Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
-
-
- p.n.n. - vue 1/380
-
-
-
- ---
- . 1
- '. .. -
- 2. ' . .
- ; .. " e - .
- /
- p.n.n. - vue 2/380
-
-
-
- p.n.n. - vue 3/380
-
-
-
- p.n.n. - vue 4/380
-
-
-
- p.n.n. - vue 5/380
-
-
-
- 43“ Année. — N 2
- Le Numéro : 0,75
- 20 Janvier 1899
- ) 03 ONITEUR,
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES & TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANGE : Un an................... 15 fr.
- — Six mois.............. 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an. ... . . . . . 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- INNONAEC ! La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- MHNUNUtd . j Faits divers................. 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront ete remis au bureau du journal.
- LA SANS RIVALE DE A. VINCENT Noucelte Machine perfectionnée POUR APPRETER LES ÉTOFFES
- BREVETÉE EN FRANCE S. G. D. G. ET A L'ÉTRANGER
- IS aux EXPOSITIONS
- On peut expérimenter tous les jours sur nos machines
- 5 MÉDAIL]
- PINGRIÉ
- PARIS. — 36, boulevard Saint-Germain, 36 — PARIS
- Produits et Couleurs
- DÉRIVÉS
- DU GOUDRON DE HOUILLE : Aniline et chlorhydrate d’Aniline Toluène, Benzine
- Xylidine, Couleurs d’Aniline, etc. Naphtylamine, Naphtols, etc.
- Orseille, Extrait d'Orseille, Cudbear . Cachou de Laval
- Alizarine, Noir Vidal
- Produits pharmaceutiques :
- Analgésine Saint-Denis, Phénédine
- Antitébrine, a et P Naphtol, etc.
- eve
- POUR
- MSSCPOEUSS
- PRODUITS CHIMIQUES
- CONSTRUCTION SPÉCIALE de tout Matériel de
- BLANGXLVSNT
- TEINTURE
- IMPRESSION
- Apprêts des TISSUS
- BLANCHISSAGE, DÉSINFECTION
- SOCIÉTÉ ANONYME
- DES
- MATIÈRES COLORANTES
- Chimiques de Saint-Denis
- (Etablissements A. POIRRIER et G. DALSACE)
- » e fi X X 2 X
- S 8
- I» X
- 8 x
- & e
- U
- USTXFS Rue Lafayette, 105 ^“LE
- ST-DENIS PARIS 109, r.Duguesclin
- MATÉRIEL
- pour
- Teinturiers, I‘, ' et pour le Nettoyage à sec par la Benzine
- .RÉCOMPENSES :
- Médailles d’or: Paris 1867
- Prize medal: Londres 1862
- Diplôme d’honneur : Lyon 1872
- » » Vienne 1873
- Grande médaille: Philadelphie 1876
- Grand Prix : Paris 1878
- 1er ordre de mérite: Melbourne 1880
- Diplôme d’honneur: Amsterdam 1883
- » » Rouen 1884
- Médaille d’or: Barcelone 1888
- Hors concours: Paris 1889
- » » Chicago 1893
- p.n.n. - vue 6/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- KŒNIGSWARTER & EBELL
- SEL D’ANTIMOINE 57/59 O/O
- Fabrique de Produits chimiques
- LINDEN
- près de HANOVRE.
- Fluoro-Sulfate-Antimonio-Ammonique (Succédané de l’émétique), Brevet français no 231859.
- Alun, Albumine,
- Préparationsd’antimoine Acide arsenique, Arseniates.
- Hydrate de baryte, Essence de bouleau pour la préparation du cuir de Russie.
- Carbolineum
- Acide phenique. Chlorure d’aluminium, Chlorure de calcium, Chlorure de baryum,
- Chlorure de soufre, Chlorates, Chlorure de zinc,
- Chlorure d’étain,
- Oxyde de chrome, Acide chromique. Fluorure de chrome. Chromâtes, Oxyde de cobalt. Soufre dore d’antimoine. Carbonate de chaux.
- Oxyde de cuivre. Chlorure de manganèse, Phosphates, Préparations mercurielles.
- Sulfocyanates. Sulfure de fer. Sulfure de potassium,
- Sulfure de carbone.
- Sulfure de sodium.
- Sulfate d’ammoniaque et de manganèse. Siccatif pour vernis laque Tannin.
- Tétrachlorure de carbone Huile pour rouge turc Permanganate de potasse Hyposulfites.
- Vanadate d’ammoniaque. Acide tungstique. Tungstates.
- Sels d’étain. Préparations de zinc.
- Bioxyde de barium — Bioxyde de sodium.
- Oxyde de nickel. Sels de nickel.
- Naphtaline. Nitronaphtaline.
- Mordants à base de fer. | Carbonate d'ammoniaque
- Chlorhydrate d’ammoniaque sublimé et cristallisé.
- Alcali volatil.
- EAU OXYGÉNÉE 30/33 VOL
- Chlorure ferrique. Chlorure ferreux. Oxyde fer. Acétates. Acide fluorhydrique. Fluorures
- Chrome métallique. Manganèse métallique.
- Tungstène métallique, Oxalates.
- Acide phosphorique.
- Le prix courant détaillé est envoyé sur demande
- , Les propositions concernant la fabrication de nouveaux produits et l’achat de brevets sont volontiers
- KOERTING Frères,
- PARIS — 20, Rue de la Chapelle, 20 — PARIS
- Appareils à jet,
- ÉLÉVATEURS de circulation pour cuvier à couler les étoffes.
- INJECTEURS Universels pour alimenter les chaudières avec de l’eau chaude. Fonctionnement absolument sûr à toutes pressions de vapeur sans réglage.
- Nitrate d’ammoniaque et de plomb.
- Nitrate de baryte et de strontiane.
- Produits chimiques pour feux d’artifices.
- accueillies.
- INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS
- Brevetés s. g. d. g.
- i, Moteurs à gaz et à pétrole, Installations de chauffage, Séchoirs
- PULSOMÉTRE système Koerting, les pompes les plus pratiques. Grande économie de vapeur.
- VENTILATEURS à jet de vapeur, pour l’enlèvement des buées.
- PURGEURS automatiques.
- au moyen de tuyaux à ailettes à grande surface de chauffe. — Rendement garanti. Plans et Devis gratis.
- INSTALLATIONS de Chauffage de tous syst.
- FOURNITURES
- pour Usines
- Adresse télégraphique :
- VALVOLINE—PARIS
- AMIANTE PUR
- GRAISSEURS
- OLEOMeTREs
- Graisseurs à compression
- H. HAMELLE
- ROBINETTERIE
- RÉCHAUFFEURS
- C E <33 8
- “—
- M S e X p X 2 H X
- VALVotINÉ
- Marque déposée
- GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE
- M. D. — A base de Valvoline
- DEMANDER NOTRE CATALOGUE GÉNÉRAL
- HUILES MINÉRALES ordinaires pour transmissions, broches, etc.
- HUILES SPÉCIALES pour cylindres, tiroirs et organes de machines
- TÉLÉPHONE Bureau D
- ******************=
- Lucien PICARD & CIE, à SAINT-FONS (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc.
- COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant di-rectement le coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATI
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- E, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- te f t
- p.n.n. - vue 7/380
-
-
-
- 43e Année. — No 1
- 'Le Numéro : 0,75
- 5 Janvier 1899"_2
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- /$ /
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus (67/
- (EBIBLIOTH
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES U
- N,.
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois 99s
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an........... 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an......... 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- AugoueEe • ! La ligne (anglaise). . . 1fr.
- ANNoN-E . | Faits divers..............3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Le nettoyage par voie humide.
- Dégraissage et Blanchiment.— Influence du blanchiment sur la teinture (suite et fin).
- Mordants.—Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Teinture de la laine.
- Apprêts. — Flambage des tissus (suite et fin).
- Matières colorantes et Applications nouvelles.— Le Noir immédiat de la Manufacture Lyonnaise.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers.— Les corps gras étrangers.— Société industrielle de Mulhouse. — Régime douanier de l’Indo-Chine. — Réforme du régime téléphonique. — Modifications au service international des postes. — Bibliographie. -Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Le Nettoyage par voie humide
- et le passage au soufre des Tricots et de la Bonneterie Par un Praticien (1).
- On prendra de préférence pour le lavage des tricots et de la bonneterie un bon savon blanc à base de suif que l’on dissoudra dans de l’eau aussi douce que possible mais exempte en tous cas de traces de fer. Découper d’abord le savon en petits fragments (copeaux) et le faire dissoudre entièrement au bouillon dans l’eau dont on dispose. Avant d’y tremper les pièces à lessi-
- (1) D’après les Annales des Industries textiles allemandes.
- ver, il convient de les visiter soigneusement et s’il s’y trouve des taches de graisse, les frotter préalablement à la main dans la lessive préparée. Comme il vient d’être dit, les taches céderont facilement surtout si elles ne sont pas trop anciennes. A l’occasion de la visite, l’ouvrier chargé du travail veillera à ce que dans les tricots et bonneteries le client n’aie pas oublié des épingles, pointes d’aiguilles et autres objets en fer ; chaque particule de ce métal laisse Une tache qui, si elle n’est pas indélébile, n’en est pas moins fort difficile à faire disparaître ; dût elle même disparaître, le travail effectué sera toujours au détriment de la solidité de l’étoffe soumise aux réactifs chimiques. On fera également bien de filtrer au préalable l’eau destinée à constituer la lessive, c’est-à-dire en la faisant passer à travers une toile fine mais tissée très séré. Les tissus peignés séjourneront dans la lessiveuse un maximum de temps de 3 a 5 minutes, les fils en cardé au contraire plus gras puisqu’ils ont été filés avec un lubrifiant gras, y resteront au moins de 10 à 15 minutes. Les pièces ainsi traitées sont enveloppées dans un doublier blanc, puis essorées convenablement, après quoi elles sont rincées à plusieurs reprises, d’abord dans de l’eau tiède, puis dans de l’eau froide toujours filtrée et après un nouveau passage dans l’appareil centrifurge, elles passent au soufroir.
- La bonne disposition de la chambre à soufrer est de la plus haute importance ; nous lui consacrerons par conséquent quelques lignes.Sans doute il est très agréable de disposer d’une chambre à soufrer à proximité de l’atelier de lessivage, mais cela n’est pas toujours possible, et dans ce cas il est encore préférable d’être forcé de transporter les pièces lavées neuves ou déjà
- p.1 - vue 8/380
-
-
-
- O
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- portées un peu loin plutôt que d’adopter un endroit peu convenable pour le soufroir. (L’écrivain de la présente a vu dans une blanchisserie à Sèvres, une chambre à soufrer qui, faute d’un emplacement convenable, fournissait des pièces dont aucune n’était indemne de taches de rouille assez visibles pour rendre inacceptables les étoffes confiées à l’industriel). La chambre ne devra jamais être chauffée à une température trop élevée sans quoi les tissus dessécheraient trop vite, crisperaient et les confections perdraient leur forme primitive sans qu’il serait psssible d’y porter entièrement remède ; il faut, d’un autre côté, que l’industriel puisse facilement et suffisamment dessécherla chambre à soufrer. Les murs en pierres de la pièce devront avoir un revêtement intérieur en bois jointés exclusivement par des vis en bois. La porte du soufroir donnant accès à l’extérieur sera à double cloison et en bois et l’intervalle entre les deux sections sera rembourré à force avec des copeaux ou de la sciure de même nature. Au plafond on pratiquera un canal de ventilation susceptible de se fermer à l’extérieur au moyen d’un tiroir ; ce canal sera couvert à son extrémité à l’aide d’un chapeau métallique.
- Il va sans dire que la chambre à soufrer devra être maintenue dans un état constant de propreté ainsi qne de siccité parfaite.
- On brûle le soufre dans une écuelle en ciment ou en granit, tantôt dans la pièce même, tantôt dans une niche pratiquée dans les parties latérales du local. Nous donnons la préférence à cette dernière disposition parceque le soufre en brûlant, projette parfois des éclats qui pourraient atteindre les pièces à soufrer, ce qui ne peut arriver dans ce dernier cas. La chambre devra être maintenue parfaitement étanche à l’air pour que les vapeurs d’acide sulfureux ne puissent échapper au dehors : la combustion du soufre s’effectue d’ailleurs ainsi tout doucement sans qu’il y ait aucun danger à redouter. Les hardes sont suspendues encore humides dans le soufroir, immédiatement à leur sortie du centrifuge ; on les place à cet effet sur des perches d’un bois sec ne contenant aucune matière résineuse. C’est là une condition essentielle si l’on ne veut pas encourir de [risques d’accidents aux vêtements à blanchir. Mais ces perches ne doivent sous aucun prétexte servir à un usage autre et si l’on voulait les utiliser dans le séchoir par exemple, les tissus se couvriraient de tâches plaquées ou barrées impos sible à en enlever. Il n’y a aucun inconvénient à serrer
- les pièces à blanchir, les uns le plus près des autres, mais sans cependant qu’elles se touchent directement ; on permet ainsi la libre circulation des vapeurs blanchissantes.
- Le soufrage a une durée de 6 à 8 heures : la flamme du soufre en ignition s’est éteinte petit à petit et la chambre peut être ouverte. On extrait les tricots ou la bonneterie ainsi préparées pour les porter directe-ment à la sécherie, mais non sans avoir introduit les jaquettes, caleçons ou pantalons sur des formes spéciales nécessaires seulement lorsqu’il s’agit de marchandises soufrées.
- Lorsqu’on veut introduire des pièces soufrées dans la sécherie, il faut se garder de les y placer en même temps que des hardes non soufrées de couleurs tendres, sans quoi ces dernières seraient fortement compromises par les émanations sulfureuses.
- (A suivre).
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- INFLUENCE DU BLANCHI NIENT SUR LA TEINTURE (Suite et fin)
- Pour démontrer l’influence des produits oxydés de la fibre sur son aptitude à absorber la matière colorante on a fait, l’expérience suivante :
- Après avoir fait bouillir les tissus dans une solution de soude, on les a traités pendant une demi-heure par une solution faible d’acide chromique ou un mélange de bichromate de potasse et d’acide et on les a chauffés légèrement, comme le prescrivait Witz. On les a ensuite lavés jusqu’à ce que l’eau de lavage fut devenue parfaitement incolore, puis on les a teints suivant la méthode habituelle. La couleur produite était si faible et si pâle qu’on pouvait difficilement y reconnaître le rouge turc. Cette expérience démontre l’effet pernicieux des produits oxydés de la fibre dans la teinture au rouge turc.
- Quant au fait que les fibres blanchies par l’air, sous l’influence des rayons solaires, se laissent bien teindre, il faut admettre que dans ce procédé de blanchiment il ne se forme pas de produits oxydés, ou ce qui est plus probable, que ces produits sont en quantité minime. Witz a déjà montré que les tissus n’acquièrent | qu’après une très longue exposition à l’air et au soleil
- * a : 5 ?
- 1
- p.2 - vue 9/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 3
- (plusieurs années) la propriété de se laisser teindre par les matières colorantes basiques sans préparation préliminaire. Dans la pratique on ne soumet pas les tissus à un blanchiment très long (quelques jours suffisent en général). Pan conséquent l’oxydation ne se continue dans ce cas que jusqu’au moment où la décomposition de la matière colorante a été effectuée. Si pendant ce léger traitement la cellulose s’oxyde un peu, les inconvénients qui en résultent sont presque nuls en comparaison des avantages du blanchiment qui assurent la pureté de la couleur.
- Si ce que nous avons dit est correct, il y a tout lieu de croire que si le procédé d’oxydation est exécuté de telle façon que seules les matières colorantes sont dissociées, on obtiendra des couleurs tout aussi brillantes avec le blanchiment artificiel qu’avec le blanchiment naturel. Ceci est confirmé partiellement par le fait qu'actuellement quelques teintureries en rouge turc blanchissent leurs fils avec des solutions très faibles d’eau de Javel, et qu’ils obtiennent de bons résultats. L’un de ces établissements, après plusieurs essais, a cependant abandonné complètement ce procédé, parce qu’on avait constaté qu’un lot de fils, qui avait été blanchis insuffisamment, était beaucoup mieux teint que les lots blanchis parfaitement.
- Ces dernières observations sur la pratique confirment la théorie exposée plus haut et jettent un peu de lumière sur un fait connu depuis longtemps, mais peu expliqué jusqu’ici.
- {Textile Mercury.)
- S 2. = &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Benzoflavine {Oelher)
- Ur......................... Jaune orangé foncé Ur, Ce, Bi
- Zr, Th, Ni, Co, Hg. Jaunes plus clairs Y. Zr, Th
- Ce, Bi, Zn, Y. Jaune citron
- Carmin dindigo
- r.......................... Gris franc Zr
- Bi......................... Gris plus clair
- Br....................... . Gris verdâtre clair.
- C. Echantillons débouillis 1 heure, 40 gr. de savon
- BLANC PAR LITRE, AU BOUILLON EFFECTIF (Comparativement avec les échantillons savonnés 11/2 heure à 60°)
- Tanin
- Bi...............
- Fe,Y,Cu,Zr,Th,Pb Ur............... Ce.........
- Zr, Ur, Ni.......
- Th...............
- Sn, Al..........
- G1..............
- Bi...............
- ................
- Ce, Cu...........
- Cr...............
- Eclairci et avivé Inchangés
- Eclairci
- Un peu diminué.
- Lima
- Diminués
- Un peu diminué
- Débouillis aux 3/4
- Débouilli
- Plus gris
- Inchangé
- Diminué de 1/2 Terni
- (A suivre.)
- Teinture et Impression
- TEINTURE DE LA LAINE
- Résistance et Solidité à la lumière
- Lo solidité à la lumière est de plus en plus à l’ordre du jour et tous les fabricants de matières colorantes travaillent pour contenter le teinturier qui désire du grand teint à l’air.
- Comme Noirs nous pouvons citer comme particulièrement intéressants le Noir Naphtol B, le Noir Naphtol 3B, le Noir Naphtylamine 4B et le Noir bleu Naphtyl N (ce dernier traité au sulfate de cuivre. Ils sont très résistants à la lumière. Les noirs pour laine 4B et 6B, d’autres fabrications sont solides le premier mois, assez bons le deuxième, passables le troisième mois d’exposition à la lumière, et le quatrième mois sont trop dégradés pour être appelés noirs.
- Voici la comparaison entre divers colorants exposés pendant douze mois à la lumière.
- Le Jaune d’or diamine est bon mais brunit pendant les derniers mois.
- Le Jaune foulon O est bon.
- Le Jaune solide S est assez bon et diminue d’intensité à partir du sixième mois.
- La Tartrazine est moins bonne encore.
- p.3 - vue 10/380
-
-
-
- 4
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le Jaune Anthracène C est bon mais pâlit pendant les derniers mois d’exposition à la lumière.
- Le Jaune Anthracène C fixé avec fluorure de chrome est bon mais verdit légèrement dans les derniers mois.
- L’Extrait de Cuba sur bichromate et tartre peut par comparaison être qualifié de mauvais.
- Le Jaune Anthracène GG est très bon tant seul que préparé au fluorure de chrome.
- (A suivre). M. UDE.
- APPRÊTS
- FLAMBAGE DES TISSUS
- Utilisation totale des flammes au moyen de l’aspiration Par M. Félix Binder (Suite et fin)
- On a reproché à l’aspiration de la flamme de « creuser » les tissus. Cette affirmation est inexacte quand l’opération est bien conduite. Tout dépend de l’intensité de la flamme et de la vitesse de la course. Comparativement à l’ancien procédé de plombage, cette vitesse doit être doublée.
- L’auteur a minutieusement examiné les tissus flambés, blanchis, teints et imprimés et il n’y a jamais remarqué qu’ils fussent « creusés ». De plus, les essais dynamométriques démontrent que le nouveau flambage ménage le tissu plus que ne le fait l’ancien.
- Le tableau suivant résume la moyenne du rendement de plusieurs essais comparatifs exécutés à différentes époques :
- Le ventilateur doit être arrêté quand on flambe des tissus très légers, tels que les organdis, les barèges, les cristallines, etc. Dans ce cas, le tirage naturel de la cheminée suffit à produire l’effet voulu.
- Les tissus de soie et de laine se comportent comme les tissus de coton ; il en est de même pour la toile de lin. Nous avons remarqué, d’une manière suivie, que la flamme ne brunit qu'imperceptiblement toutes ces matières.
- L’auteur laisse au lecteur le soin de tirer les conclusions pratiques de ces résultats.
- La qualité du flambage a été reconnue irréprochable par tous les industriels compétents qui sont venus assister à ces expériences, et l’examen de la marchandise n’a soulevé aucune critique.
- Cet appareil, peu encombrant, possède encore [l'avantage de pouvoir être placé sur une machine à flamber existante, dans le but d’accroître son rendement. Il peut, de même remplacer avantageusement le grillage sur la plaque chauffée au rouge, car il permet de réaliser, à production égale, une économie considérable sur le combustible.
- M. Charles Frey, qui s’est occupé de la construction de l’appareil projeté, et M. Jean Krebs, qui en a surveillé la mise en pratique, ont prêté à l’inventeur un concours précieux. Il leur en exprime tous ses remerciements.
- L’appareil qui vient d’être décrit a été breveté dans les principaux pays industriels. La Société de là manufacture « Emile Zundel » a cédé le privilège de sa construction à MM. Mather et Platt Ld, à Manchester.
- Cette maison construit les trois types de machines suivants :
- Machine à flamber à une rampe, avec aspirateur.
- Débit du FLAMBAGE en une heure de travail A deux chefs
- Désignation des tissus i Sur deux rampes Descat-Leleux sans aspiration n Sur une rampe Lescat-Leleux. avec aspiration
- Longueur en mètres Volume de gaz consommé en décim.-cubes
- Longueur en mètres Volume de gaz consommé en décim. -cubes
- Calicots et tissus d’été du même poids façonnés 5040 7361 12600 4530
- Tissus d’hiver, flanelle-coton (boumazée), et similaires façonnés, grattée à l’envers (1) 5320 7928 10080 4813
- Satinette, satin Jacquard, piqué reps 5040 8494 10500 5663
- Tissus lourds pour meuble, momie, reps, toile à voile. 4620 8777 10080 5663
- (1) Il faut remarquer que le duvet résultant du grattage de l’envers de ces tissus ne subit absolument aucune atteinte par le flambage avec aspiration.
- p.4 - vue 11/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 5
- Machine à flamber double, à entrée séparée de la marchandise ; les brûleurs pivotent sur leur axe, et peuvent être placés à volonté sous l’aspirateur ou sous une roulette métallique à circulation d’eau froide.Cette disposition permet de flamber avec aspiration les tissus ordinaires, et sans aspiration les tissus extra-légers (gazes, etc.)
- Machine double, munie de deux rampes sur chacun des côtés. A gauche, le tissu est flambé avec as piration à l’endroit et à l’envers ; à droite, il est flambé sur l’une des faces seulement, et sans aspiration, le brûleur étant placé en regard d’une roulette métallique.
- 25 mars
- Moscou, le---------1898 (1). 6 avril
- {Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.)
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Noir Immédiat V extra
- ET
- Noir Immédiat G extra
- Ces deux nouveaux colorants qui sortent de l'usine de la Manufacture Lyonnaise se recommandent à l’attention des teinturiers sur coton à cause de leurs qualités remarquables comme :
- Résistance à la lumière;
- Résistance au foulon ;
- Résistance aux acides (pour les articles mi-laine) ;
- Résistance à la cuite (pour les articles mi-soie).
- ( 1) La commission (composée de MM.Albert Scheu-rer, Eugène Jaquet, M. Lévy Spira et G. Duméril), nommée par les comités de mécanique et de chimie pour examiner le nouveau système de flambage proposé par M. Binder n’ayant pas dès aujourd’hui, les moyens de faire les expériences qui doivent servir de base à son rapport, et, considérant que les installations nécessaires ne sauraient être établies avant quelques mois, demande à la Société industrielle, en raison de l’intérêt qu’offre cette application, et pour éviter un trop long retard, l’impression du travail de M. Binder, sous la responsabilité de l'auteur.
- Le rapport fera, exceptionnellement, l’objet d’une communication ultérieure dont la commission s’occupera lorsqu elle aura été mise en mesure de faire ses expériences).
- (Ces conclusions ont été adoptées dans la séance du 26 octobre 1898).
- Ces colorants se prêtent particulièrement bien à la teinture de coton en flottes, en chaînes, en bobines, ainsi que du coton bourre ou en ruban de carde.
- Ces noirs appartiennent à un nouveau groupe de colorants pour coton ayant la propriété de s’associer intimement à la fibre végétale non mordancée en la teignant en noir intense. Grâce à l’association intime du colorant avec la fibre, les teintes qui en dérivent se distinguent par une résistance absolue aux alcalis et aux acides et supportent sans s altérer les opérations du fixage des tissus et de la teinture en bain acide. Les oxydants tels que le bichromate et les sels métalliques, les sels de cuivre par exemple, n’exercent sur ces noirs, au point de vue chimique, qu’une influence limitée mais augmentent jusqu'à un certain point l’intensité de la nuance.
- Pas plus que les agents chimiques, les rayons solaires n’altèrent sensiblement ces colorants qui sont sous' ce rapport d’une solidité remarquable, plus considérable encore que le noir d’aniline dans la majeure partie de ses applications.
- Le noir immédiat est particulièrement intéressant pour la teinture du coton mercerisé.
- Ci-contre le mode d’emploi des nouveaux colorants.
- Recettes générales
- La marque V extra donne un ton plus bleuâtre, la marque G extra est de nuance légèrement plus verdâtre. Les produits peuvent être mélangés entre eux suivant les besoins.
- Volume du bain
- Il faut teindre en bain aussi court que possible, environ 15 fois le poids du coton. Plus le bain est court, plus le noir obtenu est intense.
- Garnissage des bains
- Pour la première mise :
- 5 gr. carbonate de soude calc.
- 30 gr. sel marin.
- Par litre de bain.
- Et 10 à 15 % Noir immédiat.
- 3 à 5% sulfure de sodium.
- Du poids du coton.
- Pour les mises suivantes on rajoutera pour chaque litre d’eau rajouté pour ramener le bain à son niveau primitif :
- 5 gr. carbonate de soude calc.
- 30 gr. sel marin.
- | Ainsi que 8 à 10 % Noir immédiat.
- p.5 - vue 12/380
-
-
-
- 6
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 2,5 à 3 % sulfure de sodium.
- Du poids du coton.
- Température
- On maintient le bouillon ou une température voisine du bouillon soit pendant toute la durée de la teinture, soit pendant le premier quart d’heure seulement, pour continuer ensuite à teindre en laissant refroidir le bain.
- Récipients et conduits de vapeur.
- Les récipients en bois ou en fer sont ceux qui conviennent le mieux pour cette teinture. Les conduits de vapeur peuvent être en fer ou en plomb.
- On ne peut pas se servir de récipients ni de serpentins en cuivre ; la vapeur indirecte est dans tous les cas préférable au chauffage direct.
- (A suivre).
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ POUR IMPERMÉABILISER les matières textilex, filés, tissus, etc.
- Par M. Alcide Lamy.
- Ce procédé comprend deux opérations distinctes : dans la première de ces opérations, la matière à im perméabiliser passe dans un bain de savon de résine, qui a la composition suivante :
- Résine. — Deux parties en poids.
- Carbonate de soude. — Une partie en poids.
- On fait cuire ce mélange de la même manière que pour un savon ordinaire, et on prend de ce savon 5 à 6 grammes par litre d’eau pour obtenir le premier bain dont il vient d’être parlé.
- La durée de l’imprégnation est variable et dépend essentiellement de la nature de la matière à imperméabiliser. Par exemple, pour les tissus et les fils ordinaires, une imprégnation de 6 minutes environ convient. Il est évident que le mode d’imprégnation du textile est absolument quelconque. Ce textile peut plonger ou simplement passer dans le bain ou encore y être maintenu par un procédé approprié quelconque.
- Au sortir de ce premier bain, on exprime l’excès de liquide en faisant passer le textile entre deux rouleaux ; puis on laisse sécher incomplètement.
- Dans la seconde de ces opérations, la matière à imperméabiliser est plongée dans un deuxième bain qui est composé d’une solution d’un sel d’alumine, de zinc ou de magnésie. On prend, par exemple, 10 grammes d’alun par litre d’eau,ou bien 10 grammes de sulfate de magnésie. La durée de l’imprégnation dans ce deuxième bain est d’environ 10 minutes ; on sort la matière du bain, on exprime l’excès de liquide comme précédemment, on fait sécher complètement et on calandre à chaud.
- Dans certains cas, l’inventeur se réserve de faire passer les matières à i nperméabiliser dans un bain de carbonate de soude correspondant à 2 grammes par litre d'eau.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour le blanchiment et le lavage des tissus en pièces par MM. Henry Hasfield, Joseph Johnson Sumner et Willi© Hasfield.
- Dans ce procédé de blanchiment des tissus en pièce, ces tissus, au lieu d’être traitée dans les chaudières ordinaires, passent d’abord dans un bain d’acide chlorhydrique faible, puis sont lavés et entraînés ensuite dans une batterie de clapets ou de cuves qui contiennent une soluion faible de soude caustique bouillante ; après quoi les tissus sont lavés à nouveau et passent dans un bain de chlorage, puis sont soumis à l’action de vapeur d’eau et de la vapeur d’acide acétique dans une chambre convenable, d’où ils passent à une autre chambre où ils sont soumis à l’action de la vapeur d’eau seule, après quoi ils sont enfin lavés avec ou sans traitement dans un bain acide faible à leur sortie de la chambre de vaporisage avant le lavage final. J
- (Reoroduction interdite.)
- DIVERS
- LES CORPS GRAS ÉTRANGERS
- Une importante délégation des industriels du Nord s’est rendue à Paris pour protester près de la commission des douanes de la Chambre des députés au sujet du projet d’impôt sur certains corps gras étrangers.
- M. Amédée Prouvost, vice-président du Syndicat du Nord, a pris la parole au nom de la délégation et a 1 fait part des conséquences fâcheuses qui résulteraient
- p.6 - vue 13/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 7
- de nouveaux droits de douane sur les corps gras étrangers.
- « Ce n’est pas au moment où l’industrie lainière « est en crise, où l’exportation vers les Etats-Unis et * l’Angleterre diminue, où l’on voit dans le Nord le « chômage dans grand nombre d’usines, qu’il serait « opportun de frapper d’impôts et de favoriser la « hausse des matières premières nécessaires à l'in-« dustrie. Les peignages et les filatures de France sont « alimentées par des importateurs qui achètent leurs « laines dans les pays de production : en Australie et « à la Plata principalement. Beaucoup de ces laines «iraient se faire peigner en Belgique et en-Allemagne « surtout, si la façon de peignage se trouvait plus éle— « vée en France qu’à l’étranger. Il ne faut pas perdre « de vue que l’industrie lainière exporte à peu près « la moitié de sa production totale et que tout facteur « qui viendrait augmenter le prix de fabrication du « tissu mettrait le commerce français en mauvaise « posture pour lutter sur les marchés étrangers. »
- M. Amédée Prouvost rappelle ensuite que les pei-« gnages français travaillent annuellement environ « 20 millions de kilogs de laine brute qui repré-« sentent 70 millions de laines peignées et destinées « à la filature — pour le travail de ces laines il est fait « usage d’une grande quantité de corps gras sous « forme de savons, ^huiles destinées à l’ensimage et « au graissage. Les impôts nouveaux pourraient oc-« casionner l’accaparement par la spéculation du mar-« ché français. Il estime qu’il pourrait de ce fait y « avoir une augmentation de dépense pour l’indus— " trie lainière de huit cent mille francs par an, charge « qu’elle ne pourrait supporter sans danger. »
- Comme conclusion, M. Amédée Prouvost demande que les corps gras étrangers destinés à l’industrie soient exempts de tout droit. Les industriels accepte raient à la rigueur leur dénaturation à leur arrivée en France, si elle était nécessaire pour protéger les graisses comestibles produites par l’agriculture fran çaise.
- M. Eugène Motte, député, membre de la commission des douanes a appuyé la protestation des industriels du Nord.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899
- (Suite)
- L auteur devra non seulement indiquer le moyen le plus sûr et le plus expéditif de déterminer le pour cen en indigotine, mais rechercher aussi quels sont les avantages que présentent certaines espèces d’indigo au pointide vue pratique.
- Essai des drogues.
- Médaille d’argent pour un manuel traitant de l’essai des drogues employées dans l’industrie de l’impression et de la teinture.
- Encre indélébile pour tissus.
- Médaille d’argent pour une encre devant servir à marquer les tissus de coton destinés à être teints en fonds unis rouge puce et autres couleurs foncées. Cette encre doit encore rester apparente après avoir subi toutes les opérations que ces teintures exigent.
- Les tissus introduits en Alsace, à charge de réexportation, sont marqués par la douane avec une encre composée de goudron, de noir de fumée et de plombagine. L'estampille ne peut être rendue visible après la teinture en uni des couleurs susmentionnées qu’en décolorant la partie du tissu sur laquelle la marque a été apposée (et qui nécessairement a dû être entourée d’un fil avant la teinture). Bien souvent il ne reste plus trace de l’estampille, et il résulte de ce fait de graves inconvénients pour le fabricant. Il s’agirait donc de trouver une encre qui, non seulement résistât aux opérations du blanchiment, mais encore fît réserve sous les couleurs indiquées.
- (A suivre.
- RÉGIME DOUANIER DE L’INDO-CHINE
- Produits exportés
- Le tarif des droits de douane à percevoir sur les produits exportés de l’Indo-Chine à destination des pays étrangers est fixé conformément au tableau ci-après.
- Les produits exportés de l’Indo-Chine, à destination de la France ou des colonies françaises, sont exempts de tout droit de sortie.
- Ne sont pas considérés comme exportés à destination de la France ou des colonies françaises, les produits qui n’y sont pas transportés en droiture.
- Ces produits sont soumis au tarif prévu à l’article 1er.
- Les droits figurant au tableau ci-après sont indépendants des taxes locales dont la perception est confiée au service des douanes.
- Tableau B. — Droits de sortie
- Chapitre XIII. — Teintures et tannins
- Cunao, les 100 kilogr., 1 fr.
- Autres produits non dénommés, ad valorem, 3 p. 100.
- p.7 - vue 14/380
-
-
-
- 8
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chapitre XIV. — Produits et déchets divers Tous produits, ad valorem, 3 p. 100.
- Chapitre XIX. — Teintures préparées
- Tous produits, ad valorem, 3 p. 100.
- LA RÉFORME DU RÉGIME TÉLÉPHONIQUE
- M. Mougeot, sous-secrétaire d’Eat des postes et télégraphes, ayant terminé l’étude de la réforme du régime téléphonique dont il avait projeté l’application, cette réforme a reçu son application le 1er janvier. Elle concerne, comme on sait, la réduction des taxes téléphoniques interurbaines.
- M. Mougeot a considéré tout d’abord que les taxes actuelles, rigoureusement proportionnelles à la longueur des lignes (0 fr. 50 pour 100 kilomètres), étaient prohibitives pour les grandes distances. On paye 4 fr. 50 pour téléphoner entre Paris et Marseille et 5 fr. 50 entre Paris et Perpignan.
- Dans le nouveau régime, la taxe ne sera jamais supérieure à 2 francs, quelle que soit la distance, ce qui permettra d’étudier utilement les moyens de communication de certaines grandes villes par l’intermédiaire de Paris.
- Le minimum de la taxe reste fixé à 25 cent, pour les conversations échangées par des lignes dont la longueur n’excède pas 25 kilomètres.
- A l’intérieur d’un même département, on appliquera dorénavant une taxe unique de Ofr. 40 c., à moins qu’il ne s’agisse de relations de voisinage, soumises à la taxe de 25 centimes.
- Entre réseaux de départements différents, la taxe sera établie d'après la distance à vol d’oiseau entre leurs chefs-lieux et calculée à raison de 0 fr. 25 par 75 kilomètres, avec minimum de 0 fr. 40 centimes.
- Autrement dit, dans les relations interdépartementales, on payera 0 fr. 40 par unité de conversation, lorsque la distance à vol d’oiseau ne sera pas supérieure à 75 kil. Pour une distance comprise entre 75 et 150 kil., on payera 0 fr. 50; de 150 à 225, 0 fr. 75, etc.
- Le département est formé ainsi, au point de vue té léphonique comme au point de vue administratif, une unité territoriale dont le centre est le chef-lieu.
- Par suite de cet abaissement de taxe, l’emploi du téléphone sera accessible à toute une clientèle nouvelle que des tarifs trop élevés avaient jusqu’à présent privée de ce moyen de communication.
- M. Mougeot avait été frappé, d’autre part, de ce fait que la durée réelle de la plupart des conversations n’atteint pas trois minutes. Il était donc indiqué de fixer à trois minutes, au li-u de cinq, l’unité de sa durée, comme cela existe déjà à l’étranger et dans les relations de la France avec les pays voisins. Mais l’échelle du nouveau tarif est établie de telle façon que deux conversations consécutives seront souvent d’un prix moindre qu’une conversation de cinq minutes sous le régime actuel.
- Retenons encore la faculté accordée au public de pouvoir utiliser la ligne pendant trois unités de conversation.
- Cette importante réforme sera bientôt complétée par l’admission d’avis d’appel à domicile destinés à
- étendre au public non abonné le bénéfice des communications téléphoniques interurbaines.
- MODIFICATIONS
- apportées au service international des postes
- Par suite de la mise en vigueur, à partir du 1er janvier 1899, des actes du congrès postal de Washington, les modifications suivantes seront dès cette date, apportées au service postal international :
- Lettre franco-coloniales. — La taxe des lettres échangées : 1° entre la France et les colonies, établissements ou protectorats, ou 2° entre les colonies, établissements ou protectorats français, sera réduite à 15 centimes par 15 grammes pour les lettres affranchies et à 30 centimes par 15 grammes pour les lettres non affranchies.
- Cartes postales. — Les cartes postales non affranchies sont taxées à raison de 20 centimes.
- Il est permis désormais de faire figurer au recto des cartes postales des vignetttes, réclame ou indications relatives à la profession de l’expéditeur.
- Avis de réception. — Les expéditeurs des objets de correspondance recommandés, ainsi que des valeurs déclarées, peuvent, à une époque quelconque postérieure au dépôt des objets, demander un avis de réception moyennant le payement de la taxe ordinaire de 10 centimes.
- Extraits de journaux. — Les extraits de journaux sur lesquels ont été portés, soit à la main, soit par un procédé quelconque, des indications relatives au titre, à la date, au numéro et à l’adresse de la publication sont admis à circuler au tarif des imprimés, soit 5 centimes par 50 grammes.
- Cartes de visite. — Il est permis de faire figurer sur les cartes de visite circulant au tarif des imprimés, des souhaits, félicitations, remerciement ou doléances et autres formules de politesse d’un caractère général exprimées en cinq mots au maximum ou au moyen d’initiales conventionne’les.
- Album de photographie. — Les albums de photographie sont admis à circuler au tarif des imprimés.
- Devoirs d'élèves corrigés. — Les devoirs d’élèves revêtus d’annotations manuscrites consistant en corrections matérielles, à l’exclusion de toute observation ou appréciation, sont admis à circuler au tarif des papiers d’affaires, soit 25 centimes jusqu’à 250 grammes : au delà, 5 centimes par 50 grammes ou fraction de 50 grammes.
- Echantillons.. — Le poids maximum des échantillons est élevé, dans toutes les relations, à 350 grammes.
- Les échantillons de liquides sont également admis dans toutes les relations, et ils peuvent être emballés dans des blocs en bois perforés.
- Les spécimens d'histoire naturelle sont admis à titre d’échantillons, à condition qu’ils n’aient aucune valeur marchande
- Valeurs déclarées. — Dans les rapports avec la Belgique, on peut insérer dans des boîtes de valeur
- p.8 - vue 15/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- co
- déclarée, du poids de 1 kilogramme au maximum, moyennant un affranchissement de 1 franc, des objets précieux tels que or, argent, bijoux, etc.
- Dans les relations avec la Grande-Bretagne, la déclaration de valeur est admise, mais seulement pour les billets de Banque et autres valeurs-papiers insérés dans des lettres cachetées ; le maximum de déclaration est limité à 3,000 francs. La taxe se compose, indépendamment du port et du droit fixe applicable à une lettre recommandée du même poids d'un droit proportionnel d’assurance fixé à 20 centimes par 300 fr , ou fraction de 300 francs déclarés.
- Les demandes de rectification d’adresse concernant les envois avec valeur déclarée sont admises, quel que soit le montant de la déclaration de valeur.
- Envois contre remboursement. — Le montant maximum des sommes dont peuvent être grevés les envois contre remboursement (recommandés ou avec valeur déclarée) est élevée à 1.000 fr dans les relations avec l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bosnie—Herzégovine, l’Egypte, l’Italie et les bureaux italiens de l’Erythrée, le L.uxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse. Il reste fixé à 500 fr. dans les relations avec les Antilles danoises, le Danemark, la Hongrie, le Portugal et la Roumanie.
- Mandats de Poste. — Le droit à percevoir sur les envois de fonds à destination de l’étranger est fixé à 25 cent, par 25 francs pour les premiers 100 francs ; au delà de cette somme, 25 cent, par 50 fr. ou fraction de 50 fr. pour les mandats à destination des offices ci-après désignés : l’Allemagne et les établissements ou protectorats allemands, les Antilles danoises, la République argentine, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, la Bosnie Herzégovine, la Bulgarie, le Chili, le Danemark y compris l’Islande et les îles Færœ, l’Egypte, la Grèce, les colonies néerlandaises, l’Italie et la colonie italienne d’Erythrée, la Finlande, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la Roumanie, le Salvador, la Serbie, le Siam, la Suède et la Suisse.
- La taxe de 50 cent, qui était perçue à l’arrivée sur les destinataires des mandats télégraphiques originaires de l’étranger est supprimée.
- Le montant maximum des mandats est élevé de 500 à 1.000 fr. dans les relations avec l’Allemagne, les etablissements et protectorats allemands (sauf la Nouvelle-Guinée allemande et le bureau allemand d’Apia), Autriche Hongrie, la Belgique, le Chili, l’Egypte, 1 Italie et les bureaux italiens de l’Erythrée, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, le Salvador, la Suède et la Suisse.
- Les destinataires des mandats postaux ou télégraphiques qui seraient irréguliers peuvent en provoquer a rectification par la voie télégraphique, à condition gypayera taxe des télégrammes échangés à ce sujet. P n est démontré que l’irrégularité est imputable à une faute de service, le montant de cette taxe sera remboursé a 1 intéressé.
- Des mandats pourront être échangés avec la Fin lande par intermédiaire de la Suède, l'administration des postes suédoises prélèvera sur chaque titre, indépendamment du droit de commission ordinaire payé par 1 expéditeur 1/3 0/0 du montant de l’envoi.
- L'expéditeur d’un mandat peut demander postérieurement au dépôt des fonds, moyennant le versement d’une somme de 10 centimes, qu’il lui soit donné avis du payement du mandat.
- Les mandats télégraphiques peuvent, en cas de changement de résidence du destinataire, être réexpédiés par la voie postale sur sa nouvelle résidence.
- Recouvrement des effets de commerce — Au départ, toute enveloppe contenant des valeurs à recouvrer est passible de la taxe et du droit fixe applicable à une lettre recommandée du même poids pour la même destination.
- Le prélèvement opéré à destination sur les sommes encaissées au profit du receveur ou du facteur est uniformément fixé à 10 centimes par valeur recouvrée.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Les habitants d’une commune peuvent-ils pénétrer sur les fonds qui les sépare d’une source nécessaire à l’alimentation de la commune ?
- R. — De ce que le propriétaire d’une source ne peut en changer le cours lorsqu’elle fournit aux habitants d'une commune, village ou hameau, l’eau qui leur est nécessaire (art. 463 C. civ.) il ne s’ensuit pas que ces habitants puissent pénétrer sur le fonds où prend naissance la source pour en user, ni même pour y établir un aqueduc destiné à amener les eaux sans déperdition au centre de l’agglomération. (Cass. 14 février 1872) A plus forte raison comme l’a décidé d’ailleurs la Chambre civile, ne peuvent-ils traverser les fonds intermédiaires pour accéder à ladite source (Cass. 25 mars 1891).
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, f-briques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail
- Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- p.9 - vue 16/380
-
-
-
- 10
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- BIBLIOGRAPHIE
- Annales des Chemins de fer et des Tramways
- — Revue mensuelle pratique de jurisprudence, de législation et de doctrine, fondée et dirigée par M. Max Botton, Docteur en droit, Avocat à la Cour d’appel de Paris, sous le patronage de M. Alfred Picard, Président de section au Conseil d’Etat. (Abonnement annuel : 20 francs).
- Sous ce titre vient de paraître le premier exemplaire d’une publication appelée à un grand succès. Elle doit, en effet, combler une lacune dans le domaine du droit pratique en matière de chemins de fer et de tramways.
- Les concessions nouvelles tant en France qu’en Algérie et aux Colonies, donnent chaque jour un essor plus grand à l’industrie des chemins de fer ; aussi ce développement considérable rend-il plus nombreuses et plus variées les questions soulevées par l’établissement et surtout par l’exploitation de nos voies ferrées.
- S’il s’agit par exemple de créer une ligne nouvelle, le législateur doit réglementer la concession, établir le cahier des charges, fixer les termes de l’accord financier qui peut être conclu entre l’Etat, les départements ou les communes et le concessionnaire. La ligne créée, des lois, des décrets, des règlements assurent le contrôle de l’autorité supérieure sur l’organisation, la direction, l’administration, l’exploitation des services. Puis il faut homologuer les tarifs de transport des marchandises et des voyageurs.
- Une législation et une réglementation aussi vastes, touchant à des intérêts si divers, donnent lieu à une multitude de conflits qui s’élèvent tantôt entre l’Etat, les départements ou les communes et le concessionnaire, tantôt entre les Compagnies et les particuliers.
- Dans le premier cas, il s’agit d’interpréter les titres d’une concession ou les clauses d’un cahier des charges, de trancher quelque litige relatif soit à la garantie d’intérêts, soit au partage des bénéfices, soit à la vérification des comptes, toutes questions dont l’importance est considérable car les intérêts en jeu sont d’une part celui des finances publiques et de l’autre celui d’une Compagnie qui représente un grand nombre d’actionnaires et d'obligataires, tantôt entre les Compagnies et les particuliers.
- Dans le second cas, les contestations prennent des formes si diverses que nous ne pouvons ici que citer quelques exemples : actions relatives aux dommages résultant de l’établissement d’une ligne nouvelle, aux contraventions, à l’application des tarifs, aux décla-rations, chargements, déchargements, livraisons, pertes, avaries, etc., etc.
- Enfin les rapports entre les Compagnies françaises et étrangères étant devenus très fréquents, des questions délicates peuvent se poser, surtout au sujet des transports internationaux de marchandises. Sur ce > point, la convention de Berne prescrit une réglementation spéciale applicable en France et dans les autres pays signataires. L’interprétation qui peut en être donnée par les Tribunaux français et par les Tribunaux étrangers présente un intérêt capital.
- Ce rapide exposé suffit pour montrer que le conten
- tieux des Chemins de fer touche à toutes les branches du droit.
- C’est pour faciliter les études et les recherches en un domaine aussi vaste que M. Max Botton a eu l’heureuse idée de créer une revue toute spéciale. Le programme qu’il a adopté, aucune publication jusqu’alors n’avait tenté de le réaliser. Les recueils généraux et les ouvrages de doctrine existants, d’une incontestable valeur, sans doute, ne pouvaient rendre de réels services que s’ils étaient complétés par une publication périodique destinée à tenir le lecteur au courant des changements survenus chaque jour dans la législation et la jurisprudence.
- Avec une rare méthode et un choix judicieux des questions traitées, M. Max Botton a su rendre intéressante et même attrayante pour tous la lecture généralement aride et peu séduisante des graves sujets juridiques.
- Les Annales des Chemins de fer et Tramways comprenant trois parties, jurisprudence, législation, doctrine, formeront chaque année un recueil où les recherches seront particulièrement faciles. Les trois parties, imprimées sur des fascicules séparés auront, en effet, une pagination distincte et elles seront complétées par des tables alphabétiques.
- La Revue est placée sous le patronage de M. Alfred Picard, président de la section des travaux publics au Conseil d’Etat, commissaire général de l’Exposition de 1900, dont l’autorité et la haute compétence en ces matières sont connues de tous. Des magistrats, des professeurs des Facultés de droit, des membres du Comité consultatif des Chemins de fer, des représentants du grand commerce et de l’industrie, ont bien voulu promettre à la Revue leur collaboration. C’est assez dire le caractère et la valeur de cette publication. Répondant à un besoin général, elle rendra sans contredit, les plus réels services. Félicitons donc notre aimable confrère de sa belle initiative ; une œuvre de cette nature, sous son habile et savante direction, ne peut que prospérer rapidement.
- Camille ‘CONTAL Avocat à la Cour d'Appel.
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurispru -dence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Char très, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix..................... 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le
- p.10 - vue 17/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 11
- supplément qui vient également de paraître. Ce supplément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément. . ...................... 3 fr
- VIENT DE PARAITRE :
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- VIENT DE PARAITRE
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un i ecueil de chiffres et de documents techniques d un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat, fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25; reluire en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. Propriété. — Bornage. —Ventes d'im-meubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A 1 usage des architectes, des ingénieurs, des entrepre-neurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs vivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr. ®
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Pai Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Carte commerciale des chemins de fer français, InoLu ntsal e par gare et en chiffres progressifs les dis! rancocllométriques, dressée par COURDOUX père y et VS : Courdoux père y. 1
- en construction 98 -1^^9-1900, revue et complétée (lignes taSÙSSnet lignes en projet) par M. A. de Vilaine, tives — C11 Etablie d'après les conventions législa-ment' de U Ptéeparla Vide de Paris pour l’enseigne-mentde la Géographie commerciale dans les Ecoles du departement de la Seine. - Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: poui voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
- — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d’essai et d’analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d’analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Sociéé des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie a la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les cables et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur ta-bricant. Fournisseur des Ministères delInstruc -tion Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la
- p.11 - vue 18/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- science géographique, sera fournie franco déport et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’étranger).
- È suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Mme veuve Chapsal a vendu à Mme veuve Tirlet un fonds de teinturerie, 16, Rouen.
- Mme Fouque a vendu à Mme Crey un fonds de teinturerie. 142, Oberkampf.
- Mlle Nougarède a vendu à X. un fonds de teinturerie, 207, av. Daumesnil.
- Mlle Dalleré a vendu à Mlle Proy un fonds de teinturerie, 59, Turbigo.
- TEINTURIER
- (Allemand)
- jeune et intelligent, possédant une excellente instruction, sorti d’une école royale de teinturerie, ayant connaissances pratiques très étendues et bonnes connaissances théoriques,
- CHERCHE PLACE dans une grande teinturerie française où lui sera offerte l’occasion d’apprendre la langue française ; prétentions modestes.
- Offres sous :
- 1. U. 7894,
- RUDOLF MOSSE,
- Berlin S. W.
- A VENDRE de gré à gré, un fonds de teinturerie comprenant chau dière à vapeur et accessoires.
- S’adresser à M. A Godefroy, agréé, à Granville (Manche).
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- PRIME EXCEPTIONNELLE
- à tous nos Abonnés et Lecteurs
- Toujours désireux de faire plaisir à nos abonnés et lecteurs, nous avons traité avec un des principaux constructeurs français, afin de pouvoir leur offrir, à des conditions tout à fait exceptionnelles, une MAGNIFIOUE PRIME, constituant de véritables étrennes.
- Cette prime, qui consiste en un superbe PHONOGRAPHE, sera livrée, à tous nos abonnés et lecteurs .qui en feront la demande, au prix de 60 francs, qui défie toute concurrence. — En effet, jamais été offert à un prix si bas.
- un PHONOGRAPHE n’a
- Nous pouvons égalemen offrir les accessoires ci-dessous aux conditions sui-
- vantes :
- Pavillon :
- Cintré, nickelé, diamètre 0 m. 16........
- Cintré, nickelé, diamètre 0 m. 24........
- Cor de chasse, cuivre pcli, diam. 0 m 26 Cor de chasse, cuivre nickelé,diam.0 m.26
- Avec pied,diam.Om. 30 Tube audit f écou-toirs ébonite :
- Pour 1 personne ....
- » 2 » ....
- » 3 » ....
- Galerie auditive nickelée
- écoutoirs ébonite : Pour 3 personnes....
- » 4 » ...
- Botte gainée imitation maroquin :
- Pour 12 cylindres . ..
- » 18 » ...
- » 2 4 »
- Les mêmes avec serrure en plus.......
- 15
- 18
- 20
- 3
- 6
- 8
- -)o(-
- Le prix de 60 fr. comprend :
- 1° La machine, mouvement visible nickelé ;
- 2° Une boîte à renversement en ébénisterie, acajou ou noyer massif, coins ronds, vernie, socle et pieds ébène moulurés. Modèle très riche ;
- 3° Un diaphragme reproducteur ;
- 4° Un pavillon cuivre nickelé.
- Voulant faire un nouveau et réel sacrifice, nous livrerons à nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, un diaphragme enregistreur au prix de 10 francs.
- Nous pouvons également offrir les cylindres aux conditions suivantes :
- CYLINDRES ENREGISTRÉS
- La pièce, 3 fr.— La douz. 30 fr.
- CYLINDRES VIERGES
- La pièce, 1 fr.50.—'La douz. 15 fr.
- Notre CATALOGUE spécial des cylindres enregistrés est envoyé GRATUITEMENT sur demande.
- -)o(-
- ADRESSER DEMANDES ET MANDATS AU DIRECTEUR DU JOURNAL, 20, RUE TURGOT, PARIS.
- Pour recevoir les commandes, il suffit de nous faire parvenir en plus la somme de 3 francs pour frais de port et d'emballage.
- NOTA. — Un appareil est visible dans nos bureaux.
- p.12 - vue 19/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 13
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A
- LA MÉDITERRANÉE
- La Compagnie P.L.M. organise, avec le concours de l’agence des « Voyages Modernes » .
- 1° Une excursion en Italie, du 16 janvier au 17 février 1899, avec retour par le Littoral de la Méditerranée au moment du Carnaval de Nice. Prix au départ de Paris : Ie classe, 950 fr. — 2e classe, 850 fr. (tous frais compris).
- 2°—Une excursion en Tunisie et en Algérie, du 19 janvier au 20 février 1899 — Prix au départ de Paris : 1* classe, 1,150 fr. — 2e classe, 1,040 fr. (tous frais compris).
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’agence des « Voyages Modernes », 1, rue de l’Echelle, à Paris.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins'de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- ^n^ra^re- —Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré— jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2 Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viÔ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges). °
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, ayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-
- gorre. Bagnères-de-Luchon Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: lre classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L'OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Netvehaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après • midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, iO h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parin St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc,) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS Ou BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partànt de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russi la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, ct..
- p.13 - vue 20/380
-
-
-
- 14
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PAUL SE E Ing‘Architecte,Entrepreneur 58,RueBrûle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage ___Ventilation — Séchage Economiseurs ________ Surchauffeurs.
- Réfrigérants _____ Moteurs électriques
- Moteurs de Laval. etc. ____
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. HUMMEL, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. DOMMER, professeur à l’École de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- L. MITRÉCÉ
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres).
- Médaille d’Or et Médaille d’Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au moteur, depuis............. 300 fr.
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Economie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’apprêts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.40, largeur en tête, o m.5n; culotte à deux robinets bronze d’entrée de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- Complète, prix.
- 140 fr.
- ALAMBIC à distilleries benzines;
- 50 litres, prix. . .
- . . 100 fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des tables, cylindres, etc., entièrement démontable, à foyer intérieur tubu-. laire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITÉ DES APPRÊTS
- ET SPÉCIALEMENT Des Tissus de Coton Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons.Relié 40fr.60 Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc. Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- M*R*R*RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR*
- I PRIME A NOS ABONNÉS
- Agrafe
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 60, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- Fn gare : 0 fr. 60
- A domicile : 0 fr. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.14 - vue 21/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 15
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (5 Janvier)
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- » » » en boules. 105 ..
- s raffiné en pouare sec. F. 145 ..
- On cote : Acide tartrique.... Anis d’Espagne..... Anis du Levant.. .......
- Bois de : Campêche Laguna ........
- » Martinique.............
- » Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles : Grises..... Argentées... Zacatilles. Noires ordinaires.. » supérieures...... Crème de tartre.... Curcuma Bengale.... Dividivi ...........
- Gommes : Arabique............... Aden...................-,
- Damar Singapore... » Batavia.......... ..
- Sandaraque............
- Gambier............ .
- Graines jaunes...... . .
- Galles vert et noir . Girofles.......... Fenouil...... Macis........ Muscades n- 1 ....'
- Mercure..............
- 9 00[00pium 0.......... .....Résine,...........
- ValenSafran ce...... ..... Styrax.........
- 265 ..
- 80 ..
- 55 ..
- 18 ..
- 10 .. M .. 14 ..
- 130 .. 252
- 225 .
- 250 .
- 240 .
- 200 .
- 230 .
- 180 .
- 50 . M .
- 170 ..
- 100 ..
- 120 ..
- 165 ..
- 185 ..
- 40 ..
- 55 ..
- 115 ..
- 100
- 52
- 4 ..
- 4 ..
- 5 50
- 27 ..
- 14 ..
- 100 ..
- 150 ..
- à
- 140
- 110
- Indigos • — On cote au demi-kilogramme : Madras, bon moyen assez tendre
- F,
- moyen ordinaire..............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r...........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire....................
- Sumac en feuilles.'.'.'.'..'.. . F.
- — en poudres..................F. vordet, en pains, extra sec :
- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- :>
- 15 co
- 0|0
- 0[0
- 75
- 50
- ” 2
- k.
- k.
- PLACE DU HAVRE
- (5 Janvier)
- Bois de teinture.
- Les prix restent fermes pour le cam che.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité ..
- — 2c qualité ..
- 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan..
- Honduras................. Tabasco........ Haïti Cap........
- ............ Sî-Marc ... Gonaïves ... Fort-Liberté
- P. -de-Paix........
- Miragoane..............
- Saint-Domingo..........
- Martinique et Guadeloupe
- Jamaïque, :.........
- Jaune
- Cuba et St-Yago . Manzanillo....... Tuspan........... Vera-Cruz....... Campèche......... Carmen........... Tampico.......... Porto-Plata......
- Haïti...........
- Jamaïque......... Barcel et P. Cab . Rio Hacha........ Carth. et Savan..
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba..
- Bahia .. .
- Corini o...
- Amapala..
- 100 k ..50k
- 50 ki
- Rouge Brésil Bahia........
- » Calliatour.. .100 k
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- ext o
- 100 k
- 50 k
- Quebracho..1009 k
- 12
- 11
- 10
- 9
- 8
- 5
- 5
- 7
- 30
- 85
- 75
- 6
- 5
- 6
- 5
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- 3
- 4
- 14
- 4
- 4
- 5
- 5
- 6
- 14
- 8
- 6
- 3
- 6
- 8
- 83
- a
- 50
- 20
- 50
- 75
- 50
- 50
- 75
- 75
- 50
- 50
- 90
- 10
- 11
- 10
- 9
- 6
- 6
- 8
- 8
- 6
- 8
- 5
- 7
- 5
- 6
- 6
- 6
- 7
- 6
- 6
- 6
- 25
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 25
- 6
- 6
- 5
- 6
- 4
- 4
- 5
- 16
- 4
- 5
- 6
- 6
- 8
- 16
- 10
- 8
- 3
- 8 (0
- 86
- 14
- Rouge Pernamb 50 k. Cachou Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse — 16 .. M .. 37 50 17 ..
- -*8 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. Cochenille On cote : 15 . 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille 1 60 2 ..
- pê- Ténériffe grise Curcuma 1 50 1 80
- Bengale....... 5 0 kilos. 22 50 25 .
- Java, Mad.. Pond Dividivi M ..
- 20 On cote les 50 kil Indigos On cote actuellement : 9 .. 14
- Beng. sur v. et bl. l[2k.. 6 50 6 75
- » fin viol, et pourpre... 6 .. 6 25
- » beau viol, et dito.... 6 50 5 57
- » bon violet 4 75 5 ..
- » moyen violet 3 50 3 75
- 75 » bon violet rouge 4 75 5 ..
- » bon moy. v. roug.... 3 75 4 ..
- 75 Beng. fin rouge 4 50 4 75
- » bon dito 3 25 3 75
- 25 » bon à fin cuiv 2 75 3 ..
- 70 » cuiv. ord. et bas 2 .. 2 50
- 60 Java • • O
- 60 Kurpah 1 50 4 .
- Madras . 1 .. 3 50
- 50 Manille 1 .. 3 ..
- 1 50 3 50
- Guatemala flor A . • ) 5 59
- 50 » sobré 3 .. 4 25
- » bon à fin cor 3 .. 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 25 2 25
- 50 N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 .. 6 50
- 25 » bon à beau 4 50 5 50
- .. 25 50 » ord. et moyen Orxeille On cote les 100 kil.: .... Cap-Vert M 2 50 3 50
- Mers du Sud M « e »
- 50 Madagascar . .M Quercitron : On cote les 50 kil. .
- .. Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50
- ... 50 .. » gros effilé Rocou. 6 .. 7 ..
- Antilles 1/2 kil. .0 40 à ..
- • • • •
- MATÉRIEL POUR
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Qr
- M°N DECOUDUN
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s.g.d.g.
- msessisrsineiannvisisrernns
- CONSTRUCEURS breveté s g. d.g.
- PARIS — 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.15 - vue 22/380
-
-
-
- 16
- ---------
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE »
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tâbor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol. ,
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- est de 10 francs par ligne.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles;. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, G, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation. . .
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, a Lille (Nord).
- Voitures
- Le. Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris. Spécialité pour la teinture, l’impression.
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS
- enrôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P. LEGRAND INVENTEUR
- 35, boul. Piepus, PARIS
- eavwnunuw.
- Étanchéité complète
- FAR LA soudure ÉLECTRIQUE
- MÉDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courants
- BROOKE, SYMPSON & SPILLER LIMITED
- Fabricants de Couleurs d'Aniline
- Atlas Works, Hackney Wick, Londres E.
- AGENTS POUR LA FRANCE
- Guinon, Picard et Jay, 4, quai de la Charité, Lyon. — 9, rue Charles V, Paris, et agents pour toute la Belgique.
- Paul Sellier et Cie, 39, rue d’Illiers, Orléans.
- Carl Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsig.
- p.16 - vue 23/380
-
-
-
- 1 ws IS F “2? > '
- 43e Année. — No 2
- Le Numéro : 0,75
- (Sgsu0tktQ"f.
- W.. 520 Janvier 1899
- 1C. (, '
- Yo.. —,......-... ~ ...— 051 P
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un' an. .
- — Six mois.
- ÉTRANGER : Un an. .
- 15 fr.
- . . 8 fr.
- . . 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- - . 1 La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal. _____________
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et lunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.— Le nettoyage par voie humide (suite et fin). Dégraissage et Blanchiment.— Blanchiment des tissus, laine et coton.
- Mordants.—Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Teinture de la laine (suite et fin). — Mode d’emploi des couleurs anthracènes acides. — Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la teinture (suite).
- Matières colorantes et Applications nouvelles.— Le Noir immédiat de la Manufacture Lyonnaise (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux. Divers.— Chambre de commerce de Paris. — Le permanganate de potasse. — Lauréat de l’Académie des sciences. — Les tarifs de transports. — Exposition de 1900. — Société industrielle d’Amiens. — Société industrielle de Mulhouse (suite). — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Le Nettoyage par voie humide et le passage au soufre des d^rieots et de la Bonneterie Par un Praticien (1).
- (Suite et fin)
- Là où le soufre se trouve enflammé directement au-dessous des objets à blanchir, il est bon de tendre une pièce de toile directement au bas des pièces : les vapeurs sulfureuses se tamisent à travers la toile et l’on évite ainsi des taches souvent désastreuses. Les
- (1) D’après les Annales des Industries textiles allemandes.
- petites taches jaunâtres que l’on constate souvent au sortir de la chambre à soufrer proviennent uniquement du soufre sublimé pendant la combustion ; on peut les faire disparaître assez facilement lorsque la pièce est encore humide en les frottant légèrement avec une solution de sel d’oseille (oxalate de potassium) ; mais il est impossible de se débarrasser des taches plus foncées et presque brunes occasionnées par la même cause.
- Sitôt que les pièces sortent du lavoir, on les fait sécher,mais comme l’action de l’eau contribue pour beaucoup à leur faire perdre leur largeur naturelle par un rétrécissement bien connu,il convient de leurrendre de la façon convenable leur largeur initiale avant de les porter au séchoir. Si l’on n'opère pas ainsi lorsque les pièces sont encore humides, on risquera fort de ne pouvoirplus corriger le défaut signalé, puisque nous savons tous que les tricots et la bonneterie sont tellement élastiques lorsqu’ils sont secs et qu’ils sont alors soumis à un effort de traction, ils risquent fort de reprendre rapidement leur lèse initiale. L'ancien procédé qui consistait de tirer au large les pièces encore humides avec la main, n’est plus guère employé depuis l’invention du rouleau tendeur et étireur mécanique pour tricots que pour les objets qui ont assez souffert pendant le nettoyage, pour que leur rétrécissement soit par trop considérable. Dans le séchoir même, le teinturier blanchisseur veillera constamment à la ventilation suffisante pour l’évacuation de 1 hu* midité, car il sait fort bien qu’une ventilation énergique facilite bien plus la sèche qu'une grande chaleur : de simples appels d’air sont insuffisants et ne peuvent suppléer au ventilateur. Une trop grande cha-
- p.17 - vue 24/380
-
-
-
- 18
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- leur rend la marchandise dure et cassante, chose qu’il faut éviter surtout pour les tricots portés directement sur le corps. Gomme notre petite étude n’est pas destinée à l’encadrement d’une réclame pour- tel ou tel système de rouleau tendeur, nous ne désignerons aucun système de préférence, à tout autre : chacun deux a avec ses qualités certains défauts, comme par exemple celui de détruire le parallélisme des mailles, ce qui rend très difficile de tailler dans un tissu ainsi traité. C’est à l’industriel d’étudier les divers systèmes de tendeurs enrouleurs proposés par les constructeurs et de contrebalancer les avantages et les inconvénients d’un appareil qui, si dans nombre de cas supprime le séchoir, n’en est pas moins d’une acquisition fort coûteuse.
- Pour finir, disons encore qu’on a l’habitude, pour certains articles imitant la vigogne véritable de lai-ner les pièces immédiatement après la sèche-; on leur donne ainsi le toucher doux d’un lainage et c’est le chardon métallique que l’on emploie actuellement à cet effet dans la plus grande partie des maisons ; quant à lainer avant le nettoyage par voie humide, comme le pratiquent encore quelques industriels, c’est là une grande erreur, puisque le résultat est loin de pouvoir être comparé avec le procédé dont nous avons parlé en premier lieu.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- LE BLANCHIMENT DES TISSUS LAINE ET COTON par le Bioxyde de Sodium
- Déjà l’an dernier nous avions consacre toute une série d’articles sur le nouveau mode de blanchiment des fibres textiles par le Bioxyde de Sodium.
- Ci-contre un article extrait par M. Tailfer de l'Irish texil Journal, article qui appelle de nouveau l’attention du monde industriel sur ce procédé et qui confirme pleinement ce que nous en avions dit.
- En résumant les informations données à ce sujet dans ces douze derniers mois on est frappé par ce fait que les méthodes de blanchiment ont surtout pour but d’opérer dans le moins de temps possible et au meilleur marché. Mais les véritables blanchisseurs recherchent au contraire des traitements qui donnent les meilleurs résultats, et pour cela, ils désireraient la suppression de chlorure de chaux ou de l'acide sulfu
- reux Il y aurait donc lieu de ne pas tant s’attacher au bon marché et de donner satisfaction au consommateur qui désire non seulement une belle apparence au moment de l’achat, mais plus encore la durée et la conservation du blanc.
- Le public a certainement raison en ce qui concerne les tissus de laine ou les tissus laine et coton. Nous connaissons d’importantes fabriques de fils et tissus de laine qui emploient l'acide sulfureux pour le blan-chimeut.
- Les produits sont d’un beau blanc au moment de la la vente, mais lorsqu’ils sont dans les mains des consommateurs, ils tournent rapidement au jaune ou, s’ils sont teints, ils se décolorent ou ils changent de couleur. Ces tissus ne sont pas attaqués dans le fond par le traitement à l’acide sulfureux et néanmoins leur teinte n’est pas satisfaisante et amène des déceptions. Malgré cela, soit parce qu’ils ne connaissent pas de meilleurs moyens, soit par routine, les blanchisseurs sont attachés aux anciennes méthodes, bien qu’ils reconnaissent les effets plus ou moins destructifs de l’acide sulfureux sur les fibres d’origine végétale. S, le blanchiment est fait au moyen de chlorure de chaux, la fibre d’origine animale est plus ou moins atteinte par le chlore.
- Le procédé suivant a été publié par un journal textile allemand ; il paraît avoir été employé sur une large échelle et avoir donné toute satisfaction. Le procédé s’applique aux tissus tout laine, ou laine et coton.
- Une grande importance doit être attachée à un nettoyage ou dégraissage préliminaire, pour lequel la potasse entièrement caustique peut même être employée si c’est nécessaire, mais avec discrétion. En tous cas, on n’emploiera pas d’autre savon que celui à la potasse. Pour 100 kilogrammes de tissus, le bain blanchissant sera fait en mélangeant 500 grammes d’acide sulfurique à 66 degrés Baumé dans la quantité d’eau nécessaire. On dissoudra séparément dans l’eau chaude 2 kilogs 3[4 d’acide oxalique qu’on ajoutera dans le bain avec deux kilogrammes de bioxyde de sodium, et pour le rendre alcalin on mettra deux kilogrammes de silicate de soude. Mettez alors les tissus dans le bain chauffé à 110 degrés Fahrenheit, laissez -les séjourner de deux à six heures, lavez avec soin, donnez un bain acide de 5 minutes; ce bain acide étant fait à raison de huit kilogrammes d’acide oxalique pour 500 litres d’eau, lavez à nouveau et séchez.
- Le silicate de soude peut être remplacé par 5 kilo-
- p.18 - vue 25/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 19
- grammes de savon de Marseille. Le bain blanchissant ne doit pas être jeté, mais il est remonté pour une opération suivante en rajoutant la moitié des produits chimiques ci-dessus indiqués, à l’exception du silicate et du savon.
- On n’a encore rien trouvé de comparable aux bioxydes au point de vue des qualités blanchissantes, et le bioxyde de sodium est recommandé parce qu’il est le meilleur marché et aussi le sel le plus convenable. Les bioxydes agissent par oxydation de la matière colorante et on suppose qu’ils rendent soluble la matière colorante, ce qui permet de l’enlever par des lavages. Les bioxydes sont inoffensifs pour les fibres d’origine animale ou végétale et en conséquence ils constituent un produit très remarquable pour le blanchiment des tissus mélangés laine et coton.
- Zr................... Avivé
- Th, Pb............... Inchangés
- A1............ ...... Débouilli
- Ce................... Diminué
- Quercitron
- Ce, Mn, Cd, Zn, Co .. Débouillis
- Ur...... :................ » à 1/2
- Cu........................ » au 1/3
- Bi, Y................ Virés vers le mode
- Zr, Th............... A peu près inchangés
- Al, GI, Sn........... Débouillis au mode clair
- Pb................... Diminué de 1/3, un peu viré
- vers le mode
- Ni................... Peu changé, éclairci
- Cr................... Inchangé
- Hg................... Viré vers le grisâtre
- {A suivre).
- 8 £ G 2 2 Co
- Teinture et Impression
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Campèche
- Cu, Ur, Y........... Inchangés
- Al, Zn.............. Débouillis aux 3/4
- Bi, Fe.............. Légèrement descendus
- Pb, Sn, Ni.......... Débouilli de 1/2
- Zr, Th.............. Virés au bistre
- Gl, Co.............. Débouillis
- Cr.................. Viré au gris
- Cuba
- Ur, F®-............. Débouillis aux 3/4
- Al, Gl, Sn, Ce...... » complètement
- Th • • • •.......... Résiste
- <r.................... Diminué légèrement
- 1 :...................... « un peu etun peu terni
- Ni....................... » de 1/2
- Ri .................... Presque débouilli ' Th.................. Un peu terni
- Cr .................... A peu près inchangé
- Sumac
- Ur, Y.............. Inchangés
- Cu.................. Jauni
- Fe, Bi............. Un peu diminué !
- TEINTURE DE LA LAINE
- Résistance et Solidité à la lumière
- {Suite et fin)
- Le Rouge d’Alizarine dont la réputation est faite commerésistanceà la lumière, teint sur mordant d’alun, pâlit légèrement dans les derniers mois.
- Le Rouge solide diamine F est un concurrent des plus sérieux, ne changeant nullement à l’air après un an d’exposition.
- La Croceine brillante MOO est bien solide également et supporte avantageusement la comparaison avec les teintes de même intensité faites à la Cochenille avec mordant d’acide oxalique et sel d’étain exposées à la lumière pendant le même nombre de mois.
- La Cochenille teinte avec Acide oxalique alun et crème de tartre n’a guère plus de résistance que celle teinte avec sel d’étain.
- La Croceine brillante 9B est mauvaise après six mois d’exposition à la lumière.
- L’Ecarlate diamine B pâlit beaucoup dans les six premiers mois.
- Le Rouge diamine 5B devient plus pâle et plus brunâtre.
- L’Ecarlate diamine 3B est presque décoloré après les six premiers mois.
- p.19 - vue 26/380
-
-
-
- 20 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La Benzopurpurine 4B est passable en janvier-février, mais n’a plus de valeur comme nuance après deux mois d’exposition à la lumière.
- Le Rouge d’Oxamine et le Rouge Thiazine G n’ont pas plus de résistance que la Benzopurpurine.
- Le Brun au Chrome RO est bon pendant cinq mois, mais ensuite il se décolore graduellement.
- Les Bruns anthracène acides A, R et G, donnés comme de bons colorants résistants à la lumière, ne changent guère dans les six premiers mois et pâlissent ensuite en conservant le même ton, sans que la teinte paraisse lavée. Le changement est à peine appréciable le soir à la lumière artificielle, électricité, gaz, pétrole.
- Les Verts d’Alizarine en poudre B et G sont assez résistants à la lumière, la nuance varie peu durant les six premiers mois et pâlit beaucoup ensuite.
- Le VertNaphtolB est très résistant à la lumière et n’a pas changé d’une façon appréciable après 1 an.
- La Céruléine S devient plus pâle, plus brunâtre en même temps après les huit premiers mois.
- De l’examen de ces divers colorants, nous pouvons retenir comme tout particulièrement intéressant par leur solidité.
- Le Vert Naphtol B, la Cochenille brillante MOO, le rouge solide diamine F, le Jaune anthracène GG, le Jaune foulon O, le Jaune d’or diamine.
- M. Ude.
- Mode d’emploi des Couleurs Anthracène acides.
- Teinture en un seul bain
- Ces colorants sont excellents pour la draperie.
- Bruns. — Pour l’obtention des bruns, garnir le bain avec 10 % de sulfate de soude, 1 à 3 % d’acide acétique (suivant le plus ou moins de chaux contenu dans l’eau) et la quantité voulue de couleur. La marchandise bien lavée d’abord, est entrée dans le bain tiède soit sèche soit mouillée, on monte au bouillon et on s’y maintient pendant 3/4 d’heure. L’on ajoute alors 3 à 4 % d’acide acétique et l’on continue à faire bouillir jusqu’à épuisement du bain. Pour fixer on ajoute au même bain 1 1/2 % de bichromate de potasse et on fait bouillir encore pendant une bonne 1/2 heure. Les proportions de mordants s’entendent pour brunsmoyens ou foncés ; pour les nuances modes et bruns clairs, on peut réduire proportionnellement les doses d’acide et de bichromate.
- Les Bruns d'Anthracène acide B. G. R. combinés au Jaune anthracène C. poudre permettant d’obtenir une infinité de tous.
- Noirs. — Pour les Noirs anthracène, acide LW et ST, on entre au bouillon dans le bain garni avec le colorant et 5 % d’acide acétique, on maintient le bouillon pendant trois quarts d’heure, puis on laisse un peu refroidir pour ajouter 2 1/4 à 2 1/2 d’acide sulfurique, ou une quantité proportionnelle de bisulfate de soude. Ces produits ajoutés, on se maintient de nouveau à l’ébullition jusqu’à épuisement du bain.
- On traite comme pour les bruns, une 1/2 heure au bouillon avec 1 1/4 % de bichromate de potasse pour fixer le colorant plus énergiquement.
- Lorsqu’après le chromatage on veut teindre sur le vieux bain, on entre la laine et on la fait bouillir vingt minutes sans addition de colorant, ensuite on ajoute les bruns ou les Noirs, et on continue comme il est dit plus haut.
- Comme il est bon de ne pas entrer la laine dans un bain trop chaud, on se trouvera bien de vider une certaine partie du bain que l’on remplacera par égale partie d’eau.
- M. Ude.
- Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la Teinture
- Pendant ces dernières années.
- ParM. Alf. GUYOT, chef des travaux pratiques à l’Institut Chimique de l’Université de Nancy. (suite)
- Nous n’avons pas de progrès aussi marquant à enregistrer dans le traitement des laines ; le chlorage de la laine, c’est-à-dire son passage en bain d’hypochlo-rite acidulé, se généralise de plus en plus. On sait que le chlorage est jusqu’à un certain point pour la laine l’équivalent du mercerisage pour le coton : il donne à la fibre plus de brillant et d’affinité pour les colorants, mais il la jaunit facilement. On préconise actuellement, à la place d’hypochlorite acidulé, le chlore gazeux ou une solution aqueuse de brome qui ne présenteraient pas, paraît-il, le même inconvénient. - ,
- Les procédés de blanchiment sont abso ument stationnaires pour la laine et la soie ; l’agent décolorant reste toujours l’acide sulfureux, malgré l’apparition de nouveaux produits, tels que le bioxyde de sodium dont
- p.20 - vue 27/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 21
- la fabrication est devenue industrielle. Ils donnent généralement un blanc plus beau et plus stable que la blanc obtenu avec l’acide sulfureux, mais trop cher pour les articles ordinaires.
- Par contre, dans le blanchiment du coton et des autres fibres végétales, on étudie de tous côtés les pro cédés électrolytiques qui semblent appelés à jouer un rôle prépondérant dans un avenir très prochain.
- Voici le principe de ces procédés :
- Lorsqu’on électrolyse, avec une force électromotrice convenable, une solution d’un chlorure alcalin ou alca-lino-terreux, le bain acquiert des propriétés oxydantes énergiques qui rappellent celles des solutions de chlorure de chaux : comme ce dernier, il décolore le carmin d’indigo, transforme l’acide arsénieux en acide arsénique, et détruit la matière colorante naturelle des fibres végétales.
- Pour expliquer ces propriétés, on peut admettre que sous l’influence du courant électrique, la combinaison binaire est scindée en métal et chlore. Ce dernier se porte au pôle positif et reste en dissolution dans l eau du bain, tandis que le métal se porte au pôle négatif, décompose 1 eau du bain et se transforme en oxyde avec dégagement d’hydrogène.L’oxyde fourni se dissout dans le bain, s’y diffuse et rencontrant Je chlore donne un hypochlorite auquel serait dû les propriétés décolorantes du liquide électrolysé.
- En réalité, cette réaction principale est accompagnée de réactions secondaires, parasites, qui compliquent beaucoup le phénomène, consomment en pure perte une fraction de 1 énergie électrique mise en œuvre avec formation de composés tels que les chlorates qui sont inactifs au point de vue du blanchiment.
- Pratiquement, on arrive au maximum de rendement en travaillant avec des densités de courant aussi fortes que possible, et envoyant, dans l’électrolyseur une solution renfermant par mètre cube 5 kilog. de chlorure de magnésium et 50 kilog. de chlorure de sodium, la différence de potentiel aux deux bornes de l’électrolyseur étant de 4,5 volts.
- Remarquons que la solution à électrolyser présentant la même composition que l’eau de mer, pourra être avantageusement remplacée par cette dernière toutes les fois que la chose sera possible.
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Noir Immédiat V extra
- - ET
- Noir Immédiat G extra (Suite)
- Manipulation pendant la teinture
- Afin que le coton se teigne d’une façon uniforme, on peut le manœuvrer au début de la façon normale ; mais il est plus avantageux de le laisser ensuite complètement immergé dans le bain et de ne donner qu’un tour de temps à autre.
- Avant de sortir la marchandise du bain il faut cependant donner encore quelques tours, après avoir agité la surface du bain à l’aide d’un bâton, afin de faire disparaître la pellicule cuivrée qui s’y forme quelquefois.
- L’emploi de gants en caoutchouc, ainsi qu’on le recommande dans d’autres méthodes de teinture semblables, est inutile avec le Noir immédiat, la quantité employée de sulfure de sodium étant très faible et le bain de teinture n’étant pas fortement alcalin. Nous recommandons cependant de lisser le coton en flottes à deux bâtons).
- Traitement après teinture
- Pour obtenir des teintures bien unies il est de la plus grande importance qu’à sa sortie du bain de teinture le coton soit immédiatement exprimé, tordu ou débarrassé par un moyen quelconque de la solution de colorant, dont il se trouve encore imbibé.
- Cette précaution est indispensable, car l’action de l’air fait précipiter le colorant sur la fibre, qui est imbibée de la solution de Noir Immédiat.
- Par conséquent, si on sort par exemple une flotte de coton du bain de teinture et qu’on ne l’exprime ou qu’on ne le rince pas aussitôt, les endroits ayant retenu une plus forte quantité de liquide prendront une coloration plus foncée que le reste. Mais cet inconvénient est facile à éviter, pour le coton en bourre en le rinçant de suite, pour les filés en les tordant ou en les exprimant kilo par kilo, immédiatement après leur sortie du bain de teinture.
- Lorsque ie coton est rincé ou traité aux sels métalliques on peut sans aucun inconvénient le laisser
- p.21 - vue 28/380
-
-
-
- GQ ge
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- exposé à l’air, dont l’action ne produit alors plus de changement.
- Il n'est pas absolument indispensable de traiter avec des sels après la teinture les nuances obtenues avec le noir immédiat, qui ont déjà par elles-mêmes une solidité remarquable. Mais dans beaucoup de cas un traitement avec cuivre et chrome peut avoir sa raison d’être, car il augmente l’unisson et embellit sensiblement la nuance.
- Cette opération consiste à traiter le coton pendant 1/2 heure à environ 70 c., dans un bain composé comme suit :
- 2 % bichromate de potassium.
- 2 % sulfate de cuivre.
- 2 à 3 % acide acétique, du poids du coton :
- Et rincer à fond dans l’eau froide.
- « Le bain de chrome et de cuivre doit être absolu-« ment clair et s’il devait y avoir un précipité, il serait « facile de le faire dissoudre en y ajoutant un peu d'a-« cide acétique. »
- Pour une plus grande cuisson et pour rehausser le ton de la nuance, terminer sur un bon savon à chaux ou mieux encore, aviver sur un bain chauffé 70-750 c. et contenant :
- 4 à 5 % de fécule de pomme de terre.
- 1,5 % à 2 % de saindoux.
- bien faire bouillir ensemble dans l’eau.
- Le coton ainsi traité est solide au frottement tandis que les teintes savonnées déchargent légèrement.
- (A suivre.
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ POUR LA MERCERISATION DU COTON Par M. Léonard Schade van Westrum
- On fixe le fil ou tissu de coton sur un cadre sans forte tension, puis on le soumet
- minutes à une solution alcaline vigoureuse. Lorsque la lessive est écoulée, on porte le fil ou tissu ainsi que le cadre dans une chambre où on introduit un courant de gaz acide, plus particulièrement du gaz acide carbonique. Ce gaz pénètre le fil ou tissu et transforme
- la lessive de potasse ou de soude qui est restée adhérente extérieurement à ce fil ou tissu en carbonate de potasse ou de soude ; ce dernier forme une croûte sur ces fils ou tissus. Aussitôt que la formation de ce sel et par conséquent la neutralisation est terminée, on chauffe la chambre au moyen d’un calorifère à vapeur ou autre dispositif quelconque, afin de bien sécher les tissus ou les fils Après le séchage, on dispose le tissu ou les fils dans une lessiveuse, on rince à l’eau chaude, on sèche une seconde fois, après quoi on calandre le tissu et on l’apprête pour la vente.
- PERFECTIONNEMENTS apportés aux machines à lacer et dessuinter la laine et d’autres maitères fibreuses.
- Par M. Joseph Schmith.
- Le but principal de cette invention est la création d'un mécanisme nouveau et automatique pour faire avancer, soulever ou enlever la laine de l’extrémité du bac de dessuintage la plus rapprochée des rouleaux presseurs et de la livrer à ceux-ci.
- Ce résultat est atteint par un ou plusieurs jeux ou séries de râteaux spéciaux (gill bars)portant des pointes, — de vis de commande avec leurs cames, — de moyens pour actionner les vis à la vitesse voulue, — de glissières ou barreaux de support, — de glissières-guides — et du bâti. Cet ensemble forme un mécanisme pour soulever, faire avancer et livrer la laine ou autres fibres à partir de la dernière fourche, du dernier râteau, etc., d’une laveuse de laine., aux rouleaux fournisseurs d’une machine de ce genre.
- (Reoroduction interdite.)
- DIVERS
- Chambre de commerce de Paris
- La Chambre de commerce de Paris, sous la présidence de M. Paul Delombre, ministre du commerce, et en présence de M. de Selves, préfet de la Seine, a procédé le 12 janvier à l’élection des membres de son
- pendant quelques } bureau.
- | Ont été nommés, par voie de scrutins distincts et ( successifs : MM. G. Masson, président; A. Fumouze et A. Moisant, vice-présidents; V. Thiébaut, secrétaire ; G. Foucher, secrétaire-adjoint ; L. Claude-Lafontaine, trésorier.
- p.22 - vue 29/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 23
- LE PERMANGANATE DE POTASSE
- Une proposition de loi ayant pour objet d’ajouter un no 264 bis au tarif général des Douanes (produits chimiques), à l’effet de taxer le permanganate de potasse, vient d’être présentée par MM. Rispal et Brin-deau, députés.
- Voici l’exposé des motifs :
- Messieurs,
- Le permanganate de potasse n’était encore, il y a quelques années, qu’un produit de laboratoire, et c’est ce qui explique pourquoi il n’en a pas été fait mention lors de l’établissement du tarif général des Douanes en 1892. C’est en Allemagne que la fabrication est devenue industrielle, et c’est par trois usines établies dans ce pays qu'est alimenté le monde entier. Le produit journalier de ces trois usines atteint environ 1.000 kil. par jour ; le prix du permanganate de potasse était en Prusse, en 1895, de 200 francs les 100 kilog., il entrait franc de droit.
- C’est dans cette situation qu’une usine est installée au Havre pour la fabrication du produit, et immédiatement les trois usines allemandes syndiquées lui ont fait une guerre acharnée pour l’anéantir, faisant graduellement descendre le prix de vente de 200 à 120 fr. les 100 kilog., de sorte que l’usine du Havre lutte en désespérée, perdant environ 300 francs par jour.
- Le Gouvernement, saisi de la question, a compris qu’il ne pouvait laisser sacrifier l’industrie nationale à l’industrie allemande, et après enquête par le Comité des arts et manufactures, il fut décidé que, provisoirement, on appliquerait au permanganate de potasse le régime des produits non dénommés, c’est à-dire
- 5 % ad valorem sur une valeur de 200 francs, soit 10 francs par 100 kilog.
- Cette taxation toute provisoire est insuffisante, comme l’a reconnu le Comité des arts et manufactures, et il appartient au pouvoir législatif de protéger cette industrie naissante en appliquant le tarif suivant :
- Tarif général............ 60 fr. les 100 kilog.
- Tarif minimum.................. 50 » —
- Cette tarification n’a rien d’exagéré si nous lacom parons à celle du chlorate de potasse, taxé •
- Au tarif général................. 38 fr.
- Au tarif minimum......... .... 32 »
- alors que ce produit vaut en Allemagne 65 francs les 100 kilog., et en France 100 francs. Le chlorate de potasse supporte donc un droit de 50 0/0, tandis que nous demandons pour le permanganate un pourcen -tage beaucoup moindre, d’autant plus que, si l’usine, ruinée par la concurrence, était appelée à disparaître, les fabricants syndiqués allemands rétabliraient immédiatement leur prix à 200 fr., — prix qui est pratiqué à l’heure actuelle en Allemagne, tandis que, pour l’exportation en France, ils font des prix de concurrence descendant jusqu’à 120 francs les 100 kilog.
- Dans ces conditions, désireux de maintenir en France une industrie naissante, la seule existant en France et qui a déjà fait des sacrifices considérables qu’elle ne peut continuer, sous peine de courir à sa ruine, nous avons l’honneur de vous proposer d’ajouter au Tarif général des Douanes un numéro 264 bis, de la façon suivante :
- Proposition de Loi
- Article unique
- Est ajouté au Tarif général des Douanes un article 264 bis comme suit :
- TARIF GÉNÉRAL
- TARIF MINIMUM
- Droits (décimes et 4% compris)
- Numéro
- Fabrication
- Unités sur lesquelles portent les droits
- Titres de perception
- Produits d‘crigine européenne
- Produits d’origine
- importés directement d’un pays hors d’Europe importés des entrepôts d’Europe
- Numéro
- Fabrication
- Unités sur lesquelles portent les droits
- Titres de perception
- Droits | (décimes et 4 % compris)
- 264 bis. Perman-
- ganate de 11 janvier
- potasse .. 100 kil. N 1892 60 »
- francs fr. c.
- 264 bis.
- 60 » 63 60
- francs
- Permanganate de potasse.. 100 kil. N
- 11 janvier 50
- 1892
- p.23 - vue 30/380
-
-
-
- 24
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LAURÉAT DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES
- Nous sommes heureux d’annoncer à nos lecteurs, dont un grand nombre emploie couramment le tartre en teinture, que M. le Dr P. Caries, chimiste à Bordeaux, a obtenu de l’Académie des sciences le prix Montyon de 2 000 francs destiné aux arts insalubres, pour son ouvrage sur les Dérivés tartriques du vin.
- Le rapporteur de la commission s’exprime ainsi :
- < M Caries a adressé à l’Académie une brochure sur les dérivés tartriques du vin. Cette publication indique succinctement comment les dérivés tartriques se séparentdu vin, comment on enlève ceux qui sont restés dans les marcs de vendange, les procédés employés pour leur purification, leur analyse, et comment, enfin, on arrive à les transformer en bitartrate de potasse pur qui est le terme final de cette industrie.
- « Les vignerons et les négociants en vin trouveront dans cet ouvrage des renseignements utiles, les raffi-neurs de tartre et les fabricants d’acide tartrique y rencontreront des aperçus précieux pour leur industrie. Le chapitre sur les fraudes des tartres, ainsi que la partie analytique, sont très bien traités. Cette publication sera donc utile à tous ceux qui, dans un pays vinicole comme le nôtre, cherchent à tirer parti des déchets des raisins et du vin. »
- LES TARIFS DE TRANSPORTS
- Le ministre des travaux publics vient de prendre un arrêté fixant les frais accessoires sur les chemins de fer d’intérêt général, en ce qui concerne aussi bien les expéditions en grande vitesse que celles en petite vitesse.
- Jusqu’à présent, l’abondance des matières, nous a forcé à remettre la publication de ces nouveaux tarifs qui vont encore rendre, pour le commerce, les expéditions plus difficiles et plus onéreuses.
- Sans entrer ici dans le détail des nouveaux frais qui incomberont au commerce, disons seulement qu’en ce qui concerne le magasinage, le nouvel arrêté ministériel porte que pour les marchandises adressées en gare et qui ne sont pas enlevées, pour quelque cause que ce soit, dans les 48 heures de l’avis adressé par les compagnies au destinataire, le droit suivant est fixé par fraction individuelle de 100 kilos : à 10 centimes pour la première période de 24 heures ; à 15 cen
- times en sus pour la deuxième période de .24 heures et à 20 centimes en sus des deux taxes précédentes par période de 24 heures suivante.
- On conçoit combien la rigueur d’une pareille mesure peut être préjudiciable au commerce.
- Nous espérons que le ministre du commerce reviendra sur cet arrêté, qui ne pourrait qu’être préjudiciable, aussi bien au commerce qu’aux compagnies en entravant des expéditions qu’on préférerait alors faire faire par la batellerie, qui est loin démontrer de pareilles exigences. Nous pensons que le comité consultatif des chemins de fer n’a pas prévu les conséquences et les résultats funestes de l’arrêté du ministre des travaux publics, et nous estimons qu’en présence des réclamations qui ne pourront manquer de surgir de tous côtés, M. Krantz reviendra sur une décision dont toute la portée n’a pas été suffisamment étudiée, et qu’on n’a connue que par la publication à VOfficiel, sans même que les intéressés aient été consultés.
- EXPOSITION DE 1900
- Sont nommés membres du Comité consultatif du contentieux institué auprès du commissariat général de l’Exposition universelle de 1900 :
- M. Delinon (Gabriel), avoué.
- M. Morillot, avocat à la cour d’appel de Paris.
- M. Robiquet (Paul), avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE D’AMIENS PROGRAMME des questions mises au concours pour l’année 1898-1899.
- La société Industrielle d’Amiens a, dans son Assemblée générale du 1er août 1898, mis au concours, pour l’année 1898 1899, différentes questions.
- Les prix seront décernés dans une Assemblée générale extraordinaire.
- Ces prix se composeront de sommes d’argent, de médailles d’or et de médailles d’argent. Les médailles pourront être converties en espèces.
- Si une question n’est pas complètement résolue, il pourra être accordé, à titre d’encouragement, une récompense moindre que le prix offert,
- p.24 - vue 31/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 25
- Tout concurrent, par le fait même qu’il se présente au concours, s’en remet à l’appréciation souveraine de la Société qui entend décliner toute responsabilité quant aux conséquences de ses jugements dans les concours.
- Les étrangers sont admis à concourir, sauf pour les questions qui comprendraient une clause restrictive à leur égard. Mais tous les mémoires doivent être rédigés en français.
- Les mémoies ne devront pas être signés. Ils porteront une épigraphe qui sera reproduite sur un pli cacheté contenant les nom, prénoms et adresse de l’auteur et l’attestation que le mémoire est inédit.
- Quant aux auteurs des appareils qu’on ne pourra juger qu’en les soumettant à des expériences suivies, ils devront se faire connaître en en faisant l’envoi.
- Ces appareils devront fonctionnera Amiens, de préférence. ou sur un point de la région à proximité d'A-miens, dans un rayon de moins de 100 kilomètres.
- Tous les manuscrits, brochures et mémoires avec plans adressés pour le concours resteront acquis à la Société qui se réserve le droit de les publier en totalité ou en partie ; mais les auteurs pourront en prendre copie.
- Les appareils que l’on rendra aux inventeurs, après le concours, devront être accompagnés de plans qui deviendront la propriété de la Société.
- Les concurrents devront envoyer leurs manuscrits ou machines, franco, au Président de la société Industrielle, rue de Noyon, 29, à Amiens (Somme), d’ici au 30 avril 1899, terme de rigueur.
- Parmi les diverses questions mises au concours nous avons relevé les suivantes :
- Arts, Mécanique et Construction
- Conditions Générales
- Le Comité des Arts et Mécanique n’examine, pour le concours, aucun appareil ni mémoire soumis en même temps à l’examen d’une autre Société industrielle ou déjà récompensés par l’une d’elles (1).
- En ce qui concerne les appareils soumis à l’examen du Comité, et fonctionnant à Amiens ou dans la région, le Comité appréciera si les dispositions adoptées par
- (1) outefois, dans ces cas, le Comité des Arts et i écanique pourra examiner les appareils et mémoires en vue dune publication au Bulletin de la Société industrielle.
- les concurrents permettent un contrôle satisfaisant. Les frais nécessaires pour l’installation et le déplacement d’engins accessoires sont à la charge des personnes qui présentent les appareils. L’installation sera faite par les soins des concurrents eux-mêmes.
- Les mémoires qui ne contiendraient que des descriptions d’appareils ne sont pas admis au concours.
- III.
- Agriculture, Histoire naturelle, Physique, Chimie.
- 22e question.— Une médaille d'or
- Pour un mémoire sur l'origine des phosphates de chaux dans la Somme. §
- 28e question — Une médaille d’or
- Pour une amélioration importante dans le blanchiment de la laine ou de la soie. Traitement à l’eau oxygénée ou par l’électricité.
- 29e question — Une médaille d'or
- Au meilleur mémoire sur le blanchiment du chanvre et des jutes, comprenant une étude théorique et l’examen des diverses méthodes employées dans la pratique industrielle.
- 30® question — Une médaille d’or
- Pour un moyen d’augmenter la solidité des matières colorantes artificielles dans la teinture des tissus produits par les industries locales.
- 31e question — Une médaille d'or
- A la personne qui trouvera pour les velours d’Utrecht et les velours de coton, un mode de piétage ou un apprêt réalisant une amélioration sérieuse sur les procédés actuellement en usage.
- Les concurrents ne sont pas tenus de faire connaître la composition de l’apprêt qui réalisera les conditions ci-dessus. Ils devront seulement présenter leurs pièces avant le 30 avril 1899, aéclarer leur prix de vente et justifier que ces pièces ne sont pas obtenues par des moyens exceptionnels, mais qu’elles appartiennent à une fabrication courante.
- 32e question — Une médaille d'or
- Pour une composition chimique qui s’appliquerait au moyen de caractères d’imprimerie, sur les chefs des pièces de tissus de laine ou de coton, et qui serait encore apparente après les opérations de dégraissage et de teinture.
- 36e question — Une médaille d'argent
- Pour un bon désinfectant des colles de peau et d’os .
- Ce produit ou procédé doit arrêter la fermentation | des gélatines.
- p.25 - vue 32/380
-
-
-
- 26
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- 37e question — Une médaille d'or
- A tout perfectionnement sérieux apporté dans les machines employées pour la teinture et les apprêts du velours de coton, jusque et y compris les machines spéciales pour la confection du velours en vêtements.
- 38e question. — Une médaille d’or
- Pour un produit de teinture spécial au velours de coton donnant des nuances directes et foncées solides au lavage, à l’acide et à l’air et surtout ne déchargeant pas au frottement.
- La même récompense serait accordée à un travail analogue s’appliquant sur la laine ou sur la soie.
- 39e question. — Une médaille d'or
- Pour un produit direct,(donnant aux tissus de coton laine ou soie, un noir solide, à reflet bleuté solide et ne déchargeant pas au frottement.
- 40e question. — Une médaille d'argent
- Pour un produit entrant dans la composition de l’apprêt de velours de coton, étoffes de laine et de soie réalisant les conditions suivantes :
- Souplesse, brillant et sans perte de poids.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899
- (Suite) ,
- Enlèvement des taches de graisses minérales.
- Médaille d’argent pour un procédé pratique permettant d'enlever dans les tissus les taches de graisses minérales provenant du tissage.
- Ce procédé devra être d’une application générale et ne pas renchérir sensiblement le prix du blanchiment des tissus.
- Les taches de graisses minérales ne sont qu’impar-faitement enlevées par les procédés habituels de blanchiment et reparaissent dans les opérations de teinture et d’impression. Le nettoyage à la main n’est pas considéré comme une solution de la question.
- Emploi des résines dans le blanchiment du coton.
- Médaille d’argent pour un mémoire sur l’emploi des résines dans le blanchiment des tissus de coton.
- Le mémoire devra indiquer le rôle que joue la résine dans le lessivage des tissus, les proportions dans lesquelles elle doit être employée, le meilleur mode de préparation du savon de résine, ainsi que les qualités de résine qui conviennent le mieux.
- Blanchimentet coloration des diverses espèces de coton Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de coton dans le blanchiment et la coloration des tissus.
- Les tissus pour impression étaient autrefois formés uniquement des filés en Louisiane, en Jumel et en Géorgie longue soie. Aujourd’hui une grande partie des tissus se fait en cotons d’Amérique de nature bien différente, et en cotons des Indes purs ou mélangés de cotons d’Amérique.
- (A suivre.)
- & NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde.
- (Noir aux annonces).
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés. sera exécutée comme loi de l’État.
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- i
- s R
- t
- € n k -
- 1 a r h
- p.26 - vue 33/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 27
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE :
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurispru -dence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur lesSocié-tés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André. procureur de la République, à Char très, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix................... 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce supplément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément........................... g fr.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matière colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (h) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones ; (d)
- Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’Un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat, fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reluire en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’immeubles. —• Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- À l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs vivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d’essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9"' Edition 1898 -1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l'enseigne-ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: poux. ‘ voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- I Tableaux d’application. —Tarif du cahier des charges — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postfax. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux
- Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sût toile et vernie, 12 fr. 60.
- p.27 - vue 34/380
-
-
-
- 29
- 00
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- VIARD (Laurent), teinturier-dégraisseur, à Bourg. — Jug. du 23 déc. — L : M. Croset.
- Déclarations de faillites
- PINON (Félix), teinturerie, 35, rue Monge, à Paris. — Jug. du 13 janv. — L. : M. Mauger.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution au 1er janv. de la Société A. GIERCKENS, teinturerie en peaux, 29, rue Cordelieres-St-Marcel, à Paris, — Acte du 20 déc. — L. : M. Gierckens.
- Dissolution au 30 déc. de la Société Chambon et Picard, teinturerie. — L. : les associés. — Acte du 30 déc.
- Modifications de sociétés
- Modification de la Société Pilon frères, J. Buffet et H. Durand-Gasselin, fabricants de noirs neufs, produits chimiques, engrais, à Chantenay. — Retrait de
- M. Eugène Pilon de la Société. —Acte du 27 déc. i
- Ventes de fonds de commerce
- Mme veuve Couture a vendu à Mme veuve Silvestre, un fonds de teinturerie, 101, boulevard Victor-Hugo, à Clichy.
- Mlle Boulais a vendu un fonds de teinturerie, 17, rue Perdonnet.
- M. Lemaire a vendu un fonds de teinturerie, 13, rue Boursault.
- Mme Maillet a vendu un fonds de teinturerie, 20, rue La Bruyère.
- ON DEMANDE UN BON DIRECTEUR
- Pour teinturerie, de la région de Lille. Excellente situation pour personne connaissant à fond la teinture des cotons et spécialement le rouge d’alizarine et aniline.
- Ecrire au bureau du Journal de Roubaix, initiales F. P. G.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- PRIME EXCEPTIONNELLE
- à tous nos Abonnés et Leeteurs.
- Toujours désireux de faire plaisir à nos abonnés et lecteurs, nous avons traité avec un des principaux constructeurs français, afin de pouvoir leur offrir, à des conditions tout à fait exceptionnelles, une MAGNIFIQUE PRIME, constituant de véritables étrennes.
- Cette prime, qui consiste en un superbe PHONOGRAPHE, sera livrée, à tous nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, au prix de 60 francs, qui défie toute concurrence. — En effet, jamais un PHONOGRAPHE n’a été offert à un prix si bas.
- Nous pouvons également offrir les accessoires ci-dessous aux conditions sui-
- vantes : Pavillon : Fr.
- Cintré, nickelé, diamètre 0 m. 16........... 8
- Cintré, nickelé ,‘dia -mètre 0 m. 24.......... 10
- Cor de chasse, cuivre pcli, diam. 0 m 26 15
- Cor de chasse, cuivre nickelé,diam.0 m.26 18
- Avec pied,diam.Om. 30 20
- Tube audit f écou-
- toirs ébonite :
- Pour 1 personne .... 3
- » 2 » .... 6
- » 3 » .... 8
- Galerie auditive nickelée écoutoirs ébonite •
- Pour 3 personnes.... 12
- » 4 » .... 15
- » 6 » ... 20
- » 10 » ... 35
- Boite gainée imitation maroquin :
- Pour 12 cylindres ... 8
- » 18 » ... 10
- » 2 4 » ... 14
- Les mêmes avec serrure en plus........ 1
- 1)
- —)o(-
- Le prix de 60 fr. comprend :
- 1° La machine, mouvement visible nickelé ;
- 2° Une boîte à renversement en ébénisterie, acajou ou noyer massif, coins ronds, vernie, socle et pieds ébène moulurés. Modèle très riche ;
- 3° Un diaphragme reproducteur ;
- 4° Un pavillon cuivre nickelé.
- Voulant faire un nouveau et réel sacrifice, nous livrerons à nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, un diaphragme enregistreur au prix de 10 francs.
- Nous pouvons également offrir les cylindres aux conditions suivantes :
- CYLINDRES ENREGISTRÉS
- La pièce, 3 fr.— La douz. 30 fr.
- CYLINDRES VIERGES
- La pièce, 1 fr.50.—'La douz. 15 fr.
- Notre CATALOGUE spécial des cylindres enregistrés est envoyé GRATUITEMENT sur demande.
- —)o(—
- ADRESSER DEMANDES ET MANDATS AU DIRECTEUR DU JOURNAL, 20, RUE TURGOT, PARIS.
- Pour recevoir les commandes , il suffit de nous faire parvenir en plus la somme de 3 francs pour frais de port et d'emballage.
- NOTA. — Un appareil est visible dans nos bureaux.
- p.28 - vue 35/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 19
- CD
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- La Compagnie P.L.M. organise, avec le concours de l’agence des * Voyages Modernes » .
- 1° Une excursion en Italie, du 16 janvier au 17 février 1899, avec retour par le Littoral de la Méditerranée au moment du Carnaval de Nice. Prix au départ de Paris : Ie classe, 950 fr. — 2e classe, 850 fr. (tous frais compris).
- 2°—Une excursion en Tunisie et en Algérie, du 19 janvier au 20 février 1899 — Prix au départ de Paris : Ie classe, 1,150 fr. — 2e classe, 1,040 fr. (tous frais compris).
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’agence des « Voyages Modernes », 1, rue de l’Echelle, à Paris.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (vià Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de—Bigorre, Montré— jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax. Bayonne, 1 au, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-
- gorre. Bagnères-de -Luchor Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: lre classe 173 fr. 50. — 2e classe
- 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neiochaoen
- Par la gare Saint-Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parin St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc..) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais—Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkes-loue : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-| Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russi la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, ct
- p.29 - vue 36/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- L. MITRECE
- 140 fr.
- ALAMBIC à distilleries benzines;
- 50 litres, prix.
- 100 fr.
- Pour Colis postal en plus
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres).
- en fonte, ferrures, etc. Complète, prix. . .
- En gare : 0 fr. 60
- A domicile : 0 fr. 85
- Médaille d’Or et Médaille d’Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 189 6.
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au moteur, depuis............. 300 fr,
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur; nouveau système de double fonds démontable, à con-! densation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Economie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’apprêts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.40, largeur en tête, o m.5o; culotte à deux robinets bronze d’entree de vapeur, plaque murale
- 30
- PAUL S É E IngArchitecte, Entrepreneur.
- 58,RueBrûle Maison, Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles. Chauffage Ventilation Séchage Economiseurs Surchauffeurs. Réfrigérants - Moteurs electriques Moteurs de Laval, .
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’École des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des tables, cylindres, etc., entièrement 'démontable, à foyer intérieur tubulaire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITÉ DES APPRÊTS ET SPÉCIALEMENT
- Des Tissus de Coton Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié 40fr.60 Adresser les demandes au bureau du journal.
- LA
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc. Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRIME A NOS ABONNES
- | : x|
- X
- Agrafe Afin que nos lecteurs et abonnés ® puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 60, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.30 - vue 37/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (20 Janvier)
- On cote : Acide tartrique. .. Anis d’Espagne. . Anis du Levant..
- Bois de : Campèche Laguna
- 265 .. à
- 80 ..
- 55 ..
- » Cannelle
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo de Chine..... ..
- — de Ceylan de n- 000 à 4 Cochenilles :
- Grises............ Argentées ........ Zacatilles..............
- Noires ordinaires.......
- » supérieures........ Grême de tartre,. ...... Curcuma Bengale...... Dividivi . ............
- Gommes : Arabique........ Aden............. . .
- Damar Singapore.........
- » Batavia....... ., Sandaraque...... Gambier. ... ..... Graines jaunes.. Galles vert et noir . Girofles........ Fenouil............. . •
- Macis...............
- Muscades n- 1... Mercure......... 9 00r0Opium 0... ......Résine.... ValenSafran ce....... ......Styrax.... . .
- 18 ..
- 10 ..
- M ..
- 14 ..
- 130 ..
- 252
- 225 ..
- 250 ..
- 240 ..
- 200 ..
- 230 ..
- 175 ..
- 50 ..
- M . .
- 170 ..
- 130 ..
- 120 ..
- 165 ..
- 185 ..
- 40 . .
- 55 ..
- 115 ..
- 100 .
- 52
- 4 . .
- 3 . .
- 5 50
- 7 27 ..
- 14 ..
- 100 ..
- 150 ..
- Indigos. — On cote au demi-
- Madras, bon moyen assez tendre..................... moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r.........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................
- F.
- Sumac en feuilles...........1
- — en poudres.............1
- Verdet, en pains, extra sec :
- 350
- 180 ..
- 120 ..
- 140
- 110
- kilogramme :
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- 3
- .. 010
- .. 0[0
- 75
- 50
- 25 k.
- k.
- k.
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- • » » en boules 105 ..
- » raffiné en pouare sec. F. 145 ..
- PLACE Dü HAVRE
- (20 Janvier)
- Boie de teinture
- Les prix restent fermes pour le camp-che.
- On cote ;
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité...
- — 2e qualite ...
- — 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan... Honduras........ ....... Tabasco........ :
- Haïti Cap................
- » Aquim..................
- » St-Marc................
- » Gonaïves ..............
- » Fort-Liberé............
- P.-de-Paix...............
- Miragoane................
- Saint-Domingo............
- Martinique et Guadeloupe.
- Jamaïque. ...............
- Jaune
- Cuba et St-Yago .. Manzanillo. Tuspan........... Vera-Cruz..
- Campèche........
- Carmen...........
- Tampico........
- Porto-Plata..... Haïti..... Jamaïque ....... Barcel et P. Cab .. Rio Hacha. Carth. et Savan...
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba..
- Bahia .. .
- Corini o....
- Amapala. .
- 100 k.
- ..50 k.
- 50 kil.
- 12
- 11
- 10
- 9
- 8
- 5
- 5
- 7
- 30
- 85
- 75
- 6
- 5
- 6
- 5
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 14
- 4
- 4
- 5
- 5
- 6
- a
- 50
- 20
- 50
- 75
- 50
- 50
- 75
- 75
- 50
- 50
- 90
- 25
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 25
- 14
- 10
- 11
- 10
- 9
- 6
- 6
- 8
- 8
- 6
- 8
- 5
- 7
- 5
- 6
- 6
- 6
- 7
- 6
- 6
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5 b
- 20
- 75
- 75
- 25
- 70
- 60
- 60
- 50
- 50
- 50
- 25
- 4
- 5
- 16
- 25
- en o
- 5
- 6
- 6
- 8
- en
- C
- Rouge Brésil Bahia
- Calliatour .. 100 k. Lima 50 kil. 14 .. 8 .. 16 10
- Ste-Marthe 6 .. 8
- 3 . . 3
- Sandal 100 k. 6 .. 8
- Sapan ...... 50 k. 8 .. tu
- Quebracho.. 1009 k. 83 . 86
- en
- Rouge Pernamb..... 50 k. Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé..
- Coehemille
- On cote :
- Ténériffe zacatille....
- Ténériffe grise........
- Curcuma
- Bengale.......50 kilos.
- Java, Mad , Pond.......
- Dividivi
- On cote les 50 kil......
- Indigos
- On cote actuellement :
- •
- C B Q?
- Beng.
- sur v. et bl. 1[2 k fin viol, et pourpre, beau viol. et dite... bon violet........ moyen violet...... bon violet rouge... bon moy. v. roug.. fin rouge......... bon dito.......... bon à fin cuiv.... euiv. ord. et bas....
- Java.........
- Kurpah.......
- Madras . ....
- Manille......
- Caraque .....
- Guatemala fior
- sobre...... • •
- bon à fin cor... cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k.
- • bon à beau,.......
- » ord. et moyen......
- 16 .. 17 ..
- M
- 37 ! 50 45
- 15 1/2 kil.
- 1 60 2
- 1 50 1 80
- 22 50 25
- M * • T '
- 9 • • 14 *
- 6 50 6 75
- 6 6 25
- 5 50 5 75
- 4 75 5
- 3 50 3 75
- 4 75 5
- 3 75 4
- 4 50 4 75
- 3 25 3 75
- 2 75 3
- 2 . • 2 50
- c
- 1 50 4 •
- 1 3 50
- 1 3 . •
- 1 50 3 50
- K 5 53
- 3 4 25
- 3 4 25
- 1 25 2 25
- 6 - . 6 50
- 4 50 5 50
- 50
- 3
- 50
- Ormeille
- On cote les 100 kil. : .... Cap-V ert ............M
- Mers du Sud...........M
- Madagascar......... . .M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé. . ..
- » gros effilé..
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil.
- Cayenne.................
- 7
- 6
- 50
- à
- 00
- 50
- 7 ...
- & p-
- MATÉRIEL POUR BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s.g.d.a.
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- MON DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté S. g. d.g.
- PARIS.—9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.31 - vue 38/380
-
-
-
- C.S
- 5
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- 8 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabrieants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matérie' pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo.- Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris. *
- Fernand Dehaitre, fi, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, b, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
- i Le. Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris. | Spécialité pour la teinture, l’impression.
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS
- 1S i FVx1|
- en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P LEGRAND
- INVENTEUR
- S5,boul. Picpus, PARIS
- Étanchéité complète
- PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE nnvnnononnn
- MÉDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courants
- BROOKE, SYMPSON & SPILLER LIMITED 1
- Fabricants de Couleurs d’Aniline
- Atlas Works, Hackney Wick, Londres E. i
- AGENTS POUR LA FRANCE
- Guinon, Pieard et Jay, 4, quai de la Charité, Lyon. — 9, rue Charles V, Paris, et agents pour toute la Belgique.
- Paul Sellier et Cie, 39, rue d’Illiers, Orléans.
- Carl Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsig.
- p.32 - vue 39/380
-
-
-
- 34e Année. — No 3
- Le Numéro : 0,75
- 5 Février 1899
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ...... . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : I Failsnevernelaise): : : 3 S
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.— Les apprêts (suite).
- Dégraissage et Blanchiment. — Les origines du blanchiment du coton au sel de soude.
- Mordants. — Du tartre et de son rôle dans la teinture. Apprêts. — Le mercerisage ; son but, ses origines, ses progrès, son avenir.
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Le Noir immédiat de la Manufacture Lyonnaise (suite). Perfectionnements et procédés nouveaux. Divers. — Société nouvelle pour la production de la soie naturelle par voie artificielle. — Les tarifs de transport. — Société industrielle de Mulhouse (suite et fin). — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- .. , . : . ) * •
- LES APPRÊTS (Suite)
- Lorsque la fécule ainsi obtenue est encore humide elle forme une masse pâteuse, très consistante ; c’est en vain qu’en cet état on tenterait de la délayer dans l’eau avec une baguette de laboratoire ; on n’arriverait pas au but proposé à cause de la structure toute spéciale de la fécule ; il est donc nécessaire d’employer
- plusieurs cuves de lévigation dans lesquelles viennent se rassembler les particules féculentes entraînées par l’eau servant à délayer le premier dépôt brut formé.
- La fécule ainsi obtenue et déposée au fond des cuves consiste en une masse pâteuse recouverte à sa couche supérieure, d’un premier sédiment à coloration brune dont il convient de se débarrasser au moyen d’unracloir spécial. Le sol de qui, en l’état, n’est encore que de la fécule brute consistant en particules de pulpe, en cellulose et en matière amylacée (fécule proprement dite) est soumis à une nouvelle lévigation, opération qui se répète autant de fois qu’il est nécessaire jusqu’à ce que le dépôt ne forme plus qu’une couche d’un blanc pur, la fécule véritable.
- La fecule ainsi purifiée se présente sous forme de magma visqueux contenant encore une grande quantité d’eau ; mais il| n’est pas assez consistant pour qu’il soit possible de recueillir la matière et de la sortir de la cuve à l’aide de la pelle.
- Il faut, par conséquent, pour débarrasser la fécule de son excédent d’eau la laisser déposer sur des toiles ou bien décanter cette eau ou enfin l’essorer sur une centrifuge.
- Quoi qu’il en soit, les pains de fécule ainsi obtenus doivent avoir assez de consistance pour qu’au toucher ils ne se délitent pas, mais que l’ouvrier chargé de ce travail les puisse facilement porter au séchoir. Les séchoirs sont de grandes pièces disposées de telle façon qu’on puisse les chauffer facilement à 25 à 30° C, le mode de chauffage employé peut être indifféremment de l’air chaud, de la vapeur ou de l’eau à température voulue ; quant à la pièce elle-même elle
- p.33 - vue 40/380
-
-
-
- 34
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- est garnie de montants sur lesquels reposent des cadres chargés de pains de fécule.
- Ces pains ainsi placés commencent par se dessécher à leur surface ; quant à l’eau qui se trouve dans l’intérieur des pains ; elle traverse la masse poreuse déjà sèche et l’évaporation se fait sans arrêt en passant par les couches desséchées dès l’abord. Si l’on brise un de ces pains partiellement desséché, on constatera aisément le progrès de la dessiccation : l’intérieur encore tout humide se présente sous forme d’une pâte de fromage tandis que les couches suivantes paraissent de plus en plus sèches au fur et à mesure que l’on avance vers la périphérie extérieure : leur apparence, au contraire des premières, est celle d’un pain de blanc de Troyes. Le temps nécessaire à une dessiccation complète dépend de la température de l'étuve dans laquelle on procède à la sèche, de l’état d’humidité plus ou moins prononcé des pains amenés à l’étuve et enfin des dimensions et épaisseur des cubes.
- La fécule de pomme de terre telle qu’elle sort du séchoir pour être livrée au commerce est sèche dans le sens vulgaire du mot, mais il est loin d’en être ainsi en réalité et elle contient encore une quantité d’eau considérable qui n’est pas moindre de 18 % en moyenne c. à d. que la fécule commerciale analysée fournit les chiffres suivantes :
- Fécule réelle 82
- Eau........ 18
- 100
- C’est une poudre blanche se distinguant facilement des autres matières amylacées par un certain degré de transparence que ne possèdent pas les autres variétés. Pressée entre les doigts, la fécule ne doit pas former corps ; s’il en était autrement ce serait là un signe d’un lavage imparfait ou d’une teneur en humidité trop considérable ; elle doit toujours garder son aspect farineux et produire son cri si caractéristique et si connu de tous ; ce dernier ressemble essentiellement au craquant d’un écheveau de soie sur bain acide.
- Délayée dans l’eau, la fécule doit rapidement déposer au fond du vase dans lequel l’opération s’est effectuée et le liquide surnageant doit reprendre au bout de quelques instants sa transparence première ; abandonné à lui-même durant quelques semaines ce liquide ne devra pas contracter l’odeur des matières organiques en décomposition, ne pas s’acidifier; si le cas contraire se présente ce sera là l’indice certain d’une épuration insuffisante et défectueuse.
- 2 Amidon du blé
- La fabrication de cette matière première diffère essentiellement de celle de la fécule de pomme de terre dont nous venons de retracer, quoique très succinctement, les principales phases. On comprendra aisément cette différence lorsqu’on voudra bien réfléchir que le blé tout aussi bien que toutes les graminée de cette espèce n’ont pas la même composition élémentaire que les tubercules de la pomme de terre. Ces derniers se composent en majeure partie de matières féculentes et d’eau tandis que le blé renferme en outre une somme assez considérable de gluten ; c’est avant tout cette partie constituante dont il s’agit de débarrasser l’amidon du blé si l’on se propose d’obtenir une matière industrielle pure. Le principe sur lequel devra être basé tout procédé industriel de la fabrication de l’amidon, sera donc le départ ou la destruction de la partie glutineuse et suivant que le fabricant cherche soit à isoler simplement ce gluten, matière alimentaire puissante, pour en tirer ultérieurement partie, soit à le détruire, on distinguera deux modes de fabrication de l’amidon de blé : procédé de fermentation et procédé de lévigation.
- (A suivre.)
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Origines du blanchiment au sel de soude Par M. ALBERT Scheurer (I)
- Le fait le plus considérable qui se soit produit dans l’industrie du blanchiment des tissus de coton est, incontestablement, l’introduction du procédé au sel de soude.
- Pour se rendre compte de l’importance de cette innovation, il faut se reporter en 1835 : c’est la date d’un mémoire d’Edouard Schwartz sur le blanchiment des tissus de coton (Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, t. VIII. p. 252), dans lequel l’auteur décrit le système le plus généralement répandu à cette époque.
- Il résulte de l’examen des publications faites a la fin du premier tiers de notre siècle que les procédés en usage ne permettaient pas d’obtenir un dégraissage radical. Les tissus destinés à l’impression et à la teinture offraient, malgré tous les efforts des blanchis-
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- p.34 - vue 41/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 35
- seurs, des taches et des accidents qui les rendaient impropres à leur destination.
- Cet état des choses s’était aggravé peu à peu avec l’augmentation croissante de la production et les conditions nouvelles imposées par l’organisation du travail en grand.
- La situation était alarmante, elle préoccupait sans relâche l’esprit des indienneurs, inquiets de voir leurs efforts sans résultats, quand le Blanchiment au sel de soude vint, en 1837, les tirer d’embarras
- À cette date, l’industrie du blanchiment se trouva subitement en possession d un procédé irréprochable qui permettait le dégraissage intégral des tissus de coton et les mettait, ipso facto, à l’abri des taches de graisse.
- Pour mettre en évidence la valeur du progrès accompli, nous placerons, en regard, le procédé le plus généralement répandu en 1835,décrit par Ed. Schwartz, et le procédé créé en 1837 à Mulhouse :
- 1835
- - Dégommage à l’eau
- 2 . — Lessive de chaux
- 3 et 4. — Deux lessives de soude caustique
- 5, -- Exposition à l’air ou chlorage puis acidage en acide sulfurique.
- 6. Une lessive de soude caustique
- 7 ’ Exposition à l’air ou chlorage
- 8. Une lessive de soude caustique
- 9. Chlorage et'acidage en acide sulfurique
- 10. — Eau chaude ou lavage
- 1837
- 1. — Lessive de chaux
- 2. Acidage en acide chlorhydrique
- 3 et 4. — Deux lessives en sel de soude
- 5• — Acidage (bientôt supprimé)
- 0. — Chlore faible
- 7• Acidage en acide chlorhydrique
- La méthode de 1837 n’a pas varié dans ses traits essentiels; elle en encore appliquée dans tous les établissements qui pratiquent le blanchiment au sel de soude. L’adjonction de la colophane et celle des appareils sous pression ont permis de réduire à une le mbre des lessives et de réaliser des économies de temps, elles n ont pas touché à la succession des opérations.
- Les caractères‘du procédé de 1837 sont multiples et portent sur quatre points essentiels :
- 10 Introduction de l'acide chlorhydrique;
- 2° Acidage après la lessive de chaux;
- 3° Substitution du sel de soude à la soude caustique ;
- 4° Suppression des chlorages entre les lessives.
- Nous sommes en présence d’un changement radical, d’une vraie révolution dont nous allons étudier un à un les éléments.
- Introduction de l’acide chlorhydrique
- Gréau aîné propose, en 1834 {Société d'agriculture, sciences,arts et belles-lettres du département del’Aube, p. 52), de remplacerl’acide sulfurique par l’acide chlorhydrique, dans le blanchiment du tissu de lin, pour supprimer les affaiblissements que produit le séchage sur les pièces mal lavées.
- (A suivre.)
- ......... , - = 1 —........ 1 —=
- 00O3DA0TS
- Du Tartre et son rôle dans la Teinture {Art. Original)
- Pour tous ceux à qui les choses de la teinture sont familières, le tartre (bitartrate de potassium plus ou moins pur) n'est pas un mordant proprement dit; c’est un adjuvant, c’est un intermédiaire modérateur entre la fibre à teindre et le mordant réel appelé à développer sur la fibre la matière colorante et la fixer sur elle définitivement.
- Mais pour la parfaite intelligence de ce qui va suivre, nous sommes obligés de fixer préalablement le lecteur sur la véritable signification du mot mordant. Cette notion introductive que nous ferons aussi courte que possible fera infinement mieux csmprendre le rôle que joue le tartre ou ses succédanés dans les opérations si délicates de la teinture.
- Sans vouloir entrer dans des considérations théoriques fort complexes, empruntons à la pratique directe un exemple qui nous fera immédiatement comprendre le rôle d’un mordant donné dans la coloration des tissus et fibres textiles. L’exemple est d’ailleurs tiré du savant ouvrage de J. Hummel Menuel Pratique du Teinturier.
- Si l’on teint deux morceaux de drap dans deux bains différents, l’un dans une solution de fuchsine et l’autre dans une solution d’alizarine, le premier sera rapidement teint en rouge, tandis que le second n’aura qu’une teinte jaune brunâtre dont il ne saurait être fait aucun usage.
- p.35 - vue 42/380
-
-
-
- 36
- Mais si un troisième morceau de drap est d’abord chauffé dans une solution contenant une quantité convenable de sulfate d’alumine et de crème de tartre (tartre raffiné) puis lavé et ensuite porté dans un bain d’alizarine à l’ébullition (de préférence avec une eau un peu calcaire), il acquiert une couleur rouge.
- Lorsque d’autres sels métalliques, comme le bichromate de potassium, le chlorure stanneux ou stannique, le sulfate le protoxyde ou le sesquioxyde de fer sont substitués au sulfate d’alumine, le drap se teindra en couleurs différentes : brun clair, orange, violet, etc.
- Si, au contraire, des expériences analogues sontfaites avec la fuchsine, la laine aura toujours une teinte plus ou moins analogue.
- Il est de toute évidence, d’après ces expériences, que la fuchsine et l’alizarine ont des propriétés tinctoriales complètement différentes : elles sont les types représentatifs de deux classes distinctes de matières colorantes : les corps colorés dans lesquels la couleur est toute développée qui teignent les fibres de laine et de soie directement et occassionnent ainsi des teintures directes. On les appelle aussi des teintures subs-tantives ; les mordants n’ont pas à intervenir pour l’application de ces matières colorantes sur les tissus.
- Quant aux membres de l’autre classe de matières colorantes (alizarine), quoiqu’ils soient généralement colorés, ce n’est pas un point important ; même lorsque cette couleur est présente, elle manque souvent d’intensité et n’a nécessairement aucune relation avec les nuances que l'on peut obtenir par la teinture ; en règle générale on peut considérer les représentants de cette deuxième classe comme principes colorants pouvant donner différentes couleurs, c’est-à-dire des corps colorés distincts, selon les moyens employés pour la production de ces couleurs et le nom de teinture à mordant conviendrait parfaitement à ce genre de traitement. On les appelle également teintures adjectices. Dans cette classe nous rangeons par exemple l’héma-téïne (du bois de campêche), l’alizarine (soit de la garance, soit produite artificiellement) la galléine, etc.
- On comprendra donc facilement que la manière d’appliquer ces deux sortes de matières tinctoriales soit très différente.
- L.o résence de la fibre dans la troisième et dernière des expériences citées précédemment n’est pas essentielle au développement de la couleur comme on pourra s’en convaincre par l’essai suivant :
- Faites une solution étendue de sulfate d’alumine basi
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- que, ajoutez à la solution encore claire un peu d’alizarine, agitez fortement le mélange en élevant graduellement la température et vous verrez rapidement se former au sein du liquide un précipité rouge insoluble (surtout s’il y a traces d’un sel de calcium). La matière colorante est entrée en combinaison chimique avec l’alumine en éliminant l’élément acide sulfurique.
- Des précipités analogues, mais diversement colorés, sont produits par la substitution des décoctions de cochenille, de graines de Perse, de bois de campêche, à l’alizarine, ou en remplaçant le sulfate basique d’alumine par des solutions d’autres sels métalliques. Les précipités colorés produits de cette manière, sont les véritables couleurs que l’on désire obtenir des matières colorantes à fixer sur mordants., lorsqu’elles sont séchées, moulues, mélangées par exemple à l’huile de lin cuite, elles sont employées en peinture sous le nom de laques. Mais le but du teinturier n’est pas de produire ces précipités colorés ou laques, mais de les produire directement et de les fixer sur la matière textile sans l’intervention d’aucune huile ou autre substance analogue.
- Il faut donc qu’il procède à deux opérations essentiellement distinctes : le mordançage et la teinture.
- L’opération du mordançage, la seule dont nous ayons à nous préoccuper ici a donc pour but" de précipiter et de fixer sur la fibre textile, d’une manière aussi solide et aussi durable que possible, une substance capable de se combiner avec la matière lo-rante qu’on doit ensuite appliquer et de la précipiter à l’état insoluble sur ou dans la fibre.
- L’opération ou la série des opérations consécutives pour atteindre le but indiqué ci dessus est appelée mordançage, et les sels métalliques employés, mordants. L’opinion générale autrefois admise par les teinturiers, était qu’ils rendaient en mordant énergiquement les fibres textiles rudes, ouvraient leurs pores et facilitaient l’absorption de la matière colorante. Aujourd’hui nous savons, d’une manière absolument certaine, que l’action des mordants est essentiellement chimique.
- Quant au mode d’application de ces mordants, il varie naturellement suivant l’origine et l’état des fibres textiles, la nature du mordant, des matières colorantes et les effets particuliers à obtenir, etc.
- La méthode généralement adoptée pour la fibre de laine, fibre qui sera notre objectif principal dans cette courte étude, consiste à la faire bouillir avec des olu-
- p.36 - vue 43/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C
- • 2
- tions étendues de sels métalliques et le plus souvent avec V addition de sels acides modérateurs appelés à ralentir l’opération de l’assimilation de la base du sel métallique avec la fibre; le tartre est l’un de ces sels acides intervenants. En sa présence, il se produit une décomposition partielle du sel métallique, à cause de la dilution et de la température de la solution et encore à cause de la présence de la fibre elle—même qui, en dégageant ses principes ammoniacaux, les échange contre la base du sel et se les assimile probablement sous forme d'un sel basique insoluble.
- Th. Seeligmann.
- (A suivre}.
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction 'interdite sans l’assentiment spécial de la Rédaction)
- Nombre de nos lecteurs nous adressent quotidiennement nombre de demandes de renseignements sur le sujet tout d’actualité du Mercerisage du Coton, c’est-à-dire sur ce genre d’apprêt susceptible de produire sur le fil et les tissus de la fibre ligneuse un éclat tout semblable à celui de la soie, et qui tout en lui faisant subir un rétrécissement sensible lui donne quelque peu la texture bouclée, vrilleusede la laine en même temps qu’il exalte singulièrement son pouvoir d’assimilation du nombre considérable de matières colorantes.
- Comprenant toute l’importance de cette question pour tous ceux qui s’occupent de la mise en valeur industrielle des matières textiles et désirant d’ailleurs, une fois pour toutes, répondre autant qu’il nous est donné en l’état actuel de la question, à toutes les demandes d’informations qui nous ont été adressées
- ou qui pourraiant nous [être faites à l’avenir, nous
- essayerons, dès à présent, d’esquisser rapidement les connaissances à acquises à ce jour sur une question d un si puissant intérêt tant pour le fabricant que pour le teinturier et l’indienneur.
- Cet exposé, pour être parfaitement intelligible à tous, demande à être fait avec une certaine méthode ; aussi après avoir expliqué en premier lieu les principes sur lesquels est basée la mercérisation, nous poursuivrons en relatant le premier brevet pris, vers 1851, par Mer-
- cer, imprimeur en calicots et chimiste né en 1791 à Dean (Angleterre). Ce premier brevet, point de départ de toute l’industrie de la mercérisation chaque jour plus importante, contient en germe toutes les applications futures de la nouvelle méthode de traitement des fils et tissus de coton, et l’ignorer rendrait inintelligible les brevets subséquents des Depouilly, Garnier, Voland, Graissot, Buhler, Jacquet, Meunier, Wurtem-bergische, Catunmanufaktur, Thomas et Prévost, Prier et Dehan, Seyfert, etc., etc.
- Chacun de ces nouveaux brevets marque l’échelon d’un pas en avant dans l’application industrielle du coton mercerisé et naturellement nous aurons à nous en préoccuper pour finir enfin en signalant les parties faibles des nouveaux procédés et les désidérata à indiquer aux chercheurs de l’avenir.
- Nous donnions naguère une définition bien sommaire du mercerisage dans le Moniteur des fils et tissus (3 janvier 1899) nous ne pouvons que la reproduire ici textuellement, quitte à la compléter au fur et à mesure que nous avancerons dans notre étude. Tout chimiste sait que les alcalis caustiques, soude, potasse, chaux caustiques, n’affectent pas le coton même à l’ébullition, si pendant la cuisson on évite l’accès de l’air au contraire de ce qui arriverait au contact immédiat de cet agent atmosphérique et qui produirait ainsi un affaiblissement de la fibre, par suite de la formation d’oxycellulose probablement.
- Il n’en est pas de même de l’emploi des alcalis concentrés employés à froid; ils provoquent la mercérisation du textile, c’est-à-dire ils déterminent le rétré cissement du tissu, une modification dans la texture de la fibre et exaltent ses affinités par les matières colorantes. Ce fait, scientifiquement constaté, a servi de base à l’invention de Mercer. puis repris d’une manière plus pratique par un certain nombre d’industriels de haute valeur, qui en ont fait la base d’une industrie toute nouvelle.
- Ces faits n’étaient pas ignorés de John Mercer lorsqu’il aborda les recherches (1) qui l’amenèrent à prendre son premier brevet. Quoiqu’un peu long, il n’en est pas moins intéressant à être lu dans son intégrité pour les causes indiquées précédemment.
- Th. Seeligmann.
- (A suivre.}
- (1) The Life and Labours of John Mercer bey, E. A. Parnell (Longmanns, Green et C°).
- p.37 - vue 44/380
-
-
-
- 38
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Noir Immédiat V extra
- ET
- Noir Immédiat G extra
- (Suite)
- Mais donnons quelques indications détaillées sur la teinture du coton sous ses différentes formes.
- Teinture du coton en bourre
- Dans des barques en bois ou en fer
- Pour 50 kilos de coton en bourre : on garnit le bain avec environ 800 litres d’eau,
- 1 kilos sulfate de soude calc., 11/4 » sulfure de sodium,
- 1 » huile pour rouge turc (sulforicinate),
- 6 1/2 » Noir Immédiat V ou G extra,
- 24 » sel marin.
- On fait bouillir ce bain, afin de bien dissoudre toutes les additions, puis on y entre le coton sec. Après avoir manœuvré le coton de façon à ce qu’il soit complètement pénétré du bain ou couvre la barque et on maintient le bouillon encore pendant 3/4 d’heure environ. Ensuite on sort le coton, on le met en paniers, on rince, et,s’il y a lieu, on traite, encore pendant 1/2 heure à environ 70° C. avec :
- 2 % bichromate de potasse,
- 2 % sulfate de cuivre,
- 2 à 3 % acide acétique, puis on rince à nouveau et on adoucit.
- En continuant à teindre sur le même bain on rajoute pour 50 kilos de coton environ 200 litres d’eau et :
- 1 kilo carbonate de soude calc.,
- 11/4 » sulfure de sodium,
- 1/4 » huile pour rouge turc (sulforicinate), <
- 5 » Noir immédiat,
- 5 » sel marin
- et on procède comme il est indiqué ci-dessus.
- Teinture du coton en flottes
- Dans des barques en bois ou en fer
- Pour 50 kilos de coton : on garnit le bain de teinture avec 800 à 1,000 litres au maximum d’eau et on
- ajoute :
- 41/2 kilos
- 11/2 »
- 6 à 7 »
- 24 »
- carbonate de soude, sulfure de sodium, Noir Immédiat, sel marin.
- On fait bouillir le bain avec toutes ces additions, puis on ferme la vapeur et on entre le coton, bien dé-bouilli et essoré au préalable. Après avoir donné 5 à 6 lisses, on immerge le coton dans le bain. Il faut veiller à ce qu’il reste complètement immergé et ne soit pas en contact avec l’air. Au bout d’une demi-heure, on donne trois lisses, puis on immerge à nouveau, au bout d’une autre demi-heure on donne encore une lisse, puis on rassemble les bâtons.
- Il faut maintenant sortir le coton du bain bâton par bâton.
- On prend les bâtons un à un, on donne encore deux lisses sur place, puis on exprime aussi bien et aussi rapidement que possible et on rince immédiatement à l’eau froide dans une cuve placée utilement à côté de la barque de teinture.
- Après avoir achevé toute la partie de cette façon on lave, de préférence à la machine à laver, ou on passe dans au moins trois eaux fraîches. Ensuite on traite pendant 1/2 heure à 70° C. sur un bain contenant :
- 2 % bichromate de potasse,
- 2 % sulfate de cuivre,
- 2 à 3 % acide acétique, puis on rince à fond et on termine soit par un bon savonnage à chaud, soit par l’avivage indiqué plus haut.
- Pour exprimer le coton à sa sortie du bain {on emploie avec avantage deux rouleaux en bois que l’on peut adapter à chaque barque de teinture.
- On lève le rouleau supérieur (mobile), muni de poignées, et on place le coton à l’aide du bâton qui le porte et sur lequel il doit être disposé d’une façpn bien régulière, sur le rouleau inférieur. Ensuite on remet en place le rouleau supérieur et, à l’aide du bâton de lisse,on tire le coton pour le faire passer entre les deux rouleaux, en donnant une pression aussi forte que possible.
- ( A suivre. )
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- FABRICATION D’UN PRODUIT DE BLANCHIMENT Par MM. Salo Wohle et Andrew Clarke Irwin (Brevet 264721).
- Ce nouveau produit de blanchiment est spécialement
- p.38 - vue 45/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 39
- applicable pour le blanchiment de la laine et des autres fibres animales et aussi pour en séparer la graisse, mais il peut aussi être employé pour le blanchiment en général, excepté pour les articles en coton ou en lin.
- Dans ce but, on trempe environ 10 kilog. de feuilles d’Albizzia amara dans environ 550 litres d'eau chaude, mais non bouillante. A l’infusion forte, on ajoute un peu de glycérine, d’oléine, paraffine, essence de térébenthine et d’acide citrique ou tartrique ou l’équivalent en chaux ou jus de citron, en employant de 1/2 à 1 % de chaque, on ajoute quelquefois de, 5 à 10 % de mélasse de canne. D’autre part, on pèle les fruits du sapindacia, quelquefois avec les noyaux, ou bien au lieu de ceux-ci on emploie des fèves de l’accacia cin-cinna ou des marrons d’Indes séchés et pelés.
- On mélange intimement ces divers produits, de préférence écrasés, avecl’extrait de l’albbizzia amara et on fait digérer le mélange à une température d’environ 70° C. mais ne dépassant pas 80 à 850 C. on passe au filtre-presse pour extraire le liquide, auquel on ajoute de l’ammoniaque.
- PROCÉDÉ
- Permettant de donner au coton l’aspect de la soie par le mercerisage sous tension
- Par la Société Thomas et Prévost
- On sait que le coton traité avec des alcalis concentrés, des acides forts et leurs équivalents, prend un aspect analogue à celui du cuir en subissant en même emps un retraitt maximum de 25 0/0.
- Le nouveau procédé permet de donner l’éclat de la soie au coton par le mercerisage sous tension, ce lustrage ou éclat soyeux durable résultant du lissage et de la modification de la structure de différentes fibres du coton, grâce à l’application d’une force d’étirage supérieure à celle que peuvent développer les machines ordinaires employées aux mêmes buts dans la teinture en flottes et en pièces.
- SYSTEME DE MACHINE applicable au mercerisage de fils Par M. Emmanuel Prévost
- Dans ce système de machine, applicable au mercerisage de fils, les fils sont soumis pendant leur passage continu et sans interruption dans le mouvement constant, à la tension ou à l’étirage nécessaire pour leur donner l’aspect brillant de la soie.
- La machine en elle-même est caractérisée par ce fait que les fils sont -guidés sur des cylindres propulseurs commandés d’une manière automatique (et non pas uniquement par l’action des fils mêmes), le glissement des fils sur la surface des cylindres étant empêché par des moyens appropriés, par exemple par l’application de cylindres dont la surface exerce un frottement très énergique par la disposition de cylindres compresseurs sur les cylindres propulseurs,Jet ces derniers pouvant être animés d’une vitesse égale ou différente, suivant qu’il s’agit d’obtenir le maintien des fils à l’état de tension, ou leur étirage ou leur contraction plus ou moins accentuée.
- BRILLANTAGE DE TOUS TISSUS
- Par MM. Francisque Volant et Cie. (Brevet 271353).
- L’objet de cette invention est une nouvelle méthode de transformation des tissus à côtes, tissus à grains, avec toutes tramures, et en général de tous tissus, leur donnant un caractère particulier de brillant au toucher très doux, tout en étant très épais.
- On se sert, pour réaliser cette transformation ou brillantage, de cylindres chauffés ou non chauffés suivant les étoffes à transformer, portant des cannelures infinitésimales, circulaires, perpendiculaires à l’axe, soit environ 6 à 10 cannelures au millimètre. Le tissu est passé, sous une très forte pression, d’environ 50 kilog. par centimètre carré, sur ou sous le cylindre cannelé, d’où il sort brillant. .
- NOUVEAU MODE D’INSTALLATION *-Pour le blanchiment et la teinture du coton filé et principalement du coton en bobines.
- Par M. Wilhelm Resch. (Brevet 271272).
- Dans ce mode d’aménagement, les opérations du blanchiment et de la teinture telles que cuisson, traitement au chlore, lavage, etc., s’effectuent simultanément aux diverses sections de l’installation, au lieu de se faire successivement dans un seul et même appareil; il en résulte en autres avantages une grande économie d’ins tallation et de main-d’œuvre.
- Outre les installations de pompes, de canalisation d’eau et de vapeur, etc., le dispositif en question comporte dans sa partie essentielle la section de chargement, — une chaudière à cuire (section de la cuisson), — la section du traitement au chlore, — la section du lavage, — la section de l’acidification, — lâ section du rinçage,—enfin plusieurs caisses pour le transport des bobines.
- p.39 - vue 46/380
-
-
-
- O “I
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ces caisses se composent d’une boîte ou caisse dont le fond forme tamis et qui repose sur un chariot construit en matériaux peu sensibles au chlore tels que bois, bronze ; les chariots circulent sur rails et peuvent être facilement conduits d’une section à l’autre au moyen de la plate -forme glissante ou chariot trans porteur.
- (Reproduction interdite.)
- DIVERS
- SOCIÉTÉ NOUVELLE POUR LA PRODUCTION DE LA SOIE NATURELLE par voie artificielle (I)
- Sous la raison sociale Vanduara Silk Co Ltd. (Ca pital 50,000 1.) il vient de se fonder à Glasgow (Ecosse) une société par actions ayant l’intention de fabriquer artificiellement la soie par un procédé nouveau auquel l’on n’avait point encore songé à ce jour.
- Ce nouveau procédé repose sur une invention de M. Adam Millars, 45. Montrose Street, à Glasgow basé sur l’extraction de la matière gélatine-soyeuse des parties molles des vers étouffés et de son étirage en fils de soie. A l’époque de son entier développement corporel et lorsque l’animal commence à monter pour former le cocon, on incise le vers à sa partie molle pour en retirer la matière gélatino-soyeuse qui est déposée dans un cylindre entouré d’un double fond à eau chaude. Au fond du cylindre se trouve pratiqué une ou plusieurs filières à diamètre très fin pratiqué suivant le nuréro du fil à obtenir.
- Sur la masse gélatineuse même vient presser un piston parfaitement étanche qui, lui-même, se trouve actionné par un levier à lourd contrepoids. Dans l’intérieur du cylindre principal on a pratiqué un autre cylindre à dimensions plus petites, le cylindre filtre, disposé sur les ouvertures de sortie de la matière gélatino-soyeuse. Ce tube est, en tôle très fine perforée et pour donner encore plus de pureté à la matière à ouvrer, une gaze très ténue enveloppe cette espèce de tamis.
- Dès que le cylindre principal se trouve rempli par les fragments découpés dans le ver à soie, on commence à mettre l’appareil à donner de l’eau chaude en fonction pour donner plus de fluidité au liquide géné-
- (Seide, 18 janv. 99, p 34)
- rateur de la soie, puis on déclanche les contrepoids pour faire manœuvrer le piston et aussitôt les filières donnent issue aux fils de matière visqueuse qui viennent retomber sur un ruban sans fin en rotation immédiatement sous les filières et recouvert d’une couche de vernis. Ce vernis sert à empêcher le fil de s’agglutiner.
- Le ruban sans fin a une longueur d’au moins 60 à 70 m. de long et vient s’enrouler en spirale par un mouvement mécanique autour de plusieurs cylindres-guides jusqu’au moment où, arrivant aux approches d’un cylindre enrouleur qui, non seulement est animé d’un mouvement de rotation, mais encore d’entrecroisement et sur lequel le fil arrivé déjà à un certain degré de siccité vient s’enrouler. Dans ce long trajet sur le rouleau sans fin, le fil se trouve en effet assez desséché pour pouvoir être envidé et à cet effet la chambre où s’effectue ce travail délicat devra être toujours maintenue à une température minima de 27° C. Finalement, les bobines complètement chargées sont rapidement enlevées pour être remplacées par de nouvelles vides, tandis que les premières sont séchées dans une étuve. La filature est terminée et le fil produit est insensible à l’action de l’eau et peut servir à remplacer les crins dans la fabrication des tissus en crins, des brosses, des passementeries, ainsi que de nombres d’articles en matières textiles de finesse et de dimensions voulues. Un genre de fil de soie ayant une certaine parenté avec la soie de Millars, et de l’épaisseur d’une corde de violon, est fabriqué depuis assez longtemps déjà par les Chinois de Kwangsi, dans les environs de Kuci, Yung, etc. La matière soyeuse est ici réduite en un liquide visqueux que l’on étire en fils de 3 à 5 pieds de longueur. La production annuelle de cette singulière matière première monte annuellement à environ 200 à 300 piculs ; elle est surtout expédiée au Japon où elle est utilisée à fabriquer des ficelles très résistantes pour filets de pêcheurs. Le prix marchand du picul de ce fiil de soie varie 250 et 260 taels.
- LES TARIFS DE TRANSPORT
- Conformément aux déclarations faites, le 20 janvier par le président du conseil à la Chambre, le Journal officiel, a publié le 21 janvier, un arrêté du ministre des travaux publics suspendant provisoirement l’effet des arrêtés et décisions en date du 20 décembre 1898, 1 portant :
- p.40 - vue 47/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 41
- 1° Fixation, pour l’année 1899, des frais accessoires sur les chemins de fer d’intérêt général ;
- 2 Fixation, à titre de frais accessoires, des taxes à percevoir sur les chemins de fer d’intérêt général, pour l’accomplissement des formalités en douane ;
- 3° Homologation des conditions générales d’application des tarifs spéciaux ;
- 4° Insertion, à l’article 48 des conditions générales d’application, des tarifs généraux, de la clausle rea-tive à l’obligation, pour les compagnies, d’indiquer sur les récépissés le nombre des pièces composant une expédition et spécifiant les cas où il serait perçu une taxe de comptage ;
- 5• Homologation du tarif commun G. V. no 110 pour le transport des objets à l’usage des voyageurs et non accompagnés.
- En conséquence, sont remis provisoirement en vigueur les arrêtés des 26 avril 1892 et 28 février 1894, portant fixation des frais accessoires sur les chemins de fer d’intérêt général.
- Le présent arrêté sera notifié aux compagnies de chemins de fer.
- Il sera publié et affiché.
- Les préfets, les fonctionnaires et agents du contrôle sont chargés d’en surveiller l’exécution.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des Prix proposés par la Société et à décerner en 1899
- {Suite et fin)
- Outre cela, soit par suite de la cherté des belles qualités, soit par suite du perfectionnement de l’outillage de nos filatures, on est arrivé à employer des classements inférieurs que l’on ne connaissait pas autrefois, et parmi lesquels, dans les années humides ou de gelées précoces, se trouvent des parties tachées ou décolorées, dont la fibre a déjà subi une altération préjudiciable. En un mot, la nature des filés destinés à la fabrication des tissus a subi des modifications qui, pour l’impression, présentent de graves inconvénients.
- Le mémoire devra indiquer la solidité relative des divers cotons, l’action qu’a sur eux le blanchiment, leurs affinités pour les mordants organiques et inorganiques, ainsi que celles qu’ils ont pour les matières colorantes.
- Blanchiment et coloration des diverses espèces de laine
- Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de laines dans le blanchiment et la coloration des tissus. — Indiquer quelles sont les sortes qui opposent au blanchiment le plus de résistance tant au point de vue du dégraissage qu’à celui du blanchiment proprement dit, et examiner si, dans certains cas, la décoloration par l’acide sulfureux n’est pas supérieure à celle par l’eau oxygénée ou vice versa. — Déterminer, pour chaque espèce de laine, la rétrogradation provoquée par le vaporisage.— Enfin, examiner les capacités tinctoriales de chacune de ces laines et les comparer entre elles.
- Le prix pourrait être accordé pourun travail complet sur l’une de ces questions prise isolément.
- Nouvelle machine à imprimer au rouleau
- Médaille d’honneur pour une nouvelle machine à rouleaux permettant d’imprimer au moins huit couleurs à la fois, et offrant des avantages sur celles employées jusqu’à ce jour.
- Cette machine devra avoirfonctionné dans la Haute-Alsace d’une manière régulière et continue pendant six mois au moins.
- Machine remplaçant l’essoreuse
- Médaille d’argent pour une ou des dispositions mécaniques permettant de supprimer les essoreuses pour la fabrication des toiles peintes.
- Une bonne machine à laver au large, lavant à fond, n’abîmant pas les pièces et ne coûtant pas trop cher, offrirait une solution du problème.
- Il faudra toutefois que les pièces, avant d’aller au séchage, ne contiennent pas sensiblement plus d’eau que si elles avaient été essorées.
- Régulateur automatique pour cuves
- Médaille d’honneur pour un moyen simple de régler automatiquement l’admission de la vapeur dans les cuves de blanchiment à basse pression, ou de teinture, suivant les phases de l’opération.
- L’appareil présenté devra avoir fonctionné un an au moins dans un établissement de la Haute-Alsace.
- Nouvelle machine à sécher
- Médaille d’argent pour un appareil à sécher les tissus apprêtés, rame ou autre machine présentant de sérieux avantages sur les moyens actuellement en usage.
- Pour sécher les tissus dans les fabriques d’indiennes on emploie :
- p.41 - vue 48/380
-
-
-
- 42
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 1o Les tambours à sécher chauffés à la vapeur ;
- 2o Des rames avec ou sans tambours sécheurs ;
- 3 Des étendages ;
- 4° Des hot-flue ou chambres chaudes continues.
- Chacun de ces systèmes présente des inconvénients:
- Le tambour coagule trop vite l’apprêt, qui reste à la surface, sans bien pénétrer dans les fibres ;
- La rame produit peu, coûte cher d’entretien, de main-d’œuvre et de chauffage ;
- L’étendage laisse sur le tissu des marques visibles partout où la pièce touche les barres;
- Le hot-Jlue est d’un service difficile et produit des plis.
- L’industrie trouverait de sérieux avantages dans un appareil produisant autant qu’un tambour, sans plus de main-d’œuvre et ne prenant pas plus de place, livrant un tissu droit et exempt de plis comme la rame, et ne coagulant pas plus d’apprêt que l’étendage ou le hot-flue. Le bas prix de l’installation devrait être aussi pris en sérieuse considération.
- Séchage des tissus
- Médaille d’argent et une somme de 500 fr. pour un mémoire complet sur le séchage des tissus. L’auteur étudiera les divers modes usités dans les blanchiments, les indienneries, les teintureries, tels qu'éten-dageS, étuves, tambours, rames, et donnera pour chacun d’eux la description des appareils les plus perfectionnés et le prix de revient du séchage d’après le mode de production et d’emploi de la chaleur.
- Moteur pour machines à imprimer
- Médaille d’honneur pour un moteur de machine à imprimer présentant des avantages sur les moteurs en usage, dont la manœuvre ne soit pas plus difficile et l’entretien plus coûteux.Le moteur devra être appliqué à une machine de huit à douze couleurs et avoir fonctionné une saison, au moins, dans une fabrique de la Haute-Alsace.
- La solution proposée devra en outre pouvoir s’appliquer facilement aux machines à imprimer existantes.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- Homologations
- 13 janvier. — Orléans. — Tarifs spéciaux D. numéros 17 et 30. Aniline, bleu d’azur, etc.
- Il est entendu que :
- 1° Que le minimum de tonnage exigé pour l’application, au transport des jaunes d’œufs salés en fûts entre Bordeaux et Paris, du nouveau prix de 22 fr. par tonne, sera abaissé de 500 à 100 kilogr. ;
- 2° Que les prix supprimés seront rétablis, au cas où des réclamations reconnues fondées par l’administration viendraient à se produire dans le délai d’un an.
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilllot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde.
- (Voir aux annonces).
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés. sera exécutée comme loi de l’Etat. _______
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail
- Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- p.42 - vue 49/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 43
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE :
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurispru • dence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André. procureur de la République, à Char tres, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix...................... 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup
- plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément ............................ 3 fr.
- VIENT DE PARAITRE
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat, fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reluire en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d'im-meubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs "ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père t et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9“’ Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d'après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tari! du cahier des charges
- — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
- — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- ) Chimiste expert. — Officier d'Academie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- p.43 - vue 50/380
-
-
-
- 44
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Paris. — Formation de la Société en commandite Chambon, Picard et Cie, teinturerie. 86, Angoulême, 8, cité Angoulême. — Durée, 10 ans. — Cap. 45.000 fr. dont 1/3 en commandite. — Acte du 30 déc.
- Dissolutions de Sociétés
- Lyon. — Dissolution à partir du 9 janv. de la Société Trux père et fils, fab. de produits chimiques, 14 et 16, rue St-Antoine. — L. M. Murat. — Acte du 9 janv.
- Prorogations de sociétés
- Paris. — Prorogation de 3 ans, à partir du 31 janv. de la Société R. Picoche, Félix et Cie, fab. de produits chimiques, 12, rue Poncelet. — Acte du 12 janv.
- Ventes de fonds de commerce
- Mme Langlassé a vendu à M. Viéville, un fonds de teinturerie, 20, rue Paul-Bert.
- TEINTURIER EN LAINES allemand, au courant de la théorie et de la pratique, CHERCHE PLACE dans grande teinturerie de la France, éventuellement pendant les premiers mois comme
- VOLONTAIRE
- Offres sous :
- K. C. 7759, Rudolf Mosse,
- Cologne.
- ON DEMANDE UN BON DIRECTEUR
- pour teinturerie, de la région de Lille. Excellente situa tion pour personne connaissant à fond la teinture des cotons et spécialement le rouge d’alizarine et aniline. Ecrire au bureau du Journal de Roubaix, initiales F. P. G.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- PRIME EXCEPTIONNELLE
- à tous nos Abonnés et Lecteurs
- Toujours désireuxide faire plaisir à nos abonnés et lecteurs, nous avons traité avec un des principaux constructeurs français, afin de pouvoir leur offrir, à des conditions tout à fait exceptionnelles, une MAGNIFIQUE PRIME, constituant de véritables étrennes. *
- Cette prime, qui consiste en un superbe PHONOGRAPHE, sera livrée, à tous nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, au prix de 60 francs, qui défie toute concurrence. — En effet, jamais un PHONOGRAPHE n’a été offert à un prix si bas.
- Nous pouvons également offrir les accessoires ci-dessous aux conditions sui-
- vantes : Pavillon : Fr.
- Cintré, nickelé, diamètre 0 m. 16.......... 8
- Cintré, nickelé,"dia-
- mètre 0 m. 24..... 10
- Cor de chasse, cuivre poli, diam. 0 m 26 15
- Cor de chasse, cuivre nickelé,diam.0 m.26 18
- Avec pied,diam.Om. 30 20
- Tube auditif écou-
- toirs ébonite :
- Pour 1 personne .... 3
- » 2 » .... 6
- » 3 » .... 8
- Galerie auditive nickelée écoutoirs ébonite •
- Pour 3 personnes.... 12
- » 4 » .. 15
- » 6 » • • • 20
- » 10 » .. 35
- Boite gainée imitation maroquin .•
- Pour 12 cylindres ... 8
- » 18 » ... 10
- » 24 » ... 14
- Les mêmes avec serrure en plus........ 1
- g
- -
- S
- -)o(-
- Le prix de 60 fr. comprend :
- 1° La machine, mouvement visible nickelé ;
- 2° Une boîte à renversement en ébénisterie, acajou ou noyer massif, coins ronds, vernie, socle et pieds ébène moulurés. Modèle très riche ;
- 3° Un diaphragme reproducteur ;
- 4° Un pavillon cuivre nickelé.
- Voulant faire un nouveau et réel sacrifice, nous livrerons à nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, un diaphragme enregistreur au prix de 10 francs.
- Nous pouvons également offrir les cylindres aux conditions sui-"CYLINDRES ENREGISTRÉS
- La pièce, 3 fr.— La douz. 30 fr.
- CYLINDRES VIERGES
- La pièce, 1 fr.50.—'La douz. 15 fr.
- Notre CATALOGUE spécial des cylindres enregistrés est envoyé GRATUITEMENT sur demande.
- —)o(—
- ADRESSER DEMANDES ET MANDATS AU DIRECTEUR DU JOURNAL, 20, RUE TURGOT, PARIS.
- Pour recevoir les commandes, il suffit de nous faire parvenir en plus la somme de 3 francs pour frais de port et d'emballage.
- NOTA. — Un appareil est visible dans nos bureaux.
- p.44 - vue 51/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 45
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- La Compagnie P.L.M. organise, avec le concours de l’agence des « Voyages Modernes » .
- 1° Une excursion en Italie, du 16 janvier au 17 février 1899, avec retour par le Littoral de la Méditerranée au moment du Carnaval de Nice. Prix au départ de Paris : Ie classe, 950 fr. — 2e classe, 850 fr. (tous frais compris).
- 2°—Une excursion en Tunisie et en Algérie, du 19 janvier au 20 février 1899 — Prix au départ de Paris : Ie classe, 1,150 fr. — 2e classe, 1,040 fr. (tous frais compris).
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’agence des « Voyages Modernes », 1, rue de l’Echelle, à Paris.
- CHEMINS DE FER DE L EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (vià Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de—Bigorre, Montré— jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefîtte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorré, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (DiÔ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Yvonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-
- gorre, Bagnères-de-Luchor Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité: 30jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neivchaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72 fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parin St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russi la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, ©U
- p.45 - vue 52/380
-
-
-
- CO
- —} [ ?
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PAUL SE E.Ing-Architecte,Entrepreneur. 58,Rue Brûle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage ___Ventilation ----Séchage
- Economiseurs -____________ Surchauffeurs.
- Réfrigérants -____ Moteurs électriques
- Moteurs de Laval, ctc . _ ___________
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l'École de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- L. MITRÉCE
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres).
- Médaille d’Or et Médaille d’Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et an moteur, depuis............. 300 fr.
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur ; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Economie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’apprêts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.40, largeur en tête,0 m.50; culotte à deux robinets bronze d’entree de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- Complète, prix. ..... 140 fr.
- ALAMBIC à distilleries benzines; 50 litres, prix...........100 fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des tables, cylindres, etc., entièrement démontable, à foyer intérieur tubulaire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûrete,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITÉ DES APPRÊTS ET SPÉCIALEMENT Des Tissus de Coton
- Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié 40fr.60 Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc. Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- dK
- PRIME A NOS
- ABONNES
- /
- §
- Agrafe Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 60, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- Pour Colis postal en plus {
- En gare : 0 fr. 60
- A domicile : O fr. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.46 - vue 53/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 47
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (4 Février)
- On cote :
- Acide tartrique............ 265 .. à..................
- Anis d’Espagne. .... ... 80....
- Anis du Levant.............. 55 ..
- Bois de :
- Campêche Laguna.......... 18.... »........................Martinique.............. 10 ..... .. »........................Jaune Carmen. M ...... .. »........................» Maraca'ibo 14....................
- Cannelle de Chine........ 130...
- — de Ceylan de n- 000 à 4 252 350
- Cochenilles : Grises 225 Argentées 250 .. .
- Zacatilles................ 240
- Noires ordinaires........ 200 .. ...
- » supérieures................................. 230 .
- Crême de tartre.......... 175
- Curcuma Bengale.......... 50 ...
- Dividivi . .................. M '
- Gommes : Arabique 170 .. 180 ..
- Aden........................ 130 .. 120 ..
- Damar Singapore.......... 120...
- » Batavia............................... 165 .. ’ * '
- Sandaraque................ 185
- Gambier..................... 40
- Graines jaunes........... 55 \ '
- Galles vert et noir . .. 115 140 "
- Girofles................... 100 .. 110 \
- F enouil. , • . . ... , ,, 52
- Macis........................ 4 ’ ’ 7 " ’
- Mercure.................’ 5 50
- 9 000Opium 0............. 27
- ......Résine............... 14 ..' 25
- ValenSafran ce.......... 100
- ......Styrax.............. 150 ..
- M Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez
- tendre................... F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire.......... 2 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r...... 350 4
- Kurpah moyen et moyen e ordinaire............. 2 50 3 25
- oumac en feuilles.......F. 18 0/0 k
- w en poudres............F. 20 .. » erdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 165 .. 010 k. sous papier, F. 165 .. 0[0 k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- • » » en boules 105 .. »
- » raffiné en poudre sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (5 Février)
- Eoim de teinture
- Les prix restent fermes pour le campêche.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité .. — 2e qualité •.
- - 3e qualité... — Sisal, Yucatan.. Honduras Tabasco Haïti Gap ... » Aquim » » Gonaïves » Fort-Liberté P.-de-Paix
- Miragoane................. Saint-Domingo............. Martinique et Guadeloupe Jamaïque. ................................ Jaune Cuba et St-Yago . » Manzanillo.............. - Tuspan.................. » Vera-Cruz............... » Campêche................ » Carmen.................. » Tampico................. * Porto-Plata............. » Haïti................... •.........................Jamaïque................. •.........................Barcel et P. Cab . • Rio Hacha............... » Carth. et Savan.. » Maraca'ibo.............. » Fustet..................100 k » Tatajuba................50 k » Bahia................... N Corini o................ *.........................Amapala. ... 50 ki
- Rouge Brésil Bahia........ ».........................Calliatour... 100 k ».........................Lima.....................50 kil ».........................Ste-Marthe............... » ................................................ ».........................Sandal................... 100 k ».........................Sapan.................... 50 k ».........................Quebracho.. 1009 k
- 12 .. à 14 ..
- 11 .. 12 ..
- 7 . 10 ..
- 10 .. 11 ..
- 9 30 10 20
- 8 .. 9 ..
- 5 85 6 .
- 5 75 6 ..
- 7 .. 8 ..
- 7 .. 8 ..
- 6 50 6 75
- 7 20 8 ..
- 5 50 5 75
- 6 .. 7 ..
- 5 .. 5 25
- 5 75 6 70
- 6 50 6 60
- 6 50 6 60
- 6 75 7 ..
- 5 75 6 50
- 5 50 6 ..
- 5 50 6 ..
- 5 90 6 50
- 5 .. 6 ..
- 5 .. 6 ..
- 5 25 5 50
- 6 .. 6 25
- 3 50 4 ..
- 3 75 4 25
- 4 50 5 ..
- 14 .. 16 ..
- 4 . 4 50
- 4 50 5 ..
- 5 50 6 ..
- 5 25 6 50
- 6 .. 8 ..
- 14 .. 16 ..
- 8 . 10 ..
- 6 .. 8 ...
- 3 . . 3 50
- 6 .. 8 ..
- 8 .. (0 ..
- 83 .. 86 ..
- Rouge Pernamb.....50 k. 16 .. 17 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M......... — en caisse — 37 50.....45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 15............
- Cochenille On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille..... 1 60 2..
- Ténérife grise.......... 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. 22 50 25 ..
- Java, Mad , Pond........ M............
- Dividivi On cote les 50 kil 9 .. 14 .<
- Indigos
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bi. 12k.. 6 50 6 75 » fin viol, et pourpre... 6 .. 6 25 » beau viol, et dite.... 5 50 5 75 • bon violet 475 5 .. • moyen violet 3 50 8 75 » bon violet rouge 4 75 5 .. » bon moy. v. roug.... 3 75 4 .. Beng. fin rouge 4 50 4 75 » bon dito.... 3 25 8 75 » bon à fin cuiv 2 75 3 .. » cuiv. ord. et bas 2 .. 2 50
- Java.... .................. . •. . . •
- Kurpah.................. 1 50 4 .
- Madras.................. 1 .. 3 50
- Manille................. 1 •• 3 ..
- Caraque................. 1 50 3 50
- Guatemala flor............ 5 .. 5 5g
- • sobré 3 .. 4 25
- » bon à fin cor 3 .. 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 25 2 25
- Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 .. 6 50
- bon à beau 4 50 5 50
- » ord. et moyen 2 50 3 50
- Orseille On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ............M
- Mers du Sud............M .... • ••
- Madagascar............M .... ....
- Quercitron : On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé... 7 50 à 8 50 »......................gros effilé........... 6.. 7 ..
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil. .0 40 à .. ••
- Cayenne..............................
- MATÉRIEL pour BLANCHISSERIES, TEINTURES
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s,g.d.g.
- Al I
- ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- IT DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.47 - vue 54/380
-
-
-
- 48
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machine* d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels '
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris. Spécialité pour la teinture, l’impression.
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS enjtôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides '
- Aow h
- P. LEGRAND INVENTEUR 35, boni. Piepus, PARIS Étanchéité complète PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE MÉDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courants
- BROOKE, SYMPSON & SPILLER LIMITED Fabricants de Couleurs d’Aniline
- Atlas Works, Hackney Wick, Londres E.
- AGENTS POUR LA FRANCE
- Guinon, Picard et Jay, 4, quai de la Charité, Lyon. — 9, rue Charles V, Paris, et agents pour toute la Belgique.
- Paul Sellier et Cie, 39, rue d’Illiers, Orléans.
- Carl Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsig.
- p.48 - vue 55/380
-
-
-
- 34e Année. — No 4
- (SBIBUOTHLDUES
- Le Numéro : 0,75 1ay -S 20 Février 1899 % - —.2 —
- LE il Tel
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an............... . 15 fr.
- — Six mois.............. 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an................ 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 80, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | Fallsnrvemntlaise): : : sf
- Prix à forfait pour insertions répétées
- II sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et 'lunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. —Teinture des mélangés laine et soie.
- Dégraissage et Blanchiment. — Les origines du blanchi-ment du coton au sel de soude (suite).
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et Impression. — Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la teinture (suite).
- Apprêts. — Le mercerisage ; son but, ses origines, ses progrès, son avenir (suite).
- Matières colorantes et Applications nouvelles. — Le Noir immédiat de la Manufacture Lyonnaise (fin).
- Divers. —Une mission belge en Chine. — Colis postaux pour la Corse. — Informations. — jurisprudence. — Bibliographie. —. Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Teinture des mélangés laine et soie
- En temps nous avons exposé ici d'une façon assez détaillée les principes qui président à la teinture des mélanges laine et coton.
- Nous nous proposons actuellement de continuer cette étude en exposant les procédés les plus usuels em ployés pour la teinture des mélangés laine et soie, et nous nous appliquerons à fournir a nos amis un cer
- tain nombre de recettes types ; le teinturier modifiera ensuite suivant la diversité des nuances qui lui seront demandées par sa clientèle.
- Nous nous servirons principalement,dans cette étude, des nombreux documents que nous fournit l’excellent livre, si bien documenté de notre ami, J. Garçon « La Pratique du Teinturier » (3e volume.Les recettes types et les procédés spéciaux de teinture).
- Nous voudrions voir cet ouvrage entre les mains de tous nos collègues quels qu’ils soient, anciens dans le métier comme nouveaux venus parmi nous. Tous en tireront profit, les anciens en se tenant à la hauteur des progrès de chaque jour, les nouveaux en s’initiant complètement aux secrets de la profession.
- Comme les articles laine et soie sont difficiles à teindre surtout pour les unis, le teinturier se servira de préférence des matières colorantes qui unissent le plus aisément; il les choisira principalement parmi les matières colorantes acides et les matières colorantes azoïques pour la laine et les couleurs basiques pour la soie ou pour le nuançage Les colorants directs lui seront aussi fort utiles : peut-être sont ils un peu moins résistants aux divers agents destructeurs de la couleur, mais leur application fatiguera moins le tissu, condition essentielle dont il convient de tenir compte lorsqu’il s’agit de chiffonnage. Quant aux couleurs d'alizai ine quoique très solides et se rapprochant en bien des points des anciennes méthodes de teinture, nous en conseillerons peu l’omploi,à moins qu’il s’agisse de teintures d’étoffes de tentures et d’ameublements laine et soie où une parfaite résistance à l'action des rayons lumineux est une condition essentielle de réussite.
- p.49 - vue 56/380
-
-
-
- 50 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pour les unis, on emploiera en bain acide (sulfate de soude 10 0/0, acide sulfurique 2 0/0) :
- Pour rouges : rouge solide,ponceau 4R, écarlate 2RJ, rouge de rhoduline, écarlate de crocéine 7B, en nuançant avec fuchsine acide jaune naphtol OS, bleu carmin, vert acide, vert sulfo, violet acide 5B.
- Pour jaunes : jaune naphtol OS, jaune acide, jaune solide SS, jaude indien, citronines NE et 2AE.
- Pour orangés : ponceau et jaune acide ou jaune naphtol S, orangé, crocéinne G.
- Pour bleus : bleus alcalins, carmin d’indigo, bleu carmin, bleu pour soie 3BS ; nuancer avec rouge, vert, violet ; foncer avec induline.
- Pour verts : vert pour laine S, vert naphtol, vert sulfo.
- Pour violet : violets acides, ou mélange de bleus et de rouges acides.
- Pour bruns : bruns acides ou mélanges pour la soie seule tels que le rouge d’orseille combiné avec le jaune de carcuma et le bleu de carmin d’indigo qui fournit des bruns de toutes nuances : la teinture se fait au bouillon pour la laine en donnant un peu d’acide sulfurique pour faire tirer le carmin puis on laisse rapidement retomber à 80» en regarnissant légèrement le bain pour permettre à la soie de prendre.
- Pour noirs : noir naphtol, noir naphtylamine 4B, noir brillant, noir Victoria B (50/0), mélangé au noir naphtylamine ou remonté au cachou et campêche sur pyrolignite de fer à 4 Bé, noir diamant, noir anthra-cène B en présence du sulfate d’ammoniaque, noir jais-
- On peut employer également parmi les colorants directs, couleurs benzo, couleurs titan, ceux qui sont bons pour la soie et la laine séparément et les teindre à 90° c. avec
- Matière colorante...... 2 %
- Sulfate de soude....... 10 %
- Acide acétique......... 2 %
- On se servira de : delta purpurine, congo brillant, érika, géramine, chrysamine, chrysophémine, azo-bordeaux pour bordeaux clairs (3 0/0). On teint en bain d’acétate d’ammoniaque (5 0/0) la sulfocyanine G pour bleu foncé (5 0/0); ou des mélanges de sulfocyanine G : 0,600 etchrysophénine : 0,200 pour gris bleu; sulfonecyanine G : 0,200 et géranine : 0,030 pour gris clair.
- Comme il a été indiqué précédemment, on [teint la laine en bain court 30 minutes au bouillon, puis on
- teint la soie en laissant refroidir jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment couverte avec :
- Sulfate de soude 5 à 20 par litre suivant ciscons-tance.
- Après teinture, aviver en bain de savon additionné d’une matière colorante basique.
- En couleurs variées on teint généralement d’abord la laine en bain acide et chaud avec des colorants ayant plus d’affinité dans ces conditions pour la daine que pour la soie : tropéoline O, jaune naphtol S, orangé GG, tartrazine, vert acide, noir brillant B, etc.
- Puis on teint avec des colorants ayant plus d’affinité pour la soie que pour la laine, en laine neutre et à froid. Ce sont, la plupart, des matières colorantes basiques. On démonte la soie à l’occasion entre les deux teintures.
- On peut aussi mordancer la laine en bain de bichromate pas acidulé ; si on lave ensuite à l’eau froide, la laine seule reste chargée d’acide chromique. On rince, on teint ensuite avec des couleurs à mordants : campêche ou couleurs d’alizarine, 1 heure à 1 h. 1/2 à 100° avec a ldition d’acide acétique. Rincer et passer sur bain de savon pendant 1 h, à 80° et à 4 gr. de savon par litre, laver. On peut teindre alors la soie en bain de tartre avec les matières colorantes basiques à froid.
- Donnons quelques recettes en uni :
- Ecarlate. — Teindre 1 heure à bouillon avec cro-céine brillante bleuâtre 2 %. Refroidir à 70 , ajouter crocéine brillante bleuâtre 1 0/0. Terminer en 30 minutes sans remonter la chaleur du bain.
- On virera au rouge cerise en ajoutant au premier
- bain :
- Violet acide solide R............ 0,500
- Ponceau. — Teindre 1 h. à 950 avec :
- Benzo purpurine 4B.................... 3
- Sulfate de soude..................... 20
- Phosphate de soude................... 10
- Jaune d'or. — Teindre le même à 95° avec :
- Chrysophénine G....................... 2
- Jaunes au bois. — Se teignent comme la laine seu'e, en mordançant avant teinture 1 heure à froid avec bichlorure d’étain à 2° B.
- Bleu turquoise. — Monter le plus vite possible au bouillon et y teindre :
- Bleu acide de Bicbrich................ 2%
- Sulfate de soude....................... 10 »
- Acide sulfurique........................ 4 »
- p.50 - vue 57/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 51
- Bleu foncé. — Garnir le bain avec la moitié du colorant et 10% de bisulfate de soude. Entrer le tissu, monter lentement au bouillon. Au bout de une heure, laisser refroidir à 50°, ajouter le restant du colorant et continuer à teindre une heure sans chauffer.
- Bleu solide B............... 4 5CO %
- Thiocarmin R en pâte.... 2 »
- (A suivre.)
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Origines du blanchiment au sel de soude Par M. ALBERT Scheurer (I)
- (Suite et fin)
- Acidage après la lessive de chaux
- Le principe de l’acidage après la lessive de chaux est posé pour la première fois par Auguste Scheurer-Rott dans son rapport sur le mémoire d’Ed. Schwartz, le 27 mai 1835, et dont voici la conclusion :
- « II vaut mieux ne pas donner de lessive de chaux, comme première opération, à moins de la faire suivre d’un acidage ».
- (Il s’agissait du blanchiment à la soude caustique.) SUBSTITUTION DU SEL DE SOUDE A LA SOUDE CAUSTIQUE
- C’est en Amérique que le blanchiment au sel de soude (c'éteit primitivement du carbonate de potasse) semble avoir pris naissance. Dans sa première forme, ce système avait, comme caractéristique, une lessive de chaux immédiatement suivie d’une lessive de carbonate de potasse. Voici le procédé que Dana décrit dans une lettre adressée à la Société industrielle de Mulhouse en 1837 :
- 1° Grillage à la plaque ;
- 2° Trempage à l’eau tiède 24 à 36 heures ;
- 3° Ebullition de 12 heures en chaux caustique ; 40 Lessive de carbonate de potasse 20 heures;
- 5° Chlorure de chaux 1/2° AB égoutter et acider en acide sulfurique à 2 1/2 AB 6 heures;
- 6° Lessive de carbonate de potasse 15 heures;
- 7° Passage en acide comme ci-dessus no 5 ;
- 8° Lessive en carbonate de potasse 15 heures;
- 9° Passage au chlore et acide comme no 5 ;
- IQo Lessive en carbonate de potasse 10 heures ;
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- Ilo Passage en chlorure de chaux à 2 1/2° AB laver et acider en acide sulfurique à 3 AB ; soit au total :
- 4 lessives de carbonate de potasse,
- 2 chlorure de chaux faible,
- 1 chlorure de chaux fort,
- 3 acidages.
- Dans sa lettre, Dana conteste les conclusions d’Aug. Scheurer-Rott(rapport sur le mémoire d’Ed.Schwartz) : Il n’admet pas que la lessive de chaux soit inefficace contre les taches de graisse et que son action devienne nuisible quand elle n’est pas suivie d’un acidage. Au contraire, il trouve que la lessive de chaux est l'agent le plus sûr contre les taches de graisse.
- Renvoyée à l’examen d’Aug. Scheurer-Rott, la lettre de Dana donne lieu à un rapport qui est une des pièces principales de l’histoire du blanchiment et dont voici les conclusions :
- Le fait nouveau auquel sont dus les bons résultats du procédé américain n’a pas été observé par Dana ;
- Ce fait consiste dans l’emploi du carbonate de potasse substitué à la soude caustique ;
- L’action des carbonates alcalins diffère de celle des alcalis caustiques ;
- Le carbonate de potasse donné après une lessive de chaux enlève les taches de graisse qui résistent à la soude caustique ;
- Le carbonate alcalin réagit sur le savon de chaux en produisant du savon de soude ou de potasse et du carbonate de chaux qui reste fixé sur le tissu et qu’un acidage ultérieur enlève avec dégagement visible d’acide carbonique ;
- Le bouillissage en chaux est la base du blanchiment au sel de soude.
- Suppression du chlorage entre les lessives
- Conclusion du mémoire d’Ed. Schwartz (1835) :
- « Ne pas donner de lessive de chlorure de chaux avant que les tissus soient complètement dégraissés. »
- Conclusion d’Aug. Scheurer-Rott tiré de son rapport sur le mémoire d’Ed. Schwartz :
- « Rejeter le chlore entre les lessives et ne le faire agir qu’en opération finale. »
- En résumé :
- L’introduction de l’acide chlorhydrique dans l’industrie du blanchiment du lin, pour éviter les affaiblissements, est dû à Gréau aîné;
- L’emploi de l’acide chlorhydrique dans le blanchiment du coton pour éliminer les sels de chaux sous
- p.51 - vue 58/380
-
-
-
- 52
- LE MONITEUR DE LA TEIN1 URE
- une forme soluble a été inauguré par Aug. Scheurer-Rott ;
- L’acidage après la lessive de chaux est dû à Aug. Scheurer-Rott ;
- Le lessivage en carbonate alcalin (immédiatement après le bouillissage en chaux) doit être attribué à Dana ;
- La suppression des chlorages entre les lessives alcalines est l'œuvre d’Ed. Schwartz et d'Aug. Scheurer-Rott ;
- La théorie du blanchiment au sel de soude est l’œuvre d’Aug. Scheurer-Rott, ainsi que la méthode de 1837 qui en dérive ; nous avons placé ce procédé en regard de la manière ancienne, au début de cette note, pour mettre en relief l’importance de cette révolution.
- Pour appuyer mes conclusions et ne laisser planer aucun doute sur l’importance acquise, dès son apparition, par la nouvelle méthode de blanchiment, je me bornerai à rappeler l’existence, dans le tome XIII, p. 173 de nos Bulletins, d’un document très probant et intitulé :
- « Rapport fait par le comité de chimie de la Société industrielle de Mulhouse pour constater la supériorité du procédé de blanchiment indiqué dans les pages 280 et suivantes du 10e volume des Bulletins de la So ciété industrielle, lu à l’assemblée générale du 18 décembre 1839, par M. Ed. Schwartz. »
- Note. — J’ai dit que l’introduction du procédé au sel de soude est le fait le plus considérable qui se soit pro duit dans l’industrie du blanchiment parce qu’avant son apparition, on ne savait pas blanchir et qu’il marque la date précise de la première intervention de la science dans la nature et la succession des opérations.
- 2 © 2 &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Graine de Perse
- Bi, Zr.................. Virés à l’ocre jaune vif
- Ur, Y........ ........ Un peu diminués
- Sn, Al, G1............ Débouillis
- Th.................... Viré à l’ocre jaune
- Gaude
- Zr, Th.............. Inchangés et avivés
- Cu.................. Inchangé
- Bi, Y...... ........ Diminués
- Cr, Fe.................. » un peu
- Ur...................... » fortement
- G1, Sn, Al........ Plus ou moins débouillis
- Curcuma
- Ni................... Inchangé
- Co................... Monté au bois orangé très vif.
- Fe................... Débouilli
- Cu.................... Viré au jaune olivâtre
- Zr................... Débouilli aux 3/4
- Th................... ’ à 1/2
- Cochenille
- Ur, G1............... Presque débouillis
- Al................... Totalement débouillis
- Sn, Ce, Bi, Cu, Fe. .. Débouillis Zr, Th Diminués de 1/3 y » de 1/2
- Cr................... Inchangé
- Cachou {en carreaux)
- Zr, Th, Cr, Ni, Y ... Inchangés Sn, Ce, Pb........... Débouillis aux 3/4 Bi, Ur .............. » à 1/2
- Fe................... Un peu diminué
- Al................... Débouilli
- Cachou pègu
- Ur................... Un peu diminué, avivé
- Zr, Th............... Peu changés Bi, Cr,..............Sn, Fe........ Inchangés Al, Ni,..............Co............ Diminués de 1/2 Y.................... Un peu diminué, viré au gri-
- sâtre
- Ce, Pb, Cu.......... Débouillis aux 3/4 Hg Viré au grisâtre Presque débouilli Acide picrique
- II ne reste pas de teinture. Jaune d'aniline {Badische)
- Il ne reste pas de teinture.
- Jaune naphtol S {Badische) Cu Viré au vert de gris foncé
- {A suivre).
- p.52 - vue 59/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 53
- Teinture et Impression
- Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la Teinture
- Pendant ces dernières années.
- ParM. Alf. GUYOT, chef des travaux pratiques à l’Institut Chimique de l’Université de Nancy. (suite)
- Les avantages que présenterait le liquide décolorant obtenu par électrolyse sur les solutions d'hypo-chlorite de chaux employées jusqu’à présent seraient nombreux, au dire des praticiens qui l’ont essayé.
- Avec ce liquide, neutre et limpide, la fibre serait mieux ménagée qu’avec l’hypochlorite de chaux toujours alcalin et d’une filtration pénible. On aurait moins à craindre la formation d’oxycellulose, cette substance dangereuse, découverte en 1882 par Geor ges Witz et dont la présence se manifeste seulement à la teinture par des accidents aussi nombreux que variés, inexpliqués avant le travail de ce savant.
- Il agirait en outre plus rapidement que l’hypochlorite de chaux, et son pouvoir décolorant épuisé, il suffirait pour le régénérer de le renvoyer à l'électro-lyseur, de sorte que théoriquement, avec une quantité limitée de liquide on peut blanchir une quantité illimitée de coton.
- Quant à la question de prix de revient elle serait nettement en faveur électrolytique. D’après Dubosc le blanchiment de 1,000 kilogs de tissu par le chlorure de chaux revenant à 1 fr. 363, le blanchiment de la même quantité par électrolyse reviendrait seulement à 0 fr. 515.
- Les Mordants. Malgré quelques tentatives faites en vue de substituer l'antimoine par certains autres métaux, tels que le titane, dans le mordant tannifère qui sert à fixer les colorants basiques, les teinturiers continuent à donner la préférence au tannate d’anti-moine. A noter cependant, que pour obtenir ce dernier, on emploie de plus en plus à la place d’émétique, sel relativement cher, des oxalates ou des fluorures double d’antimoine et de potassium, de sodium ou d’ammonium.
- Pour les colorants phénoliques, les mordants de l’avenir semblent devoir être les mordants de chrome, dont les types commerciaux les plus répandus sont le fluorure de chrome et le bichromate de sodium. Avec ce
- dernier sel, pour régulariser le mordançage et réduire à l’état d’oxyde l’acide chromique fixé par la laine, on ajoute souvent au bain de mordançage une certaine quantité de crème de tartre. Or, comme substituts de la crème de tartre, on préconise depuis quelques mois, deux produits, moins chers, mais trop nouveaux pour que nous puissions porter un jugement sur leur valeur.
- L’un, Yégalisol, est du borosulfate acide de sodium, l’autre, la lactoline, est du lactate acide de potasse.
- Nous sommes redevables à MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski, d’une remarquable étude concernant la teinture sur dix-neuf mordants métalliques, dont quelques-uns, très précieux jadis, constituent maintenant des sous-produits de l’extraction des oxydes rares employés pour la fabrication du bec Auer.
- Nul doute que ces recherches ne permettent un jour de tirer des conclusions pratiques intéressantes.
- Les colorants et les procédés de teinture. — Nous avons à enregistrer ici des progrès considérables. Le teinturier est aujourd’hui embarrassé dans le choix des colorants nouveaux, généralement plus beaux, plus solides, plus économiques et d’une application plus facile que leurs devanciers.
- Les colorants naturels, longtemps considérés, et à juste titre, comme plus solides que les colorants synthétiques, n’ont même plus cette supériorité qui justifiait leur emploi ; à part le campêche et quelques autres, leur consommation diminue de jour en jour et l’on peut prédire que dans un avenir prochain, l’indigo naturel, un des plus brillants représentants de ce groupe sera détrôné par son rival, l’indigo synthétique.
- L’étude scientifique des produits et des procédés employés en teinture, l’habitude prise de diriger et de contrôler constamment la fabrication par des essais de laboratoires ont permis au teinturier d’arriver rapidement et sûrement au résultat voulu.
- On peut juger des progrès accomplis quand on compare les méthodes actuelles de teinture en rouge turc, simples, faciles, et permettant d’obtenir ce rouge en moins de 24 heures, aux anciens procédés, d’une extrême complication, d’un empirisme absolu et nécessitant un traitement de plusieurs semaines.
- (A suivre.)
- p.53 - vue 60/380
-
-
-
- 54
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE
- SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction interdite sans V assentiment spécial de la Rédaction)
- (Suite)
- Brevet d'invention de quinze ans, en date du 5 mars 1851, délivré au sieur Mercer, de Manchester (Angleterre), pour des perfectionnements dans l’impression de la teinture.
- Ces perfectionnements s'appliquent au coton, au fil, à l’herbe dite herbe de Chine (ramie) au chanvre de l’Hindoustan (jute) et autres fibres végétales, soit avant qu’on en fasse du fil, soit après qu’on les a filés ou convertis en tissus.
- On soumet les fibres, quel que soit leur état, à l’action de la soude ou de la potasse caustiques.
- Voici quel est le mode adopté pour traiter un tissu composé, en totalité ou partiellement, d’une fibre végétale quelconque et qui a été blanchi.
- On passe le tissu séché dans une machine à matelasser chargée de soude ou de potasse caustiques à 38° Bé à la température de 15° C. ou environ, et sans faire sécher le tissu ; on le lave, on le purifie de l’alcali employé ou bien on fait passer le tissu entre une série de cylindres, dans une citerne chargée de soude caustique ou de potasse caustique 20 Bé à 34o Bé à 1* température de 15° environ, les deux derniers cylindres étant ajustés de manière qu’ils expriment l’excédent de la solution alcaline et la fassent retomber dans la citerne.
- Ensuite, le tissu passe par des cylindres placés dans une série de citernes chargées, au commencement de l’opération, d’eau seulement, de manière qu’à la dernière citerne la solution alcaline soit presque chassée du tissu.
- Lorsque le tissu a passé par la machine ou par les citernes, on le lave de nouveau, on le passe dans de l’acide sulfurique étendu d'eau, puis on le lave encore.
- Lorsque le tissu contient de la soie ou de la laine, il est convenable que la solution alcaline ne dépasse pas en force 25° Bé et que la température ne soit pas plus élevée que 7’ C. ou environ, de manière à préserver la fibre animale de l’action destructive de l’alcali.
- Lorsque l’on traite un tissu gris ou non blanchi,
- composé des matièresfibreuses dont ona parlé plus haut, on fait d’abord bouillir le tissu dans de l’eau, puis on enlève la plus forte partie de l’eau au moyen de pres-seurs ou hydro-extracteurs et l’on fait passer le tissu dans une solution, en procédant comme on l’a décrit plus haut.
- On traite de la même manière les fils blanchis ou non ; mais, après qu’ils ont passé par la citerne contenant l’alcali, on les fait passer soit entre des pres-seurs ou au travers d’un trou pratiqué dans une plaque en métal, pour enlever l’alcali; puis, ensuite, on les passe par les citernes d’eau, on les nettoie et on les lave.
- Lorsqu’on opère sur le fil de chaîne ou fil en éche-veaux, on le plonge dans la solution alcaline, on l’en retire et on le tord, ainsi qu’on le fait communément ; puis, ensuite, on le lave dans de l’acide étendu d’eau et dans de l’eau.
- Quand on traite une fibre végétale quelconque, à l’état brut ou avant qu’on l’ait manufacturée, on la fait d’abord bouillir dans de l’eau, puis on la dégage de la plus grande partie de son eau au moyen de l’hydro-extracteur et on la plonge dans la solution alcaline.
- On enlève ensuite l’alcali au moyen de l’hydro-ex-tracteur ou bien on fait sortir l’alcali au moyen d’une presse ; et ensuite, on enlève la totalité de l’alcali par un traitement par l’acide et l’eau, ainsi qu’on l’a décrit plus haut.
- Lorsque le tissu a été soumis à l’action de la soude caustique ou de la potasse caustique dans une machine à matelasser, ou par immersion ou de toute autre manière, puis purifié de l’alcali par le nettoyage et le lavage, conformément à l’invention ; on trouvera que le tissu a subi dans ses propriétés les changements suivants :
- 1° Le tissu s’est rétréci dans sa largeur et réduit dans sa longueur; mais il est devenu plus épais et plus serré, de manière que, par l’action chimique de la soude caustique ou de la potasse caustique, on produit sur les fibres et sur les tissus des effets en quelque sorte analogues à ceux produits sur les lainages par les procédés du foulage et l’action du moulin.
- 2 II a pris plus de force et de fermeté, chaque fibre végétale étant devenue capable de résister à une plus grande force avant de pouvoir être rompue.
- .3° Il est devenu plus pesant qu’avant d’avoir subi l’action de l’alcali, si, dans ce cas, on le pèse à la température de 150 C., ou au-dessous.
- p.54 - vue 61/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 55
- 4° Il est devenu, pendant son immersion dans l’eau, plus transparent et, si c’est un tissu d’une contexture plus fine, il paraîtra à la main comme de la peau mouillée ou de la vessie.
- 5° Il a acquis au plus haut degré la propriété de recevoir, par l’impression ou par la teinture, toutes les couleurs.
- Les effets de ce traitement sur les fibres végétales, dans un de leurs états quelconques précédant leur fabrication en un tissu, seront facilement compris, en se reportant aux effets produits sur le tissu composé de fibres de cette nature; et, lorsqu’on opère sur un tissu composé en partie de laine, de soie ou d’autres fibres animales qui ne se rétrécissent pas, et en réglant convenablement la force de l’alcali et la température, on produit les effets ci-dessus mentionnés sur les fibres végétales, sans nuire en aucune sorte aux fibres animales.
- En résumé, si nous ajoutons que, dans un certificat d’addition pris en date du 15 juillet 1851, l’inventeur indique l’emploi de l’acide sulfurique étendu et du chlorure de zinc comme susceptibles de remplacer les alcalis concentrés (potasse et soude), nous trouvons que Mercer revendique le fait de soumettre des fibres à l’action d’un alcali caustique ou d’un acide en vue de produire tout ou partie des effets nouveaux auxquels il a fait allusion plus haut, les fibres végétales ee trouvant à un état quelconque de leur préparation et se trouvant seules ou mélangées à des fibres animales, l’alcali pouvant être remplacé par un acide étendu ou par du chlorure de zinc, et enfin le mode de réaliser cette action pouvant être l’une des méthodes employées pour la teinture ou l’impression : foulardage, impression, immersion, etc.
- Th. Seeligmann.
- (A suivre.)
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Noir Immédiat V extra ET Noir Immédiat G extra
- (Suite et fin)
- Teinture du coton sous forme de chaînes
- L’application du Noir immédiat sur les appareils à teindre le coton en chaîne n’offre aucune difficulté.On peut suivre les trois méthodes que voici : Teindre :
- 1. Sur la machine généralement employée pour la teinture du coton en chaînes :
- La chaîne passe deux fois au bouillon dans les appareils (les bains sont garnis comme il est indiqué pour le coton en flottes). Après le deuxième passage on exprime, puis on fait immédiatement passer la chaîne dans un bain de rinçage.
- Pour le coton en chaînes on peut se dispenser, dans la plupart des cas, de donner un traitement aux sels métalliques après teinture.
- II. Sur la cuve à tourniquet :
- On teint les chaînes en boudins. On entre au bouillon, comme pour le coton en flottes, on donne quel-ques tours, puis on laisse reposer la chaîne complë-tement immergée dans le bain pendant 3/4 d’heure environ. Nous recommandons de donner un tour pendant ce temps.
- A sa sortie du bain de teinture on entre la chaîne directement dans une seconde barque de rinçage, en la faisant passer encore entre deux rouleaux-presseurs adaptés à la barque de teinture.
- Après le rinçage on peut alors donner, si l’on veut, le même traitement que celui prescrit pour le coton en flottes.
- III. Procédé combiné :
- On place entre deux machines à teindre le coton en chaînes une grande cuve destinée à recevoir la marchandise après son passage dans la première machine contenant le bain de teinture.
- La première machine contient le bain de teinture. Vient ensuite une grande cuve en bois à 4 ou 6 compartiments, contenant également du bain de teinture.
- Et enfin une petite machine à teindre en chaînes pour rincer ou pour chromater.
- Voici la façon d’opérer
- pour 200 kilos de coton :
- On garnit la machine A avec :
- environ 400 litres eau,
- 2 kilos carbonate de soude,
- 12 » sel marin,
- 1 1/4 kilo sulfure de sodium,
- 6 kilos Noir immédiat.
- Dans un récipient placé à côté de la machine on met la même quantité de liquide avec les mêmes ingrédients, pour regarnir le bain pendant le passage des chaînes.
- Dans la cuve B on prépare un bain de
- p.55 - vue 62/380
-
-
-
- 56
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- environ 1200 litres eau,
- 6 kilos carbonate de soude,
- DIVERS
- 36 » sel marin,
- 2 1/2 » sulfure de sodium,
- 12 » Noir immédiat.
- Ce bain est chauffé au bouillon et on dépose dans les différents compartiments la chaîne sortant de la machine A.
- Après avoir laissé séjourner le coton complètement immergé dans le bain bouillant pendant une heure environ on le fait passer, en l’exprimant entre une paire de rouleaux-presseurs, dans la machine à laver. On rince et, s’il y a lieu, on chromate de suite sur un nouveau bain.
- Dans tous les cas recommandation est faite de faire subir aux chaînes un débouillissage énergique avant teinture.
- Les échantillons Nos 1 et 5 sont teints sur coton filé n° 30
- » » » 2 et 6
- » » » 3 et 7
- » » » 4 et 8
- On teint en bain court
- » » » coton à tricoter » » » coton mercerisé n° 80.
- » » » coton en bourre, ec addition de :
- 5 grs. carbonate de soude cale
- 30 » sel marin,
- 2 » sulfure de sodium
- Par litre de bain.
- Les Nos 9 à 12 ont été traités après teinture avec :
- 2 % bichromate de potasse,
- 2 % sulfate de cuivre,
- 3 % acide acétique 5° Bé.
- Les échantillons Nos 9 à 12 ont été tissés avec des chaînes teintes en Noir immédiat V extra.
- La laine a été teinte en pièces avec les qualités de colorants indiquées. Cette opération se fait au bouillon avec addition de 10 0/0 de bisulfate de soude.
- Teinture du coton en cannettes et en bobines
- Les cannettes et bobines se teignent d’après les indications générales données précédemment, seulement il faut sensiblement réduire la quantité de sel marin. Il suffit d’ajouter par litre de bain environ 5 à 10 gr. de sel marin, en outre il convient de faire une addition de 1 2 gr. d’huile pour rouge turc (sulforicinate) par litre de bain.
- Il faut éviter l’emploi d’appareils et de systèmes de chauffage en cuivre ; le matériel doit être en fer ou en bois.
- UNE MISSION BELGE EN CHINE
- Les principales firmes industrielles et commerciales de Belgique ont adhéré au projet du ministre des affaires étrangères de leur voir provoquer l’envoi en Chine d’une mission d’exploration et d’étude ayant pour but de rechercher les moyens d'étendre et de faciliter les relations avec le Céleste-Empire.
- Les informations à recueillir porteront spécialement sur les questions d’exportation et d’importation, sur la création d’organismes financiers et commerciaux et de moyens de transport permettant à nos nationaux de s’affranchir, dans leurs transactions, de l’intermédiaire coûteux des pays étrangers.
- M. Greiner, directeur général de la Société John Cokerill, ayant bien voulu se charger de réaliser ces intentions, a réuni plus de 200 adhérents qui ont souscrit le capital de 100.000 francs jugé nécessaire pour parer à tous les frais auxquels donnera lieu la mission pendant sa durée, fixée à un an. L’entreprise étant d’intérêt général, il a été décidé d’accueillir toutes les demandes de participation qui pourraient encore se produire,et les fonds supplémentaires ainsi recueillis permettront de donner à la mission les suites que l’on doit espérer lui voir comporter.
- Afin de faciliter le classement des diverses industries, les groupes suivants ont été formés :
- Industriels belges de la Société d’étude de chemins de fer en Chine, délégués, MM. Greiner et Moyaux.
- Laines, délégués, M. Peltzer de Clermont.
- Cotons, délégué, M.
- Verreries, gobeleteries, glaceries, délégués, M. Cuttier.
- Ciments, délégué, M. Dumon.
- Savons, bougies, produits émaillés, délégués, MM. Briots, Aubecq et Spinnael.
- Zinc et plomb, délégué, MM. Gillard et Leporsonne.
- Fers et tôles, délégués, MM. Sohier et Stouls.
- Papiers et sucres, délégués, MM. de Naeyer, Kinaux et Beauduin.
- Armes, poudres et munitions, délégués, MM. Francotte, Braconier, Libbrecht et Frenay.
- Constructeurs divers, délégués, MM. Beer et Doat.
- Tramways, délégués, MM. Charlier et Horn.
- Divers, délégué,M. Greiner.
- Financiers, délégué, M. Stoclet.
- Courtiers de navires, député, M. Ortmans.
- p.56 - vue 63/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 57
- C’estàM. Jules Duekerts, précédemmentconsul général de Belgique à Budapest et dans l’Amérique centrale, qu’a été confiée la mission industrielle et commerciale belge en Chine. Avant son départ, fixé au 26 février prochain, M. Duckerts se mettra en rap port avec les différents délégués pour recueillir les desiderata de leurs groupes respectifs, et, à son retour, un rapport complet de ses travaux sera remis à chaque membre participant indiqué au début de ce rapport.
- COLIS POSTAUX POUR LA CORSE
- Mise en vigueur des nouvelles conventions M. Delombre, ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, et M. Léon Mougeot, sous-secrétaire d’Etat des postes et des télégraphes, viennent de se mettre d’accord avec la Compagnie postale de navigation et la Compagnie des chemins de fer de la Corse, pour organiser, dès le 1er mars prochain, entre la France, l’Algérie et la Corse, l’échange des colis postaux de 5 à 10 kilos.
- Comme on le sait, les habitants de la Corse ne peuvent actuellement expédier ou recevoir des colis postaux n’excédant pas 3 ou 5 kilos, avec des prix différents, suivant les coupures de poids. Les remboursements sont limités à 100 francs, et les envois avec déclaration de valeurs ne sont pas admis.
- Les nouvelles conventions vont permettre de combler toutes ces lacunes et de mettre, en même temps, la Corse sur le même pied que la France continentale et l’Algérie, au point de vue des facilités qu’offre ie service des colis postaux.
- L’unité de régime sera ainsi complètement réalisée.
- Voici brièvement résumées, les améliorations principales qui vont résulter de cette réforme :
- Un colis postal de 5 à 10 kilos circulant à l’intérieur de la Corse coûtera 1 fr. 25 s’il est livrable en gare et 1 fr. 50 s’il est remis à domicile. Un colis de 10 kilos de Paris pour un port de Corse payera 1 fr.75 et 2 fr.30, s’il est destiné à une localité de l’intérieur del’île.
- La comparaison de l’ancien et du futur tarif corse fait ressortir des différences très appréciables en faveur du colis postal de 5 à 10 kilos.
- La taxe de ce dernier sera toujours inférieure à celle de deux colis de 5 kilos expédiés séparément. Ainsi, à l intérieur de l’île, 2 colis de 5 kilos payeront 1 fr. 60 (0,80 + 0,80), tandis qu’un colis de 10 kilogs sera pas
- sible seulememet d’une taxe de 1 fr. 25, d’où une économie de 35 centimes.
- Ces exemples pourraient être multipliés suivant les différentes voies de transmission. Dans toutes les combinaisons que l’on pourra faire du groupement des colis postaux franco-corses, il y aura toujours une réduction de taxe très appréciable en faveur du colis de 5 à 10 kilos.
- La taxe de factage, en cas de livraison à domicile d’un colis postal de 10 kilos, ne sera pas augmentée, elle restera fixée, à 25 centimes : c’est là un résultat des plus importants, si l’on considère que le maximum de poids sera élevé de 100%. D’autre part, le régime des colis postaux contre remboursement jusqu’à 500 francs, est étenduà la Corse, aussi bien pour les colis postaux de 0 à 3 kilos et de 3 à 5 kilos, que pour ceux de 5 à 10 kilos.
- Les expéditeurs pourront, ainsi, se garantir plus efficacement pour le payement de leurs marchandises à l’arrivée. La taxe supplémentaire pour l’opération du remboursement en Corse sera la même qu’en France, c’est-à-dire de 60 ou de 85 centimes, suivant que la somme encaissée devra être versée à l’ayant-droit, en gare ou à domicile.
- En outre, le public aura la faculté d’expédier en Corse des colis postaux de valeur déclarée jusqu’à cinq cents francs. Le droit additionnel d'assurance sera de vingt centimes par trois cents francs ou fraction de trois cents francs entre la France et la Corse et de dix centimes jusqu’à cinq cents francs uniformément, à l’intérieur de l’île.
- Enfin, les colis pourront être livrés en Corse par un exprès immédiatement après leur arrivée, moyennant payement d’un droit spécial de 25 centimes en sus de la taxe du factage ordinaire.
- En cas de perte, d’avarie ou de spoliation d’un colis de 5 à 10 kilos, l’indemnité pourra atteindre 40 francs et pour les colis avec valeur déclarée le montant de cette valeur.
- Le régime qui va être inauguré le Pr mars,en Corse, ne peut manquer d’être accueilli favorablement par l’opinion publique.
- INFORMATIONS
- M. Paul Delombre, ministre du commerce, a soumis à la signature du Président de la République un dé-
- p.57 - vue 64/380
-
-
-
- 58
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cret autorisant l’échange des colis postaux entre la France et la Bolivie à partir du 1er mars prochain.
- Le prix de ces colis postaux, dont le poids ne doit pas dépasser trois kilogrammes, est fixé à 5 fr. 10, timbre compris.
- Encore un mot sur le blanchiment des tissus, laine et coton, par le « Peroxyde de Sodium ».
- Lorsque dans le no 2 (20/1-99) nous traitions de la question du blanchiment des étoffes et fils de laine et coton par le « Peroxyde de Sodium », nous avions omis d’informer nos lecteurs que les ardents apôtres de ce nouveau mode de blanchiment, MM. Kœnigs-warter et Ebell, fabricants de produits chimiques à Linden, près de Hanovre, sont les seuls concession -naires pour la vente dans toute l’Europe continentale et par ce fait même, en France, de cet article protégé par des brevets. Ces industriels se mettent d’ailleurs tout à la disposition de MM. les Teinturiers, Blanchisseurs et Fabricants, pour faire gratuitement,dans leurs laboratoires, les essais de blanchiment que l’on pourra leur demander, pourvu qu’on veuille bien leur envoyer quelques petits échantillons des matières à blanchir.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Lorsqu’une enquête est faiteà la suite d’une demande en autorisation d’un établissement insalubre, le demandeur a-t-il le droit, après l’enquête terminée, d’exiger la communication, à la préfecture, du dossier?
- R. — C’est à la mairie que le demandeur avait le droit de prendre communication du dossier. A la préfecture on peut se refuser à la communication quoique, en général, ce re fus soit rarement opposé.
- En tous cas,si,sur l’enquête, l’autorisation n’est pas accordée, vous pourrez vous pourvoir au Conseil d’Etat et là vous aurez droit à la communication de tout le dossier.
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par
- la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde.
- (Voir aux annonces).
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés. sera exécutée comme loi de l’Etat.
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- BIBLIOGRAPHIE
- L’enseignement pratique de la Chimie dans nos Universités par M. A. Haller, directeur de l’Institut chimique à l’Université de Nancy
- La nécessité qui s’impose d’organiser des écoles destinées à l’enseignement théorique et pratique delà chimie, n’est plus à démontrer. Partout l’instruction, le savoir appliqués avec suite et d’une façon judicieuse sont, à l’heure présente, les facteurs indispensables de tout progrès et le pays qui méconnaît l’importance de ces facteurs est exposé à voir péricliter son industrie à bref délai.
- M. Haller, l’infatigable pionnier de l’Université de
- p.58 - vue 65/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 59
- Nancy, l’initiateur de l'Institut chimique de la capitale lorraine, dans une petite brochure qu’il a bien voulu nous faire remettre, parlant de ces vérités qu’il considère à juste titre comme dès à présent courantes, voir même banales, et sur lesquelles il n’est presque plus permis d’insister, se propose de chercher sous quelle forme il convient de faire pénétrer cette science dans l’industrie et se demande s’il est préférable de spécialiser outre mesure la jeunesse dès sa sortie de nos établissements d’enseignement secondaire, et si, pour les chimistes en particulier, il y a lieu de fonder des écoles exclusivemest destinées à la teinture et à l’impression, à la métallurgie, à la céramique, etc., ou bien ne vaudrait-il pas mieux borner la spécialisation à l’éducation d’ingénieurs mécaniciens, d’ingénieurs des mines, d’ingénieurs électriciens, de chimistes, etc.
- Le savant auteur de ce travail ne s’est pas seulement posé cette question ; il la commente et la discute dans tous les sens ; il fait mieux que de discuter, il nous apporte sa conception idéale pratiquement réalisée, et à l’institut chimique de Nancy, M. Haller nous montre par l’organisation intelligente des cours et manipulations pratiques que « le but de l’Ecole est « atteint lorsqu’elle a mis l’élève à même d'embras-« ser l’une des carrières de son ressort, lorsqu’elle a « fait pénétrer dans son esprit les lois générales qui « régissent des phénomènes se rattachant à un groupe « d’industries congénères. Son rôle se borne à déve-« lopper chez lui des notions générales, à lui incul-« quer des méthodes raisonnées, à lui apprendre à « quelles sources, à quels principes il doit s’adresser « lorsqu’il se trouve en présence d’une difficulté, à le « mettre à même de lire et de comprendre les ouvra-« ges et les publications scientifiques. L’école a bien « rempli sa tâche lorsqu’elle a réalisé le programme « et, le voulût-elle, elle est impuissante à le dépas-« ser. »
- La simple lecture du programme des cours pratiqués à l’Université lorraine (Institut Haller), nous prouve surabondamment que, malgré tous les obstacles accumulés sur son chemin, le successeur de nos vénérés maîtres Forthomme et Nicklès a mené sa tâche à bonne fin, que M. A. Haller a droit à la reconnais-sance du pays, et il faut le dire bien hautement, un tel dévouement, sans autre récompense que la satisfaction du devoir accompli, est aussi rare que méritant.
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE :
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Savons et bougies, par Julien Lefèvre, agrégé des sciences physiques, professeur à l’Ecole des sciences de Nantes, 1 vol. in-18 jésus de 424 p., avec 116 fig., cart. {Encyclopédie de chimie industrielle). Franco contre mandat-poste de 5.85.
- Ccaleurs et vernis, par G. Halphen, chimiste au Labo-ratoire du Ministère du commerce, 1 vol. in-16 de 388 p. avec 29 fig., cart. (Encyc. de Chimie indust.).— Franco contre mandat poste de 5.85.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation, et de la jurisprudence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le
- p.59 - vue 66/380
-
-
-
- 60
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Char très, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix.......... ......... 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément........................... 3 fr.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat, fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25; reluire en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. —• Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. —Usages locaux.
- À l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d’essai et d’analyse des huiles suifs, graisses , ylycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d’analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société aes Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8°de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père 4 et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père t.
- 9" Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes
- en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : pou» voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges -- Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
- — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Fournel et Fournel, impression sur tissus, 38, rue Beaubrun, à Saint-Etienne. — Durée: 10 ans, du 1er sept.
- Formation de la Société anonyme dite La Petite Presse, apprêt des draps, rue Victor Faugier.— Durée : 12 ans. — Cap. : 15 000 fr. — Acte du 30 déc
- Formation de la Société en nom collectif BLAY frères et Cie,teinture, épaillage des laines et des draps et apprêts, rue de l’Hospice, à Elbeuf. — Durée : 3 ans. — Cap. : 40.000fr. — Acte du 28 déc.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société Chanut, Labbé et veuve Minier, blanchiment et teinture de soie, laine et coton, 6, rue du Caire, à Paris. — Acte du 16 déc.
- Modifications de sociétés
- Modification de la Société Chevillard et Cher-blanc, fab. de tissus soierie teints,à Lyon. — Substitution à M. Chevillard décédé, de ses héritiers comme commanditaires dans la société dont la raison devient J. Cherblanc et Cie. — Acte du 16 janv.
- Modifications des statuts et prorogation de 20 ans, du 1er janv. 99 de la Société A. Denis, Benoist et Cie, teinturerie de peluches, apprêts de velours, peluches, astrakans, articles d’ameublements, impressions, rue Corneille, à Roubaix. — Par suite du retrait des commanditaires, la raison devient A. Denis et Be-. noist et le capital est réduit de 1.000.000 de francs à 600,000 fr. — Acte du 31 décembre.
- Une importante fabrique de cuir achète régulièrement en grandes quantités de
- L’EXTRAIT DE CHATAIGNES
- Offres avec indication du contenu de tannin, sous chiffre Q. 577 Q., à Haasenstein et Vogler, Bâle (Suisse).
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- p.60 - vue 67/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- O. irel
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Semaine Sainte à Rome TRAIN A PRIX RÉDUITS DE PARIS A ROME
- 2e classe : 103 francs ; 3e classe : 67 francs.
- (Aller et retour )
- Aller. — Départ de Paris le 27 mars à 2 h. 10 soir (trajet direct).
- Retour. — Dans un délai de trois semaines, par tous les trains comportant des voitures de la classe du billet. Cinq arrêts facultatifs permettant de visiter Turin, Gênes, Pise, Floience et Sienne.
- Billets délivrés, à dater du 10 février, à la gare de Paris-Lyon-Méditerranée, dans les bureaux-suceur -sales de la Compagnie, dans les agences spéciales et dans toutes les gares et stations de la Compagnie du Nord.
- Nota. — On trouvera à Rome des billets spéciaux d’aller et retour pour Naples.
- Prix : 1^ classe, 42 fr. 15; 2e classe 29 fr. 50; 3e classe, 18 fr. 55.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (vià Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, défaire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de toitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est en-voie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-jeau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris
- (via Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li— moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: lre classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Netochaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; lre classe, 72fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parix St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres,
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS Ou BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne -Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russi la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, eU
- p.61 - vue 68/380
-
-
-
- O.
- 5
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PAUL SÉEIngArchitecte, Entrepreneur 58,RueBrûle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage __Ventilation----Séchage Economiseurs _______ Surchauffeurs.
- Réfrigérants -____ Moteurs électriques
- | Moteurs de Laval. etc.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- L. MITRÉCÉ
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres).
- Médaille d’Or et Médaille d’Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- lAapeeeSeEBRmisminiinittitüceeseimemengeyegming
- IÏP»i KO I | Mh l||IK podllliilimll Mare EgfëbiniitiugumULAAmsEinpimamreermbeer: "—VY -
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au moteur, depuis............. 300 fr.
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur ; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Economie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’apprêts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.40, largeur en tête, o m.50; culotte à deux robinets bronze d’entrée de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- Complète, prix...........140 fr.
- ALAMBIC à distilleries benzines; 50 litres, prix..........loo fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des tables, cylindres, etc., entièrement démontable, à foyer intérieur tubulaire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITÉ DES APPRÊTS ET SPÉCIALEMENT
- Des Tissus de Coton Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons.Relié 40fr.60
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRIME A NOS ABONNÉS
- Agrafe
- $
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 60, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- _ i ( E. gare : 0 fr. 60
- Pour Colis postal en plus { A domicile : 0 fr. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans,Factures ettoutcequi est reliable.
- p.62 - vue 69/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- S
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (20 Février)
- » bon marchand en pains F. 105 ...
- » » » en boules. 105 ..
- » raffiné en pouare see. F. 145 ..
- On cote :
- Acide tartrique. .. , ,...
- Anis d’Espagne...........
- Anis du Levant...........
- Bois de :
- Campèche Laguna .........
- » Martinique.............
- » Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées...............
- Zacatilles..............
- Noires ordinaires.......
- » supérieures............
- Crême de tartre.........
- Curcuma Bengale.........
- Dividivi.............
- Gommes :
- Arabique................
- Aden..................
- Damar Singapore.........
- » Batavia..............
- Sandaraque.... .......................
- Graines jaunes..........
- Galles vert et noir . ...
- Girofles................
- Fenouil.....' .. ’ ’ .. Macis.............. ’ \ .
- Muscades n- 1 . Mercure........
- 9 00[0Opium o...........
- .....Résine.............
- ValenSafran ce....... .... Styrax.........
- 265
- 80
- 55
- 18
- 10 M
- 14
- 130
- 252
- 225
- 250
- 240
- 200
- 230
- 175
- 50 M
- 170
- 130
- 120
- 165 185
- 40
- 55
- 115
- 100
- 52
- 4
- 3
- 5
- 27
- 14
- 100
- 150
- 50
- à
- 350
- 180
- 120
- 140
- 110
- 7
- 6
- 25
- , Indigos. — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez tendre
- moyen ordinaire............. Kurpah bon moyen à bon
- violet et violet r......... urpah moyen et moyen ordinaire.................. Sumac en feuilles..........
- ~ en poudres................
- •rdet, en pains, extra sec
- F.
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- 3
- 0 /0
- 010
- 0)0
- 75
- 50
- 25 k.
- k.
- k.
- PLACE DU HAVRE
- (20 Février) Bois de teinture.
- Les prix restent fermes pour le camp-che.
- On cote :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité...
- — 2e qualité ...
- 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan...
- Honduras................. ...............
- Haïti Cap............
- » .......................
- » St-Marc................
- » Gonaïves ..............
- » Fort-Liberté...........
- P.-de-Paix...............
- Miragoane................
- Saint-Domingo............
- Martinique et Guadeloupe. Jamaïque, ...............
- Jaune
- »
- 12
- 11
- 7
- 10
- 9
- 8
- 5
- 5
- 7
- 30
- 85
- 75
- 6
- à
- Cuba et St-Yago .. ............ Tuspan...... V era-Cruz ....... Campèche....
- Carmen............
- Tampico.......... Porto-Plata......
- Haïti.............
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab .. Rio Hacha......... Carth. et Savan...
- Maracaïbo Fustet. ... Tatajuba..
- Bahia .. .
- Corinto.. .
- Amapala. .
- 100 k. . .50 k.
- 50 kil.
- Rouge Brésil Bahia.........
- » Calliatour.. .100 k.
- a
- Lima......
- Ste-Marthe Brési’let. .. Sandal....
- Sapan ....
- 50 kil.
- . 100 k.
- .. 50 k.
- Quebracho. .1009 k.
- 5
- 6
- 5
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 14
- 4
- 4
- 5
- 5
- 6
- 14
- 8
- 6
- 3
- 6
- 8
- 83
- 50
- 20
- 50
- 75
- 50
- 50
- 75
- 75
- 50
- 50
- 90
- 25
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 25
- 14
- 12
- 10
- 11
- 10
- 9
- 6
- 6
- 8
- 8
- 6
- 8
- 5
- 7
- 5
- 6
- 6
- 6
- 7
- 6
- 6
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5
- 6
- 4
- 5
- 16
- 4
- 5
- 6
- 6
- 8
- 16
- 10
- 8
- 3
- 8 !ù
- 86
- 20
- 75
- 75
- 25
- 70
- 60
- 60
- 50
- 50
- 50
- 25
- 25
- &
- ct C
- 50
- Rouge Pernamb......50 k. 16 .. 17 ..
- Cachou Brun luisant, en sac 50 k. M...........
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 15................
- Cochenille On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe ................. 1 60 2 ..
- Ténériffe grise............. 1 50 1 80
- Curcuma Bengale.......50 kilos. 22 50 25 .
- Java, Mad.. Pond....... M................
- Dividivi On cote les 50 kil.... 9 .. 14 .,
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 6 50 6 75
- » fin viol, et pourpre... 6 .. 6 25
- » beau viol, et dite.... 5 50 5 75
- » bon violet............. 4 75 5 ..
- • moyen violet........ 3 50 3 75
- » bon violet rouge..... 4 75 5 ..
- » bon moy. v. roug.... 3 75 4 ..
- Beng. fin rouge............. 4 50 4 75
- » bon dito............... 3 25 3 75
- » bon à fin cuiv...... 2 75 3 ..
- » cuiv. ord. et bas.... 2 ., 2 50
- Java............................. . . •
- Kurpah...................... 1 50 4 .
- Madras............... .... 1 • • 350
- Manille..................... 1 . . 3 ..
- Caraque..................... 1 50 3 50
- Guatemala flor......... 5 .. 553
- » sobré.............. 3 .. 4 25
- » bon à fin cor... 3 .. 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 25 2 25
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 . 6 50
- » bon à beau.............. 4 50 5 50
- » ord. et moyen........... 2 50 3 50
- Orseille On cote les 100 kil. : .... Cap-Vert .............. M
- Mers du Sud...........M
- Madagascar............M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé............. 7 50 à 8 50
- » gros effilé............. 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil. .0 40 à .. «.
- Cayenne...............................
- MATÉRIEL POUR BLANCHISSERIES, TEINTURES
- NOUVELLE MACHINE A sécher
- avec aspirateur, brevetée s. g.d.g.
- ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- 1
- !
- p.63 - vue 70/380
-
-
-
- 64
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord). «
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C" Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, • Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d'essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, G, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Alachines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, fi, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris.. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
- Le. Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris. Spécialité pour la teinture, l’impression.
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS
- enltôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides 1
- P LEGRAND INVENTEUR
- 35, boul. Piepus, PARIS
- Étanchéité complète
- par la soudure électrique
- MÉDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courants
- BROOKE, SYMPSON & SPILLER LIMITEE
- Fabricants de Couleurs d’Aniline
- Atlas Works, Hackney Wick, Londres E. |
- AGENTS POUR LA FRANCE
- Guinon, Picard et Jay, 4, quai de la Charité, Lyon. — 9, rue Charles V, Paris, et agents pour toute la Belgique.
- Paul Sellier et Cie, 39, rue d’Illiers, Orléans.
- Carl Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsig.
- p.64 - vue 71/380
-
-
-
- 34e Année. — No 5
- Le Numéro : 0,75
- 5 Mars 1899
- LE
- 1 fr.
- 3 fr.
- .p.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE :
- ÉTRANGER :
- Un an. .
- Six mois.
- Un an. .
- 45 fr.
- 8 fr.
- 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES: | Failsnsverelaise):
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et T-unisie.
- d’alun et fournissent à peu près toutes les nuances de gris.
- Gris bleuâtre. — Teindre au bouillon avec :
- Bleu carmin.....................
- Violet à l’acide solide R.
- Jaune acide concentré... Sulfate de soude........
- Acide sulfurique........
- 0.150 0,100 0,040
- 10
- 4
- Gris acier. — Teindre au bouillon avec :
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.—Teinture des mélangés laine et soie. Dégraissage et Blanchiment.— Influence de la pureté de l’eau dans le graissage, le blanchiment et la teinture. Mordants.—Du tartre et son rôle dans la tesnture (suite). Teinture et impression. — Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la teinture (suite et fin). Apprêts. — La théorie du mercerisage dans la teinture. Divers. — Les voyageurs de commerce en Turquie. — Les colis postaux. — Informations. — La loi sur les accidents du travail. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Teinture des mélangés laine et soie (Suite)
- Verts foncés. —Ils se teignent comme les verts pour laine seule, mais comme la soie prend le jaune un peu plus vite que le bleu, on remonte à 40° avec carmin d’indigo et acide acétique.
- Gris. — Les nigrosines J, B, R, les gris directs 4 B et spécial R se teignent en présence d’un peu
- ou
- Bleu 'carmin V....... .....
- Violet à l’acide solide R .. .. Jaune acide concentré...... Sulfate de soude............ Acide sulfurique........... ...
- Grts ardoise. — Teindre au bouillon
- Bleu carmin V................
- Violet à l’acide solide R... . Jaune acide concentré........
- Sulfate de soude............. Acide sulfurique............. thige. — Teindre au bouillon avec: Jaune concentré acide........ Violet à l’acide solide R Bleu carmin V Sulfate de soude Acide sulfurique
- i bien teindre à 50 — 60° avec :
- Induline BE.........................
- Roselline...........................
- Citronine NE .......................
- 0,040 0,030
- 0,010
- 10
- 4
- avec :
- 0,080 0,050
- 0,015
- 10
- 4
- 0.100
- 0.060
- 0.040
- 10
- 4
- 0.700
- 0.200 1
- Noir. — Teindre comme pour le bleu foncé avec
- Noir naphtylamine D................ 5 0/0
- Vert acide B extra concentré. 1
- Noir-noir solide. — 1° Teindre avec noir enthracite
- B ou noir phénylène.
- 2° Mordancer au bichromate.
- 3° Teindre avec noir alizarine WR et vert alizarine.
- p.65 - vue 72/380
-
-
-
- co
- CD
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- Brun carmélite. — Teindre au bouillon avec:
- Jaune acide concentré............... 2 Violet à l’acide solide R .... 0.500 Bleu carmin V. ..................... 0.200 Sulfate de soude..................... 10 Acide sulfurique .................... 4
- Marron. — Teindre au bouillon 1 heure avec : Jaune acide concentré....... 3 Violet à l’acide solide R...... 0.700 Bleu carmin V 0.200 Violet à l’acide 5 BF 0.200 Sulfate de soude 10 Acide sulfurique .. 4
- refroidir à 70 , ajouter : Safranine....................... 0.100
- teindre encore 30 minutes ; ou encore teindre avec : Induline BE 0.800 Roselline 0.300
- Citronine NE..................*..... 4
- Marron. — Teindre comme pour le bleu foncé avec : Crocéine AZ 3 0/0 Jaune Indien G ... 1.500 Violet formyl S4B 1 800
- Tabac. — Teindre 1 h. à 950 avec : Brun mikado G 2 Chrysophénina G 0.250 Sulfate de soude '... 10 Acide sulfurique. 2
- Bordeaux. — Teindre 1 h. à 950 avec : Violet de Hesse 3 Sulfate de soude 20 Phosphate de soude 10
- Grenat. — Teindre comme pour le bleu foncé avec :
- Crocéine AZ............................ 3 Jaune Indien G...................... 0 800 Violet formyl S4B .................. 0.500
- Bronze. —Teindre au bouillon avec : Jaune acide concentré 2 Bleu carmin V 0.250 Violet à l’acide solide R 0.250
- Sulfate de soude...................... 10
- Acide sulfurique.................... 4 ou teindre encore avec ; Induline BE.......................... 0.500
- Roselline................ .......... 0.700
- Citronine AA........................ 2.800
- (A suivre.)
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Influence de la pureté de l’eau dans le graissage, le blanchiment et la teinture
- On ne saurait trop insister sur l’influence de la qualité de l’eau dans l'industrie en général et telle usine
- qui est assez heureuse pour pouvoir s’approvisionner facilement d’une eau appropriée à ses besoins industriels peut s’estimer singulièrement favorisée comparativement à telle autre ne jouissant pas de cet avantage et c’est malheureusement ce dernier cas qui est le plus fréquent.
- L’eau absolument pure est un mythe dans l’industrie, à moins que la fabrique ou l’usine ne possèdent de vastes appareils distillatoires servant à d’autres fins; quant à installer des appareils de distillation spéciaux capables d’alimenter le blanchissage ou la teinturerie même la plus infime est d’une impossibilité financière qui se conçoit aisément. Il n’y a donc rien de mieux à faire que de se servir de l’eau de source ou de rivière dont on pourra disposer à l’état tel quel ou de lui appliquer tel mode d’épuration susceptible de la rendre propre aux opérations de la fabrique.
- Avant de purifier l’eau, soit pour la production de la vapeur soit pour les opérations du traitement textile, il faut songer au but qu’on se propose, parce qu’une eau contenant des impuretés peut très bien servir à certains travaux et ne rien valoir pour d'autres. Parmi les impuretés de l'eau, qui sont mauvaises considérées au point de vue de l’ingénieur, on peut mentionner les dépôts insolubles de toutes sortes, comme la boue, l’argile, le limon, etc., qui s’amassent graduellement dans les chaudières y formant croûtes: dans beaucoup de cas on ne peut les enlever que par le filtrage Les carbonates de calcium, de magnésium, et souvent de fer, sont une autre cause d’incrustation ; on ne peut, la plupart du temps, y remédier que par le burin. Pour éviter l’incrustation, la méthode la plus simple est de chauffer l’eau préalablement, ce qui décompose et précipite jusqu’à un certain point les carbonates avant le remplissage des chaudières.
- On sait que la chaux ou la soude caustique produisent les mêmes résultats, mais on ne peut pas recommander cette méthode pour l’eau d’alimentation des chaudières, excepté dans les fabriques où l'on emploie à d’autres usages de grandes quantités d’eau ainsi purifiée, on peut alors en réserver une partie pour les chaudières. Le gypse et le sulfate de calcium produisent aussi l’incrustation ; le meilleur remède consiste à employer une quantité suffisante de carbonate de soude pour décomposer ces corps.
- Un autre effet normal, dû à l’eau employée, est la corrosion des plaques, qui se manifeste surtout près des jointures et des rivets. La corrosion est souvent
- p.66 - vue 73/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 67
- si prononcée, qu’il est étonnant que les chaudières tiennent ensemble. La corrosion est due principalement aux acides ou aux sels acides en solution, à l’oxygène dissous et aux matières organiques. Un autre phénomène est la mousse, qui provient d’un excès de carbonate de soude ajouté pour prévenir d’autres effets. Ces différents effets qu’on observe dans presque toutes les chambres de chaudières, coûtent tous les ans des sommes énormes en combustible et en réparations, qu’on.pourrait aisément économiser ou réduire considérablement si l’on prenait les précautions nécessaires pour purifier l’eau. Les inconvénients que rencontre l’ingénieur se retrouvent dans la teinturerie, et le dégraisseur, comme le blanchisseur et le teinturier, sont obligés de les combattre.
- De toutes les eaux disponibles, l'eau de pluie est la plus pure, et si l’on pouvait en recueillir une quantité illimitée, ce serait une véritable source de richesse, parce qu’on pourrait éviter facilement beaucoup d’inconvénients provenant de légères impuretés, mais comme la pluie est une source d’approvisionnement incertaine au point de vue technique, il faut diriger ses vues d’un autre côté. Il peut être utile dans certains cas de recueillir l’eau de pluie et de l’utiliser lorsqu’on a besoin d’une eau particulièrement douce, comme dans le dessuintage et le blanchiment de la soie. On peut se faire une idée de la quantité énorme d’eau qui tombe en pluie si l’on songe qu’une hauteur de 35 pouces par acre et par an équivaudra à 2,500 gallons par jour de travail.
- (A suivre.)
- moab0018
- Du Tartre et son rôle dans la Teinture (Art. Original) (Suite)
- Qu’est-ce donc que le tartre ou la crème de tartre employé surtout avec avantage dans la teinture des lainages. C'est un sel acide, le bitartrate de potassium qui s’extrait principalement du jus de raisin dans lequel il se trouve associé en faibles quantités, il est vrai, au tartrate de calcium, à divers éthers fabriqués et même à une petite quantité d’acide tartrique libre.
- Quand le jus de raisin a fermenté, qu’il s’est produit de l’alcool, le bitartrate moins soluble dans les
- liqueurs alcooliques se précipite et il se forme contre les parois des tonneaux un dépôt fortement adhérent cristallin qui se compose essentiellement de bitartrate de potassium brut, le tartre, mélangé à du tartrate de calcium dont les proportions sont très variables, et à des matières colorantes et extractives et enfin à des impuretés terreuses et inertes provenant du mode de récolte des fruits de la vigne. Ce dépôt dont l’épaisseur augmente d’année en année jusqu’au moment où il est suffisant pour être extrait avantageusement des tonneaux, foudres ou barriques. Mais à côté de lui un autre précipité plus volumineux, plus chargé de substances pectiques et de tanin, se forme dans le moût du raisin et s’appelle la lie \ la lie elle aussi renferme du bitartrate de potassium quoiqu’on proportions considérablement moindres que le tartre lui-même.
- Les tartres et les lies sont de composition très variables ; on trouve dans le commerce sous le nom de tartres bruts : 1° les tartres rouges et blancs.
- 2° Les cristaux d’alambic provenant de la fabrication de l’eau-de-vie de marc et qui ont été recueillis dans le fond des alambics ayant servi à la distillation des marcs de raisin ou des petits vins trop faibles pour être livrés tels quels à la consommation.
- 30 Les cristaux de lies, obtenus par cristallisation des liquides provenant du traitement des lies par l’eau bouillante.
- Ces produits diffèrent entre eux en ce que les cristaux de lies et d’alambics sont plus riches en crème de tartre (tartres épurés) tandis que le tartre des tonneaux moins riches en bitartrate de potassium renferme souvent des quantités importantes de tartrates de calcium dont les cristaux de lie sont souvent exempts et dont ceux d’alambic ne renferment le plus souvent que des quantités négligeables.
- Le tartre brut est coloré en rouge lorsqu’il a été recueilli dans des tonneaux ayant contenu du vin rouge, il est blanc jaunâtre ou rosé lorsqu’il provient de vins blancs ; l’absence de coloration des tartres blancs les fait préférer pour la fabrication des tartres raffinés, c’est-à-dire de la crème de tartre.
- La diversité des provenances ne sont pas non plus sans avoir une certaine influence sur la nature et la qualité des tartres ; ceux du Rhin et de ia Moselle conviennent mieux pour les nuances corsées où une certaine dose d’acidité est nécessaire, tandis que les | tartres de Saintonge moins riches en acide tartrique
- p.67 - vue 74/380
-
-
-
- 68 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- libre, conviennent de préférence aux nuances moyennes et tendres.
- Th. SEFLIGMANN.
- (A suivre.)
- Teinture et Impression
- Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la Teinture
- Pendant ces dernières années.
- ParM. Alf. GUYOT, chef des travaux pratiques à l’Institut Chimique de l'Université de Nancy.
- {Suite et fin)
- Au point de vue mécanique, nous devons signaler l’importance tous les jours croissante, des appareils permettant de teindre les fibres en canettes. Jusque dans ces dernières années, lorsqu’on voulait avoir des fils teints destinés au tissage, on était obligé ou bien de teindre les fibres en laine, en rubans ou en bobines, toutes opérations qui en altéraient le moelleux et déterminaient des déchets considérables à la filature, ou bien de dévider les canettes sortant de la filature, d’en former des écheveaux, de les teindre pour les renvider de nouveaux en canettes destinées aux tissage, d'où résultaient des frais de main-d’œuvre considérables On conçoit quels services pourrait rendre une bonne machine à teindre en canettes ; malheureusement, les exigences auxquelles elle doit satisfaire sont nombreuses.
- Il faut, chasser d’abord par le vide l’air emprisonné dans la canette, y faire pénétrer par pression le liquide tinctorial, teindre également toutes les fibres, aussi bien celles de la périphérie que celles du centre, puis laver et il ne faut qu’aucune de ces opérations altère la structure de la canette ; si cette dernière est déformée, elle se dévidera mal au tissage, ce qui occasionne la rupture fréquente du fil. Peu de machines répondent jusqu’à présent à tous ces desiderata.
- En raison de leur facilité d’emploi, les colorants directs dont, il est juste de le faire remarquer, un des premiers représentants, le rouge Saint-Denis, a été trouvé par une maison française, font l’objet d’une très grande consommation.
- Outre la précieuse propriété qu’ils possèdent de teindre sans mordant les fibres végétales, ils tirent aussi directement sur fibres animales, d’où la pos
- sibilité de teindre dans un seul bain et une seule opération les tissus mixtes laine et coton, soie et coton.
- Avec eux se sont introduits dans les ateliers les procédés de diazotation sur fibre. Diazoter sur fibre, c’est passer la fibre une fois teinte successivement dans un bain de nitrite de soude acidulé, puis dans un second bain d’un amine ou d’un phénol, appelé bain développeur. Il en résulte généralement une nouvelle teinture, plus intense,plus solide, et présentant une nuance toute différente de la première teinture.
- Ce diazotage est une opération essentiellement chimique, calquée sur des procédés qui se pratiquent depuis longtemps dans nos laboratoires.
- Poussant plus loin dans cette voie, le teinturier est devenu à son tour fabricant de matières colorantes et réalise sur la fibre par synthèse directe un certain nombre de matières colorantes comme les bordeaux de naphtylamine, le rouge de paranitraniline ; ce dernier se fabrique actuellement sur une très grande échelle, en passant la fibre imprégnée d’une solution alcaline de p. naphtol dans une solution de paranitraniline diazotée. Les deux produits qui sont incolores don -nent en se combinant un nouveau composé rouge, insolubles qui se trouve emprisonné dans les pores de la fibre ne peut être enlevé par lavage.- Il y a donc tein -ture.
- Signalons encore en terminant, l’importance crois santé des couleurs dites d’alizarine. Malgré leur prix élevé et la nécessité d’un mordançage en oxydes métalliques, ce groupe de colorants s’est imposé par la solidité des teintures qu’il fournit. Depuis quelques années, le nombre de ses représentants s’est considérablement accru, et permet de réaliser actuellement toute la gamme des teintes.
- Tels sont rapidement résumés, les principaux progrès réalisés en teinture dans ces dernières années.
- Comme vous avez pu le constater, c’est la chimie qui a expliqué son art au teinturier, c’est elle qui lui a fait substituer à la routine et à l’empirisme, des procédés raisonnés, basés sur des données scientifiques et conduisant à un but certain.
- Au mois de janvier 1896,dans un rapport à la Société industrielle de Mulhouse, MM. A. Scheurer et E. Ja-quet après avoir montré les services rendus à l’industrie régionale par l’Ecole de chimie de Mulhouse,envi sagent les conséquences désastreuses qu’aurait pour cette même industrie la suppression de l’Ecole et concluent : « Avec l’Ecole disparaîtrait le milieu scienti-
- p.68 - vue 75/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 69
- fique dans lequel les industriels se retrempent et dont ils ont besoin pour se maintenir à la hauteur de leur tâche. »
- Je suis heureux, de pouvoir vous affirmer que les services rendus à l’Alsace par l’Ecole de Mulhouse, l’Institut chimique de Nancy les rend à la région de l’Est.
- Vous l’avez bien compris, et vous pouvez voir, dès maintenant la construction des nouveaux laboratoires que grâce à votre générosité, l’Ecole mettra bientôt à la disposition des élèves. Grâce à leur organisation toute spéciale, mise au niveau des exigences modernes, les élèves y trouveront un enseignement en rapport avec les besoins nouveaux de l’industrie.
- APPRÊTS
- La théorie du mercerisage dans le coton Par le Dr FRAENKEL, de Vienne.
- Pour la parfaite compréhension de la suite de notre étude sur le mercerisage, suite qui paraîtra dès le prochain numéro de ce journal, nous estimons qu’il n’est pas sans un grand intérêt de reproduire ici d’après la Leipziyer Monatschrift fur Textile-Industrie l’article suivant qui a paru tout récemment dans le Moniteur des fils et tissus.
- Aux dernières assises du Congrès international de chimie appliquée, M. le Dr Fraenkel, élève du Dr Fried-lander, a lu un intéressant mémoire sur la question de la théorie du mercerisage. L’auteur, en collaboration de son maître, a soumis à un examen des plus circonstanciés, les phénomènes chimiques et physiques dant le résultat est de donner le brillant de la soie au coton mercerisé. Il en résulterait ce qui suit :
- Les savants si connus Gross et Bevan qui ont fait une étude toute spéciale de la cellulose, attribuent la modification de structure toute physique du coton traité par la lessive d’hydrate de sodium à la formation d’une combinaison =
- C12 H20 010. 2 NaOH. Cette combinaison de la base alcaline avec la cellulose se décompose de nouveau lorsque la nouvelle matière est soumise à un simple lavage à l’eau ; l’alcalin se sépare sans modification et la cellulose reste sous la forme modifiée d’un hydrate : Ciz H20 010 H2 o. Si on traite avec de l’alcool, une moitié de la base alcaline entre en dissolution tandis
- que les autres groupes restent réunis en proportions définies.
- Ct2 H20 01. NaOH.
- Les transformations sont donc de nature tant chimiques que physiques. Au point de vue chimique, la cellulose, après l’action de la soude caustique et le lavage à l’eau subséquent se trouve modifiée et transformée en hydrate cellulosique, matière bien plus apte à absorber les matières colorantes et les mordants. La formation d’un de ces sels à base de soude ne peut avoir lieu qu’en présence d’une lessive sodique très concentrée et dans un liquide à basse température, circonstances d’ailleurs déjà indiquées par Mercer. On connaît déjà suffisamment les propriétés physiques du coton Mercer. Mais les études microscopiques comparatives entreprise par Fraenkel, sur le coton brut et le coton mercerisé, l’ont amené à la constatation d’un phénomène singulier. Dans diverses variétés de coton on rencontre en quantités diversement étalées une pellicule superficielle, la cuticule qui recouvre complètement le coton brut ou écru. Cette cuticule manque totalement dans le coton mercerisé en fil tendre. La fibre se présente sous forme d’une matière transparente et quelques fibres étalées parallèlement produisent, grâce à la surface lisse, une réflexion des rayons lumineux considérable ainsi que l’absorption de ces derniers. Ce fait explique tout d’abord pourquoi les natures de coton qui n’ont qu’une cuticule très faible et dont, par conséquent, on peut se débarrasser plus aisément, se prêtant mieux que toutes autres à la mercérisation par le système Thomas-Prévost. La pellicule partiellement atteinte déjà par l’action de la soude caustique, se trouve totalement désagrégée par l’opération mécanique de la tension ou de la traction.
- Fraenkel rend ensuite compte des résultats de ses essais pour merceriser avec la soude alcoolique. Il emploie une solution à 10 % de soude caustique dans de l’alcool à 96 % Le fil traité dans cette solution ne se modifie qu’autant qu’il a été exposé pendant quelque temps à l’air. Le coton qui n’avait d’abord aucune apparence visible de changement, devient subitement plus léger, se contracte et devient brillant lorsqu’on essaye de rétablir sa longueur primitive par la tension. Ce dernier phénomène s’expliquerait, d’après Fraenkel, parce que la mercérisation ne pourrait s’effectuer qu’en présence d’une certaine quantité d’eau et que dans le cas présent, ce serait l’air qui fournirait la 1 somme d’eau nécessaire. Cette eau serait indispensable
- p.69 - vue 76/380
-
-
-
- 70
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à la formation du sel de cellulose et de soude, source de formation de l’hydrocellulose après le lavaga.
- Quant à l’hypothèse de Fraenkel que le brillant obtenu par le procédé Thomas-Prévost résulterait de l’absence de la cuticule, elle ne résiste pas à l’expérience suivante. Si du coton en chaîne tendue a été mercerisé et a produit ainsi le brillant si connu, est à nouveau soumis à l’action d’une lessive de soude concentrée et froide, il se contracte de rechef presqu’aussi énergiquement que le coton écru et perd ainsi presque totalement son brillant. Ce brillant ne peut donc pas uniquement provenir de l’absence de la cuticule.
- LES VOYAGEURS DE COMMERCE EN TURQUIE x
- Dans l’intérêt des maisons de commerce faisant voyager dans l’Orient, ainsi que pour édifier ces dernières qui pourront en tirer avantage, nous reproduisons d’après « Die Seide » les renseignements suivants sur les usages et coutumes régissant la matière en Turquie.
- Légallement, la profession de voyageur de commerce n’existe pas en Turquie ; le voyageur est donc fort agréablement surpris de n’avoir point à payer les impôts afférents à la patente.
- Comme tous les [autres étrangers, les voyageurs de commerce doivent exhiber en franchissant la frontière turque, un passeport en règle et dûment légalisé et visé par le consul ottoman du pays point de départ du voyageur ; on n’exige pas d’autres formalités. Il peut être muni de toute espèce d’échantillons à l’exception naturellement de ceux des objets dont l’importation est interdite dans le pays, comme par exemple les armes de guerre ou de chasse, matières explosibles, etc., articles pour établissements de téléphones, substances pouvant compromettre la santé/(les médicaments sont compris dans cette catégorie à moins qu’ils n’aient été établis suivant les formules du codex français).
- Les échantillons commerciaux sont soumis à un droit de douane de 8 0/0 ad valorem. Le voyageur reçoit en échange de son versement une quittance avec une description aussi exacte que possible des objets de la collection importée. Si, dans un laps de temps qui ne devra pas dépasser 6 mois, le voyageur quitte le pays, il est remboursé de 7 0/0 de la valeur des échantillons réexpédiés ou emportés sous forme de bagages. Il y a cependant une condition à remplir vis-à-vis
- des employés de la douane avant la restitution. Il faut que le propriétaire des échantillons leur ait démontré l’absolue indentité des collections ou du moins qu'elles aient une valeur identique à celles entrées dès l’abord. A cet égard, nous ne saurions trop conseiller à MM. les voyageurs de faire procéder à l’entrée à la description aussi exacte que possible des marchandises stipulées sur la quittance annexe.
- Si le voyageur conserve lors de son départ de Turquie toutes ses collections ou marchandises à titre de bagages, les formalités varient quelque peu suivant que le voyage s’effectue par navire étranger (non nationalisé turc) ou par voie ferrée. S’il effectue son voyage sur un navire ne portant pas pavillon turc, le préposé à la douane examine si réellement toutes les marchandises se trouvent à bord et ce n’est qu’a-prèscet examen, souvent fort minutieux, qu’il est procédé au remboursement des 7 0/0. Si, au contraire, le négociant quitte le pays par voie ferrée, l’administration délivre au voyageur un certificat sur lequel sont énumérés tous les articles réexportés mais n’en autorise le remboursement qu’autant que l’employé des douanes du pays dans lequel ces marchandises auront été importées aura certifié par écrit qu’elles lui ont été intégralement présentées.
- Ces règlements sont d’ailleurs également valables pour les échantillons et marchandises à destination do l’Egypte, l'île de Chypre et les autres pays vassaux de l’empire ottoman. A ces conditions, le voyageur de commerce se trouve tout à son aise pour exercer son activité commerciale en Turquie et même, fait sur lequel nous appelons tout spécialement l’attention du lecteur, il peut se livrer à toutes les opérations que comporte chez nous le métier de colporteur.
- LES COLIS POSTAUX de 5 à 10 kilos
- entre LA France et la Corse
- Le service des colis postaux de 5 à 10 kilogr. commencera à fonctionner le 1er mars 1899 sur le réseau de la Compagnie des chemins de fer départementaux en Corse et sur les lignes maritimes postales reliant la France à la Corse.
- Ces colis de devront pas dépasser la limite de 1 m. 50 dans un sens quelconque. En outre, les colis de 5 à 10 kilogr. devant emprunter une ligne de navigation ne pourront excéder le volume de 55 décimètres cubes.
- L’affranchissement des colis postaux sera obligatoire au départ. La taxe à payer par l’expéditeur sera
- p.70 - vue 77/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 71
- perçue conformémennt aux indications du tableau annexé au présent décret.
- Les colis postaux de 0 à 10 kilogrammes pourront être expédiés contre remboursement jusqu'à concurrence de 500 fr. Ces colis ne seront acceptés et livrés que dans les gares, agences maritimes ou bureaux de la Corse spécialement désignés à cet effet.
- La taxe supplémentaire afférente au retour d’un remboursement de 500 fr. et au-dessous sera fixée pour les colis postaux circulant à l’intérieur de la Corse ou expédiés de la Corse en France et en Algérie et. vice versa :
- A 60 centimes (y compris le droit de timbre de 10 centimes) quand le montant du remboursement encaissé devra être versé entre les mains de l’expéditeur à la gare, à l’agence maritime ou au bureau d’expédition ;
- Et à 85 centimes (y compris le droit de timbre de 10 centimes) lorsque le payement des sommes encaissées devra être effectué au domicile de l’expéditeur.
- La taxe supplémentaire afférente aux colis postaux de toutes catégories expédiés contre remboursement de Corse en Tunisie sera fixée à 20 centimes par 20 fr. ou fraction de 20 fr. Ce même tarif sera applicable aux colis contre remboursement à destination des pays étrangers qui admettent de tels colis.
- Les colis postaux de 0 à 10 kilogr. pourront être expédiés avec déclaration de valeur jusqu’à concurrence de 500 fr. inclusivement. Ces colis ne seront acceptés et livrés quedans les gares et agences spécialement désignées à cet effet.
- Le droit d’assurance sera fixé uniformément à 10 centimes jusqu’à 500 fr. pour les colis circulant à l'in-térieur de la Corse et à 20 centimes par 300 fr. ou fraction de 300 fr. pour les colis échangés par la voie maritime entre la Corse, la France, l’Algérie ou la Tunisie.
- Les colis assurés expédiés de la Corse à l’étranger seront passibles de la taxe applicable pour la France, avec majoration de 15 centimes.
- Les colis postaux de 0 à 10 kilogrammes pourront, à la demande des expéditeurs, être remis à domicile, dans les villes désignées à cet effet, par un porteur spécial, immédiatement après leur arrivée au lieu de destination, moyennant une taxe additionnelle de 50 centimes en sus du prix d'affranchissement d’un colis livrable bureau restant.
- Sauf le cas de force majeure, la perte, l’avarie ou la spoliation d’un colis postal donnera lieu, au profit de expéditeur et, à défaut ou sur la demande de celui-ci, du destinataire, à une indemnité correspondant au montant réel de la perte, de l’avarie ou de la spoliation, sans que cette indemnité puisse toutefois dépasser :
- 15 fr. pour les colis ordinaires jusqu’à 3 kilogr.;
- 25 fr. pour les colis ordinaires de 3 à 5 kilogr.;
- 40 fr. pour les colis ordinaires de 5 à 10 kilogr’
- Pour les colis avec valeur déclarée, l’indemnité pourra s’élever jusqu’au montant de cette valeur; mais, en cas de déclaration frauduleuse d’une valeur supérieure à la valeur réelle du colis, l’expéditeur per-ra tout droit à une indemnité, sans préjudice des poursuites judiciaires que comporte la législation sur la matière.
- L’expéditeur d’un colis perdu aura droit, en outre, à la restitution des frais d’expédition.
- La responsabilité des transporteurs cessera par le fait de la livraison des colis postaux aux destinataires ou à leurs représentants.
- En cas de perte des sommes perçues à titre de remboursement ou en cas de livraison du colis au destinataire sans que le montant du remboursement ait été encaissé, l’expéditeur aura droit au payement intégral des sommes perdues ou non encaissées.
- Les colis postaux de 0 à 10 kilogrammes seront transportés par les trains en usage pour les colis de grande vitesse et dirigés par le même itinéraire que ces colis. Leur expédition, leur transmission d’une compagnie à une autre et leur livraison auront lieu dans les délais les plus courts fixés par les règlements généraux pour les transports à grande vitesse.
- Les transports par voie maritime seront effectués par la compagnie postale de navigation aux conditions de ses itinéraires réglementaires.
- Seront applicables aux colis postaux de 0 à 10 kilogrammes circulant à l’intérieur de la Corse ou échangés entre la Corse, la France, l’Algérie et la Tunisie, les dispositions des décrets du 27 juin 1892, du 5 septembre 1897 et du 26 avril 1898 qui ne sont pas contraires au présent décret.
- Tarif des colis postaux de 5 à 10 kilogr. circulant à l'intérieur de la Corse ou échangés entre la Corse, la France, V Algérie et la Tunisie (1).
- A l’intérieur de la Corse, 1 fr, 25.
- Du port métropolitain d’embarquement pour un port corse, et réciproquement, 95 centimes.
- Du port métropolitain d’embarquement pour l’intérieur de la Corse, et réciproquement, 1 fr. 75.
- D’une gare de France pour un port de débarquement corse, et réciproquement, 1 fr. 75.
- D’une gare de France pour l’intérieur de la Corse, et réciproquement, 2 fr. 30.
- Duport algérien d’embarquement pour un port corse et réciproquement, 95 centimes.
- Du port algérien d’embarquement pour l’intérieur de la Corse, et réciproquement, 1 fr. 75.
- D’une gare algérienne pour un port corse, et réciproquement, 1 fr. 75.
- D’une gare algérienne pour l’intérieur de la Corse, et réciproquement, 2 fr. 30.
- INFORMATIONS
- CONTRIBUTIONS INDIRECTES
- Par décret en date du 8 février, le tableauB, annexé au décret du 7 juillet 1897, et contenant la liste des industries autorisées à recevoir, en franchise de la taxe de consommation, des sels neufs dénaturés avant leur enlèvement d’un des point mentionnés à l’article 2,
- (1) Y compris le droit de timbre de 10 centimes. — Pour les colis livrables à domicile, ajouter 25 centim.
- p.71 - vue 78/380
-
-
-
- 72
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- paragraphe 5, dudit décret, est complété ainsi qu’il suit :
- Désignation des industries
- Fixation des colorants dans la teinturerie.
- La valeur des monnaies étrangères en monnaies françaises est fixée annuellement par décret, par application de la loi du 13 mai 1863, pour la liquidation et la perception du droit de timbre sur les titres et effets publics des gouvernements étrangers.
- Cette fixation des monnaies étrangères en valeur en francs vient d’être faite, pour 1899, par un décret du 30 janvier dernier, auquel nous empruntons les indications ci-après :
- Couronne de Danemark, 1 fr. 40 ; dollar, 5 fr. 19 1/2 ; florin d’Autriche (argent ou papier), 2 fr. 097 ; florin d’Autriche (or), 2 fr. 50 ; florin de Hollande, 2 fr. 089; livre sterling, 25 fr. 30 1/4 ; mark d’Alle magne, 1 fr. 235 ; mark de Finlande, 1 fr. ; milreis 3 fr. 48 ; peseta, 0 fr. 711 ; rouble, 2 fr. 67 3/4 ; rouble or (ancien), 4 fr.
- LA
- LOI SUR LES ACGIDENTS DU TRAVAIL
- On vient de promulguer les trois règlements d’administration publique récemment délibérés par le Conseil d’État pour l'exécution de la loi du 9 avril 1898, sur la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail.
- Cette publication rendra la loi exécutoire après le délai de trois mois qui suivra. La loi va donc se trouver ainsi définitivement en vigueur à dater du 1er juin prochain.
- Le premier des décrets promulgués règle le fonc tionnement du fonds spécial de garantie alimenté pai une taxe additionnelle sur les patentes et sur les redevances des mines, et destiné à assurer le paiement des pensions dues aux ouvriers par les chefs d’entreprise qui deviendraient insolvables.
- Le deuxième décret organise le contrôle de l’Etat sur les Compagnies d’assurances et sur les mutualités d’assurances qui prendront charge des indemnités à servir dans les termes de la loi. Il prévoit la constitution du cautionnement et les réserves, le recrutement des commissaires-contrôleurs et la production des justifications à fournir par les Compagnies ou Sociétés
- surveillées. Il contient enfin les dispositions de principe applicables à la constitution des syndicats solidaires de garantie que les industriels voudraient former entre eux.
- Dans le dernier décret, sont spécifiés les cas où, par exception, un chef d’entreprise cessant son industrie peut être exonéré du versement à la Caisse nationale des retraites du capital constitutif des pensions dont il était débiteur.
- C'est donc dans le délai très rapproché de trois mois que va être appliquée cette loi qui suscite tant de critiques et qui va jeter un si grand trouble dans l’industrie.
- Nous avons réuni ces trois documents intéressants pour nos lecteurs en une brochure commode que nous tenons à leur disposition moyennant la somme de 0 fr. 60 franco.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés. sera exécutée comme loi de l’État.
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDIN Y
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- JURISPRUDENCE
- TRIBUNAL DE COMMERCE DE SAINT-ETIENNE Présidence de M. Tavernier.
- Audience du 24 Janvier 1899
- COMPÉTENCE. — CONTESTATION ENTRE PATRON TEINTURIER ET CONTREMAÎTRE. — CONGÉDIEMENT SANS PRÉAVIS. — INCOMPÉTENCE DU TRIBUNAL DE COMMERCE. — COMPÉTENCE DU CONSEIL DES PRUD HOMMES.
- Le Tribunal de commerce est incompétent pour con-
- p.72 - vue 79/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- w
- naître de la contestation soulevée entre un patron teinturier et son contremaître par le congédiement du contremaître sans préavis et avant l’expiration du terme fixé par les accords des parties, alors qu’un Conseil de prud’hommes a été institué dans la région avec mandat spécial de connaître des difficultés relatives aux engagements entre fabricants et ouvriers et contremaîtres, et notamment entre les patrons teinturiers et leurs ouvriers.
- Ainsi jugé dans les termes suivants :
- « Le Tribunal,
- « Attendu qu’il est articulé par Pichon et Cie : 1° que le sieur Vial est entré le 1er octobre 1897 dans leur maison comme contremaître pour la teinture des laines avec un engagement de trois ans et promesse d’association ; 2° qu’il a tenu cet emploi de la façon la plus déplorable pour les intérêts de la maison; 3° qu’il a mécontenté toute la clientèle qui est allée porter ses commandes ailleurs ; 40 que, malgré les observations de ses patrons, il s’est refusé à modifier sa méthode de traitement des laines, alors que cette méthode a été reconnue vicieuse et démontrée telle par l’expérience ; 5° que Pichon et Cie lui ayant alors adjoint un ouvrier capable, chargé de lui donner les renseignements et indications pratiques, il n’a voulu avoir avec cet ouvrier aucun rapport, et que mis en demeure de suivre les conseils d’icelui sur la méthode de travail, il s’y est nettement refusé ; 6° que cette désobéissance aux ordres formels de ses patrons et son obstination à employer une méthode démontrée vicieuse, malgré le préjudice qui en résultait pour ceux-ci, n'ayant plus rendu possible sa présence dans les ateliers, il a été congédié le Ie1' août 1898 ; 7° qu’en suite de ce renvoi, Pichon et Cie se croient autorisés à en faire consacrer la .légitimité par la justice, et à prendre eux-mêmes les devants pour faire prononcer en tant que de besoin la résolution des conventions intervenues entre les parties le 7 juin 1897, enregistrées à Saint-Etienne le 3 août 1898, et précisant les accords des parties au point de vue de l’entrée de Vial dans la maison Pichon et Cie ;
- « Attendu que c’est en se basant sur cette articuia-tien que Plichon et Cie ont, suivant exploit de Cat-taud, huissier à Saint-Chamond, en date du 4 août 1898, assigné Vial par devant ce tribunal : pour voir 'valider son renvoi de leur maison comme justement fondé et légitimé par les agissements de celui-ci, son incapacité et le refus d’obéir aux ordres de ses patrons ; pour voir en outre prononcer par voie de conséquence la résolution des conventions du 7 juin 1897,tant comme louage de services que comme promesse accessoire d’association, aux torts et griefs dudit Vial par application de l’article 1184 C. civ. ;
- “ Attendu qu’à cette demande Vial répond non seulement en concluant à son renvoi d’instance, mais encore en formant, par voie de simples conclusions déposées à la barre, une demande reconventionnelle en paiement : 1° de 300 francs pour son salaire du mois d août 1898 ; 2 de 900 francs pour un trimestre d’ap-pointements à titre d’indemnité pour congédiement sans préavis ; 30 et de 10,000 francs à titre de dom-mages-intérêts pour le préjudice que lui cause le brus
- que renvoi dont il a été frappé et qu’il considère comme immérité ;
- « Attendu que le Tribunal ne croit pas devoir examiner le plus ou moins de fondement qu’il convient d’attribuer aux conclusions prises devant lui par les parties, parce qu’il consi 1ère qu’il n’est pas compétent pour statuer sur les demandes dont il est saisi :
- « Attendu, en effet, que la demande principale de Pichon et Cie, comme aussi la demande reconven— tionnelle de la partie défenderesse, prennent l’une et l’autre leur source dans le contrat de louage d’ouvrage et d’industrie du 7 juin 1897, enregistré le 3 août 1898; que ce contrat stipule que Vial entre pour trois années dans les ateliers de Pichon et Cie, en qualité d’ouvrier contremaître teinturier;
- « Attendu qu’aux termes du décret du 31 août 1885 qui modifie la composition du Conseil des prud’hommes de Saint-Etienne en créant dans cette ville un deuxième Conseil, il est formellement déclaré qu’il est institué à Saint-Etienne un Conseil des prud’hommes appelé a être désigné dans l’avenir sous le titre de « Conseil des prud’hommes de Saint-Etienne pour les « industries des tissus », et spécialement chargé de vider les difficultés nées notamment entre les patrons teinturiers et leurs ouvriers, apprentis et contremaîtres ;
- « Attendu qu’il n’est pas contesté, d’une part, que Pichon et Cie sont des maîtres teinturiers, et que Vial est leur ouvrier contremaître, puisque les parties s’attribuent l’une et l’autre ces qualités soit dans les actes de procédure, soit dans le traité organisateur de leurs accords, soit dans les conclusions par elles déposées à la barre ;
- « Attendu, dès lors, qu’aux termes du décret prédaté, le Conseil des prud’hommes de Saint-Etienne pour les industries des tissus est seul compétent pour connaître des difficultés nées à raison de l’exécution et de la rupture avant terme du contrat de louage de services intervenu entre les parties; que, dès lors, le Tribunal de commerce de Saint-Etienne, qui est le Tribunal d’appel du Conseil des prud’hommes de Saint-Etienne, ne peut être à aucun point de vue appelé à connaître, comme juge du premier degré, de la contestation soulevée entre les parties ;
- « Attendu que les conditions de la demande principale visent bien la résolution des conventions du 7 juin 1897 en tant que stipulant une promesse d’association à l’expiration du contrat de louage de services ; mais que, dans les conventions prédatées, les stipulations relatives au louage de services ; mais que, dans les conventions prédatées, les stipulations relatives au louage de services constitueni le principal, et la promesse d’association, l’accessoire; et qu’il suit de là que le juge seul compétent pour statuer sur le princi -pal doit être également considéré comme seul compétent pour statuer sur l’accessoire par application de la règle : Accessorium sequitur principale ;
- « Attendu qu'il s’agit, dans l’espèce, d’une incompétence qui intéresse l’ordre des juridictions et, par conséquent, l’ordre public ; que le Tribunal a donc le devoir de la prononcer d’office, alors même qu'elle n’est soulevée par aucune des parties en cause ;
- p.73 - vue 80/380
-
-
-
- 74
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- « Par ces motifs,
- « Se déclare d’office incompétent ;
- « Renvoie, en conséquence, la cause et les parties devant les juges appelés à en connaître ;
- « Et condamne les demandeurs aux dépens. »
- (Gazette des Tribunaux.)
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que iesdits, ni défraîchis, ni dé- | tériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde.
- (\Tair aux annonces).
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par états, complètement àjour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur Fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Geogra- ' phie, etc.
- Cette Sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus our l’étranger.)
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurisprudence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Char-
- p.74 - vue 81/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 75
- très, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix.................. 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément............................ 3 fr.
- meubles. —• Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE le 28 Février 1899 par A. DUMONT, courtier assermenté
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père 4 et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père t.
- 9e Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseigne, ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux
- Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat, fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reluire en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE ANALYTIQUE DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles ^ifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. ~ Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène. 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’im-
- Arrivages pendant le mois 271 caisses Bengale
- 197 surons Guatemala » caisses Martinique.
- Expéditions
- 40 caisses Bengale
- 5 » Martinique.
- 459 surons Guatemala.
- Stock
- 1.966 caisses Bengale » p Martinique.
- 187 surons Guatemala.
- Ventes
- d/m 10 caisses beau rouge et
- bon violet rouge... 3.95 à 4 65 459 surons Guatemala de moyen sobre à flor mélangé de fin corte 2.— à 4.85
- 5 caisses Martinique de bon à beau violet... 3.95 à 4.55
- 280 caisses à termes, soit :
- 70 caisses sur Mars.......4.50
- 20 » Mai ...... 4.55
- 20 » Août........ 4.60
- 30 » Septembre. 4.65/4.55/4.65
- 30 » Octobre... 4.65
- 50 » Décembre. 4.70
- 10 » Janvier... 4.70
- 50 » Octobre... base 4.65 P.S.H. 30 cent.
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme Bengale surfin violet et bleu................. 6.75 à fin violet pourpre................... 6.25 v
- beau violet pourpre.................. 5.75 »
- bon violet........................ 5.— »
- bon moyen violet..................... 4.50 »
- moyen violet......................... 3.75 »
- beau violet rouge................. 5.— »
- bon violet rouge..................... 4.50 »
- bon moyen violet rouge............ 4.— »
- en rouge............................. 4.75 »
- beau rouge........................... 4.50 »
- bon rouge........................... 3.50 »
- bon à fin cuivré.................. -3 — »
- cuivré ordinaire et bas.............. 2.25 »
- Java...................................... »
- Kurpah.. .. ........................ 1 50 »
- Madras.............................. 1 » »
- Manille............................. 1 » »
- Caraque............................. 1 » »
- Guatemala flor...................... 5.— »
- 7.— 6.50 6.— 5.25 4.75
- 4.— 5.25 4.75 4.25 5.— 4.75 3.75 3.25 2.75
- »
- 4 » 3 50
- 3 » 3 50 5.50
- p.75 - vue 82/380
-
-
-
- 76
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fin sobre et fin ..................................
- beau sobre et beau corte.......... bon sobre et bon corte............. bon moyen sobre et corte........... moyen sobre et moyen corte.........
- ordinaire et bas..................
- Nouvelle-Gren. fin à surfin...
- bon à beau....................
- ordinaire et moyen...................
- 4.— 3.25
- 3.50
- 2.25
- 1.75
- 1.25
- 6.50
- 5.-
- 3.—
- » 4.50 » 3.75 » 4. — » 2.75 » 2 25 » 1.75
- » 7.—
- » 6.— » 4. —
- Tare et Dons d’usage sur la place
- En caisse, tare nette; don 1 kilog. par caisse. En surons, tare nette; don un demi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt d’ailleurs fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre....................... » 25 »
- Arrivages du 1er Janvier au 28 Février
- Bengale Madras, Java Bombay Kurpah Guatemala Nllc Grenade Caraque
- 1899 .. 271 — — 886 — —
- 1898. . 168 — — 717 —
- 1897. . 563 28 816 — —
- 1896. 3059 1424 — —
- 1895. . 1939 - — Expéditions pendant 1195 les 2 mois —
- 1899. . 225 — — 770 — —
- 1898. . 343 — 1397 — ......
- 1897. .. 363 - 26 637 — —
- 1896. . 680 _ _ - 1380 — —
- 1895 . 287 - - 738 Stock au 28 Février — —
- 1899 . 1966 — — 187 — —
- 1898. . 1677 — — 553 — —
- 1897. . 1739 — 28 1520 — —
- 1896. . 2618 — — 811 —
- 1895. . 2052 — — 820 — —
- Malgré les avis de hausse à Calcutta où les enchères ont été terminées le 7 avec des prix très fermes, les affaires ont été très calmes pendant le mois sur notre place. Nos cours, après avoir fléchi de 20 c., ont regagné 10 c. puis ont été à nouveau plus faibles et nous terminons le mois 15 c. au-dessous des prix du 31 jan vier.
- De Calcutta on télégraphie ainsi la répartition des achats de la campagne :
- Caisses contre en 1898 et en 1897
- Angleterre 6.585 6.918 12.150
- France Allemagne, Autri— 3.064 2.505 4.142
- che, Hollande et Belgique ...... 8.745 7.146 11.720 1 303
- Italie et Suisse.. .. 1.104 895
- Russie . . 1.659 1 023 1.677
- Amérique 6 936 7 652 7.878
- Golfe 3.078 1.145 1.003
- Total 31.171 27 284 39.873
- Guatemala. — Les affaires ont été très actives, tous
- les lots classés ont trouvé preneur de 25 à 32 1/2 de prime sur les estimations, on a payé par lots de 3.15 à 4 &0
- Notre stock se compose de 187 surons, arrivés hier, provenant du steamer Fournel, arrivé à Saint- Nazaire le 22 courant.
- RENSEIGNEMENTS
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en commandite VINDRY et Cie, teinture, rue Pizay, à Lyon, et usine à Izieux (Loire). — Durée: 9 ans. Capit. : 280.000 fr. dont 130.000 fr. en commandite. — Acte du 31 déc.
- Formation de la Société en nom collectif Paître et Beuve, expi. de divers procédés chimiques concer nant la teinture, 4, rue du Parc, Alfortville. — Durée;: 10 ans. — Capital : 60.000 fr. — Acte du 23 janv.
- Formation de la Société en nom collectif Bouvier, Penet et Cie, apprêt sur tulles, 9, rue Nazareth, à Lyon. — Durée : 3 ans. — Cap. : 17.000 fr. — Acte du 1er janv.
- Modihcations de Sociétés
- Modifications des statuts de la Société Chantrier, Bastien et Roullier, produits chimiques, 32, rue des Lombards, Paris. — M Chantrier cessera d'être associé en nom collectif pour devenir simple comman-ditaire, à compter du 1er janv. 1900. La raison sociale deviendra par suite, Bastien, Roullier et Cie. — Transfert du siège, 18, aven. Victoria. — Acte des 17 et 19 janv.
- Ventes de fonds de commerce
- M. Voize a vendu à MM. L’Huillier et Cie un fonds de teinturerie, 7, rue Pasteur, à Maisons-Alfort.
- Mme Thévenot a vendu un fonds de teinturerie, 6, rue de Flandre.
- Mme veuve Denis a vendu à Mlle Champeil un fonds de teinturerie, 10, rue Gustave-Doré.
- M. Navet a vendu un fonds de teinturerie, 41, rue Davy.
- Mme Fleurey a vendu un fonds de teinturerie, 54, av. Victor-Hugo et 6, rue Caumartin.
- Mlle Froux a vendu à Mme Renon un fonds de teinturerie, 52, rue Saint-Roch.
- M. Carte a vendu à M. Robert un fonds de teinturerie, 61, av. de Choisy.
- Mme Desclines a vendu un fonds de teinturerie, 23, de Moscou.
- Mme veuve Dumoulin a vendu un fonds de teinturerie, 4, rue Versigny.
- Mme veuve Soulte a vendu un fonds de teinturerie, 66, quai des Orfèvres.
- Mme Cathala a vendu un fonds de teinturerie, 20, rue Bréa.
- p.76 - vue 83/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 77
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (viâ Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la de mande.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Semaine Sainte à Rome TRAIN A PRIX RÉDUITS DE PARIS A ROME
- 2e classe : 103 francs ; 3e classe : 67 francs.
- (Aller et retour. )
- Aller. — Départ de Paris le 27 mars à 2 h. 10 soir (trajet diract).
- Retour. — Dans un délai de trois semaines, par tous les trains comportant des voitures de la classe du billet. Cinq arrêts facultatifs permettant de visiter Turin, Gênes, Pise, Floience et Sienne.
- Billets délivrés, à dater du 10 février, à la gare de Paris-Lyon-Méditerranée, dans les bureaux-succur sales de la Compagnie, dans les agences spéciales et dans toutes les gares et stations de la Compagnie du Nord.
- Nota. — On trouvera à Rome des billets spéciaux d’aller et retour pour Naples.
- Prix : Ire classe, 42 fr. 15; 2e classe 29 fr. 50; 3e classe, 18 fr. 55.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré— eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Montre-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris
- (viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre. Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neicchaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72 fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. malin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parix St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais—Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone -Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russ: la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, gU.
- p.77 - vue 84/380
-
-
-
- 78
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PAUL SÉEIngArchitecte, Entrepreneur. 58,RueBrûle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage ___Ventilation---Séchage Economiseurs - Surchauffeurs.
- Réfrigérants -_ Moteurs électriques
- Moteurs de Laval. etc.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- L. MITRECE
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres),
- Médaille d’Or et Médaille d’Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au mo-
- teur, depuis
- 300 fr.
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Economie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’apprêts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.40, largeur en tête, 0 m.50; culotte à deux robinets bronze d’entrée de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- Complète, prix.
- 140 fr.
- ALAMBIC à distilleries benzines;
- 50 litres, prix.
- 100 fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des .. . tables, cylindres, etc., entièrement démontable, à foyer intérieur tubu-' laire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITÉ DES APPRÊTS
- ET SPÉCIALEMENT
- Des Tissus de Coton
- Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié 40fr.60 Adresser les demandes au bureau du journal.
- r LA
- PRATIQUE DU TEINTURIER
- par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc. Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr. Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- P42442
- PRIME A NOS ABONNES
- Agrafe Afin que nos lecteurs et abonnés . puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide,
- ui leur per-
- élégante, avec un titre qui leui met, par la simple pose de deux fes, de relier eux-mêmes les fascicules,
- agra-
- on se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- — Pour colis postal on plus ( E"aomniciO To?. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.78 - vue 85/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- co
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique. .. , Anis d’Espagne. . . Anis du Levant....
- Bois de : Campêche Laguna ..
- (20 Février)
- 265
- 80
- 55
- Cannelle
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo de Chine.......
- — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles : Grises............... Argentées.............
- Zacatilles.. , . . . .. Noires ordinaires....... » supérieures............ Crême de tartre........... Curcuma Bengale........ Dividivi .............
- Gommes :
- Arabique............. .
- Aden...............
- Damar Singapore.........
- » Batavia...... ..
- Sandaraque..... Gambier.........
- Graines jaunes........
- Galles vert et noir . Girofles..............
- Fenouil... ...
- Macis...........
- Muscades n- 1 ... .. ’ ’ ' Mercure.................
- 9 00[OOpium 0........ •....Résine.......... ValenSafran ce....... ..... Styrax......... ..
- 18
- 10 M
- 14
- 130 252
- 225 250 240 200
- 230 175
- 50 M
- 170
- 130
- 120
- 165 185
- 40
- 55
- 115
- 100
- 52
- 4
- 3
- 5
- 27
- 14
- 100
- 150
- 50
- andigos. — On cote au demi-kilogramme
- Madras, bon moyen assez tendre
- F.
- moyen ordinaire.............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r......... urpah moyen et moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles......... F,
- —— en poudres..............F. ordet, en pains, extra sec :
- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- en
- à
- 2
- 2
- :>
- .5 co
- 0x0
- 0[0
- 75
- 50
- 2b k.
- k.
- k.
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- » » » en boules. 105 ..
- • raffiné en pouare sec. F. 145 ..
- PLACE DU HAVRE
- (20 Février)
- Bois de teinture
- Les prix restent fermes pour le campêche.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité ..
- 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan.. Honduras............... ............... Haïti Cap............ ...
- » Aquim..................
- » ......................
- » Gonaïves .............
- » Fort-Liberté...........
- P.-de-Paix.............
- Miragoane...............
- Saint-Domingo........ Martinique et Guadeloupe Jamaïque................
- Jaune
- Cuba et St-Yago . Manzanillo. ..... Tuspan........... ................. Campêche......... Carmen........... Tampico.......... Porto-Plata......
- Haïti...........
- Jamaïque.........
- Barcel et P. Cab . Rio Hacha........ Carth. et Savan. .
- Maracaïbo Fustet. ... Tatajuba..
- Bahia .. .
- Corini o... Amapala. ,
- 100 k ..50k
- 50 ki
- Rouge Brésil Bahia........
- » Calliatour. . .100 k
- Lima.......
- Ste-Marthe.
- Brési’let. ..
- Sandal.....
- Sapan ....
- 50 kil
- 100 k
- 50 k
- Quebracho..1009 k
- MATÉRIEL POUR
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER
- mavecaspiratourzbrevetées.o.d.0.
- 12
- 11
- 7
- 10
- 9
- 8
- 5 b
- 7
- 30
- 85
- 75
- 6
- 5
- 6
- 5
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- 3
- 50
- 20
- 50
- 75
- 50
- 50
- 75
- 75
- 50
- 50
- 90
- 25
- à
- 14
- 12
- 10
- 11
- 10
- 9
- 6
- 6
- 8
- 8
- 6
- 8
- 5
- 7
- 5
- 6
- 6
- 6
- 7
- 6
- 6
- 6
- 20
- 75
- 75
- 25
- 70
- 60
- 60
- S
- 4
- 14
- 4
- 4
- 5
- 5
- 6
- 14
- 8 .6
- 3
- 6
- 8
- 83
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 25
- 6
- 6
- 5
- 6
- 50
- 50
- 25
- 4
- 5
- 16
- 4
- 5
- 6
- 6
- 8
- 16
- 10
- 8
- 3
- 8
- (0
- 86
- 25
- 50
- c
- 50
- ==.... 1 1 1 ' 1™' ‘"O'
- Rouge Pernamb..... 50 k. 16 .. 17 ..
- Cachou Brun luisant, en sac 50 k. M...........
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 15................
- Cochenille On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe ............. 1 60 2 ..
- Ténérife grise.......... 1 50 1 80
- Curcuma Bengale.......50 kilos. 22 50 25
- Java, Mad , Pond...... M.................
- Dividivi On cote les 50 kil.... 9 .. 14 .<
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 6 50 6 75
- » fin Viol, et pourpre... 6 .. 6 25
- » beau viol, etdito.... 5 50 5 75
- * bon violet....... 475 5 ..
- • moyen violet............ 3 50 3 75
- » bon violet rouge..... 4 75 5 ..
- » bon moy. v. roug.... 3 75 4 ..
- Beng. fin rouge. ........ 4 50 4 75
- » bon dito............ 3 25 3 75
- » bon à fin cuiv....... 2 75 3 ..
- » cuiv. ord. et bas........ 2.. 2 50
- Java................................. . •
- Kurpah.................. 1 50 4 .
- Madras............. ...... 1 .. 350
- Manille.... ............ 1 •. 3 ..
- Caraque................... 1 50 3 50
- Guatemala flor............ 5 .. 5 59
- » sobré............ 3 .. 4 25
- » bon à fin cor... 3 .. 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 25 2 25
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k, 6 . 6 50
- » bon à beau.. ..... 4 50 5 50
- • ord. et moyen........... 2 50 3 50
- Ormeille On cote les 100 kil. : ...
- Mers du Sud............M .. .. . ..
- Madagascar...............M ............
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé...... 7 50 à 8 50
- » gros effilé......... 6.» 7 ..
- Rocou. Antilles...........1/2 kil. .0 40 à .. ..
- Cayenne.......................
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- CONSTRÜCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge) eeremsseesreseesunsnsure
- p.79 - vue 86/380
-
-
-
- 80
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- 2 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans eette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Marques (Fabrieants de)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- ' Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutehone
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseilleet extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo.- Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris. Spécialité pour la teinture, l’impression.
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS
- enjtôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P. LEGRAND
- INVENTEUR
- 35, boul. Piepus, PARIS
- Étanchéité complète par la soudure électrique MÉDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant
- Une importante fabrique de cuir achète régulièrement en grandes quantités de
- L’EXTRAIT DE CHATAIGNES
- Offres avec indication du contenu de tannin, sous chiffre Q. 577 Q., à Haasenstein et Vogler, Bâle (Suisse).
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- p.80 - vue 87/380
-
-
-
- 34e Année. — No 6
- Le Numéro : 0,75
- 20 Mars 1899
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ne
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus weo,.
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES: ( Failsarvemelaise): : : JS
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et T-unisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. —Teinture des mélangés laine et soie (suite). Dégraissage et Blanchiment.— Influence de la pureté de l’eau dans legraissage,le blanchiment et la teinture (suite). Mordants.— Teinture des matières colorantes sur 19 mor-dants métalliques (suite). — Du tartre et son rôle dans la teinture (suite et fin).
- Teinture et impression. — Sur un procédé perfectionné pour la production d’enlevages de couleurs d’aniline.
- Apprêts. — Le mercerisage (suite).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Les plantes tinctoriales de l'Annam et du Tonkin Perfectionnements et procédés nouveaux. Divers. — La teinture à St-Etienne (suite). — Importation des filés de laine teints au Japon.— Informations.— Jurisprudence. — Bibliographie. — Renseignements com-merciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Teinture des mélangés laine et soie (Suite)
- Recettes diverses en couleurs différentes
- La laine en rouge, la soie en bleu. — Teindre la laine 10 minutes à 90° avec
- Fuschine acide..... 4 pour cent.
- Bisulfate de soude.. 1 gr. 5 par litre.
- Savonner à 40°, rincer et teindre la soie à 350 av.c
- Bleu crésyl BBS... ... .o. . 1,500
- Acide acétique....................... quantité suivant ton et hauteur. Rincer et aviver.
- La laine en vert bleuâtre, la soie en jaune, — On peindra comme il est dit ci-dessus en se servant pour la laine du carmin d’indigo et pour la soie du jaune d’or mikado 2 G,
- La laine en rouge, la soie en vert. — Teindre la laine au bouillon avec
- Rouge azoïque A......... 4 p. 100
- Bisulfate de soude...... 10 p. 100
- Démonter la soie au bouillon 30 minutes dans l’acétate d’ammoniaque et teindre la soie à froid avec Vert solide en cristaux O, où vert J EEE. 0,040
- Thioflavine T................... ,......... 0,660 Acide acétique à 50%.... 5 p. 100
- La laine en brique, la soie en vert jo.unâtre. —
- Teindre la laine au bouillon avec Ecarlate crocéine 3 BX............ 0,800
- Jaune azoïque ou jaune AAE.... 0,880
- Bleu acide de Bicbrich................ 0.400
- On teint d’abord à 500 , ce qui fait monter le bleu et le jaune sur la soie, puis on fait bouillir un peu de temps pour fixer l’écarlate sur la laine.
- La laine en rose crevette, la soie en vert d’eau. — Teindre la laine au bouillon avec
- Phloxine S................................. 0,120 Violet acide 4 RS......... . ...............0,020 Bisulfate de soude............................. 10..............%.
- Acide sulfurique.......................... 2 %-
- Démonter la soie dans un bain de savon de 2 à 3 gr. par litre à 70° puis rincer.
- Teindre la soie en bain froid acidulé à l’acide acétique avec jaune foulon O et vert acide JJ xtra.
- p.81 - vue 88/380
-
-
-
- 82
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La laine en jaune, la soie en bleu clair. — Teindre comme le précédent avec jaune solide pur pour la laine, bleu soluble GG. pour la soie.
- La laine en jaune,la soie en mauve. — Teindre comme ci-dessus avec le violet formyle pour la soie.
- La laine en orangé la soie en bleu pâle. — En teignant comme ci dessus avec l’orangé GG, la soie avec le bleue soluble B.
- La laine en orangé, la soie en vert. — Teindre la laine au bouillon avec
- Orangé II.................. 4 p. 100
- Bisulfate de soude............... 10 »
- Démonter la soie 30 minutes à l’eau bouillante, puis teindre la soie avec
- Thioflavine T................ 0,300
- Vert solide cristaux O..... 0,150
- Lessive acétique à 50 p. 100 5
- La laine en bleu joncé, la soie en vieil or. — On teint la laine avec
- Indigotine extra L. .................. 1,500 Rouge naphtol C................................0,200
- Violet acide 4 RS ........... 0,500
- puis après démontage, teindre la soie avec Jaune d’or diamine et jaune foula O.
- (A suivre.)
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Influence de la pureté de l’eau dans le graissage, le blanchiment et la teinture (Suite)
- À côté de l’eau de pluie il faut citer l’eau de source qui peut être d’une grande importance, bien que cette eau contienne des quantités variables de matières minérales entraînées pendant que l’eau filtrait à travers le sable ou les rochers. Lorsque l’eau de source provient d’un terrain calcaire ou dolomitique, elle est trop «dure» et elle pourrait rarement servir au décreusage. Quelques fontaines ou puits artésiens forés dans des régions granitiques, fournissent une eau d’une pureté exceptionnelle, mais ces fontaines sont rares.
- La majeure partie de l’eau employée dans l’industrie textile, provient des rivières. Dans la plupart des cas on peut l’employer sans autre traitement que le filtrage ou un léger repos permettant à la vase ou à l’argile de se déposer. Il y a peu de fabriques situées au bord d’une rivière qui n’aient été embarrassées par l’eau boueuse après une forte pluie. L’eau contient alors de
- quantités immenses de boue en suspension et elle est absolument impropre aux usages de la fabrique.
- Le plus grand inconvénient des eaux de rivières est qu’elles sont très chargées de chaux ou de magnésie, de sorte qu’elles détruisent des quantités énormes de savon pendant le désuintage, avec formation subséquente d’un savon de chaux ou de magnésie insoluble. Celui-ci, en se fixant sur les fils et les étoffes, y adhère solidement et donne lieu aux plus graves inconvénients pendant l’opération. On ne peut corriger ces eaux que par une action chimique, l’agent le plus efficace et peut-être le meilleur marché qu’on puisse employer dans ce but, est la chaux. Il paraîtra à beaucoup de gens que c’est une anomalie d’ajouter de la chaux à de l’eau, pour enlever la chaux qu’elle contient déjà. Il en est pourtant ainsi, et sans entrer dans des détails chimiques, nous pouvons décrire ainsi le procédé. La chaux existe dans l'eau sous forme de bicarbonate, c’est-à-dire qu’un atome de calcium est uni ou en combinaison avec deux atomes de dioxyde de carbone. Le bicarbonate de calcium est soluble dans l’eau; pour le rendre insoluble et le précipiter, il faut ajouter un autre atome de calcium pour déplacer l’une des molécules du dioxyde de calcium. Tout le calcium sera alors précipité et on pourra l’éliminer par le filtrage ou la décantation.
- Dans la pratique, il faut d’abord faire une analyse de l’eau, de façon qu’on sache exactement quelle quantité de chaux elle tient en dissolution. Il faut ensuite calculer exactement la quantité de chaux à ajouter à 1000 gallons d’eau. On fait d’abord un lait de chaux, puis on ‘/ajoute à l’eau avec la main ou au moyen d’une pompe. Tel est le procédé de Clark, et ce procédé est excellent.
- (The Textil Record.)
- ( A suivre. )
- s s &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Particularités
- Jaune d'alizarine GG (Meister)
- Cu. ................. Vert gris clair
- Cr.......... ........ Diminué
- Y, Bi, Ce............ Débouillis
- p.82 - vue 89/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 83
- Ni.................. Sensiblement diminué
- Zr.................. Presque débouilli
- Th.................. Fortement débouilli
- Jaune soleil (Leonhardt)
- Ni.................. Un peu éclairci
- Jaune mikado ÇLeonhardf)
- Ni.................. Eclairci
- Tartrazine (Badisché)
- Il ne reste pas de teinture.
- Jaune solide (Kalle)
- II ne reste pas de teinture.
- Soudan G (Berlin)
- Zr.................. Débouilli à 1/2
- H g................. »
- Ponceau 4 GB
- Il ne reste pas de teinture.
- Orangé III ( Poirier)
- Il ne reste pas de teinture.
- Erica B (Berlin)
- 1 » » blanc de Toscane.. . 84.50 »
- 2 » » » 85.20 »
- 1 » » rouge d’Espagne. . . 88.53 »
- 2 » » » 24.20 »
- 1 » » blanc Hongrie . 67.25 »
- L’analyse suivante du même auteur peut donner une
- idée à peu près approximative des matières qui accompagnent les bitartrates et les tartrates dans le tartre brut industriel. L’échantillon analysé était un tar-
- tre blanc d’Ecosse.
- Sable.............................. 0.32 %
- Oxyde de fer....................... 0.26 »
- Magnésie........................... 1.39 »
- Matières ligneuses................. 0.88 »
- Matières sucrées................... 0.62 »
- Matières extractives colorées. 0.73 »
- Généralement nos vignerons et négociants en tartres bruts ont l’habitude d’essayer la valeur commerciale du tartre brut par un essai sommaire à la casserole,
- Ni.. ................. Viré au mode violacé plus clair
- Jaune de résorcine (Berlin)
- Zr, Th. ..... . . Débouilli de 1/2
- Cr....................Virage jaune grisâtre
- Ur.................... Presque débouilli
- Ponceau acide (Durand) Ni Débouilli aux 3/4
- Jaune MG (Poirier)
- Tout est débouilli.
- (A suivre.)
- Du Tartre et son rôle dans la Teinture (Art. Original)
- (Suite et fin)
- indépendamment de ces différences de composition de tartres dues à la nature des vins qui les ont produits, on en constate d’autres qu’il faut attribuer aux décompositions chimiques provoquées dans le moût, par l’opération du plâtrage.
- Voici d’ailleurs, un aperçu de la richesse en bitar-trate de potassium pur (crème de tartre) des tartres bruts de différentes provenances, d’après un travail
- analytique de M. Scheurer-Kestner. 1 Échantillon de tartre blanc d’Alsace 84.95 %
- 2 » » » 77.50 »
- 1 » » Suisse 85.10 »
- 2 » » » 85.05 »
- 1 » > rouge de Bourgogne. 73.50 »
- 2 ’> » » 32.10 »
- c’est-à-dire en soumettant la matière brute en quantité pesée à l’ébullition (dans une petite casserole) en filtrant et lavant bien les résidus laissés sur le filtre. La dissolution filtrée est concentrée assez avant, puis abandonnée au refroidissement.
- On obtient ainsi d’un côté une certaine quantité de crème de tartre raffinée, et de l’autre la somme des résidus insolubles contenus dans l’échantillon. Il ne faut pas être grand chimiste pour comprendre qu’une telle analyse est sujette à caution, et nous croyons que, pour le teinturier, qui a l’habitude de se servir du tartre, une simple inspection de l’échantillon, sa dégustation, son inspection à la loupe sont préférables; mais si, pour une raison ou une autre, il est besoin d’un examen moins sommaire, l’analyse véritable faite au laboratoire par une personne compétente s’impose naturellement.
- Ce sont suurtout les teinturiers en laine qui emploient fréquemment le tartre, soit qu’ils teignent la Lune en bourre (en suint et non filée) soit qu’ils aient à teindre le fil voir encore le tissu fini. Ces industriels se servent de tartre brut lorsqu’il s’ag t de nuances pleines et foncées, de la crème de tartre pour les nuan ces plus délicates et plus tendres. Presque toujours ils associent le tartre à l’alun, aux composés stanniques et stanneux, quelquefois même aux sels de chrome, et dans ce cas il se produit indubitablement une double décomposition ; les tartrates correspondants ou les t sels doubles qui se forment, conviennent mieux pour
- p.83 - vue 90/380
-
-
-
- 84
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la fixation de la nuance et pour la formation lente des laques que les sels primitifs. La précipitation du mordant par l’ammoniaque qui se dégage de la fibre est empêchée et ce dégagement dû à l’action même de la fibre est mordancée lentement au travers de sa masse. Le résultat est que la couleur à développer gagnera en ton et en brillant. Un exemple pratique entre autres qui démontre absolument et incontestablement cette action est de comparer une teinture faite sur laine mordancée à l’alun et la composition d’étain (per-chlorure d'étain) avec ou sans intervention de tartre et finie sur bain neuf avec de la garance ou l’alizarine artificielle.
- D’un côté on obtiendra un rouge brun sombre, pâle et peu nourri et, d'un autre côté, si certaines précautions bien connues du teinturier ont été observées, ce beau rouge garancé résistant absolument à l’action de tous les agents extérieurs appelé le rouge pour troupes (draps d’officiers.)
- Le teinturier en laine emploie aussi le tartre en d’autres circonstances, en bain direct et lorsque la matière colorante est directement mise en contact avec la fibre sans qu’il y ait eu mordançage préalable comme c’est le cas du noir au campêche. Là le tartre joue le rôle d’un acide faible empêchant la matière colorante de se combiner avec la chaux en dissolution dans l’eau, de former laque avec elle et d’affaiblir ainsi la richesse du bain colorant. Dans ce cas, mais dans ce cas seulement le tartre peut être remplacé par des acides végétaux faibles et employés avec beaucoup de discré tion : l’acide oxalique a souvent et avec succès été employé dans ce but par l’écrivain et cependant il doit avouer que s’il n’avait été incité par un prix de revient meilleur marché il eût préféré la crème de tartre qui loin de donner de la dureté à la laine, contribue à lui maintenirsa douceur et son brillant primitif. Notre assertion et notre opinion personnelle se trouvent d’ailleurs complètement confirmées par J. Hummel, directeur du collège de teinture de Leeds lorsqu’il dit : Dans le cas où l’emploi du tartre dépend entièrement de ses propriétés acides, on peut le remplacer avec quelqu’avantage par des sels acide meilleur marché (bisulfate de soude, sulfate de soude etc.) mais non dans le cas où leur emploi est dû à la propriété qu'ils ont d’empêcher de retarder la précipitation des oxydes métalliques.
- Th. Seeligmann.
- Teinture et Impression
- S R UN PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ pour la production d’enlevages de couleurs d’aniline basiques solides sur un fond teint avec des couleurs diamines ou autres colorants divers (1)
- Par James B. Fothergill
- Les expériences qui ont abouti à la création de ce procédé, ont pour but de rechercher si l’on ne pouvait pas trouver une meilleure méthode pour la production de ces effets, que la méthode indiquée par MM. Cas-sella et Cie, dans leur excellent ouvrage «Les Couleurs diamines ».
- (1 ) J. B. Fothergill a reçu à la suite de cette étude le prix Ripley de 10 I. Ce prix était offert au concours pour une étude originale sur n’impoate quel sujet se rapportant au blanchiment, au mordançage, à la teinture ou à l’impression des fibres textiles.
- Sans entrer dans les détails, on peut dire que leur procédé consiste à imprimer sur le fond teint avec des couleurs diamines, un mélange de colorant basique d’aniline, d’acide tannique, d’acide citrique ou tartri-que et d’acétate d’étain, ou un mélange de chlorure stanneux et d’acétate de soude. On vaporise ensuite les tissus ainsi imprimés pour effectuer l’enlevage, et on les passe dans le tartre émétique pour fixer la couleur laque.
- Dans l’exploitation sur une grande échelle, les résultats ainsi obtenus ne sont pas très satisfaisants et le procédé a les inconvénients suivants :
- 1. La couleur d’enlevage ne se comporte pas bien. Elle est sujette à s'empâter dans les creux de la gravure, de sorte qu’elle ne donne pas une impression très nette.
- II. Les nuances produites ne sont pas aussi brillantes qu’elles devraient l’être avec des colorants basiques.
- III. Les couleurs ne sont pas très solides à la chaleur, à l’eau ou au savon.
- Ce dernier inconvénient est peut-être le plus grave, parce que si l’on veut obrenir des couleurs passables, les tissus devront pas s’affadir dans le passage à l’eau chaude ou dans le savonnage. D’autre part, si l’on omet l’une ou l’autre de ces opérations, tout l’épaississement et l’étain restent dans le tissu. Si l’on substitue le lavage à froid au lavage à chaud ou au savon-nage, l’épaississant et l’étain ne sont enlevés que par-
- p.84 - vue 91/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tiellement, et les couleurs sont sujettes à s’effacer pendant qu’elles sont à l’état humide.
- Ces inconvénients proviennent probablement de la formation dans la couleur d’impression d’une laque insoluble (étain, acide tannique et matière colorante), qui ne peut, par conséquent, pas être produite dans la fibre du tissu, et y adhère mécaniquement comme un pigment.
- C’est à la suite de cette conclusion, et dans le but de remédier, si possible, aux inconvénients signalés, que j’ai créé le procédé nouveau. En principe il est le même que celui de MM. Cassella et Cie. La seule différence essentielle est la méthode d’application à l’acide tannique sur le tissu. Lorsque le tissu est teint, au lieu de l’imprimer avec un enlevage contenant l’acide tannique, on le mordance préalablement avec du tannate d’antimoine, et on mélange simplement la couleur d’enlevage basique avec du chlorure stanneux et de l’épaississant; on imprime et on vaporise. Cette modification, autant que mon expérience me permet d’en juger, donne des résultats en tous points supérieurs à ceux du procédé Cassella. Les couleurs se prêtent mieux à l’opération et elles donnent des nuances plus brillantes, qui valent, au point de vue de la résistance au savonnage, les impressions basiques ordinaires sur couleurs.
- (A suivre).
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE
- SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction interdite sans l’assentiment spécial de la Rédaction)
- (Suite)
- Si, tels que nous les avons donnés dans leur intégralité, les brevets de Mercer constituaient une véritable invention digne d’appeler l’attention du monde industriel, il n’en est pas moins certain que l’invention en fut restée là sans amener de grands changements dans la fabrication et la teinture des fils et tissus sans les divers perfectionnements apportés par divers techniciens aux procédés primitifs revendiqués par Mercer. Sans doute le monde industriel et savant de l’époque de Mercer avait eu comme le pressentiment des grands avantages à tirer des faits signalés, puisque si nous
- 85
- consultons le Journal polytechnique de Leuchsy n° 4 du 28, 1,97, nous y voyons que Leykauf revendiquait déjà | la priorité de l’invention puisque sous le titre de «Affinage des toiles de coton et de lin » il avait offert dès 1845 à une maison amie l’exploitation d’un procédé basé sur les mêmes principes, et que d’un autre côté des capitalistes français avaient offert à Mercer de racheter ses droits pour la somme de 40,000 livres sterling (1).
- Malheureusement tels qu’il se présentait, le procédé Mercer avait l’inconvénient de rétrécir considérablement les fils et tissus soumis au traitement breveté et il n’était venu à personne l’idée d’utiliser ce fait pour produire des effets de fabrication nouveaux. Ce progrès devait cependant se réaliser bientôt et nous voyons enfin en 1883, MM. Paul et Charles Depouilly à Paris et la Société C. Garnier et Francisque Voland à Lyon prendre sous le no 157,508 un brevet en date du 10 septembre 1883, complété par le brevet d’addition du 24 mars 1885, pour un procédé de gaufrage pratique et perfectionné, etc. Nous en résumons ici les grands traits.
- Procédé pour échantillonner des étoffes mélangées par la contraction partielle de leurs fils constituants.
- La présente invention concerne la production d’une nouvelle variété de tissus par la contraction partielle de leurs fils auquel nous donnons le nom de tissus « gauffrés « à cause de leur grande ressemblance avec les gauffrés actuellement en usage.
- Certaines matières textiles possèdent la propriété singulière de pouvoir se contracter sous l’influence d’agents chimiques déterminés, de telle façon que leurs dimensions en longueur se trouvent considéra-
- (1) Die Mercérisation des Baumwolle, par Paul Gardner. Berlin 1898.
- blement diminuées. Nous avons avantageusement utilisé cette propriété pour obtenir une nouvelle catégorie de tissus, objet de la présente invention.
- Les tissus ou étoffes sur lesquels nous opérons peuvent être de deux espèces :
- 1° Où ils seront constitués par deux matières premières de nature différente, l’une d’origine animale, l’autre d’origine végétale ;
- 2° Où ils se composeront d’une seule et même matière première.
- Nous regardons comme tissus de la première catégorie ceux qui soit dans le sens de la chaîne, soit dans celui de la trame ou encore dans les deux sens à la
- p.85 - vue 92/380
-
-
-
- 86
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- fois sont composés alternativement d’un fil de soie et d’un fil de coton. Ces étoffes sont soumises par nous à l’action de solutions alcalines concentrées.
- (A suivre.}
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- LES PLANTES TINCTORIALES de l’Annam et du Tonkin
- Les résidents supérieurs de l’Annam et du Tonkin viennent de rédiger des rapports sur les produits tinctoriaux de ces pays, négligés jusqu’à présent par l’industrie européenne.
- Ils signalent d’abord le cunao ou faux gambier. Ce tubercule très répandu dans les forêts de l’Annam et la haute région du Tonkin, fournit après macération dans l’eau une teinture jaunâtre donnant sur le marron, qui sert à colorer presque toutes les cotonnades communes dont sont faits les vêtements du peuple.
- La valeur du cunao (est une place de 6 à 8 piastres les 1000 boules, mais le cours est très variable.
- Jusqu’à présent ce produit, ne donne lieu à une exportation importante que de l’Annam vers la Chine et le Tonkin.
- L’Annam a exporté du cunao en ces deux pays : En 1889 pour 96.000 francs — 1890 — 125.492 — — 1891 — 37 600 — , — 1892 — 112.925 —
- — 1893 — 82.069 -
- — 1894 - 56.000 -
- — 1895 — 74 666 —
- — 1896 — 71.011 -
- Le Tonkin exporte à son tour en [Chine une quantité équivalente à celle qui est importée d’Annam chez lui. Le cunao, en effet, présente, dans ce pays de protectorat, des ressources largement suffisantes pour alimenter le consommation locale et même un léger commerce d’exportation. Les transactions auxquelles donne lieu ce produit, faibles au Tonkin, mais assez importantes en Annam, paraissent susceptibles d’un certain développement
- Le sappan (vang en Annamite, khok phang en laotien), le Cesalpinia sappan des botanistes, est assez commun sur les versants de la chaîne annamitique et extrêmement répandu au Laos. L’infusion de l’écorce
- permet d’obtenir une couleur assez foncée d’un usage courant en teinture.
- Ce produit est l’objet d’un certain commerce dont il est assez difficile de déterminer l’importance. Les écorces tinctoriales, en effet, sont comprises dans les statistiques douanières sous une même rubrique, ce qui rend pour chacune d’elles toute évaluation à peu près impossible.
- L’indigotier, que les annamites appellent cây cham, donne la couleur bleue qui est la teinte fondamentale des vêtements portés par les habitants des hautes régions du Tonkin : il est cultivé dans la plus grande partie de ce pays, de même qu’en Annam.
- (A suivre].
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion ranalyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ permettant de merceriser le coton filé, mécaniquement et sans rétrécissement Par la Société Eugène Crépy.
- Depuis longtemps on sait que le coton, traité par la méthode deMercer, obtenait des qualités particulières, mais un rétrécissement du fil pendant l’opération et la difficulté du traitement n’ont permis son application qu’à un petit nombre d’articles spéciaux et ont empêché la vulgarisation, la propagation du système.
- Le nouveau procédé fournit le moyen de merceriser mécaniquement le coton filé, en une seule opération, sans lui permettre de se rétrécir. La machine employée à cet effet se compose, en principe, de deux cylindres tournants, dont l’un se déplace suivant un même plan horizontal pour permettre de placer et de tendre les écheveaux. Après avoir étalé et tendu le plus fortement possible le fil simplement débouilh, on fait couler successivement, de réservoirs placés au-dessus de la machine, les liquides nécessaires au mercerisage.
- On voit qu’ici le fil de coton est fortement tendu avant d’être soumis au mercerisage et reste ainsi pendant cette opération, et que l’on ne touche plus avec les mains les réactifs corrosifs ainsi que cela se faisait précédemment.
- p.86 - vue 93/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 87
- SYSTÈME D’ESSOREUSE CENTRIFUGE SÉCHEUSE
- ParM. Ernest Delacommune (brevet 272113)
- Les essoreuses centrifuges mployées dans l’industrie des fils en écheveauxou des tissus, ont pour but de leur enlever l’excédent d’eau qu’ils renferment, provenant d’un lavage ou d’un rinçage Or, les fils et les tissus essorés par ces centrifuges, contiennent encore 50 % environ d’eau, ce qui nécessite après coup un séchage à l’air ou dans une étuve.
- La présente invention a pour objectif de remplacer cette dernière opération, en opérant le séchage directement dans le panier de l’essoreuse. A cet effet, l’enveloppe extérieure est disposée de manière à recueillir l’air entraîné par la vitesse de rotation du panier formant l’office du ventilateur, dans une chambre chauffée par un moyen quelconque. De cette chambre, par un tuyau fixe ou mobile suivant les besoins, l’air surchauffé est amené au cœur du panier et traverse de part en part la matière à sécher, et ce, de façon continue, sans le secours d’aucun de ces appareils affectés généralement à produire les déplacements de l’air.
- PROCÉDÉ DE DÉCOLORATION des laines de chameaux, poils de chèvres, etc., en vue de leurs teintures dans les nuances les plus claires pour la fabrication des fils et tissus simili-tussah.
- Par M. Albert Lorthiois (brevet 272068)
- Ce procédé de décoloration de la laine de chameau havane ou marron, du poil de chèvre gris ou noir, s effectue à l’aide des eaux oxygénées, et fournit un produit nouveau imitant la soie tussah comme aspect et comme toucher. Cette décoloration permet la tein-t ire de ces matières, dans les nuances les plus claires auxquelles jusqu’à présent elles sont restées réfrac-taires; elles ne pouvaient, en effet, être teintes qu’en nuances foncées.
- L’inventeur se réserve de décolorer ces mêmes matières textiles, en tous états de préparation, soit en fils, tissus, bonneterie et autres.
- PERFECTIONNEMENTS apportés dans le polissage des étoffes
- Par la Société Bouchard et Guény (brevet 272061)
- Il s’agit dans cette invention d’un système de cous-sins ou sommier pouvant servir avantageusement au
- polissage des étoffes de soie ou autres. Ce coussin est formé d'une caisse longitudinale pouvant être établie soit en bois soit en métal et en longueurs variables, afin de pouvoir servir à passer des tissus de toutes largeurs ; d'une brosse retournée régnant sur toute la' longueur intérieure de ladite caisse ; d'un certain nombre de jeux de ressorts servant à supporter, guider et asseoir d’une façon élastique le dos de la brosse sur le fond de la caisse; et d'un couvercle pour la caisse, couvercle formé d’une feuille de caoutchouc tendue, fixée par ses bords aux côtés supérieurs de la caisse et maintenue tendue et à l’état légèrement bombé par la pression exercée intérieurement contre elle par les poils de la brosse.
- Le tissu à polir circulant dessus un ou plusieurs jeux de coussins (nombre qui correspond à celui des rouleaux à lames héliçoïdales existant dans la polisseuse), c’est contre cette partie centrale bombée de ce ou de ces coussins que viennent agir les lames des rouleaux employés pour produire le polissage proprement dit.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE A FROID et,dans le vide, de la laine, delà soie et autres matières textiles simples ou mélangées par les couleurs dia-mines, les couleurs d'aniline et autres.
- Par la Société Floquet et Bonnet, manufacturiers
- La laine ou la soie à l’état brut ou sous forme de ruban peigné, ou encore les pièces de laine, de soie ou de matières mélangées, sont placées dans un récipient ad hoc, qu’on ferme ensuite hermétiquement. A l’aide d’unepompe, on aspire l’air qui est dans le récipient et lorsqu’on a atteint un vide suffisant, qui peut descendre en-dessous de un centimètre de pression, on fait entrer la couleur diamine dont le bain a été préparé d’avance. Dès que la couleur arrive au contact de la matière textile, comme les fibres de celle-ci ont leurs pores ouvertes par l’action du vide, elles s’imprègnent avec avidité du colorant et l’opération de la teinture ne dure que quelques minutes. La durée d’ailleurs varie suivant la nuance à obtenir.
- Si l’on veut opérer le diazotage des diamines, on refait le vide dans le récipient et on y introduit les agents nitriques nécessaires.
- Le procédé susdit s’applique également à l’emploi des couleurs d’aniline en teinture.
- p.87 - vue 94/380
-
-
-
- 00
- 00
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE FIXAGE DES COULEURS Par la vapeur et par l’air ou autres gaz Par la Société Veuve Gaydet et fils
- Ce mode de fixage permet l’usage en impression de toutes les matières colorantes et en particulier de celles qui, comme les noirs et verts salyciliques, las produits de diamine, de naphtylamine, de benzidine, les sulfocyamines, les produits dits d’anthrocène, les tétrazo et autres, n’avaient que peu ou pas d'applications dans cette branche d’industrie à cause de la facilité avec laquelle ils se décomposaient et se réduisaient par les moyens connus de vaporisage.
- Le nouveau procédé consiste à fixer les matières colorantes sur les fibres, quelles qu’elles soient et à quelqu’état qu’elles se trouvent, soit avant soit après tissage, par un mélange de vapeur et d’air ou de gaz pouvant produire certaines réactions ou empêcher la destruction de ces matières colorantes, et ceci à une température réglable à volonté.
- Le mélange s’obtient soit par injection soit par aspiration.
- UN PROCÉDÉ D’IMITATION
- Par impression, des tissus beige ou vigoureux, dénommés « Elly-Beige Par M. Louis Hirch, industriel
- L’objet de la présente invention est un procédé d’imitation d'un tissu de laine, appelé communément « tissu beige ou tissu vigoureux ». Comme on le sait, on comprend sous ce nom un tissu de laine fabriqué avec des fils teints dans la laine libre ou imprimes dans le trait.
- Ce procédé d’imitation est caractérisé par ce fait qu’on imprime des tissus bruts, blanchis ou préalablement teints, au moyen de cylindres graves conve nables, de manière à produire, d’une part, des effets de chaîne et, d’autre part, des effets de trame, qui dans leur ensemble présentent l’image d’un tissu beige ou vigoureux.
- PROCÉDÉ POUR MERCERISER des écheveaux de fil de coton, Par la Firma C. F. lentsch, Mechsnische Weberei
- Le but de cette invention est de rendre inutile le changement de position des écheveaux par rapport 1
- aux tiges qui les soutiennent pendant le procédé de la mercérisation, à raison de ce que la tension effectuée par l’influence des lessives caustiques extrêmement alcalines ou de forts acides est considérable et qu’elle provoque plusieurs inconvénients.
- Ce résultat est obtenu, suivant les particularités de la présente invention, en effectuant graduellement la mercérisation, c’est à dire avec des interruptions intentionnelles, et c’est pendant ces interruptions que la tension des écheveaux est suspendue en retirant ces derniers aussi bien que le châssis qui les porte hors de la lessive caustique ou hors de l'acide pour les nettoyer.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- La Teinture à Saint-Étienne {suite) Etude Industrielle. {Suite)
- Parmi les raisons dont la fabrique Stéphanoise peut se targuer pour excuser, sinon justifier ses agissements actuels contre son « collaborateur » la teinturerie Stéphanoise» il en est une que je considère comme primordiale, et qui aura, sans aucun doute, échappé à la sagacité des fabricants et teinturiers, car elle est d’ordre purement économique, et la voici :
- Lors de la splendide et merveilleuse découverte des « couleurs d’aniline » une ère de résurrection s’est ouverte pour le teinturier, ère dont la fabrique et le teinturier ont largement profité. Du jour au lendemain, d’éclatantes nuances se sont dévoilées, et la mode s’en est emparée avec un tel enthousiasme que ses adeptes et admirateurs ne regardaient point aux prix, et payaient « royalement. ».
- Ces nouvelles nuances d’ailleurs coûtaient très cher et il était juste que les intéressés en tirassent parti.
- La fabrique, en grande jalouse qu’elle est, s'est émue de voir de simple teinturiers, se permettre de gagner de l’argent tout autant qu’elle-mème, et comme elle est le rombre, a immédiatement commencé par attirer l’eau à son moulin, en cherchant à bénéficier le plus grandement possible du nouvel état de choses forcément créé par le teinturier.
- p.88 - vue 95/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 89
- A cette époque déjà vieille, on distinguait très bien les teintures qui étaient classées en « couleurs ordinaires » et « couleurs fines », chacune ayant leur cote spéciale.
- Mais malheureusement pour le teinturier, chaque fois que les progrès de l’industrie des matières colorantes lui permettaient de réaliser une économie de quelques centimes par kilos de teinture sur soie ou coton, et dans la crainte d'être supplanté par un collègue (ou plutôt concurrent) il s’empressait de faire offrir à son fabricant de lui diminuer, non de quelques cantimes, mais bien de 25 ou 50 les prix de teintures.
- La fabrique, mise en éveil par ces offres intempestives et irréfléchies, et voyant avec un certain sentiment de défiance s’arrondir le magot de son collaborateur, s’est empressée de profiter de ces offres pour exciter de son mieux la « concurrence » et assister froidement du haut de ses magasins, à la lutte des tein -turiers entre eux, comme autrefois les Consuls romains à celle des gladiateurs ; à cette différence près : c’est que, pour cette dernière, il y avait mort d’homme, tandis que pour l’autre il y avait un bénéfice certain, ou, si voulez, une économie bonne à réaliser.
- A mon humble et modeste avis, c’est de cet état de choses que date la décadence de la Teinture, et quand je dis décadence, je veux dire ruine prochaine et inéluctable, et voici pourquoi :
- (A suivre.)
- IMPORTATION
- des filés de laine teints au Japon
- Les filés de laine teints n’auront jamais à l’importation au Japon une importance aussi considérable que les filés écrus ou blanchis car les Japonais arrivent a teindre dans de bien meilleures conditions de bon marché que les Européens grâce aux salaires inté-rieurs de leurs ouvriers de metier.
- La quantité des filés teints introduits ici doit être très réduite carie service de la statistique douanière ne les relève pas dans un article spécial.
- P un autre côté, le mouton ne pouvant vivre au Japon 11 s ensuit que les tissages qui s’établiront dans ce Pays devront pour longtemps importer des filés étrangers, du moins, jusqu’à ce que les établissements de avage se soient outillés pour fournir aux besoins de 1 industrie nationale.
- L’importation des filés de laine de tous genres qui s’élevait à peine en 1894 à 1.500,000 francs a dépassé, en 1897, 3.250.000 francs, c’est-à-dire, a plus que doublé.
- Les pays importateurs ont été l’année dernière :
- La Belgique pour 15.000 fr.
- La France pour 6.500 fr.
- L’Allemagne pour 3.100,000 fr.
- L’Angleterre pour 225 000 fr.
- {Communication du Consulat de France à Yokohama).
- INFORMATIONS
- Un incendie vient d’éclater dans la teinturerie Gustave Pernot, à Héricourt. Le bâtiment était bientôt la proie des flammes, et à minuit, malgré la promptitude des secours, il était complètement réduit en cendres. Les pertes, qui s’élèvent à environ 25.000 fr., sont couvertes par une assurance.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- J’ai refusé de donner un certificat à un de mes ouvriers qui m’a quitté brusquement sans me prévenir et à un moment où j’en avais le plus besoin Je pense que la loi de 1890 me permet de lui opposer ce refus puisqu’elle oblige le patron à donner un certificat « à l’expiration du contrat de travail ». Or, pour moi, cet ouvrier ne se trouve pas dans les conditions prévues. Ceite interprétation est elle exacte ?
- R. — Les termes de l’article 3 de la loi du 2 juillet 1890 « à l’expiration du contrat de travail » ne doivent pas être pris en ce sens restrictif et littéral que l’ouvrier n’adroit à l’obtention d’un certificat que lorsqu’il a rempli les engagements qui résultent pour lui du contrat de travail, et non lorsqu’il a rompu le contrat avant son expiration. Ces termes doivent au contraire être étendus dans le sens le plus large et le plus général, et l’ouvrier quittant un atelier, a le droit d’exiger un certificat, quelles que soient les circonstances dans lesquelles la rupture de l’engagement s’est produite.
- Mais si le patron ne peut se refuser à délivrer à son ouvrier un certificat conçu dans les formes prescrites par l’art. 3, il est cependant, à raison des faits qui ont déterminé la brusque rupture du contrat de travail, fondé à lui refuser un certificat avec la mention « libre de tout engagement. »
- Autre question. — Je suis porteur d’un billet à ordre où figure la signature d’un individu non commerçant
- p.89 - vue 96/380
-
-
-
- 90
- |LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- qui, en réponse à ma demande en paiement soulève une exception d’incompétence et soutient que seul le Tribunal civil peut légalement prononcer contre lui une condamnation. Est-il fondé dans sa prétention?
- R. — L'art. 637 du Code de commerce qui décide que, lorsque des billets à ordre portent en même temps des signatures de négociants et de non-négociants, les Tribunaux consulaires en connaîtront, a une portée générale, absolue, et ne limite pas la compétence commerciale aux actions entre les signataires commerçants.
- Le législateur a voulu que le billet à ordre, dès qu’il est revêtu de la signature d’un commerçant, ait le caractère indélébile d’un titre créé en vue d’opérations de change, et que, partant, le Tribunal de commerce soit seul compétent pour statuer sur les contestations qu’il peut engendrer, même si l’action s’exerce et ne peut s’exercer que contre des non-commerçants, par exemple, après que tous les endosseurs négociants ont été désintéressés par le porteur. En un mot, il faut admettre qu’une signature commerciale, placée de bonne foi et à bon droit sur le billet à ordre, commercialise ce titre à l’égard de tous les signataires.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Les directeurs d’entreprise ou d’industrie qui oublieraient de s’y conformer, seront passibles, la pre mière fois, de 1 à 15 francs d’amende, et en cas de récidive, de 16 à 100 francs.
- On sait qu’elle sera applicable à partir du 1er juin 1899.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- D’autre |part, nous avons réuni, en une brochure commode et élégante, les trois décrets portant règlement d’administration publique pour l’exécution de la loi du 9 avril 1898.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs cette petite brochure au prix de 0 fr. 60.
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni dé
- tériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde.
- (Voir aux annonces}.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l'Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d} Azines. — Matières co'orantes dérivées de l’indigo-line, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurisprudence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le
- p.90 - vue 97/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 91
- commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés do secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Char très, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix................... 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément........................... 3 fr.
- Carte commerciale des chemins de fer français, Indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les dis-ances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et lus. Propriétaire-éditeur: Courdoux père
- , 9- Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législa-
- Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseigne ' réographie commerciale dans les Écoles du
- tives. — Adopt
- ment de la Gcug.apa. Joac. Jare uaus ies Lcules uu departement de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus
- Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : pou» voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges ~~ tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — arit des colis non postaux. — Renseignements généraux
- Tix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
- - Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- . usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement , un recueil de chiffres et de documents techniques " un usage journalier.
- tin, égant carnet de poche, titre or sur plat, fermoir élas «que, poche intérieure.
- Arix: reliure en percaline, 3 fr. 25; reluire en cu;r. tanches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- g . Méthodes d'essai et d'analyse des huiles
- Ul 3, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- CL: Par M. Ferdinand JEAN desle expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société — cilcuteursd8 France. — Essayeur de commerce diplômé.
- 1 e... i ° Laboratoire de la Société française d'hygiène. volume in 8° de 600 pages avec figures. pol. resser. mandat de 20 fr. au bureau du journal P°ur recevoir franco 3
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage.—Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs "ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par états, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur Fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Fille de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette Sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus our l’étranger.)
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- PAGÈs(Fritz-Félix-Emile), produits chimiques,66, ch.
- p.91 - vue 98/380
-
-
-
- 92
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Gerland, domicilié 67, pl. Guichard, Lyon. — Acte du 14 fév. — L. : M. Feys.
- Formations de Sociétés
- Formation, de la Société anonyme dite Le Stéganol, produit chimique, 6, rue de la Bourse, Lyon. — Durée : 99 ans. — Capit.: 300.000fr. —Actedu6janv.
- Paris. — Formation de la Société Valleraut et Cie, achat, expl. et revente de teintureries. 71, rue d’Alé-sia. — Durée : 10 ans. — Cap. : 10,000 fr. — Acte du 26 fév.
- Nantes. — Formation de la Société anonyme dite Nouvelle Société Nantaise de produits chimiques, à la Morinière, commune de Rezé — Durée : 40 ans. — Cap. : 280,000 fr. — Acte du 23 janv.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, de la Société Buisson et LABROSSE, teinturerie, à Roanne. — L. : M. Coste. — Acte du 10 février.
- MAISON DE TEINTURE et dégraissage à céder dans de bonnes conditions. S’adresser à M. E. Moissonnier, à Decize (Nièvre)
- ACÉTATE DE CHAUX
- (Pyrolignite de chaux) brun 65—67 0[0 fabriqué en grande échelle et vendu bon marché, directement aux consommateurs par Stora Kopparbergs Bergslags Aktiebolag, Falun (Suède).
- Une importante fabrique de cuir achète régulièrement en grandes quantités de
- L’EXTRAIT DE CHATAIGNES
- Offres avec indication du contenu de tannin, sous chiffre Q. 577 Q., à Haasenstein et Vogler, Bâle (Suisse).
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- PRIME EXCEPTIONNELLE
- à tous nos Abonnés et Lecteurs.
- Toujours désireux de faire plaisir à nos abonnés et lecteurs, nous avons traité avec un des principaux constructeurs français, afin de pouvoir leur offrir, à des conditions tout à fait exceptionnelles, une MAGNIFIOUE PRIME
- Cette prime, qui consiste en un superbe PHONOGRAPHE, sera livrée, à tous nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, au prix de 60 francs, qui défie toute concurrence. — En effet, jamais un PHONOGRAPHE n’a été offert à un prix si bas.
- Nous pouvons également offrir les accessoires ci-dessous aux conditions sui-
- vantes : Pavillon : Fr.
- Cintré, nickelé, diamètre 0 m. 16........... 8
- Cintré, nickelé ,* dia -mètre 0 m. 24.......... 10
- Cor de chasse, cuivre pcli, diam. 0 m 26 15
- Cor de chasse, cuivre nickelé,diam.0 m.26 18
- Avec pied,diam.Om. 30 20
- Tube audit f écou-
- toirs ébonite :
- Pour 1 personne .... 3
- » 2 » .... 6
- » 3 » .... 8
- Galeiâe auditive nickelée écoutoirs ébonite •
- Pour 3 personnes.... 12
- » 4 » ... 15
- » 6 » ... 20
- » 10 » .. 35
- Boite g,alnée imitation maroquin :
- Pour 12 cylindres ... 8
- » 18 » ... 10
- » 2 4 » ... 14
- l.es mêmes avec serrure en plus........ 1
- -)o(-
- Le prix de 60 fr. comprend :
- 1° La machine, mouvement visible nickelé ;
- 2° Une boîte à renversement en ébénisterie, acajou ou noyer massif, coins ronds, vernie, socle et pieds ébène moulurés. Modèle très riche ;
- 3‘ Un diaphragme reproducteur ;
- 4° Un pavillon cuivre nickelé.
- Voulant faire un nouveau et réel sacrifice, nous livrerons à nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, un diaphragme enregistreur au prix de 10 francs.
- Nous pouvons également offrir les cylindres aux conditions suivantes :
- CYLINDRES ENREGISTRÉS
- La pièce, 3 fr.— La douz. 30 fr.
- CYLINDRES VIERGES
- La pièce, lfr.50.—'La douz. 15 fr.
- Notre CATALOGUE spécial des cylindres enregistrés est envoyé GRATUITEMENT sur demande.
- -)o(-
- ADRESSER DEMANDES ET MANDATS AU DIRECTEUR DU JOURNAL, 20, RUE TURGOT, PARIS.
- Pour recevoir les commandes, il suffit de nous faire parvenir en plus la somme de 3 francs pour frais de port et d'emballage.
- NOTA. — Un appareil est visible dans nos bureaux.
- p.92 - vue 99/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 93
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Pans (vià Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qu: mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Semaine Sainte à Rome
- TRAIN A PRIX RÉDUITS DE PARIS A ROME
- 2e classe : 103 francs ; 3e classe : 67 francs.
- (Aller et retour. )
- Aller. — Départ de Paris le 27 mars à 2 h. 10 soir (trajet direct).
- Retour. — Dans un délai de trois semaines, par tous les trains comportant des voitures de la classe du billet. Cinq arrêts facultatifs permettant de visiter Turin, Gênes, Pise, Floience et Sieane.
- Billets délivrés, à dater du 10 février, à la gare de Paris-Lyon-Méditerranée, dans les bureaux-succursales de la Compagnie, dans les agences spéciales et dans toutes les gares et stations de la Compagnie du Nord.
- Nota.— On trouvera à Rome des billets spéciaux d aller et retour pour Naples.
- Prix : Ire classe, 42 fr. 15; 2e classe 29 fr. 50; 3e classe, 18 fr. 55.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- Excursion à prix très réduits de Paris à Londres
- via Rouen, Dieppe et Newhaven.
- Billets d'aller et retour valables pendant 14 jours, délires du mercredi 29 mars au lundi 3 avril 1899.
- - rix des places : Ire classe 49 f. 05 ; 2me classe, 37 f. 80: dme classe 32 f. 50.
- AUer : Départ chaque jour (du 29 mars au 3 avril inclus) 7 1 a,sare St-Lazare à 9 h. du soir; arrivée à Londres à ‘ r 40 du matin.
- . Retour dans un délai de 14 jours, à partir de la date ission des billets. — Départs de Londres; London-
- Bridge à 9 h. du soir : Victoria à 8 h. 50 du soir ; arrivée à Paris-St-Lazare à 7 h. 15 du matin.
- Les voyageurs porteurs de billets d’excursion de ire et de 2me classes pourront effectuer leur voyage le jour moyennant les suppléments ci-après, payés à bord du paquebot: Ire classe, 5 f. 95; 2me classe, 3 f. 75.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Netochaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russ. la Belgique, la Hollande, l'Es-pagne, le Portugal, ©U.
- p.93 - vue 100/380
-
-
-
- 94
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PAUL SE E Ing"Architecte,Entrepreneur. 58,RueBrûle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels incombustibles.
- Chauffage :__Ventilation — Séchage Economiseurs ________ Surchauffeurs.
- Réfrigérants -__ Moteurs electriques
- Moteurs de Laval. etc.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. HUMMEL, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- L. MITRÉCÉ
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres).
- Médaille d’Or et Médaille d’Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- WMUIUI
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au moteur, depuis............. 300 fr.
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Economie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’apprêts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.40, largeur en tête, o m.âo; culotte à deux robinets bronze d’entrée de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- Complète, prix...........140 fr.
- ALAMBIC à distilleries benzines; 50 litres, prix..........100 fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des tables, cylindres, etc., entièrement démontable, à foyer intérieur tubulaire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITÉ DES APPRÊTS ET SPÉCIALEMENT
- Des Tissus de Coton Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons.Relié 40fr.60 Adresser les demandes au bureau du journal.
- LA
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- Agrafe
- 24062XX=
- / /
- PRIME A NOS ABONNES
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre met, par la simple pose fes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de biblio-
- qui leur perde deux agra-
- thèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot Pour colis postal en plus § Engare:0 fr.60 .
- • | A domicile : O fr. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.94 - vue 101/380
-
-
-
- LE MONITEURIDE LA TEINTURE
- CD
- Cn
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (18 Mars)
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- » » » an boules 105 ..
- » raffiné en pouare sec. F. 145 ..
- On cote : Acide tartrique. . . Anis d’Espagne. . Anis du Levant..
- Bois de : Campêche Laguna
- 265 ..
- 80 ..
- 55 ..
- à
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo
- Cannelle de Chine........ — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises...................
- Argentées................ Zacatilles............... Noires ordinaires........
- » supérieures......... Crème de tartre........ Curcuma Bengale........ Dividivi . ............
- Gommes : Arabique.......... Aden.............. Damar Singapore...
- » Batavia...............
- Sandaraque......... ..................
- Graines jaunes..........
- Galles vert et noir . Girofles............ Fenouil............. Macis..............’
- Muscades n- 1 Mercure..................
- 9 00|0Opium 0............ .....Résine.............. ValenSafran ce........... ..... Styrax.............
- 18 ..
- 10 ..
- M ..
- 14 ..
- 130 ..
- 252
- 225 .
- 250 .
- 240 .
- 200 .
- 230 .
- 175 .
- 50 .
- M .
- 170 ..
- 130 ..
- 120 ..
- 165 .
- 185 ..
- 40 ..
- 55 ..
- 115 ..
- 100 ..
- 52 ..
- 4 ..
- 3 ..
- 5 50
- 27 ..
- 14 .
- 100 .
- 150 ..
- 180 ..
- 120 .
- 140
- 110
- andigos ’ — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre...................
- F.
- moyen ordinaire.............. Nurpah bon moyen à bon
- violet et violet r......... urpah moyen et moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles.’........ 1 y — en poudres. .............1
- •Met, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- en ©
- à
- 2
- 2
- :>
- 15 co
- 010
- 0(0
- 75
- 50
- t. to . g
- k.
- k.
- PLACE Dü HAVRE
- (18 Mars)
- Bois de teinture.
- Les prix restent fermes pour le campé-che.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Rouge Pernamb....50 k. Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé.. Coehenille
- On cote : Ténérife zacatille. Ténerife grise......
- Cureuma
- Bengale
- Java,
- Mad
- .. .50 kilos.
- Pond.......
- 16
- M
- 37
- 15
- 50
- 17 ..
- 1
- 1
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 1
- 0
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité ..
- 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan.. Honduras.............. Tabasco .............. Haïti Cap.............
- » Aquim.................
- « St-Marc...............
- » Gonaïves .............
- » Fort-Liberté..........
- P.-de-Paix.............
- Miragoane...............
- Saint-Domingo...........
- Martinique et Guadeloupe Jamaïque................
- Jaune
- Cuba et St-Yago . Manzanillo....... Tuspan........... ................. Campêche.........
- Carmen.. .......
- Tampico..........
- Porto-Plata..... Haïti........... Jamaïque .......
- Barcel et P. Cab .
- Rio Hacha.......
- Carth. et Savan..
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba. .
- Bahia .. .
- Corini o...
- Amapala. .
- 100 k . .50k
- 0 kil
- Rouge Brésil Bahia.......
- » Calliatour... 100 k
- Lima....... Ste-Marthe. Brési’let. .. Sandal.....
- Sapan ....
- 50 kil
- 100 k
- 50 k
- © s, 8.
- S o o —*
- O
- **
- MATERIEL POUR
- ooenls —9 1io. kam.te"
- NOUVELLE MACHINE A sécher
- —avec aspirateur, brevetée s. g.d.g^
- 12
- 11
- 7
- 10
- 9
- 8
- 5
- 5
- 7
- 30
- 85
- 75
- 6
- 5
- 6
- 5
- 5
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 14
- 4
- 4
- 5
- 6
- 14
- 8
- 6
- 3
- 6
- 8
- 83
- à
- 50
- 20
- 50
- 75
- 50
- 50
- 75
- 75
- 50
- 50
- 90
- 25
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 25
- 14
- 12
- 10
- 11
- 10
- 9
- 6
- 6
- 8
- 8
- 6
- 8
- 5
- 7
- 5
- 6
- 6
- 6
- 7
- 6
- 6
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5 b
- 20
- 75
- 75
- 25
- 70
- 60
- 60
- 50
- 50
- 50
- 25
- On
- Dividivi cote les 50 kil
- 22 M
- 9
- 14
- 4
- 5
- 10
- 4
- 5
- 6
- 6
- 8
- 16
- 10
- 8
- 3
- 8 tù 86
- 25
- 50
- Ot G.
- 50
- On
- Indigo* cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 6 50 6 75
- » fin viol, et pourpre... 6 .. 6 25
- » beau viol, et dite.... 5 50 5 75
- 4 75 5 . .
- » moyen violet 3 50 3 75
- » bon violet rouge 4 75 5 ..
- » bon moy. v. roug.... 3 75 4 ..
- Beng. fin rouge 4 50 4 75
- » bon dito 3 25 3 75
- » bon à fin cuiv 2 75 3 . .
- » cuiv. ord. et bas 2 .. 2 50
- Java. . « a
- Kurpah 1 50 4 .
- Madras 1 .. 3 50
- Manille 1 .. 3 ..
- Caraque 1 50 3 50
- Guatemala flor <> • • 5 59
- » sobré 3 .. 4 25
- » bon à fin cor 3 .. 4 25
- • cor. ord. à bas.. 1 25 2 25
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 .. 6 50
- • bon à beau 4 50 5 50
- » ord. et moyen 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ... Mers du Sud Madagascar.
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé....
- • gros effilé..
- Rocou.
- Antilles..........1/2 kil.
- Cayenne.................
- 7 50
- 6 ..
- -= ©
- 8
- S
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894 : Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- "Ehere
- p.95 - vue 102/380
-
-
-
- 96
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. J
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille,.
- Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles>. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc. •
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.'
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à eouper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris 1 Spécialité pour la teinture, l’impression.
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS en‘tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- LEGRAND INVENTEUR
- 35, bout. Piepus, PARIS
- Étanchéité complète
- PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- Annnwouu MÉDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers
- Envoi gratuit des prix courant
- BROOKE, SYMPSON & SPILLER LIMITED
- Fabricants de Couleurs d’Aniline
- Atlas Works, Hackney Wick, Londres E.
- AGENTS POUR LA FRANCE
- Guinon, Pieard et Jay, 4, quai de la Charité, Lyon. — 9, rue Charles V, Paris, et agents pour toute la Belgique.
- Paul Sellier et Cie, 39, rue d’Illiers, Orléans.
- Carl Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsig.
- p.96 - vue 103/380
-
-
-
- 4e Année. — No 7
- Le Numéro : 0,75
- 5 Avril 1899
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an.............. , 15 fr.
- — Six mois. ....................... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an............ . . 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- AuNANAEC § La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . | Faits divers ..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.—Teinture des mélangés laine et soie (suite et fin).
- Dégraissage et Blanchiment. — Le blanchiment du coton avec intervention d’acide acétique (suite et fin).
- Mordants.— Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Sur un procédé perfectionné pour la production d’enlevages de couleurs d’aniline. — teinture du coton. — Bleu d'Alizarine.
- Apprêts. •— Le mercerisage (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Les brevets d’invention. — La loi sur les acci-gents du travail. — Assurances.----Jurisprudence. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Teinture des mélangés laine et soie
- (Suite et fin)
- La laine en vert, la soie en rose. — Teindre la laine au bouillon avec
- Vert naphtol B........................... 8 %
- Sulfate de fer (couperose).. 8 »
- Bisulfate de soude.................... 10 »,puisdé-monter la soie 30 minutes dans l’eau bouillante.
- Teindre la* soie à froid avec
- Safranine S........................ 0.300
- Acide acétique à 50 %. ... 5 »
- La laine en vert, la soie en rose. — Teindre la laine au bouillon avec
- Vert acide........................... 1 %
- Sulfate de soude.................... 10 »
- Acide sulfurique.................. 2 », et tein-
- dre la soie à 80° avec
- Rhodamine B....................... 0,375
- La laine en vert, la soie en rose vif. — Teindre en un seul bain à 90° avec
- Jaune solide extra................ 1.250
- Rhodamine B........................ 0.300
- Carmin d’indigo................... 0.250
- Sulfate de soude.................. 10
- Acide sulfurique.................... 2
- La laine en vert mousse, la soie en rose. — Teindre comme dans la recette précédente avec
- Jaune solide extra................ 1.750
- Carmin d’indigo.................... 0.250
- Rhodamine.......................... 0.300
- La laine en vert mousse et la soie en rose. — Teindre la laine avec
- Jaune solide pur................... 0.600
- Vert naphtol R...................... 0.600 et la soie
- avec
- Erythrosine B.
- La laine en vert, la soie en bleu vif. — Teindre comme le précédent, la laine avec
- Jaune solide pur...................... . 2 % la soie 1 heure à 50° avec
- Bleu alcalin 3B.................... 2.500 %
- p.97 - vue 104/380
-
-
-
- cO
- 00
- 'LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Soude............................... 3 rincer et développer en bain acidulé.
- La laine en noir, la toie en magenta. — Teindre comme le précédent, la laine avec
- Vert naphtol B...................... 5 %
- Indigotine extra L................ 1 »
- Rouge naphtol C................... 0.700 »
- puis la soie avec érythrosine B etcrocéine brillante 9B. La laine en noir, la soie en gris. — Teindre en un seul bain au bouillon avec Noir naphtol 3B .. 3 %
- Vert naphtol B....................... 4 »
- Amaranthe..................... ... 1,500 »
- Sulfate de fer (couperose).. 8 »
- Bisulfate de soude................ 10 »
- Démonter la soie au bouillon, d’abord 30 minutes dans un bain aiguisé d’acétate d’ammonium, puis trente minutes dans de l’eau ordinaire.
- La laine en gris, la soie en rose orangé. — Teindre comme pour rose crevette et vert d’eau, la laine avec
- Rouge naphtol C................. 0,100%
- Orangé GG....................... 0,100 »
- Indigotine extra L.............. 0,400 »
- Bisulfate de soude................... 10 »
- Acide sulfurique...................... 2 > la soie
- avec
- Jaune Foulon O
- Vert acide FF extra-concentré en proportion du ton à atteindre.
- La laine en beige, la soie en vert. — Teindre en un seul bain à 90° avec
- Jaune de quinoline. .. .... 0,400
- Azofuschsine G....................... 0,300
- Vert solide bleuâtre............... 0,120
- Sulfate de soude.................... 10
- Acide sulfurique... ................. 2
- La laine en brun, la soie en rouge. — Teindre comme la laine en vert, la soie en bleu vif, la laine avec
- Orangé 2......................... 1,500
- La laine en marron, la soie en rouge. — Teindre comme pour rose crevette et vert d’eau, la laine avec
- Vert naphtol B...................... 6 %
- la soie avec
- Safranine S suivant nuance demandée. La laine en grenat, la soie en vert bleuâtre. — Teindre la laine au bouillon avec
- Amaranthe..................... 1
- Bisulfate de soude.. ......... 10 », puis démonter la soie 30 minutes au bouillon dans de l’eau touchée d’acétate d’ammonium, teindre la soie à froid
- avec
- Vert solide cristaux O...... 1 % Acide acétique à 50 0/0 5 »
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Le blanchiment du coton avec intervention d’acide acétique. (Suite et fin)
- Dans beaucoup de localités on trouve de l’eau par faitement claire et même scintillante qui n’en contient pas moins beaucoup d’impuretés préjudiciables. Une impureté qui donne beaucoup de tracas au dégraisseur et au teinturier est le fer; si on ne l’enlève pas par la précipitation elle se fera sentir dans toutes les opérations en tachant les fils ou tissus sous traitement.
- Pour donner une idée du pouvoir de destruction que possède la chaux par rapport au savon, lorsqu’elle existe dans l'eau sous forme de carbonate, il suffira de de dire que dix livres détruisent 100 livres de savon, dans The Manuel of Dyeing^oecht parle d’unéchan tillon d’eau soumis à l’analyse et qui contenait 35 grains de sels de calcium et de magnésium par gallon, c’est-à-dire que chaque quantité de 1,000 gallons pouvait détruire 50 Ibs de bon savon. Si l’on employait une pareille eau dans une teinturerie qui fait beaucoup de dessuintage, la note de savon deviendrait rapidement si élevée qu’on serait obligé de construire des appareils de purification.
- La présence des savons de chaux ou de magnésie sur les fils ou les tissus, est la cause de la plupart des inégalités qu’on remarque dans les cotons mordancés. La présence du fer produit tonjours des nuances anormales.
- On peut employer une eau dure pour teindre les lainages avec les couleurs acides, pour cette raison que la quantité d’acides libres nécessaire pour teindre est plus que suffisante pour neutraliser toute la chaux ou la magnésie pouvant exister dans l’eau. Depuis l’in— troductiou des couleurs directes ou diamines pour le coton, la purification complète de l’eau est d’une grande importance, parce que si toutes les impuretés ne sont pas enlevées il se formera des précipités insolubles qui
- p.98 - vue 105/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 99
- occasionneront des pertes de matières colorantes. Comme on ne peut pas employer les acides dans cette teinture, il faut traiter les eaux préalablement, ou pré cipiter la chaux ou la magnésie par une substance quelconque qui n’ait pas une action propre sur la matière colorante.
- La purification de l’eau employée dans les fabriques est un sujet d’une grande importance Pour beaucoup d’usages le filtrage travers le sable et le gravier peut suffire et beaucoup d’usines ont des installations basées sur ce principe.
- La plus délicate de toutes les opérations qui nécessite l’emploi de l’eau est le dégraissage Pour celui-ci il ne faudra prendre que l’eau la plus douce ; on pourra en obtenir en condensant la vapeur qui est produite dans les différentes opérations de la fabrique, surtout dans les teintureries de soie où l’on fait bouillir la matière première.
- {The Textile Record.)
- s S 2 &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Rouge pour drap {Tuchroth, Bayer) ................ à 1/2 débouilli au mode violacé
- Ni
- Ni....
- Go .....
- Bi .......
- Ni....
- Ponceau 6 R B {Berlin) .... Débouilli aux 3/4
- Cu, Zr, Bi, G1. ..
- Th...........
- Ni....
- Y.........
- Cr .. .
- Mn.........
- Ur...
- Bi. ......
- Zr, Th...
- Noir diamant
- {Bayer)
- Débouillis aux 3/4
- à 1/2
- » au 1/4
- » sensiblement
- Presque inchangé
- Brun Bismarck Un peu diminué Débouilli » fortement
- » aux 3/4
- Rouge de Saint Denis {Poirrier) ........ Débouilli à 1/2 ........ » aux 3/4 • • •.. »
- Chrysophénine {Berlin) ........ Presque débouilli
- Congo GR {Berlin)
- Ni................ Rabattu Co................ 1/2 débouilli, considérablement rabattu Bemoorangé {Bayer)
- Ni ............... Diminué et rabattu Zr, Th.. Débouillis aux 3/4
- Y, Gl............. »
- (A suivre.)
- Teinture et Impression
- SOR UN PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ pour la production d’enlevages de couleurs d'aniline basiques solides sur un fond teint avec des couleurs diamines ou autres colorants divers
- Par James B. ForHERGILL {suite)
- Voici les différentes opérations nécessaires à l’application du procédé :
- 1. Teinture du tissu. — On peut teindre avec toute couleur diamine ou directe susceptible d’être enlevée. Au lieu de teindre on peut aussi imprimer un sujet à deux ou plusieurs couleurs et vaporiser le tissu. On avait proposé d’abord de teindre le tissu mordancé au tannate d’antimoine, mais on a trouvé que les couleurs diamines donnaient des résultats très irréguliers, et de nouveaux essais ont démontré qu’on pouvait obtenir plus de régularité en teignant le tissu blanchi non préparé et en mordançant seulement après.
- 2. Mordançage. — Faire passer le tissu par des rouleaux dans une solution d’acide tannique contenant 3 onces d’acide tannique par gallou d'eau, sécher sur des cylindres et passer de nouveau dans une solution contenant 3 onces de tartre émétique et une once de chaux par gallon d'eau. Plier et empiler pendant quelques moments, laver et sécher ; le tissu est alors prêt pour l’impression en couleur d’enlevage.
- 3. Impression en couleurs d enlevage. — Il n’y a rien de spécial dans ce procédé, excepté dans les couleurs, qui consistent essentiellement en colorant basique, épaississant et chlorure stanneux, et qui diffèrent surtout de celles recommandées par MM. Cassella en ce qu’elles ne contiennent pas d’acide tannique. On évite ainsi la formation d’une couleur-laque très préjudiciable. Rien qu’avec certaines couleurs il se forme une sorte de précipité, celui-ci n’a aucune influence
- p.99 - vue 106/380
-
-
-
- 100
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sur le résultat final et ne modifie en rien la solidité de la nuance.
- La puissante action réductrice du chlorure stanneux provoque un léger affadissement de la couleur au bout de quelques heures, et il est nécessaire, pour obtenir des résultats réguliers, de les renouveler au moins tous les jours. Avec certaines couleurs, notamment le Bleu Nil, la réduction a lieu aussitôt après l’addition de l’étain, mais la nuance originale se développe de nouveau dans le savonnage, sans qu’il y ait perte apparente d’intensité ou de pureté.
- 4. Gassing. — Cette opération consiste à passer les tissus imprimés par une boîte contenant des vapeurs d’ammoniaque. Elle n’est pas absolument nécessaire pour les dessins légers, mais pour les gros dessins elle est indispensable. Son but est d’empêcher l’amollissement de la fibre pendant le vaporisage et d’assurer la netteté des contours. Dans certains échantillons on voit que la couleur d’enlevage a empiété sur le fond, et se trouve entourée d’un halo de blanc. Ce fait ne sa produit que dans les échantillons où la couleur d’enlevage est trop forte. L’action bienfaisante de l’ammoniaque paraît être due à la formation d’hydrate stanneux, qui est insoluble et se trouve en même temps à l’état alcalin, de sorte qu’il ne peut pas couler ni amollir la fibre pendant le vaporisage.
- 5. Vaporisage. — Cette opération a lieu dans le vaporisateur continu et exige environ 45 minutes. Il faut avoir soin que la vapeur ne soit pas trop chargée d’humidité, sans quoi les couleurs se mettraient à couler. C’est pendant le vaporisage que s’effectue le véritable enlevage.
- (A suivre}.
- Teinture du coton. — Bleu d’Alizarine
- Nous avons déjà parlé à plusieurs reprises de l’application à la teinture du coton des bleus d’Alizarine.
- Le grand intérêt que l’on apporte dans l’industrie textile aux couleurs solides et au blanchiment, nous engage aujourd’hui à communiquer quelques perfectionnements et résultats acquis par la pratique.
- La maison Meister Lucius et Bruning de Hoechst S. M. livre le bleu d’Alizarine F en pâte et le bleu d’Alizarine SB en poudre. Ce dernier est d’un emploi très avantageux et sa facilité de conservation plaira aux teinturiers, auxquels ce bleu permettra de faire des pesées plus régulières, qu’avec le produit en pâte
- qui ce concentre dans les tonneaux en cours d’usage.
- Le bleu d’Alizarine SB en poudre est très facilement soluble dans l’eau chaude, en solution violacée rougeâtre.
- Dans les articles tissés avec filets bleus et destinés au blanchiment, l’indigo jusqu’ici presque partout employé ne descend pas toujours d’une façon régulière et égale sous l’action du chlore. Il n’en est heureusement pas de même des bleus d’Alizarine.
- Voici le procédé de teinture pour 100 kilos de fil de coton.
- 1. Débouillissage. — Le fil de coton brut est débouilli avec 3 0/0 de soude solivay pendant 3 heures à 2 atmosphères et ensuite lavé à fond.
- II. Huilage. — Le fil débouilli, lavé et essoré est huilé avec une solution de 90 à 120 gr. d’huile pour rouge turc à 50 0/0 par litre de bain à passer, tordu régulièrement et séché pendant 12 heures à 65° C. Si par suite d’une installation défectueuse, on craindrait de ne pas avoir assez d’uni et un seul passage, il serait plus avantageux de partager la quantité d’huile indiquée et d’opérer ee deux passes. Dans le cas, où l’on exige un bleu doux et bien bobinable, on prépare le fil avec huile tournante ou préférablement avec 1 partie d’huile tournante pour 2 parties d’huile pour rouge de Mabille.
- III. Pietage au tanin. — Le fil huilé et séché est manœuvré à la barque pendant 3/4 d’heure dans une solution de tanin à 80° C.‘ immergé ensuite dans le bain pendant 12 heures et essoré après refroidissement. On emploie une quantité d’eau égale à 10 et 15 fois le poids du coton et contenant 5 gr de tanin par litre. Par contre pour coton préparé à l’huile tournante, le tannage n’est pas nécessaire. L’emploi du sumac rend la nuance un peu plus verdâtre ce que l’on remarque surtout après le blanchiment. Le tanin est donc préférable.
- IV. Mordançage au chrome. — Le fil tanné et essoré manœuvré à froid pendant une heure à la barque ou au baquet dans une solution de chlorure de chrome à 12° Bé est immergé dans ce mordant pendant 12 h. Ensuite on essore bien et lave directement de préférence à l’eau courante. Il n’y a pas lieu d’effectuer un fixage particulier. Je fil lavé est prêt à la teinture. La solution de chlorure de chrome et le bain de tanin peuvent toujours être employés à nouveau, il suffit de les regarnir en conséquence.
- p.100 - vue 107/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE V. .7 101
- V. Teinture. — On emploie en teinture une eau libre ! de chaux. Une eau chargée de sels calcaires néces- | site une addition d’acide acétique.
- Le bain de teinture renferme pour 100 kilos de fil.
- 15 k. bleu d’alizarine F en pâte
- 28,5 litres d’acide acétique à 80 Bé
- 17 litres d’ammoniaque à 25 %
- 150 gr. de tanin.
- ou 5 k. bleu d’alizarine SB en poudre
- 5 k. d’acide acétique à 8» Bé
- 150 gr. de tanin,
- Le fil est manœuvré 1/4 d’heure à froid, on monte alors lentement au bouillon dans l’espace d’une heure et manœuvre encore pendant 3/4 d’heure au bouillon. Pour finir, on lave et on essore.
- VI. Vaporisage. — Le fil lavé est vaporisé pendant 2 heures à 1 1—1/2 atmosphère. Le vaporisage rend la nuance plus verte et plus foncée et augmente la solidité.
- VII. Savonnage. — Après le vaporisage, on savonne 1 2 heures au bouillon à l’air libre ou dans la chaudière à roser ou aviver. On emploie suivant l’eau de 2 à 5 gr. de savon par litre.
- D’après des essais personnels, on obtient également d’excellents résultats, quoique la nuance soit d’un bleu plus vif et plus violacé en suivant la marche ordinaire des rouges grand teint.
- I Débouillissage. — II. Séchage. — III. Huilage. — IV. Séchage. — V. Passage en acétate d’alumine. — VI. Séchage. — VÎI. Fixage. — VIII. Rinçage. — IX Teinture. — X Rinçage. — XI. Séchage. — XII. Vaporisage. — XIII. Savonnage ou arrivage.
- La teinture se fait avec addition d’acétate d’ammoniaque ou préférablement 10 0/0 de sulforicinate d’am-moniaque ou huile pour rouge. A 80° on lève le coton et on ajoute 5 % d’acide acétique qui fait monter la nuance et fixe l’huile sur le coton. Le vaporisage combine l huile, l’alumine et l’alizarine, et cette teinture est alors extrêmement solide.
- Les autres marques d’alizarine se mélangent parfai-tement au bleu d’alizarfne et on obtient ainsi des teintes très 'ariéesqoliesetremarquablementsolidesen aJ°utant au bleu soit du rouge, soit de l’orange, soit, du brun d’alizarine.
- M. Ude.
- --- 8,suay
- APPRETS
- LE MERCERISAGE SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction interdite sans l’assentiment spécial de la Rédaction)
- (Suite)
- Sous l'influeuce de ces agents chimiques, les fibres du coton subissent une contraction qui peut atteindre jusqu’à 50 0/0 de leur longueur primitive.
- Tandis que les fils de coton du tissu subissent sous l’influence d’une réaction chimique (voir Moniteur de la Teinture du 5j3 99) la contraction signalée, les fils de soie résistent à l’action de la lessive concentrée, mais non pas sans subir, eux aussi, un certain recro-quevillement, produisant ainsi des lignes ondulées formant sur la surface du tissu des inégalités ressemblant à s’y méprendre à celles des étoffes gauffrées et crêpées par les procédés ordinaires connus.
- Par le chargement dans le pas, et dans les lisses, ou encore par une distribution alternante des deux matières employées soit dans la chaîne, soit dans la trame, soit encore dans les deux directions, nous pouvons varier les inégalités, le bosselel, jusqu’à l’infini, donnant ainsi aux tissus fabriqués un caractère complètement original et nouveau.
- Comme tissus de la seconde catégorie, nous considérons ceux complètement en coton ou en coton et autres fibres végétales. Si nous traitions ce genre d’étoffes par des solutions alcalines concentrées, tout le tissu se contracterait uniformément, il ne se produirait point de crépage et l’effet désiré ne pourrait s’effectuer.
- Pour obtenir ces irrégularités, nous imprimons ou nous appliquons par tout autre moyen une substance faisant fontion de réserve, formant rayures ou dessins susceptibles d’être modifiés à volonté.
- Pour former réserve nous employons tantôt une solution de gomme, un mucilage gélatineux gras, voir même des dissolutions résineuses de caoutchouc et de gutta-percha, etc , etc.
- La réserve une fois appliquée et convenablement séchée, nous soumettons l’étoffe à l’action d’une dissolution alcaline concentrée tout comme s’il s’agissait du tissu de la première catégorie, et ce n’est qu’alors que par des dissolvants appropriés que nous enlevons les réserves. Les parties non protégées par le vernis
- p.101 - vue 108/380
-
-
-
- 102
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- protecteur subissent la contraction moléculaire par suite de l’action des substances chimiques, tandis que les parties réservées conservent leurs dimensiens pri -mitives, et comme elles se trouvent retenues par les parties contractées, il se produit ces inégalités engendrant le gauffrage ou créponnage désiré.
- La pâte plastique, destinée à protéger certaines parties du tissu, comme nous venons de le décrire, peut également s’employer sur les tissus de la première catégorie, c’est-à-dire sur étoffes en fibres alternativement végétales et animales, et produit ainsi également un effet satisfaisant.
- Le créponnage peut se graduer tant sur la chaîne que sur la trame en effets très saillants, comme en effets des plus atténués et produire ainsi sur tissus légers des contrastes de places tantôt mates, tantôt transparentes donnant un résultat des plus satisfai sants.
- Un examen attentif de ce dernier tissu ci-dessus mentionné, fait reconnaître très facilement le changement moléculaire qui s’est effectué dans les parties non protégées par la réserve.
- Les agents chimiques que nous employons de pré férence pour la contraction sont les suivants !
- Solutions concentrées alcalines (lessives fortes), les sives de soude caustique, etc , généralement depuis 12 à 32° B suivant le degré de contraction des fibres à atteindre.
- (A suivre.}
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- COMBINAISON DE TISSUS RÉALISANT UN EFFET DE MOIRÉ Par MM. James HEADRIDGE Mac Ewan et John Henry HINCHLIFFE
- Pour obtenir d'une manière simple et pratique un effet de moiré, il est employé, d’après les particularités de cette invention, un tissu de base ou de fond de toute couleur ou nuance appropriée sur lequel sont imprimés un certain nombre de lignes fines parallèles, noires ou de couleur. On étend un tissu genre gaze, tel qu’une grenadine ou une mousseline, sur ce tissu de fond ; les lignes ont de préférence un écartement égal à celui des
- lignes formées par la chaîne ou la trame du tissu genre gaze, c’est-à-dire que l’écartement des lignes correspond à la dimension de maille du genre gaze.
- On peut obtenir un bon effet en imprimant ou tissant un dessin sur le tissu de base en plus des lignes parallèles ; le dessin se montre à travers la gaze comme s’il était tissé sur elle, sans nuire à l’effet du moiré.
- {Reproduction interdite.}
- DIVERS
- LES BREVETS D’INVENTION
- M. Chastenet, député, vient de présenter une proposition de loi modifiant l’article 20 de la loi du 5 juillet 1844 sur les brevets d’invention.
- Dans l’exposé des motifs, l’auteur de la proposition constate qu’aux termes de l’article 20 de la loi du 5 juillet 1844 sur les brevets d’invention, « aucune cession (de brevets) ne sera valable, à l’égard des tiers, qu’après avoir été enregistrée au secrétariat de la Préfecture du département dans lequel l’acte aura été passé ».
- On comprend le but et l’utilité de cette disposition. Elle s’imposait ; car il était indispensable de donner à la cession des brevets une date certaine et une publicité destinée à sauvegarder la bonne foi des tiers.
- En logique et en pratique il n’y a pas, quant à l’utilité de cette formalité, à distinguer entre les différentes espèces de cession, qu’elles soient opérées sous forme de vente ou de cession proprement dite, ou qu’elles se présentent sous forme d’apport à une société.
- Toutefois, se plaçant au point de vue d’une interprétation étroite du texte, la jurisprudence a refusé d’assimiler à cet égard l’apport fait à une société aux autres modes de cession.
- Il en résulte que l’acquéreur de bonne foi d’un brevet qui a régulièrement fait enregistrer son titre n’en est pas moins ex posé aux revendications d’une société qui se prévaudrait d’un apport antérieur, quoique cet apport n’ait pas lui-même fait l’objet d’un enregistrement.
- Dès lors les garanties de l’article 20 de la loi de 1844 deviennent purement illusoires.
- Tous les jurisconsultes et tous les praticiens sont d’accord pour s’élever contre cette jurisprudence ou tout au moins pour relever une lacune dans la loi.
- p.102 - vue 109/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 103
- C’est pour mettre fin à cette interprétation restrictive, et à ses conséquences anormales, que la proposition de loi est présentée. En voici le texte : Le pa-ragraphe 3 de l’article 20 de la loi du 5 juillet 1844 sur et cierges composés exclusivement d’acide stéarique les brevets d’invention est modifié de la façon sui vinte :
- « Aucune cession, même celle faite par voie d’apport à une société, ne sera valable à l’égard des tiers qu’après avoir été enregistrée au secrétariat de la préfecture du département dans lequel l’acte aura été passé. »
- Cette proposition de loi a été renvoyée à la commission de la réforme judiciaire.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS du travail
- Le Journal officiel du 2 avril promulgue les arrêtés pris par le ministre du commerce en vue d'assurer l’exécution de la loi du 9 avril 1898 sur la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes.
- LES CAUTIONNEMENTS DES SOCIÉTÉS D'ASSURANCES
- Le premier arrêté détermine les bases des cautionnements que doivent constituer les sociétés d’assurances contre les accidents du travail.
- Il est ainsi conçu :
- Article premier. Le cautionnement dont la constitution préalable est prévue par l’article 2 du décret du 28 février 1899 susvisé doit représeater pour les sociétés françaises :
- 1: La première année de fonctionnement sur le régime dudit décret, 400,000 francs;
- 2- Les années ultérieures, 2 % du total des salaires ayant servi de base aux assurances pendant la der-nière année, sans que toutefois la somme ainsi calculée puisse être inférieure à 400,000 francs, ni supérieure à 2 millions.
- Art. 2. Si la société, d’après ses statuts, n’assure que des ouvriers d’une même profession ou de plusieurs professions présentant un risque identique, le caution-nement doit représenter, sauf application du minimum et du maximum fixés à l’article précédent, une fois et demie la valeur des primes brutes à verser pour cou-vrir le risque d'accidents ayant entraîné la mort ou une incapacité permanente, à moins toutefois que la prime adoptée par la société se trouve inférieure à la prime déterminée par arrêté ministériel, en exécution de l’article 6 du décret du 28 février 1899 susvisé. Pans ce dernier cas, la prime déterminée par l’arrêté ministériel sert de base au calcul du cautionnement.
- Art. 3. — Pour les sociétés dont les statuts stipulent les capitaux constitutifs de toutes les rentes ou Indemnités prévues par la loi du 9 avril 1898 en cas
- d’accident ayant entraîné la mort ou une incapacité permanente doivent être immédiatement versés à la Caisse nationale des retraites, le cautionnement ne doit représenter que la moitié de la somme spécifiée, suivant les cas, soit à l’article premier, soit à l’article 2 du présent arrêté, le minimum étant alors réduit à 200,000 francs et le maximum à un million.
- Art. 4. — Pour les sociétés étrangères, le cautionnement est fixé sur les bases respectivement déterminées par les articles premier, 2 et 3 ci-dessus, avec majoration de 50%, le minimum étant alors de 600,000 francs ou de 300,000 fr. et le maximum de 3 millions ou de 1,500,000 francs suivant le cas.
- LES GROUPEMENTS POUR LES SOCIÉTÉS DASSURANCES
- Le second arrêté détermine les groupements d’industries en ce qui concerne les sociétés mutuelles d’assurances contre les accidents du travail.
- En voici le texte :
- Article premier. — Pour être admises à la réduction de cautionnement prévue par l’article 6 du décret du 28 février 1899 susvisé, les Sociétés d’assurances mutuelles contre les accidents du travail devront, indépendamment des autres conditions visées audit article, justifier que les ouvriers assurés par elles appartiennent à des professions comprises dans un seul des neuf groupes ci-après :
- 1* Mines et Minières ;
- 2* Industries agricoles et forestières. Meunerie. Sucrerie. Distillerie. Industries se rapportant à l’alimentation.
- 3- Hauts Fourneaux. Forges et aciéries Travail des métaux. Mécanique. Chaudronnerie. Fonderie.
- 4 Produits chimiques et dérivés. Usines d’éclairage et d’éclectricité. Cuirs et peaux. Papier et industries de transformation. Imprimerie ;
- 5- Carrières. Matériaux de construction. Bâtiments. Chantiers. Travaux publics ;
- 6’ Travail du bois. Ebénisterie. Tabletterie. Brosserie. Vannerie. Article de Paris ;
- 7* Poterie. Céramique. Verrerie ;
- 8- Industries textiles. Habillement ;
- 9- Transport par terre et par eau. Entreprise: de chargement et de déchargement.
- Art. 2. — Au point de vue de l'application du présent arrêté, lorsqu’une industrie emploie accessoirement pour son exploitation des ouvriers appartenant à une profession comprise dans un autre groupe q e 1 industrie principale, ces ouvriers peuvent être néanmoins assurés à la même mutualité.
- LES PRIMES POUR COUVRIR LE RISQUE D’ACCIDENTS MORTELS
- Le troisième arrêté détermine les primes à verser pour couvrir le risque d’accidents ayant entraîné la mort ou un incapacité permanente :
- Article premier. — La prime visée au dernier alinéa de l’article 6 du décret du 28 février 1899 et à l’article 2 de l’arrêté ministériel du 29 mars 1899, est fixée dans les conditions suivantes, pour les professions ci-après déterminées :
- Aciéries, 2 51; affineurs de métaux, 2 12 ; agrafes^ 1 46 ; aiguilles^ 1 46 ; aiguiseurs, 2 50 ; air comprimé, 2 36 ; allumettes, 5 91 ; aluminium, 1 63 ; alun, 1 57; ambre (objets d’), 1 64 ; amidonneries, 1 73 ; appareils
- p.103 - vue 110/380
-
-
-
- 104
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de chauffage^ 0 75 ; appareils d’éclairage, O 75 ; apprêts, 0 94 ; aquadues, 4 21 ; ardoisières, 3 72 ; argile, 3 70 ; argenture, 1 63 ; armateurs, 3 , armes, 2 12 ; arrimeurs, 5 09; artificiers, 5 38; ascenseurs (^construction d"), 2 12 ; asphaltes, 2 50; assainissement, 1 87 ; automobiles (construction d'\ 2 12.
- Bâches, 0 98; badigeonneurs, 4 74; bains et lavoirs, 0 76 ; balayage, 1 87; ballast, 4 21; baleines, 1 64; bardeurs, 2 91 ; bas et chaussettes, 0 35, bassins ma ritimes, 4 21 ; bateaux sur rivière (équipage des), 3 ; bateaux à vapeur (personnel), 3 ; bateliers, 3 ; bâtiment (entreprise générale du), 2 96; battage de tapis, 1 72 ; bétons, 3 04 ; beurre (fabrique de), 2 66 ; bijouterie, 0 33 ; biscuiterie, 1 27; blanc d’Espagne, 1 57 ; blanc de zinc, 1 57', blanchiment de fil, laine ou coton, 0 94; bleu, 1 57; bois (fabrique d’objets en articles de Saint-Claude), 1 64; bois et charbons (chantiers avec transport), 2 83; bois de construction, 1 46; bois de teinture, 4 08 ; boisselerie 0 80 ; boîtes de conserves, 1 99 ; bonneterie, 0 35 ; bouchons (fabrique de), 0 62; boucles 1 46; bougies, 1 74 ; boulangeries à vapeur, 1 27; boulons 2 12 ; bourreliers, 0 87; boutons, 164; brasseries, 2 23; briqueteries, 1 92; briquettes, 2 83; brocheurs, 0 41 ; broderies, 0 19 ; bronze (objets de), 0 75; brosserie, 0 80.
- Cables, 0 98; cadres, 5 91; cailloux, 3 70 ; caisses (fabricants de), 2 18; camionnage, 4 20; canaux, 4 21, cantonniers, 1 87; caoutchouc, 0 90 ; capsulerie, 4 70; capsules métalliques, 1 99; cardage, 0 99, cardes 1 69; carreleurs, 2 91; carrières (cavage ou ciel ouvert), 3 70 ; carrosserie, 0 62 ; cartes à jouer, 2 05 ; cartonnage, 2 05; carton, 2 05 ; cartoucherie, 4 70; céramique, 4 05; céruse, 1 57; chaînesde montre, 0 33; chaises (fabrique de), 5 91; chandelles, 1 74; chapeaux, 0 68; charcuterie avec vapeur, 1 98; chargement et déchargement, 5 09, charpentes (bois ou fer), 4 48; charretiers, 4 20; charronnage, 0 62; chaudronnerie, 1 67; chauffeurs 2 12; chaussures et chaussons (cuir et étoffe), 0 26; chaux, 3 04, chemins de fer, 4 21; chemins de fer (personnel), 2 93 ; chicorée, 0 73 ; chiffons (effilochage de) 2 05; chocolaterie, 0 21; cidres, 2 23; cimenteurs. 1 18, ciment, 3 04; cintrage avec scie,5 91 cirage, 1 57; cire à cacheter, 1 57; cire et miel, 1 74; clicherie, 0 81 ; clouterie, 0 35; cochers, 2 50; coffres-forts 2 12; cols et cravates, 0 68; commerce d’écorces, 2 73; commissionnaires-expéditeurs, 4 20, confiserie, 0 21; confiturerie, 0 21; constructeurs-mécaniciens, 2 12; constructeurs de navires (bois ou fer) 2 94 ; corderie, 0 98 ; corroierie, 0 94; corsets, 0 68; couleurs et vernis, 1 57 ; couperies de poils 0 94; coutellerie, 1 40; couvre-pieds, (fabrique de), 1 97; couverts (fabrique de),0 33; couvertures (fabrique de), 197; couvreurs, 3 85; craie, 3 70; crayons, 1 64 ; crin végé-tal,0 99; cristalleries, 060 ; cuir, 0 94 ; cylindrage, 1 fr.
- Décatissage, 0 99 ; décorateurs, 176; décorticage, 2 73; déménagements, 4 20; démolitions, 6 76; dé -montage et transport de matériel 5 09; dentelles, 0 19, dévideries, 0 99; diamants (taille de) 0 88; digues,4 21; distillerie. 1 57: docks et entrepôts, 2 67; dorure, 1 63; dragage, 2 52; drap (fabriques de), 1 31; drogueries, 1 57.
- Eaux, 4 21 ; eaux gazeuses, 1 14; eaux minérales, 1 14; ébénisterie, 1 30; échafaudages (loueurs d’), 4 74; écuries, 2 50; effileurs, 4 08; effilochage, 0 99; égouts.
- 4 21 ; électricité, 2 35; émaillage, 1 63; emballeurs, 2 18; encres, 1 57; engrais, 3 33; enlèvement des boues, 4 20; enveloppes, 2 05; épiceries 0 73 ; épingles, 146; équipements militaires, 0 94; essieux, 2 12; estampeurs, 1 69; exploitation de bois en forêt, 2 73.
- Facteurs d’instruments de [musique, 0 86; faïences, 0 45; faulx (fabrique de), 2 50 ; féculeries, 1 73; ferblanterie, 1 99; ferronnerie, 2 12;ferrures(fabricants de), 0 85; fers et métaux, 1 69; feutrerie, 1 31; filatures, 0 99; fil de fer, 2 51; fonderies de suif, 1 74; fonderies et forges, 2 51; foudriers, 2 76; foulonnerie, 1 31; fromages, 2 66; fumisterie, 1 07; futailles, 2 76.
- Galoches, 5 91, galvanisation, 1 63; galvanoplastie, 1 63, gants (fabrique de), 0 ,94; gaz, 4 21; gaz et coke(usines à), 1 44; gaze (fabrique de), 019, gélatine, 1 57; glace (fabrique et étamage de), 0 60 ; glace ar tificielle, 3 10; grains et fourrages, 2 60; graisses, 1 74; cravatiers, 3 58; gravure, 0 33; guano, 3 33; gutta-percha, 0 90.
- Halage de bateaux, 5 09; hauts fourneaux 2 51; horlogerie, 0 63, huiles, 1 74
- Impression sur étoffes, 0 52 ; Imprimerie, 0 81 ; injection de bois, 1 57; instruments d’optique, 0 33.
- Jalousies, 5 91; joaillerie, 0 33; jouets, 2 97.
- Kaolin, 3 70.
- Laiteries, 2 66; laiton, 2 51; laminoirs, 2 51 ; lam-pisterie, 1 90; lapidaires, 0 88; lavage des laines et peaux, 0 94; lestage de navires, 5 09; levures, 2 23; limesyl 69 ; liqueurs, 1 57; literie, 1 69; lithographie, 0 81; loueurs de voitures, 2 50; lunetterie, 0 33.
- Machines agricoles 2 12, machines à coudre 2 12, maçonnerie (avec ou sans terrassement) 2 91, maille-chort 1 69, malles 2 18, malteries 2 23, manèges 2 50, manœuvres 5 09, marbriers 1 06, maréchalerie et forge 2 12, margarines 2 66, maroquinerie 0 25, matériaux de constructions sans démolition 2 96, matières colorantes 1 57, mégisserie 0 25, menuiserie (avec ou sans scie) 1 30, mercerie 0 19, messageries 4 20, meubles 1 30, meules 2 26, mines et minerais 7 47, minoteries 2 60, miroiterie 0 60, modeleurs en bois 1 76, monteur de boîtes de montre 0 33, moulinage 0 99, moulins à eau 2 60, moulures 2 97, moutarde 0 73.
- Nacre (avec scierie) 1 64, nickelage 1 63, noir animal 1 57.
- Objets en étain 1 99, objets en os 1 64, ocre 1 57, œillets métalliques 1 46, omnibus 4 20, orfèvrerie 0 33, orgues 0 86, ouate 1 97, outils 2 12, ouvriers des ports 5 09. »
- Pain d’épice 1 27, palefreniers 2 50, panification mécanique 1 27, fabricant de panne (briqueterie) 1 92, papier 2 05, papier de luxe 2 05, papier de verre 1 57, papiers peints 0 94, parfumerie 2 07, parquets 2 97, passementerie 0 19, pâtes a imentaires 1 37, pâtes de paille 4 14, pavage 4 39, peignage 0 99, peignes en écaille 1 64, peintres 1 18, pelleteries 0 25, app. de pesage 2 12, pétrole 1 74, phosphates 3 70, pianos 0 86, pipes (fabrique de) 1 64, plafonneurs 1 18, plâtre (fabriqués de) 3 12, plâtriers 1 18,plombiers 3 85, plumes métalliques 1 46, plumes pour parures 0 19, poèliers 0 75, pointes 0 35 . polissage 1 63, pompes 2 12, ponts 4 21, ponts métalliques 4 12, porcelaines 0 45, portefaix 5 09, potasse 1 57, poterie 0 45, poudrette 3 33, pressage de foins 3 59, produits chimiques 1 57, produits et conserves alimentaires 0 73, produits phar-
- p.104 - vue 111/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 105
- maceutiques 1 57, puisatiers 9 07, pulvérisateurs 2 26.
- Quincaillerie 1 99.
- Raffinerie 1 73, ramonage 1 07, ravalement 4 74, relieurs O 41, retorderies 0 99, robinets 1 99, roues métalliques 2 12, roulage, 4 20, rubans 0 19.
- Sable 3 70, sabots 5 91, salines 1 08, satineurs sur papier 0 41, savons 1 74, scierie de long 2 74, scierie de marbre et de pierre 2 91, scierie de sucre 1 73, scieries mécanique 5 91, sculpture (bois ou pierre) 1 76, sel 1 08, sellerie 0 87 serrurerie 1 69, serrures 0 85, soierie 0 19, sondages 9 07 sonnettes 1 99, soude 1 57, sulfate 1 57, stores 1 69, stucateurs 1 76, sucre, d’ammoniaque 1 57.
- Tabletterie 1 64, taillandiers 2 50, taille de pierres 2 91, tannerie 0 94. fabrique de tapis 1 72, teinturerie 0 94, téléphone 2 30 terassements 3 58, terre glaise, 3 70, tissage 0 45, toiles cirées 0 94, toiles métalliques 2 51, tôliers 0 75, tourneur 1 69, tonnellerie 2 76, tramways 4 20, transports 4 20, transports par eau 3, travaux publics 4 21, tréjilerie 2 51, treillageurs 5 91, tresses et lacets 0 35, trituration 4 08, tuilerie 1 92, tulle 0 19, typographie 0 81.
- Ustensile de ménage 1 99.
- Vannerie 0 80, vélocipèdes 2 12, velours 0 19, verrerie 0 60, vidanges 3 33, vinaigre (fabrique de) 1 73, vins et chais 1 73, vitrerie 0 60, voitures fabrique de) 0 62, voitures et diligences 4 20.
- Wagons, 2 12.
- Art. 2. — Les primes comprises au tableau ci-dessus seront revisées pour le 1er janvier 1900.
- Art. 3. — Pour les professions non déterminées audit tableau, la prime sera fixée, le cas échéant, par décision ministérielle spéciale, d'après l’analogie des risques.
- Enfin, un autre arrêté détermine les conditions dans lesquelles sont recrutés les commissaires-contrôleurs des sociétés d’assurances contre les accidents du travail.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Les directeurs d’entreprise ou d’industrie qui oublieraient de s’y conformer, seront passibles, la pre mière fois, de 1 à 15 francs d’amende, et en cas de récidive, de 16 à 100 francs.
- 1899 sait qu'elle sera applicable à partir du 1er juin
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- D’autre part, nous avons réuni, en une brochure commode et élégante, les trois décrets portant règle-ment d’administration publique pour l’exécution de la 101 du 9 avril 1898.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs cette Petite brochure au prix de 0 fr. 60.
- ASSURANCES 0
- Chacun sait qu’en matière d’assurance, la police est un contrat qui fait la loi des parties, que toutes les clauses qu’elles renferment sont autant d'engagements séparés que prend l’assuré envers l’assureur qui, lui, en général, n’a qu’une obligation, celle de payer en cas de sinistre. Cependant combien parmi les assurés, acceptant ce contrat, prennent ces engagements pour ainsi dire les yeux fermés sans se rendre un compte exact de leur étendue et de leur portée 1 Alors que, pour un simple marché de la vie courante, celui qui s’engage ne le fait qu'après avoir mûrement réfléchi, pesé chacun des termes employés ; pour une police, au contraire, on se borne généralement à vérifier le montant de la prime à payer et celui de l’indemnité qui, le cas échéant, pourra être due. C’est qu’à vrai dire, les stipulations d’une police sont complexes et variées, qu’elles ne sont pas toujours très claires et partant, donnent lieu à des interprétations différentes. Aussi préfère t-on quelquefois ne pas les approfondir et s’en rapporter à la bonne foi des compagnies. Est il besoin de dire que c’est là une négligence impardonnable ?
- Chaque assuré doit donc connaître très exactement la portée de ses engagements et si, abonné au journal qui lui offre de l’éclairer sans qu’il lui en coûte rien, il signe une police sans demander conseil ou si, l’ayant signée, il reste incertain dans le statu quo, on peut dire qu’il est inexcusable lorsqu’il lui survient des difficultés.
- C’est, il faut le reconnaître ce qu’ont bien compris bon nombre de nos lecteurs qui nous mettent chaque our à contribution, ce dont nous les félicitons d’ailleurs.
- L’un deux nous soumet aujourd’hui une question qui a un intérêt général et que nous publions volon-iers.
- Notre correspondant nous écrit :
- « Je viens de vendre mon établissement industriel et d’en créer un nouveau dans une autre localité. Aux termes de l’acte de vente, je n’ai pas imposé à mon acquéreur de continuer l’assurance. A la suite du refus opposé par lui de continuer à payer les primes, la Compagnie émet la prétention de m’y obliger et se base sur une clause ainsi conçue : « Le changement de profession ou de domicile de l’assuré, les agrandis-sements, diminutions ou modifications quelconques apportés aux risques, n’annulent pas la police. » Est il possible d'interpréter cette clause contre moi qui ne suis plus propriétaire du risque?
- R Non la clause en question n’a pas la portée que la Compagnie vcut lui attribuer. Cette stipulation doit
- (1) Dans l’intérêt des abonnés et des lecteurs du journal, nous nous sommes adressé pour traiter les questions d’assurances, à un spécialiste qui se charge, indépendamment de la chronique, de la vérification gratuite, de la réfection et de la révision des polices d’assurances de toute nature.
- Nous lui transmettons, dans ce but, les demandes de renseignements qui parviennent au journal.
- Joindre un timbre pour la réponse.
- p.105 - vue 112/380
-
-
-
- 106
- LE MONITEUR DE LA TEINT JRE
- être interprétée en ce sens que le changement de domicile ou de profession s’entend soit de changement d’industrie de l’assuré dans les même locaux, soit du transfert de l'industrie dans un autre local.
- Dès lors, visant une simple modification ou un déplacement du risque, la clause ne crée point au profit de la Compagnie un droit attaché à la personne de l’assuré et le suivant où celui-ci s’installe. Par suite, en cas de vente du fond où était situé le risque et le refus par l’acquéreur de continuer l’assurance, la Compagnie ne peut prétendre appliquer la police au nouvel établissement que l’assuré peut fonder ou acquérir. Il y a lieu à résiliation de la police.
- C'est ce qu’a décidé le Tribunal de commerce de la Seine par jugement du 17 novembre dernier.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- La cour d’une maison se trouve close par un mur de séparation haut de 2 m. Ce mur appartient au propriétaire voisin ; mais comme il est en vétusté, une brèche s’est produite l’an dernier et le propriétaire ne veut pas la réparer. Il vendrait bien son mur et le terrain sur lequel il est assis, mais il ne veut pas de mitoyenneté. Ne peut-on pas le forcer à vendre cette mitoyenneté? Dans l’affirmative quelles sont les conditions et formalités à remplir?
- B. — Aux termes de l’art. 663 C Civ. chacun peut contraindre son voisin, dans les villes et faubourgs à contribuer aux constructions et réparatioas des murs de clôture faisant séparation de leurs maisons cours et jardins.
- Si la Cour dont il s’agit n’est pas située dans une ville, ou le faubourg d’une ville, le voisin doit d’abord acheter la mitoyenneté du mur séparatif et ensuite obliger son voisin à supporter la moitié des frais de réparations. D’après l’art. 661 C. Civ. tout propriétaire a la faculté de rendre mitoyenne une partie du mur séparatif appartenant au voisin en remboursant à ce dernier la moitié de la valeur de ce mur ou la moitié de la portion qu’il veut rendre mitoyenne et moitié de la valeur du sol sur lequel le mur est bâti.
- Comme formalités, à défaut d’entente amiable et après une mise en demeure par sommation ou lettre recommandée, il faut citer en conciliation pour pouvoir dire que le voisin sera tenu de céder la mitoyenneté réclamée à charge par le demandeur d’en payer la valeur actuelle fixée à dire d’expert..
- Autre question. — J’ai été victime de la part d’un commerçant d’un véritable abus de confiance à l’occasion duquel j’ai déposé une plainte au parquet. Mais à la suite d’une courte enquête le juge d’instruction a rendu une ordonnance de non—lieu en déclarant que le délit ne lui paraissait pas suffisamment établi. Ne suis-je plus en droit de revendiquer devant le Tribunal de commerce la prcpritéde ce qui m’a été dérobé en me servant de l’enquête qui a été faite ?
- R. — La preuve pouvant être faite, en matière commerciale, par témoins, par présomptions, par tous les
- moyens susceptibles de devenir les éléments réguliers d’un débat conti adictoire, un Tribunal de commerce peut, s’en violer les art, 255 et 423 C. proc. civ. non plus que l’art. 1315 C. civ., ordonner la production dans un débat commercial, d’une enquête criminelle et en tirer des présomptions propres à déterminer sa conviction.
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde.
- (Noir aux annonces}.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par états, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui im -primer le moindre mouvement de rotation.
- ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur Fabricant, Fournisseur des Ministères de VInstruction Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette Sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de -port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- p.106 - vue 113/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 107
- (Port en plus our l’étranger.) |
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET 1MPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales.-- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes
- 2e Fascicule. —Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l'anthracene.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Ti iphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurispru dence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur es accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Char très, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de a Justice, des Travaux publics, du Commerce et de Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix.................. 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxieme édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément.. ...................... 3 fr.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat, fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix : reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reluire en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- Savons et bougies, par Julien Lefèvre, agrégé des sciences physiques, professeur à l’Ecole des sciences de Nantes, 1 vol. in-18 jésus de 424 p., avec 116 fig., cart. {Encyclopédie de chimie industrielle} Franco contre mandat poste de 5.85.
- Ccaleurs et vernis, par G. Halphen, chimiste au Labo-ratoire du Ministère du commerce, 1vol. in-16 de 388 p. avec 29 fig., cart (Encyc. de Chimie indust.).— Franco contre mandat poste de 5.85.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitr des. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs "ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Carte commerciale des chemins de fer français, indiquant gare par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques, dressée par COURDOUX père y et fils. Propriétaire-éditeur : Courdoux père y.
- 9°' Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseigne ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignés
- p.107 - vue 114/380
-
-
-
- 108
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: pouj voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d'application. — Tarif du cahier des charges — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60.
- — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d'Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène. 1 fort volume in 8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Catel (Prosper), ex-teinturier, à Tourcoing. — Jug. du 21 fév. — L. : M. Duvillier.
- Cazaneuve (Jules,) teinturerie, à l’Isle-en-Dodon.— Jug. du 17 fév. — L. : M. Longuefosse
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en commandite par actions Givaudan, Trouillat et Cie, fabricants de produits chimiques et industriels, quai Etroits. — Durée : 25 ans. — Capital : 600 000 fr. — Acte du 28 janv.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- PRIME EXCEPTIONNELLE
- à tous nos Abonnés et Lecteurs.
- Toujours désireux de faire plaisir à nos abonnés et lecteurs, nous avons traité avec un des principaux constructeurs français, afin de pouvoir leur offrir, à des conditions tout à fait exceptionnelles, une MAGNIFIQUE PRIME
- Cette prime, qui consiste en un superbe PHONOGRAPHE, sera livrée, à tous nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, au prix de 60 francs, qui défie toute concurrence. — En effet, jamais un PHONOGRAPHE n’a été offert à un prix si bas.
- Nous pouvons également offrir les accessoires ci-dessous aux conditions suivantes :
- Pavillon : Fr.
- Cintré, nickelé, dia-
- mètre 0 m. 16......... 8
- Cintré, nickelé/dia-
- mètre 0 m. 24........ 10
- Cor de chasse, cuivre
- poli, diam. 0 m 26 15 Cor de chasse, cuivre
- nickelé,diam.0 m. 26 18
- Avec pied,diam.Om.30 20 Tube auditf écou-
- toirs ébonite :
- 3"
- ys
- Pour 1 personne .... 3
- » 2 » .... 6
- » 3 » .... 8
- Galerie auditive nickelée écoutoirs ébonite •
- Pour 3 personnes.... 12
- » 4 » .. 15
- » 6 » • • • 20
- » 10 » .. 35
- Botte gainée imitation maroquin :
- Pour 12 cylindres . . 8
- » 18 » ... 10
- » 24 » ... 14
- Les mêmes avec serrure en plus........ 1
- —)O(—
- Le prix de 60 fr. comprend :
- 1° La machine, mouvement visible nickelé ;
- 2° Une boîte à renversement en ébénisterie, acajou ou noyer massif, coins ronds, vernie, socle et pieds ébène moulurés. Modèle très riche ;
- 3° Un diaphragme reproducteur ;
- 4° Un pavillon cuivre nickelé.
- Voulant faire un nouveau et réel sacrifice, nous livrerons à nos abonnés et lecteurs qui en feront la demande, un diaphragme enregistreur au prix de 10 francs.
- Nous pouvons également offrir les cylindres aux conditions sui-
- CYLINDRES ENREGISTRÉS
- La pièce, 3 fr.— La douz. 30 fr.
- CYLINDRES VIERGES
- La pièce, 1 fr.50.—La douz. 15fr.
- Notre CATALOGUE spécial des cylindres enregistrés est envoyé GRATUITEMENT sur demande.
- —)o(—
- ADRESSER DEMANDES ET MANDATS AU DIRECTEUR DU JOURNAL, 20, RUE TURGOT, PARIS.
- Pour recevoir les commandes , il suffit de nous faire parvenir en plus la somme de 3 francs pour frais de port et d'emballage.
- NOTA. — Un appareil est visible dans nos bureaux.
- p.108 - vue 115/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 109
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (vià Troyes- ' Belfort), soit au départ des principales gares situées fur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans 1 des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (via Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : lre classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- Excursion à prix très réduits de Paris à Londres via Rouen, Dieppe et Newhaven.
- Billets d’aller et retour valables pendant 14 jours, déli -vrés du mercredi 29 mars au lundi 3 avril 1899.
- : Prix des places : Ire classe 49 f. 05 ; 2me classe, 37 f. 80; ime classe, 32 f. 50.
- Aller : Départ chaque jour (du 29 mars au 3 avril inclus) Ce la gare St-Lazare à 9 h. du soir; arrivée à Londres à ‘ h. 40 du matin.
- Retour dans un délai de 14 jours, à partir de la date émission des billets. — Départs de Londres: London-
- Bridge à 9 h. du soir : Victoria à 8 h. 50 du soir ; arrivée à Paris-St-Lazare à 7 h. 15 du matin.
- Les voyageurs porteurs de billets d’excursion de lre et de 2me classes pourront effectuer leur voyage le jour moyennant les suppléments ci-après, payés à bord du paquebot: tre classe, 5 f. 95; 2me classe, 3 f. 75.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neivchaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Pariv St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les-voitures à couloir (W. C. toilette, etc,) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris. — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone -Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russi la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, 6k
- p.109 - vue 116/380
-
-
-
- 110
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PNURASevemcsorss PAUL SE E.ing-Architecte,Entrepreneur. 58,RueBrûle Maison, à Lille . Bâtiments Industriels Incombustibles. Chauffage —Ventilation Séchage Economiseurs Surchauffeurs. Réfrigérants Moteurs electriques Moteurs de Laval. etc.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. DOMMER, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- L. MITRÉCÉ
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres).
- Médaille d’Or et Médaille d’Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au moteur, depuis............. 300 fr.
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur ; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Econo mie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’apprêts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc. 1
- TABLE à vapeur, double compar-timent cuivre rouge fort poli, lon-gueur 1 m.40, largeur en tête, 0 m.5"; culotte à deux robinets bronze d'entree de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- Complète, prix........... fr.
- ALAMBIC à distiller les benzines; 50 litres, prix.......... fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des tables, cylindres, etc., entièrement démontable, à foyer intérieur tubulaire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITE DES APPRÊTS
- ET SPÉCIALEMENT
- Des Tissus de Coton Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons.Relié 40fr.60
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc. Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRIME A NOS ABONNES
- Agrafe
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgo+
- Pour Colis postal en plus { racanici0 * o^r. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.110 - vue 117/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE 1
- (5 Avril)
- On cote : Acide tartrique......... Anis d’Espagne.......... Anis du Levant..........
- Bois de :
- Campèche Laguna ........
- 265 ..
- 80 ..
- 55 ..
- Cannelle
- Martinique. . .. Jaune Carmen. » Maracaïbo de Chine........
- — de Ceylande n000 à 4 Cochenilles :
- Grises.................. Argentées............... Zacatilles.............. Noires ordinaires.......
- » supérieures........... Crême de tartre......... Curcuma Bengale......... Dividivi ...............
- Gommes : Arabique................ Aden.................... Damar Singapore.........
- » Batavia....... Sandaraque... ............. .. Graines jaunes......... Galles vert et noir . Girofles..... Fenouil... .. .. Macis........ Muscades n 1 ... Mercure......
- 9 00r0Opium 0........... ....Résine. ............ Valen Safran ce......... .... Styrax.............
- 18 .
- 10 ..
- M ..
- 14 ..
- 130 ..
- 252
- 225 250
- 240 200
- 230 175
- 50 M
- 170
- 130
- 120
- 165
- 185
- 40
- 55
- 115
- 100
- 52
- 4
- 3
- 5
- 27
- 14
- 100
- 150
- 140
- 110
- 50
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez
- tendre...................
- moyen ordinaire.............
- Kurpah bon moyen à bon . violet et violet r....... "urpah moyen et moyen
- ordinaire.................
- Sumac en feuilles...........
- F.
- 2
- 2
- 3
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- 75
- 50
- F.
- F.
- 2
- 18
- 20
- 50
- 3
- — en poudres...............1 vordet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 165
- 25 k.
- sous papier, F. 165
- P.
- O o
- k
- k.
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- » » » en boules 105 ..
- • raffiné en pouare sec. F. 145 ..
- PLACE DU HAVRE
- (5 Avril)
- Boim de teinture.
- Les prix restent fermes pour le eau pêche .
- On eot- :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité...
- — 2e qualité ...
- - 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan... Honduras......... ....... ................ Haïti Cap.......
- » Aquim...................
- » ........................
- » Gonaïves ...............
- » Fort-Liberté............
- P.-de-Paix............... ......................... Saint-Domingo............ Martinique et Guadeloupe. Jamaïque.................
- Jaune
- Cuba et St-Yago ..
- Manzanillo. ......
- Tuspan...........
- .................
- Campèche.........
- Carmen...........
- Tampico...........
- Porto-Plata.....
- Haïti............
- Jamaïque.........
- Barcel et P. Cab ..
- Rio Hacha........
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba..
- Bahia .. .
- Corini o...
- Amapala. ,
- 100 k.
- ..50 k.
- 50 kil.
- Rouge Brésil Bahia........
- » Calliatour... 100 k.
- Lima.......
- Ste-Marthe.
- Brésiilet. ..
- Sandal.....
- Sapan ....
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1009 k.
- MATÉRIEL POUR
- nouvelle machine a sécher
- __avec aspirateur, brevetée s. g.d.g.
- 12
- 11
- 7
- 10
- 9
- 8
- 5
- 5
- 7
- 30
- 85
- 75
- 6
- 5
- 6
- 5
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 14
- 4
- 4
- 5
- 6
- 14
- 8
- 6
- 3
- 6
- 8
- 83
- à
- 50
- 20
- 50
- 75
- 50
- 50
- 75
- 75
- 50
- 50
- 90
- 14
- 12
- 10
- 11
- 10
- 9
- 6
- 6
- 8
- 8
- 6
- 8
- 5
- 7
- 5
- 6
- 6
- 6
- 7
- 6
- 6
- 6
- 20
- 75
- 75
- 25
- 70
- 60
- 60
- S
- 25
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 25
- 6
- 6
- 5
- 6
- 50
- 50
- 25
- Rouge Pernamb.....50 k. Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé.. Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille....
- Téneriffe grise.... .
- Curcuma
- Bengale
- Java,
- Mad
- ___50 kilos Pond.......
- M
- 37
- 15
- 1
- 1
- 50
- 1/2
- 60
- 50
- On
- Dividivi cote les 50 kil
- On Beng.
- Indigo* cote actuellement : sur v. et bl. 1[2 k.. fin viol, et pourpre... beau viol, et dite.... bon violet........... moyen violet......... bon violet rouge..... bon moy. v. roug....
- 17 ..
- kil
- 2
- 80
- 22 M
- 50
- 9
- 14
- 4
- 5
- 16
- 4
- 5
- 6
- 6
- 8
- 16
- 10
- 8
- 3
- 8
- 25
- &
- en C
- 50
- 86
- Beng. fin rouge...........
- » bon dito................
- » bon à fin cuiv...........
- » cuiv. ord. et bas........
- Java......................
- Kurpah....................
- Madras.................
- Manille...................
- Caraque ..................
- Guatemala ................
- » sobré................ ..
- » bon à fin cor....
- • cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k.
- * bon à beau........
- » ord. et moyen......
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé....
- » gros effilé...
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil
- Cayenne................
- 6
- 6
- 5
- 4
- 3
- 4
- 3
- 4
- 3
- 2
- 2
- 1
- 1
- 3
- 3
- 1
- 6
- 4
- 2
- 50
- 50
- 75
- 50
- 75
- 75
- 50
- 25
- 75
- 50
- 50
- 25
- 50
- 50
- 7 50
- 6 ..
- à
- O c p-
- 6
- 6
- 5
- 5
- 3
- 5
- 4
- 4
- 3
- 3
- 2
- 4
- 3
- 3
- 3
- 5
- 4
- 4
- 2
- 6
- 5
- 3
- 8
- 7
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- construceurs breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- 75
- 25
- 75
- 75
- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 25
- 25
- 25
- 50
- 50
- 50
- 50
- p.111 - vue 118/380
-
-
-
- 112
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- * GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans eette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d5)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutehouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille.
- Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Études spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Wanner, 19, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Dumont, 55, rue Sedaine, Paris, et 100, rue d’Isly, Lille.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d'oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Voitures
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg Saint-Martin, Paris Spécialité pour la teinture, l’impression.
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS enltôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P. LEGRAND INVENTEUR
- 35, boul. Piepus, PARIS
- Etanchéité complète PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- MÉDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant
- BROOKE, SIMPSON & SPILLER LIMITED Fabricants de Couleurs d’Aniline
- Atlas Works, Hackney Wick, Londres E.
- AGENTS POUR LA FRANCE
- Guinon, Picard et Jay, 4, quai de la Charité, Lyon. — 9, rue Charles V, Paris, et agents pour toute la Belgique.
- Paul Sellier et Cie, 39, rue d'Illiers, Orléans.
- Carl Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsig.
- p.112 - vue 119/380
-
-
-
- 4e Année. — N° 9
- Le Numéro :"0,75
- FPoA Ssa 98 \ \ 4 ) G /&/ ' 2 — / 11 S3%./
- 5 Mai 1899
- LE
- CA L
- X2) .C je G
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. . . . , . . fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | rallsnsvetselaise): ; : 8:
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et 'lunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.—Causerie (suite).
- Dégraissage et Blanchiment.—Le blanchiment des plumes de parure.
- Mordants.— Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Apprêts. — Le mercerisage, son but, ses origines, ses progrès et son avenir (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux. — Erratum. ! — Noirs immédiats V extra et G extra sur cotons en flottes. — Nouveau procédé pour augmenter le brillant dans les tissus.
- Divers. — Le banquet annuel de l’association générale de l’industrie et du commerce. — Nouvelle théorie du lustrage. — Noirs et bleus campèche. •— Création d’une bourse d’exportation.— Programme des prix. — Nécrologie. — Assurances. — Jurisprudence. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- CAUSERIE (suite)
- Si notre confrère aux mains duquel un pareil trésor aura été confié, soit parle confectionneur lui-même, soit par l’entrepreneuse de couture ou de broderie, 81 ce confrère, disons-nous, veut échapper à toutes les responsabilités qu’il pourrait encourir, il devra, avant toutes choses, soumettre la confection visée à un examen des plus minutieux, se rendre un compte exact de la nature des taches ou salissures qui lui au Tont été signalées souvent en une place unique, tandis
- que ces tares pourront se répéter un peu partout ; la nature du tissu sur lequel il devra opérer sera égale -ment compris dans le champ de ses investigations. Le grain de la moire antique obtenu par un effet spécial d’écrasement mécanique n’est pas toujours aussi facile à traiter qu'un taffetas simple et uni, etc , etc. Il se rendra également compte de la nature des tein-res, s’il y a lieu, des genres de doublures et enfin des garnitures (passementeries, broderies, dentelles, perles, jais, etc., recouvrant l’étoffe. Cet examen minutieux est indispensable et dans notre longue carrière nous avons souvent vu qu’une simple trace d’humidité pouvait tacher d’une façon irrémédiable un tissu blanc aux approches desdites garnitures ou par l’effet d’un teinture mal comprise des doublures employées.
- Si après cet examen préalable qui ne dure d’ailleurs qu’un instant pour un ouvrier qui a quelqu’habitude de son métier, rien ne semble devoir s’opposer à la réparation demandée, le façonnier agira sagement en s’enquérant des délais de livraison qui lui sont imposés par son client. Le plus souvent le confectionneur ou l’entrepreneur ne se résignent à faire appel au talent du teinturier qu’à la dernière extrémité et au dernier moment lorsque déjà la marchandise devrait être entre les mains du client ; on ne lui accorde donc qu’à contre-cœur le temps qui, normalement, serait nécessaire pour mener à bonne fin un travail toujours très délicat et où des surprises sans nombre peuvent surgir inopinément. A cette prétention du client de ne vouloir que trop souvent ne pas accorder un délai de livraison raisonnable, le teinturier devra répondre impitoyablement par un refus d’accepter le
- p.129 - vue 120/380
-
-
-
- 130
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- travail et si, pour une raison ou pour une autre, on ne veut lui accorder le délai qu’il jugera indispensable pour la bonne exécution du travail, il agira sagement de renoncer plutôt à la commande que de se risquer à tout compromettre par un traitement fait trop hâtivement. Il vaut cent fois mieux ne point faire plutôt que de faire mal : il y a économie de main-d’œuvre, de drogues, voire même d’argent, puisqu'au lieu d’être rénuméré d’un travail toujours très délicat, il y a risque d’avoir à payer une indemnité, s’il y a malfaçon et avarie.
- Lorsque, définitivement, le teinturier entrevoit qu’il peut raisonnablement entreprendre le travail demandé, si l’examen préalable et minutieux de la pièce tachée lui a prouvé surabondamment qu’il y a possibilité et presque certitude de réparation, ce qui n’est pas toujours le cas, il devra encore, avant de conclure avec son client, calculer le prix à exiger en rémunération de son travail. Ce prix, à notre humble avis, ne dépendra pas seulement du temps, des matières premières à employer, mais encore des risques professionnels à courir par suite d’accidents provenant du fait de l’opérateur ou qui paraîtraient être de son fait, faute d’un examen préalable suffisant. Ces risques, peu considérables, lorsqu’il s’agit d’un objet d’usage journalier et de vie ordinaire et qui d’ailleurs aura déjà été porté, deviennent souvent considérables lorsqu’il s’agit de vêtements de luxe d’un prix fort élevé la plupart du temps. Nous constatons bien souvent dans les tarifs distribués à titre de réclame par nos teinturiers et surtout par nos teinturiers pour confrères des indications de prix qui nous semblent une véritable dérision ; c’est ainsi qu’un détachage est coté 0 fr. 50, 1 fr., voir même dans les cas extrêmes 2 francs. Ces tarifs deviennent ridicules lorsque la réparation devra se porter sur une robe de cour ou de soirée dont le prix pourra parfois s’élever à 100J francs et au delà.
- La rémunération doit être proportionnelle aux risques à courir et l’expérience nous a appris que presque toujours la clientèle accorde une confiance plus grande et plus immédiate à un praticien qui demande délibéremment un prix élevé en échange d’un travail irréprochable qu’à celui qui hésite, tatillonne et finit après mille réserves et réticences à accepter une rémunération d’autant plus faible qu’elle a été presque toujours fixée parla clientèle et non par l’industriel. • Mais si le praticien habile a le droit d’être exigeant
- sur le salaire, il faut que d’abord il soit certain de se tirer avec honneur du travail qui lui aura été confié ; qu’il n’accepte donc la mission dont on veut le charger qu’autant qu’il se sera rendu un compte bien exact, non seulement qu’il n’hésite pas à demander, si besoin est, un échantillon,une chiquette de la même étoffe que celle sur laquelle il devra opérer ; on peut toujours lui procurer cet échantillon. Avec ce morceau il sera facile au praticien d’expérimenter tout à son aise, se rendre compte par la nature de l’étoffe, son apprêt, les teintures intervenues, etc., s’il n’y a pas d’empêchements à opérer d’une façon ou d’une autre.
- Comme nous devons bien supposer ici qu’un teinturier dégraisseur qui entreprend un travail aussi délicat, voire même aussi dangereux,n’est pas sans connaître à fondson métier,nousnecroyonspas devoir dans ce bavardage entrer plus avant dans tous les détails techniques au sujet des opérations qui seront à exécuter. Elles sont variables à l’infini tout comme les causes efficientes des taches et salissures.
- Nous nous permettons cependant, d’appeler l’attention de nos amis sur un fait très fréquent et qui a dérouté plus d’un vieux teinturier ou apprêteur.L’ouvrière à qui le travail de la couture ou de la broderie aura été commis s’est aperçu que pendant son travail à la main ou à la machine, l’étoffe a été salie ou ternie ; son premier mouvement sera d’essayer de rémédier au mal : comme elle n’a pas à sa disposition les drogues nécessaires, qu’elle ne sait pas d’ailleurs celles qui seront préférables pour telles ou telles taches,vite elle se servira d’un peu de mie de pain et voici que le frottement le plus soutenu commence ; la tache paraît céder, mais paraît encore un peu, on continue à frotter et plus cette opération continuera et plus une nouvelle tache se manifestera : elle sera bien plus grave que la première puisqu’elle aura enlevé tout l’éclat, tout le brillant de la partie salie du tissu et le teinturier lui-même sera impuissant à rétablir la fraîcheur primitive du tissu on la partie en souffrance. Une pareille tache est irréparable, d’autant plus que par un frottement inconsidéré,le tissu sera éraillé et qu’aucun effort,aucun savoir ne parviendra à rétablir le parallélisme harmonieux produit par le métier à tisser. Si le teinrurier s’aperçoit dès l’abord de ce défaut, nous croyons devoir lui conseiller, quoiqu’on puisse lui dire, de renoncer à entreprendre une telle correction et lui-même fera bien d’engager son client de remplacer le lès ainsi coin-
- p.130 - vue 121/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 131
- promis par une modification heureuse des plis ou du drapage, l’on ne peut parvenir à masquer cette tare indestructible par tous autres moyens.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Le blanchiment des plumes de parure
- Tout comme les soies, la corne, les ongles, la laine, l’épiderme humain] etc., les plumes sont constituées par une matière singulière moins riche en carbone et plus riche en azote et en soufre que les matières albuminoïdes ordinaires de l'organisme animal. Chimiquement parlant cette matière'constitue l’épidermose qui présente,avec l’épithelium et la partie de la fibrine qui ne se dissout pas dans l’acide chlorhydrique au demi millième, les plus grandes analogies de composition et de propriétés.
- Les analyses de l’épidermose se rapportent à un produit finement divisé et épuisé par l’eau, l’alcool et l’éther bouillants. Il n’est pas probable cependant que ce produit où l’on distingue encore des couches d’agrégation et de compacité différentes soit une substance unique. L’épiderme des plumes donne environ 1 % de cendres et sa composition moyenne serait d’après Scherer :
- Carbone de 40 à 52 %
- Hydrogène de 6,4 à 7,2 %
- Azote de 16,5 à 18 %
- Soufre de 3 à 5 %
- Oxygène indéterminé.
- Chauffée, la matière cornée des plumes brûle avec une flamme éclairante ; elle se dissout peu à peu dans dans l’eau chauffée sous pression mais l’extrait ne se prend pas en gelée par le refroidissement.
- Ces quelques notions préliminaires étaient nécessaires pour faire comprendre que les plumes ayant une composition chimique analogue aux poils, cornes, laines, etc, exigent pour leur blanchiment une série d’opérations similaires ou du moins à peu près ana-logues.
- L’opération du blanchiment peut ici [comme pour la la laine du mouton et les soies du porc, se diviser en deux‘genres de travaux tout particuliers, les premiers cest-à-dire ]e lavage ou nettoyage qui consiste à dé-barrasser la matière première detoutes les impuretés et corps gras qui obstruent ses pores et le second le blanchiment proprement dit qui a pour but de donner à
- | cette matière la plus grande somme de blancheur,d’éclat et de brillant possible. Tout teinturier comprendra d’ailleurs que le lavage ou nettoyage devra toujours précéder le blanchiment si l’on désire que l’opération ait quelque persistance et durée. Il est bien entendu ici qu’il ne s’agit que de plumes blanches ; celles naturellement teintées n’ayant besoin que d’un simple lavage ou dégraissage pour pouvoir utilement être employées dans l’industrie. •
- Les plumes blanches, soit qu’elles aient servi déjà et qu’il s’agisse simplement de leur rendre leur fraîcheur primitive altérée par l’usage (elles jaunissent assoz vite comme toutes les matières azotées analogues) sot qu’elles soient à l’état naturel et sans avoir subi aucune autre préparation, se nettoient indifféremment en les faisant séjourner pendant quelques heures dans un léger bain de savon bien neutre et légèrement chauffé ; il convient de les rincer ensuite à fond dans une eau peu calcaire, l’eau de pluie de préférence, puis de les exposer autant que faire se peut pendant le temps nécessaire à l’action directe des rayons solaires. Cette exposition exige quelques précautions et il n’est pas indifférent de laisser les plumes étalées sur un seul côté ou de les changer déposition de temps en temps : toutes les parties doivent également et pendant un laps de temps suffisant, subir l’action bienfaisante do la chale r et de la lumière : sans cette précaution, leur teinte serait inégale et la parure perdrait beaucoup de sa valeur
- (A suivre.)
- 2
- 2
- ©
- 8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Violet diamine {Cassella)
- Ni....................... Diminué et rabattu
- Cu . .. ................. Réserve en réséda
- Jaune de Carbasol {Badisehe) Avivage de toutes les couleurs sans débouillissage. Bleu diamine {Cassella)
- Ni . .. . ................ Rabattu au gris vert
- Co....................... Diminué, viré au gris sale
- Jaune diamant R {Bayer)
- Cr....................... Réséda clair plus vif
- p.131 - vue 122/380
-
-
-
- 132
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Dinitroso résorcine
- Comme l’échantillon savonné, mais un peu plus clair.
- Nitrosonaphtol
- Cu.................. ... Un peu diminué
- Pb,Mn,Ur,Zn,Y,Hg,Sn,Al. Débouillis
- Co, Fe................... Inchangés
- Ni....................... Un peu diminué, avivé
- Cr....................... Débouilli aux 3/4
- Bi, Zr, Th............... » à 1/2
- Noir d'alizarine (Badische) Zr, Th, Y, G1, Cr, Bi...... Un peu éclaircis. Excellente résistance.
- (A suivre.)
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE
- SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction Interdite sans U assentiment spécial de la Rédaction)
- (Suite)
- L’opération s’effectue rapidement, la réaction dia-mique ne tardant pas à se produire ; nous faisons passer le tissu soit sous tension, soit à l’état lâche par le bain alcalin, puis au sortir de là, l’étoffe est plongée immédiatement dans un bain de lavage en eau courante et au besoin dans un bain acidulé pour parer à toute autre modification éventuelle du tissu.
- Comme matières susceptibles de contracter avantageusement la fibre, nous utilisons également certains acides concentrés tels qu’acide sulfurique, etc.
- La contraction des fibres ne s’effectue pas seulement par l’immersion des étoffes dans les lessives concentrées alcalines et caustiques, mais encore par l’impression d’une solution suffismament concentrée de soude caustique épaissie par des épaississants ad hoc; l’impression proprement dite pouvant être remplacée par tout autre procédé analogue.
- Dans ce cas, les parties imprimées subissent la contraction tandis que celles qui n’auront pas reçu cette couverture conservent leur structure naturelle et primitive.
- Le gauffrage du tissu obtenu ainsi par notre procédé diffère entièrement des reliefs produits sur étoffes par des moyens déjà connus.
- Jusqu’à ce jour les reliefs produits sont le résultat d’opérations et procédés divers tels que plissage, bouf-
- fage, gauffrage à la main ou par moyens mécaniques et enfin par frisages et créponnages. Ce dernier procédé est basé sur l’emploi de fils à forte torsion qui après avoir été tissés rétrécissent d’eux-mêmes plus ou moins inégalement (surtout si pour seconder ce rétrécissement on a fait intervenir l’eau ou encore un léger foulage) ; cet article est connu sous le nom technique d’article crêpé.
- Notre produit se distingue donc non seulement par son mode de production mais encore par les effets réellement décoratifs des produits ainsi obtenus par les moyens précités. Notre procédé diffère essentiellement du créponnage obtenu uniquement par une forte torsion ; il trouve son emploi dans toute la fabrication des tissus, même ceux en filets comme les tulles, les dentelles, les jerseys, etc.
- Revendication. — Les inventeurs revendiquent donc un procédé pour échantillonner les tissus consistant à faire subir à ces mêmes tissus en fibres végétales et animales un traitement par des solutions alcalines ne contractant qu’une des matières entrant dans la composition de ce tissu, tandis que les tissus uniquement composés de matières végétales sont simplement imprimés avec une solution alcaline convenablement épaissie ou réservées par places et passées ensuite dans la solution alcaline.
- (A suivre).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Erratum
- Une erreur de composition naturellement bien involontaire, nous a fait dire à la page 119 du n° 8 (20 avril 1899) du Moniteur de la teinture, à propos de l’article concernant le Cyanol FF, fabriqué par la manufacture Lyonnaise de matières colorantes que le Cyanol extra livré par cette honorable maison était universellement inconnu lorsque nous avons voulu dire, tout au con-traire, que ce produit était très connu et très apprécié dans le monde de la teinture.
- Nous ne doutons pas que tous nos lecteurs ont fait d’eux-mêmes cette petite rectification, surtout que tous ont pu apprécier les excellentes qualités du colorant dont il s’agit.
- La Direction
- p.132 - vue 123/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 133
- PERFECTIONNEMENT apporté par la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes à la teinture des cotons en flottes en noirs immédiats V extra et G extra
- Cette innovation, qui a déjà fait ses preuves dans la pratique et qui simplifie énormément le travail, consiste à remplacer, en teignant d’ailleurs dans des cuves en bois du modèle généralement employé pour la teinture du coton en flottes, les bâtons de lisse ordinaires par des tubes en fer auxquels on a donné une forme toute particulière, terminés qu’ils sont à leur deux extrémités par un emboutis ; cette forme permet de tenir le coton constamment submergé et à l’abri de l'air; on n’a donc pas besoin d’immerger le coton bâton par bâton. On emploie utilement à cet effet des tuyaux à gaz ayant de 2 à 2 1/2 cm de diamètre et qu’on entoure d’un tissu léger en coton pour éviter d’avoir des taches de rouille sur le coton à teindre.
- Pour la teinture on dispose le coton comme sur des bâtons ordinaires ; on garnit le bain pour 50 kilos de coton avec :
- environ 1000 litres eau
- 5 kilos carbonate de soude
- 5 » sulfure de sodium
- 30 » sel marin
- 6 à 8 » Noir immédiat.
- On conserve le bain et à la reprise on nourrit pour la même quantité de coton avec :
- 4,5 à 5 kilos Noir Immédiat
- 2,5 à 3 » sulfure de sodium
- et pour chaque litre d’eau rajouté pour ramener le bain a son niveau primitif
- 5 gr. carbonate de soude
- 30 » sel marin.
- On entre le coton dans le bain à chaud et toutes les 10 minutes environ on donne une lisse. Pendant les Intervalles d’une lisse à l’autre on peut tenir le coton en mouvement en déplaçant constamment les bâtons ; le coton est donc constamment recouvert par le bain sauf les quelques instants où on lisse. La teinture dure environ 1 heure à une température qui peut varier entre 50 et 80° C. à volonté.
- On sort le coton du bain bâton par bâton, après avoir donné d’abord encore 1 ou 2 lisses, et on l’ex-Prime soigneusement entre deux rouleaux-presseurs
- en bois installés spécialement au bout de la barque (1). A défaut de cette installation on a également obtenu de bons résultats dans la pratique en « sabrant », c’est-à-dire en exprimant le coton à sa sortie du bain entre deux bâtons de lisse serrés l’un contre l’autre* Le rinçage, à l’eau froide, doit s’effectuer le plus rapidement possible dans des barques de rinçage placées immédiatement à côté de la cuve de teinture.
- On met ensuite le coton sur des bâtons de lisse ordinaires en bois pour le traiter en sels métalliques suivant la nuance qu’on désire obtenir ; le sulfate de cuivre donne un noir charbon, le bichromate de potasse un noir bleuâtre, en combinant les deux sels on obtient un beau noir intense.
- On emploie soit
- 3 % sulfate de cuivre et 3 0/0 acide acétique,soit
- 2 % bichromate de potasse et 3 0/0 acide acétique, ou
- 2 % sulfate de cuivre, 2 0/0 bichromate de potasse
- et 3 0/0 acide acétique.
- On traite pendant 1/2 heure à 70 — 80° C.
- On peut aviver le noir par un savon bouillant, lorsqu’on l’a traité soit avec sulfate de cuivre, soit avec bichromate de potasse, tandis que pour le noir traité avec un mélange des deux sels l’avivage suivant mérite la préférence ;
- 2 à 4 0/0 fécule
- 1 à 2 0/0 saindoux (suif, beurre de coco).
- On fait bouillir ensemble la fécule et le corps gras pour ajouter ensuite ce mélange à un bain chauffé à 80° C., dans lequel on traite le coton pendant 20 minutes. Après ce traitement on sèche sans rincer.
- Au lieu de l’émulsion ci-dessus on peut également employer avec le même succès.
- 3 0/0 amidon et
- 1 0/0 sulforicinate de soude.
- NOUVEAU PROCÉDÉ pour augmenter le brillant dans tous les tissus à grain et permettant d'obtenir des effets nouceaux.
- par la Société Tresca frères et Cie
- Le nouveau procédé dont il s’agit permet d’obtenir sûrement le brillant uniforme sans effets de moirage et sans défauts, soit sur une face du tissu, soit sur les
- (1) Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur cette installation toute spéciale et de donner le plan de l’appareil à teindre par ce procédé.
- p.133 - vue 124/380
-
-
-
- 134
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- deux faces, et cela dans toute l’étendue de la pièce ou en certains points seulement.
- A cet effet, on supprime entièrement la seconde pièce, ou pièce de dessous dont on n’a plus dès lors à redouter les imperfections; on remplace cette seconde pièce par de simples coups d’une trame spéciale lancés et intercalés entre les duites de la pièce à laquelle ils sont liés temporairement, mais destinés à disparaîte ensuite, une fois leur rôle accompli.
- On voit immédiatement qu’on peut opérer de cette façon sur les deux faces de la pièce unique en fabrication et que, par suite, en soumettant cette pièce à la pression, on peut brillanter, non plus seulement une de ses faces, mais les deux, ce qui n’avait jamais été fait jusqu’à présent.
- DIVERS
- LE BANQUET ANNUEL
- de l’Association générale de l’Industrie et du Commerce des tissus et matières textiles
- Jeudi soir, 27 avril, a eu lieu, sous la présidence de M. Paul Delombre, ministre du commerce, le banquet annuel de l’Association générale de l’industrie et du commerce des tissus et matières textiles.
- Aux côtés de M. Delombre avaient pris place, à la table d’honneur, le commandant Lamothe, représentant le Président de la République; MM. André Lebon et Mesureur, anciens ministres du commerce ; Legrand, président du tribunal de commerce ; Pallain, gouverneur de la Banque de France ; Motte, Muzet, Graux, Cauvin, Prache, députés ; Dervillé, Fauré-Lepage, Dehollain, Marcilhacy, Ancelot, Pinard, Joanny, Hartmann, etc.
- M. Charles Legrand, président de l’Association, a porté un toast au Président de la République, et a adressé un souvenir ému à M. Félix Faure.
- Puis, dans un discours très applaudi, M. Charles Legrand a félicité M. Paul Delombre d’avoir conclu l’arrangement franco-italien dont les bienfaits n’ont pas tardé à se manifester, puisque notre exportation en Italie, dans les trois premiers mois de 1899, ont augmenté de près de 10 millions.
- L’orateur a rappelé qu’à cette même place, il y a quatre ans, son prédécesseur, M. Dehesolier, avait déjà félicité M. Lebn, alors ministre du commerce, d’avoir fait aboutir l’accord franco-suisse. Là encore
- les résultats ont été satisfaisants. En effet, notre exportation en Suisse, dans l’année 1898, a dépassé 200 millions de francs, en augmentation de 90 millions sur le chiffre auquel elle était tombée après la rupture de nos relations. /
- M. Charles Legrand a remercié M. Delombre d’avoir entamé des négociations commerciales avec le Portugal et il a exprimé l’espoir qu’elles aboutiraient à une conclusion avantageuse pour les deux pays.
- Après quelques mots de bienvenue adressés aux invités par M. David-Mennet, vice-président de l’Association, M. André Lebon, dans un speech plein d’humour, a remercié son ancien camarade à Louis-le-Grand, M. Charles Legrand, des amicales paroles qu’il lui avait adressées.
- Bien que n’appartenant plus au monde officiel, il ne s’en intéresse pas moins-aux affaires du pays, et ce que vient de dire M. Charles Legrand des résultats de l’arrangement franco-suisse lui a été au cœur. S’en considérant un peu comme un des nombreux pères, cette œuvre lui est chère.
- M. Lebon a donc le ferme espoir que ses successeurs s’opposeraient à tout projet qui tendrait à porter atteinte à un arrangement si péniblement conclu, il peut le dire aujourd’hui, et qui a été si profitable à la prospérité industrielle et commerciale des deux pays.
- M. Paul Delombre, prenant ensuite la parole, prononce un discours qui a eu le plus vif succès.
- Il remercie l’association de l’honneur qu’elle lui a fait en le conviant à son banquet. C’est pour lui un plaisir et un délassement de se trouver dans un milieu aussi sympathique.
- Le traité franco-italien n’est pas complètement son œuvre — ses prédécesseurs avaient déjà travaillé à ce rapprochement — et c’est là une constatation qu’il est heureux de faire que, malgré les changements de ministères, il y a continuité d’efforts vers le même but, qui est la grandeur de notre cher pays.
- « Vous nous avez dit, continue le ministre, que vous étiez prêts à faire l’essai loyal de la loi sur les accidents ; je vous en remercie au nom du gouvernement, car les réformes qu’elle implique, cette loi qui n’est pas parfaite, nous la ferons avec vous dans l’intérêt de la démocratie. »
- M. Delombre convie les hautes personnalités com-' merciales présentes à rechercher les moyens les plus pratiques à faire fonctionner les caisses de retraite pour les employés et les ouvriers. Il termine en remer-
- p.134 - vue 125/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 135
- ciant tous ceux qui font des sacrifices pour assurer le succès de l’Exposition de 1900, et il lève son verre à l’avenir du commerce français et à notre grandeur nationale.
- Au nom du ministre de l’instruction publique. M. De-lombre a ensuite remis les palmes d’officier d’académie à M. Marrix, secrétaire de l’Association des tissus.
- NOUVELLE THÉORIE DU LUSTRAGE
- Le docteur Fraenkel, de Vienne, est d’avis que le lustre soyeux du coton mercerisé provient principalement de ce fait que le coton perd pendant le procédé une légère pellicule. Aussi conseille t-il de choisir pour le mercerisage un coton dont la cuticule peut être facilement séparée. Il admet cependant que la forme cylindrique prise par la fibre peut être une des causes du lustrage. La théorie du docteur Farenkel trouve sa contradiction dans ce fait que le coton mercerisé et lustré soumis de nouveau à l’action d’une lessive de soude concentrée froide, se contracte presque autant que le coton brut et perd entièrement son lustre soyeux. Le docteur est d’avis que la présence de l’eau est indispensable pour la formation d’un composé de soude caustique et de cellulose, qui marque la première phase du procédé de mercerisage. Une solution à 10 % de soude caustique dans 96 % d’alcool, n’a aucune action sur le coton. Si on l’expose cependant à l’air de façon qu’il puisse absorber la vapeur d’eau, les effets ordi-naires du mercerisage se font sentir dans les fils hu-mides et la tension produit le lustre soyeux.
- {The Dyer and Calico Printer}.
- NOIRS ET BLEUS CAMPÊCHE
- Un brevet pris par M. Thomas Ingham, de Manchester a pour but de protéger un perfectionnement dans une méthode brevetée antérieurement pour la teinture de différentes fibres au eampêche en bleu ou en noir. Le procédé original était ainsi conçu : Passer les tissus dans un bain chaud de teinture contenant les extraits des bois de teinture, puis entre des rouleaux exprimeurs, ensuite dans un bain de mordançage froid contenant un mordant ordinaire de fer, de cuivre, ou de chrome, de nouveau entre des rouleaux exprimeurs, enfin dans un local ou les tissus sont vaporisés sans pression. Pour terminer on les soumet à un lavage. Un a trouvé cependant que les tissus préparés suivant
- cette méthode manquaient de brillant, et le second brevet recommande l’addition d’aniline au bain de mordançage dans la proportion de 1/2 à 1 once par gallon de liquide. Le nouveau procédé doit répondre à toutes les exigences et les couleurs conservent leur brillant, sans qu’on ait besoin d’un procédé spécial pour donner le lustre de l’aniline aux tissus.
- {The Dyer and Calico Printer.')
- Création d’une bourse d'Exportation
- La Chambre des négociants commissionnaires et du commerce extérieur, sur l’initiative de la Chambre des agents représentants pour l’exportation, a adopté le principe de la création d’une Bourse d’exportation.
- Cette Bourse d’exportation serait un lieu de réunion pratiquement organisé, où les négociants intéressés au commerce extérieur (exportateurs, importateurs, courtiers d'assurances, agents de transports, institutions financières, agents représentants, etc.) pourront se rencontrer à la même heure et traiter rapidement leurs affaires.
- PROGRAMME DES PRIX proposés par la Société Industrielle de Rouen pour être décernés en Avril 1900
- CONDITIONS DU CONCOURS
- Dans la séance générale d'avril 1900, la Société industrielle de Rouen décernera des récompenses aux auteurs qui, sur le rapport de ses Comités, auront répondu d’une manière satisfaisante aux diverses questions énumérées ci-après.
- Ces récompenses consisteront en une Médaille d'art frappée au nom du lauréat, accompagnée d’un diplôme de médaille d’or, de vermeil, d’argent ou de bronze. Lorsque l’importance des travaux méritera cette faveur, la Société pourra ajouter aux récompenses proposées une certaine somme en argent.
- Des médailles d’une valeur moindre que celles qui sont proposées pourront être accordées à titre d’encouragement, si la question n’est pas complètement résolue.
- Les mémoires présentés au concours ne devront pas avoir été antérieurement récompensés;cependant, exception sera faite pour ceux de ces mémoires qui auraient déjà été soumis à l’appréciation de la Société
- p.135 - vue 126/380
-
-
-
- : H
- 7, w ; 1 2SAti ‘
- 136
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- industrielle de Rouen et qui auraient reçu de sa part, une médaille d’une moindre valeur que celle prévue par le prix visé.
- Les mémoires présentés au concours devront être adressés à M. le Président delà Société i-dustrielle de Rouen, 2, rue Ampère et place de la Cathédrale, au plus tard le 30 septembre 1899.
- Tout concurrent conserve la faculté de prendre un brevet d’invention ; mais la Société se réserve le droit de publier en totalité ou en partie les travaux qui lui auront été adressés.
- La Société ne restituera ni les mémoires, ni les des sins qui seront envoyés au Concours; mais les auteurs pourront en prendre copia. Les modèles seuls sont rendus. ,
- Les mémoires devront être écrits en langue française et pourront être présentés avec ou sans la signature des auteurs; les mémoires non signés devront être revêtus d’une épigraphe et accompagnés d’un pli cacheté qui portera extérieurement l’épigraphe du mémoire et contiendra intérieurement le nom, la qualité et l’adresse de l’auteur.
- Chaque Comité pourra décerner un prix applicable au no LXXIX du programme.
- Le concours est ouvert indistinctement pour tous les prix aussi bien aux membres de la Société industrielle qu’aux personnes étrangères à la Société.
- PROGRAMME DES PRIX Chimie
- 1. Médaille d’or pour une étude théorique ei pratique du vaporisage et des couleurs vapeur imprimées sur tissu de coton.
- — Les concurrents devront examiner le plus complètement possible, au point de vue de la solidité et de la beauté des applications, la fixation rationnelle des principales matières colorantes solides.
- (Accompagner les mémoires de séries d’échantillons à l’appui.)
- 11. Médaille d’or pour une étude des préparations et mordants propres à fixer les principales matières colorantes solides sur la fibre de coton en impression ou en teinture.
- — On devra indiquer les rapports quantitatifs qui existent entre ces préparations et mordants et les matières colorantes à fixer, pour obtenir la plus grande vivacité et solidité.
- (Accompagner le mémoire de séries d’échantillons à l’appui.)
- III. Médaille d’or pour une étude minutieuse des produits d’une ou de plusieurs séries d'épaississants propres à être employés dans l’impression des tissus de coton.
- — Il faudra étudier surtout l’influence des divers mordants, préparations et matières colorantes sur ces épaississants dans les couleurs vapeur (principalement des mordants d’alumine, de fer et de chrome acides ou alcalins.)
- (A suivre.)
- NÉCROLOGIE
- M. Friedel
- Nous apprenons une cruelle et douloureuse nouvelle :
- Le professeur Friedel, membre de l’Institut, l’éminent chimiste, s’est éteint subitement à Montauban, chez un membre de sa famille, où il s’était rendu pendant les vacances de Pâques.
- Il a succombé, nous dit-on, après une maladie de quelques jours à peine, aux atteintes d’une affection pulmonaire déterminée par la grippe et la rigueur de la température de ces jours derniers.
- La mort de Friedel constitue une grande perte pour la science française, dont il était à l'heure présente un des représentants les plus autorisés.
- Le regretté savant était né à Strasbourg le 12 mars 1832.
- Il appartenait à cette pléiade de jeunes chimistes que son compatriote Wurtz avait su choisir et grouper autour de lui, et qui, sous son impulsion, devinrent, la plus part, illustres à leur tour.
- En effet, sous l’œil et le patronage de ce grand maître, Friedel, à l’exemple de Schutzenberger, de Ritter et de plusieurs autres, morts, eux aussi, trop tôt pour la science, creusa bientôt lui-même son propre sillon.
- Sa carrière professorale fut des mieux remplies et des plus brillantes.
- D’abord conservateur des collections minéralogiques de l’École des mines, puis maître de conférences à l’École normale, professeur de minéralogie à la Faculté des sciences, il était depuis 1884 titulaire de la chaire de chimie organique à la Sorbone, et, depuis deux ans, directeur de l’enseignement pratique de chimie appliquée à l'industrie qu’il avait fondé et annexé à son cours.
- Le but qu'il poursuivait dans cet enseignement, qui faisait ces temps derniers l'objet de tous ses soins, est, on le sait, celui de doter, comme en Allemagne et en Amérique^ notre industrie de chimistes dépouillés de toute préoccupation professor ale et de pratiquants capables de délivrer notre commerce de la concurrence de l'étranger.
- Ce beau rêve commençait à entrer dans sa réalisation...
- Cependant tant d’occupations ne pouvaient suffire à absorber l’activité de Friedel, et c’est au laboratoire
- p.136 - vue 127/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 137
- qu’il donnait le meilleur de son temps. C’est là qu’il se sentait le plus heureux, au milieu de ses élèves, qu’on le voyait s’attacher, avec une persévérance qu’aucun obstacle ne pouvait ralentir, à la solution des problèmes chimiques.
- La vue large, l’intelligence remarquable, acceptant et enseignant avec une rare sûreté de jugement toutes les idées nouvelles dans ce qu’elles avaient de vrai et de pratique, Friedel était un professeur incomparable
- A l’Institut, où fréquemment il prenait la parole, son opinion était écoutée en silence par tous comme donnant toujours la note juste, étayée sur des arguments vrais, fondés, vérifiés et d’une rigueur scientifique inattaquable.
- C’est là qu’il exposa et compléta l’exposition de la plupart de ses travaux sur les acétones, les aldéhydes, les anhydrides lactiques, sur les combinaisons aromatiques et sur les propriétés chimiques de diverses espèces minérales, etc., travaux superbes qui font la gloire de son nom.
- Chez Friedel, l’homme privé était à la hauteur du savant. Sa physionomie franche et loyale, dans laquelle on lisait également la bonté et la décision, lui avait gagné tous les cœurs.
- Sa pensée était toujours claire et nette, sa parole précise.
- Ce qu’il avait promis, il le tenait... et il le tenait — ses élèves le savent bien et lui rendent cette justice — avec une ténacité et une patience qui faisaient l’admiration de tous.
- Friedel était un grand savant doublé d’un caractère. Il était de ceux devant lesquels les contemporains s’inclinent et dont la postérité garde le nom. — C. T.
- (Le Temps, du 20/4/99 )
- CHRONIQUE DESASSSURANCES
- Assurances contre les Accidents
- La loi du 9 avril 1898 concernant les responsabilités des patrons à raison des accidents causés à leurs ou-vriers et dont la mise en vigueur aura lieu à partir eu 1er juin prochain, met à la charge des chefs d'indus-'rie des obligations très lourdes qu’il convient d’exa-miner.
- Nous les divisons en trois catégories :
- 1° Quelles industries sont soumises à la loi nouvelle ;
- 2° Quelles sont les charges imposées aux patrons ;
- 3° Comment ils peuvent se prémunir contre ces obli gâtions.
- 10 Industries soumises a la loi
- Tous les ouvriers employés dans les usines et manufactures bénéficient de la loi.
- Il faut y ajouter le personnel des entreprises de trans-
- (1) Dans l’intérêt des abonnés et des lecteurs du journal, nous nous sommes adressés, pour traiter les questions d’assurances à un expert spécialiste qui se charge, indépendamment de la chronique, de la vérification gratuite et de la réfection des polices d’assurances de toute nature.
- Nous lui transmettons, dans ce but, les demandes de renseignements qui parviennent au bureau du journal.
- Joindre un timbre pour la réponse.
- port, les camionneurs, les constructeurs, les entrepreneurs de chargement et de déchargement, les mineurs, les carriers et en général tous les ouvriers ou employés attachés à un commerce ou à une industrie faisant emploi de machine à moteur autre que la force de l’homme et des animaux, ou employés dans les ateliers où sont fabriquées ou mises en œuvre des matières explosibles.
- CJest- à dire que tous les industriels, à de rares exceptions près, sont atteints par la loi nouvelle. Il est, d’ailleurs, de toute évidence que, chaque fois qu’un ouvrier sera blessé, les tribunaux l’assimileront, à quelque corps d’état qu’il appartienne, à ceux visés par la loi actuelle, pour fixer le chiffre de l'indemnité due.
- 2° Quelles sont les obligations imposées aux patrons ?
- Les chefs d’industries doivent à leurs ouvriers, pour tout accident, quelles qu'en soient les circonstances, des indemnités.
- Ces indemnités, très élevées, sont proportionnelles à la fois au salaire de la victime et à ses charges de famille.
- Nous allons prendre deux exemples :
- 1° Un cas de mort ;
- 2o Un cas de blessure entraînant une incapacité de travail.
- lo Cas de mort. — Un ouvrier, gagnant 6 francs par jour, est tué pendant son travail.
- Il laisse une veuve, le patron devra à celle-ci une rente viagère et annuelle de 360 francs ;
- S’il a un enfant, il faudra ajouter 270 francs ;
- S’il en a quatre, le patron leur devra une rente de 720 francs ;
- Et l’ensemble de ces rentes pourra aller jusqu’à 1,080 francs par an ;
- 2° Cas d'incapacité de travail. — Le même ouvrier gagnant 6 francs par jour est blessé.
- S’il en résulte une incapacité temporaire de travail ; le patron lui devra, pendant toute son incapacité, 3 fr’ par jour ;
- Si l’incapacité de travail est permanente et que l’ouvrier ne puisse plus gagner que le tiers de son salaire, le chef d’entreprise lui devra une pension viagère de 600 francs ;
- Si, enfin, cette incapacité de travail est absolue, l’ouvrier aura droit à une pension égale aux deux tiers de son salaire, soit 1.200 francs par an.
- Ces chiffres ne sont que des chiffres moyens et si le salaire de l’ouvrier atteint 2.400 francs par an, les pensions dues pourront s’élever à 480,1.410 et 1.600 fr.
- 3° Comment se prémunir contre ses obligations ÉVENTUELLES
- 1° L’industriel peut rester son propre assureur •
- 2° S’assurer à une mutuelle ;
- 3° S’affilier à un Syndicat de garantie •
- 4° S’assurer à une Compagnie à primes fixes.
- 1° S’il reste son propre assureur, il assume une lourde charge, puisqu’il peut-être assujetti au paiement de rentes considérables, de plus, s’il vient à vendre son établissement, il devra verser à la Caisse Nationale de l’Etat, le capital nécessaire au service de toutes les rentes auxquelles il aura été condamné pendant qu’il était dans les affaires.
- p.137 - vue 128/380
-
-
-
- 138
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Nul ne voudra ajouter ce souci à ceux déjà nombreux de la direction d’une affaire industrielle ;
- 2® Il peut s’assurer à une Mutuelle; là encore, il conserve des risques à sa charge, car si les cotisations payées ajoutées au cautionnement sont insuffisantes pour régler tous les sinistres d’un exercice, la Société ne paiera que 50, 60 ou 80 % des indemités laissant le surplus à sa charge ;
- 3° Les Syndicats de garantie pourront le tenter; mais là encore il aura à redouter les conséquences de la solidarité imposée à tous les membres, car la loi prescrit que tous les syndiqués seront solidaires les uns des autres, jusqu’à liquidation définitive des opérations du Syndicat ;
- 4° il reste l’assurance aux Compagnies de primes fixes, et de toute solvabilité, qui, moyennant une prime déterminée, garantiront toutes les obligations résultant de la loi.
- L’assurance renonce, d’après la loi, à invoquer aucune déchéance contre les ouvriers, mais il est évident que le choix judicieux d’un agent compétent, chargé d’intervenir auprès des Compagnies, s’impose ; au moment de l'établissement des contrats, d’abord, à chaque accident, survenant, ensuite.
- Aucune charge, autre que le paiement de la prime, n’est, et ne peut jamais être imposée à l’industriel. Il n’a pas, non plus, à se préoccuper de la situation de famille des ouvriers qu’il a embauchés ou qu’il embauchera, car la Compagnie ne devra ni ne pourra lui en demander compte.
- Enfin, le jour où il quittera les affaires, la Compagnie paiera à sa place toutes les rentes qu’il aurait eues à servir.
- Dans ces conditions, il semble qu’aucune hésitation n’est possible, et tout chef d entreprise, soucieux d'éviter tous ennuis et de se soustraire à l’aléa des accidents qui pourraient amener sa ruine à bref délai, s’assurera à une grande Compagnie à primes fixes.
- Nous reviendrons sur cette importante question dans notre prochaine chronique.
- JURIPRUDENCE
- COUR D’APPEL DE NANCY (Ire Ch.) Présidence de M. Sadoul, premier président
- RESPONSABILITÉ CIVILE. — RESPONSABILITÉ DES FAUTES DES PRÉPOSÉS. — CONTREMAITRE. — OBLIGATION DE SURVEILLER L’ATELIER. — ACCIDENT.
- Un contremaître a l’obligation de surveiller l’atelier dont il a la direction permanente et se trouve, par conséquent, à tout moment’dans l’exercice de ses fonctions et, dès lors, sa faute ou son imprudence, si elle s’est produite dans l’atelier dont il était le surveillant et si elle constitue un manquement à son devoir professionnel, est de nature à engager la responsabilité du patron.
- Spécialement, le patron est responsable de la négligence commise par son contremaître dans son devoir de surveillance de l’atelier, même à un moment de repos, et bien qu’il ne s’agisse pas d’un accident du travail, lorsqu’un ouvrier a été blessé par un autre ouvrier qui maniait son revolver qu’il croyait à tort déchargé. -- Naudin c. Fould {Gazette du Palais.)
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Les directeurs d’entreprise ou d’industrie qui oublieraient de s’y conformer, seront passibles, la première fois, de 1 à 15 francs d’amende, et en cas de récidive, de 16 à 100 francs.
- On sait qu’elle sera applicable à partir du 1er juin 1899.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- D’autre part, nous avons réuni, en une brochure commode et élégante, les trois décrets portant réglement d’administration publique pour l’exécution de la loi du 9 avril 1898.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs cette petite brochure au prix de 0 fr. 60.
- VIENT DE PARAITRE 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- Adresser les demandes au bureau du jouanal.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE
- le 30 Avril 1899 par A. DUMONT, courtier assermenté
- Arrivages pendant le mois 1.135 caisses Bengale 61 surons Guatemala 10 caisses Kurpah. Expéditions Stock
- 501 caisses Bengale 3.094 caisses Bengale » » Martinique. 10 » Kurpah.
- 65 surons Guatemala. 101 surons Guatemala. Ventes
- d/m 20 caisses beau rouge et bon violet rouge... 4 20 à 4 95 65 surons Guatemala de moyen sobre à flor mélangé de fin corte 2.50 à 4.50 550 caisses à termes, soit :
- 220 caisses sur Mai......4.55
- 10 » Juin....... 4.60
- 10 » Juillet.... 4.60
- 20 » Août...... 4.65
- 10 » Septembre. 4.65
- 10 » Octobre ... 4.70
- 30 » Novembre. 4.70
- 200 » Décembre. 4.70
- 40 » Mars...... base 4.75
- p.138 - vue 129/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 139
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme
- Bengale surfin violet et bleu............................... 6.75 à 7.— fin violet pourpre............ 6.25 » 6.50 beau violet pourpre........... 5.75 » 6.— bon violet....................»...............................5.— » 5.25 bon moyen violet........................................ 4.50 » 4.75 moyen violet.................. 3.75 » 4.-beau violet rouge.............» ».............................5.— » 5.25 bon violet rouge.............. ............. ...............4.50 » 4.75 bon moyen violet..............rouge...................... : ..4.— » 4.25 en rouge...................... ...... .......................4.75 » 5.— beau rouge............................................................ 4.50 » 4.75
- bon rouge...................... ... 3.50 » 3.75
- bon à fin cuivré....... >» ....... 3 — » 3.25
- cuivré ordinaire et bas............................................... 2.25 » 2.75
- Java.....s : » » »... .................................................... » »
- Kurpah.. .. .......»... »....» ».. » 1 50 » 4 »
- Madras............................. 1 » » 3 50
- Manille.......................» » » ». 1 » » 3 »
- Caraque............................. 1 » » 3 50
- Guatemala flor...................... 5.— » 5.50 fin sobre et fin corte.......................................... 4.— » 4.50 beau sobre et beau corte............ 3.25 » 3.75 bon sobre et bon corte..........................................3.50 » 4.— bon moyen sobre et corte ......... 2.25 » 2,75 moyen sobre et moyen corte.......... 1.75 » 2 25
- ordinaire et bas.................. 1.25 » 1.75
- Nouvelle-Gren. fin à surfin......... 6.50 » 7.—
- bon à beau..........»................................................ 5.— » 6.—
- ordinaire et moyen................ 3.— » 4.—
- Tare et Dons d’usage sur la place
- En caisse, tare nette ; don 1 kilog. par caisse.
- En surons, tare nette; don undemi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt d'ailleurs fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre...................... » 25 »
- Arrivages du 1er Janvier au 30 avril
- Madras Nlle Grenade
- 1899... Bengale Java Bombay Kurpah Guatemala Caraque
- 2859 — 10 1052 — —
- 1898... 1858 — 3 926 —
- 1897... 3191 — 51 1150 — —
- 1896... 5289 ..e. — 1956 — —
- 1895... 3452 — — 1429 — —
- Expéditions pendant les 4 mois
- 1899... 1685 — 1022 . II» —
- 1898... 1267 — — 1657 — —
- 1897.. 2014 — 54 891 — —
- 1896... 3371 — 1705 — ——-
- 1895... 3044 — 1191 — —
- Stock au 30 avril
- 1899.. 3094 — 10 101 — —
- 1898.. 2443 3 502 — —
- 1897 2724 23 1600 — —
- 1896... 2157 — — 1012 — —
- 1895... 808 — — 601 — ----
- En Bengale disponible, nous avons eu la vente de
- 20 caisses traitées à la parité de 4.70. Avec les livrai-
- sons de Mai, nous aurons environ 30 filières composées d’indigo de la nouvelle récolte qui seront en vente avec une légère prime sur les cours du terme.
- A terme, les affaires ont été calmes pendant la dernière quinzaine ; au début du mois le marché était bon et en hausse de 15 c. mais le résultat des enchères de Londres jugé peu satisfaisant, ainsi que quelques réalisations sur Mai, ont ramené nos cours à la parité du mois précédent.
- Kurpah. — Nous avons en vente un lot de 10 caisses de belle marchandise.
- Guatemala. — Nous avons eu le placement de 65 surons avec un peu de mollesse dans les cours. Notre stock n’est que de 101 aurons.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par états, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur Fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Fille de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette Sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus our l’étranger.)
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par
- p.139 - vue 130/380
-
-
-
- 140
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde.
- (Voir aux annonces}.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reluire en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d’essai et d’analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles toifrnantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d’analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in 8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie - industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste.
- Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b} Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d} Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b} Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d} Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine
- et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Paris. — Martinet (Ve Eugène). Teinturerie, 34, rue Saint-Sébastien. — Jug. du 23 avril. — S. M. Lesage.
- Ventes de fonds de commerce
- M. Poirier a vendu un fonds de teinturerie, 38, rue Ménilmontant.
- M. Laurent a vendu à MM Guérin frères, un fonds de teinturerie en peaux, 70, rue Amirr Mouchez
- Mme Veinsteins a vendu un fonds e teinturerie, 66 rue Claude-Decaen.
- M. Renaudin a vendu à Mme Poussière (Vve) un fonds de teinturerie, 78, av. Ledru-Rollin.
- M. Degroete a vendu un fonds de teinturerie, 70, rue Demours.
- M. Dumont a vendu à M. Coulon un fonds de teinturerie, nettoyage, 58, rue Wagram.
- Mlle Dumont a vendu un fonds de teinturerie, 77, rue La Fontaine.
- nsazazazeanrnanaesaermearenesrararesranererrneserenazesnanmarranernsenim
- A VENDRE
- Le secret de TEINDRE DES COPS sans machine.
- Méthode économique et régulière.
- S’adresser à TEXTILE, bureau gén. d’ann. de Nijgh et van Ditmar, Rotterdam.
- UN CONTREMAITRE
- de teinture en tous genres grand teint,petit teint,chines,etc., demande une place.
- Peut présenter bons certificats.
- Ecrire au bureau du journal aux initiales V. B. 321.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris._ Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- p.140 - vue 131/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 141 .
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de Ire et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Mon.tauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- Excursion à prix très réduits de Paris à Londres via Rouen, Dieppe et Newhaven.
- Juillets daller et retour valables pendant 14 jours, déli • vres du mercredi 29 mars au lundi 3 avril 1899.
- Prix des places : Ire classe 49 f. 05 ; 2me classe, 37 f. 80 ; me classe 32 f. 50.
- Aller : Départ chaque jour (du 29 mars au 3 avril inclus) 9e la gare St-Lazare à 9 h. du soir; arrivée à Londres à ‘ h. 40 du matin.
- Retour dans un délai de 14 jours, à partir de la date " émission des billets. — Départs de Londres : London-
- Bridge à 9 h. du soir : Victoria à 8 h. 50 du soir ; arrivée à Paris-St-Lazare à 7 h. 15 du matin.
- Les voyageurs porteurs de billets d’excursion de Ire et de 2me classes pourront effectuer leur voyage le jour moyennant les suppléments ci-après, payés à bord du paquebot: Ire classe, 5 f. 95; 2me classe, 3 f. 75.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Newchaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement)
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, ara lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parix St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russi la Belgique, la Hollande, l'Es, pagne, le Portugal, eh-
- p.141 - vue 132/380
-
-
-
- 142 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PAUL S E E Ing’Architecte, Entrepreneur. 58,RueBrüle Maison, à Lille .
- Bâtiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage :__Ventilation-----Séchage Economiseurs ________ Surchauffeurs.
- - Réfrigérants -__ Moteurs electriques
- Moteurs de Laval. etc. .
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. DOMMER, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- L. MITRÉCE
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres).
- Médaille d’Or et Médaille^'Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au moteur, depuis............. 300 fr.
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Economie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’appréts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.40, largeur en tête,0 m.5n; culotte à deux robinets bronze d’entrée de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- Complète, prix...........140 fr.
- ALAMBIC à distilleries benzines; 50 litres, prix..........loo fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des tables, cylindres, etc., entièrement démontable, à foyer intérieur tubulaire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITÉ DES APPRÊTS ET SPÉCIALEMENT
- Des Tissus de Coton Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons.Relié 40fr,60
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- LA
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRIME A NOS ABONNÉS
- (
- Agrafe
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cetfAUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- Pour Colis postal ou pins j "abanci0 f6%. 85
- Notre Maison tient également’des AUTO-RELIEURS du même système pourMusique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.142 - vue 133/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 143
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (1er Mai)
- On cote : *
- Acide tartrique. ......... 265 .. à
- Anis d’Espagne............. 80 ..
- Anis du Levant............. 55 ..
- Bois de :
- Campêche Laguna.......... 18 ..
- » Martinique............. 10 ..
- » Jaune Carmen. M
- » » Maracaïbo 14 ..
- Cannelle de Chine....... 130 ..
- — de Ceylande n-000 à 4 252
- Cochenilles : Grises.................... 215 ..
- Argentées................. 235 ..
- Zacatilles................ 240 ,,
- Noires ordinaires....... 200 ..
- » supérieures........... 230 ..
- Crême de tartre..... ... 175 ..
- Curcuma Bengale......... 50 ..
- Dividivi ................... M ..
- Gommes :
- Arabique .... ........ 170 .,
- Aden...................... 100 ..
- Damar Singapore......... 120 ..
- » Batavia.................. 165 ..
- Sandaraque................ 160 ..
- .......................... 42 ..
- Graines jaunes............. 55 ..
- Galles vert et noir . ... 115 ..
- Girofles................... 95 ..
- Fenouil.................... 52 ..
- Macis....................... 4 ..
- Muscades n 1 .............. 3 ..
- Mercure..................... 6 50
- 9 00[00pium 0.............. 24 ..
- .....Résine................ 14 «,
- ValenSafran ce............ 105 ..
- .... Styrax............... 150 ..
- 13 ..
- 350
- 225 ..
- 180 ,.
- 130 ..
- 140 .
- 7
- 6 ..
- 25
- • bon marehand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules. 105 .. »
- • raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE Dü HAVRE
- (1er Mai)
- Hois de teintare
- Les prix restent fermes pour le camp-che.
- Indigos . — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez tendre
- moyen ordinaire..........
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r......... urpah moyen et moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles..........1
- ~ en poudres...............1 verdet, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- E0
- à
- 2
- 2
- 4
- co c> c.
- 2
- O o
- 75
- 50
- 25 k.
- k.
- k.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne
- — Ire qualité ... 12 .. à 14 ..
- — 2c qualité .. . IL 12 ..
- 3e qualité.... 6 50 10 ..
- — Sisal, Yucatan... 9 50 10 50
- Honduras s. 9 20 9 30
- 7 50 8 50
- Haïti Cap 5 20 50 5 40
- » 5 5 75
- v St-Marc 6 75 7 25
- » Gonaïves 6 6 75
- » Fort-Liberté 6 50 6 75
- P.-de-Paix 6 50 6 75
- Miragoane 5 75 4 75
- Saint-Domingo 5 5 25
- Martinique et Guadeloupe. 4 50 5 ..
- Jamaïque. 5 25 6 75
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 50 6 60
- » 6 50 6 60
- j Tuspan 6 7 ..
- • 5 75 6 50
- » Campêche 5 5 50
- » Carmen 5 5 50
- » Tampico 5 75 6 50
- * Porto-Plata 5 6 .
- » Haïti 5 5 50
- » Jamaïque 5 25 5 50
- • Barcel et P. Cab .. 6 6 25
- • Rio Hacha 3 50 4 ..
- • Carth. et Savan... 3 50 4 25
- » Maracaïbo 4 50 5 ..
- » Fustet 100 k. 14 16 ..
- * Tatajuba 50 k. 4 4 50
- » Bahia 4 50 5 ..
- » 5 50 6 ..
- « Amapala. ... 50 kil. 5 25 6 50
- Rouge Brésil Bahia 6 8 ..
- » Calliatour... 100 k. 14 16 ..
- » Lima 50 kil. 9 • . 10 ..
- » Ste-Marthe. 8 10 .,
- » 3 3 50
- » Sandal 100 k. 7 8 ..
- » Sapan 50 k. 8 (0 ..
- » Quebracho.. 1009 k. 73 86 ..
- Rouge Pernamb 50 k. Cachou 16 .. 17 ..
- Brun luisant, en sac bO k. M .. . . . .
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 15 . . . . .
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe 1 60 2 ..
- Ténériffe grise 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 .,
- Java, Mad . Pond.. M .. . . .
- Dividivi
- On cote les 50 kil 9 .. 14 .,
- Indigos On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 6 75 7 ..
- » fin viol, et pourpre,.. 6 25 6 50
- » beau viol, etdito.... 5 75 6 ..
- » bon violet 4 75 5 ..
- • moyen violet 5 50 5 75
- » bon violet rouge 4 50 5 ..
- » bon moy. v. roug.... 4 50 4 75
- Beng. fin rouge 5 .. 5 25
- » bon dito 3 50 4 .
- » bon à fin cuiv 3 .. 3 25
- » cuiv. ord. et bas 3 .. 3 75
- Java
- Kurpah 1 50 4 .
- Madras 1 .. 3 50
- Manille 1 . . 3 ..
- Caraque 1 50 3 50
- Guatemala flor 5 5 59
- » sobré 3 .. 4 25
- » bon à fin cor 3 .. 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 25 2 25
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 .. 6 50
- » bon à beau.. 4 50 5 50
- • ord. et moyen 2 50 3 50
- Orseille On cote les 100 kil. : .... Cap-Vert M
- Mers du Sud M
- Madagascar .M Quercitron : • • • • ....
- On cote les 50 kil. •
- Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50
- • gros effilé 6 . , 7 ..
- Rocou.
- Antilles 1/2 kil. Cayenne .0 40 à.. •.
- MATERIEL POUR
- NOUVELLE MACHINE A sécher avec aspirateur, brevetée s.g.d.g.
- t h
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°" DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- «
- p.143 - vue 134/380
-
-
-
- 144
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- 0 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour b’anchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune a;né et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Grand choix d'essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, G, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a'Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS
- en tôle noire, galvanisée et étamée 1 pour tous liquides 1
- ruvw.uvw )
- P LEGRAND II
- INVENTEUR
- 35, boul. Picpus, PARIS
- Étanchéité complète
- PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- Rnvnononnuun
- MÉDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant
- A VENDRE TERRAIN
- avec plusieurs constructions situé à POISSY (Seine-et-Oise) près gare et tramways
- Contenance environ 4.000 mètres. Lotissement facile. Conditions avantageuses.
- S’adresser au bureau du journal.
- p.144 - vue 135/380
-
-
-
- 4e Année. — Ne 10 Le Numéro : 0,75 onhspue, 20 Mat
- 1899 :
- T — oy, ' "
- LE dS°-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an.......... . 15 fr.
- — Six mois. ........ 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | Fallsneversslaise): : : 8 £
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et 7 uni si e.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.— Renseignements pratiques sur la teinture en chiffonnage. — Empois d’amidon imputrescible.
- Dégraissage et Blanchiment.—Le blanchiment des plumes de parure (suite).
- Mordants.— Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Apprêts. — Le mercerisage, son but, ses origines, ses progrès et son avenir (suite).
- Teinture et impression. — Quantités d’indigo absorbé par les fibres pendant leur passage en cuve. Perfectionnements et procédés nouveaux. Divers. — La teinture à Saint-Etienne (suite). — Exposition de 1900. — La liberté du travail. — Assurances. — Informations.— Bibliographie. — Renseignements com-merciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Renseignements pratiques sur la teinture en chiffonnage (1)
- Le teinturier qui veut changer la nuance des objets en pure laine en se servant des colorants acides, de-vra toujours se préoccuper de savoir si la matière colorante qu’il désire faire intervenir est bien solide au Point de vue de l’action énervante des boues de ville et si elle résiste à l’action toujours si énergique de la
- (1) D’après la Faerber Zeitung, de Munich.
- transpiration humaine. Si le praticien veut tout spécialement traiter des effets (habits d’hommes et de dames) non décousus et qu'il veut faire intervenir à cet effet des matières colorantes qui ne jouissent point du tout, ou qui ne jouissent qu’à un degré insuffisant de ces propriétés, le consommateur tout comme le teinturier ne s’apercevront pas tout d’abord des défauts de ladite teinture, à l’encontre des colorants qui déchargent au frottement, défaut visible à la première inspection.
- Le client n’aura ainsi pas sujet de témoigner de suite son mécontentement et cependant, il est certain que les inconvénients dont nous venons de parler deviennent manifestes et il est de toute importance qu’à ce point de vue, le teinturier quelque peu consciencieux sache à quoi s’en tenir et cherche à éviter ce que nous n’hésitons pas à appeler un défaut de teinture.
- Malheureusement toutes les matières colorantes acides ne possèdent pas également la propriété de rester intactes vis-à-vis de la transpiration ou de l’action corrosive des boues de rue, et nombre de colorants n’y résistent qu’à peine ; pour n'en citer que quelques-uns, les violets rouges, les violets acides 4RS, b s fuchsines acides, les verts acides, les bleus alcalins se trouvent dans ce cas.
- L’écrivain de la présente avait l’habitude de teindre en un vert très vif, une spécialité que la clientèle semblait préférer en se servant du vert acide etdujaune-Azo ou Flavin-Azo ; cette nuance se comportait d’ailleurs admirablement au point de vue de sa résistance au porter. Malheureusement il dut s’apercevoir au bout de quelque temps que le jaune ne résistait pas à
- p.145 - vue 136/380
-
-
-
- 146
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l’action de la transpiration et qu’au porter la nuance ; changeait profondément, le ton du vert acide seul résistant. Il remplaça, par conséquent les jaunes habituels et adopta en leur lieu et place le jaune solide S de la manufacture lyonnaise (Cassella), matière qui jouit à juste titre d’une excellente réputation comme résistance au lavage et à la transparition et qui est d’un excellent emploi lorsqu’il s’agit de teindre des robes et confections pour dames. Le vert acide est infiniment moins solide au point de vue auquel nous nous plaçons que le vert breveté, tout en étant sensiblement meilleur marché que le carmin d'indigo. La nuance s’unit d’ailleurs fort bien au bouillon pourvu qu’on veuille bien prendre la précaution de faire bouillir et de n’ajouter au bain la dissolution de colorant que par petites proportions à la fois. Certaines marques du vert acide résistent également fort bien à l'action destructive des boues de ville, (telles le vert acide PG et BG de Leonhardt). Au point de vue de la résistance à l’action des rayons solaires, le vert breveté est incontestablement bien supérieur aux anciennes teintures au bois jaune et au carmin et à la composition d’indigo.
- Si l’on teint avec des colorants noirs tels que le noir naphtol, le noir naphtylamine, il peut se faire aussi que ces colorants ne fournissent que des teintures ne résistant pas à l’action de la transpiration. L’explication en est fort simple : dans les opérations de la teinture du chiffonnage on a presque toujours comme objectif de ne pas démonter les coutures, résultat qui s’obtient en donnant aussi peu d’acide au bain que possible ; si donc au moment du finissage on ne donne pas toute la quantité d’acide voulu, la couleur ne se fixe qu’imparfaitement et l’inconvénient signalé se produit.
- Les nouvelles marques de noir naphtylamine R et S sont à ce point de vue fort supérieures aux noirs naphtol et autres colorants noirs, tels que le noir pour laine etc., etc.
- Les nuances de ce noir peuvent rivaliser avec succès avec les meilleurs noirs au campêche, leur résistance à la transpiration et à l’action des boues de ville est très puissante, nous devons cependant faire remarquer que sous le rapport de sa résistance à la transpiration, il est essentiel de donner suffisamment d’acide au bain de teinture et mieux encore de passer après teinture sur un bain nouveau légèrement acidulé d’acide sulfurique Une condition importante pour bien
- fixer ce colorant, c’est que lorsque le bain de teinture est complètement tiré, l’eau du bain devra encore réagir acide et que lorsque cette condition sera remplie on continuera encore le bouillon pendant une demi-heure environ dans ce bain tiré à clair.
- On a beaucoup employé dans la teinture du chiffonnage un noir dit « noir à un bain ou noir direct » et que nous avons pratiqué nous-même avec succès pendant de nombreuses années. Ce noir que l’on peut acheter dans le commerce sous forme de pâte décorée des noms les plus divers, se prépare très facilement dans l’atelier par le teinturier lui même. Ces noirs, dit Garçon, sont les laques obtenues en faisant bouillir ensemble, dans des proportions convenables, une dissolution de campêche et une dissolution de bichromate (noir bleu), ou une dissolution de sulfate de fer et de cuivre (noir bonsor, noir impérial, nigrosaline). On recueille le précipité, qui est soluble dans une liqueur acide et comme la laine à la propriété de les fixer en les enlevant à cette solution, le teinturier peut s’en servir pour la teinture directe. Comme solution acide, on se sert ordinairement d’une solution d’acide oxalique ou pour plus d’économie d’un mélange d’égales parties d’acide oxalique et d’acide sulfurique. Le bain peut servir à l’infini, mais agit en ce cas d’une façon désastreuse sur son récipient, le plus généralement en cuivre. Si l’on achète la pâte toute faite, on la dissout avant d’en garnir le bain, avec de l’acide oxalique. La teinture se fait au bain acide en 1 h. 30 à 2 h. 30 à 95°.
- Noir direct en pâte.................. 40 %
- Fustel ou tartrazine......... 9,5 %
- Acide oxalique............... 3 à 4%
- En bain trop acide, le noir est pauvre et se développe très lentement en bain neutre, la teinture se fait trop vite et décharge considérablement. Il convient donc d’éviter l’un ou l’autre inconvénient par l’inspection constante du bain : une couleur jaune ambrée est signe de trop d’acidité, une couleur brun foncé tirant sur le marron rouge est la couleur bonne. On peut d’ailleurs nuancer avec tous les colorants acide.
- ( A suivre. )
- Empois d’amido. imputrescible
- D’après la « Werkstatt » on rend l’empois d’amidon, si fréquemment employé dans nos ateliers et dans nos ménages relativement, imputrescible en additionnant
- p.146 - vue 137/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 147
- l’eau qui sert à cette préparation d’un peu de borax ; un empois composé de 10 parties pondérales d’amidon et de 100 parties d’eau se conserve pendant des semaines entières par l’addition de 1 % de borax tandis que si cet antiputride fait défaut la préparation surit et se gâte déjà au bout du sixième jour.
- La colle préparée avec de l’empois et de la colle forte et que l’on vend dans le commerce sous le nom de colle liquide, doit également ses propriétés antiputrides au borax. Pour la préparer on établit un empois avec 100 gr. d’amidon et on y ajoute 100 gr. de colle forte gonflée dans l’eau chaude : ce mélange qui possède les qualités adhésives de la meilleure colle pure devient inaltérable par l’addition del gramme de borax. Il est bien entendu que chaque fois qu’on voudra s’en servir il faudra la rechauffer légèrement et remuer la masse.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Le blanchiment des plumes de parure {Suite et fin)
- Ce premier travail est parfois suffisant, surtout s’il s’agit de plumes de premier choix ; mais il n’en est pas de même pour les choix secondaires où l’opération du blanchiment proprement dit devient indispensable. Dans ce dernier cas, les bains de savon se répètent à plusieurs reprises et dès que la dernière immersion est terminée, les plumes convenablement triées passent à la chambre à soufrer, ou mieux encore dans un bain d’acide sulfureux liquide. Dans le cas où l’opération serait effectuée dans la chambre à soufrer, les plumes auraient besoin d’être changées à plusieurs fois de position ; il serait donc nécessaire de répéter le soufrage deux à trois fois ; après quoi, il est indispensable de les rincer deux à trois fois au moins dans de l’eau pure et tiède, puis finalement de les terminer dans l’eau froide. Pour donner encore plus d’éclat au blanc ainsi obtenu, nombre de praticiens terminent par un léger azurage au carmin d’indigo surfin.
- Si, au contraire, l’on veut se servir du bain acidifié Par l’acide sulfureux, les plumes, après avoir été convenablement dégraissées, passent de 20 à 25 heures dans le bain ; elles sont ensuite rincées à fond, puis après avoir été encore une fois légèrement savonnées, elles sont de nouveau lavées dans l’eau courante puis séchées.
- Certains prétendent que le carbonate d’ammoniaque dissous dans l’eau présenterait les mêmes propriétés blanchissantes que l’acide sulfureux gazeux ou liquide ; nous n’en croyons rien et ne voyons pas trsp comment pourrait agir ce sel pour déterminer le blanchiment.
- Voici d’ailleurs un autre procédé qui nous paraît assez pratique, quoiqu’un peu long.
- Il consiste à faire subir aux plumes suivant leur nature et qualité de procéder au dégraissage initial à une température de 35 à 40® C. dans un bain monté avec 50 grammes de savon de Marseille dissous dans 600 cmc. d’eau. Les plumes sont maniées dans ce bain jusqu’à son épuisement complet, puis passées dans un second bain de composition identique. Le [savon qui peut encore rester dans le corps des plumes après ce deuxième passage au bain dégraisseur neuf, est éliminé par un passage dans de l’eau fraîche qui sera renouvelée par trois fois. Monter alors un nouveau bain ave® 3 à 4 grammes d’acide oxalique dans 5 litres d’eau, y faire séjourner les plumes de 15 à 20 minutes, puis les rincer tous à quatre fois dans de l’eau froide chaque fois renouvelée.
- L’azurage, après ce blanchiment, s’effectuera cette fois non avec du carmin d’indigo, mais avec un bain faible (2° B) de violet méthyl, 3B. Les plumes sont maniées vivement dans ce bain teinture jusqu’à ce que la couleur ait suffisamment tiré pour donner la nuance demandée. Arrivées à ce degré, elles sont exprimées dans un linge de coton très fin, puis passées sur une préparation d’amidon non cuit de concentration assez forte (250 gr. d’amidon sont, délayés à froid dans 4 litres d’eau froide), exprimées de nouveau et finalement séchées à la manière habituelle à l’air libre ou dans une pièce chauffée très modérément (à 30° C. maximum). Sèches, les plumes sont passées à la brosse qui enlève l'excès d’amidon qui pourrait y adhérer.
- A tous ces procédés également employés, nous préférons cependant comme plus avantageux et compressant moins le nerf de la plume, le blanchiment à l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène).On dégraisse comme ci-dessus au savon, et après les avoir rincées, les plumes passent dans le bain d’eau oxygénée (3 volumes d’eau oxygénée du commerce étendus avec 10 volumes d’eau de pluie si possible); ajouter à ce bain quelques gouttes d’ammoniaque et y passer les plumes.
- Après un séjour de quelques heures dans ce liquide, rincer et azurer suivant besoin. Comme déjà
- p.147 - vue 138/380
-
-
-
- 148
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- nous l’avons fait remarquer dans ce journal à l’occasion du blanchiment au peroxyde de sodium, ce procédé a l’avantage de détruire la teinte jaune naturelle de la plume, tandis que les autres méthodes ne font que masquer cette teinte qui, infailliblement reparaîtra dans un temps donné.
- Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur ce sujet très prochainement.
- C G 2 6 03 8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Particularités
- ALizarines :
- V R J
- Al.... Résistance Résistance moins Résistance en-parfaite forte core moins forte
- Fe, Cr. Très bonne résistance
- Ni.... Diminué de moitié
- Ur.... Diminution Diminution plus Diminution sensible forte très forte
- Bi, Ce. Diminutiondes3/4
- Gl .... Avivageau Dégradatio.ide 1/2 Dégradation rose vif plus forte
- Y..... Avivageau Avivage diminué Avivage plus violet rou- diminué
- geâtre
- Zr.... Résistance Résistance plus Résistance parfaite faible plus faible
- Th..,. Avivage et résis-lance parfaite
- Su, Pb, Débouillis
- Hg,Cd, Zn,Mg, «
- Cu,Co. »
- Mn... Débouilli aux 3/4
- Brun d’anthracène (Badtsché)
- S....................... Débouilli
- Al...................... » aux 3/4
- Zr,Th,Y,Cu,Cr,Pb,Ce,Ni. Inchangés
- Bi...................... Un peu diminué
- Fe, G1.................. Légèrement éclaircis
- Ur...................... Diminué de 1/2
- Nitroalizarine
- Y, Th, Zr, C<’......... Inchangés
- Al....................... Plus orangé
- Zn, Mn, Sn,Co............ Débouillis
- Gl, Pb, Ni............. » aux 3/4
- Bi............................. » fortement
- Ce....................... . » de 1/4
- Ur............................. » à 1/2
- Fe............................. » au puce
- Cu............................ » un peu, et terni
- Marron d'alizarine (Badische)
- Th, Zr, Mn.............. Inchangés
- Fe, Y, Ur................ Diminué de 1/4
- Ce....................... Un peu terni
- Pb, Zn, Sn............... Débouillis Co, Ni, Al.................... » de 1/2
- Gl............................ » de 3/4 (A suivre.)
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE
- SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction Interdite sans l’assentiment spécial de la Rédaction)
- (Suite)
- À ce premier brevet, il convient, pour la parfaite intelligence du sujet que nous traitons et pour démon-irer toute la part prise par MM. Depouilly, Garnier et Voland aux progrès effectués dans l’art du mercerisage qui tient aujourd’hui une place si importante dans l’industrie textile, de mentionner le brevet d’addition demandé par ces inventeurs fin 1885.
- Les nouveautés revendiqués par ce brevet portent sur deux points :
- 1° Dans le traitement des étoffes mélangées c’est -à-dire celles composées de fibres végétales et animales, avec les alcalins caustiques, les inventeurs ont pu constater qu’on obtenait un bien meilleur résultat sans compromettre en aucune façon la solidité du tissu tout en empêchant la transformation possible des fibres animales, en abaissant la température du bain de mercérisation aussi près que possible du 0 du thermomètre centigrade : par ce fait il devient possible de prolonger l’immersion des tissus fils jusqu'à 5 et même 10 minutes.
- 2° Dans leur brevet initial, les mêmes inventeurs avaient indiqué dans le § 4 de ce brevet que les acides ! Le traitement aux acides s’effectue également à des
- p.148 - vue 139/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 149
- concentrés tels que l’acide sulfurique par exemple pouvaient remplacer les alcalins caustiques pour arriver à la contraction des fibres végétales contenues dans les tissus à merceriser.
- températures basses ; quant aux effets produits ils varient suivant le temps de contact du liquide acide avec l’étoffe et suivant le degré de concentration de l’acide intervenant. C’est ainsi par exemple que si l’on traite un tissu entièrement composé de fibres végétales (coton) imprimé en réserve comme il est dit dans le brevet principal par un acide quelconque et de préférence par l’acide sulfurique de 49 à 510 Bé de concentration, à une température très basse, il est loisible de laisser le tissu impunément plongé dans le bain acide pendant 5 à 10 minutes et obtenir ainsi une contraction considérable : la partie du tissu en contact direct avec l’acide se contracte tout en restant souple tandis que la partie réservée conserve ses di-mensions primitives.
- Si, au contraire, l’acide employé (l’acide sulfurique de préférence) titre 52 à 53° Bé et même 60°, il sera indispensable d’opérer très rapidement si l’on veut éviter l’altération du tissu. Les parties du tissus exposées à l’action directe des acides sont toujours plus dures, plus raides tandis que celles réservées ont conservé toute douceur et souplesse.
- Ce genre de mercérisation par l’action des acides concentrés s’applique surtout aux étoffes tissées laine et coton et suivant que l'on a fait intervenir l’un ou l’autre des procédés mentionnés ci-dessus on obtient soit des créponnages d’une grande douceur tout comme si l’on avait eu recours aux lessives caustiques, soit des places pour ainsi dire renforcées comme si ces places avaient reçu un apprêt spécial. Le coton seul 8e trouve modifié par ce traitement, la laine se trouvant à l’abri des attaques de l’acide.
- Si le tissu est composé de fils de laine et coton, toute l’étoffe gagne après ce traitement en cohésion et présente l’aspect d’un tissu créponné, tout comme les crepons cota obtenus par intervention des lessives caustiques alcalines.
- Ces procédés soit qu’ils aient été décrits dans le brevet original, soit qu’ils aient été mentionnés ici ne S appliquent pas seulement aux tissus mais encore à toutes les combinaisons de fibres végétales et anima-les, telles que les fils, tresses, chenilles, soutaches et tous autres produits de filature et de retordage.
- Si l’on traite d’après les procédés des inventeurs du
- fil obtenu par le mélange de deux ou trois matières de nature différente, telles que soie et coton, laine et coton, laine, soie et coton, le résultat final sera toujours un fil d’un aspect tout nouveau, et qui présente suivant l’origine première du fil et la force de concentration de l’air mercerisant, des saillies ou reliefs plus ou moins accentués, visibles d’espace en espace avec une singulière irrégularité qui en constitue la nouveauté. Des fils ainsi modifiés trouvent en emploi très avantageux dans le tissage ordinaire comme dans les articles retors, la broderie et l’ornementation, sorte qu’ils soient employés seuls ou mélangés à des fils simples. Leur teinture se fait en écheveaux et par suite trouvent également un emploi avantageux là où l’on tisse en fils teints, ainsi que pour la fabrication de tous autres objets de ce genre.
- Si le procédé doit être appliqué sur fils, ces derniers peuvent passer isolément à travers le bain de mercérisation ou subir le traitementen écheveaux, bobines ou paquets disposés dans des récipients spéciaux ; dans ce dernier cas, il y a avantage à produire un vide au-dessus du liquide mercerisant pour permettre et faciliter la pénétration.
- Teinture et Impressian
- Quantités d’indigo absorbé par les fibres pendant leur passage dans la cuve
- Suivant une étude de M. A. Bintz, dans le Journ. Soe. Chem. Ind., il n’a pas encore été fait d’expériences systématiques pour déterminer, dans la teinture à l’indigo, la quantité de colorant absorbée par les fibres et la quantité restée dans la cuve. Tandis qu’avec beaucoup d’autres colorants le contenu dans le bain corres-pont à la quantité de matière à teindre, il n’en est pas ainsi de l’indigo prêta céder son colorant à la matière textile. En effet, la solution peut devenir plus faible par suite de la décomposition de l’indigo blanc, parla formation d’un dépôt (comme dans le procédé à l’hydrate de calcium et la poudre de zinc), ou par l’action oxydante de l’air. [Quant à la meilleure méthode de teinture à l’indigo, Bintz pense que la question n’est pas résolue. Le bain qui laisse le moins de dépôt est celui qu’on obtient par l’emploi d’une solution d’hydrosulfite comme agent “de réduction. Cette méthode est aussi celle de Georgiewics et de la Badische Anilin 4 und Soda-Fabrik, et bien qu’elle soit coûteuse, elle a
- p.149 - vue 140/380
-
-
-
- 150
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- été adoptée ‘dans beaucoup de teintureries, pour les tissus de laine comme pour les tissus de coton. Bintz l’a donc employée dans ses expériences, éliminant ainsi la question de la régénération de l’indigo dans le dépôt et du prix de la récupération.
- Pour la préparation de la première mise en charge de la cuve il a mélangé 300 litres de bisulfite de sodium (38° Bé), 500 litres d’eau, 35 kilog. de poudre de zinc (75 % de zinc) et 22 kg. de chaux éteinte. Il a mélangé la solution claire d’hydrosulfite ainsi obtenue avec 120 kg. de pâte d’indigo et 70 litres de lessive de soude (40» Bé), et après un repos d’une demi-heure à 45° C., il a étendu le bain pour en former une cuve de 330 litres de liquide. La solution était claire et sans dépôt, et il a été déterminé expérimentalement que son contenu, dosé par l’évaporation d’une quantité définie, se rapportait exactement aux chiffres donnés par le calcul. L’indigo, mélangé avec l'hydrosulfite, entre en solution quantitative sous forme d’indigo blanc, et il n’y a pas de perte par surréduction.
- Une série d’expériences quantitatives ont démontré qu’après la teintura d’une certaine quantité de tissu pendant la première journée, et un repos d’une nuit, le bain était plus concentré le lendemain matin, bien qu’on n’y ait fait aucune nouvelle charge.
- Ainsi dans la soirée 50 cc. de la solution contenaient 0,1448 gr. indigo réduit au lieu de 0,1528 trouvé le lendemain matin. Mais ce pouvoir de récupération diminuait graduellement, et au bout de six jours la cuve tenait en suspension une matière très ténue teintée en bleu-vert, et 50 cc. de la solution claire ne renfermaient que 0,1080 gr. d’indigo. Il fallait alors renouveler la charge. La conclusion générale qu’on en a tirée est que le pourcentage moyen d'indigo dans le liquide de la cuve reste constant, et qu’il n’y a pas de dépôt lorsqu’on renouvelle la charge de la cuve à intervalles suffisants.
- Pour déterminer le pourcentage d’indigo fixé sur la fibre on a fait une expérience sur une grande échelle. Dans cette expérience on a teint 7759 pièces de coton, ayant un poids total de 46.527 k. 4240 pièces (25.500 k.) ont été teints en nuance pleine et 3519 pièces (21.527 k.) en bleu moyen. Pour cette expérience on a employé 3.204 kg. de pâte d’indigo (20 %) correspondant à 640,8 kg. d’indigotine pure. La quantité d’indigotine fixée sur la fibre après le lessivage, le lavage et le séchage, a été déterminée dans chaque bain par la méthode à l'acide acétique. On a évalué le pourcen
- tage d’eau dans le coton en prenant les résultats moyens de plusieurs expériences. On a recueilli les eaux résiduelles provenant du lavage dans les machines à laver, et lorsque l’indigotine s’était déposée, on a laissé écouler le liquide clair surnageant, pour déterminer ensuite suivant la méthode par l’hydrosulfite la quantité d’indigotine contenue dans le résidu. Voici les résultats obtenus :
- Indigo employé............................. 640.8 kg.
- Indigo fixé sur la fibre..... 563.22 kg. 87.89 0/0
- Passé dans les eaux de lavage 72.06 kg. 11.24 —
- Total 635.28 kg. 99 13
- {Textile Mercury').
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE FABRICATION donnant, par impression, à une ou plusieurs couleurs, sur tissus, l'imitation des étoffes de toutes natures tissées en plusieurs nuances.
- Par la Société Laveissière et Chaumont.
- Entre deux rouleaux-guides situés dans le prolongement du parcours du tissu à traiter et à peu près au même niveau, variable pourtant pour ces derniers, se fait l’application d’un rouleau gravé qui, par frottement, dépose des empreintes des dessins et des fonds, sur le tissu et à leur point de contact ; c’est l’effet produit par le travail de ce rouleau qui est l’objet de la présente invention, et il est obtenu d’abord par son mouvement de rotation qui est inverse de la marche du tissu imprimé, puis par son contact plus ou moins étendu avec le tissu et qui varie suivant la position des rouleaux-guides, donnant ainsi une impression plus ou moins forte suivant que le contact est plus ou moins prolongé. Enfin la nature du dessin est aussi donnée par celle du mouvement de rotation plus ou moins fort que donne le rouleau imprimeur, l’emploi de ces différentes combinaisons permettant avec la même gravure de reproduire des dessins différents.
- Pour un dessin à une couleur, il faut une machine à imprimer à deux ou trois couleurs et pour imprimer au rapport un dessin à plusieurs couleurs, il faut des rouleaux de même diamètre tournant avec la même vitesse.
- En résumé, l’invention consiste à imiter, par impression, les effets blancs et coloriés obtenus par le tissage sur tous les genres de tissus.
- p.150 - vue 141/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 151
- NOUVELLE MÉTHODE D’IMPRESSION
- Ou d‘ encollage des tissus Par la société Crépet et Ratignier
- Cette nouvelle méthode d’impression ou d'encollage des tissus consiste à interposer entre le tissu et les reliefs qui doivent produire l’impression, un tissu auxiliaire constamment imprégné de la couleur ou de la colle qui doit être fixée sur le tissu.
- Les reliefs ou touches employés sont fixés sur des supports pouvant prendre divers mouvements simples ou combinés et ces mouvements peuvent eux-mêmes être combinés avec l’avancement intermittent ou continu du tissu, de manière à obtenir une variété infinie d’effets.
- DIVERS
- La Teinture à Saint-Étienne (suite) Etude Industrielle.
- Les membres de la Fabrique, bien que divisés sous beaucoup de points, et se faisant même entre eux une guerre acharnée, sont toujours unis pour la défense de leurs intérêts communs, et tout dernièrement encore la preuve en a été faite pour les tarifs de douanes ; tandis que le teinturier est isolé, la fabrique, unie, aura toujours raison de ses collaborateurs, surtout en les prenant individuellement, et en les faisant se battre les uns contre les autres; chaque coup porté tournant à son profil ou à son avantage.
- D’ores et déjà, il est avéré que pour un trop grand nombre des membres de la fabrique Stéphanoise, un teinturier n’est point un collaborateur,mais un être tail-labié et corvéable à merci.
- C’est le bouc émissaire supportant toutes les fautes.
- Si une qualité secondaire de soie, ne donne pas tout le rendement d’une première qualité! C’est la faute du teinturier.
- Si une schappe, de second ou de troisième ordre, ne Prend pas le brillant ou le soyeux d’une soie de pays, ou même d’Italie ! C’est la faute du teinturier.
- Si une soie mal montée, mal moulinée, à flottillons de longueurs inégales, et se composant de titres hétérogènes, n’est pas d’un unisson parfait de nuance (ce
- qui est impossible) et présente des difficultés au devi-dage ! C’est la faute du teinturier.
- Enfin, si pour dix kil. de soie qu’on lui dispose et qui doivent être chargés à 100, 200, 300 0/0; il commet (le malheureux !) un écart de 5 à 10 % ! c’est-à-dire qu’il en rende 21 kil. au lieu de 20, etc., et que le brin ne soit pas gonflé au double, triple ou quadruple, et qu’il n’ait pas conservé, malgré ce gonflement exagéré, sa même ténacité virginale. C’est encore et toujours la faute du teinturier, bien que ça lui ait été ordonné et commandé.
- Que pensez-vous de cette énorme responsabilité ! !
- Eh bien, c’est beaucoup, n’est-ce pas, mais ce n’est pas tout, car il y à encore autre chose.
- Comment paie-t-on le teinturier?
- Ici, je ne parle nullement des bonnes et sérieuses maisons de fabrique dont la droiture et la probité commerciale sont à l’abri de toute critique, mais malheureusement, il en est d’autres qui n’ont jamais connu ce que c’était que la loyauté et la foi en la parole donnée, et qui, de même qu’elles pillent les genres et jusqu’aux dessins des maisons qu’elles ont le cynisme de traiter de collègues,se font un véritable culte de rogner sur tout ce qui se trouve à leur portée.
- Ce sont celles-ci qui trouvent bien osé un teinturier qui ose leur demander le paiement de son travail, six mois, un an, et quelquefois plus, après la livraison.
- Ce sont celles-ci qui mettent le teinturier au dernier rang de l’échelle industrielle, le traitent comme un vulgaire mendiant, et vont même jusqu’à l’insulter, quittes à lui jeter un morceau de pain s’il est trop affamé.
- Ce sont ces dernières qui, après avoir reçu et perçu depuis longtemps le montant de leurs ventes, et par conséquent des teintures faites, s’en vont chercher dans les banques les rebuts de papier, dits de traverses, pour les remettre en paiement à leurs teinturiers, en ajoutant avec un haussement d’épaule on ne peut plus significatif : « C’est bien bon pour lui ! »
- Mais non, cela n’est bon, car c’est de l’exploitation au premier chef. Oh ! si ce teinturier était marchand desoie! ce serait autre chose, car dans les 90 jours il serait payé. Vous comprenez pourquoi, n’est-cet pas?... Un marchand de soie ça a la langue longue e bien pendue, tandis qu’un teinturier ! ! !
- (A suivre).
- p.151 - vue 142/380
-
-
-
- 152
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Par arrêté du ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, en date du 29 avril 1899, sont nommées membres des comités d’installation de l’Exposition universelle de 1900 (exposition contemporaine) les personnes ci-après désignées :
- Classe 41
- MM.
- Campagne (Henri), plantes tinctoriales et médicinales. Courtier assermenté près le tribunal de com-merce de la Seine.
- Petit (Arthur), président de l’association générale des pharmaciens de France.
- CLASSE 78
- Aubert (Eugène), apprêts d’étoffes. Secrétaire de la chambre syndicale de la teinture et des apprêts de tissus.
- Bœringer (Eugène), ingénieur des arts et manufactures. Impressions sur tissus.
- Gillet (Joseph), teinture, impressions et apprêts (maison Gillet et fils).
- Motte (Albert), teinture et apprêts sur tissus de tous genres (maison Motte et Meillassoux frères). Président de l’union des teinturiers et apprêteurs du Nord.
- LA LIBERTÉ DU TRAVAIL
- M. de Dion, « président de la Chambre syndicale des fabricants d’automobiles », a comparu devant la ioe Chambre correctionnelle, pour infraction à la loi de 1848 sur le travail dans les manufactures. Il a été condamné, parce qu’il ne pouvait pas ne pas l’être; mais le tribunal lui a infligé une amende de 1 franc par infraction relevée, au lieu de 5 francs : c’est, si l’on peut ainsi parler, moins que le minimum. Dans son interrogatoire, M. de Dion s’était laissé aller à dire : « Monsieur le Président, je sais que votre devoir est d’appliquer des lois qui, dans votre for intérieur, vous font hausser les épaules... » Le président n’a pas accepté cette façon de présenter les choses ; mais, tout de même, la sentence du tribunal révèle suffisamment l’opinion des juges sur une législation inapplicable et tyrannique.
- Cette opinion ne peut pas être différente ; car tous les gens de bon sens ondepuis longtemps prononcé sur tout cet ensemble de lois que l'on décore du
- nom pompeux de « législation du travail ». C’est la grande mystification du siècle. Nulle part le charlatanisme des prétendus réformateurs ne se dévoile davantage. Ils prétendent offrir au peuple, sous les especes de lois compliquées, un remède à tous les maux dont souffre le travailleur : et ce remède, pire que le mal, empêche le travailleur de se guérir, puisqu’il paralyse son énergie individuelle. Il peut se faire qu’une industrie ait besoin d’un effort rapide pour prendre l’avance sur les concurrences étrangères, consacrer sa supériorité, conserver des marchés importants : et tel est précisément le cas de l’industrie des automobiles. Mais un inspecteur du travail paraît, dresse un procès-verbal, et voilà l’effort compromis!
- Les ouvriers de M. de Dion avaient travaillé treize heures, au lieu de douze. Ils ne se plaignaient point, car cette heure supplémentaire était très bien payée. Ils avaient la satisfaction de réaliser un profit immédiat, et de préparer pour l’avenir le succès d’une industrie qui fournirait, longtemps, de beaux salaires. Mais la loi, une loi mortelle, ne permet pas aux ouvriers de travailler quand ils le veulent! Et voilà comment un industriel, poursuivi au nom de ces absurdes lois, pouvait, hier, présenter à la barre du tribunal correctionnel une déclaration de six cents ouvriers, des employés, protestant contre la tyrannie légale « qui asservit des hommes libres en leur retirant la liberté la plus respectable de toutes, celle de travailler quand il leur plaît.
- La prétention du législateur qui veut protéger les ouvriers contre eux-mêmes est ridicule en principe: elle est odieuse dans l’application. Les ouvriers sont majeurs, raisonnables et fort capables de défendre leurs intérêts. Ils ont des syndicats qui ne se font point faute de soutenir leurs réclamations, avec une efficacité autrement sérieuse que l’entrée en scène du fonctionnaire qui tâtillonne et verbalise.
- Car il y a encore ceci : la législation du travail a créé un corps nouveau de fonctionnaires, qui ont un droit de vie et de mort sur l’industrie. Ils sont terribles ! On les a chargés d’appliquer une loi inapplicable. Ils exécutent leur consigne, de la façon la plus formaliste et la plus paperassière, naturellement, pour
- p.152 - vue 143/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 153
- ne pas faire exception dans la vaste catégorie de nos employés publics. Par une ironie extraordinaire, qui ajoute encore à la bouffonnerie malfaisante de ces lois, les inspecteurs du travail ne servent qu’à empêcher le travail’, et, comme il se croient obligés de ralentir tout notre essor industriel déjà bien languissant, il se trouve qu’on leur a donné des appointements pour interdire aux ouvriers de gagner des salaires !
- Voilà le résultat, le magnifique sésultat des lois dites « protectrices » !
- (Journal Le Temps).
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- Assurances contre les accidents
- Dans notre précédente chronique, au sujet de la loi du 9 avril 1898, relative à la responsabilité des patrons à raison des accidents causés a leurs ouvriers, nous nous sommes plus spécialement attachés a développer :
- 1° Les diverses catégories d’industries soumises à la loi nouvelle ;
- 2° Les charges imposées aux patrons par l’applica tion de cette loi ;
- 3e Les divers moyens réservés aux patrons pour se prémunir contre ces obligations éventuelles.
- Le nombre considérable de lettres et de demandes de renseignements que nous recevons chaque jour montre combien cette grave question préoccupe toute l'industrie française, étant donné surtout que la question se trouve aujourd’hui définitivement tranchée, et que la loi sera mise en vigueur à partir du 1er juin prochain.
- Les moyens laissés aux patrons pour se prémunir contre les éventualités de cette loi, nous l’avons déjà dit, sont au nombre de quatre :
- 1° ils ne sont pas tenus de s’assurer, et peuvent rester leurs propres assureurs ;
- 2° ils peuvent s’assurer à une Ssciété mutuelle ; ils sont, dans ce cas assureurs aussi bien qu’assurés, et participent ainsi à la perte que pourrait subir la Société qui les assure ;
- 3° ils peuvent s’affilier également à un Syndicat de garantie professionnel, qui est aussi, en quelque sorte, une association mutuelle, mais professionnelle;
- 4° S’assurer enfin à une Compagnie à primes fixes, admise par le gouvernement, lesquelles devront, d'a-Près la loi, renoncer à invoquer aucune déchéance contre les ouvriers blessés.
- Nous avons, dans notre précédent article, développé Suffisamment ces différentes combinaisons pour ne pas avoir à y revenir aujourd’hui ; nous nous bornerons Jonc à examiner la validité des contrats d’assurances qui sont en cours, ce qui, de par la correspondance que nous recevons journellement, nous paraît, et à juste titre, vivement intéresser nos abonnés en géné-ral, lesquels ont. pour la plupart, des contrats sous
- crits à diverses Sociétés mutuelles ou à primes fixes, ayant encore plusieurs années à courir (il est même de ces Sociétés ou Compagnies qui ne seront pas admises à exercer à partir de la mise en vigueur de la nouvelle loi, faute d’avoir versé le cautionnement exigé.)
- Nos correspondants nous demandent :
- 1° Ce que deviendront leurs contrats en cours;
- 2o S’ils peuvent obliger leur Compagnie assureur à les continuer tels qu’ils sont établis, étant donné que, tels qu’ils sont, ils leur suffisent et entendent rester leur propre assureur pour le surplus;
- 3° S’ils peuvent, au contraire, quitter leur Compagnie dont ils n’ont pas été satisfaits ;
- 4® Enfin, si, ne pouvant accepter les primes, leur paraissant exagérées, que leur demandent leurs Compagnies pour les garantir conformément à la nouvelle loi, et recevant des offres plus avantageuses, pour les mêmes garanties, des Compagnies concurrentes, ils peuvent se considérer comme libres à partir du 1er juin, et souscrire, comme bon leur semble, un nouveau contrat à une autre Compagnie ou Société de leur choix.
- Jusqu’à présent, toutes ces questions, plus délicates les unes que les autres sont très difficiles à résoudre; la loi n’a malheureusement pas prévu ces cas. et nous ne pouvons qu’émettre un avis personnel, basé sur l’opinion de plusieurs jurisconsultes, spécialistes en la matière, et aussi sur les prétentions émises par diverses Sociétés ou Compagnies d’assurances intéressées. Notre avis est donc celui-ci :
- La Commission du gouvernement a décidé, dans son rapport, soumis à M. le Ministre du Commerce, que les contrats d’assurances souscrits sous la législation antérieure à la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail seraient résiliés de plein droit, à partir du 1er juin 1899 ; il n’y a donc plus qu’à attendre qu’il soit statué sur cette question.
- Nous ajouterons que si certaines Compagnies prétendent ne pas annuler leurs contrats en cours, certaines autres reconnaissent que la responsabilité civile étant supprimée, ils deviennent caducs et doivent être, par conséquent, résiliés.
- Dans tous les cas, et quelles que soient les propositions qui pourraient être faites à nos abonnés et lec -teurs pour la réalisation de nouveaux contrats, nous leur recommandons de n’en accepter ou signer aucun sans nous les avoir soumis au préalable, et surtout, quelle que soit la Compagnie, de se réserver la faculté de les résilier chaque année en prévenant la Compagnie un mois avant l’échéance de la nouvelle prime. Les tarifs pouvant être modifiés chaque année jusqu’à ce qu’une statistique soit parfaitement étabie, il y va donc de leur grand intérêt de ne pas s’engager pour plus d’une année.
- Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs d’adresser à notre service de vérification leurs polices"* d’assurances de quelque nature qu’elles soient, avec leurs observations. Elles seront examinées avec le plus grand soin.
- La révision, ainsi que I eremplacemen t. s'il y a lieu, sont gratuits pour tous inos abonnés. Joindre timbre pour le retour des pièces communiquées.
- p.153 - vue 144/380
-
-
-
- 154
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- INFORMATIONS
- Mardi, 9 mai, un incendie a éclaté à la Croix-Rousse, au numéro 154 du boulevard, dans l’usine de M. Dalloz, teinturier.
- De l’atelier de dégraissage où elles avaient pris naissance, les flammes se sont rapidement communiquées aux bâtiments.
- Les ouvriers, les voisins, puis les pompiers du poste de la mairie ont porté les premiers secours. Ils ont réussi, après de longs efforts, à se rendre maîtres du feu.
- Les dégâts, purement matériels, sont évaluées à dix mille ftancs environ et couvert par une assurance.
- RENSEIGNEMENT^ COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Declerq frères, teinture et apprêts à Hem, hameau de l'Hem-pempont. — Durée : 20 ans.
- Formation de la Société en nom collectif Nivette et Gie, teinturerie, 169, rue de Crimée, Paris. — Durée : 15 ans, du 1er janvier 99. — Cap. : 170.000 fr — Acte du 30 mars.
- Ventes de fonds de commerce
- M. Lamarre a vendu àM. Meunier, un fonds de tein turerie, 32 bis, rue Victor-Massé.
- Mme ve Criquebœuf, a vendu un fonds de teinturerie, 49, rue Carnot, à Versailles.
- M. Bec a vendu un fonds de teinturerie, 212, rue Michel-Bizot.
- M. Blondinat a vendu à M. Ouvrard, une teinturerie, 82, rue de l’Université.
- Mlle Dehorter, a vendu un fonds de teinturerie, 152, avenue Daumesnil.
- Mme ve Bocquet, a vendu un fonds de teinturerie, 10, rue Milton.
- Mlle Hector, a vendu un fonds de teinturerie, 26, rue Lamartine.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1398
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Les directeurs d’entreprise ou d’industrie qui oublieraient de s’y conformer, seront passibles, la première fois, de 1 à 15 francs d’amende, et en cas de récidive, de 16 à 100 francs.
- On sait qu’elle sera applicable à partir du 1er juin 1899.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- D’autre part, nous avons réuni, en une brochure commode et élégante, les trois décrets portant règlement d’administration publique pour l’exécution de la loi du 9 avril 1898.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs cette petite brochure au prix de 0 fr. 60.
- VIENT DE PARAITRE 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- Adresser les demandes au bureau du jouanal.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par états, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur Fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette Sphère qui trouve partout sa place et d’une utilite incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus our l’étranger.)
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- p.154 - vue 145/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 155
- & NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons. Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde.
- (Voir aux annonces).
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. — Matières colorantes non classées.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles <uifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal Pour recevoir franco
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurisprudence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Chartres, et Léon GUIBOURG, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix...................... 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément............................. 3 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs vivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- rounC de Commerce de Teinturier, à Argentcuil, TUNDD Grande-Rue, 110 (success. Véret). A adj. en l’étude de M' Aubert, not. à Argenteuil, 29 mai 1899, 2 h. M. à prix (pouv. être bais.) lOOOf., consig. 500f. S’ad. au dit notaire.
- ACÉTATE DE CHAUX
- (Pyrolignite de chaux) brun 65—67 %, fabriqué en grande échelle et vendu bon marché, directement aux consommateurs par Stora Kopparbcrgs Bergslags Aktiebolag, Falun (Suède).
- UN CONTREMAITRE
- de teinture en tous genres grand teint,petit teint,chines,etc., demande une place.
- Peut présenter bons certificats.
- Ecrire au bureau du journal aux initiales V. B. 321.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- p.155 - vue 146/380
-
-
-
- 156
- LE MONITEUR DE LA TEINT JRE
- CARTE COMMERCIALE DES CHEMINS DE FER FRANÇAIS indiquant gaie par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques dressée par GOURDOUX père y et fils Propriétaire-Editeur, GOURDOUX 4 père.
- Spécimen réduit.
- Ç
- &
- 00
- 5
- 'I s
- 36 y 130. (24,
- -.TO|0s" 6(29 I
- -1-19
- 6.0(1
- 07. I v9.> . nvo/e 1.)2.
- A% %
- hxe
- (X oo,s,"
- Ahalas Ê 1O%IAr ASaye
- 29x‘oy.
- 36
- 47
- /222
- L e w. 4,4s9l 371166
- el. -srXs," 61 xe
- (825
- B alse
- ,7 as soa
- Arnis) 08s] a-og]
- Syey (as we 71
- slalals wjojcjo
- 289 V
- =
- -r-aneuwaoy
- xA cag‘ Aven Kof K/
- x
- slav 8* Malr Sg=s ik. _a[" i
- 0‘WX H”
- 860”&
- 81] 7
- i
- IMAMIEt
- 9“ Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législa-tives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseignement de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: poui voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. —Tarif du cahier des charges
- — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux
- Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- p.156 - vue 147/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 157
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-Après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-«loges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (vi Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figsac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénes et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-Béarn ete.
- Tarif spécial G V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les ares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales
- et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plus amples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Netvehaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement)
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe, 72 fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Parix St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services ranidés quotidiens dans chaque sens. ( . .Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Via Calais-Douvres : 9 h.. | 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h. 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de I tous les grands Express Européens pour l’Angleterre I l’Allemagne, la Russ: la Belgique, la Hollande, l'Es 1 pagne, le Portugal, gt- .
- p.157 - vue 148/380
-
-
-
- ot
- oc
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PAUL SÉEIngArchitecte, Entrepreneur r 58,RueBrüle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage ___Ventilation--- Séchage
- Economiseurs __ Surchauffeurs.
- Réfrigérants -_ Moteurs électriques
- ._______Moteurs de haval^cj^____
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à PEcole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- L. MITRÉCÉ
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres).
- Médaille d’Or et Médaille’d'Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au moteur, depuis............. 300 fr.
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Economie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’apprêts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.40, largeur en tête, 0 m.5n; culotte à deux robinets bronze d’entree de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- Complète, prix...........140 fr.
- ALAMBIC à distilleries benzines; 50 litres, prix..........100 fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des tables, cylindres, etc., entièrement démontable, à foyer intérieur tubulaire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITÉ DES APPRÊTS ET SPÉCIALEMENT
- Des Tissus de Coton Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons.Relié 40fr.60
- Adresser les demandes au bureau du journal, .
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc. Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRIME A NOS ABONNÉS
- Agrafe
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cetAUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- Pour Colis postal en plus { "asan:cio fof?. 85
- Notre Maison tient également'des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.158 - vue 149/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- O.
- 10 v=i
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (19 Mai)
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- • » » en boules. 105 .. »
- » raffiné en poudre sec. F. 145 .. »
- On cote :
- Acide tartrique. ........ Anis d’Espagne. . .. ... Anis du Levant....
- Bois de :
- Campêche Laguna..........
- » Martinique.............
- » Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées.............. Zacatilles............. Noires ordinaires.......
- » supérieures........... Creme de tartre......... Curcuma Bengale......... Dividivi ...............
- Gommes :
- Arabique .........
- Aden....................
- Damar Singapore.........
- » Batavia.......... Sandaraque......... .......... Graines jaunes..... Galles vert et noir ..... Girofles........... Fenouil.................
- Macis.........
- Muscades n- 1......... Mercure.................
- 00r0Opium 0..............
- ••••..Résine........... valenSafran ce.........
- .....Styrax..........
- 265 .. à .......
- 80.............
- 55.............
- 18 ..
- 10 ..
- M ..
- 14 ..
- 130 ..
- 252
- 215 ..
- 235 ..
- 240 ..
- 200 ..
- 230 ..
- 175 ..
- 50 ..
- M ..
- 170 ..
- 100 ..
- 120 ..
- 165 ..
- 160 ..
- 42 ..
- 55 ..
- 115 ..
- 95 ..
- 52 ..
- 4 ..
- 3 ..
- 6 50
- 24 ..
- 14 ..
- 105 ..
- 150 ..
- 12 ..
- 350
- 225 ..
- 180 ..
- 130 ..
- 140 "
- 7 ..
- 6 ..
- 25 ..
- y Indigos ' — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez
- tendre
- moyen ordinaire...........
- Aurpah bon moyen à bon violet et violet r....... ,.
- "pah moyen et moyen ordinaire.................
- umac en feuilles...........
- F.
- 2
- 2
- 3
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- PLACE DU HAVRE
- (19 Mai)
- Eeis de teinture.
- Les prix restent fermes pour le campêche.
- On cote :
- y — en poudres.........1 erdet, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- 2
- 18
- 20
- 50
- !>
- 15 co
- 75
- 50
- 2 b k.
- sous toile, F. 165 .. 010 k.
- sous papier, F. 165 .. 0[0 k.
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne — Ire qualité... 12 .. à
- — 2e qualité... 11 ..
- - 3e qualité.... 6 50
- — Sisal, Yucatan... 9 50
- Honduras................ 9 20
- ....................... 7 50
- Haïti Cap.............. 5 20
- » ...................... 5 50
- » St-Marc.............. 675
- » Gonaïves ............. 650
- » Fort-Liberté........... 6 50
- P.-de-Paix............. 6 50
- Miragoane.............. 5 75
- Saint-Domingo.......... 5 ..
- Martinique et Guadeloupe. 4 50
- Jamaïque............... 5 25
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 50
- » .................. 6 50
- s Tuspan............ 6 75
- • Vera-Cruz.............. 575
- » Campêche.......... 5 ..
- » Carmen............ 5 .-
- » Tampico............ 5 75
- * Porto-Plata...... 5 ..
- » Haïti............. 5 ..
- » Jamaïque.......... 5 25
- • Barcel et P. Cab .. 6 ..
- Rio-Hacha......... 3 50
- » Carth. et Savan... 3 50
- » Maracaïbo......... 4 50
- • Fustet......100 k. 14 ..
- • Tatajuba......50 k. 4 .
- • Bahia.................. 4 50
- » .................. 5 50
- • Amapala.... 50 kil. 5 25
- Rouge Brésil Bahia...... 6 ..
- » Calliatour... 100 k. 14 ..
- » Lima........50 kil. 9 . .
- » Ste-Marthe........ 8 ..
- » .................. 3 . .
- » Sandal..... 100 k. 7 ..
- » Sapan.......50 k. 8 ..
- » Quebracho.. 1009 k. 73 ..
- 9
- 14 ..
- 12 ..
- 10 ..
- 10 50
- 9 30
- 8 50
- 5 40
- 5 75
- 7 25
- 6 75
- 6 75
- 6 75
- 4 75
- 5 25
- 5 ..
- 6 75
- 6 60
- 6 60 7 ..
- 6 50
- 5 50 5 50
- 6 50 6 .
- 5 50
- 5 50 t> 25
- 4 ..
- 4 25
- 5 ..
- 16 ..
- 4 50 5 ..
- 6 ..
- 6 50
- 8 ..
- 16 ..
- 10 ..
- 10 ..
- 3 50 8 ..
- tù ..
- 86 ..
- Rouge Pernamb.....50 k. 16 .. 17 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M............
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 15...............
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- ....................... 1 60 2 .. Ténériffe grise........ 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25 .
- Java, Mad , Pond.. ... M..................
- Dividivi
- On cote les 50 kil..... 9 .. 14 .,
- Indigo*
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 6 75 7 ..
- » fin viol, et pourpre... 6 25 6 50
- > beau viol, etdito.... 5 75 6 ..
- » bon violet............. 475 5 ..
- • moyen violet........ 5 50 5 75
- » bon violet rouge.... 4 50 5 ..
- » bon moy. v. roug.... 4 50 4 75
- Beng. fin rouge........... 5 .. 5 25
- » bon dito............ 3 50 4
- » bon à fin cuiv...... 3 .. 3 25
- » cuiv. ord. et bas... 3 .. 3 75
- Java................................ . ..
- Kurpah.................... 1 50 4 .
- Madras.................... 1 .. 3 50
- Manille................... 1 .. 3 *
- Caraque................... 1 50 3 50
- Guatemala flor........... 5 .. 5 59
- » sobré........... 3 .. 4 25
- » bon à fin cor... 3 . 4 25
- » cor. ord. à bas.. 1 25 2 25
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 . 6 50
- * bon à beau.............. 4 50 5 50
- » ord. et moyen........... 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud...........M .. ..
- Madagascar.......... .M .. ..
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé.......... 7 50 à 8 50
- » gros effilé.............. 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil. .0 40 à .. ..
- Cayenne...............................
- MATÉRIEL POUR
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- nouvelle machine a sécher
- avec aspirateur, brevetée s. g.d.g.
- -mrbwriesaitadsmtisatnoesn
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M0N DECOUDUN
- construceurs breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.159 - vue 150/380
-
-
-
- 160
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. - . .
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha etTelegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d'essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, G, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, venti-. lation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN
- FER & RÉSERVOIRS | en tôle noire, galvanisée et étamée | pour tous liquides )
- P LEGRAND INVENTEUR
- 35, boul. Piepus, PARIS
- Étanchéité complète par la soudure électrique MÉDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant --- . --
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- fsheoe in
- • E :
- 1
- : d •
- ? 7
- À l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reluire en cuir-tranches dorées, 5 fr. 25.
- p.160 - vue 151/380
-
-
-
- 5 Juin 1899
- 4e Année. — No 11
- Le Numéro : 0,75
- LE
- JAT s 5g c = Fris toe In. ia ‘
- q w.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. ...... . 15 fr.
- — Six mois. ............... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | rallsnevernrlaise): : : | ï:
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Alqérie et Unisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Moyen de reconnaître la présence de la soie artificielle dans un tissu.
- Dégraissage et Blanchiment.—Blanchiment du bois, etc., à l’eau oxygénée (Peroxyde d’hydrogène),
- Mordants. — Action de divers mordants sur la naphtaline S.
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Les Bruns Nitrazol Diamine C, B, RD et BD de la Manufacture lyonnaise de matières colorantes.
- Divers. — Associât on française pour la protection de la propriété industrielle.— La loi sur les accidents du travail. — Mœurs commerciales japonaises. — Tarifs de chemins de fer. — Petite correspondance. — Jurisprudence. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Moyen de reconnaître la présence de la soie végétale dans un tissu
- Pour des raisons sur lesquelles il n’est pas besoin dinsister, il est de toute importance pour le teintu-Rer chiffonnier de pouvoir reconnaître facilement et d'une manière sûre et certaine si dans un tissu donné on se trouve en présence de la soie végétale ; aussi Cr°yons-nous devoir intéresser nos lecteurs en leur communiquant quelques observations bien intéressane “es sur ce sujet tirées de la « Munchner Faerberzei-tung ».
- A propos d’une communication du Dr Gartenmeister du laboratoire des recherches et essais chimiques
- d’Elberfeld et d’après laquelle la soie artificielle chauffée à la chaleur sèche à des températures élevées se décomposerait plus aisément que les autres fibres textiles, l’écrivain résolut d’étudier ce fait d’un peu plus près. Le résultat de ses recherches l’amena à formuler cette constatation que la réaction se faisait très facilement etqu’ainsi il était permis de reconnaître d’une façon absolument certaine la présence de la soie artificielle dans les tissus mélangés, même dans ceux où cette matière n’existait qu’en quantités minimes et de la singulariser avec le coton mercerisé et la chappe.
- Si l’on chauffe, en effet, la soie artificielle à des températures supérieures à 100° G, elle charbonne très rapidement en se décomposant tandis que toutes Ls autres fibres essayées supportent très bien pendant un temps assez long cette même température sans noircir. C’est ainsi que le coton ne commence à noircir qu’au bout d’une heure de chauffe à 260° C., tandis que la soie artificielle est déjà complètement détruite pendant le même espace de temps sans être soumise à une température supérieure à 150-160°.
- Les meilleurs résultats obtenus par l’auteur sont ceux donnés par les essais faits pendant 10 minutes à 200o C. sur les échantillons suspects. Au bout de ce temps la soie artificielle a encore conservé sa structure naturelle, il est vrai, mais elle se trouve complément convertie en charbon et tombe en poussière au moindre contact.
- Le coton, au contraire, la laine et la soie naturelle ne portent à ce moment aucune trace de charbonne-ment ou d’affaiblissement de la fibre. Si l’on fait éprouver une légère friction au tissu ainsi attaqué, toute
- p.161 - vue 152/380
-
-
-
- 162
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la soie artificielle tombe en poussière et par un essai comparatif avec un échantillon non chauffé on peut ainsi se rendre un compte exact quels étaient les fils et leur quantité et poids qui se composaient de soie artificielle.
- Voici le procédé le plus simple et fournissant les résultats les plus exacts : prendre un verre à goblet très mince, y verser de l’acide sulfurique concentré à 60 Bé et le chauffer à 200 C., en y tenant plongé un thermomètre. Un petit fragment de l’échantillon à essayer est placé dars un tube d’essai qui est plongé pendant dix minutes dans l’acide sulfurique chaud mais assez bas pour que le fragment d’étoffe n’émerge jamais au-dessus de la couche d’acide. Une précaution utile à prendre consiste à former un obturateur avec un petit tampon en coton et de fermer ainsi l’ouverture du tube d’essai ; on protège ainsi l’étoffe à essayer contre l’action corrosive possible des vapeurs d’acide en même temps qu’on conserve plus aisément la température du bain-marie. Il est également facile d’effiler un petit morceau de l’étoffe et d’introduire chacun des fils de la chaîne, de la trame et des fils à effet dans le tube d’essai en isolant les diverses natures de fils par un tampon de coton et de chauffer alors ; on obtient ainsi une réaction très nette et qui permet de juger de suite à quelle matière appartiennent chacun de ces fils.
- Pour les fibres non teintes ou teintes en nuances claires, la soie artificielle se reconnaît aisément dès un temps très court. Elle brunit, en effet, rapidement, tandis que le coton et la soie naturelle et les autres fibres textiles restent intactes. Quant aux nuances foncées et noires, la différence n’est pas dès l’abord perceptible de visu mais si après avoir chauffé pendant 10 minutes on sort l’échantillon du tube on s’aperçoit toujours que la soie artificielle est devenue totalement friable, qu’elle tombe en poussière tandis que les autres fibres, même le coton mercerisé ont encore conservé leur texture primitive.
- Les échantillons de soie artificielle mis à la disposition de l’opérateur avaient des origines tout à fait différentes et cependant ils se comportèrent d’une façon tout à fait pareille et montrèrent tous une grande différence comparativement à la soie naturelle et autres fils tels que coton mercerisé,etc. La soie naturelle chargée fortement de sels métalliques, chargée même à l’excès, peut au besoin se trouver un peu influencée par la réaction, puisqu’à la température indiquée par la
- soie artificielle elle se trouve attaquée ; mais en ce cas la charge sera facile à reconnaître et la présence de la charge ne peut être que l’indice qu’on opère uniquement sur de la soie naturelle puisqu’à notre su personne n’a jamais songé à charger la soie artificielle. La soie naturelle chargée modérément se comportait d’ailleurs infiniment mieux vis-à-vis du réactif que la soie artificielle.
- Le procédé d’essai est très facile à exécuter et fournit des indications d’une sûreté absolue comme l’expérience l’a prouvé pour les cas les plus divers et il n’est pas téméraire d’affirmer que, comparativement aux autres procédés préconisés à ce jour (dissolution, incinération), il conduit aux mêmes résultats d’une manière plus simple et plus certaine.
- La méthode par dissolution ou l’examen microscopique ne peut être exécutée que pardes personnes fort expérimentées dans ce genre de recherches si l’on compte sur des données ayant quelqu’exactitude, tandis que l’emploi de notre système n’exige aucune connaissance préalable spéciale et n’oblige pas d’avoir recours aux bons offices d’un spécialiste tout en fournissant des renseignements d’une certitude absolue.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Blanchiment du Bois, etc., à l’Eau oxygénée (Peroxyde d’hydrogène)
- Par D. P. Ebell.
- Les bois d’une épaisseur de 1 à 5 millimètres se blanchissent au bout de quelques jours, tandis que ceux d’une dimension plus épaisse exigent un contact plus prolongé avec le bain de blanchiment. Car dans ce procédé il ne s’agit pas seulement de permettre au bain blanchisseur de pénétrer jusqu’au cœur du bois et d’y exercer son action, mais bien de forcer les produits d’oxydation nouvellement formés et solubilisés de passer dans le liquide où le bois se trouve plongé-Une préparation préliminaire du bois à blanchir et tout particulièrement de ceux déjà secs n’a pas, à ce jour, donné de résultats bien satisfaisants; les acides étendus eux-mêmes ne purent éliminer une quantité quelque peu considérable des matières colorantes déterminant la coloration du bois, sans porter préjudice à la solidité des fibres ligneuses. Quant aux bois encore verts, l’opération du vaporisage méthodique serait susceptible de fournir d’assez bons résultats et il
- p.162 - vue 153/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- i Oi 05
- y aurait avantage de faire précéder ce traitement préliminaire au blanchiment proprement dit qui devrait se faire immédiatement après le vaporisage : on obtiendrait ainsi une sensible économie d’eau oxygénée.
- L'expérience démontre à l’écrivain qu’au point de vue de la composition du bain de teinture que la dissolution du peroxyde d’hydrogène acide ou neutre ne possédait qu’une action lente et faible sur la matière colorante du bois. Tout au contraire les bains blanchisseurs alcalins et tout particulièrement ceux à base d’ammoniaque avaient une action d’une énergie rare. En raison de cette donnée, les bains furent montés avec 3 % de peroxyde d’hydrogène mélangé à de l’ammoniaque gazeux, 1 litre d’eau oxygénée à 3 % et 20 gr. ammoniaque 0,910. C’est dans ce mélange qu’on immergea le bois
- Deux séries d’expérimentations s’effectuèrent parallèlement : la première à la température normale (environ 170 C.), et la seconde, à environ 340 C. Toutes les six heures, on dosa la teneur du bain en peroxyde d’hydrogène et on compara les progrès de l’action blanchissante.
- (A suivre.)
- 2
- 2
- 6 03
- 8
- Action de divers mordants sur la naphtaline S matière colorante artificielle,propriété exclusive de la Société des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis (ancienne maison Poirrier et Dalsace). Sachant combien dans l’impression des tissus de coton (calicots imprimés et toiles peintes) il est avant tout nécessaire que les matières colorantes soient solidement fixées, ne puissent salir les blancs, et couler au moindre lessivage, la Société de matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis a essayé non sans Un grand succès l’application par impression de son beau produit la naphtine S, combinée avec différents mordants sur tissus de coton.
- Les coloris ainsi présentés n’ont pas toujours la vivacité extraordinaire et nous dirons presque le ton criard des couleurs directes. Mais les résultats obtenus, assez semblables quant aux effets produits à ceux fournis par la garance et la garancine ainsi que par ses substituts artificiels nous font ranger la naphtine S dans la catégorie des matières colorantes appelées à jouir d’une longue carri ère industrielle.
- Avant d’entrer dans les détails d’application donnons
- quelques renseignements généraux sur le mode d’emploi en impression du nouveau colorants.
- Préparer l’épaississant par la dissolution de :
- 100 gr. de gomme adraganthe dans 1 litre d’eau.
- Dissoudre d’un autre côté le colorant dans une partie d’eau, ajouter le mrdant désiré, l’acide acétique et incorporer le tout à l’épaississant.
- La toile une fois imprimée sans pression pendant 1 heure, laver, savonner 20 minutes à 500 C. et apprêter.
- Donnons dès à présent quelques formules aptes à obtenir avec le même colorant une variété considérable de nuances suivant le mordant intervenu.
- Vert pré, 3 tons.
- Ton foncé Ton moyen Ton clair
- 24 gr. naphtine S.................. 6 1,5
- 80 » acide acétique à 40 %. .. 20 5
- 80 » pyrolignite de fer 100 B.. 20 5
- 80 » eau...................... 20 5
- 680 » épaississant....... 920 980 Fonds vert Pistache.
- 90 gr. naphtine S.
- 546 » eau de gomme.
- 150 » pyrolgmite à 10° B.
- 5 » chlorate de soude.
- Fonds vert d’eau avec fleurs de nuances différentes. Imprimer la naphtine avec pyrolignite de fer et superposer.
- Les verts à différentes intensités avec couleur au pyrolignite de fer.
- Les rouges à différentes intensités avec couleur au cobalt.
- Les jaunes à différentes intensités avec couleur au nickel.
- Les bruns à différentes intensités avec couleur au chrome ou mélangés de cobalt et fer.
- Saumon, 3 tons.
- Ton foncé Ton moyen Ton clair
- 24 gr. naphtine S............. 6 1,5
- 80 » acide acétique à 40 %. 20 5
- 40 » acétate de cobalt 10° B. 10 5
- 80 » Eau.................. 20 5
- 720 » Epaississant...... 930 980
- Fonds rouge.
- 90 gr. naphtine.
- 635 » eau de gomme.
- 60 gr. Cobalt
- 5 gr. Chlorate de soude.
- p.163 - vue 154/380
-
-
-
- 164
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Fond cuisse de nymphe avec fleurs de différentes nuances
- Imprimer la naphtine avec acétate de cobalt et imprimer les fleurs comme pour les fleurs fond vert d’eau.
- Beige : 3 tons.
- Ton foncé Ton moyen Ton c’air
- 24 Naphtine 6 1.5
- 80 Acide acétique à 40 % 80 Sulfocianure de nickel 20 5
- à 10° B. 20 5
- 80 Eau 20 5
- 680 Epaississant 920 980
- Fonds beige
- 90 Naphtine
- 665 Epaississant
- 30 Sulfate de nickel
- 5 Chlorate de soude
- Bismarck sur fond blanc
- 1 lit. Epaississant
- 1/13 Naphtine S
- 1/4 Acide acétique
- 80 gr. Acétate de nickel 1/16 lit. Acétate de chaux à 18°
- Fond aurore avec fleurs de différentes nuances Imprimer la naphtine avec sulfocyanure de nickel et imprimer les fleurs comme pour fleurs de fond vert d’eau.
- Chair : 3 tons
- Ton clair
- 240 gr. Couleur au cobalt (nuance foncée)
- 60 Couleur au fer (nuance foncée)
- 700 Epaississant
- Ton moyen
- 240 gr. Couleur au cobalt (nuance moyenne)
- 60 Couleur au fer (nuance moyenne)
- 700 Epaississant
- Ton foncé
- 240 gr. Couleur au cobalt (nuance claire)
- 60 Couleur au fer (nuance claire)
- 700 Epaississant
- Olive sur fond blanc
- 0 lit. 300 Epaississant
- 1/4 lit. Acide acétique
- 1/4 Naphtine S
- 50 gr. Acétate de zinc
- Bistre sur fond blanc
- 1 lit. Epaississant
- 11/3 Naphtine S
- 1/4 Acide acétique
- 20 gr. nitrate d’urane.
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Canelle sur fond blanc 0 lit. 300 Couleur à l’acétate nickel
- 1/8 de lit. Acétate de plomb Mastic : 3 Ton foncé tons Ton moyen Ton clair
- 24 gr. Naphtine 6 1 1/2
- 80 Ac. acétique à 40 % 20 5
- 40 Acétate de chrome à 20° B. 10 5
- 80 Eau 20 e 5
- 720 Epaississant 930 980
- Fond mastic avec fleurs de différentes nuances
- Imprimer la naphtine avec l’acétate de chrome et superposer les fleurs comme pour fleurs de fond vert d’eau.
- Bois sur fond blanc
- 0 lit. 300 Couleur à l’acétate de nickel
- 1/8 lit. Pyrolignite de fer 10°
- Les bruns nitrazol-diamine G, B, R D et B D De la Manufacture lyonnaise de matières colorantes
- Ces colorants sont comme le nom l’indique des bruns directs qui se copulent, se combinent avec le Nitrazol. Les 4 marques donnent par copulation des loutres et marrons foncés. Les nuances sont plus jaunâtres avec la marque G, plus rougeâtres avec la RD, plus pleines avec le BD, presque noirâtres avec la marque B.
- Les bruns B et G ne sont pas intéressants en nuances directes. Le brun nitrazol diamine G est avant copulation assez rapproché comme teinte du brun dia-mine 3 G ordinaire.
- Le brun nitrazol diamine B ressemble au rouge solide diamine F. Quoique assez résistants aux alcalis en teintes directes, leur importance est surtout pour les loutres et nuances foncées après copulation.
- p.164 - vue 155/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 165
- Les marques RD et BD ont plus de valeur que les précédentes en teintes directes et sont intéressantes par leurs qualités.
- Solidité au lavage : La marque RD compte parmi les bruns directs les plue solides au lavage. Le brun BD n’est pas aussi bon, il tient le milieu entre le brun pour coton N et le brun diamine B.
- Solidité à la lumière : Passable.
- Les 2 bruns rougissent au fer chaud, mais la teinte revient en refroidissant.
- Aux acides forts le brun RD devient bleu noirâtre, il se décolore tout à fait au sel d’étain et à la poudre de zinc, pâlit et reste jaunâtre au chlore, ne change pas d’une façon sensible avec les alcalis à froid.
- Le brun BD jaunit par les acides, sans noircir comme le précédent, il devient ocré et est décoloré par le chlore, est lentement rongé par le sel d’étain et la poudre de zinc, la soude caustique fonce la nuance.
- Les 4 bruns se teignent avec 20 0/0 de sulfate de soude et 2 0/0 de carbonate. Pour le brun nitrazol diamine B qui monte lentement il est utile d’employer un bain plus concentré, et afin de mieux épuiser le bain d’augmenter aussi le sulfate de soude.
- Après rinçage, on copule avec le Nitrazol C ou la paranitraniline ; pour 100 k. de coton, on prend pour nuances claires : 3 à 4 kil. de Nitrazol C dissout dans l’eau froide à l’avance et 1 k. à 1 k. 1/4 de carbonate avec 4 à 500 grammes d’acétate de soude. Ces 2 produits sont dissous d’avance.
- Pour nuances foncées on prend :
- 6 à 8 k. Nitrazol C.
- 1 1/2 à 2 k. de carbonate de soude calciné.
- 600 à 800 gr. acétate de soude.
- On brasse ce bain pendant un moment, puis on y entre le coton, on lisse pendant 20 à 30 minutes, sort, rince et savonne.
- On peut aussi employer la Paranitraniline au lieu et place du Nitrazol.
- Résistance au lavage. La solidité est très bonne, une lessive très forte colore à peine le blanc.
- Résistance aux acides. — Lors de la teinture des tissus mi-laine en bain acide, la coloration de la laine est insignifiante.
- Solidité à la lumière. — La marque B est la meilleure. Les trois autres marques sont passables.
- Au fer chaud les bruns Nitrazol sont solides.
- Résistance aux rongeants. La marque G seule ne i
- se laisse pas ronger à blanc, les 3 autres bruns sont facilement rongés.
- Au chlore ils ont une résistance analogue à celle des bruns pour coton N et Az.
- M. Ude.
- DIVERS
- ASSOCIATION FRANÇAISE
- pour la Protection de la Propriété industrielle
- Il est bien peu de nos lecteurs qui n’aient eu à constater les lacunes et les imperfections de notre législation en matière de propriété industrielle : brevets d'invention, dépôts de modèles et de dessins industriels, marques de fabrique, etc.
- L’Association française, récemment fondée sous la présidence d’un inventeur éminent, M. Canet (créateur de l’artillerie qui porte son nom et directeur de l’artillerie des établissements du Creusot), nous paraît particulièrement autorisée et appelée par la composition de son Bureau et de son Conseil, à obtenir des pouvoirs publics, les réformes indispensables et pratiques que nos concurrents étrangers ont déjà réalisées en majeure partie.
- Le programme que nous adresse la nouvelle association détermine un solide terrain d’études ; nous le transcrivons ci-après, très désireux de contribuer au succès d’une œuvre d’initiative privée et d’association profitable à l’industrie et au commerce de notre pays.
- La Rédaction.
- ASSOCIATION FRANÇAISE
- pour la protection Paris, le 20 mai 1899.
- de la
- PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE
- Siège. social : Monsieur,
- 19, rue Blanche, Paris.
- (Hôtel de la Société des Ingénieurs
- Civils de France)
- Nous venons solliciter votre précieux concours à T Association Française pour la Protection de la Propriété Industrielle, dont vous trouverez ci-joint les statuts avec la liste des membres du Conseil et un bulletin d’adhésion.
- Cette Association a été fondée dans le but de grou-
- p.165 - vue 156/380
-
-
-
- 166
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- per les industriels, négociants et inventeurs, pour i obtenir des pouvoirs publics les améliorations que réclama la protection de la Propriété industrielle.
- Il y a déjà des hommes compétents et des associations qui s’occupent de revendiquer en justice les droits de propriété industrielle; mais sur certains points, c’est la loi elle-même qu’il faudrait réformer ou com-pléter, c’est la modification des pratiques administratives qu’il y a lieu de réclamer.
- On voit tout de suite combien peut être utile une Association qui, comprenant tous les principaux intéressés dans les diverses branches de la Propriété industrielle et les hommes compétents, viendra en aide aux efforts particuliers, les centralisera et pourra porter, avec autorité, jusqu’aux pouvoirs publics, les vœux du commerce et de l’industrie, au point de vue de la Propriété industrielle.
- Nous ne sommes pas des détracteurs de la législation française en cette matière. Elle est à coup sûr bonne dans son ensemble, mais susceptible d’un certain nombre d’améliorations relativement faciles et dont la portée pratique ne serait pas à négliger.
- Ainsi, que de fois a-t-on signalé les rigueurs de la loi de 1844 qui fait tomber un brevet dans le domaine public, sans aucun avertissement, sans un délai de grâce, par le fait seul que le breveté n’a pas payé l’annuité à la date voulue ! Que de fois ne s’est-on pas plaint de l’organisation défectueuse de la mise des brevets et des dépôts de marques à la disposition du public, des frais qu’entraîne la copie des brevets dont on a besoin pour un procès ou pour se rendre compte de la valeur d’une invention, tandis que dans tous les grands pays l’Administration délivre, moyennant une somme modique, des exemplaires imprimés de chaque brevet ! Qui n'a pas constaté quel intérêt il y aurait, pour la loyauté du commerce, à ce que la raison commerciale pût rester invariable à travers les changements successifs d’associés !
- Voilà des inconvénients auxquels le remède est facile. Il suffit de centraliser les efforts pour atteindre le but souhaité.
- Bien d’autres questions ont été soulevées par l’expérience, qui méritent une étude plus attentive. Celle des dessins et modèles industriels est particulièrement à l’ordre du jour : de récents arrêts ont fait éclater une fois de plus les insuffisances de rédaction de la loi de 1806.
- Le champ d’études est vaste. L’Association, par des conférences et des publications, sollicitera l’attention des intéressés, fera appel à leur expérience et les mettra au courant de la situation juridique, Trop souvent les industriels et les négociants se désintéressent, quand un procès ne surgit pas devant eux, des questions de Propriété industrielle ; ils pensent qu’il leur suffira, le moment venu, de consulter quelque conseil compétent et lorsque des questions de ce genre se posent devant l’Administration ou devant les Chambres, ils n’ont pas le temps, pour donner leur avis et pour agir, d’examiner ces choses au point de vue de l’intérêt général en mettant leur expérience au service d’une connaissance nette de la législation existante.
- C’est en même temps le goût de ces études que nous voudrions donner aux intéressés; nous souhaiterions que les progrès à accomplir pour la protection de la Propriété industrielle pussent ainsi s’élaborer peu à peu et sûrement avec le concours de tous ceux qui sont à même de connaître les besoins de l’industrie et du commerce, les légitimes aspirations des inventeurs.
- D’autre part, on a fondé il y a deux ans une Association internationale pour la protection de la Propriété industrielle, qui, faisant appel aux inventeurs, industriels et négociants, a déjà déployé une activité considérable et organisé deux importants congrès, à Vienne et à Londres, pour faire prévaloir le droit du créateur industriel au delà des frontières de son pays. Beaucoup de Français, qui sont allés à ces congrès, ont pu se rendre compte de la cohésion que donnait aux efforts de la délégation allemande, pour la défense des intérêts allemands, l’existence d’une Association allemande pour la protection de la Propriété industrielle. Il serait bon qu’une Association française pût étudier d’abord, au point de vue purement français, les questions d’ordre international qui seront soulevées et que les représentants des intérêts français eussent ainsi une base solide pour faire entrer en ligne, dans la discussion de peuple à peuple, les droits de notre pays.
- Si I’Association Française pour la Protection de la Propriété Industrielle vous semble de nature à mériter votre appui, comme nous le pensons, ayezl’obli-gence d’adresser votre adhésion au Secrétaire général, M. Emile Bert, 7, boulevard Saint-Denis.
- Agréez, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.
- Le Président,
- G. Canet.
- p.166 - vue 157/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 167
- LA
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Le Journal officiel du 24 mai a promulgué la loi suivante étendant en vue de l’application de la loi du 9 avril 1898, les opérations de la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents.
- Art. 1er. — Les opérations de la Caisse nationale d’assurances en cas d'accidents, créée par la loi du 11 juillet 1868, sont étendues aux risques prévus par la loi du 9 avril 1898, pour les accidents ayant entraîné la mort ou une incapacité permanente, absolue ou partielle.
- Les tarifs correspondants seront, avant le 1er juin 1899, établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents et approuvés par décret rendu sur le rapport du ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, et du ministre des finances.
- Les primes devront être calculées de manière que le risque et les frais généraux d’administration [de la Caisse soient entièrement couverts, sans qu’il soit nécessaire de recourir à la subvention prévue par la loi du 11 juillet 1868.
- Art. 2. — La loi du 9 avril 1898 ne sera appliquée qu’un mois après le jour où la Caisse des accidents aura publié ses tarifs au Journal officiel et admis les industriels à contracter des polices, et où ces tarifs auront été approuvés par décret rendu sur le rapport du ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, et du ministre des finances.
- En aucun cas, cette prorogation ne pourra excéder le 1er juillet 1899.
- Le décret dont il est parlé plus haut vient de paraître à l’Officiel ; en voici la teneur :
- Article premier (unique). — Sont approuvés, en conformité de la loi du 24 mai 1899, les tarifs établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents tels qu’ils sont annexés au présent décret.
- Tctrif maximum des primes à payer par 100 francs de salaires pour assurer les risques prévus par la loi du 9 avril 1898, pour les accidents ayant entraîné la mort ou une incapacité permanente, absolue ou partielle. (Extraits du).
- Numéros des groupes.
- Désignation dos industries
- VII b Couleurs et matières colorantes............... 0.90
- IX d Coton et mi-laine... 0.74
- En particulier : Filature de coton.... 1.81
- Tissage de coton avec moteurs (exploitations sans filage ni apprêts).............. 0.33
- Fabrique de coton et mi - laine (filage, tissage et apprêt).. 0.41
- Retorderies (sans filature) avec moteurs................. 0.47
- IX e Blanchiment, teinture, impression et apprêt...................... 0.91
- En particulier : Blanchisseries avec moteurs............... 2.33
- T eintureries avec moteurs. 0.97
- Imprimeries et teinturiers avec mot.. 0.87
- Prime concernant uniquement la constitution des rentes. Prime concernant la constitution de» rentes, les irais funéraires, le» indemnité» journalières et tes frais médicaux et pharmaceutiques dus jusqu’à la reconstitution des rentes.
- 1.00
- 0.82
- 1.97
- 0.36
- 0.45
- 0.53
- 0.99
- 2.54
- 1.06
- 0.96
- Note sur le fonctionnement de la Caisse nationale d'assurances en cas d'accidents, en ce qui concerne l'application de la loi du 24 mai 1899.
- La Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents, créée par la loi du 11 juillet 1868, est autorisée, par la loi du 24 mai 1899, à étendre ses opérations aux risques prévus par la loi du 9 avril 1898 pour les accidents ayant entraîné la mort ou une incapacité de travail permanente, absolue ou partielle.
- La Caisse nationale d'assurances en cas d’accidents est placée sous la garantie de l’Etat et gérée par la direction générale de la Caisse des dépôts et consignations .
- Tout chef d’entreprise qui veut contracter une assurance peut s’adresser: à partir du 1er juin, à Paris à la direction générale de la Caisse des dépôts et consignations, 56, rue de Lille; chez le receveur central des finances de la Seine, 16, place Vendôme; les receveurs percepteurs des contributions directes ou les receveurs des postes; — dans les départements, chez les trésoriers-payeurs généraux, les receveurs parti culiers des finan ces, les percepteurs des contributions directes ou les receveurs des postes.
- Le chef d’entreprise souscrit une demande et y joint les renseignements nécessaires à la direction générale
- p.167 - vue 158/380
-
-
-
- 168
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de la Caisse des dépôts et consignations pour l’éva- : luation des risques à assurer.
- Toutefois, le souscripteur de la demande et la caisse nationale d’assurances ne sont engagés que par la signature de la police définitive.
- L’assurance porte, en principe, sur tout le personnel (employés, ouvriers et apprentis) à occuper soit par le souscripteur lui-même, soit par ses tâcherons ou sous-traitants pour l’exercice de la profession déclarée.
- Elle garantit le payement des rentes et pensions à accorder aux victimes d’accidents ou à leurs ayams droit. Elle garantit,en outre, à la demande du souscripteur, le payement des frais funéraires, des indemnités journalières et des frais médicaux et pharmaceu -tiques dus à la suite d’accidents mortels ou d’accidents ayant entraîné une incapacité permanente. Elle ne couvre, en aucun cas, les frais et indemnités résultant de l’incapacité temporaire.
- Aucune clause de déchéance ne sera opposée aux ouvriers par la caisse nationale.
- Lors de la signature de la police, l’assuré aura à donner la liste de son personnel et, par la suite, à faire connaître les changements qui surviendront dans l’état de ce personnel. A cet effet, des imprimés seront fournis à l’assuré par la caisse nationale d’assurances.
- La prime est fixée provisoirement dans la police d’après les déclarations acceptées du chef de l’entreprise en ce qui concerne le montant des salaires.
- La police est annuelle ; la prime est payable par quart et d’avance, de trois mois en mois, à toutes les caisses désignées ci-dessus.
- Il est versé, en outre, à titre de provision, une somme égale au quart de la prime provisoire. Dans le cas où le personnel employé viendrait, en cours d’assurance, à dépasser notablement les prévisions du chef d'entreprise, un complément de provision pourrait lui être demandé.
- En fin d’assurance, il est procédé au règlement définitif de la prime qui donne lieu soit à un remboursement de l’assuré, soit à un remboursement de la caisse d’assurances.
- Les contrats d’assurances
- M. Audiffred, député, vient de déposer son rapport présenté au nom de la Commission d’assurance et de prévoyance sociales chargée d’examiner la proposition de loi de M. A. Ger-vais ayant pour objet de modifier la loi du 9 avril 1898 concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail.
- Voici le texte de cet intéressant rapport :
- L’application de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents fait naître une question qui a été soumise à votre Commission d’assurance et de prévoyance sociales par un très grand nombre d’industriels et par l’un de nos collègues, M. Gervais.
- Les compagnies d’assurances émettent généralement la prétention d’obliger les chefs d’industrie à continuer les contrats d’assurances qu’ils ont souscrits
- sous l’empire de la loi antérieure; elles déclarent qu’elles ne les délieront de cette obligation qu’autant qu’ils consentiront à s’assurer auprès d’elles contre les risques mis à leur charge par la loi nouvelle.
- Cette prétention des compagnies, qui ne tiendrait à rien moins qu’à supprimer le droit pour les chefs d’industrie de discuter, en pleine liberté, les conditions des nouveaux contrats d'assurances destinés à les garantir, est inadmissible.
- Il appartient au législateur qui a transformé et étendu la responsabilité édictée contre les patrons par le Code civil, de déclarer que les contrats passés sous l’empire de l’ancienne législation, disparaissent avec cette législation.
- Les responsabilités des chefs d’industrie ayant été modifiées par la puissance législative, indépendamment de l’assureur et de l’assuré, l’objet du contrat ne subsiste plus.
- Comment, en effet, le contrat pourrait-il survivre à la disparition de la cause qui l’a fait naître ?
- Certains jurisconsultes prétendent cependant qu’il y a là une question d’interprétation et qu’il appartient aux tribunaux seuls de la trancher, que le législateur ne peut pas édicter des dispositions rétroactives. Ces objections ne nous paraissent pas fondées.
- D’abord, il est absolument inacceptable que le législateur, par une loi nouvelle, par un acte de sa volonté souveraine, place tous les chefs d’industrie, vis-à-vis des compagnies d’assurances avec lesquelles ils ont traité dans le passé, dans une situation telle que leur liberté de discuter les conditions du contrat nouveau ne soit pas entière, qu’ils en soient réduits à faire ma’gré eux, avec ces compagnies, une nouvelle police, sous peine d’avoir à payer deux assurances, l’une pour un risque disparu, l’autre pour le risque nouveau édicté par la loi.
- Le législateur ne peut pas, sous prétexte que l’interprétation des contrats appartient aux tribunaux, placer toute l’industrie française dans cette alternative de subir la volonté des compagnies d’assurances, ou de poursuivre devant toutes les juridictions du pays des procès dont la solution ne serait pas douteuse, mais qui entraîneraient des embarras, des difficultés et des seuls auraient dû être jugés des questions relatives à ces contrats, mais elle n’a pas procédé ainsi ; elle a supprimé purement et simplement l’ancienne responsabilité, les anciens risques au cours même de l’exécution des contrats.
- p.168 - vue 159/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- o.
- CO
- Logiquement, sous peine d’être incomplète, de léser des intérêts, elle doit aller plus loin.
- Encore une fois ces contrats doivent avoir le sort de la cause qui les a fait naître; la cause disparaissant par la volonté du législateur, l’effet, c’est-à-dire le contrat, doit disparaître avec elle, et le législateur doit lui-même prononcer la suppression du contrat. En agissant ainsi, il sera équitable envers l'assureur et l’assuré : envers l’assureur, qui n’aura plus de risques à garantir ; envers l’assuré qui ne payera plus de prime.
- L’article unique que nous vous soumettons proclame cette vérité qui se dégage des choses elles -mêmes et qu’aucune volonté humaine ne pourrait changer sans commettre un acte arbitraire.
- D’ailleurs ce ne sera pas la première fois que le législateur se trouvant en présence d’une situation nouvelle résultant d’une législation nouvelle, tranchera par avance, au moyen d’un texte de la nature frais ; embarras, frais et difficultés qui seraient de nature à faire reculer la plupart d’entre eux et à les amener à des transactions onéreuses.
- En déclarant que les contrats anciens disparaissent de plein droit, faute d’objet, le Parlement ne fera pas œuvre judiciaire; il n’édictera pas une disposition rétroactive ; il se bornera à constater un fait indéniable.
- La loi du 9 avril 1898 a supprimé, pour la transformer, la responsabilité encourue précédemment par le patron ; le Parlement, qui a voté cette loi, ne peut dès lors, ayant abrogé l’ancienne législation, laisser subsister les engagements pécuniaires souscrits par les chefs d’industrie, dans le but de se mettre à l’abri d’une responsabilité éventuelle que la loi a fait disparaître.
- Si la loi du 9 avril 1898 avait édicté une disposition transitoire, ne soumettant les chefs d’industrie aux charges nouvelles qu’au fur et à mesure de l’ex tinction de leurs contrats d’assurances, les tribunaux de celui que nous vous soumettons, les difficultés transitoires résultant de la substitution d’un ordre de choses nouveau à l’état de choses ancien.
- Pour ne citer qu’un exemple, lorsque la loi du 30 Octobre 1886 eut, par une disposition générale, autorisé le Gouvernement à laïciser les écoles et les salles d'asile, même dans les communes où une fondation ancienne assurait à l’enseignement un caractère con-fessionnel, devant l’éventualité des réclamations des
- héritiers du fondateur elle réduisit par l’article 19, de trente à deux années le délai de prescription de ces actions.
- L’exemple est d’autant plus saisissant que l’article 19 de la loi de 1886, qui n’a donné lieu à la Chambre à aucune objection, était introductif d’un droit nouveau et sanctionnait une solution que les tribunaux n’auraient pas pu consacrer dans l’état des textes, tandis que par la disposition que nous vous proposons, le Parlement se bornera à sanctionner une solution qui résulterait nécessairement de l’application des textes actuellement en vigueur et dont personne ne peut contester le sens.
- Proposition de Loi
- Article unique. — Les contrats d’assurances collectifs ou individuels contre les accidents du travail, souscrits sous l’empire de la législation antérieure à la loi du 9 avril 1898 soit par les chefs d’entreprise visés à l’article premier de ladite loi, soit par leurs employés ou ouvriers, sont résolus de plein droit à partir du 1er juin 1899.
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL du 9 avril 1898
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Les directeurs d’entreprise ou d’industrie qui oublieraient de s’y conformer, seront passibles, la première fois, de 1 à 15 francs d’amende, et en cas de récidive, de 16 à 100 francs.
- On sait qu’elle sera applicable à partir du 1er juillet 1899.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer dès aujourd’hui à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40; chaque feuille en plus 0,30, franco contre envoi du montant en timbres poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- D’autre part, nous avons réuni, en une brochure commode et élégante, les trois décrets portant règlement d’administration publique pour l’exécution de la loi du 9 avril 1898.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs cette petite brochure au prix de 0 fr. 60.
- VIENT DE PARAITRE 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- Adresser les demandes au bureau du jouanal.
- p.169 - vue 160/380
-
-
-
- 170
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- MŒURS COMMERCIALES AU JAPON
- Le négociant japonais est un chicaneur de naissance, dit avec juste raison notre excellent confrère de Cre--feld, Die Seide (la soie) et c’est dans le but de prémunir ses abonnés contre les agissements commerciaux de ces subtils asiatiques qu’il donne quelques conseils que nous lui demandons de reproduire in extenso : nos industriels et commerçants pourront en faire leur profit.
- C’est surtout sur le mode de paiement des marchandises vendues que l’écrivain de l’article insiste. Ces paiements ne se font pas indifféremment et varient suivant la clientèle ainsi que l’importance plus ou moins grande de la transaction. S’agit-il de ventes de grande importance à une clientèle qui en elle-même offre une certaine garantie, l’usage adopté au Japon veut que le paiement s’effectue à 60 jours après réception de la marchandise. Parfois encore lors de la transaction l’acheteur indigène remet au vendeur un ordre de commission, ordre dans lequel se trouvent stipulées des conditions d’échéances spéciales. Si la valeur de l’objet vendu est de minime importance, on a l’habitude de ne traiter jamais qu’au comptant ; mais pour des affaires considérables où de grands capi taux se trouvent engagés, le vendeur demande dès la conclusion du marché le paiement d’une provision de 2 à 5 % de la valeur du marché conclu et ne livre ) l’arrivée des marchandises qu’une quantité équivalente à la provision payée ; le solde ne sera livré que contre espèces.
- Pour les traités importants avec les autorités japonaises elles-mêmes ou avec les sociétés subventionnées ou non, nous conseillerons d’exiger 50 0/0 de provision dès la réception de la commande et le reste lors de l’arrivée du connaissement ; parfois encore la seconde moitié se fractionne en deux échéances dont la première est soldée lors de l’arrivée du connaissement et la seconde à l’arrivée des marchandises. Naturellement il faudra pour tous les paiements mentionnés ci-contre ne procéder qu’avec beaucoup de tact et toujours veiller à ce que le vendeur ne se trouve jamais dénanti des garanties les plus absolues ; là où le client japonais le préfère, le meilleur moyen d’arriver à terminer heureusement une affaire, est l’arbitrage à l’amiable. Si on intente une action judiciaire à l’acheteur de là-bas devant un tribunal japonais, on est presque toujours sûr de perdre son procès, ainsi que son argent et si par hasard l’Européen obtient gain de
- cause, l’indigène n’en agit pas moins à sa guise tout en discréditant la maison poursuivante auprès de ses compatriotes à tel point qu’elle ne pourra plus espérer faire une nouvelle affaire (achat ou vente) sur la place où le procès se sera engagé.
- C’est l’expérience que fit naturellement à ses dépens une des plus grandes maisons d’importation et d’exportation de Yokohama en 1896, Au point de vue des contestations possibles sur les conditions delivraison l’auteur conseille de soumettre le litige de préférence à la chambre de commerce compétente: celle-c1 décide de quel côté est le droit, et fait tout ce qu’il faut pour arriver à un compromis amiable satisfaisant où chacune des deux parties se devront faire réciproquement quelques concessions. S’agit-il de refus d’acceptation de marchandise commissionnée, l’acheteur se base presque toujours, dans son refus, sur le retard dans l’époque de livraison stipulée au contrat. Si ce retard provient du fait du vendeur, il n’y a qu’à lui conseiller de s’entendre avec son acheteur; si, au contraire, le retard et même la non-arrivée provient d’une cause de force majeure il faut conseiller au négociant de s’abstenir de toute intervention judiciaire, la perte de son procès étant presque toujours inévitable. Dans tous ces genres de litiges il sera toujours préférable de soumettre le cas à l’appréciation du client lui-même, de le discuter et d’accepter la transaction qu’il proposera pour peu qu’elle soit acceptable.
- Si le japonais ne peut pas et s’il paraît d’ailleurs sérieux, il convient de patienter avec lui et petit à petit on rentrera dans ses fonds, si au contraire il est brusqué, il paiera une partie, la moitié par exemple, et le reste sera perdu à tout jamais.
- Quand l’importateur aura agi assez légèrement pour accorder du crédit à de petits commerçants sans exiger préalablement les garanties suffisantes, et si ceux-ci ne paient pas volontiers, il y a peu d’espérance à rentrer dans ses débours, si dans ce cas on veut poursuivre avec quelque peu d’énergie le client récalcitrant celui-ci change de nom et de demeure bien avant qu’on ait pu s’assurer de sa personne. Il sera toujours plus utile de laisser au Japonais qui ne pourra sur l’heure, s’acquitter de sa dette, du temps et de l’air plutôt que de le brusquer.
- Tout ce que nous venons de dire en ces lignes peut se résumer comme suit : Dans les transactions entre Européens et Japonais, surtout lorsqu’il s'agit de re-tards de livraison, de non-conformités de qualités
- p.170 - vue 161/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 171
- entre les échantillons et la marchandise livrée, des non-payements et autres différends de même nature, il conviendra toujours d’aller au plus court et de toujours donner la préférence à une transaction à l’amiable. Dans les transactions directes, ne vendre que contre traites à vue ou autres garanties de même genre, car dans le cas de non-acceptation le vendeur ne se débarrassera qu’avec un grand rabais de sa marchandise, ce qui équivaut à une perte sèche considérable ; le comble de la sagesse dans les transactions avec le Japon est de ne vendre autant que possible que contre espèces sonnantes, nous en avons donné la raison majeure dès le début de cet article.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- 7 mai 1899. .— Ouest-Ceinture. — Tarif commun P.V. n‘ 7. Bois de teinture en bûches, etc.
- PETITE CORRESPONDANCE
- M. E. B., à Fiers (Orne). — Le seul procédé avantageux pour ce travail est le traitement par les benzols ou le sulfure de carbone ces benzols ou le sulfure de carbone sont ensuite récupérés par distillation et la matière grasse résiduaire vendue aux fabricants d’huiles à graisser. Cette vente doit payer amplement les frais du traitement.
- Quant aux déchets coton, les laver ensuite dans de l’eau tiède, leur faire subir un léger blanchiment au chlore, les laver encore et les sécher définitivement.
- JURISPRUDENCE
- Question. — 1* Par suite des nouvelles charges qui résultent de la nouvelle loi sur les accidents, ai-je le droit de demander une augmentation de prix à mes acheteurs sur les matières faisant l’objet d’anciens contrats et en cas de refus de leur part puis-je résilier ces contrats ?
- 2° Quelle est la portée de la nouvelle loi en ce qui concerne les ouvriers ne résidant pas en France, mais Y venant le matin et retournant le soir, en Belgique, Par exemple, ou bien venant le lundi et repartant le samedi ?
- R. — 1* A notre avis, l'augmentation de prix ne Peut être imposée, pas plus que la résiliation. Il y a toutefois matière à discussion et les tribunaux auront bientôt à trancher la difficulté. Nous tiendrons nos lecteurs au courant des décisions qui ne tarderont pas a intervenir.
- 2: Les ouvriers étrangers, travaillant dans les con
- ditions ci-dessus, ne profiteront pas des dispositions de la nouvelle loi.
- A ce sujet lors de la discussion de la loi deux principes étaient en opposition. Tandis que les uns prétendaient que les ouvriers étrangers devaient jouir des mêmes bénéfices que les ouvriers nationaux, d’autres, au contraire, soutenaient, sous le prétexte de protéger le travail national, qu’il fallait les écarter du bénéfice de la loi ; mais en acceptant la première solution il était à craindre que les ouvriers étrangers ne fussent dans une situation privilégiée par rapport aux ouvriers français La Chambre des députés, en 1893, avait fait une distinction entre les ouvriers résidant en France et ceux n’y résidant pas. Dans le premier cas les ouvriers étrangers jouissaient des mêmes privilèges que les ouvriers français ; dans le second cas, ils n’en avaient le bénéfice que si les traités internationaux donnaient aux ouvriers français les mêmes droits par réciprocité dans leur pays d’origine.
- On est revenu au texte le plus simple et il a été décidé par la loi que les ouvriers étrangers résidant en France, eux et leur famille, avant l’accident et continuant à y résider après l’accident, seraient assimilés aux ouvriers français. Si l’ouvrier étranger après l’accident, quitte la France, il touchera au moment de son départ trois annuités et la pension ne lui sera plus versée. Il résulte également de ce texte que les parents d’un ouvrier étranger qui ne résideraient pas en France au moment de l’accident n’auraient droit à aucune pension.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par états, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- IM 47/7
- SA71)
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur Fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Fille de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- p.171 - vue 162/380
-
-
-
- 172
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- Cette Sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus our l’étranger.)
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- SITUATION DES INDIGOS AU HAVRE
- le 31 Mai 1899
- par A. DUMONT, courtier assermenté
- Arrivages pendant le mois — caisses Bengale
- 9 surons Guatemala
- — caisses Kurpah.
- Expéditions Stock
- 260 caisses Bengale 2 834 caisses Bengale
- 10 p Kurpah. 40 surons Guatemala.
- 65 surons Guatemala.
- Ventes
- d/m 20 caisses bon moyen et bon violet rouge... 3 45 à 4.85
- 70 surons Guatemala de moyen sobre à fin
- corte............................. 2.15 à 4.20
- 150 caisses à termes, soit :
- 10 caisses sur Mai......4.40
- 40 » Juin.......4.35
- 20 » Décembre. 4.50
- 20 » Mars....... 4.55
- 10 » Avril......4.60
- 50 » Mai........ 4.60
- Cours des Indigos au 1/2 kilogramme
- Bengale surfin violet et bleu........ 6.75 à 7.—
- fin violet pourpre.................... 6.25 » 6.50
- beau violet pourpre................... 5.75 » 6.—
- bon violet.........•............... 5.— » 5.25
- bon moyen violet...................... 4.50 » 4.75
- moyen violet.......................... 3.75 » 4.—
- beau violet rouge...................... 5.— » 5.25
- bon violet rouge...................... 4.50 » 4.75
- bon moyen violet rouge............. 4.— » 4.25
- en rouge.............................. 4.75 » 5.—
- beau rouge............................ 4.50 » 4.75
- bon rouge.......................... 3.50 » 3.75
- bon à fin cuivré................... 3 — » 3.25
- cuivré ordinaire et bas............... 2.25 » 2.75
- Java....................................... » »
- Kurpah............................... 1 50 » 4 »
- Madras........... ................... 1 » » 3 50
- Manille.............................. 1 » » 3 »
- Caraque.............................. 1 » » 3 50
- Guatemala flor....................... 5.— » 5.50 fin sobre et.........................fin......................corte................. 4.— » 4.50 beau sobre...........................et beau....................corte............... 3. - » 3.50 bon sobre et bon corte............... 3.50 » 4.— bon moyen sobre et corte............. 2.25 » 2.75 moyen sobre et moyen corte........... 1.75 » 2 25
- ordinaire et bas................... 1.25 » 1.75
- Nouvelle-Gren. fin à surfin.......... 6.50 » 7.—
- bon à beau......................... 5.— » 6.—
- ordinaire et moyen................. 3.— » 4.—
- Tare et Dons d’usage sur la place
- En caisse, tare nette; don 1 kilog. par caisse.
- En surons, tare nette; don un demi-kilog. par suron.
- Droits de douane, le double dixième compris
- Par navires français ou étrangers : de l’Inde ou des autres pays de production, exempt
- d’ailleurs........................... fr. 25 les 100 kilog.
- Et par terre........................... » 25 »
- Arrivages du 1er Janvier au 31 mai
- 1899 .. Bengale 2859 Madras Java Bombay Kurpah 10 Guatemala 1061 Nlle Grenade Caraque
- 1898... 2124 — 3 926 — - —
- 1897... 3225 99 1249 — —
- 1896... 5316 — 22 2005 — —
- 1895... 3477 — — 1526 — —
- Expéditions pendant les 5 mois
- 1899... 1945 — 10 1092 -— —-
- 1898... 1415 — 3 1719 — —
- 1897... 2384 — 69 1080 — —
- 1896... 3475 — 22 1822 — —
- 1895... 3156 — — 1423 — —
- Stock au 31 mai
- 1899... 2834 — — 40 — —
- 1898. . 2561 — -- 400 — —
- 1897... 2380 — 56 1510 — —-
- 1896... 2080 — — 944 — ——
- 1895... 721 — — 466 — —
- BIBLIOGRAPHIE
- La mercerisatio. du coton, au point de oue spécial des Brevets pris sur la matière en Allemagne et à l'Etranger (ouvrage en allemand), par Paul GARDNER. — Julius Springer, édit, à Berlin. — Rapport de M. Jaquet, à la Société industrielle de Mulhouse. L’ouvrage de M. Paul Gardner, intitulé : Die mer-' cerisation der Baumwolle, présente un très un grand intérêt.
- Il fait rapidement l’historique du mercerisage, touche, en passant, aux brevets Depoully et autres similaires, pour s’attacher principalement à l’étude des brevets de Lowe et de Thomas et Prévost.
- Outre les brevets de Thomas et Prévost, le brevet de Lowe qui date du 15 mars 1890, a donné lieu à une foule de brevets dont quelques-uns présentent del’in-térêt, mais dont le plus grand nombre sont absolument dénués de nouveauté par rapport aux brevets déjà connus ; il y en a même quelques-uns qui se distinguent par une grande naïveté.
- M. Gardner étudie ensuite les différentes machines à merceriser et les brevets auxquels ils ont donné lieu.
- Ce livre est plein d’intérêt pour les techniciens ; » est, en outre, presque indispensable à tout homme de loi appelé à se prononcer sur la question, très débattue en ce moment, de la validité des brevets postérieurs au brevet Lowe.
- p.172 - vue 163/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 173
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles tuifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d’analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat do la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-lèines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurispru • dence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Char très, et Léon GUIBOURG, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de a Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix..................... 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pour-ront la mettre au courant en achetant seulement le Supplément qui vient également de paraître. Ce sup Plément expose le dernier état de la législation et de a jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles
- lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément.............................. 3 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servit}'des. — Assainissement. — Propriété. — Bornage.—Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs "ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- RENSEIGNEMENT^ COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif A. Melot et Mercier, droguerie, produits chimiques, 61 place Guichard, à Lyon. — Cap. : 60.000 fr. — Acte du 29 avril.
- Formation de la Société en nom collectif POYET et Gros-Claude, apprêts d’étoffes et nouveautés, 8, impasse Saint-Polycarpe, à Lyon. — Durée : 5 ans. — Capital : 24.000 francs. — Acte du 2 mai.
- Formation de la Société en nom collectif Wermuth et Perrault, gravure pour impression sur étoffes, 242, cours Lafayette, à Lyon.— Durée : 3 ans. — Cap : 830fr. — Acte du 20 mars.
- Formation de la Société anonyme des Etablissements Lecomte et Déprès, teinture et apprêts, rue Beaumont, à Roubaix. — Durée : 75 ans. — Capital : 1.800,000 fr. — Acte du 1er avril.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société P. Bastard et Gaudy, teinturerie de peaux, à Saint-Junien.— L.:M. Bastard. — Acte du 25 avril.
- CESSIONS DE BREVETS
- MM. C. F. Boehringer et Soehne, propriétaires du brevet d’invention suivant, pris en France, demandent un ou des concessionnaires pour l’exploitation du dit brevet par licences partielles ou totales.
- Brevet n’ 264496 du 27 Février 1897 pour procédé pour la fabrication de la Dichlroxypurine.
- Pour tous renseignements et tra tés, s’adresser à MM. C. F. Boehringer et Soehne, à Mannhe im-Waldhof (Allemagne).
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- p.173 - vue 164/380
-
-
-
- 174
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PAUL SEEIngArchitecte, Entrepreneur
- 58,RueBrüle Maison, à Lille .
- Bâtiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage ___Ventilation___Séchage
- Economiseurs________Surchauffeurs.
- Réfrigérants -_ Moteurs électriques
- Moteurs de Laval, etc.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. HUMMEL, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs MALTprAE Constructeur breveté S. G. D. G.
- 50 litres, prix. . .
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- . IVI I I n — U — à THOUARS (Deux - Sèvres).
- Médaille d’Or et Médaille’d’Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tôle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au moteur, depuis......... 300 fr.
- ALAMBIC à distiller les benzines;
- | O ; © T
- CHAUDIÈRE à teinture à feu nu et à vapeur; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Econo-•mle de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’appréts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.4o, largeur en tête, m.5o; culotte à deux robinets bronze d’entrée de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- Complète, prix............... fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des .tables, cylindres, etc., entièrement démontable, à foyer intérieur tubulaire, monté sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- TRAITÉ DES APPRÊTS ET SPÉCIALEMENT Des Tissus de Coton
- Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié 40 fr.60 Adresser les demandes au bureau du journal.
- LA
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs ci-vils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc. Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome ill : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRIME A NOS ABONNES
- Agrafe Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de
- de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, qui leur perde deux agra-
- élégante, avec un titre met, par la simple pose t'es, de relier eux-mêmes les fascicules,
- en se constituant un volume de bibliothèque.
- i $
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- „ . . _ En gare : 0 fr.60
- Pour Colis postal en plus { A domicile . 0 fr. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.174 - vue 165/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 175
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (3 Juin)
- On cote : *
- Acide tartrique. .. Anis d’Espagne. . Anis du Levant...
- Bois de : Campêche Laguna .
- 275
- 80
- 55
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4 Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées...............
- Zacatilles..............
- Noires ordinaires........
- » supérieures....... Crème de tartre...... Curcuma Bengale......... Dividivi ...........
- Gommes :
- Arabique..............
- Aden.................... Damar Singapore.........
- » Batavia..... ..
- Sandaraque.............. ........................ Graines jaunes..........
- Galles vert et noir . Girofles............. .
- Fenouil........... .
- Macis.................. Muscades n- 1 ..........
- Mercure.................
- 9 00[0Opium 0........... .....Résine ............ ValenSafran ce.......... .....Styrax...
- 18
- 10 M
- 14
- 130
- 252
- 215 235
- 240 200
- 230 170
- 60 M
- 170
- 100
- 115 165
- 160
- 42
- 55
- 115
- 90
- 52
- 4
- 3
- 6
- 24
- 14
- 105
- 150
- 50
- 225 .
- 180 .
- 130 .
- 25
- Imdigos. — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez
- tendre.....................
- moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon
- violet et violet r.........
- Kurpah moyen et moyen
- ordinaire... ...............
- F.
- 2
- 2
- 3
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- 75
- 50
- • bon marchand en pains F. 105 ..
- • • » en boules. 105 ..
- • raffiné en poudre sec. F. 145 ..
- PLACE DU HAVRE
- (3 Juin)
- Bois de teinture
- Les prix restent fermes pour le campè-che.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Rouge Pernamb....50 k. Crehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé.. Cochenille
- On cote : Ténériffe ....... Ténériffe grise.......
- Curcuma
- Bengale
- Java,
- Mad
- .. .50 kilos Pond.. ...
- CO
- M
- 37
- 15
- 1
- 1
- 22 M
- 50
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 17 .
- kil
- 2
- 1
- 80
- Sumac en feuilles..........1
- — en poudres...............1 Vordet, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- 2
- 18
- 20
- 50
- 3
- (1 ZA
- 25 k.
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 010
- k.
- 010 k.
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité ..
- 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan..
- Honduras............... Tabasco ...
- Haïti Cap...............
- » Aquim..................
- » St-Marc................
- » .......................
- » Fort-Liberté..........
- P.-de-Paix.............. ........................ Saint-Domingo........... Martinique et Guadeloupe Jamaïque................
- Jaune
- Cuba et St-Yago . Manzanillo...... Tuspan.......... Vera-Cruz....... Campêche........
- Carmen..........
- Tampico......... Porto-Plata..... Haïti...........
- Jamaïque.........
- Barcel et P. Cab . Rio Hacha.. Carth. et Savan.. Maracaïbo.. Fustet.....100 k Tatajuba...50 k Bahia...... ...........
- • Amapala. ... 50 ki Rouge Brésil Bahia.....
- » Calliatour... 100 k
- Lima...... Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- O
- 5
- 100 k
- 50 k
- Quebracho..1009 k
- 12
- 11
- 9
- 9
- 7
- 5
- 5
- 7
- 7
- 7
- 5
- 5
- 4
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 14 4
- 4
- 5
- 5
- 6
- 14
- 9
- 6
- 3
- 6
- 8
- 81
- a
- 14
- On
- Dividivi cote les 50 kil
- 9
- 14
- 50
- 50
- 20
- 50
- 20
- 75
- 25
- 10
- 10
- 9
- 8
- 5
- 6
- 7
- 50
- 30
- 50
- 40
- On
- Indigos cote actuellement :
- 50
- 25
- 40
- 75
- 50
- 50
- 75
- 75
- 25
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 25
- 7
- 5
- 6
- 5
- 6
- 6
- 6
- 7
- 6
- 5
- 5
- 6
- 6
- 5
- 6
- 4
- 4
- 5
- 16
- 4
- 5
- 6
- 6
- 8
- 17
- 10
- 8
- 3
- 9
- <ù
- 86
- 75
- 50
- 50
- 50
- 75
- 25
- 70
- 60
- 60
- 50
- 50
- 50
- 50
- 75
- 25
- 50
- 50
- 50
- 50
- Beng. sur v. et bl. l|2k..
- » fin viol, et pourpre. ..
- » beau viol, et dite....
- » bon violet...........
- » moyen violet........... » bon violet rouge.....
- » bon moy. v. roug....
- Beng. fin rouge.......... » bon dito............... » bon à fin cuiv........... » cuiv. ord. et bas......
- Java.... ..................
- Kurpah.. ................
- Madras.......... ....
- Manille....................
- Caraque....................
- Guatemala flor..........
- » sobre..........
- » bon à fin cor....
- » cor. ord. à bas..
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k • bon à beau................ • ord. et moyen.............
- Orseille
- On cote les 100 kil.: . ..
- Cap-Vert . .............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.......... .M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil. . Baltimore fin effilé.. . .
- » gros effilé...
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil.
- Cayenne.................
- 6
- 6
- 5
- 5
- 3
- 5
- 4
- 4
- 3
- 3
- 3
- 1
- 5
- 3
- 3
- 1
- 6
- 4
- 2
- —z eo -•
- Ct Ot at
- 75
- 75
- 50
- 50
- 50
- 25
- 50
- 50
- 7 50
- 6 ..
- à
- -3 = ©
- 7
- 6
- 6
- 5
- 50
- 25
- 5
- 4
- 4
- 3
- 4
- 3
- 3
- 3
- 5 4
- 4
- 2
- 6
- 5
- 3
- 8
- 25
- 25
- 25
- 75
- 50
- 50
- 59
- 25
- 45
- 25
- 50
- 5 0
- 50
- 50
- 7 ..
- MATÉRIEL POUR BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s. g.d.g.
- I
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.175 - vue 166/380
-
-
-
- 176
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE"ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression de» Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature
- est de 10 francs par ligne.
- Apprêta (Machines d’)
- Decoudun. Delacommune aîné et Cie. successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha etTelegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d'indigo' Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, bout de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RESERVOIRS en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P- LEGRAND INVENTEUR s5,boul. Piepus, PARIS Étanchéité complète PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE MÉDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- À l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reluire en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- p.176 - vue 167/380
-
-
-
- 4e Année. — No 12
- Le Numéro : 0,75
- 20 Juin 1899
- J E
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ... . 15 fr.
- — Six mois8 fr.
- ÉTRANGER : Un an. 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- nr . 1 La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES : ; Faits divers . .... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et T-unisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.— L’application du noir Oxy-Diamine E V N. à la teinture du coton dans les tissus mi-laine.
- Dégraissage et Blanchiment.— Blanchiment du bois, etc., à l’eau oxygénée (Peroxyde d'hydrogène) (suite et fin).
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Enlevages sur rouge d'Andri-nople.
- Apprêts. — Le mercerisage, ses origines, ses progrès et son avenir (suite).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Note sur l’essai des extraits de campêche dans la pratique.
- Perfectionnements et procédés nouveaux. — Préparation d’un nouvel empois pour produire des apprêts très brillants. — Application du vanadium à la teinture. —Appareil pour l’application des couleurs fondamentales. — Procédé et appareil pour teindre ou imprimer. — Un nouveau procédé de teinture sur tissu. — Machine continue à force centrifuge. — Procédé de blanchiment des tissus pour coton-écrus. — Un procédé de décatissage à la presse hydraulique. — Procédé de mordançage des’ matieres fibreuses. — Plateau ou châssis perfectionné pour l’enroulement des étoffes.
- Divers. — La loi sur les accidents du travail.’—A MM. les industriels. — Société industrielle de Rouen. — Juris-Prudence.— Chronique des assurances.— Bibliographie..
- — Renseignements commerciaux.— Cours.— Annonces.
- CHIFFONNAGE
- L’application du noir Oxy-Diamine E V N (de la manufacture lyonnaise de matières colorantes à la teinture du coton dans les tissus mi-laine.)
- Très souvent le teinturier-dégraisseur ne peut pas se rendre compte avant la teinture, si les tissus qu’il a à teindre sont en laine pure ou en laine et coton.
- Fréquemment il ne s’aperçoit qu’il a à faire à des tissus laine et coton qu’une fois que son tissu sort du bain de Noir Naphtol ou de Noir Naphtylamine et que le coton se trouve être plus ou moins intact.
- C’est alors qu’il a recours aux Noirs Oxy-Diamine ou aux Noirs mi-lame pour couvrir le coton et très souvent il se heurte à cette difficulté que ces noirs, même à basse température, ne teignent pas exclusivement le coton, mais montent aussi plus ou moins sur la laine. Celle-ci étant déjà teinte en Noir Naphtol ou Naphtylamine « cuivre » alors facilement.
- Le Noir Oxy-Diamine EVN a l’avantage particulier de ne pas teindre du tout la laine, si on remonte le coton à basse température et la laine n’est par conséquent jamais « cuivrée ».
- Le Noir Oxy-Diamine teint le coton à froid en un beau noir qui de son côté n’est jamais cuivré, quelle que soit son intensité.
- Mode d’emploi
- On teint d’abord la laine avec 5 à 7 0/0 de Noir Naphtol SV dans un bain bouillant acidulé de la façon habituelle. Lorsque le colorant est épuisé on rince soigneusement et on remonte le coton sur un second bain froid garni avec :
- 20 gr. Noir Oxy-Diamine EVN
- 20 » Sulfate de soude par litre de bain.
- Cette opération se fait à froid pendant environ deux heures. Le bain de remontage sert continuellement et on le regarnit pour les opérations suivantes avec environ :
- 4 à 5 gr. Noir Oxy-Diamine EVN
- 2 » sulfate de soude. . !
- p.177 - vue 168/380
-
-
-
- 178
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- î
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Blanchiment du Bois, etc., à l’Eau oxygénée (Peroxyde d'hydrogène)
- Par D. P. Ebell.
- {Suite et fin)
- Pour déterminer la teneur des bains blanchisseurs en eau oxygénée, on se servit du procédé dosimétrique Mohr au permanganate de potasse (Caméléon minéral)
- On obtint les résultats suivants :
- 1. à 17- C. II. à 34- C.
- 1 cmc. de bain blanchisseur correspondant à..........
- Au bout de 6 heures à... .
- »
- »
- » »
- 12 »
- 24 »
- 48 »
- 8 jours.
- 19 cmc. 19 cmc./lO de caméléon
- 14 » 5 »
- 11 » 3 »
- 6 » 0,2 »
- 4 » 0 »
- 3 » 0 »
- La réaction alcaline du bain disparut rapidement et fit place à une réaction acide. Nul doute que par suite du procédé d’oxydation employé, il ne se produise des
- mais cette fois sans coloration. Le bois avait gardé ses dimensions initiales en longueur et en largeur, mais il y eut une légère perte en poids. La résistance à la rupture et au traitement par les outils parut la même que pour le bois brut; l’aptitude d’absorption pour liquides à imprégner fut au contraire fortement exaltée (huiles, vernis, laques, etc.)
- Les quantités de peroxyde d’hydrogène nécessaires au blanchiment du bois furent les suivantes :
- 500 planchettes de 1,5 mm. d’épaisseur,
- 250 X 20 = 2,5 mètres cubes exigèrent l’emploi de 2 kil. 5 d’une solution de peroxyde d’hydrogène et, par suite :
- 1 mètre cube bois = 1 kil. d’eau oxygénée d’une valeur de 0 fr. 75.
- . Le blanchiment se fait couramment et l’on peut établir tout un jeu de réservoirs disposés côte à côte pour être épuisés systématiquement. On diminuerait ainsi la dépense d’un tiers, voire même de moitié.
- {Zeitschrift fur Dreehsler.)
- s S 8 &
- combinaisons acides susceptibles de neutraliser l’am-
- moniaque Par l’addition de 6 heures en 6 heures d’am
- moniaque en petites quantités, on parvint néanmoins à maintenir la réaction alcaline des bains.
- Les plaquettes de bois traitées à 34® C. perdirent rapidement leur coloration ; mais la formation d’un dégagement oxygéné dans le liquide démontra qu’une partie de l’eau oxygénée employée se décomposait sans utilité pour le blanchiment. L’essai, au contraire, qui se fit à froid, ne présenta ces phénomènes qu’en proportions relativement bien plus faibles. Il est incontestable que le blanchiment se fit bien plus lentement, mais le résultat final en fut d’autant plus satisfaisant. Dans les deux essais, le bain b'anchisseur prit une teinte légèrement jaune brun et se troubla en déposant des flocons amorphes et en dégageant une odeur spéciale rappelant un peu celle de la térébenthine.
- L’opération du blanchiment fut terminée au bout de 10 jours : les planchettes se présentèrent entièrement blanches et quasiment transparentes. Par une dessiccation lente à l’air, l’action blanchissante s’accentua encore avec plus d’énergie. Le bois n’avait subi aucune altération dans sa structure, la surface en resta lisse comme avant, et la veinure ressortit d’avantage,
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Vert d'alizarine S {Badische)
- Th, Zr, Fe............... Un peu éclaircis et avivés
- Y, Ni...................... Inchangés
- Ur............. . . . .... Eclairci et avivé
- Mn, Ce, Co................. Eclaircis
- Pb, Zn..................... Débouillis de 1/2
- G1......................... Débouilli de 1/4
- Al............................. » de 3/4
- Sn............................. » fortement
- Auratnine {Baditche) Complètement débouilli.
- Pyronine G {Léonhardt) Al, Ce, Zn, Cr, Y, Zr,Th. Débouillis Ur, Bi » aux 3/4
- Vert malachite
- Tout est débouilli.
- Bleu patenté {Meister)
- Ni, Zn, Al, Ce, Cu....... Débouillis de 3/4
- p.178 - vue 169/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 179
- ............................ Débouilli de 1/2
- Bi.............................. » au violet clair
- Y, Zr, Th. ................. Virés au gris
- (A suivre.)
- Teinture et Impression
- Enlevages sur rouge d’Andrinople
- Lorsqu’on enlève le rouge d'Andrinople par le chlorure de chaux, i’acide hypochlorique mis en liberté détruit le rouge et n’affecte que légèrement l’alumine et le mordant de chaux. A. Astaffen a essayé par conséquent, au lieu d’employer l’acide tartrique, d’imprimer d'autres sels qui possèdent également la propriété de décomposer le chlorure de chaux, il a trouvé que le citrate d’ammonium était le plus apte à cet usage. Les chlorure, nitrate, cyanate et acétate d’am-monium libèrent également le chlore et décolorent le rouge d’Andrinople, mais plus lentement que le citrate d’ammonium. L’emploi des sels d’ammoniaque dans les enlevages présente beaucoup d’avantages sur l’emploi ordinaire des acides. Lorsque l’on se sert des acides citrique, tartrique, ou arsénicaux, il faut prendre les plus grands soins pour que le séchage ne soit pas prolongé au delà des limites strictement nécessaires. Tout prolongement excessif du séchage, ou une température trop élevée ou une trop grande proximité des plaques de séchage ont une influence funeste. Ce risque n’existe pas lorsque l’on emploie des sels d’am-monium, et l’on évite en même temps l’action funeste des acides sur les machines d’impression. Finalement, comme beaucoup de sels d’ammonium ont une réaction alcaline, on peut imprimer directement le noir d’aniline sur les couleurs d’enlevage, qui forment réserve aux endroits imprimés, de sorte que l’on fait une économie en rouleaux d’impression. Pour essayer sous ce rapport les sels d’ammoniaque de blanchiment, l’auteur a imprimé des solutions presque saturées de ces sels épaissies avec de la dextrine. Après le séchage on a imprimé un dessin sur le tissu avec une composition de noir d’aniline, passée une minute dans la cuve Mather-Platt et traitée pendant deux minutes avec une solution concentrée de chlorure de chaux. La formation de noir d’aniline était empêchée à toutes les Places imprimées, mais les plus efficaces ont été les arséniates et les citrates, surtout les sels qui n’étaient
- pas complètement saturés, tandis que ceux qui étaient complètement saturés dégageaient de l’ammoniaque pendant leur passage dans le Mather-Platt, de sorte que la formation du noir d’aniline était rendue impossible non seulement aux endroits imprimés, mais tout autour.
- Lorsque l’on introduit des sels de plomb dans la couleur d’enlevage, on obtient un enlevage jaune, parce que ces sels ne se laissent pas dissoudre dans le passage par le bain de chlorure de chaux, et donnent un chro-mate jaune de plomb lorsqu’on les traite par le bichromate de potasse. Les plus aptes sont le tartrate et le citrate de plomb, qui se dissolvent tous les deux dans la solution correspondante de sel d'ammonium. Il se forme alors des sels doubles, de sorte qu’on peut imprimer de grandes quantités de sels de plomb sur le tissu au moyen de la réserve. Les proportions les plus convenables sont : 500 gr. de tartrâte d’ammonium à 24° B, épaissi avec de la dextrine, 100 gr. de sel ammoniaque dissous à chaud et mélangé après refroidissement avec 400 gr. de tartrate de plomb en pâte à 50%.
- (The Dyer and Calico Printer),
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE
- SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction interdite sans U assentiment spécial de la Rédaction)
- (Suite)
- Le procédé le plus simple pour merceriser les fils en écheveaux consiste à les immerger sans tension préalable aucune, dans un bain contenant les produits chimiques susceptibles de déterminer la contraction.
- En tout cas, les fils sortant du bain chimique devront être rincés à fond et dans la plupart des cas être repassés dans un bain soit acide soit alcalin suivant que la mercérisation aura été provoquée par une matière alcaline ou acide.
- Dans le procédé de mercérisation des fils exclusivement formés de fibres végétales on se sert de l’enduit réservé à base de caoutchouc ou à base de mucilage mentionné dans le brevet principal.
- La réserve s’applique d’une manière quelconque (par immersion, par impression) soit sur un ou plusieurs
- p.179 - vue 170/380
-
-
-
- 180 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fils du tissu composé, soit sur des parties isolées seulement de ces fils.
- Revendication — Par la présente addition, les inventeurs revendiquent comme leur propriété les modifications suivantes : a) le remplacement des dissolutions alcalines par des bains acides et de préférence par de l’acide sulfurique de 49 à 50 Bé pour produire sur les tissus les gauffrages ou poches molles déjà mentionnées dans le brevet principal, et l’acide sulfurique de 52 à 66° Bé pour obtenir des reliefs ou bosse-lages fermes sur les mêmes tissus ; 6) en remplacement des bains alcalins ou acides à températures moyennes ordinaires, faire intervenir ces bains à la température voisine de 0° C. pour permettre aux agents mercerisants de rester plus longtemps en contact avec le tissu (de 5 i 10 minutes).
- Faisons remarquer avec P. Gardner (I) que ces deux intéressants brevets ne s’appliquent pas uniquement à la fabrication des articles de crêpes, mais encore à la production d’effets créponnés sur tissus mi-soie et tissus mi-laine en faisant passer les tissus dans des bains alcalins à températures basses, procédé qui a trouvé une application considérable surtout en Angleterre dans la fabrication des étoffes mi-laine.
- L’invention de Mercer peut être regardée à juste titre comme le point de départ scientifique de toute une série de nouvelles inventions et de nouveaux perfectionnements ayant créé pour ainsi dire une industrie inconnue à ce jour; mais si les chercheurs s’en fussent tenus là, le nouveau mode de traitement des fibres végétales n’eût point vécu une longue carrière et si quelques recueils de chimie tinctoriale appliqué l'ont cité à titre de réaction singulière, les inventeurs industriels l’eussent bien vite oublier.
- Il n’en est pas de même des inventions Depouilly, Garnier et Voland. Ces derniers esprits réellement pratiques ont su adapter la découverte de Mercer aux besoins de leur industrie d’une manière fort heureuse ; il n’est que regrettable qu’ils se soient arrêtés à mi-chemin et qu’ils n’aient pas su généraliser l’emploi de la mercérisation et lui faire rendre tous les services dont elle était en définitive capable.
- Cette véritable gloire revient sans conteste à la maison Thomas et Prévost de Crefeld qui parvint dès 1895 à donner, grâce au mercerisage du coton sous tension,un éclat particulier qui fait ressembler à s’y
- (1; Die Mercérisation der Baumwolle.
- méprendre la fibre végétale ayant subi ce traitement, à la soie naturelle la plus pure.
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Note sur l’essai des extraits de campêche dans la pratique
- Par M. J. Zubelen (I)
- C’est M. le professeur von Cochenhausen qui, le premier, livra à la publicité un travail sur les différences d’oxydation qui se produisent entre l’héma-toxyline et l’hématéine dans le bain de teinture ou par suite du mordançage. A la suite de ces travaux, MM. Gulden et Cie publièrent un petit livre-réclame sur la manière de teindre la laine, en employant, selon le cas, un mordant oxydant ou non, et, comme conclusion, conseillèrent aux teinturiers d’employer des extraits appropriés à leurs mordants.
- To is ceux qui emploient des extraits ne devraient acheter, autant que possible, que des extraits purs, et, une fois leurs recettes adaptées à ce produit, ils n’auraient plus les ennuis répétés des parties manquées. Le consommateur et l’extracteur ne pourraient, pour beaucoup de raisons, que gagner à cette manière de faire. Il est cependant plus que difficile de réagir contre cet ordre d’idées, pour des causes bien nombreuses.
- Puisqu’il en est ainsi, il faudrait arriver à ce que ceux qui veulent faire usage d’un extrait, fût-il pur ou non, puissent se rendre assez facilement compte de la valeur de l’extrait qu’ils achètent et des services qu’il peut leur rendre. On cherche, depuis longtemps, des méthodes de dosage du colorant contenu dans un extrait de campêche et on peut croire que la question n’est pis près d’être résolue d’une manière pratique. Il y a presque impossibilité matérielle de doser anslytique-ment les colorants des extraits de campêche, parce qu’on peut se trouver, à chaque instant, en présence . de toute espèce de coupages connus et inconnus, nous amenant de toutes parts de nouvelles difficultés.
- La manière d’extraire l’hématoxyline et l’hématéine au moyen de l’éther n’est pas pratique ; les autres méthodes proposées, comme par exemple, celles de la
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- p.180 - vue 171/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 181
- colorimétrie ou des pesées, donnent toutes des résultats inexacts. Il ne nous reste donc en ce moment pour l’industrie, après tant d’années de recherches, que la teinture, et celle-ci appliquée rationnellement permettra toujours de se faire, surtout avec un peu d’habitude, une idée exacte de la valeur d’un extrait, en admettant toutefois, que l’on puisse se baser sur un type fait avec un bon bois et ne contenant, autant que possible, que de l'hématoxyline. D’autre part, le consommateur doit pouvoir s’éclairer, non seulement sur laquantité de colorant que contient un extrait, mais encore ce qui est plus important, sur l’état de ce colorant, et souvent aussi sur la nature du coupage auquel il a été soumis.
- (A suivre. )
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Préparation d’un nouvel empois pour produire des apprêts très brillants
- Dans une chaudière à double fond on fait dissoudre 1 kil. 500 gr. de borax dans 100 litres d’eau de pluie ; après arrêt de la vapeur et refroidissement léger ajouter en agitant sans interruption 2 kil. de gélatine très blanche. Sitôt que la dissolution complète de la gélatine s’est effectuée on mélange au liquide ainsi obtenu 4 kil. d’une solution très concentrée d’acide stéarique, en mélangeant 1 kil. de stéarine et 1 kil. d’éther sulfu-rique à 2 kil. d’alcool à 90° .)
- Le liquide préparé comme il vient d’être dit est versé dans une pétrisseuse mécanique dans laquelle se trouvent 100kil. d’amidon de riz de qualité supérieure; Pétrir jusqu’à obtention d’une bouillie épaisse qui, séchée à douce température est finalement réduite en poudre impalpable.
- Mode d'emploi. — 100 grammes de l’empois ci-dessus sont dissous dans un demi-litre d’eau à 500 C. ou plutôt sont délayés jusqu’à obtention d’un lait assez semblable au lait d’amidon ordinaire. Les objets à immerger dans ce lait doivent être dans un état de siecité complète et le liquide lui-même devra être tiède, ce n’est qu’à cette condition que les tissus en toile ou en coton absorberont rapidement l’apprêt et donneront au linge le raide et le brillant extraordinaire caracté-"istique du nouvel empois.
- APPLICATION DU VANADIUM à la teinture
- Par la Société anonyme des mines de Yauli.
- L'objet de la présente invention est l’application du vanadium à la teinture et particulièrement à la teinture au noir d’aniline, du coton, du lin, de la ramie et de toutes fibres végétales en général.
- Le procédé comprend, en principe, les deux opérations suivantes : Transformation superficielle delà fibre végétale en oxycellulose sans altération de la fibre et immersion de la fibre dans le bain de teinture.
- Le premier bain dans lequel les fibres végétales doivent être plongées est le bain oxydant, susceptible de transformer leur cellulose en oxycellulose, et se
- compose de :
- Acide chlorhydrique...................... 1800 gr.
- Eau..................................... 100 lit.
- Chlorite de potasse ..................... 6500 gr.
- Chlorure de tétroxyde de vanadium
- (VO4 2HCI, 3HO)....................... 10 gr.
- Les fibres végétales sont trempées environ pendant 20 minutes dans ce bain qui est maintenu à la température de 35 à 30' cent.
- Les fibres végétales ainsi transformées sont alors plongées dans le bain de teinture.
- Le bain faible aura la composition suivante :
- Eau......................................... 800 lit.
- Chlorure de tétroxyde de vanadium (VO4 2HC1)............................ 100 gr.
- Aniline............................... 6 kil.
- Acide chlorhydrique................... 12 »
- Chlorate de potasse.................... 8 »
- Si l’on ajoute à ce bain du bichromate de potasse, on le transforme en bain fort et celui-ci aura alors la
- composition suivante :
- Eau.................................... 800 Ht.
- Chlorure de tétroxyde de vanadium (VO4 2HC1)......................... 100 gr.
- Aniline.................................. 6 kil.
- Acide chlorhydrique..................... 12 »
- Bichromate de potassei................... 6 »
- Chlorate de potasse...................... 4 »
- Dans ce procédé, le vanadium joue le rôle de mordant vis-à-vis la fibre textile et d’oxydant à l’endroit de l’aniline.
- APPAREIL
- Pour l'application des couleurs fondamentales Par MM. Philipp Wenck et Adam Hoch
- L’objet de la présente invention est un appareil pour l’application des couleurs fondamentales aux papiers
- p.181 - vue 172/380
-
-
-
- 182
- LE MONITEUR UE LA TEINTURE
- peints, à la toile et à d’autres matières, dans lequel le liquide formant la première couche est étendu à l'aide de la pression atmosphérique.
- La matière formant la couleur fondamentale est mise dans un récipient dans lequel plonge perpendiculairement un petit tuyau qui est courbé rectangulairement dans le haut et s’étend ensuite à l’intérieur d’un tuyau horizontal plus gros qui aboutit d’une part à un ventilateur et d’autre part à un manchon terminé par une pomme d’arrosoir à très fine perforation.
- L’air comprimé, produit par le ventilateur, traverse le tuyau horizontal supérieur, et entraîne, tel qu’un injecteur par l’effet aspirant, la matière fondamentale qui remonte dans le tuyau plongeant au fond du récipient et est refoulée par le courant d’air comprimé jusqu’à la pomme d’arrosoir d’où elle sort en petits jets très déliés.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL POUR TEINDRE ou imprimer par gones et suivant dessin des fils de chaîne de toute matière convenable
- Par MM. Pierre Coullier, Léon Honoré, Louis Meigné et Léon Wael
- L’objet de cette invention concerne un procédé et appareil pour teindre ou imprimer par zones suivant un dessin quelconque des fils de chaîne ou des éche-veaux en laine, jute, chanvre, lin, soie, coton ou autre matière susceptible d’être tissée.
- Ce procédé qui peut être utilisé pour teindre des chaînes ou écheveaux destinés à des usages divers convient tout spécialement pour la teinture des chaînes servant à la fabrication des tapis dits d’Orient à point noué mécanique.
- Pour la mise en pratique du procédé on a recours à un appareil compris dans le brevet, lequel appareil consiste en une table à godets recevant chacun la cou leur voulue sur laquelle passent les fils à teindre ou imprimer, combinée avec un plateau muni de blocs correspondant aux godets, qu’on fait pénétrer dans ceux-ci pour imprégner de couleurs les fils ou écheveaux à teindre.
- UN NOUVEAU PROCÉDÉ DE TEINTURE SUR TISSU Par M. Fernand Dommer
- Ce nouveau procédé consiste à traiter les tissus : soie, laine, coton, lin, jute, ramie et papier parchemin, par un nitro-ferricyanure soluble, qui, par l’exposi
- tion à la lumière, donne sur le tissuun mordant à base de fer, susceptible de fixerJes matières colorantes tirant sur mordant de fer. Les nitro-ferri-cyanures solubles étant relativement peu sensibles à l’action de la lumière, on accélère cette action en ajoutant au bain sensibilisateur un acide organique, oxalique ou tar-trique, ou bien un sel d’aniline, sulfate ou acétate.
- L’avantage du nouveau procédé sur celui au bichromate est de permettre d’obtenir des blancs purs et des épreuves sans affaiblissement du tissu dans les parties colorées, — car le bichromate possède une affinité telle pour le tissu qu’il est impossible de l’éliminer complètement des blancs par lavage ; de plus, il attaque profondément le tissu.
- MACHINE CONTINUE A FORCE CENTRIFUGE pour dégraisser, laver, essorer, sécher, teindre, blanchir, etc., les tissus et les fils Par M. Jules Saint-Germain.
- En principe, la machine en question se compose d’un tube perforé tournant horizontalement, à grande vitesse, à l’intérieur d’un tambour fermé enveloppant le tout. Le tube susdit est mis en communication, au moyen d’un branchement à 4 orifices, avec trois sources différentes, à savoir : un bac contenant le liquide dégraissant ou l’eau pure pour le lavage, l'air libre, l’air chauffé par un procédé quelconque.
- Le bac contenant le liquide est toujours placé en charge sur l’appareil et communique avec un bac inférieur qui forme retour du tambour-enveloppe, par une pompe ou tout autre dispositif d’élévation des liquides. C’est dans ce bac inférieur que se fait le mélange du liquide à mettre en jeu.
- L’étoffe ou les fils étant enroulés sur le tube perforé horizontal, on met progressivement la machine en marche à l'aide d’une commande quelconque, à friction de préférence. On ouvre la valve faisant communiquer le tube d’enroulement avec le bac supérieur contenant le liquide dégraissant, lequel traverse le tube en jet continu et est projeté au travers de l’étoffe ou des fils enroulés grâce à la force centrifuge développée, opérant également d’une façon continue, le dégraissage des matières à traiter. Le liquide projeté à l’extérieur tombe dans le tambour-enveloppe et revient au bac inférieur.
- Le dégraissage terminé, on remplace le bain dégraissant par de l’eau pure qui effectue le lavage par
- p.182 - vue 173/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 183
- le même principe. Quant au séchage, il s’effectue par de l’air froid ou chaud ; par la rotation du tube perforé, cet air est appelé puis projeté au travers des tissus ou fils enroulés, qu’il sèche ainsi.
- Cet appareil permet de faire le blanchiment et la teinture; à cet effet, il suffît d’envoyer dans le tube central les liquides destinés à faire le mordançage et la teinture, ou bien ceux qui doivent blanchir les ti-sus et les fils.
- PROCÉDÉ
- de blanchiment des tissus pour coton-éerus Par M. Alfred-Louis-Edouard Caspar
- Ce procédé pour le blanchiment des tissus écrus de coton consiste essentiellement dans les opérations suivantes et la coordination des dites opérations, savoir ;
- 10 Trempage des tissus, tels qu’ils sont manufacturés, dans une dissolution à 50 C. de chaleur d’orge germée contenant environ pour un hectolitre d’eau, cent grammes d’orge, le trempage se faisant pendant 20 à 25 minutes environ.
- 2o Faire bouillir dans une dissolution de lessive Brentini contenant un kilogramme de lessive pour cinquante litres d’eau et cela environ une heure ;
- 30 Passage du tissu, au grand jour, dans une eau chlorée comprenant un litre d’eau chlorée à 15° pour cinquante litres d’eau ;
- 40 Rinçage dans l’eau chaude d’une température de 50 à 600 C.
- 5° Rinçage dans l’eau froide.
- Ensuite le tissu est essoré, séché et apprêté comme il convient.____________________
- UN PROCÉDÉ DE DECATISSAGE à la presse hydraulique par MM. Motte, Delescluse et Cie
- Jusqu’à présent, pour opérer le décatissage des tissus, on se servait d’un appareil appelé « bassine à vapeur» ou « table à décatir», laquelle se compose d’une cuvette rectangulaire en fonte dont l’intérieur est garni d’un grillage quadrillé et supportant une plaque mince perforée dont les bords adhèrent à la cuvette. Celle-ci est munie de quatre colonnes supportant un chapiteau portant écrou et vis, ce qui permet d’exercer un serrage sur l’étoffe placée dans la bassine où elle est soumise à une injection de vapeur.
- L’emploi de cet appareil exige une manutention assez incommode et ne permet de traiter que peu
- d’étoffes à la fois ; de plus, on ne peut pousser aussi loin qu’on le voudrait, le serrage à exercer sur le tissu
- Les inventeurs ont pensé qu’on pouvait obvier à ces inconvénients sans nuire au travail de décatissage, en appliquant à ce dernier la presse hydraulique qui est en usage pour le pressage des tissus en pièce. Cette presse hydraulique est, à cet effet, pourvue de plaques creuses entre lesquelles circule la vapeur destinée à les échauffer et comme l’opération de décatissage exige le contact de l’étoffe avec la vapeur, ainsi qu’il a lieu dans la bassine ou table à décatir ordinaire, on a dû ménager des perforations sur la partie supérieure de chaque plaque. Les feuilles de carton ou de zinc interposées entre chaque pièce d’étoffe sont' supprimées, attendu que chaque pièce doit être dans la pile en contact avec la paroi perforée pour recevoir les jets de vapeur.
- PROCÉDÉ DE MORDANÇAGE des matières fibreuses, pour la teinture par le De Heinrich Seidel
- Ce procédé pour mordancer des matières fibreuses, comme de la laine, pour la teinture, consiste essentiellement à remplacer les mordants usités généralement jusqu’à présent, tels que le tartre, les préparations tartriques et l’acide lactique, soit par un corps précipité d’une lessive de bisulfite, soit par cette lessive elle-même, épurée ou non, concentrée ou non, soit par le résidu sec obtenu par l’évaporation de celle-ci, avec ou sans addition d’acide sulfurique, et cela en employant simultanément des sels métalliques.
- PLATEAU OU CHASSIS PERFECTIONNÉ pour l’enroulement des étoffes Par M. Roscoe Witherle Gags.
- Le châssis perfectionné pour enrouler une pièce de drap, consiste en barres latérales composés chacune d’une paire de bandes longitudinales et en traverses reliant lesdites bandes latérales par intervalles et ayant leurs extrémités fixées entre les bandes longitudinales composant les barres latérales respectives, — le tout faisant un châssis ajouré, dans lequel la matière 1 première (bois) est plus complètement utilisée que lorsqu’elle doit être affectée à la confection ou fabrication de planches ayant la largeur entière des plateaux à enrouler les draps, tels qu’ils sontemployés aujourd’hui.
- p.183 - vue 174/380
-
-
-
- 184
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DIVERS
- L’Union industrielle du Nord, 76, boulevard de la Liberté, à Lille (Nord).
- LA
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- (Exécution de l’article 19 du décret du 28 février 1899, portant règlement d’administration publique pour l’application de la loi du 9 avril 1898, concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers* sont victimes dans leur travail.)
- Liste des sociétés d’assurances contre les accidents du travail qui ont effectué à la Caisse des dépôts et consignations le versement du cautionnement réglementaire :
- L’Abeille, 57, rue Taitbout, à Paris.
- Le Patrimoine, 55, rue de la Chauseée-d’Antin, à Paris.
- La Préservatrice (Compagnie anonyme), 8, rue Louis-le-Grand, à Paris.
- La Préservatrice (Société mutuelle), 8, rue Louis-le Grand, à Paris.
- La Prévoyance, 23, rue de Londres, à Paris.
- L’Urbaine et la Seine, 37, rue Le Peletier, à Paris.
- Le Secours, 15, rue des Pyramides, à Paris
- La Société générale des assurances agricoles et industrielles, 5, rue de Grétry, à Paris.
- La Foncière, 12, place de la Bourse, à Paris.
- Le Soleil-Sécurité générale, 7, cité d’Antin, à Paris.
- La Providence, 12, rue de Gramont à Paris.
- La Caisse générale des Familles, 4, rue de la Paix, à Paris.
- La Flandre, 68, Grande-Rue, à Roubaix (Nord).
- La Mutuelle générale française, rue Chanzy, no 19 et 21, au Mans (Sarthe).
- Caisse syndicale d’assurance mutuelle des textiles de France, 2, cité de Londres, à Paris.
- Caisse syndicale d’assurance mutuelle des Forges de France, 2, cité de Londres, à Paris.
- L’Eternelle, 44, Chaussée-d’Antin à Paris.
- Sociéié Suisse d’assurance contre les accidents, à Wintherthur (Suisse), ayant son siège, pour les assurances pratiquées en France, 62, rue de Provence, à Paris.
- La Zurich, Compagnie générale d’assurances contre les accidents et la responsabilité civile, à Zurich (Suisse), ayant son siège, pour les assurances pratiquées en France, 14, rue Favart, à Paris.
- A MM. LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, entrera définitivement en vigueur à partir du Ier juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (i à 15 fr.) défaire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 1 oo fr.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix : i placard 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- PROGRAMME DES PRIX proposés par la Société Industrielle de Rouen pour être décernés en Avril 1900
- (Suite et fin)
- IV. Médaille d’or pour une source nouvelle d’albumine obtenue, soit en extrayant cette substance de produits naturels encore utilisés dans ce but, soit en transformant en albumine d’autres matières protéiques, ou pour les meilleures recherches relatives à la production synthétique d’une matière albuminoïde susceptible d’applications industrielles. Ces procédés d’extraction ou de transformation devront être applicables industriellement et fournir un produit comprenant tous les usages de l’impression.
- V. Médaille d’or pour un bleu d’azurage résistant aux acides, aux alcalis, au chlore, à l’air et à la lumière, et aussi vif que le bleu d’outremer tout en n’étant pas d’un prix plus élevé.
- VI. Médaille d'or pour un manuel très pratique d’es-
- p.184 - vue 175/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 00 en
- sais chimiques, manuscrit ou imprimé, indiquant la meilleure méthode de dosage en matière utile de chacun des produits employés dans les industries de la teinture et de l’impression.
- VII. Médaille d’or pour une méthode de dosage pratique et rapide de la glycérine du commerce.
- VIII. Médaille d’or pour un mode de détermination pratique et expéditif de la valeur comparative des indigos du commerce.
- IX. Médaille d’or pour un nouveau moyen de fixer les couleurs artificielles présentant sur les moyens actuellement employés des avantages de solidité, sans être d’un prix trop élevé.
- X. Médaille d’or pour un épaississant nouveau remplaçant la gomme du Sénégal dans tous ses emplois dans l’industrie de l'impression sur étoffes et présentant une économie sur cette dernière.
- XI. Médaille de vermeil pour une substance fournissant un apprêt inaltérable à l’humidité et aussi économique que les apprêts à la fécule.
- XII. Médaille d’or pour une matière colorante rouge ou bleue aussi solide que l’alizarine ou l’indigo et se fixant sans mordant sur le coton.
- XIII. Médaille d’or pour l’introduction dans le commerce d’une matière colorante pouvant remplacer le campêche dans toutes ses applications et offrant sur celui-ci un avantage comme stabilité et solidité, sans que son prix soit sensiblement plus élevé à nuance égale.
- XIV. Médaille d’or pour un jaune franc et vif se fixant comme l’alizarine et donnant des nuances aussi solides que cette dernière.
- XV. Médaille d’or pour une matière colorante unique teignant le coton en bon gris avec les mordants d’alu-mine, de fer ou de chrome, et donnant une nuance résistant à un savon bouillant à 2 grammes par litre et ayant, à la même hauteur de ton, plus de fixité à la lumière que le gris d’alizarine, qui jaunit facilement sous certaines conditions atmosphériques. Son emploi en teinture devra pouvoir fournir des blancs purs par un savonnage ou un léger chlorage.
- XVI. Médaille d’or pour un vert transparent vif et Intense, pouvant s’appliquer sur tissu de coton associé “"x couleurs à l’alizarine, et aussi solide que ces der-nières. Le prix devra en permettre l’emploi industriel.
- XVII. Médaille d’or pour une innovation importante dans l’application par vaporisage des matières colo-Tantes suivantes :
- Alizarine, Purpurine, les isomères de ces deux matières et la Nitro-alizarine.
- — On considère comme le nec plus ultra la découverte d'un procédé permettant d’imprimer ces matières colorantes à l’état soluble.
- XVIII. Médaille d’or pour la synthèse de l’une des matières colorantes naturelles employées dans l’industrie.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Pour me couvrir d’une facture de livraison, un de mes clients m’en remet le montant partie en valeurs et partie au moyen d’un mandat postal dont il me demande l’acquit. Suis-je obligé de mettre un timbre de quittance sur l’accusé de réception que je dois lui retourner ?
- R. — Oui, aux termes de l’art. 18 de la loi du 25 août 1870, le timbre est obligatoire sur les reçus ou décharges de sommes, titres, valeurs ou objets et généralement sur tous les titres de quelque nature qu’ils soient, signés ou non signés, qui emportent libération, reçu ou décharge.
- CHRONIQUE DESASSURANCES W
- Assurances contre les accidents du Travail
- La question des contrats d’assurances souscrits à une date antérieure au 1er juin dernier est enfin résolue. La Chambre des Députés a, en effet, dans sa séance du 1er juin, décidé que tous les contrats, contre les accidents, collectifs ou industriels, souscrits à des Compagnies mutuelles ou à primes fixes seraient résolus à partir du 1er juillet prochain.
- C’est par 512 voix contre 46, qu’elle a adopté la proposition Gervais ainsi conçue :
- « Les contrats d’assurances collectifs ou individuels contre les accidents du travail, souscrits sous l’empire de la législation antérieure à la loi du 9 avril 1898, soit par les chefs d’entreprise visés à l’article 1er de ladite loi, soit par leurs employés ou ouvriers, sont résiliés de plein droit à partir du 27 juin 1899. »
- (1) Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs d’adresser à notre service de vérification leurs polices d’assurances de quelque nature qu’elles soient avec leurs observations. Elles seront examinées avec le plus grand soin.
- La révision, ainsi que le remplacement, s’il y a lieu, sont gratuits pour tous nos abonnés. Joindre timbre pour le retour des pièces communiquées.
- p.185 - vue 176/380
-
-
-
- 186
- |LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Nous espérons que le Sénat ratifiera cette décision qui rend toute liberté, aussi bien à l’assureur qui garantissait souvent un risque onéreux, qu’à l’assuré, qui, mécontent de sa Compagnie, pourra se séparer d’elle par une simple dénonciation adressée par lettre recommandée avant le 1er juillet prochain, lui manifestant son intention de faire cesser son assurance à partir de cette date.
- Ce vote a eu pour résultat de faire dissoudre le Syndicat des Compagnies d’assurances contre les accidents et pour les Compagnies de modifier et abaisser leurs tarifs qui étaient réellement excessifs.
- Certaines Compagnies ont fait faire des démarches près de nos Syndicats industriels en vue de recueillir de nombreuses adhésions, en leur déléguant des agents qui leur faisaient miroiter des primes à peu près semblables à celles perçues par les anciens tarifs de ces Compagnies. Nous ne saurions trop recommander de se méfier des propositions ou offres qui pourraient être faites par des Compagnies inconnues, lesquelles pourraient ne pas être encore accréditées par le Gouvernement, ou qui n’auraient pas encore effectué, à la Caisse des Dépôts et Consignations, leur versement de cautionnement prescrit par l’article 19 du décret du 28 février 1899. ^industriel soucieux de sa sécurité devra donc, d’abord, exiger que la Compagnie qui l’assure le garantisse complètement contre tous les ri sques prévus par la nouvelle loi.
- Il est regrettable que la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents qui est placée sous la garantie de l’Etat, créée par la loi du 11 juillet 1868 et autorisée par la loi du 24 avril, n'ait pas étendu sa garantie à tous les risques d’accidents prévus par cette dernière loi, et exclue les incapacités temporaires. Sans cela, on n’aurait plus eu à se préoccuper de la valeur ou du crédit des Compagnies assureurs ; tout le monde se serait adressé à l'Etat pour être assuré en toute sécurité, tandis que, excluant de l’assurance les indemnités quotidiennes pour les incapacités temporai res qui est le risque le plus onéreux, elle oblige, d’une manière générale, les industriels à avoir recours, comme par le passé aux Compagnies d’assurances. .
- C’est pour cela que nous ne saurions assez recommander à nos abonnés et lecteurs de ne pas s’engager pour une trop longue durée, la loi du 9 avril pouvant encore donner lieu à des modifications l’année prochaine, et, dans tous les cas, de ne signer aucun contrat sans l’avoir adressé, en vérification, à
- notre service des assurances, qui, nous le répétons, est gratuit ; nous étant attachés un expert en la matière pour ce service, afin d'obtenir des Compagnies les conditions les plus favorables et les plus avantageuses pour nos abonnés et lecteurs.
- & NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recou s à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde. (Voir aux annonces}.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par états, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau^ irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur Fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette Sphère qui trouve partout sa place et d’une utilite incontestable à toute personne qu’intéresse la science géogra-phique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus our l’étranger.)
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise,
- p.186 - vue 177/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 187
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’École de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1re Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles tuifs, graisses , glycérinesy huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d'Académ'e. — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco,
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurisprudence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment: le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur lesSocié-tés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur es accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Char très, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de a Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix....... ........ 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément.........’............... 3 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en commandite NOvELLO, Corbaux et Cie, fab. de produits chimiques, 5, route de Paris, à Nanterre. — Durée : 6, 9, 12 ou 15 ans. — Cap : 27.500 francs, dont 22.500 fr. par la commandite. — Acte du 15 mai.
- Déclarations de faillites
- Manichon et Cie, et personnellement Manichon (Armand), teinturerie, apprêts, 46, chaussée Bocquaine, à Reims. — Jug. du 9 mai. — S. : M. Paris.
- Conversions de liquidations en faillites
- JOANNARD (Jean-Camille), teinturier, 5, montée Bo-nafous, à Lyon. — Jug. du 19 mai — S. : M. Pitre.
- Pagès (Fritz-Félix-Emile), ex-fabricant de produits chimiques,66, ch. Gerland,domicilié, 67, rue Guichard, à Lyon. — Jug. du 19 mai. — S. : M. Feys.
- Ancien Contremaître de teinture (spécialité dentelles, coton, soie et or) avec de bons certificats, cherche emploi. S’adresser sous H. V. 2278 à Haasenstein et Vogler A.-G. Mulhouse (Alsace).
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A, FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- p.187 - vue 178/380
-
-
-
- 188
- LE MONITEUR DE LA TEIN’I URE
- CARTE COMMERCIALE DES CHEMINS DE FER FRANÇAIS
- 5
- indiquant gaie par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques
- dressée par GOURDOUX père W et fils Propriétaire- Editeur, GOURDOUX g père.
- Spécimen réduit,
- \ t
- E.
- 5
- 1 en
- 9 $ s
- ?88
- &*3e
- g
- a3l*3”
- olal’
- S8s
- “enl.
- —a
- EA gh,rye
- S
- -$ x
- e’Ye “stcs‘ 61 823
- 21L€
- — PAY 9 =wlet war
- 01 T (
- | " A3
- A
- 2ey xr
- 61
- 9°“ Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseigne, ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus — Lignes en construction 1
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes : pout voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. — Tarif du cahier des charges
- — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux
- Prix : — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin, 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- p.188 - vue 179/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 189
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l'Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-Borre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: lre classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-
- Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de lre, 2e et 3e classes, com-bortant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre es personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les sares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales '
- et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Sahes-de—Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plus amples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Neiochaven
- Par la gare Saint Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement)
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, comportant des lre, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours : lre classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; lre classe, 72 fr. 75 ; 2e cl., 52 fr. 75 ; 3e cl., 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. du matin. Arrivées à Londres, London-Bridge, 7 h. du soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50, soir. Arrivées à Paris St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc,) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest .envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkes. tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h.. 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
- p.189 - vue 180/380
-
-
-
- 190
- EE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PAUL SE E IngArchite et e. Entrepreneur. 58,RueBrüle Maison, Lille .
- Batiments Industriels incombustibles.
- Chauffage ___ Ventilation --Séchage
- Economiseurs -_______ Surchauffeurs. —
- Réfrigérants - Moteurs électriques
- x Moteurs de Laval. etc
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Construction d’Appareils pour Teinturiers, Dégraisseurs, Blanchisseurs
- L. MITRÉCÉ
- Constructeur breveté S. G. D. G. à THOUARS (Deux - Sèvres).
- Médaille d’Or et Médaille'd'Argent : Exposition nationale d’Angers 1895, et Exposition nationale ouvrière de Rouen 1896.
- teur, depuis
- 50 litres, prix.
- Complète, prix.
- LAVEUSE-BENZINEUSE, ronde, octogone, pentagone, à double en-enveloppes, etc., tle galvanisée forte, bâtis fonte, à bras et au mo-
- 300 fr.
- CHAUDIERE à teinture à feu nu et à vapeur; nouveau système de double fonds démontable, à condensation dans la chaudière, ne feutrant et ne tachant pas. Economie de vapeur,avantages nombreux.
- Cylindre d’apprêts ; cylindre colleur, essoreuses, bassines, barques, cassins, etc., etc.
- TABLE à vapeur, double compartiment cuivre rouge fort poli, longueur 1 m.40, largeur en tête, 0 m.5o; culotte à deux robinets bronze d’entrée de vapeur, plaque murale en fonte, ferrures, etc.
- . . 140 fr.
- ALAMBIC à distiller les benzines;
- 100 fr.
- PETIT BOUILLEUR,cuivre rouge poli, pour production de vapeur des tables, cylindres, etc., entièrement ble, à foyer intérieur tubu-, laire, monte sur socle, garni de tous ces appareils de sûreté,depuis 160 fr.
- Garantis contre tous vices de construction.
- Renseignements et envoi franco du Catalogue sur demande.
- TRAITÉ DES APPRÊTS
- ET SPÉCIALEMENT
- Des Tissus de Coton
- Blancs, Teints et Imprimés par J. Dépierre.
- 1 volume grand in-8, avec 223 figures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons.Relié 40fr.60
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRATIQUE DU TEINTURIER par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc. Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture, 9 fr. 60.
- Adresser les demandes au 1 bureau du journal.
- PRIME A NOS ABONNES
- Agrafe Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide,
- ui leur per-
- agra-
- élégante, avec un titre qui leui met, par la simple pose de deux fes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de biblio-
- thèque.
- I %
- Prix de cet]AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot Pour Colis postal en plus { Eraomnicie for. 85
- Notre Maison tient également des AUTO -RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.190 - vue 181/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (19 Juin)
- On cote : Acide tartrique.......... Anis d’Espagne........... Anis du Levant...........
- Bois de :
- Campêche Laguna .........
- » Martinique.............
- » Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4 Cochenilles :
- Grises................
- Argentées ..............
- Zacatilles............
- Noires ordinaires....... » supérieures...........
- Creme de tartre......... Cureuma Bengale......... Dividivi . .............
- Gommes :
- Arabique ............? .
- Aden....................
- Damar Singapore.........
- » Batavia..............
- Sandaraque.............
- Gambier.......
- Graines jaunes..........
- Galles vert et noir . .. Girofles. .. ..... Fenouil............. ..
- Macis...................
- Muscades n- 1 .........
- Mercure............... 9 00|0Opium 0..........
- .....Résine............
- Valen Safran ce........
- • .... Styrax..........
- 275
- 80
- 55
- 18
- 10
- M
- 14
- 130
- 252
- 215
- 235
- 240 200
- 230 170
- 60 M
- 170
- 100
- 115
- 165
- 160
- 42
- 55
- 115
- 90
- 52
- 4
- 3
- 6
- 24
- 14
- 105
- P-
- 225
- 180
- 130
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez tendre
- F.
- moyen ordinaire..........
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r....... .
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................
- Sumac en feuilles..........1
- — en poudres.................1
- •rdat, en pains, extra sec :
- F.
- F.
- 2
- 2
- co
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- 50
- 50
- à
- 2
- 2
- 4
- 3
- 0 /0
- 010 0[0
- 75
- 50
- h 22
- k.
- k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- » » » en boules 105 .. »
- » raffiné en poudre sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (19 Juiu)
- Bois de teinture
- Les prix restent fermes pour le , campé -che.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — ire qualité... — 2e qualité ... 3e qualité.... — Sisal, Yucatan... 12 11 6 9 .. à 50 50 14 12 10 10 50
- Honduras ....... 9 20 9 30
- 7 50 8 50
- Haïti Cap 5 20 5 40
- » Aquim 5 75 6
- » St-Marc 7 25 7 75
- » 7 7 50
- » Fort-Liberté, 7 . - 7 50
- P.-de-Paix 50 7 50
- Miragoane 5 25 5 40
- Saint-Domingo 5 40 6 75
- Martinique et Guadeloupe. 4 75 5 25
- Jamaïque. 5 75 6 70
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 50 6 60
- * Manzanillo « 6 50 6 60
- s Tuspan 6 75 7
- » Vera-Cruz 5 75 6 50
- » Campêche 5 • . 5 50
- » Carmen 5 • « 5 50
- » Tampico 5 75 6 50
- * Porto-Plat» 5 « . 6
- » Haïti 5 6
- • Jamaïque 5 25 5 75
- » Barcel et P. Cab .. 6 6 25
- « Rio Hacha 3 50 4
- » Carth. et Savan . .. 3 50 4
- » Maracaïbo 4 50 5
- * Fustet 100 k. 14 16
- » Tatajuba 50 k. 4 4 50
- » Bahia 4 50 5
- » Corini o 5 50 6 50
- • Amapala ... 50 kil. 5 25 6 50
- Rouge Brésil Bahia 6 • • 8
- » Calliatour. .. 100 k. 14 17
- » Lima 50 kil. 9 10 e
- » Ste-Marthe 6 • • 8
- » 3 3 50
- » Sandal 100 k. 6 9 • .
- » Sapan 50 k. 8 10
- » Quebracho. . 1009 k. 81 86
- MATERIEL POUR
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s, g.d.g.
- Rouge Pernamb.....50 k.
- Cochon
- Brun luisant, en sac 50 k.
- — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé..
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille....
- Ténériffe grise.....:
- Cureuma
- Bengale
- Java,
- On
- On Beng
- 50 kilos
- Mad . Pond.. , Dividivi cote les 50 kil
- Indigos cote actuellement : sur v. et bl. 1[2 k. fin viol, et pourpre.. beau viol, et dite... bon violet.......... moyen violet........ bon violet rouge.... bon moy. v. roug...
- Beng. fin rouge........ » bon dito...............
- » bon à fin cuiv........ » cuiv. ord. et bas.....
- Java......................
- Kurpah....................
- Madras....................
- Manille.... ..............
- Caraque...................
- Guatemala flor.........
- » sobré.........
- » bon à fin cor..
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. • bon à beau.............. » .ord. et moyen..........
- Orseille
- On cote les 100 kil Cap-Vert ......... Mers du Sud....... Madagascar........
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé....
- » gros effilé...
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil.
- Cayenne.................
- 16
- M 37 15
- 1
- 1
- 22 M
- 9
- 6
- 6
- 5
- 5
- 3
- 5
- 4
- 4
- 3
- 3
- 3
- 1
- 1
- 3
- 3
- 1
- 6
- 4
- 50
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 75
- 25
- 75
- 75
- 50
- 50
- 50
- 25
- 50
- 50
- 7 50
- 6 ..
- 17 .
- kil.
- 2
- 1
- 14
- 7
- 6
- 6
- 5
- 4
- 5
- 4
- 4
- 3
- 4
- 3
- 3
- 3
- 5
- 4
- 4
- 2
- 6
- 5
- 3
- à
- 8
- 7
- O g-
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- construceurs breveté s. g. d.g.
- 50
- 2
- 25
- 25
- 25
- 50
- 50
- 59
- 25
- 45
- 25
- 50
- 50
- 50
- CT O
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.191 - vue 182/380
-
-
-
- 192
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêt* (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun, — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works Ce Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois..
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue. Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d'essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Tnr.,
- r
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P LEGRAND INVENTEUR
- Pont de la Révolte, à St-Denis SEINE
- Étanchéité complète par la soudure électrique , nnnvounuw
- MEDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure. . ,
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reluire en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- p.192 - vue 183/380
-
-
-
- 4e Année. — No 13
- Le Numéro : 0,75
- §
- 5 Juillet 1899 (BIBUOTHE9
- J E
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- O
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. .... .
- — Six mois.......
- ÉTRANGER : Un an........
- 8 fr.
- 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s'adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | Fallsneverselaise): ; : 8:
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et T-unisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Vernis pour rafraîchir les chapeaux de paille.
- Dégraissage et Blanchiment. — Modifications à l’ancien procédé de blanchiment par le chlore.
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression.— Le noir anthracène au chrome. Apprêts. •— Le mercerisage, ses origines, ses progrès et son avenir (suite).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Bleu indigo Zambèze R.—Carmin de Guinée B. — Jaune solide Diamine ARR.—Erythrine C.— Noir Oxz-Diamine
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — La loi sur les accidents du travail.—A MM. les industriels.— Informations. — Bibliographie — Rensei gnements commerciaux.— Cours.— Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Vernis pour rafraîchir les chapeaux de paille
- Il n’est pas rare de voir la clientèle recourir à l'of-fice du teinturier chiffonnier pour rafraîchir les chapeaux de paille de toute nuance qu’un long usage a défraîchi. Un simple lavage à l’acide citrique pour commencer, puis après rinçage et sèche convenable, et enfin un passage au vernis le plus approprié à la teinte initiale du chapeau suffisent la plupart du temps pour arriver au but proposé. Mais encore faut-il que le vernis à employer possède les qualités requises, cest-à-dire qu’une fois appliqué il sèche en quelques
- minutes, tout en fournissant une couverture suffisante et que tout en restant très flexible et très élastique il ne soit pas par trop brillant.
- Pour arriver au but proposé, le mieux est de se servir d’un vernis à l’alcool dont la composition en matières résineuses soit bien combinée et qui ne soit coloré qu’avec des matières tinctoriales uniquement solubles dans l’alcool comme le sont tout spécialement certaines couleurs artificielles tirées du goudron de houille.
- Généralement, il suffit à cet effet de préparer à l’avance deux ou trois genres de vernis incolores, qui serviront de base pour tout travail à effectuer et que l’on teintera au fur et à mesure que les besoins se présenteront suivant le coloris demandé.
- Ci-contre une excellente recette pour la confection d’un de ces vernis pouvant servir indifféremment à la préparation d’autres vernis noirs, bruns, verts foncés, bleus marine et autres tons semblables.
- Prendre :
- Gomme laque..................
- Copal.Manille (tendre)...
- Sandaraque ..................
- Huile de ricin...............
- Alcool métbylique............
- Il est loisible de remplacer la quantité équivalente de résine.
- 900
- 225
- 225
- 55
- 9
- grammes.
- »
- »
- » litres.
- sandàraque par une
- Pour préparer avec ce vernis fondamental un vernis de couleur donnée, il suffit d’y ajouter la solution alcoolique de couleur d’aniline voulue. Les colorants les plus aptes à produire les effets spéciaux à ce genre de teinture sont le noir d’ivoire, le bleu à l’alcool, le brun Bismarck, le jaune d’aniline, le vert brillant, la
- p.193 - vue 184/380
-
-
-
- 194
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- safranine, l’écarlate en cristaux, etc., etc. ; en les combinant ensemble, on obtient les nuances les plus diverses et il suffit d’une seule recommandation pour que le travail soit parfait : éviter un excès de matière colorante et n’employer que des qualités supérieures de ces matières. Quant à la préparation même du vernis, elle s’opère complètement à froid et l’opérateur devra procéder avec soin aux mélanges, laisser digérer lentement jusqu’à complète dissolution des colorants, filtrer au besoin et agiter de temps en temps pour que l’union de la dissolution colorante et du vernis soit complète.
- Si l’on veut maintenant avec le vernis base, préparé comme il est dit plus haut, faire un vernis noir, ajouter 55 grammes de solution de noir d’aniline aux 9 litres de vernis blanc préparé comme il a été dit plus haut. Une légère addition de bleu à l’alcool, ou de vert malachite, varie agréablement le ton du noir. Pour obtenir un brun olive, ajouter aux 9 litres de vernis blanc une dissolution alcoolique de :
- 15 grammes vert Brillant,
- 55 » brun Bismarck R,
- 8 » bleu à l’alcool.
- Pour vert olive :
- 28 grammes vert Brillant,
- 28 » brun Bismarck R Pour broux de noix :
- 55 grammes Brun Bismarck R,
- 16 » nigrosine.
- Pour acajou ;
- 28 grammes brun Bismarck R ; un peu de nigrosine donnera plus de fond à cette nuance.
- Pour les vernis à couleurs claires, il convient de changer la composition du vernis incolore et l’on fera dissoudre :
- 1 kil. 350 de sandaraque, 0 » 450 de résine élémi, 0 » 450 de résine de pins, 0 » 110 huile de ricin, 9 litres de méthylène.
- En substituant une certaine quantité de résine ordi naire à une quantité équivalente de sandaraque d’un prix beaucoup plus élevé, on arrive à diminuer, sans trop d’inconvénients, les frais de préparation.
- Pour ces 9 litres de vernis blanc, on emploiera : Pour jaune d’or :
- 55 grammes chrysoïdine,
- 55 » de jaune d’aniline.
- Pour vert tendre :
- 55 grammes vert brillant,
- 7 » jaune d’aniline.
- Pour bleu de ciel :
- 55 grammes bleu à l’alcool.
- Pour bleu marine :
- 55 grammes bleu à l’alcool,
- 55 » induline.
- (En variant les proportions de ces deux bleus, o 1 obtiendra tout une série de nuançages bleus.) Pour bleu paon :
- 55 grammes bleu à l’alcool,
- 28 » induline,
- 1 à 3 » de vert brillant.
- Pour violet :
- 28 grammes violet méthyl 3 B.
- Pour cramoisi :
- 65 grammes safranine.
- Pour marron :
- 55 grammes safranine,
- 15 » induline.
- Nos confrères comprendront aisément que ces quelques recettes ne sont que des exemples et que l'on peut varier à l’infini le nuançage de ces vernis. Ils observe-ront cependant que pour la bonne réussite de leur travail, il faudra toujours opérer avec la plus grande discrétion dans l’emploi des dissolutions alcooliques de matières colorantes, et que surtout pour les tons clairs, 55 grammes de couleurs seront un maximum à ne pas dépasser.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Modifications à l’ancien procédé de blanchiment par le chlore
- Tous ceux qui s’occupent du blanchiment des fibres végétales à l’aide du chlore eu de ses composés, connaissent les dangers inhérents à ce procédé encore si généralement employé : le chlore et ses composés ont bien la propriété de blanchir la fibre, mais, dans la majeure partie des cas, il exerce en même temps une action plus ou moins destructive sur cette fibre. Ci-contre, un mode propre, prétend-t-on, à atténuer, si non à supprimer entièrement cette action affaiblissante.
- p.194 - vue 185/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 195
- • D’après Bayle et Pontiggia, on procède au blanchiment en immergeant la fibre dans un bain alcalin de bases et de chlore ; mais dans ce bain l’opérateur devra ajouter avant tout service un acide gras tels que les acides palmitiques, stéariques ou oléïques, ou bien encore cette espèce d’huile obtenue par la distillation des résines. Ces acides gras ou huiles de résine seront préalablement dissous dans un liquide approprié tel que l’éther de résine, les huiles lourdes ou légères provenant de la distillation du goudron de houille. On peut également, aux lieu et place de ces dissolutions des acides gras dans les éthers de résine, se servir du mucilage de la graine de lin, de l’arachide, etc., et en général, par toute autre matière végétale visqueuse de quelque consistance. Par l’addition de ces matières visqueuses aux bains de blanchiment ou de rinçage, on évite l’action corrosive du chlore sur la fibre végétale tout en accélérant ainsi l’élimination des matières gommeuses, résineuses et incrustantes contenues dans les fibres brutes.
- Suivant la nature des matières végétales à traiter, il est essentiel de faire varier la composition et les proportions des mélanges à employer pour monter les bains. C’est ainsi que l’on emploiera suivant besoin l’un des bains suivants :
- 1* Un mélange de soude brute ou raffinée, ou encore de cristaux de soude et de chlorure de chaux (hypo-chlorite); pour 100 parties de fibres, 10 parties de soude, 10 parties de chlorure de chaux et pour chaque kilogramme du mélange, 8 litres d’eau ;
- 2- Une dissolution plus ou moins concentrée de soude caustique industrielle dans laquelle on fait pas-Ser jusqu’à saturation complète un courant de chlore ; Pour 100 kil. de fibres et la soude nécessaire pour saturer 10 litres de chlore ; le tout allongé de 8 litres d’eau par 1 litre du mélange obtenu ;
- 3: Une solution de sulfate de soude, de soude ordi-naire (sel de soude) et de chlorure de chaux.
- Dans les proportions suivantes : pour 100 parties fibres, 20 parties de sulfate de soude, 10 parties de chlorure de chaux et pour 1 kil. du mélange, 8 litres d’eau.
- 4* Une solution d’alun potassique ou sodique avec 1 hypochlorite de calcium, à savoir : pour 100 parties fibres, 20 parties du sulfate double d’alumine et de Potasse ou de soude, 10 parties de chlorure de chaux et pour chaque kil. du mélange 8 litres d’eau.
- De quelque nature que soient les bases alcalines in
- tervenantes pour le blanchiment et le nettoyage des fibres, on devra toujours additionner chaque bain de deux à quatre pour cent des matières résineuses spécifiées plus haut.
- L'action décolorante de ces bains se trouve singulièrement accélérée par l’addition des quantités faibles (1/2 à 1 0/0) de permanganate de potasse; on produit ainsi de l’oxygène libre qui hâte le blanchiment.
- Les différentes opérations que nous venons de dé* crire dans ce qui précède, peuvent s’effectuer indifféremment à chaud ou à f. oid.
- 8 £2 G 2 2 Co
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Particularités
- Azovert (Bayer)
- Ce, Bi, G1........... Débouillis
- Zr, Th, Y .......... » au gris
- Cr................... Débouilli à 1/2
- Ni............. ..... Plus gris
- Zn................... Presque débouilli
- Violet méthyle B (Badische)
- Mg, Al............... Débouillis
- Ni, Ur, GI,Sn........ » de 1/3
- Bi,Th, Cr............ » de 1/2
- Y.................... Débouilli de 1/3, viré au rougeâtre
- Zr................... Débouilli de 3/4
- Cu................... y de 1/2, au gris
- Zn, Cd, Ce, Pb....... Inchangés Violet au chrome (Geigy)
- G1................... Débouilli au rose clair
- Cu................... » » violacé Th, Zr. .......... » » jaune rabattu
- Y....................• Ni................... . » de 3/4
- Al, Ce............... » totalement
- Cr..................... Inchangé Eosine (Badische) Ni..................... Débouilli de 3/4 y.......................... » totalement 2r Th...................... » presque totalement
- Bi, Co..................... »
- p.195 - vue 186/380
-
-
-
- 196
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Rhodamine B (Badisché)
- Bi............... Rose vif
- Ur, Zr, Th...... Débouillis
- Galléine
- Al, Zn, Sn.......... Débouillis
- Ni.................. Diminué de 1/2
- Cr, Ce.............. Diminués un peu Pb.................. Viré au bleu indigo vif
- Y, Th, Zr .......... Un peu éclaircis Gl...,...... Fortement attaqué
- Céruléine {Badische)
- Un peu éclairci sur toute la ligne.
- (A suivre.)
- Teinture et Impression
- Noirs Anthracène au chrome
- En dehors des différentes marques de Noir Anthracène acide, introduites avec beaucoup de succès dans l’industrie de la laine grand teint, la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes produit maintenant deux nouveaux noirs, dont les qualités tinctoriales sont encore supérieures à celles des Noirs Anthracène acides.
- Ces produits sont livrés au commerce sous le nom de Noir Anthracène au chrome F et Noir Anthracène au chrome 5 B.
- Le Noir Anthracène au chrome F, est à considérer comme marque principale pour la teinture des laines ; ce colorant offre un très grand intérêt pour la production de noirs solides sur flotte, sur bourre et sur laine peignée, ainsi que pour la production de noirs solides sur flotte, sur bourre et sur laine peignée, ainsi que pour la teintnre en pièces et pour la chapellerie.
- La marque 5 B est surtout intéressante pour la chapellerie, notamment pour la teinture des feutres (poils) impers; on peut l’employer en outre pour nuancer le noir Anthracène au chrome F.
- A. Teinture de la laine
- Mode d'emploi. — Les noirs se font toujours par le procédé de teinture en un seul bain, tandis que pour les nuances mode, les bruns etc., en combinaison avec des couleurs d'alizarine ou avec des bois, on peut également teindre le noir Anthracène au chrome sur mordant de chrome (c’est-à-dire sur laine mordancée au préalable) de la même façon que les Noirs Anthracène acides.
- Teinture en un seul bain. — Si on a de l’eau calcaire on commence par la corriger, suivant sa dureté, par une addition de 300 — 600 gr. d’oxalate d’ammoniaque (I) par 1,000 litres.
- Cette addition faite on agite bien et lorsque toute la chaux contenue dans l’eau est précipitée, on ajoute 5 0/0 d'acide acétique, ainsi que la quantité voulue de colorant et on entre la laine dans le bain chaud ou même bouillant.
- On teint au bouillon pendant 1/2 heure à 3/4 d’heure, puis on ajoute, suivant l’intensité du noir, 4 à 7 % de bisulfate de soude ou 1 1/2 à 2 1/2 % d’acide sulfurique en deux portions successives, et lorsque le colorant est épuisé on traite sur le même bain avec 1 à 1 1/2 % de bichromate de potasse pendant 1/2 heure, un léger bouillon. Ce n’est que par ce traitement que le noir se développe complètement.
- Le chromatage peut également se faire sur un second bain ; cette méthode se recommande surtout, lorsqu’on veut conserver et faire resservir le bain de teinture pendant un certain temps.
- On ajoute dans ce cas :
- a) Au vieux bain de teinture environ 70 grs. oxalate d’ammoniaque par 1,000 litres ainsi que le colorant et on épuise, comme pour la première partie, par une addition de bisulfate de soude ou d’acide sulfurique.
- b) Au bain de chromatage pour la première mise, 1 à 11/2 % bichromate de potasse, 2 % acide chlorhydrique et pour les mises suivantes les 3/4 de ces quantités.
- Si on n’a pas un grand nombre de mises à faire sur le même bain on peut se dispenser de monter un bain spécial pour le chromatage. On commence alors pour chique nouvelle mise parfaire bouillir la laine pendant 20 minutes environ sur le vieux bain, afin d’épuiser le bichromate de potasse, puis on ajoute le colorant et un peu d’eau froide, et lorsque la teinture est terminée et le colorant épuisé par une addition de bisulfate, on chromate sur le même bain.
- Les quantités de bisulfate de soude ou d’acide sulfurique se rapportent à la teinture dans un volume d’eau normal ; en teignant dans des bains très long8 il faut les augmenter en conséquence. Il faut cependant éviter d’employer un fort excès d’acide ainsi que de faire bouillir trop énergiquement sur le bain de
- (1) L’oxalate d’ammoniaque est un produit que l’on peut acheter partout comme l’acide oxalique.
- p.196 - vue 187/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 197
- chromatage, sans quoi les nuances obtenues n’ont pas autant de fleur.
- En travaillant dans des conditions normales il faut employer en bisulfate environ 1[2 à 1 0[0 de plus que de colorant, par conséquent pour 5 00 de Noir Anthracène au chrome 51/2 à 6 0[0 de bisulfate.
- Les bains ne tirent jamais complètement à clair, même lorsqu’on ajoute des quantités plus fortes d’acide. Ils conservent toujours une légère coloration rou geâtre, qui vire au gris lors du chromatage.
- Nuançage. — Pour nuancer ou foncer on emploie surtout les Bruns Anthracène acides G. et R ou pour des noirs verdâtres les Jaunes Anthracène BN et C. Sur pièces on peut également nuancer avec des produits du groupe des « colorants unissant facilement », tels que le Cyanol, le Vert acide solide BN etc.
- En ce qui concerne les qualités des deux nouveaux produits nous ferons remarquer ce qui suit ;
- Comme beauté de nuance le Noir Anthracène au chrome F n’est atteint par aucun autre noir artificiel. Il se rapproche beaucoup du noir au campèche et possède l’excellente qualité de ne pas changer de ton à la lumière artificielle, contrairement à la plupart des autres noirs se fixant au chrome. La marque 5 B est sensiblement plus bleue et couvre par conséquent moins bien que le Noir Anthracène au chrome F.
- Solidité à la lumière. — Les Noirs Anthracène au chrome comptent parmi les colorants les plus solides à la lumière. Ils ne sont que très peu inférieurs au Noir bleuNphtyl N qui est incontestablement le noir le plus solide à la lumière qu’on connaisse jusqu’à présent.
- Résistance au lavage, au foulon et aux alcalis. — Comme solidité au lavage, au foulon et aux alcalis les Noirs Anthracène au chrome suffisent aux plus gran-des exigences Même à un foulon très énergique la coloration du coton blanc est nulle ou presque imper ceptible.
- Résistance aux acides. — La résistance aux acides est très bonne. Un grand avantage de ces noirs con-siste à ne pas changer de ton même par un bouillon Prolongé en bain acide.
- Résistance au carbonisage. — Ces produits résis-tent au carbonisage sans que la nuance en subisse un changement appréciable.
- Solidité à l'eau. — La solidité à l’eau bouillante est trèg bonne. Même après un bouillon prolongé en pré
- sence de laine blanche la coloration de cette dernière est nulle ou tout à fait insignifiante.
- Résistance au décatissage. — Au point de vue de la résistance au décatissage ces colorants sont tout à fait remarquables. Ils supportent sans altération de nuance un vaporisage très énergique ; ils paraissent même suffire pour des articles qui doivent être soumis au vaporisage humide (potting).
- Résistance au soufre. — La résistance au soufre est bonne. Cet avantage ajoute encore à la valeur de ces produits, car presque tous les noirs solides au foulon changent au soufrage en rouge ou en brun.
- Unisson et pénétration. — Les Noirs anthracène au chrome unissent bien et tranchent facilement. Même sur des qualités de laines difficiles à unir (laines de peau) on obtient des teintes parfaitement uniformes, bien couvertes et qui ne sont pas piquées.
- Solidité au frottement. — Les teintes obtenues avec les Noirs Anthracène au chrome ont une bonne solidité au frottement.
- Résistance au fer chaud et à la transpiration. — Ces produits résistent d’une façon parfaite au repassage ainsi qu’à la transpiration.
- Récipients. — La teinture peut s’effectuer aussi bien dans des récipients en cuivre que dans des cuves en bois.
- 1. Noir Anthracène au chrome F sur laine en flottes
- Dans la teinture en flottes ‘le Noir Anthracène au chrome F trouvera un emploi important pour les articles exigeant une très grande solidité au lavage et au foulon.
- Ce produit aura son débouché principal dans la teinture en noirs indégorgeables sur laines filées pour bonneterie ainsi qu’en nuances solides au foulon et à la lumière sur filés de tout genre, destinés à la confection de tissus unis ou façonnés.
- Le Noir Anthracène au chrome F rendra également d’excellents services pour la teinture en noirs solides aux acides (noirs mordantés) sur filés destinés à la fabrication de tissus de confection pour dames ; sa résistance aux acides suffira dans la plupart des cas, même lorsqu’il s’agit de remonter la laine blanche en nuances vives et claires.
- En dehors de sa résistance remarquable au lavage et aux alcalis ce noir possède également une bonne solidité au frottement et à la transpiration, qualité très appréciée.
- p.197 - vue 188/380
-
-
-
- 198
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Au point de vue du rendement le Noir Anthracène au chrome est très avantageux, car on peut déjà obtenir avec 3 0(0 de colorant, même sur une laine dure, un beau noir nourri.
- On peut sans inconvénient entrer la laine dans le bain de teinture au bouillon. Généralement on commence par faire bouillir le bain avec toutes les additions, puis on ferme la vapeur, on entre la laine et on lisse pendant 15 minutes sans remettre la vapeur, ensuite on chauffe de nouveau au bouillon et on continue comme il est indiqué plus haut. Il est utile d’essorer ou d’exprimer la laine avant teinture, pour éviter que les filés, qui en sortant du lavage ne sont pas humectés bien uniformément, n’absorbent le colorant d'une manière inégale, lorsqu’on les entre dans le bain de teinture.
- Mode d’emploi
- On garnit le bain avec :
- 300 gr. oxalate d’ammoniaque par 1000 litres d’eau (pour précipiter la chaux,)
- 5 0/0 acide acétique
- et les quantités indiquées de colorant.
- On entre la laine, lavée au préalable, dans le bain bouillant, on ferme la vapeur et on manœuvre pendant 15 minutes sans chauffer, ensuite on chauffe de nouveau au bouillon qu’on maintient alors pendant 1/2 heure, puis on ajoute en deux portions successives du bisulfate de soude, 1 0/0 de plus qu’on n'a employé de colorant, et lorsque le bain est épuisé on chromate pendant 1/2 heure au bouillon avec les proportions prescrites de bichromate de potasse.
- ( A suivre. )
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction interdite sans l’assentiment spécial de la Rédaction)
- (Suite)
- Relatons tout d’abord le premier brevet allemand (D. R. P. N° 85,564) pris par cette firme le 24 mars 1895 et qui fut suivi de la prise du brevet français n° 246,244, le 30 mars 1895 ainsi que la patente anglaise ne 18,040 du 20 septembre de la même année.
- Mercérisation des fibres végétales sous tension. Si, prenant les fibres végétales, on les soumet à l’action de
- lessives alcalines concentrées ou d’acides énergiques à haut titre, ces fibres subissent une modification dans leur constitution chimique et acquièrent en cet état une affinité considérable pour toutes les matières colorantes et tous les mordants.
- Cette propriété toute singulière peut être mise à contribution pour produire, lorsqu’il s’agit de tissus mélangés, des nuances foncées voire même noires sur la fibre végétale tandis que la soie peut recevoir un nuan-çage tout différent; jusqu’à ce jour, au contraire, il fallait teindre les fils destinés à ce genre de tissus en écheveaux, ou encore teindre le coton grand en noir grand teint, puis le tisser ainsi teint avec la soie blanche, puis teindre l’étoffe en pièce, à l’échantillon.
- Si l’on teint par exemple avec des matières colorantes (substantives) dans un bain relativement faible, le coton mercerisé prend une nuance très foncée, tandis que la soie ne rencontrant dans la barque qu’une somme de couleur très minime, reste de nuance très claire et peut ainsi de nouveau être teinte en telle nuance que l’on voudra. Si dans le tissage on fait intervenir des fils de chaîne ou de trame grand teint, il devient facile de produire des effets très variés, de même qu’on arrive à des résultats identiques en tissant ensemble des fils de coton mercerisés et non mercerisés. Le procédé s’applique d'ailleurs à la fabrication des taffetas, des velours, des pluches, des rubans, etc.
- Mais ici vient se présenter une difficulté qui rend l’application du procédé presqu’impossible dans la pratique; la partie végétale du tissu se contracte très énergiquement. C’est pour remédier à cet inconvénient que les inventeurs ont eu recours au procédé constituant le présent brevet.
- La fibre végétale à l’état d’écheveau, ou déjà tissée» ou encore en laine avant l’opération de filature dite de préparation, soumise à l’état fortement tendu, à l’action des lessives alcalines ou des acides, puis après réaction accomplie, rincée dans ce même état de tension jusqu’au moment où la tension interne produite sur la fibre se soit atténuée d’elle-même ; cette fibre, disons-nous,enlevée alors de l’appareil qui lui donnait cette tension peut être traitée ensuite à volonté sans qu'il y ait lieu de craindre un rétrécissement.
- Comme lessive alcaline, le mieux est d’employer une solution de soude caustique de 15 à 32° B. qui, a l’état froid, loin de compromettre la solidité des fils de soie ou de coton l’exalte tout au contraire. Comme acides c’est l’acide sulfurique concentré de 49,5 à
- p.198 - vue 189/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 199
- 55,5° B. qui est préférable ; mais il convient de procéder avec beaucoup de précaution et surtout après un contact très peu prolongé, de rincer à fond sans perdre de temps.
- La réaction commence très rapidement surtout si le coton a été préalablement dégraissé avec grand soin et est entré un peu humide dans le bain de mercérisation. On reconnaît que l’opération tire à sa fin à l’aspect parcheminé de la fibre ou du tissu.
- On peut mordancer et teindre la fibre de coton ainsi préparée avec n’importe quels produits chimiques qui servent ordinairement à cette opération pour le coton non mercerisé. C’est ainsi que le coton mercerisé absorbe le double environ de tanin comparativement à celui absorbé par le coton naturel plongés tous deux dans un bain de mordançage d’égale concentration.
- Or, on évite la contraction et partant le rétrécissement de la fibre végétale de la façon suivante :
- Si, en premier lieu, l’on a comme objectif un tissu dont la chaîne est en soie et la trame en coton, on peut le mettre en oeuvre dès le tissage terminé.
- On cadre à cet effet en largeur le tissu sec ou mouillé et, en cet état, par exemple, on l’arrose avec la lessive de mercerisage. Après réaction effectuée, ce dont on s’aperçoit comme nous l’avons déjà indiqué précédemment par l’aspect parcheminé du tissu, on asperge ce dernier avec de l’eau jusqu’au moment où la tension énergique qui s’est produite sous l'action de la lessive tend à diminuer. On décadre alors et l’étoffe est neutralisée dans un bain spécial. Les tissus ainsi traités ne rétrécissent plus.
- Si le procédé doit être appliqué à des rubans à bor dures serrées, à des rubans de velours avec envers satin ou velours peluchés coton ou autres tissus analogues où la fibre à préparer ne peut sans inconvénient et sans grandes difficultés être exposée à une tension, on procède au mercerisage avant le tissage. On opère alors sur écheveaux mais également sous tension à l’aide de machines spéciales. Quant au travail chimique il est le même que plus haut.
- Enfin la fibre végétale peut aussi subir l’opération du mercerisage avant la filature.
- Revendications. — Les inventeurs revendiquent la nouveauté dans l’opération du mercerisage des fibres végétales à l’aide de lessives alcalines ou d’acides, nouveauté caractérisée par la mise en contact des fibres végétales en écheveaux ou en tissés, à l’état de forte tension, avec les bases ou les acides et que cette /
- forte tension est maintenue pendant le relavage jusqu’à ce que la tension interne de la fibre est commencé à s’atténuer, le but à atteindre par ce procédé est celui d’empêcher le rétrécissement ultérieur de la fibre.
- Tel est le premier brevet pris par la maison Thomas et Prévost. Evidemment, comme le fait fort bien remarquer P. Gardner (1), les inventeurs avaient un tout autre objectif que celui auquel ils sont arrivés en réalité. Il est de tout évidence qu'ils se proposaient d’établir des tissus mi soie et à deux couleurs, de telle façon que par la mercérisation à l’état tendu ils puissent donner au coton une aptitude plus grande à s’assimiler les matières colorantes substantives. Si tel était leur but primitif, ils ne tardèrent pas à s’aperçevoir, par la suite,que sous l’influence de la tension la fibre végétale prenait un éclat des plus intenses et c’est alors qu’ils cherchèrent à appliquer cette nouvelle propriété du coton mercerisé à l’état fortement tendu, à leur industrie, non seulement sur écheveaux mais encore pièces.
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Sous le nom Bleu indigo Zambèze R l’ « Actien-Ge-sellschaft für Anilin-Fabrikation à Berlin (Lucien Picard et Cie, à Saint-Fons (Rhône) agents généraux pour la France) présente sur le marché un nouveau colorant substantif diazotable, qui, développé au 3-Naphtol, produit un bleu de la nuance des bleus de cuve foncés, tant recherchés par le tissageen couleurs et se distinguant par une excellente solidité au lavage.
- Ce colorant convient pour la teinture du coton, du lin, etc. soit à l’état brut, soit en bobines, en écheveaux ou en pièces. Sa grande solubilité, ainsi que la propriété qu’il possède de ne pas être attaqué par les métaux, le rendent aussi tout particulièrement utile pour la teinture en appareils.
- Teint sur mi-soie, et développé au 3-Naphtol, le bleu indigo Zambèze R produit presque la même nuance à l’endroit et à l’envers.
- La même firme offre également sous le nom de Carmin de Guinée B, un nouveau rouge acide de nuan-çage pour laine, qui se distingue des produits similaires par les avantages suivants :
- (1) Loc. cit.
- p.199 - vue 190/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 200
- « unisson » extraordinaire pureté et vivacité de la nuance solidité aux alcalis et solidité excellente à la lumière.
- Comme suite à sa circulaire de décembre 1898, qui accompagnait une nouvelle carte d’échantillons de papiers colorés, et dans laquelle la Manufacture lyonnaise de matières colorantes fait ressortir l’intérêt considérable que présentent les couleurs diamine pour l’industrie de la papeterie, en raison de leur solidité remarquable à la lumière, ils nous présentent aujourd'hui un nouveau colorant du même groupe dont ils viennent d’entreprendre la fabrication, le Jaune solide Diamine ARR, qui se distingue tout particulièrement par sa grande résistance à la lumière et par son prix très réduit. La coloration des échantillons a lieu avec addition de 10 % de sel marin (du poids de la pâte sèche); en outre, il est avantageux, d’aciduler très légèrement la pâte à colorer par une addition de 1 à 2 % d’acide acétique ou de 1 % de bisulfate de soude, le jaune solide Diamine ARR donnant des teintes plus vives et plus jaunâtres sur pâte légèrement acide que sur pâte neutre ou alcaline.
- C’est de la même manufacture que provient YErythrine C, produit très avantageux pour la fabrication des laques ainsi que pour la coloration des papiers, et qui, en raison de sa belle nuance rouge-bleuâtre, de son excellente solidité à la lumière et de sa bonne solubilité, paraît offrir un intérêt tout particulier pour ces industries.
- Ce colorant est complètement précipité sur l’alumine par le chlorure de baryum et fournit ainsi une belle laque rose, dans le genre de celles des Eosines, qui peut s’employer avec avantage en premier lieu pour ja fabrication de laques d’alumine pour encres lithographiques, étant donnée sa résistance particulière à l’action de l’alcool.
- Sur sulfate de baryte on précipite d’après la formule suivante qui donne de bons résultats :
- 100 kil. sulfate de baryte
- 10 » Erythrine C
- 17 » carbonate de soude cristallisé
- 20 » chlorure de baryum
- 13 » sulfate d’alumine.
- Le papier est coloré en pâte avec addition de sulfate d’alumine, de savon résineux et de colle forte.
- Enfin le Noir Oxy-diamine D, de même provenance, convient très bien pour la teinture du jute.
- On obtient avec 3 % de colorant un très bon noir,
- ne déchargeant pas au frottement et d’un prix de revient très réduit.
- En dehors du Noir Oxy-Diamine D, ils recommandent, également pour jute le Noir-Oxy-Diamine A, qui donne des noirs plus bleutés, ainsi que les Noirs Oxy-Diamine AM et AT, avec lesquels on obtient des noirs plus corsés (noir charbon).
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE MERCERISAGE Par M. Georges Bonbon
- La pièce à traiter roulée sur un rouleau passe entie deux cylindres qui reçoivent le mouvement et va s’enrouler sur un second rouleau. Un tube percé depeti's trous amène la solution de mercerisage qui vient couler sur ladite pièce au moment où elle s’enroule et en imprègne de cette façon les deux faces. Pour que la pénétration se fasse bien, il est bon que la pièce ait été préalablement dégraissée et soit encore humide.
- La pièce ainsi roulée sur son rouleau ne peut pas se contracter facilement ; elle est abandonnée dans cet état pendant le temps voulu, après quoi elle est déroulée au-dessus d’une cuve où s’effectue le lavage destiné à éliminer la solution de mercerisage qui l’imprégnait. L’étoffe une fois rincée peut subir les opérations du blanchiment et de la teinture, ce qui se fait alors avec une grande facilité même à froid ; elle est de plus susceptible de recevoir à l’apprêt un certain brillant. Le même procédé peut s’appliquer aux textiles en écheveaux.
- PERFECTIONNEMENTS apportés dans la fabrication des tissus gaufrés et produits industriels qui en résultent Par M. Paul Gasson.
- Ce nouveau procédé de fabrication des tissus gaufrés a pour but de réaliser à la surface des tissus des dessins variés en relief de dimennière à constituer un dessin d’ensemble présentant telle configuration désirée.
- Cette plaque ainsi préparée est ensuite recouverte par le tissu à gaufrer, lequel a été préalablement humidifié et apprêté par un jet de vapeur, par exemple. Puis on applique au-dessus une plaque métallique de
- p.200 - vue 191/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 201
- même dimension que la précédente mais découpée de manière à présenter des jours ayant la même configuration que la base des motifs en relief, de telle sorte qu’en serrant ces deux plaques l’une contre l’autre, le tissu qui recouvre les motifs émerge des jours.
- Le tissu ainsi appliqué contre la plaque et ses re’iefs est porté, tout emprisonné, dans une étuve où on l’y laisse jusqu’à ce qu’il ait perdu son humidité et que son apprêt soit transformé. Ceci fait, on retire la deuxième plaque et on enlève le tissu qui présente alors et conserve sans s’altérer les reliefs variés qui se trouvaient sur la première plaque.
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES à encoller les fils et aux appareils qui servent à préparer la colte pour ces machines Par M. Henry Tetlow
- Dans ces machines, le point essentiel consiste en ce que la colle soit agitée et maintenue à un degré déterminé de consistance et de température, et on se sert aujourd’hui d’appareils spéciaux pour agiter la colle et pour lui communiquer la chaleur. De la vapeur est injectée dans la colle à travers des tubes per forés et, à défaut d’un agitateur, remuer la masse en même temps qu’elle l’échauffe. L’inconvénient de pareil système réside dans le fait que, lorsqu’on emploie tant de vapeur, celle-ci se condense au contact de la colle et affecte ainsi sa consistance.
- L’invention a pour but de surmonter cet inconvénient et ce résultat est obtenu en employant l’air comprimé pour agiter la colle. A cet effet, on a recours à une pompe ou à un compresseur à air convenable au moyen duquel l’air peut être comprimé, puis débité dans le récipient à colle.On utilise les tuyaux perforés à vapeur ordinaires actuellement en usage en combinaison avec la boîte à colle et amène l’air comprimé dans les tuyaux à vapeur par un tuyau convenable commandé par un robinet d’arrêt ou une soupape.
- En commençant l’opération, la colle est chauffée au moyen de [la vapeur comme à l’ordinaire, tandis que l’air comprimé est intercepté Lorsque la tempé-rature de la colle a atteint le degré voulu, la vapeur est interceptée, à son tour, en partie seulement, n’em-Ployant plus que la quantité strictement nécessaire pour maintenir la colle aune température convenable ; après quoi, on admet l’air comprimé qui agite d’une tanière efficace la colle.
- TAMBOUR-SÉCHEUR POUR LAINE ET COTON
- Par MM, Theodor Ender, Alexandre KLEINDIENST et Jean Procter
- L’objet de la présente invention est une machine pour le séchage de la laine et du coton. Cette machine consiste principalement en un tambour rotatif, disposé dans un plan incliné, formé d'une toile métallique et portant intérieurement des palettes ou nervures longitudinales.
- A l’extérieur du tambour, sont disposés, de deux côtés, des tuyaux de chauffage, enfermés dans la caisse de façon telle que le ventilateur placé derrière les tuyaux de chauffage, force l’air chaud de la caisse à traverser transversalement la tenture du tambour. Une partie du pourtour du tambour est à découvert, de sorte que l’humidité de la laine séchée peut s'échapper par cette partie.
- Une des extrémités du tambour est munie d’une ouverture ronde centrale, tandis que l’autre extrémité est ouverte.
- MACHINE A VAPORISER ET A CATIR LES TISSUS Par M. Alexandre-Théodore Sarfert.
- Dans les machines à décatir actuelles, à fonctionnement continu, on fait passer le tissu sur un cylindre à décatir, après quoi on l’enroule et le met de côté.
- Dans ce procédé, la durée du décatissage, même quand on utilise la périphérie presque complète du tambour, en donnant de plus à celui-ci le plus grand diamètre, est toujours petite et son effet n’est pas durable. C’est pour cette raison que l’inventeur a choisi une disposition dans laquelle le tissu ne passe pas simplement sur le cylindre, mais vient s’y enrouler, ce qui lui permet de donner à l’action de décatissage une longue durée même avec des petits diamètres de cylindres.
- Cet enroulement entraîne un déroulement qui donne lieu à une certaine perte de temps, perte que l’inventeur évite ici par l’emploi de deux cylindres à décatir, disposés de telle sorte que lorsque le tissu se dévide sur l’un d’eux, une nouvelle longueur d’étoffe s’enroule sur l’autre. Par cet emploi de deux tambours, on peut aussi décatir deux fois la même pièce, lorsqu’on fait enrouler celle-ci sur l’un des cylindres pendant qu’elle se déroule sur l’autre.
- p.201 - vue 192/380
-
-
-
- G o Ge
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PROCÉDÉ servant à donner un éclat soyeux aux fibres végétales et tissus
- Par M. Ernest-Wiliy Friedrich
- L’inventeur a cherché de rendre possible, dans le mercerisage des tissus de coton, le traitement avec des alcalis et éventuellement avec des acides, ainsi que le lavage des fils ou tissus mercerisés en état non tendu, sans avoir à craindre leur contraction.
- Ce but a été atteint par M. Friedrich en étirant les fils ou tissus traités déjà avec de l’alcali ou un acide jusqu’au moins à leur longueur, respectivement la rgeur primitive, et en faisant, entre mercérisation et lavage, la neutralisation de la substance mercerie santé par des acides gazeux (acide carbonique, acide sulfureux, acide oxygéné, etc.) ou des alcalis gazeux (par exemple, de l’ammoniaque, etc.); après ce traitement, par conséquent avant le lavage, l’inventeur fait cesser latension.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- LA
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- La résiliation des contrats d’assurance
- Le Sénat a abordé la discussion de la proposition de loi, adoptée par la Chambre, relative à la résiliation de certains contrats d’assurance.
- M. Strauss a soutenu la thèse développée à la Chambre et affirmé que l’esprit de la loi contient la résiliation de plein droit des contrats d’assurance. Il a demandé à l’assemblée de ne pas tenir compte des réclamations des compagnies ef d’adopter le projet de la Chambre.
- M. Théodore Girard, rapporteur, a combattu cette adoption, parce que le projet lui paraît excéder la limite des pouvoirs du Parlement. La question, a-t-il dit, est du domaine judiciaire. En terminant, il a demandé à ses collègues de ne pas suivre la Chambre dans la voie dangereuse où elle s’est engagée et de ne pas porter atteinte à la séparation des pouvoirs en adoptant le projet voté au Palais Bourbon.
- M. Voilant, tout en se déclarant favorable au texte
- voté parla Chambre, a cependant présenté un contre-projet qui lui apportait une atténuation.
- Ce contre-projet est ainsi conçu :
- « Pendant une période d’un an, à partir du jour de « la promulgation de la présente loi, les polices « d'assurance et d’accidents concernant les industries « prévues à l’article premier de la loi, du 9 avril « 1898, pourront être dénoncées par l’assuré au « moyen d’une déclaration au siège social ou chez « l’agent local, dont il sera donné récépissé, soit au « moyen d’une déclaration, soit par acte extra- judi-« ciaire. » Les polices non dénoncées dans ce délai « seraient régies par le droit commun. »
- Ce contre-projet a été renvoyé à la commission et la séance a été suspendue. A la reprise, le rapporteur a fait connaître que la commission avait adopté le contre-projet de M. Volland, avec une addition décidant « que la loi ne s’appliquerait qu’aux assurances antérieures au 9 avril 1898.
- Les deux parties du contre-projet ont été ainsi adoptées et l’ensemble de la loi a été également voté par 196 voix contre 51.
- La Chambre des députés a adopté le texte de loi voté par le Sénat sur la résiliation des contrats.
- Il en résulte que ceux qui ne veulent pas continuer leur assurance à la Compagnie avec laquelle ils sont liés peuvent dès aujourd’hui déclarer à ladite Compagnie leur volonté de résilier leur police. Il importe cependant d’exiger récépissé de cette déclaration, soit de la Compagnie, soit de son agent, lesquels ne peuvent s’y refuser.
- Adoption d’une proposition de loi relative aux contrats d’assurances
- Dans sa séance du 29 juin, la Chambre des députés a adopté la proposition de loi suivante, de M. Alfred Colle et de plusieurs de ses collègues, relative aux contrats d’assurances .
- « Art. 1er. — Les litiges relatifs aux contrats d’as -surances sont portés de plein droit devant le juge de paix ou le tribunal de première instance dans le ressort duquel se trouvent :
- « L’immeuble assuré, s’il s’agit d’assurances contre l’incendie et contre la grêle ;
- p.202 - vue 193/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 29 co
- « Le domicile légal de l’assuré, s’il s’agit d'assu- ( rances sur la vie ou contre les accidents de toute nature et même d’assurances contre les accidents et la mortalité du bétail. »
- « Art. 2. — Toute stipulation contraire antérieure au litige sera réputée non écrite. »
- (Exécution de l’article 19 du décret du 28 février 1899, portant règlement d’administration publique pour l’application de la loi du 9 avril 1898, concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail.)
- Liste des sociétés d’assurances contre les accidents du travail qui ont effectué à la Caisse des dépôts et consignations le versement du cautionnement réglementaire :
- (Suite)
- L’Union industrielle du Nord, 76, boulevard de la Liberté, à Lille (Nord).
- Compagnie générale d’assurance contre les accidents, 56, rue Saint-Lazare, à Paris.
- La Thémis, à Marseille.
- L’Espérance, 10, rue Saint-Augustin, à Paris, à Paris.
- L’Union Industrielle, 4, rue Lanterne, à Lyon.
- Syndicat du Nord, 58, Grande-Rue, à Roubaix.
- A MM- LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le Ier juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 3 i ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (i à 15 fr.) défaire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 fr.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix: 1 placard 0.40; chaque placard en plus 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- INFORMATIONS
- La vieille maison en commandite Fosi et Co à Rusto Arizio s’est transformée en Société anonyme par actions avec un capital de lires 2,500,000 divisé en 2,000 actions, pour continuer à développer l’industrie du tissage de coton, de teinture et de blanchissage.
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde. (Voir aux annonces).
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par états, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui im -primer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau^ irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur Fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Fille de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette Sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géogra. phique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus our l’étranger.)
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- p.203 - vue 194/380
-
-
-
- 204
- |LE Moniteur de la teinture
- BIBLIOGRAPHIE
- L’Industrie des matières colorantes azoïques, par M. G. F. Joubert. Docteur ès-sciences, ancien préparateur à l’École Polytechnique.
- Comme suite à son si intéressant travail sur l'In -dustrie du goudron de houille, M. G. F. Jaubert publie aujourd’hui un nouvel aide-mémoire sur l’industrie des matières colorantes azoïques. S'aidant des travaux et des méthodes de Wurtz et de ses collaborateurs, ainsi que de ceux de A. Seyewetz et P. Sisley, les savants auteurs de la chimie des matières colorantes artificielles, M. Jaubert a essayé de dégager de l’énorme quantité de matériaux qui s’accumulent chaque année dans cette littérature déjà si considérable de la chimie des matières colorantes artificielles, une classification aussi simple que possible de celles de ces couleurs appartenant au groupe azoïque, l’un des plus importants de la série Le travail de l’auteur cherche à donner une idée exacte de l’état actuel de cette question toute spéciale qu’il divise d’ailleurs en suivant l’usage adopté par ses devanciers, en colorants aminoazoïques, colorants oxyazoïques, colorants azoïques teignant sur mordants, colorants polyazoïques, colorants substantifs et colorants dérivant de bases diverses.
- L’auteur a employé comme mode de représentation le système de tableaux inauguré il y a quelques années, en Allemagne, par Julius, Schultz et Julius, et Hehne, puis en Angleterre par Green.
- Cette monographie très complète des matières colorantes azoïques est précédée par deux courts chapitres sur les colorants nitrés et sur les colorants azoxyques.
- Cet aide-mémoire trouve ainsi sa place marquée dans toutes les bibliothèques des laboratoires aussi bien ceux des savants que ceux des industriels fabricants de produits chimiques pour la teinture et teinturiers pensant que l'empirisme n’est plus de mode de nos jours et qu’il est indispensable, si l’on veut garder la bonne renommée de sa maison, de se tenir sans cesse au courant des progrès quotidiens de la science spéciale des matières colorantes artificielles.
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’École de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxyques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées
- VIENT DE PARAITRE
- 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- Adresser les demandes au bureau du jouanal.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérinesy huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat do la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. __ Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journa pour recevoir franco.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurisprudence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Chartres, et Léon Guibourg, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de
- p.204 - vue 195/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 205
- la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix..................... 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pour -ront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément............................ 3 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitr des. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société veuve Pourchasse et Cie, teinturerie, 38, rue Daubenton, à Paris. — Acte du 25 mai.
- Modifications de Sociétés
- Modifications des statuts de la Société anonyme des Produits CHIMIQUES de Saint-Denis, 97, rue des Poissonniers, à St-Denis.— Acte du 25 mai.
- Ancien Contremaître de teinture (spécialité dentelles, coton, soie et or) avec de bons certificats, cherche emploi. S’adresser sous H. V. 2278 à Haasenstein et Vogler A.-G. Mulhouse {Alsace).
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- PAUL SE É IngArchitecte, Entrepreneur. 58,RueBrüle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage —Ventilation -----Séchage Economiseurs — Surchauffeurs.
- . Réfrigérants ___ Moteurs électriques
- Moteurs de Laval. etc. e
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes. .
- Par J. HUMMEL, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommbr, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- PRIME A NOS ABONNÉS
- Agrafe
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- Pour Colis postal en plus { "aomiciO To%9. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.205 - vue 196/380
-
-
-
- s
- Ge
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au- sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les-voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre. Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 28 classe 122 fr. 50.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales
- et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plus amples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANÉE
- La Compagnie P.-L.-M. organise avec le concours de la Société des « Voyages Duchemin » trois excursions dans l'Oberland, à Zermatt et à Chamonix.
- Départs de Paris : les 12, 15 et 17 juillet 1899.
- Prix (tous frais compris) : Ire classe, de 325 fr. à 600 fr. ; 2e classe, de 280 fr. à 540 fr.
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de la Société des « Voyages Duchemin », 20, rue deGrammont, à Paris.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Excursion au Château et aans la Forêt de Fontainebleau
- La Compagnie P.-L.-M. organise, avec le concours de la Société des Voyages Economiques, une excursion au Château et dans la Forêt de Fontaine bleau pour le dimanche 9 juillet 1899. — Départ de Paris : 9 h. 32 matin. — Retour à Paris : minuit 9.
- Prix (tous frais compris) : Ire classe, 20 fr. ; 2e classe, 17 fr. 50; 3e classe, 15 fr.
- Les souscriptions sont reçues aux bureaux de la Société des Voyages Economiques, 17, rue du faubourg Montmartre et 10, rue Auber, à Paris.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris. — Via Calais-Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Es-pagne, le Portugal, etc.
- p.206 - vue 197/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (4 Juillet)
- » bon marchand en pains F. 105
- » • » en boules. 105
- » raffiné en pouare sec. F. 145
- On cote : Acide tartrique. ... Anis d’Espagne, , Anis du Levant ...
- Bois de ;
- Campêche Laguna ,
- 285
- 80
- 55
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo
- PLACE DU HAVRE
- (4 Juillet)
- Æoie de teinture
- Les prix restent fermes pour le campêche.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Cannelle de Chine, ...... — de Ceylan de n-000 à 4 Cochenilles :
- Grises................. Argentées.............. ....................... Noires ordinaires........
- » supérieures.......... Crême de tartre........ Curcuma Bengale,...... Dividivi ..............
- Gommes : Arabique...............
- Aden,............ , Damar Singapore........
- » Batavia..,,,, ,, Sandaraque. ......... Gambier... Graines jaunes...... Galles vert et noir. Girofles.. Fenouil... ... .... Macis .... Muscades n- 1 ...... Mercure............. Opium 9 00[00....... .....Résine.. Valence Safran...... • •.. Styrax.........
- 215
- 235
- 240
- 200
- 230
- 170
- 60 M
- 185
- 100
- 130
- 155
- 150
- 42
- 55
- 115
- 90
- 52
- 4
- 3
- 6
- 24
- 14
- 115
- 150
- 50
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme ; Madras, bon moyen assez tendre
- F,
- moyen ordinaire..........
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r, .... , . urpah moyen et moyen ordinaire... ..............
- Sumac en feuilles......,... F.
- ~ en poudres...............F. vordet, en pains, extra sec :
- 2
- 2
- Co
- 2
- 18
- 20
- sous toile, F. 165
- sous papier, F. 165
- 50
- en
- c
- à
- ? 75
- 2 50
- 4
- 3
- 0 /n
- 010
- 0(0
- 25 k.
- k.
- k.
- — Ire qualité,..
- — 2e qualité ...
- 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan...
- Honduras ........... .................... . Haïti Cap..............
- » Aquim.,.,........
- » St-Marc...............
- » ......................
- » Fort-Liberté..........
- P.-de-Paix.......... .
- Miragoane..............
- Saint-Domingo...........
- Martinique et Guadeloupe.
- Jamaïque, ..........
- Jaune Cuba et St-Yago ..
- * ......................
- s Tuspan................
- » Vera-Cruz.............
- » Campêche..............
- » Carmen................
- » Tampico...............
- « Porto-Plata. ,,,..
- » Haïti.................
- • Jamaïque..........
- • Barcel et P. Cab ,.
- • Rio Hacha.........
- » Carth. et Savan...
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba.. Bahia .. .
- Corint o... Amapala. .
- 100 k.
- ..50 k.
- 50 kil
- Rouge Brésil Bahia,....
- Calliatour.. .100 k
- Lima......
- Ste-Marthe. Brési’let. .. Sandal.... Sapan ....
- s o 1.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1000 k.
- MATERIEL POUR
- 12
- 11
- 6
- 9
- 9
- 5
- 5
- 6
- 6
- 5
- 6
- 4
- 5
- 3
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 4
- 4
- 5
- 4
- 5
- 5
- 6
- 4
- 14
- 4
- 4
- 5
- 7
- 14
- 9
- 6
- 3
- 7
- 8
- 75
- à
- 14
- Rouge Pernamb....50 k. Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé.. Coehenille
- On cote : Ténériffe ............ Ténérife grise........
- Curcuma
- Bengale....... 5 0 kilos.
- Java, Mad , Pond,. .... Dividivi
- On cote les 50 kil....
- 16
- M
- 37
- 20
- 1
- 1
- 22 M
- 9
- 50
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 17 .
- 45 ..
- 25 ..
- kil.
- 2
- 1
- Qo C
- 50
- 50
- 20
- 50
- 05
- 40
- 60
- 15
- 80
- 50
- 75
- 40
- 75
- 25
- 50
- 50
- 75
- 25
- 75
- 25
- 75
- 10
- 10
- 9
- 8
- 5
- 5
- 7
- 6
- 6
- 6
- 5
- 6
- 5
- 6
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 50
- 80
- 50
- 35
- 75
- 75
- 75
- 75
- 60
- 60
- 50
- 25
- 75
- Indigom
- On cote actuellement :
- Beng.
- sur v. et bl. 1[2 k.. fin viol, et pourpre.,, beau viol, et dito.... bon violet......... moyen violet,....... bon violet rouge..... bon moy. v. roug....
- 50
- 50
- 50
- 50
- 30
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 4
- 5
- 16
- 4
- 5
- 6
- 5
- 10
- 17
- 10
- 8
- 3
- 8
- (0
- 86
- 25
- 50
- 75
- 25
- 50
- 50
- 50
- 50
- Beng. fin rouge...........
- * bon dito................
- » bon à fin cuiv..........
- » cuiv. ord. et bas.......
- Java., ., .................
- Kurpah.. .......... Madras .. .................
- Manille.. Caraque ...................
- Guatemala flor.........
- » sobré.........
- » bon à fin cor.
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k.
- » bon à beau.........
- » ord. et moyen......
- Orseille
- On cote les 100 kil.: .... Cap-Vert ...........M Mers du Sud............ M Madagascar. ........M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé....
- * gros effilé...
- Rocou.
- Antilles. ... ....1/2 kil.
- Cayenne.................
- 6
- 6
- 5
- 5
- 3
- 4
- 4
- 4
- 3
- 3
- 2
- 1
- 1
- 1
- 5
- 3
- 3
- 1
- 6
- 4
- 2
- 25
- 75
- 75
- 50
- O en
- 25
- 50
- 50
- 25
- 50
- 50
- 7 50
- 6 ..
- 7
- 6
- 6
- 5
- 4
- 4
- 4
- 5
- 4
- 3
- 2
- 4
- 3
- 3
- 3
- 5
- 4
- 4
- 2
- 6
- 5
- 3
- à 8
- 7
- .0 40 à
- ut o
- 25
- 75
- 25
- 25
- 75
- 50
- 50
- 59 25
- 45
- 25
- 50
- 50
- 50
- 50
- .0
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894 : Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- construceurs breveté s. g. d.g.
- eo
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER PARIS.—9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge) avec aspirateur, brevetée s.g.d.g. .... ... .......... ...................
- qummercegenmetsnggingessemggrpcreeeysaecmsangt"". Aarseesnsiereasisscnmeewneerscrte,
- p.207 - vue 198/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.—’ Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. .
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matérie’ pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’Invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour b’anchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de chtai-gnier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils’ (Charles!. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Produits chimiques
- Brooke Sympson et Spiller, Londres.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P LEGRAND INVENTEUR Pont de la Révolte, à St-Denis SEINE
- Étanehéité complète pAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE MÉDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- À l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élas; tique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reluire en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- p.208 - vue 199/380
-
-
-
- ‘S, 1
- 20 Juillet 1899
- as
- 4e Année. — No 14
- Le Numéro : 0,75
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an................... fr.
- — Six mois.............. 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..................20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20. — PARIS
- ANNONCES : | Failsnrverselalse); ; : U?:
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et T-unisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — La teinture des mélangés soie et coton-Dégraissage et Blanchiment. — Blanchiment de la laine chlorée.
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression.— Le noir anthracène au chrome, (suite). — Application à la teinture des chapeaux.
- Apprêts. — Le mercerisage, ses origines, ses progrès et son avenir (suite).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Note sur l’essai des extraits de campêche dans la pratique (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. —-La teinture à Saint-Etienne. — Tarifs de chemins de fer. — La loi sur les accidents du travail. — Informations. — Bibliographie — Renseignements commerciaux.— Cours.— Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Teinture des mélangés soie et coton
- En temps nous avons donné tour à tour les recettes types pour teindre les mélangés laine et coton, puis ceux de laine et soie. Il nous reste pour être complets à nous occuper des teintures de mélangés soie et coton.Comme pour les précédentes études nous n’avons pas l’intention de donner les recettes de toutes les nuances imaginables : mais nous inspirant comme Précédemment de l’excellent livre de notre ami M. J. Garçon « La Pratique du teinturier » (Tome III), nous essaierons de donner pour chacune des principales
- nuances un procédé type que le teinturier pourra ensuite varier au gré de sa fantaisie et suivant les besoins de son industrie.
- Les principes de la teinture des mélangés soie et c-ton sont les mêmes que ceux qui président à la teinture des mélangés laine et coton : nous ne nous y arrêterons donc pas et nous aborderons de suite le fond de notre sujet.
- En teintes unies, il est facile de nuancer en un seul bain, avec le curcuma, le rocou, les colorants directs que l’on remonte ensuite avec une matière colorante basique.
- Avec les matières colorantes, le plus souvent on teint d’abord la soie, en bain neutre, en lui donnant une teinte au-dessous de celle à obtenir finalement, puis on teint le coton rapidement à froid en un bain aiguisé d’acide acétique, après avoir mordancé à froid en tannin, qui bouche les pores de la soie, et émétique.
- On teint aussi en teintes unies le bleu alcalin, les noirs au campêche et certains noirs d’aniline où inter-viennent des procédés spéciaux dont nous aurons à parler ultérieurement.
- Les doubles teintes s’obtiennent facilement. On teint la soie avec une matière colorante acide, puis on mor-dance le coton et on le teint à froid avec une matière colorante basique ; on donne ensuite un léger savon et un avivage si besoin. On obtient ainsi des effets très tranchés et véritablement surprenants.
- D’après ces principes on obtient des unis :
- En rouge avec la safranine, teignant la soie à 50°, puis mordançant à froid le coton avec le tannin et le teignant à froid avec la safranine;
- En rose avec la rhodamine, en passant d’abord 2
- p.209 - vue 200/380
-
-
-
- 210
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- heures en tannin à 3-4 %, puis teignant en bain acidulé de rhodamine (ou de safranine) ;
- En jaune avec la thioflavine T, l’orangé d’acridine, ou avec le curcuma comme pour les mélangés laine coton ;
- En crème avec les jaunes ou avec le curcuma ;
- En bleu vif ou moyen avec le bleu alcalin sur soie et le bleu soluble sur coton; avec les bleus capri et crésyle après mordançage du coton en tannin et émétique ;
- Enbleu foncé avec les indulines passant d’abord en tannin puis teignant les deux fibres simultanément à 55 à COo ;
- En vert pâle avec le vert brillant enprocédant comme avec les rouges à la safranine ;
- En violet avec les violets méthyle comme pour les rouges.
- Les colorants directs ont pris une très grande importance parce qu’ils permettent de teindre en un seul bain.
- Des couleurs de benzidine se fixent comme sur soie seule. On teindra à 60 à 95® avec
- Matière colorante.... 0,5 à 3 %
- Sel marin................ 20 à 35 gr. par litre
- ou
- Sulfate de soude........ 10 à 25 gr. par litre et savon................ 1 à 5 gr. »
- rincer ; remonter avec une matière colorante basique en ajoutant très peu d’acide acétique afin de donner aux teintes un plus bel éclat et une plus grande solidité ; aviver à l'acide acétique.
- Les benzo purpurines, la rose azurine, le benzo-orange se teignent avec
- Carbonate de potasse.... 10%
- Savon................... 2 %
- En teintes unies on peut employer :
- Pour rouges et roses : rose azurine, rouge diamine B, benzopurpurine 4B nuancée avec chrysamine ou benzoazurine et remontée avec rhodamine ou sofra-nine, érika GG N, géramine brillante B, delta purpurine 5B, congo brillant ; par exemple pour feuille de rose à rose clair, on prendra érika GGN : 0,030 à 0,300: pour cardinal, rouge diamine B : 3; pour vieux rose, benzopurpurine 4B : 3; pour magenta, congo-rubis : 3; pour groseille, congo-brillant R : 3, remonté avec rhodamine GM : 1 %.
- Pour jaunes : Chrysamine G, chrysophénine, jaune titan, jaunes directs J et R, orangés en proportions limitées, curcumine S; par exemple pour crème, beurre
- frais, paille et vieil or, orangé toluylène G : 0,100 à 3 %; pour crème à serin, chrysophénine G ou chrysamine G : 0,030 à 1 %.
- Pour orangés : benzopurpurine et chrysamine, benzo-orange remonté avec orangé G, congo-orange, orangé de toluylène G ; par exemple congo-orange G : 0,100 à 3 %.
- Pour bleus : benzoazurine remontée pour combattre le ton rougeâtre de la soie avec bleu méthylène ou vert nouveau en un bain un peu acidulé, benzobleus 2 B et 3B,benzobleu ciel, benzobleu noir, bleu Chicago 4B, et bleu alcalin 4BI : 1 (par exemple pour gris bleu du bleu Chicago et 0,300 du bleu alcalin ; pour bleu moyen 3 et 15; bleu Chicago RW etbleu alcalin B; pour bleu foncé, noir Colombie R : 6 et bleu alcalin B : 1 P- %.
- (A suivre').
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Blanchiment de la laine chlorée
- Depuis que le mercerisage des fibres végétales a pris droit de cité dans le domaine des industries textiles, Je chlorage des laines, corollaire du mercerisage du coton, ne cesse d'attirer l’attention des chimistes et des industriels, et il n’est pas de jour où un nouveau progrès n’est à signaler dans cette spécialité des recherches de sciences appliquées. Malheureusement le chlorage qui, comme chacun le sait, a pour but de donner à la fibre animale un toucher et un brillant se rapprochant de celui de la soie, a l’inconvénient de ternir le blanc de laine qui, par les traitements connus, devient toujours plus ou moins jaune. Lorsqu’il s’agit de teindre cette laine ainsi chlorée en nuances foncées, l’inconvénient n’est pas grand et nous n’aurions pas à nous en préoccuper outre mesure ; mais il n’en est pas de même si l’industriel destine cette même laine à la teinture en nuances tendres, voire même s’il se propose de l’employer en blanc. Il devient alors indis-pensable de blanchir la laine et cette opération qui vient toujours compliquer le travail, ne se fait pas toujours d’une manière satisfaisante lorsqu’on a recours au procédé habituel, c’est-à-dire par l’intervention de l’acide sulfureux.
- Voici un procédé préconisé par J. Mehler et qui combinerait le chlorage avec le blanchiment.Dégraisser d’abord la laine avec de l’ammoniaque, puis la traiter ensuite de 15 à 20 minutes à froid dans un bain dans
- p.210 - vue 201/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 211
- lequel on a ajouté pour 1 litre d’eau de 10 à 15 cmc. d’acide chlorhydrique à 22* B. Tordre et sans lavage ultérieur, faire passer la fibre dans le bain de chlore froid dans lequel on la manie pendant environ une dami-heure, puis relaver.
- Le bain de chlorage peut se préparer de deux manières différentes. Dans la première manière on délaye 1 kil. de chlorure de chaux dans 1 litre 1/2 d’eau et on éclaircit la pâte ainsi préparée par une addition de huit litres et demi d’eau ordinaire ; laisser déposer et décanter. Donner alors à chaque fois huit litres et demi du bain de chlorage, 1 litre 1/2 de la liqueur claire préparée précédemment. Dans la seconde manière on emploie un bain qui contiendra pour chaque volume d’eau de 1 à 3 volumes de chlore gazeux.
- La laine se colore en jaune, mais cette coloration disparaît complètement si on la plonge pendant 25 à à 30 minutes dans un bain chauffé à 50• C et contenant 10 0/0 de bisulfite de soude, pour la laver ensuite.
- Pour donner ensuite à la laine le craquant de la soie, on la fait passer après le passage en hyposulfite et relavage. dans un bain de savon chauffé à 60• C contenant 6 gr. de bon savon de Marseille par litre d’eau (D’après la Reo. des Mat. Col.)
- s G 2 2 Co
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite)
- Particularités
- Gallocyanine {Durand)
- Pb,Ce,Al,G1,Sn, Co,Cd,Zn. Débouillis
- Hg, Fe, Ni, Ur, Bi....... » fortement
- Zr, Th........................ » de plus de 1/2
- Bleu méthylène
- Hg, Cd................... Peu changes
- Ur, Zn................... Débouillis aux 3/4
- Safranine
- Zn, Ce, Bi, Cd........... Inchangés
- Pb....................... Un peu diminué
- Hg....................... Diminué
- Ur.......................... » de 1/3 et avivé
- Al................. ..... Débouilli
- Y, Zr, Th..................... » à 1/2
- Co............................ » de 1/3
- Rouge de Magdala {Durand)
- Bi, Ce..................... Inchangés
- Y.............................. » avivé au rose
- Zr, Th, Zn ................ Débouillis de 1/2
- Ur............................ » de 3/4
- Benzoflavine {Oehler)
- Zn, Ni, Co ................ Débouillis
- Ur......................... Débouilli aux 3/4
- Bi, Zr, Th, Hg. Ce, Y..,. Presque débouillis Carmin d'indigo
- Tout est débouilli.
- (A suivre.)
- Teinture et Impression
- Noirs Anthracène au chrome [ {Suite)
- APPLICATION A LA TEINTURE DES CHAPEAUX
- Si pour la teinture des laines il faut considérer le Noir Anthracène au chrome F comme produit principal; pour l’industrie de la chapellerie les deux marques F et 5B sont l’une et l’autre particulièrement intéressantes. En dehors de leur grande solidité à la lumière et de la beauté de leurs nuances ces produits ont les avantagesd’une très bonne pénétration ainsi que d’une excellente solidité à l’eau, à la transpiration, au fer chaud et au frottement. En raison de leur solidité remarquable aux alcalis ils offrent également un grand intérêt pour la teinture en noir des feutres laine et poils, qui sont apprêtés à la gomme-laque et lavés au carbonate de soude après teinture, et qui doivent par conséquent être absolument solides aux alcalis.
- Les produits peuvent être mélangés entre eux selon les besoins et ils se complètent très heureusement en ce sens que la marque F donne sur chapeaux un noir plutôt rougeâtre, le Noir Anthracène au chrome 5B par contre un noir verdâtre.
- Pour nuancer on emploiera surtout le Jaune Anthracène BN, le Vert acide acide BN et le Cyanol 3G.
- Le Noir Anthracène au chrome pénètre relativement très bien les chapeaux impers ; la marque la plus appropriée pour cet article est le Noir Anthracène au chrome 5B, qui donne sans aucun nuançage un noir plein et nourri à reflet bleuté.
- Procédé de teinture
- I. Pour les feutres souples laine et poils
- On ajoute au bain de teinture d’abord, selon la du-
- p.211 - vue 202/380
-
-
-
- 212
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- reté de l’eau, 300 à 600 grs. oxalate d’ammoniaque par 1000 litres d’eau, puis, après avoir bien brassé,
- 20 % sulfate de soude
- 5 % acide acétique (lorsque les cloches sont très acides on peut supprimer l’addition d’acide acétique) ainsi que la quantité nécessaire de colorant. On y entre les chapeaux, préalablement mouillés, à 50—60° C. et on chauffe de façon à arriver à l’ébullition en 20 minutes environ. Après 3/4 d’heure à 1 heure de bouillon les cloches sont généralement pénétrées ; on ajoute alors
- pour les feutres mérinos 3 à 4 % acide sulfurique pour les feutres poils 5 à 6 % acide sulfurique en plusieurs portions successives et on chromate ensuite pendant 30—40 minutes au bouillon sur un second bain contenant
- 1 1/2 = resp. 2 1/2 % bichromate de potasse
- 2 % acide chlorhydrique conc.
- II. Pour les chapeaux impers
- Ûn ajoute au bain de teinture d’abord 300 à 600 grs, oxalate d’ammoniaque pour 1000 litres d’eau, puis, après avoir bien brassé,
- 10 % bisulfate de soude et le colorant nécessaire On entre les chapeaux, préalablement mouillés à l’eau chaude, à environ 60° C. et on chauffe de façon à arriver en 15 minutes à une température voisine du bouillon que l’on maintient pen-dart 3/4 d’heure pour ajouter ensuite en plusieurs portions successives
- 3 à 4% acide sulfurique
- Après teinture on traite pendant 30—40 minutes au bouillon sur un nouveau bain contenant
- 2 à 2 1/2 0/0 bichromate de potasse
- 2 0/0 acide chlorhydrique conc.
- Il n’est pas nécessaire de rincer les chapeaux avant le chromatage, il suffit de les laisser égoutter un peu après teinture.
- En chromatant sur un second bain on a l’avantage de pouvoir conserver et faire resservir les bains de teinture et de chromatage. En continuant à teindre sur vieux bain on ne fait pas de nouvelle addition d’acide dès le début et on rajoute seulement plus tard de l’acide sulfurique, comme pour la première partie. Pour la teinture des feutres à poils souples et impers, où les bains ne s’épuisent pas, on peut en outre retrancher 3-2 6/0 sur les proportions de colorant primitivement employées.
- Pour le chromatage sur vieux bain il suffit de rajouter les 3/4 environ des quantités de bichromate de potasse et d’acide chlorhydrique employées en premier lieu.
- La Manufacture Lyonnaise de matières colorantes vient d’ajouter aux deux nouveaux Noirs Anthracène au chrome F et 5B une troisième marque, le
- Noir Anthracène au chrome FE, qui, au point de vue de ses qualités tinctoriales, se comporte exactement comme le Noir Anthracène au chrome F et ne se distingue de ce dernier que par sa nuance plus intense, de sorte que pour noir bleuté la marque F sera plus avantageuse et pour noir charbon la marque FE.
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction interdite sans l’assentiment spécial du la Rédaction) (Suite)
- )7 Tel qu’il est, le premier brevet de Thomas et Prévost avait fait faire un immense pas en avant à la question de la mercérisation chimique du coton : cette assertion est d’autant plus vraie que nous pouvons affirmer sans craindre de trouver de contradicteurs sérieux et de bonne foi que depuis l’époque où ce brevet a été Tellement connu du monde industriel, les innombrables brevets pris sur le même sujet tant en Allemagne même qu’en France, en Angleterre, voire même en Amérique, ne sont que des brevets soit-disant de perfectionnement, mais ne changeant absolument rien à l’idée fondamentale des inventeurs. La plupart du temps ils ne semblent avoir été demandés que pour pouvoir impunément se servir des procédés brevetés et il nous paraîtrait oiseux que de vouloir les mentionner tous ici dans une étude qui, quoique aussi concise que possible, n’en paraîtra pas moins longue à plus d’un lecteur.
- Cependant il nous est impossible de passer sous silence un brevet anglais pris bien antérieurement à celui de Thomas et Prévost puisqu’il a été pris le 15 mars 1890 par Horace Arthur Lowe, chimiste industriel à Heaton Moor dans le Lancastre. Ce brevet pris sous le titre de : Améliorations dans le traitement des
- p.212 - vue 203/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- t9
- matières textiles à ouvraison entièrement finie ou partiellement terminée, d'origine végétale (coton etc ).
- Teneur du brevet Lowe. —• Cette invention a trait à l’amélioration du traitement du coton, amélioration par laquelle la fibre végétale (coton ou lin) acquiert un brillant plus considérable tout en axaltant la force de la fibre et en lui donnant une plus grande affinité pour la matière colorante.
- Dans un premier brevet pris par l’inventeur en 1889 sous le no 20, 314, le coton était imprégné avec des lessives caustiques et particulièrement de la lessive de soude. Cette lessive se combine avec la fibre pour la transformer en une matière transparante et élastique. Mais il se produit en même temps un rétrécissement assez considérable, rétrécissement auquel il est obvié en soumettant la fibre pendant le traitement ou après le traitement par la soude caustique à une tension mécanique, cette tension devra forcément êtie exercée avant le moment physiologique où la fibre aura perdu l’état d’extensibilité qui n'est que momentané. Cet état d’extensibilité n’existe que pendant l’époque où la combinaison alcalino-cellulosique se trouve arrêtée ; jusqu’à ce moment la matière se rétrécit à nouveau sitôt la tension arrêtée : elle n'est qu'élastique, non pas extensible. L’élasticité disparaît mais l’exten-sibilitésemaintientencore quelque temps et ne disparaît complètement que petit à petit, à la condition toutefois que la matière ne soit pas soumise à la dessiccation. L’inventeur met à profit ce singulier état passager d’extensibilité, pour revenir aux dimensions primitives de la fibre tout en lui conservant les propriétés que lui adonné le traitement par la lessive caustique de soude.
- Pour le traitement des fibres par ce procédé, la matière est immergée pendant une à 15 minutes dans un bain contenant de la lessive sodique de la force de 25 à 750 Twaddle La durée de l’immersion varie suivant l’épaisseur de la matière à traverser et suivant la concentration du liquide mercerisant. La lessive de soude provoque une modification de la cellulose et détermine une forte contraction de la fibre; même lors-qu’après un lavage suivant immédiatement l’immersion toute trace de lessive alcaline a été éliminée, l’état nouveau du coton et son rétrécissement n’en persiste pas moins. La matière, au sortir du bain alcalin ainsi que pendant toute la durée de l’opération, se trouve dans un état d’extensibilité et d'élasticité extrême et l’on peut obvier entièrement au rétrécissement soit 0n maintenant le tissu ou le fil dans son bain merce
- risant sous tension, et en maintenant cette tension jusqu’à terminaison du lavage, soit en donnant la tension pendant ou même après le lavage entièrement terminé mais avant que la matière n’arrive à sécher ou qu’elle ne soit déjà devenue inextensible. L’inventeur trouve que lorsque les fils sont traités sous forme d’écheveaux, il est préférable de maintenir la tension pendant toute la durée du travail, tandis que lorsqu’i s’agit de tissus plus lourds ou de chaînes, il vaut mieux ne donner la tension que pendant le lavage et qu’enfin pour les tissus ordinaires et les copses la tension ne devra se donner que lorsque déjà la combinaison alcalino-cellulosique est un fait accompli mais toujours avant que par le repos ou la sèche la fibre ne soit plus susceptible d’extension. Au sortir de son bain alcalin, le coton est soigneusement lavé et de préférence à l’eau tiède, en observant toutefois qu’en chassant la lessive, cette dernière ne soit pas trop affaiblie par un délayage outre mesure.
- On arrive à ce but tantôt en faisant passer sur le coton alcalinisé de l’eau chaude finement pulvérisée, tantôt en lavant la matière dans des appareils sous haute pression ou avec aspiration ou encore à pression mécanique. Par le lavage à l’eau, la combinaison alcalino-cellulosique se trouve détruite et pendant que la forme modifiée de la celluso se manifeste, la fibre se trouve dans un état particulier où la tension rend le retrait impossible, sans que toutefois l’action de la lessive alcaline ait une influence fâcheuse quelconque sur la fibre au point de vue du brillant ou de son aptitude à s’assimiler les colorants. La fibre ainsi préparée est indemne de matières alcalines et ce qui pourrait encore en rester peut être neutralisé sans inconvénient avec les acides étendus. Quant à la lessive caustique restant dans les eaux de relavage, elle peut être récu-nérée par concentration à la vapeur et servir à une opération ultérieure. Si après un usage un peu prolongé la lessive venait à contenir trop d’impuretés, il conviendrait de la filtrer avant concentration.
- Le procédé breveté se subdivise donc en trois phases distinctes :
- a) Traitement de la cellulose par la lessive de soude caustique ;
- b) La tension donnée à la cellulose tandis qu’elle se trouve à l’état extensible ;
- c) Elimination de la lessive de la fibre et récupération du liquide caustique non utilisé.
- Ce procédé s’applique aussi bien au coton en tissé,
- p.213 - vue 204/380
-
-
-
- P
- |LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- en fils, écheveaux ou copps qu’en chaînes prêtes à être livrées au tissage.
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Note sur l’essai des extraits de campêche dans la pratique
- Par M. J. Zubelen (I) (Suite)
- Dans cette note (2), l’auteur se permet de soumettre au lecteur la méthode d’après laquelle il a travaillé pendant dix ans, dans la maison J.-R. Geigy et Cie, à Bâle, et qui lui a permis d’obtenir les résultats les plus rationnels et les renseignements les plus exacts sur la nature des extraits de campêche. Les principes de cette méthode se rapprochent de ceux publiés par MM. Gulden et Cie il y a quelque temps, mais en diffèrent dans la manière de faire et renseignent assez clairement sur le pouvoir colorant et la composition des produits en question.
- Pour faire ces essais, il s’est servi de solutions d’extraits de campêche, contenant 5 gr. d’extrait à 3° Bé par litre d’eau distillée, et ayant les compositions suivantes :
- 1° (Type). Extrait 30° Bé fait avec un bon bois et contenant le colorant pour ainsi dire totalement sous la forme d’hématoxyline.
- 2° Extrait 30° Bé contenant presque entièrement de l’hématéine.
- 3° Extrait 30° Bé contenant moitié hématoxyline et moitié hématéine. { (
- 4° Extrait 30° Bé, même que 1°, et coupé de 20 0/0 de matières tannantes (sumac).
- 5° Extrait 30° Bé, même que 1°, et contenant 1(2 0|0 de carbonate de chaux.
- Les extraits employés pour faire les teintures ont été choisis comme étant les plus probants, car il n’était guère possible de faire la démonstration avec toutes les qualités d’extraits; ceux coupés de substances inertes en teinture présentent moins d’intérêt et se reconnaissent facilement en teinture. Cependant, l’on pourrait avoir à faire à un extrait pur et qui paraîtrait
- coupé ; ce serait alors un extrait fait avec des bois de qualité médiocre. Ces extraits sont généralement aussi chers que les bons, car les bois bon marché sont du rendement faible.
- Essai A. — On teint sur laine en mordançant :
- 100 gr. laine
- 3 » bichromate de potasse
- 3 » acide tartrique.
- L’écrivain adopte de préférence ces proportions pour avoir une laine possédant encore une action un peu oxydante et donnant, en teinture, une belh nuance moyenne. On teint, avec 40cc, des solutions d’extraits préparées plus haut et 400cc d’eau distillée, 1 1[2 h. au bain-marie. La quantité de colorant employée correspond à 7 0[0 d’extrait 30° Bé du poids de la laine ; il vaut mieux prendre cette proportion un peu plus forte, car si on ne prenait que 3 1[2 00 d’extrait 30°, les nuances finales s’égaliseraient beaucoup par suite de l’oxydation que subit le type 1° pendant la teinture, et les différences entre l’hématoxyline et l'hé -maatéine ne seraient pas'assez marquées.
- L’on obtient ainsi, pour le type 1, la nuance bleuâtre caractéristique de l’hématoxyline; pour le N’ 2, une nuance bien plus foncée que l-, se rapprochant du noir et indiquont l’hématéine ; 3- contenant 1[2 hé-matoxyline, 1[2 hématéine se trouve, comme intensité, entre 1- et 2 ; 4- est plus faible que 2-, 3- et par suite du coupage qui n’est d’aucune utilité. Il en serait de même pour d’autres extraits non oxydés et coupés de substances inertes. 5* est aussi plus foncé que le type, par suite de l’action oxydante du sel de chaux. Tout le monde connaît l’action des sels calcaires sur les extraits, et si on ne les rencontre pas plus, c’est uniquement parce que leur présence est révélée par la coloration de l’extrait. Ces teintures nous montrent qu’en travaillant ainsi, les extraits oxydés seront toujours plus foncés que les extraits purs, et ceux-ci plus foncés que les extraits coupés.
- Cependant, il pourrait se faire qu’un extrait soit, à peu de chose près, égal au type et qu’il ait néanmoins subi un coupage de 20 ou 30 0[0 ; ce serait le cas d’un extrait oxydé coupé. Les essais B et C nous renseignent exactement sur ce point.
- (A suivre).
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse. (2) Voir n° 12 (20 juin 99).
- p.214 - vue 205/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 215
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ POUR DONNER A LA LAINE en flocons ainsi qu’aux tissus de laine le brillant et le toucher de la soie, en évitant tout feutrage
- Par la Société Lecomet et Déprés
- Pour obtenir le résultat indiqué par la présente invention, on manipule, pendant une demi-heure environ, dans un bain dont la température est maintenue de 30 à 35° cent. la laine ou les tissus de laine. Ce bain est composé d’eau et de brome; la proportion de brome entrant dans la composition du bain est de 5 à 10 % du poids de la laine ou des tissus de laine. Après cette opération, on rince les tissus et on teint par les procédés ordinaires.
- Pour compléter le travail et donner à la laine ou au tissu l’aspect et le craquant de la soie, il suffit de faire passer le tissu teint dans un bain savonneux et ensuite dans un bain légèrement acide.
- Par ce traitement,les fibres de laine comme le tissu de laine ne peuvent plus se feutrer dans les opérations ultérieures.
- PERFECTIONNEMENTS aux méthodes et appareils pour tisser les étoffes Par M. Edward Smith
- Dans cette méthode et cet appareil perfectionnés pour le tissage des étoffes, ce dernier s’exécute de façon qu’une navette ou porte-fil fasse passer le fil de trame à travers le pas ouvert, le fil en question étant couché dans deux directions de façon à former un fil double et se trouvant retenu dans le pas ouvert qui ne change pas de forme jusqu’à ce que la navette ait été renvoyée. Les lisses sont ensuite actionnées pour changer le pas et lier les fils de trame, lesquels sont frappés par le peigne à chaque course de la navette.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour l'application des compositions imprégnantes. par M. Edward Stephens
- Le procédé en question consiste essentiellement à mettre en contact sous pression, avec le tissu à imprégner, un tablier ou pièce de tissu ou qu’on a imbibée auparavant avec une quantité suffisante de com
- position imperméabilisante, tandis que la pression est appliquée au moyen de rouleaux chauffés ou d’autres dispositifs. La chaleur combinée avec la pression trans. met la composition du tablier sur le tissu qui se trouve alors imprégné d’une façon complète et régulière.
- L’arrangement des parties qui constituent et qui fonctionnent sous forme d’appareil pour appliquer les compositions imperméabilisantes, comporte essentiellement un récipient destiné à contenir la composition, — un tissu ou un tablier pour absorber la composition, — des rouleaux pour transmettre la composition sur le tablier, une série de traverses de dégorgement et d’autres rouleaux pour guider le tablier — et le dispositif pour appliquer la chaleur et la pression en vue de reporter la composition, du tablier sur le tissu qu’il s’agit d’imperméabiliser.
- UN NOUVEAU BAC DE TEINTURE Par la Société VANDENBROUCKE frères.
- Dans tous les bacs de teinture connus à ce jour, les bois, étant toujours placés horizontalement, se cintraient au bout d’un certain usage, par suite de l’action des liquides tinctoriaux ; ils se disjoignaient et laissaient fuir le liquide.
- Avec le nouveau bac, cet inconvénient se trouve supprimé rien que par le fait de ce que, dans sa formation, les bois sont placés verticalement et que l’on a soin de ne pas faire correspondre les joints. En dehors des tirants habituels, il en est placé d’autres sur les parois inférieures du bac pour maintenir l’écartement du fond ; à cet effet, il est adopté un couvre joint pour pouvoir fixer ces tirants supplémentaires plus facilement. Sur le bord supérieur du bac, est placée une réglette pour protéger les bois contre l’usure rapide produite par les bâtonnets et dans cette réglette est pratiqué un casse-goutte de façon que le liquide tinctorial ne puisse tomber sur les tirants de côté.
- APPAREIL A .CUISSON CONTINUE DE LA COLLE D’ENCOLLAGE
- Par M. Auguste Stephan
- Cet appareil pour la préparation continue de la colle d’encollage ou d’apprêt se caractérise par le fait que la matière d’encollage ou d’apprêt, non cuite, est refoulée au moyen d’une pompe dans une chaudière
- p.215 - vue 206/380
-
-
-
- 216
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fermée de toutes parts, à doubles parois et dans laquelle la masse d’encollage crue, chauffée à travers les parois de ladite chaudière, arrive sous pression par le développement de sa propre vapeur, sans que sa concentration ne subisse d’amoindrissement, et par le fait que la colle crue introduite par un côté dans la chaudière en sort d’un autre d’une manière continue à l’état de colle cuite.
- {Reproduction interdite.}
- DIVERS
- La Teinture à Saint-Étienne {suite} Etude Industrielle.
- Pour clore la série des agissements néfastes d’un certain nombre de membres de la Fabrique stéphanoise contre ses teinturiers, il me reste encore à signaler deux abus ayant également une importance capitale.
- Le premier, et sans contredit l’un des plus formidables, marchant de pair avec la grave question des prix, et qui est la bonde par laquelle s’écoule à flots pressés le plus clair des bénéfices (I). Non, il n’y en a plus ; mais des économies que le teinturier pourrait réaliser, consiste dans ces petites parties.
- Après avoir bien débattu et convenu le prix de Teinture au kilo de soie, schappe et coton, le fabricant en dispose 50, 100 ou 200 grammes, et voudrait ne payer ces fractions qu’au prix de l’unité. C’est-à-dire qu’il faut que le malheureux teinturier fasse 5 ou 10 petites parties en nuances diverses, et opposées entr’elles, pour atteindre le poids du kilo. Vous voyez d’ici la formation de dix bains différents, l’emploi de dix colorants, sans compter les reponchonages pour arriver quand même à la conformité de nuance exigée. N’est-ce pas là un abus criant et dont la disparition s’impose forcément, puisque à Paris même, où les teinturiers sont de vrais industriels, le minimum de prix étant au kilo, peu importe au teinturier parisien que le fabricant ne lui dispose que 100 ou 200 grammes par chaque nuance, le fabricant étant tenu de payer comme s’il avait disposé un kilo, le teinturier lui facture chaque petite partie comme si elle at-teignait ce poids, et le fabricant paie sans aucune réduction ; c’est une coutume déjà vieille et qui a force
- de loi. Pourquoi n’en serait-il pas de même à Saint-Etienne ?
- Objectera-t-on par hasard que la teinture est trop chère et ne permet pas de faire de temps en temps des reteints ?
- Dira-t-on que ce sont des échantillons, alors que pendant une saison entière, on voit reparaître jusqu’à deux fois et trois fois par semaine ces innombrables petites parties en nuances identiques aux précédentes. Non, n'est-ce pas; car la fabrique sait fort bien que le teinturier n’est point chiche de son travail, et qu’il n’a jamais refusé à son client, de lui teindre ses échantillons, même sans rétribution.
- La responsabilité de cet état de chose remonte donc uniquement à la fabrique qui, soit par économie mal comprise, soit par crainte d’avoir au bout de la saison, quelques kilos à faire reteindre, s’est peu à peu laissé aller à ne disposer en teinture qu’au fur et à mesure de la réception de ses commissions.
- Au début, le teinturier n’a rien dit, croyant à un état de gêne passagère ; mais comme cette plaie n’a fait que s’étendre et s’élargir, il a bien été obligé de s’en émouvoir et de réclamer, car ainsi que je le dis, c’est l’une des fuites par lesquelles s’en vont les économies, et qu’il faut boucher.
- Déjà, en 1884, la nécessité absolue s’en faisant sentir, les maîtres teinturiers réunis, demandèrent à la Fabrique, que le minimum de prix payé pour les petites parties fut établi aux 500 grammes, pour toute partie n’atteignant pas ce poids, et la grande majorité des fabricants accepta cette proposition, qui d’ailleurs était on ne peut plus logique.
- {A suivre.}
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- Homologations de tarifs.
- 2 juin 1899.— Nord. — Tarif spécial P. V. n- 17. Matières tinctoriales.
- Il est entendu : 1° Que la seule dénomination « Sumac », dénomination qui est conforme à celle de la classification générale, sera maintenue dans la nomenclature du tarif 17, en la faisant suivre du signe (1) ; 2o Que les prixexceptionnelssupprimés seront rétablis au cas où leur suppression donnerait lieu, dans le délai d’un an, à des réclamations reconnues fondées ar l’administration supérieure.
- p.216 - vue 207/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 217
- LA
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Le Ministre delà Justice vient d’adresser aux procureurs généraux une importante circulaire, contenant les détails les plus précis sur l’application de la loi du 9 avril 1898.
- ^Cette circulaire intéressant tous nos lecteurs, nous en publions le texte in extenso.
- Monsieur le Procureur général,
- Les responsabilités encourues à l’occasion des accidents étaient réglées, jusqu’à ce jour, par les articles 1382 et suivants du Code civil. L’ouvrier victime de 'accident ou ses ayants droit, en cas de décès, n’obtenaient une indemnité qu’à la condition de prouver qu’il y avait eu faute du chef d'entreprise ou de ses préposés Dans le cas où cette preuve était administrée, la répa ration devait être intégrale à moins qu’il n’y eût, à la fois, faute du patron et faute de la victime, entraînant un partage de responsabilité et, par voie de suite, une atténuation de l’indemnité.
- Cet état de choses avait pour conséquence de subordonner fréquemment la réparation du préjudice aux résultats, toujours incertains, d’un procès long et dif -ficile pendant lequel la victime restait dénuée de ressources. A un autre point de vue, il plaçait la victime dans une situation encore plus douloureuse et contraire à l’équité. Un grand nombre d’accidents sont dus, en effet, à des causes qui déjouent toutes prévisions; elles tiennent aux forces mise en œuvre par l'industrie moderne, et que l’homme ne peut pas toujours maîtriser. Il n’était pas juste que ce risque fût entièrement supporté par l’ouvrier.
- La statistique a permis d’établir que, sur cent accidents, vingt-cinq peuvent être attribués à la faute de l’ouvrier, vingt à la faute du patron, huit à la faute combinée du patron etde l’ouvrier, quarante-sept à des cas fortuits ou de force majeure ou à des causes indéterminées, L’ouvrier subissait non seulement la charge de sa faute, faute souvent bien excusable, mais encore celle des cas fortuits ou de force majeure, ou encore des accidents dans lesquels la faute du patron ne pouvait pas être établie. Dans les deux tiers des cas, il était donc déchu de tout droit à une indemnité.
- Cette constatation suffit pour démontrer que l’application du droit commun ne répondait plus aux conditions du travail et aux risques résultant de la transformation de l’industrie et du développement de l’outillage. A une situation nouvelle, il fallait un droit nouveau. Brisant avec les formules anciennes, le législateur y a pourvu en introduisant dans cette matière le principe du risque professionnel et de l’indemnité forfaitaire.
- En vertu du risque professionnel, le chef d’industrie est de plein droit responsable de l’accident, en dehors de toute idée de faute. Mais par une juste compensation qu’il fallait admettre sous peine de faire supporter à l’industrie une charge trop lourde, l’indemnité n’est, que partielle; elle est établie à forfait d’après un tarif 9 ni a pour base le salaire de la victime.
- Toutes les infortunes résultant du travail seront dé
- sormais secourues dans la mesure compatible avec le souci de ménager les forces des chefs d’entreprise. Les rapports entre le capital et le travail deviennent ainsi plus équitables; et on a pu dire avec raison que la loi, qui les établit sur ces bases nouvelles a fait œuvre d’humanité et réalisé, au point de vue social, un progrès considérable.
- Cette loi a été promulguée le 9 avril 1898 et publiée au Journal Officiel du lendemain. Elle est complétée par quatre décrets des 28 février et 5 mars 1899 dont l’un porte établissement d’un tarif applicable aux greffiers des justices de paix, et par plusieurs arrêtés ministériels.
- Elle devait être mise à exécution à partir du 1er juin 1899, mais le point de départ de son application s’est trouvé reporté au 1er juillet prochain en vertu de la loi du 24 mai 1899 édictée en vue de permettre aux chefs d'industrie de s’assurer à une caisse d’Etat contre les risques encourus à l’occasion des accidents entraînant la mort ou une incapacité permanente. L’article 2 de cette dernière loi porte, en effet, que la loi du 9 avril 1898 ne sera appliquée qu’un mois après le jour où la caisse des accidents aura publié ses tarifs au Journal Officiel et admis les industriels à contracter des assurances; le même article ajoute qu’en aucun cas la prorogation ne pourra excéder le 1er juillet 1899. Or, les tarifs susvisés ont été publiés au Journal Officiel du 27 mai, et une note qui y est annexée, porte que les demandes des chefs d’entreprise qui veulent contracter une assurance, sont reçues à partir du 1er juin.
- Je n’entreprendrai pas de donner un commentaire, même abrégé, de la loi nouvelle. Ce travail exigerait de longs développements et ne serait pas ici à sa place. Je dois me borner à signaler les dispositions qui intéressent plus spécialement les tribunaux et, en particulier, les magistrats cantoraux. Ceux-ci ont à jouer un rôle important; la bonne exécution de la loi dépend, en partie, du zèle éclairé qn’ils apporteront dans l’accomplissement de leurs fonctions.
- Dans un premier chapitre, je m’efforcerai de délimiter le champ d’application de la loi. Les chapitres suivants seront consacrés à la fixation des indemnités, à la compétence et à la procédure, à l’assistance judiciaire et aux dispositions exceptionnelles qui ont pour objet d’alléger les frais de justice. Enfin, je rechercherai si la loi nouvelle peut exercer quelque influence sur les instances déjà nées ou à naître à l’occasion d’accidents survenus avant le 1er juillet 1899.
- CHAPITRE PREMIER
- Domaine d’application de la loi
- La loi ne s’étend pas indistinctement à toute la classe des travailleurs, non plus qu’à tous les accidents, d’une nature quelconque, dont les ouvriers ou les employés peuvent être victimes. Son champ d’application est circonscrit dans les limites qui apparaissent par la détermination de trois éléments relatifs : 1 • aux industries assujettis au régime du risque professionnel; 2 aux conditions dans lesquelles do t se produire laccident; 3- aux personnes responsables et à celles qui peuvent se prévaloir du principe de la responsabilité légale.
- p.217 - vue 208/380
-
-
-
- 218
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- § 1er. — Industries assujetties (Article premier).
- L’article 1er de la loi du 9 avril 1898 fait une distinction : il énumère limitativement les établissements auxquels la loi s’applique toujours et sans condition; viennent ensuite les autres exploitations, en général, dans lesquelles l’application de la loi est subordonnée soit à la fabrication ou à la mise en œuvre des matières explosives, soit à l’usage d’une machine mue par une force autre que celle de l’homme ou des ani -maux.
- Les établissements de la première catégorie comprennent :
- 1 L'industrie du bâtiment. — C’est-à-dire toutes les industries qui se rattachent à la construction des édifices, taille de pierre, maçonnerie, charpenterie, menuiserie, couverture, peinture, vitrerie, serrurerie...;
- 2• Les usines et manufactures. — La différence entre ces deux sortes d’établissements est assez difficile à fixer. D'une manière générale, la manufacture est l’établissement où la main-d’œuvre domine et dans lequel s’opère la fabrication d’objets déterminés. Les usines servent à la préparation des matières premières en vue de leur application à des usages industriels.
- La loi s’applique-t-elle aux ateliers, par exemple, aux ateliers de tailleurs d’habits, de cordonniers, de chapeliers, d’emballeurs..., où le patron participe généralement au travail manuel des ouvriers qu’il emploie ?
- Sur ce point, il s’est produit, au cours de l’élaboration delà loi, des opinions contradictoires. La question est donc douteuse, et il appartiendra aux tribunaux de la trancher.
- (A suivre.)
- A MM. LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le Ier juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (i à 15 fr.) défaire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 fr.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix : 1 placard 0.40 ; chaque placard en plus 0.30,
- | franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recous à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le mon ie. (Voir aux annonces}.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole • de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60,
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales.-- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) —- Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-ihane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b)
- p.218 - vue 209/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 219
- Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc, Exemples d'analyses. —- Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d'Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé.
- — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journa pour recevoir franco.
- VIENT DE PARAITRE
- • 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs. Adresser les demandes au bureau du jouanal.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurisprudence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Chartres, et Léon GUIBOURG, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix.................... 10 fr.
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément........................... 2 fr.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par états, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui im -primer le moindre mouvement de rotation.
- n
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur Fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique, des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette Sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus our l’étranger.)
- Il suffit de nous envoyer un mandat et l’adresse bien précise.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Marchand, teinturerie, à Tourcoing. — Jug. du 20 juin. — L. : M. Duvillier.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société Mathieu et Cie, machine à teindre les matières textiles, 14, rue Bas-Trévois, à 1 Troyes. — Durée : 14 ans. — Acte du 24 mai.
- p.219 - vue 210/380
-
-
-
- 8 o
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CARTE COMMERCIALE DES CHEMINS DE FER FRANÇAIS
- 5
- indiquant gaie par gare et en chiffres progressifs les distances kilométriques dressée par GOURDOUX père y et fils
- Propriétaire- Editeur, GOURDOUX 4 père.
- Spécimen réduit,
- ]
- ien
- 9 $ s
- (e.. N8oX 81
- 2134, 1130) ,26
- 36 Y 130 124. 120 15
- ah.a1 1 wlelel”
- (
- iV, 19x
- aESA
- A8lye
- \ \ F® (,
- W ' Kw. § TR-la
- L e e 424s9) , 166]
- 7 ,
- A[stor i
- .7 Bs
- (ewasy ixeyTs o
- 23
- •7 (| sl892re
- 8)1
- 15, \ 199
- _____________r
- B
- O S xe kot
- -0A3119 79X f ooxs) In/
- N
- as a
- 9°“ Edition 1898-1899-1900, revue et complétée (lignes en construction et lignes en projet) par M. A. de Vilaine, ingénieur-civil. — Etablie d’après les conventions législatives. — Adoptée par la Ville de Paris pour l’enseigne ment de la Géographie commerciale dans les Ecoles du département de la Seine. — Coloriée par Réseau.
- Sommaire : Lignes avec express permanents. — Lignes avec express pendant l’été. — Lignes avec trains omnibus. — Lignes en construction.
- Gares non ouvertes à la petite vitesse; Haltes: pour voyageurs sans bagages; pour voyageurs avec bagages.
- Tableaux d’application. —Tarif du cahier des charges
- — Tarif des petits paquets. — Tarif des colis postaux. — Tarif des colis non postaux. — Renseignements généraux
- Prix: — En feuille, 8 fr. 60. — Pliée en calepin» 10 fr. 60. — Collée sur toile et vernie, 12 fr. 60.
- p.220 - vue 211/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 221
- DIRECTEUR TECHNIQUE trichien, chimiste-coloriste, jusqu’ici chargé de la direction technique d’un grand établissement de blanchisserie-teinturerie et d’apprêtage d’Articles de coton, parfaitement expérimenté dans toutes ces branches, cherche place dans un établissement analogue.
- A aussi été occupé dans des fabriques anglaises, françaises et allemandes, sait écrire et parler toutes ces langues.
- Est également versé dans les rapports commerciaux et avec la clientèle.
- Offres sous chiffre « Mehrjâhrige Praxis » Z. R. 1314, à Haasenstein et Vogler, vienne I (Autriche).
- I PRATICIEN
- | expérimenté, impression laine et coton, employé 11 ans dans très grande fabrique mulhous.., cherche à changer déplacé. Ecrire, D.455, au journal Express, Mulhouse (Als.)
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- PRIME A NOS ABONNES
- Agrafe
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- Pour Colis postal en plus { E"abmici0 for?. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- PAUL SEEIngArchitecte, Entrepreneur.
- 58,RueBrüle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage —Ventilation-----Séchage
- Economiseurs — Surchauffeurs.
- Réfrigérants -__ Moteurs électriques
- Moteurs de
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel,
- directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. DOMMER, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- MATÉRIEL POUR BLANCHISSERIES, TEINTURES
- nouvelle machine a sécher avec aspirateur, brevetée s.g.d.g.
- ET APPRETS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- NI DECOUDUN
- construceurs breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.221 - vue 212/380
-
-
-
- 222
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (via Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire, — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre. Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-. Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 400/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales
- et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte). Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Sahes-de—Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements,consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L'OUEST
- La Compagnie recommande instamment à MM. les voyageurs de vouloir bien enlever les anciennes étiquettes qui peuvent se trou ver sur leurs bagages afin d’éviter les erreurs de directions et d’inscrire sur ces colis leur adresse et le nom de la gare destinataire.
- Pour faciliter cette inscription, MM. les voyageurs trouveront aux bibliothèques des gares des carnets d’étiquettes gommées au prix de 0 fr. 05 le carnet de 10 étiquettes.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Excursion aux Gorges du Tarn par le Bourbonnais
- Les Cies P.L.M., Orléans et Midi organisent, avec le concours de l’agence des voyages économiques, une excursion aux Gorges du Tarn suivie d’une visite à la vieille cité de Carcassonne, du 23 juillet au 2 août 1899.
- Prix (tous frais compris) : Ire cl. 275 fr. 2e cl; 245 f
- S’adresser, pour renseignements et billets, à l’agence des voyages économiques, 17, rue du faubourg Montmartre et 10, rue Auber, à Paris.
- CHEMINS DE FER DU NORD PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h, 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris. — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne -Folkes' tone : 10 h, 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h. 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone -Boulo-( gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'ES-pagne, le Portugal, etc.
- p.222 - vue 213/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 223
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (20 Juillet)
- On cote :
- Acide tartrique..........
- Bois de :
- Campêche Laguna .........
- » Martinique.............
- » Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Crises..................
- Argentées............... Zacatilles.............. Noires ordinaires.......
- » supérieures........... Orême de tartre. Curcuma Bengale......... Dividivi ...............
- Gommes :
- Arabique................
- Aden....................
- Damar Singapore........
- » Batavia..............
- Sandaraque.......... Gambier......... Galles vert et noir.....
- oo CH p-
- 18...........
- 10 .. 12 .
- M.............
- 14...........
- 130 ..
- 252 350
- 215 .. 225 .
- 235 ............
- 240 ..........
- 200 ............
- 230 ............
- 170...........
- 60 .. 65
- M . .
- 185 .. 180 .
- 100 .. 130 .
- ..............
- 155 .. ... .
- 150 160 .
- 42...........
- 115 .. 140 .
- • Campêche.............. 4 75
- » Carmen................ 4 75
- » Tampico................ 5 25
- » Porto-Plata. ..... 4 75
- » Haïti................. 5 ..
- • Jamaïque ............. 5 ..
- • Barcel et P. Cab .. 6 ..
- • Rio Hacha............. 3 50
- • Carth. et Savan... 3 50
- • Maracaïbo......... 4 50
- • Fustet.....100 k. 14 ..
- » Tatajuba.........50 k. 4 .
- Bahia................. 4 50
- » Corinto................ 5 30
- * Amapala. ... 50 kil. 5
- Rouge Brésil Bahia...... 7 ..
- » Calliatour... 100 k. 14 ..
- » Lima........50 kil. 9 .
- » Ste-Marthe........ 6 ..
- » ................. 3 ..
- » Sandal..... 100 k. 7 ..
- • Sapan........50 k. 8 ..
- » Quebracho.. 1009 k. 75 .
- Rouge Pernamb.....50 k. 16 ..
- « a 0 s
- Brun luisant, en sac 50 k.
- — en caisse — Jaune ou gamb. pressé..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez
- tendre..................... F, 2 50
- moyen ordinaire................. 2 ..
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r.............. 3 5 0
- Kurpah moyen et moyen ordinaire... ................... 2 50
- Sumac en feuilles..........F. 18 ,.
- — en poudres............F. 20 ..
- Vordet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 165 ..
- sous papier, F. 165 ..
- » bon marchand en pains F. 105 ..
- » » » en boules 105 ..
- à 2 75
- 2 50
- 4 . .
- 3 25
- 0/0 k.
- 010 k.
- 0[0 k. »
- »
- • raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (20 Juillet)
- B ni* de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 12 .. à 14 ..
- — 2c qualité... 11 .. 12 ..
- 3e qualité.... 6 50 10 ..
- — Sisal, Yucatan... 9 50 10 50
- Honduras................. 9 20 9 80
- ........................ 7 50 8 50
- Haïti Cap................ 5 05 5 35
- » ....................... 5 40 5 7.
- » St-Marc............... 6 60 7 -5
- » ...................... 615 675
- » ....................... 5 80 6 ..
- ^•-de-Paix............... 6 50 6 75
- ........................ 4 75 5 40
- Saint-Domingo........... 5 40 6 75
- Martinique et Guadeloupe. 3 75 5 ..
- Jamaïque................. 5 25 6 75
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 50 6 60
- » Manzanillo............ 6 50 6 60
- 4 Tuspan................ 6 75 6 50
- • .................. 5 25 6 ..
- 5 25
- 5 75
- 6 ..
- 5 25
- 5 50
- 5 75
- 6 25
- 4 ..
- 4 . .
- 5 ..
- 16 ..
- 4 50
- 5 ..
- 6 50
- 5 50
- 10 ..
- 17 ..
- 10 ..
- 8 .,
- 3 50
- 8 ..
- (0 ..
- 86 ..
- 71 ..
- M...........
- 37 50 45 ..
- 20 . 25 ..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil
- ............................ 1 60 2 .. Ténériffe grise............. 1.50 1 80
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25
- Java, Mad , Pond....... M.................
- Dividivi
- On cote les 50 kil...... 9 .. 14 .,
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 6 75 7 ..
- » fin viol, et pourpre... 6 25 6 50
- » beau viol, et dite.... 5 75 6 ..
- » bon violet............. 5 .. 5 25
- • moyen violet........ 3 75 4 ..
- » bon violet rouge..... 4 50 4 75
- » bon moy. v. roug.... 4 .. 4 25
- Beng. fin rouge............. 4 75 5 ..
- » bon dito............... 3 50 4 .
- » bon à fin cuiv...... 3 .. 3 25
- » cuiv. ord. et bas... 2 25 2 75
- Java............................. • • •
- Kurpah........................ 1 50 4 .
- Madras.................... 1 • • 3 50
- Manille..................... 1 • • 3 • •
- Caraque..................... 1 50 3 50
- Guatemala flor........... 5 ,. 559
- » sobré........... 3 .. 4 25
- » bon à fin cor...., 3 .. 4 45
- » cor. ord. à bas.. 1 25' 2 25
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k . 6 . 6 50
- • bon à beau....... 4 50 5 50
- » ord. et moyen..... 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : . ..
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé......... 7 50 à 8 50
- • gros effilé.............. 6 .. 7..
- Rocou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 40 à .0 42
- Cayenne..................................
- PLACE DE LYON
- 20 Juillet
- Ê
- Prix aux 100 kilos hors barrière ;
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb.......... Aride acétique des arts 40%
- — chlorydrique............
- — nitrique 36°............
- — sulfurique, 66’ ....
- — tartrique...............
- — citrique..............,, Alun épuré..........
- — ordinaire............... Ammoniaque incolore, 22°. Bichlorure d'étain, 55°..
- — — 60°....
- Bois Campêche-Liguna. .. — — Guadeloupe
- — Jaune Centre Amérique Cachou jaune, V apeu s ... — brun................... Chlorate de potas se.
- — de soude............ ... Chlorure de chaux100 à 110° Chromate rouge de potasse _____ — de soude.. Crème de tartre ..... Cristaux de tartre...
- — de soude ............... CurcumaBengale en racines
- — de Madras.. ....
- — Chine .. ..............
- Essence de térébenthine .. Extrait de châtaignier 20°.. Galles de Chine et Japon.
- — vertes et noires.. . Gomme Sénégal, en sortes.
- - arabique...............
- — adragante rousse. Jus de citron............ Méthylène à 9.’.°........
- — régie 90 ....... Prussiate jaune de potasse ______ — de soude.. Pyrolignite de fer....... Résine Rouillé Sel de soude 80»... . ...
- — ammoniaque.. Sel d’éta n......... Soufre en canons . . .... — sublimé............ Sumac Sicile en feuilles... Sulfate d’alumine... — de cuivre...........
- — de fer.......... ......
- 75 ..
- 25 ..
- 7 ..
- 32 . .
- 8 ..
- 290 .. 420 ..
- 20 ..
- 15 ..
- 44 ..
- 90 ..
- 100 . .
- 18 ..
- 14 ..
- 18 ..
- 36 ..
- 100 . .
- 85 ..
- 6 ..
- 19 50
- 85 ..
- 65 ..
- 187 . .
- 182 .
- 6 ..
- 65 ..
- 65 ..
- 63 .
- 92
- 16 ..
- 175 ..
- 170 . .
- 150 ..
- 192 .
- 290 ..
- 23 .
- 125 , 120 .. 180 ..
- 10 ..
- 22 ..
- 9 ..
- 18 .
- 11 50
- 200 ..
- 19 50
- 21 50
- 26 ..
- 15 ..
- 78 ..
- 6 50
- à 76 ..
- 26 ..
- 8 ..
- 34 ..
- 11 .
- 295 ..
- 440 ..
- 21 ..
- 16 ..
- 45 . .
- 100 ..
- 110 ..
- 19 -
- 14 50
- 19 ..
- 37 .
- 110 ..
- 90 ..
- 6 50
- 20 ,.
- 90 ..
- 70 ..
- 190 ..
- 185 ..
- 6 50
- 66 ..
- 66 ..
- 64 ..
- 102 ..
- 17 ..
- 180 ..
- 200 ..
- 160 ..
- 250 ..
- 325 ..
- 24 . .
- 130 ..
- 125 ..
- 185 ..
- ii ..
- 25 ..
- 10 ..
- 18 25
- 12 ..
- 210 . .
- 20 50
- 22 50
- 28 ..
- 17 ..
- 79 ..
- 7 50-
- p.223 - vue 214/380
-
-
-
- 224
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans eette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant»
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d'indigo' Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Études spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce),. 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet (jour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression, Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN
- FER & RÉSERVOIRS en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P LEGRAND
- INVENTEUR Pont de la Révolte, à St-Denis SEINE
- Étanchéité complète
- PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE , Annvwunnv
- MEDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- p.224 - vue 215/380
-
-
-
- 4 Année. — N° 15 Le Numéro : 0,75 5 Août 1899
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. . 15 fr
- — Six mois8 fr
- ÉTRANGER : Un an. 20 fr
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- uNoneEe ! La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES. | Faits divers.................Sfr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Les savons de benzine.
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Teinture et impression (système Vigoureux sur loine peignée)
- Apprêts. — Le mercerisage, son but, ses origines, ses progrès et son avenir (suite).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Note sur l’essai des extraits de campêche dans la pratique (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Société industrielle du Nord de la France. — La loi sur les accidents du travail. — A MM. les Industriels. — Renseignements commerciaux. — Tarifs de chemins de fer. — Jurisprudence* — Bibliographie — Cours.— Annonces.
- CHIFFONNAGE
- LES SAVONS DE BENZINE
- L’emploi des savons dits de benzine est une des con-séquences du nettoyage chimique plus connu sous le nom de nettoyage à sec. Quoique depuis un quart de siècle déjà l’on a cherché à combiner l'action épurante du savon à celle plutôt dissolvante de la benzine et des benzols, ce n’est que depuis cinq ans environ que l’on est réellement parvenu à obtenir d’une manière quelque peu satisfaisante l’effet tant recherché. La première des raisons qui ont rendu ces recherches si difficiles au point de vue pratique c’est que les hydro
- carbures légers appelés benzines et benzols ne se mélangent pas aux lessives savonneuses et que, d’un autre côté, ce que nous entendons par savon ordinaire est un produit qui ne se dissout pas dans la benzine. Nous devons cependant ne pas oublier que dès 1892 on vendait déjà un produit sous le nom de savon de benzine donnant un commencement de solution à la ques tion : le produit d’alors n’était du reste qu’un savon de benzine réel dissous dans de la benzine ordinaire.
- Aujourd’hui encore nous rencontrons dans le commerce certains produits destinés aux même usages et dont la valeur est plus ou moins contestable et réelle ; ce sont pour commencer des liquides troubles et qui parle repos se séparent en plusieurs couche distinctes, preuve évidente que le nettoyeur n’a devant lui qu’un simple mélange, il n’y aurait rien à dire à cette circonstance si le mélange était bon et efficace ; malheureusement il n’en est rien. Ce n’est donc que lors-qu’enfin on eut l’idée de faire dissoudre le savon dans de l’alcool que l’on obtint un commencement de résultat un tant soit peu satisfaisant ; sans doute ce n’est encore que d’un simple mélange qu’il s’agit en ce cas, mais on opère au moins avec un mélange homogène et limpide qui ne se séparera pas au bout de quelques secondes en plusieurs couches de nature différente. On a encore essayé dans le mêmes sens, c’est-à-dire pour obtenir un savon soluble dans la benzine en un liquide limpide et homogène, de se servir de diverses autres substances assez hétérogènes, telles que la térébenthine, la résine de Dammar, le chloroforme, l’éther, les alcools amyliques et méthyliques, le borax, la soude caustique, l’ammoniaque, le silicate de soude, etc., etc.
- p.225 - vue 216/380
-
-
-
- 226
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Si contre, nous donnons, sous toute réserve, deux préparations de ce genre consignées dans l’ouvrage de C. F. Scherf, revu et corrigé par M. Muller (I). Io après avoir raboté ou râpé 1 kil. 1/2 de bon savon de Marseille, le produit en est immergé dans un chaudron assez spacieuse dans 5 litres d’alcool à 96 % ; après avoir soigneusement couvert le mélange, laisser digérer 24 heures puis chauffer au bain-marie jusqu’à complète dissolution. Laisser refroidir et donner au liquide alcoolique 10 litres de benzine tiède, 1 litre d’alcool et 1 litre d’huile de térébenthine légèrement chauffée ; agiter constamment pendant les diverses additions puis élever la température par la vapeur indirecte jusqu’à près de l’ébullition et donner finalement de 1/4 à 1/2 litre de vernis au dammar.
- Cette dernière recette nous paraît plus simple. Dans un chaudron en cuivre chauffé à la vapeur par son double fond on donne en agitant continuellement un demi kilo de savon de Marseille en copeaux, un litre d’huile de térébenthine et deux demi-kilos debenzine ; sitôt la dissolution effectuée ajouter encore 10 litres de benzine chaude et finalement 6 litres d’alcool chauffé dans lequel on aura préalablement fait dissoudre 1/3 de litre de vernis au dammar.
- Les deux préparations savonneuses décrites ci-dessus se mélangent en toute proportion à la benzine mais dans la pratique journalière elles nous paraissent insuffisamment pratiques.
- Si l’alcool s’évapore quelque peu dans l’une ou l'autre mixture ou si parla présence de l’eau dans les tissus à nettoyer l’alcool se trouve trop dilué, le mélange perd de son pouvoir dissolvant, le savon dissous se sépare sous forme d’une couche liquide et même d’une gelée consistante et il se produit alors les mêmes inconvénients que ceux reprochés déjà aux simples mélanges d’autrefois et dont nous avions parlé en commençant: le savon reste attaché en certaines places sur les tissus et produit ainsi des taches jaunâtres lors du repassage. C’est pourquoi nous croyons que les produits de ce genre portent improprement le nom de savons de benzine qui ne devrait être donné qu’à un savon faisant partie intégrante du véhicule benzine.
- La découverte faite plus récemment que les savons solubles dans la benzine étaient susceptibles d’enrayer l’inflammation spontanée de cette dernière, fit faire
- un progrès sensible à la préparation des savons de benzine. Déjà le produit présenté à la vente par l’inventeur Richter sous le nom de « Antibenzopyrine » contenait une majeure partie d’un savon de benzine effectif dont les analyses ultérieures démontrèrent qu’il n’était qu’un simple oléate à base de magnésie. L’inventeur fit d’abord remarquer que les savons complètement anhydres seuls, formant avec la benzine une dissolution véritable, étaient susceptibles d’enrayer ou mieux d’empêcher les excitations électriques provoquées par le frottement des moléocules de cet hydrocarbure les unes sur les autres. Sachant que les savons à bases alcalines n’étaient pas capables de se dissoudre directement dans la benzine, il eut recours aux savons métalliques et de préférence au savon de magnésie dont 1/10 0/0 déjà parvenait à .combattre le développement électrique tandis qu’il fallait pour obtenir un résultat analogue quatre fois plus d’oléate d’alumine et vingt fois plus d’oléate de chaux. Malheureusement ces savons sont de conservation fort difficile surtout lorsqu’ils se trouvent exposés à l’humidité de l’air ; ils se décomposent alors tout comme lorsqu’ils se trouvent en présence de benzines devenues aqueuses à la suite du travail avec des tissus humides.
- Cet inconvénient n’existe pas lorsqu’on se- sert d’un savon de benzine d’invention plus récente et qui se trouve dans le commerce où il est vendu sous le nom de « Saponine ». Même en présence d’une certaine quantité d’eau dans la benzine, la saponine y est soluble en toutes proportions et fournit ainsi des dissolutions claires et limpides. L’humidité et même une addition d’eau ne sépare pas le savon contenu dans la saponine et nous ne craignons pas d’affirmer que le nouveau produit constitue en réalité le véritable savon de benzine tel que nous le comprenons : il lave en même temps qu’il détache sans qu’après l’emploi de la benzine additionnée de saponine, il soit besoin de toute autre opération ultérieure de finissage. On peut d’ailleurs frotter les parties tachées d’un tissu quelconque avec de la saponine, puis passer dans un bain de benzine pure, ou bien traiter la même étoffe dans de la benzine combinée directement avec ce savon spécial. L’effet est le même.
- (1) La teinture du chiffonnage et des industries qui
- s'y rattachent.
- p.226 - vue 217/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 9
- 23
- s G 2 &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- D. Memes résultats classés par mordants
- Gaude.
- Cuba................
- Graines de Perse ...
- Orangé III (Poirrier)
- Jaune MG (Poirrier)
- Noir diamant (Bayer)
- Jaune de Caibazol (Badische).......... Brun d’anthracène
- Glucinium
- Jaune aussi vif que Al, mais résistant mieux au savon.
- Jaune plus beau que celui Al.
- Jaune plus clair que celui Al.
- Chair vif ne résistant pas au savon.
- Jaune orangé vif ne résistant pas au savon.
- Gris foncé violacé résistant assez bien au savon.
- Jaune orangé vif résistant par faitement au savon.
- Bistre se dégradant normalement au savon.
- Noir d’alizarine (Ba-...................... Jaune d’alizarine A (Badische)............
- Violet gris bleuâtre très solide. Orangé vif foncé au moins aussi beau et plus solide au savon que celui Al. Solidité faible
- Violet au chrome
- (Geigy)..............
- Vert d’alizarine (Ba -dische)............
- Cuba................
- Cochenille..........
- Alizarines R, V et J.
- Lieu d’alizarine X (Badische).........
- Curcuma............
- au savon.
- Rose foncé, bonne résistance au savon.
- Vert bleu solide au savon.
- Même rendement que Al.
- Violet rouge, résiste mieux au savon qu’avec l’Ai.
- Puce orangé, un savonnage très énergique le ramène à un rose foncé.
- Nuance analogue à celle que donne le G1, moins solide au savon.
- Jaune très vif, plus vif et plus foncé que celui Al, ne résiste pas à un savon très énergique.
- (A suivre.)
- Teinture et impression
- La Manufacture lyonnaise de matières colorantes vient d’éditer une brochure fort intéressante sur la teinture et l’impression (Système Vigoureux) de laines peignées et dans laquelle se trouve traitée d’une façon aussi complète que possible, cette partie importante de l’industrie lainière. Toutes les indications qui y sont données sont basées sur des expériences pratiques.
- Nous en extrayons les passages suivants dignes de fixer l’attention de nos amis.
- Teinture de la laine peignée en rubans
- Pour la teinture de la laine peignée on emploie principalement les colorants appartenant aux trois groupes suivants :
- 1. Couleurs Anthracène acides,
- II. Colorants teignant directement la laine en bain acide,
- III. Couleurs Diamine qui peuvent tous se teindre en un seul bain et conviennent aussi bien pour la teinture à la cuve que pour l’application sur appareils mécaniques.
- 1. Couleurs ANTHRACÈNES acides
- Les teintes obtenues avec les colorants de ce groupe se distinguent par une solidité remarquable au foulon ainsi que par une très bonne solidité à la lumière.
- Les grandes difficultés qu’on a eu à surmonter pour l’application des couleurs d’alizarine sur bobines de laine peignée n’existent pas pour les Couleurs Anthra-cènes acides. La teinture avec ces derniers produits peut dans tous les cas être achevée en un seul bain, tandis que pour un grand nombre de couleurs d’aliza-rine on ne peut faire que le mordançage sur appareils mécaniques et on est obligé de dévider les rubans pour faire la teinture à la cuve de la façon habituelle.
- Les Couleurs Anthracène acides (ainsi que tous les autres colorants énumérés ci-dessous) peuvent être combinées avec le campêche et avec les couleurs d’alizarine pour la teinture de la laine mordancée d’avance.
- Nous donnons ci-après un aperçu des qualités et du mode d’emploi des différents produits appartenant à ce groupe.
- Jaunes Anthracène C. R. BN et GG
- Parmi ceux ci les marques C et R sont ceux des jaunes artificiels tirant sur mordants qui ont eu le plus
- p.227 - vue 218/380
-
-
-
- 228
- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- de succès comme substituts du bois jaune dans l’industrie de la laine grand teint. En dehors de leur résistance remarquable à la lumière et au foulon les deux marques se distinguent par un grand pouvoir colorant. Nous avons également établi un type de Jaune An-thracène C en pâte, qui convient particulièrement bien pour l’application sur appareils mécaniques.
- Le Jaune Anthracène BN ayant une très bonne solubilité et unissant très facilement est surtout intéressant pour les nuances composées. Comme solidité au foulon et à la lumière il n’atteint pas tout à fait le Jaune Anthracène C, mais il est bien supérieur au bois jaune.
- Fixée au fluorure de chrome, la marque GG donne des nuances jaunes-verdâtres d’une très grande solidité à la lumière.
- Bruns Anthracène acides G,R,B,N et SW, brev.s.g.d.g.
- Ces cinq marques se distinguent toutes par une très bonne résistance au foulon. Il n’y a que le Brun An-thcraène acide R qu’un foulon alcalin très énergique fait légèrement bleuir, mais un bon rinçage, au besoin un passage dans un bain légèrement acidulé, suffit pour faire revenir la nuance primitive.
- Au point de vue de la résistance à l’air et à la lumière le Brun Anthracène acide R est tout à fait remarquable et supérieur aux meilleures des couleurs d’alizarine. Les marques N, G, B et SW, tout en étant légèrement inférieures sous ce rapport au Brun Anthracène acide R, sont cependant sensiblement supérieures aux combinaisons souvent employées de couleurs d’alizarine avec des bois.
- Au décatissage et au carbonisage les Bruns Anthracène acides se comportent très bien.
- Pour les mélanges, notamment en combinaison avec les Noirs Anthracène acides, c’est la marque B qui a donné les-meilleurs résultats sur laine peignée.
- (A suivre).
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Reproduction Interdite sans l’assentiment spécial de, la Rédaction)
- Les pièces tissées ou les chaînes se traitent de pré férence dans des appareils à la continu ; on les passe lentement dans le bain puis, après avoir subi l’action
- d'une exprimeuse à cylindres qui les débarrasse de la majeure partie de la lessive alcaline, elles traversent finalement des bacs laveurs où s’effectue la décomposition mentionnée précédemment, en présence d’une lessive alcaline la moins délayée possible. Pendant le lavage ou immédiatement après lui, les matières sont soumises à la tension mécanique sur des appareils construits dans ce but spécial ou qui pourraient être construits par la suite. Les fils en écheveaux ou en cops se travaillent mieux dans des machines semblables à celles employées actuellement pour la teinture sans exclure toutefois tous les perfectionnements.possibles que l’avenir pourra nous réserver. En ce qui concerne les écheveaux, il est préférable, suivant nous, de commencer la tension dès le début pour la maintenir ainsi jusqu’à arrêt de l’état élastique de fil. Les fibres soumises aux traitements ci-dessus décrit, présentant les avantages suivant : le coton prend une texture visiblement plus serrée; il acquiert une aptitude bien plus considérable d’absorber l’humidité ; l’épaisseur des fils est très régulière, leur aspect est plus brillant tout en donnant à la teinture des nuances bien plus intenses que le coton non mercerisé, à quantités égales de colorant employé. Les couleurs obtenues sont d’ailleurs bien plus résistantes à l’influence des réactifs chimiques et des rayons solaires. La tension ne modifie du reste aucune des propriétés acquises par la mercérisation elle même, tout en empêchant le rétrécissement du brin de fibre. Les tissus ainsi mercerisés supportent ensuite le traitement usuel de l’apprêtage, du calandrage et du pliage.
- Revendications. — H. A. Lowe revendique donc dans son brevet : Ie Un procédé pour traiter les fibres végétales par les alcalisconcentrés et principalement par la lessive sodique, avec cette nouveauté que les fibres végétales alcalinisées seront soumises à la tension pendant ou immédiatement après l’alcalinisation avant que la fibre ainsi mercerisée ait perdu son extensibilité par ce procédé il entend éviter tout rétrécissement et contraction possible du fil ou tissu.
- 2e Un procédé consistant en trois périodes qui sont : la fibre est d’abord traitée par une lessive concentrée de soude caustique, puis elle est mise sous tension tant qu’elle se trouve encore dans un état d’extensibilité donnée pour éviter ainsi le rétrécissement et enfin la lessive provenant du mercerisage de la cellulose est récupérée pour servir à un nouvel emploi.
- p.228 - vue 219/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 229
- A qui veut lire attentivement ce dernier brevet, puis le comparer à celui plus récent de Thomas et Prévost, se trouvera fort surpris de la presque complète similitude des deux procédés. Mais il sera encore plus surpris lorsqu’il apprendra que le brevet anglais n’avait jamais reçu d’applications sérieuses connues sur le continent tandis que dès que le brevet de Thomas et Prévost fut connu il se fit une véritable révolution industrielle dans la fabrication des étoffes mercerisées. Malheureusement pour ces derniers inventeurs, leur brevet fut déclaré nul du moins en ce qui concerne la mercérisation par les lessives sodiques, le brevet Lowe ayant déjà spécifié en substance toutes les nouveautés réclamées comme propriété par les inventeurs de Crifeld. Une seule explication de ce phénomène nous paraît plausible, nous allons l’exposer avec quelque étendue dansl'espoir qu’elle pourra servir d’enseignement aux inventeurs à venir. Il est de toute évidence que le brevet Lowe a servi Ide canevas aux recherches ultérieures de Prévost et Thomas et telles que les revendications de ces derniers sont libellées, elles ne constituent réellement pas de nouveautés susceptibles d’être protégées par un privilège, pas plus en Allemagne qu’en Angleterre ; nous ne parlons pas de la France, parce que notre législation des brevets n’est pas sérieuse et qu’elle est toute à refaire si nous devons lutter avantageusement avec la concur rence étrangère, bien mieux protégée que nous con tre la contrefaçon d’une invention sérieuse.
- Mais si la loi protégeant les inventions à l’étranger et surtout en Allemagne est mieux comprise au point de vue de la nouveauté réelle de l'invention, puisqu’elle exige avant la concession d’un privilège, l’examen d’une commission spéciale attachée à l’office des brevets, fort compétente et qui se prononcera sur la valeur réelle et effective de l’invention, cette garantie a aussi ses inconvénients et parmi eux celui de divulguer le procédé réellement employé par les inventeurs pour arriver à produire un effet inconnu à ce jour. Cette di vulgation n’est pas sans contrarier infiniment les industriels inventeurs eux-mêmes ou concessionnaires de l’exploitation d’une découverte ou d’un perfectionnement quelconque; pour remédier à ce qui leur semble un inconvénient de la loi, ils rédigent tantôt le libellé de leur demande en concession de privilège d’une façon souvent assez incompréhensible qu’il devient impossible d’exécuter pratiquement la nouveauté dont il est parlé dans leurs manuscrits ; tantôt encore ils
- omettent intentionnellement de mentionner la partie la plus essentielle de leur invention afin de mieux égarer les recherches de leurs concurrents et de garder devers eux le secret de leur succès.
- Nous ne sommes pas dans la confidence de MM. Thomas et Prévost, mais tout nous fait supposer que c’est ce dernier mobile qui les a incités, en libellant leur demande en privilège telle qu’elle est, et qu’ils ont omis d’en mentionner la partie selon nous essentielle. Or, comme le fait fort bien remarquer P. Gardner, le procédé de Lowe, comme celui de Thomas et Prévost n’ont leur plein effet qu’autant qu’il est appliqué sur un coton spécial, le coton longue laine d’Egypte ou autre de même nature connus sur les marchés internationaux sous le nom de Makko.
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Note sur l’essai des extraits de campêche dans la pratique
- Par M. J. Zubelen (1) {suite)
- Essai B. — La laine est mordancée au bouillant pendant deux heures et avec le moins d’eau possible, sans cependant que la laine soit en contact avec l’air, avec les proportions suivantes :
- 100 gr. laine.
- 10 » alun.
- 2,5 » bichromate de potasse.
- 2,5 » sulfate de cuivre.
- 2,5 » acide tartrique.
- La laine bien lavée est teinte comme plus haut, en ne prenant que 3 % d’extrait 30° du poids de la laine. Les échantillons nous montrent que 1° , qui ne contient que de l’hématoxyline, est le meilleur ; 2°, qui ne contient que de l’hématéine, au lieu d’être bien plus foncé que 1°, comme dans l’essai A, est devenu plus clair, de même que 3 et 5° ; 4 est toujours plus faible que 1° , par suite du coupage. Dans le cas cité plus haut de l’extrait oxydé et coupé, et qui s’est trouvé égal à 1° dans l’essai A, la différence entre l’intensité colorante d’un tel extrait et le type se prononcera bien plus qu’entre 1° et 2 , et on sera également renseigné sur sa valeur.
- On adoptera donc, si l’on veut avoir un extrait non
- (1) Bulletin delà Société industrielle de Mulhouse.
- p.229 - vue 220/380
-
-
-
- 230
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- oxydé, comme le plus approprié celui qui, dans les essais A et B, se comporte comme le type (héma-toxyline), et si tous les extraits essayés comparativement au type sont plus faibles, on choisira celui qui s’en rapproche le plus sous le rapport du degré d’oxyda -tion. On saura alors que l’extrait choisi ne contient que de l’hématoxyline et qu’une recette à action oxydante donnera le meilleur résultat en teinture. Si l’on veut de préférence choisir un extrait oxydé, l’on pourra prendre celui qui est le plus foncé dans l’essai A. Il est évident que ces essais ne serviront pas uniquement à choisir un extrait pour laine, mais aussi pour coton ou soie. Je ne partage pas la manière de voir qui n’attribue que peu d’importance à la composition et à l’état d’oxydation de l’extrait pour la teinture du coton. Il est tout aussi important pour le teinturier sur coton d’avoir un extrait approprié à ses recettes que pour le teinturier sur laine. La teinture du coton demande, avec les recettes usitées, plus de temps que celle de la laine, et il se produit déjà par ce fait, une oxydation dans le bain de teinture. D’autre part, l’emploi des sels de fer et de cuivre, du carbonate de soude et du bichromate de potasse produit une oxydation pendant toute la durée de l’opération, et il n’est pas du tout indifférent d’employer un extrait à hématoxyline ou à hématéine Les proportions de sels minéraux, calculées pour les extraits purs, peuvent donner des noirs roux dès qu’on emploie des extraits oxydés. On peut se rendre compte de l’importance du degré d’oxydation d’un extrait de campèche en teignant un échantillon avec un extrait à hématoxyline et un autre échantillon avec un extrait de hématéine, en passant les deux dans un mélange de sulfate de fer et de sulfate de cuivre; avant la fin de la teinture le second est presque noir quand le premier ne commence qu’à s’oxyder.
- (A suiore.)
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- UNE INNOVATION DANS LES APPRÊTS
- Par M. Charles Eugène Gassmann, ingénieur chimiste.
- Jusqu’à présent les apprêts étaient produits par l’application d’une substance soluble sur un tissu et par dessiccation subséquente. Par cela même, il se formait une couche du produit appliqué, raidissant la fibre et
- donnant ce que l’on appelle les apprêts. Toutefois, en vertu de la solubilité des matières employées, l’apprêt s’enlevait à la moindre humectation et son effet n’est qu’éphémère.
- L’inventeur a trouvé qu’on pouvait obtenir des apprêts insolubles en imprégnant le tissu d’un colloïde et en insolubilisant la masse imprégnante par les moyens chimiques et physiques appropriés. On procède :
- 1o en foulant le tissu en solution d’albumine, en séchant à basse température, puis en coagulant par un court vaporisage qui fixe l’albumine insoluble, réaction qui se produit déjà au décatissage ;
- 2® On foularde le tissu en bain d’alumine, de géla-line, de colle, de caséine ou d’autres substances coagulables à l’aldéhyde formique, on sèche et on passe par un bain d’aldéhyde formique, on décatit en présence de vapeur d’aldéhyde formique ou on imprègne à la rame ;
- 3° On foularde le tissu dans un bain froid, contenant à la fois le colloïde, tel que l’alumine, la gélatine, la caséine et d’autres substances s'insolubilisant par l’aldéhyde formique et l’aldéhyde formique bisulfitée.
- On sèche à 80° C., on décatit ou on vaporise et on obtient ainsi des apprêts absolument insolubles dans l’eau.
- NOUVEAU MODE DE TRAITEMENT du coton pour lui donner le brillant de la soie Par la Société F. Gros et Bourcart.
- L’invention consiste essentiellement à interrompre (soit au banc à broches, soit aux cardes ou aux étirages), pendant un certain temps, les opérations de la filature des fils de coton. Quand ceux-ci sont encore dans un état permettant l’étirage, on les roule en cordons suffisamment résistants pour supporter la tension nécessaire au mercerisage; puis,après les avoir soumis aux agents chimiques avec la tension voulue, on les détord de façon à les ramener au même état que celui qu'ils présentaient quand on a interrompu les opérations de filature.
- TISSUS CHINÉS OU MÉLANGÉS produits exclusivement par impression par M. Franz-Hermann Schneider
- Les tissus mélangés qu’on a fabriqués autrefois exclusivement par le tissage de fils chinés ont été fabriqués ensuite par l’impression suivie de lavage et de foulage.
- p.230 - vue 221/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 231
- Comme ces dernières opérations ne conviennent pas pour toutes les étoffes auxquelles on veut donner l’apparence du mélangé ou chiné, l'inventeur a imaginé un système qui supprime lesdites opérations supplémentaires et qui produit les mélangés ou chinés par l’impression seule avec un résultat aussi parfait. Pour obtenir ce résultat important, les rouleaux im -primeurs sont construits de telle façon que deux cylindres, dont deux gravures se dirigent en sens opposé, fonctionnent l’un au-dessus de l’autre et de telle sorte que les gravures produisent à l’impression des dessins mal définis, brouillés, parce qu’on leur donne, à cause de la rencontre différente des dessins, une inclinaison différente de travail, tandis que dans l’impression des tissus mélangés ou chinés pratiquée jusqu’à présent, il faut, pour obtenir un résulta analogue, nécessairement une préparation préalable de l’étoffe première.
- DISPOSITION POUR MERCERISER un tissu coton en large et obtenir le brillant de la soie
- Par la Société Lecomte et Déprès
- Pour obtenir le mercerisage, les inventeurs ont imaginé les procédés suivants : Le tissu passant soit dans un foulard ou directement dans un bain acide ou alcalin, à froid, s’enroule, serré, sur un tambour perforé en passant sur un extenseur à aiguilles ou autre ; le tissu enroulé, ou écarté du tambour, soit le foulard ou le mouilleur et on met en mouvement le tambour à grande vitesse pour essorer le tissu imprégné ; après cette opération, on fait traverser l’étoffe par de l’eau froide pour neutraliser et laver le tissu, soit à l'aide d’une pompe ou par la force centrifuge.
- PROCÉDÉ ET MACHINE pour sécher le fil en écheveaux parM. August MONTFORTS
- Dans ce traitement, contrairement à ce qui a eu lieu avec ceux en usage, les différents fils se séparent et sont complètement isolés à la fin de l’opération de séchage.
- Ce résultat est obtenu par l’application d’un appareil de séchage dans lequel on fait passer les écheveaux de fil et qui fait subir à ceux ci des secousses ou un étirage et une détente alternatives. Les écheveaux de fils sont placés sur les porte-fils ordinaires qui les maintiennent normalement à l’état tendu afin d’obtenir le
- résultat visé ; ces porte-fils reçoivent un mouvement de rapprochement puis un mouvement rapide d’écartement ; les écheveaux sont ainsi détendus puis étirés brusquement et ils éprouvent dans ces conditions une secousse qui contribue à la séparation ou isolation des fils au même degré que la détente. Les fils ainsi séparés sèchent plus facilement que ceux qui adhèrent les uns aux autres, car toute leur surface est exposée à l’air chaud, alors que l’air ne peut pénétrer que difficilement et lentement à l’intérieur des faisceaux de fils agglomérés. Les fils conservent leur forme ronde primitive et reçoivent une surface parfaitement lisse.
- {Reproduction interdite.)
- ________________DIVERS_____________________
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE du Nord de la France
- CONCOURS DE 1899 Prix et Médailles
- Dans sa séance publique de janvier 1900, la Société Industrielle du Nord de la France décernera des récompenses aux auteurs qui auront répondu d’une manière satisfaisante au programme des diverses questions énoncées ci-après
- Ces récompenses consisteront en médailles d’or, de vermeil, d’argent ou de bronze.
- La Société se réserve d’attribuer des sommes d’argent aux travaux qui lui auront paru dignes de cette faveur, et de récompenser tout progrès industriel réalisé dans la région du Nord et non compris dans son programme.
- A mérite égal, la préférence cependant, sera toujours donnée aux travaux répondant aux questions mises au concours par la Société.
- Les mémoires présentés devront être remis au Secrétariat Général de la Société, avant le 15 octobre 1899.
- Les mémoires couronnés pourront être publiés par la Société.
- Les mémoires présentés restent acquis à la Société et ne peuvent être retirés sans l’autorisation du Conseil d’administration.
- Tous les Membres de la Société sont libres de
- p.231 - vue 222/380
-
-
-
- 232
- |LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- prendre part au Concours, à l’exception seulement de ceux qui font partie, cette année, du Conseil d’administration.
- Les mémoires relatifs aux questions comprises dans le programme et ne comportant pas d’appareils à expérimenter ne devront pas être signés ; ils seront revêtus d’une épigraphe reproduite sur un ‘pli cacheté, annexé à chaque mémoire, et dans lequel se trouveront, avec une troisième reproduction de l’épigraphe, les nom, prénoms, qualité et adresse de l’auteur, qui attestera, en outre, que ses travaux n’ont pas encore été récompensés ni publiés.
- Quand des expériences seront jugées nécessaires, les frais auxquels elles pourront donner lieu, seront à la charge de l’auteur de l’appareil à expérimenter ; les Commissions en évalueront le montant, et auront la faculté défaire verser les fonds à l’avance entre les mains du Trésorier. — Le Conseil pourra, dans certains cas, accorder une subvention.
- F. — Tissage
- Eneolleuses. — Trouver le moyen d’appliquer à la préparation des chaînes de fil de lin, les encolleuses séchant par contact ou par courant d’air chaud usitées pour le coton.
- Cette application procurerait une véritable économie au tissage de toiles, la production d’une en colleuse étant de huit à dix fois supérieure à celle de la pareuse écossaise employée actuellement.
- Étude sur les causes auxquelles il faut attribuer pour la France le défaut d’exportation des toiles de lin, même dans les colonies sauf l’Algérie, tandis que les fils de lin, matières premières de ces toiles, s’exportent au contraire en certaines quantités.
- L’auteur devra indiquer les moyens quedevrait employer notre industrie toilière pour développer l’exportation de ses produits.
- Etablissement d’un métier à tisser mécanique permettant de tisser deux toiles étroites avec lisières parfaites.
- Indiquer quelles peuvent être les principales applications des métiers à tisser Northrop, Schmidt et Sealon dans la région du Nord.
- Établir un parallèle entre ces métiers et ceux actuellement en usage mais réduisant le nombre des car- I tons et leur poids.
- Cette mécanique devra être simple, indéréglable et à la portée des tisseurs appelés à s’en servir.
- Etablir une bonne liseuse électrique pour cartons Jacquart.
- Faire un guide pratique à l’usage des contremaîtres et ouvriers pour le réglage des métiers à tisser en tous genres : boîtes simples, boîtes revolvers ou boîtes montantes. 1
- Des récompenses seront accordées à tout perfectionnement pouvant amener soit l’amélioration du travail, soit la diminution du prix de revient dans l’une des spécialités du tissage.
- 1. — Travail de la lame
- Blanchiment. — Etude comparative de l’action blanchissante des divers agents décolorants usités ou proposés : hypochlorites, chlore, ozone, eau oxygénée, acide sulfureux, permanganates, chlorates. Prendre pour base les prix de revient de blanchiment et faire l’étude pour toutes les fibres industrielles.
- Influence de la nature de l’eau sur le blanchiment.
- Expliquer le fait qu'un fil se charge des sels calcaires lorsqu’il séjourne longtemps dans l’eau calcaire. Donner les moyens d’y remédier tout en lavant suffisamment les fibres; donner un tableau des diverses eaux de la région du Nord et les classer suivant leur valeur au point de vue du blanchiment.
- Etude des meilleurs procédés pour blanchir les fils et tissus de jute, et les amener à un blanc aussi avancé que sur les tissus de lin. Produire les types et indiquer le prix de revient.
- Etudier les divers procédés de blanchiment par l’électricité.
- Blanchiment de la soie, de la laine et du tussah. — Etude comparative et prix de revient des divers procédés.
- Appareils perfectionnés continus pour le blanchiment des filés en écheveaux.
- Apprêts. — Machine permettant de donner aux étoffes des effets d’apprêts nouveaux.
- Traité pratique sur la fabrication des apprêts et de leurs emplois industriels. Cet ouvrage devra comprendre : 1° une partie traitant de de la fabrication des principaux apprêts du commerce et 2 l’application aux diverses fibres de ces apprêts.
- Procédés pour donner à la laine l’éclat de la soie.
- Trouver pour le tulle un apprêt aussi parfait que 1 colle de poisson et sensiblement meilleur marché.
- p.232 - vue 223/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 233
- Etude comparative des divers procédés d’imperméabilisation :
- 1° Du tissu de laine ;
- 2o Du tissu de coton ;
- 3 Des toiles ;
- 4o Du tissu mixte.
- Echantillons comparatifs.
- PRIX SPÉCIAUX FONDÉS PAR DES DONATIONS OU AUTRES LIBÉRALITÉS
- Teinture (prix Roussel)
- Un prix de 500 jr., auquel la Société joindra une médaille, sera décerné à l’auteur du meilleur mémoire sur la détermination de la nature chimique des différents noirs d’aniline.
- Matières colorantes et Teinture. — Etude chimique sur une ou plusieurs matières colorantes utilisées ou utilisables dans les teintureries du Nord de la France.
- Etude sur la teinture mécanique des matières en vrac, en fils sur écheveaux ou bobines.
- Tableaux comparatifs avec échantillons des teintures : 1* sur coton; 2• sur laine ; 3- sur soie, avec leurs solidités respectives à la lumière, au savon, à l’eau chaude. Indiquer les procédés employés pour la teinture et ramener toutes les appréciations à un type.
- Etude particulière des couleurs pouvant remplacer l’indigo sur toile et sur coton pour la teinture en bleu. Donner échantillon et faire la comparaison des prix de revient et de la solidité au savon à l’eau chaude et à la lumière.
- Déterminer le rôle que jouent dans les différents modes de teinture les matières qui existent dans l'in-digo naturel à côté de l’indigotine.
- Déterminer quelles sont les matières qu’il faut éli -miner avant le dosage de l’indigo pour arriver a une appréciation de la valeur réelle du produit. Etude comparative de l'indigo naturel et de l’indigo synthétique.
- Étude d’une matière colorante noire directe sur coton ou lin, aussi solide que le noir d’ani’ine et se teignant comme les couleurs directes coton.
- Indiquer les récupérations que l’on petit faire en teinture (fond de bain, indigos perdus, savon, etc ).
- Etudier les genres de tissus imprimés que l'on pour-rait faire dans le Nord et les produits de ce genre les Plus usités aux colonies.
- Indiquer un procédé de teinture sur fil de lin don-nant un rouge aussi solide, aussi beau que le rouge d’Andrinople sur coton. Indiquer le prix de revient et
- présenter des échantillons neufs et d’autres exposés à la lumière comparativement avec du rouge d'Andrino-ple. — Même comparaison pour la solidité au savon et à l’eau.
- Procédé pour rendre les matières colorantes plus solides à la lumière, sans en ternir l’éclat.
- Etude sur les transformations de fibres textiles au point de vue du toucher, du craquant, du brillant, de la solidité, de l’aptitude à fixer les colorants en visant spécialement le mercerisa e et la similisation.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- (Suite)
- 3- Les chantiers. — Il s’agit ici du groupement, dans un emplacement déterminé, d’un certain nombre d’ouvriers employés à la préparation des matériaux, à des terrassements ou à des travaux quelconques, en vue de la construction d’édifices, de ponts, de canaux, routes... ;
- 4- Les entreprises de transport par terre et par eau, de chargement ou de déchargement. — Il faut qu’il s’agisse d’une entreprise, c’est à-dire d’opérations spécialisées par un industriel dans un but de lucre. Ainsi, le chef d’une exploitation non assujettie ne tomberait pas sous l’empire de la loi pour le transport, le chargement et le déchargement de ses produits ou des matières qui lui sont nécessaires, à moins qu’il n’employât des voitures ou des appareils mus par une force élémentaire, c'est-à-dire par une force autre que celle de l’homme ou des animaux.
- L’expresion « entreprise de transport par terre et par eau », quelque générale qu’elle soit, ne s’étend pas aux transports maritimes. Les conséquences des accidents dont les marins sont victimes dans l’exercice de leur profession sont réglées par la loi du 21 avril 1898 qui a créé, dans ce but, une caisse de prévoyance ;
- 5* Les magasins publics. — La loi a assujetti les docks, magasins généraux, monts-de-piété, les salles de vente publiques et les entrepôts de douane ;
- 6* Les mines, minières, carrières. — Leur définition se trouve dans les articles 1 à 4 de la loi du 21 avril 1810.
- Les établissements non compris dans la nomenclature de la première partie de l'article 1er de la loi, notamment les exploitations agricoles (I) ne sont pas soumis, en principe, au régime du risque professionnel. Ils ne sont assujettis que lorsqu’il y est fabriqué ou mis en œuvre des matières explosives, ou encore
- (1) La Chambre des députés a adopté, dans sa séance du 8 juin 1899, une proposition de loi qui va être transmise au Sénat et qui est relative aux conditions d’application de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne les accidents causés dans les exploitations agricoles par l’emploi de machines mues par des moteurs inanimés.
- p.233 - vue 224/380
-
-
-
- 234
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lorsqu’il y est fait usage d’une machine mue par une autre force que celle de l’homme ou des animaux.
- Le simple usage de matières explosives ne suffirait pas. Par exemple, la loi ne s'appliquerait pas à un établissement par cela seul qu’on y ferait usage du gaz ou de l’acétylène comme mode d’éclairage : il faut qu’il y ait manipulation, mise en œuvre.
- Ajoutons que les exploitations qui sont susceptibles d’être soumises, sous certaines conditions, aux dispositions de la loi, ne doivent s’entendre que des établissements ayant un caractère commercial ou industriel. Ainsi, un laboratoire de chimie, annexé à la faculté, échappe au régime du risque professionnel.
- Il semble également que la loi ne doive pas s’appliquer au travail des détenus dans les prisons, ou des personnes internées dans les asiles d’aliénés.
- Lorsque la fabrication ou la mise en œuvre de substances explosives, ou l’usage d’une machine mue par une force élémentaire, a lieu dans une partie de l’exploitation bien délimitée, cette partie d’exploitation est seule soumise au risque professionnel. Mais les ouvriers qui y sont attachés peuvent se prévaloir des dispositions de la loi nouvelle pour tous les accidents dont ils sont victimes par le fait ou à l’occasion du travail, alors même que la cause en serait étrangère à la manipulation des substances explosives ou au fonc tionnement de la machine.
- § II. — Accidents (Articles premier et vingt).
- L’accident, tel qu’il faut l’entendre dans notre ma-tière, consiste dans une lésion corporelle provenant de l’action soudaine d’une cause extérieure.
- La loi ne s’applique pas aux maladies professionnelles, provenant d’une cause lente et durable, telle que l’air vicié des locaux où s’effectue le travail, la manipulation des substances vénéneuses, l’absorption de poussières nuisibles à la santé.
- L’accident n’entraîne l’application du risque professionnel que lorsqu’il est survenu par le fait ou à l’occasion du travail, c’est-à -dire lorsque la lésion subie par la victime a une cause inhérente au travail, ou qu’elle s’y rattache par un lien plus ou moins étroit.
- Cette condition étant remplie, il importe peu que l’accident se produise hors de l’établissement et même en dehors des heures de travail. Il convient, sans doute, de se garder d’un abus d’interprétation qui donnerait à la loi une trop grande extension. Ainsi, l’ouvrier qui fait une chute et se blesse en se rendant à son travail ne saurait certainement se prévaloir du risque professionnel. Mais la loi reprendrait son empire si le même accident survenait, en dehors de l’usine, à un ouvrier chargé d’une mission extérieure.
- (A suivre.)
- A MM. LES_INDUSTRIELS
- La loi sur les acc dents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le 1er juillet. L's industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) de faire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de[[récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 francs.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d’admi-nistration publique d’autre part.
- Prix : I placard, 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, franco contre envoi du montant en timbre-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer interrationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur fabricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique des Colonies, de la Ville de Paris» Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- p.234 - vue 225/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 235
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- La cour d’une maison se trouve close par un mur de séparation haut de 2 m. Ce mur appartient au propriétaire voisin ; mais comme il est en vétusté, une brèche s’est produite l’an dernier et le propriétaire ne veut pas la réparer. Il vendrait bien son mur et le terrain sur lequel il est assis, mais il ne veut pas de mitoyenneté. Ne peut-on pas le forcer à vendre cette mitoyenneté? Dans l’affirmative quelles sont les conditions et formalités à remplir?
- R. — Aux termes de l’art. 663 C Civ. chacun peut contraindre son voisin, dans les villes et faubourgs à contribuer aux constructions et réparatioas des murs de clôture faisant séparation de leurs maisons cours et jardins.
- Si la Cour dont il s’agit n’est pas située dans une ville, ou le faubourg d’une ville, le voisin doit d’abord acheter la mitoyenneté du mur séparatif et ensuite obliger son voisin à supporter la moitié des frais de réparations. D’après l’art. 661 C. Civ. tout propriétaire a la faculté de rendre mitoyenne une partie du mur séparatif appartenant au voisin en remboursant à ce dernier la moitié de la valeur de ce mur ou la moitié de la portion qu’il veut rendre mitoyenne et moitié de la valeur du sol sur lequel le mur est bâti.
- Comme formalités, à défaut d’entente amiable et après une mise en demeure par sommation ou lettre recommandée, il faut citer en conciliation pour pouvoir dire que le voisin sera tenu de céder la mitoyenneté réclamée à charge par le demandeur d’en payer la valeur actuelle fixée à dire d’expert..
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons. Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde. (Noir aux annonces}.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Les progrès récents dans la teinture et l’impression des tissus, par Antonio Sansone. — Un volume in-8- de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Gtouvrage, traduction des trois derniers volumes pu
- bliés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- La Teinture au XIXe siècle en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison
- Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- Traité théorique et pratique des accidents du travail. — Commentaire analytique de la loi du 9 avril 1898, concernant la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, par Georges Le-couturier, avocat au tribunal d’Argentan, ancien rédacteur aux Pandectes françaises, rédacteur à Encyclopédie des Assurances. (Deuxième édition).
- Cette deuxième édition contient en plus de la première : « La réorganisation et le fonctionnement de la Caisse na tionale des accidents avec les tarifs établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents, conformément à la loi du 24 mai 1899; la circulaire du Garde des Sceaux relative à l’application de la loi du 9 avril 1898 ; les accidents causés par l’emploi de machines mues par des moteurs inanimés. Modèles de déclarations d’accidents et de procès-verbaux. »
- Un fort volume in-8, 8 francs.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la
- p.235 - vue 226/380
-
-
-
- to 9
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation, et de la jurisprudence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Char très, et Léon GUIBOURG, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix..................... 10 fr
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pourront la mettre au courant en achetant seulement le supplément qui vient également de paraître. Ce sup plément expose le dernier état de la législation et de la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément.......................... 3 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage.—Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. —Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepre
- neurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- •
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cices, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d'Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène. 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journa pour recevoir franco.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAÜX
- Déclarations de faillites
- Gerlier (Jean), apprêts, 65, rue de Séze, à Lyon. — Jug. du 7 juillet. — S : M. Feys.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Lamy frères, apprêt sur étoffes de soie, 21, rue de la Vieille-Monnaie, à Lyon. —Durée : 6 ans. — Cap. : 60,000 fr. — Acte du 31 mai.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- PRIME A NOS ABONNÉS
- Agrafe
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mêmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot
- Pour colis postal en plus { E"aGansci0 fo?. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.236 - vue 227/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 237
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (vià Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de -Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris ^iâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre. Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies e Béarn ete.
- Tarif spécial G V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales
- et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- La Compagnie recommande instamment à MM. les voyageurs de vouloir bien enlever les anciennes étiquettes qui peuvent se trouver sur leurs bagages afin d’éviter les erreurs de directions et d’inscrire sur ces colis leur adresse et le nom de la gare destinataire.
- Pour faciliter cette inscription, MM. les voyageurs trouveront aux bibliothèques des gares des carnets d’étiquettes gommées au prix de 0 fr. 05 le carnet de 10 étiquettes.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Excursion aux Gorges du Tarn par le Bourbonnais
- Les Cies P.L.M., Orléans et Midi organisent, avec le concours de l’agence des voyages économiques, une excursion aux Gorges du Tarn suivie d’une visite à la vieille cité de Carcassonne, du 23 juillet au 2 août 1899.
- Prix (tous frais compris) : Ire cl. 275 fr. 2e cl; 245 f.
- S’adresser pour renseignements et billets, à l’agence des voyages économiques, 17, rue du faubourg Montmartre et 10, rue Auber, à Paris.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais—Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone -Boulo-‘ gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, etc.
- p.237 - vue 228/380
-
-
-
- 238
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- FOURNITURES
- pour Usines
- HENRY MAMELLE 21, quai Valmy, paris
- Adresse télégraphique :
- VALVOL1NE—PARIS
- GRAISSEURS
- OLEOMETRES
- Graisseurs à compression
- H. HAMELLE
- VACvotINÉ
- Marque déposée
- GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE
- M. D. — A base de Valvoline
- DEMANDER NOTRE CATALOGUE GÉNÉRAL
- HUILES MINÉRALES ordinaires pour transmissions, broches, etc.
- HUILES SPÉCIALES pour cylindres, tiroirs et organes de machines
- TÉLÉPHONE
- Bureau D
- Lucien PICARD & CIE, à saint-fons (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc.
- COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- ues
- PAUL SEE .Ing-Architecte, Entrepreneur, 58,RueBrûle Maison, Lille .
- Bâtiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage - Ventilation _______Séchage Economiseurs _________ Surchauffeurs.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l’École de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l'Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- MATÉRIEL POUR
- le, (le
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s.g.d.g.
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or MN DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- a
- p.238 - vue 229/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 239
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (4 Août)
- On cote :
- Acide tartrique.............. 285 .. à ... ..
- Bois de :
- Campêche Laguna ....... 18
- » Martinique 10 .. 12 ..
- » Jaune Carmen. M
- » » Maracaïbo 14
- Cannelle de Chine 130 .. .. .
- » Campèche..........
- » Carmen............
- » Tampico...........
- » Porto-Plata.......
- o Haïti............
- • Jamaïque........
- • Barcel et P. Cab .
- • Rio-Hacha.......
- • Carth. et Savan..
- — de Ceylan de n- 000 à 4 252 350
- Cochenilles : Grises.................... 215 .. 225 .
- Argentées................. 235............
- Zacatilles................ 240 ...........
- Noires ordinaires....... 200 ..........
- » supérieures........... 230 ..........
- Crême de tartre....... 170............
- Curcuma Bengale......... 60 .. 65
- Dividivi ............... M . . .. .
- Gommes :
- Arabique.................. 185 .. 180 .
- Aden...................... 100 .. 130 .
- Damar Singapore.......... 130.............
- » Batavia.................. 155 .. -.. .
- Sandaraque............ 150 .. 160 .
- ....................... 42 ..
- Galles vert et noir . ... 115 .. 140 .
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme
- Madras, bon moyen assez
- • Maracaïbo ...........
- » Fustet...... 100 k
- » Tatajuba..... .50 k
- » Bahia................
- » Corinto..............
- • Amapala.... 50 kil Rouge Brésil Bahia.....
- » Calliatour... 100 k
- » Lima........50 kil
- » Ste-Marthe...........
- » .....................
- » Sandal..... 100 k
- » Sapan...... 50 k
- » Quebracho.. 1009 k
- Rouge Pernamb.....50 k
- 4 75 5 25
- 4 75 5 75
- 5 25 6
- 4 75 5 25
- 5 5 50
- 5 5 75
- 6 6 25
- 3 50 4
- 3 50 4
- 4 50 5
- 14 16
- 4 4 50
- 4 50 5
- 5 30 6 50
- 5 5 5v
- 7 10
- 14 17
- 9 10
- 6 k 8
- 3 3 50
- 7 8
- 8 <0
- 75 86
- 16 71 . à
- Quercitron :
- On cote les 50 kil. .
- Baltimore fin effilé........ 7 50 à 8 50
- » gros effilé............. 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles..........1/2 kil. .0 40 à .0 42
- Cayenne.................................
- PLACE DE LYON
- 4 Août
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- tendre................... F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire............. 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon
- violet et violet r... .... . 3 50 4 . .
- Kurpah moyen et moyen ordinaire.......................... 2E0 325
- Sumac en feuilles.............F. 18 ,. 0/0 k.
- Cachou
- Brun luisant, en sac 5 0 k. M . . ....
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 20 . 25 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- ........................... 1 60 2 .. Ténerife grise............. 1.50 1 80
- Vordet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 165 .. 010 k.
- sous papier, F. 165 .. 010 k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- • • » en boules 105 .. »
- • raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. 22 50 25 . -
- Java, Mad , Pond.... M..............
- Dividivi
- On cote les 50 kil .... 9 .. 14 ..
- Indigo*
- PLACE DU HAVRE
- (4 Août;
- B y’e de teinture
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 12 .. à 14 .,
- — 2c qualité .. . 11 .. 12 ..
- - 3e qualité.... à 50 10 ..
- — Sisal, Yucatan... 9 50 10 50
- Honduras................. 9 20 9 80
- ......................... 7 50 8 50
- Haïti Cap................ 5 05 5 35
- 8 .............. . 5 40 5 7.
- • St-Marc ............ 6 60 7.5
- » ....................... 615 675
- » Fort-Liberté........... 5 80 6 ..
- P.-de-Paix .............. 6 50 6 75
- ......................... 4 75 5 40
- ........................ 5 40 6 75
- Martinique et Guadeloupe. 3 75 5 ..
- Jamaïque.............. 525 675
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 50 6 60
- ’ Manzanillo.............. 6 50 6 60
- • Tuspan............. 6 75 6 50
- * Vera-Cruz............. 5 25 6 ..
- On cote actue'lement :
- Beng. sur v. et bl. 12k..
- » fin viol, et pourpre...
- » beau viol. et dito....
- » bon violet...........
- » moyen violet........... » bon violet rouge.....
- » bon moy. v. roug....
- Beng. fin rouge........... » bon dito................. » bon à fin cuiv........... » cuiv. ord. et bas........
- Java. .. ... ..............
- Kurpah.....................
- Madras....................
- Manille...................
- Caraque................. •.
- Guatemala fior.............
- » sobré...........
- » bon à fin cor....... » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin..1/2 k » bon à beau.........
- » ord. et moyen......
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar..............M
- 6
- 6
- 5
- 5
- 3
- 4
- 4
- 4
- 3
- 3
- 2
- 1
- 1
- 1
- 1
- 3
- 3
- 1
- 6
- 4
- 2
- 75
- 25
- 75
- 75
- 50
- 75
- 50
- 25
- 50
- 25
- 50
- 50
- 7 ..
- 6 50
- 6 ..
- 5 25
- 4 ..
- 4 75
- 4 25
- 5 ..
- 4 .
- 3 25
- 2 75
- 4 .
- 3 50
- 3 ..
- 3 50
- 5 59
- 4 25
- 4 45
- 2 25
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Acétate de plomb .......... 75 .. à
- A-ideacétiquedesarts 25 ..
- — chlorydrique ............ 7 ..
- — nitrique 36° ....... • 32 ..
- — su iurique, 66“ .. . 8 ..
- — tartrique . ............ 290 . .
- — citrique................ 420 ..
- Alu i ................... 20 ..
- - ordinaire.......... .. 15 . .
- Ammcniaque incolore, 22“. 44 . Bichlorure d’étain, 55“.. .. 90 ..
- — — 60°.... 100 .
- Bois Campêche-Lgu a. .. 18 ..
- — — Guadeloupe 14 . .
- — JauneCentre Amérique 18 ..
- Cachou jaune, V apeu s .. 36 ..
- — brun. . ................... ..
- Chlorate de potas se...... 85 .
- — de soude..... .. 6 ..
- Chlorure de chaux 00 à 1 10° 19 50 Chromate rouge de potasse 85 ..
- — — de soude.. 65 ..
- Crème de tartre •..........187 . .
- Cristaux de tartre.......182 .
- — de soude................ 6 ..
- Curcuma Bengale en racines 65 ..
- — de Madras.. ... 65 ..
- — Chine..................... 63 .
- Essence de térébenthine .. 92 .. Extrait de châtaignier 20°.. 16 ..
- Galles de Chine et Japon. 175 ..
- — vertes et noires.. . 170 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 150 .. arabique.................. 192 .
- — adragante rousse. 290 ..
- Jus de citron.... ......... 23 .
- Méthylène à 95°........... 125 .
- — régie 90 .. . ... 120 ..
- Prussiate jaune de otasse 180 ..
- — — de soude...........
- Pyrolignite de fer......... 10 ..
- Résine..................... 22 ..
- Rouille .................. 9 ..
- Sel de soude 80°........ 18
- — ammoniaque.. 11 50 Sel d’éta'n............... 200 . .
- Soufre en canons .......... 19 50
- — sublimé.................. 21 50
- Sumac Sicile en feuilles... 26 ..
- Sulfate d’alumine.......... 15 ..
- — de cuivre........... 78 ..
- — de fer.................... 6 50
- 76 ..
- 26 . .
- 8 .
- 34 ..
- 11 .
- 295 ..
- 440 ..
- 21 ..
- 16 ..
- 45 .
- 100 ..
- 110 . .
- 19 .
- 14 50
- 19 ..
- 37 . .
- 110 ..
- 90 ..
- 6 50
- 20 ..
- 90 ..
- 70 . .
- 190 ..
- 185 . .
- 6 50
- 66 ..
- 66 . .
- 64 ..
- 102 . .
- 17 ..
- 180 .
- 200 ..
- 166 ..
- 250 ..
- 325 ..
- 24 .
- 130 ..
- 125 ..
- 185, . .
- 11 .'.
- 25 ..
- 10 ..
- 18 25
- 12 ..
- 210 ..
- 20 50
- 22 50
- 28 ..
- 17 ,.
- 79 ..
- 7 50
- p.239 - vue 230/380
-
-
-
- 240
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêta (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant» Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C• Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Études spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles>. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamel le (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, venti-! lation.
- [ Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P- LEGRAND
- INVENTEUR
- Pont de la Révolte, à St-Denis
- SEINE
- Étanchéité complète par la soudure électrique MÉDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plut fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- p.240 - vue 231/380
-
-
-
- S
- 4e Année. — No 16
- Le Numéro : 0,75
- El
- 20 Août 1899
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT : FRANCE : Un an . 45 fr. — Six mois... . . . 8 fr. ÉTRANGER : Un an 20 fr. Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal 30, rue Turgot, 30 — PARIS nonore • 1 La ligne (anglaise). . . 1 fr. ANNONCES . { Faits divers 3 fr. Prix à forfait pour insertions répétées Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- Ai
- 1 ,
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — La teinture des mélangés soie et coton (suite).
- Dégraissage et blanchiment. — Blanchiment des tissus de coton en 4 heures, à la température de 140°, sans circulation.
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mor-
- dants métalliques (suite).
- Teinture et impression.
- Teinture et impression
- (système Vigoureux sur laine peignée) (suite)
- Apprêts. — Le mercerisage, son but, ses origines, ses progrès et son avenir (suite et fin).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Note sur l’essai des extraits de campêche dans la pratique (suite et fin).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers.— La loi sur les accidents du travail.— A MM. les Industriels. — Nécrologie. — Bibliographie., — Renseignements commerciaux. — Tarifs de chemins de fer.
- — Cours.— Annonces.
- CHIFFONNAGE
- La teinture des mélangés soie et coton (suite)
- (Voir n° 14, p. 209 et suiv.)
- Peur verts : vert Colombie remonté avec bleu mé-thy 1 ou auramine ; par exemple pour vert mimosa, vert Colombie 1, remonté avec bleu méthylène 2B nouveau : 0,300; pour vert mousse, vert Colombie : 3, remonté avec auramine II : 1 ;
- Pour violets : pourpre de Hesse, Congo corinthe B, héliotrophe B, noir Colombie R remonté avec safra-nine, etc. ; bleu Chicago 4 R (6 p. 100) et bleu alcalin 4 R (3 p. 100) pour violet foncé, noir Colombie : 0,100 à 3, remonté avec violet méthyle 4R : 0,030 à 1 ;
- Pour noirs : noir Colombie R (6 p. 100) nuancé de bleu alcalin B (1 p. 100) et remonté avec campêche et bois jaune ;
- Pour gris : benzo-azunne nuancée de chrysamine, gris Zambèze B (la soie reste plus claire) nuancé de bleu Chicago, noir Zambèze D, noir Colombie R remonté avec une autre matière colorante basique gris neutre nuancé de bleu Chicago ; par exemple pour gris violacé, bleu Colombie ! 0,300 et bleu alcalin R : 0,100; pour gris acier, gris neutre G : 0,300; pour gris argent, gris Zambèze B : 0,030; pour gris clairs a foncés; noir Zambèze B : 0,100 à 3, pour modes, à bruns, noir Colombie R : 0,100 à 3, remonté avec chrysoïdine 0,030 à 1; pour gris argent, gris neutre G: 0,030 et bleu Chicago RW : 0,030 ;
- Pour bruns : brun mikado, brun titan, benzo bruns, Congo Corinthe, brun de Hesse, brun cachou 2DX et 3DX ; par exemple, pour beige à tabac, brun cachou 2DX : 0,100 à 3;
- Pour bronzes : noir Colombie R remonté avec chrysoïdine.
- Le benzo-bleu noir teint presque uniquement le coton et laisse la soie presque intacte ; on peut teindre ensuite celle-ci en une couleur différente. La géra-nine brillante ne teint que le coton. Le bleu Chicago 6B, le bleu solipe Colombie, le diazo-noir BHN, le bleu naphtamine 2B, laissent au bain alcalin la soie presque intacte.
- Avec les colorants mikado, on peut obtenir, soit des teintes d’égale intensité sur la soie et le coton, en teignant dans un bain contenant du sel et de l’acide acétique ; soit des teintes de plus grande intensité sur le coton, dans un bain neutre contenant du sel ; soit des
- p.241 - vue 232/380
-
-
-
- 242
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- teintes sur le coton, la soie restant presque blanche, dns un bain alcalin contenant du sel et du carbonate
- de soude. Dans ce dernier cas, on peut nuancer la soie en la teignant ensuite avec une matière colorante basique.
- La teinture se fait en quinze minutes au bouillon
- avec :
- Eau
- Carbonate de soude. Savon de Marseille.. Matière colorante..
- Puis ajouter :
- Sulfate de soude....
- 600 gr. à 800
- 20 » à 55 gr. p. litre
- 1 »
- 25 gr. par litre.
- et teindre 30 minutes au bouillon. Rincer, nuancer a volonté.
- Avec les couleurs directes, l’emploi du sulfate de soude enlève le brillant de la soie.
- Avec les couleurs diamine, pour teintes unies, en général, on teint 30 minutes à 80 -900 , puis 30 minutes en laissant refroidir. La teinture se fait en bain
- aussi court que possible et avec :
- Carbonate de soude......
- Savon....................
- Sel......................
- Pour nuances claires foncées
- 0 gr. 2 0 gr. 2 par litre
- 0,2 0,2 »
- 0 4 à 5 »
- On remonte souvent après teinture en bain à 40° garni de 3 pour 100 d’acide acétique avec des couleurs basiques qui teignent la soie et le coton : fuchsine, safranine, phosphine, chrysoïdine, bleu méthylène nouveau, indozine M, vert solide, vert brillant, violet méthyle, brun Bismarck, ou en bain de 50 pour 100 d’acide acétique avec des couleurs acides qui teignent seulement la soie : cochenille brillante, jaune indien, jaune acide C, orange 2 et 4, bleu soluble pur, cyanol extra, vert acide, violet formyl, Orseille brillante, brun acide D, noir naphtylamine D et 4 B, noir naphtol 12 B.]
- Plusieurs colorants diamine peuvent être diazotés et développés sur tissus mi-soie exactement comme pour la teinture du coton. L’avantage de ce traitement est que l’on obtient plus aisément des teintes foncées, solides au lavage.
- Les colorants utilisables par diazotage et par développement sont surtout les noirs diamine BH, RO, le diaminogène, le brun diamine M, la primuline, le cachou diamine.
- Les couleurs diamine les plus intéressantes pour cette industrie sont les suivantes :
- 10 Colorants teignant la soie et le coton en nuances uniformes : thioflavine S, jaune diamine N, orangé diamine B, brun diamine 3 G pour bruns jaunâtres, rose diamine, bleu acier diamine.
- 2° Colorants teignant plus le coton que la soie : jaune d’or diamine, jaune solide diamine B pour nuances composées, rouge solide diamine F, bordeaux diamine B, violet diamine N, bleu diamine 3 B, BX, RW, bleu nouveau diamine R, vert diamine B, noir oxydiamine 5000, noir jais diamine SS, noir mi-laine SS, brun diamine M et B pour bruns foncés, bleu noir diamine B, bleu diaminogène extra, bronze diamine G.
- 3° Colorants teignant exclusivement le coton : jaune solide diamine A, rouge solide diamine F en nuances claires teint avec savon et soude, violet diamine N (id.), bleu pur diamine FF, bleu brillant diamine, noir diamine BH, noirs diamine BO et RO pour gris et noirs.
- 4o Colorants teignant la soie plus que le coton : écar-late diamine B et 3 B, gris diamine G.
- 5° Colorants teignant la soie et le coton en nuances différentes : noir jais diamine 00 (coton en noir bleu, soie en noir violet), bronze diamine G pour olives jaunâtres et modes, ou pour bruns foncés après diazotage et développement.
- (A suivre).
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Blanchiment des tissus de coton en 4 heures à la température de 1400 sans circulation
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski.
- On sait la part importante que prend la circulation de la lessive dans le blanchiment des fibres textiles. Cette action mécanique a pour but d'émultionner les corps gras et de les amener à un état de division extrême pour en faciliter la saponification.
- La circulation se fait, en général, par simple filtration de la lessive à travers la masse du tissu. C’est le cas de tous les systèmes où la lessive, soutirée au fur et à mesure par en bas, est ramenée dans la cuve par en haut, de façon à maintenir constamment une couche de liquide au-dessus des pièces.
- Dans certains systèmes, on a cherché, non sans quelques succès, à activer la circulation en impri-
- p.242 - vue 233/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 243
- mant aux lessives un mouvement alternatif de va-et-vient. La couche considérable de cellulose que la lessive doit traverser est le grand obstacle à vaincre ; elle atteint jusqu’à 2 mètres d’épaisseur, suivant la hauteur des cuves, et constitue un véritable bouchon. La lessive chemine principalement le long des parois de la cuve, se frayant un chemin plus facile dans les espaces nuisibles, dont il est impossible d’éviter la formation pendant l’encuvage des pièces. C’est en ces points que l’action de la circulation se fait sentir le plus vigoureusement, et malgré l’impulsion mécanique, l’intérieur de la masse se soustrait généralement à son influence. C’est la cause qui condamne le blanchisseur, même quand il emploie la circulation activée, à prolonger la durée des lessives au delà du temps théoriquement nécessaire au blanchiment du coton.
- Notre étude a été entreprise dans le but de délimiter, d’un peu plus près qu’on ne l’a fait jusqu’ici, l’efficacité de la circulation.
- Les essais se faisant en petit, nous n’étions pas en possession d’un moyen pratique permettant d’établir la circulation telle qu’elle existe dans les grands appareils ; nous avons choisi, comme point de départ de nos études, une expérience faite par l’un de nous en 1884, dans des conditions de circulation médiocre, et d’où il résulte qu'à la température de 140° et avec une lessive de soude caustique renfermant 30 grammes de soude à 38° AB par litre, on dégraisse et blanchit un échantillon de calicot en 4 heures.
- Cette opération a été exécutée dans un tube de verre mince placé dans un autoclave, au bain-marie. L’échantillon avait été comprimé avec ménagement, de manière à éviter les tassements ; il était presque libre.
- Dans les essais suivants, les échantillons de calicot, mesurant 20 centimètres sur 40 et munis de taches de suif, sont, après acidage en acide sulfurique (10 gr. par lit. à 60,1 heure) et lavage, introduits dans 1 litre de lessive, on les y manœuvre pendant 2 minutes, les plie en quatre et les enroule serrés sur eux-mêmes, puis on les introduit dans une chemise de calicot blanc. On les place, ensuite, dans des tubes de fer que l’on remplit de lessive et que l’on ferme hermétiquement.
- La durée et la température ont été fixées uniformément, pour tous les essais, à 4 heures et 140 centigrades.
- Soude caustique seule
- Première expérience. — Une série faite avec 15 gr., 30 gr., 60 gr. de soude, à 38 AB par litre d’eau, a donné une gamme ascendante très nette dans ses résultats, quant à la qualité du blanc. La solution à 60 gr. de soude donne un blanc acceptable.
- Quant au dégraissage, il est uniformément atteint dans tous les termes de la série.
- Deuxième expérience. — Addition de colophane à la lessive. — Essai d’un mélange de soude caustique et de sel de soude Solvay avec et sans colophane.
- No 1. 30 gr. soude caustique à 38® AB + Eau pour faire 1 litre.
- No 2. 30 gr. soude caustique à 38° AB
- » 2 1/2 » colophane
- + Eau pour faire 1 litre.
- N* 3. 23 gr. soude caustique à 38 AB
- » 4 » sel de soude Solvay (équivalant à
- 7 gr. soude caustique à 38°)
- + Eau pour faire 1 litre.
- N° 4. 23 gr. soude caustique à 380 AB
- » 4 » sel de soude Solvay
- » 2 1/2 » colophane
- Résultats. — C’est le mélange de soude caustique avec le sel de soude et colophane (No 4) qui donne le meilleur résultat. Ensuite vient le mélange soude caustique-colophane (No 2), puis la soude caustique seule (No 1), enfin la soude caustique additionnée de sel de soude (No 3).
- Conclusion, — En présence de colophane, le remplacement de 7 gr. de soude par 4 gr. de sel de Solvay produirait une amélioration. Ce fait est à vérifier : la 3e expérience a été instituée dans ce but.
- L’action de la colophane est considérable.
- 3e expérience. — Série de lessives en remplaçant des proportions croissantes de soude caustique par leur équivalent de sel de soude en présence de colophane :
- No 1. 30 gr. soude caustique à 38°
- » 2 1/2 » colophane
- + Eau pour faire 1 litre.
- No 2. 23 gr. soude caustique à 38°
- » 4 » sel de soude Solvay
- » 2,5 » colophane
- 4 - Eau pour faire 1 litre.
- No 3. 16 gr. soude caustique à 38°
- » 8 » sel de soude Solvay,
- » 2,5 » colophane
- p.243 - vue 234/380
-
-
-
- 244
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- + Eau pour faire 1 litre.
- No 4, 9 gr. soude caustique à 38°
- » 12 » sel de soude Solvay
- » 2,5 » colophane
- + Eau pour faire 1 litre.
- Résultats. — Cet essai ne confirme pas le précédent. Le No 1 (lessive de soude caustique + colophane) es le seul sur lequel les taches de suif sont débouillies.
- La qualité du blanc suit une marche régulière : le No 1 (lessive de soude caustique 4- colophane) est le seul sur lequel les taches de suif sont débouillies.
- La qualité du blanc suit une marche régulière : le No 1 offre le meilleur blanc ; le No 4 (9 gr. soude - 12 gr, sel de Solvay + 2,5 colophane) est le plus mauvais. Les termes intermédiaires se classent entre les Nos 1 et 4 d’une façon normale et le blanc obtenu est en raison directe de la quantité de soude caustique employée.
- Conclusions. —Bien que ce système de blanchiment sans circulation soit susceptible d’irrégularités, malgré les précautions prises, on peut conclure spécialement de la 3e expérience, en raison du résultat parfaitement sérié des échantillons que : à la température de 140a, sans circulation, on peut blanchir et dégraisser le coton avec une lessive composée de :
- 30 gr. soude caustique à 38e
- 2,5 » colophane
- 4- Eau pour faire 1 litre
- tandis que sans colophane et dans les mêmes coéditions de temps, de température et de concentration, on obtient à peu près le même résultat lorsque le tissu, au lieu d’être tassé sur lui-même, se trouve librement exposé à l’action de la lessive.
- 2 2 ©
- 8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Etain
- Cuba............. .. Chair clair, résistance médiocre au savon.
- Lima................... Rose vif, résistance médiocre
- au savon.
- Orang. dalizarine(Ba-dische)................ Rouge orangé très vif, résis-
- tance faible au savon.
- Graines de Perse ....
- Alizarines R, V et J.
- Azovert (B >yer)... .
- Bleu d’alizarine (Ba-
- .......................
- Vert d’alizarine (Ba-dische)...............
- Bleu méthylène........
- sy" ’. ; f
- Cochenille .... . . .
- Galléine .............
- Cuba.................
- Jaune d’alizarine GG
- (Meister)..............
- Noir diamant (Bayer).
- Jaune MG (Poirrier).
- Alizarines J, R et V.
- Brun d’anthracène. . .
- Orangé d’alizarine...
- Violet au chrome. ...
- Bleu patenté BN (Meister)..................
- Bleu d’alizarine S(Ba-dische)...............
- Vertd’alizarine S(Ba-dische)...............
- Marron d’alizarine ...
- ......................
- Céruléine.............
- Jaune vif, résistance faible au savon.
- Rouges orangés divers, résistance très faible au savon.
- L’étain fiit réserve.
- Violet, résistance faible au savon.
- Gris bleu, résistance médiocre au savon.
- Bleu, résistance très faible au savon.
- Rose pâle, résistance assez bonne au savon.
- Puce, résistance faible au savon.
- Cérium
- Cachou, très bonne résistance au savon.
- Jaune orangé, assez solide au savon.
- Gris, assez solide au savon.
- Jaune orangé, résist. moyenne au savon.
- Violets analogues à ceux sur fer, assez solides au savon.
- Mode sale violacé, très solide au savon.
- Puce, solide au savon.
- Violet rouge rabattu, solidité médiocre au savon.
- Bleu clair, solidité médiocre au savon.
- Gris bleu verdâtre, solide au savon.
- Bleu vert foncé rabattu, très solide au savon.
- Violet rouge rabattu, très solide au savon.
- Violet foncé terne, résiste mal au savon.
- Vert plus jaune que celui Al, très solide au savon.
- p.244 - vue 235/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 245
- Cochenille.............. Violet rose clair, rés. moyen, au savon.
- Dinitrosorésorcine ... Jaune olive, résistant mal au savon.
- ....................... Jaune vif, plus foncé que celui d’Al, résistance médiocre au savon.
- PyronineG(Leonhardt) Rose clair, assez solide au savon.
- ...................... Bleu indigo violacé, bonne ré-
- sistance au savon.
- Teinture et Impression
- Noirs Anthracène acides LW, SW, ST, et noir Anthracène au chrome F, brec. s. g. d. g.
- Parmi ces marques ce sont surtout le noir Anthracène au chrome F et ensuite les noirs Anthracène acides LW et SW qui offrent un intérêt particulier, tandis que la marque ST ne sert guère que pour le nuançage des noirs.
- Pour les teintes composées en combinaison avec les autres couleurs Anthracène acide c’est le noir Anthracène acide LW qui donne les meilleurs résultats.
- Au point de vue de la résistance à la lumière, au foulon, ainsi qu’au décatissage et au carbonisage, le noir Anthracène au chrome F est supérieur à toutes les autres marques, quoique les noirs Anthracène acides LW et SW puissent également être qualifiés de très solides à la lumière et au foulon. Comme soidité au décatissage et au carbonisage c’est la marque SW qui se rapproche le plus du noir Anthracène au chrome F, tandis que le LW rougit légèrement au carbonisage.
- Le noir Anthracène au chrome F possède encore la qualité très appréciée de ne pas changer de ton à la lumière artificielle. On peut admettre qu’il en est de même du noir Anthracène acide ST qui ne rougit que d’une façon tout à fait minime à la lumière artificielle.
- Mode d’emploi pour les noirs (1)
- On garnit le bain de teinture, suivant la dureté des eaux employées, avec 1 à 2 grs. d’oxalate d’ammoniaque par litre d’eau, puis on ajoute 5 % d’acide acé-
- (1) Toutes les recettes de teinture indiquées ici s’entendent aussi bien pour la teinture à la cuve que pour l’application sur appareils mécaniques, Les échantillons que nous joignons ont tous été teints sur appareils mécaniques.
- tique et en dernier lieu le colorant, bien dissous au préalable. On entre la marchandise dans le bain à chaud et on monte de suite au bouillon. Après avoir fait bouillir pendant une 1/2 heure on ajoute en deux fois 5 à 8 % de bisulfate de soude ou 2 à 3 % d’acide sulfurique ; aussitôt le colorant épuisé on chromate sur le même bain avec addition de 1% d’acide chlorhydrique pendant 1/2 heure en maintenant un léger bouillon.
- En continuant à teindre sur vieux bain on commence par faire bouillir la laine pendant 1/2 heure sans faire aucune addition, ensuite on ferme la vapeur, on ajoute du bisulfate de soude ou de l’acide sulfurique et ensuite on chromate, lave et savonne.
- Pour le chromatage des noirs il faut employer en général environ 1 à 11/20/0 de bichromate de potasse.
- L’addition de 1 % acide chlorhydrique au bain de chromatage est utile pour enlever l’oxalate de chaux adhérent à la fibre.
- Dans les cas, où cette façon d’opérer paraîtrait plus pratique, on pourrait également faire le chromatage sur un bain spécial, auquel il faudrait ajouter alors en dehors des proportions nécessaires de bichromate de potasse 2 % d’acide chlorhydrique. Cette méthode a l’avantage de permettre la conservation du bain de chromatage qu’on peut faire resservir indéfiniment en n’y rajoutant que les 3/4 environ des quantités primi i-vement employées de bichromate de potasse et d’acide chlorhydrique.
- Dans le procédé de teinture indiqué ci-dessus on peut également remplacer les 5 % d’acide acétique par 1 % d’acide sulfurique. Cette substitution permet de réduire légèrement le prix de revient du noir, mais la nuance est moins vive qu’en teignant d’après la recette ci-dessus.
- (A suivre.)
- APPRÊTS
- LE MERCERISAGE SON BUT, SES ORIGINES, SES PROGRÈS ET SON AVENIR (Suite et fin) (Reproduction interdite sans l’assentiment spécial de la Rédaction)
- Voyez plutôt le brevet, sans valeur aucune d ailleurs suivant nous, de Dr Adolphe Liebmann à Manchester, en date du 5 septembre 1896 (Pat- Engl, n°
- p.245 - vue 236/380
-
-
-
- 246 |LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 19,633) et revendiquant un privilège pour la production de coton à propriétés brillantes, semblable à la soie en mercerisant par les procédés déjà connus le coton Jumelde provenance d’Egypte ou de Sea-Island. Il est évident pour nous que le breveté avait eu connaissance non seulement du brevet mais encore des pratiques industrielles de Thomas et Prévost, et que comprenant la réelle portée de l’invention de ces derniers il a cherché à rendre siennes des données qui, en réalités doivent appartenir aux inventeurs de Crefeld.
- Nous nous arrêterons ici sur cette dégression qui n’est d’ailleurs pas de notre ressort et sur laquelle nous n’avons insisté que pour montrer combien il est essentiel dans la prise d'nn brevet de n’omettre aucune des circonstances susceptibles de faire ressortir la nouveauté d’un procédé sous peine de perdre en un instant le fruit de laborieuses recherches et de grands sacrifices pécuniers au profit d’un mieux avisé dont tout le mérite ne consiste souvent qu’à bien écouter aux portes ou à faire causer un employé soit bavard, soit vénal.
- Il n’entre pas dans le cadre de cette étude nécessairement fort abrégée, d’étudier ou même d’énumérer simplement les innombrables brevets pris tant en France qu’à l’étranger à la suite des trois brevets principaux dont nous venons d’exposer à grands traits l’économie. Ils sont nombreux et un seul volume ne suffirait pas d’en donner in extenso la teneur; la plupart du temps, d’ailleurs, ils ne consistent qu’en de simples petites modifications de détails sans grande valeur et libellés seulement dans le but de donner le change afin de pouvoir se servir plus à l’aise du travail de véritables inventeurs. Il est bien entendu qu'ici nous n’entendons pas parler des divers appareils mécaniques imaginés par les constructeurs de diverses nationalités propres à faciliter l’application industrielle de la mercerisation aux divers besoins de la fabrication. L’étude des brevets pris dans ce sens n’est pas tout à fait de notre ressort et notre collaborateur chargé du service spécial de l’étude des matières employées dans la teinture et l’industrie textile se réserve de reprendre dans un prochain avenir cette question spéciale.
- Quant aux brevets pris par diverses firmes se consacrant spécialement à la fabrication des matières colorantes artificielles et qui trouvent avantage à faire intervenir la mercerisation pour mieux faire ressortir la beauté et la richesse des colorants de leur inven
- tion, nous leur consacrerons bientôt quelques lignes toutes spéciales ne croyant pas que se serait ici la place convenable pour en parler avec l’ampleur nécessaire à cet important sujet.
- Il ne nous reste donc pour le moment qu’à nous résumer : l’invention de Mercer, nous devons le proclamer ici hautement, est une de celles qui font époque dans les annales de l’industrie : avec les perfectionne-ments qu’y ont apporté successivement MM. Paul et Charles Depouilly, C. Garnier et F. Voland, puis surtout MM. Thomas et Prévost, le mercerisage est devenu entre les mains d’industriels habiles un de ces puissants instruments de progrès, ouvrant à la science du tissage, des apprêts, de la teinture et de l’impression des horizons tout nouveaux ; tandis que la fabrication de la soie artificielle proprement dite semble ne point vouloir sortir victorieuse dans sa lutte avec le produit naturel des vers à soie, le coton mercerisé, c’est-à-dire transformé par des procédés chimiques et mécaniques) ingénieusement combinés nous paraît avoir définitivement conquis une place des plus marquantes dans le nombre des fibres textiles indispen-pensables à nos besoins actuels, relativement bon marché; il unit au brillant et à la richesse de ton des soieries teintes, la solidité et la souplesse du coton et se plie à tous les besoins d’une fabrication courante. Nous ne croyons pas que le coton mercerisé dût jamais être supplanté par une matière plus facile à se procurer pécuniairement et quantativement et en tout cas nous lui garantissons longue vie dans les diverses industries des tissus.
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Note sur l’essai des extraits de campêche dans la pratique
- ParM. J. Zubelen (1) {suite et fin)
- Essai C. — Cet essai, qui peut se faire en même temps que les deux premiers, nous renseigne aussi exactement et même mieux sur la nature des extraits de campêche que les teintures sur laine.
- Les 6 écheveaux ont été teints :
- No 6 comme 10 des essais A et B
- » 7 » 20 »
- » 8 » 2° coupé de 23 % d’eau
- » 9 » 4° des essais A et B,
- p.246 - vue 237/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 247
- » 10 » 4o plus la quantité de carbonate de chaux nécessaire à la neutralisation du tanin
- » 11 » 5° de A et B.
- On prend des écheveaux de 8gr. chacun, bien lavés à l’eau bouillante et on les passe dans une solution de campêche formée de 300 cc. d’eau distillée et ICO cc. des solutions d’extraits indiquées plus haut, on chauffe environ à 60-70 C., plonge ensuite les écheveaux dans le bain 1-2 h., en laissant revenir à la température ordinaire, puis on les tord bien et les passe ensuite, après les avoir bien ouvert, 4 à 5 minutes dans un bain contenants % de sulfate de cuivre du poids du coton.
- Les échantillons obtenus nous montrent : dans le r o 6 la nuance grise obtenue avec le type peu oxydé, c’est- à-dire avec l'hématoxyline ; dans le no 7, contenant de l'hématéine, la nuance la plus foncée; de même, tous les campêches oxydés, fussent-ils même fortement coupés, donneront un gris plus foncé et plus bleu que le no le no 8, coupé de 20 %, un gris encore très foncé ; le no 9 une nuance maigre, le campêche tirant assez mal sur coton en présence des matières tannantes acides ; l’échantillon no 10, dans lequel le tanin a été préalablement neutralisé par du carbonate de chaux, est un peu plus foncé que le no 9, mais toujours encore au-dessous du type, par suite du coupage ; le no 11 est plus foncé que le type, par suite de l’oxydation dans le bain, mais toujours plus clair que les nos 7 et 8. Tout extrait contenant de l'héma-téine sera reconnu du premier coup par cette méthode, et plus l'extrait sera oxydé, plus la nuance bleue sera prononcée. Les extraits contenant des matières tannantes se reconnaîtront d’ailleurs toujours à leur nuance grise spéciale et légèrement rougeâtre. Dans cet essai C, on pourrait aussi teindre un peu plus foncé, la différence resterait la même. Il n’est pas à conseiller de se servir des bandes imprimées en mordants de fer, chrome et alumine, pour faire des essais d’extraits de campêche : les résultats sont beaucoup trop influencés par l’oxydation qui se produit pendan la teinture.
- En comparant les résultats de ces trois essais, on pourra facilement se rendre compte de la nature des extraits auxquels l’on a à faire, et faire un choix convenable. Avec un peu d’habitude, l’on ne peut presque pas faire fausse route.
- En résumé, il faut en faisant le choix d’un extrait,
- t se rendre compte de l’état d’oxydation des échantillons soumis, et suivant que la recette pour laquelle il doit servir est oxydante ou non, on s’arrêtera à un extrait à hématoxyline ou à hématéine. Cependant, il sera toujours plus facile de se baser sur des extraits à hématoxyline, qui sont presque toujours des produits plus réguliers que les oxydés.
- Les extraits, quels qu’ils soient, reconnus purs par les méthodes indiquées plus haut, sont toujours les moins chers.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU PROCÉDÉ D’IMPRESSION SUR LAINE Par M. Henry Giesler.
- En teinture sur laine comme en impression (laine brute, peignée, filée, pièces), on fixe les colorants dits à mordants au moyen de sels de chrome, d’alumine, de fer, de cuivre, etc. En teinture, l’application se fait en deux fois, le bac de mordant au bouillon suivant pour le deuxième bain de teinture ne renfermant que la matière colorante. En impression, l’opération est plus simple; on applique le mordant et le colorant en même temps sur le tissu. Les nuances obtenues par teinture sont toujours plus solides que celles obtenues par impression.
- Les colorants se fixant mieux par teinture, il faut plus de colorant quand on opère par impression.
- Pour obvier à ces inconvénients, l’inventeur renonce à mélanger le mordant au colorant par impression. Il mordance en plein bain au bouillon comme pour la teinture, des laines linées et à l’impression et applique ensuite par impression les colorants sans aucun mordant. Il va de soi que, pour développer le colorant, l’inventeur passe ensuite les matières textiles au vaporisage. Comme on le voit, il s’agit de l’emploi séparé de mordant et de colorant en impression sur matières textiles animales.
- PROCÉDÉ DE DÉCORTICATION CHIMIQUE de la ramie et des orties textiles, ainsi que du lin, du chanvre, du jute et de l'alpha
- Par M. Charles Albert Rigault, pharmacien.
- M. Rigault revendique : ,
- En principe, l’action combinée d’un tannifère avec
- p.247 - vue 238/380
-
-
-
- 248 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l’action des alcalis pour opérer simultanément la décortication et la dégommation de la ramie et autres plantes textiles analogues, les effets de cette double action étant aidés par le concours de la chaleur et se produisant dans des conditions particulières.
- En particulier :
- La formation du bain de décreusage d’après le principe ci-dessus avec une solution alcaline de soude ou de potasse ou même un lait de chaux, dans laquelle est ajoutée la composition ou composé tannifère, de préférence l'acide digallique dans des proportions qui peuvent être quelconques, le rôle de cet acide étant a la fois de faciliter le décreusage des fibres et d’éliminer les matières composant le ciment telles que la cutose, la vasculose, les principes pectiques et albuminoïdes, en même temps que l’alcali opère la désagrégation de l’écorce et des parties ligneuses.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- LA LOI SLR LES ACCIDENTS
- DU TRAVAIL
- Circulaire du Ministre de la Justice {Suite)
- D’autre part, l’accident n’est pas à la charge du patron par cela seul qu’il s’est produit sur le lieu et aux heures du travail. La responsabilité du chef d’entreprise est dégagée si la cause de l’accident est complètement étrangère au travail.
- Il semble qu’à ce point de vue il y ait lieu de faire une distinction entre le cas de force majeure et les cas fortuits.
- L’événement de force majeure est étranger à l’exploitation ; on peut citer comme exemples la foudre, l’inondation, un tremblement de terre. Le dommage qui en résulte ne me paraît pas garanti par le risque professionnel, à moins que les effets de l’événement de force majeure n’aient été aggravés, pour les ouvriers ou employés, par l’exercice de l’industrie dans laquelle ils sont occupés.
- De même que la force majeure, le cas fortuit déjou-les prévisions humaines, mais il a sa cause dans le fonctionnement même de l’exploitation. Ici, la responsabilité du chef d’entreprise est engagée. Le principa-objet de la loi est de soustraire l’ouvrier aux conséquences de ces risques et des dangers inévitables qu’entraîne l’exercice d’une industrie.
- Lorsque l’accident est survenu par le fait ou a l’oc-casion du travail, la victime a droit à une indemnité, et cette indemnité est fixée d’après un tarif qui ne tient
- aucun compte des circonstances de l’événement. Ce tarif invariable s’applique même lorsque l’accident résulte d’une faute du patron ou d’uni faute de l’ouvrier.
- Toutefois, cette règle fléchit lorsque la victime a intentionnellement provoqué l’accident ou lorsqu’il y a eu faute inexcusable, soit de l’ouvrier, soit du patron ou de ceux qu’ils s’est substitués dans la direction.
- Dans le premier cas, aucune indemnité ne peut être allouée à la victime. Dans le deuxième et troisième cas, les tribunaux ont la faculté de diminuer le chiffre de la pension résultant de l’application du tarif, ou de l’augmenter en restant dans la limite fixée par l’article 20.
- § III. — Des personnes responsables et de celles qui peuvent se prévaloir du risque professionnel (Articles 1er, 2, 3, 32).
- Les personnes responsables sont celles qui dirigent l’exploitation ou l’industrie et qui en recueillent les bénéfices, depuis les grandes sociétés qui ont dans leur dépendance un personnel considérable, jusqu’au petit patron qui n’emploie qu’un nombre restreint d’ouvriers.
- La loi ne fait exception que pour l’ouvrier qui, travaillant seul d’ordinaire, s’adjoint accidentellement un ou plusieurs de ses camarades. Cette collaboration accidentelle ne suffit pas pour lui conférer la qualité de patron, qui suppose des rapports durables de direction d’un côté et de subordination de l’autre.
- Il est à peine besoin d’ajouter que le bénéfice de la loi ne peut pas être invoqué par un ouvrier qui loue son travail à un particulier. L’ouvrier est alors son propre patron, personne ne le commande dans son travail et il lui appartient de prendre lui-même toutes les précautions nécessaires pour se préserver d’un accident.
- Les chefs des industries visées dans l’article 1er sont assujettis quelle que soit leur qualité. La loi s’applique non seulement aux entreprises privées, mais aussi aux entreprises similaires de l’Etat, des départements, des communes et des établissements publics. L’assimilation est complète même en ce qui touche les dispositions relatives à la compétence, qui échappe dans tous les cas aux tribunaux administratils.
- Toutefois, aux termes de l’article 32, il est fait exception à l’egard de deux catégories d’ouvriers, savoir :
- 1° Les ouvriers, apprentis et journaliers appartenant aux ateliers de la marine :
- 2® Les ouvriers immatriculés des manufactures d’armes dépendant du ministère de la guerre.
- En plaçant ce personnel sous le régime de la loi concernant les accidents, on lui aurait fait une situation moins avantageuse que celle dont il jouissait déjà.
- Les personnes admises à se prévaloir du risque professionnel sont tous [es ouvriers et employés occupés dans les établissements visés à l’article 1er, depuis l’ingénieur jusqu’au simple apprenti, sans distinction de sexe ni de nationalité, à la condition que l’ouvrier ou l’employé relève de la direction du chef d’industrie. Ainsi, l’ouvrier qui exécute chez lui des travaux à la tâche, en dehors de la surveillance de celui qui l’emploie, n’a aucune action contre ce dernier.
- Toutefois, l’importance du salaire et la nationalité
- p.248 - vue 239/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 249
- de la victime ne sont pas toujours sans influence sur le mode de règlement de l’indemnité.
- Lorsque le salaire annuel dépasse 2.400 fr. le tarif établi pas la loi ne fonctionne pleinement que jusqu’à concurrence de cette somme. Au delà, l’ouvrier n’a droit, à moins de convention contraire, qu’au quart des rentes et indemnités allouées par l’article 3. Cette disposition a pour objet d’alléger les charges de l’industrie, tout en fournissant à la victime ce qui lui est indis pensable pour assurer sa subsistance et celle de sa famille.
- L’ouvrier étranger, victime d’un accident, qui cesse de résider sur le territoire français, reçoit, a ce moment, pour toute indemnité, un capital égal à trois fois la rente qui lui avait été allouée. En cas de décès, ses représentants ne reçoivent aucune indemnité s’ils ne résidaient pas en France au moment de l’accident.
- CHAPITRE II
- Des indemnités (Articles 3 à 10 et 23 à 37).
- Les accidents peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves. La loi les a classés dans quatre catégories, selon qu’ils entraînent : 1o une incapacité absolue et permanente., 2° une incapacité partielle et permanente ; 3° la mort de la victime; 4° une incapacité temporaire.
- Tout d’abord, le chef d’entreprise supporte les frais médicaux et pharmaceutiques, et le cas échéant, les frais funéraires;
- Les frais médicaux et pharmaceutiques sont payés, en entier, par le patron, lorsque ce dernier a désigné le médecin ou que la victime est soignée dans un hôpital. Rien ne s’oppose d’ailleurs à ce que l’ouvrier choisisse lui même son médecin ; mais pour éviter des abus, la loi a décidé que, dans ce cas, le chef d'entre-prise ne serait plus tenu que jusqu’à concurrence de la somme fixée par le juge de paix, conformément aux tarifs adoptés dans chaque département en exécution de la loi du 15 juillet 1893, sur l’assistance médicale et gratuite.
- Les frais funéraires sont évalués à une somme de cent francs au maximum.
- Ace premier élément de réparation vient s’en joindre un autre, de beaucoup le plus important, qui consiste dans l’allocation de pensions ou d’indemnités, fixées d’après un tarif réglé par les articles 3, 8 et 10 de la loi.
- L’article 3 fixe le taux de la pension ou de l’indemnité eu égard au salaire et en tenant compte des conséquences de l’accident. Les articles 8 et 10 sont relatifs à la détermination du salaire, qui sert de base a la pension ou à l’indemnité.
- § 1. — Taux des pensions ou indemnités (Articles 3, 5 et 6).
- Il convient de distinguer selon que l’accident est classé, en raison de sa gravité, dans une des quatres Catégories que nous avons indiquées au début de ce chapitre.
- Incapacité absolue et permanente. — C’est l'incapa-cité qui rend l’ouvrier impotent et l’empêche de se ivrer à tout jamais à un travail utile. C'est, par exemple, la perte de la vue.
- La victime, reçoit une pension viagère égale au deux tiers de son salaire annuel.
- Incapacité partielle et permanente. — Dans ce cas, la capacité de la victime ne disparaît pas complètement ; elle est seulement diminuée.
- La pension allouée est égale à la moitié de la réduction que l’accident aura fait subir au salaire.
- Décès de la victime. — La mort de l’ouvrier laisse généralement sa famille sans ressources. La loi vient à son secours en distinguant trois catégories d’ayants droits :
- 1® Le conjoint ;
- 2° Les enfants ;
- 3o Les ascendants et les descendants autres que les enfants.
- Le conjoint survivant, non divorcé ni séparé de corps, reçoit une pension viagère égale à 20 % du salaire annuel de la victime, à la condition que le mariage ad été contracté avant l’accident. Un nouveau mariage lui fait perdre le droit à la pension; mais il lui est alors alloué, à titre d’indemnité totale, une somme égale au triple de cette pension.
- En ce qui concerne les enfants, la loi donne les mêmes droits aux enfants légitimes et aux enfants naturels reconnus avant l’accident. A tous ceux qui sont mineurs de seize ans, elle assure une pension qui lui est servie jusqu’à ce qu’ils aient atteint cet âge.
- Cette pension varie selon que les ayants droit restent orphelins de père et de mère ou qu’ils ont encore un de leurs auteurs.
- Dans le premier cas, chacun des enfants reçoit une rente calculée sur le salaire de la victime, à raison de 20 %. L’ensemble de ces rentes ne saurait dépasser 60 % du salaire.
- Dans le second cas, la rente de 15 % du salaire s’il n’y a qu’un enfant, de 25 % s’il y en a deux, de 35 0/0 s’il y en a trois et de 40 0/0 s’il y en a quatre ou un plus grand nombre. Cette rente s’ajoute à celle allouée au conjoint survivant; on peut donc arriver à une allocation totale représentant 60 % du salaire, ce chiffre n’est jamais dépassé.
- Si la victime laisse des enfants d’un premier lit concourant avec le conjoint survivant, il semble que les pensions leur revenant doivent être, s’il y a lieu, réduites à 10 %, de telle sorte que le conjoint conserve sa rente sans diminution et que la charge du débiteur ne dépasse pas le chiffre de 60 0/0 du salaire.
- Dans l’hypothèse où il y aurait à la fois des enfants nés les uns d’un premier, et les autres d’un second mariage de la victime, la pension du conjoint survivant serait encore respectée, la pension allouée à chaque groupe d’enfants en conformité des dispositions de la loi subirait une réduction proportionnelle destinée à ramener l’allocation totale dans la limite du maximum ci-dessus indiqué.
- Les ascendants et les descendants n’ont droit à une pension qu’à une double condition : il faut :
- 1° Qu’il n’y ait pas de conjoint survivant, ni d’enfants mineurs de 16 ans;
- 2° Que les réclamants aient été à la charge de la victime au moment de l’accident. Il faut de plus que les descendants n’&ient pas atteint l'ge de seize ans.
- D’est alloué à chacun des ayants droit une rente
- p.249 - vue 240/380
-
-
-
- c o
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- égale à 10 0/0 du salaire annuel de la victime, sans que le total puisse être supérieur à 30 0/0. Si ce chiffre était dépassé, chaque rente subirait une réduction proportionnelle.
- La présence d’un conjoint divorcé ou séparé de corps n’enlèverait pas aux ascendants ou aux descendants leur droit à une indemnité. Il en serait de même dans le cas où la victime ne laisserait que des enfants tous majeurs de seize ans.
- La question de savoir si les ascendants ou les descendants étaient à la charge de la victime relève de l’appréciation des tribunaux, c’est une pure question de fait.
- Je rappelle que les représentants de l’ouvrier étranger n’ont rien à réclamer s’ils ne résidaient pas en France au moment où l’accident s’est produit. Mais cette condition étant remplie, le service de la pension leur serait continué même s’ils retournaient plus tard dans leur pays
- Incapacité temporaire. —La loi ne distingue pas entre'l’incapacité partielle et l’incapacité absolue. L’indemnité à allouer à la victime pendant le temps que dure son état d’invalidité est toujours de la moitié du salaire touché au moment de l’accident.
- L’indemnité n’est due que si l’incapacité de travail a duré plus de quatre jours et seulement à partir du cinquième jour. On a voulu éviter ainsi des simulations qui sont toujours plus faciles en matière d’accidents légers.
- J’ai déjà indiqué qu’il n’est rien alloué à la victime qui a intentionnellement provoqué l’accident, mais la faute inexcusable du patron ou de l’ouvrier est ici sans influence sur le chiffre de l’indemnité. C’est seulement lorsqu’il s’agit de fixer la pension, due en cas de décès ou d’incapacité permanente, absolue ou partielle, que les tribunaux sont autorisés à prendre en considération la faute inexcusable du patron ou de l’ouvrier pour majorer ou diminuer le chiffre de la pension.
- Aucune convention ne peut soustraire le chef d’industrie à la stricte exécution des obligations que la loi lui impose (art. 30). Toutefois les articles 5 et 6 dérogent à ce principe.
- L’article 5 permet au chef d’entreprise de se décharger, pendant les trente, soixante ou quatre-vingt-dix premiers jours de l’accident, de l’obligation de payer aux victimes les frais de maladie et l’indemnité temporaire, à la condition de justifier :
- 1- Qu’il a affilié ses ouvriers à une société de secours mutuels dont les statuts renferment les clauses spéciales comprises dans un statut type approuvé par le ministre de l’intérieur;
- 2- Qu’il a pris à sa charge une quote -part de la co tisation, fixée d’un commun accord entre lui et ses ouvriers, mais qui ne doit jamais être inférieure au tiers de cette cotisation ;
- 3Que la Société assure à ses membres, en cas de blessures, pendant trente, soixante ou quatre-vingt-dix jours, les soins médicaux et pharmaceutiques et une indemnité journalière.
- Si l’indemnité journalière servie par la Société est inférieure à la moitié du salaire quotidien de la victime, le chef d’entreprise est tenu de lui verser la différence.
- L’article 6 de la loi, répondant au même ordre d’idée, vise plus spécialement les exploitants de mines, minières ou carrières.
- Une loi du 29 juin 1894 a prévu et réglé, pour les entreprises d’exploitation de mines, minières ou car-| rières, la constitution de caisses ou de sociétés de’ secours. Les chefs d’entreprise sont tenus de contribuer par une quote-part égale à la moitié des cotisations des ouvriers. Il leur suffira, pour se décharger des frais et indemnités mentionnés dans l’article 5 de la loidu 9 avril 1898, de verser à ces caisses une sub-venti on annuelle. Le montant et les conditions de la subvention devront être acceptés par les sociétés et approuvés par le Ministre des Travaux publics.
- Dans un dernier paragraphe, l’article 6 décide que les dispositions que nous venons d’analyser et qui sont relatives aux exploitants de mines, minières ou carrières, s’appliqueront à tous autres chefs d’industrie, lorsque ceux-ci auront créé, en faveur de leurs ouvriers, des caisses particulières de secours en conformité du titre III de la loi du 29 juin 1894. Dans ce cas, le montant, et les conditions delà subvention annuelle destinée à les exonérer, seront soumis à l’approbation du ministre du commerce et de l’industrie.
- (A suivre.)
- A MM. LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le 1er juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) de faire’afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 francs.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix : I placard, 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, franco contre envoi du montant en timbre-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898,. concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- p.250 - vue 241/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 251
- NÉCROLOGIE
- Nous apprenons avec le plus vif regret, la fin prématurée de M. Raoul Tassel, maître teinturier à Elbeuf, ancien juge au tribunal de commerce de cette ville, ravi à l’affection des siens et à l’estime de ses collègues et de ses concitoyens à l’âge de cinquante-huit ans.
- Enfant du pays, Raoul Tassel appartenait à cette vaillante famille de teinturiers des Blay qui n’a pas peu contribué à l’universelle réputation de la vieille cité normande. Homme aussi actif que modeste, il consacrait tous ses instants à son industrie et s’il consen tait parfois à distraire quelques heures à ce qu’il considérait comme son devoir, c’était uniquement pour les consacrer aux siens et à ses concitoyens. Il ne connaissait pas les plaisirs du monde et personnifiait au plus haut degré notre conception du véritable industriel ; travailler et encore travailler.
- Que sa digne veuve et sa famille veuillent agréer en ce triste moment l’expression de nos plus sincères condoléances.
- Th S.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- La Teinture au XIXe siècle en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison
- Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix :
- 100 francs.____________________
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION, MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- , Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- Les progrès récents dans la teinture et l’impression des tissus, par Antonio Sansone. — Un volume in-8- de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en compren-dra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés. %
- G*, ouvrage, traduction des trois derniers volumes pu
- bliés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5® Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Traité théorique et pratique des accidents du travail. — Commentaire analytique de la loi du 9 avril 1898, concernant la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, par Georges Le-couturier, avocat au tribunal d’Argentan, ancien rédacteur aux Pandectes françaises, rédacteur à Encyclopédie des Assurances. (Deuxième édition).
- Cette deuxième édition contient en plus de la première : « La réorganisation et le fonctionnement de la Caisse na tionale des accidents avec les tarifs établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents, conformément à la loi du 24 mai 1899; la circulaire du Garde des Sceaux relative à l’application de la loi du 9 avril 1898 ; les accidents causés par l’emploi de machines mues par des moteurs inanimés. Modèles de déclarations d'accidents et de procès-verbaux. »
- Un fort volume in-8, 8 francs.
- LE CODE OUVRIER
- Exposé pratique de la législation et de la jurispru -dence réglant le travail et les intérêts des ouvriers et apprentis.
- Deuxième édition, mise au courant de la législation et de la jurisprudence, comprenant, notamment : le commentaire de la loi du 1er avril 1898, sur les Sociétés de secours mutuels et de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail.
- Par Louis André, procureur de la République, à Char très, et Léon GUIBOURG, ancien juge de paix, juge au Tribunal civil de Poitiers.
- Ouvrage honoré des souscriptions des Ministères de la Justice, des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie et du Conseil général de la Seine.
- Un fort volume in-8. Prix...................... 10 fr.
- p.251 - vue 242/380
-
-
-
- 252
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ceux qui possèdent déjà la première édition pour- | ront la mettre au courant en achetant seulement le | supplément qui vient également de paraître. Ce sup ! plément expose le dernier état de la législation et de | la jurisprudence, et, notamment, toutes les nouvelles lois comprises dans la deuxième édition s’y trouvent reproduites et commentées.
- Prix du supplément............................. r
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la ' Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr. |
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes.— Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’im- | meubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepre neurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines^ huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc. Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Academ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé.
- — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journa pour recevoir franco.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom co’lectif Deperdussin et PLOUGERON, teinturerie, 66, à Angoulême.— Durée: 13 ans. — Capital : 27.000 fr. — Acte du 10 juillet. Formation de la Société en nom collectifVeuve LABBÉ et fils, teinturerie, dégraissage, route du Pont-Juvénal, à Montpellier. — Durée : 10 ans.— Capital : 80.000 fr. — Acte du 29 juin.
- E'ormation de la Société en nom collectif Villard etCie, plissage, gaufrage, apprêt des tissus, 14, avenue du Parc, à Lyon. Durée : 5 ans. — Capital: 19.500 fr. Formation de la Société en nom collectif Ch. Roth et Debonduwé, fab. de produits de teintures, 53, rue de St-Mandé, à Montreuil-sous-Bois. — Durée : 10 ans. — Cap. : 8.000 fr. — Acte du 5 juillet.
- Formation de la Société en nom collectif SELOSSE et DESPRRTZ, teintures, apprêts de velours, 31, rue Chauvehn, à Amiens. — Durée : 10 ans. — Capital: 62.886 fr. 85. — Acte du 5 juillet.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société Çhamron, Picard et Cie, teinturerie, 65, rue d’Angoulême, et 8, cité d'Angou-Iême,à Paris. — L.: M. Chevrier.— Acte du 18juillet. Dissolution de la Société C. Delescluze etCie, blanchiment des cotons, à Maromme. — L. : M. Lamy, avocat agréé, 8, quai du Havre, à Rouen. — Acte du 15 ju n.
- Dissolution de la Société BESSY aîné et Pascal, apprêt des rubans de velours, 3, rue Marengo, à Saint-Etienne. -- L. : M. Bessy — Acte du 1er juillet.
- -INI-IIRIED PADADI C connaissant le lavage ItlN l UnlEK UAPABLE, chimique cherche place stable pour tout de suite ou le 1er septembre prochain.
- Offres sous chiffre Sc 3878 Z à Haasenstein et Voglec Zurich.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot,
- PRIME A NOS
- ABONNES
- Agrafe Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide,
- élégante, avec un titre
- qui leur perde deux agra-
- met, par la simple pose fes, de relier eux-mêmes les fascicules,
- en se constituant un volume de biblio-thèque.
- !
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot _ .. . . . . En gare : 0 fr.60 Pour Cons postal en plus { A domicile . 0 fr. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.252 - vue 243/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 253
- & NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise à la portée de tout le monde. (Noir aux annonces}.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies e--
- Béarn, etc.
- Tarif spécial G V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de—Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris Di Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi -gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité: 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- La Compagnie recommande instamment à MM. les voyageurs de vouloir bien enlever les anciennes étiquettes qui peuvent se trou ver sur leurs bagages afin d’évi’er les erreurs de directions et d’inscrire sur ces colis leur adresse et le nom de la gare destinataire.
- Pour faciliter cette inscription, MM. les voyageurs trouveront aux bibliothèques des gares des carnets d’étiquettes gommées au prix de 0 fr. 05 le carnet de 10 étiquettes.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkes tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h.. 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone -Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Es-pagne, le Portugal, etc.
- p.253 - vue 244/380
-
-
-
- 254
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- FOURNITURES
- pour Usines
- HENRY IIAMELLE 21, quai Valmy, PARIS
- Adresse télégraphique :
- VALVOL1NE—PARIS
- GRAISSEURS
- O L É O M È T R E S
- Graisseurs à compression
- H. HAMELLE
- VACvotINÉ
- Marque déposée
- GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE
- M. D. — A base de Valvoline
- DEMANDER NOTRE CATALOGUE GÉNÉRAL
- HUILES MINÉRALES ordinaires pour transmissions, broches, etc.
- HUILES SPÉCIALES pour cylindres, tiroirs et organes de machines
- TÉLÉPHONE
- Bureau D
- B
- Lucien PICARD & CIE, à saint-fons (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc.
- COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- Ar.ame3P3-3S. . *V**nrs:
- PAUL SEEIngArchitecte, Entrepreneur 58,RueBrûle Maison,à Lille .
- Bâtiments Industriels incombustibles. Chauffage _Ventilation_ Séchage p Economiseurs _ Surchauffeurs. f Réfrigérants -_______ Moteurs électriques V Moteurs de Laval. et/:±
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER Matières colorantes.
- Par J. HUMMEL, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, pro-fesseur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- Ih
- MATÉRIEL POUR
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s.g.d.g.
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°" DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.254 - vue 245/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 255
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (19 Août)
- On cote : Acide tartrique........... 285 .. à .. • ..
- Bois de :
- Campêche Laguna......... 18 .. ....
- » Martinique............. 10 .. 12 ..
- » Jaune Carmen. M .. .. ..
- » » Maracaïbo 14 .. ....
- Cannelle de Chine...... 130 ..
- — de Ceylande n-000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- Grises...................... 215 .. 225 .
- Argentées................... 235 .. .....
- Zacatilles.................. 240 .......
- Noires ordinaires........ 200 .................. » supérieures........................230 .................. Crème de tartre.......... 170 ...................... Curcuma Bengale.......... 60 .............................65
- Dividivi ..................... M ..
- Gommes : Arabique 185 .. 180 .
- Aden........................ 100 .. 130 . Damar Singapore...............................130 .. .... » Batavia...................................155 .. ... . Sandaraque.................. .................150 .. 160 .
- ............................. 42........................... Galles vert et noir...............................115............140..
- Indigos . — On cote au demi-kilogramme Madras, bon moyen assez
- tendre................... F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire............. 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon
- violet et violet r............... 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire........................ 2 50 325
- Sumac en feuilles...........F. 18 .. 0/0 k.
- — en poudres................F. 20 .. »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 . . 010 k. sous papier, F. 165 .. 010 k. » bon marchand en pains F. 105 .. » » » » an boules 105 .. »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (19 Août;
- B s de teinture
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... <2 .. à 14 .. — 2e qualité .. . 11 .. i2 .. 3e qualité.... 6 50 10 ..
- — Sisal, Yucatan... 9 50 10 50 Honduras 9 20 9 80 7 50 8 50 Haïti Cap 5 05 5 35 » 5 40 5 7. • St-Marc 6 60 7 .5 » Gonaïves ........ 615 675 » Fort-Liber.é 5 80 6 .. P.-de-Paix 6 50 6 75 4 75 5 40 Saint-Domingo 5 40 6 75 Martinique et Guadeloupe. 3 75 5 .. Jamaïque. 5 25 6 75 Jaune Cuba et St-Yago .. 6 50 6 60 * Manzanillo 6 50 6 60 4 Tuspan 6 75 6 50 • Vera-Cruz 5 25 6 ..
- » Campêche........... 4 75 » Carmen............... 4 75 » Tampico.............. 5 25 » Porto-Plata.......... 4 75 » Haïti................ 5 .. • Jamaïque ............ 5 .. • Barcel et P. Cab ....6 .. • Rio-Hacha............ 3 50 » Carth. et Savan......3 50 » Maracaïbo............ 4 50 » Fustet...................100 k. 14 .. • Tatajuba.............50 k. 4 . » Bahia................ 4 50 » Corinio.............. 5 30 • Amapala.... 50 kil...5 Rouge Brésil Bahia..................7 .. » Calliatour... 100 k..14 .. » Lima.................50 kil...........9 . » Ste-Marthe............... 6 .. » 3 .. » Sandal............... 100...........k..........7 .. » Sapan................ 50.............k............8 .. » Quebracho.. 1009.....k....75 .
- Rouge Pernamb.......50 k. 16 ..
- 5 25
- 5 75
- 6 ..
- 5 25
- 5 50
- 5 75
- 6 25
- 4 ..
- 4 ..
- 5 ..
- 16 ..
- 4 50
- 5 ..
- 6 50
- 5 50
- 10 ..
- 17 ..
- 10 ..
- 8 ...
- 3 50
- 8 ..
- (0 ..
- 86 ..
- 71 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac bO k, M — en caisse — 37 50 45 . .
- Jaune ou gamb. pressé.. 20 . 25 .,
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil 1 60 2 .. Ténériffe grise 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale.....50 kilos.
- Java, Mad , Pond....
- Dividivi
- On cote les 50 kil.....
- 22 50 25
- M.........
- 9 .. 14 ..
- Indigo*
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 12k.. 6 75 » fin viol, et pourpre... 6 25 » beau viol, et dite.... 5 75 ♦ bon violet 5 .. « moyen violet 3 75 » bon violet rouge 4 50 » bon moy. v. roug.... 4 .. Beng. fin rouge 4 75 » bon dito 3 50 » bon à fin cuiv 3 .. » cuiv. ord. et bas...... 2 25 Java. Kurpah 1 50 Madras . 1 ..
- Manille..................... 1 .
- Caraque..................... 1 50 Guatemala flor.............. 5 .. »........................sobré...................... 3 .. »..........bon à fin cor. •........3 .. »............cor. ord. à bas.........1 25
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 .
- s bon à beau......... 4 50
- • ord. et moyen...... 2 50
- 7 ..
- 6 50
- 6 ..
- 5 25
- 4 ..
- 4 75
- 4 25
- 5 ..
- 4 .
- 3 25
- 2 75
- 4 .
- 3 50
- 3 ..
- 3 50
- 5 59
- 4 25
- 4 45
- 2 25
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé......... 7 50 à 8 50 » gros effilé................................6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 40 à .0 42
- Cayenne...................................
- PLACE DE LYON 19 Août
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression Acétate de plomb ........ 75 .. à 76 ..
- A-ideacétiquedesarts 25 .. 26 .. — chlorydrique 7 .. 8 — nitrique 36° 32 .. 34 .. — sulfurique, 66° .. .. 8 .. 11 . — tartrique 290 .. 295 .. — citrique 420 .. 440 .. Alun épuré - 20 ,. 21 .. — ordinaire .. 15 .. 16 .. Ammoniaque incolore, 22". 44 .. 45 . . Bichlorure d’étain, 55’.. .. 90 .. 100 .. — — 60“.. .. 100 .. 110 .. Bois Campêche-Laguna. .. 18 •. 19 . — — Guadeloupe 14 .. 14 50 — Jaune Centre Amérique 18 .. 19 .. Cachou jaune. V apeu s .. 36 .. 37 .. — brun 100 .. 110 .. Chlorate de potas se 85 . 90 .. — de soude 6 .. 6 50 Chlorure de chaux! 00 à 110“ 19 50 20 . . Chromate rouge de potasse 85 .. 90 .. — — de soude.. 65 .. 70 . . Crème de tartre 187 . 190 .. Cristaux de tartre 182 185 .. — de soude 6 .. 6 50 CurcumaBengale en racines 65 .. 66 .. — de Madras.. .. 65 .. 66 . . — Chine 63 . 64 .. Essence de térébenthine .. 92 .. 102 . . Extrait de châtaignier 20°.. 16 .. 17 .. Galles de Chine et Japon. 175 .. 180 . — vertes et noires.. . 170 .. 200 .. Gomme Sénégal, en sortes. 150 .. 160 .. — arabique......... 192 . 250 .. — adragante rousse. 290 .. 325 .. Jus de citron.... 23 .. 24 . Méthylène à 95“ 125 . 130 .. — régie 90 ..... . 120 .. 125 .. Prussiate jaune de potasse 180 .. 185 .. — — de soude .... Pyrolignite de fer..... ... 10 .. 11 .. Résine 22 .. 25 . . Rouille •• 9 .. 10 .. Sel de soude 80° 18 . 18 25 — ammoniaque.. 11 50 12 .. Sel d'éta'n ....200 . 210 ..
- Soufre en canons........... 19 50 20 50 — sublimé.................. 21 50 22 50 Sumac Sicile en feuilles....26 .. 28 .. Sulfate d’alumine.......... 15 .. 17 .. — de cuivre.................. 78 .. 79 ..
- — de fer...... ...... 6 50 7 50
- p.255 - vue 246/380
-
-
-
- 256
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs. 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant* Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matérie’ pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze mn poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, ' brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant
- Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône), Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie» successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P LEGRAND INVENTEUR Pont de la Révolte, à St-Denis S El NE
- Étanchéité complète par la soudure électrique , Ronvnnuvv
- MEDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers
- Envoi gratuit des prix courant.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- p.256 - vue 247/380
-
-
-
- 4e Année. — N° 17
- Le Numéro : 0,75
- LE
- 5 Septembre 1899
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an.......... 15 fr.
- — Six mois. ...... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an. -.......20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, ru® Turgot, 30 — PARIS
- AuNANAEe ! La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNUNE> . | Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et T-unisié.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — La teinture des mélangés soie et coton (suite).
- Dégraissage et blanchiment. — Blanchiment du jute.
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Teinture et impression (système Vigoureux) sur laine peignée (suite) Apprêts. — L’Epaillage chimique des laines. Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers.— La loi sur les accidents du travail. — La teinture à Saint-Etienne (suite). — Nécrologie. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Tarifs de chemins de fer. — Cours.— Annonces.
- CHIFFONNAGE
- La teinture des mélangés soie et coton (suite') (Voir n”' 14, p. 209 et 16, p. 242 et suiv.)
- En uni : des rouges peuvent s’obtenir avec l’écarlate diamine nuancé de jaune d’or diamine, ou d’éosine remonté avec la safranine ou la thioflavine T; avec la primuline diazotée et développée en -naphtol ; des roses avec le rose diamine ; des jaunes d’or avec le jaune direct J ou R ; des orangés avec le jaune solide diamine B nuancé ensuite par l’orangé IV, avec la Primuline diazotée et développée en résorcine ; des
- crèmes avec le jaune d’or diamine nuancé d’orangé diamine ou d’écarlate diamine ; des bleus avec les bleus purs diamine en combinaison avec du bleu alcalin, puis avivage en bain acide ; des bleus foncés avec le noir diamine RO et BH remonté avec l’indozine M, ou avec le diaminogène diazoté et développé ; des bleus marine avec le noir diamine BH et BO diazotés et développés ; des verts foncés avec le vert diamine B et le noir diamine ML; des verts clairs avec un mélange de bleu pur diamine FF et ae thioflavine S ; remontées avec vert brillant et thioflavine T ; des noirs avec le noir mi-laine S, avec le diaminogène B diazoté et développé avec un mélange de diamine et de B-naphtol ; des noirs avec un mélange de noir diamine RO et de noir naphtylamine ; des bruns avec les bruns diamine directement, ou diazotés et développés, ou avec cachou diamine diazoté, et passé en carbonate de soude ; des bronzes dorés avec le diamine bronze G (0,750 à 1,500).
- En doubles teintes : on teint le coton avec les colorants qui ne teignent pas ou presque pas la soie, surtout le jaune solide diamine A, les bleurs purs diamine, le violet diamine N, le noir diamine BH, avec addition de jaune solide diamine A, puis diazoté et développé avec le 3-naphtol. On laisse la soie blanche, ou bien on la teint avec des colorants acides, à 60° C. et addition de 5 pour 100 acide acétique : cochenille brillante, rose bengale, jaune indien, cyanol extra, vert acide, violet formyl ; ponceau pour soie, citronine NE ou 2AE, bleu pur pour soie RV, vert sulfo J, rosalane.
- On a proposé aussi de passerlles tissus dans des solutions alcalines ou acides, puis on teint en tain faible avec des matières colorantes directes. Le coton
- p.257 - vue 248/380
-
-
-
- 258
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- prend une teinte très foncée, tandis que la soie reste claire et peut ensuite être teinte à son tour.
- Recettes variées en uni
- Bleu alcalin et bleu soluble
- 1° Teinture de la soie en commençant 15 minutes à 80°, puis 45 minutes au bouillon avec
- Bleu alcalin................. 1 à 3 pour 100
- Borax..................... 5 à 10 »
- tordre, laver et développer la couleur bleue en passant à froid dans un bain acidulé d’acide sulfurique ;
- 2° Mordancer le coton en tanin et émétique ;
- 3° Teindre à froid avec bleu pour coton même marque que le bleu alcalin usité pour la soie et une trace d’acide sulfurique.
- La soie doit toujours être teinte un peu plus claire que la nuance recherchée.
- Bleu paon
- Teindre avec :
- Benzo bleu ciel................. 4 %
- Savon de Marseille.............. 4 »
- Carbonate de soude.............. 0,500 »
- Rincer avec soin, remonter avec : Bleu capri G.O.N quantité suivant nuance,
- Acide acétique............... »
- Bien rincer et aviver.
- Vert nil.
- Après mordançage en tanin et émétique, on teint avec :
- Vert capri BN, extrait de graines de Perse et acide acétique.
- Vert olive.
- Teindre avec jaune solide diamine B, orangé dia-mine C, noir diamine ML ; nuancer ensuite avec thioflavine T, bleu méthylène nouveau NGG.
- Noir direct.
- On obtient un noir très bon marché en teignant
- 1 heure à 90°, puis laissant refroidir dans le bain 30 minutes, le bain aussi court que possible, avec :
- Noir mi-laine S................. 4 à 5 %
- Noir jais diamine SS....
- Jaune solide diamine B .
- Sulfate de soude......
- Savon.................
- 2 à 3 »
- 1 »
- 10 gr. par litre
- 3 à 4 gr. »
- Laver. Remonter avec bleu méthylène nouveau en bain de savon, ou noir naphtol 12 B ou vert acide en bain légèrement acide. Le noir jais diamine SS fonce la soie ; on foncerait le coton avec du noir oxydiamine
- C2 o o O
- Noir.
- Teindre au bouillon 1 heure avec :
- Noir diamine RO............. 7 %
- Thioflavine S............... 1 »
- Noir napthylamine........ 7 »
- Sel.
- Acide acétique.
- Noir diazoté et développé avec le diaminogène B.
- On acidulé à tiède, puis on rince. Ensuite teindre en bain court avec :
- Diaminogène B................ 5 à 7 %
- Noir naphtylamine.... .. 1 à 2 »
- Jaune solide diamine B.. 1 à 2 »
- Sulfate de soude....... 10 gr. par litre
- Acide acétique.......... 1 à 2 gr. »
- 30 minutes à 95°, puis une heure en refroidissant, puis rincer,diazoter et développer en mélange de diamine et de 3-naphtol et finalement rincer. Remonter en bleu méthylène nouveau en bain de savon à 80°, ou en noir naphtol 12 B. Rincer, aviver à l’acide acétique. On nuance dans le bain de teinture avec un peu de vert diamine ou de violet formyl.
- On obtient toutes les nuances de noir en employant le diaminogène B, ou le diaminogène extra, ou un mélange et en développant avec la diamine, le 3-naph-toi ou un mélange des deux.
- Noir d'aniline par oxydation.
- Préparer les deux solutions suivantes :
- I
- Sel d’aniline.................. 900 gr.
- Chlorhydrate d’ammoniaque. 180 »
- Eau chaude.......................... 3000 »
- II
- Chlorate de soude............... 20 gr.
- Sulfate de cuivre..................... 10 »
- Eau chaude.......................... 3000 »
- Mélanger les deux solutions et, après refroidissement, ajouter :
- Vanadate d’ammoniaque à 1 %. 40 cmc.
- Amidon de blé..................... 150 gr.
- Eau chaude...................... 4000 »
- Y foularder le tissu ; on peut au besoin supprimer le vanadate d’ammoniaque, mais alors il est bon d’ajouter :
- Acétate de soude........... 200 gr.
- Oxyder à la chambre d’oxydation comme cela Se pratique pour le coton.
- (A suivre.)
- p.258 - vue 249/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 259
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- BLANCHIMENT DU JUTE
- Il est certain que la fibre végétale que nous connaissons sous le nom de jute n’a pas d’autre composition chimique que les autres fibres de même origine et que comme le coton, le lin et le chanvre, elle n’est qu’un composé cellulosique. Et cependant cette matière n’est pas susceptible de blanchiment par les dérivés du chlore comme ses congénères qui blanchissent admirablement lorsqu’ils sont soumis à l’action du chlore, du chlorure de chaux, de l’eau de javel, etc., etc. Le Jute, au contraire, subit en présence du chlorure de chaux (hypochlorite de calcium) une espèce de modification cellulaire ; il se produit de la cellulose chlorée et si ultérieurement la matière ainsi transformée dans sa constitution intime vient à subir de l'action la vapeur (opérations de la teinture et de l’impression), elle prend une teinte brun foncé caractéristique avec dégagement d’acide chlorhydrique et finalement le jute déjà partiellement altéré, vient à se trouver complètement détruit.
- Il a donc fallu trouver un mode de blanchiment tout autre : celui que l’industrie emploie de préférence et le plus souvent a été inventé par Cross et Bevan. Voici en quoi il consiste :
- Préparer une bain de borax, de lessive de soude ou de silicate de soude (verre soluble); si c’est le dernier sel qui est employé 500 grammes suffisent pour un bain de 100 litres d’eau. Dans ce bain, le jute est traité pendant 1 à 2 heures à une température de 80° c., après quoi il passe au chlore, c’est-à-dire dans une dissolution d’hypochlorite de sodium où il séjourne pendant 2 heures à froid. Comme il est toujours préfe-fable que l’industriel prépare lui-même sa dissolution d’hypochlorite, nous lui indiquons le mode de procéder le plus pratique à notre avis :
- Dix kil. de chlorure de chaux à 35 0/0 sont délayés dans 400 litres d’eau et lorsque toute la partie soluble se sera assimilée avec ce xéhicule, filtrer et ajouter au liquide clair ainsi obtenu 10 ks. de sel de soude (soude calcinée) dissous dans 100 litres d’eau. On continue cette addition de carbonate de soude jusqu’au moment ou un échantillon du mélange filtré ne se trouble plus Par une nouvelle addition de solution sodique. Le liquide clair ainsi obtenu est filtré puis abandonné à un re-Pos absolu pendant quelques jours;ce n’est que devenu
- ainsi d’une limpidité absolue qu’il est apte à servir de bain de blanchiment.
- Le fil de jute ainsi traité est bien rincé puis passé dans un bain d’acide chlorhydrique à un demi-degré (1/2) Bé auquel on a ajouté quelque peu d’acide sulfureux destiné à solubiliser les sels de fer et écarter les combinaisons basiques qui pourraient provoquer la coloration des fils. Le jute après un rinçage très soigné a pris alors une teinte crème claire et se présente sous forme d’une fibre brillante très douce et se trouve suffisamment blanchi pour tous les travaux subséquents de la teinture.
- Quant aux tissus en jute à qui le blanchiment ci-dessus décrit s’applique également bien, il est nécessaire de leur faire subir un traitement supplémentaire par le bisulfite de sodium surtout lorsque ces étoffes sont destinées à l’impression. On prépare à cet effet un bain dans lequel on aura dissous du bisulfite de sodium : les pièces y sont immergées puis essorées au clapot pour les débarrasser de leur trop de liquide ; elles sont ainsi abandonnées à elles-mêmes pendant 2 à 3 heures puis séchées sur une sécheuse mécanique à rouleaux.
- Par ce mode de blanchiment, le jute perd de 7 à 8 % de son poids initial : le prix de revient ne dépasse guère 5 centimes par kilogramme de matière blanchie.
- (A suivre).
- O. G 2 © 8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Plomb
- Mode jaune très solide au savon.
- Mode jaune plus clair.
- Noir pauvre, bonne résistance au savon.
- Mode violet rougeâtre,bonne résistance au savon.
- Gris foncé violacé, assez solide au savon.
- Gris mode, très solide au savon.
- Violet assez solide au savon bouillant.
- Sumac.............
- Tanin.................
- ......................
- Lima............. . ..
- Orangé d’alizarine. ...
- Brun d’anthracène.....
- Violet méthylène (Ba-dische)...............
- p.259 - vue 250/380
-
-
-
- 280
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Vert d’alizarine S (Ba-dische) ................
- Bleu d’alizarine S (Ba-dische).................
- Gallocyanine............
- Céruléine................
- Bleu d’alizarine X (B-dische)......... . . .
- Galléine ..............
- Cachou pégu...........
- Magdala... ............
- Nuance plus verte que celle du chrome, le savon bouillant le dégrade sensiblement.
- Bleu d’indigo peu foncé, mais très solide au savon bouillant.
- Violet foncé rougeâtre très rabattu, ne résistant pas au savon bouillant,
- Vert analogue à celui du chrome, plus foncé et résistant parfaitement au savon bouillant.
- Gris bleu résistant au savon bouillant.
- Violet rabattu donnant un bleu franc au savon bouillant.
- Bois, résistance médiocre au savon bouillant.
- Rose violacé, résiste au savon bouillant.
- (A suivre).
- Teinture et Impression
- Teinture et impression sur laine peignée (Système Vigoureux) {Suite)
- Mode d emploi p^ur bruns et nuances composées
- On entre la laine à 40-50° C. dans le bain corrigé par une addition d’oxalate d’ammoniaque et garni avec le colorant qu’on aura eu soin de bien dissoudre au préalable. Au bout de 10-16 minutes on chauffe lentement(pendant 1/2 heure environ) jusqu’à 80-85° C. Ensuite on ajoute 2 0/0 d’acide acétique et on contin o à teindre pendant 3/4 d'heure à 1 heure au bouillon. Pendant ce temps on rajoute encore, pour obtenir l’épuisement complet du bain, 2 à 3 0/0 d’acide acétique en plusieurs portions successives. Ensuite on traite avec la quantité nécessaire de bichromate de potasse (1) pendant 1/2 heure au bouillon.
- En continuant à teindre sur vieux bain on commence par faire bouillir la laine pendant une 1/2 heure sans
- (1) En général on prend en bichromate de potasse la moitié de la quantité de colorant employée, mais jamais plus de 2 0/0.
- aucune addition afind’épuiser le bichromate de potasse, puis on refroidit le bain par une addition d’eau froide jusqu’à 40-50° C. Ensuite on ajoute la quantité d’oxalate d'ammoniaque nécessaire pour corriger l’eau rajoutée, puis la solution de colorant et on continue à teindre, sans addition d’acide, comme il est indiqué ci-dessus.
- Après teinture et chromatage on lave et on savonne.
- Pour échantillonner pendant la teinture, il faut sortir une petite quantité de laine du bain de teinture et la faire bouillir dans un petit pot contenant un peu du bain de teinture additionné d’un peu de bichromate de potasse. On obtient ainsi presque le même résultat qu’en grand.
- Si après le chromatage il est encore nécessaire de nuancer on ajoute simplement au même bain le colorant nécessaire, bien dissous au préalable, et on fait encore bouillir pendant 15 à 20 minutes. Ce nuançage après le chromatage n’a aucune influence sur la solidité de la teinte.
- (A suivre).
- APPRÊTS
- L’ÉPAILLAGE CHIMIQUE DES LAINES (I)
- L’épaillage chimique des laines et des draps peut être pratiqué à l’aide de deux procédés distincts :
- 10 Par les acides lorsqu’on traite des laines avant la teinture, ou des draps en blanc; ou bien des laines ou des draps teints par l’indigo, que l’acide ne fait pas virer;
- 2° Par les chlorures, qui permettent de traiter des draps teints en nuances dites petit teint.
- Epaillage des laines par l’acide
- L'acide sulfurique est le plus fréquemment employé* Le bain peut marquer depuis 2 jusqu’à 6 degrés au poste-acide Beaumé.
- Il est contenu dans des cuves en bois ou dans des cuves en maçonnerie cimentée, garnies ou non avec du plomb.
- Le trempage doit être fait jusqu’à complète imbibi-tion.
- Afin de ne pas détériorer la matière, laine ou blousses (déchets provenant du peignage), il est préférable d’être économe de manipulations.
- (1) L. Simon : le travail des laines cardées.
- p.260 - vue 251/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 261
- On la renferme, en conséquence, dans des sacs en | laine ou en crin, puis on la fait tremper longuement (pendant trois ou quatre heures par exemple), après quoi on la retire du bain, on la laisse égoutter, puis on l’essore à fond.
- L’essoreuse employée doit avoir son panier tournant en cuivre rouge, et tout ce qui est fer ou fonte garanti par un doublage en plomb.
- On procède ensuite au séchage, qui peut être obtenu par les procédés ordinaires ;
- Sécheries sur tabliers fixes, avec hélice aspirante ; Sécheries à tiroirs mobiles, également avec hélice ; Sécheries à tabliers mobiles et à soufflerie d’air chaud, ou même sécheries à l’air libre.
- Jusqu’ici l’épaillage n’est pas encore effectué.
- Il reste à soumettre pendant quelque temps la laine à l’action d’une haute température (80 à 100 degrés).
- Suivant le mode de séchage dont on dispose, il faut donc prendre ses dispositions en vue de ce résultat.
- Les sécheries à tabliers fixes, dont on suspend la marche de l’hélice, permettent d’épailler à laplus basse température.
- Celles à tiroirs mobiles, ou à tabliers mobiles, ont besoin d’une plus haute température: l’opération devant s’y faire dans un temps moindre.
- On reconnaît que celle-ci est terminée quand toutes les substances végétales sont noires et friables sous les doigts.
- Il convient alors de faire passer les matières épail-lées, encore chaudes, dans une batterie écraseuse, sous l’action de laquelle les substances végétales se désagrègent.
- On s’expose à des mécomptes en négligeant cette opération.
- Il faut ensuite procéder au désacidage.
- S’il s’agit de laines ou de blousses qu’on ne veuille pas fatiguer, on les tasse régulièrement dans des cuves en bois, puis on fait arriver de l’eau qui se déverse sur elle par une pomme d’arrosoir et qui s’écoule par la partie inférieure en entraînant l’acide.
- Cette opération est longue, quand on la veut bie. complète.
- Sa durée dépend nécessairement de la quantité traitée à la fois.
- La laine est ensuite livrée à la teinture.
- Quand on épaille des déchets, des chiffons ou des laines très chargées de chardons, les bains doivent être au maximum, ainsi que la température.
- L’écrasage et le battage sont de rigueur, ainsi que le désacidage à fond.
- On peut épailler les laines teintes par les chlorures ; mais généralement on préfère les épail’er à l’acide, avant teinture.
- La température étant moindre par ce procédé, la laine conserve mieux ses qualités et sa souplesse.
- Epaillage des draps blancs ou bleu indigo par Vacide sul/ urique
- L’épaillage des draps blancs ou bleu indigo se fait en cours d’apprêts, le drap étant foulé et généralement ayant subi un lainage et un tondage.
- Cet épaillage comporte les mêmes phases que celui de la laine.
- Le trempage s’opère dans une cuve contenant le bain et portant deux cylindres en bois, comme une dégorgeuse.
- L’étoffe est pressurée entre les deux cylindres jusqu’à complète imbibition ; ensuite on procède à l’essorage, puis au séchage au large et à la carbonisation.
- La machine la mieux appropriée pour ce travail fait cheminer l’étoffe verticalement de bas en haut, et de haut en bas, sur des rouleaux commandés et renfermés dans un local bien clos et chauffé, divisé en deux c mpartiments.
- Dans le premier, la température est d’environ 80 degrés ; c’est là que s’opère le séchage ; dans le deuxième compartiment, plus court que le premier, la température atteint 100 à 120 degrés ; c’est à ce moment que s’opère la carbonisation.
- L’étoffe, en sortant, laisse apercevoir tous les fragments végétaux complètement noirs et transformés.
- On procède au désacidage par un lavage à l’eau flans une dégorgeuse ordinaire.
- Epaillage des draps teints en petit teint avec les chlorures d'alumine, de magnésie, etc
- Le bain est préparé à 6 ou 8 degrés Beaumé.
- Le trempage se fait comme pour l’acide, en prenant toutefois la précaution d’avoir en usage le moins de bain possible, afin de le renouveler souvent; autrement le bain se neutralise et se coagule.
- L’essorage peut être pratiqué sans inconvénients à l’aide d’une essoreuse ordinaire.
- Le séchage et la carbonisation peuvent être pratiqués à l’aide d’une machine analogue, à celles employées pour l’épaillage à l’acide, sauf toutefois que la
- p.261 - vue 252/380
-
-
-
- 262
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- température du second compartiment doit atteindre 130 à 140 degrés.
- Avec l’un et l’autre procédé, l’étoffe doit séjourner pendant environ trente minutes dans l’appareil, — ce temps étant compté depuis l’entrée de l’étoffe jusqu’à la sortie.
- Le lavage se fait à l’eau pure ou légèrement additionnée d’ammoniaque (3 à 4 % du poids de l’étoffe).
- Ce genre d’épaillage est moins énergique que celui opéré à l’acide sulfurique ; il se pratique avant le foulage.
- Certaines fabrications communes épaillent même les draps tels qu’ils sont au sortir du tissage, c’est-à-dire imprégnés encore des huiles provenant de l’ensimage
- Les fabrications soignées ne font cette opération qu’après le dégraissage et avant le foulage.
- L’épaillage est un sérieux progrès, qui a mis en valeur des matières premières délaissées et qui a presque anéanti l’épincetage.
- Certaines maisons, cependant, se refusent à l’appliquer ; celles surtout qui font les articles fins.
- Si l’opération est bien conduite, elle présente peu ou point d’inconvénients.
- Mais il n’en est pas de même si elle laisse à désirer sur quelque point.
- L’épaillage de la laine rend le cardage et la filature plus difficiles, parce qu’il retire une partie de sa souplesse.
- L’épaillage des draps en écrus dégraissés rend le foulage plus laborieux. Le foulage peut même devenir impossible, lorsque l’épaillage a été fait avant le dégraissage. — Enfin, l’épaillage des draps foulés rend le désacidage difficile, et, s’il n’a pas été opéré avec tous les soins voulus, l’étoffe porte en elle un germe de destruction qui fera son œuvre sûrement.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ POUR IMPERMÉABILISER les étoffes de laine, de coton, de lin, de chanvre, de jute, les feutres en général et lesfeutres pour cha peaux.
- Par M. Gregorio Roda
- Ce procédé d’imperméabilisation des étoffes de laine, de coton, de lin, de chanvre et de jute, des feutres
- en général ainsi que des feutres pour chapeaux, est basé sur l’emploi de deux solutions, l’une d’alun et l’autre de sel de saturne (acétate de plomb cristallisé), préparées dans les proportions indiquées ci-après :
- I kilog. d’alun dissous dans 35 litres d’eau chaude.
- I kilog. de sel de saturne dissous dans 35 litres d’eau chaude.
- Lorsqu’on mélange ces deux solutions, il s’en sépare un précipité blanc. On laisse déposer ce précipité et on décante le liquide clair qui constitue la base du procédé. On immerge les tissus qu’il s’agit d’imperméabiliser dans ce bain pendant 2 à 3 heures, ou bien on les imprègne à l’aide de la machine à laver, après quoi on les exprime, on les sèche et finalement on les foule.
- NOUVEAU MODE DE BLANCHIMENT teinture, lavage, etc., des matières textiles en tous états de préparation
- Par M. Eugène-Emile Plantrou.
- Le nouveau mode de blanchiment, teinture, lavage, etc., des matières textiles en tous états de prépa-ration, fils, tissus, bonneterie, etc., etc , repose sur l’utilisation et l’application d’un principe unique et d’une grande simplicité.
- Ce principe consiste à introduire les bains sous pression, sans l’action du vide, en dessous de la masse comprimée des matières à traiter de manière à ce que ces bains ainsi introduits montent dans toute leur étendue superficielle, traversant les matières dans le sens vertical, allant de bas en haut et poussant naturellement ainsi l’air contenu dans ces matières à s’élever au fur et à mesure de l’ascension du liquide et à donner en peu de temps un mouillage parfait. Seul ce principe permet à tout l’air de partir librement, étant attaqué normalement, c’est-à-dire par dessous par un corps considérablement plus dense que lui.
- PROCÉDÉ DE MERCERISATION de fils de fibres végétales par M. Th.-Eugène Schiefner
- Le procédé qui fait l’objet de la présente invention a pour but de merceriser les fils de fibres végétales, sans qu’il soit nécessaire de tendre les fils avant, pendant ou après le traitement par les lessives ou acides, de manière à éviter le grand inconvénient de cette dernière méthode.
- Conformément à l’invention, on arrive à ce résultat
- p.262 - vue 253/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 263
- en ne faisant porter tout ce traitement, à savoir l’imprégnation par les alcalis et les acides, — le lavage et le séchage, que sur les fils isolés ; on empêche le fi-mercerisé de se rétrécir en l’enroulant sur un dé vidoir.
- {Reproduction interdite.}
- DIVERS
- LA
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Circulaire du Ministre de la Justice
- {Suite}
- § III. — Forme de l’indemnité. — Garantie de paiement. — Action contre les tiers
- A. — Forme de l'indemnité (articles 3, 9 et 21).
- Le législateur a voulu que la réparation due en cas d’accident, à la victime où à ses ayants droit, leur fut allouée sous la forme d’une pension qu’il déclare incessible et insaisissable. Il a craint qu’un capital versé à des personnes généralement peu expérimentées ne fut aisément dissipé, tandis qu’une pension fournit à celui qui reçoit une ressource assurée.
- Il y a lieu de remarquer que les dispositions de la loi sont d’ordre public; l'article 30 frappe de nullité toute convention dérogatoire.
- Toutefois, les articles 21 et 9 apportent quelques exceptions à ces règles.
- 1° Les parties peuvent, après détermination du chiffre de lindemnité, décider que le service de la pension sera suspendu et remplacé, tant que l’action subsistera, par un autre mode de réparation.
- Cette convention ne crée d’ailleurs qu’un état de chose essentiellement provisoire, susceptible de cesser à tout instant, par la volonté d’une seule des parties.
- 2° Le conjoint survivant, bénéficiaire d’une pension, est libre de s’entendre avec le débiteur pour substituer à la rente qui lui est allouée, le payement d’un capital.
- 3 La même faculté est accordée à tout titulaire d’une pension, sans distinction, lorsque cette pension n’est pas supérieure à cent francs.
- 4» Enfin, l’article 9, § 1er, décide que lors du règlement définitif de la rente viagère après le délaide revi sion prévu à l’article 19, la victime peut demander que le quart au plus du capital nécessaire à l’établissement de cette rente, calculé, d’après les tarifs dressés pour les victimes d’accidents, par la Caisse des retraites pour la vieillesse, lui soit attribué en espèces.
- Les parties intéressées ne peuvent pas s’entendre à l’amiable au sujet de cette conversion.
- Elle doit être demandée au tribunal, qui apprécie souverainement si elle est conforme à l’intérêt sagement entendu de la victime. Il statue en Chambre du Conseil.
- La même procédure s’applique dans une autre hypothèse dont il me reste à parler.
- L’article 9, § 2, autorise la victime à demander, toujours après l’expiration du délai de révision, que le capital nécessaire à l’établissement de la rente, ou le capital réduit du quart au plus comme il est dit dans le premier paragraphe du même article, serve à consti-uer sur sa tête une rente viagère réversible, pour moitié au plus, sur la tête de son conjoint. La charge incombant au débiteur ne doit pas être aggravée ; la rente viagère sera donc, en pareil cas, diminuée.
- B. — Garantie de paiement (art. 23 à 27)
- L’examen du titre IV de la loi, relatif à cet objet, me ferait sortir du cadre que je me suis tracé. Je signalerai seulement ce qui me paraît essentiel.
- En matière d’accidents, l’hypothèque judiciaire disparaît en principe. Les seules décisions emportant hypothèque sont celles rendues au profit de la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse, lorsqu’elle exerce son recours contre les chefs d’entreprise ou les compagnies d’assurances et les syndicats de garantie, dans l’hypothèse qui sera ci-après indiquée.
- Les garanties organisées par la loi sont les suivantes :
- 1® Les créances pour pensions ou indemnités sont, tout d’abord, privilégiées sur le cautionnement ou la réserve dont la constitution est imposée aux sociétés d’assurances mutuelles ou à primes fixes, auxquelles le chef d’industrie a pu s’adresser pour se couvrir du risque professionnel.
- La réserve se distingue du cautionnement en ce qu’elle a pour objet de faire face aux risques déjà, liquidés, alors que le cautionnement a trait aux risques non encore réalisés. La réserve peut donc être calculée d’une façon en quelque sorte mathématique puisqu’elle répond à des charges connues ; les titulaires des pensions ou des indemnités temporaires sont sûrs d’y trouver, à tout événement, une somme suffisante pour les désintéresser. Le cautionnement ne peut être établi qu’approximativement, d’après un calcul de probabilités.
- 2® Les créances relatives aux frais médicaux, pharmaceutiques ou funéraires ainsi qu’aux indemnités allouées en cas d’incapacité temporaire, jouissent du privilège de l’article 2101 du Code civil sur la généralité des biens du chef d’industrie. Ce privilège est inscrit sous le no 6, après celui accordé pour les fournitures de subsistances au débiteur et à sa famille.
- 3® En ce qui concerne les pensions, c’est-à-dire les indemnités allouées en cas de décès ou d’incapacité absolue, la loi met les créanciers à l’abri de tour danger.
- Elle a constitué un fond de garantie, qui est géré par la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse et qui est alimenté par les industries assujetties au moyen de centimes additionnels à la contribution des patentes et d’une taxe spéciale sur les mines. Lorsque les chefs d’industrie et les compagnies avec lesquelles ils ont contracté, ou les syndicats de garanties auxquels ils se sont affiliés, ne payent pas les arrérages de la pension, ce payement est effectué par la caisse des retraites pour la vieillesse sur le fonds de garantie. La caisse exerce ensuite son recours contre qui de droit.
- Les conditions de payement et les formes du recours
- p.263 - vue 254/380
-
-
-
- 254
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- seront déterminées par le premier décret du 28 février 1899, rendu en exécution de l’article 26 de la loi. Les juges de paix ont à intervenir. La lecture du décret précité suffira, d’ailleurs, pour les renseigner com plètement sur le rôle qu’il ont à remplir.
- C. — Action contre les tiers. (Articles 2 et 7.)
- L’article 2 de la loi du 9 avril 1898 porte que « ou-« vriers et employés désignés à l’article précédent ne « peuvent se prévaloir, à raison des accidents dont ils « sont victimes dans leur travail, d’aucunes disposi « tions autres que celles de la présente loi. »
- Le législateur a réglé d’une façon exclusive les rapports entre patrons et ouvriers à l’occasion des accidents du travail. Il ne leur permet pas de sortir du cadre qu’il a tracé ; c’est ainsi que l’ouvrier ne pourrait pas renoncer à se prévaloir des dispositions de la loi et réclamer, en vertu de l’article 1382 du Code civil, une plus forte indemnité que celle résultant du tarif dont les éléments ont été précédemment exposés.
- Dans ce cas, l’article 7 de la loi permet à la victime ou à ses représentants et, à leur défaut, au patron subrogé dans leurs droits d’exercer contre les tiers responsables l’action du droit commun. Si l’indemnité à la charge du tiers est égale ou supérieure au montant de l'indemnite forfaitaire, le chef d'entreprise n’a rien à payer ; dans le cas où elle est inférieure, il est seulement tenu de parfaire la différence.
- CHAPITRE III
- PRESCRIPTION, COMPÉTENCE, PROCEDURE, REVISION DES INDEMNITÉS
- § I. — Prescription (Article 18)
- L’action découlant du risque professionnel se prescrit par un an à partir du jour de l’accident.
- On a voulu, au point de vue de la paix sociale, que les questions qui naissent des accidents industriels fussent résolues dans un bref délai. Il était également nécessaire de ne pas laisser les chefs d’industrie sous le coup de réclamations tardives et par cela même suspectes. La présomption de responsabilité qui pèse sur eux trouve sa contre-partie dans une courte prescription.
- § II. Compétence. (Art. 15, 16 et 17)
- Les articles 15 et 16 de la loi attribuent la connaissance des litiges au juge du lieu de l’accident. Cette compétence ratione loci qui déroge au droit commun se justifie par la facilité qu’elle donne pour l’instruction et l’accélération des procès.
- Les actions sont portées, selon la nature de l’indem nité réclamée, devant le juge de paix ou devant le tribunal civil
- Le juge de paix connaît toutes les demandes relatives aux frais de maladie, aux frais funéraires et aux indemnités temporaires. Par une seconde dérogation au droit commun, ces décisions sont rendues en dernier ressort à quelque chiffre que la demande puisse s’élever. Elles sont seulement susceptibles d'opposition lorsqu’elles ont été rendues par défaut. Elles peuvent aussi être attaquées par la voie de recours en cassation pour excès de pouvoir.
- Les demandes tendant à l’allocation de pensions, c’est-à-dire toutes les demandes autres que celles
- relatives aux frais de maladie, aux frais funéraires et aux indemnités temporaires sont soumises au tribunal civil du lieu de l’accident. Les jugements sont susceptibles d’appel, conformément au droit commun. Lavoie de l’opposition et celle du recours en cassation restent également ouvertes comme en toute autre matière.
- § III. — Procédure
- Avant de m’occuper de la procédure proprement dite soit devant les justices de paix, soit devant les tribunaux civils, j’ai à fournir quelques explications sur les dispositions contenues dans les articles 11, 12, 13 et 14 de la loi.
- Dans tous les cas où l’accideit est de nature à entraîner la mort ou une incapacité permanente, le législateur a prescrit une enquête d’office destinée à réunir tous les éléments propres à éclairer la religion du président, chargé, ainsi que nous le verrons bientôt, d’une mission de conciliation, ou du tribunal, lorsque les parties n’ont pu se mettre d’accord. Celte innovation a le double avantage d’entraîner une économie de frais et de permettre une solution plus rapide des différends nés des accidents du travail.
- A. — Déclaration des accidents et enquête (Art. 11 à 14)
- Dans les quarante-huit heures qui suivent tout accident de nature à entraîner une incapacité quelconque de travail, le chef d’industrie ou ses préposés sont tenus de le déc’arer au maire de la commune, sous peine d’encourir l’amende édictée par l’article 14.
- Le maire dresse procès-verbal de cette déclaration qui doit contenir les noms et adresses des témoins de 1 accident. Le déclarant produit en même temps un certificat médical indiquant l’état de la victime, les suites probables de l’accident et l’époque à laquelle il sera possible d’en connaître le résultat définitif.
- Lorsque le chef d’industrie cmet de faire sa déclaration, la victime ou ses représentants peuvent y sup pléer.
- Le maire donne toujours avis de l’accident à l'inspecteur divisionnaire ou départemental du travail ou à l’ingénieur des mines chargé de la surveillance de l’entreprise. Dans le cas où il y a eu mort d’homme ou lorsque l’accident paraît devoir entraîner la mort ou une incapacité permanente, la loi l’oblige aussi à avertir sans délai, le juge de paix; il lui transmet une copie de la déclarât on et le certificat du médecin.
- Le juge de paix saisi d’une déclaration d’accident est tenu de procéder à une enquête. On ne saurait, toutefois, ne pas lui laisser une faculté d’appréciation Il est pozsible que la déclaration lui ait été transmise à tort, soit que le certificat médical n’annonce qu’une incapacité temporaire, soit que les renseignements renfermés dans la déclaration démontrent que l’accident n’entraîne certainement pas l’application du risque professionnel. En pareil cas, le juge de paix s’abstiendra; mais s’il y a un doute, s’il n’est pas pé remptoirement démontré que l’accident échappe aux prévisions de la loi du 9 avril 1898, le magistrat cantonal doit, sans hésitation, se mettre à l’œuvre.
- L’enquête est commencée dans les vingt quatre heures de la réception des pièces transmises par le maire. La loi a prescrit ce court délai afin que le3
- p.264 - vue 255/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 265
- ! mal, soit pour l’exécution d’un ordre qui lui aurait été donné ou d’une mission qui lui aurait été confiée.
- 2: Les personnes victimes et le lieu où elles se trouvent. — Cette recherche doit être la première préoccupation du juge de paix. La victime et, en cas de décès ses représentants sont, en effet, appelés à l’enquête.
- Lorsque la victime est dans l’impossibilité de se déplacer, le juge de paix est tenu de se rendre auprès d’elle pour recevoir sa déclaration et constater son état.
- Cette prescription ne pourra pas être remplie par le magistrat instructeur en personne, lorsque la victime aura été transportée dans un autre canton. Dans ce cas, le juge chargé de l’enquête adressera à son collègue compétent une commission rogatoire dans laquelle il lui donnera toutes les indications nécessaires pour que ce dernier puisse remplir utilement son mandat. Il y joindra le certificat médical : la lecture de cette pièce, rapprochée de la constatation de l’état actuel du blessé, permettra au juge commis de savoir s’il convient de procéder à une expertise médicale. Il ne lui serait d’ailleurs possible d’ordonner cette mesure que si la commission rogatoire l’y autorisait.
- 3- La nature des lésions — Le magistrat instructeur constatera dans son procès-verbal les lésions subiespar le blessé. Il vérifiera si le certificat médical, qui lui a été transmis par le maire, rend suffisamment compte de l’état de la victime et des suites probables de l’accident. Dans le cas où il le jugerait insuffisant, la loi l’autorise à désigner un médecin qui procédera à un nouvel examen, après avoir prêté ser -ment.
- Le médecin serai invité à décrire les lésions, à indiquer la date probable à laquelle la blessure sera consolidée, à dire s’il en résultera une incapacité permanente ou seulement une incapacité temporaire.
- Dans le cas d’incapacité permanente partielle, le rapport s’expliquera sur la diminution d’aptitude au travail qui sera éprouvée par la victime ; en cas d’incapacité temporaire, il indiquera la date probable de la guérison.
- Le juge de paix n’usera qu’avec une grande réserve de la faculté qui lui est laissée de faire appel à un médecin. Le plus souvent, l'expertise n’aura aucune utilité et il conviendra de s'en tenir au certificat initial. La commission d’un médecin ne sera vraiment nécessaire que dans le cas où ce certificat n’aurait pas été dressé. On est encore trop près de l’accident pour que l’homme de l’art puisse se prononcer en connaissance de cause sur ses conséquences.
- 4: Les ayants droit pouvant, le cas échéant, prétendra à une indemnité. — Cette recherche s’impose en toute hypothèse, même lorsque la victime ne paraît pas en danger de mort. L’événement peut, en effet, tromper les premières prévisions.
- Je rappelle que les ayants droit sont : 1o le conjoint, survivant, non divorcé ou séparé de corps, les enfants légitimes et les enfants naturels reconnus avant l’ac-cident, lorsque ces enfants ont moins de 16 ans; à défaut des personnes ayant les qualités qui viennent d’être indiquées, les ascendants et les descendants mineurs de 16 ans qui étaient à la charge de la victime.
- Lejugedepaix devra donc rechercher la date de
- constatations soient faites avant qu'il se soit produit dans l’état des lieux des modifications qui rendraient les recherches plus laborieuses. Au lendemain de l’accident, les témoignages seront également plus précis.
- But de Venquéte.— L’enquête prévue par les articles 12 et 13 de la loi a une grande importance. Elle servira de base au règlement amiable ou judiciaire qui interviendra ultérieurement entre le chef d’industrie et la victime.
- Envisagée dans ses grandes lignes, elle a pour obje: de fournir une réponse aux questions ci-après : L’accident est-il régi par la loi du 9 avril 1898? Quelles suites aura-t-il pour la victime? Quelle sera la base des pensions ou indemnités et quels sont les ayants droit ?
- Au surplus, le législateur a pris soin d’indiquer lui-même au magistrat instructeur tous les points sur lesquels doivent porter ses investigations.Aux termes de Parti Je 12, le juge de paix a pour mission de re chercher : 1* la cause, la nature et les circonstances de l’accident; 2- les personnes victimes et le lieu cù elles se trouvent; 3- la nature des lésions; 4* 1er ayants droits pouvant, le cas échéant, prétendre à une indemnité; 5: le salaire quotidien et le salaire annuel des victimes.
- Reprenons, l’une après l'autre, chacune de ces dispositions :
- 1* Cause, nature et circonstances de l'accident. — Le risque professionnel n’est encouru que si l’accident est survenu par le fait du travail ou à l’occasiov du travail. La détermination de la cause et de la nature de l’accident est donc essentielle.
- Il conviendra aussi de rechercher s’il y a eu faute soit de l’ouvrier, soit du chef d’industrie ou de se: préposés et de mettre en lumière toutes les circons tances qui sont de nature à permettre d’apprécier la gravité de cette faute. On sait, en effet, que la faute inexcusable de l’ouvrier ou du chef d’industrie peut entraîner une majoration ou une diminution du chiffre de la pension et que la faute intentionnelle de la victime la prive de tout droit à une indemnité.
- Les faits susceptibles de constituer des fautes sont trop nombreux et trop variables pour qu’il soit possible de les préciser. Ils consisteront fréquemment dans l’inobservation des règlements, l’absence de précau lions, un vice de construction ou la défectuosité de l’outillage.
- Enfin, il ne sera pas inutile de rechercher si l’accident ne se rattache pas à une faute commise par un tiers contre lequel l’ouvrier ou le chef d’industrie, subrogé aux droits de la victime, pourrait exercer, le cas échéant, une action en dommages—intérêts en vertu de l’art. 1382 du Code civil.
- La détermination des circonstances de l’accident • (circonstances de temps et de lieu) a son importance, toujours pour permettre de savoir si le risque profes sionnel est encouru. L’heure et le lieu où l’accident s’est produit et l’occupation de l’ouvrier à ce moment, feront ressortir s’il existe ou non une relation, entre le fonctionnement de l’industrie et l’accident.
- Après avoir établi en quel lieu (dans l’établissement ou en dehors de l'établissement) l’ouvrier ou l’employé a été blessé, le juge enquêteur recherchera donc si la victime était dans ce lieu, soit pour son travail nor- 1
- p.265 - vue 256/380
-
-
-
- 266
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- naissance des enfants et petits-enfants et se renseigner sur les circonstances établissant que la victime avait charge d’ascendants ou de descendants.
- 5' Le salaire quotidien et le salaire annuel de la vie time. — Sur ce point, je n’ai rien à ajouter aux explications que j’ai données en m’occupant de la détermination du salaire qui sert de base aux pensions ou à l’indemnité temporaire.
- Forme de l'enquête. — L’enquête a lieu contradictoirement dans les formes prescrites par les articles 35, 36, 37, 38 et 39 du Code de procédure civile, en présence des parties intéressées ou celles-ci convoquées par lettres recommandées.
- Lorsque le chef d’industrie, la victime ou ses ayants droits, régulièrement convoqués, ne se rendent pas à cette convocation ou ne se font pas représenter, il est passé outre à l’enquête.
- La loi fait un devoir au juge de paix de se rendre auprès de la victime lorsque celle-ci est dans l’impossibilité de se déplacer. Dans le cas contraire, elle s’en remet au magistrat enquêteur en ce qui touche l’op portunité d’un transport. Cette faculté résulte de l’application à notre matière de l’article 38 du Code de procédure civile ainsi conçu : « Dans tous les cas où « la vue du lieu peut être utile pour l’intelligence des « dépositions... le juge dè paix se transportera, s’il « le croit nécessaire, sur le lieu et ordonnera que les « témoins y seront entendus. » L’utilité du transport apparaîtra principalement lorsqu’il y aura à faire des constatations matérielles.
- Les témoins seront convoqués par les procédés les plus simples, afin d'éviter des frais inutiles. Un avertissement transmis verbalement ou une simple lettre suffira. Le juge de paix n’aura recours à une citation par huissier que dans le cas où il serait indispensable d’entendre une personne qui ne se serait pas rendue à une simple convocation.
- Les articles 35, 36, 37 et 39 du Code de procédure civile seront observés pour l’audition des témoins.
- Le juge de paix peut commettre un expert qui l’assistera, dans l’enquête. Le rôle de l’expert consistera, en principe, à fournir les explications techniques nécessaires pour rendre plus intelligibles les déclarations des témoins. Rien ne s’oppose d’ailleurs à ce que le magistrat lui donne une mission plus étendue et le charge de dresser un procès-verbal renfermant un plan des lieux, toutes constatations utiles et des conclusions sur des questions spéciales. Toutefois, je recommande aux juges de paix de ne recourir à l’intervention d’un expert que s’il y a utilité manifeste. Il leur est facile de dresser un plan sommaire qui sera le plus souvent très suffisant et de recueillir en personne les renseignements techniques indispensables.
- L’article 12 de la loi prévoit trois hypothèses dans lesquelles cette recommandation d’ordre général se transforme en une interdiction absolue. Il n’y a pas lieu à nomina'ion d’expert lorsque l’accident s’est produit :
- 1* Dans les entreprises privées administrativement surveillées, qui comprennent les mines, minières ou carrières, les chemins de fer privés et les appareils à vapeur ;
- 2- Dans les entreprises de l’Etat placées sous le contrôle d’un service distinct du service de gestion.
- L’administration des chemins de fer de l’Etat rentre seule dans cette catégorie ;
- 3: Dans les établissements nationaux ou s’effectuent des travaux que la sécurité publique oblige à tenir secrets. Les établissements de la guerre et de la marine affectés à la fabrication de la poudre, des canons ou des armes de guerre entrent dans cette catégorie.
- Le juge de paix recevra et annexera à son procès-verbal un exemplaire du rapport dressé soit par les fonctionnaires chargés de la surveillance et du contrôle des établissements susvisés, soit en matière d’exploitations minières, par les délégués à la sécurité des ouvriers mineurs. Il aura soin de réclamer cet exemplaire s’il se produit un retard dans sa transmission,
- Les circonstances de l’accident seront très variables ; il peut se faire qu’il y ait présomption de crime ou de délit et que le ministère public ait requis l’ouverture d’une information. Il ne faut pas que les deux enquêtes, qui sont alors menées parallèlement, puissent se gêner et s’entraver. Le juge de paix devra restreindre son enquête : tout ce qui a trait à la cause de l’accident, aux personnes victimes et à la nature des lésions, sera complètement élucidé parle juge d’instruction : le juge de paix n’aura, par suite, à se préoccuper que de la détermination des ayants droit et du calcul du salaire quotidien et du salaire annuel de la victime. (A suivre).
- VIENT DE PARAITRE
- 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail
- Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs. Adresser les demandes au bureau du journal.
- A MM. LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le 1er juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) de faire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 francs.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extene o les articles de la loi d’une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- p.266 - vue 257/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 267
- Prix : 1 placard, 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, ranco contre envoi du montant en timbre-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- La Teinture à Saint-Étienne
- (Suite)
- A part quelques trop rares exceptions, qu’est devenue cette mesure préservatrice? Existe-t-elle toujours, ou est-elle tombée en désuétude ! 1
- Pour prouver ce que je dis ci-dessus, je vais mettre sous les yeux du lecteur, le tableau fidèle des pertes sèches éprouvées par le teinturier, lorsqu'il opère sur les petites parties variant de 100 grammes à 1 kilo.
- Ce tableau est le résultat d’une statistique sérieuse faite en 1884, et d’après les prix moyens de teinture de cette époque ; pour être plus concis, j’en dégage les détails pour arriver aux résultats qui ne sont que trop concluants, bien qu’établis sur des teintures ordinaires :
- Partie de 100 grammes perte sèche. 1 fr. 70
- — 200 1 » 45
- — 300 — — 1 » 20
- — 400 — — 0 » 95
- — 500 — — » » 70
- — 600 — — » » 60
- — 700 — — » » 49
- — 800 » » 38
- — 900 — — » » 27
- — 1.000 — — » » 17
- D’où il résulte que le teinturier qui n’aurait eu,
- cette époque, que des teintures d’un seul kilo par matière et nuance à faire, aurait, indubitablement
- mangé de l’argent, car, je le répète encore, les chiffres ci-dessus proviennent d’une statistique sérieusement faite, et avec des documents authentiques.
- Je ne conteste nullement par contre qu’une échelle ascendante et allant jusqu’aux parties de dix kilogs et au-dessus ne donne pas un résultat progressif, mais il ne faut point perdre de vue que ceci se passait en 1884, c’est-à-dire qu’il y a sept années d’écoulées depuis, et je ne sais au juste à quel résultat on arriverait actuellement, car les prix se sont encore abaissés et alors ! 1
- Que faudrait il pour remédier à cela ! Rien et beaucoup, c’est-à-dire un peu de bonne volonté de part et d’autre, et tout pourrait s’arranger, mais est-ce pos-sible ?!
- il est de toute évidence que la fabrique n’a aucun intérêt à tuer l’industrie de la teinture, car, ainsi que je crois l’avoir suffisamment démontré, elle se ferait à
- elle-même un tort immense. Mais d’un autre côté, pourquoi le Teinturier se laisse-t-il abattre et ne réagit-il pas contre ses propres entraînements !
- L’Industrie de la teinture est la seule qui, depuis tantôt vingt à trente ans n’ait fait que suivre la période descendante.
- La Fabrique suit les mouvements de hausse ou de baisse des soies et des façons : le teinturier baisse (A suivre.)
- NÉCROLOGIE
- Nous apprenons la mort à Amiens, de M. René Se-losse, teinturier, membre de la Société Industrielle d’Amiens.
- NOTE A NOS_LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur-fa-bricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- p.267 - vue 258/380
-
-
-
- 268
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- La Teinture au XIXe siècle en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison
- Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- Traité théorique et pratique des accidents du travail. — Commentaire analytique de la loi du 9 avril 1898, concernant la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, par Georges Le-couturier, avocat au tribunal d’Argentan, ancien rédacteur aux Pandectes françaises, rédacteur à Encyclopédie des Assurances. (Deuxième édition).
- Cette deuxième édition contient en plus de la première : « La réorganisation et le fonctionnement de la Caisse na tionale des accidents avec les tarifs établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents, conformément à la loi du 24 mai 1899; la circulaire du Garde des Sceaux relative à l’application de la loi du 9 avril 1898 ; les accidents causés par l’emploi de machines mues par des moteurs inanimés. Modèles de déclarations d’accidents et de procès-verbaux.»
- Un fort volume in-8, 8 francs.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 53 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Les progrès récents dans la teinture et l'impres-sion des tissus, par Antonio Sansone. — Un volume in-8- de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cat ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes, et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société Paul WATTEL-FERRIER et frères, teinture, apprêt, 23, rue Buffon, à Roubsi<. — Durée : 20 ans. — Cap. ; 476.0C0 fr. — Acte du 21 juillet.
- Formation de la Société en nom collectif A.GROLIMSND et Cie, teintures de plumes pour modes, 43, rue Me-cière, à Lyon. — Durée : 5 ans. — Cap. : 11.743 fr. — Acte du 18 juillet.
- Formation de la Société Paul WATTEL-FERRIER et frère, teinture, apprêt. 23, rue Buffon. — Durée : 20 ans. — Capit : 476.000 fr. — Acte du 21 juillet.
- Prorogation de Sociétés
- Prorogation au 30 avril 1908 de la Société Obin frères, teinturerie, 174, rue des Stations, à Lille. — Acte du 12 juillet.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- p.268 - vue 259/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 269
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons. Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise è la portée de tout le monde.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogpe Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies- e--Béarn ete.
- Tarif spécial G V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plus amples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire ,— Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris Kviâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Èst envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L'OUEST
- La Compagnie recommande instamment à MM. les voyageurs de vouloir bien enlever les anciennes étiquettes qui peuvent se trou ver sur leurs bagages afin d'éviter les erreurs de directions et d’inscrire sur ces colis leur adresse et le nom de la gare destinataire.
- Pour faciliter cette inscription, MM. les voyageurs trouveront aux bibliothèques des gares des carnets d’étiquettes gommées au prix de 0 fr. 05 le carnet de 10 étiquettes.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit parlant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkes-tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
- p.269 - vue 260/380
-
-
-
- 270
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- FOURNITURES
- pour Usines
- HENRY MAMELLE 21, quai Valmy, paris
- Adresse télégraphique :
- VALVOL1NE—PARIS
- GRAISSEURS OLÉOMÈTRES
- TRADE MARK.
- Marque déposée
- GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE
- M. D. — A base de Valvoline
- DEMANDER NOTRE CATALOGUE GÉNÉRAL
- HUILES MINÉRALES ordinaires pour transmissions, broches, etc.
- HUILES SPÉCIALES pour cylindres, tiroirs et organes de machines
- Graisseurs à compression
- H. HAMELLE
- TÉLÉPHONE
- Bureau D
- 4
- Lucien PICARD & C, à saint-fons (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc.
- COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- PAUL SE E Ing‘Architecte,Entrepreneur 58,RueBrüle Maison, à Lille .
- Bâtiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage —__Ventilation — Séchage :
- s Economiseurs —______ Surchauffeurs.
- 3 O 2 I
- Ni ‘d ! 3
- 0
- | 8 s pi
- .PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. HUMMEL,
- directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- MATERIEL POUR
- NOUVELLE MACHINE A SECHER avec aspirateur, brevetée s.g.d.g.
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894 : Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.270 - vue 261/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (4 Septembre)
- On cote : Acide tartrique. .. ..... 285 .. à........
- Bois de :
- Campêche Laguna.......... 18 .. .. ..
- » Martinique............. 10 .. 12 ..
- » Jaune Carmen. M .. .. ..
- » » Maracaïbo 14 .. .. ..
- Cannelle de Chine....... 130............
- — de Ceylande n-000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- Grises.................... 215 .. 225 .
- Argentées................. 235 .. ....
- Zacatilles................ 240 .........
- Noires ordinaires...... 200 .........
- » supérieures.......... 230 ............. Crême de tartre........ 170..............
- Curcuma Bengale........ 60 .. 65
- Dividivi................... M ..
- Gommes : Arabique 185 .. 180 .
- Aden....................... 100 .. 130 .
- Damar Singapore..... .. 130.............
- » Batavia................... 155 .. ... .
- Sandaraque.............. 150 .. 160 .
- Gambier.................... 42 .. ...
- Galles vert et noir . ... 115 . - 140 .
- Indigos . — On cote au demi-kilogramme
- Madras, bon moyen assez
- tendre.................... F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire........... 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r....... . 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................... 2 50 325
- Sumac en feuilles..............F. 18 .. 0/0 k.
- — en poudres............F. 20 .. . »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 .. 010 k. sous papier, F. 165 .. 0[0 k. » bon marchand en pains F. 105 .. » •.......................»......................» en boules. 105 .. » » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (4 Septembre;
- B » de teinture
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 .. — . 2c qualité .. . 11 .. 12 .. - 3e qualité.... 6 50 10 .. — Sisal, Yucatan... 9 50 10 50 Honduras 9 20 9 80 7 50 8 50 Haïti Cap. 5 05 5 35 » Aquim 5 40 5 7. » St-Marc 6 60 7 .5 » Gonaïves ..... .... 6 15 6 75 » Fort-Liberté........ 5 80 6 .. P.-de-Paix 6 50 6 75 4 75 5 40 Saint-Domingo 5 40 6 75 Martinique et Guadeloupe. 3 75 5 .. Jamaïque. 5 25 6 75 Jaune Cuba et St-Yago .. 6 50 6 60 * Manzanillo 6 50 6 60 a Tuspan 6 75 6 50 • Vera-Cruz 1* 25 6 ..
- • Campêche......... » Carmen.............................. » Tampico.............. » Porto-Plata.......... » Haïti................ • Jamaïque......... » Barcel et P. Cab . • Rio-Hacha............ » Carth. et Savan..
- » Maracaïbo............ » Fustet...............100 k * Tatajuba.............50 k » Bahia................ » .......................................... • Amapala.... 50 kil Rouge Brésil Bahia..... »......................Calliatour... 100 k »......................Lima..................50 kil » Ste-Marthe........... » »......................Sandal................ 100............k »......................Sapan.................50...............k »......................Quebracho.. 1009......k
- Rouge Pernamb......50 k
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k.
- — en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé..
- 4 75 5 25
- 4 75 5 75
- 5 25 6 ..
- 4 75 5 25
- 5 .. 5 50
- 5 .. 5 75
- 6 .. 6 25
- 3 50 4 ..
- 3 50 4 ..
- 4 50 5 ..
- 14 .. 16 ..
- 4 . 4 50
- 4 50 5 ..
- 5 30 6 50
- 5 . 5 50
- 7 .. 10 ..
- 14 .. 17 ..
- 9 . . 10 ..
- 6 .. 8..
- 3 . . 3 50
- 7 .. 8 ..
- 8 .. (0 ..
- 75 .. 86 ..
- 16 .. 71 ..
- M..........
- 37 50 45 .
- 20 . 25 ..
- Coehenilie
- On cote : 1/2 kil
- Ténériffe ................ 1 60 2 ..
- Ténériffe grise............ 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. 22 50 25 ..
- Java, Mad , Pond........ M.............
- Dividivi
- On cote les 50 kil .... 9 .. 14 ..
- Indigos
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. Ij2k.. 6 75 7 ..
- » fin viol, et pourpre ... 6 25 6 50
- » beau viol, et dito.... 5 75 6 ..
- » bon violet............... 5 .. 5 25
- » moyen violet.......... 3 75 4 ..
- » bon violet rouge...... 4 50 4 75
- » bon moy. v. roug.... 4 .. 4 25
- Beng. fin rouge........ 4 75 5 .. » bon dito......... 3 50 4 . » bon à fin........cuiv....... 3 .. 3 25 » cuiv. ord........et.....bas.. 2 25 2 75 Java . ..
- Kurpah.................. 1 50 4 .
- Madras.................. 1 • • 3 50
- Manille................. 1 3 .. Caraque................. 1 50 3 50 Guatemala flor.......... 5.. 559 ».......................sobré.................. 3 .. 4 25 ».......................bon à fin cor.......... 3 .. 4 45 ».......................cor. ord. à bas.. 1 25 2 25 N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 .. 6 50 » bon à beau............ 4 50 5 50 » ord. et moyen......... 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud...........M
- Madagascar.............
- Quercitron : ,
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50 » gros effilé 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles..........1/2 kil. .0 40 à .0 42
- Cayenne...............................
- PLACE DE LYON
- (4 Septembre)
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb.. 75 .. à 76 ..
- Acide acétique des arts 40% 25 .. 26 .. — chlorydrique 7 .. 8 . . — nitrique 36° 32 .. 34 .. — sulfurique, 66° .... 8 .. 11 . — tartrique 290 .. 295 .. — citrique 420 .. 440 .. Alun épuré .... 20 .. 21 .. — ordinaire 15 .. 16 .. Ammoniaque incolore, 22°. 44 .. 45 . . Bichlorure d’étain, 55°.. .. 90 .. 100 .. — — 60° 100 .. 110 . . Bois Campêche-Lguna. .. 18 .. 19 . — — Guadeloupe 14 .. 14 50 — Jaune Centre Amérique 18 .. 19 .. Cachou jaune. Vapeurs.. 36 .. 37 .. — brun 100 .. 110 .. Chlorate de potas se 85 ., 90 .. — de soude 6 .. 6 50 Chlorure de chaux! 00 à 110° 19 50 20 .. Chromate rouge de potasse 85 .. 90 .. — — de soude.. 65 .. 70 . . Crème de tartre 187 . 190 .. Cristaux de tartre 182 . 185 .. — de soude........ 6 .. 6 50 CurcumaBengale en racines 65 .. 66 .. — de Madras 65 .. 66 . . — Chine 63 . 64 . . Essence de térébenthine... 92 .. 102 .. Extrait de châtaignier 20°.. 16 .. 17 .. Galles de Chine et Japon. 175 .. 180 . vertes et noires.. . 170 ... 200 .. Gomme Sénégal, en sortes. 150 .. 160 ., — arabique 192 . 250 .. — adragante rousse. 290 .. 325 .. Jus de citron 23 .. 24 ., Méthylène à 95° 125 . 130 .. — régie 90 ...... . 120 .. 125 .. Prussiate jaune de potasse 180 .. 185 .. — — de soude. Pyrolignite de fer 10 .. 11 ..
- Résine...................... 22 .. 25 . .
- Rouille ..................... 9 .. 10 .. Sel de soude 80°. .. •...... 18 .. 182 —............ammoniaque.. 11 50 12 .. Sel d’étain................ 200 .. 210 . . Soufre en canons ............19 50 20 50 — sublimé................... 21.................50 22 50 Sumac Sicile en feuilles.....26 .. 28 .. Sulfate d’alumine .......... 15 .. 17 . . — de cuivre..........................................................78.................. 79 ..
- — de fer...... ............ 6 50 7 50
- p.271 - vue 262/380
-
-
-
- 272
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- p e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Nachines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- âtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58—60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Ilanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant» Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matérie’ pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- . Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), in énieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en pondre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutehoue
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C‘ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant
- Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisiné à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo.- Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles/. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt..
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6. rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Lie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, venti-lation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS |
- _ --- — en tôle noire, galvanisée et étamée |
- pour tous liquides
- se -II s.
- ù
- P. LEGRAND
- INVENTEUR
- Pont de la Révolte, a St-Denis SEINE
- Étanchéité complète
- PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- MÉDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- p.272 - vue 263/380
-
-
-
- Le Numéro : 0,75
- 20 Septembre 1899
- 4e Année. — No 18
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant 5e 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an...15 fr.
- — Six mois8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 2® —. PARIS
- ANNONCES : [ Failsusverselaise): ; : T
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et 'lunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — La teinture en noir des objets en soie.
- Dégraissage et blanchiment. — Blanchiment du jute (suite et fin).
- Teinture et impression. — Les noirs immédiats V et G extra sur tissus.
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Le noir Vidal de la Société des matières colorantes de St-Denis. Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Revivification des déchéts de soie parla carbonisation. — La loi sur les accidents du travail.;;— A MM. les industriels. — Adjudications administratives.
- — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Tarifs de chemins de fer. — Cours.—Annonces.
- CHIFFONNAGE
- La teinture en noir des objets en soie (1)
- Nombreux sont encore aujourd’hui les teinturiers en chiffonnage qui préfèrent teindre les objets de soie pure qui leur sont confiés à l’aide du vieux procédé au campêche. Les articles à teindre subissent d’abord le nettoyage toujours indispensable avant la mise en teinture ; après quoi ils sont immergés dans la tonne au rouil (bain d’azotate de fer à 3 Bé). Après un séjour de 2à 3 heures dans le bain de mordant, rincer à fond dans de l’eau tiède, mettre sur le bord
- (1) D’après Max Haller : La teinture du chiffonnage.
- pour laisser égoutter et teindre finalement sur un bain frais chauffé à 40® C. dans lequel pour une livre de soie environ on aura fait bouillir 350 grammes de campêche, 150 grammes de quercitron et 130 gr. de savon de Marseille. Après teinture, rincer au moins deux fois dans de l’eau tiède, aviver dans une eau acidulée d’acide acétique (force du bain 1/2 Bé), rincer encore et sécher.
- On comprendra aisément que le nombre des recettes pour cette teinture si fréquente soit sans nombre et qu’il varie à l’infini ; chaque praticien suivant sa propre expérience et les besoins de son installation matérielle a porté quelques modifications au procédé fondamental ; il n’en est pas moins vrai que le principe fondamental reste toujours le même ; production d’une laque ferrugineuse de décoction de campêche et les variantes consistent tantôt en augmentant les proportions de bois de teinture, tantôt en remplaçant le bois de quercitron par du bois jaune, ou encore en variant la température intervenant ou la force du mordant de ru 1 et la durée de séjour de l’étoffe dans la tonne; toujours est-il qu’il convient de ne se servir que d’une décoction de campêche fraîche et non encore oxydée. Souvent le procédé primitif se trouve renversé; séjour de l’étoffe pendant 12 heures dans le campêche et développement ultérieur du noir par l’acétate de fer (pyrolignite). Le procédé est'd’ailleurs assez connu de tous nos confrères pour qu’il est inutile d’insister davantage.
- Depuis environ une dizaine d’années, l’emploi du noir artificiel tend chaque jour à remplacer de plus en plus le noir au campêche de nos pères. C’est vers cette éqoque que la Manufacture lyonnaise des ma-
- p.273 - vue 264/380
-
-
-
- os ~g H
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tières colorantes introduisit dans la consommation le noir Naphtol. La marque P se recommande tout spécialement pour la soie et donne, si l’on suit la marche ci-contre indiquée, un beau noir bleu. Monter le bain de teinture comme suit :
- Sulfate de soude.......... 10%
- Savon de Marseille...... .. 3 %
- Acide sulfurique............ 2 %
- Noir Naphtol P............. 8 %
- Chauffer à 530 C. et entrer la soie ; la manier pendant 15 minutes puis pousser au frémi et manier jusqu’à obtention du ton voulu. Le noir bleu ainsi obtenu peut être modifié et son intensité augmentée par l’addition de 1 % de jaune naphtol ou d’ozoflavine ; le noir devient ainsi noir de jais. La soie ainsi teinte résiste admirablement à l’action des acides, des alcalins, de la lumière solaire et le noir constitue une des couleurs pour soie que l’on peut considérer réellement comme grand teint. Ce noir est d’un prix de revient plus cher que celui de campêche et se prête moins que lui à la charge. Si cependant on tenait absolument à donner du poids (question bien secondaire, d’après nous, en chiffonnage), on commencerait par mordancer selon l’usage habituel avec le rouil et le cachou pour teindre ensuite avec 3 à 4 % de noir Naphtol P et 1/2 % d’azoflavine.
- Pour être impartiaux nous devons encore citer le Noir Victoria B, G et 5 G de la Manufacture de Fiers ainsi que son noir Victoria B nouveau. Ce sont là des colorants faits comme à souhait pour la production par la voie la plus simple d’un beau noir sur soie.
- Comme le noir Victoria couvre mieux les diverses couleurs de fond de l’objet à teindre, que les noirs au campêche habituels, il suffit d’un simple passage dans un bain alcalinisé par des cristaux de soude et chauffé à 50» C. et rinçage à l’eau au lieu et place du débouillissage pratiqué dans les anciennes circonstances.
- Le procédé de teinture est des plus simples. Monter un bain de 500 à 600 litres d’eau chauffé à 700 C. et donner dans ce bain acidulé d’acide sulfurique jusqu’à réaction légèrement acide (suivant les quantités de soies à intervenir) 1 kil. de noir Victoria, bien dissoudre, voir même tamiser et entrer l’étoffe pour la manière à 60» de trente à quarante minutes; laver et éventer. A ce moment pousser le bain au bouillon, rentrer l’étoffe et la manier de 30 à 40 minutes au ' frémi mais sans bouillir. Sortir, éventer et rincer légè- I rement.Cette teinture s’avive par un passage dans une 1
- dissolution concentrée mais à peine tiède de bon savon de Marseille ; la durée de l’avivage sera suivant le cas égale à 5 minutes, après quoi rincer,piquer d’acide, apprêter et finir.
- Pour nous résumer, il faut bien avouer que les noirs au campêche reviennent généralement à bien meilleur compte ; mais ils ne résistent pas aussi bien à l'action des acides et des rayons solaires ; d’un autre côté ils ne se modifient pas comme les noirs au campêche sous l’influence de la transpiration. Faisons d’ailleurs remarquer que lorsqu’il s’agit d’une matière première d’un prix aussi élevé que la soie, quelques centimes de plus à dépenser dans la teinture ne doivent pas arrê -ter le teinturier désirant livrer un travail aussi réussi que possible. Dans la teinture aux noirs artificiels, le javelage universellement pratiqué après la teinture au campêche se trouve entièrement supprimé : c’est là encore un facteur à ajouter aux avantages des couleurs d’aniline dont l’emploi est en définitive bien plus simple et plus expéditif.
- Nota. — Dans un prochain article nous traiterons de la teinture des plumes.
- DÉGRAISSAGE &
- BLANCHIMENT DU JUTE {Suite et fin)
- Le procédé Martin, breveté pour le blanchiment du jute consiste à faire bouillir le fil pendant 4 heures consécutives dans un autoclave contenant un mélange de sel de soude, d’huile de térébenthine et de sulfure de carbone. L’inventeur recommande les proportions suivantes :
- x Pour 660 kil. de fil de jute employer 55 kil. sel de soude (soude calcinée).
- 2 k. 750 huile de térébenthine.
- 2 k. 750 sulfure de carbone.
- Ce traitement préalable permet de supprimer la moitié des matières blanchissantes employées d’habitude sans que la perfection du blanchiment en ait à souffrir d’une façon quelconque; tout au contraire, le fil de jute n’en ressort que plus flatteur et plus avantageux à l’emploi.
- Certains ont proposé de blanchir le jute aux vapeurs d’acide sulfureux gazeux. C’est là un procédé que nous sommes loin de recommander ; le fil à peine
- p.274 - vue 265/380
-
-
-
- blanchi prend une teinte jaune désagréable, teinte qui ne fait que s’accentuer davantage avec le temps.
- Nous avons déjà eu l’occasion de parler du blanchiment du jute par l’eau oxygénée et par bioxyde de sodium. Nous n’y reviendrons pas actuellement. Par contre nous dirons un mot du procédé si rapide et portant si avantageux de blanchiment par le permanganate de potassium.
- Les fils de jute sont passés dans une lessive concentrée de soude, rincés à fond puis passés dans un bain d’acide sulfurique à 2 % d’acide. Rincer à nouveau et immerger pendant une demi—heure dans une dissolution de permanganate de sodium à 5 % et sans rinçage préalable passer dans une solution de bisulfite de sodium acidulé d’acide chlorhydrique.
- Rincer à fond pour terminer.
- Perte en poids par ce procédé 3 %-
- Pour terminer citons d’après Lœwenthal le procédé employé de préférence dans la région industrielle de Dundee.
- Suivant la grandeur des récipients les écheveaux sont lotis par parties de 3 à 400 kilos et suspendues sur des lissoirs en bois : immersion dans un bain de
- Teinture et Impression
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 275
- Les Noirs immédiats V et G extra {de la manufacture lyonnaise de matières colorantes appliqués aux tissus)
- Des essais faits dans la pratique avec le Noir Immédiat ont donné des résultats tellement satisfaisants, tant au point de vue de la simplicité et de la régularité du travail qu’en ce qui concerne la nuance, l’intensité et la solidité des teintes obtenues, que nous pouvons maintenant recommander ce produit aussi pour la teinture en pièces.
- Les croquis suivants nous donnent une idée de la construction d’un appareil qui d’après les expériences acquises jusqu’ici mérite la préférence pour ce genre de teinture :
- La cuve est en bois, les roulettes sont en fer. Les rouleaux-exprimeurs peuvent être soit tous les deux en bois, soit l’inférieur en bois et le supérieur en fonte. On les munit d’un bombage, comme d’habitude.
- Quant aux petits rouleaux-guides à l'intérieur de la cuve (roulettes) on les fixe utilement comme suit :
- 1
- 1/5 de la grandeur naturelle.
- tuyau à gaz d’environ
- 55 m/m de diamètre.
- chlorure de chaux (les barques à chlorer sont en tôle) et donner à chaque bâton de deux à trois tours de lisse pour répéter après avoir renversé chaque écheveau. Le travail se fait à la main ou sur machines disposées de telle façon que les écheveaux se manœuvrent sans que le fil se trouve exposé en aucune de ses parties à l’air. Après un séjour d’une heure à la température de 38 C. dans le bain, ce dernier est soutiré et sans qu’il soit nécessaire d’autre manœuvre le fil reste à égoutter. On rince et on passe un quart à une demi-heure dans un bain acidulé d’acide sulfurique, puis nouveau rinçage à fond et à courant d'eau renouvelé. Un « demi-blanc » pour 300 kil. de fils de jute consomme environ 540 de dissolution de chaux à 5* Bé et 4 k. 500 d’acide sulfurique à 60 Bé. Si besoin, répéter une seconde fois les passages.
- (D’après Joclet).
- Le tissu est débouilli au préalable ; avant de passer à la teinture il faut le sécher ou tout au moins bien l’exprimer.
- A sa sortie du bain de teinture le tissu passe dans une petite laveuse munie d’un arrosoir, afin d être rincé aussitôt après être exprimé. Il est très important que le rinçage se fasse immédiatement, car sans cela il se produit facilement des inégalités.
- On garnit le bain de teinture à raison de :
- 15-20
- 7,5—10
- 3
- 30
- gr. Noir immédiat par litre d’eau, gr. sulfure de sodium » gr. carbon, de soude cale. » gr. sel marin »
- On chauffe au bouillon, puis on ferme la vapeur et on entre la marchandise. La teinture se fait généralement à 80—90° C. ; mais dans certains cas, no-tamment pour des tissus faciles à pénétrer, il suffit
- J
- p.275 - vue 266/380
-
-
-
- 276
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 1/20 de la grandeur naturelle.
- O
- 3
- 6 M
- 1
- A A A J)
- 1/20 de la grandeur naturelle.
- p.276 - vue 267/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- (environ
- en fonte, dans les
- du poids de la marchandise à teindre.
- 3,5
- 1
- 10
- sulfure de sodium carbonate de soude sel marin
- 2 % sulfure de sodium
- 1 % carbonate de soude
- 1/20 de la grandeur naturelle.
- du poids du tissu.
- de teindre à une température moins élevée 500 C.).
- On chauffe le bain à l’aide d’un serpentin Il faut absolument éviter l’emploi du cuivre
- appareils destinés à teindre le Noir Immédiat, tant pour les tuyautages que pour toutes autres parties.
- La durée d’un passage dans la cuve à roulettes est d’environ 3—4 minutes.
- Pendant la teinture on nourrit le bain à raison de
- 7 % colorant )
- 5 % sel marin ) en ajoutant tous ces ingrédients en solutions au fur et à mesure du passage des pièces.
- Après rinçage les pièces sont traitées en sels métalliques dans les conditions indiquées ci-dessous.
- Un autre appareil, qui convient surtout pour la teinture des tissus lourds, parce qu’il permet de prolonger à volonté la durée de la teinture, consiste en un jigger modifié comme l’indique le croquis suivant :
- Cet appareil est constitué par une cuve en fonte, dans laquelle il y a deux rouleaux en bois A et B qu’on entoure de 6—7 mètres de tissu de coton. A ces doubliers on attache à l’aide d’une épingle en acier les pièces qui s’enroulent d’abord sur le rouleau A. Ensuite on attache le bout du tissu au doublier du rouleau B, puis on met la machine en marche comme un jigger ordinaire. Le tissu se déroule de A et va s’enrouler sur B en passant sur le petit rouleau C. On répète cette opération en renversant le mouvement et en faisant passer le tissu d’un rouleau sur l’autre alternativement, autant de fois qu’il le faut pour avoir
- un noir suffisamment intense et bien tranché. A sa sortie du bain on fait passer le tissu entre les rouleaux-exprimeurs R, R1 , puis on rince au large dans une la reuse d’un modèle quelconque.
- Le bain de teinture se prépare exactement de la même façon qu’en teignant dans la cuve à roulettes.
- On le chauffe à la vapeur indirecte.
- On cherche à le maintenir constamment au même niveau et après chaque mise on le recharge avec :
- 7 % Noir immédiat
- du poids des pièces à teindre.
- Traitement aux sels métalliques après teinture
- Après teinture on traite le tissu avec bichromate de potasse, sulfate de cuivre et acide acétique. Ce traite
- ment n’a que peu d’influence sur la solidité des teintes, qui est déjà par elle-même tout à fait remarquable, mais il modifie avantageusement le ton du noir. Par le bichromate de potasse la nuance devient plus bleutée, le sulfate de cuivre donne un noir charbon. Généralement on emploie un mélange des deux sels, dont on peut varier les proportions à volonté suivant le ton désiré. Nous estimons que les proportions suivantes correspondent aux exigences les plus courantes :
- 1 — 2 % bichromate de potasse 2—3 sulfate de cuivre
- 3 acide acétique
- p.277 - vue 268/380
-
-
-
- 2)
- 00
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ce traitement se fait soit au jigger, soit au foulard, à une température de 75 — 80° C.
- Ensuite on rince à l’eau froide, on sèche et on apprête de la façon habituelle.
- Certaines teintureries, pour éviter une opération, ont ajouté à l’apprêt les quantités voulues de bichromate de potasse, sulfate de cuivre et acide acétique. L’effet obtenu est à peu près le même qu’en donnant à part le traitement en sels métalliques.
- Observations
- Afin d’obtenir des teintes qui salissent le moins possible au frottement il importe que le tissu soit lavé à fond immédiatement après la teinture, comme il est indiqué ci-dessus.
- Il est avantageux de laisser reposer les pièces teintes et lavées pendant quelques heures, avant de donner le traitement en sels métalliques. On obtient ainsi des nuances plus pleines et d’un reflet bleuté plus prononcé.
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Noir Vidal (Marque concentrée)
- La Société de Matières colorantes de Saint-Denis prépare pour la France un Noir Vidal nouveau concentré, breveté ; c’est un colorant vendu sous la forme de fragments poreux, très secs, non hygrométrique, très soluble dans l’eau bouillante et de richesse un peu plus que double de la marque livrée jusqu’ici. Les dissolutions en sont très oxydables à l’air et les nuances qu’il donne sur la fibre sont nettement plus bleues et légèrement violacées.
- Comme la marque ordinaire, elle s’applique en teinture dans les mêmes conditions ; même formule, même mode opératoire ; mais en raison de sa plus facile oxydation, il est indispensable de teindre filés et surtout tissus complètement immergés dans le bain de teinture. On évitera ainsi les mal unis.
- . C’est à la fixation définitive des colorants sur le tissu que ce produit donne les résultats les plus remarquables. Suivant le mode de fixation employé, on obtiendra des résultats variables et toujours intéressants visant les nuances, leur solidité et enfin la résistance de la fibre elle-même.
- Fixées au bichromate et acide sulfurique, formule
- générale, les nuances seront très corsées ; légèrement violacées, elles rappelleront le campêche, mais si leurs résistances au savon sont bonnes, leurs résistances à la lessive seront modérées.
- Fixées par les nouvelles formules brevetées de la Société : Bichromate et chlorure de cuivre, ou plus économiquement, bichromate, sulfate de cuivre et chlorure de sodium, les nuances seront plus franchement noires, mais présenteront à la lessive, même la plus énergique, une résistance très remarquable. C’est ainsi que bouillie avec du blanc dans une solution alcaline concentrée ; carbonate de soude à 1 %, à 10% même, le coton conservera sa nuance intacte et le blanc restera parfait.
- La fixation du colorant en l’absence d’acide sulfurique libre, donnera également une résistance bien meilleure de la fibre après la teintnre.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Couleurs diamine sur tissus de laine avec effets de coton mercerisé
- Par l’application de ses couleurs diamine sur tissus de laine combinée avec des effets de coton mercerisé, la manufacture lyonnaise de matières colorantes a obtenu des effets nouveaux de toute beauté sur lesquels nous ne saurions trop appeler l’attention de nos amis, d’autant plus que les procédés de teinture sont des plus simples.
- Garnir comme pour les tissus mi-laine ordinaire avec
- 4 kilos de sulfate de soude pour 100 litres d’eau sur le premier bain.
- Ou 800 grammes de sulfate de soude pour 100 litres d’eau sur le vieux bain.
- Ajouter la quantité nécessaire de colorant et chauffer au bouillon.
- Fermer la vapeur, entrer le tissu mouillé ou sec et faire tourner pendant une demi-heure sans chauffer.
- Tant qu’on ne chauffe pas, c’est surtout le coton qui se teint, tandis que la laine reste claire. Pour donner à cette dernière l’intensité voulue on porte de nouveau le bain au bouillon et on maintient cette température pendant plus longtemps qu’il n’est utile de le faire pour les tissus mi-laine ordinaires, car le coton mercerisé a plus d'afffnité pour les colorants et se teint, par conséquent en nuances plus intenses que
- p.278 - vue 269/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 279
- le coton non mercerisé et dans les tissus à effets de ce genre, la laine doit toujours être plus foncée que le coton.
- Si un bouillon prolongé seul ne suffit pas pour arriver à ce résultat, il est utile d’augmenter légèrement les proportions des colorants pour laine.
- Pour les nuances claires, les bains s’épuisent presque complètement; pour les nuances foncées le quart environ de colorant reste dans le bain.
- Ci-contre dosage du premier bain pour trois nuances diverses, à titre d’exemple :
- Bordeaux foncé
- Diaminogène extra..... 0,6 %. Bordeaux diamine B....1,9 %. Violet diamine N 1,2 %.
- Bleu Lanacyl R........ 0,43 %.
- Vert intense
- Bleu acier diamine L... 1,7 %.
- Vert diamine B................ 1,3 %.
- Thioflavine S................. 2,2 %.
- Bleu Lanacyl BB............... 0,22%.
- Puee riche
- Orangé diamine B. . .. 2,73%.
- Diaminogène extra............. 0,76%.
- Rouge diamine 5 B ... 0,76%.
- Noir naphtylamine D.. 0,21%.
- DIVERS
- Revivification des déchets de soie par la carbonisation
- On commence par assortir les déchets suivant qualité et nuances ; trier ensuite pour ouvrir les nœuds, coutureret puis immerger dans un bain acidulé d’acide sulfurique à 3-4° B, mais n’ayant pas une température supérieure à celle de l’atmosphère ambiante. Après un séjour des déchets dans ce bain pendant trois à quatre heures, les sortir et les sécher pendant une heure en viron dans une chambre chaude portée à 70 jusqu'à 90° centigrade (essorage avant entrée dans l’étuve). Les fibres végétales se trouvent ainsi carbonisées tandis que la soie reste intacte et il suffit alors de la faire passer dans un bain de savon ou de toute autre (matière lubrifiante analogue pour rendre cette soie ainsi revivifiée apte aux opérations ultérieures de l’industrie.
- On peut également, et la chose nous paraît plus rationnelle et plus pratique, faire passer la fibre au sortir du bain acide dans un bain alcalinisé de carbonate de soude en quantités suffisantes pour neutraliser
- la totalité de l’acide sulfurique retenu par la soie et d’y laisser séjourner assez de temps pour que la matière accuse nettement une réaction légèrement alcaline ; sortir, essorer et sécher. Etaler alors en couches peu épaisses la soie et l’ensimer d’une solution faite avec du manganèse finement pulvérisé, d’oléine et d’alun jusqu’à saturation suffisante. Pour 100 kil. de déchets 1/2 à 2 kil. de manganèse, 1/2 kil. d’alun et 2 à 3 kil. d’oiéine suffisent; la quantité d’oléine à'intervenir se règle d'ailleurs d’après la qualité de la matière première ; il en est de même de l’eau = à 1 à 1/2 kil. La soie passe alors dans une machine à ouvrir, puis à la carde, et peut être filée soit seule, soit mélangée à du coton et fournit un excellent fil pour un grand nombre de tissus et de feutres aptes à être teints ou à être employés tels quels comme matières isolantes.
- {Textil Manufacturer^.
- LA
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Circulaire du Ministre de la Justice
- {Suite et fin)
- L’enquête, commencée dans les vingt-quatre heures qui suivent la réception de la déclaration, doit être close, au plus tard, dans les dix jours à partir de l’accident, sous réserve des cas d’impossibilité matérielle dûment constatés dans le procès-verbal.
- Après la clôture des opérations, le procès-verbal dressé par le juge de paix est dépose au greffe de la justice de paix. Les parties intéressées, averties de ce dépôt par lettre recommandée, peuvent, pendant un délai de cinq jours, venir prendre connaissance de l’enquête et se faire délivrer des extraits ou même des expéditions.
- Le dossier est ensuite transmis au président du tribunal civil.
- B. — Procédure devant les Justices de paix.
- (Art. 15.)
- J’ai déjà indiqué que les juges de paix sont compétents pour statuer sur les demandes relatives aux frais funéraires, aux frais de maladie et aux indemnités allouées à l’occasion des accidents entraînant une incapacité temporaire.
- L’intention du législateur est de hâter la solution des litiges. Toutefois, il n’est pas douteux qu’à défaut d’une dérogation expresse sur ce point l’instance doive être précédée de la tentative de conciliation prescrite par l’article 17 de la loi du 25 mai 1838. C’est surtout dans la matière qui nous occupe qu’il convient de ne rien négliger pour amener entre les parties un arrangement amiable.
- Aucune des indemnités déterminées par la loi ne peut être attribuée à la victime qui a intentionnellement provoqué l’accident. Mais le juge de paix n’a pas à rechercher s'il y a eu faute, même inexcusable, du
- p.279 - vue 270/380
-
-
-
- 280 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- chef d’industrie ou de l’ouvrier ; cette circonstance est sans influence sur le chiffre de la condamnation.
- La procédure est suivie conformément aux règles du droit commun renfermées dans le livre 1er du Code de procédure civile.
- Les décisions du juge de paix ne sont pas susceptibles d’appel. Il n’est rien innové en ce qui concerne les jugements par défaut et les oppositions,
- C. —Procédure devant les tribunaux de première instance (art. 16 et 17).
- Les demandes relatives à l’allocation des pensions dues en cas de décès et d’incapacité permanente sont portées devant les tribunaux de première instance L’affaire est jugée en suivant la procédure des matières sommaires.
- Je n’ai à signaler de dispositions spéciales qu’en ce qui concerne la tentative de conciliation et les voies de recours.
- Le préliminaire de conciliation est confié au président du tribunal. Dans les cinq jours à partir de la transmission du dossier de l’enquê e, ce magistrat convoque les parties intéressées. Cette convocation est faite soit par lettre recommandée, soit par l’intermédiaire du maire ou du commissaire de police. La forme importe peu ; il suffit que les intéressés soient prévenus en temps utile.
- Chacune des parties peut se faire représenter si elle le juge convenable. Cette faculté n’est pas, à la vérité, expressément accordée par la loi aux chefs d’industrie ; mais on ne saurait, dans le silence du texte, la refuser à la victime, d’autant que cslle-ci sera quelquefois dans l’impossibilité de se présenter.
- Il est vraisemblable qu’un accord interviendra fréquemment, grâce à la haute autorité du président du tribunal et a sa connaissance des faits, puisée dans l’examen des pièces de l’enquête. Lorsque ce résultat est obtenu, le président rend une ordonnance qui donne acte aux parties de leur accord. Dans le cas contraire, l’affaire est renvoyée à l’audience et le tribunal est saisi au moyen d'une assignation délivrée par huissier.
- Les jugements sont susceptibles d’opposition et d’appel.
- L’opposition n’est recevable, en cas de défaut, faute de constituer avoué, que dans le délai de quinzaine à partir de la signification du jugement à personne. Lorsque le jugement est rendu par défaut, faute de conclure, l’opposition continue à être régie par l’article 157 du Code de procédure civile.
- Le délai pour interjeter appel est réduit à quinze jours ; il part de la date du jugement si la décision est contradictoire, et du jour où l’opposition n'est plus recevable si elle a été rendue par défaut.
- § IV. — DE LA REVISION DES INDEMNITÉS (Art. 19)
- Les tribunaux de première instance ont encore à connaître des demandes en révision formées en vertu de l’article 19 de la loi.
- Le législateur a prévu le cas où l’état de la victime, d'après lequel l'indemnité a été fixée, viendrait à se modifier. Il a décidé qu’il serait alors loisible au chef d’industrie ou à la victime, selon l’événement, de remettre en question le chiffre de l’indemnité L’exercice de ce droit est d’ailleurs limité à un laps de trois
- 1 années à partir de l’accord intervenu entre les parties ou de la décision judiciaire.
- Jusqu’à l’expiration de ce délai, rien n’est définitif. Lorsque cette période transitoire a pris fin, la victime reçoit son titre de pension, et, désormais quoiqu’il advienne, aucune réclamation n’est plus admise.
- Le chef d’industrie peut demander la révision de la convention ou de la décision fixant l’indemnité, lorsque l'état de la victime se modifie de telle sorte qu’une infirmité, qu’on avait cru permanente, disparaît, ou qu’une incapacité qui paraissait devoir être absolue, fait place à une invalidité partielle.
- La révision peut être provoquée par la victime dont l’incapacité s’est aggravée, ou par ses représentants si elle succombe à ses blessures. La demande n’est fondée que dans le cas ou l’aggravation ou le décès est une conséquence directe de l’accident.
- CHAPITRE IV
- ASSISTANCE JUDICIAIRE, DISPENSE DES DROITS DE TIMBRE ET D’ENREGISTREMENT ET DÉLIVRAMCE GRATUITE DES ACTES ET JUGEMENTS ART. 22 ET 29.).
- Le législateur de 1898 a voulu faciliter l’accès des tribunaux à la victime de l’accident ou à ses représen -tants, en leur accordant l’assistance judiciaire sans qu’ils aient à la solliciter et à produire les pièces et les justifications exigées par la loi du 22 janvier 1851. De plus, il a prononcé des dispenses de droits qui profitent, indépendamment des personnes, à tous les actes ou jugements faits ou rendus en vertu ou pour l’exécution de la loi nouvelle ; ce bénéfice vient s’ajouter, pour l’ouvrier ou l’employé, à celui qui résulte de l’assistance judiciaire, sans se confondre avec lui.
- Je m’occuperai de ces deux ordres de dispositions dans des paragraphes distincts.
- § 1er. — ASSISTANCE JUDICIAIRE.
- La loi du 22 janvier 1851 réserve l’assistance judiciaire à nos nationaux, lorsqu’il est établi que leurs ressources sont insuffisantes pour leur permettre d’exercer leurs droits en justice. Par dérogation à ces règles, dans la matière régie par la loi du 9 avril 1898, l’assistance judiciaire est accordée toujours et de plein droit à la victime de l’accident ou à ses ayants droits ; il n’y a pas lieu de se préoccuper de leur nationalité, non plus que de leur situation pécuniaire; qui sera, d’ailleurs, généralement fort précaire.
- Ce bénéfice s’applique aux instances devant la justice de paix ou le tribunal civil, ainsi qu’à tous actes d’exécution et aux constatations incidentes à toutes les décisions judiciaires.
- Arrêtons-nous un instant sur les divers cas visés dans l’article 22.
- Assistance judiciaire devant les justices de paix. — Il suffira que la victime de l’accident s’adresse au juge de paix pour exercer son droit à l’assistance. Après s’être assuré que l’on est bien sous l’empire de la loi du 9 avril 1898, ce magistrat invitera le syndic des huissiers à désigner l’huissier qui prêtera son ministère (art. 13, § 4 de la loi du 22 janvier 1851). Il devra faire parvenir au receveur de l’enregistrement un avis destiné à suppléer à l’envoi d’un extrait de la décision du bureau, prescrit, en matière ordinaire, par le dernier alinéa de l’article 13 de la loi de 1851.
- p.280 - vue 271/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 281
- Assistance judiciaire devant les tribunaux civils. — La règle est formulée comme suit dans le premier alinéa de l’article 22 : « Le bénéfice de l’assistance « judiciaire est accordé, de plein droit, sur le visa du « procureur de la République, à la victime de l'acci-« dent ou a ses ayants droit, devant le tribunal. »
- Le second paragraphe du même article fait une application particulière de cette règle à l’instance tendant à l’allocation de l’indemnité.
- L’assistance judiciaire s’applique donc à toutes les demandes soumises au tribunal et qui ont pour objet soit le règlement des indemnités (art. 16), soit leur révision (art. 19), soit l’attribution en espèce à la victime du quart, au plus, du capital nécessaire à l’établissement de la rente qui lui est allouée (art. 9, § 1), soit enfin la constitution d’une rente réversible sur la tête du conjoint (art. 9, § 2).
- Dans tous les cas, l’assistance est subordonnée au visa du procureur de la République; ce magistrat vérifie si la demande est formée en vertu de la loi du Pavril 1898. Il est, de plus, chargé de remplir la mission conférée au président du tribunal par l’article 13 de la loi du 22 janvier 1851. C’est à lui qu’incombe, le soin de faire désigner l’avocat, l’huissier qui prêteront leur ministère à l’assisté. Il doit aussi transmettre un avis au receveur de l'enregistrement.
- L’assistance judiciaire ne s’applique pas seulement aux procédures suivies devant le tribunal ; elle s’étend à l’enquête faite par le juge de paix, saisi d’une dé claration d’accident. Cette solution est certainement conforme, sinon à la lettre, du moins à l’esprit de la loi de 1898. Alors, en effet, que dans les autres matières l’instruction nécessaire pour l’évacuation des litiges se fait, en général, après l’introduction de l’instance, cette instruction précède l’instance dans le cas qui nous occupe; mais, en toute hypothèse, elle s’y rattache de la façon la plus intime, et on peut concevoir que le bénéfice de l'assistance judiciaire ne s’applique pas à la fois à l’une et à l’autre.
- J’ajoute que, l’enquête étant faite d’office par l’autorité judiciaire, les frais qu’elle nécessite doivent être nécessairement avancés par le Trésor, il ne saurait en être autrement sous peine d’aboutir à une impossibilité d’exécution.
- L’article 14, § 8, de la loi du 22 janvier 1851, relatif aux frais avancés par le Trésor, et applicable à l'enquête du juge de paix pour les raisons que je viens d’exposer, vise les frais de transport des juges, des officiers ministériels et des experts, les honoraires de ces derniers et ies taxes des témoins. Or, l’enquête du juge de paix entraînera d’autres dépenses pour la convocation des témoins et l’envoi de lettres recorn mandées aux personnes intéressées. Par extension des dispositions de l'article 14 prérappeié, ces dépenses • seront également supportées par le Trésor, sauf son recours en cas de condamnation prononcée contre l’adversaire de l’assisté.
- Ce recours, qui s’exercera conformément aux dispositions des articles 17 et 18 de la loi de 1851, com -Prendra également les émoluments des officiers minis • tériels. A cet effet, les frais de l’enquête entreront dans les dépens de l’instance en règlement d’indemnité suivie devant le tribunal. |
- Actes d'exécution. — En étendant le bénéfice de
- l’assistance judiciaire aux actes d’exécution, la loi du 9 avril 1898 a comblé, dans la matière spéciale qu’elle a pour objet de régler, une lacune qui est signalée depuis longtemps. Il arrive fréquemment que le jugement ou l’arrêt de condamnation obtenu par l’assisté est inut le entre ses mains parce que ses ressources ne lui permettent pas d’en poursuivre l’exécution et que tout crédit lui estrefusé. Ces difficultés sont évitées à l’ouvrier victime d’un accident industriel ou à ses ayants droit. Le Procureur de la République visera leur titre après s’être assuré qu’il est régulier et que la matière est regie par la loi du 9 avril 1898 ; il pro cédera ensuite, au lieu et place du président du tribunal, ainsi qu’il est prescrit par l’article 13 de la loi du 22 janvier 1851.
- L’article 22 de la loi de 1898 ne parle ni des instances d’appel ni des pouvoirs devant la Cour de cassation. Ici, le droit commun reprend son empire (art. 9, §§ 2 et 3, de la loi du 22 janvier 1851).
- L'ouvrier ou l’employé, victime d’un accident, continue à jouir du bénéfice de l’assistance judiciaire sur l’appel interjeté contre lui, dans le cas même où il se rendrait incidemment appelant il continue pareillement à en jouir sur le pourvoi en cassation formé contre lui.
- Lorsque les rôles sont renversés, l’ouvrier ou l’employé ne jouit de l’assistance, sur l’appel qu’il a émis ou sur le pourvoi qu’il a formé, qu’autant qu’il est admis par le bureau établi près de la Cour d’appel ou de la Cour de cassation.
- § II. — DISPENSES DES DROITS DE TIMBRE ET D’ENREGIS-TREMENT ET DÉLIVRANCE GRATUITE DES ACTES ET JUGEMENTS.
- L’article 29 impose au Trésor l’abandon complet et définitif de tous les droits de timbre et d’enregistrements auxquels pourraient donner ouverture les actes et les jugements faits ou rendus en vertu ou pour l’exécution du 9 avril 1898. Ces actes et ces jugements sont visés pour timbre et enregistrés gratis lorsqu’il y a lieu à la formalité de l’enregistrement.
- J’extrais de l’instruction préparée par l’administration générale de l’enregistrement les passages suivants qui renferment le commentaire de cette disposition.
- « L’article 29, conçu dans les termes les plus larges, vise par l’expression jugement toutes les décisions judiciaires de quelque autorité qu’elles émanent, et embrasse sous la dénomination d’actes, notamment toutes les pièces relatives à la constatation de l’accident (art. 11 et suivants), le pouvoir donné par le chef d’entreprise pour se faire représenter en conciliation devant le président du tribunal (art. 16), la convention constatant la transformation de la pension en un autre mode de réparation dans les termes de l’article 21, enfin les expéditions des actes de toute nature et les décisions judiciaires.
- « L’immunité s’étend aussi aux actes, procès-verbaux, quittances et pièces de toutes natures rédigées en exécution des décrets du 28 février 1899 et aux instances relatives aux recours exercés contre le débiteur de l’indemnité par la Caisse des dépôts et consignations, chargée de la gestion de la Caisse nationale des retraites.
- p.281 - vue 272/380
-
-
-
- gD, 00
- 2
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- « Les actes d'exécution signifiés à la requête de la victime de l’accident, aussi bien que les oppositions qui y seraient faites par le chef d’entreprise, doivent également bénéficier de la dispense des droits de timbre et d’enregistrement inscrite dans l’article 29. »
- L’application de l’article 29 ne saurait soulever de difficultés dans la partie relative aux immunités fiscales. Il n’en est pas de même en ce qui touche la gratuité de la délivrance des actes et des jugements.
- Après avoir édicté le principe de la gratuité, cet article prescrit, dans un deuxième alinéa, à l’occasion des mêmes actes, l’établissement d’un tarif destiné à fixer les émoluments des greffiers de justices de paix.
- A la vérité, cette contradiction est plus apparente que réelle. Il est manifesté que le législateur a entendu faire une distinction entre la rédaction des minutes, d’une part, et la délivrance, c’est-à-dire l’opération qui consiste à préparer et à remettre aux intéressés un extrait ou une expédition de cette minute, d’autre part. Mais la difficulté provient de ce que le deuxième alinéa énumère certains actes qui paraissent devoir jouir de l’immunité édictée dans la pre mière partie de l’article 29.
- Le Conseil d’Etat a eu à se prononcer lorsqu’il s’est occupé de l’établissement du tarif. Il a estimé que l’article 29 n’avait pu avoir pour effet de déroger, dans son deuxième alinéa, à la règle générale de gra tuité en matière de délivrance d’actes. Il a donc écarté du tarif les certificats, extraits et jugements.
- Les certificats ne sont pas dressés en minute. C’est l’acte même, préparé par l’officier public compétent qui est remis ou délivré à la partie, et on ne saurait refuser à celle-ci le bénéfice de la disposition de l’article 29, paragraphe premier.
- La même solution s’impose pour les extraits qui sont également délivrés aux parties.
- En ce qui concerne les jugements, leur rédaction est exclusivement l’œuvre du juge. Le greffier, est, il est vrai, chargé de les expédier, s’il y a lieu, mais on retombe alors sous l’empire de la règle qui a prescrit la gratuité des délivrances.
- L’article 29, § 1er, s’applique aux greffiers de toutes les juridictions. Il leur est interdit de réclamer un émolument pour les délivrances qu'ils ont à effectuer, lorsqu’il s’agit d’actes ou de jugements faits ou rendus en vertu ou pour l’exécution de la loi du 9 avril 1898. Il est permis de penser que ce sacrifice leur est imposé en leur qualité de fonctionnaires publics, recevant un traitement de l’Etat.
- On peut se demander si le législateur a entendu viser les officiers ministériels autres que les greffiers. Les travaux préparatoires ne renferment aucune indication à ce sujet, et il est douteux, dans ces conditions, que le texte de l’article 29, malgré sa généralité, comporte une pareille extension.
- CHAPITRE V
- APPLICATION DE LA RÈGLE DE NON rétroactivité DES lois.
- La loi du 9 avril 1898 édicte des principes nouveaux en ce qui touche la responsabilité des accidents survenus, par le fait ou à l’occasion du travail, aux ouvriers et aux employés occupés dans les établissements visés à l’article 1er. Elle renferme, en outre, ainsi que nous l'avons vu, des règles relatives à la
- compétence, à la procédure, à la prescription de l’action, à l’assistance judiciaire et enfin à des immunités fiscales,ainsi qu’à la gratuité de la délivrance des actes et jugements.
- Bien que cette loi ait été inspirée par des considérations d’ordre public, on ne saurait douter qu’elle ne modifiera pas les rapports juridiques entre chefs d’industrie et ouvriers, résultant d’accidents antérieurs au 1er juillet 1899, date de son application. Les droits des parties, fixés, au moment où ils ont pris naissance, par la législation encore actuellement en vigueur, constituent des droits acquis qui continueront de subsister en vertu de l’article 2 du Code civil.
- Les instances formées à l’occasion d’accidents survenus avant le 1er juillet prochain seront donc régies, quant au fond du droit, par les articles 1382 et suivants du Code civil, alors même qu’elles seraient introduites après la date ci-dessus indiquée. Le double principe du risque professionnel et de l’indemnité forfaitaire ne leur sera pas applicable.
- Cette solution paraît devoir être étendue à toutes les dispositions de la loi de 1898.
- Il est vrai qu’en général les lois de compétence s’appliquent au jugement des contestations portant sur des faits antérieurs, et il en est de même des lois de procédure étrangères au fond du droit et visant uniquement la forme de l’instruction. Mais, dans notre matière, cette règle doit être écartée. La loi du 9 avril 1898 n’a pas eu, en effet, pour objet de modifier, d’une manière générale, la compétence et la procédure dans les litiges résultant des accidents du travail ; elle a créé un droit nouveau applicable seulement à certaines catégories d’accidents, et les règles relatives à la mise en œuvre de ce droit sont trop intimement liées aux fondements sur lesquels il repose, pour qu’on puisse les adapter à des actions qui restent régies par des principes absolument différents.
- C’est ainsi, par exemple, que la connaissance des demandes tendant à l’allocation des indemnités appartient au tribunal de première instance ou au juge de paix, selon la nature de l’incapacité permanente où temporaire, éprouvée par la victime. Cette disposition, qui est en parfaite harmonie avec le principe du risque professionnel et de l’indemnité forfaitaire, est inappli-cable à l’action qui repose sur une faute démontrée du chef d’entreprise et tend à la réparation intégrale du préjudice éprouvé par l’ouvrier.
- La procédure instituée par la loi de 1898 hâte la solution des litiges. L’enquête préalable confiée au juge de paix par les articles 12 et 13, et qui est le préliminaire essentiel de cette procédure, constitue un mode d’information rapide et, en même temps, très suffisant si l’on observe que le juge perd, dans une grande mesure, sa faculté d’appréciation et que son œuvre se réduit, presque toujours, à la constatation de faits matériels et à l'application d’un tarif. Elle serait insuffisante en matière de droit commun, dans des procès dont la solution comporte la détermination d’une faute et de l’importance du préjudice. Au surplus, la déclaration, prévue par l’article 11 et qui précède l’enquête du juge de paix, n’est certainement prescrite qu’à l’occasion des accidents survenus, à partir de la mise en exécution de la loi.
- * La courte prescription d'un an, édictée par l’article
- p.282 - vue 273/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20
- 00
- 05
- 18, constitue au profit du chef d’industrie une compensation de la responsabilité que la loi fait peser sur lui. Elle n’a plus sa raison d’être lorsque la victime fonde son droit à une indemnité sur l’article 1382 du Code civil.
- En résumé, les dispositions de la loi nouvelle, de quelque nature qu’elles soient, se rattachent au fond du droit par un lien si intime qu’il est impossible de les en séparer pour les rattacher à l’action du droit commun. La non rétroactivité, qui s’impose en ce qui touche le fond, s’étend donc à tout le reste.
- Il doit en être ainsi même des dispositions relatives à l’assistance judiciaire, aux immunités fiscales et à la gratuité de la délivrance des actes et jugements. Après examen de la question par mon département et au ministère des finances, il a été reconnu que les articles 22 et 29 ne sauraient être détachés de la loi du 9 avril 1898 pour être appliqués aux instances déjà nées ou à naître à l’occasion d’accidents survenus avant le 1er juillet 1899. L’assistance judiciaire est accordée assez libéralement en vertu de la loi du 22 janvier 1891 pour qu’il n’en résulte aucun inconvénient sérieux pour les victimes de ces accidents.
- Je vous prie, Monsieur le Procureur général, de vouloir bien remettre à M. le Premier Président un exem -plaire de cette circulaire, d’en faire parvenir deux à chacun de vos substituts et d’en adresser un à tous les juges de paix de votre ressort.
- Recevez, Monsieurle Procureur général, l’assurance de ma considération très distinguée.
- Le Garde des sceaux, Ministre de la justice, Georges Lebret.
- Le Conseiller d’Etat,
- Directeur des affaires civiles et du sceau,
- L. La Borde.
- A MM. LES_INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le 1er juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) de faire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 francs.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix : I placard, 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, ranco contre envoi du montant en timbre-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- VIE N T DE PA RA ÎTRE
- 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail
- Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. lu-8 343 pages. ... 5 francs.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- ADJUDICATIONS ADMINISTRATIVES
- 28 septembre. — Paris. — Chemins de fer de l’Etat,
- 42, rue de Châteaudun. Fournitures diverses. 11e lot. Campêche trituré frais, 30.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de rensei gnements inédits et précieux, est dû à l’Editeur-fa-bricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- p.283 - vue 274/380
-
-
-
- 284
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- La Teinture au XIXe siècle en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison
- Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétores et xanthones.
- 53 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Traité théorique et pratique des accidents du travail. — Commentaire analytique de la loi du 9 avril 1898, concernant la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, par Georges Le-couturier, avocat au tribunal d’Argentan, ancien rédacteur aux Pandectes françaises^ rédacteur à Encyclopédie des Assurances. (Deuxième édition).
- Cette deuxième édition contient en plus de la première : « La réorganisation et le fonctionnement de la Caisse na tionale des accidents avec les tarifs établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents, conformément à la loi du 24 mai 1899; la circulaire du Garde des Sceaux relative à l’application de la loi du 9 avril 1898 ; les accidents causés par l’emploi de machines mues par des moteurs inanimés. Modèles de déclarations d’accidents et de procès-verbaux. »
- Un fort volume in-8, 8 francs.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. —Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs vivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Les progrès récents dans la teinture et l'impres-sion des tissus, par Antonio Sansone. — Un volume in-8- de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cat ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en commandite DÉRESSE et Nombret, apprêteur d’étoffes, 98, cours Lafayette prolongé, à Villeurbanne. — Cap. : 20.000 fr. — Acte du 1er août.
- Formation de la Société en nom collectif Déroché et Goyon, teinture, à Régny.— Durée : 9 ans, 5 mois. — Cap.: 15.000 fr. - Acte du 7 août.
- Formation de la Société Fiart et PUJEr, teinturerie, 14, rue du 29 Juillet, à Calais.— Acte du 25 août.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société Pralus et Colin, teintu-riers-lustreurs de peaux, 66, rue de Saint-Mandé, à Montreuil-sous-Bois.
- CESSION DE BREVETS
- MM. C. F. BOEHRINGER et SOHNE, propriétaires des brevets d’invention suivants, pris en France, demandent un ou des concessionnaires pour l’exploitation desdits brevets par licences partielles ou totales.
- Brevet n° 267357 du 28 mai 1897, pour procédé pour la 3 fabrication de l’Isoeugénol et de ses dérivés.
- Brevet no 267356 du 28 mai 1897, pour procédé pour la fabrication de la Trichloropurine.
- Brevet no 267925 du 16 juin 1897, pour procédé pour la fabrication des Acides Uriques Alcoylés.
- Pour tous renseignements et traités, s’adresser à MM. C. F. Boehringer et Soehne à Mannheim-'Waldof (Allem agnef
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 2u, rue Turgot.
- p.284 - vue 275/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 285
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même les numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise è la portée de tout le monde.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogpe Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies ?e-Béarn ete.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris Kviâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi-gorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris (via Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- La Compagnie recommande instamment à MM. les voyageurs de vouloir bien enlever les anciennes étiquettes qui peuvent se trou ver sur leurs bagages afin d’éviter les erreurs de directions et d’inscrire sur ces colis leur adresse et le nom de la gare destinataire.
- Pour facilitor cette inscription, MM. les voyageurs trouveront aux bibliothèques des gares des carnets d’étiquettes gommées au prix de 0 fr. 05 le carnet de 10 étiquettes.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS DU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais—Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, etc.
- p.285 - vue 276/380
-
-
-
- 286
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- FOVRNUTURES HENRY HAMELLE 21 • cuai Yalmy, PARIS
- HUILES MINÉRALES ordinaires
- pour transmissions, broches, etc.
- Adresse télégraphique :
- VALVOLINE—PARIS
- VACVOuINÉ
- Marque déposée
- HUILES SPÉCIALES pour cylindres, tiroirs ' et organes de machines
- . . — . GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE . .
- AMIANTE PUR
- GRAISSEURS
- OLÉoM ÈTR ES
- Graisseurs à compression M. D. _ A base de Valvoline téléphoné
- H. HAMELLE demander notre catalogue général Bureau D
- 8
- Lucien PICARD & CIE, à saint-fons (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc. COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- I
- PAUL SE EIngArchitecte, Entrepreneur. 58,BueBrüle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles. Chauffage —Ventilation -----Séchage
- A Economiseurs ______ Surchauffeurs.
- 1 Réfrigérants ___ Moteurs électriques
- V Moteurs de Laval. etc. ____
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. HUMMEL, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, pro-fesseur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- MATÉRIEL POUR
- NOUVELLE MACHINE A SECHER avec aspirateur, brevetée s.g.d.g.
- BLANCHISSERIES, TEINTURES
- ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or M°" DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.286 - vue 277/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- oc "E
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (19 Septembre)
- On cote :
- Acide tartrique. .. ...... 310 à ... ..
- Bois de : Campêche Laguna 18 ., .... » Martinique 10 .. 12 .. » Jaune Carmen. M .. .. ..
- » » Maracaïbo 14 j. ..
- Cannelle de Chine......... 120 ,, — de Ceylande n-000 à 4...252 350
- Cochenilles : Grises..................... 215 .. 225 ..
- Argentées.................. 235...........
- .......................... 240 ., ... ..
- Noires ordinaires......................... 215
- » supérieures........... 230 .........
- Crême de tartre........... 170 .. .....
- Curcuma Bengale........ 60 .. 65 .
- Dividivi.................... M..........
- Gommes : Arabique................... 170 .. 180 ..
- Aden....................... 100 .. 130 ..
- Damar Singapore........ 115.........•.
- » Batavia................... 155 .. ... .. Sandaraque. ................ ..............150 .. 160 ..
- Gambier........... 36 ., ., ..
- Galles vertes et noires.. 130 .. 150 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme : Madras, bon moyen assez
- tendre..................... F. 2 50 à 3 25
- moyen ordinaire............ 2 .. 2 50 Kurpah bon moyen à bon violet et violet r........ 3 50 4 .. Kurpah moyen et moyen ordinaire................. 2 50 325 Sumac en feuilles.........F. 18 .. 0/0 k.
- — en poudres. ..... F. 20 .. »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 ., 010 k. sous papier, F. 165 .. 0[0 k.
- » bon marchand en pains F. 105 . t » » y » en boules. 105 . ( »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE
- (19 Septembre)
- Bn» de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, poupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 .. — 2c qualité... 11 .. 12 .. - 3e qualité.,.. 6 50 10 ..
- — Sisal, Yucatan... 9.. 9 10 Honduras 9 .. 9 50 . 7 .. 8 .. Haïti Cap 5 05 5 25 » Aqaim 5 20 5 50 » St-Marc 6 30 7 .. » Gonaïves 5 75 6 25 » Fort-Liberté. , 5 60 5 75 P.-de-Paix 6 .. 6 50 '4 75 5 25 Saint-Domingo 5 40 6 25 Martinique et Guadeloupe. 3 75 5 .. Jamnaïque. 5 25 6 75 Jaune Cuba et St-Yago .. 5 50 6 .. * Manzanillo....... 5 50 6 .. • Tuspan 5 75 6 25 • Vera-Cruz.... 5 •• 5 59
- • Campêche.......... 4 75 » Carmen......... 4 75 » Tampico........ 5 25 * Porto-Plata............4 50 » Haïti. f;..............4 .. » Jamaïque ............ 5 .. • Barcel et P. Cab.......5 75 « Rio-Hacha.............. 3 ». » Carth. et Savan........3 50 » Maracaïbo..............4 50 * Fustet............100 k. 14 .. • Tatajuba....:.50k......3 75 » .............................. 5 20 • Amapala.... 50 kil.....5 Rouge Brésil........Bahia... 7 .. » Calliatour... 100 k....14 .. » Lima...........50 kil..8 50 » Ste-Marthe.............8.. » .............. 3 .. » Sandal......... 100....k. 7 .. » Sapan..........50......k. 8 .. » Quebracho.. 1000.......k. 80 ..
- Rouge Pernamb......50 k. 16 ..
- 5 25
- 5 75
- 5 25
- 5 ..
- 5 ..
- 5 75
- 6 25
- 3 50
- 4 ..
- 5 ..
- 16 ..
- 4 ..
- 6 50
- 5 50
- 10 ..
- 16 ..
- 10 ..
- 8 ..
- 3 50
- 8 ..
- (0 ..
- 90 ..
- 71 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M........... — en caisse —..........................37 50.....................45 ..
- Jaune ou gamb. pressé.. 20 . 25 ..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille ....... 1 60 2 ..
- Ténériffe grise......... 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale........50 kilos. 22 50 25
- Java, Mad » Pond.. .... M.................
- Dividivi
- On cote les 50 kil .... 9 .. 14 .,
- Indigos
- On cote actuellement : Beng. sur v, et bl. 12k.. 7 25 7 50 » fin viol, et pourpre... 6 75 7 .. » beau viol, et dite.... 5 25 6 50 » bon violet 5 50 5 75 » moyen violet, 4 25 4 50 » bon violet rouge 5 .. 5 25 » bon moy. v. roug.... 4 25 4 50 Beng. fin rouge 5 25 5 50 » bon dito 4 .. 4 50 » bon à fin cuiv 3 50 4 25 » cuiv. ord. et bas 2 75 3 25 Java,... ... . Kurpah.. 1 50 4 , Madras 1 • 3 50 Manille 1 .. 3 •• Caraque 1 50 3 50 Guatemala flor • 6 •• 559 » sobré • • 3. 4 25 » bon à fin cor..... 3 .. 4 25 » cor. ord. à bas,. 1 25 2 25 N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 . 6 50 » bon à beau... 4 50 5 50 t ord. et moyen...... 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.
- Cap-V ert ...,.........M Mers du Sud..j • M
- Madagascar -v*.........M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil., Baltimore fin effilé... 7 50 à 8 50 » gros effilé, ....... 6 .. 7..
- Rocou.
- Antilles..... f...... 1/2 kil. ,0 49 à .0 42
- Cayenne....................... .. .. ..
- PLACE DE LYON
- (19 Septembre)
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb ............................ 70 ,. Aeideacétiquedesarts 25 .. — chlorydrique ................................7........................ — nitrique 36!...... 32......................., — sulfurique, 66° ,. . .....................8.. — tartrique........ 305........................ — citrique..... ...... 440 .. Alun épuré................................20 .. — ordinaire........................... .. 15 .. Ammoniaque incolore, 22°. 44 .. Bichlorure d’étain, 55°.. .. 100 .. —..................—.................60°..,.. 110 .. Bois Campêche-Laguna. .. 17 .. —..................— Guadeloupe 14 .. — Jaune Centre Amérique 18 .. Cachou jaune. Vapeurs ... 37 . . — brun............. 115........................ Chlorate de potasse. .. .. 110 . — de soude..... ,, 125 .. Chlorure de chaux: 00 à 110° 19 50 Chromate rouge de potasse 85 .. —..................— de soude. . 125 .. Crème de tartre ...185 . Cristaux de tartre.182 — de soude.....................................7 50 CurcumaBengale en racines 55 .. — de Madras.................................. 65 .. — Chine............ 63 . . Essence de térébenthine... 95.................. Extrait de châtaignier 20°.. 16 .. Galles de Chine et Japon. 180 .. — vertes et noires.. . 170 .. Gomme Sénégal, en sortes. 150 .. —..................arabique..,.,,... 190 ,, — adragante rousse. 325 ,, Jus de citron...... 23 .. Méthylène à ..............125 . — régie 90 ... ... 120 .. Prussiate jaune de potasse 180 .. —..................— de soude.................. Pyrolignite de fer..... ... 10 .. Résine.......................... ............ 22 ,. Rouille .... ...... ...........................9 .. Sel de soude 80°... 18 . — ammoniaque.. 11 50 Sel d’étain........ 215 .. Soufre en canons... 19 50 — sublimé.......... 21.....................50 Sumac Sicile en feuilles... 27 ., Sulfate d’alumine.. 15 .. — de cuivre................................................................78..........................
- — de fer...... ...... 7 50
- à 75 ,, 26 ..
- 8 ..
- 34 ., 11 .
- 310 ..
- 450 ..
- 21 ..
- 16 ..
- 45 ..
- 110 ..
- 120 ..
- 18 .
- 14 50
- 19 ..
- 38 .
- 120 .
- 120 ..
- 135 ..
- 20 ..
- 90 ..
- 135
- 190 ..
- 185 ..
- 8 ..
- 60 ..
- 66 . .
- 64 ..
- 1i :
- 185 .
- 200 ..
- 169 ..
- 250 ..
- 375 ..
- 24 ..
- 130 ..
- 125 ..
- 190 ..
- ii
- 25 ..
- 10 ..
- 18 25
- 12 ..
- 225 ..
- 20 50
- 22 50
- 29 ..
- 17 . .
- 79 ..
- 8 ..
- p.287 - vue 278/380
-
-
-
- OO 00 Ge
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE=ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligue.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant’
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tâbor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc. .
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Sechage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour b'anchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. .
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdieres, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourally (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- - amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS
- en tôle noire, galvanisée et étamée
- pour tous liquides
- P. LEGRAND INVENTEUR
- Pont de la Révolte, a St-Denis SEINE
- Étanchéité complète PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE MÉDAILLES* OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1899
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- p.288 - vue 279/380
-
-
-
- i
- /9 n
- 4e Année. — No 19
- Le Numéro : 0,75
- 5 Octobre 1899
- LE —*—
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an.........
- — Six mois.
- ÉTRANGER : Un an.......
- 15 fr.
- 8 fr.
- 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES: { Falsusverelaise):
- 1 fr.
- 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — La teinture des plumes.
- Dégraissage et blanchiment. — De la préparation à faire subir aux cotons en laine avant la mise en teinture. Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Teinture et impression (système Vigoureux) sur laine peignée (suite).
- Apprêts. — L’apprêt de la dentelle.
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Colo • rants nouveaux pour coton (Les noirs Diaminéral 6B et 3B).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — La loi sur les accidents du travail. — A MM. les industriels. — Adjudications administratives. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Tarifs de chemins de fer. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- La teinture des plumes
- Il est évident que la teinture des plumes et autres matièree cornées, secrétions de la vie animale, se rattache par plus d’un point à l’industrie du chiffonnage dont elle forme une branche sinon des plus importantes, mais du moins des plus intéressantes quoiqu’elle soit moins connue de la généralité de nos confrères, et que notre littérature technique soit fort avare de renseignements à cet égard.
- Ici nous sortons de nos habitudes ordinaires de teinture et il ne s’agit plus de rajeunir par des procédés d’application plus ou moins ingénieux des fibres
- textiles de quelque origine qu’ils soient d’ailleurs, ter- i faire de bonne teinture, il faut dégraisser les plumes
- nies par un long usage et dont les couleurs devenues ternes ont besoin de notre concours pour leur rendre un éclat nouveau et souvent un autre coloris susceptible de rendre agréable à nouveau un vêtement, un colifichet qui avait cessé de plaire à nos aimables clientes.
- Ici, au contraire, il s’agit de dégraisser, blanchir et teindre du neuf : l'apprêt seul, la frisure et le montage nouveau se répètent à plusieurs fois dans nos ateliers.
- Tout comme les cheveux, les ongles, la peau animale, etc,, les plumes de même nature chimique et physiologique sont de teinture très facile et nous n’avons qu’à regarder nos mains au sortir de l’atelier pour comprendre combien aisément les teintures diverses sont susceptibles d’adhérer d’une manière fort solide, souvent même indestructible sur les tissus animaux de nature cornée.
- Mais encore est-il une condition toute spéciale à l’application judicieuse et solide des matières colorantes sur les plumes et autres matières de nature semblable. Chacun sait que pour les besoins de la vie animale ou plutôt comme loi fatale de l’assimilation et de la désassimilation, la bête en général dégage constamment de ses pores une matière grasse ou plutôt suinteuse qui vient souiller sa peau, ses crins nu poils ainsi que ses plumes là où ces dernières se substituent aux premiers et qui forment a leur surface untégumentimperméable- Cette matière suinteuse constitue un obstacle considérable à la bonne application des matières colorantes sur les plumes et tout aussi bien qu’il faut désuinter la laine si l’on veut
- |
- p.289 - vue 280/380
-
-
-
- 290
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avant d’avoir la prétention de leur prêter des nuances solides en même temps que brillantes. Cette opération préliminaire indispensable est d’ailleurs très facile et constitue le lavage des plantes. Il n’est pas de teinturier chiffonnier qui n’ait journellement à sa disposition un bain de savon qui ait déjà servi, mais dont 1 teneur en savon encore utilisable soit encore assez élevé. C'est dans un bain de ce genre que l’on fera immerger les plumes brutes pour les y maintenir au moins durant la nuit entière. Le lendemain après les avoir bien exprimées à la main ou essorées mécaniquement si l’on dispose d’une petite toupie, préparer un bain de savon frais, moussant abondamment, auquel on ajoutera quelques gouttes d’ammoniaque. Y laver à fond les plumes, les rincer une première fois dans une eau tiède à pouvoir y plonger aisément la main et finalement dans de l’eau fraîche jusqu’à ce que les plumes ne lâchent plus trace de savon, ce qui se reconnaît aisément lorsque l’eau de lavage ne se trouble plus et ne devient plus laiteuse. Si la nature des plumes le permet, c’est-à dire si elles sont naturellement blanches, on peut immédiatement après procéder à la teinture, mais si l’opérateur doit travailler sur des plumes d’autruche ou autres à fond gris, il (faut qu’il les soumette à un second traitement préalable, le blanchiment. L’opération s’appelle dans l’industrie de la plume la décoloration ou le dégradage.
- La décoloration ou blanchiment s’effectue comme suit. Après avoir lavé ou dégraissé cemme il a été décrit précédemment, les plumes au sortir du rinçage sont immergée dans un bain monté avec deux litres d’eau oxygénées (peroxyde d’hydrogène) 125 grammes d’ammoniaque liquide et 3 litres d’eau pure ; bien couvrir le récipient elle placer dans un réduit à l’abri de la lumière.
- Les plumes restent immergées dans ce bain jusqu'au moment où elles ont pris une légère teinte crème, on les retire alors du liquide blanchisseur, et après les avoir rincées on les fait passer dans un nouveau bain monté avec de l’acide oxalique et tout à fait froid-Par ce nouveau traitement les plumes blanchissent rapidement et lorsque le blanc semble être arrivé à son maximum, ce dont un praticien quelque peu expérimenté s’aperçoit aisément, les sortir et les laver à fond.
- Le dègradage diffère essentiellement de la décoloration ou du blanchiment. L’opération consiste à frapper un bain composé d’un kilogramme de bichromate de
- potasse, d’un kilogramme d’acide sulfurique concentré et de dix litres d’eau environ. Ce bain, suffisamment refroidi, les plumes bien dégraissées y sont immergées assez de temps pour qu’elles prennent une teinte jaune clair ; rincer alors bien soigneusement et procéder aux opérations de la teinture proprement dite.
- Faisons remarquer en passant que les bains ayant servi au blanchiment aussi bien que ceux du dégra-dage peuvent servir pour une opération subséquente
- Le blanchiment s’obtient également par un passage dans la chambre à soufrer les plumes encore humides par le travail du dégraissage ou leur immersion dans une solution aqueuse d’acide sulfureux. Ce mode de blanchiment se recommande moins parce que l’effet ainsi produit est moins durable pour des raisons que nous avons déjà fait valoir à plusieurs reprises dans ce journal.
- Teinture proprement dite. — Nous passons aux opérations de la teinture proprement dite, qui sont soumises aux mêmes lois que toutes les autres mattères animales, et principalement la laine et la soie. Mais nous devons dès l’abord faire observer que depuis l’introduction des couleurs artificielles et principalement celles dérivées de l’aniline, la teinture se fait exclusivement avec ces colorants nouveaux : Les nuances obtenues par leur intervention ont un éclat sans autre pareil et dépassent en brillant et en vivacité même ceux de la soie, ce qui n’est pas peu dire. Comme matières colorantes on peut impunément se servir de toutes celles employées dans la teinture de la soie ou de la laine. Mais ce sont surtout les colorants acides qui entrent ici en application et ce n’est que pour les nuances extrêmement tendres que les co'o-rants basiques peuvent servir exceptionnellement. Le campêche ne sert que pour les noirs.
- (A suivre).
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT _______________________________ •_____________________________. —-e*
- De la préparation à faire subir aux cotons en laine avant leur mise en teinture.
- Un certain nombre de nos correspondants nous demandent journellement quelles sont les précautions à prendre pour teindre avantageusement le coton en laine destiné à être mélangé avec la laine ou déchets de laine teints pour étoffes de cardé. Nous ne croyons pouvoir mieux leur répondre qu’en extrayant dusa
- p.290 - vue 281/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 291
- vant ouvrage de M. A. Renard, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d'industrie à Rouen, (Traité des matières colorantes, du Blanchiment et de la Teinture de coton) le passage suivant relatif à ce sujet.
- « La teinture des cotons bruts non filés ou cotons en laine a pris, depuis quelque temps, une extension considérable qui, chaque jour, tend à devenir plus importante et a donné lieu à une industrie aujourd’hui très prospère,
- La principale cause de développement de ce genre de teinture doit être attribuée à l’ùsage de plus en plus grand que l’on fait du coton dans l’industrie drapière. Quoiqu’il soit impossible d’évaluer la quantité de coton qui, chaque année, entre dans la confection des draps à bon marché, on peut cependant s’en rendre compte, au moins approximativement, en évaluant à environ 15 0[0 la teneur moyenne en coton de la plu part des draps ordinaires (et surtout ceux en cardé).
- Cette proportion est même quelque fois beaucoup plus considérable et peut atteindre jusqu’à 50 et 60 pour cent, comme cela se présente dans certaines étoffes destinées à l’exportation.
- L’emploi du coton dans la draperie a éprouvé dans le principe des obstacles assez sérieux à cause de la difficulté d’obtenir des nuances solides au foulon et pouvant résister aux mêmes traitements que les laines teintes. De tout temps, en effet, on a fabriqué des fils laine et coton mais l’usage de ces filés n’a commencé à prendre le développement auquel il est arr.vé aujourd’hui que depuis l’invention des noirs solides à l’amiline. v
- On a essayé à plusieurs reprises d’éviter la teinture toujours assez difficile des cotons en laine, en teignant, soit après filature, soit après tissage ; mais on naja-mais pu obtenir dans ces conditions des nuances aussi unies qu’en faisant des mélanges à la carde des deux matières textiles, teintes séparément.
- En outre comme les fibres végétales s’altèrent assez facilement par les bains acides d’une certaine concentration et surtout à une température assez élevée et, comme précisément les mordants employés par la laine, sont en général acides et doivent être appliqués à une température voisine de 100 , il en résulte, que lorsqu’on veut effectuer la teinture des fils mélangé, laine et coton, ce dernier se trouve assez fortement attaqué et perd une grande partie de sa force.
- En teignant au contraire les deux fibres séparé
- ment, on peut appliquer à chacune d’elles les procédés de teinture qui leur conviennent et n’altérer ainsi en aucune façon leur résistance propre.
- En dehors de la draperie qui constitue le principal débouché des cotons en laine et qui exige toutes couleurs grand teint, diverses autres industries en font encore usage, parmi lesquelles nous pouvons citer la fabrication des ouates de couleur et surtout la bonneterie qui, annuellement, en consomme des quantités considérables.
- La teinture des cotons non filés qui, à première vue, semble une opération facile, demande cependant des soins tout particuliers, et la difficulté d’obtenir des nuances bien uniformes dans les différentes parties du produit mis en œuvre, devient quelquefois un obstacle sérieux qu’il est impossible de vaincre.
- Ces inégalités proviennent souvent d’un débouillage incomplet ; mais si cet inconvénient peut être évité, il n’en est pas de même de la présence des cotons non mûrs qui refusent absolument de prendre toute espèce de couleur. Pour arriver à de bons résultats il faut d’abord faire subir au coton certaines opérations mé-c iniques destinées à le rendre plus apte à recevoir la teinture.
- (A suivre).
- Oo G 2 © 8
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Bismuth
- ........................ Jaune plus orangé que celui que donnent Al et G1, très
- •.......................solide au savon.
- Cachou carreaux......... Cachou, très solide au savon, mais tirant sur le rose après cetteopération.
- Sumac.......:........... Mode jaune vif, solidité ab -solue au savon.
- Tanin................... Id. plus clair.
- Campêche................ Noir résistant parfaitement
- au savon.
- Lima.................... Mode rougeâtre violacé,
- bonne solidité au savon.
- p.291 - vue 282/380
-
-
-
- Ss
- Ce
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Graines de Perse. .. .
- Jaune d’alizarine GG (Meister).........
- Orangé III (Poirrier) Ponceau4G B(Berlin) Jaune d’aniline.....
- (Badische)-..........
- Rouge pour drap....
- Noir diamant........
- Ponceau acide (Durand) ..............
- Brun Bismark........
- Noir d’alizarine (Badische).............
- Violet méthylène. ..
- Bleu patenté.......
- Azovert.............
- Bleu d’alizarine S ..
- Vert d’alizarine S ..
- Bleu méthylène......
- Gallocyanine........
- Céruléine...........
- Safranine...........
- Rhodamine...........
- Cochenille..........
- . Jaune orangé très vif, très solide au savon, mais se dénaturant un peu en tirant sur l’ocre jaune.
- Jaune orangé très vif, solidité médiocre au savon.
- Orangé vif tombant au savon. Orangé clair tombant au savon
- Jaune orangé, tombant au savon.
- Rose foncé, tombant au savon. Gris foncé, assez solide au savon.
- Rouge, tombant au savon.
- Bois orangé foncé, se dégradant au savon.
- Gris se dégradant au savon . jusqu’à un certain point au delà duquel il résiste au savon bouillant.
- Violet vif(comme pour le plomb) Bleu, se dégradant et se ternissant un peu au savon.
- Vert assez clair, résistance médiocre au savon.
- Gris bleu peu foncé, résistant assez bien au savon bouillant Clive bleuâtre foncé, se dégradant au savon bouillant.
- Bleu moyen, se dégradant au savon bouillant; il diminue de moitié.
- Prune foncé, ne résistant pas au savon bouillant.
- Vert foncé vif, résistant parfaitement au savon bouillant.
- Rose violacé, résistant très bien au savon bouillant.
- Rose violacé, se dégradant un peu au savon bouillant, en donnant un rose jaunâtre excessivement solide.
- Violet rouge, résistance médiocre au savon.
- Rose de naphtaline (Magdala)........... Rose violacé, résistant au savon bouillant.
- Induline (Geigy).... Gris, résistant parfaitement au savon bouillant.
- Bleu d’alizarine X... Bleu très foncé, résistance assez bonne au savon bouillant.
- Pyronine G (Leon-
- hardt)............. Rose foncé violacé, se dégra-
- dant sensiblement au savon bouillant.
- Galléine............. Violet, se dégradant sensible-
- ment au savon bouillant.
- Cachou pégu.......... Bois foncé vif, résistant absolument au savon bouillant.
- ( A suivre. )
- Teinture et Impression
- Teinture et impression sur laine peignée (Système Vigoureux) (Suite)
- IL Colorants teignant directement la laine en bain aeide
- Ces colorants s’emploient surtout pour des articles légers, où les exigences au point de vue de la solidité sont moins grandes. Voici les principaux colorants de ce groupe qui conviennent pour cette application :
- Jaune acide C
- Jaune solide S
- Jaunes Indiens G et R
- Jaune Métanil
- Jaune foulon 0
- Orangés IV pur, (ordinaire), GG, II, EN, ENZ
- Ponceaux FR, FRR, FRRR
- Cochenilles brillantes 2R et 4R
- Ponceau en cristaux 6R, brev. s. g. d. g.
- Rouge rubis A
- Rouge azoïque A
- Orseille brillante C, brev. s. g. d. g.
- Rouge Naphtionique V en poudre
- Rouge Naphtol C
- Amarante
- Rouge pour laine BS
- Rouges foulon G et R
- Lanafuchsines SB et SG
- p.292 - vue 283/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Fuchsine acide
- Rhodamine B
- Violet acide 4RS
- Violets Formyl, brev. s. g. d. g., S4B, 6B, 8B, 10B
- Cyanols, brev. s. g. d. g., extra, FF, NS, HCN,
- HCJ, 3R
- Thiocarmin R, brev. s. g. d. g.
- Bleu Lanacyl BB, brev. s. g. d. g.
- Bleu Lanacyl R, brev. s. g. d. g.
- Bleu marine Lanacyl B, brev. s. g. d. g.
- Violet Lanacyl B, brev. s. g. d. g.
- Vert acide solide BN, brev. s. g. d. g.
- Vert acide JJ extra concentré
- Vert acide B extra concentré
- Vert acide 5J
- Noir Naphtylamine R, brev. s. g. d. g.
- Noir bleu Naphtyl N, brev. s. g. d. g.
- Noirs Naphtol, brev. s. g. d. g., B, 3B et 6B,
- Parmi ces colorants les suivants :
- Cyanol extra
- Thiocarmin R
- Violet Formyl (toutes les marques)
- Rouge pour laine BS
- Rouges foulon G et R
- Jaune foulon O
- se distinguent par une bonne solidité au foulon.
- Les quatre colorants du groupe des Lanacyl :
- Bleu Lanacyl BB, brev. s. g. d. g.
- Bleu Lanacyl R, brev. s. g. d. g.
- Bleu marine Lanacyl B, brev. s. g. d g
- Violet Lanacyl B, brev. s. g. d. g. sont très intéressants pour la teinture de la laine peignée en bleus-marine solides à la lumière et, en raison de leur bonne solidité au lavage, ils peuvent d’ailleurs servir pour n’importe quel article qui ne doit pas subir un foulon trop énergique
- (A suivre )
- APPRÊTS
- L'APPRÊT DE U DENTELLE par Eug. Ackermann
- On fait aujourd’hui sur les métiers mécaniques les dentelles les plus variées et d’une exécution parfaite. Presque tous les points ont été imités et reproduits mécaniquement. Une seule opération exige quelques améliorations, c’est l’apprêt des dentelles de soie et
- 293
- se.-
- de coton. L’apprêt des dentelles comprend toutes les operations destinées à donner aux articles achevés, après la teinture et l’impression, l’aspect et le toucher qui sont nécessaires pour la mise en vente. La qualité varie avec les tissus. Ce qu’il faut, généralement, c’est donner de la fermeté au fil et de la rigidité au tissu.
- On peut apprêter les dentelles avec de la pâte d’amidon et de la gomme adragante. On étend les dentelles sur des métiers, au moyen d’une brosse on les enduit d’une composition et on les brosse jusqu’à ce qu’elles soient sèches ; le local doit être chauffé à environ 40® C.Cette opération se fait très rapidement; elle est, en général, manuelle, mais lorsque les brosses sont mues mécaniquement et que la ventilation est bien réglée, les résultats sont meilleurs. On peut faire une pâte d’amidon pour les dentelles de soie avec 50 kilos de riz et 100 litres d’eau, en ajoutant 100 gr. de colle de poisson à la solution filtrée. On peut remplacer l'eau de riz par une solude dextrine ou un mélange de gomme et de dextrine.
- Le mélange obtenu par la dissolution de la paraffine dans la benzine donne un bon brillant et une certaine imperméabilité au tissu, mais ce mélange revient souvent plus cher que la composition d’amidon. Il vaut mieux passer d’abord le tissu par une solution de gomme, le sécher ensuite avec soin, puis le passer dans le bain de paraffine.
- On peut apprêter les dentelles de soie noire de la façon suivante :
- Dans 100 litres d’eau immerger 5 kilos de gomme adragante pendant 12 heures. Faire en même temps un mélange chaud de 2 kilos de cire, 1 kilo de sper-maceti et 10 Ibs d’ammoniaque. Mélanger les deux préparations, ajouter 5 kilos de sucre et étendre d’eau jusquà 500 litres. On emploie beaucoup ce mélange à Lyon. Pour les dentelles de soie on n’emploie plus l’amidon autant qu’autrefois. On l'a remplacé parla gomme adragante, la colle de poisson, la solution de cire et de paraffine dans la benzine, et les solutions de shallac.
- Il paraît très simple d’obtenir les qualités nécessaires, mais chaque qualité exige un traitement différent avec des substances variées. La composition et la préparation, la manière d’enduire les dentelles et le séchage doivent varier suivant le résultat qu’on vaut obtenir et la sorte de dentelle en traitement, surtout lorsqu’il faut cacher un défaut ou lorsqu’on veut
- p.293 - vue 284/380
-
-
-
- O
- GQ
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- flatter un peu l’apparence de la dentelle. Pour obtenir un apprêt égal, il faut beaucoup de soins et une grande expérience.
- (A suivre.)
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Colorants nouveaux pour coton Noirs Diaminéral 6B et 3B
- Le groupe de couleurs traitées aux sels métalliques comprenait : 1° Le Noir diaminéral B qui fournit un noir intense et nourri.
- 2° Le Bleu diaminéral R très intéressant comme bleu marine, soit en teintes directes, soit en teintes fixées par les sels métalliques.
- La Manufacture Lyonnaise ajoute maintenant à ces 2 marques, les
- Noir diaminéral 6 B
- Noir diaminéral 3 B
- qui donnent des noirs d’un beau reflet bleuté.
- Ces deux nouvelles marques conviennent à la pièce aux écheveaux, au coton en bobines ou en bourre. Sur tissus mercerisés ces produits donnent également d'ex-cellents résultats.
- On teint avec addition de
- 2 % de carbonate de soude
- 20 de sulfate de soude.
- Après teinture, on traite avec
- 2 % de bichromate de potasse
- 2 de sulfate de cuivre
- 1 d’acide acétique.
- Au lieu d’employer le bichromate et le sulfate de de cuivre en mélange on peut également traiter avec chacun de ces deux sels seul à raison de 3 0/0. Le traitement avec sulfate de cuivre seul se recommande sur tout pour la pièce.
- Une fois fixées les teintes supportent très bien une lessive énergique et un fort foulon en présence du coton blanc.
- Ce dernier n’est coloré que d'une façon tout à fait minime.
- Aux acides la solidité est également très bonne, de sorte que ces colorants peuvent aussi s’employer dans la plupart des cas pour la teinture du coton dans les articles mi-laine qui doivent être remontés ensuite en bain acide.
- La résistance au fer chaud est très bonne, et à la lumière la solidité est également excellente.
- Ces deux colorants se rongent facilement. On obtient des enlevages blancs avec la poudre de zinc, on ne peut obtenir que des enlevages colorés avec le sel d’étain.
- La solubilité de ces deux noirs étant excellente on peut s’en servir pour la teinture sur appareils mécaniques.
- Réactions des Noirs diaminéral.
- Les nuances non fixées ne donnent pas de cendres, les nuances fixées donnent des cendres.
- L’acide muriatique ou chlorhydrique ainsi que l’acide sulfurique à 5° sont sans action sur le noir.
- L’acide azotique pur bleute la nuance au début, et donne une coloration brun jaunâtre en exprimant l’échantillon essayé, entre deux morceaux de calicot blanc.
- La soude caustique à 360 Bé violacé la nuance.
- L’ammoniaque ne change pas le ton d’une manière appréciable, mais colore le coton blanc en bleu légèrement terne lorsqu’on exprime l’échantillon humecté à l’amoniaque sur (issu blanc.
- Le chlore transforme la nuance en un orangé brun rougeâtre.
- Le mélange de sel d’étain et d’acide muriatique donne d’abord un beau violet bleu et la nuance se transforme progressivement en gris sur le noir fixé, et en blanc sur le noir fixé aux sels métalliques.
- Ude.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Le vert foulon brillant B, de la Manufacture lyonnaise des matières colorantes.
- On est depuis quelque temps, dans l’industrie de la laine grand teint, à la recherche d'un vert vif et remplissant les conditions de solidité voulues pour les articles foulés. Parmi les produits connus jusqu’à présent il n’y en a guère qui répondent à ce besoin, et quoique le Vert foulon brillant de la Manufacture lyonnaise ne suffise pas encore aux exigences les plus rigoureuses de la fabrication des draps foulés, il possède cependant un degré de résistance au foulon et à la lumière tel qu’on peut le recommander pour bon ; nombre d'emplois, d’autant plus qu’il n’existe rien de 1 meilleur pour le moment.
- p.294 - vue 285/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 295
- C’est surtout pour le nuançage et l’avivage des teintes obtenues avec les couleurs d’alizarine ou d'an-thracène, ainsi que pour la teinture des verts et verts bleus vifs, tels qu’ils sont actuellement à la mode dans les articles foulés, que le vert foulon brillant B est appelé à rendre d’excellents services.
- Il en est de même en ce qui concerne la teinture et l’impression sur laine peignée, applications pour lesquelles le nouveau produit est d’autant plus intéressant qu’il se distingue par une solidité à l’eau tout à fait remarquable.
- Le vert foulon brillant B peut se teindre :
- 1 directement en bain acide ;
- 2 - sur laine mordancée au chrome, ainsi que
- 3 * avec chromatage après teinture. On obtient la meilleure solidité au foulon en traitant au bichromate de potasse après teinture.
- Le nouveau colorant offre également un intérêt tout particulier pour l’impression sur laine (en flottes ou en pièces) ; il donne des impressions très nettes et uniformes, qui ne présentent pas le défaut si désagréable du coulage.
- Pour la préparation de la couleur d’impression on peut se baser sur la formule suivante :
- Faire dissoudre :
- 30 gr. Vert foulon brillant B dans
- 400 cc. eau et mélanger à cette solution
- 450 gr. épaississant d’adragante 100: 1000 ainsi que
- 20 gr. acide oxalique dissous dans
- 100 cc. eau.
- 1 k°
- Nous reviendrons d’ailleurs sur ce nouveau produit.
- DIVERS
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS
- DU TRAVAIL
- Les modèles I, III et IV annexés au décret du 30 juin 1899 sont remplacés par les modèles annexés au décret du 18 août que publie TOfficiel du 22 du même mois. Nous donnons seulement le texte du modèle n° 1 relatif à la déclaration d’accident à établir par l’industriel.
- Le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, a adressé aux préfets la circulaire suivante :
- Paris, le 21 août 1899.
- Monsieur le préfet,
- La loi du 9 avril 1898, concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, a prescrit, par son article 11, la déclaration de tous les accidents ayant occasionné une incapacité de travail.
- Bien que cet article, à la différence des dispositions correspondantes et presque identiques contenues dans l’articlel5 de la loi du 2 novembre 1892 et dans l’article 11 de la loi du 12 juin 1893, n’eût point délégué à un règlement d’administration publique le soin de déterminer la procédure des déclarations, il a paru indis pensable d’assurer l’exécution uniforme delà loi nouvelle sur ce point. Ttl a été l'obiet du décret du 30 juin 1899, inséré au Journal officiel du 1er juillet.
- Trois des modèles annexés à ce décret ont dû d’ailleurs être modifiés depuis sur quelques points, à la suite de l’expérience faite pendant les premières semaines d’application. Ces modifications de détail ont été réglées par un décret du 18 août, publié au Journal officiel en même temps que la présente circulaire.
- Pour faire suite à ma dépêche du 30 juin dernier, qui vous invitait à porter immédiatement le décret du même jour à la connaissance des maires de votre dé-parlement et à le publier au Bulletin des actes administratifs, j’ai l’honneur de vous prier de prendre sans délai les mêmes mesures en ce qui concerne le décret complémentaire du 18 août.
- Je crois devoir, au surplus, vous adresser quelques éclaircissements, qui pourront faciliter l’application de ces deux décrets et auxquels vous voudrez bien donner la même publicité.
- -
- I
- DE LA DÉCLARATION D'ACCIDENT.
- A. — Des accidents à déclarer. — L’article 11 de la loi astreint les chefs d’entreprise à déclarer « tout accident ayant occasionné une incapacité de travail ».
- Cet article est évidemment en corrélation avec l’article 1er, qui indique les professions assujetties au nouveau régime légal de responsabilité en matière d’accidents de travail. Ne sont donc soumis à la déclaration que les «accidents survenus parle fait du travail, ou à l’occasion du travail, aux ouvriers et employés occupés dans l’industrie du bâtiment, les usines, manufactures, chantiers, les entreprises de transport par terre et par eau, de chargement et de déchargement, les magasins publics, mines, minières, carrières et, en outre, dans toute exploitation ou partie d’exploitation dans laquelle sont fabriquées ou mises en œuvre des matières explosives, ou dans laquelle il est fait usage d’une machine mue par une force autre que celle de l’homme ou des animaux ».
- Mais, pour les établissements ainsi visés par loi, il y a lieu, en principe, à déclaration toutes les fois qu’il y a eu un « accident » et que cet accidenta « occasionné une incapacité de travail » ou, à plus forte raison, la mort.
- Sous le régime des lois des 2 novembre 1892 et 12 juin 1893 et en vertu des dispositions expresses des deux règlements d’administration publique intervenus pour l’exécution de ces lois, aux dates des 21 avril et 20 no-
- p.295 - vue 286/380
-
-
-
- 296
- LE MONITEUR DE LA TEIN1 URE
- MODÈLE 1
- DÉCLARATION D’ACCIDENT DU TRAVAIL (A)
- (Art. 11 de la loi du 9 avril 1898)
- (1) Indiquer les nom, prénoms, profession et adresse, soit du chef d’entreprise, s’il fait la déclaration lui-même, soit de son préposé, en mentionnant son emploi dans l’entreprise, soit des représentants de la victime, en mentionnant à quel titre ils la représentent (père, mère, conjoint, enfant, mandataire, etc ).
- Si la déclaration est faite par la victime elle-même, indiquer ici les renseignements prévus ci-après sous le n’ 3.
- (2) Indiquer la nature de l’établissement et son adresse, ainsi que l’atelier où a eu lieu l’accident.
- (3) Indiquer les nom, prénoms, âge, sexe, profession et adresse de la victime.
- (4) Indiquer les noms, professions et adresses.
- (5) Nom et adresse.
- (6) Indiquer les conclusions du certificat médical en ce qui concerne les suites probables de l'accident.
- Le soussigné, (1)
- déclare à M. le maire de la commune de
- canton de
- arrondissement de département de conformément à l’article 11 de la loi du 9 avril 1898, qu’un accident ayant occasionné une incapacité de travail est survenu le à heure dans (2) à (3)
- L’accident s’est produit dans les circonstances suivantes :
- Les témoins de l’accident sont (4)
- Je joins à la présente déclaration un certificat du docteur (5)
- constatant que l’accident paraît devoir entraîner (6)
- Fait à , le
- (Signature du déclarant.)
- (A) Cette déclaration doit être remise à la mairie dans les quarante-huit heures de l’accident.
- vembre 1893, les déclarations étaient limitées aux accidents qui paraissaient devoir entraîner une incapacité de travail «de trois jours au moins ». Rien dans le texte de la loi nouvelle n’autorise une pareille limitation et le décret du 30 juin 1899 a dû rester muet à cet égard.
- Sans aller jusqu’à soutenir que la déclaration devient obligatoire pour les accidents sans aucune gravité, n’exigeant, par exemple, qu’une interruption de travail de quelques heures, il est prudent d’indiquer aux chefs d’entreprise que leur propre intérêt leur commande, en pas de doute, de remplir la formalité de la déclaration. Même pour les accidents d’apparence d’abord insignifiante, telle conséquence peut se développer ou telle complication survenir, qui entraîne finalement une interruption de travail de plus de quatre jours. Dans ce cas et si la déclaration n’a pas été au préalable et régulièrement effectuée dans le délai légal, le chef d’entreprise se trouvera, de ce seul fait, constitué en faute et passible d’une pénalité.
- S’il se rencontrait, au contraire, qu’un accident n’ayant entraîné sur-le-champ aucune interruption de travail aboutissant directement à une incapacité ultérieure, le chef d’entreprise n’aurait évidemment point à se reprocher alors l’absence de déclaration et le délai imparti pour la faire ne devrait courir, à son encontre,
- qu’à partir du jour où se produirait l’incapacité de travail effective.
- Le chef d’entreprise est astreint à la déclaration pour tous les accidents atteignant le personnel appelé à bénéficier de la loi, quel que soit le lieu où les accidents se sont produits.
- Les lois des 2 novembre 1892 et 12 juin 1893 ne prescrivaient la déclaration que pour les accidents survenus dans les établissements qu’elles visaient. L'article 11 de la loi de 1898, comme son article 1er, a une portée plus large. Il implique obligation de déclaration pour tous les accidents « survenus par le fait du travail, ou à l’occasion du travail », et, par conséquent, aussi bien pour les accidents survenus dans un travail extérieur, au domicile des clien’s de l’entreprise, ou dans une course commandée que pour les accidents survenus au siège même ou dans les chantiers de l’entreprise.
- Par contre, le chef d’entreprise ne serait point tenu à la déclaration, en vertu de la loi de 1898, si la victime de l’accident n’était pas un des bénéficiaires de la loi ; par exemple, s’il s’agissait d’un tiers blessé dans son usine où sur ses chantiers. Il n’y serait pas tenu davantage si l’accident n’était évidemment pas un acci dent du travail; par exemple, si la victime succombait à un anévrisme ou était blessée dans une rixe, sauf à elle, bien entendu, ou à ses ayants droits, à user, le
- p.296 - vue 287/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 297
- cas échéant, de son droit direct de déclaration, si la cause ou le caractère de l’accident se trouvaient contestés entre les parties.
- B. —Du lieu delà déclaration. — La déclaration doit être faite, porte l’article 11 de la loi, au maire de la commune. Ainsique cela a été spécifié par le rapporteur au Sénat et comme d’ailleurs le prescrivaient déjà les règlements d’administration publique rendus pour l’exécution des lois de 1892 et de 1893, il ne peut s’agir que du maire de la commune où l’accident s’est produit.
- La localisation de l’accidentet, par suite, la détermination de la mairie où la déclara- tion doit être effectuée n’offrira le plus souvent aucune difficulté.
- Il se peut cependant, en matière d’accidents de roulage et surtout en matière d’accidents de chemins de fer, que l'accident n’apparaisse qu’après coup, souvent même à une grande distance du lieu où il s’est vraisemblablement produit. Dans ce cas, c’est à la mairie de la commune où il est reconnu ou bien à la mairie de la commune où a lieu le premier arrêt que la déclaration devient obligatoire.Le vœu non équivoque du législateur est, en effet, que le maire et, le cas échéant, par voie de conséquence, le juge de paix saisis se trouvent être les magistrats les plus rapprochés du théâtre de l’accident et le mieux à même, dès lors, au moins d’une manière générale, de provoquer ou de vérifier les premières constatations.
- Quant aux accidents survenus dans une mine, minière ou carrière s’étendant sous le territoire de plusieurs communes, ils devront être déclarés à la mairie de la commune où sont situés les bâtiments d’exploitation, par analogie avec la mesure qu’édicte le decret du 6 mai 1811 (art. 21) en matière de redevances minières.
- Il ne faut point enfin perdre de vue que, dans la commune où la déclaration doit être faite, le maire a seul qualité pour la recevoir régulièrement.Une déclaration faite à un commissaire central ou à tout autre fonctionnaire administratif ne mettrait pas le chef de l’entreprise intéressé à l’abri d’une contravention.
- De même, la déclaration à la mairie ne demeurerait pas moins obligatoire si l’autorité judiciaire avait déjà, par ailleurs, connaissance officielle de l’accident ou si elle avait informé, par exemple, au cas de présomption d’homicide ou de blessures par imprudence.
- Le texte de l’article 11 de la loi est absolument formel : nul autre que le maire ou ses représentants ne peut donner récépissé valable dis déclarations d’accidents et décharger, au regard de cette prescription, le chef d'entreprise assujetti.
- C. — Du déclarant. — L’obligation de la déclaration pèse sur « le chef d'entrepise ou ses préposés. »
- Aux termes de l’article 15 de la loi du 2 novembre 1892 et de l’article 11 de la loi du 12 juin 1893, cette obligation incombait essentiellement au chef d’entreprise lui-même C’était seulement « à son défaut et en son absence » qu'elle retombait sur « son préposé ».
- Les termes de la loi nouvelle sont beaucoup moins étroits. D’une part, le chef d’entreprise, sans avoir à justifier d’aucun empêchement, peut toujours se dispenser d’une déclaration personnelle. D’autre part, il peut déléguer le soin de la faire à l’un quelconque de « ses préposés », c’est-à-dire des chefs de service ou
- des contremaîtres dépendant de lui, pourvu que le maire appelé à la recevoir n’ait pas raison sérieuse de discuter la qualité du déclarant.
- La distinction faite par les textes antérieurs semble devoir toutefois être retenue, avec le texte nouveau de l’article 11 et de l'article 14, en ce qui concerne seulement la responsabilité pénale encourue au cas d’absence de déclaration régulière.
- « A défaut » du chef d’entreprise empêché, c’est bien son « préposé », c’est-à-dire le chef immédiat de l’exploitation ou partie d’exploitation dans laquelle l’accident s’est produit qui demeurerait personnellement passible des peines prévues par la loi.
- « Obligatoire» pour le chef d’entreprise ou son délégué, la déclaration d'accident est « facultative » pour la victime elle-même ou ses représentants.Cette faculté ne peutd’ailleurs.s’exercerque dans les conditions déterminées pour la déclaration imposée au chef d’entreprise.
- Elle appartient soit à la victime elle-même, soit à ses représentants, au sens le plus large du mot, c’est-à-dire à ses ayants droit, à ses ayants droit éventuels, à ses parents ou même à ses amis ou voisins, pourvu que le maire soit mis suffisamment à même d’apprécier que la déclaration est réellement faite en son nom ou dans son intérêt.
- On peut ajouter qu’en dehors de cas tout à fait exceptionnels, dont il pourrait seul rester juge, le maire n’aurait point à recevoir en outre de la déclaration du chef d’entreprise, plus d’une déclaration émanant soit de la victime, soit des représentants.
- D.— Du délai imparti pour la déclaration. — La loi ne réserve expressément qu’un délai de « quarante-huit heures » pour la déclaration et de la production concomitante du certificat médical qui doit y être annexé.
- D’après la formule employée par le législateur et la valeur que la jurisprudence assigne aux formules analogues, le délai dont il s’agit court d’heure à heure, à partir du moment de l'accident, et il n’est point prorogé à raison des fêtes léga'es ou des jours fériés qui peuvent le traverser. Pour un accident survenu, par exemple, un lundi à cinq heures du soir, le delai légal expire le surlendemain, mercredi, à cinq heures.
- Si l’on tient compte du temps d’ouverture relativement restreint de certaines mairies dans les petites communes, on voit que les chefs d’entreprise avisés devront presque toujours se préoccuper de se procurer le jour même de l'accident les éléments de la déclaration et le certificat médical qui la complète nécessairement.
- Il se produira même assez souvent que l’un des deux jours impartis sera un dimanche Malgré les difficultés que cette coïncidence peut impliquer au point de vue de la réception des déclarations dans les mairies et aussi de la recherche préalable des certificats médicaux, il faut constater que le texte de l’article 11 ne se prête à aucun tempérament.
- En laissant passer le délai de quarante-hvit-heures à compter de l’accident,ou, exceptionnellement, comme je l’ai indiqué sous le paragraphe A ci-dessus, à compter de l’incapacité de travail consécutive et postérieure a l’accident, le chef d’entreprise qui a omis de faire sa déclaration, ou, ce qui revient au même,
- I
- p.297 - vue 288/380
-
-
-
- 298
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de produire une déclaration régulière, accompagnée du certificat médical exigé, devient passible de la pénalité prévue par la loi. Mais il ne s’ensuit point que, passé ce délai, le maire ait le droit d’écarter sa déclaration ou de lui en refuser récépissé. A toute époque, la déclaration tardive du chef d’entreprise doit être acceptée par le maire, sauf à celui-ci à provoquer, s’il le juge convenable l’application de la peine encourue du fait de ce retard.
- A plus forte raison, la déclaration facultative de la victime ou de ses représentants n’est-elle assujettie à aucune limitaticn de délai.
- E. — De la forme et du contenu de la déclaration.— Les lois de 1892 et de 1893 admettaient une déclaration collective pour chaque accident survenu, quel que fût le nombre de ses victimes. Il n’en saurait être de même sous le régime de la loi de 1898, chaque accident pouvant,s’il est présumé devoir entraîner une incapacité permanente ou la mort, nécessiter une enquête distincte et aboutir à une ordonnance ou à un jugement spécial. Aussi doit-il y avoir toujours désormais autant de déclarations que de victimes.
- Pour faciliter la rédaction de ces déclarations et simplifier, par leur uniformité même, le travail des mairies, qui, dans certaines communes, ne laissera point d’être sensiblement accru, le décret du 30 juin 1899 a déterminé un modèle officiel (modèle I), qui a été d’ailleurs complété par le décret du 18 août. Ce modèle correspond maintenant tout à fait au modèle du « procès- verbal » à dresser par le maire,de sorte que le déclarant n’aura plus qu’à apporter à la mairie sa déclaration remplie et signée, sans avoir à donner une nouvelle signature au procès-verbal.
- Conçu pour la généralité des cas, ce modèle pourra, du reste, comporter, dans certaines circonstances exceptionnelles, des indications additionnelles.
- Si,par exemple, l’accident s’est produit en dehors du siège de l’établissement, industriel, sur un chantier extérieur, ou chez un client de l’entreprise, ou dans un trajet de service, il faudra spécifier, outre l’établissement auquel appartient la victime, le lieu où l’accident s’est produit.
- Ces indications éventuelles, dont l’intitulé eût inutilement compliqué les formules réglementaires de dé claration, de procès-verbal, d’avis au service d’inspection et d’avis au juge de paix, devront être ajoutées toutes les fois qu’en apparaîtra la nécessité. Il suffira, dans les cas douteux, de se rappeler que le déclarant estjtenu, pour déférer au vœu de la loi, de fournir toutes les données initiales des enquêtes, judiciaires ou administratives.
- Mais je n'irais pas jusqu’à penser que ces indications nécessaires ne sont absolument recevables que dans l’ordre et sous la forme réglementaires. Le maire, tout en gardant le droit de représenter aux intéressés les inconvénients pratiques de formules disparates, ne me paraîtrait point fondé à écarter les formules différentes qu on persisterait à lui produire.
- J’ai lieu de penser notamment qu’il ne conviendrait pas, pendant les premiers mois d’application de la loi, de rejeter les formules que diverses compagnies de chemins de fer ou diverses industries avaient pnsl’in-itiative d’établir avant la promulgation du décret du
- 30 juin dernier et qu’elles ont le désir d’écouler, sous réserve d’y apporter les corrections ou additions manuscrites indispensables.
- Pourvu que la déclaration renferme les renseignements essentiels, qu’elle soit régulièrement signée et qu’elle se trouve accompagnée du certificat médical correspondant, le maire, sans pouvoir se faire juge définitif de son contenu, doit la recevoir. Je n’ai pas besoin d’ajouter qu’il ne se résignera à accepter ainsi une déclaration insuffisante, ou différente du modèle réglementaire, qu’après avoir épuisé les observations officieuses et montré aux intéressés, combien, dans leur propre intérêt, serait préférable une déclaration dès l’abord complète et correcte. En face d’une mauvaise volonté évidente, il ne devrait pas hésiter, au surplus, à provoquer l’application de l’article 14 de la loi et à mettre ainsi la justice à même de statuer.
- Si le maire ne peut rejeter une déclaration, parce qu’il l’estime insuffisante, il ne pourrait davantage l’écarter à raison des inexactitudes qu’il y croirait relever. Il arrivera sans doute quelquefois que deux déclarations effectuées, pour un même accident, par le chef d entreprise et par la victime ou ses représentants comporteront des divergences, voire des contradictions. Il ne saurait appartenir au maire d’opposer son appréciation aux énonciations des déclarants et de se substituer au juge, qui seul pourra décider.
- Il
- DU CERTIFICAT MEDICAL
- Comme je viens de l’indiquer, le certificat médical constitue le complément obligatoire de la déclaration. La loi dispose expressément qu’il y doit être joint. Il fait, pour ainsi dire, corps avec elle, à tel point que ces deux pièces, considérées comme un document unique, ne donnent lieu, d’après le texte formel de l’article 11, qu’à un même récépissé
- La déclaration du chef d’entreprise ne semble recevable sans certificat médical que dans deux cas :
- 1* S’il y a eu accident entraînant mort immédiate, car alors, malgré la généralité apparente du texte de l’article 11, il n’y a point à « indiquer l’état de la victime, les suites probables de l’accident et l’époque à laquelle il sera possible d’en connaître le résultat définitif » ;
- 2* Si le chef d’entreprise rapporte une attestation du médecin constatant que la victime a refusé de se laisser visiter par lui et a mis ainsi un obstacle matériel à la production du certificat légal.
- La production du certificat médical,qui est obligatoire pour le chef d’entreprise, devient nécessaire pour la victime ou pour ses représentants, s’ils veulent faire une déclaration directe.
- Dans l’un et l’autre cas, le maire est tenu de refuser une déclaration qui ne serait point accompagnée du certificat médical correspondant et qui le mettrait dans l’impossibilité de remplir lui-même l’obligation légale que lui impose le premier alinéa de l’article 12.
- La formule du certificat médical est si simple qu’il a paru superflu d’en faire l’objet d’un modèle réglementaire. Les médecins appelés à établir ces certificats prendront vite l’habitude de les rédiger dans l’ordre logique que la loi indique elle-même, c’est-à-dire on attestant successivement ;
- p.298 - vue 289/380
-
-
-
- 1 L’état de la victime au moment de la délivrance du certificat et le caractère de la blessure reçue ;
- 2' Les suites probables de l’accident (mort incapacité permanente absolue, incapacité permanente partielle, incapacité temporaire de telle ou telle durée);
- 3* L’époque à laquelle il sera possible d’en connaître le résultat définitif.
- Il pourrait être utile, au surplus, de signaler ces indications aux médecins intéressés et vous apprécierez, monsieur le préfet, s’il ne conviendrait pas d'intervenir directement en ce sens auprès des syndicats médicaux ou des représentants autorisés du corps médical dans votre département.
- Il ne serait sans doute pas inopportun de leur rappeler en même temps que les certificats dont il s’agit sont exempts de timbre et qu’ils ne sont pas nécessairement gratuit, comme avaient pu le craindre tout d’abord quelques organes de la presse médicale.
- Ainsi que l’a reconnu, dans un avis récent, le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, le premier alinéa de l’article 29, en édictant la d(-livrance gratuite, le visa pour timbre et l’enregistrement gratis des procès-verbaux, certificats, actes de notoriété, significations, jugements et autres actes faits or rendus en vertu et pour l’exécution de la loi, n’a évidemment entendu viser que la gratuité au compte du Trésor,sans imposer à des tiers des charges sans compensation. Aussi bien, le second alinéa de cet article prévoit expressément la fixation des émoluments des greffiers, et,en effet, ces émoluments ont é é déterminés par un décret du 5 mars 1899. Dès lors, les dispositions générales de l’article 29 ne paraissent point opposables aux médecins appelés à délivrer des certificats.
- « Dans le cas prévu par l’article 11, un certificat de médecin devant être joint à la déclaration d’accident, le chef d’entreprise se se trouve astreint, sous les sanctions de Tarde 31, à cette production complémentaire, aussi bien qu’à la déclaration elle-même. Il est donc tenu de se procurer à ses frais le certificat médical, ainsi du reste que l’a déjà établi l’interprétation administrative pour l’exécution des dispositions identiques contenues dans les lois des 2 novembre 1895 et 12 juin 1893 II en est évidemment de même de la victime de l’accident et de ses représentants si, usant de la faculté réservée par la loi, ils prennent l’initiative de la déclaration d’accident. » (A suivre.}
- A MM. LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le 1er juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) de faire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 francs.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 299
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d'admi--nistration publique d’autre part.
- Prix : I placard, 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, ranco contre envoi du montant en timbre-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- ADJUDICATIONS ADMINISTRATIVES
- RÉSULTATS D’ADJUDICATIONS
- 28 septembre. Paris. — Chemins de fer de l’Etat, 32, rue de Chateaudun. Fournitures diverses.
- 11e lot. — Campêche triture, Daniau, 11, rue Ma-rengo, à Bordeaux, adjud. à 17 les 100 kii.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- Les progrès récents dans la teinture et l’impression des tissus, par Antonio Sansone. — Un volume in-8- de 92 pages, avec 29 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le prémier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cat ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales decouvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitrdes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage.—Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs "ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Traité théorique et pratique des accidents du travail. — Commentaire analytique de la loi du 9 avril 1898, concernant la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, par Georges Le. couturier, avocat au tribunal d’Argentan, ancien rédacteur aux Pandectes françaises, rédacteur à Encyclopédie des Assurances. (Deuxième édition).
- Cette deuxième édition contient en plus do la première :
- p.299 - vue 290/380
-
-
-
- 300
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- « La réorganisation et le fonctionnement de la Caisse nationale des accidents avec les tarifs établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d'accidents, conformément à la loi du 24 mai 1899; la circulaire du Garde des Sceaux relative à l’application de la loi du 9 avril 1898 ; les accidents causés par l’emploi de machines mues par des moteurs inanimés. Modèles de déclarations d’accidents et de procès-verbaux. »
- Un fort volume in-8, 8 francs.
- La Teinture au XIXe siècle en ce qui concerne la .aine et les tissus, par T. Grison
- Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales.-- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- FAURE-BIGUET (Charles-Gustave), teinturerie, 7, rue Armand Carrel. — Jug du 15 sept. — L. : M. Min-gasson.
- Conversion de liquidations en faillites
- Delescluse (C.)et Cie, et personnellement Delescluse (Carlos-Joseph), blanchiment du coton, 19, rue de l’Eglise, à Maromme. — Jugement du 8 sept. — S. : M Jeanne
- Homologations de concordats
- Marchand (J.) et Cie, teinturerie, à Tourcoing. — Abandon de l’actif à l’exception du mobilier personne.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution de la Société Henri Coppé père et fils aîné, teinturerie, blanchisserie, à Roncherolles-sur-le-Vivier.
- Dissolution de la Société Rival frères et Crûs, cylindrage, moirage, glaçage de rubans et velours, 11, rue Robert, àSt-Etienne. — L. : MM. Robert frères. — Acte du 1er septembre.
- HOMME SÉRIEUX au courant des affaires, désire trouver situation de confiance, caisse, gérance, etc. Offre toutes garanties morales et pécuniaires.
- Ecrire au bureau du journal, aux initiales B. D. 377.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 2a. rue Turgot.
- COFFRES-FORTS DELARUE « -w
- TOUT EN ACIER, INCOMBUSTIBLES ET INCROCHETABLES
- PRIME A NOS ABONNÉS
- Afin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide, élégante, avec un titre qui leur permet, par la simple pose de deux agrafes, de relier eux-mèmes les fascicules, en se constituant un volume de bibliothèque.
- Agrafe
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot Pour colis postal en plus j E"aoanici0 for?. 85
- Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- p.300 - vue 291/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même 8 numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni dé-tériorés, peuvent former à fin d'année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise è la portée de tout le monde.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogpe Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salles* e--
- Béarn etc.
- Tarif spécial G V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de—Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris Kviâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- 301
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- La Compagnie recommande instamment à MM. les voyageurs de vouloir bien enlever les anciennes étiquettes qui peuvent se trouver sur leurs bagages afin d’éviter les erreurs de directions et d’inscrire sur ces colis leur adresse et le nom de la gare destinataire.
- Pour faciliter cette inscription, MM. les voyageurs trouveront aux bibliothèques des gares des carnets d’étiquettes gommées au prix de 0 fr. 05 le carnet de 10 étiquettes.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Via Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Via Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, etc.
- p.301 - vue 292/380
-
-
-
- 302
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- FOURNITURES pour Usines
- Adresse télégraphique ;
- VALVOLINE— PARIS
- AMIANTE PUR
- GRAISSEURS
- OLOMETREs
- Graisseurs à compression
- H. HAMELLE momsiamueenoosSsscmurunsbneu
- HIENRY HAMELLE 21, quai Valmy, PARIS
- VACvouINÉ
- Marque déposée
- GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE
- M. D. — A base de Valvoline
- DEMANDER NOTRE CATALOGUE GÉNÉRAL
- HUILES MINÉRALES ordinaires pour transmissions, broches, etc.
- HUILES SPÉCIALES pour cylindres, tiroirs et organes de machines
- TÉLÉPHONE Bureau D
- Lucien PICARD & CT, à saint-fons (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-F ABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc.
- COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI sarsnsnsmesueesasessseenssassssesrsssssrssgss
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- ar I ^1.1 .
- PAUL SEEIngArchitecte, Entrepreneur 58,RueBrüle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles. Chauffage — Ventilation— Sécha g e , Economiseurs — Surchauffeurs.
- 1 Réfrigérants -_ Moteurs électriques Moteurs de Laval, etc t
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à PEcole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- MATÉRIEL POUR
- NOUVELLE MACHINE A SECHER avec aspirateur, brevetée s.g.d.g.
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°" DECOUDUN
- construceurs breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.302 - vue 293/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 303
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLAGE DE MARSEILLE
- (4 Octobre)
- On cote :
- Acide tartrique.- . . . .... 300 .. à ... ..
- Bois de :
- Campêche Laguna.......... 18.... »........................Martinique.............. 10 ...12 .. »........................Jaune Carmen. M ...... .. »........................» Maracaïbo 14..................... Cannelle de Chine........ 120... — de Ceylande n- 000 à 4.252............................350
- Cochenilles : Grises.. 215 .. 225 ..
- Argentées.................. 235.........................
- Zacatilles................. 240 .........
- Noires ordinaires........ 215.........................
- » supérieures................................. 230 .
- Crême de tartre............ 170.........................
- Curcuma Bengale.......... 60 .. 65 .
- Dividivi .................... M ..
- Gommes : Arabique................... 170 .. 180 ..
- Aden....................... 100 .. 130 ..
- Damar Singapore.......... 115 .. ... ..
- » Batavia.................... 155 .. ..
- Sandaraque................. 160 ......................
- .............. . . ....... 36 ..
- Galles vertes et noires. 130 .. 150 .
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.................... F 2 50 à 2 75 moyen ordinaire......... 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r...... . 3 50 4 .
- Kurpah moyen et moyen ordinaire............... 250 325
- Sumac en feuilles............F. 18 .. 0/0 k.
- — en poudres...................................F. 2 0 .. »
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 165 .. 010 k.
- sous papier, F. 165 .. 070 k.
- » bon marchand en pains F. 105 .. »
- • * » en boules 105 .. »
- • raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLAGE DU HAVRE
- (4 Octobre)
- Boîn de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 ., — 2e qualité... 11 .. 2 .. 3e qualité.... 6 50 10 ..
- — Sisal, Yucatan... 9 9 10 Honduras 8 80 9 50 7 . . 8 .. Haïti Cap 5 05 5 25 » Aquim. 5 20 5 50 » St-Marc 6 30 7 ..
- » Gonaïves............... 5 75 6 25
- » Fort-Liberté........... 5 60 5 75
- P.-de-Paix............. 6 .. 6 50
- ........................ 5 . • 5 15 Saint-Domingo............................ 540 625
- Martinique et Guadeloupe. 3 75 5 ..
- Jataïque. ............. 5 25 6 75
- Jaune Cuba et St-Yago .. 5 50 6 ..
- • Manzanillo........... 5 50 6 ..
- » Tuspan................ 5 75 6 25
- » Vera-Cruz............ 5 ., 5 50
- • Campêche........
- » Carmen............
- » Tampico...........
- • Porto-Plata.....
- » Haïti........
- • Jamaïque........
- « Barcel et P. Cab .
- • Rio-Hacha.......
- > Carth. et Savan..
- » Maracaïbo.......... *....................Fustet..............100 k »............................................................50 k »....................Bahia ... ....... » Corint o........... » Amapala. ... 50 kil Rouge Brésil Bahia... »....................Calliatour... 100 k »....................Lima................50 kil » Ste-Marthe......... » ...................................... » Sandal............. 100.........k » Sapan..............50............k » Quebracho..1009k
- Rouge Pernamb.....50 k
- Czchou
- Brun luisant, en sac 50 k.
- — en caisse — Jaune ou gamb. pressé..
- 4 75 5 25
- 4 75 5 25
- 4 75 5 25
- 4 50 5 ..
- 4 .. 5 ..
- 5 5 75
- 5 75 6 25
- 3 50 4 ..
- 3 .. 3 50
- 4 50 5 ..
- 14 .. 16 ..
- 3 75 4 ..
- 4..............
- 5 20 6 50
- 5 5 50
- 7 .. 10 ..
- 14 .. 16 ..
- 8 50 10
- 8 .. 10 ..
- 3 .. 3 50
- 7 .. 8 ..
- 8 .. (0 ..
- 80 . 90 ..
- 16 .. 17 .
- M..........
- 37 50 45 ..
- 20 . 25 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe ............. 1 60 2..
- Ténériffe grise. ...... 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. 22 50 25
- Java, Mad , Pond.... M ..
- Dividivi On cote les 50 kil .... 9 . 14..
- Indigo*
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 12k.. 7 50 7 75 » fin viol, et pourpre... 7 7 2: » beau viol, etdito.... 6 50 6 75 • bon violet .. 575 6.. » moyen violet 4 50 475 » bon violet rouge 5 25 5 50 » bon moy. v. roug.... 4 75 5 .. Beng. fin rouge.. 5 50 5 75 » bon dito 4 25 4 75 » bon à fin cuiv....... 3 75 4 50 » cuiv. ord. et bas 3 .. 3 50 Java. . . ,,
- Kurpah..................... 1 50 4 .
- Madras.................. 1 .. 3 50
- Manille................. 1 . 3 ..
- Caraque................. 1 50 3 50
- Guatemala flor.......... 5 25 5 75 ».......................sobré......................................................3 25 4 50 ».......................bon à fin..............cor........... 3 25 4 50 ».......................cor. ord. à............bas.. 1 50 2 50 N -Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 . 6 50 » bon à beau............ 4 50 5 50
- » ord. et moyen......... 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert .............. ... M
- Mers du Sud............M .. ..
- Madagascar.............M .. ..
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé........... 7 50 à 8 50
- » gros effilé................... 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 40 à .0 42
- Cayenne....................................
- PLAGE DE LYON
- (4 Octobre)
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb........ 70 . A-ideacétiquedes arts40% 25 .. — ............................................ 7 .. —.......................nitrique 36’........... 32 . . —.......................sulfurique, 66° .. .. 8 .. —.......................tartrique.............. 305 .. —.......................citrique............... 440 .. Alun....................épuré........................................... 20 .. - ordinaire.......................... .. 15 . . Ammoniaque incolore, 22°. 44 .. Bichlorure d’étain, 55° 100 .. —.......................—......................60’................... 110 .. Bois Campêche-Laguoa. .. 17 .. —.......................— Guadeloupe 14 .. — Jaune Centre Amérique 18 .. Cachou jaune. Vapeurs.. 37 .. — brun.................. 115 .. Chlorate de potas se. .. .. 110 . — de soude..............125 .. Chlorure de chaux! 00 à 110° 19 50 Chromate rouge de potasse 85 .. —.......................— de soude.. 125 .. Crème de tartre ........ 185 Cristaux de tartre......182 — de soude.............. 7 50 CurcumaBengale en racines 55 .. — de Madras.............. . 65 .. — Chine . ............................ 63 . . Essence de térébenthine ... 105 .. Extrait de châtaignier 20°.. 16 .. Galles de Chine et Japon. 180 .. — vertes et noires . . 170 .. Gomme Sénégal, en sortes. 150 .. arabique................ 190 . — adragante rousse. 325 .. Jus de citron........... 23 . Méthylène à 95,°........ 125 . — régie 90 ............. 120 .. Prussiate jaune de potasse 185 .. —.......................— de soude Pyrolignite de fer...... 10 ..
- Résine..................... 22 ..
- Rouille............. .. 9 ..
- Sel de soude 80’......... 18 — ammoniaque.. 11 .. Sel d’éta n 215 .. Soufre en canons ...... 19 50 — sublimé.................. 21 50 Sumac Sicile en feuilles... 27 ..
- Sulfate d’alumine.......... 15 ..
- — de cuivre.............. 78 ..
- — de fer.......... .......... 7 50
- à 75 ..
- 26 ..
- 8 . .
- 34 ..
- 11 .
- 310 ..
- 450 ..
- 21 ..
- 16 . .
- 45 . .
- 110 ..
- 120 . .
- 18 .
- 14 50
- 19 ..
- 38 .
- 120 ..
- 120 ..
- 135 ..
- 20 .
- 90 ..
- 135 ..
- 190 ..
- 185 ..
- 8 ..
- 60 ..
- 66 . .
- 64 ..
- 17 :
- 185 .
- 200 . .
- 160 .
- 250 ..
- 375 ..
- 24 .
- 130 . .
- 125 . .
- 190 . .
- ii ..
- 25 ..
- 10 ..
- 18 25
- 12 ..
- 225 .
- 20 50
- 22 50
- 29 ..
- 17 ..
- 79 ..
- 8 ..
- ===
- p.303 - vue 294/380
-
-
-
- 304
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9,rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant’ Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries- textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- ' Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchoue
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris .
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtai- gnier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- . • , ' •
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- - amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, G, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS
- .- en tôle noire, galvanisée et étamée
- Aoassneetgct/ist Pour tous liquides uarchestatwitata’-saas Anv fhermxreaiesnre" P LEGRAND sg g’ INVENTEUR
- g 8— e EKl, Pont de la Révolte, a St-Denis
- Wssss SEINE
- 21
- Étanchéité complète PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- médailles OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET 1MPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- p.304 - vue 295/380
-
-
-
- 4e Année. — N° 20
- Le Numéro : 0,75
- 20 Octobre 1899
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ...... . 15 fr.
- — Six mois.......... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- nnonore • ( La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . j Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et lunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — La teinture des plumes (suite).
- Dégraissage et blanchiment. — De la préparation à taire subir aux cotons en laine avant la mise en teinture (suite et fin).
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Teinture et impression (système Vigoureux) sur laine peignée (suite).— Lisières réservées dans ta teinture des pièces.
- Apprêts. — Le décatissage à l’eau bouillante.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Le commerce des matières colorantes au Siam.
- — La loi sur les accidents du travail. — A MM. les industriels. — Bibliographie. — Renseignements commerciaux. — Tarifs de chemins de fer. — Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- La teinture des plumes (Suite)
- Comme dans la teinture des plumes, il ne s’agit que de bains relativement fort petits, on ne se sert dans cette industrie spéciale en lieu et places de chaudières rondes de grande dimension, que de petits bassins plus longs que larges à double fond, la plaque intérieure étant d’ailleurs perforée en forme de tamis. Il ne s’agit ici, il est vrai, que de la teinture de plume d’autruche et marabouts ; les autres plumes d’ornement ou d’emploi industriel sont teintes dans des chaudrons ordinaires de forme ronde et dans lesquels un simple panier en osier fait office d’appareil à double
- fond. Dans l’un et l’autre cas il est essentiel que les plumes n’arrivent pas directement en contact avec les parois du récipient et nous conseillerons toujours, lorsque faire se peut, de chauffer à la vapeur de préférence au feu nu. Nous ne saurions encore trop recommander de ne pas empiler trop de matériaux à la fois dans un même récipient et de laisser flotter largement les plumes dans le bain.
- A proprement parler, les plumes ne subissent pas de mordançage préalable et l’on se contente d’habitude d’ajouter un peu de tartre blanc au bain de teinture ; quant à la funeste habitude qu’ont certains de nos collègues, de remplacer cet ingrédient un peu cher par de l’acide sulfurique en petites quantités, nous ne saurions trop les mettre en garde contre ce mode de procéder. L’action du tartre est trop connue pour que nous nous attardions ici à en expliquer les bons effets, d’autant plus que tout récemment nous en avons expliqué le rôle en teinture dans les pages de ce journal. Quant aux dissolutions des matières colorantes à employer, il convient de ne s’en servir que complètement clarifiées et débarassées par un filtrage préalable des matières goudronneuses pour la plupart du temps qui les encombrent. On ne saurait être aussi trop prudent en donnant une première fois ou en ajoutant de la couleur ; vaut mieux ponchonner à plusieurs reprises que de faire d’un seul coup si l’on veut obtenir uni et sans placage. Les teintes vives, les plus brillantes et les plus égales ne s’obtiennent, du reste, que sur bains très étendus, et qui sont poussés graduellement au frémi tout au plus. La teinture une fois terminée et la nuance obtenue, passer encore une fois sur un bain de savon assez chaud pour aviver et sécher en
- p.305 - vue 296/380
-
-
-
- 306 LE MONITEUR DE. LA TEINTURE
- épongeant dans de la fécule. Voici quelques recettes employées avec avantage par Max Haller un spécialiste du genre.
- Nuance ivoire. — Dans un récipient émaillé ou en porcelaine et à leur défaut dans un bassin en cuivre nettoyé à fond, on fait arriver de l’eau chauffée au point d’y pouvoir tenir la main ; ajouter quelques gouttes de jaune Chinoline avec addition d'une légère' quantité d’acide tartrique et manier les plumes de 15» à 20 minutes ; puis laisser tirer jusqu’à obtention du ton voulu. Vider les bains et rincer les plumes. Faisons remarquer que le teinturier ne donnera qu’autant d’acide tartrique que son bain ait un léger goût acide.
- 2 Nuance crème. — Teinture comme ci-dessus en remplaçant la Chinoline par du jaune solide.
- 3* Champignon. — Teindre à 60° c. comme pour N. 1 et 2 en employant comme colorant un peu de carmin d’indigo et du ponceau G et de jaune solide. Les trois colorants sont dissous chacun à part dans un récipient et ne donner que goutte à goutte suivant besoin.
- 4- Maïs. — Teindre à 70 comme [pour N. 1 avec un peu de jaune azo et d’orange II.
- 5• Rose. — Bain de 30 à 40 comme pour N. 1. Colorant intervenant : Rhodamine.
- 6' Saumon. — Remplacer la Rhodamine par l’Eosine.
- 7- Corail. — Le ponceau 3 R remplace le colorant du N. 1.
- 8’ Abricot. — Cette nuance tire un peu plus sur le jaune que le saumon ; après avoir, par conséquent, teint en saumon, échantillonner goutte à goutte avec du jaune solide..
- 9- Héliotrope. — Monter avec un peu de tartre et teindre avec l’héliotrope SS ; ce dernier colorant peut être remplacé par les différentes marques de violets acides.
- 10’ Bleu de ciel, bleu lumière. — Teindre comme pour N. 9 avec du bleu de ciel surfin acide.
- 11 ♦ Vert lumière. — Teindre comme précédemment avec vert acide.
- 12* Réséda. — Teindre comme ci-dessus en employant le jaune solide, le violet acide et la Fuchsine acide à la température de 60° ; on arrive au même résultat avec le jaune azo et le vert acide.
- 13* Jaune franc. — Teindre comme précédemment avec tartrazine et jaune métanil.
- 14• Vieil or. — Colorants à employer : jaune métanil, orange II et bleu breveté. Teinture ordinaire.
- 15• Jaune d’or. — Comme ci-dessus avec le jaune d’or.
- 16’ Orange. — Colorant à intervenir : orange II.
- 17’ Bronze. — Toujours même procédé de teinture en employant le jaune solide, le vert acide et le brun azo-acide.
- 18’ Brun tendre. — Colorants à employer: Orange II et vert acide.
- 19* Tabac. — Teindre comme ci-dessus avec jaune solide, brun solide et un peu de bleu breveté. Autre procédé : Orange G et vert acide ; ou encore jaune azo, brun solide et vert acide ; ou bien carmin d’indigo Bordeaux et jaune azo.
- 20- Brun foncé. — On arrive à produire l'effet voulu de différentes façons; le mieux est de combiner les nuances de fond jaune, rouge et bleu, ou jaune, brun et bleu suivant le ton désiré, en employant par exemple le brun solide, le jaune solide et le bleu breveté ; ou le brun solide et le violet acide 3B ; ou encore l’orange II et le bleu acide. Remarquons que pour les nuances brun foncé le bouillon est indispensable
- 21* Brun Cannelle foncé. — Teindre au bouillon en bain acide avec jaune azo acide et brun solide GR.
- 22’ Olive. — Teindre en bain acide à 75° avec jaune azo, orange II et vert acide. Au besoin on peut se passer du jaune azo.
- 23 - Myrthe. — Teindre d'abord en vert foncé et nuancer avec jaune solide suivant besoin.
- 24 : Vert Russe. — Teindre comme olive 22 avec jaune azo, vert acide et bleu acide, et au besoin un peu d’orange II ou avec vert acide bleu marine et un peu de jaune solide.
- 25 Vert ord. — Teindre comme précédemment avec vert acide GG.
- 26 Vert mousse. — Comme précédemment avec vert acide et traces de brun solide.
- 27 ’ Bleu gendarme. — Teindre au bouillon avec carmin d’indigo, vert acide et un peu de bleu marine; ou avec bleu lumière et un peu de vert acide.
- 28 - Bleu marine. — Teindre en bain acide à 75° avec violet de Paris et vert acide ou directement avec un bleu marine teignant sur acide.
- (A suivre.)
- p.306 - vue 297/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 307
- DÉGRAISSAGE i BLANCHIMENT
- De la préparation à faire subir aux cotons en laine avant leur mise en teinture.
- Suite et fin)
- Nettoyage à sec. — Cette première opération n’a pas seulement pour but d’éliminer les matières étrangères qui se trouvent dans le coton, mais encore d’ouvrir toutes les parties et de les rendre plus perméables à l’action de la lessive de débouillage. C’est là un point important et auquel on ne saurait apporter trop de soin.
- Les machines dont on fait usage pour ce travail sont les mêmes employées dans les filatures (loup ou déchireuse, perroquet horizontal, batteur, ouvreur, etc). Suivant la nature des matières à teindre, on se sert de la machine la plus convenable pour ouvrir entièrement le coton.
- Débouillage. — Cette opération a pour but d’enlever les matières étrangères solubles, d’imbiber uniformément les fibres et de les rendre plus aptes à recevoir la teinture. Elle s’effectue comme le débouillage des cotons filés et dans les mêmes cuves à circulation, en faisant usage soit d’eau pure, soit d’eau légèrement alcaline ce qui même devient indispensable lorsqu’on opère sur des déchets gras. Après six heures d’ébullition, on laisse écouler l’eau que l’on remplace par de l’eau pure afin d’éliminer les dernières traces d’alcali et l’on peut alors retirer les cotons de la cuve pour les porter à l’essoreuse.
- Assez souvent, on profite du passage du coton dans cet appareil pour lui donner un second lavage. A cet effet, on place au-dessus de la turbine un fort robinet d’eau ; quand par la force centrifuge, la majeure partie de l’eau qui imprégnait le coton a été éliminée, on ouvre le robinet pour l’imbiber de nouveau on remet l’appareil en marche en répétant deux ou trois fois la même opération, on effectue, d’une façon très rapide, le lavage complet de toute la partie de coton contenue dans l’essence.
- Echiquetage. — Le coton après avoir subi les opérations du débouillage et du turbinage, se trouve réuni en pelotes serrées plus ou moins volumineuses qui, dans cet état, ne pourraient recevoir également la teinture dans toutes leurs parties. Il est donc de toutes nécessités d’ouvrir ces pelotes soit à la main,
- soit mécaniquement et c’est cette opération qui a reçu le nom d’échiquetage. L'échiquetage à la main donne de bons résultats, mais il est long et par suite très dispendieux. A Elbeuf, dans certains ateliers ce travail est payé 8 francs les 100 kilog., or, en supposant un salaire journalier de 3 fr., une ouvrière ne peut donc produire plus de 37 kilog. par jour. Il y a donc avantage à faire usage de machines et le loup des filatures
- ! :
- J
- de laine peut très bien être employé, bons résultats et permet de réaliser nomie de temps et d’argent.
- Avec cet appareil un homme peut
- il donne de très une grande éco-
- aisément échi
- queter 600 kilog. de coton mouillé dans une journée, travail pour lequel, en opérant à la main il aurait fallu employer plus de 16 femmes.
- Dans tous les cas, l’échiquetage terminé, le coton est prêt à recevoir la teinture qui s’effectue, en général, par les mêmes méthodes que celles employées pour les cotons filés. Cependant, dans certains cas, il est nécessaire, lorsque les bains de mordançage sont un peu nombreux, de soumettre le coton à un second échi-quetage avant de le teindre ; on obtient ainsi des nuances plus unies, mais d’un autre côté, il faut aussi éviter les échiquetages trop fréquents qui brisent et dénaturent la fibre et donnent de grandes difficultés à la filature.
- Enfin, au point de vue de la teinture, il est à observer ce fait, que l’expérience a démontré, qu’il faut environ 33 % de matière colorante en plus pour obtenir sur des cotons bruts, la même nuance que sur des cotons filés.
- e S 2 &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Par MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski (Suite)
- Brun Bismarck.....
- Vert d’alizarine S,..
- Dinitrosorésorcine...
- Céruléine............
- Manganèse
- Bistre très solide au savon.
- Mauvaise teinture, bonne résistance au savon bouillant, l’oxyde intermédiaire semble «avoir disparu.
- Bistre,sansrésistanceau savon.
- Le substitut au manganèse atteint la fibre, bonne résistance au savon bouillant.
- p.307 - vue 298/380
-
-
-
- 308
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Galléine............ Violet noir, sans résistance au savon bouillant.
- Mercure
- Noir diamant........ Gris clair solide au savon. Jaune Carbazol.. .. Cachou vif clair se dégradant au savon.
- Violet méthylène B. Violet, résistance faible au savon.
- Bleu méthylène . .. Bleu grisâtre, excellente résistance au savon bouillant.
- Safranine........... Rose violacé, assez solide au savon bouillant.
- Pyronine G.......... Rose violacé foncé, sans résistance au savon.
- Cachou pégu......... Mode clair, très solide au savon bouillant.
- Cadmium
- Jaune MG (Poirrier). Orangé jaune, tombant au sa-
- von .
- Safranine.. . ...... Rose violacé, teinture faible mais résistant bien au savon bouillant.
- .......................Jaune orangé, sans résistance
- au savon.
- (A suivre.)
- Teinture et Impression
- Teinture et impression sur laine peignée (Système Vigoureux)
- {Suite)
- Il en est de même pour les :
- Noirs Naphtol B, 2B et 6B, brev. s. g. d. g., qui s’emploient beaucoup pour la teinture sur laine peignée, tandis que le
- Noir Naphtylamine R, brev. s. g. d. g., et le
- Noir bleu Naphtyl N, brev. s. g. d. g., servent aussi pour pas mal d’applications, pour lesquelles on exige une grande solidité au foulon.
- Les colorants de ce groupe n’exigent, pas de chromatage après teinture, mais ils peuvent être combinés avec des colorants se fixant au chrome, tels que par exemple les Noirs Anthracéne acides, pour produire des nuances très foncées qui ont la bonne qualité de ne pas changer de ton à la lumière artificielle.
- Mode d'emploi des colorants teignant directement la laine en bain acide.
- On garnit le bain avec 10 % sulfate de soude et 2 % acide acétique, ou avec 2 % bisulfate de soude, on entre la marchandise à 60 — 70° C. et on teint ensuite pendant 3/4 d’heure au bouillon. Pour épuiser le bain on ajoute vers la fin de l’opération en plusieurs portions successives soit 4 à 5 % d’acide acétique, soit 3 — 4 % de bisulfate de soude.
- En teignant avec des couleurs Lanacyl il faut épuiser les bains de préférence par une addition d’acide acétique.
- Après teinture on lave et on savonne de la façon habituelle.
- Noir bleu Naphtol N, brev. s. g. d. g., et Noir Naphtylamine R
- Lorsqu’on teint avec une addition de sulfate de cuivre ces colorants donnent un noir d'une résistance remarquable à la lumière et pouvant être soumis à un foulon assez énergique en présence de laine blanche sans maculer cette dernière. Quant au coton blanc, il est légèrement coloré par un foulon énergique, tandis qu’un léger foulon le laisse parfaitement intact.
- Mode d'emploi. — On ajoute au bain de teinture, corrigé par une addition d’acide oxalique ou d’oxalate d’ammoniaque, 4 % d’acide acétique et le colorant, dissous au préalable ; on entre ensuite la marchandise à 60 C. environ. Après 3/4 d’heure de bouillon on fait une nouvelle addition de 4 — 5 % d’acide acétique pour épuiser le bain. Lorsque ce dernier est tiré à clair on ajoute 2 % de sulfate de cuivre et on maintient le bouillon pendant 20 —30 minutes encore.
- On termine en lavant et en savonnant comme d’habitude.
- (A suivre.)
- Lisières réservées dans la teinture des pièces
- Le périodique « Wollengewerbe » rend compte d’un perfectionnement qui nous semble devoir jouer un rôle d’une certaine importance dans la teinture des pièces. Pour conserver aux lisières des pièces destinées à la teinture, leur couleur primitive, on avait i habitude à ce jour de faufiler un ruban en toile de la I largeur des lisières à réserver, et recouvrent ces . mêmes lisières à l’endroit comme à l’envers, Malheureusement la perméabilité du tissu protecteur ne permettait d’arriver au but visé que d’une manière presque toujours incomplète.
- p.308 - vue 299/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 309
- Sous le nom de toile-parchemin, une maison de Duren (Prov. Rhénanes) met en vente un genre de tissu-réserve qui, dit-on, n’aurait pas l’inconvénient signalé etserait complètement imperméable aux bouil ions de teinture. L’emploi de cette toile parchemin serait la suivante : le tissus qui n’est autre que de la toile brute contre laquelle se trouve accolée une feuille de véritable papier parchemin à huit centimètres de largeur et se trouve enroulé comme la ganse. On le plie en deux suivant le sens de sa longueur de façon à ce que la face recouverte de papier parchemin se trouve à l’intérieur. Les deux bords du ruban protecteur sont alors rentrés à nouveau de la largeur de la lisière pour éviter tout effilochement possible du ruban. Ce dernier ainsi doublement replié en lui-même sert à insérer la lisière et se trouve fixé sur elle par la machine à coudre faisant de préférence des points très serrés. La teinture terminée on n’a qu’à tirer et le point de chaînette se défait avec la plus grande facilité.
- APPRÊTS
- Le décatissage à l’eau bouillante
- Au point de vue de sa valeur et de son application aux apprêts des étoffes en cardé (1)
- Ce n'est que tout récemment que l’industrie textile s’est réellement emparé du procédé de décatissage par l’eau bouillante et la plupart des machines utilisées dans ce procédé sont de construction moderne. Autrefois on ne décatissait presqu'exclusivement qu’à sec et ce mode d’apprêt n’était réellement appliqué qu’aux étoffes d’un prix assez élevé, qu’aux draps fins : les apprêts déjà fort compliqués et fort longs qu’exigeait ce genre de tissus, s’en compliquaient encore davantage et devenaient des plus fastidieux pour quiconque se proposait de fabriquer vite et de vendre l’étoffe à un prix accessible au grand nombre.
- Nous devons bien l’avouer : aujourd’hui encore, il n’existe pas de système de décatissage sensiblement plus simple pour les apprêts de draps fins et tout in— dustrielqui met son amour-propre à produire bien, ne doit épargner ni le temps, ni le travail, ni les dépenses, et il est évident que le décatissage à sec est encore actuellement l’un des facteurs indispensables pour le beau finissage d une pièce de drap fin. Comme
- (I) Deut. Wollen Gewerbe.
- d’ailleurs le vrai connaisseur de ce genre d’étoffes n’hésite pas à payer ce genre de draps de plus en plus rare, à son prix, le fabricant rentre facilement dans ses débours supplémentaires.
- Mais il en est loin d’être de même lorsqu’il s’agit d’étoffes mi-fines de draps communs.
- Il devient indispensable de tenir un grand compte du prix de revient des procédés d’apprêt, et l'indus-trielsevoit ainsi forcé de régler la marche de sc n travail de la façon la plus simple, malgré que la consommation devient de jour en jour plus exigeante au point de vue de la souplesse et de l’aspect flatteur des étoffes mêmes communes. Il incombe donc aux apprêts bien entendus de répondre à la fois aux exigences de bas prix et de la nécessité de donner à la marchandise ce touché et cette belle apparence qui était autrefois l’apanage exclusif de la draperie fine.
- C’est par le décatissage à l’eau bouillante seul l’industrie parvient à ses fins.
- Depuis fort longtemps déjà l’industrie lainière ploie un mode de décatissage à l’eau bouillante
- que
- em-
- tout
- spécial pour les apprêts de ses draps fins et particulièrement pour les noirs teints en pièces. Mais le procédé ne se différencie réellement du décatissage à sec que par le mode du fixage : dans le premier cas c’est
- l’eau qui sert de fixateur, dans le second, c’est la (I) Deut Wollen Gewerbe.
- peur. Le procédé est d’ailleurs plus compliqué que lui du fixage à la vapeur : après avoir donné une
- 1
- ce-sè-
- che, la pièce est légèrement tondue, passée à la brosserie, pressée deux fois à chaud ; après quoi on donne un gitage et au lieu de la faire passer alors à la vapeur, on la plonge dans l’eau bouillante ; après avoir déroulé ensuite la pièce, elle passe quelques instants sur la machine à laver où elle est rincée dans de l’eau froide additionnée ou non d’un peu de terre à foulon.
- C’est ce procédé de décatissage à l’eau qui fit entrevoir les bons effets de l’eau bouillante comme fixateur. L’étoffe acquiert par ce traitement un lustre des plus flatteurs ; le drap donne à la main une impression de fourni des plus agréables et n’était-ce que la complication du traitement comparativement au décatissage à la vapeur, il eut été adopté universellement.
- Aujourd’hui le décatissage à l’eau bouillante s’effectue beaucoup plus simplement, c’est ce qui expique comment on a pu l’appliquer à des étoffes plus com munes et d’un prix plus modérés. En effet, les pièces
- p.309 - vue 300/380
-
-
-
- 310
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- passentimmédiatement après lalainerie et toutes mouillées encore dans l’eau bouillante.
- Le lecteur doit comprendre aisément que l’effet produit par l’eau chaude, c'est-à-dire bouillante sur la fibre laineuse, doit à peu de chose près, être le même que celui fourni par un courant de vapeur, car dans l’un comme dans l’autre cas, les facteurs intervenants, les plus importants sont les mêmes : la chaleur et l’humidité. Il est évident que dans le traitement à la vapeur, des températures supérieures peuvent intervenir puisqu’on peut donner à cette vapeur la tension que l’on voudra et qu’à une augmentation de tension correspond toujours une élévation de degré thermé-tique ; mais l’on sait que ce n’est que rarement que l’on fait usage de vapeur à tension plus élevée et là seulement où il s’agit de donner à l’étoffe un brillant extraordinaire. Dans la plupart des cas on ne travaille qu’à tensions faibles dont le maximum ne dé- | passe pas un 1/2 atmosphère. Par contre, dans le décatissage à l’eau bouillante, le second facteur principal, c’est-à-dire l’humidité entre davantage en ligne de compte, la position du poil dans ce cas se raffermit ainsi davantage, l’endroit du drap devient plus lisse et le brillant plus vif. L’action du décatissage s’exalte encore dans ce cas par le fixage, c’est-à-dire par le passage au sortir de l’eau bouillante directement dans l’eau froide.
- Le poilage se fige ainsi plus rapidement et garde sa position acquise, ce qui ne contribue pas peu à augmenter le brillant et la permanence du sens acquis par le poilage.
- (A suivre).
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Le bleu immédiat C (de la manufacture Lyonnaise de matières colorantes) qui s’est déjà introduit avec un grand succès comme substitut d’indigo pour la teinture du coton en flottes et en pièces, se laisse parfaitement ronger à blanc à l’aide du rongeant connu au chlorate de soude et nous croyons que cette application mérite toute votre attention, car on obtient ainsi des imitations de l’article indigo rouge qui se distinguent par leur bon marché et leur solidité encore supérieure à celle du bleu de cuve.
- La teinture des tissus à l’aide du bleu immédiat s’effectue d’une façon excessivement simple ; on teint
- au foulard en donnant 2 à 4 passages, sans qu’il soit nécessaire de prendre des précautions quelconques.
- Après teinture on vaporise les pièces, comme il est indiqué plus loin. Nous ajouterons que pour le vaporisage des pièces d’essai on peut se servir du vaporisateur ordinaire ; l’adduction d’air ne devient nécessaire que lorsqu’on a à vaporiser de fortes parties de bleu. Le compresseur d’air Koerting recommandé à cet effet est d’un prix relativenent minime (environ 100 à 150 francs) et il s’adapte facilement à n’importe quel vaporisateur.
- Après le vaporisage on peut remonter les pièces, s’il le faut, avec un peu de bleu Méthylène nouveau ; ce remontage ne diminue en aucune façon l’excellente solidité du bleu immédiat au lavage et à la lumière.
- Le rongeant au chlorate peut être préparé d’après une formule quelconque, telle qu’on l’emploie pour l’indigo; pour les nuances foncées seulement il faut employer un rongeant un peu plus énergique et on peut se baser alors pour la préparation sur la recette indiquée plus loin.
- Si l’on désire combiner le bleu immédiat avec l’indigo, le remontage peut se faire pour les nuances claires et moyennes immédiatement après le vaporisage, tandis que pour les nuances foncées on peut complètement supprimer le vaporisage et remonter à la cuve immédiatement après le foulardage en bleu immédiat.
- Le bleu immédiat qui est supérieur à l’indigo au point de vue de la solidité au lavage et à la lumière, donne cependant des huiles d’un prix de revient sensiblement plus réduit, fait qui mérite d’attirer toute l attention de nos imprimeurs sur étoffes.
- Teinture des fonds. — La teinture se fait sur un foulard ordinaire d’un modèle quelconque ; seulement les rouleaux-exprimeurs de cet appareil ne doivent pas être en cuivre ou en laiton ; le bois, la fonte ou le caoutchouc méritent la préférence.
- La bassine du foulard doit être en bois ou en fonte et assez grande pour pouvoir contenir au moins 100 à 150 litres de bain. Le tissu y est guidé par des roulettes en bois et tournant dans des coussinets en fonte, ou entièrement en fonte. Ces roulettes sont à disposer de telle façon que le tissu fasse deux à trois passages dans le bain, tout en restant constamment immergé.
- Il faut absolument éviter que le bain ne soit en contact avec aucune pièce en cuivre ou en laiton ; le bois, le fer, le plomb, le plomb dur et le nickel sont sans influence nuisible.
- p.310 - vue 301/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CO
- On garnit le bain, suivant la nuance à teindre, avec
- 15 à 25
- 5 à 6
- 20
- 5
- grs. Bleu immédiat C, brev. s g. d. g. grs. sulfure de sodium, grs. sel marin, grs. soude caustique 40° Bé,
- par litre d’eau.
- On teint à environ 90 C., en donnant selon les besoins 2 à 4 passages ; il est préférable d’entasser le tissu après chaque passage au lieu de l’enrouler.
- Sur vieux bain on ajoute :
- 6 à
- 3 à
- 3 à
- 2 à
- 15 0/0 bleu immédiat C, brev. s. g. d. g.
- 4 0/0 sulfure de sodium,
- 5 0/0 sel marin,
- 5 0/0 soude caustique 40 Bé,
- du poids du coton sec.
- Après teinture les pièces, encore humides, sont vaporisées pendant 1/2 heure sans pression ; nous recommandons de faire le vaporisage avec adduction d’air.
- L’adduction d’air a lieu dans les conditions suivantes :
- a. si on dispose d’air comprimé on n’a qu’à l’amener dans le vaporisateur ; dans le cas contraire.
- b. on adapte au vaporisateur un compresseur d’air Koerting qui amène de l’air en même temps que la vapeur.
- Après teinture on rince, et si l’on veut, on donne un léger remontage en bleu méthylène nouveau.
- Le remontage se fait sur un bain froid additionné d’acide acétique ou de sulfate d’alumine, on y ajoute le colorant en plusieurs portions successives. Lorsque le bain de remontage est épuisé on chauffe jusqu’au bouillon qu’on maintient pendant un 1/4 d’heure, puis on rince de la façon habituelle.
- Rongeage du Bleu Immédiat C
- Le Bleu Immédiat C, se ronge d’une façon analogue à l’Indigo, à l’aide du rongeant au chlorate.
- Après avoir imprimé les pièces avec le Blanc-vapeur J ou avec d’autres rongeants d’une composition analogue, on passe, exactement comme pour l’Indigo, 1 à 2 fois au Mather-Platt, puis on lave sur la machine à laver au large, contenant dans son premier compartiment, et au besoin aussi dans le second, une solution chaude de soude caustique (10 gr. par litre) ; on peut également donner un savonnage, si l’on veut.
- Blanc-vapeur J
- Faire bouillir ensemble :
- 6000 gr. épaississant de gomme 1 : 1
- 3000 gr. chlorate de soude ; ajouter à tiède
- 2175 gr. acide tartrique et après refroidissement complet
- 1275 gr. ferrocyanure de soude dissous dans 2550 cc. eau 15 kil.
- On peut remplacer dans cette formule le ferrocyanure de sodium par une quantité égale de ferrocyanure d’ammonium.
- Pour obtenir des enlevages colorés on ajoute de la façon habituelle dans le rongeant au chlorate des laques d’albumine ou des Couleurs Diamine appropriées.
- Comme Couleurs Diamine qui conviennent pour cet emploi nous pouvons recommander les suivantes :
- Jaune solide Diamine A, brev. s. g. d. g.
- Jaune solide Diamine B Orangé Diamine DC, brev. Catéchine Diamine G, brev. Catéchine Diamine B, brev.
- s. g. d. g.
- s. g. d. g.
- s. g. d. g.
- Rose Diamine BD, brev. s. g. d. g.
- Rose Diamine GD, brev. s. g. d. g.
- PROCÉDÉ DE PRODUCTION D’ARTICLES IMPRIMÉS et teints à l’indigo
- Par la Société anonyme « BADISCHE Anilin und Soda Fabrik »
- La Société susdite a trouvé qu’il était possible de produire des nuances d’indigo irréprochables par impression ou imprégnation et en vaporisant de la manière généralement usitée pour les couleurs à vaporiser, sans qu’il soit nécessaire de réduire préalab'ement l’indigo ou de préparer l’étoffe à la glucose.
- La présente invention, qui ne peut être déduite d’aucun des procédés d’impression à tl’indigo connus jusqu’à ce jour,est basée sur l’observation surprenante que l’indigo imprimé en présence de soude ou de potasse caustiques, mais sans addition d’un des agents réducteurs usités jusque-là, ni préparation de l’étoffe avec un tel, subit absolument les mêmes changements après un vaporisage plus prolongé que d'ordinaire, de sorte que les articles obtenus ont le même aspect et se comportent tout à fait comme ceux préparés et vaporisés d’après le procédé Schlieper et Baum. Après vaporisage, ils ne contiennent plus de bleu d’indigo, mais de l’indigo réduit, leur couleur est jaune et, en les
- p.311 - vue 302/380
-
-
-
- 312
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lavant à l’air avec de l’eau, ils développent le bleu d’indigo.
- Ce nouveau procédé est de la plus grande importance pour la pratique de l’impression à l’indigo, car, sous ce rapport, l’indigo seran- géra dorénavant avec les couleurs d’alizarine et avec celles au tanin. L’impression à l’indigo deviendra une opération très simple et très sûre. La préparation pénible de l'étoffe avec la glucose èst supprimée et le vaporisage peut se faire de la manière en usage pour les autres matières colorantes, sans recourir à des précautions particulières. La possibilitéd’imprimer l’indigo en même temps que celles d’alizarine et celles au tanin est donnée.
- DISPOSITIF NOUVEAU permettant le mercerisage sans tension à l’effet d'obtenir le brillantage des matières textiles vègè -talés à l’état de tissus
- Par la Société anonyme de blanchiment, teinture, impression et apprêt de St-Julien.
- Ce dispositif nouveau pour mercérisation consiste à enrouler, sous la pression d’un foulard, le tissu qu’on veut merceriser simul- tanément avec un doublier irrétrécissable qui s’imbibe de la liqueur mercerisante, la transmet sur la pièce et surtout la maintient fixe sans tension mais par contact dans toutes ses parties pendant la durée nécessaire à la réaction connue sous le nom de mercerisage.
- Ce doublier] irrétrécissable, élément essentiel dont les inventeurs revendiquent l’application comme leur propriété exclusive, peut consister :
- Soit en un tissu de fibres végétales ayant, avant ou après le tissage, subi librement l’action contractive de la liqueur mercerisante et étant parce fait devenu irrétrécissable.
- Soit en tout autre tissu de matière quelconque, préparé de n’importe quelle façon, mais ayant pour propriété d’être irrétrécissable et pour but d’imbiber et de maintenir sans tension, mais par le contact dans tou‘es ses parties, un tissu qu’on veut brillanter par mercerisage et qu’on enroule à cet effet simultanément avec lui sans pression.
- L’appareil approprié au mercerisage par doublier est un foulard à 3 rouleaux superposés : le rouleau
- supérieur, en fonte, peut être soulevé et maintenu par un système à crémaillère; le rouleau du milieu, en bois si l’on veut, possède un axe en fer mobile et peut être remplacé à volonté, et le rouleau inférieur, en fonte, qui reçoit le mouvement et le transmet aux deux autres rouleaux par entraînement. Une cuvette placée sous le rouleau inférieur reçoit la liqueur mercerisante.
- (Reproduction interdite).
- DIVERS
- Le commerce des matières colorantes au Siam
- Certaines revues commerciales françaises ont évalué l’importatiou de matières colorantes au Siam pour l’année 1897 à 350,000 fr. Ces chiffres semblent exagérés, bien qu’il ne soit guère possible d’obtenir ici des renseignements exacts pour les contrôler, aucune statistique commerciale ne faisant mention de l’importation de cet article.
- Une des plus importantes maisons d’importation de Bangkok évalue de 1,000 à 1,500 caisses de 100 livres la quantité des matières colorantes artificielles, les seules importées au Siam en 1897 ; elle doit se rapprocher davantage de la vérité.
- D’autre part, d’après le rapport commercial de notre vice-consul à Korat (1), l’importation de ces produits a pris dans l’intérieur du pays une grande extension depuis plus de deux ans. « C’est par 10,000, 15,000 et 20,000 boîtes que les Chinois de Chenobot, Roi-Et, Oubon et de Nong-Koy les débitent. »
- C’est en effet dans ces contrées que se trouvent les centres les plus importants de l’industrie textile du pays, les indigènes, les femmes en général, filent la soie et le coton chez eux et pour leur usage personnel, car une quantité très restreinte des produits de leur industrie est livrée au commerce. Ils commencent à apprécier les avantages qu’offre l’emploi des matières colorantes artificielles et « c’est avec un véritable engouement » dit notre vice-consul de Korat que les tisseurs se servent des couleurs d’aniline. Les matières colorantes naturelles qui sont produites par une grande quantité de plantes et d’animaux au Siam, ne sont
- (1) Voir le Moniteur officiel du Commerce du 13 avril 1899 (page 579).
- p.312 - vue 303/380
-
-
-
- I
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 313
- guère plus employées que pour la teinture des belles étoffes de soie.
- Les étoffes de laine sont l’objet d’une consommation si peu importante que les quantités importées suffisent largement aux besoins du pays.
- Si l’industrie textile n’est pas très répandue au Siam, il y a cependant lieu de penser que les matières colo -rentes peuvent trouver un sérieux débouché dans cette contrée où chaque particulier teint lui-même ses étoffes au moyen de procédés des plus rudimentaires et en utilisant encore des matières colorantes naturel es auxquelles il est obligé de faire subir des opérations longues et compliquées Les matières tinctoriales artificielles sont appelées à pénétrer au Siam de jour en jour davantage et à se substituer complètement à leurs rivales.
- Le prix des matières colorantes importées est de 1 tical 1/4 par kilogramme (1) elles sont généralement de fabrication allemande et sont importées soit direc tement, soit par Singapour ou Hongkong; les Européens se servent de préférence de la première voie, tandis que les Chinois emploient la seconde ou achètent ces produits à Bangkok même aux importateurs européens.
- Dans l’intérieur les couleurs d’aniline se vendent en petites boîtes au prix de 24 atts.
- Les droits de douane pour cet article sont de 3 % ad valorem.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS
- DU TRAVAIL
- Circulaire du Ministre du commerce
- {Suite et fin)
- Cette interprétation, qui ne semble pas prêter au doute, rassurera, j’en suis sûr, toutes les appréhensions qui auraient pu se faire jour et ôtera tout prétexte aux refus de concours des médecins pour l’exécution régulière de cette importante disposition de la loi.
- Vous pourriez, dans le même but, si vous le jugiez utile, rappeler ou faire rappeler aux médecins des hôpitaux qu'ils doivent sur ce point l’exemple à leurs confrères et qu’ils ne sauraient refuser les certificats de l’espèce aux blessés admis dans leurs services,quand les chefs d’entreprise intéressés ne se trouvent point
- (1) Le tical == 64 atts et vaut 1 fr. 50.
- à même d’en provoquer directement l’établissement par des médecins de leur choix.
- III
- DU RÉCÉPISSÉ
- A la différence de la formule de certificat médical et même de la formule de déclaration, dont l’uniformité peut exc ptionnellement fléchir, les autres formules (récépissé, avis au service d’inspection, avis au juste de paix) doivent être rigoureusement remplies par les maires dans les formes réglementaires.
- Les maires ne sauraient notamment apposer, sans inconvénient, leur signature sur les formules ou talons différents que les chefs d’entreprise leur présenteraient tout préparés et dont la remise pourrait engager leur responsabilité administrative.
- Le récépissé doit être délivré au déclarant immédiatement, au reçu de sa déclaration. Rien n’autorise le maire à refuser aux intéressés, ne fût- ce que pendant quelques heures, la preuve qu’ils ont obtempéré aux prescriptions de la loi.
- En disposant, d’autre part, comme dans les lois de 1892 et de 1893, que le récépissé serait « remis » au déclarant, le législateur de 1898 a écarté l'hypothèse de récépissés délivrés, comme de déclarations faites par voie postale.
- +|
- : ’
- IV
- DU PROCÈS-VERBAL
- À la suite de la réception de la déclaration souscrite par le chef d’entreprise, l’article 11 de la loi du 9 avril 1898 veut que le maire dresse procès-verbal de cette déclaration.
- Le modèle de procès-verbal annexé au décret du 30 juin 1899 contenait des énonciations additionnelles à celles de la déclaration et il devait, dès lors, être également signé par le déclarant,comme l’étaient d’ailleurs les procès-verbaux précédemment dressés en exécution des règlements d’administration publique des 21 avril et 20 novembre 1893.
- En élargissant Informulé delà déclaration elle même et en y ménageant l’insertion de toutes les indications nécessaires aux enquêtes ultérieures, le décret du 18 août 1899 a pu décharger les chefs d’entreprise de cette seseconde signature et de la comparution qu’elle impliquait. Le procès-verbal du maire,d’après le nouveau modèle III en vigueur, n’est plus que l’enregistrement administratif, à date certaine, de la déclaration faite par le chef d’entreprise.
- Il ne diffère de cette déclaration que sur un point. Il constate l’accomplissement des devoirs imposés au maire en ce qui concerne : 1- la délivrance du récépissé au déclarant; 2- l’envoi, s’il y a lieu, à la justice de paix des pièces spécifiées par le premier alinéa de l’article 12 de la loi.
- Vous voudrez bien, monsieur le préfet, prescrire au maire de dresser les procès-verbaux de déclaration d’accidents, non sur des feuilles volantes; mais sur des registres spéciaux, tenus sans blancs. Il est important que les procès-verbaux demeurent ainsi, avec les pièces originales y annexées, à la disposition de l’autorité judiciaire et, le cas échéant, du service de l’inspection du travail, en vue des recherches ou des statistiques ultérieures.
- p.313 - vue 304/380
-
-
-
- 814
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La communication de ces registres devrait, au contraire, être refusée au public Les intéressés seuls pourraient obtenir connaissance du procès-verbal qui les concerne. Et, par intéressés, j’incline à penser qu’il faudrait entendre exclusivement le chef d’entreprise ou son préposé, la victime ou ses représentants.
- V
- DE L’AVIS AU SERVICE DE L'INSPECTION
- En dehors des cas vraisemblablement fort rares où, suivant la prévision du dernier alinéa de l’article 11 de la loi de 1898, l’article 15 de la loi du 2 novembre 1892 et l’article 11 de la loi du 12 juin 1893 se rencontreraient encore applicables, la transmission faite désormais par les maires au service d’inspection diffère, en la forme, de celle qui était faite antérieurement. Le service d’inspection ne recevra plus la déclaration du chef d’entreprise ni le certificat médical, dont les décrets des 21 avril et 20 novembre 1893 lui avaient assuré la possession : d’après les dispositions nouvelles de la loi de 1898, la première de ces pièces doit rester aux archives de la mairie et la seconde est destinée, le cas échéant, à la justice de paix.
- Mais, au fond, le nouveau modèle d’Avis^ tel que l’a remanié le décret du 18 août 1899, fournit au service d’inspection tous les renseignements qu’il recevait autrefois. Les inspecteurs du travail continueront donc à disposer des mêmes éléments d’investigation et d’enquête que parle passé dans la mission qui leur est dévolue.
- Cette formule d'Avis (modèle IV) doit être adressée par les maires pour tous les accidents déclarés, même si ces accidents concernent des industries non soumises à l’inspection, telles que les entreprises de chargement et de déchargement ou les exploitations agricoles fai sant emploi de moteurs inanimés. Le texte de l’article 11 ne permet aucune distinction.
- Mais les maires doivent veiller attentivement à la répartition de ces avis, suivant les cas, entre les inspecteurs du travail et les ingénieurs des mines.
- Doivent être seuls adressés aux ingénieurs ordinaires des mines préposés à la surveillance administrative des établissements où les accidents se sont produits :
- 1. — Les avis d’accidents survenus dans les mines, minières ou carrières ou leurs dépendances légales, suivant les conditions rappelées par la circulaire que nous vous avons adressée, mon collègue des travaux publics et moi, à la date du 11 juillet dernier :
- II,— Les avis d’accidents déclarés comme provenant d'appareils à vapeur, pourvu que ces appareil» ne se trouvent point en service uans l’enceinte des chemins de fers. I es ingénieurs des mines devront d’ailleurs immédia ement, d’après les irstr ae'ions qu’ils vont recevoir de M, le ministre des travaux publics, faire le départ, qu’on ne pouvait demander aux maires, entre ceux de ces avis afférents à des accidents dus aux « générateurs » et aux « récipients » placés sous leur surveillance par le décret du 30 avril 1880, et ceux qui concernent les accidents dus à tout autre appareil : ils garderont les premiers, en vue de la préparation des rapports dont l’article 13 leur impose la rédaction à à bref délai; ils renverront les autres, sans retard, à l’inspecteur départemental du travail.
- Tous les autres avis (y compris ceux qui correspondent à des accidents provenant d’appareils à vapeur lans l’enceinte des chemins de fer) doivent adressés à l'inspecteur départemental du travail.
- VI
- DE L’AVIS A LA JUSTICE DE PAIX.
- L’avis au service de l’inspection (inspecteur du travail ou ingénieur des mines)doit toujours être transmis. L’avis destiné à la justice de paix du canton n’est, au contraire, envoyé que « lorsque, d’après le certificat médical, la blessure paraît devoir entraîner la mort ou une incapacité permanente absolue ou partielle de travail » (art. 12 de la loi). Il doit être entendu, au reste, et bien que la loi ne l’ait pas expressément indiqué, que la transmission d’une copie de la déclaration doit aussi être faite à la justice de paix, lorsque l’accident a entraîné la mort immédiate.
- Le maire n’a jamais à apprécier lui-même les suites possibles de l’accident déclaré. C’est uniquement aux conclusions du certificat médical qu’il doit s’en référer pour conserver par devers lui ou transmettre au juge de paix ce certificat médical, en original. Il y joint, dans ce cas, une copie de la déclaration.
- Si le certificat médical produit par le chef d’entreprise concluait à l’incapacité temporaire et si la victime ou ses ayants droit venaient ensuite à faire une déclaration appuyée d’un certificat médical concluant à l’incapacité permanente, le maire devrait, en présence de cette contradiction, opérer néanmoins trai émission au juge de paix et, pour mettre ce magistrat en possession de tous les premiers éléments de l’affaire, il aurait même à lui faire tenir les deux certificats médicaux et les deux copies de déclarations concernant l’accident.
- Ce double envoi devrait, à plus forte raison, être assuré si les deux certificats annexés aux deux déclarations concluaient uniformément à l’incapacité permanente, ou bien l’un à l’incapacité permanente l’autre à la mort.
- Ces transmissions,comme les envois d’avis au service de l’inspection, doivent être rigoureusement effectués dans le délai indiqué aux modèles, c’est à dire, en principe, « le jour même de la déclaration d’accident ». C’est seulement lorsque la déclaration a été faite dans l’après-midi que la mairie a la faculté de remettre les envois correspondants à la matinée du lendemain ».
- Vous ne manquerez pas cependant d’insister auprès des maires pour qu’ils n’usent que le moins possible de ces délais et pour qu’ils prennent l’habitude d’assurer, autant que possible, dans une opération simultanée la réception des déclarations et l’envoi de toutes les pièces corrélatives. Le travail administratif des mairies s’en trouverait, en réalité, simplifié, en même temps que serait accrue la rapidité des transmissions.
- Or, cette rapidité est indispensable pour que les ingénieurs des mines puissent établir le cas échéant, leur rapport dans le court délai que leur assigne l’article 13, pour que les juges de paix puissent commencer sans retard leurs enquêtes, dont la promptitude multipliera les résultats, et que pour les inspecteurs du travail soient en mesure de relever,s’ils le jugent utile, sur le lieu de l’accident des indications encore assez précises pour permettre d’en prévenir le retour.
- Le législateur, comprenant l’importance particulière
- p.314 - vue 305/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- S Or
- des prescriptions qu’il édictait dans l'article 11, a d'ail-leurs pris soin, dans l’article 14, de leur réserver une sanction pénale. Toute contravention à ces prescriptions est punissable d’une amende de 1 à 15 francs et, en cas de récidive, .d’une amende de 16 à 300 fr. Cette sanction ne doit point rester ignorée des maires, qui sont le mieux à même d’en provoquer l’application aux chefs d’entre prise notoirement réfractaires ou négligents.
- Je compte, monsieur le préfet,sur votre diligence pour communiquer sans retard la présente circulaire aux maires de votre département et les inviter à en porter les dispositions essentielles à la connaissance des industriels et des ouvriers de leurs communes par tous les moyens de publicité en leur pouvoir.
- Vous voudrez bien, au surplus, en m’accusant réception de ces instructions, me rendre compte des mesures que vous aurez prises, en ce vous concerne, pour assurer leur exécution et m’adresser deuxexem-
- plâtres du numéro de Bulletin administratif dans lequel vous aurez fait insérer.
- Recevez/ monsieur le préfet, l’assurance de
- considération la plus distinguée.
- Le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes, a. millerand
- ma
- A MM. LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée
- le le
- 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis -1er juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) de faire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 francs.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les,règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix : I placard, 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, ranco contre envoi du montant en timbre-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. . . . 5 francs.
- Adresser les demandes au bureau d journal.
- Le Mohair
- (Bulletin mensuel de la Chambre de Commerce française de Constantinople, 30 juin 1899).
- Le mohair ou tiftik est une espèce de chèvre, originaire du plateau étendu formé dans l’intérieur de l’Asie Mineure, ayant une altitude variant de 900 à 1.200 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cette race dégénère dans les pays de plaine. Les Anglais ayant remarqué la ressemblance qui existait entre le sol de l’Asie Mineure et celui du Cap de Bonne Espérance ont transporté, il y a une trentaine d’années, plusieurs chèvres et boucs mohairs de la Turquie qui ont reproduit de grands troupeaux, mais la qualité de leurs poils est bien inférieure à celle de nos régions. Depuis cette époque, l'exportation des étalons est interdite.
- La chèvre mohair étant plus délicate que la chèvre ordinaire, demande bien plus de soins. Elle craint beaucoup les hivers rigoureux avec des neiges de longue durée. Le bercail dans lequel .elle doit être nourrie doit toujours être spacieux et attenant à une cour ouverte pour que le troupeau puisse circuler sans gêne. La chèvre mohair donne moins de lait que la chèvre ordinaire, mais, par contre, elle produit une plus grande quantité de poils qui varie de 1 à 3 ocques par tête ; de sorte qu’en comptant 1 1/2 ocque en moyenne au prix de 22 à 23 piastres, on a un rende ment magnifique de l'élevage de la chèvre mohair qui ne coûte, en moyenne, pas plus d’une livre turque par tête comme prix d’achat.
- Le gouvernement impérial pour encourager cet élevage ne taxe les mohairs que d’un impôt de 3.50 piastres, tandis que les moutons et les chèvres sont assujettis à un droit de 5 piastres par tête.
- Il y a quelques dizaines d’années cette race de chèvre n’était pas nombreuse dans le district de Ku-tahia ; mais, depuis, elle a augmenté et se propage énormément d’année en année ; nos pâturages semblent leur convenir. Le mohair de Kutahia, n’ayant pas un caractère particulier, est confondu dans le commerce avec celui d’Eski-Chéïr. Il est cependant de la qualité la plus recherchée et égale celle de Bey Bazar.
- Kutahia, à elle seule, produit plus de 100.000 oc ques de poils de mohairs. Une grande partie de ceite production est achetée et exportée voie d'Eski-Chér.
- Karahissar,
- p.315 - vue 306/380
-
-
-
- "P
- CO
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- Cette année, la campagne a commencé à piastres 22 ; aujourd’hui nous cotons piastres 23.50, médjidié à 20 p.
- La peau d’une grande chèvre mohair tuée au moment du développement de ses poils, avec ses on-glons, bien tannée, peut faire une jolie descente de lit. Il paraît que la mode a pris, puisque des milliers de peaux ont été expédiées sur commande l’hiver dernier à Constantinople. Ici, les indigènes les colo -rent en rouge ou en bleu et les placent sur les selles du pays qui, comme on le sait, sont grandes et larges.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- La Teinture au XIXe siècle en ce qui concerne la .aine et les tissus, par T. Grison
- Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 59 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Les progrès récents dans la teinture et l’impression des tissus, par Antonio Sansone. — Un volume in-8- de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cat, ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions
- faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. — Mitoyenneté. — Clôture. — Servitudes. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. —Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs "ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- Traité théorique et pratique des accidents du travail. — Commentaire analytique de la loi du 9 avril 1898, concernant la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, par Georges Le-couturier, avocat au tribunal d’Argentan, ancien rédacteur aux Pandectes françaises, rédacteur à Encyclopédie des Assurances. (Deuxième édition).
- Cette deuxième édition contient en plus de la première : « La réorganisation et le fonctionnement de la Caisse nationale des accidents avec les tarifs établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents, conformément à la loi du 24 mai 1899; la circulaire du Garde des Sceaux relative à l’application de la loi du 9 avril 1898 ; les accidents causés par l’emploi de machines mues par des moteurs inanimés. Modèles de déclarations d'accidents et de procès-verbaux. »
- Un fort volume in-8, 8 francs.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Homologations de concordats
- ROGER (Mlle), ieinturerie, 10, rue Caulaincourt, à Paris. — Jug. du 30 sept — Abandon de l’actif réalisé et engagement à payer 15 0(0 en 3 ans par 1[3 1er paiement 1 an après l'homologation.
- Marchand (J.) et Cie, teinturerie, à Tourcoing. — 15 fr. 0/0.
- HOMME SÉRIEUX
- au courant des affaires, désire trouver situation de confiance, caisse, gérance, etc. Offre toutes garanties morales et pécuniaires.
- Ecrire au bureau du journal, aux initiales B. D. 377.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 2n, rue Turgot.
- p.316 - vue 307/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 317
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES! EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyageurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- La Compagnie recommande instamment à MM. les voyageurs de vouloir bien enlever les anciennes étiquettes qui peuvent se trouver sur leurs bagages afin d’éviter les erreurs de directions et d’inscrire sur ces colis leur adresse et le nom de la gare destinataire.
- Pour faciliter cette inscription, MM. les voyageurs trouveront aux bibliothèques des gares des carnets d’étiquettes gommées au prix de 0 fr. 05 le carnet de 10 étiquettes.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone': 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir. .
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h. 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, etc.
- A NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même s numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise è la portée de tout le monde.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies- e -Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris ^viâ Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi -gorre. Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figeac-Limoges).
- Durée de validité: 30 jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2a classe 122 fr. 50.
- p.317 - vue 308/380
-
-
-
- ce
- OC
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- FOURNITURES
- pour Usines
- Adresse télégraphique:
- VALVOL1NE—PARIS
- AMIANTE PUE
- GRAISSEURS
- OLLOMiTnEs
- Graisseurs à compression
- H. HAMELLE
- HIENRY HAMELLE 24, quai Valmy, PARIS
- Marque déposée
- GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE
- M. D. — A base de Valvoline
- DEMANDER NOTRE CATALOGUE GÉNÉRAL
- HUILES MINÉRALES ordinaires pour transmissions, broches, etc.
- HUILES SPÉCIALES pour cylindres, tiroirs et organes de machines
- TÉLÉPHONE
- Bureau D
- Lucien PICARD & CIE, a saint-fons (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc.
- COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l'étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- murerasnnssseesssteeeyremisereeacroresrremsnerssieseses
- PAUL SE E Ing‘Architecte,Entrepreneur, 58,RueBrûle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles. j
- Chauffage Ventilation--------Sechage |
- 3 Economiseurs _______ Surchauffeurs.
- f Réfrigérants — Moteurs electriques 1
- " Moteurs de Laval. et^ i
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- MATERIEL POUR
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s. g.d.g.
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d'Or
- M°N DECOUDUN
- construceurs breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- Mil................ ------------------------------
- p.318 - vue 309/380
-
-
-
- —
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 319
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- Jaune
- (19 Octobre)
- On cote : Acide tartrique. ..
- Bois de : Campêche Laguna
- 300 .. à
- »
- »
- »
- Cannelle
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo de Chine......
- — de Ceylan de n- 000 à 4 Cochenilles :
- Grises....................
- Argentées................ Zacatilles............... Noires ordinaires;-.-......
- » supérieures......... Crême de tartre........... Curcuma Bengale......... . Dividivi . ............
- Gommes :
- Arabique ............ .
- Aden................ . .
- Damar Singapore.........
- » Batavia....... .. Sandaraque. . .. ;. .. Gambier......... ........
- Galles vertes et noires..
- 18' .
- 10 .
- M .
- 14 .
- 120 .
- 252
- 215 ..
- 235 ..
- 240 ..
- 215 ..
- 230 ..
- 170 ..
- 60 ..
- M ..
- 170
- 100
- 115
- 155
- 160 ,
- 36
- 130
- 12
- 350
- 225
- St
- 180 .
- 130 .
- 150
- o 8 8 c
- 8 o
- S 8 s d s 83
- Q © o a o
- I
- e o
- 6 a. M
- Madras, bon moyen assez tendre.............. moyen ordinaire.............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r... ... .
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................
- Sumac en feuilles: ........ — en poudres. .....
- F.
- F F
- a
- 2 50
- 2 ..
- 3 50
- 2 50
- 18 ..
- 20 ..
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 165 ..
- sous papier, F. 165 ..
- » bon marchand en pains F. 105 .. » » » en boules 105 ..
- » raffiné en pouare sec. F. 145 . .
- à
- 2 75
- 2 50
- 3 25 0/0 k‘-
- . 0[0 k.
- . 0[0 k.
- PLACE DU HAVRE
- (4 Octobre)
- Boie de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d'Espagne, — Ire qualité... 12 .. à
- — 2e qualité .. 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan.. Honduras........ ..... Tabasco ....... Haïti Capi.... s...... ^.
- » Aquim..............
- » St-Marc . «. .. ... » Gonaïvas .......
- » Fort-Liberté.......
- P.-de-Paix..... Miragoane...... Saint-Domingo.. Martinique et Guadeloupe Jamaïque........
- Jaune Cuba et St-Yago .
- » Manzanillo...... a Tuspan.............
- » Vera-Cruz........
- Il
- 6
- 9
- 8
- 7
- 5
- 5
- 14
- 50
- 80
- 05 ;
- 20
- 10
- 9
- 9
- 8
- 10
- 50
- 16 G i0
- 6 30
- 5 75 560
- 6 ..
- 5
- 5
- 3 1
- 5 :
- 5 1
- 5 1
- 5 ’
- 5
- 40
- 75
- 25
- 50
- 50
- 75
- 5
- 6
- 5
- 50
- 25
- 75
- 6 50
- 5 15
- 6 25
- 5 ..
- 6 75
- 6
- 6 . .
- 6 25
- 5 50
- Campêche........
- Carmen..........
- Tampico.........
- Porto-Plata.....
- Haïti..........
- Jamaïque .......
- Barcel et P. Cab .
- Rio-Hacha.......
- Carth. et Savan. .
- Maracaïbo . Fustet..... Tatajuba... Bahia ... , Corini o.... Amapala. .
- 100 k ..50k
- . 50 kil
- Rouge Brésil Bahia.....
- » Calliatour.. .100 k
- * Lima......50 kil
- » Ste-Marthe............
- » ......................
- » Sandal..... 100 k
- » Sapan ...... 50 k
- » Quebracho.. 1000 k
- Rouge Pernamb......50 k
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gâmb. pressé..
- Coehenille
- On cote :
- Ténériffezaca tille .. . .
- Ténériffe grise......
- Curcuma
- Bengale......50 kilos.
- Java, Mad , Pond.....
- Dividivi
- On côté les"50kil ...
- Indigos
- On cote actuellement :
- S
- Q rB (
- sur v. et bî. 1[2 k fin viol, et pourpre. beau viol. etdito..: bon violet........... moyen violet......... bon violet rouge... bon moy. v. roug..
- Beng. fin rouge....
- » bon dite.......
- » bon à fin cuiv. .
- » cuiv. ord . et bas
- Java... ... . ...... Kurpah.................
- Madras........... Manille.... ... Caraque ..... Guatemala flor.
- s
- sobre; ;........ bon à fin cor.... cor. ord. à bas.
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k » bon à beau......
- » ord; et moyen.....
- • 6 a fa 0
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert .............
- Mers du Sud...........
- Madagascar...........
- ..M
- .. M
- ..M
- 4 75
- 4 75
- 4
- 4
- 4
- 5
- 5
- 4
- 14
- 3
- 4
- 5
- o
- 75
- 50
- 50
- 75
- 20
- 7
- 14 8
- 8
- 3
- 50
- 7 .
- 8 .
- 80
- 16 .
- M ..
- 37 50
- 20 .
- 1
- 22 M
- 9
- 7
- 7
- 6
- 5
- 5
- 4
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 50
- en
- 4
- 3
- 3
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 25
- 25
- 25
- 5 75
- 6 25
- 4
- 3
- 5
- 16
- 4
- 50
- 6
- 50
- 5 50
- 10 ..
- 16 ..
- 10 ..
- 10 ...
- 3 50
- 8 ..
- (0 ..
- 90 ..
- 17 .
- 45
- 25
- kil.
- 2
- CO
- CH
- 14
- 7
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé..
- » gros effilé...
- 7 50 à 8 50
- co
- 7 ..
- B e » e as
- Antilles. Cayenne
- 1/2 kil.
- 0 40 à .0 42
- PLACE DE LYON
- (19 Octobre)
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- ~1toUnIor CrdSoS
- 25
- 75
- s
- 1 . -
- 1 50
- 5 25
- 3 25
- 3 25
- 1 50
- 6 . .
- 4 50 2-50
- 6
- 6
- 4
- 5
- 5
- 75
- 2:
- 75
- 75
- 50
- 5 75
- 4
- 4
- 3
- 4
- 3
- 3
- 3
- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 5 75
- 4 50
- 4’5)
- 2 50
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Acétate de plomb ...... . . A ride acétique des arts 40% — ................. — nitrique 36° . ........ — sulfurique, 66° .... — tartrique....... — citrique........ ......
- Alun épuré.............. — ordinaire.............
- Ammoniaque incolore, 22°. Bichlorure d’étain, 55°.. .. — — 60°....
- Bois Campêche-Lguna. .. — — Guadeloupe
- — JauneCentre Amérique
- Cachou jaune. V apeu s .. — brun.................
- Chlorate de potasse! .. .. — de soude...............
- Chlorure de chaux! 00 à 110° Chromate rouge de potasse — — de soude..
- Crème dé tartre ...... Cristaux de tartre..... — de soude.............
- Curcuma Bengale en racines — de Madras.. .... — Chine . .............
- Essence de térebenthin] .. ’ Extrait ‘ de châtaignier 20.:
- Galles de Chine et Japon. — vertes et noires . .
- Gomme Sénégal, en sortes, arabique................. — adragante rousse.
- Jus de citron............ Méthylène' à 95°. .......
- 70 ..
- 25 ..
- 7 ..
- 32 . .
- 8 ..
- 305 ..
- 440 ..
- 20 ,.
- 15 ..
- 44 ..
- 100 ..
- 110 ..
- 17 ..
- 14 . .
- 18 ..
- 37 ..
- 115 .. 110 .
- 125 ..
- 19 50
- 85 125 185 182
- 7
- 55
- 50
- 65 ..
- 63 .
- 105 ..
- 16 ..
- 180 ..
- 170 . .
- 150 ..
- 190 .
- 325 ..
- 23 ..
- 125 .
- 120 ..
- à 75 ..
- 26 ..
- 8 ..
- 34 ..
- 11 .
- 310 ..
- 450 ..
- 21 ..
- 16 ..
- 45 ..
- 110 ..
- 120 . .
- 18 .
- 14 50
- 19 ..
- 38 .
- 120 .
- 120 ..
- 135 ..
- 20 ,.
- 90 ..
- 135 ..
- 190 ..
- 185 ..
- 8 ..
- 60 ..
- 66 ..
- 64 ..
- — régie 90 .. . . .. -
- Prussiate jaune de potasse 185
- — — de soude.
- Pyrolignite de fer..... .. Résine............. Rouille.............
- Sel de soude 80°... . ..
- — ammoniaque.
- Sel d’étain..............
- iSoufre en canons ......
- — sublimé.................
- Sumac Sicile en feuilles.. Sulfate d’alumine .. .....
- — de cuivre......... — de fer..........
- 10
- 22
- 9
- 18
- 11
- 215
- 19
- 21
- 27
- 15
- 78
- 50
- 50
- c a0
- 17 .
- 185 .
- 200 .
- 160 .
- 250 .
- 375 .
- 24 .
- 130 .
- 125 .
- 190 .
- 11
- 25
- 10
- 18 :
- 12
- 225
- 20 !
- 22 1
- 29
- 17
- 79 .
- 8
- %
- 50
- 50
- p.319 - vue 310/380
-
-
-
- O 00
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d'Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc.
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rulber, Gutta Percha et Telegraph Works C' Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant
- Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1830. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression.
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles/. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- -amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans", fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à eouper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P. LEGRAND
- INVENTEUR
- Pont de la Révolte, a St-Denis
- SEINE
- Étanchéité complète
- PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- MÉDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- p.320 - vue 311/380
-
-
-
- 4e Année. — No 21 Le Numéro : 0,75 5 Novembre 1899 (SB
- —m - " = -= . ----------- = ... — _ : . = ' —=—= —== \ e .
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an.... , 15 fr.
- — Six mois.. 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.....20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- AuNANAEC ( La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- GNNUNCta . Faits divers ..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Tein- ; ture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage. — Rapport de M. Bailly sur l’activité des conseils de prud’hommes du département de la Seine. — La teinture des plumes (suite et fin).
- Dégraissage et blanchiment. — La soude électrolytique. Teinture et impression. — Teinture et impression (système Vigoureux) sur laine peignée (suite).
- Apprêts. — L’Apprêt des dentelles (suite).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Bleu Eboli 6B.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — L’école de chimie et de teinture de St-Etienne. — Fabrication artificielle de la soie. — La loi sur les accidents du travail.—Jurisprudence.— Un bon exemple à suivre. — Conservatoire des Arts-et-Métiers. — Nécrologie. — Douanes françaises. — Tarifs de chemins de fer. — Adjudications adminis'ratives. — Bibliographie.
- Renseignements commerciaux. Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- RAPPORT DE M. BAILLY
- A la Chambre Syndicale de la teinture et des industries qui s’y rattachent, sur l’activité des Con seils des Prud hommes du département de la Seine. (Années 1896, 1897,1898). — Industrie des • produits chimiques.
- «Le Conseil des prud’hommes du département de la Seine pour les produits chimiques a eu à examiner 6.675 affaires en 1896 ; 6.459 en 1897 et 6.433 en 1898. Au total, pour les trois années, 19.567 contestations. On remarquera que d’année en année il y a une légère diminution.
- « En ce qui concerne la première catégorie, la nôtre, il y a plutôt augmentation. Il y a eu, pour cette première catégorie, qui comprend une quarantaine d’industries diverses : 1.753 contestations en 1896, 1.779 en 1897 et 1.786 en 1898, au total 5.318 contestations pour l’ensemble des trois années.
- « C’est dans la deuxième catégorie (l’alimentation) que le nombre des affaires a le plus diminué. Dans la quatrième et la cinquième il a peu varié.
- « Les teinturiers -dégraisssurs passent de 194 contestations en 1896 à 152 contestations en 1897 et à 155 en 1898.
- « Les blanchisseries et lavoirs ont eu 607 affaires en 1896, 691 en 1897 et 746 en 1898.
- « L’augmentation remarquée provient de ce que plusieurs patrons ont, ou fait des demandes reconven-ti innelles, ou introduit directement des demandes principales, choses qu’ils ne faisaient pas, ou rarement, avant 1896. Au cours de la dernière annje, sur les 155 demandes de teinturiers, on en compte une vingtaine émanant des patrons. Sur les 746demandes introduites par des blanchisseurs, on en compte également une trentaine émanant des patrons de cette industrie. On commence à comprendre ici que la juridiction des prud’hommes n’est pas faite seulement pour les ouvriers.
- «Il serait utile de généraliser la méthode, et les droits étant égaux, les patrons auraient une certaine quantité de jugements prononcésà leur profit qui viendraient balancer les nombreux jugements rendus au profit des ouvriers.
- « Cette manière de faire, qui est la bonne, se recommande d’autantplusque ieConseildesprud’hommes
- p.321 - vue 312/380
-
-
-
- 322
- LE MONITEUR DE LA TEINT ORE
- des produits chimiques commence à admettre, mais en conciliation seulement, des fondés de pouvoir, parents ou employés principaux des justiciables, qui viennent représenter les patrons empêchés.
- « La plupart des demandes de patrons sont basées sur des malfaçons ou pour préjudices causés par des scandales dans les ateliers.
- « La plupart des demandes des ouvriers teinturiers et blanchisseurs sont relatives au défaut de délai-congé.
- « Cette question de délai-congé est au fixe quand il existe, comme dans la blanchisserie, des usages parfaitement définis. Il s'agit tout simplement de faire la preuve que l’ouvrier est parti de sa propre autorité ou qu’il a abandonné le travail.
- « Quand il n’existe pas d’usages bien déterminés dans la profession, les ouvriers transforment leurs demandes pour délai-congé en question de brusque renvoi, et ils s'appuient pour cela sur la loi du 27 décembre 1890.
- « Cette loi dit, en effet, que la résiliation du contrat de louage de travail du fait de l’une des parties peut toujours donner lieu à une indemnité, et que nul ne pourra par avance renoncer à cette indemnité éventuelle.
- « Il y a toujours préjudice quand un patron renvoie brusquement son ouvrier, de même lorsqu’un ouvrier abandonne brusquement son travail.
- « Ce préjudice est évalué à forfait, pourrait-on dire, pour les blanchisseurs ; pour les teinturiers il est estimé à une indemnité égale au salaire d’une semaine. Donc, quand il n’y a pas eu prévenance, il y a brusque renvoi ou brusque départ, et l’indemnité est due soit d’un côté, soit de l’autre.
- « Le contrat de louage de travail est un contrat comme un autre, à cette différence près que l’indemnité résultant de la rupture de ce contrat est de droit in -prescriptible et qu’aucune des parties ne peut, par avance, y renoncer.
- « Or, si la loi défend de renoncer à cette indemnité éventuelle, elle ne défend pas de fixer par avance le taux de cette indemnité. C’est pourquoi les blanchisseurs ont pu fixer légalement ce taux à 25 francs pour les hommes et à 15 francs pour les femmes pour tout • défaut de délai-congé.
- « Tout contrat écrit ou signé portant que : « le nommé X..., ouvrier, loue à Z..., patron, qui l’accepte, son travail quotidien pour le prix de tant par jour, et
- que les délais de prévenance à fin de résiliation sera de tant de jours, ou à défaut qu’une indemnité de tant de francs sera payée par l’auteur de la résiliation » est parfaitement licite.
- « Que l’ouvrier soit ou non resté longtemps dans la maison, il n'a droit qu’à l’indemnité stipulée au contrat, si toutefois il fait la preuve qu’on l’a renvoyé, ou qu’on l’a empêché de continuer son travail.
- « La première catégorie des produits chimiques est, relativement aux autres, dans un état manifeste d’infériorité. En effet, cette première catégorie, qui ne compte que trois représentants-patrons, a fourni en 1898 1.786 contestations, tandis que la troisième catégorie (papier et industries le transformant) n’a fourni que 1.132 contestations pour le même laps de temps, alors qu’elle compte quatre représentants patrons.
- « Le nombre des représentants ayant été fixé d’après le nombre des électeurs, nous ne saurions trop engager nos lecteurs blanchisseurs et teinturiers du département de la Seine à se faire inscrire dans leur mairie respective comme électeurs de la première catégorie des produits chimiques. »
- La teinture des plumes Suite et fin)
- 20 Prune, — Teindre comme le bleu marine ou nuancer sur même bain avec de la fuchsine acide.
- 30 Violet. — Teindre comme précédemment avec l’un des nombreux violets connus.
- 31 Marron. — Teindre comme précédemment avec Orange II et violet acide. Nuancer suivant besoin avec azobrun acide.
- 32 Bordeaux. — Teindre au bouillon avec Ponceau 6RB, traces de bleu soluble à l’eau et un peu de jaune Chinoline. On peut arriver au même résultat en employant la fuchsine acide, le substitut d’orseille et un peu de jaune solide.
- 33 Grenat. — Teindre au bain acide à 75- avec Ponceau G et carmin d’indigo ; on peut aussi employer un peu de rouge solide et du violet acide.
- 34 Cardinal, ponceau, rouge vif. — Teindre comme précédemment avec Ponceau 3R ou Ponceau cristallisé.
- 35 Ecarlate. — Teindre comme ci-dessus avec Pon-ceau 2R et Orange IV ou avec azorouge.
- 36 Noir — On teint encore fréquemment les plumes | en noir avec le campêche ; ce n’est que plus récem-
- p.322 - vue 313/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CO
- Ge
- CO
- ment que l’on a tenté, non sans succès, la teinture avec des matières colorantes artificielles. Ci-contre quelques recettes ayant donné des résultats satisfai-faisants :
- 1- Immerger pendant une nuit entière dans un bain de nitrate de fer (rouil) à 15* B ; rincer le lendemain et finir au campêche et au bois jaune en quantités voulues suivant nuance.
- 2: Mordancer à la couperose, au sulfate de cuivre et au tartre et finir comme ci-dessus.
- Ncus ferons remarquer que lorsqu’on teint au campêche on se heurte souvent à l’inconvénient de donner trop de couleur et de faire bronzer ainsi les plumes.
- On remédie à cet inconvénient par le déchlorage, c’est-à-dire on passe les plumes dans un bain d’eau très large à laquelle on a ajouté un bain d’eau de Javel et on manie dans ce bain pendant environ 1/4 d’heure ; rincer ensuite soigneusement. Dans le cas où les plumes bronzent encore, répéter le traitement à l’eau de Javel autant de fois qu’il paraîtra nécessaire pour obtenir un noir jais parfait.
- Quand on se sert des colorants artificiels, la teinture se fait le plus simplement possible au bouillon en bain acide, avec par exemple du noir Victoria, du noir naphtylamine, etc,, etc.
- 37 Beige. — Teindre en bain acide à 75- avec azo-jaune, Orange II et violet acide.
- 38 Gris. — On teint soit au campêche comme pour le noir en n’employant que des quantités infiniment moins fortes, ou avec la nigrosine en bain acidulé d’acide sulfurique comme fond et nuancer suivant besoin dans le même bain avec d’autres colorants acides. Dans les gris-bleu la nigrosine est remplacée par l'in-duline. Dans les gris mode nuancer avec un peu d’orange.
- 39 Mode. — On obtient les couleurs mode en toutes nuances imaginables en combinant le rouge acide, le jaune et le bleu : c’est ainsi qu’on allie ensemble les proportions variées l’azocarmin, le jaune solide et le carmin d’indigo ; ou encore l’azo-fuschine, le jaune indien et le bleu breveté.
- Il ne nous reste plus avant de quitter ce sujet que de mentionner brièvement certaines spécialités qui trouvent assez souvent leur emploi dans la teinture des plumes et qui ont pour objet de produire un effet très original et tout particulier sur cet article soumis naturellement à tous les caprices de la mode. Nous l
- voulons parler par exemple de la teinture seule des bordés, des pointes, de la production des ombrés et de leur teinture en nuances à deux effets, des changeants, etc., etc.
- 40 Teinture des bordés. — La teinture des bordés ne se pratique que sur les plumes d’autruche et consiste à ne teindre que la pointe et les bords. On se sert des mêmes récipients que pour la teinture en plein : l’ouvrier saisit la plume par son tube inférieur avec la main gauche, et avec la main droite la pointe ; il porte ainsi horizontalement la plume dans le bain de teinture et immerge la pointe, sécher ensuite et reprendre l’opération en sens inverse et finir par la pointe supérieure. Après terminaison et sèche, friser et donner s’il y a lieu les autres apprêts.
- 41 Teinture des ombres. — Celte teinture consiste à produire deux ou trois tons dégradés d’une même nuance sur la plume et presque toujours la plume d’autruche, de telle façon que le ton le plus foncé constitue le fond et le ton le plus clair l’extrémité extérieure des barbes. Le ton le plus foncé s’étend à peu près à la moitié de la longueur des plumes ; le ton moyen suivant au 2/6 et le reste est réservé au ton le plus clair. Commencer par teindre uniformément la plume, puis étendre la partie supérieure (1/6) à partir de la pointe entre deux planchettes s’adaptant bien l’une sur l’autre et auxquelles l’on pourra donner du serrage au moyen d'un jeu de vis. Le premier bain de teinture est renforcé entre temps et on reteint la partie non réservée (5/6) par les planchettes. Pour finir l’ombré la moitié supérieure de la plume est alors insérée à nouveau dans les planchettes, le bain est encore une fois renforcé et les parties non protégées teintes une troisième fois. Finalement rincer dans un bain légèrement acidulé.
- Lorsque le teinturier ne doit produire que deux tons d’ombré, il procède exactement comme on faisait autrefois 'pour les chaînes de chiné. On teint d’abord toute la plume en nuance claire et on sèche ; puis envelopper la pointe dans une feuille de papier et lier solidement cette feuille avec du fil, sans cependant endommager la plume et plonger la partie à foncer dans le bain bouillant de telle façon que le papier ne soit pas touché par la couleur. Un ouvrier, quelque peu habile, n’a pas besoin de prendre la précaution d’envelopper sa plume, et il lui suffit d’immerger jusqu’à l’endroit qu’il veut réserver ou un peu au-dessus, nous conseillons cependant de toujours se servir de
- p.323 - vue 314/380
-
-
-
- c. co
- LE MONITEUR DÈ LA TEINTURE
- l’enveloppe lorsqu’on n'est pas sûr de l’ouvrier qui doit exécuter le travail.
- 42 Plumes à deux nuances. — Procéder exactement comme pour les ombrés, avec ce seul changement qu’à la dernière immersion, on ne se servira pas du même colorant que la première. On teint par exemple toute la plume en bleu lumière et après avoir inséré la partie à réserver entre les planchettes, produire (sur l’extrémité inférieure, un vert perroquet, ou bien teindre d’abord en gris et finir au bordeaux.
- 43 Changeant. — Parfois la consommation suivant les caprices de la mode, demande des plumes irisées comme la nacre suivant que les rayons solaires sont absorbés ou réflectent. On arrive à cet effet en se servant de plumes de paon, de coq ou autres similaires préalablement décolorées, puis en les teignant d’après la recette N 2, en crème et en laissant sécher lentement. Préparer ensuite un bain avec une matière colorante très fluorescente comme l’Eosine, la Rhoda-mine, l’Uramine, la Pyronine, etc., etc., et tout en n’en garnissant que très parcimonieusement le bain, manier les plumes teintes en crème et séchées sans les mouiller préalablement ; le maniement ne devra durer que fort peu detemps et la température du bain ne dépassera pas 40-. La plume ne se mouille ainsi que par place et superficiellement seulement, et par suite la couleur ne s’applique qu’aux endroits mouillés et l’effet voulu se produit après sécher.
- (D’après Mar. Haller).
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- La soude électrolytique
- La soude et ses composés peuvent être considérés à juste titre comme l’un des facteurs les plus importants du dégraissage et du blanchiment, tels que l'in-dustriemolerne comprend ces deux opérations essentielles préliminaires de la teinture et de la fabrication des fibres textiles quelles qu’elles soient d’ailleurs.
- La laine, aussi bien que le coton, le lin et la soie, pour ne parler que des fibres les plus fréquemment
- employées ne peuvent plus se passer de la soude ’ ainsi que de ses dérivés et elle a presque complètement détrôné la potasse exclusivement employée autrefois aux mêmes usages :
- Il n’est donc pas inutile tout aussi bien pour le tein-
- turier que pour le manufacturier, de bien connaître un produit dont il est appelé à consommer journellement des quantités considérables et qui, partant de là, leur occasionneront, malgré le bas prix de cette matière, des dépenses relativement élevées. Il ne leur doit pas être indifférent d’apprendre que si les méthodes anciennes du procédé Leblanc ont été avantageusement remplacées au point de vue du prix de revient par les procédés Solvay, il est un procédé qui vient a peine d’entrer dans la pratique industrielle, mais qui n’est pas moins appelé, nous en sommes certain, dans un avenir plus ou moins rapproché, à faire une sérieuse concurrence, sinon détrôner complètement les deux méthodes de fabrication plus anciennes et précédemment citées. Nous venons de parler du procédé électrolytique : une étude aussi complète qu’approfondie a établi qu’en tenant compte autant que possible de toutes les conditions où s’opère la fabrication, une usine électrolytique fabricant par jour 5.000 kilos de soude caustique et du chlore nécessaire pour 12 500 kilos de chlorure de chaux (corollaire de la fabrication de la soude) pourrait réaliser un bénéfice journalier de 1.600 francs avec les prix de vente respectifs de 250 et 200 fr. la tonne pour ces deux substances.
- Les mêmes produits, obtenus par les procédés à l'ammoniaque (Solvay) coûteraient 600 francs de plus. Pour peu qu’un procédé électrolytique suffisamment étudié parvienne à vaincre les quelques difficultés encre existantes, la lutte, comme on le voit, devien-d a difficile pour les autres modes de production et le sujet vaut la peine qu’on expose l’état de la question telle qu’elle se pose dès à présent. Il n’entre pas dans le cadre que nous nous sommes tracé de revenir sur la fabrication de la soude par les procédés Leblanc et Solvay. Ils sont suffisamment connus de la généralité des lecteurs et ceux d'entre nos amis qui voudraient se renseigner à fond sur ce sujet n’auront qu’à consulter le 3e volume de la petite encyclopédie industrielle récemment parue et où la matière est traitée de main de maître.
- Nous aborderons donc de suite l’étude de la fabrication de la soude par voie électrolytique telle qu’elle se pratique actuellement ; mais avant d’entrer dans les détails de la pratique industrielle, quelques explications théoriques sont indispensables. Nous les donnerons aussi courtement et aussi clairement que possible pour que chacun les puisse comprendre aisément.
- (A suivre)
- p.324 - vue 315/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 325
- Teinture et Impression
- Teinture et impression sur laine peignée (Système Vigoureux)
- {Suite)
- III. Couleurs Diamine
- Les couleurs diamine en général et plus particulièrement les marques énumérées ci-dessous rendent d’excellents services pour la teinture de la laine peignée, notamment en nuances considérables pour la bonneterie fine.
- Ces colorants conviennent très bien pour la teinture sur appareils mécaniques et se distinguent particulièrement par leur unisson parfait même dans tous les tons les plus clairs.
- Voici celles des couleurs diamine qui sont les plus intéressantes pour la teinture de la laine peignée :
- Rouge solide Diamine F.
- Ecarlates Diamine B et 3B.
- Roses Diamine BD, BG et GD.
- Jaunes solides Diamine A.
- Jaune d’or Diamine.
- Verts Diamine G et B.
- Bordeaux Diamine S.
- Diaminogéne extra.
- Parmi ces colorants le rouge solide Diamine F est tout particulièrement important. Par chromatage après teinture on obtient avec ce produit des nuances d’une solidité telle qu’à un foulon normal elles ne déchargent ni sur la laine, ni sur le coton blancs foulés en même temps. La résistance à la lumière des teintes ainsi obtenues est également remarquable, de sorte que ce colorant peut dans la plupart des cas remplacer avantageusement le rouge d’alizarine pour la teinture de la laine peignée. Pour des articles qui n’exigent pas une très grande solidité au foulon on peut également employer le rouge solide Diamine F en teintes directes (sans chromatage après teinture).
- (A suivre).
- APPRÊTS
- L'APPRÊT DE LA DENTELLE par Eug. Ackermann {suite)
- Pour tous les apprêts, il faut d’abord des substances épaississantes, puis d’autres matières capables de modifier les qualités de la fibre. Par conséquent l'apprêteur qui veut donner un bon aspect aux den
- telles doit avoir quelques notions non seulement sur les propriétés chimiques des matières à employer mais aussi sur les propriétés physiques des fibres qui composent les dentelles.
- Les fibres végétales supportent en général l’action des solutions alcalines chaudes ou froides, mais elles ne sauraient subir sans altération l’action des acides minéraux. Les résultats sont cependant très différents suivant les circonstances. Ainsi l’acide sulfurique concentré désorganise les fibres végétales, tandis que le même acide étendu les contracte lorsqu’il n’agit sur elles que pendant une courte période.
- Les fibres animales plongées dans des solutions faibles d’acides minéraux, puis séchées, se désorganisent graduellement et se réduisent en poudre. Bien que les acides organiques aient une action plus faible que les acides minéraux ils détruisent cependant les fibres végétales. L’acide oxalique, par exemple, employé en solution de 4 % réduit les fibres en poudre avec une exposition de une ou deux heures à la vapeur.
- Avec les fibres animales il fau. e souvenir que la laine contient une forte proportion de soufre. Grâce à ce soufre, les fibres noircissent souvent sous l’influence des sels métalliques, comme l’acétate de plomb, le chlorure d étain et les métaux. Les fibres animales sont très sensibles à l’action des alcalis, surtout lorsque ceux-ci sont caustiques, mais le degré de température et de concentration, ont une grande influence sur les résultats. Tandis que la laine supporte sans danger l’action des solutions faibles de carbonate de soude, elle se laisse dissoudre rapidement par la soude caustique, surtout lorsque celle -ci est chaude et concentrée. L’acide sulfurique concentré désorganise très rapidement la soie. Il agit de la même façon sur la laine, mais lorsqu’il est étendu d’eau, il ne produit qu’une contraction. Les fibres animales ne supportent pas sans altération l'action du chlore, mais elles résistent très bien à l’action des acides dilués, con-trairement aux fibres végétales.
- Les substances qui peuvent augmenter la rigidité des tissus sont l’amidon, la dextrine, les différentes gommes, la gélatine, etc. On peut employer la gomme arabique et la gomme adragante lorsqu’on n’a pas besoin d’une grande raideur et lorsqu’on ue veut pas modifier la couleur. La gélatine donne une grande fermeté, et elle est meilleur marché.
- (A suivre
- p.325 - vue 316/380
-
-
-
- 326 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Le Bleu Eboli 6B
- Le Bleu Eboli 6B présenté à la consommation par la Farbwerk Mühlheim (anc. maison Léonhardt et Cie) fournit des teintes plus bleues et plus pures que le Bleu Eboli B.
- Les teintes sont solides aux alcalis, aux acides, au repassage, au soufrage et au frottement. La solidité à la lumière et au lavage sur coton est égale à celle des bleus substantifs connus.
- Les teintes sur laine sont solides au lavage ; elles résistent à un léger foulon neutre ou alcalin sans que l’on ait à redouter que la nuance coule.
- Procédés de teinture
- Coton : on teint avec 10 à 30 % de sulfate de soude ou de sel marin (suivant l’intensité de la nuance); en bain alcalin on obtient les mêmes résultats.
- Le Bleu Eboli 6B peut être combiné à toutes les matières colorantes substantives.
- Laine : on teint avec 1 à 4 cc. d’acétate d’ammoniaque 10° Bé par litre (suivant l’intensité de la nuance) et 10 % de sulfate de soude ; on entre à 60° C., chauffe en 1/2 ou 3/4 h au bouillon et le maintient pendant 3/4 h.; pour épuiser complètement le bain on ajoute encore 1/4 à 1/2 % d’acide acétique 80 Bé.
- Mi-laine : on teint avec 20 % de sulfate de soude pendant 1/2 à 3/4 h. au bouillon et puis pendant 3/4 à 1 h. sans chauffer.
- Soie : On teint avec du savon de dégommage coupé à l’acide sulfurique.
- Mi-soie (coton et soie) : on teint avec addition de 2 gr. de savon et 5 gr. de sel marin par litre pendant 1/2 h. à 90° C. et pendant 3/4 h. en laissant refroidir le bain. D’après ce procédé la soie reste blanche.
- Mi-soie (laine et soie) ; on teint pendant 1 h. à 90° C. avec 2% acide acétique 8° Bé.
- Lin, ramie et jute se teignent comme le coton.
- Procédé d 'mpression sur laine :
- On imprime sur la laine chlorée la couleur suivante : 30 gr. bleu Eboli 6B,
- 380 » british gum,
- 500 »’ eaux ; faire bouillir et ajouter après refroidissement,]
- 30 » ammoniaque,
- 15 » oxalate d’ammoniaque,
- 45 » glycérine,
- 1000 gr.
- Vaporiser humide pendant 1 h. sans pression laver et sécher.
- Procédé d’impression sur soie
- 30 gr. bleu Eboli 6B,
- 380 » british gum,
- 545 » eau ; faire bouillir et ajouter après refroidissement,
- 30 » ammoniaque,
- 15 » oxalate d’ammoniaque,
- 1000 gr.
- Vaporiser 1 h. avec 1/4 de Ko. ou sans pression, laver, sécher.
- Le Bleu Eboli 6B peut être rongé à la poudre de zinc, au sel d’étain et à l’acétate d'étain. L’acétate d’étain se prête le mieux pour le rongés colorés d’après le procédé suivant :
- 30 gr. colorant,
- 135 » acide acétique 8° Bé,
- 75 » eau,
- 190 » gomme 1:1,
- 470 » rongeant à l’acétate d’étain,
- 120 » acétique de tanin 1:1.
- Rongeant à l’acétate d’étain :
- Empâter 600 gr. dextrineavec
- 600 ccm. d’acétate d’étain 22° Bé, ajouter 30 gr. d’acide citrique (poudre).
- Vaporiser 1 h. avec 1/4 de Ko. ou sans pression, passer en émétique (5 gr. par litre) et laver.
- Avec le rongeant on peut imprimer les colorants suivants : Jaune acridine, Homophosphine, Orangé acridine nouveau R, Rouge acridine B, 2B, 3B, Pyro-nine G, 2G, Safranine G extra, Vert Capri, et.
- Rongeant à la poudre de zinc :
- 100 gr. eau de gomme 1 : 1,
- 55 » poudre de zinc,
- 22 » bisulfite de soude 380 Bé,
- 10 » ammoniaque,
- 5 » glycérine.
- Vaporiser pendant 1 h. avec 1/4 1. de Ko. de pression, passer à l’acide et laver.
- Propriétés :
- Solidité à lumière et solidité au lavage : aussi bonne que les bleus substantifs connus; sur laine les teintes sont absolument solides au lavage, elles résistent de même au foulon (savon neutre et alcalin).
- Solidité à la transpiration : bonne.
- p.326 - vue 317/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 327
- Solidité à la poussière : bonne.
- Solidité au repassage : bonne.
- Solidité à l’alcali : bonne.
- Solidité au soufre : bonne.
- Solidité au décatissage : bonne.
- Solidité à l’acide : bonne.
- Solidité au frottement : bonne.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- TRAITEMENT NOUVEAU DES TISSUS légers de coton pour doublures, en vue de leur donner des qualités nouvelles de toucher, de tenue et d'aspect.
- Par la Société Collangette et Jame
- Pour donner aux tissus légers de coton pour doublure une grande ressemblance avec les tissus mélangés de laine et de coton, les tissus, au lieu d’être mis directement en vente avec la manipulation habituelle qu’on leur a toujours donné jusqu’à présent, sont au préalable apprêtés à la façon des tissus laine et coton, ce qui à pour avantage, en leur prêtant l’illusion de ces derniers, de permettre l’augmentation de leur prix ordinaire de vente par les qualités similaires de toucher, de tenue et d’aspect qui leur sont
- MORDANÇAGE DU COTON
- et d'autres fibres végétales au moyen de bisulfite de chrome
- Par la Société Badische Anilin et Soda Fabrik
- Ce procédé pour le mordançage du coton et d’autres fibres végétales au moyen d’une solution aqueuse de bisulfite de soude, consiste à imprégner avec ladite solution la marchandise à teindre, à la tordre ou à la traitera la centrifuge, puis à la passer, sans séchage préalable, par un bain qui contient des sels faisant l'effet d’alcali, par exemple, le carbonate ou le bicarbonate de soude, le carbonate de potasse, le phosphate de soude, etc.
- (Reproduction interdite}.
- DIVERS
- L’Ecole de Chimie et de Teinture de Saint-Etienne
- Les cours de chimie et de teinture professés par M. Lacaze au groupe scolaire Jules Ferry viennent de réouvrir à Saint-Etienne Dans l’intérêt même du développement de l’enseignement industriel dont l’utilité apparaît si grande dans les grandes luttes de la concurrence internationale, en présence des efforts faits par les peuples rivaux et des progrès qu’ils ont déjà réalisés, nous croyons devoir insister sur cette
- institution et la faire connaître de plus près à tous ceux qui ont quelque soucis de l’avenir industriel de notre pays.
- On ne saurait trop louer les initiatives intelligentes auxquelles nous devons l’Ecole de chimie et de teinture de la rue Tréfilerie.
- En mars 1832, des cours publics de physique, de de chimie et de teinture furent ouverts par un arrêté du Maire de Saint-Etienne, dans le quartier des teinturiers, rue Tréfilerie, 16 bis, et professés par M. Lacaze, aidé par deux préparateurs.
- Le 11 septembre 1895, M.Chavanon institua pour ces cours un Comité de patronage et de perfectionnement, composé de quinze membres. La même année, après l’approbation du programme présenté par M. Lacaze, le Comité demanda la création d’une bibliothèque et d’un laboratoire techniques avec un outillage approprié. Le Conseil municipal vota ces améliorations. Enfin, le 18 janvier 1897, M. le Maire annonça, par desafiches, l’ouverture officielle de VEcole de chimie et de teinture.
- L’Ecole était fondée.
- Son enseignement s’adresse aux apprentis, aux ouvriers teinturiers et aux jeunes gens qui veulent entrer dans les laboratoires industriels de la région. Mais, comme son objectif principal est l’industrie professionnelle des ouvriers teinturiers de Saint-Etienne, il a surtout pour but de faire connaître, aussi parfaitement que possible, les propriétés utiles à la pratique des ateliers de notre ville, des matières qui y sont actuellement employées et de celles que les découvertes incessantes de la chimie déversent constamment dans le commerce, et aussi d’apprendre l’économie dans leur emploi industriel par un pourcentage rigoureux.
- Nous ne pouvons publier le programme qui est connu et qui est conforme au but poursuivi.
- Les opérations des cours peuvent être répétées par les élèves dans un laboratoire convenablement installé.
- Les contremaîtres et les ouvriers teinturiers sont admis à faire des essais particuliers dans le laboratoire.
- De 1895 à 1898, 52 élèves sont sortis, dont 40 teinturiers.
- Les élèves sortant de l’Ecole sont rétribués en moyenne de 5 à 6 fr. par jour dans l’industrie ou dans les laboratoires. Quelques anciens élèves, quoique jeunes encore, occupent d’assez belles situations. Exem-
- p.327 - vue 318/380
-
-
-
- 328
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pies : un ancien élève, âgé de 23 ans, chef d’essais de teinture avec traitement mensuel de 250 francs ; un autre ancien élève, âgé de 22 ans, est chef d’un atelier de 50 ouvriers teinturiers.
- M. Lacaze est guidé dans son œuvre par un sous-comité de patronage actif et dévoué composé de : MM. le docteur Fessy, patron teinturier; Chaize, fabricant de lisses, conseiller municipal ; Dupuis, teinturier, conseiller municipal ; Grenetier, patron teinturier en noir; Héraud, patron teinturier, conseiller municipal. L’Ecole fonctionne donc ; et c’est une création qui fait honneur à côté des autres institutions, telles que nos Ecoles professionnelles et d’Arts industriels.
- (A suivre).
- La fabrication artifcielle de la soie véritable
- On nous annonce de Glasgow la formation d’une Société par actions La Vaeduara Silk Co , Limited au capital de un million 200 mille francs et qui se proposerait d’exploiter l’invention du professeur Hummel, de Manchester, concernant la production artificielle de la soie véritable. Dans ce procédé on utiliserait comme matière première, le liquide gélatineux et soyeux obtenu par l’écrasement d’un certain vers à soie (probablement une des innombrables espèces de bombyx sauvages) au moment de sa montée. La matière liquide est passée tout comme celle servant à la fabrication de la simili-soie ordinaire, à travers des tubes capillaires sous une pression très énergique. Au sortir des tubes, le fil d’une finesse extraordinaire est séché, mouliné puis soumis à certains traitements chimiques qui devront augmenter sa force de résistance. Le procédé nouveau ne consiste donc en principe qu’à remplacer par un travail mécanique le travail du vers à soie.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS
- du Travail
- Circulaire ministérielle relative à C application de la loi du 9 avril 1898, concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail
- Paris, le 24 août 1899.
- Monsieur le préfet,
- La loi du 9 avril 1898, concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, est en vigueur depuis le 1er juillet. Les premières difficultés d’application, qu’on ne s’est peut-être pas toujours défendu dégrossir, se sont singulièrement atténuées devant la résolution manifeste du gouvernement d’assurer dans son intégralité l’exécution de la législation nouvelle.
- C’est plus, à vrai dire, qu’une législation nouvelle, c’est un droit nouveau qui apparaît dans les relations
- entre employeurs et employés. Les intéressés eux-mêmes, ouvriers et patrons ne semblent pas en avoir partout compris le sens profond et la haute portée. C’est à vous, Monsieur le Préfet, qu’il appartient plus particulièrement, dans toutes les formes qui pourront se présenter, de faire connaître la loi à ceux qui l’ignorent, de l’expliquer à ceux qui n’en saisissent qu'imparfaitement la lettre ou l’esprit, d’en signaler les obligations et les sanctions à qui tenterait de la méconnaître ou de l’éluder.
- Sans aborder, pour le moment, des commentaires détaillés, dont la place est dans des circulaires spéciales, je voudrais seulement faciliter votre mission, en dégageant les principes dont s’est inspiré le législateur et les conséquences essentielles qu’il en a déduites.
- L’idée inspiratrice de cette législation, c’est celle du risque professionnel : idée timidement introduite il y a près de vingt-cinq ans dans une législation étrangère, acceptée depuis par tous les grands pays industriels de l’Europe, généralement approuvée aujourd’hui en France par les jurisconsultes et par les industriels, même par ceux qui, au cours de ces dix dernières années l'avaient le plus vivement combattue; idée dont la fortune rapide souligne l’évolution opérée dans nos conceptions juridiques et sociales par la transformation économique du monde moderne.
- Sous l’empire du code civil, l’ouvrier n’a qu’un recours exceptionnel et incertain contre les risques que comporte pour lui la production et que l’extension incessante du machinisme et des grandes agglomérations ouvrières va multipliant chaque jour. Blessé ou mortellement atteint, il n’a le droit à une indemnité que s’il a réussi à démontrer que le patron a commis une faute. Victime de sa propre imprudence, si l’on peut appeler de ce nom l’insouciance inévitable qu’amènent avec soi l’habitude du péril et l’intensité croissante du travail, il se voit refuser par la loi tout dédommagement. Victime d’un de ces cas fortuits qui n’engagent aucune responsabilité définie et qui représentent plus de la moitié des accidents industriels, il est privé de tout recours. Victime même d’une négligence ou d’une faute caractérisée du patron, il lui faut en faire la preuve judiciaire, dans le dénuement qui suit l’accident malgré les difficultés qu'il éprouve à obtenir les témoignages de camarades appelés à déposer contre leur patron. Bref, sur dix accidents, à peine un ou deux donnent-ils ouverture à une pleine réparation. Ainsi, sous le régime de l’article 1382, c’est l’ouvrier qui, le plus souvent, supporte le risque des accidents industriels
- Tout autre est la situation, si ce risque devient professionnel, s’il est une des conditions normales de l’exercice même de la profession, une des charges qu’elle implique nécessairement et qui doivent figurer parmi ses frais généraux. Dès lors, plus de recherche de la cause de l’accident, plus de litige sur la responsabilité : l’entreprise même considérée dans son impersonnalité, assume la réparation, comme tous les autres frais de cette production, et l’incorpore avec eux au prix de revient. L’ouvrier n’a plus de risque personnel à subir, de preuves à administrer. Comme son travail le constitue créancier du salaire, tout accident de travail le fait créancier d’une indemnité.
- p.328 - vue 319/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 329
- Un autre caractère de la nouvelle législation, c’est que les indemnités qu’elle assigne sont transactionnelles et forfaitaires. S’il est fait abstraction, dans la procédure, de la faute qui a pu être commise, le législateur pourtant en tient compte, dans une sorte de compromis, en admettant, au profit de l’ouvrier, qu’il sera toujours indemnisé, et, par contre, au profit du patron, que l’indemnité, ramenée à une moyenne, restera inférieure à la réparation totale du préjudice causé. Ainsi l'indemnité est transactionnelle. Elle est forfaitaire, en ce que la loi n’abandonne pas au juge l’évaluation du dommage : le législateur arbitre à l’avance l’indemnité à allouer; il la détermine selon les conséquences possibles des accidents qu’il classe en quatre catégories. Transaction et forfait aussi profitables à l’ouvrier qu’au patron, puisqu’ils indemnisent l’un de tout accident du travail, en même temps qu’ils ménagent à l’autre la possibilité de calculer à l’avance sa dette éventuelle et, dès lors, de s’en couvrir par l’assurance.
- Ce serait déjà un progrès signalé que d’avoir consti -tué, dans ces conditions certaines et simples, tout ouvrier victime d’accident créancier d’une indemnité, sauf à laisser le recouvrement de sa créance soumis aux aléas du droit commun. Le Parlement n’a point tenu cette amélioration pour suffisante. S'il n’estpas allé jusqu’à l’assurance obligatoire,qui avait les préférences de la Chambre des députés, il a du moins voulu que, dans tous les cas d’incapacité permanente ou de mort, l’ouvrier ou les siens fussent assurés du payement de l’indemnité. Par l’établissement d’une taxe additionnelle, à la charge de l’ensemble des industriels soumis à l’application de la loi, il a institué un fonds spécial garant de l’insolvabilité éventuelle du chef d’entreprise ou de son assureur. La rente due à l’ouvrier ou à ses ayants droit est ainsi gagée par l’impôt.
- Enfin, le Parlement a entendu notablement abréger et simplifier la procédure en matière d’accidents, au commun bénéfice des parties. En cas d’incapacité temporaire, compétence illimitée des juges de paix en dernier ressort; en cas de mort ou d’incapacité permanente, enquête judiciaire d’office par le juge de paix, procédure sommaire devant le tribunal, réduction des délais d’appel, arrêts rendus dans un délai préfixe, as-sistance judiçiaire accordée dans tous les caset de plein droit à la victime ou à ses ayants droit devant la justice de paix et le tribunal civil, exemption des droits de timbre et d’enregistrement pour tout les jugements et actes faits ou rendus en vertu et pour l'exécution de la loi : autant de réformes dont on ne peut mesurer l’importance qu’en se rappelant les lenteurs et les frais de la procédure antérieure ment applicable.
- Le droit nouveau dont je viens d’esquisser les traits caractéristiques n’est pas encore le droit commun : il ne s’applique point aux accidents survenus dans toutes les entreprises.
- Seules, en principe, les < ntreprises industrielles s’y trouvent soumises. Il ne s’étend aux entreprises commerciales ou agricoles que si, comportant la fabrication ou la mise en œuvre de matières explosives ou l’emploi de moteurs inanimés.. elles exposent par là même les ouvriers à des risques analogues à ceux des entreprises industrielles proprement dites.
- Par contre, il semble bien que toute l’industrie, sans distinction, soit assujettie. L’article 1er de la loi, dans une énumération très large, vise l’industrie du bâtiment, des usines, manufactures, chantiers, les entreprises de transport par terre et par eau, de chargement, les magasins publics, mines, minières, carrières ». En vain arguerait-on de l’absence du mot atelier, employé dans d’autres lois, pour soustraire aujourd’hui la petite industrie, l’atelier de menuisier ou de modiste, au régime du risque professionnel. S’il est vrai qu’au début des travaux préparatoires, poursuivis pendant près de dix-huit années, le développement de la production mécanique, les dangers nouveaux de l’outillage employé par la grande industrie ont été surtout mis en avant pour expliquer et justifier l’introduction dans nos lois du risque professionnel, il faut bien reconnaître que l’application de l’idée nouvelle s'est insensiblement élargie,jusqu’à s’étendre à tous les accidents du travail industriel.
- De cette extension progressive, et pour ainsi dire automatique, on retrouve facilement trace dans les travaux parlementaires. S’il est constant que dans plusieurs des premiers projets votés apparaissait l'intention de restreindre d’abord à la grande industrie un essai de la législation nouvelle, les derniers débats montrent avec la même évidence que le législateur a entendu, dans ses votes définitifs, aller, au moins en matière industrielle, jusqu’au bout de la théorie du risque professionnel.
- En 1895, le rapporteur du Sénat écrivait que la législation projetée tendait à « assujettir toutes les entreprises ou exploitations industrielles». Il déclarait plus tard à la tribune (séance du 4 juillet 1895) qu 3 le texte de l’article 1er « n’est pas un texte limitatif », que « la loi doit s’appliquer à toutes les industries ». Dans une autre délibération (séance du 25 novembre 1895), le même rapporteur rappelait au Sénat que sa commission avait déclaré « de la façon la plus formelle que, dans sa pensée, l’industrie toute entière se trouvait englobée dans l’énumération del’arcle 1er», et il répétait : a le texte de la commission n’est point limitatif, il est énonciatif, et toute l’industrie y est comprise ».
- Plus tard, le dernier rapporteur au Sénat confirmait la portée nouvelle de l’article 1er, en son texte actuel, disant : « Cette énumération renferme des termes très généraux, des termes qui embrassent, à notre avis, presque toutes les professions. » Et, sur l’interpellation formelle d’un sénateur : « Et, les ateliers? », le même rapporteur répliquait, sans rencontrer de contradiction: « Les ateliers sont compris dans les mots usines et manufactures ». (Séance du 20 mars 1896).
- Il faut donc admettre que toute l’industrie, petite ou grande, est assujettie à la loi. Doivent seulement y échapper, conformément au second alinéa de l’article 1er, « les ouvriers qui travaillent seuls d’ordinaire», même s’ils s’assurent « la collaboration accidentelle d’un ou plusieurs de leurs camarades c’est-à-dire », ouvriers les qui ne font que par exception office de « chefs d’entreprise. »
- Si toute l’industrie se trouve soumise à la loi, on n’en saurait dire autant des travaux qui, pour être matériellement analogu se, aux travaux de telle indus -trie, ne sont pas économiquement des travaux indus-
- p.329 - vue 320/380
-
-
-
- 330
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- triels. C’est ainsi qu’un laboratoire annexé à une faculté, malgré les risques d’explosion ou d’intoxication qu’il présente, ne peut être évidemment considéré comme un établissement industriel. De même pour une école technique, où les travaux des élèves ont un but exclusif d’enseignement.
- D’une manière générale, on peut dire que la loi est applicable à tous les travaux industriels dont le but est de réaliser un gain et auxquels convient par suite la qualification légale « d’entreprise. »
- Limitée pour le moment à l’industrie (sauf les extensions ci-dessus spécifiées), la loi est également restreinte aux accidents proprement dits, conséquence immédiate ou prochaine d’un événement soudain; elle ne s’étend pas aux maladies professionnelles, qu’entraîne l’exercice prolongé de certaines professions insalubres. La distinction, non douteuse en théorie; ne laissera pas du reste d’être souvent fort délicate dans la pratique : ce sera une question d’espèce.
- (A suivre.)
- JURISPRUDENCE
- TRIBUNAL CIVIL DE LA SEINE (3e Ch.)
- Présidence de M. Weil
- Audience du 8 mai 1899
- ASSURANCES CONTRE LES ACCIDENTS. — CONDAMNATION A UNE RENTE VIAGÈRE ---- EMPLOI EN UN TITRE DE RENTE.
- — OBLIGATION POUR LA COMPAGNIE D'ASSURANCES DE REMBOURSER LA SOMME AYANT SERVI A L’ACHAT DU TITRE DE RENTE.
- La Compagnie d’assurances contre les accidents est tenue de rembourser à son assuré la somme qu’il a dû dépenser pour l’acquisition du titre de rente, destiné à garantir l’exécution d’une condamnation à une pension viagère prononcée contre lui.
- Il ne lui suffit pas d’offrir le service de la rente ; car, d’après l’esprit du contrat d’assurance, la compagnie doit le remboursement de l’indemnité de sinistre, que l’assuré a été obligé de payer d’après le jugement de condamnation.
- Condamné à payer à son ouvrier blessé une rente viagère, le patron avait de plus été condamné à acquérir un titre de rente pour garantir l’exécution de la condamnation. Après avoir fait l’acquisition de ce titre de rente, l’assuré réclamait à la Compagnie d’assurances le remboursement de la somme déposée pour ladite acquisition.
- Le Tribunal, après avoir entendu Mes Pouget et Fabre, avocats, a fait droit à la demande par le jugement suivant que nous relevons dans la Gazette des Tribunaux.
- « Le Tribunal ;
- « Attendu que Daydé, Pillé et consorts, condamnés par le Tribunal de Cherbourg comme responsables d’un accident survenu à un de leurs ouvriers à lui servir une rente viagère 400 fr., garantie par un titre de rente 3 % sur l’Etat, demandent contre leur assureur, la Caisse d’assurances mutuelles des Chambres syndicales contre les accidents du travail, que celle-ci
- soit tenue d’acheter le titre en question, ou sinon de payer aux demandeurs la somme de 8.000 fr. à titre de dommages intérêts ;
- « Attendu que ce n’est pas par eux que la police d’assurance a été souscrite, mais par Caville, Varinot et consorts ; que ceux-ci demandent à intervenir dans l’instance comme signataires de la police souscrite à ladite Compagnie ; qu’il y a lieu de les recevoir intervenants et de rejeter les conclusions des demandeurs principaux; •
- « Au fond :
- « Attendu qu’il n’y a pas lieu de statuer sur le chef de la demande tendant à l’achat du titre de rente, ce titre ayant été en cours d’instance acheté par les intervenants ;
- « En ce qui touche le paiement de la somme de 8,000 francs :
- « Attendu que la Compagnie offre seulement de continuer à pourvoir au service de la rente viagère, mais qu’elle refuse toute autre allocation, parce que l’achat du titre de rente n’a été imposé à l’assuré qu’à titre de garantiede l’exécution des condamnations portées contre lui, qu’à titre de cautionnement ; que, cependant, ladite Compagnie par sa police ne se serait obligée qu’à payer une indemnité, non à fournir une garantie ou un cautionnement pour le paiement de cette indemnité ;
- « Mais attendu que la Compagnie, en soulevant cette exception, équivoque sur les termes de son engagement ; qu’au fond, dans l’intention des parties, suivant l'esprit de tout contrat d’assurance, elle s’est obligée, jusqu’à concurrence d’ailleurs d’une somme déterminée, à indemniser l’assuré de toutes les charges pouvant incomber à celui-ci du chef de sa responsabilité de patron ; que l’obligation d’acheter un titre de rente pour garantir l’exécution de la condamnation, est évidemment une de ces charges ; que, dès lors, la prétention des intervenants ne tend en réalité qu’à obtenir une indemnité de sinistre et semble strictement dans la convention ;
- « Attendu que la somme réclamée ne dépasse pas le maximum fixé par la police ; qu’elle n’excède pas non plus celle employée par l’assuré à l’achat du titre de rente; qu’il y a donc lieu de condamner la Compagnie d’assurance à la payer aux intervenants ;
- « Par ces motifs ;
- « Déclare Daydé, Pillé et consorts mal fondés en leur demande, les en déboute ;
- « Reçoit Caville, Varinot et consorts intervenants ;
- « Condamne la Caisse des assurances mutuelles à leur payer la somme de 8.000 francs ;
- « Et la condamne aux dépens ».
- Les ouvriers à un incendie Une utile remarque
- A l’occasion de la loi sur les accidents du travail, à la dernière réunion du Syndicat général des cuirs et peaux de la France, M. Peiitpont, le vice-président, a fait une communication importante et dont tous les intéressés devront se rappeler.
- Il est d’usage dans les usines, en cas d’incendie dans les environs de permettre aux ouvriers d’aller
- p.330 - vue 321/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 381
- porter aide et secours et de leur payer leur temps comme s’ils avaient travaillé à l’usine, que ces ouvriers fassent partie d’un corps de pompiers ou non.
- Or, il paraît que du moment où vous payez le temps employé à l’incendie, d’après la loi et les cas déjà arrivés, on considère que ces ouvriers travaillent pour votre compte et, en cas d’accident, vous en êtes responsables.
- En présence de ce fait, il est recommandé de ne pas payer le temps des ouvriers qui ont été à l’incendie, les laissant toutefois libres de s’y rendre et, en cas d’accident, vous n’êtes pas responsables.
- A MM. LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le 1er juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) de faire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 francs.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d'une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix : I placard, 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, ranco contre envoi du montant en timbre-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE 2e édition
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. . . . 5 francs. Adresser les demandes au bureau du journal.
- Un bon exemple à suivre
- La Chambre de commerce du Havre vient, écrit-on au Journal de Rouen, de voter un crédit de 2,000 fr. pour faciliter la visite et l’étude de l’Exposition universelle de 1900 à vingt contremaîtres ouvriers appartenant à l’industrie, au commerce et à l’agriculture. Les patrons qui auraient des propositions à faire pour leur personnel, les contremaîtres devront s'adresser au secrétariat de la Chambre de commerce.
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS Cours publies et gratuits de sciences appliquées aux arts. — Année 1899-1900
- Chimie appliquée aux industries de la Teinture de la Céramique et de la Verrerie
- Les lundis et jeudis, à sept heures trois quarts du soir. — M. V. de Luynes, professeur. — Le cours ouvrira le lundi 6 novembre.
- NECROLOGIE
- On annonce la mort, en son château de Francilly-Selency (Aisne), à l’âge de 82 ans, de M. William Cliff, ancien industriel à St-Quentin, chevalier de la Légion d’honneur.
- DOUANES FRANÇAISES
- Annoter le répertoire général ainsi qu’il suit :
- Solution alcoolique d’extrait de bois de campêche traité par le bichromate de potassium. — Droit des extraits de bois de teinture autres, selon l’espèce. Taxe de consommation de l’alcool sur la quantité d’alcool incorporée au produit.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- Homologations
- 23 octobre 1899 (autorisation provisoire). — Orléans. — Tarif spécial D n° 9. Bois destinés à la trituration pour des usages industriels. (Journal officiel du 15 mai 1899 )
- Il est entendu que les dispositions projetées seront étendues aux bois de châtaignier en bûches ou en rondins.
- RÉSULTATS D’ADJUDICATIONS
- 18 octobre. — Seine. — Manufacture d’allumettes de Pantin-Aubervilliers, 12, rue de Flandre, à Pantin._ Fournitures diverses.
- 1er lot. — Soufre raffiné, fleur de soufre.
- Saint-Germain et Cie, à Paris, adj. prov.
- 2e lot. — Phosphore amorphe.
- Ruch, à Paris, adj.
- 3e lot. — Chlorate de potasse.
- Compagnie des Produits chimiques, à Salindres, adj.
- 4e lot. — Gomme du Sénégal, gomme adragante.
- Roger, à Paris, adj.
- 6e lot. — Bichromate de potasse, chromate de baryte.
- Chenal, à Paris, adj.
- p.331 - vue 322/380
-
-
-
- 332
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- La Teinture au XIXe siècle en ce qui concerne la .aine et les tissus, par T. Grison
- Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales. •- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) __ Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce.
- Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; {d} Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 53 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Les progrès récents dans la teinture et l’impression des tissus, par Antonio Sansone. — Un volume in-8' de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- " 1 ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servitrdes.— Assainissement. — Propriété. — Bornage. — Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. — Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs "ivils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig.
- dans le texte. Prix, relié, 20 fr. 1
- Traité théorique et pratique des accidents du travail. — Commentaire analytique de la loi du 9 avril 1898, concernant la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, par Georges Le-couturier, avocat au tribunal d’Argentan, ancien rédacteur aux Pandectes françaises, rédacteur à Encyclopédie des Assurances. (Deuxième édition).
- Cette deuxième édition contient en plus de la première : « La réorganisation et le fonctionnement de la Caisse nationale des accidents avec les tarifs établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d'accidents, conformément à la loi du 24 mai 1899; la circulaire du Garde des Sceaux relative à l’application de la loi du 9 avril 1898 ; les accidents causés par l’emploi de machines mues par des moteurs inanimés. Modèles de déclarations d’accidents et de procès-verbaux. »
- Un fort volume in-8, 8 francs.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Féraud (Lucien), tissus, 18, traverse du Chapitre, à Marseille. —Jug. du 9 oct. — L. : M. Faure-Durif.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif L. Michaud et Cie, produits chimiques, eau oxygénée. — Durée : 15 ans. — Cap. : 30.000 fr. par la commandite. — Acte du 9 oct.
- Formation de la Société en nom collectif TASTEMAIN et Desjardin, apprêts et couleurs pour fleurs et plumes, 6, rue de Tracy, à Paris. — Durée : 10 ans. — Cap. : 20.000 fr.— Acte du 1er oct.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution de la Société Vve Harvier et Cie, usine d’apprêts d’étoffes, 43 et 45, rue Lévis, Paris. ’ Acte du 8 oct.
- Dissolution de la Société Th. Lotar et Cie, teinturerie, apprêts, 41, rue Pellart, à Roubaix. — L. : les associés. — Jug. du 29 septembre.
- Prorogations de sociétés
- Prorogation de 9 ans du 24 juin 99 de la Société Cholat et Crépet, teinturerie, 49 et 51, rue Pierre-Corneille, à Lyon. — Acte du 4 octobre.
- Modifications de Sociétés
- Modification de la Société R. Guilleminot, Roux et Cie, fab. de produits chimiques, appareils et accessoires pour la photographie, 6, rue Choron, à Paris. — Retrait de M. et Mme Roux de la Société, dont la raison sociale devient R. Guilleminot, Bœspflug et Cie. — Acte du 16 oct.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot»
- p.332 - vue 323/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CO
- CO
- CO
- A NOS LECTEURS ET ABONNES
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons.Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même s numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise è la portée de tout le monde.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies- e -
- Béarn etc
- Tarif spécial G V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de-Luz, Salies-de—Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plus amples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris via Montauban-Cahors Limoges ou viâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bigorre. Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figsac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets: Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe 122 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES] EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (vià Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Des billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de lre et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- La Compagnie recommande instamment à MM. les voyageurs de vouloir bien enlever les anciennes étiquettes qui peuvent se trouver sur leurs bagages afin d'éviter les erreurs de directions et d’inscrire sur ces colis leur adresse et le nom de la gare destinataire.
- Pour faciliter cette inscription, MM. les voyageurs trouveront aux bibliothèques des gares des carnets d’étiquettes gommées au prix de 0 fr. 05 le carnet de 10 étiquettes.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne- Folkes-tone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone -Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
- p.333 - vue 324/380
-
-
-
- 334
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- FOURNITURES pour Usines
- HIENRY HIAMELLE 21, quai Valmy, PARIS
- Adresse télégraphique :
- VALVOL1NE—PARIS
- GRAISSEURS
- OLÉOMTRES
- Graisseurs à compression
- H. HAMELLE
- VACvotINÉ
- Marque déposée
- GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE
- M. D. — A base de Valvoline
- DEMANDER NOTRE CATALOGUE GÉNÉRAL
- HUILES MINÉRALES ordinaires
- pour transmissions, broches, etc.
- HUILES SPÉCIALES pour cylindres, tiroirs et organes de machines
- TÉLÉPHONE
- Bureau D
- Lucien PICARD & CIE, à saint-fons (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc.
- COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon. NOIRS pour Laine et Soie.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- . , .... P F . ..---------------
- PAUL SE E Ing'Architecte, Entrepreneur
- 5 8,Rue Brûle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels incombustibles.
- Chauffage -Ventilation — Séchage
- > Economiseurs ________ Surchauffeurs.
- $ Réfrigérants -___ Moteurs électriques
- 7 Moteurs de Laval. etc.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. DOMMER, pro-fesseur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et a l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- MATERIEL POUR
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°" OECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge) avec aspirateur, brevetée s. g.d.g.
- ssmisersksssemdsseuessase"AessesersasesK.sessssiss"
- p.334 - vue 325/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 335
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (4 Novembre)
- On cote : Acide tartrique........... 280 .. à......
- Bois de : Campêche Laguna 18 .. .... » Martinique..... 10 .. 12 .. » Jaune Carmen. M .. . . .. » » Maracaïbo M .. .... Cannelle de Chine 120 .. .. .
- — de Ceylande n- 000 à 4 252 350
- Cochenilles : Grises 210 .. 220 ..
- Argentées.................. 220 .. 215 ..
- Zacatilles................. 200 ...........
- Noires ordinaires......... 220 ........
- » supérieures............ 230 ..........
- Crême de tartre............ 170...........
- Curcuma Bengale......... 60 .. .. .
- Dividivi .................... M . . . • ..
- Gommes : Arabique 170 .. 180 ..
- Aden....................... 100 .. 130 ..
- Damar Singapore......... 115.............
- » Batavia............... 155 .. ... ..
- Sandaraque. ....... 160 ........
- ............................ 36 .. . . .. Galles vertes et noires. 130 .. 150 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre...................... F, 2 50 à 2 75 moyen ordinaire............................2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r...... . 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire............... 250 325 Sumac en feuilles.......F. 18 ,. 0/0 k.
- — en poudres.................F. 20 .. »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 165 .. 010 k. sous papier, F. 165 .. 0[0 k. » bon marchand en pains F. 105 .. » t * » snboules 105 .. »
- • raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- PLACE DU HAVRE (4 Novembre; B e de teinture
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 12 .. à 14 . — 2e qualité .. . 11 .. 12 .. . 3e qualité... . 6 50 10 .. — Sisal, Yucatan... 9 10 50 Honduras 8 80 9 50 Tabasco 7 8 . Haïti Cap 550 57 5 » Aquim 5 70 5 90 » Si-Marc 6 50 7 25 » Gonaïves 6 25 6 55 » Fort-Liberé, 5 85 6 25 P.-de-Paix 6 50 7 ..
- Miragoane................... 5 25 5 50
- Saint-Domingo............... 5 50 6 25 Martinique et Guadeloupe.....4 50 5 25 Jamaïque, .................. 5 40 7 . Jaune Cuba et St-Yago .......6 .. 6 50 » Manzanillo.................'.............6 .. 6 25 a Tuspan.................... 7 • • 7 50 * Vera-Cruz........................................................5 15 5 25
- Jaune Campêche............ » Carmen.................. » Tampico................. •.........................Porto-Plata.............. » Haïti................... •.........................Jamaïque................. » Barcel et P. Cab . » Rio-Hacha............... » Carth. et Savan..
- » Maracaïbo............ • Fustet...............100 k » Tatajuba.............50 k » Bahia................ » Corinto.............. * Amapala.... 50 kil Rouge Brésil Bahia..... »......................Calliatour... 100 k »......................Lima..................50 kil » Ste-Marthe........... » .......................................... »......................Sandal................ 100............k »......................Sapan................. 50..............k »......................Quebracho.. 1009......k
- Rouge Pernamb.....50 k
- O
- 3
- © s’
- 6 S
- Brun luisant, en sac 50 k.
- — en caisse — Jaune ou gamb . ., ........ j» dressé ..
- 5 .. 5 25
- 5 .. 5 25
- 5 - 5 25
- 4 75 5 25
- 4 75 5 25
- 5 30 5 60
- 6 .. 6 25
- 3 50 3 75
- 3 25 3 50
- 4 .. 5 ..
- 14 .. 16 ..
- 4 . . 4 50
- 4..............
- 5 20 5 70
- 5 5 25
- 7 .. 9 . .
- 16 .. 18 ..
- 8 50 9 75
- 7 .. 9..
- 3 . . 4 ..
- 7 .. 9 ..
- 6 .. tù ..
- 78 . 88 ..
- 26 .. 17 ..
- A .. ...
- 37 5 0 4 5 .
- 20 . 25 .
- 15 .. 16 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil
- Ténériffe zacatille ...... 1 60 2 .
- Ténérife grise.......... 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale......50 kilos. 22 50 25 ..
- Java, Mad , Pond........ M.............
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 . 16 ..
- Indigos
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 1?k.. 7 75 8 . » fin viol, et pourpre . . 7 25 7 50 » beau viol, etdito.... 6 75 7 ..
- » bon violet.......... 6 .. 6 25 • moyen violet........... 475 5. » bon violet rouge..... 5 50 5 75 » bon moy. v. roug.....5 .. 5 25
- Beng. fin rouge.............. 5 75 6 .. » bon dito............... 4.............50 5 .. » bon à fin............cuiv.......................4........... 4 75 » cuiv. ord..............et....bas. .......3.25 3 75
- Java.................................................................................... . ..
- Kurpah....................... 2 . 4 50
- Madras ................. 1 50 3 ..
- Manille....................... 1 . 3 ..
- Caraque....................... 1 50 3 50
- Guatemala fior................ 5 25 5 75 »..........................sobre........................ 3......................25 4 50 »..................bon à fin cor...................................3...............25 4 50 »......................cor. ord................à bas................1............50 2 50 N -Gren fin...................et...surfin.. 1/2 k 6... 6 50 » bon.....................à beau.........................................4 50 5 50
- » ord. et moyen....... 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ...
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M Madagascar.............M
- Quercitron
- On cote les 50 kil. . Baltimore fin effilé.. » gros effilé.........
- Rocou.
- 7 50 à 8 50
- 6 .. 7 ..
- Antilles............1/2 kil. .0 40 à .0 42
- Cayenne.................................
- PLACE DE LYON
- ( 4 Novembre)
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb............. 75 . à 76 .. Acide acétique des arts 40% 26 .. 27 .. —............................chlorydrique................................7 . . 8 —............................nitrique 36°................ 32 . . 34 .. —............................su f urique, 66°........................8 .. 11 . —............................tartrique................... 285 .. 290 .. —............................citrique..... .............. 400 .. 410 .. Alun éy uré.................. ................20 .. 21 .. — ordinaire.................. 15 .. 16 . • Ammoniaque incolore, 22°.....44 .. 45 .. Bichlorure d’étain, 55°.. ...110 .. 115 .. —............................—...........................60°........................ 120 . 125 . . Bois Campé he-Lsguna. .......17 50 18 50 —............................— Guadeloupe................14 . . 14 50 — Jaune Centre Amérique......18 .. 19 .. Cachou jaune. V apeu s.......38 .. 39 . — brun. .......................................... 115 . . 120 . Ch orate de potas se.........110 . 1 20 .. — de soude..... .............125 ... 135 .. Chlorure de chauxlOO à 110°..19 50 20 Chromate rouge de potasse....85 . . 90 .. —............................— de soude..................125 .. 135 .. Crème de tartre ... .........185 . . 190 . Cristaux.....................de tartre............ 182 185 .. —............................de soude........................................7 50 8 .. CurcumaBengale en racines 58 . . 60 .. —............................de Madras.. ................60 . . 62 . —............................Chine..............................................56 . 58 .. Essence de térébenthin .. 119 Extrait de châtaignier 2 0°.. 16 .. 17 .. Galles de Chine et Japon ....175 . . 180 vertes et noires . ..........190 . . 200 . . Gomme Sénégal, en sortes.....150 .. 160 .. arabique ... .... 190 . 250 .. — adragante rousse...........325 .. 375 .. Jus de citron................................ 23 . . 24 . Méthylène à 95° ............. 125 . 130 . — régie 90......................................................... 120 .. 125 .. Prussiate jaune de...........potasse....190 .. 195 ..
- — — de soude. ...............-Pyrolignite de fer.......... 10............................................11 . Résine .................................. 22..........25., Rouille 9.......................................10 Sel de soude 80°............ 18..........................................18 2 — ammoniaque.. 11 50..............................12 . Sel d'étan 215..........................................................................225 Soufre en canons........................19...........50.........20......50 - sublimé................... 21......................50....................22.................50 Sumac Sicile en feuilles....30..............................................33.................... Sulfate d’alumine........... 15............................................17................. . — de cuivre................. ........................76............................................78...................
- — de fer.............................................................................. 7 50 8.,
- p.335 - vue 326/380
-
-
-
- 2
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- â e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligue.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant-
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matérie' pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d'Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutehoue
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C® I imited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant
- Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour b anchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune a'n et Cie, successeurs, 9, rue. Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Études spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourally (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campeche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, G, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, G, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprèt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue VOran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, venti-lation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P LEGRAND
- INVENTEUR
- Pont de la Révolte, a St-Denis SEINE
- Etanchéité complète
- par LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- MÉDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant
- )
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’École de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60.
- p.336 - vue 327/380
-
-
-
- 4e Année.. — No 22
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ... . 45 fr.
- — Six mois..... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...... 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 30, rue Turgot, 30 — PARIS
- ANNonoee • § La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . Faits divers ..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.— Causerie sur le démontage avant teinture. Dégraissage et blanchiment. — La soude électrolytique (suite).
- Mordants. — Sur un nouveau mordant de chrome.
- Teinture et impression. — Teinture et impression (système Vigoureux) sur laine peignée (suite).
- Apprêts. — L’Apprêt des dentelles (suite et fin).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Le Rubis de Hesse solide B.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Suppression des incrustations.— La guerre aux abus. — Le sans gêne de l’administration des postes. — Informations. — La loi sur les accidents du travail. — Renseignements commerciaux.— Bibliographie.—Cours. — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Causerie sur le démontage avant teinture
- Parmi tous les travaux propres à la profession de teinturier chiffonnier (ou teinturier dégraisseur) il en est un des plus fréquents et des plus délicats ; novs voulons parler de celui de la teinture en une nuance donnée des objets de toilette ou d’ameublement déjà portés ou fanés par l’usage.
- S’il s’agit d’objets primitivement blancs ou légèrement azurés, les opérations de teinture sont relativement faciles et rien ne s’oppose à ce que l’industriel après avoir examiné la nature de l’étoffe et son état de
- conservation suffisante, n’accepte sans beaucoup de réserves, le travail qu’on veut bien lui confier. Il n’en est pas de même lorsque le tissu à teindre est déjà recouvert d’un fond de couleur plus ou moins intense et nous ne saurions trop le prémunir contre trop de hâte à se charger d’une opération dont la réussite n’est pas toujours certaine. Nous ne voulons pas ici trop insister sur les mille et mille cas qui peuvent se présenter en l’occurence, qu’il nous suffise de dire que orsque la clientèle lui demande de teindre une étoffe déjà teinte en une autre donnée, le teinturier chiffonnier devra dès l’abord examiner si le travail demandé est exécutable et s’il est certain de donner satisfaction à son commettant. Si, au contraire, pour une raison technique quelconque il pense ne devoir arriver à la nuance demandée, il fera bien d’en conseiller une autre de réussite plus certaine, et si comme le fait se présente quotidiennement, on n’en persiste pas moins à exiger la nuance à l’échantillon, le teinturier fera sagement, non seulement de faire ses réserves de vive voix mais encore de les consigner sur le bulletin de réception qu’il délivrera à sa clientèle. Tout autrement il serait préférable de refuser la commission qu’il sera à peu près certain de ne pas réussir d’une façon satisfaisante, soit qu’il n’arrive pas au ton demandé, soit que pour y arriver il se trouve forcé de brûler le tissu.
- Mais une fois le travail accepté, le traitement du tissu qu’il s’agit de teindre n’est pas comme nous l’avons dit plus haut toujours le même, soit que la nuance primitive était à fond blanc ou azuré soit qu’elle était d’un foncé plus ou moins intense.
- C’est de ce deuxième cas que nous avons à nous occuper dans la présente causerie.
- p.337 - vue 328/380
-
-
-
- 8 C.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- II peut arriver et il arrive même souvent que les teintures primitives des étoffes ne s'accordent pas avec la nuance nouvelle qu’il s’agit de leur appliquer et il est indispensable alors de démonter c’est-à-dire d'enlever ou détruire l’ancien colorant faisant obstacle non pas à la teinture proprement dite mais à l’obtention de la nuance désirée. C’est à juste titre que nos confrères répugnent le plus souvent à se charger d’une opération qui affaiblit le plus souvent la résistance de la fibre s’il ne les compromet pas totalement, aussi n'est’ ce qu’avec la précautions les plus minutieuses qu’il devra procéder au démontage : les plus belles teintures, celles les mieux réussies ne valent rien si, après, l’étoffe cède aux apprêts ou à la couture.
- Les moyens employés pour démonter une nuance sont généralement les mêmes que ceux que nous connaissons pour le blanchiment des mêmes fibres textiles : le démontage, en effet, n’est qu’un blanchiment plus énergique parce que le fond à blanchir est plus intense et nous croyons que le terme démontage n’est pas celui que l’on devrait employer pour l’opération qui est notre objectif. Il est rare, en effet, comme dit Max Haller, que l’on puisse réellement démonter simplement, en son état naturel, la couleur qui recou vre un tissu donné, comme cela pourrait réussir pour de la soie teinte avec de la fuschine. Si l’on traite une pareille soie par de l’alcooi, ce véhicule dissout et finit si les traitements sont assez souvent répétés, à démonter complètement le colorant. Mais outre qu’un tel démontage n’est pas pratique puisqu’il reviendrait à un prix insensé, il n’est presque jamais possible et presque toujours le démontage équivaut à une destruction réelle de la matière colorante primitive. Autrefois, lorsqu’on n’employait guère que des colorants naturels on démontait le plus souvent avec de l’acide nitrique (azotique) ; le colorant était oxydé et disparaissait presque totalement de sur l’étoffe qui ne gardait qu’une légère teinte jaune pâle presqu'aussi faible que la coloration naturelle de la fibre à l’état d’origine.
- Le démontage est souvent désigné sous le titre de débouillissage ; ce terme n’est également pas exact puisque si les colorants substantifs se séparent aisément des fibres textiles par simple bouillon, il est loin d’en être ainsi pour les matières colorantes fixées par l’intervention des mordants. Du reste, lorsqu’il s’agit de soieries, il faut y réfléchir à deux fois avant de débouillir une étoffe. Cette fibre est extrêmement déliaate
- et ne supporte pas aisément n’importe quel traitement ; sa sensibilité est d’autant plus grande que même pour les tissus en couleur elle est presque toujours chargée, c’est-à-dire alourdie par des sels métalliques qui en compressent d’avance la résistance et il n’est pas rare qu’une pareille étoffe ne casse pendant le travail du démontage ou de la teinture : une fois sèche elle s’effrite alors comme du papier ayant subi l’action d’un fer trop chaud. Du reste, le mélange pratiqué si fréquemment aujourd’hui, delà soie véritable avec de la soie artificielle, rend l'opération encore plus dangereuse et il serait à conseiller que nos confrères se refusent absolument, dans les cas douteux, à un travail où les risques à courir dépassent de beaucoup les bénéfices possibles.
- Le danger est moins grand lorsqu’il s'agit de lainages, mi-lainages et cotonnades, tout en n’oubliant pas que le démontage est toujours loin de donner de la solidité à la fibre.
- Mais comment démonte t-on à proprement parler les couleurs ? C’est là une question extrêmement délicate et il est difficile d’y répondre d’une façon absolue : les procédés varient à l’infini et la chose esttrès compréhensible pour quiconque s’est quelque peu occupé de la teinture.
- Il n’est pas de matière colorante qui soit absolument solide ; toujours chacune d’elle a son côté faible, défectueux, et c’est précisément de ce côté faible que le teinturier devra se servir pour la démonter ou la déruire. Tantôt un colorant ne résiste pas à l’eau, tantôt il disparaît sous l’action des acides ; un troisième cède à l’action des sels alcalins et un quatrième à celle de l’acide sulfureux, d’autres ne résistent pas au chlore où à ses combinaisons salines ; les sels d’étain transforment un certain nombre de couleurs en matières blanches ou incolores, etc , etc. Le teinturier devra donc se servir judicieusement de l’un des agents destructeurs que nous venons de .signaler et il répondra ainsi à la question que nous venons de lui poser ci-dessus ; l’essentiel c’est qu’autant que faire se peut, il connaisse la nature des colorants qu’il s’agit de démonter et qu’il ne fasse pas une opération inutile qui lui fera perdre son temps, son argent, tout en contribuant à affaiblir d’autant les fibres textiles sur lesquelles il est appelé à opérer.
- Un vieux Praticien.
- p.338 - vue 329/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 339
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- La soude électrolytique (Suite)
- Comme la fabrication de la soude par l’électrolyse est d’invention toute récente, les usines dans lesquelles se pratique le nouveau procédé ne peuvent encore être considérées qne comme des usines d’études ; les procédés ne sont donc pas divulgués dans leur intrégrité et il est difficile de porter un jugement sur les divers modes de travailler, à l’essai.
- Tous cependant sont basés sur les principes suivants : lorsqu’on fait plonger dans un vase contenant de l’eau les deux fils d’une pile électrique, cette eau se décompose en ses deux éléments.
- Le vase employé à cet effet dans les cabinets de physique s’appelle un voltamètre, verre conique dont le fond est traversé par deux lames de platine.
- En faisant surplomber chacune de ces lamelles d’un tube gradué et rempli d’eau, on observe à l’un des pôles (lamelles) un dégagement d’hydrogène, tandis qu’à l’autre pôle il se dégage un volume d’oxygène exactement moitié moins considérable, volumétrique-ment parlant. On appelle électrode positive ou anode la lame de platine par où arrive le courant et électrode négative du cathode celle par où le courant sort de l’instrument. L’eau soumise à l’action delà pile joue le rôle d'électrolyse et l’opération elle-même prend le nom d’électrolyse. Admettons pour rendre l’explication de ce singulier phénomène plus frappante, que les molécules se trouvent orientées dans le même sens que le passage du courant, on aura une chaîne dont les deux extrémités sont formées, d’un côté, d’hydrogène, et de l’autre côté, d’oxygène, comme pourrait l’indiquer le schima suivant :
- — HO HO HO HO +
- La décomposition électrique venant à intervenir met en liberté l’hydrogène et l’oxygène extrêmes et l’équi libre ci-dessus se trouve rompu pour se rétablir incontinent, suivant la figure chiffrée ci-contre :
- — H OH OH OH O +
- Se continuant ainsi la décomposition a lieu de nouveau et indéfiniment dans les molécules reformées. L’oxygène et l’hydrogène séparés par électrolyse portent, ainsi que tous les corps gras qui peuvent être mis en liberté dans des conditions semblables, le nom
- d’« ions ». Les ions positifs ou « anions » se portent sur l’anode, les autres ou « cathions » sur la cathode.
- Ceci admis si l’on remplace dès à présent l’eau par une solution de sel marin (chlorure de sodium) ; nous verrons les mêmes phénomènes se répéter avec cette différence que les ions seront ici d’une part le sodium sur la cathode négative, et le chlore sur la cathode positive.
- (A suivre).
- moabaurs owroa Jo-c==e=reen x2tm •.----- ! ------.!
- Sur un nouveau mordant de chrome par M. Maurice de Gallois.
- Pli cacheté déposé le 28 septembre 1887, ouvert, sur la demande de l’auteur, le 18 septembre 1898, à la Société industrielle de Mulhouse.
- Les solutions de sesquioxyde de chrome, additionnées de chromâtes solubles, abandonnent facilement, par voie d’aérage ou de vaporisage, leur oxyde de chrome à la fibre textile qu’on y a mordancée, de sorte qu’après rinçage à l’eau ou passage en carbonate de soude faible, la fibre se trouve mordancée en oxyde de chrome attirant bien les matières colorantes.
- Le chromate de chrome, qui se forme probablement dans les conditions indiquées, se dédouble en présence d’eau, ou encore mieux par le contact d’une solution faible de sel de soude en ses parties constituantes, dont l'une (l’oxyde de chrome) reste fixée à l’état insoluble.
- Cette réaction s'étend également aux sels d’alumine, peut-être aussi aux sels de fer, de sorte qu’il y a moyen, par l’emploi de mordants mixtes, suivi d’une teinture subséquente en alizarine, etc., de réaliser une grande série de nuances les plus variées.
- Pour fixer complètement le mordant, il suffit d’étendre, pendant 12 à 24 heures, dans un endroit chauffé à 30° R, ou de passer par un vaporisage continu pendant 7 à 15 minutes. Il est à recommander de dégommer en carbonate de soude (10 gr. de cristaux de soude par litre). Durée du passage : 11/2 àl3‘ ; température : 60° R. Après un lavage à fond, ou procède à la teinture.
- Comme exemple d’un pareil mordant de chrome, qui peut être aussi employé comme couleur d’impression et sous lequel on peut facilement réserver un bon blanc, nous citons le suivant :
- p.339 - vue 330/380
-
-
-
- 340
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Mordant de chrome.
- 1 000 gr. alun de chrome sont dissous et précipités avec 800 gr. cristaux de soude; le précipité est lavé, mis sur fibre et dissous dans 200 gr. acide sulfuri que 66° 6 ; la solution est étendue à 5 1. 100 (9° B) ; elle renferme environ 300 de Cr^ O3 . On y ajoute 148 gr. de bichromate de potasse, éventuellement, pour éviter un attendrissement de la fibre pendant le vaporisage, puis encore 200 gr. acétate de soude.
- Couleur d’impression.
- Amidon.................................. 75 gr.
- Farine................................. 25 »
- Sulfate de chrome 9° B................... 1 lit.
- Huile d’olive........................... 10 cc.
- cuire et à tiède
- Bichromate.............................. 30 gr.
- Acétate de soude........................ 40 »
- Cette couleur d’impression est à couper selon le besoin, etpour le violet solide de D. et H. il suffit, par exemple, des coupures 3[i, 21 et 1/1 pour obtenir des ions foncés.
- Blanc réserve
- Amidon grillé foncé......................... 5 kil.
- Eau........................................ 8 lit.
- Acide citrique cristallisé............... 4 kil.
- Huile d’olive............................. 100 gr.
- sable d'epuiser complètement les bains par l’acide acétique, car le colorant qui resterait formerait avec le bichromate de potasse un précipité qui aurait pour conséquence une diminution de la résistance au foulon.
- On fixe le Rouge solide Diamine F en traitant les teintes pendant une demi-heure environ au bouillon dans un bain contenant la moitié de bichromate de potasse du poids du colorant employé.
- Remontage avec Couleurs Diamine sur fond d'indigo
- Ce procédé a pour but d’obtenir des nuances mode particulièrement solides au foulon et à la lumière; voici les marques qui conviennent en premier lieu pour cette application :
- Rouge solide Diamine F, brev. s. g. d. g.
- Jaune solide Diamine A, brev. s g. d. g.
- Jaune solide Diamine B
- Jaune d’or Diamine, brev. s. g. d. g.
- On teint comme il est indiqué ci-dessus. Lorsque, pour les teintes faites avec le Rouge solide Diamine F, on exige une très grande résistance au foulon, on les traite encore pendant 15 à 20 minutes au bouillon avec un peu de fluorure de chrome. On ne peut pas employer ici le bichromate de potasse à cause du fond d’indigo.
- (A suivre).
- Teinture et impression
- Teinture et impression sur laine peignée (Système Vigoureux) {suite)
- Mode d'emploi des Couleurs Dianvne
- Garnir le bain avec 20—25 % de sulfate de soude crist. et le colorant bien dissous au préalable, entrer la laine à 35—40° C. et teindre à cette température pendant 10 à 15 minutes. Ensuite chauffer lentement au bouillon et continuer à teindre au bouillon pendant 15 à 20 minutes encore. Pour épuiser le bain on ajoute alors en plusieurs portions successives 2 à 5 % d’acide acétique.
- Pour les nuances claires on peut se dispenser d’ajouter de l’acide acétique, les bains s’épuisant presque complètement sans cette addition et l’unisson des teintes étant meilleure enteignantsans acide. Pour les nuances foncées par contre, surtout lorsqu’on chromate après teinture, comme c’est le cas pour le Rouge solide Diamine F par exemple, il est absolument indispen-
- APPRÊTS
- L'APPRÊT DE LA DENTELLE par Eug. Ackermann {suite et fin)
- Lorsqu’on emploie de l’amidon, ce qui se fait fréquemment, il ne faut choisir que les meilleures qualités pour empêcher l’humidité et l’altération. Il faut se souvenir que l’amidon peut absorber le tiers de son poids d’eau, mais dans la pratique il ne contient qu’en-viron un dixième. De plus l’amidon traité par une solution de potasse ou de soude, et bien remué, constitue une pâte très épaisse, surtout avec une solution alcaline concentrée. Après deux heures l’alcali libre devra être neutralisé soigneusement par l’addition d’un acide. La pâte obtenue forme un épaississant que l’eau n’enlève pas, au moins pas avant deux ou trois lavages. Elle est aussi sans influence sur les couleurs de la dentelle et elle ne moisit pas facilement. On la prépare de la façon suivante:
- Mélanger environ 15 % d’amidon avec 75 % d’eau
- p.340 - vue 331/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 341
- et ajouter 8 % de solution de soude caustique en agitant constamment. Au bout de deux heures le mélange devient clair et gélatineux. Neutraliser exactement avec une solution d’acide sulfurique. On peut fortifier la composition avec de la gomme, de la dextri-ne, du kaolin, etc., et on peut l’employer même pour les dentelles desoie. Il vaut mieux ne pas cuire l’ami-don avec la solution de soude, mais l’employer à froid. Après la neutralisation on {eut cependant le cuire sans danger ; il gonfle et s’épaissit de nouveau en reprenant ses qualités antérieures.
- Pour les dentelles blanches les matières de charge doivent former une poudre blanche très fine, comme le kaolin. On imperméabilise souvent les dentelles au moyen de sels d’alun, surtout avec l’acétate d’alumine, mais on emploie plus souvent la stéarine et la résine. Beaucoup de pâtes employées pour donner de la rigidité aux dentelles sont préparées sans le secours de la chaleur. C’est plutôt pour les autres tissus que le degré de cuisson a une influence prédominante. Lorsqu’il faut avoir recours à la cuisson, la meilleure méthode est d’employer la vapeur dans une chaudière à double fond munie d’un agitateur mécanique, ou de faire cuire la pâte plusieurs fois sous une pression de 2 atmosphères. Quelle que soit la façon de préparer la pâte, il faut la tamiser pour la rendre plus homogène. Comme la quantité nécessaire pour les dentelles n’est pas comparable à celle qu’il faut pour les étoffes ordinaires, il suffira d’employer des tamis de soie à la main ou mécaniques. Il sera inutile d’employer des cylindres-tamis ou des tamis à vide.
- (The Dyer and Calico Printer.^
- MATIÈRES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Le Farbwerk Mühlheim (anciennement A. Leonhardt et Cie), présente aujourd’hui à la consommation un nouveau colorant, le rubis de Hesse solide B qui fournit des teintes solides à l’alcali, à l’acide, au soufre, au frottement et au repassage.
- L’acide sulfurique dilué (20 gr. acide par lit. d’eau) et l’acide acétique dilué (100 gr. par lit. d’eau) ne produisent pas de changement.
- Comme solidité à la lumière et au lavage il se comporte comme les colorants substantifs rouges déjà connus.
- Sur laine on obtient des teintes absolument solides au lavage, ces teintes supportent un foulage à 40° G. avec du savon neutre sans dégorger le blanc.
- Procédés de teinture
- Coton : Teindre avec 10 à 30 0/0 de sulfate de soude (suivant l’intensité de la nuance) au bouillon pendant 1 h. En bain alcalin le colorant tire également ce qui permet de le combiner avec toutes les matières colorantes substantives.
- Laine : Teindre avec 10 0/0 de sulfate de soude et 1 à 4 ccm. d’acétate d’ammoniaque 10° Bé par litre de bain; entrer à 60° C., chauffer en 1/2 à 3/4 h. au bouillon, faire bouillir pendant 3/4 h ; pour épuiser complètement le bain on ajoute encore 1/2 à 1 1/2 0/0 d’acide acétique 8° Bé.
- Mi-laine : Teindre avec 20 0/0 de sulfate de soude au bouillon pendant 1/4 à 1/2 h., puis pendant 3/4 à 1 h. sans vapeur.
- Soie : Teindre sur savon de dégommage coupé à l’acide sulfurique ou acétique et aviver avec l’acide tartrique ou sulfurique.
- Mi-soie (soie et coton) : Teindre avec 2 gr. de savon et 5 gr. de sulfate de soude par litre d’eau pendant 1/2 h. à 90 C. et puis pendant 3/4 h. en laissant refroidir le bain.
- Gloria (soie et laine) : Teindre avec 2 0/0 d’acide acétique 80 Bé pendant 1 h. à 90 G.
- Lin, ramie et jute se teignent comme le coton.
- Procédé d'impression pour lame
- On imprime sur laine chlorée la couleur suivante : 30 gr. Rubis de Hesse solide B
- 380 » Gomme anglaise
- 500 » Eau, faire cuire et ajouter après refroidissement
- 30 ccm. Ammoniaque
- 15 gr. Oxalate d’ammoniaque
- 45 » Glycérine
- 1000 gr.
- On vaporise pendant 1 h. à la vapeur humide, lave et sèche.
- Procédé d’impression pour soie
- 30 gr. Rubis de Hesse solide B
- 380 » Gomme anglaise
- 545 » Eau, faire cuire et ajouter après refroidissement
- 30 ccm. Oxalate d’ammoniaque
- ’ 1000 gr. C
- p.341 - vue 332/380
-
-
-
- 342
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Imprimer, sécher, vaporiser 1 h. sans ou avec 1/4 de kg. de pression, laver et sécher.
- Le Rubis de Hesse solide peut être rongé à la poudre de zinc, ainsi qu’au sel d’étain et à l’acétate d’étain, ce dernier se prête principalement pour les rongés colorés d’après le procédé suivant :
- 30 gr. de colorant
- 135 ccm. Acide acétique 80 Bé
- 75 gr. Gomme arabique 1 : 1
- 450 » Rongeant acétique (voir ci-dessous)
- 120 » Tanin acétique 1 : 1.
- Rongeant acétique
- 600 gr. Dextrine
- 600 » Acétate d’étain 22 Bé 30 » Acide citrique pulv
- Vaporiser 1 h. sans ou avec 1/4 de kg. de pression, passer en émétique (5 gr. par litre) et laver.
- Pour les rongés colorés on peut employer les colorants suivants : Jaune acridine, Homophosphine, Orangé acridine nouveau, Bleu Capri, Violet méthyle, Ver tbrillant, Vert Capri, etc.
- Rongeant pour blanc
- 100 gr. Eau de gomme 1 : 1
- 55 » Poudre de zinc
- 22 » Bisulfite de soude 38° Bé
- 10 » Ammoniaque
- 5 » Glycérine
- Vaporiser 1 h. avec 1/4 kg. de pression, passer à l’acide faible et rincer.
- Solidité à la lumière et au lavage : comme les colorants substantifs rouges connus ; sur laine les teintes sont absolument solides au lavage ; elles supportent
- le foulon au savon neutre sur le blanc.
- Solidité à la transpiration » » » poussière
- » » l’alcali
- » » l’acide
- » au soufre
- » » décatissage
- » » repassage
- » » frottement
- à 40—50° C. sans dégorger
- bonne.
- »
- »
- l’acide sulfurique dilué20g. par litre ne produit aucun changement.
- bonne.
- »
- devient passagèrement plus jaune ; la nuance revient immédiatement.
- bonne.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- PERFECTIONNEMENTS
- relatifs à la mise en couleur des articles textiles et aux appareils à les réaliser
- Par M. John William Fries.
- Ce procédé pour produire un tissu apprêté, empesé et coloré en une opération continue, consiste à imprégner le tissu d’un bain de teinture visqueux, — à soumettre le tissu ainsi imprégné à une compression pour incorporer parfaitement le bain de teinture visqueux au tissu, — et après cela à sécher et à calandrer le tissu.
- Pour préparer le bain de teinture visqueux susmentionné, on mélange de l’amidon et de la soude caustique dissous séparément, fait bouillir le mélange jusqu’à ce qu’il prenne une consistance de sirop clair ou visqueux et y ajoute de l’acide acétique, une matière tinctoriale basique et une substance telle que l’acétate de chaux, capable de précipiter cette matière tinctoriale basique.
- (Reproduction interdite).
- DIVERS
- SUPPRESSION DES INCRUSTATIONS et épuration par la chaleur des eaux industrielles (1)
- Système Buron.
- On connaît les inconvénients que présente dans l’industrie en général, l’emploi des eaux calcaires, aussi bien lorsqu’elles sont utilisées à l’état naturel que dans les cas où elles doivent être mélangées avec certains produits, comme dans les teintureries, tanneries, blanchisseries, brasseries, etc.; ces inconvénients sont surtout manifestes dans l’emploi des eaux calcaires à l’alimentation des chaudières à vapeur.
- A tous égards, on s’accorde à reconnaître les avantages que procure l’épuration préalable ; mais, il importe, aux industriels soucieux de leurs intérêts, de la réaliser de la manière la plus économique.
- Nombre d’établissements se trouvent bien de recourir à l'épuration simple par la vapeur; chacun sait qu’en faisant barbotter de la vapeur dans l’eau de façon à l’entretenir, un certain temps, à l'ébullition ; cette eau se dépouille entièrement de son acide carbonique et les carbonates de chaux, de magnésie, de fer, se précipitent à peu près totalement ; suivant la nature des eaux, il se forme sur les parois de l’épurateur, des incrustations plus ou moins dures, parfois même
- (1) Revue Industrielle.
- p.342 - vue 333/380
-
-
-
- <
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Co
- M
- des pétrifications sans consistance, qui se déposent à l’état de boues.
- Sauf les eaux qui contiennent du sulfate de chaux dont la précipitation exige le concours d’un réactif, qui le plus souvent est le carbonate de soude, toutes les autres, une fois traitées par la chaleur, sont éminemment propres aux usages industriels et surtout à l’alimentation des chaudières dont les tôles restent en bon état, à l’abri des coups de feu et conservent toute leur efficacité pour la transmission calorifique.
- Il convient d’ailleurs de remarquer que ce mode d’épuration se prête bien à l’utilisation des vapeurs d’échappement d’une usine ; l’eau peut ainsi être, à la fois, épurée et envoyée dans la chaudière à une tem-
- particules d’huile de graissage qu’elle a pu entraîner.
- Cet appareil se compose essentiellement d’un corps cylindrique NN, dont la capacité est variable, selon le volume de l’eau à traiter, et où s’opère la précipitation des sels ; à sa droite, il est précédé d’une caisse c chicanes, dans laquelle s’effectue le dégraissage de la vapeur et à sa gauche, il est mis en communication directe avec un récipient rectangulaire où s’achève la décantation de l’eau épurée.
- La vapeur d’échappement arrivant de la conduite A pénètre et se détend dans le dégraisseur qui est divisé en deux compartiments verticaux communiquant par le bas ; elle descend dans le premier en suivant un parcours en zigzag que lui tracent des chi-
- perature voisine de l’ébullition, ee qui est avantageux au double point de vue de la récupération d’une chaleur, autrement perdue, et de la suppression des effets nuisibles qu’engendrent de notables différences de températures entre les diverses parties de la chaudière.
- Les conditions favorables à l’emploi de ce procédé d’épuration se rencontrent particuliérement dans les installations de petite et de moyenne importance, qui ne tirent aucun parti de la vapeur d’échappement ou bien se contentent de la faire passer dans la double enveloppe d’un simple réchauffeur d’eau ; non seule ment celui-ci est insuffisant pour déerminer l’ébullition de l’eau, mais encore il est impropre au barbot-tage de la vapeur. Or, ces deux conditions doivent être absolument réunies, pour que l’acide carbonique dissous dans l’eau froide se dégage et par suite, que le carbonate de chaux insoluble se dépose.
- Divers appareils ont été créés, en vue d’obtenir ce résultat et l'occasion s’est déjà plusieurs fois offerte d’en parler. Nous revenons aujourd’hui sur ce sujet intéressant pour faire connaître l'épurateur imaginé et perfectionné récemment par M. Buron qui, au moyen de dispositions ingénieuses, a réussi à y déterminer, d’une manière très efficace, la précipitation des dépôts calcaires contenus dans l’eau et en même temps, à débarrasser complètement la vapeur d’échappement des
- canes obliques sur lesquelles se déposent les particules d’huile; puis, ainsi dégraissée elle s’élève librement dan« le second compartiment. L’huile extraite s’écoule dans la trémie formée à la partie inférieure de la caisse et de là, à l’extérieur, par le siphon F. Cet extracteur est d’une efficacité parfaite; on s’en est assuré par des prélèvements d’eau faits tant dans l’épurateur même que dans la chaudière, d’une installation de 50 chvx fonctionnant déjà depuis trois mois. Après leur refroidissement complet, ces prises ont été examinées soigneusement; aucune trace d’huile n’a pu y être distinguée à la surface.
- L'examen a même été étendu aux deux compartiments du purgeur ; alors que sur les chicanes du premier se trouvaient abondamment des matières grasses, les parois du second en étaient indemnes et parfaitement sèches au toucher :
- A la partie supérieure de ce compartiment du dégraisseur débouche un gros tuyau horizontal ou collecteur H s’étendant intérieurement le long du corps principal NN, et fermé à son autre extrémité libre. Sur sa génératrice inférieure, ce tuyau porte à des intervalles réguliers de distance des ajutages K inclinés alternativement à droite et à gauche et plongeant de 0,10 à 0,12 m dans la masse d’eau de l’épurateur où elle est entretenue à un niveau constant.
- p.343 - vue 334/380
-
-
-
- 314
- LE MONITEUR DE LA TEINT GRE
- Dans ces conditions, la vapeur épurée s’échappe du collecteur H par ces ajutageset barbotte dans l’eau, qui est bientôt portée a l’ébullition et en même temps, soumise à des remous continuels.
- Quant à l’eau brute, son introduction dans l'appa-reil s’effectue par le haut, au moyen d’un robinet qui dirige son écoulement à air libre dans l'entonnoir C et dont la clé est comman- dée par une transmission de leviers, reliés au flotteur G de la caisse de décantation P, qui porte un indicateur de niveau D.
- De cet entonnoir, l’eau passe en siphon sur toute la surface d’une gouttière dont la paroi porte de nombreuses perforations à travers lesquelles se produit une pluie très fine; en tombant, celle-ci rencontre l'excès de vapeur qui se dégage de la nappe d’eau en ébullition et contourne précisément la gouttière pour atteindre la cheminée d’échappement B. Il se produit donc un mélange intime de l’une et de l’autre, dans un milieu à très haute température et de grande étendue.
- L’eau froide arrivant en sens inverse de la vapeur la condense et pénètre déjà chaude au sein de la masse en ébullition, de sorte qu’elle s’y met rapidement en équilibre de température.
- La quantité d’eau que reçoit l’épurateur en un temps donné est égale à celle qui en sort; lorsque la pompe alimentaire en prélève par la conduite D établie à la partie inférieure du récipient de décantation, le niveau dans ce dernier baisse et le flotteur G qui s’y trouve à l’abri des "emous ouvre dans une mesure correspondante le robinet d’admission d’eau brute.
- Les conditions les plus favorables à la précipitation des sels calcaires sont donc réunies dans lecorps principal où l’eau séjourne 3/4 d’heure environ; les boues et dépôts qui tombent au fond sont évacués par le robinet de vidange E ; la purge du décanteur s’effectue par M. De larges trous d’homme fermés par des couvercles à poignées donnent accès à toutes les parties de l’appareil pour en permettre le nettoyage complet.
- On a pu constater expérimentalement la grande efficacité de cet épurateur, dans une installation desservie par de l’eau de Seine marquant 19 à 20° à l’hy -drotimètre; après traitement, ce titre est ramené à 5°. Or, l’abaissement d'un seul degré correspond à l'élimination de 10,30 gr de carbonate de chaux par mètre cube d’eau. D'ailleurs, à la suite d’un fonction nement prolongé, on n'a trouvé dans la chaudière qu’un peu de boue, n’ayant aucune adhérence avec les parois.
- Nous avons rappelé plus haut que l’ébullitions seule ne suffit pas pour précipiter le sulfate de chaux que l’eau peut contenir; dans ce cas, on à recours a un réactif, de préférence au carbonate de soude. On en prépare une dissolution dans le petit bac L, établi au-dessus de l’épurateur et pourvu d’un dispositif très simple, qui en règle le débit automatiquement sous une pression constante et proportionnellement au volume d’eau à traiter.
- Comme l’épuration s’effectue à une très haute température, elle nécessite moins de réactif que si elle s’opérait à froid, tout étant réalisée d’une façon très satisfaisante.
- A défaut de vapeur d’échappement, on peut judicieusement employer de la vapeur vive d’une chaudière pour l'épuration de son eau alimentaire ; une grande
- partie de la chaleur est récupérée par l’introduction de cette der-nière à haute température, dans la chaudière qui est ainsi mise très simplement à l'abri des ennuis et même des dangers que causent les incrustations.
- L’appareil conserve sa forme précédente ; le dégraisseur est supprimé et le distributeur de vapeur consiste en un tuyau de petit diamètre percé de trous et placé à quelques centimètres de la partie inférieure du corps cylindrique.
- Un appareil de ce genre est installé au fondoir central de la boucherie, à Pantin, pour le traitement en 24 heures de 80 m* d’eau de la Marne, titrant 23° à l’hydrotimètre. A la sortie de l’épurateur elle n’indique plus que 5 à 6° .
- Après trois mois d’une marche ininterrompue, de jour et de nuit, une des chaudières semi-tubulaires de 100 chvx de cet établissement,futouverte ettrouvée tout àfait exempte d’incrustations adhérentes.
- Il va de soi que l’économie du traitementest particulièrement appréciable, lorsqu'on tire parti delà vapeur d'échappement; dans ce cas, les frais d’amortissement de l’installation n’excèdent pas, à l’ordinaire, l’économie réalisée par l’emploi de l’eau chaude et épurée ; comme, au surplus, l’utilisation de toute la vapeur d’échappement d’une machine procure cinq à six fois plus d’eau bouillante que la chaudière n’en demande, les industries qui emploient couramment l’eau chaude pour différents besoins, trouvent dans l’usage de l’excédent une autre source d’économie.
- LA CHASSE AUX ABUS ADMINISTRATIFS
- Il n’est pas de jour que l’un de nos abonnés n’ait à se plaindre et ne se trouve lésé dans ses intérêts les plus immédiats por cette administration française que la légende des temps passés nous représente (peut être à tort déjà dès cette époque) comme étant un sujet d’envie et d’admiration dans les deux hémisphères. Notre sort alors, prétend-on, était digne d’envie; les fonctionnaires d’alors,grands et petits, qui présidaient à la perception de nos contributions tant directes qu’indirectes, à la transmission de nos courriers écrits ou imprimés, tout comme ceux qui avaient la délicate mission de faire parvenir à destination, en temps voulu et sans avaries de route, nos personnes, tout comme nos colis et chargements (et nous ne citons ici que ceux de ces fonctionnaires qui sont rétribués sur le budget des grands monopoles de l’État) étaient pour le moins aussi prévenants que galonnés, aussi ardents à faciliter par leur exactitude et leur complaisance, la tâche déjà assez difficile de nos négociants, commercants et industriels dans leur lutte quotidienne avec la concurrence étrangère. Quantum, mutatus ab illo tempore; hélas 1 tout est bien changé depuis les temps
- p.344 - vue 335/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 345
- élyséens 1 la lutte soutenue avec le dehors devient de jour en jour plus âcre, et cependant nos fonctionnaires qui sont les salariés du contribuable, préposés aux postes, aux télégraphes, aux voies de communication et de transit, aux contributions directes et indirectes, etc., etc., deviennent plus inabordables, plus négligents que jamais, et si nous nous risquons de leur adresser nos doléances, c’est presque toujours par une fin de non-recevoir qu’il nous est répondu, quand toutefois réponse il y a. Nous omettons à dessein de parler de l’urbanité qui préside aux relations entre administrés et administrateurs ; nous savons fort bien que ce serait trop exiger de ces messieurs et nous contenterions volontiers d’un peu d'exactitude et de justice, nous pourrions nous passer du reste.
- Cet état de choses devient chaque jour plus intolérable ; il cause des préjudices énormes à nos intérêts et notre droit, aussi sommes-nous résolus de nous faire justice nous mêmes dans les limites bien entendu de la léga'ité et si le proverbe « le ridicule et l'odieux tuent » est vrai, nous espérons obtenir, par la voie indirecte de la presse et de la publicité, un résultat qui aurait dû nous être octroyé bénévolement et de bonne grâce.
- Nous réserverons donc dans les colonnes de ce journal une place toute spéciale où sous la rubrique « La chasse aux abus administratifs » nous signalerons tous les abus de pouvoir, tous les manquements à leurs devoirs professionnels de nos honorables fonctionnaires; nous engageons vivement nos amis et confrères à nous signaler les cas spéciaux dont il, auraient à se plaindre et s’il n’est pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre, nous espérons que le carillon quotidien que nous attacherons aux oreilles de nos chers administrateurs finira bien un jour par leur rendre l’ouïe qu’il prétendent avoir perdue à moins q i’on ne les réforme pour cause d’infirmité incurable.
- Pour la rédaction, Argus.
- Des aujourd hui Argus entre en fonction.
- fo Comment l’on distribue nos lettres et journaux.
- Nous lisons dans le Bulletin des Travaux (du 2 et 4 novembre 1899).
- LE SANS GÊNE de l’Administration des Postes
- Depuis quelque temps, le service des postes en prend vraiment trop à son aise avec le
- commerce français. Il ne daigne plus assurer que d’une façon lamentable et intermittente, la distributiondes journaux non politiques.
- Tandis que les feuilles politiciennes sont l’objet des soins attentionnés (car l’on redoute leurs criailleries ou leurs outrages), les feuilles industrielles et spéciales sont reléguées dans les coins : on les distribue quand on a le temps, quand on ne les égare pas ou qu’on ne les supprime pas en bloc, tout simplement.
- Nous n’avons point coutume, dans ce journal, de récriminer à tort et à travers ou à la légère : nos lecteurs le savent bien. Mais le tort qui nous est causé avec une persistance regrettable, nous oblige à sortir de cette réserve. Cette semaine encore, pour plusieurs de nos journaux, des paquets entiers, pour lesquels nous avons, bien entendu, payé à l'Etat la taxe d'affranchissement, ont dû être supprimés. Nous sommes en droit de le supposer, car il n’y a pas d’autre explication rationnelle de leur disparition. Nous sommes en effet certains que nos bureaux ont régulièrement et complètement préparé les services ; les quittances de l’Administration des Postes établissent, d’autre part, que les taxes d’affranchissement ont bien été payées pour la totalité des envois que nous avons à faire. Il en ressort que c'est incontestablement à partir du moment où ces journaux ont été entre les mains de la Poste, que leur disparition s est accomplie.
- Jamais les réclamations de nos lecteurs et abonnés n’ont été plus nombreuses que cette semaine; et leur nombre démontre précisément l’étendue du dommage que nous cause l’Administration des Postes, par sa coupable négligence.
- INFORMATIONS
- La grande maison de teinture Gillet et fils de Lyon et Saint Chamond, vient de conclure l’achat de cent mille mètres carrés de terrains, à Tavernola, près de Cernobbio (Lac de Côme), afin d’y ériger un vaste établissement de teinture et d’apprêt qui occupera un grand nombre d’ouvriers.
- On sait que le tissage italien expédie tous les ans à Lyon des parties considérables de soies qui, au moyen de l’opération douanière de l’exportation temporaire, vont à Lyon afin d’y subir les différentes manipulations de la teinture en noir et du chargement, manipulations dont l’industrie italienne n’a pu s’emparer jusqu’à ce jour. L’initiative prise par la maison Gillet et fils lui sera, croyons-nous, des plus profitables et elle ne pourra que donner un nouvel essor à la fabrication cosmasque.
- p.345 - vue 336/380
-
-
-
- 346
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS du Travail
- Circulaire ministérielle relative à loi du 9 avril 1898, concernant des accidents dont les ouvriers leur travail-
- (Suite et fin)
- rapplication de la les responsabilités sont victimes dans
- II ne suffit point enfin, pour que s’ouvre le droit de l’ouvrier à une indemnité, qu’un accident soit survenu, comme le spécifie l’article 1er de la loi ; « par le fait du travail, ou à l’occasion du travail ». Il convient d’ailleurs de reconnaître que ces termes sont des plus larges et embrassent toute la vie d’atelier.
- Si un ouvrier victime d’un accident en venant de chez lui à la manufacture, ou en revenant de la manufacture chez lui, n’a pas droit à l’indemnité légale, il y a certainement droit, au contraire, si l'accident lui arrive sur un chantier extérieur de l’entreprise, au domicile d’un client de l’entreprise,chez lequel il est appelé à travailler, ou bien dans les déplacements qui lui sont commandés ou qui deviennent nécessaires en cours de travail.
- Je n’ai point dans cette circulaire à vous retracer les phases diverses de la procédure. Je veux seulement vous rappeler les dispositions essentielles de la loi en ce qui concerne la détermination des indemnités dues et les voies ouvertes aux chefs d’entreprise pour les acquitter.
- Si l’accident n’a entraîné qu’une incapacité tempo -raire de travail, c’est-à-dire causée par une lésion complètement guérissable, quel que soit le temps nécessaire à cette guérison, la victime a droit à une indemnité journalière égale à la moitié du salaire au moment de l’accident, c’est-à-dire à la moitié du salaire quotidien qu’elle touchait à cette date, si elle était employée à la journée, ou bien à la moitié de l'émo-lument journalier que représentait son salaire, si elle était payée au mois ou aux pièces.
- L’indemnité n’est due toutefois que si l’incapacité de travail a duré plus de quatre jours et, même dans ce cas, elle n’est due qu’à compter du cinquième jour. Cette disposition, qui a été motivée par l'appréhension peut être exagérée d’abus possibles, est formellement inscrite dans l’article 3 de la loi. Il n’est pas douteux, par contre, qu’au regard de cet article les dimanches et jours fériés doivent être mis absolument sur le même pied que les jours ouvrables. Ainsi, pour un accident survenu la veille de Pâques, le dimanche et le lundi de Pâques entrent dans le calcul des quatre premiers jours, pendant lesquels le droit à l’indemnité ne court point encore; d’autre part, à partir du cinquième jour, l'indemnité est due aussi bien pour les dimanches et jours fériés que pour tous les autres jours. Elle doit être, la loi l’indique expressément, « journalière ». Ce n’est point à dire d'ailleurs que, pour être due quotidiennement, elle soit quotidiennement payable et il est permis de penser qu’elle pourrait être légalement acquittée aux époques usitées pour la paye du salaire dans l’entreprise à laquelle appartient la victime.
- Si l’accident a entraîné une incapacité permanente, la victime a droit, à partir de la décision judiciaire qui
- fixe sa situation, non plus à la simple indemnité journalière de demi-salaire, mais à une rente viagère payable par trimestre. La rente varie suivant que l’incapacité permanente est partielle ou absolue.En cas d’incapacité partielle, c’est à-dire d’accident réduisant la capacité de travail et de gain de la victime, l’arra-chant même peut être à sa profession, tout en lui laissant le moyen de se livrer à un autre travail industriel, la rente est égale à la moitié de la réduction de salaire que peut entraîner l’accident. En cas d’incapacité absolue, excluant la victime de toute profession industrielle, la rente est égale aux deux tiers du salaire. Dans les deux cas, le salaire qui sert de base au calcul de l’indemnité n’est plus, comme au cas d’incapacité temporaire,le salaire au jour de l’accident, mais le salaire « annuel», c’est à-dire le total des gains normalement réalisés ou réalisables par la victime dans les douze mois antérieurs à l’accident, soit dans la même industrie, soit dans des industries ou occupations alternantes.
- Enfin, si l’accident a entraîné la mort, la loi attribue des rentes, également calculées d’après le salaire « annuel » de la victime, à ses ayants droit, dans l’ordre et les proportions que détermine l’article 3.
- Sans entrer dans le détail de ces attributions, je me borne à vous signaler qu’elles ont, en deux points, ému un certain nombre de chefs d’entreprise et même d’ouvriers, qui ont craint d’en voir d’écouler, par un effet directement contraire aux intentions du législateur, une sorte de prime à l’emploi de ouvriers célibataires et des ouvriers étrangers. Pour répondre à ces appréhensions, il suffira sans doute de rappeler que ['assurance, refuge moralement obligatoire de presque toutes les entreprises assujetties, égalise complètement les risques et, on peut dire, confond dans un même pourcentage de salaires les ouvriers célibataires ou mariés, étrangers ou Français. Que si d’ailleurs on objectait que de très grandes exploitations peuvent ne pas recourir à l’assurance, on répondrait que la question ne se pose que pour les accidents mortels. Les charges qu’ils entraînent n’atteignent pas, dans l’ensemble, le cinquième des dépenses afférentes aux accidents. L’économie réalisée par l’exclusion chimérique de tous les ouvriers qui ne seraient pas célibataires ou étrangers serait donc insignifiante.
- Aussi bien la très grande majorité des chefs d’entreprise ne manquera pas de recourir aux divers procédés I d’assurance que la loi met à leur disposition et dont, sauf des cas très rares, la prudence la plus élémentaire les invite à user.
- En ce qui concerne les frais et indemnités d’incapacité temporaire, le chef d’entreprise peut se décharger, avec l’assentiment de ses ouvriers, pour les trente, soixante ou quatre-vingt-dix premiers jours d’incapacité, sur une société de secours mutuels, en traitant avec elle dans les conditions prévues aux statuts type approuvés par M. le ministre de l’intérieur le 16 mai dernier. S’il est exploitant de mine, minière ou carrière, il peut utiliser la caisse de secours organisée en exécution de la loi du 29 juin 1894, moyennant allocation d’une subvention complétaire annuelle, dont les conditions et le montant sont approu-vés par M. le ministre des travaux publics. Dans toute autre industrie, il peut enfin créer une caisse particulière de
- p.346 - vue 337/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 347
- secours, analogue aux caisses de secours obligatoires pour les mines, dans les conditions déterminées par le titre III de la loi du 29 juin 1894 et par le décret du 10 mai 1899, à charge de prendre alors à son compte le tiers de la cotisation normale à la caisse de secours, et, en outre, le montant de la dépense afférente aux incapacités temporaires occasionnées par les accidents.
- En ce qui concerne les rentes dues en cas d’incapacité permanente ou de mort, le chef d’entreprise peut s’adresser à la caisse nationale d’assurances contre les accidents et à tous ses préposés dans les départements (trésoriers—payeurs généraux, receveurs particuliers des finances, percepteurs, receveurs des postes). Cet établissement, institué par la loi du 11 juillet 1868, a été autorisé par la loi du 24 mai 1899 et par le décret du 26 mai à assurer les risques prévus par la loi du 9 avril 1898,soit uniquement pour la constitution des rentes, soit, en outre, pour les frais funéraires, indemnités journalières et frais médicaux dus jusqu’à constitution des rentes.
- Qu’il s’agisse enfin de l'incapacité permanente et de la mort, les assujettis peuvent s’assurer intégralement, en s’adressant soit à des syndicats de garantie solidaire, soit à des sociétés d’assurances mutuelles, soit à des compagnies d’assurances à primes fixes, que l’Etat contrôle dans les conditions définies par le décret du 28 février 1899, portant règlement d'administration publique pour l’exécution de l’article 27 de la loi.
- Il serait à peine besoin d’ajouter,si la question n’avait été mal comprise par quelques chefs d’entreprise et n’avait suscité plusieurs grèves, que le payement de la prime d’assurance incombe au patron et au patron seul. Incontestablement débiteur de l’indemnité en cas d’accident, il est également débiteur exclusif de la prime d’assurance, qui n’est que la couverture de sa responsabilité éventuelle. Il ne lui est pas plus loisible de se décharger, par la perception de retenues sur le salaire, de la prime d’assurance, qu’il ne lui serait permis d’encaisser directement semblables retenues, en atténuation de ses charges légales, s’il demeurait son propre assureur. De même que le patron ne peut imposer ces retenues, l’ouvrier ne peut valablement les consentir. Contraire à la loi qui met intégralement les indemnités « à la charge du chef d’entreprise », une telle convention tomberait sous la nullité spécifiée par l’article 30 et ne pourrait être consacrée par les tribunaux.
- Il ne faut point, en effet, perdre de vue que, si le législateur n’a prévu que deux sanctions pénales, pour défaut de déclarations d’accidents et pour défaut d’affichage de la loi, il a voulu imprimer au régime de responsabilité qu'il instituait un caractère d’ordre public, que tous les intéressés peuvent invoquer et qui frappe toutes conventions contraires, expresses ou tacites, d’une nullité radicale et toujours opposable.
- Si l’ouvrier n’a point à participer aux frais de l’assurance, il n’a pas davantage à se préoccuper du mode d’assurance choisi par son patron, au moins en ce qui concerne les rentes. Que le chef d’entreprise reste son propre assureur, ou s'affili à un syndicat d’assurances, mutuelle ou à primes fixes, ou s’adresse à la caisse nationale d’assurances, qu’il demeure solvable ou devienne insolvable, la victime d’un accident ou ses ayants droit ont, comme je l’ai déjà indiqué, la
- certitude absolue de toucher leurs pensions, telles bu’elles ont été liquidées par la décision judiciaire intervenue. Si le chef d’entreprise ou son assureur, leur débiteur principal, ne s’acquitte point à l’échéance, ils ont de plein droit pour débiteur subsidiaire la caisse nationale des retraites et ils peuvent immédiatement recourir à elle, dans les conditions et suivant les formalités déterminées par le décret du 28 février 1899, portant règlement d’administration publique pour l’exécution de l’article 26 de la loi, et rappelées dans l’instruction de la Caisse des dépôts et consignations annexée à ma circulaire du 21 août.
- Telle apparaît, dans ses grandes lignes, l’économie de la législation nouvelle. Bien des questions seraient encore à résoudre ou tout au moins à examiner, pour la mettre pleinement, en lumière et en préciser le fonctionnement Sois que je les traite ultérieurement par circulaires spéciales, soit que vous me les soumettiez au fur et à mesure que se présenteront à vous les difficultés d’espèce, j’estime qu’il est du devoir de mon département d’en tenter l’éclaircissement.
- Il se trouve d’ailleurs secondé dans cette tâche par le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, dont la composition garantit l’autorité et qui tient de l’article 16 du règlement d’administration publique du 28 février 1899 le mandat d’étudier, quand le ministre l’y invite, toutes les « questions relatives à l’application de la loi « Plusieurs de ces avis ont déjà levé des doutes et frayé la voie aux décisions judiciaires.
- Sans entreprendre sur les pouvoirs des tribunaux, auxquels il appartiendra de statuer sur chaque contestation d’espèce, le ministère du commerce, avec equel les autres administrations publiques intéressées ne manqueront certainement pas de se concerter en cette matière, pourra ainsi faciliter aux patrons, comme aux ouvriers, la pleine connaissance de la législation nouvelle, apprendre aux uns et aux autres leurs obligations et leurs droits et se faire tout ensemble l’interprète et le gardien d’une importante loi sociale, qui ne pourrait impunément fléchir ou dévier.
- C’est à cette tâche, monsieur le préfet, que je vous demande de vous associer, en me soumettant sans hésitation les difficultés que pourrait soulever dans votre département l’application du régime nouveau, en donnant à la loi dn 9 avril une publicité jusqu’ici trop insuffisante, et en vous appliquant à faire connaître les principes dont elle s’inspire et les progrès qu’elle réalise.
- Recevez, monsieur le préfet, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
- Le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes,
- A. MILLERAND.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif F. Bertrand et Cie, teinturerie, apprêt, 11, rue Burdeau, à Lyon. — Cap. : 650.000 fr. — Acte du 22 sept.
- Formation de la Société en commandite È. Blin
- p.347 - vue 338/380
-
-
-
- C oo
- LE MONITEUR DE LA’ TEINTURE
- et Cie, fab. et décoloration des extraits tanniques, à l’usine du Hallerav, à la Jonnelière. — Durée : 15 ans. — Capital : 260.000 fr. — Acte du 16 oct.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution de la Société et Marie Leroy, produits chimiques, 43, rue du Temple, à Paris. — Acte du 30 sept.
- Dissolution de la Société F. Bertrand et J. Latruffe, teinture, apprêt, 11, rue Burdeau, à Lyon — L. : les associés. — Acte du 30 sept.
- Dissolution de la Société A. RAINARD et Cie, fab. et décoloration]des extraits tar.niques, à la Jonnelière. — L. : M. Blin. — Acte du 6 octobre.
- Dissolution de la Société L Debrock et C e, fab. d’un produit chimique dit « La Vulcanine », 75, rue Gantois, à Lille. — Acte du 29 sept
- Dissolution de la Société A MÉLOTet Mercier, dro guerie, produits chimiques, 61, pl. Guichard, à Lyon.
- — L. ; M. Mélot. - Acte du 20 sept.
- Modifications de Sociétés
- Modification des statuts de la Société anonyme des Matières tannantes et colorantes, anciens établissements A. Levinstein, 29, avenue Wagram, Paris. — Acte du 9 octobre.
- Prorogation de Sociétés
- Prorogation de 10 ans de la Société Vanzeveren et Cie, teinturerie, à Tourcoing. — Acte du 6 octobre. Prorogation pour une durée illimitée du 1er oct., de la Société héritiers Foveau, Piedanna et Cie, tein ture, impression, 40, rue de Larmes, à Roubaix. — Acte du 30 sept.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal.
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25; reliure en cuir tranches dorées, 5 fr. 25.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par
- A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- lre Fascicule. — Considérations générales.-— Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes.
- 2e Fascicule. —Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; Çd) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 53 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- Les progrès récents dans la teinture et l’impression des tissus, par Antonio Sansone. — Un volume in-8' de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- C *t ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchi-ment.
- Traité pratique de la législation du bâtiment et des usines
- Voirie. —Mitoyenneté. — Clôture. — Servit?'des. — Assainissement. — Propriété. — Bornage. —Ventes d’immeubles. — Contributions. — Location. — Réparations locatives. — Marchés. — Mémoires. — Prescription. — Responsabilité. — Concours publics. — Honoraires. — Législation. — Jurisprudence. —Usages locaux.
- A l’usage des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des conducteurs des ponts et chaussées, des agents voyers, des propriétaires et des locataires.
- Par E. Barberot, architecte, membre de la Société centrale des ingénieurs civils.
- Un vol. in-8 contenant plus de 1,300 p., avec 253 fig. dans le texte. Prix, relié, 20 fr.
- Traité théorique et pratique des accidents du travail. — Commentaire analytique de la loi du 9 avril 1898, concernant la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, par Georges Le-couturier, avocat au tribunal d’Argentan, ancien rédacteur aux Pandectes françaises, rédacteur à Encyclopédie des Assurances. (Deuxième édition).
- Cette deuxième édition contient en plus de la première : « La réorganisation et le fonctionnement de la Caisse nationale des accidents avec les tarifs établis par la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents, conformément à la loi du 24 mai 1899; la circulaire du Garde des Sceaux relative à l’application de la loi du 9 avril 1898 ; les accidents causés par l’emploi de machines mues par des moteurs inanimés. Modèles de déclarations d’accidents et de procès-verbaux. »
- Un fort volume in-8, 8 francs.
- Des marques de fabrique et de commerce et du nom commercial en droit international
- Par Edmond Vidal-Naquet, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel.
- Un vol. grand in-8. Prix, 8 fr.
- p.348 - vue 339/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 349
- & NOS LECTEURS ET ABONNÉS
- Nous appelons tout spécialement l’attention de nos abonnés sur la nouvelle reliure (dite Autorelieur, Gorrilliot et Cie) que nous leur offrons. Elle constitue le dernier perfectionnement qui permet à chacun, par la simple pose de deux agrafes, de relier soi-même 3s numéros de notre journal au fur et à mesure de leur apparition. En sorte que lesdits, ni défraîchis, ni détériorés, peuvent former à fin d’année une collection complète, de grande utilité, en un beau volume prenant sa place en bibliothèque, sans nécessiter recours à un relieur. C’est la reliure mise è la portée de tout le monde.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR DE FAMILLE
- Pour les stations thermales et hivernales
- Des Pyrénées et du golfe de Gascogne Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies je--Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. no 106 (Orléans)
- Des billets de famille de Ire, 2e et 3e classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hen-daye, Pau, Saint Jean-de—Luz, Salies-de- Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plusamples renseignements, consulter le Livret-Guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
- La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année des billets d’excursion comprenant les trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le Centre de la France et les stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
- 1er Itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Bagnères-de—Bigorre, Montré-eau, Bagnères-de-Luchon, Pierrefitte-Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
- 2e Itinéraire — Paris, Bordeaux, Arcachon, Mont-de-Marsan, Tarbes, Pierrefitte-Nestalas, Bagneres-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris via Montauban-Cahors Limoges ou mâ Figeac-Li-moges).
- 3e itinéraire. — Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax, : Bayonne, Pau, Pierrefitte-Nestalas, Bagnères-de-Bi- ! gorre. Bagnères-de-Luchon, Toulouse, Paris {viâ Montauban-Cahors-Limoges ou viâ Figsac-Limoges).
- Durée de validité : 30 jours.
- Prix des billets : Ire classe 173 fr. 50. — 2e classe
- 122 fr. 50. „ . . __
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- VOYAGES CIRCULAIRES] EN ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer de l’Est rappelle aux voyagaurs qu’elle met à leur disposition, pendant toute l’année, de nombreuses combinaisons qui permettent d’effectuer des excursions variées à des prix très réduits au nord des Alpes (parcours en dehors de l’Italie) et au sud des Alpes (parcours italiens).
- Les billets circulaires qui sont valables pendant 60 jours permettent, soit au départ de Paris (via Troyes-Belfort), soit au départ des principales gares situées sur l’itinéraire, de faire des excursions en Italie dans des conditions très économiques.
- Les billets de 2e classe sont valables par les trains rapides au nombre de deux par jour dans chaque sens qui mettent Bâle à environ 9 heures de Paris.
- Entre Paris et Bâle, ces trains sont composés de voitures de 1re et de 2e classes à intercirculation et à water-closet. Les voyageurs sont admis dans ces voitures sans avoir à payer de supplément.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et excursions que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- La Compagnie recommande instamment à MM. les voyageurs de vouloir bien enlever les anciennes étiquettes qui peuvent se trouver sur leurs bagages afin d’éviter les erreurs de directions et d’inscrire sur ces colis leur adresse et le nom de la gare destinataire.
- Pour faciliter cette inscription, MM. les voyageurs trouveront aux bibliothèques des gares des carnets d’étiquettes gommées au prix de 0 fr. 05 le carnet de 10 étiquettes.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- PARIS A CALAIS VIA CALAIS OU BOULOGNE
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens.
- Trajet en 7 h. Traversée en 1 h. Tous les trains comportent des 2es classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les nouveaux trains du jour partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir viâ Boulogne-Folkestone prennent les voyageurs munis des billets de 3e classe.
- Départs de Paris — Viâ Calais-Douvres : 9 h.. 11 h. 50 du matin, 9 h. du soir. Viâ Boulogne-Folkestone : 10 h. 20 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Viâ Douvres-Calais : 9 h., 11 h. du matin et 9 h. du soir. Viâ Felkestone-Boulo-gne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels ae la Poste. — La gare de Paris-Nord située au centre des affaires, est le départ de tous les grands Express Européens pour l’Angleterre l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, etc.
- p.349 - vue 340/380
-
-
-
- 350
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- "SRS* HENRY H AMELLE 21,quaiYalmy,FARlS
- HUILES MINÉRALES ordinaires
- pour transmissions, broches, etc.
- Adresse télégraphique :
- VALVOLINE— PARIS
- VACVotINÉ
- Marque déposée
- HUILES SPÉCIALES pour
- cylindres, tiroirs et organes de machines
- fl . — . GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE _
- GRAISSEURS
- OLÉOMTRES
- Graisseurs à compression M. ». - a base de Vaivoline téléphoné
- H. HAMELLE demander notre catalogue général Bureau D
- ......................----------------------
- Lucien PICARD & CIE, à saint-fons (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION
- BER
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc. COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie etc.), les teignant dans un seul bain.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ECHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- PAUL SE E IngArchitecte, Entrepreneur 58,RueBrüle Maison, à Lille .
- Bâtiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage Ventilation—— Séchage , Economiseurs ______ Surchauffeurs. / Réfrigérants -__ Moteurs electriques
- Moteurs de Laval
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- MATÉRIEL POUR BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s.g.d.g. madsyaiscencessaaminasacea
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or M°" DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.350 - vue 341/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Co S
- DROGUERIES & TEINTURES
- PLACE DE MARSEILLE
- (19 Novembre)
- On cote : Acide ...................
- Bois de :
- Campêche Laguna.......... » Martinique............. » Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine....... — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées...............
- Zacatilles..............
- Noires ordinaires.......
- » supérieures.......... Crême de tartre......... Curcuma Bengale......... Dividivi ...............
- Gommes :
- Arabique................ Aden....................
- Damar Singapore.........
- » Batavia.............. Sandaraque............. Gambier................ Galles vertes et noires..
- 275 .. à ... ..
- 18............
- 10 .. 12 ..
- M...............
- M.............
- 120 .. ....
- 252 350
- 200 .. 220 ..
- 210 .. 215 ..
- 215..............
- 200 ...........
- 220 .............
- 170..............
- 60............
- M . . .. ..
- 170 .. 180 ..
- 100 .. 130 ..
- 115.............
- 155 .. ... ..
- 160..............
- 36............
- 130 .. 150 ..
- Jaune Campêche.......... 5 ..
- • Carmen............ 5 ..
- » Tampico........... 5 50
- » Porto-Plata...... 5 ..
- » Haïti............. 475
- • Jamaïque.......... 550
- » Bareel et P. Cab .. 6 ..
- » Rio Hacha......... 3 50
- » Carth. et Savan... 3 25
- » Maracaïbo......... 4 ..
- « Fustet......100 k. 14 ..
- s Tatajuba.........50 k. 4 ..
- » Bahia................. 4 ..
- » .................. 5 20
- * Amapala.... 50 kil. 5 ..
- Rouge Brésil Bahia...... 7 ..
- » Calliatour... 100 k. 15 ..
- » Lima........50 kil. 8 50
- » ................... 7 ..
- » ................... 3 ..
- » Sandal..... 100 k. 7 ..
- » Sapan.........50 k. 6 ..
- » Quebracho..1009 k. 78 ..
- Rouge Pernamb.....50 k 16 ..
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. en caisse —
- Jaune ou gamb ... .....
- » dressé...
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre................... F, 2 50 à 2
- moyen ordinaire................. 2 .. 2
- Kurpah bon moyen à bon
- violet et violet ............... 3 50 4
- Kurpah moyen et moyen
- ordinaire... ................... 2 50 3
- Sumac en feuilles...........F. 18 .. 0/0
- — en poudres................F. 20 .. »
- Vardet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. M .. 0[0
- sous papier, F. M . • 070
- » bon marchand en pains F. M .. »
- »»» en boules. M » » raffiné en pouare sec. F. M .. »
- 75
- 50
- >7 2 . Ur
- k.
- k.
- PLACE Dü HAVRE
- (1.9 Novembre)
- B si® de teinture
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité
- 12
- — 2c qualité ... 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan...
- Honduras................ Tabasco ....... Haïti Cap......
- » .................... v St-Marc............. » Gonaïves ...........
- » Fort-Liberté..........
- P.-de-Paix..............
- Miragoane...............
- Saint-Domingo...........
- Martinique et Guadeloupe.
- Jamaïque. :.............
- Jaune Cuba et St-Yago ..
- » Manzanillo............
- * Tuspan................
- » Vera-Cruz........
- 11
- 6
- 9
- 8
- 7
- 5
- 5
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 4
- 5
- 6
- 6
- 7
- 5
- 50
- 80
- 50
- 80
- 50
- 25
- 50
- 40
- 50
- 50
- 40
- wo et
- a
- 14
- 10
- 10
- 9
- 8
- 5
- 6
- 7
- 6
- 6
- 7
- 5
- 6
- 5
- 7
- 6
- 6
- 7
- 6
- 50
- 50
- 75
- 25
- 50
- 25
- 75
- 25
- 25
- 50
- 25
- 50
- 5 25
- 5 25
- 5 75
- 5 50
- 5 25
- 5 65
- 6 25
- 3 75
- 3 50
- 5 ..
- 16 ..
- 4 50
- 4 50
- 6 ..
- 5 50
- 9 ..
- 17 ..
- 9 75
- 9 ..
- 4 ..
- 9 .. tû .. 90 .. 18 ..
- N,. .. ..
- 37 50 45 ..
- 20 . 25 ..
- 15 .. 16 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe ............. 1 60 2 ..
- Ténériffe grise. ....... 1 50 180
- Curemma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25 ..
- Java, Mad,. Pond....... M...............
- Dividivi
- On cote les 50 kil...... 10 . 16 .
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 8 25 8 50
- » fin viol, et pourpre... 7 75 8
- » beau viol. et dite.... 7 25 7 50
- » bon violet.............. 6 50 6 75
- » moyen violet............ 5 25 5 50
- » bon violet rouge........ 6 .. 6 25
- » bon moy. v. roug.... 5 50 5 75
- Beng. fin rouge........... 6 25 6 50
- » bon dite................ 5 .. 5 50
- » bon à fin cuiv.......... 4 50’ 5 25
- » cuiv. ord. et bas....... 3 75 4 25
- Java................................ . ..
- Kurpah.................... 2 50 5 ..
- Madras.................... 2 . 3 50
- Manille.................. 2.. 3 50
- .........................- 2 50 4 50
- Guatemala flor............ 5 75 6 25
- » sobré............ 4 .. 5 ..
- » bon à fin cor.... 4 05 5 ..
- » cor. ord. à bas.. 2 50 3 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k, 6 .. 6 50
- » bon à beau............... 4 50 5 50
- » ord. et moyen............ 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar. ............M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé........ 7 50 à 8 50
- » gros effilé.............. 6 . • 7 ..
- Rocom.
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .9 40
- Cayenne.................................
- PLACE DE LYON
- (19 Novembre)
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb... 79 .. à 80 .
- Aeide acétique des arts 40% 26 .. 27 ..
- — chlorydrique........... 7 .. 8 ..
- — nitrique 36°............. 32 . . 34 ..
- — sulfurique, 66° .. . . . 8 .. 11 .
- — tartrique............... 280 .. 285 ..
- — citrique................ 370 .. 380 ..
- Alun épuré................. 20 .. 21 ..
- - ordinaire............ .. 15 .. 16 ..
- Ammoniaque incolore, 22°. 44 .. 45 ..
- Bichlorure d’étain, 55°... 110 115 ..
- — — 60°..... 120 .. 125 ..
- Bois Campêche-Lsguna. .. 17 50 (8 50
- — — Guadeloupe 14 .. 14 50
- — Jaune Centre Amérique 18 .. 19 ..
- Cachou jaune. V apeurs .. 38 .. 39 . .
- — brun.. . ............... 115 . . 120 .,
- Chlorate de potas se......110 . 120 ..
- — de soude................. 125 .. 135 ..
- Chlorure de chaux 00 à 110“ 19 50 20
- Chromate rouge de potasse 85 .. 90 ..
- — — de soude.. 65 .. 70 ..
- Crème de tartre .......... 188 . . 190 ..
- Cristaux de tartre........ 182 . 185 ..
- — de soude................ 7 50 8 ..
- CurcumaBengale enracines 58 .. 60 ..
- — de Madras....... 60 .. 62 ..
- — Chine................. . 56 .. 58 ..
- Essence de térébenthine .. 119..............
- Extrait de châtaignier 2 0°. . 16 .. 17 ..
- Galles de Chine et Japon. 175 ., 180 ..
- — vertes et noires . . 180 .. 200 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 150 .. 160 .,
- — arabique................ 190 . . 250 ..
- — adragante rousse. 335 .. 385 ..
- Jus de citron.............. 23 .. 24 ..
- Méthylène à 95“ .......... 125 .. 130 ..
- — régie 90 ............... 120 .. 125 ..
- Prussiate jaune de potasse 190 .. 195 ..
- — — de soude.. ...................
- Pyrolignite de fer.......... 10 .. 11 .
- Résine...................... 20 .. 22 .
- Rouille ............. .. 9 .. 10
- Sel de soude 80°.......... 18 . . 18 25
- — ammoniaque.. 11 50 12 .
- Sel d’étain............... 215 .. 225 ..
- Soufre en canons ... .... 19 50 20 50
- — sublimé.............. 21 50 22 50
- Sumac Sicile en feuilles... 30 .. 33 ..
- Sulfate d’alumine....... 15 .. 17 ..
- — de cuivre............ 77 .. 79 ..
- — de fer........... ......... 7 60 8.,
- p.351 - vue 342/380
-
-
-
- 352
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- cela Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works Ce Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdieres, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo.- Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- | FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS |
- . en tôle noire, galvanisée et étaméel wcsineseycmani P°ur tous liquides
- P- LEGRAND
- INVENTEUR Pont de la Révolte, a St-Denis SEINE
- Étanchéité complète PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- MEDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles;. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- - amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue ‘Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- | Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- p.352 - vue 343/380
-
-
-
- 4e Année. — No 23 Le Numéro : 0,75 (C. V 5 Décembre 1899
- e _y
- **T*™*3**** =
- 1 ; LE 0 —"
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. .... . .15 fr.
- — Six mois. ........ 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 30, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNNNAEC • f La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- AhNeNE . | Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.— Causerie sur le démontage avant teinture (suite et fin).
- Mordants.— Rapport à la Société industrielle de Mulhouse sur l’emploi du chromate de chrome comme mordant, de M. M. de Gallois.
- Teinture et impression. — Teinture et impression (système Vigoureux) sur laine peignée (suite).
- Apprêts. — Le décatissage à l’eau bouillante au point de vue de sa valeur et son application aux apprêts des étoffes en cardé (suite).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Le noir immédiat pour articles tissés. — Double teintes sur tissus de laine par procédé nouveau. — Bleu immédiat. Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Ecole de chimie et de teinture de St-Etienne (suite). •— Chambre de commerce française à Madrid. — Exposition de 1900. —Les syndicats professionnels. Renseignements commerciaux.— Bibliographie.—Cours.
- — Annonces.
- CHIFFONNAGE
- Causerie sur le démontage avant teinture (Voir le n° 22, du 20 novembre 1899)
- {Suite et fin)
- Le teinturier, venons nous de dire, se servira judicieusement de l’une ou l’autre méthode de démontage ; mais encore convient-il de savoir agir judicieusement et il est difficile ici d’indiquer des méthodes nettes et précises. Autrefois, lorsque la teinture du chiffonnage tout aussi bien que celle des fibres neuves n’avait à sa
- disposition qu’un petit nombre de matières colorantes presque toutes végétales à l’exception de la cochenille tirant son origine du règne animal, il était facile d’établir quelques normes facilitant le travail du teinturier. Mais actuellement où les couleurs varient à l’infini, les conseils sont fort difficiles et les procédés de démontage devront varier presque pour chaque cas isolé. Et non seulement le mode d'opérer différera suivant la nature des colorants primitivement intervenus, mais encore suivant le genre de tissu sur lequel la couleur aura été appliquée. Au point de vue de la pratique nous marchons donc en pleine obscurité et ne devrons procéder dès l’abord que par tâtonnement; quelque expérimenté que soit le maître teinturier; toute sa science ne le dispensera pas des essais préliminaires et il fera toujours sagement de commencer à voir si le colorant à démonter cédera à l’eau tiède pure ou légèrement alcalinisée d’ammoniaque ou de soude et de préférence de bon savon de Marseille. Si ce traitement ne fournit pas le résultat attendu et si le colorant ne paraît pas devoir céder, rincer immédiatement l’échantillon essayé et passer dans un bain très faiblement piqué d’acide sulfurique.
- On se rappellera d’un autre côté que si la majeure partie des matières colorantes s’affaiblit sous l’action du chlore (ce qui revient à dire qu’elles blanchissent sous l’influence de ce réactif) l’emploi du chlorure de chaux (hypochlorite de calcium) ou de l’eau de javel (hypochlorite de sodium) tel que l’industrie s’en sert pour le blanchiment ordinaire, n’est pas suffisant et qu’il est indispensable d’en prendre des quantités plus considérables si l’on veut arriver à une décoloration suffisante. Un autre moyen de décoloration consiste à
- p.353 - vue 344/380
-
-
-
- 354
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- faire bouillir les étoffes à démonter dans des solutions étendues de sels (chlorures) d’étain; mais nous ne conseillons pas l’emploi d’un procédé dont l’action nous paraît toujours trop énergique en présence des étoffes modernes établies envue d’une vente courante et à bas prix. Du reste l’étain, par ce mode de coloration,vient se combiner à la fibre à la façon d’un mordant et change complètement la nuance à fixer ultérieurement sur l’étoffe.
- L’acide sulfureux employé à l’état gazeux (chambres à soufrer) ou encore à l’état de dissolution aqueuse ou enfin à l’état naissant (sulfites et bisulfites dissous dans l’eau et aiguisés d’acide chlorhydrique) rendent également de bons services dans certains cas spéciaux et lorsque l’emploi de ce mode de démontage est possible, nous nous en servons volontiers parce que la fibre ne souffre pas beaucoup dans sa solidité par ce traitement. Il en est de même de l’eau oxygénée ainsi que du bioxyde de barium dont nous avons déjà eu souvent à mentionner l’efficacité, dans le corps de ce journal.
- Enfin si tous les réactifs ci-dessus indiqués ne donnent pas le résultat voulu. on peut encore essayer comme dernière ressource les oxydants (acide nitrique, acide chromique, le caméléon minéral ou permanganate de potassium, etc.) ou encore dans un sens opposé les agents réducteurs tels que les hyposulfites et le stannate de sodium, etc., etc.
- Il est bien entendu que quelqu'ait été le procédé employé pour obtenir la destruction du colorant fixé primitivement sur le tissu, il est toujours indispensable de procéder après à un lavage (rinçage) à fond suffisant de l’étoffe, d’abord enlever toute trace de colorant solubilisé par le réactif, et ensuite et surtout pour enlever le réactif lui-même qui, tôt ou tard, s’il en restait finirait par compromettre la résistance de la fibre textile qu’elle qu’en fut la nature.
- Enfin et pour terminer, nous devons prémunir nos confrères eux-mêmes tout aussi bien que leur honorable clientèle sur les illusions qu’ils pourraient se faire sur l’efficacité constante de démontage. Jamais une nuance suffisamment foncée ne se démonte assez pour pouvoir la remplacer sur la même fibre par une nuance beaucoup plus claire et d’une vivacité égale à celle qu’on obtiendrait avec un même colorant sur des fibres et tissus neufs ; jamais on obtiendra sur un fond primitivement rouge plein un vert d’eau tendre et brillant. Ce sont là des impossibilités qu’on
- demande souvent à l’habileté du praticien, mais qu’il serait fort téméraire pour lui de promettre ; il courrait au devant d’un échec certain.
- Un vieux praticien.
- e
- &
- 2
- &
- RAPPORT sur le pli cacheté n- 528 de M. Maurice de Gallois concernant l’emploi du chromate de chrome comme mordant,
- Par M. Henri Schmid. (1)
- Quoique les propriétés mordançantes du chromate de chrome soient connues de longue date et aient été mises en évidence, il y a vingt-cinq ans, par M. Ch. Gros-Renaud, l’introduction plus générale de ce produit dans la pratique est due aux efforts de M. de Gallois qui en a trouvé le mode de préparation le plus simple et en a indiqué le mode d’action.
- En préparant, d’après le pli de M. de Gallois (par double décomposition entre : les sels minéraux ordinaires du sesquioxyde de chrome et le chromate alcalin des composés salins de chrome, renfermant à la fois le chrome sous forme de base et sous forme d’acide) des chromâtes de chrome dont le type normal serait exprimé par la formule Cr^ O3 3CrO^ , on y reconnaît des corps doués d’une tendance de dissociation prononcée et cédant facilement leur Cr* O3 à la fibre textile par aérage ou vaporisage ou même par simple contaet ; le rinçage à l’eau ou à l’eau alcalini-sée complète la fixation du sesquioxyde en enlevant l’autre partie constituante du mordant, l’acide chromique.
- Sous le rapport de la facilité de mordançage obtenue ainsi avec le chromate de chrome, ce dernier se rapproche de l’excellent mordant de M. Horace Kœchlin, du mordant de chrome alcalin, resté le prototype non atteint d’un mordant se fixant spontanément et aisément, sansaucun auxiliaire, et déployant une force d’attraction considérable vis-à-vis des ma-tières colorantes. Aucun autre procédé que celui de M. H. Kœchlin n’utilise mieux au mordançage une quantité donnée de chrome; il n’y a pour ainsi dire pas de parte de ce dernier. Dans le procédé de Gal-
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, août, sept., oct. 1899.
- p.354 - vue 345/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 355
- lois, dont le mordant offre une grande analogie avec celui de H. Kœchlin, on perd toujours la majeure partie de l’acide chromique qui a servi de véhicule à l’oxyde de chrome ; il est entraîné dans les eaux de dégommage et de lavage, même en admettant qu’une petite quantité de CrO* se réduise sur la fibre et qu’une autre partie y reste attachée comme chromate de chrome basique insoluble. Il est vrai, cependant, que les produits commerciaux du mordant de Gallois ne sont pas des chromâtes purs et simples de chrome, mais constituent des sels basiques d’oxyde de chrome, soit avec l’acide chlorhydrique et l’acide chromique, soit avec l’acide acétique et l’aeide chromique, de sorte que la perte en chrome est moindre.
- Par contre, le mordant de Gallois offre un avantage sur le mordant de chrome alcalin qui permet d’en généraliser l’emploi : c’est l’absence de tout caractère corrosif ; cela lui a valu la faveur des teinturiers du coton en filés qui ne se servent que très difficilement du mordant caustique de Kœchlin. Le rétrécissement que fait subir ce dernier à la fibre est également évité avec le mordant au chromate de chrome.
- Les autres procédés de mordançage du coton en écheveaux sont aussi tous plus ou moins compliqués, exigeant une préparation préalable en matière astringente ou en huile (dans ce dernier cas un séchage subséquent), ou un traitement alcalin au bouillon se donnant après le mordançage en composé de chrome faible
- Le mordançage en chromate de chrome, au contraire, est bien simple : le coton, débouilli en sel de soude, est abandonné dans le mordant pendant la nuit, après qu’on l’y a bien plongé et mouillé ; ensuite on l’essore et on termine le fixage en le passant, sans sécher, dans un bain de 12 à 15 gr. de sel de soude par litre à 50° C. On lave et on teint. On obtient des nuances saturées et solides.
- Le mordant est un peu sensible à la lumière par suite de sa teneur en acide chromique; il faut donc avoir soin de ne pas exposer le coton mordancé aux rayons directs du soleil et surtout de ne pas le laisser sécher sous cette influence.
- Pour le mordançage de la pièce on se sert du sel acéto-chromique de l’oxyde de chrome (tandis que pour les filés c’est le chlorhydrochromate de chrome) ; on l’additionne d’un réducteur, par exemple de glycérine ; on sèche, on passe en Mather-Platt et on dégomme en carbonate de soude ; ce dernier ne joue
- alors plus le rôle que d’un dégommage ordinaire dans le but de mouiller la marchandise, l’acide chromique ayant subi une réduction complète et se trouvant entièrement fixé sur la fibre.
- Les deux mordants de M. de Gallois, GA I pour filés et GA H pour pièces, dont le premier surtout a trouvé un emploi répandu dans la teinture, tandis que le second peut aussi être remplacé par d’autres mordants appropriés, par exemple le bisulfite, etc., sont protégés, au nom des «Farbwerke » de Hœchst, par un brevet allemand.
- Teinture et Imapression
- Teinture et impression sur laine peignée (Système Vigoureux) ‘ (suite)
- En ce qui concerne les noirs sur laine peignée nous croyons devoir appeler particulièrement l’attention sur le très grand choix de colorants appropriés, dont nous disposons et qui permet de satisfaire d’une façon remarquable aux exigences variées de l’industrie de la laine peignée.
- Comme noirs se teignant simplement en bain acide et résistant à un léger foulon on emploie nos noirs naphtol, notamment les marques B et 3B. Ces produits supportent parfaitement un léger foulon au savon ainsi que le foulon à l’eau et donnent des teintes d’une solidité remarquable à la lumière. »
- Comme noirs se teignant simplement en bain acide et ayant une bonne solidité au foulon nous pouvons recommander le noirbleu NaphtylN et le noir Naphtyla-mine R, qui, teints d’après les indications données à la page 10, donnent des teintes d’une très bonne solidité au foulon.
- Il est vrai que ces teintes ne sont pas aussi solides que celles obtenues avec notre noir Anthracène au chrome, mais, ainsi qu’il résulte des expériences faites dans la pratique, elles suffisent parfaitement pour la plupart des articles, et comme les noirs s’appliquant par simple teinture, sans aucun traitement ultérieur, sont souvent recherchés, ces deux colorants sont particulièrement intéressants pour l’industrie de la laine peignée.
- Le noir bleu Naphtyl N a pu s’introduire aussi dans cette industrie à cause de sa nuance bleuâtre, se rapprochant bien de celle des noirs au campêche.
- p.355 - vue 346/380
-
-
-
- 353 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pour les articles devant subir un foulon très énergique nous renvoyons au noir Anthracène au chrome F, décrit à la page 5. Ce produit donne un bon noir très nourri et d’une solidité remarquable au foulon et à la lumière.
- (A suivre.)
- APPRÊTS
- Le décatissage à l’eau bouillante
- Au point de vue de sa valeur et de son application aux apprêts des étoffes en cardé (1) (Suite)
- Un des facteurs essentiels du décatissage à l’eau bouillante consiste dans l’action épurante que l’eau bouillante exerce sur le tissu. Toutes les impuretés restant dans l’étoffe telles que résidus de savon, de soude, de terre à foulon, de matières colorantes, sont solubilisées par le véhicule bouillant et ce qui peut en rester encore en est écarté par le relavage ou rinçage à l’eiu froide qui suit l’opération. L’étoffe se trouve ainsi épurée, et prend déjà par cette simple opération un meilleur aspect, un toucher plus doux et plus agréable.
- C’est justement à cause de cette action épurante qu’il est bon de se servir de ce mode de décatissage comme opération préalable à la teinture lorsqu’il s’agit de teinture en pièces. On sait, en effet, qu’il n’est pas rare de voir se former lors de la teinture des taches, des marbrures, des lizières trop foncées, etc.; ces inconvénients et ces défauts proviennent certainement de pièces mal nettoyées et de résidus retenus par la laine au cours des diverses phases de la fabrication. Si le procédé est d’ailleurs excellent pour toutes les étoffes cardées en laine teinte et l’industrie l’a adoptée sans hésiter, il n’en est pas moins bon pour les tissus teints en pièces, sitôt qu’après la teinture on a pro cédé au rinçage et au lainage. Les molletons, les che-viots, les serges, soient qu'ils aient été teints en laine, soient qu’ils n'aient reçu la teinture qu’une fois la piece tissée, s'en trouvent également bien. La draperie fine elle-même subit avantageusement comme pre mier décatissage un passage à l’eau bouillante.
- Sans doute il est nécessaire pour des étoffes à poils ras de toujours se régler suivant le caractère spécial
- (1) Deut. Wollen Gewerbe.
- de chaque nature de tissu. Les tissus appelés à avoir un endroit très couvert et un toucher aussi épais que possible, ne doivent pas subir le décatissage à l’eau bouillante si l’on ne veut pas, surtout pour des draps bruts, leur faire perdre par cette opération les qualités qui justement les caractérisent; l’opération du décatissage à l’eau bouillante a précisément la propriété de les amincir au toucher, de les serrer et de les cartonner. L’effet ainsi redouté s’atténue d’ailleurs par un enroulage plus léger, et l’emploi de l’eau chaude au lieu de l’eau bouillante.
- Le décatissage à l’eau bouillante acide est également un remède tout trouvé pour se débarrasser des faux plis et froissures lorsqu’il s’agit de draps bruts. Il suffit même déjà d'un simple enroulement à plat ou d’une immersion dans de l’eau tiède pendant quelques heures pour obtenir des pièces indemnes de plis et l’on ne se fait pas faute, en fabrique, de se contenter de cet apprêt bien rudimentaire pour les che-viols, les serges et les molletons. Ce qui fait encore donner la préférence au décatissage à l’eau bouillante c’est que ce genre d’apprêt nuit moins à la solidité de l’étoffe que le traitement à la vapeur sèche.
- Nous devons encore appeler l’attention du fabricant de draperies cardées sur un point spécial lorsqu’il veut se servir du procédé de décatissage par l’eau bouillante; c’est qu’il est essentiel de veiller à la solidité des matières colorantes appliquées sur la fibre. Certaines matières colorantes fixées sur la laine et traitées par l’eau bouillante sont sujettes à couler et à changer de nuance; dès l’abord on devra en éviter absolument l’emploi dans le cas spécial qui nous occupe. Presque toutes les matières colorantes naturelles et avant tout l'indigo, puis le campêche, le bois jaune, la garance, le sandal, le calliatour, le camwood etc., résistent suffisamment au bouillon, il en est de même de la majeure partie des couleurs genre alizarine, anthracène, anthracène acide et autres de même famille.
- Cependant parmi les couleurs de la famille des ali-zarines il en est qui coulent au bouillon; ce sont le bleu d’anthracène, l’alizarine cyamine, le bleu d’aliza-rine brillant. Les teintures chromotropes également résistent peu à l’eau bouillante et l’on peut admettre qu’en général les couleurs qui ne résistent pas au foulon coulent également lorsqu’on les fait bouillir dans l’eau.
- Divers produits spécialement employés dans la tein-. ture en pièces faiblissent eux aussi sous l’influence
- p.356 - vue 347/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 357
- des opérations du décatissage à Peau bouillante; ce sont entr’autres le noir brillant, le noir naphtol, le noir naphtylamine. Mais on arrête cet affaiblissement du colorant en ajoutant à l’eau bouillante du décatissage un peu de sulfate de soude ou d’acide sulfurique. D’autres colorants tel que le noir bleu naphtyle et le noir naphtylamine R deviennent très solides et résistent absolument à notre décatissage spécial à la con-diiion que la teinture en aura été faite par les procédés brevetés de la Manufacture lyonnaise de matières colorantes, (brev. Léop. Cassella et C°). Nous avons déjà eu l’occasion de parler d’une manière assez étendue de ce procédé.
- Le mode le plus ancien en même temps que le plus primitif d’appliquer le décatissage à l’eau bouillante consiste à prendre les pièces au sortir des laineries, de les humecter en roulant sur des cylindres qui sont ensuite garnis de couvertures, puis plongés dans l’eau bouillante ; généralement, les laineries qu’elles soient simples ou doubles, portent avec elles un appareil permettant d’enrouler automatiquement. Le rouleau enrouleur est placé sur le cylindre de traction le plus en avant et se trouve ainsi actionné par ce dernier; des guides roulant dans des glissières permettent au rouleau de se soulever au fur et à mesure que le périmètre du rouleau augmente par suite d’enroulement de pièces plus ou moins longues.
- (A suivre).
- MATIÈRES COLORANTES ET APPLICATIONS NOUVELLES
- Le Noir Immédiat pour articles tissés
- De la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes. Il y a certainement peu de colorants artificiels, dont l’emploi se soit généralisé aussi rapidement que celui des deux marques de Noir Immédiat Casella, dont la consommation augmente de jour en jour, surtout dans l’industrie des articles tissés.
- Il y a dans cette branche de nombreux fabricants et teinturiers, et des plus importantes, qui employaient jusqu’ici les noirs les plus divers, tels que le noir d’aniline plein bain, le noir d’oxydation etc., et qui ont abandonné ces procédés pour adopter en remplacement le Noir Immédiat, qui en raison de sa solidité remarquable et de son application très simple convient pour tous les tissus sans exception.
- Les teintes ne salissent pas au frottement, poss d-nt une solidité presque absolue à la lessive, à la lumière, à l’air et à la transpiration et peuvent supporter après tissage n’importe quel genre de teinture ou de traitement à l’acide, ainsi que la lessive la plus énergique, sans tacher le blanc.
- Le Noir Immédiat a en outre l’avantage de ne pas attaquer la fibre et de ne pas changer de ton au parage.
- La Manufacture Lyonnaise se met à la disposition de ceux de nos lecteurs qui désireraient examiner de plus près les échantillons de tissus provenant d’expériences pratiques et qui fournissent des noirs d’une solidité remarquable. Le coton noir contenu dans ces échantillons a été teint en flottes avant tissage (carreaux blancs et noirs) en employant les procédés mentionnés dans sa brochure n‘ 2014 avec 10 0[0 de Noir Immédiat V extra (sur vieux bain) et traité avec 3 0[0 de sulfate de cuivre et 3 0|0 d’acide acétique.
- Nous ne saurions trop prier nos amis de vouloir bien examiner ces échantillons avec le plus grand soin, persuadés qu’ils se décideront à adopter le Noir immédiat pour leur usage quotidien. Du reste la manufacture lyonnaise leur facilitera l’emploi de cet intéressant produit par tous les moyens en son pouvoir; elle est entièrement à leur disposition pour leur fournir tous les renseignements dont ils pourraient encore avoir besoin et pour leur offrir son concours technique, s ’il pouvait leur être utile.
- Doubles teintes sur tissus de laine par Procédé nouveau
- Tous les teinturiers et bon nombre de fabricants connaissent les effets du Mercerisage sur coton. Augmentation de l’intensité de nuance et rétrécissement de la fibre. On a fait des applications très intéressantes en tous genres de ce merveilleux procédé.
- Sur jute MM. Mullier Monnet ont pbtenu des effets laineux.
- Sur laine, on a essayé le chlore, l’iode, le brome. Actuellement, la Manufacture Lyonnaise vient de lancer un nouveau procédé pour obtenir des doubles teintes et des effets de crépon sur tissus de laine pure. Le procédé est breveté et porte le n° 267.179.
- Jusqu’aujourd’hui on ne pouvait obtenir des effets de doubles teintes, qu’en tissant ensemble des fils de laine teints en nuances différentes.
- p.357 - vue 348/380
-
-
-
- 358
- LE MONITEUR DE LACTEINTURE
- On’a aussi réussi quelques genres en tissant de la laine préalablement mordancée avec des chromâtes, en même temps que de la laine non mordancée.
- Le nouveau procédé consiste à tisser de la laine hlorée d’avance avec de la laine non chlorée.
- La laine chlorée a plus d’affinité pour les colorants que la laine non chlorée, de là, en teignant dans le même bain, des effets de doubles teintes.
- De plus, le procédé permet d’obtenir des tissus qui montrent, après teinture ou après foulage, des effets analogues aux crépons ou bouillonnés mais sous une forme qu’on ne pouvait pas obtenir jusqu’à présent. On peut encore accentuer cet effet d’une façon sensible en se servant pour le chlorage de laines plus dures et se contractant plus difficilement et en tissant ces qualités de laines dures et chlorées avec des qualités de laines plus douces et non chlorées.
- Les colorants acides et les couleurs diamines ne ne colorent que très peu la laine non chlorée, tandis que la laine chlorée se teint en nuances foncées et intenses.
- L’avantage essentiel de ce procédé consiste dans le prix de revient très réduit auquel on obtient les articles en deux couleurs, et ensuite dans la facilité de pouvoir mettre en magasin la marchandise tissée pour la teindre ensuite selon les besoins aux nuances qui seront demandées.
- Voici la façon d’opérer :
- On traite de la laine soigneusement dégraissée et nettoyée soit en bourre, soit en flottes, en bobines ou encore sous forme de rubans de carde.
- 1°pendant une demi-heure dans un bain froid d’acide chlorhydrique (1 litre 1/2 d’acide par 100 litres de bain) on exprime légèrement et on entre.
- 2° dans un bain froid contenant de 15 à 25 % de chlorure de chaux du poids de la laine.
- On délaye d’abord le chlorure de chaux avec un peu d’eau froide. On forme une pâte qu’on délaie ensuite à fond avec une quantité d’eau plus grande. On prend le clair du bain.
- Pour les laines dures il suffit d’environ 15 à 20 % de chlorure de chaux ; on prend 20 à 25 % pour les laines douces, et le volume d’eau doit être d’environ 40 fois le poids de la laine pour les douces, et de 30 fois pour les laines dures.
- Afin d’éviter que le bain n’agisse trop rapidement et donne des inégalités, il est bon d’ajouter la solution de chlorure de chaux en 3-4 portions. Il se produit un
- dégagement de gaz chlore qui peut nuire à la santé des ouvriers ; il est donc bon de faire ces diverses opérations en un endroit bien aéré.
- Pour bien épuiser le chlore on ajoute après une demie-heure de manœuvre, 2 cc. d’acide chlorhydrique ou muriatique par litre de bain, et on continue à traiter pendant 10 minutes. On retourne ensuite.
- 3° dans le 1er bain d’acide qu’on regarnit avec 5 cc. d’acide par litre de bain soit 1 litre par 200 litres de bain. On manœuvre la laine un quart d’heure sur ce bain et on rince ensuite sur 3-4 eaux froides.
- Pour enlever toute odeur de chlore on peut employer un antichlore, c’est-à-dire manœuvrer dans un bain d'hyposulfite de soude chauffé à 30° C. (environ 5 % du poids de la 1 ine). On rince à nouveau.
- Voila la préparation, voyons maintenant la teinture.
- Il est bon de savoir que plus la température du bain est élevée, plus les deux fibres se teignent d’une façon égale, moins la température est haute, moins la laine ordinaire se teint et plus l’effet est prononcé.
- TEINTURE DES TISSUS POUR ROBES
- Pour ce genre d’articles qui demande des nuances plus vives que les tissus confection pour hommes, les couleurs diamines donnent les meilleurs résultats.
- 1er exemple Noir et Rouge
- On teint pendant 3/4 d’heure à 40° C. avec 1 k. 500 pour 100 k. de laine avec Bleu pur diamine.
- 10 % sulfate de soude.
- 4 % d’acide acétique.
- On a de cette façon un bleu foncé sur la laine pré parée et un gris bleuâtre un bleu très clair presque blanc sur la laine non préparée. On rince et on teint ensuite au bouillon avec Ponceau, Cochenille brillanto ou Fuchsine, le tissu se teint en noir et en rouge.
- 2e exemple Brun et Orange
- On teint à 60° C. avec Bleu Azo-Diamine RR et on remonte au bouillon avec Orange GG, le tissu donne brun foncé sur laine chlorée, et orange clair sur laine non chlorée.
- Quelques-unes des couleurs diamine, telles que le Bronze Diamine G, le Bleu acier Diamine L, la Cat-chine Diamine B, les Noirs Diamine BH et ML donnent déjà par elles-mêmes (c’est-à-dire sans remontage) des effets très jolis et utilisables.
- On entre à tiède le tissu préalablement bien mouillé à l’eau chaude et rincé à l’eau froide, puis on chauffe le bain, suivant le cas jusque 50° C. ou au delà et on teint ainsi pendant une heure.
- p.358 - vue 349/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 359
- Ensuite on rince et on remonte avec des colorants ' unissant facilement sur un nouveau bain chauffé au bouillon et additionné de 5 à 10 % de bisulfate de soude.
- Il faut tenir compte que la laine chlorée absorbe autant de ces colorants acides que la laine non chlorée et que, par suite, sa nuance est sensiblement modifiée.
- C’est pourquoi il est bon de garder échantillons des fonds teints en diamines, ce qui facilite beaucoup l’échantillonnage lorsqu’il s’agit de reproduire plus tard les mêmes.effets. Contrairement à la plupart des colorants acides, les couleurs diamines appliquées sur laine chlorée ne déchargent pas sur la laine non chlorée en bain bouillant contenant du bisulfate de soude.
- Nous donnerons plus tard d’autres explications]pour ce genre de teinture.
- M. Ude.
- Bleu Immédiat
- La maison Cassella vient de prendre un brevet pour obtenir des nuances bleu foncé sur coton et fibres végétales au moyen du Noir immédiat.
- Les teintures obtenues avec le Noir Immédiat sont traitées avec de l’eau oxygénée qui change la nuance noire en bleu foncé.
- 20 kil. coton teints, 1 heure à 800 C, avec 1 kil. de Noir immédiat V, 0 kil. 800 de sulfure de sodium, 12 kil. de sel et 400 litres d’eau, sont lavés puis introduits pendant 1/2 heure dans un bain contenant 200 grammes d’eau oxygénée et un peu d’ammoniaque.
- Ce bain se donne à 80» .
- On peut remplacer l’eau oxygénée par le peroxyde de sodium actuellement fort utilisé en remplacement de l’eau oxygénée. Le peroxyde de sodium varie en proportion de la nuance. Suivant l’intensité on prend de 1 kil. 500 à 2 kil. 500 pour 100 kil., il en est de même de l’acide sulfurique que l’on ajoute au peroxyde, le bain doit être aussi court que possible, on y reste de 20 à 600 C.
- La vapeur du bleu variera suivant la force du traitement final : trop peu énergique le ton de la couleur reste terne : trop énergique, le bleu est plus vif, mais résiste moins au lavage.
- D’après les inventeurs on peut remplacer le peroxyde et l’eau oxygénée par un simple vaporisage avec insufflation d’air. Dans ce cas, on ne rince pas après teinture et on vaporise au Mather-Platt ou dans des
- appareils fermés où on fait entrer en même temps l’air et la vapeur.
- La vapeur ainsi obtenue est un peu moins vive, mais pour les maisons ayant les appareils nécessaires, le procédé est plus simple et moins coûteux.
- On peut remonter aux couleurs basiques, bleu méthylène, indazine, naphtindone, etc.
- Le plus pratique lorsque l’on veut remplacer l’indigo ou substituer ce bleu à l’indigo, est à mon avis de dom-ner une [ou deux cuves, un ou deux passages en in-digo.
- Pour les indiennenrs et imprimeurs, ce bleu immédiat conviendra parfaitement, car il se laisse facilement ronger.
- La nuance est très solide à l’air, aux savonnages et aux acides faibles.
- Le chlore blanchit très rapidement le bleu immédiat. En résumé, c’est un bon colorant qui paraît avoir de l’avenir. il y a encore quelques tours de mains à trouver pour arriver à un échantillonnage facile, mais ce n’est là qu’une question de recherches et de temps.
- Pour terminer, je crois bon de signaler aux lecteurs qu’une fabrique française de peroxyde de sodium est nouvellement installée dans le département du Nord.
- Les teinturiers, pour coproduit du moins, ne seront donc plus tributaires de l’étranger.
- M. Ude.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- APPLICATION NCUVELLE pour le dégraissage des laines et tissus d’une méthode dite « Lessive des savonniers ».
- Par M. BOUTINOT dit Piesraux
- On emploie depuis longtemps pour le dégraissage des laines, fils cardés, peignés, et des tissus de même nature, soit du savon à base de soude ou à base de potasse, soit un mélange de savon et de solution de carbonate de soude, soit simplement — dans le cas où l’on ne craint pas d’altérer la nuance des tissus — une solution plus ou moins concentrée de carbonate de soude à l’exclusion du savon.
- La présente invention a pour but de remplacer dans l’industrie des laines et tissus de laine, la solution de carbonate de soude par une solution diluée de soude caustique à 2° Baumé, préparée par la méthode dite « Lessive des savonniers » dont la composition est bien
- p.359 - vue 350/380
-
-
-
- 360
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- plus constante et dont l’emploi est bien plus avantageux sous le double rapport du travail et du prix de revient.
- SYSTÈME PERFECTIONNÉ
- de proj ecteur - dïsperseur des liquides utilisés dans la teinture, l’apprêt, l'impression et le blanchiment.
- Par M. Albert Duverger, Ingénieur civil.
- Il s’agit ici de perfectionnements apportés dans les appareils servant à réduire en un brouillard, coma-prable à une vapeur ou un gaz humide, un bain liquide approprié, destiné à l’apprêt, l'humectation, la teinture, le blanchiment ou l’impression des tissus ou autres matières textiles, ledit bain y étant projeté ou amené en contact intime.
- Ces appareils perfectionnés sont construits de telle sorte que le tuyau amenant le liquide à réduire en brouillard soit en relation avec un réservoir supérieur de manière que le liquide y arrive librement en quantité voulue par écoulement naturel c’est-à-dire sans nécessité d’aspiration, et qu’il parvienne ainsi sous pression en face du tube souffleur qui n’a plus qu’à diviser les gouttelettes en fine poussière et à les disperser dans un rayon déterminé Cette disposition permet l’emploi de bains plus épais sans crainte d’engorgements.
- DIVERS
- L’Ecole de Chimie et de Teinture de Saint-Etienne (Suite)
- Il est inutile de démontrer, dans une région comme la nôtre, l’importance de jour en jour plus grande de l’enseignornent technique de la chimie.
- L'éminent savant, M. Haller, a montré d’une façon saisissante la nécessité decet enseignement en France. Il écrivait en juillet 1898 :
- « La nécessité s’impose d’organiser des écoles destinées à l’enseignement théorique et pratique de la chimie.
- « La science pr nd un rôle de plus en plus prépon dérant dans l’industrie, quelle que soit d’ailleurs cette cette industrie. Elle est « tête de source » et « mère de fécondité » proverbe arabe).
- « On ne saurait trop revenir sur ces questions, car malgré la campagne qui se poursuit de toute part et
- à des points de vue divers, dans cette voie, malgré les efforts produits, non seulement nous n’avons pas encore reconquis sur nos voisins l’avance légitime à laquelle nos traditions, nos qualités, notre originalité native permettent d’espérer; mais notre enseignement, dans ce qu’il devrait avoir de militant, d’inspirateur, de suggestif, est encore loin d’égaler celui de nos concurrents les plus directs et les plus redoutables.
- « Les grandes écoles de France, dit encore M. Haller, par leur enseignement encyclopédique dégagé de toutes notions pratiques, de toutes applications, aboutissent à faire des théoriciens incapables de rendre les moindres services à l’industrie s’ils ne se résignent à se spécialiser et à compléter leur instruction dans una école pratique.
- « Avant de faire des membres de l’Institut et des fonctionnaires, l’enseignement doit avoir pour but de faire des Français capables de vivre et de produire. »
- En mai 1897, M Léon Lefèvre écrivait :
- « Sauf dans le Nord, où il y a plusieurs écoles professionnelles de teinture, il n’existe nulle part, en France, un laboratoire où un jeune homme puisse apprendre les premières notions techniques indispensables à savoir avant d’entrer dans l’industrie. »
- Et M. Lefèvre montrait quel devait être l’enseignement technique et pratique :
- « Il ne s’agit pas, disait-il, d’apprendre la pratique complète de la teinture et de l’impression. il est impossible de l’acquérir en dehors de l’usine, mais d’apprendre aux jeunes gens camment on fait des essais, de quelle façon une question industrielle doit être étudiée, leur enseigner la manière de chercher à créer de nouveaux genres, développer chez eux l’esprit de recherche, le goût du nouveau, sans lequel il n’y a aucun progrès possible en industrie. »
- Cet enseignement, que préconisent si bien MM. Haller et Lefèvre, a été réalisé à l’institut chimique de Nancy, dont le budget total a atteint, en 1898, environ 135.000 francs, dont 67.000 affectés au personnel.
- Donnons un aperçu de ce qu’on a fait à l’étranger, dans cet ordre d’idées.
- M. Haller nous fournit des renseignements sur l'Angleterre.
- Dans ce pays, les industriels ont mis longtemps à comprendre la nécessité de s’adjoindre des chimistes. Ils commencent cependant à le faire.
- « L’Angleterre, dit M. Haller, a jusqu’à présent excellé dans l’art de former des chefs d’ateliers, des
- p.360 - vue 351/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 361
- managers, et le procédé qu’elle emploie ne ressemble en rien à celui usité dans l’industrie du continent où, d’ordinaire, le contremaître est forgé à l’usine même et constitue un produit de sélection parmi les ouvriers. Depuis longtemps déjà, elle possède des écoles techniques, et, en particulier, des écoles de teinture et d’impression, où l’apprenti est initié graduellement à l’art si délicat de la teinture. Mais l’enseignement qu’il reçoit est purement pratique et limité aux notions indispensables à l’intelligence des principales réactions qui se produisent. Le peu de science qu’on lui inculque pourrait être appelé, si l’accouplement de ces mots ne jurait pas trop, de la science empirique. Elle lui suffit cependant et lui permet de rendre les grands services qu'en attend l’industriel anglo-saxon uniquement soucieux de produire beaucoup et à bon marché. »
- C’est en Allemagne que nous devons aller chercher des leçons au point de vue de l’enseignement de la chimie industrielle.
- L’enseignement des sciences se fait en Allemagne dans vingt-et-une universités et cinq hautes études techniques. La partie chimique y est l’objet d’une attention toute spéciale et le développement qu’elle a pris ne fait qu’augmenter chaque jour.
- Il y a huit professeurs de chimie à Darmstadt, douze à Heidelberg et deux à Charlottenbourg.
- {A suivre).
- Chambre de commerce française à Madrid Création d’un musée commercial
- La Chambre de commerce française de Madrid, dans le but de faciliter aux industriels français l’écoulement de leurs produits en Espagne, a pris, à l’unanimité, dans sa dernière séance, la décision de créer à Madrid un musée commercial composé de trois sections :
- lre section. — Collections d’échantillons des principaux produits non français importés en Espagne par les différents pays du monde.
- 2e section.—Collections d’échantillons de produits fabriqués en Espagne et destinés également à être soumis aux industriels français.
- 3° section. —Salle d’échantillons de produits français où tous les membres adhérents de la Chambre auront le droit d’exposer des catalogues, des prix courants ou des échantillons de petit volume. Le commerce espagnol sera invité à examiner ces produits.
- La Chambre de commerce française de Madrid fait connaître que ses ressources ne lui permettant pas, pour le moment, de s’étendre suivant ses désirs, il ne sera d’abord procédé qu’à information de la première section, dans l’espoir qu’il lui sera possible de constituer prochainement les deux autres.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Conseils aux exposants et aux visiteurs
- L’approche de l’ouverture de l’Exposition aiguise ce que l’on pourrait appeler, par euphémisme, l’ingéniosité des gens qui comptent tirer profiter de cette grande entreprise, et il convient d’engager les exposants et les futurs visiteurs à être prudents dans l ac ceptation de ce qu’on leur propose de divers côtés, ainsi que cela se produit toujours, d’ailleurs, en pareille circonstance. Certes, les agences loyales de transport et d’installation des visiteurs ne manquent pas et elles opèrent au grand jour; d’autres paraissent, d’après ce que l'on a appris, en France et à 'étranger, promettre ce qu’elles ne pourraient pas tenir comme moyens de transport, logement, nourriture, etc. Il faut rappeler aussi aux exposants que l’administration de l’Exposition ne connaît et ne veut connaître aucun intermédiaire ni accrédité quelconque. Ceux qui se targueraient d’apporter des concours de ce genre seraient des imposteurs. Assurément, l’Administration de l’Fxposition universelle veille avec un soin extrême à éviter toute manœuvre de ce genre ; mais les intéressés ont le devoir de se renseigner aussi et de se préoccuper de ne point tomber dans des sortes de pièges ridicules et onéreux.
- LES SYNDICATS PROFESSIONNELS
- M. Waldeck-Rousseau a fait approuver définitivement le texte du projet qu’il a préparé de concert avec M. Millerand et qui a pour objet de modifier la loi de 1884 sur les syndicats professionnels.
- Ce projet, ainsi que nous l’avons dit précédemment, accorde aux syndicats professionnels la personnalité civile et le droit — si les statuts les y autorisent — de faire des actes de commerce et, enfin simplifie les formalités prescrites pour leur formation en sociétés à responsabilité limitée.
- Dans sa seconde partie, le projet édicte les sanctions civiles et pénales destinées à réprimer toute
- p.361 - vue 352/380
-
-
-
- 3G2
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- atteinte soit au libre fonctionnement des syndicats, soit au droit de faire ou de ne pas faire partie d’un syndicat.
- Ces sanctions sont purement civiles si l’entrave n’a pas été accompagnée de violence ; elles sont pénales en cas de recours à la violence et en ce cas les peines sont celles prescrites par l’article 414 du Code pénal.
- LES EAUX RÉSIDUAIRES
- Nous avons ici déjà traité de la question des eaux résiduaires des usines. Nous continuons à penser que la véritable question est de savoir si on veut sacrifier les intérêts de l’industrie française à l’intérêt des poissons. Sans rouvrir un débat sur ce point, nous notons, dans un article consacré par l’Eclair à cette question, un détail intéressant. Il s’agit du procédé qu’on « doit » employer pour établir la nocivité des rivières dans lesquelles sont évacuées les eaux résiduaires, procédé indiqué par un arrêt du 12 juin 1896 :
- « Pour établir devant le Tribunal que les poissons, au moment de l’immersion, étaient pleins de vie, on ne mettra dans l’eau empoisonnée que la moitié des poissons apportés ; on prendra les plus vifs, les mieux portants, on les jettera dans l’eau industrielle et il faudra constater en combien de temps ils passent de vie à trépas ; ce qui restera des poissons sera déposé soit à la gendarmerie, soit au parquet, soit chez un chimiste-expert; constatation sera faite que le retour s’est effectué dans de bonnes conditions et qu’il n’y a eu aucun cas de mortalité. »
- Observons, en passant, que les poissons qui résisteront à ce « trimballement » feront preuve d’un tempérament singulièrement robuste; mais continuons :
- « Les membres du syndicat ont été prévenus que pour les prélèvements d’échantillons, il importe de les effectuer dans les conditions suivantes :
- « 1° Deux litres à l’arrivée de l'écoulement de l’eau résiduaire dans le ruisseau et avant que celle-ci n’ait été mélangée avec de l’eau du cours d eau ;
- « 20 Deux litres à 50 ou 100 mètres en amont de la fabrique, pour établir la pureté de l’eau sur ce point; •
- « 3* Deux litres à 50 mètres en aval de la fabrique, pour établir la nocivité de l’eau à cet endroit. »
- Eh bien, si on observe, à l’avenir, ces règles, qu’on a jusqu’ici négligé d’appliquer, il y aura quelque chose de changé. Jusqu'à présent, en effet, on s’est borné à prendre les eaux résiduaires à la sortie de l’usine, ce qui rendait à peu près impossible un résultat satisfaisant pour les usiniers.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- "soe » )
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur-fa-bricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger)
- A MM. LES_INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le 1er juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- p.362 - vue 353/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) de faire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 francs.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d'une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix : I placard, 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, ranco contre envoi du montant en timbre-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- comptoir, 112, rue Réaumur, à Paris. — Acte du 14 oct.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution de la Société Paître et Beuve, produits chimiques, 4, rue du Parc, à Alfortville —L.:M. Paitre. — Acte du 17 oct
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Mary, teinturerie, à Bernay.— Jug.du 10 novembre.
- Déclarations de faillites
- PRALUS, teinture, 18, rue de Charonne, à Paris. — Jug. du 14 nov. — S. : M. Laforge.
- Grande Propriété industrielle, à Vitry (Seine) Port-à-l’Anglais, à 5 minutes gare autrefois. rIN-IIDFDIE contenance : 8950 m. A adjuger 17 dé- IEII Untnit eembre 1899, 2 heures. Etude de Me BALLU, notaire à Vitry. Mise à prix : 120,000 francs.
- ENTILATION —
- Humectation
- . Réfrigérants
- LILLE
- 15, RUE D’AMIENS
- A USINES DE
- /IRA FERS AN-BEAUMONT
- \ C • (Seine-et-Oise)
- • MANUFACTURE DE
- CAOUTCHOUC
- Conversions de liquidations en faillites
- DELESCLUSE (C.)et Cie et personnellement Delescluse (Carlos-Joseph), blanchiment de coton, 19, rue de l’Eglise, à Maromme. — Jug. du 13 nov. — L. : M. Jeanne.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Maurice Forthomme, teinture de coton en écheveaux, à Gruchet-le-Valasse. — Durée: 500.000 fr. — Acte du 4 oct.
- Formation de la Société en nom collectif Colin, Giraud et Barthe, impression sur étoffes, 21, pl. Tolozan, à Lyon, avec usine à Saint-Jean-de-Muzol, près Tournon (Ardèche). — Durée : 13 ans, 8 mois.— Capit : 67.000 fr. — Acte du 31 oct.
- Formation de la Société en commandite Jules DEL-place et Cie, produits chimiques,10, rue de Chantilly, à Paris. — Durée : 10 ans. — Capital : 60.000 fr., dont 20.0C0 fr. par la commandite. — Acte du 21 octobre.
- Formation de la Société en commandite Règle, MAYNARD, Buchin et Cie, « Hegle’s Electric Tann C° », teinture et assouplissement des cuirs, 11, rue Caille à Lyon. — Durée : 13 mois. — Capital : 80 000 fr’ par la commandite. — Acte du 3 octobre.
- GUTTA-PERCHA
- CABLES & FILS ELECTRIQUES
- .# I I =|
- O /
- 93, boulevard
- Sébastopol
- PARIS
- 4 USINES :
- /S / O / « J / UI 4 | G: • ° O • C5 CO
- Se r D ) 19 0 s / ‘±|
- a. / =r /
- PERSAN-BEAUMONT *ITED)
- (Seine-et-Oise) . —
- SILVERTOWN (Angleterre)
- I SPÉCIALITÉS POUR TEINTURERIES & BLANCHISSERIES
- Cylindres en métal garnis de caoutchouc, Tuyaux pour acides Pompes, Robinets, Seaux, Entonnoirs en Eboniteou n Gutta-Percha
- n Gutta-Percha
- MÉDAILLES d’OR aux Expositions de Paris 1878,1881 et 1889
- neot FRANCO, sur demande, de TARIFA comprenant tous les articles de notre fabrication
- (UAnssssaesetnsrnserngseseg
- Modifications de Sociétés
- Modifications des statuts de la Société SAINT-Chamonnaise de Tresses, siège à St-Chamond, avec
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paria.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- COFFRES-FORTS DELARUE 127, bpul. Sébastopol
- TA 11T — II —ae tae "d Be " “ = ' P Fi I O
- TOUT EN ACIER, INCOMBUSTIBLES ET INCROCHETABLES
- p.363 - vue 354/380
-
-
-
- 364
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- PRIME A NOS ABONNES
- Le plus grand nombre de nos Lecteurs connaissent cet admirable appareil désigné sous le nom de
- PHONOGRAPHE ou GRAPHOPHONE
- à l’aide duquel la première personne venue peut se procurer le plaisir d’entendre toutes les Chansons, Musiques, Duos, etc., à l’aide de cylindres enregistrés, que l’on peut se procurer à un prix minime.
- Toute personne peut ELLE-MÊME enregistrer, sur des cylindres blancs (vierges) sa propre voix, chansons ou paroles, ou celles de ses parents et amis. On peut ainsi conserver la voix des êtres qui vous sont chers et l’écouter aussi souvent que l’on veut, les cylindres servant un nombre infini de fois.
- Dans le but d’être agréable à nos abonnés, nous avons renouvelé le traité que nous avions conclu l’an dernier avec un des principaux constructeurs français, et nous pouvons offrir un appareil garanti qui défie toute concurrence
- AU PRIX EXCEPTIONNEL DE 53 FRANCS
- Le prix de 53 fr. comprend :
- !• La machine, mouvement visible nickelé ;
- 2’ Une boite à renversement en ébénisterie, acajou ou noyer massif, coins ronds, vernie, socle et pieds ébène moulurés. Modèle très riche ;
- 3° Un diaphragme reproducteur ;
- 4° Unpavillon cuivre nickelé.
- Le diaphragme spécial pour enregistrer soi-même est expédié franco contre mandat de 7 fr. 25.
- Prix des cylindres c} — CYLINDRES ENREGISTRÉS
- La pièce, 2 fr.10 La douz. 25 fr.
- CYLINDRES VIERGES
- La pièce, 1 fr.05.—La douz. 12fr.
- Notre CATALOGUE spécial des cylindres enregistrés est envoyé GRATUITEMENT sur demande.
- Nous pouvons également offrir les accessoires ci-dessous aux conditions suivantes :
- Pavillon : Fr.
- Cintré, nickelé, diamètre 0 m. 16......... 8
- Cintré, nickelé,!diamètre 0 m. 24........ 10
- Cor de chasse, cuivre poli, diam. 0 m 26 15
- Cor de chasse, cuivre
- nickelé,diam.0 m. 26 18
- Avec pied,diam.Om.30 20 Tube auditif écou-
- toirs ébonite :
- Pour 1 personne .... 3
- » 2 » .... 6
- » 3 » .... 8
- Galerie auditive nickelée é outoirs ébonite •
- Pour 3 personnes.... 12
- » 4 » ... 15
- » 6 » ... 20
- » 10 » .. 35
- Boite gainée imitation maroquin :
- Pour 12 cylindres ... 8
- » 18 » ... 10
- » 2 4 » ... 14
- La même avec serrure en plus........ 1
- ADRESSER DEMANDES & MANDATS AU DIRECTEUR DU JOURNAL 20, Rue Turgot, 20 — PARIS.
- Pour recevoir les commandes, il suffit de nous faire parvenir en plus la somme de 3 francs pour frais de port et d'emballage. — Pour une douzaine de cylindres, ou accessoires, port ; tfr.23.
- p.364 - vue 355/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 365
- OUVRAGES SPECIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Encoi par retour da Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle.— 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte.
- Prix.
- 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élas-tique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. _ Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite). — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinope inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- . Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L'IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles tuifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc. Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé.
- — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- p.365 - vue 356/380
-
-
-
- 366
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- FOURNITURES
- pour Usines
- HENRY HIAMELLE 21, quai Valmy, paris
- Adresse télégraphique :
- VALVOL1NE—PARIS
- AMIANTE PUR GRAISSEURS
- OLÉOMÈTRES
- Graisseurs à compression
- H. H A MELLE
- Marque déposée
- TRADE MK.
- HUILES MINÉRALES ordinaires
- pour transmissions, broches, etc.
- HUILES SPÉCIALES pour cylindres, tiroirs et organes de machines
- GRAISSE CONSISTANTE H. HAMELLE
- M. D. — A base de Valvoline
- TÉLÉPHONE
- DEMANDER NOTRE CATALOGUE GÉNÉRAL Bureau D
- Lucien PICARD & C, à SAINT-FONS (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc.
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- PAUL SEEIngArcbitecte, Entrepreneur 58,RueBrüle Maison, à Lille .
- Batiments Industriels Incombustibles.
- Chauffage __—Ventilation----Séchage
- > Economiseurs ______ Surchauffeurs.
- $ Réfrigérants -__ Moteurs électriques Moteurs de Laval .etc.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes.
- Par J. Hummel, directeur du Collège de teinture de Leeds.
- Edition française par F. Dommer, professeur à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris et à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.
- Prix, 8 francs.
- MATÉRIEL POUR BLANCHISSERIES, TEINTURES
- ET APPRÊTS
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER avec aspirateur, brevetée s. g.d.g.
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M DECOUDUN
- CONSTRUCEURSbreveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- p.366 - vue 357/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 367
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêta (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- . , . Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- • Calorifères
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, bout de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 183G. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Lamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9,rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux, Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS en tôle noire, galvanisée et étamée pour tous liquides
- P LEGRAND
- INVENTEUR Pont de la Révolte, a St-Denis SEINE
- Étanchéité complète
- PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- Aunvunue MEDAILLES OR Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant.
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS1 .
- dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail
- Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- Adresser les demandes au bureau du journal, )
- p.367 - vue 358/380
-
-
-
- 368 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- B r de teintare.
- On eot :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 12 .. à 14 .. — 2e qualité.. . 11 .. 12 .. 3e qualité.... 6 50 10 .. — Sisal, Yucatan... 9 . 10 50 Honduras 880 950 7 .. 8 .. Haïti Cap 5 50 5 75 » Aquim. 5 80 6 .. » St-Marc 6 50 7 25 » 6 25 6 50 » Fort-Liberté 6 .. 6 25 P.-de-Paix 6 50 7 ..
- Miragoane................. 5 40 5 75
- Saint-Domingo............. 5 50 6 25 Martinique et Guadeloupe..4 50 5 25 Jamaïque.,................................................ 5 40 7 .. Jaune Cuba et St-Yago ....6 .. 6 50 » Manzanillo............................6 .. 6 25 .........................Tuspan................... 7 .. 7 50 •.........................Vera-Cruz................................5 75 6 .. Jaune Campêche............ 5 .. 5 25 •.........................Carmen................... 5 .. 5 25 » Tampico................. 5 50 5 75 •.........................Porto-Plata............................5 .. 5 50 D Haïti................... 4 75 5 25 •.........................Jamaïque..................................5 50 5 65
- • BarceletP. Cab .. 6 .. 6 25 • 3 50 3 75 » • Carth. et Savan... 3 25 3 50 » Maracaïbo 4 .. 5 .. • Fustet 100 k. 14 .. 16 .. • Tatajuba 50 k. 4 . 4 50 » Bahia 4 . 4 50 » 5 20 6 . . • Amapala.... 50 kil. 5 5 50
- Rouge Brésil Bahia...... 7 9 .. ».......................Calliatour... 100 k....15 .. 17 .. ».......................Lima...................50 kil.............8 50 9 75 ».......................Ste-Marthe... .........7 .. 9 »..................................................................... 3 . . 4 .. ».......................Sandal................. 100.............k............7 .. 9 .. •.......................Sapan..................50................k...............6 ., (ù .. ».......................Quebracho..............1000 k......78 .. 90 .,
- Rouge Pernamb.......50 k 16 .. 18
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. A. .. ...
- — en caisse — 37 50 45 . .
- Jaune ou gamb............. 20 . 25 .. » dressé.................15.. 16..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffezacatille...... 1 60 2 ..
- Ténérife grise............. 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25 .
- Java, Mad , Pond.. .... M..............
- Dlvidtvi
- On cote les 50 kil .... 10 . 16 .,
- Indigo*
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. l[2k.. 8 25 8 50 » fin viol, et pourpre... 7 75 8 .. » beau viol, et dito.... 7 25 7 50 » bon violet 6 50 6 75 • moyen violet 5 25 5 50 » bon violet rouge 6 .. 6 25 » bon moy. v. roug.... 5 50 5 75 Beng. fin rouge. 6 25 6 50 » bon dito 5 .. 5 50 » bon à fin cuiv 4 50 5 25 » cuiv. ord. et bas 3 75 4 25
- Java...................................................................... . .
- Kurpah..................... 2 50 5 ..
- Madras..................... 2 . 3 50
- Manille.................... 2 . 3 50
- Caraque.................... 2 50 4 50
- Guatemala flor............. 5 75 6 25 ».......................sobré..................... 4 .. 5 .. »...............bon à fin cor.............................4 05 5 .. •...........cor. ord. à bas............2 50 3 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k . 6 . 6 50 » bon à beau 4 50 5 50 » ord. et moyen 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Mers du Sud............M ....
- Madagascar.............M .... .. ..
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé......... 7 50 à 8 56 » gros effilé................................6 .. 7 .
- Rocou.
- Antilles..........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne...............................
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique................ 270 .. à......
- Bois de : Campêche Laguna.......... 18 . » Martinique............. 10 . »........................Jaune Carmen............M . »........................» Maracaïbo M .
- Cannelle de Chine........ 120 .
- — de Ceylande n- 000 à 4 252
- Cochenilles :
- Grises..................... 200 ..
- Argentées.................. 210 ..
- Zacatilles................. 215 ..
- Noires ordinaires........ 200 ..
- » supérieures......... 220 ..
- Crème de tartre..... ... 170 ..
- Curcuma Bengale.......... 60 ..
- Dividivi............................... M ..
- Gommes :
- Arabique................... 170 ..
- Aden......... ... 100 ..
- C en • . . I .
- © • • • 2 •
- 180 ..
- 130 ..
- Damar Singapore........ 115............
- » Batavia................. 155 .. ..
- Sandaraque................. 160.........
- Gambier..................... 36 ..
- Galles vertes et noires.. 130 .. 150 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez
- tendre.................... F. 2 50
- moyen ordinaire............. 2 ..
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............ 3 50 Kurpah moyen et moyen ordinaire..................... 2 50 Sumac en feuilles.............F. 18 .. — en poudres..................F. 20 ..
- à 2 75
- 2 50
- 4 ..
- 3 25 0/9 k.
- verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. sous papier, F. » bon marchand en pains F. • » » en boules. » raffiné en pouare sec. F.
- M
- M M M
- M
- .. 010 k.
- .. 010 k.
- »
- ,. »
- . * »
- Produits chimique*. — On cote aux 100 kil. : Alun raffiné (entrep.) 13 .. à 15 . (acq.) 15 .. 16 . . Acide muriatique 20 d 10 .. — nitrique 36 33 . - - 10 41 — sulfurique. ..... 66 10 . . — 50 7 50 ...
- Carbonate de soudede 90/92, en sacs à rendre, marchés.............
- Disponible............•.... 12 ..
- Ammoniaque liquide 22 d. 34..............
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs
- marchés................. 17 50 ...
- Disponible................... 18 50 ....
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés....... 8 25
- Disponible.................. 875 .. ..
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 17................
- Disponible.................. 17 75
- Sel de soude 70/75, marchés 16 ..
- Sel de soude 30/35, dispon. Il
- Soude caustique 110/115, en tambours de 300 k.marchés 26 75
- Disponible.................. 28 25
- Soude caustique 110/115, en bariques de 300 kil. plaquettes...................... 37 50
- Soude douce 33 degrés, en vrac.......................... 4 10
- Lessive caustique 33 degrés 6 75 Silicate de soude 25 ..
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de 500 kil...................... 10 .. Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 19 . Chlorate de baryte en fûts de 100 kil........................‘.....................190 .. Sulfate da cuivre 98 p. 0/0, en sacs, consommation... 66 ..
- Entrepôt..................... 63 ..
- Sulfate de fer 95 p. 0/0, en sacs de 100 kil............... 5 25
- p.368 - vue 359/380
-
-
-
- 4e Année. — No 24
- Le Numéro : 0,75
- 20 Décembre 1899
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus /sy JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES / •"** ((ak
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an................ .15 fr.
- — Six mois................ 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...................20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONAEC • f La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNoNeE . Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal. • . • .5
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chiffonnage.— Désinfection de la benzine.
- Mordants. — Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques (suite).
- Teinture et impression. — Teinture et impression (système Vigoureux) sur laine peignée (suite).
- Matières colorantes et applications nouvelles. — Laine verte foulon brillant B. — Noir pluton B S extra. — Colorants nouveaux pour coton noir immédiat.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Les maîtres teinturiers. — Renseignements commerciaux.— Bibliographie.—Cours. — Annonces.
- Table des matières.
- CHIFFONNAGE
- DÉSINFECTION DE LA BENZINE
- Quels que soient les soins que prennent les rectifi-cateurs d’essences brutes, les benzols et benzines soit disant désodorisées du commerce conservent toujours encore une odeur désagréable et caractéristique qui en limitent l’emploi.
- M. A. Gawaloski indique un procédé facile pour convertir une benzine à odeur persistante en une benzine absolument pure et inodore.
- Si à la matière qu’il s’agit de désodoriser on ajoute de 1 à 2 0/0 de son poids d’un acide gras libre (stéarine, palmitine), ces acides gras se dissolvent totalement dans l’hydrocarbure. La dissolution complètement effectuée ajouter au mélange 1/2 0/0 de tanin et agiter le tout énergiquement. Après ce premier traitement on finit en donnant une quantité suffisante de lessive sodique ou potassique (et au besoin de lait de chaux) pour saponifier tout l’acide gras et neutraliser tout l’acide tannique de la mixture et agiter de nouveau très énergiquement. Abandonné à lui-même, le liquide laiteux se sépare en deux couches bien distinctes : l’une occupant la partie inférieure du récipient contenant un liquide aqueux salin, savonneux et boueux, l’autre surnageant, lapremière est composée de benzine claire limpide et déjà presque totalement inodore. Ce liquide est décanté, filtré et constitue dès à présent une benzine utilisable industriellement, mais qui demande encore pour être tout à fait pure une rectification par distillation. Lorsque l’opérateur utilise les acides gras du suif ou de l’huile d’olive, il devra n’employer à cet effet que des matières autant que possible fraîcheset sans odeur et éviter l’usage de graisses déjà rances. L’oléine, déchet de la fabrication de la bougie, peut également servir à la condition d’avoir été préalablement purifiée par l’addition d’un 10e de lessive de soude caustique qui la débarrassera des aldéhydes liquides tels que l’aldéhyde butyrique qui lui communique une odeur désagréable elle aussi.
- p.369 - vue 360/380
-
-
-
- 370
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 8 £2 © 8 &
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques
- Pelar MM. Albert Scheurer et Albert Brylinski {Suite} {Suite)
- Zinc
- Rouge pour drap.... Rose foncé, tombant au savon.
- Noir diamant........ Gris, tombant au savon.
- Ponceau acide....... Rouge clair, tombant au savon.
- Bleu patenté........ Outremer violet vif foncé, tombant au savon bouillant.
- Vert d’alizarine S... Vert bleu, assez solide au savon bouillant.
- Dinitrosorésorcine .. Jaune foncé un peu rabattu, ne résiste pas au savon.
- Céruléine........... Vert assez vif, se dégradant sensiblement au savon bouillant, sans disparaître.
- Safranine........ Rose violacé, résistant bien au savon bouillant.
- Galléine....... .... Violet très foncé, résistance faible au savon bouillant.
- Cuivre
- Gaude .............. Donne un jaune terne qui s’avive au savon et résiste parfaitement au savonnage.
- Sumac............. • Mode jaune très solide au savon.
- Tanin................... Mode jaune rabattu, très solide au savon.
- Campêche............... Noir, solidité absolue au savon bouillant.
- Ocre jaune, très solide au savon mais tirant sur le vert.
- Jaune d’alizarine GG. Jaune orangé rabattu, se dégradant en jaune rabattu au savon.
- Rouge pour drap... . Bois foncé, tombant au savon.
- Noir diamant...... Gris très foncé, assez solide au savon.
- Jaune de Carbazol... Jaune bois, se dégradant un peu vers l’olive au savon, bonne solidité.
- Benzoorange........ Orangé foncé rabattu, se dégradant au savon.
- Alizarine.. .........
- Jaune d’alizarine A (Badische)....... Violet au chrome (Geigy)............
- Dinitrosorésorcine ..
- Gallocyanine .....
- Violet rouge rabattu, ne résiste pas à un savonnage éner-gique.
- Bois foncé rougeâtre, peu solide au savon.
- Violet rouge foncé, se dégradant au savon bouillant.
- Bois foncé orangé, résistant assez bien au savon.
- Noir, débouilli par le savon bouillant.
- Céruléine............ Vert foncé, résistant bien au
- savon bouillant.
- Galléine.............. Violet, résistance assez bonne
- Cachou pégu......
- au savon.
- Assez bonne résistance au savon.
- {A suivre).
- Teinture et Impression
- Teinture et impression sur laine peignée (Système Vigoureux) {suite)
- L'impression sur laine peignée d’après le système Vigoureux comporte trois opérations principales :
- 1. L’impression.
- 11. Le vaporisage.
- III. Le lavage après vaporisage.
- On ne fait jamais ou presque jamais subir à la laine peignée une préparation spéciale avant l’impression, quoique beaucoup de colorants donnent sur laine chlorée des nuances plus nourries et plus solides que sur laine non chlorée. Mais en faisant cet article industriellement on cherche à simplifier autant que possible les opérations et à en réduire le nombre à un mini-mum, afin de ménager la matière le plus possible.
- 1. L’impression
- L’impression se fait au Gill-box imprimeur, appareil qu’il nous paraît inutile de décrire à cet endroit. Dans cette machine la couleur d’impression est appliquée sur le ruban de laine bien ouvert et plat à l’aide de rouleaux cannelés d’un type spécial, et de telle façon que l’impression traverse le ruban de part en part.
- Il importe, pour la production des différentes nuances, de faire un choix judicieux parmi les rou-
- p.370 - vue 361/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 371
- ce
- leaux cannelés. On trouvera chez les constructeurs de machines les modèles les plus appropriés pour chaque cas particulier.
- Pour l’impression de nos échantillons nous nous somme servis d’un cylindre cannelé à 50 %.
- (A suivre).
- MATIERES COLORANTES
- ET APPLICATIONS NOUVELLES
- LAINE
- Vert Foulon Brillant B
- Ce nouveau colorant donne un vert très joli et très net à la lumière, à l’éclairage. Il est de plus, comme son nom l’indique, très solide au foulon et ne tache nullement le blanc.
- On teint ce vert avec 10 0/0 de sulfate de soude et 5 à 10 0[0 de bisulfate de soude. Pour obtenir une plus grande résistance à tous les traitements, on passe en bain de bichromate de potasse 1 k. 5 0(0 pendant 1(2 heure au bouillon.
- Ce vert foulon brillant B peut se combiner avec les couleurs d’Alizarine ou d’Anthracéne ; on modifie la façon de teindre. On teint les mélanges de Vert foulon, Jaune foulon O, Rouge foulon G, Jaune Anthra-cène E, Bleu Anthracène C, à l’aide de 10 0(0 sulfate de soude et 3 00 d’acide acétique pendant une heure au bouillon. On entre à 60°, on chauffe de façon à arriver à l’ébullition en 20 minutes et après 1(2 heure de bouillon on épuise les bains par une addition de 5 0(0 bisulfate de soude. On peut teindre sur laine mor— dancée avec chrome et tartre ou avec chrome et acide.
- M. Uds.
- COTON
- Noir Pluton B S extra
- Ce noir est un colorant direct ou substantif nouveau et homogène. Il est bon marché et a un grand rende ment. Sur filé coton il donne seul un noir direct avec 4 à 5 0/0 de colorant sur bain neuf (3 0/0 sur vieux bain). Ce colorant donne un noir noir légèrement bleuâtre d’une richesss et d’une intensité de nuance telles qu’elles n’ont été surpassées par aucun noir substantif.
- Le Noir Pluton BS extra est très solide aux acides. Pour la mi-laine, ce colorant possède la propriété de
- laisser la laine presque blanche en teignant le coton d’une façon intense. Il suffit de teindre en bain tiède de sulfate de soude. En teignant la mi-laine en un seul bain au bouillon avec le Noir Pluton B S extra, les deux fibres prennent une nuance uniforme et bien intense. Le bain doit être neutre et additionné de 20 0/0 de sulfate de soude.
- En laissant la laine incolore en bain tiède on peut remonter la laine en bain acide sans que le coton perde de l’intensité de sa nuance.
- Sur jute, on a une excellente nuance qui fait ressortir les qualités du rendement du produit. On teint comme pour le coton avec 20, 30 0/0 de sulfate de soude et 1 0/0 de carbonate de soude. Ce noir est bon au repassage au fer chaud. Solide aux lavages et à la lumière, très résistant aux acides en bain bouillant. Il donne un beau blanc rongé avec la poudre de zinc ; un crème avec le sel d’étain.
- M. Ude.
- Colorants nouveaux pour coton hoir immédiat
- Depuis l’étude parue sur le Noir Immédiat, l’emploi de ce colorant s’est très répandu et son mode de teinture s’est beaucoup perfectionné.
- Voici la marche qui donne les meilleurs résultats : Teindre sur vieux bain sans addition de sel marin.
- En teignant sans addition de sel marin, le noir pénètre mieux et ne décharge pas au frottement, en outre, le bain se conserve mieux.
- Il faudra au début un peu plus de colorant en suivant ce procédé, mais après cinq à six passes, après une journée de travail, le bain sera normal, et le pourcentage du noir à ajouter, sera revenu à son point primitif et ne variera plus.
- Après teinture et lavage laisser les pièces en tas pour donner au noir le temps de remonter.
- On peut ensuite ou traiter au sulfate de cuivre ou au bichromate ou par le mélange de ces deux sels comme il a été expliqué.
- La manufacture lyonnaise recommande le fixage-remontage suivant, un peu semblable à l’ancienne mé thode employée pour virer les noirs d’aniline en bain plein.
- lo Remonter avec 1 1/2 à 2 0/0 d’extrait de campè-che additionné d’un peu de carbonate de soude.
- Ce remontage se fait à froid, en donnant quatre tours au jigger.
- p.371 - vue 362/380
-
-
-
- 372
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 2° Sans rincer l’extrait avec 4 0/0 de sulfate de cuivre et 2 0/0 d’acide acétique à 80° C, en donnant quatre tours de jigger.
- En remontant le Noir Immédiat avec campêche avant le traitement en sel métallique,- il se forme une laque entre le noir et le campêche, et en traitant ensuite avec sulfate de cuivre, on obtient un noir excessivement solide, tandis qu’en renversant les opérations, c’est-à-dire traitant au sel métallique, puis au campêche, ce dernier n’est pas aussi intimement fixé.
- Comme traitement le sulfate de cuivre donne le noir le plus intense et le plus solide, le bichromate donne plus roux et moins plein.
- L’addition d’un peu de sulforicinate au bain de débouillissage, ou mieux au bain de Noir Immédiat, aide à la pénétration de la couleur.
- Lorsque le noir est roussâtre, par suite d’un extrait de couleur, un fort savonnage modifiera tout à fait bien la nuance.
- Le campêche, le bois jaune, l’extrait de châtaignier ajoutés au bain de savon, remontent aussi le Noir Immédiat beaucoup mieux que lorsque ces bois ou extraits de bois sont employés seuls et dans les mêmes proportions.
- M. Ude.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- PERFECTIONNEMENTS DANS LA PRÉPARATION des solutions pour rendre imperméables les fibres et les tissus
- Par MM. Carl Otto Weber et Tom Taylor
- Dans ce système de préparation des solutions imperméabilisantes, le tannate d’aluminium forme l’élément imperméabilisant au moyen delà méthode particulière qui implique l’emploi d’acide tannique très dilué. On peut préparer ces solutions de la façon suivante : on dissout 1635 grammes de sulfate d’aluminium dans 11 litres 250 gr. d’eau et 2 kg. 800 grammes d’acétate de plomb dans 11 litres 250 gr. d’eau ; on mélange ces solutions à froid et il se produit un précipité de sulfate de plomb que l’on sépare par filtrage de la solution d’acétate d’aluminium. En suite, on ajoute à cette solution claire une solution de 64 grammes d’acide tannique dans 22 1/2 litres d’eau.
- MACHINE A ÉTENDRE ET A SÉCAER LES TISSUS Par M. Eugène Seigle
- L’appareil qui fait l’objet de la présente, invention est destiné au séchage, après apprêt des tissus légers qui doivent être maintenus au large pendant cette opération.
- Il se compose de deux pariies réunies sur un même bâti : une étendeuse, un sécheur. L’étendeuse a pour fonction de livrer le tissu, à l’état convenable de tension, au sécheur qui le sèche tout en maintenant cette tension.
- L’appareil est monté sur un bâti unique recevant à l’une de ses extrémités d’un rouleau contenant le tissu à sécher et, à l’autre extrémité, le rouleau destiné à l’enroulement du tissu séché.
- EMPLOI DES ALCOOLS dans les mordants de noir d^oxydatiou pour protéger les fibres textiles
- Par MM. Adolphe-Clément Marot et Antoine Bonnet.
- Diverses substances, telles que Pamidon, le glucose et la glycérine,‘etc., ont déjà été proposées pour atténuer les effets de destruction plis ou moins accentués que subit la fibre de coton pendant son traitement pour la teinture au noir d’aniline d’oxydation. Les corps précités agissent bien physiquement, en retardant la dessiccation, mais ils n’interviennent nullement au point de vue chimique et ne peuvent notamment paralyser les effets souvent funestes d’un excès d’acide.
- Il n’en est pas de même des alcools qui, en présence des agents oxydants mis en jeu dans toutes formules de bains de mordançage, donnent lieu à des phénomènes de réduction antagonistes des phénomènes d’oxydation et, partant, modérateurs de la réaction essentielle conduisant au vert d'éméraldine. L’aldéhyde qui se produit dans ces conditions paralyse à tel point les agents oxydants qu’en prenant un bain alcoolisé plusieurs jours à l’avance, l’oxydation ne peut plus avoir lieu, si l’on n’a, au préalable, additionné une certaine quantité d’acide au bain de mordançage.
- En mordançant du coton dans un bain contenant de l’alcool, indépendamment du sel d’aniline, des oxydants et d’un excès d’acide, et en assorant, les phé -nomènes de réduction qui se réalisent déjà dans le bain de mordançage, continuent sur le coton essoré
- p.372 - vue 363/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 373
- et s’accélèrent dans la chambre d’oxydation où la chaleur a pour premier effet de les favoriser. Il en résulte bientôt un certain équilibreentre les diverses matières en jeu et, dans tous les cas, une disparition efficace de tout excès d’acide ; en d’autres termes, un état perm nent de convenances réciproques s’établit avant l’oxydation entre les divers produits en jeu. Dès lors, si les quantités de sel d’aniline et d’oxydants ont été bien calculées, ce qui est facile, sauf les faibles écarts que l’alcool corrige d’ailleurs, l’oxydation suit son cours normalement et sûrement sans danger pour la solidité de la fibre.
- TISSU IMITATION DES TAPISSERIES DES COBELINS Par M. Raymond-Jules-Louis Deslandres
- Dans le tissu dont l’inventeur revendique l’idée, on arrive à produire un aspect analogue à celuidont les Gobelins sont le type. Ce nouveau tissu, une fois un modèle créé, peut être reproduit rapidement et par grandes quantités, conforme de dessin et de nuances à ce même modèle. Il ne nécessite pas l’intervention d’un tisserand artiste.
- Au lieu, pour obtenir la reproduction du dessin et des nuances, de tisser un fil discontinu, on tisse un fil continu teint au prélab'e par fractions, suivant une règle telle que la juxtaposition des parties teintes reproduise le dessin et les couleurs de l’œuvre à exécuter.
- Pour la teinture fractionnée du fil,on utilise leprocédé à molettes connu et employé dans les moquettes dites imprimées sur chaîne.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL POUR IMPRIMER ou teindre partiellement les fils sur les métiers à bonneterie circulaires ou rectilignes. Par M. Georges Bonbon
- Le procédé consiste à teindre partiellement le fil sur le métier et au moment où il va entrer dans les différents organes qui doivent réaliser le maillage. Cette opération peut se faire entre la maille use et le four nisseur ou avant l’entrée dans le fournisseur suivant la disposition du métier. Cette teinture partielle peut être effectuée dedifférentes façons, soit que le fil vienne appuyer sur un tampon imbibé de couleur ou que le tampon se déplace pour venir teindre le fil, soit que la couleur soit pulvérisée sur le fil soit que le fil vienne plonger dans un petit godet contenant la couleurou -que le fil soit teint en passant entre des cylindres im
- primés. Le mouvement du dispositif qui produit la teinture partielle peut être mécanique et automatique ou se faire électriquement ou par tout autre moyen.
- {Reproduction inter dite. )
- DIVERS
- LES MAITRES_TEINTURIERS
- Le congrès des maîtres teinturiers de l’Est et du Sud-Est de la France s’est ouvert au siège de la Chambre syndicale lyonnaise.
- C’est la première fois, depuis 1880, date de la création du groupement, que les teinturiers-dégraisseurs se trouvent effectivement réunis. C estàM. J. Ca-pillery, président, et à M. F. Greppo, secrétaire de la Chambre syndicale de Lyon, qu’est dû ce premier groupement. La Chambre syndicale des teinturiers-dégraisseurs de Paris n’est venue que bien après.
- Quoique ayant leur siège à Lyon et revendiquant seulement les régions du Sud-Est et de l’Est, les syndiqués ont des adhérents un peu partout, à Bordeaux, à Arras, dans la Nièvre, à Genève et à Lausanne, en Algérie, en Tunisie, et jusqu’au Caire et à la Martinique.
- Leur but est de sauvegarder l’intérêt professionnel ; tout comme le sport, le métier a ses amateurs qui se contentent de posséder un magasin dans lequel sont reçues les étoffes à dégraisser ou à teindre, et qui ne mettent jamais la main à la pâte, ou qui, pour parler plus exactement, ne trempent jamais les doigts dans la teinture.
- Les teinturiers-dégraisseurs syndiqués, au contraire, opèrent eux-mêmes ; ils ont atelier de teinture, de dégraissage, de repassage, etc., et ils se recommandent à l’attention du public par un écusson analogue à celui des grandes sociétés sportives, sur lequel le mot « professionnel » se détache bien en évidence.
- Le mouvement, parti de Lyon, a pour but la vulgarisation de cet écusson, et l’organisation à Paris, en 1900, d’ua congrès des teinturiers-dégraisseurs pro -fessionnels. Ils sont cinq mille en France auxquels l’Exposition donnerait l’occasion de se connaître et de serrer leurs rangs.
- Les autres questions à l’ordre du jour sont la création d’une caisse de retraites, l’achat de produits en ; collectivité et la représentation du syndicat au dehors.
- p.373 - vue 364/380
-
-
-
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant le dixième mois des années 1899, 1898 et 1897
- IMPORTATIONS livrées 1899 Quantités à la consom 1898 mation 1891 EXPORTATIONS
- Bois.de teinture en bûches : Mexique kil. — — Brésil 6.761.500 18.300 36.759.800 6.736.400 29.162.400 79 438 400 38.400 195.500 307.500 3.600 819.500 149.100 4 892.500 6.073.500 3.295.600 2.542.500 305 990 31.200 239.600 270.220 2.400 718 510 4.864.660 192.520 11.400 900 125.440 2.400 275.840 670.560 105.790 37.780 1.300 9.900 883 400 442.300 18.800 63.000 3.323.000 363.000 12.015.000 20.101.500 5.558.400 24.554.200 62.220.400 25 100 232.000 204.300 4.800 801.400 126.400 7.684.500 6.759.800 3.129 900 3.853.300 82.100 36.000 310.600 269.930 1.100 766 630 400 4.583.500 32b 040 13.800 300 500 100.700 3.300 119.720 796.010 126.480 44.260 1.100 100 7.900 848.700 46 1.000 15 900 60.000 2.299.100 332.506 16 159.700 12.700 15.534.00 9.076.800 36.085.500 76.868.400 53.100 227.500 99.600 2 300 631.400 23a.900 6.595.100 7.329.000 3.451.900 2.504.400 176 600 21.200 216.200 254.26v 600 923.230 2.728.370 180.090 13.200 670 2.310 114.800 70 97.360 880.380 162.170 38.480 5.120 50 14 690 858 290 453.230 30.000 74.250 2.649.380 270.000 Bois de teinture en bûches kil. — moulus
- — — Haïti Garance en racine, moulue ou en paille. ...
- — — Guatemala Curcuma en racine
- — — Autres pays Totaux .... Bois de teinture moulus 1 — en poudre
- Quercitron Lichens tinctoriaux
- Ecorces à tan, moulues ou non
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles
- Garance en racine, moulue ou en paille
- Curcuma en racine Moulus
- — en poudre Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues
- Quercitron
- Lichens tinctoriaux
- Ecorces à tan, moulues ou non Safran
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Autres teintures et tanins
- Cochenille
- Moulus Kermès animal
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues Indigo
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu
- Libidibi et autres gousses tinctoriales
- Safran Cachou en masse...
- Autres teintures et tanins Rocou préparé
- Cochenille Orsei le préparée, humide en pâte
- Kermès animal — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine
- Indigo ....
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu ... . Cachou en masse
- Autres : Allemagne .
- Rocou préparé — Belgique .
- Orseille préparée, humide en pâte — Angleterre
- — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : — Etats-Unis
- •— Autres pays
- Autres Teintures dérivées du goudron de houille : Alizarine artificielle
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique
- Alizarine artificielle Acide picrique
- Autres
- Outremer Outremer
- Bleu de Prusse Bleu de Prusse
- Carmins communs Carmins communs
- — fins — fins
- Vernis à l’alcool ... — à l’essence, à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées Vernis à l’alcool
- — à l’essence, à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées...
- Ocres broyés ou autrement préparés Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres bleues ou vertes Ocres broyés ou autrement préparés
- Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres bleues ou vertes ,
- Verts de montagne, de Brunswick et similaires Talc pulvérisé Verts de montagne, de Brunswick et similaires Talc pulvérisé
- Couleurs non dénommées Couleurs non dénommées..
- Marchandises françaises ou francisées exportées
- 4899 4898 1893
- 4.165.800 2.726.600 1.676.700
- 172.500 252.300 288.600
- 24.300 20.100 31.600
- 99 .200 10.000 20 700
- 4.800 2.300 6.000
- 2.400 — 27.900
- 8.300 11.400 9.700
- 5.188.200 4.538.300 5 663.500
- 49.100 93.000 4.200
- 40.900 163.100 157.900
- 52.300 67.900 24.500
- 6.200 4 000 13.100
- 4.490 7.100 11.500
- 87.990 78.100 70.200
- 180.500 210.900 195.360
- 1.700 1.600 500
- 278.000 327 800 248.720
- 19.200 32.000 18.070
- 34.000 116.100 55.600
- 128.200 124.700 132.810
- 51.300 45.400 48.260
- 9.700 6.400 10.790
- 12 400 15.200 68.170
- 6.878.200 5.574.600 5.408.170
- 1.126.400 2.292.800 i.979.396
- 1.379.800 1 512.800 1.615.412
- 704.700 635.700 652.276
- 4 139.400 3.909 300 3.895.002
- 14.223.500 13.289.200 10.531.261
- 40.700 6.400 7.126
- 1.600 3.400 400
- 544.600 555.600 535.452
- 826.'00 635.100 612.237
- 51.200 29.200 66.173
- 6.700 3.400 5.300
- 4.600 2.900 4.052
- 102.800 93.000 181.000
- 811.500 678.400 689.700
- 20.021.500 17.552.000 15.252.000
- 39.800 87 600 36.000
- 27.600 13.90(1 22.000
- 5.105.000 4.591.000 4.642.000
- 380 600 34G.200 361.800
- 374 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- _______________________________•_________________
- p.374 - vue 365/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 375.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- a
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer interrationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l'Editeur-fa-bricant, Fournisseur des Ministères delInstruc-tion Publique des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Pécot (Frédéric), teinturerie, à Gétigné. — Jug. du 14 nov. L. : M. Litoux.
- Déclarations de faillites
- Gonnet, teinturerie, 22, rue Pierre Corneille, Lyon. — Jug. du 10 nov. — S. : M. Feys.
- à
- Homologations de concordats
- Warinier (Eugène), blanchisserie de tissus de laine, 33, quai de Seine, à l'Ile- Saint-Denis. — 25 0/0 en 5 ans par 1/5, 1er paiement 1 an après l’homologation.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Montreuil frères, fab. de produits chimiques, 10 à 14, pass. Reil-hac, à Paris.— Durée : 10 ans. — Cap. : 150.000 fr. — Acte du 25 novembre.
- Formation de la Société en nom collectif Prud’hon et Gondol, apprêt, 8, rue Bérenger, à Lyon. — Durée: 9 ans, 1 mois. — Capital : 40.000 fr. — Acte du 25 nov.
- Formation de la Société en nom collectif Villaret et Cie, fab. de produits chimiques, 18, boul. Bravet, à Marseille (St-Just). — Durée : 9 ans. — Cap. : 30.000 fr. — Acte du 30 oct.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution de la Société Dalmon et Girodon, mi-roitage, cylindrage, plissage, dégraissage du velours, 11, rue Saint-Sauveur, à Paris. — L. : M. Gant, 408, rue St Honoré. Jug. du 25 nov.
- Dissolution de la Société Juzans et LATASTE, teinturerie, dégraissage, 3, ch. Lescure, à Bordeaux.— L.: M. Thomas — Jug. du 6 novembre.
- TEINTURES ET APPRÊTS
- Chimiste praticien, diplômé, médaille d’or, 13 ans do pratique industrielle, connaissant toutes nuances sur soie, laine, coton, jute et lin; plus spécialité au coton en écheveaux et en tissus, surtout en nuances grand teint, résistant au blanchiment. Ancien directeur de teinture et sous-directeur d’établissement très important de blanchiment, teintures et apprêts, cherche emploi.
- Ecrire au bureau du journal, aux initiales M. U. 415.
- co -
- Bâtiments Industriels
- Incombustibles & Économiques
- 500 Usines construites depuis 1866
- Répartitions de faillites et de liquidations
- Roger (Dite), teinturerie, 10, rue Caulaincourt, Paris. — S. : M. Bonneau.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- à
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d'Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
- p.375 - vue 366/380
-
-
-
- CO CO
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PRIME A NOS ABONNÉS
- - ---00c nia—-
- Le plus grand nombre de nos Lecteurs connaissent cet admirable appareil désigné sous le nom de
- PHONOGRAPHE ou GRAPHOPHONE
- à l’aide duquel la première personne venue peut se procurer le plaisir d’entendre toutes les Chansons, Musiques, Duos, etc., à l’aide de cylindres enregistrés, que l’on peut se procurer à un prix minime.
- Toute personne peut ELLE-MÊME enregistrer, sur des cylindres blancs (vierges) sa propre voix, chansons ou paroles, ou celles de ses parents et amis. On peut ainsi conserver la voix des êtres qui vous sont chers et l’écouter aussi souvent que l’on veut, les cylindres servant un nombre infini de fois.
- Dans le but d’être agréable à nos abonnés, nous avons renouvelé le traité que nous avions conclu l’an dernier avec un des principaux constructeurs français, et nous pouvons offrir un appareil garanti qui défie toute concurrence
- A U PRIX EXCEPTIONNEL DE 53 FRANCS
- Le prix de 53 fr. comprend :
- 1* La machine, mouvement visible nickelé ;
- 2° Une boîte à renversement en ébénisterie, acajou ou noyer massif, coins ronds, vernie, socle et pieds ébène moulurés. Modèle très riche ;
- 3” Un diaphragme reproducteur ;
- 4° Un pavillon cuivre nickelé.
- Le diaphragme spécial pour enregistrer soi-même est expédié franco contre mandat de 7 fr. 25.
- Prix des cylindres
- CYLINDRES ENREGISTRÉS
- La pièce, 2 fr.10 La douz. 25 fr.
- CYLINDRES VIERGES
- La pièce, 1 fr.05.— La douz. 12fr.
- Notre CATALOGUE spécial des cylindres enregistrés est envoyé GRATUITEMENT sur demande.
- Nous pouvons également offrir les accessoires ci-dessous aux conditions sui-
- vantes : Pavillon : Fr.
- Cintré, nickelé, diamètre 0 m. 16.......... 8
- Cintré, nickelé,'dia mètre 0 m. 24......... 10
- Cor de chasse, cuivre pcli, diam. 0 m 26 15
- Cor de chasse, cuivre nickelé,diam.0 m.26 18
- Avec pied,diam.Om.30 20
- Tube audit f écou-
- toirs ébonite :
- Pour 1 personne .... 3
- » 2 » .... 6
- » 3 » .... 8
- Galerie auditive nickelée é outoirs ébonite •
- Pour 3 personnes.... 12
- » 4 » ... 15
- » 6 » ... 20
- » 10 » .. 35
- Boite gainée imitation maroquin :
- Pour 12 cylindres . . 8
- » 18 » ... 10
- » 24 » ... 14
- La même avec serrure en plus........ 1
- ADRESSER DEMANDES & MANDATS AU DIRECTEUR DU JOURNAL
- 20, Rue Turgot, 20 — PARIS.
- Pour recevoir les commandes, il suffit de nous faire parvenir en plus la somme de 3 francs pour frais de po. et d'emballage. — Pour une douzaine de cylindres, ou accessoires, port : ± frt%5.
- p.376 - vue 367/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 377
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Envoi par retour du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dominer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, t:tre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. —Matières colorantes azoïques (suite)
- — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce.
- Dérivées de l’anthracène.) i
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di i et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4® Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b} Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 59 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L'IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc. Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé.
- — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- p.377 - vue 368/380
-
-
-
- C. oo
- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- MATERIEL POUR
- NOUVELLE MACHINE A SÉCHER
- avec aspirateur, brevetée s.g.d.g.
- BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- Expositions Universelles, Paris 1889, Anvers, Lyon 1894: Médailles d’Or
- M°N DECOUDUN
- CONSTRUCEURS breveté s. g. d.g.
- PARIS.— 9, rue Friant (près l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- Commentaire historique et analytique de la Loi des 9-10 avril 1898, concernant la RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS
- dont les Ouvriers sont victimes dans leur travail
- Par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon. 1898. In-8 343 pages. ... 5 francs.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- PRIME A NOS
- 248422
- J
- , ,
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS
- __en tôle noire, galvanisée et étamée II
- pour tous liquides
- P. LEGRAND
- INVENTEUR
- Pont de la Révolte, a St-Denis SEINE
- Étanchéité complète
- PAR LA SOUDURE ÉLECTRIQUE
- MEDAILLES OR
- Paris — Amsterdam — Anvers Envoi gratuit des prix courant
- ABONNES
- Agrafe A-fin que nos lecteurs et abonnés puissent collectionner les numéros de 5 notre publication au fur et à mesure de leur apparition, nous avons fait confectionner par la Maison Gorrilliot et Cie, une couverture spéciale, solide,
- ui leur per-
- élégante, avec un titre qui leui met, par la simple pose de deux fes, de relier eux-mêmes les fascicules,
- agra-
- en se constituant un volume de bibliothèque.
- Prix de cet AUTO-RELIEUR avec agrafes, 2 fr. 50, dans nos Bureaux, 20, rue Turgot Pour Colis postal en plus { "aomnicie fof?. 85 Notre Maison tient également des AUTO-RELIEURS du même système pour Musique, Romans, Factures et tout ce qui est reliable.
- 1
- Lucien PICARD & C", à saint-fons (Rhône)
- AGENTS GÉNÉRAUX POUR LA FRANCE DE L’ACTIEN-GESELLSCHAFT FUR ANILIN-FABRIKATION A BERLIN
- COULEURS D’ANILINE de tout genre et autres Produits chimiques.
- COLORANTS pour Teinture et Impression sur Soie, laine, coton, jute, etc.
- COULEURS SUBSTANTIVES brevetées, teignant directement ie coton non mordancé.
- COULEURS pour Soie chargée à l’étain.
- COULEURS pour Laine, résistant au foulon.
- NOIRS pour Laine et Soie.
- ENVOI SUR DEMANDE D’ÉCHANTILLONS EN NATURE, SPÉCIMENS DE TEINTURE, MODES D’EMPLOI
- COULEURS pour Tissus mélangés (mi-laine, mi-soie, etc.), les teignant dans un seul bain.
- SPÉCIALITÉS pour Teinture de Cuir et Papier.
- COULEURS pour Laques, Huiles, Stéarine, Cire, Savon, etc.
- URSOLS, nouveautés pour teindre Fourrure et Plumes, etc., etc.
- p.378 - vue 369/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C ep
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune- aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, bout de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1830. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils. (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) - Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- - amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, fi, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord). . .
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilatiom
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- USINES DE
- FERS AN-BEAUMONT
- (Seine-et-Oise)
- MANUFACTURE DE
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA
- CABLES & FILS ELECTRIQUES
- / S
- / S
- / ** 1
- - I
- #‘
- 4 USINES :
- —— 93, boulevard Sébastopol RUBBER— PA BIS APHWORkSUTTAPERCH,
- PERSAN-BEAU MONT —1M
- (Seine-et-Oise)
- SILVERTOWN (Angleterre)
- AA
- SPÉCIALITÉS POUR TEINTURERIES & BLANCHISSERIES
- Cylindres ea métal garnis de caoutchouc. Tuyaux pour acides Pumpes, Robinets, Seaux, Entonnoirs en Ebonite ou n Gutta-Percha
- MÉDAILLES d’OR aux Expositions de Paris 1878, 1881 et 1889
- nvot FRANCO, sur demande, de TARIFA comprenant tous les articles de notre fabrication
- p.379 - vue 370/380
-
-
-
- 380
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Boie de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne
- — Ire qualité... 12 .. à 14 ..
- — 2c qualité ... 11 .. 12 ..
- 3e qualité.... 6 50 10 .. 1
- — Sisal, Yucatan. .. 9 . 10 50
- — Honduras 8 80 9 50
- — 7 .. 8 .
- — Haïti Cap 5 75 6 25
- — 5 80 6 ..
- — St-Marc 6 10 7 25
- — 6 25 6 75
- — Fort-Liberté 6 .. 6 25
- — P.-de-Paix .. .. • 6 50 7 ..
- — Miragoane....... 5 50 5 75
- — Saint-Domingo... 5 50 6 25
- — Martin, et Guadel. 4 50 5 25
- — Jamaïque 5 40 7 ..
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6 50
- a Manzanillo 6 .. 6 25
- a Tuspan 7 . • 7 50
- » Vera-Cruz 5 75 6 ..
- » Campêche 5 .. 5 25
- • Carmen 5 25
- » Tampico 5 50 5 75
- * Porto—Plata 5 ..
- » Haïti 4 75 5 25
- » Jamaïque 5 50 5 65
- • Barcel et P. Cab .. 6 .. 6 25
- • Rio Hacha 3 50 4 .
- » Carth. et Savan... 3 50 4 ..
- » Maracaïbo 4 .. 5 ..
- • Fustet 100 k. 14 .. 16 ..
- b Tatajuba 50 k. 4 . 4 50
- b Bahia 4 .
- » Corinto 5 20 6 ..
- • Amapala.... 50 kil. 5 5 50
- Rouge Brésil Bahia 7 .. 9 ..
- b Calliatour. .. 100 k. 15 .. 17 ..
- b Lima 50 kil. 8 50 9 75
- 7 .. 9
- » Brésillet. 3 50 4 . .
- » Sandal 100 k. 7 .. 9 ..
- » Sapan 50 k. 6 .. tù ..
- b Quebracho.. 1009 k. 78 . 90 ..
- • Pernamb 50 k 16 . 18 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. N: .. , . ..
- — en caisse — 37 50 45 .
- Jaune on gamb 20 . 25 ..
- » dressé ... 15 . . 16 ..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille 1 60 2 ..
- Ténérife grise 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 .,
- Java, MadPond.. J... M .. • • •
- Dividivi
- On cote les 50 kil 10 . 17 ..
- Indigo*
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 7 75 8 50 » An viol, et pourpre... 7 25 7 50 » beau viol, et dito.... 6 75 7 .. » bon violet 6 . 6 50 • moyen violet 4 75 5 .. » bon violet rouge 5 50 5 75 » bon moy. v. roug.... 5 ,. 5 25 « fin rouge 5 75 6 • bon dito 4 50 5 . . » bon à fin cuiv 4 .. 5 75 » cuiv. ord. et bas 3 25 3 75
- Java...........................M ...
- Kurpah................... 2 50 5 ..
- Madras........... ....... 2 . 4 50
- Manille.................. 2.. 3 50
- Caraque ................. 2 50 4 50 Guatemala flor........... 5 75 6 25 »..........sobre......... 4 .. 5 ., »..........bon à fin.....cor.. 4 .. 5 .. »..........cor. ord. à...bas.. 2 50 3 50 N-Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 . 6 50 » bon à beau............. 4 50 5 50 » ord. et moyen.......... 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Mers du Sud............M .. .. . •
- Madagascar.............M •..........
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé........ 7 50 à 8 50 » gros effilé.............................6 • • 7 •
- Rocou
- Antilles..........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne..................... M •• ••
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique............... 270 .. à........
- Bois de :
- 18 ..
- 12 ..
- » Martinique. . .. 10 ..
- » Jaune Carmen. M ..
- » » Maracaïbo M ..
- Cannelle de Chine 120 ..
- — de Ceylan de n* 000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- 200 ..
- Argentées 210 ..
- Zacatilles 215 .. • B • B
- Noires ordinaires 200 ..
- » supérieures 220 ..
- Crème de tartre 170 .. B • • B
- Cureuma Bengale 60 .. • • •
- Dividivi • . M . .
- Gommes :
- Arabique 170 .. 180 ..
- Aden 100 .. 130 ..
- Damar Singapore....... 115...........
- » Batavia............... 155 .. ... ..
- Sandaraque.......... ... 160...........
- Gambier. ................... 36 .. .. ..
- Galles vertes et noires.. 130 .. 150 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre................... F. 2 50 à 2 75 moyen ordinaire......................2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............. 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles.............F. 18 ,. 0/0 k.
- — en poudres..............F. 20 .. »
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. M .. 010 k.
- sous papier, F. M .. 0[0 k. » bon marchand en pains F. M .. » • » a en boules M » » raffiné en pouare sec. F. M .. »
- Produit* chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.)..... 13 .. à 15 (acq.)...................... 15 .. 16 . .
- Acide muriatique...... 20 d 10 .. . . .
- — nitrique..........' 36 33 . . .
- — - .......... 40 41 ..........
- — sulfurique. . ... 66 10 . . .
- — .... 50 7 50 . ..
- Carbonate de soudede 90/92, en sacs à rendre, marches ... . .
- Disponible............•.... 12..........
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34..............
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en banques de 420 kilogs
- marchés.................... 17 50 ...
- Disponible................... 18 50 .. ..
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés...... 8 25 .. ..
- Disponible.................... 8 75 .. ..
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en b:rriques”
- de 700 kil. marchés. ... 17...............
- Disponible................... 17 75 ....
- Sel de soude 70/75, marchés 16 .. ....
- Sel de soude 30/35, dispon. 11...........
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de 300 k.marchés 26 75 ....
- Disponible................. 28 25 ....
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. pla-
- quettes ................... 37 50
- Soude douce 33 degrés, en vrac.......................... 4 10 .. .
- Lessive caustique 33 degrés 6 75 ....
- Silicate de soude............ 25.........
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de
- 500 kil.................... 10 .. . .. Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 19 . ...
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil 190 Sulfate d cuivre 98 p. 0/0, en sacs, consommation... 66
- Entrepôt..................... 63.........
- Sulfate de fer 95 p. 0/0, en
- sacs de 100 kil............. 5 25 .. ..
- p.380 - vue 371/380
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE]
- 3813
- TABLE DES MATIÈRES
- ANNÉE 1899
- Pages.
- A
- Action de divers mordants sur la naphtaline S matière colorante artificielle, propriété exclusive de la Société des matières colorantes et
- produits chimiques de Saint-Denis . . . 163 Appareil pour l’application des couleurs fondamentales, par MM. P. Wenck et A. Hoeh . 181 Appareil à cuisson continue de la colle d’encollage, par M. A. Stephan 215
- Application (Procédé et appareil pour 1’) des compositions imprégnantes,par M. E Stephens 215 Application (L') du noir Oxy-Diamine EVN (de la manufacture lyonnaise des matières colo-rntes), à la teinture du coton dans les tissus mi-laine 177
- Apprêts (Les)..................................... 33 Apprêt (L’) de la dentelle . . . 293, 325.........340 Apprêts au stéarate de...........................soude.......................116
- Articles (Procédé de production d’) imprimés et teints à l’indigo, par la Société anonyme « Badische aniline und soda Fabrick ». . . 311
- Association française pour la protection de la propriété industrielle...........................165
- B
- Bac (Un nouveau) de teinture, par la Société Vandenbroucke, frères . ......................215
- Banquet (Le) annuel de l’association générale de l’industrie1 et du commerce des tissus et matières textiles.............................131
- Blanchiment du bois, etc., à l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène), par D.-P. Ebell, 162 178
- Blanchiment (Le) du coton avec intervention d’acide acétique...........................98 114
- Blanchiment du jute...................... 259 274
- Blanchiment de la iaiue chlorée.................210
- Blanchiment (Procédé et appareil pour le) et le lavage des tissus en pièces, par MM.Hasfield. Johnson Summer et Hasfield..................... 6
- Blanchiment des plumes de parure. . . 131 147
- Blanchiment (Nouveau mode de), teinture, lavage, etc., des matières textiles en tous états de préparation, par M. E.-E. Plantrou . . 262
- Blanchiment (Procédé de) des tissus pour cotons écrus, par M. A. Caspar..................183
- Blanchiment des tissus de coton en 4 heures à la température de 140° sans circulation, par
- M. A. Scheurer et A. Brylinski. .... 242
- Pages.
- Blanchiment (Le) des tissus laine et coton par le bioxyde de sodium........................... 18
- Blanchiment (Encore un mot sur le) des tissus laine et coton, par le « peroxyde de sodium » 58
- Bleu (Le) Eboli CB.............................326
- Bleu immédiat de la maison Cassella. . . . 359
- Bleu (Le) immédiat C, de la manufacture lyonnaise des matières colorantes..................310
- Bleu indigo Zambèse R. . .............199
- Bourse(Création d’une)d’exportation. . . . 135
- Brevets (Les) d’invention......................102
- Brillantage de tous tissus, par MM. F. Volant etCie.......................................... 39
- Brochure sur la teinture et l’impression (sys
- tème Vigoureux) des laines peignées 227, 260, 292, 325, 292 308 Brun immédiat, de la manufacture lyonnaise de
- matières colorantes..........................118
- Bruns (Les) nitrazol-diamine G, B, RD et BD, de la manufacture lyonnaise des matières colorantes.....................................164
- C
- Causerie sur le chiffonnage............113, 129
- Causerie sur le démontage avant teinture. 337, 353
- Chambre de commerce française à Madrid. —
- Création d’un musée commercial .... 361
- Chambre de commerce de Paris................ 22
- Chasse (La) aux abus........................344
- Colis postaux pour la Corse................. 57
- Colis (Les) postaux de 5 à 10 kilogs entre la
- France et la Corse............................ 70
- Colorantsnouveaux pourcotons noirs diaminéral
- 6 B et 3 B.................................. 294
- Colorants nouveaux pour coton noir immédiat. 371
- Combinaison de tissus réalisant un effet de moiré, par MM. James Headridge Mac Ewan
- et John Henry ................................102
- Commerce (Le) des matières colorantes au Siam 312 Corps (Les) gras étrangers . . . : . . 6
- Correspondance (Petite)................... 121
- Couleurs diamine sur tissus de laine avec effets de coton mercerisé...........................278
- Cours publics et gratuits de sciences appliquées aux arts. — Année 1899-1900. — Conservatoire national des Arts-et-Métiers. . . 331
- Cyanol FF, par la Manufacture lyonnaise de matières colorantes (L. Cassella et Cie). . 119
- p.381 - vue 372/380
-
-
-
- 382
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pages
- D
- Décatissage (Le) à l’eau bouillante au point de vue de sa valeur et de son application aux apprêts des étoffes en cardé . . . 309, 356
- Décatissage (Un procédé de) à la presse hydrau-lique, par MM. Motte, Delesc'use etCie. . 183
- Décoloration (Procédé de) des laines de chameaux, poils de chèvres, etc., en vue de leurs teintures, dans les nuances les plus claires pour la fabrication des fils et tissus simili-tussah, par M. A. Lorihiois..................... 87
- Décortication (Procédé de) chimique de la ramie et des orties textiles, ainsi que du lin, du chanvre, du jute et de l’alpha par M C.-A. Rigault . .........................247
- Dégraissage (Application nouvelle pour le) des laines et tissus d’une méthode dite « Lessive des Savonniers », par M. Boutinot dit Près-raux............................................359
- Désinfection de la benzine.....................269
- Dispositif nouveau permettant le mercerisage sans tension à l’effet d'obtenir le brillantage des matières textiles végétales àl'état de tissus, par la Société anonyme de blanchiment, teinture, impression et apprêt de St-Julien . 312 Disposition pour merceriser un tissu coton en large et obtenir le brillant de la soie, par la Société Lecomte et Déprès 231
- Douanes françaises.............................331
- E
- Eaux (Les) résiduaires.........................362
- Ecole (L‘) de Chimie et de Teinture de St-Etienne. . 327 360
- Empois d’amidon imputrescible..................146
- Empois (Préparation d’un nouvel) pour produire des apprêts très brillants......................181
- Enlevages (Sur un Procédé perf ctionné pour la production d’) de couleurs d’aniline basiques solides sur un fond teint avec des couleurs diamines ou au res colorants divers, par M. B. Fothergill...................84, 99 115
- Enlevages sur rouge d’Andrinople...............179 EpaillageL’) chimique des laines. . . 260......262 Erratum concernant l’article Cyanol FF. . .....132 Erratum concernant l'Influence de la pureté de l’eau dans le dégraissage, le blanchiment et la teinture...............................................................................
- Essai (Note sur 1’) des extraits de campêche dans la pratique, par M. J. Zubelen . . 180
- 214, 229 246 Essoreuse (Système d’) centrifuge sécheuse, par M. E. Delacommune. 37
- Etude des perfectionnements réalisés dans l’art de la Teinture pendant ces dernières années, par M. Alf. Guyot....................... 20,53 68
- Exemple (Un bon) à suivre..........................
- Exposition de ...................... 24, 152 361
- F
- Fabrication (La) artificielle de la soie véritable. 328 1
- Pages.
- Fixage (Nouveau procédé de) des couleurs par la vapeur et par l’air ou autres gaz, par la Société Vve Gaydet et fils 88
- I
- Imitation des Tissus par impression, par MM.
- A. Bellemer Sherwood et Zephania Swift Hol-....................................... ... 119
- Imitation (Un procédé d’), par impression, des tissus beige ou vigoureux, dénommés » Elly Beige », par M L. Hirch....................... 88
- Importation des filés de laine teints au Japon. 89
- Impression (Nouvelle Méthode d’) ou d’encollage des Tissus, par la Société Crépet et Ra-tignier 151
- Impression (Nouveau procédé d’) sur laine, par M. Henry 247
- Influence du Blanchiment sur la Teinture. . 2
- Influence de la pureté de l’eau dans le graissage, le blanchiment et la teinture ... 66 82
- Innovation (Une) dans les ar prêts, par M C -E. Gassmann 230
- Installation (Nouveau mode d’) pour le blanchiment et la teinture du coton filé et principalement du coton en bobines, par M. Resch. . 39
- J
- Jaune orangé de la noix de Kola . 119
- L
- Laine verte foulon brillant B....................371
- Lauréat de l’Académie des sciences .... 24
- L berté (La) du travail..........................152
- Lisières réservées dans la teinture des pièces . 308 Loi sur les accidents du travail du 9 avril 1898 9. 26, 42, 58, 72, 90, 103, 122, 138, 154, 167
- 184, 202, 217, 227, 233, 248, 263, 279, 295, 313
- 328 346
- M
- Machine (Système de) applicable au mercerisage de fils, par M. E; Prévost .... 39
- Machine continue à force centrifuge pour dégraisser, laver, essorer, sécher, teindre, blanchir, etc., les tissus et les fils, par M. J.
- Saint-Germain..................................182
- Machines (Perfectionnements aux) à encoller les fils et aux appareils qui servent à préparer la colle pour ces machines, par M. H. Tetlow . 201 Machines (Perfectionnements apportés aux) à laver et t dessuinter la laine et d'autes ma tières fibreuses, par M. J. Schmith. . . 22
- Machine à vaporiser et à catir les tissus par M. A T. 201 Maîtres teinturiers (Les) 373
- Mercerisage (Nouveau procédé de). par M. G. Bonbon. . . 200
- Mercerisage (Le), son but, ses origines, ses progrès et son origine. 37, 54, 85, 101, 132
- 148, 179, 198, 212, 228 245 Mercerisage (La Théorie) dans le coton, par le Docteur Fraenkel 69
- Mercérisation (Procédé pour la) du coton, par
- M. Leonard Schade van Westrum . . . ♦ 22
- p.382 - vue 373/380
-
-
-
- 4
- — -* 9 e r
- *, ih
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 383
- • Pages.
- Mercérisation (Procédé de) de fils de fibres végétales, par M. Th. E. Schiefner .... 262
- Méthodes (Perfectionnements aux) et appareils pour tisser les étoffes, par M. El. Smith . . 215
- Mise en couleur (Perfectionnements relatifs à la) des articles textiles et aux appareils à les réaliser, par M J.-W. Fries 342
- Mission (Une) belge en Chine.................... 56
- Mode d’emploi d-s couleurs anthracène acides — Teinture en un seul bain 20
- Modification à Banc e { proc dé de blanchiment par le chlore................................194
- Modifications apportées au service interna io-nal des postes................................ 8
- Mœurs commerciales au Japon ..... 170
- Mohair (Le).....................................315
- Mordançage du coton et d’autres fibres végétales au moyen de bisufilte de chrome, par la Société Badische Anilin et Soda Fabrik . . 327
- Mordançage (Procédé de) des matières fibreuses pour la teinture, par M. le Dr Heinrich Seidel 183 Mordant (Sur un nouveau) de chrome, par M. Maurice de Gallois . 339
- Moyen de reconnaître la prése ice de la s ie végétale dans un tissu.......................161
- N
- Nécrologie . . . . . . . 136, 251, 267 331
- Nettoyage (Le) par voie humide et le passage au soufre des tricots et de la bonneterie, par un praticien 1 17
- Noirs Anthracène acides LW, SW, ST, et noir Anthracène au chrome F, brev. s. g. d. g. . 245 Noirs Anthracène au chrome .... 196 211 Noirs et Bleus 135
- Noir (Le) immédiat pour articles tissés de la manufacture Lyonnaise de matières colo rantes 357
- Noir immédiat V extra et noir immédiat G extra 5,21,38, 55, 275
- Noir pluton B S extra...........................371
- Noir Vidal (Marque concentrée)..................278
- Noir Zambèse R, de l'actie Gesellschaft fur anilin Fabrikat on 119
- O
- Orangé Columbia R par l'actien Gesellschaft für anilin Fabnkaiion 118
- Origires du blanchiment au sel de soude, par M. A. Scheurer 34 51
- Ouvriers (Les) à un incendie. Une utile remarque 330
- P
- Permanganate (Le) de potasse.................... 23
- Plantes (Les) tinctoriales de l’Annam et du
- Plateau ou châssis perfectionné pour l’enroulement des étoffes, par M. Roscoe WitherleGage 183
- Polissage (Perfectionnements dans le) des étoffes, par la Société Bouchard et Guény. . . 87 Préparation (De la) à faire subir aux cotons en laine avant leur mise en teinture. . . 290, 307
- Procédé et Appareil pour teindre ou imprimer par zones et suivant dessin des fils de chaîne de toute matière convenable, par MM. R. -3 -Couillier, L. Honoré, L. MeignéetL. Wael. 182 Procédé (nouvsau) pour augmenter le brillant dans tous les tissus à grain et permettant d'obtenir des effets nouveaux, par la Société Tresca frères et Cie 133, 134
- Procédé pour donner à la laine en flocons ainsi qu’aux tissus de laine le brillant et le toucher de la soie, en évitant tout feutrage, par la Société Lecomet et Déprès. . . . . . 215 Proeédé (nouveau) de fabrication donnant, par impression, à une ou plusieurs couleurs, sur tissus, l’imitation des étoffes de toutes natures tissées en plusieurs nuances, par la Société
- Laveissière et Chaumont..........................150
- Procédé pour imperméabiliser les étoffes de laines, de coton, de lin, de chanvre, de jute, les feutres en général et les feutres po ir chapeaux, par M. G. Rida............................262
- Procédé pour imperméabiliser les matières textiles, fi és, tissus, etc., par M. A. Lamy. 6 Procédé et Machine pour sécher le fil en éche-veaux, par M. A
- Procédé pour merceriser des écheveaux, par la Firme C. F. lemsch, mechanische Weberei. 88 Procédé permettant de donner au coton l’aspect de la soie par le mercerisage sous tension, pir la Société Thomas etPrevosts. . . 39 Procédé permettait de merceriser le coton filé, mécaniquement et sans rétrécissement, par la Société E. 86
- Procédé servant à donner un éclat soyeux aux fibres végétales et tissus, par M. T. Wiliy Friedrich............................... . . 202
- Produit (Fabrication d’un) de blanchiment, par MM. S. Wohleet A. Clarke Irwin. ... 38
- Projecteur-disperseur (Système perfectionné de) des liquides utilisés dans la teinture, l’apprêt, l’impression et le blanchiment, par M A. Du-verger...........................................360
- Protection (La) delà Propriété industrielle. . 119
- Q
- Quantités d’indigo absorbé par les fibres pendant leur passage dans les cuves .... 149
- R
- Rapport de M. Bailly à la Chambre syndicale de la teinture et des industries qui s’y rattachent, sur l’activité des conseils des Prud’hommes du département de la Seine (Années 1896-1897, 1898). Industrie des produits chimiques............................. 321, 354 Réforme (La) du régime téléphonique ......8
- Régime douanier de l’Indo-Chine................. 7
- Renseignements pratiques sur la teinture en chiffonnage 145
- Revivification des déchets de soie par la carbonisation. ................................ 279
- p.383 - vue 374/380
-
-
-
- ce 00 A.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pages.
- Rubis de Hesse solide B, nouveau colorant présenté à la consommation par leFârbwerk Mühlslheim........................................341
- S
- Sans-Gène (Le) de l’administration des postes. 345
- Savons (Les) de benzine...........................225
- Société industrielle d'Amiens...............24, 26
- Société industrielle de Mulhouse ... 7, 26, 41
- Société industrielle du nord de la France. . . 231
- Société industrielle de Rouen .... 135, 184
- Société nouvelle pour la production de la soie naturelle par voie artificielle 40
- Soude (La) électrolytique................. 324, 339
- Suppression des incrustations et épuration par la chaleur des eaux industrielles système
- Buron......................................... 342
- Syndicats (Les) professionnels....................361
- T
- Tambour-sécheur pour laine ‘ et coton, par
- MM. T. Ender, A. Kleindienstet J. Procner. 201
- Tarifs (Les) de chemins de fer . 42,171, 216, 331
- Tarifs (Les) de transports..................24, 40
- Tartre (Du) et son rôle dans la teinture. 35, 67, 83
- Teintes ( Doubles) sur tissus de laine par procédé nouveau 357
- Teinture du coton Bleu d’Alizarine .... 100
- Teinture (Perfectionnement apporté par la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes à la) des cotons en flotte en noirs immédiats V extra et G, extra . 133
- Teinture (Procédé de) à froid et dans le vide, de la laine, de la soie et autres matières simples ou mélangées par les couleurs diamines, les couleurs d’aniline et autres, par la Société Floquet et Bonnet................................. 87
- Teinture et impression sur laine peignée (Système Vigoureux) 260, 292, 308, 325, 340,355 370
- Pages.
- Teinture de la laine. Résistance et solidité à la lumière....................................3, 19
- Teinture des matières colorantes sur 19 mordants métalliques, par MM. A. Scheurer et A. Brylinski. 3, 19, 52, 82, 99, 131, 148, 178, 195, 211, 527, 244, 259, 291,307, 370 Teinture des mélangés laine et soie. 49, 51, 65, 81, 97 Teinture des mélangés soie et coton. 209, 241, 257 Teinture (La) en noir des objets en soie. . . 273 Teinture (La) des plumes. . . . 289, 305, 322
- Teinture (La) à Saint-Etienne. Etude industrielle. . '................... 88,'151, 216, 267
- Teinture (Un nouveau procédé -de) sur tissu, par M. F. Dommer..............................182
- Théorie (nouvelle) du lustrage................132
- Tissus chinés ou mélangés produits exclusivement par impression par M. F.-h. Schneider 230
- Tissus gaufrés (Perfectionnements apportés dans la fabrication des) et produits industriels qui en résultent, par M. P. Gasson . . . 200
- Traitement (nouveau mode de) du coton pour lui donner le brillant de la soie, par la Société F Gros et Bourcart ........ 230
- Traitement nouveau des tissus légers de coton pour doublures, en vue de leur donner des qualités nouvelles de toucher, de tenue et d’aspect, par la société Collangette et Jame . . 327
- U
- Utilisation totale des flammes au moyen de l’aspiration, par M. F. Biader................. 4
- V
- Vanadium (Application du) à la teinture, par la Société anonyme des mines de Yauli . . 181
- Vernis pour rafraîchir les chapeaux de paille , 193 Vert (Le) foulon brillant B, delà manufacture Lyonnaise des matières colorantes 294
- Voyageurs (Les) de commerce en Turquie . . 70
- p.384 - vue 375/380
-
-
-
- p.n.n. - vue 376/380
-
-
-
- p.n.n. - vue 377/380
-
-
-
- p.n.n. - vue 378/380
-
-
-
- p.n.n. - vue 379/380
-
-
-
- p.n.n. - vue 380/380
-
-