Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- 44 ANNÉE. — N 1.
- Le Numéro : 0,75
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- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Partie technique. — Perfectionnements aux méthodes de pressage à chaud. — Couleurs dégorgeant sur filés de laine.— Teinture et impression sur laine peignée (suite). — Note sur un nouveau procédé de rouge turc rongé.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Le travail des adultes. — Les teinturiers-dégraisseurs. — Les matières colorantes dérivées du goudron de houille.— L’indigo dans l’Inde. — Visite faite à l’usine de MM. Bayer et Cie. — Exposition de 1900. — Protection de la propriété industrielle. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie.— Cours. — Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- AUX MÉTHODES DE PRESSAGE A CHAUD et d’apprêtage des tissus Par M. A. M. Illingworth.
- Cette invention se rapporte aune méthode perfectionnée et aux appareils servant à presser à chaud et à apprêter des tissus en laine et autres étoffes pures ou mélangées, des tissus en coton, en toile, en soie ou en autres matières textiles.
- D’après la méthode ordinaire de pressage à chaud et d’apprêtage de ces étoffes, on les replie en piles, en y interposant ou non des feuilles de papier, puis on les
- place entre les plateaux creux et chauffés à la vapeur d’une presse de construction coûteuse ou entre des plaques mobiles et pleines chauffées dans des fours posés eux-mêmes dans des presses placées dans des pièces ordinaires ; ce procédé s’exécutant à la température atmosphérique ordinaire et dans les conditions où se trouvent ces pièces ou chambres en ce même moment, il en résulte un rayonnement continu de la chaleur transmise à la pile de tissus comprimés par les plateaux de la presse, ce qui donne lieu à une perte continue et à un traitement très irrégulier des tissus.
- Par ce traitement, les extrémités ou bords extérieurs des tissus, aux points où la chaleur est la plus faible, sont moins bien apprêtés tout autour sur une étendue de plusieurs centimètres que ne le sont les parties centrales des diverses couches où la chaleur est la plus grande; il est fréquemment nécessaire de replier les tissus et de recommencer l’opération pour obtenir un apprêtage convenable des parties restées brutes et pour faire disparaître les irrégularités de la première opération ; ceci implique évidemment une grande perte de chaleur et de temps.
- Malgré cela, l’apprêtage final est artificiel et peu durable, tandis que les tissus sont exposés à devenir très délicats aux extrémités, en raison du contact direct de ces parties avec la chaleur sèche des plateaux chauds de lafpresse et lorsque les tissus sont teints, la chaleur plus forte aux bords des plateaux y donne à la couleur des nuances différentes de celles du centre.
- Le but de la présente invention est de supprimer ces plateaux de presse et cette méthode de pressage à chaud afin d’éviter tous les inconvénients et les pertes mentionnées ci-dessus et d’assurer dans tout
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- le tissu un apprêtage uniforme et régulier plus durable et supérieur de beaucoup à celui que l’on obtient par n’importe quel système de pressage à chaud et d’apprêtage par des calandres, des presses ou par d’autres moyens, et, enfin, de fixer plus solidement et plus régulièrement la couleur sur le tissu.
- Pour mettre l’invention en pratique, M. Ulingworth emploie une chambre à vapeur étanche et y dispose les organes nécessaires pour chauffer préalablement son intérieur et son contenu par une chaleur sèche suffisante en quantité et en température pour prévenir tout condensation lors de l’admission ultérieure de vapeur, ainsi que les organes nécessaires pour chauffer ultérieurement son intérieur et son contenu au moyen de la chaleur humide de vapeur entièrement débarrassée d’eau entraînée et produite à la pression voulue pour donner de la chaleur humide à la température la plus convenable pour les tissus en traitement ; on y dispose, en outre, les organes servant à régler l’arrivée de vapeur dans la chambre et sa pression dans celle-ci en rapport avec les besoins ; les organes nécessaires pour évacuer la vapeur de la chambre pour en prévenir toute condensation vers la fin de l’opération ainsi que ceux nécessaires pour refouler de l’air atmosphérique ou de l’air froid dans la chambre et refroidir celle-ci rapidement lorsque cela est nécessaire, ainsi que des organes à fermeture hermétique donnant accès dans cette chambre ; dans cette chambre ainsi établie, on dispose un nombre convenable de presses hydrauliques, à vis ou d’autres presses convenables dont les plateaux ou autres parties équivalentes peuvent être actionnées de l’extérieur.
- Cette dite méthode perfectionnée consiste à soumettre les tissus (préalablement pliés en grandeur convenable, en y interposant ou non des feuilles de papier, suivant le genre de tissus à traiter et le degré d’apprêtage voulu) aux actions combinées d’une pression mécanique, dans lesdites presses même et d’une chaleur humide ou de vapeur d’une température normale de 300 degrés Fahrenheit ; la chambre est d’abord amenée (pendant que les tissus restent soumis à cette pression mécanique) à une chaleur sèche suffisante pour le but exposé et cela à l’aide des moyens prévus à cet effet ; puis (après avoir été ainsi chauffée et pendant que les tissus restent encore exposés à la pression) on y admet de la vapeur à haute pression à l’aide des moyens répondant à cet effet et on y laisse
- cette vapeur aussi longtemps que cela et nécessaire pour obtenir l’effet voulu de pression à chaud.
- On soumet ensuite les tissus en traitement à l’action d’un milieu de vapeur chaude agissant également par tous les côtés, tandis que, par conductibilité, la masse entière, depuis les plis extérieurs jusqu’au centre, est chauffée uniformément, assurant ainsi partout l’uniformité et l’apprêtage régulier désirés.
- Après que les tissus ont été ainsi traités pendant un temps suffisant, on arrête l’arrivée de vapeur dans la chambre.
- Ensuite on évacue, lorsqu’on le juge convenable et suivant la nature des tissus en traitement, toute la vapeur contenue dans la chambre afin d’en prévenir toute condensation et le ramollissement ultérieur des tissus.
- Avant de vider ainsi cette chambre, on pourra cependant continuer à la chauffer au moyen de l’appareil de chauffage à sec et cela pendant un temps suffisant pour assurer la pénétration dans la masse des étoffes ; ou après avoir ainsi évacué la chambre, on pourra continuer à la chauffer à une température d’environ 212 degrés Fahrenheit jusqu’à ce que les centres des plis des diverses pièces d’étoffes et leurs bords extérieurs soient arrivés à la même température, de manière à prévenir toute irrégularité d’apprêtage dans les étoffes fortement apprêtées.
- Ou bien, la chambre après avoir été ainsi vidée pourra, sans avoir été chauffée, être abandonnée pour se refroidir lentement si le genre de tissus le rend désirable ou le permet ; cette chambre pourra être refroidie plus rapidement en y refoulant de l’air atmosphérique ou de l’air froid par des moyens convenables réservés à cet effet.
- En évacuant la vapeur renfermée dans la chambre et en en prévenant toute condensation, les tissus seront relativement secs, quoiqu’ils aient pu rester un temps considérable sous l’action de la vapeur fortement chauffée.
- L’humidité latente de la vapeur qui a pénétré dans les tissus comprimés leur donnera, après qu’ils se seront refroidis et reposés, l’aspect d’une qualité riche et précieuse.
- Lorsque ces tissus sont devenus assez froids pour être manipulés et que l’apprêt a suffisamment pris sous l’action combinée de la pression et de la chaleur humide, on les retire des presses et de la chambre et on les empile en un endroit convenable jusqu’à ce
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- qu’ils soient devenus complètement froids et reposés.
- Ce repos et ce refroidissement ajoutés à la pression et à la chaleur humide du traitement précédent contribuent beaucoup à donner aux tissus de la solidité, de la beauté dans le déployage et un apprêt plus fixe et plus durable.
- (A suivre).
- Couleurs dégorgeant sur filés de laine
- La question des couleurs déchargeant sur les filés de laine est une de celles dont la littérature spéciale de l'industrie textile s’est souvent occupée, sans cependant qu’il lui ait été donné une solution entièrement satisfaisante. Avant l’époque où l’alizarine artificielle ait reçu ses droits de cité dans l’industrie de la teinture, les plaintes de la fabrique étaient moins fréquentes ; mais depuis cette époque où les alizarines diverses ont été appliquées plus généralement par les teinturiers, ces derniers se heurtent plus fréquemment à cette difficulté qui, cependant, serait facile à éviter. On peut attribuer l’inconvénient du dégorgement surtout à l’emploi inconsidéré et peu rationnel de la matière colorante et si l’on désire échapper sérieusement au défaut signalé, il est indispensable avant tout de suivre scrupuleusement les dosages indiqués, justifiés par de nombreux essais, et que le teinturier ne se risque qu’à bon escient d’employer des procédés de sa propre invention.
- D un autre côé, nombre de praticiens croient faire une notable économie en substituant au tartre ou à la crème de tartre, l’acide oxalique, voir même l’acide sulfurique ; grande est leur erreur et il est à peu près impossible d’arriver à un résultat satisfaisa.t sans 1 intervention du tartre. D’aucuns estiment qu’il est inutile de rincer la laine mordancée ; mais les sels de chrême introduit de cette façon dans le bain de teinture sont un obstacle à la fixation complète de la matière colorante et constituent ainsi une perte sensible.
- Mais l’erreur la plus importante que nous ayons à signaler consiste à diminuer le temps qui doit être réservé au bouillon pendant la teinture. En ce qui concerne spécialement les teintures à l’alizarine, jamais on ne devra commencer à échantillonner avant que le bain n’ait bouilli pendant deux heures consécu
- tives : la matière colorante n’est réellement fixée qu’au bout de cet espace de temps.
- L’addition au bain de teinture d’acide acétique en proportions définies joue ici un rôle de haute importance et contribue effectivement à la réussite de l’opération.
- La chauffe à vapeur indirecte joue aussi un rôle éminemment utile dans la teinture des fils de laine et tous les grands ateliers n’ont pas hésité à l’employer. La laine en fils ne supporte bien qu’une température de 95° C. c’est-à-dire voisine de l’ébullition (le frémi) pendant tout le travail de la teinture.
- Mais une condition sine qua non, pour obtenir une teinture à base d’alizarine, stable c’est de n’opérer que sur des laines parfaitement lavées et dégraissées à fond. Toute teinture de ce genre appliquée sur laine imparfaitement épurée exigerait d’abord une somme de colorant beaucoup plus forte, mais ne produirait quand même qu’un fil mal uni en teinture.
- La cause qui détermine la décharge des fils teints en noirs et tissés avec fils blancs ne doit être attribuée principalement qu’à un manque d’ébullition, une insuffisance de mordançage et d’un dégraissage imparfait. Aussi conseillerons-nous toujours à un industriel et en son absence à son directeur ou contremaître de venir contrôler de visu et de suivre si faire se peut chacune de ces opérations ; ce n’est qu’à ce prix qu’il arrivera à obtenir des teintures irréprochables ; s’il veut se rapporter à cet égard à ses ouvriers il ne produira jamais qu’une besogne médiocre pour ne pas dire mauvaise.
- Ci-contre la recette d’un excellent mordant pour noir sur laine en fils.
- 3 % de bichromate
- 1 1[2 % de vitriol bleu (sulfate de cuivre)
- 3 % d’Acide sulfurique.
- Bouillir 1 h. 1/2.
- Un certain nombre de causes déterminant le dégor-geage des fils ne proviennent pas du fait de la teinture proprement dite, mais bien du rinçage. Si, par exemple, un ouvrier à qui le rinçage incombe ne procède pas immédiatement à ce rinçage des fils sur savon et que, bien au contraire, il les laisse séjourner sans relavage jusqu’au lendemain matin. C’est ainsi cependant que l’on procède encore aujourd’hui dans nombre d’ateliers lorsque l’ouvrage marche et qu’il y a beaucoup de besogne à terminer. On arrive ainsi infailliblement à faire dégorger et décharger les meil-
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- leures teintures et à plus forte raison celles en aliza-rine. Sous aucun prétexte les fils ne doivent passer vingt-quatre heures sur savon.
- {D'après the Textile Mercury.)
- Teinture et impression sur laine peignée (Système Vigoureux) Suite et fin)
- II. — LE VAPORISAGE
- Le vaporisage constitue pour l’article imprimé sur laine peignée l'opération la plus importante et dont dépend, pour la plus grande partie, la bonne réussite de l’impression.
- Nous donnons ci-après quelques renseignements pratiques, d’après lesquels on a obtenu jusqu’à présent de très bons résultats en grand.
- Le ruban de laine peignée est vaporisé immédiatement après l’impression. Si, pour une raison quel-c nque il n’était pas possible de vaporiser de suite, on mettrait les rubans en pile pour éviter que les endroits imprimés ne sèchent.
- Le vaporisage se fait sans pression dans une caisse ên bois ou en fer construite de la façon suivante : Au fond de la caisse il y a un serpentin en cuivre ayant au moins trois coudes et muni de trous aux deux côtés pour laisser échapper la vapeur. Au-dessus du serpentin il y a un double fond fait avec des lattes de bois et sur celui-ci on met une forte couche de paille recouverte de toile à sac. C’est sur cette paillasse qu’on place la laine à vaporiser. La paille doit être changée de temps à autre (environ une fois par mois lorsqu’on travaille d'une façon suivie). En haut la caisse à vaporiser est fermée par un couvercle fort, mais s’enlevant facilement et se composant généralement de deux pièces. Pendant le vaporisage on fait tenir ce couvercle par quelques poids, sans cependant qu’il ferme hermétiquement.
- Les rubans imprimés sont entrés dans le vaporisateur à l’état humide ; on les empile en les pressant bien fort et en séparant K s différentes nuances par des couches de calicot. Ensuite on laisse entrer pendant 3/4 d’heure la vapeur directe, puis, on ferme la Valve pendant 1/2 heure sans ouvrir le vaporisateur, on ouvre à nouveau la valve et on vaporise encore pendant 3/4 d’heure. Ensuite on sort la laine et si on a l’emplacement nécessaire on l’étend pendant 1 à 2 heures pour la laisser refroidir.
- III. LE LAVAGE APRÈS VAPORISAGE.
- Les nuances claires, c’est-à-dire celles que l’on obtient en imprimant des barres très minces et très espacées, peuvent être lavées immédiatement après le vaporisage. Pour des nuances foncées par contre, qui sont obtenues par exemple avec un cylindre cannelé à 50 %, il est préférable de ne laver que le lendemain, les nuances gagnant sensiblement en intensité lorsqu’on les laisse reposer pendant 12 à 24 heures après le vaporisage.
- Les machines à laver se composent généralement de 4 à 8 compartiments ; lorsque les couleurs sont bien fixées il suffit en moyenne d’avoir 6 compartiments, dont les 3 premiers contiennent de l’eau pure, le quatrième de l’eau additionnée de 1 gr. de carbonate de soude par litre, le cinquième et le sixième de l’eau de savon (1 gr. de savon par litre). — Tous ces bains sont chauffés à 40 — 50° C.
- La laine doit déjà être complètement nettoyée par un seul passage dans la machine à laver, afin que les endroits non imprimés restent entièrement blancs et que la fibre se file bien.
- Après le lavage on sèche et, suivant l’effet qu’on désire obtenir, on passe au Gill-box, soit chaque nuance seule, soit plusieurs nuances ensemble.
- Note sur un nouveau procédé de rouge turc rongé, dit procédé à la soude caustique (1)
- Il est bien connu que le genre rouge turc rongé à la cuve décolorante ne supporte presque pas de savonnage, le bleu de Prusse se décolore facilement et le jaune devient plus pâle, ce qui prouve qu’une partie du plomb n’est fixée que superficiellement.
- Depuis la publication du bleu indigo sur rouge de « Schlieper et Bailm », l’idée s’est présentée à beaucoup de produire soit du blanc, du vert et du jaune sur rouge ; en un mot faire un procédé rouge turc solide à la soude. — Cette manière de voir n’est pourtant pas aussi facile qu’elle paraît au premier abord et ce n’est qu’après de nombreux essais que j’ai atteint en grand le résultat suivant :
- Procédé de rouge turc a la soude
- On foularde les pièces rouges dans un bain composé de :
- (1) Pli cacheté déposé à la Société le 1er décembre 1888, inscrit sous le n° 209.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 24 litres glucose à 18° Bé .
- 18 » eau.
- 6 » acétate d’alumine à 10° Bé .
- 50 cc. dissolution de Vanadium à 1 0/0. 1
- On sèche sur tambour et on imprime les couleurs, dont vous trouverez la composition ci-après dans l’ordre suivant :
- 10 le rongeant blanc.
- 2o » jaune. 3° » vert. 4° » bleu. 5° le noir d’aniline.
- Après l’impression, on sèche très légèrement à l’air chaud, puis on vaporise comme pour le bleu indigo sur rouge (procédé S. B.) ; le passage dure une minute. — La vaporisage a pour but de réduire l’indigo, de dissoudre le rouge sur les parties imprimées et de développer le noir. De là, les pièces sont lavées au large à grande eau. Ce lavage enlève naturellement le grand excès de soude et permet au bleu de s’oxyder et au jaune plombate de se fixer. Après ce lavage, l’alizarine, en état d’alizarate de soude, est toujours adhérente à la fibre, est enlevée en grande partie par un passage au large en silicate de soude bouillon à 2° environ ; le passage dure deux minutes. Après ce passage en silicate, le blanc reste encore légèrement violacé, qui est facilement enlevé par un passage au large en savon bouillon à 10 gr. par litre pendant deux minutes ; on lave et on chrome au large comme pour le genre rouge turc ordinaire et on finit par un léger savon.
- RONCEANT BLANC
- 10 litres dextrine blonde à 300 gr. par litre.
- 8 kilog. soude caustique en poudre à 98 0/0.
- Au moment de s’en servir, on ajoute 3 litres silicate de soude à 140° Tw.
- Rongeant jaune
- 2 litres dextrine à la soude :
- 1 litre dextrine blonde à 400 gr. par litre.
- 500 gr. soude caustique en poudre.
- 1 litre 1/2 soude caustique 36° Bé .
- 2,400 gr. soude caustique en poudre.
- Dissoudre et on ajoute à froid le mélange ci-après en remuant constamment et en maintenant la température au-dessous de 40° C.
- 3 litres oxyde de plomb en pâte = 4 kilog. de nitrate de plomb.
- 1 litre soude caustique à 36 Bé .
- Au moment de s’en servir on ajoute un demi litre silicate de soude à 140° Tw.
- Rongeant vert
- 10 litres rongeant jaune ci-dessus.
- 1 litre bain d’indigo ci-après.
- Rongeant bleu
- 4 litres eau d’amidon grillé à 250 gr. par litre (nuance moyenne).
- 4 litres eau.
- 3 ,200 gr. soude caustique en poudre.
- Faire bouillir et ajouter à froid 3 litres bain d’indigo ci-après et au moment de s’en servir ajouter 3/8 litre silicate de soude à 140° Tw.
- noir d’aniline.
- 2 litres empois d’amidon.
- 200 gr. chlorhydrate d’aline crist'
- 150 gr. chlorate de soude. bain d’indigo.
- 12 litres indigo broyé :
- I kilog. indigo de bonne qualité.
- 3 litres eau.
- 3 litres 1(1 eau.
- 5 litres soude caustique à 36® Bé .
- 7,600 gr. soude caustique en poudre.
- En ajoutant cette dernière petit à petit tout en maintenant la température au-dessous de 40° C.
- ROUGE UNI.
- Tous les rouges qui supportent un savon bouillant sont plus ou moins bons pour ce genre, maisje recommande principalement celui dont nous nous servons, qui est aussi simple à produire qu’il est bon marché.
- On prépare le tissu dans le bain suivant :
- 2 parties aluminate de soude à 20° Bé (non neutralisé de S. B.)
- 27 parties eau pure.
- 1 partie sulforicinate d’ammoniaque à 45 % légèrement acide.
- Après le foulardage, on sèche bien sur tambour ; après le séchage, on passe en alun potassique à 3° Bé à froid dans une petite cuve à roulettes d’une contenance de 100 litres environ.
- Une pièce de 100 mètres met trois minutes à passer. On lave ensuite légèrement et on tient en boyaux comme suit :
- Pour 10 pièces de 100 mètres pesant 8 kilog. chacune, on monte la cuve avec :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 1,200 litres eau distillée ou eau corrigée avec de l’acide acétique.
- I kilog. bioxyde d’étain en pâte.
- On entre les pièces à froid et on ajoute 2 kilog, sul-foricinate ci-dessus.
- On élève la température très vivement à 30° C. et on maintient ce degré pour compléter le premier quart d’heure ; puis on ajoute aussi lestement que possible le mélange ci-dessous :
- Mélange :
- 8 kilog. alizarine artificielle à 20 % (nuance voulue).
- 2 — sulforicinate ci-dessus.
- 4 litres d’eau d’albumine de sang à 100 par litre.
- 160 litres eau de chaux claire.
- On maintient la température de 30 C. pour un second quart d’heure, puis on l’élève graduellement jusqu’à 750 C. en une heure. On lave légèrement, on sèche et on vaporise à une atmosphère pendant une heure. Après ce vaporisage, on prépare les pièces en glucose, comme il est dit précédemment. .
- REMARQUES
- 1o L’acétate d’alumine est ajouté à la préparation du glucose pour conserver le rouge pendant les divers traitements.
- 2° Le vanadium n’est pas nécessaire s’il n’y a pas de noir associé aux rongeants.
- 3o Le glucose est nécessaire lorsqu’on imprime du bleu ou du vert ; on peut donc aisément varier la pré» paration avant l’impression suivant les couleurs qu’on désire associer.
- 4» L’addition de silicate de soude dans les couleurs est très efficace, le tissu ne se mercerise (rétrécit) pas, la couleur pénètre plus facilement dans la fibre et facilite l’enlèvement de l’alizarine. Pour cette raison, le rongeant blanc contient plus de silicate que les autres couleurs, mais cette grande quantité de silicate le fait cristalliser un peu, il faut donc le travailler à chaud.
- 50 Le noir qui s’imprime en dernier lieu, avec les couleurs alcalines, se charge un peu d’alcali; mais en marquant la couleur avec un peu de violet d’aniline, il est facile de maintenir le même degré d’acidité en alimentant avec un noir plus ou moins acidifié.
- 60 11 est indispensable d’employer la contre-râcle, surtout pour le rouleau noir.
- 7° Le silicate de soude se colore en rouge brun pendant la marche, mais avec une petite addition d’hy-
- pochlorite de soude, il se clarifie facilement et cela sans nuire au résultat.
- 80 Ce procédé peut se faire à la continue et au large. Il est de même très solide au savon et à la lumière et au moins aussi vif et plus pratique que l’ancien, et les couleurs ne coûtent environ que le quart.
- M. James Ashton a eu l’ingénieuse idée d’ajouter du soufre dans le jaune plombate dans l’intention de faire du noir, mais ceci avant que nous soyons arrivés à appliquer le noir d’aniline, il a ainsi obtenu, par le vaporisage, un assez bon noir de sulfure de plomb.
- Jos. Schmidlin.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l‘ analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- CYLINDRES EN ZINC MODIFIÉ pour l'impression des tissus et des papiers peints, ainsi que pour le gaufrage et autres opérations analogues, et procédé pour leur fabrication.
- Par M. Joanny Dejey.
- Jusqu’à présent, la seule matière qui ait donné de bons résultats dans la confection des cylindres pour l’impression des tissus et des papiers peints, et pour le gaufrage, est le cuivre ; aussi l’emploie-t-on généralement, à l’exclusion de toute autre matière et malgré son prix élevé.
- La présente invention se rapporte à des cylindres d’impression en zinc éminemment propre aux usages indiqués ; le procédé est plus particulièrement caractérisé par une opération de compression, telle qu’un laminage ou un martelage ayant pour effet de modifier l’état moléculaire du zinc, et cela en vue de donner à ce métal les propriétés voulues pour l’emploi envisagé.
- DISPOSITIF SERVANT A PRODUIRE des effets de moiré dans les tissus Par M. Gustav Beckers
- Le présent dispositif consiste en un pegne dont la surface présente dans le sens vertical des parties saillantes et des parties rentrantes, de telle sorte que les dents du peigne qui se suivent alternent librement dans ces parties saillantes et rentrantes, la surface du peigne offrant de cette sorte une forme en relief.
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- Ce peigne étant soulevé et abaissé pendant le tissage et venant battre la suite, il en résulte que les parties saillantes et rentrantes règlent la formation de la trame de telle façon que, selon la disposition qu’on leura donnée, les moirés apparaissent, après l’apprêt, suivant un dessin déterminé d’avance et dans une alternance choisie à volonté.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- LE TRAVAIL DES ADULTES
- Modifications au décret loi du 9 septembre 1848
- Le décret-loi du 9 septembre 1848, sur la durée du travail dans les manufactures et usines modifié déjà, est de nouveau modifié par un décret du 10 décembre, inséré à Y Officiel du 22 décembre. En voici la teneur:
- Art. 1er. — L’énumération des travaux industriels contenue dans l’article 1er du décret du 17 mai 1851, modifié par le décret du 3 avril 1889, est complétée, in fine, par l’addition suivante ;
- « .....Sur l’ordre du Gouvernement constatant expressément la nécessité de la dérogation. »
- Art. 2. — L’article 4 du décret précité du 17 mai 1851 est modifié ainsi qu’il suit :
- « Tout chef d’usine ou de manufacture qui voudra user des exceptions autorisées par le dernier paragraphe de l article 3 sera tenu de faire savoir préalablement à l’inspecteur divisionnaire du travail dans l’industrie les jours pendant lesquels il se propose de donner au travail une durée exceptionnelle. »
- Les Teinturiers Dégraisseurs
- On nous écrit de St-Etienne :
- Le congrès des teinturiers-dégraisseurs s’est tenu la semaine dernière, au siège de la chambre syndicale lyonnaise.
- L’assemblée était présidée par M. Capillery qui, depuis 1880, date de la fondation de la chambre syndicale lyonnaise, a presque constamment dirigé cette association;
- Près de 150 industriels ont pris part aux délibérations de la plus haute importance pour la profession.
- Parmi les villes représentées, citons : Lausanne,
- Genève, Paris, Mâcon, Saint-Etienne, Chambéry, Grenoble, Fourmies, Charolles, Tarare, Roanne, Annecy, Givors, Panissières, Chalon-sur-Saône, Vienne, L’Arbresle, Valence, etc., etc...
- La chambre syndicale lyonnaise des teinturiers de l’Est et du Sud-Est a renouvelé son comité.
- A une heure, les congressistes se réunissaient au restaurant Moyne. Par acclamation, M. Couzon-Blan. chard, de Saint Etienne, est nommé président du banquet. A ses côtés prennent place les membres du comité ; MM. Granger-Courel, de Paris, Giraud, de Lausanne.
- Au champagne, M. Capillery remercie de toutes les marques de sympathie et d’estime dont il est entouré. Enfin, il boit à la santé de tous les teinturiers syndiqués, présents ou absents.
- M. Giraud, de Lausanne, boit à l’union des chambres syndicales de Paris, Lyon et Genève.
- Après les toasts, les chansons, et on se sépare fort tard en se donnant rendez-vous à Paris en 1900.
- L'industrie et le commerce des matières colorantes extraites des goudrons de houille en Allemagne
- L'extraction des matières colorantes des goudrons de houille est une des industries qui, dans ces derniers temps se sont le plus développées en Allemagne.
- D’après la statistique que le Gouvernement a fait dresser des différentes industries et professions et qu’on vient de publier, il existait en Allemagne, au 14 juillet 1895, 25 fabriques d’aniline et de couleurs d’aniline et 48 établissements qui, en outre des couleurs s’occupaient de différents produits provenant de la distillation du goudron de houille, acide picrique, acide phénique, etc.
- Quant à l’exportation, on peut estimer qu’elle est actuellement cinq fois supérieure à celle des autres pays réunis.
- Le tableau suivant permettra de constater l’importance qn’elle a prise d’année en année.
- Couleur d’anilin et autres couleurs
- Alizarine Ani’ine, huile et sels. Provenant du
- goudron
- kilog. kilog. kilog. 3.819.000
- 1883 4.008.000 663.000
- 1888 6.732 OCO 2.528.000 6.906.000
- 1893 8.036.000 4.096.000 11.560.000
- 1897 8.641.000 9.178 000 17.639.000
- 1898 9.321.00Q 12.360.000 19.712.000
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- Ainsi donc depuis 1883, l’exportation de l'alizarine a plus que doublé, celle de l’huile et des sels d’aniline est devenue dix-neuf fois plus grande, et celle des matières colorantes a quintuplé.
- En 1898, les principaux pays d’exportation ont été : pour l’alizarine :
- Les Indes Anglaises qui ont reçu 2.508.000 kilog.
- Les Etats-Unis » 3 308.OCO »
- La Grande-Bretagne » 2.050 000 »
- Pour les sels et huiles d’aniline : Les Etats-Unis, où ces envois sont montés à 3.990.000
- La Russie » » 2.440.000 La Suisse » » 1.338.000 La France » » 1.089.000
- Enfin, pour les couleurs d'aniline et autres tirées du goudron de houille:
- Les Etats-Unis qui ont acheté 4.221.000 kilog;
- La Grande-Bretagne »
- L’Autriche »
- La Chine »
- L’Italie »
- Les Indes Anglaises »
- 4.007.000 »
- 1.907.000
- 1.479.000 »
- 1.238.000 »
- 1.035.000 »
- DIMINUTION DE LA PRODUCTION DE L'INDIGO DANS L’INDE
- L’Indigo artificiel.
- La question de l’indigo artificiel, découvert par un chimiste allemand, préoccupe beaucoup, paraît-il, le gouvernement et les producteurs d’indigo de l’Inde.
- En effet, l’exportation de ce produit a fortement diminué au cours des dernières années : depuis 1894-1895, les sorties de Calcutta ont été successivement de 106,830,111,714,109,001,71,364 et 81,779 hundred-weigts, tandis que les prix sur le marché de Calcutta, qui étaient de 275 roupies le maund en 1894-95 et en 1895-96, sont tombés à 220 roupies en 1896-97, à 200 roupies en 1897-98 et à 150 roupies en 1898-99.
- Il ne s’agit pas seulement, pour les Allemands, de remplacer l’indigo naturel par un produit tinctorial, mais aussi de produire un article identique à l’indigo naturel, avec ces seules différences qu’il serait fabriqué en Allemagne et qu’il ne contiendrait pas les impuretés que renferme l’indigo produit dans l’Inde. Il est probable, toutefois, que ces impuretés ne jouent pas un très grand rôle dans les procédés de la teinture.
- D’après ce que nous écrit le Consul de Belgique à
- Calcutta, les producteurs de l’Inde vont chercher à améliorer considérablement la culture et, peut-être, faire appel à la science pour arriver à produire un indigo absolument pur.
- Dans ces conditions, il serait peut-être prudent, pour les importateurs, d’attendre le résultat des expériences en cours avant de grossir outre mesure leurs stocks d’indigo.
- Visite faite à l’Usine de MM. Fréd. Bayer et C° Par MM. Ch. Tassencoupt et N. Lefebvre (1).
- Au mois de juin dernier, j’ai fait un voyage en Allemagne en compagnie de M. N. Lefebvre, teinturier à Amiens ; un de nos collègues qui s’intéresse le plus au cours de teinture de la Société. Notre principal but en entreprenant ce voyage était de voir sur place cette grandeindustrie des matières colorantes laquelle, il nous faut le reconnaître, est presque exclusivement concentrée en Allemagne et je viens simplement vous donner dans cette lecture un résumé de notre visite.
- Il m’est certainement pénible de vous dire que'la France ne fabrique que très peu de couleurs d’aniline et d’alizarine puisque nous n’avons chez nous qu’une seule fabrique importante : celle de Poirrier, à Saint-Denis, près Paris.
- Par contre, l’Allemagne possède des établissements montés par actions qui se chiffrent par centaines de millions de francs. Tous ces établissements sont en pleine prospérité et fournissent’les colorants au monde entier.
- Les recherches assidues de leurs chimistes couronnées par des succès pratiques ont donné confiance aux capitalistes et les résultats obtenus prouvent que ceux-ci n’ont pas lieu de le regretter puisque certaines fabriques ont donné plus que 100 % du capital engagé. Des affaires de cette importance ne se montent pas en un jour et je crois, malheureusement, que nous aurons encore longtemps à attendre avant de pouvoir établir une concurrence sérieuse. Les droits d’entrée ne peuvent entrer en ligne de compte car, la plupart de ces fabriques ont des établissements en France, notamment à Fiers près Roubaix, à Lyon, à Creil, etc... En outre, tous leurs colorants sont brevetés en France et à l’étranger.
- . (1) Lecture faite à l’Assemblée générale de la Société industrielle d’Amiens, le 1er mai 1899.
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- Le jour où nous voudrons leur faire une concurrence française il nous faudra d’abord disposer de grands capitaux nous permettant la lutte industrielle et cette lutte sera d’autant plus inégale que nous aurons contre nous une industrie vivante, amortie en grande partie et disposée à tous les sacrifices pour nous combattre.
- Nous ne devons pas cependant nous désintéresser de cette question mais chercher, au contraire, par tous les moyens, à tenter la lutte contre nos redoutables concurrents.
- Ces explications données, j’arrive au compte rendu de notre visite dans une des principales fabriques de couleurs d’aniline et d’alizarine : MM. F. Bayer et Co, à Elberfeld, près Cologne.
- Je dois vous avouer tout d’abord que la fabrication des matières colorantes s’opère dans des appareils en fer fermés qui ne permettent pas de voir les produits employés ni la marche des opérations. Aussi, comme on ne nous a pas donné de détails sur leur fonctionnement, je ne puis vous les décrire et je de -vrai me borner à une énumération des ateliers et des services de cette grande usine.
- Cette fabrique d'Elberfeld produit principalement les couleurs d’aniline benzidines, basiques et alizari-nes. Elle a une importance considérable; établie sur leWupper affluent du Rhin, traversée par une ligne de chemin de fer elle a en outre des tramways jusqu’au centre de la ville d’Elberfeld. Les ouvriers dans l’usine sont au nombre de 1 500 environ.
- La fabrication de la glace y occupe une grande place, car la glace sert comme base de fabrication aux matières colorantes, la production est au moins de 500.C00 kilos par jour de 24 heures.
- Le bureau principal par lequel on accède à l’usine est très vaste, installé luxueusement et comprend au moins 80 employés. En montant aux étages supérieurs on rencontre encore une dizaine de petits bureaux dans lesquels se trouvent les chefs de chaque service avec leurs employés. Ces bureaux sont garnis de carnets d’échantillons ainsi que des produits en petits flacons qui sont employés pour ces départements. Aux étages supérieurs se trouve une vaste fabrication de reliure et d’imprimerie pour la confection des carnets d’échantillons. Cette installation ne le cède en rien à une première maison de fabrication de ce genre. En plus, dans un magasin contigu se trouvent tous les
- tissus et matières filés teints dans l’usine pour fabriquer ces carnets.
- Au même étage est installé un bureau principal pour les communications téléphoniques ; plusieurs employés sont constamment occupés à répondre aux demandes des divers services de l’établissement.
- En revenant au rez-de-chaussée, nous arrivons dans un vaste atelier contenant les appareils les plus modernes pour teindre toutes les matières textiles : salles d’apprêt, séchoirs, grillages, presses, laineuses, foulons, teinture des vigoureux, impressions.
- Tous les jeunes gens employés dans ces divers travaux sont des fils d’industriels de toutes nations même voire deux japonais. Ils sont dirigés par des ingénieurs-chimistes. Les matières premières telles que charbons, huiles et tous les produits servant à la fabrication arrivent par une ligne de chemin de fer qui traverse l’usine dans toute son étendue et les expéditions se font de même.
- La superficie totale de cette usine est de 80,000 mètres carrés. Tous ces établissements sont éclairés à la lumière électrique ce qui produit le soir un effet féerique.
- Dans quelques années cette usine d’Elberfeld sera complètement transférée à Leverkusen où se trouve déjà une grande fabrique de Bayer qui surpasse de beaucoup celle d’Elberfeld comme importance.
- Leverkusen se trouve à une distance de 60 kilomètres environ d’Elberfeld sur le Rhin par lequel arrivent toutes les matières premières à des prix de fret très réduits. Cette installation date seulement de quelques années et il est étonnant que des constructions aussi importantes aient pu être faites en si peu de temps.
- Ce qui frappe d’abord c’est la construction des maisons ouvrières qui est d’un style coquet avec balcons et jardins genre anglais. Au milieu, une ,avenue de 50 mètres de largeur est déjà bâtie sur une longueur de 200 mètres, mais comme l’on construit continuellement elle atteindra un kilomètre à bref délai.
- Les ouvriers gagnent en moyenne 2 marks à 2 marks 112 (2 fr. 50 à 3 fr.) ; ils paient un mark par jour le logement et la nourriture, café du matin compris. (Ceci s’entend pour les célibataires.)
- Pour les familles, il y a suivant le nombre qui la compose, des habitations comprenant trois chambres, deux caves, un petit jardin potager au prix de 126 fr. par an ou le double degrandeur au prix de 216 francs.
- 1 D’autres petites maisons avec quatre chambres ou
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- galetas sont louées environ 200 francs par an. Toutes ces maisons sont occupées en grande partie par quatre ménages. Chaque famille a son corridor particulier et il y a en général trois étages à chaque maison. Cette cité ouvrière a été construite dans le but de conserver les ouvriers à proximité de l’usine, car il n’y avait aucun ouvrier dans cette région avant la construction de cette fabrique. (A suivre).
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Instructions pour les exposants
- L’administration a fait parvenir aux exposants diverses indications de détail qui ont leur importance au sujet des marques des colis et des formalités d’octroi à Paris. Chaque colis devra porter sur deux faces, opposées l’une à l’autre, des étiquettes indiquant clairement la section de l’Exposition à laquelle il est destiné, de plus les lettres E. U. (Exposition universelle) entourées d’un cercle noir, enfin l’indication du poids brut en kilogrammes. Le nom de l’exposant et le numéro de son certificat d’admission seront inscrits en caractères français sur chaque étiquette et répétés sur les déclarations d’expédition. Cinq postes d’octroi seront installés à l’Exposition : un au petit palais des Champs-Elysées, deux au Champ-de-Mars, un à l’Esplanade des Invalides et un au Trocadéro. L’annexe de Vincennes aura, dans les mêmes conditions, son installation d’octroi spéciale.
- PROTECTION
- DE LA PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE
- pour les Objets admis
- à l’Exposition universelle de 1900
- ^Officiel du 31 décembre promulgue la loi dont la teneur suit :
- Art. 1er. — Toute personne jouissant en France d’un droit privatif en vertu des lois sur la propriété industrielle, ou ses ayants droit, pourra, sans encourir la déchéance de son privilège, faire figurer à l’Exposition universelle de 1900 à Paris et introduire à cet effet sur le territoire français des objets fabriqués à l’étranger et semblables à ceux qui sont garantis par son titre, si ces objets ont été régulièrement admis à ladite Exposition.
- Art. 2. — Toutefois la déchéance prévue par les
- DE LA TEINTURE
- lois en vigueur sera encourue si les objets visés à l’article 1er ne sont pas réexportés dans le délai de trois mois à dater du jour soit de la clôture officielle de l’Exposition, soit de l’ordre d’enlèvement antérieur qui aurait été signifié aux intéressés par les autorités compétentes.
- Art. 3. — Toute personne qui aura fait figurer à l’Exposition universelle de 1900 un objet semblable à celui qui est garanti par son titre de propriété industrielle sera considérée, en tant que de besoin, comme ayant exploité en France sa découverte ou son invention pendant la durée de l’Exposition.
- Le délai prévu par les lois sur la propriété industrielle, et à l’expiration duquel la déchéance est encourue à défaut d’exploitation, courra de nouveau à partir soit de la clôture officielle de l’Exposition, soit de l’ordre d’enlèvement antérieur qui aurait été signifié aux intéressés par les autorités compétentes.
- Art. 4. — Les objets figurant à l’Exposition universelle de 1900 qui seraient argués de contrefaçon ou qui porteraient des marques ou autres indications prohibées ne pourront y être saisis que par description.
- Toutefois, les objets admis à l’Exposition, circulant en France à destination ou en provenance de l’Exposition, ou y figurant, ne pourront être saisis, même par description, si le saisissant n’est pas protégé dans le pays auquel appartient le saisi.
- La saisie cessera d’être interdite si ces objets sont vendus en France ou s’ils ne sont pas réexportés dans le délai fixé à l'article 2.
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- A MM. LES_INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le 1er juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) de faire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d'administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 francs.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- : Prix : I placard, 0.40 ; chaque placard en plus 0.30,
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- franco contre envoi du montant en timbre-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Pécot (Frédéric), teinturerie, à Geligné. — Jug. du 14 nov. — L. : M. Litoux.
- Clause (F.), produits chimiques, à Valenciennes.—
- Jug. du 5 déc.
- Déclarations de faillites
- CHAMOLAY, teinturier, dégraisseur, 12, grande-rue de la Guillotière, à Lyon. — Jug. du 24 nov. — S.: M. Feys.
- Homologations de concordats
- Vilain (Ernest-Anatole-Hector), couleurs, produits chimiques, 174, faub. St Antoine, à Paris. — Jug. du 9 déc. — 40 0(0 en 5 ans par 1|5, 1er paiement 1 an après l’homologation.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif SISLEY et BUYNAND, tissus, plissage, gaufrage, apprêt, 14, av. du Parc, à Lyon. —Durée : 10 ans. - Cap. : 28.000 fr. — Acte du 16 déc.
- Formation de la Société en nom collectif Colin et Barthe, impression sur étoffes, siège 21, pl. Tolozan, à Lyon,avec usine,à Saint-Jean-de-Muzols(Ardèche). — Durée : 13 ans et 6 mois. — Capital : 37.000 fr. — Acte du 13 déc.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société Colin, Giraud et Barthe, impression sur étoffes, siège, 21, pl. Tolozan, à Lyon, avec usine à St-Jean-de-Muzols. — L. ; les associés.
- Dissolution de la Société Bouvier, Penet et Cie, apprêt de tulles, 9, rue de Nazareth, à Lyon. — L. : M. Edom.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l'Editeur-fa-bricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- Modifications de Sociétés
- Modifications des statuts de la Société COUAIL-lac et BoUCHY, foulonnage, blanchisserie, nettoyage de laine, 22, rue Roussellea et 25, rue Coutures, à Puteaux. — Cession par M. Couaillac à M. Ferrand-Gimbal de tous ses droits dans la société dont la raison deviendra Bouchy et Ferrand-Guimbal à partir du 1er janvier 1901. — Acte du 20 novembre.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- TEINTURES ET APPRÊTS
- Chimiste praticien, diplômé, médaille d’or, 13 ans de pratique industrielle, connaissant toutes nuances sur soie laine, coton, jute et lin; plus spécialité au coton en écheveaux et en tissus, surtout en nuances grand teint, résistant au blanchiment. Ancien directeur de teinture et sous-directeur d’établissement très important de blanchiment, teintures et apprêts, cherche emploi.
- Ecrire au bureau du journal, aux initiales M. U. 415.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20, rue Turgot.
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- ÉTUVES
- VENTILATION
- Humectation
- Réfrigérants .
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite)
- — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce.
- Dérivées de l’anthracène.) ;
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 15
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Indigos
- On cote actuellement :
- B ‘e de teinture.
- On cot: :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 12 .. à 14
- — 2e qualité... 11 .. i2
- 3e qualité.... 6 50 10
- — Sisal, Yucatan... 8 . 10
- — Honduras 9 10 9
- — ... 7 .. 8
- — Haïti Cap........ 5 65 6
- — ....................... 6 .. 6
- — St-Marc......... 7 25 7
- — Gonaïves ............ 6 75 7
- — Fort-Liberté.... 6 25 6
- — P.-de-Paix .... 7 .. 7
- — Miragoane....... 5 75 6
- — Saint-Domingo... 5 50 6
- — Martin, et Guadel. 4 50 5
- — Jamaïque. .......... 5 40 7
- cv Ot •
- O O •
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6
- * Manzanillo....... 6 .. 6
- s Tuspan................ 7 .. 7
- • Vera-Cruz...... 6 .. 6
- » Campêche.............. 5 .. 5
- • Carmen................ 5 .. 5
- » Tampico.......... 5 75 6
- * Porto-Plata.... 5 .. 5
- » Haïti........... 475 5
- • Jamaïque.......... 5 50 5
- • Barcel et P. Cab... 6 .. 6
- • Rio-Hacha........ 3 50 4
- » Carth. et Savan... 3 50 4
- » Maracaïbo......... 4 50 5
- • Fustet..........100 k. 14 .. 16
- » Tatajuba..........50 k. 4 . 5
- » Bahia................. 4 .. 5
- » Corinto................ 5 35 6
- « Amapala.... 50 kil. 5 5
- Rouge Brésil Bahia...... 7 .. 9
- » Calliatour. .. 100 k. 15 .. 17
- » Lima........50 kil. 8 50 9
- » Ste-Marthe........ 7 .. 9
- » .................. 3 50 4
- » Sandal......... 100 k. 7 .. 9
- 25
- 50
- 25
- 40
- 50
- 25
- 25
- 50
- 25
- 56
- 50
- 25
- 25
- 50
- 25
- 65
- 25
- 50
- 50
- 50
- 75
- » Quebracho.. 1000 k. 78 .. 90
- « Pernamb.....50 k 16 .. 18
- O ) 0 0 S
- Brun luisant, en sac 50 k. M.............
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb ... ........... 20 . 25 ..
- » dressé... 15 .. 16 ..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffezacatille..... 1 60 2 ..
- Ténérife grise............. 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25
- Java, Mad,, Pond.. .... M...............
- Dividivi
- On cote les 50 kil..... 10 , 17 ..
- Beng. sur v. et bl. I{2k.. 7 75
- » fin viol, et pourpre... 7 25
- » beau viol, et dito.... 6 75
- » bon violet.............. 6 ..
- » moyen violet............. 4 75
- » bon violet rouge.......... 6 ..
- » bon moy. v. roug.... 5 ..
- « fin rouge............... 5 75
- » bon dito................ 4 50
- » bon à fin cuiv........... 4 ..
- » cuiv. ord. et bas........ 3 25
- Java............................M
- Kurpah..................... 2 50
- Madras..................... 2 .
- Manille...................... 2 ..
- Caraque.................... 2 50
- Guatemala fl or............ 5 25
- a sobré.................... 4 ..
- » bon à fin cor... 4 ..
- » cor. ord. à bas.. 2 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 ..
- a bon à beau.......... 4 50
- a ord. et moyen....... 2 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar. ............M
- Quercitron:
- On cote les 50 kil..
- 8 ..
- 7 50
- 6 25
- 5 ..
- 6 25
- 5 25
- 6 ,.
- 5 ..
- 4 75
- 3 75
- 5 '*
- 4 50
- 3 50
- 4 50
- 6 .
- 5 ..
- 5 ..
- 3 50
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Damar Singapore........ 115..........
- » Batavia........... 155 .. .
- Sandaraque......... ... 160..........
- Gambier.................... 36 .. .. .
- Galles vertes et noires.. 130 .. 150 .
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.................... F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire........... 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............ 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles.........F. 18 .. 0/0 k.
- — en poudres..............F. 20 .. »
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. M .. 010 k. sous papier, F. M .. 0[0 k. » bon marchand en pains F. M .. »
- • » » «n boules M »
- • raffiné en poudre sec. . F. M .. »
- Produits chimique». — On cote aux 100 kil. :
- Baltimore fin effilé............. 7 50 à 8 50
- a gros effilé............ 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne........................ M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique. ............
- 260 .. à ......
- Bois de : Campêche Laguna......... 18 ..
- » Martinique............ 10 .. 12
- » Jaune Carmen. M ..
- » » Maracaïbo M ..
- Cannelle de Chine...... 120 ..
- — de Ceylande n-000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- Grises..................... 200 ..
- Argentées.................. 210 ..
- Zacatilles................. 215 ..
- Noires ordinaires....... 200 ..
- » supérieures. .... 220 ..
- Crème de tartre............ 170 ..
- Cureuma Bengale......... 60 ..
- Dividivi ................... M ..
- Gommes :
- Arabique................ 170 .. 180 ..
- Aden.................... 100 .. 130 ..
- r»
- Alun raffiné (entrep.) ..... 13 .. à 15 (acq.)....................... 15 .. 16 . .
- Acide muriatique... 20 d 9 £0 ....
- — nitrique...... 36 33 . ....
- — - ........... 10 41...........
- — sulfurique.... 66 10...........
- — 50 7 50 . ..
- Carbonate de soudede 90/92, en sacs à rendre, marchés 12 25
- Disponible............•.... 12 75 .. ..
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34 ..
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs
- marchés...................... 17 50 . ..
- Disponible.................. 18 50 .. ..
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés........ 8 25 .. ..
- Disponible................... 8 75 .. ..
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 ....
- Disponible................. 19............
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 .. ..
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 ....
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de300k.marchés 29 25 .. ..
- Disponible.................. 29 75 ....
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil, pla-
- quettes..................... 30..........
- Soude douce 33 degrés, en vrac......................... 4 50 .. ..
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 ....
- Silicate de soude........... 25..........
- Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de 500 kil................... 10 .. . ..
- Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. 19 . ...
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- 100 kil.....................190............
- Sulfate do cuivre 98 p. 0/0, en sacs, consommation... '66 50 .. ..
- Entrepôt.................... 62............
- Sulfate de fer 95 p. 0/0, en sacs de 100 kil.............. 6 50 . . .
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- 44e Année. —No 2
- EBlBLIOTHEQue5)
- Le Numéro : 0,75 N s/ 20 Janvier 1900
- -2+..2
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
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- SOMMAIRE
- Partsstoghalatsia. Perfectionnements aux méthodes de
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Extrait du rapport consulaire sur le commerce français a Berlin. — Les accidents du travail. — l’ut ne de MM R indigo, artificiel. - Visite faite à 1 usine de MM. Bayer et Cie. — Bibliographie _ p.—. seignements commerciaux. - Cours. - Annonces
- PERFECTIONNEMENTS
- AUX MÉTHODES DE PRESSAGE A CHAUD et d’apprêtage des tissus Par M. A. M. Illingworth.
- {Suite et fin)
- Le dessin représente une disposition appropriée d’appareils convenant à l’exécution de la méthode perfectionnée qui vient d’être décrite.
- Fig. 1, vue de l’appareil partiellement en élévation extérieure de face et partiellement en coupe.
- Fig. coupe transversale.
- 3, Chambre formée de plaques de fer et de cornières recouvertes d une composition quelconque non conductrice 5 et munie d'un toitdoubleou creux en forme e A chauffé par de la vapeur amenée par n’importe
- quelle disposition convenable 6, afin de prévenir contre sa surface inférieure toute condensation de la vapeur admise dans cette chambre et l’empêcher de tomber sous forme de gouttes d’eau sur les tissus placés dans les presses.
- Dans cette chambre sont disposées des séries continues de tubes à vapeur 7 ; l’une de ces séries est placée sous une légère grille en fer 8 qui forme le plancher de ladite chambre tandis que les autres sont placées verticalement auprès des extrémités et des côtés et munis d’entrées et de sonies 9 pourvues d’un robinet d’arrêt 10 et d’un robinet d’écoulement 11, communiquant avec un purgeur à vapeur 12.
- Ces tuyaux servent à fournir à la chambre la quantité de chaleur sèche nécessaire pour les usages indiqués.
- De même, on pourra refouler, dans le même but, de l’air chaud dans ladite chambre, à l’aide des moyens mentionnés ci-dessous pour y faire pénétrer de l’air froid ou encore à l'aide d’autres moyens convenables.
- Cette chambre est également pourvue d’une conduite de vapeur 13 pourvue d’une ou de plusieurs tubulures évasées 14 destinées à laisser entrer la vapeur venant d’un générateur ; ce tuyau est muni d’un robinet d’arrêt 15, fait de manière à prévenir l’entraînement de toute gouttelette d’eaudans ladite chambre.
- La ou les entrées 14 seront, de préférence, dirigées vers le bas, de manière à distribuer la vapeur entrante uniformément dans toute la chambre.
- Cette dernière est pourvue également d’une soupape de sûreté 16 permettant de régler, suivant les besoins la pression intérieure.
- Elle est pourvue, en outre, d’un ventilateur de sor-
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-
- 00
- e. 2 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tie 17 placé à l’une de ses extrémités pour en retirer la vapeur lorsque l’opération est terminée, telle qu’exposée ci-dessus, et d’un aspirateur 18 placé à son autre extrémité pour refouler de l’air atmosphérique, ou de l’air froid ou chaud, dans ladite chambre, dans le but exposé.
- Dans cette chambre sont également réservées une plusieurs entrées 19 pouvant être fermées hermétiquement par des portes 20 munies de n’importe quels dispositifs convenables 21 permettant de les serrer solidement en position.
- Un thermomètre 22 est, en outre, disposé sur cette chambre, de telle sorte que la lecture en soit possible
- sant en position normale sur des poutres transversales 30 portées par les colonnes 31 de la presse ; en service actif, ces plaques servent à soutenir la pile de tissus 32, pendant qu’on charge ou qu’on vide les presses.
- Un autre avantage de cette disposition résulte de ce qu’elle réduit les frais de pressage et d’apprêtage grâce à la méthode perfectionnée, car la quantité de vapeur nécessaire pour n’apprêter qu’un petit nombre de pièces, lorsqu’elle est employée à chauffer des pla • teaux de presse creux interposés entre les pièces de tissus suivant la méthode ordinaire de compression à chaud, suffira, si elle est introduite directement dans
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- depuis l’extérieur (par ex :mple, à travers une ouver-ure vitrée réservée dans un des côtés ou dans un des bouts de cette chambre) et permettre de contrôler, en tout instant, la température intérieure.
- Dans la chambre ainsi disposée, je monte n’importe quel nombre convenable de presses hydrauliques, à vis ou autres presses 23 dont les plateaux ou autres parties équivalentes 24 descendent à travers le plancher 25 de la chambre dans des puits 26 maintenus par une maçonnerie en briques 27 ou d’autres travaux 9 analogues ; ces plateaux sont actionnés de la manière usuelle par un corps de pompe 28 d’un mode de construction quelconque.
- Ces presses seront garnies, de préférence, d’une ou de plusieurs plaques intercalaires mobiles 29, repo-
- cette chambre, de manière à envelopper lesaits tissus, à mieux apprêter plusieurs fois ce même nombre de pièces ; cependant comme les plaques intermédiaires sont supprimées, chaque presse pourra contenir un plus grand nombre de pièces.
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- ÉTOFFE INCOMBUSTIBLE PERFECTIONNÉE Par MM. William-Henry Bancroft et George Bancroft
- De préférence, on fabrique cette étoffe perfectionnée en une trame de laine filée en fin et une chaîne de fine laine peignée anglaise de race croisée, — après quoi l’étoffe est soumise à un procédé qui la rend in-
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- combustible et qui consiste à faire passer l’étoffe dans un bain contenant un mélange de 20 % de tungstate de soude et 10 % de phosphate de soude, de préférence avec 70 % d’eau, le tout mélangé et malaxé. Après passage de l’étoffe dans ce bain, elle est apprêtée ou calandrée soigneusement de la manière ordinaire, de façon à ce que la surface extérieure satinée soit à l’abri de la poudre en même temps qu’elle est incombustible et que la surface intérieure soit douce et confortable pour la personne qui la porte.
- L’étoffe fabriquée et traitée ainsi est absolument incombustible ; elle convient spécialement pour la confection des vêtements pour le personnel ouvrier des poudrières ou autres usines d’explosifs ainsi que pour l’usage dans les usines à gaz ou autres endroits où les vêtements du personnel ouvrier sont exposés à une grande chaleur ou en danger de prendre feu.
- PROCÉDÉ POUR AUGMENTER LE BRILLANT DES FILS fils retors et tissus mercerisés Par M. Hermann Gassner.
- L’inventeur a observé que les fils, fils retors ou tissus mercerisés d’après une méthode quelconque, peuvent recevoir un brillant beaucoup plus intense et plus beau, si on les étire à l’état humide et si 0 les maintient tendus jusqu’à siccité complète.
- C’est ce qui distingue essentiellement le procédé présent des procédés de mercerisage habituels, dans lesquels les fils, fils retors ou tissus sont suspendus non tendus ou détendus encore à l’état humide pour sécher, ou les fils envidés sans tension demeurant sur le guindre ou dévidoir jusqu’à siccité complète.
- APPAREIL PERFECTIONNÉ destiné au traitement des matières textiles filées ou en rubans de préparation pour les blanchir, teindre ou laver
- Par la Société LEBLOIS, PICENI et Cie
- Le nouvel appareil perfectionné qui fait l’objet de cette invention est exempt des inconvénients reprochés à ses congénères et parfaitement connus. Avec lui, toutes les teintures à un, deux ou plusieurs bains, aussi bien sur écheveaux que sur rubans de laine peignée, y compris toutes les teintures d'alizarine, se font automatiquement, avec la main d’œuvre la plus réduite et d’une façon plus régulière et beaucoup plus parfaite que tout ce qui s’est fait jusqu’à ce jour.
- L’élément constitutif dudit appareil est essentiellement un dispositif de chevalet-tournette à barres mobiles, sur lesquelles on place en les enroulant les matières à traiter ; ces barres en se déclanchant automatiquement par l’action de la rotation, permettent aux matières envidées de se détendre sur le chevalet-tournette et de devenir ainsi tout à fait aptes à se laisser pénétrer par les bains appropriés de blanchi-n ent, de teintures ou de lavage.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- EXTRAIT du Rapport consulaire sur le Commerce français à Berlin de M. H. Bourgeois, vice consul chargé de la Chancellerie de l’Ambassade de France à Berlin
- Dans un rapport publié par le Moniteur officiel du Commerce le 12 octobre dernier, M. Bourgeois analyse le rapport récemment présenté par la corporation des notables commerçants de Berlin, sur le commerce et l’industrie de la capitale de l'Empire en 1898.
- Nous en extrayons le passage suivant dans lequel l’auteur indique les moyens qu’il croit susceptibles de contribuer au développement de nos exportations dans les pays de sa sphère d’activité.
- « Bien qu’aucune statistique ne soit publiée à cet égard, j’ai lieu de croire que l’année 1898 a vu s’élever dans des proportions assez notables le chiffre de nes exportations à Berlin ; les renseignements que j’ai pu re cueillir auprès de commerçants de cette place per-* mettent d’assurer que les produits alimentaires, les tissus de soie, les articles de mode, de parfumerie, en particulier, ont trouvé dans cette ville un débouché p’us grand que les années précédentes. Que faut-il pour accentuer ce mouvement et l’étendre à quantité d’autres articles ?
- Nos consuls en Allemagne l’ont dit bien souvent : envoyer dans ce pays plus d’agents que par le passé, choisir des agents parlant, plus l’allemand que leurs prédécesseurs, envoyer régulièrement à époques déterminées des collections complétés d’échantillons, renoncer- à l’emploi exclusif des circulaires envoyées par la poste qui sont aussitôt jetées au panier que distribuées à leurs destinataires, ne pas traiter le client
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- étranger moins bien que le client français,tant au point de vue de la qualité que de celui du prix, ce dernier ne devant dépasser le prix de France que du montant des droits de douane et des frais de transport; diminuer cette dernière charge par l’emploi d’emballages plus légers que ceux que nous employons le plus souvent, étudier les tarifs des chemins de fer et ne pas négliger systématiquement pour les envois lourds et non urgents la voie maritime au fluviale, si facile à employer en Allemagne. Enfin, je crois devoir attirer l’attention de nos négociants et industrielssur les excellents résultats obtenus dans ce pays par l’emploi de commissionnaires-expéditeurs. En France on supprime autant que possible l’intermédiaire des entrepreneurs de transports et l’on croit ainsi réaliser une économie. C’est le plus souvent une erreur. Ces intermédiaires, en effet, font des expéditions partielles un « groupage » grâce auquel les frais de transport sont réduits dans des proportions qu’on ne soupçonne pas assez chez nous. Les fortes maisons allemandes ont presque toutes leur commissionnaire-expéditeur et il est toujours utile en cas de commande de demander au client le nom du correspondant en France dudit commissionnaire.
- Le jour où, en outre, nos commerçants et industriels aidés au besoin par les Chambres de Commerce, auront suivi le conseil si souvent donné par les Consuls de France, non seulement en Allemagne, mais dans tous les pays, de se syndiquer pour établir dans les grands centres des musées d’échantillons, tels que ces « Muster Lager » créés par les Allemands depuis si longtemps, les conditions qui précèdent étant également remplies, la production française aura entre les main un outil de premier ordre qui lui permettra de se mesurer sur tous les marchés avec la concurrence étrangère.
- Je dois dire également un mot du regret que cause, aux représentants de la France, le peu d’empressement que mettent quelquefois nos industriels à profiter des circonstances et de l’avance qu’ils peuvent avoir dans certaines branches pour assurer leur suprématie à l’étranger. J’ai ici en vue tout particulièrement l’industrie de l’automobilisme, si florissante en France, encore embryonnaire en Allemagne. Si nos fabricants, au lieu de se contenter des commandes, nombreuses il est vrai, qui leur sont faites en France, avaient cherché en même temps des débouchés en Allemagne (et sans doute aussi dans d’autres pays), l’industrie
- française serait assurée aujourd’hui d’une suprématie qu’elle aurait pu conserver bien des années encore. Au lieu de cela, au lieu d’expédier des machines en Allemagne, au lieu même, au besoin, d’établir dans ce pays des fabriques-succursales, elle a laissé le temps aux producteurs allemands de s’instruire, de former des ouvriers et une clientèle, et il en résulte que le jour venu où l’acheteur de l’intérieur étant pourvu, nos fabricants seront obligés de tourner leurs regards vers l’étranger, ils trouveront fermé un marché qui aurait pu leur appartenir et une concurrence contre laquelle ils ne pourront lutter à raison du bon marché de la main-d’œuvre. Nos producteurs répondent à cela qu’ils peuvent à peine suffire aux commandes de leur clientèle française, s’il en est ainsi, nous devons considérer comme néfaste l’apathie de ces industriels qui ne savent pas, comme on l’a fai et comme on le ferait en Allemagne, réunir des capitaux et former un personnel qui leur permettent de proportionner leur production à la demande des consommateurs. »
- LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Interprétation de la Loi du 9 avril 1898
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le Ministre du commerce, sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne la question de savoir quelle est, au regard de cette loi, la situation des établissements municipaux d’assistance par le travail, a émis, le 20 décembre 1899, l’avis suivant ;
- «L) comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- a Saisi par M. le Ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne les établissements municipaux d’assistance par le travail.
- « Est d’avis :
- « Que les établissements municipaux d’assistance par le travail sont soumis à la loi du 9 avril 1898 toutes les fois que les chefs d’entreprise faisant exécuter les mêmes travaux y seraient eux-mêmes assujettis. »
- Antérieurement à cet avis et à ceux qui ont été publiés au Journal officiel du 20 décembre 1899, le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté, par le Ministre du commerce sur
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- diverses questions relatives à l’interprétation de la loi du 9 avril 1898, avait émis les avis ci-après :
- Du 31 mai 1899
- a Le comité consultatif des assurances contre les , accidents du travail,
- « Saisi par M. le Ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne les associations ouvrières de production.
- « Laissant de côté les constitutions exceptionnelles d’associations ouvrières relatées dans la récente enquête de « l’Office du travail » et recherchant seulement la solution des questions posées en ce qui concerne les sociétés à capital variable, placées sous le régime de la loi du 24 juillet 1867 et généralement dénommées* sociétés coopératives de production. »
- « Est d’avis :
- « 1‘ Que la Société coopérative de production, réalisant une production industrielle, payant des salaires aux sociétaires employés et, le cas échéant, à des auxiliaires, doit être considérée comme « un chef d’entreprise » au sens de la loi susvisée ;
- « 2' Que la société coopérative de production ne saurait, par une clause de ses statuts, écarter ou atténuer sa responsabilité légale vis-à-vis des sociétaires ou auxiliaires qu’elle emploie; qu’en effet, cette clause formerait en l’espèce, un élément des « conventions » intervenues avec les intéressés et qu’aux termes de l’article 30 de la loi du 9 avril 1898 toute convention contraire à cette loi est nulle de plein droit;
- « 3' Que la responsabilité encourue par la Société, personne morale, sera supportée en définitive par ses actionnaires, dans les conditions et proportions déterminées au pacte social, certains sociétaires pouvant d’ailleurs s e trouver à la fois créanciers de la société comme victimes d’accidents et débiteurs comme actionnaires, mais en vertu de dispositions législatives et contractuelles d’ordre différent ;
- « 4: Qu’au surplus, la société coopérative de production peut couvrir ses actionnaires de tout risque en contractant, comme tout chef d’entreprise, une assurance, soit auprès d’une société mutuelle, soit auprès d’une compagnie à primes fixes, soit auprès de la Caisse nationale. »
- Du 31 mai 1899
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le Ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 29 de la loi du 9 avril 1898;
- « Considérant que, contrairement à l’opinion du pétitionnaire, les règlements d’administration publique rendus pour l’exécution de la loi ne pouvaient, en l’absence de délégations sur ce point, résoudre les difficultés signalées ; que, d’ailleurs, le texte des dispositions combinées des articles 4, 11 et 29 delà loi suffisent à faire ressortir les intentions du législateur.
- « Est d’avis :
- « 1* Que le premier alinéa de l’article 29, édictant la délivrance gratuite, le visa pour timbre et l’enregistrement gratis des procès-verbaux, certificats, actes de notoriété, significations, jugements et autres actes faits ou rendus en vertu et pour l’exécution de la loi, n’a évidemment entendu viser que la gratuité au compte du Trésor, sans imposer à des tiers des charges sans compensation ; qu’aussi bien le second a’inéa de cet article prévoit expressément la fixation des « émoluments » des greffiers et qu’en effet ces émoluments ont été déterminés par un décret du 5 mars 1899 ; que, dès lors, les dispositions générales de l’article 29 ne paraissent point opposables aux médecins appelés à délivrer des certificats ;
- « 2- Que, dans le cas prévu par l’article 11, un « certificat de médecin » devant être joint à la déclaration d’accident, le chef d’entreprise se trouve astreint, sous les sanctions de l’article 31, à cette production complémentaire, aussi bien qu’à la déclaration elle-même, qu’il est donc tenu de se procurer à ses frais le certificat médical, ainsi du reste que l’a déjà établi l’interprétation administrative pour l’exécution des dispositions identiques contenues dans les lois des 2 novembre 1892 et 12 juin 1893; qu’il en est évidemment de même de la victime de l’accident et de ses représentants si, usant de la faculté réservée par la loi, ils prennent l’initiative de la déclaration d’accident ;
- « Que, dans le cas prévu par l’article 12, le juge de paix pouvant « désigner un médecin pour examiner le blessé », les honoraires de ce médecin doivent être admis en taxe, d'après les tarifs civils, comme en toute autre matière judiciaire ;
- « 4- Qu’enfin, dans le cas prévu par l’article 4, s’agissant de «frais médicaux» proprement dits et ces frais devant être « supportés » par le chef de l’entreprise, le médecin traitant a droit de répéter ses hono-
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- raires d’après les conventions ou l’usage, sous la seule réserve de l’application par justice du tarif de l’assistance médicale gratuite, au cas où il a été directement appelé par la victime de l’accident. »
- Du 31 mai 1899.
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l’interprétation de divers articles de la loi du 9 avril 1898 et du règlement d’administration publique rendu le 28 février 1859 pour l’exécution de l’article 26 de ladite loi :
- « Considérant que la gratuité de la recommandation des lettres expédiées par les greffiers des justices de paix ne résulte d’aucune disposition de la loi ;
- « Considérant qu’il appartient à M. le garde des sceaux, ministre de la justice, de donner, s’il y a lieu, par la voie hiérarchique une solution administrative aux autres questions soulevées ; qu’il importe seulement, au regard de l’interprétation demandée, d’indiquer la portée de l’article 13 du règlement d’administration publique susvisé.
- « Est d’avis :
- « Que les remboursements de « déboursés et émoluments » visés aux articles 13 et 14 du décret du 28 février 1899 s’appliquent exclusivement aux déboursés et émoluments corrélatifs aux opérations effectuées en exécution du titre Ier dudit décret. »
- Du 31 mai 1899.
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre de demandes tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898 , en ce qui concerne l’assujettissement des professions exercées par les pétitionnaires.
- « Est d’avis :
- « Ie Qu’aucune énonciation de la loi ne semble permettre de considérerles voyageurs decommercecomme appelés à bénéficier de ses dispositions;
- « 2- Que l’alcool, malgré les risques spéciaux que sa manutention peut entraîner, ne saurait être assimilé à une « matière explosible », au sens de la loi. »
- Du 21 juin 1899.
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- «Saisi par M. le ministre : 1* d’une demande du président du syndicat des marchands de bois de... ; 2* d’une demande du président de la chambre syndi
- cale des bois de sciage et de l’industrie de... ; 3* d’une demande de MM.X...,entrepositaires de bois du Nord, lesdites demandes tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne l’assujettissement des exploitations dont s’agit.
- « Est d’avis :
- « 1- Que l’exploitation industrielle descoupes de bois, dans les conditions exposées, implique, suivant la distribution des opérations, soit des « entreprises de transport », soit des « chantiers », tombant sous le coup de la loi ;
- « 2’ Que les entrepôts de bois, même sans sciage permanent, constituent également des » chantiers », ce mot employé dans l’article 1er de la loi paraissant devoir garder le sens étendu que lui assigne la langue usuelle et ne pouvoir être spécialement appliqué aux chantiers des travaux publics ou privés, déjà compris dans l’expression générale « industrie du bâtiment » ;
- « 3- Qu’au surplus il n’y a lieu de se prononcer sur la question de savoir, dans les cas signalés par le syn-di at des marchands de bois de..., si la responsabilité des accidents doit incomber à l’exploitant principal des coupes ou aux tâcherons avec lesquels il a sous-traité, l’interprétation demandée sur ce point se rapportant moins à la loi du 9 avril 1898 sur les accidents qu’au décret du 2 mars 1848 sur le marchandage, et devant être cherchée dès lors par les intéressés tant dans les décisions de jurisprudence déjà intervenues à cet égard que dans les stipulations de chaque sous-traité. »
- Du 12 juillet 1899
- « Le Comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le Ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne l’assujettissement des exploitations de forêts, sans moteur, et le transport des bois, soit par voie de terre, soit par rivière ;
- « S’en référant à son avis précèdent sur l’assujettissement des exploitants industriels de coupes de bois.
- « Est d’avis :
- « 1° Que pour le transport des bois abattus confiés à des transporteurs moyennant forfait ou sur prix d’unité, la responsabilité des accidents du travail incombe auxdits transporteurs, qui assument « les entreprises de transport » visées par l’article 1er de la loi ;
- « 2° Qu’il en serait de même pour le flottage des bois, s’il en était traité aux mêmes conditions :
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- « 3° Qu’au contraire, l’exploitant industriel des coupes de bois confiant le service du flottage à ses propres ouvriers est responsable des accidents à eux survenus, au même titre que pour les employés à l’exploitation proprement dite. »
- Du 12 juillet 1899
- « Le Comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le Ministre d’une demande de M. X. (vente et achat de fûts vides), ladite demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 1er avril 1898, en ce qui concerne l’assujettissement de la profession exercée par le requérant.
- « Est d’avis :
- « Que la location de futailles, comportant arrimage et réparation des fûts à louer et, le cas échéant, fabrication de futailles neuves, paraît sans conteste rentrer dans la catégorie des « manufactures » ou des « chantiers » visés par l'article 1er de la loi. y
- Du 12 juillet 1899
- « Le Comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le Ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne l’assujettissement des sociétés de prévention contre les accidents.
- « Est d’avis :
- « Que les associations de propriétaires d’appareils à vapeur et autres sociétés de prévention contre les accidents industriels semblent soumises, en ce qui concerne leurs inspecteurs et préposés, à la loi du 9 avril 1898, soit qu’elles apparaissent comme agents collectifs des industriels personnellement assujettis et prenant à frais communs les mesures qu’ils devraient autrement prendre à leur compte, soit qu’elles apparaissent, au regard de ces industrieils, comme des tiers ayant traité avec eux pour assurer la sécurité des appareils dans leurs exploitations respectives et, à ce titre, comme de véritables « chefs d’entreprise. »
- Du 12 juillet 1899
- » Le Comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le Ministre d’une demande tendant à une modification de la loi du 9 avril 1898, en vue de prévenir le cumul des indemnités dues aux victimes d’accidents du travail et des pensions d’invalidité déjà prévues, pour le même cas, par les statuts de caisses patronales de retraites existantes ; :
- « Sans arrêter à l’examen du vœu qui pourrait être émis en ce sens et examinant la question en ce qui concerne l’application actuelle de la loi du 9 avril 1898 aux industries dans lesquelles les ouvriers pouvaient déjà compter sur des pensions d'invalidité en cas d’accident.
- • • ?
- « Est d’avis :
- « 1° Que si le chef d’entreprise faisait seul les fonds de l’institution de retraites impliquant attribution de pensions d’invalidité en cas d’accidents, les pensions ainsi attribuées doivent venir en déduction des indemnités mises désormais légalement à sa charge par la loi du 9 avril 1898 ;
- « 2• Que si, au contraire, les ouvriers faisaient seuls dans les mêmes conditions les fonds des retraites au moyen de leurs versements ou des retenues subies sur leurs salaires, ils doivent, le cas échéant, cumuler avec les indemnités légales à eux dues par le chef d’entreprise les pensions d’invalidité acquises de leurs deniers à l’institution patronale de retraites, comme s’ils avaient librement acquis ces pensions par des versements individuels de primes à des sociétés d’assurances ;
- « 3• Que si, enfin, comme dans le cas signalé, les fonds de retraites d’ancienneté et de retraite d’invali-dité en cas d’accidents sont simultanément et indivisément couverts par des retenues sur les salaires des ouvriers et par des contributions patronales il paraît contraire à la législation actuelle de faire état, à la décharge du patron, de la quotité indéterminée de ses contributions pouvant concourir au service des pensions d’invalidité en cas d’accidents;
- « Qu’il est, au surplus, possible d’aboutir à la détermination cherchée en révisant, dans les conditions particulières à chaque espèce, les statuts des institutions de retraites existantes, pour en éliminer toutes les dispositions et toutes les charges relatives aux pensions d’accidents, les chefs d’entreprise devant par ailleurs supporter aux termes de la loi nouvelle, la dépense directe intégrale de ces pensions. »
- INDIGO NATUREL ET INDIGO ARTIFICIEL
- Indes. — Ce produit du Bengale a été et est encore sérieusement menacé par l’indigo artificiel préparé par des chimistes allemands et suisses après de nombreuses études et expériences commencées dès 1881,
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- et ayant abouti en 1897 à fournir un produit pouvant lutter sur le marché avec l’indigo naturel. Les producteurs de l’Inde affirment que la couleur des tissus teints avec l’indigo artificiel ne résiste pas autant que celle de l’indigo naturel. Après enquête, l’administration chargée en Angleterre de l’habillement des troupes, a renoncé à tous les indigos artificiels en faveur de l’indigo naturel. Les planteurs d’indigo delà région du Behar dans le Bengale se proposent d’exposer à Paris en 1900 des tissus teints avec les deux produits pour faire ressortir la faiblesse de l’indigo artificiel.
- ( Tintes.')
- Visite faite à l’Usine de MM. Fréd. Bayer et C° Par MM. Ch. Tassencoupt et N. Lefebvre (1).
- (Suite et fin)
- Aujourd’hui, les ouvriers employés dans l’usine sont au nombre de 3.500; ce qui vous donne une idée de l’étendue de cette nouvelle cité. Bien entendu les maisons ne sont louées qu’aux ouvriers de l'usine moyennant une retenue hebdomadaire sur leurs salaires.
- En raison du grand éloignement du village de Le-verkusen à la ville, on a dû pourvoir à toutes les commodités ouvrières et il est étonnant de voir les aménagements qui ont été créés pour le bien-être des ouvriers. Tels que, salle de bain, réfectoires, salle de café et de jeu pour les fumeurs et non fumeurs.
- L’alcool y est formellement interdit; les ouvriers ne boivent que du café noir et surtout de la bière en grande quantité.
- Cette privation d’alcool ne leur donne que plus de force pour supporter la longue journée qui est chez eux de 12 à 14 heures.
- Le Syndicat pour les vivres fonctionne à l’entière satisfaction de l’ouvrier qui peut y trouver tout ce qu’il désire aussi bien comme nourriture que comme vêtements. La fabrique ne prélève aucune commission sur les opérations; s’il y a bénéfices ils sont répartis à la fin de l’année entre tous les consommateurs. Bien entendu ce syndicat ne fonctionne que pour les ouvriers de l’usine.
- En quittantes maisons ouvrières on arrive à l’usine qui a une étendue tellement considérable (environ un
- (1) Lecture faite à l’Assemblée générale de la Société industrielle d’Amiens, le 1er mai 1899.
- million de mètres carrés) que l’on se demande combien de temps il doit falloir pour parcourir une telle étendue. Un chemin de fer est en voie de construction pour le transport de marchandises arrivant par le Rhin ; ce chemin de fer, qui sera la propriété de l’usine est appelé à rejoindre une grande ligne distante de 20 kilomètres. Tous les frais d’installation seront faits par la Société Bayer, qui en trouvera aussi une compensation par les voyageurs qui en feront usage.
- Le premier bâtiment que nous visitons est celui de la fabrication de l’acide sulfurique; il y a environ 40 à 50 fours destinés à brûler les pyrites. Au-dessus se trouvent de grandes chambres de plomb où se forme l’acide qui est amené dans deux chaudières en platine pour faire la concentration à 66°. Ces appareils coûtent chacun trois cent mille francs et produisent environ par jour 80.000 kilos d’acide sulfurique à 66° .
- Près de ce bâtiment se trouve une cheminée qui a 80 mètres de hauteur, 15 mètres de circonférence à la base. Cette cheminée sert à enlever la fumée et les vapeurs nuisibles.
- Nous traversons ensuite les ateliers servant à la construction, l’usine fabriquant tout par elle même ; nous notons, en passant, au pont roulant mû par l’électricité pouvant enlever un poids de 10.000 kilos ; il sert à soulever les machines en construction. Dans ce bâtiment nous remarquons une machine très intéressante pour couper le fer instantanément et percer des trous (machine Walk). Cette machine est également mue par l'éleetricité. Viennent ensuite les forges qui ont une grande importance pour la fabrication du ma-tériel de l’usine, ateliers de chaudronnerie, zinguerie, menuiserie; les briques se font aussi sur les terrains de l’usine.
- De là nous avons visité les laboratoires ; il n’y en a pas, croyons-nous, de pareils en Europe au point de vue de l’installation et du choix des appareils. Le nombre des chimistes y est de 120; ces ingénieurs font constamment des essais de teinture pour les exigences de la clientèle ou dans le but de découvrir de nouvelles applications tinctoriales.
- Il faut, du reste, qu’il en soit ainsi lorsqu’on constate que la fabrique Bayer a pris dans ces dernières années un grand nombre de brevets tant en France qu’à l'é-(ranger.
- Cet essor prodigieux de l’industrie allemande a pris le même développement dans plusieurs fabriques de matières tinctoriales. Déjà en 1897, dans l’assemblée
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- du 31 mai, notre sympathique secrétaire, M. Pierre Dubois nous disait : « Ne nous étonnons pas si, dans les vitrines de notre laboratoire de chimie tinctoriale, les plus importantes et les plus précieuses séries de produits nous ont envoyées par quelques Farbenfa-brick. »
- C’est un aveu pénible que nous devons faire et je considérerais comme un manque de patriotisme de ne pas vous avoir donné cet exposé pour réveiller chez nous l’initiative industrielle que je souhaite en France pour une fabrication plus importante de couleurs d’aniline et d’alizarine. Ch. TASSENCOURT.
- BIBLIOGRAPHIE
- VIENT DE PARAITRE
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE suivi de l’Art du Teintarier-Dégraisseur, par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie ap -pliquée à la Faculté des sciences de l’Université de Paris.
- 1 vol. in-8° de 960 pages, orné de 133 figures. Envoi franco contre mandat de 20 francs 60 adressé aux bureaux du journal.
- Le besoin d’égayer nos yeux par la diversité de coloration des objets qui nous entourent semble avoir été ressenti dès la plus haute antiquité. Aussi, peut-on remonter très loin en arrière et y trouver la certitude que les peuples anciens connaissaient la façon de nettoyer les étoffes dont ils se servaient et de leur communiquer des couleurs variées. La question du dégraissage avait déjà attiré l’attention de Job; les Tyriens avaient acquis une grande renommée pour la production des pourpres ; les Romains consommaient de grandes quantités d’indigo, et la cochenille était déjà couramment employée dans ces temps reculés A ces colorants, peu à peu d’autres vinrent s’ajouter, et les procédés primitifs furent lente ment perfectionnés; mais on peut dire d’une façon générale que l’art de la teinture n’avait subi aucun changement important jusqu’à la fin du siècle dernier.
- Les travaux de Berthollet, au commencement de ce siècle, jetèrent un jour nouveau sur les diverses opérations du blanchiment des tissus, et les recherches de ses successeurs eurent pour résultat de faire entrer cette industrie dans une voie toute nouvelle.
- La production industrielle de l’alizarine montra au teinturier qu’il pouvait beaucoup attendre des rechercl.es de laboratoire. Depuis cette époque, la production des colorants provenant du traitement des goudrons de houille S est si considérablement accrue, que la seule difficulté consiste à choisir au milieu de tous ces produits. Souvent aussi, le choix fût-il bon, les résultats laissent à dési-rer ; car beaucoup de teinturiers appliquent à ces nouveaux produits les procédés qu’ils employaient jadis avec les anciens colorants, et cette adaptation est tout à fait désastreuse.
- Les .matières colorantes artificielles ont introduit en teinture des procédés différents des anciens, dans la Plupart des cas, d’une grande simplicité et reposant sur des données scientifiques; et le teinturier moderne ne peut plus ignorer les principes fondamentaux de son nouveau métier.
- Le Guide pratique de Teinture Moderne que nous offrons aujourd'hu, a été rédigé de façon à permettre au praticien :
- 1 • D’acquérir rapidement les connaissances théoriques qui lui sont nécessaires;
- 2 - De travailler d’une façon économique et sûre.
- Le théoricien y trouvera un exposé complet des travaux récents relatifs à la teinture, et dans les nombreuses applications qui constituent la seconde partie de ce livre, il rencontrera plus d’un point d’interrogation posé par le praticien et qu’il lui appartient de résoudre.
- De nombreuses pages ont été consacrées à la question si importante de la solidité des couleurs, et l’auteur, avant de donner pour chaque teinte les différentes compositions des bains de teinture, a tenu à résumer sous, forme de tableaux toutes les données relatives à la solidité de chaque colorant à la lumière, au lavage, au blanchiment, ‘au foulon, aux acides, aux alcalis, au chlore, au frottement, etc., etc.
- Un résumé de la table des matières permettra, du reste, de juger rapidement de la grande utilité de ce livre :
- Introduction
- Chapitre premier. — Théorie de la Teinture
- Teinture par imprégnation mécanique, par imprégnation mécanique et chimique simultanée, p. 3-16.
- Ch. II. — Lois générales de la chimie
- Molécules, atomes, volume, radicaux, formules de constitution, isomérie, noyaux benzéniques, naphtaléniques, p. 17-37.
- Ch. III. — Etude des fibres textiles
- Fibres animales : Laine, soie (soie artificielle).
- i Fibres végétales : [Coton, lin, chanvre, jute, ramie, p. 38-64.
- Ch. IV.—Matières colorantes naturelles végétales ou animales
- Bois de teinture : Bois de campèche, de Brésil, de Santal, bois jaunes, bois de fustel, quercitron, rhubarbe, cur-cuma, gaude, épine-vinete, rocou, graines jaunes, garance, carthame, orseille, persio, cudbéar, indigo et plantes à indigotine (leurs essais), cochenille, kermès. — Extraction des bois de teinture, p. 65-128.
- Ch.. V. — Mordants et colorants inorganiques
- Sels d’alumine, de fer, de chrome, d’étain, d’anti-moine, de plomb, de manganèse, de cuivre, de nickel, de cadmium, d'urane, de molybdène, d’or. — Mordançage au soufre, à la silice, pages 128-168.
- Ch. VI. — Mordants organiques
- Matières astringentes (décoloration et essai). Huiles pour rouge turc (essai), p. 169-185.
- Ch. VII. — Constitution et propriétés des matières colorantes inorganiques
- Dérivés nitrés, couleurs azoïques, couleurs du diphényl-méthane, couleurs d'anthracène, couleurs oxycétoni-ques, [couleurs de triphénylméthane, oxazines et thioa-zines, couleurs aziniques, couleurs nitrosées, couleurs diverses non sériées, p. 186 396.
- Ch. VIII. — Production, essai et procédés d'application des matières colorantes artificielles
- I. Production de matières colorantes artificielles. — 11. Essai. — III. Procédés d’application : fixation directe du colorant sur la fibre, fixation à l’aide de mordant, formation du colorant sur sur la fibre, p. 397-417.
- i Ch. IX. — Epuration des Eaux
- Inconvénients des eaux dures : analyse des eaux.
- Epuration des eaux : appareils industriels, p. 418-431.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant le onzième mois des années 18S9, 1898 et 1897
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- IMPORTATIONS Quantités livrées à la consommation
- 1899 1898 «8» 1
- Bois de teinture en bûches : Mexique — — P-Acit kil. 8.969.600 18.300 13.355.100 18.434.300 12.700
- — — Haïti • 41.94b.400 22.343.200 17.808 OvO
- — — Guatemala 7.236.400 5.358.300 9.076.800
- — —• Aj+roc navs 30.835.900 24.794.800 40.349.700
- — ne, - • — -
- Totaux 89 006 600 66.051.400 85.681.500
- Rois de teinture moulus 39.400 30.900 62.300
- Garance en racine, moulue ou en paille 211.700 244.900 235.500
- Curcuma en racine 308.100 219.600 106.000
- — en poudre 4.800 2 300
- Quercitron 834.600 826.900 763.800
- Lichens tinctoriaux 183.700 182.500 250.800
- Ecorces à tan moulues Ou non . ..... 5 239.900 6.204.700 7.972.700 6.987.900
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles 7.472.000 7.993.300
- Moulus 3.411.000 3.637 200 3.894.20
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées on moulocl ..... 2.658.700 4.081.600 2.643.100
- Libidibi et autres gousses tinctoriales..... Safran 313 400 44.600 88.300 43.700 176 600 29.400
- Autres teintures et tanins 307.300 310.100 220.200
- Cochenille 281.100 303.800 291.600
- Kermès animal 3.100 1.000 900
- Indigo 737 200 785 900 946.200
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu Cachou en masse 5.009.300 400 4.669.700 2.838.600
- Rocou préparé 219.400 347.300 208.300
- Orseille préparée, humide en pâte 13.500 14.400 14.200
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 300 670
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : Garancine 2.300 500 2.900
- Autres 129.900 160.100 127.800
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique 2.400 3.252 100
- Alizarine artificielle. 304.900 17S.300 121.300
- Autres 772.000 896.500 959.300
- Outremer 122.800 132.400 173.900
- Bleu de Prusse 42.400 48.500 42.600
- Carmins communs.. - 1.400 1.300 5.300
- — fins 100 97 50
- Vernis à l’alcool — à l’essence, à l’huile ou à l’essence l’Huile mélangées Ocres brovés 01 autrement Pr4norc - et à 11.500 954 600 477.700 8.500 912 200 488.400 15 600 937.900 500.300
- Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres bleues ou vertes 19.000 16 700 30.000
- Verts de montagne, de Brunswick et similaires | Talc pulvérisé 67.100 3.747.300 65.000 2 608.600 76.400 2.991.100
- | Couleurs non dénommées 403.300 360:100 308.600
- « 2 C M H e H ee © & y a
- Bois de teinture en bûches................kil.
- — moulus.......................................
- Garance en racine, moulue ou en paille......... Curcuma en racine..............................
- — en poudre....................................
- Quercitron ...................................
- Lichens tinctoriaux............................
- Ecorces à tan, moulues ou non..................
- Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles................
- Moulus ........................................
- Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues.....................................
- Libidibi et autres gousses tinctoriales........ Safran..................................
- Autres teintures et tanins...... Cochenille...................... Kermès animal.................... .............
- Indigo..... Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu...........................................
- Cachou en masse................................
- Rocou préparé..................................
- Orsei le préparée, humide en pâte..............
- — sèche (cudbéard ou extrait)..
- Extraits de bois de teinture et d autres espèces : ...............................................
- Autres : Allemagne.............................
- — Belgique................ ....................
- — Angleterre......... ...............
- — Etats-Unis.........................
- — Autres pays..................................
- Totaux................
- Teintures dérivées du goudron de houille : Alizarine artificielle.. Acide picrique.................................. Autres..................
- Outremer.......................................
- Bleu de Prusse.................................
- Carmins communs............ ...................
- — fins .....................................
- Vernis à l’alcool .............. ..............
- — à l’essence, à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées.................... ...
- Ocres broyés ou autrement préparés............. Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres bleues ou vertes............................... Verts de montagne, de Brunswick et similaires Talc pulvérisé................................. Couleurs non dénommées.........................
- Marchandises françaises ou francisées exportées
- «S»» 1898 1893
- 4.231.200 3.021.000 1.860.600
- 196.100 277.800 318.400
- 24.500 21.500 34.800
- 106.200 10.500 21 500
- 5.200 2.800 6.800
- 2.400 1.887 28.100
- lu.700 11.500 30.700
- 45.812.000 ,47.440.700 43.977.400
- 220.500 152.800 229.900
- 122.100 149.900 104.100
- 76.500 41.100 136.400
- 18.900 49 700 271.500
- 23.490 23.000 15.800
- 267.100 138.300 165.000
- 206.000 239.300 232.200
- 1.700 1.600 700
- 303.600 357.200 301.000
- 93.100 83.500 61.500
- 144.100 213.800 117.000
- 140.700 136.500 151.600
- 57.000 50.900 64.000
- 17.800 28.000 24.400
- 67.300 13.700 35.660
- 7.683.800 6.846.700 6.613.800
- 1.855.100 2.503.500 2.504.000
- 1.429.600 1 802.600 2.038.900
- 788.300 694.400 737.300
- 4 993.300 3.843 000 4.362.200
- 16.760.700 15.690.200 16.256.200
- 42.000 18.300 8.700
- 1.700 3.400 400
- 601.000 618.700 573.600
- 889.400 728.900 661.300
- 57.000 30.500 84.200
- 5.800 3.000 5.900
- 5.000 2.600 5.900
- 107.500 102.100 125.300
- 840.100 778.400 748.200
- 21,645.700 19.403.200 16.586.500
- 42.700 88 300 37.100
- 29.400 14.200 22.500
- 5.438.600 4.965.300 5.034.600
- 417 600 395.700 413.200
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ioim
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 29
- Ch. X. — Etude des agents décolorants
- Eau oxygénée (essai), peroxydes instables et permanganate de potasse Chaux et chlorures décolorants (essai). Acides sulfureux et hydrosulfureux (essai). Acides, soudes, potasses, ammoniaque (essai). Savons, p. 432-471. Ch. XL — Blanchiment des fibres animales et végétales
- Fibres animales : laine, soie.
- Fibres végétales : coton, lin, chanvre, jute, ramie, p. 472-502.
- Ch. XII. — Conditions de bonne teinture et solidité des couleurs
- Unisson, échantillonnage. Solidité des couleurs à la lumière, au lavage, aux lessives alcalines, au foulon, au chlore, à l’acide sulfureux, aux acides, au frottement, p. 502-521.
- Ch. XIII. — Des appareils de teinture
- Machines à mordancer, à teindre, à laver, à savonner, à essorer, à sécher, etc., p. 522-561.
- Ch. XIV. •— Teinture de la laine
- Généralités : teinture par les colorants naturels, par les colorants artificiels (couleurs basiques, acides phénoliques, couleurs à mordants).
- Pratique de la teinture : composition des bains, p. 562-652.
- Ch. XV. — Teinture de la soie
- Généralités : teinture par les différents colorants.
- Charge de la soie. Pratique de la teinture : composition des bains, p. 653-704.
- Ch. XVI. — Teinture des fibres végétales
- Généralités ; couleurs à mordants, couleurs substantielles.
- Pratique de la teinture:composition des bains.
- Teinture du coton mercerisé; teinture du lin, du jute, de la ramie et du coco, p. 705-823.
- Ch. XVII. — Teinture des tissus mélangés
- Teinture des tissus laine et soie, laine et coton, laine et coton mercerisé, soie et coton, p.824-879.
- Ch. XVIII. — Traitement des Plumes
- Dégraissage, blanchiment, teinture,| p. 879-888.
- Ch. XIX. — Art du teinturier dégraisseur Appendice.
- Table alphabétique des matières colorantes.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Rivet (Eugène), ex-produits chimiques, à Roubaix act. à Londres. — Jug. du 1er déc.— S. :M.Cha-teleyn.
- Modifications de Sociétés
- Modifications des statuts de la Société Bajard etCie, apprêteurs de rideaux, quartier Cap, à Cabbé-Roque-brune. — La Société devient en nom collectif à l’égard de M. Beckers. — Acte du 12 déc.
- TEINTURES ET APPRÊTS
- Chimiste praticien, diplômé, médaille d’or, 13 ans de pratique industrielle, connaissant toutes nuances sur soie laine, coton, jute et lin; plus spécialité au coton en écheveaux et en tissus, surtout en nuances grand teint résistant au blanchiment. Ancien directeur de teinture et sous-directeur d’établissement très important de blanchiment, teintures et apprêts, cherche emploi.
- Ecrire au bureau du journal, aux initiales M. U. 415.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 59 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine es de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 31
- GUIDE-ADRESSES
- é e la Teinture et de l'Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
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- 32 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Br'* de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 12 .. à 14 ..
- — 2c qualité .. . 3e qualité... . — Sisal, Yucatan... — Honduras — . — Haïti Cap — — St-Marc — Gonaïves — Fort-Liberté.,... — P.-de-Paix ...... — Miragoane — Saint-Domingo... — Martin, et Guadel. — Jamaïque, Jaune Cuba et St-Yago .. 11 .. 6 50 9 .. 9 15 7 .. 5 50 6 .. 7 25 6 75 6 25 7 .. 5 75 5 50 4 50 5 40 6 .. 12 .. 10 .. 10 50 9 60 8 .. 6 75 6 25 7 50 7 25 6 40 7 50 6 .. 6 75 5 25 7 .. 6 50
- 3 Manzanillo 6 .. 6 25
- à- Tuspan 7 •. 7 50
- • Vera-Cruz 5 50 6 25
- » Campêche 5 .. 5 25
- o Carmen 5 .. 5 25
- » Tampico 5 50 6 ..
- a Porto-Plata 5 .. 5 50
- » Haïti 4 75 5 25
- • Jamaïque 5 50 5 65
- • Barcel et P. Cab .. 6 .. 6 25
- » Rio-Hacha 3 50 4 .
- • Carth. et Savan... 3 50 4 ..
- • Maracaïbo 4 75 5 75
- • Fustet 100 k. 14 .. 16 ..
- » Tatajuba 50 k. 4 . 5 . .
- Bahia 4 .. 5 . .
- » Corint 0 5 35 6 50
- • Amapala.... 50 kil. Rouge Brésil Bahia 5 7 .. 5 50 9 . .
- » Calliatour... 100 k. 15 .. 17 ..
- » Lima 50 kil. 8 50 9 75
- » Ste-Marthe 7 .. 9 ..
- » 3 50 4 ..
- » Sandal 100 k. 7 .. 9 ..
- • Sapan 50 k. 6 .. tù ..
- » Quebracho.. 1009 k. 78 .. 90 ..
- « Pernamb 50 k 16 .. 18 ..
- Q 39 o 0 s
- Brun luisant, en sac 50 k. y... » .
- — en caisse — 37 50 45
- Jaune ou gamb ... 20 . 25
- » dressé ... 15 . . 16
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe 1 60 2 ..
- Ténériffe grise 1 50 1 80
- Curcuma Bengale 50 kilos. 22 50 25 ..
- Java, Mad,, Pond.. .... M • • • • e O
- Dividivi On cote les 50 kil ..... 10 17 ..
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. Ij2k.. 7 50 7 75
- » fin viol, et pourpre... 7 .. 7 25
- » beau viol, etdito.... 6 50 6 75
- » bon violet 5 75 6
- » moyen violet 4 50 4 70
- » bon violet rouge 5 25 5 50
- » bon moy. v. roug.... 4 75 5 • •
- « fin rouge 5 50 5 75
- » bon dito 4 25 5 25
- » bon à fin cuiv 3 75 4 50
- » cuiv. ord. et bas 3 .. 3 50
- Java . M
- Kurpah 2 50 5
- Madras 2 . 4
- Manille 2 .. 3 50
- Caraque 2 50 4 50
- Guatemala flor 5 25 6
- • sobré 4 .. 5
- » bon à fin cor 4 .. 5 • .
- » cor. ord. à bas.. 2 50 3 50
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 .. 6 50
- » bon à beau 4 50 5 50
- » ord. et moyen 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert M
- Mers du Sud M •
- Madagascar... M . • • • ...
- Quereitron
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé............ 7 50 à 8 50
- » gros effilé................. 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles.............1/2 kil. .0 35 à .0 40 Cayenne............... M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique. ............... 260 .. à ... ..
- Bois de : Campêche ................... 18 .. .. .. »............Martinique...........10 .. 12 .. »............Jaune Carmen..M .. .. .. »............» Maracaïbo M .. .... Cannelle de Chine......................120 .. .. ..
- — de Ceylande n- 000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- Grises...................... 200 .
- Argentées................... 210 .
- ............................ 215 .
- Noires ordinaires....... 200 .
- » supérieures............ 220 .
- Crême de tartre......... 170 .
- Curcuma Bengale......... 60 .
- Dividivi ..................... M .
- Gommes :
- Arabique............... 170 .. 180 ..
- Aden.......... . . 100 .. 130 ..
- Damar Singapore........ 115.............
- » Batavia............... 155 .. ... ..
- Sandaraque................. 160..........
- ............................ 36..........
- Galles vertes et noires.. 130 .. 150 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.................. F. 2 50 à 2 75 moyen ordinaire....................2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............ 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles.'.........F. 18 .. 0/0 k.
- — en poudres................F. 20 .. »
- Vordet, en pains, extra sec : sous toile, F. sous papier, F.
- • bon marchand en pains F. » * » en boules » raffiné en pouare sec. . F.
- Produits chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.)..... 13 .. à 15 . (acq.)...................... 15 .. 16 ..
- Acide muriatique. 20 d 9 50 ...
- — nitrique...... 36 33 . . ..
- — - .......... 40 41 .. ...
- — sulfurique......... 66 10...........
- — 50 7 50 . ..
- Carbonate de soudede 90/92, en sacs à rendre, marchés 12 25
- Disponible............•.... 12 75 .. ..
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34..............
- Chlorure de chaux 100 à 1-10
- en bariques de 420 kilogs
- marchés...................... 17 50 ...
- Disponible.................. 18 50 .. ..
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés...... 8 25 ....
- Disponible................... 8 75 .. ..
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 ....
- Disponible.................. 19 ........
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 ....
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 ....
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de 300 k,marchés 29 25 ....
- Disponible.................. 29 75 ....
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. pla-
- quettes...................... 39..........
- Soude douce 33 degrés, en vrac........................ 4 50 ....
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 ....
- Silicate de soude........... 25..........
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de 500 kil 10 Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 19 . ...
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil ‘ .190 Sulfate do cuivre 98 p. 0/0, en sacs, consommation... 66 50 ....
- Entrepôt.................... 62..........
- Sulfate de fer 95 p. 0/0, en
- sacs de 100 kil.............. 6 50 .. ..
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-
- 44e Année. — No 3
- Le Numéro : 0,75
- 5 Février 1900
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE -,
- . — Ct 1
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus /S
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES EB!BLOTHEpue 1O /A
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- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Partie technique. — Perfectionnements aux appareils employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Les nouveaux colorants. — Noir immédiat. — Bleu immédiat. — Phosphine acide J 0.
- Divers. — L’inspection du travail. — L’industrie et l’évaluation décennale de la propriété bâtie — Tarifs de chemins de fer. — Informations. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- PARTIE TECHNIQUE
- PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton, et autres matières fibreuses, a l’état brut, manufacturé ou partiellement manufacturé.
- Par M. Crippin.
- Cette invention se rapporte à des perfectionnements qui sont ou peuvent être employés ou combinés avec un mécanisme ou appareil pour la teinture, le b'an-chiment et autres traitements des matières fibreuses, décrits dans les brevets nos 210970 et 218421, à MM. George Young et William Crippin.
- La présente invention a pour objet des moyens ou dispositions à l’aide desquels les liquides et fluides employés peuvent non seulement être entraînés à tra
- vers les matières fibreuses en traitement dans une direction, mais aussi dans la direction opposée, de manière que, dans le cas où l’on opère sur du fil en canettes ou en bobines, les liquides ou fluides puissent être entraînés, non seulement à travers les canettes (ce qui, ci-après, devra être compris comme englobant le fil en bobines), de l’extérieur à l’intérieur, mais aussi de l’intérieur à l’extérieur.
- L’invention consiste en des dispositions pour maintenir les canettes ou matières à traiter, lesquelles dispositions peuvent être placées verticalement dans une position ou dans la position inverse, dans une chambre de traitement, de manière que les liquides ou fluides puissent passer à travers les matières dans l'une ou l’autre direction, dans une machine semblable à celle décrite dans les brevets susmenitonnés, n’entraînant les liquides et les fluides que dans une seule direction. L’invention consiste également en des variantes des machines décrites dans lesdits brevets, grâce auxquelles les liquides et les fluides aériformes sont ou peuvent être entraînés dans les matières en traitement, les liquides passant dans un grand récipient, ou dans un grand récipient divisé en deux compartiments distincts, ou dans deux grands récipients distincts, chaque charge de liquide amenée dans le grand récipient étant déchargée directement dudit récipient dans la cuve, ou bien la charge de liquide amenée dans un grand récipient ou dans un des compartiments d’un grand récipient, étant déchargée directement dudit récipient dans la cuve, ou bien encore la charge ce liquide amenée dans l’un des deux ou les deux grands récipients, ou dans un des compartiments d’un grand récipient, étant ramenée de celui-ci, à travers
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 34
- les matières à traiter, jusqu’au second grand récipient ou compartiment du récipient et, de là, déchargée à la cuve.
- L’invention consiste encore dans des modifications au moyen desquelles les liquides ou les fluides aéri-formes sont entraînés dans un sens dans un grand récipient, et d’après lesquelles les liquides sont refou-
- maintenir les broches de canettes enfoncées dans les tablettes; lorsque les liquides ou fluides tendent à les soulever, ainsi qu’en d’autres perfectionnements qui seront tous, ci-après, plus complètement décrits.
- Fig. 1,coupe transversale à travers le dispositif abais-seur, les tablettes et le cylindre y relié, représentant les canettes sur les broches.
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- Fig.3.
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- lés par de la vapeur qui pénètre dans celui ci, depuis le grand récipient jusqu’à la cuve, à travers les matières en traitement.
- L’invention consiste, en outre, en des variantes par lesquelles deux ou un plus grand nombre de chambres de traitement ou porteurs pour les tables sont com binés avec un ou deux récipients.
- L’invention consiste enfin en des méthodes pour
- Fig. 2, plan dans lequel le côté supérieur de l’une des moitiés de la plaque d’abaissement et le côté supérieur de la moitié de la tablette sont représentés, mais les canettes et les broches étant omises.
- a, tablette dans laquelle sont formés des trous dans lesquels les bouts inférieurs des broches de canettes a sont introduits d’une manière étanche aux fluides, avec le côté supérieur de la plaque a, à la manière ordinaire.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 35
- a’, cylindre s’élevant du côté supérieur, près du bord de la tablette a.
- b, plaque d’abaissement qui comporte un rebord cylindrique sur son bord externe, et s’ajuste dans le cylindre a'.
- La tablette et la plaque d’abaissement ont, toutes
- forme, et appuie le bouton formé sur chacune contre la face de la tablette a ou sur le bossage formé sur elle pour chaque broche de canette, une rondelle de garniture, en caoutchouc ou autre matière élastique, existant entre chaque bouton et la tablette a.
- Le dessous de la plaque d'abaissement est ou peut
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- Fig. 3
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- 8088
- 17
- deux, à leur centre, des bossages dans lesquels il y a un trou où passe un manche tubulaire b\
- Sur le bout supérieur du manche tubulaire b', il y a un collier b^ qui vient reposer contre le côté supérieur de la plaque d’abaissement b, lorsque la partie inférieure du manche tubulaire b' est vissée dans le trou fileté conique pratiqué dans la tablette a.
- Les choses étant ainsi disposées, le côté inférieur de la plaque d’abaissement arrive contre les pointes des broches de canettes, qui sont de longueur uni-
- être garni avec du caoutchouc ou autre matière élastique pour porter contre les pointes des broches.
- La plaque d'abaissement b est perforée de trous b? qui tombent dans les espaces entre les canettes, où les bouts des broches n’arrivent point, pour permettre aux fluides de passer librement pour arriver jusqu’aux canettes et s’en éloigner. Les deux bouts du manche tubulaire b' sont fermés, sauf qu’il y est ménagé un ou plusieurs petits trous, pour que, lorsqu un vide est formé sur le côté inférieur, l’air puisse passer de la
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- 38
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- partie supérieure de la chambre de traitement à l’appareil d’échappement.
- Lorsqu’on fait usage de cet appareil, il est placé dans la chambre de traitement de la machine, la tablette a vers le bas, et la nervure a? , formée près du bord de cette dernière, vient porter contre et forme joint avec l’anneau de caouchouc, ou autre, logé dans la cavité formée dans la partie inférieure de la chambre de traitement décrite dans les brevets antérieurs susmentionnés et dans les figures 29 à 31 ci-après décrites.
- Sur le rebord du cylindre a', il y a également une nervure semblable a3 qui formera joint, d’une manière analogue, lorsque l’appareil aura été retiré delà chambre, dans la position inverse, la tablette a en dessus.
- Il existe un espace libre entre le cylindre a’ et les côtés de la chambre de traitement pour que les fluides puissent passer librement à la partie supérieure de l’appareil, lorsque celui-ci est dans la chambre de traitement.
- Cet appareil s’emploie dans celles des susdites machines dans lesquelles les fluides ne sont entraînés que dans une direction, c’est à-dire, depuis la chambre de traitement, vers le bas, de telle sorte que, lorsque l’extrémité de l’appareil correspondant à la tablette a est en dessous, dans la chambre de traitement, les fluides qui viennent de cette extrémité passent de l’extérieur à l’intérieur des canettes, mais que, lorsque l’appareil est introduit dans la chambre de traitement la plaque b en dessous, les fluides passent de l’intérieur à l’extérieur des canettes.
- Fig. 3, élévation en coupe de l’appareil, la coupe étant prise à travers la chambre de traitement, les dispositifs à tiroirs qui se trouvent en dessous, les orifices et le clapet de retenue qui s’étendent depuis le côté inférieur de la tablette a à l’un des compartiments du grand récipient, la figure représente le grand et le petit récipient en coupe.
- Fig. 4, élévation en coupe, en regardant de l’extrémité de la machine où se trouve la chambre de traitement vers le petit et le grand récipient; la coupe, dans cette figure, laissant de côté la chambre de traitement.
- Fig. 5, plan de la machine.
- Fig. 6, élévation en coupe, en regardant du petit récipient vers la chambre de traitement, la coupe étant prise à travers les deux clapets de retenue et les deux orifices ou conduits s’étendant, l’un depuis la partie supérieure et l’autre depuis la partie inférieure de la chambre de traitement jusque dans leurs compartiments respectifs, dans le grand récipient.
- Fig. 7, élévation en coupe à travers la chambre de traitement, en regardant depuis le petit récipient, et c’est également une coupe à travers le tiroir contrôlant le ou les orifices pour le liquide, de la ou des cuves à la chambre de traitement.
- Fig. 8, élévation en coupe d’une partie de la chambre de traitement et des orifices entre ladite chambre, sur le côté supérieur de la tablette, et le grand récipient montrant le clapet de retenue dans ledit orifice.
- Fig. 9, coupe verticale à travers le tiroir d’admission de vapeur, la boîte à vapeur et les orifices de vapeur allant à l’éjecteur.
- Fig. 10, coupe analogue à travers le tiroir contrôlant le passage des fluides entre la chambre de traitement et le grand et le petit récipient.
- e, chambre de traitement disposée, quant au couvercle e‘ et aux autres parties, d’une manière analogue à celle décrite dans les brevets susmentionnés, avec cette différence que le couvercle e’, lorsqu’il est fermé, est loqueté, ou maintenu abaissé par un anneau e? , articulé en e3 sur le côté de la chambre de traitement et qui, lorsqu’il est en position pour loqueter le couvercle, porte sur un bouton ou saillie e4 dudit couvercle, fig. 29 à 31 ci-après décrites.
- Intérieurement au couvercle e’ existe une saillie e5 pourvue d’une vis ajustable à contre-écrou, dont la tête vient appuyer, lorsque le couvercle est fermé, contre l’extrémité supérieure d’une partie tubulaire b', fig. 7, faisant saillie sur une plaque d’abaissement b,
- Cette partie tubulaire b' (dans laquelle peuvent être pratiquées des perforations) s’emboîte sur la poignée ordinaire de la tablette a, sur laquelle sont portées les canettes, et la plaque b repose sur les extrémités des broches des canettes, lorsqu'elles sont insérées dans les trous formés a la manière usuelle, dans la tablette a, ladite tablette reposant, dans la chambre de traitement e, sur un anneau de caoutchouc, comme cela a été décrit dans les brevets antérieurs suscités ; la poignée tubulaire a4 comporte, à son extrémité supérieure ; un petit trou également comme décrit dans lesdits brevets.]
- La vis ajustable assujettie dans la saillie e5 , sur le côté inférieur du couvercle e‘, exerce une certaine pression sur la plaque d’abaissement b, lorsque le couvercle est fermé, et, par suite du vide partiel formé dans la chambre de traitement, la pression atmosphérique s’exerce sur l’extérieur du couvercle et le chasse sur, et comprime l’anneau de garniture en caoutchouc logé au fond de la rainure entourant la chambre de
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- traitement, comme cela est décrit dans les brevets susmentionnés. Ceci produit une pression additionnelle sur les bouts des broches des canettes pour appuyer leurs boutons à garniture élastique contre les surfaces ou bossages annulaires formés sur la tablette a, autour du trou destiné à chaque broche de canette.
- (A suiore.)
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- NOUVEAU PROCÉDÉ OU FIXAGE du brillant sur les étoffes Par la Société Béranger frères
- L’étoffe, draperie par exemple, après avoir subi une pression à chaud donnée par la presse hydraulique, avec ou sans plaques ou cartes chaudes, ou bien par un ou plusieurs passages à la presse à chaud continue, est enroulée sur un cylindre perforé muni d’une bride à chaque extrémité. Le diamètre de ce cylindre est variable suivant chaque application.
- Les axes extrêmes de ce cylindre perforé sont creux et l’ensemble du cylindre est monté dans un bac vide, ouvert à la partie supérieure. Les deux axes précités reposent sur deux supports fixes. Par l’un des axes creux, muni d’une bride se raccordant à celle d’une canalisation, arrive l’eau chaude qui est projetée, soit au moyen d’un Giffard ou tout autie organe de compression. Le cylindre déjà mentionné est, comme déjà dit, perforé et cette eau chaude projetée imprègne l’étoffe enroulée dessus.
- L’opération s’effectue jusqu’à ce que l’étoffe soit parfaitement traversée, et, à ce moment, on continue à injecter de l'eau chaude pendant plus ou moins de temps, suivant le genre de tissu à traiter. Lorsque l’opération est terminée, on enlève le cylindre du bac et laisse refroidir l’étoffe avant| de la dérouler. Il est bien entendu que la température de l’eau peut varier suivant le genre de tissu à traiter, jusqu’à 90° centigrades.
- IMPERMEABILISATION DES TISSUS Par M. Josef Rudolf, chimiste.
- Jusqu’à présent, pour rendre imperméables les tissus, étoffes, etc., on employait de la paraffine, des
- stéarates, de la cire, etc., de la manière suivante : 1' on faisait tourner un cylindre chaud en contact avec ces substances solides, puis on amenait les matières en traitement vers ce cylindre, ou bien ; 2- on faisait dissoudre ces substances dans la benzine, etc., et on imprégnait les étoffes de cette solution. Le premier procédé présente cet inconvénient qu’il est difficile d’appliquer sur les tissus des couches régulières ; quant au second, il revient trop cher par suite de l’emploi des dissolvants en question.
- Le présent procédé, au contraire, est ca- ractérisé par ce fait qu’on part de substances insolubles dans l’eau, tels que les hydrocarbures solides, la stéarine, la palmhine ainsi que leurs combinaisons métalliques, les cires végétales et animales, les résines, etc., et que :
- (a) Au moyen d’un appareil centrifuge on les divise dans l’eau, c’est-à-dire qu’on les émulsionne au point de produire un mélange se rapprochant beaucoup d’une solution; les étoffes peuvent alors être imprimées ou imprégnées de toute autre manière convenable, ou bien que
- (b) On fait fondre les substances citées plus haut dans une auge chauffée et qu’au moyen d’un cylindre à pression, on les applique séparément ou en mélanges convenables sur lesdits tissus.
- {Reproduction interdite.)
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Noir immédiat, brev. s. g. d. g..
- Comme gris pour l impression sur coton.
- Les nuances obtenues avec ce produit se distinguent par une résistance remarquable au lavage et à la lumière et elles peuvent être nuancées à volonté avec couleurs au chrome (Bleu d’Alizarine, Jaune Anthra-cène, Brun Anthracène acide G etc.).
- En imprimant à la machine les racles et les rouleaux de cette dernière ne sont pas attaqués par la couleur d’impression.
- La couleur d’impression se prépare de la façon suivante :
- Pour gris clair
- Laisser macérer pendant 12 heures
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20 grs. Noir Immédiat V extra, G extra ou FF extra avec
- 60 » bisulfite de soude 380 Bé, ajouter d’a-bord
- 200 » eau et
- 570 » épaississant de British-gum (1 partie 3ritish-gum : 1 partie eau), puis
- 150 » acétate de chrome 10° Bé. environ 1000 grs.
- Pour gris moyen
- Laisser macérer pendant 12 heures
- 40 gr. Noir Immédiat V extra, G extra ou FF extra avec
- 120 » bisulfite de soude 38° Bé, ajouter d’abord
- 540 » épaississant de British-gum (1 partie British-gum : 1 partie eau), puis
- 300 » acétate de chrome 10° Bé. environ 1000 grs.
- Impression en combinaison avec des couleurs au chrome Laisser macérer pendant 12 heures
- 20 grs. Noir immédiat V extra, G extra ou FF extra avec
- 60 » bisulfite de soude, ajouter d’abord
- 50 » eau et
- 550 » solution de Bitish-gum 1 : 1, ensuite
- 20 » Bleu d'Alizarine CS, Jaune Anthra-cène GG ou BN, ou Brun Anthra-cène acide G, brev. s. g. d. g., dissous dans
- 150 » eau, puis
- 150 » acétate de chrome 18° Bé. environ 1000 grs.
- Après l’impression on vaporise, lave et savonne comme d’habitude.
- Bleu immédiat
- Comme pied pour bleu de cuce sur coton.
- Nous avons fait l’observation très intéressante que l’action des seuls agents réducteurs contenus dans la cuve d’indigo et l’oxydation subséquente à l'airtrans-forment en bleu la teinte verdâtre du Bleu immédiat et produisent par conséquent le même effet que le traitement en peroxyde de sodium resp. en eau oxygénée et le vaporisage.
- Cette qualité rend le Bleu Immédiat particulière-ment intéressant pour le piétage des bleus de cuve, tint sur flotte que sur pièce.
- Voici la marche à suivre :
- On teint en Bleu Immédiat d’après les indications données dans nos brochures et circulaires, puis on rince à l’eau froide et, sans donner aucun autre trai-. tement, on passe dans la cuve d’indigo.
- La cuve peut être montée de n’importe quelle façon, tous les agents réducteurs usuels produisent le même effet sur le Bleu immédiat.
- La cuve même n’est en aucune façon influencée par le Bleu Immédiat, qui est déjà parfaitement fixé sur la fibre avant son passage dans la cuve d’indigo.
- Nous avons reçu de la Manufacture lyonnaise quel-ques échantillons de coton en écheveaux teints en Bleu Immédiat et remontés en 2 à 3 passages sur la cuve d’indigo. Ce procédé est déjà suivi avec beaucoup de succès dans la pratique.
- Son mode d’emploi excessivement simple et sa solidité remarquable, qui n’est atteinte, ni de près ni de loin, par aucun autre bleu artificiel, font du Bleu Immédiat le produit le plus parfait pour le piétage des bleus de cuve.
- Le Bleu Immédiat étant d’un emploi très économique et les bleus piétés avec ce produit revenant très sensiblement moins cher que ceux faits à l’indigo pur, nous avons tout lieu d’espérer que ce procédé provoquera un intérêt général et que no s lecteurs voudront en faire l'essai.
- Phosphine acide J O
- Ce nouveau produit que vient de mettre sur le marché la Manufacture lyonnaise se distingue particulièrement par l’éclat et la pureté de sa nuance et il donne d’excellents résultats pour la teinture de toutes les nuances mode jaunes et brunes. Pour mélanger à ce colorant nous recommandons les produits suivants :
- Brun acide. Bleu solide R.
- Brun acide D. Bleu Lanacyl BB, brev. s. g. d. g.
- Rouge nouveau B pour cuir.
- En combinant ces colorants avec la Phosphine acide JO on peut obtenir une grande variété de nuances qui ne laissent rien à désirer comme beauté et unisson.
- La Phosphine acide JO peut s’employer sur tous les genres de cuirs tannés à l’écorce ou au sumac ainsi que sur cuir tanné au chrome par n’importe quel procédé. Le cuir chromé peut se teindre soit directement, soit après mordançage préalable au sumac.
- La Phosphine acide JO valant largement, tant au
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- point (de vue du rendement et de l’unisson que de la résistance au frottement et à la lumière, les colorants connus sous les noms de Phosphine, jaune pour cuir, etc., elle pourra, en raison de son prix réduit, très avantageusement remplacer ces derniers dans beaucoup de cas.
- DIVERS
- L'INSPECTION DU TRAVAIL
- Nouvelles instructions du ministre du commerce.
- — La protection ouvrière.
- M. Millerand, ministre du commerce, pour rendre plus effective l’inspection du travail, a décidé que dorénavant les inspecteurs divisionnaires du travail devraient se mettre en relations directes avec les secrétaires des syndicats professionnels et des Bourses du travail.
- Les nouvelles instructions du ministre du commerce ont pour but de mettre en lumière toutes les infractions aux lois de protection ouvrière, qui, le plus souvent, restent ignorées, les travailleurs visités dans les usines, n’ayant pas toujours, dit le ministre, toute liberté pour présenter leurs doléances.
- Dans une première circulaire, en date du 19 janvier, qu’il adresse aux inspecteurs divisionnaires du tra-vail, M. Millerand écrit :
- « Il importe que des relations suivies s’établissent entre les représentants des syndicats auxquels les ouvriers ont confié la défense de leurs intérêts, et les inspecteurs à qui l’Etat a confié la mission de faire respecter les lois de protection ouvrière.
- « Dans les circonstances, trop rares, où des inspecteurs ont reçu la visite de secrétaires de syndicats ou de Bourse du travail, ils ont été frappés de l’importance du concours qu’ils pouvaient attendre d’eux ; par la suite, à diverses reprises, ils ont eu recous d'eux-mêmes à ces Bourses et à ces syndicats.
- « Il s’agit maintenant de généraliser et d’organiser une façon de procéder dont l’initiative de quelques-uns a montré le prix. Je ne doute pas que les groupements corporatifs ne prennent les dispositions les mieux appropriés pour permettre aux inspecteurs d’être informés le plus sûrement et le plus vite possible de tous les faits réprimables dont ils viendront à être instruits.
- « Chaque inspecteur devra d’abord entrer en relations, oralement, ou par lettre, avec les secrétaires des Bourses du travail et des unions locales de sa section ; il leur donnera son adresse et les priera de lui signaler toutes les infractions aux lois protectrices du travail qu’ils pourraient connaître. Il s’adressera ensuite aux secrétaires des syndicats qui ne font pas partie d’unions oales ou de Bourses du travail.
- « Au fur et à mesure de la création de nouvelles organisations de travailleurs, organisations dont l’apparition lui sera signalée par le Bulletin de l’Office du travail, il s’efforcera d’entrer en relations avec elles. »
- M. Millerand demande, en outre, aux inspecteurs du travail, de lui adresser pour ie 15 avril prochain des rapports de tous les inspecteurs de chaque circonscription, faisant connaître :
- 1° Les groupements ouvriers de leur section aux-quelsils se seront adressés; 2° ceux qui auront répondu à leur appel et leur auront fait des communications ; 3° les résultats obtenus pendant cette période par cette voie. »
- Par une autre circulaire, adressée aux secrétaires des syndicats professionnels ouvriers et aux secrétaires des Bourses du travail, M. Millerand fait connaître ses instructions et donne les conseils suivants :
- « Vous estimerez, comme moi, que le service de l’inspection ne peut assurer 'pleinement l’application des lois de protection ouvrière qu’avec le concours des ouvriers, et que ce concours ne peut lui être assuré tout entier que par l’intermédiaire des groupements corporatifs. Les organisations auxquelles vous appartenez jugeront à propos, je n’en doute pas, de prendre les mesures les plus propres à atteindre ce but. Vous pouvez être assuré que, de leur côté, les inspecteurs du travail feront tous leurs efforts pour qu’entre eux et les organisations corporatives, Bourses du travail, syndicats, s’établissent des relations suivies. »
- L’INDUSTRIE et l’Evaluation décennale de la Propriété bâtie (1)
- La race maudite des industriels français ayant jusqu’ici résisté tant bien que mal aux coups effroyables
- (1) Réforme économique, 9e année, no 5.
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- que lui portent à l'envie le Parlement et la tutélaire institution, qualifiée récemment « Ministère du Com-merce et de l'Industrie » par je ne sais quel mystificateur, il a paru nécessaire d’appeler à l’aide de l’administration de M. Millerand, notoirement insuffisante pour tuer l’Industrie, cette puissante machine d’épuisement qu’est le Ministère des Finances. Seul, le Ministère « contre l’Industrie » n’eut pas réussi, paraît-il, à nous débarrasser promptement des Français assez osés pour ne pas employer leurs capitaux à acheter [de la Rente étrangère ; on fera donc appe] à la poigne du Fisc 1 C'est bien naturel, n’est-il pas vrai ?
- Ainsi, pauvres industriels, n’allez pas croire que vous n'ayez à lutter [que contre les lois dites philanthropiques, forgées par des esprits impartiaux que la simple apparition d’un seul de ces bandits qu’on nomme les patrons rend brusquement misanthropes !
- Vous avez devant vous, aujourd’hui, un ennemi de plus, terible celui-là, parce qu’il vous combat en hypocrite, sans déclaration de guerre préalable, et qu’il s’apprête à vous frapper avant même que vous n’ayez songé à vous défendre.
- Cet hypocrite, c’est le Fisc ! Mon rôle sera de le démasquer de mon mieux ; à vous de vous lever en masse pour repousser cette nouvelle attaque.
- Sachez-le bien ! il n’y a plus un instant à perdre et je ne serais même nullement surpris d’entendre l’Ad-minisiration opposer à vos justes réclamations cette réponse dont la fine ironie ne vous échappera pas... « Il est déjà bien tard ! »
- Non, il n’est' pas trop tard et je vous conjure de vous enquérir, au plus vite auprès du contrôleur des contributions directes de votre circonscription, de la méthode qu’il suit pour calculer la valeur locative de votre établissement, afin d’en déduire le revenu qui servira à asseoir pour dix ans, ne l’oubliez pas, votre contribution foncière.
- Le travail de l’évaluation décennale avance à grands pas, et il y a intérêt majeur pour les industriels à ne pas attendre la publication des rôles de 1901 pour protester contre la façon de faire des agents du Fisc, sur laquelle je reviendrai tout à l’heure. Mieux vaut parer le coup que de chercher plus tard à en atténuer les effets.
- C’est en vertu de V article 8 de la loi du 8 août 1890 que l’Administration procède actuellement à ['évalua
- tion de la propriété bâtie ; et si, à la simple lecture de cet article ainsi conçu : «.Les évaluations servant de base à la contribution foncière des propriétés bâties seront revisées tous les dix ans »... ., on aperçoit combien il importe de ne pas se laisser surtaxer pour dix ans, on ne se rend réellement compte de l’importance particulière de dévaluation à laquelle on procède actuellement qu’en se pénétrant des considérations suivantes.
- Non seulement ladite évaluation servira pendant dix ans à asseoir l'impôt foncier, qui est actuellement de 3 20 0t0 du revenu de la propriété bâtie ; mais, en cas d’augmentation de cet impôt sous prétexte de péréquation aux taux de 4 0[0 ou de 4 50 0[0 de nos impôts directs, c’est encore elle qui servirait de base pour l’application des augmentations votées.
- Bien plus, il est infiniment probable que si les partisans de l’impôt sur les revenus ou ceux de l'impôt sur le revenu assis sur les signes extérieurs venaient à se livrer à leurs expériences fiscales, ce serait toujours l’évaluation du revenu foncier faite pour dix ans qui resterait la base d’application de l’impôt nouveau, qui deviendrait le véritable signe extérieur du revenu.
- Et qu’on ne me dise pas que les craintes que j'évoque sont chimériques I je répondrais que si les défenseurs des différents systèmes d’impôt sur le ou les revenus ne semblent pas près de se mettre d’accord, il n’en reste pas moins acquis que tous les Ministres des finances en quête d’une réforme de nos impôts directs, ont proposé, tour à tour, d’augmenter la quo tité de l’impôt foncier de la propriété bâtie.
- Chaque année, depuis la loi de 1890, nous avons été régulièrement menacés d’une aggravation de nos charges foncières :
- En 1894, c’est la Commission extra parlementaire de l’impôt sur les revenus qui propose, avecM. Poincaré, ministre des finances, d’élever le taux de 3 20 à 4 0|0 ; c’est M. Burdeau, ministre des finances, qui adopte, pour scn projet de budget de 1895, ce taux de 4 0,0.
- En 1895, c'est M. Ribot, ministre des finances, qui songe à remplacer l’impôt des portes et fenêtres par une augmentation du foncier de la propriété bâtie, qu'il porte également à 4 0t0.
- En 1896, c’est M. Cochery, ministre des finances, qui adopte le taux uniforme de 4 50 0[0 pour l’appliquer à toutes les cédules de son impôt sur le revenu.
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- En 1897, c’est encore M. Cochery qui voudrait supprimer partiellement la contribution des portes et fenêtres au moyen de l’élévation du foncier tâti à 4 0,0.
- En 1898, avec le projet d’impôt de M. Peytral, ministre des finances, c’est la valeur locative des immeubles qui devient le signe principal de la fortune.
- Enfin, en 1899, avec M. Caillaux, ministre des finances, nous voyons, une fois de plus, reparaître l’impôt sur le revenu assis sur les signes extérieurs. Il y a bien des chances pour que l’on fasse, cette fois encore, de l’évaluation nouvelle de la propriété bâtie le signe extérieur le plus sûr de la richesse et du revenu.
- Somme toute, ce qui ressort d’une façon lumineuse de l’énumération de ces multiples conceptions, c’est que nous sommes voués à une augmentation ceraine et que, dès lors, les intéressés seraient bien naïfs de permettre au Fisc d’étendre, à leurs dépens, la base qui, après avoir servi à asseoir l’impôt actuel et ses aggravations probables, se prêtera, dans l’avenir, à toutes les expériences méditées par nos réformateurs.
- Mais je ne remplirais que la moitié de ma tâche, si je me bornais à souligner l’importance de l’évaluation actuellement en cours au point de vue de la propriété bâtie toute entière : il me faut encore m’efforcer de dévoiler aux industriels les exagérations fiscales à l’aide desquelles on prétend les accabler.
- C’est dans l’interprétation de l’article 5 de la loi du 8 août 1890 que l’Administration des contributions directes a donné libre cours à son imagination fiscale.
- Qu’on en juge !
- Cet article est ainsi conçu : « La contribution foncière des propriétés bâties sera réglée en raison de la valeur locative de ces propriétés... sous déduction d'un quart pour les maisons et d’un tiers pour les usines, en considération du dépérissement et des frais de réparation. »
- C-ci veut dire, en bon français, qu’en considération du dépérissement rapide et des frais énormes occasionnés par l’entretien de la propriété industrielle, le législateur décidait que la portion de la valeur locative à laquelle devrait s’appliquer l’impôt serait plus faible pour les usines (2/3 au lieu de 3/1) que pour les maisons ordinaires.
- Mais le Fisc veillait et il eut vite fait de renverser cette disposition équitable par le stratagème que voici :
- Pour calculer le revenu imposable des maisons ordinaires, il prit 5 % de la valeur vénale des constructions et en déduisit le quart, ce qui revient à dire qu’il obtint la base de l’impôt de (3,20 %) en prenant 3.75 % de la valeur vénale tout entière.
- Lorsqu’il s’agit de procéder à l’évaluatiou de la propriété bâtie industrielle, il calcula la valeur locative en ajoutant, à 5 % de la valeur vénale des bâtiments, 10 % de la valeur vénale du matériel fixe (machines à vapeur, générateurs, transmissions) considéré comme immeuble par destination. De telle sorte qu’il a retenu comme base de l’impôt après déduction d'un tiers, le total obtenu par l’addition de 3,33 % de la valeur vénale des constructions, et de 6,66 % de la valeur vénale du matériel fixe.
- Il paraît que c’est un avantage considérable pour l’industrie de payer sur 6 66 % de la valeur vénale de ses immeubles, au lieu d’acquitter l’impôt comme un simple propriétaire de maisons ordinaires sur 3.75%.
- Il n’y a que les collecteurs d’impôts pour faire de ces découvertes-là !
- Je me permets de soumettre cette manière de voir de l’Administration à ceux de nos législateurs qui s’intéressent encore à notre industrie nationale, et je leur recommande en même temps, comme je la signale d’ailleurs aux intéressés, une récente circulaire du Ministère des finances en date du 1er août 1899, enjoignant aux agents qui procèdent à l’évaluation en cours de considérer comme immeubles par destination non seulement ce qu’on avait pris comme tels en 1890 , mais encore toutes les machines fixées au sol ou aux planchers, fût-ce par un simple boulon. Avec une semblable extension de terme, immeuble par destination, des industries comme la fabrique de sucre, la filature, la meunerie, etc., etc , payeraient le foncier au taux de 3,29 %, sur 6,66 0/0 de la\valeur de tout le matériel, et le Fisc aurait transformé la disposition bienveillante de la loi en une surcharge écrasante pour la propriété bâtie industrielle.
- Est ce au moment où l’industrie ploie sous le faix des charges nouvelles que lui créent les lois de protection ouvrière ? Est-ce au moment où la réduction des henres de travail de douze à onze, puis de onze à dix heures va diminuer son revenu de deux douzièmes. qu’il convient de permettre au Fisc de majorer le re-
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- venu imposable et de porter, dans bien des cas l impôt foncier au double d.e ce qu'il est actuellement ? [Puis-que l’Administration répond que c’est en vertu d’un principe de notre droit qu’elle considère le matériel comme immeuble par destination, je demande, à mon tour, en vertu de quel principe elle compte la valeur locative du matériel à 10 0/0 de la valeur vénale ?
- Aurait-elle la prétention de soutenir que le propriétaire tire du loyer du bâtiment 5 0/0 et de celui du matériel 10 0/0 ?
- Serait-elle seule à ignorer que, comme l’indique la loi de 1890 elle-même, c'est en considération du dépérissement et des frais d’entretien qu’on est obligé de compter 50/0 de dépréciation, mais que ces 5 0/0 re-présentant une charge sont bien loin de constituer un revenu ?
- Pourquoi donc prendre 10 0/0 de la valeur vénale au lieu de 5 0/0 quand il s’agit du matériel ?
- Pourquoi cette nouvelle circulaire du 12 août 1899 enjoignant aux agents subalternes, qui n’en peuvent mais, de faire en quelque sorte du foncier industriel une patente de plus?
- Telles sont les premières questions que les industriels doivent adresser sans retard à tous les sénateurs, à tous les députés, à tous les agents du Fisc, à commencer par les contrôleurs jusqu’à M. le Directeur des Contributions directes, jusqu’à M. le Ministre des Finances lui-même !
- Et surtout qu’ils ne se laissent pas endormir par la réponse que je prévois : « Vous aurez le temps de réclamer plus tard, puisque la loi accorde pour les réclamations sia? mois après la publication du 1** rôle {celui de 1901) trois mois après la publication du 2e rôle {celui de 1902). » Ce n’est pas en employant le système des réclamations individuelles et isolées, mais bien par une action préventive générale qu’on aura chance d’arracher au Fisc la proie qu’il convoite.
- Que les industriels, que leurs Syndicats se lèvent donc ! qu’ils poussent les Chambres de Commerce à protester, qu’ils demandent à leurs représentants au Parlement de porter la question à la tribune, pendant qu’il en est temps encore.
- Le retrait de la circulaire si inopportune du 12 août 1899 simpose et il est temps d’obliger le Fisc à rentrer dans l’esprit de la loi de 18.0, en exigeant pour la propriété bâtie industrielle le régime bienveillant que le législateur a entendu lui donner.
- - ... - E. Touron.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- 29 décembre. — Ouest. — Tarif spécial P. V. no 17. Matières tinctoriales.
- Il est entendu que le sulfate de baryte teinté, par expédition d’au moins 100 kilogr. ou payant pour ce poids, quel que soit son mode d’emballage, sera taxé aux prix du barème C avec application des prix fermes du paragraphe 4.
- INFORMATIONS
- Ls Chambre syndicale des teinturiers et apprêteurs de Lyon nous informe qu’à dater du 1er janvier 1900, le siège de la Chambre syndicale est transféré, 6, quai de Retz, chez M. Chantre, comptable.
- Elle nous informe, en outre, que son bureau a été constitué comme suit pour l’année 1900.
- Président : M. J. Corron ; vice-président : M. J.-B. Cornu; trésorier: M. E. Ramel ; secrétaire : M. P* Mercier.
- Un incendie d’une intensité extraordinaire s’est déclaré la semaine dernière dans les bâtiments de MM. Parent père et fils, teinturiers, à Saint-André (Nord).
- Le feu a pris naissance dans un séchoir et s’est propagé avec une grande rapidité. En peu de temps’ les bâtiments ne furent plus qu’un immense brasier. Le sinistre durait depuis plus d’une heure lorsque la toiture du séchoir s’écroula lançant une immense gerbe de flammes qui incendia un coron adossé au bâtiment.
- Il fallut trois heures de travail pour se rendre maître de l’incendie.
- Des dégâts, couverts par une assurance, sont évalués à 200,000 francs environ, représentant 35 métiers à teinture, 3 calandres et les bâtiments.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- LASALLE (Florentin-Edouard), teinturerie, apprêts, 262, rue Vesle, à Reims. — Jug. du 5 janv.
- Déclarations de faillites
- CLAINQUANT, teinturerie, 27, rue Véron, à Paris, — ' Jug. du 5 janvier. — S. : M. Faucon; — -
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- Homologations
- Gatine (L.) et E. Avice, produits chimiques, 23, rue des Rosiers, à Paris. — Abandon de l’actif réalisé et à réaliser, le sieur Avice s’engage à fournir une somme suffisante pour compléter avec le produit de l’actif so cial un dividende de 80 OiO comptant.
- NOTE A NOS_LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en commandite Moulin et Cie, teinturerie, 46, rue Notre -Dame-des Champs, à Paris. — Durée, 15 ans. — Capital, 12.000 fr. par la commandite. — Acte du 14 déc.
- Formation de la Société en commandite F. Maussè et Cie, teinturerie, 11 et 13, rue Saint-Biaise, à Tour-coing. — Durée : 5 ans. — Capital : 50.000 fr. par la commandite. — Acte du 30 nov.
- Formation de la Société en commandite Tardieu, Lambotin et Cie, produits chimiques, à Prauthoy. — Durée, 10 ans. — Capital, 100 000 fr.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société anonyme des Produits CHIMIQUES AGRICOLES, à Caudéran. ---- L. le conseil d’administration. — Jug. du 28 déc.
- Dissolution de la Société Guènot frères, couleurs, vernis,produits chimiques, 16,rue de Flandre, à Paris. — Jug. du 27 nov.
- Modifications de Sociétés
- Modification de la Société F. Keittinger et fils, impression sur étoffes, 36, rue du Renard, à Rouen. — Par suite du décès de M. Bernard Keittinger, la Société se continue entre les autres associés.
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- Aden.................... 100 .. 130 ..
- Produit* chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.).... 13 .. à 15 . (acq.).................... 15 .. 16 ..
- Acide muriatique.... 20 d 9 50
- — nitrique...... 36 33 .
- — - ........... 40 41 .. ...
- — sulfurique.... 66 9 50 ....
- — 50 7 50 . ..
- Carbonate de soudede 90/92,
- en sacs à rendre, marchés 12 25
- Disponible.............•.... 12 75 .. ..
- Ammoniaque liquide 22 d. 34...............
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs
- marchés..................... 17 50 . ..
- Disponible................. 18 50 .. ..
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés........ 8 25 ....
- Disponible.................. 8 75 .. ..
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 ....
- Disponible................. 19.............
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de 300 k,marchés 29 25
- Disponible................... 29 75 .. ..
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. plaquettes ................... 39..........
- Soude douce 33 degrés, en vrac.......................... 4 50 .. ..
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 .. ..
- Silicate de soude........... 25............
- Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de 500 kil.................... 10...........
- Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. 19 . .. ..
- Chlorate de baryte en fûts de
- 100 kil......................190...........
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0, en sacs, consommation... 65................
- Entrepôt.................... 60............
- Sulfate de fer 95 p. 0/0, en
- sacs de 100 kil............ 6 50 ....
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- "544e Année. — ‘No 4. . Le Numéro : 0,75 1 e/ 201FÉVRIER 1900 - . .. v t- . - — — s. 1 -2 - = nT , - 837. ' : • • LE .l MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE:. . Un an. ...... . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces t s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- apouore - ç La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNUNLES . j Faits divers..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans, frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Partie technique. — Perfectionnements aux appareils employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton (Suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Les nouveaux colorants. — Noir immédiat FF extra. -TSG, Noir Toluyène G. — HWSB et T Noir pour Mi-laine B et T.
- Divers. — Fabrication de l’indigo artificiel en Allemagne. — Les accidents du travail. — Les contrats d’assurances et la loi du 30 juin 1899. — Le travail des femmes. — Société industrielle de Rouen. — Informations.
- —• Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces. ....
- PARTIE TECHNIQUE
- PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton, et autres matières fibreuses, â, l’état brut, manufacturé ou partiellement manufacturé.
- Par M. Crippin. (Suite)
- Sous la tablette a, fig. 3 et 7, il existe une cavité ou passage / qui communique, par le passage f avec l’un des compartiments 1 du grand récipient g et, dans ce passage f, se trouve un clapet de retenus, fig. 3 et 6, du type ordinaire à champignon, qu’on peut introduire dans la boîte à valve par un trou ménagé dans celle-ci et fermé par un couvercle f3 comportant une saillie centrale, vers le bas, pour empêcher le clapet de s’ouvrir trop.
- Un passage F s’étend sur le côté supérieur de la tablette a, depuis la chambre de traitement e jusqu’à l’autre compartiment 2 du récipient g et, dans ce passage F , se trouve un clapet F semblable à celui f2 pour l’autre passage /, fig. 6 et 8.
- Ces clapets f2 et 15 ont pour but d’empêcher le retour du liquide ou fluide du grand récipient g à la chambre de traitement e.
- Bien que le grand récipient g soit représenté comme divisé en deux compartiments 1 et 2, on pourrait, au lieu de cette disposition, employer deux grands réci-pients distincts, si on le désirait.
- Chaque compartiment 1 et 2 du grand récipient g comporte, à son extrémité inférieure une valve d‘é-chappement g', non représentée fig. 3, à travers laquelle le liquide peut s’échapper et retourner à la cuve ; cette valve est semblable à celle décrite dans lesdits brevets susmentionnés (voir aussi la valve g’, fig. 16); mais, dans ce cas, la ou les cuves ne se trouvent pas immédiatement sous l’appareil, de telle sorte que les-dites valves d’échappement des deux compartiments 1 et 2 du grand récipient g débouchent dans une chambre close g^ commune aux deux valves, laquelle chambre est reliée par un tuyau g^ fig, 3 et 4, avec la ou les cuves, fig. 23 à 25 ci-après décrites.
- Cette ou ces cuves sont également reliées par un tuyau h, fig. 3 et 6 et 23 à 25, qui amène le liquide dans une chambre i’, fig. 3, laquelle communique avec une boîte à tiroirs & , sous la chambre de traitement, fig. 3, 6 et 7.
- Cette boîte à tiroirs fi comporte, dans son coté supérieur, trois orifices 1, 2 et 3 surmontés d’un tiroir I ordinaire i auquel un des bouts d’une tige i3 est relié
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- pour actionner le tiroir, tandis que l’autre bout de ladite tige passe à travers un presse-étoupes ordinaire formé sur le côté de la boîte et est relié à un bras i4 monté sur un arbre i5 , supporté dans des coussinets convenables du bâti ; un autre bras i6 , monté sur cet arbre, est relié à une tige j2 ci-après décrite ; cette disposition est le mieux représentée fig. 3 et 6.
- Le tiroir i est représenté, dans la fig. 3, dans sa position moyenne, avec sa cavité au-dessus de l’orifice central 1, de manière que le liquide puisse passer de la ou les cuves à la chambre i‘ et à travers l’orifice 1 ; mais, dans cette position moyenne du tiroir, le liquide ne peut pas passer, à travers la cavité du tiroir i, à l’un ou à l’autre des orifices 2 et 3 qui se trouvent un de chaque côté de l’orifice central 1 ; mais, lorsque le tiroir se trouve déplacé vers la droite, fig; 3 le liquide venant de la cavité du tiroir peut passer de celle-ci, et à travers elle, jusqu’à l’orifice 3, sur la droite, pour ensuite descendre et remonter par le tuyau ou passage i7 , fig. 7, jusqu’à la cavité f sous la tablette a ; puis, de là ce liquide peut passer à travers les broches tubulaires perforées et à travers les canettes qu’elles portent, de l’intérieur à l’extérieur, dans chambre de traitement e et, de là, par le passage f4 , fig. 8, compartiment 2 du récipient g.
- Lorsque le tiroir i se trouve renversé dans la direction inverse, l’orifice 3 est fermé et l’orifice 2 est ouvert ; le liquide passe alors par un tuyau semblable à i7 jusqu’au passage e7 , fig. 3 et 7, et de là dans la chambre de traitement e au-dessus de la tablette a, pour passer ensuite de l'extérieur à l’intérieur des canettes jusqu’à la cavité/au-dessous de la tablette a et, de là, à travers le passage au compartiment i du grand récipient g, fig. 3.
- Lorsque la vapeur ou l’air ou les deux combinés doivent passer à travers les canettes ou la matière est en traitement, dans l’un ou dans l’autre sens, on dispose les tiroirs en conséquence comme pour l’entraînement des liquides venant de la cuve; mais, dans ce cas, comme la vapeur ou l’air passent ainsi beaucoup plus librement que le liquide, le vide partiel formé dans la chambre de traitement n’exerce jamais une force suffisante pour élever le liquide de la cuve, parce que la vapeur et l’air ou les deux ensemble pénètrent si rapidement et passent si librement qu’ils détruisent dans une grande mesure le vide partiel, aussi rapidement que celui-ci puisse être produit par l’éjecteur.
- Mais, pour être certain qu’aucun liquide ne s’élèvera
- de la cuve pendant le passage de l’air ou de la vapeur, ou des deux combinés, le levier i6 est disposé pour pouvoir être facilement détaché de la tige j? , de telle sorte que le tiroir i puisse être placé et laissé dans sa position moyenne, fermé, pendant le passage des fluides aériformes.
- L’appareil est actionné à l’aide d’une poignée j articulée en j‘ sur le côté de la chambre de traitement e ou sur l’axe de la noix conique d’un robinet e6 pour l’admission de l’air ou de la vapeur dans la cavité entourant la chambre de traitement, comme cela a été expliqué dans les brevets antérieurs susmentionnés, excepté qu’il y a également un tuyau ou conduit allant du robinet e6 pour admettre des fluides aériformes dans la cavité / (et les en intercepter) sous la tablette a suivant les besoins, attendu que, lorsque ces fluides sont admis sous la tablette a, ils sont interceptés au-dessus de celle-ci et vice versa.
- Le bout inférieur du levier j' est relié à l’une des extrémités d’une tige j2 dont l’autre extrémité est reliée à l’un des bras d’un levier coudé j3 pivoté sur le côté du grand récipient g, fig. 3 et 4, et l’autre bras du levier coudé j est relié à l’une des extrémités d’une tige j4 dont l’extrémité supérieure est reliée à une crosse/5 reliée elle-même aux tiges du tiroir à vapeur et du tiroir à air, représentés fig. 9 et 10.
- Les deux tiroirs et les boîtes à tiroirs sont disposés dans la même coquille n8 , mais il existe une séparation entre les deux boîtes à tiroir et celle pour la vapeur est rendue étanche à la vapeur, la tige k4 qui actionne son tiroir, traversant une boîte à étoupes.
- Le tiroir à vapeur k couvre et recouvre deux orifices 1 et 2 dans sa position moyenne. Ces orifices débouchent chacun dans une cavité distincte de la coquille et les orifices d’échappement k’ et k2 , pour ces deux cavités distinctes, communiquent avec un tuyau k3 qui aboutit à l’embouchure de l’éjecteur l, lequel est assujetti sur l’extrémité supérieure du petit récipient m; cet éjecteur est disposé comme cela a été expliqué dans le second des brevets susmentionnés. La vapeur venant de l’éjecteur et l’air entraîné par elle sont transportés par un tuyau V pour le chauffage et dans d'autres buts, comme cela a été également expliqué dans le susdit brevet. Lorsque le tiroir à vapeur k est à l’une des extrémités de sa course, les fluides sont entraînés depuis l’un des compartiments du grand récipient g et, lorsque le tiroir est dans son autre position extrême, les fluides sont entraînés de-
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- puis l'autre compartiment du grand récipient g. Lorsque l’éjecteur commence a travailler, les fluide passent du tiroir n pour les fluides, en suivant le tuyau m‘ qui est en communication avec l’extérieur du petit récipient m, à l’une de ses extrémités et avec le côté de la boîte à tiroir 3, à son autre extrémité, cette dernière extrémité étant en communication avec la cavité de la coquille dans laquelle débouche l’orifice central 1. Les deux orifices 2 et 3 un de chaque côté de l’orifice 1, débouchant chacun dans une cavité distincte de la coquille, fig. 10. L’orifice d’échappement n' de la cavité supérieure est relié par un tuyau n’ avec une plaque de recouvrement du trou d’homme formé dans l’un des compartiments 1 du grand récipient g, fig. 3 à 5, et l’orifice d’échappement n2 de la cavité inférieure fig. 10, est relié par un tuyau n2 avec le compartiment 2 du grand récipient g, qui est le plus près de la boîte 3 pour le tiroir n, fig. 3 et 4.
- Lorsque le tiroir n est dans sa position moyenne, l’aspiration déterminée par l’éjecteur l ne peut agir au delà de la cavité du tiroir n ; mais, lorsque le tiroir se trouve amené dans l’une de ses positions extrêmes, les fluides peuvent passer de l’un ou de l’autre des compartiments 1 ou 2 du grand récipient g jusqu’à l’orifice 2 ou 3 (quel qu’il soit) qui peut se trouver à ce moment sous la cavité du tiroir n et l’éjecteur aspire ainsi les fluides au petit récipient m à travers les tuyaux m’ et m2 (ce dernier débouchant de haut en bas) vers et à travers l’éjecteur l.
- (A suivre.}
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- PERFECTIONNEMENTS apportés ou se rattachant au mercerisage du coton ou autres matières jibreuses ou substances et machineemployée à cet effet Par MM. William Edward AYKROYD, William Henri A.YKROYD et Henry Edward AYKROYD
- La machine pour le mercerisage de la laine ou autre substance fibreuse consiste en une série de rouleaux horizontaux supérieurs et inférieurs conduits par des roues d’engrenage ou des vis sans fin, sur l’un ou l’autre desquels ou sur les deux à la fois une pression
- est appliquée au moyen d’une série de rouleaux plus larges réglables afin de communiquer au matériel passant sur les rouleaux l’action du serrage voulu, le tout étant fixé dans un récipient convenable pour contenir le liquide de mercerisage.
- En vue de l’agitation et de l’oxydation de ce liquide à merceriser, un tube perforé est couché le long du fond à l’intérieur du récipient et alimenté, pendant l’opération, avec de l’air sous pression venant d’un ventilateur ou autre souffleur, par lequel la liqueur est maintenue en mouvement constant aussi bien qu’en contact avec l’air dans un état finement divisé, produisant l’agitation continuelle et complète et l’oxydation du liquide ou liqueur.
- PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ D’IMPRESSION SUR TISSUS Par la Société Silver Spring Bleaching and DYEING C°
- Le but de cette invention est de produire, au moyen de l’impression, certains effets nouveaux et particuliers qui n’ont pas été produits jusqu’à présent par l’impression. A cette fin, la nouvelle méthode consiste d’abord à produire un dessin de fond noir ou autre dessin de fond sombre sur le tissu, — puis à imprimer sur celui-ci un dessin de couleur relativement claire, dont les figures ne concordent pas ou ne s’adaptent pas au dessin de fond noir ou sombre, ce qui fait que les figures dont se compose le dessin de couleur claire, ne se montreront pas dans leur ensemble sur l’étoffe finie, mais seulement par fractions, les parties variables des figures en couleur claire étant oblitérées ou cachées par le dessin du fond noir ou sombre.
- RAME A MERCERISER avec aspiration à travers le tissus des liquides de mercérisation Par M. Henry David
- La rame à merceriser faisant l’objet de la présente invention est une rame à picots pour"tissus, qui ne se distingue des rames ordinaires à pinces ou à picots que par l’adjonction des éléments nécessaires pour le mercerisage, l’exprimage des tissus et le lavage, le tissu restant tendu pendant la durée de ces opérations successives.
- Cette rame comporte, à volonté, le parcours simple ou le parcours double du tissu. Dans les deux cas, les
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- éléments actifs précités se répéteront à volonté et selon les besoins sur le deuxième parcours.
- Le mercerisage se fait en principe de la manière suivante : La liqueur caustique se trouve distribuée sur la largeur supérieure du tissu et est simultanément aspirée par en dessous, de sorte que le liquide caustique traverse forcément le tissu dans toute son épaisseur, en imprégnant à fond toutes les fibres. Cette aspiration plus ou moins énergique se produit au moyen d’une dépression atmosphérique produisant un vide plus ou moins parfait.
- {Reproduction interdite.)
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Dans le but de compléter la série des noirs qu’on peut obtenir avec le noir immédiat la Manufacture lyonnaise vient de créer une nouvelle marque, le Noir immédiat FF Extra, qui se distingue de la marque V extra par son pouvoir colorant supérieur. Le nouveau type est moins bleuâtre que le noir immédiat V extra, par contre il a un reflet sensiblement plus plein et moins verdâtre que la marque G extra.
- Comme nuance le noir immédiat FF extra ressemble au meilleur noir d’oxydation que l’on puisse faire, tout en ayant encore plus de plein et plus de reflet.
- Au point de vue des qualités tinctoriales le noir immédiat FF extra se comporte exactement comme les marques V extra et G extra et toutes les indications données pour l’emploi de ces dernières s’appliquent sans changement au nouveau type.
- TSG, Noir-Toluylène G
- Le Noir-Toluylène G de la forme K. Oehler, d'Offen-bach s. M. possède une bonne solubilité et donne un beau Noir foncé de reflet verdâtre. Sa concentration est au moins égale à celle du Bleu noir-Toluylène R de la même maison ou du Noir-Columbia B. Il s’unit et tire bien.
- Solidité au lavage : Moyenne.
- » à l’eau : Très bonne.
- » l’acide : Bonne.
- • la lumière : Moyenne ; à peu près égale à celle du Bleu noir-Toluylène R ou du Noir-Columbia R.
- Solidité à la chaleur: La nuance rougit mais reprend son ancienne teinte, la chaleur passée.
- Mi-soie : La soie prend beaucoup moins de couleur que le coton.
- Mi-laine : La laine prend une teinte plus rouge que le coton.
- Diazotage et traitement avec Diazo-Paranitraniline : N’a pas d’effet pratique.
- Enlevage : Un blanc pur est obtenu aussi bien avec sel d’étain qu’avec poudre de zinc.
- Le noir-Toluylène G présente surtout l’avantage d’un Noir foncé de belle nuance et d’un prix très bon marché.
- HWSB et T Noir pour Mi-laine B et T
- Ce colorant lancé également par K. Oehler, est tout particulièrement recommandé à la teinture de Mi-laine (laine et coton). Les deux fibres prennent presque la même teinte.
- Cependant il va très bien sur Mi-soie (soie et coton) ainsi que sur coton seul.
- Solidité au savon, à l’eau, à la lumière, est aussi bonne que celle de la plupart des colorants directs.
- Solidité à l’acide : L’acide bleuit la nuance.
- » à la chaleur : Très bonne.
- Diazoté et développé avec 3-Naphtol ou avec le développeur pour noir TD ce colorant donne des Noirs d’une jolie nuance, solides au savon.
- Traitement par Diazo-Paranitraniline n’a pas d’effet pratique.
- Enlevage : Bon avec poudre de zinc, moins bon avec sel d’étain.
- DIVERS
- Fabrication de l’indigo artificiel en Allemagne
- La science chimique qui, depuis quelques années, progresse en Allemagne à pas de géant, est en train d’opérer en ce moment, au sujet de l’indigo, une véritable révolution par suite de la substitution dans l’industrie de la teinture, de l’indigo créé à l’aide de procédés de laboratoire à la plante qui, jusqu’à cette époque, produisait cette couleur.
- Les premiers travaux concernant la fabrication de l’indigo synthétique datent de 1865 et sont dus à M. von Bayer.
- Des progrès successifs furent réalisés dans cette voie, mais jusqu’en 1890 les synthèses diverses très intéressantes au point de vue théorique n’étaient
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- point susceptibles d'application industrielle par suite du prix trop élevé des matières premières ou des difficultés de préparation.
- C’est de cette époque que datent les observations de Heumann, Biedermann, Léderer et Lepetit à savoir, que le phenilglycocolle chauffé à l’abri de l’air avec de la potasse caustique donne une masse qui, dissoute dans l’eau, donne par oxydation à l’aide d’un courant d’air, de l’indigo synthétique.
- La synthèse est très simple et les matières premières bon marché, mais malgré des essais réitérés l’on ne parvint pas tout d’abord à des rendements satisfaisants.
- Néanmoins Heumann persévéra, convaincu de l’importance de sa découverte. Il améliora son procédé en partant du phenilglycocolle-ortho-carboxilé. Etant parvenu à de bons résultats, il s’entendit avec la Ba-dische-Anilin und Soda Fabrik, située à Ludwigsha-fen, près Mannheim, pour l’exploitation de son brevet.
- Malgré la simplicité de la réaction on dut travailler sept ans pour rendre cette synthèse pratique. Le succès a couronné ces efforts persévérants.
- En juin 1897,1a Badische-Anilin und Soda Fabrik présentait sur le marché une matière colorante qui, par sa composition chimique et ses filaments, est absolument semblable à l'indigotine ou bleu indigo provenant de l’indigo naturel.
- A partir de ce moment, va s’ouvrir une ère de lutte désespérée dans une culture existant depuis plusieurs milliers d’années et les produits de la science moderne.
- Le premier résultat de cette découverte a été de produire une baisse de prix, au profit des teinturiers, baisse des deux tiers comparée au prix de l’année 1860. Il est à peu près certain que la fabrication rationnelle en grand de l’indigo artificiel va devenir pour les cultivateurs de l’indigotier une cause de ruine.
- L’indigo subit à son tour la révolution qui se produisit dans la culture de la garance après l’invention de l’alizarine. Les vastes terrains servant aujourd’hui à la culture de l’indigotier pourront-ils, à l’instar de ceux qui produisaient la garance, être livrés à la culture du blé ou autres céréales? Certains le prétendent et menacent même les cultivateurs européens d’une baisse sur le prix du froment qui deviendrait inévitable et désastreuse pour eux, si les champs, aujourd’hui
- livrés à la culture de l’indigotier, se transformaient en champs couverts de céréales.
- Il paraît acquis que le produit artificiel est plus pur, absolument uniforme et que son rendement est au moins égal à celui des meilleures marques de l’indigo naturel.
- Les deux fabriques les plus importantes de produits chimiques en Allemagne, la « Badische Anilin und Soda Fabrik » à Ludwigshafen et les « Farbwerke Vormals Meister Lucius und Bruming » à Hôchst (près de Francfort-sur-Mein), occupant ensemble près de 10.000 ouvriers et dont les actions sont cotées au delà de 400 marks, sont en voie d’augmenter leur capital qui surpasse déjà 40.000.000 de francs, uniquement pour accroître la fabrication de l'indigo artificiel.
- L’indigo artificiel se vend le plus généralement sous forme de poudre. Le prix ne dépassera pas ou ne tardera pas à ne dépasser que de bien peu 10 marks le kilogramme. Comme ce prix assurerait de très gros bénéfices sur lesquels les fondateurs ont compté, il est probable que ce prix ne tardera pas à être diminué dans la crainte de voir apparattre chaque jour de nouveaux concurrents.
- L’année dernière encore la « Badische Anilin und Soda Fabrik » a voté une somme de plusieurs millions de marks pour la fabrication de l’indigo synthétique
- Il y a donc lieu de penser que cette fois encore les couleurs provenant de la houille l’emporteront sur les produits végétaux ainsi que cela s’est déjà vu pour les bois de teinture et pour la garance. (A suivre)
- LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Interprétation de la loi du 9 avril 1898
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir quelle est, au regard des chefs d’entreprise ou de leurs assureurs, la situation des victimes d’accidents hospitalisées, en ce qui concerne le payement de l’indemnité journalière, a émis,le 10 janvier 1900, l’avis suivant:
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, ;
- « Saisi par M. le ministre de demandes tendant à l’interprétation des articles 3 et 4 de la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne les victimes d’accidents trai-« tées à l’hôpital, . : !
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- « Est d’avis :
- « 1° Qu’en cas d’hospitalisation de la victime de l’accident, le chef d’entreprise reste débiteur de l’indemnité journalière ;
- 2• Qu’il doit, en outre, les frais d’hospitalisation, à moins que la victime, refusant les frais médicaux et pharmaceutiques assurés par l’entreprise, n’ait elle-même fait choix de l'hospitalisation, par application du second alinéa de l’article 4 de la loi. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté parle ministre du commerce, sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir dans quelles conditions doit être calculé le salaire pour l’application du second alinéa de l’article 2 de la loi, a émis, le 17 janvier 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l’interprétation des articles 2 et 3 de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne les conditions dans lesquelles doit être calculé le salaire de base en cas d’incapacité temporaire,
- « Est d’avis :
- « Que la limitation prévue au second alinéa de l’article 2 de la loi ne s’applique pas aux indemnités pour incapacité temporaire, qui doivent toujours être égales à la moitié du salaire touché au moment de l’accident.
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir dans quel cas la loi s’applique au personnel de la navigation maritime, a émis, le 24 janvier 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre de communications tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril, en ce qui concerne le personnel de la navigation maritime. >
- « Est d’avis :
- « Que l’expression « entreprises de transport par terre et par eau », contenue dans l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, s’applique notamment à toutes les entreprises de transport par mer, en dehors des cas
- spécialement prévus par la loi du 21 avril 1898, ayant pour objet la création d’une caisse de prévoyance entre les marins français contre les risques et accidents de leur profession ;
- « Que la loi du 9 avril est dès lors applicable : 1° aux inscrits maritimes victimes d’accidents en dehors de leur embarquement et au cours de travaux visés par ladite loi ; 2 aux non-inscrits maritimes employés à bord des paquebots, embarcations et tous autres bâtiments autres que les bâtiments de guerre ou de plaisance ;
- « Que l’armateur responsable dans les termes delà loi du 9 avril 1898 ne saurait se dégager de cette responsabilité par l’application de l’article 216 du code de commerce, la charge du risque professionnel incombant, non au capitaine, mais à l’entreprise de transport. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne la question de savoir si les ostréiculteurs sont assujettis à la loi, a émis, le 24 janvier 1900, l’avis suivant:
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre de la question de savoir si les ostréiculteurs sont assujettis à la loi du 9 avril 1898,
- « Est d’avis :
- « Que les ostréiculteurs, lorsqu’ils n’exploitent pas la fabrication des boîtes ou bien toute autre fabrication annexe, ne paraissent pas assujettis à la loi sus-visée. »
- Le comité [consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne la question de savoir si les boulangers sont assujettis à la loi, a émis, le 24 janvier 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre de la question de savoir si les boulangers sont assujettis à la loi du 9 avril 1898,
- « Est d’avis :
- « Que les boulangers sont assujettis à la loi susvisée toutes les fois que leur exploitation n’est pas exclusivement limitée au débit de produits reçus tout préparés pour la vente. »
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- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne la question de savoir si les charcutiers sont assujettis à la loi, a émis, le 24 janvier 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre de la question de savoir si les charcutiers sont assujettis à la loi du 9 avril 1898, « Est d’avis :
- « Que les charcutiers sont assujettis à la loi susvisée toutes les fois que leur exploitation n’est pas exclusivement limitée au débit de denrées reçues toutes préparées pour la vente. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne la question de savoir si les bouchers sont assujettis à la loi, a émis, le 24 janvier 1900, l’avis suivant :
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre de la question de savoir si les bouchers sont assujettis à la loi du 9 avril 1898,
- « Est d’avis :
- « Que les boucheries avec tuerie sont assujetties à la loi susvisée. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne la question de savoir si les maréchaux ferrants et les charrons-forgerons sont assujettis à la loi, a émis, le 24 janvier 1900, l’avis suivant :
- « Le Comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le Ministre de la question de savoir si les maréchaux ferrants et les charrons-forgerons sont assujettis à la loi du 9 avril 1898,
- « Est d’avis :
- « Que les professions de maréchal ferrant et de charron-forgeron, comportant des transformations industrielles, sont assujetties à la loi susvisée. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté parle ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne la question de savoir si les employés
- d’une entreprise industrielle sont appelés au bénéfice de la loi, a émis, le 24 janvier 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre de la question de savoir si les employés d’une entreprise industrielle sont appelés au bénéfice de la loi du 9 avril 1898,
- « Est d’avis :
- « Que les employés occupés dans une exploitation assujettie à la loi susvisée sont appelés au bénéfice de ses dispositions dans les mêmes conditions que les ouvriers.» 35
- Le comité consultatif des assurances contrôles accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l'interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne le point de savoir : 1° comment doit être supputé le salaire servant de base au calcul des indemnités pour les apprentis ou les ouvriers mineurs de seize ans, lorsqu’il n’y a point d’ouvrier valide de même catégorie dans l’entreprise ; 2o quels sont les droits de l’apprenti non salarié, en cas d’incapacité temporaire, a émis, le 7 février 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 8 de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la supputation du salaire servant de base à la fixation des indemnités pour les ouvriers mineurs de seize ans et les apprentis, ainsi que l’application, en cas d’incapacité temporaire, de la limitation prévue par le second alinéa dudit article 8,
- « Est d’avis :
- « 10 Que le salaire servant de base à la fixation de l’indemnité due à l’ouvier âgé de moins de seize ans ou à l’appenti victime d’un accident ne peut être inférieur au salaire le plus bas de l’ouvrier valide de la catégorie à laquelle il se destine et se prépare ;
- « 2o Qu’à défaut d’ouvrier de cette catégorie actuellement employé dans l’entreprise, il y a lieu de prendre pour base le salaire des ouvriers valides de même catégorie récemment employés dans l’entreprise, ou subsidiairement dans des entreprises analogues de la localité ou de localités similaires;
- « 3° Que l’indemnité journalière en cas d’incapacité temporaire est calculée sur les mêmes bases pour les apprentis régis par la loi du 22 février 1851, la limitation prévue par le second alinéa de l’article 2 de la loi du 9 avril 1898 ne leur étant point opposable. »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le comité consultatif des assurance contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne la question de savoir quels sont, en cas d’incapacité temporaire, les droits des ouvriers étrangers cessant de résider sur le territoire français, a émis, le 7 février 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l'interprétation de l’article 3 de la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne, pour le cas d’incapacité temporaire, les droits des ouvriers étrangers cessant de résider sur le territoire français,
- « Est d’avis :
- « 1° Qu’au cas d’accident survenu en France et entraînant incapacité temporaire de travail, les ouvriers étrangers ne résidant point sur le territoire français ou cessant d’y résider ont les mêmes droits que les ouvriers français ;
- « 2° Que, s’ils ont fait choix de leur médecin, le chef d’entreprise ne peut être tenu que jusqu’à concurrence delà somme fixée par le juge de paix, conformément au tarif adopté pour l'assistance médicale gratuite dans le département où s’est produit l’accident. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898 en ce qui concerne le point de savoir quelle est, au regard de la loi du 9 avril 1898, la situation des chefs d’entreprise qui ne peuvent effectuer régulièrement une déclaration d’accident, faute d’obtenir le certificat exigible, a émis, le 7 février 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 11 de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la situation des chefs d’entreprise qui ne peuvent obtenir le certificat médical exigible à l’appui d’une déclaration d’accident,
- « Est d’avis ;
- « Qu’en cas de refus de certificat médical par les médecins voisins du théâtre de l’accident, le chef d’entreprise astreint à la déclaration prévue par l’article 11 delà loi du 9 avril 1898 doit demander au juge de paix désignation d’un médecin par justice pour
- l’établissement d’un certificat légal, par analogie avec les dispositions du troisième alinéa de la loi susvisée et par application de l’article 23 de la loi du 30 novembre 1892. »
- LES CONTRATS D'ASSURANCES et la loi du 30 juin 1899
- Un procès fort intéressant pour les industriels et les commerçants a été jugé par le tribunal de commerce de Rouen, dans son audience du 27 décembre 1899.
- Généralement, les compagnies d’assurances stipulent dans les polices que les primes sont payables d’avance par l’assuré. Supposons une assurance contractée le 1er janvier 1898 pour la durée de cinq années, avec une prime annuelle de cent francs. La compagnie stipulera que la première prime sera payable le 1er janvier 1898 et non le 1er janvier 1899, et que la prime une fois payée restera toujours acquise à l’assureur.
- Lors de la mise en vigueur de la loi du 9 avril 1898, sur les accidents du travail, on s’est aperçu que les anciens contrats d’assurances ne faisaient plus face aux nécessités nouvelles. Une loi du 30 juin 1899 a donné aux assureurs et aux assurés la faculté de dénoncer, dans le délai d’un an à partir de sa date les polices d’assurances accidents antérieures à la loi sur les accidents du travail.
- Presque tous les commerçants et industriels ont usé de la faculté de dénoncer leurs anciens contrats. Un certain nombre de compagnies d’assurances ont alors soutenu, en vertu de la clause des polices qui stipulait les primes payables d’avance, que la prime afférente à l’année où se produisait la dénonciation était et demeurait acquise intégralement à la compagnie d’as-surances. Reprenons l’exemple cité plus haut. Au 1er janvier 1899, la prime de 1899 à 1900 était payable. Le 1er juillet 1899, l’ossuré dénonçait son contrat. La compagnie émettait la prétention que le montant intégral de la prime 1899 à 1900. soit 100 francs, lui restait acquis.
- L’assuré, au contraire, soutenait que la compagnie n’avait droit à la prime que proportionnellement au temps écoulé jusqu’à la dénonciation du contrat, c’est-à dire, dans notre cas, à la moitié de la prime, soit 50 francs.
- Le tribunal a donné gain de cause aux assurés. Il
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 57
- a posé en principe qu’une police d’assurances annulée en exécution d’une loi ne pouvait plus produire de primes au profit de l’assureur ; que la prétention de la compagnie était contraire à l’esprit de la loi du 30 juin 1899 et il a conclu de ces principes que même dans le cas où l’assuré avait payé sa prime au jour fixe, il était fondé, après la dénonciation des polices à répéter contre la compagnie, comme ayant été payée indûment, la part de primeapplicable au temps restant à courir du jour de la dénonciation jusqu’à la fin de l’année, c’est-à-dire du 1er juillet 1899 au 1er janvier 1900 dans l’exemple choisi.
- LE TRAVAIL DES FEMMES
- M. Gautreta déposé dernièrement, sur le bureau de a Chambre, une proposition de loi fixant les conditions du travail des femmes employées dans les ateliers, magasins, boutiques, etc.
- Dans l’exposé des motifs, M. Gautret explique que cette proposition1 n’est que la reproduction de la loi appliquée en Angleterre depuis le 1er janvier dernier.
- Vous avez tous constaté, dit-il, combien est pénible le travail des femmes chargées de vendre ou de préparer les marchandises et objets divers destinés au public. Vous les avez vues, des journées entières, debout derrière un comptoir, dans un atelier,supportant ainsi des fatigues auxquellesrésisteraient difficilement des travailleurs habitués aux plus durs labeurs.
- Le monde médical tout entier réclame l’adoption de cette mesure :nous avons la conviction que vous n’hésiterez pas à voter la proposition de loi suivante :
- Article premier.
- Les ateliers, magasins, boutiques et autres locaux dans lesquels des marchandises ou objets divers sont actuellement préparés ou offerts au public par un personnel féminin devront'être, dans chaque salle, munis de sièges placés derrière les comptoirs ou à telle autre place, désignée par les inspecteurs du travail.
- Ces Sièges seront mis à la disposition des employées dans la proportion minima d’un siège pour deux employées par salle.
- Art. 2.
- Toute contravention à l’article premierde la présente loi sera punie a’une amende de cinq francs. En cas de récidive, l’amende sera portée de vingt à cent francs.
- Art. 3.
- Un règlement d’administration publique déterminera le mode et les conditions dans lesquels s’exercera
- l’application de cette loi, confiée aux inspecteurs du travail.
- La discussion immédiate ayant été ordonnée, les articles 1, 2 et 3 de la propositfon ont été adoptés.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN Cinquantenaire A. Houzeau
- La Société industrielle de Rouen, dans sa dernière assemblée générale, sur la proposition de son Comité de Chimie, a décidé à l’unanimité, de fêter le cinquantième anniversaire de l’entrée dans la vie scientifique de M. Auguste Houzeau.
- Pour donner à cette manifestation, le caractère que comporte l’importance des travaux de leur éminent collègue, MM. ‘Besselièvre, manufacturier, président de la Société industrielle, Jean Reber, chimiste, président du comité de chimie, et G.-A. Leroy, chimiste, secrétaire du comité d’organisation, au nom de la Société font appel à tous : savants, industriels, commerçants, agriculteurs, élèves ou admirateurs du distingué chimiste sont conviés par la Société au banquet qu’elle lui offrira le 24 février prochain.
- Afin de commémorer cette fête, la Société industrielle a décidé d’offrir àM. Houzeau, qui depuis cinquante ans na cessé de préparer à l’Industrie de nombreux chimistes, a travaillé sans relâche pour l’Agriculture et a attaché son nom à des découvertes de grande importance, une plaquette artistique, œuvre du sculpteur Guilloux. Elle espère que tous voudront prendre part à la souscription ouverte dans ce but.
- Le montant de [la souscription au banquet est fixé à’dix francs.
- La souscription àla plaquette est facultative.
- INFORMATIONS
- Il vient de paraître à Milan un nouveau journal hebdomadaire, organe de l’industrie textile et de la teinture, sous le titre de l’INSDUSTRIA FESSILE e TINTO-
- RU.
- C’est avec plaisir que nous saluons notre nouveau confèére qui se propose de traiter spécialement les questions intéressant la filature, le tissage, la teinture et les apprêts, sous la direction du Dr Wender et du professeur Berliat.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES Pendant le douzième mois des années 1899, 1898 et 1897
- IMPORTATIONS Quantités livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées- 1
- 4899 1898 4899 1899 1898 4 893
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. — — Brésil — — Haïti — —• Guatemala — — Auties pays Totaux .... Bois de teinture moulus - Garance en racine, moulue ou en paille Curcuma en racine — en poudre Quercitron. Lichens tinctoriaux Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Moulus.. Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues Libidibi et autres gousses tinctoriales Autres teintures et tanins Cochenille .... Kermès animal Indigo Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu Cachou en masse Rocou préparé Orseille préparée, humide en pâte.. — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : Garancine. Autres Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique ... Alizarine artificielle Autres Outremer Bleu de Prusse Carmins communs — fins Vernis à l’alcool — à l’essence, à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées Ocres broyés ou autrement préparés... Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres bleues ou vertes Verts de montagne, de Brunswick et similaires Talc pulvérisé... Couleurs non dénommées. 9.499.100 18.300 45.960.200 3.688.300 32.224.900 96 390 800 46.900 215.500 314.100 6.500 1.005.800 200.700 5.439.200 6.488.200 3.646.300 2.727.300 314 700 54.400 355.000 317.200 3.100 792.000 5.209.400 244.200 14.600 11.300 149.300 2.400 353.100 817.300 131.200 46.800 1.800 100 12.400 1.065.900 568.300 17.400 73.600 4.020.300 447.900 13.753.380 25.281.471 5.558.338 26.115 812 70.709.201 31.084 251.648 238.249 4.822 916.704 201.365 8.268.759 7.986.814 4.027.356 4.308.580 93.593 57.775 315.023 366.656 1.023 807.686 426 5.717.413 365.610 15.786 532 465 123.721 3.252 205.794 987.445 146.161 53.849 2.011 97 10.080 988 755 536.763 17 997 68.161 2 928.316 387.965 19.914.405 12.700 22.993.692 10.572.168 40.489.783 93.982.748 65.348 254.749 155.563 2.268 834.771 296.027 7.464.863 8.407.243 3.922.880 2.771.994 176 632 36.649 263.677 299.754 954 1.085.900 2.977.598 215.440 16.169 683 3.069 131.327 76 187.712 1 026.952 189.030 50.656 5.467 50 17 602 1.015 363 523.468 30.038 80.237 3.280.587 348.509 Bois de teinture en bûches .kil. — moulus Garance en racine, moulue ou en paille.. Curcuma en racine. — en poudre Quercitron ' Lichens tinctoriaux Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Moulus Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues Libidibi et autres gousses tinctoriales Safran - Autres teintures et tanins Cochenille Kermès animal Indigo Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu Cachou en masse., Rocou préparé Orsei.le préparée, humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine. Autres Allemagne — Belgique — Angleterre. — Etats-Unis — Autres pays Totaux Teintures dérivées du goudron de houille : Alizarine artificielle Acide picrique. Autres Outremer Bleu de Prusse Carmins communs — — fins Vernis à l’alcool — à l’essence, à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées ... Ocres broyés ou autrement préparés Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres bleues ou vertes Verts de montagne, de Brunswick et similaires Talc pulvérisé Couleurs non dénommées.. 5.009.900 268.400 25.500 109.400 5.300 2.900 10.700 45.812.000 231.600 124.500 78.800 18.900 28.300 277.400 228.400 1.900 327.900 119.100 152.800 166.500 60.400 18.900 75.400 8.452.700 2.029.100 1.495.900 820.600 5.406.900 3.253.236. 295.535. 34.838 20.426. 2.925 1.887 17.728 47.440.700- 164.073 163.702 43.673 49 731 28.505 159.903 264.279 2.119 389.632 99.500 237.117 155.361 58.389 34.331 23.754 7.962.360 2.813.757 2.220. 186 719.3.02 4.270 342 2.092.228. 315.546 37.982 1 23 019 7.002 28.372 32.441 43.977.400- 243.422 119.326 163.476 272.526 20.923 186.109. 254.023 881 338.134 72.860. 118.661 156.358 70.388 27.209. 35.652 7.199.638 2.770.943 2.265.309 756.974 4.749.236
- 18.205.200 42.000 1.800 664.000 988.000 59.400 7.200 5.800. 119.700 916.900 23.459.300 52.700 31.900 5 955.200 455.400 17.986.547 21.120 3.722 680.875 792.365 40.992 4.295 4.867 118.204 825.855 20.897.636 117 215 16.262 5.663.510 | 389.720 17.742100 8.752 450 642.606 718.298 98.908 6.015 5.959 137.932 820.946. , 17.604.715 41.784 28.790 5.351.335 421.614
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- Java, Mad » Pond.. .... M
- Dividivi
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- Cap-Vert ........... M Mers du Sud............M .... . .
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- 200 .
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- M .
- Arabique........... . 170 .. 180 ..
- Aden................ . 100.. 130 4.
- Damar Singapore......... 115..................... » Batavia.... . .. 155 ....................... . Sandaraque............................ 160 ...................................... Gambier................................. ............... 36 ..... . .
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- moyen ordinaire............... 2 .. 2 50 Kurpah bon moyen à bon violet et violet r....... ....3 50 4 .. Kurpah moyen et moyen ordinaire..................... 2 50 3 25 Sumac en feuilles.............F. 18 .. 0/9 k.
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- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. M .. 0[0 k. sous papier, F. M .. 0[0 k.
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- 44e Année. — No 5.
- Le Numéro : 0,75
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- 5 Mars 1900
- MONITEUR DÉ’LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois <
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.’
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Partie technique. — Perfectionnements aux appareils employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton (Suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Apparences de la récolte de l’indigo au Bengale en 1899-1900.— Procédé de blanchiment par le péroxyde de sodium. — L’industrie des matières colorantes en Allemagne. — La teinture des tissus mi-laine. — Fabrication de l’indigo artificiel en Allemagne (suite). — Variété. — Informations. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- PARTIE TECHNIQUE
- PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton, et autres matières fibreuses, à l’état brut, manufacturé ou partiellement manufacturé.
- Par M. Crippin. (Suite)
- Le tiroir n n’exige pas d’être dans une boîte à tiroir étanche aux fluides et il n’y a pas de garniture autour de sa tige n^, de telle sorte que, lorsque le tiroir se déplace dans un sens, l’air peut pénétrer par l’orifice qui se trouve alors à découvert et passer, à travers la cavité et le tuyau n" ou n2 , au compartiment 1 ou 2 du grand récipient g avec lequel ce tuyau est relié.
- Lorsque cette action se produit, le liquide contenu dans ce compartiment s’écoule, à travers la valve g’
- (non représentée fig. 3 et 4, voir fig. 16), qui se trouve à l’extrémité inférieure dudit compartiment et débouche à l’extérieur, jusque dans la cuve, ou bien il passe par la chambre g2 et le tuyau g‘^ et revient à la cuve d’où il avait été entraîné.
- Mais, lorsque le fluide s’échappe de l’un ou de l’autre des compartiments du récipient g, la valve d’échappement g' (non représentée fig. 3), qui se trouve à l’extrémité inférieure de chacun des compartiments se ferme et relient le liquide dans ledit compartiment.
- Du petit récipient m part un tuyau m3 pourvu, à son extrémité inférieure, d’une valve m1 s’ouvrant vers l’extérieur, qui débouche, et décharge le liquide qui peut se trouver dans le petit récipient m, dans une cuve convenable quelconque, lorsque l’éjecteur cesse de fonctionner et que la poignée de manœuvre/ et, par conséquent, tous les tiroirs sont dans leur position moyenne,.dans laquelle l’air peut passer à travers le tuyau d’échappement de l’éjecteur 1 dans le petit récipient m. Lorsqu’il existe un clapet de retenue dans le tuyau d’échappement V de l’éjecteur I, il est ou il peut être permis à l’air de passer dans la cavité du tiroir n (voir la coupe du tiroir, fig. 32), à travers un petit trou n6 qui vient, lorsque le tiroir est dans sa position moyenne, en regard d’un trou formé dans une plaque fixe n7 , sur le dos du tiroir n, lequel petit tro est couvert par ladite plaque n- , lorsque le tiroir n est dans l’une ou l’autre de ses positions extrêmes, la plaque n7 peut être appliquée sur le dos du tiroir par un ressort n8 assujetti à la plaque de recouvrement n® et elle est disposée pour être empêchée de se mouvoir avec les tiroirs n, comme cela estreprésenté fig. 32
- Lorsque la poignée j est dans la position 1, fig. 3, le
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- liquide, la vapeur, l’air ou le gaz seront entraînés de l’extérieur à l’intérieur des canettes ou de la matière, et passeront au compartiment 1 du grand récipient, et le liquide qui pourra se trouver dans le compartiment 2 s’en échappera pour retourner à la cuve à travers la valve g' qui se trouve à son extrémité inférieure, laquelle valve est semblable à g’, fig. 16. Lorsque la poignée/ est dans la position inverse, c’est-à-dire dans la position 2, fig. 3, le liquide, la vapeur, l’air ou le gaz seront entraînés de l’intérieur à l’extérieur des canettes ou de la matière en traitement et passeront dans l’autre compartiment 2 du grand récipient g en même temps que le liquide s’échappera du comparti -ment 1 et retournera à la cuve à travers l’autre valve g' de ce dernier compartiment. La vapeur, l’air ou le gaz ne sont admis aux canettes ou à la matière en traitement que lorsqu’on ouvre un robinet e6 qui les alimente lorsque cela est nécessaire, et dont la poignée peut être disposée pour être facilement reliée à la poignée/ ou séparée de celle-ci, par exemple, lorsque ladite poignée / est dans sa position moyenne, de telle sorte que, quand on amène la poignée/ dans l’une ou l’autre de ses positions extrêmes, le robinet de vapeur d’air ou de gax e6 s’ouvre par le même mouvement.
- La disposition de ce robinet à vapeur ou à air est décrite dans le premier des deux brevets susmentionnés.
- Au lieu que la machine ci-dessus décrite et représentée fig. 3 à 10, soit construite avec deux grands récipients ou un grand récipient unique g, divisé en deux compartiments, on pourrait la construire pour fonctionner avec un seul récipient g, en modifiant en conséquence les tiroirs de commande. Une machine ainsi disposée serait encore conforme à l'invention, mais, dans ce cas, il est évident qu’il y aurait une perte de temps, parce qu’après chaque entraînement de liquides dans une direction, à travers les matières en traitement, dans un récipient g unique ou dans un récipient ne comportant qu’un seul compartiment, il faudrait donner le temps au récipient de se vider, et au liquide le temps de retourner à la cuve, avant qu’un nouvel entraînement dans la direction opposée puisse être effectué, tandis qu’en employant deux récipients g ou un récipient g divisé en deux compartiments, l’un de ces réservoirs ou compartiments peut être rempli lorsque le liquide passe dans une direction, en même temps que l’autre récipient ou compartiment se vide et déverse la liqueur pour la renvoyer à la cuve.
- Les deux récipients à liquide g ou le récipient unique, divisé en deux compartiments, peut aussi être employé avantageusement dans des machines n’entraînant la liqueur à travers les matières en traitement que dans une seule direction (comme celles décrites dans les brevets antérieurs susmentionnés), bien que deux directions soient préférables pour obtenir le meilleur résultat, parce que, même alors, il y aurait économie de temps à savoir le temps nécessaire pour déverser le liquide du récipient g, cette vidange de l’un des récipients ou compartiments du récipient g s’effectuant pendant que le liquide pénétrerait dans l’autre récipient ou dans l’autre compartiment ou récipient g. Fig. 11, élévation latérale de la machine.
- Fig. 12, élévation en coupe en regardant du bout de la machine qui correspond à la chambre de traitement, ladite chambre étant supposée enlevée et la coupe étant prise à travers le passage ou conduit entre la chaleur de traitement et les récipients et à travers la cuve et le serpentin réchauffeur qu’elle contient; dans cette variante, la cuve est représentée sous la machine, mais elle pourrait être séparée de celle-ci.
- Fig. 13, plan de la machine.
- Fig. 14, élévation en coupe, à travers le tiroir con • trôlant le passage des fluides, entre les récipients et l’éjecteur.
- Fig. 15, coupe analogue à travers le tiroir contrôlant l’alimentation de vapeur à l’éjecteur et au grand récipient.
- La machine, représentée fig. 11 à 15, est destinée à entraîner les liquides de la ou des cuves Y dans une direction, dans le grand récipient g et à refouler ensuite le liquide du grand récipient g à travers les canettes ou la matière jusqu’à la cuve.
- On peut également faire passer de la vapeur, de l’air ou du gaz, ou une combinaison de ceux-ci à travers les canettes ou les matières traitées dans la ma chine, dans l’une ou l’autre direction.
- La chambre de traitement e est disposée comme cela est décrit dans les brevets antérieurs susmentionnés, avec cette différence que le couvercle à charnières e’ est disposé pour être maintenu abaissé par un anneau à charnière e? , comme dessus décrit, et qu’une plaque d'abaissement b est employée pour agir sur les bouts des broches des canettes, comme cela a été ci-dessus décrit ou comme cela sera ci-après décrit.
- Le grand récipient g forme un des compartiments; la valve formée à l’extrémité inférieure du grand réci-
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- pient g et s’ouvrant à l’extérieur, employée dans la disposition ordinaire, est supprimée et il existe un passage ou conduit unique f depuis la cavité formée au-dessous de la tablette a, dans la chambre de traitement e jusqu'au grand récipient g. Il existe également un passage partant de la cuve y et communiquant avec la chambre de traitement e, au-dessus de la tablette a, comme cela a été décrit dans les brevets antérieurs susmentionnés, mais les valves qui se trouvaient dans ces passages sont supprimées.
- La machine est ou peut être actionnée par un levier à mainj, pivoté sur la côté de la chambre de traitement c ; le bras de ce levier qui se trouve au-dessous de l’articulation j' dudit levier est relié à l’une des extrémités d’une tige j2 , dont l’autre bout est articulé à un levier coudé j2 pivoté sur le côté du grand récipient g et les tiroirs à vapeur et à air ou à fluide sont disposés et commandés depuis le levier coudé j3 comme dans la machine représentée fig. 3 à 10, aux exceptions suivantes près.
- Le tiroir à vapeur k travaille sur deux orifices 1 et 2, fig. 15, chaque orifice débouchant dans un passage distinct de la coquille.
- L’orifice d’échappement k^ de celle des chambres formées dans la coquille où débouche l’orifice 2 est relié par un tuyau k^ avec l'éjecteur l qui est placé sur le dessus du petit récipient m et débouche dans un tuyau r s’étendant jusqu’au serpentin réchauffeur f2 contenu dans la cuve y, comme ci-avant décrit, et comme cela a été décrit dans le second des brevets susmentionnés.
- (A suivre.)
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- PROCÉDÉ DE MERCERISAGE des fibres végétales évitant l'emploi d'appa reils de tension,
- Par M. Giovanni TAGLIANI, chimiste
- Pour empêcher le rétrécissement des tissus pendant le mercerisage, sans qu’il soit nécessaire de recourir à des machines spéciales pour la tension, l’inventeur a imaginé le procédé suivant : On applique sur l’une ou les deux faces du tissu à traiter, à l’aide d’un rouleau ou d’un autre dispositif équivalent, une solution alcaline mélangée ou non à des oxydes ou des sels d’oxydes métalliques, de façon à limiter le
- mercerisage aux faces seules du tissu, de cette façon le liquide ne pénètre pas dans le tissu et le rétrécissement de ce dernier est tout à fait évité.
- Il résulte de ce mode d’opérer une dépense minime en comparaison de celles exigées par les autres méthodes de mercerisage usitées; économie de matières colorantes, intensité plus accentuée de la nuance, voire même des effets nouveaux de teinture, sans que le tissu ne perde rien de ses dimensions primitives.
- DISPOSITIF POUR IMPRÉGNER blanchir, teindre, laver, rincer, turbiner et sécher dans un seul et même récipient les matières textiles.
- Par M. Heinrich Schirp
- Ce dispositif pour imprégner, blanchir, teindre, laver, rincer, turbiner et sécher dans un seul et même récipient les matières textiles, est caractérisé par une cuve verticale roulante, susceptible d’être fermée, munie par en dessous d’une chapelle pourvue de tubulures à brides et, à l’intérieur, d’un tambour de turbine reposant sur un vertical, tambour dont la partie centrale séparée par un tuyau perforé du reste de la capacité communique par un tuyau à boîte de bourrage avec la chapelle inférieure, tandis que le vertical, en vue de la rotation du tambour, peut être accouplé avec un arbre de commande en prolongement, de façon à permettre, le couvercle étant posé et serré sur la cuve, de mettre cette dernière, selon sa position, en communication avec une pompe d’une part et avec un bac à bain de teinture d’autre part, à seule fin de faire circuler le bain de teinture soit dans un sens soit dans l’autre suivant un parcours fermé sur lui-même, ou avec un extracteur pour refouler ou aspirer de l’air chaud ou froid à travers l’appareil, le centrifurge marchant ou étant en repos.
- (Reproduction interdite.)
- APPARENCES
- DE LA RÉCOLTE DE L'INDIGO
- au Bengale en 1899-1900
- Les prévisions suivantes, communiquées par le Consul de Belgique à Calcutta, se rapportent aux vingt et un districts dans lesquels l’indigo est cultivé. Les districts où cette culture est le plus pratiquée dans le Bengale, sont les cinq districts du nord du
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- Bihar, et les districts de Purnea, Malda, Nadia et Murshibadad dans le bas Bengale.
- Superficie cultivée. — En 1899, il a été ensemencé 437.400 acres, contre 478.100 acres en 1898. La diminution importante de 14 p, c. est due au déclin de l’industrie de l’indigo dans les principaux centres : Midnapore, Nadia, Murshibadad et Rajshahi, où plusieurs factoreries ont cessé le travail.
- Rendement. — Bhagalfour, qui donnera 90 p. c. de la moyenne, est le seul district important où la récolte dépassera 75 p. c. d’une récolte normale.
- Le rendement moyen des districts de Champaran, Muraffarpour et Darbhanga, dans lesquels les plantations atteignent 255.000 acres, ne sera que de 57 p. c.
- Il est probable que le rendement moyen pour le Bengale et le Bihar ne sera pas supérieur à 60 p. c., soit environ 15.000 maunds dans le bas Bengale et 50.000 maunds dans le Bihar.
- PROCÉDÉ DE BLA par le peroxyde de Sodium
- Il est un fait incontestable dans les procédés de blanchiment connus, c’est qu’il intervient, dans le traitement des fibres textiles, des substances susceptibles défaire sentir une action oxydante, suivant les différentes influences.
- On constate, d’après le mode opératoire appliqué, les phénomènes de décoloration qui constituent la base de l’industrie du blanchiment.
- La considération de l’oxydation a été le précurseur de l’emploi d’un véhicule d’oxygène en solution : l’eau oxygénée, qui a montré, par des résultats probants, son intervention efficace pour blanchir les textiles, en particulier, la laine et la soie.
- Les expériences de M. Kœchlin ont prouvé le bien fondé de cette méthode de blanchiment, et la pratique industrielle est venue les confirmer.
- Pourquoi l’eau oxygénée n’est-elle pas devenue alors le principal blanchissant en usage?
- Une raison qui prime les autres, c’est le coût de la matière première : l’eau oxygénée, qui entraîne un p"x trop élevé du traitement.
- Produire de l’eau oxygénée à bon compte, c’était résoudre la question, mais pour cela, il fallait laisser en arrière la fabrication classique par le bioxyde de baryum et se servir d'un autre corps ; c’est par ces con
- ceptions qu’on s’est tourné vers le peroxyde de sodium.
- Ce corps qui a pour formule Na? O? , s’obtient en oxydant, dans un récipient en fer chauffé vers 500 , du sodium par un courant d’oxygène.
- Au contact de l’eau, le peroxyde de sodium fournit de l’eau oxygénée, suivant la réaction.
- Na? O? + 2H2 O — 2NaOH + H? O?
- Cette réaction permet de constater qu’une molécule de peroxyde de sodium, pesant 78, produit une molécule d’eau oxygénée pesant 34, et constituée par un apport de 10 d’oxygène provenant du peroxyde de sodium lui-même.
- Il résulte de cette observation, en admettant la formule Na? O? pour le peroxyde de sodium, qu’il cède à l’eau, un poids d’oxygène égal à 20,5 % de son poids total.
- Nous avons donc bien un véritable générateur d’eau oxygénée, et la matière première, sous des apparences de prix élevé établi sur 500 kilogs à 3 fr. 75 le kilog., est économique, et comparé à l’eau oxygénée le peroxyde de sodium procure, commercialement parlant, une eau oxygénée 13 fois plus concentrée que celle à 12 volumes.
- On était tenté de croire, qu’après de pareilles constatations, connaissant les effets réels de l’eau oxygénée, et du peroxyde de sodium par conséquent, et de plus le point de vue économique, et peroxyde de sodium prendrait la place qui devrait lui être réservée dans le blanchiment.
- Quels sont les motifs d’une pareille désertion vis-à-vis de ce produit d’avenir?
- lo Un esprit de routine dans lequel sont ancrés certains contremaîtres, et même des propriétaires d’usines, qui rejettent sur des préjugés toute chose nouvelle.
- Nous n’insisterons pas sur ce point.
- 20 Des essais effectués avec ce procédé n’ont pas toujours fourni les résultats qui devaient être obtenus.
- Certes, le procédé au peroxyde de sodium est excellent et économique, mais il est souvent appliqué d’une façon défectueuse avec un manque de connaissance absolu, voilà la cause des mécomptes.
- Voulant nous fixer à cet égard, nous avons entrepris une série d’essais sur ce procédé et constaté, que pour obtenir des résultats favorables, il faut observer certaines règles indispensables, et nous sommes heureux d’être en communauté d’idées avec MM. Konigswarter
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- et Ebell, les préconisateurs par excellence du peroxyde de sodium.
- Les solutions de peroxyde de sodium se comportent d’une façon analogue à l’eau oxygénée; aussi, les phénomènes provoqués par le concours de la chaleur, de l’alcalinité, se reproduisent-ils dans les deux cas.
- En conséquence, il est un point des plus importants à observer, c’est que l’alcalinité d’une part, et la chaleur de l’autre, favorisent le dégagement d’oxygène et par conséquent, l’action blanchissante.
- Il faudra donc, si l’on veut avoir de bons résultats, se tenir dans une alcalinité très faible, de cette façon on ne sera pas exposé à avoir un dégagement trop précipité de gaz, qui n'aurait pas le temps matériel de réagir sur la masse à blanchir, et qui, par conséquent entraînerait une perte de réactif.
- La chaleur, facilitant le même dégagement de gaz et par conséquent l’activité blanchissante, plus un bain sera chaud, moins il devra être alcalin.
- En faisant d’abord quelques essais sur une petite quantité de matière, on pourra fixer facilement dans la pratique, le degré d’alcalinité que doit posséder le bain, et la température à laquelle il faut le porter pourobtenir les résultats les meilleurs ; c’est le moyen le plus sûr pour opérer dans de bonnes conditions.
- En considérant la réaction de dissolution du peroxyde de sodium dans l’eau
- Na? 02 +2H2 0=2NaOH+H2 02
- nous voyons que dans le second nombre de l’équation il se forme de la soude ; nous sommes donc en présence d’une alcalinité, et l’action blanchissante peut se produire.
- Cette alcalinité est malheureusement trop forte, et le dégagement du gaz trop rapide; aussi faut-il éviter l’influence de la soude caustique qui prend naissance pendant la dissolution du peroxyde de sodium ; de plus, les fibres peuvent être altérées par cette causticité.
- Il est donc de toute nécessité, de neutraliser tout d’abord cette trop grande alcalinité, et de rendre ensuite le bain faiblement alcalin par de l’ammoniaque.
- Le papier de tournesol, dans ces opérations est un auxiliaire précieux pour déterminer la nature alcaline ou acide du bain.
- On se sert surtout, dans le blanchiment des textiles, de bains ayant pour base l’acide sulfurique et le sulfate de magnésium.
- Deux bains à l’acide sulfurique produisent particulièrement de bons résultats :
- 1° Bain à l'acide sulfurique et au phosphate d’am monium, — On verse, dans 98 litres d’eau, 800 grammes d’acide sulfurique à 66 Bé puis, on dissout 300 grammes de phosphate d’ammonium ; enfin, on ajoute 350 grammes de peroxyde de sodium.
- 2° Bain à l’acide sulfurique. — 100 litres d’eau froide, on verse 1 k. 35 d’acide sulfurique à 66° Bé, et on dissout dans cette eau acidulée 1 k. de peroxyde de sodium.
- Si le bain présente une acidité, on le rendra légèrement alcalin par un peu d’ammoniaque.
- 3° Bain au sulfate de magnésium. — Le bain au sulfate de magnésium se conduit avec facilité, et lorsqu’on observe bien les précautions, on obtient les meilleurs effets dans le blanchiment. Comme pour le traitement à l’eau oxygénée, les composés de magnésium jouent un rôle des plus favorables dans le blanchiment au peroxyde de sodium et nous le préférons à l’oxyde de zinc.
- Le bain au sulfate de magnésium, préparé delà façon suivante, est celui qui nous a donné les résultats les plus satisfaisants.
- On commence par dissoudre 3 k. de sulfate de magnésium dans 95 litres d’eau, puis on ajoute I kilo de peroxyde de sodium.
- Ainsi obtenu, le bain a une réaction alcaline assez forte, aussi est-il bon de la neutraliser en partie en ajoutant un peu d’acide sulfurique.
- Remarque. — Avant l’emploi d’un bain de blanchiment au peroxyde de sodium, quel qu’il soit, il faut toujours constater la nature alcaline ou acide du bain par le papier de tournesol, et ajouter au bain, s’il est trop alcalin : de l’acide sulfurique, et s’il est trop acide, de l’ammoniaque, ou mieux encore pour les deux derniers bains : de la magnésie.
- Les bains de blanchiment ne peuvent pas être em-I ployés dans des récipients susceptibles d’être oxydés ’ par le peroxyde de sodium en solution ; c’est pourquoi, on doit rejeter l’usage du fer, mais on peut se servir de récipients en bois, de terrecuite ou émaillés.
- On ne doit introduire les textiles dans les cuves de blanchiment, qu’une fois bien dégraissés et nettoyés par les méthodes connues, et enfin il faut recouvrir complètement les fibres par le bain blanchissant.
- Pour obtenir une opération régulière, il est bon de l remuer de temps en temps, afin que l’action du gaz
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- naissant se répartisse uniformément sur la masse en traitement.
- Suivant la masse à traiter, sa nature, et l’effet qu’on désire obtenir, l’opération durera plus ou moins de temps, aussi la méthode d’observation dans le travail est-elle des plus précieuses.
- Nous avons résumé cependant, dans le tableau suivant, la moyenne des conditions du travail dans le blanchiment.
- Nature | de la matière à traiter
- Force du bain en peroxyde de sodium pour cent
- Température du bain blanchissant
- Durée du traitement en heures
- Coton... 1 20° à 40°
- Toile.... 1 40° à 50°
- Laine ... 2 à 3 500
- Soie 4 à 6 800
- Paille ... 1 30 à 400
- 1° 30 à 40°
- Cire 2 à 3 1 puis 2° point de
- fusion
- —a W 2 Poids du peroxyde . . . de sodium
- PP: | employé pour 100
- 0 ot W de matière
- à traiter
- parés, peuvent se conserver; il suffit simplement de les acidifier légèrement par de l’acide sulfurique ; pour s’en servir, on leur rend une faible alcalinité.
- Relativement au peroxyde de sodium lui-même, ce corps doit être couservé dans des boîtes bien fermées afin d’éviter l’action de l’air et, par suite, une hydratation et une carbonatation qui entraînent des pertes de réactif.
- Par cette étude, nous croyons avoir concouru à atteindre le but que nous nous proposions : montrer le parti que l’on peut tirer du peroxyde de sodium dans le blanchiment et donner les indications qui nous paraissent les plus rationnelles sur son emploi.
- H. DE la Coux, ingénieur chimiste. (Reçue de chimie industrielle.)
- L’obtention des bains au pourcentage voulu se fera, en conservant, pour les différentes substances constitutives du bain, les mêmes proportions que nous avons formulées dans les préparations précédentes.
- Les bains, après avoir servi, peuvent être utilisés de nouveau, car ils ne sont pas complètement épuisés ; on les renforce alors en peroxyde de sodium, en ajoutant la moitié du poids de peroxyde de sodium qui rentre dans la composition du bain et les autres produits d’une façon proportionnelle. Nous aimons mieux, cependant, nous servir du bain épuisé, tel qu’il est, comme premier bain de blanchiment et après, faire agir un bain neuf ; en pratiquant ainsi, l’opération blanchissante est alors conduite par graduation.
- Ces observations demandent aussi le constat du degré d’alcalinité.
- Après le blanchiment, les pièces sont pas-ées dans un bain d’acide sulfurique à 0,40 % pendant 1/4 d’heure, puis lavées à grande eau jusqu’à ce que les fibres ne contiennent plus d’acide.
- A la place de l’acide sulfurique, on peut employer des acides organiques tels que : l’acide tartrique, oxalique, acétique. L’acide oxalique et tartrique sont surtout employés pour la paille, et l’acide acétique, plus particulièrement pour la laine.
- Les bains au peroxyde de sodium, une fois pré-
- l’industrie
- des matières colorantes en Allemagne
- L’industrie des matières colorantes tirées des gou-drone de houille, après avoir pris naissance en France, s’est exportée en Allemagne, où elle a pris un développement inouï. Le gouvernement allemand vient de publier une statistique de ces diverses industries.
- Actuellement, il exista dans l’Empire allemand, vingt cinq fabriques d’aniline et de couleurs d’aniline, et quarante huit établissements qui s’occupent de ces produits en même temps que des autres dérivés de la distillation du goudron de houille, acide picrique, acide phéniqne, etc. Ces industries sont loin de se contenter d’alimenter le marché intérieur ; l’exportation allemande de ces matières colorantes estciq fois supérieure à celles des autres pays réunis.
- En 1883, on exportait un peu plus de 4 millions de kilogr. d'alizarine, 600,000 kil. d’aniline(huiles et sels), et un peu moins de 4 millions de couleur d’aniline et autres couleurs provenant du goudron
- En 1898,les chiffres respectifs ont atteint9,300,000k. 12,360,000 kil. et 19 712,000 kil., c’est à dire que, en quinze années, l’exportation de l’alizarine a plus que doublé, celle de l’huile et des sels d’aniline est deve-nue dix fois plus importante, enfin celle des matières colorantes proprement dites a quintuplé.
- Ce sont surtout les Indes, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui prennent l’alizarine ; pour l’huile et les sels, les meilleurs clients sont les Etats-Unis, la Russie, la Suisse et la France ; les colorants vont
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- principalement dans la Confédération, en Angleterre, en Autriche et en Chine.
- Il faut d’ailleurs reconnaître que l’industrie allemande a fait porter son développement sur tous les produits chimiques ; nos industriels français sont loin de suivre cette voie avec la même ardeur et le même succès.
- LA TEINTURE DES TISSUS MI-LAINE
- Nous avons reçu de la Manufacture lyonnaise quelques échantillons, en nuances diverses, sur un nouveau genre de tissus mi-laine, qui a pris, depuis quelque temps, une importance particulière dans l’industrie des tissus comme imitation des tissus crépon tout laine.
- On ne faisait autrefois cet article qu’avec du coton teint d’avance, mais comme on préfère maintenant la teinture en un seul bain, les échantillons que nous avons sous les yeux ne représentent que des nuances faites sur tissus blancs.
- L’effet du crépon s’obtient en traitant les tissus mi laine avec de la soude caustique; ce traitement s’effectue d’une façon très simple et il donne des résultats très réguliers, à la condition qu’on ait soin de refroidir convenablement le bain de soude caustique servant au mercerisage.
- Dans la plupart des cas, le mercerisage se fait avant teinture, mais comme un grand nombre de couleurs diamines supportent sans inconvénient un traitement à la soude caustique, on mercerise souvent aussi après teinture, surtout pour les genres classiques (noirs et bleus).
- Voici, du reste, la marche à suivre :
- On emploie pour le mercerisage une lessive caustique titrant de 15 à 30° et refroidie à 5—10° C. au moyen d’un réfrigérant approprié. Le tissu, après avoir subi les différentes opérations préparatoires habituelles, et avant d’être complètement sec, est passé dans cette lessive caustique sur une cuve à roulettes munie de rouleaux-exprimeurs.
- La durée du passage peut varier de 1 à 3 minutes suivant les dimensions de la cuve employée etla concentration plus ou moins grande du bain.
- Après le mercerisage on passe le tissu immédiatement, sans le rincer, à froid dans un bain concentre d’acide chlorhydrique ou sulfurique, on le manipule
- bien dans ce bain, puis on rince sur plusieurs eaux et on neutralise encore avec de l’ammoniaque, s’il y a lieu.
- Le bain d’acide doit encore être fortement acide après le passage des pièces.
- Comme nous le disons plus haut, le mercerisage se fait généralement avant teinture, mais on peut également merceriser après teinture dans les cas où, pour-des raisons de fabrication, on donnerait la préférence à cette façon de procéder, comme par exemple pour les noirs et les nuances classiques, qui se font par quantités importantes.
- Les Couleurs Diamine suivantes, qui supportent également le mercerisage après teinture, sont particulièrement intéressantes pour cette application :
- Thioflavine S. brev. s. g d. g.
- Jaune d’or Diamine, » Jaune solide Diamine A, » Janne solide Diamine B Orangé Diamine G, • » Orangé Diamine D N, »
- Rose Diamine B D, »
- Ecarlate Diamine B, » Rouge Diamine 5B, »
- Rouge solide Diamine F, » Bordeaux Diamine F, »
- Violet Diamine N, »
- Bleu pur Diamine, »
- Bleu pur Diamine FF, »
- Bleu brillant Diamine G, »
- Bleu acier Diamine L, »
- Bleu Diaminéral R, »
- Vert Diamine B, »
- Brun Diamine M, »
- Brun Diamine 3 G, »
- Catéchine Diamine G, »
- Catéchine Diamine B, »
- Bronze Diamine G, »
- Bleu noir Diamine B, »
- Noir Diamine R O, »
- Noir Diamine B H, »
- Noir Diamine ML, »
- Noir Oxy-Diamine BM, »
- Noir Oxy - Diamine D, »
- Noir mi-laine S, » Noir mi-laine B G, »
- Diaminogène extra, »
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- LE MONITEUR DELA TEINTURE
- Comme colorants pour laine pouvant s’employer soit en bain acide, soit pour le nuançage en bain neutre, nous recommandons les suivants :
- Jaune acide C
- Orangé G G
- Orangé ENZ
- Orangé IV
- Ponceau en crist. 6 R., brev. s. g. d. g.
- Cochenille brillante 2 R
- Rhodamine B
- Eosine J J F
- Lanafuchsine S G
- Rouge rubis A
- Orseille brillante C, brev. s. g. d. g.
- Violet Formyl S 4 B, »
- Violet Formyl 10 B, »
- Cyanol extra, »
- Cyanol N S, »
- Vert acide solide B N, «
- Vert acide J J extra conc.
- Bleu Lanacyl B B, brev. s. g. d. g.
- Violet Lanacyl B, »
- Bleu marine Lanacyl B, »
- Noir Naphtol 3 B, »
- Noir Naphtylamine 4 B »
- Noir Naphtylamine S, »
- La teinture des tissus mercerisés au préalable s’effectue delà façon habituelle en bain neutre, mais on peut réduire de moitié la quantité de sulfate de soude à employer de sorte que 10 gr. de sulfate de soude calc. par litre suffisent.
- Il faut faire bouillir un peu plus longtemps que d’habitude, le coton mercerisé ayant pour les colorants une plus grande affinité que la laine.
- Pour les doubles teintes on commence par teindre la laine avec addition de 10 0/0 de bisulfate de soude, puis on remonte le coton sur un nouveau bain aussi court que possible, chauffé à 30 C. et additionné de 20 gr. sulfate de soude et 1/2 gr. carbonate de soude par litre.
- Pour les échantillons avec fond de coton noir par contre on teint d’abord le coton à 40° C. avec addition de 20 gr. sulfate de soude et 1 gr. carbonate de soude par litre de bain, puis on rince, on diazote de la façon habituelle et on développe en Diamine ; la laine est remontée ensuite en bain acide.
- Pour les tissus mercerisés après teinture on teint 5
- de la façon habituelle avec addition de 20 gr. sulfate de soude par litre de bain, on rince, on essore convenablement et on mercerise.
- Fabrication de l’indigo artificiel en Allemagne {Suite)
- Il suffit à l’alizarine d’une période de dix ans pour remporter une victoire complète sur la garance.
- La France qui était le pays principal de la production de la garance et qui en 1868 en exportait pour 31 millions de francs voyait en 1876, cette exportation tomber à 4,600,000 fr., ainsi que la disparition presque complète de la culture de cette plante.
- L’Allemagne entre aujourd’hui pour les 7/8 dans]la fabrication de l’alizarine et l’Angleterre pour 1/8.
- Un kilogramme de cette matière colorante dont le prix en pain revenait entre 13 et 14 marks en 1870, ne coûtait plus en 1890, qu’un mark. 60. Il est possible que l’indigo artificiel mette un peu plus de temps pour soutenir la lutte contre les cultivateurs de l’indigotier par suite des mesures prises par ces derniers pour rendre la concurrence plus difficile, mais on est généralement convaincu qu’ils ne pourront que retarder leur défaite.
- L’emploi de l’indigo comme matière colorante est connu depuis la plus haute antiquité et il y a plusieurs milliers d’années qu’il a été cultivé dans les Indes dont il a tiré san nom.
- Les intéressantes recherches de Thompson ont révélé qu'indubitablement certaines bandelettes dont les momies égyptiennes étaient entourées avaient été colorées au moyen de l’indigo.
- Les Grecs elles Romains le connaissaient également. Pline le Jeune en a parlé dans son 35e livre d’histoire naturelle et les chimistes arabes le connaissaient sous le nom de bleu du Nil. On l’avait longtemps considéré, dit la Gazette de Francfort (n° du 18 octobre 1899) comme un produit minéral et on l’appelait pierre indienne.
- Vers la fin du Moyen Age et plus particulièrement vers le commencement du xvie siècle, ce produit fit son apparition en Europe, et il se heurta à la résistance des cultivateurs des autres plantes colorantes qui firent appel à la protection des gouvernements.
- Un édit du Saint-Empire à la date de 1577, défendit
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- en Allemagne l’emploi de cette matière « dévorante et corrosive connue sous le nom de couleur du Diable (Teuffels Farbe) sous peine de la perte des biens et de l’honneur ».
- En France même, sous Henri IV, une loi fut faite aux termes de laquelle étaient « condamnés à mort caux qui emploieraient cette drogue et nourriture du diable », et c’est seulement depuis 1737 que les teinturiers français ont pu employer librement l’indigo. D’autre part il est à remarquer qu’une loi anglaise défendant également en Angleterre l’emploi de l’indigo n’a jamais été formellement abolie.
- Pour comprendre ces lois restrictives contre l’indigo, il faut se rappeler que la plante isatis tinetoria de la famille des crucifères était employée surtout en Allemagne et en France comme la plante la plus colorante. Sa culture était surtout développée en Thuringe et était considérée comme une des ressources les plus importantes de ce pays. Malgré toutes ces mesures de prohibition la plante européenne dut céder le pas à l'indigo et aujourd’hui sa culture est devenue presque insignifiante.
- L’emploi de l’indigo naturel en Allemagne était de 1888 à 1897, d’environ un million de kilog. par an, ayant une valeur d’environ 10 millions de marks.
- Dans la fabrication de l’indigo artificiel que l’on appelle aussi indigo synthétique, on est parvenu à obtenir 97 % de poudre utilisable, tandis que les préparations de l’indigo naturel n’ont jamais produit qu’un rendement variant de 20 à 80 0/0.
- Des spécialistes affirment que le produit artificie est bien plus pur, absolument uniforme, et pour ses résultats, au moins égal à celui des premières mar ques de l’indigo naturel. Quant à la question de savoir si l’on pourrait arriver à une amélioration supérieure de l’indigo naturel par la culture soignée des microbes servant à la fermentation de l'indigotine, il paraît que c est particulièrement en France que l’on s’est occupé de ce progrès (1). C’est de ce côté qu’il faudrait cher-
- Ci) Il a été établi par M. Bréaudat, pharmacien aide major à Saïgon : 1° Que dans la fermentation in-digotique de Visatis alpina les microorganismes ne jouent aucun rôle utile ;
- 2° Que cette plante contient une diastase hydratante et une oxydase ; qu’en présence de l’eau, la pre-mière dédouble la glucoside de la plante appelée l'in-dican, en indigo blanc et en glucose (indiglucine) et que la deuxième oxyde l’indigo blanc, et le transforme
- cher des renseignements, m’a-t-on dit en Allemagne L’on affirme à l’encontre que la production facile de l’indigo artificiel a encore cet avantage de permettre l’emploi d’une façon rationnelle des déchets, à l’aide desquels on obtient des tons plus uniformes surtout dans les nuances claires.
- Les teinturiers préfèrent, paraît-il l’indigo synthé-thique parce qu’ils peuvent compter davantage sur sa pureté et que la forme en pâte leur est très pratique et supprime la pénible opération du broyage.
- La pâte à 20 0/0 coûtait, il y a quelque temps de 2.70 à 2.90 marks le kilog. Son poids actuel est de 3 à 3.5 marks.
- Il paraît que les fabricants ne peuvent pas en fournir assez pour les besoins de leur clientèle.
- Les procédés de fabrication ne sont point dans le domaine public et, par conséquent, l’on se livre à certaines conjectures plus ou moins proches de la formule véritable.
- {A suivre).
- VARIÉTÉ
- L’APPLICATION DE LA LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL EN AUTRICHE
- (Les documents que nous publions ci-dessous sont dus à l’obligeance de M. Freund Deschamps, l’industriel bien connu.)
- Règlement ouvrier d’unemaison de blanchiment, teinturerie et apprêt. — Floridsdorf
- En vigueur à partir du 1er décembre 1898
- § 1. — Admission
- L’admission ne peut avoir lieu que par la direcion de la fabrique contre la remise du livret d’ouvrier prescrit par la loi, qui reste déposé dans les bureaux de la fabrique jusqu’au départ dudit ouvrier et est restitué à celui-ci lors de la résiliation de son engagement, moment auquel ce dernier doit confirmer la restitution à lui faite du livret et autres documents
- en indigo bleu (indigotine sous l’influence des bases (potasse, soude, chaux et carbonates alcalins).
- Les autres plantes à indigo indigofera anil, indigo • fera dosna se comportent de la même façon.
- M. Molish (de Prague) a confirmé ces résultats. _ (N. D. L. R.).
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- II devra être délivré un accusé de réception du livret déposé et de toutes autres pièces.
- Les enfants et les apprentis au-dessous de 14 ans en sont pas reçus dans la fabrique.
- § 2. — Emploi des ouvriers
- On emploiera aux travaux de blanchiment, teinturerie, apprêt, des ouvriers et des ouvrières, des contremaîtres, des teinturiers, blanchisseurs, aides-ouvriers et journaliers.
- Les femmes et les jeunes ouvriers ne seront employés qu’à des travaux plus faciles, en rapport avec leur force physique, à savoir comme aides-servants ou pour l'ar-langement de la marchandise.
- Les femmes en couches ne seront autorisées à reprendre le travail que quatre semaines après leur délivrance.
- § 3. — Enseignement scolaire pour les jeunes ouvriers
- Il sera accordé aux ouvriers, jusqu’à l’âge de 18 ans accomplis, le temps nécessaire pour fréquenter les écoles industrielles du soir et les écoles du dimanche et un contremaître désigné à cet effet s’assurera si ces ouvriers se rendent bien à l’école.
- § 4. — Durée du travail
- La durée normale de la journée de travail, dimanche et fêles exceptés, est de 10 heures, de 7 heures du matin jusqu’à midi et de 1 heure de l’après-midi jusqu’à 6 heures du soir.
- Le signal de l’ouverture et de la clôture du travail sera donné par le sifflet de la vapeur.
- Chaque ouvrier est obligé d’observer ponctuellement la durée du travail. Il n’est pas permis de s’absenter aux heures de travail, sans des motifs justifiés ou sans autorisation préalablement obtenue, et cette absence sera punie conformément an § 10 de ce règlement ouvrier.
- Les dimanches il ne sera fait, dans les locaux de la fabrique et aux appareils, que les travaux de nettoyage et d’entretien dont dépend la marche régulière de l’exploitation ou sans danger pour la vie et la santé des ouvriers.
- En ce qui concerne ces travaux, ainsi que les autres travaux autorisés par le § 1 article 3 de la loi du 16 janvier 1895, Bulletin des Lois de l’Empire, numéro 21, il sera tenu un registre où seront inscrits, pour chaque dimanche, les noms des ouvriers employés, la durée et la nature de leurs occupations, ainsi que le genre de travaux exécutés.
- Si les travaux durent plus longtemps que trois heures, il sera accordé aux ouvriers y occupés un temps de rapos d’au moins 24 heures le dimanche suivant.
- § 5. — Salaires et paie
- La semaine de travail et la semaine de salaires commencent le jeudi et finissent le mercredi; le paiement a lieu à la clôture du travail le samedi, ou si ce dernier jour est un jour de fête, le précédent jour ouvrable et chaque ouvrier est tenu de se présenter personnellement pour toucher la paie. Tous les ouvriers Iqui quittent la fabrique volontairement ou sont congédiés reçoivent, en outre des pièces, le montant entier de leur salaire qui, à leur départ, leur est immédiate-ment versé. Toutes réclamations pouvant survenir à l’égard de l’exactitude de la somme doivent avoir lieu sur le champ et, plus tard, on n’y aurait pas égard. Pour les autres réclama- tions, il est accordé un délai de quatre jours.
- Les travaux qui seront exécutés à forfait ne seront payés qu’au taux fixé et notifié par avance à l’ouvrier, pourvu que ces travaux aient été complètement et définitivement exécutés pour l’époque convenue.
- § 6. — Entretien des machines et des outils
- Tout ouvrier a le devoir de tenir en bon état et proprement les machines et les outils qui lui sont confiés et devra dénoncer immédiatement à son chef tout ce qui sera détérioré et tout ce qui aura besoin de réparations.
- L’ouvrier qui, intentionnellement ou par négligence | constatée, sera coupable d'avoir détérioré des machines, des outils, des marchandises, des matériaux ou des bâ iments, pourra être tenu à la réparation desdommages ainsi causés. Les ouvriers auxquels, au commencement du travail, des outils auront été remis pour rester en leur possession jusqu’à ce qu’ils soient retirés, seront tenus de les remplacer dans le cas de perte accidentelle.
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- Les tableaux A et B annexés au décret du 7 juillet 1897, relatif aux sels destinés à l’industrie, sont complétés ainsi qu’il suit :
- Tableau A
- Fabricants d’eau de Javel :
- 2° 5 p. 100 de carbonate neutre de’ soude anhydre
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- en poudre, intimement mélangé avec des sels en petits cristaux (1).
- Fabrication de l’acide chlorhydrique et des cristaux de soude :
- Mélange de sel neuf avec 10 p. 100 de bisulfate, résidu de la préparation de l’acide azotique. Les opérations ont lieu en présence du service.
- (L’emploi de ce procédé est autorisé pour suppléer à l’insuffisance éventuelle des disponibilités de sels impurs, à provenir des fabriques d’iode, lesquels pourront être mis en œuvre sans dénaturation préalable.)
- (1 ) Par extension du régime admis en faveur des savonniers, les fabricants d’eau de Javel, dont les établissements sont soumis à l’exercice permanent des employés, peuvent se faire expédier des sels dénaturés par ce procédé, aux lieux de production (salines et marais salants) ou dans les entrepô's réels des douanes. A l’arrivée, les sels dénaturés seront ainsi pris en charge par le service intéressé. Leur transport sera effectué en sacs plombés, et sous la garantie d’un acquit-à-caution.
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- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo.' Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris, Grand choix d'essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-"hone). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- -ez.Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles j. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) «unes pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- j Huiles pour graissage
- —amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- . Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
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- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
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- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
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- ILE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Bois de teinture.
- On cotA :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- Ire qualité...
- • 2c qualité .. .
- 3e qualité....
- • Sisal, Yucatan... Honduras...........
- ...................
- • Haïti Gap...
- - Aquim...........
- St-Marc ..... . Gonaïves ........ Fort-Liberté,,... P.-de-Paix .....
- - Miragoane...... o Saint-Domingo... Martin, et Guadel. Jamaïque. ..........
- Cuba et St-Yago .. Manzanillo...... Tuspan.......... ................
- Campèche.......... Carmen............ Tampico........... Porto-Plata.......
- Haïti..............
- Jamaïque...........
- Barcel et P. Cab...
- Rio Hacha..........
- Carth. et Savan...
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- à
- »
- Maracaïbo Fustet. ...
- Tatajuba..
- Bahia .. .
- Corint o...
- Amapaia..
- 100 k.
- ..50 k.
- e ad
- Rouge Brésil Bahia.........
- » Calliatour... 100 k.
- Lima......
- Ste-Marthe. Brési’let. .. Sandal.... Sapan ....
- 50kil.
- 100 k.
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- Quebracho.. 1009 k.
- 90
- « Pernamb 50 k 16 .. 18 ..
- Caehou Brun luisant, en sac 50 k. N ..
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb ... • • e e
- » pressé... 20 .. 21 ..
- Coehenille On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille 1 60 2 ..
- Ténériffe grise.. 1 50 1 80
- Curcuma Bengale 50 kilos. 22 50 25 ..
- Java, Mad,, Pond.. «... M .. .. .c
- Dividivi On cote les 50 kil 10 . 18 ..
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.
- » fin viol, et pourpre..
- » beau viol, et dito...
- » bon violet.........
- » moyen violet......... » bon violet rouge....
- » bon moy. v. roug...
- « fin rouge..........
- » bon dito..........
- » bon à fin cuiv.....
- » cuiv. ord. et bas..
- Java.....................
- Kurpah...................
- Madras . ............... Manille................. Caraque .... ;.......... Guatemala flor..........
- • sobré.........
- » bon à fin cor....
- » cor. ord. à bas.
- N -Gren fin et surfin..1/2 k » bon à beau........
- • ord. et moyen.....
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ...
- Cap-Vert ..............1
- Mers du Sud............I
- Madagascar.............1
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé..... » gros effilé............
- Rocou.
- . 7 57 8 75
- . 7 50 7 25
- . 6 75 7 ..
- . 6 25 6 ..
- 4 57 5 ..
- 5 75 5 50
- . 5 .. 5 25
- . 5 75 6 ..
- . 4 50 5 ..
- . 4 .. 4 75
- 3 25 3 57
- . . M . . •
- . 2 50 5 ..
- . 2 . 4 50
- 2 .. 3 50
- 2 50 4 50
- . 5 25 .6 .
- . 4 .. 5 ..
- 4 .. 5 ..
- 2 50 3 50
- . 6 .. 6 50
- 4 50 5 50
- . 2 50 ME 3 50
- M .. .. 7 50 • e > » à 8 50
- 6 .. 7 ..
- . .0 35 à .0 40
- Damar Singapore........
- » Batavia.............. Sandaraque............. Gambier................ Galles vertes et noires..
- 155
- 160
- 36
- 130
- 150
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme : Madras, bon moyen assez
- tendre. ................. F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire.......... 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon
- violet et violet r...... , 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen
- ordinaire...................... 250 325
- Sumac en feuilles.........F. 18 .. 0/0 k. — en poudres...... F. 20 .. »
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. M .. 010 k. sous papier, F. M .. 070 k. » bon marchand en pains F. M .. »
- • » » en boules. M .. »
- » raffiné en pouare sec. , F. M .. »
- Produit* chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Antilles.....1/2 kil
- Cayenne.............. M •• •
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique............... 250 .. à........
- Alun raffiné ................ 13 .. à 15 -
- (acq.).......... 15 .. 16 ..
- Acide muriatique.... 20 d 9 50 ...
- — nitrique..... 36 33 . ...
- — — .......... 40 41 .. ... ..
- — sulfurique..... 66 9 50 ...
- — 50 7 50. . ..
- Carbonate de soudede 90/92, en sacs à rendre, marchés 12 25 ...
- Disponible............ '.... 12 75 .. . «
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34................
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs marchés.................... 17 50 .. ..
- Disponible................... 18 50 .. ..
- Cristaux de soude en sacs de 100 kil. marchés......... 8 25 ....
- Disponible.................... 8 75 .. ..
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques de 700 kil. marchés. ... 18 25 ....
- Disponible................... 19.............
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 ....
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 ....
- Bois de : Campèche Laguna.......... 18 ..
- » Martinique............. 10 .. 12
- » Jaune Carmen. M ..
- » » Maracaïbo M ..
- Cannelle de Chine....... 120 ..
- — de Ceylande n-000 à 4 252 350
- Cochenilles : Grises.................... 210.........
- Argentées............... 220 .. ...
- Zacatilles.............. 215.........
- Noires ordinaires....... 200 ........
- » supérieures........... 220 ........
- Crème de tartre........... 170.........
- Curcuma Bengale......... 60 ..
- Dividivi.................... M .. .,
- Gommes :
- Arabique....;........ 170 . 180 ..
- Aden.................... 100 .. 130 ..
- Soude caustique 110/115, en tambours de 300 k.marchés 29 25 .. ..
- Disponible :............... 29 75 .. . .
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. plaquettes.................... 39..........
- Soude douce 33 degrés, en vrac.......................... 4 50 .. « •
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 ...
- Silicate de soude........... 25............
- Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de 500 kil.................... 10...........
- Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. 19 . ....
- Chlorate de baryte en fûts de
- 100 kil......................190...........
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0, en sacs, consommation... 65 .. .. . •
- Entrepôt.................... 60............
- Sulfate de fer 95 p. 0/0, en sacs de 100 kil............ 6 50 .. • •
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- 344e Année. — N° 6.
- LE
- Le Numéro?: 0,75
- 20 Mars 1900
- 3
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. . 15 fr.
- , — Six mois. ...... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.......20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | railsanvenselaise): ; ; 8:
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Partie technique. — Perfectionnements aux appareils employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton (suite). — Revue des matières colorantes et des progrès de la teinture.
- Variété : L’application de la loi sur les accidents du travail ea Autriche (suite). — Fabrication de l’indigo artificiel en Allemagne (suite et fin). Perfectionnements ex procédés nouveaux.
- Pivers. — L’envoi des factures par la poste. — Le téléphone à l’Exposition. — Renseignements commerciaux.
- Cours. — Annonces.
- ---' -------------. ..... - .— -- ------ -
- PARTIE TECHNIQUE_____________________
- PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS
- 6mPloyés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton, et autres matières fibreuses, à l’état brut, manufacturé ou partiellement manufacturé.
- , Par M. Crippin.
- (Suite)
- L’orifice d’échappement k‘ de l’autre chambre, dans laquelle débouche l’orifice I, est relié, par un tuyau 13
- ‘ avec la partie supérieure du grand récipient g.
- Dans ce tuyau Z3 se trouve un robinet Z4 qu’on ouvre plus ou moins, afin de régler l’admission de vapeur au grand récipient g, de manière qu’elle ne puisse excéder la pression voulue.
- 45 , tuyau d’alimentation de vapeur à la boîte à tiroir du tiroir à vapeur k.
- Le tiroir n, représenté fig. 14, couvre deux orifices
- 1 et 2 s’étendant chacun à deux chambres distinctes formées dans la coquille.
- La chambre dans laquelle débouche l’orifice 2, sous la cavité formée dans le tiroir n, communique par un tuyau m’ avec le petit récipient m, et le prolongement m2 de ce tuyau se recourbe vers le bas dans le petit récipient m, comme décrit dans le second des brevets antérieurs susmentionnés.
- L’orifice d’échappement n’ de l’autre chambre est relié par un tuyau n' avec la partie supérieure du grand récipient g.
- Les orifices des deux tiroirs k et n sont recouverts, comme cela est représenté fig. 14 et 15, lorsque le levier à main j est dans la position moyenne, et que l’éjecteur est arrêté ; l’air peut alors passer dans le petit récipient m, et, en même temps, tout liquide contenu dans ce récipient m sera déversé, à travers la valve m4 , ouvrant à l’extérieur, sur le tuyau m2 , dans la cuve y ou une cuve distincte.
- Lorsque le tiroir n est dans sa position moyenne, l’air n'est pas admis dans le grand récipient g, mais dans cette position l’air peut être admis, à travers un per.it trou formé dans le dos du tiroir n jusqu’à la cavité dudit tiroir, comme cela a été ci -dessus décrit, pour permettre à l’air de pénétrer dans le petit récipient m,, à travers les tuyaux m1 et m2 .
- Lorsqu’on amène le levier à main y dans sa position extrême 1, le tiroir k découvre l’orifice 2 pour admettre la vapeur à l’éjection Z, et, dans le même mouvement, la cavité du tiroir n vient au-dessus de ses deux orifices, de manière que les fluides sont entraînés par l’éjecteur à travers le petit récipient m et
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- CO
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- les tuyaux m2 , m‘ et n‘, depuis le grand récipient g et que le liquide se trouve ainsi entraîné de la cuve, à travers la chambre de traitement e, d’au-dessus de la tablette a, à travers les canettes ou la matière à traiter, de l’extérieur à l’intérieur, à travers le passage ou conduit f, jusqu'au grand récipient g.
- Lorsqu’on amène le levier à main j dans la position 2, fig. 11, les tiroirs sont renversés et la vapeur est alors interceptée et n’arrive plus à l’éjecteur l qui cesse de fonctionner.
- Dans cette position du tiroir à vapeur k, l’orifice 1 est découvert pour admettre la vapeur dans le bout supérieur du grand récipient g, à travers le tuyau Z2 , l’orifice 1 du tiroir n, pour le grand récipient g étant alors recouvert ou fermé par le tiroir n; en conséquence, la pression de la vapeur à la partie supérieure du grand récipient g (laquelle est réglée par le robinet [4 ), refoule le liquide qui a été entraîné dans le grand récipient g (aidée en cela par la pesanteur) à travers le passage de l’intérieur à l’extérieur des canettes et le renvoie de la partie supérieure de la chambre de traitement à la cuve Y.
- On emploie, de préférence, de la vapeur pour refouler le liquide du grand récipient g, parce qu’elle présente plus de commodité, étant employée pour l’éjecteur, mais on pourrait aussi bien employer de l’air comprimé dont l’alimentation serait contrôlée par un tiroir distinct.
- Fig. 16, élévation en coupe.
- Fig. 17, élévation partiellement en coupe, en regardant du bout de la machine correspondant à la chambre de traitement, laquelle chambre de traitement est, dans cette figure, supposée enlevée.
- Fig. 18, plan.
- Fig. 19, élévation en coupe, en regardant du petit récipient vers la chambre de traitement, la coupe étant prise à travers les passages et le clapet de retenue qui se trouve dans l’un d’eux, ainsi qu’à travers le tiroir d’admission du liquide venant de la ou des cuves.
- Fig. 20, élévation en coupe à travers une partie de la chambre de traitement au-dessus de la tablette, à travers le clapet de retenue établi dans le passage jusqu’au grand récipient.
- Fig. 21, élévation en coupe du tiroir à air ou à fluide. Fig. 22, élévation en coupe du tiroir à vapeur.
- Dans cette machine, représentée fig. 16 à 22, le grand récipient g est divisé en deux compartiments
- | distincts 1 et 2, mais on pourrait employer deux récipients distincts.
- Le liquide venant de la ou des cuves passe, par exemple, à la cavité f sur le côté inférieur de la tablette a, à travers les canettes, de l’intérieur, et, de là de la chambre de traitement, au-dessus de la tablette a, en suivant le conduit f2 , au compartiment 1 du grand récipient g.
- Ensuite, on renverse les tiroirs, le liquide "contenu dans ce compartiment l s’écoule alors et revient à la chambre de traitement e, au-dessus de la tablette a, puis il passe, de l’extérieur à l’intérieur des canettes ou de la matière, jusqu’à la cavité / au-dessous de la tablette a; mais comme à ce moment le tiroir i, ad-mettant le liquide de la cuve ou des cuves, est fermé, le liquide se rend au passage /’, fig. 20, qui est en communication avec la cavité /, puis à travers le clapet de retenue /2 et le prolongement f du passage f à l’autre compartiment 2 du grand récipient g et le clapet de retenue/2 empêche son retour du compartiment 2 à l’extrémité duquel se trouve une valve d’échappement g' par laquelle le liquide se rend à une cuve ou à une chambre g^ communiquant, par un tuyau g2 (non représenté fig. 16 et 17, mais qui est vu fig. 24 et 25), avec une ou plusieurs cuves.
- Les tiroirs k et n, pour contrôler l'air ou le fluide et la vapeur sont disposés pour évacuer ou partiellement évacuer d’abord l’un des compartiment 1 du grand récipient g, puis l’autre 2 ; l’air étant admis dans ce compartiment pendant que le fluide ne s’en échappe pas.
- Lorsque le compartiment 1 du grand récipient g est en train d’être évacué, il agit pour maintenir fermé le clapetf2 . Le couvercle e’ delà chambre de traitement e est disposé de la même manière, et son action sur la plaque d’abaissement b est la même que ci-dessus décrit, par rapport aux figures 3 à 10.
- Le tiroir i, pour admettre et intercepter le liquide de la cuve, est contenu dans une boîte à tiroir i2 , montée sur le bout inferieur d’un tuyau i8 dont l’extré-mité supérieure forme une jonction avec la cavité/de la chambre de traitement, au-dessous de la tablette a.
- Le liquide peut pénétrer d’une cuve ou d’un tuyau jusqu’à un passage i’ formé dans la boîte i2 , lequel passage monte, puis passe sur l’un des côtés ou sur les deux côtés du tuyau is pour aboutir à la boîte à tiroir du tiroir z qui ne compte qu’un seul orifice;!0 tiroir reçoit son mouvement d’une tige z3 traversant : une boîte à étoupes ordinaire et dont le bout extérieur
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- t 83
- est articulé à l’extrémité inférieure d’un bras i4 monté sur un arbre 15 convenablement supporté , un bras i6 , monté sur cet arbre, étant relié avec une tige j2 qui transmet au bras le mouvement du levier de manœu-vrej. -- '
- Le mode de transmission de mouvement de la poignée de manœuvrej aux tiroirs à vapeur et à air ket
- 1 ou 2, la vapeur est alimentée par. le tiroir k,àtra-vers le tuyau k3 , à l’éjecteur, selon qu’un orifice ou l’autre est découvert, puisque les deux orifices com-muniquent avec le tuyau k^ .
- Le tiroir à air ou à fluides n comporte trois orifices 1, 2, 3 ; l’orifice du milieu 1 est toujours en communication avec la cavité du tirois n et avec le tuyau m‘,
- 2
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- 1.+1 ,
- 1 73
- " est le même que ci-dessus décrit par rapport aux figures 3 à 10, sauf que les tiroirs et les orifices de troirs ainsi que les connexions sont disposés d’une manière quelque peu différente.
- Les deux tiroirs k et n, fig. 21 et 22, recouvrent les orifices de manière à empêcher le passage de vapeur ou d'air ou de fluides, dans la position moyenne fie la poignée de manœuvre/.
- Lorsque la poignée de manœuvre se trouve soit dans l’une, soit dans l’autre de ses positions extrêmes
- reliant celle des chambres de la coquille n3 dans laquelle débouche cet orifice 1, avec le petit récipient m ; de ce tuyau m part, à l'intérieur du petit récipient, un tuyau de décharge descendant n2 comme ci-dessus expliqué, par rapport aux figures 3 et 11, l’éjecteur l étant disposé sur le petit récipient m de la mêmsma-nière que précédemment. - »
- Lorsqu’on amène, à l’aide de la poignéej, le tiroir n, dans l’une de ses positions extrêmes 2, fig. 16, l'orifice2 est mis en communication avec la cavité du
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- 84
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tiroir n, la chambre dans laquelle cet orifice 2 débouche est reliée par un tuyau n' &.nqc, le compartiment 1 du grand récipient g et se trouve ainsi évacuée en même temps que l’autre orifice 3 admet l’air atmosphérique depuis la boîte à tiroir jusque dans la chambre de la boîte à tiroir dans laquelle cet orifice débouche ; cette chambre est reliée par un tuyau n2 avec l’autre compartiment 2 du grand récipient g et le liquide contenu dans ce compartiment est alors déversé à travers la valve g\ fig. 16, disposée à son extrémité inférieure.
- (A suivre.}
- REVUE
- DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES et des Progrès de la Teinture
- Nous allons passer en revue d’une façon suivie les nouveaux colorants intéressants et leurs applications en teinture et en impression sur la laine, la soie et le coton ainsi que sur tissus mélangés.
- Brun diamine S
- Ce nouveau brun est un produit substantif ou direct présenté par la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes. Il donne des teintes très nourries et très intenses, unit facilement et par cela même est avantageux pour corser les nuances foncées et toutes les teintes modes obtenues par mélange de divers colorants directs. Il a beaucoup d’analogie avec le Brun diamine V, mais outre les propriétés énumérées ci-dessus, ce Brun diamine S peut être employé en teintes directes, en teintes copulées avec le Nitrazol C ou la paranitraniline, et en nuances diazotées avec la Diamine comme développement. Ce colorant est plus particulièrement pour le Coton.
- Les nuances claires sont teintes avec :
- 1 0/0 Carbonate de soude
- 5 à 10 Sulfate de soude
- Les nuances foncées sont teintes avec :
- 2 0/0 Carbonate de soude
- 20 Sulfate de soude.
- La solidité au lavage est très bonne. La solidité à l’air est bonne. Les acides font légèrement rougir la nuance.
- A la chaleur la teinte devient plus jaune rougeâtre mais le ton primitif revient par refroidissement.
- Très soluble, ce brun convient tout à fait bien pour teindre sur appareils mécaniques. On peut parfaitement teindre en récipients de cuivre, sans changement de nuance.
- La nuance du Brun diamine S se laisse ronger aussi bien au sel d’étain qu’à la poudre de zinc.
- Les teintes copulées sont plus solides encore au lavage en ce sens que le blanc n’est pas coloré même dans une lessive énergique.
- Lors de la teinture de la laine en bains acides, la la laine n’est colorée que d’une façon insignifiante.
- Le rougeage au sel d’étain n’a pas d’action suffisante sur le brun S copulé au Nitrazol ou à la Paranitraniline. La poudre de zinc ronge mieux. Les teintes développées en diamine ont les mêmes qualités comme solidité.
- Teinture sur Mi-laine. — Pour les nuances brun foncé et prune le brun diamine S convient bien sur tissus mélangés laine et coton.
- On prend 40 gr. de sulfate de soude par litre de bain. Le coton est obtenu d’une nuance un peu plus bleuâtre et plus intense.
- Teinture sur Mi-soie. — Le Coton prend ici encore un peu plus que la soie. On teint avec 2 à 4 gr. savon, 3 gr. phosphate de soude, 5 gr. sulfate de soude cristallisé par litre de bain.
- Noir Immédiat FF extra {Manufacture Lyonnaise)
- Cette nouvelle marque a un pouvoir colorant supérieur, le reflet et le plein des meilleurs noirs par oxydation et a le ton moins verdâtre que la marque G courante.
- Il s’emploie de la même façon que les noirs Immédiats du début, tant pour les tissus, les écheveaux, les cadettes, que pour le coton en bourre.
- Le fil de lin conserve un très beau brillant avec le noir Immédiat FF extra.
- Ces divers noirs immédiats V G FF sont de plus en plus employés depuis ces derniers temps.
- Tout particulièrement adopté pour le coton en bourre et en ruban il donne également très bien pour les écheveaux et les tissus.
- Il convient surtout pour les chaînes coton avec trames laine. La bonne et inattaquable résistance de ce noir aux acides le rend précieux pour ce genre, car on peut teindre la laine en bains acides bouillants sans faire virer la chaîne noire.
- Pour les articles tout coton, carreaux blancs et l noirs, le noir d’aniline ordinaire jusqu’ici employé A
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- l’inconvénient de dégorger au frottement, de ternir et salir le blanc, de donner beaucoup de poussières qui incommodent les dévideuses, et dans certains cas de tourner au verdâtre aux apprêts ou à l’usage s’il n’est pas assez riche en aniline.
- On peut essayer, on a essayé de tourner la difficulté avec les noirs diazotés et le noir indégorgeable (noir d’oxydation). Tous les deux sont plus coûteux, et le dernier a de plus le grand inconvénient d’altérer le filé dans sa solidité.
- Le noir immédiat par ses avantages reconnus est donc de plus en plus utilisé. Pour les tissus, l'irtroduc-tion dans les ateliers sera plus lente, le noir d’oxydation par machine genre Prebisch donnant de bons résultats et les industriels voulant utiliser le plus longtemps possible leur matériel d’oxydation relativement coûteux.
- Bleu immédiat (Manufacture Lyonnaise)
- Ce bleu est employé soit développé à l’eau oxygénée soit développé par vaporisage, mais il sera de plus très employé, comme pied de bleu de cuve, où il procurera une grande économie.
- On teint ce bleu immédiat à froid ou à chaud, on rince et on passe en cuve. Très résistant à l’air, à la lumière et aux savonnages, il a de plus l’avantage de se démonter lentement par les lessives ménagères en un bleu franchement bleu et non en une teinte grise ou sale différente du bleu, comme les piétages au cachou de Laval, au rocou, au campêche, au rouge congo, au 1/2 noir d’aniline, etc.
- Jaune solide diamine ARR (Manufacture Lyonnaise)
- Ce jaune solide diamine ARR, a une teinte un peu plus rougeâtre que le jaune solide diamine A. Il possède comme tous les jaunes solides de la même série et de la même maison, une solidité remarquable à tous les agents chimiques. On opère la teinture avec le sel marin 10 à 30 % suivant les nuances.
- Cette marque peut s’associer, dans le même bain aux colorants devant être traités aux sels métalliques, diazotés ou copolés, car elle n’est ni changée comme nuance, ni altérée comme résistance par ces divers traitements.
- Pour la mi-laine, ce jaune ARR en bain à 40 gr. de sulfate de soude donne une nuance égale sur les deux fibres.
- Pour la mi-soie, le coton est teint en une nuance plus intense. f
- On peut conserver la soie blanche, en teignant en bain à tendance alcaline avec addition de savon et sans chauffer au-dessus de 50o -550 .
- Orangés brillants directs R et G
- (Manufacture Lyonnaise)
- Ces colorants substantifs se teignent de la façon habituelle : 2 0/0 de sel Solway, 20 0/0 sulfate de soude.
- En teinte directe ils ont une nuance très vive.
- Copulés en nitrazol ou diazotés par la paranitrani-line, on obtient des bruns rougeâtres très nourris et bien solides au lavage. La marque R donne des tons plus rougeâtres et plus solides. On peut ronger ces oranges en blanc par la poudre de zinc, et obtenir des enlevages colorés avec le sel d’étain.
- Pour la mi-laine et la mi-soie, on obtient des teintes égales sur les deux fibres, tout particulièrement vives sur la soie. Comme mode de teinture, on opère au sulfate de soude, soit seul, soit combiné avec un peu de sel Solway.
- Violet CHLORAMINE (Bayer).
- Ce violet est un colorant teignant directement (couleur substantive.) On teint soit au sulfate de soude avec sel solway, soit au sel marin seul.
- Il donne une très jolie nuance ayant les qualités et avantages des colorants directs et de plus une excellente et tout à fait exceptionnelle résistance au chlore et à l’eau de Javel. Il continue la série des colorants résistants au chlore : Jaune chloramine, orange chloramine, brun chloramine. Ces colorants conviennent parfaitement pour tisser mouchoirs, liteaux de serviettes, etc. On tisse le teint avec le fil écru qui forme le fond et on soumet le tout au blanchiment. Pour ce genre de traitement, le blanchisseur peut user à volonté du chlore et des hypochlorites, mais non des sels de soude et soude caustique qui, au bouillon, feraient un peu dégorger la couleur sur le blanc.
- Il reste à trouver un bon bleu direct résistant au chlore ; puisque comme rouges : l'erika (ruch.), l'écar-ate diamine et le Bordeaux diamine (manuf. Lyonn ), le rouge chlorantine (Société chimique de Bâle), résistent tous les 4 au chlore.!
- Héliotrope méthylène O (Meister-Lucius Bruning).
- Ce colorant tient de la série des bleus méthylène c’est-à-dire est une couleur basique se teignant sur coton mordancé au tanin. La nuance obtenue est un
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- héliotrope rougeâtre'. On mordance avec 0,250 à 20/0 de tanin (suivant le foncé de la nuance). Il est bon de tremper en tannin à 50° et de laisser le coton uncer-tain temps, une nuit si possible, én enfonçant soit en baquets, soit en bac. Sans rincer, fixer en émétique (0,125 à 1 %) manœuvrer une heure à froid, rincer et teindre sur bain acidulé à l’acide acétique ou à l’alun On ajoute lè colorant dans le bac en plusieurs fois. La couleur sé dissout mieux avec acide acétique.
- On manœuvre à froid et vivement pour l’uni, puis on chauffe jusqu’au bouillon, on maintient un quart d’heure au bouillon, on lave et on sèche.
- Q1: ' k 7 .
- .Par Combinaison avecle violet méthylène 3RA extra, le gris méthylène nouveau G etc., de la même famille comme colorants, on obtient toute une gamme de lilas et héliotropes solides, depuis les nuances les plus rouges jusqu’aux plus bleues, franches ou rabattues par le gris.
- Augmentation de la solidité des couleurs
- BASIQUES
- Pour rendre plus résistantes à l’air, aux savonnages et foulons, ainsi qu’aux bains acides : les couleurs basiques, la maison Leonhardt et Cie à Muhlheim recommande le|procédé suivant (qui,à notre connaissance est loin d’être nouveau). On passe le coton teint et rincé en bain neuf de tanin, puis d’émétique si la nuance est claire et vive, en vieux bain de tanin et d’émétique si la nuance est foncée ou rabattue. La matière colorante est par ce procédé mieux fixée et plus solide. La maison Meister Lucius a indiqué un procédé à peu près semblable pour ses couleurs James.
- Les filés teints en couleurs basiques et fixées ainsi supportent sans diminution et changement de nuance, ja teinture de la laine en bains acides.
- Augmentation de la solidité des couleurs directes
- La maison J. D. Geigy de Bâle propose pour augmenter la solidité des .couleurs directes sur fibre un traitement à l’aldéhyde formique.
- Il y a une certaine différence pour les noirs iso diphényle et les nuances claires, mais l’avantage n’est pas, à mon avis en rapport avec le coût actuel de 1 aldéhyde formique. Ce produit mérite cependant 1 attention et 1 étude des teinturiers, car par son pou-voir de solidifier, d’insolubiliser la gélatine, il rend et pourra rendre encore d’importants services aux industries textiles (Soie Vanduara).
- Emploi du bisulfite de chrome pour mordançage
- DU COTON
- La Badische Anilin a. préconisé et breveté l’emplo
- •J . V . ! ''' 13 3 du bisulfite de chrome pour le mordançage du coton en écheveaux et la teinture en couleurs d’alizarine.
- Le procédé est assez rapide et donne de bons résultats. On passe en bisulfite de chrome, on fixe en solution alcaline, il se forme ainsi du sesquioxyde de chrome.
- Formiate d’alumine pour couleurs d’alizarine
- SUR COTON
- La maison Meister Lucius (Brevet français 290.551) propose les formiates d’alumine de chrome ou de fer pour teindre en un seul bain les couleurs d’alizarine sur coton. On ajoute l’un ou l’autre de ces produits dans le bain même de teinture en même temps que le colorant et on chauffe au bouillon.
- A mon avis ce procédé n’est avantageux que pour nuances claires. Pour les nuances foncées, il y a trop de perte de colorant et un fort dégorgeage au frottement. Le procédé n’en est pas moins très utile et intéressant.
- (A suivre). M. Ude.
- VARIÉTÉ
- L’APPLICATION DE LA LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL EN AUTRICHE (Suite)
- § 7. — CONDUITE DANS L’USINE
- Tous les ouvriers devront s’appliquer à avoir une conduite régulière et convenable, éviter soigneusement les querelles et les rixes et obéir ponctuellement aux instructions de leurs chefs. Aucun d’eux n’osera se permettre, sans les ordres de son chef, d’empiètement dans le travail et, par cette expression, il faut entendre tous les actes dont ils n’auront pas été chargés, par exemple : d’allumer ou d’éteindre les lampes, de faire arbitrairement des réparations ou des mo difications aux machines, etc.
- Dans l’intérêt du maintien constant de l’ordre, les ouvriers et les ouvrières, pendant les heures de travail, devront s’abstenir de recevoir toute visite quelconque dans les ateliers, l’entrée en est surtout inter- dite aux enfants. Toute vente de vivres ou d’autres
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- espèces de marchandises est défendue dans la fabrique.
- Pour éviter défaire peser peut-être des soupçons sur les ouvriers honnêtes, toute personne quittant la fabrique devra, sur nos ordres et s’il y a lieu, se soumettre à une visite.
- Il est strictement interdit de fumer dans les salles de travail et dans le voisinage des magasins, ainsi que d’apporter de l'eau-de- vie.
- § 8. — POUVOIRS ET DEVOIRS DU PERSONNEL DE SURVEILLANCE
- Le personnel de surveillance devra renseigner le ouvriers dans l’accomplissement des travaux qui leur sont confiés et veiller à ce que les divers travaux soient Correctement exécutés, en se conformant aux mesures de précaution à observer et en faisant respecter rigoureusement les dispositions du présent règlement. Les surveillants auront le droit de réprimander sérieusement et sévèrement les contrevenants, mais sans mots blessants, d’imposer des amendes et de signaler à la direction de la fabrique les récidivistes.
- Les plaintes fondées delà part des ouvriers devront être directement portées devant l’administration de la fabrique.
- § 9. — assurance contre la maladie et lès accidents
- Tous les ouvriers sont tenus d’adhérer à la Caisse de secours pour les malades du district où la fabrique est située et à laquelle le patron verse la cotisation légale.
- Tous les employés et ouvriers obligés à l'assu-rance sont assurés contre les accidents de travail par l'« Établissement de l’assurance ouvrière contre les accidents » pour la basse Autriche, à Vienne.
- § 10 — PUNITIONS
- Les infractions aux dispositions du présent règlement seront punies, savoir : la première fois par un avertissement, la seconde fois par une amende, allant de 10 kr. jusqu’à 1 florin La troisième fois par le renvoi.
- Dans le cas de détérioration, par malveillance ou par préméditation, des machines et de la propriété, les ouvriers seront alors responsables aux termes des dispositions du Code civil.
- Toutes les sommes provenant d’amendes conventionnelles, à l’exception de celles dues pour détériorations, seront versées à la Caisse de secours pour les
- malades du district ; ces amendes sont inscrites sur un registre, que les autorités et les ouvriers pourront toujours consulter.
- § 11. — DÉPART DES OUVRIERS
- Le départ d’un ouvrier ou son renvoi peut avoir lieu en tout temps sans avis préalable.
- Dans les deux cas, l’ouvrier ne reçoit son livret que contre la restitution de l’accusé de réception obtenu conformément au § 1 et il devra sut cette pièce certifier la remise à lui faite de son livret et au. besoin des autres documents. .
- Si, par hasard, l’ouvrier avait perdu ledit accusé de réception, il en sera dressé pour cet ouvrier un duplicata correspondant, sur lequel il devra confirmer la remise de ses pièces.
- (A suivre.) 4
- Fabrication de l’indigo artificiel en Allemagne
- ' e - (Suite et fin)
- Un chimiste qui a bien voulu nous adresser son opinion suppose qu’il est à peu près procédé ainsi qu’il suit : on oxyde la naphkaline (vulgairement connue sous le nom de naphtaline) par l’acide sulfurique, on obtient ainsi l’anhydrite de l’acide phtalique qui, soumis à l’action de l’ammoniaque donne la phtala-mine; par l’action des alcalis, on obtient l’acide phta-lamique qui, par l’action du chlorure de chaux, est changé en acide anthranilique ; celui-ci condensé avec l’acide monochloracétiqua donne le phenyglycocolle-ortho-carboxyle qui, chauffé avec de la soude caustique, donne l’acide indoxylique. La masse dissoute dans l’eau précipite de l’indigo si l’on y faitlpasser un courant d’air. On filtre et on met en pâte à 20 %. On sèche pour avoir de la poudre a 100 % On remarquera que cette fabrication se base sur le bas prix des matières premières. En effet, la naphtaline que l’on trouve dans le goudron coûte 15 francs les 100 kilogrammes.
- La pâte fine de l’indigo artificiel est réduite très facilement dans la cuve. Si l’indigo naturel est mal moulu on peut subir des pertes s’élevant à 15 0/0, l’indigo reste dans le résidu de la cuve. Lorsque les fabricants de l’indigo naturel ont senti le danger ils ont perfectionné leurs procédés afin d’obtenir un produit plus pur, plus régulier et d’un rendement plus grand. Des cultures de microbes ont été essayées dans de grands
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- centres de production sans que les résultats et la valeur technique en soient encore bien connus. Un teinturier a prétendu qu’il réalisait 25 0/0 de bénéfices par l’emploi de l’indigo artificiel au lieu et place de l’indigo naturel.
- Il paraît toutefois que de nouveaux perfectionnements restent à réaliser dans la fabrication de l’indigo synthétique pour remédier à un côté faible de la fabrication qui ne le garantit point contre l’influence du chlore. De nouveaux procédés chimiques sont à l’étude afin de conquérir ce résultat.
- L’arbuste de l’indigo possède en outre quelques autres avantages qu’il est également équitable de lui reconnaître. La matière colorante s’y trouve à l’état de glucoside (1) appelée Indikan. On comprend sous la dénomination de glucoside une matière végétale qui, soumise à l’influence chimique, se divise de telle façon que l’un des éléments de sa composition ressemble à du sucre. Par suite de la macération, le glucoside de l’indigo, c’est-à dire de l’indikan, est transformé en bleu indigo ou indigotine ou espèce de sucre que ses qualités caractéristiques assimilent si complètement au sucre de raisin que seulement l’ana lyse chimique peut en révéler la différence.
- De la macération il résulte des produits secondaires fort appréciés dans la teinturerie, particulièrement le rouge indigo indiroubine, qui s’y trouve dans la proportion de 2 à 10 0/0. Le brun indigo dans la proportion de 1 à 6 0/0. La colle d’indigo ou indigo-glutine de 2 à 5 0/0. Quant au rendement du bleu indigo, il est dans la proportion de 20 à 80 0/0.
- Dans les matières livrées au commerce, les résidus sous forme minérale ou de cendres entrent dans une proportion de 3 à 30 0/0 et d’eau de 3 à 6 0/0.
- Actuellement sur la place de Francfort, le prix de l'indigo artificiel varie pour l’indigo 100 0/0 entre 14 et 15 marks par kilogramme, le Bengale naturel renferme, indigo de bonne qualité moyenne environ de 7 marks, de 70 à 80 0/0 d’indigotine. Il y a pour le moment tendance à la hausse.
- Baron de BELLISSEN-BÉNAC, Consul général de France.
- (1) Un glucoside est un produit qui se dédouble sous certaines influences variables, en deux substances, et même davantage, dont l’une est un glucose :
- Les plantes à indigo renferment un glucoside, l’in -dican, qui, comme on l'a dit plus haut se transforme :
- En indigotine............... C16 H10 A2/2 03
- Et en glucose............... C6 H12 06
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets dénaturé à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ POUR LA PRODUCTION DE FILS ET DE TISSUS raidis et mercerisés, offrant un aspect brillant Par M. Edouard HEBERLEIN, chimiste.
- Ce procédé pour la production de fils et de tissus raidis et mercerisés offrant un aspect brillant analogue à celui de la soie, consiste à dissoudre dans le bain de mercerisage, par exemple dans une solution de soude caustique de 15 à 40 degrés Baumé, l’amidon nécessaire à l’apprêt, ou qu’on ajoute au bain de mercerisage une solution alcaline d’amidon préparée séparément, à merceriser ensuite les fils ou tissus dans le bain ainsi obtenuet à les traiter de la manière connue nécessaire pour l'obtention de l’aspect brillant analogue à celui dela soie.
- Une modification du procédé susdit se résume à passer d’abord les fils ou tissus par un bain d’amidon, cuit ou non cuit, et à les traiter ensuite après arrosage avec le bain de mercerisage.
- PERFECTIONNEMENTS
- dans les appareils destinés à effectuer l’immersion et l’élargissement des fibres et s'appliquant spécialement au mercerisage des fibres végétales en forme d’écheveaux
- ParM. Percy SYKES Marshall.
- En mercerisant des fibres végétales de manière à leur communiquer un lustre soyeux, de même que pour empêcher le rétrécissement de la matière, il est nécessaire que les écheveaux soient fortement tendus soit avant ou dès que le liquide de mercerisage en a été éliminé. On a généralement effectué cette opération en étendant les écheveaux sur un châssis que l’on trempe successivement dans des cuves contenant les liquides de mercerisage, de lavage ou de neutralisation; puis on est obligé de faire tourner ces écheveaux durant les immersions afin de pouvoir exercer une action uniforme.
- La présente invention a pour objet un appareil au moyen duquel on peut tremper, étendre ou faire tourner les écheveaux d’une manière continue et plus efficace
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- qu’auparavant, en obtenant ainsi une économie consi-idérable de temps et de main-d’œuvre et en produisant une fibre plus égale et plus uniforme que par le passé.
- L’appareil jouissant des perfectionnements ayant rait à l’invention est muni de deux bobines plongeant chacune dans un récipient qui lui est propre et contenant le liquide justement voulu; ces deux bobines portent, l’une comme l’autre, une série de bras rayonnants susceptibles d’être éloignés ou rapprochés de l’axe et elles sont mises en mouvement de rotation par une commande par arbre et engrenages cônes agissant de dehors.
- On enfile les écheveaux à merceriser sur des tiges disposées par paires, puis on emploie des bielles pour accoupler les tiges ensemble de façon à former une chaîne; les bielles sont à leurs extrémités, formées de manière à faciliter le rattachement des tiges, puis les centres de ces bielles sont pourvus de rainures leur permettant de prendre sur les extrémités des bras rayonnants ; ces tiges sont nanties de rosaces en étoiles engrenant avec des segments dentés fixés contre la paroi latérale de chacun des récipients ; cette disposition communique aux écheveaux un mouvement sur les axes pendant leur translation au travers des liquides contenus dans les deux récipients.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- L'ENVOI DES FACTURES PAR LA POSTE
- En réponse à une lettre de protestation qu’il avait adressée au sous-secrétaire d’Etat aux Postes et Télégraphes, M. le Président de la Chambre de commerce de Cambrai a reçu la lettre suivante qui inté -resse tous nos industriels :
- « Monsieur le Président,
- « Vous avez bien voulu vous faire l’interprète des industriels de la ville de Cambrai, à l’occasion des difficultés qu’ils rencontrent pour l’expédition de leurs factures au tarif des papiers de commerce ou d’affaires.
- " Il s’agit, notamment, de trois factures incrimi-nées par le service ; la première, comme étant ac-compagnée d’une étiquette portant imprimé un « avis mportant la seconde, parce qu’elle contenait la men
- tion « valeur en ma traite au... » ; enfin, la troisième, comme portant une mention apposée au moyen d’un timbre humide, mais ne présentant pas le caractère d’une correspondance personnelle.
- « J’ai l’honneur de vous faire connaître ci-après l’opinion de l’Administration, en ce qui concerne chacune des trois questions soulevées :
- « 1° Le droit pour le public d’expédier, sous la même enveloppe, une facture et un imprimé est reconnu par l’article 32 d’un arrêté ministériel en date du 25 novembre 1893 ; les agents, en présence d’un envoi ainsi groupé, doivent se borner à examiner si chacun des objets, considéré séparément,satisfait aux conditions de forme et de fond appliquables à la catégorie dans laquelle ledit objet est rangé : c’est-à-dire que l’envoi groupé sera régulier et aura droit au bénéfice de la modération de port si, d’une part, la facture est rédigée en forme impersonnelle et ne com-porte pas d’autres mentions manuscrites que celles spécialement autorisées par l’article 23 du même arrêté et si, d’autre part, l’imprimé, quelle que soit, d’ailleurs, sa forme de rédaction, présente bien le caractère de généralité voulu pour être admis à prix réduit.
- « De ces considérations, il résulte que c’est par suite d’une interprétation trop étroite des règlements qu’un bureau a soulevé des difficultés au sujet de l’en-voi, sous enveloppe ouverte affranchie à 5 centimes, d’une facture accompagnée de l’étiquette que vous m’avez communiquée et qui contient un avis s’adressant à la clientèle en général.
- « 2° C’est, également, à tort, que la mention « valeur en ma traite au...» figurant sur les formules de factures delà maison Garin. a été considérée comme irrégulière. L’article 24 de l’arrêté ministériel de 1893, déjà cité, dispose bien qu’il est interdit d’expédier, à taxe réduite, des factures rédigées en forme personnelle ou contenant une tête de lettre ou une formule de salutation ; mais l’expression « valeur en ma traite » ne suffit pas à elle seule, pour donner à la facture la forme personnelle, notamment lorsque, comme dans le cas particulier, ce document est rédigé régulièrement.
- « Quoi qu’il en soit, pour éviter toute difficulté ultérieure, il serait désirable que M. Garin consentit à substituer aux mots « ma traite » et « mes traites » ceux de « une traite » et « les traites », comme je l’ai indiqué sur la formule de facture ci-jointe.
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- « Enfin, en ce qui "touche aux mentions portées sur les factures au moyen d’un timbre humide ou par tout autre procédé similaire, elles sont absolument interdites. En effet, les mentions dont il s’agit sont as-similiables à celles portées à la main ; or, celles-ci sont spécialement désignées à l’article 23, visé dans la première partie de ma réponse et l’article 24 défend, d’autre part, d’expédier, à taxe réduite, des do-cuments contenant des indications autre que celles autorisées. L’avis général porté sur les factures de la maison Main et fils ne pourrait donc être admis que s’il était imprimé. * -
- « Je dois, d’ailleurs, vous faire observer que les textes tirés des instructions postales auxquelles vous Vous reportez pour établir le droit, pour les commerçants, de faire figurer sur leurs factures, au moyen d’un timbre, des recommandations et avis d’un caractère général, s’appliquent, uniquement, à certaines communications imprimées, telles que les circulaires, rangées dans la catégorie des imprimés et non aux factures qui sont considérées comme des papiers d'affaires ou de commerce.
- « Or, les imprimés sont régis par des règles différentes de celles applicables aux papiers d’affaires et on ne saurait, sans commettre un abus, étendre tout ou partie des règles de l’une des catégories aux objets compris dans l’autre.
- « Les trois questions posées étant ainsi tranchées, je m’empresse d’ajouter que j’appelle l’attention du Directeur des postes et des télégraphes du Nord sur l’erreur d’interprétation commise par certains agents au sujet des factures accompagnées d’étiquettes ou portant la mention : « Payable en ma traite » et je l’invite à prendre des mesures pour faire cesser des difficultés dont s’est plaint le Commerce de la ville de Cambrai.
- « Agréez, etc. »
- LE TÉLÉPHONE A L’EXPOSITION
- La direction des postes nous communique les conditions d’abonnement au téléphone dans l’enceinte de l’Exposition universelle :
- I. — Durée des contrats
- Des abonnements au téléphone sont concédés, à partir du 1er décembre 1899 et pour une durée minimum de six mois, aux exposants et aux personnes établies
- dans l’enceinte de l'Exposition. Ils sont renouvelables de mois en mois par tacite reconduction et prennent fin obligatoirement le 20 décembre 1900.
- IL — Prix de l'abonnement
- Le prix de l’abonnement est de 150 francs pour une durée de six mois et de 25 francs pour chaque mois en sus.
- III. — Appareils
- Un poste téléphonique complet est mis par l’Administration à la disposition des abonnés qui en font la demande, moyennant une redevance de location de 10 francs par poste, quelle que soit la durée de l’abonnement.
- IV. — Cartes de cabines
- Il est concédé des cartes d’admission aux cabines téléphoniques publiques installées dans l’enceinte de l’Exposition et permettant de communiquer gratuitement avec les abonnés et les postes publics du réseau de Paris ; le prix de ces cartes, valables pendant la durée du fonctionnement des cabines, est fixé uniformément à 20 francs ; elles sont délivrées au bureau des abonnements téléphoniques, 103, rue de Grenelle, ou au bureau central des postes et télégraphes de l’Exposition.
- V. — Souscription des contrats
- Les contrats d’abonnement seront souscrits et les versements effectués au gré des intéressés, soit au bureau des abonnements téléphoniques, 103, rue de Grenelle, soit au bureau central des postes et télégraphes de l’Exposition.
- Des pièces nécessaires à la souscription des abonnements sont envoyées à domicile sur demande adressée {sans affranchir) à M. le directeur des services électriques de la région de Paris, 103, rue de Grenelle.
- Observations très importantes
- Les exposants qui sont dans l’intention de contracter un abonnement ont le plus grand intérêt à le faire connaître à l’Administration sans aucun délai, afin que celle-ci puisse prendre les mesures utiles pour éviter que, par suite d’une trop grande affluence de travaux au moment de l’ouverture de l’Exposition, il ne se produise à cette époque des retards dans le raccordement des abonnés.
- Le point de départ de l’abonnement sera d’ailleurs fixé au gré de l’abonné et celui-ci ne sera tenu de verser le montant de son abonnement que dans les huit jours qui précéderont la date qu’il aura assignée pour la mise en service de son poste.
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- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l'Editeur fa-bricant, Fournisseur des Ministères delInstruc-tion Publique ues Colonies, de la Ville de Paris. Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et Remballage, avec notice explicative, dans toute le France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- renseignements commerciaux
- ^Liquidations judiciaires
- BoHLY et Deman, et personnellement BohlyXavier), et Deman (René), apprêts, à Wasquehal. — Jug. du ~vjanv. — L. M. Lefebvre.
- Déclarations de faillites
- Masson et Cie, fab. de produits chimiques, 12, rue Crébillon à Vincennes. — Jug. du 23, fév. — S. : M. Pruvost.
- Clôtures pour insuffisance d’actif
- Mme Lepot, teinturerie, à Méru. — Jug. du 27 déc.
- Répartitions de faillites et de liquidations
- Labbé et Cie, blanchiment, teinture des laines,soies : et cotons, 6, rue du Caire, à Paris. — S. M, Planque. '
- Formations de Sociétés 1
- Formation de la Société en nom callectif Métra et fils, couleurs pour teintures, 3, rue Castex, à Paris. | — Durée : 10 ans. — Cap. : 200.000 fr. — Acte du 15 fév.
- Formation de la Société en commandite ' Gabory et Cie, teinturerie, 115, b. Haussmann, à Paris. — Durée, 15 ans. — Capital, 12.000 fr., dont 11.000 fr. par la commandite. — Acte du 9 fév.
- Formation de la Société en nom collectif Desmet frères et LANSELLE, procédés chimiques, lavage des laines, 82, rue de Rome, à Roubaix. — Durée, 15 ans. — Cap., 45.000francs. — Acte du 10 fév
- Formation de la Société en nom collectif Loutrel et Champy, extraits de bois de teinture, à Canteleu, section de Croisset.— Durée, 10 ans. — Cap., 300,000 fr. — Acte du 20 janv.
- Formation de la Société en nom collectif DEL-fortie-Gastrique, teinturerie de toiles, à Haubour-din. — Durée, 11 ans, 11 mois. —: Capital, 60.000 fr. — Acte du 24 janv. >
- 7 , | v - '
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société Hègle, Maynard, Buchin et Cie, teinture et assouplissement des cuirs, 11, rue Caille, à Lyon. — L. M. Maynard père.
- Dissolution de la Société Desmet frères et LAN-selle, procédés chimiques, 11, contour Saint-Martin, à Roubaix. — L. les associés. — Jug. du 31 janv.
- A VENDRE
- 1. Petite chaudière à vapeur avec niveau d’eau et manomètre.
- 2. Un Cylindre, robe en cuivre, soupape de sûreté et bâti en bois pour apprêt.
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- FUMISTERIE ET MAÇONNERIE
- Spéciales pour Usines et travaux de Ciment Ancienne Maison BÉNARD Fondée en 1835.
- Eugène KREBS
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- 4, rue des Carrières, 4 PARIS
- Entrepreneur de la Ville de Paris, des Chemins de fer de l’Ouest et de l’Est, des Arsenaux, Manufactures, Poudres et Salpêtres de l’État.
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- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industriel! et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant le premier mois des années 1900, 1899 et 1898
- Quantités
- IMPORTATIONS livrées à la consommation
- 1900 489» 4 898
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. 1.226.100 102.380 849.405
- — Brésil aaa ---
- — Haïti 2.626.200 2.687.000 2.750.000
- — — Guatemala 1.993.300 1.309.000 778.600
- — Autles pays 2.236.900 6.187.000 1.398.000
- Totaux .... 8 082 500 10.287.000 5.516.000
- Bois de teinture moulus... 3.000 5.000
- Garance on racine moulue ou en paille 21.500 21.600 25.700
- Curcuma en racine 4.100 4.900 25.500
- — en poudre 300
- Quercitron 55.800 81.700 50.000
- Lichens tinctoriaux 4.700 5.300 296.000
- Ecorces à tan, moulues ou non 257.200 504.700 284.800
- Sumac, fustet et épine-vinette : 1.107.000
- Ecorces, feuilles et brindilles 288.200 586.800
- Moulus 246.300 427 300 472.890
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées
- ou moulues 427.300 78.500 71.900
- Libidibi et autres gousses tinctoriales
- Safran 51.400 57.775 36.649
- Autres teintures et tanins 51.000 23.000 7.000
- Cochenille 43.200 38.600 90.400
- Kermès animal 200
- Indigo 97 000 27 600 65.900
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de
- bleu — emmm «
- Cachou en masse 594.400 617.400 975.500
- Rocou préparé 34.200 5.600 15.400
- Orseille préparée, humide en pâte 1.600 100 1.100
- — sèche (cudbéard ou extrait).. —
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces :
- Garancine 100
- Autres 14.300 13.700 8.390
- Teintures dérivées du goudron de houille :
- Acide picrique
- Alizarine artificielle 15.100 12.700 14.700
- Autres 67.300 57.400 65.000
- Outremer 13.200 14.100 14.300
- Bleu de Prusse 4.800 3.800 3.600
- Carmins communs 100
- — fins 100 97 50
- Vernis à l’alcool 1.400 700 900
- — à l’essence, à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées 59 900 74 700 55 300
- Ocres broyés ou autrement préparés 38.300 26.700 63.400
- Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres
- bleues ou vertes 1.400 1.200
- Verts de montagne, de Brunswick et similaires 7.600 8.100 1.800
- Talc pulvérisé 196.300 198.300 79.500
- Couleurs non dénommées 24.900 37.900 34.500
- EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 4990 4899 4 898
- Bois de teinture en bûches kil. 109.900 83.200 35.200
- — moulus 26.400 5.500 15.500
- Garance en racine, moulue ou en paille 500 4.800 3.900
- Curcuma en racine — en poudre 5.400 5.300 800 2.000 5.000
- Quercitron 500 887 28.370
- Lichens tinctoriaux Ecorces à tan, moulues ou non 2.000 1.070.000 1.275.700 1.624.400
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles 17.600 24.000 13.400
- Moulus 11.500 1.700 4.300
- Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues 400 600 16.400
- Libidibi et autres gousses tinctoriales Safran 100 28.300 28.505 20.923
- Autres teintures et tanins 8.400 9.900 18.100
- Cochenille 22.400 14.900 39.000
- Kermès animal Indigo 23.900 16 600 12 15.100
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu 6.100 1.500 3.800
- Cachou en masse 1.800 8.100 9.600
- Rocou préparé 8-500 7.300 1.300
- Orsei le préparée, humide en pâte 2.400 4.300 7.300
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 500 1.700 1.200
- Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine 1 000 3.200 2.200
- Autres : Allemagne 380.700 524.360 237.100
- 145.100 237.700 169.600 46.090
- — Angleterre 104.900 72.600
- — Etats-Unis 50.600 9.300 «4.090
- — Autres pays 195.900 164.200 155.200
- Totaux 875.600 1.008.300 650.500
- Teintures dérivées du goudron de houille : Alizarine artificielle Acide picrique Autres 22.000 38.800 900 34.600
- Outremer 79.000 84.300 58.200
- Bleu de Prusse 5.400 1.400 11.300
- Carmins communs ... — fins Vernis à l’alcool 600 100 4.700 8.200 200 200 10.460
- — à l’essence, à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées .. 58.900 50.400 62.200
- Ocres broyés ou autrement préparés 1.423.300 960.600 1.594.700
- Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres bleues ou vertes Verts de montagne, de Brunswick et similaires 1.700 200 900 2.200 3.000
- Talc pulvérisé 433.400 285.100 295.900
- Couleurs non dénommées 21 400 10.600 13.700
- LË MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 93
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Envoi par retour du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dominer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16,80 figures dans le texte. Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques • produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : | — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60 1
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
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- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES ‘ par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle, de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. | Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-lèines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- b9 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- . Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE
- ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurre*, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d'Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
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- 94
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Æoie de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire'qualité ... 12 .. à 14
- — 2c qualité •. . 11 12 . •
- 3e qualité.... 6 50 10
- — Sisal, Yucatan... 10 11 25
- — Honduras 9 35 9 75
- — Tabasco 7 8
- — Haïti Cap 6 25 6 . •
- — Fort-Liberté..... 6 50 6 70
- — Aquim 6 50 6 25
- — St-Marc 25 8 • •
- — Gonaïves . 7 7 25
- — P.-de-Paix .. 7 40 7 75
- — Miragoane. .... c 5 75 6 . •
- — Saint-Domingo... 5 50 6 75
- — Martin, et Guadel. 4 50 5 25
- — Jamaïque. 5 40 7
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 • • 6 50
- » Manzanillo 6 6 25
- - Tuspan 6 50 7 • •
- » Vera-Cruz 5 50 6 « •
- » Campêche 5 5 25
- » Carmen 5 5 25
- » Tampico 5 50 6 . •
- » Porto-Plata 5 e < 5 50
- » Haïti 4 75 5 25
- • Jamaïque • 5 55 5’ 65
- • Barcel et P. Cab .. 6 6 25
- Rio Hacha 4 • 0 4 25
- • Carth. et Savan... 4 4 25
- » Maracaïbo 4 75 5 75
- • Fustet 100 k. 14 16
- • Tatajuba 50 k. 4 5
- Bahia 4 5 • .
- » Corinl o 5 35 6 50
- • Amapaia.... 50 kil. 5 5 50
- Rouge Brésil Bahia 7 9
- » Calliatour... 100 k. 15 17
- » Lima 50 kil. 8 50 9 75
- » Ste-Marthe 7 9 . «
- » Brési’.let 3 50 4
- » Sandal 100 k. 7 9
- » Sapan 50 k. 6 tù
- » Quebracho.. 1009 k. 83 35 . C
- « Pernamb 50 k 16 18 • •
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. Ni • . • <
- — en caisse — 37 50 45 • .
- Jaune ou gamb e • o • • e • e
- » pressé ... 20 21
- Cochenille
- On cote : Ténériffe zacatille 1 1/2 60 kil 2
- Ténériffe grise 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 . -
- Java, Mad, Pond.. ... M • • •
- Dividivi On cote les 50 kil 10 18
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 7 75 » fin viol, et pourpre. .. 7 50 » beau viol. et dito.... 6 75 » bon violet 6 25 • moyen violet 4 75 » bon violet rouge..,... 5 75 » bon moy. v. roug.... 5 .. « fin rouge 5 75 » bon dito 4 50 » bon à fin cuiv 4 .. » cuiv. ord. et bas 3 25 Java. Kurpah 2 50 Madras 2 . Manille 2 . Caraque 2 50 Guatemala flor 5 25 » sobré 4 .. » bon à fin cor 4 .. » cor. ord. à bas.. 2 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 .. » bon à beau.. 4 50 » ord. et moyen ... . 2 50
- 8 ..
- 7 2:
- 7 ..
- 6 .
- 5 ..
- 5 50
- 5 25 6 «.
- 5 ..
- 4 75 3 75
- 5 ..
- 4 50 3 50
- 4 50
- 6 .
- 5 ..
- 5 ..
- 3 50 6 50
- 5 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud.............M .. ..
- Madagascar..............M .. ..
- Quercitron:
- On cote les 50 kil.,
- Baltimore fin effilé.............. 7 50 à 8 50
- » gros effilé..................... 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 3U .0 40
- Cayenne........................ M ....
- PLAGE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique 255 .. à Bois de : Campêche Laguna 18 .. .... » Martinique 10 ... 12 .. » Jaune Carmen. M .. .... » » Maracaïbo M .. .. ..
- Cannelle de Chine....... 120 .. .. .. — de Ceylan de n- 000 à.4 252 350
- Cochenilles :
- Grises........................ 210.........
- Argentées..................... 220 .. ... ..
- Zacatilles.............. 215 .. . ..
- Noires ordinaires....... 200 ........ » supérieures........... 220 .. . .........
- Crême de tartre............ 165............
- Curcuma Bengale......... 65 .. .. .
- Dividivi ............... M . .
- Gommes :
- Arabique..................... 170 .. : 180 ..
- j Aden............. . . 100 130 ..
- Damar Singapore. ... .. ,.115...............
- » Batavia.." : . 6. 160 ..
- Sandaraque, ................ 160 ..........
- Gambier. .... 45 ..
- Galles vertes et noires.. 180 .. 200 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre................... F. 2 50 à 2 75 moyen ordinaire.......... 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r........... 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen -....... ordinaire.................... 2 50 325 Sumac en feuilles..........F. M .. 0/0 k.
- — en poudres...............F. M . . »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. M . . 010 k. sous papier, F. M ... 0[0 k. » bon marchand en pains F. M .. » » * » en boules. M » » raffiné en pouare sec. F. M .. »
- Produits chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.) . .... 13 .. à 15 (acq.)............................................. 15 .. 16 . • Acide...................muriatique......... 20 d 9 50 ... —.......................nitrique............... 36.33 . . . -.......................- ..................... 40.41 —.......................sulfurique. . ... 66.......9 50 .... —....................... 50 7 50 . ..
- . Carbonate de soude de 90/92, : en sacs à rendre, marchés 12 25 Disponible •.... 12 75 ....
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34...............
- Chlorure de chaux 100 à 110 en bariques de 420 kilogs marchés 17 50 ...
- Disponible.................. 18 50 .. ..
- Cristaux de soude en sacs de 100 kil. marchés......... 8 25 .. ..
- Disponible................... 8 75 .. ..
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques de 700 kil. marchés. ... 18 25 .. ..
- Disponible................. 19...........
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 ....
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 .. -
- Soude caustique 110/115, en tambours de300k.marchés 29 25 .. ..
- Disponible................. 29 75 ....
- Soude caustique 110/115, en banques de 300 kil. plaquettes 39 .. . . .
- Soude douce 33 degrés, en ; vrac.. .................... 4 50 .. .
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 ....
- Silicate de soude........... 25 .. ....
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de 500 kil 10 Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 19 . ...
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil................... 190 . . .. Sulfate de cuivre 98 p. 0/0, en sacs, consommation... 66
- Entrepôt..................... 6 2 .. .. ..
- Sulfate de fer 95 p. 0/0, en ..
- sacs de 100 kil...,............ 6 50
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 95
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb........ 79 .. à 80 ..
- Acideacétiquedesarts40% 29 .. 31 ..
- — chlorydrique .......................... 7 .. 8 — nitrique 36°.... 32 . . 34 .. — sulfurique, 66° .•......................8 .. 11 . — ................................ 280 .. 290 .. — citrique ................................... 375 .. 380 . Alun épuré ..............................20 . 21 . - ordinaire....... 15 .. 16 , AmmOniaque incolore, 22”.................40 .. 42 . Bichlorure d’étain, 55°................ 115 .. 120 —.................—................60°. 135 .. 140 ..
- 18 50
- 14 50
- 22 ..
- 48 .
- 110 ..
- 120 ..
- 135 ..
- 19 50
- 100 ..
- 80 ..
- 192 ..
- 8 ..
- 75 ..
- 75 . .
- 70 ..
- 120 ..
- 19 ..
- 195 .
- 260 ..
- Bois Campêche-Laguna. .. 18 ,, — — Guadeloupe 14 ..
- — Jaune Centre Amérique 20 ..
- Cachou jaune, V apeurs ...‘ 47 ..
- — brun.....................100 ..
- Chlorate de potas se......110 .
- — de soude.................125 ..
- Chlorure de chauxl 00 à 110° 19 ..
- Chromate rouge de potasse 95 . .
- — — de soude.. 75 ..
- Crème de tartre ..........190
- Cristaux de tartre.......182 — de soude............... 7 50
- Curcu ma Bengale en racines 70 ..
- — de Madras............... 70 ..
- — Chine, . ............... 65
- Essence de térébenthine .. 115 ..
- Extrait de châtaignier 2 0°,. 18
- Galles de Chine et Janen. 185 .. — vertes et noires.. . 250 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 155 .. 165 ..
- — arabique............. 250 . 300 ..
- — adragante rousse. 350 .. 400 ..
- Jus de citron....... .... 23 . 24 ..
- Méthylène à 9-'.° ... ...... 105 . 110
- — régie 90 ....... 110 .. . 115 ..
- Prussiate jaune de potasse 190 .. 195 ..
- — — de soude....................
- Pyrolignite de fer............ 10 .. 11
- Résine........................ 16 .. 20 ,
- Rouille ................... 9 . . ' 10 n
- Sel de soude 80°. .. ..... 18 . 18 25
- — ammoniaque.. 12 50 13 ..
- Sel d’étain.................. 245 ., 250 ..
- Soufre en canons ....... 19 50 20 50
- — sublimé............ 21 50 22 50
- Sumac Sicile en feuilles... 30 .. 32 ..
- Sulfate d’alumine ............. 15 .. 17 ..
- — de cuivre........... 74 .. 76 ..
- — de f. r................ 7 50 8 ..
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
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- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant „ Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
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- Fernand Dehaitre. 6, rue a'Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
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- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris, Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
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- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campèche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
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- Le Numéro : 0,75 . 7/
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- 44e Année. — No 7
- 5 Avril 1900
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. .... . . . 15.
- — Six mois....................... 8 fr. etranger :...................... 20..................fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | ralsnrvernslaise): : : 8:
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie. . .
- SOMMAIRE
- Le Moniteur de la Teinture à l’Exposition Universelle de 1900.
- Partie technique. — Perfectionnements aux appareils employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton (suite). — Revue des matières colorantes et des progrès de la teinture (suite et fin). — Production directe sur les fils et tissus de coton de matières colorantes azoïques insolubles. — Recettes de teinture.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers.—Variété : L’application de la loi sur les accidents du travail en Autriche (suite). — Le travail des enfants et des filles mineures. — Nécrologie. — Informations.— Adjudications. — Renseignements commerciaux — Cours. — Annonces.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE l’Exposition Universelle de 1900
- Au moment où l’Exposition Universelle va ouvrir ses portes, nous croyons devoir infor-mer nos lecteurs que le Moniteur de la Teinture Publiera sur les classes et les produits qui les Intéressent, des comptes rendus aussi détaillés Que possible.
- Ces études, au cours desquelles seront mises en lumière toutes les découvertes nouvelles, toutes les particularités dignes d'attention, offri-ront un caractère à la fois général et pratique, -es à présent, elles sont confiées à divers ré
- dacteurs spéciaux qui ont accepté de donner aux nombreux abonnés et lecteurs de ce journal, des appréciations autorisées.
- Nous voulons que ce travail soit sérieux, documenté, impartial, précis, de telle sorte qu’il soit profitable à tous, et qu’il mette l'industrie française à même de retirer de l’Exposition Universelle tous les renseignements utiles qu’elle comporte.
- Nous voulons en outre qu’il constitue pour les membres du Jury une base toujours .précieuse et souvent décisive ; qu’il serve d’éléments d’appréciation pour les Jurys internationaux chargés d’examiner les expositions des différentes classes, et de décerner les récompenses.
- Mais une pareille tâche est considérable et complexe. Les difficultés en sont accrues par la variété même de l’industrie qu’elle embrasse. Aussi nous permettons-nous de faire appel à la bonne volonté de MM. les Exposants abonnés ou non, lecteurs ou non de ce journal, pour nous seconder et nous guider. Nous leur demandons de vouloir bien sans plus attendre, dès maintenant, nous adresser une note (fût-elle des plus sommaires), sur les points importants de leur exposition, et sur les innovations qu’ils désirent voir signaler plus spécialement à l'attention du public.
- Et nous les remercions par avance de toutes
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- 98 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- les communications qu’ils voudront bien nous faire, pour compléter nos dossiers et vérifier les renseignements d’ensemble que nous avons pu déjà, réunir.
- Ces comptes rendus paraîtront régulièrement dans chaque numéro, du Moniteur de la -Teinture, pendant toute la durée de l’Exposition.
- LA RÉDACTION.
- _____PARTIE TECHNIQUE
- PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton, et autres matières fibreuses, à l’état brut, manufacturé ou partiellement manufacturé.
- Par M. Crippin. (Suite)
- Lorsqu’on renverse les tiroirs k et n en plaçant la poignée j du levier de manœuvre dans l’autre position 1, le compartiment 2 du grand récipient est évacué et l’air est admis au compartiment 1, de manière que le liquide peut s’écouler librement de ce compartiment 1, à travers la chambre de traitement e, jusqu’au compartiment 2.
- Lorsqu’on amène le levier de commande j dans sa position moyenne, l’éjecteur 1 cesse de travailler, et l’air est admis, comme ci-dessus décrit, dans le petit récipient m qui se décharge, à travers la valve d’échappement m4 , formée sur le tuyau m3 , comme ci-devant expliqué.
- La cuve peut être au-dessous de la machine, mais, comme cela est représenté, la machine est supposée être reliée avec plusieurs cuves.
- Cette disposition est représentée par :
- Fig. 23, élévation de face.
- Fig. 24, élévation latérale.
- Fig. 25, vue en plan.
- e, chambre de traitement reliée par des tuyaux au grand récipient double g.
- m, petit récipient.
- i? , boîte à tiroir, fig. 16, pour alimenter le liquide a la chambre de traitement e,
- h, tuyau relié à la boîte à tiroir et à un tuyau h' s’étendant dans toute sa longueur en avant du nombre voulu de cuves y dont deux sont représentées dans le dessin sur chaque côté de la machine.
- g3 , tuyau partant de la chambre g^ , au-dessous de la valve d’échappement g’ du grand récipent g, et reliée avec un autre tuyau g^ passant le long des cuves, à l’arrière de celles-ci.
- A chaque jonction ou branchement entre les cuves et les tuyaux h’ et g^ , il y a une valve h2 et- g5 , de construction ordinaire quelconque, qu’on peut ouvrir ou fermer, lorsque cela est nécessaire.
- Lorsque la machine doit fonctionner avec une cuve particulière quelconque, on ouvre les valves h2 et g5 , à l'avant et.à l’arrière de la cuve à employer et on ferme toutes les autres valves h2 et ; de cette manière, en fermant les valves de l'une et en ouvrant les valves d’une autre des cuves, on peut facilement faire travailler la machine avec l’une quelconque des cuves de la série.
- Dans chaque cuve, le branchement allant du tuyau h à la cuve se termine par une large cuvette h3 ouverte vers le haut sur le côté ouvert de laquelle est ajusté et assujetti un châssis cirulaire recouvert avec une matière tamisante convenable, de manière que le liquide entraîné de la cuve doive traverser ce tamis filtrant avant d’entrer dans la chambre de traitement e.
- Fig. 26, élévation en coupe transversale, la coupe étant prise à travers l’une des chambres de traitement, sur l’un des côtés de la machine et seulement à travers les conduits ou tuyaux et les boîtes à tiroirs pour les tiroirs à fluides et à air sur l’autre côté de la machine, de même qu’à travers l’une des chambres de réception ou récipient.
- - Fig. 27, plan.
- Fig. 28, élévation en coupe à angle droit par rapport à la figure 26, la coupe étant prise à travers les deux récipients employés dans la machine.
- Les figures 26 à 28 représentent une machine multiple construite suivant mon invention.
- Trois chambres de traitement e sont représentées sur chaque côté des chambres réceptrices ou récipients g et m de cette machine, mais il pourrait n’y avoir qu’une seule chambre de traitement sur chaque côté ou bien il pourrait y en avoir deux ou plus.
- Comme cela est représenté, les chambres de traitement e sont supposées être grandes et chaque chambre est destinée à agir en même temps sur plusieurs tablettes a, de canettes ou d’autres matières et, dans ces machines, les chambres de traitement peuvent être éloignées encore plus que cela n’est représenté,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- de manière à donner un libre accès tout autour ou presque tout autour de chaque chambre.
- Les cuves y sont représentées sous les chambres de traitement e, mais elles pourraient être éloignées desdites chambres et reliées à celles-ci par des tuyaux ou conduits convenables. Les couvercles e’ des chambres de traitement peuvent être à charnière, mais,
- Dan* les dessins, un prolongement de la partie inférieure de chaque chambre de traitement s’étend dans ie liquide contenu dans la cuve y qui, pendant le fonc-tionnnement de l’appareil, est presque pleine.
- Dans la partie inférieure de la chambre de traitement e, il est formé un bourrelet ed , comportant, dans son côté inférieur, des logements pour les anneaux de
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- comme dans les grandes machines ils sont lourds, ils peuvent être soulevés à l’aide d’un piston et d’un cylindre à vapeur ou hydraulique, ou par une grue et une transmission convenable.
- Si cela est nécessaire, on peut équilibrer le poids de chacun d’eux par un contrepoids relié à une chaîne ou une corde passant sur une poulie de renvoi située au-dessus, ou bien par un levier chargé, de manière qu’on puisse aisément les ouvrir et les fermer à la main.
- garniture élastique ef, fig. 29, en nombre égal à celui des tablettes a qui doivent être employées.
- Six tablettes a sont supposées être employées dans chaque chambre de traitement et elles sont disposées et maintenues abaissées, de même que les broches de la canette dans la figure 29, dans laquelle une seule tablette a est représentée en position de traitemen dans la chambre e. Sous le bourrelet ed , il existe une cavité ou passage /qui se rend à un tuyau /’. Au centre de la chambre de traitement e se trouve, comme cela
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- est représenté fig. 26, un cylindre r dans lequel se meut un piston r’ dont la tige r2 traverse une boîte à étoupes formée dans le couvercle du cylindre r, et c’est à l’extrémité supérieure de ce piston qu’est assujetti le couvercle e‘ de la chambre de traitement.
- Il existe, autour de chaque chambre de traitement, une cavité annulaire eb , pour la vapeur ou l’air, ou les deux combinés, ou autres gaz convenables, comme il a été expliqué ci-dessus.
- Le piston r’ est ou peut être actionné par de la vapeur ou autra fluide sous pression, mais, comme on emploie dans la machine de la vapeur pour les éjec-teurs et dans d’autres buts, la vapeur est employée de préférence pour actionner le piston.
- La vapeur est admise à travers des tuyaux ou conduits convenables et un robinet à deux voies (non représenté) ou un tiroir qui, dans une de ses positions extrêmes, admet la vapeur, tandis que, dans l’autre position (celle moyenne), il intercepte la vapeur et la maintient dans le cylindre et que, dans l’autre position extrême, il permet à la vapeur du cylindre de s’échapper.
- Lorsqu’on admet la vaperr au cylindre, le couvercle e‘ est soulevé et ainsi maintenu aussi longtemps que cela est nécessaire, et, lorsque la vapeur s’échappe du cylindre, le couvercle e‘ s’abaisse dans sa position convenable pour fermer le chambre de traitement e.
- Si on le désire, le robinet peut être disposé pour admettre la vapeur ru-dessus du piston r’ pour entraîner et maintenir je couvercle vers le bas, spécialement si les autres modes ci-dessus décrits sont employés pour maintenir abaissées les broches des canettes, parce que, dans ce cas, il y aura une saillie intérieure sur le dessous du couvercle e‘, pourvue d’une vis de serrage qui viendra porter sur le bout de la saillie tubulaire b' pour chaque plaque d’abaissement b. Si on le désire, les pistons r’ pour les couvercle e‘, sur chaque côté de la machine peuvent être actionnés par une valve ou un robinet et des tuyaux de connexion convenables. Chaque chambre de traitement e, s’il y en a plus d’une sur chaque côté, est reliée par un branchement /’ à un tuyau 16 s’étendant dans la longueur de la machine et à peu près au milieu de ce tuyau /6 se trouve un branchement vertical qui le relie avec l'orifice central d'une boîte à tiroir 8’, le tiroir s présentant un orifice sur chaque côté de l’orifice central, lequel est toujours en Communication avec la cavité du tiroir « qui, dans ta position intermé
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- diaire, recouvre les trois orifices, mais établira la communication à travers l’une ou l’autre de ses positions extrêmes.
- L’un des orifices latéraux est relié avec le récipient g par un court tuyau et l’autre orifice latéral est relié d’une manière analogue avec l’autre récipient m. Les chambres de traitement e sont reliées, sur les deux côtés, comme cela a été décrit, avec les deux récipients g et m.
- La tige du tiroir s traverse une boîte à étoupes ordi naire à chaque bout de la boîte à tiroirs s' et est reliée avec une tige à poignée s* coulissant dans des guides convenab’es à chaque bout des cuves ; de cette manière, les tiroirs 3 peuvent être actionnés de l’un ou de l’autre bout des cuves par les tiges s2 aux extrémités desquelles se trouvent des poignées.
- Le récipient g est destiné aux liquides et le récipient m est pour la vapeur ou l’air ou fluides analogues. Sur le récipient g est formée une boîte à tiroir n3 semblable à celle décrite par rapport aux figures 14 et 15, mais les conduits ou tuyaux venant des orifices sont disposés d’une manière quelque peu différente.
- L’éjecteur 1 est assujetti au côté de la boîte à tiroir n3 et, lorsqu’il fonctionne, il communique avec et évacue les fluides de la chambre qui est en connexion avec l’orifice intermédiaire du tiroir n, fig. 14; lorsque ce tiroir n est amené à l’une de ses positions extrêmes, il vient au-dessus d’un orifice 1 en communication par un tuyau n’ avec le couvercle du trou d’homme du récipient g et les fluides passent du tiroir à travers les orifices 1 et 2 à l’éjecteur 1 et sortent de ce dernier, avec la vapeur, par un tuyau f, pour être employés au chauffage ou à d’autres usages.
- La vapeur est alimentée du tiroir à vapeur k, fig. 15, par un tuyau k^ communiquant avec la chambie de la boîte à tiroir dans laquelle débouche l’orifice de vapeur et avec l’éjecteur 1.
- Les tiges des tiroirs n et k sont reliées par une tige j4 et un levier coudé j3 à une tige jz sur laquelle on agit à l’aide de la poignée qui se trouve à son extrémité.
- (A suivre.)
- NÉCROLOGIE
- Nous apprenons la mort à Elbeuf, de M. Gustave-Edouard Blay, maître teinturier, de la maison Blay frères et C°, qui a succombé à l’âge de 47 ans.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- REVUE
- DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES et des Progrès de la Teinture (Suite et fin)
- Noir immédiat en impression sur coton
- Il a été indiqué ici même dans le Moniteur de la Teinture, quelques formules pour l’impression en gris du noir immédiat. On peut également obtenir du noir comme chinage ou impression en ne combinant pas le noir aux sels de chrome. On ajoute du sulfure de sodium, de la soude caustique et une proportion assez forte de dextrine qui donne pour ce genre mieux que l’amidon.
- Par suite de la présence du sulfure de sodium on fera bien d’éviter le cuivre et le laiton.
- Voyons maintenant les nouveaux colorants pour laine ou les procédés nouveaux d’application ou brevets spéciaux :
- FLAVAZINE S (Meister Lucius et Bruning)
- Ce jaune analogue à la Tartrazine convient pour la teinture en pièces, car il égalise, unit bien et pénètre facilement les tissus épais, feutres, etc. Il se combine très bien aux colorants acides et à ceux développés au chrome, il pourra donc être utilisé pour nuancer en jaune dans les couleurs modes et mélangées.
- Sa solidité à l’air et aux soufrages est bonne. Les alcalis et foulonnages diminuent la nuance. La Fla-vazine S ne se recommande donc pas pour les teintures devant être lavées, mais est à conseiller pour feutres, tapis, étoffes d’ameublement, etc.
- La teinte est — je le dis plus haut — pareille à la tartrazine.
- On teint dans des appareils en bois, le cuivre modifiant la nuance. On teint avec acide et sulfate de soude.
- Bleu Fram G (F. Bayer et Cie)
- Les teintes b'eu marine, bleu foncé sont souvent faites par mélanges de verts avec violets. Le bleu Fram G donne un bleu très plein, bien bleu marine avec 4 % de colorant.
- Il se teint avec 10 % sulfate de soude et 2 % acide acétique; entrer à 40° C. et arriver lentement au bouillon qu’on maintient une demi-heure. Ce bleu Fram G 8 allie très bien au noir direct au Campêche et au noir Naphtaline à l’acide 4B (Bayer).
- Pour épuiser les bains, on peut ajouter 3 à 4 % d’acide sulfurique.
- Alizarine Saphirol (Bayer)
- Cette nouvelle marque d’Alizarine Saphirol est plus bleuâtre que l’ancienne, mais la solidité est tout aussi grande.
- ALZARINE rouge PS (Bayer)
- C’est une couleur en poudre qui fournit sur alumine un ponceau grand teint et donne avec le chrome un brun foncé grenat. Cetteteinte est d’une solidité excep tonnelle, supérieure même à la marque W.
- Rouge Sulfone brillant B
- Violets Sulfones solides 4R et 5BS
- Ces trois colorants présentés par la Société chimique de Bâle (anciennement Sandoz) sont des colorants acides qui seront d’un grand intérêt pour la teinture de la laine, en raison de leur bonne propriété d’unisson et de leur solidité remarquable aux alcalis, au foulon, aux acides et à la lumière.
- On teint au bouillon avec 1 à 2 % d’acide sulfurique ou 2 à 4 % d’acide acétique 40 %. Pour les nuances claires, le bain est épuisé en une demi-heure, pour les nuances foncées en une heure.
- Pour les teintes claires, il est préférable de mettre l’acide en plusieurs fois pour que le colorant ne tire pas trop rapidement.
- Bleu mi-laine G (Manufacture Lyonnaise)
- Ce nouveau bleu spécial pour la teinture de la mi-laine donne de très jolies teintes du genre bleu marine avec 3, 4, 5 % de colorant. On teint avec addition de 20 grammes de sulfate de soude ou de sel marin et 1/2 gramme de carbonate de soude par litre de bain.
- On entre à 50° C., on monte lentement à 70-80 C., on maintient cette température jusqu’à ce que le coton soit bien teint. On fait ensuite bouillir pour couvrir la laine, puis on laisse refroidir dans le bain pendant une demi-heure. Sortir, rincer.
- Teinture des tissus renaissance
- Les tissus renaissance qui prennent de plus en plus d’importance sont avantageusement teints par les procédés indiqués par la Manufacture Lyonnaise. Elle a fait paraître un carnet avec des échantillons de bel aspect composés de laine renaissance couleurs et de coton.
- Presque tous ces échantillons bruns noirs ou bleus proviennent de la pratique, et ont été teints d’abord en bain acide,puisremontésaveclenoiroxy-diamine EVN;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- quelques-uns seulement ont été teints avec le noir mi-laine P.
- Le remontage au non—oxydiamine EVN pour recouvrir lcoton est plus avantageux que l’ancien remontage au tanin ou sumac avec fer. 10 II ne nécessite qu’une opération ; 2° donne des teintes plus vives et plus claires et 3° laisse le tissu plus souple et plus doux.
- Bleu D'INDIGO sur laines
- La teinturerie Vve Gaydet et fils par le brevet français 291.573, produit le bleu d’indigo sur bobines, bourre, peigne, canettes, etc., en y faisant passer ou en imprégnant la laine d’une solution d’indigo blanc réduit à l'hydrosulfite puis lavent. Ils font passer ensuite pour oxyder le bleu et le fixer un courant d’air, au moyen d’un ventilateur, injecteur ou autre.
- Matériel de Teinture
- Après avoir passé en revue les nouveautés pour coton, pour laine, voyons le matériel de teinture. De plus en plus dans la teinture du filé, la nécessité d’employer des machines à teindre se fait sentir. Le nombre des machines à teintre les écheveaux est déjà considérable (voir Matériel de Teinture de J. Garçon), mais il y en a peu de tout à fait complète et pouvant servir pour toutes teintures.
- Une machine qui se recommande sous tous rapports tant par la simplicité de ses organes, que par la régularité des teintures qu’elle fournit, est celle de MM. Vil-lette et Cuignet qui fonctionne déjà dans bon nombre de teintureries à Roubaix, à Renaix, à Frelinghien, à St-Dié, à Rouen, bref dans tous les centres industriels teignant le coton. Cette machine se construit en toutes dimensions.
- Pour 50 kilos de coton filé, la machine à près de 4 mètres de long et 2 mètres de large. Mais le bac ne contient pas plus de 800 litres de bain. Le coton est disposé sur 20 bâtons carrés ou du moins rectangulaires, ces bâtons sont terminés par des pignons mis en mouvement par des vis sans fin placées sur un arbre actionné par poulies. ,
- Un mouvement spécial fait tourner les bâtons tantôt dans un sens, tantôt dans un autre d’une façon régu— jière. Les écheveaux sont tendus dans le bas par des rouleaux emprisonnés dans un guide. Ce guide donne un mouvement de va-et-vient, un mouvement de battage régulier que l’on peut diminuer ou accélérer selon la nuance pour obtenir plus facilement l’uni.
- Les deux mouvements combinés et la tension des écheveaux donnent un travail supérieur sous tous rapports. On peut chauffer une heure et même plus au bouillon sans que les écheveaux se mêlent ou luti-nent.
- Tant pour les noirs d’aniline, que pour les couleurs basiques, les diazotées, ou les substantives à froid, ou à chaud, on a un uni parfait. Le chargement et le déchargement de la machine est simple et peut être fait par un jeune homme. Dans certaines maisons deux machines pour noir d’aniline, une machine pour savonner, soit trois machines sont conduites, chargées, garnies, etc., c’est-à-dire complètement menées par deux hommes. Outre l’économie réalisable de ce côté, on peut d’autre part économiser 200 grammes par kilo de matière colorante par suite du bain réduit, c’est-à-dire obtenir avec 0,800 grammes la même nuance que l’on obtient habituellement avec 1 kilo. L’inventeur étant lui-même teinturier, la machine a sur ses concurrentes et devancières l’immense et rare avantage d’être tout à fait appropriée à la teinture du coton en écheveaux quel que soit le colorant employé.
- Il est regrettable que nous ne puissions accompagner cette revue d’échantillons de teinture ou de croquis pour machines. C’est une lacune qui pourra peut-être se trouver supprimée un jour ou l’autre et complétera utilement ces renseignements.
- M. Ude.
- PRODUCTION DIRECTE sur les fils et tissus de coton de matières colorantes azoïques insolubles (1)
- Beaucoup de matières colorantes artificielles sont insolubles et ne peuvent servir à teindre les tissus, le coton entr’autres. La découverte suivante permettra de faire un grand pas dans une voie nouvelle.
- Dans une solution alcaline de naphtol a ou 3, froide ou chaude, on laisse digérer durant quelque temps un tissu ou un écheveau de coton et, après bonne expression, on laisse sécher à l’air libre. On pourrait supposer qu’en lavant ensuite ces fibres à l’eau froide et renouvelant plusieurs fois ces lavages, il ne restera
- (1) Pli cacheté adressé le 27 mai 1888 à la Société industrielle de Rouen.
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- sur le tissu aucune portion adhérente de naphtol. Or, j’ai remarqué qu’il n’en est pas ainsi. Les fibres ainsi lavées jusqu'à disparition de toute réaction alcaline, puis séchées ensuite, sont parfaitement aptes à se colorer si on les plonge dans un composé diazoïque ou tétrazoïque d’une amine de la série aromatique. Or, si l’on fait usage d’un diazo nonsulfoné, la matière colorante qui prend naissance sur le tissu lui-même est insoluble dans l’eau, adhérente à la fibre et ne vire ni aux acides ni aux alcalis.
- J’ai obtenu de la sorte une foule de matières colo tantes variant du jaune à l’orange, au violet et au rouge. Les intensités des tons sont proportionnelles : 1° à la quantité de naphtol retenue par la fibre ; 2 à la durée de l’immersion des fibres imprégnées de naphtol dans le diazo mis en usage.
- Tous les phénols peuvent être employés. Pour ceux qui sont solubles dans l’eau, on lavera peu ou pas les fibres après leur passage en liquide alcalin et leur dessiccation. :
- J’ai observé que les tissus imprégnés de phénols se colorent d’une manière bien plus nette et plus régulière si le diazo dans lequèl on les plonge conserve le moins d’acidité possible. Aussi dans beaucoup de cas est-il préférable d’ajouter au diazo acide que l’on vient de produire un petit excès de craie et de filtrer après saturation.
- Les vapeurs de phénols peuvent également se fixer sur les fibres végétales ou animales.
- Inutile de dire que la réaction des tissus imprégnés de phénols sur les diazo se fait toujours à froid. Elle est terminée dans un temps relativement court, variant, suivant les concentrations, de quelques minutes à une ou deux heures.
- Les principaux diazo que j’ai expérimentés sont : 1° le diazo benzol ; 2 le diazo de la para et de l’ortho toluidine; 30 le diazo delà méta xylidine et isomère; 4° le diazo de la pseudo-cumidine ; 5° le diazo de l'a-mido-azo-benzol ; 6 les diazo des deux naphtylami-nes «et 70 les diazo des nitranilines, des nitro tolui-dines et nitro xylidines ; 8° les tétrazo de la benzidine et de la toluidine.
- Parmi les phénols, les naphtols a et 3, surtout ce dernier, donnent les meilleurs résultats.
- Paris, 27 mai 1888.
- Z. Roussin.
- RECETTES DE TEINTURE
- Fils de coton en Bleu
- Bleu direct 3G pour 100 livres de fils de coton.
- Préparer le bain comme suit :
- 10 livres sel ordinaire,
- 5 » bleu direct 3G.
- Plonger dans le bain à 160° F., après avoir mouillé ; bien remuer jusqu’à l’ébullition que l’on maintiendra 3/4 d’heure.
- Il n’est pas absolument nécessaire de rincer, et il est inutile de conserver le bain qui a donné tout ce qu’il pouvait. ?
- Cette teinture est très soluble dans l’eau, et prend très facilement et très également, produisant une teinte claire de bleu très résistante, aussi bien sur le fil que sur le tissu et connue sous le nom de bleu bébé ou bleu ciel.
- Fils de coton couleur Orange
- Orange SB pour 100 livres de fils ds coton.
- Préparer le bain comme suit :
- 20 livres sel ordinaire,
- 2 1/2 » orange SB.
- Plonger dans le bain à 180° F ; amener à l’ébullition et teindre à cette température pendant une heure.
- La couleur orange SB prend sur les fibres très également, et a des propriétés pénétrantes très grandes ; elle produit une teinte d’un jaune orange très vif.
- Flanelle en Bleu
- Procédé amendé de mordant sur 100 livres de laines filées.
- Préparer le bain mordant avec 6 livres d’acide 30 %, tourner une demi-heure à la température de 140 F., puis ajouter à ce bain ;
- 1 livre acide chromée.
- Tourner pendant une demi-heure et laisser tomber la température, ensuite ajouter :
- 6 livres bisulfite de soude.
- Ramener la température à 140°, tout en tournant à cette température pendant une demi-heure ; rincer.
- Teindre dans un bain de :
- 10 livres de pâte de bleu de chrome.
- Par ce procédé, il faut beaucoup moins de temps que par l’ancien, tant pour le mordant que pour la teinture. La marchandise conserve bien mieux son apparence, la chaleur employée étant beaucoup moins
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- grande ; on obtient des teintes beaucoup moins éclatantes que par le mordant au bichromate de potasse, on emploie moins de teinture et cela teint plus profondément.
- Fils de coton en Noir
- Noir Ebonite R, pour 100 livres de fils de coton.
- Préparer le bain comme suit : 25 livres sel ordinaire, 6 » noir Ebonite R.
- Plonger les échevaux à 180 F. amener le bain à ébulition et teindre à cette température pendant une heure avec cette quantité de teinture, le noir Ebonite R. produit un noir de jais ayant beaucoup de corps ; il prend sur la fibre très également et il a beaucoup de force de pénétration.
- Fils de coton en Rouge
- Rouge Benz. S.G. pour 100 livres de fils de coton. Préparer le bain suivant :
- 15 livres de sel de Glauber,
- 1 » soude caustique,
- 3 » rouge Benzo S.G.
- Plonger les fils à la température de 180° F. amener à l’ébulition et teindre pendant une heure.
- Le Benzo S.G. est un nouveau produit qui diffère sensiblement des autres rouges Benzo en ce qu’il résiste mieux aux acides.
- Fils de coton en Bleu
- Bleu Indigo Zambezi R, pour 100 livres de fils de coton.
- Préparer le bain avec :
- 3 livres bleu Indigo R,
- 25 > sel ordinaire.
- Plonger à 130° F, tourner plusieurs fois, amener à l’ébulition, laisser bouillir pendant une heure, enlever et laver, plonger ensuite dans solution diazotisée suivante à froid ;
- 7 1/2 livres acide muriatique,
- 3 » nitrite de soude. remuer pendant 15 minutes ensuite, développer dans un bain de :
- 3/4 livre Naphtol Béta,
- 3/4 » acide hydrochlorique. remuer jusqu’à ce que le naphtol soit complètement dissous, ajouter ensuite :
- 3 livres soude caustique.
- Laver et laisser sécher. On produit ainsi un bleu résistant à la lumière et au lavage.
- Tissus de laine et coton mélangés en noir
- Une demi-livre de noir demi-laine B, pour 100 livras de tissu mélangé.
- Préparer le bain comme suit :
- 25 livres de sel de Glauber
- 5 — de noir demi-laine B
- Plonger dans le bainà 150 F, amener graduellement à l’ébullition et laisser bouillir au moins une heure.
- Le noir demi-laine B est un nouveau produit pour les tissus mélangés convenant principalement pour les mélanges de laine et de coton; il a cette particularité que, pendant l’ébullition, le coton devient plus noir que la laine, ce qui est très appréciable dans les teintures de tissus demi laine.
- Fils de coton en bleu
- Préparer le bain comme suit :
- 30 livres de sel ordinaire
- 3 — de bleu diamine Azo RR.
- Plonger dans le bain à 170 F, amener à l’ébullition et bouillir pendant une heure. Retirer, rincer.
- Fils de coton en bleu
- Bleu Diphenyl 2B pour 100 livres de coton. Préparer le bain comme suit : 20 livres sel ordinaire
- 3 — Bleu Diphenyl 2B
- Plonger à 180° F, amener à l’ébulition et laisser bouillir à cette température pendant une heure en agitant suffisamment pour obtenir une teinte uniforme. Cette couleur prend uniformément sur la fibre, etdonne une nuance bleue très brillante et très jolie.
- Fils de laine en noir
- Noir acide 4B pour 100 livres de fils de laine. Préparer le bain comme suit :
- 4 livres acide sulfurique
- 20 —- sel de Glauber
- 4 — noir acide 4B;
- Plonger à environ, 150 F, amener doucement à l’ébullition et teindre à cette température au moins pendant une heure. . .
- Le noir acide B prend lentement sur la fibre, ce qui assure une grande uniformité, cela donne une teinte
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- noire, très plaisante, et répond à tout ce qu’on peut demander d’une teinture acide.
- Tissus de laine en bleu
- Bleu Indalizar TB pour 100 livres de tissus de laine au mordant de chrome et de tartre.
- Le mordant sera composé comme suit :
- 3 livres de bichromate de potasse
- 1 1/2 de bi-tartartre de potasse
- Plonger à 160° F, amener à l’ébullition et laisser bouillir pendant une heure.
- Laver, et teindre dans un bain de :
- 10 livres de bleu Indalizar TB
- 5 » acide acétique ajouter l’acide acétique à la teinture à 120 F et bien remuer pendant qu’on amènera le bain à l’ébullition ; maintenir dans le bain pendant une heure à cette température. Laver et faire sécher.
- Le Bleu Indalizarin TB est beaucoup plus brillant et à meilleur marché que le bleu ordinaire alizarin et prend aussi vite que ce dernier.
- Fils de coton en orange
- Orange S pour 100 livres de fils de coton. Préparer le bain comme suit : 20 livres Sel commun
- 2 1/2 Orange S
- Plonger dans le bain à 180 F, amener à l’ébullition et teindre pendant une heure à cette température.
- Fils de coton en brun clair
- Brun cachou T pour 100 livres de fils de coton. Préparer le bain comme suit :
- 2 livres Soude caustique
- 50 » Sel commun
- 5 » Brun cachou T
- Plonger à 180 , amener à l’ébullition et teindre à cette température pendant une heure.
- Le Brun Cachou appartient à la famille des Cachou de Laval Thiocatzchine, il donne une nuance résistant au contact de la lumière ; il ne demande pas de bain Spécial pour le fixer. Dans le cas où on se resert du bain, le montant du sel est réduit d’un tiers; tandis qe la quantité d’acide caustique reste la même.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets dénaturé à intéresser nos lecteurs.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LES MOYENS ET PROCÉDÉS pour imprimer, transférer et fixer, surtout sur étoffes, les couleurs lithographiques et autres analogues à base grasse ou résineuse.
- Par M. Jean Diéderichs.
- Le transfert des impressions chromo-lithographiques, zincographiques, du papier sur les étoffes n’a pas réussi jusqu’à présent, quand les couleurs devaient se combiner tinctorialement à ces étoffes.
- L'inventeur s’est rendu compte, par une étude attentive et des essais multiples, des causes d’insuccès et il est parvenu à écarter tous les inconvénients existants :
- 1* en modifiant la nature des couleurs et la manière de les employer ;
- 2- en modifiant le traitement et la préparation à faire subir aux papiers reporteurs et aux étoffes ;
- 3* en modifiant le travail à effectuer ou les moyens à employer pour faire le transfert du papier sur les étoffes, et 4 en faisant le transfert à chaud..
- PROCÉDÉ permettant de donner aux fils et tissus de laine et de coton Vaspect et le toucher de la soie.
- Par M. Sylvain Graissot
- Dans un récipient en grès, pourvu à sa base d’un robinet, on verse une quantité convenable de soude caustique liquide à 36° Bé, puis on introduit de la chrysalide de cocons blancs, des déchets de bourres de soie et des déchets de moulinage, dans la proportion de 3 % du poids delà soude caustique employée. Ensuite, on agite bien plusieurs fois le mélange avec un bâton, puis on laisse digérer quatre ou cinq jours jusqu’à ce que la digestion soit complète. On décante alors, par le robinet, la quantité voulue pour constituer dans un bac, de préférence en grès, le bain nécessaire en ajoutant de l’eau distillée, de façon à ramener le titre du bain à 10o si l’on veut opérer à froid et à 3° ou 5® si l’on opère à chaud. Dans le bain ainsi obtenu, on place ou plonge les tissus ou flottes pendant dix minutes, on égoutte ou essore à fond, puis on répète cette opération une ou deux fois suivant la
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- qualité des fils à traiter. Les produits, au sortir de cette dissolution, sont ensuite étirés à la manière ordinaire, puis rincés dans un bain acétique ou sulfurique à 3 ou 5°, et essorés et séchés à l’air libre ou à une' faible température. Ainsi préparés, les fils ou tissus peuvent passer à la teinture et recevoir toutes teintes convenables.
- FILTRAGE FORCÉ DES BENZINES ou autres essences par vide ou pression, pour dégraissage à sec Par M. Marius Hippolyte Rambaud
- L’objet de ce brevet est un nouveau système de filtrage forcé, par aspiration ou par refoulement, vide ou pression quelconque, pour benzines ou autres essences, servant au nettoyage des étoffes en pièces ou confectionnées, dénommé dégraissage à sec.
- Dans les procédés en usage pour le dégraissage à sec, on fait barboter, dans un appareil spécial, les étoffes, au contact avec là benzine, puis on rince dans des vases découverts et on les essore après. Il y a donc évaporation dans l’opération du rinçage ; en outre, la benzine travaille avec toutes les impuretés provenant du dégraissage.
- Par le nouveau procédé, on opère le dégraissage sans évaporation et on travaille toujours avec la benzine propre. Pour cela, on introduit les tissus, vêtements, etc., avec la benzine dans l’appareil sur lequel est une pompe aspirante ou foulante ou aspirante et foulante, et on fait passer cette benzine dans un filtre fermé où elle est déchargée de ses impuretés ; puis, par un tuyau, elle retourne dans l’appareil, dans lequel elle recommence le même travail en suivant toujours la même opération ; il y a donc un courant continu de benzine pure.
- (Reproduction interdite.)
- DIVERS
- VARIÉTÉ
- L’APPLICATION DE LA LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL EN AUTRICHE (Suite)
- § 12. — DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
- Pour éviter les accidents, des mesures de précau • tion spéciales sont prises dans les salles de travail
- telles que : cloisons autour, des engrenages, grillages pour l’isolement des courroies motrices.
- En outre, dans chaque local de la fabrique sont affichées des ordonnances qui défendent sévèrement d’enlever les courroies de transmission, ainsi que dégraisser et de nettoyer les machines, tant que celles-ci sont en marche.
- Toutes les mesures de sûreté qui auront été publiées dans la fabrique doivent être rigoureusement observées. Aux contrevenants on appliquera le § 10.
- § 13. — ENGAGEMENT POUR L’OBSERVATION DU RÈGLEMENT
- OUVRIER
- Toute personne au service de la fabrique recevra un exemplaire du présent règlement ouvrier et s’engage par le fait de son entrée à observer ponctuellement les dispositions de ce règlement ouvrier, qui servira également de contrat de travail.
- Ce règlement, après avoir reçu le visa du Capitaine Impérial Royal de District, sera affiché dans les ateliers de la fabrique et entrera en vigueur trois jours après.
- Blanchiment, Teinture et Apprêt, N' 41.815 Floridsdorf, le 22 novembre 1899.
- Vu : Le Capitaine Impérial Royal : Hock.
- Je certifie avoir lu le Règlement ci-dessus et je m’engage à l’observer de point en point.
- Floridsdorf, le 18
- Marque N’
- Attestation de travail et récépissé de documents
- Pour laquelle il est par nous certifié que né est employé dans notre Etablissement comme depuis 189 et qu’il nous a remis à son entrée en dépôt le document ci-après désigné.
- Floridsdorf, le 189
- Documents :
- La Direction de la Fabrique,
- Le soussigné crtifie avoir reçu le règlement intégral de son salaire et pièces ci-dessus désignées :
- Floridsdorf, le 189
- La restitution des pièces déposées n’a lieu que contre la restitution de la présente attestation ou le cas échéant, de son duplicata (voir § 1 du Règlement
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- ouvrier imprimé au verso du présent document et officiellement approuvé).
- (A suivre.)
- LOI
- portant modification de la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels.
- Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté.
- Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
- Art. 1er. — Les articles 3, 4 et 11 de la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels sont modifiés ainsi qu’il suit :
- « Art. 3 — Les jeunes ouvriers et ouvrières jusqu’à l’âge de dix-huit ans et les femmes ne peuvent être employés à un travail effectif de plus d’onze heures par jour, coupées par un ou plusieurs repos, dont, la durée totale ne pourra être inférieure à une heure et pendant lequels le travail sera interdit.
- « Au bout de deux ans à partir de la promulgation de la présente loi, la durée du travail sera réduite à dix heures et demie et, au bout d’une nouvelle période de deux années, à dix heures.
- « Dans chaque établissement, sauf les usines à feu continu et les mines, minières ou carrières, les repos auront lieu aux mêmes heures pour toutes les person-nes protégées par la présente loi.
- « Art. 4, § additionnel. — A l’expiration d’un délai de deux ans à partir de la promulgation de la présente loi, les dispositions exceptionnelles concernant le tra-vail de nuit prévues aux paragraphes 2 et 3 du présent article cesseront d’être en vigueur, sauf pour les tra-vaux souterrains des mines, minières et carrières.
- « Art. 11, § 3. — Dans les établissements visés par la présente loi autres que les usines à feu continu et les établissements qui seront déterminés par un règle-ment d’administration publique, l’organisation du tra-vail par relais, sauf ce qui est prévu aux paragraphes 2 et 3 de l’article 4, sera interdit pour les personnes protégées par les articles précédents, dans un délai de trois mois à partir de la promulgation de la présente loi.
- « En cas d’organisation du travail par postes ou équipes successives, le travail de chaque équipe sera con-tinu, sauf l’interruption pour le repos. » i
- Art. 2. — Il est ajouté à l’article 1er du décret-loi des 9-14 septembre 1848 la disposition suivante :
- « Toutefois, dans les établissements énumérés dans l’article 1er de la loi du 2 novembre 1892 qui emploient dans les mêmes locaux des hommes adultes et des personnes visées par ladite loi, la journée de ces ouvriers ne pourra excéder onze heures de travail effectif.
- « Dans le cas du paragraphe précédent, au bout de de deux ans à partir de la promulgation de la présente loi, la journée sera réduite à dix heures et demie et, au bout d’une nouvelle période de deux ans, à dix heures. »
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et parla Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.
- Fait à Paris, le 30 mars 1900.
- Emile Loubet.
- Par le Président de la République :
- Le ministre du commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes,
- A. Millerand.
- INFORMATIONS
- À la suite de plusieurs réunions tenues à la Bourse du travail, la Chambre syndicale des ouvriers teinturiers-dégraisseurs de la Seine a décrété la grève générale de la corporation.
- Les ouvriers teinturiers se plaignent de la modicité des prix qui leur sont attribués. Ils demandent la suppression du travail aux pièces, l’unification du mode de travail par atelier, un minimum desalaire de 0 fr. 75 par heure ou 45 francs par semaine et un maximum de dix heures de travail par jour. Pour les ouvrières détacheuses, les grévistes demandent 0 fr. 60 par heure, pour les repasseuses, 0 fr. 50 et 0 fr. 40 pour les petites mains.
- Les ouvriers de la banlieue ont suivi le mouvement, notamment à Montreuil-sous Bois.
- Quarante dégraisseurs de la maison Perreau ont quitté le travail et l’exemple a été suivi à la maison Le Hérissé.
- Débouchés pour les machines à calandrer en Pologne. — Les filatures de laine et de coton de la Pologne et de la Lithuanie offrent, d’après l'Exporteur,
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- de Hambourg, un bon débouché pour les machines à calandrer de petit modèle, pesant de 40 à 50 tonnes de 27 à 28,000 marks (33,750 à 35,000 francs) Le fournisseur habituel de ce modèle est un constructeur allemand, les machines anglaises du type ordinaire ne répondant pas aux besoins de ces contrées en raison de leur poids qui est trop lourd et de leur prix qui est le double de celui des machines précitées.
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance des-servant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû a l'Editeur-fa-bricant. Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique des Colonies, de la Ville de Paris. Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute le France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Paris. — Michy, teinturerie, 30, rue de Bellefond, à Paris. — Jug. du 20 mars. — S. : M. Raynaud.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif M.RCIEUX père et fils, teinturerie, glaçage de fils, 17, rue des Teinturiers, à Saint-Etienne. — Durée: 5 ans — Cap.: 160.000 fr. — Acte du 7 mars.
- Formation de la Société en nom collectif Roche et Héritier, teinturerie en plumes, 12, rue Bouchardon, à Paris. — Durée : 10 ans. — Cap. : 2.000 fr. - Acte du 15 fév.
- Formation de la Société en nom collectif V. DER-rieüx et Pascal, teinture des soies et cotons, 18, rue Jules-Duclos, à Saint-Chamond. — Durée : 6 ans — Cap : 70.100 fr. — Acte du 1er fév.
- Formation de la Société en nom collectif Aubert et Morin, apprêts et blanchiment de tissus, 52, rue de l’Industrie, section de Bapeaume, à Canteleu. — Durée : 11 ans. — Cap. : 215.000 fr. — Acte du 5 fév.
- Formation de la Société en nom collectif Pagniez Lemoine, teinturerie, dégraissage, gants, 76 bis, rue Nationale, à Lille.— Durée : 10 ans.— Acte du 16 janv.
- Formation de la Société en nom collectif Quentin et Rabany, teinturerie, à Gaspre, commune de Saint-Georges des-Groseiller, à Fiers. — Durée : 20 ans. — Cap. : 10.000 fr.— Acte du 15 fév.
- • Modifications de Sociétés
- Modifications de la Société A. Leblanc et Cie, produits chimiques, à Marc en-Barœul — Admission d’un nouveau commanditaire.— Acte du 24 déc.
- CHIMISTE-COLORISTE cherche place dans établissment de teinture et d’apprêts des nouveautés pour dames et hommes. Ecrire au bureau du journal aux initiales M. T. 468.
- FUMISTERIE ET MAÇONNERIE
- Spéciales pour Usines et travaux de Ciment
- Téléphone 4:
- Ancienne Maison BÉNARD Fondée en 1835.
- Eugène KREBS
- Constructeur
- 66, rue Manin, 66
- 4, rue des Carrières, 4 PARIS
- Entrepreneur de la Vlle de Paris, des Chemin, de fer de l’Ouest et de l’Est, des Arsenaux, Manufactures, Poudres et Salpêtres de l’Etat.
- Construction de CHEMINÉES D’USINES
- Fourneaux pr ch audières à vapeur
- MASSIF
- pour machines de tous systèmes FOURS de tous genres et pour toutes industrs
- CONSTRUCTION D’USINES
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industriel! et d’Imprimerie administrative.
- .A. FAYOLLE, Directeur, 2a. rue Turgot.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Envoi par retour du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dominer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- .Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- . Elégant carnet de poche, t:tre or su plat fermoir élas-tique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- . 1er Fascicule. — Considérations générales.- — Ma-hères colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-qes. — Matières colorantes azoïqiies.
- 2e Fascicule. —Matières colorantes azoïques (suite). — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l'anthracene.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-hane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de •acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-eines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la qinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-"ne, oxycétones et xanthones.
- .5 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine “‘de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16. . . . . 5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
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- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en compren- dra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes pu-bliés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un I aperçu complet des principales découvertes et inventions ' faites dans ces dernières années, et- introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
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- 110
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Bofe de teinture.
- On cote :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 ..
- — 2c qualité ... 11 .. Ï2 ..
- 3e qualité.... 6 50 10 .. — Sisal, Yucatan... 9 24 11 10 — Honduras 9 35 9 75 — Tabasco . 7 .. 8 .. — Haïti Cap........ 6 25 6 .. — Fort-Liberté..... 6 50 6 70 — 6 50 6 25 — St-Marc 7 25 8 .. — Gonaïves 7 .. 7 25 — P.-de-Paix ....«« 740 775 — Miragoane..... .< 5 75 6 .. — Saint-Domingo... 5 50 6 75 — Martin, et Guadel. 4 50 5 25 — Jamaïque. ...... 5 40 7 .. Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6 50 » Manzanillo 6 .. 6 25 a Tuspan 6 50 7 .. » Vera-Cruz 5 50 6 .. » Campèche 5 .. 5 25 » Carmen 5 .. 5 25 » Tampico 5 75 6 .. • Porto-Plata. ..... 5 .. 5 50 » Haïti 4 75 5 25 • Jamaïque 5 5° 5 65 • BarceletP. Cab... 6 .. 6 25 • Rio Hacha... 4 . 4 25 » Carth. et Savan... 4 .. 4 25 » Maracaïbo 475 575 • Fustet 100 k. 14 .. 16 .. • Tatajuba 50k. 4 . 5 .. » Bahia 4 .. 5 .. » 5 35 6 50 • Amapala. ... 50 kil. 5 5 50 Rouge Brésil Bahia 7 .. 9 .. » Calliatour... 100 k. 15 .. 17 .. » Lima 50 kil. 8 50 9 75 » Ste-Marthe 7 .. 9 ., » 3 50 4 .. » Sandal 100 k. 7 .. 9 .. Sapan 50 k. 6 .. (0 .. » Quebracho.. 1000 k. 83 .. 95 .. « Pernamb 50 k 16 .. 18 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M.......... — en caisse — 37 50......45 ..
- Jaune ou gamb.......... ........... » pressé... 20 ........21..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille... 1 60 2 ..
- Ténériffe grise............. 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale.....50 kilos. 22 50 . 25 ..
- Java, Mad » Pond...... M..................
- Dividivi
- On cote les 50 kil...., 105 • 18 •«
- Indigo*
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 7 75 » fin viol, et pourpre... 7 50 » beau viol, et dite.... 6 75 » bon violet 6 25 • moyen violet 4 75 » bon violet rouge 5 75 » bon moy. v. roug.... 5 .. « fin rouge 5 75 » bon dito 4 50 » bon à fin cuiv 4 .. » cuiv. ord. et bas.. ;... 3 25
- Java.........................M
- Kurpah.................... 2 50
- Madras.................... 2 .
- Manille............... 2 .
- Caraque.................- 2 50
- Guatemala flor.................. 5 25 »..............................sobré.......................... 4 .. »............................bon à fin......................cor........................................4 .. »........................cor. ord. à bas.................2 50 N -Gren fin et surfin.. 1/2 k..6 ..
- » bon à beau.......... 4 50
- » ord. et moyen....... 2 50
- 8 ..
- 7 25
- 7 ..
- 6 ..
- 5 ..
- 5 50
- 5 25
- 6 ..
- 5 ..
- 4 75
- 3 75
- 5 ..
- 4 50
- 3 50
- 4 50
- 6 .
- 5 ..
- 5 ..
- 3 50
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé............... 7 50 à 8 50
- » gros effilé....................... 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne........................ M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote :
- Acide tartrique.........
- Bois de :
- Campèche Laguna ........
- » Martinique............ ».......................Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine.......
- — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées...............
- Zacatilles..............
- Noires ordinaires.......
- » supérieures..........
- Crème de tartre........
- Curcuma Bengale........
- Dividivi ..............
- Gommes :
- Arabique................
- Aden...........«.........
- 260 .. à 265 ..
- 18...........
- 10 .. 12 ..
- M.............
- M............
- 110 .. 120 ..
- 252 350
- 200 .. 225 ..
- 220 ...........
- 200 ...........
- 190 .. 200 ..
- 210 .. 220 ..
- 165 .. 170 ..
- 65 .. 70 .
- M.............
- 165 .. 180 ..
- 120 ... 125 ..
- Damar Singapore............ 112 .. 115 ..
- » Batavia..................... 162 .. 165 ..
- Sandaraque. --------------- 150 .. 160 ..
- Gambier..................... 45 .. .. ..
- Galles vertes et noires.. 180 .. 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre...................... F. 2 50 à 2 75 moyen ordinaire............................2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r........ 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire................. 2 50 3 25
- Sumac en feuilles............F. M .. 0/0 k.
- — en poudres....................F. M .. »
- Vordet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. sous papier, F. » bon marchand en pains F.
- * » » en boules. » raffiné en pouare sec. F.
- Produits chimique*. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.) ..... 13 .. à 15 •
- (acq.).......... 15 .. 16 .
- Acide muriatique...... 20 d 9 50 . •
- — nitrique...... 36 33 . . .
- — - ......... 40 41 ..........
- — sulfurique... 66 10.........
- — 50 7 50 ...
- Carbonate de soude de 90/92, en sacs à rendre, marchés 12 25 . •
- Disponible............•.... 12 75 ....
- Ammoniaque liquide 22 d. 34...............
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs marchés..................... 17 50 .. ••
- Disponible.................. 18 50 ..
- Cristaux de soude en sacs de 100 kil. marchés....... 8 25 ..
- Disponible................... 8 75 .. ••
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques de 700 kil. marchés. ... 18 25 .. ••
- Disponible................ 19.. .. ..
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 .. ••
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 ..
- Soude caustique 110/115, en tambours de 300 k.marchés 29 25 ..
- Disponible................. 29 75
- Soude caustique 110/115, en banques de 300 kil. plaquettes..................... 39 .. .. •
- Soude douce 33 degrés, en vrac........................ 4 50 .. •
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 .. ••
- Silicate de soude........... 25 ..
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de
- 500 kil...................... 10 ... .. •• Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 20
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil................................... Sulfate de cuivre 98 p. 0/0 en sacs, consommation... 68 ............... •
- Entrepôt.................... 64 .. •'
- Sulfate de fer 95 p..0[0, en sacs de 100 kil............. 6 50
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 111
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb......... 79 .. à 82 ..
- Acideacétiquedes arts 40% 29 .. 31 .. — 7 .. 8 — nitrique 36» 32 . . 34 .. — sulfurique, 66° .... 8 .. 11 . — tartrique 280 .. 290 .. — citrique 375 .. 380 Alun épuré 20 . 22 .. — ordinaire..... 15 . . 16 .. Ammoniaque incolore, 22°. 40 . . 42 .. Bichlorure d’étain, 55° 105 .. 110 .. — — 60° 120 . . 130 ..
- 18 50
- 14 50
- 22 ..
- 48 .
- 105 ..
- 120 ..
- 135 ..
- 21 ..
- 100 ..
- 80 . .
- 8 .
- 75 .
- 75 .
- 70 .
- 120 .
- 19 .
- 195
- 245 .
- Bois Campêche-Laguna. ., 18 ..
- — — Guadeloupe 14 ..
- — Jaune Centre Amérique 20 ..
- Cachou jaune. V apeurs .. 47 ..
- — brun................... 98. ..
- Chlorate de potas se.....110 .
- — de soude................125 ..
- Chlorure de chaux100 à 110° 20 ,.
- Chromate rouge de potasse 95 ..
- — — de soude.. 75 ..
- Crème de tartre ..........190 . .
- Cristaux de tartre ..... . 185
- — de soude............... 7 50
- CurcumaBengaleenracines 70 ..
- — de Madras..... 70 ..
- — Chine . ............... 65
- Essence de térébenthine .. 115 ..
- Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 ..
- Galles de Chine et Japon. 185 ..
- — vertes et noires.. . 235 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 155 .. 165 ..
- — arabique.............. 250 .. 280 ..
- .— adragante rousse. 3 5 0 .. . 400..
- Jus de citron.............. 23 .. 24 .,
- Méthylène à 95°. ......... 105 . 110 .
- — régie 90................. 110 .. 115 ..
- Prussiate jaune de potasse 190 .. 195 ..
- — — de soude...................
- Pyrolignite de fer......... 10 .. 11
- Résine,.................... 16 .. 20 .
- Rouille ...................... 9.. 10,
- Sel de soude 80°........ 18 .. 18 25
- — ammoniaque.. 12 50 13 ..
- Sel d’étain............... 22» .. 230 ..
- Soufre en canons ... .... 19 50 20 50
- — sublimé....,............ 21 50 22 50
- Sumac Sicile en feuilles... 30 .. 32 ..
- Sulfate d’alumine . . ..... 15 .. 17 ,.
- — de cuivre........ 74 .. 76 ..
- — de fer ......... 7 50 8 ..
- COFFRES-FORTS DELARUE 177,"pAnisastorol
- TOUT EN ACIER, INCOMBUSTIBLES ET INCROCHETABLES
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- Correspondance ; 19, place Morand. — Télégrammes : Indu! LYON
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- Concessionnaire des brevets de LÉOPOLD CASSELLA et C° (Francfort-sur-le-Mein)
- SPÉCIALITÉS POUR LAINE
- Ponceau brillant — Ponceau cristallisé — Cochenille brillante — Orseille brillante — Amarante — Rouge azoïque — Rouge'rubis — Roccelline — Noir Naphtol — Noir bleu Naphtyl — Noir Naphtylamine — Vert Naphtol — Cyanol — Thiocarmin — Bleu solide — Violet Formyl (violet acide) — Jaune solide — Jaune acide — Orangé — Chrysoïne — Jaune Foulon — Rouge Foulon — Vert acide — Tous les Bleus solubles — Bleus alcalins, • etc., etc.
- SPÉCIALITÉS POUR COTON
- Indazine — Méthylindone—Naphtindone — Bleu métaphénylène — Bleu méthylène nouveau — Couleurs neutres. — Thioflavine — Phosphine nouvelle — Orangé au tannin — Héliotrope au tannin — Bleus nouveaux — Crocéines brillantes — Safranines — Eosines -y Bruns Bismarck — Chrysoïdine — Brun pour coton — Para-.nitraniline, etc., etc
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- Écarlate Diamine — Rose Diamine — Rouge Diamine — Rouge solide — Diamine — Bordeaux Diamine — Jaune Diamine — Jaune d’Or — Diamine — Jaune solide Diamine — Orangé Diamine — Brun Diamine — Cachou Diamine — Bleu Diamine Bleu azo Diamine — Noirs Diamine— Noirs oxy - Diamine — Diaminogène— Bleu Diaminogène —Violet Diamine — Bronze Diamine — Vert Diamine — Gris Diamine, etc.
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- LE MONITEUR DE .LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêta (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris. .
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’Invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C• Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, bout, de Strasbourg, Paris Cabinet fondé en 183G. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- CÔëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (Ê. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
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- 44e Année. — N° 81
- Le Numéro : 0,75
- LE
- 20 Avril 1900
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois 9
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : - Unan. ...... . 15 fr.
- — Six mois..... 8 fr. étranger : 20 fr.
- =——. ... — .
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- Allonore • ( La ligne (anglaise). .1 fr.
- ANNoNE . Faits divers . . ..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout,ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et T-umsie.
- SOMMAIRE
- Teinture du coton mercerisé.
- Colorants nouveaux. — Teinture de la laine.
- Recettes de teinture. — Fils de coton en bleu.
- Historique de la nouvelle couleur Khaki.
- Variété. — L’application de la loi sur les accidents du travail en Autriche (suite).
- Perfectionnements eT procédés nouveaux.
- DiJers.— Exposition de 1900.— Le taux de l’intérêt légal de l’argent. — Informations.— Jurisprudence. — Bibliographie.— Adjudications. — Renseignements com-merciaux. — Cours; — Annonces.
- TEINTURE DU COTON MERCERISÉ
- On est encore peu édifié sur la meilleure méthode I" il convient d’employer afin d’obtenir une teinture bien uniforme des fils et tissus de coton mercerisés, lorsque l’on agit sur des quantités assez fortes ; la Plupart des livres traitant de la teinture en général rostent muets à ce sujet.
- On crie bien haut par dessus les toits, il est vrai, Ie le mercerisage donne au fil une très grande qua-lité absorbante de la teinture, mais on oublie de dire due c’est justement cette trop grande qualité d’absorp-Hon qui devient un obstacle à l’uniformité, d’autant Plus que c'est justement le coton qui, lors de l’opéra-Don de la teinture, est mis le premier en contact dans
- le bain qui en absorbe brusquement beaucoup plus qu’il ne convient, il s’en suit que les autres parties qui sont trempées ensuite, n’ont plus la quantité voulue, on doit donc en déduire que le mercerisage du coton avant la teinture est le plus sûr moyen d’obtenir des teintes inégales dans une même pièce à moins de prendre des précautions spéciales et indispensables. Il semble démontré qu’il est beaucoup plus difficile d'ob-tenir une teinture égale avec les produite mercerisés qu’avec les cotons ordinaires; tandis que, pour ces derniers, la difficulté ne se présente que dans les teintes claires, elle existe dans toutes les teintes même les plus foncées pour les autres.
- Dans la teinture du coton mercerisé, la première précaution à prendre c'est de faire, à cet effet, un choix judicieux des matières colorantes et de choisir parmi celles-ci les moins actives, risque à faire deux ou trois retrempages; ensuite, on aura soin d’éviter de faire des mélanges avec des couleurs n’ayant pas le même degré d’affinité avec la fibre; le meilleur moyen de s’en assurer est dans leur solubilité, laquelle donnera une affinité d’autant plus grande qu’elle sera plus grande elle-même.
- En faisant les comparaisons de solubilité, on devra employer de l’eau contenant du sel de Glauber dans la même proportion qu’il devra être employé pendant l’opération de la teinture. Certaines autres précautions devront être prises qui concernent particulièrement le volume du bain, sa température et les proportions de sels ou de savon qui devront y être ajoutées. Plus il y aura de sels alcalins et moins de sels neutres dans le bain, plus la température devra être basse, et plus la prise de la teinture sera ainsi lente et par conséquent
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- plus égale. Si le bain doit être chauffé, il faudra y mettre le plus de temps possible pour atteindre la température extrême qu’il s’agira d’obtenir.
- Il ne faut pas croire qu’il suffise de se conformer à deux ou trois de ces précautions et de négliger les autres, ce n’est possible que très rarement. On peut, il est vrai, teindre le coton mercerisé de teintes très foncées comme le coton ordinaire, mais ce n’est qu’à une condition : c’est que les marchandises à teindre seront plongées dans la teinture à une température très basse, que le bain sera chauffé graduellement et lentement, et que l’on aura choisi les matières colorantes avec soin, ces cas sont pourtant rares et en dehors, et n’existent pas pour des teintes claires ; la plupart des teintures demandent les précautions et l'attention les plus grandes.
- Comme il est assez difficile de faire toutes ces subtiles distinctions dans la pratique, il est préférable de plonger toutes les marchandises, pour toutes les teintes indistinctement, dans des bains à la température la plus basse possible, et si on doit ajouter quoi que ce soit, ou si une température plus haute est nécessaire, ne le faire que plus tard ; de cette manière, on se rendra facilement compte des différentes conditions requises graduellement selon les cas, par l’expérience ; c’est ainsi seulement que l’on évitera des tentatives infructueuses, et l’on arrivera à teindre des marchandises mercerisées aussi facilement que les autres, et aussi vite.
- Nous ferons remarquer, en passant, que le phosphate de soude, le verre soluble, le borax, etc., quoique très préconisés ne donnent pas de meilleurs résultats que les sels de Glauber, le savon et la soude ; en ne les employant pas on y gagne une grande simplicité dans le procédé ainsi qu’une économie dans la dépense.
- Quelques uns d’entre ces produits peuvent convenir, dans certains cas, mais les teintures avec lesquelles on pourra s’en dispenser, seront toujours les meilleures. Les sels de Glauber devront toujours être en cristaux, car le même produit calciné, vendu dans le commerce, varie souvent dans sa composition, et tient souvent, en suspend, soit des alcalis, soit des acides.
- On teindra les fils de coton en couleurs claires (crème, rose pâle, bleu pâle, etc.), de la manière suivante : le bain sera composé de quarante à cinquante fois le poids des fils, s’il doit être doux on le rendra savonneux avec du savon de Marseille, s’il doit être
- dur on y mettra de la soude, il devra être bien alcalin. On plongera les marchandises humides dans un bain à 35° centigrades environ et on les manipulera pendant dix à quinze minutes; on les enlèvera ensuite pour ajouter la teinture, puis on les replongera en les manipulant jusqu’à la fin ; il n’est pas nécessaire de mettre du sel de Glauber, ni du sel ordinaire, et la température du bain ne doit pas excéder 35° centigrades, mais être plutôt en dessous ; cela nécessitera peut-être l’emploi d’une proportion plus grande de teinture, mais on sera plus certain d’obtenir une teinture égale. Si on emploie du savon, le rinçage n’est pas nécessaire. Si on veut que les fils aient le toucher crispé et soyeux de la soie, comme c’est généralement le cas, on l’obtiendra après par des bains alternatifs, savonneux et acides, qui seront répétés jusqu’à ce que le but soit atteint ; il vaudra mieux employer l’acide acétique que l’acide sulfurique, parce que, dans ce cas, on n’aura pas besoin de rincer, mais il faudra alors un séchage beaucoup plus vigoureux afin de volatiliser complètement l’acide acétique, car plus le séchage se fera vite, plus on obtiendra la persistance du toucher soyeux.
- Les étoffes demandent un traitement tout différent, les bains étant relativement plus petits ; l'opération, dans ce cas, se fait sur la machine spéciale à la teinture des tissus : la cuve, pourtant recommandée par beaucoup de teinturiers, ne convient pas dans ce cas. On emploie alors de 20 à 30 litres pour deux cents mètres d’étoffe de 90 cm à 1 m. 30 c. de large. Dans un bain relativement aussi restreint, on devra prendre les plus grandes précautions : on devra agir en dehors de toute température artificielle, et le bain devra être fortement alcalin La pression opérée par les rouleaux est d’un très grand secours pendant l’opération, car, non seulement elle active l’absorption de la teinture, mais elle facilite l’uniformité par ce fait qu’elle retire immédiatement ce qu’il peut y avoir d’excédent, ce qui est inappréciable surtout pour les teintes claires ; les rouleaux contribuent également à donner un beau fini [aux étoffes; celles-ci devront préalablement être trempées dans un bain chaud d’eau savonneuse ou de soude, on répétera l’opération deux fois à une température de 35 • cent, si l’étoffe est déjà humide, et 80 si l’étoffe est sèche ; on la passera ensuite dans un bain froid d’eau savonneuse ou de soude pour la refroidir.
- On prépare le bain de teinture avec du savon ou
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- de la soude et, à peu près, le quart de la teinture qui est jugée nécessaire, et l’étoffe y est trempée à froid ; puis on prépare le bain à sa force voulue en y ajoutant la teinture et un peu plus de savon ou de soude, et l’étoffe y est de nouveau replongée ; après ce second passage dans la teinture, on prendra un échantillon sur la pièce afin de se rendre compte de la quantité de teinture qui devra encore être ajoutée, et un troi -sième et dernier bain devra donner la teinte défini tive, à moins qu'un quatrième soit reconnu nécessaire; de même que dans l’antre procédé, si on a employé du savon, le rinçage n’est pas nécessaire ; on obtient le touchor crispé et soyeux de la même façon qu’avec les fils, et cela, sur la même machine qui a servi à teindre, comme on n’emplcie qu’une quantité minime de liquide pour ces bains, on devra employer de préférence de l’eau douce, si on n’en a pas, on pourra la préparer en faisant bouillir de la soude caustique ou bien en employant de l’eau condensée.
- Les indications qui ont été données concernent des teintes très délicates, et sont applicables à des teintes claires ordinaires ; seulement, la température sur laquelle on opérera devra être plus élevée s’il reste plus de couleur dans le bain qu’il n’en a été absorbé par le tissu. On s’en rendra compte à l’œil, ce qui sera facile au teinturier avec un peu d’exercice. Chaque élévation de la température correspond à une augmentation de la teinte et à une diminution correspondante dans le bain. Le chauffage est arrêté dès l’instant que la teinte est égale dans le bain et sur l’étoffe, ce qui arrive généralement à la température de 60® cent. ; si ce chiffre n’est pas atteint, on devra rajouter de la teinture.
- Même dans les teintes foncées on doit tenir compte de cette graduation entre le bain et le tissu, mais la proportion en diffère sensiblement ; au fur et à mesure que l’étoffe devient plus foncée, elle doit l’être plus que le bain; pour cela, la température devra monter jusqu’à entre 800 et le point d’ébullition; on devra alors ajouter ou du sel de Glauber ou du sel ordinaire. Plus les teintes devront être foncées, plus il faudra une quantité plus grande de teinture, il faudra donc une machine appropriée pour chacun des cas.
- On ne devra jamais en aucune façon commencer la teinture à une température au-dessus de 40° cent, et, lorsqu'on devra l’élever, il faudra toujours avoir soin de le faire très graduellement et de plus en plus dou
- cement en approchant de la température maxima finale.
- Dans le cas où on est absolument certain que toutes les précautions voulues ont été prises et que, pourtant, on n’a pas obtenu une teinte uniforme, on ne peut attribuer cet échec qu’à la façon dont le tissu a été mercerisé, surtout si on constate des places beaucoup plus sombres faisant, pour ainsi dire, tache.
- On dit quelquefois que cela ne fait pas de différence que le tissu ait été mercerisé à sec ou mouillé, c’est-à-dire après avoir été trempé dans l’eau, ou non. Ceci est une erreur, car si des fils en écheveaux plus ou moins serrés sont trempés dans une lessive de soude avant d’avoir été préalablement mouillés, il y aura certainement des endroits où la lessive ne prendra pas bien et ces places ne se teindront pas de la même façon que le reste, et cela sera encore bien plus sou-vent le cas avec des tissus. Il arrive quelquefois que par suite de défectuosités dans les machines à merce-riser, ou par la négligence des ouvriers, l’étoffe est éclaboussée par la lessive avant d’être trempée dans celle-ci, ce qui alors est cause des tâches que l’on pourrait attribuer à la teinture. Un autre cas peut encore se présenter, c'est que les tissus peuvent très bien contenir certaines matières étrangères, comme de l’apprêt par exemple, qui ont résisté plus ou moins à l’action delà lessive, et cela, dans différentes places.
- Comme la mercérisation a une grande influence sur l’aptitude du fil ou de l’étoffe à absorber la teinture, il est évident qu’on aura b.au faire ce que l’on voudra, il sera impossible d’obtenir une égalité de teinture absolue sur une étoffe mal mercerisée. Le seul moyen d’éviter en partie ces désagréments c’est, avant la mercérisation, de faire subir aux fils une forte ébullition dans de la soude, les tissus étant en même temps calendrés pendant le procédé, car on ne doit pas oublier que la lessive n’est employée qu’à froid et que son action n’est pas de longue durée, elle ne peut donc pas avoir le temps d’agir efficacement sur les matières étrangères qui peuvent encore se trouver dans les fils ou les tissus après leur mercérisation.
- Dr KAMPE,
- {Dyer and Calico Printer.}
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- TEINTURE DE LA LAINE
- COLORANTS NOUVEAUX
- Cyanol FF. — Le cyanol qui a acquis une réelle vogue dans la teinture de la laine n’était pas encore, de l’avis de certains teinturiers, suffisamment vif, suffisamment pur comme teinte dans les bleus clairs Afin de satisfaire même les plus exigeants, la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes vient de livrer une nouvelle marque qui répond à tous les désirs comme pureté de nuance, vivacité, unisson facile, bonne solidité aux alcalis, bonne résistance à la lumière.
- Cette marque Cyanol FF se teint de la même façon que le bleu cyanol ancien, c’est-à-dire avec 10 0/0 de sulfate de soude et 4 0/0 d’acide sulfurique.
- En nuances foncées les bains ne s'épuisent qu’en forçant l’acide.
- Le cyanol FF se fixe également sur la laine mo--dancée au chrome, ce qui permet de le combiner avec les bois de teinture et les colorants exigeant ce mordançage.
- Pour impression de chinage sur laine on prend pour nuances claires : 50 gr. de cyanol extra, 2 litres d’eau, 4 litres de gomme de solution 1/1, 100 c/c d’acide acétique 6° Be .
- Pour nuances foncées : 200 gr. de cyanol extra, 2 litres d’eau, 4 litres de gomme en solution 1/1, 500 c/c de glycérine, 200 c/c d’ammoniaque.
- On imprime et vaporise de la façon habituelle.
- On peut ronger à blanc avec le rongeant suivant : 1.501 gr. de poudre de zinc, 400 gr. de glycérine, 4 litres de solution de gomme 1/1.
- Ajouter avant l’emploi : 1 litre de bisulfate 32° Be et 1/2 titre 1/2 litre ammoniaque.
- Imprimer et vaporiser.
- Soie. — Sur soie, on teint en bain de savon à l’acide sulfurique.
- Pour les articles mélangés le coton reste totalement blanc*
- 6 M. Ude.
- RECETTES DE TEINTURE
- Fils de coton en Bleu
- Dansnotre dernier numéro, une erreur s’est glissée dans la recette de la teinture des fils de coton en bleu à l’aide du Bleu Indigo Zambèze R. : il faut développer dans
- 3/4 » Soude caustique.
- 3/4 livre Naphtol B. au lieu d’acide hydrochlorique.
- HISTORIQUE DE LA nouvelle couleur Khaki
- L’usage d’une couleur olive pour l’habillement des troupes anglaises aux Indes, date déjà de quelques années. Cette teinte fut d’abord appliquée par des teinturiers du pays qui employaient dans ce but un pigment qu’ils n’avaient jamais réussi ni à fixer, ni à préparer de façon à obtenir une teinte uniforme.
- Un voyageur d’une maison de Manchester parcourant le nord des provinces de l’Inde, faisait route, un jour, avec un officier de l’armée, la conversation tomba sur les coutils à l’usage de l’armée, et l’officier exprima sa conviction que le premier fabricant de Manchester qui parviendrait à fixer d’une façon certaine la couleur khaki, ferait certainement sa fortune; cette opinion ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd, car ce voyageur, une fois rentré en Angleterre, se mit immédiatement à l’œuvre, afin de rechercher pourquoi les couleurs olive et marron généralement employées, une fois entrées en usage, passaient de suite, après quelques applications de soude.
- Il s’adjoignit un teinturier habile de son métier, et tous les deux s’imposèrent la tâche de découvrir le moyen de fixer d’une façon durable ces couleurs aussi bien sur les fils que sur les tissus.
- Ils firent de nombreuses expériences, et finirent par obtenir une teinture qui parut leur donner satisfaction, mais malheureusement elle ne put résister ni au savon ni aux sels de soude. Loin de se décourager, les deux chercheurs poursuivirent leurs expériences, et un jour arriva où le teinturier put produire un morceau d’étoffe dont la teinte, à l’essai, résista à tous les lavages et même à l’application d’une solution sérieuse d’alcali caustique. Il fit un second essai qui ne réussit pas. Les deux associés recommencèrent ensemble en repassant toutes les phases diverses des opérations, et à la fin, finirent par s’apercevoir que, sans intention aucune, le morceau d’étoffe dont la couleur avait résisté, avait été teint dans une bassine d’un certain métal, tandis que les autres expériences avaient été faites dans des bassines d’un autre métal.
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- Ainsi, l’invention était assurée à partir de ce moment, et la fortune était certaine.
- Lors des premières livraisons qui furent faites de la couleurs khaki, celle-ci était obtenue par des mélanges d’oxyde de chromium et d’oxyde de fer, qu’on obtenait en mélangeant une solution d’alun de chrome et du sulfate de fer ; après avoir été plongée dans cette solution, l’étoffe était passée par une solution alcaline tel que du carbonate d’ammoniaque ou de la potasse. Les teintes plus foncées étaient obtenues par un deuxième trempage, et les teintes les plus sombres en teignant les étoffes avant de les passer par la solution alcaline.
- Ce procédé est actuellement à la portée de tous les teinturiers, mais on a fait breveter des perfectionnements et, il y a 18 mois un inventeur a pris un nouveau brevet pour un procédé qui diffère complètement du précédent, qui est actuellement utilisé dans les fournitures faites au gouvernement.
- La teinte, dite teinte officielle qui a été adoptée par le War Office, et dont l’emploi est général dans l’armée actuellement en opération, est également utilisée par le gouvernement de la Nouvelle - Zélande. La teinte qui est la plus usitée dans quelques corps de l’armée des Indes est un peu plus sombre, celle de l’armée d’Egypte est rougeâtre.
- On n’obtient pas très facilement une teinte régulière, quelques fournisseurs de l’armée l’ont appris à leurs dépens, car pendant le moment de presse, dans certaines livraisons faites au gouvernement, on a dû refuser des pièces qui, d’un bout à l’autre, passaient alternativement du clair au foncé.
- Lorsqu’on dit qu’une étoffe de coton est d’une teinte khaki forte ou fixe, c’est qu’elle peut résister à plusieurs lavages soit dans les blanchisseries soit dans les rivières, sans perdre sa couleur. L’essai le plus concluant et le plus rapide est de faire bouillir l’étoffe dans une solution de soude caustique ou dans un réactif semblable. En employant le peroxyde d’hydrogène on s’assure également si la couleur ne pourra pas résister à l’action des rayons de soleil et à une exposition prolongée à l’air.
- On n’a aucunement l’intention de prétendre que cette couleur puisse résister à l’action des acides, loin de là ; on se sert même de cette action pour fabriquer des étoffes fantaisies, très en faveur, pour les robes de femmes, en produisant par une machine à imprimer des dessins à l’aide d’acides, qui dépouillant une partie
- de la couleur aux points de contacts, produisent des dessins blanchâtres. C’est pour cette raison que lorsque les couleurs khaki ont été portées quelque temps, le bord des manches et des cols montrent des lignes blanches aux endroits où la teinture a été rongée par le contact de la transpiration acide de la peau.
- Il y a une fortune à faire pour celui qui pourra fabri -quer une couleur semblable résistant aussi bien aux acides qu’aux alcalis
- Jusqu’à présent on a beaucoup moins réussi dans la teinture des lainages en couleur khaki ; non seulement elle est moins durable, mais les propriétés particulières des fibres de la laine empêchent d’obtenir une teinte régulière. Une demi-douzaine de morceaux de sergés plongés dans la même cuve donneront autant de teintes differentes. Il y a là évidemment des recherches à faire, et, une fois la difficulté vaincue, la mode aidant, et la couleur khaki étant appliquée même aux lainages les plus fins en nuances diverses, l’inventeur y trouverait une fortune certaine
- VARIÉTÉ
- L’APPLICATION DE LA LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL EN AUTRICHE (Suite)
- Etablissement d’Assurances ouvrières contre les accidents dans la basse Autriche, à Vienne, 1[1 Schottenbastei, 10.
- Concernant l Assurance ouvrière contre les accidens.
- Tout accident, survenu dans le travail et qui a pour résultat la mort ou une incapacité de travail d’au moins trois jours, doit être au plus tard dans les 5 jours, à compter du jour de l’accident, notifié par l’entrepreneur de l’exploitation, au moyen d’une formule établie, à l’autorité civile de première instance.
- Tout ouvrier qui est victime d'un accident de ce genre dans le travail doit, par conséquent, dans son propre intérêt, en donner avis immédiatement à l’entrepreneur de l’exploitation.
- Celui qui est atteint par un accident de travail reçoit, dès le commencement de la cinquième semaine après l’accident, pendant la durée de la maladie, 60 pour cent (six dix èmes) de son salaire annuel, déduction faite des secours reçus, pendant le même temps, de la Caisse des malades.
- Si l’ouvrier ester à la fin de la maladie complètement
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- ncapable de travailler, il continuera alors à recevoir les 60 pour cent de son salaire pendant toute la durée de son incapacité complète de travail ; si donc elle dure autant que la vie, il touchera également une rente du montant mentionné ci-dessus.
- Si l’incapacité de travail n’est pas complète, mais n’est que partielle le blessé reçoit, pendant la durée de cette incapacité, une indemnité en rapport avec le degré d’incapacité de travail, sans que cette indemnité puisse dépasser 50 pour cent (la moitié de son gain annuel).
- L'ouvrier blessé a toujours droit à l'indemnité correspondante au degré d'incapacité de travail causée par l'accident survenu dans le travail, sans aucun égard au salaire qu'il peut avoir après son accident de travail. Il y a des blessés auxquels auparavant il n’était accordé aucune indemnité, parce qu’ils jouissaient de nouveau du salaire qu’ils gagnaient avant l’accident, ou auxquels il était al'oué une indemnité inférieure au degré de leur incapacité de travail, parce qu’ils subissaient une légère diminution de gain après l’accident. De même des indemnités déjà accordées ont été pour les mêmes raisons suspendues ou proportionnellement réduites.Toutes ces personnes blessées sont invitées à faire des demandes auprès del’Etablissement d’assurance contre les accidents à moins qu'elles ne faient déjà fait, en vue de se faire accorder l'indemnité correspondante au degré actuel d'incapacité de travail causée par l'accident de travail.
- Un droit à l’indemnité de la part des individus blessés est toujours valable, sauf dansle cas où l’accident a été amené exprès.
- Si l'accident de travail a eu comme suite la mort, alors en outre des sommes qui seraient éventuellement dues au blessé pour la période précédente à son décès et en outre du remboursement des frais d’enterrement, conformément aux usages locaux, pouvant s’élever à la somme maximum de 25 florins, les rentes suivantes devront être allouées sous les conditions ci-après énoncées :
- 1o A la veuve du défunt (jusqu’à son décès, ou à son nouveau mariage, 20 pour cent (un cinquième) du salaire annuel du défunt. Pour un veuf, s’il est incapable de travailler et aussi longtemps qu’il le sera, éga-lement20pour centpour chacun deses enfants légitimes survivants jusqu’à ce qu’il atteint sa 15e année, 15 pour cent et, si cet enfant a perdu ou perd encore son second parent, 20 pour cent, pour chaque enfant illégitime
- survivant jus- qu’à sa 15e année accomplie 10 pour cent (un dixième). Les rentes revenant à la veuve ou, suivant le cas, au veuf et aux enfants ne doivent pas dépasser toutefois dans leur ensemble 50 pour cent (la moitié) du salaire du décédé ; si par le fait de l’existence de plussieurs enfants le montant total vient à se trouver plus élevé, les rentes pour chacun devront être proportionnellement réduites
- 2® Pour les parents, grands-parents du défunt, si celui ci était leur seul soutien, pendant tout le temps jusqu’à leur décès ou jusqu’à la cessation de leur indigence, 20 pour cent (un cinquième) du salaire annuel. Ce montant ne pourra être dépassé par suite de l’existence de plusieurs ayants droits, et, dans ce cas, il faut donner la préférence aux parents sur les grands parents dans la fixation des rentes.
- Dans le cas de second mariage, la veuve reçoit le triple de la rente annuelle, somme payée une fois pour toutes.
- Si l’invalide n’a contracté mariage qu’après l’accident, le veuf ou la veuve, suivant le cas, et les enfants issus de ce mariage n’ont aucun droit. Cela est aussi applicable aux enfants illégitimes procrées après l’accident, ainsi qu’à un époux ne vivant pas par sa faute en communauté légitime.
- Si des ayants droit de la première catégorie ici décrite (veuf, enfants) se trouvent réunis avec ceux de la seconde catégorie (parents et grands parents), il ne reste à ces dernier s de recours qu’autant que les rentes revenant aux premiers n’atteignent pas les 50 pour cent du salaire annuel du défunt.
- Pour l’évaluation du gain annuel on se basera sur les principes suivants:
- Si le blessé a été employé une année entière, en comptant en arrière du jour de l’accident, dans l’exploitation qui a duré toute l’année pendant laquelle l’accident lui est arrivé, il faut alors prendre le montant gagné par lui dans ladite année et à titre de gain annuel pour base de la fixation de l’indemnité. Si le blessé n’a été employé que pendant une partie de la dernière année dans ladite exploitation, on se basera dans la fixation de l’indemnité sur le salaire annuel d’un ouvrier de même genre et de la même industrie ou des industries analogues voisines.
- L’exploitation n’a-t-elle pas lieu durant l’année entière, mais seulement durant un certain temps, alors il faut établir la moyenne quotidienne du salaire, la-
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- quelle multipliée par 300 sera acceptée comme salaire annuel.
- Les paiements en nature (nourriture, habitation, vêtements, etc.) seront pour l’évaluation du salaire calculés d’après les prix moyens de la localité lien est autant des bonis provenant de la participation aux bénéfices, des pourboires, recettes résultant delà situation des ouvriers.
- Si le salaire annuel du blessé dépasse 1,200 florins, dans la fixation de l’indemnité il ne faudra compter que 1,200 florins.
- Le salaire annuel des apprentis et d’autres personnes, qui, en raison d’un apprentissage non encore terminé, ne touchant aucun salaire ou seulement des salaires très bas, est à fixer au même taux que les salaires les plus bas des ouvriers ayant paye entière ou des employés de l’exploitation occupés comme stagiaires sans que ce salaire puisse dépasser, comme maximum, la somme de 300 florins.
- Les ouvriers sont membres de l’établissement d’assurance contre les accidents, ils choisissent collectivement six membres pour le bureau et leurs suppléants, ainsi qu’un assesseur et cinq assesseurs remplaçants pour le tribunal arbitral de l’établissement.
- Vienne, octobre 1896.
- La présente affiche doit, conformément à l’ordonnance rendue d’accord avec le Ministère impérial et royal du Commerce, par le Ministère impérial et royal de l’Intérieur du 4 mai 1890, no 75 du Bulletin officiel des lois de l’Empire, être collée par les soins de l’entrepreneur de l’Industrie, dans un endroit facile-aient accessible à tous les assurés.
- Retenues de salaires pour l'assurance ouvrière contre les accidents
- Notre exploitation a été placée par l’établissement d’assurance ouvrière contre les accidents pour la basse Autriche, à Vienne, aux termes de la loi sur l’assurance ouvrière contre les accidents, du 28 décembre 1887, no 1 du Bulletin des lois de l’Empire de 1888, ainsi que de la loi du 28 juillet 1894, no 168 du Bulletin, et de l’ordonnance ministérielle du 10 novembre 1894, no 216 du Bulletin, et aussi de l'ordon-nance ministérielle du 16 décembre 1896, no 240 du Bulletin, dans la classe des risques............ et du tant pour cent des risques....................... par conséquent, con-formément au tarif ci-dessous imprimé, approuvé par
- décret ministériel du 18 juin 1897, no 17.459, il devra être versé par chaque 100 florins du salaire à l’établissement susnommé, comme cotisation..............., florins................................................. kreutzers.
- (A suivre.}
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ pour la production de doubles teintes et des effets de crépon sur tissu de laine
- Par la Manufacture lyonnaise de matières colorantes
- On ne pouvait jusqu’ici obtenir des tissus de laine à plusieurs couleurs que tissant ensemble des fils de laines teints en nuances différentes. Depuis peu, on a réussi à produire quelques effets de ce genre en tissant de la laine préalablement mordancée aux sels métalliques (avec du chromais, par exemple) avec de la hinenon mordancée et en teignant ensuite les tissus avec les colorants appropriés.
- La manufacture lyonnaise de matières colorantes vent de trouver une nouvelle méthode qui, tout en tant très simple, donne des résultats bien meilleurs et qui permet en même temps de réaliser des effets nouveaux au point de vue de l’aspect du tissu. Le pro • cédé consiste à tisser de la laine chlorée d’avance avec de la laine non chlorée. La laine chlorée ayant plus d’affinité pour les colorants que la laine non chlorée, on obtient des doubles teintes en teignant les tissus composés de laine chlorée et de laine non chlorée.
- En outre, le procédé permet de réaliser des tissus qui montrent après teinture ou après foulage des effets analogues aux crépons ou bouillonnés, mais sous une forme qui ne pouvait être obtenue jusqu’à présent.
- ASSAINISSEMENT DES ATELIERS Par M. Armand Sée
- Grâce aux particularités de la présente invention, l’assainissement des ateliers en ce qui regarde l’industrie textile est obtenu :
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- 1* en empêchant les poussières produites dans la carde de se répandre dans l’atelier, et :
- 2* en les évacuant par un procédé quelconque au dehors de l’atelier.
- A l’égard de ce dernier point, l’inventeur revendique toutefois un dispositif consistant en un aspirateur localisé sous la car de et expulsant les poussières au dehors par des caniveaux creusés dans le sol de l’atelier, avec les arrangements convenables pour empêcher tout entraînement de matières utiles à la fabrication.
- NOUVELLE MACHINE A MERCERISER Par M. Jules Dolder, Ingénieur
- L’expérience a mis en évidence que, dans le mercerisage des fils, pour obtenir un beau brillant des éche-veaux, indestructible et notamment très uniforme, il était indispensable que les écheveaux soient maintenus lâches ou peu tendus pendant le temps qu’ils plongent dans le liquide de mercerisage pour que la pénétration du liquide soit rendue possible, respectivement facilitée et que, seulement lors du dégorgeage, les écheveaux devront être soumis à une forte tension qui se maintient pendant le lavage et cesse finalement lors de l’enlèvement de la machine.
- Pour l’obtention de ces résultats, les cylindres servant à opérer la tension de l’écheveau des paires de cylindres portant les écheveaux, se trouvent en connexion avec un guide à courbe fixe qui est disposé de façon à donner à ces cylindres tendeurs, au moment approprié et par un mouvement déterminé, la position correspondant à chaque période de travail et cela de manière que les écheveaux pendant leur immersion dans le liquide de mercerisage soient tendus lâches ou seulement faiblement, et que, lors du dégorgeage, ils le soient fortement, cette forte tension se maintenant pendant le rinçage et ne cessant qu’au moment de l'échange des écheveaux.
- APPLICATION DU COLLODION et de ses dissolutions au parage et à l'encollage des filés pour tissage Par M. Louis de Lauradour.
- L’objet de cette invention concerne l’utilisation des collodions et de leurs diverses dissolutions, dans le parage et l’encollage des filés de toute matière, soit pour la chaîne des tissus, soit pour leur trame.
- Le collodion est de par sa nature même excessivement volatil à l’air et se réduit facilement en substance gélatineuse, par évaporation. C’est justement cette propriété que l’inventeur met à profit pour enduire ou encoller les fils et le collodion laisse sur ceux-ci, après dessiccation, une sorte de glaçage qui leur donne du brillant et de la force. Lorsqu’il s’agit d’encoller les fils pour chaînes de tissage, on peut utiliser n’importe quel système existant de machine à.parer ou à encoller.
- NOUVEAU SYSTÈME D’APPRÊT DE TISSUS de toutes sortes, pour sacs à engrais, produits chimiques et autres.
- Par M. Jean-Baptiste Adnet GROUCHY.
- Ce nouveau système d’apprêt consiste à faire dissoudre dans l’eau à de certaines températures de chaleur :
- du sulfure de carbone ;
- de la colle de pâte ;
- de la dextrine ;
- de la colle de poisson ;
- du bicarbonate ;
- de la glycérine ;
- du savon de Marseille ;
- de la litharge ;
- de la cire ;
- de l’acide acétique ;
- du protoxyde de plo.nb;
- du sulfate lantanique ;
- de l’iodure de zinc ;
- du kaolin, et
- de la saccharine.
- On fait dissoudre tous les produits séparément dans des cuves et les mélange ensuite : en trois parties différentes lesdits produits chauffés, les uns à 90° et les autres à 130° C. en réunissant dans un seul bain tous les mélanges pour les verser dans une seule cuve dite de trempage.
- Les toiles de toutes sortes destinées à la confection des sacs, bâches, tentes ou autres applications seront à l’aide de rouleaux trempées dans la cuve de trempage, ensuite passées sur des cylindres en bois et sur d’autres cylindres chauffés, enfin enroulées sur des rouleaux placés pour les recevoir et de là livrées à la confection des sacs, tentes, bâches ou de tous autres articles nécéssitant ce genre d’apprêt.
- (Reproduction interdite.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 121
- DIVERS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Certificats de garantie. — En exécution des instructions de M. le Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, il a été ouvert, à la Préfecture de la Seine, un registre pour l’inscription des demandes de certificats descriptifs prévus par la loi du 25 mai 1868, pour la garantie des inventions susceptibles d’être brevetées et des dessins de fabrique admis à figurer à l’Exposition universelle de 1900. Ces demandes doivent être déposées ou adressées directement par la poste à la Préfecture de la Seine et ne peuvent être reçues nulle part ailleurs.
- Ces certificats assurent à ceux auxquels ils sont délivrés les mêmes droits que leur conférerait un brevet d’invention ou un dépôt légal de dessin de fabrique, à dater du jour de l'admission jusqu’à la fin du troisième mois qui suivra la clôture de l'Exposition, sans préjudice du brevet qu’ils peuvent prendre ou du dépôt qu’ils peuvent opérer avant l’expiration de ce terme.
- Conformément à l’article 3 de la loi précitée, les demandes de certificats qui seront formées à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900 devront être accompagnées d’une description exacte de l’objet à garantir et, s’il y a lieu, d’un plan ou d’un dessin de cet objet. Ces divers documents seront signés soit par l’exposant, soit par son fondé de pouvoirs. Les intéressés auront non seulement à justifier que l objet a été admis à figurer à l’Exposition, mais encore à indiquer d’une manière précise la date de son admission dans l’enceinte de l’Exposition.
- Protection de la propriété industrielle pour LES objets admis a l’Exposition. — Loi du 30 décembre 1899.)— Art. Ier. Toute personne jouissant en France d’un droit privatif en vertu des lois sur la propriété industrielle, ou ses ayants droit, pourra sans encourir la déchéance de son privilège, faire figurer à l’Exposition universelle de 1900, à Paris, et introduire à cet effet sur le territoire français des
- objets fabriqués à l’étranger et semblables à ceux qui sont garantis par son titre, si ces objets ont été régulièrement admis à ladite Exposition.
- Art. 2. — Toutefois, la déchéance prévue parles lois en vigueur sera encourue, si les objets visés à l’article 1er ne sont pas réexportés dans un délai de trois mois à dater du jour, soit de la clôture officielle de l’Exposition, soit de l’ordre d’enlèvement antérieur qui aurait été signifié aux intéressés par les autorités compétentes.
- Art. 3. — Toute personne qui aura fait figurer à l’Exposition universelle de 1900 un objet semblable à celui qui est garanti par son titre de propriété industrielle, sera considérée, en tant que besoin, comme ayant exploité en France sa découverte ou son invention pendant la durée de l’Exposition.
- Le délai prévu par les lois sur la propriété industrielle, et à l’expiration duquel la déchéance est encourue à défaut d’exploitation, courra de nouveau à partir soit de la clôture officielle de l’Exposition, soit de l’ordre d’enlèvement antérieur qui aurait été signifié aux intéressés parles autorités compétentes.
- Art. 4. — Les objets figurant à l’Exposition universelle de 1900 qui seraient argués de contrefaçon, ou qui porteraient des marques cu auties indications prohibées, ne pourront y être saisis que par description.
- Toutefois, les objets admis à l’Exposition, circulant en France à destination ou en provenance de l’Exposition, ou y figurant, ne pourront être saisis, même par description, si le saisissant n’est pas protégé dans le pays auquel appartient le saisi.
- La saisie cessera d’être interdite si ces objets sont vendus en France ou s’ils ne sont pas réexportés dans le délai fixé à l’article2.
- LE TAUX DE L’INTERET LÉGAL de l’argent
- Le Journal officiel a promulgué la loi suivante sur le taux de l’intérêt légal de l’argent :
- Article premier. — L’intérêt légal sera, en matière civile, de quatre pour cent (4 p. 100) et en matière de commerce, de cinq pour cent (5 p. 100).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans la Science que dans l’Industrie, une place considérable.
- La fabrication synthétique des parfums s’est développée d’abord lentement, mais ces dernières années ont été fécondes en travaux parfois contradictoires et un peu dispersés.
- La tâche de M. George-F. Jaubert a donc été de dégager de tous ces documents les points les plus intéressants et de faire un choix parmi les nombreuses hypothèses soumises à la discussion et qui ont résisté à l’expérience.
- Dans cet Aide-Mémoire, M. Jaubert s’est notamment étendu sur les matières odorantes halogénées ou nitrées, sur les matières odorantes aldéhydiques, oxyaldéhydiques (à l’exception de la vanilline traitée dans un autre Volume de l’Encyclopédie Léauté) et dialdéhydiques; enfin, tout un Chapitre est consacré aux matières odorantes phénoliques.
- Ce livre est appelé à rendre de véritables services tant au savant qu’à l’industriel.
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des sciences de l’Université de Paris.
- 1 vol. in-8° de 960 pages, orné de 133 figures. Envoi franco contre mandat de 20 francs 60,adressé aux bureaux du journal.
- Le besoin d’égayer nos yeux par la diversité de coloration des objets qui nous entourent semble avoir été ressenti dès la plus haute antiquité. Aussi, peut-on remonter très loin en arrière et y trouver la certitude que les peuples anciens connaissaient la façon de nettoyer les étoffes dont ils se servaient et de leur communiquer des couleurs variées. La question du dégraissage avait déjà attiré l’attention de Job; les Tyriens avaient acquis une grande renommée pour la production des pourpres ; les Romains consommaient de grandes quantités d’indigo, et la cochenille était déjà couramment employée dans ces temps reculés A ces colorants, peu à peu d’autres vinrent s’ajouter, et les procédés primitifs furent lentement perfectionnés; mais on peut dire d’une façon générale que l’art de la teinture n’avait subi aucun changement important jusqu’à la fin du siècle dernier.
- Les travaux de Berthollet, au commencement de ce siècle, jetèrent un jour nouveau sur les diverses opérations du blanchiment des tissus, et les recherches de ses successeurs eurent pour résultat de faire entrer cette industrie dans une voie toute nouvelle.
- La production industrielle de l’alizarine montra au teinturier qu’il pouvait beaucoup attendre des recherches de laboratoire. Depuis cette époque, la production des colorants provenant du traitement des goudrons de houille s’est si considérablement accrue, que la seule difficulté consiste à choisir au milieu de tous ces produits. Souvent aussi, le choix fût-il bon, les résultats laissent à désirer; car beaucoup de teinturiers appliquent à ces nouveaux produits les procédés qu’ils employaient jadis avec les anciens colorants, et cette adaptation est tout à fait désastreuse.
- Les matières colorantes artificielles ont introduit en teinture des procédés différents des anciens, dans la plupart des cas, d’une grande simplicité et reposant sur des données scientifiques; et le teinturier moderne ne peut plus ignorer les principes fondamentaux de son nouveau métier.
- Le Guide pratique de Teinture Moderne que nous offrons aujourd'hu, a été rédigé de façon à permettre au praticien :
- 1 • D’acquérir rapidement les connaissances théoriques qui lui sont nécessaires;
- 2' De travailler d’une façon économique et sûre.
- Le théoricien y trouvera un exposé complet des tra -vaux récents relatifs à la teinture, et dans les nombreuses applications qui constituent la seconde partie de ce livre, il rencontrera plus d’un point d’interrogation posé par le praticien et qu’il lui appartient de résoudre.
- De nombreuses pages ont été consacrées à la question si importante de la solidité des couleurs, et l’auteur, avant de donner pour chaque teinte les différentes compositions des bains de teinture, a tenu à résumer sous forme de tableaux toutes les données relatives à la solidité de chaque colorant à la lumière, au lavage, au blanchiment, au foulon, aux acides, aux alcalis, au chlore, au frottement, etc., etc.
- Un résumé de la table des matières permettra, du reste, de juger rapidement de la grande utilité de ce livre :
- Introduction
- Chapitre premier. — Théorie de la Teinture
- Teinture par imprégnation mécanique, par imprégnation mécanique et chimique simultanée p. 3-16.
- Ch. II. — Lors générales de la chimie
- Molécules, atomes, volume, radicaux, formules de constitution, isomérie, noyaux benzéniques, naphtaléniques, p 17-37.
- Ch. III. — Etude des fibres textiles
- Fibres animales : Laine, soie (soie artificielle).
- Fibres végétales : (Coton, lin, chanvre, jute, ramie, p. 38-64.
- Ch. IV.—Matières colorantes naturelles végétales ou animales
- Bois de teinture : Bois de campèche, de Brésil, de Santal, bois jaunes, bois de fustel, quercitron, rhubarbe, cur-cuma, gaude, épine-vinete, rocou, graines jaunes, garance, carthame, orseille, persio, cudbéar, indigo et plantes à indigotine (leurs essais), cochenille, kermès. — Extraction des bois de teinture, p. 65-128.
- Ch., V. — Mordants et colorants inorganiques
- Sels d’alumine, de fer, de chrome, d’étain, d’anti-moine, de plomb, de manganèse, de cuivre, de nickel, de cadmium, d’urane, de molybdène, d’or. — Mordançage au soufre, à la silice, pages 128-168.
- Ch. VI. —Mordants organiques
- Matières astringentes (décoloration et essai). Huiles pour rouge turc (essai), p. 169-185.
- Ch. VII. — Constitution et propriétés des matières colorantes inorganiques
- Dérivés nitrés, couleurs azoïques, couleurs du diphényl-méthane, couleurs d'anthracène, couleurs oxycétoni-ques, couleurs de triphénylméthane, oxazines et thioa-zines, couleurs aziniques, couleurs nitrosées, couleurs diverses non sériées, p. 186 396.
- Ch. VIII. — Production, essai et procédés d'application des matières colorantes artificielles
- 1. Production de matières colorantes artificielles. — II. Essai. — III. Procédés d’application : fixation directe du colorant sur la fibre, fixation à l’aide de mordant, formation du colorant sur sur la fibre, p. 397-417.
- Ch. IX. — Epuration des Eaux
- Inconvénients des eaux dures : analyse des eaux.
- Epuration des eaux : appareils industriels, p. 418-431.
- Ch. X. — Etude des agents décolorants
- Eau oxygénée (essai), peroxydes instables et perman-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- a
- CO
- Art. 2. — Les articles suivants du Code civil sont modifiés et complétés ainsi qu’il suit :
- « Art. 1153. — Dans les obligations qui se bornent au payement d’une certaine somme, les dommages et intérêts résultant du retard dans l'exécution ne consistent jamais que dans la condamnation aux intérêts fixés par la loi, sauf les règles particulières au commerce et au cautionnement.
- « Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d’aucune perte.
- « Ils ne sont dus que du jour de la sommation de payer, excepté dans les cas où la loi les fait courir de plein droit.
- « Le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir des dommages et intérêts distincts des intérêts moratoires de la créance.
- « Art. 1904. — Si l’emprunteur ne rend pas les cho ses prêtées ou leur valeur au terme convenu, il en doit l’intérêt du jour de la sommation ou de la demande en justice. »
- Art. 3 — Les dispositions contraires à la présente loi sont abrogé.s.
- INFORMATIONS
- débouchés pour les machines à calandrer en Polo~ gne. — Les filatures de laine et de coton de la Polo-gne et de la Lithuanie offrent, d’après Y Exporteur, de Hambourg, un bon débouché pour les machines à calandrer de petit modèle, pesant de 40 à 50 tonnes et valant de 27,000 à 28,000 marcs (33,750 à 35,C00 fr.). Le fournisseur habituel de ce modèle est un construc-teur allemand, les machines anglaises du type ordi-naire ne répondant pas aux besoins de ces contrées, en raison de leur poids, qui est trop lourd, et de leur prix, qui est le double de celui des machines précitées.
- JURISPRUDENCE
- ------
- Le tribunal de simple police est saisi d’une ques-hon relative à l’application de la loi sur les accidents du travail.
- Voici le cas : Un cocher est blessé. Dans le délai de quarante huit heures, imparti par l'article 11 delà i
- loi du 9 avril 1898, au chef d’entreprise, pour faire la déclaration, il guérit et reprend son travail.
- Le chef d’entreprise est-il tenu de déclarer quand même l’accident? Oui, dit le ministère public, car l’article 11 fixe que tout accident, quand il occasionne une incapacité de travail doit être déclaré dans les quarante-huit heures.
- — Non, répond la Compagnie des petites voitures poursuivie pour contravention, car la déclaration qui doit être faite au maire et transmise par lui au juge de paix, n'a pour but que de mettre en mouvement ce magistrat et d’arriver, au moyen de la procédure spéciale organisée par la loi, à faire fixer le droit de l’ouvrier blessé.
- Or le législateur de 1898 n’a voulu accorder une protection spéciale à l’ouvrier blessé quand il subit seulement une incapacité temporaire de travail, que dans le cas où cette incapacité a lépassé quatre jours. L'article 3 est formel à cet égard.
- Dans l’espèce, l’incapacité a duré moins de quarante huit heures. L’ouvrier ne pouvait donc se prévaloir de la loi du 9 avril 1898.
- Pourquoi, dès lors, obligerait-on le chef d’entreprise à faire une déclaration qui ne peut aboutir à aucun résultat ?
- Telle est la thèse soutenue par Me Liouville au nom de la compagnie.
- Le juge de police, M. Mulle, a remis son jugement à quatre semaines.
- BIBLIOGRAPHIE
- VIENT DE PARAITRE
- LES MATIE:RES ODORANTES'ARTIFICIELLES
- Par Jaubert (George-F), Docteur ès-Sciences, ancien préparateur de chimie à l’Ecole Polytechnique. Prix 3 francs.
- La première matière odorante artificielle fabriquée en grand vers 1855 fut la nitrobenzine ou essence de mirbane; peu après lui succéda l’aldéhyde benzoïque ou essence d'amandes amères artificielles, puis la série des parfums synthétiques résultant des travaux de Tiemann en Allemagne et de de Laire en France, travaux inaugurés par la synthèse de la vanilline et continués par la découverte de Fionone ou essence de violette artificielle.
- Dans un autre domaine de la Chimie, Baur trouvait le musc artificiel et de différents côtés on entreprenait la fabrication de l’héliotropine ou héliotrope artificielle. Ce léger aperçu de l’activité développée depuis quelques années par les chimistes de tous pays, travaillant au vaste champ des matières odorantes artificielles, montre d’une façon évidente que ces dernières, pour ainsi dire inconnues il y a un quart de siècle ccupent aujourd’hui, tan
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- 124 LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- ganate de potasse Chaux et chlorures décolorants (essai). Acides sulfureux et hydrosulfureux (essai). Acides, soudes, potasses, ammoniaque (essai). Savons, p. 432-471.
- Ch. XI. — Blanchiment des fibres animales et végétales Fibres animales : laine, soie.
- Fibres végétales : coton, lin, chanvre, jute, ramie, p. 472-502.
- Ch. XII. — Conditions de bonne teinture et solidité des couleurs
- - Unisson, échantillonnage. Solidité des couleurs à la lumière, au lavage, aux lessives alcalines, au foulon, au chlore, à l’acide sulfureux, aux acides, au frottement, p. 502-521.
- Ch. XIII. — Des appareils de teinture
- • Machines à mordancer, à teindre, à laver, à savonner, à essorer, à sécher, etc., p. 522-561.
- Ch. XIV. — Teinture de la laine
- Généralités : teinture par les colorants naturels, par les colorants artificiels (couleurs basiques, acides phénoliques. couleurs à mordants).
- Pratique de la teinture : composition des bains, p. 562-652.
- Ch. XV. — Teinture de la soie
- Généralités : teinture par les différents colorants.
- Charge de la soie. Pratique de la teinture : composition des bains, p. 653-704.
- Ch. XVI. — Teinture des fibres végétales
- Généralités : couleurs à mordants, couleurs substantielles.
- Pratique de la teinture:composition des bains.
- Teinture du coton mercerisé; teinture du lin, du jute, de la ramie et du coco, p. 705-823.
- Ch. XVII. — Teinture des tissus mélangés
- Teinture des tissus laine et soie, laine et coton, laine et coton mercerisé, soie et coton, p.824-879.
- Ch. XVIII. — Traitement des Plumes Dégraissage, blanchiment, teinture,) p. 879-888.
- Ch. XIX. — Art du teinturier dégraisseur
- Appendice.
- Table alphabétique des matières colorantes.
- veté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer interrationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance des-servadit ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû a l’Editeur fabricant, Fournisseur des Ministères de l Instruction Publique des Colonies, de la Ville de Paris, Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute l® France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société anonyme à capital variable dite La Lutte Economique, Société coopérative de production des produits chimiques, 8, rue Auguste-Comte, à Vanves. — Durée : 99 ans. — Acte du 20 fév.
- Formation de la Société en commandite veuve Chopin et Rochereuil, couleurs, vernis, produits chimiques, 83. rue de Maubeuge, à Paris. — Durée : 12 ans. — Cap. : 42.000 fr. dont 1/2 par la commandite.— Acte du 28 fév.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société anonyme des teintures et apprêts de velours d’Amiens, rue Colbert, à Amiens. Acte du 21 mars.
- NOTE A NOS_LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par
- Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (bre-
- FUMISTERIE ET MAÇONNERIE
- Spéciales pour Usines et travaux de Ciment Ancienne Maison BÉNARD Fondée en 1835.
- Eugène KREBS
- Constructeur
- 66, rue Mamn, 66
- 4, rue des Carrières, 4 PARIS
- Entrepreneur de la Ville de Paris, des Chemin- de fer de l’Ouest et de l’Est, des Arsenaux, Manufactures, Poudres et Salpêtres de l’État.
- Construction de
- CHEMINÉES D’USINES
- Fourneaux pr chaudières à vapeur
- MASSIF
- pour machines de tous systèmes FOURS de tous genres et pour toutes industra
- CONSTRUCTION D’USINES
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris,__ Imprim. de la Société anonyme de Publications industriel!' et d’Imprimerie administrative.
- IA. FAYOLLE, Directeur, 2u. rue Turgot.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Envoi par retour du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dominer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte Prix. 1 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élas Tue, P°che intérieure.
- Prix? reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales.-- Ma-hères colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. —Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di e. du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-va ne; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-‘elnes.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la Tinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Anjazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) sszines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-" oxycétones et xanthones.
- et a Faseicule. Matières dérivées de la quinoléine th’ e l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou zobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16......5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIERES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L'IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in 8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 16 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. FERDINAND JEAN
- Chimise expert. — Officier d’Academ e. — Lauréat de la Société aes Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplôme — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in 8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journa. pour recevoir franco,.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- Pl.ACE DU HAVRE
- Bois de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne
- — Ire qualité . .. 12 .. à 14 .. 1
- — 2e qualité >. . 11 .. 12 .. 1
- 3e qualité.... 6 50 10 .. |
- — Sisal, Yucatan... — Honduras 9 24 H 10
- 9 35 9 75 1
- — Tabasco 7 . . 8 .. |
- — Haïti Cap 6 25 6 .. |
- — Fort-Liberié..... 6 50 6 70
- — Aquim 6 50 6 25
- — St-Marc 7 25 8 ..
- — Gonaïves ..... . 7 .. 7 25
- — P.-de-Paix .. -e 7 40 7 75
- — Miragoane....... 5 75 6 ..
- — Saint-Domingo... 5 50 6 75
- — Martin, et Guadel. 4 50 5 25
- — Jamaïque 5 40 7 ..
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6 50
- » Manzanillo 6 .. 6 25
- * Tuspan 6 50 7 ..
- » Vera-Cruz.... 5 50 6 ..
- » Campêche 5 .. 5 25
- 5 .. 5 25
- » Tampico 5 75 6 ..
- * Porto-Plata 5 .. 5 50
- • Haïti 4 75 5 25
- • Jamaïque 5 50 5 65
- » Barcel et P. Cab .. 6 .. 6 25
- • Rio Hacha... ..... 4 . 4 25
- » Carth. et Savan... 4 . . 4 25
- » Maracaïbo ........ 4 75 5 75
- • Fustet 100 k. 14 .. 16 ..
- • Tatajuba 50 k. 4 . 5 ..
- • Bahia 4 . 5 • .
- » Corinto 5 35 6 50
- • Amapala. ... 50 kil. 5 . . 5 50
- Rouge Brésil Bahia 7 .. 9 ..
- » Calliatour. .. 100 k. 15 .. 17 ..
- » Lima 50 kil. 8 50 9 75
- - » Ste-Marthe ,7 .. 9 ..
- » 3 50 4 ..
- » Sandal 100 k. 7 .. 9 ..
- » Sapan 50 k. 6 .. 10 ..
- » Quebracho. . 1009 k. 83 .. 35 ..
- « Pernamb 50 k 16 . . 18 .
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. N: .. . k .
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb . » • •
- » pressé ... 20 . . 21 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille 1 60 2 ..
- Ténérife grise 1 50 1 80
- Curcums
- 22 50 25
- Java, Mad , Pond.. .... M .. .. •<
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10' . 18
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 7 75 » fin viol, et pourpre, 7 50 » beau viol, etdito.... 6 75 » bon violet 6 25 « moyen violet..... a.. 4 75 » bon violet rouge 5 75 » bon moy. v. roug.... 5 .> « fin rouge 5 75 » bon dito 4 50 » bon à fin cuiv. 4 .. » cüiv. ord. et bas 3 25 Java. M 2 50 Madras . ..... ... 2 <
- Manille.... .................... 2 . -
- Caraque......................... 2 50
- Guatemala fior.............. 5 25 » sobré..................... 4 .. » bon à fin cor..........................4 .. » cor. ord. à bas............2 50
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 »
- » bon à beau............... .. 4 50
- » ord. et moyen............ 2 50
- 8 .
- 7 25
- 7 ..
- 6
- 5 ..
- 5 50
- 5 25
- 6 .
- 5 ..
- 4 75
- 3 75
- 5 ..
- 4 50
- 3 50
- 4 50 .6 .
- 5 ..
- 5 ..
- 3 50
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ......... M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé........
- » gros effilé.............
- 7 50 à 8 50
- 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne.......................M
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote :
- Acide tartrique. .. . ... 260 .. à 265
- Bois de :
- Campêche Laguna 18
- » Martinique. ... 10 .. 12
- » Jaune Carmen. M
- » » Maracaïbo M
- Cannelle de Chine 1 0 120
- — de Ceylande n000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- Grises 200 225
- Argentées 220
- Zacatilles 200
- Noires ordinaires 190 200
- » supérieures 210 .. 220
- Crème de tartre 165 170
- Curcuma Bengale 65 70
- Dividivi M . . . .
- Gommes :
- Arabique 165 .. 180
- Aden........ 120 .. 125
- Damar Singapore... .. .. 112 .. 115 .
- » Batavia..... . .. 162 .. 165 .
- Sandaraque.......... 150 .. 160 ..
- Gambier.......... 45.. ...
- Galles vertes et noires. 180 .. 210 ..
- Indigos . — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre....................... F. 2 50 à 2 75 moyen ordinaire.............2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r....... 3 50 4 .•
- Kurpah moyen et moyen ordinaire................ 250 325
- Sumac en feuilles. .....F. M .. 0/0 k, — en poudres. .....F. M .. •
- Vordet, en pains, extra sec :
- sous toile> F. M .. 010 k. sous papier, F. M . * 0[0 k. » bon marchand en pains F. M .. » » « * en boules. M.. »
- • raffiné en pouare sec. F. M .. »
- Produit» chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné ................. 13 .. à 15
- -- (acq.)........... 15 (« 16 •
- Acide muriatique...... 20 d 9 10 • '
- — nitrique...... 36 33 . • •
- - ...................... 40 41 .. . .
- — Sulfurique.......... 66 10.............
- — 50 7 50 • "
- Carbonate de soude de 90/92, en sacs à rendre, marchés 12 25 • •
- Disponible.......... 12 75 * "
- Ammoniaque liquide 22 d. ................
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs
- marchés.................. 17 50 • •
- Disponible.................... 18 50 •• •'
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés.......... 8 25 "
- Disponible..................... 8 75 • • "
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 -**
- Disponible.................... 19 . . "
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 “ "
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 •• ‘‘
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de300k,marchés 29 25 •• "
- Disponible.................... 29 75 '
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. pla-
- quettes .................. 39 .. • ' '
- Soude douce 33 degrés, en
- vrac.......................... 4 50 “ '
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 • • 1
- Silicate de soude....... 25 . . • ’
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de 500 kil 10 .. • ‘ " Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 20 . . •* Chlorate de baryte en fûts de 100 kil. * 190 .. •• ’ Sulfate de cuivre 98 p. 0/0 en sacs, consommation,68 .. ••
- Entrepôt...................... 64 «. •• ’
- Sulfate de fer 95 p. 0[0, en
- sacs de 100 kil , ..... 6 50
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 127
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb........79 .. à 82 ..
- A-ide acétique des arts 40% 29 . . 31 ..
- — ........................ 7 . . 8
- — nitrique 36»........ 32 . . 34 . .
- — sulfurique, 66° ... 8 .. 11 .
- — ...................... 280 .. 2&O ..
- — citrique.............. 375 .. 380
- Alun éjure ....... 20 . 22.
- - ordinaire.............. 15 .. 16
- Ammoniaque incolore, 22°. 40 .. 42 .
- Bichlorure d’étain, 55°... 105 .. 110
- — - 60°.. 120 . . 130 ,.
- Bois Campêche-Lsguna. .. 18 .. 18 50
- — — Guadeloupe 14 .. 14 50
- — Jaune Centre Amérique 20 .. 22 <»
- Cachou jaune, V apeurs ... 47 .. 48 .
- — brun..................... 98 . . 105 •.
- Chlorate de potas se......110 . 120 ..
- — de soude..... .. 125 ,, 135 ..
- Chlorure de chaux 00 à 110° 20 ,. 21 ..
- Chromate rouge de potasse 95 . . 100 ..
- — — de soude.. 75 .. 80 ..
- Crème de tartre ............190 ..
- Cristaux de tartre ........185 . ....
- — de soude................ 7 50 8 ..
- CurcumaBengale en racines 70 .. 75 ..
- — de Madras.. .... 70.. 75..
- — Chine . ..... 65 . 70 ..
- Essence de térébenthine .. 115 .. 120 ..
- Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 ., 19 ..
- Galles de Chine et Jaben. 185 .. 195
- — vertes et noires,. . 235 .. 245 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 155 ..
- — arabique... ..... 250 ..
- — adragante rousse. 350 ..
- Jus de citron............... 23 ..
- Méthylène à 95° ...........105 . .
- — régie 90....... 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 190 ..
- — — de soude............
- Pyrolignite de fer..... ... 10 ..
- Résine..................... 16 ..
- Rouille ... . ..... . 4 9.4
- Sel de soude 80°.......... 18
- — ammoniaque.. 12 50 Sel d’étain.............. 225 . .
- Soufre en canons .......... 19 50
- — sublimé.................. 21 50
- Sumac Sicile en feuilles. 44 30 ..
- Sulfate d’alumine.......... 15 ..
- — de cuivre............ 74 ..
- — de fe r.................... 7 50
- 165 ..
- 280 ..
- 400 ..
- 24 ..
- 110 .
- 115 ..
- 195 ..
- ii ?
- 20 .
- 10 ,
- 18 25
- 13 ..
- 230 ..
- 20 50
- 22 50
- 32 ,.
- 17 ..
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- Ponceau brillant — Ponceau cristallisé — Cochenille brillante — Orseille brillante — Amarante — Rouge azoïque — Rouge rubis — Roccelline — Noir Naphtol — Noir bleu Naphtyl — Noir Naphvylamine — Vert Naphtol — Cyanol — Thiocarmin — Bleu solide — Violet Formyl (Violet acide) — Jaune solide — Jaune acide — Orangé — Chrysoïne — Jaune Foulon — Rouge Foulon — Vert acide — Tous les Bleus solubles — Bleus alcalins, etc., etc.
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- 128
- LE MONITEUR. DEILA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.^— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. ....
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pouf toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens,'à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Machines d’apprêt,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris. •
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant,. Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Chaudronmerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
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- Eamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Ventilation
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
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- 1 8
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ... . 15 fr.
- — Six mois........ 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an........... 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNoueEe’. I La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES. | Faits divers. .... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Notre service d’assurances.
- Le Moniteur de la Teinture à l’Exposition.
- Perfectionnements aux appareils employés pour la teinture (suite).
- La couleur Khaki.
- Le détachage.
- Variété.
- Pivers. — Quatrième Congrès international de chimie appliquée. — Informations. —Jurisprudence. — Biblio-graphie. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- NOTRE SERVICE D ASSURANCES
- Pour répondre aux demandes nous parve-nant de divers côtés et ayant trait aux questions d assurances concernant les accidents du travail, nous avons réorganisé ce service à dater du 1er mai.
- Nous pourrons dorénavant répondre à toute question concernant les cas si nombreux résul-tant de l’application de la loi du 9 avril 1898;
- L’échéance prochaine de beaucoup de con-trats d’assurances contractes pour un an, gé
- néralement de juin à" juin, peut préoccuper à juste titre bon nombre d’industriels.
- A la suite d’une entente avec une Compagnie des plus importantes The V Océan-Accident, nous informons nos lecteurs qu’ils pourront par notre intermédiaireobtenir de cette Compagnie les conditionslesplusavantageusesau point de vue de la modération du taux des primes. L’ancienneté de cette Compagnie (1871), la rédaction libérale de ses polices d’assurances, sa solidité financière la mettent au premier rang des Compagnies Accidents, et justifient le choix que nous avons fait.
- Notre service répondra à toutes demandes de renseignements qui lui seront adressées et cela dans le plus bref délai.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au noM du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc., etc., des polices d’assurances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, TOUTES LES COMMUNICATIONS RELATIVES AUX ASSURANCES DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons IMMÉ-diatememt à la Compagnie the Océan-Accident, seule chargée de traiter ces questions.
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE à l’Exposition Universelle de 1900
- L’Exposition est ouverte, mais il faut reconnaître qu’elle est loin d'ètre prête. Notre section, avouons-le, est bien en retard et il y a encore fort à faire pour que les visiteurs puissent voir les choses intéressantes que les exposants se proposent de leur montrer. Disons d’ailleurs immédiatement que, lorsque tout sera en place, jamais aucune démonstration aussi grande n’aura été faite. Les maisons ont répondu avec empressement à l’appel qui leur a été adressé et activent leurs installations. On ne peut ce-pendant espérer que celles-ci seront terminées bientôt, car, c’est à peine, à part quelques rares expositions, si les vitrines ou les emplacements sont prêts à recevoir les produits qui doivent y figurer. Nous devons donc remettre à notre prochain numéro l’aperçu d’ensemble que nous voulions donner à nos lecteurs. D’ici là, il est à espérer que, si tout n’est pas terminé, l'ins-tallation de cette partie de l’Exposition aura fait du moins un grand pas et qu’il nous sera permis ainsi de nous rendre compte plus exactement des efforts faits par. les fabricants dans la voie du progrès.
- LA RÉDACTION.
- PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton, et autres ma-tières fibreuses, à l'état brut, manufacturé ou partiellement manufacturé.
- Par M. Crippin. (Suite) .
- La machine fonctionne de la même manière que décrit ci-dessus et représenté fig. 11 à 15, c’est-à-dire que le liquide est entraîné de la cuve y à travers les canettes ou la matière, en passant de l’extérieur à l’intérieur des canettes et qu’il est refoulé à la cuve dans la direction inverse, par la pression de vapeur ou autre fluide convenable.
- Lorsque les tiroirs « sont dans une de leurs posi
- tions extrêmes, l'éjecteur l se met en marche pour fonctionner afin d’entraîner le liquide dans le récipient 9; quand ces tiroirs sont dans leur position moyenne, l’action de l’éjecteur cesse et, quand les tiroirs sont dans leur autre position extrême, le tiroir à vapeur k admet la vapeur de l’orifice, qui se trouve ouvert à ce moment, au tuyau i* et au récipient g ; la pression de la vapeur est réglée par le robinet 14 , comme ci-dessus expliqué par rapport aux figures 11 à 15.
- Le tiroir n, fig. 14, et le tiroir correspondant k, non représenté fig. 26 à 28, qui se trouvent dans la boîte n3 , représentée dans ses figures, de même que les d-ux tiroirs s desdites figures sont maintenus appliqués contre leurs glaces par une vis ou des vis de serrage ou, comme dans la figure 32, par un ressort n8 , suffisamment énergique, pour empêcher la pression de la vapeur de soulever, lorsqu’elle agit dans les récipients g, le tiroir de sa glace ou bien, au heu des tiroirs plats ordinaires, on pourrait employer des tiroirs cylindres ordinaires ou des tiroirs à piston, ou bien, enfin, si on emploie des tiroirs plans dressés,' on dispose ou on peut disposer, au-dessus d’une cavité formée dans la plaque de recouvrement de la boîte à tiroir, un diaphragme métallique ou autre disposé pour agir sur une plaque qui vient s’interposer entre lui et le dos du tiroir.
- La cavité du diaphragme est reliée par un tuyau ou conduit avec la chambre ou conduit pour l’orifice dans lequel la pression se produit ; en conséquence, chaque fois qu'il règne une pression supérieure à celle de l'atmosphère (comme lorsque la vapeur est employée pour refouler le liquide du récipient g), cette pression agit alors sur le diaphragme et le chasse vers l’avant ainsi que la plaque sur laquelle il agit, contre le dos du tiroir et, de cette maniéré, maintient ce dernier hermétiquement appliqué sur sa glace.
- Le diaphragme peut se trouver sur le des du tiroir et la cavité à lui destinée peut communiquer par un trou dans le tiroir en regard de l’orifice par lequel s’exerce la pression.
- Le récipient m comporte une valve d’échappement g > fig.28, qui débouche dans une chambre g- reliée par un tuyau avec une cuve destinée à recevoir la décharge de la valve; un éjecteur l*- est relié avec l’extrémité supérieure du récipient m, alimenté de vapeur par un tuyau 16 et une valve 11 qui peut être une valve conique à soulèvement, dont la tige est reliée à une barre transversale reliée par des tiges latérales (une sur
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- chaque côté de la boîte à1 valve), à une autre barre transversale au-dessous de la boîte à valve.
- Cette dernière barre transversale est fixée à une tige 18 , dont le bout inférieur est articulé à un levier coudé 09 pivoté sur le côté du récipient ; le bras vertical du levier coudé est articulé à une tige horizonta'e la pourvue, à son extrémité, d’une poignée pour la commande de la valve l7 . La valve 1~ peut être renversée, sa tige tournée vers le bas, et la tige 18 y être reliée directement.
- On comprendra que, lorsque le tiroir a est en position pour établir la communication entre les chambres de traitement e et le récipient g, le récipient m ne fonctionne pas et vice versa ; que, lorsque le tiroir est dans la position inverse, on rend le récipient m capa-
- dans une direction et refoulée dans la direction inverse.
- Fig. 29 à 31, élévation en coupe des chambres de traitement e.
- e', couvercle articulé en e9 ; il existe, tout autour de la chambre de traitement, une rainure au fond de laquelle se trouve un anneau de caoutchouc ea pour que, quand le bord du couvercle e’ descend, il ferme hermétiquement la chambre e.
- e? , anneau de loquetage articulé en e3 à la chambre de traitement.
- e4 , bouton formé sur le couvercle sur lequel vient se verrouiller l’anneau.
- e8 , cavité annulaire autour de la chambre de traitement à travers laquelle la vapeur ou l’air, ou les
- s .a. P:
- "H= ( O:
- is
- . I--
- Fy 29.
- ble de fonctionner en amenant, à l’aide de la poignée (a , la vapeur à l’éjecteur 1* .
- Dans l’emploi de cette machine, on ne fait fonctionner, de préférence, que les chambres de traitement situées sur un des côtés, pendant qu’on change les tablettes a de celles situées sur l’autre côté, de telle sorte que les chambres de traitement de chaque côté Sont ainsi mises alternativement en action.
- Mais on pourrait employer la machine de telle sorte que le liquide puisse être entraîné des chambres de traitement situées sur l’un des côtés pendant que l’air, la vapeur ou les fluides aériformes sont entrainés des chambres de traitement situées sur l’autre côté de la machine.
- Le récipient m est destiné à l’entraînement de la vapeur ou de l’air ou des deux combinés à travers les canettes ou la matière en traitement.
- En reliant les cuves par des tuyaux et des valves, toute quantité voulue de liquide peut être entraînée
- deux à la fois, pénètrent dans la chambre de traitement, à travers les trous e» , percés tout autour.
- ed , bourrelet dans lequel est formée une rainure pour un anneau en caoutchouc ef sur lequel repose la tablette a. lorsqu’elle est placée dans la chambre de traitement en séparant ainsi la partie supérieure de la chambre de traitement de la cavité /formée au-dessous de la tablette a.
- es , partie, fig 30 et 31, placée dans la partie inférieure de la chambre de traitement et dont la portion cylindrique eh vient sous la tablette a à laquelle elle sert de support, lorsque celle-ci est en position ; cette portion cylindrique est percee de trous, non représentés, pour permettre aux liquides et aux fluides de circuler librement.
- a* , manche tubulaire introduit au centre de la tablette a et ayant un petit trou à son extrémité supérieure.
- Les parties des figures 29 et 31 ci-dessus mention-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- nées et indiquées par des lettres sont (à l’exception de l’anneau de verrouillage e2 ) ces parties décrites dans dans l’un des deux ou les deux brevets antérieurs susmentionnés, et je vais maintenant décrire les perfectionnements faisant l’objet de la présente invention et représentés dans lesdites figures.
- (A suivre).
- NOTE sur une cause d’accidents d’impression au rouleau occasionnée par l’eau Par M. Jos Dépierre (1).
- S’il est une industrie dans laquelle les petites causes produisent de grands effets, c’est certainement dans la fabrication de l’indienne. Ayant eu récemment à mettre en marche une usine où les rouleaux de cuivre servant à l’impression avaient été fournis par diverses maisons, il m’arriva, pendant des semaines, d’avoir, et par saccades, des pièces complètement raclées, malgré tous les soins pris à la cuisine aux couleurs. Le défaut qui se produisait avait toujours le même caractère, un saut de lame, puis, à l’endroit du saut, une partie réservée, un trait de racle ensuite. En examinant à la loupe les parties lésées, je trouvais presque toujours sur l’étoffe un grain qui, souvent, avait l’éclat métallique du cuivre et qui m’avait fait croire que la cause était due à des parcelles de métal détachées du cylindre et provenant d’une fabrication défectueuse des rouleaux. Mais, comme les parties brillantes, traitées par l’analyse, ne donnaient pas trace de cuivre et étaient insolubles dans l’acide nitrique ; que, d’un autre côté, l’accident se produisait avec tous les rouleaux de quelque fabrication qu’ils fussent, je crus devoir attribuer l’accident à une autre cause. Or, en examinant bien le fond des réservoirs d’eau, par une journée ensoleillée, mon attention fut attirée par un scintillement, au fond des réservoirs, de paillettes brillantes analogues à celles qui se trouvaient sur les pièces raclées.
- Recueillir ces paillettes et les examiner à fond fut, naturellement, ma première occupation ; je récoltai donc ce qu’il était possible et m’aperçus, en même temps, que le fond de ces réservoirs était garni d’une
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, 1900, janvier.
- certaine quantité de poussières comprenant, outre les parties brillantes, des grains ternes, mais cristallins et transparents. J’adressai à M. le Dr Beckenkamp, alors professeur de minéralogie à l’Ecole de chimie de Mulhouse, un échantillon avec prière d’en faire l’analyse minéralogique. Le résultat fut que la poudre en question se composait de :
- 1° Mica,
- 2° Zircon (silicate de zirconium),
- 3° Augite (silicate de fer, chaux et magnésie),
- 4° Grenat mélanite (silicate ferrico-calcaire).
- C’est alors, en examinant les duretés de ces corps, que je pus me rendre compte de leur effet sur la racle et sur le rouleau.
- Le petit tableau suivant, dressé d’après la table de dureté de Mohs (I) donne la dureté et la densité de chaque corps :
- Dureté Densité
- Mica 3,0 3,1
- Zircon .... 7,5 4 à 4,5
- Augite.... 6 3,3 à 3,4
- Mélanite.. 6,5 à 7 3,4 à 3,7
- Cuivre. .. . 2,5 8
- Acier 7(?) 7,2 à 7,9
- Il est facile de voir que tous ces corps rayent le
- cuivre et que l’acier de la racle pouvait être attaqué soit par le zircon, soit par la mélanite.
- Pour obvier à cet inconvénient, j’avais d’abord eu l’idée de mettre une chicane dans le fond du puits, mais la profondeur (22 m.) et l’étroitesse (1 m. 20) m'en ont empêché. Quant à faire déposer l’eau, il eût fallu disposer de grands réservoirs que je n’avais pas. J’ai cependant obtenu des résultats très satisfaisants, comme suit :
- Disposant de 4 réservoirs de 8 mètres carrés chaque, j’ai fait entrer l’eau dansle 1er, par le haut ; entre le 29 et 3e , j’ai établi une communication à 20 cm. du bas. Le niveau était par conséquent le même dans ces deux réservoirs et l'eau, pénétrant par le bas du 2e dans le 3e , se reposait. De celui-ci elle s’écoulait p r le haut dans le 4e , lequel avait aussi la prise d’eau finale en haut.
- (1) Table de Mohs :
- I Talc, rayé par l’ongle. 6 Feldspathorthose.
- 2 Gypse, » 7 Quartz.
- 3 Calcite, rayé par le canif. 8 Topaze.
- 4 Fluorine, » 9 Corindon.
- 5 Apatite, » 10 Diamant.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Un nettoyage radical chaque semaine n’a fait que contribuer à une bonne marche. J'ajouterai que les quantités de sable étaient très minimes, puisque je n'ai pu en recueillir que 1 gr. 10 dans 5 mètres cubes, ce qui fait donc une proportion infinitésimale de 1 cinq-millionième, et, malgré cette minime quantité, les accidents n’en étaient pas moins désagréables et encore trop fréquents.
- LA COULEUR KHAKI
- Comme suite à l’article publié précédemment sur la couleur khaki {Historique de la nouvelle couleur khaki), nous pouvons donner sur les procédés de teinture de cette couleur nouvelle les renseignements suivants que nous fournit notre estimable confrère The byer and Calico Printer’. :
- La véritable couleur khaki possède l’avantage de résister au lavage, au savonnage, au frottement et à l’action de la lumière, en fait, elle constitue pour l’usage 'journalier la couleur la ph s résistante qui existe. On ne sait pas comment les Hindous, primitivement, teignaient en cette couleur, car on n’en a aucun indice. (En plongeant l’étoffe le coton dans un bain de bouze de vache. Cette méthode, quelque peu primitive, qui naturellement ne constitue pas une vé-ritable teinture, était pratiquée aux Indes par les soldats anglais qui, au moment de l’expédition contre les Afghans, teignaient eux-mêmes leurs vêtements )
- Voici quelques-uns des brevets qui ont été pris pour cette teinture; quelques-uns ne sont pas pratiques, et un ou deux d’entre eux, ne sont pas praticables.
- Le premier brevet pris par M. Gatty consiste en la préparation d’un bain composé de cinq gallons d’une liqueur de chrome d’alun à 10° et un gallon de solu-lion de vitriol à raison de 1 livre 1/2 par gallon. On Plonge le coton dans le liquide jusqu’à ce qu’il soit bien Imprégné, il en est ensuite retiré, tordu et bien pressé ot passé par un bain de soude à 400 . On fait chauffer le bain jusqu’à 650 C. On obtient ainsi une khaki olive. Si on désire une teinte plus foncée, il faut doubler la quantité ferrugineuse. Dans ce procédé la couleur est due à la formation des oxydes de fer et de chrome sur la fibre ; ces oxydes étant insolubles, la couleur khaki Qui en résulte est par conséquent résistante à l’action do l’eau et du savon.
- Le même a également fait breveter un autre pro
- cédé qui consiste à faire passer le coton par un bain d’une livre de bichromate de potasse et 4 onces d’acétate de soude par gallon ; ces quantités peuvent être augmentées, si cela est jngé nécessaire. Après avoir tordu et pressé, le coton est mis alors dans une chambre où il est soumis à l’action de dioxyde ou binoxyde de soufre, qui décompose le bichromate et provoque la déposition sur la fibre d’oxyde de chrome vert que l’on fixe en passant l’étoffe dans un bain de lessive caustique à 4° . On obtient une nuance d’un vert plus foncé en ajoutant de l’acétate de fer ou du vitriol au bain de bichromate.
- MM. Barnes et Gartside présentent un procédé qui consiste en traitant le coton successivement : premièrement par un bain de sumac, puis dans un mélange de nitrate de fer et d’acétate de chrome ; troisièmement dans une solution bouillante de bichromate de potasse et enfin, une solution bouillante de carbonate de soude ; passer à la vapeur après la dernière opération.
- Le procédé de M. Mitchell est le suivant : on prépare un bain de 2 livres de myrabolams ou divi divi ; 2 onces de sulfate de zinc ou de cuivre ; 2 onces de cachou ; 20 grains de sulfate de fer et 6 gallons d’eau; ces proportions peuvent varier selon la teinte qu’on désire obtenir.
- Le coton est plongé dans ce bain pendant deux heures, puis on y ajoute une liqueur composée de 6 gallons d’eau et de six onces de bichromate de potasse afin de développer et fixer la couleur.
- MM. Thorpe et Reid emploient un bain d’acétate de chrome et de fer auquel ils ajoutent un peu de bleu alizarine, on fait bouillir et on fixe ensuite dans un bain de soude.
- En dehors des procédés que nous venons de décrire et qui sont recommandés par les teinturiers anglais, et les ont fait breveter, on donne encore les suivants :
- lo On prépare un bain de 2 gallons d’acétate de chrome à 80 et un gallon d’acétate de fer à 8° , on y plonge le coton si ce sont des fils, on le fait passer doucement au travers si c’est de l’étoffe, en employant des machines à teindre. L'excédent du liquide en est retiré en la pressant. Ce bain n’étant pas épuisé, on peut l’utiliser à nouveau en le renforçant avec une forte solution d’acétate de 12 à 16» pour la ramener à 80 . On fait ensuite passer l’étoffe dans un bain bouil-ant de chaud ou de soude ainsi qu’on le fait pour la couleur chamois, on la lave ensuite et on laisse sécher.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- En changeant les proportions des deux acétates, on peut varier les teintes d’un khaki brun à un khaki grisâtre. Cette méthode appliquée avec soin donne de bons résultats;
- 2° On fait un bain de 2 gallons d’acétate de chrome à 32°; de 5 livres de vitriol et de l’eau suffisamment afin de porter la solution à 8• , et on y met le coton comme précédemment, en développant et fixant la couleur dans un bain de chaux ou de soude;
- 3° On prépare un mélange liquide de 5 livres de ca chou ; 3 livres de bois jaune en le portant à 5e ; on le fait chauffer à 750 C, on manipule bien l’étoffe dans ce mélange pendant une heure, puis on y ajoute une demi-livre de bichromate de potasse et 2 onces de vitriol en remuant pendant une demi-heure.
- On peut également teindre en khaki en employant la teinture toute préparée comme suit :
- 1° Préparer un bain pour 100 livres de coton, dans les proportions suivantes : 5 livres de brun jaune katigen G. G., 5 livres de teinture Cross Drab, 6 livres sulfite de sodium, 5 livres de soude et 50 livres de sel commun.
- Plonger l’étoffe dans ce bain, bien la remuer pendant une heure un peu en dessous du point d'ébulli-tion, retirer, tordre, la pendre à l’air pendant une heure, puis la plonger dans un bain qui devra fixer la couleur, de 2 livres de bichromate de potasse, 2 livres de sulfate de cuivre, et 3 livres d’acide acétique, à environ 750 C, en laissant plonger pendant une demi-heure ; retirer ensuite, rincer et faire sécher.
- 2o Composer une teinture de 5 livres Orange Titan, 3 onces Titan Navy et 20 livres de sel commun, remuer à l’ébullition pendant une heure en employant le moins d’eau que possible ;
- 3o Faire le bain avec 1/2 livre d’Orange brillant G, 1 1/2 livre de noir de Colombie FB et 20 livres de sel de Glauber, remuer pendant une heure à l’ébullition ;
- 4• Composer le bain avec 1 1/2 livre Orange Dia-mine G, 1/4 de livre Cachou G, 2 1/2 onces Brun Dia-mine 3 G et 20 livres de sel de Glauber, remuer pendant une heure à l’ébullition.
- On pourrait multiplier ces recettes dans une grande mesure, mais les préeédentes suffisent aux teinturiers pour leur donner des indications suffisantes qu’il pourront varier, modifier et améliorer à leur gré et selon leur propre expérience. Nous ferons remarquer cepen-dant, que la teinture faite directement dans des solu
- tions préparées est moins résistante que celle qui est faite par les méthodes de chrome et de fer.
- Les étoffes coton mélangées de laine (demi-laines) peuvent être teintes par les acétates de chrome et de fer, ou par le cachou et le bichromate de potasse, ou bien par les procédés de teinture directe donnés plus haut.
- On peut également employer les méthodes suivantes.
- 1° Préparer un bain de teinture avec 2 1/2 onces Diaminogène extra, 1/2 livre Diamine Orange B, 2 livres Diamine Jaune fort B, 1/2 livre Orange ENZ, 1 1/2 livre Jaune Indien G, 1 1/2 oz. Noir Naphtylamine 6 B et 20 livres de sel de Glauber ;
- 2o Faire un bain composé de 2 livres de Brun Diamine 3 G, 1 livre Jaune Diamine fort B, 5 onces Brun Diamine B et 20 livres de sel de Glauber;
- 30 Un bain est composé avec 3 onces de Noir de Zambèse D, 1/2 livre Mandarine G extra, 2 onces cur-cumine extra, 1/2 livre Orange Mikado 4RO, et 20 livres de sel de Glauber.
- Laines, — On peut les teindre avec du cachou et dubois jaune en développant la teinte avec du bichromate de potasse, en employant les procédés suivants :
- !» Un bain composé de 10 livres de cachou et 2 livres de bois jaune, manipuler la laine dans ce bain pendant quatre heures à environ 85° C., ajouter ensuite 1 livre de bichromate de potasse, remuer pendant une heure au point d’ébullition, retirer, laver et faire sécher ;
- 2o Préparer un bain avec 1 livre de Jaune Anthracène C, 1 1/2 once acide Anthracène Noir LW, acide Anthracène Brun R, 10 livres de sel de Glauber et 5 livres d’acide acétique, remuer à l’ébullition pendant une heure, puis ajouter 1 livre de bichromate de potasse, laisser bouillir pendant une demi heure encore, retirer, laver et faire sécher ;
- 3° Faire un bain de 2 onces d’Indigo bleu N, 1/2 livre de Jaune Indien G, 1/2 livre Orange ENZ, 10 livres de sel de Glauber et trois livres d’acide sulfurique. Re-muer au point d’ébullition pendant une heure.
- Ces trois recettes sont suffisantes comme indication et peuvent servir à des recherches pour arriver à de meilleurs résultats.
- Le gouvernement emploie les essais suivants afin de s’assurer de la bonne qualité de la teinture des étoffe qui lui sont livrées. On les fait bouillir d’abord dans un bain léger de carbonate de soude pendant vingt mi
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 9s Ot
- nutes, ce premier essai, détermine la résistance au lavage et au savonnage, le deuxième essai consiste à les faire passer dans une solution de peroxyde d’hydrogène pendant une demi-heure ; la couleur ne doit pas passer à la suite de ce traitement, si elle résiste, le tissu est considéré comme pouvant résister à la lumière et à l’air.
- LE DÉTACHAGE
- Quelques notes techniques sur les différents procédés
- En considérant avec attention le pouvoir dissolvant de quelques-uns des produits servant à détacher les tissus, on ne peut manquer d’avoir son attention fortement attirée par les progrès réalisés, et une revue succincte des différents procédés dont quelques-uns peuvent être oubliés et non pratiqués par ce fait, n'est pas sans avoir quelque intérêt pour le teinturier et le personnel qu’il occupe ; nous nous proposons donc de faire passer devant les yeux de nos lecteurs quelques-unes de ces recettes dont peut-être, un certain nombre, est ignoré des uns ou des autres.
- En thèse générale, les graisses, les huiles et les matières résineuses sont enlevées par un lavage dans la benzine; mais il en reste encore souvent quelques-unes qui ont résisté et qu’on fait disparaître avec de l’eau blanche, il en reste encore environ 10 0/0 de beaucoup plus résistantes dont il faut quand même débarrasser le tissu et c’est ici que se place l’intervention de procédés et de produits spéciaux.
- Lorsqu’après le lavage et le séchage on s’aperçoit que certaines taches ont résisté à la première action, il faut bien les laver au savon, puis avec de l’alcool et de l’éther.
- Le matériel nécessaire pour le détachage partiel n’est ni très compliqué ni très coûteux, puisqu’il ne nécessite que les objets suivants : Une table solide, de préférence en marbre ou en granit poli ; des petites brosses, quelques soucoupes, des lanières de cuir, du papier buvard et à filtrer, un peu de plâtre, quelques bandes de verre, un fer à repasser et des linges de coton et de laine.
- Un détachage est toujours difficile lorsqu’il ne suit pas directement un premier lavage de dégraissage, mais lorsqu’il s’agit d’enlever une ou plusieurs taches isolées sur un tissu qui perdrait une partie de ses
- qualités, quelquefois même sa couleur dans une immersion complète. --------- ----------- -------—-
- Souvent, on ne rencontre pas de grandes difficultés à enlever certaines taches, mais l'important est de débarrasser le tissu des impuretés qu’il a reçues pendant l’opération, on y arrive, quelquefois, en absorbant le restant de solution humide au moyen d’un papier brouillard ou d’une éponge fine sèche.
- On peut également tremper des miettes de pain sec dans le produit employé pour le détachage, puis on frotte ces miettes sur la tache jusqu’à ce qu’elle ait complètement disparu, elle se trouve absorbée au fur et à mesure que les miettes sèchent. Si l’on ne fait pas bien attention, la tache peut très bien se trouver enlevée à l’endroit précis où elle se trouvait, mais il s’en forme une plus grande tout autour, comme une auréole, parce que sous une action mal comprise, la tache s'est déplacée en s’étendant avec une partie de la matière non absorbée qui la composait, ce qui constitue naturellement alors, une tache beaucoup plus grande que la primitive. La meilleure manière d’éviter cela, c’est de commencer l’opéra* ion en tournant dans un cercle en dehors de celui limité par la tache et de continuer en rétrécissant le cercle et en terminant l’action lorsqu’on arrive au centre de la tache.
- (A suivre.}
- VARIÉTÉ
- L’APPLICATION DE LA LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL EN AUTRICHE (Suite et fin)
- Sur cette somme, nous avons, conformément au § 17 de la loi sur l’assurance contre les accidents, à supporter 90 0/0 (9/10) et les ouvriers et employés d’exploitation 10 % (1/10) ; donc, ils doivent contribuer, par chaque 100 florins de salaire, pour.... kreutzers. Nous avons, conformément au §22 de la loi sur les assurances contre les accidents, le droit de retenir ces cotisations a verser par les ouvriers et les employés de l’exploitation à chaque paiement de salaire et de traitement au taux correspondant à ce paiement de salaire.
- Si l’entrepreneur de l'exploitation ne fait pas usage, à l’occasion du paiement d’un salaire ou d’un traitement, du droit qui lui appartient de prélèvement ou de retenue il ne pourra, lors des paiements ultérieurs
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- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- TARIF DES TAUX DE COTISATIONS approuvé par le décret ministériel du 18 juin 1897 {numéro \17^459).
- Par chaque 100 florins du IX 45 2 81
- montant des salaires payés 46 2 87
- RISQUES ou à porter en compte du 47 2 93
- salaire, en vue de la ccti sation totale d’assurance - 48 3
- Classe Pour cent. à verser. 49 3 06
- F1. Kr. 50 3 12
- Sous-classe. A 1 2 0 0 06 12 51 52 3 3 18 24
- Sous-classe. B 3 4 0 0 19 25 53 54 3 3 31 37
- 5 0 31 55 56 3 3 43 49
- 1 6 7 8 0 0 0 37 44 50 X 57 58 59 3 3 3 56 63 68
- II 9 0 56 60 3 74
- 10 0 62 61 62 3 3 81 87
- III 11 12 13 0 0 69 75 81 63 64 3 3 93 99
- 0 65 4 06 12
- 14 0 87 66 4
- IV 15 0 94 67 4 14
- 16 1 06 68 4 28
- 17 1 06 69 4 31
- 70 4 37
- 18 1 12 71 4 43
- V 19 1 19 XI 72 4 49
- 20 1 25 7 3 4 56
- 21 1 31 74 4 62
- 75 4 68
- 22 1 37 76 4 74
- 23 1 44 77 4 80
- VI 24 25 1 1 50 56 78 79 4 4 87 93
- 26 27 1 1 62 68 80 4 99
- 81 5 05
- 28 1 75 82 5 12
- 29 1 81 83 5 18
- 30 1 87 84 5 24
- VII 31 1 93 85 5 30
- 32 2 — 86 5 37
- 33 2 06 i 87 5 43
- 34 2 12 88 89 5 5 49 55
- 18
- 35 2 XII 90 5 62
- 36 2 25 91 5 68
- 37 2 31 92 5 74
- VIII 38 2 37 93 5 80
- 39 2 43 94 5 87
- 40 2 50 95 5 93
- 41 2 56 96 5.- 99
- 42 2 62 97 98 6 6 05 12
- 43 2 68 99 6 18
- 44 2 75 100 6 24
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 137
- TABLEAU DE LA RETENUE DES SALAIRES
- L’exploitation est rangée dans la classe de risques N Classe Pour cent La retenue de salaire sur un kreuzer porte sur un salaire de
- F1. 166 83 Kr. 67 33
- Sous-classe. A 1 2
- Sous-classe. 3 52 63
- B 4 40 —
- 5 32 26
- 1 6 28 03
- 7 22 73
- 8 20
- II 9 17 86
- 10 16 13
- 11 14 49
- III 12 13 33
- 13 12 35
- 14 11 49
- IV 15 16 10 10 64
- 17 9 43
- 18 8 93
- V 19 8 40
- V 20 8 —
- 21 7 63
- 22 7 30
- 23 6 94
- VT 24 6 67
- V 1 25 6 41
- 26 6 17
- 27 5 95
- 28 5 71
- 29 5 52
- 30 5 35
- VII 31 5 18
- 32 5 —
- 33 4 85
- 34 4 72
- 35 4 59
- 36 4 44
- 37 4 33
- VIII 38 39 4 4 22 12
- 40 4 —
- 41 3 91
- 42 3 82
- 43 3 73
- 44 3 64
- 45 3 56
- 46 3 48
- 47 3 41
- IA 48 3 33
- 49 3 27
- 50 3 21
- 51 3 14
- 52 3 09
- 53 3 02
- 54 2 97
- 55 2 92
- 56 2 87
- 57 2 81
- 58 2 76
- X 59 2 72 '
- 60 2 67
- 61 2 62
- 62 2 58
- 63 2 54
- 64 2 51
- 65 2 46
- 66 2 43
- 67 2 39
- 68 2 36
- 69 2 32
- 70 2 29
- 71 2 26
- XI 72 2 23
- 73 2 19
- 74 2 16
- 75 2 14
- 76 2 11
- 77 2 08
- 78 2 05
- 79 2 03
- 80 • 2 —
- 81 1 98
- 82 1 95
- 83 1 93
- 84 1 91
- 85 1 89
- 86 1 86
- 87 1 84
- 88 1 82
- 89 1 80
- XII 90 91 1 1 78 76
- 92 1 74
- 93 1 72
- 94 1 70
- 95 1 69
- 96 1 67
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de salaire ou de traitement, exercer ce droit relative-ment à la cotisation qui, à l’époque, n’a pas été retenue qu’en tant que, depuis le paiement du salaire ou traitement dont il s’agit, il ne sera pas écoulé plus d’un mois. Après l’expiration de cette période, l’exécution postérieure de ce droit de prélèvement est in-terdite (§ 22 de la loi sur l’assurance contre les accidents).
- Nous.......... entendons.......... exercer ce droit... et ferons, en vue de la cotisation des ouvriers et employés de l’exploitation, les retenues nécessaires sur les salaires et traitements payés, depuis la dernière retenue s’y rapportant..... à l’occasion de chaque paiement de salaire ou de traitement, à raison de un kreutzer par chaque........ florins de salaire.
- Pour ceux des ouvriers, par contre, qui ne touchent pas de salaire en argent, mais qui sont payés seulement en nature (table, logement, vêtements, etc.), il ne peut être fait de retenue en vue de la cotisation à verser à l’établissement d’assurance ouvrière contre les accidents (§ 17 de la loi sur l’assurance contre les accidents).
- Dans le calcul du salaire des ouvriers, il y a lieu de tenir compte des paiements en nature (vivres, logements, vêtements, etc.) et, par conséquent, de calculer aussi la contribution d’après cela.
- Si le salaire annuel dépasse 1.200 fl., alors le montant de la cotisation à verser à l’établissement d’assurance ouvrière contre les accidents ne doit être calculé que sur 1.200 florins.
- Les apprentis, les volontaires et autres personnes qui ne jouissent, en raison de leur apprentissage non terminé, que de salaires inférieurs ou n’en reçoivent aucun, doivent, dans la fixation de la cotisation, être portés comme touchant le salaire que touche un ouvrier ou un employé de l’exploitation de la catégorie la plus basse et du même genre d'occupation dans laquelle l’apprenti fait son éducation ; toutefois, dans la calculation de la cotisation à verser, le montant du salaire ne doit pas dépasser, pour chaque apprenti, etc. 300 florins pour toute l’année.
- Si une industrie n’est obligée àl’assuranceque quand on y exécute des travaux d’un certain genre, comme c’est le cas pour les métiers accessoires du bâtiment (serruriers, constructeurs, menuiserie dormante, plombiers, etc.), alors la cotisation à l’établissement d’assurance ouvrière contre les accidents n’est à ver
- ser que sur les salaires payés aux travailleurs pendant la durée des travaux en question, par conséquent la cotisation à verser par les ouvriers n’est également prélevable que sur le salaire desdits travaux.
- Date ;
- Signature de l’entrepreneur de l’exploitation.
- DIVERS
- Quatrième Congrès international de chimie appliquée
- Du 23 au 28 juillet prochain, à l’occasion de l’Exposition universelle, un Congrès international de chimie appliquée doit avoir lieu à Paris, sous la présidence d’honneur de M. Berthelot, secrétaire général de l’Académie des sciences et la présidence effective de M. Henri Moissan, membre de l’Institut.
- Toutes les communications doivent être adressées à M. F. Dupont, secrétaire général, 158, boulevard Magenta, à Paris.
- Le Congrès a déjà réuni plus de 1.200 adhérents, danstous les pays du monde et la plupart des Gouvernements étrangers ont décidé d’y envoyer des délégués officiels.
- Toutes les Compagnies de chemins de fer accordent aux Congressistes une réduction de 50 %.
- INFORMATIONS
- Un incendie considérable a détruit le 28 avril une partie de la teinturerie Thuillier-Virard, à Darnétal. Le feu s’est déclaré à la suite de l’explosion d’une bonbonne de benzine. En moins de cinq minutes, les quatres étages contenant le dégraissage, le nettoyage, les étentes, étaient embrasés. Ouvriers et ouvrières ont dû se sauver en toute hâte par les fenêtres.
- Mme Thuillier, qui est malade, a été sauvée à grand’peine et transférée chez des voisins.
- Les dégâts sont évalués approximativement à 300.000 francs. La machinerie, les magasins d’impres-sion, les réserves ont pu être garantis.
- Au même moment, le feu détruisait, à Roubaix, la teinturerie de coton de M. Casimir Fastenakels.
- Les dégâts atteignent cent mille francs couverts par des assurances.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Le sinistre est attribué à un échauffement des cotons en magasin. Les ouvriers étaient en grève depuis trois jours, au sujet de l’application de la nouvelle loi limitant la journée à onze heures. Il y a actuellement, à Roubaix, douze établissements en grève pour ce même motif.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Une compagnie de chemin de fer d’intérêt local m’avait concédé un embranchement particulier destiné à relier mon usine avec la voie ferrée. A la suite de certaines difficultés soulevées par les exigences dès employés de la Compagnie, celle-ci m’a supprimé ma con -cession. J’ai certainement droit |à des dommages intérêts en même temps qu’au rétablissement de mon embranchement, mais je ne sais quelle est la juridiction compétente en cette matière et avant d’engager un procès je désirerais bien être renseigné exactement.
- R. — Les conventions qui interviennent entre les industriels et les compagnies pour régler les conditions d’établissement et d'exploitation des embranchements particuliers, ont le caractère de contrats privés et sont soumises, pour les règles de la compétence comme pour celles d’application et d’interprétation, au droit commun.
- Le contrôle exercé par l’administration sur ces conventions n’en change ni le caractère, ni la nature, ni la portée et ne les transforme pas en un acte réglementaire émané de l’autorité publique.
- Dès lors, le tribunal de commerce est compétent pour connaître d’une demande tendant au rétablissement d’un embranchement particulier, supprimé par la seule volonté de la compagnie, ainsi qu’au paiement de dom-mages-interêts pour le préjudice causé, le litige existant entre commerçants, relativement à l’exercice de leur commerce.
- La résiliation des anciennes polices d’assurances.
- Les Compagnies d’assurances le Soleil, Sécurité et le Secours prétendaient :
- 1‘ Que les polices arrivées a échéance entre le 9 avril 1898 et le 30 juin 1899, et non dénoncées six mois avant, étaient, en vertu de la tacite reconduction, renouvelées pour une nouvelle période de dix ans, Sans pouvoir bénéficier de la résiliation visée par la loi du 30 juin 1899.
- 2: Qu’en ce qui concerne les autres polices, malgré leur dénonciation faite en vertu de la loi de 1899, elles couraient encore jusqu’à la fin de l’annuité en cours.
- La Ire Chambre du Tribunal a déclaré par jugement en date du 3 janvier :
- 1" Que la tacite reconduction ne pouvait avoir d’effet;
- 2* Que les polices étaient résiliées à dater du jour
- même de la dénonciation faite conformément à la loi du 30 juin 1899.
- Il a de plus condamné les Compagnies en tous les dépens.
- Colis postaux
- PERTE. —JURIDICTION ADMINISTRATIVE. — COMPETENCE.
- L’action en dommages-intérêts dirigée contre une Compagnie de chemins de fer, à raison de la perte d’un colis postal qui lui avait été confié, et non personnellement contre l’agent par la faute de qui cette perte est survenue, est de la compétence delà juridiction administrative, par application de l’article 17 de la convention du 15 janvier 1892 ; qui attribue aux tri • bunaux administratifs la connaissance de toutes les contestations, auxquelles peut donner lieu, entre l’Administration, les Compagnies et les tiers, le transport des colis postaux.
- Montpellier, 24 octobre 1898 fD., 1899, II, 68 — S , 1899, II, 7. — Gax. P., 1898, II, 473. — La Loi, 4 novembre 1898).
- BIBLIOGRAPHIE
- VIENT DE PARAITRE
- LES MATIÈRES ODORANTES ARTIFICIELLES
- Par Jaubert (George-F), Docteur ès-Sciences, ancien préparateur de chimie à l’Ecole Polytechnique. Prix 3 francs.
- La première matière odorante artificielle fabriquée en grand vers 1855 fut la nitrobenzine ou essence de mirbane-, peu après lui succéda l’aldéhyde benzoïque ou essence d'amandes amères artificielles, puis la série des parfums synthétiques résultant des travaux de Tiemann en Allemagne et de de Laire en France, travaux inaugurés par la synthèse de la vanilline et continués par la découverte de l’ionone ou essence de violette artificielle.
- Dans un autre domaine de la Chimie, Baur trouvait le musc artificiel et de différents côtés on entreprenait la fabrication de l’héliotropine ou héliotrope artificielle. Ce léger aperçu de l’activité développée depuis quelques années par les chimistes de tous pays, travaillant au vaste champ des matières odorantes artificielles, montre d’une façon évidente que ces dernières, pour ainsi dire inconnues il y a un quart de siècle ccupent aujourd’hui, tan dans la Science que dans l’Industrie, une place considérable.
- La fabrication synthétique des parfums s’est développée d’abord lentement, mais ces dernières années ont été fécondes en travaux parfois contradictoires et un peu dispersés.
- La tâche de M. George-F. Jaubert a donc été de dégager de tous ces documents les points les plus intéressants et de faire un choix parmi les nombreuses hypothèses soumises à la discussion et qui ont résisté à l’expérience.
- Dans cet Aide-Mémoire, M. Jaubert s’est notamment étendu sur les matières odorantes halogénées ou nitrées, sur les matières odorantes aldéhydiques, oxyaldéhydiques (à l’exception de la vanilline traitée dans un autre Volume de l’Encyclopédie Léauté) et dialdéhydiques; enfin, tout un Chapitre est consacré aux matières odorantes phénoliques.
- I Ce livre est appelé à rendre de véritables services tant au savant qu’à l’industriel.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par
- Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance des-servant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeurfa-bricant, Fournisseur des Ministères de l’Instruction Publique des Colonies, de la Ville de Paris. Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Bourdallé (B ) produits chimiques, 127, rue du Fau-bourse Poissonnière, à Paris. — Jug. du 30 mars. — S. : M. Maillard.
- Picot (Charles) et Cie, teinturerie, ci -devant 3, grande rue Saint-Clair, act. 72, rue Vendôme, à Lyon. — Jug. du 27 mars. — S. : M. Feys.
- CRUCQ (Francis) aîné et Cie, fab. de produits chimiques, 25, rue [Bergèr. — S. : M. Bonneau.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en commandite par actions H. Pervilhac et Cie, polissage, apprêts, gaufrage, impression, 15, ch. Doua, à Villeurbanne. — Durée : 20 ans. — Cap. ; 500.000 fr. — Acte du 5 mars.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 17 mars, de la Société A. Boidron et E Turquet, droguerie, produits chimiques. — M. Turquet continue seul. — Acte du 17 mars.
- Etude de Me René LAURENS, avoué à Etampes, rue Basse de la Foulerie, 46.
- fonds de Teinturerie à vendre à Etampes, rue Basse de la Foulerie, 3 et 5, le lundi 21 mai 1900, à deux heures, en l’étude de Me Prat-Marca, notaire en la même ville, en présence de Me Claude, notaire.
- MISE A PRIX : 5.000 francs pour la clientèle et le droit au bail.
- Les marchandises et le matériel seront pris à dire d’experts.
- S'adresser pour les renseignements :
- a ETAMPES :
- à Mes René Laurens et Pointier, avoués ; à Mes Prat-Marca et Claude, notaires.
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- Entrepreneur de la Ville de Paris, des Chemins de fer de l'Ouest et de l’Est, des Arsenaux, Manufactures, Poudres et Sal pêtres de l’Etat.
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- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industriel! et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, rue Turgot.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- OUVRAGES SPECIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Envoi par retour du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dominer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, ttreorsu plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracéne.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine eide l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE
- ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in 8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 16 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d'échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplôme — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journa. pour recevoir franco.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVÜE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Uni* de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 ..
- — 2c qualité ... 11 .. 12 ..
- - 3e qualité.... 6 50 10 .. — Sisal, Yucatan.., 9 24 1 1 10 — Honduras...... 935 9 75 — Tabasco . 7 .. 8 .. — Haïti Cap 6 25 6 .. — Fort-Liberté..,.. 6 50 6 70 — Aquim 6 50 6 25 — St-Marc 7 25 8 .. — Gonaïves , 7 .. 7 25 — P.-de-Paix .. ... 7 40 7 75 — Miragoane..... .. 5 75 6 .. — Saint-Domingo... 5 50 6 75 — Martin, et Guadel. 4 50 5 25 — Jamaïque, 5 40 7 .. Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6 50
- » Manzanillo........ 6 .. 6 25 , Tuapan............. 6 50 7 .. • Vera-Cruz .... -...5 50 6 .. » Campèche........... 5 .. 5 25 • Carmen............. 5 .. 5 25 » Tampico............ ........... 5 75 6 .. » Porto-Plata........ 5 .. 5 50 » Haïti.............. 4 75 5 25 » Jamaïque........... 5 5° 5 65 » Barcel et P. Cab .. 6 .. 6 25 • Rio Hacha.................... 4 . 4 25 • Carth. et Savan... 4 .. 4 25 • Maracaïbo.......... 475 575 • Fustet.............100 k. 14 .. 16 ,. * Tatajuba...........50k. 4 5 .. Bahia.............. 4 ., 5 .. • Corinto............ 5 35 6 50 * Amapala............50 kil. ». 5 50
- Rouge Brésil Bahia..... 7 .. 9 .. »......................Calliatour... 100 k. 15 .. 17 .. .......................Lima..................50 kil. 8 50 9 75 ' »....................Ste-Marthe.......... 7 .. 9 .. »........................................................................................ 3 50 4 .. »......................Sandal................ 100............k. 7 .. 9 ,. »......................Sapan.................50...............k. 6 .. (ù .. , »....................Quebracho.. 1009....k...83 .. 05 ., «......................Pernamb.... . 50......k 16 .. 18 .
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M..... — en caisse — 37 50.45 ..
- Jaune ou gamb.......... ........................................................................ » pressé.......................................................................................20 .................................................................................21 ..
- Cochemille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffezacatille..... 1 60 2 ..
- Ténériffe grise............ 1 50 1 80
- Cureums
- Bengale.....50 kilos. 22 50 25 ..
- Java, Mad , Pond.. .... M ., ...
- Dividivi On cote les 50 kil... • 10 . 18 ..
- Indigo*
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 7 75 » fin viol, et pourpre. .. 7 50 » beau viol, et dite.... 6 75 • bon violet 6 25 » moyen violet 4 75 » bon violet rouge..... 5 75 » bon moy. v. roug.... 5 .. « fin rouge 5 75 » bon dito 4 50 » bon à fin cuiv 4 .. » cuiv. ord. et bas,..... 3 25 Java M Kurpah.. 2 50 Madras 2 . Manille 2 . 2 50 Guatemala flor 5 25 » sobré 4 .. » bon à fin cor..,., 4 .. » cor. ord. à bas., 250 N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 . » bon à beau 4 50 » ord. et moyen..... 250
- 8 .
- 7 25
- 7 ..
- 6 .
- 5 ..
- 5 50
- 5 25
- 6 ,.
- 5 ..
- 4 75
- 3 75
- 5 ..
- 4 50
- S 50
- 4 50
- .6 .
- 5 ..
- 5
- 3 50
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. :
- Cap-Vert .............M
- Mers du Sud...........M
- Madagascar............M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé.... » gros effilé...........
- 7 50 à 8 50
- 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles............1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne.,,....................... M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique. .. .... 260 .. à 265
- Bois de :
- Campêche Laguna............ 18............................ » Martinique..............................10 .............12 .. »..........................Jaune Carmen..............M ..... .. »..........................» Maracaïbo...............M ...• • •. Cannelle de Chine..........10 ,...........................120 . — de Ceylan de n‘ 000 à 4..252............................350
- Cochenilles :
- Grises..................... 200 .. 225 ..
- Argentées.................. 220 .. ... ..
- Zacatilles................. 200 ...........
- Noires ordinaires....... 190 .. 200 ..
- » supérieures.............. 210 .. 226 ..
- Crème de tartre............ 165 .. 170 ..
- Curcuma Bengale......... 65 .. 70 .
- Dividivi .................... M ,. .. .,
- Gommes :
- Arabique,.................. 165 180 ..
- Aden....................... 120 .. 125 ..
- DamarSingapore.c..... 112 .. 115 . >
- » Batavia.... . .. 162 .. 165 ..
- Sandaraque .. ... .. 150 ,, 160 ,>
- Gambier.................... 45 .. .. ..
- Galles vertes et noires,. 180 .. 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre................. F . 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire.................. 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............. 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................... 2 E0 3 25
- Sumac en feuilles........... F. M .. 0/0 k.
- — en poudres. »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. sous papier, F. • bon marchand en pains F. » * » en boules » raffiné en pouare sec. F.
- Produit* chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.)., .... 13 .. à 15 • (acq.)...................... 15 .. 16 .r Acide................muriatique......... 20 d 9.......50 .. —......................nitrique................... 36.................33 . ..
- — - ......... 40 41 ..........
- — sulfurique. 66 10.........-
- — 50 7 50 . •
- Carbonate de soudede 90/92, en sacs à rendre, marchés 12 25 . • Disponible 12 75 .
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34 .. . . or
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs marchés.................. 17 50 . ••
- Disponible.................. 18 50 ,*•
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés........ 8 25 .. •
- Disponible................... 8 75 .. ••
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25
- Disponible.................. 19 .. ,,
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 ., ,•
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25
- Soude caustique 110/115, en tambours de 300 k.marchés 29 25
- Disponible............. .... 29 75
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. plaquettes .................. 39..........
- Soude douce 33 degrés, en vrac......................... 4 50 .. 1
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 ..
- Silicate de soude.......... 25 . . .. •
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de 500 kil,...,, 10 .. -Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 20 . ... Chlorate de baryte en fûts de 100 kil 190 ., Sulfate de cuivre 98 p. 0/0
- en sacs, consommation... 68. • • •
- Entrepôt................. 64 .. • • •
- Sulfate de fer 95 p. ü[0, en
- sacs de 100 kil............... 6 50
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb.......... 79 .. à 82 .. A-ide acétique desarts 40% 29 .. 31 .. —...............chlorydrique ............7 .. 8 —...................nitrique 36° ........... 32 . . 34 . . —...............sulfurique, 66° .• ......8 .. 11 . — .............................................. 280 .. 290 .. —.....................citrique............... 375 .. 380 Alunéjure ...............20 . 22 . - ordinaire.............. 15 . . 16 Ammoniaque incolore,...22°. 40 . • 42 Bichlorure d’étain, 55°. 105 .. 110 —.........................—.......................60°................... 120 . 136 ..
- Bois Campêche-Laguna. .. 18 .. 18 50 — — Guadeloupe 14 . . 14 50 — Jaune Centre Amérique 20 22 .. Cachou jaune. V apeurs .., 47 .. 48 . — brun 98 . . 105 ,. Chlorate de potas se 110 . 120 .. — de soude.. .. .. 125 .. 135 .. Chlorure de chaux! 00 à 110» 20 ,, 21 .. Chromate rouge de potasse 95 . . 100 .. — — de soude.. 75 .. 80 .. Crème de tartre 190 . ... .. Cristaux de tartre 185 . . .. — de soude 7 50 8 .. CurcumaBengale en racines 70 .. 75 .. — de Madras.. .. 70 .. 75 .. — Chine . ..... 65 . 70 .. Essence de térébenthine .. 115 .. 120 .. Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. 19 .. Galles de Chine et Janen. 185 .. 195 — vertes et noires.. . 235 .. 245 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 155 .. 165 .. — arabique 250 .. 280 .. — adragante rousse. 350 .. 400 .. Jus de citron 23 . . 24 ., Méthylène à 9:° 105 . 110 . — régie 90 110 .. 115 .. Prussiate jaune de potasse 190 .. 195 ..
- — — de soude.......................
- Pyrolignite de fer........... 10 .. 11.
- Résine....................... 16 .. 20 ,
- Rouille .................... 9.. 10 Sel de soude 80». .. ...... 18 . 18 25 —.............ammoniaque.. 12 50 13 .
- Sel d’étain................. 225 .. 230 Soufre en canons.......................19.....50 20 50
- — sublimé.............. 21 50 22 50 Sumac Sicile en feuilles... 30 .. 32 ..
- Sulfate d’alumine...... 15.. 17
- — de cuivre............... .. 74 .. 76 ..
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- LE MONITEUR DELA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- dela Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment. Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
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- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matérie’ pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchoue
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant
- Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
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- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. -
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdieres, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo? Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Çie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
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- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtai-gnier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
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- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Lamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
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- 44e Année. — No 10.
- /520 Mai 1900 .Z
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- S /24
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : ' Un an. . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
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- uuonoee ! La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . ; Faits divers...............3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Alqerie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Notre service d’assurances.
- Perfectionnements aux appareils employés pour la teinture (suite et fin).
- Exposition universelle de 1900: Liste des membres du Jury des récompensas.
- Revue des matières colorantes nouvelles.
- Mercérisation du coton. ve détachage (suite).
- La teinture : ses phases diverses.
- Progrès de la teinture des fils de coton en 1899. perfectionnements et procédés nouveaux. pivers. — Accord entre les teinturiers allemands. — Bibliographie. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- NOTRE SERVICE D’ASSURANCES
- Pour répondre aux demandes nous parve-nant de divers côtés et ayant trait aux questions d assurances concernant les accidents du travail, nous avons réorganisé ce service à dater du 1er mai.
- Nous pourrons dorénavant répondre à toute Question concernant les cas si nombreux résul-tant de l’application de la loi du 9 avril 1898;
- • échéance prochaine de beaucoup de con-trats d'assurances contractés pour un an,"ge-
- néralement de juin à juin, peut préoccuper à juste titre bon nombre d’industriels.
- A la suite d’une entente avec une Compagnie des plus importantes The Océan - Accident, nous informons nos lecteurs qu’ils pourront par notre intermédiaire obtenir de cette Compa-gnieles conditionslesplus avantageusesau point de vue de la modération du taux des primes. L’ancienneté de cette Compagnie (1871), la rédaction libérale de ses polices d’assurances, sa solidité financière la mettent au premier rang des Compagnies Accidents, et justifient le choix que nous avons fait.
- Notre service répondra à toutes demandes de renseignements qui lui seront adressées et cela dans le plus bref délai.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au noM du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc., etc., des polices d'assu-rances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, TOUTES LES COMMUNICATIONS RELATIVES AUX ASSURANCES DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons IMME-diatememt à la Compagnie the Océan-Accidenti seule chargée de traiter ces questions.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton, et autres matières fibreuses, A l’état brut, manufacturé ou partiellement manufacturé.
- Par M. Crippin. (Suite et fin)
- Dans les figures 30 et 31, un diaphragmep en cuir, caoutchouc, métal mince ou autre matière convenable, est représenté assujetti sur son bord à un anneau saillant de l’intérieur du couvercle e‘, par des boulons ou des vis, Le bord du diaphragme vient entre la sail lie en forme d’anneau du couvercle e‘ et une plaque p\ percée d’un trou en son centre. Au-dessus du diaphragme p est une plaque p2 qui est boulonnée par un boulon à large tête au centre du diaphragme. Par ce moyen, une cavité se trouve formée entre l’intérieur du couvercle e’. et le diaphragme p, cavité dans laquelle l’air peut pénétrera travers un troupe , ménagé dans le couvercle. Lorsque le couvercle e‘ est fermé, la tête du boulon p3 vient appuyer contre le dessus du manche tubulaire b' de la plaque d’abaissement b, lequel manche tubulaire comporte, à son bout supérieur, un ou plusieurs trous pour que les fluides puissent passer librement.
- Lorsqu’un vide plus ou moins parfait est formé dans la chambre de traitement e, la pression atmosphérique agit sur le dessus du diaphragme p, pousse celui-ci contre le bout du manche b' de la plaque b et la pression peut être réglée au degré voulu, en faisant varier la dimension du trou formé dans la plaque p'.
- La plaque d’abaissement b, représentée fig. 30, comporte une pièce de bois ou autre matière convenable b5 , assujettie sur sa face inférieure et dans laquelle est formé un trou conique pour chaque broche de canette.
- Ces trous coniques servent à amener les pointes des broches à la position verticale et l’extrémité supérieure des canettes vient contre les petits bouts des Cônes, les pointes des broches traversant les trous formés dans la plaque b, et, de cette façon, les canettes et les broches de canettes sont maintenues abaissées.
- Dans la figure 31, la même disposition pour maintenir les broches de canettes abaissées est représentée dans une forme modifiée.
- Le dessous de la plaque b arrive contre les pointes des broches, la planche de bois b5 , avse ses trous conique?, est reliée par des vis b^ avec la plaque b, de
- manière que la planche puisse glisser de bas en haut et vice versa, dans une certaine mesure, mais demeure en connexion avec la plaque b.
- Par suite de cette disposition, la planche b^ avec ses trous coniques sert pour amener les broches des canettes dans une position verticale et peut ensuite reposer sur le petit bout des canettes, les pointes des broches arrivantsous la plaque b garnie,si on le désire, de caoutchouc ou autre matière élastique convenable.
- Au lieu de trous coniques dans une planche 65 , on pourrait insérer dans la plaque b des tubes coniques, perforés, si on le désirait.
- Dans la figure 29, des bras ei se projettent des parties ed pour porter une partie centrale ei (qui peut être constituée par un bossage pendant) dans laquelle est assujetti le bout inférieur d’une lige verticale q dont l’extrémité supérieure est filetée pour recevoir un écrou à poignées q‘.
- De la partie centrale de la tablette a s’élève une manche tugulaire qui s’ajuste sur la tige q sur la partie supérieure de laquelle s’ajuste également une douille b' faisant saillie delà plaque b.
- En vissant l’écrou q’ sur la tige q, on déprime la plaque b avec une force suffisante sur les pointes des broches des canettes, en même temps que le dessous de la tablette a se trouve f rmement maintenu contre son anneau de garniture ef .
- Le dessous de la plaque d’abaissement b se trouve juste au niveau ou presque au niveau de la partie supérieure de la tige tubulaire a4 , lorsqu’on a exercé sur les pointes des broches une pression suffisante.
- La tige q peut comporter à son bout supérieur une poignée et peut être vissée dans le bossage ei ; la poignée ainsi que la tige peuvent être reliées avec la pla-que b, de manière à se soulever avec elle, la tige tournant dans la plaque b.
- La tige q est percée suivant son axe d'un petit trou, fig. 29, destiné à permettre à l’air d’être entraîné de la partie supérieure de la chambre de traitement, dans la cavité f, ou bien cet air peut passer dans une rainure formée sur le côté de la tige ; ou bien, lorsqu’il y a plu-sieurs tablettes a sur lesquelles on opère dans la même chambre de traitement, il peut y avoir un petit tube allant de la cavité à la pertie supérieure de la chambre de traitement.
- Je desire qu’il soit bien entendu que la machine ci-dessus décrite et représentée dans les dessins, où une seule tablette est indiquée dans la chambre de traite-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 147
- ment, peut être faite assez grande, si on le désire, pour opérer sur plusieurs tablettes à la fois, les tablettes étant disposées dans la chambre de traitement, comme décrit, par rapport à la figure26 etles tablettes, ainsi que les plaques d’abaissement, peuvent être assujetties dans la chambre de. traitement, pendant qu’elles subissent le traitement, commedécrit par rapport aux figures 26 et 29, ou bien les plaques d'abais-sement peuvent être maintenues abaissées par des saillies des couvercles e’ et des vis de serrage ajustables, comme décrit par rapport aux figures 3, 7 et 16,
- peur ou autre fluide sous pression est admis dans le récipient g et le liquide est refoulé à travers les canettes dans la chambre de traitement et, de cette dernière, il revient à la cuve de laquelle il avait été entraîné, cette opération se répétant aussi souvent que cela est désirable.
- Si on le désire, le tuyau entre la cuve et la chambre de traitement peut, se prolonger transversalement à la cuve et avoir un branchement allant à chaque bout de la cuve ; l’un des branchements comportant une valve s’ouvrant vers l'extérieur, sous la pression venant de
- Iig. 31.
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- ou comme décrit en référence aux figures 30 et 31; dans le cas des figures 3, 7 et 16, le couvercle est | maintenu abaissé par des moyens convenables.
- Dans les variantes de mon invention représentées fig. 11 à 15 et 26 à 28, les couvercles e’ peuvent être supprimés, si les chambres de traitement sont disposées pour venir au-dessous du niveau du liquide alimenté des cuves, comme dans la machine représentée fig. 5 du premier des deux brevets antérieurs susmentionnés.
- Dans ce cas, il existe une valve dans le tuyau ou conduit, entre les cuves et la chambre de traitement, et, lorsque la chambre de traitement est vide, on peut y introduire ou en enlever les tablettes ou plaques et, lorsqu’elles sont introduites dans le récipient, on ouvre la valve pour remettre au liquide de s’écouler dans la chambre de traitement, depuis la ou les cuves, parce que la même chambre de traitement peut être reliée par des tuyaux avec plusieurs cuves.
- La machine fonctionne alors en entraînant le liquide de la cuve dans la chambre de traitement qui se .remplit au fur et à mesure que l’entraînement se continue, jusqu’à ce que la quantité voulue de liquide ait.passé dans le récipient g pour une opération ; alors, la va
- l'interieur du tuyau, l’aun e souvrant vers l'intéieur sous la pression venant de l’extérieur du tuyau; par ce moyen, le liquide pris à un bout de la cuve est déversé à l’autre bout, en établissant ainsi une circulation du liquide comparativement neuf étant de cette façon puisé à chaque opération.
- Lorsque le traitement a été effectué pendant le temps voulu, on ferme la valve entre la chambre de traitement et la cuve, et le liquide restant dans la chambre de traitement se trouve ensuite entraîné dans le récipient g et peut être retenu dans celui-ci pour la ou les tablettes suivantes de canettes à traiter.
- Si on le désire, la machine put être disposée, de même que celle représentée fig. 26 a 28, detelle sorte que 'a chambre de tracement soit vidée, lorsque l'ali-mentation venant de la cuve est arrêtée en faisant passer le liquide dans le récipient m d’où il.peut être déversé a travers la valve g1 pour être ramené, à la. cuve. ;
- Dans les machines sans couvercles e‘ les broches des canettes peuvent être maintenues abaissées par des dispositions semblables à celles représentées figure 29 ou par des plaques chargées, ou des plaques portant des poids, ou .par un diaphragme ou son équi.
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- LE MONITEUR DE LATEINTURE
- valent, dans le fond de la cavité/, fig. 26, lequel diaphragme est relié par une tige traversant un bossage formé au-dessous de la partie centrale ei , fig. 29, cette tige prenant la place de la tige q, fig. 29, satf qu’elle ne nécessiterait pas d’écrou, mais simplement un coin ou un dispositif équivalent passant à travers Un trou formé dans le bout supérieur de la tige, au-dessus du manche b' de la table b.
- Le diaphragme ainsi disposé agirait pour maintenir abaissées les broches des canettes et les canettes lorsqu’il régnerait une pression de fluide à l'intérieur delà cavité/, ce fluide traversant les canettes creuses du dedans au dehors pendant le temps où elles doivent être maintenues abaissées.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- LISTE DES MEMBRES DU JURY ‘DES RÉCOMPENSES
- GROUPE XIII
- Classe 78 Matériel ei procédés du blanchiment, de la teinture, de l’impression et de l'apprêt des matières textiles à leurs divers états»
- MM.
- Dehaitre,Fernand. Matériel de blanchiment,teinture, impression et apprêts de tous textiles et tissus. Vice-président de la chambre syndicale des mécaniciens, chaudronniers et fondeurs. Comités, jury, Paris 1889. Comités Paris 1900.
- Guillaumet, Léon, prés dent de la chambre syndicale de la teinturerie et des apprêts des tissus. Comités, grand prix, Paris 1889. Président comité, Paris 1900.
- Jolly, Amédée, président de la chambre syndicale de la teinturerie et des industries qui s’y rattachent. Vice président du syndicat général du commerce et de l’industrie. Adjoint au maire du 1er arrondissement. Comités, Paris 1900.
- Lederlin, Armand, ingénieur des arts et manufactures. Conseiller général des Vosges. Administrateur-directeur de la blanchisserie et teinturerie de Thaon. Membre de la chambre de commerce des Vosges. Grand prix. Paris 1889. Comité d’admission, Paris 1900.
- Motte Albert. Teinture et apprêts sur tissus de tous genres (maison Motte et Meillassoux frères) Médaille d’or, Paris 1878. Grand prix, Paris 1889. Comités,
- Paris 1900. Président de l’union des teinturiers et ap-préteurs du Nord.
- Prud’homme, Maurice, chimiste. Comité d’admission, Paris 1900.
- Suppléants
- Boeringer, Eugène, ingénieur des arts et manufactures. Impressions sur tissus. Grand prix, Paris 1889. Comités, Paris 1900. Président du syndicat des impressions sur tissus.
- Gillet, Joseph, Teinture, impression et apprêts (maison Gillet et fils). Grand prix, Paris 1889. Comités, Paris 1900. Membre de la chambre de commerce de Lyon.
- REVUE
- Des matières colorantes nouvelles
- ET DES PROGRÈS DE LA TEINTURE
- Diàzo noir solide 3B et G (Bayer)
- Ces deux colorants sont des noirs homogènes spéciaux pour la teinture du coton. En teinte directe on obtient des bleus ternes sans autre intérêt que leur bon marché.
- En teintes diazotées les noirs obtenus sont très intéressants.
- On teint en bain court avec 8 % de colorant en 1er bain, 4 % en second bain et 5 % carbonate de soude.
- On développe après diazotage avec développeur A. (beta naphtolate de soude) qui donne des bleus marine nourris ou avec le développeur H 1 % (toluylène diamine) et l'on obtient des noirs intenses.
- La marque 3B donne des noirs à reflets bleuâtres.
- Le marque G donne des noirs légèrement verdâtres Par mélange de ces deux colorants on obtient de très jolis noirs.
- La résistance à la lumière et aux lavages, des noirs ainsi obtenus, est remarquable. On peut encore l’augmenter par un traitement avec 2 1/2 0/0 de sulfate de cuivre à 40° C. pendant 20 minutes.
- Ces diazo noirs se laissent facilement ronger.
- Pour la mi-laine et la mi-soie, le textile animal reste presque blanc. Le diazo noir G est pour ce genre le plus intéressant de ces 2 colorants.
- Ces noirs supportent bien les bains acides et peuvent être utilisés dans les articles laine et coton où
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 149
- l’on teint ensuite la laine en pièce. La laine n’est pas teintée et le noir conserve son intensité.
- Benzo violet solide R (Boyer)
- Ce nouveau colorant donne en teintes claires de belles nuances héliotrope et lilas. Il donne avec 1 % un beau violet rouge, et avec 3 0/0 le maximum d’intensité que l’on peut désirer. La résistance à la lumière est meilleure que celle des autres violets directs. La solidité aux alcalis, aux lavages, aux acides suffit aux besoins ordinaires et est semblable à la solidité des autres violets.
- Pour la mi-laine et la mi-soie, la fibre végétale se teint d’une façon plus intense que l’autre.
- On peut ronger ce benzo violet solide avec le sel d’étain pour articles colorés. Pour ronger en blanc il faut employer la poudre de zinc.
- Bleus Oxydiamine {Manufacture Lyonnaise)
- La Manufacture Lyonnaise vient de mettre en vente 3 marques de bleu oxy-diamine:
- Le bleu oxydiamine 5G est le plus verdâtre ;
- Le bleu oxydiamine G est le plus rougeâtre ; c .
- Le bleu oxydiamine 3G donne la tsinte intermédiaire.
- Ces colorants se teignent avec 1 % de carbonate de soude et 10 % de sulfate de soude dans les nuances claires et moyennes, avec 2 0/0 de soude et 20 0/0 de sulfate de soude dans les teintes foncées.
- Réactions à l’acide muriatique. Ces bleus deviennent légèrement plus vif».
- Réactions à la soude caustique. La nuance tourne au violet rouge bien vif. La teinte primitive revient par lavage.
- Voyons maintenant les colorants pour laine.
- Bleu Formyl B {Manufacture Lyonnaise)
- Cette nouvelle marque de bleu pour laine unit très facilement et se rapproche comme qualités du Violet formyl, bien connu. Il possède la même solidité au lavage et au foulon. Il convient donc pour le nuançage des teintes solides au foulon.
- Avec 2 0/0, il donne un bleu bien plein. On teint comme d’ordinaire en bain acide, mais pour les articles mi-laine ce bleu convient très bien, parce'qu’il teint également au bain neutre.
- Le coton reste blanc dans les tissus mi-laine.
- Par les échantillons sur tissu, sur fil de laine et sur peigné en rubans, on peut se rendre compte de la beauté de ce bleu.
- Rouge Naphtol EB {Manufacture Lyonnaise)
- Ce colorant donne avec 2 0/0 un rouge bien intense se teignant facilement avec sulfate de soude et acide sulfurique ou bisulfate de soude au bouillon.
- Bleu de Naphtaline B {Meister Lucius)
- Teint la laine sur bain acide de la façon habituelle.
- Ce produit convient surtout à l’obtention de bleu marine. On peut corser l’intensité et nuancer avec la Flavazine S et le Violet Victoria 4BS de la même fabrique.
- La bonne solubilité, l’uni facile de ce colorant permet sa dissolution sans crainte de taches dans le bain de teinture au bouillon.
- La solidité de ce colorant aux lessives, aux acides, à la lumière, est moyenne.
- Bleu pour laine N extra (Bayer)
- Ce bleu est vif et bien brillant, il unit bien et a une bonne solidité au foulon. Il se teint au sulfate de soude.
- Pour la soie, il donne de jolis tons sur bain acide en eau non calcaire.
- En tissus mixtes, il laisse la fibre végétale presque blanche.
- Brun d’Anthracène à l’acide R {Bayer)
- Ce brun a sur les autres bruns d’anthracène de grands avantages comme solidité. Il est excellent au foulon, aux acides, à la lumière, au décatissage.
- On teint avec acide acétique et sulfate de soude et l’on monte la température de 30° au bouillon en une heure, une heure et demie.
- Pour épuiser le bain, ajouter 1 à 2 0/0 d’acide sulfurique. Arrêter le chauffage et ajouter ensuite 2 0/0 de bichromate de potasse. Mener un quart d’heure sans chauffage, puis tenir vingt minutes au bouillon. On peut combiner le Brun anthracène à l’acide R avec le Vert d'Alizarine Cyanine E, la Flavine Diamant G et le Noir-Bleu d’Alizarine B.
- On peut aussi employer ce brun pour imprimer sur tissu de coton foulardé au chrome.
- Jaune lumière solide G {Bayer)
- Comme son nom l’indique, ce jaune se recommande surtout pour sa solidité à la lumière hors de pair.
- On teint avec i à 3 0/0 de colorant, 10 0/0 de sulfate de soude et 5 0/0 acide sulfurique.
- Il unit très bien et s’impose par ses qualités tant en nuances pures qu’en mélanges avec les Alizarines saphirol B et SE, avec les Rouges Azofuchsine ou Azogrenadine S.
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- LE MONITEÛR DE LA TEINT URE
- A signaler de la même fabrique :
- L’Azofuchsfne 6B, qui se teint de la façon habituelle et est d’une bonne solidité à tous les agents chimiques.
- Le Vert acide brillant 6B se teint aussi de la même façon, est également d’une bonne solidité, n’est pas influencé par le chrome et de cette façon peut être combiné aux couleurs d'alizarine.
- Le Vert pour laine BS se teint au sulfate de soude additionné d’acide sulfurique. Il se distingue par son unisson facile, sa solidité à la lumière et son bas prix.
- Il ne teint pas le coton, il teint la soie et la laine en mêmes nuances. Ce vert se laisse ronger à la poudre de zinc, mais n’étant pas influencé par le sel d’étain, peut servir avec ce dernier produit à ronger en vert la laine teinte en une autre nuance.
- M. Ude.
- MERCERISATION DU COTON
- Au moment où la mercérisation est, on peut le dire, à l’ordre du jour, il est intéressant de constater ici les progrès constants qui sont apportés à son utilisation.
- Il convient donc en première ligne de mettre à l’étude le système suivant proposé par une des premières maisons de teinture de Bradford, qui semble absolument pratique dans ce sens que la mercérisation est faite au moment du doublage des fils, ce qui rationnellement à première vue, paraît constituer une parfaite méthode afin d’obtenir une plus grande homogénéité dans l’opération.
- Nous donnons présentement pour l’exécution du procédé la coupe en section de la machine inventée par la maison en question.
- A représente la paire de bobines des fils simples; B une des bobines de fil doublé ; D les cylindres d’entraînement ; E, les cylindres de compression; F les cylindres creux pouvant être chauffés soit par la vapeur soit par l’eau chaude courante. On place des récipients H, devant contenir le liquide de mercerisa tion, dans une position convenable, ainsi que les ré-ripients H' qui doivent contenir l’eau pour le rnçage. Dans l’intérieur des 1écipients se trouve en 1 un guide en verre servant à mainten r le fil en bonne position ; au-dessus se trouvent enE les cylindres compresseurs
- entre lesquels les fils passent pour entrer d’un récipient dans l’autre; afin de les débarrasser de l’excès de liquide entraîné par les fils, qui serait inutilemert perdu Les cylindres E sont montés de façon à leur donner le jeu que l’on veut selon la pression nécessaire.
- Les récipients aussi bien que les cylindres peuvent être établis d’une seule pièce dans toute la longueur de la machine, ou bien par fractions selon le nombre de jeux de fils qu’il s’agit de merceriser. On construira
- la machine de préférence simple, à une seule face, afin d’être mieux à portée pour parer aux accidents.
- u»
- L’opération se produit comme suit, le fil après avoir été dévidé de la bobine A, par le rouleau d’entraînement D est amené dans le conducteur en verre I dans le premier récipient de mercérisation II, de là, il suit en passant entre les cylindres pressoirs E, et l’opération se renouvelle dans le deuxième récipient H, et ainsi de suite en passant par les cylindres de rinçage H’ pour, finalement en passant autour du rouleau
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- en verre i et entre les cylindres creux F, être amenés doublés et mercerisés sur la bobine B. On peut si on veut employer en D et en F des cylindres cannelés.
- On organisera l’alimentation du liquide de mercérisation et d’eau de rinçage dans les récipients, par un système de pompe automatique à un endroit quelconque, à la meilleure convenance, et susceptible de fournir une ou plusieurs machines en même temps, au moyen de tuyaux pour l’entrée et pour la sortie.
- Les rouleaux d’entraînement F devront être, de préférence, un peu plus gros que les rouleaux D, afin d’éviter un rétrécissement des fils.
- LE DÉTACHAGE
- Quelques notes techniques sur les différents procédés
- {Suite)
- Les différents procédés de détachages peuvent se classer en deux groupes principaux :
- lo Celui où les taches disparaissent avec l’eau ou des produits à détacher anhydres ;
- - 2o Celui où les taches ne disparaissant pas par les précédents procédés, on est obligé d’employer la benzine, le chloroforme, la térébenthine, etc.
- Premier Groupe
- Taches d'acides. — Une croyance assez généralement répandue, est que les taches d’acides doivent invariablement marquer rouge sur les tissus ; cela n’est vrai que dans le cas où ces taches d’acide se trouvent sur des étoffes teintes en noir avec du bois de campêche. Sur les tissus teints au noir d'alizarine, au noir de naphte, au noir de diamant, etc., les acides ne produisent généralement pas de taches ; pourtant il faut reconnaître que si on trouve sur une étoffe noire ou brune des taches rougeâtres, ce sont des taches d’acide qui peuvent être enlevées, quand elles ne sont pas trop vieilles en les frottant à maintes reprises avec de l’ammoniaque ou avec une double solution de carbonate de soude; pour les tissus de coton et les toiles, on emploie également une solution de soude. Les taches anciennes ne disparaissent plus, il faut alors avoir recours à la teinture en les laissant bouillir dans du bois de campêche.
- Lorsque les taches d’acides se produisent sur les tissus teints à la purpurine du Congo ou à la purpurine de benjoin, elles s’enlèvent facilement, dans la plu
- part des cas, par un lavage à l’eau ou en les frottant avec de l’ammoniaque étendu d’eau.
- Les taches d’acide nitrique, qui sont généralement jaunes, peuvent être enlevées, quand elles sont encore fraîches, au moyen d’une solution forte d’ammoniaque ou d’une solution de soude, mais, si elles ne sont plus récentes, elles ont eu le temps de ronger la couleur, et il n’y a alors plus rien à faire ; elles ne cèdent à aucun réactif.
- On peut également comprendre dans les taches d’a-cide, celles occasionnées par le vinaigre de vin, etc., elles sont enlevées très facilement au moyen d’alcali étendu d’eau.
- Taches alcalines. — Les alcalis changent d’une façon plus ou moins forte la couleur des matières colorantes acides, mais d'une manière différente, dans presque tous les cas. On n’a pas, à proprement parler, de bases certaines sur lesquelles on puisse s’appuyer afin de les reconnaître comme telles. Dans tous les cas où on est pas sûr de leur origine on peut les enlever sur tous les tissus en frottant la place avec de l’acide acétique étendu d’eau ou de l’acide hydrochlorique également étendu d’eau. Les taches de chaux ou de lessive sontenlevées par le même moyen. Après avoir fait un lavage à l’acide on doit ensuite en faire un autre avec l’eau.
- Les taches de sueur, sont suivant la nature de la personne ou acides ou alcalines et doivent être traitées suivant le cas ; pour les faire disparaître on doit les tra:ter par un mélange composé d’une partie d’ammoniaque, trois parties d’alcool et trois parties d’éther.
- Les taches d’urine appartiennent à la catégorie des taches d’acide; l’urine produit de très mauvaises taches qui, si elles ne sont pas vite enlevées, détruisent facilement la couleur ; au bout d’un certain temps elles deviennent très reconnaissables. Quand elles sont relativement fraîches, on peut les enlever avec de l’eau chaude ou avec de l’esprit de vin, si elles sont vieilles de quelques jours, on les enlève avec de l’acide acétique étendu d’eau ou avec du jus de citron. Ceci ne s’applique qu’aux urines normales ; pour les urines pathologiques, la plupart du temps concentrées, qui contiennent une grande quantité de matières bilieuses, il se forme des taches qui sont souvent difficiles à enlever ; de l’acide nitrique fortement étendu d’eau, qui oxyde la matière colorante, enlève bien la tache, mais attaque aussi l’étoffe. Dans certains cas particuliers on se sert de permanganate de potasse, puis ensuite
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- a lieu un lavage dans une solution de sulfate de soude.
- 3. Les taches de rouille se trouvent surtout dans le linge blanc, dans les tissus en toile, nappes, serviettes, mouchoirs, etc.. ou frotte d’abord les taches de rouille avec de l’acide hydrochlorique; la solution agit immédiatement et il se forme dans le tissu une tache verdâtre claire, puis on laisse tomber dessus, goutte à goutte une solution de sel d’oseille ou d’acide oxalique, ce qui donne lieu à une décoloration immédiate, on rince ensuite avec de l’eau pure.
- (A suivre.}
- LA TEINTURE
- SES PHASES DIVERSES
- Nous citons l’article qui suit emprunté à un de nos confrères étrangers, car il nous semble en même temps intéressant, instructif et susceptible d’éveiller, chez les praticiens techniques français un juste retour sur des temps passes où leurs ancêtres, dans le métier, ont tenu pendant de longues années, pour ne pas dire des siècles, la haute main dans cette industrie, dans le monde entier. On remarquera avec peine que, dans cette revue rétrospective, dont du reste nous laissons toute la responsabilité à son auteur, il n’est pas une seule fois question des hommes éminents, des savants et des chercheurs français dont les études ont servi de base à celles des savants étrangers auxquels on attribue aujourd’hui exclusivement le seul mérite.
- Les progrès constants et les développements suc cessifs qui ont été apportés dans la fabrication des couleurs tirées du goudron ont forcément apporté de grands changements dans cette industrie et cela, surtout, en ce qui concerne la teinture des tissus.
- Il est donc intéressant de noter les changements qui se sont produits dans les diverses méthodes de teinture depuis l'introduction dans le commerce du mauve de Perkin et du Magenta d’Hoffmann. Avant ce temps là, on peut le dire, c’était, dans le métier plutôt une affaire de coup de main, et quoique de l’ancien système il en reste encore quelque chose, le teinturier moderne travaille maintenant sur des bases plus scientifiques. La raison est due en grande partie à ce fait que le teinturier travaille avec des produits dont la composition est bien établie ; ce dont il ne peut être
- question avec des matières colorantes ayant une origine végétale.
- En 1856 le mauve de Perkin fit son apparition, et marqua une époque mémorable dans l’histoire de la teinture, car c’est à partir de ce moment que l’on introduisit ces changements nombreux dans les méthodes diverses de teinture qui ont considérablement simplifié cette industrie. Peu après vint l’introduction de la couleur Magenta introduite sur le marché anglais par MM. Brooke, Simpson et Spiller, quoiqu’à cette époque déjà, un teinturier de Conventry nommé Hands en avait entrepris la fabrication.
- L’époque la plus remarquable qui suivit fut celle ou Perkin, en Angleterre, et Praebe et Liebermann en A1 -lemagne fabriquèrent l’alizarine, qui a apporté des changements importants dans la formation des rouges de Turquie, dans la teinture des lainages et des calicots imprimés. Un peu plus tard, apparurent les azo-oranges et écarlates qui ont opéré une révolution complète dans les procédés de teinture de la soie et de la laine, car quoique les applications soient tout ce qu’il y a de plus simple on obtient des nuances d’une grande variété. Enfin l’introduction du rouge Congo en 1885 a encore fait époque dans l’histoire de la teinture, surtout dans les cotons, car par suite, sont venus en succession rapide différentes sortes de teinture ayant la propriété de teindre les cotons sans mordants, propriétés qui n’est pas commune aux autres classes de couleurs de goudron, mais qui ne l’est que pour les couleurs de carthame, l’annatto, et la terre mérite parmi les essences de teintures naturelles, et cela encore dans une mesure restreinte, loin d’approcher à la force des nouvelles couleurs tirées du goudron.
- Un peu avant cette époque, MM. Read Holliday and Sons avaient mis en avant un procédé pour la production de couleurs azo insolubles directement sur les fibres, mais les teinturiers ont négligé de porter une attention spéciale sur ce procédé de teinture malgré tout son mérite; cependant, il est probable que, dans un temps donné, il rendra de grands services aux teinturiers par l’importance qui lui a été donnée, par l’introduction de la primuline en 1888. Cette teinture était non seulement capable de teindre directement les cotonnades sans mordant, mais en les faisant passer d’abord par un bain diazotisé de nitrate de sodium puis par un autre bain d’un développeur quelconque on développait de nouvelles couleurs très solides sur les fibres dont la teinte particulière dépendait du
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- développeur employé. Ainsi on obtenait un rouge vif avec du beta-cepthol ; du marron avec de l’alpha-naphtol ; avec du resorcin de l’orange ; avec du phénol un jaune foncé, et avec de l’éther naphthylamine du bleu. Malheureusement, quoiqu’elles soient employées sur une grande échelle dans beaucoup de fabriques pour certaines catégories de marchandises, parce qu’elles possèdent beaucoup d’avantages sur les ruges directs, ces couleurs ne sont pas très solides.
- Plus récemment, on a encore introduit dans le commerce une nouvelle espèce de couleur qui a la propriété de se combiner directement avec l’analine diàzotisée ou la paranitraniline, et qui donne des teintes nouvelles très durables.
- L’introduction en 1898 du noir Vidal, qui a été suivie d’autres noirs du même genre, a mis à même les teinturiers de coton, de produire très facilement des noirs résistants. On peut dire que la découverte des couleurs de goudron a donné une grande impulsion à l’impression des lainages et des cotonnades, carl’ap-plication de ces couleurs n’offre aucune difficulté et lorsqu’il s’en présente, elles sont bien vite surmontées, aussi n’y a-t-il rien d’étonnant que l’impression sur la soie et sur la laine vienne maintenant en première ligne.
- PROGRÈS DE LA TEINTURE des fils de coton en 1899 Par ER et W.G.
- Le premier sujet qui attire les auteurs est la mer-cerisation des fils, qui a fait de grands pas pendant le courant de l’année dernière. En général, les progrès ont été très grands par l’apparence qui leur a été don-née au moyen des perfectionnements apportés au lus trage, et cela tient surtout à une meilleure connaissance de la part des teinturiers des nouveaux procé-dés employés, et aussi à ce fait qu’on a fini par reconnaître qu’en employant une plus grande tension on améliorait le lustre d’une façon essentielle. A pré-Sent on fait subir au fil une tension qui s’allonge de cinq pour cent. On a fait quelques expériences dans 1® but d’augmenter le lustre en refroidissant la soude caustique, mais elles n’ont pas abouti à des résultats bien probants.
- Afin d’éviter une teinture irrégulière des fils merce-Tses; on recommande surtout d'avoir le plus grand 8oin de disposer les poignées d’écheveaux d’une façon
- bien régulière sur l’appareil où elles sont disposées ; elles devront être lavées immédiatement et ne pas les laisser s’accumuler.
- On croit que les couleurs directes sont les meilleures pour la teinture des fils mercerisés, et on donnera la préférence à celles qui ne prennent que lentement; si on emploie plusieurs couleurs simultanément on aura soin de ne choisir que celles ayant la même affinité pour les fils. Avec les teintures basiques qui sont indispensables pour la production de certaines teintes brillantes on devra, de beaucoup, réduire la quantité des mordants, environ la moitié sera suffisante. En employant trop de tanin comme mordant les fils perdent énormément de leur lustre.
- Le traitement de certaines couleurs directes pour le coton par le fer et le chrome, après la teinture a beaucoup progressé. Cependant, pour beaucoup de couleurs le changement de teinte est considérable, et est pour cela, souvent désavantageux, lorsque l’on teint des teintes mélangées. On recommande spécialement de finir avec des couleurs basiques afin d’obtenir des teintes plus foncées et plus brillantes. On dit qu’on se sert beaucoup du bleu méthylène pour finir les noirs et les bleus diazotisés.
- En ce qui concerne les procédés de développement des couleurs dans la paranitraniline diàzotisée on est arrivé à n’employer que de bien plus petites quantités de ce produit, tout en arrivant aux mêmes résultats. Ainsi, au lieu de 4 pour cent de noir mtrazoi, de 1 à 2 pour cent est une quantité considérée absolument suffisante pour produire un noir absolument résistant au lavage, par le fait qu’une teinte jaune de pa-ranitraline rouge est trouvée très suffisante pour neutraliser la solution diazotique, par l’acide de soude caustique, au lieu de l’acide acétique plus coûteuse.
- Si on considère la teinture par le noir ou par le bleu immédial, il n’est pas du tout nécessaire d’employer les tubes courbés recommandés par les fabricants des couleurs, il vaut mieux se servir des spatules droites employées dans la teinture avec lesquelles en obtient des teintes très égales, mais, immédiatement après la teinture, les poignées d’écheveaux devront être immédiatement tordues et lavées. On obtient un bon développement du bleu immédial au moyen de la vapeur, dans un récipient en bois muni d’un couvercle, même si les fils sont plus tard finis par un bain d’ind go, 1 est bon de les y laisser quelques heures après les avoir pressés; la teinte n’en sera que plus brillante. Les
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- couleurs sulfureuses sont également très propices pour obtenir une bonne teinture de gris, en les employant par la méthode ordinaire et en y ajoutant de la soude.
- L’indigo artificiel trouve actuellement une application pratique pour la teinture de bleus clairs brillants, et, dans ce cas, est de beaucoup préféré aux bleus naturels.
- On dit que l’antimoine est employé avec succès au lieu de l’émétique tartrique car il est complètement absorbé et on est ainsi dispensé d’en garder les bains non épuisés.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ FOUR LA DÉCOLORATION DES CHIFFONS de laine et de la laine régénérée
- Par MM. Gustav Roland et Fritz Peterhauser
- Un procédé simple et sûr pour la décoloration des chiffons de laine et de la laine régénérée est de grande nécessité dans l’industrie textile, en raison de ce que h besoin de chiffons clairs ou décolorés est plus grand que la production même et de ce que, jusqu’ici, on ne dispose pas encore d’un procédé simple et bon marché pour décolorer les chiffons colorés sans influencer la solidité de la fibre laine.
- Les inventeurs susdésignés ont trouvé la réalisation de ce problème dans l’emploi de l’hydrosuIfte « acide », un produit de réaction de la poudre de zinc sur le bisulfite qui, en solution aqueuse bouillante, détruit en peu de temps la couleur des chiffons laine. On a relativement besoin de peu de solution d’hydrosulfite et avec la plupart des restes d’étoffes, surtout ceux provenant de robes de dames, de bas et de tricotages, etc , on obtient une décoloration si complète, que les marchandises qui en sont fabriquées sont presque aussi blanche s que si elles étaient obtenues avec de la laine naturelle non colorée. Par suite de cette particu'arité que ce nouveau procédé n’exerce aucune influence nuisible sur la solidité, le toucher et l’élasticité de la fibre laine, il est réalisé du même coup une amelioration de la matière et des laines régénérées traitées, ce qui constitue un progrès industriel remarquable.
- FREIN FOUR BATTANT LIBRE DES MÉTIERS A TISSER Par la Société Wilhelm Schroèder et Cie.
- Les perfectionnements se rapportant à la présente invention sont appelés à produire une augmentation de rendement de 30 pour cent. Tandis que pour les battants libres qui exécutent environ 95 à 100 coups par minuté, on est limité à ce nombre comme maximum de rendement, on peut par la présente invention travailler avec autant de coups qu’avec les métiers libres limités.
- Soit un métier à tisser ordinaire, qui comprend, comme on sait : le battant suspendu au châssis supérieur par un arbre et muni d’un peigne, la chaîne, le harnais, l’ensouple et un dispositif métallique qui imprime l’oscillation au battant. Suivant les particularités de l’invention, au battant est relié un levier fixé à l’arbre de ce dernier et dont l’extrémité est munie d’un frein pneumatique monté dans des supports convenables sur le bâti. Le frein pneumatique se résume en un piston et un cylindre dans lequel l’air ne peut pénétrer que par un petit [trou tandis qu’il peut s’en échapper par une soupape automatique à pression.
- Le fonctionnement de ce dispositif a lieu comme suit : au retour du battant, le frein pneumatique est mis en fonction et ralentit le mouvement du battant, alors qu’à l’oscillation en avant du battant pour reprendre la position de travail, le mouvement ne subit aucune entrave parce que la soupape mentionnée ci-dessus s’ouvre.
- (Reproduction interdite.}
- DIVERS
- Accord entre les Teinturiers allemands
- Comme conséquence de l’augmentation des salaires, des matières colorantes et du charbon de terre, les teinturiers en pièces des provinces rhénanes ont renouvelé les accords, qu’ils avaient déjà stipulés il y a plusieurs années, et qu’ils avaient laissé tomber pour augmenter les prix de teinture. L’Union des teinturiers a adressé une circulaire indiquant les nouveaux prix à dater du 1er mai. Les hausses sont sensibles et le seront encore plus pour les consommateurs des articles à bon marché teints en pièce, comme satins, merveilleux, serges, pongées et bengalines.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ct ' CT ,
- BIBLIOGRAPHIE
- TIENT DE PARAITRE
- LES CONDITIONS DU TRAVAIL
- dans les chantiers de la Ville de Paris
- Deuxième édition, entièrement refondue et augmentée, par C. M. Mazoyer, rédacteur à la Préfecture de la Seine, docteur en droit, ingénieur des Arts et Manufactures.
- Un volume in-8, Pr x ; 8 fr. 60.
- LES MATIÈRES ODORANTES ARTIFICIELLES
- Par JAURERT (George-F), Docteur ès-Sciences, ancien préparateur de chimie à l’Ecole Polytechnique. Prix 3 francs.
- La première matière odorante artificielle fabriquée en grand vers 1855 fut la nitrobenzine ou essence de mirbane; peu après lui succéda l’aldéhyde benzoïque ou essence d'amandes amères artificielles, puis la série des parfums synthétiques résultant des travaux de Tiemann en Allemagne et de de Laire en France, travaux inaugurés par la synthèse de la vanilline et continués par la découverte de l ionone ou essence de violette artificielle.
- Dans un autre domaine de la Chimie, Baur trouvait le musc artificiel et de différents côtés on entreprenait la fa-bri cation de l’héliotropine ou héliotrope artificielle. Ce æger aperçu de l’activité développée depuis quelques an-nées par les chimistes de tous pays, travaillant au vaste champ des matières odorantes artificielles, montre d’une façon évidente que ces dernières, pour ainsi dire inconnues il y a un quart de siècle ccupent aujourd’hui, tan dans la Science que dans l’Industrie, une place considérable.
- La fabrication synthétique des parfums s’est développée d abord lentement, mais ces dernières années ont été fécondes en travaux parfois contradictoires et un peu dispersés.
- La tâche de M. George-F. Jaubert a donc été de dégager ce tous ces documents les points les plus intéressants et ce faire un choix parmi les nombreuses hypothèses sou-mises à la discussion et qui ont résisté à l’expérience.
- Dans cet Aide-Mémoire, M. Jaubert s’est notamment étendu sur les matières odorantes halogénées ou nitrées, S0r les matières odorantes aldéhydiques, oxyaldéhydiques d Texception de la vanilline traitée dans un autre Volume ce l’Encyclopédie Léauté) et dialdéhydiques; enfin, tout un Chapitre est consacré aux matières odorantes phéno-iques.
- Ce livre est appelé à rendre de véritables services tant savant qu’à l’industriel.
- JURISPRUDENCE
- Cn de nos abonnés nous écrit'.
- J0 suis poursuivi en police correctionnelle pour complicité d un prétendu délit de contrefaçon par l’in-venteur d’un appareil breveté que j’ai acheté pour mon vsage personnel et sans aucune idée d’en faire le commerce J’ignorais l’existence d’un brevet qui nu gavait pas été révélée d’ailleurs par le marchand qui • a vendu ledit appareil. On me dit que le fait d’acheter un objet contrefait et d’en faire usage peut constituer le ellt de contrefaçon. Serais-je exposé à encourir une | condamnation du moment que ma bonne foi est certaine?
- A; — Le simple usage d’un produit breveté contrefait ou d’un moyen contrefait ne constitue pas le délit de
- contrefaçon prévu et puni! par l’art. 4 del la loi du 5 juillet 1844.
- L’usager ne peut être considéré que comme un détente ur qui ne devient recéleur, c’est à dire punissable, que s’il a agi sciemment', il faut donc pour qu’on puisse reten r à sa charge un dél t que son intention délictueuse soit démontrée. La Cour de Chambéry, dans un arrêt du 1er août 1898, a même décidé qu’il n’y avait pas lieu de distinguer entre l’usage d’un objet contrefait, pratiqué dans un intérêt particulier et l’usage mis au service d’une exploitation industrielle et commerciale.
- Mais il faut observer que l’inventeur n’en est pas moins protégé contre les usagers de bonne oi par le recours qu’il peut exercer devant la juridiction civile où il peut obtenir la juste réparation pécuniaire du préjudice qu'il a pu souffrir.
- La confiscation des objets contrefaits (art. 40 de la loi du 5 juillet 1844) ne peut être prononcée entre les simples usagers de bonne foi.
- Autre question .
- J’ai des difficultés avec un chef de gare à raison de l'interprétation de certains articles du règlement. Je veux faire trancher la question par les tribunaux, puis-je m’adresser au tribur ' 1: la rondes ment dans le ressort duquel se trouve 1 8 rs dont il s’agit ?
- M. B. M., à Jebron. — A notre avis, vous ne devez pas être responsable du double droit qui est la conséquence d’une négligence de l’administration communale.
- Ne payez pas sans mettre en cause la commune ou, si vous avez payé, assignez la commune en restitution.
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- ot
- O.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- gnements inédits et précieux, est dû à l’Editeur-fa-bricant. Fournisseur des Ministères delInstruc-tion Publique des Colonies, de la Ville de Paris. Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et d’emballage, avec notice explicative, dans toute la France, au prix exceptionnel de 19 francs.
- (Port en plus pour l’Etranger).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société DE-SERTENNE et Seguin, droguerie, couleurs, 23, rue d’Allier, à Moulins. — Durée : 12 ans, 1 mois. — Cap. : 30.000 fr. — Acte du 20 déc
- Formation de la Société en nom collectif Polonovsk1 et Nitzberg produits chimiques, 18 bis, rue Denfer-Rochereau, à Paris. — Durée : 5 ans.— Cap : 10.000 fr. — Acte du 16 sept.
- Formation de la Société en nom collectif P Gosse et Vallée, ne toyage à sec des étoffes, 4, rue Valiton, à Clichy. — Durée : 10 ans. — Cap. : 400 000 fr. — Acte du 31 mars.
- Formation de la Société en nom collectif André et Morin, teinturerie, nettoyages, 11 et 13, rue Louis-Blanc, à Levallois-Perret. — Durée: 13 ans 6 mois. — Cap. : 18.70 fr. — Acte du 24 mars.
- Formation de la Société en nom collectif Soulès, Philippe et Laurent, droguerie, produits chimiques, 10, rue du Parc-Royal, a Paris. — Durée : 20 ans, du 1er janv. — Cap. : 700.000 fr. — Acte du 7 avril.
- Formation de la Société en commandite J Bellettre et Cie, Société de blanchisserie Française, 117, rue de Paris, à B ulogne-sur Seine. — Durée : 14 ans. — Cap. : 450.000 fr. dont 350.000 fr. par la commandite. — Acte du 27 mars.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution, à partir du 20 mars, de la Société CHARPY et Hugon, apprêt, teinture, lustrage de peaux, 2< rue de l'Eglise et 27, rue Franklin, à Montreuil -sous -Bois. — L. : les associés. — Acte du 20 mars.
- Dissolution, à partir du 11 avril, de la Société anonyme la Blanchisserie Américaine, 33, rue Voltaire, à Puteaux. — L. : MM. Clerc et Durand-Morimbeau. — Acte du 11 avril.
- Dissolution, a partir 31 mars, de la Société A. Gros et H Hette, blanchisserie de cotons, à Annœullin. — L. : les associés. — Acte du 18 mars.
- Dissolution, à partir du 15 mars, de la Société LE-paulard et Cie, fab. du chrôme pour le tannage et teinture des cuirs, teinture des étoffes et plumes, 191, rue Saint Maur, à Paris — L. : M. Graef-B aumont. — Acte du 20 mars.
- Disso'ution, à partir du 31 déc., de la Société LETOU-
- rneur frères et Barrier, teinture, impression, dégraissage, 3 bis, rue Pré-de la-Bataille, à Rouen. —L. : M. Barbier. — Acte du 27 mars.
- Dissolution, à partir du 31 mars, de la Société A Gros et H. Hette, blanchisserie de coton, à Annœuin. — L. : les associés. — Acte du 18 mars.
- Dissolution, à partir du 31 mars de la Société L. Moreau et J. Potdevin, produits chimiques, 28, rue Sévigné, à Paris. — L. : les associés M. Moreau continue seul. — Acte du 25 mars.
- Modifications de sociétés
- Modifications des statuts de la Société anonyme dite Nouvelle Société Nantaise de produits chimiques, à la Morinière, commune de Rezé. --- Acte du 28 fév.
- Modification de la Société Soulès et fi s, droguerie, produits chimiques, 10 rue du Parc Royal, à Paris. — Cession par M. Soulès fils à M. Philippe de tous ces droits. — Acte du 4 avril.
- Etude de Me René LAURENS, avoué à Etampes, rue Basse de la Foulerie, 46.
- FONDS DE TEINTURERIE à vendre à Etampes, rue Basse de la Foulerie, 3 et 5, le lundi 21 mai 1900, à deux heures, en l’étude de Me Prat-Marca, notaire en la même ville, en présence de Me Claude, notaire.
- MISE A PRIX : 5.000 francs pour la clientèle et le droit au bail. Les marchandises et le matériel seront pris à dire d’experts.
- S'adresser pour les renseignements :
- à ETAMPES:
- à Mes René Laurens et Pointier, avoués ; à Mes Prat-Marca et Claude, notaires.
- FUMISTERIE ET MAÇONNERIE
- Spéciales pour Usines et travaux de Ciment Ancienne Maison BÉNARD Fondée en 1835.
- Eugène KREBS
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- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industriel'6® et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- I
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE 157
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Envoi par retoar du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil. coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : - Un volume de 714pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques u un usage journalier.
- . Elégant carnet de poche, ttre or su plat fermoir élas tique, poche intérieure.
- Prix: reliure en pe câline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- Par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- .1er Fascicule. — Considérations générales.-— Ma-hères colorantes nitrees. — Maieres colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l'anthracene.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylmethane : (a) Dérives du diphénylmé-Jane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de lucide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la ginone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b} ahjazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) tines. — Matières coloranies derivées de l'indigo-ne, oxycétones et xanthones.
- et h Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou lobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Bearvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE
- ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in 8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d'appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
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- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ’e. — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in 8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journas pour recevoir franco.
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- 158
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- 6 fa S a •m w 6 "S e ci a
- On eot :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne
- — ‘Ire qualité . .. 12 .. à 14
- — 2e qualité .. . 11 12
- 3e qualité.... 6 50 10
- — Sisal, Yucatan... 9 24 11 10
- — Honduras 9 35 9 75
- — Tabasco . 7 8
- — Haïti Cap... ..... 6 25 6 . k
- — Fort-Liberé.,.. 6 50 6 70
- — Aquim 6 50 6 25
- — Sî-Marc 25 8
- — 7 7 25
- — P.-de-Paix .. . c 7 40 7 75
- — Miragoane. .. ., t 5 75 6
- — Saint-Domingo... 5 50 6 75
- — Martin, et Guadel. 4 50 5 25
- — Jamaïque. ...... 5 40 7
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 6 50
- » Manzanillo 6 6 25
- s Tuspan 6 50 7
- • Vera-Cruz . ... 0 50 6 « .
- » Campêche 5 5 25
- » Carmen 5 5 25 |
- » Tampico 5 75 6 1
- » Porto-Plata 5 5 50
- • Haïti 4 75 5 25
- • Jamaïque 5 5° 5 65
- • Barcel et P. Cab .. 6 6 25
- • Rio Hacha. 4 4 25
- » Carth. et Savan. .. 4 4 25
- » Maracaïbo 4 75 5 75
- • Fustet 100 k. 14 16
- • Tatajuba 50 k. 4 5
- • Bahia 4 5
- » 5 35 6 50
- * Amapala. ... 50 kil. 2 5 50
- Rouge Brésil Bahia 7 9
- » Calliatour .. 100 k. 15 17
- » Lima 50 kil. 8 50 9 75
- » Ste-Marthe 7 9
- » 3 50 4
- » Sandal 100 k. 7 9
- * Sapan 50 k. 6 tù
- • Quebracho.. 1009 k. 83 35
- « Pernamb 50 k 16 18
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. N .. .
- — en caisse — 37 50 45
- Jaune ou gamb • 1
- » pressé. . . 20 21 • •
- Cochemille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille 1 60 2
- Ténérife grise 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 • 9
- Java, Mad , Pond.. .... M • •
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 18 • « |
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. 6 25 » fin viol, et pourpre... 6 75 » beau viol, et dite.... 6 25 » bon violet 5 50 » moyen violet 4 25 » bon violet rouge 5 .. » bon moy. v. roug.... 4 50 « fin rouge 5 25 » bon dito 4 , . » bon à fin cuiv 3 50 » cuiv. ord. et bas 2 75 Java, M
- Kurpah......................... 2 50
- Madras......................... 2 .
- Manille........................ 2 .
- .........................- 2 50
- Guatemala fi or................ 5 25 • sobré........................ 4 .. »...................bon à fin cor.................................4 .. »...............cor. ord. à bas............2 50
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 .
- » bon à beau.............. 4 50
- » ord. et moyen........... 2 50
- 7 .
- 7 ..
- 6 50
- 5 75
- 4 50
- 5 25
- 4 75
- 5 50
- 4 50
- 4 25
- 3 25
- 4 50
- 3 50
- 4 50
- 6 .
- 5 ..
- 5 ..
- 3 50 1
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- 6
- 4 h
- 6
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ...................M
- Mers du Sud..................M .. ..
- Madagascar.........,...M .. ..
- Qu erc itron :
- On cote les 50 kil. .
- Baltimore fin effilé............. 7 50 à 8 50
- » gros effilé.................... 6.. 7 .
- Roeou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne.........................M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique......... 260 .. à 265 .. Bois de : Campêche Laguna...... 18 .. .. .. » Martinique............ 10 .. 12 ., » Jaune Carmen. M .. .. .. »....................» Maracaïbo M .. ...
- Cannelle de Chine........ 10.. 120
- — de Ceylan de n- 000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- Grises...................... 200 .. 225
- Argentées................... 220 .. ...
- Zacatilles.................. 200 ......
- Noires ordinaires........ 190 .. 200
- » supérieures.............. 210 .. 220
- Crème de tartre............. 165 .. 170
- Curcuma Bengale.......... 65 .. 70
- Dividivi . ................... M .. ..
- Gommes :
- Arabique.............. 165 .. 180 ..
- Aden................ 120 ... 125 ..
- Damar Singapore. ...... 1'2 .. 115
- » Batavia............. 160 .. 165 ..
- Sandaraque ................. 150 .. 160 ..
- Gambier. .................... 45 .. 50 ..
- Galles vertes et noires. 180 .. 210 ..
- Indigos . — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.................... F . 2 50 à 2 75 moyen ordinaire........ 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r........ 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire................. 2 50 3 25
- Sumac en feuilles..........F. M .. 0/0 k, — en poudres. .............F. M .. »
- Vardet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. M .. 0(0 k' sous papier, F. M .. 0(0 k. » bon marchand en pains F. M .. » » * » en boules M »
- • raffiné en pouare sec. F. M .. »
- Produits chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.) ...... 13 . . à 15 •
- (acq.)......... 15 . . 16 '
- Acide muriatique.... 20 d 9:0 .
- — nitrique....... 36 33 . • •
- — - ........ 40 41 . . • ••
- — sulfurique., ... 66 10 .. •
- — 50 7 50 . "
- Carbonate de soude de 90, 92,
- en sacs à rendre, marchés 12 25 '
- Disponible............. .... 12 75 -*
- Ammoniaque liquide 22 d. 34 . . • ?‘
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs
- marchés.................... 17 50
- Disponible................... 18 50 •• "
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés......... 8 25 •• "
- Disponible.................... 8 75 -
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 • •
- Disponible.................. 19 . -
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 •• ''
- Sel de soude 30/3 5, dispon. 12 25 •• :
- Soude caustique 110 115, en
- tambours de 300 k.marchés 29 25 •• ‘
- Disponible.......... .... 29 75 • • ‘
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. pla-
- quettes ................. 39 . . '
- Soude douce 33 degrés, en
- vrac....................... 4 50
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 -
- Silicate de soude ........... 25 . . • ’
- Chlorure de magnésium, en gare des'Salins, en fûts de 500 kil 10 . . • Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 20 . ’
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil 190 .. Sulfate de cuivre 98 p. 0/0 en sacs, consommation ... 67 .. *
- Entrepôt....................... 63.. - "
- Sulfate de fer 95 p. 0(0, en
- sacs de 400 kil ....... ............. •
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 159
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb........ 79 . à 82 ..
- Arideacétiquedesarts40% 29 . . 31 ..
- — chlorydrique ....... 7 .. 8
- — nitrique 36°..... 32 . 34 . .
- — sulfurique, 66’ . . 8 .. 11 .
- — tartrique . ....... 270 • 280 ..
- — citrique........... 365 .. 370 .
- Alun éjuré ........... 20 . 22 .
- - ordinaire............. 15 . 16 .
- Ammoniaque incolore, 22°. 40 . • 42
- Bichlorure d’étain, 55’.. .. 105 .. 1)0
- — 60°... 130 . 135 ..
- 18 50
- 14 50
- 22 ..
- 60 .
- 105 ..
- 120 ..
- 135 ..
- 21 .
- 97 ..
- 75 . .
- 8 ..
- 90 ..
- 75
- 70 ..
- 115 ..
- 19
- 195 .
- 235 . .
- Bois Campêche-Lguna. .. 18 ..
- — — Guadeloupe 14 ..
- — Jaune Centre Amérique 20 ..
- Cachou jaune. V apeurs ... 48 ..
- — brun.................... 98 ..
- Chlorate de potas se.....110 ..
- — de soude...............1 25 ..
- Chlorure de chaux! 00 à 110’ 20 ,.
- Chromate rouge dépotasse 94 ..
- — — de soude.. 73 ..
- Crème de tartre ..........195 . .
- Cristaux de tartre........180 .
- — de soude............... 7 50
- Curcuma Bengale en racines 75 ..
- — de Madras..... 70 ..
- — Chine . ..... 65
- Essence de térébenthine .. 113 ..
- Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 ..
- Galles de Chine et Janen. 185 ..
- — vertes et noires.. . 225 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 145 .. 150 .,
- arabique ... .............. 250 .. . 300 ..
- — adragante rousse. 340 .. 375 ..
- Jus de citron................ 23 .. 24 .
- Méthylène à 95° .............. 98 . 100 .
- — régie 90...................110 .. 115 ..
- Prussiate jaune de potasse 190 .. 195 ..
- — — de soude.......................
- Pyrolignite de fer..... ... 10 .. 11
- Résilie......... . ........ 16-.. 20 .
- Rouille...................... 9.. 10
- Sel de soude 80°... ..... 18 . 18 25
- — ammoniaque.. 12 50 13 .
- Sel d’étain................. 230 .. 235 4
- Soufre en canons ....... 19 50 20 50
- sublimé..................... 21 50 22 50
- Sumac Sicile en feuilles... 30 .. 32 ..
- Sulfate d’alumine ............ 15 .. 17. .
- — de cuivre... .... 74 .. 76 ..
- — de f. r.................... 7 50 8 ..
- COFFRES-FORTS DELARUE “ TOUT EN ACIER, INCOMBUSTIBLES ET INCROCHETABLES
- MANUFACTURE LYONNAISE
- DE
- MATIÈRES COLORANTES
- Correspondance : 19, place Morand, — Télégrammes : Indul LVON
- COULEURS D’ANILINE
- Concessionnaire des brevets de LÉOPOLD CASSELLA et C’ (Francfort-sur-le-Mein)
- SPÉCIALITÉS POUR LAINE
- Ponceau brillant — Ponceau cristallisé — Cochenille brillante — Orseille brillante — Amarante — Rouge azoïque — Rouge rubis — Roccelline — Noir Naphtol — Noir bleu Nap'htyl — Noir Naphijlamine — Vert Naphtol — Cyanol — Thiocarmin — Bleu solide — Violet Formyl (violet acide) — Jaune solide — Jaune acide — Orangé — Chrysoïne — Jaune Foulon — Rouge Foulon — Vert acide — Tous les Bleus solubles — Bleus alcalins, etc., etc.
- SPÉCIALITÉS POUR COTON
- Indazine — Méthylindone — Naphtindone — Bleu métaphénylène — Bleu méthylène nouveau — Couleurs neutres — Thioflavine — Phosphine nouvelle — Orangé au tannin — Héliotrope au tannin — Bleus nouveaux — Crocéines brillantes — Safranines — Eosines — Bruns Bismarck — Chrysoïdine — Brun pour coton — Para-nitraniline, etc., etc .
- NOUVEAUX COLORANTS SOUDES AU FOULON
- Rouge solide Diamine — Jaune Anthracène — Noir Anthracène acide — Brun Anthracène acide
- COULEURS DIAMINE
- Teignant le coton directement sans mordançage préalable
- Ecarlate Diamine — Rose Diamine — Rouge Diamine — Rouge solide — Diamine — Bordeaux Diamine — Jaune Diamine — Jaune d’Or — Diamine — Jaune solide Diamine — Orangé Diamine — Brun Diamine — Cachou Diamine — Bleu Diamine Bleu azo Diamine — Noirs Diamine — Noirs oxy - Diamine — Diaminogène—Bleu Diaminogène—Violet Diamine — Bronze Diamine — Vert Diamine — Gris Diamine, etc.
- Noirs mi-laine ainsi que d’autres colorants pour mi-laine permettant d’obtenir toutes les nuances dans un seul bain
- COULEURS POUR IMPRESSION, POUR CUIRS & PAPETERIES
- Agence» et Dépôts dans tous les Centres industriels
- --------------------------------------------------------------ereria.
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- 160
- LE MONITEUR DE.LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- 8 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- DeCoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’Invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchonc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Sechage, chauffage, ventilation.
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspira-teur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue .‘Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. ...
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdieres, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur—conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campeche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression
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- Flahaut fils (Charles,. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
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- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Ventilation
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
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- 44e Année. — N° 11. s= = — — : —
- LE
- Le Numéro : 0,75
- 5 Juin 1900
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ...... . 15 fr.
- — Six mois. ...... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an................20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- AuNONAEe § La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNUNU-P . Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux , exemplaires auront été remis au bureau du journal. . ,
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Notre service d’assurances;
- Perfectionnements au dessuintage, dégraissage et rinçage de la laine et appareils pour les réaliser.
- Nouvelle teinture en noir pour les poils de lapin et de lièvre.
- Exposition universelle de 1900 : Nomination des bureaux des Jurys.
- Le détachage (suite).
- Le blanchiment des articles en laine et en demi-laine.
- Recettes de teinture.
- Procédé perfectionné pour lustrer les fils mercerisés.
- Le marché de l’indigo.
- Divers. — Conseil supérieur du travail. — Loi sur les accidents du travail.— Bibliographie.— Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- NOTRE SERVICE D ASSURANCES
- Pour répondre aux demandes nous parve-nant de divers côtés et ayant trait aux questions d'assurances concernant les accidents du travail, nous avons réorganisé ce service à dater du 1er mai.
- Nous pourrons dorénavant répondre à toute Question concernant les cas si nombreux résultant de l’application de la loi du 9 avril 1898;
- L’échéance prochaine de beaucoup de contrats d’assurances contractés pour un an, gé
- néralement de juin à'juin, peut préoccuper à juste titre bon nombre d'industriels.
- A la suite d’une entente avec une Compagnie des plus importantes The Océan - Accident, nous informons nos lecteurs qu’ils pourront par notre intermédiaire obtenir de cette Compagnie les conditionsles plus avantageusesau point de vue de la modération du taux des primes. L’ancienneté de cette Compagnie (1871), la rédaction libérale de ses polices d'assurances, sa solidité financière la mettent au premier rang des Compagnies Accidents, et justifient le choix que nous avons fait.
- Notre service répondra à tontes demandes de renseignements qui lui seront adressées et cela dans le plus bref délai.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au iiom du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc., etc., des polices d’assurances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, TOUTES LES COMMUNICATIONS RELATIVES AUX ASSURANCES DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons IMMÉ-diatememt à la Compagnie the Océan-Accident seule chargée de traiter ces questions.
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- PERFECTIONNEMENTS AU DESSUINTAGE dégraissage et rinçage de la laine et appareils pour les réaliser
- Par M. TURNEY
- Cette invention est relative à des perfectionnements au dessuintage, dégraissage et rinçage de la laine et des toisons laineuses au moyen de dissolvants volatils et à un appareil servant à cet usage.
- Au moyen de cet appareil, on évite pratiquement toute perte du dissolvant employé pour l’extraction de la graisse et des matières grasses et la laine n’a pas besoin d’être manipulée, après son entrée dans l’appareil, jusqu’à ce que le rinçage soit complet.
- Le procédé de dégraissage et de dessuintage est réalisé dans un appareil étanche à la vapeur, et la laine et traitée en une forme sous laquelle elle se sépare facilement de la boue et des impuretés sans être déchirée ou froissée par des appareils mécaniques.
- Pour réaliser cette invention, la laine grasse ou brute est placée dans des paniers ou caisses convenablement construits, qui sont amenés par des moyens mécaniques à travers une chambre réceptrice ou sas à air d’entrée dans une chambre de dégraissage dans laquelle est disposée une série de réservoirs pour le dissolvant, réservoirs dans lesquels lesdits paniers ou caisses sont plongés successivement par un mécanisme approprié.
- De la chambre de dégraissage, les caisses sont amenées dans une chambre d’évaporation ou de séchage dans laquelle la laine est soumise à l’action d’un courant d’air chaud.
- Elle est ainsi séchée et le reste du dissolvant éva-poré, l’air étant conduit à un condenseur dans le but de récupérer le dissolvant pour le réemployer.
- On fait passer le dissolvant d’un réservoir dans un autre dans la direction opposée à celle dans laquelle passe la laine, de sorte que cette dernière, à mesure qu’elle devient plus propre, rencontre du dissolvant plus frais dans chaque réservoir; après qu’il a coulé à travers la série des réservoirs, le dissolvant est conduit à un appareil de distillation dans lequel il est évaporé et récupéré pour un usage ultérieur.
- La chambre de séchage est munie de moyens convenables pour permettre aux paniers, après qu’ils y sont entrés, de s’abaisser et de s’empiler l’un au-dessus de l’autre.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE a
- Une chambre de sortie ou sas à air est disposée pour permettre l’enlèvement des caisses de la chambre de séchage sans perdre de vapeur, et cette chambre ainsi que la chambre réceptrice sont reliées à un appareil pour récupérer toute la vapeur qui peut passer dans leur intérieur.
- Après avoir quitté la chambre d’évaporation, la laine est conduite à un appareil de lavage, de construction ordinaire ou appropriée, dans lequel elle est lavée pour améliorer sa couleur.
- Fig. 1, vue générale d'une disposition d’appareil construit d’après cette invention.
- Fig. 2 à 4, élévation latérale, plan, élévation de bout avec coupe partielle d’un dispositif formant une batterie.
- Fig. 5, coupe longitudinale montrant la chambre réceptrice et une partie de la chambre de dégraissage avec les réservoirs à dissolvant devant servir avec ce dernier dispositif.
- Fig. 6, coupe verticale montrant la partie supérieure de la chambre d’évaporation ou de séchage.
- Fig. 7, coupe horizontale de la chambre réceptrice ou sas à air d’entrée montrant une caisse ou panier en position et les moyens de le faire passer dans la chambre de dégraissage.
- Fig. 8, coupe transversale de la chambre de dégraissage montrant intérieurement une des caisses ou paniers dans sa position abaissée.
- Fig. 9, demi-coupe verticale montrant la disposition des portes étanches à la vapeur de la chambre réceptrice ou sas à air.
- Fig. 10, vue de détail représentant les moyens pour descendre les caisses à l’intérieur des réservoirs à dissolvant et pour les en enlever.
- Fig. 11, coupe du dispositif pour permettre aux caisses qui sont dans la chambre de dégraissage d’être immergées pendant que celles qui se trouvent dans la chambre d’évaporation ou de séchage sont descendues à l’intérieur de cette chambre.
- Fig. 12 et 13, élévation latérale et de bout d’une construction de caisses devant servir dans le cas où on adopte une forme verticale pour la chambre de séchage.
- Fig. 14 et 15, élévation latérale et élévation de bout d’un châssis pour plonger les caisses de laine dans le dissolvant et qui peut être employé quand on adopte une forme horizontale pour la chambre de séchage;
- Fig. 16 et 17, plan et élévation latérale d’une forme
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- de caisse convenable pour être employée avec les châssis susmentionnés.
- A, chambre réceptrice ou sas à B, chambre de dégraissage.
- arbres filetés verticaux a2 , qui peuvent être manœu-vrés au moyen d’une transmission appropriée, à la main ou autrement.
- Ges parties sont rendues étanches à la vapeur par
- air d’entrée.
- C, réservoirs recevant le dissolvant, qui sont placés à l’intérieur.
- D, caisses ou paniers pour contenir la laine.
- E, chambre d’évaporation ou de séchage.
- F, la chambre de sortie ou sas à sir de sortie.
- L’appareil peut être disposé comme il est représenté, fig. 1, c'est à-dire avec une seule chambre de dégraissage B, et une seule chambre de séchage E; ou bien, une batterie de deux ou de p’usieurs chambres de dégraissage et de séchage peuvent être disposées côte à côte et mises en action simultanément comme le montrent les figures 2 à 4.
- Les caisses D contenant la laine sont introduites dans la chambre réceptrice A par une porte glissante et, étanche à la vapeur, et sortent par une porte glissante semblable a' ménagée à son autre extrémité dans la chambre de dégraissage B.
- Ces portes sont disposées en panneaux a’ et sont abaissées ou ouvertes et élevées ou fermées par des
- rabotage de leurs faces ou en employant toute garni* ture appropriée.
- (A suivre.)
- NOUVELLE TEINTURE EN NOIR pour les poils de lapin ou de lièvre
- L’importante opération de teindre les poils de lièvre ou de lapin rencontre souvent quelques difficultés à cause de la tendance qu’ont ces poils à saigner pendant l’opération de la teinture, ce qui fait que celle-ci se trouve souvent complètement perdue, c’est pourquoi ‘orsque des poils de lapin sont mélangés avec d’autres de couleurs plus claires ou blanches il est essentiel que le noir soit non seulement assez foncé, mais qu’il soit surtout bien fixé car la tendance dont il est question plus haut attaque également la teinte du noir et lui fait prendre une teinte violette ou bleue.
- On peut obtenir un noir résistant excellent en em-
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- ployant le noir de chrome anthracène. Dans le cas où on ne possède pas des dispositions spéciales afin d’empêcher les poils de se feutrer pendant l’opération de la teinture on peut les enfermer dans un sac d’étoffe grossière. Les poils après avoir été mouillés préalablement sont plongés dans un bain contenant de trois à six parties d’oxalate d’ammonium pour 10.000 de liquide formant le bain (selon le degré de crudité de l’eau) et on y met la teinture suivante :
- 5 % acide acétique
- 20 % noir de chrome anthracène F
- 2 % Jaune anthracène BN.
- 2 % vert Milling brillant B.
- On chauffe le bain vivement jusqu’au point d’ébullition et on le maintient sans bouillir absolument pendant 3/4 d’heure, on y ajoute alors 7 à 8% d’acide sulfurique bien délayé en maintenant le bain à la même température pendant 3/4 d’heure encore. Après qu’on aura ajouté 3 % de chromate de potasse en laissant encore bouillir pendant 35 à 40 minutes l’opération sera finie. On peut employer le chromate en bain séparé pourvu qu’on y ajoute de 2 à 3 pour cent d’acide bydrochlorique ou2pour cent d’acide sulfurique ; cependant, quoique cela se fasse souvent, on risque par ces deux bains d’augmenter les chances de feutrage, il est donc préférable de l’éviter. Les poils teints de cette façon gardent une couleur noire de belle apparence, et ont une puissance de cohésion très grande dans l’opération du feutrage.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- NOMINATION DES BUREAUX DES JURYS
- Voici le résultats des scrutins pour la nomination des comités des jurys de classe :
- Classe 78. Blanchiment, teinture, impression et apprêt. — Président, M. Lederlin; vice-président, M. Melen (Belgique); rapporteur, M. Prudhomme ; secrétaire, M. Jolly.
- LE DÉTACHAGE Quelques notes techniques sur les différents procédés.
- (Suite')
- On peut aussi préparer une solution composée d’une partie d'acide oxalique, d’acide citrique et de sel gemme dans 8 parties d’eau, on frotte la tache avec
- cette solution et on la maintient dans un vase en étain rempli d’eau chaude, ce qui fait disparaître la tache immédiatement. La place doit ensuite être lavée à l’eau de savon.
- Dans la classe des taches de rouille on comprend les taches d’encre produites par l’encre d’acide gallique. On les enlève des étoffes de toile en les faisant d’abord bien cuire dans une lessive de savon, puis en les frottant avec du chlorure de chaux, puis ensuite avec de l’acide hydrochlorique. Une action précipitée et un bon lavage sont absolument nécessaires.
- La potasse oxalique, ou sel d’oseille, l’acide citrique et l’acide acétique ont souvent donné des résultats suffisants. Un très bon moyen pour enlever les taches d’encre consiste à humecter la tache de prussiate jaune de potasse puis ensuite la laver avec une solution de soude. Une solution de sulfure de potassium a rendu aussi de très bons résultats. Pour enlever les vieilles taches d’encre qui se trouvent sur des étoffes faciles à nettoyer, on fait couler dessus, goutte à goutte, une solution de chlorure de zinc et on lave bien la place en question. Une vieille méthode souvent éprouvée consiste à étendre l’objet à nettoyer sur une assiette ou une plaque de zinc polie. On fait chauffer cette assiette ou la plaque de zinc par dessous au moyen d’une flamme de gaz, le zinc réduit ainsi le protoxyde de fer et la tache la plus résistante, ensuite frottée avec du sel d’oseille, disparaît complètement. Ces méthodes ne peuvent être employées que pour les étoffes blanches et de pure laine. Les étoffes dont la couleur est fragile doivent être traitées d’une autre manière, Dans ce cas, la macération de la tache en question dans l’acide donne souvent un bon résultat. Si l’acide acétique n’a pas fait disparaître la tache entièrement, on emploie une solution concentrée, plutôt chaude, de pyrophosphate de soude. Pour les étoffes de laine rouge telles que couvertures de canapés, tapis de table, etc , c est 1 acide oxalique qui rend les meilleurs services. On humecte la tache avec une solution d’acide oxalique, puis on la lave comme il faut dans l’eau, elle est disparue pour toujours.
- 4. Les taches d'encre ont un double sens. Tout d’abord on ne dé ignait sous ce nom que les taches d’encre proprement dites. Aujourd’hui, on comprend, en dehors des anciennes taches d’encre ferro-gallique et de bois de campêche, toute une série de couleurs d’aniline affectant la forme de taches d’encre. Dans
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- ce cas, on n’obtient aucun bon résultat avec l’acide oxalique.
- Si les taches sont encore fraîches, on essaie de les faire disparaître avec un mélange d'alcool et d'ammo niaque Quand le tissu le permet, on peut aussi se servir d’acide hydrochlorique ou d’acide sulfurique étendu d’eau, en cas d’insuccès on a recours au chlorure de chaux. Un lavage avec l’acide acétique faiblement additionné d’alcool a jusqu’à présent donné de bons résultats. Ceci se rapporte naturellement aux tissus non teints. Il est à peu près impossible de se servir de celte méthode pour enlever les taches se trouvant sur un tissu teint sans détruire la couleur. Pour enlever l’encre d’aniline du linge blanc, on emploie un autre procédé qui consiste à enduire la tache de savon vert, sur lequel un tuyau de vapeur envoie de l’air chaud jusqu’à ce qu’il soit fondu il faut ensuite bien enlever le savon au moyen d’un lavage afin qu’il n’attaque ni l’étoffe ni la couleur.
- (A suivre}.
- LE BLANCHIMENT des articles en laine et en demi laine
- Si nous examinons les différentes méthodes employées ou recommandées pendant ces dernières années pour obtenir le blanchiment des fibres animales et végétales, nous voyons que presque toutes ont une base commune, chacune d’elles est calculée de manière à réduire le plus possible le temps nécessaire à l’opération et les frais qu’elle comporte : chauffage, salaires, etc. Mais les blanchisseurs emploient un procédé, qui est très différent des efforts faits pour blanchir au meilleur marché et dans l’espace de temps le plus court possible, afin de donner une plus grande Satisfaction au consommateur, lequel ne désire pas seulement des marchandises belles d’apparence, mais aussi des marchandises conservant leur éclat tel Que, lorsqu’ils les ont achetées, et qui résistent aux influences atmosphériques. Les marchandises peu-Vent être, au moment de l’achat, aussi blanches que la neige, dès qu’elles sont entre les mains des consommateurs, détaillants, marchands, ou particuliers, elles deviennent rapidement jaunes ou si elles ont été teintes, les couleurs en sont plus ou moins changées. Ces tissus ne sont pas il est vrai, entièrement atteints
- parle traitement à l’acide sulfurique, mais néanmoins la teinture n’en'est pas satisfaisante. Soit parfois qu’ils ne connaissent pas de meilleurs moyens, soit la routine, les blanchisseurs ont conservé l’ancienne méthode, tout en connaissant bien cependant l’effet plus ou moins destructif de l’acide sulfurique sur les fibres végéta'es et que, si le blanchiment est fait par le chlorate de chaux la fibre animale est plus ou moins attaquée par le chlore.
- Cette vilaine couleur jaunâtre, qui se mêle aux articles de laine peignée et qui indique qu’ils sont restés trop longtemps en magasins, est facile à prévenir ou à faire disparaître par l’emploi du peroxyde de sodium qui détruit complètement la couleur jaune dont est imprégnée la laine.
- De nombreux procédés ont été proposés pour le blanchiment à l’aide du peroxyde de sodium, mais tous ont comme condition première la pureté absolue de la laine qui doit être nettoyée et entièrement débarrassée de toute matière grasse avant de commencer le blanchiment. Voici le procédé le plus recommandé pour blanchir 45 68 k. de laine :
- 454 litres d’eau très chaude
- 1 k. 628 Acide sulfurique
- 1 » 360 Phosphate d’ammonium
- 1 » 458 Peroxyde de sodium.
- Le degré d’alcalinité du bain est un important facteur de succès. Dans la plupart des cas, le bain doit être corrigé suivant la qualité des articles à blanchir. Si le bain, préparé d’après la formule ci-dessus, semble trop fort en alcali, on peut y remédier en ajoutant une petite quantité d’acide phosphorique ; le papier de tournesol rouge est employé avantageusement comme indicateur, s’il devient faiblement bleuâtre, la qualité alcaline du bain est bonne. Il arrive quelquefois, surtout une heure environ après le commencement de l’opération, que l’acidité naturelle de la laine contrebalance la qualité alcaline et neutralise le bain, dans ce cas un peu d’ammoniaque rétablit l’équilibre. On doit toujours laisser reposer 15 à 20 minutes le bain ainsi préparé et l’écume qui s’est formée à la surface doit être enlevée avant de plonger dans le bain la laine filée ou le tissu.
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- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- RECETTES DE TEINTURES
- Fils de laine en bleu
- Pour 100 livres de laine préparer le bain suivant :
- 1 livre de bleu brillant 30.
- 2 p sels de Glauber.
- Plonger dans le bain à 50 C. tourner deux ou trois fois, élever la température du bain à l’ébullition en tournant de temps en temps pendant une heure enlever et faire sécher.
- Fils de laine en couleur prune
- Pour 100 livres de fils préparer un bain contenant :
- 1 livre de violet diphényl BC.
- 2 » de sel commun.
- Plonger dans le bain à 70 G. pousser ensuite à l’ébullition laisser bouillir pendant 1 heure, enlever, laver et faire sécher.
- Fils de laine en vert
- Pour 100 livres de fils préparer un bain avec ;
- 3 livres de vert de laine BS.
- 10 » de sel de Glauber.
- 3 » acide sulfurique.
- Plonger à 50 C. donner trois tours, pousser la température à l’ébullition et remuer pendant 1 heure, à cette température; enlever, et faire sécher.
- Fils de coton en bleu
- Pour 100 livres de coton, préparer le bain comme suit :
- 1 1/2 livre bleu direct G.
- 20 » sel commun.
- Plonger à la température de 70° C. élever à l’ébullition, laisser bouillir une heure, enlever, laver et faire sécher.
- Fils de coton en rose
- Pour 100 livres de coton préparer le bain suivant :
- 1 once rouge brillant direct 249.
- 20 livres sel commun.
- Plonger à la température de 70 C. élever à l’ébullition, laisser bouillir une heure, enlever, laver et faire sécher.
- Fils de coton en marron
- Pour 100 livres de coton faire un bain compris de : 3 livres brun Aleppo.
- 20 » sel commun.
- Plonger à 70° C. amener à l’ébullition, laisser bouillir une heure, enlever, laver et faire sécher.
- Fils de coton en noir
- Pour 100 livres de fils de coton préparer un bain avec :
- 20 livres noir rapide F
- 20 » sels de soude.
- Faire dissoudre la couleur, et ensuite ajouter le sel de soude; plonger à la température de 70° C, laisser bouillir une heure, enlever et rincer.
- Tissus de coton en rouge
- Pour 100 livres d’étoffe, préparer un bain en faisant dissoudre :
- 5 livres de rosophénine 4B, dans environ : 50 gallons d’eau chaude
- 2 » de lessive de soude caustique.
- Une fois que tout est dissout, ajouter : 60°.
- 100 livres de sel commun.
- Teindre pendant 1/4 d’heure à 1[2 heure à la température de 80 à 85° C, retirer, presser et laver com-plètement dans l’eau froide jusqu’à ce que l’eau ne se colore plus. Au dernier lavage il sera préférable d’ajouter un peu d’acide ou d’alun afin d’enlever complètement la soude caustique. Faire un autre bain avec :
- 1 livre en plus de rosophénine 4B, dans le moins d’eau que possible, en y ajoutant :
- 1|4 de livre de soude caustique 60°.
- Dans tous les cas, le bain doit contenir 1 1[2 livre de sel par gallon, et devra peser 21° à la température 16° C.
- Étoffes de coton grossières en vert
- Pour 100 livres d’étoffe, préparer un bain de :
- 3 livres de vert Tebrazo C. U.
- 20 » de sel commun.
- Plonger à la température de 70° C, amener au point d’ébullition, laisser bouillir pendant une heure, enlever, laver, et faire sécher.
- Tissus de coton en jaune
- Pour 100 livres de coton blanchi, faire le bain suivant :
- 1 livre chlorophénine Y
- 20 » sel commun.
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- Plonger l’étoffe à 60° C, amener au point d’ébullition, laisser bouillir pendant une heure ; enlever, laver et laisser sécher.
- Nota Bene. — Ces recettes étant de source étrangère, les poids et mesures sont anglais.
- PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ
- Pour lustrer les fils mercerisés
- Ce procédé a principalement pour but, de donner aux fils de coton mercerisés un lustre plus éclatant etun meilleur apprêt sans leur ôter leur élasticité, ni les conditions favorables à la teinture qui leur ont été octroyés par la mercérisation.
- Il consiste à faire passer par la vapeur les fils une fois secs, dans une chaudière ou un endroit spécialement organisé, avec de la vapeur sous pression, soit après qu’ils ont été mercerisés à une tension quelconque, soit après l’étirage auquel ils sont soumis après la mercérisation.
- Il est préférable de placer les fils sur des claies en bois disposées d’une façon convenable dans la chambre d’étuve et là de leur faire subir ce bain de vapeur à une pression au moins d’un atmosphère et demi pendant, approximativement, quarante minutes. On obtient ainsi des fils d’un apprêt supérieur, d’un lustre plus brillant, d’un toucher plus soyeux sans leur avoir fait perdre ni leur élasticité, ni leur affinité à la teinture.
- marquer que ce projet émane des négociants et des courtiers et qu’il n’est guère favorisé par les industriels consommateurs.
- L’indigo est beaucoup employé en ce moment et les stocks que détiennent encore les consommateurs seront probablement bientôt épuisés.
- Les expéditions de Madras vers Londres n’ont déjà plas guère d’importance et comme il reste très peu d’indigo à exporter de Calcutta, on peut conclure que le stock actuel d’environ 10,000 paniers représente la quantité totale qui sera disponible jusqu’à la fin de l’année.
- De plus, si l’on tient compte de ce qu’une partie de cette quantité est déjà vendue et prête à être livrée et que le total des livraisons dépasse 1,000 paniers par mois, il est facile de prévoir que les stocks seront fortement réduits avant la fin de l’année et que les prix hausseront en conséquence.
- La demande n’est pas forte pour l’indigo du Guaté-mala, mais les prix sont cependant fermes Par contre, l’indigo de Java est très demandé et atteint des prix plus élevés que ceux qui avaient été cotés depuis quelques années.
- Du 1er janvier au 30 avril de cette année les arrivages à Londres ont atteint 3,767 paniers, contre 4,951 paniers pendant la période correspondante de 1899. Au 1er mai 1900, les stocks sur ce marché atteignaient 9,843 paniers, contre 13,307 paniers au 1er mai 1899.
- DIVERS
- LE MARCHÉ DE L'INDIGO
- Depuis les ventes du mois d’avril, dit une circulaire de MM. Millward et Cie, le marché anglais de l’indigo a été relativement très calme, bien que quelques affaires aient été traitées à des prix fermes pour le Royaume-Uni et pour le continent européen.
- Les détenteurs ne semblent nullement pressés de réaliser leur stock et préfèrent attendre la hausse qui ne pourra manquer de se produire, dans les conditions actuelles, dès que la demande aura repris une certaine importance.
- On annonce même qu’il est question d’établir un marché central de l’indigo à Londres, mais il est à re-
- CONSEIL SUPÉRIEUR DU TRAVAIL
- Le Journal officiel vient de publier la liste des membres du Conseil supérieur du travail (juin 1900.)
- Voici cette liste :
- Membres élus par le Sénat
- MM.
- Fougeirol, sénateur.
- Victor Lourties, sénateur, ancien ministre.
- Paul Strauss, sénateur.
- Roux, vice-président du conseil des prud’hommes d’Avignon.
- Membres élus par la Chambre des députés
- MM.
- Maruejouls, député, ancien ministre.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Louis Ricard, député, ancien ministre. |
- Mesureur, député, ancien ministre.
- Dubief, député.
- Charles Ferry, député.
- Membres élus par les chambres de commerc; et les chambres consultatives des arts et manufactures
- MM.
- Darcy, président du comité des houillères de France.
- Troubat, minotier à Dijon, vice-président du syndicat des fabricants de cristaux et verreries de France.
- Meyzonnier, tanneur à Annonay, président de la chambre de commerce de cette ville.
- Touron, filatevr de coton, secrétaire de la chambre de commerce de Saint-Quentin.
- Tournier, fabricant de molletons, membre de la chambre de commerce de Mazamet.
- Perrin, fabricant de gants à Grenoble, vice-président de la chambre syndicale de ganterie.
- Trystram, importateur de bois, président de la chambre de commerce de Dunkerque.
- De Montgo!fier (Adrien), directeur général des forges et aciéries de la marine et des chemins de fer de Saint-Chamond, président de la chambre de commerce de Saint-Etienne.
- Japy (Jules), manufacturier à Beaucourt, gérant du comptoir des quincailleries réunies de l’Est.
- Devillette, entrepreneur de maçonnerie à Paris, président de la Chambre syndicale de la chambre syndicale de la maçonnerie.
- Heurteau, ingénieur en chef des mines, directeur de la compagnie d’Orléans.
- Charles-Roux, ancien député, vice-président du conseil d’administration de la compagnie du canal de Suez.
- Chamerot, imprimeur à Paris, président de l’union des maîtres imprimeurs de France.
- Aynard, banquier à Lyon, vice-président de la Chambre des députés.
- Membres élus par les syndicats ouvriers
- MM.
- Lamendin, député, secrétaire général de la chambre syndicale des mineurs du Pas-de-Calais.
- Barafort, conseiller prud’homme, secrétaire général de la fédération culinaire de France.
- Lelorrain, conseiller prud’homme, administrateur de la fédération nationale des tabacs.
- Cardet, conseiller prud’homme, secrétaire général de la fédération nationale des cuirs et peaux.
- Léman, trésorier de la chambre syndicale de l’industrie textile de Roubaix.
- Julien, trésorier du comité général pour le relèvement du salaire oes tisseurs, Saint-Etienne.
- Deloffre, administrateur du syndicat de l’habillement de Nancy, membre du comité de la fédération ouvrière de Meurthe-et-Moselle.
- Pinel, ancien secrétaire du syndicat des ébénistes de Toulouse.
- Monte!, trésorier de la chambre syndicale des ouvriers métallurgistes du Creusot.
- Sauvage, secrétaire général de la f dération nationale des mouleurs en métaux.
- Riom, conseiller prud’homme, secrétaire général de la fédération nationa'e du bâtiment
- Guérard, membre et ancien secrétaire général du syndicat national des employés de chemins de fer.
- Moreau, secrétaire du syndicat du personnel de la compagnie générale des omnibus de Paris.
- Keufer, secrétaire général de la fédération française des travailleurs du livre.
- Dalle, secrétaire général de la fédération des employés de commerce.
- Délégués patrons des conseils de prud'hommes
- MM.
- Millet, président du conseil des produits chimiques, Paris.
- Haret, membre du conseil du bâtiment, Paris.
- Duruisseau, président du conseil des prud’hommes de Tours.
- Cassan, président du conseil des prud’hommes de Toulouse.
- Braun, membre du conseil des prud’hommes de Saint Quentin.
- Jeancard, président du conseil des prud’hommes de Cannes.
- Barrier, membre du conseil des prud’hommes de Montalieu-Vercieu (Isère).
- Délégués ouvriers des conseils de prud'hommes
- MM.
- Boutaire, membre du conseil des tissus, Paris.
- Coquelin, membre du conseil des métaux et industries diverses, Paris.
- Brousse, membre du conseil des prud’hommes de Montpellier.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Martin, membre du conseil des prud’hommes de Rouen.
- Grandin, membre du conseil des prud’hommes de Mayenne.
- Gorvisier, président du conseil des prud’hommes de Charleville.
- Membres désignés par le ministre du commerce
- Mlle Bonneviale, déléguée à l’union des syndicats du département de la Seine.
- MM.
- Victor Legrand, président du tribunal de commerce de la Seine.
- Jean Jaurès, ancien député.
- Raoul Jay, professeur de législation industrielle à la Faculté de droit de l’Université de Paris.
- Membres de droit
- MM.
- Masson, président de la chambre de commerce de Paris.
- Ladousse, trésorier de la chambre consultative des associations ouvrières de production.
- Briat, vice-président de la commission consultative de la Bourse du travail de Paris.
- Le président du Conseil municipal de Paris.
- Jacquin, directeur général des manufactures de l’État.
- Jozon, directeur des routes, de la navigation et des mines au ministère des travaux publics.
- Metzger, directeur des chemins de fer de l’Etat.
- Nicolas, conseiller d’Etat, directeur de l’industrie au ministère du commerce.
- Fontaine (Arthur), directeur du travail au ministère du commerce.
- Paulet, chef de la division de l’assurance et de la prévoyance sociales au ministère du commerce.
- L’ouverture de la neuvième session du conseil supérieur du travail, fixée, aux termes de l’article 16 du décret du 1er septembre 1899 au premier lundi de juin, est reportée au lendemain en raison des fêtes de la Pentecôte.
- La première séance aura lieu le mardi 5 juin, à deux heures et demie, au ministère du commerce, 80, rue de Varenne. Elle sera présidée par le ministre du commerce.
- L’ordre du jour de la session est ainsi fixé :
- Élections des deux vice présidents du conseil supérieur du travail ;
- Discussion des résultats de l’enquête sur les modifications proposées à la législation des conseils de prud’hommes ;
- Election des membres de la commission permanente du conseil supérieur du travail ;
- Programme des enquêtes à confier à la commission permanente du conseil supérieur.
- LA
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si les ferronniers sont assujettis à la loi, a émis, le 4 avril 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail.
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne l’assujettissement des ferronniers.
- « Est d’avis:
- « Que la ferronnerie, comportant des transformations industrielles, constitue une manufacture, au sens de la loi susvisée. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si les métreurs-vérificateurs sont assujettis à la loi, a émis, le 4 avril 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre de la question de savoir si les métreurs-vérificateurs sont assujettis à la loi du 9 avril 1898,
- « Est d’avis :
- « Que les métreurs-vérificateurs, occupant leurs employés dans l’industrie du bâtiment, sont assujettis à la loi susvisée. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si la
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- profession de peintre en voitures est assujettie à la loi, a émis, le 4 avril 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne l’assujettissement des peintres en voiture,
- « Est d’avis :
- « Que les peintres en voitures, concourant à une fabrication industrielle, exploitent une manufacture, au sens de la loi susvisée.
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté parle ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si la profession de carrossier est assujettie à la loi, a émis, le 4 avril 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le Ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne l’assujettissement des carrossiers,
- « Est d’avis :
- « Que la carrosserie, comportant des transformations d’ordre industriel, constitue une manufacture, au sens de la loi susvisée. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si la profession de sellier est assujettie à la loi, a émis, le 4 avril 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne l’assujettissement des selliers,
- « Est d’avis :
- « Que la sellerie, comportant des transformations d’ordre industriel, constitue une manufacture, au sens de la loi susvisée. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si la
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- profession de négociant en vins ou spiritueux est assujettie à la loi, a émis, le 4 avril 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail.
- a Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne l’assujettissement des négociants en vins ou spiritueux;
- « Considérant que les chais ou caves des négociants en vins ou spiritueux en gros sont de tous points assimilables à des chantiers,
- « Est d’avis :
- « Que les négociants en vins en gros sont assujettis à la loi susvisée. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si la loi est applicable : 1° aux transports par omnibus d’hôtels faisant le service des gares aux hôtels et au domicile des particuliers ; 2° aux hôtels et aux auberges, a émis le 4 avril 1900, l’avis suivant :
- Le comité des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre de la question de savoir si la loi du 9 avril 1898 est applicable aux hôtels ou auberges et à leurs transports de voyageurs ;
- « Réservant au surplus la question spéciale de l’emploi par les hôtels de machines mues par une autre force que celle de l’homme ou des animaux,
- « Est d’avis :
- « 1° Que les hôtels ou auberges ne sont point assujettis, comme tels, à la loi du 9 avril 1898 ;
- « 2o Qu’ils sont assujettis comme entrepreneurs de transports et seulement pour cette entreprise, lorsqu’ils assurent le transport de leurs clients ou d’autres voyageurs, moyennant rétribution. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si les ébé-nistes sont assujettis à la loi, a émis, le 4 avril 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à
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- l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne l'assujettissement des ébénistes,
- « Est d’avis :
- « Que l'ébénisterie, comportant des transformations industrielles, constitue une manufacture, au sens de la loi susvisée. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si les tapissiers sont assujettis à la loi, a émis, le 4 avril 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant û. l’interprétation de l’article le1’ de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne les tapissiers ;
- « Considérant que, suivant les cas, les tapissiers, se livrant à des fabrications ou à des réparations, se rattachent à l’industrie du bâtiment ou exploitent une manufacture, au sens de la loi susvisée,
- « Est d’avis :
- « Que les tapissiers sont assujettis à la loi du 9 avril 1898 toutes les fois que leur exploitation n’est pas exclusivement limitée au débit d’objets reçus tout fabriqués pour la vente. »
- ' PRIME A NOS LECTEURS
- Au moment où la France se réjouit à juste titre de, l’immense succès de sa merveilleuse Exposition, nous avons pensé être agréable à nos lecteurs en leur permettant de savourer à pleins bords, aux plus douces conditions possibles, cette délicieuse essence de notre généreux sol :
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- BIBLIOGRAPHIE
- FIENT DE PARAITRE
- LES CONDITIONS DU TRAVAIL dans les chantiers de la Ville de Paris Deuxième édition, entièrement refondue et augmentée,
- par C.-M. Mazoyer, rédacteur à la Préfecture de la Seine, docteur en droit, ingénieur des Arts et Manufactures.
- Un volume in-8, Prix : 8 fr. 60.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Luc (Charles), fab. de produits chimiques, 303, av. de Paris, à la Plaine-Saint-Denis. — Jug. du 12 mai. — L. : M. Malle
- Déclarations de faillites
- Jourdan (Jules), teinturerie en peaux, quartier du Grand-Chatelet, à Grenoble. — Jug. du 4 mai. — S. : M Barret
- DOUILLARD (Paul) produits chimiques, 28, rue du Rendez Vous, à Paris.— Jug. du 8 mai.— S.: M.Lupy.
- Moineau, Limard, produits chimiques, 1, impasse Voltaire, à Ivry (Seine). — Jug.du 7 mai. — S. ; M Ozeré..
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Blondel et Delaunay, produits chimiques, 30, rue Vieille-du-Temple, a Paris. — Durée : 10 ans. — Cap. : 35.000fr. — Acte du 27 avril.
- Formation de la Société en nom collectif Emmerich et Bertholon produits chimiques, matières premières, 4, rue du Louvre, à Paris — Durée : 30 ans. — Cap.: 100.000 fr. — Acte du 30 avril.
- Formation de la Société en nom collectif J. Heyland et Depaix, teinture, 5, quai du Béal-du- Renaison, à Roanne. — Durée : 15 ans. — Cap. : 45 000 fr. — Acte du 9 avril.
- Formation de la Société en commandite Rey frères et Cie, construction et exploit, d’une usine pour la fab. de l’extrait de châtaigniers concentré, à Coarraze-Nay. — Durée : 15 ans. — Cap. : 200.000 fr dont
- 100.000 fr. par la commandite. — Acte du 1er mai.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution de la Société Sourdat frères, présures et colorants, 28, rue de Neuilly, à Villemonble. — M. Victor Sourdat continue seul. — Acte du 15 mars.
- Dissolution, à partir du 30 avril, de la Société Henri Flamiset et Alfred Doux, droguerie, produits chimiques, 14 et 15, pl. Canteloup, à Bordeaux. — Acte du 30 avril. — L. : M. Doux.
- Dissolution de la Société Waché, Locoge et Cie, fab. de produits chimiques, 1, boul. Vauban, à Douai. — Acte du 23 avril. — L. : MM. Waché, Locoge, Leuréele et François.
- Modifications de Sociétés
- Modification de la Société les Fils de Gujllaumet et Cie,teinturerie des tissus de laine, laine et coton, laine
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- LE MONITEUR; DE LA TEINTURE
- et soie, apprêts, 51. quai National, à Suresnes. — La raison devient les fils de Guitlaumet et E. Chappat. -Acte du 7 mai.
- Modifications des statuts de la Société anonyme de produits chimiques de la Seine, 10, rue de Chantilly, à Paris. — Acte du 14 mai
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
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- Diplôme d’honneur Exposition Montpellier 1896
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- OUVRAGES SPECIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Envoi par retour du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dominer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil. coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
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- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- Par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales.-- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite)
- — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracene.) ,
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b} Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4’ Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE
- i ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- | par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints | et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- I C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en compren-| dra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d'échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d'Academ'e — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8°de 600 pages avec figures Adresser mandat de 20 fr, au bureau du journa. pour recevoir franco
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Indigo*
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- On cote :
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- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
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- Téneriffe grise. 1 50 1 80
- Cureums
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 ..
- Java, Mad , Pond.. .... M • • .. .
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 • 18
- sur v. et bl. 1[2 k.. fin viol, et pourpre... beau viol. et dito.... bon violet.......... moyen violet........ bon violet rouge.... bon moy. v. roug.... fin rouge........... bon dito............ bon à fin cuiv...... cuiv. ord. et bas...
- Java.........
- Kurpah.......
- Madras.......
- Manille......
- Caraque .....
- Guatemala flor
- »
- sobre........... bon à fin cor... cor. ord.à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k.
- » bon à beau........
- » ord. et moyen......
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil. .
- Baltimore fin effilé.. ...
- » gros effilé...
- SB » e B
- Antilles. . .
- Cayenne...
- . ...1/2 kil.
- 6
- 6
- 6
- 5
- 4
- 5
- 4
- 5
- 4
- 3
- 25
- 75
- 25
- 50
- 25
- 50
- 7
- 2
- 2
- 2
- 2
- 4
- 2
- 6
- 4
- 2
- 50 75 M
- 50
- 50
- 25
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- 6
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- 4
- 3
- 4 3
- 4
- 6
- 5
- 5
- 3
- 6
- 5
- 3
- à
- • O =* po-
- 50
- 75
- 50
- 75
- 50
- 25
- 25
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 8
- 7
- 40
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique.......
- Bois de : Campêche Laguna .. ..
- »
- Cannelle
- Martinique. ... Jaune Carmen. » Maracaïbo de Chine........
- — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées............... Zacatilles.............. Noires ordinaires.......
- » supérieures........... Crème de tartre......... Curcuma Bengale......... Dividivi ...............
- Gommes :
- Arabique................ Aden....................
- 260 ..
- 18 10 . M . M .
- 1 0 . 252
- 200 .
- 220 .
- 200 .
- 190 .
- 210 .
- 165 .
- 65 .
- M .
- 165 ..
- 120 ..
- à
- 265 ..
- t
- 120
- 350
- 225
- 200
- 226
- 170
- 70
- 180 ..
- 125 ..
- Damar Singapore. . . .
- » Batavia..........
- Sandaraque ..........
- Gambier..............
- Galles vertes et noires
- 112 .
- 160 .
- 150 .
- 45 .
- 180 .
- 115 .
- 165 ..
- 160 ..
- 50 ..
- 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre..................... moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r.........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles........... — en poudres................
- F.
- F.
- F.
- 2
- 2
- co
- 2
- M
- M
- Vordet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. M sous papier, F. M » bon marchand en pains F. M » » » en boules M
- » raffiné en pouare sec. F. M
- 50
- 50
- 50
- à
- c. O
- 4
- 3
- 0 'O
- .. 010
- .. 0[0
- 75
- 50
- 25 k.
- k.
- k.
- Produits chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.).. (acq.)................. Acide muriatique....... — nitrique.............
- sulfurique. ..
- 20 d
- 36
- 40
- 66
- 50
- 13
- 15
- 9
- 33
- 41
- 10
- 7
- .. à 15
- .. 16 .
- 50
- Carbonate de soudede 90/92, en sacs à rendre, marches
- Disponible............"...
- Ammoniaque liquide 22 d.
- Chlorure de chaux 100 à 110 en bariques de 420 kilogs marchés....................
- Disponible.................
- Cristaux de soude en sacs de 100 kil. marchés........
- Disponible.................
- Sel de soude 80/85, consom. et entrepôt, en barriques de 700 kil. marchés . ...
- Disponible ............ .
- Sel de soude 70/75, marchés Sel de soude 30/35, dispon. Soude caustique 110 115, en tambours de 300 k.marchés
- Disponible........ ...
- Soude caustique 110/115, en bariques de 300 kil. plaquettes ...................
- Soude douce 33 degrés, en vrac.......................
- Lessive caustique 33 degrés Silicate de soude.......... Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de 500 kil..................
- Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud.
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil....................
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0 en sacs, consommation...
- Entrepôt...................
- Sulfate de fer 95 p. 0[0, en sacs de 100 kil ..........
- 50
- 10 cQ -
- 12
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 175
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture
- et impression
- Acétate de plomb........ 79 . . à 82 ..
- Acide acétique des arts 40% 29 . . 31 .. — 7 .. 8 — nitrique 36° 32 . . 34 .. — sulfurique, 66° ... 8 .. 11 . — 270 .. 280 .. — citrique 365 .. 370 Alun é uré 20 . 22 . - ordinaire 15 . 16 . Ammoniaque incolore, 22°. 40 . . 42 . Bichlorure d’étain, 55°.. .. 105 .. 1’0 — — 60° 130 . 135 ..
- Bois Campêche-Lguna... 18 .. 18 50
- — — Guadeloupe 14 . . 14 50
- —• Jaune Centre Amérique 20 .. 22 . «
- Cachou jaune. V apeurs ... 48 .. 60
- — brun 98 .. 105 • •
- Chlorate de potasse 110 . 120
- — de soude 125 .. 135
- Chlorure de chaux100 à 110° 20 .. 21
- Chromate rouge de potasse 94 . . 97
- — — de soude.. 73 .. 75
- Crème de tartre 195 . . . -
- Cristaux de tartre 180
- — de soude 7 50 8
- CurcumaBengale en racines 75 .. 90
- — de Madras.. 70 .. 75
- — Chine 65 . 70
- Essence de térébenthine .. 113 .. 115
- Extrait de châta'gnier 2 0°.. 18 .. 19
- Galles de Chine et Janen. 185 .. 195
- — vertes et noires .... 225 . . 235
- Gomme Sénégal, en sortes. 145 .. 150 ..
- — arabique................ 250 . 300 . .
- — adragante rousse. 340 .. 375 ..
- Jus de citron................ 23 .. 24
- Méthylène à 95° ............. 98 . 100 .
- — régie 90..........110.. 115 ..
- Prussiate jaune de potasse 190 .. 195 ..
- — — de soude........................
- Pyrolignite de fer........... 10 .. 11
- Résine...................... 16 .. 20 .
- Rouille ...................... 9 .. 10
- Sel de soude 80°........... 18 . 18 25
- — ammoniaque.. 12 50 13 ..
- Sel d’étain................. 230 .. 235 .
- Soufre en canons ...... 19 50 20 50
- — sublimé.................. 21 50 22 50
- Sumac Sicile en feuilles... 30 .. 32 ..
- Sulfate d’alumine............ 15 .. 17 .
- — de cuivre..... ... 74 .. 76 ..
- — de fer............... 7 50 8 ..
- COFFRES-FORTS DELARUE “ TOUT EN ACIER, INCOMBUSTIBLES ET INCROCHETABLES
- MANUFACTURE LYONNAISE
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- MATIÈRES COLORANTES
- Correspondance : 19, place Morand. — Télégrammes : Indul LYON
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- Concessionnaire des brevets de LÉOPOLD CASSELLA et C° (Francfort-sur*le-Mein)
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- SPÉCIALITÉS POUR LAINE
- Ponceau brillant— Ponceau cristallisé — Cochenille brillante — Orseille brillante — Amarante — Rouge azoïque — Rouge rubis — Roccelline — Noir Naphtol — Noir bleu Naphtyl — Noir Naphtylamine — Vert Naphtol — Cyanol — Thiocarmin — Bleu solide — Violet Formyl (violet acide) — Jaune solide — Jaune acide — Orangé — Chrysoïne — Jaune Foulon — Rouge Foulon — Vert acide — Tous les Bleus solubles — Bleus alcalins, etc., etc.
- SPÉCIALITÉS POUR COTON
- Indazine — Méthylindone — Naphtindone — Bleu métaphénylène — Bleu méthylène nouveau — Couleurs neutres — Thioflavine — Phosphine nouvelle — Orangé au tannin — Héliotrope au tannin — Bleus nouveaux — Crocéines brillantes — Safranines — Eosines — Bruns Bismarck — Chrysoïdine — Brun pour coton — Para-nitraniline, etc., etc .
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- Rouge solide Diamine — Jaune Anthracène — Noir Anthracène acide — Brun Anthracène acide,
- COULEURS DIAMINE
- Teignant le coton directement sans mordançage préalable
- Écarlate Diamine — Rose Diamine — Rouge Diamine — Rouge solide — Diamine — Bordeaux Diamine — Jaune Diamine — Jaune d'Or — Diamine — Jaune solide Diamine — Orange Diamine — Brun Diamine — Cachou Diamine — Bleu Diamine Bleu azo Diamine — Noirs Diamine — Noirs oxy - Diamine — Diaminogène— Bleu Diaminogène —Violet Diamine — Bronze Diamine — Vert Diamine — Gris Diamine, etc.
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- COULEURS POUR IMPRESSION, POUR CUIRS & PAPETERIES
- Agences et Dépôts dans tous les Centres industriels
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- LE MONITEUR DE.LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- 8 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêta (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabriemnts de)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. . ,.. .
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdieres, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue. Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 183G. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtai-gnier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Lamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue <‘Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- DecoudunDelacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
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- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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-
-
-
- 20 Juin 1900
- Le Numéro : 0,75
- 44e Année. — No 12,
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an.......... fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONAEC ! La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANnoNE . Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et lunisie.
- SOMMAIRE
- Notre service d'assurances.
- Perfectionnements au dessuintage, dégraissage et rinçage de la laine et appareils pour les réaliser (suite). Revue des matières colorantes nouvelles et des progrès de la teinture.
- Le détachage (suite).
- Guide du visiteur à l'Exposition.
- Blanchiment et teinture de la toile.
- Divers. — Le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels. — Informations. — Prime à nos lecteurs. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- NOTRE SERVICE D ASSURANCES
- Pour répondre aux demandes nous parve-Gant de divers côtés et ayant trait aux questions d'assurances concernant les accidents du travail, nous avons réorganisé ce service à dater du 1er mai.
- Nous pourrons dorénavant répondre à toute question concernant les cas si nombreux résul-tant de l’application delà loi du 9 avril 1898;
- L’échéance prochaine de beaucoup de con-trats d’assurances contractés pour un an, g-
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au noM du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc , etc., des polices d'assu-rances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, toutes les communications relatives aux assurances DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons IMMÉ-diatememt à la Compagnie the Océan-Accident seule chargée de traiter ces questions, néralement de juin à juin, peut préoccuper à juste titre bon nombre d’industriels.
- A la suite d’une entente avec une Compagnie des plus importantes The Océan - Accident, nous informons nos lecteurs qu’ils pourront par notre intermédiaire obtenir de cette Compagnie les conditions les pl us avantageuses au point de vue de la modération du taux des primes. L’ancienneté de cette Compagnie (1871), la rédaction libérale de ses polices d'assurances, sa solidité financière la mettent au premier rang des Compagnies Accidents, et justifient le choix que nous avons fait.
- Notre service répondra à toutes demandes de renseignements qui lui seront adressées et cela dans le plus bref délai.
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-
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- 178
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PERFECTIONNEMENTS AU DESSUINTAGE dégraissage et rinçage de la laine et appareils pour les réaliser
- Par M. TURNEY
- {Suite)
- Dans la disposition représentée dans les figures 2 à 6, les caisses sont roulées jusqu’à la chambre réceptrice sur des rails a3 , et la porte a étant ouverte, elles passent sur l'es rails al dans ladite chambre.
- La porte a est alors fermée et la porte a* est ouverte
- ration d’immersion est réalisée, comme il sera complètement décrit ci-après.
- Ces rouleaux cannelés b sont attachés sur des arbres oscillants b’ qui sont soutenus dans des paliers b2 portés par des bras en consoles fixés sur les côtés de la chambre.
- Les arbres b' s’étendent sur la longueur de la chambre de dégraissage et sont munis, à leur extrémité extérieure, de pignons b3 , fig.4et 11, engrenant avec des crémaillères b^ actionnées par un plateau manivelle b5 au moyen d’une bielle 66 qui imprime un
- «8
- 2 s
- 3
- 4
- pour permettre de transporter les caisses à la chambre de dégraissage.
- Cette opération est effectuée au moyen de chaînes sans fin portant chacune un taquet disposé pour accrocher et pousser la caisse en avant.
- Ces chaînes passent sur des roues à chaînes a" , portées par des arbres a et actiornées de toute manière convenable.
- Quand les caisses atteignent la chambre de dégraissage B, elles s’engagent sur des rouleaux cannelés b ' qui sont disposés de chaque côté et par lesquels l’opé-
- mouvement de va-et-vient aux arbres 6’ ; pour équilibrer le poids des caisses reposées sur les rouleaux, lesdits arbres b sont munis à leurs extrémités de poulies b3 auxquelles sont suspendus des contrepoids b8 «
- Les dents ou cannelures de tous les rouleaux b sont disposées en alignement, de façon que les caisses peuvent être poussées d’une paire de rouleaux sur la suivante, et il y a une paire semblable pour chacun des réservoirs C.
- Quand une boîte de laine a été transportée sur les rouleaux, elle est plongée autant de fois qu’on le dé-
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 179
- sire dans le dissolvant du premier réservoir en faisant osciller ou animant d’un mouvement alternatif les arbres b*.
- Elle est ensuite {enlevée du dissolvant et la caisse qui arrive la pousse sur les rouleaux jusqu'à ce qu’elle arrive au-dessus du réservoir suivant, ladite caisse qui arrive prenant alors sa place au-dessus du premier réservoir.
- Deux caisses sont alors immergées simultanément et élevées avant d’être poussées en avant par une nouvelle caisse, et ainsi de suite.
- Après avoir ainsi passé à travers la chambre de dégraissage b, les caisses sont transportées à la chambre d’évaporation ou de séchage E.
- Dans la partie supérieure de cette chambre, [et sur chacun de ses côtés, est placé un rouleau cannelé e, correspondant comme diamètre aux rouleaux cannelés b et en alignement avec eux, mais monté comme le représente la figure 11, au moyen d’un manchon e‘ sur i’arbre b’ ; ledit manchon portant aussi une roue à denture hélicoïdale e2 par laquelle un mouvement indépendant peut être donné aux rouleaux cannelés e.
- De chaque côté de la chambre E, à intervalles réguliers, l’un au-dessous de l’autre, sont disposés des arbres e3 , portant chacun une paire de pignons e4 et une roue à denture hélicoïdale e5 .
- En dehors de la chambre sont des arbres filetés verticaux ou arbres à vis e6 , engrenant avec les roues à denture hélicoïdale e2 et commandés à la main ou autrement par une transmission convenable.
- (A suivre).
- REVUE
- DES
- MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES
- et des Progrès de la Teinture
- Les composés sulfurés prennent, de plus en plus, une place remarquable dans la teinture.
- Le nouveau Noir St-Denis remplaçant le Noir Vidal, a l’avantage de donner un noir plus oxydé, plus fini, par la teinture même, sans nécessiter d’une façon obligatoire le passage en bichromate et acide.
- Dans le même genre nous devons parler du
- Noir Éclipse B
- De la maison J. R. Geigy.
- Ce produit se dissout facilement, et les teintures
- obtenues donnent lieu aux observations suivantes :
- a) elles sont très solides à la lumière et ne verdissent point.
- b) résistent admirablement à la lessive et ne coulent ni sur coton ni sur laine.
- c) d’une bonne solidité aux acides, permettent de reteindre à l’acide sans porter atteinte au Noir.
- d) résistance absolue à la vapeur et à l’eau chaude.
- e) solidité complète au fer chaud.
- f) se laisse ronger facilement au prussiate rouge et chlorate de soude.
- On teint avec sel de cuisine de façon à ce que le bain marque 5-6° B à l’aréomètre, le bain étant chauffé à 70° . Pour teindre, prendre 22 % au premier bain, il % en bains suivants de Noir Eclipse B. On prend 200 kil. de sel marin pour le premier bain et 50 kil. % dans les bains suivants.
- Oomme pour les Noirs immédiats, il est bon de savonner après teinture, ou de manœuvrer pendant 20 minutes à 90 C dans un bain contenant 2, 3 gr. d’amidon de blé ou de fécule de pommes de terre et 1 gr. de suif par litre. Ce traitement empêche le dégorgeage au frottement.
- On peut aussi traiter au bichromate et cuivre avec addition d’acide sulfurique ou acétique.
- L’acide acétique est préférable, car il est prouvé qu’avec l’acide sulfurique et certains Noirs au soufre, il se produisait après coup, affaiblissement de la fibre.
- On peut nuancer ces noirs en bain neuf avec colorants basiques Bleu méthylène, Violet méthyl, Safra -nine, Auramine, en faibles proportions.
- Comme colorant noir, d’autre application, il est vrai, nous devons signaler le
- Noir pour Cuir au chrome C
- De la manufacture lyonnaise.
- Ce colorant donne à peu de frais très facilement un noir très avantageux. On obtient sur le côté fleur un noir intense, et un bleu foncé du côté chair.
- Ce noir s’applique sur cuir tanné au chrome.
- On teint au foulon avec 600 grammes de Noir pour Cuir pour 10 douzaines de peaux de taille moyenne.
- On commence par faire dissoudre le colorant dans 75 litres d’eau bouillante et on laisse couler 25 litres de cette solution dans le foulon mis en marche, contenant déjà les peaux ainsi que 175 litres d’eau chauffée à 55® . On fait tourner jusqu’à ce que le colorant
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- soit absorbé, et on ajoute alors le reste de la solution de colorant.
- Couleurs Dianiles
- Les matières colorantes directes étaient au début fabriquées par quelques maisons. L’usine de Hœchst-sur-Mein, Meister, Lucius et Bruning a maintenant éga'ement une série complète de colorants directs nommés colorants dianiles.
- 1. On teint en bain neutre les :
- Jaune dianile G, Jaune oxydianile O, Bleu dianile, 4R, Bleu dianile 3R, Bleus dianiles G, R, 2R, B, l’Orange dianile G, le Noir dianile R.
- II. On teint avec Sel marin ou Sulfate de soude et 1 à 2 % de soude les :
- Jaunes dianile R, 2R, 3G.
- Bruns dianile G, B, D, M, R, 2G, 2GO.
- Noir dianile G.
- III. On augmente la quantité de soude jusque 5 et 6 % pour les :
- Bordeaux dianile G et B.
- Rouge dianile 4B.
- Bleu dianile foncé R.
- Noirs dianile CR, N, PG et PR.
- Pour montrer les heureux résultats ique l’on peut obtenir par combinaison de couleurs dianiles avec des colorants basiques une carte d’échantillons de 58 nuances sur coton mercerisé donne le spectre solaire c’est-à-dire les violets, indigo, bleus, verts, jaunes, oranges et rouges. Cette carte très bien réussie fait honneur à la maison Meister Lucius et prouve le parti que l’on peut tirer des colorants de cette fabrique.
- Bleu du Rhin {Laine) s A]
- Le bleu du Rhin en pâte, à 10 % de la maison Hu-guenin, de Bâle, a un bon pouvoir colorant et des qualités remarquables de solidité. Il appartient à la série de la Gallocyanine. Il se fixe sur laine chromée.
- Il peut être utilisé également tant en teinture qu’en impression sur coton mordancé au chrome.
- Purpuramine {Coton)
- Ce rouge direct se teint avec soude et sel marin, mais il ne faut pas dépasser 10 % de sel marin, sans quoi la couleur se précipite D’une résistance moyenne aux alcalis, la solidité aux acides et au chlore est tout a fait bonne. Ce colorant est donc tout différent du Rouge St-Denis, et a par ses propriétés quelque analogie avec les Erikas.
- D’après la maison Durand-Huguenin, on augmente
- la solidité par un traitement à l’alun ou à l’acétate d’alumine.
- Fixage des Noirs Sulfurés
- Holken et Cie (suivant la Revue générale des Manufactures Ctes) emploient pour fixer les noirs sulfurés, noir immédiat, noir Vidal, un bain qui contient suivant le fond de la nuance, 4 à 6 0(0 de sulfate de zinc, 2 à 3 0(0 de bichromate de potasse et 2 à 3 0(0 d’acide sulfurique à 66° . On entre à 40° et on peut chauffer jusque 90 . Le noir devient très joli et ne tache ni le coton blanc aux lavages, ni la laine au vaporisage.
- M. Ude.
- LE DÉTACHAGE Quelques notes techniques sur les différents procédés.
- {Suite)
- Les taches d’encre d’alizarine (produites par l’indigo sulfurique) sont enlevées du linge au moyen de l’eau de chlore ; pour les enlever d’un tissu teint, on se sert, quand la couleur le permet, d’acide tartrique.
- Si les taches d’anilino n’ont pas disparu par le traitement à l’acide hydrochlorique et le lavage à grande eau, on fait alors passer l’étoffe dans un faible bain de permanganate de potasse, 3 gr. pour 4 à 5 litres d’eau où on laisse un certain temps, elle prend alors une couleur brune. Elle est ensuite lavée encore une fois dans l’eau fraîche et enfin mise dans un faible bain d’acide oxalique où elle reste jusqu’à ce que la couleur brune ait entièrement disparu.
- L’enlèvement des taches de couleur d’aniline rentre naturellement dans la même catégorie. A ce sujet, on recommande une solution composée de 7 grammes d’azotate de soude, de 15 grammes d’acide sulfurique étendu dans un 1/2 litre d’eau, que l’on met sur l'étoffe au moyen d’une éponge ou d’une brosse. Au bout de quelque temps, l’étoffe est lavée à grande eau. Cette indication semble est douteuse à l’auteur, il est possible que l’on obtienne, dans des cas isolés, de bons résultats, mais ce procédé ne pourra jamais se généraliser. L’auteur conseille plutôt, pour enlever,les taches d'encre d’aniline les méthodes usitées et, si rien n’y fait, on doit essayer, avec du péroxyde de soude.
- 5. Taches végétales. — Sous ce nom on comprend les taches de vin rouge, de jus de fruit, de limonade, de vin blanc, d’herbes et autres taches similaires. Elles
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- se trouvent le plus souvent sur les nappes, serviettes, devant de chemises d’hommes et de manchettes ainsi que sur les vêtements de soie de couleur pour dames.
- On débarrasse le linge blanc de ces taches en le faisant d’abord tremper dans un peu d’eau pour enlever le sucre, l’acide malique, etc., puis on le traite encore humide avec de l’acide sulfurique ou à défaut avec un peu de bisulfate de soude et d’acide hydrochlorique. Dès que la tache est complètement disparue, il faut laver entièrement encore une fois. On peut aussi le frotter avec du savon de benzine ce qui fait disparaître en grande partie la couleur insolite. Une autre méthode consiste à employer du chlorure de chaux. L’auteur trouve que le meilleur moyen est encore l’emploi d’une solution d’hypochlorite de soude, connue dans le commerce sous le nom d’eau de Javelle. Si les taches végétales se trouvent sur des articles en laine non teints, on peut les traiter avec l’acide sulfurique (ou les soufrer dans la boîte a soafre), puis on les traite avec une solution de thiosulfate de soude comme plus haut; ou on traite ces taches exactement comme celles d’aniline avec une solution de permanganate de potasse et ensuite avec de l’acide sulfurique. Enfin il reste aussi, dans certains cas, l’emploi du peroxyde d’oxygène auquel on ajoute un peu d’ammoniaque. Quand il s’agit de vieilles taches, il est nécessaire de les laisser tremper quelque temps dans une tasse plate contenant du peroxyde d’hydrogène.
- Pour enlever ces taches des tissus de soie, de laine et de coton teints, il faut que les couleurs soient de soufre ou de chlore pur. Dans beaucoup de cas le détachage est impossible. On doit alors essayer d’enlever la tache le plus possible, au moyen d’une lessive de savon ou de bois de panama, si l’on ne réussit pas encore, il faut teindre à nouveau les parties tachées ou même le tissu tout entier.
- Les taches de vin blanc disparaissent par un lavage à l’eau froide, si l’on ne réussit pas, on peut se servir d’une lessive de savon chaude.
- Les taches d’herbe sont enlevées du linge blanc au moyen d’un lavage à l’eau chaude ou par un traitement à l’eau de Javelle. On obtient aussi de bon résultats en plaçant l’étoffe dans du pérotide d’oxygène acidifié. Il est peu probable qu’on obtiendra le même résultat en l’humectant avec le chlorure de zinc, comme le propose la méthode Joclet, mais il est plus que probable au’on réussira mieux en la chauffant avec du chlorure de zinc. (A suivre.}
- DIVERS
- LE TRAVAIL DES ENFANTS des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels.
- Le Ministre du commerce vient d’adresser aux préfets une très longue circulaire relative aux conditions d’application de la loi de 1892 sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels.
- Cette loi, dit le Ministre, est avant tout une œuvre de moralisation, de solidarité et de pacification sociales, et il est nécessaire que vous puissiez en faire comprendre la portée aux industriels qui n’en auraient pas une idée exacte.
- La loi du 2 novembre 1892, qui élevait à treize ans l’âge d’admission des enfants dans les établissements industriels, qui réduisait la durée de leur travail journalier, qui pour la première fois réglementait le travail de la femme dans les ateliers et portait interdiction de l’occuper la nuit, réalisait une amélioration sensible dans la condition des travailleurs. Malheu-reusement, cette loi renfermait certaines dispositions dont on n’avait pas prévu les conséquences. Aussi, à peine entrée en vigueur, souleva-t-elle les réclamations des industriels et même des ouvriers, dont certaines organisations de travail, qui n’étaient pas en désaccord formel avec la lettre de la loi, semblaient rendre la situation plus mauvaise que par le passé.
- La modification qui parut s’imposer avant toutes les autres est celle de l’article 3, relatif à la durée du travail des diverses catégories d’ouvriers protégés. D’après cet article :
- La journée de l’enfant de treize à seize ans était de dix heures ;
- La journée des jeunes ouvriers et ouvrières de seize à dix-huit ans était d’onze heures, à la condition que la durée hebdomadaire de leur travail ne dépassât pas soixante heures ;
- La journée de la femme au-dessus de dix-huit ans était d’onze heures ;
- Enfin la journée de l’homme adulte restait fixée, d’après la loi des 9-14 septembre 1848, à douze heures dans les « manufactures et usines ».
- Dans les établissements industriels qu’on ne rangeait pas sous cette rubrique, c’est-à dire dans ceux qui n’étaient pas des usines à feu continu, qui ne pos-
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- sédaientpas de moteur mécanique ou qui n’occupaient pas plus de vingt ouvriers réunis en ateliers (suivant une définition empruntée à la loi du 22 mars 1841), la durée du travail des hommes adultes n’était pas réglementée.
- Or, il est de nombreuses industries occupant un personnel ouvrier considérable, où le travail des hommes adultes, celui des femmes et celui des enfants se commandent d’une façon si nécessaire que l’organisation du travail n’y comporte pas d’inégalité entre les journées faites par ces diverses catégories d’ouvriers.
- Aussi bien, le Parlement n’avait-il admis cette inégalité qu’avec l'espérance de voir les durées différentes de la journée de travail se réduire spontanément, et par la force même des choses, à la plus courte d’entre elles.
- La mise en application de l’article 3 de la loi du 2 novembre 1892 n’a pas répondu à cette attente.
- Des industriels prirent l’initiative de faire travailler uniformément tout leur personnel ouvrier onze heures par jour. Ce modus vivendi ne pouvait exister qu’en vertu d’une tolérance temporaire, puisque la loi de 1892 défendait formellement de faire travailler les enfants plus de dix heures par jour.
- D’autres industriels prirent le parti de renoncer à l’emploi des travailleurs dont la journée ne pouvait atteindre onze heures.
- D’autres, enfin, dont le personnel comportait des enfants et des femmes en nombre trop grand pour qu’ils pussent songer à les remplacer par des hommes, eurent recours à diverses combinaisons qui permirent non seulement de ne pas réduire la durée d’ac-tivité de l’usine, mais parfois de l’augmenter sans violer la loi, au moins en apparence. Grâce eux relais, on parvenait à faire marcher le moteur pendant quatorze, quinze et seize heures par jour, sans que chaque ouvrier, homme, femme ou enfant parût fournir un travail dépassant la durée fixée par la loi.
- Cette organisation, malgré sa légalité apparente, ne tenait aucun compte des conditions hygiéniques et sociales du travail, les ouvriers devant prendre leurs repas aux heures les plus différentes et ne pouvant presque jamais se trouver réunis en famille.
- Ces pratiques avaient en outre pour résultat de placer les industriels soucieux de se conformer rigoureusement à la loi en état d’infériorité vis-à-vis de concurrents moins scrupuleux, c’est-à-dire de créer une prime à l’inobservation de la loi.
- Préoccupé de mettre fin à une tolérance qui engendrait d’aussi graves inconvénients, mais depuis trop longtemps admise pour pouvoir être abolie sans délai, je vous informai, par une circulaire du 21 octobre 1899, que j’invitais les industriels intéressés à me faire connaître, dans un délai de quinze jours, le sursis dont ils avaient besoin pour se mettre en mesure d’appliquer l’article 3 de la loi du 2 novembre 1892.
- Leurs réponses et les rapports des inspecteurs du travail me déterminèrent à fixer au 1er janvier 1900 l’expiration de ce sursis; ma circulaire, en date du 5 novembre 1899, vous faisait connaître cette décision en vous invitant à assurer la stricte observation de l’article 3 à partir de la date indiquée.
- Le vote par la Chambre des députés, le 22 décembre 1899, de dispositions modifiant cet article m’amenait, en attendant que le Sénat se fût prononcé sur elles, à proroger jusqu’au 31 mars 1900 le sursis précédemment accordé ; je vous en informai par dépêche en date du 22 décembre 1889.
- Votées par le Sénat avec quelques modifications que la Chambre des députés adopta, ces dispositions nouvelles ont formé la loi du 30 mars 1900.
- Le législateur a compris qu’une réforme efficace, susceptible d’entrer facilement dans les mœurs industrielles et constituant un réel progrès, exigeait qu’on supprimât toutes les différences que la loi de 1892 avait cru pouvoir établir et qu'on unifiât pour tous les ouvriers, sans distinction d’âge ni de sexe, la durée du travail quotidien.
- Sur quelles bases cette unification pouvait-elle se faire ? La fixation de la durée du travail des enfants à dix heures par jour, édictée en 1892, était une conquête à laquelle le Parlement ne pouvait renoncer. Il a vu en elle la garantie d'un intérêt primordial, celui de la conservation même de la race ; c’est donc à dix heures que l’article 1er de la loi du 30 mars limite la durée du travail des enfants, des filles mineures et des femmes. Mais, pour éviter qu’un abaissement trop brusque de la durée du travail (généralement fixée à onze heures) n’eût une répercussion sur la production et les salaires, le législateur a décidé que la journée serait temporairement limitée à onze heures et qu’elle ne serait réduite à dix heures qu’au bout de quatre ans, en deux étapes successives. Les deux premiers paragraphes du nouvel article 3 de la loi du 2 novembre 1892 sont ainsi conçus : ......
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- « Art. 3. — Les jeunes ouvriers et ouvrières, jusqu’à l’âge de dix-huit ans, et les femmes ne peuvent être employés à un travail effectif de plus de douze heures par jour, coupé par un ou plusieurs repos, dont la durée totale ne pourra être inférieure à une heure, et pendant lesquels le travail sera interdit
- « Au bout de deux ans à partir de la promulgation de la présente loi, la durée du travail sera réduite à dix heures et demie et, au bout d’une nouvelle période de deux années, à dix heures. »
- Cette limitation adoptée, une autre mesure s’imposait qui en était comme le complément nécessaire. Il était indispensable d’empêcher que la journée de travail ne pût être prolongée au delà de la durée légale par les moyens détournés et les combinaisons trop ingénieuses auxquelles on avait eu précédemment recours. En un mot, il fallait supprimer les relais. Pour y parvenir, le législateur a inscrit dans la loi deux dispositions qui concourent au même but. Comme c’était pendant les repos pris successivement par les ouvriers que les relais se pratiquaient le plus souvent, un troisième paragraphe ajouté à l’article 3 dispose que, « dans chaque établissement, sauf les usines à feu continu et les mines, minières et carrières, les repos auront lieu au mêmes heures pour toutes les personnes protégées par la présente loi ». Cette disposition, dans sa généralité, s’applique indistinctement à toutes les catégories de travailleurs et à tous les modes d’organisation du travail.
- Ainsi se trouvent unifiées, pour tout le personnel protégé, non seulement la journée de travail, mais la répartition du travail entre les limites de cette journée : entrée à la même heure à l’atelier, repos à la même heure, sortie à la même heure.
- Pour le plus grand bien-être matériel et moral de la famille ouvrière ; le législateur y restaure ainsi la vie en commun.
- Les exceptions que la loi apporte à cette simultanéité des repos étaient imposées par la nature même des choses dans les usines à feu continu et par les conditions du travail dans les exploitations extractives, où l’on ne pourrait interrompre certaines tâches sans compromettre la sécurité de la mine.
- Le législateur n’a pas pensé qu’il fût suffisant, pour empêcher le travail par relais, de décider que tous les ouvriers d’un même établissement prendraient leur repos simultanément. Il lui a paru indispensable de prévenir toute équivoque en inscrivant dans la loi l’interdiction expresse de ce mode de travail. Tel est
- l’objet de la modification qui a été introduite dans l’article 11, paragraphe 3.
- Mais, comme la suppression immédiate des relais aurait pu présenter des difficultés et entraîner, notamment, le renvoi d’un certain n'ombre d’ouvriers dans les établissements où le travail est organisé sur ces bases, la loi a accordé un délai de trois mois aux chefs d’industries pour se mettre en règle avec les prescriptions nouvelles. A l’expiration de ce délai, c’est-à-dire le 1er juillet prochain, toute organisation du travail par relais devra avoir disparu. Ce sursis ne saurait, bien entendu, être considéré comme permettant, jusqu’à cette date, de faire durer plus d’onze heures de travail d’aucune des catégories d’ouvriers protégées par la loi, quel que soit d’ailleurs le temps pendant lequel l’usine puisse être maintenue en activité, grâce à ce système.
- (A suivre.)
- LE TRAVAIL DES FEMMES ET DES ENFANTS dans les usines
- Nous avons publié en leur temps le texte de la loi du 30 mars 1900, modifiant les articles 3, 4 et 11 de la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des femmes et des enfants dans les établissements industriels et le texte de la circulaire ministérielle en date du 17 mai dernier, commentant la nouvelle loi.
- La lettre suivante, adressée à MM. Lefort et Cie, de Mohon, par M. Lallement, ingénieur à Reims, inspecteur de l’Association des industriels de France contre les accidents du travail, bien que n’exprimant qu’une opinion personnelle à son auteur, acquiert par la situation de celui-ci une importance qui n’échappera pas à nos lecteurs :
- Reims, le 19 mai 1900.
- Messieurs Lefort et Cie, Forges et Clouteries réunies de Mohon (Ardennes).
- Vous voulez bien me faire l’honneur de me demander mon avis sur l’interprétation à donner à la loi de mars dernier. Je vais essayer de vous satisfaire, tout en vous déclarant cependant, qu’en ce faisant, je n’engage que moi et nullement mon administration que je n’ai pas encore consultée à ce sujet C’est donc mon opinion personnelle que je vous donne ; elle n’a rien d’officiel.
- Ceci posé, j’aborde la question qui se trouve soulevée par l’expression « les mêmes locaux », employée dans l’article 2 de la loi du 30 mars 1900. Comment faut-il comprendre ces mots?
- Le ministre du commerce s’est expliqué, à ce sujet,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans sa lettre du 17 mai 1900, parue à ï Officiel de même date. Pour suivre ma discussion, il est nécessaire que vous vous reportiez à cette lettre. *.
- Tout d’abord il est évident que dans toute usine où, hommes, femmes et enfants seront employés dans une même salle ou dans des salles contiguës et communiquant entre elles, la loi sera applicable. La présence d’une femme dans une salle où travaillent des hommes, entraîne forcément la réduction du travail de ceux-ci à une durée de onze heures. Là, pas de discussion possible.
- Supposons maintenant une usine dans laquelle hommes et femmes sont employés dans des salles différentes, mais où le travail des uns et des autres concourt effectivement à une même production ou, pour être plus précis, à une même fabrication ; là encore, la loi est indiscutablement applicable, car c’t et bien en vue de ces sortes d’usines qu’elle a été élaborée Je citerai, comme exemple, les filatures de laine peignée. Le travail de préparation est confié à des femmes, tandis que le travail de filature proprement dite est effectué, par des fileurs (adultes) assistés de ratta-cheurs qui sont souvent des enfants. Alors même que les enfants seraient supprimés dans la filature et que les femmes seraient parquées, pour la préparation, dans un local isolé, il est certain que la limitation à onze heures du travail de la femme, entraînerait la limitation à onze heures de celui des hommes. D’abord parce les nécessités de la fabrication exigeraient qu'il en fût ainsi, mais aussi parce que, en vertu de la définition même du ministre, les femmes et les hommes dirigent bien leurs efforts vers une même production, qui est une fabrication des fils de laine. Cependant si, d’une part, la filature n’employait plus d’enfants, si, d’autre part, la préparation était confiée à des hommes, je dis qu’on pourrait avoir, dans une salle spéciale, munie d'une entrée particulière, des femmes triant et classant les bobines de laine fabriquées, les enveloppant de papier, les ficelant, etc., sans que la présence de ces femmes qui, elles ne travailleraient que onze heures, pût obliger à limiter à ce même nombre d’heures le travail des hommes employés à la fabrication du fil de laine.
- Je prends un autre exemple :
- Je suppose une fabrique de papier de paille, papier jaune pour épiciers ou bouchers. Ma fabrication consiste à produire des feuilles de ce papier Voilà le but de mon usine. Je n’y emploie que des hommes. Mais, à côté, dans une dépendance jouissant d’une entrée spéciale, sans communication directe avec l’usine, j’ai un atelier de femmes qui découpent ces feuilles aux dimensions voulues et les transforment, en rapprochant et collant les bords, en sacs. Je dis et je prétends que cet atelier annexe où les femmes ne travailleront que onze heures, n’entraîne pas obligatoirement la réduciion à onze heures du travail des hommes adultes que j’occupe dans ma fabrique proprement dite
- Enfin je prends un exemple dans la clouterie.
- Si des hommes, des femmes et des enfants concourent à la fabrication du clou, les femmes seraient-elles dans un atelier différent de celui des hommes, l’usine est mixte et soumise à la loi, car elle emploie un personnel mixte à la production de l'objet fabriqué.
- Mais le démêlage, le triage et l’empaquetage nesont
- plus de la fabrication. C’est un travail de la manutention subséquent à la production des clous. Si l’on fait exécuter ce travail par des femmes, en les plaçant dans un local isolé avec entrée spéciale, ces femmes ne travailleront que onze heures, mais les producteurs des clous peuvent continuer à travailler douze heures.
- Je ne sais encore ce qui va être fait à Reims dans les caves de vins de Champagne. Mais je suis persuadé que la présence de femmes dans les salles isolées, occupées à munir les bouteilles de champagne de leur muselet, à envelopper le goulot de papier d’argent ou doré, à coller les étiquettes et à entourer les bouteilles de leur enveloppe de papier, n’amène pas de réduction à onze heures de la durée du travail des hommes employés dans les caves.
- En résumé nous devons adopter la définition donnée par le ministre, parce qu’elle ne lui est pas personnelle. Il n’a fait, en effet, que s’approprier celle qui avait été énoncée à la Chambre par le rapporteur de la loi. C’est connaissant cette définition, la ratifiant par conséquent, que la Chambre et le Sénat ont émis leur vote. L’interprétation ministérielle aurait pu être discutée, si elle ne s’était produite qu’après coup, la loi votée et promulguée. On aurait peut-être pu soutenir que cette interprétation outrepassait le vœu du législateur. Je crois que ce n’est pas le cas ici.
- Mais ce qui peut être contesté, c’est le sens trop élargi qu’on voudrait donner au mot production. Il y a une distinction à faire entre la production de l’objet fabriqué et les manipulations, l'emmagasinage, empaquetage, etc., qu’on peut lui faire subir ensuite. C’est ce point qui mérite d’être bien posé.
- Ma conclusion est que l’emploi d’une seule femme ou d’un seul enfant à la fabrication proprement dite, a pour conséquence la réduction du travail de l’usine à onze heures. Mais il n’en est pas de même si, employant exclusivement des hommes à la fabrication, on utilise dans un local isolé, des femmes à une mani -pulation quelconque subséquente à la fabrication.
- Voyons maintenant ce qu’il faut entendre par local isolé.
- A mon avis, un local peut être considéré comme isolé bien que contigu à d’autres locaux, s’il a une entrée distincte de celle des autres et s’il n’a avec eux aucune communication directe, de telle sorte qu’il ne puisse y avoir, en aucun moment, mélange entre le personnel féminin occupé dans le local isolé et le personnel hommes adultes qui travaillent dans les autres salles de l’usine.
- Si l’industriel ajoute à cette disposition spéciale, la précaution d’avoir pour les femmes et les enfants, une comptabilité particulière et des livres particuliers, je le crois inattaquable et, à mon avis, s’il était actionné devant les tribunaux, ceux-ci ne pourraient que l’acquitter.
- Telles sont, Messieurs, les quelques indications rapides que je puis vous donner; mais, je vous le répète, ne les accueillez que sous bénéfice d’inventaire. Je reste à votre entière disposition pour tous les renseignements complémentaires qui pourraient vous être utiles.
- . Veuillez agréer, Messieurs, l’assurance de ma considération distinguée.
- M. Lallement.
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- Un certain nombre de nos lecteurs nous ayant entretenus de la difficulté qu'ils éprouvent à trouver les diverses classes de l’Exposition, même en se reportant au plan, nous avons dressé à leur intention le vade-mecum ci-après, qui, nous l’espérons, facilitera leurs recherches. Pour toutes les indications, on a supposé le visiteur tourné vers le Nord c’est-à-dire, au Champ de Mars, regardant le Trocadéro et, sur l’Esplanade des Invalides, regardant les Champs-Elysées. Il convient aussi de remarquer que les bâtiments désignés sur le côté gauche du Champ de Mars (avenue de Suffren) sous les dénominations de Palais: des industries chimiques, du Génie civil et des Transports, des Lettres, Sciences et Arts, comme sur le côté droit (avenue de la Bourdonnais) Palais: de la Mécanique, des Fils, Tissus et Vêtements, des Mines et de la Métallurgie, ne sont pas des constructions séparées mais forment deux suites de bâtiments sans intervalles.
- Gr. 1.
- Gr. II.
- Gr. III.
- Gr. IV.
- Gr. V.
- Gr. VI.
- Gr. VII.
- Gr. VIII.
- Gr. IX.
- CL 1, 2, 3, 4, 5, 6. Enseignements : primaire, secondaire, artistique, agricole, industriel et commercial . .
- Cl. 7, 8, 9, 10. Œuvres d’art . .....................
- — 11, 13. Typographie, Librairie . . •............... — 12, 14. Photographie, Géographie, Topographie et Cosmographie.........................................
- — 15. Instruments de précision, Monnaies et Médailles
- — 16. Médecine et Chirurgie..........................
- — 17. Instruments de musique....................
- — 18. Matériel de l’art théâtral.....................
- CL 19. Machines à vapeur......................... . .
- — 20. Machines motrices diverses..............
- — 21. Mécanique générale.............................
- — 22. Machines-outils (1)............................
- CL 23. Productionet utilisation mécaniques de l’électricité — 24. Electro-chimie.................................. — 25. Eclairage électrique............................ — 26. Télégraphie et téléphonie.......................
- — 27. Applications diverses de l’électricité.......... Cl. 28. Matériaux, matériel, procédés du génie civil . .
- — 29. Modèles, plans et dessins de travaux publics. . . — 30. Carrosserie et charronnage (2)......... — 31. Sellerie et bourrellerie...............* . . .
- Cl. 32. Matériel des Chemins de fer et tramways (3).
- — 33. Matériel de la navigation de commerce . . . .
- — 34. Aérostation (4)............................ . .
- — 35. 36, 37. Exploitations rurales, viticulture, industries agricoles ......................................
- — 38. 39, 40, 41, 42. Agronomie, Produits alimentaires, Insectes utiles.......................................
- — 43. Horticulture et arboriculture................... — 44. 45. Plantes potagères, arbres fruitiers......... — 46. 47. Arbres, arbustes, plantes et fleurs d’ornement . — 48. Graines, semences et plants..................... — 49. 50. Exploitations et industries forestières . . .
- — 51. Armes de chasse (5).............................
- — 52, 53. Produits de la chasse et de la pêche. Aquiculture .................................................
- — 54. Engins, instruments et produits des cueillettes .
- Champ de Mars. — Avenue de Suffren. — Palais des lettres, sciences' et arts. — Etage.
- Champs-Elysées. — Gd et petit Palais. — Rez-de-chaussée et étage.
- Champ-de-Mars.—Av. de Suffren.—Pal.deslett. et Annexe.— Rez-de-Chee
- » » » Etage.
- ” ” » Rez-de-Chaussée » » » Etage. ” » » Rez-de-Chee et étage. » » » » » » Av.La Bourdonnais. — Pal.de la Mécan. Rez-de-Chee et étage. » » » » » » » » » » » » » » » » » » u » » » Etage.
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- Champ de Mars. — Avenue de Suffren. — Palais des transports et du génie civil. — Rez-de-Chaussée et étage. » » » étage. » » Rez-de-Chaussée et étage. » » » » Champ de Mars. — Avenue de Suffren. — Palais des Transports et du Génie civil. — Rez-de-chaussée.
- Champ de Mars. — Quai d’Orsay (à droite du pont d’Iéna). — Bâtiments sur le quai. — Rez-de-chaussée et étage.
- Champ de Mars. — Av. de Suffren. — Palais des Transports.— Rez-de-ch.
- » Aven, de la Motte-Piquet (ancienne Galerie des Machines). — Rez-de-chaussée et étage.
- Champ de Mars. — Aven. de la Motte-Piquet (ancienne Galerie des Machines). — Rez-de-chaussée et étage.
- Cours-la-Reine.
- Quais de la Seine R. D. et R. G.
- » » » » et Champ de Mars.
- ChampdeMars. — Av.delaMotte-Piquet. — Anc. Gal. desmach. —Etage.
- » Quai d’Orsay.—Pal. des Forêts. — Rez-de-chaussée »
- (à gauch. du p. d’Iéna.)
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- GUIDE DU VISITEUR À L’EXPOSITION
- (1) La majeure partie des machines-outils exposées parles Etats-Unis (Classe 22) se trouvent dans l’annexe de Vincennes.
- (2) Voir le complément, notamment pour les bicyclettes et automobiles, à l’annexe de Vincennes.
- (3) Voir le complément à l’annexe de Vincennes.
- (4) » » » »
- (5) Voir l’annexe des fabricants d’armes de Liège, sur le quai d’Orsay.
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- Gr. (X. — 55. Industries alimentaires ........................................................................................... — — 56. Produits farineux et dérivés ......... — — 57. Boulangerie et pâtisserie (1)...................................................................................... — 58. Conserves de viandes, de poissons, de légumes, de fruits ............................................... *. — —.........................................59.......................................Sucres et confiserie ; condiments et stimulants. . — —.........................................60.......................................Vins et eaux-de-vie de vin........................ . — —..............................61............................62. Sirops et liqueurs ; spiritueux divers ; alcools d’industries ; Boissons diverses...................... Gr. XL — 63. Mines, minières et carrières (2)........................................................................................ —....................................................................................................................................— 64. Grosse Métallurgie .................................................................................................................................................................................................................. — — 65. Petite Métallurgie.................. Gr. XII. Cl. 66. Décoration des édifices et des habitations. . . — — 67. Vitraux............................. — — 68. Papiers peints...................... — — 68. Meubles à bon marché et de luxe. ..... — — 78-71. Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement, Ouvrages de tapisserie, Décoration extérieure — — 72. Céramique........................... Gr. XII. Cl. 73. Cristaux et verrerie................................................................................................ — —.........................................74.......................................Chauffage et ventilation.............. — —.........................................75.......................................Appareils d’éclairage non électriques. (3). . . Gr. XIII. —.........................................76.......................................Matériel et procédés de la filature et de la cor-derie — —.........................................77.......................................Matériel et procédés de la fabrication des tissus. — _.........................................78.......................................Blanchiment, impression et apprêt des matières textiles à leurs divers états. .............................................. — — 79. Matériel et procédés de la couture. . .............................................................................. . — — 80. Fils et tissus de coton............................................................................................ — — 81. Fils et tissus de lin,de chanvre. Prod. de la cor-derie — —.........................................82.......................................Fils et tissus de laine............... — —.........................................83.......................................Soies et tissus de soies.............. — —.........................................84.......................................Dentelles, broderie, passementerie.............. . — —.........................................85.......................................Confections pour hommes,..............femmes, enfants. — — 86. Industries diverses du vêtement.................................................................................... Gr. XIV. Cl. 87. A rts chimiques et pharmacie........................................................................................ — — 88. Fabrication du papier — — 89. Cuirs et peaux...................... — — 90. Parfumerie......................................................................................................... — — 91. Manufacture de tabacs et d’allumettes chimiques Gr. XV. Cl. 92. Papeterie............................. —.....................................................— 93. Coutellerie ..................................................................... — — 94. Orfèvrerie.......................... « — — 95. Joaillerie et bijouterie. — — 96. Horlogerie.......................... 97. Bronze, fonte, ferronnerie d’art, zinc d’art, métaux repoussés..................................................................................................................... — — 98. Brosserie, tabletterie, maroquinerie et vannerie — — 99. Caoutchouc et gutta-percha, objets de voyage et de campement.......................................... — — 100. Bimbeloterie.......................
- » av. de laMotte-Piq.anc. Gal. desMach. et arm. » » » » »» » » » » » » » » » » » B » » » » » » » » » » av. de LaBnais . — Palais des mines. » »
- » » » » »
- » » » » » Esplanade des Invalides. — Rez-de-Chaussée et étage. » étage. » » » »
- » » » » » et annnexe » » » Quai d’Orsay. — Palais de l’hygiène. — Rez-de-chaussée et étage. (à gauche du pont de l’Alma) et annexe Esplanade des Invalides. — Rez-de-chaussée. Champ de Mars. — Av. de La Bourdonnais. — Palais des Tissus. — Rez-de-Chaussée et étage. » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » w » » » » Av. de Sufren. Pal. des Ind. china. » » » » » » » » » Av. de La Bourdonnais, Pal. des Tissus » » Pavillon spécial (à droite de la tour Eiffel). Esplanade des Invalides. — Etage. » Rez-de-chaussée et étage. » Rez-de-chaussée. » » » » » » et étage. » Etage » »
- » »
- 186 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- (1) Annexe quai de Billy, à droite dupont d’iéna.
- (2) Voir annexeTrocadéro, près l'école des phares.
- (3) Noir annexe du gaz, avenue de La Bourdonnais (entre la plate-forme mobile et le Palais des Tissus).
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- 9. z 0, H p 3 5 (0 o P 09 8
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- Gr. XVI.
- C]. 101-110.
- ECONOMIE SOCIALE
- — 111. Hygiène
- Apprentissage, Participation aux béné-fices. Coopération, Syndicats professionnels, Crédit agricole, Réglementation du travail, Habitations ouvrières. Sociétés coopératives de consommation, Institutions pour le développement intellectuel et moral des ouvriers, Institutions de prévoyance etc. . .
- Gr. XVII.
- Gr. XVIII.
- — 112. Assistance publique et privée.....................
- Cl. 113. Procédés de colonisation.........................
- — 114. Matériel colonial.................................
- — 115. Produits spéciaux destinés à l’exportation dans les colonies....................... .....................
- Cl. 116. Armement et matériel de l’artillerie............
- — 117. Génie militaire. ... ............ . .
- — 118. Génie maritime....................................
- — 119. Cartographie, hydrographie.......................
- — 120. Services administratifs (3).......................
- — 121. Hygiène sanitaire.................................
- Quai de la conférence.— Palais des Congrès.— Rez-de-chauss. et étage -(A droite du pont de l’Alma. K D )
- Quai d’Orsay. — Palais de l’Hygiène et annexes. — Rez-de-chaussée (A g. du Pont de l’Alma RG) et étage.
- Champ de Mars. — Avenue de la Motte-Piquet — Anc. Galerie des Machines. — Etage, (derrière la salle des fêtes).
- Trocadéro.—Côté droit (près la place du Trocadéro).— Rez-de-chaussée. » » »
- » » »
- Quai d’Orsay. — Bâtiment des armées de terre et de mer et annexes du (près la passerelle conduisant au Creusot, etc.— Rez-de-chauss. et étage. Vieux Paris).
- Trocadéro. — Bâtiment spécial au côté droit du Trocadéro
- Quai d’Orsay. — Bât. des armées de terre et de mer. » » » »
- » » Etage
- (3) Les services de la Ville de Paris, Eaux, Egouts, Irrigations, etc., forment une exposition distincte dans le pavillon construit sur le quai de la Conférence, à gauche du pont des Invalides.
- BLANCHIMENT ET TEINTURE
- de la toile
- Par George H. Hurst F.G.S.
- La toile, après le coton, est sans contredit le plus important produit des plantes à fibres textiles,‘mais il semble que dans la littérature spéciale et technique on n’a pas suffisamment attiré l’attention sur l’importance de ce produit. On s’est contenté, la plupart du temps, d’affirmer que tout ce qui était dit sur le coton s’adaptait parfaitement à la toile ; mais cela est une erreur, et il n’en est pas toujours ainsi. C’est dans le but de remplir une regrettable lacune que l’auteur donne les aperçus suivants sur le blanchiment et la teinture de la toile.
- La toile est le nom que l’on a donné au tissu fabriqué avec le fil produit par la plante connue sous le nom de Lin. (Linum usitatissimum) laquelle pousse assez abondamment en France, en Belgique et Hollande, dans la Grande-Bretagne, l’Irlande, certaines parties de l’Inde, en Russie, en Amérique, au Canada, etc., on le cultive non seulement pour en tirer les fibres, mais aussi pour sa graine.
- La fibre se trouve sous forme de filasse sur la tige entre l’écorce et le bois, elle en est séparée par un système spécial de compression et de battage dans l’eau. La fibre telle qu’on la rencontre dans le commerce, varie entre une longueur de quelques pouces à plusieurs pieds. Elle est composée de plusieurs filaments distincts réunis ensemble mais qui peuvent être facilement séparés ; ces filaments sont comparativement assez longs mais ne dépassent pas beaucoup 2 pouces 1/2 au maximum. Si on l’examine au microscope la fibre se termine en pointe aux deux extrémités et affecte dans sa section une forme polygonale avec un canal dans le centre. Elle varie sensiblement de diamètre sur toute sa longueur, son enveloppe est relativement épaisse, ce qui contribue énormément à sa force de résistance tandis que sa longueur et sa souplesse ont une importance très grande au point de vue du filage.
- Le lin qui est dans le commerce ne se compose pas seulement de la fibre proprement dite, mais se trouve encore mélangé avec d’autres substances composées de bois, et de cire qui n’ont pas été entièrement éliminées lors du battage dans l’eau.
- On peut en passant dire un mot de ces impuretés mélangées à la fibre car la fibre elle—même, ainsi qu’on
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 187
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- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- JEUNE HOMME
- 28 ans, très actif et très recommandable, désire travailler dans une bonne maison de teintnrier dégraisseur dans le département de la Manche ou départements limitrophes. Ecrire au bureau du journal aux initiales T. V. 507.
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- Machine à mesurer en faudant.
- Machine à visiter simple en faudant.
- Machine à visiter et mesurer en faudant.
- Machine à griller à 1, 2, 3 et 4 rampes.
- Laveuse simple avec clapet.
- Laveuse avec pressions.
- Foulard simple à donner l’apprêt humide.
- Foulard double à donner l’apprêt humide.
- Machine à enrouler sur cylindres perforés ou rouleaux pleins.
- Machine à dérouler.
- Machine à fixer à l’état humide sur cylindres perforés.
- Continu à dégraisser la pièce au large, à 6 paires de cylindres et plus.
- Continu à foularder ou à donner l’apprêt humide.
- Foulons simples et doubles à pression par contrepoids ou ressorts.
- Foulon à briser pour l’épaillage chimique.
- Machines spéciales pour l’épaillage chimique (différents systèmes).
- Séchoir de laine à récupération.
- Baquets de teinture pour teindre en
- boyaux ou au large (différents modèles).
- Jiggers simples et doubles (différents modèles).
- Baquets de rinçage.
- Baquets de teinture et de rinçage réunis.
- Machine à sécher après teinture à air chaud et ventilation.
- Machine à sécher après teinture par cylindres, dite manique horizontale ou verticale.
- Manique ne séchant qu’un côté de la pièce.
- Manique séchant les deux côtés de la pièce.
- Grande batterie de plusieurs groupes de maniques horizontales ou verticales.
- Tondeuses à 1 et 2 cylindres.
- Machine à dérompre l’apprêt des tissus avec ou sans brossage.
- Machine à brosser simple et double avec application du vaporisage à volonté
- Machine à 3 cylindres pour lustrer et étirer le tissu.
- Foulard-gommeur simple ou double accouplé à une manique.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de compensation.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de frictions séparées.
- Rameuse simple.
- Rameuse fixe à cadres.
- Rameuse décatisseuse, tous les mou-vements se faisant au moteur.
- Rame-couverte à ramer et sécher.
- Machine à vaporiser.
- Machine à humecter.
- Machine à sublimer et vaporiser.
- Machine à doubler et plier en faudant.
- Machine à chauffer les cartons.
- Presse hydraulique et fausses presses.
- Calandre à 3 rouleaux.
- Machine à décartonner.
- .Presse continue à très grand enveloppement de la cuvette lustrant le tissu sans l’écraser.
- Machine à plier et métrer en même temps.
- Machine à enrouler sur planchette.
- Tuyaux de chauffage et ventilateurs pour chasser la buée.
- etc., etc.
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
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- le verra plus tard, consiste essentiellement d’une formation de celluloseet, dans ce genre, est de beaucoup semblable au coton.
- Par un traitement à l’alcool bouillant on peut retirer de lui entre 3,4 et 3,6 pour cent de matières, dont une partie (environ la moitié) se précipite au refroidissement, cette matière a les propriétés de la cire à l’alcool et des expériences diverses ont montré que c’était de l’alcool ceryl C27 H54 OH. Il s’y trouve également de certaines quantités d’autres corps d’un caractère kétonique. C’est la présence de cet alcool qui est cause que le blanchiment du lin est si difficile à obtenir, et c'est pourquoi aussi il résiste à faction des alcalis d’une façon aussi tenace.
- L’alcool à froid a également une action extractive sur le lin dont il retire environ 1,5 pour cent d’une substance ayant une composition assez complexe, elle contient des matières colorantes chlorophyles et des produits qui en sont les dérivés ; un peu d’alcool ceryl, et une assez grande quantité d’un liquide huileux d’un reflet vert orange, qui doit être une kétone quelconque; c’est probablement à cette substance qu’est due l’odeur particulière du lin à l’état brut. En plus de la cellulose il y a également environ 25 pour cent de corps pectiques qui sont assez facilement solubles dans une faible solution (1 à 2 pour cent) d’alcali, ils donnent aussitôt à cette solution une couleur jaune. L’acide nitrique convertit ces substances pectiques en acide mucic.
- ( Dyer and Calicot Printer.}
- INFORMATIONS
- Le comité des Inscriptions parisiennes vient de faire apposer, sur la façade principale de la manufacture des Gobelins, une plaque de marbre où on lit :
- « Jean et Philibert Gobelin, marchands teinturiers en écarlate, qui ont laissé leur nom à ce quartier de Paris et à la manufacture de tapisseries, avaient ici leurs ateliers, sur les bords de la Bièvre, à la fin du quinzième siècle. »
- L’origine de cette famille de teinturiers est assez controversée ; les uns prétendent que les Gobelins venaient de Hollande, d’autres qu’ils avaient vu le jour à Reims. Le dernier Gobelin dont le souvenir soit par-venu jusqu’à nous est Balthazar Gobelin, arrière-petit dis de Jean, qui mourut président de la Cour des Comp-tes au commencement du dix-septième siècle.
- Exposition privée à Bruxelles
- Des prospectus sont en ce moment envoyés en grande quantité à l’effet de solliciter la participation des industriels et des commerçants à une exposition dépourvue de tout caractère officiel.
- L’exposition en question doit avoir lieu à Bruxelles.
- Nous croyons attirer l'attention de nos industriels sur le caractère réel de ladite exhibition.
- PRIME A NOS LECTEURS
- Au moment où la France se réjouit à juste titre de l’immense succès de sa merveilleuse Exposition, nous avons pensé être agréable à nos lecteurs en leur permettant de savourer à pleins bords, aux plus douces conditions possibles, cette délicieuse essence de notre généreux sol :
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- Nous pensons que nos lecteurs voudront profiter de cette excellente occasion et sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
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- Paris. — Formation de la Société en nom collectif Moreau et Boxhorn, produits chimiques, 28, rue Sé-vigné, à Paris. — Durée : 9 ans, 8 mois. — Cap. : 180.000 fr. — Acte du 28 mars.
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- Dissolution, à partir du 4 mai, de la Société H. BLAN-quart, blanchiment des fils de lin, coton et chanvre, à Comines. — Acte du 4 mai — L. : les associés.
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- 190
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Indigos
- On cote actuellement :
- Baie de teinture.
- g o P s O
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à
- — 2e qualité ... 11 ..
- - 3e qualité.... 6 50
- — Sisal, Yucatan... 9 24
- — Honduras....... 9 35
- — Tabasco......... 7 ..
- — Haïti Cap..... 6 25
- — Fort-Liberté.,... 6 50
- — ................ 6 50
- — St-Marc......... 7 25
- — Gonaïves........ 7 ..
- — P.-de-Paix .. . e 7 40
- — Miragoane... . . e. $ 75
- — Saint-Domingo... 5 50
- — Martin, et Guadel. 4 50
- — Jamaïque. ...... 5 40
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 ..
- * .................. 6 ..
- - Tuspan............. 6 60
- • Vera-Cruz.... 5 50
- » Campèche........... 5 ..
- • Carmen....... ..... 5 ..
- » Tampico................ 575
- • Porto-Plata. .... 5
- » Haïti.............. 4 75
- • Jamaïque......... . 551
- • Barcel et P, Cab .. 6 ..
- • Rio-Hacha.......... 4 .
- » Carth. et Savan... 4 ..
- » Maracaïbo ........ 4 75
- • Fustet.....100 k. 14 ..
- * Tatajuba...... 50 k. 4 ..
- • Bahia ........... 4 ..
- » ................... 5 35
- • Amapala.... 50 kil. 5 .
- Rouge Brésil Bahia....... 7 ..
- » Calliatour.. .100 k. 15 ..
- » Lima........50 kil. 8 50
- » Ste-Marthe.......... 7 ..
- » ................... 3 50
- » Sandal.. ... 100 k. 7 ..
- » Sapan.........50 k. 6 ..
- » Quebracho.. 1000 k. 83 ..
- « Pernamb.......50 k 16 ..
- 14
- 12
- 10
- 11
- 9
- 8
- 6
- 6
- 6
- 8
- 7
- 7
- 6
- 6
- 5
- 7
- 6
- 6
- 7
- 6
- 5
- 5
- 6
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 4
- 5
- 16
- 5
- 5
- 6
- 5
- 9
- 17
- 9
- 9
- 4
- 9 (0 95 18
- 10
- 75
- 70
- 25
- 25
- 75
- 75
- 25
- 50
- 25
- 25 25
- 50
- 25 65 25
- 25 25
- 75
- 50
- 50
- 75
- (
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 6 25
- » fin viol, et pourpre. .. 6 75
- » beau viol, etdito.... 6 25
- » bon violet.......... 5 50
- • moyen violet....... 4 25
- » bon violet rouge..... 5 ..
- » bon moy. v. roug.... 4 50
- « fin rouge............ 5 25
- » bon dito............ 4 . .
- » bon à fin cuiv....... 3 50
- » cuiv. ord. et bas...... 2 75
- Java............................M
- Kurpah.................. 2 50
- Madras................... 2 .
- Manille.................. 2..
- Caraque................. 2 50
- Guatemala flor.......... 5 25
- • sobré................. 4 ..
- » bon à fin cor............. 4 ..
- » cor. ord. à bas.. 2 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 ..
- • bon à beau.......... 4 50
- » ord. et moyen .... 2 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : . ..
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud............ M .. ..
- Madagascar...............M .. ..
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Cachou
- Brun luisant, en sac bO k. — en caisse —
- Jaune ou gamb .........
- » pressé ..,
- ............
- 37 50 45 ..
- 20 .. 21 /
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille.. . 1 60 2 ..
- Ténériffe grise............ 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25 .,
- Java, Mad , Pond.. .... M..............
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 . 18.:
- 7 .
- 7 ..
- 6 50
- 5 75
- 4 50
- 5 25
- 4 75
- 5 50
- 4 50
- 4 25
- 3 25
- 5 ..
- 4 50
- 3 50
- 4 50
- 6 .
- 5 ..
- 5 ..
- 3 50
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Baltimore fin effilé.............. 7 50 à 8 50
- » gros effilé............. 6 .. 7 ..
- 9 0 A e a
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne........................ M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique.............
- 260 .. à 265 ••
- Bois de :
- Campêche Laguna ....... 18 .
- » Martinique..... 10 .
- » Jaune Carmen. M .
- » » Maracaïbo M .
- Cannelle de Chine...... 110 .
- — de Ceylan de n- 000 à 4 252
- Cochenilles :
- Grises...................
- Argentées.............
- Zacatilles............
- Noires ordinaires........
- » supérieures............
- Crème de tartre..........
- Cureuma Bengale..........
- Dividivi ...............
- Gommes :
- 12 ..
- 120 '
- 350
- 200 ..
- 220 ..
- 200 ..
- 190 ..
- 210 ..
- 165 ..
- 65 ..
- M . .
- 225 ..
- 200 ..
- 226 ..
- 170 .
- 70 .
- Arabique................ 165 .. 180 ..
- Aden.................... 120... 125 .
- Damar Singapore. . . .. 112 .. 115 . >
- » Batavia............... 160 .. 165 .
- Sandaraque. ...... 150 . 160 ..
- Gambier.................... 45 .. 50 ..
- Galles vertes et noires.. 180 .. 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez
- tendre.................. F, 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire................ 2 .. 250
- Kurpah bon moyen à bon
- violet et violet r............. 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen
- ordinaire.................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles.........F. M .. 0/6 k.
- — en poudres ...... F. M .. »
- Vordet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. M .. 010 k.
- sous papier, F. M .. 0[0 k.
- • bon marchand en pains F. M ..
- * * • en boules. M »
- • raffiné en pouare sec. . F. M .. »
- Produit» chimique». — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.)..... 13 .. à 15 • (acq.)..................... 15 .. 16 •
- Acide muriatique.... 20 d 9 50 . •
- — nitrique........... 36 33 .
- — — ......... 40 41 ...........
- — sulfurique......... 66 19 ..
- — 50 7 50 . ••
- Carbonate de soude de 90/92,
- en sacs à rendre, marchés 12 25
- Disponible................ 12 75 •• •
- Ammoniaque liquide 22 d. 34 .. . • -• Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs
- marchés...................... 17 50 • •
- Disponible.................. 18 50 -*•
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés..... . 8 25 .-* Disponible................. 8 75 . • ••
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 -•
- Disponible ................ 19 .. • • • •
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 •• •'
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 ..*
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de 300 k,marchés 29 25 .*•
- Disponible ................ 29 75 •*
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. pla-
- quettes....................... 39 .. -*
- Soude douce 33 degrés, en vrac......................... 4 50 • • ’
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 . • •
- Silicate de soude.......... 25 .. •
- Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de
- 500 kil............ .......... 10 ,.
- Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. 20..............
- Chlorate de baryte en fûts de
- 100 kil.........‘.............190 ..
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Acide acétique des arts 40% 29 .. 31 . — chlorydrique 7 .. 8 — nitrique 36» 32 . . 34 . — sulfurique, 66° .... 8 .. 11 . — tartrique 270 .. 280 . — citrique 365 .. 370 Alun épuré 20 .. 22 . - ordinaire 15 .. 16 . Ammoniaque incolore, 22°. 40.. 42 . Bichlorure d’étain, 55" 105 .. 110 . — — 60° 130 .. 135 .
- Bois Campêche-Laguna. .. 18 .. 18 50 — — Guadeloupe 14 .. 14 50 — Jaune Centre Amérique 20 .. 22 .. Cachou jaune. V apeurs ... 48 .. 60 . — brun 98 .. 105 .. Chlorate de potas se 110 . 120 .. — de soude 125 135 .. Chlorure de chaux! 00 à 110° 20 .. 21 . . Chromate rouge dépotasse 94 .. 97 .. — — de soude.. 73 .. 75 . . Crème de tartre 195 . . ... .. Cristaux de,tartre 180 . .. .. — de soude 7 50 8 .. CurcumaBengale en racines 75 .. 90 .. — de Madras.. ... 70 .. 75 . . — Chine ...... 65 . 70 .. Essence de térébenthine ., 113 .. 115 .. Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. 19 .. Galles de Chine et Japen. 185 .. 195 — vertes et noires,... 225 .. 235 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 145 .. 150 ., — arabique 250 .. 300 .. — adragante rousse. 340 .. 375 .. Jus de citron 23 . . 24 ., Méthylène à 95°. 98 . 100 . — régie 90 110 .. 115 .. Prussiate jaune de potasse 190 .. 195 ..
- — — de soude.....................
- Pyrolignite de fer........... 10 .. 11 ,,
- Résine....................... 16 .. 20 .
- Rouille ...................... 9 .. 10 ,
- Sel de soude 80°........... 18 . 18 25
- — ammoniaque.. 12 50 13 ..
- Sel d’étain................. 230 .. 235 ..
- Soufre en canons . ........ 19 50 20 50
- — sublimé.................. 21 50 22 50 Sumac Sicile en feuilles... 30 .. 32 ..
- Sulfate d’alumine ......... 15.. 17 .
- — de cuivre............... 74 .. 76 ..
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- LE MONITEUR DE.LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d o la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments Industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d'Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C• Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 183G. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure,. Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffe
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- - amelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nore).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. • La Sans-Rivale ».
- Machines à eouper les étoffes
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- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
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- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
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- 44e Année. — N® 13
- LE
- /
- NCy
- Le Numéro î 0,75 5 Juillet 1900
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. . . . , , . 1. fr.
- — Six mois.............. 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..................20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- uNONAEe - * La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- Annon-P . | Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Notre service d’assurances.
- Perfectionnements au dessuintage, dégraissage et rinçage de la laine et appareils pour les réaliser (suite et tin).
- Noir immédiat et bleu immédiat.
- Exposition de 1900.
- Teinture de la laine
- Le commerce de l’indigo.
- Blanchiment et teinture de la toile (suite).
- Doubles teintes sur tissus de laine par procédé nouveau.
- La loi de 1893 sur l’hygiène et la sécurité des travailleurs.
- La Grande Roue.
- Divers. — Prime à nos lecteurs. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- NOTRE SERVICED ASSURANCES
- Les résultats obtenus par notre service d’assurances concernant les « Accidents du travail» nous prouvent que l’organisation créée par nous répondait à un besoin.
- Nous inspirant de l’intérêt de nos lecteurs, nous avons décidé, dès maintenant, d’étendre notre service aux opérations ci-dessous qui sont faites par the Océan-Accident.
- En voici la nomenclature :
- Assurances :
- Accidents du travail (Lot du 9 avril 1898).
- Individuelles.
- Industrielles combinées avec maladies infectieuses.
- Infidélité des employés.
- Chevaux, voitures et automobiles.
- Chasse.
- Des explications sur chacune de ces branches de l’Assurance seront données à la rubrique spéciale réservée à cet effet dans le corps du journal.
- Nous commenterons à la même place les dif-érents jugements rendus à l’occasion des Accidents du travail et appelés à former une jurisprudence.
- Nous avons la conviction que nos lecteurs trouveront une très grande utilié à ces renseignements en raison de la similitude des cas pouvant se présenter dans leur exploitation industrielle ou commerciale.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au noM du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc , etc., des polices d’assurances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, TOUTES LES COMMUNICATIONS RELATIVES AUX ASSURANCES DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ETRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons immédiatement à la Compagnie the Océan-Accident, seule chargée de traiter ces questions.
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- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- PERFECTIONNEMENTS AU DESSUINTAGE dégraissage et rinçage de la laine et appareils pour les réaliser
- Par M. TURNEY (Suite et fin)
- Le dispositif pour produire le courant d'air chaud dans la chambre de séchage E, ou dans chaque chambre de séchage et pour récupérer le dissolvant enlevé dans l’opération du séchage, est représenté par les figures 1, 2 et 4.
- La chambre E ou chaque chambre est munie de boîtes à air E’, E2 , disposées une de chaque côté, et les parois de ladite chambre E sont perforées pour permettre le passage de l’air à travers ces parois, de la boîte E’ à la boîte E2 .
- Un ventilateur ou souffleur J aspire l’air chaud d’une étuve J’ et le fait passer dans la boîte à air E’, des chicines E3 étant disposées dans cette boîte pour dis-triluer plus efficacement l’air.
- L’air chaud, après avoir traversé la chambre E et agi sur la laine, passe alors dans l’autre boîte à air E2 d’où il se rend à travers un système de tuyaux muni de vannes K’ et dans le cas de la disposition en batterie, fig. 2 à 4, de vannes K* pour isoler l’une ou l’autre des chambres E.
- Les tuyaux K conduisent Pair à travers les chambres I (dans lesquelles l’air provoque l’évaporation du dissolvant) aux serpentins de condensation i susmentionnés où la vapeur est condensée.
- L’air est alors ramené, par un tuyau K2 , à l’étuve J’ et circule ainsi continuellement dans l’appareil.
- Pour réaliser la récupération de tout dissolvant qui pourrait s’échapper de chaque chambre de dégraissage et chambre de séchage dans leurs chambres respectives de réception et de sortie, ces dernières chambres sont reliées à un condenseur L par des tuyaux L’ : l’air mélangé à la vapeur étant aspiré par un exhaus-teur ou pompe L2 , desdites chambres dans le condenseur, où le dissolvant est forcé de se condenser et d’où il est ramené au réservoir H par le tuyau L3 .
- Dans la construction de caisse, fig. 12 et 13, les côtés, le fond et le couvercle sont formés de toile métallique rattachée à une ossature appropriée, et des crémaillères d sont ménagées aux extrémités pour engrener avec les rouleaux cannelés b, des galets d' étant aussi disposés pour faciliter le déplacement de la boîte.
- d* , tampons pour amortir le choc quand les caisses sont poussées l’une contre l’autre, et aussi pour assurer l’espacement convenable de ces caisses dans la chambre de dégraissage B.
- Dans cette disposition, les caisses sont munies de battants ou couvercles détachables articulés aux extrémités de ces caisses en d^ et lesdits couvercles sont formés en deux parties réunies en d6 dans le but d’empêcher la Lune de remonter quand on immerge les caisses dans le dissolvant.
- Dans une autre disposition, les caisses sont supportées pendant qu’elles sont dans la chambre de dégraissage, au moyen de châssis d’immersion M (tel qu’il est représenté par les figures 14 et 15) consistant en une robuste carcasse ou ossature en métal m munie de crémaillères m‘ et de rails m2 ; l’un de ces châssis est disposé comme le représente la figure 1, sur chacun des réservoirs C, et est supporté par des pignons m3 sur un arbre oscillant m* , actionné par une crémaillère m5 , engrenant avec une roue dentée montée sur cet arbre ou autrement.
- Quand les caisses de laine sont poussées hors de la chambre de dégraissage B, elles passent sur la paire de rouleaux cannelés e et sont descendues graduellement dans la chambre de séchage E pour faire de la place aux caisses suivantes, par la rotation d’un rouleau cannelé e et des pignons e+ .
- Pendant ce temps, elles sont soumises à l’action d’un courant d’air chaud par lequel le dissolvant retenu par la laine est évaporé, et en arrivant au fond de ladite chambre de séchage, elles tombent sur une 'plate-forme à ressort e7 d’où elles sont transportées à la chambre de sortie F par des chaînes sans fin disposées d’une manière semblable aux chaînes ofi décrites ci-dessus, laquelle chambre a aussi une construction et une disposition semblables à celles de la chambre A, sauf que des portes étanches à la vapeur sont ouvertes par relèvement et fermées par abaissement.
- Elles sont ensuite emmenées aune série de réservoirs de lavage G, fig. 1, contenant de l’eau ou du savon et de l’eau ou tout autre liquide de lavage ap-proprié, dans lequel elles sont plongées dans le but de laver la laine, de la même manière qu’elles sont pion' gées dans les réservoirs à dissolvant C.
- Les réservoirs à dissolvant sont séparés l’un de l’autre par des cloisons e et peuvent être disposés soit de façon que le dissolvant atteigne le même niveau
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- dans tous comme Jig. 5, soit à des niveaux successivement plus élevés comme fig. 1.
- La communication peut être établie entre les réser-voirs,fig. 5, par des ouvertures C’ pratiquées dans les cloisons c, ou en laissant le dissolvant déborder d'un réservoir dans le suivant ou par tout autre moyen convenable.
- Le dissolvant pour chaque chambre de dégraissage est emmagasiné dans un réservoir H et est aspiré par
- la pompe H’, par le tuyau h dans le réservoir C, qui est le plus éloigné de la chambre réceptrice A.
- Il s’écoule vers ladite chambre, de réservoir en réservoir, en traversant toute la série, de sorte que la laine cheminant dans la direction opposée, rencontre du dissolvant plus propre dans chaque réservoir par lequel elle passe.
- En conséquence, elle est lavée ou immergée dans du dissolvant plus propre au fur et à mesure que la boue, la graisse et le gravier en sont séparés.
- Un système de tuyaux e? , muni de robinets c3 , Permet au dissolvant et aux dépôts de s’écouler hors
- des réservoirs dans l’un ou l'autre des alambics I où le dissolvant se sépare par distillation des impuretés qu’il avait recueillies et après condensation dans les serpentins i reliés à une paire de tambours ou conduites de vapeur r’, , est ramené au réservoir H.
- Chacun des alambics I a un robinet d’extraction r3 pour évacuer les impuretés séparées du dissolvant et a aussi une enveloppe de vapeur i munie de tuyaux d’entrée et de sortie de vapeur.
- Deux alambics semblables sont employés, de sorte que, quand l'un d’eux a travaillé pendant un certain temps, il peut être isolé pour le nettoyage et l’autre mis en marche.
- Il est préférable d’isoler l’alambic à nettoyer quelque temps avant d’ouvrir son robinet d’extraction i3 afin de permettre d’extraire complètement tout résidu du liquide volatil, de la graisse et des impuretés.
- Ces châssis sont disposés avec leurs rails 12 en alignement, de sorte que les caisses peuvent cheminer de châssis en châssis.
- On fait passer les caisses de la chambre A dans les châssis au moyen de chaînes sans fin et de taquets, comme il a été décrit ci-dessus, pour les faire passer sur les rouleaux cannelés.
- Le breveté ne se limite pas toutefois à l’emploi de ces moyens dans l’un ou l’autre cas, car il est évident que tout autre dispositif convenable peut être adopté.
- En faisant osciller l’arbre m4 , les châssis M avec les caisses qu’ils contiennent peuvent être élevés et abaissés, et l’immersion effectuée autant de fois qu’on le désire ; les caisses qui sont déjà dans les châssis étant poussées en avant, de la distance d’un réservoir, par chaque caisse qui arrive.
- Avec une telle disposition, on peut employer une chambre de séchage horizontale à travers laquelle on ferait passer les caisses sur les rails disposés en alignement sur les rails m2 , et la laine serait séché par l’air chaud de la même manière qu’il a été décrit précédemment.
- Les caisses employées avec ce dispositif sont adaptées pour rouler sur les rails m2 au lieu d’être supportées par les rouleaux cannelés à mouvement alternatif.
- Dans ce but elles sont, comme le représentent les figures 16 et 17, munies de roues à gorge horizontales d6 , et elles sont formées en deux parties di dont la plus petite s’emboîte à joint télescopique à l’intérieur de l’autre, de façon à permettre de placer à l’intérieur des qualités différentes de laine et aussi à permettre,
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- si on le désire, de les faire passer dans une presse à plateau ou entre des rouleaux pour en exprimer une partie du dissolvant ayant leur passage dans la chambre de séchage.
- Les côtés de ces boîtes sont perforés et leurs fonds d8 et leurs couvercles d9 sont formés de toile métallique.
- Ces couvercles peuvent être articulés comme il est représenté, ou bien ils peuvent être libres de façon à reposer sur la laine et à la maintenir pressée.
- Des presse-étoupe appropriés sont disposés là où il est nécessaire comme, par exemple, aux extrémités des arbres filetés a? et des arbres b' et e3 pour empêcher l’échappement de vapeur de dissolvant hors de l'appareil.
- Des ouvertures fermées par des glaces ou guichets peuvent être aussi ménagées aux endroits nécessaires pour permettre de regarder au travers de l’appareil pendant le fonctionnement.
- Bien que le procédé et l’appareil de M. Turney soient destines spécialement au traitement de la laine et des toisons laineuses, il est évident que ce procédé et cet appareil peuvent être employés pour traiter d’autres matières qui peuvent être placées convenablemen’ dans les paniers ou caisses, comme, par exemple, les déchets de coton, les rognures de cuir, etc.
- NOIR IMMÉDIAT et Bleu imméaiat
- L’importance croissante de l’emploi des couleurs immédiates dans la teinture du coton a engagé une de nos principales usines a publier une description détaillée des différentes applications des deux principaux produits de ce groupe. Cette brochure, éditée par la Manufacture lyonnaise de matières colorantes, ne contient que des indications basées sur l’emploi pratique de ces produits ; nous croyons intéressant pour nos lecteurs de relever dans cette brochure les recettes pour la teinture du noir immédiat et du bleu immédiat sur coton en bourre ; coton en flottes (ordinaire et mercerisé); coton en forme de chaînes tissées ; coton en rubans de carde, en bobines croisées et en can nettes et tissus de coton et de lin.
- Noir Immédiat
- Le Noir Immédiat est fabriqué en trois marques de nuances différentes : V, G, FF.
- ’ Le Noir Immédiat V extra est destiné surtout à la teinture en nuances noir-bleu ou en noirs à reflet bleuté ; avec la marque FF extra on obtient la nuance la plus courante : un beau noir particulièrement nourri, tandis que les teinies obtenues avec le Noir Immédiat G extra ont un reflet verdâtre. Comme ces produits peuvent être à volonté mélangé entre eux il est facile de varier le ton du noir selon les besoins.
- La solidité des teintes obtenues avec le Noir Immédiat est absolument remarquable sous tous les rapports et elle n’est dépassée par aucun autre noir. On peut dire que le Noir immédiat est parmi tous les noirs le plus solide au lavage, au foulon, à la lumière et aux acides ; il est supérieur au meilleur noir d’oxydation. Sur ce dernier il a notamment l’avantage d’un emploi bien plus simple, d’être inverdissable et de ne pas attaquer la fibre.
- La teinture avec le Noir immédiat est excessivement simple, qu’il s’agi-se de coton en bourre, en flottes.. en chaînes ou en pièces.
- Le colorant teint le coton directement en bain bouillant contenant du sulfure de sodium, et pour le fixer complètement il suffit de passer dans des bains tièdes de bichromate de potasse et d’acide acétique, de sulfate de cuivre et de bichromate de potasse ou de sels de chrome (tels que l’alun de chrome, le fluorure de chrome); l’emploi de ces derniers — qui nous est garanti par un brevet — mérite la préférence dans la pupart des cas.
- Le coton teint en Noir Immédiat peut s’employer pour tous les articles coton. Tissé avec de la laire, ce noir résiste aux opérations du fixage (crabbing), au traitement avec des acides, au mordançage de la laine en bain bouillant avec bichromate de potasse, sulfate de cuivre et acide sulfurique, etc. En outre ce noir peut être soumis au mercerisage, sans préjudice pour sa nuance et sans dégorger.
- Tous les détails concernant l’application sur les différentes matières feront l’objet des chapitres sui -vants.
- (A suivre.}
- EXPOSITION DE 1900
- L’Officiel du 23 juin publie trois décrets :
- Le premier portant nominations de membres du jury supérieur ;
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- Le second, constituant les bureaux des jurys de groupe :
- Le troisième, portant nominations de membres du jury des récompenses.
- 1° Jury supérieur
- Outre les membres de droit désignés à l’article 79 du décret du 4 août 1894, portant règlement général de l'Exposition universelle de 1900, et notamment les commissaires généraux de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, de la Bulgarie, de l’Equateur, de l’Espagne, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Grèce, de la Hongrie, de l’Italie, du Japon, du Mexique, du Portugal, de la Roumanie, de la Russie, de la Suisse, qui comptent plus de 500 exposants inscrits au catalogue, le jury supérieur comprendra :
- MM.
- Les anciens ministres du commerce et de l’industrie depuis le décret qui a institué l’Exposition.
- Berthelot, sénateur, ancien ministre des affaires étrangères et de l’instruction publique et des beaux-arts, membre de l’académie des sciences.
- Boulanger, sénateur.
- Benjamin-Constant, membre de l’académie des beaux-arts.
- Le comte de Camondo, commissaire général de Serbie.
- Carolus-Durand, artiste peintre.
- Chaplain, membre de l’académie des beaux-arts.
- W. Christophersen, commissaire général de Norvège.
- Ali Cornu, membre de l’académie des sciences.
- Jules Dalou, statuaire.
- Dupelley, commissaire général de la principauté de Monaco.
- Détaillé, membre de l’académie des beaux-arts.
- Develle, ancien ministre de l’agriculture et des affaires étrangères.
- De Freycinet, sénateur, membre de l’académie française et de l’académie des sciences, ancien président du conseil des ministres.
- Gérôme, membre de l’académie des beaux-arts.
- Gréard, membre de l’académie française, vice-recteur de l’académie de Paris.
- Guillaume, membre de l’académie française et de l’académie des beaux-arts, directeur de l’école de France à Rome.
- Hanotaux, membre de l’académie française.
- De Kowalewski, conseiller privé, directeur du département du commerce et des manufactures au ministère des finances de Russie, président de la commission impériale de Russie.
- Larroumet, secrétaire perpétuel de l’académie des beaux-arts.
- Marey, membre de l’académie des sciences.
- Mézières, député, membre del’académie française.
- Le baron Michiels, van Verduynen, vice-président de la seconde Chambre des états-généraux, président de la commission royale et commissaire général des Pays-Bas.
- Moser, commissaire général de Bosnie-Herzégovine.
- Georges Picot, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences morales et politiques.
- Le comte Raben Levetzau, président du comité et commissaire général du Danemaik.
- Richemond, ancien président du tribunal de commerce de la Seine, régent de la banque de France.
- Roma, président de la commission de Grèce.
- Saint-Germain, sénateur, directeur de l’Exposition du ministère des colonies.
- Sardou, membre de l’académie française.
- Schlœsing, membre de l’académie des sciences. Thiel, commissaire général de Suède.
- Toribjo Sanz, commissaire général du Pérou.
- Tuck, ancien commissaire général adjoint des Etats-Unis à l’Exposition universelle de 1889.
- Vapereau, commissaire général de Chine.
- Vaudremer, membre de l’académie des beaux-arts. Le président du tribunal de commerce de la Seine. Le président de la chambre de commerce de Paris. Le chef du cabinet du ministre du commerce. L’adjoint au commissaire général.
- L’ingénieur en chef des services électriques. L’ingénieur en chef des services mécaniques. L’architecte en chef des installations.
- Le délégué principal des congrès.
- Le chef du secrétariat général.
- Le chef du service du catalogue, des diplômes et des médailles.
- Le délégué aux expositions des beaux-arts.
- Sont désignés comme :
- Président
- M. Léon Bourgeois, député, ancien président du conseil des ministres.
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- 198 LE MONITEUR
- de la teinture
- yice-présidenls
- MM.
- Magnin, vice-président du Sénat, gouverneur honoraire de la Banque de France, ancien ministre des fitrances, président du comité supérieur de révision.
- Aynard, vice-président de la Chambre des députés, ancien président de la chambre de commerce de Lyon, vice-président du comité supérieur de révision.
- Poirrier, sénateur, ancien président de la chambre de commerce de Paris, vice-président du comité supérieur de révision.
- Berthelot, sénateur, ancien ministre des affaires étrangères et de l’instruction publique et des beaux-arts, membre de l’académie des sciences.
- Guillaume, membre de l’académie française et de l’académie des beaux-arts, directeur de l’école de de France à Rome.
- Secrétaires
- MM.
- Le secrétaire de la direction générale de l'exploitation.
- Le délégué au service général des sections étrangères.
- Le délégué au service général de la section française.
- Claude-Lafontaine, banquier, membre trésorier de la chambre de commerce de Paris, secrétaire du comité supérieur de révision.
- Sohier, juge au tribunal de commerce de la Seine, secrétaire du comité supérieur de révision.
- Des secrétaires administratifs, choisis par le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, sur la proposition du commissaire général, pourront être attachés au jury supérieur, avec voix consultative,
- 2° Bureau des Jurys de groupe
- GROUPE XIII
- FILS. — TISSUS — VÊTEMENTS
- Président. — M. Charles Balsan, député, ingénieur des arts et manufactures, fabricant de tissus de laine.
- Vice-président. — M. Ernest de Angeli, sénateur, ancien président de la chambre de commerce de Milan (Italie).
- Vice-président. — M. Jordana y Morera José, chef inspecteur général des eaux et forêts, conseiler supérieur de l’agriculture (Espagne).
- Secrétaire. — M. Auguste Ghabrières, président de l’association syndicale des marchands de soie et de l’union des chambres syndicales lyonnaises.
- 3° Membres du Jury des récompenses Classe 77
- M. Olivier (Léon), machines pour tissages, membre de la chambre de commerce de Roubaix (comité d’installation, Paris 1900).
- M. Waddington (Charles), tissus de coton écrus et de fantaisie (maison Waddington fils et Cie) (hors concours, Paris 1889) ; comités, Paris 1900).
- Classe 78
- M. Boeringer (Eugène), ingénieur des arts et manufactures. Impressions sur tissus (grand prix, Paris 1889); comités, Paris 1900).
- M. Keittinger (Maurice), indiennes (grand prix, Paris 1889; comités, Paris 1900).
- Classe 81
- M. Crespel (Albert), fils de lin retors (comités, Paris 1900).
- Classe 82
- M. Stackler (Joseph), manufacturier, membre de la chambre de commerce de Sedan.
- M. Reymond (Etienne), manufacturier, président du tribunal de commerce de Vienne (Isère).
- M. Rodet (Paul), manufacturier à Dieulefit (Drôme). Suppléant
- M Fraenckel(Paul), draps, maison Fraenckel-Blin (médaille d’or, Paris 1889; comités d’admission, Paris 1900).
- Classe 84
- M. Noirot-Biais (Henri), dorures, passementeries or et argent, soieries et broderies pour ornements d’église (jury, Paris 1889 ; comités, Paris 1900).
- Classe 85
- M. Carette, président de la commission de l’exposition collective des maîtres tailleurs de Paris.
- M. Morhange (Alfred), robes et manteaux (maison Sara Meyer, Morhange et Cie), vice-président honoraire de la chambre syndicale de la confection et de la couture (comité d’installation, Paris 1900).
- M. Ricois (Ernest), directeur gérant des magasins du Bon-Marché (médaille d’or, Paris 1889; comités Paris 1900).
- Classe 86
- M. Hellstern (Constant), chaussures de luxe (maison Hellstern frères) (comités, Paris 1900).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- M. Vivent (Germain), boutons en corozo, adjoint au maire du 20e arrondissement de Paris (comités d’admission, Paris 1900).
- TEINTURE DE LA LAINE Colorants nouveaux
- Cyanol FF. Le Cyanol qui a acquis une réelle vogue dans la teinture de la laine n’était pas encore, de l’avis de certains teinturiers, suffisamment vif, suffisamment pur comme teinte dans les bleus clairs. Afin de satis-faire même les plus exigeants, la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes vient de livrer une nou-velle marque qui répond à tous les désirs comme pureté de nuance, vivacité, unisson facile, bonne solidité aux alcalis, bonne résistance à la lumière
- Cette marque Cyanol FF se teint de la même façon que le bieu Cyanol ancien, c’est-à-dire avec
- 10 % de sulfate de soude et
- 4 % d’acide sulfurique.
- En nuances foncées les bains ne s’épuisent qu'en forçant l’acide.
- Le Cyanol FF se fixe également sur la laine mor-dancée au chrome, ce qui permet de le combiner avec les bois de teinture et les colorants exigeant ce mordançage.
- Pour impression et chinage sur laine on prend :
- Pour nuances claires :
- 50 gr. de Cyanol extra
- 2 lit. d’eau
- 4 lit. de gomme en solution 1/1
- 100 c/c. d’acide acétique 6° Bé
- Pour nuances foncées :
- 200 gr. de Cyanol extra
- 2 lit. d’eau
- 4 lit. de gomme en solution 1/1
- 500 c/c. de glycérine
- 200 c/c. d’ammoniaque.
- On imprime et vaporise de la façon habituelle.
- On peut ronger à blanc avec le rongeant suivant :
- 1.500 gr. de poudre de zinc
- 400 gr. de glycérine
- 4 lit. de solution de gomme 1/1
- Ajouter avant l’emploi :
- 1 lit. de bisulfite 32° Bé et
- 1/2 lit. ammoniaque.
- Imprimer et vaporiser.
- Soie. — Sur soie, on teint en bain de savon coupé à l’acide sulfurique.
- Pour les articles mélangés le coton reste totalement blanc.
- M. UDE.
- LE COMMERCE DE L’INDIGO
- Voici au sujet de la situation du marché del’indigo, dont nous nous sommes occupés dernièrement, quelques renseignements complémentaires que nous empruntons au Chemical Trade Journal, de Manchester,
- La demande n’a guère été active pendant le mois de mai, bien qu'il résulte du rapport de MM. Millward et C° qu’on a traité certaines afiaires à des prix fermes pour toutes les qualités.
- Le Kurpah inférieur et la bonne qualité d’indigo de Madras ont été demandés à des cours un peu en hausse; ces deux espèces sont actuellement assez rares et il n’y a aucune perspective de voir augmenter les stocks, les envois de Madras à Londres pendant le mois de mai ayant fait complètement défaut. Les teinturiers et les imprimeurs sur tissus ne sont pas très occupés et ne montrent aucune disposition à faire de forts achats d’avance.
- L’indigo de Guatémala se vend facilement à des prix fermes et le stock'est actuellement réduit à 1,209 séron-, contre 1,743 en 1899 et 2,351 en 1898.
- Les approvisionnements d’indigo de Java sont limités et l’article de cette provenance atteint des cours relativement élevés.
- Les rapports transmis de Calcutta sur la nouvelle récolte ne sont pas favorables, et il est à peu près certain que la superficie des plantations n’a jamais été aussi peu étendue que cette année ; la récolte sera donc probablement très réduite.
- Le marché central de Londres est définitivement établi et l’on peut s’attendre à un mouvement de spéculation qui ne sera certainement pas favorable aux consommateurs d’indigo. Lour le moment, les baissiers sont à l’œuvre et l’on a opéré des ventes sur la base de 3 sh. 9 d. et 3 sh. 5 d- Il est douteux toutefois que ces transactions spéculatives puissent être suivies de fournitures. Les livraisons en mai ont été de 685 paniers, soit un total de 6,966 paniers pour 1900, contre 8,772 paniers en 1899.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Au 1er juin, les stocks étaient de 9,907 paniers, contre 13,331 en 1899 et 18,081 en 1898.
- Pour les ventes qui auront lieu à Londres le 9 juillet prochain, 3,850 paniers d’indigo de l’Inde ont été inscrits, contre 5,336 paniers en 1899. L’assortiment comprend 2,100 paniers de Kurpah, 35 paniers de Bi-limpatam, 200 paniers de Hoody et Figs et 20 paniers de Manille.
- BLANCHIMENT ET TEINTURE de la toile Par George H. Hurst F.G.S. (Suite)
- La cire huileuse a probablement une importance considérable dans la filature des fils de lin, car elle doit servir de lubrifiant. Il a été fait beaucoup d’essais pour remplacer le rouissage, actuellement usité, pour préparer les fibres, mais une grande partie de ces essais, si ce n’est tous, n’ont pas réussi parce que les fibres ainsi préparées ne se filent pas bien, et cela doit être dû justement à cette cause que la cire huileuse en a été éliminée, et que dans ce cas, les fibres n’ont plus la facilité d’enchevêtrement voulue pour former le fil. D’un autre côté, afin d’éliminer ce produit après le tissage cela nécessite un système de blanchiment très compliqué.
- La fibre de lin est un pecto-cellulose, c’est-à-dire, un corps qui contient une certaine quantité de matières non celluloses, d’un caractère pectique. En la faisant bouillir dans des alcalis faibles on en retire les éléments pectiques, laissant intacte la cellulose. Quelques autorités compétentes prétendent qu’on doit considérer la fibre de lin comme un composé distinct de ces deux constituants (de là le terme cellulose pectique), mais cette manière de voir n’est pas absolument correcte, car il est plus que probable que ce qui constitue la pectose n’est que le produit de la décomposition de la cellulose elle-même.
- Lorsque la véritable cellulose du lin est isolée, on voit que ses propriétés sont identiques à celles du coton, tellement, qu’aucune réaction chimique n’a pu établir une différence entre la cellulose du coton et celle du lin. Leur identité est fermement établie en ce qu’elles possèdent le même degré de résistance hydraulique et à l’oxydation et qu’elles ne contiennent rien des groupes actifs CO ou O. Les acides, les alcalis et les solvants agissent également de la même façon
- sur les deux. La seule différence réside dans leur forme seulement.
- Des solutions d’alcalis caustiques, de soudes caustiques et de potasse caustique de 2 à 7 pour cent n’ont que peu d’action sur la fibre à froid, même si l’immersion a été prolongée, à part qu’il en est retiré une certaine petite quantité des corps pectiques.
- (A suivre).
- DOUBLES TEINTES SUR TISSUS DE LAINE par Procédé nouveau
- Nous avons indiqué dernièrement la façon d’obtenir des doubles teintes en teignant sur laine chlorée et non chlorée et nous avons vu la manière de teindre les tissus pour robes. Voici les couleurs Diamine qui donnent les résultats les plus favorables pour la production des doubles teintes :
- Bleu pur Diamine.
- Bleu acier Diamine L.
- Bleu Diamine 3B.
- Bleu Azo-Diamine RR.
- Violet Oxy-Diamine B.
- Rose Diamine BD.
- Ecarlates Diamine B et 3B.
- Thioflavine S.
- Jaune d’or Diamine.
- Jaune solide Diamine A.
- Orangés Diamine GC, DC.
- Bruns Diamine 3G et M.
- Catéchine Diamine B.
- Bronze Diamine G.
- Verts Diamine G et B.
- Diaminogène extra.
- Bleu noir Diamine B.
- Noirs Diamine BH et ML.
- Certains de ces colorants donnent déjà par eux-mêmes, sans remontage, des effets et différences de nuances parfaitement utilisables. Les Bleu pur Di»' mine, Bleu acier Diamine, Vert Diamine G, Catéchine Diamine B, Bronze Diamine G, Noir Diamine ML sont tout particulièrement dans ce cas.
- Pour remonter, il faut choisir les colorants basiques unissant facilement. Les colorants suivants teignent en bain bouillant, les deux fibres en nuances uniformes comme ton et intensité :
- Cochenilles brillantes 2R et 4R.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Ponceaux brillants.
- Ponceaux R et 2R.
- Lanatuchsines SG et SB.
- Fuchsine acide.
- Rhodamine B.
- Eosines.
- Violets Formyl.
- Violet acide 4RS.
- Cyanols extra.
- Verts acides JJ et B extra.
- Vert acide solide BN.
- Jaune acide C.
- Jaunes indiens
- Orangés GG II et ENZ.
- Voici un nouvel exemple : Noir et Bleu.
- Teindre pendant 1 heure à 60° C avec :
- 2 0/0 Bleu noir Diamine.
- 10 0/0 Sulfate de soude crist.
- 2 0/0 Acide acétique 40 0/0
- rincer et remonter sur un nouveau bain au bouillon avec
- 3 0/0 Cyanol extra.
- 100/0 Bisulfate de soude.
- TEINTURE DES TISSUS DE CONFECTION POUR HOMMES.
- Pour la production de doubles teintes sur tissus de confection nous recommandons en premier lieu la t einture en un seul bain avec les colorants acides so-lides. Mais pour certains articles qui ne demandent pas une solidité particulière à la lumière on peut employer également avec avantage les couleurs Diamine de la façon que nous avons indiquée.
- Pour obtenir des doubles teintes en un seul bain, il suffit de combiner des colorants qui, même en bain chaud ou bouillant teignent la laine chlorée plus que la laine ordinaire, avec ceux qui couvrent les deux fibres aussi uniformément que possible.
- Voici les colorants acides solides qui teignent la laine chlorée plus que la laine non chlorée :
- Bleu Lanacyl B.
- Bleu marine Lanacyl B.
- VioletLanacyl B.
- Vert Naphtol B.
- Noir Naphtol 12B.
- Noir bleu Naphtol S3B.
- Noir bleu Naphtol 6B.
- Noir Anthracene acide ST.
- Noir bleu Naphtyl N.
- Noir Naphtol 3B.
- Bleus solides R et 3R.
- Gris d’aniline B.
- La teinture est très simple ; elle s’effectue de la façon généralement usitée pour les colorants cités, c’est-à-dire avec addition de sulfate de soude et d’acide acétique.
- Pour le vert Naphtol et lescombinainons de couleurs Lanacyl ou du Vert Naphtol avec des produits du groupe des colorants unissant facilement, tels que l’Orange GG, le Jaune solide S etc., on ajoute, vers la fin de l’opération, encore un peu de bisulfate de s jude. On entre la marchandise, préalablement bien mouillée à l’eau chaude, dans le bain tiède, on chauffe en 30-40 minutes à 80° 100 C et on laisse encore aller pendant 1 heure environ. Pour obtenir un article noir et gris avec le Noir Anthracène acide ST ou le Noir Naphtol 12 B on recommande de ne pas chauffer au-dessus de 60° 650 C., le colorant ne montant guère, à cette température que sur la laine chlorée.
- F oulonnage. — Si les tissus doivent être foulés avant teinture il faut fouler de préférence en bain acide ou neutre, car l’alcali diminuerait plus ou moins la plus grande affinité de la laine chlorée pour les colorants.
- Je recommande d’employer le foulon à l’eau pour les tissus qui ne sont généralement soumis qu’à un léger savonnage (les cheviotes par exemple) et le foulon acide dans les cas où il s’agit d’un foulon plus énergique.
- En outre pour l’ensimage il est à recommander de n’employer aucune huile, mais des produits solubles dans l’eau tels que la glycérine, l’huile pour rouge (sulforicinate).
- Voici un mélange qui a fait ses preuves comme substitut de l’oléine pour l’ensimage des laines filées :
- 1 partie de glycérine
- 1 partie d’huile pour rouge
- 3 parties d’eau.
- La production d’effets de crépon finalement réside dans ce fait que la laine chlorée foulée en bain acide ou alcalin conserve presque entièrement sa longeur primitive, tandis que la laine ordinaire se feutre et se rétrécit. Les effets sont plus ou moins marqués suivant las qualités de laine employées et suivant la durée du foulon. Ils atteignent leur maximum si l’on emploie pour le chlorage une lame aussi dure que possible qu’on tisse ensuite avec une laine bien douce et qui se feutre facilement.
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- §
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les bleus Lanacyl BBR et marine B donnent déjà des effets noir et bleu.
- Le noir Naphtol 12 B convient pour la production de doubles teintes noir et verte bleuâtre.
- Les noirs Naphtol 3 B, noir bleu Naphtol 6 B et noir anthracène acide ST donnent des noirs et gris, très recherchés.
- On sait que ces noirs se distinguent par une solidité à la lumière tout à fait remarquable ; les teintes obtenues avec le noir anthracène acide ST possèdent une très grande résistance au foulon.
- M. Ude.
- LA LOI DE 1893
- sur l’hygiène et la sécurité des travailleurs
- Une intéressante question, née de l’application de la loi du 12 juin 1893, concernant l’hygiène et la sécurité des travailleurs, vient d’être discutée à la Cour de cassation, chambre criminelle.
- Aux termes de l’article 2 de cette loi, les manufactures, fabriques, usines, chantiers, ateliers de tout genre et leurs dépendances doivent être aména-gésde manière à garantir la sécurité des travailleurs. Dans tout établissement fonctionnant par des appareils mécaniques, les roues, les courroies, les engrenages ou tout autre organe pouvant offrir une cause de danger doivent être séparés des ouvriers de telle manière que l’approche n’en soit possible que pour les besoins du service.
- Et l’article 3 ajoute :
- « Des règlements d’administration publique, rendus après avis du comité consultatif des arts et manufactures, détermineront dans les trois mois de la promulgation de la présente loi les mesures générales de protection et de salubrité applicables à tous les établissements assujettis. »
- En effet, le décret du 10 mars 1894, rendu pour l’application de cette loi, a précisé les mesures à prendre et dans son article 12 exige que :
- « Toutes les pièces saillantes mobiles et autres parties dangereuses des machines, et notamment les bielles, roues, volants, les courroies et câbles, les engrenages, etc., soient munis de dispositifs protecteurs tels que gaines et chéneaux de bois ou
- de fer, tambours pour les courroies et les bielles ou de couvre-engrenages, garde-mains, grillages; que les machines-outils à instruments tranchants tournant à grande vitesse, telles que machines à scier, fraiser, raboter, découper, hacher, les cisailles, coupe-chiffons et autres engins semblables soient disposés de telle sorte que les ouvriers ne puissent, de leur poste de travail, toucher involontairement les instruments tranchants. »
- Enfin, l’article 6 de la loi du 12 juin 1893 contient cette disposition dont il s’agit de déterminer la portée :
- « Toutefois, en ce qui concerne l’application des règlements d’administration publique prévus par l’article 3 ci-dessus, les inspecteurs, avant de dresser procès-verbal, mettront les chefs d’industrie en demeure de se conformer aux prescriptions dudit règlement. Cette mise en demeure, indiquera les contraventions relevées et fixera un délai à l’expiration duquel ces contraventions devront avoir disparu... »
- Cette mise en demeure constitue-t-elle un drcit absolu pour les patrons? L’absence de cette mise en demeure les dégage-t-elle de toute responsabilité, dans tous les cas ? Spécialement, si un accident se produit, si un ouvrier est blessé par la négligence du patron, qui n’aura pas pris les mesures nécessaires, celles qui sont prévues en termes généraux par la loi de 1893 et qui ont été nettement déterminées par le règlement de 1894, ce patron pourra-t-il invoquer le texte de l’article 6 rappelé plus haut pour échapper à toute répression pénale ? Cet article 6 a-t-il eu pour résultat de rendre inapplicable les articles 319 et 320 du Code pénal qui punissent les blessures accidentelles résultant de la maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlement ? (A suivre).
- LA GRANDE ROUE
- La GRANDE ROUE est la plus originale et surtout la plus attrayante des « Attractions de Paris »; construite par les premiers ingénieurs du monde, elle offre toutes les garanties de sécurité que peut désirer « l’Ascensionniste »; chaque jour, elle est vérifiée en détail par deux ingénieurs et plusieurs mécaniciens.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 203
- La GRANDE ROUE n’occasionne aucun vertige, aucune nausée, en raison de la montée lente et progressive des wagons, qui sont en outre, installés avec le plus grand confortable.
- La GRANDE ROUE est la plus gigantesque des constructions de l Exposition de 1900 ; C'est la plus grande roue du monde, on y contemple le premier Panorama du Globe, celui de Paris, et on peut y admirer en détail le coquet Village Suisse. Chose curieuse ! elle est la moins coûteuses de toutes les attractions ; elle a résolu le problème du plaisir à bon marché, alors que dans toute l’Exposition, il faut avoir constamment son porte-monnaie à la main, à la Grande Roue, au contraire, tous les spectacles, tous les divertissements que renferment ses jardins, sont Absolument gratuits. La GRANDE ROUE accepte en paiement les tickets de l’Exposition.
- Les distractions qu’offre la GRANDE ROUE sont saines st honnêtes, les familles et les enfants peuvent y venir sans crainte de 8 heures du matin à minuit.
- En sortant de l’Exposition par les portes de l’Avenue de Suffren, pour entrer à la GRANDE ROUE on ne perd pas droit à son Ticket d’Exposition, car la GRANDE ROUE, toujours généreuse le restitue à son visiteur.
- A. de C.
- PRIME A NOS LECTEURS
- Au moment où la France se réjouit à juste titre de l’immense succès de sa merveilleuse Exposition, nous avons pensé être agréable à nos lecteurs en leur permettant de savourer à pleins bords, aux plus douces conditions possibles, cette délicieuse essence de notre généreux sol :
- Le Vin de Champagne.
- Un de nos amis veut bien mettre à leur disposition, pour faire connaître sa marque, un stock d’excellente marchandise au prix exceptionnel de deux francs la bouteille en entrepôt ou gare Epernay et 2fr. 30 dans Paris à demicile.
- Nous pensons que nos lecteurs voudront profiter de cette excellente occasion et sommes à leur disposi-llon pour la bonne exécution de leurs ordres.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Bouret (Henri-Gustave), teinturerie de plumes, 89, rue de Bondy, à Paris. — Jug. du 1er juin. — S. : M. Lesage.
- Warinier (Eugène), blanchisserie de tissus de laine, 33, quai de Seine, Ile Saint-Denis, à Paris. — Jug. du 5 juin. — S. : M. Châle.
- Clôtures pour insuffisance d’actif
- Thibault produits chimiques, 15, rue Jules-César, à Paris. — Jug. du 28 fev.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Boyeldieu et Melliez, filature et teinture de coton et de laine, 51, rue Saint-Leu, à Amiens. — Durée ; 6 ans du 1er octobre 1900. — Cap. : 50.000 fr. — Acte du 7 mai.
- Formation de la Société anonyme dite Trust chi-mique, produits chimiques, siège social, 33, rue Bel-lecour, à Lyon. — Durée : 40 ans. — Cap. : 500 000: francs. — Acte du 24 avril.
- Formation de la Société en commandite BOLHY, Deman et Cie, apprêt des étoffes ettissus en tous genres, rue Vauban, lieu dit le Houzard, à Wasquehal. — Durée : 19 ans et 4 mois. — Cap. : 45.000 fr. dont 20 000 fr. par la commandite. — Acte du 25 mai.
- Dissolutions de sociétés
- Dissolution, à partir du 19 mai, de la Société française de couleurs d’aniline de Pantin, à Pantin. — L. MM Ruch et Delpeuch. — Jug. du 19 mai.
- Dissolution de la Société Quentin et Rabany, blanchisserie et teinture, à Gaspré, commune de Saint-Georges-des-Groseillers, à Domfront. — Acte du 8 mai
- Dissolution, à partir du 31 mars, de la Société Bohly et DENAN, apprêts de tissus en tous genres, à Wasquehal, à Roubaix.— L. : MM. Bohly et Denan. — Acte du 21 mai.
- Dissolution de la Société E. MINGRAT et F. Eydan, teinture, 114, cours Lafayette, à Lyon. — Acte du 16 mai. — L. : M. Eydan.
- Dissolution, à pariir du 1er juin, de la Société Lohse et Guenot, teinture, blanchiment et apprêts, 51, rue de Grenelle, à Paris — Acte du 30 mai.
- Dissolution à partir du 9 juin, de la Société Joseph Édouard et Palais, droguerie et produits chimiques, 18, rue Gambetta, à Paris.
- Dissolution, à partir du 25 avril de la Société De-proit et Cie, comptoir chimique, 13, rue d'Argen-teu;l,à Paris. — M. Tollmann continue seul. — Acte du 3 mai.
- Dissolution, à partir du 1er mai de la Société Paul Laval et Cie, nettoyage chimique d’articles de passementerie, broderie, tissus, etc., 198, rue du Maine, à Paris. — L. : M. Laval. — Acte du 1er mai.
- Modifications de sociétés
- Modification de la Société Marcieux père et fils, teinturerie et glaçage de fils, 17, rue des Teinturiers, à Saint-Etienne. — Retrait de M. Etienne Marcieux de la société. —Acte du 9 juin.
- Modification de la Société Sagne et Riffard, apprêts, 8, cours Herbouville, à Lyon. — Acte du 19 mai.
- Modification de la Société DEPROIT et Cie, comptoir chimique, 13, rue d’Argenteuil, à Paris. — Transfert du siège, 23, rue d’Enghein, à Paris. — Acte du 17 mai. •
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A, FAYOLLE, Directeur, 2u. rue Turgot.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C. H. BOEHRINGER SOHN Fabrique de Produits Chimiques NIEDER-INGELHEIM-sur-Rhin
- Spécialités pour mordançage
- ACIDE LACTIQUE techniquement pur (pour la laine).
- LACTOLINE, le meilleur succédané du tartre (pr la laine) ANTIMONINE breveté S. G. D. G., (pour le coton).
- Surpasse tous les sels d’antimoine.
- Meilleur marché, très soluble, moins acide.
- Fixant toute sa teneur en antimoine sur la fibre.
- Dépôts: à PARIS, chez M. JeanKAHRS, 24, rue d'Enghien; à LILLE chrzM. Louis BALL, 183, rue Solférino; à BRUXELLES, chez MM. MORHARD et WAGNER; a DISON-Verviers, chez M. N. J. TASTÉ
- TARTRES BRUTS & RAFFINÉS Spécialité de tartres blancs et rouge en tablettes LIES DE V1N pour DROGUERIES & TEINTURES Les Fils de J. FOUR
- MACON (Saône-et-Loire)
- Succursale et Usine à Marseille Matières premières pour l’Industrie chimique
- Cendres et résidus métallurgiques,
- Tournures métalliques. Etain, zinc, plomb, cuivre, nickel, etc.
- FUMISTERIE ET MAÇONNERIE
- Spéciales pour Usines et travaux de Ciment
- Ancienne Alaison BENARD Fondée en 1835.
- Téléphone 416-47
- Eugène KREBS
- Constructeur
- 66, rue Mamn. 66
- 4, rue des Carrières, 4
- PARIS
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 29
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- Ge
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- » .. rree . .....
- PLACE DU HAVRE
- Indigos
- Ecim de teinture.
- On cote :
- mpêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 .
- — 2e qualité .. . 11 .. 12 ..
- 3e qualité.... 6 50 10
- — Sisal, Yucatan... 9 24 11 10
- — Honduras 9 35 9 75
- — Tabasco 7 8
- — Haïti Cap 6 25 6
- — Fort-Liberté.,,.. 6 50 6 70
- — Aquim 6 50 6 25
- — St-Marc 25 8
- — 7 7 25
- — P.-de-Paix ., . . 7 40 7 75
- — Miragoane... .. ec 5 75 6
- — Saint-Domingo... 5 50 6 75
- — Martin, et Guadel. 4 50 5 25
- — Jamaïque. 5 40 7
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 6 50
- * Manzanillo 6 6 25
- à 6 50 7
- • Vera-Cruz .... 5 50 6
- » Campèche 5 5 25
- • Carmen 5 5 25
- » Tampico ♦ Porto-Plata 5 5 75 6 5 50
- » Haïti 4 75 5 25
- • Jamaïque 5 57 5 65
- • Barcel et P. Cab .. 6 6 25
- • Rio Hacha 4 4 25
- » Carth. et Savan... 4 4 25
- » Maracaïbo 4 75 5 75
- • Fustet 100 k. 14 16
- » Tatajuba 50 k. 4 5 • ,
- • Bahia 4 5
- » 5 35 6 50
- « Amapala. ... 50 kil. 5 5 50
- Rouge Brésil Bahia 7 9
- » Calliatour... 100 k. 15 17
- » Lima 50 kil. 8 50 9 75
- » Ste-Marthe 7 9
- » 3 50 4
- » Sandal 100 k. 7 9
- • Sapan 50 k. 6 (ù • •
- » Quebracho.. 1009 k. 83 95 •
- « Pernamb..... 50 k 16 18
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. N
- — en caisse — 37 50 45
- Jaune ou gamb e . 6 . • • • •
- » pressé ... 20 21 • •
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille 1 60 2
- Ténérife grise 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 • 7
- Java, Mad , Pond.. .... M • • •
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 • 18 • 4
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k..
- » fin viol, et pourpre. ..
- » beau viol, et dite....
- » bon violet...........
- 1 • moyen violet...........
- » bon violet rouge.....
- » bon moy. v. roug....
- « fin rouge............. » bon dito.............
- » bon à fin cuiv.......
- » cuiv. ord. et bas..,...
- Java.........................
- Kurpah., ....................
- Madras . ................. Manille...................
- Caraque ................... Guatemala flor.............
- » sobre...........
- » bon à fin cor.....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k. • bon à beau.........
- » ord. et moyen .....
- 6 25 7 .
- 6 75 7 ..
- 6 25 6 50
- 5 50 5 75
- 4 25 4 50
- 5 .. 5 25
- 4 50 4 75
- 5 25 5 50
- 4.. 450
- 3 50 4 25
- 2 75 3 25
- . M
- 2 50 5 ..
- 2 . 4 50
- 2 .. 3 50
- 2 50 4 50
- 5 25 6 .
- 4 .. 5 ..
- 4 .. 5 ..
- 2 50 3 50
- 6 .. 6 50
- 4 50 5 50
- 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud..............M .. ..
- Madagascar...............M .. ..
- Quere itron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé............. 7 50 à 8 50
- » gros effilé............. 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles............1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne..,....................... M ....
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique..............
- 260 .. à 265 ..
- Bois de : Campêche Laguna.......... 18 .
- » Martinique............. 10 .
- » Jaune Carmen. M .
- » » Maracaïbo M .
- Cannelle de Chine....... 110 .
- — de Ceylande n-000 à 4 252
- Cochenilles :
- Grises..................... 200 .
- Argentées.................. 220 .
- .......................... 200 .
- Noires ordinaires....... 190 .
- » supérieures........... 210 .
- Crème de tartre..... ... 165 .
- Curcuma Bengale......... 65 .
- Dividivi . ,................ M .
- Gommes :
- 12
- 120
- 350
- 225 ..
- 200 ..
- 220 ..
- 170 .
- 70 .
- Arabique............... 165 . « 180 ,,
- Aden..... ........ 120 .. 125 ..
- .......................... 112 .. 115
- » Batavia..,............ 160 .. 165 ..
- Sandaraque. ............... 150 .. 160 ..
- Gambier..................... 45 .. 50 ..
- Galles vertes et noires.. 180 .. 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme : Madras, bon moyen assez
- tendre..................... F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire............ 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon
- violet et violet r.............. 3 50 4 ••
- Kurpah moyen et moyen
- ordinaire.................. 250 325
- Sumac en feuilles.........F. M .. 0,/ k,
- — en poudres...... F. M .. »
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. M .. 010 k. sous papier, F. M .. 010 k. » bon marchand en pains F. M .. ’
- » » » en boules. M »
- • raffiné en pouare sec. , F. M .. »
- Produit* chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.)., ,... 13 .. à 15 • (acq.)...................... 15 .. 16 •
- Acide muriatique.... 20 d 9 50 .**
- — nitrique...... 36 33 . . •• •
- — - ........... 40 41 ..........
- — sulfurique.... 66 10..........
- — 50 7 50 . **
- Carbonate de soudedei90/92,
- en sacs à rendre, marchés 12 25 • '
- Disponible............•.... 12 75 -*°
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34 .. •• •*
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en banques de 420 kilogs marchés................... 17 50 *
- Disponible.................. 18 50 -**
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés......... 8 25 -*
- Disponible................. 8 75 -*
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 •• •
- Disponible................. 19 .. • • • '
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 c •
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 -*
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de300k.marchés 29 25 “
- Disponible................ 29 75
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. plaquettes .................. 39 .. • • '
- Soude douce 33 degrés, en vrac......................... 4 50 ••
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 -**
- Silicate de soude.......... 25 .. • •*
- Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de 500 kil.................. 10 .. "
- Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. 20 .. -**
- Chlorate de baryte en fûts de
- 100 kil.,.,................ 190 .. • •
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0
- en sacs, consommation... 67 .. •• ' Entrepôt................... 63 .. « "*
- Sulfate de fer 95 p. 0[0, en
- p.206 - vue 213/396
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- S &e
- PLACE DE LYON
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- Acétate de plomb.... 79 . . à 82 ..
- A-ide acétique desarts 40% 29.. 31 ..
- — ......................... 7 .. 8
- — nitrique 36°............ 32 . . 34 ..
- — sulfurique, 66° ... 8 .. 11 .
- — tartrique............... 270 .. 280 ..
- — citrique................ 365 .. 370
- Alun épuré................... 20 .. 22 .
- — ordinaire.............. 15 . . 16 .
- Ammoniaque incolore, 22°. 40 . • 42 ,
- Bichlorure d’étain, 55°......105 .. 110
- — — 60°..... 130 . 135 ..
- Bois Campêche-Laguna. .. 18 18 50
- — — Guadeloupe 14 . . 14 50
- — Jaune Centre Amérique 20 .. 22 ..
- Cachou jaune. V apeurs .. 48 .. 60 .
- — brun................ 98 . • 105 ..
- Chlorate de potas se.....110. 120..
- — de soude................ 125 ,, 135 ..
- Chlorure de chaux: 00 à 110° 20 . , 21 . .
- Chromate rouge de potasse 9 4.. 97 . •
- — — de soude.. 73 .. 75 ..
- Crème de tartre .......: • 195 . ... ..
- Cristaux de tartre.........180 .. ..
- — de soude............... 7 50 8 ..
- Curcuma Bengale en racines 75 .. 90 «.
- — de Madras.............. 70 .. 75 ..
- — Chine , ....... 65 . 70 ..
- Essence de térébenthine .. 113 ,. 115 ..
- Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. 19 ..
- Galles de Chine etJapen. 185 .. 195
- — vertes et noires.. . 225 .. 235 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 145 .
- — arabique................. 250 ..
- — adragante rousse, 340 .,
- Jus de citron............... 23 ..
- Méthylène à 9.’.’........... 98 .
- — régie 90......... 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 190 ..
- — — de soude.. ... ..
- Pyrolignite de fer...... 10 ..
- Résine.................. 16 ..
- Rouille ... . .. 9 ,.
- Sel de soude 80°... ..... 18 .
- — ammoniaque.. 12 50 Sel d’étain 230 ..
- Soufre en canons . ........ 19 50
- — sublimé............. 21 50
- Sumac Sicile en feuilles.., 30 ,,
- Sulfate d’alumine........... 15 ..
- — de cuivre.......... 74 ..
- — de fer...... ...... 7 50
- 150 ..
- 300 ..
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- 115 ..
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- 208
- le moniteur DE.LA teinture
- GUIDE-ADRESSES 0/14
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
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- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Harques (Fabrieants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiment* industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
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- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevet* d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries texties et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C‘ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant
- Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chaaffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, rernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etude* spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 183G. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extrait* de bois de teinture
- Bourally (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campèche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure, Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffe
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Eamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieur*
- Ma (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machine* d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Pàris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machine* à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machine* à couper les étoffe*
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
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- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue D’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant.
- Paris Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
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- 20 Juillet 1900
- 44® Année. — No 14.
- Le Numéro : 0,75
- LE
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- 1.
- N, sP _ 4 re Ç
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ...... . 15 fr.
- — Six mois....... 8 îr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et 7 unisie.
- SOMMAIRE
- La loi sur les accidents du travail.
- Appareil pour la teinture et le dégraissage des bobines de fils ou autres matières filamenteuses. Noir immédiat et bleu immédiat (suite). Le détachage (suite). Blinchiment et teinture de la toile (suite). Teinture en couleur khaki. Perfectionnements et procédés nouveaux. Divers. — Le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriele (suite). — La loi de 1893 sur l’hygiène et la sécurité des travailleurs (suite et fin). — Jurisprudence. —Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que PERSONNE N’EST AUTORISÉ A SE PRÉSENTER AU uom du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc , etc., des polices d’assurances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, toutes les communications relatives aux assurances DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons immé-
- diatement à la Compagnie the Océan-Accident, seule chargée de traiter ces questions.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS
- du travail
- Depuis la mise en vigueur de la loi sur les accidents, de nombreuses décisionsont été rendues par les tribunaux.
- Nous voudrions, dans ce journal, commenter tes jugements les plus intéressants qui ont sta-lué sur les difficiles questions que fait naître la législation nouvelle.
- Nous nous efforcerons de mettre notre langage à la portée de toutes les intelligences. Mais il pourra nous arriver de nous heurter bien souvent à des expressions techniques qu’il est bien malaisé d’éviter. Comment, en effet, parler du droit sans employer des mots juridiques? Nous ferons pour le mieux, et nous espérons être compris des intéressés qui voudront bien nous lire avec attention Nous n’avons d’autre prétention, dans cette causerie familière, que de répandre le plus possible la connaissance de la loi du 9 avril 198 et de donner sur son sens et sa portée les notions les plus claires et les plus exactes.
- Il nous a été demandé si le chef d’entreprise est toujours responsable des gens qu’il emploie, quelle que soit la nature du contrat qu’il ait pu consentir avec eux.
- Un marchand de bois de sapin avait acheté tout un lot de sapins sur pieds, et il avait traité à forfait avec un bûcheron pour l'abatage et le transport des arbres dans ses magasins. Ce marchand de bois se croyait responsable des
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- accidents dont seraient atteints son sous-traitant ainsi que ses ouvriers,
- Nous lui avons répondu négativement. Il n’y a aucune responsabilité dans ce cas de la part de l’acquéreur des bois.
- Le sous-traitant a pris à sa charge un travail pour l’exécution duquel il jouit d’une entière indépendance vis-à-vis du chef d’industrie, il est lui-même un patron.
- Les avantages attachés à cette condition ne vont pas sans des inconvénients qu’on doit subir ; la responsabilité des accidents est le corollaire, la conséquence de l’autorité et de l’indépendance.Si, au contraire, l’entrepreneur, en se chargeant d’un travail, est resté placé sous la surveillance immédiate et l’autorité du chef de l’industrie, il n’est en définitive qu’un contremaître payé à la tâche, sa responsabilité est couverte par celle de l'industriel avec qui il a traité.
- Ainsi le sous-entrepreneur qui fait usage de ses propres matériaux, de ses machines et de ses outils et qui a autorité sur ses ouvriers qu’il dirige et commande comme il l’entend, ne peut rien réclamer à l’entrepreneur principal.
- Paris, 30 novembre 1867, Douai, 21 mars 1887.
- Sous l’empire de la loi nouvelle, plusieurs décisions ont été rendues en ce sens.
- Ainsi, un nommé Pelletier a reçu le 3 décembre 1890, un éclat de pierre dans l’œil en cassant des cailloux, le tribunal de Toulouse a jugé, le 1er mars 1900, que cet ouvrier cassait les cailloux à raison de 2 francs le mètre cube, qu’il ne se trouvait pas dans un chantier appartenant à l’entrepreneur qui lui avait commandé ces cailloux, mais qu’il travaillait dans un chantier public, pour son propre compte, à ses risques et périls et fournissait des cailloux à tous ceux qui en demandaient.
- Le juge de paix de Noyon (Oise) a consacré la même théorie le 9 mars 1900.
- Il s’agissait d’un manœuvre qui s’était chargé de scier en long un certain nombre d’arbres, moyennant un prix forfaitaire, avec faculté de travailler à ses jours et heures, en dehors de toute surveillance du propriétaire des arbres. Ce dernier ne pouvait, à la suite d’un accident, être tenu de payer une indemnité au scieur de long qui en a été atteint. Le scieur de long, dans la circonstance, avait fait un contrat d’entreprise, il n’était pas un ouvrier placé sous la direction et l’autorité du propriétaire des arbres.
- (A suivre.)
- APPAREIL POUR LA TEINTURE et le dégraissage des bobines de fils ou autres matières filamenteuses
- Par la Société Harmel frères.
- MM. Harmel frères, ont imaginé un nouvel appareil à teindre les bobines de filature et autres matières filamenteuses à l’aide d’une circulation forcée de bas en haut du liquide tinctorial à travers la masse des bobines, lesquelles sont disposées dans la cuve de teinture.
- Le mouvement de bas en haut du liquide est dû au refoulement que produit une hélice à axe vertical placée dans un conduit disposé au centre de la cuve.
- Le bac ou cuve peut être en bois ou en cuivre et chauffé à la vapeur, s’il est en bois, ou encore chauffé soit à la vapeur, soit directement en dessous, s’il est en métal.
- Les bobines de fil sont rangées par lits sur un faux fond de la cuve, et sont empilées sur une certaine hauteur ; les interstices entre les bobines sont remplis avec de la blousse ou de la laine, dans le but de forcer la matière tinctoriale à traverser toutes les bobines sans qu’elle puisse s’échapper par leurs intervalles.
- Le liquide tinctorial s’étend au-dessus des bobines en quantité relativement considérable pour obtenir une teinture suffisamment diluée dans le but de produire dans le fil des diverses bobines une teinte aussi homogène que possible.
- Les bobines étant disposées ainsi, on recouvre le tout avec un second faux fond à jour, maintenu solidement par des tiges à vis pour éviter le soulèvement des bobines pendant la circulation du liquide.
- La turbine de refoulement est constituée par une hélice à axe vertical qui tourne à l’intérieur d’un cylindre placé entre les deux faux fonds et prolongé par un tuyau qui débouche au-dessous du niveau extérieur du liquide dans la cuve.
- Cette hélice refoule le liquide dans le compartiment formé par le fond et le faux fond inférieur et le force à traverser toute la masse des bobines pour remonter dans la cuve et redescendre par le tuyau central, de manière à produire une circulation continue.
- Nous avons représenté à titre d’exemple, une des dispositions employés pour la réalisation de cet appareil.
- Fig. 1 et 2, coupe verticale par l’axe et plan de notre nouvelle cuve.
- Au-dessus du fond B de la cuve A se trouve un
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- faux fond perforé C reposant sur une couronne inférieure D.
- Les bpbines de fil a sont placées sur ce faux fond et les petits intervalles pui se trouvent entre elles sont remplis avec de la blousse ou de la laine qui sera teinte en même temps, et qui est destinée à forcer la mattère à passer à travers des bobines.
- Lorsque la cuve est garnie de bobines jusqu’à la
- Les tiges b sont articulées pour permettre de les ra-battre vers l’intérieur pour la mise en place ou le retrait du faux fond E ; lorsqu’elles sont redressées, leur partie supérieure au-dessue des écrous d pénètre dans une échancrure/ des cornières e.
- Les écrous d étant appuyés sur la face inférieure des cornières correspondantes, ne pouvant tourner à cause du contact d’une de leurs faces verticales avec
- exde.
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- 3
- hauteur convenable, on place au-dessus un second faux fond E, également perforé.
- Pour empêcher les bobines de se soulever pendant le fonctionnement de l’appareil, Je second faux fond est retenu solidement a 1 aide de tiges b filetées et articulées en c sur sa face supérieure et retenues ‘par des écrous d qui s’appuient sur la face intérieure de petites cornières e fixées à la partie supérieure interne de la cuve A.
- les cornières e, si on fait tourner les volants à main g dont sont munies les tiges filetées bf les écrous ne peuvent alors monter et forcent les tiges à descendre, en enfonçant le faux fond E, pressant ainsi sur la couche supérieure des bobines a, qui sont alors solidement maintenues.
- L’appareil est chauffé à l’aide d’un serpentin de vapeur S.
- Le dispositif du refoulement du liquide tinctorial
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- comprend une vis V portée par l’axe vertical O, et placée dans un cylindre sans fond K porté par un pied ajouré L fixé au fond B de la cuve.
- Le mouvement est donné à la vis V par un engrenage d’angle M actionné par l’arbre N portant les poulies fixe et folle.
- La vis V, en tournant, refoule le liquide dans la partie inférieure de la cuve, sous le premier faux fond, et le retour du liquide à la turbine a lieu par un tuyau R qui la surmonte, et dont l’orifice supérieur se trouve au-dessous du niveau du liquide dans la partie supérieure de la cuve.
- Dans le but de rendre le classement des bobines dans la cuve plus facile, on peut employer le dispositif représenté, fig. 3 et 4, en coupe verticale et en plan.
- On emploie dans ce cas de petites claies T à rebords de faible hauteur qu’on peut retirer de la cuve pour y ranger les bobines; on juxtapose ces claies comne le montre le plan, fig. 4, pour épouser exactement la forme intérieure de la cuve, en emboîtant le tuyau central de retour du liquide.
- Un certain nombre de ces séries de casiers sont su perposées jusqu’à ce qu’on ait atteint la hauteur voulue.
- On interpose également de la blousse ou de la laine entre les bobines et entre les claies des différents casiers, pour éviter la production de courants verticaux qui porteraient la teinture à certains endroits au détriment des autres.
- On pourrait encore donner à l’appareil la disposition de la fig, 5, dans laquelle l’hélice de refoulement V est horizontale; sa commande est complètement en dehors de la cuve, le liquide descend par le tuyau extérieur U, de sorte que le dessus et l’intérieur de la cuve sont complètement libres, ce qui est très com > mode pour ranger les bobines.
- On peut également appliquer ce système pour le dressage des bobines de fi's cardés ; on évite ainsi une double manutention de dévidage et de remises en bobines qui, outre les frais de main d’oeuvre, occasionnent encore un déchet assez important.
- On se sert aussi de cet appareil pour dégraisser la laine brute destinée au peignage.
- Cette laine, placée entre les deux faux fonds péroré s, sera dégraissée par les ingrédients ordinaires.
- De cette façon, la laine ne sera pas cardelée comme lie l’est actuellement par les fourches qui la travail— ient dans les bacs; elle arriverai la carde sans aucun
- feutrage, ce qui occasionnera moins de blousses à la peigneuse.
- NOIR IMMÉDIAT et Bleu immédiat (Suite)
- Bleu Immédiat C.
- Le Bleu Immédiat est employé avec beaucoup de succès pour la teinture du coton en flottes et en bourre, en chaînes et en pièces, soit seul pour remplacer entièrement l’Indigo, soit en combinaison avec ce dernier. Nous donnerons dans les chapitres suivants des recettes détaillées pour les differents genres d’application; en attendant voici d’abord un aperçu des qualités de solidité du Bleu immédiat.
- Solidité au lavage. — Le Bleu Immédiat résiste à la lessive la plus énergique sans perdre en intensité. Le blanc lavé en même temps n’est pas coloré ou il ne l’est du moins que d’une façon absolument insignifiante.
- Des essais comparatifs ont démontré que des teintes d'Indigo étaient devenues bleu clair après 10 lessives de ménage, tandis que le Bleu Immédiat traité dans les mêmes conditions n’avait pas subi de changement perceptible.
- Solidité à la lumière. — La solidité à la lumière du Bleu Immédiat est excellente, égale à celle des meilleurs bleus de cuve.
- Solidité aux acides.— N’est pas moins remarquable. Les teintes de Bleu Immédiat résistent d’une façon parfaite à la teinture de la laine au bouillon en bain acide (pour les articles mi-laine) et elles supportent même le mordançage usité de la laine avec bichromate de potasse et acide sulfurique.
- En outre les teintes de Bleu Immédiat sont très solides au frottement et au calandrage.
- Elles ont la propriété de fixer les colorants basiques encore mieux que ne le font les couleurs diamine; on peut par conséquent les remonter avec bleu méthylène nouveau, indazine, naphtindone ou d’autres colorants basiques, sans que ce remontage ait une influence sensible sur la solidité au lavage.
- La résistance à la lumière n’est pas diminuée par ce remontage.
- Dissolution du colorant
- On n’a qu’à verser sur le colorant, additionné de la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- quantité de su’fure de sodium nécessaire pour la teinture, de l’eau bien chaude et la dissolution se fait ainsi immédiatement.
- (A suivre.)
- LE DÉTACHAGE
- Quelques notes techniques sur les différents procédés. (Suite).
- Les taches de tannée, de tanin et de noix vertes sont traitées et lavées tour à tour avec de l’eau, de l’alcool et de l’eau de Javelle. On peut aussi, par un traitement avec le vitriol de fer, transformer les taches de tanin en taches de rouille, on les fait alors disparaître par la méthode déjà connue.
- 6 Taches d’aliments. — Sous ce nom on comprend les taches de bière, de grog, d’eau sucrée, de limonade, de café, de punch, etc. La plupart s’en vont avec d. l’eau, on emploie cependant un peu de soude. Pour les taches de café, de limonade, de couleur, de soupe, de fruits, on peut ensuite, si c’est nécessaire, leur faire subir un traitement de quelques minutes dans l’eau de Javel. Les taches de café qui n’auront pas disparu par ce traitement seront, d’après la méthode Joelet, frottées avec un mélange de jaune d’œuf et de glycérine, lavées dans l’eau chaude, puis étant encore humides, repassées à l’envers avec un fer pas trop chaud. Les taches de café sont enlevées des étoffes de soie, de laine et de dem-laine en les laissant s’imprégner pendant 12 heures d’un mélange de glycérine, d’eau et d’ammoniaque.
- Les taches produites par le mucilage, l’amidon et la farine sont enlevées au moyen d’un lavage à l’eau chaude dans laquelle on a dissout un peu de savon de Marseille.
- 7 Taches d'origine animale. — Taches de lait, de soufre, de sang, de colle et de gélatine.
- Les taches de sang sont d’abord trempées dans l’eau de soude tiède puis enlevées avec une eau de savon légère; le sang séché, tel que les menstrues dans le linge de corps et dans les draps, est d’abord macéré par une cuisson avec le savon et la soude. Les vieilles taches de sang, par ce fait qu’elles contiennent du fer, laissent une tache jaune qui doit être traitée comme les taches de rouille. Certaines taches de sang n’ont pas encore tout à fait disparu après la cuisson avec le
- savon et la soude, dans ce cas il faut ensuite les traiter avec une poudre à blanchir, telle que le chlorure de chaux ou le blanchiment au pré.
- Les taches de colle et de gélatine s’en vont par un traitement à l’eau chaude ; les taches jaunâtres qui r stent sont enlevées avec de l’eau de Javel.
- Les taches de lait et de soupe représentent la transition des taches disparaissant avec la benzine, ce qui reste peut alors être détaché avec de l’eau.
- 8 . Taches diverses ne s'en allant pas aoecla graisse. — Les taches faites par la pierre infernale et par l’argent, reconnaissables à leur teinte variant du brun foncé au noir violet, sont enlevées du linge en les humectant avec une solution d’iodure de potassium, on les laisse sécher puis on les traite avec une solution de thiosulfate de soude. Si l’on prend les précautions nécessaires, on obtient un résultat plus rapide en humectant la tache avec une solution de cyanure de potassium et en la lavant ensuite avec beaucoup d’eau.
- Les taches d’iode sont enlevées avec une solution de cyanure de potassium ; le traitement de la tache avec la lessive de potasse à base d’alcool ou avec la solution d’iodure de potassium ou la solution de thiosulfate de soude, est moins dangereuse.
- On enlève les tarhe de cuivre et de vert-de-gris avec l’acide acétique ou l’esprit de sel ammoniac. Si ces méthodes ne donnent pas de résultats satisfaisants, on se sert alors d’une solution de cyanure de potassium.
- (A suivre.)
- BLANCHIMENT ET TEINTURE de la toile Par George H. HürstF.G.S.
- (Suite)
- Des solutions d’alcalis caustiques n’ont qu’une faible action à l’état d’ébullition, même à une haute température et sous une pression assez considérable, à part que les corps pectiques en sont éliminés, la cellulose reste sans changement. Ceci permet, pour le blanchiment, d’employer des solutions alcalines pour en'ever la cire huileuse, etc., sans toucher ou détériorer la fibre. Mais il faut éviter un traitement trop prolongé sur la toile avec les alcalis, car cela aurait pour effet de désagréger la fibre.
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- Des solutions de soude caustique d’une force supérieure à 3 pour cent tendent, à l’ébullition sous pres sion, à convertir la cellulose en corps solubles de caractères divers, et il peut s’en dissoudre de 20 à 30 pour cent par ce traitement. Des solutions assez fortes de soude caustique ou de potasse caustique agissent sur les fibres de cellulose d’une façon toute différente: il a été trouvé que des solutions contenant 10 pour cent d’alcali ont un effet considérable sur les fibres, elles les font gonfler et les rendent gélatineuses et transparentes, le canal central étant plus ou moins attaqué.
- Dans ce cas, la cellulose entre en combinaison avec l’alcali, et il se forme une cellulose de soude dont la formule est C12 H2® 0102 NaOH. Cette cellulose alcaline, cependant, ne constitue pas un corps stable ; au lavage avec de l’eau, l’alcali se trouve éliminé, et on obtient de l’hydrate de cellulose dont la formule est C12 H20 010 H2 O. On remarquera que pendant le procédé du lavage par l’eau, la fibre diminue considérablement, de 10 à 25 pour cent, dans sa longueur en même temps que son épaisseur augmente. Ce raccourcissement est surtout remarquable dans le coton.
- Des solutions de soude caustique de 20 degrés n’ont que peu d’effet de mercérisation, si ce n’est que par un traitement assez prolongé : l’addition d’oxyde de zinc à la solution caustique augmente l’effet de la mercérisation. Des solutions de 45 à 55 degrés produisent une action de mercérisation immédiate même à froid, et constituent la force la plus favorable, si on emploie une solution de soude caustique. En dehors du changement qui se produit quant à la longueur et à la force, les fibres ainsi mercerisés ont beaucoup plus d’affinité pour la teinture, une pièce d’étoffe mercerisée absorbant trois fois plus de matière colorante qu’une étoffe non mercerisée.
- L’action des acides sur la toile ainsi que sur les fibres de cellulose végétale est très variable et dépend beaucoup du genre d’acide qui est employé, de sa force, de la durée, de son action, de la température, etc., etc. En thèse générale, les acides organiques tels que les acides acétique, oxalique, citrique et tartrique n’ont que peu d’action sur la toile. Les solutions d’acide sulfurique ou hydrochlorique à 2 pour cent, à froid, n’ont, pratiquement, aucune action, et après y avoir trempé la toile on la lave bien, on ne découvre aucun changement. Ceci est très important à constater, parce que dans le blanchiment de la toile ou de
- tout autre fibre végétale, il est avant tout important de les rendre acides, ce qu’on ne peut obtenir si les acides employés les attaquent; mais il est important de bien les laver ensuite.
- Lorsque les acides sont employés en solution au point d’ébullition, ils ont un effet de désagrégation sur la cellulose ; celle-ci se convertit alors en hydrocellulose ; lorsque celle-ci est séchée, elle devient cassante et se met en poudre, ce qui, en ce qui concerne le fil de lin, aurait pour effet de le rendre mou et cassant. La durée de l’action dépend de la température, plus celle-ci est élevée, plus l’action est forte, et également, tout naturellement, de la force de la solution.
- ( The Dyer and Calico Printer.)
- TEINTURE RAPIDE en couleur Khaki
- Par le Dr Fürth (Berlin Farber Zeitung)
- Les teintes de la couleur Khaki varient du jaune au rouge grisâtre ; elles sont produites par diverses combinaisons de couleurs courantes, et quelquefois avec des essences de bois de teinture tel que le cachou, le citronier et le bois de campêche. Mais, en général, leur résistance laisse beaucoup à désirer, tandis que les teintes obtenues par les combinaisons des couleurs courantes ne résistent pas à la lumière et aux acides, les teintes obtenues avec les bois de teinture ne sont pas assez résistantes pour affronter les lavages, et une fois fixées ne résistent pas davantage aux acides.
- Les teintes tirant sur le chamois par le chrome, sont cependant assez résistantes à l’action de la lumière et au lavage, et pour les rendre absolument résistantes aux acides minéraux, il suffît d’ajouter au procédé de teinture ordinaire un bain d’huile de rouge de Turquie faisant ainsi se combiner ensemble l’huile avec les oxydes métalliques sous une forte pression de vapeur.
- Voici quels sont les détails du procédé : Les étoffes, étant bien lavées et blanchies, sont passées dans un bain contenant 2 pour cent de son volume de sulfate de fer et par 22 gallons, 25 livres d’alun de chrome auparavant dissout dans de l’eau ; et en plus, la proportion de trois quart à une pinte de pyrolignate de far ; si on veut obtenir une teinte grisâtre, en faisant passer le tissu environ six fois dans ce dernier bain.
- Puis on retire et on ajoute le mordant en le distri -buant de la façon la plus égale que possible. On re -
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 215
- plonge ensuite deux fois l’étoffe, puis au bout d’une demi-heure, dans un bain chaud d’une demi-livre de soude par gallon de teinture, on la fait passer trois fois dans ce dernier bain. On lave, fait sécher et on passe dans un bain d’huile de rouge de Turquie contenant 20 pour cent de rouge de Turquie contre 30 pour cent d’huile de ricin.
- On laisse ensuite sécher et on fait passer à la vapeur à la pression de 7 livres par pouce carré. Apprêter comme d’habitude, mais avoir soin de ne pas oublier le bain d’huile avant de donner l’apprêt, le procédé peut, naturellement, être fait à la machine.
- Les recettes suivantes peuvent servir de guide pour la production des teintes différentes, elles sont toutes calculées sur un bain de 22 gallons.
- 1. Rouge jaunâtre
- 3 1/2 pintes persulfate de fer à 45 dég.
- 27 livres alun de chrome
- 3/4 à 1 pinte de pyrolignate de fer à 12 degrés.
- 2. Vert grisâtre
- 1 3/4 pinte sulfate de fer à 45 degrés
- 20 livres alun de chrome
- 3/4 à 1 pinte de pyrolignate de fer à 12 degrés
- 3. Couleurs intermédiaires
- (a) 1 3/4 pinte sulfate de fer
- 30 livres alun de chrome
- (b) 1 3/4 pinte sulfate de fer
- 20 livres alun de chrome
- 3 1/2 pintes pyrolignate de fer.
- (c) 1 1/4 pinte sulfate de fer
- 25 livres alun de chrome
- 1/2 pinte pyrolignate de fer.
- On peut ainsi en changeant les proportions varier les teintes presque à l’infini.
- liquide mercerisant, au lavage du coton et à l'enlèvement des acides ou des sels.
- Le dispositif ayant trait à la présente invention, au lieu de saisir le tissu au moyen de griffes et de pointes par ses arêtes extérieures extrêmes, le saisit à l’aide de tambours à surface rugueuse sur lesquels se font ensuite les diverses opérations qui donnent lieu au mercerisage du coton. Les tambours peuvent être en tôle ou en bois et être entourés, à la façon des cardes de filature, de rubans d’acier qui, travaillés au marteau, prennent à la surface périphérique la forme de râpes.
- PERFECTIONNEMENTS Dans la production des effets d’ornementation sur les ttssus.
- Par M. Georges Grandage.
- Pour mettre la présente invention en pratique, on soumet le tissu à traiter, sous une pression et une tension convenables et avec ou sans chaleur ou humidité, à l’action d’un ou de plusieurs cylindres Un ou plusieurs de ces cylindres sont gravés en très fines lignes qui peuvent passer tout droit, en travers ou diagonalement ou avec tout autre angle voulu par rapport à l’axe du cylindre et être disposées en hélice si on le désire. Le tissu devra être tendu pendant son passage entre les cylindres et ceux-ci peuvent porter un dessin ou modèle quelconque (semblable à celui d’un cylindre gaufreur ordinaire) entre les fines lignes précitées; l’effet du moiré ainsi obtenu étant beaucoup plus régulier et distinct qui si l’on n’emploie que des lignes droites.
- (Reproduction interdite.}
- DIVERS
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- MACHINE POUR LE MERCERISAGE DU COTON Par M. Paul JEANMAIRE.
- Les machines employées jusqu’à ce jour pour le mercerisage du coton sous tension sont constituées essentiellement par des cadres pourvus de griffes ou de pointes d’accrochage et sur lesquels on procède aux diverses manipulations et opérations du procédé de mercérisation, c’est à-dire à l’imprégnation par le
- LE TRAVAIL DES ENFANTS des Filles mineures et des Femmes dans les Établissements industriels (Suite}
- Voici le texte nouveau de l’article 11, paragraphe 3:
- « Art. 11, § 3. — Dans les établissements visés par la présente loi autres que les usines à feu continu et les établissements qui seront déterminés par un règlement d’administration publique, l’organisation du travail par relais, sauf ce qui est prévu aux para-
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- graphes 2 et 3 de l’article 4, sera interdite pour les ' personnes protégées par les articles précédents, dans un dé ai de trois mois à partir de la promulgation de la présente loi. »
- Il importe de remarquer que l’article 11 supprime les relais et non les équipes. Le mot « équipe » s’applique, à proprement parler, à des postes d’ouvriers qui se relèvent. La loi n’empêche pas cette organisation ; elle demeure permise même pour les enfants et les femmes, dans les limites du travail de jour, c'est-à-dire entre cinq heures du matin et neuf heures du soir. Mais l’emploi des équipes n’est autorisé qu’à une double condition : le travail de chaque équipe sera continu, sauf l’interruption pour le repos, et ce repos aura lieu aux mêmes heures, conformément au dernier paragraphe de l’article 3.
- Les « relais », au contraire, sont constitués par des ouvriers supplémentaires qui, se transportant de métier en métier, remplacent ainsi, pendant un certain temps, la série des travailleurs réguliers. C’est un système détestable qui ouvre la porte à tous les abus et à toutes les fraudes, car il empêche de s’assurer que la journée de chaque ouvrier ne dépasse pas la durée légale. Le législateur a compris qu’il fallait l’interdire d’une façon absolue si l’on voulait que les prescriptions de la loi fussent respectées et le contrôle de l’inspection effectif et efficace.
- Il n’y a d’exception à cette interdiction que pour les usines à feu continu et les établissements qui seront déterminés par un règlement d’administration pu blique. Cette dernière exception a été motivée par la crainte que, dans certaines industries, il n’y eût plus place, de par la loi, que pour une seule équipe ; il en aurait pu résulter un chômage et un renvoi d’ouvriers que l’intérêt des travailleurs et celui de la production nationale commandaient de prévenir. Il a, d'aiileurs, été bien entendu que cette disposition, simple soupape de sûreté, comme on l’a fort bien dit, ne devrait livrer passage à aucune tolérance abusive; il résulte de déclarations formelles que l’exception dont la loi consacre le principe ne devra être admise que dans les cas où, sans elle, l’organisation du travail serait absolument impossible.
- Une autre réforme réalisée par la loi du 30 mars est l’abolition du travail à deux équipes, tel que l’autorise l’article 4, paragraphes 2 et 3, de la loi du 2 novembre 1892, par une dérogation regrettable au principe de l’interdiction du travail de nuit pour les femmes et
- les enfants. En effet, après avoir interdit d’employer des enfants et des femmes la nuit (entre neuf heures du soir et cinq heures du matin), cet article dispose que le travail sera toutefois autorisé de quatre heures du matin à dix heures du soir, soit une heure plus tôt le matin et une heure plus tard le soir, lorsqu’il sera réparti entre deux postes d’ouvriers ne travaillant pas plus de neuf heures chacun, le travail de chaque équipe étant coupé par une heure de repos au moins.
- A première vue, cette disposition semblait réduire à huit heures la durée de la journée de travail de chaque équipe, et c’est sans doute le motif qui avait déterminé le Parlement à l’adopter. Les inconvénients que pouvait entraîner une telle organisation de travail paraissaient devoir le céder à l’avantage d’abaisser sensiblement la durée de la présence de l’ouvrier à l’atelier. C’est le contraire qui s’est produit. Au lieu de faire travailler l’une après l’autre les deux équipes pendant neuf heures, coupées par une heure de repos obligatoire (soit huit heures de travail effectif), des industriels font alterner les équipes après quatre ou cinq heures de présence, et l’usine peut marcher ainsi sans arrêt pendant dix-huit heures consécutives. Les chefs d’industries qui ont mis ce système en pratique sont en règle avec la loi, puisque chaque poste ne fait pas plus de neuf heures de travail et que ce travail est coupé par un repos, non pas même d’une heure, mais de quatre ou cinq heures. Seulement, pendant ces longs repos forcés, entre chaque période de travail, que peuvent faire les ouvriers en dehors de l'usine et souvent loin de leur domicile? Et quelle situation est celle de la famille ouvrière si le père, la mère et les enfants ne sont pas libres aux mêmes heures, et que ces derniers, pendant ces repos, échap-pent à toute surveillance ? Au surplus, l’opinion presque unanime dans l'industrie s’est prononcée contre ce mods d’organisation du travail.
- La loi du 30 mars vient couper court à de pareils abus. Une disposition, qui forme le nouveau para-graphe 4 de l’article 11, met immédiatement fin aux graves inconvénients qui résultent de l’intermittence ou du chevauchement des équipes, en empêchant que le travail de chacune d’elles puisse être fragmenté; en voici le texte :
- « En cas d’organisation du travail par postes ou équipes successives, le travail de chaque équipe sera continu, sauf l’interruption pour le repos. »
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- s ea, s n. ..
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- D’autre part, un paragraphe 4 ajouté à l’article 4 abroge les dérogations à l’interdiction du travail de nuit admises aux paragraphes 2 et 3, sauf cependant pour un genre déterminé d’exploitations où il y aurait le sérieux inconvénients, voir même de graves dangers, à ne permettre au personnel protégé le travail qu’entre cinq heures du matin et neuf heures du soir. La disposition additionnelle dont il s’agit est ainsi conçue :
- « Art. 4, paragraphe additionnel. — A l’expiration d’un délai de deux ans à partir de la promulgation de la présente loi, les dispositions exceptionnelles concernant le travail de nuit prévues aux paragraphes 2 et 3 du présent article cesseront d’être en vigueur, sauf pour les travaux souterrains des mines, minières et carrières. »
- C’est afin de donner aux quelques industriels qui ont organisé dans leurs usines ce mode de travail le temps d’adapter leur outillage aux nécessités légales nouvelles que la loi ajourne au 31 mars 1902 l’application de ce paragraphe.
- Je viens de rappeler rapidement les modifications que la loi du 30 mars a apportées à la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels. Il reste à indiquer celles qui ont été introduites dans la loi des 9-14 septembre 1848, fixant à douze heures la durée de la journée des ouvriers adultes dans les manufactures et les usines.
- La réglementation du travail des adultes est le corollaire, le complément obligé de celle du travail des femmes et des enfants ; si on veut assurer la protection de l’enfant, quant à la durée de son travail, il est indispensable, l’expérience le prouve, que dans l’atelier où, côte à côte, l’homme, la femme et l’enfant collaborent à une œuvre commune, ces trois artisans de la même tâche travaillent le même temps ; réduire la durée du travail des enfants et des femmes sans limiter dans la même proportion la journée de l’homme adulte, c’eût été rompre à nouveau l’unité du travail dans l’atelier et l’unité de la famille au foyer domestique ; c’eût été maintenir le statu quo.
- La loi qui fixe dès maintenant à onze heures, et à dix heures dans quatre ans, la durée du travail des femmes et des enfants, devait donc étendre cette limitation au travail des ouvriers adultes dans les établissements à personnel mixte, c’est-à-dire qui emploient simultanément, dans quelque proportion que ce soit,
- des hommes et des femmes ou des enfants. C’est ce qu’a fait l’article 2 de la loi du 30 mars.
- Au surplus, la question de la limitation, de la réduction de la durée de travail des hommes adultes n’est pas nouvelle Après la loi de 1848, qui fixait à douze heures la journée de l’ouvrier adulte, après celle de 1892 qui abaissait à onze heures la durée du travail de la femme, il n’y avait plus en jeu de question de principe, mais seulement une question de mesure. Or, ce n’est pas d’hier qu’on envisage la possibilité de réduire la journée de travail de l’ouvrier adulte à dix heures. Dès 1879, des parlementaires éminents, dont quelques-uns sont encore à la tête de l’industrie française, considérant que la loi de 1848 édictée en un temps où l’emploi des machines n’avait pas acquis son développement actuel, n’était plus en rapport avec notre état économique et social, demandèrent que la journée de l’ouvrier adulte dans les usines et manufactures ne pût excéder dix heures de travail effectif.
- L’idée de cette réforme avait si bien pénétré les es prits qu’un des arguments décisifs invoqués en 1891, quand on demanda au Parlement de voter des tarifs protecteurs dans l’intérêt de l'industrie nationale, fut la nécessité de lui donner les moyens de supporter les charges qui résulteraient bientôt pour elle de la réduction à dix heures de la durée du travail des femmes et des enfants, réduction qu’on serait nécessairement conduit à étendre aux hommes. C’est en faveur de cette même réforme que concluait la commission du travail de la Chambre des députés, après sa vaste enquête de 1893.
- LA LOI DE 1893 sur l’hygiène et la sécurité des travailleurs
- {Suite et fin)
- Le tribunal de Lille et la Cour de Douai ont pensé ainsi et déclaré qu’à défaut de mise « en demeure préalable, l’inculpé ne saurait être constitué en état de contravention..., qu’il n’y avait pas lieu, par conséquent, à application de l’art. 320 C. P. »
- Après un rapport très documenté de M. le conseiller Boulloche, M. Duboin, avocat général, critique et combat très vivement la thèse de l’arrêt attaqué.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ' « Ce qu’il faut envisager, a-t-il dit en substance, au point de vue de la loi pénale, n’est pas la contravention, c’est l’inobservation des règlements. M. le conseiller d’État Faure (séance du 7 février 1810, dans l’exposé des motifs sur l’article 3 19, disait qu’en dehors de cas très rares et particuliers où l’accident, aussi étranger à la volonté qu’à la possibilité de la prévoyance, ne présente ni crime ni délit, « tel est « le prix que la loi doit attacher à la vie des hom-« mes, qu’elle punit l’homicide qu’elle déclare invo-« lontaire, et qui n’est pas exempt de faute, quoique « étranger au crime. Quiconque, par inobservation « des règlements, maladresse, imprudence, inatten-« tion, méprise, négligence, aura commis ou occa-« sionné involontairement un homicide ou des bles-« sures ne sera pas coupable d’un meurtre ; il pré-« sentera à la justice une conscience pure du sang « qu’il aura versé ; mais le sang répandu même invo-« lontairement, est celui d’un homme; s’il ne crie « pas vengeance, il demande, il obtiendra une & expiation... » >
- Les articles 319 et 320 constituent, en effet, une dérogation à la règle qui, en matière de délit, exige une intention criminelle.
- « Il faut, il est vrai, qu’il y ait une faute de la part de l’agent. Mais, rien dans la loi, n’exige que cette faute soit, de plus, punissable en tant que contravention.
- « Ainsi, la poursuite pour application des articles 319 et 320 du Code pénal pourrait encore s’exercer plus d’un an après le fait délictueux, bien que la contravention pour inobservation des règlements fût prescrite. Elle doit, pour les mêmes motifs, s’exercer, alors même que, par suite d’une disposition spéciale, comme en l’espèce, le fait d’inobservation desrèglements ne peut ^sdeplano entraîner une condamnation.
- « En d’autres termes, le délit de blessures par imprudence n’envisage l’infraction qu’au point de vue de la faute. Peu importe que/cette faute, pour une cause quelconque, soit à l’abri d’une répression directe en tant que contravention.
- « Or, ici, y a-t-il eu faute?Si oui, une condamnation s’imposait, Le seul motif, tiré de ce qu’une con
- travention ne pouvait exister tant qu’il n’y aurait pas eu mise en demeure de se conformer à la loi, n’est pas une justification suffisante du relaxe.
- « Quand un règlement précise les mesures à prendre pour la sécurité de certains travailleurs, ne pas prendre ces mesures c’est non seulement commettre la contravention d’infraction à un règlement (laquelle pour un motif ou pour un autre, peut ne pas être relevée), c’est commettre une négligence qui, en cas d’accident, engage la responsabilité pénale du patron.
- « Il ne suffira pas, dès lors, de déclarer, comme l’a fait l’arrêt « qu’il a fallu un concours de circonstances malheureuses pour que l’ouvrier fût blessé » pour écarter l’élément de négligence.
- « Le fait d’attendre une mise en demeure pour prendre les précautions exigées par la simple prudence et que la loi déclare indispensables ; le fait de ne pas observer un règlement qui les signale à la vigilance des patrons, sous prétexte qu’il n’y a pas obligation actuelle à le faire, voilà la faute qui devait être retenue.
- « Il y a donc au regard du délit de blessures acci-dentelles relevé par la prévention erreur de droit et en tout cas insuffisance de motifs. »
- Telles sont, dans leurs grandes lignes, les conclusions développées par l’avocat général Duboin.
- Après délibéré, la Cour de cassation a cassé l’arrêt de la Cour de Douai.
- JURISPRUDENCE
- TRIBUNAL DE COMMERCE DE CLERMONT FERRAND -
- Rupture d'un contrat de travail
- Le tribunal de commerce de Clermont Ferrand vient de rendre un jugement dans un procès qui intéresse tous les ouvriers et industriels.
- MM. Michelin, pour s’assurer le secret de leurs procédés de fabrication de pneumatiques, obligent leurs contremaîtres à s’engager par écrit à ne pas travailler dans les usines similaires avant un délai de cinq ans à partir de leur sortie de leur maison. Le dédit stipulé par ce contrat est de 20.000 francs. En échange de cet engagement, MM. Michelin donnent à
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- leurs contremaîtres des parts de bénéfices qui portent leurs salaires à 4,000 et 4,500 francs par an.
- Un des contremaîtres, M. B. ayant rompu l’engagement en entrant dans une usine rivale, MM. Michelin l’ont poursuivi devant les prud’hommes qui, le 22 février dernier, déboutaient MM. Michelin en disant qu’un tel contrat n’était pas licite et portait atteinte à la liberté du travail.
- Appel fut interjeté et le tribunal de commerce a annulé le jugement des prud’hommes en faisant ressortir que B. était absolument libre d’accepter ou de refuser les propositions de MM. Michelin ; en second lieu, qu’étant mécanicien de son état, il pouvait trouver du travail dans une autre usine que celle où il est entré.
- En conséquence, le contremaître B. à été condamné à payer le dédit de 20,000 francs. On dit qu’il va se pourvoir devant la Cour de cassation.
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- « Pernamb 50 k 16 .. 18
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- Brun luisant, en sac 50 k. M .. • . • •
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb • e • •
- » pressé ... 20 .. 21 ..
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. 6 25 7
- » fin viol, et pourpre... 6 75 7 ..
- » beau viol, etdito.... 6 25 6 50
- • bon violet............ 5 50 5 75
- • moyen violet........ 4 25 4 50
- » bon violet rouge.... 5 ,, 5 25
- » bon moy. v. roug.... 4 50 4 75
- « fin rouge............. 5 25 5 50
- » bon dito.............. 4 .. 4 50
- » bon à fin cuiv...... 3 50 4 25
- » cuiv. ord. et bas... 2 75 3 25
- Java.............................M ...
- Kurpah....................... 2 50 5 ..
- Madras . .................... 2 . 4 50
- Manille...................... 2 3 50
- Caraque...................... 2 50 4 50
- Guatemala flor.............. 5 25 .6 ..
- » sobré............. 4 .. 5 ..
- • bon à fin cor... 4 .. 5 ..
- » cor. ord. à bas.. 2 50 3 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 . 6 50
- • bon à beau........ 4 50 5 50
- • ord. et moyen...... 2 50 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ................M
- Mers du Sud...............M .. .. . ..
- Madagascar................M............ ..
- Quereitron:
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé.......... 7 50 à 8 50
- » gros effilé........ 6 .. 7 ..
- Damar Singapore........ 112.. 115.•
- » Batavia.............. 160 .. 165 ..
- Sandaraque................ 150 .. 160 .•
- ........................... 45 .. 50 ..
- Galles vertes et noires.. 180 .. 210 .<
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.................... F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire........... 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............. 3 50 4 ••
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles..........F. M .. 0/0 k, — en poudres...............F. M .. »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. sous papier, F.
- * bon marchand en pains F.
- • • » en boules.
- • raffiné en pouare sec. . F.
- M M M M M
- Produits chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.)...... 13 .. à 15 • (acq.).................... 15 16 '
- Acide muriatique... 20 d 9 50 • •
- — nitrique.... 36 33 . • '
- — - 40 41 .. •• •'
- — sulfurique... 66 10 .. -*
- «
- ©
- F
- 5
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille 1 60 2 ..
- Ténérife grise 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 ..
- Java, Mad , Pond.. .... M
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 . 18 ..
- Rocou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne........................ M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote :
- Acide tartrique...... ....
- Bois de :
- Campêche Laguna........... » Martinique.............. » Jaune Carmen.
- » » Maracaïbo
- Cannelle de Chine........ — de Ceylan de n- 000 à 4
- 260 .. à
- 18 ..
- 10 .. M .. M ..
- 1.0 .. 252
- 265 .
- G
- 120 .
- 350
- Cochenilles :
- Grises............
- Argentées......... Zacatilles........ Noires ordinaires..
- » supérieures Crème de tartre... Curcuma Bengale.. Dividivi..........
- Gommes :
- Arabique..........
- Aden..............
- 200 ..
- 220 ..
- 200 ..
- 190 ..
- 210 ..
- 165 ..
- 65 ..
- M ..
- 225
- 200
- 220
- 170
- 70
- 8 » © CH
- O tA oo G
- Carbonate de soude 90/92,
- en sacs à rendre, marchés 12 25 • ‘
- Disponible............•.... 12 75 •• "
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34.............
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en banques de 420 kilogs
- marchés..................... 17 50 .« •'
- Disponible.................. 18 50 • "
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés........ 8 25 •"
- Disponible................... 8 75 ••
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 •• "
- Disponible.................. 19 .. "
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 •• "
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de 300 k.marchés 29 25 •• *
- Disponible.................. 29 75 ••
- Soude caustique 110/115, en
- banques de 300 kil. pla-
- quettes..................... 39 . ‘
- Soude douce 33 degrés, en vrac...........•............. 4 50 • •
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 ••
- Silicate de soude........... 25 .. •’
- Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de 500 kil................... 10 .. "
- Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. 20 ••
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil.....................190 .. '
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0
- en sacs, consommation... 67 .. * ..
- Entrepôt.................... 63 • • "
- Sulfate de fer 95 p. 0(0, en .
- sacs de 100 kil.................
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-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb....... 79 .. à 82 ..
- Acide acétique des arts 40% 29 .. 31 ..
- — chlorydrique......... 7 .. 8 .
- — nitrique 36».......... 32 . . 34 ..
- — sulfurique, 66° ... 8 .. 11 .
- — tartrique........... . 270 .. 280 ..
- — citrique............ 365 .. 370
- Alun épuré............ 20 . 22 .
- - ordinaire........... 15 .. 16 .
- Ammoniaque incolore-, 22°. 40 .. 42 ..
- Bichlorure d’étain, 55°.... 105 ., 110
- — — 60°.... 130 .. 135 ..
- Bois Campêche-Laguna... 18 .. 18 50
- — — Guadeloupe 14 .. 14 50
- — JauneCentre Amérique 20 .. 22 • •
- Cachou jaune. V apeurs ... 48 . 66
- — brun 98 .. 105 • •
- Chlorate de potasse 110 . 120
- — de soude 125 . , 135
- Chlorure de chauxl 00 à 110° 20 . . 21
- Chromate rouge de potasse 91 .. 97
- — — de soude. . 73 .. 75
- Crème de tartre 195 . , , •
- Cristaux de tartre 180 .
- — de soude 7 50 8
- Curcuma Bengale en racines 75 .. 90
- — de Madras 70 .. 75
- — Chine 65 . 70
- Essence de térébenthine .. 113 .. 115
- Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. 19
- Galles de Chine et Japon. 185 .. 195
- — vertes et noires,. . 225 .. 235
- Gomme Sénégal, en sortes. 145 .. 150 ..
- — arabique........... 250 ., 300 ..
- — adragante rousse. 340 .. 375 ..
- Jus de citron............... 23 .. 24 ..
- Méthylène à 95°.............. 98 . 100 .
- — régie 90.......... 110 .. 115 ..
- Prussiate jaune de potasse 190 .. 195 ..
- — — de soude.....................
- Pyrolignite de fer........ 10 .. 11 ,,
- Résine....................... 16 .. 20 .
- Rouille ...................... 9 .. 10
- Sel de soude 80°............. 18 .. 18 25
- — ammoniaque.. 12 50 13 ..
- Sel d’étain................. 230 .. 235 ..
- Soufre en canons . .......... 19 50 20 50
- — sublimé............. 21 50 22 50
- Sumac Sicile en feuilles... 30 .. 32 ..
- Sulfate d’alumine......... 15 .. 17 ..
- — de cuivre.......... .. 74 .. 76 ..
- — de fer............... 7 50 8 ..
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- &
- LE MONITEUR DE.LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- 6 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabrieants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brùle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchone
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C‘ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant,
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 183G. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure,. Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffe
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles?. Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiene, à Lille (Nori).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris, « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
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- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Pans Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec as piratent brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
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- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
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- 44e Année. — No 15.
- Le Numéro : 0,75
- LE
- 5 Août 1900
- s. co S S 63 m
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNANAEC • § La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES. ) Faits divers................Sfr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- La loi sur les accidents du travail.
- Vaporisage.
- De l’orthonitroluène.
- Noir immédiat et bleu immédiat (suite).
- Nouvelles matières colorantes.
- Blanchiment et teinture de la toile (suite). Démontage des couleurs indirectes.
- L’épuration des eaux résiduaires.
- Le détachage (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux. Divers. — Loi sur les accidents. — Le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriele (suite et fin). — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs Que PERSONNE N’EST AUTORISÉ A SE PRÉSENTER AU noM du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc , etc., des polices d'assu-rances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation Que nous venons d’opérer dans ce service. toutes les communications relatives aux assurances DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ETRE DIRECTE-MENT adressées. Nous les transmettons IMMÉ-DIATEMENT à la Compagnie the Océan-Accident seule chargée de traiter ces questions.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS
- du travail
- {Suite).
- La loi nouvelle met sur le même pied les ouvriers français et les ouvriers étrangers. Dans le cas d’accident, ils ont droit les uns et les autres à la même indemnité.
- Néanmoins, si l’ouvrier étranger cesse de résider sur le territoire français, il recevra en tout et pour tout, une fois donné, un capital égal à trois fois la rente qui lui avait été allouée.
- Le législateur a prévu le cas, uniquement, où un ouvrier d’origine espagnole travaille à Bordeaux, par exemple, et s’est installé dans cette ville d’une manière définitive sans esprit de retour, ou seulement d’une manière provisoire pendant la durée de certains travaux exceptionnels, tels seraient ceux de construction d’un chemin de fer ou d’un port.
- Mais, il est une situation qui se présente fréquemment puisqu’elle intéresse tous les chefs d’entreprise qui sont installés sur l’extrême limite de nos frontières.
- Nombreux sont les industriels qui possèdent des usines sur la lisière des extrêmes confins avec les états voisins et qui emploient indistinctement et à la fois, des ouvriers d'origine étrangère.
- Ces derniers travaillent en France c’est vrai, mais, à raison de la proximité, ils retournent chaque soir chez eux au milieu de leur famille, en dehors du territoire français.
- Dans la discussion de la loi, cette éventualité qui n’est pas isolée cependant, n’a pas été envisagée, et un industriel qui touche à la Belgique nous demandait ces jours derniers ce qu’il devait faire pour s’assurer, étant expliqué qu’il
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- 226
- LE MONITEUR; DE LA TEINTURE
- avait mi-partie d’ouvriers français et mi-partie-d’ouvriers belges.
- Les ouvriers français peuvent invoquer le bénéfice de la loi nouvelle, les ouvriers belges au contraire ne peuvent se réclamer que de l’art. 1382 du Code civil, c’est-à-dire du régime antérieur à la loi du 9 avril 1898.
- Il y a donc lieu d’établir deux polices, l’une nouveau régime et l’autre ancien régime ou une police mixte,
- (A suivre.)
- VAPORISAGE
- Quantités d’eau absorbées par les fibres textiles DANS UNE ATMOSPHÈRE DE VAPEUR d’eAU VOISINE DE LA TEMPÉRATURE DE 100 ET DE SON POINT DE SATURATION.
- Par M. Albert Scheurer (I)
- Les expériences qui font l’objet de cette note ont été faites au moyen de l'hygromètre-balance de M. Dorian, dans une cuve de vaporisage ordinaire sans pression.
- Elles portent sur le coton, le lin, le jute, la soie et la laine.
- Mode opératoire. — On suspend, dans l’intérieur de la cuve, au fléau de la balance Dorian 100 gr. de fibre textile à l’état de tissu. On met la cuve de vaporisage en marche et on note, au fur et à mesure, les variations de poids qui se produisent pendant le cours de l'opération. Le vaporisage terminé, on détache de la balance l’échantillon de fibre textile, on le sèche à 100 et on le pèse.
- On connaît ainsi le poids de la fibre sèche, il se montre à peu près invariable après dessiccation entre 95 et 1200 .
- Voici un moyen défaire cette dessiccation dans des conditions où l’erreur n’atteint pas 1 0/0 :
- L’échantillon est enroulé serré autour d'un tambour de cuivre dans lequel on établit une pression d’un demi-kilo. On l’isole du refroidissement extérieur par deux ou trois tours d’un tissu quelconque et on laisse marcher pendant 15’, puis on enlève l’enveloppe eton enroule l’échantillon sur lui même en ne cessant de le maintenir appliqué contre la surface du métal. L’enrou-lementterminé, on jette le rouleau dans un étui de fer-blanc taré II ne reste plus qu’à peser.
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, février 1900.
- Expérience sur le coton. — Le détail de cette expérience offre de l’intérêt en ce qu’il permet de se rendre compte de la rapidité avec laquelle les fibres se saturent lorsqu’on les plonge dans la vapeur.
- Heure Poids du coton Température
- 3 h., 26’ 100 gr. (1) début
- 3 » 30’ • 95o
- 3 » 31’ 108 » 980
- 3 » 32’ 113 » 98 l/2o
- 3 » 33’ 116 » 98 3/4°
- 3 » 37’ 117 » 99 3/4°
- 3 » 40’ 118 » faible 100°
- 3 » 42’ 118 » » 1000
- 3 » 48’ 118 » » 100 o
- 4 » 02’ 118 » » 100 o
- 4 » 12’ 118 » » 100o
- 4 » 21’ 110 » » 100°
- 4 » 30’ 118 » » 1000
- 4 » 33’ arrêt de l’opération
- 4 » 40’ ouverture de la cuve
- 4 » 41’ 115 gr. 1
- 4 » 43’ 112 » j
- 4 » 45’ 111 » F mesure de la rapidité avec
- 4 » 47’ 110 » ( laquelle l’eau hygroscopique
- 4 » 52’ 108 » 1 s’évapore.
- 4 » 57’ 106 » |
- Poids de V échantillon de coton séché à 100° : 96 gr.
- Etat de la vapeur pendant le vaporisage. — On peut considérer ce vaporisage comme fait dans une atmosphère à 100° et très voisine de son pointde saturation.
- En effet, la pression barométrique était de 741 mm.,6 pendant la durée de l’essai, à cette pression correspond la température de 99° ,3 pour la vapeur saturée. Il y a donc eu une surchauffe de3/4 de degré.
- Coton, lin, jute, soie, laine.
- Nous nous bornons à noter le résultat définitif obtenu dans les mêmes conditions pour ces différentes fibres, le détail de ces expériences rappelant assez fidèlement l’allure de celle du coton.
- A100° dans une atmosphère voisine delà saturation: 100 gr. coton blanc séché à 100° ont fixé 23 gr. d’eau hygroscopique.
- 100 gr. lin écru séché à 100® ont fixé 27,6 gr. d’eau hygroscopique.
- (i) L’échanttllon de calicot suspendu à la balance était plié plusieurs fois sur lui-même et relativement dans de mauvaises conditions pour atteindre rapidement sa saturation.
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 227
- 100 gr.jute écru séché à 100® ont fixé 28,4 gr. d’eau hygroscopique.
- 100 gr. soie blanchie séchée à 100® ont fixé 36,5 gr. d’eau hygroscopique.
- 100 gr. laine blanchie et mordancée séchée à 100 ont fixé 50 gr. d’eau hygroscopique.
- Ces expériences -démontrent qu’il existe pour les fibres textiles une capacité fixe de saturation qui reste rigoureusement constante, dans la même atmosphère de vapeur, pour chaque fibre, dès que l’équilibre s’est une fois établi.
- Il y a une quinzaine d’années qu'une tentative a été faite dans cette même voie.
- Une pièce de calicot fut suspendue, dans la même cuve de vaporisage, à un fil de laiton qui traversait le plafond de la cuve et était attaché sous le plateau d’une bascule. Le fil de laiton était muni d’un obtu rateur qui fermait l’orifice percé dans la tôle du plafond, de sorte que la vepeur ne s’échappait que pendant la pesée.
- Au début de l’opération, on jetait coup sur coup des poids de 100 gr. sur la balance pour suivre l’accroissement de poids de la pièce Au bout de 15’ l’équilibre était définitivement établi.
- M Albert Scheurer avait trouvé une proportion d’eau hygr-omérique très voisine de celle qui est indiquée plus haut : 22 0/0.
- Il est inutile d’ajouter que cette expérience était loin d’offrir les garanties de précision que l’on trouve réunies dans les essais précédents.
- DE L’ORTHONITROTOLUÉNE destinée à la fabrication de l’indigo (I)
- M. le Ministre du commerce nous adresse une demande de la Société chimique des Usines du Rhône, afin d’obtenir l’admission en exemption de droits de l’orthonitrotoluène qu’elle importe de l’étranger pour la fabrication de l’indigo synthéitque.
- Sans nul doute, il est fâcheux que cette matière première soit taxée; mais elle est elle-même un dérivé d’une matière première, le « toluène », qui ne paye pas de droits à l’entrée en France. Or, en 1892, lors du
- (1) Rapport présenté, au nom de la Commission des douanes, par M. Suilliot, et dont les conclusions ont été adoptées par la Chambre de Commerce de Paris, — (Bulletin du 20 juin.)
- changement des tarifs, on a divisé les produits dérivés de la houille en :
- 1° Produits dérivés de la houille, tels que : aniline, benzol, toluène, etc. ;
- 2° Produits chimiques dérivés des dérivés de la houille, tels que : nitrotoluène, sels composés d’aniline, etc. :
- 3° Couleurs dérivées de la houille, telles que : rouge, violet, jaune, bleu, etc.
- (Autrefois les produits de la série n° 3 payaient seuls des droits de douane ; mais alors ont été arrivé à produire des dérivés de la houille qu’une goutte d’acide ou d’alcalin à l’emploi suffisait à transformer en couleurs belles et puissantes. On crut bien faire en créant une série n° 2 contenant les dérivés des dérivés du goudron de houille en les imposant d’un droit de 15 fr. par 100 kilogrammes, et, naturellement, l’orthonitrotoluène s’y trouve comprise.)
- Sortir l’orthonitrotoluène de la série n® 2-ne semble pas admissible ; car, il faudrait en faire autant de toutes les autres matières du même groupe et il y a lieu d’ajouter que tous les produits delà série n° 3, fabriqués avec ces dérivés, sont taxés d’un droit proportionnel qu’il faudrait abaisser.
- Votre Commission a pensé qu’elle devait faire une enquête, tant sur la situation de l’article spécial dont il s’agit que de l’indigo synthétique; il en résulte que ce qui était arrivé lors de l’apparition de l’alizarine synthétique arrive pour l’indigo synthétique.
- L’indigo ordinaire venant des Indes est exempt et, jusqu’ici, on a laissé entrer l’indigo synthétique comme on avait, en commençant, laissé entrer l’alizarine. L’alizarine a été taxée à un droit qui représente plus de 5 pour 100 de sa valeur ; il y aurait donc lieu, pour faire égale justice, de taxer l’indigo synthétique, qui est une couleur dérivée de la houille, comme les couleurs qui ressortissent à ce chapitre.
- Il semble à votre commission que ce soit le seul moyen équitable de sortir de la situation anormale qui frappe la matière première de l’indigo synthétique, puisqu’il est impossible de penser à la suppressiod des droits sur les dérivés des dérivés de la houille; I bien qu’elle préférât voir exonérer de droits toutes les matières premières, ce qui serait pour l’industrie la meilleure solution, elle vous propose d’assimiler l’indigo synthétique aux couleurs et teintures dérivées de | a houille au même litre que l’alizarine synthétique.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- NOIR IMMÉDIAT et Bleu immédiat {Suite)
- Teinture du noir immédiat sur coton en bourre
- Dans des barques en bois ou en fer (fonte). (L’emploi du cuivre est à proscrire tant pour les récipients que pour les serpentins.) Pour 50 kilos de coton en bourre
- On prépare un bain d’environ 800 litres contenant : 4 kilos de carbonate de soude cale.
- 4 » de sulfure de sodium.
- 1 » d’huile pour rouge turc (sulforicinate de soude).
- 8 à 10 » de Noir immédiat.
- 40 » de sel marin.
- On porte ce bain à l’ébullition, puis on y entre le coton sec. On crochète le coton au bouillon jusqu’à ce qu’il soit complètement pénétré du liquide, puis on recouvre la barque et on fait encore bouillir pendant 3/4 d’heure environ.
- En continuant à teindre sur vieux bain il faut regarnir chaque fois avec :
- 9 à 12 0/0 de noir immédiat.
- 4 » de sulfure de sodium.
- 1/2 » de sulforicinate de soude.
- du poids du coton sec et rajouter en outre pour chaque litre d’eau ayant servi à ramener le bain à son niveau primitif.
- 5 gr. de carbonate de soude cale.
- 40 » de sel marin (1).
- Si l’on désire abréger l’opération de la teinture, il suffit de forcer la proportion de colorant pour le premier bain, les autres additions restant les mêmes.
- Pendant la teinture il faut surtout veiller à ce que le coton reste constamment au-dessous de la surface du bain ; à cet effet il est utile de le recouvrir d’un couvercle perforé d’un certain poids.
- Après teinture on sort le coton et on le laisse égoutter au-dessus du bain ; ensuite on le rince à fond sur machine à laver, puis on traite en sel métalliques et on adoucit.
- (1) Par sel marin on entend ici le sel normal pour l’industrie, dénaturé. On peut le remplacer par le sulfate de soude cale. en tenant compte que 10 parties de sel marin correspondent à environ 12 parties de sulfate de soude calciné et à environ 24 parties de sulfate de | soude cristallisé. \
- Lorsqu’on a à teindre de fortes quantités de coton en bourre il est pratique de s’installer de façon à aménager au-dessous des barques de teinture des réservoirs de même capacité destinés à conserver le bain. Après avoir teint une barquée de coton en Noir immédiat on laisse couler le bain dans le bassin, on rajoute un peu d’eau fraîche, qui s’écoule également dans le réservoir, puis on ferme le robinet de vidange et on fait sur la même barque le rinçage et le traitement en sels métalliques.
- Pour la mise suivante on ramène le bain du bassin dans la barque de teinture et on regarnit comme il est indiqué ci-dessus.
- traitement aux sels métalliques après teintures
- Quoique le traitement aux sels métalliques ne soit pas indispensable pour le Noir Immédiat, il est cepen-dant utile dans la plupart des cas. On peut employer à eet effet les méthodes suivantes :
- pour noir 3 % d’alun de chrome.
- 3 » d’acide acétique.
- 2 » de sulfate de cuivre.
- 2 » de bichromate de potasse.
- 2 » d’acide acétique.
- pour noir bleuté 2 à 3 % de bichromate de potasse.
- 3 » d’acide acétique, du poids de coton teint.
- Le traitement aux sels métalliques peut se faire dans un récipient quelconque, même en cuivre. La température ne doit pas dépasser 70 à 80 C ; la durée du traitement est d’environ 20 à 25 minutes.
- Le traitement peut également se faire sur la machine à laver ; il suffit dans ce cas que le bain soit chauffé à 30-400 C.
- Le bain de sel métalliques doit être absolument clair; s’il devait se former un précipité, il est facile de le dissoudre en ajoutant un peu plus d’acide acétique.
- Une autre méthode de traitement après teinture, qui peut s’appliquer au coton en bourre et qui donne un noir très intense, particulièrement solide au foulon, consiste à traiter le coton après teinture avec :
- 3 % de nitrite de soude et
- 5 » d’acide chlorhydrique.
- et à rincer ensuite dans un bain froid ou de préférence tiède, additionné d’environ 2 0/0 de carbonate de soude.
- Après ce rinçage on savonne de la façon habituelle et on adoucit.
- {A suivre.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES
- On voit naître tous les jours de nombreux produits, dont quelques uns possèdent réellemement des qualités qui leur donnent une réelle valeur au point de vue de la teinture des tissus, sur lesquels, un de nos confrères anglais « The Dyer and Calico Printer » a été chargé de faire quelques recherches.
- Une fabrique allemande a mis sur le marché un nouveau produit qui n’est pas, à proprement parler une teinture, mais comme il est employé conjointement avec les teintures diverses, il mérite qu’on s’en occupe un peu plus spécialement, d’autant plus qu’on aura souvent à s’en servir pour certaines nouvelles teintures. Par le fait, c’est plutôt un fixateur.
- Solidogen A
- C’est plutôt un liquide visqueux, clair, d’une couleur orange pâle et facilement soluble dans l’eau. On l’emploi comme fixateur direct dans beaucoup de teintures directes de Dianil de cette maison, il est employé comme bain bouillant formé de 4 à 6% Solidogen A et de 1 à 2 % d’acide hydraulique ou à sa place de 3 a 5% d’alun. Une actien d’une demi-heure dans un bain sera suffisante. On peut employer le Solidogen A pour les teintures Dianil Rouge 4B, Dianil Jaune 2R, Dianil écarlate G et R , 2R, le Dianil rouge B et G ainsi que d’autres des mêmes séries.
- Le Solidogen A est breveté comme une spécialité, ainsi que son procédé d’application,il est donné comme ne pouvant agir qu’au développement des couleurs fabriquées par la maison. Le Solidogen A ne produit aucun changement notable sur la couleur, comme cela arrive quelquefois avec la primuline, dans quelques'cas il montre bien une certaine tendance à le faire, mais dans d’autres cas il a plutôt l’effet de foncer la couleur, dans d’autres il lesrend plus brillantes.[Sa réelle valeur c’est qu’il augmente, dans d’assez fortes proportions la force de résistance aux lavages et savonnages, ainsi que, par exemple les Dianil Ecarlates B et C|qui, d’ordinaire, semblent vouloir faiblir au lavage et au savonnage et qui avec le Solidogen A deviennent plus brillante. La résistance à l'action'de l’acide est également beaucoup plus grande, et dans beaucoup de cas, pendant que les teintures directes changent leurs couleurs avec les acides minéraux, les couleurs fixées par le produit restent absolument sans changement.
- Poudre d’alizarine Rouge PS
- Ainsi que son nom l’indique, c’est une nouvelle espèce des alizarines rouges solubles dans l’eau. On teint la laine avec en employant l’alun comme mordant ce qui donne une couleur écarlate, ou bien, par le chrome une couleur rouge marron, et cela, par les mêmes méthodes usitées pour teindre les laines avec les Alizarines. Les teintes que l’on obtient sont très fixes et résistent aux lavages, ce qui est un avantage sur les autres genres de rouges alizarine.
- Les acides étendus n’ont aucune action, les acides forts donnent seulement une teinte brune tandis que les alcalis forts les rendent pourpre. On peut employer l’alizarine Rouge PS. à toutes les applications des autres alizarines.
- BLANCHIMENT ET TEINTURE de la toile Par George H. HurstF.G.S. (Suite)
- Ainsi, une solution d’acide sulfurique à 10 pour cent, employée à une température de 80 C. commence à agir sur le coton après cinq minutes d’immersion; au bout d’une demi-heure se manifeste un commencement de désagrégation ; mais la conversion du lin ou de la cellulose en hydrocellulose demande une heure d’immersion. Une solution acide formée par le mélange avec trois fois le volume d’eau employé à froid demande trois heures avant qu’on puisse constater une action quelconque sur la fibre.
- L’acide hydrochlorique étendu d’eau à une force de 1 à 2 degrés et employé à froid n’a aucune action sur la toile, et si elle est bien lavée après l’opération, elle n’a subi aucune altération ; mais si on fait bouillir la solution, il se manifestera une désagrégation de la fibre. L’acide hydrochlorique fort, ordinaire à trente degrés de force, désagrège le lin très rapidement; il se produit alors une poudre blanche très friable, laquelle, regardée au microscope, paraît être formée de fragments de la fibre qui a servi à la produire; ce résultat constitue un produit dont la formule est : C12H22011, c’est, par conséquent, un hydrate de cel-lulose ayant subi l’effet de l'hydrosis en absorbant les éléments de l’eau selon l’équation 2C6 H1005 H + O2 = C12H22011. Par une digestion prolongée de l’acide, l’hydrocellulose, comme on l’appelle, subit un change-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ment moléculaire et se trouve converti en dextrose. Par sa composition, l’hydrocellulose ressemble au produit formé par l’action de l’acide sulfurique, dont le nom est amyloïde ; il diffère de la cellulose en ce qu’il contient du carboxyle des groupes C.O., tandis que ces groupes hydroxyles H.O. sont plus actifs pour ce genre de réactions chimiques. L’acide sulfurique de gravité spécifique de 1.25 à 1.3 convertit la [cellulose en hydrocellulose qu’on ne peut distinguer de celle formée par l’acide hydrochlorique. De l’acide sulfurique plus fort, il se forme un produit différent. L'hydro-cellulose est soluble dans l’acide nitrique de la gravité spécifique de 1-5, sans subir aucune oxydation ; il se forme alors des nitrates variant dans leur composition.
- {The Dyerand Calteo Printer.)
- (A suivre.)
- DÉMONTAGE DES COULEURS INDIRECTES
- I- — M. A. Bonnet recommande pour démonter les couleurs diazotées le moyen suivant:
- Le coton teint, diazoté, est passé encore mouillé dans une barque montée à raison de 1 gramme de permanganate de potasse par litre d’eau, (soit 1 kilo pour 1.000 litres de bain et 50 kilos de coton), jusqu’à épuisement complet du bain : on fixe ainsi une légère couche de péroxyde de manganèse qui sert à fournir dans un deuxième bain d’acide muriatique à 2 ou
- 3 grammes par litre un peu de chlore naissant, inof-
- fensif pour la fibre, mais destructeur du composé
- diazoïque.
- II. —En octobre 1897, j’indiquais le réducteur acide :
- On fait fondre 1 kilo de sel d’étain dans un litre
- d’eau et on ajoute 1 litre d’acide muriatique commer-
- cial. Le liquide froid est tout à fait limpide et marque 15 à 16° Be . A froid, ce mélange blanchit très à fond toutes les nuances directes pouvant être rongées, et ce, sans nuire à la fibre pourvu toutefois que l’opération soit suivie de bons lavages. A tiède la reco-loraticn sera plus rapide. A chaud, on gradue la force de [son bain, et par conséquent son énergie et sa rapidité. Avec un bain chaud ne renfermant que
- 10 0/0 de ce mélange réducteur on peut suivre la décoloration, démonter les noirs diazotés, arriver au noir noir, puis au noir bleu, au bleu foncé et finalement au blanc. Par économie on peut travailler en bain con-
- centré, en terrines s’il s’agit d'écheveaux, en foulard s'il s’agit de tissus. On laisse le coton imbibé de ce bain plus ou moins longtemps et on le lave énergiquement lorsque la décoloration est obtenue ou lorsque l’on arrive au ton voulu Poussée trop loin, l’action du réducteur laisse le coton légèrement crème, que l’on peut éviter par attention. Le ferrocyanure d’étain ne donne pas ce petit ennui, mais coûte plus cher.
- Comme ce bain acide se colore généralement très peu, on peut parfaitement le conserver. Certains ou-vriers sont très sensibles à l’action de ce sel d’étain acide et ont facilement les mains couvertes de petits boutons très tenaces et donnant de fortes démangeaisons. Il est bon d’être averti et d’employer, ou le lissoir comme pour la teinture des rouges turcs, si on travaille en cuve, ou des gants en caoutchouc, si l’on travaille en terrines.
- III — M. Emile Blondel, le chimiste industriel bien connu, a communiqué dernièrement les excellents résultats obtenus avec l’hydrosulfiie de soude pour la décoloration des couleurs directes, si tenaces à la majorité des drogues industriellement utilisables.
- J’ai essayé l'hydrosulflteet les résultats sont en effet merveilleux, d’autant plus qu’avec ce produit il n’y a pas le moindre danger d’altération de la fibre. On met 10 pour 100 d’hydrosulfite de soude dans un bain d’eau à 500o Cs et on chauffe jusqu’au bouillon. Toutes les couleurs se laissant ronger au zinc et au sel d’étain sont décolorées dans ce bain, au bout d’un temps plus ou moins long, le jaune solide diamine B. de la Manufacture Lyonnaise, le nouveau jaune direct R. de Bayer, tous deux si réfractaires au rongeage sont sensiblement pâlis. On pourra donc, grâce aux indications de M. Blondel, réparer, en décolorant, bien des accidents de fabrication.
- Fait à signaler très important, pour les essais. l'hydrosulfite en bain assez concentré et alcalin réduit totalement le noir d’aniline. Seulement en lavant de suite, le noir se réoxyde et reprend son ton primitif. On peut donc sur filés et tissus voir les proportions de noir diamine sous noir d’aniline et établir le rapport de chacun d’eux. En lav. nt après réduction un noir ainsi traité, on obtient un 1[2 noir sensiblement différent de l’échantillon et qui est exactement le noir d’aniline.
- M. Ude.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- L ÉPURATION DES EAUX RÉSIDUAIRES
- L’on épure généralement les eaux résiduaires (eaux de vidanges, eaux de presses, etc...) par le procédé dit « à la chaux » et le procédé « par ruissellement ».
- Ni l’un ni l’autre ne sont parfaits : le premier, parce qu’il ne peut produire une épuration complète ; le deuxième, parce qu'il exige de trop grandes étendues de terrain qu'on n’a pas toujours à sa disposition.
- M. Proskowetz, en alliant les deux systèmes, prétend obtenir avec de faibles surfaces de ruissellement un résultat que n’ont jamais donné les procédés chimiques recommandés jusqu’ici : toutes les eaux résiduaires sont, au sortir de la fabrique, additionnées de lait de chaux et se rendent dans des bassins de décantation, puis dans des fosses d’attente où elles se débarrassent de toutes les matières en suspension.
- De là, elles arrivent sur un premier champ de ruissellement pourvu de drains placés à une profondeur de 0 m. 50 et distants de 0 m. 60 à 0 m. 70.
- L’eau filtre à travers le sol et coule goutte à goutte dans les tuyaux draineurs. De cette façon, les principes organiques dissous sont en contact intime avec l’air et peuvent, grâce au micro-organisme du sol, entrer en fermentation.
- L’acide carbonique qui naît, de même que celui de l’air, déterminent la précipitation partielle de la chaux à l’état de carbonate de chaux.
- L’eau qui s’écoule des drains a perdu beaucoup de son alcalinité ; le plus souvent même, elle est neutre.
- Il se produit en même temps un abondant dépôt dans les drains, de sorte qu’on est obligé de les nettoyer chaque année. Leur position à la surface rend ce nettoyage facile.
- L’eau, en quittant ce premier champ de ruissellement, arrive sur un deuxième plus petit, pourvu de deux systèmes de drains placés verticalement l’un au-dessus de l’autre suivant le brevet Proskowetz. L’oxydation et la fermentation continuent et l’eau se rend dans un puits collecteur où elle est additionnée d’eau de chaux, préparée avec les retours de l’usine.
- Le précipité grisâtre qui se forme est séparé à l’aide de filtres-presses ou par décantation et l'eau peut être employée de nouveau.
- A Sokolnitz, qui, journellement, travaille 400.000 k. de betteraves et épure 600 mètres cubes d’eau, les surfaces de terrain exigées par ce procédé sont les suivantes ;
- ; Six bassins de décantation ; un de 700 mètres carrés de superficie et de 2 mètres de profondeur ; cinq de 300 mètres carrés en tout et de 1 m.50 de profondeur.
- Champs de ruissellement, au total........ 3h75 Surface du deuxième champ................ 0.97
- Le procédé de Proskowetz ne réalise pas l’épuration complète des eaux résiduaires, mais il donne d’assez bons résultats.
- LE DÉTACHAGE
- Quelques notes techniques sur les différents procédés.
- (Suite)
- Les taches de suie doivent soi-disant être enlevées avec de l’acide tartrique ; l’auteur recommande de les faire disparaître d’abord avec de la benzine, puis avec de l’alcool pur puis enfin avec une solution de savon tiède.
- On enlève les taches d’humidité et de moisi qui peuvent se trouver sur de la toile avec de l’ammoniaque étendu d’eau ; on peut ensuite employer également une solution de chlorure de zinc étendu d’eau. On doit traiter les rideaux et autres étoffes semblables avec du lait froid ne contenant ni graisse ni acide, puis ensuite les laver avec du savon. Pour la soie et les piqués on emploie avec avantage le peroxyde d’hydrogène. Pour les tissus de coton on recommande le chlore de Dépierre. Les taches de moisi se trouvant sur des gants glacés peuvent être enlevées au moyen d’ammoniaque fort. On peut se servir aussi du traitement à l’ammoniaque pour les étoffes dont la couleur n’est pas entièrement détruite.
- Taches de poussière. — La poussière provenant d’autres taches sèches généralement et forme tache à son tour. La manière d’enlever ces taches dépend entièrement de leur nature, les taches disparaissant avec l’eau doivent être traitées par l’eau, les taches disparaissant avec la benzine doivent être traitées par la benzine ou le savon de benzine.
- Les taches de pluie, sur les choses neuves, ne s’en-vont qu’avec la vapeur.
- Les taches de savon résultant d’une erreur de traitement d’un tissu peuvent être enlevées avec de l’eau chaude, ou mieux encore, par l’alcool et ensuite par le traitement à l’eau chaude.
- Les taches du deuxième groupe sont caractérisées
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- P CO to
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- par ce fait que, sous l’action d’un chauffage à sec elles s’amollissent et quelques-unes deviennent même liquides si bien que la plus grande partie de la tache peut être enlevée au moyen d'un fer et avec l’aide d’une serviette ou d’un papier brouillard. Mais même quand ce n’est pas le cas, il est toujours utile de chauffer d’abord à sec, cela amollit la tache et rend plus facile l’action de la matière servant à détacher. Les taches de ce groupe, sauf quelques exceptions, s’en vont toutes avec la benzine.
- 1 Graisse et taches d'huile. — Les taches de suif » de saindoux, d’huile de provence ou d’huile de pied de bœuf sont enlevées des tissus de toile et de coton en les traitant à chaud et en les saponifiant avec une lessive de soude, puis ensuite en les lavant, pour les tissus de demi-laine et de laine, on les saponifie à froid avec de l’ammoniaque et on enlève le savon ammoniacal qui s’est formé par un lavage à l’eau tiède. L’enlèvement des taches se fait plus facilement avec la benzine. Les taches de graisses se trouvant dans les tissus de soie ne doivent surtout pas être saponifiées mais enlevées avec la benzine ou mieux encore, avec l’éther ou le chloroforme.
- Le mieux est de placer sous l’étoffe à dégraisser une couche de papier brouillard (papier buvard blanc ne contenant pas de colle) et de verser sur la tache, goutte à goutte en appuyant constamment avec un tampon d’ouate imbibé de benzine, d’éther ou de chloroforme, l’huile ou la graisse dissoutes sont absorbées, moitié par le papier et moitié par le tampon d’ouate et ainsi complètement enlevées.
- On peut aussi,suivant une vieille méthode qui a fait ses preuves,fabriquer une pâte de magnésie cuite et de benzine que l’on étend sur la tache, on attend que la benzine soit évaporée puis on répète l’expérience si c’est nécessaire. On traite les vieilles taches de graisse avec le chloroforme puis avec la pâte de magnésie. Si les taches proviennent de graisses fortes (telles que le suif, le saindoux, la cire, la parraffine, etc.) elles sont d’abord macérées en y ajoutant de l’huile de ricin, puis traitées comme il est dit plus haut. On fait disparaître les taches de graisse et d’huile des étoffes de soie et autres étoffes fines, soit avec la pâte de benzine et de magnésie ou en enduisant, à l’aide d’un pinceau, les taches avec une solution de gomme arabique et, quand elle est sèche, en frottant la tache avec une éponge imbibée d’un éther sulfureux
- ou d’un éther de pétrole. La saponification de la graisse dans le tissu au moyen d’une lessive d’ammoniac ou de soude n’est recommandée ni pour la soie ni pour la laine Dans tous les cas, on obtient également de très bons résultats pour le coton et la toile avec l’éther, la benzine et le chloroforme.
- 2 : Les taches de cire et de stéarine sont d’abord enlevées le plus possible à la mécanique, puis on étend sur la tache un morceau de papier filtre sur lequel on passe un fer chaud ce qui attire la cire et la stéarine sur le papier brouillard ; enfin on traite les taches imperceptibles avec de l’alcool fort très chaud, de l’éther chaud ou du chloroforme froid.
- Il n’est pas rare de trouver des taches de cette nature sur la peluche et sur le velours (tapis de tables et surtout d’autel) pour lesquels le détachage mécanique au couteau ou au grattoir ne convient pas car leur éclat en souffre. Dans ce cas on recommande de les passer à la vapeur avant le détachage, afin de faire fondre la cire et la stéarine ; les taches fraîches ainsi formées sont alors enlevées avec la benzine et le chloroforme1
- 3 - Les taches de paraffine peuvent être traitées comme les taches de stéarine et de cire, elles peuvent aussi être enlevées comme les taches d’huile et de graisse mais avec cette différence qu’elles ne doivent pas être saponifiées.
- 4 : Les taches d'huile minérale sont enlevées, d’après Schweizer, au moyen d’un liquide composé de la manière suivante : 50 litres d’eau, 3 kil. 6 de savon, 1 kil. 8 d’ammoniac ou de soude, 0 kil. 9 de savon ammoniacal et 0 kil. 5 d’aniline ou de phénol. On laisse tremper les taches dans ce liquide pendant environ 12 heures, au bout de ce temps elles sont disparues.
- 5 • Les taches de résine sont enlevées avec 96 % d’esprit de vin chaud ; les vieilles taches sont d’abord chauffées avec des fers à repasser. Pour le coton et la toile on peut aussi employer une lessive de soude caustique étendue d’eau, pour saponifier les acides résineux, en supposant que la matière colorante le supporte. L’huile de térébenthine donne aussi de très bons résultats pour enlever les taches de résine. Diverses « eaux pour détacher » vendues dans le commerce font disparaître les taches de résines. Une eau à détacher que l’on peut employer se compose de 4 parties d’huile de térébenthine,une partie d’éther et une partie
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- d’alcool. La benzine fait aussi disparaître la résine. Il y a aussi les taches de cire à cacheter qu’on commence à enlever à la machine si c’est possible, puis que l’on fait ensuite disparaître avec de l’alcool très chaud ou avec de la benzine.
- {A suivre).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- MACHINE A MERCERIS ER LES TISSUS DE COTON sous pression Par M. Ernest Simon, ingénieur.
- Cette machine à merceriser les tissus de coton sous pression pour donner à ces tissus un aspect bril lant semblable à celui de la soie en leur conservant leur longueur primitive, est essentiellement caractérisée en ce que le tissu, dont le rétrécissement Ion gitudinal est empêché par des rouleaux convenables, est amené, immédiatement après son passage à travers le liquide de mercérisation, à un dispositif élar-gisseur.
- Ce dispositif élargisseur comprend deux disques rotatifs, obliques, ajustables quant à leur écartement et leur inclinaison l’un par rapport à l’autre, et deux chaînes sans fin coopérant avec ces disques pour élargir ou étirer transversalement ledit tissu progressivement et d’une manière réglable, tout en lui conservant son mouvement d’avancement continu à travers la machine; le tissu en question est, quelque peu avant sa sortie du dispositif élargisseur, soumis à un rinçage à l’eau pour empêcher son rétrécissement ultérieur.
- NOUVELLE MANIÈRE DE FABRIQUER DES FILS et des étoffes de plusieurs couleurs
- Par M. Félix Meyer, fabricant.
- Le but de l’invention présente est de simplifier la manière connue jusqu’ici de fabriquer des fils et des étoffes mêlés de plusieurs couleurs.
- Jusqu’à présent, on fabriquait des fils de laine et des étoffes de plusieurs couleurs en mélangeant des fils de laine colorés ou imprimés de plusieurs couleurs différentes.
- Le même effet peut être produit selon l’invention présente de la manière qui suit. La fibre de laine,
- du peigné ou des peignons, en un mot toute sorte d e laine, sera préparée ou mordancée, et après cela les fibres préparées seront mélangées avec desfibres non préparées, enfin ces fibres, préparées et non préparées seront filées les unes avec les autres. Alors le fil produit de cette sorte sera teint, soit immédiatement en écheveau, soit après avoir été tissé, de ma nière que les fibres préparées reçoivent une autre couleur que les fibres non préparées.
- [Reproduction interdite.)
- 1 ----------------------- 1 -------------- - 1
- ___________________DIVERS_______________________
- LOI SUR LES ACCIDENTS
- Les dimanches et jours fériés ne donnent pas lieu à ( l’indemnité pour incapacité temporaire, si l'ouvrier blessé ne travaille pas ordinairement les dimanches.
- La Cour de cassation, dans son ardience du 30 mai 1900, a tranché la question suivante :
- Des juges ont-ils pu légalement accorder à un ouvrier, pour incapacité temporaire de travail une indemnité journalière, payable même les dimanches et jours fériés, et y ajouter des dommages-intérêts à raison de la résistance du patron à la réclamation dudit ouvrier?
- Admission, dans le sens de la négative, au rapport de M. le conseiller Zeys et sur les conclusions con formes de M. l’avocat général Mérillon, du pourvoi de MM Maire et Delassue, contre un jugement du tri -bunal de paix de Villejuif, du 26 septembre 1899, rendu au profit de M. Quéruel.
- M® Devin, avocat.
- C’est le premier arrêt de cassation sur la loi des accidents.
- LE TRAVAIL DES ENFANTS des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels.
- {Suite et fin)
- C’est encore celte réduction que la commission du travail de la législature suivante proposa de réaliser à partir de 1898 dans les établissements à personnel mixte. C'est enfin cette même proposition que le Parlement vient de prendre pour en voter l’application à partir du 30 mars 1904. Il n’a fait, en réalisant cette réforme, qu’écouter les leçons de l’expérience. Elle démontre, en effet, que la durée moyenne du travail
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans les usines où ne sont employés que des hommes, ne dépasse guère actuellement dix heures par jour, et que c’est, au contraire, dans les branches d’industrie où domine l’élément faible, femmes et enfants, qu’on rencontre une prolongation excessive de la journée de travail.
- L’unification de la journée à onze heures, puis à dix heures pour les ouvriers de tout âge et de tout sexe, au moins dans les établissements mixtes, aura cette heureuse conséquence» — qu’accueilleront avec satisfaction un grand nombre d’industriels condamnés par la concurrence à une surproduction ruineuse, — de régulariser le travail et de rendre plus rares ces crises si redoutables pour l’industrie nationale et pour la paix sociale.
- Rappellerai-je que les pays où la journée de travail est la plus courte sont aussi ceux où le labeur de l’ouvrier atteint son plus haut degré de productivité? Un repos suffisant le met en état de fournir la somme d’énergie qui assure à son travail le plus grand effet utile dans le moindre temps. De l’avis des hommes les plus compétents, c’est à cette condition que peut se constituer une classe nombreuse de travailleurs bien portants, vigoureux et habiles, collaborateurs indispensables d’une industrie portée à une haute perfection. Il convient d’ajouter qu’en tous pays la réduction du temps de travail a provoqué, dans la technique industrielle et dans l’organisation du travail, la réalisation de progrès qui ont contribué à maintenir et même à élever le niveau de la production nationale. Nous sommes donc fondés à croire qu’en France comme ailleurs cette heureuse réforme, loin d’entraver l’essor de l’industrie, ne pourra que le régulariser et le stimuler.
- La loi du 30 mars a ajouté à l’article 1er de la loi des 9-14 septembre 1848 une disposition nouvelle ainsi conçue :
- « Toutefois, dans les établissements énumérés dans l’article 1er de la loi du 2 novembre 1892 qui emploient dans les mêmes locaux des hommes adultes et des personnes visées par ladite loi, la journée de ces ouvriers ne pourra excéder onze heures de travail effectif.
- « Dans le cas du paragraphe précédent, au bout de deux ans à partir de la promulgation de la présente loi, la journée sera réduite à dix heures et demie et, au bout d’une nouvelle période de deux ans, à dix heures. » V --
- Comme vous le voyez, la réduction de la journée des ouvriers adultes ne constitue pas la seule modification apportée à la loi de 1848. Cette loi ne réglait la durée du travail que dans les manufactures et les usines ; la loi du 30 mars étend la réglementation nouvelle à tous les établissements visés par la loi du 2 novembre 1892 qui occupent à la fois des hommes et des femmes ou des enfants. Les ateliers, chantiers, etc., et leurs dépendances se trouvent donc atteints par cette réglementation.
- Seuls désormais, les ateliers employant exclusivement des ouvriers adultes échapperont à toute limitation légale. Quant aux manufactures et usines qui n’occupent aussi que des hommes, elles continueront à être régies par le premier paragraphe de l’article 1er de la loi des 9-14 septembre 1848, qui fixe à douze heures la durée du travail journalier des adultes.
- Comme vous l’aurez aussi remarqué, c’est seulement dans les établissements qui occupent des hommes et des femmes ou des enfants, dans les mêmes locaux (ce sont les propres termes de la loi), qu’est réglementée la durée du travail des adultes. Voici le commentaire que le rapport soumis à la Chambre des députés, le 27 mars, donne de cette expression :
- « Que veut dire « dans les mêmes locaux » ? S’agit-il d’une salle unique ? Suffira-t-il d’une cloison pour que les locaux soient différents ? Sera-t-on dans les mêmes locaux lorsqu’on travaillera à des étages différents d’une même maison ? Seul, l’esprit général dans lequel est conçue la loi doit nous fixer à cet égard, et il nous semble qu’on doit entendre par « mêmes locaux » non seulement ceux où se fait un travail en commun du personnel protégé, mais tous ceux qui1 servent de lieu de travail à toute industrie où tous les efforts sont combinés pour concourir à une même pro* duction. »
- Cette définition que le gouvernement a faite sienne à la tribune de la Chambre des députés, devra servir de critérium quand il s’agira de décider s’il y a lieu d’appliquer la loi. Toutes les fois que dans un même bâtiment, sous un même toit, ou sur un même emplacement, des hommes et des femmes ou des enfants collaboreront au même travail, ils devront être soumis à une règle commune, quels que soient la place, 1» salle ou l’étage où ils se trouvent.
- La loi de 1892, prévoit, en ce qui concerne l’interdiction du travail de nuit, l’obligation du repos hebdomadaire et la limitation de la durée du travail, des.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 235
- dérogations, les unes temporaires, les autres perma-nentes, en faveur d’industries qu’ont désignées des règlements d’administration publique, La loi nouvelle n’ayant pas abrogé ces dérogations, elles demeurent par là même en vigueur, ainsi que les règlements d’administration publique rendus pour leur exécution.
- Mais, à propos des dérogations qu’autorise l’article 7 delà loi de 1892, on s’est demandé si la durée du travail des adultes se trouvant aujourd’hui ramenée, dans les établissements à personnel mixte, aux mêmes limites que celle des enfants et des femmes, ces dérogations admises au profit des uns ne devraient pas aussi être appliquées aux autres.
- La simultanéité du travail doit, en effet, logiquement entraîner une similitude complète de traitement pour toutes les catégories de travailleurs. Les adultes, lorsqu’ils bénéficient de la même réglementation que leurs auxiliaires habituels, doivent donc être soumis aux mêmes exceptions.
- J’ajouterai, enfin, qu’au point de vue des poursuites et des sanctions pénales les lois de 1848 et de 1892 conservent chacune son empire, la première restant applicable aux contraventions à la limitation de la durée du travail des ouvriers adultes, la seconde aux infractions à la fixation de la journée du travail des enfants et des femmes.
- Telle est, monsieur le préfet, dans ses grandes lignes, la nouvelle réglementation delà durée du tra vail ; le législateur s’est inspiré avant tout de l’idée Iu'en cette matière les intérêts sont solidaires et que toute amélioration apportée par les mœurs ou par la loi à la situation de l’ouvrier profite non seulement à l’ouvrier, mais au patron lui-même. Il a montré un égal souci de sauvegarder, par des transitions sage-ment ménagées, les légitimes intérêts de l’industrie nationale et d’assurer la réalisation d’une réforme que Commandaient le progrès de la civilisation, l’humanité et la justice.
- Ces rapides observations vous permettront, monsieur I® préfet, d’apprécier a haute portée de laloi du30 mars et d’indiquer l’esprit dans lequel elle est conçue. Les Inspecteurs du travail sont chargés d’en assurer l'exé-cution ; mais si efficaces que doivent être les résultats de leur intervention dans chaque cas particulier, votre “ction, plus générale, pourra très utilement seconder l^ leur,
- Vous voudrez bien, en conséquence, saisir toute oc
- casion de mettre en lumière les effets bienfaisants de la réglementation nouvelle. Les inspecteurs du travail se tiendront à votre disposition pour vous fournir tous les renseignements nécessaires. Je vous prie de leur prêter, de votre côté, le concours et l’appui qui leur sont indispensables pour qu’ils puissent s’acquitter de leur délicate mission. Je désire voir s’établir entre eux et les administrations départementales une collaboration étroite et cordia'e. J’en attends les plus féconds résultats.
- INFORMATIONS
- L’Administration des Postes nous communique la note suivante :
- En vue de simplifier le classement des correspondances à distribuer dans Paris et de hâter la sortie des facteurs, l’Administration s’occupe de mettre en concordance les circonscriptions de distribution avec la division administrative par arrondissements. Cette mesure ne produira tous ses effets qu’autant que l’adresse des lettres et autres objets pour Paris sera complétée par l’indication de l’arrondissement où réside le destinataire.
- L’Administration croit pouvoir compter sur le concours du public pour la réalisation d’une amélioration qui l’intéresse directement.
- Exemples d’adresses complètes :
- Monsieur Legrand, rue du Charolais, 8, Paris 12e .
- Monsieur Richard, --
- rue Lecourbe, no 40,
- Paris, 15e ,
- JURISPRUDENCE
- Incapacité temporaire. — Indemnité temporaire. — Faute inexcusable du patron. — Majoration. — Frais de médecin. — Ab sence de tarif.
- La majoration ou la diminution de l’indemnité temporaire dus à l’ouvrier blessé, lorsqu’il y a faute inexcusable soit du patron soit de l’ouvrier, n’a trait qu’à la pension viagère.
- L’indemnité de demi salaire est invariable.
- Aux termes de l’article 4 de la loi du 4 avril 1898, les honoraires du médecin choisi par la victime sont
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- Dissolutions de Sociétés
- AMIDONS SOLUBLES APPRÊT pour TULLES, MOUSSELINES, SOIERIES, ETC.
- LOI SUR LES ACCIDENTS du Travail
- DU 9 AVRIL 1898
- La présente loi, délibérée et adoptée . par le Sénat et la Chambre des dé-
- 9 U —i I m c 3 U
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- LE MONITEUR DE LA TEINT URE
- fixés conformément au tarif adopté dans chaque département pour l’assistance médicale gratuite.
- Ledit tarif n’existant pas dans le département de la Seine, il convient de fixer le taux des visites des médecins pour la clientèle ouvrière et celui du certificat d’après le décret rendu en exécution de la loi du 30 novembre 1892
- Ainsi juge, le 22 décembre 1899, par le tribunal de Paris (justice de paix, XHIe arr.).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
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- Crémieux (Raoul), et veuve Lauvray, née Béren-guier, teinturerie, 129, rue de Rome, à Marseille. — Jug. du 28 juin. — S. : M. Audibert.
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- 24 ans, chrétien, ayant terminé ses études à l’école de teinture de Kréfeld (Allemagne), et travaillé pendant six ans dans des teintureries de laine et de soie, entre autres dans une des plus grandes fabriques de l’Allemagne, connaissant parfaitement le vigoureux, cherche en se basant sur d’excellents certificats, place comme coloriste ou sous-directeur. Ecrire sous 4131, à Rudolf-Mosse, Mulhouse e/Th., Allemagne.
- putés, sera exécutée comme loi de l’État.
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer, dès aujourd’hui, à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40 ; chaque feuille en plus, 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Commentaire historique et analytique de la loi des 9-10 avril 1889, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les ouvriers sont victimes dans leur travail
- 1898. In-8 343 pages. 5 francs.
- Dissolution, à partir du 30 juin, de la Société MOUIL-LERON et GUÉRIAUX, fab. de bretelles, jarretières, ceintures etc., 37, rue Quincampoix, à Paris. — Acte du 30 juin.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (6) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-eines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la qinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-"ne, oxycétones et xanthones.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Indigos
- On cote actuellement :
- 6 C
- O
- CO
- Bcie de teinture.
- On cot :
- mpêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- Ire qualité . .. 2e qualité .. . 3e qualité.... Sisal, Yucatan...
- Honduras.........
- Tabasco. ..... . Haïti Cap..... . . Fort-Liberé.... Aquim........... S S-Marc........ ................ P.-de-Paix .. ...
- - Miragoane....ce Saint-Domingo... Martin, et Guadel. Jamaïque. ..... Cuba et St-Yago .. Manzanillo..... Tuspan......... Vera-Cruz......
- Campêche ........ Carmen............
- Tampico.......... Porto-Plata...... Haïti............ Jamaïque ........ Barcel et P Cab .. Rio Hacha........ Carth. et Savan...
- 12
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- S
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba.. Bahia .. .
- Corinto. ..
- Amapala. .
- 100 k.
- . .50 k.
- 50 kil.
- Rouge Brésil Bahia.........
- » Calliatour.. .100 k.
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1009 k.
- Pernamb. ... 50 k
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb .........
- pressé ...
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zaca tille.
- Ténériffe grise.......
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos.
- Java, Mad , Pond.......
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- 7
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- M • • .. .
- 10 18 ..
- sur v. et bl. 1 [2 k.. fin viol, et pourpre... beau viol. et dito.... bon violet.......... moyen violet........ bon violet rouge.... bon moy. v. roug.... fin rouge........... bon dito............ bon à fin cuiv...... cuiv. ord. et bas...
- Java.........
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- Madras ....
- Manille.... ...
- Caraque ......
- Guatemala flor
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- bon à fin cor... cor. ord. à bas
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- • ord. et moyen .. .
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ............. M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.......... .M
- Querc ifron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé.....
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- Antilles. . .
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- 4
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- .. M
- c.
- PLACE DE MARSEILLE
- 265
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- On cote : Acide tartrique. . .
- Bois de :
- Campêche Laguna 18 ..
- » Martinique 10 .. 12
- » Jaune Carmen. M ..
- » » Maracaïbo M ..
- Cannelle de Chine 1.0 .. 120
- — de Ceylan de n- 000 à 4 252 350
- 225
- Cochenilles :
- Grises..... Argentées......... Zacatilles. Noires ordinaires..
- » supérieures Crême de tartre... Curcuma Bengale.. Dividivi ........
- Gommes :
- Arabique.........
- Aden..... .......
- 200 .
- 220 .
- 200 .
- 190 .
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- 165 .
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- 165
- 120
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- 220
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- 180
- 125
- Damar Singapore. .... .. » Batavia...... .. 112 .. 160 .. 115 165
- Sandaraque 150 . 160
- Gambier. ... . ....... 45 .. 50
- Galles vertes et noires. 180 .. 210
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre..................... moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r.........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................
- Sumac en feuilles ...... — en poudres................
- F
- 2
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- 25 k.
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. M sous papier, F. M » bon marchand en pains F. M » » » en boules. M
- » raffiné en poudre sec. F. M
- Produite chimiques. — On 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.).. (acq.).................. Acide muriatique........ — nitrique..............
- sulfurique. .
- 20
- 36
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- 66
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- d
- 13
- 15
- 9
- 33
- 41
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- k.
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- cote aux
- .. à 15 • .. 16 .
- Carbonate de soude dei90/92, en sacs à rendre, marchés
- Disponible.............
- Ammoniaqno liquide 22 d.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Gomme Sénégal, en sortes. 145 .. 150 .« — arabique 250 . . 300 .. — adragante rousse. 340 .. 375 .. Jus de citron 23. 24.. Méthylène à 95°. ....... 98 . 100 . — régie 90 -- . 110 .. 115 .. Prussiate jaune de potasse 190 .. 195 .. — — de soude ... ... Pyrolignite de fer 10 .. 11. Résine ... 16 .. 20 .
- Rouille.................... 9 .. 10 Sel de soude 80“.............. 18 . 18 25 —.................ammoniaque.................12 50 13 .
- Sel d’étain.................. 230 .. 235
- Soufre en canons , . . . 19 50 20 50
- — sublimé.......... 21 50 22 50 Sumac Sicile en feuilles... 30 .. 32 ..
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- LE MONITEUR DE.LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêta (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun, — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d'Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1830. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure,. Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffe
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Graisses industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles). Usine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimage. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc., etc.
- Huiles pour graissage
- Hamelle (Henry), 21, quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines a apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à eouper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
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- Teinture et impression des tissus
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- 44e Année. —N° 16. Le Numéro : 0,75 [Vo.20 Août 1900.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an............. îr.
- — Six mois.......... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau da journal.
- AVIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et luniste.
- SOMMAIRE
- La loi sur les accidents du travail (suite).
- Exposition universelle de 1900 : Distribution des récompenses.
- Noir immédiat et bleu immédiat (suite).
- Le détachage (suite).
- Blanchiment et teinture de la toile (suite).
- Divers. — Note sur la résolution des marchés. — Infor-° mations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS du travail
- {Suite).
- La loi sur les accidents dispense l’ouvrier blessé de rapporter la preuve de la faute de son patron.
- Le risque professionnel est à la charge de l’entreprise, alors même que l’accident serait dû à l’imprudence de l’ouvrier.
- Mais la loi précitée n’a pas été plus loin, ni le texte lui-même, ni les travaux préparatoires, ni
- la discussion législative n’établissent que l’ouvrier soit déchargé du fardeau de la preuve relativement à la nature et à l’origine de l’accident lui-même.
- Dès lors, même sous l’empire de la législation nouvelle, l’ouvrier doit établir que l’accident dont il a été atteint est survenu dans l’exécution d’un travail qu’il effectuait pour le compte d’un patron à qui il réclame une indemnité.
- S’il en était autrement, il serait trop facile à un ouvrier de mauvaise foi de mettre à la charge du patron les conséquences d’accidents survenus dans des circonstances absolument étrangères au contrat de louage existant entre lui et son patron.
- La cour de Paris s’est prononcée dans ce sens par arrêt du 1er mai 1900.
- Une espèce tout à fait insolite est pendante en ce moment devant le tribunal de St-Etienne. Un ouvrier s’est plaint à son patron le 22 janvier 1900, d’un accident arrivé le 3 novembre 1899. Pendant toute la période écoulée entre le jour du prétendu accident et celui de la déclaration, l’ouvrier n’y a fait jamais aucune allusion. Les causes de l’accident sont, donc tout à fait suspectes. .
- Néanmoins l’ouvrier s’est imaginé d’assigner le chef d’entreprise devant le juge de paix en paiement de l’indemnité temporaire. Avant toute discussion sur le fond, il s’est posé dès lors la question de savoir si l’on se trouvait bien en présence d’un accident de travail, et par une décision très longuement motivée, le juge de paix déclare que l’ouvrier n’a fait la preuve qu’il ait été blessé par le fait du travail ou à l'occa-sion du travail. L’ouvrier qui s’est figuré qu’il aurait, bon gré, mal gré, une indemnité, ne s’est pas tenu pour battu.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Il assigne à nouveau le patron devant le tribunal civil en paiement d’une rente viagère de 1,200 fr. — quand on a une pareille audace on exige beaucoup ou on ne réclame pas.
- Mais, devant le tribunal civil comme devant le juge de paix, il faudra rechercher si l’accident provient du fait du travail. La question a déjà été tranchée par le juge de paix, il y a chose souverainement jugée sur ce point, le tribunal civil sera dans la nécessité de repousser la demande de l'ouvrier par l’exception de chose jugée.
- Il a été décidé, pour tous, que l’accident avait une cause étrangère au travail commandé, cette décision s’impose devant toutes les juridictions, l’ouvrier ne peut être écouté dans ses tentatives audacieuses et cupides.
- Une réflexion nous vient: l’assistance judiciaire est accordée de plein droit, sur le visa du parquet cependant. Mais, dans un cas semblable, où la demande doit fatale ment être rejetée sous peine de violation de la chose jugée, le parquet devrait refuser le visa qui emporte avec lui le bénéfice de l’assistance judiciaire.
- En accordant la faculté de plaider gratuitement à un ou vrier qui en fait l’usage que nous avons indiqué, c’est exposer injustement le patron aux désagréments et aux frais d’un procès que la loi, sainement comprise, ne doit pas permettre de tenter; interpréter cette loi autrement, c’est la rendre odieuse.
- (A suivre. )
- Aoire service d’assurances répond immédiatement à toute question intéressant nos lecteurs.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que PERSONNE N’EST AUTORISÉ A SE PRÉSENTER AU n-OM du Journal pour solliciter la vérification, .la conclusion, etc., etc., des polices d’assu-rances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, TOUTES LES COMMUNICATIONS RELATIVES AUX ASSURANCES DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons immédiatement à la Compagnie the Océan-Accident seule chargée de traiter ces questions.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- DISTRIBUTION DES RÉCOMPENSES
- CLASSE 78
- Matériel et procédés du blanchiment, de la teinture, de l’impression ét de l’apprêt des matières textiles à leurs divers états.
- Liste du jury
- Lederlin, Armand, P. France.
- Melen, Joseph, V.-P. Belgique.
- Prud’homme, Maurice, R. France.
- Jolly, Amédée, S. France.
- Bœringer, Eugène. France.
- Dehaitre, Fernand. France.
- Guillaumet, Léon. France.
- Motte, Albert. France.
- Keittinger, Maurice. France.
- Giliet, Joseph. France.
- Hemmer. Allemagne.
- Hummel, le professeur. Grande-Bretagne.
- Inabata, Katsutaro. Japon.
- Exposants hors coneours
- Bœringer Guth et Cie. France.
- Cartier-Bresson. France.
- Buffaud et Robatel. France.
- Dehaitre. France.
- Gillet et fils. France.
- Guillaumet, les fils de A. France.
- Jolly fils et Sauvage. France.
- Lederlin, établissement de Thaon-les-Vosges.
- France.
- Legrand frères. France.
- Maês et fils. France.
- Motte, Albert. France.
- Turpault. France.
- Voland et Cie. France.
- Gebauer. Allemagne.
- Hemmer. Allemagne.'
- Grands prix
- Hannart frères.
- Société alsacienne de constructions mécaniques à Mulhouse, Alsace. Allemagne.
- Société alsacienne de constructions mécaniques à Grafenstaden, Alsace. Allemagne.
- Société alsacienne de constructions mécaniques à Belfort. France.
- Renard, Carron, Bonnet et Cie. France.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Besselièvre fils. France.
- Ducommun. Allemagne. <
- Kettinger, François et fils. France.
- Roussel, Emile. France.
- Laveurs et carboniseurs de l’arrondissement de
- Verviers. France
- Garnier, C. et Cie. France.
- Steinerand Co limited. Grande-Bretagne.
- Société lyonnaise de teinture. France.
- Bonnet, Ramel, Savigny, Griaud et Marnas. France.
- Collectivité de Kiôto. Japon.
- Gresselin père et fils. France.
- Chappat et Cie. France.
- Watremez, Jules. Russie.
- Laveissière, G. et Chamont. France.
- Hulot, Collin etChambaut. France.
- Weidmann. Suisse.
- Médailles d'or
- Steimer, Charles. France.
- Kleinewefers fils. Allemagne.
- Alsberg et Van Oost. Belgique.
- Denis, A. et Benoist. France.
- Frein, G. et Cie. France.
- Miray, Paul. France.
- Aubert, Eugène. France.
- Guydet, Mme veuve et fils. France.
- Ernoult-Bayard frères. France.
- Nishimura. Japon.
- Fida Shinshiti. Japon.
- David, H. et Cie. France.
- Martin, Emile. Allemagne.
- Wulliot frères et Cie. France.
- Monpin, A. et Saint-Rémy. France.
- Kientzy, Léon. France.
- Stackler et fils. France.
- Gœttiker. France.
- George, Gustave. France.
- Mey, Léon. France.
- Commission spéciale royale de statistiques et graphiques à la Haye. Pays-Bas.
- Lefèvre, Léon. France.
- Ateliers de construction de Burckhardt, S.-A.
- Suisse.
- Rusconi, Jean. Italie.
- Médailles d'argent
- Lecœur frères. France.
- Brémond fils. France.
- Mercier et Chaumartin. France. 1
- Société artistique de Suresnes. France.
- Lyonnet, Anthelme. France.
- Poiret frères et neveu. France.
- Hart, Mme veuve Albert. France.
- Crosset et Debatisse. France.
- Fleury, Arthur. France.
- Keller-Dorian, Albert. France.
- Maccagno. Italie.
- Duchemin, Henri fils. France.
- Faure, André. France.
- Turnbull and Stockdale. Grande-Bretagne.
- Ségard, Thédore et Vanackère frères. France.
- Halleu, Emile.
- Société ouvrière lyonnaise des imprimeurs sur étoffes. France.
- New Kirchner, Druckfabrik actiengesellschaft.
- Autriche.
- Gartside et Cie. France.
- King, A.-J. Grande-Bretagne.
- Herdmans et Co . Grande-Bretagne.
- Guibourg, M. France.
- Pellaumail-Moutel. France.
- Viscose syndicat limited. Grande-Bretagne.
- Clauser. Autriche.
- Depierre. France.
- Montenot et fils. France.
- Thuillier, Mme veuve Marie. France.
- Khichine, 0. G. Russie.
- Hiro-Oka, Ihei. Japon.
- Charnelet, Paul. France.
- Blanchisserie de Courcelles. France.
- Verhaege-Vandewynchèle. France.
- Médailles de bronxe
- Kioto Cotton, Flanelle et Cie. Japon.
- Schwinz et Steinhunner. France.
- Mauses. Autriche.
- Dumontant. France.
- Ecorcheville, Max. France.
- Mars, Auguste. France.
- Wardle and Davenport. Grande-Bretagne.
- Cleghorn, William. Grande-Bretagne.
- Guillemin,Félix. France.
- Otto Hœrbold. - -
- Aïti Shibori Tkwaï. Japon.
- Hattori, Magobei. Japon.
- Hisada, Izayémon. Japon.
- Kiôto Kiguiowaï. Japon.
- Kimura, Kambei. Japon.
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- Thiébaut, E. France.
- Chauveau, Edouard.. France.
- Adam, Henri. France.
- Blache, P. France.
- Lecamus, Victor. France.
- Piednoël, Léopold. France.
- Mistral frères. France.
- Losserand. France.
- Hennequin et Dugrais. France.
- American Wranger and Co . Etats-Unis.
- Erste Thueringer Waschmaschinenfabrik. Allemagne.
- Benninger et Cie. Suisse.
- Marmonnier, Félix. France.
- Joaksen. Norvège.
- Comité central du Sénégal, France.
- Mentions honorables
- Mitrécé, Léopold. France.
- Carrière, Auguste. France.
- Kuriyama, Shinkiti. Japon.
- Shimada, Kosaburô Japon, lyeshima, Kititarô. Japon.
- Takahashi, Kititarô. Japon.
- Collaborateurs
- Grands prix
- Lenoir, Maurice. — Hannart frères. France.
- Vincre, Justin. —Hannart frères. France.
- Dieterlen. — Usines de Thaon. France.
- Médailles d’or
- Lussiez, Jules. — Hannart frères, France.
- Lucq, Pierre. — Hannart frères, France.
- Vincent, Alfred. — Hannart frères, Paris.
- Chatanet, J.-B. — Gillet et fils. France.
- Grosselin, Désiré. — Grosselin, France.
- Burgert, J. — Société alsacienne, Allemagne.
- Guillaumet, Aimé. — Guillaumet, les fils, France.
- Zurcher, G. — Baeringer Guth.
- Jourdain. — Gaydet, Mme veuve et fils, France.
- Muller, E. — Gebauer, Allemagne.
- Diehl. — Usines de Thaon, France.
- Himbert, Marius. — Garnier, France.
- Berthet, A. — Poiret frères et neveu, France.
- Contour, Gustave. — Maës et fils, France.
- Médailles d’argent
- Bouvy, P. — Gillet et fils, France.
- Brœmer, A. — Gillet et fils, France.
- Brœmer, G. — Gillet et fils, France.
- Chatanet, A — Gillet et fils, France.
- Deschamps, J. — Gillet et fils, France.
- Favel, E. — Gillet et fils, France.
- Friess. — Gillet et fils, France.
- Lenoir, H. — Gillet et fils, France.
- Montet, J.-M. — Gillet et fils, France.
- Montibert, A. — Gillet et fils, France.
- Salvé, J. — Gillet et fils, France.
- Veyre. — Gillet et fils, France.
- Rul, Isidore. — Collectivité de Verviers, Belgique.
- Graffaux, Mathieu. — Collectivité de Verviers, Belgique.
- Schmidt-Willmotte, Jean. -• Collectivité de Verviers, Belgique.
- Dufossé-Manghin. — Collectivité de Verviers, Belgique.
- Creischet, François. — Collectivité de Verviers, Belgique.
- Brull, Charles. — Collectivité de Verviers, Belgique.
- Bosard, Olivier.. — Collectivité de Verviers, Belgique.
- Vaterlaus. — Weidmann, Suisse.
- Schwager. — Weidmann, Suisse.
- Meister, Otto. — Weidmann, Suisse.
- Riberon, P. — Weidmann, Suisse.
- Protin, G. — Grosselin, France.
- Lamotte, L. — Grosselin, France.
- Collon, E. — Dumontant, France.
- Rettig, J. — Société alsacienne. Allemagne.
- Wangelin. — Martin, Em. Allemagne. Pallois. — Dehaître, France. Mairesse. — Dehaître, France. Dubrulle. — Dehaître, France. Rœder, G. — Ateliers Ducommun, Allemagne.
- Castel, H. — Motte-Meillasson, France. Roy, H. — Motte-Meillasson, France. Briet, B. — Motte-Meillasson, France. Desplanque, A.-H. — Motte Bourgeois, France.
- Charles, A.-F. — Motte-Bourgeois, France. Castel, L. — Motte-Delescluse, France.
- Segard.J. — Motte-Delescluse, France. Desbarbieux. — Motte-Delescluse, France. Roussel, A. — Motte-Delescluse, France. Bœringer, A. — Bœringer-Guth, France. Hamel, F. — Laveissiére, France.
- Lemarchand. — Laveissiére. France.
- Goettiker, Jean, — Goettiker, France.
- Vaute, A. — Aubert, France.
- Roufard. — Buffaud-Robatel; France.
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- Tailleux. — Buffaud-Robatel, France. Mulliez, T. — Roussel, Emile, France. Lequenne, A. — Roussel, Emile, France. Betsch H. — Hemmer, Allemagne.
- Vanderloo, T. — Hemmer, Allemagne.
- Lederlin, P. — Usines de Thaon, France. Saget. — Usines de Thaon, France.
- Sche'kopf. — Usines dr Thaon, France. Bührer, E. — Denis-Benoist, A , France. Benoist, Ch. — Denis-Benoist, A. France. Dazin, J. — Ernoult-Bayard, France.
- Kœchlin, René. — Keittinger et fils, France.
- Ménard, T. — Keittinger et fils. France. Bitschner, T. — Keittinger et fils, France. Passaguay. — Garnier, France.
- Mulet, P. — Renard-Villet, France.
- Collet, Claude. — Renard-Villet, France.
- Sisley, P. — Reaard-Villet, France. Stochausen, P. — Kleinewefers fils, Allemagne. Lemmen, J. — Kleinewefers fils, Allemagne. Heuschen, F. — Poiret neveu, France.
- Rivière, A. — Poiret frères et neveu, France. Bouvier, F.-S. —Renard, Carron, Bonnet, France. Brodure, Antoine. — Crosset et Debatisse, Belgique.
- Laurié, Simon. — Khischine, Russie.
- Bouchansky. — Khischine, Russie.
- Eppe, J.-B. — Cartier-Bresson, France.
- Ferry, Nicolas. — Cartier-Bresson, France.
- Victor, Michel. — Besselièvre fils, France.
- Villette, E. - Besselièvre, France.
- Vincent, H. — Besselièvre fils, France. Dumaine. — Besselièvre fils, France.
- Médailles de bronze
- Chandy — Gillet et fils. France.
- Large. — Gillet et fils. France.
- Muller. — Repiquet et Chassagne, France.
- Goriot. — Repiquet et Chassagne, France. Lair. — Dehaître, France.
- Sohn, J. — Ateliers Ducommun, Allemagne.
- Mény, J. — Usines de Thaon, France.
- Cocheteux. V. — Ségard Vanackère, France. Lesaire,H. — Ségard Vanackère. France. Dapsens, H. — Ségard Vanackère, France. Vandemordèle, C. — Ségard Vanackère, France.
- Wardavoir, E. — Ernoult Bayard, France.
- Six, H. — Ernoult Bayard, France.
- Brame, J. — Ernoult Bayard, France. Mouterde, F. — Renard Villet, France.
- Burlot, Ph. — Renard Villet, France.
- Leblanc, A. — Corron. Christophe, Bunand, France.
- Doutre, C. — Corron, Christophe, Bunand, France.
- Baleynaud, A. — Crron, Christophe, Bunand, France.
- Arrivât, Mlle Louise. —Corron, Christophe, Bunand, France.
- Taupin, E. — Besselièvre, Franco.
- Mention honorable
- Guinzo Kobayassy. — Inabata, Japon.
- Par décrets du Président de la République, à l’oc-casion de l’Exposition, on remarque les nominations suivantes,dans l’ordre national de la Légion d’honneur, Au grade d’officier
- Dehaître (Fernand), fabricant de matériel de blanchiment, teinture, impression et apprêt de tout textile et tissu. Vice-président de la Chambre syndicale des mécaniciens, chaudronniers et fondeurs. Vice président des Comités. Membre du jury de la classe 78. Chevalier du 14 janvier.
- Lederlin (Armand), ingénieur des arts et manufactures. Administrateur-directeur de la blanchisserie, et teinturerie de Thaon. Membre de la chambre de commerce des Vosges. Membre du comité d’admission, président du jury de la classe 78. Chevalier du 12 juillet 1888.
- Chapuis (Jean-Adolphe-Achille-Abraham), directeur de la société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis. Exposant hors concours.
- Au grade de chevalier
- Hagimont (Charles-Henri-Frédéric), tisseur teinturier et apprêteur de velours de coton à Amiens. Membre des comités et du jury de la classe 80.
- Jolly (Alexandre-Amédée), président de la Chambre syndicale de la teinturerie et des industries qui s’y rattachent. Secrétaire des comités et du jury de la classe 78.
- NOIR IMMÉDIAT et Bleu immédiat {Suite)
- i Teinture sur appareils mécaniques, du coton en bourre, en rubans de carde, en flottes, en ' bobines croisées et en cannettes
- La teinture du Noir immédiat sur appareils méca-niques de différents systèmes est déjà pratiquée sur
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- une très grande échelle ; avec la grande solubilité du produit et sa facilité d’unisson, cette application n’offre d'ailleurs aucune difficulté.
- . Il est indispensable que les appareils employés soient exempts de toutes pièces en cuivre et que la circulation du bain ne soit pas assurée par l’air comprimé, mais à l’aide d’une pompe ou de la vapeur.
- Les appareils peuvent être construits en bois ou en fer et les broches en fil de fer ou en tôle ; si l’on veut faire servir pour cette teinture des appareils contenant du cuivre, il faut les faire nickeler au préalable.
- Pour la teinture du Noir Immédiat sur appareils mécaniques il faut avoir soin, comme du reste d’une façon générale pour la teinture sur appareils mécaniques, d’employer de l’eau exempte de chaux autant que possible. Si on n’en a pas à sa disposition et que l’emploi d’eau de condensation — qui existera sans doute en quantité suffisante dans la plupart des teintureries — présente également des difficultés, il est utile de commencer, en formant le bain, par faire bouillir l’eau avec un peu de carbonate de soude, avant d’ajouter le sulfure de sodium et le colorant.
- Le premier bain doit être garni avec environ :
- 5 gr. de carbonate de soude cale.
- 5 » de sulfure de sodium.
- 2 » de sulforicinate de soude.
- 20 à 30 » de sulfate de soude crist. par litre d’eau.
- 15 à 20% de Noir Immédiat (soit au moins 15 à 20 gr. par litre de bain).
- En continuant à teindre sur vieux bain il faut ra
- jouter :
- 2 % de carbonate de soude cale.
- 3 % de sulfure de sodium.
- 9 à 12 % de Noir immédiat.
- 2 % de sulforicinate de soude.
- 10 % de sulfate de soude crist.
- On commence par ajouter le carbonate de soude, on fait bouillir, puis on ajoute seulement le sulfure, le sulforicinate et le colorant.
- On teint au bouillon ou à une température voisine du bouillon pendant 3/4 d’heure environ, puis on lâche le bain ou on sort le coton et on rince immédiatement à l’eau froide.
- A la dernière eau de rinçage on ajoute
- 2 % d’alun de chrome et 2 % d’acide acétique ; ou 2 % de bichromate de potasse, 2 % d’acide acétique
- et on traite sur ce bain pendant quelques minutes à 60—70° C.
- Afin d’éviter les bouillonnements brusques qui se produisent quelquefois il est bon d’employer des bains un peu plus longs que d’habitude, ce qui est du reste nécessaire, car le volume du bain doit toujours être suffisant pour recouvrir complètement la matière à teindre.
- On peut faire resservir indéfiniment le bain de teinture ainsi que la première eau de rinçage, cette dernière servant chaque fois à ramener le bain à son niveau primitif.
- Dans les cas où sur certains appareils l’unisson et la pénétration ne se feraient pas sans difficultés, i est utile d’ajouter au bain en deux portions successives les proportions indiquées de colorant et de sulfate de soude.
- L’indication ci-dessus relative à la durée de la teinture n’a rien d’absolu ; dans certains cas un temps bien plus court sera suffisant. Ainsi pour le coton en rubans de carde on obtient d’excellents résultats sur V appareil Mattëi avec un seul passage en employant le 1er élément pour la teinture
- le 2e » pour rincer
- le 3e » pour traiter en sels métalliques les 4e et 5e éléments pour rincer.
- Avec d’autres appareils on pourra également, selon leur construction, abréger la durée de la teinture et il suffira d’augmenter en conséquence la concentration du bain.
- Il en est de même en ce qui concerne les températures ; pour le ruban de carde, en particulier, on teint souvent en entrant à 80® C. environ et en laissant ensuite le coton dans le bain pendant 30 et 40 minutes seulement, sans continuer à chauffer.
- Le traitement en sels métalliques est souvent supprimé pour les teintes faites sur appareils mécaniques, mais il est alors indispensable de rincer très énergiquement, de préférence à chaud.
- Lorsque des appareils en fer ne doivent pas fonctionner pendant la nuit ou pendant plusieurs jours, il est bon, pour les empêcher de se rouiller, de lés rincer d’abord avec un peu de carbonate de soude et de les sécher ensuite.
- (A suivre.)
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- LE DÉTACHAGE
- Quelques notes techniques sur les différents procédés.
- {Suite et fin)
- 6. — Les taches de vernis et de couleur à l'huile s’en vont plus facilement avec le chloroforme. On s’y prend comme pour les taches d’huile; une couche de papier brouillard sur lequel on verse goutte à goutte au moyen d’un tampon ou d’une éponge imbibés de chloroforme. L’huile de térébenthine rend les mêmes services, mais son odeur est plus difficile à faire partir. Si le traitement au chloroforme a laissé des taches, une faible solution d’huile rouge de Turquie fait le reste. Les tissus de coton ou de toile, peuvent aussi être traités par une forte lessive de soude ou par une lessive de savon alcalin si toutefois la couleur ne doit pas en souffrir. Dans ce cas, on peut aussi employer a l’eau à détacher anglaise ». Tout le monde peut préparer cette eau en mélangeant 100 parties de benzine, 20 parties d’éther, 20 parties de sel ammoniacal alcoolisé et 60 parties d’alcool ; si la tache n’est pas encore entièrement partie on emploie une nouvelle lessive de savon.
- D’un autre côté, il est recommandé de faire disparaître avec de l’éther acétique les taches d’huile de couleur qui se sont formées pendant que l’on frottait avec une brosse à la benzine. Les vieilles taches d'huile de couleur sont d’abord macérées avec l'alcool amyle. puis entièrement enlevées avec du chloroforme et de l’éther. La toile blanche servant à faire les culottes et les blouses de peintres sont simplement enduites de savon vertque l’on laisse séjourner quelques heures. Le savon est alors enlevé avec un couteau émoussé. Les taches d’huile de couleur doivent alors être disparues.
- .7. —Les taches de cambouis s’enlèvent surtout avec du beurre, de l’huile ou du saindoux de porc. Suivant l’ancienneté de la tache, elle doit rester dans la graisse de là 3 jours ; en frottant avec la main ou avec une brosse, on active la dissolution de la tache, quand elle est suffisante, onia fait disparaître avec de la benzine, du chloroforme, de l’huile de térébenthine, de l’éther ou du tétrachlorure de carbone ; à l’aide d’un papier buvard placé sur la tache enduite de bourre, d’huile de térébenthine et de benzine et d’un fer chaud passé dessus, on enlève déjà la plus grande partie de la tache
- et facilite l’action que doivent produire ensuite, les produits énumérés plus haut.
- Quand on a traité les taches de cambouis avec l’huile de térébenthine ou la benzine, il reste une tache grise ou jaune. On traite celle ci à l’acide hydrochlorique puis au bout de quelque temps on lave à l’eau claire, enfin, on brosse encore avec du savon et on rince. Ces dernières opérations n’ont lieu que lorsque l’étoffe et la couleur le permettent.
- 8. — Les taches d’asphalte sont enlevées parla benzine.
- Les méthodes d’enlèvement’des taches dont il est parlé dans le groupe n° 1 comprennent ainsi que les les lecteurs attentifs l’ont déjà remarqué, les procédés usuels de lavage fin et l’enlèvement des taches du groupe n° 2, comprennent — mutatis mutendis — le lavage à la benzine.
- Dans quelques cas où ces méthodes n’ont pas réussi, on a dû se reporter aux procédés de blanchiment. Ces cas sont indiqués dans le chapitre du blanchiment dont parle le prochain paragraphe. Toutes les opérations du détachage appartiennent soit au groupe du blanchissage fin, soit au groupe du blanchissage à la benzine, soit au groupe du blanchiment. Le détachage, ou enlèvement des taches n'est donc pas comme beaucoup le croient, un travail spécial mais seulement une variété du blanchissage.
- Il faut se défaire de cette idée que le teinturier peut et doit faire partir toutes les taches, il ne doit pas faire à ses clients de promesses de ce genre. Il se présente aussi des cas que le teinturier routinier ne connaît pas. Faire des essais sur des choses appartenant à des étrangers est très délicat, on peut réussir, mais on risque aussi de tout perdre. Dans ce dernier cas l’article à nettoyer est détérioré et le teinturier ne doit pas oublier qu’il est responsable des choses qui lui sont confiées. S’il y a des objets qui lui paraissent fragiles, il vaut mieux qu’il ne les accepte pas, ou qu’il ne les accepte que sous réserve. Personne ne peut demander à un teinturier quelque chose d’impossible.
- Comme on a pu le voir par ce qui est dit plus haut, le détachage marche la main dans la main avec le blanchissage, les opérations se suivent mais dans un ordre différent. Pour le lavage à la benzine, on essaie d’abord de laver puis ensuite de détacher, il n’y a que les taches de cambouis, d’asphalte et les vieilles taches d’huile de couleur que l’on essaie d’abord d’enlever.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Il n'y a pas de règles générales, cela dépend du genre de tache et du genre de tissu.
- Le genre du tissu influe sur la méthode de détachage elle-même. Ainsi la soie est rarement propice au détachage, surtout quand il s’agit de soie teinte. L’enlèvement des taches se trouvant après les vêtements et les foulards de soie teinte ainsi qu’après les châles de soie est un des cas les plus difficiles du détachage. L’enlèvement des taches des tissus de soie blanche ou claire, est aussi un travail très délicat. S’il s’agit d’une soie dont le brillant a déjà été détruit par un traitement imprudent à l’eau, la tache apparaît plus vilaine qu’avant le détachage.
- est un agent oxydant très actif, son action sur la cellulose est celle d’un oxydant et cela essentiellement dans toutes les circonstances indiquées plus haut. Quand de la cellulose est plongée, sous n’importe quelle forme, dans de l’acide nitrique de 1, 4 à 1, 5gr. sp., pour un instant seulement, et qu’ensuite la fibre est immédiatement lavée avec soin, il se forme en partie un hydrate de cellulose d’une nature gélatineuse
- (The Dyerand Calico Printer.)
- (A suivre.)
- DIVERS
- BLANCHIMENT ET TEINTURE de la toile Par George H. Hurst F.G.S.
- (Suite)
- Lorsque de la cellulose (toile) est plongée dans une forte solution d’acide sulfurique, elle se désagrège et se dissout. La première réaction consiste probablement en la formation d’un acide sulfurique de cellulose, ainsi que pour le coton il en résulte la formation d’un sucre de dextrose.
- Si on allonge la solution avec de l’eau, les hydro ou oxycelluloses qui se sont formés se trouvent précipités tandis que les sulfates de cellulose sont maintenus en suspens dans la solution.
- Il n’est pas sans intérêt de faire remarquer au lecteur en passant, que l’action d’une forte solution d’acide sulfurique a reçu une application pratique dans la production du papier parchemin ; du papier non encollé est plongé dans de l’acide fort pendant à peu près une minute, et une fois retiré, immédiatement rincé dans de l’eau.
- L’acide agit sur la surface du papier et forme l’acide sulfurique de cellulose qui se maintient attaché à sa surface ; en passant dans l’eau, ce dernier est décom* posé, l’acide se trouve lavé et emporté et la cellulose se trouve déposée sur le papier sous une forme amorphe. Ce genre de papier est aujourd’hui beaucoup employé pour l’emballage.
- L’action de l’acide nitrique sur la cellulose est très variable, elle dépend de la force de l’acide, de la durée de l’opération ainsi que de la température à laquelle on a opéré. Naturellement, comme l’acide nitrique,
- NOTE
- sur la résolution des marchés par application de l’article 1794 du code civil (I)
- La Chambre de commerce de Paris a appelé l’attention des Chambres syndicales sur les dangers que présentait pour l’industrie l’extension donnée par un récent arrêt de la Cour de cassation à la faculté de résiliation prévue par l’article 1794 du Code civil.
- Nous nous proposons d’analyser aussi brièvement que possible les principes qui ont régi cette question ; nous verrons les dangers que présente pour l’industrie la jurisprudence actuelle; enfin nous indiquerons le moyen qui est signalé par la Chambre de commerce de remédier à cette situation.
- Les marchés d’entreprise à forfait peuvent être résolus pour les mêmes motifs que tous les contrats de ouage en général.
- Mais l’article 1794 du Code civil ajoute une cause de résolution spéciale à cette sorte de marchés. Cet article est ainsi conçu : Le maître peut résilier, par sa seule volonté, le marché à forfait, quoique l’ouvrage soit déjà commencé, en dédommageant l’entrepreneur de tous ses travaux et de tout ce qu’il aurait pu gagner dans cette entreprise. »
- L’article 1794 constitue une exception au principe de l’exécution des conventions. Il permet à l’une des parties de résilier arbitrairement son contrat et de reprendre sa liberté.
- La raison invoquée pour justifier cette exception est
- (1) Annexe au procès-verbal de la séance du 17 novembre, Alliance syndicale du Commerce et de l’In-dusrrie.
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- c
- qu’on ne peut raisonnablement contraindre un propriétaire à exécuter des travaux qui seraient devenus inutiles pour lui, ou que des modifications survenues à sa fortune l’empêcheraient de mener à fin. On ajoute que l’entrepreneur n’a pas à se plaindre puisqu’il récupère ce qu’il a déboursé et reçoit l’intégralité du bénéfice sur lequel il pouvait compter.
- Ces considérations ne sont pas décisives car les tribunaux, appliquant à la lettre l’article 1754 en ce qui concerne la fixation de l’indemnité, se sont toujours refusés à tenir compte à l’entrepreneur du préjudice qu’il a subi en refusant d’autres affaires que le marché résilié plus tard l’a empêché d’accepter.
- Ajoutons, pour être complet, que la faculté accordée au maître de l’œuvre paraît d’autant plus exorbitante qu’elle est refusée à l’entrepreneur.
- Si le propriétaire a le droit de résilier le contrat quand bon lui semble, ce même droit devrait, semble-t-il, être accordé à l’entrepreneur. Lui aussi peut éprouver des pertes, voir sa fortune subir des fluctuations qui ne sont parfois qu’une conséquence impossible à prévoir, des grandes entreprises auxquelles il est mêlé. Pour ces raisons, il semble qu’il ne devrait pas y avoir de différence entre le maître de l’ouvrage et l'entrepreneur. Il paraîtrait équitable qu’à titre de réciprocité, l’entrepreneur pût aussi reprendre sa liberté.
- Cependaut le régime de faveur que crée l’article 1794 au profit du propriétaire ne s’étend pas à l’entrepreneur. Sous le prétexte que l’entrepreneur doit connaître son art et savoir calculer toutes les chances bonnes ou mauvaises que peut présenter l’affaire, il ne pourra reprendre sa liberté et devra mener jusqu’au bout son travail.
- Ces dispositions très rigoureuses de l’article 1794 ne sont, dans la lettre même du Gode, appliquées qu’aux marchés à forfait.
- Des auteurs avaient pensé que l’exception qui y est consacrée ne pouvait pas être étendue. Et cela paraissait d’autant plus évident que l’article précédent définit le contrat de forfait et en précise la portée, et que l’article 1794 ne vise que le contrat de forfait.
- On a discuté la question de savoir si la résiliation facultative de l’article 1794 pouvait s’appliquer aux ouvrages à plusieurs pièces ou alamesure (article 1791).
- Les auteurs et les tribunaux sont restés divisés, les uns prétendant qu’on peut invoquer pour les autres contrats de louage les raisons qui ont déterminé le
- égislateur à édicter l’article 1791, les autres disant, à bon droit, suivant nous, que l’article 1794 est une exception qui, en vertu d’un principe absolu de droit ne peut être étendu en dehors du cas prévu par la loi,. le forfait.
- Mais on ne s'en est pas tenu là. Comme nous allons le voir, on a étendu l’application de l’article 1794 à des contrats qui constituent, non pas, à proprement parler des contrats de louage d’industrie, mais de véritables contrats de vente. On a considéré que l'industriel qui reçoit la commande d’une machine à exécuter dans ses ateliers avec des matériaux qu’il fournit ne passe pas un contrat de vente, mais un contrat de louage d’industrie. De plus on a décidé que le louage d’industrie, même lorsque l’entrepreneur fournit les matériaux doit être régi par l’article 1794.
- Nous ne nous appesantirons pas sur cette distinction bien qu’elle soit fondamentale et que les deux hypothèses conduisent à des conséquences diamétralement opposées.
- En effet, s’il y a vente, celui qui a fait la commande ne pourra suspendre l’exécution du travail et provoquer la résolution du contrat. Il sera tenu de prendre livraison de la chose et d’en payer le prix.
- Si le contrat que nous venons d’indiquer est un louage d’industrie, l’acquéreur pourra — d’après la dernière jurisprudence — rompre le contrat suivant sa fantaisie.
- Nous pensons, nous, qu’il s’agit d’une vente.
- Nous ne pouvons comprendre que le constructeur qui vend une machine existante dans ses ateliers soit considéré comme passant un contrat de vente et que ce même constructeur soit considéré comme un simple locateur d’industrie s’il vend une machine du même modèle qu’il s’engagera à construire et qu’il livrera à la même époque et dans les mêmes conditions que li première. Comment admettre que le premier acheteur soit obligé de se livrer de la machine et de payer le prix convenu, tandis que le second acheteur aurait le droit de résilier son contrat à toute époque en payant la matière employée au moment de la résiliation, les dépenses et le bénéfice prévu?
- C'est pourtant ce qu'a décidé l’arrêt rendu par la Cour de cassation le 5 janvier 1897 sur lequel la Chambre de Commerce appelle l’attention des Chambras syndicales.
- La Compagnie de l’air comprimé (système Popp) avait commandé en 1893 à des constructeurs étran-
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- gers des machines à vapeur livrables dans un certain délai, moyennant un prix de 342.000 francs.
- Dans l’intervalle entre le contrat et la livraison, la ville introduisit, dans son cahier des charges, l’obligation de n’employer que des machines de construction française. La Compagnie Popp, assignée par les constructeurs, invoqua le droit de résiliation établi par l'article 1794. La Cour d’appel de Paris décida conformément à la jurisprudence et à la doctrine citées plus haut qu’il s’agissait non pas d’un louage d’ouvrage, mais d’une vente et que l’article 1794 était inapplicable.
- La Cour de cassation, réformant le jugement du Tribunal et l’arrêt de la Cour de Paris, a décidé par son arrêt précité du 5 janvier 1897 que le texte de l’article 1794 était formel et qu’il devait être appliqué à l’espèce.
- Au cours des débats devant la Cour suprême, M. l’avocat général Desjardins rappelait la raison d’être de l’article 1794 analysé au début de cette note. Il disait : « Si l’ouvrage commandé ne convient plus au maître (par exemple dans le cas où quelque invention nouvelle permet d’obtenir le même résultat, par des engins plus parfaits et par des procédés plus économiques) ou bien si le maître n’est plus en état de payer le prix stipulé (par exemple dans le cas où quelque révolution politique, économique, sociale, paralyse ou bouleverse son industrie), va-t-on l’astreindre, soit à subir les conséquences d’une commande qui ne lui permettra pas de produire aux mêmes conditions que ses concurrents, soit de s’engager jusqu’au bout dans une dépense qu’il ne peut plus supporter. Ce serait un mécompte universel : pour le maître, pour l’ouvrier, pour le public. »
- Nous répondons que si celui qui a commandé peut avoir intérêt à ne pas se livrer, l’industriel a intérêt à ce que ses affaires ne soient pas à la merci du caprice ou de la fantaisie de son client. Une industrie ne vit pas au jour le jour de travaux entrepris un jour et abandonnés le lendemain.
- L’organisation du travail dans l’usine, la répartition de l’effort fourni par le travail intellectuel des uns, le travail manuel des autres, l’application des capitaux aux différentes dépenses qu’il faut régler et prévoir à l’avance sont des facteurs dont on ne tient aucun compte lorsqu’on permet à l’acheteur de résilier arbitrairement une commande que l’industriel, lui, sera toujours obligé d’exécuter.
- On parle des mécomptes que cet acheteur pourra subir s’il est forcé de prendre quand même livra ison Pourquoi exonérer l’acheteur de ces mécomptes et lui permettre de jeter le trouble dans l’usine qui a reçu la commande ? Si l’acheteur s’est trompé, ou s’il a été mal avisé, pourquoi en rendre l’industriel en partie responsable ?.
- Prenons un exemple : La Compagnie du chemin de fer du Métropolitain a commandé aux usines du Creusot l’installation de sa voie et tout le matériel dont elle a besoin. Le tout doit être exécuté et livré le 1er avril 1900. Pour exécuter cette commande, le Creusot a dû concentrer sur elle toute son activité depuis plus d’une année. L’usine, en prévision de ces travaux, sachant qu’elle ne pourrait accepter d’autres commandes, s’y est livrée exclusivement — ou à peu près.
- L’interprétation donnée à l’art. 1794 aurait permis à la Compagnie du Métropolitain de dénoncer son contrat au bout de six mois pas exemple. La Compagnie du Creusot aurait reçu le paiement des matériaux employés des dépenses faites alors, et du bénéfice de la commande. Peu importe, nous dit l’arrêt du 5 janvier 1897 que le Creusot refuse depuis six mois les commandes et qu’il ait prévu l’emploi des capitaux et du travail de son industrie pour une année encore ; peu importe qu'il ait à subir des mois de chômage, que ses hauts fourneaux s’éteignent, que son personnel se disperse et que ses capitaux restent improductifs ! La Compagnie du Métropolitain s’aperçoit qu’elle a intérêt à ne pas donner suite à la commande, elle a le droit de se retirer.
- Il faut bien le dire, l’art. 1794 n’a pas été fait pour une semblable application.
- Une récente circulaire de M. le Ministre du Commerce, adressée aux Chambres de commerce à la suite des réclamations de celles-ci, a indiqué le remède qui peut être apporté aux dangers que présente la nouvelle jurisprudence.
- M. le Ministre du Commerce estime que l’art. 1794 n’a rien d’impératif et que la disposition qu’il renferme n’est pas d’ordre public. La circulaire dit : « Les parties sont libres de renoncer par leurs conventions par-ticulières à la faculté exceptionnelle de résiliation que la loi accorde au maître de l’ouvrage. Il serait donc facile, sans qu’il soit nécessaire de recourir à une modification toujours très délicate du Code civil, d’éviter
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- les inconvénients et les dangers signalés par les Chambres de Commerce comme devant résulter de l’application de l’art. 1794 pour les marchés à forfait conclus notamment par l’industrie de la construétion mécanique. Il suffirait aux contractants d'insérer dans les marchés ou commandes de cette nature une clause additionnelle ainsi conçue : « L'article 1794 du Code civil n’est pas applicable au présent marché. »
- Toutes les industries devront se féliciter de l’interprétation donnée par M. le Ministre du Commerce à l’art. 1794. Tous ceux qui passent des contrats ou marchés pouvant être de près ou de loin assimilés au louage d’ouvrage devront y insérer la clause ci-dessus. Cette clause devra devenir de style, soit qu’il s’agisse de la vente d’objets à fabriquer, de la commande de fournitures à faire, de l’exécution de mar chés à plusieurs pièces ou à la mesure, etc.
- Nous appelons, en outre, l’attention des Chambr-s syndicales du bâtiment sur cette solution que d'au-très industries ont provoquée, mais qui doit leur profiter également.
- Si l’art. 1794 n’est pas d’ordre public, s’il est facultatif et non impératif, les entrepreneurs de travaux publics pourront, en insérant la clause ci-dessus s’exonérer du risque que ledit article mettait à leur charge, et ce lorsqu’il s’agira d’un véritable contrat de louage d’ouvrage avec ou sans fournitures de matériaux aussi bien en matière de forfait qu'autrement.
- Gustave Brunet, avoué au Tribunal civil de la Seine. Georges MORILLOT, avocat à la Cour de Paris.
- INFORMATIONS
- À partir du 1er septembre, les taxes à payer pour l’affranchissement des colis postaux sans déclaration de valeur, n’excédant pas le poids de 3 kilogrammes, expédiés de France, de Corse, d’Algérie et des bureaux français établis à l’étranger, à destination du Brésil, seront : au départ de France : 4 fr. 50; au départ de Corse et d’Algérie, 5 francs.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit : <
- Il arrive souvent que dans les factures se trouvent
- imprimées des mentions relatives à la compétence des Tribunaux en cas de difficultés sur l’exécution des marchés.
- Quelle est donc la valeur juridique de ces indications et doivent-elles seulement s’appliquer aux ventes commerciales ?
- R. — Il est de principe constant en jurisprudence que la disposition de l’art. 420 du code de procédure civile, attributive de juridiction en matière commerciale au tribunal du lieu stipulé pour le paiement, n’est pas seulement applicable aux ventes de marchandises ; elle l’est également au jugement de toutes les contestations ayant pour objet principal ou accessoire un trafic ou l’exécution d’un contrat commercial quelle que soit sa nature.
- La généralité des termes de l’art. 420 embrasse d’une manière absolue tout ce qui tient au négoce ou à la spéculation.
- L’indication, dans les factures, du domicile de l’expéditeur de la marchandise comme devant être le lieu de paiement, est obligatoire pour le destinataire qui la reçoit sans protester en temps utile et elle attribue juridiction au juge du domicile de l’expéditeur alors même que des traites seraient présentées au domicile du destinataire s'il est également indiqué sur les factures que la présentation de ces traites n’est pas dérogatoire au lieu de paiement.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Veaux (Jean), teinturerie, 4, rue Raspail, à Bois-Colombes (Seine). — Jug. du 2 août.— S. : M. Bonneau.
- Gachet, teinturerie, 5, montée Bonafous, à Lyon. — Jug. du lOjuil. — S. : M. Verney.
- Répartitions de dividendes
- Faure-Biguet (Charles-Gustave), teinturerie, 7, rue Armand-Carrel, à Rouen. — 5 fr. 55 0/0.
- Clôtures pour insuffisance d’actif
- MICHY, teinturerie, 3, rue de Bellefond, à [Paris.— Jug. du 30 avril.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société anonyme dite La Grande Blanchisserie, 33, rue Voltaire, à Puteaux. — Durée : 25 ans. — Cap. : 200.000 fr. — Acte du 23 juin.
- Formation de la Société en nom collectif Bahuaud et Chauvet, laine et droguerie pour teinture, 11, rue de Sully, à Nantes. — Durée : 8 ans. — Cap. : 160.000 fr. — Acte du 29 juin.
- Formation de la Société en nom collectif Fauquet
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- 252____________ LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- et Cie, fab. de produits chimiques, 84, rue de la / Pyramide, à Lyon.—Durée : 12 ans.— Cap. : 140.000 francs. — Durée : 12 ans, — Acte du 4 juil.
- ----------
- Modifications de sociétés
- Modifications et prorogation pour une durée illimitée de la Société Derreumaux frères et Cie, teinture et apprêt de tissus, rue de Tilleul, à Roubaix. — Admission de plusieurs commanditaires. — La raison sociale devient Derreumaux frères. — Capital porté à 400.000 fr. — Acte du 14 juin.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution de la Société Lambert, Lotz et Cie, usine de teinturerie, nettoyage, apprêts et désinfection, 5, rue de la Gare, à Vanves. — L. : M. Gaut, 408, rus Saint-Honoré. — Jug. du 11 juil.
- Prorogations de Sociétés
- Prorogation de 3 ans au 1er nov. 1906, de la Société Moreau neveu et Cie, produits spéciaux pour nettoyages, 13, rue du Repos, à Paris. — Acte du 25 juin.
- Prorogation de 7 ans, du 8 avril, de la Société Hausset et Hermet, extraits de bois colorants, 54, rue Nationale, à Nîmes. — Acte du 19 juin.
- Maisons qui se créent ou changent de propriétaires.
- M. Dourouza a cédé à M. Chanard, la teinturerie qu’il tenait, 2 et 3, Galerie Robert.
- M. Jousse a cédé à M. Martinot, la teinturie qu’il tenait, 33, rue des Minimes, au Mans (Sarthe).
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Tur ot.
- ON DEMANDE à l’Ecole Industrielle de Gand (Belgique).
- V Un professeur de teinture.
- 2- Un maître teinturier.
- Pour tous renseignements, s’adresser au Directeur de l’Ecole, quai aux Tilleuls.
- Les requêtes avec références à l’appui doivent être adressées avant le 8 septembre prochain au bureau administratif de l’Ecole Industrielle (Hôtel de Ville).
- DROIT DAI P'ICINC P- blanchissage AU DHIL U Uv I NL des tissus de lai-neàl'Ile St-Denis, quaideSeine, 33, av. mat. Adj. 21 août 19 0 0,2 h. préc. et Me Rigault,not. 31, b. Sébastopol. M.àp.pouv.êt bais. 49000 fr. Cons. 4000 f.S’ad. M. CHALE, synd., 7, b. St-Michel et au not.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 253
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Enooi par retour du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
- • A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers, conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
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- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. _ Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- • 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; {d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4® Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b} Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5® Fàscicule. Matières dérivées de la quinoléine es.de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans lez industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison, Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Socis aes Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
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- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du jours, pour recevoir franco.
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- -H 10 Ge
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DU HAVRE
- Bis de teinture.
- On eot :
- mpêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Ire qualité... 12 .. à 14
- 2e qualité ... 11 .. 12
- 3e qualité.... 6 50 10
- Sisal, Yucatan... 9 24 11
- 35
- — Honduras............
- — Tabasco.............
- — Haïti Cap...........
- — Fort-Liberé. .,.
- — ....................
- — St-Marc ...........
- — Gonaïves ...........
- — P.-de-Paix .....
- — Miragoane...........
- — Saint-Domingo..
- — Martin, et Guade
- — Jamaïque.............
- Jaune Cuba et St-Yago .
- » Manzanilio...........
- 4 Tuspan...............
- • ..........
- » Campéche........ » Carmen.............
- » Tampico..............
- * Porto-Plata..........
- • Haïti...........
- • Jamaïque........
- » Barcel et P. Cab..
- • Rio Hacha........ • Carth. et Savan..
- 9
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- o ED 5 a M
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- Maracaïbo
- Fustet. ...
- Tatajuba..
- Bahia .. .
- Corint o...
- Amapala..
- 100 k
- ..50 k
- e Brésil Bahia Calliatour... Lima.......... Ste-Marthe.. Brésillet. ...
- Sandal..... 1 Sapan .....
- 50 kil
- 100 k
- 50 kil
- 100 k
- 50 k
- Quebracho.. 1000 k
- Pernamb
- 50 k
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb........
- » pressé...
- Cochenille
- 4
- 14
- 4
- 4
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- 75
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- Ot
- 7
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- 95
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- 25
- 25
- 25
- 75
- 50
- 50
- 75
- 45 ..
- 21 ..
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille..... 1 60 2 ..
- Ténériffe grise............. 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25 .,
- Java, Mad,. Pond.. .... M................
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... ' 10 . 18 .<
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. Ij2k.. 6 25
- » fin viol, et pourpre... 6 75
- » beau viol, et dito.... 6 25
- » bon violet............. 5 50
- » moyen violet......... 4 25
- » bon violet rouge..... 5 ..
- » bon moy. v. roug.... 4 50
- « fin rouge.............. 5 25
- » bon dito............... 4 . .
- » bon à fin cuiv....... 3 50
- » cuiv. ord. et bas.... 2 75
- Java.............................M
- Kurpah....................... 2 50
- Madras....................... 2 .
- Manille...................... 2 .,
- Caraque...................... 2 50
- Guatemala flor............... 5 25
- » sobré...................... 4 ..
- » bon à fin cor............ 4 ..
- » cor. ord. à bas.. 2 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 ..
- » bon à beau............... 4 50
- » ord. et moyen............ 2 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert .............
- Mers du Sud........... Madagascar............
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé..
- • gros effilé...
- M
- M .. ..
- .M .. ..
- Rocou.
- 7
- 7
- 6
- 5
- 4
- 5
- 4
- 5
- 4
- 4
- 3
- 5
- 4
- 3
- 4
- 6
- 5
- 5
- 3
- 6
- 5
- 3
- 50
- 75
- 50
- 25
- 75
- 50
- 50
- 25
- 25
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 7 50 à 8 50
- 6 .. 7 ..
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne........................ M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote :
- Acide tartrique. ............ 260 .. à 265 •»
- Bois de :
- Campéche Laguna......... 18 ..
- » Martinique............ 10 .. 12
- » Jaune Carmen. M ..
- » » Maracaïbo M ..
- Cannelle de Chine...... 10.. 120
- — de Ceylande n-000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- Grises...................... 200 .. 225 ..
- Argentées................... 220 ............
- Zacatilles.................. 200 ............
- Noires ordinaires........ 190 .. 200 ..
- » supérieures............ 210 .. 220 ..
- Crème de tartre............. 165 .. 170 ..
- Cureuma Bengale.......... 65 .. 70 .
- Dividivi...................... M .. .. ..
- Gommes :
- Arabique...... 165 ., 180 ..
- den..................... 120 .. 125 ..
- Damar Singapore.... 112 .. 115 .
- » Batavia., 160 .. 165 ..
- Sandaraque............ 150 .. 160 ..
- .................... 45 .. 50 ..
- Galles vertes et noires.. 180 .. 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.................... F. 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire.......... 2 .. 250
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............ 3 50 4..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles.........F. M .. 0/0 k.
- — en poudres...........F. M .. »
- Vordet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. sous papier, F.
- » bon marchand en pains F. • » • en boules.
- » raffiné en pouare sec. . F.
- M M M M M
- Produits chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.)...... 13 .. à 15 (acq.)...................... 15 .. 16.
- Acide muriatique.... 20 9 10 , •
- — nitrique...... 36 33 . . • •
- — - ......... 40 41 ..........
- — sulfurique.... 66 10 .. ...
- — ..... 50 7 50 .
- Carbonate de soudedei90/92, en sacs à rendre, marchés 12 25 . • •
- Disponible.................. 12 75 . • ••
- Ammoniaque liquide 22 d. 34 .. > ••
- Chlorure de chaux 100 à 110 en bariques de 420 kilogs marchés...................... 17 50 . • ••
- Disponible................... 18 50 . • ••
- Cristaux de soude en sacs de 100 kil. marchés......... 8 25 .. •
- Disponible.................... 8 75 . • ••
- Sel de soude 80/85, consom. et entrepôt, en barriques de 700 kil. marchés. ... 18 25 .• ••
- Disponible.................... 19.. ..
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de 300 k.marchés 29 25
- Disponible............ .... 29 75 -*
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. plaquettes.................... 39.........
- Soude douce 33 degrés, en vrac......................... 4 50 ’
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 •• "
- Silicate de soude........... 25 ,. •'
- Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de 500 kil.................. ..............
- Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. 20 .. ,•*
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil.................... 190 ..
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0
- en sacs, consommation... 67 .. •• ”
- Entrepôt..................... 63 .. er •
- Sulfate de fer 95 p. 0[0, en
- sacs de 100 kil..................... -.°
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 255
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture
- et impression
- Acétate de plomb.......... 79 ..
- Aeideacétiquedesarts 29 ..
- — chlorydrique......... 7 ..
- — nitrique 36°.......... 32 . .
- — sulfurique, 66° .. . 8 ..
- — ...................... 270 ..
- — citrique.............. 365 ..
- Alun épuré................ 20 ..
- - ordinaire.............. 15 ..
- Ammoniaque incolore, 22°. 40 ..
- Bichlorure d’étain, 55°... 105 ..
- — — 60°..... 130 ..
- à 82 .
- 31 .
- 8 .
- 34 .
- 11 .
- 280 .
- 370
- 22 .
- 16 ,
- 42 .
- 1)0 .
- 135 .
- Bois Campêche-Laguna. • • 18 «• — — Guadeloupe 14 ..
- — Jaune Centre Amérique 20 . -
- Cachou jaune, V apeurs ... 48 ..
- — brun.................... 98 ..
- Chlorate de potas se.....110 .
- — de soude................125
- Chlorure de chaux 00 à 110° 20
- Chromate rouge de potasse 91 ..
- — — de soude.. 73 ..
- Crème de tartre ..........195 . .
- Cristaux de tartre.......180 .
- — de soude............... 7 50
- CurcumaBengale en racines 75 ..
- — de Madras...... 70 ..
- — Chine ................... 65 .
- Essence de térébenthine .. 113 ..
- Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 ..
- Galles de Chine et Japon. 185 ..
- — vertes et noires.... 225 ..
- 18 50
- 14 50
- 22 ..
- 6b .
- 105 ..
- 120 ..
- 135 ..
- 21 ..
- 97 ...
- 75 ..
- 8 .
- 90 .
- 75 .
- 70 .
- 115 .
- 19 .
- 195
- 235 .
- Gomme Sénégal, en sortes. 145 .. — arabique................. 250 ..
- — adragante rousse. 340 ..
- Jus de citron............... 23 ..
- Méthylène à 95°............ 98 .
- — régie 90 ....... 110 ...
- Prussiate jaune de potasse 190 ..
- — — de soude............
- Pyrolignite de fer.......... 10 ..
- Résine.......... ........... 16 ..
- Rouille ..................... 9 ..
- Sel de soude 80°.......... 18
- — ammoniaque.. 12 50 Sel d’étain................ 230 ..
- Soufre en canons.......... 19 50
- — sublimé................... 21 50
- Sumac Sicile en feuilles... 30 ..
- Sulfate d’alumine........... 15 ..
- — de cuivre... .... 74 ..
- — de fer..................... 7 50
- 150 ..
- 300 ..
- 375 ..
- 24 ..
- 100 .
- 115 ..
- 195 ..
- 11
- 20 .
- 10
- 18 25
- 13 .
- 235 .
- 20 50
- 22 50
- 32 ..
- 17 ..
- 76 ..
- 8 ,.
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- V" HENRI VANDAMME, Roubaix
- Machine à mesurer en faudant.
- Machine à visiter simple en faudant.
- Machine à visiter et mesurer en faudant.
- Machine à griller à 1, 2, 3 et 4 rampes.
- Laveuse simple avec clapet.
- Laveuse avec pressions.
- Foulard simple à donner l’apprêt humide.
- Foulard double à donner l’apprêt humide.
- Machine à enrouler sur cylindres perforés ou rouleaux pleins.
- Machine à dérouler.
- Machine à fixer à l’état humide sur cylindres perforés.
- Continu à dégraisser la pièce au large, à 6 paires de cylindres et plus.
- Continu à foularder ou à donner l’apprêt humide.
- Foulons simples et doubles à pression par contrepoids ou ressorts.
- Foulon à briser pour l’épaillage chimique.
- Machines spéciales pour l’épaillage chimique (différents systèmes).
- Séchoir de laine à récupération.’
- Baquets de teinture pour teindre en
- boyaux ou au large (différents modèles).
- Jiggers simples et doubles (différents modèles).
- Baquets de rinçage.
- Baquets de teinture et de rinçage réunis.
- Machine à sécher après teinture à air chaud et ventilation.
- Machine à sécher après teinture par cylindres, dite manique horizontale ou verticale.
- Manique ne séchant qu’un côté de la pièce.
- Manique séchant les deux côtés de la pièce.
- Grande batterie de plusieurs groupes de maniques horizontales ou verticales.
- Tondeuses à 1 et 2 cylindres.
- Machine à dérompre l’apprêt des tissus avec ou sans brossage.
- Machine à brosser simple et double avec application du vaporisage à volonté.
- Machine à 3 cylindres pour lustrer et étirer le tissu.
- Foulard-gommeur simple ou double accouplé à une manique.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de compensation.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de frictions séparées.
- Rameuse simple.
- Rameuse fixe à cadres.
- Rameuse décatisseuse, tous les mouvements se faisant au moteur.
- Rame-couverte à ramer et sécher.
- Machine à vaporiser.
- Machine à humecter.
- Machine à sublimer et vaporiser.
- Machine à doubler et plier en faudant.
- Machine à chauffer les cartons.
- Presse hydraulique et fausses presses-Calandre à 3 rouleaux.
- Machine à décartonner.
- Presse continue à très grand enveloppement de la cuvette lustrant le tissu sans l’écraser.
- Machine à plier et métrer en même temps.
- Machine à enrouler sur planchette.
- Tuyaux de chauffage et ventilateurs pour chasser la buée.
- etc., etc.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- (3 e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brule-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1830. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pOur teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure,. Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffe
- Fernand Dehaitre, 6. rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Huiles et Œiraissos industrielles (Fabrique)
- Flahaut fils (Charles J. Üsine route de Rouen, à Amiens (Somme) Huiles pour ensimtge. Colles, savons et huiles solubles pour apprêts et teintures, etc.,c{*.
- Huiles pour graissage
- Eamelle (Henry). 1. quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Machines d’apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d'impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage,- ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- USINES DE
- PERSAN-BEAUMONT
- (Seine-et-Oise)
- MANUFACTURE DE
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA
- CABLES & FILS ELECTRIQUES
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- (Seine-et-Oise)
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- MÉDAILLES d'OR aux Expositions de Paris 1878,1881 et 1889
- neot FRANCO, sur demande, de TARIFS comprenant tous les articles de notre fabrication
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- 44e Année. — N° 17.
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- Le Numéro : 0,75
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- /355 Septembre 1900.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. .... . . 15.
- — Six mois........... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNnurrc • Ç La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . | Faits divers..............3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- La loi sur les accidents du travail (suite).
- Exposition universelle de 1900 : Liste des récompenses.
- Blanchiment et teinture de la toile (suite).
- Dégraissage et blanchiment. — Soude électrolytique.
- L’industrie des matières colorantes en Allemagne.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Les incohérences des lois protectrices du travail.— Informations. — Jurisprudence. —Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS
- du travail
- (Suite).
- Les ouvriers qui sont occupés dans une des industries visées par l’article 1er peuvent se prévaloir du bénéfice du risque professionnel, quels que soient leur âge, leur sexe, leur nationalité ou le montant de leur salaire.Toutefois les étrangers et ceux dont le salaire est supérieur à 2.400 francs sont soumis à une réglementation particulière.
- Quand l’ouvrier blessé a moins de 13 ans, le patron est responsable de l’accident et doit taire la déclaration, bien que d’après les lois spéciales sur les conditions du travail il ne doive pas occuper des ouvriers au-dessous de 13 ans.
- La cour de Douai a décidé, le 2 août 1899,
- dans une espèce qui n’était pas encore soumise à la législation nouvelle, que le patron contrevient à la loi en admettant dans son atelier un enfant qui n’est pas pourvu de son certificat d’études primaires ; en vain objecterait-il qu’il a dû légitimement croire à la réunion des conditions d’âge prescrites par la loi, l’enfant lui ayant fourni un livret de travail délivré par l’autorité municipale ; l’industriel étant néanmoins tenu personnellement de vérifier si ces conditions étaient- remplies ; et la production du livret de travail ne peut qu’atténuer sa faute sans la faire disparaître.
- La cour de Douai estime que si l’enfant a moins de 13 ans, le patron ne peut donner comme excuse qu’il a été induit en erreur par les déclarations des parents et la production des pièces auxquelles il pouvait donner crédit, il doit vérifier si l’enfant se trouve dans les conditions prescrites pour être employé.
- Dans une espèce sensiblement différente, le tribunal civil de la Seine a jugé dans un sens opposé, le 19 mars 1900. Mais la contradiction entre les deux décisions n’est qu’apparente, elles se justifient toutes les deux par les motifs qu’elles invoquent et qui s’appliquent à des situations de fait qu’on ne peut comparer en aucune manière.
- D'après le tribunal de la Seine, statuant aussi sous l’empire de l’article 1382, lorsqu’un ouvrier, pour se faire embaucher par un patron qui n’admet dans ses ateliers que les hommes au-dessus de 18 ans, a prisun faux nom et s’est donné faussement comme ayant un âge supérieur, le contrat de travail se trouve vicié dans ses conditions essentielles, et le patron, assigné en paiement d’une indemnité à raison d’un accident du travail, est recevable à faire par témoins la preuve de cette fraude.
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- 0O Cn 00
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pour l’ouvrier qui a moins de 13 ans, on fait une obligation de vérifier son état civil; c’est qu’il y a là un intérêt d’ordre public à protéger que les déclarations mensongères de l’ouvrier ne peuvent compromettre.
- Quand l’ouvrier a dépassé cet âge, il semble qu’il ne s’agitplus que d’un intérêt privé à sauvegarder, et le patron ne peut être responsable d’une faute qui ne lui est pas imputable et que l’ouvrier seul doit supporter la peine desa faute.
- Ces raisons nous suffisent pour donner notre approbation aux décisions que nous avons signalées.
- (A suivre.)
- LA CHASSE
- Nous attirons, d’une façon toute spéciale, l’attention de nos abonnés et lecteurs sur les polices en garantie des accidents de chasse consenties par la Compagnie The Océan Accident.
- Les ingénieuses combinaisons de cette Compagnie permettent de s’assurer :
- A. — Pour la somme de trente francs par an (30) contre les Accidents corpoporels dont le chasseur peut être victime ou peut occasionner involontairement à des tiers avec des armes à la Chasse ou au Tir aux Pigeons.
- B. — Pour la somme de quinze francs par an (15), contre les accidents mis à la charge du chasseur, à raison d’accidents involontaires causés par lui personnellement à des tiers.
- Le format pratique de cette police d’assurances (Petit Carnet de poche) permet au chasseur de l’avoir toujours sur soi.
- Nous adressons, par retour du courrier à tout abonné ou lecteur de ce journal qui nous fera la demande, une des deux polices catégories A ou B comme il est dit ci-dessus.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au noM du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc , etc., des polices d'assu-rances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service TOUTES LES COMMUNICATIONS RELATIVES AUX ASSURANCES DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT ADRESSÉES NOUS les transmettons IMMÉDIATEMENT t la Compagnie the Océan-Accident seule chargée de traiter ces questions.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Classe 87
- Arts chimiques
- Parmi les noms cités au Palmarès de la Classe 87, nous relevons, avec plaisir, les suivants qui peuvent intéresser nos lecteurs.
- LISTE DQ JURY
- Haller, Albin, R. France.
- Lefebvre, Georges, S. France.
- Asselin, Eugène France.
- Freund-Deschamps. France.
- Deschamps frèras. France.
- Manufacture des produits chimiques du Nord. Etablissements Kulmann. France.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis. France.
- Société chimique des usines du Rhône France.
- Badische aniline und soda Fabrik. Allemagne.
- Grand prix
- Soivay et Cie. France.
- Médailles d'or
- Huillard, A. et Cie. France.
- Kestner et Cie. France.
- Laprévote et Cie. France.
- Œsinger et Cie. France.
- Picard et Cie. France.
- Dollfus et Noack. France.
- Médaillés d’argent
- Compagnie française de produits oxygénés. France.
- Fouché, Frédéric. France.
- Société anonyme de produits chimiques de Saint-
- Denis. France.
- Société industrielle de produits chimiques. France.
- Bonneville et Cie. France.
- Société française des couleurs d’aniline. France.
- Collaborateurs
- Grands prix
- Chapuis, J -A. Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (éta-blis-em-nts A Poirrier et G. Dalsace), France. Lamy, Edouard Manufacture de produits chimiques du Nord (établissement Kuhlmaun), France.
- Haueisen. Expositn collecuv, allemande Badische anilin und Sodafabrik, Allemagne.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Médailles d’or
- Zambeaux, Louis. Manufacture de produits chimiques du Nord (établissements Kuhlmann), France. Bloch, Paul. Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (établissements A. Poirrier et G. Dalsace), France.
- Ehrmann, Edouard. Société anonyme des matières colorantes et proluits chimiques de Saint Denis (établissements A. Poirrier et G. Dalsace), France. Pérussel, Michel. Société chimique des usines du Rhône, France.
- — — ' ET TEINTURE de la toile Par George H. Hurst F.G.S.
- {Suite)
- L’acide nitrique fort, ou d’n mélange uacide nitrique et d’acide sulfurique transforme la toile en une série de nitrocelluloses contenant, un ou plusieurs des groupes de nitre (NO2 ) qui résultent de la force de l’acide et de la température sous laquelle on a opéré. La mononitrocellulose est soluble dans une solution d’alcool et d’éther, on l'emploie pour faire le collodion, le celluloï 1, etc. La trinitrocellulose est insoluble dans l'ether et l’alcool mais est inflammable et explosive, sous la forme de fulmicoton, on l’emploie pour préparer les explosifs.
- Pour le blanchiment de la toile on emploie également le permanganate de potasse, lequel est même assez recommandé. La première idee de l’application de ce produit est due à M. Tessie du Motay, mais depuis, on a apporté beaucoup de modifications à son procédé. La toile est d’abord lavee selon la méthode ordinaire puis ensuite soumise a l’action d’une solution de permanganate de potasse pendant 15 à 20 minutes, dans la proportion de 4 à 5 pour cent du poids de la matière à blanchir.
- La permanganate détruit toutes les impuretés et les matières colorantes contenues dans la toile, et, en même temps, se trouve lui-même détruit ; il se transforme, en partie, en un oxyde de manganèse brunâtre et se trouve déposé sur la toile. Dans quelques unes des modifications apportées à ce procédé, on ajoute au bain une quantité égal» de sulfate de magnésie ou de chlorure de magnésie. Ensuite, l’étoffe est passée dans un bain de peroxyde d’hydrogène acidulé avec de
- l’oxyde sulfurique, l’acide enlève le manganèse et le peroxyde peut alors avoir son action de blanchiment.
- Au lieu de ce bain de peroxyde, on peut également employer un bain d’acide sulfureux ou de bisulfite de soude. Si les fibres ne sont pas suffisamment blanchies, on doit renouveler l’opération. Le procédé au permanganate de potasse n'a été jusqu’ici que fort peu employé, car, généralement, on ne l’a pas trouvé aussi satisfaisant que les procédés ordinaires ; déplus, il est un peu coûteux.
- La toile se teint aussi bien en fils ou en pièces. On teint généralement les fils soit à la main dans des récipients appropriés, soit au moyen de machines spéciales dont il y a plusieurs types différents en usage. Les toiles en pièces se teignent d’après les mêmes procédés employés pour d’autres tissus. De même que pour la teinture du coton, l’introduction des procédés de teinture directe a apporté beaucoup de changements dans la façon d’opérer; ces procédés sont, comme on sait, beaucoup plus simples, il s’en suit que ces nouvelles teintures ont, pour ainsi dire, rempacé toutes les autres. Nous nous proposerons donc de donner quelques recettes avec leurs moyens d’application, touchant ces nouveaux procédés ainsi que les résultats qui sont la conséquence de leur application.
- {The Dyer and Calico Printer.)
- ( A suivre. )
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Soude électrolytique
- La fabrication de la soude par électrolyse n’a pas comme les méthodes antérieures, fait ses preuves. Les usines dans lesquelles on la pratique ne sont encore que des étab issements d’essai, dont les procédés ne sont jamais entièrement divulgués et sur lesquels on ne peut encore porter de jugement définitif.
- Cependant, il semble possible d’affirmer qu’ils constitueront à très bref délai, une nouvelle concurrence très sérieuse pour le procédé Leblanc et deviendront dans l’avenir une industrie qui dépassera en importance celles que nous connaissons.
- Nous devons entrer à ce sujet dans quelques détails. Lorsqu’on fait plonger dans un vase contenant de l’eau les deux fils d’une pile, cette eau est décomposée en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ses éléments. On se sert pour cela d’un appareil appelé voltamètre, sorte de verre conique dont le fond est traversé par deux lames de platine. En coiffant chacune de ces lames d’une petite éprouvette en veire pleine d’eau, on observe à l’un des pôles constitué par les lames de platine un dégagement d’hydrogène, tandis qu’à l’autre pôle se dégage l’oxygène dont le volume est sensiblement moitié moindre. On nomme électrode positive ou anode la lame de platine par où arrive le courant, électrode négative ou cathode celle par laquelle le courant sort de l’appareil. L’eau soumise à l’action de la pile joue le rôle d’électrolyte, et l’opération elle-même prend le nom d’électrolyse. On admet que les molécules ont été orientées dans le même sens que le passage du courant formant une chaîne dont les deux extrémités sont formés d’hydrogène d’un côté, d’oxygène de l’autre, ainsi qu’il suit :
- Pôle négatif : HO HO HO HO Pôle positif
- Puis dans chaque molécule la décomposition a lieu en mettant en liberté l’hydrogène et l'oxygène extrêmes. L’équilibre est donc rompu. Il se reforme de la façon suivante, l'oxygène d’une molécule et l’hydrogène de de la molécule suivante s’unissent pour donner une nouvelle molécule d’eau.
- Pôle négatif H OH OH OH O pôle positif
- Puis la décomposition a lieu de nouveau dans les molécules reformées et ainsi de suite. L’oxygène et l’hydrogène séparés par électrolyse portent, ainsi que tous les corps mis en liberté dans des conditions semblables, le nom de « ions ». Les ions positifs ou « anions » se portent sur l’anode, les autres, ou « ca-thions » sur la cathode.
- Remplaçons maintenant l’eau par une solution de sel marin ou chlorure de sodium. Les mêmes phénomènes auront lieu, identiques, avec cette différence que les ions sont ici d’une part le sodium sur la cathode négative, d’autre part le chlore sur l’anode positive. Mais le sodium en présence de l’eau, manifeste les propriétés que nous avons étudiées au commencement de ce livre, il la décompose, en raison de son avidité pour l’oxygène, et donne de l’oxyde de sodium ou soude caustique, tandis que l’hydrogène est mis en liberté. Si on remplace l’eau par le mercure, le sodium est dissout simplement dans ce métal, formant ce qu’on nomme un « amalgame » dont on peut le retirer par distillation.
- Voilà donc un moyen aussi simple que possible
- d’obtenir les produits dont nous venons d’exposer la laborieuse fabrication, delà soude d’un côté, du chlore de l’autre. Nul besoin de faire intervenir désormais ni acide sulfurique, ni craie, ni charbon, plus de charrées encombrantes et dispendieuses à traiter comme dans le procédé Leclanc. Les appareils compliqués, délicats, multiples et coûteux du procédé Solvay,les efforts pour extraire le chlore des résidus, a grand renfort de réactions difficiles et incertaines, deviennent inutiles, et les deux immenses industries de la soude et du chlore vont consister simplement à faire traverser par le courant des dynamos qui nous sont familières, une solution de sel de cuisine.
- Si de la théorie on passe à la pratique, on reconnaît vite l’existence de difficultés nombreuses. Si, en effet, on opérait dans un simple vase, le chlore et la soude ne seraient pas tellement séparés par l’action électro-lytique qu’ils ne puissent réagir partiellement l’un sur l’autre. Il importe, d’autre part, que les électrodes soient aussi rapprochées que possible, car le liquide de l’électrolyte ne se laisse pas en général, traverser sans une notable dépense de force, d’autant plus grande que la distance à franchir est plus considérable, et qu’il importe industriellement, de réduire au minimum. On est donc conduit à séparer en deux le vase dans lequel on opère, aussi complètement que possible pour empêcher la recomposition, tout en laissant passer le courant aussi facilement que possible entre les électrodes, toute cloison étant la cause d’une dépense supplémentaire d’énergie.
- On voit que ces deux conditions s’excluent, et c’est en effet sur ce point défectueux qu’ont porté les innom- , brables efforts des inventeurs. La solution qui vient naturellement à l’esprit est l’emploi d’une cloison poreuse très mince pour ne pas offrir de résistance, très réfractaire à l'action corrosive des produits obtenus. On a essayé dans ce but difficile, une multitude de corps; l’amiante, le parchemin, les silicates, ont été reconnus défectueux, on a aussi employé des diaphragmes incomplets, on a même été jusqu a les supprimer complètement dans de certaines dispositions d’appareils. Le jour où cette question sera pratiquement résolue, et où l’on pourra séparer les ions soude et ch ore sans perte d’énergie sur le trajet du courant, le succès sera complet et la fabrication donnera le rendement théorique. En fait, et malgré qu’on ne puisse donner sur les appareils que des renseignements très vagues, on trouve dans le commerce du chlore tout
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- au moins, et de la potasse, préparés par voie électro-lytique. Demain, on y trouvera de la soude.
- L’appareil Greenwood se compose d’une série de cylindres en tôle dont chacun forme un élément électrolytique. La tôle sert de cathode, elle est reliée au pôle négatif d’une dynamo, l’anode est en charbon métallisé pour le rendre conducteur, une ardoise isolante la sépare de la cathode. Une cloison poreuse cylindrique sépare le vase en deux compartiments concentriques. Elle est très ingénieusement formée d’une série d’auges circulaires en verre ou en ardoise, dont la section est en forme de V, remplies d’une matière poreuse et isolante et superposées.
- Quand à l’anode de charbon, on la prépare au moyen de plaquettes de charbon des cornues à gaz, réunis par un dépôt de cuivre, puis d’étain.
- On forme ainsi une double lame creuse dont on rem -plit l’espace vide avec le métal fusible des caractères d’imprimerie En outre, on plonge l’anode dans un bain de paraffine pour la rendre imperméable à l’électrolyte,
- L’opération se fait très simplement : des réservoirs supérieurs, la solution de sel marin est amenée par des tubes dans l’appareil, l'un des tubes plonge jusqu’au fond du compartiment intérieur, l’autre dans le compartiment interne. Sous l’action du courant, le chlore se dégage par un tube approprié, quant au li quide qu’a dissous la soude formée, on le fait couler par un trop-plein dans des réservoirs inférieurs où il est repris par des pompes, et ramené par les bacs supérieurs dans les appareils jusqu’à ce qu’il soit assez riche en soude. Il ne reste plus qu’à évaporer cette lessive après qu’on en a séparé le sel marin non décomposé par les méthodes usuelles. Pratiquement, on arrête l’opération quand le liquide contient 10 % de soude.
- Ce procédé présente surtout l’inconvénient de la destruction de l’anode. Au bout de quelques mois, il faut la remplacer, détruite qu’elle est par des composés chlorés. Mais c’est là un inconvénient assez faible, qui peut s’atténuer par l’emploi de nouvelles matières plus résistantes.
- La manufacture de produits chimiques du Nord emploie un appareil imaginé en 1892 par Knofler et Ge-baner pour la production des hypochlorites, appareil | qui a été perfectionné considérablement par l’ingénieur de cette compagnie, M. Lambert.
- Chaque électrode est double. Les unes portent en- |
- chassées dans un cadre commun, quatre lames conductrices, les autres portent montées de la même façon, quatre lames poreuses. Ces lames sont un peu en retrait par rapport à la surface du cadre, de sorte qu’en appliquant l’une contre l’autre deux électrodes, il reste entre elles un petit espace vide destiné à la circulation des liquides et des gaz.
- On les réunit en très grand nombre en les serrant par des tirants transversaux et des boulons. Des rainures convenablement ménagées dans les cadres per-mettent l’introduction et la sortie des liquides; les rainures des deux électrodes réunies forment un tube complet. En outre, des trous percés dans chacune d’elles forment par leur réunion, un tube destiné à l’évacuation du chlore. D’autres ouvertures construites de la même façon, sont destinées à insuffler de l’air. Les deux électrodes extrêmes sont en communication avec les pôles d’une dynamo et séparées du bâti général par une lame de caoutchouc vulcanisé ou ébo-nite.
- Il suffit de ces communications extrêmes pour assurer la marche régulière de l’appareil par circulation continue de l’électrolyte dans les cavités des électrodes. Chaque face de celles-ci possède une polarité différente par le fait du passage du courant qui les traverse perpendiculairement, c’est-à-dire avec une résistance minimum qui peut devenir entièrement faible par suite du rapprochement des lames.
- Un autre appareil, proposé par MM. Outhenin, Chalandre etCie, emploie des diaphragmes tubulaires poreux à l’intérieur desquels sont placées les cathodes.
- Un bac extérieur étanche contient la solution de sel marin. A l’intérieur s’en trouve un autre formé de cinq plaques d’ébonite réunies par des tirants et assemblées par des joints de caoutchouc. Cette caisse est traversée de part en part par les tubes poreux, ouverts aux deux bouts, qui servent de diaphragmes, entre ceux-ci plongent les anodes formées de charbon métallisé ou de platine. Elles reçoivent le courant du pôle positif de la dynamo par une barre transversale métallique qui communique avec leur écrou de serrage. A cet effet, cet écrou est creux et reçoit un peu de mercure dans sa cavité, où plonge un prolongement de la barre conductrice.
- (A suivre.)
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- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES en Allemagne
- Parmi les industries les plus prospères, qui témoignent de continuels développements et donnent des résultats excellents, il faut citer avant tout l’industrie allemande des matières colorantes. Un relevé du « Ber liner F.nanz -und-Handelszeitung » qui comprend dix Sociétés par actions avec un capital de 69 millions 700,000 marks accuse pour 1899 de très beaux dividen les comme pour 1898.
- Les deux plus granies affaires avec un capital total de 36 millions 800,000 marks donnent les dividendes les plus élevés, l’une 24 et l’autre 26 0[0; deux autres entreprises avec un capital de 19 millions distribuent 15 et 18 0(0, les autres Sociétés plus petites 26,9, 8 1/2, 7 et 5 0/0. Les deux plus grandes affaires ont un personnel de 10,000 ouvriers dont 200 chimistes expérimentés. Tandis que dans quelques branches des matières colorantes, par exemple dans les couleurs minérales, les résultats financiers n’ont pas été en rapport avec l’augmentation des affaires, il n’en a pas été de même pour d’autres branches, particulièrement pour les couleurs d’aniline, dont le rendement peut être comparé favorablement avec celui de 1898. Mais, même ici le bénéfice aurait été bien plus grand si le gain avait correspondu à l’accroissement des affaires ; tel n’a pas été le cas comme pour beaucoup d’autres genres d’industrie d’ailleurs, et c’est seulement l’augmentation des demandes qui a comblé le découvert.
- Le rapport de l’ « Aktiengesellschaft für Anilinfa briken » à Berlin, s’exprime comme suit : « Notre industrie a profité de l’activité industrielle qui s’est manifestée l'année dernière dans la plupart des pays, en ce sens que l’emploi des couleurs d’aniline s’est encore accru. Contrairement à d’autres industries, il ne nous a pas été possible d’élever le prix de vente de nos produits, parallèlement à la hausse du prix d’achat des matières brutes et les prix de vente s’affaissent toujours de plus en plus. Si nous avons réussi à réaliser un bénéfice qui ne le cède en rien à celui de 1898, cela tient à l’accroissement des affaires que nous faisons.
- « Nos usines ont atteint, l’année durant, la limite de leur puissance de production, aussi nous avons jugé nécessaire d’agrandir nos bâtiments. De plus, la Société a érigé en Amérique le5 « Berlin Aniline Works »
- ‘ pour y augmenter son chiffre de vente. La nouvelle S cléte a son siège à New-York et s’occupe de la vente des produits aux Etats-Unis. »
- La « Badische Anilin und Sodafabrik» (fabrique d’aniline et de soude) à Ludwigshafen-sur-Rhin, avec succursales à Neuville-sur Saône et Butirki, près de Moscou, écrit dans son dernier rapport . La vente de nos produits a subi de nouveau une augmentation sensible que nous n’avons pu réaliser toutefois qu’en abaissant continuellement nos prix C’est la surproduction qui règne dans notre industrie et les conditions de vente devenues plus difficiles qui en sont cause. Ainsi, dès son origine l’accroissement de la vente n’a pas pu provoquer une élévation des bénéfices, d'autant plus que d’autres circonstances défavorables ont également contribué à la diminution de nos profits Les matières premières qui servent spécialement à notre fabrication, la benzine et l’anthrecène, sent à la vérité restées au même prix pendant l’année, mais la hausse des charbons et celle des salaires se sont maintenues avec une força inusitée et ces deux faits, joints à une augmentation de prix de beaucoup d’autres matières accessoires, ont déterminé une élévation considérable dans notre prix de fabrication. »
- ^Sehweizerisches-Handelsamtsblatt. )
- (A suivre.)
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce litre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PERFECTIONNEMENTS dans l impression des tissus Par la Société Bonnet. RAMEL, SAVIGNY, Giraud et Marnas
- Jusqu’à ce jour, les impressions en rongeant sur soie ou soie mélangée, ont nécessité deux opérations distinctes : vaporisage, d’une part, et lavage ou brassage, d’autre part.
- Le présent brevet consiste dans un nouveau procédé permettant de se passer et du vaporisage et du lavage, c’est-à-dire que le rongeant nouveau imprimé a la propriété de rendre incolores certaines matières colorantes nstantanément et à la température ordinaire.
- Ce procédé est le suivant : La teinture préalable
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- est faite avec des matières colorantes choisies, citons par exemple: les verts malachites, les fuschines acides, les coralines, etc. L’impression s’opère avec du sulfite d’ammonium, soit que ce produit soit mis directement sur le tissu, soit qu’on mette successivement les matières constituantes de ce sulfite. Les inventeurs ont choisi le sulfite d’ammonium parce que de tous les sulfites il est le plus volatil et, par cela même, laisse moins de traces sur le tissu, mais on peut également employer d'autres sulfites, tels que : sulfite de soude, potasse, zinc ou hydrosulfites. De plus, les inventeurs susnommés tiennent à faire ressortir que l’impression du sulfite d’ammonium fixé directement ou dont on fixe successivement les éléments, détruit les maières colorantes citées plus haut, par un simple séchage à l’air. On obtient ainsi des rongeants blancs que l’on peut colorer, suivant la demande, par les moyens connus.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LES PROCÉDÉS et les appareils pour le dégraissage de la laine Par M. Walter Erben.
- II s’agit dans cette invention d’un mode de dégraissage de la laine au moyen de lanaphte ou autre dissolvant convenable, ce moyen ayant déjà été proposé, mais n’ayant pas trouvé de propagation, en raison des inconvénients qu'il traînait à sa suite.
- La présente invention a justement pour but de supprimer ces inconvénients et elle consiste dans l’appareil imaginé à cet effet, dont la description suit.
- Le procédé en lui même se résume à soumettre d’abord la laine à l’action du dissolvant liquide à l’état chaud, puis à exprimer l’excès de dissolvant de la laine à l’aide d’une presse mécanique, à laver la laine avec de l’eau chaude pour enlever les traces restantes du dissolvant, et enfin à exprimer l’excès d’eau contenu dans la laine également à l’aide d’une pression mécanique, toutes ces opérations effectuées successivement dans un récipient unique.
- Pour la réalisation du procédé susindiqué,on se sert d’un récipient d’extraction possé- dant dans le bas Un corps ou cylindre de presse hydraulique, et dans le haut une chambre pour recevoir le liquide exprimé de la laine ainsi qu’un chapeau ou couverc e amovible couvrant en même temps ladite chambre de réception et jouissant de conduits ou canaux sur sa face intérieure recouverts par une plaque perforée servant
- d’appui à la laine sous pression, d’un faux fond perforé relié au piston de la presse hydraulique, et d’un tuyau de drainage communiquant avec le récipient d’extraction au-dessous dudit faux fond.
- PROCÉDÉ pour la préparation de solutions concentrées etfiLables de cellulose
- Par le « Consortium Mulhousien », pour la fabrication de fils luisants.
- Cette préparation de solutions concentrées et filables de cellulose consiste à amener la cellulose ou des dérivés de la cellulose comme l’hydrocellulose, l’oxycel lulose, l’hydrate de cellulose ou des mélanges de ces dérivés entre eux ou avec de la cellulose pure, en un état d’hydratation dans lequel elle est particulièrement apte à réagir et accessible à l’influence des agents chimiques en la traitant à l’état finement divisé par de la soude caustique en solution aqueuse concentrée et froide pendant environ une heure, puis par un sel de cuivre pulvérisé, en broyant ensuite le tout ensemble toutes précautions prises pour éviter un échauffement et en dissolvant enfin ce mélange, dans lequel les ingrédients se trouvent dans des proportions bien déterminées
- NOUVEAU DISPOSITIF POUR LE VAPORISAGE de toutes espèces de tissus imprimés Par la Société G. W. Richardson et Cie.
- Dans ce dispositif pour le vaporisage de toutes espèces de tissusimprimés,se remarque une plaque supérieure chauffée à la vapeur existant dans l’appareil même, à laquelle plaque on suspend au moyen de crochets ou tout autrement, des colonnes creuses percées de trous et autour desquelles est enroulé le tissu imprimé devant être vaporisé, après avoir au préalable entouré cette colonne de feutre ou de toute autre matière textile, végétale ou minérale,afin de protéger le tissu contre l’action directe de la vapeur. Le tissu ainsi enroulé est encore protégé ou non, extérieurement, par une enveloppe en matière textile végétale ou minérale suivant le ganre de tissu à vaporiser. Lorsque les colonnes sont placées verticalement (toute autre disposition pouvant avoir lieu) elles reposent sur une deuxième plaque, inférieure, également chauffée à la vapeur pour éviter la condensation.
- {Reproduction interdite.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DIVERS
- LES INCOHÉRENCES des lois protectrices du travail
- La dixième chambre vient d’avoir à se prononcer sur un cas vraiment bien embarrassant.
- Le parquet lui déférait un blanchisseur de Boulogne, coupable d’avoir fait travailler son personnel pendant plus de onze heures par jour. Disons tout de suite que la loi récente du 30 mars 1900, révisant et complétant toute une série de lois antérieures sur le même sujet, interdit le travail aussi bien des enfants, des femmes, que des hommes pendant plus de onze heures par jour; et même, ce qui est une innovation dans la manière de faire les lois, elle ne dispose ainsi que pour deux ans, entendant qu’à l’expiration de cette période le travail ne soit plus que de dix heures et demie, et, deux ans après ce changement, seulement de dix heures.
- Parmi ces lois antérieures, deux sont surtout à retenir, et c’est leur combinaison avec la loi de 1900 qui préoccupait si fort le tribunal : le décret-loi du 9 septembre 1848, et la loi du 2 novembre 1892.
- Ledécretde 1848 défend d’une façon générale, sans distinguer l’âge et le sexe des ouvriers, de travailler plus de douze heures par jour. Elle inflige au patron délinquant une amende 5 à 100 francs par contravention. La peine est assez grave, car cette amende est encourue autant de fois qu’il y a d’ouvriers surpris dans l’atelier : pour une seule soirée de travail illégal, le chef d’un atelier important est donc exposé à une condamnation pécuniaire considérable. Le caractère particulier de gravité de la peine s’accentue encore en ce qu’elle doit être prononcée par le tribunal correctionnel et de la sorte est inscrite au casier judiciaire.
- La loi de 1892, qui réglemente le travail des enfants et des femmes, a décidé que la première infraction ne serait justiciable que du juge de paix, siégeant en simple police : l’amende n’est plus que de cinq à quinze francs, et il n’est plus question de casier judiciaire. En cas de récidive toutefois, dans les douze mois,l‘amende est celle de cinq à cent francs, et la juridiction compétente est le tribunal correctionnel.
- Or, la loi de 1900 n’est intervenue que pour modifier, d’une part la loi 1892, et d'autre part la loi de 1848, qu’elle ne vise tout deux expressément, qu’au
- point de vue de la durée du travail permis. Elle est muette sur la peine.
- Quelle sera la sanction de son inobservation, dans un cas par exemple analogue à celui où le chef d’industrie avait employé, au-delà du temps licite, à la fois des hommes, des femmes, des enfants?
- Le parquet soutenait que,pour les hommes, il fallait appliquer la loi de 1848 (5 à 100 fr. d’amende, tribunal correctionnel, casier judiciaire),et pour les femmes et les enfants, celle de 1892 (juge de paix, 5 fr. à 15 francs, pas de casier).
- Ce système, certes, ne manque pas de valeur juridique. Pourtant,M. le substitut François-Poncet, qui est un magistrat distingué, se sentait mal à l’aise pour le soutenir.
- Avouons, en effet, que nous nous trouvons ici en présence d’une de ces incohérences de plus en plus coutumières à nes lois nouvelles qui, uniquement dictées par des préoccupations politiques, sont préparées avec une négligence telle, que l’application à la lettre de leurs dispositions conduit à des conséquences opposées à celles que l’on se proposait.
- Ainsi, a t-on assez crié que l'on voulait surtout sévir contre l’exploitation dont les faibles, les mineurs et les femmes étaient l’objet? Or, voilà que nos lois sont si bien faites, que ce{sont elles qui sont le moins protégées. Il est, d’après leur économie, beaucoup moins grave de faire travailler trop longtemps l’enfant ou la femme que l’homme fait, puisqu’on ne relève, en ce cas, que du juge de paix, tandis que pour l’adulte c’est le tribunal correctionnel qui intervient et inflige la honte du casier judiciaire.
- Les tribunaux fort embarrassés, qui,audébnt, appliquaient aux infractions des peines de 25, 40, 50 fr., en présence de ces contra lictions de la loi ne donnent plus guère que des amendes de 1 à 5 francs. Cela n’excède pas le taux de la simple police, c’est vrai, mais laisse toujours subsister le casier judiciaire.
- La 10e chambre, a été plus loin. Puisque le blanchisseur était en même temps poursuivi, à raison des femmes et enfants devant la simple police, elle s’est déclarée incompétente et a renvoyé le tout au même magistrat. Nous ne savons pas si cette décision est à l’abri de toute critique au point de vue du droit, mais ce que nous pouvons dire et ce que tout le monde pensera avec nous, c’est qu’à défaut a’au-tre mérite elle a au moins celui de la logique et du 1 bon sens. La République.
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- AVIS A NOS LECTEURS
- Nous avons reçu de M. le Sous-Secrétaire des Postes et des Télégraphes, avec prière d’en faire l’insertion, l’avis suivant :
- En vue de simplifier le classement des correspondances à distribuer dans Paris et de hâter la sortie des facteurs, l’Administration s’occupe de mettre en concordance les circonscriptions de distribution avec la division administrative par arrondissements. Cette mesure ne produira tous ses effets qu’autant que l’adresse des lettres et autres objets pour Paris sera complétée par l’indication de l’arrondissement où réside le destinataire.
- L’Administration croit pouvoir compter sur le concours du public pour la réalisation d'une amélioration qui l’intéresse directement.
- Exemple d’adresse complète :
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20, rue Turgot
- Paris (9e).
- INFORMATIONS
- Le Lanceur de la Fuchsine
- M. Francisque Renard,le propagateur de la fuchsine, vient de mourir au château de Vancia, dans l’Ain, à l’âge quatre-vingt-neuf ans.
- M. Renard était un petit industriel qui s’occupait de la teinture des soies de Lyon, lorsque Hoffmann, de Londres, découvrit une matière colorante rouge d’une puissance considérable, que M. Verguin, de Lyon, arriva à préparer industriellement. M. Verguin céda son procédé à MM. Renard frères, qui le firent breveter en France, en avril 1859. Ces industriels donnèrent au nouveau produit le nom de fuchsine, pour rappeler la similitude de sa couleur avec la fleur du fuchsia.
- C’est dans un mémoire présenté en 1858 à l’Aca-démie des sciences, qu’Hoffmann avait annoncé la production d’une substance cramoisie magnifique, obtenue en faisant agir le bichlorure de carbone sur l’aniline et en faisant bouillir le résidu avec de la potasse diluée.
- La découverte sortie du laboratoire de M. Verguin
- révolutionna le monde commercial et rendit un service immense à l’industrie de la teinture.
- Un gramme de fuchsine en dissolution dans l'eau peut teindre deux mètres carrés de soie et, avec le résidu, on peut teindre encore deux mètres en rose. Les rouges et les roses de fuchsine détrônèrent les mêmes nuances au safranum. Ils rendent de grands services aux fabricants de fleurs artificielles, pour la coloration des mousselines, des jaconas et tulles qui servent à imiter les pétales et les boutons de rose.La teinture des plumes en tire également un grand parti.
- Certains fabricants de vins n’hésitent pas à s’en servir.
- C est la fuchsine qui fournit cette belle teinte, jadis tant à la mode et à laquelle on avait donné le nom de teinte Soiférino.
- Grâce au procédé Verguin, M. Renard avait réalisé une fortune considérable.
- JURISPRUDENCE
- Dans notre numéro du 20 février 1897, nous avons reproduit un jugement du tribunal du Commerce de la Seine déboutant la maison Montenot, d’une action engagée par celle-ci contre Mme Vve Henriet.
- Aprèstrois ans de procédure et d’études, la 2e Chambre de la Cour d’appel a réformé ce jugement et a donné satisfaction au plaignant par l’arrêt suivant :
- COUR D’APPEL DE PARIS (2e Ch ).
- Audience du 24 janvier.
- CONCURRENCE DÉLOYALE. — ENSEIGNE COMMERCIALE. — IDENTITÉ DE TERMES. — MÊME INDUSTRIE. — CONFUSION POSSIBLE. — PRÉJUDICE. — SUPPRESSION.
- Le commerçant propriétaire d’une enseigne désignant son fonds de commerce est en droit d'exiger la suppression d’une enseigne identique prise pour désigner un établissement semblable et pouvant amener dans l'esprit du public une confusion préjudiciable à ses intérêts.
- Ainsi jugé par la Cour dans des circonstances de fait que font suffisamment connaître le jugement et l’arrêt rapportés
- Le 8 janvier 1897, le Tribunal de commerce de la Seine avait rendu le jugement suivant ;
- « Le Tribunal,
- » Sur le renvoi :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- » Attendu que des documents produits, il appert que dame veuve Henriet exploite un fonds de commerce de teinturerie situé à Asnières, 2, place de la Comète ;
- » Que le débat s’agite à raison de l’usurpation d’une enseigne commerciale dont ferait usage veuve Henriet pour l’exploitation du fonds dont s’agit;
- » Qu’ainsi, la contestation a un caractère commercial;
- » Que les parties sont domiciliées dans le ressort de ce siège ;
- » Qu’à tous égards, ce Tribunal est dès lors compétent pour en connaître ;
- » Par ces motifs,
- » Retient la cause ;
- » Au fond :
- » Sur l’ensemble des demandes :
- » Attendu que Montenot et fils exposent que depuis une époque très reculée, eux ou leurs prédécesseurs ont fait un usage continu de l’enseigne commerciale : « Au Chapeau rouge », sous laquelle ils se révèlent à leur clientèle ;
- » Que d’un procès-verbal de constat dressé par le ministère de Roussel, huissier, à la date du 26 septembre 1896, il résulte que veuve Henriet possède un établissement de teinturerie sis, 2, place de la Comète, à Asnières, portant pour enseigne : Au Chapeau rouge »;
- » Qu’ils prétendent que veuve Henriet se servirait de ladite enseigne, dont ils auraient la propriété exclusive, pour détourner à son profit une partie de leur clientèle ;
- » Qu’ainsi, il conviendrait de faire défense à veuve Henriet de faire usage désormais du titre : « Au Cha peau rouge » sur sa boutique, ses prospectus et voitures et d’une manière généralement quelconque, et ce, sous peine de 25 francs par chaque jour de retard et de 50 francs par contravention constatée ;
- » Qu’il y aurait, en outre, lieu d’obliger veuve Henriet au paiement d’une somme de 200 francs à titre de dommages-intérêts pour le préjudice qu’ils auraient subi à ce jour du fait de cette dernière ;
- » Mais attendu qu’ainsi qu’il vient d’être dit, l’établissement de Montenot et fils est situé rue de l'Hôtel-de-Ville, à Paris, et celui de veuve Henriet, rue de la Comète, à Asnières ;
- » Que les deux établissements dont s’agit n’exerçant pas leur industrie dans la même région et ne s’adressant pas, par suite, à la même clientèle, il ne saurait
- exister aucune confusion dans l’esprit du public entre les deux établissements susdésignés ;
- » Que Montenot et fils ne justifient pas, ainsi qu’ils l’allèguent, que veuve Henriet ait fait usage de l’enseigne incriminée, pour rechercher leur clientèle et se l’attirer à son profit ; qu’ils ne font pas non plus la preuve du préjudice qu’ils prétendent avoir éprouvé du fait de veuve Henriet ;
- » Qu’en l’état, les demandes de Montenot et fils, à toutes fins qu’elles comportent, ne sauraient être accueillies ;
- » Par ces motifs,
- » Déclare Montenot et fils mal fondés, quant à présent, en leurs demandes, à toutes fins qu’elles comportent ; les en déboute;
- » Et les condamne, par les voies de droit, aux dépens, même au coût de l’enregistrement du présent jugement ; lesdits dépens sont taxés en marge de la minute du présent jugement ;
- » Ordonne que le présent jugement sera exécuté selon sa forme et teneur. >
- Appel de cette déci ion a été interjeté par MM. Mon tenot et fils.
- La Cour, après avoir entendu les plaidoiries de Me Antoine Faure, pour MM. Montenot et fils, et de Me Ambelouis, pour Mme veuve Henriet, a rendu l’arrêt infirmatif qui suit :
- « La Cour,
- « Considérant qu’il résulte des documents versés aux débats que MM. Montenot et fils sont, par eux-mêmes ou leurs prédécesseurs, propriétaires depuis temps immémorial de l’enseigne : « Au Chapeau rouge » pour la désignation du fonds de commerce de teinturerie et de dégraissage qu’ils exploitent principalement à Paris, rue de l'Hôtel-de-Ville et rue de Rivoli;
- « Considérant que les appelants justifient également que, depuis 1887 tout au moins, ils ont étendu leur clientèle dans la banlieue de Paris et notamment à Asnières, et que dans cette dernière localité, ils ont, en 1894, créé un dépôt-succursale, rue de la Procession, 71, et ensuite rue des Bourguignons, 18 ;
- « Considérant que c’est donc à tort et sans droit que la veuve Henriet avait, en 1895, pris les mots : « Au Chapeau rouge » comme enseigne de son fonds de commerce de teinturerie à Asnières, place de la Comète, 2, et qu’agissant ainsi, elle pouvait amener dans l’esprit du public, entre son établissement et celui des appelants,une confusion préjudiciable à ces derniers;
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- « Considérant que la veuve Henriet demande acte de ce que depuis l’introduction de l’instance, elle a supprimé les mots : « Au Chapeau rouge » sur son enseigne et sur ses factures, imprimés ou autres papiers commerciaux, et de ce qu’elle renonce à en faire usage à l’avenir ;
- « Qu’il y a lieu de donner acte aux appelants de cette déclaration, et qu’il n'échet plus dès lors d’ordonner les mesures par eux demandées relativement à la suppression de l’enseigne ;
- « Considérant, d’autre part, que les appelants ne justifient pas avoir éprouvé, du fait de veuve Henriet, d’autre préjudice que celui qui sera suffisamment ré-paré par l’allocation des dépens;
- « Par ces motifs,
- « Met l’appellation et le jugement dont est appel à néant ;
- « Emendant :
- « Décharge les appelants des dispositions et condamnations contre eux prononcées ;
- « Et statuant à nouveau :
- « Dit que c’est à tort et au mépris des droits des appelants que la veuve Henriet a pris, en 1895, les mots : « Au Chapeau rouge » pour enseigne du fonds de commerce de teinturerie qu’elle exploite à Asnières;
- « Donne acte aux appelants de ce que la veuve Heu-riet déclaré avoir, depuir l’introduction de l’instance, supprimé ces mots : « Au chapeau rouge » de son enseigne, ainsi que de ses factures et autres papiers commerciaux, et de ce qu’elle renonce à en faire usage à l’avenir.
- « Dit qu’il n’y a lieu, par suite, d’ordonner les mesures demandées par les appelants;
- « Déc'are lesdits appelants mal fondés dans le sur -plus de leurs conclusions et les en déboute ;
- « Ordonne la restitution de l’amende consignée ;
- « Et condamne la veuve Henriet aux dépens de première instance et d’appel, dont distraction, pour ces derniers, est faite au profit de Durnerin, avoué, qui l’a requise. »
- COUR DE CASSATION
- Audience du 26 avril 1900
- BREVET d’invention. — Inventeur. — Communication CONFIDENTIELLE A UN TIERS. — PROPRIÉTÉ DE L’iNVEN -TEUR. — SUBROGATION DANS LES DROITS ATTACHÉS AU
- BREVET.
- Lorsqu’une personne, à la suite de la communication confidentielle, à elle faite par un inventeur pour un usage déterminé, d’une formule contenant un procédé pour obtenir un produit industriel, fait bre-veter le procédé en son propre nom, l’inventeur peut se faire déclarer propriétaire de l’invention ainsi brevetée et se faire subroger dans les droits ainsi attachés au brevet.
- Ainsi jugé par le rejet du pourvoi de M. Grawitz contre un arrêt de la Cour de Paris rendu, le 14 janvier 1898, au profit de MM. Caron et Martin.
- La chambre des requêtes, après avoir entendu le rapport de M. le conseiller George-Lemaire, la plaidoirie de Me Sabatier, avocat, et les conclusions conformes de M. lavocat général Melcot, a rendu l’arrêt suivant :
- « La cour,
- « Sur le deuxième moyen :
- « Attendu que l’action intentée par Caron et Martin, cessionnaires des frères Kœchlin, contre Grawitz, n’était pas une action en contrefaçon, mais une action en revendication de la propriété d’une invention et en subrogation à un brevet ; qu’ils soutenaient que ce que Grawitz avait fait breveter, le 21 octobre 1873, était une formule des frères Kœchlin, qui avait été déposée par ceux-ci sous pli cacheté le 9 avril 1876 et qui contenait un procédé pour obtenir le noir d’aniline inverdissable ; que l’arrêt admet ce fait; qu’il déclare que le brevet pris par Grawitz en son nom le 21 octobre 1876, pour production en teinture et impression du noir d’aniline inaltérable, contient la copie d’une formule de Kœchlin frères dont communication lui a été faite par Jeanmaire, leur chimiste, le 15 ociobre 1876; que Grawitz n’avait reçu cette communication qu’à la charge de n’en faire profiter que la maison Hœffely, laquelle était en relations avec Kœchlin frères, mais qu’il avait d’abord vendu le procédé à plusieurs autres maisons et qu’il avait ensuite pris en son nom le brevet du 21 octobre 1876 ;
- « Attendu qu’en cet état des faits souverainement constatés par lui, l’arrêta pu déclarer Caron et Martin propriétaires de l’invention brevetés par Grawitz le 21 octobre 1876 et subrogés dans les droits attachés audit brevet ; que cette décision, régulièrement motivée, ne viole pas les articles de loi visés au pourvoi ;
- « Sur le premier moyen :
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- « Attendu que pour affirmer que le brevet pria le 21 octobre 1876 par Grawitz contenait la copie d’une formule de Kœchlin frères, l’arrêt ne s’est pas fondé seulement, comme le suppose le pourvoi, sur ce que ce fait ne serait pas nié par Grawitz, mais qu’il déclare encore que ce fait est constant; que les juges ont puisé cette appréciation dans les débats et dans l’examen et la comparaison du brevet et de la formule ; quainsi, le moyen manque en fait;
- « Rejette »
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Villedieu et Cie, expi. d’un procédé de décoloration, teinture, impression et tissus, 39, rue Gambetta, à Meulan — Durée: 15 ans. - Cap. : 170.000 fr. — Acte du 12 août.
- Ventes de fonds de commerce
- M. Wattebled a vendu un fonds de teinturie, 65, rue des Bourguignons, à Bois-Colombes.
- M Berton a vendu un fonds de teinturerie, 48, rue de Turenne.
- Mlle Rodrigues a vendu un fonds de teinturerie, 1, rue des Volontaires.
- Mme veuve Labalme a vendu un fonds de teinturerie, 17, rue Oberkampf.
- Mme veuve Mainguy a vendu un fonds de teinturerie, 161, rue de Belleville.
- M. Viéville a vendu un fonds de teinturerie, 20, rue Paul-Bert.
- Mlle Goupil a vendu un fonds de teinturerio, 20, rue Godot-de- Mauroi.
- Mme veuve Benoit a vendu à M. Périssel un fonds de teinturerie, 45, rue Saint-Roch.
- Mme Chapeau a vendu un fonds de teinturerie, 11, bout, de Clichy.
- Mme Foulard a annulé la vente d’un fonds de teinturerie, 2, rue de Montreuil.
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- LOI SUR LES ACCIDENTS
- du Travail
- DU 9 AVRIL 1898
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l'Etat.
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer, dès aujourd’hui, à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40 ; chaque feuille en plus, 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Commentaire historique et analytique de la loi des 9-10 avril 1889, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les ouvriers sont victimes dans leur travail
- 1898. In-8 343 pages. 5 francs. par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- FUMISTERIE ET MAÇONNERIE
- Spéciales pour Usines et travaux de Ciment Ancienne Maison BÈNABO
- Fondée en 1835.
- Eugène KREBS
- Constructeur
- 66, rue Manin, 66
- 4, rue des Carrières, 4
- PARIS
- Entrepreneur de la Ville de Paris, des Chemins de fer de l’Ouest et de l'ESt, des Arsenaux, Manufactures, Poudres et Salpêtres de l’État.
- Construction de
- CHEMINÉES D’USINES Fourneaux pr chaudières à vapeur
- MASSIF
- pour machines de tous systèmes FOURS de tous genres et pour toutes industries
- CONSTRUCTION D’USINES
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 269
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Envoi par retour du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. pommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16,80 figures dans le texte. Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
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- 1er Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 5» Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
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- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
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- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L'IMPRESSION DANS LES TISSUS
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans leu industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison, Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Indigo*
- On cote actuellement :
- Beng.
- de teinture.
- On cot :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité . ..
- — 2e qualité .. .
- - 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan...
- — Honduras............
- — Tabasco...............
- — Haïti Gap.............
- — Fort-Liberé. ....
- — Aquim.................
- — Ss-Marc...............
- — Gonaïves .. .
- — P.-de-Paix .. .., — Miragoane..
- — Saint-Domingo...
- — Martin, et Guadel.
- — J a naïque.................
- Jaune Cuba et St-Yago ..
- » Manzanillo...........
- - Tuspan................
- • Vera-Cruz ....
- » Campèche..............
- • Carmen............
- » Tampico...............
- » Porto-Plata..........
- • Haïti.............
- • Jamaïque..........
- • Barcel et P Cab ..
- • Rio Hacha.........
- » Carth. et Savan...
- » Maracaïbo.............
- • Fustet.....100 k.
- » Tatajuba.....50 k.
- » Bahia.................
- » Corim o...............
- « Amapala ... 50 kil.
- Rouge Brésil Bahia......
- » Calliatour .. 100 k.
- 12
- 11
- 9
- 8
- 5
- 6
- 6
- 6
- 000
- 5
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- 4
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- 3
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- 5
- 7
- 50
- 25
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- 30
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- 50
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- 75
- 75
- 25
- 50
- 50
- 75
- 35
- Lima......
- Ste-Marthe. __________ Sandal____ Sapan . . ...
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- » Quebracho.. 1009 k.
- • Pernamb. ... 50 k
- 7
- 7
- 3
- 7
- 6
- 90
- 16
- 50
- O 3 o • O S
- Brun luisant, en sac 50 k — en caisse —
- Jaune ou gamb.............
- M
- 37
- 50
- a
- pressé
- 20
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille
- Ténerife grise.. . .
- Curcuma
- 1
- • ; â c (
- .50 kilos
- Java, Mad, Pond.. , ..
- Dividivi
- On cote les 50 kil...
- 22
- M
- to
- à 14
- 12
- 10
- 11
- 9
- 8
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 50
- 25
- sur v. et bl. 1]2 k fin viol, et pourpre, beau viol, et dito... bon violet .. ...... moyen violet........ bon violet rouge... bon moy. v. roug.. fin rouge........... bon dito............ bon à fin cuiv...... cuiv. ord. et bas...
- 6
- 6
- 5
- 5
- 4
- 4
- 5
- 3
- 3
- 6
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- 5
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- 16
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- 6
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- 9
- 9
- 4
- 9 tû
- 98
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- 45
- 21
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- 25
- 25
- 05
- 50
- 25
- ot
- 50
- 25
- 2
- 1
- to ot
- 18
- 80
- Java.....................
- Kurpah...................
- Madras..................
- Manille................
- Caraque .................
- Guatemala flor........
- * bon à fin sobré .
- » — cor....
- • cor. ord.à bas..
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k
- * bon à beau........
- » ord. et moyen......
- Orseille
- On cote Les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé. » gros effilé...
- Rocoa.
- Antilles.
- Cayenne
- 1/2 kil.
- 2
- 2
- 2
- 2
- 4
- 3
- 3
- 1
- 6
- 4
- 2
- 25 M
- 50
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 7 50
- 6 ..
- à
- 7
- 6
- 6
- 5
- 4
- 5
- 4
- 5
- 4
- 4
- 3
- 4:
- 3
- 4
- 5
- 4
- 4
- 2
- 6
- 5
- 3
- 8
- 7
- 0 35 à .6 . M ..
- 50
- 25
- 75
- 25
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- 50
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- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 40
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique. ..
- Bois de : Campêche Laguna
- 260 .. à
- 265 ..
- a
- Cannelle
- Martinique. . .. Jaune Carmen. » Maracaïbo de Chine........
- — de Cevian de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises........... Argentées........ Zacatilles........ Noires Palmas....
- » Lanzarotte Crème de tartre... Curcuma Bengale.. Dividivi .........
- Gommes :
- Arabique..... . .. den..... ......
- 10 ..
- M ..
- M ..
- 1 0 ..
- 252
- 210 .
- 215 .
- 170 .
- 190 .
- 165 ..
- 70 ..
- M . .
- 165 .
- 120 .
- 12
- 120
- 350
- 200
- S
- to Oo
- Cn ©
- Damar Singapore........
- » Batavia.. . . ..
- ....................... Gambier. .............. Galles vertes et noires.
- 112 ..
- 160 ..
- 150 .
- 45 ..
- 180 ..
- 115 .
- 165 .
- 160 ..
- 50 ..
- 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre..................... moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r.........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................
- Sumac en feuilles........... — en poudres................
- F.
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2 M M
- 50 à
- CH
- C
- 50
- 2
- 2
- 4
- CO C»
- cs
- 75
- 50
- 25 k.
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 180
- sous papier, F. 180
- * bon marchand en pains F. 115
- en boules
- 115
- • raffiné en pouare sec. F. 145
- Produit* chimique*. — On 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.).. (acq.)................. Acide muriatique....... — nitrique..............
- sulfurique.
- 20 d
- 36
- 40
- 66
- 50
- 15
- 17
- 9
- 33
- 41
- 10
- 7
- 8
- .o
- k.
- cote aux
- .. à 17 .. 19
- 50 .
- Carbonate de soudede 90/92, en sacs à rendre, marches
- Disponible...........
- Ammoniaque liquide 22 d.
- Chlorure de chaux 100 à 110 en banques de 420 kilogs marchés....................
- Disponible.................
- Cristaux de soude en sacs de 100 kil. marchés.......
- Disponible ................
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques de 700 kil. marchés. ...
- Disponible................
- Sel de soude 70/75, marchés Sel de soude 30/35, dispon. Soude caustique 110 115, en tambours de 300 k,marchés
- Disponible .... ...
- Soude caustique 110/115, en banques de 300 kil. plaquettes ...................
- Soude douce 33 degrés, en vrac ...
- Lessive caustique 33 degrés Silicate de soude ........
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de 500 kil....................
- Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud.
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil....................
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0 en sacs, consommation...
- Entrepôt .................
- Sulfate de fer 95 p. 670, en 'tacs de 100 kil .........
- 50
- 12 25
- 12 75
- 34 ..
- 17
- 18
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- 50
- 8
- 8
- 25
- 75
- 18
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- 17
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 271
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb........ 78 .. à 80 .
- Aeideacétiquedesarts 29 .. 31 ,
- — chl rydrique.......... 7 . . 8 .
- — nitrique 36°............ 32 . 34 .
- — su urique, 66° ... 8 .. 11 .
- — ....................... 280 .. 285 .
- — citrique................355 .. 365
- Alunéjuré .............. 20 22 .
- - ordinaire............. 15 .. 16 .
- Ammoniaque incolore, 22°. 37 .. 38 .
- Bichlorure d’étain, 55°.. 105 .. 110 .
- — - 60° ... 130 . 135 .
- Bois Campêche-Laguna. .. 18 .. 18 50
- — — Guadeloupe 14 50 15 ..
- — Jaune Centre Amérique 20 .. 22 ..
- Cachou jaune. Vapeurs... 46 .. 48 .
- — brun. ................... 95 .. 105 ..
- Chlorate de potas se.....110 . 120 ..
- — de sonde............... 125 ., 135 ..
- Chl rure de chaux100 à 110° 20 .. 21 . .
- Chromate rouge de potasse 88 . . 90.
- — — de soude.. 66 .. 68 ..
- Crème de tartre ......... 185 . 190 ..
- Cristaux de tartre....... 180 . 185 ..
- — de soude............... 8 .. 9 ..
- Curcu ma Bengale en racines 85 .. 90 ..
- — de Madras......................... ....
- — Chine................ . .. ....
- Essence de térébenthine .. 105 .. 110 ..
- Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. 19 ..
- Galles de Chine et Japon. 195 .. 205 .
- — vertes et noires . . 225 . 235 . .
- Gomme Sénégal, en sortes. 160 ..
- — arabique... ..... 250 .
- — adragante rousse. 340 ..
- Jus de citron............. 23 ..
- Métnylène à 95° .......... 103 .
- — régie 90 ... .110..
- Prussiate jaune de potasse 200 ..
- — — de soude............
- Pyrolignite de fer......... 10 ..
- Résiné..................... 16 ..
- Rouille .................... 9 ..
- Sel de soude 80°......... 18
- - ammoniaque.. 12 50
- Sel d’étain.............. 230
- Soufre en canons.......... 19 50
- sublimé............. 21 50
- Sumac Sicile en feuilles... 28 ..
- Sulfate d’alumine.......... 15 .
- — de cuivre............ .. 66 ..
- — de f r..................... 7 50
- 170 ..
- 300 ..
- 375 ..
- 24 ..
- 105 ..
- 115 ..
- 205 ..
- 11 .<
- 20 .
- 10 ,
- 18 25
- 13 .
- 235 .
- 20 50
- 22 50
- 29 .
- 17 ..
- 68 ..
- 8 .
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- 272
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêta (Machine» d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C• Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Gie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 183G. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure,. Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffe
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- tniles pour graissage
- Eamelle (Henry). > quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E.et A.), ivgéniours, 15. rue d’Amiens, à Lille (Nore).
- Machines d’apprêt'
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et 'luniste.
- SOMMAIRE
- Notre service d’Assurances.
- Machine et procédé pour produire les lisières sur les tissus teints en pièces.
- Dégraissage et blanchiment.— Soude électrolytique (suite et fin).
- Noir immédiat et bleu immédiat (suite).
- L’industrie des matières colorantes en Allemagne (suite et fin).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Exposition de 1900 : liste des récompenses — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Cours. •— Annonces.
- NOTRE SERVICE D ASSURANCES
- LA CHASSE
- Nous attirons, d’une façon toute spéciale, l’attention de nos abonnés et lecteurs sur les polices en garantie des accidents de chasse consenties par la Compagnie The Océan Accident.
- Les ingénieuses combinaisons de cette Compagnie permettent de s’assurer :
- A. — Pour la somme de trente francs par an (30) contre les Accidents corpoporels dont le chasseur peut être victime ou peut occasionner involontairement à des tiers avec des armes à la Chasse ou au Tir aux Pigeons.
- B. — Pour la somme de quinze francs par an (15), contre les accidents mis à la charge du chasseur, à raison d'accidents involontaires causés par lui personnellement à des tiers.
- Le format pratique de cette police d’assurances (Petit Carnet de poche) permet au chasseur de l’avoir toujours sur soi.
- Nous adressons, par retour du courrier à tout abonné ou lecteur de ce journal qui nous fera la demande, une des deux polices catégories A ou B comme il est dit ci-dessus.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que PERSONNE n’est AUTORISÉ A SE PRÉSENTER AU uom du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc , etc., des polices d’assurances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, TOUTES LES COMMUNICATIONS RELATIVES AUX ASSURANCES DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons immédiatement à la Compagnie the Océan-Accident seule chargée de traiter ces questions.
- MACHINE ET PROCÉDÉ pour produire les lisières sur les tissus teints en pièces Par M. Cadgf.ne.
- Dans l'industrie de la soierie, il existe, comme on sait, des étoffes tissées avec des matières, cuites et teintes préalablement et des étoffes tissées avec des matières écrues que l’on teint en pièce.
- Pour les distinguer, on dit couramment du premier genre de tissage : c’est du cuit, ou mieux encore :
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- c’est du teint en fil, et du second genre : c’est de l’écru, ou plus spécialement : c’est du teint en pièce.
- Le teint en fil par l’emploi de matières supérieures est un tissu cher qui date d’un temps immémorial.
- Le teint en pièce est un tissu bon marché qui date de nos jours et dont l’objectif est d’imiter le plus possible le teint en fil.
- Le teint en pièce par ses progrès incessants est arrivé à imiter si bien le teint en fil dans les qualités courantes qu’il a pris sur tous les marchés du monde une place considérable.
- Pour que l’acheteur puisse distinguer la qualité de
- pure ou mélangées avec du coton ou de toutes autres matières.
- Ces lisières se forment par voie d’impression, soit par réserve, rongeant ou application.
- Dans le dessin, la machine est représentée à titre d’exemple :
- Fig. 1, coupe verticale suivant x x, fig. 3.
- Fig. 3 et 4, plans.
- Fig. 5 à 8, détails.
- Les supports B, fixés sous la table A, fig. 1, portent trois rouleaux : le rouleau imprimeur C en métal, le transporteur D et le fournisseur E en bois.
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- la marchandise, le fabricant de teint en fil a imaginé d’ajouter, sur les bords de ses étoffes, des lisières de toutes couleurs.
- Le procédé, en effet, a été jusqu’à présent un moyen certain de distinguer nettement le teint en fil du teint en pièce.
- Il est facile au fabricant de teint en fil d’ajouter à chaque bord de ses chaînes, des fils blancs ou couleur formant lisières une fois les pièces tissées.
- Le but de cette machine est de produire d’une manière pratique et rapide des lisières de toutes couleurs sur les étoffes teintes en pièce de quelque nature et de quelque largeur qu’elles soient : tissées avec de la soie
- Le rouleau imprimeur émerge dans une ouverture carrée a de la table A, et la périphérie de la partie gravée c du rouleau imprimeur et à niveau avec la partie place A* de la table A.
- La partie e du rouleau imprimeur C reçoit la cou leur, le produit pour la réserve ou le corrosif par le transporteur D qui est, de son côté, alimenté par le fournisseur E, lequel baigne constamment dans une bassine e qui contient la couleur ou les produits.
- Si la lisière doit se faire par un rongeant, au lieu d’être faite! par application, la petite bassine e sera remplie par mastic liquide ou un corrosif.
- Chaque cercle c a une ou plusieurs gravures c',
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- fig. 2 et 3, qui sont destinées à marquer la lisière sur l’étoffe et ont des différentes largeurs.
- La figure 2 montre, à [droite, une lisière large et à gauche une lisière étroite c’.
- La lisière large est dans la position de produire la lisière.
- Pour faire la lisière étroite, on n’a qu’à changer de droite à gauche le rouleau imprimeur.
- Sur l’arbre de chaque rouleau CD et F il y a des roues dentées C’, D’ et E’ qui sont commandées par la manivelle .C2 fixée sur l’arbre du rouleau C, fig. 1 et 2.
- Le presseur F, qui est garni avec de l’étoffe, est porté par un cadre G et forme de — avec un bras g qui peut se tourner autour d’une cheville de fer h.
- Cette cheville de fer est fixée sur le support H ; à l’état renversé du cadre G, le rouleau F repose sur le bloc J.
- Par une vis K qui a de l’influence sur le bras g, on peut régler la pression du rouleau C.
- La partie 1 du support L, qui porte la vis K, est accouplée avec le pied V du support L par une charnière.
- Dans une ouverture de la table A est fixée une râcle M qui enlève la couleur, le corrosif ou le mastic, sur les parties non gravées du cercle c.
- Par une vis N, la pression de la racle peut être variée, la gravure c’ est plus profonde que la phériphé-rie du cercle e du cercle C et ne peut pas être touchée par la racle M.
- La racle M, fig. 1 et 3, est fixée sur la plaque m laquelle touche le cou n de la vis N.
- La plaque m prend part au déplacement axial de la vis N, mais pas à son tournoiement.
- Pour le montage et le démontage de la racle, on a pratiqué des fentes a' et n' dans la table A et dans l’écrou N’.
- Pour éviter que l’angle c2 du rouleau C, fig. 1 et 3, ne marque sur l'étofe O, on fa placé sur la table A une plaque P, fig. 1 à 3 et 6, qui couvre la partie angulaire c2 .
- Le guide mobile Q sur la table A est fait pour que 'étoffe O glisse d’une manière exacte contre les rouleaux C et F.
- Ce guide règle en outre la distance entre la lisière o et le bord de l’étoffe o‘.
- Pour diriger l’étoffe d’une manière absolument satisfaisante, le guide Q a au-dessous une rainure q
- dans laquelle l’étoffe passe et qui tient le tissu tendu et parallèle avec le cercle gravé c’.
- Par la fente q' et la vis q^ avec l’écrou q3 , ce guide est placé pour être mobile sur la table A.
- La figure 2 montre également la distance entre la lisière o, et le bord de l’étoffe devient] plus grand en reculant le guide Q à gauche.
- Le procédé se pratique comme suit :
- Après avoir placé le bord du tissu sous le guide et entre le rouleau imprimeur et le presseur, on fait marcher les roues C’, D’ et E’, c’est-à-dire les rouleaux C, D et E par la manivelle C2 .
- L’ouvrier doit porter toute son attention au glisse-
- ment de l’étoffe sous le guide Q; la bonne réussite dépend de là.
- Le cercle gravé c’ imprime la lisière o sur l’étoffe en tirant le tissu en avant; la lisière imprimée passe surunsécheur R, fig. 1, 2 et 7, et l’étoffe glisse sur la table R’.
- Le sécheur est construit avec deux fers en forme de u l’un sur l’autre.
- Le fer r, au-dessous, renferme un tuyau à gaz S, et le fer r’, au-dessus, prend la lisière à sécher.
- A l’extrémité de la table R’, il y a un rouleau T sur lequel est fixée une poulie t.
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- Ce rouleau est commandé par une petite courroie et par la manivelle C2 et avance l’étoffe avec la même vitesse avec laquelle la lisière s’imprime.]
- Après l’impression de la première lisière, on retourne l’étoffe pour faire la deuxième lisière sur l’autre bord.
- Si l’on fixe sur chaque arbre, à une certaine distance, deux rouleaux, C, D, E et F, on peut imprimer les deux lisières à la fois, l’étoffe entre les deux bords n’ayant pas besoin d’être tendue.
- La figure 8 montre une lisière blanche imprimée en réserve sur du tissu teint en pièce.
- Pour faire cette lisière à la réserve, on imprime un mastic qui s’enlève après la teinture de l’étoffe pour faire ressortir le fond.
- Pour faire des lisières en rongeant, le rouleau imprimeur communique à l’étoffe un corrosif qui ronge la couleur de l’étoffe;
- ADDITION
- (A la Société Bonnet, Ramel, Sav'gny, Giraud et Marnas)
- L’objet de cette invention consiste en une forme de construction perfectionnée concernant la machine décrite dans le brevet ci-dessus servant à produire des lisières sur les tissus teints ou à teindre en pièces.
- Les perfectionnements se rapportent principalement au support du coussinet pour le rouleau presseur F ; i's comprennent aussi la disposition d’un rouleau intercalaire auxiliaire, avec rouleau presseur pour intercaler le bord de l’étoffe qu’il ne faut pas imprimer ; enfin ils concernent le guide o de l’étoffe, la râc’e M et l’installation des coussinets pour les rouleaux travailleurs .
- Fig. 1, vue de côté de la machine, un châssis latéral étant enlevé, et avec une coupe suivant A.
- Fig. 10, vue de face.
- Dans le châssis B, l’arbre B’, supporté par son coussinet, est soumis à un mouvement de rotation au moyen de la manivelle b.
- La roue b\ disposée sur cet arbre, actionne la roue C3 faisant partie de la roue C’ du rouleau imprimeur C.
- Le rouleau imprimeur C est supporté par l’arbre B’ et par les traverses B2 , lesquelles sont sur la tige de liaison b2 parallèle à l’arbre B’.
- Les traverses B2 sont maintenues en place par les arrêts b3 .
- Dans les traverses B2 sont vissées des tiges M auxquelles sont fixées les pièces glissantes b^ conservant
- leur liberté de mouvement et supportant les rouleaux D et E.
- Cette disposition permet un montage et un démontage faciles des rouleaux C, D et E.
- Afin de rendre élastique la pression du rouleau presseur F contre le rouleau imprimeur C, ainsi qu’il a été fait pour la machine décrite dans le brevet, les axes du rouleau F ont leurs coussinets montés dans des pièces glissantes ^lesquelles sont soumises à la pression de ressorts g’, et déplaçables dans les supports G.
- Le degré de pression peut être réglé au moyen de l’écrou g* de la tige g3 .
- Chaque support G est muni de deux pièces , g5 , lesquelles ont leurs coussinets dans les deux tiges de liaison des châssis bi , b7 .
- Au moyen de l’introduction de la vis b^ dans un es-
- pace pratiqué dans la tige b* , le support G peut tourner autour de b6 , tandis qu’en même temps le déplacement de côté de ce support est empêché.
- La tige b7 a deux côtés plats parallèles et peut être tournée au moyen de la poignée b9 .
- Pour changer la position des supports G reliés entre eux d’un côté par la tige b^ et de l’autre par la tige de soutien b11, il faut tourner la tige b7 de telle façon que les côtés plats de celle-ci correspondent avec l’ouverture g6 de chaque pièce-attache de support g'» .
- La position étant ainsi changée, les supports G reposent sur les tiges b^ (entourées d’un tube en caoutchouc), lesquelles sont soutenues par la table A qu’elles viennent toucher dans cette position modifiée.
- La machine du brevet laissait apercevoir un inconvénient, à savoir que l’étoffe n’était pas poussée en avant du côté où s’effectuait le travail, par conséquent le reste de l’etoffe s’avançait trop lentement.
- Pour éviter cet inconvénient, on a intercalé dans ladite machine un rouleau auxiliaire U et un deuxième
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- rouleau presseur V disposé de la même façon que les rouleaux C et E.
- Le rouleau U est actionné par les roues u et u’ de l’arbre B’ et tourne avec la même vitesse que le rouleau C.
- Il a son coussinet sur la traverse b12 montée sur l’arbre B et la tige b2 et peut être fabriqué en bois.
- Le rouleau V a ses coussinets dans les supports G', il estdéplaçable le long des tiges b6 et b7 ; on peut également le fabriquer en bois.
- Ce dernier rouleau est posé sur le rebord de l’étoffe sur lequel on ne veut pas imprimer, grâce à quoi ce rebord a la même vitesse que celui sur lequel on imprime.
- L’appareil d’introduction de l’étoffe, le guide Q, devait être réglé à la main dans le brevet, raison pour laquelle un réglage parfaitement exact était chose très difficile.
- Il y avait encore un autre défaut, c’est-à-dire que l’étoffe pouvait se trouver prise entre le guide Q et la table A et, par conséquent, risquait d’être abîmée.
- La machine représentée ici est munie, sur la table A, d’un pivot de réglage q, à l’écrou mobile q^ auquel est attaché le guide Q de l’étoffe. Maintenant l’étoffe passe entre la plaque fixée au guide Q et une partie du guide Q lui même, de sorte que l’étoffe ne peut plus s’abîmer.
- On a encore perfectionné dans la machine, objet de la présente addition, la facilité d’introduction et d’enlèvement de la racle M, en fixant le support m de cette racle sur une partie carrée de l’arbre m' qui a ses coussinets dans les traverses B2 .
- La pression de la racle M contre le rouleau impri meur a lieu au moyen de poids suspendus au levier m2 .
- On peut donner à la racle M un mouvement alternatif au moyen du disque mobile m4 et du bras m5 embrassant le bord de ce disque.
- Comme appareil de séchage, on emploie avec cette machine un tuyau S chauffé à la vapeur.
- DÉGRAISSAGE & BLANCHIMENT
- Soude électrolytique (Suite et fin)
- Quant aux cathodes, ce sont de simples lames de tôle en forme de peigne, dont chaque dent pénètre
- dans un des tubes diaphragmes. Cette partie y est maintenue par une vis qui s’appuie d’autre part sur un étrier. Les tubes-diaphragmes sont inclinés et les joints avec les parois de la caisse d’ébonite se font par des bagues en caoutchouc. C’est également sur une rondelle de cette substance que s’appuie l’étrier de serrage de la cathode.
- On remplit le bac extérieur d’eau additionnée d’un peu de soude caustique, le bac intérieur est rempli de la solution de sel marin, et porte un tube destiné à l’évacuation du chlore. La soude s’échappe par un trop -plein et grâce à la disposition inclinée des tubes-diaphragmes, on peut même recueillir l’hydrogène qui, s’élevant le long de ces tubes, sort par l’ouverture où se trouve l’étrier de fixation et se rassemble sous une cloison spéciale embrassant toutes ces ouvertures.
- Un autre appareil qui a déjà fait victorieusement ses preuves dans la fabrication du chlorate de potasse est dû à MM. Gall et de Montlaur. Il permet de faire l'électrolyse à une température déterminée et de re -cueillir le chlore sous pression. Nous l’étudierons plus en détail en traitant de la fabrication du chlorate de potasse, pour lequel il a été plus spécialement construit.
- Les appareils précédents sont tous fondés sur le principe que le sodium se transforme au contact de l’eau, en hydrate de soude qui reste dans le bain électrolytique. Ce procédé ne va pas sans un grand inconvénient. : cette soude caustique est soumise, aussi bien que l’eau salée à l’action du courant, il en résulte une réaction par laquelle cette soude est décomposée en sodium, oxygène et hydrogène, et comme ce sodium se recombine de suite avec l’eau, la même action se continue indéfiniment, consommant en pure perte une grande quantité d’énergie électrique.
- D’autre part il se produit par le simple fait de la présence de la soude dans l’électrolyte, jusqu’à sept réactions secondaires, indépendamment de la production de la soude et du chlore. Sans vouloir énumérer ces diverses réactions, il nous suffira de dire qu’elles sont toutes nuisibles en consommant inutilement de l’énergie. Il faut donc autant que possible les éliminer. Divers moyens ont été employés jusqu’à présent dans ce but. Le premier consiste à précipiter la soude au fur et à mesure à l'état de bicarbonate comme dans le procédé Solvay. Mais comme il faut faire 'subir à ce corps une double transformation en carbonate de soude, puis en soude caustique pour obtenir cette dernière
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- que produisait primitivement l’appareil, il y a là un ' chemin trop détourné pour que le procédé soit possible.
- MM. Hermitte et Dubosc s’attachent à recueillir le sodium produit par l’électrolyse. Il suffit pour cela de le mettre, au moment où il prend naissance, en contact avec du mercure dans lequel il se dissout sans subir la transformation en soude caustique. De cette façon, il n’est plus besoin de cloison poreuse, le bac où se fait l’électrolyse servant uniquement au dégagement du chlore. L’appareil dont se servent les inventeurs n’estconnu qued’unefaçontrèsschématique.C’est une cuve où se fait l’électrolyse du sel marin. La cathode est en cuivre amalgamé en forme de V renversé. Elle supporte un réservoir d’où le mercure dissolvant du sodium s’écoule sur les faces inclinées de la cathode. Ce mercure, plus ou moins chargé de sodium qu’il dissout au fur et à mesure de sa production, s’écoule dans deux réservoirs situés au fond de la cuve, et de là dans un bac intérieur d’où une noria le remonte constamment sur la cathode. L’anode est en platine et placée très près de chaque face de la cathode. L’amalgame de sodium qui s’écoule dans les entonnoirs inférieurs est plus léger que le mercure, il remonte donc à la surface de celui-ci, et une couche de sulfure de carbone le protège contre l’action décomposante qu’il exercerait sur la solution salée. Un tube latéral permet de le faire écouler dans une cuve spéciale, pleine d’eau, où il se décompose aussitôt en donnant de la soude caustique et de l’hydrogène. Le mercure séparé tombe au fond de la cuve et revient par un tube au bac extérieur, d’où il est remonté, comme nous l’avons dit, pour passer sur la cathode et servir de nouveau, indéfiniment, à dissoudre le sodium formé. Il est évident que l’application de ce principe donnerait une soude absolument exempte de sel marin et de tout autre produit secondaire avec une dépense très faible.}
- Le procédé Castner, qu’il nous reste à décrire, est entré dans la pratique et fonctionne depuis peu dans l’usine à soude d’Oldbury, la même où Chance appliqua son procédé de régénération du soufre des char-rées Leblanc, que nous avons décrit.
- M. Castner se sert comme appareil d’une auge divisée en trois compartiments par des cloisons incomplètes, qui s’arrêtent à quelques millimètres du fond et affleurent une légère couche de mercure. Ces cuves sont mobiles et peuvent osciller, comme un fléau de
- balance, de quelques millimètres, de façon à faire, à volonté, passer le mercure d’un bout à l’autre de l’appareil. La solution de sel qui remplit l’auge, y circule constamment de façon à se maintenir saturée en traversant un réservoir à sel. Les anodes sont en charbon et sont situées dans les compartiments extrêmes, le compartiment du milieu sert à recevoir la soude produite par décomposition de l’amalgame de sodium au fur et à mesure de sa production. Les charbons ne paraissent nullement se détruire,ils sont préparés, il est vrai, de façon à ne contenir aucun composé hydrogéné; on 1 s soumet pour cela à l’action d’un courant électrique assez puissant pour les porter au rouge blanc. Au congrès de chimie appliquée, tenu en 1896, M. Hulin qui s’est fait connaître par la fabrication électrolytique de l’aluminium, a proposé un remarquable procédé d’obtention de la soude, en partant du sel marin non plus dissous, mais fondu.
- M. Hulin avait remarqué qu’en électrolysant de la cryolithe, ce minéral dont nous avons parlé comme d’une source naturelle de soude, on obtenait, en se servant d’une cathode de plomb, un alliage de plomb et de sodium, jusqu’alors inconnu, très avide d’eau et donnant au contact de ce liquide du plomb très divisé, spongieux et de la soude caustique. En présence de ce remarquable résultat, l’auteur essaya de le reproduire en partant du sel marin. Il y parvint après de nombreux échecs et ceux-ci eurent même le mérite de mettre en lumière plusieurs faits curieux. C’est ainsi que l’action du courant se trouva suspendue, dès les premiers essais, par une gaine lumineuse formée autour de la cathode probablement par des gaz incandescents. De plus, l’anode en charbon était rapidement attaquée ; le sodium et l’alliage qu’il formait avec le plomb tout à fait au début de l’opération se séparant en globules et se combinant avec le chlore dégagé, diminuaient le rendement et consommaient inutilement de la force. Cette difficulté a été résolue de la façon suivante : on place des lames de plomb dans un récipient latéral et on les relie à l’anode de charbon. Une partie du chlore se porte sur ces lames, et donne du chlorure de plomb qui absorbe le sodium non combiné.
- L’alliage plomb-sodium contient environ 25 % de ce dernier métal et laisse après dissolution de la soude, du plomb spongieux qui s’oxyde très facilement à l’air et peut être utilement employé à la fabrication des plaques d’accumulateurs, et les transformer en partie
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- en graphite, forme beaucoup plus résistante du charbon, qui constitue la vulgaire « mine » dont on fait les crayons. On a également préconisé, pour obtenir des anodes inattaquables, l’emploi d’un nouveau composé, le ferro-silicium qu’on obtient en décomposant, toujours par électrolyse, un silicate quelconque par des électrodes en fer. Celles-ci se recouvrent d’une couche de siliciure de fer très résistante aux actions chimiques,
- Une usine fondée sur ce procédé s’installe en ce moment près de Modane, en Savoie.
- Tel est actuellement l’état de l’industrie électrolytique en ce qui concerne la fabrication de la soude. Ici, bien plus encore que pour les autres procédés, on ne peut s’en faire une idée exacte qu’en examinant en même temps la production de chlore corrélative ; de plus, les procédés à peine nés, ne permettent pas de porter un jugement précis sur leur avenir. Une étude assez complète, faite en tenant compte autant que possible de toutes les conditions où s’opère la fabrication, est arrivée récemment à admettre qu’une usine électrolytique fabriquant par jour 5.000 kilogrammes de soude caustique et du chlore nécessaire pour 12,500 k. de chlorure de chaux, pourrait réaliser un bénéfice journalier de 1,600 francs avec les prix de vente respectifs de 250 et de 200 francs la tonne pour ces deux substances.
- Les mêmes produits, obtenus par les procédés à l’ammoniaque, coûteraient près de 600 francs de plus. Pour peu qu’un procédé électrolytique parvienne à vaincre de façon suffisante les difficultés que nous avons exposées, et qui ne le sont pas encore assez complètement, on voit que la lutte deviendra difficile pour les autres procédés de fabrication de la soude. L’importance actuelle du sujet méritait donc de nous arrêter avec détail.
- NOIR IMMÉDIAT ET BLEU IMMÉDIAT {Suite)
- Teinture du Noir Immédiat sur coton en flottes Dans des barques en bois ou en fer (fonte). (L’emploi du cuivre est à proscrire tant pour les récipients que pour les serpentins.)
- Pour l’application du Noir Immédiat sur coton en flottes il a été reconnu très pratique de remplacer les bâtons de lisse ordinaires en bois par des tuyaux cou
- dés ayant la forme suivante I| ; on emploie à cet effet des tuyaux à gaz de 2 à 2.5 cm.de diamètre^ La forme de ces bâtons ou tuyaux, dont les dimen-sions doivent correspondre exactement à la largeur de la barque, permet de maintenir le coton constamment au-dessous de la surface du bain, tout en le manœuvrant de sorte qu’on n’a pas besoin de «piquer» le coton dans le bain.
- Pour la teinture on dispose le coton absolument comme sur des bâtons droits ordinaires, en mettant 2, au maximum 3 livres de coton par bâton.
- On garnit le bain de teinture avec :
- Pour 50 kilos de coton en flottes :
- Environ 1,000 litres d’eau
- 5 kilos de carbonate de soude cale,
- 5 » de sulfure de sodium,
- 40 » de sel marin,
- 9 à 12 » de noir immédiat.
- En continuant à teindre sur le même bain il faut regarnir pour chaque nouvelle mise avec :
- 9 à 12 % de noir immédiat,
- 4 » de sulfure de sodium, du poids du coton. ainsi que ;
- 5 gr. de carbonate de soude cale.
- 30 » de sel marin, par litre d'eau rajouter pour ramener le bain à son niveau primitif,
- il est utile de contrôler de temps à autre la densité du bain à l’aide de l’aéromètre. Le bain doit marquer à l’état froid environ 5 à 6° Bé. On pourra toujours juger ainsi s’il convient d’augmenter ou de diminuer la proportion de sel contenue dans le bain,
- Le bain, contenant toutes les additions indiquées, est porté à l’ébullition, puis on ferme la vapeur et on entre le coton, bien débouilli au préalable. On donne au début 4 lisses consécutives ; par la suite il suffit de lisser une fois toutes les 10 minutes environ.
- Pendant les intervalles d’une lisse à l’autre on maintient le coton en mouvement en faisant simplement avancer les bâtons vers l’une des extrémités de la barque pour les ramener ensuite en sens inverse ; le coton est donc constamment recouvert par le bain, sauf le temps nécessaire pour lisser. La durée totale de la teinture est en général de 1 heure à 5/4 d’heure.
- On sort le coton du bain bâton par bâton, en donnant encore une ou deux lisses d’abord, puis on exprime convenablement entre deux rouleaux en bois adaptés au bout de la barque.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- On remarquera tout particulièrement l’utilité de cette installation qui permet d’exprimer le coton d’une façon très uniforme et sans perte de bain.
- Remarques
- Au lieu de lisser le coton à l’aide d’un bâton, on peut également travailler avec deux tuyaux coudés et lisser alors en écartant simplement ces derniers.
- Lorsqu’on a éteindre du Noir Immédiat en grandes quantités, il a été reconnu pratique d’intercaler entre la barque de teinture et le bac de rinçage un petit cuveau rempli d’eau, dans lequel on passe le coton immédiatement après son passage entre les rouleaux exprimeurs et avant de l’entrer dans le bac de rinçage. Le bain recueilli dans ce récipient intermédiaire est rajouté au bain de teinture.
- Traitement aux sels métalliques après teinture
- Après teinture et rinçage, on traite le coton aux sels métalliques. Ce traitement varie suivant la nuance demandée. On emploie :
- Pour noir-noir, 3 % d’alun de chrome,
- 3 % d’acide acétique, ou 2 % de bichromate de potasse,
- Pour noir bleuté : 2 à 3 % de bichromate de potasse, 3 % d’acide acétique.
- On traite le coton dans ces bains pendant 25 à 30 minutes à environ 80 C., puis on rince.
- Les bains de sels métalliques doivent être absolument clairs ; s’il devait se former un précipité, il serait facile de le dissoudre en rajoutant un peu d’acide acétique.
- Les noirs grand teint sur cotons chaîne destinés à la fabricationdes tissus mi-laine ne doivent être traités qu’avec bichromate de potasse et acide acétique ou avec alun de chrome et acide acétique, car les teintes traitées avec des sels de cuivre communiquent à la laine une légère teinte jaunâtre lors du vaporisage auquel ces articles sont soumis.
- A vivage
- Pour augmenter encore la beauté du noir, il est utile de terminer par un avivage, qui peut se faire d’après trois méthodes différentes.
- 1 . On traite le coton pendant 20 minutes dans un bain chauffé à environ 80 G. et contenant :
- 2 à 4 % de fécule ou d’amidon,
- 1 à 2 %de saindoux (suif, beurre de coc»), que l’on aura fait bouillir ensemble au préalable.
- On sèche sans rincer.
- ?. On savonne à chaud avec addition d’un peu de
- carbonate de soude, on rince, puis on traite à 50— 60» C dans un bain contenant
- 2 à 2 1/2 % de fécule ou d’amidon de blé et on sèche sans rincer.
- 3 . On donne un savon chaud avec addition d’un peu de carbonate de soude, on rince et on sèche.
- (Pour les teintes traitées avec sulfate de cuivre et bichromate de potasse on ne doit appliquer que les méthodes d’avivage 1 et 2 décrites plus haut qui donnent d’ailleurs pour tous les noirs de meilleurs résultats qu’un simple savonnage )
- Teinture du Noir Immédiat sur filés de coton mercerisés
- La teinture du coton mercerisé se fait d’une façon analogue à celle du coton ordinaire, avec la différence toutefois qu’on n’emploie en fait de sel marin que le tiers et en fait de colorant les 3/4 des proportions indiquées pour le coton ordinaire.
- Comme traitement en sels métalliques c’est celui avec alun de chrome et acide acétique qui a donné les meilleurs résultats sur coton mercerisé.
- Au lieu de teindre sur coton mercerisé d’avance on peut également commencer par teindre en Noir Immédiat, rincer, puis merceriser et traiter en alun de chrome. Mais comme on réalise une économie de colorant d’au moins 25 0/0 en teignant sur filés mercerisés d’avance, et que le coton'ne perd rien de son brillant par la teinture en Noir Immédiat, il sera plus avantageux, dans la plupart des cas, de merceriser avant teinture, comme cela se fait d’une façon générale .
- Teinture du Noir Immédiat sur bas
- Les bas se teignent de la même façon que le coton en flottes.
- Pour exprimer les bas après teinture on peut opérer, comme il a été indiqué précédemment pour le coton en floites ; mais ce travail peut aussi se faire mécaniquement
- On se sert pour la teinture d’une barque quelconque sur laquelle on place des rouleaux exprimeurs. L’axe du rouleau inférieur est relié par deux bras à celui du rouleau supérietr. Une large toile sans fin r lie les rouleaux entre eux.
- Pendant la teinture cette toile sans fin se trouve en dehors de la barque, et lorsque la teinture est termi-
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- née, on la descend dans la barque, où elle va, par son propre poids, reposer sur deux supports pour être mise ensuite en mouvement.
- (A suivre.)
- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES en Allemagne
- (Suite et fin)
- L'indigo artificiel occupe la place la plus importante 1 parmi les nouveaux produits delà société. Voici comment s’exprime le conseil de direction à ce sujet : « Nous avons fait des progrès sensibles dans nos installations et dans notre fabrication et nous pouvons affirmer que nos espérances se sont réalisées de façon complète. On demande notre produit de toute part. Sa supériorité sur l’indigo végétal ne fait plus de doute pour les consommateurs, elle a été attestée dans mainte expérience. Nous continuons à agrandir notre matériel pour la fabrication de ce produit aussi rapidement que les circonstances nous le permettent afin d’être bientôt en état d’offrir une quantité considérable d’indigo à la consommation universelle. « D’autres industriels fondent également de grandes espérances sur la préparation de ce produit : ainsi les usines de Hoechstont entrepris depuis quelque temps la fabrication de l’indigo artificiel, ont lancé sur le marché des quantités considérables de cet article et et ont conclu des traités importants pour l’avenir. La « Badische Anilin und Sodafabrik » a élevé son capital de 19 millions 800,000 marks à 21 millions, afin d’augmenter son matériel pour la fabrication de l’indigo. Elle a acheté le domaine du Limburger Hof près de Mutterstadt à 8 kilomètres de la fabrique pour y établir une colonie d’ouvriers.
- Les usines de Hoechst ont distribué un dividende de 26 % pour le dernier exercice comme pour les deux années précédentes. Elles ont marche aussi l’année passée d’une façon régulière, et, à quelques exceptions près, la vente des produits a augmenté. La Société a pu compenser la baisse des prix par des améliorations dans la fabrication et un accroissementde sa clientèle. La succursale de Moscou s’est constituée en janvier 1900 en société russe par actions. Cependant, il n’y a pas eu de changements dans les rapports entre Hoechst et Moscou ; presque toutes les actions de la Société russe sont restées en possession de « Hoechster
- Farbwerke » et la direction de l’usine russe est exclusivement entre les mains de personnes ayant fait partie de l’ancienne Société.
- Une industrie spéciale de matières colorantes s’est développée à Hambourg. Depuis longtemps, il s’y trouvait plusieurs fabriques d’extraits de teinture et moulins à tan alimentés par de grandes importations de bois de teinture et de bois de tannerie. Cette branche a pris une grande extension. Outre les bois de teinture ordinaires, le quebracho et tous les autres bois employés en tannerie sont importés à Hambourg et convertis en tan artificiel. Des milliers de tanneries utilisent cette matière ou l’extrait qu’on en retire. En effet, la consommation de tan de l’Allemagne n’est alimentée que pour un quart par ses plantations de chênes ; et le quebracho surpasse de beaucoup en force toutes les matières tannantes indigènes, comme l’écorce de chêne.
- La situation de l’industuie des matières colorantes en Allemagne est donc tout à fait satisfaisante, et il reste acquis qu’on peut la faire prospérer en s’appliquant à la fabrication de nouveaux produits ou au perfectionnement des procédés actuels.
- (Schweizerisches-Handelsanitsblatt. )
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- APPAREIL A DÉLUSTRER et à défriper les vêtements, par M. Alexandre Frankel.
- Afin d’éviter les inconvénients du délustrage bien connus, l’inventeur a imaginé d’employer en combinaison avec un générateur de vapeur approprié, une grande caisse plate dont le couvercle est percé de nombreux trous. Cette caisse étant recouverte d’un tissu de feutre, de laine, de flanelle ou autre tisen spongieux convenable, il suffit d’étendre par dessus les vêtements et pièces d’étoffe à délustrer et de faire arriver la vapeur du générateur à l’intérieur de la caisse; lavapeur se répand dans toute la capacité de calle-ci et échappe à travers les trous du couvercle.
- En traversant l’épaisseur de la couverture, la vapeur
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- se divise à l’infini et produit une humidification uni-orme des pièces d'étoffeposées à la surface, en même temps que la température est portée en tous points à 100® C. environ. Cette action combinée de la chaleur et de l’humidité engendre les mêmes effets que l’action du fer chaud sur un linge humide et dispense absolument de l’emploi du fer à repasser lorsqu’il s’agit de la disparition du lustre, des faux plis. On sait, en effet, que pour aplatir les coutures des vêtements, on les repasse à l’envers à l’aide d’un fer chaud ; cette opération fait apparaître à l’endroit un lustre que l’on détruit ordinairement en repassant de nouveau l’étoffe, à l’endroit, à l’aide d’un chiffon humide appliqué sur l’étoffe et d’un fer chaud que l’on promène dessus.
- PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ pour similisation soyeuse des écheveaux de coton. Par M. Jules Dolder, ingénieur.
- Ce procédé pour l'obtention d’un brillant de simili-sation soyeuse sur les écheveaux de coton, est caractérisé en ce que ceux-ci sont imprégnés au moyen d’un bain composé principalement d’une dissolution de colle de poisson dans l’alcool, additionnée d’éther et mélangée à des alcalis caustiques aqueux; après quo; les écheveaux sont traités comme d’ordinaire, c’est-à-dire de façon appropriée.
- SYSTÈME DE MISE EN APPRÊT des fils simples ou retors en coton, soie, lin, ramie, chanvre et généralement en toutes matières dans tous les systèmes de métiers à glacer, fil à fil ou à échevette.
- Par M. Jean Tardy
- Dans tout métier à glacer, les fils sont d’abord mis en apprêt, puis frottés, pour les sécher et leur donner en même temps le brillant recherché et exigé pour les fils glacés. Pour les fils en échevettes, la mise en apprêt s’opère par la trempe dans un baquet, mais dans les métiers fil à fil, la mise en apprêt s'opère simultanément avec le glaçage proprement dit.
- Cette mise en apprêt s’obtient jusqu’à présent soit en faisant passer les fils dans le bain d’apprêt, en glissant sous une barre métallique ou autre, soit en les faisant passer sur un rouleau tournant en partie plongé dans le bain d’apprêt.
- L’inventeur remplace ces moyens, barre, rouleau, etc, par un feutre ou toute autre matière pouvant produire par sa nature ou sa forme le même effet par capillarité. Le feutre découpé en bandes rectangulaires
- de la longueur du métier, plonge par un de ses côtés dans le bain d’apprêt, tandis que le côté opposé est retenu par deux barres, bois ou métal, qui peuvent se rapprocher à volonté pour comprimer plus ou moins le feutre qui dépasse lesdites barres, d’une petite quantité qui varie suivant les besoins. L’apprêt monte ou suit le feutre par capillarité. Le fil passe pour s’apprêter en frottant sur la partie du feutre opposée à celle qui trempe dans le bain ou qui reçoit l’apprêt.
- (Reproduction interdite.)
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- LISTE DES RECOMPENSES
- GROUPE XIV (industrie chimique) CLASSE 87 Arts chimiques et pharmacie
- LISTE DU JURY
- Haller, Albin, R. France.
- Lefebvre, Georges, S. France.
- Asselin, Eugène. France.
- Freund-Deschamps. France.
- Exposants hors concours
- Deschamps frères. France.
- Manufacture des produits chimiques du Nord. Etablis-sements Kuhlmann. France.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiquesde Saint-Denis. France.
- Société chimique desusinesduRhône. France.
- Badische aniline und soda Fabrik. Allemagne.
- Grands Prix
- Solvay et Cie. France.
- La maison E. Dubosc a en outre obtenu un Grand prix, à la section russe.
- Médailles d’or
- Huillard, A. et Cie. France.
- Kestner et Cie. France.
- Laprévote et Cie. France.
- Œsinger et Cie.[France.
- Picard et Cie. France.
- Dollfus et Noack. France.
- Médailles d’argent
- Compagnie française des produits oxygénés. France. Fouché, Frédéric. France.
- Société anonyme de produits chimiques de Saint-Denis. France.
- Société industrielle de produits chimiques. France.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Bonneville et Cie. France.
- Société française des couleurs d’aniline France.
- COLLABORATEURS
- Grands prix
- Chapuis, J.-A. Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (établissements A. Poirrier et G. Dalsace). France . Lamy, Edouard. Manufacture de produits chimiques du Nord (établissement Kuhlmann). France. Hauei-sen. Exposition collective allemande Badiche anilin und Sodafabrik. Allemagne.
- Médailles d’or
- Bichebois, Théophile. Deschamps frères. France. Zambeaux, Louis. Manufacture de produits chimiques du Nord (établissements Kuhlmann. France. Bloch, Paul. Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis (établissements A Poirrier et G. Dalsace). France. Ehrmann, Edouard. Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis‘(éta-blissements A. Poirrier et G. Dalsace). France. Perussel, Michel. Société chimique des usines du Rhône. France.
- JURISPRUDENCE
- COUR DE CASSATION (Ch. des req.)
- Audience du 25 avril 1900
- INVENTEUR. — COMMUNICATION CONFIDENTIELLE A UN TIERS
- QUI PREND UN BREVET EN SON PROPRE NOM. — PROPRIÉTÉ DE L’INVENTION. — SUBROGATION DANS LES DROITS ATTACHÉS AU BREVET
- Gorsqu'une personne, à qui un inventeur a communi-qué confidentiellement et pour un usage limité une formule contenant un procédé pour obtenir un produit industriel, fait breveter le procédé en son propre nom, l’inventeur peut se faire déclarer propriétaire de l'invention ainsi brevetée et se faire subroger dans les droits attachés au brevet.
- Un pourvoi ayant été formé par M. Grawitz contre un arrêt de la Cour de Paris rendu, le 14 janvier 1898, au profit de MM. Caron et Martin, la Chambre des requêtes, après avoir entendu le rapport de M. le con-Seiller George-Lemaire, la plaidoirie de Me Sabatier, et les conclusions conformes de M. l’avocat général Melcot, a statué en ces termes :
- « La Cour,
- « Sur le deuxième moyen :
- « Attendu que l’action intentée par Caron et Martin, cessionnaires des frères Kœchlin, contre Grawitz, n’était pas une action en contrefaçon, mais une action en revendication de la propriété d’une invention et en subrogation à un brevet; qu’ils soutenaient que ce que Grawitz avait fait breveter, le 21 octobre 1876, était une formule des frères Kœchlin, qui, avait été déposée par ceux-ci sous pli cacheté le 9 avril 1876 et qui contenait un procédé pour obtenir le noir d'aniline inverdissable ; que l’airèt admet ce fait ; qu’il déclare que le brevet pris par Grawitz en son nom, le 21 octobre 1876, pour production en teinture et impression du noir d’aniline inaltérable, contient la copie d’une formule de Kœchlin frères dont communication lui a été faite par Jeanmaire, leur chimiste, le 15 octobre 1876 ; que Grawitz n’avait reçu cette communication qu’à la charge de n’en faire profiter que la maison Hœffely, laquelle était en relations avec Kœchlin frèrss, mais qu’il avait d’abord vendu le procédé à plusieurs autres maisons et qu’il avait ensuite pris en son nom le brevet du 21 octobre 1876 ;
- « Attendu qu’en cet état des faits souverainement constatés par lui, l’arrêt a pu déclarer Caron et Martin, propriétaires de l’invention brevetée par Grawitz le 21 octobre 1876 et subrogés dans les droits attachés audit brevet; que cette décision, régulièrement motivée, ne viole pas les articles de loi visés au pourvoi ;
- « Sur le premier moyen :
- « Attendu que pour affirmer que le brevet pris le 21 octobre 1876 par Grawitz contenait la copie d’une formule de Kœchlin frères, l’arrêt ne s’est pas fondé seulement, comme le suppose le pourvoi, sur ce que ce fait ne serait pas nié par Grawitz, mais qu’il déclare encore que ce fait est constant; que les juges ont puisé cette appréciation dans les débats et dans l’examen et la comparaison du brevet et de la formule ; qu’ainsi, le moyen manque en fait ;
- « Par ces motifs ;
- « Rejette. »
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 10 juil., de la Société Victor Pouchain, tissage mécanique de toiles, fila
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ture de lin et blanchiment avec crémage, 12, faubourg de Lille, à Armen ières. — M. Pouchain continue seul. — Acte du 10 juil.
- Dissolution, à partir du 30 août, de la Société Pi chon et Cie, teinturerie, à Terrenoire. — L. : M. François Pichon. — Acte du 23 août.
- Ventes de fonds de commerce
- Mme Gaillet a vendu un fonds de teinturerie, 3, av. Trudaine.
- M. Baboz a vendu un fonds de teinturerie, 195, fg. Saint-Denis.
- M. Lagoguey a vendu un fonds de teinturerie, 21, rue Baudin.
- bâtiments Industriels ’ INCOMBUSTIBLES & Économiques
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- BIBLIOGRAPHIE
- Œuvres complètes deE.-E. THÉODULE (4e édition), E. Levéziel, imprimeur éditeur, Compiègne.
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- La quatrième édition des Œuvres complètes de E.-E. Théodule est actuellement sous presse. Elle aura, sans nul doute, le succès des éditions précédentes. Parmi les principaux sujets traités par M. Théodule dans son important ouvrage, signalons : Le Général Friant, V Assaut de Malakoff, le Traité de Francfort et VAlsace -Lorraine, V Ecole, Excelsior, la Cathédrale d’Amiens, etc.
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- du Travail
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- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc,
- Nous venons de l’imprimer sous , forme d’affiche et pouvons la procurer, dès aujourd’hui, à nos lecteurs. |
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières co'orantes dérivées de l’indigo-tine, oxycélones et xanthones.
- 53 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine e$ de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
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- Jaune Cuba et St-Yago .
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- » Carth. et Savan..
- » Maracaïbo........
- 12
- 11
- 6
- 9
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- 6
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- 7
- 5
- 5
- 4
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 50
- 25
- 80
- 75
- 30
- 75
- 50
- 50
- 50
- 40
- 50
- a
- Fustet... Tatajuba. Bahia .. . Corinto. .
- Amapala
- 100 k ..50k
- Rouge Brésil Bahia » Calliatour... » Lima............. » Ste-Marthe..
- » Brésillet. ...
- » Sandal......... 1 • Sapan..........
- 50 kil
- 100 k
- 50 kil
- 100 k
- 50 k
- Quebracho..1000 k
- Pernamb....50 k
- 4
- 5
- 6
- 3
- 3
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- 4
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- 5
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- 15
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- 7
- 3
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- 6
- 90
- 16
- 75
- 75
- 75
- 25
- 50
- 50
- 75
- 35
- 50
- Crehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb ........
- M
- 37
- V» ©
- »
- pressé .
- to
- C
- Cochenille
- On cote :
- 1/2
- Ténériffe zacatille..
- Ténériffe grise......
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos
- Java, Mad , Pond.. ... .
- 1
- 1
- 22 M
- 60
- 50
- 50
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- to
- 14
- 12
- 10
- 11
- 9
- 8
- 5
- 6
- 6
- 7
- 7
- 7
- 5
- 6
- 5
- 7
- 6
- 6
- 7
- 6
- 5
- 5
- 6
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 4
- 5
- 16
- 5
- 50
- 25
- 90
- 75
- 40
- 50
- 20
- 25
- 75
- 75
- 25
- 50
- 25
- 25
- 25
- 05
- 50
- 25
- 75
- sur v. et bl. 1[2 k fin viol, et pourpre, beau viol, et dito... bon violet......... moyen violet....... bon violet rouge... bon moy. v. roug.. fin rouge.......... bon dito........... bon à fin cuiv..... cuiv. ord. et bas..
- Java. ... Kurpah... Madras... Manille.. Caraque ................. Guatemala flor...........
- » bon à fin sobré.
- » — cor...
- » cor. ord. à bas.
- N -Gren fin et surfin..1/2 k » bon à beau........
- » ord. et moyen .. .
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil. .
- Baltimore fin effilé. » gros effilé...
- Rocou.
- 6 75
- 6 25
- 5 75
- 5 .
- 3
- 4
- 4
- 5
- 3
- 3
- 2
- 2
- 2
- 2
- 4
- 3
- 3
- 1
- 6
- 4
- 2
- 75
- 50
- 75
- 50
- 25 M
- 50
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 7 50
- 6 ..
- à
- 7
- 6
- 6
- 5
- 4
- 5
- 4
- 5
- 4
- 4
- 3
- 5
- 4
- 3
- 5
- 4
- 50
- 25
- 75
- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 4 50
- 2 6
- 5
- 3
- 8
- 7
- 50
- 50
- 50
- 50
- CT c
- Damar Singapore........
- » Batavia...... Sandaraque............ ............... ...... Galles vertes et noires..
- 112 .
- 160 .
- 150 .
- 45 .
- 180 .
- 115 •
- 165 ..
- 160 ..
- 50 ..
- 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.....................
- moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles.......... — en poudres...............
- F,
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 50
- O
- 10
- 2 M M
- 50
- à
- to to
- 4
- CO S
- O
- 75
- 50
- 25 k.
- Vordet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 180
- sous papier, F. 180
- » bon marchand en pains F. 115
- » » » an boules 115
- » raffiné en pouare sec. F. 145
- Produits chimique*. — On 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.) . (aeq.)............... Acide muriatique..... — nitrique...........
- sulfurique.
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- 15
- 17
- 9
- 33
- 41
- 10
- 7
- 55
- k.
- cote aux
- .. à 17
- .. 19 .
- 50 ..
- 6
- 5
- 9
- 17
- 9
- 9
- 4
- 9
- 10
- 98
- 18
- 50
- 25
- 0
- 45
- 21
- kil.
- 2
- 1
- 25
- 18
- 80
- Antilles. . .
- Cayenne...
- . ...1/2 kil.
- 0 35 à .0 . M ..
- 40
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique. ..
- Bois de : Campêche Laguna
- 260 .. à
- 265 ..
- Cannelle
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo de Chine......
- — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées...............
- Zacatilles..............
- Noires Palmas...........
- » Lanzarotte............ Carême de tartre........ Curcuma Bengale......... Dividivi ...............
- Gommes :
- Arabique................
- tien......... ..........
- 10 . M . M . 110 . 252
- 210 .
- 215 .
- 170 .
- 190 .
- 165 .
- 70 . M
- 165
- 120
- 12
- 120
- 350
- 200
- - i
- 180 ..
- 125 ..
- Carbonate de soude dei 90/92, en sacs à rendre, marchés Disponible......... •....
- Ammoniaque liquide 22 d. Chlorure de chaux 100 à 110 en bariques de 420 kilogs marchés....................
- Disponible......... ......
- Cristaux de soude en sacs de 100 kil. marchés........
- Disponible................
- Sel de soude 80/85, consom. et entrepôt, en barriques de 700 kil- marchés. ...
- Disponible................
- Sel de soude 70/75, marchés Sel de soude 30/35, dispon.
- Soude caustique 110/115, en tambours de 300 k.marchés
- Disponible ............. Soude caustique 110/115, en bariques de 300 kil. plaquettes ..................
- Soude douce 33 degrés, en vrac.......................
- Lessive caustique 33 degrés Silicate de soude ........ Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de 500 kil................... Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. Chlorate de baryte en fûts de 100 kil....................
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0 en sacs, consommation...
- Entrepôt..................
- Sulfate de fer 95 p. 0[0, en /sacs de 100 kil..........
- 12
- 12
- 34
- 17
- 18
- 8
- 8
- 18
- 19
- 17
- 12
- 29
- 29
- 39
- 4
- 7
- 25
- 10
- 20
- 190
- 63
- 60
- 50
- 25
- 75
- 50
- 50
- 25
- 75
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- 50
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 287
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb...... 78 .. à 80 .
- A-ide acétique des arts 40% 29 .. 31 .
- — chlorydrique....... 7 .. 8 . — nitrique 36°........ 32 . . 34 . — sulfurique, 66°.....8 .. 11 . — tartrique........... 280 .. 285 . — citrique................. 355 .. 365, Alun épuré................. 20 ., 22 . — ordinaire................ 15 .. 16 , Ammoniaque incolore, 22". 37 .. 38 . Bichlorure d’étain, 55°.... 105 .. 110 . — —...................60°................ 130 . . 135 .
- Bois Campêche-Laguna... 18 .. 18 50 — — Guadeloupe 14 50 15 .. — JauneCentre Amérique 20 .. 22 .. Cachou jaune. V apeurs ... 46 .. 48 . — brun 95 .. 105 .. Chlorate de potas se 110 . 120 .. — de soude 125 ., 135 .. Chlorure de chaux! 00 à 110° 20 .. 21 . . Chromate rouge de potasse 88 .. 90 .. — — de soude.. 66 .. 68 ,, Crème de tartre 185 . . 190 .. Cristaux de tartre 180 . 185 .. — de soude 8 .. 9 .. CurcumaBengale enracines 85 .. 90 ..
- — de Madras..................... .. .. — Chine ............................ .... Essence de térébenthine ........105..... 110 .. Extrait de châtaignier 2 0°.....18... 19 ..
- Galles de Chine et Japon . 195 .. 205
- — vertes et noires .. . 225 . . 235 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 160 .. — arabique................. 250 .,
- — adragante rousse. 340 ..
- Jus de citron............... 23 ..
- Méthylène à 95°............ 103 .
- — régie 90 ....... 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 200 ..
- — — de soude.. ... ..
- Pyrolignite de fer.......... 10 ..
- Résine...................... 16 ..
- Rouille .................... 9 ..
- Sel de soude 80°............ 18 ..
- — ammoniaque.. 12 50
- Sel d’étain................ 230 ..
- Soufre en canons ......... 19 50
- — sublimé................... 21 50
- Sumac Sicile en feuilles... 28 ..
- Sulfate d’alumine........... 15 ..
- — de cuivre.......... , .. 66 ..
- — de fer..................... 7 50
- 170 ..
- 300 ..
- 375 ..
- 24 ..
- 105 ..
- 115 ..
- 205 ..
- 11 .<
- 20 .
- 10 , 18 25 13 .
- 235 ..
- 20 50 22 50 29 .
- 17 .' 68 . •
- 8 .
- ACIDE TARTRIQUE
- FtfnKvÉ GiniMn:
- MANTE LEGRE & C‘, Marseille
- La plus importante usine de France — Seule concessionnaire des Brevets T. GLADYSZ
- Exiger la marque “ Le Mont Hedon ”
- CRÈME DE TARTRE PURETÉ GARANTIE
- 2 Médailles or et argent Dupon. 2 ma Arcanol MoFCAllk Diplôme d’honneur
- Exposition Universelle Paris 1889 PurcuA• O I Uü Hloolul lllaiovlllü Exposition Montpellier 1896
- Spécialité de Machines pour Teinture et Apprêts
- V‘ Henri
- Machine à mesurer en faudant.
- Machine à visiter simple en faudant.
- Machine à visiter et mesurer en faudant.
- Machine à griller à 1, 2, 3 et 4 rampes.
- Laveuse simple avec clapet.
- Laveuse avec pressions.
- Foulard simple à donner l’apprêt humide.
- Foulard double à donner l’apprêt humide.
- Machine à enrouler sur cylindres perforés ou rouleaux pleins.
- Machine à dérouler.
- Machine à fixer à l’état humide sur cylindres perforés.
- Continu à dégraisser la pièce au large, à 6 paires de cylindres et plus.
- Continu à foularder ou à donner l’apprêt humide.
- Foulons simples et doubles à pression par contrepoids ou ressorts.
- Foulon à briser pour l’épaillage chimique.
- Machines spéciales pour l’épaillage chimique (différents systèmes).
- Séchoir de laine à récupération.
- Baquets de teinture pour teindre en
- VANDAMM
- boyaux ou au large (différents modèles).
- Jiggers simples et doubles (différents modèles).
- Baquets de rinçage.
- Baquets de teinture et de rinçage réunis.
- Machine à sécher après teinture à air chaud et ventilation.
- Machine à sécher après teinture par cylindres, dite manique horizontale ou verticale.
- Manique ne séchant qu’un côté de la pièce.
- Manique séchant les deux côtés de la pièce.
- Grande batterie de plusieurs groupes de maniques horizontales ou verticales.
- Tondeuses à 1 et 2 cylindres.
- Machine à dérompre l’apprêt des tissus avec ou sans brossage.
- Machine à brosser simple et double avec application du vaporisage à volonté.
- Machine à 3 cylindres pour lustrer et étirer le tistu.
- Foulard-gommeur simple ou double accouplé à une manique.
- E, Roubaix
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de compensation.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de frictions séparées.
- Rameuse simple.
- Rameuse fixe à cadres.
- Rameuse décatisseuse, tous les mouvements se faisant au moteur.
- Rame-couverte à ramer et sécher.
- Machine à vaporiser.
- Machine à humecter.
- Machine à sublimer et vaporiser.
- Machine à doubler et plier en faudant.
- Machine à chauffer les cartons.
- Presse hydraulique et fausses presses.
- Calandre à 3 rouleaux.
- Machine à décartonner.
- Presse continue à très grand enveloppement de la cuvette lustrant le tissu sans l’écraser.
- Machine à plier et métrer en même temps.
- Machine à enrouler sur planchette.
- Tuyaux de chauffage et ventilateurs pour chasser la buée.
- etc., etc.
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-
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-
- 288
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- de la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêt* (Machine* d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermaun et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chaaffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour b'anchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, rernAnd Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Études spéciale*
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extrait* de bois de teinture
- Bourally (Léonce), 245, boulev National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtai-gnier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure,. Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffe
- Fernand Dehaitre, 6. rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- tIniles pour graissage
- Lamelle (Henry). », ruai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E.et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nora).
- Machines d’apprêt’
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris, Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris..
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. < La Sans-Rivale ».
- Machines à couper le* étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9,rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A ), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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-
-
-
- 44® Année. — N 19.
- Le Numéro : 0,75
- S Fj a pë m o H O O 1
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- s co
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. .... . . .
- — Six mois.......
- ÉTRANGER : Un an........
- 15 fr.
- 8 fr.
- 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20
- PARIS
- ANNONCES: j raitsnaverselaise):
- 1 fr.
- 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- La Loi sur les accidents du travail (suite).
- Découpeur et classeur automatique.
- Mode de mordançage.
- Blanchiment et teinture de la toile (suite).
- Le lavage chimique.
- Noir immédiat et bleu immédiat (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux;
- Divers. — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS
- (Suite)
- Résiliation des polices
- La loi du 9 avril 1898 apportait une telle modification au droit commun en vigueur jusqu’à présent en France, qu’on a jugé utile de donner la faculté de résilierles anciennes polices pour permettre aux industriels d’en consentir de nouvelles qui seraient en concordance avec la législation.
- Cette faculté a duré un an, du 29 juin 1899 au 30 juin 1900.
- Il n'est plus possible aujourd’hui de résilier aucun contrat en invoquant cette disposition législative.
- Mais pendant la période où la faculté de résiliation pouvait être exercée, les compagnies d’assurances qui avaient fait tous leurs efforts pour empêcher le vote de cette loi transitoire,
- ont essayé d’en limiter le plus possible le champ d’application et, chose qui n’étonnera personne, il y a eu des tribunaux qui leur ont quelquefois donné raison.
- De leur côté, les assurés ont pensé que la résiliation était applicable à tous les contrats d’assurance. C’est une prétention erronée.
- Ainsi, nous avons dit que certains accidents agricoles seulement sont régis par la loi sur le travail, les autres restent sous l’empire du droit commun. La loi du 9 avril 1898, complétée par celle du 30 juin 1899, n’a prétendu viser la totalité des accidents qui surviennent dans les exploitations agricoles, elle ne s’occupe que des accidents occasionnés par l’emploi de moteurs inanimés.
- L’agriculteur ne pouvait donc, d’une façon générale, résilier une police d’assurances si le risque assuré ne comportait pas l’emploi de machines à vapeur ou autres moteurs de même espèce.
- Un contrat de cette nature n’est pas assujetti à la loi nouvelle. Le titulaire d’une pareille police ne peut la résilier, quoique les accidents qu’il a eu pour but de garantir, en traitant, sont de ceux qui ne sont pas visés par la loi du 9 avril 1898.
- La circonstance que l’assuré se servirait actuellement d’un moteur du genre de ceux dont nous venons de parler ne saurait avoir pour effet de lui donner ce droit de rompre son contrat.
- Il peut être de son intérêt de conclure une assurance spéciale, mais non de se délier de l’ancienne police.
- Le contrat a été consenti par les deux parties, l’assureur et l’assuré, il ne peut appartenir à une seule des parties d’apporter une modification à l’acte, en modifiant la nature du risque.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Un propriétaire assure une maison ; il ne peut raisonnablement exiger que l’assurance soit nulle parce qu’il a construit une nouvelle habitation à côté de la première qui ne se trouve pas garantie. Il lui est loisible de consentir un supplément d’assurance, mais non de se dégager de l’acte primitif. C’est ainsi qu’il faut raisonner relativement aux accidents agricoles, dont la nature n’est pas réglementée par la loi sur le travail.
- Dans un autre ordre d’idées, les commerçants, marchands de graines, marchands de fourrages, de chiffons, ne sont pas assujettis à la législation nouvelle ; ils n’étaient pas fondés à soutenir qu’ils pouvaient résilier leur police parce qu’ils livraient leurs marchandises à domicile. Les négociants en graines, en fourrages ou en chiffons, ne peuvent être considérés comme entrepreneurs de transports quand ils les font eux-mêmes pour les nécessités de leur commerce. C’est le commerce de grains ou de chiffons qui est la partie principale ; les transports ne sont qu’un accessoire sensiblement inférieur. On ne pourrait davantage y voir une entreprise de chargement et de déchargement pour les mêmes motifs. Ces négociants invoquaient à tort ce fait qu’ils transportaient leurs marchandises chez leurs clients, pour mettre fin à leur police.
- En résumé, si le risque se modifie par l'ad-jonction d’un moteur, il faut prendre le contrat primitif tel qu’il est, comme il a été consenti au début ; une partie ne peut, par son seul fait, en amener la rupture. Il fallait le consentement de deux parties pour le former ; il faut également le double consentement pour le faire cesser. En second lieu, le fait, par un commerçant d’effectuer la livraison de ses marchandises, ne le soumet pas à la loi sur le travail, et il ne pouvait espérer résilier une ancienne police.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au noM du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc , etc., des polices d’assurances. Ainsi que nous l'indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service. toutes les communications relatives aux assurances DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons immédiatement à la Compagnie the Océan-Accident seule chargée de traiter ces questions.
- DÉCOUPEUR ET CLASSEUR
- AUTOMATIQUE POUR CONTREMARQUES Par A. M. Ferriol.
- Cette machine, recommandée spécialement aux teinturiers, permet de contremarquer les matières à teindre, et peut également s’employer dans d’autres industries où ce genre de contremarquage est applicable.
- En teinture, on contremarque les soies, les cotons, les laines, etc., par des chevillères de 35 à 45 centimètres de longueur, et portant le numéro d’ordre affecté à chaque couleur, attachées aux flottes à manipuler pour chaque partie des matières. Ces numéros d’ordre sont faits, ou du moins, étaient faits jusqu’à présent, les uns à la plume, d’autres avec des tampons; enfin, les mieux outillés se servent du composteur mécanique à la main ou à pédale.
- Les numéros d’ordre écrits, il fallait couper les chevillères une à une au moyen de ciseaux, les placer ensuite par ordre et y tracer à la main, à chaque bout de chevillère, un matricule correspondant au nom de chaque client, le composteur mécanique ne donnant que les numéros d’ordre.
- L’appareil se compose d’un composteur mécanique quelconque auquel on ajoute une ou plusieurs molettes complémentaires destinées à donner le matricule du client, soit par lettres soit par chiffres, ou signes spéciaux. Pour ses essais le breveté a utilisé le composteur système A. Trouillet. Ce composteur est fixé sur une planche ou table épaisse T qui porte à son extrémité d’avant et sur son épaisseur, fig. L un certain nombre de pivots servant à fixer les diverses pièces dont je décrirai plus loin le fonctionnement.
- Cette table sert en outre à supporter du côté opposé un guindre sur lequel est enroulée la chevillère sur laquelle seront écrits les numéros d’ordre et les matricules.
- Sur l’arc de cercle pivotant du composteur j’ai adapté une bielle b, qui se déplace suivant la flèche Q quand on presse sur la manette du composteur. Cette bielle b fait tourner l’arbre horizontal a qui, par l’entremise des bielles J, donne son mou-
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- vement à la cisaille c qui coupe la chevillère automatiquement.
- L’axe de cette cisaille est en c, et, à la simple vue de la figure, en comprend très bien le fonctionnement de ce mécanisme.
- L’arbre a a une certaine longueur, et la cisaille coupe la chevillère en rasant le bord de la planchette T, munie à cet effet d’une armature en fer en cet endroit.
- Il reste à expliquer comment s’effectue le classement par ordre des chevillères coupées et numéro-
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- tées. Quand une tablette contremarquée a été coupée on la place sur une tablette qui se déplace automatiquement par le mouvement que lui imprime l’arbre a.
- C’est le mouvement que nous allons décrire.
- Sur la tablette T sont fixées deux lames métalliques L, L‘, terminées chacune par une fourche/-. Sur ces fourches on place un cadre métallique, fig. 2, par le moyen de deux boutons g.
- Ce cadre métallique porte deux entretoises-guides 1 et un arbre M sur lequel sont calées deux roues dentées, une au milieu D, l’autre en dehors du cadre D’. .
- Une planchette ayant les dimensions du cadre métallique se place sur ce cadre et porte une cré- ; maillère taillée dans son épaisseur, crémaillère qui 1
- vient se placer juste au-dessus de la roue dentée D. On conçoit alors, qu’à mesure que la roue dentée tournera, elle fera avancer la planchette placée sur le cadre.
- Comment se meut la roue dentée D’ pour faire tourner l’arbre M. la roue dentée D, et par suite donner à la planchette son mouvement de translation ? C’est ce que nous allons expliquer.
- La bielle d’, en tirant le bas de la cisaille pour couper la chevillère, attire en même temps la pièce k qui entraîne, elle aussi, la pièce j. Cette pièce j porte un taquet t mobile autour de l’axe m. Ce taquet a à son extrémité une dent «qui peut s’engager dans les dents de la roue D’
- Le ressort à boudin tire alors la pièce j et la dent « fait tourner la roue D’ qui donne la rotation à l’arbre M, à la roue D, et le mouvement longitudinal à la planchette.
- On conçoit très bien qu’il suffit de régler la position de la pièce k pour déterminer la quantité dont se déplacera la planchette ; le taquet /prenant chaque dent l’une après l’autre, ou sautant une ou plusieurs dents suivant que la chevillère aura une largeur plus ou moins grande et tiendra plus ou moins de place sur la planchette.
- Avec cet appareil, les chevillères se coupent et se placent classées sur la planchette instantanément et automatiquement en même temps que les numéros d’ordre et de matricule s’impriment.
- Cet appareil peut être construit pour couper à n’importe quelle dimension les chevillères et pour être employé dans n’importe quelle industrie.
- Indépendamment de la planchette qui reçoit les chevillères, l’appareil porte une aiguille en forme de crochet ou on peut fixer les chevillères contremar-quées et découpées à mesure qu’on fait ces opérations, pour le cas où l’on ferait d’avance des séries spéciales qu’on voudrait garder en réserve. Dans ce but, les molettes du composteur peuvent tourner à volonté. On peut enfin modifier le mode de contre-marquage sans changer le système : il suffira de placer le composteur au milieu de la planchette mobile qui, se déplaçant, présenterait toujours une nouvelle longueur de chevillère à contremarquer.
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- Enfin, dans certains cas, pour les teinturiers en noir, par exemple, on pourra au lieu de se servir d’un composteur imprimant en noir sur la chevillère blanche, qui se teint avec la flotte, employer un composteur-découpeur qui découpera sur la chevillère les numéros d’ordre et de matricule, numéros qiu seront toujours très lisibles par ce procédé.
- MODE DE MORDANÇAGE avec acide lactique ou lactoline pour laine peignée, en burre, filée ou en pièces Par C. H. Boehringer fils.
- LAINE PEIGNEE OU EN BURRE
- Si la laine est bien lavée (ne contenant plus ni soude ni graisse ou savon), le meilleur mordant et le plus économique, surtout en travaillant sur machines, est de mordancer avec :
- 1 1/2 % de bichromate,
- 3 % d’acide lactique 50 % en poids.
- 1 1/2 % d’acide sulfurique 66° Bé.
- Entrer la laine bien mouillée à 30 C., pousser lentement au bouillon pendant 3/4 h., y maintenir pendant 1/4 h.
- Si le mordant n’est pas devenu vert, et si, par conséquent, le bain n’est pas complètement épuisé, ajouter 1/4 à 1/2 % d’acide sulfurique, bouillir encore 1/4 h. Le bain de mordançage ne contenant plus que des traces insignifiantes de sulfate de potasse (ou de soude) et d’acide sulfurique, il suffit de réduire la température à 60o C. pour pouvoir s’en servir comme bain de teinture. L’eau calcaire est à corriger d’abord.
- S’il s’agit de laines mal lavées (contenant encore des graisses, huiles, savon, etc.), il faut éviter en tout cas l’ajoute d’acide sulfurique, qui ne pourrait que nuire.
- Il se recommande alors de mordancer ou avec 2 % de bichromate et 3 1/2 % d’acide lactique, ou si l’on préfère un bain continu (pouvant servir deux, trois fois et plus, suivant la quantité de graisse qu’il contient) avec 2 % de bichromate et 4 % de lactoline. Dans ces deux cas, on entre chaud, pousse au bouillon dans 1/4 h. jusqu’à 1/2 h., y maintenir pendant 11/2 h., laver et teindre. Si les laines contiennent beaucoup de graisse, on fait bien d’ajouter au bain 3 à 5 % de sulfate de soude.
- Tandis que le bain à l’acide lactique s’épuise presque complètement, la lactoline qui se fixe plus lentement sur la fibre, ne s’épuise qu’à concurrence de 80 % et pour les bains suivants, il suffit d’ajouter 1/2 % de bichromate et 3 % de lactoline.
- Ces données sont spécialement destinées pour les nuances foncées, mais elles donnent le même bon résultat pour les plus claires, si l’on doit teindre les unes et les autres sur le même mordançage. Mais en général, pour les tons moyens, il suffit de mordancer au premier bain avec 1 1/2 % de bichromate et 3 % de lactoline, au deuxième etc. avec 1 % de bichromate et 2 % de lactoline ; pour les tons clairs avec 1 % de bichromate et 2 % de lactoline pour le premier, et 3/4 % de bichromate et 1 1/2 % de lactoline pour les bains suivants.
- Laines filées et en pièces sont mordancées comme la laine peignée avec
- ou 2 % de bichromate et 3 1/2 % d’acide lactique ou 2% de bichromate et 4 % de lactoline, semblable comme chez laine peignée.
- La lactoline à cause de son grand pouvoir de pénétration et d’égalisation se recommande spécialement pour filées et pièces, ce pui est de grande valeur pour les étoffes épaisses, telles que les draps militaires, feutres, etc. Le mordançage à la lactoline donne les mêmes tons que le tartre, mais ils sont toujours pins nourris et plus pleins en employant la même quantité de matière colorante. Avec Bleu d’Anthracène et Cya-nine en nuances foncées on obtient des tons plus pleins et plus rougeâtres, le bois de campêche et le Noir d’Alizarine conservent leur beau reflet bleuâtre même en nuances très foncées. Quant à la solidité à la lumière, à l’eau, aux alcalis, aux acides, etc., elle est la même pour l’acide lactique que pour la lactoline, et elle est au moins équivalente au tartre, etc.
- En même temps la lactoline et l’acide lactique donnent à la laine une souplesse et un lustre qui ne sont obtenus par aucun autre produit, ce qui explique les excellents résultats du nouveau mordançage en fila-lature sous le rapport de la grande facilité du filage.
- L’acide lactique est également le meilleur mordant pour laines avec un fond d’indigo, on les traite le mieux avec
- 1 1/2 % de bichromate, 3 % d’acide lactique et 1 1/2 % d’acide sulfurique, de la même manière, (entrer à 30 C. monter a 100* en 3/4 h. et y maintenir
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- pendant 1/4 h.), que la laine peignée. De cette manière le fond d’indigo n’est presque aucunement attaqué.
- La mi-laine (coton en échevettes teint au noir d’aniline) se mordance à la lactoline comme tout autre marchandise en pièces.
- Dans le but de démontrer les avantages qu’il y a dans l’application du mordant à l’acide lactique et à la lactoline respectivement vis-à-vis des autres et pour appeler en même temps l’attention générale sur la nécessité d’observer strictement les proportions indiquées ci-dessus j’ai fait établir le tableau de comparaison que voici :
- En employant :
- 2 % de bichromate et 4 % de lactoline 62 1/2 % en 1 volume, on fixe sur la fibre 80 % de chrome.
- 3 % de bichromate et 2 1/2 % d’acide lactique 60 % en volume, on fixe sur la fibre 65 % de chrome.
- 3 % de bichromate et 2] 1/2 % de lactoline, on fixe sur la fibre 63 % de chrome.
- 3 % de bichromate et 2 1/2 % de tartre (selon la . pureté), on fixe sur la fibre 40-62 % de chrome.
- 3 % de bichromate et 1 % d’acide lactique, on fixe sur la fibre 38.6 % de chrome.
- 3 % de bichromate et 1 % de lactoline, on fixe sur la fibre 34.2 % de chrome.
- 3 % de bichromate et 1 % d’acide oxalique, on fixe sur la fibre 29.7 % de chrome.
- Les recettes mentionnées ci dessus sont préparées avec la lactoline ordinaire (bilactate de potasse 621/2% en volume ou l’acide lactique 60 % en volume ; en employant l’acide lactique 100 % en volume ou la lactoline concentrée 100 % ou la lactoiine A 100 % (bilac-tacte de soude) ou la lactoline B % (bilactate d’ammonium), il faut modifier conformément les quantités d’acide lactique et de lactoline employées, savoir :
- Ou 2 % de bichromate 2 1/4% d’acide lactique 100% en volume.
- ou I. pour les nuances foncées : 2 % de bichromate, 2 1/2 % de lactoline 100 % fou A ou B).
- II. pour les nuances moyennes : 11/2 % de bichromate. 1 3/4 % de lactoline 100 % (ou A ou B).
- III. pour les nuances claires : 1 % de bichromate, 1 1/4 % de lactoline 100 % (ou A ou B).
- En employant le bain continu et en commençant par recette No. 1 on continuera avec No. II pour le second bain et les suivants ; lorsqu’on commence avec No. II on continuera avec No. III pour les suivants, et si
- l’on commence avec No. III on n’ajoutera pour les bains suivants que
- 3/7 % de bichromate et 7/8 % de lactoline 100 % (ou A ou B).
- Noir au fer. Voici une bonne recette pour obtenir à l’aide de la lactoline un noir au fer au moins aussi beau que celui préparé avec le tartre :
- 12 % de couperose (sulfate de fer)
- 4 % de sulfate de cuivre
- 11/2 % de-lactoline 62 1/2 % en vol. (ou 1 % de de lactoline A. 100 % en vol.)
- 1 3/4 % d’acide oxalique.
- Si l’on travaille sur un vieux bain de campêche ; si non il faut renforcer le bain et ajouter du campêche.
- Le cas échéant on peut ajouter du bois jaune, tout, comme en employant le tartre.
- Le bain à base de lactoline étant moins acide que celui au tartre, il faut ajouter de l’acide oxalique jusqu’à ce que le bain de teinture ait une teinte brune-jaunâtre. Le mordant est traité comme le mordant ordinaire à la Lactoline et l’eau calcaire est à corriger avant son emploi.
- BLANCHIMENT ET TEINTURE de la toile Par George H. Hurst F.G.S. {Suite)
- Nous allons entrer maintenant dans la description d’une des parties les plus importantes de la teinture de la toile, c’est-à-dire celle desdifférentes séries des teintures directes dont le Rouge congo, le Pourpre-Benzo, le Bleu Diamine et l’Ecarlate Titan sont les types les plus connus et les plus usités.
- L’introduction de ce nouveau groupe de matières colorantes a révolutionné la teinture de la toile, de même qu’il l’a fait pour celle de tous les autres genres de teinture, et a mis entre les mains des teinturiers de nouvelles méthodes d’opérer par lesquelles ils sont à même d’obtenir d’une façon plus simple des effets qu’ils ne pouvaient obtenir avant, sans se donner beaucoup de peine par des procédés peu sûrs.
- Nous avons l’intention de porter une attention suivie sur ces teintures, de décrire en détail les différentes méthodes par lesquelles elles sont appliquées, et de montrer, autant qu’on peut le faire sur le papier, les résultats qu’on peut en obtenir.
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- Ainsi qu’on le sait, ces teintures peuvent être classées en trois catégories différentes ; premièrement, celle qui comme le Rouge Congo, le Jaune Diamine N., la Chrysamine, l’Ecarlate Titan, et tant d’autres, teignent directement au moyen de bains simples ; deuxièmement, celles qui comme l'Azurine-Benzo, le Rouge diamine rapide; le Bleu de Chicago, etc., peuvent être traitées, après la teinture, par certains sels métalliques tels que le fluoride de chrome, le bicarbonate de potasse et le sulfate de cuivre, par ce procédé les nuances en sont peut être un peu altérées, mais, d’un autre côté, elles deviennent plus résistantes au lavage, à la lumière etc., troisièmement celles qui, comme les Noir Diamine, le Bleu Diazo, le noir Sambesi, la Primuline etc , peuvent, après la teinture être diazotisées et développées avec d’autres produits comme le naphtol ou le diamine phénylène en d’autres nuances ; et enfin, quatrièmement, celles qui, comme le Brun Benzonitrol, le Noir Nitrazol Diamine, peuvent être combinées avec de la paranitra-niline diazotisée ou d’autres produits similaires, pour former des nouvelles teintes solides Nous n’avons pas l’intention de suivre ce groupement tel que nous le donnons tout en citant de nombreux exemples de chaque groupe.
- Comme chacune de ces teintures peut être appliquée par un même procédé, qui consiste à employer un bain de sel de Glauber, il convient de décrire celui-ci dans tous ses détails. On prépare un bain, s’il s’agit de fils, en employant de 1 gallon à 1 gal. 1/2 d’eau par chaque livre de fil.
- On conseille de toujours employer autant que pos-siçle des bains un peu forts, car on obtient ainsi des teintes plus fortes, et dans le cas où il s’agit de pièces de tissus il vaut mieux ajouter la teinture en plusieurs fois ; de 15 à 20 livres de sels de Glauber sont ajoutées au bain ainsi que la quantité voulue de matière colorante. On fera chauffer le bain à la température de 50° C., puis, on plongera les tissus, après quoi, la température du bain est poussée jusqu’à l'ébullition, puis on arrête le chauffage et les étoffes sont bien re muées et retournées dans le bain pendant tout le temps du refroidissement.
- En ce qui concerne ce genre de teinture, il y a une chose qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est de ne jamais laisser la teinture s’appauvrir; la quantité qu’il en reste dans le bain dépend quelque peu des différents genres de teintures, quelques-unes ayant plus
- d’affinités avec la toile que certaines autres. Il s’en suit que la proportion relative de matière colorante avec la quantité d’eau a une certaine importance; moins il y a d’eau, plus il y a de teinture d'absorbée par la toile, ce qui fait que selon qu’on emploie des bains plus ou moins forts, on obtient des teintes plus ou moins foncées. On trouvera cette recommandation très importante, surtout dans la teinture des noirs, dans laquelle il est nécessaire d’employer des bains très forts afin d'être certain d’obtenir de bons noirs, et non des bleus foncés.
- {The Dyer and Calieo Printer.)
- {A suivre.}
- LE LAVAGE CHIMIQUE Par le Dr Julius EPHRAIM.
- Les différentes méthodes de lavage ou nettoiement sont tellement identifiés avec l’eau et le savon, que beaucoup de gens ont quelque difficulté à s’imaginer, que le meilleur nettoiement peut très bien s’opérer sans avoir recours ni à l’eau ni au savon ; et que, tout au contraire, leur absence est souvent indispensable.
- Il y a du reste, une fouie d’objets qui ne supportent ni l’eau ni le savon, ou bien ils se rétrécissent et perdent leur couleur ou sont détériorés de tout autre façon. Le nettoiement chimique ou « à sec » enlève des saletés qui ne peuvent être enlevées par le savon et l’eau, et ne procure pas les embarras causés par le lavage.
- La graisse et la poussière forment la base des saletés ordinaires formant tache, en conséquence un solvant qui enlève la première vous débarrasse de la seconde. On a employé d’abord l’huile de térébenthine dans ce but, mais on a fini par trouver, que l’odeur restait trop attachée aux vêtements, et que, de plus, elle avait une tendance à se résinifier ce qui faisait un autre genre de tache. Le benzol et ses composés dans la distillation du goudron brut du charbon, la remplaça, ce sont, en effet, de très bons dissolvants de la graisse, et on peut facilement s’en débarrasser. Mais à leur tour, ils ont été également remplacés par la benzine de pétrole obtenue par une distillation partielle du pétrole brut. C’est ce qui convient très bien pour les nettoyages, et laisse le goudron de charbon libre afin d’être employé à des usages plus rémunéra-
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- teurs, entre les mains des fabricants de matières colorantes.
- Le procédé de nettoyage chimique est très simple au moyen de la benzine dans un récipient fermé jusqu’à ce que la tache soit dissoute ou dégagée. On se sert ensuite d’un hydro-extracteur pour débarrasser l’objet de la plupart de la benzine et oh le laisse sécher ensuite. Dans quelques cas l’opération doit être renouvelée deux fois. Comme la benzine est très volatile, puisqu’elle bout à 75® C, il est nécessaire de prendre certaines précautions afin d’éviter la perte par l’évaporation et l'inflammation du liquide, car comme les vapeurs forment avec l’air un mélange explosif, cela fait que son usage est une source de dangers si on n’y fait pas particulièrement attention.
- Si la couleur de l’objet a été atteinte par de l’acide, ou s’il y a des taches ayant résisté à l’action de la benzine, il y a beaucoup d’autres moyens de les enlever, et ce genre de traitement demande une très grande expérience.
- On peut employer la benzine plusieurs fois, mais lorsqu’elle est elle-même salie et chargée de graisse ou de saletés, il faut l’en débarrasser, on le fait soit en la filtrant à travers du charbon animal, mais encore plus promptement, par la distillation, laquelle doit toujours être faite à la vapeur, et non sur un foyer, car sous aucun prétexte, il ne faut avoir de flamme quelconque dans la pièce où on manipule ce produit ; celle-ci devra toujours être bien aérée afin que toute vapeur de benzine qui pourrait s’échapper puisse être immédiatement absorbée par l’air et cela par les fenêtres et non par les portes.
- Chaque jour, la question de trouver un produit ca-pable de remplacer la benzine devient de plus en plus importante ; mais ce remplaçant, tout en ayant les qualités de la benzine, ne devra pas en avoir les défauts, car sans cela il n’aurait pas sa raison d’être ; jusqu’à présent on ne le voit pas encore poindre à l’horizon.On a bien proposé le bisulfite de carbone,c’est, en effet, un bon dissolvant de la gaisse, mais il est tout aussi dangereux par son inflammabilité que la benzine, et a un pernicieux effet sur les personnes exposées d’une façon constante à ses vapeurs.
- Le chloroforme est beaucoup trop cher, et n’est pas sans danger pour beaucoup de raisons.
- La substance qui, à présent, aurait le plus de chances de remplacer la benzine est le tetrachloride de char
- bon, que l’on fabrique sur une assez grande échelle depuis 10 ans.
- Il est certain qu’un remplacement de la benzine s’impose, si ce n’est par le tetrachloride de carbone, que ce soit par toute autre substance non inflammable.
- (Calico Printer).
- NOIR IMMÉDIAT ET BLEU IMMÉDIAT (Suite)
- Teinture du coton sous forme de chaînes
- On peut teindre très facilement en Noir Immédiat le coton sous forme de chaînes en se servant d’un des appareils décrits ci-dessous. Les chaînes doivent être débouillies avant teinture.
- 1. Teinture sur la petite machine- ordinaire à teindre le coton en chaînes.
- On garnit le bain, pour commencer, avec :
- 20 à 25 gr. de Noir Immédiat
- 6 à 7 » de sulfure de sodium
- 3 » de carbonate de soude cale.
- 30 » de sel marin par litre d’eau.
- Afin de maintenir constamment le bain à la même concentration on nourrit pendant le passage des chaînes avec
- 8 à 10 % de Noir Immédiat
- 2 % de sulfure de sodium
- 1 % de carbonate de soude cale.
- 5 % de sel marin
- du poids des chaînes à teindre.
- Suivant la longueur de l’appareil on y fait passer la chaîne deux à quatre fois au bouillon. Après chaque passage on exprime et après le dernier passage on fait passer la chaîne, aussitôt exprimée, dans un bain de rinçage dont l’eau est constamment renouvelée pendant le travail. Ensuite on lave encore une fois à ond, puis on traite en sels métalliques.
- Ce traitement se fait en un seul passage ; on ajoute pendant le passage des chaînes, les solutions de bichromate de potasse ou d’alun de chrome et d’acide acétique. On termine par un rinçage, puis on procède à l’encollage.
- II. La teinture des chaînes sur la cuve à tourniquet On teint les chaînes en boudins. On entre au bouillon, comme pour le coton en flottes, on donne quelques
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- tours, puis on ferme la vapeur et on laisse reposer la chaîne, complètement immergée dans le bain, pendant 3/4 d’heure environ, en donnant un tour de temps à autre.
- Après teinture on passe directement de la cuve de teinture sur un bac de rinçage, après avoir exprimé d’abord entre deux rouleaux-presseurs, installés au bout de la cuve à teindre.
- Ensuite on lave énergiquement, puis on traite en sels métalliques, comme il a été indiqué au chapitre : Traitement aux sels métalliques après teinture.
- III. La teinture des chaînes à la continue
- L’appareil continu est composé de 3 compartiments communiquant entre eux et contenant chacun environ 800 à 1000 litres d’eau de bain. À la suite de ces 3 compartiments on en place encore un quatrième pour le rinçage.
- Cet appareil ne se distingue de la machine continue (course) généralement employée pour la teinture des chaînes que par le fait que les roulettes supérieures se trouvent au-dessous du niveau du bain.
- Les trois premières cuves comprennent le bain de teinture ; elles peuvent être aménagées de façon à communiquer entre elles, soit qu’on perfore les parois intérieures, soit qu’on les construise de façon à ce qu’il y ait débordement.
- La quatrième cuve sert pour le rinçage.
- On garnit le bain de teinture avec :
- 20 à 25 gr. de Noir Immédiat
- 5 à 6 » de sulfure de sodium
- 3 » de carbonate de soude cale.
- 30 » de sel marin par litre.
- La chaîne traverse le bain de teinture bouillant en 3 à 4 minutes environ ; après le dernier passage elle est rincée à fond avec de l’eau froide.
- Pour maintenir constamment le bain à la même concentration on nourrit pendant le passage des chaînes avec .
- 8 à 10 % de Noir Immédiat
- 2 de sulfure de sodium
- 1 de carbonate de soude cale.
- 5 de sel marin
- du poids des chaînes à teindre.
- Après le passage dans la grande cuve on donne sur une petite cuve un seul passage, suivant le ton de noir désiré, avec :
- soit 3 0/0 d'alum de chrome,
- 3 0/0 d’acide acétique,
- soit 2 0/0 de bichromate de potasse,
- 3 0/0 d’acide acétique, ces proportions étant calculées sur le poids de la chaîne.
- IV. Installation combinée permettant d’effectuer à la continue toutes les opérations de la teinture et du traitement en sels métalliques
- Si cette installation, dont l’emploi est assez répandu pour la teinture des chaînes, est destinée à la fabrication du Noir Immédiat, il faut mettre des rouleaux-exprimeurs au bout de la cuve de teinture.
- Pour la teinture d’environ 200 kilos de chaînes, on garnit la cuve avec :
- 3.000 litres d’eau,
- 10 kilos de carbonate de soude cale.
- 10 » de sulfure de sodium,
- 50 » de sel marin,
- 28 » de Noir immédiat.
- On teint en donnant 4 bouts au bouillon, puis on rince et on traite comme il est indiqué à la page 12.
- En continuant à teindre sur le même bain, on
- rajoute :
- 2 0/0 de carbonate de soude calcinée cale.
- 2 0/0 de sulfure de sodium,
- 9 à 10 0/0 de Noir Immédiat,
- 5 0/0 de sel marin.
- du poids des chaînes à teindre.
- (A suivre.)
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- bious donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- BROSSE TAPOTEUSE POUR LE DEGRAISSAGE DES TISSUS Par M. Antoine-Pierre ROBIN.
- Jusqu’à présent l’opération du dégraissage des tissus était faite de la manière suivante : La pièce à nettoyer était étendue sur une table, puis l’ouvrier, armé d’une brosse qu’il trempe de temps en temps dans la bnzine, frappe, tapote les parties tachées, pendant que, de la main restée libre, il étend la pièce de façon à faire pénétrer la benzine plus facilement.
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- Le système de brosse tapoteuse ayant trait à la présente invention agit mécaniquement, ce qui rend l’opération du dégraissage plus facile et moins fatigante. Ce nouveau système de brosse tapoteuse est caractérisé par la combinaison avec une brosse spéciale à réservoir de bnzine, d’un dispositif mécanique permettant d’imprimer à ladite brosse un mouvemen vertical de va-et-vient produisant le frappage.
- Il est évident qu’avec ce nouvel appareil l’ouvrier dispose de ses deux mains pour manier le tissu, que l'opération sera mieux faite et qu’elle occasionnera moins de fatigue pour l’ouvrier.
- La brosse est fixée par deux vis au récipient fixé lui-même à la tige de la brosse; ce récipient porte une ouverture fermée par un bouchon et permettant l’in-roduction de la benzine. Le bois de la brosse est percé d‘une"série de canaux qui aboutissent en plusieurs points de la surface de la brosse ; ces canaux étant en communication avec le réservoir au moyen d’une ouverture munie d’un pointeau, on peut régler exactement la quantité de benzine à laisser passer sur la brosse.
- MACHINE A MERCERISER encoller, mordancer, laver, teindre et en général à imprégner Par M. Bern. COHNEN.
- Les machines à merceriser, etc., connues et construites jusqu’à ce jour, présentent beaucoup d’inconvénients, parmi lesquels le plus grand réside dans le fait que, par suite de la disposition des rouleaux ou cylindres sur la périphérie des grands disquesou cadres rotatifs, les écheveaux ne peuvent pas plonger suffisamment dans le bain caustique.
- Ce grave inconvénient est supprimé en plaçant les axes de l’arbre central du rouleau ou cylindre, cylindre moteur ainsi que du rouleau ou cylindre actionné par ce dernier, dans un même plan ou à peu près. De cette manière, les écheveaux se déplacent presque perpendiculairement au plan horizontal pour traverser le liquide. Cela offre un avantage capital. Un autre avantage non moins important de la nouvelle disposition consiste dans la particularité que les écheveaux peuvent être maintenus sur 3[4 de leur longueur à peu prés dans le liquide, ce qui permet d’obtenir un effet bien supérieur à celui réalisé par la disposition ordinaire dans Jaquelle
- 1/10 seulement de la longueur des écheveaux vient en contact avec le liquide.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour blanchir et teindre Par M. Heinrich HONEGGIR.
- Le procédé qui fait l'objet de la présente invention est relatif au blanchiment et à la teinture de certaines marchandises qui, sous forme de nappes ou de balles, se laissent facilement traverser par l’air et les liquides, telles par exemple les mèches d’étirage, les fils, les tulles, la gaz, la ouate.
- Ce procédé se distingue en ce que la marchandise est successivement ébouillantée, chlorée, acidifiée, mordancée, colorée et séchée dans une seule et même cuve, tout en étant soumise après chacune de ces opérations à un arrière lavage et à un suçage. Les porte-nappes affectent la forme de tuyaux à brides perforés genres bobines, ouverts à leur partie inférieure et fermés en haut. Les porte-balles accusent la forme de capsules munies d’un tourillon creux à embrochement, — d’un double fond perforé — et d'un couvercle également perforé.
- Les cuves à marchandises sont pourvues d’un couvercle à fermeture hermétique et d’un robinet d’évacuation pour l’air, — d’une tubulure d’admission latérale — et d'une tubulure d’évacuation également latérale, entre lesquelles est dispesé un double fond perforé avec tourillon creux sur chaque perforation, pour l’embrochage de la douille porte-nappes ou de la capsule porte-balles ; ce genre de porte-marchandise et de cuve est suffisamment connu pour nous dispenser de nous étendre plus longuement là-dessus.
- Les réservoirs à lessive, à chlore, à acide, à mordant, à teinture, à air sec, à eau de lavage et à vide, sont disposés en charge et sont munis chacun d’une conduite de descente aboutissant à la cuve de marchandise.
- La cuve à marchandise est d’abord mise en communication avec le réservoir à lessive. La lessive ar rive sous la marchandise, s’élève à travers le double fond perforé et la douille porte-nappes perforée ou porte-balles, traverse la nappe de l’intérieur à l’extérieur ou les balles de bas en haut, et s’échappe à nouveau au dehors par la tubulure d’évacuation. Après
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- quoi, on fait circuler la lessive pendant un certain temps, on en intercepte la conduite et on ouvre celle à eau de lavage. L’eau expulse le reste de la lessive. Après avoir fait circuler l’eau de lavage pendant un temps suffisant, on intercepte à son tour cette conduite et on ouvre ensuite la conduite du vide qui aspire rapidement [le reste du liquide d’égouttage. Avant de fermer la conduite à vide, on ouvre le robinet d’air de la cuve à marchandise à l’effet de faire passer de l’air en abondance à travers la marchan dise. Ceci fait, celle-ci se trouve exceptionnellement bien préparée pour subir le traitement suivant (par chlore). Ensuite, on ferme la conduite à vide ; voilà pour la première phase du procédé.
- Quant aux phases subséquentes, les opérations ont lieu exactement de la même manière. Celles-ci comportent : 2° Action du chlore, de l’eau de lavage et du vide ; 3° Action de l’acide, de l’eau de lavage et du vide ; — 4° Action du mordant, de l’eau de lavage et du vide ; — 5° Action de la teinture, de l’eau de lavage et du vide.
- En fin de compte, la cuve est reliée à la conduite d’air sec et c’est ainsi que la marchandise est séchée par insufflation d’air.
- Dans le cas où l’on désire simplement procéder au blanchiment, on supprime les opérations se rattachant au mordançage et à la teinture.
- Un des principaux avantages du système c’est que pendant tout le procédé la marchandise n’a pas besoin d’être dévidée ; on n’a même pas à y toucher, vu que l’on exécute les opérations successives dans la même cuve.
- {Reproduction interdite.}
- DIVERS
- INFORMATIONS
- Une grande et belle fête, dit le Mémorial, a eu lieu le dimanche 16 septembre à Thaon, à l’occasion de l’élévation de M. Lederlin au grade d’officier de la Légion d’honneur.
- A 11 heures du matin, tous les employés, contre maîtres et ouvriers de la blanchisserie et de la teinturerie, que pouvait contenir la salle des fêtes, s’y sont rendus en cortège avec les sociétés : l’Harmonie, la
- Concordia, la Société de gymnastique, la Société de trompettes, le Cycle, la Société de tir, les pompiers, des délégations de la mutualité scolaire et l'Associa-tion des anciens élèves de l’école primaire supérieure, pour offrir à M. Lederlin une croix d’officier enrichie de diamants.
- Cette démarche a profondément touché M. Lederlin, et c’est avec une vive émotion que, entouré de sa famille, il a reçu des mains d’un des plus anciens ouvriers l’insigne en question.
- A cette occasion, il a remis à chacune des Sociétés précitées un don de 100 fr., plus 200 fr. aux sœurs des malades, 1.000 fr. à la caisse de retraite des ouvriers etl.OOOfr. au bureau de bienfaisance.
- A midi, il réunissait, dans un banquet d’environ 200 couverts, ses employés et contre maîtres, le Conseil municipal et les ouvriers retraités de l’usine.
- Au dessert, M. Dieterlen, sous-directeur de l’usine, en portant la santé de M. Lederlin, et après avoir énuméré les nombreuses fonctions publiques dont il est chargé et les distinctions honorifiques dont il a été l’objet depuis 1869, y a associé celle de Mme Lederlin, qui seconde si bien son mari en s’intéressant avec tant de sollicitude aux familles des ouvriers.
- M. Lederlin a remercié pour le magnifique souvenir qui lui était offert d’une façon si spontanée par tout le personnel, et pour toutes les marques d’attachement et d’affection qui lui ont été témoignées. Il ne doute pas que l’esprit d’union et de concorde qui anime toutes les classes de la population ne se maintienne et ne se développe pour le bien de tous et le progrès général.
- M. Brunet, directeur des écoles de garçons, a pris la parole au nom du personnel enseignant, qui reçoit tant d’encouragement de.M. Lederlin, et M. Toureya parlé au nom des sociétés musicales.
- Procédé d’imperméabilité. — La composition suivante est donnée afin de rendre une étoffe imperméable :
- 8 kil. de blanc de zinc ou de blanc de plomb.
- 4 — de cire d’abeilles. 3
- 3 gallons de térébenthine.
- on fait fondre le tout à une température ne dépassant pas le point d’ébullition de l’eau.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- o 05 Ci
- Teinture par l’écume. — Un très curieux procédé de teinture vient d’être patenté en Angleterre par un Hollandais. Par ce système il propose de teindre des tissus avec l’écume du bain de teinture, en ayant soin que ceux-là ne touchent pas à la masse du liquide. Si le bain ne mousse pas naturellement, on y ajoute du savon ou de l’huile rouge de Turquie. Pour les teintes claires l’opération ne dure qu’une demi-heure, pour les plus foncées et le noir, entre trois quarts d’heure et une heure.
- A MM. LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le Ier juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (i à 15 fr.) défaire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 fr.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix : 1 placard 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Je suis propriétaire d’une maison située en bordure d’un chemin de grande communication. Par suite du mauvais entretien d’un aqueduc servant à déverser les eaux pluviales à la rivière, mes caves ont été entièrement inondées un jour d’orage. Le préjudice qui m’a été causé étant très important, j’ai réclamé une indemnité à l’administration. Le Conseil de préfecture, après expertise, m’a donné gain de cause; mais le préfet a formé un pourvoi devant le Conseil d’Etat et maintenant il me signifie des conclusions tendant à faire déclarer ma demande non recevable en la forme sous prétexte que je l'ai assigné comme représentant le département et que s’agissant de chemin de grande communication, il ne représente que les communes intéressées. On me dit qu’il a raison, que je suis ex
- posé à recommencer la procédure depuis l’origine et qu’il n’est pas du tout certain que le nouveau procès aura une issue aussi favorable pour moi que le premier.
- Vous m’obligeriez infiniment en me donnant votre avis éclairé surcette intéressante question qui est d’un intérêt général, car il est bon que chacun sache, lors--qu’on plaide avec l’administration; les petits moyens de procédure soulevés au dernier moment.
- R. — Sur le fond du procès, si la première décision a été favorable, c’est qu’elle était sans doute basée sur un rapport d’expert concluant à la responsabilité de l’administration. L’issue finale ne doit donc pas être à redouter. D’ailleurs la jurisprudence du Conseil d’Etat est formelle. Lorsque des dégâts causés à une propriété par un orage ont été aggravés par des obstacles apportés à l’écoulement des eaux et résultant du mode d’exécution ou du défaut d’entretien d’un travail public, la responsabilité en incombe à l’administration. Sur la procédure, il est exact que dans la circonstance le préfet ne pouvait être assigné en qualité de représentant le département. En effet, lorsqu’il s’agit de chemin de grande communication, le préfet ne représente que les communes intéressées II y a là une distinction assez subtile, mais qui a cependant sa raison d’être. Toutefois la nullité originaire de la procédure se trouve actuellement couverte parla défense au fond présentée par le préfet.
- C’est ce qui résulte d’un arrêt du Conseil d’Etat du 4 juin 1897. — Le Conseil a formellement décidé que lorsqu’un particulier,ayant souffert un dommage par suite de travaux exécutes sur nos chemins de grande communication, a formé sa demande contre le préfet comme représentant le département , le préfet qui, sans relever erreur de qualité, a désigné son expert devant le Conseil de préfecture et a présenté des défenses sur le fond, n’est plus fondé à soutenir que l’action du réclamant doit être rejetée comme non recevable. Il y a lieu seulement de mettre le département hors de cause et de ne retenir le préfet que comme représentant des communes intéressées.
- C. C.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Il arrive souvent que dans les factures se trouvent imprimées des mentions relatives à la compétence des Tribunaux en cas de difficultés sur l’exécution des marchés.
- Quelle est donc la valeur juridique de ces indications et doivent-elles seulement s’appliquer aux ventes commerciales ?
- R. — Il est de principe constant en jurisprudence que la disposition de l’art 420 du code de procédure civile, attributive de juridiction en matière commerciale au tribunal du lieu stipulé pour le paiement, n’est pas seulement applicable aux ventes de marchandises ; elle l’est également au jugement de toutes les contestatior s ayant pour objet principal ou accessoire un trafic ou l’exécution d’un contrat commercial quelle que soit sa nature.
- La généralité des termes de l’art. 420 embrasse d’une manière absolue tout ce qui tient au négoce ou à la spéculation.
- L'indication, dans les factures, du domicile de l’ex-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- péditeur de la marchandise comme devant être le lieu de paiement, est obligatoire pour le destinataire qui la reçoit sans protester en temps utile et elle attribue juridiction au juge du domicile de l’expéditeur alors même que des traites seraient présentées au domicile du destinataire s'il est également indiqué sur les factures que la présentation de ces traites n'est pas dérogatoire au lieu de paiement.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- M. Prunier a vendu à M. Taillandier un fonds de teinturerie, 57, b. Beaumarchais.
- Mme Vve Desvignes a vendu un fonds de teinturerie, 25, rue Clapeyron.
- M. Pierre a vendu a M. Marchand un fonds de teinturerie, 1, rue de Bruxelles.
- M. Couquillot a vendu un fonds de teinturerie, 4, rue Grammont.
- Mlle Girardin a vendu un fonds de teinturerie, 17, rue Erard.
- Clôtures pour insuffisance d'actif
- John, teinturerie, 42, rue des Abbesses, à Paris. Jug. du 31 juil.
- Formations de Sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Sdez frères, lavage et blanchissage du linge, rue La Carnoye, à Lambersart — Durée : 20 ans. - Cap. : 5 000 fr. — Acte du 30 août.
- Formation de la Société anonyme dite Société générale de teinture et produits chimiques de Lyon-Charpennes, 15, route Vaulx, à Villeurbanne-les-Charpennes. — Durée : 50 ans. — Cap. ; 2.562.500 fr. — Acte du 20 août.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 20 août, de la Société Bonnet, RAMEL, SAVIGNY, Giraud et Marnas, teinture des soies, fab. de produits chimiques, 15, route Vaulx, à Villeurbanne. — L. : M. Ramel. — Acte du 20 août.
- Dissolution, à partir du 4 août, de la Société A. Vaillant et Cie, blanchisserie de fils, toiles et tissus en tous genres. —L.: M.Obers. — Jug. du 7 août.
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- Ventes de fonds de commerce
- Mme Vve Gandais a vendu à M. Goubet un fonds de teinturerie, 49, rue Ste-Anne.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- |A. FAYOLLE, Directeur, 2o. rue Tur ot.
- DE SUITE USINE HYDRAULIQUE force de 47 chev.,à 2 kil. env. deMouy (Oise), ligne de Paris à Beauvais par Creil, 1 h. 1/2 de Paris (Postes, Télégraphe, Téléphone). S’ad. p. traiter à M* MARTIN, not. à Mouy (Oise).
- LOI SUR LES ACCIDENTS
- du Travail
- DU 9 AVRIL 1898
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer, dès aujourd’hui, à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40 ; chaque feuille en plus, 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Commentaire historique et analytique de la loi des 9-10 avril 1889, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les ouvriers sont victimes dans leur travail
- 1898. In-8 343 pages. 5 francs. par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- FUMISTERIE ET MAÇONNERIE
- Spéciales pour Usines et travaux de Ciment Ancienne Maison BÉNARD
- Fondée en 1835.
- Eugène KREBS
- Constructeur
- 66, rue Manin, 66
- 4, rue des Carrières, 4 PARIS
- Entrepreneur de la Ville de Paris, des Chemins de fer de l’Ouest et de > des Arsenaux, Manufactures, Poud et Salpêtres de l’État.
- Construction de
- CHEMINÉES D’USINES Fourneaux pr chaudières à vapeur
- MASSIF
- pour machines de tous System FOURS de tous genres et pour toutes industries
- CONSTRUCTION D’USINES
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- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
- Envoi par retour du Courrier contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- AGENDA OPPERMANN POUR 1900
- À l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entre-, ' preneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or su plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. 25 ; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr. 25.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 48 Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 59 Faseieule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans ler industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
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- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du jourae, pour recevoir franco.
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- LE[MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Indigo*
- On cote actuellement :
- Beng.
- Bc’e de teinture
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
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- Ire qualité . .. 2e qualité .. . 3e qualité.... - Sisal, Yucatan... - Honduras........ - Tabasco......... - Haïti Cap....... - Fort-Liberté..,.. - Aquim........... • St-Marc......... - ................
- P.-de-Paix ...... - Miragoane....... - Saint-Domingo...
- Martin, et Guadel. • Jamaïque.... Cuba et St-Yago .. Manzanillo.. Tuspan...... ............ Campêche.... Carmen,..... Tampico..... Porto-Plata. Haïti....... Jamaïque......... Barcel et P. Cab .. Rio Hacha... Carth. et Savan... Maracaïbo... Fustet......100 k. Tatajuba....50 k. Bahia....... Corinto.....
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- Calliatour... 100 k. Lima...,.,.. 50 kil. Ste-Marthe. Brésillet. ...... Sandal...... 100.k.
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- Manille..................
- Caraque ..................
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- Orseille
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- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
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- Rocou.
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- cn c
- c
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique. ..
- Bois de : Campêche Laguna
- 260 .. à
- 265
- Cannelle
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo de Chine......
- — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées...............
- Zacatilles..............
- Noires Palmas...........
- » Lanzarotte............
- Crème de tartre.........
- Curcuma Bengale.........
- Dividivi................
- Gommes :
- Arabique ......... .....
- den.....................
- 10 .
- M .
- M .
- 1 0 .
- 252
- 210 ..
- 215 ..
- 170 ..
- 190 ..
- 165
- 70 M
- 165 .
- 120 .
- 12
- 120
- 350
- 200
- 170
- 180
- 125
- Damar Singapore.......
- » Batavia..........
- Sandaraque. .. . .. ..
- Gambier................
- Galles vertes et noires.
- 112 .
- 160 .
- 150
- 45 .
- 180 .
- 115
- 165
- 160
- 50
- 210
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre..................... moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r.........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles........... — en poudres................
- F.
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2 M M
- 50
- ot C
- 50
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 180 . sous papier, F. 180 . » bon marchand en pains F. 115 . » » • en boules. 115 .
- * raffiné en poudre sec. F. 145 .
- à
- 2
- 2
- 4
- :> c
- 75
- 50
- 25 k.
- 010 k.
- 0[0 k.
- Produit* chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.) . (acq.)..................
- Acide muriatique...... — nitrique............
- sulfurique.
- 20 d
- 36
- 40
- 66
- 50
- 15
- 17
- 9
- 33
- 41
- 10
- 7
- . • à 17 • .. 19 . 50 .• .
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- Entrepôt..................
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- 50
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 303
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- Bois Campêche-Laguna. .. 18 .. 18 50 — — Guadeloupe 14 50 15 .. — Jaune Centre Amérique 20 . 22 .. Cachou jaune. V apeurs ... 46 .. 48 . — brun 95 . . 105 .. Chlorate de potas se 110 .. 120 .. — de soude 125 ., 135 .. Chl~ruredechaux100à110° 20 .. 21 . . Chromate rouge de potasse 88 .. 90 . < — — de soude.. 66 .. 68 .. Crème de tartre 185 . . 190 ..
- Cristaux de tartre....... 180 . 185 .. — de- soude............................8 .. 9 .. CurcumaBengale en racines 85 .. 90 ..
- — de Madras...................... ....
- — Chine................... .... .. .. Essence de térébenthine .......105..... 110 .. Extrait de châtaignier 2 0°.....18... 19 .. Galles de Chine et Japon.......195...... 205 .. — vertes et noires . ..........225........ 235 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 160 .. 170 .. — arabique 250 . 300 . • — adragante rousse. 340 .. 375 .. Jus de citron 23 . . 24 ..
- Méthylène à 95° ........... 103 . 105 . — régie 90.......... 110 .. 115 . .
- Prussiate jaune de potasse 200 .. 205 . •
- — — da soude..................... Pyrolignite de fer..... ....10..........................11.
- Résine......................... 16 .. 20 .
- Rouille ........................ 9 .. 10
- Sel de soude 80°.............. 18 . 18 25
- — ammoniaque.. 12 50 13 . ;
- Sel d’étain................... 230 .. 235 ..
- Soufre en canons .............. 19 50 20 50
- — sublimé.................... 21 50 22 50 Sumac Sicile en feuilles-... 28 .. 29 . .
- Sulfate d’alumine........... 15 .. 17
- — de cuivre............... .. 66 .. 68 ..
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- p,.C) 20 Octobre 1900.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- La Loi sur les accidents du travail (suite).
- De la résistance des couleurs selon leur traitement.
- Les colorants nouveaux.
- Blanchiment et teinture de la toile (suite).
- Noir immédiat et bleu immédiat (suite).
- Lactoline.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Société industrielle de Mulhouse. — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS
- (Suite)
- La Hernie.
- L’accident est une atteinte au corps humain provenant de l’action soudaine et violente d’une force extérieure.
- Il faut une cause extérieure et cette cause doit se manifester d’une façon soudaine et violente.
- C’est à ce critérium que l’on distingue l'ac-cident de la maladie.
- La maladie est un état lent et continu, né d’une cause également lente et durable. Si elle se déclare brusquement et avec violence, comme dans les congestions cérébrales, les apoplexies, les ruptures d’anévrismes, c’est que sa cause est préexistante et qu’elle est inhérente à la
- mauvaise constitution de l’individu. La maladie est-elle engendrée par un agent extérieur, l’humidité, l’insalubrité du climat ou de l’habitation, sa marche est lente et progressive.
- Plusieurs états morbides ont une cause violente et soudaine tantôt extérieure, tantôt interne ; les lombagos, les sciatiques, les efforts, les hernies, etc.
- Ces affections seront considérées soit comme des accidents, soit comme des maladies, suivant la nature de leur origine.
- La détermination de cette cause originaire ne laissera pas que de soulever des difficultés.
- Les maladies professionnelles ne sont pas garanties par la loi française, en Suisse, au contraire, elles sont assimilées aux accidents du travail.
- Le législateur, en France, a laissé de côté les maladies, qu’elles soient ou non une des conséquences du travail, telle que l’intoxication lente, l’emploi de matières toxiques, plomb, mercure, phosphore, gaz vénéneux, etc., etc..
- La hernie sera quelquefois le résultat d’une atteinte extérieure soudaine et violente, mais le plus souvent, elle surviendra en dehors du travail, et l’on ne saurait la classer parmi les accidents du travail. C’est une affection qui peut se produire d’une façon toute spontanée, soit par suite des dangers que fait courir le train ordinaire de la vie, ou bien encore dans le travail professionnel ou par suite d’un accident ou d’un surmenage.
- Pour que la hernie soit considérée comme un accident du travail, il faut que l’atteinte soudaine et violente ou le surmenage soient prouvés d’une façon certaine. Il faut en outre justifier que la hernie est survenue nettement et subitement au milieu de vives souffrances.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La venue subite d’une hernie arégulièrement comme conséquence des douleurs vives, à peine supportables, obligeant le sujet à abandonner son travail.
- Il ne faut pas admettre facilement la hernie accidentelle si l’on ne rencontre que l’un des deux phénomènes suivants :
- 1- Si la hernie est survenue dans l’accomplissement du travail professionnel, si, par conséquent, il n’y a pas eu un accident de surmenage;
- 2- Si les violentes duleurs ont manqué au moment de la sortie de la hernie et si le médecin n’a pas été appelé immédiatement
- Le travail pénible exercé depuis des années déjà, ainsi qu’un âge avancé sont en général contre l’hypothèse d’une production herniaire accidentelle.
- On peut dire que les hernies provenant du fait du travail ne se présentent pas dans une proportion de plus de 10 0/0.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au noM du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc , etc., des polices d’assurances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service toutes les communications relatives aux assurances DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons immédiatement à la Compagnie the Océan-Accident seule chargée de .traiter ces questions.
- DE LA RESISTANCE DES COULEURS selon leur traitement
- Les influences par lesquelles passe une couleur pour être amenée un emploi pratique, sont de caractères différents Plus elle résiste d’une façon parfaite à ces influences, plus elle est propre à être employée à l’usage auquel elle est destinée; par exemple, les teintures pour les draps du gouvernement qui sont appelées à subir les intempéries du temps et de la lumière et, dans une grande mesure, un frottement plus ou moins continu doivent être soumises à d’autres épreuves que celles des tapis et des rideaux qui ne sont que rarement exposés à une vive lumière.
- * La même teinture n’a pas une permanence égale sur toutes les différentes fibres; une couleur solide employée dans une solution devant donner des teintes légères, n’est pas aussi permanente que si elle est appliquée pour des teintes foncées; c’est ainsi qu’une teinte légère d’indigo montre facilement les effets de son exposition à la lumière, tandis que dans une teinte foncée, c’est à peine si on s’en aperçoit.
- La résistance à l’action de la lumière, est peut-être la plus importante propriété que doit posséder une couleur. Parmi les couleurs tirées du goudron de charbon, on rencontre différents degrés de solidité comme le Cyanine, l’Alizarine, les Rouges Alizarine ; le Jaune Anthracène, la Cœruline, l’Anthracene, le Brun Acide et le Bleu Lanscyl. Les mêmes produits colorants ont différents degrés de solidité selon les différentes fibres sur lesquelles ils sont appliqués; par exemple, le Rouge solide Diamine, l’Ecarlate Diamine, le Bleu ciel Diamine, le Jaune A Dia-mine, le Brun Titan, la Benzopurpurine, etc., sont plus solides à la lumière et au lavage s’ils sont appliqués sur de la laine que sur du coton.
- La plupart des couleurs directes, lorsqu’elles sont appliquées sur du coton, sont moins sensibles à la lumière et au lavage si on leur fait subir un traitement subséquent de 1 a 4 pour cent de sulfate de cuivre ou de bichromate de potasse.
- Certains produits colorants de cette catégorie offriront une bien plus grande résistance à la lumière et au lavage par le procédé du développement.
- Beaucoup de tissus mélangés 1 une et coton qui ont été teints sur la matière première ou sur les fils ont à subir des procédés de fabrication, qui attaquent sérieusement la force de résistance du produit colorant. C’est pour cette raison que le procédé du développement devrait particulièrement attirer l’attention des teinturiers et des fabricants en général.
- Quelques unes des teintures basiques appliquées sur le coton avec un mordant au tanin sont plus solides que les mêmes appliquées sur de la laine, tels que le Bleu de Malte, l’Auramine de Méthylène, tandis que les Verts Brillants et les Magentas, sont très fugitifs.
- La résistance aux acides dans les tissus de coton et de laine est également d’une très grande importance. Il est quelque fois nécessaire de teindre le coton avant la filature ou le tissage, et la laine après, ce
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- qui est fait la plupart du temps dans des bains acides. Les couleurs développées, comme le noir Vidal, le Brun nitrazol, ainsi que quelques couleurs- directes, offrent cette résistance jusqu’à un certain degré. Dans les tissus pure laine qui ont à subir une carbonisation, l’Iudigo, l’Alizarine, le Cyanine Alizarine, à cause de leurs prédispositions à résister également aux alcalis et aux acides, donnent de très bons résultats, tandis que pour les lainages légers qui n’ont pas à passer par ce procédé, les teintures acides donnent tout ce qu’elles peuvent donner, et même des teintes plus brillantes que les premières.
- Il arrive souvent qne les fils blancs du dessin ne ressortent pas assez clairs ni assez blancs, dans ce cas, les tissus sont envoyés au sulfurage et sont traités par le peroxyde de sodium, dans ce cas les teintures acides offrent de la résistance au blanchiment, en même temps qu’elles ressortent encore plus brillantes.
- Nous n’avons à notre disposition que peu de couleurs capables de résister au procédé du blanchiment des tissus de coton, quelques uns des blanchisseurs persistent à faire bouillir pendant six à huit heures dansun.bain caustique. Dans ce cas, nous avons : le Bleu Indigo, l’Alizarine ou le Rouge de Turquie, le Noir d’Aniline et le Chamois de Fer. Ceux-ci sont principalement employés dans le blanchiment des serviettes ; mais lorsqu’il s’agit de tissus de coton plus fins, et qu’on ne leur fait subir que le passage dans un bain bouillant, on a l’Erika, le Jaune Chloramine, le Jaune Titan, la Primuline, la Thioflavine et le Bleu de Méthylène, qui supporteront un bon blanchiment.
- De plus, lacouleur doit offrir une bonne résistance au frottement et à la friction, comme dans le cas des vêtements de dessous, et la bonneterie en général ; sans cela la couleur est enlevée, mais cela n’arrive que si elle est mal fixée.
- Quelquefois la couleur est enlevée ou passe dans les tissus de laine et cela, même avec les teintures les plus solides. Cela provient généralement de ce que le nettoyage des tissus a été incomplet avant l’application de la teinture.
- Les teintures acides, si on les a appliquées avec soin ne passent pas. Les couleurs directes, appliquées soit au coton ou à la laine sont également assez exemptes de ce désagrément.
- (Textile colorist.)
- LES COLORANTS NOUVEAUX
- TZVB. Violet-Triazol B De K. OEHLER. Offenbach s. M.
- Le Violet-Triazol B est de bonne solubilité et donne un Violet bleuâtre pur. Il se teint le mieux avec 5 % de soude et 20 % de sel de Glauber. Une addition de savon rend la nuance plus bleue et plus faible et l’unisson plus difficile.
- Solidité au savon : La nuance bleuit mais ne perd guère.
- Solidité à l’eau ; Très bonne; ne dégorge pas.
- » à l’acide : La nuance vire au bleu.
- » à la chaleur : La nuance rougit.
- » à la lumière : Moyenne : comme celle du Bleu-Triazol RR.
- Mi-soie : La soie ne prend presque pas de colorant.
- Mi-laine : Sans intérêt.
- Diazotage et combinaison avec Diazo-Paranitrani-line sans effet pratique.
- Traitement avec sulfate de cuivre :
- La nuance est changée en un bleu rougeâtre pur de solidité remarquable à la lumière et au savon.
- Enlevage : Poudre de zinc-bisulfite ronge bien, le sel d’étain ne suffit pas.
- No. 952 Vert Domingue H et 3G
- De A. Leonhardt et CIE, Miihlheim, s. M.
- Colorant donnant des teintes veri-blevâtres, qui se prêlent très bien pour produire des nuances vertes et olives solides en combinaison avec les autres colorants, tirant sur mordant de chrome ainsi que de ceux tirant, en bain acétique et se fixant au bichromate après teinture.
- La teinture se fait en bain acétique ou sur mordant de chrome.
- Pour les combinaisons, on recommande surtout les colorants suivants : Jaune foulon, Bleu Tolède, Brun foulon, Bleu acide SC, Rouge foulon T, Rouge solide WD, Noir Domingue au chrome D et B.
- Les deux procédés de teinture suivants sont appliqués pour laine en bourre, ruban de carde, écheveaux et pièces.
- 1. A un bain de 50° C. on ajoute 10 % de sulfate de soude et 2% d’acétate d’ammoniaque pour les nuances i claires ou 2 % d’acide acétique pour les nuances foncées et le colorant ; on chauffe en 1/2 heure au
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- bouillon, le maintient pendant 1/2 heure, ajoute 1 % d’acide acétique pour les nuances claires, 2 % pour les nuances foncées et fait bouillir encore pendant 1/2 heure.
- Le bain étant épuisé, on fixe pendant 1/2 heure au bouillon avec 1 à 2 % de bichromate de potasse, par quel traitement la nuance devient un peu plus jaunâtre.
- Les teintes vertes obtenues en combinaison avec le jaune foulon deviennent sensiblement plus jaunâtres par le traitement au bichromate.
- 2. Avec la laine mordancée au chrome, on entre dans un bain de 40* C., contenant environ 1 % d’acétate d’ammoniaque pour les nuances claires, 1 % d’acide acétique pour les nuances foncées; on chauffe en 1/2 heure au bouillon et fait bouillir jusqu’à ce que le bain soit épuisé. Pour les nuances foncées, il est parfois nécessaire d’ajouter encore 1 % d’acide acétique.
- Les teintes obtenues avec le Vert Domingue H sont déjà très solides sans le traitement au bichromate.
- Pour la teinture de la mi-laine, le Vert Domingue est également applicable, parce qu’il teint la laine en bain neutre avec addition de sulfate de soude. Il est surtout employé pour produire des teintes olives et vertes en combinaison avec la Chrysophénine, Jaune direct 2 R, Noir direct S, Noir violet Domingue SO, Orangé A, VertEboli, BleuEboli, etc.
- Sur soie, le Vert Domingue H tire le mieux en bain légèrement acétique et sans savon de dégommage.
- Sur mi-soie (laine et soie), on obtient de bonnes teintes en bain acétique à 90° C.
- Le jute se teint avec 10 % de sulfate de soude et 2 % d’acide acétique ; on obteint des teintes solides à la lumière d’une nuance Vert bleuâtre foncé.
- BLANCHIMENT ET TEINTURE de la toile Par George H. Hurst F.G.S. {Suite)
- Comme toute la teinture du bain n’a pas été absorbée il est plus économique de se servir de ce qui en reste, car pour les lots d’étoffes qui successivement y seront plongés il n’en est absorbé que les deux tiers ou les trois quarts ; on ramène le bain à son volume primitif avec de l’eau et un peu de sel de Glauber.
- Dans une certaine limite, il a été reconnu que les vieux bains donnent des teintes plus pleines et plus brillantes que les bains nouveaux, c’est pourquoi on doit toujours les conserver; cependant, il ne faut pas non plus s’en servir trop longtemps ; au bout de plus ou moins de temps ils deviennent sales et n’agissent plus aussi bien, il faut alors les rejeter et en faire de nouveaux. On ne peut à ce sujet, établir de règles fixes, mais un peu d'expérience pratique indique au teinturier le moment où un bain doit être changé.
- Si d’un côté le sel de Glauber donne de très bons résultats avec toutes les teintures directes, il y en a pourtant qui agissent mieux par l’emploi du sel ordinaire D’autres agissent encore mieux si, en outre du sel de Glauber ou du sel ordinaire on ajoute un peu de borax ou de phosphate de soude ; d’autres encore agissent mieux par l’addition d’un peu de soude et de savon dans le bain.
- Dans les recettes pratiques qui vont être énumérées, les meilleurs de ces produits ajoutés seront indiqués. Dans quelques cas, comme I e Noir ou le Bleu Immédiat on doit ne les employer que par des méthodes spéciales.
- Teintes Rouges
- Les rouges directs sont très nombreux et peuvent donner toutes les teintes depuis le ponceau le plus léger jusqu’au marron le plus foncé. Généralement ils prennent le mieux dans des bains contenant du sel de Glauber et de la soude. Toutes les recettes qui seront données plus bas sont calculées pour ICO livres de toile, que ce soit de l’étoffe ou du fil.
- Les teintes écarlates peuvent très bien être obte nues avec le Benzo pourpre IB ou 4B en employant dans le premier bain 4 livres de teinture, 10 livres de sel de Glauber et 2 livres de soude. Dans le second bain on n’aura besoin que de 3 livres de matière colorante. Le pourpre Delta 5B employé dans les mômes proportions donne des nuances bleues d’écarlate, tandis que le Geranine donne aussi de bons écarlats. La Purpurine brillante D, le rouge Diamine B et le Brillant Congo employés avec 3 pour cent de matière colorante, 10 livres de sel de Glauber et 2 livres de soude dans le premier bain, et un peu’ moins dans le second, donnent des écarlats très brillants. Le Congo Brillant R constitue une très bonne teinture bien plus résistante aux acides étendus que les autres rouges cités précédemment.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- S
- ZD
- Ecarlate foncé sur des fils
- Pour 100 livres de fils, préparer le bain comme suit :
- 4 livres Rouge Diamine 4 B
- 20 — Sel de Slauber.
- 2 — de Soude.
- 3 — de savon.
- Remuer dans la teinture pendant une heure
- Ecarlate ardent sur des fils
- Pour 100 1. de fils préparer le bain suivant :
- 3 livres Congo brillaut R
- 15 — Sel de Glauber
- 3 — de savon
- Remuer à l’ébullition pendant une heure, enlever, laver et faire sécher. Cette couleur résiste très bien et ne peut, dans aucun cas, être classée parmi les plus fugitives des teintes rouges.
- Ecarlate brillant sur des fils
- Pour 100 livres de fils, préparer :
- 3 livres Congo brillant R
- 15 — de sel de Glauber
- 3 — de savon
- Remuer à l’ébullition pendant une heure, retirer, laver et faire sécher.
- Pour les teintes cramoisies la purpurine Benzo 6B et 10B peut être employée, la dernière donne des teintes plus bleues que la première, 4 livres de matière colorante avec 15 livres de sel de Glauber et 3 livres de soude donnent de bonnes teintes.
- Pour obtenir un pourpre ayant beaucoup de corps on aura de bons résultats avec 3 livres de Rubin Congo dans un bain de 10 livres de sel de Glauber et de 2 livres de soude.
- Les Géranines Brillantes B et 3 B donnent des rouges bleutés brillants en employant 4 livres de matière colorante. Cette teinture donne une bonne teinte, résistante aux acides, à la lumière et à l’usage.
- Rouge sur des fils
- Pour 100 livres de fils préparer :
- 3 livres Rouge rapide Diamine F
- 20 » sel de Glauber
- 2 » soude
- 3 » de savon.
- Remuer pendant une heure à l’ébullition, retirer, rincer et passer ensuite pendant une demi-heure dans un bain bouillant de :
- 3 livres de fluoride de chrome, retirer, rincer et faire sécher. Ce traitement, d’après coup, aune très grande influence sur la résistance de la teinte à l’usage et à la lumière, mais par contre il la rend un peu plus fade.
- Rouge foncé sur des fils
- Pour 100 livres de fils préparer le bain suivant :
- 4 livres de Rouge rapide Diamine F
- 20 » de sel de Glauber
- 2 » de soude
- 3 » de savon.
- Après avoir teint pendant une heure, retirer et passer pendant une 1/2 heure dans un bain bouillant de : 3 livres de fluoride de chrome, retirer, rincer, et laisser sécher.
- Couleur Prune sur des fils
- Pour 100 livres de fils préparer un bain composé comme suit :
- 2 1/2 livres Diamine de Bordeaux S
- 20 » sel de Glauber
- 2 » de soude
- 3 » de savon.
- Remuer pendant une heure. Cette teinte est très bonne, et le produit employé donne un résultat qui résiste assez bien aux acides.
- (A suivre.)
- NOIR IMMÉDIAT ET BLEU IMMÉDIAT (Suite)
- V. Teinture des chaînes enroulées, sur des appareils mécaniques
- On teint également à beaucoup d’endroits les chaînes à l’état enroulé sur des appareils mécaniques. On garnit le bain de teinture avec : environ 16 kilos de Noir immédiat.
- 6 » de sulfure de sodium.
- 6 » de carbonate de soude cale.
- 10 » de sulfate de soude crist.
- En continuant à teindre sur le même bain, on rajoute pour une chaîne du poids de 50 kilos :
- 4 1/2 kilos de Noir immédiat.
- 2 » de sulfure de sodium.
- 2 » de sulfate de soude crist.
- 2 » de carbonate de soude cale.
- Après teinture on chasse le liquide, dont le coton se
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- trouve imbibé, à l’aide de la vapeur, puis on entre immédiatement dans le bain de rinçage. Après rinçage, on traite aux sels métalliques de la façon indiquée précédemment.
- VI. Teinture des chaînes sur Vencolleuse
- La teinture des chaînes peut également se faire sur l'encolleuse ; il suffit d’intercaler 3 petits baquets en bois entre les chaînes enroulées et la bassine de l'en-colleuse. Les deux premiers baquets servent pour la teinture, le troisième pour le rinçage.
- On garnit les deux baquets destinés à la teinture avec en riron :
- 30 à 35 gr. de Noir Immédiat.
- 8 à 10 » de sulfure de sodium.
- 5 » de carbonate de soude cal.
- 30 » de sel marin.
- Par litre de bain.
- Pour remplacer le colorant absorbé par le coton, on ajoute pendant la marche :
- 9 % de Noir immédiat.
- 2 % de carbonate de soude.
- 2 % de sulfure de sodium.
- 3 % de sel marin.
- Du poids de la chaîne a teindre.
- Après avoir traversé les deux baquets renfermant le bain de teinture et qui doivent être munis de rouleaux-exprimeurs agissant énergiquement, la chaîne est rincée dans le troisième baquet ; ensuite on procède directement à l’encollage en ajoutant à l’apprêt un peu d’alun de chrome.
- Noir immédiat sur tissus
- La teinture du Noir Immédiat peut s’effectuer de différentes façons :
- a) à la continue (course),
- b) au jigger,
- c) au foulard.
- La teinture à la continue est particulièrement pratique pour les usines qui ont une grande production ; le foulard s’emploie principalement pour des tissus relativement minces et légers, tandis que le jigger peut servir pour tous les genres de tissus.
- Teinture à la continue
- L'appareil se compose de deux cuves à roulettes contenant le bain de teinture. Les roulettes sont fixées sur un cadre en fer qu’on peut à volonté lever et sortir de la cuve.
- Il est pratique de percer dans la paroi séparant les
- cuves quelques trous qui servent à maintenir le bain à la même concentration dans les deux compartiments. A la suite des cuves se trouvent les barques de rinçage traditionnelles.
- La cuve peut être faite en bois ou en fer (fonte), les roulettes doivent être en fer (fonte). Les rouleaux-exprimeurs peuvent se faire soit tous les deux en bois, soit le rouleau inférieur en bois et le rouleau supérieur en fonte. On les munit d’un bombage, comme d’habitude.
- Le tissu, débouilli au préalable, doit être séché ou tout au moins exprimé, avant d’être mis en teinture ; cette dernière s’effectue en un ou deux passages dans la cuve.
- Après sa sortie du bain de teinture, le tissu passe dans les bacs de rinçage III et IV munis d’arrosoirs.
- On garnit le bain de teinture avec :
- 20 à 25 gr. de Noir Immédiat.
- 8 à 10 » de sulfure de sodium.
- 3 » de carbonate de soude cale.
- 15 à 20 » de sel marin.
- Par litre d’eau.
- On chauffe au bouillon, puis on ferme la vapeur et on entre le tissu. La teinture se fait en général à 80°-90° C. ; mais, dans certains cas, notamment pour des tissus faciles à pénétrer, il suffit de teindre à une température moins élevée (environ 50 C.).
- On chauffe le bain à l’aide d’un serpentin en fer. Il faut absolument éviter l’emploi du cuivre tant pour les tuyautages que pour toutes autres pièces.
- La durée d’un passage dans la course est d’environ 3 à 4 minutes.
- Pendant la marche, on nourrit le bain à raison de :
- 9 à 11 % de colorant.
- 3 à 4 % de sulfure de sodium.
- 2 % de carbonate de soude cale.
- là 2 % de sel marin.
- Du poids des pièces à teindre.
- en ajoutant tous ces ingrédients en solutions au fur et à mesure du passage des pièces.
- Après teinture, les pièces sont rincées à fond et traitées ensuite avec alun de chrome ou avec bichromate de potasse.
- (A suivre.}
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LACTOLINE
- (Bilactate de pot. ou sod.)
- de C. H. Bœhringer Sohn, Nieder Ingelheim
- Emploi. — En combinaison avec le bichromate de potassium ou sodium pour le mordançage de la laine peignée ou en bourre, des laines filées ou en pièces ainsi que pour le feutre.
- Avantages. — 1® sur le tartre : le bas prix du produit qui est toujours uniforme ; liquide se mélangeant facilement ; économie de la moitié de chrome; nuances très unies et plus nourries que celles obtenues avec le tartre.
- 2° sur l’acide lactique libre : La actoline comme bilactate de potassium ressemble le plus au tartre (bitartrate de potassium) et possède surtout la propriété de prolonger la fixation du chrome sur la fibre ce qui lui donne un plus grand pouvoir de pénétration et d’égalisation.
- Mode d’emploi. — Deux parties de lactoline sur une partie de bichromate. Les proportions, dans lesquelles les bains de mordançage sont montés, se modifient à cause du grand pouvoir de réduction de la lactoline comme suit :
- 1. Bains au tartre :
- a. 4 kil. bichromate.
- 3 kil. tartre.
- b. 3,0 kil. bichromate.
- 2,5 kil. bartre.
- IL Bains équivalents faits avec la lactoline.
- a: 2 kil. bichromate.
- 4 kit. lactoline 62,5 % en vol.
- b. 1,5 kil. bichromate.
- 3,0 kil. lactoline 62,5 % en vol, etc , etc.
- Les bains de mordançage ne s’épuisant pas complètement (sans ajouter d’acide acétique ou sulfirique) il suffit pour les bains suivants d’une addition de 1,5 kil. bichromate et 3,0 kil. lactoline pour proportion a. et 1,0 kil, bichromate et 2,0 kil. lactoline pour proportion b. etc.
- Si l’on préfère épuiser complètement le chrome du bain de mordançage on ajoute peu à peu de l’acide acétique ou sulfurique (après avoir fait bouillir 3/4 h.) La quantité d’acide à ajouter dépend de la dureté de l’eau.
- La manière d’opérer avec la lactoline diffère complètement de celle que nécessite l’emploi de l’acide
- lactique libre tandis qu’elle est identiquement la même avec le tartre. p. e. : Faire passer la marchandise dans le bain de bichromate jusqu’à ce qu’elle soit bien mouillée et également jaune, ajouter ensuite la lactoline étendue d’eau, pousser au bouillon et maintenir à l’ébullition pendant 1 1/2 ou 2 heures comme d’habitude. •
- La coloration verdâtre de la laine annonce la fin de l’opération. L’eau calcaire est à corriger d’abord. Si les laines contiennent beaucoup de graisse ajouter au bain 3-5 0/0 de sulfate de soude.
- Noir au Jer :
- 12 % de couperose (sulfate de fer).
- 4 % de sulfate de cuivre.
- 1,5 % de lactoline 62,5 % en vol.
- 1,75 % d’acide oxalique
- en travaillant sur un vieux bain de campêche ; si non, il faut renforcer le bain et ajouter du campêche et le cas échéant du bois jaune comme en employant le tartre.
- Le bain à base de lactoline étant moins acide que celui au tartre, il faut ajouter de l’acide oxalique jusqu’à ce que le bain de teinture ait une teinte brune-jaunâtre. Le mordant est traité comme le mordant ordinaire à la lactoline et l’eau calcaire est à corriger avant son emploi.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MACHINE A APPRÊTER LES TISSUS Par M. Pierre Bertrand
- Cette machine se compose de trois parties essentielles : 1° d’un dispositif nouveau de pulvérisateur; 2o d’une disposition également nouvelle de séchage à air chaud du tissu venant d’être apprêté, et 3° d’un système d’enroulage du tissu apprêté et séché.
- Le dispositif pour la pulvérisation de l’apprêt est formé d’une série de pulvérisateurs ordinaires plongeant dans le bain d’apprêt et qui sont actionnés, c’est-à-dire aspirant l’apprêt par une série de doubles ajutages munis chacun d’une clef de réglage et produisant la pulvérisation de l’apprêt. Cette pulvérisation est
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- obtenue par un mélange d’air chaud et de vapeur, l’emploi de cette dernière ayant pour but de conserver la fluidité de l’apprêt. L’ajutage extérieur servira de préférence à la projection de l’air chaud et l’ajutage intérieur à la projection de la vapeur. Ces ajutages qui sont branchés respectivement sur une rampe correspondante en communication par des tubulures avec chaque source de pulvérisation, projettent enfin l’apprêt horizontalement sur l’étoffe qui se déplace de préférence inclinée sous un angle d’environ 45» ; d’où projection sur le tissu de l’apprêt sous forme de brouillard et non plus de gouttelettes.
- Quant à l’appareil de séchage, il est formé d’une caisse plate à l’intérieur de laquelle se déplace le tissu venant de recevoir son brouillard d’apprêt, et comporte à son extrémité antérieure une rampe munie d’un certain nombre de becs permettant de projeter horizontalement ou sous une certaine inclinaison et avec une certaine pression un courant d'air chaud sur l’étoffe qui vient déjà d’être imprégnée d’apprêt. Ce mode de séchage a pour but non seulement de faciliter le séchage final, mais surtout de conserver le toucher l’aspect naturel des étoffes légères telles que taffetas, surrah, etc.
- Enfin, l’enroulage est composé principalement d’un tambour qui chauffe un feutre sans fin qu’on utilise quand on termine le séchage de l’étoffe par un carton sans fin. Dans le cas où l’étoffe s'enroule seule, une disposition ordinaire permettra d’arrêter le tambour et le feutre malgré la marche de l’étoffe.
- PROCÉDÉ DE FABRICATION DE TISSUS ENDUITS imperméables ou non Par M. Louis-Emile Jannin.
- Il s’agit dans cette invention de l’application d’une pâte à papier souple sur des tissus ou étoffes pour en boucher les pores, leur donner une surface unie et l’apparence d’un cuir, que l'on peut ensuite préserver ou non d’une couche d’un produit imperméable, tel que du caoutchouc, de l’huile cuite ou un vernis à base de cellulose ou tout autre vernis, et obtenir ainsi des imitations de cuir, de percaline à reliure, etc.
- Une composition qui donne de bons résultats est celle indiquée ci-après :
- Pâte à papier....................... 1 kil. 000
- Gélatine ou autre colle...... 0 » 200 Farine, tapioca, fécule, etc... 2 » 000
- Glycérine, glucose, mélasse. 0 » 500
- • Eau......................... 5 » 000
- On ajoute à ce mélange, pour empêcher que l’enduit de pâte de papier ainsi appliqué soit collant à l’humidité, une substance tannante quelconque, par exemple, du formol, de l’alun de chrome, etc.
- On enduit les tissus et étoffes avec la pâte de papier ainsi préparée, à l’aide d’une râcle analogue à celles employées pour la fabrication des toiles cirées. Après séchage, on lamine les tissus pour les rendre unis, puis on les gaufre à l’état tel quel ou bien on les revêt d’une couche d’un produit imperméable : caoutchouc, huile cuite, ou un enduit à base de cellulose nitrée ou bien un vernis quelconque, additionné ou non de substances capables de donner à ce revêtement imperméable de la couleur et de la souplesse.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LA FABRICATION des tissus imperméables
- Par MM. Louis FRANKESTEIN et Charles Lyst
- La présente invention constitue un procédé d’application sur étoffe d’un revêtement en caoutchouc, en une ou bien en deux opérations (pas plus).
- Au moyen de ce procédé, on applique d’abord la quantité exacte ou mieux une quantité en excès de caoutchouc nécessaire, on la comprime, on l’incorpore et on enlève l’excès à l’aide d’un certain nombres de râcles ou jauges échelonnées de distance en distance et qui sont placées graduellement de plus en plus psèr de l’étoffe. .
- {Reproduction interdite.}
- DIVERS
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- PROGRAMME DES PRIX Proposés en Assemblée générale le 30 mai 1900 A deeerner en 1901 (1).
- CONDITIONS GÉNÉRALES A REMPLIR PAR MM. LES CONCURRENTS
- Art. 1er. — Les étrangers sont admis à concourir comme les nationaux. Les membres du Conseil d'admi-
- (1) Le programme des prix paraît chaque année au mois de juin; il est adressé à toute personne qui en fait la demande au secrétariat de la Société industrielle.
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- nistration et des comités de la Société industrielle sont seuls exclus.
- Art. 2. — Les mémoires, dessins, pièces justificatives et échantillons doivent être marqués d’une courte devise ou épigraphe choisie par l’auteur et adressés franco de port, avant le 15 février 1901, au président de la Société industrielle de Mulhouse, en même temps qu’un pli cacheté renfermant le nom exact et l’adresse du concurrent.
- Art. 3. — La Société ne prend connaissance que des noms des concurrents dont les travaux auront été récompensés; elle se réserve toutefois le droit d’ouvrir le bulletin acheté, dans le cas ou un supplément in. dispensable d’informations serait à fournir par le candidat.
- Exception est faite aux auteurs de machines ,ou de procédés, dont l’application pratique est exigée par l’énoncé du prix. Dans ce cas, l’auteur n’est pas tenu d’observer l’anonymat en présentant son travail.
- Lorsque le cas l’exige, la Société envoie des commissaires sur les lieux mêmes pour examiner les machines ou procédés se rapportant à un concours.
- Art. 4. — Tout concurrent, par le fait même qu’il se présente au concours,s’en remet à l’appréciation souveraine de la Société.
- Art. 5. — Si une question n’est pas complètement résolue, il peut être accordé à titre d’encouragement, une partie plus ou moins élevée du prix offert.
- Art. 6. — Si plusieurs‘concurrents ont satisfait à la fois aux conditions du programme relatives à une même question, le prix est partagé entre eux par parties égales ou inégales, suivant la valeur respective des solutions présentées.
- Art. 7. — Tout concurrent conserve la faculté de prendre un brevet d’invention, mais la Société se réserve le droit de publier, en totalité ou en partie, les travaux qui lui auront été adressés.
- Art. 8. — D’après la législation en vigueur dans la plupart des pays, n’est pas réputée nouvelle toute découverte, invention ou application qui, dans le pays, et antérieurement à la date du dépôt de la demande de brevet, a reçu une publicité suffisante pour pouvoir être exécutée. En conséquence, les auteurs qui désirent s’assurer le privilège de leurs travaux, devront les faire breveter avant de les adresser à la Socié é industrielle, qui entend décliner toute responsabilité à ce sujet. Dans le cas où une invention serait récom- 2
- pensée par la Société avant d’être brevetée, l’auteur pourra demander que la publication de son mémoire soit ajournée.
- Art. 9. — La Société ne restitue pas les mémoires qui seront envoyés au concours, mais les auteurs peuvent en prendre copie. Quant à la restitution des dessins ou modèles qui accompagnent les mémoires, elle se réserve d’en apprécier l’opportunité.
- Art 10. — Les médailles que distribue la Société industrielles se distinguent, suivant leur module, en : Médailles d’honneur, Médailles d’argent ; Médailles de bronze.
- Art. 11. — En remettant leurs travaux, MM. les concurrents peuvent indiquer une adresse poste restante où le résultat de l’examen leur est envoyé, dans le cas où la récompense n’est pas aécernée.
- Art. 12. —La Société industrielle se réserve la faculté de décerner des récompenses à des travaux qui en seraient jugés dignes, alors même que ces travaux ne rentreraient dans aucune des questions mentionnées au programme.
- Fondations
- Prix Gustave Schœffer.
- Par dispositions testamentaires rendues publiques le 4 juillet 1895, M. Gustave Schæffer a légué à la Société1 industrielle une somme de 10,000 francs pour l’établissement d’un prix décennal, composé des intérêts accumulés de ce capital.
- Le comité de chimie est chargé de proposer le lauréat qui se sera fait connaître par un procédé ou une invention pratique dans le domaine de l’impression ou delà teinture.
- Le prix sera décerné pour la première fois en 1906.
- * ARTS CHIMIQUES Travaux théoriques.
- 3
- Médaille d’argent pour un mémoire sur la théorie et la fabrication d s rouges a l'alizarine par le procédé rapide basé sur l’emploi des corps gras modifiés et rendus salubles.
- 4
- Médaille d’honneur pour la production par synthèse des matières colorantes de la cochenille.
- s
- Médaille d’honneur pour un travail théoriqve et pratique sur le carmin de chenille.
- On devra indiquer d’où provient l’infériorité des
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- produits obtenus par les procédés décrits dans les traités de chimie, relativement à ceux que livre le commerce, et dire pour quelle cause la totalité de la matière colorante n’est pas transformée ou ne serait pas transformable en carmin.
- Il c’agit donc de donner un procbdé de préparation dont les produits puisseut rivaliser, quant au prix et à la vivacité de la nuance, avec les meilleures marques du commerce ; puis d’expliquer théoriquement l’extraction partielle du colorant, ainsi que l’action reciproqne des agents employés.
- 6
- Médaille d’honneur pour une étude sur la matière colorante du coton, son isolement et son identité ou sa non-identité avec la matière qui fonctionne comme mordant dans les tissus de coton écrus insuffisamment blanchis.
- 7
- Médaille d honneur pour un mémoire sur la différence de composition entre les noirs d’aniline verdis-sables et inverdissables.
- (A suivre.}
- A MM- LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le Ier juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (1 à 15 fr.) défaire afficher dans chaque atelier la présente loi elles règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à i oo fr.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d'administration publique d’autre part.
- Prix : i placard 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- INFORMATIONS
- Vient d’être promu ou nommé dans l’ordre national de la Légion d’honneur, à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900 :
- H
- Au grade de chevalier
- Vignet (Pierre-Magdeleine dit Petrus), administrateur délégué delà Société lyonnaise de teinture, apprêt, impression et gaufrage. Grand prix.
- Depuis le 1er octobre dernier, des coiis postaux avec ou sans déclaration de valeur et ne dépassant pas le poids de 5 kilog., peuvent être expédiés sur le " bureau italien de la Canée (Crète), par la voie d’Italie. Comme conséquence, l’Office italien n’accepte plus désormais les colis postaux à diriger sur le bureau autrichien de laCanée,
- D’autre part, le service des colis postaux de valeur déclarée est étendu à la même date aux relations avec la Russie par la voie de la mer Noire et avec les bureaux allemands ds Beyrouth, Jaffa et Smyrne.
- Le tableau ci-dessus indique les taxes à percevoir en France pour les nouveaux colis. (Voir le tableau page précédente.)
- A percevoir en France
- Lieu de destinati n
- La Canée (Crète) bureau italien (5 kil.)..........................
- Russie (y compris la Finlande et le Caucase (5 kil.)............
- Voie de transmission
- Voie de France et d’Italie.
- Voie des paquebots français entre Marseille et la mer Noire...............
- Beyrouth-Jaffa et Smyrne (bureaux allemands) (5 kil.).... Voie de Constantinople et des paquebots égyptiens.
- (A) Y compris le droit de timbre de 0 fr. 10.
- Nombre
- Droit d’assurance par 300 francs Taxe (A), ou fraction. de déclarations en douane.
- Francs Francs
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- » 0 20 »
- » 0 45 »
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- JURISPRUDENCE
- cmmnemnnns
- TRIBUNAL CIVIL DE BEAUVAIS
- Audience du 11 janvier 1900.
- 1. ACCIDENTS DU TRAVAIL. —INCAPACITÉ PARTIELLE ET PERMANENTE. — FAUTE INEXCUSABLE DE L’OUVRIER.
- PENSION. — DIMINUTION. — ARTICLE 20 DE LA LOI DU 9 AVRIL 1898.
- II. ACCIDENTS DU TRAVAIL. — FRAIS DE MALADIE. — COMPÉTENCE.
- 1. Lorsque l’ouvrier, victime d'un accident ayant entraîné une incapacité partielle et permanente, a commis une faute inexcusable dans l’accomplissement de son travail, le juge a le droit de diminuer la pension fixée au titre 1er de la loi du 9 avril 1898.
- II. Les contestations entre les victimes d'accident et les chefs d'entreprise relatives aux frais de maladie sont jugées en dernier ressort par le juge de paix à quelque chiffre que la demande paisse s’élever et ne rentrent pas, par conséquent, dans la compétence du tribunal civil.
- {Beaurain c. de Civille, Driard et Cief
- Ainsi jugé :
- Le tribunal,
- Attendu qu’il est constant, en fait que, le 10 juillet 1899, Baurain ouvrier dans l’usine de Civille, Driard et Cie à Beauvais, a été victime, à l’occassion du travail qu’il accomplissait dans cette usine, d’un accident qui à eu pour conséquence l’amputation de la main droite, ce qui constitue pour lui une cause d’incapacité partielle et permanente
- Attendu qu’à la suite d’un procès-verbal de non con-ciliation dressé le 31 juillet 1899 par le président du tribunal civil de Beauvais, Beaurain a, le 12 septembre 1899 et par exploit de Lejeune, huissier, introduit devant le tribunal contre les chefs de la manufacture susmentionnée, une demande en paiement d’une rente de 800 fr. et en remboursement des frais médicaux à titre d’indemnité de l’accident dont il a été victime.
- Attendu que les parties sont d’accord pour fixer à la somme de 1.171 55 le salaire annuel de Beaurain dans l'usine de Civille, Driard et Cie;
- Attendu qu’il y a lieu d’évaluer à 70 0(0 la réduction du salaire que Beaurain aura à subir dans l’avenir par suite de la perte de sa main droite et de fixer par conséquent l’indemnité à laquelle il a droit en confor-mité de l’article 3 n- 2 de la loi du 9 avril 1898, à une rente égale à la moitié de la réduction de 70 0[0 c’est-à-dire égale à 33 0[0 de 1.171 fr. 55 de son salaire annuel soit à 410 fr. 40;
- Mais attendu que des dépositions des témoins de l’enquête à laquelle il a jété procédé les 15 et 18 juillet 1899 par M. le juge de paix du canton nord-est de la ville de Beauvais en conformité de l’article 12 de la loi Précitée et de la déclaration de Beaurain lui-même, il résulte que ledit Beaurain a commis une faute inexcusable en ne faisant pas usage du bâton réglementaire
- pour enlever les laines tombées sous la machine dite « le loup » à laquelle il travaillait depuis plusieurs années déjà et que c’est le cas, en conséquence, pour le juge d’user du droit que lui confère l'article 20 de la loi du 9 avril 1898 en diminuant, dans l’espèce, la pension fixée au titre 1 de la loi susvisée;
- Attendu que l’article 15 de la même loi dispose que les contestations entre les victimes d’accident et les chefs d'entreprise re-latives aux frais de maladie sont jugées en dernier ressort par le juge de paix à quelque chiffre que la demande puisse s'élever, que dès lors le Tribunal civil a été incompétemment saisi par Beaurain d’une demande en paiement des fr is de maladie qui lui a occasionnés l’accident du 10 juillet 1899;
- Par ces motifs,
- Condamne de Civille, Driard et Cie à payer à Beaurain une rente annuelle et viagère de 300 francs à titre d’indemnité de l’accident dont il a été victime le 10 juillet 1889 et seulement à l’échéance de chaque trimestre après l’accident ;
- Se déclare incompétent pour statuer en ce touche le paiement des frais de maladie qui peuvent être dus à Beaurain et condamne de Civille, Driard et Cie aux dépens.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Langumier (Charles), teinturerie, rue de Paris, à Auxerre. — Jug. du 25 sept. — L. : M. Caron.
- Conversion de liquidations en faillites
- Mouton (François-Edouard), blanchisseur en chiffons, 41 et 43, rue de Paris, à Saint-Ouen. — Jug. du 28 sept. —S. : M. Maury.
- Formations de sociétés
- Formation de la Société en nom collectif Dolbau et Cie, apprêts, 67, rue Créqui, à Lyon. — Durée : 10 ans. — Cap. : 44.000 fr. — Acte du 31 août.
- Formation de la Société en nom collectif BARBRY-harlet fils, blanchisserie de toiles, à laCroix-du Bac, à Steenwerck. — Durée : 12ans. — Cap.: 51 332 fr.90. — Acte du 24 août.
- Formation de la Société en nom collectif Besançon et SCHOLAK, fab. et teinture des soies noir Masson, 215 bis, b. Voltaire, à Paris. — Durée : 10 ans. — Cap. : 50.000 fr. — Acte du 25 août.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 20 sept., delà Société Rondet, Debay et Bugeon, apprêts de pelleteries et fourrures, 17, cité Beauharnais.
- Dissolution, à partir du 8sept., de la Société Pétrus PIERRON et Bouchard, teinture en couleur des soies et coton en flottes, 4, rue Bonneterre, à Villeurbanne. — L. : M. Pierron. — Acte du 8 sept.
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- 316 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ventes de fonds de commerce
- Mme Vve Testard a vendu à Mme Vve Chartrain un fonds de teinturerie, 11, b. de Clichy.
- Mlle Louvard a vendu un fonds de teinturerie, 85, rue du Rocher.
- Mme Vanier a vendu un fonds de teinturerie, 14, rue Albouy.
- Mme Maingonnat a vendu un fonds de teinturerie, 12, rue St-Sulpice.
- M. Goué a vendu à M. Groult un fonds de teinturerie, 79, rue des Archives.
- Mme Couinau a vendu à M. De Madières un fonds de teinturerie, 136, rue Ordener.
- Mme Pelletier a vendu un fonds de teinturerie, 10, rue des Sts-Pères.
- M Intins a vendu à M. Carpentier un fonds de tein turerie, 23, rue Lemercier.
- Mme Sangouard a vendu à M. Leconte un fonds de teinturerie, 30, rue Bréda.
- M. Chevessier a vendu un fonds de teinturerie, 21, rue des Poissonniers.
- Mme Vve Leleu a vendu à Mme Vve Bailly un mat. de teinturerie, 82, b. Diderot.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
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- LOI SUR LES ACCIDENTS
- du Travail
- DU 9 AVRIL 1898
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés., sera exécutée comme loi de l’Etat.
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer, dès aujourd’hui, à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40 ; chaque feuille en plus, 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Commentaire historique et analytique de la loi des 9-10 avril 1889, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les ouvriers sont victimes dans leur travail
- 1898. In-8 343 pages. 5 francs.
- par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 317
- OUVRAGES SPECIAUX
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- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de [acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 59 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Ægim de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 ..
- — 2e qualité .. . 11 12 ..
- 3e qualité.... 6 50 10 • •
- — Sisal, Yucatan... 9 25 11 50
- — Honduras 8 80 9 25
- — Tabasco / 8
- — Haïti Cap 5 75 5 90
- — Fort-Liberté..... 6 30 6 75
- — Aquim 6 6 40
- — St-Marc 7 7 50
- — Gonaïves 6 75 7 20
- — P.-de-Paix 7 7 25
- — Miragoane...... c 5 50, 5 75
- — Saint-Domingo... 5 50 6 75
- — Martin, et Guadel. 4 50 5 25
- — Jamaïque 5 40 7
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 6 50
- * Manzanillo 6 6 25
- s Tuspan 6 7
- • Vera-Cruz .... 5 50 0
- » Campêche 5 5 25
- • Carmen 5 5 25
- » Tampico 5 75 6
- • Porto-Plata 4 75 5 05
- » Haïti 4 75 5
- • Jamaïque 5 25 5 50
- • Barcel et P. Cah .. 6 6 25
- • Rio Hacha 3 50 4
- • Carth. et Savan. .. 3 50 4
- • Maracaïbo 4 75 5 75
- • Fustet 100 k 14 16
- • Tatajuba 50 k. 4 5
- • Bahia 4 5
- » Corinio 5 35 6 50
- • Amapala. ... 50 kil. 5 5 25
- Rouge Brésil Bahia 7 9
- » Calliatour.. .100 k. 15 17
- » Lima 50 kil. 7 9 .0
- » Ste-Marthe 7 9 . «
- • 3 50 4
- • Sandal 100 k. 7 9
- • Sapan 50 k. 6 (0
- » Quebracho.. 1009 k. 90 98 • e
- « Pernamb 50 k 16 18
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M
- — en caisse — 37 50 45 • .
- Jaune ou gamb • . • • • •
- » pressé... 20 21 • •
- Cochenille
- On cote : Ténériffe zacatille 1 1/2 60 kil. 2 ..
- Ténériffe grise 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 • V
- Java, Mad , Pond.. ..... M • • • • • •
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 12 • 18 • «
- s a. aç e «
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.. 6 75
- » fin viol, et pourpre... 6 25
- » beau viol, et dite.... 5 75
- » bon violet.............. 5 .
- » moyen violet...........v. 3 75
- » bon violet rouge......... 4 50
- » bon moy. v. roug.... 4 ..
- « fin rouge................... 5 75
- » bon dito.................... 3 50
- » bon à fin cuiv........... 3 ..
- » cuiv. ord. et bas........ 2 25
- Java.,...........................M
- Kurpah....................... 2 50
- Madras....................... 2 .
- Manille...................... 2 ..
- Caraque..................... 2 50
- Guatemala flor............... 4 75
- » bon à fin sobré.. 3 ..
- » — cor.... 3 ..
- » cor. ord. à bas.. 1 50
- N-Gren fin et surfin.. 1/2 k 6 .
- » bon à beau.......... 4 50
- » ord. et moyen....... 2 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert .............
- Mers du Sud..........
- Madagascar...........
- Quercisron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé..
- » gros effilé...
- M
- M .. ..
- .M .. ..
- Rocou.
- 7 .
- 6 50
- 6 . .
- 5 25
- 4 ..
- 5 75
- 4 25
- 5 .
- 4 ,.
- 4 .
- 3 75
- 5 ..
- 4 50
- 3 50
- 4 50
- 5 50
- 4 50
- 4 50
- 2 50
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- 7 50 à 8 50
- 6 .. 7 ..
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne................... . • M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote : Acide tartrique.......... 260 .. à 265 ..
- Bois de : Campêche Laguna
- » Martinique 10 .. 12
- » Jaune Carmen. M ..
- » » Maracaïbo M ..
- Cannelle de Chine 1.0 .. 120
- — de Ceylan de n- 000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- Grises.................
- Argentées.............. Zacatilles.
- Noires Palmas..........
- » Lanzarotte........... Crême de tartre........ Curcuma Bengale....... Dividivi . ............
- Gommes :
- Arabique..............
- den....................
- 210.............
- 215.............
- 170.............
- 190 .. 200 ..
- 165 .. 170 .
- 70.............
- M .. .. ..
- 165 .. 180 ..
- 120 .. 125 ..
- Damar Singapore......... 112.. 115..
- » Batavia.............. 160 .. 165 ..
- Sandaraque........... 150 .. 160 ..
- Gambier................. 45 .. 50 ..
- Galles vertes et noires.. 180 .. 210 ..
- Indigos . — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre................... F, 2 50 à 2 75
- moyen ordinaire............... 2 .. 2 50
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............ 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................... 250 325
- Sumac en feuilles.........F. M .. 0/0 k,
- — en poudres..............F. M .. »
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 180 .. 00 k.
- sous papier, F. 180 .. 010 k:
- » bon marchand en pains F. 115 .. »
- » » » en boules. 115 . »
- * raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- Produit» chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.)..... 15 .. à 17 • (acq.).................... 17 .. 19 .
- Acide muriatique.... 20 d 9 50 •
- — nitrique...... 36 33
- - - ......... 40 41 .. • •'
- — sulfurique.... 66 10..........
- — 50 7 50 . *
- Carbonate de soudede 90/92,
- en sacs à rendre, marchés 12 25 • •
- Disponible............. ... 12 75 • • ”
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34..............
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs
- marchés..................... 17 50 • ”
- Disponible................ 18 50 •• •'
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés........ 8 25 . •
- Disponible................... 8 75 ••
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 ***
- Disponible................. 19 .. • •
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 •• “
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 •• •’
- Soude caustique 110/115, en tambours de 300 k.marchés 29 25
- Disponible.............. • 29 75 • •
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. plaquettes.................... 39 . • •'
- Soude douce 33 degrés, en vrac......................... 4 50
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 •• ”
- Silicate de soude........... 25 .. • •’
- Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de
- 500 kil...................... 10 . • • • ' ’
- Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. 20 . • *
- Chlorate de baryte en fûts de
- 100 kil......................190 .. •• •'
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0
- en sacs, consommation... 63 *
- Entrepôt.................... 60 "
- Sulfate de fer 95 p. 0[0, en sacs de 100 kil...............
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 319
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb.......... 78 .. à 80 .
- Acide acétique des arts 40% 29 .. 31 .
- — chlorydrique............ 7 .. 8
- — nitrique 36°.............. 32 . . 34 .
- — sulfurique, 66° .... 8 .. 11 .
- — tartrique................ 280 .. 285 .
- — citrique................. 355 .. 365
- Alun épuré............... 20 .. 22 .
- — ordinaire............... 15 .. 16 ,
- Ammoniaque incolore, 22°. 37 .. 38
- Bichlorure d’étain, 55°..... 105 .. 110 .
- — - 60°..... 130 . 135 . .
- Bois Campêche-Laguna... 18 .. 18 50
- — — Guadeloupe 14 50 15 ..
- — Jaune Centre Amérique 20 22 ..
- Cachou jaune. V apeurs ... 46 .. 48 .
- — brun..................... 95 .. 105 ..
- Chlorate de potas se.....110 .. 120 ..
- — de soude............... 125 ., 135 ..
- Chlorure de chauxl00 à 110° 20 .. 21 . .
- Chromate rouge de potasse 88 .. 90 ..
- — — de soude.. 66 .. 68 ..
- Crème de tartre ......... 185 . . 190 ..
- Cristaux de tartre......180 , 185 ..
- — de soude............... 8 .. 9 ..
- CurcumaBengale en racines 85 .. 90 ..
- — de Madras ................... ....
- — Chine ........ .... ....
- Essence de térébenthine .. 105 .. 110 ..
- Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. 19 ..
- Galles de Chine et Japon. 195 .. 205 ..
- — vertes et noires . . 225 .. 235 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 160 .. — arabique................. 250 ..
- — adragante rousse. 340 ..
- Jus de citron........ .... 23 ..
- Méthylène à 95° ........... 103 .
- — régie 90 ..... . 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 200 ..
- — — de soude............
- Pyrolignite de fer.......... 10 ..
- Résine...................... 16 ..
- Rouille ..................... 9 ..
- Sel de soude 80»........... 18
- — ammoniaque.. 12 50
- Sel d’étain................ 230 ..
- Soufre en canons........ 19 50
- — sublimé............,.... 21 50
- Sumac Sicile en feuilles... 28 ..
- Sulfate d’alumine....... 15 ..
- — de cuivre............... 66 ..
- — de fer................. 7 50
- 170 ..
- 300 ..
- 375 ..
- 24 ..
- 105 .
- 115 ..
- 205 ..
- ii ?
- 20 .
- 10
- 18 25
- 13 ..
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- Machine à mesurer en faudant.
- Machine à visiter simple en faudant.
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- Machine à griller à 1, 2, 3 et 4 rampes.
- Laveuse simple avec clapet.
- Laveuse avec pressions.
- Foulard simple à donner l’apprêt humide.
- Foulard double à donner l’apprêt humide.
- Machine à enrouler sur cylindres perforés ou rouleaux pleins.
- Machine à dérouler.
- Machine à fixer à l’état humide sur cylindres perforés.
- Continu à dégraisser la pièce au large, à 6 paires de cylindres et plus.
- Continu à foularder ou à donner l’apprêt humide.
- Foulons simples et doubles à pression par contrepoids ou ressorts.
- Foulon à briser pour l'épaillage chimique.
- Machines spéciales pour l’épaillage chimique (différents systèmes).
- Séchoir de laine à récupération.
- Baquets de teinture pour teindre en
- boyaux ou au large (différents modèles).
- Jiggers simples et doubles (différents modèles).
- Baquets de rinçage.
- Baquets de teinture et de rinçage réunis.
- Machine à sécher après teinture à air chaud et ventilation.
- Machine à sécher après teinture par cylindres, dite manique horizontale ou verticale.
- Manique ne séchant qu’un côté de la pièce.
- Manique séchant les deux côtés de la pièce.
- Grande batterie de plusieurs groupes de maniques horizontales ou verticales.
- Tondeuses à 1 et 2 cylindres.
- Machine à dérompre l’apprêt des tissus avec ou sans brossage.
- Machine à brosser simple et double avec application du vaporisage à volonté.
- Machine à 3 cylindres pour lustrer et étirer le tissu.
- Foulard-gommeur simple ou double accouplé à une manique.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de compensation.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de frictions séparées.
- Rameuse simple.
- Rameuse fixe à cadres.
- Rameuse décatisseuse, tous les mouvements se faisant au moteur.
- Rame-couverte à ramer et sécher.
- Machine à vaporiser.
- Machine à humecter.
- Machine à sublimer et vaporiser.
- Machine à doubler et plier en faudant.
- Machine à chauffer les cartons.
- Presse hydraulique et fausses presses.
- Calandre à 3 rouleaux.
- Machine à décartonner.
- Presse continue à très grand enveloppement de*la cuvette lustrant le tissu sans l’écraser.
- Machine à plier et métrer en même temps.
- Machine à enrouler sur planchette.
- Tuyaux de chauffage et ventilateurs pour chasser la buée.
- etc., etc.
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- 320 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts (Machines d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C“ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant. Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chaaffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille, Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, V, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Machines d’apprêt'
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- Machines à apprêter
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- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompes
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
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- ANNONCEE § La ligne (anglaise). . . 1 fr.
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
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- Les abonnements au Moniteur de la Tein- • ture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- La Loi sur les accidents du travail (suite).
- Revue des matières colorantes nouvelles.
- Récolte de l’indigo dans l’Inde.
- Fixation des couleurs d’alizarine.
- Noir immédiat et bleu immédiat (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Société industrielle de Mulhouse. — Cours du Conservatoire des Arts et Métiers. — Informations. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS du travail
- {Suite).
- Jurisprudence
- En décembre dernier le comité consultatif des assurances contre lesaccidents du travail a émis le vœu que le Ministère du Commerce suive et étudie la première jurisprudence relative à l’ap-plication de la loi du 9 avril 1398, sur les acci dents du travail, de manière à prévenir, autant qu’il serait possible, les divergences et les écarts qu’il n’était pas téméraire de prévoir.
- Déférant au vœu ainsi formulé par le comité consultatif, le Ministère du Commerce a recueilli, soit dans les journaux judiciaires quotidiens, soit auprès des Compagnies d’assuran-
- • ces qui ont soutenu des procès aux lieu"et place des assurés, toutes les décisions qui ont été rendues au sujet des accidents du travail, et il les a réunies en deux petits volumes.
- Le ministère ne peut pas être fier d’avoir été chargé de prendre une telle initiative.
- Après avoir composé Xesodes, Horace avait le droit d’écrire : Exegi monumentum perennius œre. J’ai élevé un monument plus durable que l’airain, et en effet, ni les temps, ni les âges n’ont pu anéantir cette œuvre indestructible qui vivra autant que l’humanité.
- Le petit ouvrage, édité sous les auspices du ministre et d’après le désir exprimé par le comité consultatif est bien aussi un monument, mais le monument de l’incohérence, de la contradiction, de la manifestation la plus évidente de l’ignorance, et des éventualités décevantes qui attendent les plaideurs qui remettent leurs intérêts entre les mains des représentants de la justice.Nous ne parlerons des jugements des juges de paix que pour mémoire. Ces infortunés, et on peut prendre ce dernier mot dans tous les sens, ont littéralement perdu la tête à propos de l’application de la loi du travail et nous les voyons flotter dans tous les sens et errer à tous vents de doctrine. Oh ! pour eux, la démonstration est complète, ce sont bien des agents subalternes du pouvoir exécutif, mais des juges, jamais. Comment en serait-il autrement, nous en avons connu beaucoup, l’un était trombone dans un régiment, l’autre cabaretier, un troisième, qui est en exercice au moment où nous écrivons, est un ancien gendarme.
- En vérité, en vérité, il est difficile que toüs ces gens-là, avec de tels antécédents et une pareille préparation ne donnent pas le spectacle le plus écœurant quand on les met aux prises
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- 322 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avec une loi dont le sens est si difficile à pénétrer en raison des conditions de son origine.
- L’insuffisance des tribunaux ordinaires éclate d’une manière qui n’est pas moins évidente. Le recueil dont nous parlons porte, en lui-même, la preuve non équivoque de l’ignorance et de l’inaptitude desjuges qui les composent.
- Là, c'est un tribunal qui, par la décision rendue, prend soin de nous avertir qu’il n’a pas l’idée la plus vague et la plus indirecte de l’existence des principes absolument certains ; pour lui, Y Officiel où l’on peut lire la discussion de la loi et sa raison d’être, n’existe pas, c’est une publication aussi ignorée en France que peut l’être le coran des Arabes, ou le livre d’heures des Hindous.
- Sous la même rubrique, nous voyons plusieurs décisions appliquer sainement la loi, puis en poursuivant la lecture, on en rencontre, et en plus grand nombre, statuant dans un sens diamétralement opposé aux précédentes.
- Oh non ! ce monument de papier ne peut pas rehausser l’éclat de la magistrature. Le Comité consultatif lui a joué un bien vilain tour, et non sans révéler les intentions, puisque la publication, disait-il, était destinée « à prévenir les divergences et les écarts qu’il n’étaitpas téméraire de prévoir ».
- Le gouvernement, pour sauver les apparences, devra encore longtemps prêcher le respect de la magistrature et des autres fonctionnaires.
- Notre vieux Lafontaine, ce génie de bon sens, a dit vrai : « d’un magistrat ignorant, c’est la robe qu’on salue ».
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au noM du Journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc., etc., des polices d’assurances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, TOUTES LES COMMUNICATIONS RELATIVES AUX ASSURANCES DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons immédiatement à la Compagnie the Océan-Accident seule chargée de traiter ces questions.
- REVUE
- DES
- MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES
- et des Progrès de la Teinture
- Pour la Teinture du coton la maison F. Bayer et Cie, présente son Alizarine Saphirol SE, pour la teinture du coton en bleu très vif, conservant sa belle nuance à la lumière artificielle. Ce bleu a une solidité à la lumière bien supérieure à celle de tous les colorants de nuance analogue.
- On teint sous addition de 5 0/0 d’alun. On manœuvre 20 minutes à froid,‘on chauffe jusqu’au bouillon que l’on maintient 20 minutes, on arrête la vapeur et laisse tirer encore 20 minutes.
- L’Alizarine Saphirol SE s’applique également bien sur coton mercerisé.
- Le Benzo Orange solide S, de la même maison, a sur le Benzo orange R, l’avantage d’une plus grande solidité à la lumière. Il donne une nuance pure, d’un grand éclat, d’une remarquable résistance aux acides, aux alcalis au frottement, à la sueur. Le fer chaud fait momentanément jaunir la nuance. La solidité au chlore st passable. On teint le coton avec 10 à 20 0/0 de sulfate de soude et 1/2 à 1 0/0 de carbonate de soude. Le Benzo orange solide S peut servir pour foularder en impression et est rongé en blanc avec la poudre de E zinc ou mieux le sulfocyanure de protoxyde d’étain.
- Sur mi-laine, en bain bouillant de sulfate de soude, le nouveau colorant teint bien les deux fibres, le coton est plutôt légèrement supérieur comme nuance.
- Sur laine, cet orange donne des teintes solides au foulon en employant un bain acide.
- Sur mi-soie, en bain faiblement alcalin, la soie est peu teintée.
- Benzo-Bordeaux-Nitrol G (F. Bayer). Ce colorant entre dans la série des Benzo-Nitrol. Il convient surtout à la teinture des écheveaux, fils pour tissages, et donne en nuance copulée un Bordeaux bleuâtre analogue à la teinte de l’Alizarine Bordeaux sur mordant d’alumine, d’une solidité remarquable aux lavages et aux acides. A la lumière la teinte est plus résistante que les nuances Primulines diazotées.
- On teint avec 20 0/0 de sulfate de soude et 2 0/0 de carbonate.
- Les teintes directes n’offrent pas l’intérêt et n’ont pas la solidité des teintes copulées.
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- II nous reste à voir de la même maison les nouvelle s couleurs sulfurées Katiguène.
- Le Brun-Katiguène au chrome 5G est peu solide à la lumière en teinture directe. Il n’est intéressant que lorsque l'on le traite au bichromate de potasse et au Sulfate de cuivre qui transforme le brun jaune primitif en une belle nuance vieil or très solide à la lumière, aux acides et aux lavages alcalins. On teint avec 8 0/0 de sulfure de sodium, 6 0/0 de carbonate de soude et 50 0/0 de sel marin. On fixe en bain bouillant de 3 0/0 de bichromate de potasse, 3 0/0 sulfate de cuivre et 5 0/0 d'acide acétique.
- W Olive Katiguène G se teint avec 50 0/0 de sel marin, 10 0/0 de carbonate de soude, 6 0/0 de sulfure de sodium. On manœuvre 1 heure sans précautions particulières. On obtient ainsi un olive jaunâtre très solide aux acides, aux alcalis, et à la lumière. Par traitement au bichromate de potasse 2 0/0, sulfate de cuivre 2 0/0 et acide acétique 1 0/0, on obtient des teintes plus verdâtres qui peuvent être rendues encore plus bleues par remontage avec le bleu turquoise G. La solidité de ces olives au chlore mérite de la pari des teinturiers une attention toute particulière.
- Sur coton mercerisé et sur velours de coton ce vert olive donne de beaux résultats.
- Après le Noir Vidal, le Noir Immédiat, le Noir Eclipse, voici les Noirs Katiguène SW et TG.
- SW donne un noir corsé à reflet bleuâtre et n’exige pas de traitement au bichromate.
- TG donne un noir noir nourri par traitement au bichromate après teinture.
- Tous deux sont des colorants aux sulfures. Ils sont eux aussi d'une solidité hors de pair à la lumière, aux alcalis, aux acides en bains froids ou bouillants. Ils ne supportent pas le chlore ou l’eau de Javel. Ils peuvent se teindre sans installations ni appareils spéciaux. Ils n’affaiblissent pas la fibre, ne verdissent pas, et, bien préparés, ne dégorgent pas au frottement.
- On teint en bacs ordinaires et bâtons en bois avec : 20 % de Noir Katiguène ;
- 20 % de sulfure de sodium ;
- 8 % de carbonate de soude;
- 50-60 % de sulfate de soude ou de sel marin.
- On teint 1 heure à 1 h. 1/4 à environ 90°, on exprime à la sortie du bain de teinture puis on rince à fond. Pour fixer le noir TG on passe 20 minutes au bouillon en bain contenant :
- 2 1/4 % de bichromate de potasse; o-..
- 3 % d’acide acétique ;
- 3 % d’alun ;
- pour noir à reflet bleuâtre.
- Ou j
- 2 0/0 bichromate de potasse ;
- 2 0/0 sulfate de cuivre ;
- 3 0/0 d’acide acétique ;
- pour noir noir intense, noir corbeau.
- Sur tissus comme sur canettes ou coton en bourre le noir Katiguène réussit très bien.
- A mon avis, de la concurrence existante entre les divers noirs au soufre, celui qui prendra la première place, sera celui qui s’obtiendra au meilleur marché, les teinturiers ayant acquis les tours de mains voulus pour teindre facilement ce genre de couleurs sulfurées.
- Par le mélange des diverses couleurs Katiguène on obtient une infinité de nuances mode très intéressantes à cause de leur solidité exceptionnelle à l’air et aux acides ainsi qu’aux lavages.
- Le Benzo-écarlate solide 4BS (Bayer) est une couleur directe donnant une teinte plus bleuâtre que la benzo-purpurine 4B et a une plus grande résistance à la lumière et à l’air. Sa solidité sous ce rapport égale presque celle de la géranine.
- On teint avec 20 0/0 de sulfate de soude et 1 % de carbonate de soude.
- Sur la mi soie on obtient la soie presque blanche, facile à remonter en bain acide le benzo-écarlate étant solide aux acides.
- Sur la mi-laine en bain neutre, ce colorant teint plus fortement le coton que la laine.
- Les Noirs diazo-éthy le B et R (Bayer) n’ont d’intérêt comme leur nom l’indique qu’en nuances diazotées. On développe avec le développeur B. La maison Bayer les recommande surtout pour les filés et tissus mercerisés. Pour le mercerisé il est bon de n’ajouter le sulfate de soude dans le bain de teinture qu’au bout d’un certain temps de marche et de ne chauffer que lentement. La nuance est d’un beau noir corsé à reflet bleuâtre, elle est d’une bonne solidité aux lavages, aux alcalis et aux acides. Ces noirs peuvent être rongés à l’aide du sel d’étain ou de la poudre de zinc.
- Irisamine G (Manufacture lyonnaise de matières colorantes). — Ce nouveau colorant basique se rapproche des rhodamines. Il donne une nuance sensiblement plus vive et plus bleuâtre et a une excellente « solidité.
- ! On l’emploie sur coton mordancé au tanin et à
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l’émétique, il unit très facilement et peut également servir à remonter les nuances faites avec les couleurs diamines.
- En impression,l'irisamine s’emploie sur tissu huilé ou non huilé. On obtient plus vif sur tissu huilé.
- La couleur d’impression se prépare avec la matière colorante 200/1000 d’acide acétique à 6’ Bé 500 cc. par litre d’épaississant à la gomme adragante et 240 cc. par litre de tanin dissout dans l’acide acétique (1 pour 1).
- On peut ronger l’impression par deux méthodes.
- a) par rongeage du tanin avant teinture.
- b) par rongeage du colorant à l’aide du chlorate.
- Brun Oxy-Dlamine G (Manufacture lyonnaise. — Ce brun donne une nuance un peu plus rougeâtre que le brun diamine 3 G et qui se distingue par son intensité et la vivacité de son reflet. La solidité au lavage est bonne, meilleure que celle des bruns pour coton N et Az. La résistance aux acides est bonne, le changement de nuance revient au lavage. A la lumière la solidité est moyenne. La nuance résiste bien au fer chaud.
- Par copulation avec le nitrazol ou la paranitraniline en obtient un brun rougeâtre corsé qui se distingue par une excellente solidité au lavage, tout en étant d’un prix de revient très réduit. La copulation se fait à la façon habituelle avec 2 % de nitrazol pour les nuances claires et 3 % pour les nuances foncées. On teint avec sulfate de soude et soude comme pour les autres couleurs diamines.
- Vert noir diamine ^(Manufacture Lyonnaise). — Ce vert donne une nuance moins vive que le vert diamine B, mais particulièrement intéressante comme teinte foncée. La résistance à la lumière et aux lavages est semblable à celle du vert diamine B, généralement connu. On teint au bouillon avec 10 0/0 de sulfate de soude pour les nuances pâles et 20 0/0 pour les nuances foncées.
- Le fixage au cuivre donne une teinte plus foncée, plus noire mais non plus solide.
- Aux acides,
- Aux alcalis,
- Au chlore,
- Le vert se ronge très bien. Le ferrocyanure d’étain convient pour enlevages blancs, le rongeant au sel d’étain est plus approprié aux enlevages colorés.
- Brun Immédiat B (Manufacture Lyonnaise). — Ce nouveau colorant du groupe des couleurs immédiates
- se distingue comme les noirs et le bleu par une solidité exceptionnelle. On teint suivant l’intensité de la nuance désirée avec 5 gr. de carbonate de soude, 3 à 5 gr. de sulfure de sodium, 20 à 40 gr. de sel marin par litre de bain. On peut modifier la teinte ; 1° par copulation au nitrazol C, qui augmente la vivacité; 2° par traitement au bichromate de potasse et sulfate de cuivre qui donne des nuances plus foncées.
- Les teintes directes aussi bien que les teintes traitées peuvent être remontées avec des colorants basiques qui se fixent très bien sur le brun immédiat B.
- Dans le bain de teinture même on peut ajouter du jaune solide diamine B., de l’orange diamine B. ou du noir Immédiat.
- Ce brun possède une solidité irréprochable au lavage et au foulon et ne dégorge pas sur coton blanc, aussi bien en teintes directes qu’en teintes traitées.
- La résistance aux acides est supérieure à celle du cachou et peut servir dans les teintures coton et laine ou l’on teint la laine en second lieu en bain acide.
- La solidité à la lumière des teintes traitées est supérieure à celle du cachou, les teintes directes ont une solidité correspondante à celle du cachou naturel.
- Nous devons signaler aussi le Noir foulon diamine B, très intéressant pour les tissus mi-laine. ]
- Pour masquer les pailles et déchets de coton dans la laine renaissance ou certains tissus qu’on’ne veut pas épailler chimiquement, on teignait jadis au sumac et fer ou au sumac cachou, campêche et fer. Le résultat n’était pas bon comme aspect et surtout comme toucher.
- La Manufacture Lyonnaise avait remplacé cette marche par le remontage en 2e bain avec noir oxy-diamine EVN ou noir diamine BH.
- Le mode d’emploi du noir foulon diamine B est encore plus simple. Ce noir est ajouté au bain de foulage des tissus mi-laine" et teint exclusivement le coton, tandis que la laine reste presque incolore et peut être remontée ensuite en toutes nuances sur bain acide.
- La même Manufacture Lyonnaise a fait également paraître une carte d’Enlevages sur coton en flottes très intéressante pour les articles de bonneterie. On ronge en blanc à la poudre de zinc et en couleur par l’acétate d’étain combiné au tanin et à un colorant basique.
- La fabrique S. R, Geigy de Bâle lance le Jaune polyphényle 3 G et le Bleu polyphényle.
- Ces deux colorants directs se teignent de la façon
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- habituelle et ont une solidité moyenne. Leur bon rendement et leur prix peu élevé leur réserve surtout un emploi.
- Pour la teinture de la Laine nous avons à signaler le Vert cyanol 6 G de la Manufacture Lyonnaise. Ce colorant donne une teinte plus verdâtre et plus vive que le vert cyanol B. Il est recommandable pour : 1° son unisson facile; 2° sa solidité excellente à la lumière, à la transpiration, au soufre.
- La Société anonyme F. Bayer a lancé une carte très intéressante de ses couleurs d’alizarine Diamant et au chrome sur fil de laine peignée teinte en un seul bain. Cette carte complète celle de 1899 et met en évidence les avantages de leurs colorants nouveaux.
- Brun d’anthracène à l’acide R,
- Brun diamant 3 R.
- Alizarine rouge PS poudre
- et Alizarine cyanine brillante 3 G.
- On teint avec 10 -15% sulfate de soude et 2-4% d’acide acétique. On laisse refroidir à 70® et on ajoute de 0,2 à 1 k. 500 de bichromate de potasse suivant les colorants.
- M. Ude.
- RÉCOLTE DE L'INDIGO DANS L’INDE
- II résulte de renseignements publiés par le Bulletin commercial, de Bruxelles, que la récolte de l’indigo dans le bas Bengale et le Behar sera à peu près comme suit :
- Bas Bengale, environ 5.700 maunds, contre 15.000 maunds en 1899.
- Behar, première coupe, environ 41.000 maunds, contre 45 100 maunds en 1899 : deuxième coupe, à peu près 14.000 maunds.
- Dans le bas Bengale, la récolte de cette année est la plus petite qui ait été renseignée jusqu’à présent et la diminution est due à la décroissance de la superficie des plantations accentuée encore par de mauvaises conditions climatériques.
- La récolte du Behar est inférieure aux premières prévisions, par suite également de da température défavorable et de la diminution des plantations. En ce qui concerne la seconde coupe, son rendement ne dépassera pas 15 000 maunds dans les conditions les plus favorables, alors que des pluies excessives réduisaient, au contraire, de beaucoup ce chiffre. Il est
- encore trop tôt pour estimer le rendement des provinces du Bénarès et du nord-ouest, qui dépendra, en grande partie, de l’état de la température, mais on s’attend généralement à une production plus grande que l’année dernière, par suite de l’augmentation de la superficie des plantations. Il est à remarquer, cependant, que les perspectives actuelles y sont satisfaisantes. Selon toutes probabilités, la récolte atteindra environ 115.000 maunds, contre 86.800 maunds en 1899 et une moyenne de 125.800 maunds pour les dix. dernières années.
- DE LA
- FIXATION DES COULEURS D’ALIZARINE par le cachou de Laval et les thiocatéchines
- Le cachou de Laval en général et les matières colorantes du groupes des sulfures organiques sont, comme chacun le sait, employés comme mordants pour un grand nombre de colorants, particulièrement les colorants basiques, couleurs d’aniline et les couleurs naturelles, tels que les extraits de bois ; mais les teintures ainsi obtenues sont pour la majeure partie, peu solides soit à la lumière, soit aux lessives alcalines et souvent mêmes aux acides.
- Ainsi les couleurs obtenues en mordançant au cachou de Laval, puis teignant en violet de Paris, vert acide, bleu BSS, rosalane, etc., résistent mal à la lumière et sont rapidement détruites par une solution en un bain de :
- Eau.............. 1 litre
- Sel Solvay....... 10 gr.
- Soude caustique. 1/4 »
- D’autre part, le cachou de Laval peut aussi servir à fixer les couleurs d’alizarine et quelques couleurs bon teint, comme la céruléine, la galléine, etc. On doit à ce sujet à MM. Erban et Specht un procédé de fixation, décrit par M. J. Garçon, dans son Traité de la pratique du teinturier, qui donne de bons résultats. Les nuances obtenues sont alors de bonne résistance à la lumière et aux lessives.
- Nous présentons, aujourd’hui aux lecteurs, un procédé de fixation des mêmes couleurs d’alizarine, soit le cachou de Laval, soit par l’emploi comme mordant des thiocatéchines (marques n° 3 et no 1).
- Ce procédé, qui nécessite l’emploi de trois bains
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- successifs, bains 3e cachou de Laval, bain fixateur et bain de teinture, comme le procédé Erban et Specht, nous a donné de très bons résultats et a l’avantage de supprimer les séchages successifs.
- Si, en effet, à une solution de cachou de Laval, ou de thiocatéchine n°s 3 et 1, en ajoute une couleur d’alizarine et qu’on porte à l’ébullition l’addition d’une
- petite quantité d’un mélange de :
- Eau................................. 1 litre
- Bichromate de potasse. 4 gr.
- Sulfate de cuivre....... 4 —
- Acide sulfurique....... 1 c. 3
- il se forme immédiatement un précipité entraînant toute la matière colorante.
- Ces laques, diversement colorées, présentent une notable résistance à la solubilité dans les solutions alcalines.
- Ainsi les laques données par le rouge d’alizarine et l'orange ne se redissolvent que partiellement par une ébullition avec une solution de soude caustique à 1/2 pour 100.
- Le bleu d’alizarine, et particulièrement le bleu S en poudre, donne une laque insoluble dans les mêmes conditions. Il en est de même de la céruléine.
- La galléine donne des laques qui se dissolvent assez facilement.
- Nous basant sur ces résultats, nous avons été conduit au procédé suivant ;]
- 1- Teindre en cachou de Laval ou thiocatéchine (n- 3, n 1), comme d'ordinaire, c’est-à-dire une addi-tion de sel de soude et de sel marin. Tordre, laver et
- fixer en un bain de :
- Eau................ ... 1 litre
- Bichromate de soude........... 4 gr.
- Sulfate de cuivre............. 4 »
- Acide sulfurique............. 1 c 3.
- à la température de 50 degrés.
- Tordre et sans laver, teindre en bain d’un des colorants ci-dessus, en opérant avec les précautions habituelles, c’est-à-dire en montant à l’ébullition en une heure et maintenant un quart d’heure.
- Enfin, on tord, on donne un savon bouillant une demi- heure à 5 grammes par litre et on sèche. On obtient ainsi des teintes très égales qui unissent faci lement et résistent bien aux lessives et à la lumière.
- Pour les couleurs claires, nous avons teint avec : Cachou de Laval. .................. 200
- Les bains de teinture sont montés à raison de : Rouge d’alizarine....................... 3 0[0 Bleu d’alizarine S en poudre. 1 à 1/2 0|0 Orange d’alizarine......................................... 4 0|0
- Céruléine pâte................... 6 »
- Galléine en poudre............... 200
- Pour les couleurs foncées, nous employons : Cachou de Laval ................... 5 0[0 et nous teignons avec
- Rouge d’alizarine...................... 8 0(0
- Orange d’alizarine......................15 »
- Bleu en poudre S’....................... 5 »
- Céruléine pâte..........................20 »
- si on substitue la thiocatéchine n* 3 au cachou de Laval : en employant de même 4 à 5 pour 100 de thiocatéchine et teignant avec les mêmes proportions que ci-dessus, on obtient des teintes plus rabattues, mais aussi beaucoup plus foncées.
- Avec la thiocatéchine n° 1, les teintes obtenues sont moins intéressantes et le procédé ne trouve»* rait d’application que pour remonter ces couleurs, en varier légèrement la teinte et leur donner de la résistance aux lessives.
- Par exemple, le rouge d’alizarine, à raison de 2 à 3 pour 100, rougit les teintes, et sur thiocatéchine, à raison de 8 à 10 pour 100, donne des couleurs acajou.
- Nous avons fait des essais de résistance de ces nuances.
- Toutes, excepté les teintes à la galléine, résistent bien au savonnage à froid, sans dégorger, ni virer, ni tacher le blanc.
- Au savon bouillant, il en est de même : elles ne tachent nullement le blanc et dégorgent à peine. Cependant, les teintes foncées avec rouge d’alizarine dégorgent sensiblement et tachent un peu le blanc.
- Enfin, au bouillon, une demi-heure, en lessive Sol-vay à 10 grammes par litre, les couleurs claires et foncées à la céruléine et au bleu d’alizarine sont d’une résistance excellente ; les teintes foncées, avec rouge d’alizarine et orange, sont bonnes, mais tachent légèrement le blanc.
- Ajoutons, pour terminer, que toutes ces nuances ont une très bonne résistance au frottement et à la lumière.
- LALLEMENT,
- Professeur. de chimie
- à VEçole industrielle de Fiers (Orne).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 327
- NOIR IMMÉDIAT ET BLEU IMMÉDIAT (Suite)
- B. Teinture au jigger
- Pour la teinture en Noir immédiat on peut se servir du jigger ordinaire, pourvu qu’on ait soin d’exprimer le tissu au dernier passage et de rincer immédiatement après dans un second jigger rempli d’eau. A cet effet il est très pratique d’installer deux jiggers, l’un à la suite de l’autre, le premier servant pour la teinture, le second pour le rinçage.
- Pour la première mise on garnit le bain avec environ :
- 18 à 20 % de Noir Immédiat,
- mais pas moins de 40 à 50 gr.
- 8 à 10 gr. de sulfure de sodium,
- 12 gr. de dextrine,
- 15 gr. de sel marin, par litre.
- On donne 6 à 8 passages au bouillon, puis on exprime et on passe directement dans un second jigger contenant de l’eau froide pour le rinçage. Ensuite on lave de la façon habituelle et on traite aux sels métalliques, s’il y a lieu.
- En continuant à teindre sur le même bain on rajoute, 9 à 11 % de colorant,
- 3 à 4 % de sulfure de sodium, 2% de dextrine,
- 1 à 2% de sel marin, du poids des pièces à teindre.
- La première eau de rinçage peut toujours être employée pour ramener le bain à son niveau primitif.
- A défaut d’un jigger muni de rouleaux-exprimeurs on peut se servir du jigger ordinaire en plaçant sur le rouleau-entraîneur un second rouleau en fonte. Les deux rouleaux sont munis d’un bombage, comme d’habitude, et le tissu ne passe entre ces rouleaux que pendant le dernier passage dans le bain.
- C. Teinture au foulard
- On se sert d’un foulard à deux cylindres, avec rouleaux-exprimeurs en fonte, en bois ou en caoutchouc, ainsi que d’un bac en bois assez grand, dans lequel le tissu est guidé par des rouleaux en fonte ou en bois tournant dans des coussinets en fonte.
- Le bain est chauffé par la vapeur indirecte à l’aide d’un serpentin en fer. Il est préférable de ne pas chauffer à la vapeur directe, pour ne pas diluer le bain par l’eau de condensation.
- Les rouleaux-guides dans le bac sont à disposer de telle façon que le tissu fasse deux à trois passages dans le bain, tout en restant constamment au-dessous de la surface.
- Tout contact du bain avec des pièces en cuivre ou en laiton est à éviter; le bois, le fer, le plomb, le plomb dur et le nickel n’ont aucune influence nuisible.
- On garnit le bain à raison de : environ 20 à 30 gr. de Noir Immédiat,
- 6 gr. de sulfure de sodium,
- 2 gr. de sulforicinate de soude,
- 15 gr. de sel marin/
- 10 à 15 gr. de dextrine, par litre.
- La teinture au foulard se fait à une température d’environ 90° C. ; on donne deux passages ou un plus grand nombre, selon les besoins.
- En continuant à teindre sur le même bain on rajoute suivant l’intensité du noir exigé.
- environ 9 à 10 % de Noir Immédiat,
- 2 à 3% de sulfure de sodium, 1/2 % de sulforicinate de soude,
- 1 à 2 % de sel marin, 2% de dextrine, du poids du coton sec.
- On rajoute les solutions de tous ces ingrédients successivement pendant le passage des pièces.
- Après le foulardage on lave les pièces énergiquement, puis on sèche, à moins qu’on ne traite encore en sels métalliques au préalable, comme il est indiqué ci-dessous.
- Traitement aux sels métalliques
- Après teinture les tissus sont traités en sels métalliques. Ce traitement n’a que peu d’influence sur la solidité du noir, qui est déjà remarquable par elle-même, mais il modifie la nuance dans un sens avantageux. Avec le bichromate de potasse on obtient un noir plus bleuté, avec l’alun de chrome par contre un noir plus charbon.
- On emploie,
- 3 % d'alun de chrome, 3 % d’acide acétique :
- 1 à 2 % de bichromate de potasse,
- 1 à 2 % de sulfate de cuivre,
- 3 % d’acide acétique, du poids du tissu.
- Le traitement en sels métalliques peut se faire soit au jigger, soit au foulard. On opère à 75—800 C; dans a plupart des cas il suffit de donner 1 à 2 passages.
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- CO 0O 00
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ensuite on rince à l’eau froide, on sèche et on apprête de la façon habituelle.
- Au lieu de faire le traitement en sels métalliques dans un bain spécial on peut également, avec le même succès, ajouter à l’apprêt les proportions voulues de sels métalliques.
- . ' Observations
- Afin d’obtenir des teintes qui ne salissent pas au frottement il importe que le tissu soit bien exprimé après teinture ou pendant le dernier passage et qu’il soit rincé à fond immédiatement après.
- Si on laisse reposer les pièces teintes et rincées pendant quelques heures avant de traiter en sels métalliques, on obtient des nuances plus pleines et plus bleutées.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion U analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PERFECTIONNEMÉNTS DANS LES MACHINES à apprêter les tissus et à leur donner à volonté le brillant fixe et durable Par M. E. THIÉBAUT
- Il s’agit dans cette invention d’un ensemble de perfectionnements dans les moyens de sécher et d’apprêter les tissus de toutes forces et qualités, remplaçant dans ce sens les séchoirs à tambours multiples ou à parcours, les machines à feutre sans fin, les calandres et les presses continues à feutre ou sans feutre.
- La machine perfectionnée comprend un grand cylindre chauffé à la vapeur, parfaitement dressé et poli, des cylindres presseurs beaucoup plus petits de diamètres, chauffé ou non suivant les applications, de nombre variable et à pression réglable, un feutre sans fin ou un doublier, des petits cylindres de détour, un guide automatique du feutre sans fin ou du doublier, un rouleau tendeur et un cylindre sécheur (de diamètre moyen) du feutre ou doublier sans fin.
- Le grand cylindre étant animé d'un mouvement de rotation fixe ou variable ainsi que le cylindre sécheur moyen, le feutre se trouve lui-même entraîné à la même vitesse et entraîne à son tour les cylindres
- presseurs ; le tissu passant entre le feutre et le grand cylindre se trouve séché et apprêté par un seul passage sur la machine, simplifiant les opérations de séchage et d’apprêt telles qu'elles se pratiquent actuellement pour obtenir le brillant.
- Le feutre pourra être supprimé ainsi que le rouleau sécheur moyen et, dans ce cas, les rouleaux presseurs seront garnis de manchons de feutre ou autre tissu approprié.
- DÉCORATION MANUELLE DES TISSUS-VELOURS par l’emploi des couleurs et procédés utilisés par l'impression des Tissus par M. Ferdinand Garde
- La présente invention repose expressément sur l’idée suivante : On prend des tissus d’armures pouvant donner du velours après découpage. On peint les motif directement et à l’endroit avant d’écoupage en se servant des produits tinctoriaux usités dans l’industrie de l’impression des tissus, convenablement épaissis suivant les procédés connus. La peinture une fois terminée est fixée par les mêmes moyens industriels de l’impression et les motifs sont ensuite découpés. Les couleurs une fois fixées sont devenues immuables, ce qui différencie les résultats obtenus de ceux de l’aquarelle, gouache et autres procédés actuels connus.
- NOUVEAU MODE D’APPRÊT des tissus de coton
- Par M. Milton Sheridan Sharp
- Non seulement l’apprêt donné par le nouveau procédé est très solide, durable, mais il présente abso lument les caractères de l’apprêt que jusqu’ici on n’arrivait à donner aux tissus de coton qu’en les traitant par le procédé très lent, très coûteux et pénible connu sous le nom de « catissage à chaud ».
- Le nouveau procédé consiste à : apprêter, en premier lieu, le tissu comme à l’ordinaire par une mé thode connue quelconque, enrouler, ensuite, en serrant fortement le tissu apprêté ensemble avec une étoffe mouillée; calandrer sous forte pression les tissus combinés envelopper lesdits tissus, après calandrage, dans du canevas, et les soumettre finalement à l’action de la vapeur sèche, dans l'intérieur d’un vase ad hoc.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- PROCÉDÉ DE TEINTURE DES FILS en .plusieurs couleurs suivant des lois déterminées par M. Oswald Hoffmann
- Cette invention est relative à un procédé de teinture des fils en plusieurs- couleurs suivant des lois déterminées. — Ce procédé a principalement pour but de permettre de teindre le fil en plusieurs couleurs sur de grandes longueurs et de répéter la série de couleurs dans le fil soit dans le même ordre, soit dans l’ordre inverse, soit partiellement, soit avec des variations quelconques.
- Voici en quoi consiste ledit procédé : Le fil à teindre est ourdi ou disposé sous la forme d’une chaîne ou d’une nappe de longueur égale à celle qui correspond à la série de couleurs ; la nappe ainsi obtenue est ensuite teinte, sur sa longueur, en couleurs différentes et enfin divisée en fils distincts, ainsi qu’il convient pour les applications spéciales que l’on peut avoir en vue. Afin que la série de couleurs se répète d’une même manière dans un même fil, les fils ne sont pas coupés au commencement et à la fin de la nappe, mais sont la continuation les uns des autres et forment ainsi un fil continu, ce qui est obtenu par le mode d’ourdissage connu en nappes ou en portées. Avec une partie seulement de la totalité des fils de la nappe, on ourdit la longueur de celle-ci en allant et venant aussi souvent que des séries de couleurs doivent se répéter dans un fil.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE PROGRAMME DES PRIX Proposés en Assemblée générale le 30 mat 1900 A deeerner en 1901 (1). {Suite)
- 8
- Médaille d’honneur pour un travail sur les modifications physiques et chimiques que subit la fibre du coton par sa transformation en oxycellusose.— Expliquer la détérioration produite par un passage alcalin
- (1) Le programme des prix paraît chaque année au mois de juin; il est adressé à toute personne qui en fait la demande au secrétariat de la Société industrielle.
- ou par l’eau bouillante sur la fibre oxydée. Cette étude aurait pour but de jeter un jour nouveau sur une question ayant pour point de départ les observations de M. Jean maire {Bulletin de la Soc. Ind. tomeXLIII, page 350).
- 9
- Médaille d’honneur pour un travail sur les modifications chimiques qu’éprouve la laine sous l’influence des hypochlorites et en général, du chlore et des composés oxygénés.
- 10
- Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze, suivan le mérite des travaux envoyés, pour des mémoires traitant de la constitution d’une des matières colorantes employées dans l’industrie des toiles peintes et non encore étudiées.
- Il
- Médaille d’honneur pour la synthèse de l’une des matières colorantes naturelles employées dans l’industrie.
- 12
- Médaille d’honneur pour la théorie de la formation naturelle d’une substance quelconque du règne organique et sa reproduction par synthèse.
- Mordants.
- 13
- Médaille d’argent pour l'application comme mordant ou comme colorant de quelque métal non usuellement employé ou d’une modification nouvelle d’un des com-posés connus et employés dans l’industrie. Le composé devra être solide et l’application pratique.
- 14
- Médaille d’argent pour un travail sur la question suivante :
- « Quelles sont les dissolutions métalliques qui abandonnent par immersion leur base aux fibres textiles et quelles sont les conditions dans lesquelles ces teintures ou mordançages s’effectuent le mieux ? »
- 15
- Médaille d’honneur pour une étude sur les mordants de fer et le rôle qu’ils jouent dans la teinture suivant l’état d’oxydation et d’hydratation dans lequel ils se trouvent.
- On sait que l’alizarine teint en violet roussâtre l’oxyde ferrique et l’on suppose que le mordant qui se prête le mieux à la teinture en violet est un oxyde ferroso-ferrique. D’autre part, Persoz a obtenu un très
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- beau violet au moyen d’un mordant ferrique. Il s’agirait de déterminer :
- l' Si le mordant généralement employé (pyrolignite de fer) donne lieu, effectivement, à un dépôt d’oxyde ferroso-ferrique sur la fibre ;
- 2- Dans quelles conditions l’oxyde ferrique est susceptible de donner un violet normal.
- Couleur»
- 16
- Médaille d’argent pour un noir d’aniline, ou un autre de même solidité, n’affaiblissant pas le tissu et supportant le contact de toutes les autres couleurs, notamment celles à l’albumine, sans nuire auxnuances, auxquelles on l’associera.
- Le noir d’aniline a l’inconvénient d’être détruit par le contact de bien des couleurs, notamment par les couleurs à l’albumine, ou bien, s’il n’est pas détruit, le contact manque de netteté, ce qui nuit à l’apparence de la marchandise. Le noir d’aniline a aussi quelquefois une influence désastreuse sur certaines couleurs pendant le vaporisage. Ce sont tous ces inconvénients qu’il s’agit de surmonter. Le nouveau noir pourra avoir n’importe quelle composition, pourvu qu’il présente les qualités de solidité et d’intensité nécessaires, et qu’il puisse s’associer surtout aux couleurs à l’extrait de garance ou à l’alizarine artificielle, ainsi qu’aux couleurs à l’albumine.
- 17
- Médaille d’honneur pour un noir soluble dans un véhicule quelconque, pouvant servir en teinture, et résistant à l’action delà lumière et du savon autant que le noir d’aniline.
- 18
- Médaille d’argent pour un bleu revenant à un prix qui en permette l’emploi, qui puisse servir à l’azurage des laines et résister à l’action du vaporisage et de la lumière.
- Les bleus dérivés de l’indigo et additionnés d’une certaine quantité d’extrait de cochenille ammoniacale sont ceux généralement employés, mais ils donnent un bleu qui manque de fraîcheur.
- Le bleu d’aniline conviendrait beaucoup sans sa grande fugacité à la lumière.
- L’outremer a l’inconvénient d’être en partie détruit par l’acide sulfureux qui accompagne généralement la laine. Cette altération a surtout lieu pendant le vaporisage.
- Enfin, le bleu de cobalt pourrait être employé avan
- tageusement dans certains cas, si on parvenait à le livrer plus divisé et surtout moins dense que celui qu’on trouve dans le commerce.
- 19
- Médaille d’honneur pour un bleu analogue au bleu d’outremer comme nuance et solidité, fixé sur tissus de coton par un procédé chimique, sans l’aide de l’albumine ou d’un autre épaississant produisant l’adhérence par coagulation.
- Le procédé de fabrication de ce bleu sur tissus devra être assez pratique et bon marché pour permettre son emploi en industrie.
- 20
- Médaille d’argent pour un jaune franc, se fixant à la manière de l’alizarine et possédant une solidité équivalente à celle de cette matière colorante.
- 21
- Médaille d’honneur pour un rouge au tanin aussi vif que le rouge d’alizarine, composé d’une matière unique et susceptible d’acquérir, par un passage en émétique, une solidité au savon. — La laque ainsi formée devra offrir à même hauteur de ton une résistance à la lumière au moins égale à celle du bleu indigo cuvé.
- 22
- Médaille d’honneur pour un rouge ou un rose à l’or développé sur fibre textile. Les connaissances nou-velles dues à MM. Debray et Max Muller sur le pourpre de Cassius permettent de poser ce problème.
- 23
- Médaille d'honneur pour un pourpre bon teint donnant sur coton, soit au tanin, soit sur mordant, la nuance de la fuchsine appliquée sur laine.
- 24
- Médaille d’argent pour l’introduction dans le commerce d’une matière colorante pouvant remplacer le campèche dans ses différentes applications, et offrant sur celui-ci un avantage sérieux comme stabilité et solidité. *
- Le campêche à l’état d’extrait est souvent ajouté à des couleurs-vapeur pour en modifier] les, teintes. Son peu de stabilité donne lieu à de graves inconvénients lors de l’emploi de couleurs de cette nature.
- 25
- Médaille d’honneur pour une réserve sous couleurs vaporisées, spécialement applicable à la laine et se cétachant par simple lavage à l’eau, autre que le sel d’étain, d’hydrosulfite, les sulfites et le bisulfite.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Fixation des couleurs ‘
- 26
- Médaille d’argent pour une nouvelle méthode de fixation des couleurs d’aniline et qui permettrait de les obtenir à la fois aussi solides que par le procédé au tanin-émétique, et aussi résistantes à la lumière qu’elles le sont après le passage en sulfate de cuivre.
- Médaille de bronze pour un moyen de faire résister les colorants immédiats au savon bouillant, ainsi qu’à l’action prolongée de l’eau.
- 28
- Médaille d’argent pour l’impression au rouleau de poudres métalliques susceptibles de donner, avec ou sans cylindrage, l’éclat de l’or ou de l’argent, et de résister aux opérations de nettoyage des couleurs-vapeur imprimées en même temps que ces poudres.
- Aréométrie
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- Médaille d’honneur et une somme de 500 à 1000 fr., suivant le mérite, pour un manuel composé d’une série de tableaux indiquant la densité du plus grand nombre possible de composés minéraux et organiques, à l'état cristallisé et à l’état de solution saturée à froid.
- La solubilité à d’autres températures trouvera une place accessoire dans le même travail.
- { Pour préciser cet énoncé, le tableau suivant indiquera le but à atteindre :
- Solution saturée à froid
- 1 Formule Poids ' moléculaire | Température • 100 gr. eau I dissolvant , Densité de ' la solution Poids de la solution renfermant / une molécule Volume de la . solution ' renfermant une molécule Solubilité à | d’autres températures
- L’approximation demandée ne dépasse pas celle qui répond à des expériences techniques bien faites.
- Lss corps rares ou précieux pourront être exclus de ce travail, destiné spécialement aux branches suivan-tes : blanchiment, teinture et impression.
- ^Drogues.
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- Médaille d’argent pour la synthèse d’un produit jouissant des propriétés essentielles delà gomme du Sénégal et son introduction dans le commerceà un prix qui en permette l’usage.
- 331
- 31
- Médaille d’honneur et une somme de 1000 francs pour une substance pouvant remplacer, dans l'indus-trie des toiles peintes, l’albumine sèche des œufs , et présentant une économie notabls'sur le prix de l’albumine.
- (A suivre.}
- CONSERVATOIRE NATIONAL des Arts et Métiers. Cours publics et gratuits de sciences appliquées aux arts.
- ANNÉE 1900-1901
- CHIMIE APPLIQUÉE AUX INDUSTRIES DE LA TEINTÜRE, DE LA CÉRAMIQUE ET DE LA VERRERIE.
- Les lundis et jeudis, à sept heures trois quart du soir. M. V. de Luynes, professeur. Un avis] ultérieur annoncera l’ouverture du cours.
- Matières colorantes naturelles et artificielles: indigo, alizarine, méthodes de synthèse. — Etude chimique des fibres. — Teinture, impression.— Mordants, ré-serves, rongeants. — Différents genres d’impression. — Papiers peints.
- INFORMATIONS
- Avis aux Industriels. — Dans le but de créer une confusion avec les récompenses décernées par le jury international de l’Exposition universelle de 1900, on organise, en ce moment, à Paris, des entreprises dont le principal objet paraît être de décerner des diplômes et des médailles portant le millésime 1900.
- Les industriels et négociants sollicités de prendre part à ces entreprises, sont informés qu’elles n’ont pas le moindre caractère officiel.
- Fermeture des guichets postaux, à partir de midi, les dimanches et jours fériés. — Le sous-secrétaire d’état des postes et des télégraphes a décidé qu’à partir du 1er novembre 1900 les guichets postaux des bureaux seront fermés à midi, au lieu de quatre heures du soir, les dimanches et jours fériés.
- Toutefois, le payement des mandats télégraphiques et la délivrance des correspondances adressées «poste restante » seront assurés, dans l’après-midi, par les agents du service télégraphique.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- A MM. LES INDUSTRIELS
- La loi sur les accidents du travail, promulguée le 9 avril, est entrée définitivement en vigueur depuis le Ier juillet. Les industriels et chefs d’entreprise sont tenus d’en afficher le texte même dans leurs ateliers en vertu de l’article 31 ainsi conçu :
- « Art. 31. — Les chefs d’entreprise sont tenus, sous peine d’une amende de un à quinze francs (i à 15 fr.) défaire afficher dans chaque atelier la présente loi et les règlements d’administration relatifs à son exécution. »
- En cas de récidive dans la même année, l’amende sera de 16 à 100 fr.
- Nous informons MM. les industriels que nous tenons à leur disposition deux placards reproduisant in extenso les articles de la loi d’une part, les règlements d’administration publique d’autre part.
- Prix : 1 placard 0.40 ; chaque placard en plus 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Formation de la Société en nom colectif PELLE-tier et Bernard, apprêt des mousselines, 45 bis, rue Tronchet, à Lyon. — Durée : 10 ans. — Cap. : 5.000 fr. — Acte du 28 sept.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, de la Société Th. Segard et Vanackère frères, teinturerie et apprêts, 11, rue “Racine, à Roubaix. — Cession par M Aimé Vanackère de tous ses droits dans la société. — Acte du 31 août.
- Modifications de sociétés
- Modifications des statuts de la Société anonyme des matières tannantes et colorantes (anciens établissements A. Levinstein), 20, av. Wagram, à Paris. — Acte du lér oct.
- Annulation de Société
- Annulation de la Société BACHELERIE et Cie, société française pour la décortication et le traitement des textiles par les procédés Bachelerie, 60, rue Caumar-tin, à Paris.—L. : M. Tricheux, 66, bout. Siint-Germain, à Paris. — Jug. du 11 sept.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FUTS, TONNEAUX EN FER & RÉSERVOIRS
- en tôle noire, galvanisée et étamé
- -mr â- nnii.r tûun liouiden
- galvanisée et étamée
- Déclarations de faillites
- Labrosse (Claudius), teinturerie, à Roanne. — Jug. du 26 sept. — S. : M. Bonneton
- pour tous liquides
- P. LEGRAND
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Ecie de teinture.
- On eote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 .. — 2e qualité.. . 11 .. 12 ..
- Mol‘S.o• •) 1. • o — Sisal, Yucatan... 9 25 11 50 — Honduras 8 80 9 25 — Tabasco 7 .. 8 .. — Haïti Cap 5 75 5 90 — Fort-Liberté..,.. 6 30 5 75 — 6 .. 6 40 — St-Marc ...... 7 .. 7 50 — Gonaïves 6 75 7 20 — P.-de-Paix ...... 7 .. 7 25 — 5 50 5 75 — Saint-Domingo... 5 50 6 75 — Martin, et Guadel. 4 50 5 25 — Jamaïque 5 40 7 .. Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6 50 » Manzanillo 6 .. 6 25 • Tuspan 6 .. 7 .. • 5 50 6 .. » Campêche 5 .. 5 25 » Carmen... 5 .. 5 25 » Tampico 5 75 6 .. » Porto-Plata 4 75 5 05 * Haïti 4 75 5 . • Jamaïque 5 25 5 50 • BarceletP. Cab .. 6 .. 6 25 • Rio Hacha 3 50 4 . » Carth. et Savan.. . 3 50 4 .. » Maracaïbo 4 75 5 75 • Fustet 100 k. 14 .. 16 .. Tatajuba ,50k. 4 .. 5 .. » Bahia 4 .. 5 .. n 5 35 6 50 • Amapala.... 50 kil. 5 .. 5 25 Rouge Brésil Bahia 7 .. 9 .. • Calliatour... 100 k. 15 .. 17 .. » Lima........ 50kil. 7 .. 9 .0 » Ste-Marthe 7 .. 9.. » 3 50 4 .. » Sandal 100 k. 7 .. 9 .. • Sapan 50 k. 6 .. tù .. » Quebracho.. 1009 k. 90 .. 08 .. « Pernamb..... 50 k 16 .. 18 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. M............. — encaisse —.............................37 50........................45 ..
- Jaune ou gamb ............... .... .... » pressé... 20 .............21 ..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffezacatille..... 1 60 2 ..
- Ténerifte grise.............. 1 50 1 80
- Curcum»
- Bengale........50 kilos. 22 50 25 .,
- Java, Mad » Pond.. .... M............
- Dividivi On cote les 50 kil.... : 12 . 18 ..
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. 6 75 » fin viol, et pourpre... 6 25 > beau viol, et dite.... 5 75 • bon violet 5 . • moyen violet 3 75 9 bon violet rouge 4 50 » bon moy. v. roug.... 4 .. « fin rouge 5 75 > bon dito 3 50 » bon à fn cuiv 3 .. ». euiv.Ca’d. et bas 2 25 Java. M Kurpah.. . ............... 2 50 Madras . . 2 . Manille.... 2 .. Caraque 2 50 Guatemala flor 4 75 » bon à fin sobré. . 3 .. » — cor.... 3 .. » cor. ord. à bas.. 1 50 N-Gren fin et surfin.. 1/2 k. 6 .. » bon à beau 4 50 » ord. et moyen 2 50
- 7 .
- 6 50
- 6 . .
- 5 25
- 4 ..
- 5 75
- 4 25
- 5 .
- 4 . .
- 4 .
- 3 75
- 5 ..
- 4 50
- 3 50
- 4 50
- 5 50
- 4 50
- 4 50
- 2 50
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert ...............M Mers du Sud..............M .. ..
- Madagascar...............M .. ..
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. • Baltimore fin effilé....... 7 50 à 8 50 . » gros effilé............................................6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles.........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne.................... M ....
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote :
- Acide tartrique............ 260 .. à 265 ..
- Bois de :
- Campêche Laguna ................. » Martinique......................10 .
- » Jaune Carmen. M .
- » » Maracaïbo M .
- Cannelle de Chine....... 110 .
- — de Ceylande n1 000 à 4 252
- Cochenilles :
- • cQ • . © O
- • v{ • • Q2 10
- r-4 CO
- Grises...................
- Argentées................
- Zacatilles...............
- Noires ..................
- » Lanzarotte...............
- Crème de tartre..........
- Curcuma Bengale..........
- Dividivi ................
- 210............
- 215............
- 170............
- 190 .. 200 ..
- 165 ’’ 120 .
- 70............
- M.............
- Gommes :
- Arabique ............ 165 .. 180 ..
- ........................... 120 .. 125 ..
- Damar Singapore........ 112 .. 115 ,,
- » Batavia.................. 160 .. 165 .. Sandaraque................ 150 .. 160 .. ....................................................... 45 .. 50 ..
- Galles vertes et noires. 180 .. 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre..................... F 2 50 à 2 75 moyen ordinaire........................2 .. 2 50 Kurpah bon moyen à bon violet et violet r......... 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire......................... 2 50 3 25
- Sumac en feuilles.............F. M .. 0/6 k.
- — en poudres................F. M .. »
- Verdet, en pains, extra sec : sous toile, F. 180 .. 0(0 k. sous papier, F. 180 .. 0(0 k. » bon marchand en pains F. 115 .. » » » » en boules. 115 .. » » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- Produits chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.).. 15 .. à 17 • (acq.)......................17 .. 19 .
- Acide muriatique.. 20 d 9 50 . •
- — nitrique...... 36 33 . ...
- — - ......... 40 41 ...........
- — sulfurique.... 66 10..........
- — 50 7 50 . ..
- Carbonate de soude 90/92, en sacs à rendre, marchés 12 25
- Disponible............•.... 12 75
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34 ..
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en banques de 420 kilogs
- marchés..................... 17 50 . • •
- Disponible.................. 18 50 .. ••
- Cristaux de soude en sacs de 100 kil. marchés ..... 8 25 .. • •
- Disponible................... 8 75 ..*
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 .. ••
- Disponible.................. 19...........
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 . • ••
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 .. ••
- Soude caustique 110/115, en
- . tambours de 300 k.marchés 29 25 . • ••
- Disponible................ 29 75 -*
- Soude caustique 110/115, en banques de 300 kil. plaquettes................. . 39 .. - •
- Soude douce 33 degrés, en vrac......................... 4 50
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 •. • •
- Silicate de soude........... 25 .. •• ••
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de 500 kil..................... 10........... Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 20 ............. - • •
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil.......*.............190............. Sulfate de cuivre 98 p. 0/0 en sacs, consommation... 63 ..............••
- Entrepôt.................... 60 - * •
- Sulfate de fer 95 p. 0(0, en •• • '
- sacs de 100 kil........... .
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 335
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression Acétate de plomb ........ 78 .. à 80 . Aeide acétique des arts 40% 29 .. 31 . — chlorydrique ....... 7 .. 8 — nitrique 36° 32 . . 34 . — sulfurique, 66° .... 8 .. 11 . — tartrique .. 280 .. 285 . — citrique 355 .. 365 Alun épuré 20 . 22 . — ordinaire .. 15 . . 16 , Ammoniaque incolore, 22°. 37 .. 38 . Bichlorure d’étain, 55°.. .. 105 .. 1)0 . — — 60° 130 . 135 .
- Bois Campêche-Laguna. .. 18 .. (8 50 — — Guadeloupe 14 50 15 .. — Jaune Centre Amérique 20 .. 22 .. Cachou jaune. Vapeurs.. 46 .. 48 . — brun 95 .. 105 .. Chlorate de potas se 110 . , 120 .. — de soude. 125 135 .. Chlorure de chaux! 00 à 110° 20 .. 21 . . Chromate rouge de potasse 88 .. 90 ., — — de soude.. 66 .. 68 .. Crème de tartre 185 . 190 .. Cristaux de tartre 180 . 185 .. — de soude 8 .. 9 .. CurcumaBengale en racines 85 .. 90 .. — de Madras .. .. .. .. — Chine .... .. .. Essence de térébenthine . ; 105 .. llû .. Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. 19 . Galles de Chine et Japon. 195 .. 205 — vertes et noires .. . 225 . . 235 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 160 .. 170 . « — arabique 250 .. 300 .. — adragante rousse. 340 .. 375 .. Jus de citron 23 .. 24 .. Méthylène à 95° 103 . 105 . — régie 90 ....... 110 .. 115 .. Prussiate jaune de potasse 200 205 ..
- — — de soude...................... Pyrolignite de fer.......................... .........................10........................................11................,,
- Résine............... ...... 16 .. 20 .
- Rouille ............................ 9 .. 10
- Sel de soude 80°................... 18 . 18 25 — ammoniaque........................12....................50 13 . .
- Sel d’étain....................... 230 .. 235 ..
- Soufre en canons ....... 19 50 20 50
- — sublimé........................ 21 50 22 50 Sumac Sicile en feuilles....28 .. 29 . .
- Sulfate d’alumine........ 15 .. 17 ..
- — de cuivre............... . . 66 .. 68 ..
- — de fer.......................... 7 50 8 .
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
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- 44e ANNÉB. — N* 22.
- Le Numéro : 0,75
- LE
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- OU 520 Novembre 1900.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- * - Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: . Un an. , , • 15 îr.
- — Six mois8 fr.
- ÉTRANGER : Un an. ...... . 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- AuNoNAEe § La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . | Faits divers ..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Notre service d’assurances.
- Blanchiment et teinture de la toile (suite).
- Noir immédiat et bleu immédiat (suite).
- Les colorants nouveaux.
- Le Commerce de l’Allemagne en matières colorantes.
- L’importation des bois de teinture par le port de Riga.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Arbitrage obligatoire. — Société industrielle de Mulhouse. — La loi sur les accidents et les ouvriers étrangers. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- NOTRE SERVICE D’ASSURANCES
- Les résultats obtenus par notre service d’assurances concernant les « Accidents du travail» nous prouvent que l’organisation créée par nous répondait à un besoin.
- Nous inspirant de l’intérêt de nos lecteurs, nous avons décidé, dès maintenant, d’étendre notre service aux opérations ci-dessous qui sont faites par the Océan-Accident.
- En voici la nomenclature :
- Assurances :
- Accidents du travail (Loi du 9 avril 1898).
- Individuelles.
- Industrielles combinées avec maladies infectieuses.
- Infidélité des employés.
- Chevaux, voitures et automobiles.
- Chasse.
- Chevaux et Voitures
- L’Assurance « Chevaux et Voitures », dont l’usage est de plus en plus répandu a pour but d’indemniser et de garantir les propriétaires des Chevaux et Voitures contre les accidents, que peut entraîner leur mise en circulation sur la voie publique,
- Les primes minimes de ces Assurances consenties par le « The Océan Accident » à notre service spécial ne peuvent qu’engager nos abonnés à nous demander des détails concernant ces assurances.
- Trois catégories « Assurances chevaux et voitures » sont comprises dans notre service.
- 1- Assurance directe garantissant contre les accidents causés aux tierces personnes, et choses, par les chevaux et voitures de l’assuré.
- 2- Contre - Assurance étendue garantissant contre les dommages éprouvés par les chevaux et voiture de l’assuré, par suite de contact avec des chevaux et voittu res d’autrui, soit quel’ac-cident se produise par la faute de l’assuré, soit par la faute des tiers.
- 3- Tierce-Assurance garantissant contre les accidents éprouvés par les chevaux et voitures de l’assuré, soit qu’ils résultent de contact avec des chevaux et voitures d’autrui, soit qu’ils arrivent sans participation des tiers, tels que versements de voiture ou choc contre un corps quelconque, chute de chevaux et couronnement, bris’de brancards, etc.
- Les chevaux de selle peuvent être également compris dans les trois catégories précédentes.
- Automobilisme. — Tricycles-Porteurs.
- L’automobilisme par sa vogue inouïe devient malheureusement et en raison directe de son
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- LE MONITEUREDE LA TEINTURE
- accroissement le terrain de choix des accidents.
- L’assurance vient, dans une certaine mesure, apporter ses effets bienfaisants à ce sport de demain, appelé à surpasser en furia tous ses devanciers.
- Nos trois catégories d’assurances chevaux'et voitures s’appliquent moyennant une légère augmentation de prime aux automobiles de toutes formes, de tous moteurs et aux tricycles-porteurs.
- L’assurance directe et la contre- assurance étendue se comprennent aussi pour les accidents de bicyclette.
- BLANCHIMENT ET TEINTURE de la toile
- Par George H. HURsT F. G. S.
- (Suite)
- COULEURS ROSES
- Pour les teintes roses appliquées sur la toile on peut très utilement employer les Ericas.
- Pour obtenir un rose brillant, pour 100 livres de filr de lin, préparer le bain suivant :
- 5 onces Erica BN
- 10 livres sels de Glauber
- 11/2 livre savon
- Remuer pendant une heure au point d’ébullition, enlever, laver et laisser sécher.
- Les marques variées de rose diamine constituent d’excellentes teintures pour obtenir les teintes roses ; elles sont très fortes et en même temps résistantes à la lumière et à l’usage.
- Pour obtenir des roses bleuâtres sur 100 livres de fils de lin, préparer le bain comme suit :
- 1/2 livre rose diamine GD
- 20 » sel de Glauber
- 2 » soude
- 3 » savon
- Remuer pendant une heure au point d’ébullition, cela donne une bonne teinte qui est assez résistante à la lumière. Le rose BD donne peut-être une teinte plus bleuâtre que le rose GB.
- Couleurs orange et jaune
- Le teinturier ne manque pas de bonnes couleurs capables de donner tous les tons orange ou jaunes qu’il peut désirer depuis les plus clairs et verdâtres jusqu’aux oranges rouges les plus foncés. Pour une
- teinte orange foncée approchant presque comme nuance de l’orange chrysoidine on peut employer l’orange Colombie R ; par exemple, pour 100 livres de fils de lin :
- 3 livres orange Colombie R
- 20 » sels de Glauber
- 3 » savon
- Remuer pendant une heure afin de bien laisser prendre la teinture. La couleur prend très bien sur la fibre.
- Pour obtenir des oranges rouges brillants, on peut employer ou l’orange TA ou le benzo orange B dans ja proportion de 3 pour cent de la matière colorante, 15 pour cent de sel de Glauber et 3 pour cent de savon. De ces deux couleurs le benzo-orange R teint un peu moins rouge que l’orange TA, mais toutes les deux donnent de bons résultats.
- Autre formule : '
- Pour 100 livres de fils, préparez :
- 3 livres orange brillant G
- 15 » sel de Glauber
- 3 » savon
- Remuez à l’ébullution afin de bien faire prendre la couleur ; on obtiendra une couleur orange très franche, qui est non seulement utile dans les teintes qu’on en peut tirer, mais aussi à cause de sa résistance à la lumière, à l’air, aux acides légers et au lavage en employant l’orange chloramine G qui donne un orange rougeâtre.
- Pour obtenir un orange brillant sur 100 livres de. toile, préparer le bain suivant :
- 3 livres orange chloramine G
- 15 » sel de Glauber
- 3 » savon.
- Remuer pendant une heure à l’ébullition.
- L’orange Congo G et l’orange Congo R sont deux colorants donnant des teintes oranges brillantes de ton un peu moins rougeâtre que ceux qu’on obtient parles moyens qui précèdent, i is s’approchent, par conséquent, dans les résultats qu’ils donnent, beaucoup plus de la véritable couleur orange.
- Les orange Diamine sont très utiles et agissent très bien, tant sur les fils que sur la toile; par exemple, prenez pour 100 livres de fils la préparation suivante :
- 2 livres orange Diamine DC
- 20 » sel de Glauber
- 2 » de soude
- 3 » de savon.
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- Remuez à l’ébullition pendant une heure et vous obtiendrez une belle teinte brillante.
- L’orange Toluylène G produit des teintes jaunes très fines en employant de 2 à 3 % de matière colorante et les teintes obtenues sont assez résistantes au lavage et à la lumière
- Afin d’obtenir un jaune pur brillant, on peut employer avec avantage le jaune Thiazol, et pour rendre la teinte plus foncée, renforcer de 3 % du produit colorant : Exemple pour 100 livres de toile, préparer le bain comme suit :
- 3 livres jaune Thiazol
- 20 » sel de Glauber.
- Remuer à l’ébullition pendant nne heure.
- La chrysophénine est tout aussi utile dans les toiles qu’elle l’est dans la teinture du coton et produit toute une série de teintes depuis le jaune pâle jusqu’au jaune le plus foncé, mais brillant ; il vaut mieux l’employer dans un bain de sel de Glauber et de savon, 3 % de teinture donneront une teinte très accentuée et 1/2 % une teinte jaune citron très brillante.
- Les formules suivantes ont donné de très bons résultats en employant le jaune Colombie pour 100 livres de toile :
- 3 livres jaune Colombie
- 20 » sel de Glauber
- 3 » de savon.
- Remuer une heure à l’ébullition.
- Avec le jaune solide Diamine B on peut employer un bain dans les proportions suivantes pour 100 livres de toile :
- 1 livre jaune solide Diamine B
- 20 » sel de Glauber
- 2 » de soude
- 3 » de savon.
- Remuer pendant 1 heure 1/2 à l'ébullition.
- On obtiendra un bon jaune d’or sur 100 livres de toile dans les proportions suivantes :
- 2 livres jaune solide Diamine B
- 20 » sel de Glauber
- 2 » de soude
- 3 » de savon.
- Remuer à l’ébullition pendant 1 heure 1/2. En employant de 1/4 à 1/2 % en plus de ce colorant on obtiendra des teintes allant du soufre à la teinte prime vère.
- ( A suivre. )
- NOIR IMMÉDIAT ET BLEU IMMÉDIAT (Suite)
- Teinture du Bleu immédiat sur coton en bourre
- Le Bleu Immédiat se teint exactement de la même façon que le Noir immédiat.
- On garnit le bain pour 50 kilos de coton en bourre avec environ 803 litres d’eau.
- 1 1/2 à 2 kilos de soude caustique 40 Bé.
- 3 à 5 » de sulfure de sodium.
- 5 à 10 » de Bleu Immédiat C (suivant l’intensité de la nuance désirée)*
- 5 à 10 » de sel marin.
- Pour les mises suivantes faites sur le même bain on rajoute :
- 1/2 à 3/4 kilo de soude caustique 400 Bé.
- 3 à 4 » de sulfure de sodium.
- 4 à 8 » de Bleu Immédiat C.
- 2 à 5 » de sel marin.
- On teint pendant 3/4 d’heure au bouillon; mais ici aussi on peut, comme pour le Noir Immédiat, abréger sensiblement la durée de la teinture en renforçant le bain de teinture en conséquence. Il suffit alors, dans beaucoup de cas, de faire bouillir pendant une demi-heure (ou même de laisser simplement le coton dans le bain chaud pendant une demi-heure)
- Pendant la teinture, il faut veiller à ce que le coton reste constamment au-dessous de la surface du bain; à cet effet, il est utile de le recouvrir d’un couvercle perforé d’un certain poids.
- Après teinture, on sort le coton et on le laisse égoutter au-dessus du bain ; ensuite on essore convenablement, sans rincer au préalable, puis on vaporise.
- Le développement du bleu par vaporisage
- Le vaporisage peut s’effectuer de différentes façons. Quelle que soit la façon d’opérer, il faut veiller à ce que le coton ne soit pas rincé après teinture, mais simplement essoré très énergiquement et entré ainsi dans le vaporisateur.
- Pour le vaporisage on peut se servir d’un récipient quelconque en bois, en fer ou en cuivre, dans lequel on étale le coton sur des lattes. Pour obtenir une fermeture plus étanche on garnit le couvercle ou la porte, si l’ouverture doit se trouver par côté, d’un morceau de drap. Dans le haut du vaporisateur on adapte une petite cheminée pour laisser échapper la vapeur.
- L’introduction de la vapeur doit se faire de préfé-
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- rence par le bas du vaporisateur, afin de permettre fécoulement facile de l’eau de condensation qui se forme.
- On vaporise pendant 1/2 heure environ.
- Il est à remarquer seulement qu’en dehors de la vapeur il faut introduire en même temps de l’air dans le vaporisateur et à cet effet on se sert utilement d’un petit compresseur d’air tel que peut le fournir le premier constructeur venu. •
- On intercale ce compresseur d’air dans le tuyau à vapeur au moyen de joints à vis.
- Si le récipient qu’on emploie pour le vaporisage sert uniquement à cet emploi il suffit d’installer l’injecteur d’air mais si ce récipient sert en même temps éteindre et qu’on ne veuille pas déranger la conduite de vapeur, il faut faire un petit embranchement qui permet d’employer la vapeur, suivant le cas, tantôt de la façon habituelle pour la teinture, tantôt avec adduction d’air pour le vaporisage.
- Après le vaporisage on rince à l’eau chaude et on sèche, ou on adoucit encore au préalable.
- Le développement du bleu n’exige pas une grande tension de la vapeur d’eau. On peut déjà obtenir le même effet à une température relativement basse, soit 50 à 700 C., en prolongeant la durée du traitement.
- Dans les cas où on verrait un inconvénient à installer une caisse à vaporiser spéciale, no is recommandons donc de développer le bleu en entreposant sim • plement le coton teint, à l’état humide, dans un endroit chaud.
- On travaille alors dans les conditions suivantes :
- On teint comme il est indiqué ci-dessus et on essore le coton sans rincer. Ensuite on jette le coton, pendant qu il est encore bien chaud, dans des paniers garnis intérieurement de papier d’emballage huilé ou de toile cirée, afin qu’il ne puisse pas se refroidir ni sécher, et on le met ainsi pendant quelques heures ou pendant la nuit dans le séchoir.
- Le développement du bleu dans ces conditions s’effectue le mieux, lorsque la température du séchoir est d’environ €0-?0o C.
- Au lieu de paniers, on peut également se servir d’autres récipients, mais il faut toujours veiller à ce que le coton soit logé de telle façon qu’il ne puisse pas sécher le long des parois du récipient et qu’il conserve sa chaleur pendant quelques heures.
- Après avoir sorti le coton du séchoir, on le rince comme d’habitude.
- Si on désire donner un remontage en Bleu Méthylène, on peut le faire soit immédiatement après le développement, soit après le rinçage.
- (A suivre.)
- LES COLORANTS NOUVEAUX
- Brun Oxy-Diamine G.
- Les teintes sur coton sont faites avec addition de : Pour les nuances claires :
- 1 0/0 carbonate de soude
- 10 0/0 sulfate de soude cale.
- La copulation se fait d’après le procédé connu ; pour les nuances claires on emploie 2 0/0, pour les nuances foncées 3 0/0 de Nitrazol C, brev. s. g. d. g.
- La teinte sur satin (soie coton) présentée dans cette carte a été faite avec addition de :
- 2 gr. de savon
- 3 » de phosphate de soude
- 20 » de sel marin
- Par litre de bain.
- Celle sur mi-laine avec addition de :
- 40 gr. de sulfate de soude crist. par litre de bain. Qualités :
- a) DES TEINTES DIRECTES :
- Résistance au lavage : — A peu près égale à celle du Brun Diamine 3 G ; sensiblement supérieure à celle des Bruns pour coton AZ et N.
- Résistance aux acides : — L’acide acétique dilué fait légèrement foncer la nuance; en éliminant l’acide par un simple lavage à l’eau la nuance primitive revient.
- Résistance au fer chaud : — Très bonne.
- Rongeants : — De Brun Oxy-Diamine G se laisse facilement ronger par le sel d’étain et par la poudre de zinc.
- b) DBS TEINTES COPULEES :
- Résistance au lavage : — Très bonne, comme celle des Bruns Nitrazol-Diamine.
- Résistance aux acides : L’acide dilué fait légèrement jaunir la nuance.
- Résistance au fer chaud : Au contact direct du fer chaud les teintes deviennent un peu plus rougeâtres, mais après refroidissement la nuance primitive revient
- Le Brun Oxy-Diamine G est destiné en premier lieu à la teinture directe, les nuances ainsi obtenues se distinguant par leur intensité et la vivacité de leur reflet.
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- Le nouveau produit ayant une très bonne résistance au fer chaud, il est également très intéressant pour la teinture en pièces.
- Par copulation avec le Nitrazol C on obtient un brun-rougeâtre corsé qui se distingue par une très bonne solidité au lavage, tout en étant d’un prix de revient relativement très réduit.
- En outre le Brun Oxy-Diamine G convient très bien pour la teinture des articles mi-laine et mi-soie.
- LE COMMERCE DE L’ALLEMAGNE en matières colorantes extraites du goudron.
- Les produits de l’industrie chimique allemande sont de plus en plus estimés dans le monde entier. Ce sont des maisons universellement connues, comme la Ba-dische Anilin und Soda Fabrik de Ludwigshafen, la fabrique de Hoechst, près Francfort-sur-le-Mein, et tant d’autres qui ont contribué à faire connaître les couleurs d’aniline allemandes et à assurer leur succès.
- Aussi, l’importation de couleurs d’aniline en Allemagne n’a plus d’importance ; elle s’est élevée, pour le premier semestre de 1900, à 5.514 quintaux métriques, d’une valeur de 1.820.000 marks, contre 4.889 quintaux valant 1.613.000 marks, pendant la période correspondante de 1899; elle a donc augmenté de 625 quintaux ou de 207.000 marks, soit 12.7 %.
- C’est la Suisse qui envoie le plus de matières colorantes issues du goudron de houille à l’Allemagne. Elle lui a expédié 2.771 quintaux, soit 50.4 de l’importation totale pendant le premier semestre de cette année. L’Angleterre a livré 848 quintaux ou 15 4 % ; la France, 522 quintaux ou 9.5 %; la Hollande, 474 quintaux ou 0.6 % ; l'Avtriche-Hongrie, 455 quintaux ou 8.3 % ; la Belgique, 243 quintaux ou 4.4 %. Cette importation ne concerne que des spécialités.
- L’exportation a atteint, pendant le premier semestre de cette année, 127.213 quintaux, d’une valeur de 41 890.000 marks, contre 102.965 quintaux, d’une valeur de 33.978.000 marks pendant la période correspondante de 1899. Elle a en conséquence, augmenté de 24.348 quintaux et de 7.912 000 marks ou de 23 %. Les deux principaux pays de vente sont l’Angleterre et les Etats-Unis de l’Amérique du Nord. L’Angleterre seule a reçu 26.566 quintaux ou 28.8 % de l’exportation totale de couleurs d’aniline, tandis que les Etats-Unis en ont absorbé 20.674 quintaux ou
- 23 %. La Chine vient immédiatement après avec 14.936 quintaux ou 11.7 %. Les affaires avec ce pays sont actuellement paralysées. On peut encore nommer, d’après les quantités qu’elles prennent [dans le total de l’exportation allemande : l’Autriche-Hongrie, avec 10.559 quintaux ou 8.3 %; l’Italie, 6.318 quintaux ou 4.9 % ; les ludes orientales anglaises, 4.811 quintaux ou 3.7 %; le Japon, 4.402 quintaux ou 3.5 % ; la France, 3.665 quintaux ou 2.8 % ; la Suède, 2.286 quintaux ou 1.8 %
- D’après cela, pendant les six premiers mois de cette année, l’exportation des matières colorantes extraites de l’aniline et du goudron de houille est supérieure à l’importation de 121.699 quintaux en quantité et de 40.160.000 marks en valeur. On peut voir par là l’importance que la fabrication des couleurs extraites du goudron a pour l'industrie allemande.
- De CHAPPEDELAINE, Consul de France.
- L'IMPORTATION DES BOIS DE TEINTURE par le port de Riga
- L’importation du bois de teinture par le port de Riga donne les chiffres suivants :
- 1888. . . . . 1.055.820 1/2 pouds
- 1889. . . . . 628.785 »
- 1890. . . . . 953.210 »
- 1886-1890. . . 874.653 »
- 1891. . . . . 1.084 699 »
- 1892. . . . . 573.438 »
- 1893. . . . . 743.916 1/2 »
- 1894. . . . . 1.114.654 1/2 »
- 1895. . . . . 979.215 1/2 »
- 1891-1895. . . 899.185 »
- 1896. . . . . 1.055.846 1/2 »
- 1897. . . . . 828.946 1/2 »
- 1898. . . . . 979.740 »
- 1899. . . . . 656.589 1/3 »
- Ce commerce n’a pris de l’importance à Riga que depuis 1884, date où une fabrique d’extraits de bois de teinture a été ouverte [à Mühlgraben.
- L’importation du port de Pétersbourg n’est pas connue pour les années 1898 et 1899. Elle s’élevait en moyenne de 1891 à 1895 à 600,000 pouds; en 1896, elle était de 900,000 et en 1887 de 750,000 pouds.
- Libau a importé en 1899, 212,520 pouds de bois de teinture ; de 1891-1895 la moyenne de l’importation était de 400,000 pouds. La plus grande partie de ce bois vient directement d'Amérique, le reste passe par l’Allemagne et la France. . .
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- Voici l’importation de toute la Russie :
- 1894 ....................... 2.562.000 pouds.
- 1895 ....................... 2.459.000 »
- 1896 ....................... 2.580.000 »
- 1897 . . .... 1.871.000 »
- 1898 ..................... 1.936 000 »
- 1899 ....................... 1.547.000 »
- Les prix du bois bleu ont été très bas de juin à septembre à cause des cargaisons importantes qui arrivèrent d’Haïti.
- Le bois jaune est également tombé à des prix très bas au cours de l’été de 1899, mais, à la fin de l’année, les affaires étaient nombreuses avec marché ferme.
- Perfectionnements et Procédés
- NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PERFECTIONNEMENTS apportés au procédé de traitement des matières fibreuses teintes par MM. Henry Edward Aykroyd et Paul KRAIS
- C’est un fait bien connu que beaucoup des couleurs dénommées artificielles d’aniline sont, par rapport à leur solidité à la lumière, beaucoup inférieures aux anciennes couleurs naturelles fabriquées aussi bien qu’aux couleurs minérales produites sur la fibre. Dans le cas de la teinture du coton, particulièrement, la plupart des couleurs dites directes, c’est-à-dire les couleurs qui teignent le coton, sans un mordant, sont très fugitives et il est connu que ce défaut est encore plus prononcé dans le cas de nuances qui sont teintes sur coton mercerisé.
- Actuellement,par la présente invention,on supprime dans une proportion considérable l'action destructive de la lumière, ou bien on produit une nouvelle couleur sur les produits qui correspond aussi près que possible à la nuance originale des produits teints. Le résultat s’obtient par l’addition d’un sel de cobalt, nickel ou d’acide thiosulfurique, le mélange ou l’application de ces sels lorsqu’il sera décomposé par l’action de la lumière produisant sur la matière une couleur correspondante à celle qui s’atténue graduellement.
- Pour chaque 100 kilogrammes de la fibre, on ajoute
- 1 à 5 kilog. de un ou plusieurs sels de nickel ou cobalt, et de 1 à 5 kilog. de l’un des thiosulfates solubles.
- DISPOSITIF pour le nettoyage des matières textiles Par M. G.-J. KREUZER.
- Au moyen de ce dispositif pour le nettoyage des matières textiles, les petites parcelles de crasse et de poussière sont détachées des longues fibres, tandis que celles-ci sont recueillies.
- Le dispositif consiste dans un récipient en forme de caisse, comprenant un fond recouvert d’un tamis et en forme d’entonnoir, — un agitateur qui subit un mouvement de va- et-vient dans le récipient — et un élévateur qui passe dans la caisse.
- L’élévateur, à godets, peut être, sur une partie de sa longueur, dépourvu de godets, dans le but de permettre, pendant que ladite partie se trouve dans le récipient, le mouvement de va-et-vient de l’agitateur sans entraver les godets.
- l’EMPLOI DU TRIOXYDE D’HYDROCÈNE comme agent de blanchiment Par M. Jean (Jules).
- Lorsqu’on fait agir de l’acide permanganique sur du peroxyde d’hydrogène en solution acide, il se forme du trioxyde d’hydrogène à l’état naissant et un dégagement d’ozone, tous deux des corps oxydants de la plus grande énergie : ils agissent sur toutes les matières organiques ou autres susceptibles d’être décolorées, comme agents décolorants.
- Le procédé consiste donc à faire agir sur la matière à décolorer un bain de permanganate alcalin, soit que l’on ait recours aux permanganates de potasse, de soude, de chaux, de baryte, de strontiane, que l’on décompose par une proportion calculée d’acide sulfurique ou phosphorique, selon que l’on emploie un permanganate de chaux, de baryte, ou bien de potasse ou de soude, soit encore par décomposition des permanga -nates par le sulfate de magnésie.
- Les réactions peuvent être ramenées à la formule suivante:
- Mn2 07 + 5 HO2 = 2 Mn O + 5 HO3 .
- Il se forme, par décomposition des perman- ganates, de l’acide permanganique hydraté qui donne avec l’eau une dissolution d’un beau rouge cramoisi dont les pro-
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- priétés oxydantes sont mises à profit pour oxyder la matière colorante.
- Par réduction de l’acide permanganique et son action subséquente sur la matière, il se dépose de l’oxyde brun de manganèse. Afin d’éliminer l’oxyde de manganèse formé et produire le trioxyde d’hydrogène, la matière est ensuite plongée dans un bain d’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) légèrement acidulée. L’oxyde de manganèse se dissout et la réaction donne lieu à la formation de trioxyde d’hydrogène.
- La matière subit ensuite un lavage à l’eau ordinaire.
- {Reproduction interdite.)
- DIVERS
- ARBITRAGE OBLIGATOIRE
- Le contrat de travail entre patrons et ouvriers. Acceptation facultative pour les particuliers, obligatoire pour les fournisseurs de l’État. La grève obligatoire. Les conditions de vote. Les arbitres.
- M. Millerand, ministre du commerce, vient de déposer à la Chambre le projet de loi annoncé, il y a quelques jours, par M. Waldeck-Rousseau et relatif à l’arbitrage entre patrons et ouvriers Nous ne pouvons donner ici qu’une analyse aussi complète que possible des dispositions qu’il contient. L’article premier qui définit tout le projet est ainsi conçu :
- « Dans tout établissement industriel ou commercial occupant au moins cinquante ouvriers ou employés, un avis remis à tout ouvrier ou employé se présentant pour être embauché fera connaître si les contestations relatives aux conditions du travail entre les propriétaires de l’établissement et les ouvriers ou employés seront ou ne seront pas soumises à l’arbitrage tel qu’il est organisé par a présente loi.
- « Dans le premier cas, l’entrée dans l’établissement constitue, après un délai de trois jours, l’engagement réciproque de se conformer à ladite loi. Elle établit, pour tout ce qui y est prévu, une communauté d’intérêts entre les ouvriers êt les employés et les oblige à se soumettre aux décisions conformément à ses dis-positions. »
- L’avis prévu au paragraphe 1er du présent arrêté, formant convention entre les parties, doit être affiché
- dans l’établissement par les soins du chef d’établissement.
- Les Fournisseurs de l’Etat
- Le projet, par l’article 4, prescrit que dans le cahier des charges de tout marché de fournitures ou de travaux pour le compte de l’Etat, une clause stipulera l’obligation pour le soumissionnaire d’accepter pour des chantiers ou ateliers l’arbitrage tel qu’il est orgé-nisé par le projet. Il en est de même pour les futures concessions de mines. Les départements et les communes auront le droit d’imposer l’obligation d’arbitrage pour leurs concessions et marchés.
- Dans tout établissement industriel ou commercial où a été pris l’engagement réciproque de recourir à l’arbitrage, les ouvriers ou employés choisissent parmi eux des délégués permanents chargés de représenter le personnel auprès des chefs de l’établissement.
- Les Conditions d’élections
- Une série de dispositions règlent le mode de fixation des circonscriptions chargées d’élire ces délégués, ainsi que les conditions de l’élection même en particulier les circonscriptions comprendront au moins cinquante et au plus cent cinquante ouvriers et employés pour un délégué et un délégué adjoint.
- Les ouvriers et employés de l’un et l’autre sexe sont électeurs à partir de dix-huit ans, à l'exception des agents préposés à la direction ou à la surveillance du personnel. L’éligibilité ne pourra être acquise qu’a-près vingt-cinq ans.
- Le délégué de chaque circonscription ou son adjoint sont chargés de revoir les réclamations du personnel relatives aux conditions du travail et de les présenter au chef d’établissement ou à son préposé.
- Le chef d’établissement peut désigner pour entendre les réclamations courantes, un chef d’atelier ou chef de service. Un règlement d’atelier déterminera les jours et heures auxquels ces réclamations seront présentées chaque semaine.
- Une fois au moins par mois, les délégués pourront entretenir le chef d’établissement lui-même ou un agent supérieur de la direction, par lui désigné.
- L’Arbitrage
- Lorsque le chef d’établissement ou son préposé n’aura point admis les réclamations présentées parles délégués, ceux-ci, à la demande d’un groupe d’ouvriers ou d’employés, devront les lui remettre formulées par écrit.
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- Dans les 48 heures de la remise, le chef d’établissement fera parvenir aux ouvriers, par l’intermédiaire de leurs délégués, une réponse écrite contenant, s’il maintient sa décision, le nom des arbitres choisis par lui. Passé ce délai, si les arbitres ne sont pas désignés, les ouvriers pourront décider la grève.
- Si le chef d’établissement a désigné des arbitres, les ouvriers devront, dans les 48 heures suivantes, faire connaître par leurs délégués le nom de leurs arbitres choisis en nombre égal. Si la sentence arbitrale n’a pas été rendue, soit par les arbitres des deux parties, soit par l’arbitre commun, dans les six jours qui ont suivi la désignation de leurs arbitres par les ouvriers, ceux-ci pourront décider la cessation dutra-vail.
- La grève ne pourra être décidée, soit pour l'en-semble de l’établissement, soit pour un ou plusieurs ateliers ou magasins énumérés expressément, que par un vote régulier du personnel.
- La Procédure du vote
- La procédure pour ce vote sera la suivante :
- Les délégués ouvriers font connaître au personnel et à la direction, six heures au moins à l’avance, les lieux et heures du vote. Sont admis à prendre part au vote, les ouvriers ou employés des ateliers ou magasins intéressés qui sont électeurs.
- Le bureau est formé des deux plus âgés et des deux plus jeunes électeurs présents à l’ouverture du scrutin.
- Pendant la durée du scrutin le local du vote est interdit à quiconque n’a pas le droit d’y prendre part.
- Chaque bulletin porte les deux mentions : « Pour la grève » et « contre la grève ».
- Pour que la grève soit votée au premier tour de scrutin, le dépouillement doit donner un nombre de « pour » supérieur à la moitié des suffrages exprimés et au tiers du nombre des personnes ayant droit de prendre part au vote. Au cas où le nombre des suffrages est insuffisant, il est procédé le lendemain à un second tour de scrutin. Le bureau proclame le résultat du vote et les délégués ouvriers Je font connaître immédiatement au chef d’établissement.
- Procès-verbal est dressé par le bureau et est, par ses soins, transmis au maire qui le tient à la disposition des intéressés.
- La Grève obligatoire
- - Toute cessation, collective du travail décidée, ainsi qu’il vient d’être dit, est ebligatoire en vertu du con
- trat défini à l’article premier. Le vote doit être renouvelé tous les sept jours au moins, sans que l’on puisse compter parmi les personnes ayant le droit de prendre part au vote celles qui auraient quitté la localité ou qui auraient été embauchées dans un autre établissement. Le travail est repris si la grève n’est pas votée à nouveau.
- Si la cessation de travail n’esi pas votée, le personnel est tenu de continuer le travail. Toute réclamation nouvelle devra être introduite dans les mêmes formes que celles indiquées plus haut.
- En cas de grève déclarée, les sections compétentes du conseil du travail sont d’office appelées à trancher le différend. Ces sections exerceront les droits reconnus aux arbitres par le Code de procédure civile. Les sentences jarbitrales rendues par les premiers arbitres, l’arbitre départiteur ou les sections du conseil du travail, vaudront conventions entre les parties pour une période de six mois.
- Si le travail n’a pas été suspendu ou s’il a été repris avant la sentence arbitrale, celle-ci aura un effet rétroactif. Son application partira, soit du jour de la reprise du travail dans le second cas, soit dans le premier cas du début de la procédure.
- Les Sanctions
- Voici quelles sont les sanctions édictées par la présente loi :
- Sera puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 100 à 2.000 fr. quiconque aura influencé le vote d’un électeur par discours, par violence, etc.
- Sera puni d’une amende de 16 à 100 francs, quiconque aura mis obstacle à l’accomplissement des fonctions d’un délégué ou d'un arbitre, sans préjudice de l’application des articles 177 et suivants, 222 et suivants du du Code pénal. En cas de récidive, la peine sera de six jours à un mois et de 100 à 2.000 francs d'amende.
- En cas d’inexécution des engagements résultant de la convention d’arbritage, les patrons ouvriers ou employés qui n’auront pas tenu ces engagements seront interdis pendant trois ans du droit d’être électeurs ou éligibles dans les divers scrutins relatifs à ja représentation du travail : nominations des administrateurs des syndicats, des délégués ouvriers, des délégués mineurs, dès conseillers prud’hommes, des chambres de commerce, des tribunaux de commerce, conseils de travail et du conseil supérieur du travail,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- En cas de récidive, l’interdiction sera de 6 ans. A titre transitoire, et dans le cas où des conflits éclateraient en dehors des circonscriptions des conseils du travail existants, les fonctions d’arbitres révolues aux sections seront remplies : pour les grèves groupant moins de 300 ouvriers, par le conseil de prud’hommes qui existe dans la circonscription ou qui en est le plus rapproché et, pour les grèves groupant plus de 300 ouvriers, par une délégation du conseil supérieur du travail, comprenant un nombre égal de patrons et d’ouvriers, nommé soit par le conseil supérieur, soit par sa commission permanente.
- Aux frais des communes
- Les locaux nécessaires aux assemblées ayant à émettre les votes prévus par le projet, ceux nécessaires aux séances du conseil de travail, sont fournis, chauffés et éclairés par la commune ; les frais qui en résultent sont compris dans les dépenses obligatoires des communes.
- Les dépenses nécessitées par la procédure d’arbitrage, l’indemnité à allouer au conseil du travail seront fixées par arrêté du préfet et portées au budget départemental comme frais obligatoires.
- Les frais de déplacement et de séjour des membres du conseil du travail constituent des dépenses obligatoires du département lorsque la section siège comme tribunal arbitral ; ils constituent des dépenses facultatives dans les autres cas. La présente loi est applicable aux colonies de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE PROGRAMME DES PRIX
- Proposés en Assemblée générale le 30 mai 1900 A décerner en 1901
- (Suite)
- Les matières colorées en poudre fine ou en pâte, telles que l’outremer ou les laques fixées au moyen de l’albumine sur les différents tissus, ont plus ou moins d’adhérence sur ces tissus, suivant le plus ou moins d’albumine sècge employée. Il faut donc que la substance devant remplacer l’albumine produise des couleurs au moins aussi solides que le fait l’albumine dans les meilleures circonstances. Les couleurs fixées avec le nouvel épaississant devront supporter les diff
- érents passages, tels que savons, etc., et résister aussi bien au frottement que les mêmes couleurs fixées à l’albumine, sans leur donner plus de raideur.
- 32
- Médaille d’honneur et une somme de 1000 francs pour une albumine du sang décolorée, et ne se colorant pas par le vaporisage.
- L’albumine du sang est restée jusqu’ici le meilleur, le seul substitut réel de l’albumine des œufs, et si son emploi est limité à l’impression de certaines couleurs, cela est dû uniquement à sa coloration.
- Une albumine du sang, suffisamment décolorée, pourrait donc remplacer le blanc d’œufs desséché dans toutes ses applications industrielles, mais il faudrait que cette albumine pût se vendre à un prix inférieur à celui de l’albumine d’œufs, qu’elle n'eût pas perdu la propriété de se dissoudre dans l’eau froide et d’être coagulée par la chaleur, et qu’en dissolution elle présentât la même viscosité que l’albumine d’œufs.
- ‘ 33
- Médaille d’argent pour un manuel traitant de l’essai des drogues employées dans l’industrie de l’impression et de la teinture.
- Blanchiment
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- Médaille d’argent pour une encre devant servir à marquer les tissus de coton destinés à être teints fonds unis rouge puce et autres couleurs foncées Cette encre doit encore rester apparente après avoir subi toutes les opérations que ces teintures exigent.
- Les tissus introduits en Alsace, à charge de réexportation, sont marqués par la douane avec une encre composée de goudron, de noir de fumée et de plom-bagine. L’estampille ne peut être rendue visible après la teinture en uni des couleurs susmentionnées qu’en décolorant la partie du tissus sur laquelle la marque a été apposée (et qui nécessairement a dû être entourée d’un fil avant la teinture). Bien souvent il ne reste plus trace de l’estampille, et il résulte de ce fait de graves inconvénients pour le fabricant. Il s'agirait donc de trouver une encre qui non seulement résistât aux opérations du blanchiment, mais encore fît réserve sous les couleurs indiquées.
- 35
- Médaille d’argent pour un procédé pratique permettant d’enlever dans les tissus les taches de graisses minérales provenant du tissage.
- Ce procédé devra être d’une application générale
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- et ne pas renchérir sensiblement le prix du blanchiment des tissus.
- Les taches de graisses minérales ne sont qu’impar-faitement enlevées par les procédés habituels de blanchiment et reparaissent dans les opérations de teintures et d’impression. Le nettoyage à la main n’est pas considéré comme une solution de la question.
- 36
- Médaille d’argent pour un mémoire sur l’emploi des résines dans le blanchiment des tissus de coton.
- Le mémoire devra indiquer le rôle que joue la résine dans le lessivage des tissus, les proportions dans lesquelles elle doit être employée, le meilleur mode de préparation du savon de résine, ainsi que les qualités de résine qui conviennent le mieux.
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- Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de coton dans le blanchiment et la coloration des tissus.
- Les tissus pour l’impression étaient autrefois formés uniquement de filés en Louisiane, en Jumel et en Géorgie longue soie. Aujourd’hui une grande partie des tissus se fait en coton d’Amérique de nature bien différente, et en cotons des Indes purs ou mélangés de cotons d’Amérique. Outre cela, soit par suite de la cherté des belles qualités, soit par suite du perfec-tionnement de l'outillage de nos filatures, on est arrivé à employer des classements inférieurs que l’on ne connaissait pas autrefois, et parmi lesquels, dans les années humides ou de gelées précoces, se trouvent des parties tachées ou décolorées, dont la fibre a déjà subi une altération préjudiciable. En un mot, la nature des filés destinés à la fabrication des tissus a subi des modifications qui, pour l’impression, présentent de graves inconvénients.
- Le mémoire devra indiquer la solidité relative des divers cotons, l’action qu’a sur eux le blanchiment, leurs affinités pour les mordants organiques et inorganiques, ainsi que celles qu’ils ont pour les matières colorantes.
- 38
- Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de laine dans le blanchiment et la coloration des tissus. — Indiquer quelles sont les sortes qui opposent au blanchiment le plus de résistance tant au point de vue du dégraissage qu’à celui du blanchiment proprement dit, et examiner si, , dans certains cas, la décoloration par l’acide sulfureux
- n’est pas supérieure à celle par l’eau oxygénée ou vice versa. — Déterminer, pour chaque espèce de laine, la rétrogradation provoquée par le vaporisage. — Enfin’ examiner les capacités tinctoriales de chacunes de ces laines et les comparer entre elles.
- Le prix pourrait être accordé pour un travail complet sur l’une de ces questions prise isolément.
- (A suivre.)
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS et les ouvriers étrangers
- La première chambre du tribunal civil de la Seine vient de rendre un jugement qui intéresse particulièrement les industriels des régions frontières.
- Voici les faits :
- Un ouvrier belge fit, le 7 novembre 1899, au Champ de Mars, où il était employé au chantier du Palais des Mines, une chute de 25 mètres, et mourut au bout de quelques instants.
- Sa veuve, qui habite Bruxelles, et qui est mère de plusieurs enfants, introduisit une demande devant le tribunal de la Seine, à l’encontre de l’entrepreneur des travaux, au cours desquels l’accident mortel s’était produit.
- Le tribunal de la Seine vient de rejeter cette demande, tout en constatant mélancoliquement, dans les considérants de son jugement, que la solution qu’il adopte lui paraît contraire à l’esprit de la loi du 9 avril 1898. Mais le texte de la loi lui a semblé si formel, qu’il a dû se résigner.
- L’article 3 de la loi de 1898 dit, en effet, que « les représentants d’un ouvrier étranger ne recevront aucune indemnité si, au moment de l'accident, ils ne résident pas sur le territoire français ». Or, tel était bien le cas de la demanderesse et de ses enfants, qui habitent Bruxelles.
- Jusque-là, la solution du tribunal de la Seine est incontestable. Mais voici qui est peut-être moins cer-tain. Exclue du bénéfice de la loi de 1898, la veuve de l’ouvrier tué invoqua alors le droit commun, l’article 1382 du code civil, aux termes duquel tout fait quelconque de l’homme, causant à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. Elle offrait de faire la preuve que l’accident avait été occasionné par une faute du chef d’entreprise.
- Le tribunal ne fit pas droit à celte prétention, —
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- &-“I CO
- pour la raison que l’article 2 de la loi de 1898 défend aux ouvriers qui sont visés par cette loi « de se prévaloir des anciennes dispositions. Mais peut-on dire que l’ouvrier qui, par l’article 3 est exclu du bénéfice de la loi, — rentre dans la catégorie de ceux qui sont visés par la loi ?
- Quoi qu’il en soit, cette jurisprudence rend plus nécessaire encore la modification déjà réclamée de notre législation sur les accidents.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Les exposants ont reçu la circulaire suivante :
- « Aux termes de l’art. 60 du règlement, les produits exposées, ainsi que les installations de toute nature, devront être enlevés au plus tard dans un délai de six semaines à compter de la clôture de l’Exposition, c’est-à-dire pour le 24 décembre 1900.
- « Passé ce délai, l’Administration procédera à leur enlèvement aux frais et risques des exposants.
- « En conséquence, comme les entrepreneurs,-qui ont fourni en location les vitrines, doivent avoir terminé leur démontage et l'enlèvement des matériaux pour le 24 décembre 1900, il est urgent que vous fassiez procéder rapidement à l’enlèvement de vos produits et de vos installations particulières et que^ce travail, que vous pouvez commencer dès le 13 au matin, soit, en tout cas, terminé pour le samedi 24 courant.
- « Tout retard pourrait avoir des conséquences fâcheuses dont vous assumeriez la responsabilité.
- « Vous aurez, en outre, à vous conformer d’une façon générale aux instructions de la Direction générale de l’Exploitation que vous trouverez ci-jointes.
- « À partir du 13 novembre, les cartes d’entrée ou jetons de service actuellement en usage cesseront d’être valables, à l’exception des cartes d’exposants, qui conserveront provisoirement leur validité.
- « Des cartes d’entrée pour les agents des exposants, des jetons de service pour lesemployés chargés de l’enlèvement des produits et pour les ouvriers qui devront procéder au démontage et à l’enlèvement des installations particulières, et enfin,des jetonsspéciaux pour les camionneurs, entreront en usage dès la clôture de l’Exposition et seront délivrés dans le
- bureau de la Classe,palais des fils,tissus et vêtements, au Champ-de-Mars, à partir du lundi 12 novembre, de 9 heures du matin à midi et de 2 heures à 5 heures du soir.
- « Quant aux bons de sortie, ils seront délivrés également dans le bureau de la Classe par M. Girault, Chef de service de la Classe 86, qui recevra à cet effet une délégation spéciale. Toutefois, ils ne seront remis qu’à vous-même ou au porteur d’une autorisation dûment signée de vous, sur papier avec en-tête de votre maison.
- « Au surplus, vous pourrez vous procurer au bureau de la Classe tous les renseignements complémentaires qui vous seront utiles.
- LES
- FRAIS ACCESSOIRES DE TRANSPORT
- M. Pierre Baudin, ministre des travaux publics, vient de régler, par arrêté, la question des frais accessoires à percevoir sur les chemins de fer d’intérêt général. Cet arrêté maintient à 10 centimes par expédition le droit d’enregistrement.
- Les Compagnies demandaient que certaines aug-mentations fussent autorisées par le ministre. Satisfaction leur a été donnée dans lescasoùlemagasinage, le dépôt des bagages à la consigne et le stationnement des wagons se prolongent au delà des délais normaux.
- Aux termes de cet arrêté, les Compagnies, désormais, se substituent, dans tous les cas, à l’expéditeur, pour rechercher et appliquer sous leur responsabilité, la combinaison de taxe la plus avantageuse aux transports à effectuer dans les conditions des tarifs spéciaux.
- Pour les transports intérieurs par tarifs spéciaux, la responsabilité des Compagnies sera réglée com.ne pour les transports internationaux. Aujourd’hui, en pareille matière, c’est à l’expéditeur qu’il appartient toujours de faire la preuve de la faute de la Compagnie. Dorénavant, il en sera différemment ; on se bornera à énumérer limitativement un certain nombre de cas entraînant, pour la Compagnie, une présomption d’irresponsabilité, d’ailleurs toujours susceptible d’être détruite par le preuve contraire.
- L’expédition comme bagages non accompagnés des
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- effets à l’usage personnel des voyageurs et des échantillons nécessaires aux voyageurs de commerce sera autorisée par un tarif nouveau.
- JURISPRUDENCE
- Mme veuve Pressard a vendu un fonds de teinturerie, 35, rue Cardinet.
- M. Maréchaux a vendu un fonds de teinturerie, 116, faub. Poissonnière.
- Mme Garnier a vendu un fonds de teinturerie,' 21, rue Lebouteux.
- Mme You a vendu un fonds de teinturerie, 20, rue Mac-Mahon.
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Pour conserver la]propriété exclusive d’un mur principal de mon habitation j’ai laissé entre ce mur et le voisin un très faible espace de terrain intermédiaire. Ai-je le droit d’y pratiquer des ouvertures?
- R. — Le code civil n’a pas prévu les droits et obligations du propriétaire dont le mur non mitoyén ne joindrait pas immédiatement l’héritage du voisin; mais on ne peut induire de ce silence que le législateur ait entendu lui interdire d’ouvrir, dans son mur,des jours de souffrance. La règle qui doit servir de guide, en pareil cas, c’est que le propriétaire a droit de disposer de sa chose de la manière la plus absolue. Il ne pourra prendre des vues droites ou obliques si son mur ne se trouve pas séporé de l’héritage voisin par la distance que les articles 678 et 679 exigent pour l’ouverture de ces sortes de vue, mais aucune restriction ne l’empêchant de pratiquer des jours de souffrance, les principes du droit de propriété exigent que cette faculté soit reconnue en sa faveur.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Mme Pottier a vendu à Mme veuve Chairon la résiliation d’un fonds de teinturerie, 10, boul. Voltaire à Asnières.
- M. Bec a vendu un fonds de teinturerie, 212, rue Michel-Bizot.
- M. Séguy a vendu à M. Briots la résilliation d’un fonds de teinturerie, spéc. gants, [24, rue Cave à Levallois-Perret
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- LOI SUR LES ACCIDENTS
- du Travail
- DU 9 AVRIL 1898
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de ‘Etat.
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer, dès aujourd’hui, à nos lecteurs.
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- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; {b} Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4° Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans leu industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
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- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PUCE DU HAVRE
- Indigor
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- Beng
- Bois de teinture
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- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité ..
- — 2e qualité ..
- 3e qualité...
- — Sisal, Yucatan..
- — Honduras.............
- — Tabasco............
- — Haïti Cap............
- — Fort-Liberté....
- — Aquim................
- — St-Marc ... ..
- — Gonaïves ...........
- — P.-de-Paix .. ..
- — Miragoane.. ..
- — Saint-Domingo..
- — Martin, et Guade
- — Jamaïque.............
- Jaune Cuba et St-Yago .
- • Manzanillo...........
- - Tuspan...............
- ♦ Vera-Cruz ....
- » Campêche ............
- • Carmen...............
- » Tampico..............
- * Porto-Plata..........
- • Haïti...............
- • Jamaïque ............
- » Barcel et P. Cab . • Rio Hacha.........
- • Carth. et Savan..
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- 6
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- 80
- co
- © St
- 75
- 50
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- à
- 14
- 12
- 10
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- 9
- 8
- 5
- 50
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- 90
- 6 75
- sur v. et bl. 1[2 k.. fin viol, et pourpre... beau viol, et dito.... bon violet.......... moyen violet........ bon violet rouge.... bon moy. v. roug.... fin rouge........... bon dito............ bon à fin cuiv...... cuiv. czd. et bas. ....
- 6
- 6
- 5
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- 3
- 3
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- 7
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- 25
- 75
- 5
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- 50
- Damar Singapore........
- » Batavia..........
- Sandaraque. ............ ........................ Galles vertes et noires..
- 112 .
- 160 .
- 150
- 45 .
- 180 .
- 115 .
- 165 .
- 160 .
- 50 .
- 210 .
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme
- Maracaïbo Fustet.... Tatajuba.. Bahia .. . Corini u... Amapaia. .
- 100 k ..50k
- 50 ki
- Rouge Brésil Bahia.......
- » Calliatour... 100 k
- Lima.......
- Ste-Marthe. Brésillet. .. Sandal..... Sapan ....
- 50 kil
- 100 k . 50 k
- Quebracho..1009 k
- Pernamb.....50 k
- 4
- 5
- 6
- 3
- 3
- 4
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- 16
- 75
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- 25
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- 5
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- 5
- 9
- 17
- 9
- 9
- 4
- 9 tù 98 18
- 40
- 50
- 20
- 25
- 75
- 75
- 25
- 50
- 25
- 25
- 25
- or
- 50
- 25
- 75
- 50
- 25
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb..........
- » pressé ..
- M
- 37
- 20
- en O
- 45
- 21
- Coehenill
- On cote :
- 1/2
- kil.
- Ténériffe zacatille
- Ténérife grise...
- 1
- 1
- 60
- 50
- 2
- 1
- 80
- •1 s G
- J
- Cureuma
- .....50 kilos
- Java, Mad., Pond.
- 22 M
- 50
- 25
- Dividivi
- On cote les 50 kil
- 12
- 00
- Java. .. . .............
- Kurpah..
- Madras . ...............
- Manille... .............
- Caraque ..................
- Guatemala flor............
- » bon à fin sobre .
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k.
- » bon à beau.........
- » ord. et moyen
- Drseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.. -Baltimore fin effilé......
- » gros effilé............
- Rocoa.
- Antilles.
- Cayenne.
- 1/2 kil.
- 2
- 2
- 2
- 2
- 4
- 3
- 3
- 1
- 6
- 4
- 2
- 25 M
- 50
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 7 50
- 6 ..
- à
- 0 35 à . M
- 4
- 3
- 5
- 4
- 4
- 2
- 6
- 5
- 3
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 8
- 7
- 50
- 40
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote :
- Acide tartrique.... .
- Bois de :
- Campêche Laguna ..
- 260 ..
- à
- 265 ..
- Cannelle
- Martinique....
- Jaune Carmen.
- » Maracaïbo de Chine......
- — de Ceylan de n- 000 à 4
- Cochenilles :
- Grises..................
- Argentées...............
- Zaca tilles.............
- Noire? Palmas...........
- » Lanzarotte.......... Crème de tartre....... Cureuma Bengale......... Dividivi . ...........
- Gommes :
- Arabique................ den.....................
- 10 . M . M .
- 1 0 . 252
- 210 .
- 215 .
- 170 .
- 190 .
- 165 .
- 70 . M .
- 165
- 120
- 12
- 120
- 350
- 200
- 170
- o is 00 GQ2 71
- Madras, bon moyen assez tendre..................... moyen ordinaire............
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r.........
- Kurpah moyen et moyen ordinaire..................
- Sumac en feuilles .......... — en poudres................
- F.
- F.
- F.
- 2
- 2
- 3
- 2 M M
- 50
- 50
- 50
- à
- 2 75
- 2 50
- 4
- .5 co
- 25 k.
- Verdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 180
- sous papier, F. 180
- » bon marchand en pains F. 115
- » • » en boules. 115
- » raffiné en pouare sec. F. 145
- Produit* chimiques. — On 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.) . ..
- (acq.).
- Acide muriatique... — nitrique...........
- sulfurique. ..
- 20 d
- 36
- 40
- 66
- 50
- 15
- 17
- 9
- 33
- 41
- 10
- 7
- .. 010
- .. 019
- k.
- k.
- cote aux
- 50
- a
- 19
- Carbonate de soude de 90/92, en sacs à rendre, marchés
- Disponible......... •....
- Ammoniaque liquide 22 d. Chlorure de chaux 100 à 110 en banques de 420 kilogs marchés....................
- Disponible.................
- Cristaux de soude en sacs de 100 kil. marchés........
- Disponible.................
- Sel de soude 80/85, consom. et entrepôt, en barriques de 700 kil. marchés. ...
- Disponible.................
- Sel de soude 70/75, marchés Sel de soude 30/35, dispon. Soude caustique 110/115, en tambours de 300 k.marchés
- Disponible.................
- Soude caustique 110/115, en bariques de 300 kil. plaquettes ...................
- Soude douce 33 degrés, en vrac.. .......... .........
- Lessive caustique 33 degrés Silicate de soude.......... Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de 500 kil....................
- Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud.
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil.......V............
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0 en sacs, consommation...
- Entrepôt..................
- Sulfate de fer 95 p. 0[0, en sacs de 100 kil ..........
- 50
- 12
- 12
- 34
- 17
- 18
- 8
- 8
- 18
- 19
- 17
- 12
- 29
- 29
- 39
- 4
- 7
- 25
- 10
- 20
- 190
- 63
- 60
- 25
- 75
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-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 351
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb......... 78 .. à 80 .
- Aeideacétiquedes arts 40% 29 .. 31 .
- — chlorydrique........ 7 .. 8 .
- — nitrique 36°......... 32 . • 34 .
- — sulfurique, 66° .... 8 .. 11 .
- — tartrique........ 280 .. 285 .
- — citrique............. 355 .. 365
- Alun épuré............... 20 .. 22 .
- — ordinaire................. 15.. 16,
- Ammoniaque incolore, 22°. 37 .. 38 .
- Bichlorure d’étain, 55°.... 105 .. 110 .
- — — 60°..... 130 . . 135 .
- Bois Gampêche-Laguna... 18 .. — — Guadeloupe 14 50
- — Jaune Centre Amérique 20 .
- Cachou jaune. Vapeurs... 46 ..
- — brun.................... 95 . .
- Chlorate de potasse. .. .. 110 .
- — de soude.... .. 125 .,
- Chlorure de chaux100 à 110° 20 .. Chromate rouge de potasse 88 ..
- — — de soude.. 66 ..
- Crème de tartre ... ... 185 . . Cristaux de tartre ..... . 180 .
- — de soude ................ 8 ..
- CurcumaBengale en racines 85 ..
- — de Madras.. ..................
- — Chine.................. .. . .
- Essence de térébenthine .. 105 .. Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. Galles de Chine et Japen. 195 ..
- — vertes et noires .. . 225 . .
- 18 50
- 15 ..
- 22 ..
- 48 .
- 105 ..
- 120 ..
- 135 ..
- 21 . .
- 90 ..
- 68 ..
- 190 ..
- 185 ..
- 9 ..
- 90 ..
- 110 ..
- 19 ..
- 205 .
- 235 ..
- Gomme Sénégal, en sortes. 160 ..
- — arabique........... 250 . .
- — adragante rousse. 340 ..
- Jus de citron............... 23 ..
- Méthylène à 95° . ......... 103 .
- — régie 90...........110 ..
- Prussiate jaune de potasse 200 ..
- — — de soude............
- Pyrolignite de fer.......... 10 ..
- Résine...................... 16 ..
- Rouille ..................... 9 ..
- Sel de soude 80°........... 18
- — ammoniaque.. 12 50 Sel d’étain 230 ..
- Soufre en canons......... 19 50
- — sublimé............. 21 50
- Sumac Sicile en feuilles... 28 ..
- Sulfate d’alumine . 15 ..
- — de cuivre........... 66 ..
- — de fer.............. 7 50
- 170 ..
- 300 ..
- 375 ..
- 24 ..
- 105 .
- 115 ..
- 205 ..
- ii
- 20 .
- 10
- 18 25
- 13 .
- 235 ..
- 20 50
- 22 50
- 29 . .
- 17 . .
- 68 ..
- 8 ..
- ACIDE TARTRIQUE punEvÉ (iniixm: MANTE LEGRE & C, Marseille
- La plus importante usine de France — Seule concessionnaire des Brevets T. GLADYSZ
- Exiger la marque “ Le Mont Redon ”
- CRÈME DE TARTRE PURETÉ GARANTIE
- 2 Médailles or et argent Dupony. o pun A PC ATI fil Mopcoilln Diplôme d’honneur
- Exposition Universelle Paris 1889 DulCeuA•OucrovAdAaCScAC Exposition Montpellier 1896
- Spécialité de Machines pour Teinture et Apprêts
- V's Henri VANDAMME, Roubaix
- Machine à mesurer en faudant.
- Machine à visiter simple en faudant.
- Machine à visiter et mesurer en faudant.
- Machine à griller à 1, 2, 3 et 4 rampes.
- Laveuse simple avec clapet.
- Laveuse avec pressions.
- Foulard simple à donner l’apprêt humide.
- Foulard double à donner l’apprêt humide.
- Machine à enrouler sur cylindres perforés ou rouleaux pleins.
- Machine à dérouler.
- Machine à fixer à l’état humide sur cylindres perforés.
- Continu à dégraisser la pièce au large, à 6 paires de cylindres et plus.
- Continu à foularder ou à donner l’apprêt humide.
- Foulons simples et doubles à pression par contrepoids ou ressorts.
- Foulon à briser pour l’épaillage chimique.
- Machines spéciales pour l’épaillage chimique (différents systèmes).
- Séchoir de laine à récupération.’
- Baquets de teinture pour teindre en
- boyaux ou au large (différents modèles).
- Jiggers simples et doubles (différents modèles).
- Baquets de rinçage.
- Baquets de teinture et de rinçage réunis.
- Machine à sécher après teinture à air chaud et ventilation.
- Machine à sécher après teinture par cylindres, dite manique horizontale ou verticale.
- Manique ne séchant qu’un côté de la pièce.
- Manique séchant les deux côtés de la pièce.
- Grande batterie de plusieurs groupes de maniques horizontales ou verticales.
- Tondeuses à 1 et 2 cylindres.
- Machine à dérompre l’apprêt des tissus avec ou sans brossage.
- Machine à brosser simple et double avec application du vaporisage à volonté.
- Machine à 3 cylindres pour lustrer et étirer le tissu.
- Foulard-gommeur simple' ou double accouplé à une manique.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de compensation.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de frictions séparées.
- Rameuse simple.
- Rameuse fixe à cadres.
- Rameuse décatisseuse, tous les mouvements se faisant au moteur.
- Rame-couverte à ramer et sécher.
- Machine à vaporiser.
- Machine à humecter.
- Machine à sublimer et vaporiser.
- Machine à doubler et plier en faudant.
- Machine à chauffer les cartons.
- Presse hydraulique et fausses presses.
- Calandre à 3 rouleaux.
- Machine à décartonner.
- Presse continue à très grand enveloppement de la cuvette lustrant le tissu sans l’écraser.
- Machine à plier et métrer en même temps.
- Machine à enrouler sur planchette.
- Tuyaux de chauffage et ventilateurs pour chasser la buée.
- etc., etc.
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- 352
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- d e la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment. Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêt* (Machine* d’)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant . Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58-60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d'invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha etTelegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifère*
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d'orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuse*
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d’essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Études spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1830. Etudes spéciales des procédés de teinture et •matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits ; Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure,. Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffe
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel d’impression
- Kniles pour graissage
- Hamelle (Henry). L quai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E.et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille Nore).
- Machines d'apprêt
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
- Decoudun.—Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian
- Paris. • •
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
- Machines à couper les étoffes
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris.
- Pompe*
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Séchage
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris Séchages industriels. Nouvelle machine à sécher avec aspirateur brev. s.g.d.g.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Teinture et impression des tissus
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9 rue Friant, Paris (Machines pour).
- Fernand Dehaitre, 6, rue 'd’Oran, Paris. Matériel complet pour teinture au large et en boyaux. Machines à imprimer et matériel d’impression. Machines à laver au large. Courses de séchage et d’oxydation.
- Tonneaux
- Legrand (P.), 35, boulevard Picpus, Paris. Fûts et réservoirs pour produits chimiques.
- Ventilation
- Decoudun —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Ventilateurs mécaniques de toutes espèces.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
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- des Apprêts et de l’Impression des Tissus , JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES.
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D’ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. ..... . . 15.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- aouerec { La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES. J Faits divers.............3. fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- - ase
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE e
- Notre service d’assurances. .
- Note sur quelques applications de l’acide lactique.
- Les colorants nouveaux.
- Noir immédiat et bleu immédiat (suite).
- Envahissement du commerce allemand sur les marchés lointains.
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — La grève obligatoire. — La loi sur les accidents du travail. — L’indigo artificiel et les planteurs de l’Inde. — Un jugement intéressant.— Société industrielle de Mulhouse. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- NOTRE SERVICE D’ASSURANCES
- Les résultats obtenus par notre service d’assurances concernant les « Accidents du travail» nous prouvent que l’organisation créée par nous répondait à un besoin.
- Nous inspirant de l’intérêt de nos lecteurs, nous avons décidé, dès maintenant, d’étendre notre service aux opérations ci-dessous qui sont faites par the Océan-Accident.
- En voici la nomenclature :
- Assurances :
- Accidents du travail (Loi du 9 avril 1898).
- Individuelles.
- Industrielles combinées avec maladies infectieuses.
- Infidélité des employés.
- Chevaux, voitures et automobiles.
- Chasse.
- Chevaux et Voitures
- L’Assurance « Chevaux et Voitures », dont l’usage est de plus en plus répandu a pour but d’indemniser et de garantir les propriétaires des. Chevaux et Voitures ‘contre les accidents, que peut entraîner leur mise en circulation sur la voie publique,
- Les primes minimes de ces Assurances consenties par le « The Océan Accident» à notre service spécial ne peuvent qu'engager nos abonnés à nous demander des détails concernant ces assurances.
- Trois catégories « Assurances chevaux et voitures » sont comprises dans notre service.
- 1: Assurance directe garantissant contre les accidents causés aux tierces personnes, et choses par les chevaux et voitures de l’assuré.
- 2’ Contre - Assurance étendue garantissant contre les dommages éprouvés par les chevaux et voiture de l’assuré, par suite de contact avec des chevaux et voittures d’autrui, soit queTac-cident se produise par la faute de l’assuré, soit par la faute des tiers.
- 3- Tierce-Assurance garantissant contre les accidents éprouvés par les chevaux et voitures de l’assuré, soit qu’ils-résultent de contact avec des chevaux et voitures d’autrui, soit qu’ils arrivent sans participation -des tiers, tels que versements de voiture ou choc contre un corps quelconque, chute de chevaux et couronnement, bris [de brancards, etc.
- Les chevaux de selle peuvent être également compris dans les trois catégories précédentes.
- Automobilisme. — Tricycles Porteurs.
- L’automobilisme par sa vogue inouïe devient malheureusement et en raison directe de son
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- CO
- S
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- accroissement le terrain de choix des accidents.
- L’assurance vient, dans une certaine mesure, apporter ses effets bienfaisants à ce sport de demain, appelé à surpasser en furia tous ses devanciers.
- Nos trois catégories d’assurances chevaux'et voitures s’appliquent moyennant une légère augmentation de prime aux automobiles de toutes form s, de tous moteurs et aux tricycles-porteurs.
- L’assurance directe et la contre- assurance étendue se comprennent aussi pour les accidents de bicyclette.
- NOTE sur quelques applications de l’acide lactique dans l’impression des tissus de coton
- Par M. Ferdinand OSWALD (1)
- L’acide lactique existe sous deux modifications isomères :
- L’acide z-oxyproprionique CH3 .CHOH.COOH ;
- L’acide 3-oxyproprionique CH2 OH.CH2 .COOH.
- C’est la première de ces modifications qui seule nous intéresse au point de vue de ses applications dans l'industrie des toiles peintes.
- Le point de départ dans la fabrication de l’acide lactique est l’amidon ou la fécule qu’on traite par la dias-tase pour la transformer en sucre. Puis on stérilise cette solution par la chaleur, et on lui fait subir la fermentation lactique par le ferment mycoderma acidi lactici. C’est la partie délicate de la fabrication, car il faut surtout veiller à empêcher l’introduction de ferments étrangers qui pourraient donner lieu à des fermentations toutes différentes. Le ferment lactique ne se développe qu’en solution neutre ; il faut donc neutraliser la masse à mesure qu’elle devient acide, ce qu’on fait en général avec la chaux; il se forme du lactate de chaux qu’on décompose par l’acide sulfurique et on obtient finalement l’acide lactique à 50 %, sous forme d’un sirop brun.
- Cet acide a fait son apparition sur le marché, comme produit technique, il y a quelques années, [et s’il n’a pas encore pris un grand développement, cela tient surtout à son prix relativement élevé, mais qui baissera certainement à mesure que ses emplois se généraliseront.
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- La première application que j’ai tentée date de 1897, c’était pour l’impression du rouge alizarine. J’avais préparé les trois lactates d’alumine, de chaux et d'é-tain, mais par suite du peu de solubilité du second de ces lactates, j’ai été conduit à en préparer le mélange en proportions définies :
- Gelée d’alumine provenant de 600 gr. sulfate d’alumine.
- Hydroxyde stannique provenant de 300 gr. sel d’étain.
- Chaux vive 100 gr.
- Acide lactique 1000 gr.
- Chauffer au bain-marie, jusqu’à dissolution, et met-treà16- B. Le rendement est d’environ trois litres. A cette concentration les trois sels restent parfaitement en solution.
- La couleur d’impression a été préparée comme suit :
- 3 litres épaississant à l’amidon,
- 1/2 » huile d’olive,
- 1 » alizarine G. F. X. 15 % (B. A.-S.-F.),
- 2 » lactates 16 %.
- Le rouge est bon, mais par raison de simplicité, on peut aussi employer la formule suivante, donnant d^s résultats tout aussi bons :
- 3 litres épaississant à l’amidon,
- 1/2 » huile d’olive,
- 1 > alizarine,
- 1/2 » acétate d’alumine 15 •,
- 1/2 » acétate de chaux 15 •,
- 1/2 » oxyde stannique en pâte, 1/2 » acide lactique.
- Il est intéressant de constater le rôle de l’acide lactique dans cette formule : en imprimant côte à côte deux couleurs faites de la même façon, la première sans la seconde avec acide lactique, on voit que la première donne un rouge terne, la seconde un beau rouge vif.
- Il va sans dire que l'alizarine peut être remplacée par d’autres couleurs : orange d'alizarine, bordeaux d’alizarine, etc. L’alizarine pour violet, en coupures suffisantes, donne des roses.
- Le mélange des trois lactates susnommés peut également servir pour des rouges et roses alizarine va peur plaqués. Un pareil mélange renfermant à la fois l’alumine, la chaux et l’étain ne peut être fait avec des sels autres que les lactates.
- Le peu d’essais que j’ai fait dans cette direction, et
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 355
- que je n’ai malheureusement pas eu l'occassion de poursuivre à fond, m'ont fait entrevoir la possibilité d’obtenir du rouge turc par deux plaquages seulement, en opérant à peu près comme suit :
- Plaquer en huile et alizarine (avec ou sans addition d’ammoniaque) ;
- Sécher ;
- Plaquer en lactates ;
- Sécher ;
- Vaporiser.
- Le lactate de chrome est aussi intéressant. On peut l’obtenir par réduction d’un bichromate alcalin ou par l’acide lactique, mais, dans ce cas, la partie de l’acide lactique servant à la réduction est perdue au point de vue du lactate, et il est plus avantageux de dissoudre l’oxyde de chrome dans l’acide lactique : 500 gr. acide lactique et
- 500 gr. oxyde de chrome en pâte donnent
- 1000 gr. lactate de chrome 20° Bé .
- Les couleurs d'alizarine s’impriment très bien avec le lactate de chrome, et les nuances obtenues sont plus vive que celles obtenues avec l’acétate ou le nitroacé-tate.
- Les couleurs au tanin-émétique ont auni trouvé un précieux auxiliaire dans l’acide lactique, elles se fixent d’une façon très égale et donnent une nuance vive et nourrie. C’est surtout dans l’impression des indulines que son action se fait bien sentir.
- Le lactate stanneux, grâce à ses propriété réduc -trices,peut servir’ comme rongeant pour les couleurs directes. Par suite"de son insolubilité j’ai préparé une pâte comme suit :
- 100gr.oxydestanneux(provenantdel00gr, sel d’étain), 100 gr. acide lactique.
- Cette pâte est imprimée, mélangée avec de l’amidon. On peut ajouter à la couleur d’impression certains colorants,[et obtenir des réserves colérées, d’après le type suivant :
- 200 à 400 gr. pâte Thioflavine T,
- 800 à 600 gr. épaississant Vert brillant;
- 25 gr. colorant Violet,
- 50 gr. tanin 1/1 Rhodamine, etc.
- Pour blanc, on imprime cette pâte dans les mêmes proportions, mais il est bon d’ajouter un peu de sel d’étain, 25 gr. par litre de couleur. On vaporise une demi-heure ou plus et l’on dégomme comme d’habitude.
- Enfin l’acide lactique peut trouver un emploi dans
- la préparation d’un épaississant, pouvant remplacer celui connu sous le nom d’amidon acide. On cuit l'em-pois d’amidon, sans huile, 100 à 200 gr. d’amidon par litre d’eau, suivant la qualité, puis on y ajoute, encore à chaud, 25 à 50 gr acide lactique ou plus par kilo et on refroidit. L’épaississant ainsi abtenu est très lié, s’imprime très bien, et donne aux couleurs beaucoup de vivacité.
- Ces notes montrent que l’acide lactique est susceptible de prendre une place importante dans l’impression des tissus de coton ; c’est à l’avenir à lui assigner celle qui lui revient dans cette industrie.
- LES COLORANTS NOUVEAUX .
- Noir foulon Diamine B conc.
- Le Noir foulon Diamine B conc., est particulièrement intéressant pour l’industrie, des tissus mi-laine ; ajouté au bain de foulage des tissus mi-laine, il teint presque exclusivement le coton, tandis que la laine reste presque incolore et peut être remontée ensuite en toutes nuances sur bain acide.
- Le mode d’emploi du noir foulon diamine conc. mis sur le marché par la Manufacture lyonnaise des matières colorantes, est on ne peut plus simple.
- La teinture en noir de la chaîne-coton se fait en pièce en même temps que l’opération du foulon.
- On ajoute au bain de foulage 1 à 1/2 % de noir foulon diamine B conc., brev. s. g. d.g., du poids du tissu, mais au moins 7 à 8 gr. par litre de bain.
- Environ 1/4 d’heure avant la fin de l'opération du foulage on ajoute encore 10 gr. de sulfate do soude crist. par litre de bain et on termine de fouler.
- Après le foulage on rince, puis on teint la laine en bain acide. Il a été reconnu pratique d’ajouter dès le début tout l’acide nécessaire (10 à 15 % de bisulfate de soude), d’entrer le tissu dans le bain chaud et de ne pas faire bouillir trop énergiquement.
- De nombreux essais qui ont déjà été faits dans la pratique avec ce colorant, ont donné d’excellents résultats et le produit s’emploie déjà sur une grande échelle à plusieurs endroits, soit pour la teinture des chaînes coton dans les tissus mi -laine renaissance, soit pour l’époutillage.
- Comparé à la méthode la plus usitée actuellement et consistant à remonter le coton, après teinture de la laine, sur un second bain avec noir oxy-diamine EVN
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- ou noir diamine BH, le nouveau procédé offre l’avantage d’un travail plus simple.
- Comparé à l’ancien système consistant à teindre le coton avec sumac et fer et qui est encore en usage à certains endroits, il a en outre de l’avantage d’un travail beaucoup plus simple celui de fournir comme résultat final des tissus d’un meilleur toucher et d’un meilleur aspect, ressemblant davantage à des étoffes pure laine, et d’éviter l’inconvénient si désagréable des eaux d’écoulement colorées telles qu’on les a en travaillant avec pyrolignite de fer.
- Vert noir Diamine N, s. g. d. g.
- Mode d'emploi. — On teint au bouillon ;
- Pour les nuances claires avec addition de 10 % de sulfate de soude cale.
- Pour les nuances foncées avec addition de 20 % de sulfate de soude cale.
- Sur coton le Vert noir Diamine N se comporte, sous le rapport de la résistance au lavage aussi bien qu’à la lumière, comme notre Vert Diamine B,brev. s.g.d.g., qui est généralement connu.
- Comme ce dernier il se laisse ronger très facilement soit au sel d’étain, soit à la poudre de zinc.
- Comme vivacité le Vert noir Diamine N n’atteint pas le vert diamine B, mais donne des teintes très corsées et il est de ce fait particulièrement intéressant pour les nuances foncées.
- Sur mi-laine et mi-soie Je Vert noir Diamine N a l'avantage de couvrir très uniformément les différentes fibres.
- Brun Immédiat B, brev. s. g. d.g.,
- Ce brun se distingue, comme les Noirs et le Bleu Immédiats, par une solidité remarquable.
- Le mode d’emploi du Brun Immédiate B est analogue à celui du Noir Immédiat, mais on peut, dans la plupart des cas se dispenser de traiter aux sels métalliques après teinture, les teintes directes possédant déjà une excellente solidité.
- Les deux méthodes de traitement indiquées ci-dessous servent surtout à modifier la nuance des teintes :
- a) Copulation avec Nitrazol C (breveté s.g.d.g.), augmentant sensiblement la vivacité des teintes, tandis que par le :
- b) Traitement avec bichromate de potasse et sulfate de cuivre les nuances deviennent plus foncées.
- Les teintes directes aussi bien que les teintes traitées peuvent être remontées avec des colorants basi • ques qui se fixent très bien sur le Brun Immédiat B.
- On peut également modifier la nuance pendant la teinture même en ajoutant au bain du Jaune solid Diamine B, de l’Orangé Diamine B ou du Noir Immédiat.
- Le Brun Immédiat B possède, aussi bien en teintes directes qu’en teintes traitées, une solidité irréprochable au lavage et au foulon ; il ne dégorge pas du tout sur le coton blanc.
- La solidité à la lumière des teintes directes ainsi que de celles copulées avec Nitrazol C correspond à celle du Cachou naturel, tandis que les teintes traitées avec bichromate de potasse et sulfate de cuivre sont supérieures au Cachou sous ce rapport.
- La résistance aux acides du Brun Immédiat B est également supérieure à celle du Cachou, de sorte que je nouveau produit rendra aussi d’excellents services pour la teinture des chaînes solides aux acides.
- Le Brun Immédiat B offre un intérêt égal pour la teinture du coton en bourre, du coton en flottes ainsi que du coton en pièces.
- Le Brun Immédiat étant bien soluble et unissant facilement il se recommande également pour la teinture du coton en cannettes, en bobines croisées et en rubans de carde sur appareils mécaniques.
- NOIR IMMÉDIAT ET BLEU IMMÉDIAT {Suite)
- Teinture du Bleu immédiat sur coton en bourre
- {a Développement au peroxyde de sodium ou à l’eau oxygénée
- Dans une barque ou cuve en bois on prépare un bain court d’eau froide, auquel on ajoute :
- Pour nuances claires :
- 1 1/2 % de peroxyde de sodium;
- 11/2 % d’acide sulfurique 66° Bé,
- Pour nuances moyennes et forcées :
- 2 à 2 1/2 % de peroxyde de sodium,
- 2 à 21/2% d’acide sulfurique 66° Bé.
- On ajoute d’abord l’acide, on entre le coton et on donne quelques lisses. Ensuite on lève le coton, on ajoute le peroxyde de sodium, préalablement dissous dans de l’eau froide, puis on rentre le coton dans le bain, on lisse pendant 15 minutes à peu près et on
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 357
- chauffe alors lentement pendant 20 minutes jusqu’à environ 60° C. Ensuite on rince de la façon habituelle et on savonne à chaud.
- Si, au lieu du peroxyde de sodium, on emploie l’eau oxygénée, il faut :
- Pour nuances claires :
- 12 à 20 % d’eau oxygénée,
- 1 1/2 à 2 % d’ammoniaque,
- Pour nuances moyennes et foncées :
- 20 à 25 % d’eau oxygénée,
- 2 à 2 1/2% d’ammoniaque.
- En employant des proportions de peroxyde de sodium ou d’eau oxygénée plus fortes que celles indiquées ci-dessus, on peut augmenter la vivacité des teintes, mais au détriment de leur solidité au lavage.
- On peut encore augmenter la solidité au lavage, déjà très bonne sans cela, du Bleu Immédiat développé au peroxyde de solium ou à l’eau oxygénée, en traitant les teintes après le développement avec
- 1/2 à de sulfate de cuivre
- (sur un bain légèrement acidulé à l'acide acétique ou encore sur le bain légèrement acide servant au remontage avec des colorants basiques).
- NB. La cuve dans laquelle on fait le développement au peroxyde de sodium doit être très propre ; on fait bien de la nettoyer avant l’usage avec de l’eau buil-ante additionnée d'un peu de peroxyde de sodium et d’acide sulfurique.
- b) Déceloppement du bleu par vaporisage
- Pour le coton en flottes le développement du bleu par vaporisage se fait exactement de la même façon que pour le coton en bourre On peut se servir pour cela d’une caisse quelconque en bois, en cuivre ou en fer ; la cuve à teindre elle-même peut servir, si on la munit d’un couvercle fermant bien.
- A sa sortie du bain de teinture on fait passer le coton entre les rouleaux-exprimeurs, puis, sans rincer d’abord, on tord rapidement et énergiquement, ou ( n essore, et on suspend ensuite les flottes dans le vapc-risateur. On ferme ce dernier et on vaporise pendant une demi-heure avec admission d’air.
- Ainsi qu il est,déjà dit plus haut, on peut se servir comme vaporisateur d’une cuve quelconque fermée par un couvercle
- On peut ou suspendre le coton dans la caisse à va poriser, ou le disposer en couches régulières sur le double fond latté. Dans les deux cas, le développement se fait d’une façon parfaitement uniforme.
- On peut à la rigueur se passer d’une installation spéciale pour vaporiser et développer le bleu en entreposant simplement le coton teint, à l’état humide, dans un endroit chaud (séchoir).
- La teinture se fait de la façon indiquée ci-dessus. Après teinture on exprime le coton comme d’habitude, puis on cheville rapidement et on met les flottes encore bien chaudes, dans un panier garni à l’inté-tier de papier huilé ou de toile cirée.
- On procède pour le reste comme il est indiqué dans un précédent article.
- Lorsque le développement est terminé on rince et on remonte, s’il y a lieu, avec un peu de Bleu Méthylène nouveau, d’Indazine ou de Naphtindone.
- c) Développement du bleu par remontage à la cuve d’Indigo
- Des essais entrepris dans la pratique ont révélé le fait très intéressant que, tout aussi bien que par le traitement en peroxyde de sodium ou par le vapori-risage, le Bleu Immédiat est également transformé en bleu par l’action des agents réducteurs contenus dans la cuve d’Indigo et oxydation subséquente à l’air. Cette particularité rend le Bleu Immédiat très intéressant pour le piétage des bleus de cuve.
- Voici la façon d’opérer :
- On teint en Bleu Immédiat d’après les recettes données précédemment, on rince à l’eau froide, on laisse reposer le coton, à l’état humide, pendant quelques heures ou durant toute une nuit, puis,sans donner aucun autre traitement, on entre dans la cuve.
- Le choix des réducteurs employés est sans importance, toutes les cuves usitées produisant le même effet sur le Bleu immédiat.
- La cuve elle-même n’est nullement altérée par le Bleu Immédiat qui est déjà entièrement fixé sur la fibre avant le remontage.
- Remontage du Bleu Immédiat avec des colorants basiques
- Tandis que le remontage avec du Bleu Méthylène nouveau (ou avec du Naphtindone) est inutile pour les teintes remontées à l’Indigo, il sera toujours d’un excellent effet pour les teintes vaporisées ou développées au peroxyde de sodium. Il a déjà été dit précédemment que ce remontage ne diminue pas la solidité au lavage et à la lumière. Les colorants les plus appropriés à cet usage sont les différentes marques de Bleu Méthylène nouveau, ainsi que l’Indazine M et
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Naphtindone BB. Ce dernier produit est surtout intéressant pour le remontage des nuances foncées, auxquelles il donne un reflet cuivré absolument semblable à celui, si apprécié, des bleus d’indigo.
- Le remontage se fait sur un bain froid additionné d’acide acétique ou de sulfate d’alumine; on ajoute le colorant en plusieurs portions. Dès que le coloian est épuisé on chauffe légèrement et on manœuvre encore le coton pendant 1/4 d’heure, puis on rince de la façon habituelle.
- ENVAHISSEMENT DU COMMERCE ALLEMAND sur les Marchés lointains
- Le consul des Etats-Unis à Monaghan fournit les renseignements suivants sur l’accroissement continu que prend tous les jours le commerce de l’Allemagne dans les Républiques du centre de l’Amérique du Sud.
- L’influence allemande devient de jour en jour plus grande dans le Guatemala, le Nicaragua et Costa-Rica. Il y a actuellement dans ces trois républiques plus de 1,000 maisons de commerce allemandes ou des dépôts qui sont plus ou moins importants et qui comportent un capital de 8,333,000 dollars; toutes ces maisons font d’excellentes affaires. La moitié d’entre elles font l’importation et l’exportation. Le commerce principal traité par eux dans l’Amérique du Centre porte sur le café et la laine pour une valeur de 7,140,000 dollars.
- Il y a dans ces trois pays cinq banques allemandes, les capitaux allemands qui y sont engagés se montent à 16 millions. Le pays où ils montrent le plus d’activité est le Guatemala. Dans toute l’Amérique Centrale, ils possèdent 18,088,000 dollars de propriétés. Tous leurs intérêts combinés représentent : 44,030,000 au Guatemala; 10,472,000 au Nicaragua et 9,250,000 à Costa-Rica ; dans la République de San-Salvador et dans le Honduras, le chiffre est de 69,000,000 de dollars.
- Le consul termine son rapport en disant : Ce qui précède doit se résumer en quatre ou cinq constatations : 1° Que le commerce de l’Allemagne dans l’A mé-rique du Centre augmente constamment; 2° Que son influence dans ces contrées commence à atteindre des proportions formidables ; 3° Que le capital engagé dans l'Amérique du Centre par les Allemands, joint à la sagesse des hommes d’Etat et l’esprit d’entreprise
- des négociants et des fabricants, leur font ramasser de beaux profits; 40 Que ces profits sont acquits par la double opération de l’importation et de l’exportation ; et 50 enfin, que c’est à nous d’aviser et de nous remuer.
- Cette cinquième et dernière énumération est adressée par le Consul américain aux négociants exportateurs de son pays.
- Quant à nous, si nous reproduisons cette importante information, c’est afin de prier le commerce français de prendre égalment pour lui cet appel pressant et de ne pas oublier qu’il fut un temps où le commerce français était prépondérant dans ce pays.
- Il y a même une chose assez curieuse à constater, c’est que depuis longtemps déjà nous entendons cer tains exportateurs français crier par dessus les toits à qui veut bien les entendre, qu’il n’y A plus rien a FAIRE DANS CES PAYS-LA ; nous leur posons avec ce qui précède cette simple question : Comment font donc alors les Allemands1?...
- LA GRÈVE OBLIGATOIRE
- PROTESTATION FORMULÉE PAR L’ASSOCIATION DE L'INDUSTRIE ET DE L'AGRICULTURE FRANÇAISES
- L’Association de l’Industrie et de l’Agriculture Françaises, ,
- Après avoir pris connaissance du projet de loi présenté par le Gouvernement relativement à l'arbi-trage ;
- Considérant que la liberté laissée aux chefs d’in dustrie d’accepter ou non le principe de l’arbitrage ne constitue qu’une pure apparence;
- Qu’en effet, l’obligation imposée aux établissements travaillant pour le compte de l’Etat de se soumettre aux conditions de la loi nouvelle, mettrait forcément les autres établissements similaires dans la nécessité d’en faire autant, et que, s’ils résistaient, la grève serait toujours suspendue sur leur tête pour les forcer à capituler.
- Que, du reste, la question de l’arbitrage, qui peut | paraître la principale du projet, n’y est au contraire | qu’accessoire ;
- | Que l’objet véritable de ce projet consiste dans la ! réglementation de la grève ;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Considérant que cette réglementation, telle qu’elle est conçue, a pour résultat de mettre les chefs d’industrie et la masse de la population ouvrière à la merci d’une minorité de meneurs;
- Qu’en effet, en cas de non entente entre le patron et les délégués ouvriers, des arbitres doivent être désignés par chacune des deux parties ; que, faute de sentence arbitrale rendue dans les six jours, la grève pourra être décidée, et qu'elle le sera par un scrutin qui devra réunir la moitié plus un des suffrages exprimés et le tiers des électeurs ;
- Qu’ainsi il suffira, pour que la grève soit chose certaine d’avance et obligatoire :
- 1° Que les arbitres— pour la désignation desquels aucune règle n’est même posée — soient choisis avec mission plus ou moins occulte de rendre l’arbitrage impossible dans le délai imparti;
- 2° Que les organisateurs de la grève se soient assurés du vote d’une fraction fort restreinte de leurs camarades ce qui sera toujours possible et facile pour eux; ,
- Considérant que la réglementation projetée n’est ainsi qu’un instrument de guerre d’un maniement facile et sûr pour les organisateurs de grèves, et qu’elle constitue la négation la plus absolue du grand principe de la liberté du travail, puisqu’elle étend son opression et sur les ouvriers opposés à la grève en les forçant à chômer et sur les grévistes eux-mêmes, qu’elle condamne, s’ils sont en minorité, à rester de force dans l’atelier et à continuer le travail à des prix de salaires qu’ils considèrent comme insuffisants.
- Qu’il est d’ailleurs presque superflu d’en montrer les résultats, lesquels seraient pour le patron l’impuissance et la ruine, pour l’Industrie Nationale une prompte décadence, et pour les ouvriers eux-mêmes le chômage et la misère ;
- Considérant, en outre, que si l’on suppose soit que la sentence arbitrale a été rendue en faveur du patron, soit que, à défaut de sentence arbitrale, la grève n’ait pas été votée — les patrons ne trouvent dans les dispositions proposées que des sanctions dérisoires, ou même entièrement absentes, pour aire valoir leurs droits : . - |
- Proteste énergiquement contre le projet ;
- Le déclare funeste au plus haut point à la prospérité et à l’existence même de l’industrie nationale ; attentatoire, pour l’ouvrier autant que pour le patron, aux principes les plus essentiels de justice et de liberté ; ruineux enfin pour la population ouvrière;
- Et demande instamment au Parlement d’en voter le rejet.
- LA LDI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Avis du comité consultatif des assurances contre les accidents du travail
- Le Comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à l’article 11 de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir quelle est, au regard dudit article, la situation des chefs d’entreprise qui n’ont eu connaissance qu'a-près le délai de quarante-huit heures d’accidents survenus à leurs ouvriers, a émis, le 28 novembre 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une demande tendant à l’interprétation de l’article 11 de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne les accidents, primitivement insi-liants, que les ouvriers ne déclarent qu’après le délai de quarante-huit heures imparti au chef d’entreprise pour sa déclaration légale à la mairie ;
- « Considérant qu’en tout état de cause la déclaration de l’accident ou de ses suites n’incombe jamais à l’ouvrier ;
- « Considérant que les difficultés concernant les accidents dont les suites ne se sont révélées qu’après le délai prévu par l’article 11 de la loi ont été déjà envisagées et résolues par là circulaire ministérielle du 21 août 1899, paragraphe 1er,
- « Est d’avis :
- « Qu’il y a lieu de se référer à ladite circulaire pour la solution de la question posée. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- colique de plomb peut être considérée comme un acci-dent de travail, a émis le 28 novembre 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif contre les accidents du travail, saisi par M. le ministre d’une communication tendant à l’interprétation de l'article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si la colique de plomb peut être considérée comme un accident du travail,
- « Est d’avis :
- « Que la loi susvisée n’est pas plus applicable aux coliques de plomb qu’à toutes les autres maladies professionnelles. »
- Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, consulté par le ministre du commerce sur l’interprétation à donner à la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne la question de savoir si la loi est applicable aux incapacités occasionnées par le caractère infectieux des produits manufacturés, a émis, le 28 novembre 1900, l’avis suivant :
- « Le comité consultatif des assurances contre les accidents du travail,
- « Saisi par M. le ministre d’une Communication tendant à l’interprétation de l’article 1er de la loi du 9 avril 1898, en ce qui concerne les incapacités de travail occasionnées par le caractère infectieux des produits manufacturés,
- « Est d’avis :
- a Qu’en regard de la loi susvisée il n’y a point lieu de retenir le caractère infectieux ou le caractère dangereux des travaux, du moment où il ne survient pas un accident proprement dit;
- « Qu’au surplus, l’accident le plus léger survenu par le fait du travail ou à l’occasion du travail est régi par la loi de 1898, quelque aggravation que subisse cet accident initial, notamment du fait de l’insalubrité ou de l’infection de l’industrie. »
- L’Indigo artificiel et les planteurs de l’Inde
- Les planteurs d’indigo de la région de Behar (Bengale) ont, en présence du préjudice que leur cause l’indigo artificiel, réclamé l’assistance du gouvernement de l’Inde. Une enquête est faite par "une commission chargée d’examiner les mesures proposées pour venir en aide aux planteurs en améliorant la culture de l’indigo et en l’alternant avec la culture du
- sucre, qu’on introduirait dans le pays. (Times, de Londres.)
- UN JUGEMENT_INTÉRESSANT
- Le tribunal de St-Dié vient de prononcer l’acquittement d’un industriel qui s’était refusé à communiquer à un inspecteur du travail le livre de paie de ses ouvriers.
- Nous croyons utile de donner ici le texte même du jugement :
- « Attendu qu’en matière générale tout est d’inter-prétation stricte et limitative, et, d’autre part, que personne ne saurait être tenu de fournir les éléments de là preuve’ de ses propres infractious à la loi, à moins d’y être contraint par des dispositions formelles de celle-ci.
- « Attendu que nulle part, dans la législation ouvrière, pas plus dans la loi du 2 novembre 1892, en ses articles 10 et 20 où sont énumérés les livres dont la tenue est imposée aux industriels, que dans la loi du 30 mars 1900, il n’est fait mention du carnet d’atta-chement des heures de travail des ouvriers ; que ce carnet, dont la base est un état journalier dressé par le contremaître, est bien plus un élément de la comptabilité de l’industriel destiné à établir le montant de la paie de chaque ouvrier que le décompte des heures de travail effectivement fournies par ce dernier.
- Que la prétention de l’inspecteur du travail Mongel, de se faire représenter ledit carnet d’attachement, est d’autant plus singulière qu’il a reconnu, au cours des débats, que ce document ne saurait fournir des données certaines, mais seulement des approximations sur les heures de travail réellement faites par les ouvriers; l’habitude constante, chez les industriels de ja région, étant de majorer souvent le nombre d’heures en raison de la nature et de la difficulté du travail effectué ;
- » Attendu, en résumé, que la loi pénale n’édicte aucune obligation pour les industriels relativement à la tenue du carnet d’attachement ; que, par conséquent, ceux ci sont dans leur droit absolu en ne possédant pas ledit carnet, et que c’est à tort que l’inspecteur départemental Mongel en a exigé la production et a vu dans le refus qui lui était opposé, le fait cons titutif de l’infraction à l’article 29 de la loi du 2 no-ve < bre 1892 ; : f -
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- co 05 +*
- » Par ces motifs,
- » Le tribunal, jugeant correctionnellement et en et en premier ressort,
- » Renvoie X... des poursuites du ministère public sans peine, amende, ni dépjns. »
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE PROGRAMME DES PRIX
- Proposés en Assemblée générale le 30 mai 1900
- A décerner en 1901
- {Suite)
- 39
- Médaille d’honneur pour un mémoire indiquant le rôle que jouent les différentes espèces de soie cultivées et sauvages dans le blanchiment, la teinture, l'impression et la charge.
- 40
- Médaille d’argent pour un mémoire sur les préparations et les applications de l’eau oxygénée pour le blanchiment des fibres textiles.
- 41
- Médaille d’honneur pour une amélioration importante dans le blanchiment de la laine ou de la soie.
- Le blanchiment des laines et de la soie est encore très incomplet : les opérations réitérées par lesquelles on passe les laines et la soie suffisent à peine aies dégraisser et à réduire leur matière colorante, sans toutefois la détruire. Leslaines et les soies d'apparenee blanche tiennent cette qualité bien plus de la matière première que de l’effet du blanchiment.
- Le procédé que nous exigeons devra réussir sur toutes les qualités de laines ou soies, sans adjonction de l’azurage complémentaire, avec lequel on imite un faux blanc. Il devra supporter un vaporisage d’une heure, ne pas nuire aux couleurs d’impression et ne pas affaiblir le tissu.
- 42
- Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze (selon le mérite respectif des ouvrages) pour les meilleurs manuels pratiques sur le blanchiment des tissus de coton, laine, laine et coton, soie, chanvre, lin et autres textiles.
- L’auteur devra décrire les meilleurs procédés pour le blanchiment de ces différents tissus, et donner une explication raisonnée des diverses opérations que le
- blanchiment nécessite. Il faudra surtout avoir égard aux tissus destinés à l'impression et aux conditions essentielles que l’imprimeur exige d’un bon blanchiment. Ce traité devra, en outre, renfermer la description des appareils et machines dont on fait usage dans le blanchiment.
- (A suivre,)
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ DE FABRICATION d'un produit imperméable plus particulièrement destiné à l'imperméabilisation des tissus Par M. Carl Roth.
- On a trouvé que, lorsqu’on mélange un savon insoluble à l’eau avec du caoutchouc, etc., on obtient une masse plastique qui convient notamment à l’imperméabilisation et à l’imprégnation des tissus, papiers, etc., ainsi qu’à la fabrication des tissus-cuir, imitation de cuir, tapisseries de tenture et garnitures de parquets. Dans ces masses, on peut également incorporer, comme cela se fait du reste avec les substances du groupe de caoutchouc, des matières inertes telles que la cellulose, les huiles et corps gras (bruts, élodinés, oxydés, soufrés, etc.), la poudre de liège, la sciure de bois et d’autres. Aussi la présente invention est elle caractérisée par le fait du mélange de caoutchouc, gutta, balata, etc., etc , ramollis, ou de déchets de ces derniers, ainsi que de produits régénérés de ce genre, avec des savons insolubles à l’eau, formés de corps gras ou acides gras éloï dinés ou non éloïdinés.
- FEUTRES DE LAINE INDUSTRIELS, minéralisés ou tannés. par M. Alban Prôcop.
- Le but de cette invention est de renforcer les feutres tissés ou foulés, au point de vue de la résistance au travail dans les papeteries, ou autres industries, et d’établir ainsi un produit industriel nouveau.
- On tanne ou minéralisé les feutres de laine, industriels, en leur faisant subir une opération spéciale qui consiste à faire absorber aux fi'aments de laine,
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- GQ co M
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avant ou après le tissage, avant ou après feutrage ou autres aprêts, une certaine quantité d’acide chro-mique obtenu par les réactions chimiques connues, dans des bains appropriés dans lesquels soi t plongés les feutres à traiter.
- Au lieu d’acide chromique, on peut également employer des sels de chrome, comme par exemple les sulfate et bisulfate, dans les mêmes conditions.
- DISPOSITION AUX ENCOLLEUSES LARGES pour mordancer et blanchir, merceriser, teindre
- 3- et sécher d’avance.
- Par M. Friedrich Albert REICHMANN
- L’objet de la présente invention est une disposition à adopter aux encolleuses larges pour blanchir merceriser, teindre et présécher, au moyen de laquelle il est possible : 1° de teindre en noir solide et d’encoller, 2 de merceriser et d’encoller; 3» de merceriser, de blanchir et d’encoller, etc., sans que l'en-colleuse exige plus d’ouvriers à la servir que d’ordinaire.
- La disposition Zen question est caractérisée par le fait qu’entre les ensouples de derrière et le bac à colle se trouvent disposés des arrangements pour merceriser, pour teindre et pour sécher l’un derrière l’autre, et de telle façon que ces arrangements, suivant le travail à effectuer, puissent être travervés simultanément ou isolément par la chaîne, pendant que la disposition pour teindre seit également pour le blanchiment et que, pendant le mercerisage, l’effet de tension, au lieu de venir par commande de moteur, est obtenu par l’entraînement des paires de cylindres écraseurs des cuves à dissolution et par la chaîne.
- La charge en teinture
- d’apprêt, ont été chargés de matières étrangères dans le but d’augmenter le poids du tissu, et convenons en plus de soutenir exclusivement les teinturiers et apprêteurs qui prendront l’engagement de s’abstenir de charger les tissus dans le sens de cette résolution. »
- NOTE A NOS LECTEURS
- Nous offrons à nos lecteurs une superbe Sphère terrestre de un mètre de circonférence, coloriée par Etats, complètement à jour, montée sur pied en métal bronzé et munie à la base d’un bouton en cuivre (breveté) qui permet de lui imprimer le moindre mouvement de rotation.
- Ce travail absolument français et nouveau, irréprochable à tous les points de vue, indiquant les chemins de fer internationaux, les câbles et les lignes télégraphiques, les lignes de navigation principales et secondaires, la durée des trajets, la puissance desservant ces lignes, etc., etc., enfin nombre de renseignements inédits et précieux, est dû à l’Editeur-fa-bricant, Fournisseur des Ministères delInstruo-tion Publique des Colonies, de la Ville de Paris. Membre de la Société de Géographie, etc.
- Cette sphère qui trouve partout sa place et d’une utilité incontestable à toute personne qu’intéresse la science géographique, sera fournie franco de port et
- Une résolution intéressante vient d’être prise par une quarantaine de fabricants de Bradford et des environs à propos de la charge des tissus en teinture.
- Ces fabricants se sont réunis il y a quelques jours à l’hôtel Victoria Bradford et ils ont pris entre eux l’arrangement suivant : 1
- « Nous, les soussignés, ensemble ou séparément, convenons de ne plus vendre ou offrir de tissus draperie qui, suivant différents procédés de teinture du
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Pour conserver la]propriété exclusive d’un mur principal de mon habitation j’ai laissé entre ce mur et le voisin un très faible espace de terrain intermédiaire. Ai-je le droit d’y pratiquer des ouvertures?
- F. — Le code civil n’a pas prévu les droits et obli-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE . . . . .. .__ 363
- gâtions du propriétaire dont le mur non mitoyen ne joindrait pas immédiatement l’héritage du voisin; mais on ne peut induire de ce silence que le législateur ait entendu lui interdire d’ouvrir, dans son mur,des jours de souffrance. La règle qui doit servir de guide, en pareil cas, c’est que le propriétaire a droit de disposer de sa chose de la manière la plus absolue. Il ne pourra prendre des vues droites ou obliques si son mur ne se trouve pas séporé de l’héritage voisin par la distance que les articles 678 et 679 exigent pour l’ouverture de ces sortes de vue, mais aucune restriction ne l’empêchant de pratiquer des jours de souf-
- france, les principes du droit de propriété exigent que cette faculté soit reconnue en sa faveur.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Mme veuve Hart (Victorine-Julie née Thil), teinturerie, 58, rue d'Ivry, à Ivry. — Jug: du 5 nov. — L. Laforge.
- PRIME A NOS ABONNÉS
- Les différentes primes que nous avons jusqu’ici présentées à nos lecteurs ayant été très demandées, nous avons décidé de donner à ce service une plus grande extension. Notre choix se portera toujours sur. des objets irréprochables, artistiques, choisis parmi les modèles de la merveilleuse industrie parisienne. En un mot, nous tâcherons de satisfaire pleinement nos lecteurs.
- Notre première prime, dont la gravure est ci-dessous, est tout indiquée comme cadeau de fin d’année.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 15 oct., de la Société Bouvier et HUMEL, apprêt de tulles, 9, rue Nazareth, à Lyon. — L. : M. Edom. — Acte du 6 nov.
- Ventes de fonds de commerce
- M. Trannoy a vendu un fonds de teinturerie, 4., rue de Rennes.
- M. Aujol a vendu un fonds de teinturerie, 1, rue du Punt-de-Lodi.
- Mme veuve Soret a vendu un fonds de teinturerie, 149, rue Lafayette.
- M. Doll a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue Cerisaie. <
- M. Leydier a vendu à M. Petit un fonds de teinturerie, 123, boul. Richard-Lenoir.
- Mlle Henriet a vendu un fonds de teinturerie, 31, rue Dauphine.
- Mme veuve Delaporte a vendu un fonds de teinturerie, 135, rue du Faubourg-Saint-Denis.
- Mile Hallier a vendu un fonds de teinturerie, 12, rue Sophie-Germain.
- Mlle Chauvel a vendu un fonds de teinturerie, 61, rue de Clichy.
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- LOI SUR LES ACCIDENTS
- du Travail
- DU 9 AVRIL 1898
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de ’Etat.
- Cette loi qui a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer, dès aujourd’hui, à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40 ; chaque feuille en plus, 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Commentaire historique et analytique de la loi des 9-10 avril 1889, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les ouvriers sont victimes dans leur travail
- 1898. In-8 343 pages. 5 francs, par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
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- Ecrire bureaux du journal aux initiales R. T. 53.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 365
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
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- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Edition française, par M. F. Dominer, professeur à l’École de physique et de chimie industrielle. — 1 fort volume in-16, 80 figures dans le texte Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION «
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales.-- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di -et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- , 53 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16. .... 5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8de92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans ler industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc. .
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. —Officier d’Academie — Lauréat do la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de enmmerce diplômé —: Chef, du Laboratoire de la Société frar Aise d’hygiène.
- 1 fort volume in-8°de 600 pages avec figures Adresser mandat de 20 fr. au bureau du jour AA pour recevoir franco;
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- 366 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Bfe de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité.;. 12 .. à 14 .. — 2a qualité .. . 11 .. 12 .. - 3e qualité.... 6 50 10 .. — Sisal, Yucatan... 9 25 11 50 — Honduras.,.. .. 8 80 9 25 — Tabasco 7 .. 8 .. , — Haïti Cap 5 75 5 90 - Fort-Liberté 6 30 6 75 — 6 .. 6 40 — St-Marc ...... 7 .. 7 50 — Gonaïves 6 75 7 20 - P.-de-Paix ..... 7 .. 7 25 — Miragoane 5 50 5 75 — Saint-Domingo... 5 50 6 75 — Martin, et Guadel. 4 50 5 25 — Jamaïque. 5 40 7 .. Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6 50 • Manzanillo 6 .. 6 25 • Tuspan 6.. 7 .. • Vera-Cruz. . .. 5 50 6 .. » Campêche. 5 .. 5 25 » Carmen... ........ 5 .. 5 25 » Tampico. 5 75 6 .. » Porto-Plata 4 75 5 05 » Haïti 4 75 5 . • Jamaïque 5 25 5 50 • BarceletP. Cab .. • 6 .. 6 25 • Rio Hacha... 3 50 4 . » Carth. et Savan... 3 50 4 .. » Maracaïbo 4 75 5 75 . Fustet 100 k. 14 .. 16 .. -• Tatajuba..... .50 k. 4 .. 5 .. • Bahia ... 4 .. 5 .. » 5 35 6 50 • Amapala ... 60 kil. 5 .. 5 25 Rouge Brésil Bahia 7 .. 9 .. » Calliatour... 100 k. 15 .. 17 .. * Lima 50kil. 7 .. 9 .0 — • Ste-Marthe 7 .. 9 .. » Brésillet. 3 50 4 .. . Sandal 100 k. 7 .. 9 .. • Sapan...... 50 k. 6 .. tù .. • Quebrach3. . 1000 k. 90 .. 38 .. a Pernamb 50 k 16 .. 18 ..
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. M .. .... — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb ... ..... ....................................................................................... » pressé...............20 .....................................................................................21 •.
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffezacatille..... 1 60 2 ..
- Ténérife grise.......................................................................................... 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25
- Java, Mad . Pond.. .... M.................
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 12 • 18 .«
- I Indigo*
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k.. 6 75 » fin viol, et pourpre... 6 25 » beau viol, etdito.... 5 75 • bon violet 5 . 1 • moyen violet 3 75 » bon violet rouge 4 50 » bon moy. v. roug.... 4 .. « fin rouge 5 75 » bon dito 3 50 » bon à fin cuiv 3 .. » cuiv. ( ed. et bas 2 25 Java. M Kurpah.. 2 50 Madras . 2 . Manille..., 2 .. Caraque 2 50 Guatemala flor 4 75 » bon à fin sobré.. 3 .. » — cor.... 3 .. » cor. ord. à bas.. 1 50 N-Gren fin et surfin..1/2k 6 .. » bon à beau 4 50 » ord. et moyen .... 250
- 7 .
- 6 50
- 6 . .
- 5 25
- 4 ..
- 5 75
- 4 25
- 5 .
- 4 ,.
- 4 .
- 3 75
- 5 ..
- 4 50
- 3 50
- 4 50
- 5 50
- 4 50
- 4 50
- 2 50
- 6 50
- 5 50
- 3 50
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ................ M Mers du Sud.................M .. ..
- Madagascar..................M .. ..
- Quereitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé............... 7 50 à 8 50
- • gros effilé..................... 6 .. 7 ..
- Rocou.
- Antilles.............1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne...........................M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote :
- Acide tartrique.......... 260 .. à 265 ..
- Bois de :
- Campêche Laguna .................... » Martinique................................................10 .. »...................................Jaune Carmen.......................M .. »...................................» Maracaïbo........................M .. Cannelle de Chine......................................110..................
- — de Ceylan de n‘ 000 à 4 252
- Cochenilles :
- Grises...................... 210 ..
- Argentées................... 215 ..
- Zacatilles................. 170 ..
- Noire? Palmas............. 190 ..
- » Lanzarotte .........................
- Crème de tartre............. 165 ..
- Cureuma Bengale........... 70 ..
- Dividivi .................... M ..
- Gommes :
- Arabique................... 165 ..
- den......................... 120 ..
- 12 ’
- 120 .
- 350
- 200 .’
- 170 .
- 180 .
- 125 .
- Damar Singapore. ... .. 112 .. 115 «>
- » Batavia................ 160 .. 165 .. Sandaraque .......... 150 .. 160 ..
- Gambie?............. 45 .. 50 ..
- Galles vertes et noires.. 180 .. 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.................... F. 2 50 à 2 75 moyen ordinaire........................2 .. 2 50 Kurpah bon moyen à bon violet et violet r......... 3 50 4 ..
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................... 2 E0 3 25
- Sumac en feuilles..........F. M .. 0/0 k.
- — en poudres...............F. M .. •
- Vordet, en pains, extra sec : sous toile, F. 180 .. 010 k. sous papier, F. 180 .. 0[0 k. » bon marchand en pains F. 115 .. » * » » «nboules. 115 .. »
- » raffiné en poudre sec. F. 145 .. »
- Produits chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.).......... 15 .. à 17 (acq.).......................... 17 .. 19 .
- Acide muriatique...... 20 d 9 50 , .
- — nitrique....... 36 33 . . .
- — — .......... 40 41 . . .. ..
- — sulfurique........... 66 10.............
- — 50 7 50 . ..
- Carbonate de soudedei90/92,
- en sacs à rendre, marchés 12 25 . •
- Disponible................... 12 75 .. . 3
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34 .. .. ••
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs marchés..................... 17 50 . • •
- Disponible.................... 18 50 .. • •
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés........ 8 25 .. ••
- Disponible.................... 8 75 .. • •
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 .. ..
- Disponible.................... 19 ......
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 ....
- Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 ....
- Soude caustique 110/115, en
- tambours de 300k.marchés 29 25 .. ••
- Disponible................... 29 75 .. •
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. pla-
- quettes..................... 39 .. • •
- Soude douce 33 degrés, en vrac........................... 4 50 . • •
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 ...
- Silicate de soude.......... 25 .. •
- Chlorure de magnésium, en gare des Salins, en fûts de 500 kil 10 Chlorure de potassium, en gare des Salins de Giraud. 20 .. .. .•
- Chlorate de baryte en fûts de 100 kil 190 Sulfate de cuivre 98 p. 0/0 en sacs, consommation... 63 .. .. •
- Entrepôt....,................ 60 n
- Sulfate de fer 95 p. 0[0, en •
- ^acs de 100 kil................
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-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ©3
- 33
- —2
- PLACE DE LYON
- — J
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture
- et impression Acétate de plomb 78 .. à 80 .. Acideacétiquedesarts40% 29 .. 31 .. — 7 .. 8 .. — nitrique 36° 32 . . 34 .. — sulfurique, 66° .. .. 8 .. 11 . — tartrique 280 .. 285 .. — citrique 355 .. 365 . Alun épuré 20 22 .. - ordinaire 15 .. 16 .. Ammoniaque incolore, 22°. 37 .. 38 .. Bichlorure d’étain, 55°..... 105 .. 110 .. — — 60° 130 .. 135 .. Bois Campêche-Laguna... là .. 18 50 — — Guadeloupe 14 50 15 .. — Jaune Centre Amérique 20 22 .. Cachou jaune. V apeurs ... 46 .. 48 . — brun 95 .. 105 .. Chlorate de potas se 110 . 120 .. — de soude.. .. .. 125 .. 135 .. Chlorure de chaux! 00 à 110° 20 .. 21 .. Chromate rouge de potasse 88 .. 90 .. — — de soude.. 66 .. 68 .. Crème de tartre ... .... 185 . 190 .. Cristaux de tartre 180 . 185 .. — de soude........ 8 .. 9 .. CurcumaBengale enracines 85 .. 90 .. — de Madras .. .. .. — Chine ....... .. . .... Essence de térébenthine .. 105 .. 110 .. Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. 19 .. Galles de Chine et Japen. 195 .. 205 . — vertes et noires . . 225 .. 235 .. Gomme Sénégal, en sortes. 160 .. 170 ., — arabique 250 . 300 .. — adragante rousse. 340 .. 375 ..
- Jus de citron............... 23 .. Méthylène à 95°........., 103 . — régie 90 ....... 110 .. Prussiate jaune de potasse 200 .. -................— de soude.. ... .. Pyrolignite de fer.......... 10 .. Résine...................... 16 .. Rouille ......... 9 ..
- Sel de soude 80°.......... 18 . — ammoniaque.. 12 50 Sel d’étain 230.............
- Soufre en canons.......... 19 50 — sublimé................. 21 50 Sumac Sicile en feuilles... 28 .. Sulfate d’alumine......... 15 .. — de cuivre.............................................66 ..
- — de fer..................... 7 50
- 24 ..
- 105 .
- 115 .
- 205 ..
- 11 ..
- 20 .
- 10 , 18 25
- 13 .
- 235 .
- 20 50
- 22 50
- 29 ..
- 17 .
- 68 ..
- 8 .
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- Arsenic (blanc).la tonne 19 10 » Arséniatedesoude » 15 15 6 Bi arséniatede soude (As205) 65 0[0..........21 16 .
- Blanchiment liq. 28- 6 à 7 % 3 10 »
- — en poudre 35 % 6 5 »
- Bleu de Piusse («n pâte) la livre.................. » » 3 3/4
- Produits tirés du goudron
- Aizarine 20 0.0...la livre » » 8 1/2 Aniline (huile) pure.. — » » 4 1/2 — (sel) pure.... — * » 4 1/2 Anthracène 30’ A par unité au comptant....... » » 4 Benz 1 90 % ...... le gallon » » 11 1/2
- Acide carbonique (crist.) 40 • la livre » 1 »
- Magenta pure....la livre » 3 »
- Acide picrique...... — * 14
- Bois de teinture
- Ecorce de Baltimore, la tonne 3 15 »
- Barwood ............ — 3 15 »
- Camwood... ........... — 15-20 » »
- Bois jaune.......... — 8 10 »
- Bois de pêcher, bois de Lirai — 8 10 » Bois de camphre de la Jamaïque ..... . — 5/6 10 » Bois de camphre de St-Domingue — 5/6 10 • Bois de datuphre du Honduras......... — 8 » » Grains de Perse. • le quintal » 20 » Bois de santal rouge, la tonne 5 10 » Bois de sapan..... , — 5-10 • »
- Extraits
- Liqueur d'écorce. . le quintal » 20 » Extrait — .. — » 18-24 » Myrabolam 142 .. — » 11 6
- Bo s dépêcher... .— » 11 » Grains de Perse . — » 18 » Bois de campèche — » 15-4 •
- Potasses
- Bichromate......la livre... » 4 » Binosealate ..... — » 5 » Carbonate 90 %. . la tonne. 22 10 »
- Cn-stique....... — 27 15 » Chlorate ......... la livre.. » » 4
- Ferricianide (prussiate rouge).... — » 14
- Ferrocyanide (pr.
- jaune).,,...... — » ».8
- Ces prix sont comptés pris à quai à Li-verpool ou chargés sur voie ferrée aux lieux de fabrication.
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- 368 LE MONITEUR DE LA TEINTURE ’
- GUIDE-ADRESSES
- p e la Teinture et de l’Impression des. Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
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- Sée (Paul), 58-60, rue Brûlé-Maison, à Lille (Nord).
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- FRANCE : Un an. ...... . 15 fr.
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- AVIS
- Nous avons l’honneur d’informer nos lecteurs que nous mettrons en recouvrement, fin courant, les quittances pour le renouvellement de leur abonnement.
- Les quittances impayées subissant des frais de retour, nous serons reconnaissant à nos abonnés de faire bon accueil à notre signature, ou de nous prévenir, avant le 25, de ne pas leur faire présenter de reçu.
- SOMMAIRE
- Blanchiment et Teinture de la toile (suite).
- La loi sur les accidents du travail.
- L’électro-chimie dans la teinture et l’impression.
- Noir immédiat et bleu immédiat (suite).
- Perfectionnements et procédés nouveaux.
- Divers. — Exposition de 1900. — Douanes françaises. — Informations. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- BLANCHIMENT ET TEINTURE de la toile
- Par George H. Hurst F.G.S. {Suite)
- Les matières colorantes diamine rapide jaune A donnent des teintes jaune orange plus nombreuses. En employant 2 1/2 à 3 pour cent de matière colorante
- on obtient des teintes orange dorées, avec 1 pour cent des jaunes plus foncés, tandis qu’avec 1/2 pour cent on peut obtenir des oranges pâles. Afin d’épuiser les bains tout en obtenant des teintes plus foncées on doit augmenter la proportion du sel de Glauber.
- Les jaunes dianil donnent de très bons résultats sur la toile, les 3 G teignent en jaunes grisâtres très brillants qui sont très fins ; 1/4 pour cent du produit donne un jaune soufre fin : 2 pour cent une teinte verdâtre de jaune canari ; le jaune dianil G donne des teintes plus foncées ; avec 2 pour cent, des jaunes fins dorés sont obtenus, tandis qu’avec 1/4 pour cent on a des teintes jaunes primevère. On obtient ces teintes plus facilement avec du sel en employant 5 pour cent pour les teintes claires et 20 pour cent pour les teintes foncées.
- Les jaunes Titan teignent très bion la toile et ont l’avantage sur bien d’autres jaunes, d’être plus résistants aux acides. Le jaune Titan 3 G teint en jaunes gris, les teintes R en jaunes plus foncés. Le Titan orange donne des teintes dorées d’un bon brillant. Le sel est un bon collaborateur pour les couleurs Titan et c'est encore ce qu’il y a de mieux en l’employant dans la proportion de 20 à 25 pour cent si on veut obtenir des teintes franches.
- Les jaunes ne sont pas seulement employés afin d’obtenir leur propre couleur, mais aussi pour obtenir par des conbinaisons avec d’autres couleurs, des verts, olives etc., leur emploi, dans ce cas sera décrit un peu plus loin, dans une autre section de cet article.
- On peut également employer la prémulineafin d’obtenir d’autres variétés de teintes sur la toile, aussi
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- bien en l’appliquant directement qu’en diazotisant et par le développement. On obtient les teintes directes en teignant à l’ébullition dans un bain contenant du sel ordinaire ; dans la proportion de 20 à 25 %, on obtiendra de très bons résultats, la couleur prend sur la toile d’une façon très uniforme, naturellement, on doit opérer sur des toiles blanchies pour que les résultats soient parfaits. On emploie 2 1/2 % de matière colorante pour avoir des couleurs bien franches.
- Les applications directes donnent des teintes grisâtres brillantes qui seraient d’une très grande utilité si elles n’avaient pas une tendance à passer au contact de l’air et de la lumière, et si elles ne changeaient pas de ton au savonnage acide ou alcalin.
- Cependant, par un traitement diazotisant et un développement à l’ammoniaque ou à la poudre de blanchiment, on peut obtenir des teintes de jaune plus fortes.
- On peut obtenir un jaune bien franc en teignant avec 212 pour cent de matière colorante par le procédé ordinaire; puis, après avoir rincé, en faisant passer par un bain froid contenant 2 t[2 pour cent de sodium nitrique, cela, pendant vingt minutes; on rince ensuite puis on plonge dans le bain de développement fait avec 5 pour cent d’ammoniaque liquide ordinaire de 25 à 30 pour cent de force. On emploie le bain à la température de 80' C., et on y laisse séjourner la toile pendant une demi-heure; on obtient ainsi un jaune résistant au savonnage et au lavage ainsi qu’à la lumière.
- On obtient le jaune d’or par ce même procédé, en employant un bain de développement fait avec 10 pour cent de poudre de blanchiment à 15 en remuant bien le bain pendant une heure à 70', à 80• de denstté, après quoi, la marchandise est rincée avec de l’eau bien claire ne contenant aucune poudre de blanchiment. La teinte obtenue est d’un jaune d’or brillant très résistant à la lumière, à l’air et aux lavages.
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS
- DU TRAVAIL
- AMBIGUITÉ DES POUCES D’ASSURANCES
- Tout est dit, écrivait La Bruyère, en tête de ses Caractères, depuis quatre mille ans que le monde existe.
- Les compagnies d’assurances se sont étudiées
- à jeter l’obscurité dans les clauses de leurs polices pour qu’il soit impossible d’y voir clair. L’assuré ne peut y retrouver ni ses devoirs ni surtout ses droits. Il y a un tel mélange de toutes choses que le diable lui-même n’y trouverait rien de bon.
- L’assuré tient par exemple à avoir ses coudées franches s’il se lie avec une compagnie, il veut pouvoir se dégager dans un délai très court, si ses convenances l’appellent ailleurs, ou s’il reconnaît que la société avec laquelle il a contracté ne répond pas à son attente.
- On lui déclare bien que la convention pourra prendre fin dans un an et à l’expiration de chaque année sous la seule condition de donner un préavis dans les formes qui sont arrêtées.
- La clause est ainsi formulée :
- « Le présent contrat pourra être résilié pour le 31 décembre de chaque annee à partir du 31 décembre 1900 à charge par celle des parties qui entendrait provoquer cette résiliation d’en donner l’avis à l’autre, par lettre recommandée au moins trois mois à l’avance »
- L’assuré confiant à la lecture est bien persuadé qu’il n’est engagé que pour un an, il en-voie le préavis en temps utile dans le cours de l’année 1900. Mais la compagnie de lui répondre que la police ne peut être résiliée que pour le 31 décembre 1901 et qu’il restera assuré malgré lui encore une année. Il a beau se récrier que la première époque de résiliation est bien le 31 décembre 1900, rien n’y fait.
- Il y a une clause dans la police et la compagnie ne l’interprète pas de cette manière.
- Il ne faut pas croire que les compagnies d’assurances aient le mérite de l’invention de ce langage amphigourique. On ne peut rien inventer dans ce genre. C'est la pensée de La Bruyère que nous rapportions en tête de ces quelques lignes.
- Ce langage n’est ni plus ni moins qu’une réminiscence des célèbres oracles de la Sibylle de Cumes qui s’entendaient dans tous les sens.
- La langue française se prête surtout à une grande clarté, et c’est la dénaturer, la défigurer, que de la faire servir à des stipulations aussi ambiguës.
- Toute obligation devrait être clairement formulée pour éviter les surprises et les mécomptes. Il n’y a que ceux qui ont intérêt à tromper qui pensent à employer de ces formules captieuses.
- C’est surprendre la bonne foi des gens sans défiance, et qui agissant loyalement se figurent qu’il en est de mêmede la part de celui qui traite avec eux. Ils ne se tiennent pas sur leurs gardes, et ils sont dupes.
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- Les tribunaux devraient agir avec une grande sévérité contre tous ceux qui ont recours à de telles embûches et toujours interpréter contre les trop habiles ces clauses malhonnêtes.
- AVIS
- Nous croyons devoir informer nos lecteurs que personne n’est autorisé a se présenter au nom du journal pour solliciter la vérification, la conclusion, etc., etc., des polices d’assurances. Ainsi que nous l’indiquons plus haut, et comme conséquence de la réorganisation que nous venons d’opérer dans ce service, toutes LES COMMUNICATIONS RELATIVES AUX ASSURANCES DOIVENT DÉSORMAIS NOUS ÊTRE DIRECTEMENT adressées. Nous les transmettons immédiatement à la Compagnie the Océan-Accident, seule chargée de traiter ces questions.
- L'ÉLECTRO-CHIMIE dans la Teinture et l’Impression
- * par A. E. SUNDERLAND
- Mémoire lu devant la « Society of Dyers and Colorits » à Londres.
- Depuis la dernière décade, l’électricité, dans ses applications à la force et à la lumière a fait d’énormes progrès, mais ses autres propriétés, n’ont pas été aussi bien utilisées dans beaucoup de circonstances. Certainement, on l’a employée dars la télégraphie, dans le téléphone en vertu de son action particulière sur les molécules du fer, mais l’action du courant électrique sur certains corps élémentaires n’a pas été employée d’une façon bien étendue et commerciale.
- L’action du courant électrique sur les matières colorantes et les produits intermédiaires pourrait être mise en œuvre de plusieurs manières, dont voici k s plus importantes :
- L’action du courant électrique sur la substance elle-même à la température ordinaire si c’est au liquide, ou bien au-dessus de son point de fusion si c’est un corps soiide.
- L’artion du courant sur le corps dissous dans un solvant quelconque, ce qui donne généralement les meilleurs résultats.
- Le premier procédé ne donne pas d’aussi bons résultats que lorsqu’il s’agit de substances inorganiques,
- car dans ce cas son action est trop forte et fréquemment absorbe le composé dans ses éléments Certainement qu’il se forme alors des produits intermédiaires, mais il est si difficile de les isoler qu’on ne peut le recommander au point de vue commercial. La plupart des membres des séries aliphatiques et aromatiques en fusion peuvent être résolues en CO2 + H? O’ et par la production de produits! ntermédiaires tels que l'acide oxalique et l’acide glycollique, dans les séries aliphatiques, et les éthers hydro-quinins et les acides hydro-oxy-carboxyliques, dans les séries aromatiques.
- L’appareil le plus simple à employer consiste en deux tubes joints ensemble par un joint étanche en forme de V, chaque branche contenant un pôle circu-faire en disque, on se rendra compte des dimensions de chaque tube, de la quantité de liquide, de la force du courant et de la quantité absorbée.
- La nature des produits obtenus par l’électrolyse de corps organiques dépend de deux choses :
- lo Si le corps est un bon électrolyte ou non, et dans ce dernier cas quels sont les corps qu’on doit employer pour le rendre tel.
- 2° Si la décomposition a lieu dans un milieu acide ou alcalin ; car des produits absolument différents sont généralement obtenus par l’électrolyse dans chaque milieu différent.
- La première action qui a lieu dans une pile électro-litique estime oxydation au pôle positif et une réduction au pôle négatif, et on obtient les meilleurs résultats en disposant l’appareil de telle sorte que les produits ainsi formés puissent être retirés immédiatement à l’abri du champ d’action. Ceci, on peut le faire de differentes manières :
- 1° Automatiquement en utilisant les différentes densités des solutions.
- 2° En élevant ou baissant la température de la pile„
- 3° En employant des électrolytes différents dans le compartiment anode et dans le cathode.
- 4° En employant un électrolyte tel que le corps formé n’y soit pas complètement soluble; par ce manque de solution complète il ne sera pas attaqué alors par le courant.
- L’intérêt principal dans l’électrolyse de composés organiques réside surtout dans la façon dont se compose l’hydrocarbone qui montre généralement assez de stabilité aussi bien dans les séries aliphatiques que dans les aromatiques.
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- Les réactions les plus importantes, cependant, sont: la réduction de corps nitro aromatiques dans des solutions alcalines,premièrement, en composés azotiques et ensuite en composés hydroazotiques, ces changements se produisent d’une façon très satisfaisante, et le produit réel est presque égal à ce que donne la théorie.
- Si on emploie le même électrolyte dans l’anode et le cathode on perçoit très facilement l’osmose élec-lectrique et c’est une des principales difficultés qu’il y a à employer ce procédé sur une grande échelle, les résultats obtenus tendent à confirmer la loi de Clausius et Hittorf que le courant électrique ne s’attaque pas aux affinités, mais que les principales réactions sont produites par l’électrolyse primaire de l’électrolyte dans l’hydrogène et l’oxygène.
- En ce qui concerne la production actuelle de ma tières colorantes par l’électricité on n’a publié jusqu’i i que très peu de résultats, et les cas les plus connus tels que la production des bleus méthylène, les noirs alizarins etc , proviennent de l’action oxydante ducou rant électrique dans la pile anode.
- Goppelsroeder, en 1886, a publié plusieurs résultats qu’il a obtenus dans des proportions d- laboratoire par l’oxydation d’anines prima res variées. Il dit que l’on produit des noirs aniline par l’action du courant électrique sur de l'hydrochloride d’aniline dans une solution acide ; par l’électrolyse de sel d’aniline seul, en n’obtient qu’un précipité brun et une coloration allant du rouge au violet.
- Plus tard les résultats que Goppelsroeder a obtenus sont les suivants :
- Avec l’aniline méthyl il a obtenu une coloration bleue ; avec le diphénylamine une coloration violette ; avec des sels de naphthylamine des produits bruns ; avec du napthol un jaune d’or; le magnta, l’alcool méthyl et le fluoride de potassium ont donné le violet d’Hoffmann.
- (à suivre.)
- NOIR IMMÉDIAT ET BLEU IMMÉDIAT (Suite)
- La teinture du coton sous forme de chaînes
- La teinture des chaînes de coton à l’aide du Bleu Immédiat peut se faire sur les mêmes appareils que ceux décrits au chapitre traitant du Noir Immédiat,
- avec la seule différence que pour le Bleu Immédiat il faut toujours, comme pour le noir, exprimer le coton énergiquement, mais en supprimant le rinçage.
- 1 . Sur la petite machine ordinaire à teindre le coton en chaînes
- On garnit le bain avec :
- 10 à 20 gr. de Bleu Immédiat C, brev. s. g. d. g.
- 4 à 8 gr. de sulfure de sodium,
- 2 à 4 gr. de soude caustique 40 0 Bé,
- 5 à 10 gr. de sel marin,
- Par litre.
- On nourrit le bain pendant le passage des pièces à raison de :
- 7 à 12% de Bleu Immédiat C, brev. s. g. d. g.,
- 2 à 4 % de sulfure de sodium,
- 11/2 à 2 % de soude caustique 40° Bé,
- 3 à 6% de sel marin.
- Du poids du coton.
- Suivant la longueur de la machine on y fait passer la chaîne 2 à 4 fois au bouillon. Après chaque passage on exprime, puis on vaporise sans rincer au préalable.
- 2. Sur la cuve à tourniquet
- La teinture du Bleu Immédiat sur la cuve à tourniquet s’effectue d’une façon tout à fait analogue à celle du Noir Immédiat sur le même appareil.
- 3. Sur la course (teinture des chaînes à la continue)
- La machine employée est la même que celle dont on se sert pour le Noir Immédiat, mais le rinçage doit être supprimé pour les chaînes teintes en Bleu Immédiat.
- On garnit le bain de teinture (premier bain) à rai-soi de :
- 8 à 16 gr. de Bleu Immédiat C, brev. s. g. d. g.
- 3 à 6 gr. de sulfure du sodium,
- 2 à 4 gr. de soude caustique 40° Bé.
- 5 à 10 gr. de sel marin.
- Par litre.
- On teint au bouillon ; un seul passage suffit. En continuant à teindre sur le même bain il faut recharger avec les mêmes proportions de colorant et d’ingrédients accessoires que celles indiquées à la page 43.
- Après teinture on exprime la chaîne, puis on vapo -rise sans rincer au préalable.
- 4. Sur l'appareil à teindre les chaînes à l'état enroulé On garnit le bain de teinture avec :
- , environ8 à 12 kilos de Bleu Immédiat C,brev. s.g.d.g.,
- | 5 kilos de sulfure de sodium,
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- 373
- 3 kilos de soude caustique 40° Bé,
- 7 kilos de sulfate de soude crist.
- En continuant à teindre sur le même bain on recharge pour une chaîne du poids de 50 kilos avec ;
- 2 à 3 kilos de Bleu Immédiat C, brev. s. g. d. g.
- 2 kilos de sulfure de sodium,
- 3/4 kilo de soude caustique 400 Bé,
- 1 kilo de sulfate de soude crist.
- Le développement du Bleu Immédiat sur chaînes
- Le développement des chaînes se fait d’une façon analogue au développement du coton en flottes. En sortant de la machine à teindre la chaîne est bien exprimée et déposée dans un wagonnet possédant des ouvertures suffisantes pour laisser passer la vapevr. Lorsque le wagonnet est chargé on l’entre dans la caisse à vaporiser.
- Pour les détails concernant le vaporisage nous nous référons au chapitre précédent, relatif au vaporisage du coton en flottes.
- Il est déjà suffisant dans beaucoup de cas de déposer la chaîne telle qu’elle sort de la machine à teindre, sans la rincer, dans le wagonnet, de bien la recouvrir et de la laisser ainsi pendant quelques heures ou durant une nuit dans une pièce chauffée, pour que le bleu se développe parfaitement.
- Perfectionnements et Procédés NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU GENRE DE BARRETTE destiné à s’appliquer sur les gilles de peignages, filatures, teintures en laine soie et lin. par M. François Wourlod.
- Ce nouveau genre de barrette, formant arc sur le devant, remplace avantageusement n’importe quelle barrette de gills à simple ou double came. En effet, dans les anciennes barrettes de gills, l’écartement était de 7 à 8 mm. du cylindre, d’où il se proluisait des barrures dans le peigne par suite du trop grand écartement et des coupures de la laine ; il n’était pas possible de les rapprocher les unes des au res en raison de leur faible épaisseur, cause de perte de temps considérable pour l’ouvrier, partant de perte dans la
- production, sans compter qu’on aboutissait à un tra-vail mal fini ;
- Pour obvier à ces inconvénients, l’inventeur a modifié la barrette en la rendant plus épaisse et en lui donnant la forme d’un arc sur le devant. De cette modification il résulte que :
- l°L’on peut travailler n'importe quel genre de laines, mè ne les plus courtes, sans avoir à recourir à d’autres machines.
- 2° Rendre un filament supérieur à ce que font les autres barrettes en ne laissant aucune grosseur ni barrures dans le peigné, la soie ou le lin (ce résultat est obtenu par la table régulière que produit le système, l’écartement n’étant que de 2 à 3 mm. entre les barrettes) ;
- 3° Eviter les casses qui se déclarent fréquemment aux pignons,aux vis et aux cames, et qui occasionnent une très grande perte de temps en obligeant de démonter complètement les gills pour dégarnir les pièces avariées ;
- 40 Eviter les déchirures de mancherons et les détériorations du cylindre étireur, lorsqu’il survient une avarie aux barrettes — et
- 5° Donner une allure plus rapide que toutes autres machines et sans occasionner aucun accrochement aux vis dans lesquelles les barrettes sont prisonnières. En outre, avec la nouvelle barrette, il n’y a aucun changement à opérer à la machine, il suffit de changer les barrettes
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Distribution des diplômes et médailles
- En réponse aux demandes de renseignements qui nous sont adressées journellement, nous croyons de voir rappeler : 1° que le Commissariat général de l’Exposition, dont les bureaux sont situés 97, quai d’Orsay, est exclusivement chargé de la remisedes diplômes et médailles ; 2 que chaque diplôme, quelle que soit la valeur de la récompense obtenue, sera accompagné d’une médaille de bronze portant le nom du titulaire en relief et délivrée gratuitement.
- Le nombre de ces médailles étant considérable (près de cent mille tant pour les exposants que pour les collaborateurs) et chaque médaille devant être frap-pée et soumise au recuit à plusieurs reprises, il n’est
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pas possible de préciser la date de la remise aux titulaires. Dès à présent la frappe se poursuit dans l’ordre numérique des classes en commençant par le numéro 1.
- DOUANES FRANCAISES
- Toiles de coton en couleur imperméabilisées par un enduit genre Pegamoïd. — Les tissus de l’espèce suivent le régime suivant :
- Les toiles de coton épaisses imperméabilisées par un enduit genre pégamoïd mais ne renfermant pas de celluloïi, dont la face cirée est grainée ou chagrinée à l’instar du cuir pantasole, sont soumises au droit des toiles de coton cirées autres (n- 431) — 40 fr. les 100 kil. net en tarif minimum,
- La percaline de coton teinte imperméabilisée par un enduit, genre pégamoïd, gaufrée, suit le régime de la percaline enduite pour reliure teinte, gaufrée (n-408) = 140 fr. les 100 kil. net en tarif minimum. (Lettre de l’Administration du 30 octobre 1900. — Annoter les nos 408 et 431 des notes explicatives du tarif.)
- INFORMATIONS
- Nous donnons ci-desssous d’après le Journal Officiel, liste des promotions et nominations faites par les différents ministères.
- Au grade d’officier.
- M. Guillaumet (Aimé-Léon), industriel, président de la chambre syndicale de la teinture et des apprêts de tissus. Président des comités d’admission et d’installation et membre du jury de la classe 78. Chavalier du 2 avril 1894.
- AU grade de chevalier.
- M. Bouré (Paul-Marie-Jean-Baptiste-Athanase), ins-pecteur principal de l'exploitation de la Compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée. Médaille d’or de collaborateur, classe 32.
- Nombre de nos lecteurs ont goûté, déjà, l’excellent dtiàmpagne que nous avons offert en prime il y a quelque temps.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
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- Déclarations de faillites
- Perrin, maître teinturier, 55 et 57, rue Sully, à Lyon. — Jug. du 16 nov. — S. : M. Pitre.
- Dissolutions de Sociétés
- Dissolution, à partir du 31 déc., de la Société Comte
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- PRIME A NOS ABONNÉS
- Les différentes primes que nous avons jusqu’ici présentées à nos lecteurs ayant été très demandées, nous avons décidé de donner à ce service une plus grande extension. Notre choix se portera toujours sur des objets irréprochables, artistiques, choisis parmi les modèles de la merveilleuse industrie parisienne. En un mot, nous tâcherons de satisfaire pleinement nos lecteurs.
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- C
- Ss
- Le moniteur de la TENTURE
- et Seüx, teinturerie, 61, 63, et 65, rue Sully, à Lyon — Jug du 9 nov. — L. : M. Comte.
- Ventes de fonds de commerce
- M. Kartow a vendu un fond de teinturerie, 55, rue de? Archives.
- M. Heurteoux a vendu un fond de teinturerie, 20, boulevard Magenta.
- M. Neyret a vendu un fond de teinturerie, 12, rue du Champ-de-Mars.
- M. Valy a vendu un fond de teinturerie, 17, rue Boulainvilliers.
- Mme Dubois a vendu un fond de teinturerie, 3, rue Meynadier.
- Mme Coiran a vendu un fond de teinturerie, 30, avenue de la République.
- M. Rée a vendu un fond de teinturerie, 58, rue Maubeuge.
- M. Manoughian a vendu un fond de teinturerie, 206, rue Lafay, tte.
- M. Manoughian a vendu à M. Lidon, un fond de teinturerie, 10, rue Aubry-le Boucher.
- Le Gérant : A. FAYOLLE.
- Paris.— Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A.. FAYOLLE, Directeur, 20. rue Turgot.
- LOI SUR LES ACCIDENTS
- du Travail
- DU 9 AVRIL 1898
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de ‘Etat.
- Cette loi qui. a un intérêt considérable pour tous les industriels, devra être affichée dans tous les ateliers, fabriques, etc.
- Nous venons de l’imprimer sous forme d’affiche et pouvons la procurer, dès aujourd’hui, à nos lecteurs.
- Une feuille, 0,40 ; chaque feuille en plus, 0.30, franco contre envoi du montant en timbres-poste ou mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Commentaire historique et analytique de la loi des 9-10 avril 1889, concernant la
- RESPONSABILITÉ DES ACCIDENTS dont les ouvriers sont victimes dans leur travail
- 1898. In-8 343 pages. 5 francs.
- par Louis CHARDINY
- Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- REPRESENTANTS dans les centres de l’industrie cotonnière en France et à l’étranger, sont demandés pour produits spéciaux.
- Ecrire bureaux du journal aux initiales R. T. 53.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 377
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus.
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- FORMULAIRE INDUSTRIEL
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- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- Matières colorantes, par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leede. Édition française, par M. F. Dominer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie I industrielle.— 1 fort volume in-16,80 figures dans le texte Prix. 8 fr.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 711 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce.
- Dérivées de l’anthracène.) j
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la 1 quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) ! Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; [d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 59 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine èf de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
- VIENT DE PARAITRE
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobelins et de Beazvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. —Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. CO.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans le. industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison, Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 éct antillons sur cartons. Prix 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthodes d’essai et d’analyse des huiles suifs, graisses , glycérines, huiles tournantes, beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d’analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ’e. — Lauréat d. la Seciéti des Agriculteurs de France. — Essayeur de rammerce diplômé — Chef du Laboratoire de la Société frar nise d'hygiène.
- 1 fort volume in-8ode 600 pages arec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du [ouenk pour recevoir franco
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Indigos
- Beie de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité... -12 .. à
- — 2e qualité ... 11 ..
- - 3e qualité... . 6 50
- — Sisal, Yucatan... 9 25
- — Honduras........ 8 70
- — Tabasco.............. 7 . .
- — Haïti Cap....... 5 50
- — Fort-Liberté..... 6 .
- — ................. 5 60
- — ................. 6 50
- — ................. 6 75
- — P.-de-Paix .... .O 7 ..
- — Miragoane........ 5 80
- — Saint-Domingo... 5 50
- — Martin, et Guadel. 4 50
- — Jamaïque. ........... 5 70
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 ..
- » Manzanillo....... 6 ..
- a Tuspan........... 6 25
- • Vera-Cruz...... 5 80
- » Campêche......... 5 ..
- • Carmen...........- 5 ..
- » Tampico.......... 5 75
- • Porto-Plata....... 4 75
- » Haïti........... 475
- • Jamaïque........ 525
- • Barcel et P Cab .. 6 ..
- • Rio Hacha....... 3 50
- • Carth. et Savan... 3 50
- » Maracaïbo......... 4 75
- • Fustet......100 k. 14 ..
- • Tatajuba......50 k. 4
- • Bahia........... 4
- » Corinlo............ 5 35
- • Amapala. . .. :0 kil. 5 .
- Rouge Brésil Bahia.... 7 .
- p Calliatour... 100 k. 15 ..
- » Lima.......50 kil. 7 ..
- » Ste-Marthe........ 7 ..
- » ................... 3 50
- » Sandal..... 100 k. 7 ..
- • Sapan........ 50 k. 6 ..
- « Quebracho.. 1009 k. 87 .
- • Pernamb......50 k 16 ..
- 14
- 12
- 10
- 11
- 9
- 8
- 6
- 6
- 6
- 7
- 7
- 7
- 6
- 6
- 5
- 7
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 6
- 5
- 5
- 5
- 6
- 4
- 4
- 5
- 16
- 5
- 5
- 6
- 5
- 9
- 17
- 9
- 9
- 4
- 9
- 8
- 98
- 18
- 75
- 75
- 75
- 25
- 20
- 40
- 75
- 25
- 50
- 25
- 50
- 25
- 25
- 05
- 50
- 25
- 50
- 25
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. M.
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb ... • ' • • • •
- » pressé ... 20 21 ..
- Cockonillo
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille . 1 60 2 ..
- Ténérife grise 1 50 1 80
- Cureumn
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 .
- Java, Mad , Pond.. . ... M • •
- Dividivi
- On eote lea 50 kil.... 12 18 .<
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. 6 25
- » fin viol, et pourpre. .. 5 75
- » beau viol, etdito.... 5 25
- » bon violet.............. 4 50
- • moyen violet......... 3 25
- » bon violet rouge...... 4 ..
- » bon moy. v. roug.... 3 50
- « fin rouge............... 4 25
- » bon dito................ 4 ..
- » bon à fa cuiv........ 2 50
- » cuiv.czd. et bas..... 1 75
- Java. .. .......................
- Kurpah.. 2 . .
- Madras........... . ......... 1 50
- Manille... ................... 2 .
- Caraque...................... 2 50
- Guatemala ................... 4 75
- » bon à fin sobre. . 2 75
- » - cor.... 2 75
- » cor. ord. à bas.. 1 50
- N -Gren fin et surfin.. 1/2 k 5 50
- » bon à beau.......... 4
- » ord. et moyen....... 2 59
- • 6 a fa G
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Su 1........... • M • • • •
- Madagascar..............M . . ..
- Qmert itron :
- On cote les 50 kil..
- 6 50
- 6 . .
- 5 50
- 4 75
- 3 50
- 4 25
- 3 25
- 4 50
- 4 25
- 3 50
- 2 25
- 4 ..
- 3 7 5
- 3 50
- 4 50
- 5 25
- 4 25
- 4 25
- 2 50
- 6 ..
- 5 ..
- 3 ..
- Damar Singapore..... .. 112 .. 115 ..
- » Batavia........... .. 160 .. 165..
- Sandaraque........... 150 .. 160 ..
- Gambie?..................... 45.. 50..
- Galles vertes et noires. 180 .. 210 ..
- Indigos. — On cote au demi-kilogramme :
- Madras, bon moyen assez tendre.................... F, 2 50 à 3 . .
- moyen ordinaire................ 1 75 2 ..
- Kurpah bon moyen à bon violet et violet r............. 3 25 3 75
- Kurpah moyen et moyen ordinaire...................... 2 50 3 ..
- Sumac en feuilles...........F. M .. 0/0 k.
- — en poudres...............F. M .. »
- Vrdet, en pains, extra sec :
- sous toile, F. 180 .. 010 k. sous papier, F. 180 .. 0[0 k. » bon marchand en pains F. 115 .. »
- » » » en boules. 115 .. »
- » raffiné en pouare sec. F. 145 .. »
- Baltimore fin effilé.............. 7 50 à 8 50
- » gros effilé................ 6 . . 7 ..
- Roeou.
- Antilles...........1/2 kil. .0 35 à .0 40
- Cayenne ....................... M • • • •
- PLACE DE MARSEILLE
- On cote :
- Acide tartrique. ..
- 260 .. à 265 ..
- Bois de :
- Campêche Laguna ................
- » Martinique. ... 10 .. 12
- » Jaune Carmen. M . .
- » » Maracaïbo M ..
- Cannelle de Chine...... 10.. 120
- — de Ceylan de n- 000 à 4 252 350
- Cochenilles :
- Grises..........;........
- Argentées............... Zaca tilles.... Noire? ........
- » Lanzarotte.............
- Crème de tartre......... Curcuma Bengale......... Dividivi . .............
- Gommes :
- 210 .
- 215 .
- 170 .
- 190 .
- 165 '
- 70 .
- M .
- 200 ..
- 170 ’
- Arabique................. 165 .. 180 ..
- den.................... 120 .. 125 ..
- Produits chimiques. — On cote aux 100 kil. :
- Alun raffiné (entrep.)..... 15 .. à 17 (acq.)..................... 17 .. 19 .
- Acide muriatique.... 20 d 9 50
- — nitrique...... 36 33 .
- — - ......... 40 41 ...........
- — sulfurique.... 66 10 .. ...
- — 50 7 50 . . .
- Carbonate de soude.de 90/92,
- en sacs à rendre, marchés 12 25 Disponible............."... 12 75 .. -
- Ammoniaqne liquide 22 d. 34 .. . . o•
- Chlorure de chaux 100 à 110
- en bariques de 420 kilogs marchés................... 17 50 . .
- Disponible.................. 18 50 .. •
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kil. marchés........ 8 25 ...
- Disponible .. ............... 8 75 .. • •
- Sel de soude 80/85, consom.
- et entrepôt, en barriques
- de 700 kil. marchés. ... 18 25 .. ..
- Disponible.................. 19 *
- Sel de soude 70/75, marchés 17 25 -.* Sel de soude 30/35, dispon. 12 25 -• Soude caustique 110/115, en
- tambours de 300 k.marchés 29 25 ..
- Disponible.............. • 29 75
- Soude caustique 110/115, en
- bariques de 300 kil. pla-
- quettes.................... 39...........
- Soude douce 33 degrés, en
- vrac......................... 4 50
- Lessive caustique 33 degrés 7 25 ....
- Silicate de soude........... 25............
- Chlorure de magnésium, en
- gare des Salins, en fûts de 500 kil................... 10............
- Chlorure de potassium, en
- gare des Salins de Giraud. 20..............
- Chlorate de baryte en fûts de
- 100 kil......"..............190............
- Sulfate de cuivre 98 p. 0/0
- en sacs, consommation... 63 . .. •
- Entrepôt.................... 60 -
- Sulfate de fer 95 p. 0[0, en ..
- sacs de 100 kil...............
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C5 eo
- PLACE DE LYON
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Droguerie pour teinture et impression
- Acétate de plomb..... 78 .. à 80 .
- A-ide acétique des arts 40% 30 .. 32 — chlorydrique 7 .. 8 .. — nitrique 36° ; 32 . . 34 .. — sulfurique, 66° ... 8 .. 11 . — tartrique 270 .. 280 .. — citrique 350 .. 360 . Alun épuré.... 20 . 22 .. — ordinaire 15 .. 16 .. Ammoniaque incolore, 22°, 36 .. 38 . . Bichlorure d’étain, 55° 100 .. 105 .. — — 60° 125 . . 130 .. Bois Campêche-Laguna. .. 18 .. (8 50 — — Guadeloupe 14 50 15 ., — Jaune Centre Amérique 20 .. 22 .. Cachou jaune. Vapeurs ... 48 .. 50 . — brun... 05 .. 105 .. Chlorate de potas se 110 . 120 .. — de soude 1 25 . . 135 .. Chlorure de chaux: 00 à 110» 20 21 .. Chromate rouge de potasse 86 .. 88 . « — — de soude.. 64 .. 66 .. Crème de tartre ... .... 185 . 190 .. Cristaux de tartre 180 . 185 .. — de soude 8 .. 9 .. CurcumaBengale en racines 80 .. 8 5 .. — de Madras .... — Chine . . . . .... Essence de térébenthine .. 105 .. 168 .. Extrait de châtaignier 2 0°.. 18 .. 19 .. Galles de Chine et Janon. 185 .. 190 — vertes et noires . . 150 . 170 .. Gomme Sénégal, en sortes. 160 .. 170 .. — arabique 230 . 260 .. — adragante rousse. 340 .. 375 ..
- Jus de citron............... 23 ..
- Méthylène à 95° ........... 103 . — régie 90................. 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 200 .. — — de soude.. . .. ..
- Pyrolignite de fer.......... 10 ..
- Résine......... , ....... 16 ..
- Rouille ..................... 9 ..
- Sel de soude 80»........... 19 .
- — ammoniaque.. 12 50 Sel d’étain 220 .. Soufre en canons ....... 19 50 — sublimé.................. 21 50 Sumac Sicile en feuilles... 26 .. Sulfate d’alumine............................... 15 . . — de cuivre...... . . . 64 ..
- — de ...................... 7 50
- 24 .
- 105 .
- 115 ..
- 205 ..
- il ..
- 20 ;
- 10 , 19 50 14 .
- 225 ..
- 20 50 22 50 28 .
- 17 .
- 66 ..
- 8 .
- MARCHÉ ANGLAIS
- LONDRES
- 1. sh. d.
- Arsenic (blanc).la tonne 19 10 » Arséniate de soude 45% » 15 15 6 Bi arséniate de soude(As2O5) 65 0[0..........21 16 .
- Blanchiment liq. 28- 6 à 7 % 3 10 » — en poudre 35 % 6 5 »
- Bleu de Prusse (-n pâte) la livre » » 9 3/4
- Produits tirés du goudron A izarine 20 0 0 la livre » » 8 1/2 An:line (hui e) pure.. — • » 4 1/2 — (sel) pure.... — s » 4 1/2 Anthracène 30* A par unité au comptant » » 4 Benz 1 90 % le gallon » • 11 1/2
- Acde carbonique (c ist.) 40' la livre » 1 »
- Magenta pure..... la livre » 3 » Acide picrique... — » 14 Bois de teinture
- Ecorce de Baltimore, la tonne 3 15 » .... — 3 J5 » Camwood — 15-20 » »
- Bo s jaune ........ — 8 10 » Bois de pêcher, bois de Lima — 8 10 » Bois de camphre de la Jamaïque — 5/6 10 » Bois de camphre de — 5/6 10 » Bois de datupbre du Honduras — 8 v » Grains de Perse. . le quintal » 20 » Bois de antal rouge, la tonne 5 10 » Bois de sapan — 5-10 » »
- Extraits
- Liqueur d’écorce. . le quintal » 20 » Extrait — . — » 18-24 » Myrabolam 142 .. — » 11 6
- Bo s de pê her ... — » 11 » Grains de Perse . — » 18 » Bois de campèche — » 15 4 »
- Potasses
- Bichromate.......la li re... » 4 » Binoscalate .....— » 5 » Carbonate 90 % . la tonne. 22 10 »
- Cn-stique........ — 27 15 »
- Chlorate ........la livr . » » 4
- Ferricianide (prussiate rouge)... . — » 1 4
- Ferrocyanide (pr. jaune) — » » 8
- Ces prix sont corpts pris à quai à Li-verool ou chargés sur vo e ferrée aux lieux de fabrication.
- Spécialité de Machines pour Teinture et Apprêts
- V'E HENRI VANDAMME, Roubaix
- Machine à mesurer en faudant.
- Machine à visiter simple en faudant.
- Machine à visiter et mesurer en faudant.
- Machine à griller à 1, 2, 3 et 4 rampes.
- Laveuse simple avec clapet.
- Laveuse avec pressions.
- Foulard simple à donner l’apprêt humide.
- Foulard double à donner l’apprêt humide.
- Machine à enrouler sur cylindres perforés ou rouleaux pleins.
- Machine à dérouler.
- Machine à fixer à l’état humide sur cylindres perforés.
- Continu à dégraisser la pièce au large, à 6 paires de cylindres et plus.
- Continu à foularder ou à donner l’apprêt humide.
- Foulons simples et doubles à pression par contrepoids ou ressorts.
- Foulon à briser pour l’épaillage chimique.
- Machines spéciales pour l’épaillage chimique (différents systèmes).
- Séchoir de laine à récupération.
- Baquets de teinture pour teindre en
- boyaux ou au large (différents modèles).
- Jiggers simples et doubles (différents modèles).
- Baquets de rinçage.
- Baquets de teinture et de rinçage réunis.
- Machine à sécher après teinture à air chaud et ventilation.
- Machine à sécher après teinture par cylindres, dite manique horizontale ou verticale.
- Manique ne séchant qu’un côté de la pièce.
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- Grande batterie de plusieurs groupes de maniques horizontales ou verticales.
- Tondeuses à 1 et 2 cylindres.
- Machine à dérompre l’apprêt des tissus avec ou sans brossage.
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- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de compensation.
- Grande machine à apprêter et sécher avec mouvement de frictions sé-parées.
- Rameuse simple.
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- Rameuse décatisseuse, tous les mou-vements se faisant au moteur.
- Rame-couverte à ramer et sécher.
- Machine à vaporiser.
- Machine à humecter.
- Machine à sublimer et vaporiser.
- Machine à doubler et plier en faudant.
- Machine à chauffer les cartons.
- Presse hydraulique et fausses presses.
- Calandre à 3 rouleaux.
- Machine à décartonner.
- Presse continue à très grand enveloppement de la cuvette lustrant le tissu sans l’écraser.
- Machine à plier et métrer en même temps.
- Machine à enrouler sur planchette.
- Tuyaux de chauffage et ventilateura? pour chasser la buée. II
- etc., etc. i
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- 380
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE-ADRESSES
- c é la Teinture et de l’Impression des Tissus, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 10 francs par ligne.
- Apprêts‘(Machines d‘)
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs. 9.rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Barques (Fabricants de)
- Decoudun. —Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Sée (Paul), 58—60, rue Brûle-Maison, à Lille (Nord).
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Frian Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matérie1 poux1 blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux, bobines, etc
- Brevets d’invention
- Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Sée (E. et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille (Nord).
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Caoutchouc
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C' Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
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- Decoudun. — Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant Paris. Chauffage, séchage, etc.
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- Chaudronnerie
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour b’anchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Bassines, chausdières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Drogueries
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d'indigo.' Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Essoreuses
- Decoudun.— Delacommune aîné et Cie, successeurs, y, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Grand choix d'essoreuses de toutes dimensions. Frein Corsol.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris Cabinet fondé en 1830. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure,. Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Graveurs pour impression sur étoffe
- Fernand Dehaitre, G, rue d’Oran, Paris. Matériel d'impression
- (niies pour graissage
- Eamelle (Henry). >. qai Valmy, Paris.
- Ingénieurs
- Sée (E.et A.), ingénieurs, 15, rue d’Amiens, à Lille Nord).
- Machines d’apprêt’
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de machines à apprêter pour tous tissus.
- Machines à apprêter
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- Fernand Dehaitre, 6, rue a’Oran, Paris Apprêteuses à feutre sans fin et toutes machines d’apprêt.
- Pingrié et Cie, 36, boulevard Saint-Germain, Paris. « La Sans-Rivale ».
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- Teinture et impression des tissus
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ï
- TABLE DES MATIÈRES
- Amn6e 1900
- A Pages
- Accidents (Les) du Travail £0, 53, 169,209, 225, 233, 241, 257, 289, 305, 314, 321, 346, 359 Accord entre les teinturiers allemands . . . 154
- Appareil à délustrer et a défriper les vêtements.
- Par M. Frankel................................281
- Appareils (Perfectionnements dans les) destinés à effectuer l’immersion et l’élargissement des fibres et s’appliquant spécialement au mercerisage des fibres végétales en forme d’écheveaux. Par M. Marshall.................. 88
- Appareils (Perfectionnements aux) employés pour la teinture, le blanchiment et autres traitements du coton et autres matières fibreuses, , à l’état brut, manufacturé ou partiellement manufacturé. Par M. Crippin 33, 49, 65, 81, 98, 130, 146 Appareil pour la teinture et le dégraissage des bobines de fils ou autres matières filamenteuses. Par la Société Harmel frères . . . 210 Applications (Notes sur quelques) de l’acide lactique dans l’impression des tissus de coton ParM.Oswald 354
- Application (L’) de la Loi sur les accidents du travail en Autriche . . . 73, 86, 106, 117, 135
- Apprêt (Nouveau mode d’) des tissus de coton. Par M. Milton Sheridan Sharp 328
- Apprêt (Nouveau Système d’) de tissus de toutes sortes, pour sacs à engrais, produits chimiques et autres. Par M. Grouchy................120
- Arbitrage obligatoire pour contrats de travail entre patrons et ouvriers.....................343 Assainissement des ateliers. Par M. Seé . . ..119
- Avis de l’Administration des postes et des Télégraphes ....................................265
- B
- Blanchiment (Le) des articles en laine et en demi-laine....................................165
- Blanchiment (Procédé de) par le peroxyde de sodium.................... . ................. 68
- Blanchiment et Teinture de la toile. Par George H. Hurst F. G. S. 187, 189, 20C, 213, 229, 248, 259, 293, 308, 338, 369 Brosse tapoteuse pour le dégraissage des tissus par M. Robin 296
- C Pages
- Cause (Note sur une) d’accidents d’impression au rouleau occasionné par l’eau. Par M. Jos.
- Dépierre.......................................132
- Charge (La) en teinture........................362
- Chasse (La)....................................258
- Collodion (Application du) et de ses dissolutions au parage et à l’encollage des filés pour tissage. Par M. de Louradour......................120
- Colorants (Les nouveaux) 37, 52, 307, 340, 355
- Commerce (Le) de l’Allemagne en matières colorantes extraites du goudron..................341
- Commerce (Le) de l’indigo......................199
- Congrès (Quatrième) international de chimie appliquée......................................138
- Conseil supérieur du Travail...................167
- Conservatoire National des Arts et Métiers.— Cours publics et gratuits des sciences appliquées aux Arts. Année 1900-1901. . . . 321
- Contrats (Les) d’assurances et la Loi du 30 juin 1899........................................... 56 Couleurs dégorgeant sur filés de laine ..........3 Cylindres en zinc modifié pour l’impression des tissus et des papiers peints, ainsi que pour le gaufrage et autres opérations analogues et procédé pour leur fabrication, par M. Dejey .....6
- D
- Décoloration (Procédé pour la) des chiffons de laine et de la laine régénérée. Par MM. Roland et Peterhauser. . ..............154
- Décoration manuelle des Tissus velours par l’emploi des couleurs et procédés utilisés par l’impression des Tissus. Par M. Garde. . . 328 Découpeur et Classeur automatique pour contremarques Par A. M. Ferriol 290 Démontage des couleurs indirectes. . . . 230 Désuintage (Perfectionnements aux), dégraissage et rinçage de la laine et appareils pour les réaliser. Par M. Turney 162, 178. . . 194
- Détachage (Le). Quelques notes techniques sur les différents procédés 135, 151, 164, 180, 213, 231. 247
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-
- II
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pages
- Diminution de la production de l’Indigo dans l’Inde. ................................... . 8
- Dispositif pour imprégner, blanchir, teindre, laver, rincer, turbiner et sécher dans un seul et même récipient les matières textiles. Par M. Schirp...................................... 67
- Dispositif servant à produire des effets de moiré dans les tissus. Par M. Beckers. . . 6 Dispositif (Nouveau) pour le vaporisage de toutes espèces de tissus imprimés. Par la Société G. - W. Richardson et Cie 263
- Disposition aux encolleuses larges pour mor-dancer et blanchir, merceriser, teindre et sécher d’avance. Par M. Reichmann. . . . 362
- Doubles Teintes sur tissus de laine par procédé nouveau...................................200
- E
- Electro chimie(l’)dans la teinture et l’impression 371
- Emploi (L’) du trioxyde d’hydrogène comme agent de blanchiment. Par M. Jean (Jules) . 342
- Envahissement du commerce allemand sur les marchés lointains..............................358
- Envoi (L’) des factures par la poste. ... 89 Epuration (L’) des eaux résiduaires. . . . 231
- Etoffe incombustible perfectionnée. Par MM. Bancroft....................................... 18
- Exposition universelle de 1900 10,121,148,
- 164,196, 242, 258, 282, 347, 373
- H Pages
- Historique de la nouvelle couleur Khaki. 116, 133
- ï
- Imperméabilisation des Tissus. Par M. Josef Rudolf, chimiste................................ 37
- Importation des bois de teinture par le port de Riga............................................341
- Impression (Perfectionnements dans 1’) des
- Tissus. Par la Société Bonnet, Ramel, Savi -gny, Giraud et Marnas...........................262
- Impression (Procédé perfectionné d’) sur tissus.
- Par la Société Silver Spring Bleaching and Dyeing Co. 51
- Incohérences (Les) des lois protectrices du travail.........................................264
- Indigo (Fabrication de 1’) artificiel en Allemagne................................. 52, 72, 87
- Indigo naturel et Indigo artificiel .... 23
- Industrie(L’) et le commerce des matières colorantes extraites des goudrons de houille en Allemagne 7
- Industrie (L’) et l’évaluation décennale de la propriété bâtie................................. 39
- Industrie (L’) des matières colorantes en Allemagne ............................... 70, 262, 281
- Informations 42, 57, 74, 107, 123, 138, 189,
- 235,251, 265, 298, 314, 331, 374
- Inspection (L’) du travail..................... 39
- F
- Fabrication (Procédé de) de Tissus enduits imperméables ou non. Par M.Jannin. . . . 312
- Fabrication (Perfectionnements dans la) des Tissus imperméables. Par MM Frankestein et 312
- Feutres de laine industriels, minéralisés ou tamisés. Par M. ...............................361
- Filtrage forcé des Benzines ou autres essences par vide ou pression, pour dégraissage à sec, Par M. Rambaud. ...............................106
- Fixage (Nouveau Procédé du) brillant sur les étoffes. Par la Société Béranger frères. . . 37
- Fixation (De la) des couleurs d’alizarine par le ca hou de Laval et les thiocatéchines. . . 325 Frais (Les) accessoires de transport. . . . 347
- Frein pour battant libre des métiers à tisser. Par la Société Wilhelm Schroeder et Cie. . 154
- G
- Grande (La) Roue...................................
- Grève (La) obligatoire. — Protestation formulée par l'association de l’industrie et de l’agriculture françaises
- Guide du visiteur à l’Exposition...................
- J
- Jugement (un) intéressant.........................360
- Jurisprudence 123, 139, 155, 218, 235, 251, 265, 283, 299, 315, 348, 362
- Loi (La) de 1893 sur l’hygiène et la sécurité des travailleurs............................. 202, 217
- Loi (La) sur les accidents du trvaail .... 370
- Lactoline (Bilactate de pot, ou sod.), de C. H.
- Boehringer Sohn.................................311
- Lavage (Le) chimique. Par le Dr Julius Ephraïm 294
- M
- Machine à apprêter les tissus, par M. P. Bertrand .......................................311
- Machines (Perfectionnements dans les) à apprêter les tissus et à leur donner à velouté le brillant fixe et durable, par M. E. Thièbaut. 328
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- iri
- Pages
- Machine pour la mercerisage du coton, par M. P. Jeanmaire 215
- Machine (Nouvelle) à merceriser par M. J. Dolder, ingénieur. ........ 120
- Machine à merceriser, encoller, mordancer, laver, teindre et en général à imprégner, par M. Bern. Cohnen...........................297
- Machine à merceriser les tissus de coton sous pression, par M. E. Simon, ingénieur. . . 233 Machine et procédé pour produire les lisières sur les tissus teints en pièces, pat M. Cad-gène. ............ 273 Marché (Le) de l’Indigo 167 Matières (Nouvelles) colorantes . . . 229
- Mercerisage (Perfectionnements apportés ou se rattachant au) du coton ou autres matières fibreuses ou substances, et machine employée à cet effet, par MM. William Edward Aykroyd, William Henry Aykroyd et H. E. Aykroyd . 51
- Mercerisage (Procédé de) des fibres végétales évitant l’emploi d’appareils de tension, par M. Giovanni Tagliani, chimiste .... 67 Mercerisation du coton 150
- Mise (Système de) en apprêt des fils simples ou retors en coton, soie, lin, ramie, chanvre et généralement en toutes matières dans tous les systèmes de métiers à glacer, fil à fil ou à échevette, par M. J. Tardy..............282
- Modification (Loi portant) de la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels. . . 107,181,215 233 Moniteur {Le) de la teimureà, l’Exposition uni verselle de 1900 97 130
- Mordançage (Mode de) avec acide lactique ou lactoline pour laine peignée, en bourre, filée ou en pièces, par C. H [Boehringer fils . . . 292
- Moyens (Perfectionnements dans les) et procédés pour imprimer, transférer et fixer, surtout sur étoffes, les couleurs lithographiques et autres analogues à base grasse ou résineuse, par M. J. .......................105
- P Pages
- Préparation (Procédé pour la) des solutions con
- centrées et filables de cellulose Par le « Consortium Mulhousien » pour la fabrication des fils luisants.................................263
- Pressage (Perfectionnements aux méthodes de) à chaud et d’apprêtage de tissus ... 1, 17
- Procédé et Appareil pour blanchir et teindre. Par M. Honegger.................................297
- Procédés (Perfectionnements dans les) et Appareils pour le dégraissage de la laine. Par M. W. Erben........................................263
- Procédé pour augmenter le brillant des fils, fils retors et tissus mercerisés. Par M. Gassner. 19 Procédé (perfectionné) pour lustrer les fils mercerisés 167
- Procédé permettant de donner aux fils et tissus de laine et de coton l’aspect et le toucher de la soie. Par M. Graissot........................1C5
- Procédé (Note sur un nouveau) de rouge turc rongé, dit procédé à la soude caustique . . 4 Production directe sur les fils et tissus de coton de matières colorantes azoïqves insolubles . 102
- Production (Procédé pour la) de doubles teintes et des effets de crépon sur tissu de laine. Par la Manufacture Lyonnaise de matières cclo-rantes...........................................119
- Production (Perfectionnements dans la) des effets d’ornementation sur les tissus. Par M. Grandage.....................................215
- Production (Procédé pour la) de fils et de tissus raidis et m, rcerisés offrant un aspect brillant. Par M. Heberlein, chimiste..................... 88
- Produit (Procédé de fabrication d’un) imperméable plus pariculièrement destiné à l’imperméabilisation des tissus. ParM. Roth. . 361 Progrès de la teinture des fils de coton en 1899 Par E. R. et W. G 153
- Protection de la Propriété industrielle pour les objets admis à l’Exposition universelle de 1900. 10
- R
- N
- Nécrologie.................................... 100
- Nettoyage (Dispositif pour le) des mavères textiles, par G J. .............................242
- Noir immédiat et bleu immédiat. 196, 212, 228, 245, 279, 295, 309, 327, 339,356 372
- Nouveau genre de barrette.......................373
- O
- Orthonitrotoluene (De 1’) destinée à la fabrication de l’indigo.......................
- t 25
- Rame à merceriser avec aspiration à travers les tissus, des liquides de mercerisation. Par M. David......................................... 51
- Rapport (Extrait du) consulaire sur le commerce français à Berlin, de M. H. Bourgeois, vice-consul de la chancellerie de l’Ambassade de France à Berlin . 19
- Recettes de teintures . . ... 103, 166
- Récolte (Apparences de la) de l'indigo au Bengale en 1899-1960................................ 67
- Récolte de l’Indigo dans l’Inde....................395
- Résistance (De la) des couleurs selon leur Irai-tement......................................... 306
- Résolution (.Note sur la) des marchés par application de l’article 1794 du Code civil . . 218
- Revue des Matières colorantes nouvelles et des
- Progrès de la teinture. 84, 101, 148, 179, 322
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- IV
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- S Pages
- Service d’assurance du Moniteur de la Teinture.
- 129, 145, 161, 177, 193, 209, 225, 258, 273, 290, 322, 337, 353
- Similisation(Procédé perfectionné pour)soyeuse
- des écheveaux de coton. Par M. Dolder, ingénieur.........................................282
- Société industrielle de Mulhouse. 312, 329, 345, 361
- Société industrielle de Rouen. — Cinquantenaire A. .......................................... 57
- Soude électrolytique....................... 259, 277
- T
- Tableau comparatif du mouvement des matières premières............................ 26, 58 92
- Tarifs des chemins de fer..................... 42
- Taux (Le) de l’intérêt légal de l’argent . 121 123
- Teinture (La) — Ses phases diverses . . . 152
- Teinture du coton mercerisé...................113
- Teinture (Procédé de) des fils en plusieurs couleurs suivant des lois déterminées, par
- M. Oswald Hoffmann.............................329
- Teinture et impression sur laine peignée (système Vigoureux) (suite et fin)................. 4
- Teinture de la laine — Colorants nouveaux 116 199
- Pages
- Teinture (Nouvelle) en noir pour les poils de lapin ou de lièvre..............................163
- Teinture rapide en couleur Khaki, par le
- Dr Furth........................................214
- Teinture (La) des tissus mi-laine............... 71
- Teinturiers (Les) Dégraisseurs................... 7
- Téléphone (Le) à l’Exposition................... 90
- Traitement (Perfectionnements apportés au) des matières fibreuses teintes, par MM. H.-Edward Aykroyd et P. Krais
- Traitement (Appareil perfectionné destiné au) des matières textiles, filées ou en rubans de préparation, pour les blanchir, teindre ou laver, par la Société Leblois, Piceni et Cie . 19
- Travail (Le) des adultes......................... 7
- Travail (Le) des femmes......................... 57
- Travail (Le) des femmes et des enfants dans les usines..........................................183
- X
- V
- Vaporisage — Quantités d’eau absorbées par les fibres textiles dans une atmosphère de vapeur d'eau voisine de la température de 100° et de son poids de saturation, par M. A. ............................................226
- Visite faite à l’usine de MM. Fréd. Bayer et Cie, par MM. Tassencoupt et N. Lefebvre. 8, 10, 24
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