera-Cruz 6 25 6
- • 5 56 6
- » Carmen 5 50 6
- » Tampico 6 25
- » Porto-Plata 5 75 6
- » Haïti 5 75 6
- • Jamaïque 5 65 6
- • Barcel et P. Cab .. 6 75 7
- • Rio Hacha 5 .. 5
- » Carth. et Savàn... 5 . . 5
- » Maracaïbo 5 . . 5
- * Fustet 100 k. 14 .. 16
- » Tatajuba 50 k. 4 75 5
- » Bahia 5 . . 5
- » Corint o 5 70
- • Amapala ... 50 kil. 5 70 7
- Rouge Brésil Bahia 6 .. 8
- » Calliatour .. 100 k. 14 .. 16
- » Lima 50 kil. 8 .. 10
- » Ste-Marthe. 6 .. 8
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- » Sapan 50 k. 7 .. tu
- » Quebracho.. 1009 k. 75 .. 85
- 60
- O
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- » bon à fin cor...
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- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierrre de Montrouge)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, AIDE-MÉMOIRE des Industries
- Le prix des insertions dans cette nomenclature
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C• Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. - Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour b'anchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et exti aits d’orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo.' Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîn et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d'essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles
- Tinctoriales et Textiles.
- est de 10 francs par ligne.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à eouper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55.. rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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- 42e Année. — N° 13 Le Numéro : 0,75 5 Juillet 1898
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an..............15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s'adresser aux bureaux du Journal
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- ANNONCES . | Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.— Teinture des mélangés laine et coton (suite et fin).
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment du coton.
- Matières colorantes. •— Orangé au tanin R et Phosphine nouvelle G.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — La loi sur les accidents du travail. — Exposition universelle de 1900. — L’Office national du commerce extérieur. — Les incendies spontanés et les compagnies d’assurances. — Nécrologie. — Les marques de fabrique en Allemagne. — Chronique des assurances. — Jurisprudence. — Bibliographie. — Note à nos lecteurs.
- —• Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- TEINTURE DES MÉLANGÉS LAINE ET COTON (Suite et fin)
- Gris. Entrer à 60° , teindre 20 minutes avec cam-pêche ou cachou et sumac ; puis ajouter :
- Sulfate de fer..................... 0,300
- et teindre encore 20 minutes.
- Gris (procédé Grison).
- Foularder 8 à 10 fois à froid avec :
- Campêche.
- Ammoniurede cuivre................ 0,450
- Sortir, laisser reposer 1 heure, sécher.
- Gris noisette (procédé Grison) pour mélange multicolore. Teindre 15 minutes à 40° , puis 45 minutes au bouillon avec :
- Cachou............. 3 %
- Prussiate jaune..... 0,300 »
- Bichromate......... 1,500 »
- Acide sulfurique.... 6 »
- Gris variés au cachou de Laval. — Il est difficile d’obtenir des nuances foncées sur laine avec le produit seul à cause de son alcalinité. On obtiendra des gris modes avec le cachou teint seul à 60 ; des gris noi-sette en virant par le bichromate, des gris foncés en virant par le sulfate de fer et celui de cuivre.
- Beige.
- Bronze diamine G.......... 0,358 Noir naphtylamine B....... 0,015 Noir naphtol 12 B......... 0,010
- Sulfate de soude.................... 15 Borax.............................. ............................5
- Marron clair pour mélange crème. — Teindre comme p. 245 avec :
- Sulfonecyanine GR................... 0,250
- Brun toluylène R.................... 1,125
- Noirnoir direct G................... 1,125
- Géranine G.......................... 0,300
- Jaune indien pour nuancer.. q. s.
- Mode brun. — Teindre 1 heure au bouillon avec :
- Brun diamine....................... 0,250
- Noir diamine BH.................. 0,250 Noir naphtol 12 B................ 0,250
- Violet formyl.................... . . 0,100
- Sulfate de soude cristallisé 20 gr. par litre Modes en teignant les deux fibres avec campêche,
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- 194
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cachou, sumac, bios jaune; puis brunissant avec sulfate de cuivre, rouil.
- Beige foncé. — Teindre la laine en bain acide avec :
- Jaune acide SS...................... 0,180
- Azofuchsine G...................... 0.090 Cyanine A....................... 0.060 puis mordancer le coton en tanin et rouil (3,400 cc) et teindre le coton à froid 1 heure avec : Auramine........................ 0,220
- Vésuvine ou brun JE.. . 0,140
- Olive. — Teindre la laine avec :
- Jaune acide........................ 1
- Azofuchsine à l’acide G. 0,130 Cyanine B 0.260 le coton après le mordançage en tanin et rouil (4 lit. 5)
- avec :
- Auramine........................... 0,500
- Bleu méthylène BB.................. 0,180
- Loutre pour mélange blanc et gris. Teindre comme p. 245.
- Sulfonecyanine GR............................. 0,250
- Brun toluylène R............................. 0,950
- Noirnoir direct R...........«.............. 0,950
- Chrysophénine.............................. 0,375
- Géranine G................................. 0,375
- Jaune indien G, ou citronine NE pour nuancer q. s.
- Ecarlate crocéine 3 B, pour nuancer. q. s,
- 219. Recettes variées en couleurs différentes
- La laine en vert, le coton en jaune en teignant en un seul bain, 40 minutes à 50o , avec :
- Curcuma......................... 6 pour 100
- Carbonate de soude.... 0,30 » puis trente minutes à 70° en ajoutant :
- Sulfate d’indigo.
- Acide sulfurique.
- La laine en grenat, le coton en jaune, en un seul bain, 45 minutes à 650 , avec :
- .................................... 9 pour 100
- Curcuma............................. 1,500 à 4,500
- Carbonate de soude................ q. s. puis, quinze minutes à 70° après avoir ajouté :
- Sulfate d’indigo........... q. s. pour brunir le grenat.
- Acide sulfurique....................... q. s. pour aciduler fortement.
- La laine en bronze, le coton en rouge foncé, teindre sur bain acide avec cyanol extra, jaune acide C, jaune
- métanil extra. Teindre le coton à 40° avec rose dia-mine BD, et remonter avec safranine.
- La laine en noir bronzé. le coton en bleu foncé, en un seul bain avec noir naphtol 12 B, orangé ENZ, bleu pur diamine, bleu brillant diamine G.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- LE BLANCHIMENT DU COTON (I)
- Le blanchiment du coton est entré depuis une dizaine d’années dans une phase d’évolution, après une longue période de stabilité que lui avaient donnée les remarquables travaux entrepris vers 1837 par Edouard Schwartz et Auguste Scheurer-Rott. Avant cette époque, le blanchiment (des tissus de coton) se faisait d’une façon très défectueuse par des bouillissages répétés en soude caustique alternant avec des expositions sur le pré et des chlorages. Ces nombreuses opérations fatiguaient et souvent même altéraient le tissu, tout en réalisant d’ailleurs très mal la saponification des corps gras ; d’où de nombreu-es taches qui faisaient le désespoir des fabricants d’indiennes. L’industrie des toiles peintes était alors en plein développement, et le besoin se faisait vivement sentir d’une méthode rationnelle de blanchiment. La Société industrielle de Mulhouse s’était émue de cette situation, et avait provoqué des recherches sur ce sujet; il en était résulté des travaux et des mémoires que l’on trouve dans les bulletins dé 1829 à 1839.
- En 1835, Ed. Schwartz, après une série d’expériences, avait conclu au rejet de la lessive de chaux comme inefficace pour la dissolution des corps gras, et même nuisible quand elle n’était pas suivie d’un passage en acide; les lessives ultérieures se faisaient à cette époque en soude caustique. Dana, chimiste à Boston, avait con esté cette assertion en 1837, et avait prétenduque la lessive de chaux était l’agent Je plus sûr contre les taches de graisse. M. Auguste Scheurer-Rott, chargé de faire un rapport au sujet de, cette lettre, fit des expériences qui lui permirent de trancher définitivement la question en.se prononçant polir Ie maintien de la lessive de chaux, suivie d’un passage en acide, mais à la condition de la faire suivre d’une lessive de carbonate de potasse au lieu de la lessive
- (1) Bulletin de'la Société industrielle de Rouen.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 195
- de soude caustique généralement employée à cette époque. L’aciion des carbonates alcalins, dit-il, diffère de celle des alcalis caustiques : le carbonate de potasse donné-après une lessive de chaux enlève les taches de graisse qui résistent à la soude et à la potasse caustiques. Il propose donc de commencer par une lessive de chaux pour transformel’ la matière grasse en savon calcaire, de la faire suivre d un passage en acide chlorhydrique, et de donner ensuite une ou plusieurs lessives en carbonate alcalin. Les lessives répétées en carbonate n’avaient plus d’action au point de vue du dégraissage et ne servaient qu’à améliorer la qualité du blanc.
- C'est donc à Scheurer-Rott que revient le mérite d’avoir fait la théorie du blanchiment au sel de soude en lui donnant comme base la lessive de chaux. De 1837 date donc un système rationnel de blanchiment qui se généralisa rapidement et fit sort r les b anchisseurs et les fabricants d'indiennes des difficultés avec les quelles ils s'étaient trouvés aux prises jusqu’alors..
- Vers 1840, l’emploi de la colophane additionnée à la lessive de sel de soude pour former un savon de résine vint ajouter un i ouveau perfectionnement à la méthode, mais sans la modifier. Plus tard, la préoccupation d’abréger la durée du lessivage en soude conduisit à l’introduction du blanchiment sous pres-Sion, et, avec lui, parurent. de nouveaux appareils différant entre eux par leurs dispositions mécanique s ; mais jusque vers 1887 aucune modification ne s’est produite dans la partie chimique du blanchiment.
- C’est vers cette époque que commencèrent des tentatives, non pour perfectionner cette méthode de blanchiment qui, par ses résultats, répondait toujours à tous les besoins de l’industrie, mais pour en abréger encore la durée et en simplifier les opérations.
- (A suivre.)
- MATIÈRES COLORANTES
- Orangé au Tanin R et Phosphine nouvelle G (Seuls et en combinaison avec d autres colorants basi ques) imprimés et rongés sur blanc et sur fonds de couleur§ Diamine.
- Toujours au premier rang lorsqu’il s'agit d’enrichir la palette du teinturier d’une matière colorante nou-velle ou d’introduire un perfection nemeat dans le mode
- de préparation ou d’application des colorants déjà existants, la Manufacture lyonnaise de matières colorantes nous présente aujourd’hui toute une série d’applications de deux de ses colorants basiques, les :
- Orangé au tanin R et
- Phosphine nouvelle G qui se prêtent admirablement à une combinaison avec les couleurs Diamine, grâce à leur qualité de se laisser facilement ronger à l’aide de réducteurs convenables.
- Par combinaison de ces colorants avec le Naphtin— done, qui par enlevage donne des dessins rouges, et avec des colorants basiques qui ne se laissent pas ronger, tels que la Safranine, la Thioflavine T, le Vert brillant etc., on peut obtenir de la façon la plus simple, sur tissus teints d’avance avec des Couleurs Diamine, un nombre illimité d’effets très jolis et d’un genre nouveau.
- Le tableau ci-après indique l’action des rongeants à l’étain sur les différents colorants basiques, qui peuvent servir pour ces combinaisons.
- Thioflavine T, brev. s. g. d. g. ne se laisse pas ronger reste jaune citron.
- Phosphine II, ne se laisse pas ronger reste jaune.
- Phosphine nouvelle G, brev. s. g. d. g. se ronge à blanc.
- Orangé au tanin R pâte, brev. s. g. d. g. se ronge à blanc.
- Jaune d’aniline, ne se laisse pas ronger, reste brun jaunâtre.
- Safranine GGS, ne se laisse pas ronger, reste rouge.
- . Safranine S 150, ne se laisse pas ronger, reste rouge.
- Rose B » » » » rouge.
- Violet Méthyl BB 720, ne se laisse pas ronger, reste violet.
- Violet Méthyl 6 B 0, ne se laisse pas ronger, reste violet.
- Héliotrope au tanin, ne se laisse pas ronger, reste héliotrope.
- Bleu Méthylène nouveau R, brev. s. g. d. g., ne se laisse pas ronger, reste bleu rougeâtre.
- Bleu Méthylène nouveau N, brev. s. g. d. g., ne se laisse pas ronger, reste bleu.
- Bleu Méthylène nouveau NGG, brev. s. g. d. g., ne se laisse pas ronger, reste bleu verdâtre.
- Naphtindone BB, brev. s. g. d. g., se laisse ronger, devient rouge.
- Indazine M, brev. s. g. d, g., ne se laisse pas ronger, reste bleue.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Méthylindone R, brev. s. g. d. g., ne se laisse pas ronger, reste bleue gris.
- Méthylindone B, brev. s. g. d. g., ne se laisse pas ronger, reste bleu gris.
- Vert solide cristaux 0, ne se laisse pas ronger, reste vert.
- Vert brillant cristaux extra, ne se laisse pas ronger, reste vert.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE permettant d’obtenir des effets irréguliers ou marbrés et ses diverses applications.
- Par M. Jules Félix Dehan
- Jusqu’à présent, toutes les fois qu'on a voulu épargner certaines parties d’un tissu afin d’y déposer un dessin par teinture, on a eu recours à l’impression à la planche ou bien on a déposé sur les tissus à teindre des « réserves » empêchantla teinture de prendre sur les parties à laisser intactes.
- Le nouveau procédé consiste à plonger le tissu ou la matière dans le bain après l’avoir chiffonné sur lui-même, de manière que certaines de ses parties se trouvent serrées ou comprimées et ne puissent être pénétrées par le liquide tinctorial. Quel que soit le moyen employé pour maintenir les pièces à teindre dans cet état de chiffonnage lors de leur immersion dans le bain de teinture, cette immersion ne doit pas être assez prolongée pour que le liquide ait le temps de pénétrer dans toutes les parties des pièces à teindre. Il faut la régler de manière que les parties de ces pièces serrées le plus fortement les unes contre les autres échappent à la teinture.
- Le procédé en question permet de réaliser des effets irréguliers très originaux et absolument nouveaux, etil s’applique à tous genres d’articles et de tissus quelconques. Il permet notamment de fabriquer des feutres marbrés d’un aspect tout spécial. Dans ce cas particulier, les disques, cloches ou chapeaux en feutre sont, de préférence, simplement pliés irrégulièrement sur eux mêmes et liés avec des cordes, puis immergés ainsi dans le bain de teinture.
- PRODUCTION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES Teignant le coton sans mordant.
- Par la Société the Clayton Aniline C• Limited.
- La production de ces matières colorantes teignant le coton sans mordant comprend trois catégories de ces matières colorantes et qui sont obtenues :
- 1° Par la condensation du paranitrotoluoi sulfonate de soude avec les acides sulfonés des déhydrothio-dérivés en présence d’alcalis caustiques. Comme hyéddrothiodérivés on emploie les acides sulfonés de la déhydrothioparatoluidine, de la déhydrothioxylidine, de la déhydropseudocumidine, de la primuline, de la primulinoxydiline et autres dérivés analogues ;
- 2° En soumettant les colorants de la reven dication n‘ là une réduction en solution alcaline, par toute substance convenable telle que l’hydrate de protoxyde de fer, la poussière de zinc, l’arsenite de soude, le stannite de soude, le glucose, la glycérine, le for-maldéhide Ht substances analogues;
- 3e Par oxydation de une molécule d’acide diami-dostilbènedisulfonique avec une molécule d’un des déhydrothiodérivés mentionnés dans la revendication n- 1.
- DIVERS
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS du travail
- Proposition de loi ayant pour objet de modifier l'article 3 de la loi du y avril 1898, concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dansleur travail, présentée par M. Dubuisson, député.
- Exposé des motifs Messieurs,
- D’après l’article 3, paragraphe B, de la loi du 9 avril 1898, le chef d’entreprise sera tenu, en cas d’accident suivi de mort, de servir aux enfants de l’ouvrier des rentes dont le total ne pourra dépasser 40 0/0 ou 60 0/0 du salaire, selon que la mère sera vivante ou décédée.
- Les rentes allouées dans le cas où l’ouvrier n a pas d’enfants (§§ A et C) ne peuvent en aucun cas dépasser 30 0/0 du salaire.
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- Le résultat de cette disposition sera que les entre preneurs ne voudront plus employer les ouvriers ayant des enfants, dans le but de se soustraire à l’aggravation des charges qui peuvent résulter pour eux de la mort d’un ouvrier chargé de famille.
- Les ouvriers qui ont des enfants ne pourront plus que très difficilement trouver à s'employer.
- Il vous semblera qu’au moment où tout le monde s’émeut de la faible natalité de la population française, il serait regrettable qu’une loi faite dans l’intérêt des ouvriers vînt aider encore à la diminution de la natalité.
- Le remède semble facile à trouver.
- Les articles 24 et suivants instituent un fonds de garantie qui acquittera les indemnités que ne pourraient solder les chefs d’entreprise, société d’assurances ou syndicats. En limitant les rentes dont le chef d’entreprise sera personnellement responsable à celles qui sont énumérées sous les paragraphes A et C et en décidant que les rentes énumérées au paragraphe B seront payées par la caisse de garantie, on fait disparaître le grave inconvénient que nous venons de signaler.
- Le chef d’entreprise n'ayant rien de plus à payer en cas de mort d’un ouvrier chargé de famille qu’en cas de mort d’un ouvrier célibataire, n'a plus aucune raison pour éliminer les ouvriers qui ont des enfants.
- Pour ces motifs, j’ai l’honneur de vous prier d’adopter la proposition de loi suivante.
- PROPOSITION DE loi
- Article unique a.
- L’article 3 de la loi du 9 avril 1898, concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, est complété ainsi qu’il suit:
- Les chefs d'entreprise seront responsables person-nellement des rentes énumérées sous les paragraphes A et C.
- Les rentes énumérées au paragraphe B seront servies par la caisse nationale ‘des retraites pour la vieillesse au moyen du fonds spécial de garantie institué par les articles 24 et suivants de la présente loi.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Le Journal officiel vient de publier une nouvelle liste complémentaire des membres des comités d’admission à l’exposition de 1900 ; elle comprend 91 noms parmi lesquels nous remarquons :
- Classe 78
- M. Veraeghe-Vanderwynckèfe, blanchisseur de fils à Halluin (Nord).
- Classe 83
- M. Hoppenot (Paul), administrateur de la Société anonyme de filature de schappes à Lyon.
- Le Comité du contentieux institué auprès du commissariat général de l’Exposition universelle de 1900 est ainsi constitué :
- MM. Waldeck-Rousseau, sénateur, président; Devin, président de l’ordre des avocats au conseil d'Etat ; Garcin, avoué à la cour d’appel de Paris ; Liouville (Félix). avocat à la cour d’appel de Paris; Michot, agréé près le tribunal de commerce de la Seine ; Motel, avoué de première instance ; Poincaré (Raymond), député, avocat à la cour d’appel de Paris ; Sabatier (André), président de la compagnie des agréés près le tribunal de commerce de la Seine; Thévenet (Louis), avocat à la cour d’appel de Paris, membres; Brice (Hubert),! docteur en droit, sous-chef au ministère du commerce, secrétaire.
- L’OFFICE NATIONAL DU COMMERCE extérieur
- Le Journal Officiel vient de publier une nouvelle liste de conseillers du commerce extérieur de la France, sont nommés :
- MM.
- Adoue (Bertrand), Allart (Léon). Antier (Edouard), Arquis (René), Beauroy (Roland), Belmon (Philippe), Benoît (Arthur), Blanchard (Alexandre), Bocquin (Jules), Boissieu (Pierre de), Breilh (Albert), Brunet, Buja (Irénée), Catford (Edmond), Chabert (Pierre), Charles-Lorilleux (Jean-René-Jules), Charpentier (Arthur), Cottenot, Couvreur (Louis-César), Delhorbe (Clément), Davril (Fernand), Fleury, Fortier (Atha-nase), Francarl (E.), Fruhiwsholz (Adolphe), Gibus (Léon), Giraud (Ernest), Grosset (Eugène), Krug (Paul), Hess (Jean), Hilleret (Clodomir), Layus (Paul-
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- Lucien), Leblond (Eleuthère), Mamy (Simon), Martin-Ragot (J.). Maunoury (Paul), Pélissier (Eugène), Peters, Phalempin, Pierret (Camille), Possel (de), Prévost (Victor-Gabriel-Joseph), Prince, Reyrel (E.), Saint-Germes (Joseph), Sculfort (L.), Spire (Edouard), Tancrède (A.), Turbot (E.), Vaux (de), Verhung.
- LES INCENDIES SPONTANÉS et les Compagnies d’assurances.
- Les sinistres qui affligent les filatures tiennent, en partie, aux matières qui s’y transforment. [L’inflammabilité du duvet léger et divisé du coton est bien connue. La laine sèche et dégraissée est moins combustible; à l’état humide, au contraire, et en présence des huiles végétales employées pour le filage, elle s'échauffe et donne lieu à des incendies spontanés. Que de fois les sinistres ont été occasionnés par un simple contact des matières fibreuses avec des appareils d’une température un peu élevée ou par un tas de déchets gras abandonnés dans un coin.
- Ainsi que nous le disions dans un de nos précé-dents numéros, la responsabilité des Compagnies, au sujet des incendies par combustion spontanée, a été souvent déclinée par ces dernières; rappelons seulement la prétention émise par La Paternelle au sujet d’un incendie survenu chez MM. J. Communeau et fils, fabricants de couvertures et molletons de laine à Beauvais.
- Ces messieurs avaient assuré à la Compagnie La Paternelle, des laines brutes emmagasinées dans une g ange, dépendance de leur usine. Un incendie ayant éclaté dans un tas de laines en suint renfermées dans cette grange, le feu fut éteint par les ouvriers et la pompe de l’usine, et l’expertise faite sans aucune restriction par deux experts représentant la Compagnie et les assurés.
- Mais au moment du règlement, quinze jours après le sinistre, la Compagnie La Paternelle refusa de payer prétendant que l’indendie était dû à la fermentation, et fit plaider devant le Tribunal de commerce de Beauvais le 27 octobre dernier, qu’elle n’était pas responsable de l’incendie suite d’une fermen-tation ou d'un vice propre de la chose assurée.
- Elle soutint qu’il y avait, suivant la définition de Littré, deux sortes d’incendies : l’incendie provenant d'une cause extérieure et l’incendie spontané provenant d’une cause inhérente à la matière elle-même,
- et qu’elle ne garantissait pas’ce dernier genre de sinistre.
- Le Tribunal autorisa MM. Communeau à faire, en la matière légale la preuve des faits articulés par eux mais La Paternelle interjeta appel de ce jugement devant la Cour d’Amiens, qui a rendu, le 14 mai dernier, le jugement ci-après :
- Entre ;
- La Compagnie d’assurances La Paternelle, Société anonyme dont le siège est à Paris, appelante par exploit en date du 25 novembre 1897 d’un jugement du Tribunal de commerce de Beauvais en date du 10 du même mois de novembre ,
- Comparant par M‘ Liouville avocat du barreau de Paris, assisté de M° Renard, avoué ;
- Et
- Les sieurs J. Communeau et fils, manufacturiers, demeurant à Beauvais,
- Comparants par M‘ Boyer (Jean), avocat du barreau de Paris, assisté de M‘ Ra art, avoué;
- Ouï les avocats des parties assistés comme il est dit ci-dessus en leurs conclusions et plaidoiries;
- Ouï aussi M. Burdin de Péronne, avocat général en ses conclusions, le tout à l’audience publique du 14 de ce mois ;
- La Cour, vidant son délibéré ordonné à ladite audience de ce jour, statue ainsi qu’il suit :
- Après avoir délibéré conformément à la loi, jugeant publiquement.
- Considérant que la Compagnie La Paternelle, après avoir nié devant les premiers juges que les les laines litigieuses aient été détruites par incendie, admet par ses dernières conclusions devant la Cour comme établis les faits dont ses dénégations avaient rendu la preuve nécessaire ;
- Qu’en présence de cet aveu, les intimés ont déclaré abandonner la fin de non recevoir qu’ils avaient opposée à l’appel ;
- Que, dans eet état de la cause, la Cour ne peut maintenir une mesure d’instruction désormais inutile, et duit statuer sur le litige, alors surtout que l’affaire est en état, et que toutes les parties concluent à ce qu’il soit jugé au fond ;
- Considérant que la Compagnie reconnaît maintenant que les laines dont les intimés lui réclament la valeur ont été détruites par un incendie, mais qu’elle prétend ne pas être responsable de cette destruction parce que l’incendie n’aurait été qu’un des effets de la fermentation ;
- Considérant qu’il importe de remarquer d’abord que l’hy-pothèse de la fermentation émise par les experts n’est pas justifiée et qu’elle paraît même contredite par les faits de la cause ;
- Que les laines assurées en effet ont été, ou incendiées, ou sauvetées, et que ces dernières ne portaient aucune trace de fermentation et ont été décomptées au sauvetage par les experts pour leur pleine valeur d’achat;
- Considérant qu’en admettant même que la fermentation se manifestant sur un point du tas de laine sinistré ait été la cause initiale de l’incendie qui a ensuite consumé les laines environnantes, la Compagnie ne saurait être exonérée de sa responsabilité.
- Considérant, en effet, que par l’article 1er de sa police elle assure toutes les propriétés mobilières et immobilières contre l incendie, sauf les exceptions déterminées par l’article 2 ;
- Que cet article 2 dont l’énonciation d’après son texte même est essentiellement limitative, n’exclut pas l’incendie occasionné par la fermentation ;
- Considérant qu’en assurant contre l’incendie, moyen*
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- nant une prime élevée, une marchandise dont elle peut et doit connaître les vices et prévoir les risqu -s, elle assumait la charge de ces risques résultant de la nature même de la chose assurée, et que, sans une clause ne laissant aucune place au doute, e le ne saurait être admise à proposer suivant leur cause des di-tinctions entre les sinistres d’incendie, qu'elle garantit et ceux qu’elle ne garantit pas.
- Considérant que l’appelante croit trouver une base à sa prétention dans l’article 24 de sa police;
- Que cette disposition, qui ne se lie par aucune référence aux articles 1 et 2 indicateurs des choses assurées par elle contre l’incendie et dont la signification et la portée sont plus caractérisées par la Jplace qui lui a été assignée dans la police, s’occupe bien de la fermentation et de ses effets pour exclure de l’assurance les détériorations pouvant en résuit *r; mais qu’elle garde le silence le plus absolu Si r la destruction de la marchandise assurée par une fermentation poussée jusqu’à l’incendie; et que, par su te, cette perte doit être considérée comme comprise dans l’assurance générale contre l’incendie qui est le principe ;
- Considérant que cette interprétation se trouve confirmée parla rédaction des contrats des autres Compagnies qui, ne répondant pas des détériorations quelconques provenant delà fermentation ou du vice propre de la chose assurée, non p us que des pertes résultant d’un défaut ou d’un accident de fabrication, déclarent néanmoins explicitement garantir les dommages d’incendie qui en sont la suite ;
- Cons dérant que la Compagnie appelante, qui fait partie du Syndicat de ces Compagnies, ne saurait être admise à alléguer qu’elle aurait entendu imposer à ses assurés des stipulations plus restrictives, et que ceux-ci les auraient sciemment et volontairement acceptées ;
- Considérant que l’article 24 ne crée donc pas, au profit de la Compagnie, l’exception qu’elle invoque et qu’il y a lieu dès lors de reconnaître avec la jurisprudence et la doctrine, que si les Compagnies d’assurances qui ne garantissent que les risques d’incendie, ne sont pas tenues de réparer le dommage provenant de la fermentation dont l’objet assuré était susceptible, sous l’influence de la chaleur, sans qu’il en soit résulté d’incendie, elles sont au contraire responsables de tout incendie, même spontané, auquel la fermentation aurait donné naissance;
- Considérant que les experts ont fixé à 20,402 fr. 95 l’indemnité due par la Compagnie aux intimés ; que leur travail fait une saine et juste appréciation des intérêts et des droits- des parties ;
- Que leur évaluation n’a d’ailleurs été ni contestée ni critiquée par la Compagnie et par les intimés ;
- Considérant que ces derniers n’ont pas insisté à l’audience sur leurs conclusions à fin de dommages-intérêts;
- Qu’à défaut d’un préjudice justifié, cette demande ne peut être accueillie ;
- Par ces motifs :
- La Cour,
- Donne acte aux consorts Communeau de la déclaration passée par la Compagnie La Paternelle dans ses dernières conclusions qu’elle reconnaît la matérialité des faits articulés ;
- Leur donne acte de ce que, devant cette reconnaissance de la Compagnie, ils renoncent à leurs premières conclusions tendant à la non recevabilité de l’appel de la Compagnie La Paternelle ;
- Dit que l’enquête ordonnée est désormais inutile et donne acte aux consorts Communeau de ce qu’ils décla-rentaccepter le débat au fond;
- Et statuant au fond :
- Déclare la Compagnie La Paternelle mal fondée en son appel et dans ses conclusions signifiées;
- Et faisant droit à la demande principale :
- Condamne ladite Compagnie à payer aux consorts Com
- muneau, la somme de 20,402 fr. 95 pour indemnité de si nistre.
- La condamne aux intérêts de ladite somme à 6% depuis le jour de la demande ;
- Déclare non justifiée la demande en dommages-intérêts formulée par MM. Communeau, la rejette ;
- Et condamne enfin La Paternelle en tous les dépens de première instance et d’appel avec distraction au profit de M' Raviart, avoué, aux offres de droit.
- Félicitons MM. Communeau d’avoir soutenu jusqu'au bout leurs droits évidents, tout en faisant trancher définitivement une question qui intéresse à un si haut point nos industriels
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0 30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- NÉCROLOGIE
- On annonce de Mulhouse la mort de M. Jules-Alphonse Schlumberger, le manufacturier bien connu, décédé à l'âge de soixante-douze ans, après une longue et douloureuse maladie.
- M. Jules-Alphonse Schlumberger était né à Mulhouse le 20 septembre 1826, de Jean-Georges Schlumberger, manufacturier, l’un des fondateurs de la Société industrielle, et de Mme Ursule Steiner.
- En 1844, il devint collaborateur de son père, et, en 1847, après le décès de ce dernier, il fut, à son tour, le chef de la maison Sshlumberger-Steiner et Cie, qu’il dirigea seul, ou avec ses associés, pendant plus de cinquante ans.
- Il fut juge au tribunal de commerce, membre du comité du Diaconat et de celui de l’Institut des aveugles d’IHzach ; il fit partie également des conseils d’administration de plusieurs sociétés commerciales.
- M. Schlumberger avait épousé en 1847, Mile Julie Schlumberger; il laisse quatre fils, établis à Mulhouse.
- Par cette mort, la nombreuse famille des Schlumberger (Emile, Victor, Edmond, Gabriel, Georges, Charles), ainsi que les familles Steiner, Zuber,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Kœchlin, Isaac Kœchlin, Kœnig, Zetter, Linck et Graf se trouvent en deuil.
- ENREGISTREMENT
- des marques de fabrique en Allemagne
- Le gouvernement allemand vient de publier un avis officiel relatif à l’application de l’article 24 de la loi du 12 mai 1894 sur les marques de fabrique.
- Cet avis fait savoir à ceux qui sont titulaires de marques de fabriques enregistrées aux greffes des tribunaux, antérieurement à la mise en vigueur de la loi précitée, que, pour se conformer à l’article 24 de cet acte législatif, ils ont à faire entériner lesdites marques, à l’office des brevets de l’empire, avant le Ie1' octobre prochain. Faute de remplir cette formalité, les intéressés s’exposent à perdre le bénéfice de la protection légale, à partir de cette date jusqu’au jour de l’enregistrement ultérieur et, de plus, ils ne jou ront plus de l’exemption des droits qui leur est actuellement accordée.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES (1)
- Parmi les nombreuses lettres que nous recevons nous demandant des renseignements relatifs aux assurances, il s’en trouve une dont le signataire nous prie de lui faire connaître si le juge de paix peut se déclarer incompétent pour une demande en paiement d’une prime d’assurance échue, inférieure a 200 francs.
- La question qui nous est posée, intéressant un grand nombre de nos lecteurs, nous reproduisons ci-après le texte d’un arrêt rendu par la Cour d’appel de Mayenne, en faveur d’une Compagnie d’assurances contre les accidents, qui avait interjeté appel d’un jugement du juge de paix du canton d’Ambrières.
- Dans ce jugement, le juge de paix s’était déclaré incompétent pour connaître de l’exception de résiliation de la police, opposée, comme moyen de défense, par l’assuré, en présence de la réclamation en paie-
- (1) Dans l’intérêt des abonnés et des lecteurs du journal, nous nous sommes adressés pour traiter les questions d’assurances, à un spécialiste qui se charge, indépendamment de la chronique, de la vérification gratuite, de la réfection et de la révision des polices de toute nature.Nous lui transmettrons, dans ce but les demandes de renseignements qui parviendront au journal.
- Joindre un timbre pour la réponse.
- ment d’une prime inférieure à 200 fr., formulée contre lui par la Compagnie.
- Après plusieurs considérants qu’il est inutile de reproduire ici, l’arrêt est ainsi rendu :
- « Par ces motifs :
- « Reçoit la Compagnie X... appelante du jugement « rendu par le juge de paix du canton d’Ambrières « sous la date du 3 avril 1897 ; dit qu’à tort ce magis-« trat s’est déclaré incompétent pour connaître du li-« tige, lequel rentrait dans les limites de sa juridic-« tion, et a condamné la Compagnie X... aux dépens « infirme, en conséquence, le jugement du 3 avril « 1897 ;
- « Reçoit le sieur Z... reconventionnellement de-« mandeur en 200 fr. de dommages-intérêts ; le dé-« clare mal fondé en cette demande et l’en déboute ; « condamne ledit sieur Z... à payer à la Compagnie, « au besoin à titre tant d’astreinte que de dommages -« intérêts, la somme de 101 fr. 50, montant présumé « des quittances établies d’office; le condamne, en « outre, aux dépens de première instance et d’appel, « dans lesquels entrera, au besoin, à titre de domma-« ges-intrêts, le coût d’enregistrement de la po-« lice. »
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. N..., à Bar le-Duc. — Il nous est impossible de vous répondre utilement avant d’être en possession de vos contrats d’assurances. — Aussitôt que vous nous les aurez adressés, nous vous indiquerons ce qu’il y aura lieu de faire en la circonstance.
- M. B..., à Chalon-sur-Saône. — Nous avons bien reçu vos polices; nous allons les examiner et nous ferons ensuite le nécessaire auprès de votre Compagnie pour qu’elle vous donne satisfaction.
- M A. M., à Saint-Etienne. — Inutile de rien changer, quant à présent, à votre police d’assurances contre les accidents, attendez la mise en vigueur de la nouvelle loi.
- JURISPRUDENCE
- Ab SURANCE CONTRE LES ACCIDENTS. — INFRACTIONS AUX LOIS ET RÈGLEMENTS.
- Quelle est la portée de la clause d’après laquelle sont exclus de l’assurance les accidents qui sont le résultat d’une infraction aux lois, rég ements et ordonnances relatifs à la sécurité des pers- nues ? Doit on admettre que le caractère de faute lourde de narure à exonérer l’assureur, s’attache légalement à toute violation des prescriptions d’un règlement de sécurité publique, puis que toute infraction est, par la volonté du législateur,
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- qualifiée contravention et punie comme telle? Une Compagnie peut-elle prétendre à être exonérée de toute responsabilité sous prétexte que l’accident a donné lieu contre l’assuré à une condamnation pour inobservation des règlements ?
- La Cour de Cassation, lorsque ces questions lui avaient été soumises, les avait toujours tranchées dans le sens de la négative (cass. 23 mars 1875, 18 avril 1882).
- La chambre des requêtes, en admettant un pourvoi formé contre un arrêt de la cour de Nancy du 29 avril 1893 qui s'était prononcée en sens contraire avait statue conformément à la jurisprudence suivie. Mais la chambre civile, en rejetant le pourvoi, semble au contraire avo r abandonné cette jurisprudence.
- Devant la Chambre des requêtes qui avait admis le pourvoi rejeté par la Chambre civile, M. le conseiller rapporteur Denis a formu é l’observation suivante :
- « Sans doute la police exclut de l’assurance les accidents provenant d’infractions aux lois, reglements et ordonnances relatifs à la sécurité des personnes. Le mot lois s’y trouve et on ne peut pas non plus contredire que les articles 319 et 320 aient été édictés dans l intérêt de la sécurité des personnes. Mais la généralité de ses dispositions est telle qu’alors il n’y a plus de faute même légère qui n’entraîne pour l’assure la perte du bénéfi e de l’assurance. Etait-ce là l'intention des parties ? Si oui, que devient votre jurisprudence ? Vous avez distingué entre la faute lourde et la faute légère. Il faudra dire alors qu’en excluant de l’assurance les accidents survenus par suite d’infractions aux lois, l’assuré s’est inte. dit de réclamer en cas de la moindre faute. C’est là une interprétation extrêmement rigoureuse d’une clause qui, à première vue, ne paraît pas avoir cette portée. »
- Cette opinion qui a prévalu devant la Chambre des Requêtes, n a pas été celle de la Chambre civile et cependant, depuis, la Cour de Paris, par arrêt du 5 mai 1896, a décidé que la clause en question ne doits’appli-quer que dans le cas où il s’agit d’une faute, de la part de l’assuré, telle qu’elle puisse être assimilée à une faute volontaire ou au dol et qu’il appartient au juge d’apprécier souverainement, à ce point de vue, la gravité des faits qui motivent la responsabilité.
- La Cour de Paris base sa décision sur les motifs suivants « Considérant qu’une telle clause ne peut, à moins de réduire à néant l’objet et les effets de l'as-surance, s’entendre de tout manquement aux dispositions de droit commun, toute faute correspondant en général à une violation de loi, règlement ou ordon-nance ; qu’on ne saurait admettre qu’une infraction quelconque à un texte législatif, envisagée soit au point de vue correctionnel, soit au point de vue civil, constitue légalement une faute, de nature à dispenser l’assureur de l’exécution du contrat; que ce contrat a précisément pour but dans l’intention commune des Parties, d’assurer le sociétaire contre les risques de tous accidents autres que ceux causés soit par l'inob-servation des lois, règlements ou odonnances pré-ventifs, soit par une faute d’une gravité telle qu’elle Puisse être assimilée à une faute volontaire ou au dol ; qu'l appartient au juge d’apprécier souverainement à ce point de vue la gravité des faits qui motivent la responsabilité ; que les stipulations insérées dans la
- police et restrictives des droits de l’assuré, doivent être d’une précision telle qué celui-ci, lorsqu'il traite avec la société, ne puisse se méprendre sur l'étentue des droits qu’il achète par le paiement de ses cotisations et contributions ; que toute clause obscure ou ambiguë doit s’interpreier contre l’assureur conformément à l’art. 1162 civ. »
- Le Tribunal de Commerce de Marseille, dans un jugement du 1er septembre 1896 a tranché la question dans un sens même plus étendu.
- Il s’agissait d’un accident survenu dans les chantiers d’un entrepreneur. Un ouvrier avait trouvé la mort en tombant par une trappe située au quatrième étage d’une maison en construction. L’accident avait eu pour cause l’inobservation de la loi du 2 novembre 1892 qui prescrit d’entourer d’une barrière ou d’une clôture protectrice les trappes de ce genre
- Le Tribunal de Marseille est à peu près le seul qui ait refusé d’appliquer la clause de déchéance pour le cas d’inobservation flagrante d’un règlement pré-éventif La plupart des tribunaux. en pa eil cas, n’hésitent pas à reconnaître la validité de cette stipulation. C’est seulement lorsqu’il s’agit d’infractions aux lois pénales que la jurisprudence est divisée.
- BIBLIOGRAPHIE
- PETITE ENCYCLOPÉDIE PRATIQUE de chimie industrielle
- Publiée sous la direction de M. Billion, ingénieur-chimiste.
- 5* volume. — Le chlore et dérivés.
- A peine venons-nous de rendre compte du 3e et 4e volume de cette intéressante publication, à peine félicitions-nous les auteurs et les éditeurs de la rapidité avec laquelle ils faisaient paraître tour à tour chacun des 30 volumes qui doivent constituer-la première série de cette utile collection, que déjà l’on nous en remet les 5e et 6e volumes.
- Le 5e volume est consacré aux corps halogènes et principalement au chlore et ses dérivés.
- L’importance des sujets, condensés avec une habileté très remarquable dans ce petit volume, n’échappera à aucun de nos lecteurs, et nous en recommanderons la lecture tout aussi bien aux teinturiers, blanchisseurs, indien-neurs, fabricants de papiers, qu’aux pharmaciens et aux jeunes chimistes technologiques qui débutent dans la carrière et qui trouveront dans ce petit volume les matières condensées avec une grande expérience de la pratique et qui pourraient former le sujet de plusieurs gros volumes. Sa question de la théorie de décomposition électrolytique, sujet très nouveau, y est exposée avec talent, clarté et précision et mérite une mention toute spéciale.
- 6’ volume. — Produits nitrés et ammoniacaux
- Ce que nous venons de dire du volume 5e s’applique aussi bien au 6e, qui traite d’un sujet intéressant entre tous pour ceux qui ont à s’occuper de chimie organique : de l’azote et ses dérivés acides, alcalins ou salins. L’auteur y passe tour à tour en revue, l’azote, l’argon dans leurs propriétés générales et passe ensu te à l’étude des applications et préparations de l’ammoniaque, soit qu’il provienne des déchets organiques de la vie contemporaine (eaux vannes, os et débris d’animaux), soit de la distillation des tourbes, houilles, etc. Les cyanures, sujet tout d’actualité à cette époque de photographie à outrance et des recherche des procédés industriels de la récupération
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- intégrale de l’or, sont traités avec une grande compétence et nous y renvoyons qui de droit. Puis viennent la nitrification, l'étude des azotes alcalins, de l’agriculture et finalement l’étude industrielle de la production de l’acide azotique, d’un emploi si multiple dans la vie pratique.
- Encore un bon petit livre à recommander à nos amis.
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
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- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
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- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux. Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
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- Manuel pratique du Teinturier. — Matières colorantes — Par J. Hummel. directeur du College de teinture de Leeds. — Edition française par F. Dom -mer, professeur à l'Ecole de physique ét de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales. Prix, 8 fr.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A Seyewetz chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
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- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; {d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamineset indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c Oxazines et oxazones ; (d) Azin-s. — Matières co oranies dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones. aol 5e! Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine
- et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 203
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE
- le 30 Juin 1898.
- Arrivages pendant le mois
- — caisses Bengale
- Expéditions Stock
- 48 caisses Bengale 2.513 caisses Bengale
- 231 surons Guatemala 209 surons Guatemala
- Ventes
- M et G 5 caisses Bengale très bon et beau violet rouge .....................4,60 à 4,90
- 231 surons Guatemala moyen et
- ordinaire sobre et gris .. 1,35 à 3,80 660 caisses a terme, soit :
- 130 caisses sur juillet 5 05 4.80 4.75
- 130 » Août 4.85 4.80 4.75
- 10 » Septembre . 5
- 50 » Octobre. .. 5 05/5 — 4,80
- 30 » Décembre . 5 15
- 10 » Janvier ... 5 20
- 10 » Avril 5 30
- 70 » Mai 5 05/5
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme
- Bengale su fin violet et b eu.......... 7.25 fin vIolet pourpre..................... 6.75 beau violet pourpre.................... .................................. 6 25
- bon violet........................... 5 25
- bon moyen violet....................... 4.75
- moyen violet..............:.......... 4. »
- beau violet rouge...................... 5.25
- bon violet rouge..................... 4 75
- bon moyen violet rouge................. 4.25
- fin r .......................... . . 5. »
- beau rouge.. .......................... 4.75
- bon rouge.............................. 3.75
- bon à fin cuivré....................... 3.25
- cuivré ordinaire et bas................ 2.50
- Java...................................
- ........... ........................... 1 50
- Madras................................. 1 »
- Manille................................ 1 »
- .................................................................... 1 » Guatemala flor...................... 5 » fin sobre et fin .................................... 4 » beau sobre et beau corte........... 3.50 bon sobre et bon corte............. 3.25 bon moyen sobre et corte . ................ 2 25
- moyan sobre et moyen corte.......... 1.50 ordinaire et bas..................... . 1 »
- Nouvelle-Gren. fin à surfin............ 6.50
- bon à beau........................... 5 »
- ordinaire et moyen................... 3 »
- à -7.50 « 7. » » 6 50 » 5 50 » 5 » » 4 20 » 5 50 » 5 » » 4 50 » 5-25 » 5. » » 4 25 » 3 50 » 3 »
- » »
- » 4 » » 3 50 » 3 » » 3 50 » 5.50 » 4.50 » 4 » » 3.75 » 2 75 » 2 » » 1.50 » 7 » » 6 » » 4 »
- Tare et Dons d'usage sur la place
- En caisse, tare nette; don 1 kilog. par caisse.
- En surons, tare nette; don un demi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre........................... .. ».25 »
- Les affaires à terme ont été plus a-tives pendant le mois, nos ventes sont d- 660 caisses et no: cours ont encore baissé de 35 à 40 centimes nous citons les mois rappro hes 4 fr. 75, ei jusqu’à présent il n'avait pas été traité une seule affaire au-dessous de 5 francs. Ces prix paraissent intéresser la speculation et sont évidemment tentants pour commencer une opération à la hausse.
- Suivant une dépêche de Calcutta du 21 juin « les appar Ic-s de la récolie sont favorables dans le Bas-Bengale et le.Béhar, elles laissent a désirer dans le boab et t lies sont défavorables dans le Bénarès, — quoiqu’il soit irop tôt pour donner une estimation de la recolie • n peut supposer environ 130 000 fy. maunds.
- D après les avis anterieur-, on craignait, sans avoir voulu formuler un chiffre, que la recolle ne soit beaucoup plus forte, aujourd hui on considère 130.000 maunds comme un maximum et si les mois de juillet et août sont d fav. râbles,' ce chiffre de 130 000 factory maunds peut être considérablement diminué.
- Guatemala. — Grâce à une baisse de que’ques cen-times sur les cours des mois prcédents nous avons eu la ven’e de 231 surons. Notre stock se trouve réduit a 209 surons dont partie est hors du marché.
- Kurpah. — Nous attendons prochainement un lot d’une douzaine de caisses.
- Circulaire A. Dumont Courtier assermenté.
- JEU E CHIM STE
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- Le liquidateur,
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- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot. - -
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- Bains de mer de la Méditerranée
- Billets d'aller et retour valables 33 jours. Billets individuels et collectifs (de famille)
- 11 est délivré du l*rjuin au 15 septembre de chaque année, des billets d’alier et retour de bain de mer de lre, 2e et 3e classe, à prix réduits, pour les stations balnéaires suivantes :
- Agay, Aigues-Mortes, Antibes, Bandol, Beaulieu, Cannes, Gofe-Juan Vallaurs, Hyères, La Ciotat, La Seyne-Tamarissur-Mer, Menton, Monaco, Monte-C»rlo, Montpellier, Nice, Oliioules-Sanary, St Raphaël, Toulon et Villefranche sur Mer.
- Ces billets sont émis dans toutes les gares du réseau P -L. M. et doivent comporter un parcours minimum de 300 kilomètres aller et retour.
- Prix : Le prix des billets est calculé d’après la distance totale, aller et retour, résultant de l’itinéraire choisi et d’après un barème faisant ressortir des réductions importantes poar les billets individuels ; ces ré-duc ions peuvent s’élever à 50 % pour les billets de famille.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON
- ET A LA MEDITERRANEE
- EXPOSITION GÉNÉRALE_ITALIENNE A TURIN
- Bi lets d aller et retour Paris-Turin
- viâ Mont-Cenis donnant droit à deux entrées à l’Exposition.
- 1er classe 135 fr. 25; 2e classe 97 fr. 75; 3e classe 63 fr. 80.
- Validité : 30 jours. — Arrêts : En Italie, deux arrêts au choix tant à l’aller qu’au retour.
- Ces billets d’aller et de retour seront délivrés jusqu’au 31 octobre inclusivement à première demande •
- A la gare de Paris P.L.M., dans les bureaux succursales, ainsi que dans les agences de voyages.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-apres, permettant de visiter le Centre de la France et 'es stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-B gorre. Montré-jeau. Bagneresde-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de Marsan, Tarbes, Pierrefiite-Nesialas, Bagneres-de Bi gorré, Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax. Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité; 30 jours.
- Prix des billets: lre classe 173 fr. 50. — 2e classe
- 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neivchaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3« classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 : 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria. 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Lts voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
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- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis d-s billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkes-tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Via Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Fe kestone Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste. — La gare de Paris-Nord siuée au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal,,etc.
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- — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises...................
- Argentées...............
- Zacatilles..........
- Noires ordinaires....... » supérieures............
- Crème de tartre..... ...
- Curcuma Bengale..........
- Dividivi...............
- Gommes :
- Arabique ‘ .............
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- Damar Singapore.........
- » Batavia...............
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- Gambier. . ..............
- Graines jaunes..........
- Galles vert et noir . ...
- Girofles. ..............
- Fenouil. .. ... ..... ...
- Macis..........
- Muscades n1 ............
- Mercure.................
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- Valen Safran ce... ......
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- 280 ..
- 70 ..
- 55 ..
- 18 ..
- 10 ..
- M ..
- 120 ..
- 2 52
- 250 .
- 260 .
- 240 .
- 220 .
- 230 .
- 40 .
- M .
- 170 .
- 95 .
- 120 .
- 170 .
- 185 .
- 35 .
- 55 .
- 115 .
- 52 ..
- 4 . .
- 4 .
- 5 50
- 27 .
- 14 . .
- 180 .
- à
- 3 50
- 180
- 110
- 140
- 7
- 5
- to
- CH
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- moyen ordinaire........ Hurpah bon moyen à bon violetet .................. urpah moyen et moyen Ordinaire......
- Pumac en feuilles
- 2 50 à
- 2 ..
- . 3 50
- en poudres.
- 2 50
- F., 18 ..
- F. 20 ..
- 2
- 2
- 4
- 3
- 75
- 50
- 0/0
- 2
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GU'DE"ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprèts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Harques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtimentm industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d'Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, ' brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutehonc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C• Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour bianchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- * Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campèche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveur» pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprét
- Fernand Dehaitre, 6. rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprét.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, b, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
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- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
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- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
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- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, veniti-lation.
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- 42e Année. — No 14
- Le Numéro : 0,75
- J E
- MONITEUR DE LA TEINTURE des Apprêts et de l’Impression des Tissus EBIBLOTHEDUEE
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT : Pour tout ce qui concerne les Abonnements ANNHMPFQ - ( La ligne (anglaise). . . 1 fr. ANNÜNLLo . j Faits divers 3 fr.
- FRANCE : Un an 15 fr. et les Annonces Prix à forfait pour insertions répétées
- ÉTRANGER : Six mois 8 fr. s’adresser aux bureaux du Journal Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du
- Un an 20 fr. 2®, rue Turgot, 20 — PARIS journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Les renaissances et leur teinture.
- Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment du coton (suite et fin).
- Teinture et impression. — Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la teinture.
- Matières colorantes. — Couleurs anthracène acides. Divers. — La teinture à l’exposition de Turin. — Société industrielle de Mulhouse. — Certificats aux employés et ouvriers. — Chronique des assurances.— Jurisprudence. — Bibliographie. — Note à nos lecteurs. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- LES RENAISSANCES ET LEUR TEINTURE (I) (Voir nos 2, 3, 4 de la présente année)
- Dans le n° 4 de ce journal (20/2 98) page 50, nous avions promis à nos lecteurs de leur donner encore h recette d’un certain nombre de teintures du genre de celles que nous avions indiquées,afin de compléterainsi la série des nuances les plus courantes, avec mode de procéder pour l’obtention de ces teintures.
- Nous tenons aujourd’hui notre promesse. Dans ce qui a précédé, nous avons traité plus spécialement des
- (1) D’après la Deut. Faerb. Zeit, Munich.
- 20 Juillet 1898
- ow f+‘ /87
- nuances à un seul bain; pour être complets nous devons ajouter qu’il est bon de remplacer le jaune mordant par le jaune solide de la manufacture de Fiers si l’on veut obtenir une nuance solide, l’expérience ayant prouvé, qu’ultérieurement à notre article, que le jaune mordant ne devient solide qu’autant qu’il aura étéappliquésurmatières mordancées auselsde chrome.
- On peut encore produire sur des renaissances à fonds clairs, des nuances à un bain, solides et résistant au foulon et teignant sur bain acide et brunissant sur le même bain avec des sels de chrome.
- C’est ainsi que pour produire un vert mousse on se servira du dosage suivant :
- 3 % acétate d’ammonium.
- 2 1/2 % jaune mordant G.
- 1/4 % bleu breveté V.
- Le bain monté, on entre à tiède, et après avoir nuancé environ 20 minutes, monter au bouillon, ce dernier est maintenu 1 heure. Rafraîchir et ajouter :
- 10 % tartre artificiel.
- 10 % alun de chrome.
- Après avoir nuancé à nouveau pendant quelques instants, remonter au bouillon ; après 1 heure, sortir et rincer.
- En procédant ainsi, le colorant monte lentement sur la fibre ; l’acide lui-même en ne se dégageant qu’au fur et à mesure contribue à donner ce résultat et l’on obtient ainsi une teinture à fond même pour nuances foncées.
- L’acétate d’ammonium se décompose en effet comme chacun le sait au bouillon en acide acétique et en ammoniaque qui, grâce à sa volatilité, finit par dispa-raître. On peut aussi remplacer l’alun de chrome par
- axemetwatey poate
- Eek V.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- un peu de bichromate, mais les nuances ainsi obtenues ne sont pas aussi vives, aussi pures.
- Il est aisé de produire ainsi une infinité de nuances; quoique nous ne saurions recommander le procédé lorsqu’il s’agit de nuances mode très tendres ; au moment de l'effiochage la laine serait trop tendre et les renaissances trop cassantes.
- Il est facile de produire de très belles nuances mode sur des chiffons noirs pisseux, c’est-à-dire sur ceux deschiffons noirs passés par l’action de la lumière et un épaillage subséquent.
- Par un simple traitement dans un bain acidulé d’acide sulfurique, le colorant passe au jaune jusqu’au jaune brun, malheureusement un simple lavage de la matière acidulée fait virer la couleur vers son ancienne teinte, grâce à la présence d’un reste de cam-pêche.
- La réaction colorée n’est pas la même sans doute que s’il s’agissait d’une teinture fraîche au campêche seul qui virerait ainsi au rouge, mais elle s’explique par la présence d'un certain nombre d’autres pigments puisqu’on effet il est rare que le teinturier n’emploie lorsqu’il fait du noir que du bois violet.
- En employant pour débouillir le chiffon un bain d’acide sulfurique et d’alun, la teinte obtenue se rapprochera du brun mat, avec l’acide oxalique, l’alun et l’acide sulfurique du brun clair vif; mais un lavage alcalin fera revenir plus ou moins la teinte primitive.
- Si dans ce mode de procéder on fait également intervenir le bichromate,les nuances mode obtenues seront assez solides qui résisteront encore très énergiquement à l’action des lessives alcalines.
- La couleur mode tirant sur \e jaune s’obtient comme suit :
- 20 % acide sulfurique
- 8 % bichromate.
- La couleur mode tirant sur le rouge avec :
- 20 % acide sulfurique
- 6 % bichromate
- 5 % alun.
- Il ne convient pas de laisser débouillir trop longtemps la matière textile dans un bain aussi chargé d’acide, sans quoi la solidité de la fibre serait trop compromise : mais la laine tissée résiste encore beau-core mieux en ce cas que si la laine était ouverte, effilochée avant teinture.
- Lorsqu’on employant un bain de bichromate et d’acide
- sulfurique, ce dernier tourne au vert, il faut arrêter la vapeur et rincer immédiatement les chiffons.
- Si dans le bain de teinture il y a de l’alun, le bouillon n’engendre pas de coloration verte, mais bien brune et déjà dès le premier quart d’heure.
- Avec quelque habileté les bains de débouillage peuvent encore être plus concentrés que ceux indiqués précédemment, mais nous conseillerions de les monter plus faiblement, quitte à faire bouillir deux fois de suite : les tissus deviennent ainsi plus clairs que si le mordant était plus concentré. Il est bien entendu que le deuxième bain pourra être plus faible et 2 0/0 de de bichromate suffisent amplement dans ce cas.
- Les personnes peu familières avec ce travail, pourraient supposer qu’on perd inutilement par ce traitement une grande quantité de bichromate et que la fibre n’est pas susceptible d’absorber une telle masse de bichromate. A ce dernier point de vue, elles auraient raison, et il y a grande perte en sels de chrome convertis en acide chromique et en oxyde de chrome; Mais c’est là une chose inévitable, lorsque d’un fond très plein on veut arriver à obtenir un fond clair; nous avons d’ailleurs expliqué dans notre précédent article, pour quelle raison cette grande quantité de chrome est indispensable.
- Dans le procédé tout spécial de la teinture des renaissances, procédé que nous appelons démontage, débouillage, il se passe un singulier phénomène. Le chiffon, une fois dans le bain, s’éclaircit au bout de quelques jets de bouillon, tandis que le bain se trouble, fait qu’il faut attribuer à la matière colorante détruite et les impuretés solubilisées par le mordant. Mais peu après ce premier éclaircissement, la fibre redevient de plus en plus foncée, à moins que l’on ne vide la chaudière.
- (A suivre.)
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- LE BLANCHIMENT DU COTON (I) (Suite et fin)
- Cette prétention était assez naturelle, car de grandes simplifications s’étaient produites peu à peu dans les procédés d’impression des tissus ; les articles garan-cés avec leurs opérations multiples avaient fait place
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Rouen.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 211
- aux genres vapeur d’une fabrication plus rapide. La teinture ayant perdu de son importance, les imperfections du blanc devenaient moins sensibles et moins redoutables; mais surtout la longueur des opérations de blanchiment devenait gênante et leur durée n’était plus en harmonie avec celle de l’impression et des finissages.
- Déjà en 1883 une tentative remarquable avait été faite par M. Horace Kœchlin pour créer un système de blanchiment rapide au large. Après avoir passé le tissu en acidesulfurique faible bouillant. M H. Kœchlin le foulardait en soude caustique et colophane avec addition de bisulfite, et vaporisait deux heures dans l'ap-pareil à vaporisage continu de Mather-Platt. Le tissu sortait du vaporisage avec une forte coloration brune qui disparaissait au lavage. Ce blanchiment ne demandait que quelques heures, mais la concentration de la liqueur alcaline qu’on y employait le rendait dispendieux. Bien qu’il n’ait pas reçu la sanction de la pratique, il n’en constitue pas moins une conception hardie et très origina'e.
- C’est de 1886 que date le système de blanchiment rapide qui a été introduit le premier dans la pratique industrielle. Il a été étudié au point de vue chimique par M. Horace Kœchlin et réalisé mécaniquement par 'a maison Mather-Platt dont il porte le nom. On sait Que l’appareil de lessivage Mather-Platt consiste en une chaudière cylindrique placée horizontalement et dans laquelle on fait entrer sur des rails deux wagons chargés des tissus à blanchir. Une petite pompe aspire constamment la lessive du fond des wagons pour la rejeter à leur surface. Par sa disposition, cet appareil assure une circulation très énergique et une très bonne distribution de la lessive; celle-ci est employée sous un volume relativement restreint, qui permet de lui donner une concentration assez grande, avec une consommation de vapeur peu élevée. La division des pièces sur plusieurs chariots mobiles, outre l’avantage d'être très favorable à une bonne circulation, a encore celui de supprimer le décuvage et le rencuvage dans la chaudière même, et de permettre ainsi de faire plu-Sleurs opérations en une journée.
- Le procédé débute, après grillage, [par un passage en acide sulfurique, suivi d’un lavage et d’une impré-Station en soude caustique dans un clapot d’où les plèces passent dans les wagons. Après 6 heures d'ébul-lition à 3/4 d’atmosphère, l’opération est terminée ; un chlorage et un passage en acide activent le blanc
- comme dans les anciens procédés. On voit que les particularités de ce blanchiment sont ; la suppression de la chaux et l’emploi d’une lessive unique de soude caustique d’une durée de 6 à 8 heures, remplaçant deux lessives ayant ensemble une durée de 50 à 60 h. Il en résulte une économiesensible de temps, de main-d’œuvre et de combustible.
- Quant à la qualité du blanc, le succès du nouveau système prouve qu’elle suffit aux exigences actuelles de la teinture et de l’impression; mais on ne peut pas dire que les produits du nouveau blanchiment soient supérieurs à ceux de l’ancien, qui, par ses deux lessives combinées, doit offrir plus d'élasticité et plus de garanties de régularité.
- D’autres systèmes de blanchiment ont suivi celui de Matther et Platt, basés comme lui sur une lessive unique de soude caustique. L’appareil Thyss et Herzig est très répandu en Allemagne, et a été introduit récemment en France dans quelques établissements. C’est une grande chaudière cylindrique disposée verticalement comme les anciennes cuves, avec un réchauffeur tubulaire placé à l’extérieur. Après l’avoir remplie de tissus, on y fait passer, pendant 2 à 4 heures de bas en haut, un courant de vapeur, afin de chasser complètement l’air contenu dans les pièces en leur faisant subir un véritable vaporisage. On ferme ensuite l’entrée de la vapeur et on met la chaudière en communication avec le réservoir contenant la lessive, qui vient pénétrer complètement la masse de bas en haut sans qu’il reste d’air emprisonné. On met alors l’appareil en pression; la circulation se fait au moyen d’une pompe qui prend la lessive dans le bas de la chaudière et la déverse au sommet en passant par le réchauffeur tubulaire.
- L’expulsion de l’air par vaporisage, en favorisant la pénétration complète du tissu par la lessive, a surtout pour but d’empêcher que le tissu ne se trouve altéré par places pendant le lessivage, car on sait que les alcalis concentrés peuvent affaiblir le coton, mais seu-lmenten présence de l’air.
- Les pièces sortant de l’appareil sont passées en acide, lavées et chlorées. On termine par un passage en carbonate de soude faible suivi d’un lavage.
- Un appareil de blanchiment rapide au large a été imaginé par MM. Bentz, Edmeston etGrether, à Manchester. Par une disposition assez ingénieuse, le tissu passe alternativement, sous pression, dans une lessive de soude concentrée et dans la vapeur. Ce lessivage
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- se prête à une très grande production ; il peut suffire pour le blanc de vente, mais sa durée est insuffisante pour le blanc destiné à la teinture et à l’impression.
- L'apareil Bentz fonctionne dans l’établissement de blanchiment et apprêts de notre collègue M. Schuhz, à Darnétal.
- Le blanchiment électrolytique (procédé Hermite) ne constitue pas par lui-même un procédé complet; il s’emploie conjointement avec les modes ordinaires ou spéciaux de blanchiment. Son principe consiste dans la substitution d’un électrolyte capable d’engendrer du chlore sous l’action du courant aux chlorures décolorants habituellement employés. On se sert comme électrolyte d’une dissolution de chlorure de sodium additionnée de chlorure de magnésium dans le rapport où ces deux sels se trouvent dans les eaux de la mer, soit environ 7 du premier pour 1 du second.
- Ce procédé, essayé en grand dans d’importantes mines, paraît donner une sérieuse économie, surtout depuis que l’on a reconnu qu’il était inutile d'employer des dynamos spéciales, et que les dynamos à éclairage pouvaient également convenir.
- Teinture et [mpression
- Étude des perfectionnements réalises dans l’art de la Teinture
- Pendant ces dernières années (1).
- ParM. Alf. GUYOT, chef des travaux pratiques à l’Institut Chimique de l Université de Nancy.
- Chevreul a défini la 'einture : « L’art qui consiste à imprégner aussi profondément que possible, le ligneux, la soie, la laine, la peau, etc., de matières colorées qui y restant fixées mécaniquement, ou par affinité chimique, ou à la fois mécaniquement et par affinité chimique. »
- Pour pratiquer son art avec succès, le teinturier doit donc connaître avant tout, les propriétés physiques et chimiques des différentes fibres textiles et des colorants qu’il emploie ; les procédés usités en teinture se déduiront logiquement de ces connaissances.
- Considérons d’abord les fibres textiles ; nous constaterons aussitôt qu’une classification s’impose: en effet, si nous voulons les teindre avec un colorant
- (1) Société industrielle de l'Est.
- quelconque, du carmin d’indigo, par exemple, nous verrons certaines de ces fibres se teindre, tandis que d’autres ne fixeront pas de colorant.
- En nous servant de carmin d’indigo comme réactif, nous pouvons donc tout d’abord partager les fibres en deux groupes : celles qui se teignent dans la solution de carmin et celles qui ne se teignent pas. Nous trouvons ainsi :
- Fibres qui se teignent. Fibres qui ne se teignent pas.
- Laine.- Coton.
- Soie. Lin.
- Poils, etc. Chanvre.
- Jute.
- Cette classification, basée sur la façon toute particulière dont se comportent les différentes fibres vis-à vis du carmin d’indigo, peut sembler bien artificielle ; mais cependant si nous prenons comme réactif de classification, un autre colorant quelconque, par exemple, de la fuchsine, ce nouveau réactif nous conduira. à partager les fibres en deux groupes qui seront identiques aux précédents (1).
- Elle est donc logique ; constatons d’ailleurs qu’elle rapproche dans un même groupe les fibres de même origine et de même composition chimique : toutes les fibres du premier groupe sont d’origine animale, appartiennent chimiquement à la vaste classe des albuminoïdes et sont caractérisées par la présence d’a -zute dans leur composition ; toutes les fibres du second groupe sont d’origine végétale, appartiennent à la classe des substances cellulosiques, et sont caractérisées par l’absence d’azote dans leur composition.
- Cette classification nous rendra, dans la suite, les plus grands services ; nous pouvons en déduire dès maintenant que, un procédé de teinture sur une fibre étant connu, il s’appliquera, à des modifications de détail près, à toutes les autres fibres du même groupe-
- On pourrait être tenté de croire que, puisqu’un colorant donné ne teint en général qu’un des deux groupes précédents, son emploi devra être réservé uniquement à la teinture des fibres de ce groupe. Il n’en est rien, et l’on pourra presque toujours étendre son em-
- (1) Vis à-vis des colorants basiques, le jute se comporte comme appartenant au premier groupe, alors que le carmin d’indigo et les autres colorants le clas-sent dans le second groupe. Cette anomalie s'explique par la présence de tanin fonctionnant comme mor: dant vis-à-vis des colorants basiques, dans la cellulose du jute. Cette combinaison de tanin et de cellulose | porte le nom de Bastose.
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- ploi à la teinture des fibres de l’autre groupe, à la condition de les mordancer.
- Mordancer une fibre, c’est l’imprégner de substances appelées mordants, substances qui possèdent une affinité chimique pour les colorants, et capables, en s’y unissant, de donner naissance à des combinaisons insolubles et colorées appelées laques.
- Ces combinaisons se formant dans les pores mêmes, et souvent dans toute l’épaisseur de la fibre, s’y trouvent emprisonnées et fixées mécaniquement ; il y a donc teinture d’après la définition de Chevreul,
- Ainsi la fuchsine, qui teint directement la laine et la soie, ne possède aucune affinité pour le coton et les autres fibres végétales (jute excepté). On pourra cependant teindre le coton en fuchsine, à la condition de saturer cette fibre de tanin, car ce composé possède une affinité nette pour la fuchsine avec laquelle il forme une laque rouge insoluble. En pratique, on déposera sur le coton, non pas du tanin, mais un tan-nate métallique et plus particulièrement du tannate d’antimoine qui jouit des mêmes propriétés fixatrices que le tanin, tout en donnant des laques plus solides et plus belles. L’expression usuelle de coton mordancé en tanin et émétique, provient de ce qu'on emploie l’émétique comme sel chargé de fournir l’antimoine nécessaire à la formation du tannate métallique.
- Nous pourrons même faire mieux, et communiquer au coton des propriétés analogues à celles de la laine, en le recouvrant d’une mince pellicule d’albumine. Puisque nous savons que l’albumine et la laine possèdent des propriétés chimiques très voisines. Il suffira pour cela de passer le coton dans une solution aqueuse d’albumine qu’on coagulera ensuite par passage dans un bain acide. Le coton, ainsi traité, pourra ensuite fixer tous les colorants qui, dans des conditions ordi-naires, ne teignent que la laine et les fibres du pre-mier groupe. Ce genre particulier de mordançage est trè peu employé ; il méritait cependant d'être cité comme type de procédé servant à animaliser les fibres vkgètales.
- En général, à des fibres différentes, il faudra des bordants différents ; ainsi le tanin, si précieux pour fixer la fuchsine sur coton, ne fixe pas l’alizarine.
- Ici, nous devrons employer, comme mordants, des Oxydes métalliques, alumine, oxyde de chrome, de fer, d étain, etc., et la laque colorée sera une combinaison de U matière colorante avec ces oxydes; mais de même que pour un acide donné, la couleur des sels
- 213 qu’il forme dépend du métal auquel on le combine, de même pour une matière colorante donnée, la couleur de la laque, et, par conséquent, de la teinture, dépendra de la nature de l’oxyde fonctionnant comme mordant.
- C’est ainsi que l’alizarine donnera des rouges sur mordants d’alumine, des violets et des noirs sur mordants de fer, des grenats et des bordeaux sur mor-dants de chrome, etc.
- On a réservé le nom de colorants poly génétique s à tous ces colorants capables de fournir en teinture des nuances variables avec la nature du mordant.
- Ainsi donc, à des colorants différents correspondent des modes de mordançage et de teinture différents. Ici encore, il existe heureusement une classification simple, réunissant en quatre groupes le nombre extrêmement considérable de colorants solubles dont dispose aujourd’hui le teinturier. Tous les colorants d’un même groupe se fixeront de la même façon ou par l’intermédiaire des mêmes mordants.
- (A suicre.)
- MATIÈRES COLORANTES
- Couleurs Anthracène acides
- (Noirs Anthracène acides, Bruns Anthracène acides, Jaunes Anthracène, etc., (de la Manufacture Lyonnaise de Matières colorantes).
- L’avantage de ces produits sur les autres colorants plus anciens, employés pour la teinture des laines en nuances grand teint, réside en premier lieu dans le fait qu’on peut les teindre soit sur laine chromatée d’avance, soit directement en un seul bain.
- La possibilité d’obtenir des nuances solides en un seul bain et de réaliser ainsi une économie de temps et de chauffage, tout en ayant des laines qui se prêtent mieux à la filature, assure un intérêt général à ce nouveau groupe de colorants.
- Nous vous donnons aujourd’hui une vue d’ensemble des nuances obtenues à l’aide des jaunes, bruns et noirs et nous nous réservons de faire suivre sous peu une carte d’échantillons avec des teintes combinées, qui comprendra également nos autres colorants solides pour laine,
- En ce qui concerne chacun des colorants en parti-
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- culier, nous avons les observations suivantes a faire”
- Parmi les Jaunes Anthraeène GG, BN, CetR,\e Jaune Anthraeène C est la marque la plus ancienne et la plus connue. Ce produit est excellent pour la teinture de la laine en bourre aussi bien qu’en flottes et il s’emploi très couramment, grâce à son « grand pouvoir colorant» et à sa « solidité au foulon » et « à la lumière » qui en ont fait le premier concurrent sérieux du bois jaune.
- Le Jaune Anthraeène C peut s’expliquer soit sur mordant de chrome, soit par le procédé de teinture en un seul bain.
- Le Jaune Anthraeène BN appartient à la classe des jaunes désignés par jaunes sur mordant. Il n’a pas le même rendement ni tout à fait la même solidité à la lumière et au foulon que le Jaune Anthraeène C, mais il est plus facilement soluble, de sorte que la marque BN est préférable à la marque C dans les cas où cette qualité particulière a son importance.
- Le Jaune Anthraeène R se comporte d’une façon analogue au Jaune Anthraeène C, sauf que sa nuance est un peu plus rougeâtre.
- Le Jaune Anthraeène GG a une solidité remarquable à la lumière ; la résistance au foulon n’est pas tout à fait aussi bonne que celle du Jaune Anthra-cène C. Cette marque est surtout destinée à des applications spéciales, pour lesquelles son reflet jaune-verdâtre est indispensable.
- Observation : Tandis que les autres marques de Jaune Anthraeène se traitent avec bichromate de potasse après teinture, on emploie pour le Jaune Anthraeène GG de préférence le fluorure de chrome.
- Bruns Anthraeène acides, breo. s. q. d. q
- G, R, B, N et SW
- Les produits les plus importants de cette série sont les 3 marques B, N et SW, tandis que les Bruns Anthraeène acides R et G, en raison de leurs nuances, s’emploient plutôt dans les teintes composées.
- Les 5 produits ont une très bonne solidité au foulon ; ce n’est que le Brun Anthraeène acide R qu’un foulon très énergique fait légèrement bleuir. Mais par un bon rinçage, au besoin un passage dans un bain légèrement acidulé, la nuance primitive revient.
- Au point de vue de la résistance à l'air et à la lumière, le Brun Anthraeène acide R est tout à fait remarquable et supérieur aux meilleures des couleurs d’alizarine.
- Parmi les autres marques, c’est le Brun Anthraeène
- acide N qui s’en rapproche le plus sous ce rapport, puis suivent par ordre les marques G, B et SW, qui, tout en étant moins solides à la lumière que les précédentes, sont cependant au moins égales, même supérieures dans beaucoup de cas, aux combinaisons souvent employées de couleurs d’alizarine avec des bois (par exemple Orangé d’Alizarine avec campêche).
- Au décatissage et au carbonisage les Bruns Anthra-cène acides se comportent d’une façon parfaite.
- (A suivre).
- DIVERS
- LA TEINTURE A L'EXPOSITION DE TURIN
- Nous devons à l’obligeance d’un de nos amis, M Léon Bauquel, teinturier à Turin, quelques renseignements sur l’exposition qui a lieu actuellement dans l’ancienne capitale piémontaise. Nous en extrayons ce qui suit ayant surtout trait à la teinture.
- « Le succès de notre exposition avait été dés l’abord « fort compromis par les tristes évènements de Milan. « Heureusement,depuis lors,tout est rentré dans l'ordre « et notre exposition s’en est de suite ressentie et de « nombreux visiteurs encombrent journellement ses « galeries...
- « La teinture sur soie n’y brille pas par le nombre « des exposants, mais par contre celle du coton y est « fort dignement représentée.
- « Nous regrettons de ne point voir figurer sur la « liste des exposants notre grande maison de teintu-« rerie « Commense » qui occupe cependant à elle seule « plus de 600 ouvriers.
- « Parmi les industriels présents nous devons accor-« der la première place à la maison toujours si renom-« mée de M. « Frontini di Saba » ; de leur usine modèle « sortent les teintures si riches dont s’enorgueillisent « les tissus fabriqués des exposés par les «Soleil, « Bersanino e Corti, et autres ».
- « La firme « L. Castagna » de Côme et de Milan, « dont chacun connaît l’importance comme teinture el « et apprêts,expose une série desoies teintes en toutes « nuances imaginables, ainsi que des étoffes de soie « et pièces tramées soie et coton. Nous signalons la. « bonne venue des apprêts de cette maison et nous ex-« pliquons ainsi la faveur dont jouissent ces industriels « en fabrique. Du reste leur usine et le matériel qui
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- « la garnit sont de construction toute moderne : les x ouvriers, tous spécialistes distingués, y luttent « d’émulation sous la direction de leur habile direc-« teur.
- « M. Rusconi, de Milan, expose une ombrée de « 490 nuances, ainsi qu’une grande quantité de soies « de toute nature et qualité, teintes de toutes couleurs, « soies thush, soies chargées, soies ombrées, soies «teintes en pièces, foulards imprimés, coton teint en « toutes gammes, il n’est pas jusqu’à la paille qu’ils " n’aient oubliée. Sauf la laine, leur exposition de tein-« ture est complète. »
- « Mais nous devons avouer que l’exposition des «manufactures ouvrant le coton prime toutes les au-« très en magnificence. La matière première y est « traitée au point de vue de la teinture d’une façon « magistrale et les nombreux connaisseurs qui s'arrê-« tent aux vitrines de nos exposants ne peuvent se « lasser d’exprimer leur admiration.
- « L’espace nous manque pour insister longuement « sur chacun des industriels de cette classe. Citons « seulement la maison Deangelis et Cie de Milan, qui « outre la série des divers genres expose des pièces « de soie imprimée genre riche et d’une grande perfec-« tion Cette importante maison expose d’ailleurs hors « concours, tout comme la firme si réputée « Leuman» « dont l’exposition est simplement parfaite. Nous en « dirons autant de la maison « Mazonis et Can-« toni », de la manufacture de Rivarolo « Hofman » « dont la vitrine est splendide, de MM. Blumerger, « Gruny et Cie, d'Agliècanavese. Nous ne nous avan-« çons pas trop en affirmant que ces maisons peuvent " rivaliser avec les premières fabriques de France et « d’Allemagne.
- «Le goût parfait de ces expositions d’étoffes teintes K en tous genres a été singulièremement mis en lu-"mière par cette singularité, que ces maisons se sont C servies des mêmes vitrines qu’elles destinent à l'ex-" Position de Paris en 1900 et où l’Italie espère pou-" voir prendre l’univers entier à témoin des progrès " de son industrie. »
- Nous remercions d’autant plus vivement M. Léon B auquel de son intéressante communication, qu’il nous Promet une suite à ce premier article, dans laquelle i] se promet de nous faire connaître la liste des expo-sants récompensés avec quelques détails sur l’impor-tance de leur fabrication et la nature des produits qu’ils emploient.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899
- C onditions générales à remplir par MM. les concurrents.
- Art. 1er. — Les étrangers sont admis à concourir comme les nationaux. Les membres du Conseil d’administration et des comités de la Société industrielle sont seuls exclus.
- Art. 2. — Les mémoires, dessins, pièces justifica -tives et échantillons doivent être marqués d’une courte devise ou épigraphe choisie par l’auteur et adressés franco de port, avant le 15 février 1899, au président de la Société industrielle de Mulhouse en même temps qu’un pli cacheté renfermant le nom exact et l’adresse du concurrent.
- Art. 3. — La Société ne prend connaissance que des noms des concurrents dont les travaux auront été récompensés ; elle se réserve toutefois le droit d’ouvrir le bulletin cacheté dans le cas où un supplément indispensable d’informations serait à fournir par le candidat.
- Exception est faite aux auteurs de machines ou de procédés dont l’application pratique est exigée par l’énoncé du prix. Dans ce cas, l’auteur n’est pas tenu d’observer l'aronymat en présentant son travail.
- Lorsque le cas l’exige, la Société envoie des commissaires sur les lieux mêmes pour examiner les machines ou procédés se rapportant à un concours.
- Art. 4. — Tout concurrent, par le fait même qu’il se présente au concours, s’en remet à l’appréciation souveraine de la Société.
- Art. 5.— Si une question n’est pas complètement résolue, il peut être accordé à titre d’encouragement une partie plus ou moins élevée du prix offert.
- Art. 6. — Si plusieurs concurrents ont satisfait à la fois aux conditions du programme relatives à une même question, le prix est partagé entre eux par parties égales ou inégales, suivant la valeur respective des solutions présentées.
- Art. 7. — Tout concurrent conserve la faculté de prendre un brevet d’invention, mais la Société se réserve le droit de publier en totalité ou en partie les travaux qui lui auront été adressés.
- Art. 8. — D’après la législation en vigueur dans la plupart des pays, n’est pas réputée nouvelle toute
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- s
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- découverte, invention ou application qui, dans le pays, et antérieurement à la date du dépôt de la demande de brevet, a reçu une publicité suffisante pour pouvoir être exécutée. En conséquence, les auteurs qui désirent s’assurer le privilège de leurs travaux, devront les faire breveter avant de les adresser à la Société industrielle, qui entend décliner toute responsabilité à ce sujet. Dans le cas où une invention serait récompensée par la Société avant d’être brevetée, l’auteur pourra demander que la publication de son mémoire soit ajournée.
- Art. 9. — La Société ne restitue pas les mémoires qui seront envoyés au concours, mais les auteurs peuvent en prendre copie. Quant à la restitution des dessins ou modèles qui accompagnent les mémoires, elle se réserve d’en apprécier l’opportunité.
- Art. 10. — Les médailles que distribue la Société industrielle se distinguent, suivant leur module, en : médailles d’honneur, médailles d’argent, médailles de bronze.
- Art. 11. — En remettant leurs travaux, MM. les concurrents peuvent indiquer une adresse poste-restante où le résultat de l’examen leur est envoyé, dans le cas où la récompense n’est pas décernée.
- Ait. 12. — La Société industrielle se réserve la faculté de décerner des récompenses à des travaux qui en seraient jugés dignes, alors même que ces travaux ne rentreraient dans aucune des questions mentionnées au programme.
- PRIX
- Outre les prix de fondation, tels que prix d’Emile Dollfus, Daniel Dollfus, Salathé, Engel Dollfus, Em. Hubzer, etc., que tout le monde connaît, nous signale rons les sujets de prix qui ont trait plus spécialement aux questions traitées dans le journal. (Nous nous mettons à la dispositin de nos amis pour plus amples renseignements.)
- Matière colorante du coton
- Médaille d’honneur pour une étude sur la matière colorante du coton, son isolement et son identité ou sa non-identité avec la matière qui fonctionne comme mordantdans le. tissus de coton écrus ou insuffisamment blanchis.
- Composition des noirs d’aniline
- Médaille d'honneur pour un mémoire sur la diffé-rence de compesition entre les noirs d'aniline verdis sables et inverdissables.
- Transformation du coton en oxycellulose
- Médaille d’honneur pour un travail sur les modifications physiques et chimiques que subit la .fibre du coton par sa transformation en oxycellulose. — 'Expliquer la détérioration produite par un passage alcalin ou par l’eau bouillante sur la fibre oxydée. Cette étude aurait pour but de jeter un jour nouveau sur une question ayant pour p. int de départ les observations de M. Jeanmaire (Bulletin de la Soc. Ind. tome XLIII, page 350)
- Action du chlore sur la laine
- Médaille d’honneur pour un travail sur les modifica-t ons chimiques qu’éprouve la laine sous l’influence de s hypochlorites et, en général, du chlore et de ses composés oxygénés.
- Constitution des matières colorantes
- Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze, suivant le mérite des travaux envoyés, pour des mémoires traitant de la constitution d’une des matières colorantes employées dans l’industrie des toiles peintes et non encore complètement étudiées.
- (A suiore).
- CERTIFICATS AUX EMPLOYÉS et ouvriers
- Sous ce titre nous avons donné, dans un précédent nnméro, l’information suivante :
- « Aux termes de la loi du 13 brumaire an VII, toujours en vigueur, les certificats d’emploi délivrés aux employés et ouvriers pour constater leur passage dans les bureaux, ateliers, usines ou chantiers, doivent être rédigés sur une feuille de timbre à 60 centimes, ainsi du reste que tout certificat pouvant être produit en justice à un titre quelconque.
- « Le coût du timbre est à la charge du demandeur ou bénéficiaire.
- « En établissant ces certificats sur papier libre, 10 signataire s’expose à une amende de 62 fr. 50 par contravention constatée. *
- Or, il résulte des renseignements fournis par notre avocat-conseil que l’obligation du timbre a été supprimée POUR LES CERTIFICATS D’OUVRIERS PAR LA LOI DU 2 JUILLET 1890.
- Cette dispositition avait fait l’objet d’une discussion au Sénat et avait été adoptée, puis en deuxième lec-tura le texte,de la commission avait omis cette dispo-
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- silion. Le rapporteur l’a ajoutée en disant : « Il y a une omicsion dans le texte qui avait été distribué. Nous nous proposons d’ajouter ces mots : « Ce certificat est exempt de timbre et d'enregistrement. » — M. Lenoël : « C’est la répétition pour le certificat de ce qui a été dit pour le contrat. On l’admet pour le contrat et a fortiori pour le certificat. » (Sénat, séance du 31 janvier 1889. Journal officiel du 1er février).
- Depuis, cette disposition n’a donné lieu à aucune discussion.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES 0)
- Construction grévée d’hypothèques
- Nous avons à plusieurs reprises dans nos chroniques, prévenu nos lecteurs du danger qui existait aussi bien pour le propriétaire que pour le créancier hypothécaire, à ne pas déclarer et à faire constater par la Compagnie assureur dans un avenant l’hypothèque consentie.
- De plus le créancier, alors même que la déclaration de l’hypothèque a été faite régulièrement à la Compagnie, subit et encourt toutes les déchéances que peuvent contenir les polices d’assurances du propriétaire.
- Ladeuxième chambre du tribunal civil de la Seine vient encore de rendre un jugement dans ce sens ; le différend tranché par ce jugement se présentait dans les conditions suivantes :
- (1) Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs d'adresser à notre service de vérification leurs polices d'assurances, de quelque nature qu’elles soient, a^ec leurs observations. Elles seront examinées avec le plus grand soin.
- La révision ainsi que le remplacement, s'il y a Heu, iont gratuite pour tous nos abonnés. Joindre timbre pour le retour des pièces communiquées,
- La Compagnie d’assurances résistait à la demande en paiement d’indemnité de sinistre formée par les créanciers hypothécaires de l’assuré, en excipant de la déchéance encourue par celui-ci comme étant volontairement cause de l’incendie.
- Les créanciers répliquaient que l’assurance contractée par le sinistré, leur débiteur, devait être considérée comme une stipulation à leur profit; que : « L’exception personnelle au stipulant ne peut être « opposée au bénéficiaire de la stipulation ; que, si la « police, en la forme extérieure a toute l’apparence « d’une assurance dans laquelle le souscripteur asti « pulé pour son propre compte, cette assurance a été I « conclue sous l’empire de la loi de 1889 qui domine « et complète le contrat et qu’elle est conclue en réa -« lité au profit des créanciers hypothécaires; qui, si « l’art. 18 de la police édicte que l’assureur est dé-« chargé de toute obligation lorsque l’assuré a volon-« tairement été cause de l’incendie, il faut rechercher « au bénéfice de qui l’assurance est conclue et qu’il « est conforme au droit de décider que celui-ci est « l’assuré qui a un droit personnel et direct sur l’in-« demnité d’assurance. »
- Le tribunal n’a pas admis ce système. Il a jugé que la police souscrite par l’assuré à la Compagnie l’a été pour son compte en qualité de propriétaire de l’im-meuble ; que la loi du 19 février 1889 n’a pas créé au profit des créanciers hypothécaires un droit propre, une action directe absolument indépendante de celle du souscripteur de l’assurance ; que, par suite, la Compagnie était fondée à opposer aux créanciers hypothécaires, la déchéance encourue par l’assuré.
- D’où il résulte que, si le créancier hypothécaire avait fait transférer à son nom personnel l’assurance du propriétaire agissant pour le compte de qui l’appartiendra, la Compagnie, dans ce cas, eût été tenue de payer le sinistre.
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. H., à B^essuire. — Nous avons examiné vos contrats incendie et accidents. — Nous alons vous adresser sous peu un projet rectifiant vos assurances incendie qui ne sont pas en règle. — Les polices accidents sont régulières et il n’y aura lieu de rien y changer avant la nouvelle loi.
- M. T,, à Nancy, — Impossible de vous fixer à ce sujet sans avoir les contrats que nous vous prions à nouveau de nous adresser en communication.
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- JURISPRUDENCE
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- J’ai un employé comptable auquel je donne 2,400 fr. par an payables mensuellement.
- Entré à mon service le 25 juin 1896, je l’ai congédié le 15 mars dernier pour le 15 avril. A—t-il le droit de demander à rester l’année entière sous prétexte que l’engagement est fait par année ou d’exiger le payement de plusieurs mois à titre d’indemnité?
- R. — Si votre engagement ne renferme aucune dérogation aux usages, vous devez vous conformera ceux ci. Les tribunaux à Pare, allouent en cas de brusque renvoi, le traitement d’un mois, ce qui laisse supposer, puisque le renvoi peut s’effectuer à tout moment, que le congé aussi peut être donné un jour quelconque du mois pour le mois suivant il faut observer toutefois que, malgré cet avertissement donné en temps utile, s’il existe des circonstances de fait qui peuvent motiver une indemnité, comme l’importance de l’emploi ou la difficulté qui peut exister d’en retrouver un semblable, les tribunaux peuvent accorder le traitement de 2,de 3 mois et même d’un an.
- Autre question.
- Je possède, dans une ville, un terrain vague qui sépare mon jardin de la propriété du voisin. Celui-ci veut me forcer à clore le terrain en question : 1° en a-t-il le droit? 2° s’il s’agissait d’un jardin aurais-je le moyen de me soustraire à l'obligation de la clôture?
- R. — 1° Aux termes de la jurisprudence qui paraît aujourd’hui constante, la clôture forcée dans les villes et faubourgs, a été restreinte aux terrains formant maison, cour ou jardin, excluant ainsi les champs et terrains vagues, dont les frais de clôture dépasseraient parfois la valeur du terrain. Toutefois ces maison, cour et jardin, ne sont pas exclusifs et comprennent toute étendue de terrain formant une dépendance immédiate d’une habitation.
- 2° La Cour de cassation a décidé que l’on pouvait toujours se soustraire aux dépenses de la clôture commune, en abandonnant au voisin la moitié du terrain sur lequel doit s’élever le mur de clôture.
- COUR D’APPEL DE PARIS (3e ch.).
- Présidence de M. Boucher-Cadart.
- AUDIENCE DU 2 JUILLET 1897.
- Assurance contre l'incendie. —Changement de domicile de l’assuré. — Défaut de déclaration des eondi tions nouvelles d'habitation.—Sinistre.— Déchéance de l’assuré.
- En matière d’assurance contre l’incendie, il y a défaut de déclaration, et, par suite, déchéance du droit à indemnité, en cas de sinistre, encourue par un assuré qui, en faisant la déclaration de changement de domicile, omet de déclarer les circonstances d’habita-tin nouvelles, qui sont de nature à modifier le risque assuré au domicile précédent.
- BIBLIOGRAPHIE
- L’EAU
- 7me volume de la Petite Encyclopédie Pratique de Chimie Industrielle
- Publiée sous la direction de F. Billon, ingénieur chimiste.
- (Cette petite Encyclopédie toute spéciale à l’industrie chimique, se composera de 30 volumes : les 8 premiers ont paru, les 22 autres paraîtront dans un temps relativement court. 2 volumes par mois.) Prix de chaque volume 1 fr. 50.
- Nous avons déjà eu l’occasion de signaler à l’attention de nos lecteurs la Petite Encyclopédie Pratique de Chimie industrielle, lors de l’apparition des six premiers volumes de cette collection qui, sous une forme très modeste et sans prétentions, n’en constitue pas moins un ensemble d’études fort intéressantes aussi utiles à consulter pour le praticien dans son labeur de chaque jour, qu’indispensable aux jeunes ingénieurs et industriels au début de leur carrière. Ils y trouveront sous forme concise, il est vrai, mais néanmoins fort complète, tous les renseignements dont ils pourraient avoir besoin sur les questions spéciales traitées dans cet ouvrage.
- Le nouveau volume qui vient de paraître est consacré à l’étude de l’Eau. Si le charbon et le sel marin peuvent être considérés comme les bases de l’industrie chimique, l’ean y joue encore un rôle plus considérable et il est peu d’opérations industrielles qui puissent se priver de son intervention.
- L’auteur a traité son sujet de main de maître et nous l’en félicitons sincèrement : après avoir jeté un regard rapide sur les propriétés physiques et chimiques de cet élément, il étudie leur rôle dans la nature et détermine les caractères des eaux potables. L’analyse des eaux suit naturellement ce second chapitre tout comme l’examen des différents systèmes d’épurations pratiqués fait suite à l’analyse. Mais l’épuration au point de vue de l’hygiène n’est pas la même qu’au point de vue de l’industrie : l’auteur a compris toute l’importance de ce second mode de l’épuration et donne avec tous les détails nécessaires la critique des divers systèmes proposés.
- Pour finir la fabrication industrielle de l’eau à l’état solide, de la glace, est fort bien étudiée et s’il n’a pas été procédé à l’examen d’un autre changement d’état de l’eau, c’est-à dire celui dans lequel on l’emploie transformée en vapeur, pour servir de force motrice, c’est que ce sujet rentre plus spécialement dans les applications de la mécanique.
- Le but proposé étant de montrer l’importance de l’eau, comme l’un des corps servant de fondnat à toutes les industries chimiques, en même temps qu’elle est, soit comme aliment inorganique indispensable, soit comme agent physique puissant, l’un des facteurs principaux de la vie et de l’aspect du globe.
- Ce but a été atteint aussi bien que possible dans un espace aussi restreint qu’un petit volume de 158 pages.
- (Gazette des Tribunaux).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’immeubles. —• Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
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- Manuel pratique du Teinturier. — Matières colorantes — Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds. — Edition française par F. Dom mer, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales. Prix, 8 fr.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes.
- • 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite)
- — Matières colorantes hydrazoniques. — Madères colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène )
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; {b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5« Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de Paéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
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- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
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- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux.
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- Formation de la Société D. Fouillet et mère, teinurerie, 53, rue Ramus, à Paris. — Durée : 5 ans. — Cap. : 1.500 fr. — Acte du 26 mai.
- Formation de la Société anonyme de produits chimiques de la Seine, 42, rue du Louvre, à Paris.
- Durée : 30 ans — Cap. : 400.000 fr. — Acte du 10 juin.
- Ventes de fonds de commerce
- Mme veuve Pataillat a vendu à M. Goueytes, un fonds de teinturerie, 3, av. Trudaine.
- Mlle Marchand, a vendu un fonds de teinturerie, 33, rue des Carrières, Charenton.
- M. Lebeau, a vendu un fonds de teinturerie, 4, rue Versigny.
- M. Veissmann-Bassarabo a vendu à Mme Louin, un fonds de teinturerie, nettoyages, 83, rue de Passy.
- M. Doubre, a vendu un fonds de teinturerie, 5 et 7, rue Ordener.
- M. Van den Broek, a vendu un fonds de teinturerie, 157, rue Saint-Maur.
- Mme veuve Hubert a vendu à M. Neuhaus, un fonds de teinturerie, 178, av. du Maine.
- M. Méchin a vendu à Mme veuve Michel, un fonds de teinturerie, 13, rue Turgie, Malakoff.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 221
- CHEMIN DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Excursion au Château et dans la Forêt de Fontainebleau
- La Compagnie P.-L.-M. organise, avec le concours de la Société des Voyages Economiques, une excursion au Château et dans la Forêt de Fontainebleau, pour le Dimanche 24 juillet 1898. Départ de Paris : 9 h. 05 matin. Retour à Paris : 11 h. 50 soir.
- Prix (tous frais compris) : I e classe : 20 fr. ; 2e c'asse, 17 fr. 50; 3e classe, 15 fr.
- Les souscriptions sont reçues aux bureaux de la Société des Voyages Economiques, 17, rue du Faubourg-Montmartre et 10, rue Auber, à Paris.
- Excursions en Suisse
- La Compagnie P.-L.-M. organise, avec le concours de la Société des Voyages Duchemin, deux excursions en Suisse, du 23 juillet au 4 août} et du 25 juillet au 4 août.
- Prix (tous frais compris) : la lre : lre classe, 485 fr. ; 2e classe, 435 fr. ; la 2e : 1re classe, 430 fr. ; 2e classe, 380 fr.
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de la Société des Voyages Duchemin, 20, rue de Grammont, à Paris.
- Excursions aux Gorges du Tarn par le Bourbonnais
- Les Compagnies P.-L.-M., Orléans et Midi organisent, avec le concours de la Société des Voyages Duchemin, une excursion aux Gorges du Tarn suivie d’une visite à la vieille cité de Carcassonne. Départ de Paris le 23 juillet.
- • Prix (tous frais compris) : lre classe, 285 fr. ; 2e classe, 250 fr.
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de la Société des Voyages Duchemin, 20, rue de Grammont, à Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, B r 'eaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {via Montauban-Cahors Limoges ou via Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi -gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : lre classe 173 fr. 50. — 2e classe
- 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Netochaven
- Par la gare Saint - Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (Ire et 2e classe seule ment).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valab’es pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du marin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Pari.r St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préa-labte.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
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- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h, 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis d.s billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Calais-Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Via Boulogne-Folkes. tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais ; 9 h. 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Fe kestone Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 223
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (20 Juillet)
- On cote :
- Acide tartrique. ...... 280 ..
- Anis d’Espagne......................... 70 ..
- Anis du Levant.. ...................... 55 .. Bois de : Campêche Laguna ....................18 .. » Martinique........................10 .. »......................Jaune Carmen..M .. »......................» Maracaïbo..14 .. Cannelle de Chine..................120 .. — de Ceylan de n‘ 000 à 4............2 52
- Cochenilles : Grises................................ 250 ..
- Argentées............................. 260 ..
- Zacatilles............................ 240 ..
- Noires ordinaires....... 220 ..
- » supérieures............ 230 ..
- Crème de tartre........... 180 ..
- Curcuma Bengale......... 40 ..
- Dividivi ............................... M . ,
- Gommes : Arabique............................. 170 ..
- Aden.................. . . 95 ..
- Damar Singapore......... 120 ..
- » Batavia............ 170 ..
- Sandaraque............................ 185 ..
- Gambier................................ 35 ..
- Graines jaunes......................... 55 ..
- Galles vert et noir . .. 115 ..
- Girofles............................... 95 ..
- Fenouil..... ....... 52 ..
- Macis................................... 4 ..
- Muscades n- 1 .......................... 4 ..
- Mercure................................. 5 50
- 9 00[0Opium 0........................ 27 ..
- .....Résine. ......... 14 ..
- ValenSafran ce............. 85 ..
- • • • • Styrax.... .. 180 ..
- à
- 3 50
- 180
- 110
- 140
- 7
- 5
- 25
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme
- moyen ordinaire............ 2 .. 2 50 urpah bon moyen à bon violet et violet r...... ..3 50 4 . . urpah moyen et moyen ordinaire.................. 2 60 3 25
- Sumac en feuilles..........F. 18 .. 0/0
- 4 PAP . •***.°•• verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 .. 010 k.
- sous papier, F. 165 .. 010 k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- • » » en boules 105 .. »
- • raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE (20 Juillet)
- Bois de teinture.
- Le campêcheaeu la vente de quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe — Ire qualité ... — 2a qualité .. . - 3e qualité.... — Sisal, Yucatan... Honduras. Tabasco d Espagne,
- 12 11 7 9 9 7 .. à 13 ..
- 75 10 50 12 10 10 9 8 50 70 50
- Haïti Cap 5 60 5 75
- » Aquim 5 60 5 60
- » St-Marc Gonaïves. .. 6 75 7
- » Fort-Liberté. 6 25 6 30
- P.-de-Paix 6 75 7
- 5 60
- 5 60 6 25
- Martinique et Guadeloupe. 4 50 5 10
- Jamaïque 5 35 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 05 6 60
- * 6 25 6 60
- a Tuspan 6
- » 6 15 6 75
- » Campêche 5 50 6
- » Carmen 5 50 6
- » Tampico 6 75
- * Porto-Plata 5 75 6 25
- » Haïti 5 75 6
- » Jamaïque 5 65 6 50
- • Barcel et P. Cab .. 6 25 6 50
- • Rio Hacha 5 " - 5 10
- » Carth. et Savan... 5 5 10
- » Maracaïbo 5 5 25
- » Fustet 100 k. 14 16
- • Tatajuba 50 k. 4 75 5
- » Bahia 5 5 25
- » 5 70
- • Amapala.... 50 kil. 5 70 7
- Rouge Brésil Bahia 6 8
- » Calliatour .. 100 k. 14 16
- » Lima 50 kil. 8 10
- » 6 8
- » 3 3 50
- » Sandal 100 k. 6 8
- » Sapan ...... 50 k. 7 <0
- » Quebracho.. 1000 k. 75 85 . •
- Rouge Pernamb....50 k. 14 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k, M ,. ....
- — encaisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 15 . 16 ..
- Cochenille '
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe .................. 1 60 2 ..
- Ténerife grise........ • 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond....... M............. Dividivi On cote les 50 kil .....9 ............13 ..
- Indigo*
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. ? 25 7 50
- » fin viol, et pourpre... 6 75 7 25
- » beau viol. et dite.... 6 25 6 50
- » bon violet 5 25 5 50
- • moyen violet 4 4 25
- » bon violet rouge..... 4 75 5 • .
- » bon moy. v. roug.... 4 25 4 50
- Beng. fin rouge 5 5 25
- » bon dito 3 75 4 25
- » bon à fin cuiv 3 25 3 50
- » cuiv. ord. et bas 2 50 3 . . •
- Java.
- Kurpah 1 50 4
- Madras 1 3 50
- Manille 1 3
- Caraque 1 50 3 50
- Guatemala flor 5 5 50
- » sobré 3 4 25
- » bon à fin cor 3 • 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 2 25
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 50 7
- » bon à beau 5 • . 6 • •
- • ord. et moyen 3 4 • •
- Ormeille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert
- Mers du Sud • • »
- Madagascar. M • • • •
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé....... 7 50 à 8 50 » gros effilé..............6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles.... ....... 1/2 kil. .0 40 à .. ..
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- 224
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série compléta de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment ( des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, ’ brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C" Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo.' Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d'essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression-
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
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- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
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- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
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- Teinture et impression des tissus
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- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
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- 42e Année. — No 15
- Le Numéro : 0,75
- 5 Août 1898
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTUR
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILE
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- s
- PRIX D’ABONNEMENT :
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- ÉTRANGER : Unan.....
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — L’Ouvrier teinturier. — Les renaissances et leur teinture (suite).
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et Impression — Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la teinture (suite).
- Apprêts. — De l’influence du bouillon sur la laine et les tissus de laine.
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Couleurs anthracène acides (suite et fin).
- Divers. — Société industrielle de Mulhouse (suite). — La loi sur les accidents du travail. — Les ouvriers étrangers. — Informations. — Chronique des assurances. — Jurisprudence. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- L'ouvrier teinturier (Organe ojficiel de la Chambre syndicale et d'appui matériel des Ouvriers teinturiers-dégraisseurs.)
- Tel est le titre d’un nouveau journal, dont le pre-mier numéro nous est parvenu dans le courant du mois de juillet.
- Fort sceptiques de notre nature, nous avons cru rencontrer dans le nouvel organe les idées et les lieux communs habituels à nombre de publications du même 8eure. Grand a été notre étonnement en parcourant les premières lignes del’Ouvrier teinturier, d’y trouver
- des arguments empreints d’un grand bon sens et nous sommes heureux de pouvoir saluer sans arrière-pensée la naissance d’une publication dont la devise semble devoir être « Pas de devoirs sans droits, pas de droits sans devoirs ».
- La chambre syndicale des ouvriers teinturiers dé-graisseurs, dont nous suivons attentivement la marche depuis déjà quelque temps et sous les auspices de laquelle le nouveau journal a paru, nous a d’ailleurs paru mériter à tous les points de vue une profonde estime; oubliant les procédés sectaires de nombre de ses similaires, elle cherche le bien là où il se trouve et ne dédaigne pas comme bien d’autres à être bien vue de la part du patronat.
- C’est dans la bonne voie que nouveaux collègues, vous vous êtes engagés : du courage donc et de la persévérance ; le succès est au bout, et nos vœux les plus sincères vous accompagnent dans votre entreprise.
- La Rédaction.
- LES RENAISSANCES ET LEUR TEINTURE (I) {Suite)
- Il est difficile en l’état de préciser les modifications qui se produisent dans la nature du colorant au moment de son démontage de dessus la fibre : trop de causes contribuent encore à obscurcir le phénomène ; mais ce qui, en tout cas, est caractéristique, c’est la facilité de ce colorant ainsi modifié de pouvoir à nouveau se fixer sur le tissu pour y adhérer définitivement. i . ; j n
- Les nuances produites de cette manière par l’action de l’alun, de l’acide sulfurique et du bichromate de
- (1) D’après la Deut. Faerb. Zeit. Munich.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- potasse s’éclaircissent d’habitude un peu sous l’action des lessives énergiques et leur ton rougeâtre tend ainsi à s’affaiblir.
- En ajoutant au bain de démontage que nous venons de décrire les colorants appropriés, le nuançage peut se varier à l’infini, et avec quelque habileté de l’ouvrier on arrive ainsi facilement et à peu de frais à établir toute une gamme de nuances mode très vives et très riches.
- Ajoutez par exemple au bain de démontage composé de bichromate et d’acide sulfurique un peu d’azo-carmin, on obtiendra un bel Havane susceptible d’être modifié par une quantité plus ou moins grande de matière colorante donnée, ce qui fait tirer de plus en plus au rouge ou par un colorant jaune qui tendra à donner à la nuance une teinte plus capucine.
- Si au lieu du colorant jaune, le teinturier ajoute du vert, il obtiendra un réséda qui variera jusqu’au vert mode qui, lui-mème, sera modifié par l’addition de jaune.
- La teinturerie des laines renaissance emploie très souvent ce mode de procéder qui est extrêmement expéditif et avant tout d’un bon marché assez facilement compréhensible, puisque toutes les opérations se font simultanément dans le même bain.
- Mais encore convient-il de commencer d’abord à démonter, de rafraîchir et de ne donner qu’ensuite la couleur qui s’égalisera ainsi bien mieux.
- Il ne faudrait, d’un autre côté, pas croire que le travail est toujours aussi simple que nous venons de ’e dire dans ce qui précède et l’on rencontre parfois des difficultés énormes et auxquelles nous ne connaissons guère de remède.
- Pour produire les teintures noires, on emploie actuellement toute une série de procédés d’oxydation: les nuances obtenues ainsi sont connues pour résister énergiquement à l’action des acides. Or, s’il se trouve que dans une partie de chiffons il y a beaucoup de matière teinte par l’un des procédés d’oxydation, l’ouvrier n’arrive pas au résultat désiré : malgré un bouillon énergique et prolongé le chiffon reste foncé et ne change qu’à peine de nuance.
- Cela s’explique d’ailleurs : l’acide chromique produit par la réaction de l’acide sulfurique sur le bichromate est un oxydant énergique : il réagit donc sur les colorants oxydables qui ne peuvent ainsi être détruits et qui restent parfois d’un noir foncé, parfois d’un noir verdâtre ou brunâtre.
- Les chiffons qui avaient été initialement couverts par des colorants d’une autre nature, s’éclaircissent u commencement du débouillage; maisdès longtemps avant la fin de l'opération, ils redeviennent foncés et se recouvrent d’une teinte brun sale assez désagréable.
- Si donc vous avez à faire à une matière première de cette espèce, il convient de ne l’employer que pour nuances foncées et de préférence pour noir : vous perdriez votre temps à chercher à en faire une teinture claire et quand même vous seriez arrivé au but proposé, il faudrait faire subir à la partie teinte un triage pour enlever les chiffons restés foncés : chose qui entraînerait à une dépense supplémentaire fort onéreuse.
- On peut ainsi également aussi produire des nuances à deux bains sur chiffons foncés : le teinturier n’a qu’à déterminer la quantité de mordant à faire intervenir pour obtenir sur de la marchandise foncée un fonds plus clair et pour suffire à terminer la teinture définitive pour une quantité de chiffons donnés.
- Veut-on obtenir sur chiffons de cette nature un bleu foncé, nous ne recommanderons pas le bouillon préalable au bichromate : il est impossible d’arriver ainsi à un bon résultat. Le mieux, lorsqu’on a à faire à un lot de noir petit teint, c'est de démonter avec un bouillon de démontage à 20à 25 0/0 d’acide sulfurique, puis de rincer la matière. Mais en ce cas, nous re-commandonsbien de neutraliser l’acide adhérent encore à la fibre et qui ne disparaîtrait pas totalement par un simple lavage. A cet effet l’ammoniaque ou la soude seraient le remède tout indiqué si ces produits, outre leur action caustique trop prononcée, n’avaient pas l'inconvénient précédemment signalé de régénérer la nuance primitive : le mieux dans le cas est de se servir de blanc de Troie qui, en se combinant avec l’acide, forme du sulfate de calcium insoluble qu’un simple lavage enlève.
- Le chiffon une fois ainsi préparé, la teinture réelle commence. Dans ce but, on prend par exemple un violet acide quelconque.
- 2 1/2 0/0 violet acide 5BF
- 1/2 0/0 bleu breveté A, ou bien si l’on veut, au lieu et place des deux produits ci-dessus désignés un seul violet tirant plus sur le bleu comme
- 3 0/0 violet acide solide 10 B (Fiers)
- Le bain se monte en ajoutant au colorant dissous
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- un peu d’acétate d’ammonium ; le chromage ultérieur se pratique avec :
- 10 0/0 alun de chrome
- 10 0/0 tartre factice.
- On obtient ainsi une belle nuance bleue très pleine, qu’il eut été impossible de produire par un mordan-çage préalable au chrome : il n’y a qu’une différence dans ce mode de procéder, qu’il convient de signaler. Ici le bain de teinture ne se tire pas aussi totalement et aussi complètement à clair que par le mordançage préalable.
- Ce petit inconvénient n’est d’ailleurs pas spécial aux matières employées, il se produit également pour nombre de colorants tirant sur chrome et surtout sur les violets plus bleus ainsique sur les bleus eux-mêmes.
- Les chiffons noirs pisseux prennent toutes les teintures pleines et foncées, solides au foulon : c’est ainsi qu’on obtient facilement de beaux bleu-marine, des rouges corsés ainsi que des olives et bruns de toute nuance.
- (A suivre.)
- m0490018
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Azovert {Bayer)
- Bi, Ni....,........ Vert jaune vif
- r , Th. .......... Vert jaune moins vif
- Y , G1, Ce, Zn, Cr .. Verts clairs divers
- Violet méthyle B {Badische) Violet très foncé Ni,Ur
- Ni................. Violet foncé
- Bi,Y,2r,Th,Zn,Cd, Ce,Gl.............. Violets plus ou moins clairs
- Sn,Mg,AlPb,Cu,Cr. Violets moins intenses
- Violet au chrome {Geigy)
- ................... Rose foncé Gl,Cu
- Cu ................ Grenat violet Y....., Th, Zr..... Rose rabattu Al, Ce,Ni.......... Rose clair Cr.... Mode rose clair
- Eosine {Badische) Ni................. Rose foncé Ni
- Bi................. Rose clair
- Co................. Chair foncé
- Y , Zr, Th........ Rose pâle vif
- Rhodamine B {Badische)
- Bi................. Rose violacé vif Bi
- Ur................. Rose orangé clair
- Zr, Th............. Violet bleuâtre clair
- Les autres couleurs ont été plus ou moins enlevées par le savon.
- Galléine {Basdiche)
- Al, Ni, Cr, Zn, Pb. Violets divers En, Ce, GI
- Y, Th.............. Bleu violet foncé Zr................. Violet noir G1................. Violet rougeâtre vif Ce................. Indigo foncé Sn................. Grenat clair! {A suivre).
- Teinture et Impression
- Étude des perfectionnements réalisés dans l’art de la Teinture Pendant ces dernières années (1).
- ParM. Alf. Guyot, chef des travaux pratiques à l’Institut Chimique de l’Université de Nancy. (Suite)
- Quant aux colorants insolubles ou pigments, tels que noir d’aniline, indigo, rouge de paranitraniline, cou leurs minérales, on ne saurait les comprendre dans aucune classification, car, en raison de leur insolubi-1 té, ils s’appliqueront chacun par une méthode spéciale, variable avec la nature chimique du pigment, mais dont le principe restera toujours le même : imprégner les fibres de produits solubles qui, par leurs réactions réciproques, ou par oxydation, donneront naissance au pigment insoluble. Ce dernier se trouvant emprisonné et retenu mécaniquement dans les pores de la fibre, il en résultera une teinture.
- Le premier groupe de colorants solubles renferme les colorants dits basiques. Ils teignent directement en bainneutre les fibres animales et ne se fixent sur fibres végétales, jute excepté, qu’après mordançage au tanin, fuchsine, safranine, bleu méthylène, etc. Le deuxième groupe renferme les colorants, dits acides, qui teignent directement les fibres en bain acide et ne se fixent pratiquement d’une façon solide sur fibres végétales
- (1) Société industrielle de l’Est.
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-
- OO Q? GM
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans aucune condition, sauf sur fibres animalisées, carmin d’indigo, ponceau, etc.
- Le troisième groupe comprend les colorants phénoliques. Ils sont, en général, peu colorés à l’état libre, et la couleur n’apparaît avec intensité que lorsqu’ils sont combinés à des oxydes métalliques. Il faudra donc toujours mordancer les fibres en oxydes métalliques, lors même qu’elles se tiendraient directement et sans mordant, ce qui est le cas des fibres animales. Alors le mordant servant, non plus à fixer la couleur, mais à la développer, on conçoit que le mordançage pourra se faire aussi bien après teinture qu’avant teinture, tandis que, sur fibres végétales, où le mordant sert à la fois à fixer le colorant et à développer sa couleur, le mordançage devra nécessairement précéder la teinture. A ce groupe appartiennent les couleurs d’alizarine la plupart des colorants naturels, campêche, quercitron,Igraine de Perse, etc.
- Enfin, le dernier groupe, d’origine toute récente, renferme des colorants qui ont aussitôt retenu l’attention des teinturiers par la précieuse propriété qu’ils possèdent de teindre sans mordant les fibres végétales en bains neutre ou alcalin.
- Il compte dès aujourd’hui un grand nombre de représentants connus dans le commerce sous les noms de couleurs directes, couleurs diamines, etc.
- Cette classification, plus pratique que scientifique, rapproche dans un mémo groupe des colorants qui appartiennent chimiquement à des familles bien différentes. Si l’on considère cependant que la propriété possédée par un colorant d’être acide, basique ou phénolique lui.est communiquée par la présence dans sa molécule de cer.ains radicaux appelés auxochrômes, et que le colorant se fixe sur la fibre ou le mordant par l’intermédiaire de ces auxochrômes,“d’où l'exyre:-sion très heureuse de groupes liants par laquelle on les désigne depuis quelque temps, on peut dire que le teinturier classe les colorants d’après la nature de leurs auxochrômes, alors que .'les chimistes les rangent en familles d’après la nature de leurs chromo-phores.
- (A suivre.)
- M. Jules Persoz, directeur du bureau public de conditionnement des soies et laines à Paris et de laboratoire d’analyse d’essai des papiers,vient d’être nommé chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur.
- APPRÊTS
- DE L’INFLUENCE DU BOUILLON sur la Laine et les tissus de Laine (1)
- Tout teinturier et manufacturier sait déjà depuis longtemps qu’il est facile de dégraisser à fond les tissus fabriqués avec de la laine teinte en nuances foncées sur chaudière, tandis qu’il est infiniment moins aisé de procéder au même travail lorsqu’il s’agit de laines blanches ou teintes en bleu de la cuve. La question est donc de savoir quelle est la véritable cause d’un phénomène si étrange. Devrons-nous admettre qu’en raison du fait également bien connu des praticiens que mieux une laine a été dégraissée avant la teinture, mieux elle se comportera une fois tissée et prête à être débarrassée des huiles de filature, le teinturier ou fabricant s’attache à donner un meilleur lavage aux laines destinées à être teintes en noir, vert, brun, etc.? Nous ne le croyons pas et, bien au contraire, il est certain qu’en fabrique on donne plus de soin au lavage des laines dont il se propose de faire des tissus blancs ou teints en pièces ; ces pièces exigent en effet un la vage des plus parfaits et la moindre négligence sous ce rapport ne peut avoir qu’une influence désastreuse sur le produit final. Il en est de même lorsqu’il s’agit de laines destinées à la cuve d’indigo et ici encore les soins les plus minutieux sont nécessaires pour combattre l’excessive sensibilité du bain tinctorial spécial vis-à-vis des corps gras ou huileux. Nous ne pouvons pas non plus croire que l’influence des matière colorantes et produits chimiques intervenant dans la teinture à la chaudière soit apte à produire le résultat favorable signalé en tête de cet article et il serait plutôt à supposer que ce soit justement le contraire qul devrait se produire : tout au plus peut-on admettre que la présence des acides libres (bien peu employés dans la teinture de la laine brute) aient quelqu'influence favorable en ce sens.
- Il ne nous reste donc que l'hypothèse d’attribuer au bouillon seul l’action singulière, signalée au commencement de cet article, des laines teintes en chaudière Les laines blanches et les laines cuvées ne subissent que l’action d’un liquide modérément chaud soit dans le bac à laver soit dans la cuve, tandis que les laines teintes subissent l’action d’un bouillon interrompu de ---
- (1) Deutch. Wollen-Gewerbe.
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-
- plusieurs heures. L’action exercée par l’humidité et la chaleur sur la fibre laineuse au moment du décatissage à sec et mouillé s’explique en peu de mots : en ce que la matière cornée dont se compose la laine se ramollit, devient malléable et en même temps qu’elle prend plus de brillant ; mais il est naturel qu’elle perd ainsi une partie de sa force de résistance naturelle et que lorsque l'étoffe est redevenue complètementfroid,ce changement d’état persiste. Mais par l’ébullition de l’eau du bain de teinture, il se produit en même temps une autre réaction sur la fibre; l’eau bouillante solubilise les parties huileuses et graisseuses encore adhérentes à la fibre, elle fait pour ainsi dire fonction de lessive et épure le bain de laine.
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Couleurs Anthracène acides
- {Noirs Anthracène acides, Bruns Anthracène acides, Jaunes Anthracène, etc.) de la Manufacture Lyonnaise de Matières colorantes.)
- (Suite et fin)
- Noirs Anthracène acides, brev. s. g. d. g., LW, S W et ST.
- Pour la teinture de la laine en bourre on emploie Principalement les deux marques LW et SW, tandis que le ST ne sert guère que pour le nuançage,
- Au point de vue de la solidité au foulon et à la lumière les marques LW et SW comptent parmi les meilleurs Produits qui existent.
- Comme résistance au décatissage et au carbonisage le SW est supérieur à la marque LW ; le LW bleuit légèrement au carbonisage, tandis que le SW ne change pas perceptiblement.
- Comme procédés pratiques pour l’application des Bruns Anthracène acides et des Jaunes Anthracène, soit seuls, soit en combinaison avec les noirs Anthra-cene acides nous recommandons les suivants :
- Teinture en un seul bain : Garnir le bain avec 10 % de sulfate de sonde, 1 à 3 % d’acide acétique (suivant le Plus ou moins de chaux contenu dans l’eau) et la quan-tité nécessaire de colorant. Entrer la matière soit mouillée, soit sèche, mais lavée d’avance, dans le bain. 1 Ensuite ajouter au même bain 1 1/2 % de bichromate :
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 229
- de potasse et faire bouillir encore pendant une bonne demi-heure. Toutes ces proportions de mordants s’entendent pour des bruns moyens et foncés. Lorsqu’on teint des bruns clairs ou des nuances mode les quantités indiquées d’acide et de bichromate sont à réduire en conséquence.
- Pour la teinture de chiffons carbonisés ou de laines-renaissance on peut se dispenser d’ajouter de l’acide au bain de teinture, ces matières, par suite du carbonisage, étant suffisamment acides par elles-mêmes pour que les bains s’épuisent sans autre addition d’acide ; le traitement au bichromate après teinture reste le même.
- Teinture en deux bains sur mordant de chrome.
- On mordance de la façon habituelle :
- Pour les nuances foncées avec :
- 3 % bichromate de potasse ou de soude,
- 2 % tartre,
- Pour les nuances moyennes avec :
- 2 % bichromate de potasse ou de soude,
- 2 % tartre ;
- Pour des nuances claires on pourrait encore réduire ces proportions.
- On teint avec addition d’acide acétique, comme pour les couleurs d’Alizarine. Habituellement on compte 4 à 6 % d’acide acétique, mais les quantités varient suivant le volume du bain et le plus ou moins de chaux contenu dans l’eau.
- On entre dans le bain de teinture à tiède, on chauffe petit à petit jusqu’à 60° C. environ et on reste à cette température jusqu’à ce que notre Bleu d'AlizarineCS, généralement employé pour foncer les Bruns Anthracène acides, soit épuisé. Ensuite on monte au bouillon et on fait bouillir pendant 1 heure à 1 heure 1/2.
- Pour des nuances foncées il est utile, comme on le recommande pour les couleurs d’Alizarine, d’ajouter encore vers la fin de l’opération environ 1/2 0/0 de bichromate de potasse et de maintenir le bouillon encore pendant 1/2 heure. Par cette manipulation lec teintes deviennent absolument solides au foulon, sans qu’il se produise un changement des nuances, qui ne font que gagner un peu en intensité
- Les Noirs ne se font que par teinture en un seul bain :
- On entre au bouillon dans le bain garni avec 10 0/0 sulfate de soude, 5 0/0 acide acétique et le colorant nécessaire, on fait bouillir pendant 3/4 d’heure à 1
- -reregsnr eeyenitrbegnee
- ---
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-
- 230 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- heure, puis on laisse légèrement refroidir le bain pour rajouter 2 1/4 à 2 1/2 0/0 d’acide sulfurique ou une quantité équivalente de bisulfate de soude. Cette addition faite on fait de nouveau bouillir jusqu’à épuisement complet du bain. Ensuite on traite sur le même bain pendant 1/2 heure au bouillon avec 1 1/4 0/0 bichromate de potasse.
- Il faut absolument veiller à ce que le bain soit complètement tiré à clair avant le chromatage ; au besoin il faut ajouter une plus forte dose d’acide pour arriver à ce résultat.
- Les colorants jaunes, bruns et noirs de cette série peuvent être à volonté mélangés entre eux et permettent d’obtenir ainsi toute la gamme des bruns usités.
- Pour rougir on peut employer en dehors du Brun Anthracène acide R encore le Rouge solide Diamine F, brev. s. g. d. g. ou le Rouge pour laine BS, qui se fixent de la même façon que les Couleurs Anthracène acides.
- Comme élément bleu nous recommandons notre bleu d’Alizarine CS ; toutefois, ce produit ne permet pas de teindre en un seul bain et pour les nuances, dans lesquelles on veut le faire rentrer, il faut teindre les Couleurs Anthracène acides également sur mordant de chrome.
- On a quelques fois exprimé des craintes que la teinture en un seul bain ne permettrait pas de nuancer facilement; nous tenons à ajouter ici qu’il n’en est absolument rien : on peut sans crainte, même après le fixage au bichromate de potasse, nuancer sur le même bain et avec les mêmes colorants. Les Couleurs Anthracène acides montant également sur mordant de chrome, le colorant rajouté se fixe parfaitement et de telle sorte qu’il résiste au foulon.
- Tant qu’on n’a pas suffisamment l'habitude du procédé en un seul bain il est bon d’échantillonner de la façon suivante : prendre un petit récipient, le remplir avec une partie du bain pris dans la chaudière, ajouter un peu de bichromate de potasse et chromater un petit échantillon de laine prélevé sur la partie en traitement, pour se rendre compte du changement de nuance; le résultat en grand ne différera que très peu de celui obtenu sur le petit échantillon.
- DIVERS
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899
- (Suite)
- Synthèse d’un colorant naturel
- Médaille d’honneur pour la synthèse de l’une des matières colorantes naturelles employées dans l’industrie.
- Nouveau mordant ou colorant
- Médaille d’argent pour l’application comme mordant ou comme colorant de quelque métal non usuellement employé ou d’une modification nouvelle d’un des composés connus. et employés dans l’industrie. Le composé devra être solide et l’application pratique.
- Teinture ou mordançage par sels métalliques
- Médaille d’argent pour un travail sur la question suivante :
- « Quelles sont les dissolutions métalliques qui abandonnent par immersion leur base aux fibres textiles et quelles sont les conditions dans lesquelles ces teintures ou mordançages s’effectuent le mieux? »
- Etude sur les mordants de fer
- Médaille d’honneur pour une étude sur les mordants de fer et le rôle qu’ils jouent dans la teinture suivant l’état d’oxydation et d’hydratation dans lequel ils se trouvent.
- On sait que l’alizarine teint en violet roussâtre l’oxyde ferrique et l’on suppose que le mordant qui se prête le mieux à la teinture en violet est un oxyde ferroso-ferrique. D’autre part, Persoz a obtenu un très beau violet au moyen d’un mordant ferrique. h s’agirait de déterminer :
- 1° Si le mordant généralement employé (pyrolignite de fer) donne lieu, effectivement à un dépôt d’oxyde ferroso-ferrique sur la fibre ;
- 2° Dans quelles conditions l’oxyde ferrique est sus-ceptible de donner un violet normal.
- Noir d'aniline solide
- Médaille d’argent pour un noir d’aniline, ou un autre de même solidité, n’affaiblissant pas le tissu et supportant le contact de toutes les autres couleurs, no-, tamment celles à l’albumine, sans nuire aux nuances, auxquelles on l’associera.
- Le noir d’aniline a l’inconvénient d’être détruit par
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 62
- S
- le contact de bien des couleurs, notamment par les couleurs à l’albumine, ou bien, s’il n’est pas détruit, le contact manque de netteté, ce qui nuit à l’apparence de la marchandise. Le noir d’aniline a aussi quelquefois une influence désastreuse sur certaines couleurs pendant le vaporisage. Ce sont tous ces inconvénients qu’il s’agit de surmonter. Le nouveau noir pourra a voir n’importe quelle composition, pourvu qu’il présente les qualités de solidité et d intensité nécessaires, et qu'il puisse s’associer surtout aux couleurs à l’extrait de garance ou à l'alizarine artificielle, ainsi qu’aux couleurs à l’albumine. (.4 suivre).
- LA LOI
- SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- La commission chargée par le ministre du commerce de préparer les règlements d’administration publique prévus par la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail, a tenu sa première réunion, sous la présidence de M. Louis Ricard, député, président de la commission d’assurance et de prévoyance sociales de la Chambre des députés.
- La commission a réparti entre deux sous-commissions prises dans son sein l’élaboration préparatoire des quatre règlements indiqués par la loi ; elle se réunira dans les premiers jours d’octobre prochain Pour examiner les projets préparés par les sous-commissions.
- LES OUVRIERS ÉTRANGERS
- MM. Albert Chiché, Charles Bernard, Argeliès, Théron et Cluseret, députés, ont déposé une proposi-bon de loi ayant pour objet de limiter le nombre des ouvriers étrangers employés dans les usines, manufactures et établissements industriels que'conques.
- Voici l’exposé des motifs :
- « Les ouvriers espagnols dans le Sud Ouest, les ou-vriers italiens dans lo Sud-Est, les ouvriers belges dans le Nord de la France, viennent faire aux ouvriers français une concurrence désastreuse.
- « Comme ils offrent généralement leurs bras à meil-leur marché, ils provoquent une diminution du taux des salaires et augmentent le chômage.
- « N’ayant pas à supporter le fardeau du service militaire, ils jouissent dans notre pays d’une situation privilégiée.
- « Estimant qu’il est profondément regrettable de voir des étrangers prendre ainsi le travail et le pain de nos compatriotes, et voulant mettre un terme à un te abus, nous avons l’honneur.de vous soumettre la proposition de loi suivante :
- PROPOSITION DE LOI
- Article premier
- « 11 est interdit d’employer dans les usines, manufactures et établissements industriels quelconques, plus d’un dixième d’ouvriers étrangers.
- Art. 2
- « Toute contravention à la présente loi sera punie d’une amende de 50 à 1.000 francs, amende qui sera portée au double en cas de récidive dans l’année. »
- INFORMATIONS
- \JOfficiel a publié un décret relatif aux correspondances à acheminer par les tubes pneumatiques.
- En dehors des formules fabriquées par l’administration, les cartes et enveloppes ordinaires fabriquées par l’industrie privée peuvent être également utilisées à condition qu’elles portent, la mention a pneumatique » au recto, et que l’affranchissement soit opéré dans les conditions des tarifs en vigueur.
- Ces correspondances pneumatiques ne doivent pas excéder 14 cent. 5 en longueur et 11 centimètres en largeur; elles doivent être suffisamment flexibles pour pouvoir être introduites dans les boîtes cylindriques du service des tubes, Les enveloppes doivent être en papier assez résistant pour ne pas être détériorées par les pliages, le frottement dans les boîtes etc. «
- Ces dispositions sont appliquées depuis le ieraoût.
- Depuis le 1er août 1898, des colis postaux du poids maximum de 5 kilogrammes pourront être échangés avec les établissements français de la Grande-Comore et d'Anjouan.
- Les taxes actuellement perçues pour l’affranchissement des colis postaux à destination des colonies françaisesde Sainte-Marie-de-Madagascar de Mayotte et de Nossi-Bé seront applicables aux colis postaux à destination de la Grande-Comore et d’Anjouan.
- Depuis le 1er août 1898, des colis postaux en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dépassant pas le poids de 5 kilogr. pourront être échangés entre la France et la Russie d’Europe, y compris le grand-duché de Finlande et le Caucase. Les taxes à payer pour l'affranchissement des colis postaux dont il s’agit seront perçues conformément aux indications du tableau ci-après.
- Les colis postaux pour la Russie d’Europe, y compris le grand-duché de Finlande et le Causace, pourront être expédiés avec déclaration de valeur jusqu’à concurrence de 500 fr., moyennant un droit additionnel d’assurance de 25 centimes par 300 fr. ou fraction de 300 fr. pour les colis originaires de la France continentale et de 35 centimes pour les provenances de l’Algérie.
- Tableau indiquant les taxes à percevoir pour l’affranchissement des colis postaux n’excédant pas 5 kilogr. à destination de la Russie d’Europe (y compris la Finlande et le Caucase).
- Lieu de dépôt
- Gare de France..............
- Agence du port d’embarquement en Corse ou en Algérie Gare ou agence à l’intérieur de la Corse ou de l’Algérie.
- Agences maritimesfrançaises : au Maroc.................... à Tripoli de Barbarie. . .
- Bureaux de poste, français : en Turquie.................. à Zanzibar.................. à Shang-Haï.................
- Voie Taxes
- Allemagne 2.25 {a)
- 2.50 (a) Voie
- 2.75 {a) de France
- 3-25
- et 3.75
- d’Allemagne 3.75
- 4.75
- 5-75
- Ça) Non compris le droit detimbre de 10 centimes.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES 0
- Incendie causé par les flammèches ou étincelles lancées par les locomotives sur les propriétés riveraines de la voie ferrée.
- Une Compagnie de chemin de fer est responsable de l’incendie causé par les flammèches ou étincelles lan-• ---------- — - — —----------
- (7) Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs d'adresser à notre service de vérification leurs polices d'assurances de quelque nature qu’elles soient, avec leurs observations. Elles seront examinées avec le plus grand soin.
- La révision ainsi que le remplacement, s’il y a lieu, sont gratuits pour tous nos abonnés. Joindre timbres pour le retour des pièces communiquées.
- cées par ses locomotives sur les propriétés riveraines de la voie ferrée.
- Elle ne peut opposer au propriétaire incendié qu’il avait déposé des pailles dans la zone réservée de 20 inètres, à partir du talus supérieur de la voie, si ce dépôt a eu lieu pendant le temps de la moisson ; car dans ce cas le propriétaire bénéficie de la disposition de l’article 7 de la loi du 15 juillet 1845 qui autorise, pour le temps de la moisson, le dépôt des récoltes à moins de 20 mètres de la voie.
- Le voisin, chez lequel l’incendie s’est propagé, a une action directe contre la Compagnie, auteur de l’in cendie, sans qu’il ait besoin d’agir contre le propriétaire dans la propriété duquel le feu s’est déclaré par suite des flammèches ou étincelles lancées par les locomotives.
- La troisième Chambre du tribunal civil de la Seine, dans son audience du 23 décembre 1897 a rendu un jugement dans ce sens, contre une compagnie de chemin de fer qui, prétendant ne pas être responsable d’un incendie survenu dans les conditions ci-dessus, se refusait à rembourser à deux Compagnies d’assurances, les indemnités qu’elles avaient payées à leurs assurés victimes dudit incendie.
- Après divers considérants concluant à l’entière responsabilité de la Compagnie de chemin de fer, le jugement est prononcé dans ces termes :
- Par ces motifs :
- « Déclare la Compagnie des chemins de fer, respon-« sable des causes de l’incendie, la condamne en con-« séquence à rembourser aux Compagnies assureurs « la somme de........avec intérêts de droit ; la con-« damne en outre à tous les dépens, y compris ceux « de référé et d’expertise. »
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. H..., à Limoges. — Nous avons bien reçu vos contrats d’assurances, nous allons les examiner, et d’ici peu vous recevrez le compte rendu de notre examen.
- M. B. M..., à Brest. — Adressez nous vos polices en communication. — Nous ne pouvons pas répondre à vos questions sans avoir vos contrats sous les yeux.
- M. R..., à Amiens. — Nous vous retournons vos. contrats d’assurances contre les accidents d’ouvriers. — Rien à faire, quant à présent, attendez la mise en vigueur de la nouvelle loi.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0 30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés. sera exécutée comme loi de l’Etat.
- JURISPRUDENCE
- CHEMINS DE FER. — EXPÉDITION VALEUR DÉCLARÉE. — PERTE. ----------------- INDEMNITÉ
- Lorsque dans la feuille d’expédition d’une marchandise remise à une compagnie de chemins de f r, la valeur de la marchandise est déterminée, l'ex-p diteur, en cas de perte du colis, est-il admis à prouver que la chose perdue avait une valeur supérieure à la valeur indiquée, et peut-il réclamer en conséquence une indemnité supérieure à cette valeur déclarée?
- Cette question doit être résolue négativement.
- En effet, les compagnies de chemins de fer sont, comme tous les entrepreneurs de transport, responsables des objets dont le transport leur est confié ; mais cette responsabilité est renfermée dans les limites d-s obligations qu’impose le contrat de transport et que le commissionnaire a entendu contracter. Ces obligations sont déterminées dans le contrat de transport par la lettre de voiture dont les énonciations lient réciproquement les parties contractantes.
- Ces principes certains ont été à maintes reprises p oclamés par la Cour de Cassation notamment dans les arrêts delà Chambre civile du 13 juin 1877 et du 12 août 1879.
- La Cour de Cassation a également décidé que la feuille d’expédition tient lieu de lettre de voiture. La f uille d’expédition a-t-elle jugé «tient lieu de lettre de voiture en matière de transportés par voies fer-r es et forme entre les parties le contrat et la loi de l’expédition. » (Cass. 31 décembre 1877).
- Ces principes s’appliquent sans difficulté à la question qui nous occupe et l’on peut répondre sans hési-talion que si la valeur de la marchandise a été déclarée dans la feuille d’expédition, la compagnie de chemins de fer engagée par les énonciations de la lettre de voiture, ne peut être condamnée à payer à l’expéditeur, en cas de perte, une indemnité supérieure à cette valeur déclarée.
- La Cour de Cassation a d’ailleurs tranché directe-ment cette question dans un arrêt du 17 mai 1892.
- On ne peut qu’approuver cette décision. Tout au plus pourrait-on être tenté de lui objecter que la déclaration de valeur ne présentant en fait et en droit aucune utilité pour l’expéditeur, la Compagnie ne
- saurait s’en emparer pour la lui opposer d’une façon avan tageuse. Mais cette objection ne porte pas, car en réalité la déclaration de valeur présente un intérêt pour l’expéditeur et pour le commissionnaire du transport; l’expéditeur, en effet, à défaut de déclaration, serait tenu de prouver la valeur du colis perdu; désormais cetté preuve ne sera plus à sa charge, et le voiturier.de son côté, sait ainsi, de suite, au moment de l’expédition, de la prise en charge, le risque qu’il assume.
- BIBLIOGRAPHIE
- Dictionnaire de l’Industrie
- Illustré de nombreuses figures intercalées dans le textes. Matières premières. — Machines et appareils. — Méthodes de fabrication. — Procédés mécaniques. Opérations chimiques. — Produits manufacturés, par Julien Lefèvre, docteur es-sciences, agrégé des sciences physiques, professeur à l’Ecole des sciences de Nantes, 1 vol. gr. in 8 de 950 pages à 2 colonnes, avec environ 800 figu! es, 25 fr.
- L’industrie s’est profondément modifiée depuis 25 ans, grâce aux efforts d’une élite d’hommes ins truits, entreprenants et toujours à la recherche de perfectionnements nouveaux. La France, l’Allemagne et l’Angleterre se sont partagé jusqu’à présent les différents marchés du monde. Mais d’autres peuples, les Etats-Unis et la Russie commencent à entrer en lice et, grâce à leur richesses naturelles immenses, sont appelés à prendre une place prépondérante. Le développement progressif de l’industrie suit parallèlement celui de la science. Ce sont les nations où la production scientifique est la plus intense et la mieux utilisée qui ont la suprématie au point de vue industriel.
- Pour assurer la vitalité de notre industrie nationale, il faut que les industriels se tiennent de plus en plus au courant de la science et spécialement de ces applications chimiques, mécaniques et électriques.
- Ce dictionnaire contient, sous une f rme claire et concise, tout ce qui se rapporte à l'industrie : matières premières qu'elle utilise, machines et appareils qu’elle emploie pour transformer, méthodes de fabrication, procédés mécaniques ou opérations chimiques auxquels elle doit avoir recours, enfin produits manufact urés que le commerçant lui demande pour la consommation nationale aussi bien que pour l’exportation. Les procédés et les appareils de la grande industrie, aus:i bien que les recettes et les tours de mains de la peite industrie, y sont décrits dans leurs lignes générales, dégagés des détails secondaires, qui rendent la lecture des ouvrages techniques si difficiles à ceux pour lesquels ils ne sont pas spécialement écrits.
- M. J. Lefèvre était bien préparé à cette lourde tâcha par les nombreux ouvrages scientifiques et industriels qu’il a déjà publies, par son Dictionnaire d'électricité, dont le succès a déjà été consacré par deux éditions et par ses ouvrages sur les Moteurs, le Chauffage,^’A-cétylène, la Photographie, les Savons et Bougies, etc.
- L’ouvrage se publie par séries bi-mensuelles de 40 à 48 pages à 1 fr. Il sera achevé en décembre 1898. On peut souscrire à l’ouvrage complet, en adressant
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- aux éditeurs librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue d’Hauteville, Paris, un Bandat postal de 22 fr. : on recevra les séries parues immédiatement, les suivantes au fur et à mesure.
- Aussitôt l’ouvrage terminé le,pr ix sera porté à 15 fr.
- Des mordants en teinture et en impression
- Par Ch. Gros-Renaud (avec 60 échantillons teints ou imprimés sur laine et sur coton)
- Notre littérature technique contemporaine s’enrichit chaque jour de nouveaux traités de l’intérêt le plus immédiat.
- Le nouveau livre, que nous venons avec le plus vif plaisir de présenter à nos amis et lecteurs, est écrit dans un style simple, sans prétentions littéraire et scientifique. L’auteur, un vétéran du métier, n’a pas cherché une vaine renommée dans l’édification de vastes théories sur le rôle des mordants dans la teinture et l’impression : travailleur de chaque jour, il a consigné ses observations sur un journal régulièrement tenu, et finalement, a inventorié ses connaissances acquises dans la pratique, les a cataloguées et classées pour les présenter d une façon très méthodique au public spécial auquel il s’adresse.
- L’espace nous manque pour entrer dans l’examen détaillé de chacun des chapitres de cet ouvrage avant tout pratique, sans quoi nous eussions insisté sur quelques-uns d’entre eux contenant des aperçus fort nouveaux, comme par exemple sur les mordants de chrome, les mordants gras et les nouveaux mordants organiques.
- Malheureusement, nous ne pouvons insister et nous devons nous contenter de dire que si le nouveau traité, qui comble une lacune, n’est pas fort complet en ce qui concerne l’action des mordants dans la teinture proprement dite, il est, dès à présent, un vade-mecum indispensable pour tous ceux qui, praticiens déjà initiés depuis fort longtemps dans l’art de l’impression des tissus, font une étude spéciale de l’indienne et de ses dérivés. Il se recommande également aux jeunes débutants de la partie, que la lecture de l’ouvrage de M. Gros-Renaud initiera d’une façon fort complète sur ce qui a été fait par leurs devanciers et leur permettra de continuer ces beaux travaux des Kœchlins et autres, sans courir le risque de tomber dans des redites et des vulgarités dont nombre d'ouvrages du genre abondent.
- De nombreux échantillons insérés dans le texte aideront aux lecteurs la plus facile intelligence des effets produits par l’intervention de chacun des mordants étudiés, ainsi que de la combinaison de plusieurs d’entre eux pour produire une nouveauté des plus singulières.
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. —Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE SAVONNERIE, matières premières, matériel, procédés de fabrication des savons de toute nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste, ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la France.
- Manuel pratique du Teinturier. — Matières colorantes — Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds. — Edition française par F. DOM -mer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales. Prix, 8 fr.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques. -
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-ihane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (h) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. — Matières colorantes non classées.
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseigne' ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : poul voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Tableaux d’application. —Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux. F rix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE
- le 31 Juillet 1898
- Arrivages pendant le mois
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- LossoN (Mlle Ursule), teinturerie, 21, Grande Rue, à Enghien. — Jug. du 4 juil. — L. ; M. Bouticourt.
- Homologations de concordats
- Mme veuve Milhaud Mossé, teinturerie, blanchisserie, rue du Saint-Esprit, à Marseille. — Jug. du 30 juin. — 20 % par 1/4 de 6 en 6 mois, à partir de l’homologation.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif veuve Thuillier et A. Marie, teinture, nettoyage, impression, 2, rue du Mont-Rôti, à Darnétal. — Durée : 15 ans. — Cap. : 500.000 fr. — Acte du 27 juin.
- Formation de la Société en nom collectif A. GUIL-lard et Cie, apprêts des étoffes de soieries, 5, montée. Saint-B irthélemy, à Lyon. — Durée: 8 ans et 24 jours. — Cap. : 4.000 fr. — Jug. du 9 juin.
- Formation de la Société en nom collectif Pralus et Cie, teinture et lustrage des peaux pour fourrures, 66, rue Saint-Mandé, à Montreuil. — Durée : 5 ans. ____ Cap. ; 10.000 fr. — Acte du 8 juin.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution, à partir du 1er juil., de la Société Tivet sœu s et Massardier, cylindrage, lustrage, moirage, 12, rue du Jardins, à St-Etienne. — L. : Mlle Tivet et Mme Le Gall. — Acte du 30 juin.
- Dissolution de la Société Jules Chollet et Max Ecorche ville, apprêts, teinture et blanchiment de tis-sus, 4 et 6, rue de Cauchy, à Accueil. — L. : M. Ecorcheville. — Acte du 20 juin.
- Ventes de fonds de commerce
- Ml'e Deligny a vendu un fonds de teinturerie, 39, rue de St-Pétersbourg.
- M. Texier a vendu un fonds de teinturerie, 280, boul. Voltaire.
- M. Carel a vendu à Mme Magne un fonds de teinturerie, 13, rue Manuel.
- M. Gosseliu a vendu un fonds de teinturerie, 60, rue Lafayette.
- Mlle Hartau a vendu à M. Gravez la client., agenc. feinturerie, 9, rue Mandar.
- M. Coussinet a vendu une fab. de produits chimi-ques, 21, 23, 27, rue de La Rochefousaull, Boulogne.
- M. Rousseau a vendu à M. Bernard, une fab. de Produits chimiques, à La Courneuve.
- M. Féron a vendu un fonds de teinturerie, 83, rue Cardinet.
- 41 caisses Bengale
- 19 — Kurpah
- Expéditions ' Stock
- 179 caisses Bengale 2 375 caisses Bengale
- 129 surons Guatemala 19 — Kurpah
- 80 surons Guatemala
- Ventes
- M et FI 10 caisses Bengale bon violet rouge et beau rouge....... 4,20 à 4,80
- D B 5 caisses beau rouge................
- J tt R W 5 — beau rouge..............
- 20 caisses Bengale disponible. Oude 10 caisses moyen et bon moyen violet rouge quelques cuivré 3,25 à 3,75
- 120 surons Guatemala de ordinaire corte et gris afin sobre....................... 1,05 à 3,95
- 850 caisses à terme, soit :
- 30 caisses sur Juillet.. .. 4 75 4.65
- 230 » Août 4.75 4.80 4.75 4.(0
- 30 » Septembre . 4.80 4.65
- 10 » Octobre. .. 4.80
- 100 » Décembre . 4 85 4.75 4.70 4.75
- 170 » Janvier ... 4.90 4.85 4.70 4.75
- 20 » Février ... 4.90
- 90 » Avril .... 4 95 4.95
- 170 » Mai 5 —/ 4.95 4.80
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme
- Bengale surfin violet et b'eu............ fin violet pourpre.................. beau violet pourpre................. bon violet.......................... bon moyen violet.................... moyen violet........................ beau violet rouge................... bon violet rouge.................... .
- bon moyen violet rouge........... fin rouge........................ beau rouge....................... bon rouge........................ bon à fin cuivré................. cuivré ordinaire et bas..........
- Java................................
- Kurpah.................................. Madras ................................ Manille................ Caraque............................
- Guatemala flor.....................
- fin sobre et fin corte.......... beau sobre et beau corte....... bon sobre et bon corte...........
- bon moyen sobre et corte........... moyen sobre et moyen corte......... ordinaire et bas................... Nouvelle-Gren. fin à surfin........ bon à beau......................... ordinaire et moyen.................
- 7.25 à 7.50 6.75 « 7. » 6.25 » 6 50 5.25 » 5 50 4.75 » 5. » 4. » » 4 20 5.25 » 5 50 4.75 » 5. » 4.25 » 4 50 5. » » 5.25 4.75 » 5. »
- 3.75 » 4 25 3.25 » 3 50 2.50 » 3 »
- » »
- 1 50 » 4 » 1 » » 3 50 1 » » 3 » 1 » » 3 50 5 » » 5.50 4 » » 4.50 3.50 » 4 » 3.25 » 3.75 2 25 » 2 75 1.50 » 2 » 1 » » 1.50
- 6.50 » 7 » 5 » » 6 » 3 » » 4 »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Tare et Dons d’usage sur la place
- En caisse, tare nette; don I kilog. par caisse.
- En surons, tare nette; don un demi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt d’ailleurs fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre ..................... » 25 »
- En Bengale disponible nous avons eu le placement de deux filières ensemble 20 caisses. — A terme les affaires ont été assez actives nos ventes s’élèvent à 850 caisses et malgré les bas prix du mois dernier, nos cours ont encore fléchi de 10 à 15 centimes.
- Les derniers avis de Calcutta annoncent que le rendement de la plante est mauvais dans le Bas-Bengale sauf en Purnéah les apparences actuelles de la récolte font prévoir une estimation de 125 000 fy maunds soit une réduction de 5.000 fx maunds sur fis probabilités du mois précédent.
- Guatemala. — Nous avons eu la vente de 129 surons sans changement dans les cours. Aux enchères de Londres qui ont eu lieu le 21 et où 1.015 surons ont été présentés on a vendu 357 surons avec une baisse de 4 pence pour toutes les sortes.
- Du 1er janvier au 16 juillet nos expéditions ont été de 2.079 surons et notre stock est de 80 surons, pendant le même laps de temps les expéditions de Londres ont été de 1.208 aurons et il restait sur ce marché le 16 courant 2.284 surons.
- Kurpah. — Nous avons reçu un lot de 19 caisses en bonne marchandise faisable à fr. 2.80.
- Circulaire A. Dumont, Courtier assermenté.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
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- In—4o raisin . . . In-4o jésus. . . . 1/2 carré . . . . 1/2 raisin . . . . 1/2 jésus . . . . 32 X 25 38 X 29 46 X 30 51 X 33 58 X 38 4 50 6 » 7 50 8 50 9 60 1 » 1 25 1 50 1 75 2 » 0 75 1 » 1 25 1 50 1 75 » 10 » 15 » 20 » 25 » 35 » 15 » 20 » 25 » 30 » 40 » 25 » 30 » 40 » 45 » 50
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Vacances de 1898 — TRAINS DE PLAISIR
- 1- Paris-Clermont.
- Aller : départ de Paris, le 12 août, à 11 h. 10 soir; arrivée à Clermont, le 13 août, à 9 h. 10 matin.
- Retour : au gré des voyageurs, par tous les trains ordinaires (sauf les express), à partir du 15 août, jusqu’au dernier train du 28 du même mois.
- Prix (aller et retour) : 2- classe, 32 fr. ; 3* classe, 20 fr.
- 2- Paris- Genève.
- Aller : départ de Paris, le 6 août, à 4 h. 05 soir, arrivée à Genève, le 7 août, à 8 h. 44 matin.
- Retour : au gré des voyageurs par tous les trains ordinaires (sauf les express), à partir du 9 août jusqu’au dernier train du 20 du même mois. Toutefois les voyageurs pourront utiliser les trains express n- 44, 46 et 50 entre Mâcon et Paris.
- Prix (aller et retour) : 2- classe, 50 fr. ; 3: classe, 26 fr.
- 3- Paris-Berne-Zermatt.
- Aller : départ de Paris, le 11 août à 4 h. 05 soir.
- Arrivée à Berne, le 12 août, à 8 h. 20 matin.
- Arrivée à Zermatt, le 12 août, à 3 h. 25 soir.
- Retour : au gré des voyageurs, du 14 au 27 août inclus, par tous les trains ordinaires (sauf les express). Toutefois les voyageurs pourront utiliser les trains express n’ 44, 46 et 50 entre Dijon et Paris.
- Prix (aller et retour) :
- Pour Berne : 2- classe, 45 fr. ; 3- classe, 28 fr.
- Pour Zermatt : 2- classe, 63 fr. ; 3* classe, 40 fr.
- Les voyageurs pourront aussi s’arrêter dans toutes les gares d’arrêt comprises entre Pontarlier-Berne et Zermatt tant à l’aller qu’au retour.
- 4* Paris-Aise-les-Bains- Chambéry
- Aller, départ de Paris, le 20 août à 11 h. 15 soir;
- Arrivée à Aix-les-Bains, le 21 août, à midi 47.
- Arrivée à Chambéry, le 21 août, à 1. 24 soir.
- Retour au gré des voyageurs par tous les trains ordinaires (sauf les express), à partir du 22 août jusqu’au dernier train du 4 septembre. Toutefois les voyageurs pourront utiliser les trains express n- 44, 46 et 50 entre Mâcon et Paris.
- Prix (aller et retour): 2- classe, 48 fr.; 3- classe, 24 fr. 50.
- On pourra se procurer des billets pour les trains de plaisir de Paris à Clermont, de Paris à Genève, de Paris à Berne et à Zermatt, de Paris à Chambéry, à dater du 25 juillet, à la gare de Paris P.-L.-M., 20, boulevard Diderot, dans les bureaux succursales de la Compagnie et dans les diverses agences de voyages.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (via Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax,
- Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DF L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Netechaven Par la gare Saint-Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (Ire et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à I ondres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS V A CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux tains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Fe‘kestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Seroices ojficiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
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- LE MONITEUR DE’LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Août)
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- » » » en boules 105 ..
- • raffiné en pouare sec. F. 145 ..
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- Bois de : Campèche Laguna
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- Jaune Carmen.
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- Grises............... Argentées ........... ..................... Noires ordinaires......
- » supérieures........... Crème de tartre......... Curcuma Bengale......... Dividivi . .............
- Gommes :
- Arabique............... Aden................... Damar Singapore........
- » Batavia. ... .. Sandaraque........... Gambier.............. Graines jaunes....... Galles vert et noir . Girofles...............
- Fenouil............ .
- Macis........... ...
- Muscades n- 1 ...... Mercure............. 9 000Opium 0........ .....Résine......... Valen Safran ce..... .. • Styrax............
- 18 ..
- 10 ..
- M ..
- 14 ..
- 120 ..
- 2 52
- 240 .
- 250 .
- 240 .
- 220 .
- 230 .
- 180 .
- 40 .
- M .
- 170 .
- 95 .
- 120 .
- 170 .
- 40 ..
- 55 ..
- 115 ..
- 40 ,.
- 52 ..
- 4 ..
- 4 ..
- 5 50
- 27 ..
- 14 ..
- 85 ..
- 180 ..
- 3
- 50
- 180
- 110
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme : Madras, bon moyen assez tendre
- moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r... ... .
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................
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- — en poudres...............1 verdet, en pains, extra sec :
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- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- O
- à
- 2
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- 75
- 50
- 3
- 0/0
- 8 O
- 2
- k.
- k.
- PLACE DU HAVRE
- (20 juillet)
- Bois de teinture.
- Le campèche a eu la vente de quelques parties à livrer.
- On cote ;
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité ...
- — 2e qualiié ...
- 3e qualité....
- — Sisai, Yucatan... Honduras......... ....... Tabasco.......... Haïti Cap........
- » Aquim..................
- » St-Marc Gonaïves ...
- » Fort-Liberté...........
- P.-de-Paix...............
- .........................
- Saint-Domingo............
- Martinique et Guadeloupe. Jamaïque. ..........
- Jaune
- Cuba et St-Yago .. Manzanillo....... Tuspan........... ................. Campèche......... Carmen............
- Tampico.......... Porto-Plata......
- Haïti.............
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab ..
- Rio Hacha.........
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba.. Bahia .. .
- Corint o...
- Amapaia. .
- 100 k.
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- 50 kii.
- Rouge Brésil Bahia.........
- » Calliatour.. .100 k.
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- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- 50 kil.
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- 50 k.
- Quebracho. . 1009 k.
- 12
- 11
- 9
- 9
- 7
- 5
- 5
- 7
- 6
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- 14
- 4
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- 14
- 8
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- 3
- 6
- 8
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- Cochenille
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- Ténériffe grise........
- Cureuma
- Bengale
- Java,
- Mad
- .. .50 kilos.
- Pond.......
- 14
- 26
- 1
- 50
- 1/2
- 60
- 50
- On
- Dividivi cote les 50 kil
- 13 M
- 50
- 16 ..
- 45 . .
- 16 ..
- kil.
- 2
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- 50
- 50
- 75
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- 10
- 10
- 9
- 8
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- 50
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- On Beng.
- 8
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- 10
- 25
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- Beng. fin rouge...... » bon dito...........
- • bon à fin cuiv..
- » cuiv. ord. et bas.
- Java.................
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- totCrtocr en O o en D
- 50
- 25
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- 50
- 50
- 50
- Guatemala flor 5 5 50-
- » sobré 3 4 25
- » bon à fin cor 3 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 2 25
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 50 7 ..
- » bon à beau.. 5 6 ..
- » ord. et moyen 3 4 ..
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert
- Mers du Sud . . • • •
- Madagascar M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50
- » gros effilé 6 7 ..
- .0 40 à
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil.
- Cayenne.................
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894 : Médailles d’Or
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- 240
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Lal a 3 CD
- - 8 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Harques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Elanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaan et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. ,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grana choix d essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Fiahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris."
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
- LP. Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris Spécialité pour la teinture, l’impression.
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- DES MATIERES GRASSES Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplôme-— Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
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- 42e Année. — No 16
- ' LE ' *
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE :
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Les renaissances et leur teinture (suite et fin).
- Teinture et impression. — Absorption des liquides par les textiles.
- Apprêts. — De l’influence du bouillon sur la laine et les tissus de laine (suite).
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Les Bruus Nitrazol-Diamine G. B. RD et BD.
- Divers. — Société industrielle de Mulhouse (suite). — Traité de commerce et de navigation entre la France et le Japon. — Informations. — Chronique des assurances. Jurisprudence. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- LES RENAISSANCES ET LEUR TEINTURE (I) (Suite et fin)
- On peut également sur les chiffons noirs pisseux etabir des couleurs mode tirant sur le brun et le Jaune; quant aux tons gris, la réussite est de beau-coup plus difficile et plus hasardeuse. Le chiffon dé-bouilli assez fortement paraît à première vue s’être éclairci à un très haut degré et cependant le fond est Plus sale, plus terne qu’il ne paraît à l’inspection ; il
- Le Numéro : 0,75
- 89 >.
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- 00 CD !
- • 1 La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . J Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- reste en effet encore une trop grande quantité du colorant ancien fixé et combiné intimement avec la fibre : or, chacun le comprendra aisément, vouloir couvrir ce fond primitif avec du gris est chose fort peu aisée si non tout à fait impossible. Lorsqu’il s’agit d’un ton mode tirant sur le fond, la laine se couvre très régulièrement et donne une belle nuance bien unie ; il n’en est pas de même d’un gris : le tissu semble barriolé, les nuancesprimitives ressortissant parplaces irrégulières, et la teinture donne un véritable consistant en chiffons verts jaunâtres à brun grisâtre. Cependant certains tours de mains permettent à un teinturier habile de surmonter même cet obstacle et d’obtenir un beau gris bien uni.
- On obtient presque les mêmes nuances que sur le noir petit teint si l’on opère sur les tout-couleurs à l’exception toutefois des nuances trop claires : malgré un débouillage très énergique on n’arriye pas avec ce genre de marchandise à obtenir un fond aussi clair qu’avec le noir.
- C’est ainsi que lorsqu’il s’agit de schoddys non effilochés, le chiffon paraît avoir été assez bien égalisé par le mordançage, mais lorsqu’on teint plus tard la marchandise les nuances primitives ressortent partiellement et ne se couvrent quelque peu qu'après un bouillon prolongé.
- Il en est tout autrement si nous employons le chiffon déjà effiloché : l’ancien colorant fixé sur la fibre se répartit uniformément dans le bain du débouillage et l’unisson se maintient lorsqu’on finit par la teinture définitive.
- Les tout-couleurs clairs se comportent d’ailleurs comme les bleus les plus foncés, et il y est facile de
- elEVe
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Jeur donner des nuances plus claires et principalement de belles nuances mode.
- Si l’industriel demande des nuances ne déchargeant pas sur blanc, et surtout sur coton blanc au foulon, nous ne saurions trop conseiller de faire passer d’abord la marchandise sur un bain de soude et de ne procéder qu’alors au débouillage : l’expérience a prouvé en effet que les couleurs ne déchargent au foulon qu’autant qu’elles n’ont pas subi le traitement préalable indiqué. Nous n’exceptons de cette règle générale que les chiffons en bleu et marrons foncés susceptibles quand même de teinter le coton blanc juxtaposé.
- L’auteur a fait un certain nombre d’essais sur des chiffons noirs et des tout-couleurs, pour contrôler l’exactitude absolue des faits énoncés dans ce qui précède ; l’auteur a choisi intentionnellement un noir solide, sachant combien il est plus facile d’obtenir de bons résultats sur un noir petit teint que sur un noir de bonne qualité.
- Prenant comme point de départ cette comparaison, un effilochage de tricots, toutes les nuances produites ont été faites en laine non encore effilochée.
- JAUNE OLIVE
- (25 % acide sulfurique
- (10 % bichromate de potasse
- 3 % jaune mordant C
- 0,01 % bleu breveté A.
- OLIVE foncé
- (15 % acide sulfurique
- ( 8 % bichromate de potasse
- 1 % extrait bois violet
- 0,25 % Cœruléine XBN
- 4 % extrait Cuba TABAC FONCÉ (15 % acide sulfurique
- ( 8 % bichromate
- 0,25 % jaune Anthracène C
- 1 % résidus d’extraits de Brésil
- 1/2 % » » Cuba
- 1/2 % » » Campêche
- Mode tirant sur le rouge
- 15 % acide sulfurique.
- 10 % bichromate.
- Faire bouillir 10 minutes, rafraîchir et semer lente
- ment.
- 0,02 % Azocarmin BX ; faire encore bouillir 1/4, lever et rincer.
- L’auteur s’est servi de résidus d’extraits pour teindre la nuance tabac foncé, ces résidus étant extrêmement bon marché, la teinture les emploie volontiers lorsqu’il s’agit de matières peu délicates à travailler. Ils contiennent dans la plupart des cas encore énormément de colorant, surtout en ce qui concerne les extraits de bois de Brésil et de Pernambouc. Malheureusement l’emploi de ces résidus offre quelques inconvénients sur lesquels nous devons nous arrêter un instant.
- Le commerce reçoit ces résidus embarrillés en fûts qui contiennent la matière tantôt encore fluide, tantôt déjà presque solide.
- Lorsque l’extrait résidu arrive encore fluide à la fabrique un repos de quelques jours, un dépôt qui ne fait qu'augmenter avec le temps et qu’il est impossible après de répartir uniformément dans la masse même par l'agitation la plus énergique. Lorsqu’au contraire la matière est déjà concrète, l’extrait réel s’en sépare lentement pour former des couches successives dans l’emballage, de façon à ce que le teinturier qui emploie ce genre de matières ne peut jamais compter sur une uniformité de rendement. Mais l’inconvénient principal de ces résidus ressort surtout dans la teinture de la laine en mèches.
- Jamais ou presque jamais ils ne se dissolvent complètement et quand même cela arriverait une fois par hasard, ils viendraient bientôt s’agglomérera nouveau dans le bain, se déposeraint en granulations ténues sur la fibre laineuse donc il n’y aurait plus moyen de les éloigner même avec un lavage des plus énergiques.
- Mais ce que le bain chaud et le lavage répété n’ont pu faire, le foulon se chargera de l’exécuter; les parcelles insolubles dans le bain de teinture et dans la machine à laver se résoudront dans le liquide alcalin de la dégraisseuse et du foulon et viendront salir les blancs sur coton ainsi que les autres nuances quelque peu tendres du tissu fabriqué. Toutefois l’emploiide ces résidus offre des inconvénients moins grands dans la teinture des pièces.
- Teintures faites sur schoddys effilochés Vert olive
- ( 20 % Acide sulfurique
- ( 8 % Bichromate
- 2,5 % Jaune mordant G 0,25 % Bleu breveté A
- - Vert mode
- 20 % Acide sulfurique
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- 8 % Bichromate
- 0,25 % Jaune Anthracène C en poudre
- 0,12 % Violet acide solide 10B
- Gris verdâtre
- ( 20 % Acide sulfurique
- ( 8 % Bichromate
- 0,12% Cyanol extra
- 0,06% Jaune mordant G
- Gris bleu ardoise
- ( 10 % Acide sulfurique
- ( 6 % Bichromate
- 0,06 % Rouge Anthracène
- 0,06 % Bleu breveté A
- 0.12% Violet acide 4B extra
- 0,03 % Jaune mordant G.
- Telles sont les nuances pouvant donner satisfaction à la teinture et souvent demandées par la fabrique. Il serait difficile de les établir sur chiffon non effilochés
- parce que le bain de démontage ne serait pas susceptible de répartir aussi uniformément les anciens colorants que sur la fibre déchirée ; du reste il serait encore difficile d’arriver à un bon résultat en teignant le chiffon entier avec du chiffon non effiloché : le colorant n’aurait pas suffisamment pénétré au cœur du tissu.
- Teinture et Impression
- Absorption des liquides par les textiles Note de M. Léo Vignon (I)
- Les textiles doivent être considérés comme des corps solides pour lesquels le rapport de la surface au volume est représenté par un nombre très grand. Il résulte de là que les textiles,à cause du très grand développement de leur surface par rapport à leur volume absolu, doivent se comporter comme des corps poreux. Ils manifestent en effet, pour les gaz et pour 'es liquides, un pouvoir absorbant comparable à celui des corps poreux.
- Absorption, de l’eau et de l'alcool. — Des poids déterminés et différents de textiles ont été immergés à la température ordinaire dans divers liquides, jusqu’à complète imbibition ; puis, ces textiles ont été retirés, égouttés par la simple action de pesanteur,
- (1) Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 4 juillet 1898.
- sans être soumis à aucune pression, et pesés de nouveau. J’ai obtenu les résultats suivants :
- Eau : Coton.................
- Laine................
- Soiedécreusée........
- Alcool à 93° Coton.................
- Laine............ff ..
- Soie.................
- Poids primitifs Augmentation de poids après absorptioi Absorption p. 100 1 de textile
- gr. gr. gr.
- 1,000 4,95 495
- 0,483 2,38 492
- 3,240 15,93 491
- 1,000 5,61 561
- 0,500 2,80 558
- 3,190 17,96 563
- 1,000 5,71 571
- 0,555 3,18 572
- 2,950 16,90 572
- 3,0 15,33 511
- 1,0 5,12 512
- 0,5 2,53 516
- 3,0 10,05 668
- 1,0 6,68 668
- 0,5 3,36 672
- 3,0 20,21 673
- 1,0 6,72 672 ‘
- 0,5 3,38 676 {A suivre.)
- APPRÊTS
- DE L’INFLUENCE DU BOUILLON sur la Laine et les tissus de L aine (1) {Suite)
- Il semble même que les parties ainsi solubilisée par l’eau bouillante ne consistent pas seulement en parties graisseuses et suinteuses superposées aux parties extérieures de la laine, mais encore en une substance faisant partie intégrante de la constitution intime de la fibre animale et qui contribue à rendre cette fibre cassante et revêche, retenant avec énergie les corps gras et les suints, il semble en un mot que la laine a subi une certaine modification dans sa constitution intime.
- Pour démontrer l’influence du bouillon à ce point de vue, l’expérimentateur n’aura qu’à prélever une petite quantité de laine provenant d’un lot irréprochablement lavé à fond, il la fera bouillir à peu près une heure et comparera alors le produit obtenu avec de la laine bouillie ; il l’examinera au point de vue de l’aspect, du toucher et de la manière dont les substances étrangères à la matière se comporteront vis-à-vis d’elle et tout spécialement l’eau, les mordants et les dissolutions
- (1) Deutch. Wollen-Gewerbe.
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- colorées. De prime abord il se convaincra d’une dimi nution de vo'ume cons:dérable, non pas que la fibre paraisse avoir souffert ou avoir été détruite en partie ; mais il lui semblera que le textile ayant acquis une souplesse plus considérable parla cuisson, aurait perdu partiellement de son pouvoir de vriller, que les fils s’étaleraient plus en ligne droite et que le duvet viendrait à se tasser avec plus de facilité, tandis qu’au contraire la laine non bouillie, ayant gardé toute son élasticité et sa souplesse foisonne d’avantage et prend par conséquent un plus grand volume.
- Mais ce qui a bien plus d’importance que la souplesse et la douceur donnée par le bouillon, c’est le degré de pureté, de propreté qu’acquiert la laine pendant le bouillon et comme conséquence son pouvoir plus grand d’absorber l’eau et les solutions colorantes. La laine débouillie, même après avoir été pendant un assez long espace de temps posée et même été essorée à bien plus d’aptitude d’absorber plus facilement et plus vite un bain d’eau et surtout de teinture tandis que de la laine non débouillie, et une fois essorée se refuse à se détremper, l’eau s’en égoutte comme du plumage d’un oiseau aquatique. Cette propriété de la laine bouillie explique son aptitude à s’assimiler les mordants, les colorants à l’état de dissolution et même les liquides de la cuve d’indigo.
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Les Bruns Nitrazol-Diamine G, B, RD et BD, copulés.
- (Manufacture Lyonnaise de Matières colorantes).
- Solubilité. — Les Bruns Nitrazol Diamine G, B et BD sont très facilement solubles, la marque RD se dissout un peu plus difficilement.
- La solubilité est d’environ 1 : 50 pour les marques G, B et BD, d’environ 1 : 150 pour la marque RD.
- Procédé de teinture :
- On teint avec addition de :
- 2 0/0 carbonate de soude et
- 20 0/0 sulfate de soude.
- Pour les nuances foncées il est bon d’augmenter encore un peu la quantité de sulfate de soude, afin de mieux faire épuiser les bains ; le Brun Nitrazol-Diamine B surtout monte lentement et il faut en con
- séquence, pour ce produit, employer un bain plus concentré pour la première opération.
- Après teinture on rince, puis on copule avec Nitrazol C, brev. s. g. d. g., ou avec Paranitraniline C. Cette opération se fait sur un nouveau bain et à froid.
- a. Copulation avec le Nitrazol C, brev. s. g. d. g.
- Pour 100 kilos de coton on garnit le bain froid avec:
- Pour nuances claires :
- 3 à 4 kilos Nitrazol C, brev. s. g. d. g., (dissous d’avance dans de l’eau froide et passée par un tamis en crin)
- 1 Ko. à 1 Ko. 1/4 carbonate de soude cal. (dissous d’avance)
- 400 à 500 gr. acétate de soude (dissous d’avance). Pour nuances foncées :
- 6 à 8 kilos Nitrazol C, brev. g. g. d. g.
- 1 1/2 à 2 kilos carbonate de soude calc.,
- 600 à 800 grs. acétate de soude.
- On brasse ce bain pendant un moment, puis on y entre le coton, on lisse pendant 20 à 30 minutes, sort, rince et savonne.
- b. Copulation avec la Paranitraniline C.
- On prépare d’avance la solution diazoïque comme suit :
- Faire dissoudre
- 2 kilos Paranitraniline C (poudre) dans
- 15 litres eau (de condensation) bouillante, préalablement additionnée de
- 5 litres acide chlorhydrique 20° Bé.
- Après avoir agité pendant un moment la dissolution est complète ; on ajoute alors
- 35 litres eau froide, addition qui donne lieu à la séparation du chlorhydrate sous forme de précipité jaune. On prépare toujours cette solution quelques heures d’avance pour lui laisser le temps de refroidir. Après refroidissement complet on ajoute en agitant
- I kilo 125 grs. nitrite de soude préablement disso1s dans
- 7 litres eau froide.
- Au bout de 15 à 20 minutes on aura une solution claire que l’on portera à 200 litres avec de l'eau froide.
- En employant la Paranitraniline C en pâte, qu1 contient déjà la quantité nécessaire de nitrite, la solution diazoïque se prépare de la manière suivante :
- On ajoute à
- 6 kilos 670 grs. Paranitraniline C en pâte d’abord
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- 52 litres eau froide et ensuite
- 5 litres acide chlorhydrique 20° Bé.
- Au bout de 15 à 20 minutes on aura une solution claire qu’on portera à 200 litres avec de l’eau bien froide.
- La solution diazoïque peut être conservée assez longtemps dans des récipients en bois ou en grès, pourvu que ces derniers soient bien mis à l’abri de la chaleur et du soleil.
- Pour opérer la copulation on ajoute de cette solution diazoïque au bain de copulation garni avec de l’eau froide,
- Pour 100 kilos de coton :
- 100—120 litres pour nuances claires,
- 150—200 litres pour nuances foncées ;
- On fait une addition de 20 grs. d’acétate de soude pour chaque litre de diazo ajouté au bain et on traite le coton comme il est indiqué ci-dessus.
- Qualités des teintes copulées :
- Solidité au lavage. —Les quatre marques ont l’une comme l’autre une très bonne solidité au lavage. Même à une lessive très énergique le blanc est à peine coloré.
- Les teintes copulées du Brun Nitrazol-Diamine G sont supérieures sous ce rapport à celles qu’on fai-sait jusqu'à présent avec les Bruns pour coton AZet N.
- Solidité à la lumière. — RD et B : II — III ; RD et G : II.
- Résistance aux acides. — Bonne. Lors de la teinture des tissus mi-laine en bain acide la laine n’est colorée que d’une façon insignifiante.
- Solidité au fer chaud. —Les 4 produits peuvent être qualifiés de solides au fer chaud.
- Rongeants. — A l’exception de la marque G les teintes peuvent être rongées à blanc par le sel d’étain ou par la poudre de zinc.
- Observations. — Ces produits, permettant d’obtenir d’une façon économique les nuances brunes les plus courantes, offrent un intérêt remarquable pour la teinture du coton en bourre et en flotte ainsi que des velours de coton.
- Pour la teinture du coton en bobines et en cannettes sur appareils mécaniques les marques G, B. et BD rendront d’excellents services.
- Ajoutons une liste de celles des couleurs diamine qui se laissent développer de la même façon, en nous référant pour tous les détails à la brochure publiée naguère par la Société Lyonnaise de matières colo
- rantes « Nouveau procédé de développement de couleurs étamine sur la fibre. (Procédé de copulation.) »
- Voici les colorants qui, en dehors de ceux faisant l’objet du présent fascicule, conviennent particulièrement pour le procédé de copulation :
- Noir Nitrazol-Diamine B, brev. s. g. d. g.,
- Noir jais Diamine 00, brev. s. g* d. g.,
- Noir jais Diamine CR, brev. s. g. d. g.,
- Noir jais Diamine RB, brev. s. g. d. g.,
- Noir Oxydiamine S 000, brev. s. g. d. g.,
- Brun Diamine V, brev. s. g. d. g.,
- Brun pour coton N,
- Brun pour coton AZ,
- Noir bleu Diamine E, brev, s. g. d. g.,
- Bleu Diaminéral R, brev. s. g. d. g.,
- Noir Diamine BO, brev, s. g. d. g.,
- Gris diamine G, brev. s. g. d. g.,
- Diaminogne extra, brev. s. g. d. g.,
- Bronze Diamine G, brev. s. g. d. g ,
- Primuline,
- Orangé brillant direct R,
- Orangé Diamine DC, brev. s. s. g. d. g.,
- Jaune solide Diamine A, brev. s. g. d. g.
- Tandis que les marques G et B n’ont de la valeur qu’en teinte copulées les Bruns N itrazol-Diamine RD et BD sont également très intéressants en teinture directe, ainsi qu’on pourra s’en rendre compte par leurs qualités que nous résumons comme suit :
- Solidité au lavage. — Le brun Nitrazol-Diamine RD compte parmi les bruns directs les plus solides au lavage. La marque BD n’est pas tout à fait aussi bonne; elle tient le milieu entre le brun pour coton N et le brun Diamine B.
- Solidité à la lumière. — Pour les deux marques : II.
- Solidité en fer chaud. — Le BD résiste mieux au fer chaud que le RD qui rougit légèrement au contact direct du fer chaud; toutefois les deux produits ont une résistance suffisante.
- Rongeants. — Les deux produits se rongent facilement au sel d’étain ainsi qu’à la poudre de zinc
- Observations. — Les bruns Nitrazol-Diamine BD et RD, ce dernier surtout, se distinguent par leurs nuances particulièrement pleines et nourries et en dehors de leurs emploi pour les applications courantes ils rendront également d’excellents services dans l’industrie de la bonneterie, grâce à la qualité qu’ils ont de pouvoir se teindre aussi sur bain de savon et de carbonate de soude sans autre addition.
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- CD
- -H Ce
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- _________________DIVERS________________________
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899 (Suite)
- Noir soluble et solide
- Médaille d’honneur pour un noir soluble dans un véhicule quelconque, pouvant servir en teinture, et résistant à l’action de la lumière et du savon autant que le noir d’aniline.
- Gris solide
- Médaille d’honneur pour l’introduction dans le commerce d’un gris, matière colorante unique, susceptible de teindre l’alumine, l’oxyde de fer, de chrome, de nickel, ou tout autre mordant métallique d’un prix abordable. — Ce gris devra résister à un passage d’une heure dans un bain de savon de Marseille à 5 gr. par litre. — Sa résistance à la lumière offrira la même solidité au soleil que les couleurs d’alizarine. Son emploi en teinture devra permettre d’obtenir des blancs purs, en ayant recours soit au chlorage, soit au savonnage, soit à l’une et l’autre de ces opérations.
- Bleu pour l’azurage des laines
- Médaille d’argent pour un bleu revenant à un prix qui en permette l’emploi, qui puisse servir à l’azu rage des laines et résister à l’action du vaporisage et de la lumière.
- Les bleus dérivés de l’indigo et additionnés d’une certaine quantité d’extrait de cochenille ammoniacale sont ceux généralement employés, mais ils donnent un bleu qui manque de fraîcheur.
- Le bleu d’aniline conviendrait beaucoup sans sa grande fugacité à la lumière.
- L’outremer a l’inconvénient d’être en partie détruit par l’acide sulfureux qui accompagne généralement la laine. Cette altération a surtout lieu pendant le vaporisage.
- Enfin, le bleu de cobalt pourrait être employé avantageusement dans certains cas, si on parvenait à le livrer plus divisé et surtout moins dense que celui qu’on trouve dans le commerce.
- Bleu analogue au bleu d’outremer
- Médaille d'honneur pour un bleu analogue au bleu d’outremer comme nuance et solidité, fixé sur tissus de coton par un procédé chimique, sans l’aide de
- l’albumine ou d’un autre épaississant produisant l'adhérence par coagulation.
- Le procédé de fabrication de ce bleu sur tissus de vra être assez pratique et bon marché pour permettre son emploi en industrie.
- Jaune franc solide
- Médaille d’argent pour un jaune franc, se fixant à la manière de l’alizarine et possédant une solidité équivalente à celle de cette matière colorante.
- Laque rouge
- Médaille d’honneur pour un rouge au tanin aussi vif que le rouge d’alizarine, composé d’une matière unique et susceptible d’acquérir, par un passage en émétique, une solidité au savon. — La laque ainsi formée devra offrir à même hauteur de ton une résistance à la lumière au moins égale à celle du bleu indigo cuvé. (A suivre.)
- TRAITÉ DE COMMERCE
- ET DE NAVIGATION
- entre la France et le Japon
- Le Journal officiel vient de publier le traité de commerce intervenu entre la France et le Japon, et ratifié à Tokyo, le 19 mars 1898.
- Le développement extraordinaire de l’industrie au Japon, le bon marché exceptionnel et l’habileté de la main-d’œuvre dans ce pays justifient les préoccupations provoquées chez nos producteurs par l’annonce de cet important événement économique.
- Nous craignons, pour notre part, que la concession de notre tarif minimum à ces nouveaux concurrents ne nous réserve de cruelles déceptions et ne soit nule-ment compensée par l’octroi du tarif ad valorem annexé au traité.
- Quoiqu’il en soit, il nous paraît opportun d’appeler l’attention des intéressés sur les principaux articles du contrat et de transcrire ci après, en dehors des clauses ayant particulièrement trait à la navigation, les articles afférents aux droits de douane (art. 7), à la protection de la propriété industrielle (art. 20), à la suppression de toute juridiction française au Japon (art. 23), à la date de la mise en vigueur et à la durée des conventions, à la faculté de dénoncer l’ar-ticle 7, qui, — comme il vient d’être dit — vise les droits d’importation dans les deux pays (art. 24).
- Nous ferons suivre ces articles du protocole publié en même temps que le traité et destiné à régler cer-
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- taines questions spéciales ; nous transcrirons enfin les parties du tarif ad valorem concernant les spécialités dont nous nous occupons ici.
- La Rédaction.
- Art. 7. — Les droits de douane perçus à l’entrée en France et au Japon sur les produits de l’autre pays ne pourront être autres ou plus élevés que ceux imposés aux marchandises similaires originaires du pays plus favorisé et en provenant dans les mêmes conditions.
- Les droits perçus à la sortie de France et du Japon sur les produits destinés à l’autre pays ne pourront également être autres ou plus élevés que ceux imposés aux mêmes produits destinés au pays le plus favorisé.
- Les hautes parties contractantes s’engagent, en outre, à n’établir aucune restriction ou prohibition d’importation ou d’exportation qui ne soit, en même temps, applicable aux autres nations.
- Art. 8.— Les ressortissants de chacune des hautes parties contractantes jouiront, dans les États et possessions de l’autre, de l'exemption de tous droits de transit quelconques et d’une parfaite égalité de traitement avec les nationaux pour tout ce qui concerne le magasinage, les primes, les facilités et les draw-backs.
- Les marchandises de toute nature originaires de l’un des deux pays et importées dans l’autre ne pourront être assujetties à des droits d’accise, d’octroi ou de consommation perçus pour le compte de l’Etat ou des communes, supérieurs à ceux qui grèvent ou grèveraient les marchandises similaires de production nationale.
- Art. 9. — Les droits de douane perçus à l’entrée ou à la sortie des territoires de chacune des hautes parties contractantes, les primes et les drawbacks seront les mêmes, que les importations ou les exportations aient lieu par les navires français ou japonais ou par les navires de toute autre nationalité.
- Art. 18. — Les hautes parties contractantes conviennent qne dans toutes les matières relatives au commerce, à la navigation et à l’exercice de l’industrie, tout privilège, faveur ou immunité quelconqueque l’une d’elles a déjà occordées ou accorderait à l’avenir au gouvernement ou aux réssortissants de tout autre Pays, seront étendus immédiatement et sans condition au gouvernement et aux ressortissants de l’autre
- partie, leur intention étant que, pour ce qui concerne le commerce, la navigation et l’industrie, les Français au Japon et les Japonais en France jouissent, sous tous les rapports, du traitement de la nation la plus favorisée.
- Art. 20. — Les ressortissants de chacune des hautes parties contractantes jouiront, dans les Etats et possessions de l’autre partie, de la même protection que les nationaux pour tout ce qui concerne les brevets d’invention, les marques de fabrique ou de commerce ainsi que les dessins ou modèles industriels et de fabrique de toute espèce, en remplissant les formalités prescrites par la loi.
- Art. 22. —Les dispositions du présent traité sont applicables à l’Algérie. Il est entendu qu’elles deviendraient en outre applicables aux colonies françaises pour lesquelles le gouvernement français en réclamerait le bénéfice. Le représentant de la République française à Tokyo aurait à cet effet à le notifier au gouvernement japonais dans un délai de deux ans à dater du jour de l’échange des ratifications du présent traité.
- Art. 23 — A dater de la mise en vigueur du présent traité, seront abrogés le traité du 9 octobre 1858, la convention du 25 juin 18G6 et en général tous les arrangements conclus entre les hautes parties contractantes existant antérieurementà cette date. En conséquence, la juridiction française au Japon et les privilèges, exemptions ou immunités dont les Français jouissaient en matière juridictionnelle seront sapprimés de plein droit, et sans qu’il soit besoin de notification, du jour de la mise en vigueur du présent traité, et les Français seront dès lors soumis à la juridiction des tribunaux japonais.
- Art. 24. — Le présent traité ne produira ses effets que trois ans au moins après la signature. Il entrera en vigueur une année après que le gouvernement de S. M. l’empereur du Japon aura notifié au gouvernement de la République française son intention de le voir mis à exécution.
- Cette notification pourra être faite à un moment quelconque après l’expiration des deux années qui suivront la date de sa signature.
- Le présent traité restera* obligatoire pendant une période de douze ans à partir du jour où il aura été mis à exécution.
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- Chacune des hautes parties contractantes aura le droit, à un moment quelconque, après que onze années se seront écoulées depuis l’entrée en vigueur du présent traité, de notifier à l’autre partie son intention d’y mettre fin, et à l’expiration du douzième mois qui suivra cette notification le traité cessera et expirera entièrement.
- Toutefois l'article 7 du traité pourra être dénoncé à toute époque par le gouvernement français et, dans ce cas, cet article cessera d’être en vigueur un an après sa dénonciation.
- PROTOCOLE
- 1
- Il est convenu entre les hautes parties contractantes que, six moisaprès l’échange des ratifications du traité de commerce et de navigation signé cejourd’hui (19 mars 1898), le tarif d'importatation ci-annexé sera, sous réserve des stipulations de l’article 19 du traité du 9 octobre 1858, aussi longtemps que ledit traité restera en vigueur, puis subséquemment des articles 7 et 18 du traité en date de ce jour, applicable aux produits du sol, des industries ou manufactures des États et possessions de la République française à leur importation au Japon.
- Mis rien de ce qui est contenu dans le traité, dans ce protocole ou dans le tarif annexé, ne pourra être tenu comme limitant ou déterminant le droit du gouvernement français et du gouvernement japonais de restreindre ou de prohiber l’importation des drogues, médecines, aliments ou breuvages falsifiés, d’imprimés, peintures, livres, cartes, lithographies ou gravures indécentes ou obscènes,ou d’autres objets pouvant offrir quelque danger pour la sécurité ou la morale publiques, d’articles fabriqués en violation des droits qui, en France et au Japon, réglementent les brevets d’invention, les marques de fabrique ou la propriété littéraire. Ce droit réciproque s’étendra également aux prohibitions sanitaires ou autres provenant de la nécessité de proléger la santé des personnes, ainsi que la conservation du bétail et des plantes utiles à l’agriculture.
- Les droits ad valorem établis par ledit tarif seront, autant que cela sera reconnu possible, convertis en droits spécifiques par une convention supplémentaire qui sera conclue entre les deux gouvernements dans le délai de six mois à compter de la ratification du traité en date de ce jour. Pour l’évaluation desdits droits spécifiques, il est convenu qu’on prendra pour
- base la moyenne des prix établie par les relevés des douanes japonaises des six premiers mois de l’année 1894, en y ajoutant les frais d’assurance et de transport du lieu d’achat, de production ou de fabrication jusqu’au port d’arrivée, ainsi que les frais de commission s’il en existe. Dans le cas où la convention supplémentaire ne serait pas entrée en vigueur au moment où le tarif nouveau commencerait à être appliqué, ce sont les droits ad valorem qui, dans l’intervalle, seront perçus. Ces droits seront calculés sur le prix réel des marchandises au lieu d’achat, de production ou de fabrication, augmenté des frais de transport et d’assurance dudit lieu jusqu’au port de déchargement, ainsi que des frais de concession, s’il en existe.
- Aucasoùl’article7dutraitécesseraitd’être en vigueur par suite de la dénonciation qui en serait faite par le gouvernement français, le tarif ci-annexé ou la tarif spécifique qui lui serasubstitué cessera égalementd’être appliqué.
- En ce qui concerne les articles non énumérés dans ledit ta’if, le tarif général du Japon s’appliquera dès qu’il sera en vigueur, sous réserve des stipulations de l’article 19 du traité du 9 octobre 1858 ou des articles 7 et 18 du traité conclu aujourd’hui.
- A dater du jour où le nouveau tarif aura son effet, le tarif d’importation actuellement en vigueur au Japon cessera d’être appliqué en ce qui concerne les objets et marchandises importés au Japon par des citoyens français
- En ce qui concerne toutes les autres stipulations de--traités et conventions actuellement existants, elles seront maintenues sans conditions jusqu’à l’époque où le traité de commerce et de navigarion en date de ce jour sera mis en vigueur.
- Il
- Le gouvernement japonais consent, en attendant l’ouverture complète du pays aux citoyens français, d’étendre le système existant des passeports de façonà permettre aux Français, sur la production d’un certificat favorable émanant de la légation de France à Tokyo ou de l’un quelconque des consulats de France dans les ports ouverts, d’obtenir, sur leur demande, du ministère impérial des affaires étrangères à Tokyo ou des autorités principales de la préfecture dans laquelle est situé un port ouvert, des passeports valables pour toute l’étendue du pays et pour toute période n'excé-dant pas douze mois.
- Il est bien entendu que, sous cette réserve, les lois
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 249
- et réglements existants et régissant les citoyens français qui voyagent dans l’empire du Japon sont main tenus.
- III
- Legouvernementjaponaiss'engage avantla cessation de la juridiction consulaire française au Japon, à adhérer aux conventions internationales concernant la protection de la propriété industrielle et de la propriété littéraire.
- IV
- Il est convenu quece protocole prendra fin et cessera d’être obligatoire en même temps que le traité auquel il est annexé.
- Tarif d’importation au Japon
- Droits p. 100
- Teinture d’aniline..................... 10
- Extrait de bois de campêche. .............. 10
- INFORMATIONS
- En vertu d’un décret en date du 2 août, les fabricants de savon usant des procédés de dénaturation pour addition au sel de 5 0/0 de carbonate de soude, sont autorisés à recevoir des sels neufs en franchise de la taxe de consommation.
- Les savonniers déjà autorisés à recevoir des sels neufs et dont les établissements sont soumis à l’exercice, peuvent se faire expédier des sels dénaturés par ce procédé aux lieux de production (salines et marais salants) ou dans les entrepôts réels des douanes. A l’arrivée, les sels dénaturés seront ainsi pris en charge par le service intéressé. Leur transport sera effectué en sacs plombés et sous la garantie d’un acquit-à-caution.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- du 9 avril 1898
- . Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les Industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et Pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0 30. franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-Poste adressé aux bureaux du journal.,'
- . La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et IMChambre des députés, sera exécutée comme loi de
- CHRONIQUE DES ASSURANCES W
- Cour d’appel de Paris (4e chambre)
- Audience du 11 mars 1898
- L’arrêt du jugement qui suit établit d’une façon po-sitive que la rédaction d’un avenant n’est pas nécessaire pour modifier les énonciations d’une police d’assurances.
- En dehors d’un écrit, l’accord de l’assuré et de l’assureur suffit, si cet accord est précis et nettement établi sur tous les éléments de la modification des polices d’assurances.
- A la date du 16 mars 1896, le Tribunal de Commerce de la Seine avait été appelé à trancher le différend ci-après :
- Il s’agissait dans l’espèce,du règlement d’un sinistre très important, pour lequel la Compagnie assureur, bien qu’ayant fait des offres en paiement d’une partie des dommages, prétendait opposer la déchéance pour le surplus de ces dommages afférents aux modifica -tions apportées au risque, modifications dont elle avait été avisée par une nombreuse correspondance échangée entre elle et la Société assurée, arguant de ce que les avenants relatant ces changements n’étaient pas encore dressés au moment du sinistre.
- Le Tribunal de Commerce, dans son jugement, a déclaré que les offres de la Compagnie assureur étaient insuffisantes, l’a condamnée à payer à la Société assurée la somme totale réclamée par elle avec les intérêts de droit, et l’a condamnée, en outre, à tous les dépens.
- La Compagnie assureur ayant interjeté appel de cette décision du Tribunal de Commerce, la Cour d’appel de Paris a rendu l’arrêt suivant :
- « La Cour :
- a Considérant que la rédaction d’un avenant n’est « pas nécessaire pour modifier les énonciations d’une « police d’assurances ; que l’accord de l’assureur et de « 1 assuré suffit, en dehors d un écrit, pour modifier « une po’ice, lorsque cet accord est précis et nette -« ment établi sur tous les éléments de la modifica-« tion.
- (1) rl ous ne saurions trop recommander à nos lecteurs d'adresser à notre service de vérification leurs polices d assurances de quelque nature qu’elles soient avec leurs observations. Elles seront examinées avec le plus grand soin.
- La révision ainsi que le remplacement, s’il y a lieu sont gratuits pour tous nos abonnés. Joindre timbres pour le retour des pièces communiquées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- « Considérant que de la correspondance des parties « et notamment des lettres et pièces (enregistrées) « échangées entre elles, il résulte que la Société assu-« rée a fait connaître à la Compagnie assureur, et le « transport d’une partie du matériel d’un bâtiment « dans l’autre et la valeur du matériel ainsi trans-« porté ;
- « Que dans sa dernière réponse à l’assurée la Com-« pagnie assureur examine et accepte ces différentes « modifications et, quelques joure après, écrit au « mandataire de la Société assurée qu’elle fait « dres-« ser un avenant, lequel sera établi conformément « aux bases indiquées à la Société assurée par sa ré-« ponse précitée. »
- « Que l’accord de l’assureur et de l’assurée était « donc, dès cette dernière lettre, complet sur tous les « points ; que c’est par le fait des agents de la Com-« pagnie assureur qu'un avenant n’a pas été immé-« diatement rédigé, et que la Compagnie assureur « ne saurait puiser, dans ce retard imputable à ses « agents, une cause de déchéance contre son as-« surée ;
- « Par ces motifs ;
- « Déclare la Compagnie assureur mal fondée dans a ses demandes, fins et conclusions, l’en déboute ;
- « Confirme le jugement du 18 mars 1896, ordonne « qu’il sortira son plein et entier effet, et condamne « la Compagnie assureur à l’amende et aux dépens « d’appeh »
- PETITE CORRESPONDANCE
- Paul L., à Annecy. — Adressez-nous votre police, nous la ferons rectifier.
- C. R., à Rouen. — Nous vous écrirons sous peu.
- R. P. S , à Nevers. — 1o Cette Compagnie laisse beaucoup à désirer, abstenez-vous ; 2 l’assurance collective peut être employée dans ce cas.
- V. B , à Colombes. — Votre police est mal établie ; envoyez-nous des renseignements plus complets, nous ferons le nécessaire pour la régulariser.
- JURISPRUDENCE
- COUR DE CASSATION (ch. erim.)
- Audience du 27 mai 1898
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS. — ISOLEMENT DES MOTEURS ---- PROCÈS-VERBAL. — MISE EN DEMEURE. — EXCUSE ILLÉGALE. — RELAXE NON JUSTIFIEE.
- Le juge de police doit prononcer une condamnation lorsqu’il résulte d’un procès-verbal régulier non con
- testé, de l’inspecteur départemental du travail, que, malgré une mise en demeure (faite conformément à l’art. 6 de la loi du 12 juin 1893 et basée sur les dispositions formelles du décret du 10 mars 1894, arti cle 12, § 1er), le volant du moteur à gaz d’un établissement industriel n’était muni d’aucun dispositif protecteur, bien que le délai d’un mois, accordé pour l’exécution de ce travail, fut écoulé déjà.
- En relaxant le prévenu par le motif que l’isolement complet du moteur, enfermé dans une cage dont la clef n’était confiée qu’à l’ouvrier chargé de sa surveillance, rendait cette prescription inutile, le juge al-met une excuse arbitraire et illégale.
- Cassation, au rapport de M. le conseiller Paul Dupré, et conformément aux conclusions de M. l’avocat général Puech, d’un jugement du Tribunal de simple police de Valence en date du 21 juin.
- (Gazette des Tribunaux.)
- Compte. — Règlement. — Déchets de tissage. — Catégories. — Expertise
- Les comptes des matières destinées au tissage entre fabricants et usiniers travaillant à façon doivent être établis par catégorie dematières.
- En outre, les déchets résultant des diverses opérations doivent être calculés, sauf convention contraire, d’après la perte effective et normale des matières pendant ces manipulations de fabrication. (Trib. Com. Lyon, 16 déc. 1897)
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité pratique des marques de fabrique et de commerce
- Par Armengaud Aîné (1)
- Les questions de propriété industrielle, sous les trois formes qu’elles revêtent,—Brevets d'invention, Marques, de fabrique et de commerce, dessins et modèles industriels, — ont pris de nos jours une importance qui vA sans cesse grandissant à mesure que les besoins de la production et de la consommation se développent.
- S’il est vrai que la protection accordée aux inventions par le brevet et aux dessins et modèles par e dépôt, assure aux producteurs la propriété des progrès qu'ils ont réalisés, elle n’est pas complète en elle" même.
- Il ne suffit pas, en effet, que le producteur puisse réclamer la possession légitime des innovations ou des perfectionnements qu’il apporte à son industrie : il est non moins légitime qu’il puisse indiquer que les pro-duits qu’il livre à la consommation ont été fabriqués par lui, sous son nom et en quelque sorte sous sa garantie ; il faut, en outre, que le consommateur puisse, a l’aide d’un signe facilement reconnaissable, s’assurer que le produit qu’il achète est bien celui auquel 1 donne la préférence. .
- C’est là le rôle de la marque de fabrique, et on peU
- (1) Envoi franco contra mandat-poste de 5 fr. adressé aux bureaus du journal.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- le résumer en un mot : la marque assure la loyauté entre le producteur et le consommateur.
- Ces diverses raisons font de plus en plus rechercher la protection de la loi sur les marques de fabrique et de commerce et expliquent pourquoi le nombre des dépôts de marques s’accroît tous les jours dans des proportions corsidérables aussi bien en France qu’à l'étranger.
- Tous ceux qui font œuvre de producteurs comme tous ceux qui font œuvre de commerçants, ont besoin de connaître, tout au moins dans leurs dispositions les plus importantes, les lois qui régissent la propriété des marques partout où leurs intérêts sont ou peuvent être engagés.
- C’est de ce principe que M. Armengaud aîné s’est inspiré en écrivant cet ouvrage, où il s’est efforcé d’in • troduire le plus de renseignements utiles et de justifier ainsi le titre de Traité pratique qu’il lui a donné.
- L’ouvrage se compose de quatre parties :
- La première partie est relative à la législation fren-caise ; elle traite de l’influence de la nature du produit sur la marque, des droits des étrangers et des Français établis hors de France et renferme un examen compl.t de la loi du 23 juin 1857, avec la poursuite et la répression des délits prévus par cette loi.
- La deuxième partie vise les législations étrangères, en mettant au premier p an la Convention d’Union pour la protection internationale de la propriété industrielle et l’enregistrement international des marques pour se terminer par un Résumé des législations de tous les pays où il est possible d’obtenir une garantie
- La troisième partie est consacrée à des Statistiques commerciales, dressées d’après les documents officiels les plus récents. Le lecteur y puisera des indications utiles sur l’importance des transactions de l’industrie et du commerce français avec les différents pays.
- Enfin la quatrième partie contient les Documents législatifs, c’est-à-dire la Législation française en matière de marques et le texte des traités, conventions ou arrangements particuliers conclus entre la France et un certain nombre d'Etats étrangers.
- Une liste des Etats étrangers qui figurent dans l’ou-vrage ainsi que deux tables des matières, l’une analytique et alphabétique et l’autre générale, font,du Traité Pratique des marques de fabriques et de commerce un volume clair et pratique, absolument indispensable à tous les industriels et commerçants français.
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- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
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- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
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- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux. ji’rix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Dubuisson-Frison, produits chimiques, à Béthen-court sur Somme. -- Jug. du 20 juil. — S. : Naillon.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société BERTHIER frères et Cie, . teinture, blanchiment et manutention des tissus de cotons — L. : MM. Guillot et Viailly.
- Dissolution de la Société veuve Thuillier et Virard, teinture, nettoyage, 2, rue du Mont-Rôti, à Darnétal.
- -- L. : Mme veuve Thuillier.
- Modifications de sociétés
- Modification relative à la continuation de la société, Société anonyme pour la fabrication de la soie de Chardonnet. — Capital réduit de 6 000.000 de fr. à 1 500.000 fr. — Délib. du 25 juin.
- Modifications des statuts de la SociétéEdmond Ruch et Cie, Société française de couleurs d’aniline, 49, rue
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 10 — Brevet n° 256.664, u 26 mai 1896 pour « Pro cédé pour la préparation, de dérivés de la xanthine en partant des acides uriques alcaylés.
- 20 — Brevet 1.0 256.665, du 26 mai 1896 pour « Procédé pour la préparation, par voie humide, des acides uriques alcoylés.
- 30 — Addition à ce dernier brevet en date du 26 mars 1897.
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- Ces billets sont émis dans toutes les gares du réseau P.-L.-M. et doivent comporter un parcours minimum de 300 kilomètres aller et retour.
- Prix : Le prix des billets est calculé d'après la distance totale, aller et retour, résultant de l’itinéraire choisi et d’après un barème faisant ressortir des réduc lions importantes pour les billets individuels ; ces réductions peuvent s’élever à 50 % pour les billets de famille.
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- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-Jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris (via Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bi-gorre, Bagneres-de-Luchor Toulouse, Paris {viâ
- Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité: 30jours.
- Prix des billets: lre classe 173 fr. 50. — 2e classe
- 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Netvehaven
- Par la gare Saint-Lazare
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- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Pari3 St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à 1 ondres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS V.A CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et du Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h, 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne Folk-s-tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Fekestone-Bou'o-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 255
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (20 Août)
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules 105 .. »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- On cote :
- Acide tar trique..................à
- Anis d’Espagne............. 70 ..
- Anis du Levant............. 55 ..
- Bois de :
- Campêche Laguna ...... 18 ..
- » Martinique. ... 10 ..
- » Jaune Carmen. M ..
- » » Maracaïbo 14 ..
- Cannelle de Chine....... 120 ..
- — de Ceylan de n- 000 à 4 2 52
- Cochenilles :
- Grises.................... 240 ..
- Argentées................. 250 ..
- Zacatilles................ 240 ».
- Noires ordinaires........ 220 ..
- » supérieures........... 230 ..
- Crème de tartre.... ... 180 ..
- Curcuma Bengale....... 40 ..
- Dividivi ................... M ..
- Gommes :
- Arabique.. .............. 170 ..
- Aden....................... 95 ..
- Damar Singapore......... 120 ..
- » Batavia..... .. 170 ..
- Sandaraque........... 185 ..
- Gambier............. ... 40 ..
- Graines jaunes............. 55 ..
- Galles vert et noir . .. 115..
- Girofles................ 40 ..
- Fenouil............. 52 ..
- Macis....................... 4 ..
- Muscades n- 1 .............. 4 ..
- Mercure..................... 550
- 9 00[0Opium 0.............. 27 ..
- .....Résine................ 14 ..
- ValenSafran ce........ 85 ..
- • ... Styrax....... ,. 180 ..
- 290 ..
- 3 50
- 180 .
- 110 .
- 140 .
- 7 .
- 5 .
- 25 .
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez
- tendre.....................
- moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r.........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles...........
- F.
- 2
- 2
- 3
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 75
- 50
- — en poudres................1
- Yerdet, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- 2
- 18
- 20
- en
- 3
- 0/0
- 25
- sous toile, F. 165 sous papier, F. 165
- 2o o S
- k.
- k.
- PLACE DU HAVRE
- (20 Août)
- Bois de teintare.
- Le campêche a eu la vente de quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne
- — Ire qualité . .. 12 . . à 13 ..
- — 2e qualité ... 11 .. 12 ..
- - 3e qualité.... / . 10 ..
- — Sisal, Yucatan... 9 75 10 50
- Honduras 9 10 9 70
- Tabasco 7 50 8 50
- Haïti Car .... 5 60 5 75
- » 5 60
- © St-Marc Gonaïves. .. 7 50 8 ..
- » Fort-Liber ié 6 25 6 30
- P.-de-Paix . . 7 25 7 75
- 5 60
- Saint-Domingo........... 5 60 6 25
- Martinique et Guadeloupe. 4 50 5 10
- Jamaïque, 5 35 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 05 6 60
- J Manzanillo. . . .... 6 25 6 60
- a Tuspan 6 75 P)
- » 5 80 6 25
- Campêche 5 50 6 . .
- Carmen 5 50 6 ..
- » Tampico 6 .. 6 75
- Porto-Plata 5 75 6 25
- » Haïti 5 75 6 ..
- • Jamaïque 5 50 6 50
- » Barcel et P. Cab .. 6 25 6 50
- 0 Rio Hacha 5 .. 5 10
- • Carth. et Savan... 5 .. 5 10
- Maracaïbo 5 .. 5 25
- • Fustet 100 k. 14 .. 16 ..
- • Tatajuba 50 k. 4 75 5 ..
- y Bahia .. 5 . . 5 25
- n Corint o 5 70
- • Amapala.... 50 kil. 5 70 7 ..
- 6 .. 8 .
- » Calliatour.. .100 k. 14 .. 16 ..
- » Lima 50 kil. 8 . . 10 ..
- » Ste-Marthe. 6 .. 8 . ..
- » Brésillet 3 . . 3 50
- » Sandal 100 k. 6 .. 8 ..
- » Sapan 50 k. 8 .. (0 ..
- » Quebracho.. 1009 k. 75 .. 85 ..
- 1
- MATÉRIEL POUR
- Rouge Pernamb 50 k. Cachou 14 .. 16 ..
- Brun luisant, en sac 50 k. M ..
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. Cochenille On cote : 15 . 1/2 16 .. kil.
- Ténériffe zacatille 1 60 2 ..
- Téneriffe grise. Cureuma 1 50 1 80
- Bengale 50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond Dividivi M .. .. ..
- On cote les 50 kil Indigos On Cote actuellement : 9 .. 13 ..
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 7 25 7 50
- » fin viol, et pourpre,.. 6 75 7 25
- » beau viol, et dito.... 6 25 6 50
- » bon violet .......... 5 25 5 50
- » moyen violet 4 .. 4 25
- » bon violet rouge 4 75 5 ..
- » bon moy. v. roug.... 4 25 4 50
- Beng. fin rouge. 5 .. 5 25
- » bon dito............ 3 75 4 25
- » bon à fin cuiv 3 25 3 50
- » cuiv. ord. et bas 2 50 3 ..
- Java.. .. ... .
- Kurpah 1 50 4 .
- Madras 1 .. 3 50
- Manille 1 . » 3 ..
- Caraque 1 50 3 50
- Guatemala flor 5 .. 5 50
- » sobre. 3 .. 4 25
- » bon à fin cor..... 3 . 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 .. 2 25
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 50 7 ..
- » bon à beau 5 .. 6 . .
- • ord. et moyen .. .. Orseille On cote les 100 kil. ; .... Cap-Vert 3 .. 4 ..
- Mers du Sud
- Madagascar .M Quereitron : On cote les 50 kil.. .. ..
- Baltimore fin effilé » gros effilé........ 7 50 6 .. à 8 50 7 ..
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil. .0 40 à .. ..
- Cayenne...............................
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
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- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matérie' pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône), Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
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- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, ' Paris.
- Fernand Dehaitre, G, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
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- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
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- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
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- Teinture et impression des tissus
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- 42e Année. — No 17
- Le Numéro : 0,75
- 5 Septembre 1898
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus (EBIBUOTHEQ
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES c. .
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- FRANCE: Un an. . . . , , . . 13 fr.
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- ANNONCES . j Faits divers ..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Les apprêts.
- Teinture et impression. — Propriétés de la laine chlorée.
- — Les principes de la teinture des chapeaux. — Ab -sorption des liquides par les textiles.
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Démontage des couleurs directes.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Lettre adressée à la Chambre de commerce de Rouen.—La teinture à Saint-Etienne (suite). — La loi sur les accidents du travail — Déclarations de douane fausses ou incomplètes. — Tribunaux. — Jurisprudence. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- LES APPRÊTS
- Le métier de teinturier chiffonnier dans l’acception la plus large du mot est sans contredit une des professions les plus difficiles non seulement à cause de la variété à l'infini des matières dont la restauration lui est confiée, mais encore et surtout à cause de la multiplicité des manipulations que les menus objets qu'il a reçus devront subir avant qu’ils n’aient repris la forme du neuf qu’exige presque toujours la clientèle. Cette dernière s’imagine que rien n’est plus facile tandis que celui qui a quelque pratique dans la pro
- fession sait combien est aléatoire le travail qui lui est donné, combien multiples sont les chances de non réussite et parfois de perte des objets confiés à son habileté même la plus consommée.
- Lorsqu’il s’agit du simple nettoyage, soit à sec soit au mouillé,nos confrères sont assez documentés pourvu que l’étoffe se trouve être de confection normale ; il en est de même pour la teinture de couleurs comme en noirs ; outre qu’il existe un nombre fort respectable de traités spéciaux indiquant la marche à suivre la plus générale, l’expérience que le teinturier a acquis dans son art par une longue pratique sont un sur garant qu’il réussira lorsque faire se peut et qu’il atteindra le but proposé.
- Du reste il trouve quotidiennement dans les journaux et publications périodiques techniques la description de procédés nouveaux pour blanchir pour nettoyer et teindre suivant des méthodes nouvelles plus économiques, plus rationnelles et plus perfectionnées. .Mais il est une des branches de notre industrie et non des moins importantes qui semble ne pas marcher à l’avant et que la littérature spéciale a bien souvent négligée. Nous voulons parler des apprêts, c'est-à-dire de cette partie de notre métier qui consiste à « donner « aux tissus, comme à toutes les autres parties du « vêtement, un complément d’attrait et de fini sans « lequel le monde élégant de toutes les classes de la « société renoncerait à suivre les caprices sans cesse « nouveaux de la mode.
- « Dans les apprêts, le vêtement, quel qu’il soit, ne « serait qu’un objet utile, protégeant simplement notre « corps contre les influences des variations atmosphé-« riques, il ne serait porté que par simple nécessité
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- 258 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- « climatérique, et notre gracieuse clientèle renoncerait « bien vite à s’imposer des sacrifices pécuniers sou-« vent assez sensibles pour donner à ses robes, ses « dentelles, ses chapeaux, etc., ce brillant, ce toucher, « cette fraîcheur qui l’avaient séduite lors de sa pre-« mière acquisition. »
- Il existe peu de livres traitant à fond de cette matière d’une façon compréhensible pour le monde non tout à fait spécialisé dans telle ou telle fabrication, et nos journaux et revues on parlent peu, à moins toute-tefois qu’ils ne décrivent une nouvelle machine pouvant servir aux apprêts ; la description à peine intelligible aux spécialistes échappe à la compréhension de la généralité des lecteurs et partant devient inutile à la vulgarisation de connaissances cependant d’une utilité incontestable.
- C’est cette lacune que nous nous proposons de combler dans une série d’articles traitant de la matière au point de vue tout particulier du chiffonnage. Mais avant d’aborder cette étude, quelques notions premières, quelques définitions sont indispensables pour nous fixer sur la valeur de chacun des termes employés dans cette branche du métier de teinturier chiffonnier. Aussi bien est-il nécessaire, avant tout, de connaître au moins sommairement les termes et la signification de chacun d’eux dans la préparation et l’application des apprêts pour objets manufacturés neufs ; il est difficile de réapprêter un tissu, une paille déjà portée, si l’on ne connaît le mode d’apprêt employé lors de la fabrication proprement dite.
- Sans autre, abordons donc dès aujourd’hui cette première partie introductive de notre étude.
- (A suivre). Th. Seeligmann.
- Teinture et Impression
- Propriétés de la laine chlorée {d'après une conférence de M. le docteur Thiele).
- Le Bulletin des Laines,de Roubaix-Tourcoing, rend compte comme suit d’une conférence de M. le Dr Thiele sur la laine chlorée, sujet fort intéressant et peu traitée encore dans les ouvrages spéciaux.
- « On connaît depuis longtemps l’action qu’un traitement en chlorure de chaux exerce sur la laine, particulièrement sur le fil de laine à tricoter. D’après Stobbe, la meilleure proportion à employer est de 15 kilogram
- mes de chlorure pour 100 kilogrammes de laine; on prépare une solution, on la décante pour la clarifier, on l’étend à 100 litres et on y manœuvre la laine trente minutes à 60-70 degrés. La laine ainsi traitée se montre modifiée au point de vue chimique et dans sa structure, elle absorbe du chlore et prend une coloration plus ou moins jaunâtre. A la suite on traite par un agent de réduction, par exemple l’acide sulfureux. La filature de laine de Thuringe a breveté, en 1896, l’emploi du chlorure de zinc et de l’acide chlorhydrique.
- « La laine prend aussi le brillant soyeux lorsqu’on la manipule en bain de savon acide et même le craquant delà soie. De plus, la laine chlorée a perdu la capacité de se feutrer.
- « Cette propriété se distingue très clairement lorsqu’on tient dans le même bain de la laine chlorée de la laine ordinaire avec du bleu alcalin ; la laine non chlorée paraît devenue bien plus courte. Un examen microscopique de la laine chlorée montre que les écailles, lorsqu’elles n’ont pas tout à fait disparu, sont beaucoup moins apparentes, ce qui explique bien la perte du pouvoir de se feutrer.
- « Une des principales propriétés de la laine chlorée est l’affinité extrêmement vive qu’elle montre pour toute une classe de matières colorantes, ce qu’on constate aisément lorsqu’on teint dans le même bain un écheveau de laine ordinaire et un écheveau de laine chlorée. Cette affinité est particulière pour les indu-lines. L’affinité pour certaines • matières colorantes n’est pas seulement excitée par le chlorage de la laine, mais encore le pouvoir de teindre de certaines couleurs. Si, par exemple, on teint de la laine avec de la sulfone-cyanime, on obtient une teinte noire solide, tandis qu’avec la même quantité de matière colorante la laine ordinaire donne un beau bleu. Enfin, la fixation de la couleur se fait extraordinairement vite sur la laine chlorée. ’
- « Ces grandes différences entre la laine chlorée et la laine non chlorée s’expliquent aisément si l’on réfléchit que la laine a des propriétés réductrices qui appa-raissent clairement au décatissage lorsqu’on traite des tissus teints avec des matières colorantes azoïques.
- « La laine chlorée a perdu une partie de cette pro-priété réductrice ; il ne se détruit donc aucune por-tion de couleur dans le cours des opérations de la teinture, et les teintes obtenues sont plus intenses.
- « Il n’est pas inutile de remarquer que, bien que la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 259
- laine perde par le chlorage une partie du soufre qu’elle renferme, cependant la laine très chlorée montre encore la réaction caractéristique du soufre avec la solution alcaline de plomb.
- « Un inconvénient à constater est que la laine, par son traitement au chlorure de chaux, perd de son poids, et cette perte peut aller jusqu’à 20 pour cent; la laine soie perd son craquant au bout d’un certain temps.
- « La préparation et la teinture de la laine-soie constituent des manipulations pénibles que peu d’établissements peuvent réaliser avec profit. Malgré ces divers inconvénients, la laine-soie est préparée par usines, en particulier la maison Spindler, de Berlin. L’intérêt que cet article excita dès son apparition à la fin de 1894 ne semble qu’augmenter ainsi que le témoignent les nombreuses études publiées dans les revues techniques.
- « Signalons à ce propos que le traitement des laines dans une simple eau de chaux claire, soit un trempage de cinq à six heures à froid, facilite le tirage des colants et l’unisson. Cette méthode est en usage aux Gobelins et y a été introduite par Chevreul. »
- Faisons remarquer en passant au savant écrivain des lignes précédentes qui, croyons-nous, appartient à la Revue, que si le passage à la chaux est usité aux Gobelins, soit pour les essais de laboratoire, soit pour les travaux pratiques du petit atelier de teinture, ce passage ne s’applique pas uniformément et également à toutes les laines quelles que soient les nuances à produire, et qu’il n’est pratiqué que pour quelques cas spéciaux dont nous avons déjà parlé plusieurs fois dans les colonnes de ce journal et sur lesquelles nous aurons l’occasion de revenir à nouveau dans un prochain article.
- LES PRINCIPES DE LA TEINTURE DES CHAPEAUX
- Les procédés les plus en usage dans la teinture des chapeaux peuvent être groupés sous les six chefs suivants :
- 1. Teinture dans un bain neutre.
- 11. Teinture dans un bain légèrement acide.
- III. Teinture dans un bain acide.
- IV. Teinture dans un bain alcalin avec développement ou fixage subséquents.
- V. Teinture dans un bain acide suivie d’un développement ou fixage par les sels métalliques.
- VI. Mordançage avec un sel métallique et teinture dans un bain distinct.
- Nous passerons en revue chacun de ces procédés.
- Teinture dans un bain neutre
- Les colorants qui peuvent être employés pour la teinture. des chapeaux dans un bain neutre — c’est-à-dire un bain qui ne contient que le colorant et d’autres corps additionnels comme le sel de Glauber et l’alun — se divisent en deux groupes :
- i. Les colorants basiques.
- 2. Les colorants substantifs ou directs.
- Les colorants basiques comprennent le Magenta, le Vert Brillant, l’Auramine, la Méthy Violet, la Ben-zoflavine, la Chrysoïdine, le Brun Bismarck, etc. Ce sont des dérivés des corps basiques qui contiennent ce qu’on appelle les groupes amides, c’est-à-dire les véritables bases des couleurs, et les colorants du commerce ne sont que des composés acides de ces corps. Leur utilisation dans la teinture de la laine est basée sur ce fait que la fibre de la laine a une légère réaction acide, qui lui permet de se combiner avec la couleur basique. Grâce à la nature légèrement acide de la laine, celle-ci n’a pas une grande affinité pour le colorant, de sorte que la coloration ne se fait que lentement et qu’on n’obtient que des nuances légères. Il y a cependant certaines précautions à prendre dans l’emploi des colorants basiques. Le bain doit être neutre ou légèrement acide ; l’addition d’un peu d’acide acétique, en augmentant la solubilité du colorant, retarde l’action du bain et par conséquent augmente l’égalité de la nuance. Les colorants basiques ne sont pas très solubles dans l’eau, de sorte que si on ne procède pas avec soin dans la préparation du bain, celui-ci renfermera des parcelles de colorant non dissoutes, qui produisent infailliblement des taches. Mais si les colorants sont peu solubles, les bases sont presque insolubles et se laissent aisément précipiter lorsque la solution contient de la chaux ou des alcalis; on devra donc veiller à ce que le bain n’ait pas une réaction alcaline. L’eau employée devra être exempte de chaux, parce'que la base serait aussitôt précipitée
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- et elle se déposerait sur la fibre en produisant des taches. Lorsqu’on emploie de l’eau calcaire il est bon de la neutraliser avec un peu d’acide acétique, mais en évidant une addition excessive.
- Il ne faut entrer les chapeaux que dans un bain chaud et maintenir celui-ci à une température voisine de l’ébullition jusqu’à ce qu’il soit épuisé.
- On emploie rarement les couleurs basiques dans la teinture des chapeaux, parce que si elles ont l’avantage de produire des nuances brillantes et une bonne pénétration, elles manquent de solidité à la lumière et à l’eau, ce qui est un grand obstacle à leur emploi. Il n’est donc pas nécessaire d’y insister davantage.
- 2. Colorants directs ou substantifs. — Pendant ces derniers dix ans on a placé sur le marché un groupe entièrement nouveau de colorants qui ont la propriété de teindre dans un seul bain le coton non mordancé; on les a appelés pour cette raison colorants directs ou substantifs. Ils ont créé une véritable révolution dans la teinture du coton et ils ont fait disparaître beaucoup d’anciens colorants à cause de leur plus grande facilité d’application et des résultats excellents qu’ils permettent d’atteindre. On les a appliqués aussi dans la teinture de la laine et de toutes les autres fibres animales, qu’on peut teindre ainsi sur un seul bain additionné seulement de sel de Glauber ou d’un peu d’acide acétique. Il serait impossible de les nommer tous et nous ne ferons que mentionner quelques groupes : les séries de diamines de Casella et Co, les colorants benzoïques de Bayer et C° ; les Congo, Chicago et Zambèse de l’Actiengesellschaft fur Anilinfabrikation etc.
- Ces colorants se comportent en général très bien et donnent des nuances égales. Il se fait une combinaison directe entre la fibre et le colorant mais cette combinaison s’effectue suivant des principes tout autres que dans le cas des colorants basiques. La laine joue le rôle d’une base et entre en combinaison avec une couleur acide, parce que ces colorants sont en général azoïques, et tels qu’on les trouve dans le commerce ce sont des composés de sodium avec un colorant acide. Pendant l’opération de la teinture il se fait une décomposition : la laine prend le colorant
- acide, tandis que le sodium reste dans le bain. Il en résulte que la fibre prend une nuance très pleine. Le sel de Glauber qu’on ajoute généralement au bain modifie l’intensité d’action du colorant et donne une nuance plus égale.
- Ces colorants agissent rapidement sur la laine et donnent des nuances très égales. Il y a combinaison directe entre la laine ou toute autre fibre et le colorant, mais dans ce cas la combinaison est toute différente de celle de la laine avec les colorants basiques.
- (A suivre.)
- Absorption des liquides par les textiles Note de M. Léo Vignon (1) {Suite et fin)
- Les quantités absorbées sont constantes pour chaque textile, quel que soit son poids, à 1 p. 100 près environ.
- La soie a le pouvoir absorbant le plus fort, celui de la laine est à peine inférieur à celui de la soie, le coton a un pouvoir absorbant notablement moins fort. L’alcool à 93° est absorbé en quantité plus grande que l’eau.
- Il résulte de ces déterminations : 10 que les textiles absorbent les liquides en quantités considérables et proportionnelles à leur poids; 2° qu’il existe, pour chaque textile et chaque liquide, de véritables coefficients d’absorpton.
- Absorption p. 100 de textile
- Soie décreusée Laine Coton
- Eau 574 559 497
- Alcool à 93° 683 675 514
- Benzine Eau + 10 p. 100 HCl 592 571 506
- à 22o B 575 592 482
- Eau + 10p.l00AzH3
- à 20o Bé Solutions de NaCl : 586 588 509
- Densité 1,066.... Solutions de NaCl : 613 597 522
- Densité 1,130..., Solutions de NaCl : 648 630 551
- Densité 1,200.... 680 660 580
- La soie absorbe plus que la laine; l'absorption du coton est la plus faible.
- Les absorptions ne sont pas proportionnelles aux densités, pour des liquides différents. Mais, pour les
- (1) Comptes rendus de i Académie des Sciences, 4 juillet 1898.
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- solutions aqueuses de chlorure de sodium, les poids de liquides absorbés sont sensiblement proportion-ne's aux densités. On a, en effet :
- Soie décreusée
- Calculé Trouvé
- Eau........................... »
- Solutions NaCl : D — 1,066. 611
- — D — 1,130. 648
- — D = 1,200. 688
- 574
- 613
- 648
- 680
- Laine Coton
- Calculé Trouvé Calculé Trouvé
- Eau ...................
- Solutions NaCl :
- D — 1,066..............
- D — 1,130..............
- D — 1,200..............
- 559
- 497
- 595
- 630
- 670
- 597
- 630
- 660
- 529
- 561
- 593
- 522
- 551
- 580
- »
- Absorption par la soie dècreusée de dioeri liquides
- Aniline................. 761 à 793 p. 100
- Nitrobenzine.. 810 à 821 —
- Huile d’olive.. 1 195 p. 100
- Glycérine .... 1 611 —
- Pouvoir absorbant des éponges pour l'eau
- Eponge fine...... 3 225 à 3 249 p. 100 — grossière 615 à 638 —
- Résumé. — Les textiles ont, pour chaque liquide, des pouvoirs absoibants spécifiques. La soie possède le pouvoir absorbaut le plus considérable; la laine vient ensuite, avec un pouvoir absorbant presque égal ; le coton manifeste un pouvoir absorbant moins fort. Physiquement, les textiles doivent être considérés comme des corps poreux; leur pouvoir absorbant pour l’eau est à peu près, égal à celui d’une éponge grossière.
- En rapprochant ces résultats de ceux que j’ai obtenus dans l’étude des fonctions chimiques des textiles, on est amené à considérer les textiles comme des corps poreux doués de fonctions chimiques déterminées. Cette définition est utile pour l’étude des phénomènes de teinture et d’impression.
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Démontage des couleurs directes
- I. — M. A. Bonnet recommande pour enlever les couleurs directes le moyen suivant ; pour les diazo-tées :
- Le coton teint, mal diazoté,est passé encore mouillé dans une barque montée à raison de 1 gramme de permanganate de potasse par litre d’eau (soit 1 kilo pour 1,000 litres de bain et 50 kilos de coton),jusqu’à épuisement complet du bain : on fixe ainsi une légère couche de peroxyde de manganèse, qui sert à fournir dans un deuxième bain d’acide muriatique à 2 ou 3 grammes par litre, un peu de chlore naissant, inoffensif pour la fibre, mais destructeur du composé dia-zoïque.
- II.—En octoble 1897, j’indiquais la réducteur acide :
- On fait fondre 1 kilo de sel d’étain dans 1 litre d’eau et on ajoute 1 litre d’acide muriatique commercial. Le liquide froid est tout à fait limpide et marque 15 à 16° B®. À froid le mélange blanchit très à fond toutes les nuances directes pouvant être rongées, et ce, sans nuire à la fibre, pourvu toutefois que l’opération soit suivie de bons lavages.
- A tiède la décoloration sera plus rapide. A chaud, on gradue la force de son bain, et par conséquent son énergie et sa rapidité. Avec un bain chaud ne renfermant que 10 0/0 de ce mélange réducteur on peut suivre la décoloration, démonter les noirs diazotés, arriver au noir noir, puis au noir bleu, au bleu foncé et finalement au blanc. Par économie on peut travailler en bain concentré. en terrines s’il s’agit d’éche-vaux, en foulard s’il s’agit de tissus. On laisse le coton imbibé de ce bain plus ou moins longtemps, et on le lave énergiquement lorsque la décoloration est obtenue ou lorsque l’on arrive au ton voulu.
- Poussée trop loin, l’action du réducteur laisse le coton légèrement crème, teinte que l’on peut éviter par attention. Le ferrocyanure d’étain ne donne pas ce petit ennui, mais coûte plus cher.
- Comme ce bain acide se colore généralement très peu, on peut parfaitement le conserver. Certains ouvriers sont très sensibles à l’action de ce sel d’étain d’acide et ont facilement les mains couvertes de petits boutons très tenaces et donnant de fortes démangeaisons. Il est bon d’être averti et d’employer, ou le lissoir comme pour la teinture des rouges turcs si on travaille en cuve, ou des gants en caoutchouc si l’on travaille en terrines.
- III. — M. Emile Blondel, le chimiste industriel bien connu, a communiqué dernièrement les excellents résultats obtenus avec l’hydrosulfite de soude, pour la décoloration des couleurs directes, si tenaces
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- à la majorité des drogues industriellement utilisables.
- J'ai essayé l’hydrosulfite, et les résultats sont en effet merveilleux, d’autant plus qu’avec ce produit il n’y a pas le moindre danger d’altération de la fibre. On met 10 0/0 d’hydrosulfite de soude dans un bain d’eau à 50 C et on chauffe jusqu’au bouillon.
- Toutes les couleurs se laissant ronger au zinc et au sel d’étain sont décolorées dans ce bain ; au bout d’un temps plus ou moins long le jaune solide diamine B de la Manufacture Lyonnaise, le nouveau jaune direct R de Bayer, tous deux si réfractaires au ron-geage sont sensiblement pâlis. On pourra donc, grâce aux indications de M. Blondel, réparer, en décolorant, bien des accidents de fabrication.
- Fait à signaler, et très important pour les essais, l’hydrosulfite en bain assez concentré et alcalin, réduit totalement le Noir d’aniline. Seulement en lavant de suite, le noir se reoxyde et reprend son ton primitif- On peut donc sur files, et tissus, voir les proportions de noir diamine sous noir d’aniline et établir le rapport de chacun d’eux. En lavant après réduction, un noir ainsi traité, on obtient un 1/2 noir sensiblement différent de l’échantillon et qui est exactement le noir d’aniline
- M. Ude.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- APPLICATION DU VIDE
- Aux machines et appareils employés pour l'obtention du brillantage des matières textiles végétales en tous états par le mercerisage avec tension.
- Par M. Henri David.
- Les machines et appareils généralement employés pour obtenir le brillant sur tissus sont les rames et élargisseuses. Pour les écheveaux, les machines similaires aux lustreuses et aux étireuses.
- Le perfectionnement apporté à ces machines, suivant les particularités de la présente invention, consiste dans l’application du vide, on dispose, par exemple, en dessus ou en dessous des textiles tendus, des sortes de ventouses qui obligent les liquides de mercerisage, de lavage, de fixage et de saturation à les traverser.
- Les ventouses produisent deux effets : elles forcent les liquides ou les gaz à traverser les textiles d’une
- façon continue ; elles enlèvent de même par succion l’excès des liquides, c’est-à-dire qu'elles produisent un essorage.
- CYLINDRE CHAUFFEUR pour étapes, papier et matières analogues. Par M. F. Wippermann.
- L’appareil consiste essentiellement en une enveloppe extérieure cylindrique, une enveloppe isolatrice et un serpentin chauffeur. L’enveloppe extérieure cylindrique, en fonte ou en toile métallique, est reliée par deux anneaux extrêmes à l’enveloppe intérieure cylindrique qui, en combinaison avec une chemise en tôle, forme un espace annulaire creux que l’on remp’it de matières isolantes pour empêcher un rayonnement de chaleur du côté de l’arbre du tambour. Cette enveloppe double est reliée avec l’arbre par des bras en fer fixés au moyen de vis à l’anneau intérieur des deux enveloppes. Le cylindre est chauffé par le serpentin à vapeur entourant en spirale l’enveloppe isolatrice, tandis que l’admission et l’échappement de vapeur se font par des tuyaux à vapeur respectivement introduits par le centre de l’arbre du tambour.
- NOUVEAU PROCÉDÉ ET APPAREIL pour merceriser le coton à l'état d’écheveaux Par la maison John Kleinewefers Sœhne.
- Actuellement le rétrécissement du fil de coton pendant l’opération du mercerisage, est empêché soit en mercerisant le coton à l’état fortement tendu et en le lavant en conservant cette forte tension jusqu’à ce que la tension intérieure de la fibre ait complètement disparu, soit en mercerisant le coton à l’état délié en étirant ensuite immédiatement la fibre de nouveau à sa longueur naturelle et en la lavant alors dans cet état jusqu’à ce que la tension de la fibre ait complètement disparu, mais par ces traitements la fibre de coton est travaillée à tel point, que fort souvent elle se rompt.
- Grâce au nouveau procédé, on peut merceriser des écheveaux de coton, tout en évitant un rétrécissement de ces derniers, sans avoir à recourir ni pendant ni après la mercérisation à une tension quelconque. Le procédé consiste à forcer la lessive employée dans la mercérisation, au moyen de l’effet centrifuge, à traverser les écheveaux de coton non tendus et mis en rotation ; le même effet centrifuge produit ensuite, après que l’admission de la lessive a été suspendue, un sé-
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- chage des fils et il empêche en même temps un rétrécissement essentiel des fibres dans le sens de la longueur comme il se produit dans les méthodes employées jusqu’à présent pour merceriser des fils non tendus ou des fils qui n’ont pas été étirés de nouveau.
- L'appareil à force centrifuge est disposé horizontalement et muni d’un tambour perforé, de telle sorte que le liquide puisse passer uniformément à travers les parois du tambour autour duquel les écheveaux sont enroulés à l’état délié en une couche épaisse, le tambour à force centrifuge étant, de préférence, supporté des deux côtés et étant dans ce cas pourvu d’un arbre creux percé de perforations nombreuses, pour introduire la lessive ou l’eau de rinçage dans l’appareil centrifuge pendant qu’il tourne.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- Lettre adressée à la Chambre de commerce de Rouen et communiquée à la Société industrielle de Rouen.
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- GOUVERNEMENT GÉNÉRAL DE L’INDO-CHINE
- Saïgon, le 25 avril 1898.
- Monsieur Doumer, gouverneur général de l'Indo-Chiné, à Monsieur le Président de la Chambre de Commerce de Rouen.
- Monsieur le Président,
- M. Piequet signalait à la Société Industrielle de Rouen, dans sa séance du 7 avril 1896, l’écorce du Cây-dà comme susceptible d’être utilisée dans la teinture (1).
- Depuis, la Chambre de Commerce de Rouen a saisi M. le Ministre des Colonies de la question, et a démontré les avantages qu’il y aurait à substituer l’écorce du Cây-dà au cachou.
- J’ai l’honneur de vous faire connaître que plusieurs planteurs de l’Indo-Chine, notamment M. Canavag-gio, de Thu-duc (Cochinchine), s’occupent, avec succès, de la culture du Cây-dà. Il y aurait un réel inté-
- (1) Voir les Bulletins de la Société Industrielle juil-let-août-septembre-octcbre 1896 et juillet-août 1897, et Moniteur de la Teinture (1897, page 88).
- rêt, je crois, à mettre en rapport ces producteurs et les industriels de votre région qui font usage ou qui sont disposés à faire usage du produit tinctorial en question.
- Je vous serais, en conséquence, obligé, Monsieur le Président, de bien vouloir me communiquer les noms de ces industriels, les quantités approximatives d’écorces dont ils auraient besoin annuellement, leur prix moyen, le mode d’emballage (sac ou caisse) qu’ils préféreraient, et d’une manière générale, tous les renseignements de nature à éclairer les producteurs de l’Indo-Chine et à leur permettre de donner à la nouvelle culture tout l’essor que nous désirons lui voir prendre.
- Vous trouverez, ci-joint, à titre d’échantillon, 2 kilos d’écorce du Cây-dà de Cochinchine, provenant des plantations de M. Canavaggio, à Thu-duc.
- Recevez, etc.
- Signé : Paul Doumer.
- La Teinture à Saint-Étienne {suite) Etude Industrielle.
- La vie moyenne d'un homme n’est rien à côté de celle d’une industrie, mais toutes deux ont besoin d’aliments pour conserver santé et force. Malgré les efforts de la Suisse, de l’Allemagne, de l’Angleterre et de l’Amérique, la fabrique Stéphanoise a su conserver, à part quelques défaillances, sa vitalité propre, grâce à l’énergie et au dévouement de ses collaborateurs. Mais si cette même fabrique réduit ces derniers à l’impuissance, est ce qu’elle y survivra elle-même? Est-ce qu’elle ne deviendra pas anémique?
- Dans cette lutte pour l’existence, que les Anglais appellent Struggle for life, il faut toujours aller de l’avant et ne pas se laisser distancer ; or, industriellement, si l’on reste stationnaire, on périclite, car les progrès des concurrents vous rejettent en arrière, et pour aller de l’avant, il faut le concours de toutes les intelligences et de tous les collaborateurs intéressés au succès. Donc, si la Fabrique continue à ruiner ses collaborateurs, elle se nuit à elle-même et se fait un tort immense, car elle sera forcée et contrainte de suivre le mouvement, malgré elle-même peut-être, mais elle le suivra sûrement.
- Il est grand temps de réagir si l’on veut éviter un effondrement final, et pour prouver ce que j’écris plus haut, je vais dépeindre, ou plutôt dévoiler les agisse—
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- ments de la presque généralité des fabricants vis-à-vis des teinturieis; agissements que je considère comme aussi nuisibles aux uns qu’aux autres; mais avant d’entrer dans le vif du sujet que l’on me permette une légère digression qui ne sera qu’un intermède.
- L’état aigu de malaise dans lequel se trouve la teinture ne date pas d’aujourd'hui mais remonte déjà à quinze ou seize ans A cette époque, et devant les exigences croissantes de la fabrique, les maîtres teinturiers jugèrent à propos de se sentir un peu les coudes, et pour cela faire, ils se réunirent, fondèrent un cercle où chacun pourrait librement discuter les intérêts généraux de la corporation, et ce cercle dura l’espace d’une année au plus, mais l’ivraie semée par la fabrique, dans ce champ d’expérience, y étouffa vite le bon grain, et chacun des membres regagna ses pénates.
- En 1884, une nouvelle tentative de rapprochement eut lieu entre les intéressés, tentative bien bénévole ; on ne touchait pas aux prix, qui eussent été encore acceptables sans les escomptes, sur escomptes, rabais etc., etc. qui pleuvaient drus comme grêle à chaque remise de compte, on demandait simplement que l’escompte fût déterminé une bonne fois pour toutes, que les comptes fussent réglés tous les trois mois (Quel crime I) et enfin, que toute partie au-dessous de 500 gr. fût payée comme telle (Quel atrocité !) En un mot, on cherchait à boucher les fuites par lesquelles s’écoulaient le plus clair des prétendus bénéfices qui n’existaient même plus. Mais, comme avant, et malgré la bonne volonté évidente de bonnes et sérieuses maisons de fabriques, qui comprenaient parfaitement que la teinture était malade, et qu’il fallait l’aider à se relever, la zizanie et la jalousie s’en mêlant soit en fabrique, soit en teinture, cette entente n’eut qu’une durée éphémère et le statu quo ante régna de nouveau.
- Enfin, et tout dernièrement encore, devant la nécessité absolue de mettre un terme à la tonte opérée par la fabrique sur son auxiliaire la teinture, une nouvelle réunion d’études s’organisa et fut sur le point d’aboutir, puisqu’elle réussit à fonder un syndicat. Mais là encore, quelques membres de la toute puissante fabrique veillaient attentivement sur leur proie, et ils firent tant et si bien, qu’ils rompirent le faisceaux formé. Dans quel but? Pourquoi!! Est-ce que les craintes chimériques du teinturier envers le fabricant se seraient transportées de l’un à l’autre. Est-ce que la fabrique redouterait la teinture II Non, n’est-ce pas,
- car l’une ne peut pas vivre sans l’autre, et il faut chercher d’autres raisons.
- (A suivre.}
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS du travail.
- La commission, chargée par le ministre du commerce de préparer les règlements d’administration publique prévus par la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail, a tenu sa première réunion, sous la présidence de M. Louis Ricard, député, président de la commission d’assurance et de prévoyance sociales de la Chambre des députés.
- La commission a réparti entre deux sous-commissions prises dans son sein l’élaboration préparatoire des quatre règlements indiqués par la loi; elle se réunira dans les premiers jours d’octobre prochain pour examiner les projets préparés par les sous-commissions.
- DÉCLARATIONS DE DOUANE Fausses ou incomplètes.
- Nous croyons devoir donner le texte d’un avis de la direction générale des douanes suisses dont voici la teneur :
- Malgré les avis publiés et réitérés plusieurs fois sur l'acquittement d’envois expédiés par la poste, l’administration des douanes est assaillie de réclamations concernant l’acquittement soi disant erroné de • colis postaux, réclamations résultant, dans la presque totalité des cas, de l’insuffisance et de la non-conformité au tarif des déclarations faites par les expéditeurs.
- Nous référant aux articles 13 et 14 de la loi de 1893 sur les douanes, ainsi conçus:
- « Art. 13. — Les marchandises dont l’indication ou la dénomination est équivoque sont soumises au droit le plus élevé que comporte leur espèce.
- « Art. 14. — Si des marchandises de diverses espèces, ayant à payer des droits différents, sont emballées ensemble et que la quantité de chaque marchandise ne soit pas déclarée d’une manière suffisante, le colis sera soumis, pour son poids total, au droit de l’article le plus imposé qu’il contient », nous rappelons de nouveau, que les réclamations contre l’acquittement de colis postaux, à l’importation des-
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- CM
- quels il n’a pas été présenté de déclaration exacte et conforme au tarif, ne peuvent, en aucun cas, être prises en considération.
- Ceux qui font venir, par la poste, des marchandises de l'étranger feront donc bien, dans leur propre intérêt, de pourvoir à ce que la marchandise soit accompagnée d'une déclaration, exacte et conforme au tarif des douanes, du contenu des colis à importer.
- Le moyen le plus simple d’atteindre ce but est de donner à l’expéditeur des directions précises sur la teneur, d’après le tarif des douanes, de la déclaration à fournir ou, mieux encore, de lui prescrire textuellement le libellé de la déclaration.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés. sera exécutée comme loi de l’Etat.
- TRIBUNAUX
- Tribunal correctionnel de Bordeaux Présidence de M. Martin
- Les médailles industrielles. — Il existe une loi du 30 avril 1886 qui punit de la prison ceux qui s’attribuent sans droit, sur leurs lettres, prospectus, etc., des médailles, diplômes ou mentions honorifiques paraissant leur avoir été décernés dans des expositions ou concours, soit en France, soit à l’étranger. Cette loi est rarement appliquée, car il est peu de gens capables d’usurper des médailles ou récompenses industrielles
- Mais l’usage que font beaucoup de négociants de ces distinctions, sans indiquer leur date, leur nature et l’exposition où ils les ont obtenues, est très fréquent. Or, la même loi a fait de l’omission de ces in-dications un délit entraînant contre son auteur des poursuites correctionnelles.
- C’est ainsi que M. X industriel de Bordeaux, est poursuivi pour avoir fait figurer sur ses lettres commerciales une médaille d’or, deux d’argent et cinq diplômes d’honneur sans avoir indiqué au-dessous la date et la cause de ces distinctions. M. X..., qui a réellement obtenu toutes ces récompenses à diverses Expositions, excipe de s a bonne foi et produit, pour se disculper, une énorme liasse de lettres commerciales semblables aux siennes,
- Toutefois, comme nul n’est censé ignorer la loi, le tribunal après plaidoirie, le condamne à 5 fr. d’amende.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- La route passant devant notre usine a été déplacée sur la demande d’un propriétaire. Le plan annexé à à l’enquête et déposé à la mairie lui donne comme alignement 5 mètres de l’axe du pavé. Le plan déposé au bureau de l’agent-voyer donne cet alignement à 3 mètres, paraît-il. Malgré notre réclamation à la mairie le propriétaire fait construire à cette dernière limite et l’agent-voyer prétend qu’il est dans son droit.
- Le plan joint au procès-verbal de l’enquête est le seul que nous avons pu étudier et nous nous serions certainement opposés au déplacement de cette route si nous n’avions pas trouvé une compensation dans une plus grande largeur en face de la sortie de notre établissement. Pouvons-nous obtenir satisfaction?
- R — Il est possible que malgré les réclamations qui ont pu être faites et les plans annexés à l’enquête, un plan d’alignement à 3 mètres au lieu de 5 mètres ait été dressé, ce plan a dû être régulièrement approuvé et publié et c’est en conformité de ce plan que le maire a pris un arrêté individuel d’alignement 11 constitue la loi de tous les intéressés. En ne le suivant pas le maire violerait un droit acquis fondé sur un titre ; en conséquence l’arrêté du maire pourrait être déféré au préfet et si celui-ci le confirmait la partie intéressée pourrait se pourvoir devant le ministre et au Conseil d’Etat par la voie contentieuse. En résumé, le tiers lésé peut se pourvoir au contentieux contre la décision du préfetet l’arrêté ministériel qui aurait refusé de reformer l’alignement délivré parle maire en dehors des lignes tracées sur le plan d’alignement.
- Autre question :
- Une porte pleine peut-elle être ouverte sur un pas sage ayant moins de 1 m. S0, que ce passage s it la propriété de celui qui veut ouvrir la porte ou soit commun ?
- R.— S'il s’agit d’une porte vitrée, aucun doute, car la porte qui permet de regarder chez le voisin est une véritable fenêtre et doit être, comme telle, à la distance de lm90 de l’héritage voisin ou du passage commun.
- S’il s’agit d’une porte pleine, il y a controverse et la Cour de Caen a décidé que toute ouverture tombait sous le coup de l’art. 678 C.Civ. (C.Caen, 27 avril 1857. S. 58.2.178). Certains auteurs, cependant, ne sont pas de cet avis. L’art. 678, dit—on, ne s’applique, d’après ses propres termes, qu’aux vues et fenêtres d’aspect et une porte ne peut pas être assimilée à une fenêtre. C’est ce quia été décidé lorsque la porte pleine s’ouvre sur un terrain commun. (C. Montpellier 14 novembre 1856, S. 57.2 81). Au point de vue de la pratique, cette solution s’impose, car l'opinion contraire empêcherait d’ouvrir des portes sur les ruelles ou passages ayant moins de 6 pieds et alors même que des murs seraient élevés de chaque côté.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1re Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Manuel pratique du Teinturier. — Matières colorantes. — Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds. — Edition française par F. DoM-mer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales. Prix, 8 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseigne'
- / ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : poul voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d'application. —Tarif du cahier des charges.
- — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux. Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
- — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- CHIMIE ANALYTIQUE
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- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Beal (Louis-Emile), produits chimiques, 38, boul. Beaumarchais, à Paris. — Jug. du 26 juil. — S.: M. Maury.
- Ménard (Gaston), produits chimiques à Arcueil-Ca-chan. — Jug. du 26 juillet. — S. : M. Godmer.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Planche, Rouvière et Cie, apprêts d’étoffes, 289, cours Lafayette et 105, rue Notre-Dame, à Lyon. —Durée : 10 ans. — Cap. : 14.000 fr. — Acte du 15 juin.
- Formation de la Société en nom collectif J. Ploton aîné et J. Reynaud, apprêteurs, cylindreurs, 18, rue de la Croix, à Saint-Etienne. — Durée : 18 ans. — Cap. : 80.000 fr. — Acte du 12 juil.
- Formation de la Société en nom collectif Peuchet et Delacroix, fab. d’un sirop d’encollage à la fécule pour tissus de laine ou de coton, 11, rue Bastion, à Reims. — Durée : 7 ans et 15 jours. — Acte du 27 juin. _______
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 1er juil., de la Société PRAT et Tridon, fab. de couleurs et produits chimiques, 182, rue du Faubourg Saint-Martin, à Paris. — Acte du 6 juil.
- Dissolution, de la Société Déportes et Cie, Société française de produits chimiques, 6, imp. des Cailloux, à Clichy. — L. : M. Déportes. — Délib. du 10 juil.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 267
- Ventes de fonds de commerce
- Mlle Capdevieille a vendu à Mme Vve Jalady un fonds de teinturerie, 81, rue de Dunkerque.
- Mme Rollet a vendu un fonds de teinturerie, 8, rue Pétion.
- Mme Kamm a vendu un fonds de teinturerie, 2, rue de Barye.
- Mme Vve Terrachier a vendu un fonds de teinturerie, 76, rue Caulaincourt.
- Mme Michaud a vendu à Mme Jallais un fonds de teinturerie, 9, rue Calais.
- Mlle Paulis, a vendu un fonds de teinturerie, 56, rue Laffitte.
- Mme Laurançon a vendu un matériel de teinturerie, 36, rue Vivienne. ,
- Mme Deschamps a vendu à Mme Vve Delpeil un fonds de teinturerie, 10, rue Saint-Ferdinand.
- Mme Vve Vigourous a vendu à Mme Cartaut un fonds de teinturerie, 5, rue des Fossés-Saint-Marcel.
- M. Bugarel a vendu à M. Peltras un fonds de teinturerie, 14, rue des Bourets, Suresnes.
- Mme Vve Millot a vendu un fonds de teinterie, 44, rue Bernardins.
- Mme Poulain a vendu un fonds de teinturerie, 137, rue Amelot.
- M. Ramoisy a vendu à M. Bourgeois, un fonds de teinturerie, 93, rue de Courcelles.
- Mlle Moniot a vendu un fonds de teinturerie, 1, rue de Bruxelles.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE
- le 31 Août 1898
- Arrivages pendant le mois
- — caisses Bengale — surons Guatemala
- Expéditions Stock
- 72 caisses Bengale 2.303 caisses Bengale 19 — Kurpah 41 surons Guatemala
- 39 surons Guatemala Ventes
- T et M 9 caisses bon et très bon vio- I let rouge............................/ R....................................73,90 à 4,90
- G et C 1 caisse bon violet rouge....... C....................................1 20 caisses Bengale.
- 19 caisses Kurpah bon et bon moyen violet rouge mélangé de rouge quelques cuivrés............................... 2,65
- 39 surons Guatemala de moyen et ordinaire sobre à beau sobre............. 1,30 à 3,55
- 20 caisses à terme, soit :
- 40 caisses sur Août 4.65
- 60 » Septembre . 4 45/4.35
- 60 » Octobre. .. 4.50/4.40 4.35
- 20 » Décembre . 4.55/4.40
- 40 » Janvier ... 4.75/4.40
- 30 » Février .. . 4.55/4.50
- 140 » Mai . 4.85/4.80/4.60/4.65
- 10 » Juin . 4.65
- 90 » Juillet... . 4.75/4.65/4.70/4.55
- 10 » Décembre . base 4.55 D. P. 0.25
- 20 » Juillet.... » 4.70 » 0.45
- Cours des Indigos au lj2 kilogramme
- Bengale surfin violet et bleu....... 7.— à 7.25
- fin violet pourpre................... 6.50 » 6.75 beau violet pourpre................... 6.—..................» 6 25 bon violet............................ 5.—...........................» 5 25 bon moyen violet..................... 4.50 » 4.75 moyen violet......................... 3.75 » 4 — beau violet rouge..................... 5.—....................» 5 25
- bon violet rouge..................... 4.50 » 4.75 bon moyen violet rouge................ 4.—...............» 4 25
- fin rouge............................ 4.75 » 5.—
- beau rouge........................... 4.50 » 4.75
- bon rouge............................ 3.50 » 4.—
- bon à fin cuivré.................. 3.— » 3 25
- cuivré ordinaire et bas.............. 2.50 » 2.75
- Java...................................... » »
- Kurpah.............................. 1 50 » 4 »
- Madras.............................. 1 » » 3 50
- Manille............................. 1 » » 3 »
- Caraque............................. 1 » » 3 50
- Guatemala flor...................... 5 » » 5.50 fin sobre et fin corte.............. 4 » » 4.50 beau sobre et beau corte............ 3.50 » 4 » bon sobre et bon corte.............. 3.— » 3.50 bon moyen sobre et corte............ 2.25 » 2 75 moyen sobre et moyen corte.......... 1.50 » 2 »
- ordinaire et bas.................. 1 » » 1.50
- Nouvelle-Gren. fin à surfin.......... 6.50 » 7 »
- bon à beau........................ 5 » » 6 »
- ordinaire et moyen................ 3 » » 4 »
- Tare et Dons d’usage sur la place En caisse, tare nette ; don 1 kilog. par caisse. En surons, tare nette; don un demi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt
- d’ailleurs........................... fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre........................... » 25 »
- Les affaires à terme ont encore été assez suivies pendant le mois ; nos ventes sont de 520 caisses et nos cours ont encore baissé de 30 à 35 cent. La spéculation devrait profiter de ces prix extraordinairement bas, car les risques de perte sont à peu près nuis ; il paraît certain que les planteurs ne vendront pas leurs indigos à des prix permettant d’impor-porter aux cours actuels, où ils seront réduits à fermer leurs factories et à abandonner la culture.
- Les derniers avis de Calcutta ne font prévoir aucune modification dans l'estimation de la récolte qui a été donnée à 125,000 factory maunds.
- Kurpah. — Nous avons eu le placement d’un lot de 19 caisses formant notre stock.
- Guatemala. — Nous avons eu la vente de 39 surons. Notre stock est réduit à 41 surons.
- A. Dumont, courtier assermenté,
- 5, place Jules Ferry.
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- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- CESSIONS DE BREVETS
- MM. Boehringer et Sohne, propriétaires des brevets d’invention suivants, pris en France au nom de M. Fis -cher, demandent un ou des concessionnaires pour l’exploitation desdits brevets par licences partielles ou totale :
- 10 — Brevet no 256.664, du 26 mai 1896 pour « Pro cédé pour la préparation, de dérivés de la xanthine en partant des acides uriques alcoylés.
- 20 — Brevet 1,o 256.665, du26 mai 1896 pour « Procédé pour la préparation, par voie humide, des acides uriques alcoylés.
- 3° — Addition à ce dernier brevet en date du 26 mars 1897.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- Bains de mer de la Méditerranée
- Billets d'aller et retour valables 33 jours. Billets individuels et collectifs (de famille)
- 11 est délivré du 1er juin au 15 septembre de chaque année, des billets d’aller et retour de bain de mer de 1re, 2e et 3e classe, à prix réduits, pour les stations balnéaires suivantes :
- Agay, Aigues-Mortes, Antibes, Bandol, Beaulieu, Cannes, Golfe-Juan-Vallauris, Hyères, La Ciotat, La Seyne-Tamaris-sur-Mer, Menton, Monaco, Monte-Carlo, Montpellier, Nice, Ollioules-Sanary, St-Raphaêl, Toulon et Villefranche-sur-Mer.
- Ces billets sont émis dans toutes les gares du réseau P.-L.-M, et doivent comporter un parcours minimum de 300 kilomètres aller et retour.
- Prix : Le prix des billets est calculé d'après la distance totale, aller et retour, résultant de l’itinéraire choisi et d’après un barème faisant ressortir des réductions importantes pour les billets individuels ; ces réductions peuvent s’élever à 50 % pour les billets de famille.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- EXPOSITION GÉNÉRALE ITALIENNE A TURIN
- Billets d'aller et retour Paris-Turin viâ Mont-Cenis donnant droit à deux entrées à l’Exposi-tion.
- 1er classe 135 fr. 25; 2e classe 97 fr. 75; 3e classe 63 fr. 80.
- Validité : 30 jours. — Arrêts : En Italie, deux arrêts au choix tant à l’aller qu’au retour.
- Ces billets d’aller et de retour seront délivrés jusqu’au 31 octobre inclusivement à première demande •
- A la gare de ParisP.L.M., dans les bureaux succursales, ainsi que dans les agences de voyages.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagneres-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchor Toulouse, Paris (viâ
- Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neiochaven
- Par la gare Saint-Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (Ire et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25:
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin, j Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Pari t St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone -Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 271
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE (5 Septembre)
- On cote :
- Acide tartrique................. . . à 290 ..
- Anis d’Espagne............. 70...........
- Anis du Levant............. 55 .. . . .. Bois de : Campêche Laguna............................18 .. .... »...................Martinique....................................10 .. .... »................Jaune Carmen.............M .. .. .. »..................» Maracaïbo.............14 .. .... Cannelle de Chine....................120 .. .. .. —.......de Ceylande n- 000 à 4...2 52 3 50
- Cochenilles :
- Grises.................... 240 ...........
- Argentées................. 250 ........
- Zacatilles............... 240 ............
- Noires ordinaires...... 220 ........
- » supérieures... 230 .. ... ..
- Crème de tartre........ 180 .. ... ..
- Curcuma Bengale........ 40 .. .. .
- Dividivi ................... M ..
- Gommes :
- Arabique................... 170 .. 180 ..
- Aden....................... 95 .. 110 ..
- Damar Singapore........ 120...........
- » Batavia....... 170 .. ... ..
- Sandaraque................. 185...........
- Gambier.................... 40 .. .. ..
- Graines jaunes..... .. 55 .. ...
- Galles vert et noir . .. 115 .. 140 ..
- Girofles. ................. 40 .. .. ..
- Fenouil............ , .. 52 .. ....
- Macis....................... 4 .. . 7 ..
- Muscades n' 1 ... ..... 4 .. 5 ..
- Mercure..................... 5 50 ...
- 9 00r0Opium 0........... 27 .. ....
- ......Résine............... 14 .. 25 ..
- ValenSafran ce............ 85...........
- ... Styrax.......... . 180..........
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.................... F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire.......... 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r......... 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire.............. 2 50 3 25
- Sumac en feuilles...........F. 18 .. 0/0
- — en poudres................F. 20 .. »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 .. 010 k.
- sous papier, F. 165 .. 0[0 k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules. 105 .. »
- » raffiné en poudre sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (5 Septembre)
- Bois de teinture.
- Le campêcheaeu la ventede quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 12 .. à 13 ..
- — 2e qualité ... 11 j 0
- 3e qualité.... 7 10 ..
- — Sisal, Yucatan... 9 75 10 50
- Honduras 9 10 9 70
- Tabasco 7 50 8 50
- Haïti Cap .... 5 60 5 75
- » Aquim 5 60
- » St-Marc Gonaïves... 7 50 8 ..
- » Fort-Liberté 6 25 6 30
- P.-de-Paix 7 25 7 75
- Miragoane 5 60
- Saint-Domingo 5 60 6 25
- Martinique et Guadeloupe. 4 50 5 10
- Jamaïque, 5 35 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 05 6 60
- > Manzanillo 6 25 6 60
- j Tuspan 6 75
- » Vera-Cruz 5 80 6 25
- • Campêche 5 50 6 ..
- » Carmen 5 50 6 ..
- » Tampico 6 6 75
- • Porto-Plata 5 75 6 25
- » Haïti. 5 75 6 ..
- » Jamaïque 5 50 6 50
- • Barcel et P. Cab... 6 25 6 50
- * Rio-Hacha 5 5 10
- » Carth. et Savan... 5 5 10
- » Maracaïbo 5 5 25
- * Fustet 100 k. 14 16 ..
- » Tatajuba 50 k. 4 75 5 ..
- » Bahia 5 5 25
- » 5 70
- • Amapala.... 50 kil. 5 70 7 ..
- Rouge Brésil Bahia 6 8 ..
- » Calliatour... 100 k. 14 16 ..
- » Lima 50 kil. 8 • . 10 ..
- » Ste-Marthe 6 8 ...
- » 3 3 50
- » Sandal 100 k. 6 8 ..
- » Sapan 50 k. 8 • . (0 ..
- » Quebracho.. 1000 k. 75 85 ..
- Rouge Pernamb..... 50 k. 14 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac bO k. M...........
- — encaisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 15 . 16 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe ................ 1 60 2 ..
- Ténériffe grise........ 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale.......50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad .» Pond.... M................
- Dividivi
- On cote les 50 kil....... 9 .. 13 ..
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 7 25 7 50
- » fin viol, et pourpre... 6 75 7 25
- » beau viol. et dite.... 6 25 6 50
- » bon violet 5 25 5 50
- » moyen violet 4 4 25
- » bon violet rouge 4 75 5
- » bon moy. v. roug.... 4 25 4 50
- Beng. fin rouge 5 • . 5 25
- » bon dito 3 75 4 25
- » bon à fin cuiv 3 25 3 50
- » cuiv. ord. et bas 2 50 3 i
- Java . a
- Kurpah 1 50 4 •
- Madras 1 3 50
- Manille 1 3
- Caraque 1 50 3 50
- Guatemala flor 5 5 50
- » sobré. 3 4 25
- » bon à fin cor 3 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 2 25
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 50 7 • .
- > bon à beau 5 • • 6 • »
- » ord. et moyen 3 4 •
- Ormeille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert .................
- Mers du Sud...............
- Madagascar. ...........M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé....... 7 50 à 8 50 » gros effilé..............................6 .. 7 ..
- Rocou.
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- Cayenne..............................
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture;
- Essoreuses
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, bout de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, 1 Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
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- Sée (E. et A), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
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- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
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- 42e Année. — No 18
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- MONITEUR DE LA TEINTURE—
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- des Apprêts et de l’Impression des Tissus " ' /S)
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Ne. •
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Les apprêts (suite).
- Dégraissage et Blanchiment. — Le désuintage de la laine.
- Mordants.—Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et Impression.—Rouge Paranitraniline et Blanc enlevé par vaporisage sur bleu cuvé (suite et fin).
- Apprêts. — De l’influence du bouillon sur la laine et les tissus de laine (suite).
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Teinture de la laine par matières colorantes nouvelles. Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Exposition de 1900. — Concours de la Société industrielle du Nord de la France.—Société industrielle de Mulhouse(suite). —Jurisprudence. — Bibliographie.
- — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- LES APPRÊTS (Suite)
- Comme nous l’avons dit précédemment, les apprêts servent à donner aux objets manufacturés un complément de fini quelquefois d’une utilité immédiate, telle l’imperméabilisation, l’incombustibilité, etc., etc., mais le plus souvent ne servant que d’ornement destiné à charmer les yeux du consommateur ; dans ce nombre se trouve surtout le brillantage, le repassage, etc.
- Le traitement des objets manufacturés pour obtenir ces résultats est tantôt mécanique tantôt chimique et
- Le Numéro : 0,75
- 20 Septembre 1898
- ANNANAEe • ! La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES. | Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- le plus souvent encore mécanique et chimique à la fois.
- Pour le moment nous négligerons la partie mécanique qui n’est pas trop de notre ressort pour donner avant tout, toute notre attention à la partie chimique. Elle est d’ailleurs vaste et suffira .pendant quelque temps à combler la modeste place que nous pouvons lui consacrer dans les colonnes de ce journal.
- Si dès l’abord nous voulons fixer principalement notre attention sur les apprêts du lainage, toujours encore le plus important des articles apprêtés, nous savons que les diverses opérations qui consistent à en lever aux étoffes sortant du tissage cet aspect brut et désagréable sont surtout: 1o Le nettoyage par lavages, épaillage, épincetage et grillage ; 2 Le foulage; 3 le ratinage ; 4° le tondage ; 50 le rasage ; 6° le passage aux brosseries et 7 le battage. Il est bien entendu que toutes ces opérations ne sont pas absolument et également indispensables pour n’importe quelle espèce de tissu. Ces premières opérations qui ne sont que préliminaires sont suivies de celles des apprêts proprement dits destinés à donner la régularité, la tenue puis le lisse, le brillant ; finalement on donne les apprêts de vente c’est-à-dire qu’on le couche dans ses plis, on l’enroule tout en prenant sn métrage.
- Nous aurions tout un livra à écrire si nous voulions nous arrêter avec tant soit peu de détail sur toutes ces opérations ; tel n’est point notre but et c’est des seuls apprêts proprement dits qua nous devons nous occuper ici et ici encore la partie mécanique devra ê:re négligée pour nous occuper seulement des matières servant aux apprêts, leurs propriétés et leurs emplois.
- Ces matières auxiliaires indispensables de l’ap-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- prêteur sont des substantes d’origine minérale ou organique servant à donner aux fils et tissus du brillant, de la tenue, du poids, etc.
- On peut procéder à leur classement de diverses manières suivant qu’on les dives en apprêts minéraux et organiques ou que l’on les subdivise en matières apprêtantes.
- Pour coton et pour mélangés
- Pour toile
- Pour laine
- Pour soie
- Mais comme nombre de matières apprêtantes ser -vent simultanément à divers genres de tissus, Polleyn pense qu’il est préférable et nous pensons comme lui, de diviser ces matières de telle façon à ce que chacune des divisions corresponde à un effet donné sur le tissu.
- 1- Apprêts pour donner du raide et du brillant;
- 2- Apprêts pour charger ;
- 31 Apprêts pour donner de la main ;
- 4- Apprêts pour raidir, brillanter tout en donnant une résistance plus grande à la traction, au tissu à apprêter ;
- 5' Apprêts hygiéniques et antiseptiques ;
- 6* Apprêts pour imperméabiliser;
- 7' Apprêts pour rendre le tissu incombustible ;
- Et enfin 8• Apprêts azurants.
- Parmi les apprêts les plus employés pour donner le raide et le brillant nous trouvons les amidons et fécules diverses, les mucilages végétaux, les gélatines, les gommes, les résines, etc., etc.
- On se sert pour charger les étoffes de sels de baryte, de blanc minéral, de plâtre, de sels de magnésie, de soude, de plomb, d’alumine, de silicates, etc., etc.
- Pour donner de la main on fait intervenir suivant la nature de l’étoffe les cires animales et végétales,les corps gras concrets, les huiles, certains acides gras, la glycérine, voir même en des cas spéciaux l’acide sulfurique.
- De toutes les matières apprêtantes, ce sont évidemment les amidons, les fécules et les substances minérales qui s’emploient le plus souvent : à côté de leur prix de revient extrêmement modeste, elles donnent le raide et la main voulue au tissu tout en lui prêtant une force apparente qu’il n’a pas en réalité.
- On cache ainsi le véritable caractère d’un tissu et l’industrie est arrivée à un tel degré de perfectionnement dans l’art de charger une étoffe que,pour certains
- tissus, les fils enchevêtrés ne servent pour ainsi dire pas à autre chose que de simple canevas destiné à recevoir une certaine quantité d’apprêt; le tout constitue une apparence d’étoffe assez consistante et assez flatteuse à l’œil ; mais lorsqu’un pareil tissu aura passé par l’épreuve de l’eau soit qu’il ait reçu les atteintes d’une simple pluie, soit que le consommateur ait tenté de le laver, il ne reste plus que quelques fils sans force ni consistance n’ayant du tissu que le nom et qu’il sera fort difficile au teinturier chiffonnier de rétablir dans son état de neuf.
- (A suivre}. Th. Seeligmann.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- LE DÉSUINTAGE DE LA LAINE
- Dans une étude technique, M. l’abbé Vassart, dont on connaît toute la compétence en matière de chimie industrielle, examine les conditions les plus favorables pour un désuintage des laines méthodique et perfectionné.
- Voici ce qu’il dit à ce propos :
- 10 La laine venant du triage doit-elle être soumise au battage ou louvetage pour être bien dessuintée ? Sauf des cas exceptionnels, cette opération mécanique n’est pas nécessaire. De plus cette opération est fort brutale pour la laine et d’autant plus préjudiciable qu’elle se fait plus à sec.
- Enfin, cette opération, à sec surtout, est contraire aux conditions les plus élémentaires de l’hygiène. Il suffit, en effet, de se rappeler que les laines contiennent bien des microbes caractéristiques des espèces et que le battage à sec ne peut qu’en charger l’atmosphère de la salle et la rendre plus ou moins dangereuse pour les ouvriers qui sont appliqués à cette opéiation.
- 2° La laine arrive au dessuintage battue ou non battue. Quelle eau faut-il employer? La réponse à cette question ne laisse subsister aucun doute : il faut de l’eau marquant le moins possible de degrés hydroti-métriques,
- Les eaux les plus pures ou granitiques comme celles de Verviers, de Saint-Etienne, de Saint Chamond, qui ne marquent que 2 à 3 degrés, sont excellentes ' il en serait de même des eaux de condensation ou des eaux de pluie si l’on pouvait les avoir en quantité
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- suffisante ; mais les eaux calcaires comme celles du Rhône, de la Saône, de la Seine, qui marquent de 15 à 17 degrés, à plus forte raison les eaux de la Lys, captées à Bousbecque pour le service de Roubaix et de Tourcoing et marquant 21 à 28 degrés, doivent être corrigés et ramenés à quelques degrés si l’on veut conduire avec intelligence l’opération du désuintage. Et cela se comprend aisément : sur cette laine quiarriveau désuintage avant dégraissage il y a,comme nous l’avons dit en parlant de la composition du suint une quantité de matières grasses et de sels solubles qui sont susceptibles de former, avec la chaux contenue dans les eaux calcaires, non corrigées, des composés insolubles, à l’état de sels et de savons cal-caires, qui rendront le lavage ou dégraissage beaucoup plus difficile, occasionneront une plus grande consommation de savon et compromettront le toucher de la laine.
- C'est le cas des laines lavées à dos, des laines avariées par le contact avec l’eau de mer, des laines traitées par la chaux pour les détacher des peaux dans les tanneries, c’est le cas, en un mot, pour toutes laines dites chaulées. C’est pour le dégraissage de ces laines que j’avais préconisé l’emploi du sui rt au heu du savon, dans un travail qui fut présenté, en février 1878, à la Société industrielle du Nord. Cette considération relative à la nature de l’eau est indépendante de tout appareil de désuintage.
- ( A suivre. )
- O G 2 8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Particularités
- Céruléine (Badische)
- ............................ Noir olive
- Zr, Th, Bi, Sn............. Olive vert foncé
- Al, G1, Ur, Ni, Pb, Ce.... Olive moyen
- Cr, Cu, Co, Zn, Mn....... Olive vert clair
- Gallocyanine (Durand)
- Ur.......................... Noir Cr, Zr
- Zr, Th..................... Prune bleu très riche Th
- Bi........................ Violet foncé grisâtre
- Al........................ Violet garance moyen
- Gl, Sn................... Violets clairs
- Ni, Fe, Ce............... Violet grisâtre soutenu
- Pb....... ............... Violet rougeâtre terne
- ................ . .... Gris clair
- Co....................... Gris violacé
- Cd, Zn................... Gris violacé rougeâtre
- Bleu méthylène
- Ur....................... Bleu très foncé et très
- vif Ur
- Bi....................... Bleu verdâtre moyen
- Hg........................ Bleu gris
- Sn, Ce, Cd, Zn.......... Bleus divers clairs
- Zr, Th........... Indigo clair
- Safranine (Badische)
- Ur....................... Rouge cramoisi foncé Ur
- Ce,Bi,Pb,Hg,Cd,Zn,Al, Y. Roses violacés divers Co....................... Rose jaune très rabattu
- Zr, Th ................. Violet rosâtre
- Range de Magdala (Durand) Ur.......................... Violet rouge très foncé
- Zr, Th................... Violet rouge clair
- • (A suiore.)
- Teinture et lmpression
- Rouge Paranitraniline et Blanc enlevé par vaporisage sur bleu cuvé (Suite et fin)
- 2° Sur indigo foncé
- La méthode et le mode d’opérer sont identiquement les mêmes, les proportions des recettes seules varient en ce sens qu’on a à renforcer les doses.
- Préparation
- ( 2 kil. 3-naphtol R
- i 40° C 3 2 kil. soude caustique 4° B.
- ' 30 lit. eau
- i 40° C ) 16 lit. chlorate de soude
- ( 40 lit. eau
- 5 lit. eau
- 5 lit. ammoniaque
- 3 lit. huile pour rouge
- 2 kil. acétate de soude
- mettre à 100 litres.
- (Il est bon de rappeler qu’il faut éviter les châssis de cuivre).
- Pour éviter la séparation de l’huile, par suite de la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- plus forte proportion de chlorate, nous avons dû augmenter la quantité d’ammoniaque, comme on le voit.
- Blanc
- 425 gr. épaississant (amidon et adragante) 250 gr. chlorate de snude
- 125 gr. prussiate jaune de soude
- 200 gr. acide tartrique 1000 grammes.
- Rouge
- 4 1/4 lit. solution diazoïque
- 4 kil. 240 épaississant
- 1 kil. chlorate de soude
- 0 gr. 310 prussiate rouge de K 0 gr. 250 acide tartrique
- 10 kilos.
- Pour le rouge, nous adoptons ici les quantités renforcées de prussiate et d’acide tartrique qu’il est possible de prendre sans que la couleur se trouve altérée.
- Il est à remarquer que ce procédé permet d’autres combinaisons, comme par exemple, celle que nous a'lons citer :
- (a) Rongeant blanc sur indigo foncé réservant le rouge diazo rongeant
- Le blanc se trouve, en raison de son acidité, réserver tout naturellement le rouge ; mais, pour compléter cette action, il est utile d’augmenter la quantité d’a cide tartrique de 200 à 250 gr. par litre de blanc. Cet enlevage, ainsi renforcé, réserve parfaitement le rouge et permet d’imprimer ainsi d’autres effets que ceux obtenus par l’impression au rapport de blanc et rouge,
- (b) Rouge etblanc rongeants sur indigo clair résercant une surimpression bleue
- La préparation, le blanc et le rouge, sont ceux employés pour l’article décrit sur bleu indigo foncé. Le bleu surimprimé est du bleu dianisidine coupé selon le besoin, et qui se détruit par les rongeants d’oxydation.
- Avoir soin d’ajouter 20 gr. d'oxalate d’ammoniaque par litre de couleur rouge, pour préserver ce dernier de l’action malfaisante du cuivre contenu dans le bleu.
- On peut, évidemment, prendre, au lieu de bleu dianisidine, du bleu d’alizarine, par exemple, qui se fixe d’un côté et se ronge de l’autre au passage Mather et Platt.
- APPRÊTS
- DE L'INFLUENCE DU BOUILLON sur la Laine et les tissus de LAINE {Suite)
- Si donc on veut teindre sur cuve des laines de ton très plein et d’un uni parfait il convient avant tout de faire débouillir la fibre pendant un certain temps dans l’eau bouillante pure. Ce procédé est d’ailleurs à recommander pour la laine blanche et particulièrement pour les pièes dont le blanc est toujours si difficile à obtenir dans toute son intégrité. Sans doute on a la ressource de débouillir les pièces elles-mêmes avant teinture, mais on perdrait ainsi l’avantage d'une épuration plus facile et plus complète. Du reste rien n’empêcherait, bien au contraire, de débouillir à nouveau les pièces fabriquées avec un fil de laine préalablement débouilli. Cette recette qui consiste à faire débouillir d’abord de la laine destinée à rester en blanc ou à[être teinte en bleu de cuve peut paraître étrange à un certain nombre de nos collègues. Nous sommes de leur avis et croyons comme eux que c’est là un travail sup-plémentaire qui n’est pas sans avoir ses embarras, mois si l’on réfléchit aux manipulations nombreuses auxquelles le fabricant et le teinturier est forcé de soumettre la soie, le coton, la toile, le lin, etc. (et dans ces opérations les débouillages répétés ne sont pas les moindres comme nous l’avons montré tout récemment pour le blanchiment du lin) nous croyons que le débouillage de la laine qui n’entraîne pas d’ailleurs grands frais de manutention, est une opération avantageuse lorsqu’il s’agit de marchandises particulièrement soignées; on économise d’ailleurs en colorant ce que l’on perd en temps et les tissus fabriqués ne s’en présentent que sous un aspect plus flatteur.
- {A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Teinture de la laine par matières colorantes nouvelles
- Alisarine saphirol B. — Ce nouveau colorant d’alizarine proposé par la maison F. Bayer, donne une be le nuance bleue vive, intérerse tous les teinturiers en laine par l’uni parfait qu’il donne, et par sa solidité exceptionnelle.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 277
- À la lumière, sa solidité est extraordinaire, et n’est surpassée par aucun colorant pour laine.
- Au soufre et au lavage, la résis'ance est également excellente. Au frottement, ce nouveau colorant a une solidité exceptionnelle.
- L'alizarine sapbirol B se teint sur bain acide et même au-dessous du point d’ébullition, il donne des teintes très égales et tire très bien.
- Sur mordant de chrome, l’alizarine saphirol B donne des teintes bien plus vertes qu’en bain acide. Là aussi, on peut s’en servir pour mélanges, vu sa grande facilité d'unir. Sa solidité au foulon est des meilleures.
- L’alizarine saphirol B est surtout intéressante pour les nuances mode solides. Elle se combine parfaite ment avec le jaune solide extra, l'azo-fuchsine, l‘o-range II B, colorants unissant facilement et aussi très solides à la lumière.
- On obtient très facilement et très solides les bleus pâles et gris tendres si recherchés actuellement par la mode.
- Avec 35 grammes d’alizarine saphirol B et 20 grammes d’azo grenadine S, on obtient un joli gris rougeâtre.
- Pour obtenir gris-gris, on prend 93 gr. d’alizarine saphirol B, 25 grammes d’azo grenadine S et 25 grammes d’orangé II B. On teint 1 heure au bouillon avec 10 kilos de sulfate de soude et 3 à 5 kilos d’acide sulfurique.
- 25 grammes d’azo grenadine S et 25 grammes orangé II B.
- On teint 1 heure au bouillon avec 10 kilos sulfate de soude et 3 à 5 kilos d’acide sulfurique.
- Sur mordant de chrome, l’alizarine saphirol B donne des teintes bien plus vertes qu’en bain acide, et vu sa faculté d’unir peut se mélanger aux autres couleurs.
- Dans les tissus laine et coton, les filés teints ou le coton blanc restent intacts.
- Dans les tissus laine et soie, l’alizarine saphirol B se comporte comme le carmin d’indigo, laissant la soie tout à fait blanche.
- Bleu Lazuline R. — Ce bleu, plus violet et plis terne que l’alizarine saphirol se teint avec 10% de sulfate de soude et 5 % d’acide sulfurique. D’une solidité moins bonne que le précédent, ce colorant se recommande toutefois pour les mélanges et teintes mc-des ou la solidité à l’air n’est pas exigée.
- (A suivre). M. UDE,
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- UN GENRE DE TISSUS ORNEMENTES à reliefs piqués par la Société F. Dalsace et Cie, manufacturiers
- Le but que les inventeurs se sont proposé est d’obtenir sur les tissus et étoffes destinés plus spécialement à la confection des vêtements pour dames, des effets de relief analogues à ceux produits par le sou-tachage, mais d’un aspect qui les différencie complètement et les rapprocherait plutôt de ceux obtenus par le frappage ou le gaufrage.
- Le procédé consiste essentiellement à produire les-dits effets par une ganse, tresse, bourdon, lacet, lanière de drap ou de feutre, etc., placés sur l’étoffe, puis cousus à la main ou à la machine avec un tissu doublure qui les recouvre et les maintient et que l’on peut découper ensuite Ainsi, au contraire du bou-rage qui est toujours placé par dessus le tissu et recouvert après coup d’une broderie ou tissu quelconque, avec le nouveau système les matières employées pour former le re’ief ne sont pas dans le bourrage comme dans les autres cas précédents, placées par dessus le dessin, mais par dessous et fixées par une application mécanique ou à la main, d’un tissu quelconque et par un effet de broderie quelconque réapparaissent à la surface du tissu à orner.
- MACHINE A TEINDRE LES TISSUS
- par la Société anonyme de Teinturerie stéphanoise
- Cette machine à teindre les tissus est caractérisée par les particularités suivantes :
- 10 L’emploi d’un tourniquet cylindrique pour l’appel du tissu et d’un tourniquet elliptique pour le dépôtdu tissu (ce tourniquet elliptique pouvant être remplacé par n’importe quel mouvement de pliage);
- 2 La commande des deux tourniquets se fait par une chaîne ou par tout autre organe mécanique, de telle soi te que les deux tourniquets marchent en-semble ;
- 3° La division de la barque en deux compartiments par une cloison mobile ou fixe, le compartiment placé sous le tourniquet elliptique servant à la réception
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- du tissu en couches régulières et l’autre spécialement affecté au passage du tissu dans le bain de teinture. Cette disposition et la marche du tissu forment le principe de la machine à teindre les tissus, machine dont il s’agit.
- La disposition de la barque en deux compartiments contigus est très importante, car le tissu, à son passage dans le bain de teinture, est complètement isolé de sa masse, le. liquide l’enveloppe bien de toute part, il n’est pas tendu et conséquemment l’assimilation du colorant se fait rapidement et d’une façon uniforme.
- SÉCHOIR AVEC TENDEURS FACULTATIFS pour toutes les étouffes confectionnées ou non Par M. L. Van Vreckom.
- Il arrive malheureusement trop souvent que les étoffes et vêtements que l’on confie aux teinturiers, soit pour apprêt, teinture, dégraissage ou remise à neuf, subissent, du fait de ces opérations, des retraits qui les déprécient s’ils ne les mettent pas hors d’usage.
- Il n’en est plus de même avec l’appareil faisant l’objet de la présente invention,lequel se compose de trois parties distinctes : d’une partie fixe et de deux parties mobiles appelées soufflets, et pouvant rentrer entièrement dans la partie fixe et en sortir afin de permettre à l’appareil d’offrir un développement plus ou moins grand, suivant l’ampleur de l’objet à sécher et afin de lui conserver les dimensions par les tensions horizontales et verticales.
- Ces trois parties distinctes, quelle que soit la matière qui compose leur surface, bois, métal ou tissu, sont percéas de trous assez rapprochés pour permettre la circulation de l’air, afin de régulariser et hâter le séchage de l’objet à travailler. Elles sont munies, dans le bas, d’un porte-aiguilles fixe et, dans le haut, d’un porte-aiguilles permettant de tendre à volonté et suivant la nécessité avant séchage, les objets à travailler.
- NOUVEAU PRODUIT IMPERMÉABLE et ses diverses applications notamment pour le couchage du papier, des tissus et des matières textiles.
- Par MM Hugo Bittner et Cyprien Villedieu
- Ce nouveau produit imperméable est destiné principalement au couchage et à l'imperméabilisation du papier, mais est susceptible de s’appliquer également sur les toiles, les tissus, les matières textiles et géné
- ralement sur toutes substances ou objets qu’on veut recouvrir d’une couche de matière dans un but d’ornementation ou d’utilité.
- Ce nouveau produit a pour base la cellulose nitrée et se compose, par exemple, des matières suivantes :
- Nitro-cellulose, 3 à 5 parties,
- Acétone, alcool, éther ou autre dissolvant de la nitro-cellulose, 100 parties,
- Toluol, 20 parties,
- Mono-nitronaphtaline, 5 à 10 parties.
- Huile de résine ou de ricin, 5 parties.
- Pour diminuer la combustibilité de ce produit et le rendre ininflammable, on ajoute dans la solution décrite ci-dessus, à raison de 10 % environ, du chlorure d’étain, de magnésie ou tout autre chlorure soluble dans l’alcool.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Le transport des objets à l’Exposition de 1900
- Prix et conditions
- Le commissariat général de l’Exposition universelle de 1900 a arrêté le texte de la convention réglant les prix et conditions de transport des objets devant figurer ou ayant figuré à l’Exposition. Cette convention est passée entre M. Alfred Picard, l’administration des chemins de fer de l’Etat représentée par M. Metzger, son directeur, et les directeurs des six grandes compagnies, MM. Heurteau, Blagé, No-blemaire, Barabant, Sartiaux et Marin. La convention comprend quatre articles dont voici le bref résumé : les trois premiers articles traitent des prix et conditions de transport des objets detoute nature, objets d’art, valeurs, animaux, etc. Les voitures et le matériel roulant pouvant circuler sur les voies des chemins de fer français et destinés à figurera l’Exposition universelle seront transportés à l’aller, avec une réduction de 25 o/o sur les tarifs généraux et spéciaux applicables, et au retour avec une réduction de 75 o/o.
- L’article 3 traite spécialement du transport des
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- masses indivisibles de io à 20 tonnes et des objets dont les dimensions excèdent celle du matériel. L’article 4 indique les conditions générales applicables à tous les transports et spécifie que l’expédition des objets remis au transport est subordonnée à la justification de leur admission à l’Exposition universelle : tous les envois seront adressés à l’exposant destinataire et reçus par lui ou par le délégué qu’il aura accrédité pour donner quittance au moment de la livraison. Pour la réexpédition des produits, après la clôture de l’Exposition, les dispositions indiquées et adoptées par les compagnies ne seront applicables que pendant un délai maximum de six mois à partir du jour de la fermeture de l’Exposition.
- CONCOURS
- DE LA
- Société Industrielle du Nord de la France
- La Société industrielle du Nord de la France vient de publier le programme des questions proposées pour le concours de 1898.
- Nous détachons de ce programme qui contient 131 questions la partie intéressant particulièrement nos lecteurs :
- Arts Chimiques et Agronomiques
- 11' Blanchiment. — Des perfectionnements dans l’industrie du blanchiment des textiles.
- 12' Comparer les procédés de blanchiment, d’azurage et d’apprêt des fils et tissus de lin en France et à l’étranger ; faire la critique raisonnée des différents modes de travail.
- 13- — Etudier spécialement l'action du blanchiment sur les lins de diverses provenances.
- On ne sait à quelle cause attribuer les différences de teintes qui existent entre les fils de lin du pays et celles des lins de Russie traités par les mêmes méthodes de blanchiment; rechercher quelles sont les raisons qui déterminent de semblables anomalies.
- 14. — Indiquer les meilleurs procédés à employer pour blanchir les fils et tissus de jute et les amener à un blanc aussi avancé que les fils et tissus de lin. — Produire ies types et indiquer le prix de revient.
- 15* — Moyen économique de préparation de l’ozone
- et de l’eau oxygénée et expériences sur les applications diverses de ces produits, et en particulier au blanchiment des textiles.
- 16' — Étude du blanchiment par l’électricité.
- 17- — Etude de la situation actuelle du blanchiment de la soie, de la laine, du coton et du lin par d’autres produits que les hypochlorites alcalins et l’acide sulfureux.
- 18: — Rouissage du lin. Etude chimique et agronomique.
- 19: Teinture.— Etude chimique sur une ou plusieurs matières colorantes utilisées ou utilisables dans les teintureries du Nord delà France.
- 20- — Recherches sur les meilleures méthodes propres à donner plus de solidité aux couleurs organiques artificielles employées en teinture.
- 21* —Indiquer les moyens à employer pour donner aux fils de lin et de chanvre, après la teinture, l’éclat que conserve le fil de jute teint.
- 22* — Même étude pour le coton et la ramie.
- 23• — Etude comparative des divers procédés et matières colorantes différentes, utilisées pour la teinture des toiles bleues, de lin ou de chanvre, au point de vue du prix de revient, de l’éclat et de la solidité de la couleur, dans les circonstances diverses d’emploi de ces étoffes.
- 24- — Analyse des indigos et détermination de leur valeur industrielle.
- 25- — Étude sur un genre d’impression sur tissus qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique.
- 26- — Indiquer un procédé de teinture sur fil de lin donnant le rouge d’Andrinople aussi beau et aussi solide que ce qui se fait actuellement sur coton.
- On devra présenter des échantillons à l’appui.
- 27- — Guide merento du teinturier de laine.
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- 28: — id. — de coton.
- 29- — id. — de lin.
- 30- id. -— de soie.
- 31- Apprêt. — Machine à sécher permettant de donner à la toile l’apprêt que l’on obtient en l’exposant, après le passage au foulard à gommer, dans un éten-dage chauffé à 25 ou 30°.
- Les récompenses consisteront en médailles d’or, de vermeil, d’argent ou de bronze.
- La Société décerne en outre, s’il y a lieu, des prix spéciaux parmi lesquels se trouvent :
- Des grandes médailles d’or de 500 francs (fondation
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- Kuhlmann) pour récompenser des services imminents rendus à l’industrie de la région par des savants, des ingénieurs ou des industriels
- Un prix de 500 francs, offert par M. Roussel, auquel la Société joindra une médaille destinée à récompenser le meilleur mémoire sur la détermination de la nature chimique des différents noirs d’aniline.
- Des médailles d’or de 300 francs, pour la création d’industries nouvelles dans la région.
- Une somme de 500 francs, mise à la disposition du conseil d’administration par M. Léonard Danel, pour récompenser l’œuvre qu’il en reconnaîtra digne.
- Des médailles d’argent grand module, aux employés comptables ou caissiers pouvant justifier de longs et loyaux services chez un des membres de la société.
- Des médailles particulières aux contremaîtres ou ouvriers ayant amélioré les procédés de fabrication ou les méthodes de travail dans leurs occupations journalières.
- La Société se réserve également de récompenser tout progrès industriel réalisé dans la région du Nord et non compris dans son programme.
- Les mémoires présentés devront être remis au se -crétariat général de la société avant le 15 octobre prochain.
- La distribution solennelle des prix et récompenses aura lieu en janvier 1899.
- Le programme complet est envoyé franco sur demande adressée à M. Parent, secrétaire général de la société industrielle du Nord de la France à Lille.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899
- (Suite)
- Rouge ou rose à l'or
- Médaille d’honneur pour un rouge ou un rose à l’or développé sur fibre textile. Les connaissances nouvelles dues à MM. Debray et Max Muller sur le pourpre de Cassius permettent de poser ce problème.
- Pourpre bon teint
- Médaille d’honneur pour un pourpre bon teint donnant sur coton, soit au tanin, soit sur mordant, la nuance de la fuchsine appliquée sur laine.
- Blanchiment et coloration des diverses espèces de soie Médaille d’honneur pour un mémoire indiquant le
- rôle que jouent les différentes espèces de soie cultivées et sauvages dans le blanchiment, la teinture, l’impression et la charge.
- Blanchiment à l'eau oxygénée
- Médaille d’honneur pour un mémoire sur les préparations et les applications de l’eau oxygénée pour le blanchiment des fibres textiles.
- Blanchiment de la laine et de la soie
- Médaille d’honneur pour une amélioration importante dans le blanchiment de la laine ou de la soie.
- Le blanchiment des laines et de la soie est encore très incomplet : les opérations réitérées par lesquelles on passe les laines et la soie suffisent à peine à les dégraisser et à réduire leur matière colorante, sans toutefois la détruire. Les laines et les soies d’apparence blanche tiennent cette qualité bien plus de celle de la matière première que de l’effet du blanchiment.
- Le procédé que nous exigeons devra réussir sur toutes les qualités de laines ou soies, sans adjonction de l’azurage complémentaire, avec lequel on imite un faux blanc. Il devra supporter un vaporisage d’une heure, ne pas nuire aux couleurs d’impression et ne pas affaiblir le tissu.
- Manuel pratique sur le blanchiment
- Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze (selon le mérite respectif des ouvrages) pour les meilleurs manuels pratiques sur le blanchiment des tissus de coton, laine, laine et coton, soie, chanvre, lin et autres textiles.
- L’auteur devra décrire les meilleurs procédés pour le blanchiment de cés différents tissus, et donner une explication raisonnée des diverses opérations que le blanchiment nécessite. Il faudra surtout avoir égard aux tissus destinés à l’impression et aux conditions essentielles que l’imprimeur exige d’un bon blanchiment. Ce traité devra, en outre, renfermer la description des appareils et machines dont on fait usage dans le blanchiment.
- Métal pour racles de rouleaux
- Médaille d’honneur pour un alliage métallique ou une autre substance propre à servir pour racles de rouleaux, et qui réunisse à l’élasticité et à la dureté de l’acier la propriété de ne donner lieu à aucune action chimique en présence des couleurs acides ou chargées de certains sels métalliques.
- Les couleurs chargées de sels de fer au maximum attaquent énergiquement les racles en acier, et les mettent promptement hors d’état de bien essuyer; en
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- même temps la couleur se charge de fer, ce qui est souvent un grave inconvénient. D’autres fois l’attaque est beaucoup moins vive; par exemple quand elle n’est due qu’à la présence dans la couleur d’un excès plus ou moins grand d’acide acétique, ou d’une autre substance douée de propriétés acides faibles. Dans ce cas, le fonctionnement de la racle n’est plus sensiblement entravé; mais, lorsqu’il s’agit de certaines couleurs absolument incompatibles avec la plus légère (race de fer, le travail n’en est pas moins rendu impossible ; c’est ce qui a lieu spécialement pour les rouges garance d'application.
- Les racles en composition, qu’on a tenté jnsqu’à présent de substituer dans ces différents cas aux racles en acier, résistent suffisamment à ces actions dissolvantes, mais elles sont trop molles et manquent d’élasticité ; aussi s’usent-elles promptement par le frottement contre le rouleau gravé et contre les particules solides qui peuvent se trouver en suspension dans la couleur, d’où résultent des inconvénients encore plus graves que ceux que présentent les racles en acier.
- Ce que nous demandons, ce sont des racles qui possèdent à la fois la résistance au travail mécanique des racles d’acier et la résistance aux actions chimiques des racles en composition.
- Il y aurait lieu peut-être d’étudier l’influence que peuvent avoir sur les propriétés de l’acier les différentes substances que l’on peut y combiner en petites quantités, le tungstène par exemple.
- Des essais ont déjà été faits avec le platine allié à une petite quantité d’iridium ; peut-être qu’en variant les proportions, on pourrait arriver à un meilleur résultat.
- (A suivre.)
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés. sera exécutée comme loi de l’Etat.
- JURISPRUDENCE
- COUR DE CASSATION (ch. crim.) Audience du 27 mai 1898
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS. — ISOLEMENT DES MOTEURS — PROCÈS-VERBAL. — MISE EN DEMEURE. — EXCUSE IL-
- LÉGALE. — RELAXE NON JUSTIFIEE.
- Le juge de police doit prononcer une condamnation lorsqu’il résulte d’un procès-verbal régulier non contesté, de l’inspecteur départemental du travail, que, malgré une mise en demeure (faite conformément à l’art. 6 de la loi du 12 juin 1893 et basée sur les dispositions formelles du décret du 10 mats 1894, arti cle 12, § Ie ), le volant du moteur à gaz d’un établis-sementindustriel n’était muni d’aucun dispositif protecteur, bien que le délai d’un mois, accordé pour l’exécution de ce travail, fut écoulé déjà.
- En relaxant le prévenu par le motif que l’isolement complet du moteur, enfermé dans une cage dont la clef n’était confiée qu’à l'ouvrier chargé de sa surveillance, rendait cette prescription inutile, le juge admet une excuse arbitraire et illégale.
- Cassation, au rapport de M. le conseiller Paul Dupré, et conformément aux conclusions de M. l‘a-vocat général Puech, d’un jugement du Tribunal de simple police de Valence en date du 21 juin.
- {Gazette des Tribunaux.)
- Compte. — Règlement. — Déchets de tissage. — Catégories. — Expertise
- Les comptes des matières destinées au tissage entre fabricants et usiniers travaillant à façon doivent être établis par catégorie dematières.
- En outre, les déchets résultant des diverses opérations doivent être calculés, sauf convention contraire, d’après la perte effeciive et normale des matières pendant ces manipulations de fabrication. (Trib. Com. Lyon, 16 déc. 1897).
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Je suis inventeur d’une machine pour laquelle j’ai pris un brevet et que j’ai exploitée sous mon nom. Aujourd’hui je continueencore à l’exploiter sous cette dénomination bien que la durée du brevet soit arrivée à expiration ; mais plusieurs de mes concurrents la fabriquent et l’indiquent dans leurs cata ogues en la désignant par mon nom précédé du mot « système. » N’ai-je pas le droit de les en empêcher ?
- R. — L’inventeur dont le brevet est tombé dans le domaine public, conserve la propriété de son nom patronymique. En conséquence, le commerçant qui désigne, dans ses catalogues, des objets do sa fabrication par les mots « système X... (nom de l’inventeur ») perte atteinte aux droits de ce dernier sur la propriété exclusive de son nom.
- Le tribunal de la Seine, dans un jugement du 23 mars dernier, a appliqué, sur ce point, une jurisprudence établie d’ailleurs depuis longtemps.
- Autre question. — Les règles relatives aux alignements somgénéralement mal observées ou ial interprétées. Existe t-il des principes qui régissent la matière et les tribunaux en ont-ils fait des applications?
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- R. — La règle générale est formelle: « qu’il existe ou nom un arrêté général d’alignement, qu’il s’agisse de grande ou de petite voirie, on ne peut faire au long d’une voie publique quelconque, ni construction nouvelle, ni travaux confortatifs, sans avoir préalablement sollicité et obtenu l’alignement de l’autorité compétente. » (Cassation 19 mars 1858; — 29 septembre 1863.) Sauf en matière de chemins ruraux. (Cassation 11 janvier et 19 juil- let 1862.)
- La demande doit précéder le commencement des travaux.
- En cas de contravention à cette règle, l’ouvrier ou l’entrepreneur est personnellement responsable.
- Mais en doit-il être de même si la construction que l’on veut élever n’est pas à l’alignement de la voie publique, et notamment si elle est en arrière du plan ?
- La Cour de cassation s’est prononcée pour l’affirmative (Cassation 29 décembre 1866). Mais le Conseil d’Etat, a ec plus de raison, selon nous, a adopté la solution contraire (Conseil d’Etat, 17 février 1859).
- On peut donc, sans autorisation, élever ou réparer un bâtiment qui doit se trouver en arrière de l’alignement fixé.
- S’il s’agit d’une rue projetée, et alors même que la déclaration d’utilité publique serait intervenue, il n’y a pas d’alignement à demander. C’est seulement à partir de l’arrêlé de cessibilité ou à partir de l’acquisition des terrains que l’autorisation doit être sollici-tée (Cassation, 31 août 1861).
- Contravention. — S’il s’agit de grande voirie, la contravention commise est de la compétence du Conseil de préfecture ; en matière de petite voirie, c’est le juge de simple police qui doit statue»*.
- Dans le premier cas, les peines sont une amende de 16 à 306 francs et la démolition ; dans le second, l’amende est de 1 à 5 francs. En cas de récidive, l’emprisonnement peut être prononcé pour trois jours au plus
- Procédure. — En cas de contravention, le préfet ou le maire font sommation au contrevenant. Si celui-ci n’obtempère pas à la sommation, procès-verbal est dressé contre lui avec citation devant le tribunal compétent.
- Mais les règles d’appréciation sont différentes suivant la juridiction.
- Si le Conseil de préfecture est saisi, il a le droit d’examiner le caractère des travaux qui ont été faits et n’est pas lié par la déclaration du Préfet. Il a dès lors le droit de ne pas ordonner la démolition.
- Le juge de simple police, au contraire, ne peut apprécier les faits qu’on lui défère : il est lié par l’arrêté du maire. Il doit dès lors et nécessairement ordonner la démolition des travaux exécutés soit immédiatement,soit après un certain délai qu’il détermine.
- La Cour de Cassation a souvent refusé d’appliquer ce principe; mais la jurisprudence du Conseil d’Etat est formelle, et, dans la pratique, on n’hésite pas à décider que la démolition est obligatoire.
- On n’admet d’exception que lorsque le contrevenant a formé une réclamation contre l’arrêté du maire qui a déclaré les travaux confortatifs. En ce cas, les tribunaux saisis peuvent surseoir. (Cassation 7 novembre 1844).
- f Prescription. — Les contraventions en matière d’alignement sont prescrites après un an : mais l’obligation de démolir subsiste, alors même que la poursuite est prescrite.
- Ajoutons que la condamnation prononcée pour contravention à un arrêté d’alignement constitue une véritable mise en demeure pour le propriétaire. Celui-ci doit donc se munir d’une autorisation avant de continuer ses travaux, sinon il peut être poursuivi de nouveau. (Cassation 19 février 1895).
- BIBLIOGRAPHIE
- Dictionnaire de l’Industrie
- Illustré de nombreuses figures intercalées dans le textes. Matières premières. — Machines et appareils. — Méthodes de fabrication. — Procédés mécaniques. Opérations chimiques. — Produits manufactures, par Julien Lefèvre, docteur es-sciences, agrégé des sciences physiques, professeur à l’Ecole des sciences de Nantes, 1 vol. gr. in 8 de 950 pages à 2 colonnes, avec environ 800 figures, 25 fr.
- L’industrie s’est profondément modifiée depuis 25 ans, grâce aux efforts d’une élite d’hommes ins -truits, entreprenants et toujours à la recherche de perfectionnements nouveaux. La France, l’Allemagne et l'Angleterre se sont partagé jusqu’à présent les diffé rents marchés du monde. Mais d’autres peuples, les Etats-Unis et la Russie commencent à entrer en lice et, grâce à leur richesses naturelles immenses, sont appelés à prendre une place prépondérante. Le développement progressif de l’industrie suit parallèlement celui de la science. Ce sont les nations où la production scientifique est la plus intense et la mieux utilisée qui ont la suprématie au point de vue industriel.
- Pour assurer la vitalité de notre industrie nationale, il faut que les industriels se tiennent de plus en plus au courant de la science et spécialement de ces applications chimiques, mécaniques et électriques.
- Ce dictionnaire contient, sous une forme claire et concise, tout ce qui se rapporte à l’industrie : matières premières qu’elle utilise, machines et appareils qu’elle emploie pour transformer, méthodes de fabrication, procédés mécaniques ou opérations chimiques auxquels elle doit avoir recours, enfin produits manufacturés que le commerçant lui demande pour la consommation nationale aussi bien que pour l’exportation. Les procédés et les appareds de la grande industrie, aussi bien que les recettes et les tours de mains de la petite industrie, y sont décrits dans leurs lignes générales, dégagés des détails secondaires, qui rendent la lecture des ouvrages techniques si difficiles à ceux pour lesquels ils ne sont pas spécialement écrits.
- M. J. Lefevre était bien préparé à cette lourde tâche par les nombreux ouvrages scientifiques et industriels qu’il a déjà publies, par son Dictionnaire d'électricité, dont le succès a déjà été consacré par deux éditions et par ses ouvrages sur les Moteurs, le Chauffage, l‘A-eéiylène, la Photographie, les Savons et Bougies, etc.
- L ouvrage se publie par séries bi-mensuelles de 40 à 48 pages à 1 fr. Il sera achevé en décembre 1898,
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- On peut souscrire à l'ouvrage complet, en adressant aux éditeurs librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue d’Hautevilie, Paris, un mandat postal de 22 fr. : on recevra les séries parues immédiatement, les suivantes au fur et à mesure.
- Aussitôt l’ouvrage terminé, le prix sera porté à 25 fr.
- L’Exposition de Stockholm en 1897
- Etudes et Impressions sur l’Industrie et le Commerce de la Suède. — Les rapports commerciaux de la Suède avec la France, par G. Cheminais, Officier d’académie. Frappé du développement que l’industrie et le commerce ne cessent de prendre en Suède, l’auteur, que ses occupations personnelles appellent souvent dans ce pays, entreprit de faire une étude toute spéciale à l’Exposition de Stockholm en 1897 Cette étude, qui n’a été faite que quelque temps après la fermeture de l’Exposition, n’en est que plus exacte et dans un but fort louable, puisqu’il s’agit d’être utile à nos compatriotes ; M. Cheminais l’a étendue aux industries principales et au commerce général de la Suède ; quelques statistiques comparées complètent heureusement ce travail d’ailleurs fort consciencieux.
- Nous ne saurions faire un meilleur éloge de l’ouvrage qu’en disant que l’auteur s’est abstenu, à l’encontre de nombre de ses confrères, de toute réclame et que c’est en pleine indépendance qu’il a observé et conclu. Ces conclusions nous les résumons par ses propres paroles.
- « Si je me suis étendu sur la description des installa-« tions que j’ai visitées, c’est pour bien mettre le lecteur « français au courant de l’industrie et du commerce d’un « pays que nous connaissons peu ; j’ai voulu aussi, en fai-« sant certaines descriptions de la Suède et de la ville de « Stockholm, rappeler que les voyages dans le Nord sont « des plus agréables et en même temps peuvent être pro-« ductifspour un industriel, même s’il se contente de pren-« dre des notes à son premier voyage.
- « Je ne; saurais donc trop répéter que nos commerçants « doivent visiter la Suède, que ce soit en touristes ou au-« trement; quand ils auront étudié et vu qu’il y a chance " de faire des affaires, ils y retourneront où y enverront « des voyageurs. De là il n’y a qu’un pas à aller faire la « même chose en Norvège et sur la route de ces deux pays « le Danemark est aussi intéressant pour nous...
- « S’entendre avec des représentants sur place serait une " bonne chose, mais ces représentants doivent être sué-« dois d'origine, sans attache avec des étrangers , j’insiste « sur ce point parce que beaucoup d’Allemands se font na-« turaliserpour le besoin de la cause...Il faut bien se rendre "compte, avant de s’aventurer, que l’allemand vend bon ( marché, et fait d’assez longs crédits,de plus le transport " de l’Allemagne en Suède est des plus réduits.
- « Comment arriver à combattre ces trois points de concurrence ?
- « Si nous parlons, par exemple, de la toilette en général, " il faut se rappeler que quoique le goût soit bien déve-((loppé et que nosarticles soient bien appréciés, Stockholm " u’est pas un maréhé de luxe. L’objet doit être bien fa-* briqué, présenté avec le cachet parisien si connu, tout ‘ en n’étant pas d’un prix trop élevé.
- « Je suis convaincu que le commerçant bien avisé qui se " contenterait de peu de bénéfices, aux premières com-( mandes, ceci pour bien faire admettre l’article, retrou-" ferait largement plus tard la rémunération de ses sacri-" fices..
- “ Nos exportateurs sont déjà assez habitués à faire un « long crédit à l’étranger pour qu’ils ne puissent le faire " également en Suède où il y a de très rares exceptions, * les commerçants sont réputés honnêtes; il est d’ailleurs " si facile de s’informer.
- « Le transport est une question beaucoup plus difficile à résoudre ; nous n’avons pas de voies rapides pour aller à Stockholm ou à Gothembourg sans passer à travers l’Allemagne jusqu’à Lübeck ou Hambourg, d’où les colis repartent pour tes différents ports de la Suède; d’un autre côté, le fret au départ du Havre est tellement élevé qu’il est souvent préférable de confier les marchandises même à la grande vitesse.
- « Je dois signaler les lignes régulières d’Anvers à Gothembourg et à Steckholm, dont les départs ont lieu une fois par semaine; durée du trajet, environ 60 heures.
- Le service de Stockholm a l’inconvénient d’être arrêté en hiver par les glaces, mais le port de Gothembourg est accessible toute l’année. Ces lignes sont suédoises ; peut-être en voyant certains frets quitter la voie d’Allemagne pour leur venir, les armateurs tenteraient-ils.des démarches auprès du chemin de fer de Gothembourg à Stockholm pour faireun prix, du port d’Anvers à cette dernière ville. Les marchandises lourdes peuvent, après transbordement, suivre le canal do Gœta. »
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Manuel pratique du Teinturier. — Matières colorantes — Par J. HUMMEL, directeur du Collège de teinture de Leeds. — Edition française par F. Dom-mer, professeur à l’École de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales. Prix, 8 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. —• Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société cen-traie des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat d. la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
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- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseigne ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : poui voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. —Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux.
- Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
- — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Peillon (Louis), teinturerie, 301, cours Lafayette, à Lyon. — Jug. du 2 août. — L. : M. Bernard.
- Déclarations de faillites
- Rousseau (Paul) et Cie, produits chimiques, 16, rue des Fossés-Saint-Bernard, à Paris. — S. : M. Raynaud.
- Mme Bertaud, ex-teinturerie, 79, rue du Chardon-Lagache, à Paris. — Jug. du 9 août.— S. : M. Vacher.
- Poitrimol (R.-A.), produits chimiques, 121, boni. Haussmann, à Paris. — Jug. du 29 juillet. — S. : M. Planque.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Vastel et Woitier, teinturerie, nettoyages, 60, rue Lafayette, à Paris. — Cap. : 10.000 fr. — Acte du 31 juil.
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- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
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- In-4o raisin . . . 32 X 25 4 50 1 » 0 75 » 10 » 15 » 25
- In- 40 jésus. . . . 38 X 29 6 » 1 25 1 » » 15 » 20 » 30
- 1/2 carré .... 46 X 30 7 50 1 50 1 25 » 20 » 25 » 40
- 1/2 raisin .... 51 X 33 8 50 1 75 1 50 » 25 » 30 » 45
- 1/2 jésus .... 58 X 38 9 60 2 » 1 75 » 35 » 40 » 50 ———s
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Excursion au Château et dans la forêt de Fontainebleau
- La Compagnie P.-L.-M organise, avec le concours de la Société des voyages économiques, une excursion au Château et dans la forêt de Fontainebleau pour le Dimanche 25 septembre 1898. — Départ de Paris : 9 h. 05 matin ; retour à Paris : 11 h. 50 soir.
- Prix (tous frais compris) : lre classe,20 fr. ; 2e classe, 17 fr. 50 ; 3e classe, 15 fr.
- Les souscriptions sont reçues aux bureaux de la Société des voyages économiques, 17, rue du Faubourg-Montmartre et 10, rue Auber, à Paris.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- EXPOSITION GENERALE ITALIENNE DE TURIN
- Train de plaisir Paris-Turin
- Prix (aller et retour) : 2e classe, 59 fr. 10 ; 3e classe, 38 fr. 55.
- Aller : Départ le 24 septembre (trajet direct par train ipécial).
- Retour : au gré des voyageurs, du 27 septembre au 9 octobre inclus, par tous les trains ordinaires, sauf les express.
- Le nombre des places est limité.
- Aucune franchise pour le transport des bagages.
- Billets délivrés à dater du 10 septembre à la gare de Paris P.-L.-M., dans les bureaux succursales de la Compagnie, dans les agences spéciales, et dans toutes les gares et stations de la Compagnie du Nord.
- Visite facultative de Milan et de Gênes, à l’aide de bilets spéciaux, valables 15 jours, et donnant droit à la prorogation gratuite des billets du train de plaisir pour une seconde période de 15 jours.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-gorre, Bagnres-de-Luchor, Toulouse, Paris (viâ
- Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figsac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : lre classe 173 fr. 50. — 2e classe
- 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Netvehaven
- Par la gare Saint-Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
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- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne Folkes-tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h du soir. Viâ Fe kestone Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Es pagne, le Portugal, etc.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (14 Septembre)
- On cote : Acide tartrique à 290 ..
- Anis d’Espagne.......... 70......... Anis du Levant.......... 55................................ Bois de : Campêche................Laguna.......... 18.................. ».......................Martinique............. 10.................. ».......................Jaune Carmen. M...................................... .. ».......................» Maracaïbo 14....................... Cannelle de Chine....... 120.............. .. —.......................deCeylanden•000à 4.....2 52......3 50
- Cochenilles : Grises... 240
- Argentées................. 250 ........................
- Zacatilles................ 240 .. ...
- Noires ordinaires....... 220 .....
- » supérieures........................... 230 .
- Crème de tartre.... ... ..........
- Curcuma Bengale......... 40 ..
- Dividivi ................... M ..
- Gommes : Arabique . 170 .. 180 ..
- Aden....................... 95 .. 110 .
- Damar Singapore......... 120............................
- » Batavia............................... 170 .. ... ..
- Sandaraque................. 185..........................
- Gambier........ ........... 40 ,. .. ..
- Graines jaunes.............. 55 . ; ...
- Galles vert et noir . .. 115 .. 140 ..
- Girofles.................... 40 .. .. ..
- Fenouil............... . . 52 .. ....
- M acis................... 4 .. 7 ..
- Muscades n1 1 .............. 4 .. 5 ..
- Mercure..................... 5 50 . ..
- 9 00[00pium 0............. 27 .. .. ..
- ......Résine................ 14 .. 25 ..
- ValenSafran ce............. 85...........................
- .....Styrax........ .. 180 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire.............................. 2 .. 250
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire 250 3 25
- Sumac en feuilles...............................F. 18 .. 0/0
- — en poudres.................................F. 20 .. »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 .. 010 k.
- sous papier, F. 165 .. OjO k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules 105 .. »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE (14 Septembre)
- Bois de teintare.
- Le campêcheaeu la ventede quelques parties à livrer.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne
- — ’ Ire qualité... 12 .. à 13 • .
- — 2e qualité .. . 11 .. 12
- 3e qualité.... 7 . 10
- — Sisal, Yucatan... 9 75 10 50
- Honduras 9 10 9 70
- Tabasco 7 50 8 50
- Haïti Cap 5 60 5 75
- » 5 60 •
- » St-Marc Gonaïves. .. 7 50 8
- » Fort-Liberté. 6 25 6 30
- P.-de-Paix 7 25 7 75
- Miragoane 5 60 •
- Saint-Domingo 5 60 6 25
- Martinique et Guadeloupe. 4 50 5 10
- Jamaïque. 5 35 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 05 6 60
- » Manzanillo 6 25 6 60
- - Tuspan 6 75 7
- « Vera-Cruz 5 80 6 25
- » Campêche 5 50 6
- » Carmen 5 50 6 o a
- » Tampico 6 .. 6 75
- * Porto-Plata 5 75 6 25
- » Haïti 5 75 6
- » Jamaïque 5 50 6 50
- » Barcel et P. Cab .. 6 25 6 50
- • Rio Hacha 5 .. 5 10
- • Carth. et Savan. .. 5 . . 5 10
- » Maracaïbo 5 .. 5 25
- • Fustet 100 k. 14 .. 16
- » Tatajuba 50 k. 4 75 5
- » Bahia 5 .. 5 25
- » 5 70 r-
- « Amapala.... 50 kil. 5 70 7
- Rouge Brésil Bahia 6 .. 8
- » Calliatour. .. 100 k. 14 .. 16
- » Lima 50 kil. 8 .. 10 . B
- » Ste-Marthe 6 .. 8
- » 3 .. 3 50
- » Sandal 100 k. 6 .. 8
- » Sapan 50 k. 8 .. (0
- » Quebracho..1009 k. 75 .. 85 . •
- Rouge Pernamb....50 k. 14 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 15 . 16 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- ... 1 60.2 ..
- Téneriffe grise.............................................. 1.50 180
- Curcuma
- Bengale.......50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond..... M...............
- Dividivi On cote les 50 kil 9 .. 13 ..
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. l|2k.. 7 25 » fin viol, et pourpre... 6 75 » beau viol, etdito.... 6 25 » bon violet 5 25 » moyen violet 4 .. » bon violet rouge 4 75 » bon moy. v. roug.... 4 25
- Beng. fin rouge............. 5 .. » bon dito.................. 3 75 » bon à fin cuiv...........................3 25 » cuiv. ord. et bas. ........2 50
- Java...........................
- Kurpah...................... 1 50
- Madras...................... 1 ..
- Manille..................... 1 ..
- Caraque.................... 1 50
- Guatemala flor.............. 5 .. »........................sobre...................... 3 .. »................bon à fin cor............................3 . »............cor. ord. à bas.........1 ..
- N -Gren fin et surfin..1/2 k 6 50 » bon à beau.. 5 ..
- » ord. et moyen.... 3 •.
- 7 50
- 7 25
- 6 50
- 5 50
- 4 25
- 5 ..
- 4 50
- 5 25
- 4 25
- 3 50
- 3 ..
- 4
- 3 50
- 3 ..
- 3 50
- 5 50
- 4 25
- 4 25
- 2 25
- 7 ..
- 6 . .
- 4 .
- Ormeille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert .................
- Mers du Sud...............
- Madagascar......... .M
- Quercitron : On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé...... 7 50 à 8 50 »................gros effilé............................6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil. .0 40 à .. ..
- Cayenne..............................
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- (3 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9; rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (CharlesJ. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, 1 Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à eouper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d'Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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- 42e Année. — No 19
- Le Numéro : 0,75
- /hy 5 Octobre 1898
- LE
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- io50.3.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Les apprêts (suite).
- Dégraissage et Blanchiment. — Le désuintage de la laine (suite).
- Teinture et impression. — Les principes de la teinture des chapeaux (suite).
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Teinture à la continue des Dianimogènes B et extra.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Douanes françaises. — Tarifs de chemins de fer. — Assurances. — Jurisprudence. — Bibliographie. Adjudications. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- LES APPRÊTS (Suite)
- Nous n’aurons pas dans cette courte étude à nous préoccuper les appareils destinés à charger les fils et tissus, c’est-à-dire à leur donner un poids factice permettant une vente à meilleur compte ; mais comme le teinturier chiffonnier aura souvent à manipuler des étoffes chargées, il ne nous paraît pas inutile d’en dire quelques mots, ne serait-ce que pour mettre en garde nos confrères contre ce genre de tissu : bien souvent ils auront reçu une robe, une confection qui lui parais
- sait lourde et bien corsée de matière textile qui, après un premier passage à l’eau, deviendra tellement légère qu’ils ne reconnaîtront plus l’objet qui leur aura été confié. Qu’ils se défient de ce genre de tissu : les substances faisant fonction de charge ne sont pas toujours inoffensives au point de vue de la solidité de l’étoffe et lorsque les opérations qu’il aura fallu faire subir au tissu seront menées à bonne fin, il arrivera souvent que sa solidité se trouvera totalement compromise.
- Il faut donc que nous sachions quelle est la nature des matières pouvant servir à la charge et quels sont les modes d’application employés par la fabrique.
- Les matières minérales usitées en pareil cas et surtout ceux des sels chimiques qui ne sont pas solubles a l’eau, devront être telles qu’elles puissent se mélanger à une certaine quantité de farine, d’empois ou de gélatine ou de toute autre substance susceptible de faire adhérer d’une façon non apparente la matière chargeante au fil ou tissu : si des proportions convenables n’étaient pas observées dans cette opération assez délicate, l’étoffe ou bien poudrerait ou bien deviendrait raide, voir même cassante. Pour obvier en majeure partie à cet inconvénient, on fait intervenir généralement des adoucissants tels que la glycérine, les corps gras, le savon, etc. On donne ainsi au tissu plus de douceur et on rehausse son élasticité.
- Pour fixer la charge, le gluten (une des matières constituantes les plus essentielles de la farine) rend des services considérables ; sa propriété de former avec des proportions d'eau plus ou moins fortes, une pâte bien homogène lui permet d’absorber une somme de substances chargeantes assez fortes.
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- La farine de froment qui, elle, contient plus de gluten que celle du seigle et de l’orge, est la matière première à laquelle il convient de donner la préférence pour ce cas spécial.
- L’amidon, au contraire, qui n’est autre chose que de la farine débarrassée de son gluten n’est pas susceptible d’incorporer une quantité quelque peu forte de sels insolubles : sa valeur est donc nulle au point de vue où nous nous plaçons et si l’on voulait quand même s’en servir l’on n'obtiendrait que des étoffes poudrantes. Disons encore que les farines avariées fournissent un gluten de qualité bien inférieure et qu’il n’est pas possible d’utiliser en la circonstance.
- Les apprêts azurants sont ceux que l’on ajoute aux machines apprêtantes proprement dites à l’effet de masquer le ton jaunâtre ou gris de l’amidon, de la farine, etc., et donner ainsi aux étoffes une apparence plus blanche, plus bleuâtre et plus agréable à l’œil. On se sert à cet effet de bleu d’outremer, d’indigo en poudre impalpable, de carmin d’indigo, de bleus de Paris et plus récemment de bleus d’aniline ou autres dérivés de la houille.
- Les additions d’antiseptiques aux matières apprêtantes ontn’pour nous d’autre importance que de nous faire comprendre comment l’on empêche certaines substances ayant servi d’apprêter les tissus telles que la farine, l’amidon, la gélatine, le suif, et autres substances organiques de piquer une fois empilée dans des magasins et placards plus ou moins humides : ces piqûres sont l’indice certain que l’apprêt sous l’influence de l’humidité se décompose et que ce commencement de fermentation est susceptible de s’étendre au tissu lui-même pour en compromettre la solidité.
- Pour éviter la formation des champigcons inférieurs (moisissures) on fait intervenir tantôt le phénol, la crésote, l’acide salicylique, le thymol, tantôt les tanins, l’acide oxalique, picrique, les hydrocarbures, les composés de cyanogène, les acides arséniques, le vitriol bleu, le vitriol vert, l’alumine, le zinc, etc., etc.
- L’industriel qui emploie ces matières antiseptisantes devra avant tout veiller à n’utiliser que des produits ne pouvant en rien influencer la nuance voulue du tissu; d’un autre côté il se gardera bien à ne faire intervenir qu’à bon escient un antiseptique pouvant déterminer un véritable empoisonnement soit de l’ouvrier chargé de l’application de l’apprêt, soit de l’acheteur ou con- J sommateur de l’étoffe fabriquée.
- La cire, la paraffine, la stéarine sont employées dans l’atelier de l'apprêteur pour donner aux tissus, par un traitement approprié (calandrage, presse, salinage), le brillant que tout autre procédé ne saurait leur fournir.
- Il arrive bien rarement qu’il soit demandé au teinturier-chiffonnier de vouloir, soit imperméabiliser, soit rendre incombustible un vêtement déjà porté ; nous croyons donc inutile de nous appesantir sur ces deux genres d’apprêts qui, quoique très utiles en certains cas, nous feraient cependant dévier de notre objectif : donner une idée sommaire de l’apprêt tel qu’il est pratiqué dans l’industrie textile.
- Ce sont évidemment les tissus en coton et en toile ainsi que ceux mélangés coton et toile qui subissent le plus souvent le traitement de l’apprêt proprement dit et ce dans des proportions considérables. On emploie à cet effet en quantités plus ou moins fortes toutes les matières apprêtantes dont nous avons parlé précédemment, mais nous n’oublierons pas que le principal rôle est joué en l'espèc par la farine et l’amidon auquel on ajoute le plus souvent une charge spéciale en quantités variables, tandis que les autres substances apprêtantes telles que la gélatine, les corps gras, la cire, le savon, la paraffine, les antiseptiques, les azu-rants ne servent qu'accidentellement pour certains cas spéciaux sur lesquels nous aurons à revenir.
- Quant aux lainages on se sert pour les apprêter de l’amidon, des gommes, des gélatines, de la dextrine, de l’albumine du sang, du verre soluble, de la soude, du sel ammoniaque auxquels on peut ajouter comme charge du sous-acétate de plomb, du sulfate de plomb, de l’alun, de la glucose. Certains apprêteurs se servent d’amidon auxquels ils ajoutent un peu d’huile de navette ou un mucilage quelconque. Les fils peignés sont apprêtés avec de la gomme ou de la gélatine.
- (A suivre). Th. Seeligmann.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- LE DÉSUINTAGE DE LA LAINE {Suite)
- 3° Quelle doit être la température de l’eau employée pour le désuintage ? Nous poserons d'abord en principe que l’eau, d’une manière générale, a un pouvoir dissolvant qui augmente avec la température, et que
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- •"AOOO°_ÎÎ_Î_ÎÎÎÎÎÎÎ0000000*00*//*/*0*0//07/0/0/cce par conséquent de l’eau chauffée jusqu’à 50 ou 80 degrés aurait une action plus complète et plus rapide pour dissoudre les sels de potasse qui font partie du suint de la laine; mais d’un autre côté la laine en contact avec une eau suinteuse serait d’autant plus sujette à s’altérer, à se gélatiniser que cette eau serait plus riche en suint et que la température serait plus élevée. Il y a donc une sage mesure à tenir. Il faut que l’eau qui arrive et qui peut avoir été chauffée soit en contact avec de la laine qui est déjà presque dépouillée de suint et qu’elle ne serve qu’à un bon rinçage ; cette eau ira en se refroidissant à mesure qu’elle s’enrichira de suint pour arriver froide sur une nouvelle passe de laine, lorsqu’elle aura déjà gagné 10 à 12 degrés de suint. Il est donc tout à fait dans l’esprit d’un désuintage méthodique que l’eau et la laine suivent un parcours inverse : que l’eau pure plus chaude se rencontre avec la laine qui finit d’être désuintée et que l’eau qui est chargée de suint et plus froide agisse sur une laine qui entre dans l’opération du dessuintage. Les appareils Binet et Malard sont sous ce rapport parfaitement compris, si l’eau arrive à 30-35 degrés sur la laine qui ne demande plus qu’un rinçage.
- 4° A quel degré de l’aéromètre doit être l’eau suinteuse que l’on fait agir sur une laine ? On peut poser un principe qui est clair comme la lumière du jour, mais qui n’est pas toujours bien saisi par ceux qui cherchent de nouveaux systèmes : c’est qu’une eau de suint ne doit jamais être envoyée pour agir sur une laine qu'autant que, par son passage à travers cette laine, elle puisse prendre plus de degrés. Sans cette condition, cette eau de suint, au lieu de s’enrichir, ne pourrait que s’appauvrir et la laine, au lieu de se dessuinter, tendrait au contraire à se suinter, ce qui peut être avantageux parfois, mais qui sort alors de la question du dessuintage.
- Ce principe est du reste général pour tous les cas d’épuisement méthodique par l’eau : on fait agir le dissolvant frais ou neuf sur la matière épuisée ou presque épuisée déjà et le dissolvant le plus chargé sur une nouvelle portion à épuiser, de manière à épuiser le plus un poids de matière avec le moins d’eau possible. C’est la marche qui est suivie dans plusieurs systèmes de dessuintage, mais cette méthode qui donne des résultats concordants pour l’épuisement de produits sensiblement identiques, est mis en défaut dans bien des cas pour les laines qui présentent de si gran
- des variations dans la quantité de suint, de telle sorte que l’on se trouve dans une impasse, ou bien donner du suint à une laine au lieu d’en enlever, ou d’envoyer des eaux suinteuses d’un degré trop faible à la potasserie.
- (A suivre.}
- Teinture et Impression
- LES PRINCIPES DE LA TEINTURE DES CHAPEAUX (Suite)
- Ici la laine joue le rôle d’une base et entre en combinaison avec l’acide du colorant, parce que ces colorants sont la plupart azoïques, et sous leur forme commerciale ce sont des composés de sodium et d’une couleur acide. Pendant la teinture les deux éléments se séparent, la laine absorbe la couleur acide, tandis que le sodium reste dans le bain. Il en résulteque la fibre prend une nuance très pleine. Le sel de Glauber qu’on ajoute généralement au bain de teinture, modifie l’intensité d’action et donne une nuance plus égale.
- Ces colorants directs, ou ceux qu’on peut employer dans la teinture des chapeaux, ont le grand avantage d’être solides au lavage, à l’action des alcalis et de la lumière, et en même temps de pouvoir teindre aussi bien les fibres végétales que les fibres animales. Cette qualité est très précieuse dans la teinture des chapeaux, parce qu’on obtient difficilement des laines ou des poils absolument libres de fibres végétales ; avec les méthodes ordinaires de teinture, celles-ci formeraient des taches, tandis qu’elles sont facilement couvertes par les colorants directs.
- Il est à remarquer à ce sujet que la proportion de sel de Glauber a une certaine influence sur la façon dont le colorant s’applique sur la fibre. Quelques colorants se comportent bien avec io o/o de sel de Glauber, d'autres exigent 20 0/0 pour donner de bons résultats.
- Nous recommanderons spécialement aux teinturiers les séries bleues, noires et brunes de ce groupe de colorants.
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- II. Teinture dans un bain légèrement acide
- Il y a peu de colorants qui demandent un bain légèrement acide. Ce sont les groupes d’éosines, qui produisent de belles nuances brillantes allant du rose au rouge. On n’emploie pas ces colorants pour la teinture des chapeaux.
- On peut aussi employer leo colorants directs cités plus haut dans un bain légèrement acide, par exemple un bain contenant 3 à 4 o/o d’acide acétique.
- III. Teinture dans un bain acide
- Le bain le plus usité pour la teinture des chapeaux est celui qui a une réaction essentiellement acide, et qui contient, outre le colorant, 2 à 4 0/0 d’acide sulfurique et 10 0/0 de sel de Glauber. On emploie souvent du bisulfate de soude, lorsqu’on ne veut pas avoir un bain trop acide. On applique un grand nombre de colorants par cette méthode, notamment les colorants acides et azoïques comme l'Ecar-late, le Jaune Solide, le Vert Acide, le Bleu Solide, les Noirs Acides, les Noirs Naphtol, les Noirs Laine, les Violets Acides, les Magentas Acides, etc. Le principe suivant lequel se fait l’application est relativement simple ; le colorant du commerce est uncomposé d’une couleur acide et d’une base, généralement la soude. La laine ou la fibre animale joue le rôle d’une base, mais elle n’est pas assez énergique pour décomposer elle-même les colorants de ce groupe. Par conséquent, elle ne se laisse pas teindre par eux sur un bain neutre. Lorsqu’on ajoute l’acide au bain de teinture, la couleur acide est libérée et elle entre en combinaison avec la fibre de la laine. La preuve de cette réaction réside dans ce fait qu’une pièce de laine plongée dans une solution chaude d’un écarlate acide, se colore seulement, mais que toute la couleur s’en va au lavage. Si, au contraire, on ajoute un peu d’acide à la solution et qu’on plonge de nouveau la laine dans le bain, elle absorbe toute la matière colorante du bain et prend une nuance pleine qui ne s’en va pas au lavage. Cette propriété peut être utilisée avantageusement dans la teinture des chapeaux pour amener une pénétration plus intime du colorant dans le feutre du chapeau. On prépare le bain sans acide et on y
- plonge les chapeaux pendant quelque temps pour qu’ils soient bien imprégnés du liquide tinctorial, puis on ajoute l’acide et on continue le travail. La teinture de la fibre se fait plus complètement que si l’on avait ajouté l’acide au moment de la préparation du bain.
- Voici ce qu’on peut appeler la méthode de travail normale. On ajoute au bain, outre la quantité nécessaire de colorant, 10 0/0 de sel de Glauber et 4 0/0 d’acide sulfurique. On chauffe légèrement le bain, on y place les chapeaux et on commence le travail. On élève ensuite la température jusqu’au bouillon et on la maintient ainsi de 1 à 1 h. 1 /2. Le procédé est alors terminé.
- La matière colorante du bain peut être épuisée avant, mais il sera toujours bon de continuer l’opération pendant la période complète, de façon que la couleur acide puisse se combiner pleinement avec la fibre de laine; si cette combinaison n’était pas parfaite les couleurs seraient peu solides.
- Le traitement par le bain acide s’adapte bien à la laine et aux autres fibres animales ; elles conservent leur lustre et leur toucher et en même temps elles ne perdent rien de leur résistance.
- Ce que cherche le teinturier de chapeaux, et en réalité tout teinturier, c’est d’obtenir l’uniformité de la couleur. Cette qualité dépend de la nature du colorant aussi bien que des conditions de travail. Nous indiquerons quelques-unes des circonstances qui peuvent favoriser la production de nuances uniformes.
- On a constaté que l’utilisation des anciens bains donne des nuances plus uniformes, de sorte que si on a plusieurs lots de chapeaux à teindre dans la même nuance on peut conserver les anciens bains en les rafraîchissant sans cesse. Les avantages de cette méthode ont été démontrés maintes fois dans la pratique, mais on en ignore les raisons. Il y a une accumulation graduelle de sel de Glauber qui peut aider à la production des nuances uniformes, mais il y a certainement d’autres facteurs en jeu qui restent jusqu’ici des quantités inconnues. Le sel de Glauber, qu’on ajoute au bain, a une fonction très importante; sans lui l'acide précipiterait trop rapi-
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- dement la couleur acide du colorant, et il se formerait facilement des taches sur les fibres. Avec le sel de Glauber une partie du colorant reste en dissolution dans le bain, et le sel tend même à redissoudre la matière colorante fixée prématurément sur la fibre; grâce à ce ralentissement du fixage, la nuance devient plus uniforme. Lorsqu’on veut produire des nuances légères, sur des bains nouveaux, il est toujours bon d’ajouter une forte proportion de sel de Glauber au bain.
- Le rôle de l’acide sulfurique consiste à libérer la couleur acide du colorant. Quelques colorants, comme les indulines, donnent des couleurs acides insolubles ou peu solubles dans l’eau. Avec ceux-ci on court un grand risque de produire des nuances inégales, parce que les couleurs acides se séparent du bain lorsqu’on y ajoute de l’acide sulfurique, et tendent à se fixer sur les chapeaux par paquets, ce qui rend l’uniformité impossible. Avec ces colorants, il vaut beaucoup mieux employer un acide plus faible que l’acide sulfurique, par exemple l’acide acétique, d’autant plus que ce dernier a une légère action dissolvante sur la couleur acide, avec tendance a la maintenir en solution, ce qui retarde le fixage du colorant sur la fibre. La plupart des colorants bleus sont défectueux sous ce rapport, et il vaut mieux les employer avec l’acide acétique qu’avec l’acide sulfurique. Lorsqu’on désire que le colorant aitsurtout des qualités de pénétration, il est bon de retarder le plus possible le fixage, et par conséquent laisser l’acide de côté, en n'employant que de l’acétate, de l'oxa-late ou du sulfate d’ammonium. Ces sels se décomposent pendant le bouillon ; il se fait une évolution graduelle d’ammoniaque et une lente production d’acide, qui permet à la fibre de n’absorber la ma-lière colorante que petit à petit. En entrant les chapeaux à une basse température et en élevant celle-ci graduellement la teinture se fait plus également. Il est à remarquer que les laines et toutes les fibres animales ont une plus grande affinité pour les matières colorantes aux températures élevées. Les nuances légères sont naturellement plus difficiles à rendre uniformes que les nuances foncées.
- ( A suivre. )
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- TEINTURE A LA CONTINUE DES
- Diaminogènes B et extra SUR TISSUS DE COTON MERCERISÉ
- en remplacement du noir d'aniline par oxydation
- Les Diaminogène B et extra ont eu un grand succès dans la teinture de l’article noir uni, qui se faisait jusqu’à présent en soir d’aniline par oxydation; leur succès est particulièrement grand pour la teinture en noir des tissus mercerisés.
- Les avantages essentiels des noirs au Diaminogène, comparés aux noirs d’aniline, auxquels ils ne le cèdent en rien comme richesse et beauté de nuance, peuvent se résumer comme suit :
- La production en est sensiblement plus simple et offre plus de sécurité ;
- La fibre n’est pas attaquée et conserve toute sa résistance ;
- La marchandise teinte ne change pas en magasin.
- Quant au prix de revient, les expériences pratiques ont démontré que les noirs au Diaminogène peuvent facilement lutter contre le noir d’oxydation.
- Tandis que le « diazotage » et le développement se font déjà couramment sur des appareils continus, la « teinture » se fait eh général au jigger ou dans la cuve à tourniquet.
- La Manufacture Lyonnaise donne des indications précises sur une méthode qui permet d’effectuer également la « teinture à la continue. »
- La machine appropriée à ce mode de teinture se compose de trois cuves à rouleaux. Chaque cuve mesure en
- hauteur environ 120 cm.,
- longueur » 80 cm.,
- largeur suivant la laize du tissu à teindre
- Le croquis ci-dessous donne un aperçu des détails de cet appareil.
- AAA sont les trois compartiments en bois avec les rouleaux-conducteurs d’usage Au-dessus de chaque compartiment se trouvent des rouleaux-presseurs en bois, garnis de caoutchouc, comme d’habitude. Au-dessus des compartiments il y a une cuve en bois B, contenant la solution de colorant destinéaà alimenter le
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- bain. Au fond de chaque cuve il y a un serpentin pour chauffer le bain.
- Pour ne pas augmenter le volume du bain par l’eau de condensation il est préférable de chauffer à la vapeur indirecte au lieu d’employer la vapeur directe (barboteur). Mais rien ne s’oppose à ce qu’on munisse le tuyau à vapeur d’un robinet à double voie pour amener de la vapeur directe suivant les besoins. On peut alors au début de là teinture, pour arriver plus rapidement à l’ébullition, chauffer à la vapeur directe et
- Pour des tissus petites largeurs : (environ 80 cm.)
- 200 gr. carbonate de soude cal.,
- 2 kil. Diaminogène B, brev. s. g. d. g.
- 750 » huile pour rouge turc (sulforicinate), 2 » sulfate de soude cale. ;
- Pour des tissus grandes largeurs : (environ 140 à 160 cm.)
- 400 gr. carbonate de soude calc.,
- lorsqu’on a atteint le bouillon, continuer à chauffer à la vapeur indirecte.
- On règle la marche de la machine de façon que les grands rouleaux-presseurs, ayant environ 15 cm. de diamètre, fassent 45 tours à la minute, ce qui correspond à une production d’environ 1000 mètres à l’heure Si l’on veut augmenter cette production il faut prolonger en conséquence le parcours des pièces en intercalant un quatrième compartiment. Pour une production plus faible deux compartiments suffisent en ralentissant la marche.
- Au début, on remplit les compartiments à moitié avec de l’eau, puis on chauffe et on ajoute dans chaque compartiment :
- 4 kil. Diaminogène B, brev. s. g. d. g.
- 1 kil. 500 » huile pour rouge turc (sulforicinate),
- 4 kil. sulfate de soude calc.
- On ajoute d’abord le carbonate de soude, ensuite le colorant, préalablement dissous dans de l’eau bouil-lante, on fait bouillir, puis on ajoute le sulforicinate et le sulfate de soude.
- Les quantités indiquées pour le premier bain ne sont pas absolument stables, car suivant la qualité de la marchandise à teindre et selon la vitesse du passage des pièces dans le bain, chaque usine devra faire de légères modifications. Mais en général on peut s0 baser sur ces proportions pour un premier essai ; la nuance obtenue sur les premières pièces indiquera s il
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- y a lieu d’augmenter ou de diminuer la concentration du bain.
- Les quantités à rajouter pendant la teinture ne dépendent que du poids de la marchandise à teindre et sont à fixer comme suit :
- Pour 10 kil. de coton sec :
- 50 gr. carbonate de soude calc.,
- 350 à 400 » Diaminogène B, brev. s. g. d. g.
- 50 » huile pour rouge turc (sulforicinate),
- 350 à 4CO p sulfate de soude.
- IMM
- iî II I 1
- On peut préparer d’avance et en une seule fois toute la solution nécessaire pour la partie à teindre et l’ajouter au fur et à mesure, suivant les besoins, ou la faire affluer d’une façon continue ; il importe peu que l’une ou l’autre des cuves reçoive un peu plus de renforcement que les autres et que les additions se fassent par intervalles plus ou moins réguliers, pourvu que la quantité de colorant proportionnée au poids des pièces soit ajoutée au bain pendant la durée du passage. Par suite de la concentration relativement forte du bain de petites différences n’ont pas d’influence sur le résultat.
- Le tissu à teindre doit toujours être bien mouillé d’avance et le bain doit être maintenu au bouillon ou à une température voisine du bouillon.
- Au lieu de teindre avec le Diaminogène B seul on peut aussi, pour obtenir une nuance plus bleutée, employer les marques de Diaminogène B et extra par moitié, les autres additions restant les mêmes.
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- Après teinture on donne un léger rinçage à l’eau froide, puis on diazote et développe également à la continue, en se servant de l’installation dont nous avons donné la description détaillée dans notre ouvrage sur les couleurs Diamine (p. 137).
- Nous la répétons ici, en tenant particulièrement compte du développement des noirs au Diaminogène. L’appareil se compose de trois cuves en bois, ainsi qu’il résulte du croquis ci-dessous :
- A est la barque de diazotage, qui contient le nitrite de soude et l’acide chlorhydrique et qui est alimentée par les cuves I et II.
- B est la barque de rinçage contenant de l’eau acidulée.
- C est la barque de développement, alimentée par le réservoir III.
- Pour alimenter la barque A on installe au-dessus de l’appareil 2 cuves contenant l’une (1) du nitrite en solution, l’autre (II) de l’acide chlorhydrique dilué, tandis qu’une troisième cuve (III), disposée sur le même plan, contient la solution de développeur l’alimentation de la barque C.
- Pour la première opération on remplit la barque de diazotage à moitié avec de l’eau et on ajoute pour chaque litre :
- 1 1/2 gr. nitrite de soude.
- 5 gr. acide chlorhydrique.
- tandis qu’on garnit les deux cuves-réservoirs, suivant
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- la quantité de tissu qu’on aura à diazoter, avec :
- 1 % nitrite de soude.
- 3 % acide chlorhydrique.
- du poids du tissu sec.
- Pendant le passage des pièces on règle l’écoulement du nitrite et de l’acide chlorhydrique de telle façon que tout le liquide contenu dans les deux réservoirs soit écoulé, une fois le passage des dernières pièces terminé.
- Il n’est pas nécessaire que l'alimentarion se fasse d’une façon continue. On peut frmer les robinets, lorsque les niveaux d’eau indiquent qu’il s’est déjà écoulé assez ou trop de nitrite et d’acide chlorhydrique pour la quantité de tissu à diazoter.
- Le bain de diazotage, lorsqu’il a la composition voulue, doit toujours dégager une odeur d’acide nitreux faible, mais non pénétrante.
- Si l’odeur de l’acide nitreux devait gêner dans l’atelier, ce qui ne se produit pas, si on travaille dans les conditions voulues, il conviendrait d’aménager une cheminée d’appel avec un ventilateur au-dessus de la barque de diazotage.
- La barque de rinçage B est alimentée par un tuyau d’eau (IV); on ajoute en outre de temps à autre pendant le passage des pièces un peu d’acide chlorhydrique dilué, de façon que l’eau de rinçage reste faiblement acide.
- Barque de développement G.
- La charge du bain varie suivant le développeur qu’on emploie, i
- I. Diamine (pour noir très intense).
- Pour la première passe on remplit la barque de développement à moitié avec de l’eau et on ajoute pour chaque litre :
- 0,4 gr. Diamine poudre 93 %.
- 0,5 » Carbonate de soude, dissous d’avance.
- En outre on garnit la cuve supérieure (réservoir), suivant la quantité de tissu qu’on aura à développer, avec : 1
- 0,3 0/0 Diamine poudre 93 0/0
- 0,5 0/0 carbonate de soude calc.
- (du poids du tissu sec)
- qu on fait affluer dans le bain de développement pendant le passage des pièces. Il importe peu que la solution de développer afflue d'une façon continue ou par portions, pourvu qu’on emploie à peu près la quantité indiquée ci-dessus.
- II. Diamine et Résoreine (la combinaison la plus usitée et se rapprochant le plus du noir d’oxydation).
- On procède comme il est indiqué ci-dessus et on ajoute pour la première mise par litre de bain :
- 0,2 gr. Diamine poudre 93,0/0 dissous dans de l’eau, 0,2 » Résoreine, dissoute dans de l’eau additionnée de 1/2 gr. soude caustique 40 .
- On garnit le réservoir supérieur, destiné à alimenter le bain pour les passes suivantes, avec
- 0,15 % Diamine poudre 9,3 %, dissous dans de l’eau.
- 0,15 % Résoreine dissoute dans de l’eau additionnée de 1/2 gr. soude caustique 40» du poids du coton sec.
- III. Diamine et Bèta-Naphtol (pour noirs bleutés). On procède pour le no 1 en garnissant le premier bain avec :
- 0,2 % Diamine poudre 93 0/0, dissous dans de l’eau.
- 0,3 % Béta-Naphtol, dissous dans de l’eau additionnée de 1/2 gr. soude caustique 40° .
- et le réservoir supérieur avec :
- 0,15 % Diamine poudre 93 0/0, dissous dans de l’eau.
- 0,22 % Bétha-Naphtol, dissous dans de l’eau additionnée de 1/2 gr. soude caustique 40° du poids du coton sec.
- Les tissus teints et rincés passent une seule fois dans ces barques de diazotage et de développement; on les laisse séjourner ensuite pendant 1/2 heure à 1 heure environ, puis on rince.
- Au besoin on termine par un savon.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ DE MORDANÇAGE ET DE TEINTURE des fibres animales
- Par M. Otto Paul Amend.
- Ce procédé de teinture de la fibre animale (laine, soie, poils ou autres) consiste à traiter la fibre par une solution d’acide chromique libre en l’absence d’un acide non oxydant, le traitement s’opérant à une température qui ne produit pas d’elle-même une oxydation
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- de la fibre à traiter, puis à soumettre la fibre ainsi préparée a une substance propre à teindre la fibre d’une couleur qui réduise l’acide chromique, comme, par exemple, les amines aromatiques ou leurs sels de façon à donner une couleur fixe à la fibre.
- COMPOSÉ DÉTERSIF Par M. John Mendess.
- L’objet de cette invention concerne une composition de nettoyage,laquelle peut s’appliquer égalemet comme teinture, désinfectant ou antiseptique. Elle nettoie toutes sortes de matières, soit matières textiles, plumes, laines, surfaces peintes, métal, verre ou autres substances, soit des animaux vivants ou des oiseaux, et finalement s’emploie comme comestique pour la toilette. La matière colorante qu’elle contient ne tache pas la peau de l’opérateur.
- La base de la composition consiste en un mélange de savon mou contenant une proportion considérable d’alcool et une dissolution de sucre à l’effet d'augmen-ter la densité. La matière colorante peut être une matière colorante quelconque, capable de fixer la couleur sans avoir recours à un mordant, ou dont l’emploi ne soit pas nuisible. Des parfums, des désinfectants ou autres matières similaires peuveut être ajou-tés, s’il le faut, selon le but particulier que l’on se propose ; ou bien quand la préparation doit être employée sous une consistance demi-solide ou sous forme de pâte, on ajo ite des matières solides absorbantes ou propres à nettoyer.
- (Reproduction interdite.)
- DOUANES FRANÇAISES
- Sels de plomb, produits chimiques et couleurs a base DE PLOMB NON DÉNOMMÉS.
- La loi du 3 mars dernier, notifiée au service par la circulaire n° 2887 du 5 du même mois, a modifié le régime applicable à l’entrée au plomb et à ses dérivés. Aux termes de cette loi,les dérivés du plomb pré cédemment classés dans les produits chimiques et dans les couleurs non dénommés sont distraits de ces catégories et soumis à une tarification spéciale.
- Afin de maintenir la concordance entre le tableau des droits et les documents statistiques, l’Adminisira-tion a décidé que des changements correspondants s a raient apportés à la nomenclature officielle série O, n° 142, aux feuilles série E. nos 38 A et 38 B, ainsi qu’aux cahiers série E n° 37. Ces changements sont indiqués ci-après :
- Numéros d’ordre de la nomenclature officielle.
- Importation. Exportation.
- Sels de plomb, produits chimiques et couleurs à base de plomb non
- dénommés........................... 639 bis 629 bis
- Il y aura lieu de tenir compte de ces modifications dans l'établissement des documents qui seront produits à partir du mois d’octobre prochain. Le service procédera d’ailleurs à une révision des liquidations émises depuis l’application de la loi du 3 mars 1898, afin que toutes les quantités de sels de plomb et de produits chimiques ou couleurs à base de plomb non spécialement dénommés, soumises aux nouveaux droits, soient présentées en un seul article sur les ra-levés statistiques.
- Circulaire des douanes n° 2958 du 26 août 1898.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- Homologations
- 19 septembre. — Ouest — Orléans Grande—Ceinture. — Tarif commun P. V., no 117 (Bois de Québra-cho, etc.), modification.
- Acquiescement des Compagnies à la réserve insérée dans une décision homologative du 14 mai 1898 et stipulant que l’abaissement des prix fermes actuels sera de 2 francs seulement au lieu de 4 fr.
- FRANÇAIS
- 20. BCE TURGOT. PARIS
- CE TOUTE LA FRANCE (PaRISa DEPAATEMENTS)
- —dst------
- GRAND ANNUAIRE
- ou
- . COMMERCE et DEL’ INDUSTRIE
- Costexant J
- ‘ fiUTKmn ski CuPTRe pou CBAQCE PROFESSION "
- La 6" édition, pour 1899, est] en préparation. Les personnes qui {auraient des modifications à apporter, soit à leur adresse, soit à leur raison commerciale, sont priées de les indiquer à la Direction du
- MONITEUR DE LA TEINTURE, 20, rue Turgot, Paris.
- Ces modifications seront faites à titre absolument gratuit.
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- 298 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- Notre service gratuit des assurances prenant une extension de plus en plus grande, nous nous voyons dans l’obligation de prier nos lecteurs d’être précis dans leurs demandes de renseignements et de nous adresser leurs polices d’assurances à vérifier en même temps que lesdites demandes, afin d’éviter tout retard, toute perte de temps et des frais de correspondance inutiles.
- Nous rappelons ici que ce service est absolument gratuit pour tous nos abonnés et lecteurs et que nous nous occupons des assurances de toute nature : Assurances contre l’incendie, risques ordinaires et industriels ; assurances contre les accidents de toute espèce, individuelles ou collectives, assurances de chevaux et voitures ; assurances sur la vie humaine, mixtes et à termes fixes, de dotations etde garanties de prêt; de constitutions de rentes viagères sur une ou deux têtes, immédiates ou différées ; achat et vente de nues-propriétés et usufruits.
- Les combinaisons de ces divers genres d’assurances sont des plus multiples et des plus complexes et nécessitent une grande habitude de ces sortes d’opérations ; aussi est-ce pour cela que, dans la presque généralité des contrats qui sontsoumis à notre examen, nous avons constamment à relever des cas de déchéance qui permettraient aux compagnies de ne pas payer si un sinistre venait à se produire, les polices étant mal rédigées, tel ou tel cas n’ayant pas été stipulé dans les déclarations faites par l’assuré.
- Nous ne saurions donc trop engager non abonnés et lecteurs à ne signer aucune police d’assurances, de quelque nature qu’elle puisse être, sans l’avoir soumise à l’examen de notre service spécial qui, nous le répétons, est absolument gratuit, de même que pour la vérification des polices anciennes, les souscriptions nouvelles, résiliations ou mutations.
- A partir de ce jour, il ne sera plus répondu par la voie du journal qu’aux demandes de renseignements ayant un caractère d’intérêt général ; pour les autres, nous ferons parvenir nos réponses par lettres particulières.
- Nous prions nos correspondants de vouloir bien joindre un timbre pour la réponse et d’indiquer très lisiblement leurs nom et adresses.
- PETITE CORRESPONDANCE
- G. M., à Valenciennes. — Vous devez payer une prime à titre d’indemnité à cette compagnie pour rési liation.
- A. B., à Redon. — Voire police est régulière, vous la recevrez par courrier.
- C. H., à Agen. — Le système de cette compagnie est défectueux ; abstenez-vous.
- L. D., à Rouen. — Vous pouvez signer votre contrat, il est régulier; nous vous le retournons par courrier.
- B. Q., à Rennes. — Vous n’avez droit à aucune indemnité, renoncez aux poursuites.
- JURISPRUDENCE
- Protection des ouvriers travaillant a un appareil • DANGEREUX
- La loi du 12 juin 1893 impose certaines mesures relatives à l’hygiène et à la sécurité des travailleurs. Aux termes de l’article 2, tout appareil dangereux doit être séparé des ouvriers de telle manière que l’approche n’en soit possible que pour les besoins du service.
- Depuis la promulgation de cette loi, les Tribunaux ont eu à différentes reprises, l’occasion d’en faire l’application et d’en interpréter les dispositions. Ils l’ont fait, comme il était à prévoir, de façons diverses. C’est, en effet, le sort de toute loi nouvelle d’être l’objet de difficultés nombreuses d’interprétation avant de servir de base à une jurisprudence certaine.
- Les termes ambigus de l’article 2 de la loi de 1893 n'ont pas manqué de soulever des discussions, d’autant que la question qui se pose encore aujourd’hui présente un grand intérêt pratique.
- Il s’agit, en effet, de savoir si la disposition de l’article 2 qui prescrit que les partiesdangereuses d’une machine doivent être munies de dispositifs protecteurs qui les séparent des ouvriers, protège non seulement e s ouvriers que leur service n’appelle pas auprès de ces machines, mais encore les ouvriers mêmes qui y travaillent et qui sont ainsi obligés de s’en approcher. En d’autres termes, les dispositifs dont les chefs d’établissements sont obligés de munir ces machines doivent ils être tels qu’ils protègent contre la partie dangereuse non seulement les ouvriers qui n’ont pas a s’en approcher pour leur service, mais encore ceux que leur travail oblige à se trouver en contact avec elle ?
- A première vue, on se demande d’où vient celte distinction, car la loi paraît au contraire n’en faire aucune Certaines juridictions et notamment la Cour de Nancy ont cru pouvoir la faire résulter de l’interprétation littérale de l’article 2. La loi,, disent-elles, prescrit que les parties dangereuses des machines « seront séparées des ouvriers de telle manière que l’approche n’en soit possible que pour les besoins du service », d’où la conséquence que les ouvriers qui s’en approchent pour se livrer à leur propre travail n’ont plus droit à être protégés que dans les limites du droit commun.
- Ce raisonnement spécieux peut être rigoureusement exact, mais il ne nous paraît ni rationnel ni conforme anx intentions du législateur. Et d’abord pourquoi les auteurs de la loi auraient-ils réservé le bénéfice de la protection à ceux-là seuls qui ne sont pis obligés de s’approcher des machines dangereuses et qui, s’ils s’en approchent sans y être commandés, commettent peut être une imprudence? Pour quel motif auraient-ils donc refusé cette protection aux ouvriers qui, par leur travail même, sont dans l’obligation d’approcher de ces machines, exposés ainsi aux accidents qui peuvent résulter de ce contact forcé ? A vrai dire, il n’y a aucune raison de ne pas appliquer à la seconde catégorie d'ou-virers le même traitement qu’à la première. Rien ne justifie cette distinction si peu conforme à l’équité; il suffit d’ailleurs de se reporter aux travaux prépara-tiores pour se convaincre que le législateur ne l’a pas faite et n’a pas eu l’intention de la faire.
- En effet, à la suite du vote de la loi à la Chambre
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- des députés et lors de la 2e lecture au Sénat, un sénateur, M. Girault avait présenté un amendement destiné à prévenir précisément l’interprétation qu’on pouvait déduire du texte de l’article 2 dans le sens d’une distinction entre les ouvriers qui s’approchent d’une machine dangereuse sans y être obligés par leur service et ceux qui s’en approchent par obligation.
- Soutenant son amendement, M. Gérault s’exprimait ainsi : « D’après l’article 2 que je me propose d’amender on dit : « dans tout établissement contenant des appareils mécaniques, les roues, les courroies, les engrenages seront séparés des ouvriers. » Avec cette simple mesure, on peut empêcher des accidents. Mais votre article ajoute : « de telle manière que l’approche n’en soit possible que pour les besoins du service. » Et alors si les besoins du service exigent qu’il y ait approche, les ouvriers ne sont plus garantis ; il y a un véritable danger pour eux. C'est sur cette partie de l’article que j'ai présenté mon amendement; je demande que lorsque les besoins du service exigent l’approche de l’engrenage, cet engrenage soit muni d’un appareil qui les rende inoffensif. »
- Le rapporteur de la loi, M. Morel, tout en reconnaissant l’exactitude de l'observation de M. Girault, a jugé inutile de modifier le texte primitif.
- Il a déclaré que la rédaction de l’article 2 donnait suffisamment satisfaction au désir de M. Girault, « Entre lui et nous, a t-il dit, il n’y a absolument qu'une question de rédaction.......Je dis que la Commission est d’accord avecM Girault, mais qu’elle maintient sa rédaction parce qu’elle croit que c’est le règlement d’administration publique qui pourra seul fournir en détail les meilleurs moyens de sauvegarde après que la loi les aura indiqués d’une manière générale. »
- À la suite de cette déclaration, l’amendement de M. Girault a été repoussé et le texte de la Commission adopté. Mais le vote du Sénat dans ces conditions, sanctionnant la déclaration du rapporteur, emportait approbation du fond même de l’amendement quoique le texte en fût rejeté. Dès lors on voit que la Commission et le Sénat entendaient bien qu’aucune distinction ne sera faite pour l’application de l’article 2 et que la loi protégerait tous les ouvriers indistinctement, aussi bien ceux qui, par leur service, sont obligés de s’approcher de l’appareil dangereux que les autres.
- Ainsi les décisions qui ont exonéré les patrons de toute responsabilité spéciale à la loi de 1893 et concernant un accident survenu à l’ouvrier travaillant à un appareil dangereux, font une fausse application des dispositions légales. Leur interprétation, fondée sur une distinction qu’on a eu soin d’écarter, n’est ni juridique, ni équitable, et il est douteux qu'elle puisse servir de règle à la jurisprudence.
- Camille Contal, Avocat à la Cour d'appel.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Manuel pratique du Teinturier. — Matières colorantes. — Par J. Hummel, directeur du Collège de •
- teinture de Leeds. — Edition française par F. DOM-mer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’École des Hautes Etudes commerciales. Prix, 8 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- ADJUDICATIONS ADMINISTRATIVES
- 20 octobre. -- Paris. — Chemins de fer de l'Etat, 42, rue de Châteaudun. Fourniture de 85,000 k. de campêche trituré. Frais, 30.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Ducat Cellard, produits chimiques,à Pont-de-l’Ane. — Jug du 9 août. — S. : M. Chassagnard.
- Deblon (Dlle Marie), teinturerie, à Lambersart, hameau de la Carnoye. — Jug. du 12 août. — S. : M. Wannebroucq.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif E. Sellier et L. BEAUDET, fab. de produits chimiques, eau oxygénée, 37, rue Notre-Dame-de-Nazareth, à Paris. — Durée: 10 ans.— Cap. : 80,000 fr. — Acte du 12 août.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 1er janv. 98, de la Société Terreux et Roumier, teinturerie et apprêt de tissus, 10 rue Constantin, à Vitry.— L. les associés. — Acte du 1er août.
- Ventes de fonds de commerce
- M. Salvy, a vendu un fonds de teinturerie, 16, boul.-Voltaire.
- Mlle Munaut a vendu un fonds de teinturerie, 88, rue Rochechouart.
- M. Dubois a vendu un fonds de teinturerie, 80, faub. St-Honoré.
- M. Grandin a cédé à Mme Vve Boutonnet la gérance teinturerie, 25, avenue Niel.
- Mlle Canitrot a vendu un fonds de teintuterie, 4. rue Nollet.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE
- le 30 Septembre 1898
- Arrivages pendant le mois
- — caisses Bengale — surons Guatemala
- M
- RBII il. Ml
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Expéditions Stock
- 75 caisses Bengale 2.28 caisses Bengale
- 41 surons Guatemala
- Ventes
- 41 surons Guatemala de moyen sobre à bon et beau sobre....................... 1 60 3 10
- 610 caisses à terme, soit :
- 80 caisses sur Octobre. .. 4.15/4.40
- 40 » Janvier . .. 4.45/4.47 112
- 110 » Mars ... . 4.25/4.50
- 10 » Avril.... .. 4.55
- 110 » Mai .. 4.35/4.25/4.30/4.35
- 10 » Juin .. 4.30
- 140 » Juillet... . 4 40/4.30/4.40/4.55
- 140 » Août ... .. 4.40/4.50/4,55/4.50
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme
- Bengale surfin violet et b'eu...... 7.— à 7.25 fin violet pourpre................. 6.50 » 6.75 beau violet pourpre................ 6.— » 6 25 bon violet......................... 5 .— » 5 25 bon moyen violet................... 4.50 » 4.75 moyen violet....................... 3.75 » 4 — beau violet rouge.................. 5.— » 5 25
- bon violet rouge................. 4.50 » 4.75 bon moyen violet rouge........... 4.— » 4 25
- fin rouge........................ 4.75 » 5.—
- beau rouge.......................................... 4.50 » 4.75
- bon rouge........................ 3.50 » 4 —
- bonàfincuivré.................... 3.— » 3 25
- cuivré ordinaire et bas.......... 2.50 » 2.75
- Java............................................................. » »
- Kurpah............................. 1 50 » 4 »
- Madras............................. 1 » » 3 50
- Manille............................ 1 » » 3 »
- Caraque....................... ... 1 » » 3 50
- Guatemala flor..................... 4 75 » 5.25 fin sobre et fin .................................... 3 75 » 4.25 beau sobre et beau corte........... 3.25 » 3 75 bon sobre et bon corte............. 2.75 » 3.25 bon moyen sobre et corte........... 2.— » 2 50 moyen sobre et moyen corte......... 1.25 » 1 75
- ordinaire et bas................. 1 » » 1.25
- Nouvelle-Gren. fin à surfin.......... 6.50 » 7 »
- bon à beau........................... 5 » » 6 »
- ordinaire et moyen................... 3 » » 4 »
- Tare et Dons d’usage sur la place
- En caisse, tare nette; don 1 kilog. par caisse. I En surons, tare nette; don undemi-kilog. par suron. | Droits de douane, le double dixième compris
- ! Par navires français ou étrangers : ! de l’Inde ou des autres pays de production, exempt, d’ailleurs fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre................... » 25 »
- Au début du mois des avis de Calcut a ayant porté i l’estimation de la récolte à 135.000 fy mds, nos cours | avaient encore rétrogradé de 15 à 20 c., puis sont ve-| nues des dépêches annonçant des inondations dans le | Behar occasionnant la perte d’une partie des secondes 1 coupes réduisant l’estimation à 125.000 fy mds. Les affaires sont alors devenues plus actives et nos ventes du mois s’élèvent à 640 caisses ; nos cours ont regagné 25 à 30 c. sur les plus bas prix pratiqués ; toutefois, en clôture on a cédé 50 c. Août à 4 fr. 50, ce qui repré sente 5 c. de baisse.
- Suivant des avis dignes de foi venus de Madras, la production sera réduite de moitié cette année à cause des bas prix actuels et tout porte à croire qu’il en sera de même à Calcutta si les prix ne se relèvent pas d’une manière sérieuse d'ici le moment des ensemencements, il ne paraît donc y avoir aucun risque à acheter sur les mois éloignés.
- Guatemala. — Nous avons eu le placement des 41 surons formant notre stock ; les prochains arrivages peuvent être certains de trouver un écoulement facile.
- A. Dumont courtier assermenté,
- 5, place Jules Ferry.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- TARIF DES PRIX DES RÉFÉRENCES avec système de l'Autorelieur Gorrilliot à Cie
- Noms des formats Dimensions Pleine i toile Garnitures cuivre Garnitures parchemin Feuilles simpls parcheminées la feuille : Feuilles simples parcheminées avec onglets , la feuille : Cartes avec onglets, la carte :
- In-4o raisin . . . 32 X 25 4 50 1 » 0 75 » 10 » 15 « 25
- In 4o jésus. . . . 38 X 29 6 » 1 25 1. » » 15 » 20 » 30
- 1/2 carré .... 46 X 30 7 50 1 50 1 25 » 20 » 25 » 40
- 1/2 raisin .... 51 X 33 8 50 1 75 1 50 » 25 » 30 » 45
- 1/2 jésus .... 58 X 38 9 CO 2 » 1 75 » 35 » 40 » 50
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- EXPOSITION GÉNÉRALE ITALIENNE A TURIN
- Billets d aller et retour Paris-Turin
- viâ Mont-Cenis donnant droit à deux entrées à l’Exposition.
- 1er classe 135 fr. 25; 2e classe 97 fr. 75; 3e classe 63 fr. 80.
- Validité : 30 jours. — Arrêts : En Italie, deux arrêts au choix tant à l’aller qu’au retour.
- Ces billets d’aller et de retour seront délivrés jusqu’au 31 octobre inclusivement à première demande •
- A la gare de Paris P.L.M., dans les bureaux succursales, ainsi que dans les agences de voyages.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-
- Béarn, etc
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 309 klomtres (aller et retour compris). et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de- Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Vaihubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bon eaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnéres-de-B gorre. Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ MontaubanCahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax. Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-gorre. Bagnères-de-Luchorjj Toulouse, Paris (viâ
- Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figsac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neiochaven
- Par la gare Saint-Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (Ire et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l'après midi.
- Grande’ économie
- Prix des billets. Bdlets simples, valab'es pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; Ire classe, 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50. soir. Arrivées à Parix St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l'Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone -Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services ojjiciels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
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- Médaille d’Or et Médaille d’Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
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- Argentées................ 250 ............
- Zacatilles................ 240 .. ... ..
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- » supérieures.......... 230 ........
- Crême de tartre.......... 180....................................
- Curcuma Bengale........ 40 ..
- Dividivi .................. M ..
- Gommes : Arabique................ 170 .. 180 ..
- Aden................. . . 95 .. 110 ..
- ......................... 120 .. ... ..
- » Batavia.............. 170 .. ... ..
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- Gambier................... 40 .. .. ..
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- Galles vert et noir . .. 115 .. 140 ..
- Girofles.................. 40 .. .. ..
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- » St-Marc Gonaïves. .. 7 50 8
- » Fort-Liberté 6 25 6 30
- P.-de-Paix 7 25 7 75
- Miragoane 5 60 •
- Saint-Domingo 5 60 6 25
- Martinique et Guadeloupe. 4 50 5 10
- Jamaïque, 5 35 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 05 6 60
- » Manzanillo. ...... 6 25 6 60
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- » Tampico 6 6 75
- » Porto-Plata 5 75 6 25
- » Haïti 5 75 6
- • Jamaïque ......... 5 50 6 50
- » Barcel et P. Cab .. 6 25 6 50
- • Rio-Hacha 5 2) 10
- » Carth. et Savan. .. 5 5 10
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- • Fustet 100 k. 14 16
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- Rouge Brésil Bahia 6 • • 8
- » Calliatour... 100 k. 14 16
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- Java........................... . .»
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- Madras...................................................................................... !.. 350 Manille....................................................................................... 1....................................................................................... 3 ..
- Caraque........................ 1 50 3 50 Guatemala flor................. 5 .. 5 50 »..............................sobré.........................: . .....................3 .. 4 25 »..............................bon à fin cor,................3 . 4 25 »..............................cor. ord. à bas...............1 .. 2 25 N-Gren fin et surfin.. 1/2 k ..6 50 7 .. »..............................bon à beau........................................5 .. 6 . . »..............................ord. et moyen..................................3 .. 4 .
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- Cap-Vert .................
- Mers du Sud....................
- Madagascar...............M .............
- Quercitron : On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé....... 7 50 à 8 50 «.........gros effilé.............6 .. 7 -
- Rocou.
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- Cayenne................................
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE=ADRESSES
- 8 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
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- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
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- Blanchiment (Machines et appareils pour)
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- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matérie’ pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
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- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo.' Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laqués, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprét
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
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- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55.. rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
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- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
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- 42e Année. — No 20
- Le Numéro : 0,75
- 20 Octobre 1898!*
- Y E
- MONITEUR DE LA TEINTUF
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- BIBLIOTHEQUE
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. . 45 fr.
- — Six mois..... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...... 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | rallsurvernzlaise): ; ; 3:
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Les apprêts (suite).
- Dégraissage et Blanchiment. — Le désuintage de la laine (suite et fin).
- Mordants. — Le chrome et ses sels dans la teinture et l’impression.
- Teinture et Impression. — Etude sur les perfectionnements réalisés dans l’art de la teinture (suite).
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Teinture de la laine'par matières colorantes (suite et fin). — Teinture du coton : Bruns S. D. P. et S. D. M.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers.— Exposition de 1900. — Informations. — Douanes françaises. — Tarifs de chemins de fer. — Assurances.
- — Jurisprudence. — Bibliographie. — Adjudications. — Renseignements commerciaux. — Cours. —Annonces.
- CHIFFONNAGE
- LES APPRÊTS (Suite)
- Rarement l’on apprête le velours ; si toutefois les besoins de la fabrication l’exigeaient on ferait intervenir la gélatine, la gomme arabique, l’acide oxalique ou la bière ; dans ce cas on imprègne du liquide en dissolution voulue l’envers de l’étoffe à apprêter.
- Tout récemment il a été pratiqué un apprêt tout spécial sur les velours-laine. Sitôt après avoir rasé le tissu on passe sur le poil à l’aide d’une brosse une
- couche extrêmement mince de colorant et d’huile ; le velours acquiert ainsi un toucher tout spécial/ sans que la couleur ne décharge.
- Dans l’apprêt des soieries on fait intervenir la gomme adragante, la gomme arabique, le fiel de bœuf, le sucre, l'ichtycolle, le schellack, l’ambre gris, la gélatine, le psyllium, la bière, le collodion, le chlorure d’étain, etc., etc.; faisons cependant observer que si les fils de soie composant le tissu n’ont pas été chargés, on se contente d’une simple presse à chaud sans avoir recours à d’autre matière apprêtante ; ce n’est que lorsque le tissu est peu serré et que sans apprêt il ressemble à une véritable loque, le fabricant ou l’apprêteur est forcé de remédier à ces inconvénients par l’incorporation d’une substance étrangère susceptible de donner de la tenue et de la consistance.
- Les divers modes d’apprêter et leur désignation dans l’industrie sous un terme propre pour chacun d’eux, se sont considérablement augmenté par la suite des temps. Chaque tissu nouveau adopté par la mode capricieuse exige un apprêt nouveau, il diffère de ses similaires par le toucher, par l’apparence, par le brillant et si, pour chaque nouveauté dans cette spécialité, si pour la moindre différence dans le mode d’apprêter, il fallait donner une dénomination nouvelle on n’en finirait pas et la terminologie serait telle qu’une mémoire encyclopédique seule serait capable de la retenir.
- Aussi ne retiendrons-nous que la classification et nomenclature de M. Frédéric Palleyn, à qui nous empruntons d’ailleurs une grande partie des renseignements fournis dans cette étude sommaire. Ce technicien divise les apprêts d’après la différence des tissus au-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- quels ils s’appliquent etqui chacun d’eux exigentun apprêt spécial.
- C’est ainsi qu’il distingue :
- 1o Les apprêts pour la toile.
- 2 Les apprêts pour le coton et les cotonnades.
- 3° les apprêts pour les tissus mélangés.
- 4° Les apprêts pour les lainages.
- 50 Les apprêts pour la soie.
- 6° Les apprêts d’imperméabilisation.
- 7° Les apprêts d’incombustibilité.
- 80 Les apprêts spéciaux (brillantage, métallisation, imitation de broderies, applications métalliques, application de paillettes diamentées, roséiformes, etc.)
- 9° Les apprêts moirés, les apprêts gauffrés, ces deux apprêts sont appliqués aujourd’hui sur toute espèce de tissu en faisant passer l’étoffe entre deux cylindres dont la surface est gravée,?ou bien encore en pliant l'endroit des pièces en deux et qu’ainsi disposées on les fasse passer avec une forte pression entre deux cylines unis.
- Les fils des deux faces du tissu se superposent ainsi irrégulièrement et produisent le dessin désiré. Naturellement un moiré ou un gaufrage a nsi produit ne saurait résister au nettoyage humide et le teinturier chiffonnier avant d’accepter un tissu ainsi apprêté devra se rendre un compte exact de la manière dont le moiré aura été produit s’il ne veut pas s’exposer à de sérieux inconvénients vis-à-vis de son client.
- Nous commencerons dès à présent d’étudier sommai-rementlesmatières premières employées parl’apprêteur nous énumérerons les raisons principales qui incitent l’industriel à employer telle de ces matières de préférence à telle autre et quel est le genre d’apprêts auquel conviendraient le mieux une matière apprêtante déterminée ; cela fait nous décrirons les formules les plus générales pour la préparation de chacun des apprêts spéciaux, ainsi que du mode d’application sur les divers tissus.
- Quant à l’étude de la recherche de la nature des apprêts donnés à une étoffe donnée, quoiqu’elle serait à notre avis fort utile pour le teinturier chiffonnier, elle nous éloignerait trop de notre sujet et ne cadrerait pas avec la modeste place qui nous est réservée dans ce journal ; nous nous promettons cependant d’en dire quelques mots quitte à revenir sur le sujet lorsque l’occasion s’en présentera.
- Il en est de même de la description des divers outils et machines employés dans l’art de l’apprêteur : le
- Moniteur de la teinture tient au courant ses lecteurs de toutes les nouveautés qui peuvent se présenter dans ce sens et il est tout disposé, quand ses amis veulent bien le consulter, à lui fournir les renseignements dont ils peuvent avoir besoin.
- Pour finir, nous dirons encore quelques mots sur les matières apprêtantes fabriquées de toute pièce et vendues comme telles par un certain nombre de commer-çantsjnous en examinerons quelques-unes avec la plus grande impartialité et quelque soit le résultat de nos investigations communes, nous les consignerons ici, certains que nous aurons ainsi rendu service à nos collègues.
- (A suivre). Th. Seeligmann.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- LE DÉSUINTAGE DE LA LAINE (Suite et fin)
- 50 A quel degré de concentration faut-il envoyer les eaux suinteuses de la potasserie? La pratique donne des réponses non divergentes. Les uns envoient à 7 ou 8 degrés ; les autres de 10 à 12 et d’autres ne sont pas encore satisfaits et cherchent à atteindre 14 à 15 degrés. Qui est dans le vrai industriel? Il faut remarquer qu’il y a ici deux points de vue différents, qui entraînent des conclusions divergentes. Les uns, ne connaissant pas assez l’action du suint sur la laine, ne voient que la question d’économie pour la concentration et la calcination du suint et sont portés à demander des degrés élevés, 14 et 15 si possible. Les autres veulent à tout prix et surtout ménager la laine, et alors, craignant l’action que les suints concentrés exercent sur la laine, au point de vue de la coloration et du rendement, ne veulent pas mettre leur laine en contact avec une eau suinteuse qui marque plus de 7 à 8 degrés.
- Ces deux marches pratiques sont donc bien justifiées comme fondées en principe, car il est certain qu’un suint plus concentré économise du combustible; il est certain qu’un suint moins concentré met en garde contre une coloration et une altération préjudiciables de la laine. Nous ferons remarquer que l’appareil Malard peut donner des eaux suinteuses à un tel degré voulu et automatiquement; mais que, de plus, quand on veut des degrés élevés, il est préférable à
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tout autre, parce que les eaux suintenses ne font que traverser une couche peu épaisse relativement, sans contact plus ou moins prolongé avec la laine, comme dans les autres systèmes de dessuintage intermittents et à tonneaux.
- 6° Pour ménager la laine, quelle doit être la durée du dessuintage ? Théoriquement nous répondrons : le moins possible ; mais pratiquement nous pouvons dire environ 20 minutes pour que la laine ait été soumise à l’action de tous les liquides suinteux de densités décroissantes jusqu’au rinçage par l’eau pure ou corrigée à une trentaine de degrés centigrades. Par là nous condamnons en principe tous les systèmes intermittents qui font agir les suints sur la laine pendant un temps plus long et qui, pour des causes quelconque d’arrêt, déprécient et altèrent la laine par un contact plus prolongé amenant quelquefois un échauffement . de la laine qui aggrave encore le mal. La machine Malard peut tout arrêter à l’instant par l’arrêt des pompes et remettre en -marche au moment voulu en écartant ainsitout
- danger d'altération de la laine.
- 7 Quelle importance d’installation faut-il donner au dessuintage? Poser cette question c’est la résoudre, il faut que le dessuintage puisse alimenter le lavage.
- 8° Que faut-il compter dans le prix d’installation d’un système de dessuintage? Il est clair qu’il faut ajouter au prix du système ou de l’appareil à dessuin-ter les frais relatifs à l’étage quand il y a lieu et aux citernes qui doivent recevoir les eaux de suint. Nous ferons remarquer que l’appareil Malard ne comporte ni étage, ni citernes, qu’il peut se poser sur le sol et se déplacer comme toute autre machine, puisqu’il porte avec lui tous ses organes, qui remplacent les tonneaux, les citernes et les appareils automatiques de déplacement des liquides suinteux.
- 9° Que faut-il compter dans les frais de fonctionnement d’un système de dessuintage? Il faut évidemment compter l’amortissement de l’installation, la main-d’œuvre, les frais de réparation.
- Dans le système Malard, l’amortissement sera un peu plus élevé; mais, outre que le travail sale et pénible est supprimé, la main-d’œuvre l’est de même, puisque tout est automatique et que l’ouvrier qui est en tête du dessuintage pour manipuler de la laine sèche, est celui qui devrait se trouver en tête de la colonne laveuse. Quant aux réparations du tableau nous pouvons ajouter qu’en marchant avec une cou-
- 307 che plus épaisse de laine, en diminuant les pressions, en ralentissant la vitesse, en tournant moins brusquement aux 'extrémités, en ne tendant pas trop le tablier quand il est neuf, on donne à ce tablier une bonne durée de service. Nous sommes même bien convaincus que, dans les nouvelles conditions de marche de la machine, avec une couche de laine d’une trentaine de centimètres d’épaisseur, on peut revenir à une forme de tablier plus simple que celle employée ac’uellement.
- I9 Faut-il dessuinter la laine à fond? la quantité de suint qui pourrait rester sur la laine n'apporterait aucune difficulté nouvelle à l’opération suivante de lavage ou dégraissage que le suint peut même faciliter; mais cette quantité de suint représente une quantité de potasse, perdue pour le peigneur qui permet de faire plus de potasse en épuisant mieux les produits de la secrétion sudorique des moutons.
- II0 Lamarche continue est-elle préférable à la marche intermittente? Dans le dessuintage comme dans toute autre opération, la marche continue est préférable à la marche intermittente, parce que la première permet de mieux conduire et de mieux juger le travail.
- 12o Faut il ouvrir la laine au sortir de la dessuin-teuse ? Nous pensons que cette opération, avantageuse pour le lavage, est facilitée par le dessuintage, que les filaments de laine glissent mieux les uns sur les autres, qu’ils se brisent moins facilement à l’état mouillé qu’à l’état sec avant le dessuintage, et que le rendement final sera meilleur. Nous poursuivrons les intéressants essais qui sont entrepris dans cette voie par les différents mécanismes très simples que M. Malard dispose à la suite de sa dessuinteuse pour faire passer automatiquement d’une manière continue la laine de la dessuintause à la colonne de la laveuse.
- s & 2
- Le Chrome et ses sels dans la teinture et limpression
- Par M Louis J. Matos
- Depuis de longues années déjà les sels de chrome occupent une place très importante dans la liste des produits chimiques employés dans la teinture et l’impression, et pendant la dernière décade, grâce aux
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- importantes améliorations dans l’art tinctorial et principalement à la découverte de nouveaux procédés pour produire des couleurs d’une plus grande solidité, ces mêmes sels ont été étudiés et rendus aptes au fixage des colorants, de sorte qu’aujourd’hui il n’y a pas un teinturier qui ne fasse usage de toute une série des composés du chrome.
- Avant d’étudier les propriétés et l’emploi des différents sels de chrome il sera utile d’examiner le métal lui-même au point de vue de ses propriétés chimiques. On l’extrait de différents minerais trouvés dans différentes parties de la terre. Les plus importants sont le crocoisite, ou chromate de plomb natif et le chromite, connu plus généralement sous le nom de minerai de chrome. C'est ce dernier qui fournit la plus grande partie du métal. Il y a encore plusieurs autres minerais chromifères, mais comme les gisements en sont peu importants, ou qu’ils contiennent peu de métal, il est inutile de nous en occuper.
- On voit rarement du chrome métallique, excepté dans les collections de métaux, et son application dans l’industrie sous forme de métal est presque nulle. Son extraction offre peu de ressources aux métallurgistes d’aujourd’hui. On fait des oxydes de chrome pour différents usages, principalement pour la coloration du verre et la fabrication des couleurs vertes. Le chrome métallique est une poudre cristalline d’un vert pâle, extrêmement dure ; il s’allie facilement avec le chlore et il est très soluble dans l’acide chlorhydrique.
- Les plus importants de tous les sels de chrome sont le bichromate de potassium et le bichromate de sodium ; comme on en connaît très bien l’usage nous donnerons un petit aperçu sur la façon de les produire. On fait griller le chromite et on le broie, puis on le mélange avec du carbonate de potassium et un peu de chaux. On fait sécher ensuite la masse à la chaleur et on porte graduellement la température jusqu’au rouge vif. On retire la charge du four, on la laisse refroidir et on la lave avec un peu d’eau chaude. La solution est ensuite traitée par l’acide sulfurique et diluée, de sorte que le chromate est converti en bichromate. Au moment du refroidissement la majeure partie du bichromate se cristallise. On recueille les cristaux et on les purifie par recristallisation. Voilà les grandes lignes du procédé ; chaque fabricant de produits chimiques a ses idées spéciales sur le procédé, mais le produit est toujours le même. Ce sel est l’un des plus purs qu’on trouve dans le commerce ; il existe sous
- forme de cristaux réguliers et il a la formule K Cr2 07 . Il est très soluble dans l’eau. Pour le teinturier moderne il est un excellent agent d’oxydation et on l’emploie beaucoup dans le procédé du surchromage pour beaucoup de couleurs substantives et directes, de même que pour le noir d’aniline. Sa plus importante application est peut-être dans le mordançage de la laine avec l’acide sulfurique, lactique ou oxalique, mais son emploi dans cette opération tend à disparaître, parce que beaucoup de nouveaux colorants donnent un brillant tout aussi parfait que le campêche et le chrome avec un seul bain. Le bichromate de potasse sert généralement de basé pour la production de presque tous les autres sels de chrome.
- Le bichromate de sodium (Na? Cr2 O7 2H2 O) ressemble au premier sel dans toutes ses propriétés, mais il est déliquescent et par conséquent sujet à varier en concentration. Il est un peu meilleur marché, mais* lorsqu’il est vendu sous garantie, il revient à peu près au même prix.
- En général on pèse ces sels de chrome et on les dissout au fur et à mesure des besoins; par conséquent on ne peut pas donner de table de leur poids spécifique.
- {A suivre.} (Textil Colorist}
- Teinture et Impression
- Étude des perfectionnements réalisés dans l’art de la Teinture
- Pendant ces dernières années (1). ParM. Alf. Guyot, chef des travaux pratiques à l’Institut Chimique de l’Université de Nancy.
- (Suite}
- Telles sont les principales règles de l’art du teinturier; en résumé, le problème de teindre une fibre avec un colorant quelconque est résolu, dès qu’on a déterminé auquel des quatre groupes précédents appartient le colorant que l’on considère. Mais dans la pratique industrielle, le problème se complique par l’apparition de nouveaux facteurs que nous ne pouvons que signaler ici :
- Les questions de prix de revient, de conformité, de nuance, de solidité des tissus teints vis-à-vis des différents agents d’altération avec lesquels ils peuvent
- (1) Société industrielle de l’Est.
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- se trouver en contact, sont autant de conditions qui obligent constamment l’industriel à contrôler et à diriger sa fabrication par des essais de laboratoire.
- Maintenant, Messieurs, nous allons passer rapidement en revue, les principaux progrès réalisés en teinture dans ces dernières années. Pour la facilité de l’exposition, nous diviserons cette étude en trois chapitres, en considérant successivement les progrès réalisés dans :
- Le traitement des fibres avant teinture.
- Le mordançage. •
- La teinture et les nouveaux colorants.
- 1° Le traitement des fibres avant teinture. — Jusque dans ces dernières années le travail des fibres avant teinture se réduisait presque uniquement à des opérations mécaniques en vue d'obtenir des produits physiquement aussi purs et aussi homogènes que possible, présentant ainsi au plus haut degré, les propriétés qui les font rechercher.
- Lorsque, comme au blanchiment, on faisait usage de produits chimiques, ces composés devaient être sans action sur la fibre, leur rôle étant seulement de la purifier en détruisant les impuretés qu’elle peut contenir.
- Mais voici qu’apparaît une orientation toute nouvelle; on cherche maintenant à transformer la matière même de la fibre, à lui communiquer des propriétés nouvelles par l’action d’agents chimiques convenablement choisis, à obtenir ainsi des produits se rapprochant autant que possible de la soie, le type des fibres nobles, par leur éclat, leur souplesse, etc.
- Les procédés employés pour communiquer au coton un lustre soyeux particulier ont acquis dès maintenant une importance industrielle considérable, à en juger par le nombre de brevets pris dans ce sens en 1897.
- Voici le principe de presque tous ces procédés :
- Lorsqu’on fait agir à froid les alcalis caustiques ou les acides concentrés sur le coton et les autres fibres végétales, on constate qu’elles se gonflent, prennent une transparence remarquable, une résistance à la rupture bien plus considérable et une affinité bien plus prononcée pour les colorants; les teintures obtenues sur ces fibres sont particulièrement vives et brillantes.
- En même temps, la composition de la fibre est changée ; il y a fixation d’une certaine quantité d’eau
- combinée chimiquement, et la formule du coton étant C12H20010, celle du coton après traitement sera
- C12H20010 + H: O correspondant ainsi à une augmentation de poids de 5 p. 100 environ.
- (A suivre.)
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Teinture de la laine par matières colorantes nouvelles (suite et fin)
- Nouveaux Bleus Carmin B et 4B. — Ces 2 nouveaux colorants pour laine, se teignent avec 10 % de sulfate de soude et 2 % d’acide sulfurique. La marque B donne une nuance tenant le milieu entre vert et bleu. La marque 4B donne un bleu verdâtre très vif, d’une teinte paraissant plus franche dans les tons foncés.
- Les deux produits sont homogènes, ils égalent les verts solides comme résistance à la lumière, sont solides aux alcalis et sont d’une solidité moyenne aux acides, au soufrage et au foulonnage. Les teintes obtenues sur laine chromée sont plus résistantes au foulon. Les bains ne s’épuisent pas complètement.
- Ces colorants de la maison.Bayer donnent de bons résultats dans la teinture des étoffes de confection pour hommes, la teinture du drap de billard etc. On obtient avec l’Azo-fuchsine G des bleus marine très jolis et bien pleins avec le jaune quinoline un vert superbe et franc, et des teintes modes bien unies en combinaison avec l’Orange 11B, le Jaune solide extra, et l’azo-fuchsine.
- Ces deux bleus s’appliquent également très bien à la soie, au cuir, aux plumes.
- Noir NaphtylamineS. (Cassella et Manufacture Lyonnaise). — Ce noir teint la laine de la façon habituelle avec acide et sulfate de soude. Le noir est plus plein et plus solide que celui obtenu avec les autres marques. La résistance aux acides, au soufrage, à l’air, au décatissage est bonne. Au foulage la solidité est égale à celle du noir naphtol.
- Noirs Soudan 2 et 3. (Poirier, Société de Saint—Denis). — Ces noirs présentent de bonnes qualités, solides aux acides, aux alcalis, au lavage, ils sont destinés à la teinture des fils et des cachemires.
- Naptindoné BR, — Cette nouvelle marque de bleu se
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- distingue des anciennes par son unisson plus facile et par sa nuance plus vive. Supérieur également comme résistance au lavage ce bleu est moins résistant à la lumière et ne peut être rongé comme le Naphtin-done BB.
- Nous rappelons que les Naphtindones se teignent sur coton mordancé avec Extrait de Sumac et sel d’antimoine.
- M. Ude.
- TEINTURE DU COTON
- Bruns S. D. P. et S. D. M.
- La Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de St-Denis (Établissement A. Poir-rier et G. Dalsace) n’a pas produit un grand nombre de colorants teignant directement le coton ; son Rouge de St-Denis, d’emploi assez avantageux quand on a de grandes quantités à teindre, est un colorant direct du groupe des oxyazoïques.
- Nous signalons aujourd’hui à l'attention des teinturiers en coton ses Bruns S. D. P. et S. D. M. qui sont des colorants du même groupe teignant directement le coton en nuances allant du cachou clair au marron foncé. La teinte a beaucoup de ressemblance avec celle des bruns Bison, bruns J. E. (colorant basique).
- Ils sont d’emploi plus commode que le Rouge St-Denis et légèrement supérieurs comme solidité aux savonnages et à l’air.
- On garnit le bain de teinture avec 20 0/0 de carbonate de soude, 20 0/0 de sel marin et le colorant nécessaire. On entre le coton débouilli et on teint 1 heure à 95°, c’est-à-dire le plus près possible de l’ébullition.
- Les bains de teinture se conservent et se garnissent avec des proportions de sel et de carbonate moins fortes.
- Le coton a une teinte meilleure par passage en acide ; on fait un bain d’acide sulfurique au millième.
- Le fixage par les sels métalliques, cuivre et chrome, augmente la solidité des bruns à la lumière et aux lavages. Le fixage se fait à froid aussi bien qu’à chaud. Les nuances deviennent légèrement plus jaunes par ce traitement.
- Laine et coton, soie et coton, se teignent bien en bain neutre avec 10 à 20 0/0 de sulfate de soude ou de sel marin.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- NOUVEAU GENRE DE MOIRE et procédé pour son obtention.
- Par la Société Lyonnaise de teinture, impression, apprêt et gaufrage
- Le but de la présente invention et l’obtention d’effets de moire sur un fond spécial préparé à cette fin, et donnant aux tissus moirés par ce procédé, un aspect caractéristique entièrement nouveau.
- Ce procédé consiste à imprimer sur le tissu, au mo yen d’un cylindre cannelé, des rayons obliques’droits ou courbes qui croisent sous des angles variables lorsqu’on replie le tissu pour le faire passer aux appareils moireurs.
- FIBRES IMPERMÉABLES par M. Emile Revest.
- La composition du bain de macération, lequel doit produire tant l’agglomération des fibres de différentes natures que leur imperméabilisation suivant le but recherché par l’inventeur, comporte des matières minérales : huiles et bitumes. Le tout est bien amalgamé, puis laminé à l’épaisseur qu’on désire lui donner, ce qui le rend d’une imperméabilité absolue. Les emplois spéciaux revendiqués par M. Revest peuvent s’énumérer comme ci-après dans les applications principales :
- Fabrication des chaussures; application aux patins de chemins de fer devant isoler les rails des traverses ; isolement des carrelages céramiques.
- SYSTÈME DE TEINTURE des matières textiles à un état quelconque de préparation par la Société anonyme de Roubaix
- Ce système de teinture consiste essentiellement à faire arriver, par pression d’air comprimé, le liquide tinctorial d’abord à froid sur les matières textiles contenuesdans un récipient clos, puis à évacuer ce liquide, toujours au moyen de la pression d’air comprimé, et à recommencer le même cycle d’opérations un certain nombre de fois, avec de l’air comprimé, jusqu’à ce que l’imprégnation soit complète ; après quoi, on termine en faisant encore de même plusieurs passages, mais en chauffant graduellement le liquide tinctorial jusqu’à la température de formation du précipité dans la fibre et de fixation de la couleur.
- (Reproduction interdite.}
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- DIVERS
- L’EXPOSITION DE 1900
- Voici la liste complète à ce jour des commissaires généraux, vice-commissaires et délégués des pays étrangers à l’Exposition Universelle de 1900, ainsi que leurs adresses. {Les titres de ces diverses personnes sont indiqués dans cette liste par les abréviations suivantes : commissaire général, c. g.; vice commissaire, v.-com.; délégué. d.; délégué adjoint, d a.; commissaire adjoint, c. a ; commissaire spécial, c. s.)
- Allemagne. — M. Richter, conseiller au ministère de l’intérieur, 121, Leipzigerstrasse. Berlin W., c. g.; M. Lewald, conseiller au ministère de l’intérieur, v.-com.
- République d’Andorre. — M. Franz Schrader, géographe à Paris, 71, rue Madame, c.
- Autriche. — Exner, député, directeur du musée industriel technologique de Vienne, 1 Postgasse, 8, Vienne, c. g.
- Belgique. — M. A. Vercruysse, sénateur, 19, rue de la Loi, Bruxelles, d.; M. Emile Robert, 30 avenue Hoche, Paris, d. a.
- Bosnie-Herzégovine. — M. Moser, 5, rue Malar, Paris, c. g.
- Bulgarie. — M. Guechof, agent diplomatique, 94, avenue Kléber, Paris, c. g.; M. Maurice de la Fargue, publiciste, 43, rue Lafayette, Paris, c. a. i
- Chine. — M. Ch. Vapereau, 144, boulevard Saint-Germain, Paris, c. g.
- Congo. — M. Masui, 10, rue de Namur, Bruxelles, d.
- Corée. — M. Delort de Gleon, 18, rue Vézelay, Paris, d.
- Costa-Rica.—M. de Peralta, ministre plénipotentiaire, 14, rue Le Peletier, Paris, c. g.
- Danemark. — Le comte Raben Levetzau, Chambellan de la cour du roi, Industriforeningen, Copenhague, c. g.; M. L. Puxen (professeur), chevalier de l’ordre de Danebrog, commissaire spécial de la section des beaux-arts, c. s.
- République dominicaine. — M. Isidore Mendel, ministre plénipotentiaire, 8, rue Léonie, Paris, c. g.
- Equateur. — M. Rendon, consul général, 3, place Malesherbes, Paris, c. g.
- Espagne. — Le duc de Sesto, président de la com- ’
- mission espagnole 5, calle Jorge Juan, Madrid, prés.; le marquis de Villabobar, secrétaire d’ambassade, 10 bis, rue Paul-Baudry, Paris, d. royal. Compte de Va-lencia de don Juan, v. com.
- Etats-Unis. —M. Ferdinand Peck, 26, avenue Rapp, c. g.; le colonel Chaillé-Long, 26, rue Cambon, Paris, secr.
- Grande-Bretagne. — Le colonel Jekyll, secrétaire de la commission royale, 27, avenue La Bourdonnais, Paris, c. g.; M. Spearman, 27, avenue La Bourdonnais, Paris, d. a.; M. Edwin Lutyens, architecte du pavillon royal.
- Grande République de l’Amérique centrale. — M. Cri-santo Médina, ministre plénipotentiaire, 3, rue Boc-cador, Paris, c. g.
- Grèce. — M. Delyannis, ministre plénipotentiaire, 144, avenue des Champs-Elysées, Paris.
- Guatemala. — Fernando Cruz, ministre plénipotentiaire à Paris, 27, rue Chateaubriand, Paris, c. g.
- Hongrie. — M. Bela de Lukacs, ancien ministre, député, 1, Diszter, 5, Budapest, c. royal; M. Edmond de Miklos, député, ancien secrétaire d’Etat, Budapest, c. adj.; M. Aladar de Navay de Foldeak, 23, avenue Rapp, Paris, d., le baron Emeric d’Inkey, 23, avenue Rapp, Paris, d.
- Italie. — M. Tomasso Villa, ancien président de la Chambre, c. g.
- Japon. — M. Hayashi, 65, rue de la Victoire, Paris, c. g.
- Liberia. — Le baron de Stein, 59, rue Boursault, Paris, c. g.
- Luxembourg. — M. Dutreux, ingénieur, château de la Celle-Saint-Cloud, d.
- Mexique. — M. de Mier y Celis, ministre plénipotentiaire, 14, rue Daru, Paris, c. g.
- Monaco. — Le baron du Charmel, ministre plénipotentiaire, 8, rue Lavoisier, Paris, c. g.
- Monténégro. — M. Melon, consul général, 24, place Malesherbes, Paris, d.
- Norvège. — M. Ottesen, consul de Suède et de Norvège à Bordeaux, d.
- Pays-Bas. — Le baron Michiels van Verduynen, membre de la seconde chambre des Etats généraux, la Haye, c. g.; le baron van Asbeck, 43, boulevard Haus-mann, Paris, d.
- Perse. — M. Hotz, commerçant, 59, Stanhope Gar-den, London S. W., c. g.
- Pérou. — M. Toribo Sanz, 19, rue Bassano, Paris, d.
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- Portugal. M. A. de Proenca Vieira, 27, avenue de l’Opéra, Paris.
- Roumanie. — M. Pierre Poni, sénateur, ancien ministre, président de l’académie et professeur de chimie à l’université de Jassy. c. g. (adresser toutes les communications à la légation de Roumanie), 25, rue Bizot ; M. Georges Stériau, 58, rue La Rochefoucauld,d.
- Russie. — Le prince Tenichef Vintcheslas, 52, rue Bassano, Paris, c. g. ; M. Arthur Raffalovich, 19, avenue Hoche, Paris, vice-président de la commission russe ; M. Basile de Wouytch, conseiller d’Etat au ministère des finances, c. a.
- Serbie. — Lecomte de Camondo, consul général à Paris, 66, chaussée d’Antin, c. g. ; M. Tedeschi, 66, chaussée d’Antin, Paris, sec. g.
- Siam. — M. Phya Suriya Nuvatr, ministre plénipotentiaire du Siam, 14, rue Pierre-Charron, Paris, c.g.
- Saint-Marin. — Le baron Roissart de Bellet, chargé d’affaires, 44, avenue du Bois-de-Boulogne, Paris, c. g.
- Suède. — Le comte Wrangel, chargé d’affaires, 5, rue Copernic, Paris, d.
- Suisse. — M. Ador, 12, rue de Hollande, Genève, c. g.
- Transvaal. —M. Michel Sanson, 15, rue Marsollier. Paris, d.
- Turquie. — Munir bey, ambassadeur de Turquie, 10, rue de Presbourg, Paris, c. g. prov. ; M. E. Ches-nel, chargé spécialement du service de l’Exposition, s. g. M. R. Dubuisson, architecte de la seciion ottomane.
- INFORMATIONS
- Nous apprenons que sur la plainte unanime des commerçants, les droits que le gouvernement espagnol avait mis sur l’exportation de certaines marchandises viennent d’être supprimés.
- D’après une décision récente du gouvernement es- | pagnol, les colis postaux entrant en Espagne ne seront 1 à l’avenir dispensés du certificat d’origine qu’autant | qu ils ne feront pas partie d’un envoi commercial.
- Seront considérés comme « envoi commercial » par } la douane espagnole : les colis postaux arrivant à un | bureau de douane le même jour ou à des jours consécutifs et contenant des marchandises de même espèce pour un même destinataire.
- Les envois commerciaux devront donner lieu à l’établissement d'un certificat d’origine pour chaque colis. A défaut de ce document, les marchandises expédiées seront considérées comme provenant d’un pays avec lequel l’Espagne n’a pas de traité de commerce et grevées par suite, des droits du tarif général.
- DOUANES FRANÇAISES
- TiSSUS DE LAINE ET DE COTON DITS « SATINS DE CHINE »
- Aux termes de la décision ministérielle du 4 août 1883, rappelée au n° 198 des observations préliminaires du tarif, les tissus de laine admis temporairement pour la teinture ou l’impression sont considérés comme intégralement représentés à la sortie lorsque la différence en moins sur la longueur ne dépasse pas 2 0/0, celle sur largeur 10 0/0 et que le déchet de poids n’excède pas 10 0/0.
- Certains industriels ayant fait remarquer que le déchet de 10 0/0 sur le poids était insuffisant lorsqu’il s’agissait de tissus de laine et coton dit « Satins de Chine », la question a été soumise à l’examen du Comité consultatif des arts et manufactures. Par un avis du 6 juillet dernier, celui-ci a fait connaître que l’observation des intéressés était fondée et qu’il y avait lieu de porter pour les tissus de l’espèce de 10 à 15 0/0 le taux- du déchet à allouer.
- Les départements ministériels compétents ont ratifié cet avis par décision du 23 août 1898.
- Circulaire de la direction générale des douanes du 29 août.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- Propositions d’homologations
- CHEMINS DE FER (Sept grands réseaux et Ceintures.)
- TRANSPORTS A PETITE VITESSE
- Tarifs généraux
- Les compagnies de chemins de fer informent le public que, par décision du 20 juillet dernier, M. le mi-nistre des travaux publics a approuvé les additions et modifications ci-après aux conditions d’application des tarifs généraux de petite vitesse, ainsi qu’à la classification générale des marchandises.
- Ces dispositions sont mises en vigueur depuis le 1er octobre 1898.
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- CONDITIONS GÉNÉRALES D'APPLICATION Rédaction actuelle
- § V. — Matières inflammables ou explosibles et matières dangereuses.
- Art. 11. (art. 1er, § 2, de l’arrêté ministériel du 24 mars 1898). — Les matières inflammables ou explosibles classées par l’arrêté ministériel du 12 novembre 1897, relatif au transport des matières dangereuses, sont taxées de la manière suivante :
- Ire catégorie : 50 % en plus du tarif général. En ce qui concerne la dynamite, cette taxe est appliquée avec un minimum de 2.50 par expédition et par kilomètre sur les lignes où il n’existe pas de trains réguliers de marchandises et dans le cas seulement où les administrations de chemins de fer sont obligées de mettre en marche des trains spéciaux ou des trains facultatifs exclusivement affectés à des transports de dynamite.
- Il est perçu, en outre, une taxe de 30 centimes par kilomètrepour chaque wagon isolateur vide fourni à la demande de l’expéditeur.
- 2e catégorie : 25 % en plus du tarif général ;
- 3e catégorie : 10 % en plus du tarif général ;
- 4e catégorie : prix du tarif général ou des tarifs spéciaux dans lesquels ces matières sont dénommées.
- Les matières inflammables ou explosibles et matières dangereuses susceptibles d’être taxées avec la majoration prévue par le présent article figurent avec deux astériques dans la classification générale.
- Rédaction nouvelle
- § V. — Matières inflammables ou explosibles et ma
- sces
- tières dangereuses, vénéneuses ou infectes.
- Art. 11 (art. 1er, § 2, de l’arrêté ministériel du 24 mars 1898). — Les matières inflammables ou explosibles classées par l’arrêté ministériel du 12 novembre 1897, relatif au transport des matières dangereuses, sont taxées de la manière suivante :
- Ire catégorie : 50 % en plus du tarif général. En ce qui concerne la dynamite, cette taxe est appliquée avec un minimum de 2.50 par expédition et par kilomètre sur les lignes où il n’existe pas de trains réguliers de marchandises et dans le cas seulement où les administrations de chemins de fer sont obligées de mettre en marche des trains spéciaux ou des trains facultatifs exclusivement affectés à des transports de dynamite.
- Il est perçu, en outre, une taxe de 30 centimes par kilomètre pour chaque wagon isolateur vide fourni à la demande de l’expéditeur.
- 2e catégorie : 25 % en plus du tarif général ;
- 3e catégorie : 10 % en plus du tarif général;
- 4e catégorie : prix du tarif général ou des tarifs spéciaux dans lesquels ces matières sont dénommées ;
- 5e catégorie (Matières vénéneuses) : prix du tarif général ou des tarifs spéciaux dans lesquels ces matières sont dénommées;
- 6e catégorie (Matières infectes) : prix du tarif général ou des tarifs spéciaux dans lesquels ces matières sont dénommées.
- Les matières inflammables ou explosibles et matières dangereuses susceptibles d’être taxées avec la majoration prévue par le présent article figurent avec deux astérisques dans la classification générale.
- (Paris, le 1er septembre).
- Homologations de tarifs
- 17 août. — Paris-Lyon-Mèditerranée. — Tarif spécial P.V. no 15. Benzine en fûts, etc.
- 25 août. — Sept grands réseaux et Ceintures. — Modifications à la classification générale de 1898 et tableaux d’assimilation.
- Acquiescement des compagnies aux réserves ci-après insérées dans deux décisions homologuées du 20 juillet 1898 :
- I. — Les tableaux A et B :
- La désignation «métaux en poudre » qui figure au tableau A sera complétée par les mots et autres que l’or, l’argent et le platine » ces matières étant exclues des transports à petite vitesse, en vertu de l’arrêté ministériel du 24 mars 1898 portant fixation du tarif exceptionnel.
- IL—3e tableau A(Matières dangereuses et infectes): 1- L’huile ayant servi à la cuisson du poisson sera classée en 2e série et la même marchandise expédiée en fûts sera classée en 3e série ;
- 2* Les peaux brutes de mouton en laine seront maintenues en 3e série, conformément aux dispositions du 2e tableau A de 1898 ;
- 3* Supression sera faite à la suite des mots :
- « Anthracène, boues, naphtaline brute naphtaline raffinée et vases», des indications de catégories, ces matières n’étant pas dénommées dans l’arrêté du 12 nov. 1897 et ne pouvant rentrer dans aucune des désignations générales qui y figurent ;
- Carnasses chaulées et déchets de laine » des mêmes indications, le règlement ne visant que les car-nasses non chaulées et les déchets de laine imprégnés de graisse ou de vernis ;
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- « Acide carbolique, acide phénique, créosote », de l’indication de la 2e et de la 3e catégorie, les acides ou caustiques non dénommés étant tous compris dans la 4e catégorie ;
- « Coaltar liquide, huile ayant servi à la cuisson du poisson et huile ayant servi à la cuisson du poisson en fûts » de la même indication ; le goudron, li -quide aussi bien que sec, étant rangé dans la 4e catégorie aucune huile autre que des huiles minérales n’existant en dehors de cette catégorie, et l’huile ayant servi à la cuisson du poisson ne pou vant être classée que comme huile de mauvaise odeur, c’est-à-dire dans la 4e catégorie.
- « Munitions de guerre non dénommés » de l’indication de la 2e catégorie, toutes les munitions de guerre ou de chasse non dénommées aux catégories suivantes étant classées dans la Ire (art. 3 S A),
- il y aura lieu d’ailleurs, de compléter l’article 11 des conditions d’application des tarifs généraux de petite vitesse en indiquant, pour mémoire, que les matières vénéneuses (5e catégorie) et les matières infectes (6e catégories) sont admises aux prix des tarifs généraux et spéciaux sans surtaxe, comme les matières inflammables de la 4e catégorie.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- L’assurance est généralement laborieuse à élucider; elle soulève, pour les assurés, des questions délicates et complexes, que seuls les gens du métier peuvent résoudre.
- Le but de toute personne qui contracte une assurance de quelque nature que ce soit est d’obtenir la réparation du dommage qu’elle a éprouvé.
- Malheureusement l’assuré est souvent déçu dans ses prévisions et se voit privé de l’indemnité à laquelle il croyait avoir droit, soit parce qu’on n’a pas appelé son attention sur certains points qui déterminent ses obligations envers la compagnie assureur, soit parce que les clauses et conditions particulières de la Police n’ont pas été mises en rapport avec la nature du risque à garantir et les qualités de l’assuré.
- Le contrat d’assurances étant rédigé d’après les indications de l’assuré, il est de la plus haute importance, pour ce dernier, d’être bien guidé dans les déclarations à faire, toute fausse déclaration ou réticence entraînant la nullité de la police.
- L’empressement que nos abonnés et lecteurs ont mis à nous adresser leurs polices à vérifier et faire modifier, nous montre l’étendue de la lacune que nous avons comblée en créant notre service spécial des assurances sous la direction d’un collaborateur compétent en la matière.
- Nos abonnés et lecteurs ont pu se rendre compte en lisant nos précédentes chroniques ; combien un concours est indispensable pour l’établissement des propositions à soumettre aux compagnies et pour la rédaction des polices ; son concours est également nécessaire pour obtenir des Compagnies l’application des tarifs réduits et des dérogations aux conditions générales insérées dans les polices.
- Les vérifications auxquelles nous nous sommes livrés ont révélé aux intéressés des cas de déchéance dus à des déclarations incomplètes ou erronées.
- Notre service des assurances a pour but de remédier à cet état de choses en se mettant gracieusement à la disposition de nos abonnés et lecteurs pour la vérification et l’examen de leurs contrats d’assurances de quelque nature qu’ils soient.
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. P. à Tours. — La Compagnie était en droit d’exercer son recours, dont le propriétaire aurait pu vous exonérer par une déclaration spéciale et le paiement d’une prime insignifiante.
- R. S. 18, à Limoges. — Cette compagnie est de tout repos, elle garantit contre tous risques.
- B. Réool, à Puteaux. — Ne signez pas, votre con -trat est défectueux.
- F. Clément, à Blois. — Vis-à-vis de la loi votre police est nulle ; faites-nous parvenir votre police et nous l’examinerons.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés. sera exécutée comme loi de l’Etat.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 315
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Une expédition de marchandise m’a été adressée de l'un des pays signataires de la Convention de Berne; mais la lettre de voiture a été envoyée directement à la gare destinataire au lieu de lui faire suivre la marchandise expédiée pendant toute la durée du transport. Par ce fait la marchandise a été retenue à la gare frontière au lieu d’êre expédiée à la gare destinataire qui est pourvue d’un entrepôt de douane II s’en est suivi un retard considérable dans le transport. Ai-je le droit de réclamer des dommages-intérêts à la Compagnie ?
- R. — Aux termes de la convention de Berne, du 14 octobre 1890, la lettre de voiture qui doit accompagner toute expédition internationale, est la seule pièce faisant preuve du contrat de transport. Elle doit contenir, entre autres mentions, celle de la voie à suivre avec indication des station 3 où doivent être faites les opérations de douane. Elle doit suivre la marchandise expédiée pendant toute la durée du transport. Spécialement elle doit être montrée à la gare frontière à l’administration des douanes, pour que cette administration ne retienne pas la marchandise, si, dans la lettre de voiture, est indiquée la station où doit être opéré le dédouanement.
- Si donc la Compagnie transporteur à la gare frontière, n’a pas, par l’exhibition du titre de transport, justifié que les opérations de douanes devaient avoir lieu à la gare destinataire, et si, par suite de cette négligence, l’Administration des douanes a retenu la marchandise à la gare frontière, la Compagnie du chemin de fer devient, par ce fait, responsable du retard apporté dans la livraison. Il a même été jugé que cette responsabilité de la Compagnie doit être considérée comme étant le résultat d’une faute lourde donnant ouverture à des dommages-intérêts à régler, non pas suivant le mode déterminé par l’art. 40 de la Convention de Berne, mais d’après les prescriptions de l'art. 41 de la même convention.
- (Trib.com. St-Etienne 8 juin 1897).
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste
- - adressés aux bureaux du journal.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
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- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- / 4° Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
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- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Mme Pinon, teinturerie, 35, rue Monge, à Paris.— Jug. du 16 sept. — S. : M. Mauger.
- Clôtures pour insuffisance d’actif
- Mme Desmousseaux, teinturerie, 218, rue du Faubourg Saint-Denis, à Paris. — Jug. du 31 août.
- Résolutions de concordats
- Noire (Jules-Marie), teinturerie en bois, ci-dev. 13, pass de la Main-d'Or, act. 27, rue de Lancry, à Paris. — Jug. du 12 oct. — S. : M. Hécaen.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société anonyme dite Société chimique des usines de Pruszkow, 8, quai de Retz, à Lyon. — Durée : 50 ans. — Cap. : 600.000 fr. — Acte du 26 août.
- Formation de la Société en nom collectif Duclos, Mermet et Audin, dessins industriels appropriés al la soierie, 9, Petite-Rue des Feuillants, à Lyon. — Durée : 5 ans. — Cap. : 6.000 fr. — Acte du 1er sept.
- Formation de la Société en nom collectif Heuzey et Dubosc fils, art. pour teinture, produits chimiques, à Rouen. — Durée : 5 ans. — Cap. : 300.000 fr. — Acte du 30 sept.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 17 sept., de la Société Perrin et DELARBRE, teinture, 57, rue de Sully, à Lyon. — L. : M. Perrin. — Acte du 17 sept.
- Modifications de Sociétés
- Modification de la Société Irénée Brun et Cie, fab de lacets, tresses, foulards et soieries, moulinage de la soie, rue de la Réclusière, à Saint-Chamond. — Capital réduit de 2.000.000 fr. à 1.000.000 de fr. - La
- société n'aura plus pour objet la fab. de tresses et lacets, tissus pour boutons et articles de passementerie, teinture et glaçage des fils et tresses.— Acte du 17 sept.
- Ventes de fonds de commerce
- M. Paty a vendu un fonds de teinturerie, 24, rue Cler.
- M. Didellot a vendu à M. Gros, un fonds de teinturerie, 145, rue Saint-Dominique.
- Mlle De Beillancourt a vendu à M. Monié, un fonds de teinturerie, 55, rue Rosny.
- Mlle Rimet a vendu à Mme Grimon, un fonds de teinturerie, 246, rue du Faubourg Saint-Honoré.
- Mme Lemoine a rétrocédé à Mlle Rimet, un fonds de teinturerie, 240, rue du Faubourg Saint-Honoré.
- M. Pierre a vendu à M. Dabadie, un fonds de teinturerie, 56, rue Louis-Blanc.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
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- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnres-de-Luchor, Toulouse, Paris {viâ
- Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
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- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parin St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
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- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- (20 Octobre)
- On cote :
- Acide tartrique..........à 290 ..
- Anis d’Espagne. ...... 70........ Anis du Levant 55............... . .. Bois de :
- Campêche Laguna.................. 18 .. .... » Martinique.............. 10 .. .... » Jaune Carmen. M .. .. .. » » Maracaïbo 14.. .... Cannelle de Chine................... 120 .. .. .. — de Ceylan de n- 000 à 4.2 52 3 50
- Cochenilles : Grises 240
- Argentées............................. 250 .
- Zacatilles..............; 240 ....
- Noires ordinaires................... 220 ...
- » supérieures.............. 230 ....
- Crème de tartre.... ... 180....
- Curcuma Bengale..................... 40 .. .. .
- Dividivi . .......................... M ..
- Gommes : Arabique.............................. 170 .. 180 ..
- Aden................................... 95 .. 110 .
- Damar Singapore..................... 120....
- » Batavia.................. 170 .. ... ..
- Sandaraque.......................... 185....
- Gambier................................ 10 .. .. ..
- Graines jaunes..... .... 55 .. . ..
- Galles vert et noir . .. 115 .. 140 .
- Girofles.............. 40 .. ....
- Fenouil............... 52 .. ....
- Macis................................... 4 .. 7 ..
- Muscades n- 1 . .. ..................... 4 .. 5 ..
- Mercure................................. 5 50 ...
- 9 00[00pium 0........................ 27 .. ....
- .....Résine. .......................... 14 .. 25 ..
- ValenSafran ce......................... 85..
- ..... Styrax.......................... 180 .. ....
- Indigos . — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez
- tendre.................. F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire............... 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r...... . 3 50 4 .
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles.........F. 18 .. 0/0
- Vordet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 .. 010 k.
- sous papier, F. 165 .. OjO k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules 105 .. »
- • raffiné en pouore sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (20 Octobre)
- Bois de teintare.
- Le campêche a eu la vente de quelques par-
- ties à livrer. On cote : Campêche du Brésil, coupe d Espagne
- — Ire qualité... 12 .. à 13 • .
- — 2e qualité ., . 11 12 • •
- 3e qualité.... 7 10
- — Sisal, Yucatan... 9 75 10 50
- Honduras », 9 10 9 70
- Tabasco 7 50 8 50
- Haïti Cap .... 5 60 5 75
- » Aquim 5 60
- » St-Marc Gonaïves. .. 7 50 8
- » Fort-Liberté 6 25 6 30
- P.-de-Paix 7 25 7 75
- 5 60
- Saint-Domingo 5 60 6 25
- Martinique et Guadeloupe. 4 50 5 10
- Jamaïque, 5 35 6 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 05 6 60
- > Manzanillo 6 25 6 60
- - Tuspan 6 75
- * 5 80 6 25
- » Campêche 5 50 6
- • Carmen... 5 50 6
- » Tampico 6 6 75
- * Porto-Plata 5 75 6 25
- » Haïti 5 75 6
- • Jamaïque 5 50 6 50
- » Barcel et P. Cab .. 6 25 b 50
- • Rio Hacha 5 2) 10
- • Carth. et Savan. . . 5 5 10
- » Maracaïbo 5 5 25
- » Fustet 100 k. 14 16 :.
- • Tatajuba..... .50 k. 4 75 5
- » Bahia 5 5 25
- » Corinto 5 70
- • Amapala ... 50 kil. 5 70 (
- Rouge Brésil Bahia 6 8
- » Calliatour... 100 k. 14 16
- » Lima 50 kil. 8 10 a
- » Ste-Marthe 6 8
- » 3 3 50
- » Sandal 100 k. 6 8
- » Sapan 50 k. 8 (ù
- » Quebracho.. 1009 k. 75 85
- Rouge Pernamb......50 k. 14 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M.............
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 15 . 16 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe .................. 1 60 2 ..
- Ténérife grise......... 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale.50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond.... M .. ....
- Dividivi On cote les 50 kil...., 9 .. 13 ..
- Indigos
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 7 25 » fin viol, et pourpre... 6 75 » beau viol, et dite.... 6 25 » bon violet 5 25 » moyen violet 4 .. » bon violet rouge 4 75 » bon moy. v. roug.... 4 25
- Beng. fin rouge........... 5 ..
- » bon dito............. 3 75 » bon à fin cuiv.................3 25 » cuiv. ord. et bas...........2 50
- Java. ............................
- Kurpah....................... 1 50
- Madras............ .... 1 ..
- Manille. ............. . 1 ..
- Caraque...................... 1 50
- Guatemala flor............... 5 .. ».........................sobre....................... 3...................... ».................bon à fin cor..............................3 . •.............cor. ord. à bas..........1 ..
- N -Gren fin et surfin..1/2k 6 50
- > bon à beau....... 5 ..
- • ord. et moyen.... 3 . .
- 7 50
- 7 25
- 6 50
- 5 50
- 4 25
- 5 ..
- 4 50
- 5 25
- 4 25
- 3 50
- 3 ..
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- 3 50
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- 3 50
- 5 50
- 4 25
- 4 25
- 2 25
- 7 . .
- 6 . .
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- Orveille
- On cote les 100 kil. : . ..
- Cap-Vert .................
- Mers du Sud...............
- Madagascar............. . .M
- Querc itron :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES '
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’Invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
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- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtai- i gnier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois, et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles>. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
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- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.'
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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- Le Numéro : 0,75
- 42e Année. — N° 21
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
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- CHIFFONNAGE
- 15 fr.
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- LES APPRÊTS {Suite)
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Les apprêts (suite).
- Dégraissage et Blanchiment. —Influence du blanchiment sur la teinture.
- Mordants. — Le chrome et ses sels dans la teinture et l’impression (suite).
- Teinture et impression. — Les principes de la teinture des chapeaux (suite).
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Couleurs anthracène acides.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers.— Société industrielle de Mulhouse (suite). — Exposition de 1900. — Conservatoire des arts et, métiers. — Douanes étrangères. — Jurisprudence. — Bibliographie. - Adjudications. —Renseignementsgcommerciaux. — Cours. —Annonces.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
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- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANGE : Un an. .... .
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
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- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- Matières premières pour fournir un apprêt brillant ET DONNER DE LA TENUE AU TISSU
- L'amidon. — Presque tous les végétaux, si nous en exceptons les végétations rudimentaires, renferment une matière dite amylacée, connue sous le nom générique d’amidon. Mais elles n’en contiennent pas toutes des quantités égales et ce n’est qu’en petit nombre qu’elles sont assez riches en cette matière pour que
- ANNONCES : | Fallsnsvernglaise): J : 8 t
- l’industrie puisse songer à les utiliser pour son extraction. Certaines parties ou organes des plantes contiennent l’amidon en proportions bien plus considérables que d’autres ; on le trouve surtout dans le périsperme et les cotylédones des graines (légumineuses, céréales), dans la moelle des troncs (palmiers, sagous), dans les tubercules, les racines et les bulbes (bryone, rhubarbe, carotte, guimauve, réglisse, manioc, iris, pomme de terre, patate, lis, tulipe) ; dans les fruits (chêne, châtaignier, marronnier d’Inde), dans les lichens, etc. etc.
- L’amidon affecte la forme de petites graines microscopiques, d’une structure toute spéciale, renfermées dans une cellule commune. Certaines de ces cellules contiennent assez de graines d’amidon pour que soumises à une dessiccation suffisante et écrasées entre les doigts elles présentent l’aspect de véritable farine.
- Il est aisé de démontrer la présence de l’amidon dans un organe végétal ; en y faisant une légère incision et en faisant tomber dans l’intérieur de la blessure ainsi produite quelques gouttes de teinture d’iode (diss. d’iode dans de l’alcool) ; s’il y a présence d’amidon, il se produira instantanément une coloration bleue violacée. Remarquons cependant que cette réactiou n’est caractéristique qu’à la température ordinaire et qu’elle disparaît très vite si le corps sur lequel on a opéré est porté à une température quelque peu élevée.
- C’est à l’époque de la pleine croissance du végétal que l’amidon s’y rencontre en plus grande abondance ; la nature si sage en toutes ses dispositions a permis que la plante puisse ainsi se créer une réserve pour sa nourriture de la saison suivante soit que dans la semence elle serve à la formation du germe, soit que
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans les autres parties du végétal elle soit utilisée pour la continuation de la croissance générale. Les jeunes branches de certaines plantes et principalement celles du sureau sont tellement riches en moelle que les neuf dixièmes du diamètre de ces branches en sont uniquement composés et cette moelle consiste avant tout et en majeure partie en matières amylacées tandis que les parties plus vieilles en contiennent de moins en moins. Le même phénomène s’observe dans les troncs jeunes et vieux du palmier-sagou, ainsi que les graines de nos blés indigènes tels que le froment, le seigle, l’orge, le riz, le maïs, et même de l’avoine, du millet, du sarrazin ; on l’observe même dans le gland doux, les châtaignes, les marrons d’Inde, les haricots, les lentilles et les pommes de terre ; ce n’est cependant pas à dire que toute cette longue série de plantes puisse être exploitée industriellement pour l’extraction de la matière amylacée : le rendement ne couvrirait pas, dans la plupart des cas, les frais d’extraction.
- Nombre de plantes riches en matières amylacées appartiennent à la flore exotique et sont exploitées fructueusement comme telles : pour n’en citer que les plus importantes nous, rappellerons la racine de manioc, celle de Arrow-root, les tubercules de la patate et enfin les diverses espèces de sagou si riches en matières féculentes.
- Comme dansl’espèce nousn’avons ici qu’ànouspréoccuper de la question des apprêts, nous ne retiendrons pour nous en préoccuper plus particulièrement que des matières amylacées du froment, du maïs, du riz, de la pomme de terre, des légumineuses, du sarrazin, des patates et du manioc ainsi que du sagou ; les autres espèces appartiennent plus spécialement à l’industrie de l’alimentation.
- Suivant sa provenance la matière amylacée jouit de propriétés bien différentes surtout au point de vue de la structure de chaque grain. Quoique que l’on puisse admettre avec quelque certitude que toutes les matières amylacées ou féculentes qui se trouvent dans le commerce possèdent les mêmes propriétés, ils existent cependant certaines espèces qui se distinguent d’une façon bien caractéristique des autres. C’est ainsi que l’inuline, la lichinine ne ressemblent en rien à l’amidon du riz ou à la fécule de la pomme de terre.
- Pour se rendre un compte exact de la provenance d’un amidon ou d’une fécule donnée,on a généralement recours au microscope de préférence aux réactifs chi
- miques dont les indications ne sont pas assez nettes en l’espèce.
- Quand donc on examine au microscope différentes variétés de graines d’amidon et de fécule, on observe avant tout une très grande différence entre leurs diamètres et allongements respectifs et cette indication, bien sommaire cependant,suffit bien souvent pour pouvoir se prononcer avec certitude sur la provenance de telle ou telle de ses variétés de matières amylacées. Nous reviendrons d’ailleurs un peu plus loin sur ce sujet sur lequelnous aurons à insister particulièrement.
- La teneur en eau des amidons et fécules est passablement élevée et il n’est pas rare d’y trouver jusqu’à 14 0/0 de ce corps. Si l’amidon est soumis d’abord à l'action de l’étuve et si ensuite on l’expose de nouveau à l’air libre, il ne tardera pas à reprendre la somme d’eau qu’il aura perdu parla dessiccation.
- Toutes les graines amylacées ont un perisperum infiniment plus épais (le hile) que la matière de l’intérieur de la graine ; certains auteurs admettent même que le hile n’a pas la même constitution physiologique que l’amidon lui même et tendraient à admettre que ’e hile n’est autre qu’une matière, cellulosique pure. Quoiqu’il en soit,cette partie extérieure résiste infiniment plus à l’action des divers réactifs chimiques que celle de l’intérieur, sans que cependant nous en puissions inférer une différence de constitution quelconque.
- L’amidon est composé de carbone, d’hydrogène et d’oxygène (formule C6 H10 0) et appartient au groupe des hydrates de carbone. Comme propriétés il se rapproche de la cellulose, des gommes et du sucre et peut facilement par l’action chimique se convertir en ces deux derniers corps.
- (A suivre). Th. Seeligmann.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- INFLUENCE DU BLANCHIMENT SUR LA TEINTURE
- Tout le monde sait que plus le tissu est blanc en sortant des mains du blanchisseur, plus pure deviendra la nuance dans la teinture. Cette loi générale s’applique aussi à la teinture du rouge d’andrinople sur coton. C’est pour cette raison que, dans certaines teintureries, après le débouillissage des tissus ou des fils dans un bain alcalin, on les étend sur l’herbe ou
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- on les expose à l’air. Comme on ne peut cependant appliquer cette méthode pendant toute l'anné-, grâce au temps, à la main-d’œuvre et à l’espace nécessaires il faut avoir recours au blanchiment artificiel par les agents d’oxydation.
- Quelques écrivains ont émis l'opinion que ces préparations soigneuses sont superflues dans la teinture au rouge d’andrinople, et que débarrasser simplement les fibres des substances étrangères qui l’encombrent par le bouillon avec les alcalis suffit pour assurer de bons résultats. Cette opinion est erronée. En effet, si la perfection de la nuance (et par conséquent la fixation complète du mordant et du colorant) dépend réellement de l’élimination de toutes les matières solubles dans l’alcali, la pureté du rouge d’andrinople dépend surtout de la blancheur de la fibre, c’est-à-dire de la destruction des matières colorantes naturelles contenues dans la fibre. Quelques teinturiers en rouge d’andrinople sont pleinement de cet avis, et dans les saisons favorables ils exposent les tissus, après le traitement dans un bain alcalin, à l’action blanchissante du soleil. Ils obtiennent ainsi d’excellents résultats.
- La preuve de ce que nous venons d’avancer réside dans ce fait que les tissus faits avec du coton jaunâtre (par exemple du coton égyptien) se laissent teindre aussi bien et prennent une nuance tout aussi pleine que les tissus faits avec du coton blanc (comme le coton américain), mais les premiers ne deviennent jamais aussi brillants que les seconds. La différence est si apparente, que dans une pièce tissée avec deux sortes de coton, égyptien et américain, il est facile après la teinture de distinguer la disposition des fils, grâce a l’inégalité de la nuance.
- Il est à remarquer que dans l’ancien procédé de préparation de la fibre (par l’ensimage) on n’avait pas besoin d’un blanchiment préparatoire comme avec la méthode actuelle (par l'alizarine), parce que le blanchiment avait le temps de s’opérer pendant l'exposi-tion répétée des tissus huilés au soleil. Comme tout le procédé est exécuté maintenant sous l’influence de la lumière, il faut un blanchiment artificiel préparatoire. Si on ne l’emploie pas dans certaines teintureries, cela tient à des circonstances spéciales.
- Les expériences ont démontré que le blanchiment des tissus par les agents d’oxydation artificiels (c’est-à-dire par la solution de chlore) était préjudiciable à la teinture. Quelques expériences pendant la teinture
- des tissus blanchis artificiellement ont démontré que la couleur, tout en étant très brillante, n’avait pas une nuance aussi pleine que sur les tissus non blanchis. Les fibres étaient teintes dans une moindre mesure et elles possédaient en même temps un certain reflet blanc, qui était visible, surtout dans les fibres qui dépassaient.
- (A suivre). {Textil Mercury).
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- Le Chrome et ses sels dans la teinture et limpression
- Par M. Louis J. Matos {suite)
- Alun de chrome
- Ce sel est du sulfate de chrome et de potassium. (K2 S04 Cr2 -(SO4 ) 24 H2 O) il cristallise en octaè-dres réguliers d'un bleu violet. On l’obtient en quantités considérables comme produit secondaire dans la fabrication de l’alizarine artificielle. Ses solutions sont de couleur violette, mais lorsqu’on les chauffe elles deviennent vertes sans aucun changement dans la composition.
- On emploie beaucoup d’alun de chrome dans le mordançage des fibres et le tannage des cuirs. Il sertaussi comme matière première dans la production des autres sels de chrome, comme l’acétate, le nitrate, le sulfo-cyanure, le chlorate, etc.
- Hydrate de chrome
- Ce corps n’est pas employé directement dans la teinture et l’impression, mais il sert à la préparation des autres sels. On l’obtient sous la forme d’une pâte bleu vert en précipitant une solution d’alun de chrome avec de l’ammoniaque, en filtrant et en lavant le précipité. On le dissout dans l’acide acétique pour la préparation de l’acétate pur de chrome.
- Acétate de chrome
- Ce sel (Cr2 (C2 H2 O2 )6 et universellement employé dans le mordançage du coton et on l’obtient facilement dans les imprimeries sur calicot par l’un ou l’autre des nombreux procédés en usage. Grâce à sa grande stabilité on ne l’emploie pas dans la teinture. Tel qu’on le trouve généralement dans le commerce il y a une concentration de 32° Tw, mais la préparation peut
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- faire des solutions de presque tous les degrés de concentration.
- Les formules suivantes donneront des résultats pratiques :
- 1. Acétate de chrome 16,6° Tw. (1,084 p sp.)
- Eau................................. 62,1 parties
- Alun de chrome...................... 19 »
- Acétate de plomb.................... 19 »
- Rendement : 69 parties de solution contenant 3,3% de Cr2 03 .
- II. Acétate de chrome, 25° Tw (1,125 p. sp.)
- Eau.................................. 27,2 parties
- Alun de chrome... .................... 36,5 »
- Acétate de plomb...................... 36,5 »
- III. Acétate de chrome, 38° Tw. (1,19 p. sp.)
- Bichromate de potasse.. ............ 9,26 parties
- Acide acétique............... ... 86,27 »
- Acétate de plomb.................... 4,77 »
- IV. Acétate de chrome (pour noirs)
- Eau.................................. 36 parties
- Alun de chrome......................... 45 »
- Acétate de plomb....................... 24 »
- L’acétate de chrome est beaucoup employé pour fixer les alizarines et les autres couleurs à vapeur ; il doit être aussi libre de fer que possible. On reconnaît le mieux sa valeur par un essai pratique de teinture, accompagné d’une analysechimique déterminant la quantité de Cr2 O3 .
- (A suivre') (Textil-Colorist)
- Teinture et Impression
- LES PRINCIPES DE LA TEINTURE DES CHAPEAUX {Suite)
- IV. Teinture dans un bain alcalin, suivie d’un développement [par l’acide
- Seuls les bleus alcalins peuvent être appliqués de cette façon. Ces bleus ne sont pas employés dans la teinture des chapeaux, parce que leur méthode d’application est tellement différente des méthodes ordinaires qu’on ne peut pas les employer en combinaison avec les autres,colorants. Il suffira de dire que
- pour la teinture de la laine et des autres fibres animales avec les bleus alcalins on compose un bain avec le colorant et un peu de borax et de soude, on passe les objets à teindre dans le bain bouillant, puis on les sort et on les passe dans un bain d’acide sulfurique étendu, où le bleu se développe rapidement. Dans ce cas, l’action du bain est l’inverse de l’action des solutions acides. Les bleus alcalins sont des colorants basiques peu solubles dans l’eau ; l’alcali les décompose, libère la base incolore, qui se combine avec la fibre de laine ; dans le traitement par l’acide le bleu se développe de nouveau.
- V. Teinture dans un bain acide suivie de développement et de fixage par les sels métalliques
- Voici une méthode très importante de teinture des fibres animales, et qui s’est développée rapidement pendant les dernières années, grâce à la découverte d’un grand nombre de colorants pouvant être appli-qués de cette façon. Ce sont les Bruns et Noirs An-thracènes, acides, les Chromotropes, les Noirs Dia-mines, le Jaune MordantO,les Bleus Alizarines acides, le Rouge AlizarinelWS, etc. Cescolorants ontla propriété de se combiner avec les oxydes métalliques, comme l'alumine, le fer et le chrome, en formant des couleurs laques insolubles, llsontdeplus une grande affinité pour la laine qu’ils peuvent teindre dans un bain acide.
- Les sels métalliques le plus employés pour le développement et le fixage de ces colorants sont les bichromates de potasse et de soude, le fluorure de chrome, l’alun et les sulfates de cuivre; ce dernier n’est employé que très peu. Le procédé est exécute de la façon suivante :
- Composer un bain avec la quantité nécessaire de colorant, de sel de Glauber et d’acide sulfurique, teindre les chapeaux dans ce bain de la façon ordinaire, ou dans un bain composé avec le colorant et le sel de Glauber, puis ajouter de l’acide. Lorsque le bain est épuisé on peut y ajouter un des sels métal-liques cités plus haut, ou bien traiter les chapeaux par le sel dans un bain séparé. Dans chaque cas le colorant qui est fixé sur la fibre entre en combinaison avec l’oxyde du métal dont on a employé le sel, | et forme avec cet oxyde une couleur laque qui se
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- dépose sur la fibre sous une forme insoluble. C’est grâce à ce fait que toutes les teintures effectuées par cette méthode sont, en général, très solides au lavage, au foulage, etc. Cette méthode donne toujours d’excellents résultats.
- Le choix du sel métallique à employer doit dépendre de la nature du colorant et de la nuance qu’on veut produire. Ainsi le bichromate de potasse ou de soude se comporte non seulement comme agent de fixage mais comme agent d’oxydation. Cette propriété peut être avantageuse dans certains cas, par exemple avec les Noirs Diamines, les Chromotropes, le Chromogène I, les Bruns de Chrome RO etBOet quelques autres, mais dans d’autres cas elle est préjudicielle, comme avec le Bleu d’Alizarine acide BB, parce que l’oxydation détruit la couleur : De toute façon il faudra éviter d’employer trop de* bichromate.
- La fluorure de chrome et l’alun n’ont pas une action semblable et on peut les employer en n’importe qu’elle proportion sans risque de détruire la couleur.
- La grande difficulté inhérente à ce procédé est le nuançage. Souvent le colorant appliqué par cette méthode ne donne pas la nuance exacte. Il faut, par conséquent, y ajouter un colorant d’uneautre classe, par exemple un colorant acide. Il faut ajouter celui-ci dès le début et non pas après l’agent de fixage, sans quoi on risquerait de produire des couleurs laques, qui donneraient lieu à des inégalités et des taches. Lorsqu’on emploie un colorant de nuançage, il faut tenir compte de la nature de l’agent de fixage et de son action sur le colorant, surtout lorsqu’on emploie lesbichromates, parce qu’ils détruisent beaucoup de colorants. Il en est ainsi avec le Violet Victoria, le Magenta Azo acide, le Chromotrope QR, le Bleu acide solide R. En général l’alun et le fluorure de chrome n’ont pas une action semblable, et on peut employer tous les colorants acides avec ces corps. Ils forment cependant des laques avec certains colorants, et peuvent, par conséquent, donnerlieu à des nuances inégales si on ne les traite pas avec soin. Cette action ne se produit que dans le cas où l’on ajoute le colorant après l’agent de fixage, et jamais | dans le cas contraire. I
- VI. Mordançage avec un sel métallique et teinture dans un bain séparé
- Les procédés de teinture compris dans cette catégorie sont d’une grande importance dans la teinture des chapeaxx, qu’ils soient composés de laine ou de poils, parce qu’ils permettent d’obtenir les couleurs les plus solides. Ces procédés reposent sur ce principe que les colorants n’ont pas une action complète par eux-mêmes, c’est-à-dire que si on les applique directement ils ne teignent les fibres que très faiblement, mais ils sont de nature acide et ils ont la propriété de se combiner avec les oxydes de métaux, tels que le fer, l’aluminium, l’étain, le chrome, etc. pour former des corps colorés insolubles dans l’eau, appelés couleurs laques. Un colorant type de cette classe est l’alizarine, aussi on lui donne, ainsi qu’à tous ceux du même genre, le nom des couleurs de mordançage. Celles-ci comprennent toute la série des Rouges, Bleus, Verts, Jaunes, Bruns etNoirs d’Alizarine, les Bleus, les Jaunes, les Verts, les Rouges et les Bruns de Chrome, le campêche, le fustet, la cochenille et beaucoup d’autres colorants naturels.
- Les couleurs obtenues dépendent en premier lieu du colorant, mais aussi du sel métallique ou du mordant employé, parce qu’il est un fait certain qu’un colorant donné peut produire differentes couleurs ou différentes nuances, suivant les différents oxydes métalliques avec lesquels on le combine. Ainsi l’alizarine combiné avec le chrome produit un rouge foncé, avec l’alumine un écarlate vif, avec le fer un violet foncé, avec l’étain un écarlate. La gambine donne un brun avec du chrome, et un vert avec le fer. Le fustet produit un jaune olive avec le chrome et un jaune brillant avec l’aluminium.
- Deux méthodes générales sont en usage pour l’application des colorants de mordançage. Dans la première, qui est la meilleure, on fait bouillir d’abord les chapeaux dans un bain de sel métallique mélangé avec un acide ou un sel. Pendant cette opération il se forme sur la fibre un dépôt d’oxyde métallique ; l’efficacité de cette opération dépend de la répartition uniforme et de l’intensité de ce dépôt à la sur-| face de la fibre. On a constaté que le dépôt d’oxyde 1 est facilité par l'addition au bain de certains corps
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- comme les acides sulfurique, oxalique, tartrique et lactique.
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES
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- Le groupe des colorants anthracène acides a rencontré dans l’industrie lainière un accueil des plus favorable que nous croyons d’ailleurs justifié à tous les titres.
- Croyant rendre service à nos lecteurs, nous n’hésitons pas à leur communiquer le mode d’emploi de ces colorants, mode d’emploi éprouvé par la pratique et que nous devons à la complaisance des coloristes attachés à la Manufacture Lyonna'se des matières colorantes.
- Mode d’emploi des couleurs anthracène acides Teinture en un seul bain
- Pour les bruns :
- Garnir le bain avec 10 % de sulfate de soude, 1 à 3 % d’acide acétique (suivant le plus ou moins de chaux contenu dans l’eau) et la quantité nécessaire de colorant. Entrer la matière soit mouillée, soit sèche, mais lavée d’avance, dans le bain tiède, monter au bouillon, maintenir cette température pendant 3/4 d’heure environ, puis rajouter 3 à 4% d’acide acétique et faire bouillir jusqu’à épuisement du bain. Ensuite ajouter au même bain 11/2 % de bichromate de potasse et faire bouillir encore pendant une bonne demi heure. Toutes ces proportions de mordants s’entendent pour des bruns moyens et foncés. Lorsqu’on teint des brurs clairs ou des nuances mode les quantités indiquées d’acide et de bichromate sont à réduire en conséquence.
- Pour les noirs :
- On entre au bouillon dans le bain garni avec 5 0/0 d’acide acétique et la quantité nécessaire de colorant, on fait bouillir pendant 3/4 d’heure, puis on laisse légèrement refroidir le bain pour rajouter 2 1/4 à 2 1/2 0/0 d’acide sulfurique ou une quantité équivalente de bisulfate de soude. Cette addition faite, on chauffe de nouveau au bouillon que l’on maintient alors jusqu’à épuisement complet du bain. Ensuite on traite sur le
- même bain pendant 1/2 heure au bouillon avec 11/4 0/0 bichromate de potasse.
- Si après le chromatage on veut continuer à teindre sur le même bain il est bon de faire bouillir la nouvelle partie de laine d’abord sans aucune addition pendant 20 minutes environ; ensuite on ajoute le colorant, dissous au préalable, et on opère comme il est indiqué ci-dessus.
- Pour ne pas être obligé d’entrer la laine à une température trop élevée il est utile de lâcher une partie du bain et de la remplacer par de l’eau froide.
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Mous donnons sous ce litre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU SYSTÈME DE DÉCATISSAGE RAME par vaporisation brusque résultant du contact de l’étoffe humide avec une table sèche et chaude, par M. Jules Richard
- De ce traitement de l’étoffe par contact avec une table sèche et chaude ou même encore par insufflation d’air sec et chaud,résulte la vaporisation brusque de l’eau dont a été préalablement imprégnée ladite étoffe et, par suite, un retrait considérable, supérieur à celui obtenu par les procédés ordinaires. L'étoffe à ramer, maintenue à la largeur voulue par les rames introduites dans les lisières, est soumise ainsi à une tension considérable, et les fibres, sollicitées brusquement en sens inverse, subissent une action d’énervation complète et acquièrent par là un degré de fixage que l’on peut considérer comme presque absolu, bien supérieur en tous cas à celui réalisé par les procédés ordinaires.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LA TEINTURE Par Mme Elisa Jessie Stewart, née Hewett
- Mme Stewart a découvert que, lorsque les cosses ou coques extérieures des gousses du cotonnier (qui jusqu’à présent ont été considérées comme un produit de rebut) sont soumises à l’ébullition et qu’on décante et filtre la solution ainsi réalisée, on obtient un liquide brun clair qui, vaporisé doucement, laisse un résidu brun brillant. Ce liquide clair (ou bien une solution de
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- ce résidu dans l’eau) constitue une matière colorante extrêmement précieuse dont les propriétés ressemblent assez à celles du cachou qu’il peut remplacer dans certains cas et qui est oxydé facilement et rendu insoluble par un bain de bichromate de potasse ou par la simple exposition.
- Pour faire pénétrer la couleur dans la fibre de la matière qu’on veut teindre, on peut employer un bain de myrobolam comme mordant et, pour modifier la couleur obtenue, on peut ajouter au bain des sels de fer ou de cuivre ou d’autres sels, procédé bien connu pour le raitement des teintures astringentes.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL POUR TEINDRE LES FILS ou tissus en sections nettement limitées de différentes couleurs dans des bains de teintures appropriés, en une seule opération. Pur M. Adolph Leven.
- Le fil teint en sections nettement limitées de différentes couleurs sert principalement à produire des modèles multicolores en des nuances déterminées à l’avance, pour la fabrication de tapis de Smyrne, par exemple.
- L’invention a pour objet de teindre par sections les fils ou tissus simultanément et en une seule opération en différentes couleurs dans le bain de teinture.
- L’appareil employé pour mettre le procédé en exécution se compose d’un récipient de bains de teinture divisé près des cloisons en un certain nombre de compartiments qui contiennent les bains correspondant aux couleurs des sections. Le fil est étendu au-dessus de ces bains de teinture de sorte que la longueur de section voulue plonge dans le bain respectif.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour l’impression de rayures sur tissus quelconques. Par M. Joachim Santoux.
- Le procédé qui fait l’objet de la présente invention s’applique à l’impression de rayures longitudinales sur tissus quelconques. Il consiste, en principe, à faire écouler la matière colorante par des tubes dont l’ouverture est appliquée sur le tissu pendant que celui-ci reçoit un mouvement de translation suivant sa lon-gueur.
- Le tissu passe d’abord sur une série de baguettes et au besoin sur un extenseur pour le redresser et lui donner la tension voulue; il passeensuite sur un ap
- pui au-dessus duquel est disposé l’appareil d’impression qui se compose simplement de deux traverses entre lesquelles sont fixées verticalement des tubes dont l’orifice inférieur est pressée sur le tissu par le poids des traverses aidé au besoin de ressorts comprimés, chacun des tubes est relié par un tube flexible à un réservoir exhaussé contenant la couleur.
- CHAUDIÈRE DE TEINTURE dénommée « La Silencieuse »
- Par M. Louis Barbe
- La « silencieuse » est une chaudière de teinture à double fond à condensation directe ; sa forme peut être tronconique, sphérique ou rectangulaire. Elle diffère essentiellement des chaudières en usage par son appareil de condensation ou de chauffage qui supprime la trépidation, donne un chauffage silencieux rapide et régulier.
- Cet appareil placé dans le double fond même ne demande aucun joint spécial; il est entièrement démontable à la main dans les cas, bien rares du reste, où un nettoyage intérieur est nécessaire. Son fond mobile se distingue par une grande facilité de montage et par sa stabilité absolue pendant le travail.
- Une particularité de cette chaudière consiste également dans une dispos tion additionnelle qui ( permet, — le nuançage des étoffes sans les lever de la chaudière, ni interrompre en aucune façon la manipulation; — la possibilité de teindre en noir ou en couleur foncée (avec les nouveaux produits d’aniline tels que naphtol, naphtylamine et autres produits à l’acide) l’intérieur des coutures dans les vêtements confectionnés et la tranche des étoffes de draperie.
- (Reoroduction interdite )
- DIVERS
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899
- (Su ite)
- Rappelons aussi que, d’après Berzélius, une petite quantité de phosphore combiné au cuivre le rend si dur qu’on peut l’aiguiser et en faire des instruments tran-
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- chante ; Berzélius cite même un canif que Hedwig et Hjelm avaient fait faire avec cette combinaison.
- Nouvelle brosse fournisseuse pour rouleaux.
- Médaille d’argent pour une brosse fournisseuse pouvant avantageusement remplacer celles en crin ou en soie de porc actuellement employées. — Les inconvénients de ces brosses consistent dans le fait qu’elles abandonnent dans la couleur, pendant le travail, des soies qui se logent sous la racle et produisent des accidents d’impression connus sous le nom de traits de racles. — La brosse nouvelle devra ne pas rayer les rouleaux, ne pas s’attaquer au contact de couleurs acides ou alcalines, pénétrer dans la gravure pour la décrasser, se nettoyer facilement à l’eau tiède et son prix ne pas dépasser 100 francs. — L’emploi que l’on fait aujourd’hui du caoutchouc comme brosses de lavage permet d’espérer une solution dans cette voie.
- Suppression des doubliers.
- Médaille d’honneur pour un système permettant la suppression des doubliers dans l’impression avec une économie notable. Ce système devra avoir fonctionné pendant six mois dans un établissement d’Alsace.
- L’inconvénient des divers systèmes qui reposent sur l’emploi d’un drap caoutchouté que l’on soumet à un lavage, puis à un séchage soit à l’air chaud, soit sur tambours de vapeur, consiste dans l’impossibilité d’éliminer l’eau interposée dans les fissures du caoutchouc. Sous la pression des rouleaux, cette eau d’in terposition s’extravase dans le tissu que l’on imprime et y détermine le coulage des couleurs. Il s’agirait de trouver un enduit au caoutchouc qui fût à l’abri du fissurage, ou un coursier d’une autre nature, n’offrant pas cet inconvénient. — La solution de cette question permettrait à son auteur de concourir pour le prix Emile Dollfus.
- Mandrin pour rouleaux de diamètres différents.
- Médaille d’argent pour un mandrin s’adaptant facilement à des rouleaux de diamètres différents.
- Nouvelle machine à imprimer au rouleau.
- Médaille d’honneur pour une nouvelle machine à rouleaux permettant d’imprimer au moins huit couleurs à la fois et offrant des avantages sur celles employées jusqu’à ce jour.
- L’impression avec un grand nombre de rouleaux prend tous les jours plus d’extension ; mais, à côté d’une netteté d’impression, d’une exactitude de ca
- drage et d’un débit de travail que ne possédait encore aucune machine à imprimer, les machines à rouleaux actuelles, employant exclusivement la gravure en creux, présentent de graves inconvénients.
- Les couleurs déposées sur l'étoffe par les premiers rouleaux, avec lesquels elle est en contact, s’écrasent en passant avec une forte pression sur les rouleaux suivants, et se réimpriment successivement sur les parties non gravées de ces rouleaux.
- Non seulement ce laminage ternit les nuances et affaiblit beaucoup leur intensité, au point que, pour y parer, il faut recourir à des concentrations dispendieu-sse ; mais les couleurs ainsi réappliquées sur les rouleaux, étant incomplètement reprises par les contre-racles, vont se mélanger avec les couleurs qui suivent et les souillent à mesure que le travail avance.
- La suppression de ces inconvénients, dont la gravité augmente avec la cherté des couleurs-vapeur actuelles, serait un des plus beaux et un des plus fructueux succès que la fabrication des toiles peintes pût attendre de la mécanique.
- Dans ce but, on avait imaginé des machines à surfaces, dans lesquelles, soit tous les rouleaux, soit un certain nombre d’entre eux seulement, étaient gravés en relief.
- Ordinairement ces rouleaux étaient en bois, et des clichés en métal y étaient fixés. Il est évident que de pareils rouleaux devaient facilement se déranger, et que cette gravure ne pouvait s’appliquer qu’à des impressions très grossières.
- Il s’agit donc, pour résoudre la question, de combiner une machine à rouleaux, de telle sorte qu’elle soit exempte des inconvénients précités, et qu’elle donne une impression aussi parfaite que celle obtenue avec les machines actuelles à rouleaux gravés en creux.
- Cette machine devra pouvoir imprimer au moins huit couleurs et avoir fonctionné dans la Haute-Alsace d’une manière régulière et continue pendant un an au moins.
- Décomposition des mordants
- Médaille d’argent pour un mémoire sur cette question : « Quels sont les degrés d’humidité et de chaleur auxquels la décomposition des mordants s’opère le plus rapidement et le plus avantageusement? »
- Régulateur automatique pour étendages
- Médaille d’argent pour un appareil réglant automatiquement la température et l’état hygrométrique de ' l’air dans les étendages des fabriques d indiennes.
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- Le degré hygrométrique se mesurant généralement avec le thermomètre à boule mouillée, le problème se trouve ramené en définitive à la construction d’un régulateur de température. Il existe des régulateurs applicables au chauffage par le gaz; tel est, par exemple, l’appareil imaginé par M. Bunsen, et qui est d’un excellent usage dans les laboratoires. Il s’agirait de construire un régulateur simple et facile à manier, qui fût applicable au chauffage à la vapeur et, à toutes les températures usitées.
- Psychromètre pour cuves de vaporisage
- Médaille d’honneur pour un psychromètre permet-ant de constater l’état de saturation d’une atmosphère de vapeur confinée à 100°.— Cet appareil, des tiné à fonctionner dans des cuves de vaporisage en fer ou en maçonnerie, pourrait être placé de façon à permettre les lectures au travers d’une double fenêtre pratiquée dans la paroi de la cuve, mais il serait préférable que ses indications fussent transmises au dehors par un moyen quelconque.
- Mémoire sur le vaporisage
- Médaille d’honneur ou d’argent pour un mémoire traitant toutes les questions concernant le vaporisage des impressions sur coton, laine et soie.
- Perfectionnements dans la gravure des rouleaux
- Médaille d’honneur ou d’argent pour une amélioration notable faite dans la gravure des rouleaux.
- Les concurrents devront indiquer un moyen nouveau d’exécution, produisant sur les méthodes actuelles un avantage notable sous le rapport de l’économie ou de la promptitude d’exécution.
- Le choix d’une matière première d’un prix sensiblement moins élevé que le cuivre jaune ou rouge employé aujourd’hui, serait regardé comme satisfaisanta la question. (
- Les nouveaux procédés indiqués, quelle que soit leur nature, devront avoir reçu la sanction de la pratique.
- Manuels pratiques sur la gravure
- Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze (selon le mérite respectif des ouvrages) pour les meilleurs manuels pratiques sur l’un des sujets suivants :
- 1° Gravure des rouleaux servant à l’impression.
- Gravure en creux pour planche plate et rouleau.
- Métaux employés, avec leur appréciation, cuivre, laiton, etc., etc.
- Différent sysèmes de gravure, avec la description raisonnée des machines employées pour chacun.
- Décalquage des dessins.
- Gravure au burin.
- Gravure à l’eau forte.
- Machine à guillocher.
- Machine pantographique.
- Manière de graver les picotages, les fonds, les fondus, etc., pour chacun de ces systèmes.
- 2° Gravure des planches servant à l’impression.
- Gravure en relief pour impression à la planche ou à la perrotine.
- Principes de ce genre de gravure.
- (A suivre. )
- EXPOSITION DE 1900
- Sont nommés membres de la commission supérieure de l’Exposition universelle de 1900 :
- MM.
- Magnin, vice-président du Sénat, en remplacement de M. Gadaud, décédé.
- Ouvrier, sénateur, en remplacement de Tolain, décédé.
- Théophile Roussel, sénateur, en remplacement de M. Morel, qui a cessé d’être sénateur.
- Baudin, député, en remplacement de M. Charles Roux, qui a cessé d’être député.
- Chautemps, député, en remplacement de M. Siegfried, élu sénateur.
- Chevillon, député, en remplacement de M. Trélat, qui a cessé d’être député.
- Herbette, conseiller d’Etat, en remplacement de M. Chauchat, décédé.
- Bassinet, conseiller municipal, en remplacement de M. Baudin, élu député.
- Champoudry, conseiller municipal, en remplacement de M. Levraud, élu député.
- Thuillier, conseiller municipal, en remplacement de M. Muzet, élu député.
- Schneider (Eugène), directeur de la Société des houillères, forges, aciéries et ateliers de construction du Creusot en remplacement de M. Schneider (Henri), décédé.
- M. Charles Roux, ancien député, est nommé délégué des colonies et pays de protectorat à l’Exposition universelle de 1900, en remplacement de M. Paul Dis-1ère, président de section au conseil d’Etat, relevé, sur | sa demande, de ses fonctions.
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- CONSERVATOIRE NATIONAL des Arts et Métiers
- Pendant l’année 1898-99, le cours public et gratuit de chimie appliquée aux industries de la teinture, de la céramique et de la verrerie, aura lieu — les lundis et jeudis, à sept heures trois quarts du soir.
- Matières colorantes naturelles et artificielles. — Etude chimique des fibres végétales et animales. — Opérations préliminaires de la teinture et de l’impression. — Blanchiment. — Mordants, épaississants. — Matériel de la teinture et de l’impression. — Des différents genres d’impression. — Papiers peints.
- Le cours, qui sera professé par M. V. de Luynes, ouvrira le jeudi 3 novembre.
- DOUANES ÉTRANGÈRES
- REPUBLIQUE ARGENTINE
- Augmentation temporaire des droits de douane. — Les Chambres argentines ont voté, à la date du 22 septembre 1898, une loi portant augmentation temporaire de tous les droits de douane sur les marchandises importées dans la République.
- Ces mesures ont été appliquées à partir du 23 septembre et resteront en vigueur jusqu’au 31 décembre 1899.
- Voici le texte de cette loi :
- Art. 1er. — A partir du 23 septembre 1898 toutes les marchandises grevées de droits d’importation par la loi de douane en vigueur supporteront l’impôt additionnel suivant :
- a) Les marchandises grevées de 2 1/2 p. 100 ad va lorem, un droit additionnel de 2 1/2 p. 100 ad valorem', b) Celles grevées de 4 p. 100 ad valorem, un droit additionnel de 4 p. 100 ad valorem ;
- c) Celles grevées de 5 p. 100 ad valorem, un droit additionnel de 5 p. 100 ad valorem ;
- d) Celles grevées d’un impôt supérieur à 5 p. 100 seront frappées d’un droit additionnel de 10 p. 100 ad valorem ;
- e) Les marchandises grevées d’un droit spécifique supporteront également un droit additionnel de 10 p. 100 sur la valeur établie pour chaque article par le tarif d’évaluation.
- Art. 2. — Les douanes de la République percevront les droits établis par la présente loi dans la même
- forme et au moment même où se liquideront ceux établis par la loi de douane en vigueur.
- JURISPRUDENCE
- LOUAGE DE SERVICES. - DURÉE INDÉTERMNÉE. — EMPLOYÉ — Renvoi. — Demande en paiement de dommages-intérêts. - Rejet.
- Aux termes des dispositions de l’art. 1790 C. civ complété par la loi du 27 décembre 1890, en cas de louage de services sans détermination de durée, le renvoi d’un employé ne saurait entraîner conti e le patron condamnation à des dommages-iniérêts, qu’autant que l’employé justifierait qu’en le congédiant, son patron a commis une faute de nature à engager sa responsabilité, puisque le louage de services sans détermination de durée peut cesser par la volonté de l’une ou de l’autre des parties contractantes.
- La justification de la faute est incontestablement à la charge de l’employé congédié ; et celui-ci, alors que le patron s’est conformé à l’usage en cas de renvoi, ne saurait prétendre droit à une réparation, s’il n’établit pas que le patron a usé de son droit de congédiement pour lui causer méchamment un préjudice, ou a tenté une entreprise quelconque contre ses droits généraux, et cela en violation d’un texte de loi
- Le juge ne saurait se fonder, pour allouer des dommages-intérêts à l’employé congédié, sur ce* te con -sidération que le renvoi aurait eu lieu sans motifs légitimes, — le patron n’ayant pas à justifier sa conduite, et sa responsabilité ne pouvant être engagée que par la preuve dûment a dministrée d’un fait contraire à la loi, à l’usage, ou à la convention, aux termes mêmes du second paragraphe de l’art. 1780 C. civ., complété par la loi du 27 décembre 1890.
- (Cour d’appel de Pau, audience du 28 juin 1897. — Gazette des Tribunaux )
- Louage d'ouvrage. — Ouvrier à la journée. — Congédiement. — Réduction du personnel. — Délai d'usage. — Action à fin d'indemnité. — Rejet.
- L’ouvrier, employé à la journée, n’est pas recevable à réclamer une indemnité pour renvoi injuste et intempestif, s’il est établi qu’il n’a été congédié que par suite de réduction de personnel, et que, d’ailleurs, il a été prévenu dans le délai d’usage.
- (Chadisson et Comp. Paris-Lyon. Jug. du tribunal civil de Lyon du 25 mai 1897. Gazette des Tribunaux 5 nov.).
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1398
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
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- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’Etat.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS
- dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail
- Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1re Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou ' hiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs "ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9°" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges. — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux. Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
- — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles vifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- C-iimiste expert. — Officier d'Académ'e. — Lauréat de la Sociét .es Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8°de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Chollet (Jules) blanchisseur, teinturier et apprê-teur, 4 et 6, rue de Couchy, à Arcueil. — Jug. du 18 oct. — S. : M. Hécaen.
- Laterrade (Antoine), produits chimiques, lieu de Baubil, commune de Puygaillard, à Castelsarrasin. — Jug. du 6 oct. — S. : M. Cazeaux.
- Homologations de concordats
- Thibault (Maurice-Jean-Alphonse), produits chimiques, 15, rue Jules-César, à Paris. — Jug. du 13 oct. — 30 0/0 en 3 ans par 10e, 1er paiement dans 1 an.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Marie et Leroy, produits chimiques, 43, rue du Temple, à Paris. - Durée : 1 an. — Cap. : 325 200 fr. - Acte du 20 sept.
- Formation de la Société en nom collectif Bel on
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- et Cie, apprêts, 5, rue de l’Egalité, à Villeurbanne. — Durée : 10 ans. — Acte du 30 sept. Dissolutions de Sociétés Dissolution, à partir du 30 sept., de la Société Ferriol et Rolland, teinturerie, 17, ch. des Grandes-Molières, à Saint-Etienne. — L. : les associés. — Acte du 27 sept. Ventes de fonds de commerce Mile Leborgne a vendu un fonds de teinturerie, 120, rue de Turenne. M. Sirioud a vendu à M. Boehrer un fonds de teinturerie, 8, rue Isly. Mme Mariette a vendu un fonds de teinturerie, 83, rue de la Victoire. M. Veaux a vendu à M. Négrault un fonds de teinturerie, 7, rue du Pont, Gennevilliers. Mlle Vedelle a vendu un fonds de teinturerie, 97 bis, rue Marcadet. SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE le 31 Octobre 1898 Arrivages pendant le mois 19 caisses Bengale 3 surons Guatemala Expéditions Stock 105 caisses Bengale 2 142 caisses Bengale — surons Guatemala 3 » Martinique Ventes E M GH 7 caisses beau rouge 3.80 à 4.75 C M et C 10 » » » » » 1 et C 10 » bon violet rouge » » d/m 9 » bon moyen violet rouge à bon violet rouge... » y 36 caisses Bengale disponible. 430 caisses à terme, soit : 40 caisses sur Octobre. .. 4.35 40 » Novembre. 4,35/4.40 60 » Décembre. 4.30/4.35 .1, 50 » Mars 4.45/4.35 60 » Avril 4.35/4 40 10 » Mai 4.40 30 » Juillet... . 4 50 100 » Août 4,45/4.40 En Bengale disponible nous avons eu la vente de 36 caisses, dont trois filières traitées de la parité de fr. 4.48 à 4.41. A terme, iles affaires ont été calmes pendant tout le mois, nos cours n’ont varié que de quelques centimes; en clôture on cote les mois éloignés 5 c. de plus que le mois dernier. L’estimation de la récolte se divise comme suit : Bas Bengale .. 21.000 factory maunds Behar 74.000 Benarès 6.000 Doab 25.000 124.000 contre 110.212 en 1897 158.800 1896 161.618 1895 160.500 1894 116 329 1893 Le cours du terme fin octobre est de : 4.30 pour le mois courant contre 5.50 en 1897 5.80 » 1896 5.9 » 1895 6 20 » 1894 8.16 » 1893 Guatemala. — Demandés, mais sans affaires, faute de stock. A. Dumont, courtier assermenté, 5, place Jules Ferry.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative. A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- TARIF DES PRIX DES RÉFÉRENCES avec système de l’Autorelieur Gorrilliot & Cie
- Noms des formats Dimensions Pleine toile Garnitures cuivre Garnitures parchemin Feuilles simplés parcheminées la feuille : Feuilles simples parcheminées avec onglets, la feuille : Cartes avec onglets, la carte :
- In-4o raisin . . . In-4° jésus. . . . 1/2 carré .... 1/2 raisin .... 1/2 jésus .... 32 X 25 38 X 29 46 X 30 51 X 33 58 X 38 4 50 6 » 7 50 8 50 9 60 1 » 1 25 1 50 1 75 2 » 0 75 1 » 1 25 1 50 1 75 » 10 » 15 » 20 » 25 » 35 » 15 » 20 » 25 » 30 » 40 » 25 » 30 » 40 » 45 » 50
- Pour la réglure et les fabrications spéciales on traite de gré à gré.
- Noas croyons être utile à nos abonnés en leur recommandant tout spécialement cette nouvelle application de l’Autorelieur Gorrilliot & Cie aux références qui leur permet de retirer et remettre à volonté une seu'e feuille de références sans en déranger aucune autre.
- Le même système est applicable aux autorelieurs pour Photographies d’amateurs et pour collectionneurs de Timnbres-Poste.
- Adresser toutes les commandes dans nos bureaux : 20, rue Turgot.
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- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (vià Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-
- Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 400/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur' demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré— jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau. Pierrefitte-Nestalas, B igneres-de-Bi -gorre. Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
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- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; ire classe, 72fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parix St-Lazare, 6 h, 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
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- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russ. la Belgique, la Hollande, l’Es-pagne, le Portugal, Gt..
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- Agrafe Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de = =5)notre publication au fur et, à mesure de leur apparition, nous avons fait, confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, — en se constituant un volume de biblio-thèque.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Novembre)
- » bon marchand en pains F. 105 .
- • » » en boules 105 .
- • raffiné en pouare sec. F. 145 .
- On cote : Acide tartrique. . Anis d’Espagne. . .. Anis du Levant.. .
- Bois de : Campêche Laguna . .
- 280 .
- 70 .
- 55 .
- Cannelle
- Martinique..... Jaune Carmen. » Maracaibo de Chine........
- PLACE DU HAVRE
- (5 Novembre)
- Bois de t+inture.
- Les prix restent fermes pour le carpe-che.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Esp-gne,
- Rouge Pernamb.....50 k. Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé.. Cochenille
- On cote : Ténériffe ............. Ténériffe grise........ Cureuma
- Bengale.......50 kilos.
- Java,
- M
- 37
- 15
- 1
- 1
- 17 .
- 50
- 1/2
- 60
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- 45 ..
- 16 .
- kil.
- 2
- CO
- O
- — de Ceylan de n- 000 à 4 Cochenilles ;
- Grises..................
- Argentées .............. Zacatilles.............. Noires ordinaires.......
- » supérieures......... Crème de tartre....... Curcuma Bengale... .... Dividivi .............
- Gommes :
- Arabique ............ Aden................. Damar Singapore......
- » Batavia...............
- Sandaraque. ... . ,. .. Gambier....... ........ Graines jaunes..........
- Galles vert et noir .
- Girofles.. Fenouil. .......... . .
- Macis........ Muscades n' 1 ........ Mercure.................
- 9 00[00pium 0........... .....Résine............. ValenSafran ce.......... ..... Styrax............
- 130
- 252
- 240
- 250
- 240
- 220
- 230
- 180
- 45
- M
- 170
- 95 120 170 185
- 40
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- 115
- 45
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- 4
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- 5
- 27
- 14
- 90 180
- 180
- 110
- 50
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme
- Madras, bon moyen assez tendre..................... moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r..........
- Kurpah moyen êt moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles...........
- F.
- 2
- 2
- 3
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
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- — en poudres................1
- Vordet, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- 2
- 18
- 20
- en
- 3
- 0 /9
- 2 b k.
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 010 0[0
- k.
- k.
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité ..
- - 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan..
- Honduras........ ......
- Tabasco................
- Haïti
- Cap........
- ...........
- St-Marc ...
- Gonaïves ...
- Fort-Liberté
- P.-de-Paix............
- Miragoane..............
- Saint-Domingo..........
- Martinique et Guadeloupe
- Jamaïque...............
- Jaune
- Cuba et St-Yago . Manzanillo.. Tuspan..... Vera-Cruz .. Campêche... Carmen........ Tampico.......
- Porto-Plata..... Haïti...........
- Jamaïque.........
- Barcel et P. Cab . Rio Hacha........ Carth. et Savan.. .................
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- à
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- On
- Mad , Pond...
- Dividivi
- cote les 50 kil
- 13
- M
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- On Beng.
- Indigo* cote actuellement : sur v. et bl. 1[2 k.. fin viol, et pourpre... beau viol, et dito.... bon violet........... moyen violet......... bon violet rouge..... bon moy. v. roug....
- Beng. fin rouge........... » bon dito................
- » bon à fin cuiv..........
- » cuiv. ord. et bas.......
- Java......................
- Kurpah....................
- Madras....................
- Manille...................
- Caraque ..................
- Guatemala flor.........
- » sobré.........
- » bon à fin cor..
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k » bon à beau........
- » ord. et moyen.....
- Orseille
- 3
- • Fustet. . .. ..100 k. 14 .. 16 .. On cote les 100 kil. : ....
- » Tatajuba.. ....50 k. 4 . 4 50 Cap-V ert M
- Bahia .. . 4 50 5 .. Mers du Sud M
- » • Corint o... Amapala. . .. 50 kil’. 5 25 5 25 6 50 6 5u Madagascar M
- Rouge Brésil Bahia........
- » Calliatour... 100 k
- Lima.......
- Ste-Marthe. Brésillet. .. Sandal..... Sapan....
- 50 kil
- 100 k . 50 k
- Quebracho. .1009 k
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- Quercisron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé....
- » gros effilé...
- Rocou.
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- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894 : Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté S. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobinés, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchoue
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works Ce Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue. Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d'apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d'oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
- Le. Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris. Spécialité pour la teinture, l’impression.
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- Guinon, Picard et Jay, 4, quai de la Charité, Lyon. — 9, rue Charles V, Paris, et agents pour toute la Belgique.
- Paul Sellier et Cie, 39, rue d’Illiers, Orléans.
- Carl Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsig.
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- 42e Année. — N° 22
- Le Numéro : 0,75
- 20 Novèmbre 1898
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an. . ......20 fr.
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- ANNONCES . | Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- .Chiffonnage. — Les apprêts (suite).
- Dégraissage et Blanchiment. —Influence du blanchiment sur la teinture (suite).
- Mordants. — Le chrome et ses sels dans la teinture et l’impression (suite).
- Teinture et impression. — Les principes de la teinture des chapeaux (suite). — Bleus solubles sur tissus de coton.
- Apprêts. — De l’influence du bouillon sur la laine et les tissus de laine (suite et fin).
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Roses-diamine GD et BG.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers.— La protection du travail national. — Société industrielle de Mulhouse (suite). — Loi sur les accidents du travail. — Législation commerciale étrangère. — Informattons. — Jurisprudence. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. —Annonces.
- CHIFFONNAGE
- LES APPRÊTS {Suite)
- En lui-même, l’amidon est un corps absolument insoluble dans l’eau, ce n’est cependant pas à dire que l’on n’arrive pas de différentes manières à le solubiliser jusqu’à un certain point dans ce véhicule ; mais la partie ainsi solubilisée n’est plus de l’amidon proprement dit, mais au corps essentiellement modifié sur lequel nous allons revenir.
- Ni l’eau, ni l'alcool, ni les acides, ni les bases al
- calines ne sont susceptibles de dissoudre intégralement l’amidon ; disons cependant que lorsque les acides et les alcalis réagissent sur le produit à un degré de concentration assez élevé, l’amidon perd une partie de son insolubilité première ; c’est ainsi par exemple, que la matière amylacée soumise à l’action de l’acide sulfurique concentré, se convertit en une masse gélatineuse qui n’est plus qu’un amidon modifié ayant perdu une partie de ses propriétés initiales. La fécule c’est-à dire la matière amylacée de la pomme de terre se modifie elle aussi en présence de l’acide sulfurique concentré. Ce produit final de la réaction prend une odeur particulière très caractéristique et que chacun connaît déjà.
- Lorsque le praticien délaye de l’amidon dans de l’eau et qu’il chauffe le mélange ainsi produit, il voit se produire à une température déterminée un phénomène bien singulier : le liquide qui était initialement d’un blanc laiteux très fluide, s’épaissit, le lait devient opalescent et prend finalement une consistance spéciale d’une importance capitale au point de vue des apprêts.
- Il est difficile de déterminer scientifiquement la température à laquelle s’effectue la réaction par laquelle l’amidon se convertit en empois ; elle varie d’ailleurs avec les différentes sortes d’amidon. Tout ce que nous pouvons affirmer que le changement d’état a lieu entre 63 à 88 degrés centigrades et que la fécule se modifie plus vite (entre 63 a 700) tandis que l’amidon du blé ne se convertit en empois qu’entre 80 à 88 degrés c.
- Quand l’empois est peu épais, il ressemble assez à une dissolution ; s’il est préparé avec de l’amidon ab-
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- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- solument pur, il ne se modifie pas sensiblement pendant assez longtemps s’il est conservé dans une atmosphère exempte de poussières ; au contraire de l’amidon ordinaire produit un empois contenant presque toujours de petites quantités de corpuscules étrangers qui aident à le surir au contact de l’air ; il se forme ainsi de l’acide lactique qui lui-même se convertit rapidement en acide acétique et en acide butyrique.
- Mais il ne faudrait pas croire que l’empois constitue une véritable dissolution de l’amidon dans l’eau ; tout au plus pourrait-on assimiler sa formation avec les solutions dedextrine, d’albumine (blanc d’œuf) de gomms ou de pectine, etc., etc. Même il n’est pas possible d’établir un parallèle complet parce que les solutions précitées sont de véritables combinaisons chimiques avec l’eau tandis que l’empois ne nous paraît qu’une combinaison physique, voir même mécanique. Une expérience comparative fera même comprendre la différence entre les deux genres de solutions. Une dissolution de dextrine dans l’eau se trouve totalement absorbée si on la verse sur une brique poreuse ; l’empois quelque clair qu’il soit se comporte tout autrement ; la brique aspire l’eau, mais laisse à la superficie de la brique l’amidon sous forme d’une légère pellicule.
- Nous pourrions multiplier nos essais démonstratifs et montrer qu’en soumettant l’empois à la congélation on produit d’un côté un glaçon d’eau pure tandis que l’amidon lui-même se sépare en une couche bien distincte d’amidon insoluble et à qui l’eau ne rendra pas sa forme initiale sans une nouvelle intervention de la chaleur ; la solution de dextrine congelée est uniforme au contraire et un simple dégel suffit pour reconstituer la masse primitive.
- Il nous faut donc admettre finalement que l’amidon est absolument insoluble ; une simple infusion avec de l’eau bouillante ou même un bouillon effectif de quelques secondes ne sauraient modifiercettepropriété; seul le bouillon prolongé produit une modification de ses propriétés.
- Les principales modifications subies par l’amidon sont celles qu’auront provoqué l’action de la chaleur, de la diastase, des acides ou des alcalins.
- Lorsqu’on soumet l’amidon à une température de 200° C., il se convertit en une matière légèrement jaunâtre, soluble cette fois dans l’eau et quel’onappelle d’abord l’amidon grillé, puis quand l’influence de la température a été suffisante la dextrine. Le même
- phénomène se produit à une température bien plus basse puisqu’il suffit alors d’une chaleur voisine d’un peu plus de cent degrés seulement si l’on a pris préalablement la précaution d’humidifier l’amidon avec un.peu d’acide nitrique étendu.
- Sous l’influence de la diastase (matière toute particulière et qui se rencontre en quantités sensibles dans l’orge germée) l’amidon se convertit également en dextrine avec formation simultané de sucre de raisin (ou d’amidon). Dans tous ces processus naturels ou provoqués artificiellement c’est la matière internedu grain d’amidon qui commence à se solubiliser pour laisser le tégument externe nager en suspension dans le liquide engendré ; ces derniers ne se solubilisent qu'en-suite par suite d’une action plus prolongée de l’acide ou de la diastase et finalement le tout se trouve ainsi modifié chimiquement et l'amidon est devenu entièrement soluble. Nous aurons à revenir sur ce sujet et à entrer à cet effet dans des détails plus complets au chapitre tout spécialement consacré à la dextrine, produit également de haute importance pour l’apprêteur désireux de connaître à fond les produits qu’il emploie.
- (A suivre). Th. Seeligmann.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- INFLUENCE DU BLANCHIMENT SUR LA TEINTURE (Suite)
- Dans ces expériences, après avoir fait bouillir soigneusement les tissus avec de la soude, on les avait passé dans un bain faible de chlorure de chaux (1/2 à 1° B.), puis dans un bain acide (1 à 2° B.), et on les avait ensuite lavés avec soin. On les avait alors soit préparés directement pour la teinture, soit passée dans une solution faible de soude, soit fait bouillir dans cette solution en les préparant ensuite pour la teinture. Dans chacun de ces cas les résultats étaient moins satisfaisants qu’avec le blanchiment préliminaire.C’est dans le premier cas que les nuances étaient les plus défectueuses. On a constaté les mêmes défauts dans les teintureries qni ont cherché à appliquer le blanchiment artificiel, mais personne n’a pu découvrir jusqu’ici la cause de cet insuccès.
- Les procédés décrits plus haut ne permettent pas de croire que les défauts provenaient d’une élimination insuffisante de matériaux employés (comme la
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- chaux ou l’acide), il faut donc admettre que c’est un changement dans les fibres elles-mêmes qui donne lieu aux défauts dans la teinture. Comme on peut expliquer cette hypothèse d’une façon satisfaisante et même l’appuyer par des faits, elle est admiseib'e.
- Les recherches de Witz ont montre que par l’action d’un agent d’oxydation (par exemple du chlorure de chaux) sur les fibres végétales dans certaines conditions spéciales, on pouvait former facilement un compose que Witz a appelé oxycellulose, et qui possède le caractère d’un mordant acide, ne fixant que les matières colorantes basiques et les bases (oxydes métalliques), et décomposant même les sels de ces dernières.
- D’autre part, en traitant de la cellulose par des agents d’oxydation dans des conditions un peu différentes, Cross et Bevan ont obtenu un produit qu’ils ont appelé aussi oxycellulose, mais qui possède au contraire un caractère basique, ne se combine pas avec les bases, est soluble dans les alcalis, et se laisse précipiter dans les solutions alcalines par les acides. Il est possible (comme Witz l’admet) que sous une influence oxydante les deux sortes d oxycellulose se forment en même temps.
- Par leur présence on peut expliquer les résultats défavorables obtenus dans la teinture au rouge turc des fibres blanchis artificiellement. Probablement les deux sortes de celluloses exercent une mauvaise influence, mais il en est surtout ainsi de l’oxycellulose basique. Bien que la présence dans la fibre de l'oxy-cellulose de Witz soit favorable à la fixation de l’hydrate d’alumine, elle agit en même temps comme colloïde,ce qui est un obstacle à la fixation sur cette même fibre des autres mordants qui n'entrent pas en combinaison avec cette oxycellulose, comme les substances grasses et tannantes. L’oxycellulose de Cross et Bevan est un obstacle direct à la fixation de l’hydrate d’alumine.
- De cette manière l’adhérence sur la fibre oxydée de toutes les substances nécessaires pour la formation de la laque de rouge turc devient plus difficile et elle est même insuffisante, de sorte que les résultats de la teinture sont peu satisfaisants. Comme dans le blanchiment les surfaces extérieures des tissus, et principalement les fibres qui dépassent, sont très exposées à l’influence des agents d’oxydation, on s'explique facilement pourquoi ce sont surtout ces parties qui sont teintes le plus légèrement et paraissent blancs après
- la teinture. Il est aussi très compréhensible pourquoi on obtient de meilleurs résultats lorsqu’on traite les tissus après le blanchiment par une solution faible de soude, avec application de la chaleur. Comme l’oxy-cellulose de Cross et Bevan se laisse facilement dis-s u ire dans les solutions alcalines fa blés et par conséquent éliminer aes fibres,l’influence deloxycellulose de Witz, qui subsiste totalement ou partiellement, est moins apparente.
- (A suivre). (Textil Mercury).
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- Le Chrome et ses sels dans la teinture et l’impression Par M. Louis J. Matos (suite)
- Il y a d’autres acétates de chrome qui diffèrent un peu de ceux mentionnés plus haut, nous voulons parler des nitro-acétates. On les emploie beaucoup dans l’impression et ils jouent un grand rôle dans le fixage des couleurs-vapeurs. On peut préparer directement ces acétates modifiés, en mélangeant des solutions de nitrate et d’acétate de chrome, mais comme on n’a pas toujours ces deux solutions sous la main, on peut les préparer par la double décomposition de l’alun de chrome par la quantité nécessaire de nitrate et d'acétate de plomb. On peut les obtenir aussi par la réduction du bichromate de potasse, en présence des acides chlorhydrique et acétique et de la glycérine ; d’autres acides donnent également de bons résultats. Les deux formules suivantes ont été employées longtemps pour produire le mordant sur une échelle commerciale.
- I, Nitro-acétate de chrome, 52- Tw. (1,26 p. sp.) Eau............................... 27,5 parties Bichrome.......................... .........................18,5
- Acide nitrique...................... 21 — Gyclénne 48* Tw.................... 5,5 — Acide acétique 10* Tw.............. 27,5 —
- On peut mentionner aussi un autre acétate modifié, dans la production duquel rentre l’acide sulfurique, et qui donne une excellente qualité. Sa formule est la suivante :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- III, Nitro-acétate de chrome Bichrome...................... 7,5 parties
- Eau.............................. 37 —
- Acide sulfurique. ....... 10 —
- Eau................................. 10 —
- Sirop................. ,............ 2 —
- Acétate de plomb................ 12 —
- Eau................................. 10 —
- Nitrate de plomb.................... 12 —
- Nitrate de Chrome
- Ce sel, dont la formule est Cr2 (NO3 )6 , est employé sur une grande échelle dans l’impression sur calicot, et il remplace souvent les acétates dans les mélanges de couleurs. On le prépare par la double décomposition du nitrate de plomb et de l'alun de chrome, mais il faut admettre que les meilleurs produits sont ceux obtenus par la dissolution de l’hydroxyde de chrome dans l’acide nitrique. Cette méthode est la plus dispendieuse parce que l’acide nitrique ne doit pas être en ex és.
- Sulfate de Chrome
- Ce produit, Cr2 (S04 )3 s’obtient le plus facilement par la dissolution de l’hydroxyJe de chrome dans l’acide sulfurique concentré. Son usage est assez restreint, mais on l’emploie dans la préparation de quelques couleurs spéciales.
- -Chromate de Chrome
- Ce sel a une importance considérable et il occupe une place proéminente dans la teinture à la vapeur. Il vaut mieux l’acheter tout préparé chez le marchand que de le produire soi-même.
- (A suivre ) ( Textil Colorist)
- Teinture et Impressian
- LES PRINCIPES DE LA TEINTURE DES CHAPEAUX (Suite et fin)
- Les matières de mordançage les plus employées sont les bichromates de potasse et de soude, l’alun de chrome, le fluorure de chrome, à l’occasion d’au-tressels de chrome, l’alun, le sulfate d’alumine, et le sullate de fer. Pour certains usages spéciaux on ajoute souvent des cristaux d’étain et du sulfate de cuivre. Parmi tous ces corps le bichromate de potasse occupe le premier rang.
- Voici les proportions généralement employées : Pour les nuances joncées :
- 4 o/o de bichromate de potasse
- 3 o/o de tartre
- Pour les nuances moyennes :
- 3 o/o de bichromate de potasse
- 2 1/2 o/o de tartre
- Pour les nuances légères :
- à i 1/2 o/o de bichromate de soude.
- i o/o de tartre.
- Au lieu de tartre on peut employer une quantité égale d’acide lactique, ou environ la moitié de cette quantité d’acide oxalique.
- Pendant le bouillonna laine absorbe d’abordl’acide chromique du bichromate ; celui-ci, par l’action combinée de la laine et du tartre ou des acides lactique ou oxalique, est réduit à l’état d’oxyde vert de chrome. Lorsque la laine est bien mordancée elle prend une coloration vert pâle, et non brune ou jaunâtre. Il est bon de laisser les chapeaux reposer pendant une nuit après le mordançage, avant de commencer la teinture. La réduction que nous avons signalée plus haut devient aussi plus parfaite.
- Il faut éviter d’employer des eaux dures pour le mordançage, parce que la chaux empêche l’action réductrice du tartre. On peut corriger les eaux calcaires par l’addition d’un peu d’acide acétique.
- On emploie souvent l’acide sulfurique avec le bichromate de potasse. Pour les nuances moyennes on prend alors 3 0/0 de bichromate et i o/o d’acide sulfurique ; pour les nuances foncées 4 o/o de bichromate de potasse et i 1/2 o/o d’acide sulfurique.
- Il y a une grande différence entre l’action de l’acide sulfurique et celle des acides tartrique, lactique ou oxalique. L’acide sulfurique provoque le dépôt sur la laine d’un mélange d’acide chromique et d’oxyde de chrome, de sorte que la laine se trouve mordancée. Ce fait est important à retenir, parce que l’action de ce mordant sur les matières colorantes est différente de celle du mordant précédent. Comme il consiste principalement en acide chromique, son action est oxydante, mais comme beaucoup de colorants, tels que la Céruléine, le Bleu d’Alizarine, sont très sensibles à l’oxydation, on devra éviter son em-
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- ploi avec ces colorants.D’autre partil y en a quelques-uns, comme le campêche, pour lesquels l’oxydation est indispensable si l’on veut obtenir de bons résultats, tandis qu’avec le Rouge Alizarine, l’Orange Ali-zarine, le Jaune Mordant, le Brun Anthracène, les nuances sont plus solides au foulage quecelles qu’on obtient avec le mordant vert du tartre. Il est à remarquer que la laine mordancée à l’acide sulfurique a une teinte brune ou jaune.
- Pour les nuances légères, le mordançage à l’acide sulfurique ne donne pas de bons résultats.
- Le fluorure de chrome, qu’on emploie avec l’acide oxalique comme mordant, se répand de plus en plus. Tout le chrome est fixé sur la fibre sous forme d’oxyde de chrome,et beaucoup de colorants,comme les Bleus d’Alizarine, les Alizarines Cyanines, etc., donnent des nuances plus brillantes avec ce mordant qu’avec le bichromate ou le tartre; en même temps leur solidité à la lumière augmente. Les nuances de fantaisie viennent aussi mieux avec le fluorure de chrome qu’avec le bichromate. On peut expliquer ce résultat de la façon suivante : Lorsqu’on emploie le bichromate une partie du chrome se fixe sous la forme d’acide chromique qui a une action double, il ternit la nuance de beaucoup de couleurs; d’autre part, lorsque les objets teints son exposés à l’air et à la lumière, il y a réduction de l’acide chromique par suite de son action sur le colorant, et celui-ci se trouve détruit à son tour. Le fluorure de chrome a, par suite, certains avantages sur le bichromate lorsqu’on emploie les plus sensibles des alizarines et les colorants mordants.
- Mordant d'alumine
- Ce mordant n’est employé qu’avec certaines sériés de colorants, souvent pour les rouges avec l'ali-zarine et quelquefois avec l'Alizarine Cyanine, le Fustet, le Jaune et l’Orange Alizarine. On fait presque toujours le bain de mordançage avec :
- 8 o/o d’alun
- et 5 o/o de tartre.
- Avec ce bain l’alumine se dépose sur la fibre, qui est alors prête à absorber le colorant. Il est bon d’employer aussi peu d’eau que possible, environ 30 à 40 fois le poids des objets à teindre. Avec un
- 1 bain faible l’alumine se fixe très imparfaitement sur la fibre, parce qu’une partie se dissout dans le bain ; d’autre part un bain trop concentré fait absorber de l’acide à la laine, ce qui s’oppose à la formation de la couleur laque dans l’opération ultérieure de la teinture.
- Mordant de fer
- Le mélange de sulfate de fer avec le tartre et l’acide oxalique est la méthode habituelle de mordançage de la laine dans les rares cas où il faut un mordantde fer. Il faudra éviter un trop grand excès d’acide oxalique parce que celui-ci empêche le dépôt de l’oxyde de fersur la laine.
- Opération de la teinture.
- Cette opération est relativement simple, et cependant pour obtenir de bons résultats, surtout dans la teinture des chapeaux, il faut qu’elle soit conduite avec beaucoup de soins, si on veut que la couleur pénètre danstoute la substance des articles àteindre.
- Lameilleure méthode consiste à entrerles chapeaux dans un bain froid ou tiède, remuer quelques instants, ajouter un peu d’acide acétique, élever la température jusqu’au bouillon et agiter pendant une demi-heure ou plus. L’acide acétique est utile pour plusieurs raisons : d’abord il neutralise tout le carbonate de chauxou de magnésie qui peut exister dans l’eau, et empêche ces carbonates de former des eouleurs-laques avec le colorant. Ces couleurs laques, lorsqu’elles se forment dans le bain, se déposent généralement sur les articles à teindre et s’en vont au frottement. Avec certains colorants, comme les Jaunes d’Alizarine, le Jaune Mordant, le Rouge d’Alizarine S, le Jaune de laine, le Brun Diamine,etc., l’acide acétique libère la couleur acide et lui permet de se combiner avec le mordant de la fibre.On trouve dans la pratique que l’acétate d’ammonium est meilleur que l’acide acétique pour la teinture des chapeaux,parce qu’il tend à maintenir plus longtempsle colorant en solution, et lui donne ainsi plus de force de pénétration. Il vaut mieux ajouter la quantité totale de colorant au bain dès le début de l’opération et non pas par petits paquets pendant la durée de l’opération, parce qu’à la température du bouillon la fibre absorbe très rapidement la matière colorante
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- et si l’on ajoutait une nouvelle quantité de colorant à ce moment la nuance deviendrait très inégale.
- Le grand secret pour teindre avec succès les chapeaux à l’aide des couleurs à mordant consiste à retarder le plus possible l’absorption du colorant par la fibre.
- On peut y parvenir en ajoutant de l’ammoniaque au bain de teinture, en tournant les chapeaux dans ce bain à la température du tiède, de façon à assurer la pénétration complète de la liqueur tinctoriale à travers la substance des chapeaux, en ajoutant de l’acide acétique au bain et en finissant l’opération de la manière habituelle.
- Nous avons ainsi discuté toutes les différentes méthodes adoptées dans la teinture des chapeaux, ainsi que leurs principes, et nous espérons l’avoir fait de telle façon que tous les teinturiers qui liront cet article pourront en tirer profit.
- (The Hatters’ Gazette.)
- Bleus solubles sur tissus de coton
- Les bleus solubles très brillants mais en général assez difficiles à unir. On peut les teindre sur tanin et émitique, mais les teintes n’ont pas alors toute la vivacité attendue. Par le bichlorure d’étain on obtient des teintes plus jolies, mais l’emploi du bichlorure est délicat car les moindres fils gras restent blancs.
- La maison Ochler vient de lancer le procédé spécial, suivant que je crois bon de reproduire dans l’intérêt des teinturiers.
- Le bleu Victoria est de beaucoup moins beau et moins solide à la lumière, les bleus pour coton ordinaires ne résistent ni à l’eau, ni au savon et n’ont pas le corps et la beauté du bleu brillant pour coton JB, lequel convient pour l’article impression parce qu’il ne coule pas sur le blanc.
- Le procédé Ochler nécessite l’emploi des appareils suivants :
- 1° Une machine à foularder ;
- 2 Une machine à sécher à cylindres ;
- 3° Un appareil à vaporiser.
- Pour les articles unis, dissoudre par litre d’eau tiède 20 grammes de bleu brillant pour coton et additionner de 20 à 30 0/0. d’ammoniaque, ajouter ensuite 100 gr. de mordant pour bleu KO. Foularder le tissu coton
- avec cette solution refroidie et sécher le plus vite possible (le mieux vaut sur une machine à séchera cylindres, dont le 1er est enveloppé de coton). De là, vaporisage 1/2 à 1 heure sous pression d’un appareil de vaporisage à continue.
- Des nuances plus claires s’obtiennent par l’emploi d’une solution moins concentrée pour laquelle toutefois la quantité KO ne doit pas être diminuée, sans quoi la beauté et l’intensité de la nuance en souffriraient.
- Pour l’enlevage, sécher le tissu coton foulardé de la solution de bleu, imprimer le rongeant, vaporiser 1 heure, rincer à l’eau fraîche, savonner à froid (2 gr. 1/2 de savon par litre d’eau) et rincer encore une fois.
- Pour le rongeant prendre :
- 215 gr. chlorate de soude
- 330 c/c. d’eau
- 200 gr. british gum
- 170 gr. china clay
- faire bouillir et ajouter à tiède 45 grammes d’acide citrique, puis après refroidissement 25 gr. ferricya-nure de potasse.
- Pour les enlevages colorés ajouter au rongeant blanc des colorants qui résistent, aux moyens d’oxydation comme le jaune de chrome, etc.
- Le mordant KO est un sulforicinate d’ammoniaque concentré. On peut obtenir de bons résultats avec le procédé ci-dessus, si on a des cylindres séchant les deux côtés du tissus, sans quoi le côté du tissu en contact avec les cylindres est plus foncé et l’on a double teinte.
- L’emploi du tartrate d’ammoniaque, avec excès d’ammoniaque donne des résultats satisfaisants, si le tissu est bien blanchi. L’emploi des sulforicinates ou des ricinoléates donne des résultats encore meilleurs.
- Si le séchage est bien fait à fond, le vaporisage peut être supprimé, la nuance est alors un peu moins verdâtre.
- Les autres bleus solubles, dits bleus pour coton, peuvent aussi s’employer de la même façon.
- M. Ude.
- APPRÊTS
- DE L'INFLUENCE DU BOUILLON sur la Laine et les tissus de Laine (Suite et fin)
- On objectera, il est vrai, que le bouillon trop soutenu affaiblit la fibre sans parler du feutrage qu’il faut éviter
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- avant tout et autant que possible. A ce nons répondrons que le lavage répété des étoffes dans une eau fortement alcaline, cause bien plus de mal aux tissus et à la fibre laineuse, que les besoins de la fabrication exigent très purs, sont bien plus pernicieux qu’un bouillon d’une demi-heure à trois quarts-d’heure, temps qui, dans la généralité des cas, suffit amplement. Du reste, il est assez facile d’éviter le feutrage, si l’on veut bien prendre quelques précautions telles que de ne mettre les fibres à teindre que dans une chaudière bien appropriée à l’usage proposé, de n’employer qu’un chauffage rationnel, ne point trop charger la chaudière ou cuve à teindre, etc., mais il est certain que le teinturier doit avant tout, comprendre qu’une laine mal lavée et poissante ne produit pas seulement le feutrage, mais conduit en fin de compte sur la solidité du fil et du tissu : une matière de cette nature gagnerait bien plus à être dégraissée à fond de rechef plutôt que de lui faire subir l’opération du bouillon préalable.
- Ce qui vient d’être dit de la laine peut s’appliquer à peu d’exceptions près aux tissus. Le bouillon donne aux étoffes un toucher plus doux, plus agréable, le poil devient plus flexible, s’apprête mieux et prend un brillant qu’on chercherait vainement ailleurs. Ce résultat est dû, non seulement à l’action directe du bouillon sur la fibre, mais encore à la pureté de cette dernière obtenue précisément par le débouillage. Tous les résidus de la fabrication : savon, terre à foulon, soude, particules colorantes et autres impuretés s’tn vont avec le bouillon ; il faut cependant en excepter l’huile et tous autres corps gras non combinés : leur présence détermine dans les pièces fabriquées, un toucher qui est loin d’être doux : l’étoffe prend du raide, du dur au détriment de la marchandise. Quant aux pièces teintes, le débouillage est en tous cas indispensable avant la mise en couleur.
- Mais si, pour un nombre de raisons inutiles à énumérer ici, et que tout praticien comprendra aisément, on serait tenté de renoncer au débouillage de la laine elle-même, il n’en serait pas moins certain que le tissu fabriqué devrait être débouilli avant de passer aux opérations de la teinture, puis passées à la terre et finalement rincées à l’eau froide. Même pour les pièces en couleur, il y a grand avantage, d’après ce qui vient d’être dit, de procéder à un débouillage, à la condition toutefois que les couleurs soient assez solides pour résister au traitement ; pour les pièces non rasées, l’opération se fait indifféremment avant ou
- r après la brosserie. Si le bouillon se fait sur rouleau, opération avantageuse pour éviter les plis, les pièces ne devront, en aucun cas, refroidir sur le cylindre si l’on veut éviter un toucher rèche et désagréable, ainsi que l’apparence d’une étoffe séchée à chaud sur humidité. Sitôt le bouillon fini, dérouler au plus vite les pièces, puis passer dans de l’eau froide ou rafraîchir sur la machine à laver.
- C’est le procédé que nous recommandons tout spécialement, lorsqu’on débout avant le passage aux brosseries ; et, en effet, si le tissu refroidit sur les rouleaux, devient dur, le feutre rentre fortement et il devient après difficile de lui donner du veul. Les étoffes ressortent alors quelque peu maigres. Ainsi donc, les pièces débouillies avant le passage aux brosseries seront déroulées encore chaudes et passées incontinent sur la machine à laver ; les pièces fortes, au contraire, très feutrées, seront débouillies après la brosserie, parce que les impuretés retenues par le feutre, ressortent mieux par le veul que donne la brosserie.
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- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
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- En dehors de ses marques connues de Rose Dia-mine BD, et B extra, la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes vient d’en créer deux nouvelles, plus jaunâtres, que les inventeurs désignent par Rose Diamine GD, Bose Diamine BG, et dont les qualités sont exactement les mêmes que celles des anciens types.
- L’excellente solidité à la lumière et la vivacité, par laquelle se distinguent les teintes obtenues à l’aide des Roses Diamine, sont particulièrement remarquables.
- Au point de vue de l’application pour articles rongés et pour le plaquage au rouleau les Roses Diamine GD, brev. s. g. d. g. et BG, brev. s. g. d. g. ne diffèrent en rien des anciennes marques.
- L’emploi de ces produits n’est pas limité au coton ; ils peuvent également servir pour la teinture des articles tout laine, mi-laine et mi-soie et ils rendent en outre d’excellents services pour l’impression Vigoureux sur laine.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ DE MORDANÇAGE DES FIBRES ANIMALES Par M. Paul Otto Amend.
- Ce procédé de mordançage de la fibre animale consiste, premièrement à traiter la fibre par un acide dilué convenable qui ne réduise pas l’acide chromique; deuxièmement à traiter la fibre avec une solution d’acide chromique convenable à une température qui n’oxyde pas la fibre ; troisièmement à traiter la fibre avec un agent réducteur approprié — et quatrièmement à traiter la fibre avec un agent neutralisant convenable.
- Ces divers traitements se font successivement avec les substances énumérées ci-après :
- 1° Acide oxalique, acide sulfurique, acide acétique, acide muriatique, acide nitrique, etc.'
- 2° Acide chromique de force convenable, comme, par exemple, environ un trentième pour cent (0,00033) d’acide chromique ;
- 3o Bain réducteur, solution à deux dixièmes pour cent (0,002) de bisulfite de soude comme réducteur ;
- 4° Agent neutralisant, solution de carbonate de soude à environ deux quinzièmes pour cent (0,00132).
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A TEINDRE LES TEXTILES
- Par M Gustave de Keukelaere, directeur de fabrique.
- Le bain de teinture contenu dans un récipient rectangulaire divisé par deux faux fonds perforés mobiles en compartiments superposés, est mis en circulation par une pompe centrifuge située au dehors et obligé de traverser lesdits compartiments dans lesquels sont placées les matières textiles à teindre. Une roue à ailettes, tournant sur pivot au milieu de l’espace compris entre les deux faux fonds perforés, a pour but de permettre la constitution du bain de teinture dans la machine à teindre même; elle joue, en effet, le rôle d’un mélangeur et l’on peut sans inconvénient remplir l’appareil d’eau et y ajouter les matières tinctoriales. Dès que la pompe centrifuge est mise en mouvement, la roue à ailettes opère le mélange intime du liquide et des matières tinctoriales, permettant ainsi
- de réaliser une économie notable de ces matières et en réduisant la quantité au strict nécessaire.
- (Reoroduction interdite.)
- DIVERS
- LA PROTECTION DU TRAVAIL NATIONAL
- Nous croyons intéressant de donner le texte d’une proposition de loi qui vient d’être présentée à la Chambre, par M. Magniaudé, député.
- Voici l’exposé des motifs :
- L’invasion toujours croissante d’ouvriers de diverses nationalités et l’emploi des machines, constamment inventées et perfectionnées, supprimant un grand nombre de bras, créent à la main-d’œuvre une situation nouvelle, qui appelle l’attention du législateur.
- Il y a là un véritable danger pour l’utilisation de nos ouvriers et pour leurs salaires. Personne ne le conteste, tant il apparaît clairement à tous. Il est donc nécessaire d’y remédier par des mesures protectrices de nature à éviter le chômage et l’avilissement de la main-d’œuvre.
- On protège la production et on semble se désintéresser des producteurs. L’on eût dû, cependant, faire passer l’un avant l’autre, tandis qu’il n’y a pas seulement égalité de traitement. La main-d’œuvre est abandonnée à elle même, sans défense contre l’élément étranger, qui fausse, au préjudice du prolétariat, la loi de l’offre et de la demande.
- Il est indispensable d’endiguer un envahissement, qui menace le travail national, déjà très éprouvé par le ralentissement des affaires. Une sage protection s’impose. La meilleure manière de l’assurer est d’éta-blir une taxe frappant les patrons qui utilisent la main-d’œuvre étrangère.
- Cette taxe se justifie d’elle-même. Le gouvernement est tenu de venir en aide, dans l’étendue de ses moyens, aux travailleurs français, qui supportent de lourdes charges fiscales et qui sont astreints au service militaire.
- Les relations internationales ne sauraient être un obstacle à cette utile réforme. Les représailles ne sont pas à craindre. Elles seraient d’autant moins susceptibles de se produire que nous n’imposerions aucun
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- ouvrier étranger, mais uniquement nos concitoyens.
- Et, en admettant que les autres puissances usent de réciprocité, les dispositions qu’elles introduiraient dans leur législation resteraient sans effet appréciable. Le nombre de nos nationaux qui emploient leur activité au dehors est infirme, alors que celui des travailleurs étrangers, en France, est considérable. On n’en compte pas moins de 1 million 500.000. Ce chiffre éloquent est encore au-dessous de la vérité, si l’on comprend l’énorme population ouvrière flottante, qui vient faire les travaux de la moisson et autres, sans déclaration aux mairies.
- Il convient d’observer, en outre, que les ouvriers étrangers travaillant en France n’y dépensent que la moindre partie de leurs salaires, pendant que la plus grande partie va dans leurs pays respectifs.
- Au double point de vue économique et social, il est urgent d'aviser. Il faut protéger nos ouvriers contre la main-d’œuvre étrangère, qui, librement, concurrencie la nôtre et draine notre argent. Ce sera la plus sûre façon d’empêcher l’avilissement des salaires, de prévenir les grèves et d’éviter les rixes que nous voyons si souvent survenir entre ouvriers français et étrangers.
- C’est dans cet esprit, et guidé par un sentiment de solidarité sociale, que j’ai l’honneur de vous soumettre la proposition suivante, du plus haut intérêt pour la classe des travailleurs qui a mis sa confiance en nous.
- PROPOSITION DE LOI Article premier
- À dater de la promulgation de la présente loi, tout commerçant, industriel, agriculteur ou particulier, qui emploiera une ou plusieurs personnes de nationalité étrangère, sera tenu d’en faire la déclaration à la mairie de sa résidence.
- Art. 2.
- Un registre spécial sera ouvert à cet effet dans toutes les mairies. Il pourra être consulté par tout électeur de la commune.
- Art. 3.
- Sur ce registre sera inscrite la déclaration de l’employeur, qui devra indiquer, dans les cinq jours de l’admission ou du départ, les dates d'entrée et de sortie des ouvriers, employés ou domestiques à son service.
- Art. 4.
- Il sera perçu un droit de cinquante centimes par jour et par personne employée, quel qu’en soit le sexe.
- Art. 5.
- Les sommes provenant de cette taxe seront versées à la Caisse des retraites pour la vieillesse.
- Il en sera de même du montant des amendes résultant des infractions à la loi.
- Art. 6.
- Toute omission de déclaration entraînera de plein droit l’application de la double taxe pour la période antérieure à la date de l'inscription.
- En cas de récidive, il sera fait application de l’article 7 touchant la fausse déclaration.
- Art. 7.
- Toute fausse déclaration sera punie d’une amende égale à dix fois le montant de la somme soustraite.
- Cette pénalité s’aggravera d’une amende supplémentaire de 100 à 1.000 francs quand il y aura récidive.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899
- (Suite)
- Mise sur bois, différents procédés.
- Différentes espèces de bois employées ; qualités et défauts de chacune.
- Outils employés ; leur appréciation.
- Gravure en laiton pour picotages et contours.
- Gravure à l’alliage fusible ; clichés, machines à brûler ; différents systèmes ; leur appréciation.
- Feutrage des planches.
- Dans toutes ces opérations, indiquer, autant que possible, des recettes sûres et pratiques, des procédés éprouvés et consacrés par l’expérience, en justifiant l’utilité des méthodes suivies.
- Etude complète de l’actinomètrie
- Médaillle d’honneur pour une étude complète de l’actinomètrie.
- L’auteur devra passer en revue les différents moyens proposés pour déterminer l’intensité des radiations chimiques du soleil et vérifier dans quelles limites les réactions obtenues sont proportionnelles aux intensités lumineuses mises en jeu. Il devra, en outre, indiquer sous l’impression de quelles radiations se produit chacune des réactions étudiées.
- Nouvelle méthode actinométrique
- Médaille d’honneur pour une nouvelle méthode actinométrique offrant sur celles que l’on connaît l’a-
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- vantage d’une manipulation plus rapide et d’une précision plus grande. On trouvera dans la brochure de M. Radeau (Actinométrie : — Les radiations chimiques du soleil; Gauthier-Villars et fils, Paris, 1877) une revue rétrospective complète de la question.
- Application de l'électricité à l'impression
- Médaille d’argent pour une application quelconque de l’électricité dans l’industrie de l’impression.
- Nouveau procédé utile
- Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze, pour la decouverte ou l’introduction d‘un"procédé utile à la fabrication des toiles peintes ou des produits chimiques.
- On connaît toutle parti qu’on a tiré des chromâtes. Un autre sel métallique ne pourrait-il pas fournir aussi des résultats avantageux?
- Nous indiquerons aussi.
- 1° Un moyen économique de produire l’effet du savon sur les couleurs garancées, par l’emploi d’une substance moins chère.
- (A suivre.}
- La Loi sur les accidents du travail
- La commission d'assurance et de prévoyance a décidé de proposer à la Chambre de modifier l’article 3 de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail de la manière suivante :
- « Toutes les fois qu'un accident aura entraîné la mort, le chef d’industrie sera tenu de verser à la caisse des retraites une somme déterminée à forfait, que la victime soit mariée ou non, qu’elle est ou non des enfants ou des ascendants à sa charge, et quelle que soit sa nationalité. »
- LÉGISLATION COMMERCIALE Etrangère
- Japon
- Mise én vigueur du nouveau tarif. — Le nouveau tarif japonais entrera en vigueur le 1er janvier 1899.
- D’après une déclaration publiée au Moniteur de l’empire relativement à la mise en application du nouveau tarif des douanes, seront passibles des nouveaux droits les marchandises arrivées et débarquées au Japon et même entreposées dans les magasins de la douane si les factures concernant ces envois ne sont pas présentées au service des douanes au plus tard le 30 décembre 1898.
- INFORMATIONS
- Une proposition de loi ayant pour objet d’ajouter à l’article 103 du code de commerce un paragraphe pour maintenir dans les tarifs spéciaux des compagnies de chemins de fer la responsabilité prévue par cet article a été déposée le 11 novembre sur le bureau de la Chambre par M. Rabier et plusieurs de ses collègues.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Mes factures portent l’indication de mon domicile comme lieu de paiement ; cette indication emporte-t-elle attribution de juridiction ?
- R. — Les stipulations d’une facture contre lesquelles il n’a pas été protesté et qui indiquent un lieu déterminé comme étant celui du paiement, sont attributives de la juridiction, en ce sens que, par suite de cette énonciation, le tribunal dans la circonscription duquel se trouve le lieu désigné comme devant être celui du règlement de la facture, est compétent pour connaître de la demande en cas de difficultés survenues entre le vendeur et l’acheteur. La jurisprudence à cet égard est certaine et le Tribunal de commerce de Saint-Etienne en a encore décidé ainsi par jugement du 11 août 1897.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
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- colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
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- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Déclarations de faillites
- Paris. — Didier, couleurs, produits chimiques, 48, rue Montmartre. — Jug. du 11 nov. — S. : M. Bernard.
- Formations de Sociétés
- Paris. — Formation de la Société en nom collectif Poulachon et Cie, teinturerie et dégraissage des étoffes, 117, rue Vieille-du-Temple, avec usine 108, rue Mouf-fêtard, à Paris. — Durée : 5 ans. — Cap. : 7.500 fr. — Acte du 1er oct.
- Besançon. — Formation de la Société en nom collectif L. V. Léglise et A. Goux, de cristaux de soude, lessives et dérivés, à Thoraise. — Durée : 10 ans. — Cap. : 20.000 fr. — Acte du 29 sept.
- Dissolutions de Sociétés
- Gennevilliers. — Dissolution, à partir du 17 oct , de la Société Négrault et Veaux, teinturerie, 7, rue du Pont. — L. : M. Négrault. — Acte du 17 oct.
- Château Chinon. — Dissolution de la Société de Produits chimiques du Morvan, aux Grands Moulins, commune de Montreuillon. — L. : MM. Courtois et Sautereau. — Déiib. du 18 oct.
- Lyon. — Dissolution, à partir du 28 sept., de la Société FRAISSE, Reymond Minga et Cie, teinture et apprêt des étoffes de soierie, cité Lafayette, à Villeurbanne. — L. : les associés. — Acte du 28 sept.
- Lyon. — Dissolution, à partir du 18 oct., de la Société Besson fils, Morand et Sallet, fab. d’engrais chimiques, 4, ch. du Moulin-à-Vent, à Gerland. — L. : M. Pitre. — Jug. du 18 oct.
- Modifications de Sociétés
- Paris. — Modification de la Société G. DRIN et Trouvé, blanchissage et apprêts, 16, rue de l’Industrie et 8, quai de la Seine, à Courbevoie. — M. Trouvé ne
- sera plus que commanditaire, par suite la raison devient G. Drin et Cie. — Acte du 29 sept.
- Lyon. — Modification de la Société Fauquet et Cie, fab. de produits chimiques, 84, rue de la Pyramide. — Substitution de veuve Fauquet à son mari décédé. — Acte du 3 nov.
- Ventes de fonds de commerce
- Mme veuve Bardon a vendu un fonds de teinturerie, 42, rue Saint-Placide.
- M. Leprince a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue de l’Odéon.
- M. Thouroule a vendu un fonds de teinturerie, 5, rue Molière.
- M. Daniel a vendu un fonds de teinturerie, 27, rue d’Assas.
- Mlle Waeles a vendu à Mme veuve Good un fonds de teinturerie, 116, rue La Fontaine.
- M. Beaucourt a vendu à M. Bourdeau un fonds de produits chimiques, 21, rue Jeanne-Hachette, à Ivry.
- M Wattier a vendu à M. Grivot un fonds de couleurs, vernis, produits chimiques, 9, rue d’Allemagne.
- Mlle Lemarié a vendu un fonds de produits chi -miques. 27, rue Daguerre.
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- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle,. ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-
- Béarn etc.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements,consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-B gorre. Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-
- de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi -gorre. Bagnères-de-Luchor Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figsac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Newchaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l'après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72 fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazaré, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parix St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Fe kestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires,'est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russ: la Belgique, la Hollande, l’Es-pagne, le Portugal, Gt..
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 351
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLAGE DE MARSEILLE
- (20 Novembre)
- On cote : Acide tartrique....... 280 .. à.....
- Anis d’Espagne............. 70............ Anis du Levant............. 55..............
- Bois de : Campêche Laguna 18 .. .. .. » Martinique 10 .. .. .. » Jaune Carmen. M .. .... » » Maracaïbo 14.. .... Cannelle de Chine 130 .. .. .. — de Ceylande n-000 à 4 252 350
- Cochenilles : Grises 250 ..
- Argentées................. 250 .........
- Zacatilles................ 240 ..........
- Noires ordinaires......... 220 .. ......
- » supérieures.......... 230 ...........
- Crème de tartre........... 180............
- Curcuma Bengale......... 45 .. .. .
- Dividivi ................. M .. .. ..
- Gommes :
- Arabique.................. 170 .. 180 ..
- Aden....................... 95 .. 110 ..
- Damar Singapore......... 120..............
- » Batavia.............. 170 ..
- Sandaraque................ 185............
- Gambier........ ........... 40 .. .. ..
- Graines jaunes............. 55 .. .. ..
- Galles vert et noir . ... 115 .. 140 ..
- Girofles................... 45 .. .. ..
- Fenouil............... 52 .. ....
- Macis....................... 4 .. 7 ..
- Muscades n- 1............... 4 .. 5 ..
- Mercure.................... 5 50 . ..
- 9 00r0Opium 0.............. 27 .. .. ..
- .....Résine................ 14 .. 25 ..
- ValenSafran ce............. 90............
- ..... Styrax.............. 180............
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme
- Madras, bon moyen assez tendre..................... F. 2 50 à 2 75 moyen ordinaire............ 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............. 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire.......................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles...........F. 18 .. 0/0 k.
- — en poudres.................F. 20 .. »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 .. 010 k. sous papier, F. 165 .. 0[0 k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. » • » » en boules 105 .. »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (20 Novembre) Bois de teinture.
- Les prix restent fermes pour le campêche .
- On cote ;
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 .. — 2e qualité .. . 11 .. 12 .. 3e qualité.... 7 . 10 .. — Sisal, Yucatan... 9 75 11 ..
- Honduras.........«............................. 9 30 10 20
- Tabasco........................................ 8 .. 9 ..
- Haïti Cap..................................... 5 61 5 75
- » Aquim................................... 5 75 6 ..
- » St-Marc................................. 7 25 8 ..
- » Gonaïves ............................... 7 25 7 50
- » Fort-Liberté,..... 6 25 6 50
- P.-de-Paix...................................... 7 20 8 ..
- Miragoane....................................... 5 50 5 75
- Saint-Domingo................................... 6 .. 7 ..
- Martinique et Guadeloupe. 5 .. 5 25
- Jamaïque,,...................................... 6 .. 7 ..
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 50 6 60 » Manzanillo 6 50 6 60 a 6 75 7 .. • Vera-Cruz... 6 .. 6 25 » Campêche 5 50 6 .. » Carmen 5 50 6 .. » Tampico 5 90 6 50 * Porto-Plata 5 25 6 .. » Haïti 5 25 6 .. » Jamaïque 5 10 5 50 • Barcel et P. Cab .. 6 25 6 50 • Rio Hacha 3 50 4 .. » Carth. et Savan... 3 50 4 .. » Maracaïbo 3 50 4 .. • Fustet 100 k. 14 .. 16 .. » Tatajuba 50 k. 4 . 4 50 » Bahia 4 50 5 .. » 5 25 6 50 • Amapala .... 50 kil. 5 25 6 50 Rouge Brésil Bahia 6 .. 8 .. » Calliatour... 100 k. 14 .. 16 .. » Lima 50 kil. 8 .. 10 .. » Ste-Marthe. 6 .. 8 .. » 3.. 350 » Sandal 100 k. 6 .. 8 .. » Sapan 50 k. 8 .. tû .. » Quebracho.. 1000 k. 75 .. 85 ..
- Rouge Pernamb 50 k. 16 .. 17
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M ..
- — en caisse — 37 50 45
- Jaune ou gamb. pressé.. 15 . 16 - .
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille 1 60 2
- Ténérife grise 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale 50 kilos. 13 50 15
- Java, Mad , Pond M ..
- Dividivi
- On cote les 50 kil 9 .. 13 ..
- Indigos
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 12k.. 6 75 7
- » fin viol, et pourpre... 6 25 6 50
- » beau viol. et dite.... 5 75 6 - À
- » bon violet 4 75 5
- » moyen violet 3 50 3 75
- » bon violet rouge 4 25 4 50
- » bon moy. v. roug.... 3 75 4 • •
- Beng. fin rouge 4 50 4 75
- » bon dito 3 25 3 75
- » bon à fin cuiv 2 75 3
- » cuiv. ord. et bas 2 .. 2 50
- Java.. Kurpah 1 50 4 q o
- Madras 1 .. 3 50
- Manille 1 .. 3
- Caraque 1 50 3 50
- Guatemala flor 4 75 5 25
- » sobré 2 75 4 • t
- » bon à fin cor 2 75 4 • •
- » cor. ord. à bas.. 1 .. 2 0
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 50 7 • .
- » bon à beau.. 5 .. 6 • •
- • ord. et moyen 3 .. 4 • •
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert M Mers du Sud M Madagascar M •. .. • •.
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50
- » gros effilé 6 .. 7 • «
- Rocoa.
- Antilles.........1/2 kil. .0 40 à .. ..
- Cayenne...............................
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- ET APPRÊTS
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- 352
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
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- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Qise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes Fernand Dehaitre, G, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris."
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
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- Machines à apprêter
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- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
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- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55.. rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
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- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
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- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression, Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
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- 42e Année. — No 23
- Le Numéro : 0,75
- 5 Décembre 1898
- 42 s
- LE
- AT) F
- T., Si
- Se
- MONITEUR DE LA TEINTURE ..4
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Les apprêts (suite).
- Dégraissage et Blanchiment. — Le blanchiment par le peroxyde de sodium.
- Mordants. — Le chrome et ses sels dans la teinture et l’impression (suite et fin).
- Teinture et impression. •— Teinture du coton : Couleurs solides à la lumière.
- Apprêts. — Amélioration dans la fabrication de la soie artificielle.
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Nuances solides sur satin de Chine.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Terrible explosion à Bruxelles. — Société industrielle de Mulhouse (suite). — Jurisprudence. — Bibliographie. - Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- LES APPRÊTS
- Si l’on fait bouillir l’empois d’amidon avec des les-sives alcalines ou des acides, il se produira rapidement une transformation partielle en dextrine ; en cet état l’empois, et surtout celui préparé avec la fécule de pomme de terre, perd ses propriétés.
- Si l'on arrose jusqu’à immersion l’amidon avec une lessive de soude, celui-ci se gonfle incontinent et sans qu’il y ait lieu de chauffer, l’empois se forme : cette transformation se fera d’autant plus vite que
- l’amidon sera plus anhydre. Suivant la quantité de lessive ajoutée, l’empois formé sera plus ou moins incolore et si l’on agite convenablement et assez longtemps le mélange dans une chaudière avec agiteurs à pallettes mécaniques, l’on finira par former une pâte à consistance et à épaisseur désirée. La masse ainsi formée est fortement alcaline et l’on devra y ajouter une quantité variable d’acide, soit pour la neutraliser, soit pour l’aciduler, soit pour la laisser à l’état de neutralité absolue suivant besoin ; on obtient ainsi une masse apprêtante qui peut être mélangée à volonté suvant le but à atteindre avec d’autres matières apprêtantes et des sels chimiques en proportions voulues. Ce sont ces modifications de l’empois que l’industrie utilise, sous diverses dénominations, telles que Poliocolie, préparation pour parer, appara-tion, gelée, apprêt cristallin, colle végétale, aligiac, etc., etc. Ces produits sont vendus sous forme solide ou liquide et contiennent toujours une grande quantité d’eau.
- Si, d’un autre côté, on chauffe l’amidon seul a une température quelque peu élevée, on obtient, comme nous l’avons déjà dit de la dextrine. Mais si l’on dépasse le degré thermique nécessaire à la formation de la dextrine, il se formera toute une série de corps nouveaux tels que du sucre, de l’assamar foncé (à goût amer), du caramel à coloration foncée etunecer-taine quantité de corps encore peu étudiés que Rehwald appelle les arômes de torréfaction, à cause de l’arôme spécial qu’ils exhalent. Par l’action de la diastase sur l’amidon chauffé à 65° C. on obtient un sucre fermentescible, la maltose, état intermédiaire entre la dextrine et la dextrose. Par l’addition d’acide
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sulfurique à l’amidon, ce dernier se convertit en dextrose, tandis qu’avec l’acide nitrique avec addition de lessives alcalines, l’amidon se gonfle rapid ment, puis se convertit en amidon soluble ainsi qu’en les produits dp transformation provoqués par la diastase sur l’amidon.
- Pour fabriquer l’amidon de commerce, il faut séparer mécaniquement le grain d'amidon des parties végétales qui l’accompagnent d’ordinaire ; on broie par conséquent finement les racines, tubercules, la moelle ou les semences, afin déchirer les cellules amylaci-fères aussi complètement que possible. Le produit pulvérulent ainsi obtenu est traité par l’eau, y est divisé aussi finement que possible et l’amidon s’en sépare par sédimentation sous forme d’une pâte limonneuse très onctueuse. Mais que l’on ne s’imagine pas que cette fabrication soit aussi simple qu’elle puisse paraître au premier abord; dans la pratique il se présente un certain nombre de difficultés provenant surtout de ce que pendant ce lavage un certain nombre d’autres matières organiques viennent également à se déposer et qu’ainsi, si l’on veut obtenir de l’amidon tout à fait pur, l’industriel est forcé de soumettre le sédiment initial à toute une série d’épura-tions chimiques.
- Il nous reste dès à présent à examiner aussi rapidement que possible les différentes matières amylacées que nous fournit la nature et nous terminerons cette première étude par les recherches sur l’analyse sommaire de ces matières.
- 1° Fécule {Amidon de la pomme de terre)
- Les pommes de terre destinées à la fabrication de la fécule sont d’abord soigneusement lavées à l’eau pour les débarrasser de toutes les parties terreuses qui embarrassent la pulpe. Cette opération se fait généralement dans des lixivieuses cylindriques de diverses dimensions et formes.
- La fabrication proprement dite se décompose d’habitude en 4 opérations principales qui sont :
- 1° Le broyage (râpage) du tubercule ;
- 2° La lixiviation ou lévigation de la fécule;
- 3° L’épuration de la pâte sédimentaire ("fécule brute) et enfin,
- 4° Le séchage.
- Le râpage s’effectue sur des râpes mécaniques qui, la plupart du temps, sont encore de construction rudi mentaire et surannée :
- La bouillie produite par le râpage consiste essentiellement en fibres déchirées et leur contenu ; on trouve donc dans le magma l’enveloppe cellulaire, les fines particules de l’amidon délayées dans le liquide initial de la cellule amylacée, puis des lambeaux de la matière corticale de la pomme de terre et enfin une quantité plus ou moins grande de cellules encore intactes et non déchirées.
- La séparation de la matière féculente des autres substances s’effectue mécaniquement ; on commence par conséquent à projeter la pulpe telle qu’elle sort de la râpe sur des tamis immergés dans l’eau ; ces appareils de lavage portent différentes dénominations et sont de construction variée ; nous n’avons pas à nous y arrêter et il nous suffira de dire que tous consistent à mettre la pulpe en contact avec l’eau et à laisser les particules fines de fécule passer à travers les maillons du tamis et d’en séparer en même temps le marc.
- Le liquide qui découle du tamis consiste en eau dans laquelle sont dissous les jus du tubercule, en fécule, et enfin en matière corticale provenant de l’écorce du tubercule. Elle contient en outre quelques cellules non broyées composées simultanément de cellulose, de fécule et de l’eau de constitution de la cellule et enfin d’une matière colorante solubilisée. Si l’on abandonne ce liquide à lui-même pendant quelque temps, il s’éclaircit rapidement et laisse déposer une matière d’un blanc sale limoneux que surnage un liquide clair assez fortement coloré. Le dépôt consiste en fécule impure mélangée aux diverses substances dont nous avons parlé précédemment. Les eaux mères dans lesquelles le dépôt est immergé sont décantées dès l’abord ; ce premier travail se fera aussi rapidement que possible pour éviter l’action fermentescible des matières en dissolution, susceptibles de communiquer une odeur assez désagréable au produit final à fabriquer.
- La fécule brute ainsi obtenue est purifiée par lévigation, puis l’eau en excès est décantée. Dans le procédé de la lévigation, les grains de fécule se déposent en premier lieu en augmentant de finesse au fur et à mesure du dépôt; dans la partie supérieure du dépôt, on retrouve des couches mélangées de fécules et de cellules non déchirées encore et enfin à la partie supérieure delà sédimentation se rassemblent les matières corticales (peluches) de la pomme de terre. On procède, en premier lieu, à l’élimination de cette couche supérieure qui est soumise à un procédé de fer-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- mentation détruisant la partie corticale lorsqu’elle est maintenue! dans un état constant d’humidité ; les couches inférieures, au contraire, sont lévigées à nou-veau. Les appareils de lévigation devront être installés de telle façon que le produit à épurer pnisse passer avec la plus petite somme de travail et de temps d’un appareil à l'autre ; les cuves à laver devront donc être installées de telle façon que la pâte sortant des cuves à dépôt puisse être distribuée rapidement sous forme de lait un peu trouble dans les réservoirs à épuration.
- Le liquide déposé dans ces cuves, la partie aqueuse clarifié est décantée, on ajoute une nouvelle quantité d’eau fraîche et on lévige de rechef.
- face puisse être enlevée avec un écumoir en bois ou un autre instrument, avant que l’on entre les fils ou tissus à blanchir dans le bain.
- (The Dyer and Calico Printer.)
- ‘—• es
- g S’
- (
- Th. Seeligmann.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- LE BLANCHIMENT PAR LE PEROXYDE DE SODIUM
- Le blanchiment de la laine ou des tissus mélangés par le peroxyde de sodium gagne rapidement en faveur. Voici la recette la plus pratique ;
- Pour 100 à 150 Ib. de fils en tissus à b’anchir :
- 100
- 8
- 3
- gai. d’eau chaude.
- Ib. d'acide sulfurique S. G. 1840. » de phosphate d’ammoniaque.
- 7 3/4 » de peroxyde de sodium.
- Lorsqu’on s’en tient strictement à ces données dans la pratique on obtient des résultats satisfaisants. Le réglage du degré d’alcalinité du bain est un facteur important du succès. Par suite des différences dans la qualité de l’eau ou des matières à traiter, il faut dans certains cas rectifier le bain. Si le bain préparé suivant la recette ci-dessus présentait une alcalinité trop prononcée, il faudrait employer un peu d’acide phospho-rique pour détruire cet excès. Le papier de tournesol peut être employé avec succès comme indice. L’alcalinité du bain devra être tout juste suffisante pour faire virer très légèrement au bleu le papier rouge de tournesol. Il arrive quelquefois que pendant le blanchiment, peut-être après une heure d’immersion, l’acidité naturelle de la laine contrebalance l’alcalinité et neutralise le bain. Dans ce cas on ajoute un peu d’ammoniaque liquide pour rétablir la balance. Dans la préparation du bain de blanchiment et il est bon, et même essentiel, de laisser reposer pendant 15 ou 20 minutes pour que l’écume qui se recueille à lasur-
- s G 2 2 Co
- Le Chrome et ses sels dans la teinture et l’impression
- Par M. Louis J. Matos
- (Suite et fin)
- Chlorate de chrome
- On emploie beaucoup ce sel pour oxyder le noir d’aniline d’après la méthode indiquée par Prud’homme et comme adjuvant dans le fixage des couleurs vapeur dans l’impression sur calicot. On peut le préparer facilement par la double décomposition de l’alun de chrome et du chlorate de baryum, d’après la formule suivante :
- Chlorate de chrome, 23° Tw. (1,075 p. sp.)
- Chlorate de baryum.
- Eau...............
- Alun de chrome .
- . 20 parties
- . 63 »
- . 15 »
- On prépare facilement une variété basique de la solution ci-dessus en ajoutant à chaque quantité de 100 parties 8 parties d’hydroxyde de chrome.
- Chlorure [de chrome
- On emploie beaucoup ce sel pour mordancer les fils de coton. On peut le préparer par différentes méthodes: par la dissolution de l’oxyde de chrome dans l’acide chlorhydrique, par double décomposition, ou par la réduction du bichromate de potasse avec la farine. Ce dernier procédé donne les meilleurs résultats et si l’on prend des soins dans l'exécution de l’opération on obtient toujours des résultats uniformes. Voici une formule qui a donné de bons résultats :
- Chlorure de chrome, 15° Tw.
- Bichromate de potasse .
- Farine....................
- Acide chlorhydrique 30° Tw. .
- . 21 parties
- 10>
- - 00
- »
- »
- A mesure que la réduction progresse on ‘ajoute graduellement de l’acide chlorhydrique jusqu’à ce que la quantité totale d’acide soit de 52 parties. Lorsque la réduction est complète on neutralise l’excès d’acide par l’addition de 3 0/0 d’une solution de sel de soude.
- t A
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- SuLFOCYANURE DE CHROME
- Ce mordant est employé sur une grande échelle dans l’impression des soies et des cotons. On le prépare facilement en quantités répondant aux besoins immédiats du préparateur de couleur, par la double décomposition de l’alun de chrome avec lesulfocyanure de calcium, ou mieux avec le sel correspondant de baryum.
- La formule suivante montre comment il faut préparer la solution.
- Dissoudre 5 Ibs. d’alun de chrome dans I gallon d’eau chaude, ajouter graduellement, en agitant le liquide, 5 ibs de sulfocyanure de baryum, laisser reposer, décanter le liquide clair et étendre jusqu’à 22° Tw.
- Fluorure de chrome
- Ce sel (Cr2 Fl6 8H2 0) est une poudre verdâtre très soluble dans l’eau. Comme les composés de fluor exercent une influence délétère sur les récipients en verre ou métalliques on devra éviter, pour la teinture comme pour le mélange des couleurs, l’usage de ce genre de récipients. Ce sel se prête bien au mordançage de la laine, et il a remplacé dans une certaine mesure le bichromate de potasse : on l’emploie aussi comme substitut d’autres sels de chrome. On ne peut pas bien le préparer dans les teintureries, de sorte qu’on devra l’acheter chez le fabricant.
- ÛXALATE DE CHROME
- Cette substance n’a jamais trouvé une grande application en Amérique, mais beaucoup de teinturiers européens la tienne en grande estime, surtout pour l’impression des lainages.
- Il y a une certaine classe de mordants de chrome qui diffèrent entièrement par leurs propriétés, de ceux que nous avons énumérés plus haut. Ils ont une grande valeur pour la préparation des cotonnades à teindre, mais grâce à leur prix élevé on les emploie peu. On les connaît sous le nom de mordants alcalins de chrome. La formule suivante indiquera la méthode
- de préparation :
- I Hydroxyde de chrome................17 Ibs
- Solution de soude caustique 45 Tw. . 41/2gall.
- Eau........................................... »
- II Solution d’acétate de chrome 15° Tw. 2 parties Solution de soude caustique ... 65 »
- Eau........................................... »
- Quelques coloristes emploient la glycérine pour pré-
- parer ce mordant, mais comme les résultats sont très irréguliers, cette méthode n’est pas recommandable. (Textile Colorist)
- Teinture et Impression
- TEINTURE DU COTON
- Couleurs solides à la lumière
- Tout autant, si non plus que pour la laine, le teinturier en coton réclame des colorants d’une bonne résistance à l’air. Les articles stores, rideaux, l’ameublement veulent de plus en plus du vrai grand teint.
- Dans les couleurs directes, si employées actuellement, on a d’abord utilisé les diazotages et développements, puis sont venus les traitements aux sels métalliques préconisés par Bayer pour leur benzoazurine, puis par Cassella (Kertesz) pour la majorité des diamines.
- Tout récemment l’emploi de la paranitraniline dia-zotée, nitrazol, benzonitrol, etc., a augmenté encore la résistance à la lumière et aux lessives de quelques colorants directs. Bref, avec les diazotages, la copulation, le traitement aux sels métalliques, les plus difficiles peuvent quand même être satisfaits.
- Je ne parlerai pas aujourd’hui des nuances copulées au nitrazol, on pourrait dire qu’elles n’ont pas encore eu le temps d’être éprouvées, mais le traitement au sulfate de cuivre et au bichromate de potasse a fait ses preuves, et je puis en parler en connaissance de cause.
- L’emploi du sulfate cuivre est entré dans la pratique des teinturiers en écheveaux et commence, vu ses avantages, à être appliqué en teinture en pièces.
- Le traitement au sulfate de cuivre a l’inconvénient de changer la nuance et de rendre plus difficile l’échantillonnage, mais ce changement de nuance une fois connu et noté ne doit pas gêner le vrai teinturier observateur par métier. Il sait, par exemple, que le bleu pur diamine verdit par le traitement au cuivre, il tiendra donc sa nuance plus rougeâtre avant le fixage et sachant que le bleu diamine 3K, au contraire, rougit sensiblement, il se tiendra également en garde de ce côté avant le fixage au cuivre.
- Le traitement au cuivre peut se faire dans le bain de teinture si on a simplement garni au sulfate de soude ou au sel marin et si le bain ne doit pas être conservé.
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- Dans le cas ou l’on garde le bain de teinture, il est préférable de faire un bain séparé.
- Il est à noter que les alcalis, les savons et sulforici-nates, ne s’accordent guère avec le sulfate de cuivre.
- De bons rinçages avant et après sont donc à recommander au teinturier soucieux de son travail. Les savons et sulforicinates forment avec le sulfate de cuivre comme, du reste, avec tous les sels métalliques, des composés gras insolubles qui n’acquièrent pas bonne odeur en magasin. Il faut donc éviter la formation de ces savons métalliques par de vigoureux rin-çages.
- Certains teinturiers croient que les couleurs traitées au sulfate de cuivre ne se laissent plus ronger. C’est une erreur. Les rongeants au zinc ou à l’étain agissent également bien sur les teintes au cuivre, on doit simplement prendre des rongeants un peu plus énergiques.
- Les nuances claires et moyennes se rongent assez facilement à blanc et en couleurs, tandis que les nuances foncées ne permettent que les enlevages colorés.
- Autre particularité bonne à connaître : Les couleurs diamines prennent plus difficilement sur des nuances traitées au cuivre, par contre les couleurs basiques unissent très bien et avec de très minimes proportions. C’est donc à l’échantillonneur d’aviser, afin de ne pas avoir, autant que possible à retoucher, à raffleurer après le traitement au sulfate de cuivre.
- La proportion de sulfate de cuivre à employer pour le fixage varie suivant l’intensité des nuances. On prend en général la même proportion en cuivre qu’en colorant c’est-à-dire que pour une teinte à 1 0/0, on fixera avec 1 0/0 de cuivre et que pour une teinte à 5 ou 6 0/0 on emploiera 5 ou 60/0 de cuivre.
- En écheveaux on emploie le sulfate de cuivre seul. Pour le traitement en pièces plus rapide sur jiggers ou foulards, on se trouve bien d’ajouter un peu d’acide acétique le 1/4 environ du sulfate de cuivre employé.
- Le traitement se fait à 80° C. en 3, 4 passages. La nuance varie moins, et le fixage, l’augmentation de solidité est sensiblement la même, en opérant à tiède ou à froid mais en manœuvrant au moins deux fois plus longtemps.
- Je me suis toujours bien trouvé du traitement à chaud lorsque la nuance est faite avec un ou deux colorants, mais pour les nuances composées dans les
- quelles il entre par exemple 3 couleurs différentes (bleu diamine RW., orange diamine B., bleu nouveau diamine R) je préfère le fixage lent mais à froid.
- Les colorants suivants sont plus spécialement em-ployables pour le traitement au cuivre.
- Bleu pur diamine FF. Bleu diamine RW. Bleu brillant diamine G. Bleu nouveau diamine R. Bleu diami-néral R. Bleu noir diamine B. Bleu diamine 3R. Brun diamine M. Orange diamine B. Catéchine diamine G. Catéchine diamine B.
- Les Jaunes diamines sont tout à fait grand teint même sans traitement au cuivre, mais les {marques de Jaune solide diamine B et A supportent parfaitement le fixage et conviennent surtout pour l’obtention de verts vifs, en mélange avec le bleu pur diamine FF.
- Les bleus sont particulièrement intéressants. Le bleu diamine RW et le bleu brillant diamine G permettent par le mélange l’obtention de presque toute la gamme des bleus.
- Voici les bleus réellement grand teint avec le changement de nuance amené par le cuivre.
- Bleu nouveau diamine R devient plus rouge.
- Bleu pur diamine FF
- Bleu pur diamine
- Bleu diamine 3R
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- »
- »
- plus vert.
- plus vert.
- eaucoup plus rouge
- Bleu diamine RW devient plus pâle moins rougeâtre Bleu brillant diamine G devient un peu plus rougeâtre Bleu diamine BC devient plus pâle rougeâtre.
- Bleu azo diamine R devient plus rougeâtre.
- Ce dernier bleu sert généralement dans les teintes indigo à diazoter, mais employé seul et fixé au cuivre il acquiert par son fixage une bonne résistance à la lumière.
- Les colorants bruns, orange, cités plus haut permettent d’obtenir presque toutes les nuances mode, par mélange avec les bleus ci-dessus.
- Pour terminer, citons une particularité intéressante pour les teinturiers. Sans toucher à un fil de tissu, on peut savoir si les teintes directes sont ou ne sont pas traitées au cuivre. Quelques plis de tissu non fixés, et le même nombre de plis de tissu fixés sont parfaitement différenciés aux rayons X deRntgen. Les tissus fixés ne sont pas traver és et les tissus non fixés le sont par ces rayons.
- M. Ude.
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- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- APPRÊTS
- Amélioration dans la fabrication de la soie artificielle
- Par M. C. Wolterbeck
- Le procédé comprend les phases suivantes :
- 1. Saturation du fil avec une solution de cellulose, d’un composé de cellulose, ou de dissoloants de cellulose. — On peut suivre plusieurs méthodes, soit en utilisant les différentes formes de cellulose dissoute par la liqueur cuproammoniacale (réactif de Schweitzer), soit en employant la solution résultant du traitement de la cellulose par les alcalis caustiques et le bisulfure de carbone (probablement un thio-carbonate de cellulose) ou en employant les composés nitrés solubles de cellulose dans l’un de leurs nombreux dissolvants.
- Si le procédé doit être appliqué au coton ou à d’autres formes de cellulose, et qu’on emploie la solution cuproammoniacale, il faut mouiller le fil avec une solution d’ammoniaque et le faire passer ensuite dans la solution du cuprate d’ammonium qui peut contenir ou non de la cellulose dissoute, suivant la qualité que l’on désire donner au produit. Dans ce dernier cas, la solution dissout partiellement la surface de la fibre et on obtient un lustre très brillant. Lorsque l’on emploie la solution saturée on produit un article plus lourd et plus fort. Toutes les autres matières peuvent être traitées d’une façon similaire avec les modifications que nous indiquons plus loin. Si l’on emploie la solution de cellulose dans l’alcali caustique et le bisulfure de carbone, ou une solution de pyroxiline, on peut placer la bobine contenant le fil dans la solution, qui devra contenir 5 0/0 du composé cellulosique ou pourra même en être saturée.
- 2. Coagulation du composé cellulosique sur la fibre. — La cellulose peut-être fixée sur la fibre par les acides étendus lorsqu’on a employé le composé de cuprammonium. On peut aussi réduire les composés nitriques plus ou moins en cellulose par l’usage du sulfhydrate alcalin, de l’acétate ferreux, du chlorure ferrique, etc. Lorsqu’on a employé une solution de thiocarbonate on peut combiner la coagulation et le fixage en une seule opération.
- Voici un exemple :
- Faire passer un fil de coton sur bobine dans un récipient contenant une solution à 5 0/0 de pyroxyline
- dans l’alcool et l'éther, puis dans ün bain de coagulation, qui peut, dans ce cas, être composé d’eau pure.
- Ce bain élimine les dissolvants et précipite la pyroxyline sur la surface de la fibre. Passer ensuite le fil dans le bain de fixage qui contient environ 5 0/0 d’un agent de réduction. Four le bain de fixage on peut employer un plus grand nombre de produits chimiques, entre autres les solutions de sulfhydrates des alcalis, le sesquichlorure de fer, l’acétâtè ferreux, et d’atitres dont l'action réduit la combinaison de la cellulose avec l’acide nitrique en cellulose simple ou à un degré de nitrate inférieur à celui de la pyroxyline. Le fil original de coton est couvert maintenant d’une fine couche de cellulose qui donne l’apparence et les qualités de la soie naturelle. Il ne reste plus qu’à rincer complètement dans l’eau et sécher.
- (Engli Pat. n» 3898, 1898.)
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Nuances solides sur satin de Chine ayant reçu un apprêt résistant au fer chaud et à l’eau
- La Manufacture lyonnaise de matières colorantes a entrepris une série d’essais dans l’intention de savoir s’il était facile de reproduire, à l’aide des couleurs diamine, en teintes solides au fer chaud et à l’eau, toutes les nuances qui se font d'hàbitüde dans cette industrie. Une carte d’échantillons que le laboratoire de cëtte manufacture nous a fait parvenir et qu’elle tient d’ailleurs à la disposition de ceux qui lui en feraient la demande, prouve surabondamment que le résultat cherché peut être atteint aisément, pourvu que l’on fasse un choix judicteux des marques appropriées et que le tissu soit passé après teinture par un bain légèrement acidulé.
- Ce passage peut se faire par une eau légèrement acidulée soit à l’acide sulfurique, soit à l’acide acétique. En employant l’acide sulfurique, il faut rincer à l’eau pure avant de sécher, tandis qu’en acidulant à l’acide acétique on peut se dispenser de rincer.
- Voici la liste des colorants qui conviennent particulièrement bien pour cette application et qui ont servi pour là teinture des nuances composant leur collection ;
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- Jaune solide Diamine A Jaune solide Diamine B, Orangé Diamine B,
- Brun Diamine M,
- Violet Diaminë N,
- Bordeaux Diamine B,
- Rouge Diamine 5 B,
- Rose Diamine BD,
- Violet Formyl S4 B — 10 B,
- Bleu Naphtol G,
- Noir Naphtol 12 B,
- Bleu pur Diamine,
- Bleu acier Diamine L,
- Noir Diamine BH,
- Diaminogène B,
- Noir mi-laine S,
- Noir Oxy-Diamine BM,
- Bleus alcalins,
- Rouge azoïque A,
- Jaune Indien G
- C’est avec plaisir que la manufacture se mettrait à la disposition de ses amis pour leur adresser des échantillons nature de tous ceux de ces colorants qu’ils ne connaîtraient pas encore, et pour leur fournir tous les renseignements complémentaires qui pourraient leur être utiles.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce litre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- GENRE D’APPRÊT DES ÉTOFFES pour produire des reliefs mats sur fonds brillant Par la Société J. Bonin et fils.
- D’après les particularités de cette invention, consistant en un genre d’apprêt pour la production de reliefs mats sur fond brillant, l’étoffe, fabriquée, apprêtée et calandrée en poils couchés à la façon ordinaire, est traitée de la manière suivante : Le poil de l’étoffe est relevé en certains endroits à l’effet de former des rayures droites ou ondulées, ou des reliefs quelconques qui peuvent être des motifs continus et de formes plus ou moins fantaisistes ; puis à tondre ou raser le poil ainsi relevé pour produire une surface régulière,
- mate et sans saillie appréciable sur le fond qui, non touché, conserve un brillant primitif.
- PROCÉDÉ POUR MERCERISER LA FIBRE VÉGÉTALE
- Par la Société Farbenfabriken, vorm. Fried. Bayer et Co.
- Dans l’exécution du procédé relatif à la présente invention, il est opéré comme suit :
- On traite le coton dans un bain préparé avec deux parties de lessive de soude caustique à 380 Baumé et une partie de glycérine. L'opération est finie quand le coton a pris l’apparence du parchemin ; alors le coton est dégorgé et séché.
- Par le traitement susdit, le coton n’a pas subi la moindre contraction, tandis que la solidité de la fibre s’est accrue de 23 pour 100. De plus, le coton a acquis une affinité plus marquée pour des colorants que le coton non mercerisé. L’influence de la glycérine est telle, si intense, que même dans une lessive de soude à 50° Baumé, le coton ne subit pas de contraction.
- PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX MACHINES à encoller les fils de matières textiles de toute nature Par M. Jules Constantin, constructeur.
- Le dispositif perfectionné, objet de la présente invention, comporte une brosse cylindrique brossant la nappe inférieure, une brosse en spirale brossant et nettoyant la brosse cylindrique susmentionnée, et noyant dans une bassine d’eau, une brosse cylindrique brossant la nappe supérieure, une brosse en spirale brossant et nettoyant cette dernière brosse et plongeant dans une bassine d’eau, deux bassines destinées à contenir l’eau nécessaire au lavage de leurs brosses nettoyeuses respectives, et deux tringles tenant la nappe en contact avec les brosses cylindriques rotatives.
- APPAREIL POUR MERCERISER LES FILS par M. Alfred Wyser.
- Dans cet appareil pour merceriser les fils et principalement les fils de coton, les écheveaux de fils sont disposés sur un dévidoir, ajustable qu’on peut faire tourner sur son axe vertical dans un récipient, tandis que les parois de ce même récipient sont munies de tubes annulaires, étagés et percés de petits trous dirigés tous vers le centre du récipient.
- Ces tubes annulaires sont reliés à un tube principal.
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- de sorte que, par les trous de ces tubes annulaires, on peut asperger les écheveaux de fils pendant qu’ils tournent avec le dévidoir, à l'aide d’un liquide d’apprêt ou simplement d’eau.
- (Reproduction interdite.)
- DIVERS
- TERRIBLE EXPLOSION A BRUXELLES
- Bien souvent déjà nous avons mis en garde nos amis du chiffonage, contre le maniement par trop imprudent des hydrocarbures destinés au nettoyage à sec. Un nouvel accident, terrible en ses effets, puisqu’outre les pertes matérielles il a causé mort d’hommes, vient confirmer notre dire et nous permet d’insister encore une fois sur les inconvénients d’un maniement sans les précautions voulues, des benzines, benzoles, naphtes, etc.,-etc. dans des locaux non spécialement appropriés à cet effet.
- Mais laissons la parole au journal ; son exposé servira amplement d’avertissement.
- Une explosion épouvantable s’est produite dans une teinturerie de Saint-Gilles,un des faubourgs de Bruxelles. Deux sœurs, Françoise et Marie Naudts, avaient ouvert, rue de la Victoire, le 1er novembre, une maison de dégraissage et teinturerie, dont le principal élément est le naphte, l’ammoniaque et la benzine.Avant même d'avoir obtenu les autorisations administratives nécessaires et d’avoir fait procéder à l’enquête d’usage, de commodo et incommoda, les jeunes filles, qui n’ont que vingt-trois et vingt-cinq ans, avaient commencé leur dangereuse industrie.
- « Ce matin, Françoise, l’une d’elles, commit l’imprudence extrême de passer un seau de naphte à la main, près du foyer ardent ou chauffaient les fers à repasser, et où l’on séchait les linges mouillés. Son récipient prit feu, et les flammes, attirées par le courant d’air de l’escalier, allèrent, dans l’arrière-magasin, communiquer le feu à un bassin de naphte dont se servait l’autre sœur, Marie Naudts, et redescendant par le soupirail, provoquèrent une explosion formidable dans la cuve où se trouvait le dépôt de liquide inflammable, beaucoup plus considérable que ne le permettent les règlements. On ne pent, en effet, posséder que cinquante litres de naphte ; les sœurs Naudts en avaient près de trois cents.
- « L’explosion fut terrible. La maison est aux trois quarts détruite. Pas un meuble, pas un châssis, presque pas'une pierre n’en sont restés intacts. Toutes les vitres des alentours en ont été brisées. Quant aux deux jeunes filles, elles ont pu sortir dans la rue pareilles à deux torches enflammées que les passants ont eu toutes les peines du monde à éteindre. Leurs cheveux, leurs vêtements ont été consumés et quand on a voulu les transporter dans une maison voisine pour leur donner les premiers soins, la peau de leurs mains s’arrachait comme un gant. On les a transportées à l’hôpital Saint-Pierre, où l’une d’elles vient d’expirer. L’autre ne saurait échapper.
- Une troisième victime de ce terrible accident est le jeune apprenti de la maison dont la vie a été également compromise.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899 (Suite)
- 2° Appliquer sur toile de coton une nouvelle substance colorante, de quelque nature qu’elle soit, solide aux acides faibles et aux alcalis, au chlorage et à la lumière.
- Succédané du campêche
- Médaille d’argent pour l’introduction dans le commerce d’une matière colorante pouvant remplacer le campêche dans ses différentes applications, et offrant sur celui-ci un avantage sérieux comme stabilité et solidité.
- Le campêche à l’état d’extrait est souvent ajouté à des couleurs-vapeur pour en modifier les teintes. Son peu de stabilité donne lieu à de graves inconvénients lors de l’emploi de couleurs de cette nature..
- Réserve sous couleurs vaporisées
- Médaille d’honneur pour une réserve sous couleurs vaporisées, spécialement applicable à la laine et se détachant par simple lavage à l’eau, autre que le sel d’étain, l'hydrosulfite, les sulfites et le bisulfite.
- Fixation des couleurs d'aniline
- Médaille d’argent pour une nouvelle méthode de fixation des couleurs d’aniline et qui permettrait de les obtenir à la fois aussi solides que par le procédé au tanin-émétique, et aussi 'résistantes à la lumière qu’elles le sont après le passage en sulfate de cuivre.
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- Colorants immédiats
- Médaille de bronze pour un moyen de faire résister les colorants immédiats au savon bouillant, ainsi qu’à l’action prolongée de l’eau.
- Impression de poudres métalliques
- Médaille d’argent pour l’impression au rouleau de poudres métalliques susceptibles de donner, avec ou sans cylindrage, l’éclat de l’or ou de l’argent, et de résister aux opérations de nettoyage des couleurs-vapeur imprimées en même temps que ces poudres.
- Table des dissolutions salines
- Médaille d’honneur pour un manuel indiquant à la fois, dans deux colonnes, les degrés Baumé et les degrés au densimètre Gay-Lussac, à la température de 15°, du plus grand nombre possible de dissolutions salines, ainsi que la teneur en sel pur correspondant à chaque graduation. L’échelle devra, pour chaque sel*, partir de son point de saturation et marcher de 5 en 5°, au plus. Dans le cas de dissociation indiquer à partir de quel état de dilution le phénomène se produit (par exemple pour le sel d’étain).
- Synthèse d'une gomme
- Médaille d’honneur pour la synthèse d’un produit jouissant des propriétés essentielles delà gomme du Sénégal et son introduction dans le commerce à un prix qui en permette l'usage.
- Succédané de l'albumine des œufs
- Médaille d'honneur et une sommedel,OOUfr. pour une substance pouvant remplacer, dans l’industrie des toiles peintes, l’albumine sèche des œufs, et présentant une économie notable sur le prix de l’albumine.
- Les matières colorées en poudre fines ou en pâte, telles que l'outremer ou les laques fixées au moyen de l’albumine sur les différents tissus, ont plus ou moins d’adhérence sur ces tissus, suivant le plus ou moins d’albumine sèche employée. Il faut donc que la substance devant remplacer l’albumine produise des couleurs au moins aussi solides que le fait l’albumine dans les meilleures circonstances. Les couleurs fixées avec le nouvel épaississant devront supporter les dif férents passages, tels que savons, etc., et résister aussi bien au frottement que les mêmes couleurs fixées à l’albumine, sans leur donner plus de raideur.
- Albumine du sang
- Médaille d’honneur et une somme de 1,000 fr. pour une albumine du sang décolorée, et ne se colorant pas parle vaporisage.
- r L’albumine du sang est restée jusqu’ici le meilleur, le seul substitut réel de l’albumine des œufs, et si son emploi est limité à l’impression de certaines couleurs, cela est dû uniquement à sa coloration.
- Une albumine du sang, suffisamment décolorée, pourrait donc remplacer le blanc d’œufs desséché dans toutes ses applications industrielles, mais il faudrait que cette albumine pût se vendre à un prix inférieur à celui de l’albumine d’œufs, qu’elle n’eût pas perdu la propriété de se dissoudre complètement dans l’eau froide et d’être coagulée par la chaleur, et qu’en dissolution elle présentât la même viscosité que l’albumine d’œufs.
- Rouge de l'hématine du campêche.
- Médaille d’honneur pour un moyen pratique de déterminer la quantité d’hématine contenue dans les extraits ou dans le bois de campêche, sans recourir à la teinture ou à l’impression.
- Détermination de la vapeur des indigos.
- Médaille d’argent pour un mode de détermination pratique de la valeur comparative des indigos du commerce.
- (A suivre.)
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous pose la question suivante :
- Le propriétaire inférieur qui recueille, à l’aide d’un aqueduc ayant son point de départ sur une dépendance d’un chemin public, les eaux pluviales de ce chemin, a-t-il un droit acquis aux dites causes et peut-il faire respecter ce droit par une action en possession ? R. — Les eaux qui tombent en coulant sur un chemin public n’appartiennent à personne et sont en conséquence la propriété du premier occupant. Mais celui-ci, eût—il fait des travaux apparents, ne peut s’opposer à l’appropriation que voudrait en faire ultérieurement le propriétaire d’un fonds supérieur et il en est ainsi alors même que ces travaux existeraient depuis plus de 30 ans, s ils n’ont été faits par le riverain inférieur que sur son propre fonds ou sur une dépendance de la voie publique.
- Il n’en serait autrement qu'autant que l'aministra-tion, dans l’espèce la commune, puisqu’il s’agit d’un chemin dont l’entretien lui incombe, lui aurait concédé le droit exclusif de recueillir ces eaux, ou qu’il serait intervenu une convention conforme entre tous les riverains, ou que 30 ans se seraient écoulés depuis l’établissement des travaux apparents sur le fond du propriétaire supérieur qui veut s’approprier lesdites eaux.
- Si donc, le propriétaire inférieur ne se trouve pas dans l’une de ces hypothèses, il ne peut se prétendre troublé dans sa possession et exercer une action en
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- Complainte puisque cette possession est entachée de précarité.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-posté adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés. sera exécutée comme loi de l’Etat.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail
- Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- 1898. In-8 343 pages.......5 francs.
- VIENT DE PARAITRE
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat, fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25; reluire en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la
- quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Traité pratique de la législation du btiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. —Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père 4 et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père
- 9" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : pow voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
- — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles toitrnantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Sociét des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8°de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C. c5
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Rapports de faillites
- Arcueil.— Chollet (Jules), blanchisseur teinturier, apprêteur, ci-dev. 4 et 6, rue Couchy, act. à Paris, 114, boul. Arago. — Jug. du 9 nov.
- Dissolutions de Sociétés
- Montreuil. — Dissolution, à partir du 19 nov., de la Société Pralus et Cie, teinture et lustrage des peaux pour fourrures, 66, rue Saint-Mandé. — Acte du 19 nov.
- Versailles. — Dissolution de la Société anonyme dite Compagnie française des produits chimiques d’Ar-genteuil. — L. : M. Maisons. — Jug. du 29 oct.
- Ventes de fonds de commerce
- Mlle Asou a vendu un fonds de teinturie 79, rue de la Tour.
- M. Mouilleseaux a vendu un fonds de teinturerie, 93, rue Legendre.
- M. Rezzonico a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue Dejean.
- Mlle Marcille a vendu un fonds de teinturerie, 30, rue Baudin.
- M. Tollot a vendu un fonds de teinturerie, 55, rue Bisson.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE le 30 Novembre 1898
- Arrivages pendant le mois » caisses Bengale 49 surons Guatemala 6 caisses Martinique.
- Expéditions Stock
- 149 caisses Bengale 1.933 caisses Bengale 3 » Martinique. 6 » Martinique.
- 49 surons Guatemala.
- Ventes
- AJ sur D 14 caisses beau rouge à beau violet rouge... 3.65 à 4.95
- J M c K et C 26 caissesbon moyen vio-letrougeetbeaurouge »
- N E sur N sur W 9 caissesbon violet rouge »
- B dans cercle A N sur W 10 caissesbon violetrouge quelques éventés. .. »
- K M c L 10 caisses bon moyen violet rouge............................... » d/m 15 caisses bon et bon — moyen violet rouge.....................» 84 caisses Bengales disponible.
- 49 surons Guatemala bon moyen sobre à eau sobre................... 2.45 à 3.75
- 3 caisses Martinique bon
- et beau violet rouge. 4.80 à 5.40
- 660 caisses à termes, soit :
- 20 caisses sur Novembre. 4 30
- 340 » Décembre. 4.35/4.30/4.25/4.20/4.25/
- 4.30/4.35
- 40 » Janvier ... 4.20/4.25
- 20 » Février ... 4 35
- 20 » Mars 4.30/4.45
- 20 » Avril 4.30/4.45
- 40 » Mai 4.45/4.50
- 60 » Juillet .... 4.50/4.55
- 40 » Août 4.40/4.50
- 50 » Septembre. 4.60
- 10 » Octobre... 4.60
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme Bengale surfin violet et bleu....... 6.50 à 6.75 fin violet pourpre.................. 6.— » 6.25 beau violet pourpre................. 5.50 » 5.75 bon violet.............................................................................. 4.75 » 5.— bon moyen violet.................... 4.25 » 4.50 moyen violet........................ 3.50 » 3.75 beau violet rouge................... 4.75 » 5.—
- bon violet rouge.................... 4.25 » 4.50 bon moyen violet rouge.............. 3.75 » 4 —
- en rouge.......................... 4.50 » 4.75
- beau rouge........................ 4.25 » 4.50
- bon rouge......................... 4.25 » 4.50
- bon à fin cuivré.................... 2.75 » 3 —
- cuivré ordinaire et bas........... 2.— » 2.50
- Java.... ............................... » »
- Kurpah.............................. 1 50 » 4 »
- Madras ... ......................... 1 » » 3 50
- Manille............................. 1 » » 3 »
- Caraque............................. 1 » » 3 50
- Guatemala flor...................... 4 75 » 5.25 fin sobre et fin corte.............. 3 75 » 4.25 beau sobre et beau cortè............ 3.25 » 3 75 bon sobre'et bon corte.............. 2.75 » 3.25 bon moyen sobre et corte............ 2.— » 2 50 moyen sobre et moyen corte....... 1.50 » 2 —
- ordinaire et bas.................. 1 » » 1.50
- Nouvelle-Gren. fin à surfin........... 6.50 » 7 »
- bon à beau........................ 5 » » 6 »
- ordinaire et moyen................ 3 » » 4 »
- Tare et Dons d'usage sur la place
- En caisse, tare nette ; don 1 kilog. par caisse.
- En surons, tare nette; don un demi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt d’ailleurs fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre..................... » 25 »
- En Bengale disponible nous avons à noter la vente de 84 caisses dont 8 filières traitées à la parité de 4.25 à 4.47 1/2.
- A terme les affaires ont été aussi plus suivies, nos ventes s’élèvent à 660 caisses, quelques réalisations avaient fait baisser nos cours de 10 à 15 c. mais cette baisse a été regagnée, en clôture la cote est à 5 c. au-dessus de celle du 31 octobre dernier et de 1.25 au-dessous de celle du 30 novembre 1897.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La première vente de la saison a eu lieu à Calcutta le 24 courant, seulement 20 caisses de Bengale JF et G ont été présentées et vendues de 35 à 40 roupies de moins que les cours moyens de l’année dernière, et rentrent à 2 ou 3 pences au-dessus du cours de juillet à Londres.
- La ressortie des indigos du Tirhoot et Chuprah est bonne, le Chumparum laisse beaucoup à désirer. Le Bas-Bengale est au-dessous de la moyenne à l’exception du Purnéah qui est plutôt au-dessus, le change est coté 1 72 à 6 mois de vue contre 1.63 l’année dernière.
- Guatemala. — Nous avons reçu par le si. « Saint-Laurent » deux lots, ensemble 49 surons de bonne moyenne marchandise, qui ont été enlevés aussitôt leur mise au marché avec environ 25 c. de prime sur les nouvelles estimations.
- Nous attendons incessamment un lot de 18 surons arrivé à St-Nazaire le 25 courant sur le st. « La Fayette ».
- A. Dumont, courtier assermenté, 5, place Jules Ferry.
- A VENDRE
- Machine à chiner à plusieurs couleurs, système Barbay. — Occasion.—Adresser offres au bureau du journal, aux initiales B. R. 257.
- A VENDRE
- de gré à gré, un fonds de teinturerie comprenant chaudière à vapeur et accessoires.
- S’adresser à M. A Godefroy, agréé, à Granville (Manche).
- CHIMISTE
- connaissant parfaitement la teinture et le blanchiment du coton en bourre et en rubans de carde, demande place dans un établissement important.
- Réponse au bureau du journal, A. P. L., 249.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle st d’Imprimerie administrative.
- A. FAVOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- PRIME EXCEPTIONNELLE
- à tous nos Abonnés et Lecteurs
- Toujours désireux de faire plaisir à nos abonnés et lecteurs, nous avons traité avec un des principaux constructeurs français, afin de pouvoir leur offrir, à des conditions tout à fait exceptionnelles, une MAGNIFIQUE PRIME, constituant de véritables étrennes.
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- CYLINDRES ENREGISTRÉS
- La pièce, 3 fr.— La douz. 30 fr.
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- Pour recevoir les commandes à domicile, il suffit de nous faire parvenir en plus la somme de 3 francs pour frais de port et d'emballage.
- NOTA. — Un appareil est visible dans nos bureaux.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Fêtes de Noël et du Jour de l’An
- A l’occasion des fêtes de Noël et du Jour de l’An, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés à partir du 23 décembre 1898, seront tous valables jusqu’aux derniers trains de la journée du 5 janvier 1899.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Pans (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Ést envoie gratuitement aux personnes qui en font la de mande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-
- gorre. Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité: 30 jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Newchaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Bdlets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parix St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS Ou BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone- Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ue La Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russ: la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, Ct.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Décembre)
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules 105 .. »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- On cote : Acide tartrique.......... Anis d’Espagne........... Anis du Levant...........
- Bois de :
- Campêche Laguna.......... » Martinique..... » Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceÿlan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées...............
- Zacatilles..............
- Noires ordinaires.......
- » supérieures........... Crème de tartre......... Curcuma Bengale......... Dividivi ...............
- Gommes :
- Arabique ......... .....
- Aden....................
- Damar Singapore.......
- » Batavia....... .................... Gambier...... Graines jaunes... Galles vert et noir . Girofles......... Fenouil.............
- Macis.............. ...
- Muscades n- 1 .......... Mercure.................
- 9 00[0Opium 0........... ......Résine............
- ValenSafran ce....... .. ......Styrax............
- 280 .. à .......
- 70.............
- 55.............
- 18.............
- 10.............
- M..............
- 14 ..
- 130.............
- 252 350
- 250 ............
- 250 ............
- 240 ............
- 220 .. .....
- 230 ............
- ..............'
- 45.............
- M..............
- 170 .. 180
- 95 .. 110 ..
- 120............
- 170.............
- 185.............
- 40.............
- 55.. ...
- 115 .. 140 .
- 45 ..
- 52 . ..
- 4 .. 7 ..
- 4 .. 5 .
- 5 50
- 27 .. ....
- 14 . 25 ..
- 90.............
- 180.............
- Indigos . — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez
- tendre...................... F, 2 50
- moyen ordinaire............. 2 ..
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r....... . 350
- Kurpah moyen et moyen ordinaire................... 2 50
- Sumac en feuilles............F. 18 ,.
- — en poudres...............F. 20 ..
- à 2 75
- 2 50
- 4 ..
- 3 25 0/0 k.
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 ., sous papier, F. 165 ..
- 010 k.
- 010 k.
- PLACE DU HAVRE
- (5 Décembre)
- Bois de te intare
- Les prix restent fermes pour le camp-che.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne.
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité ..
- 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan..
- Honduras....... ......
- Tabasco................
- Haïti Cap.......... ...
- » Aquim.................
- » St-Marc...............
- » Gonaïves .........
- » Fort-Liberté.,........
- P.-de-Paix.............
- Miragoane...............
- Saint-Domingo...........
- Martinique et Guadeloupe Jamaïque. .............. Jaune Cub et St-Yago .
- 12
- 11
- 7
- 9
- 9
- 8
- 5
- 5
- 7
- 75
- 30
- 2 5
- a
- »
- 6
- a
- Manzanillo...... Tuspan... ................ Campêche........ Carmen... Tampico..........
- Porto-Plata..... Haïti...........
- Jamaïque ........ Barcel et P. Cab . Rio Hacha........ Carth. et Savan. .
- Maracaïbo Fustet. ... Tatajuba..
- Bahia .. .
- Corinto...
- Amapala .
- ..100 k ....50k
- 50 ki
- Rouge Brésil Bahia........
- » Calliatour. .. 100 k
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- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
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- 5
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
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- 3
- 25
- 20
- 50
- 50
- 50
- 75
- 75
- 50
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- 90
- 10
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- 4
- 14
- 4
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- 5
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- 14
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- 3
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- 50
- 50
- 50
- 25
- 25
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- 16
- 4
- 5
- 6
- 6
- 8
- 16
- 10
- 8
- 3
- 8 tù 85
- o1. . . • over. Ct • et • • N Ui • • St • • CH - OC>• to • ~2 • Uv• • • -1 • to •
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- — encaisse — 37 50 45 ..
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- Cochenille
- On pote : 1/2 kil.
- ...................... 1 60 2 .. Ténérife grise........ 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond...... M...............
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 9 .. 13 ..
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v, et bl. 12k.. 6 75 7 ..
- » fin viol, et pourpre... 6 25 6 50
- » beau viol, etdito.... 5 75 6 ..
- » bon violet ......... 475 .5 ..
- • moyen violet........ 3 50 3 75
- » bon violet rouge..... 4 25 4 50
- » bon moy. v. roug..,. 3 75 4 ..
- Beng. fin rouge. ........... 4 50 4 75
- . bon dito......... 3 25 3 75
- » bon à fin cuiv....... 2 75 3 ..
- » cuiv. ord. et bas.... 2 .. 2 50
- Java.............................. . . •
- Kurpah...................... 1 50 4 .
- Madras . .................... 1 .. 3 50
- Manille.,,, ................. 1 .. 3 ..
- Caraque..................... 1 50 3 50
- Guatemala flor........... 4 75 5 25
- » sobré........... 2 75 4 ..
- » bon à fin cor.... . 2 75 4 ..
- » cor. ord. à bas.. 1 .. 2 ,
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 50 7 ,.
- » bon à beau......... 5 .. 6 ..
- » ord. et moytn... .. 3 . 4.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ...
- Mers du Sud........ M .... . ..
- Madagascar...............M ............
- Quercitron:
- On cote les 50 kil. . Baltimore fin effilé......... 7 50 à 8 50
- » gros effilé........ 6 ,. 7 •
- Rocou. Antilles...........1/2 kil. .0 40 à ..
- Cayenne.......................
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- CONSTRUGEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
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- LE MONITEURIDE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- 8 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêta (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha etTelegraph Works C" Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris?
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
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- Carl Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsig.
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- 42e Année. — No 24
- SBBBLOTHE(UE5)
- Le Numéro : 0,75 w. 20 Décembre 1898
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ...... . 15 fr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | Failsnevernelaise): ; ; 3 £
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et lunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — La suintine et l’imperméabilisation des tissus.
- Teinture et impression. — Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la teinture (suite).
- Apprêts. — Flambage des tissus.
- Divers. — Les récompenses à l’exposition de Turin. — Informations. — Bibliographie. - Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- Table des matières (année 1898).
- CHIFFONNAGE
- La Suintine et l'imperméabilisation des vêtements
- Suint, suintine, lanoline! trois dénominations très voisines qui s’appliquent à une graisse animale dont il ne nous paraît pas qu’on connaisse suffisamment les propriétés et les qualités efficaces. Un médecin militaire, M. Berthier, vient d’y consacrer une étude intéressante que M. de Parville analyse dans la Nature.
- La suintine, ou graisse de laine, est le suint du mouton séparé des produits solubles de la sécrétion sudoripare et débarrassé des substances étrangères qui souillent les toisons. C’est un produit de la sécrétion sébacée, matière grasse spéciale cireuse qui lu
- brifie la peau et qui recouvre les filaments de laine d’un enduit protecteur et imperméabilisant. On l’obtient industriellement dans quelques-uns de nos grands établissements de peignage, notamment à Roubaix.
- La suintine est de couleur foncée, brunâtre, d’odeur désagréable, odeur de bergerie. Sa consistance est ferme, un peu molle par les temps très chauds; son point de fusion n’est pas bien connu parce que les graisses qui la constituent possèdent des points de fusion très différents. Sa composition est, en effet très complexe et variable. Graisse neutre, elle est formée d’acides gras combinés à la cholestérine, à des alcools de la série grasse ; elle renferme en forte proportion une substance que l’on en retire industriellement et que l’on connaît sous le nom de « lanoline » et une cire analogue à la cire d’abeilles.
- La lanoline, qui n’est par conséquent que la suintine purifiée et dont on a enlevé l’odeur et la teinte, est très utilisée en pharmacie, parce qu’elle donne à la peau un grand pouvoir d’absorption des médicaments. On s’en sert aussi dans le traitement des maladies de la peau.
- La suintine qui n’est que de la lanoline impure jouit du même pouvoir de pénétrabilité par la peau. Son action locale est même si favorable que le suint purifié commence à entrer dans l’industrie de la parfumerie comme cosmétique ; il assouplit la peau sèche, rugueuse, et la souplesse ainsi acquise est relativemnnt durable. La suintine, bien préparée, est antiseptique ; elle ne rancit jamais. On lui enlève son odeur désagréable en l’additionnant d’essence de mirbane à la dose de 20 grammes d’essence par kilogramme de graisse, et cette addition de mirbane ne fait qu’aug-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- menter les propriétés antiseptiques de la suintine, si l’on en juge par son action sur les plaies. On obtient ainsi un pansement à la ouate et à la suintine siccatif et antiseptique qui reste accolé aux téguments sans le secours d’une bande, et le coton n’adhère pas à la plaie. Les soldats s’en servent avec avantage pour se préserver des frottements et des petites érosions dues à la marche.
- Le prix commercial de la suintine est minime : 16 centimes le kilogramme, ce qui tient évidemment à ce que jusqu’ici ce produit est peu connu et a très peu de débouchés, et surtout à ce que son extraction est une nécessité pour les établissements de peignage qui doivent, sous peine de fortes amendes, épurer leurs eaux résiduelle avant de les rejeter dans les rivières. L’essence de mirbane coûte 2 francs à 3 francs le kilogramme. La suintine parfumée a donc un prix très bas.
- Nous venons de dire que la suintine avait des usages médicaux externes et qu’elle rendait aux marcheurs des services importants. Pendant la saison froide, cette graisse prévient et guérit les engelures ; elle fait rapidement disparaître les crevasses, les gerçures des mains, en rendant à la peau sa souplesse habituelle.
- La chaussure elle-même peut-être soignée par ce corps gras. Le cuir manque de souplesse souvent et cette rigidité est une cause fréquente d’accidents locaux, peu graves puisqu’ils guérissent par le repos, mais suffisants pour arrêter les touristes dans leurs excursions et pour décimer des régiments d’infanterie pendant les premières semaines de marche, il convient d’utiliser la suintine. La chaussure est bien nettoyée de la poussière, de la boue, du cirage, au moyen d’un lavage léger ; on étale une petite quantité de graisse avec un chiffon ; on frotte énergiquement pour obtenir une bonne pénétration. Le cuir devient alors très souple et conserve cette propriété ; il acquiert, en outre, l’imperméabilité à l’eau.
- La suintine a encore une application importante qu’il convient de signaler aux touristes et à tous ceux qui sont exposés à recevoir la pluie. Elle rend les vêtements imperméables, tout en conservant leur porosité. Imperméabilité à l’eau, perméabilité à l’air. Tel est le problème posé souvent et qui n’avait pas encore été résolu. Les vêtements de caoutchouc sont bien imperméables à l’eau; mais ils le sont aussi à l’air. Mêmes reproches le plus souvent adressés aux vêtements imperméables aux sels d’alumine. Les vêtements mouillés
- sont dangereux ; ils deviennent bons conducteurs et déterminent des refroidissements. Le danger est d’autant plus à redouter, soit pour le soldat, soit pour l’ouvrier, que, le lendemain, les vêtements mouillés n’ont pas toujours eu le temps de sécher et il faut les endurer quand même.
- M. le Dr A. Berthier remarqua, un jour, que les vêtements des Arabes sont imperméables, précisément parce qu’ils sont tissés en laine non désuintée. Il devait venir tout naturellement à l’idée, pour imperméabiliser nos vêtements, de leur rendre le suint que leur ont enlevé les procédés de la fabrication. Et on s’est livré à des expériences. On a commencé par employer la lanoline à la dose de 10 à 20 grammes pour 100 gr. de dissolvant, et l’on a donné la préférence, pour le dissolvant, à l’essence de pétrole, qui est relativement bon marché. Le succès a été complet. Voici comment on opère pour imperméabiliser un vêtement :
- Les vêtements à imperméabiliser sont mis dans le plus grand état de propreté, sans savonnage. Puis, on trempe le vêtement dans le liquide imperméabilisateur, on l’y laisse quelques instants ; on le tord pour enlever l’excès de liquide. Ou bien, ce qui est plus économique, on imbibe simplement, avec une éponge, la surface extérieure du vêtement, en ayant soin de passer l’éponge sur toutes les parties et de régulariser l’imbibition complète de l’étoffe. M. A. Berthier a imperméabilisé ainsi des pantalons, par le premier procédé, et des képis, au moyen de l’éponge. La quantité de liquide employé pour imperméabiliser une collection de vêtements : capote, pantalon, képi, n’a pas dépassé, en moyenne, deux litres de solution.
- Les vêtements ainsi traités sont peut-être plus solides qu’avant l’opération. Il convient de ne pas les laver au savon. Un savonnage superficiel mais répété pourrait à la longue faire disparaître l’imperméabilisation. On peut détacher sans inconvénient avec de la benzine. Mieux : après l’action de la benzine, le tissu imperméable à la lanoline semble se mouiller encore plus difficilement qu’avant. Quant au prix de revient de l’opération, il est insignifiant. La lanoline coûte en ce moment 7 francs le kilogramme ; l’essence de pétrole, environ 40 centimes le litre. Pour un pardessus ou un veston à imperméabiliser, c’est en moyenne une dépense qui ne dépasse pas 6 centimes.
- On voit donc que la suintine, que l’on envoyait jusqu’ici à la rivière, est très susceptible de nous rendre service.
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- Et c’est là une nouvelle découverte plus importante qu’on ne pourrait croire tout d’abord.
- Teinture et Impression
- Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la Teinture
- Pendant ces dernières années (1).
- ParM. Alf. GUYOT, chef des travaux pratiques à l’Institut Chimique de l'Université de Nancy. (suite) i
- Mais la fibre après traitement ne présente aucun éclat soyeux, aussi cette découverte, faite par Mercer en 1856, de là le nom de coton mercerisé donné au coton ainsi traité, n’eut pas d’applications industrielles bien importantes : D’ailleurs, un tissu mercerisé éprouve un rétrécissement énorme dans toutes ses dimensions, rétrécissement qui peut s’élever jusqu’à 25 et 30 %, et limite nécessairement son emploi.
- Mais en 1895, deux teinturiers de Crefeld, MM. Thomas et Prévost, voulant dans des tissus coton et soie, merceriser le coton tout en évitant son rétrécissement qui aurait produit des effets de crépage, eurent l’idée fort simple de tendre fortement sur un cadre le tissu à merceriser. La mercérisation se produisit comme à l’ordinaire, mais les auteurs constatèrent, non sans étonnement, que le coton, travaillé dans ces conditions, avait acquis un éclat soyeux très développé.
- MM. Thomas et Prévost s’empressèrent de faire breveter ce qu’on appelle le mercerisage du coton à l'état tend,u et cette fabrication a pris dès aujourd’hui un très grand essor.
- De tous côtés, on s’est efforcé d’arriver au même résultat, indépendamment du procédé Thomas et Prévost ; outre les nombreux procédés qui reposent tous sur la mercérisation du coton soumis à une tension plus ou moins latente, nous devons également signaler des procédés mécaniques où le brillant est obtenu en comprimant à une pression de 50 kilog. par centimètre carré le tissu entre des plaques ou des rouleaux d’acier dont la surface est garnie de petites facettes très polies, presque microscopiques et situées dans des plans mutuellement angulaires.
- Une autre application du mercerisage du coton et de la contraction qui en résulte est l’obtention des
- (I) Société industrielle de l'Est.
- articles crépons. Imaginons qu’on plonge dans une solution froide et concentrée de'soude caustique un tissu mixte, à trame laine et à chaîne alternativement laine et coton.
- Si la température du bain est suffisamment basse, et, chose curieuse, l’effet mercerisant est d’autant plus énergique que la température est plus basse, la laine n’éprouve aucune altération, tandis que le coton se contractant, provoquera un bosselage du tissu appelé crépage dont l’aspect pourra varier beaucoup avec la disposition des fils de coton dans la chaîne.
- Nous devons également une mention spéciale à la soie artificielle de M. de Chardonnet. La soie artificielle n’est autre qu’un fil de collodion solidifié et dénitré obtenu en comprimant sous une forte pression un collodion très épais dans des tubes terminés par des ouvertures capillaires. Le liquide s’échappe par ces ouvertures, appelées filières par analogie avec les filières des vers à soie, sous forme de fil demi fluide qui se solidifie rapidement au contact de l’air en perdant par évaporation l’éther et l’alcool qui lui communiquaient cette fluidité. Il reste donc un fil, souple et brillant de nitro-cellulose, par conséquent extrêmement inflammable et dont l’usage serait des plus dangereux. M. de Chardonnet a su heureusement trouver des agents dénitrateurs qui, tout en conservant au nouveau fil son brillant et sa solidité, le rendent moins combustible que le coton ou la laine.
- Cette industrie éminemment française est malheureusement compromise dans son développement par les droits sur les alcools industriels ; la fabrication du collodion, la matière première de la soie artificielle, consomme en effet beaucoup d’alcool et d’éther.
- (A suivre.)
- APPRÊTS
- FLAMBAGE DES TISSUS
- Utilisation totale des flammes au moyen de l’aspiration
- Par M. Félix Binder (1)
- Aucun système de flambage par aspiration des gaz à température élevée à travers les mailles du tissu, n’a été jusqu’à présent consacré par l’usage.
- L’auteur s’est proposé d’en rechercher la cause.
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
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- Le principe de l’aspiration est rationnel, parce qu’il utilise toutes les parties de la flamme et principalement les zones périphériques, qui atteignent les températures les plus élevées. Les machines à flamber qu’on emploie couramment n’en tiennent pas compte; leur disposition oblige la flamme à lécher la surface du tissu au moment où celui-ci passe sur une roulette métallique. Le plus souvent même la flamme se partage en éventail sur la convexité de la roulette et laisse s’échapper dans l’air la zone supérieure, qui est précisément la plus active.
- Frappé de ce fait, il a commencé ses premiers essais le 30 août/11 septembre 1896, dans les ateliers de la | Société de la manufacture « Emile Zundel », à Moscou, au moyen d’un appareil très simple, se prêtant à la largeur d’une pièce de tissu.
- Cet appareil se compose d’un cylindre en tôle, fermé aux deux bouts, et muni d’une ouverture longitudinale qui se place en regard d’une lampe à gaz. On a pratiqué dans la partie supérieure du cylindre une fissure débouchant dans la cheminée, reliée à l’orifice d’aspiration d’un ventilateur. Deux joues épousent la forme du cylindre et servent à régler la largeur de l’ouverture. Deux manchons en bronze s’emboîtent dans le cylindre des vis de rappel, permettent de les placer à un écartement correspondant à la largeur du tissu, suivant les lisières. Des surfaces bisautées assurent l’obturation complète de l’ouverture par le tissu.
- Cet appareil a été mis à la place de la roulette-guide sur rune des deux rampes Descat-Leleux d’une machine à flamber ; le système a été mis en marche, et voici ce que l’auteur a observé :
- La flamme au lieu de se partager en éventail, prenait, sous l’action du courant d’air, une fixité parfaite et se maintenait dans les limites de la fente ; il en est résulté un effet trop intense, nécessitant une accéléra tion de la course pour ne pas brûler le tissu. — Cette condition étant remplie, tout paraissait aller pour le mieux, lorsqu’un nouvel inconvénient se manifesta L’appareil s’était chauffé peu à peu jusqu’à la température du rouge sombre; en même temps l’effet du courant d’air s’affaiblissait graduellement, la flamme commençait à vaciller et, finalement, faisait des sou-bressauts qui marquaient le tissu de bandes horizontales inégalement flambées.
- L’expérience dut être interrompue pendant le temps nécessaire au refroidissement de l’appareil.
- Les mêmes phénomènes se représentèrent dans tous
- les essais suivants. Ils ont conduit l’écrivain à admettre que le procédé ne pourrait réussir qu’à la condition de prévenir réchauffement de l’appareil.
- C’est au fait d’avoir néglige cette précaution qu’il attribue, en majeure partie, l’insuccès des précédentes machines à flamber munies d'aspirateurs.
- Cependant, les résultats des premiers essais avaient été encourageants, au point de vue de l'action de la flamme et du débit de la machine. M. Binder a donc résolu, au mois d’octobre 1896, de faire construire un appareil à double largeur, en fonte, muni de parois creuses, susceptibles de livrer passage à un courant d’eau froide.
- Sa description se trouve dans le Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, août à novembre 1898, page 294 et suivantes.
- Nous-y renvoyons nos lecteurs et passons de suite aux essais de rendement.
- (A suivre.}
- DIVERS
- Les Récompenses à l’Exposition de Turin.
- Notre correspondant spécial pour l’Italie nous communique la liste des récompenses obtenues par les industriels de la teinture, de l’impression et des apprêts lors de la dernière exposition de Turin. Nous nous faisons un vrai plaisir de reproduire in extenso la liste des lauréats en adressant nos plus sincères félicitations à nos amis d’Outre-Mont pour leur courageux efforts et leurs succès bien mérités.
- Du reste, l’industrie en Italie ne semble point vouloir chômer : à peine l’Exposition de Turin a-t-elle frmé ses portes que voici déjà que l’on a décidé l’ouverture d’une exposition pareille à Côme, ville essentiellement manufacturière où la fabrication et la teinture des soieries est en grand honneur.
- Comme d'ailleurs nous le fait remarquer notre honorable correspondant, ces expositions locales ne sont qu’une simple préparation pour permettre à l’industrie italienne de figurer avec honneur aux prochaines grandes assises internationales de l’Exposition de 1900 à Paris. Nos vœux les plus sincères accompagnent ces courageux lutteurs qui, certainement, recevront chez nous l’accueil sympathique que mérite un travail incessant et une marche toujours ascendante vers le Progrès.
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- En temps et lieu, nous profiterons du bon vouloir de notre correspondant et rendrons compte de l’Exposition de Côme.
- LISTE DES RÉCOMPENSES A L'EXPOSITION DE TURIN.
- Diplôme d’honneur. — Ludovico Castagna, de Milan et Côme, pour l’industrie des teintures en général et de l’apprêt des étoffes.
- Médaille d’Or et Médaille d’Argent du Ministère de l’Industrie (récompense de haute valeui). — G. Rus-coni, de Milan.
- M. Ludovic Castagna possède deux usines, une à Milan et deux plus importantes à Côme.
- Comme apprêt, cette maison est la première d’Italie; cent cinquante ouvriers y sont employés et nos fabricants ont tenu à honneur à faire figurer dans leurs vitrines ces apprêts qui peuvent certainement rivaliser avec les maisons les plus considérables de France et d’Allemagne.
- La fabrication de Côme permet à l’apprêteur de trouver matière à se perfectiodner dans toutes les branches de son travail, le cylindrage, les apprêts, le moirage, le gaufrage, le gazage, le polissage. G’est là ce qui a permis à la maison Ludovico Cas— tagna de se familiariser avec tous les perfectionnements de l’industrie textile.
- La production est d’environ vingt mille mètres de tissus par jour. Poussée par les besoins de l’industrie, elle augmentera certainement encore de puissance productive.
- L’Usine de teinture donne travail à deux cent cinquante ouvriers et teint plus de mille kilos de soie et tissus mélangés par jour ; elle ne s’arrêtera pas en si beau chemin. Nous félicitons d’un tel succès le courageux et persévérant directeur-gérant de cette firme M. César Castagna.
- Monsieur G. Rusconi a exposé des soies teintes de tous genres. Trames, chappes, coton, dentelles, étoffes en pièce, tussah, pailles, Andalouses, soies imprimées, soies ombrées, rubans en pièce, velours à double face, articles très remarquables pour l’heureux mariage couleurs.
- M. Mario Rusconi est très connu en France et principalement à Lyon, où il a été appelé à faire partie du jury de l’Exposition de 1894. Il possède une usine modèle qui occupe une superficie de 4.300 mètres carrés. L’usine est pourvue de l’outillage le plus com- [
- plet et le plus perfectionné et occupe une centaine d’ouvriers.
- Le journal V Encyclopédie Contemporaine s’est occupé de cet intelligent industriel et les paroles élo-gieuses de M. Villeneuve n’ont pas été au-delà de la vérité.
- Teinture des cotons et impression sur étoffes
- Diplôme d’honneur. — Mazzonis, maison qui occupe plus de 3,000 ouvriers; frères Pomba, qui possèdent plusieurs usines et emploient des milliers d’ouvriers.
- Médaille d’or. — Mazzonis. — Manufacture d’Annecy et Pont, qui occupe plus de 2,000 ouvriers; Hofman et Cie, qui emploient près de 400 ouvriers ; Blumer F. Jenny, d’Aglié, avec près de 700 ouvriers.
- Ces maisons possèdent un matériel moderne et non seulement suffisent aux besoins locaux, mais font également beaucoup d’exportation et luttent avec succès contre leurs concurrents des autres pays, grâce à un travail parfait et une main-d’œuvre à bien meilleur marché qu'ailleurs.
- La maison L uman, la première dans cette belle exposition, ne figure pas dans les récompenses, parce l’honorable M. Leuman fils faisait partie du jury. Cette exposition était d’ailleurs irréprochable.
- Produits chimiques
- Diplôme d’honneur. — Lepetit, Dollfus et Canser, pour les extraits de bois, terre Cattu préparée.
- Médaille d’or et prix spécial du ministère du commerce. — Prada, de Milan, pour les extraits de châ-taigner et l’eau oxygénée.
- L’Italie ne possédant aucune fabrique d’aniline, nos teinturiers se fournissent à la Manufacture lyonnaise, de M. Fried. Bayer et Cie, Poirier et Cie, de Saint-Denis et Kalle, en Suisse.
- M. le Commandeur G. Diatto, initiateur de notre exposition, doit être satisfait du splendide résultat qu’il a obtenu. Le commerce de Turin lui en est reconnaissant.
- Nous adressons un remerciement spécial à M. Tra-versini, gérant du Bureau de la Presse, pour sa courtoisie et pour avoir mis à la disposition du sous-signé, dans la splendide salle de la Presse, tout ce que peut desirer un correspondant.
- Léon Bauquel,
- ^Correspondant spécial du Moniteur de la Teinture.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- INFORMATIONS
- La teinturerie de Sander, située au lieu dit le Marais d’Haubourdin, près de Santes, a été en partie détruite, le dimanche 11 décembre, par un violent incendie.
- Le bâtiment incendié était situé au centre des dépendances de la blanchisserie. Il mesurait environ 50 mètres de longueur sur 40 de largeur.
- On attribue la cause de l’incendie à l’éclatement d’une lampe électrique dans la salle du séchoir à vapeur.
- Les pertes, évaluées à près de 780,000 francs, consistent en toiles fines et en fils non utilisés, en pièces de toile et en fils étendus dans les séchoirs. Le bâtiment n’entre que pour une faible somme dans le chiffre des dégâts. Ceux-ci sont couverts par des assurances à huit compagnies.
- MM. Sander frères ont assuré qu’il n’y aurait pas de chômage pour les 200 ouvriers employés.
- Un atelier de teinturerie situé rue Chanzy, à Dax, et appartenant à M. Rindez, teinturier, a été la proie des flammes, dans la nuit de jeudi 15 décembre, avec tout ce qu’il contenait, machines et marchandises.
- Le feu a pris on ne sait comment, quelque temps après minuit, et à 2 heures, il était dans toute son intensité. On s’est borné à garantir les immeubles voisins.
- Immeuble et marchandises étaient assurés à la Compagnie Y Urbaine,
- Les certificats d’origine en Espagne
- En vue de donner satisfaction aux nombreuses réclamations suscitées par les exigences de la douane espagnole, en matière de certificats d’origine, il a été décidé que l’obligation de faire mention sur ces pièces de la rue et du numéro de l’usine expéditrice ne subsisterait qu’autant qu’elle serait réalisable. Les intéressés étant tenus, toutefois, lorsqu’il y aura lieu de faire mentionner sur les certificats d’origine que leurs usines sont installées dans des endroits où ne se trouvent ni rues, ni numéros.
- De plus, les contestations pendantes à ce sujet sont considérées comme résolues.
- Nouveau tarif douanier japonais
- Le gouvernement japonais a décrété la mise en vigueur, pour le 1er janvier 1899, du nouveau tarif géné
- ral des douanes ainsi que des tarifs conventionnels annexés aux traités de commerce.
- L’application de ce régime est subordonnée à la production d’un certificat d’origine des marchandises importées. Ce document doit mentionner la marque de la marchandise ; le nombre et la dénomination des colis ; la quantité ; le lieu de production et d’embarque ment ainsi que la date à laquelle ce dernier a été effectué. Il doit être revêtu d’une attestation du consulat ou de l’agence commerciale du Japon au port d’embarquement, ou bien, à défaut de consulat ou d’agence commerciale du Japon, d’une attestation des autorités douanières ou des autorités qui en tiennent lieu.
- Les tarifs susvisés peuvent être consultés dans les bureaux de l’Office national du Commerce.
- BIBLIOGRAPHIE
- VIENT DE PARAITRE :
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F. Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- Ce livre est, avant tout, un Ouvrage technique dans lequel les Auteurs ont voulu condenser une masse considérable de faits positifs et d’indications utiles aux industriels ainsi qu’aux savants. Les diverses fibres textiles sont étudiées au point de vue de leur origine, de leurs propriétés physiques et chimiques. La soie artificielle est l’objet d’un article spécial. La partie mécanique est traitée avec le plus grand soin : les Auteurs n’ont rien négligé pour donner un résumé bien exact et bien complet des appareils et machines les plus recommandables, employés actuellement pour le lavage, le blanchiment, les apprêts, la teinture et l’impression.
- Les vues perspectives des machines sortant des maisons de premier ordre sont accompagnées de plans et coupes, et même d’excellents dessins schématiques, qui permettent au lecteur de suivre sans effort le travail souvent très compliqué de la mécanique de l’industrie textile. Nous citerons principalement les schémas des machines à fouler les draps, à lainer, à imprimer avec douze rouleaux, etc., etc.
- Les Auteurs ont passé sous silence toutes les vieilles machines abandonnées par la grande industrie : par exemple, le vieux moulin à foulons, bien qu’il soit encore employé dans quelques régions pour le travail des draps.
- De même, on a écarté toutes les dispositions mécaniques restées sous forme de projet ou qui sont encore à l’essai. Telle ou telle de ces machines pourra devenir usuelle, mais la pratique ne l’a pas encore consacrée et les Auteurs
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- n’ont voulu citer que celles qui donnent actuellement des résultats positifs.
- Ils ont décrit les machines des meilleurs constructeurs, le plus souvent d’après les dessins techniques. Mais ils ne prétendent pas que d’autres maisons, moins connues, ne puissent faire aussi bien ; il est impossible d’énumérer tous les constructeurs dignes de confiance. Les Auteurs ont choisi les types de machines qui leur ont semblé les meilleurs ; les industriels sauront bien s’adresser aux constructeurs les plus habiles.
- Afin d’éviter toute confusion dans la disposition générale de l’Ouvrage, les détails relatifs aux machines, aux formules de couleurs et d’apprêts, ont été réunis et intercalés sous formes d’appendices à la suite des chapitres donnant les théories générales.
- Le lecteur qui ne cherchera dans cet Ouvrage que des indications générales pourra donc omettre les appendices, du moins à la première lecture. Au contraire, le praticien cherchera tout de suite, dans cette partie du livre, les détails précis qui lui sont nécessaires.
- Nous appelons l’attention sur la théorie de la teinture, qui a été réduite à un petit nombre de pages : on y trouvera d’ailleurs tout ce qu’il est essentiel de connaître.
- Les opérations préparatoires (lavage, rouissage, car-dage, etc.) sont décrites d’une manière complète. D’immenses progrès ont été réalisés; à mesure que les machines se compliquent, la main-d’œuvre se réduit ainsi que la consommation des produits chimiques. Les déchets, les résidus, naguère négligés, sont transformés en produits utiles.
- Le blanchiment des diverses fibres est minutieusement exposé, avec tous les perfectionnements récents, au double point de vue de la Mécanique et de la Chimie.
- Le Chapitre des apprêts fournit aux industriels tous les détails nécessaires sur les principaux genres d’apprêts et sur les machines spéciales qui permettent de les appliquer dans les meilleures conditions. Quant à la composition des apprêts, les Auteurs ont dû se borner à quelques exemples caractéristiques : dans une même usine, les formules sont souvent modifiées suivant les demandes de la clientèle.
- La pratique de la teinture commence par une étude complète du mordançage des différentes fibres.
- Les matières colorantes naturelles (du moins, celles qui sont employées de nos jours) sont décrites avec soin.
- Les matières artificielles (en nombre immense et croissant chaque année) ont été classées méthodiquement. Les Auteurs ont indiqué, sans hésiter, celles qui sont à peu près abandonnées, afin d’épargner aux praticiens des essais inutiles. Ils ont insisté sur les matières grand tant : l’alizarine et autres dérivés de l’anthracène; le noir d’aniline, cette magnifique conquête de la Chimie contemporaine ; le noir naphtol, etc.
- A la fin du volume, on trouvera une collection d'échan-tillons imprimés sur coton, laine et soie, avec des renvois aux pages qui traitent du mode de fabrication. On n’a pu insérer que de petits dessins à cause des dimensions restreintes des échantillons ; mais ces exemples suffisent pour donner au lecteur une idée générale des principaux genres créés à l’aide des méthodes nouvelles et des matières colorantes récemment découvertes.
- C’est une véritable révolution qui s’est accomplie dans l’art de la teinture et de l’impression.
- TABLE DES MATIÈRES
- Introduction. Chap. I. Fibres textiles. Fibres végétales. Coton. Lin, chanvre, jute, ramie. Fibres animales. Laine. (Appareils pour le désuintage, dégraissage, séchage de la laine et extraction des sels de potasse. Triage. Appareil continu pour le désuintage. Machine à sécher la laine en fibres. Séchoir de MM. Mac-Naught, de MM. Simonis et Chapuis, de M. Tulpin, de M. Sultzer). Soie. Réactions et analyses des diverses fibres. Tissus mixtes. Epaillage.
- Drogues employées en teinture et en impression. Eau. Appareils pour l’épuration : Appareil Gaillet.
- Chap. IL Blanchiment. Coton. Blanc de vente. Blanc pour impression, etc. Lin et jute. Blanchiment électrolytique. (Appareils et machines employés pour le blanchiment du coton : Grillage, machines à deux plaques. Grillage par la chaleur produite par des courants électriques. Appareils pour le trempage, dégommage, passage à la chaux, à l’acide, lessivage et chlorage. Appareils à haute pression. Machines à laver. Clapot. Roue à laver américaine. Machine oscillante de Mather et Platt. Machine à exprimer l’eau au Squeezer. Exprimeur au large. Blanchiment à la soude caustique, système Kœchlin-Mather-Platt. Blanchiment électrochimique. Appareils pour le blanchiment du coton en carde, en canettes et en bobines. (Blanchiment des écheveaux des tissus). Laine. Préparation de la laine. (Appareils pour le fixage, dégraissage, blanchiment, lavage des étoffes de laine : Machines à fixer les tissus en laine peignée, de Dehaître. Rame fixeuse immergée, ds Laval. Foulard de Roubaix. Soufroir continu. Lavoir à rouleaux, Machines à laver les draps au large). Soie. Généralités. Traitement. Blanchiment. Soie artificielle. Dégraissage de la laine et de la soie. Fabrication de la soie artificielle (système H. de Chardonnet).
- Chap. III. Des relations entre les fibres et les colorants. Théorie de la teinture: Le coton. La laine et la soie.
- Chap. IV. Les mordants. Généralités. Mordants métalliques. Mordants de chrome, d’alumine, de fer, d’étain, de cuivre, de plomb, de manganèse, de nikel, divers. Mordants organiques. Tanin et matières tannantes. Mordants gras. Mordants divers.
- Chap. V. Des méthodes de teinture. Coton. Laine. Soie. Jute. Tissus mixtes : Laine et coton. Soie et coton. Laine et soie. (Appareils de teinture du coton, de la laine en fibres, en rubans, canettes et écheveaux. Teinture par piétage. Appareil Theilig et Klauss. Appareil mécanique pour la teinture de la laine. Appareil Obermayer, Harmel, Vandermeirssche, Weiber-Jacquel, Ely Sutcliffe et fils. Appareils pour la teinture, les apprêts et le lavage des écheveaux. Machines de Wilson, de Paisley, Boden, Dehaître. Machine circulaire à teindre les écheveaux de Grandsire. Machine Klauder. Machine de Weser d’Eber-feld. Appareils pour le chinage des écheveaux. Machine à imprimer les fils en une ou plusieurs couleurs, deDonath-Nachfolger de Chemnitz. Machine à chiner les, rubans de peignés, de Florin-Lecler. Machines pour le lavage des écheveaux. Machine de Weser d’Eberfeld. Machine de Jallas. Machine à cheviller, à lustrer et étirer. Machine de Dehaître. Lustreuse de Ferriol. Appareils pour la teinture des tissus en pièces Teinture en boyau. Foulard. Jigger. Machine à teindre les pièces au large, système Corron. Machine continue à teindre en noir. Machine à oxyder, système Preibisch. Huilage pour rouge turc. Polissage des soieries. Rivière anglaise pour le dégorgeage et le lavage des tissus après teinture. Machine â laver et à rincer au large de Decoudun. Essoreuse dynamo-électrique de Debois. Machine à sécher de M. Bertrand. Rame Mather et Platt. Rame fixe à déraillage.
- Chap. VI. De l'impression. Coton. Introduction et généralités. Epaississants. Préparation du tissu avant l'impression. Impression. Couleurs. Vaporisage. Lavage, finissage. Des différents genres. Réserves et enlevages. L’im-pression associée à la teinture. Laine et soie. Généralités. Préparation pour l’impression. Impressions. Couleurs. Epaississants. Enlevages et réserves. Vaporisage. Impression de la soie. Tissus mixtes, Articles vigoureux. Des colorations obtenues. Résistance aux divers agents. (Machines et appareils employés pour l’impression des tissus : Machine à brosser, à enrouler, à humecter. Machines et appareils pour la préparation des couleurs. Machine à tamiser les couleurs, de Mather. Appareil de Schlumber-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ger. Appareil de Rosenstiehl. Appareil Kœting. Impression à la main. Machine à imprimer : Perrotine. Procédé Mac-Nab. Imprimeuse Samuel. Appareils à vaporiser : Appareil à oxyder en continu. Maehine à vaporiser, système Remy Welter. Vaporisage de la laine, des étoiles de soie. Machines â savonner de M. Dehaître, de Mather et Platt, de Farmer, de Birch. Appareil pour le chlorage. Appareil pour l’avivage. Apprêts des tissus. Machine à humecter. Machine à fouler et à laver de Crosset et De-bâtisse. Appareil Lombard à déplisser Appareil Galland. Machines à lainer. Lainerie simple. Lainerie continue à un tambour. Lainerie double. Laineuse Grosselin. Laineuse métallique continue Martinot. Machine à lainer à chardon métallique de Leclère et Damuzeau Machines à tondre les étoffes. Appareil élargisseur pour les tissus mouillés. Elargisseur différentiel deBirch. Appareil Mather et Platt. Machine à élargir Edmeston. Machine Heilman. Machine Palmer).
- Chap. VII. Matières colorantes. Matières colorantes minérales. Artificielles. Naturelles. Matières colorantes organiques. Artificielles. Naturelles. Essais des matières colorantes. Réactions des matières colorantes. (Fabrication des extraits. Machine à découper et à triturer le bois de teinture. Chaudières d’extraction. Appareil Chenaillier. Appareil d’extraction méthodique des principes tinctoriaux de Heftler et Bénard.
- Chap. VIII. Etude des nuances. Nuances simples. Classification. Jaunes. Orangés. Rouges. Rouge alizarine. Verts. Bleus. Violets. Bruns. Gris. Noirs. Noir d’aniline. Noir au campêche. Noir de fumée Noirs artificiels. Teinture de la soie en noir. Nuances composées. Liste des Ouvrages consultés, par ordre alphabétique. Spécimens des principaux genres de fabrication.
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- Exposé pratique de la législation et de la jurisprudence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
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- Par Louis André, procureur de la République, à Char très, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
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- du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ.des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux,. Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi
- gorre. Bagnères-de-Luchor Toulouse, Paris (via Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : lre classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
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- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
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- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
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- Cuba et St-Yago . Manzanillo....... Tuspan........... Vera-Cruz........ Campêche......... Carmen........... Tampico.......... Porto-Plata......
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- Jamaïque.........
- Barcel et P. Cab .
- Rio Hacha........ Carth. et Savan..
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba. .
- Bahia .. .
- Corint o...
- Amapala. .
- 100 k
- ..50 k
- Rouge Brésil Bahia
- 50 ki
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- Dividivi cote les 50 kil
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- M ..
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- 6 .. 6 25
- 6 50 5 57
- 4 75 5 ..
- 3 50 3 75
- 4 75 5 ..
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- 4 50 4 75
- 3 25 3 75
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- 2 .. 2 50
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- l .. 3 50
- 1 .. 3 ..
- 1 50 3 50
- 4 75 5 25
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- 2 75 4 . .
- 1 .. 2 .
- 6 . 6 50
- 4 50 5 50
- 2 50 3 50
- Ormeille
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- Cap-Vert ..............M
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- Madagascar............ M
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- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé....
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- 7 50
- 6 . .
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- & p-
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- CONSTRUCEURSbreveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
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- 380
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc.
- Brevets d’Invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C• Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
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- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Études spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtai- ) gnier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles'(Fabrique)
- Flahaut fils (CharlesJ. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc, .
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord)'.
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- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
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- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
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- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
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- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
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- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 381
- TABLE DES MATIERES
- ANNÉE 1898
- A
- Pages
- Absorption des liquides par les textiles. . 243 260
- Alizarine saphirol de la Compagnie Fred. Bayer et Cie de Fiers (Nord) couleur benzo-nitrol sur fil de coton ....... .... 87
- Amélioration (Procédé d‘) de la couleur de la fibre en jute, par M. J. Scheurer et Ch. O’Brien. 134
- Amélioration dans la fabrication de la soie artificielle ....................................... 358
- Appareil pour merceriser les fils, par M. Arthur Wyser............................................359
- Application (Nouveau procédé d’) des apprêts sur les tissus, par MM. Albert Puverger et Paul Germain 25 Apprêts (Les) , . 257, 273, 289, 305, 321, 337 353 Apprêt (Genre d’) des étoffes pour produire des reliefs mats sur fond brillant, par la Société J. Bonin et fils .... 359
- Arrêt (Un) intéressant rendu par la Cour d’appel de Nîmes.........................................106
- B
- Blanchiment (Le) du coton................... 194 210
- Blanchiment (Procédé perfectionné pour le) du coton et autres matières végétales textiles, par M. John Kent 105
- Blanchiment du lin et des fils de batiste. 19 35, 51, 71, 83, 99, 116, 130, 146, 162 179 Blanchiment (Le) par le peroxyde de sodium. . 355 Bleu Indol R de l'Actien Gesellschaft für anilin Fabrikation de Berlin (agents généraux pour la France : Lucien Picard et Cie à Saint-Fons près Lyon). Traitement nouveau des teintures directes avec la paranitraniline diazotée . 104 Bleus solubles sur tissus de coton 342
- Bouillon (De l’influence du) sur la laine et les tissus de laine................. 228, 243, 276 342
- Bruns (Les) nitrazol diamine G, B RD et BD, copulés........................................ 241
- G
- Certificats aux employés et ouvriers................
- Charge (nouveau procédé de) de la soie. . . . 149
- Pages
- Chaudière de teinture dénommée « La silencieuse », par M Louis Barbe.....................327
- Chrome (Le) et ses sels dans la teinture et l’im-
- ou ru il iu u• USN -*DSU12.SP• UA9 —.2 —999 A, 217,232,249,298 314
- Colorants (Revue des) nouveaux et applications nouvelles à la teinture.......................7 133
- Comité (Le) consultatif des chemins de fer . 181 Composé détersif, par M. John Mendess . . . 297 Composition (nouveau système de) pour impressions, par la Société Fr. Bournay et E. Gauche. 122
- Concours de la Société industrielle du Nord de la France 279
- Conformité (De la) en teinture. Etude professionnelle.................................. 85, 100 132
- Conseils (Quelques) aux teinturiers.............177
- Conservatoire national des Arts et Métiers . . 230 Coton soyé par mercerisage . . . 38, 72, 86 118 Couleurs anthracne acide................... 213 229
- Couleurs Anthracène acides teintes en un seul bain pour articles foules......................326
- Coule urs Diamine, teinte sur coton en flotte imprimée avec de la soude caustique bleus cuivrés pour Guinées...............................39
- Création par la manufacture lyonnaise de matières colorantes de deux nouvelles marques que les inventeurs désignent par rose diamine GD et rose diamine BG. ..... 244 Cylindre chauffeur pour étoffes, papier et matières analogues, par M. F. Wippermann . . 262
- D
- L'écatissage (Nouveau système de) rame par vaporisation brusque résultant du contact de l'etoffe humide avec une table rèche et chaude, par M. Jules Richard. ........ 326 Déclarations de douane fausses ou incomplètes. 264 Démontage des couleurs directes 261 Désuintage (Le) de la laine. . . 274, 290, 306
- Dispositif de bacs à niveau variable applicables aux différentes machines employées dans l’industrie de la teinture, de l’impression et de l’apprêt des tissus ou filés, par M. Fernand
- Dehaître, ingénieur mécanicien...................122
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-
-
- 382
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pages
- Douanes étrangères ......... 330
- Douanes françaises.......................... 297, 312
- E
- Empoisonnement par la benzine.................. 1
- Explosion (Terrible) à Bruxelles..............360
- Exposition (A propos de 1’) de teinture à Rouen en 1896 ........................................ 9
- Exposition (L’) de Turin.......................89
- Exposition universelle de 1900 . 197, 278, 311, 329
- Pages
- L
- Lavage et dégraissage des laines en suint. • • 1
- Législation commerciale étrangère................346
- Lettre adressée à la Chambre de commerce de Rouen et communiquée à la Société industrielle de Rouen 263
- Loi (La) sur les accidents du travail 120, 135, 152, 168, 184, 196, 217, 231, 249, 264, 281, 314, 330,346 362
- Luisant (Procédé pour donner du) au coton, par M. Oswald Seyfer......................................
- F
- Feutres (Perfectionnement dans la fabrication des) applicables aux machines à papier et à apprêts, par M. Jacques Debouchaud ... 26 Fibres imperméables, par M. Emile Revest . . 310 Fixage (Procédé pour obtenir un) vapeur régulier sur les pièces ou tissus imprimés, par M. H. Geisler et I. Dabert 150
- Flambage (Nouveau mode de) des tissus, par la Société, dite manufacture d’indiennes Emile Zundel......................................26
- Flambage des tissus . ..................371
- Gaufrage (Nouvelle application de) ou frappage sur tous les tissus plissés, par MM. Francisque
- Voland et Cie....................................135
- I
- Imperméabilisation (Perfectionnements aux procédés d’) de la soie, du coton, de la laine et d’autres substances fibreuses ainsi que des tissus faits avec ces matières, par MM. W. Ch. Kipling et E. Arnold 122
- Impression (Nouveau procédé d') sur calicot. . 117 Impression (Procédé et appareil pour 1’) de dessins * multicolores sur les tissus, par M. Charles Dratz..........................................24
- Impression (Procédé et appareil pour l’) de rayures sur tissus quelconques, par M. Joachim Santoux.........................................327
- Incendies (Les) spontanées et les compagnies d’assurances....................................198 Indigo pur B.A.S.F...............................55,............................74 Influence du blanchiment sur la teinture . 322, 338 Informations. 26, 58, 75, 89, 105, 152, 167,185,
- 231, 249, 312, 346
- Inspection du travail................................
- J
- Jurisprudence. 26, 152, 168, 200, 218, 233, 250, 265, 281, 298, 315, 330, 346, 361
- M
- Machine (Nouvelle) pour l’apprêt des tissus, par M. Antoine Angelier...........................150
- Machines (Perfectionnements apportés aux) à encoller les fils de matières textiles de toute nature, par M. Jules Constantin. .... 359 Machines (Perfectionnements aux) à teindre les textiles, par M. Gustave de Keukelaere. . 344 Machine à teindre les tissus, par la Société anonyme de teinturerie stéphanoise. ... 277 Matières (Production de nouvelles) colorantes teignant le coton sans mordant, par la Société « The Clayton anilin Cy Limited » 196
- « Merchandise (Le) marks act », en Angleterre. 183 Moire (Nouveau genre de) et procédé pour son obtention, par la Société lyonnaise, de teinture, impression, apprêt, gauffrage. . . . 134 310 Mordançage (Procédé de) et de teinture des fibres animales, par M. Otto Paul Amend. . . 296 344 Moyen facile, sûr et rapide de différencier les étoffes en soie naturelles de celles en soie artificielles 161
- Moyen de rendre imperméables les tissus et étoffes de telle sorte qu’ils puissent résister à la pluie pendant un temps relativement long, par
- M. Toseph Augustin Martin.....................105
- N
- Nafuchsine SG et SB (La) de la manufacture lyonnaise de matières colorantes. De la même firme, deux nouvelles marques de bleus, appartenant à la série des couleurs diamine, les bleus foncés diamine B et R..................149
- Naphtindone BB (Le) de la manufacture lyonnaise des matières colorantes (L. Cassella et Cie........................................ 56
- Nécrologie................................40 199
- Noir mixte grand teint sur coton..............52
- Noir naphtylamine S noir oxy-Diamine A et D couleurs Diamine sur tissus de coton mercéri-sés pour doublures.........................164
- Nuances modes de la saison pour chapeaux d’hommes ...................................52
- Nuances solides sur satin de Chine ayant reçu un apprêt résistant au fer chaud et à l’eau. . 358
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 383
- Pages
- O
- Office (L’) national du commerce extérieur 165, 184 Orangé au tanin R et phosphine nouvelle G. . Ouvriers (Les) étrangers.................... « Ouvrier (L’) teinturier ». Organe officiel de la Chambre syndicale et d’appui matériel des ouvriers teint uriers dégraisseurs............
- 197
- 195
- 231
- 225
- P
- Perfectionnements (Etude des) réalisés dans l’art de la teinture.................. 212, 227, 308
- Petite correspondance, 41, 58, 75, 106, 123, 138, 167, 185, 200, 217, 232, 250, 298, :
- Principes (Les) de la teinture des chapeaux. .
- 259, 290, 324, Procédé (nouveau) et appareil pour merceriserle . coton à l'état d'écheveaux, par la maison John Kleinewefers Shue. ............................
- Procédé et appareil pour obtenir, sur fils en fibres végétales, le brillant de la soie au moyen de collodion, par la Suciété Heberlein et Cie . .
- Procédé et appareil pour teindre les fils ou tissus en sections nettement limitées de différentes couleurs dans des bains de teinture appropriés en une seule opération, par M. Adolf Leven .
- Procédé pour merceriser la fibre végétale, par la Société Farbenfabriken, Vorm, Bayer et Cie.
- Procédé permettant de donner au coton l’aspect de la soie, par M. Th. H. Thate. ...
- Procédé (un nouveau) permettant de donner au coton et autres fibres végétales, l’aspect brillant et le toucher de la soie, par la Société Va noutryve et Cie................................
- Procédé pour rendre certaines teintures plus résistantes à l’action du décatissage............
- Produit (nouveau) incombustible pour décors, tentures, tapis, etc., par la Société I. Germain, Boisne frères et Cie...........................
- Produit (nouveau) imperméable et ses diverses applications, notamment pour le couchage du papier, des tissus et des matières textiles, par MM. H. Bittner et C. Villedieu.................
- Produit (Procédé de fabrication d’un) servant à nettoyer et à mordancer, par M. J. Muller.
- Procès (Un petit) très intéressant............. Propriétés de la laine chlorée.................
- Protection (La) du Travail national. ....
- 371
- 314
- 340
- 262
- 135
- 53
- 359
- Q Ge vr
- 25
- 21
- 8
- 278
- 150
- 65
- 258
- 344
- R
- Récompenses à l’Exposition de Turin. Réduction du droit de recommandation.
- Renaissances (Les) et leur teinture. 17, 33,
- 372
- 40
- o5 —H
- 209, 225, Renseignements (Envoi de) commerciaux pour les particuliers.......................... Rouge paranitraniine et blanc, enlevé par vaporisage sur bleu cuvé, par MM. L. Bloch et E.
- 241
- 39
- Zeidler.
- 148, 180,
- 275
- V
- Ii Hu
- S
- Séchoir avec tendeurs facultatifs pour toutes les étoffes confectionnées ou non, par M. Van Vreckom...........................................
- Société industrielle de Mulhouse. 215, 230, 246,
- 280, 327, 345,
- Société industrielle do Rouen....................
- Suintine (La) et l’imperméabilisation des tissus.
- Pages
- 278
- 360
- 113
- 369
- Table démontable et transportable pour teinturiers, dégraisseurs et blanchisseurs, par M. Aug. Arm. Leguay..............................
- Taches (Les) dans les écrus comme cause d’rné-
- galité dans la teintnre des pièces Tarifs des Chemins de fer .
- . 6, . 297,
- Teintes obtenues sur coton à tricoter par la Manufacture lyonnaise de matières colorantes, avec son nouveau Nitrazol C. Doubles teintes réalisées sur le coton mercerisé au préalable . Teinture (Perfectionnements dans la), par Mme Elisa Jessie Stewart, née Hewett ....
- Teinture à la continue des Diaminogènes B et extra sur tissu de coton mercerisé en remplacement du noir d’aniline par oxydation . . .
- Teinture continue des rubans, galons, etc., et appareils employés pour cette teinture, par M. Eugène Lebée ................................
- Teinture du coton. Bruns S. D. P et S. D. M. . Teinture (Etudes sur la) du coton en couleurs
- directes
- t o
- Teinture du coton. Couleurs solides à la lumière. Teinture du coton. Nouveaux colorants . . . . Teinture (De la) des coutures.................... Teinture (La) à l’exposition de Turin . . . . Teinture grand teintdes laines en vrac, se filant sans difficulté et sans déchet anormal . .
- Teinture des laines à broder et à tricoter 81, 97, Teinture de la laine et du coton................ Teinture de la laine par l’indigo pur B. A. S. F. Teinture de la laine par matières colorantes nouvelles .................................... 276,
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques, 3, 20, 36, 51,72, 84, 100, 117, 131, 147, 163,180,227, Teinture (Système de) des matières textiles à un état quelconque de préparation, par la Société anonyme de Roubaix........................
- Teinture des mélanges laine et coton, 145, 178, Teinture (Procédé de) permettant d’obtenir des effets irréguliers ou marbrés et ses diverses applications, par M. Jules-Félix Dehan . . .
- Teinture (La) à Saint-Etienne,étude industrielle,
- 56, 88, 119, 151
- Tissus (Procédé et appareil de fabrication de)dou-bies à poils de diverses couleurs au moyen de la Jacquard, par la Société H. Von Brucke Sôhne ...........................................
- Tissus (Les) de laines pour teinture..............
- Tissus (Un genre de) ornementés à reliefs piqués ' par la Société F. Dalsace et Cie................ ! Traité de commerce et de navigation entre la
- —i %
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- 384 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- France et le Japon........................ 246
- Tribunaux.....................................265
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- Ustensile perfectionné pour teindre et blanchir des mèches, filameats ou fibres textiles sur des tubes et des bobines, par M. Léopold Kœnig . 135
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- Vide (Application du) aux machines et appareils employés pour l’obtention du brillantage des matières textiles végétales en tous états par le mercerisage avec tension, par M. Henri David...........................................262
- PRIME EXCEPTIONNELLE
- à tous nos Abonnés et Lecteurs.
- Toujours désireux de faire plaisir à nos abonnés et lecteurs, nous avons traité avec un des principaux constructeurs français, afin de pouvoir leur offrir, à des conditions tout à fait exceptionnelles, une MAGNIFIQUE PRIME, constituant de véritables étrennes.
- Cette prime, qui consiste en un superbe PHONOGRAPHE, sera livrée, à tous nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, au prix de 60 francs, qui défie toute concurrence. — En effet, jamais un PHONOGRAPHE n’a été offert à un prix si bas.
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- Le Phonographe donne des réjouissances d’une telle variété que personne ne s’en fatigue.
- Comme cadeau, c’est le plus joli que l’on puisse faire.
- La variété de son répertoire est sans fin. Toute partition musicale, vocale ou instrumentale, récits, histoires ou imitations de comédiens spirituels, tout enfin ayant trait aux plaisirs de l’ouïe est compris dans le répertoire du phonographe.
- Les auditions données avec le Phonographe ne s’arrêtent pas à la reproduction de cylindres prépares dans un laboratoire : Le Phonogra phe enregistre toutes les ondes sonores, les solis d’instruments de musique comme les ensembles, et cela avec la plus grande facilité.
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- Le prix de 60 fr. comprend :
- 1° La machine, mouvement visible nickelé ;
- 2° Une boîte à renversement en ébénisterie, acajou ou noyer massif, coins ronds, vernie, socle et pieds ébène moulurés. Modèle très riche ;
- 3° Un diaphragme reproducteur ;
- 4° Un pavillon cuivre nickelé.
- Voulant faire un nouveau et réel sacrifice, nous livrerons à nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, un diaphragme enregistreur au prix de 10 francs.
- Nous pouvons également offrir les cylindres aux conditions suivantes :
- CYLINDRES ENREGISTRÉS
- La pièce, 3 fr.—La douz. 30 fr.
- CYLINDRES VIERGES
- La pièce, lfr.50.—'La tlouz.l5fr.
- Notre CATALOGUE spécial des cylindres enregistrés est envoyé GRATUITEMENT sur demande.
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- ADRESSER DEMANDES ET MANDATS AU DIRECTEUR DU JOURNAL, 20, RUE TURGOT, PARIS.
- Pour recevoir les commandes à domicile, il suffit de nous faire parvenir en plus la somme de 3 francs pour frais de port et d'emballage.
- NOTA. — Un appareil est visible dans nos bureaux.
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