Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
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- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
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- Paraissant le 5 et de 20 de chaque mois
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Examen des rapports faits par M. Lévy-Spira sur le flambage des tissus. — Les nouveaux colorants. — La teinture du coton. — Revue étrangère. — Programme des prix de la Société industrielle de Mulhouse (suite et fin). — Une bonne blague. — La responsabilité des Compagnies. — Jurisprudence. — Service du contentieux. — Adjudications administratives. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Cours. — Annonces.
- EXAMEN
- des rapports faits par M. Lévy-Spira, ingénieur de la maison Scheurer Lauth et Cie , de Thann, sur le flambage des tissus.
- Par M. Eugène Bœringer (I).
- Ces rapports, qui sont consignés dans les bulletins de la Société industrielle de Mulhouse, tome 63, page 179 et suivantes et tome 71, page 197 et suivantes, sont très bien et très consciencieusement faits ; ils seront consultés avec fruit par toute personne s’occupant du flambage des tissus
- Nous sommes d’accord avec le contenu de ces rapports, nous désirons seulement préciser quelques points.
- Faisons d’abord remarquer : 1° Qu’il n’existe pas de
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, sept. 1903.
- procédé rigoureux pour comparer les résultats des différentes manières de griller. On juge à l’œil si le grillage est bien fait ou plus ou moins insuffisant; 2° Qu’il n’existe pas de procédé rigoureux pour comparer les résultats des différentes manières de griller. On juge à l’œil si le grillage est bien fait ou plus ou moins in -suffisant ; 2 Qu’il est impossible de régler mathématiquement la quantité de gaz à consommer pour obtenir le résultat demandé et qu’il arrive souvent qu’un grillage aurait pu être suffisant avec une consommation de gaz un peu moindre; 3° Que pour les pièces de même sorte, pouvant contenir plus ou moins d’humidité, on est obligé de consommer les quantités de gaz exigées pour les cas défavorables si l’on ne veut pas risquer d’avoir des parties de pièces mal flambées.
- Les chiffres indiqués n’ont donc pas, et ne peuvent pas avoir une rigueur absolue; ils indiquent seulement les résultats pratiques obtenus avec une qualité de gaz donnée.
- Examinons d’abord le premier rapport et relevons-y quelques consommations de gaz (1) :
- Les satinettes 87 P. 50 fils consomment 500 litres de gaz par 100 mètres.
- Les calicots 75 P. 26 fils consomment 358 litres de gaz par 100 mètres.
- Les batistes 28/24 consomment 151 litres de gaz par 100 mètres.
- Pour griller ces tissus il faut :
- 2 feux forts et 2 feux faibles pour les sati •
- nettes.................................. = 500 lit.
- (1) Voir rapport de M. Lévy-Spira, Bulletin de la Société industrielle, mai 1893, pages 186,187 et 188.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 2 feux forts pour les 75 P. 26 fils...... = 358 »
- 2 feux faibles pour les batistes 28/24... = 151 »
- De là on déduit que :
- 358
- 1 feu fort F correspond à —-................ = 179 »
- •
- 151
- 1 feu faible f » ................ = 75 »
- •
- donc, pour la satinette :2F -J- 2 f = 358 + 151 = 509, ce qui correspond bien au chiffre indiqué pour la satinette.
- Le tissu est flambé à une vitesse de 1 m. 50 à la seconde.
- On a trouvé (1) que l’humidité contenue dans des pièces satinettes prises dans le magasin d’écru, situé au 1er étage, était de 7.39 % du poids avant le séchage. Après séchage à fond, ces pièces ont été remises dans le magasin et ont regagné 7.07 % d’humidité. Les mêmes pièces, mises dans un local humide, ont pris 10.15 0/0 d’eau.
- Ces chiffres montrent que l’humidité contenue dans les pièces n’est pas une quantité négligeable.
- Passons maintenant aux essais concernant le séchage préalable des pièces avant flambage ;
- lo Satinettes séchées avant le grillage, poids humide 74kil., perte par le séchage 5 kil. 500, soit 7.43 0/0 grillées avec deux forts feux ;
- 2° Satinettes séchées avant le grillage, mêmes poids, grillées avec un feu fort et un feu faible ;
- 3o Satinettes non séchées avant le grillage, mêmes poids, grillées avec deux feux forts et deux feux faibles.
- Le n° 1 donne le meilleur résultat. Les Nos 2 et 3 sont sensiblement de même.
- Appelons S le nombre de litres de gaz que le séchage remplace pour 100 mètres de tissu satinette :
- Pour le No 1 on a consommé S + 358 lit.
- Pour le No 2 » S + 179 lit. + 75 lit.
- = S + 254 lit.
- Pour le No 3 on a conzommé + 151 lit. = 509 1. Si le No 2 et le No 3 sont semblables, on a :
- S lit. + 254 lit. = 509 lit., d’où S = 509 — 254 = 2551., soit 50 %.
- En remplaçant S par sa valeur dans le No 1, on a : S + 358 lit. = 255 lit. + 358 lit. = 613 lit.
- Il a donc été consommé par 100 mètres du tissu de satinette, pour le No 1 613 lit. de gaz, et pour les Nos 2
- (1) idem, pages 189, 190 et 191.
- et 3 509 lit., ce qui explique que le No 1 est mieux grillé que les deux autres.
- Rien ne prouve que le No 1 n’aurait pas été suffisamment bien grillé en brûlant moins de 613 litres de gaz, et, en effet, un autre essai fait en séchant et grillant avec un feu fort et deux feux faibles, soit avec une consommation de 585 litres, a donné un très bon résultat. Un peu moins de gaz aurait sans doute encore suffi.
- La quantité de gaz qui sort d’une rampe ne peut évidemment varier que si l’on modifie l’un ou bien les deux éléments qui constituent le débit de la rampe, savoir la section d’ouverture de la rampe et la vitesse d’écoulement des gaz. Comme la section reste constante il ne reste que la vitesse, et la vitesse est fonction de la pression. Nous reviendrons tout à l’heure sur cette question.
- Pour déterminer la surface des tambours sécheurs, on a détaché (1) trois cylindres de 0 m. 600 de diamètre d’une machine à sécher de 15 cylindres, on a fait marcher à environ 37 tours. La production était de 68 m. 57 à la minute. La pression de la vapeur 2 k. 500.
- On a passé des satinettes contenant 7 % d’eau et l’on a obtenu, après chaque passage, les évaporations suivantes :
- 1er passage évaporation 86.27 % de l’eau contenue 2me » » 11.76 »
- 3me » » 1.96 »
- 4me »» 0 »
- 99.99 »
- Si l’on avait voulu .avoir les mêmes résultats avec une production de 90 mètres au lieu de 68 m. 57, il 3 X
- aurait fallu — 3,93 cylindres ou quatre cylin-oo,57
- dres en chiffre rond.
- Comme le quatrième passage n’a plus rien évaporé, une machine à sécher à 12 cylindres suffirait pour sécher à fond des satinettes marchant à une vitesse de 1 m. 50 à la seconde. Voici la réflexion de M. Lévy : « Le premier séchage avec 3 cylindres de 0 m. 600 à « la vitesse de 68 m. 57 n’a enlevé que 86,27 % de « l’eau hygrométrique du tissu. La vitesse de 90 mèt. « par minute, à laquelle nous flambons, nous entraî-« nerait donc d’après cela, pour obtenir une dessicca-| a tion à fond des tissus en question, à une bien grande | (1) Voir rapport de M. Lévy-Spira, Bulletin de la So-
- i ciété industrielle, mai 1903, pages 192 et 193.
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- « machine à sécher; en d’autres termes, pour écono-« miser une rampe à gaz (200 à 250 litres par pièce de « satinette, par exemple), on arriverait à une machine « coûteuse, encombrante, sujette à de sérieux frais « d’entretien, et l’on se demande s’il ne serait pas pré-« férable de mettre une rampe de plus et de ne pas « sécher à l’aide d’un tambour avant flambage.
- « C’est, en effet, ce que la pratiqua paraît avoir contt sacré et l’on trouve peu de flambeuses au gaz com-« binées avec des machines à sécher. »
- (A suivre). !
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Combinaison des Couleurs Diamine avec des colorants basiques
- Pour nuancer les teintes directes ainsi que les nuances développées ou copulées on emploie des colorants basiques qui sont fixés par les Couleurs Diamine sans l’intervention d’aucun mordant.
- Les teintes faites aux Couleurs Diamine sont généralement soumises à un léger rinçage avant de recevoir le remontage en colorants basiques ; ce dernier se fait sur un nouveau bain tiède et additionné de
- 1 à 2 0/0 alun ou acide acétique (du poids du coton.)
- Pour obtenir des teintes plus solides on peut également mordancer le coton de la façon habituelle avec tannin et tartre émétique avant de le remonter avec des colorants basiques.
- Pour des nuances foncées on peut remplacer le tartre émétique par un mordant au fer (pyrolignite).
- Combinaison des Couleurs Diamine avec le Cachou naturel
- a) Remontage des teintes faites au Cachou.
- Pour cette application l’emploi des Couleurs Diamine offre sur l’ancienne méthode du remontage avec des colorants basiques ou avec des bois l’avantage d’être plus simple et de donner des teintes plus solides au lavage et ne déchargeant pas au frottement.
- On emploie surtout les marques suivantes (1) :
- Pour bruns jaunâtres :
- Jaune solide Diamine B,
- . — (1) Toutes ces marques sont mises sur le marché par la Manufacture lyonnaise des matières colorantes.
- Orangé Diamine B,
- Brun Diamine 3G, brev. s. g. d. g.
- Brun pour coton AZ,
- Brun pour coton N, et
- Pour bruns foncés :
- Brun Diamine M, brev. s. g. d. g.
- Brun Diamine B, »
- Noir jais Diamine SS, »
- Noir Diaminéral B, »
- Noir Diaminéral 3 B »
- Noir Diaminéral 6 B, »
- a) Emploi simultané des Couleurs diaminè et du cachou
- Ce procédé est très avantageux surtout pour la teinture en nuances foncées.
- On procède de la manière suivante : on garnit le bain de teinture avec
- Cachou
- Jaune solide diamine B
- Brun diamine M, B, brev. s, g. d. g. ou
- Catéchine seule ou en mélange avec
- Noirs jais diamine SS, CR, brev. s. g. d. g.
- Noirs diaminéral B, 3 B, 6 B, brev. s. g. d. g. ainsi que 15 % sulfate de soude. On entre le coton dans le bain bouillant et l’on y laisse séjourner comme d’habitude pour le cachou, puis on fixe sur un nouveau bain bouillant avec bichromate de potasse et sulfate du cuivre.
- On obtient ainsi en une seule opération des bruns foncés d’une intensité telle qu’on ne peut l’obtenir avec le cachou seul que par plusieurs teintures successives ; en outre les teintes ainsi obtenues sont beaucoup plus solides aux acides que celles faites au cachou pur ou en combinaison avec des bois.
- Combinaison de Couleurs diamine avec le campêche
- Cette méthode s’emploie pour corriger la solidité défectueuse aux acides des noirs faits avec le campêche.
- On teint par expi. : pendant une heure à 80-90 C. avec
- 3 % noir oxy-diamine NF, brev. s. g. d. g.
- ou noir jais diamine SS, brev. s. g. d. g.
- ou noir oxy-diamine S. brev. s. g. d. g.
- ou noir diaminéral, br. s. g. d. g., combiné avec
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- bleu diaminéral, brev. s. g. d. g.
- environ 3 à 5 % extrait de campêche
- 10 % sulfate de soude ;
- on laisse reposer la marchandise à Pair pendant quelques heures, puis on fixe dans un bain froid avec pyrolignite de fer.
- Au besoin on peut encore donner un remontage au campêche après le traitement en pyrolignite de fer.
- Pour la teinture sur vieux bains on rajoute environ :
- Pour
- Vert foncé Immédiat B Sulfure de sodium crist. Carbon, de soude calc. Sulfate de soude calc. du poids du coton.
- nuances claires moyennes foncées
- 4 oz 7 o/ 10 0
- /o ' zo zo
- 2 » 31/2» 5 »
- 1 » 1 » 1 »
- — 2 » 5 »
- b) Coton en bourre
- On opère à peu près avec les mêmes quantités que pour le coton en flottes.
- LA TEINTURE DU COTON
- I. — Vert foncé Immédiat B (1)
- Les qualités de solidité du Vert foncé Immédiat B le rendent précieux pour la production de nuances vert-foncé, dans les différentes applications sur coton. Un léger remontage en colorants basiques, tels que Vert brillant, Thioflavine T ou Bleu Méthylène nouveau permet d’arriver à des tons plus vifs.
- Grâce à sa solubilité, le Vert foncé Immédiat B convient très bien pour la teinture dans des appareils mécaniques.
- Dissolution. — On dissout de préférence le Vert foncé Immédiat B dans de l’eau bouillante exempte de chaux, avec addition des quantités de sulfure de sodium et de carbonate de soude nécessaire pour la teinture.
- Mode d’emploi. — On procède, en général, comme il est indiqué pour l’application des Couleurs Immédiates. Après -teinture on rince, on suspend le coton pendant quelque temps à l’air, puis on le passe dans un bain de carbonate de soude chaud ; on rince ensuite à nouveau et on sèche.
- a) Coton en flottes
- On monte le premier bain avec une quantité d’eau correspondant à environ 20 fois le poids du coton, et on ajout© :
- Pour nuances claires moyennes foncées
- Vert foncé Immédiat B Sulfure de sodium crist. Carbon, de soude cale. Sulfate de soude calc.
- par litre .... du poids du coton.
- 8
- 5
- 10
- 0 /o
- » »
- 12%
- 7 »
- 10 »
- On teint pendant une
- 10 gr.
- 15 gr.
- 10 »
- 20 gr.
- heure à une température voi-
- sine du bouillon, on exprime et on rince. Si l’on teint sur des bâtons droits, il faut donner quelques lisses à chaque bâton avant de lever le coton.
- (1) De La Manufacture lyonnaise de Matières colorantes.
- c) Coton en pièces
- On se sert de préférence d’un Jigger muni de rou-
- leaux presseurs, qu’on garnit avec :
- 5 — 10 gr. de Vert foncé Immédiat B 5 — 10 » de sulfure de sodium crist.
- 3 » de carbonate de soude calc.
- 5 — 10 » de sulfate de soude calc.
- On ajoute en outre, comme quantités de consommation effective :
- 5 — 10 % de Vert foncé Immédiat B
- 5 — 10 » de sulfure de sodium crist.
- du poids du coton.
- Pour la teinture sur vieux bains on rajoute, suivant la nuance :
- 5 — 10 % de Vert foncé Immédiat B
- 5 — 10 » de sulfure de sodium crist.
- 1 — 2 » de carbonate de soude calc.
- 1 — 2 » de sulfate de soude calc.
- du poids du coton.
- On teint pendant 3/4 — 1 heure au bouillon, on exprime et on rince immédiatement avec de l’eau froide contenue dans un Jigger tenu prêt à cet effet.
- Pour des tissus difficiles à pénétrer, on emploie un peu moins de sulfate de soude et on ajoute 1/2 à 1 % d’huile pour rouge turc, du poids du coton.
- d) Teinture dans des appareils métalliques
- On garnit le premier bain avec environ :
- 2 — 5 gr. de carbonate de soude calc,
- 5 — 10 » de sulfure de sodium crist.
- 5 — 10 » de sulfate de soude crist. par litre de bain.
- , et :
- 5 _ 10 % Vert foncé Immédiat B, du poids du coton.
- Pour la teinture sur vieux bains on rajoute, suivant la nuance :
- 1/2 — 1 % de carbonate de soude calc*
- 5 _ 1() » de sulfure de sodium crist. 2
- 5 — 10 » de Vert Immédiat B
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 5
- 2 — 5 » de sulfate de soude crist. du poids du coton.
- Lorsque la teinture est terminée, on laisse écouler le bain le plus rapidement possible ou bien on l’aspire par le vide ; on peut aussi débarrasser le coton de l’excès de bain, par compression au moyen de la vapeur sèche.
- Toile de lin et toile métisse. — On teint comme pour le coton, sauf qu’il faut employer une quantité de sulfure de sodium un peu plus forte et réduire de moitié celle de sulfate de soude.
- Traitement en sels métalliques. — Le traitement des teintes en sels métalliques, dans le but d’en augmenter la solidité, n’est pas nécessaire ; par le traitement avec 3 % de bichromate de potasse et 3 % d’acide acétique en bain bouillant, on obtient des tons un peu plus foncés et plus bleus.
- II. — Marron Immédiat B conc., brev. s. g. d. g. (I)
- La nuance rougeâtre prononcée et les excellentes qualités de solidité de ce nouveau produit le rendent très précieux pour la production de nuances cachou rougeâtres, ainsi que comme fond pour des nuances Bordeaux foncées.
- Le Marron Immédiat B conc., convient très bien pour la teinture dans des appareils mécaniques.
- Dissolution. — On dissout le Marron Immédiat B conc. dans de l’eau bouillante avec addition d’une partie de sulfure de sodium pour 4 parties de colorant. Il n’est pas recommandable d’employer, pour la dissolution, une quantité de sulfure de sodium plus forte, par contre, pour la teinture, on peut l’augmenter à volonté.
- Procédé de teinture. — On teint le marron Immédiat B conc. avec les mêmes additions que le Brun Immédiat B. En général, une addition de sulfure de sodium crist. correspondant à la moitié du poids du colorant employé, sera suffisante.
- On teint comme d’habitude, en bain bouillant. Pour obtenir des nuances plus rougeâtres, il est préférable d’opérer à une température légèrement plus basse (enviro 60—70’ C), ou bien on ajoute un peu de colle forte au bain de teinture — environ la moitié du poids du colorant.
- Au lieu de colle forte on peut également se servir de dextrine, mais la première est préférable.
- 4) De la Manufacture lyonnaise de matières colorantes.
- Traitement après teinture. — Un traitement en sels métalliques après teinture, n’est pas nécessaire ; par le traitement au bichromate de potasse et sulfate de cuivre la nuance devient plus foncée et plus terne.
- REVUE ÉTRANGÈRE
- AMÉRIQUE De Textile Colorist
- Teinture et apprêt des doublures glacées
- Pour produire un tissu noir possédant un haut degré de lustre on peut procéder de la manière suivante : On teint de préférence dans une machine à teindre continue avec quatre compartiments pourvue de rouleaux et de boules à exprimer. La liqueur est chauffée dans la machine par des tuyaux de vapeur. Le premier compartiment est destiné à faire bouillir le tissu brut dans une liqueur contenant 11/2 livre de carbonate de soude pour chaque 10 gallons (1 gallon égale 4,54 litres), au fur et à mesure que le tissu s’imprègne de cette liqueur, on ajoute de la liqueur renforcée de manière à ce que une livre de soude soit employée pour chaque 50 kil. de tissu. Le compartiment de teinture est rempli d’une liqueur contenant 25 livres de noir oxydiamme FFC et 5 livres de cendres de soude pour chaque 100 gallons. On chauffe jusqu’à l’ébullition et l’on passe le tissu à travers la machine de manière que le passage dure trois minutes.
- Comme le tissu absorbe une partie de la liqueur il est nécessaire de refaire cette dernière en ajoutant 6 livres de noir oxydiamine et 9 onces (28 gr. 33 centig.) de carbonate de soude pour chaque 100 livres de tissu, cette quantité de matière colorante est dissoute dans 6 gallons d’eau.
- Ensuite, on exprime les tissus et on laisse égoutter pendant quelque temps.
- Les tissus sont bons alors à être soumis à l’apprêt et l’on peut les faire passer par un calandre dont la boîte est remplie d’un mélange préparé comme suit :
- 10 livres d’amidon
- 1 livre de savon
- 2 onces de suif durci
- 1 once de paraffine liquide
- 10 gallons d’eau.
- Ce mélange doit être coloré, ce que l’on peut faire en prenant :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sur 40 gall ons de mélange.
- 4 livres d’extrait de bois
- • ' 1/2 livre d’extrait de bois jaune
- • 1/2 livre de nitrate de fer
- 2 onces de bichromate de potasse.
- Ensuite les tissus séchés etcalandrés à chaux.
- PROGRAMME DES PRIX PROPOSÉS PAR LA SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- (Suite et fin) (Voir nos précédents numéros).
- Electricité
- 57
- Application de l‘électricité à l'impression. — Médaille d’argent pour une application nouvelle quelconque de l’électricité dans l’industrie du blanchiment, de la teinture et de l’impression.
- Généralités
- 58
- Nouveau procédé utile. — Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze, pour la découverte ou l’introduction d’un procédé utile à la fabrication des toiles peintes ou des produits chimiques.
- Filature
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- Nouvelle machine de préparation au peignage. — Médaille d’argent et 560 francs pour l’invention et l’application en Alsace, avec avantage sur les procédés connus, d’une machine ou d’une série de machines, disposant 'toute espèce de coton longue soie ou de liane d’une manière plus convenable qu’avec les engins actuels, pour être soumis à l’action du peignage La machine ou les machines dont il s’agit devront avoir fonctionné pendant une année au moins, pour un assortiment complet, en Alsace.
- Elle devront ouvrir suffisamment le coton ou la laine, en enlever la poussière et les grosses impuretés, puis le former en nappes ou rubans convenables pour être soumis à l’action de la peigneuse. Elles ne devront ni briser, ni affaiblir ou détériorer les filaments, ne produire ni boutons ni étoiles ; leur travail devra coûter moins et ne pas produire plus de déchet que les opérations connues. Leur produit devra être assez considérable et en même temps assez avanta
- geux pour que les filateurs trouvent économie à adopter la nouvelle invention.
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- Nouvelle machine de préparation au cardage. — Médaille d’honneur pour l’invention et l’application en Alsace, avec avantage sur les procédés connus, d’une machine ou d’une série de machines propres à ouvrir et à nettoyer toute espèce de coton courte soie, de manière à le disposer convenablement pour être soumis à l’action des cardes, des peigneuses, s’il en existe pour les courtes soies à l’époque de l’invention, ou de toutes autres machines préparatoires analogues.
- La machine ou les machines dont il s’agit devront avoir fonctionné pendant un an au moins pour un assortiment complet en Alsace. Elles devront purger le coton de la poussière et des matières nuisibles à la filature, sans le briser, le détériorer, fatiguer, rouler, corder, ou en former des nœuds ou étoiles. II. faudra, en outre, qu’elles divisent convenablement les filaments et en forment une nappe ou un ruban propre à être soumis aux machines préparatoires subséquentes, dont le travail devra être rendu plus facile.
- Le produit de la machine ou des machines nouvelles devra présenter des avantages suffisants pour que les filateurs trouvent convenance à les adopter.
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- Métier continu à filer pour trame. — Médaille d’hon neurpour l’invention et son application, en Alsace d’un métier à filer continu, produisant des trames coton de numéros 37 à 60 (métrique) et offrant au tissage les mêmes avantages que les trames filées sur métiers renvideurs.
- Ces trames devront être de torsion aussi floche que celles filées sur renvideur et permettant une marche sur métiers à tisser battant 200 coups par minute • elles devront être envidées sur tubes de papier non traversant et s’adapter facilement dans les navettes employées dans nos régions.
- La machine dont il s’agit devra avoir fonctionné pendant un an en Alsace et donné des résultats pratiques.
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- Ventilation et humidification des salles et ateliers
- — Médaille pour une installation pratique, montée dans un établissement de l’Alsace, permettant d’obtenir dans les salles de filature et de tissage les conditions atmosphériques suivantes :
- Le maintien de la fraction de saturation à 80 % ;
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- L’abaissement à volonté de la température jusqu’à 22® centigrades pendant les saisons chaudes, et cela dans les plus mauvaises conditions possibles ;
- Le renouvellement et la purification de l’air dans les limites nécessaires pour répondre aux conditions exigées par l’hygiène, et cela sans mouvement d’air nuisible à la fabrication.
- Tissage
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- Appareil supprimant les ratières et les mécaniques Jacquard. — Médaille d’honneur pour une installation pratique permettant de supprimer dans le tissage des articles façonnés, les ratières actuellement en usage pour les armures courantes et les mécaniques Jaquard employées pour lissus compliqués, à grands dessins, rayures ou fleurs.
- Cet appareil, soit qu’il s’applique directement sur un harnais spécial, soit qu’il se place à côté ou sous le métier, devra réunir les conditions de bon marché et de simplicité nécessaire pour le faire préférer aux ratières ordinaires.
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- Machine à rentrer. — Médaille d’argent et 500 fr. pour l’invention et l’application en Alsace d’une machine à rentrer les fils de chaîne dans le peigne et le harnais avant le montage sur métier, avec un compte d’au moins 25 fils au quart de pouce en numéros ordinaires de 5 lames au minimum.
- Cette machine devra fournir un travail aussi bien fait que celui obtenu par le procédé à la main en usage.
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- Métier à tisser. — Médaille pour un métier tissant à la fois pratiquement deux ou plusieurs pièces superposées de nimporte quel tissu, avec une production normale et sanctionnée par une pratique d’un an au moins dans un établissement de la Haute-Alsace.
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- Médaille pour un dispositif pratique supprimant les navettes.
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- Perfectionnement à l'encollage. — Médaille pour une invention permettant de séparer chaque fil à l'encol-leuse, et de le brosser avant séchage, dans le genre de ce qui existe aux machines à parer écossaises.
- Blanchiment, impression, teinture et apprêts
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- Machine remplaçant l'essoreuse. — Médaille d'ar-
- gen'pour une ou des dispositions mécaniques permettant [de supprimer les essoreuses pour lafabrication des toiles peintes.
- Une bonne machine à laver au large, lavant à fond, n’abîmant pas les pièces et ne coûtant pas trop cher, offrirait une solution du problème.
- Il faudra toutefois que les pièces, avant d'aller au séchage, ne contiennent pas sensiblement plus d’eau que si elles avaient été essorées.
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- Régulateur automatique pour cuves. — Médaille d'honneur pour un moyen simple de régler automatiquement l’admission de la vapeur dans les cuves de blanchiment à basse pression, ou de teinture, suivant les phases de l’opération.
- L’appareil présenté devra avoir fonctionné un an au moins dans un établissement d’Alsace.
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- Nouvelle machine à sécher. — Médaille d’argent pour un appareil à sécher les tissus apprêtés, rame ou autre machine présentant de sérieux avantages sur les moyens actuellement en usage.
- Pour sécher les tissus dans les fabriques d’indiennes on emploie :
- 1° Les tambours à sécher chauffés à la vapeur ;
- 2® Des rames avec ou sans tambours sécheurs.
- 3o Des étendages ;
- 4° Des hot^flue ou chambres chaudes continues.
- Chacun de ces systèmes présente des inconvénients :
- Le tambour coagule trop vite l’apprêt, qui reste à la surface, sans bien pénétrer dans les fibres,
- La rame produit peu, coûte cher d’entretien, de main-d’œuvre et de chauffage ;
- L’étendage laisse sur le tissu des marques visibles partout où la pièce touche les barres;
- Le hotjlue est d’un service difficile et produit des plis.
- L’industrie trouverait de sérieux avantages dans un appareil produisant autant qu’un tambour, sans plus de main-d’œuvre et ne prenant pas plus de place, livrant un tissu droit et exempt de plis comme la rame, et ne coagulant pas plus d’apprêt que l’étendage ou le hot^flue. Le bas prix de l’installation devrait être aussi pris en sérieuse considération.
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- Séchage des tissus. — Médaille d’argent et une somme
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de 500 francs pour un mémoire complet sur le séchage des tissus. L’auteur étudiera les divers modes usités dans les blanchiments, les indienneries, les teintureries, tels qu’étendages, étuves, tambours, rames, et donnera pour chacun deux la description des appareils les plus perfectionnés et le prix de revient du séchage d’après le mode de production et d’emploi de la chaleur.
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- Moteur pour machines à imprimer. — Médaille d’honneur pour un moteur de machine à imprimer présentant des avantages sur les moteurs en usage, dont la manœuvre ne soit pas plus difficile et l’entretien plus coûteux. Le moteur devra être appliqué à une machine de huit à douze couleurs et avoir fonctionné une saison, au moins, dans une fabrique de l’Alsace.
- La solution proposée devra en outre pouvoir s’appliquer facilement aux machines à imprimer existantes.
- UNE BONNE BLAGUE
- C’est le Teinturier-Dégraisseur de Lyon qui nous la raconte dans un de ses derniers numéros, en se po-tant absolument garant de l’authenticité. La voici :
- Il y a trente-trois ans exactement, un teinturier débutait dans une petite ville du département du Rhône.
- Son atelier était installé en pleine campagne, sur les bords d’un bief de l’Azergues aux rives délicieusement pittoresques. Il faisait, à ce moment là, beaucoup de toile à la cuve d’indigo et ses baquets d'av -vage étaient installés en dehors de l’atelier, c'est-à-dire que leur accès en était très facile.
- A proximité de là, les ménagères de l’endroit venaient laver leur linge, et je ne surprendrai personne en ajoutant que, tout en travaillant, on échangeait maints propos amusants.
- Chacun sait que la toile, après les immersions successives, est finalement séchée pour permettre l'oxy-ditionet qu’une fois sèche elle présente un aspect blanchâtre et terreux provenant de la chaux et la couperose contenues dans le bain, aspect qui pour un profane, ne peut en rien lui indiquer que la teinture est terminée et qu’il suffit d’un bon avivage au fumant pour obtenir la nuance si résistante que l’on sait.
- Nos ménagères avaient donc remarqué que le tein
- turier plongeait dans ses baquets, pantalons, blouses, tabliers de cuisine, etc.,et qu’au sortir desdits baquets, les objets étaient bleus... De là à conclure que c’était un bain de bleu et qu’il suffisait d’y plonger quelque chose pour le teindre, il n’y avait qu’un pas.
- Or, certain jour qu’une de ces ménagères avait égaré sa bouteille d’eau de javel au travers de ses tabliers de cuisine bleus, elle eut l’idée en s’apercevant du dégât, de le réparer en faisant comme le voisin, le teinturier.
- Dire qu’elle eut un remords ou une hésitation serait chose puérile, car franchement c’était un bien petit larcin que celui de plonger dans un immense baquet trois ou quatre méchants tabliers et le propriétaire ne s’en apercevrait certainement pas. Et puis enfin n'é-tait ce pas un vol manifeste d’oser demander 0 fr. 50 pour teindre un tablier quand la chose est si vite faite ?
- Profitant donc de l’absence du teinturier, notre brave femme plonge dans le baquet d’acide ses tabliers et sans les rincer au sortir de là, de peur d’enlever la précieuse couleur, s’en va les étendre à l’abri des regards indiscrets.
- Comme on le pense bien, les tabliers secs, n’étaient pas teints mais brûlés... Fureur de la femme qui s’en va incontinent trouver le teinturier pour en avoir le cœur net.
- Sans avouer la vérité, elle raconte qu’elle a trempé un chiffon dans les diaboliques baquets pour voir, mais que le chiffon ne s’était pas teint...
- — Possible, répond le teinturier vous avez sans doute négligé de dire les trois motsT..
- — Les trois mots?... Quels trois mots?...
- — Les trois mots magiques, parbleuI ignorez-vous donc que pour faire un teinturier il faut connaître les trois mots suivants, sans lesquels il n’y a pas de teinture possible : Teinturaturem, Chaudiérantibus, Cas-sinoturum! et que suivant la couleur on met le premier le dernier, le dernier au milieu, le milieu à la fin, etc ?
- Les trois mots magiques avaient été prononcés très vite et.il n’en était resté dans l’oreille de la brave femme qu’une consonnance effrayante qui acheva de la convaincre que les teinturiers, sous des apparences bon enfant, étaient bien de réels sorciers.
- Campêche.
- {L1 Ouvrier Teinturier).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 9
- LA RESPONSABILITE_DES COMPAGNIES
- A la date du 10 octobre 1903, la Compagnie du chemin de fer P.-L.-M. a soumis à l’homologation ministérielle une proposition consistant à augmenter les prix de tous les tarifs spéciaux et communs en petite vitesse dans la proportion de 1 à 5 % à l’exception seulement des tarifs concernant les marchandises qui ne peuvent craindre aucune avarie. En échange de cette augmentation considérable, la Compagnie accepterait, pour tous les tarifs, la responsabilité des avaries telle qu’elle est a ,pliquée au tarif général.
- Le 25 octobre, parut a l’Officiel une proposition identique émanant cette fois des 7 grands réseaux et des chemins de fer de ceinture.
- Il est de toute évidence que cette proposition a pour but de rendre inutile le projet de loi, voté par la Chambre des députés et actuellement soumis au Sénat, ayant pour objet d’ajouter un paragraphe à l'article 103 du code de commerce afin d’empêcher les Compagnies de se soustraire à la responsabilité prévue par cet article.
- Le fait seul de présenter cette proposition indique que les grandes Compagnies sont persuadées que la loi Rabier rencontrera une majorité favorable au Luxembourg et sera à bref délai définitivement votée; nous ne pouvons, quant à nous, qu'être ravis de ce pronostic que nous croyons en effet parfaitement exact.
- La grande importance de la question, l’énormité des augmentations demandées font à tous un devoir d’étudier le tarif proposé avec le plus grand soin et de ne pas se laisser étrangler par les Compagnies sans faire entendre de vives protestations. Les Chambr s de commerce commencent à s’émouvoir. De tous côtés vont parvenir aux pouvoirs publics des pétitions demandant le rejet de la proposition présentée. La Chambre de commerce d’Orléans vient de faire imprimer une étude fort bien faite de la question. Nous croyons qu’il est du plus haut intérêt pour nos lecteurs de leur exposer son argumentation.
- Tout d’abord, il convient d’examiner quelles sont les raisons invoquées par les Compagnies pour arriver à faire payer si cher au commerce,non pas une situation exceptionnelle mais le droit commun.
- La thèse soutenue peut être résumée en trois points :
- 1° Les tarifs spéciaux et communs comportent une clause de non responsabilité qui oblige le commerce, en cas d’avaries, à démontrer la faute du transporteur sans quoi la responsabilité ae celui-ci n’est pas engagée ;
- 2° Si cette clause devient nulle par suite de la loi actuelle soumise au Sénat, les tarfs spéciaux tombent par ce fait même, et il ne reste plus que le tarif gêné ral ;
- 3® Pour éviter cette solution extrême, et qui amènerait la ruine évidente du commerce et de l’industrie de la France enière, et la ruine des chemins de fer eux-mêmes, les Compagnies proposent de prendre, dès à présent, la responsabilité des avaries, moyennant une majoration variant de 0 a 5 pour % selon un tableau qu’elles ont dressé.
- Conclusion (sous-entendue) : si le Ministre homologue ce tarif, le Parlement peut voter l’addition proposée à l’article 103 ; cette modification n’aura plus aucun effet.
- Remarquons tout d’abord que le rapporteur de la Commission sénatoriale, l’honorable M. Tillaye, ancien ministre des travaux publics a, par avance, répondu aux arguments spéciaux des Compagnies et avec la haute autorité qui s’attache à son nom, a démontré sous le n° III de son magistral rapport (page 12 et sui-vantes) que les abaissements de prix des tarifs n’ont eu aucune corrélation avec l’exonération de responsabilité qui est résultée en fait de la jurisprudence établie en 1874 par la Cour de cassation. Le rétablissement de cette responsabilité ne saurait donc, en aucune façon, entraîner de relèvement.
- En somme, c’est la loi elle même qui édicte et a toujours édicté la responsabilité du voiturier en matière d’avaries
- Que les Compagnies nous démontrent, preuves en mains qu’elles ont, en 1874, diminué tous leurs tarifs en échange de l’exonération que leur a donnée à cette époque la jurisprudence, elle pourront peut être alors justifier le relèvement qu’elles proposent, puisqu’on les replace exactement dans la position où elles se trou-venten 1874.Ellesétai9ntsoriies du droit commun; elles y rentrent. Comment y aurait-il lieu à une majoration, alors qu’il n’y a pas eu de diminution corrélative lorsque le fait inverse s’est produit.
- Voilà ce que veut la logique, mais la logique n’est point la règle des Compagnies, loin de là, et nous ne les voyons pas sans quelque étonnement pousser le paradoxe au point de prétendre que rendre compte de son mandat est une chose impossible parce que cela exige une preuve négative pour démontrer que l’on a pas commis de faute (1) ,
- Comment! je vous confie ma bourse ou ma marchandise, c’est tout comme; vous ne m’en rendez qu'une partie ou même pas du tout, et, quand je vous demande des comptes, vous me répondez : pardon, démontrez-moi, je vous prie, où et comment j’ai commis une faute. Mais la faute, c’est de me rendre ma bourse incomplète, ma marchandise avariée ; c’est la une preuve positive, et tous les sophismes accumules ne prévaudront point contre cette règle du simple bon sens, appuyée d’ailleurs sur le droit commun et sur les prescriptions formelles du Code.
- Nous pouvons ajouter que certains tarifs spéciaux ou communs antérieurs à 1874 subsistent dans leurs conditions primitives (2). Comment pourrait il être question de les augmenter, alors qu’il n’ont point changé ?
- Et pour tous les tarifs en général, est ce que le plus ou moins de fragilité des marchandises, les risques probables d’avaries n’ont point été examinés lors de l’établissement des prix des tarifs spéciaux? qui donc oserait sérieusement le soutenir ?
- S’il en était autrement, un prix uniforme existerait
- (1) Proposition de la Compagnie P.-L.-M,, du 10 octobre 1903, page 1. premier alinéa.
- (2) Notamment au tarif n- 6.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pour toutes marchandises, puisqu’il n’y aurait en jeu que le prix de la traction.
- Par conséquent, les Compagnies qui ont déjà perçu pour des avaries possibles des prix de transport plus élevés, sont mal venues à demander aujourd’hui une superposition de taxe à la taxe ancienne dans laquelle on avait parfaitement tenu compte :
- Du poids spécifique des marchandises ;
- De leur valeur ;
- De leur fragilité ;
- Des difficultés de chargement ;
- Enfin, des risques en tous genres.
- Ce serait percevoir deux rémunérations pour le même service, ce qui ne peut se justifier.
- * *
- Repoussant avec énergie le principe de la taxe supplémentaire proposée, nous ne discuterons pas les bases du taux appliqué aux diverses marchandises. Pourquoi celle ci paiera-t-elle 1 %, et cet autre 5 %. Cette répartition est absolument arbitraire, et ne saurait être admise
- D’après le tableau fourni par les Compagnies, il semble que la moyenne de la majoration puisse être évaluée de 2 à 4 0/0. Comme le chiffre total des prix de transport français en petite vitesse dépasse 800 millions (1), ce serait un impôt nouveau de 16 à 24 millions que les Comoagnies demandent au commerce par ce tarif. Nous croyons être très modérés en l’évaluant à vingt millions de francs. Malgré la lettre ministérielle citée par les compagnies, nous sommes certains qu’aucun ministre, pour reprendre les termes si nets et si justes du rapport Tillaye « ne voudrait ni ne pour rait autoriser une semblable mesure ».
- Mais, la prétention la plus exorbitante du tarif proposé est contenue en une toute petite ligne, ainsi conçue :
- « Le minimum de majoration est fixé à 0 fr. 50 par expédition.»
- Par ces quelques mots qui semblent insignifiants, les taxes proposées seraient considérablement augmentées peut-être doublées dans leur ensemble et la charge nouvelle imposés au commerce passerait de 20 à 40 millions au moins.
- En effet, le nombre des expéditions à faible prix de transport est énorme et la majoration normale serait le plus souvent inferieure à 0 fr. 50.
- Une lettre de voiture de 5 francs et au-dessous, à la taxe de 1 pour cent paierait 0 fr. 05 ; la perception se trouverait donc décuplée dans ce cas fréquent.
- La minimum de majoration, à lui seul, serait un impôt presque aussi lourd que l’impôt du timbre (0 fr. 70 par lettre de voiture), et cet impôt rapporte plus de 35 millions.
- D’ailleurs les Compagnies ne tendent même pas de justifier par un seul argument leur demande de minimum. A défaut de bonnes raisons, elles n’en donnent aucune.
- Et pourtant, il est évident que la responsabilité des avaries n’est pas plus importante prcportionnelle-
- (1) Exactement 809.632.800 fr. — Ministère des Travaux publics : Statistique des Chemins de fer français pour l'année 1900, page 218.
- ment pour une petite expédition que pour une grande, et, si une exception se comprenait, ce serait en faveur des petites expéditions et non des grosses : cette proposition injustifiée, antidémocratique, ne peut, en toute hypothèse, qu’être rejetée d'emblée.
- En résumé, la proposition faite par les Compagnies n’est présentée que pour faire échec au Parlement, et maintenir malgré tout, le régime d’exception dont jouissent les grandes compagnies; une telle proposition ne doit pas être homologuée, elle nele sera jamais.
- Pour qu’un relèvement quelconque puisse être accepté par une marchandise désignée, il serait nécessaire que la compagnie demanderesse fit la preuve qu’une diminution de même importance a été consentie en 1874 sur la même marchandise, en échange de la diminution de responsabilité qui eut lieu à cette époque et qui disparaît aujourd’hui.
- Nous demandons cette preuve nécessaire.
- Mais, si elle ne nous est point fournie, et elle ne peut l’être, nous estimons qu’aucune augmentation, quelle qu’elle soit, ne peut ni ne doit être accordée.
- Nous nous associons à la Chambre de Commerce d’Orléans pour demander à M. le Ministre des Travaux publics le rejet de la proposition présentée par les grandes Compagnies.
- R. J.
- JURISPRUDENCE
- Travaux publics. — Ajournement de travaux. Résiliation.
- Il arrive quelquefois qu’à la suite d’une adjudication ou même en cours d’exécution,l’Administration ajourne ou suspend les travaux. Quels sont en ces cas le droit de l'entrepreneur ?
- L’art. 37 du cahier des clauses et conditions générales du service des bâtiments civils répond à cette question.
- L’entrepreneur a le droit de demander la résiliation de son marché si l’ajournement dure plus d’une année. Des difficultés nombreuses relatives à cette clause ont été soulevées et une jurisprudence administrative est maintenant établie dans le sens de la validité de ladite clause. Le Conseil d’Etat dans un arrêt du 24 janvier 1896, a statué dans les termes suivants : « Considérant que l’art. 37 des clauses et conditions générales des bâtiments civils du 10 avril 1877dispose que, lorsque l’administration prescrit l’ajournement des travaux pour plus d’une année, l’entrepreneur a le droit de demander la résiliation, sans préjudice de l’indemnité qui peut lui être allouée, s’il y a lieu; — Considérant que par sa décision du 13 juillet 1892, le Conseil d’Etat, statuant au contentieux, a prononcé la résiliation de l’entreprise du sieur M..., après avoir constaté que, quelles que fussent les contestations soulevées sur la date exacte de l’ajournement des travaux, le 16 août 1890, date à laquelle avait été rendu le premier des arrêtés du Conseil de Préfecture, alors déféré au Conseil d’Etat, une année s’était écoulée depuis que les travaux avaient été suspendus par le fait de l’Administration et en dehors de tous cas de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- force majeure ; que l’effet de la résiliation prononcée dans ces circonstances, par application de l’art. 37 précité, doit remonter à l’époque même à laquelle le Conseil d’Etat a reconnu qu’il était certain que les travaux avaient été ajournés, c’est-à-dire au 16 août 1889. »
- Ainsi la juridiction administrative n’hésite pas à appliquer strictement l’article 37 du cahier du service des bâtiments civils; elle a été appelée aussi à statuer sur les dispositions analogues dans l’art. 34 du cahier des clauses et conditions générales des ponts et chaussées. (Cahiers du 16 novembre 1866 et du 12 fé vrier 1892).
- Elle en a reconnu également toute la validité et elle a même précisé un point particulier qui n’allait pas sans être sujet à discussion. Ces clauses portent, en effet, textuellement : « Lorsque l’administration prescrit l’ajournement des travaux. » Or, il a été décidé que l’état de suspension ou d’ajournement, en fait, suffisait pour fonder la demande en résiliation de l’entrepreneur, lorsque cet état s’était prolongé pendant plus d’une année. En outre, il n'est pas nécessaire que cette suspension dérive d’un ordre de service. (Arrêts du Conseil d’Etat des 13 février et 13 mars 1874, 16 janvier 1876, 16 décembre 1877 et 13 juillet 1892).
- Dans ce dernier cas, l’effet de la résiliation ne remonte qu’à l’époque où il est parfaitement établi que les travaux ont été ajournés.
- Une seule exception est apportée au droit de l’entrepreneur de demander la résiliation de son entre prise, c’est celui où la suspension est nécessitée par un cas de force majeure. Cette exception est justifiée par les principes généraux du droit en matières d’obligations ; aucun motif ne permet d’y déroger à l’occasion d’un marché de travaux publics.
- Camille Contal.
- Avocat à la Cour de Paris.
- M. G. R., à Lyon. — 1’ Une expertise seule peut rechercher s'il existe dans la construction du mur des défectuosités imputables à l’entrepreneur ; — 2: Les retenues peuvent être régulièrement opérées s’il est démontré qu’il existe des malfaçons ; — 3 D’après le cahier des charges, la Ville aurait droit de faire payer à l’entrepreneur les matériaux trouvés dans les fouilles Toutefois sur ce dernier point, il y a matière à discussion.
- M. E. A., à Montmirail. — La clôture n’est obligatoire que dans les agglomérations dénommées villes dans les actes de l'autorité administrative. En cas d’m certitude, il faut se conformer a l’usage du lieu.
- SERVICE DU CONTENTIEUX
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi les affaires d’intérêt particulier, et
- moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’exa men minutieux des dossiers, donne des consultations écrites, documentées par des décisions de jurisprudence et se charge de la défense des abonnées devant tous les tribunaux aussi bien de l’ordre administratif que judiciaire.
- ADJUDICATIONS ADMINISTRATIVES
- Rochefort, 21 janvier. — (Marine). — Produits chimiques et matières colorantes, minimum 11 400 fr., maxi-mun 25 % en plus (18 mois). Caut. 570.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Roubaix. — Société anonyme « la Teinture pneumatique », boul. de Mulhouse — Durée 96 ans. — Cap. 400.000 francs. — Acte du 4 déc.
- Dissolutions de Sociétés
- Paris. — Société Pinon et Cie, teinture, nettoyage et apprêts, 3, 5 et 7, rue Pierre-Ginier. — L. MM. Journé et Cloix. — Acte du 15 déc.
- ---- • I
- Liquidations judiciaires
- Reims. — Richoux (Georges), teinturerie, apprêts, 10, rue Gerbert. — Jug. du 15 déc. — L. M. Mauclaire.
- Déclarations de faillites
- Paris. — Vve Emard, teinturerie, 13, rue de Belzunce. — Jug. du 22 déc. — S. M. Baudry.
- Boulogne-sur-Seine. — Chandon. teinturerie, 19, rue de la Mairie. — Jug. du 22 déc. — S. M. Ponchelet.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Blanchiment et teinturerie, par la Blanchisserie et teinturerie normandes (Soc.) à la Blanchisserie et teinturerie de Thaon, 14, rue Ste-Cécile. Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Chaumet à M. Lafont, 385, rue des Pyrénées. Entrée en jouissance le 20 déc.
- Paris. — Teinturerie, par M. Tanvé, 34, rue des Martyrs. Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Bellanger à Mme No-cent, 2, rue de Montreuil. Entrée en jouissance le 25 déc.
- Paris. — Teinturerie, par M. David, 67, rue Caulain-court. Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Carion (succession) à M. Anger, 3, rue Dante. Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Diot à M. Colrat, 52, rue Turbigo. Entrée en jouissance le 25 déc.
- Enghien. — Teinturerie, par M. Dalleré à Mme Vve Brûlé, 48, Grande-Rue Entrée en jouissance lelerjanv.
- Le Gérant : A. FAYOLLE,
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, *, Directeur, 20, rue Turgot (IX*)
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIÈRES '
- Pendant les onze premiers mois des années 1901, 1902 et 1903
- Quantités 1 Marchandises
- ivr LS a - va-un.mation 1 françaises ou francisées exportées
- IMPORTATIONS EXPO RTATIONS —ou.- ------2 ... - _.
- 4003 1902 1901 1903 1902 1904
- Bois de teinture en bûches : Mexique... . Q.m. 38.420 81.211 103.056 Bois de teinture en bûches Q.m. 9 955 11 565 11 978 |
- — — Brésil » — moulus » 2 353 1.557 2.667
- — — Haïti » 438.870 326.953 250.486 Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 153 .317 162
- — — Guatemala.. » 68.770 43.070 26 398 Curcuma en racine » 822 975 910
- — — Auties pays. » 288.430 331 007 236.842 en poudre » 61 65 25
- Totaux .... — Quercitron » 144 209 228
- » 834 490 782.241 616.782 Lichens tinctoriaux » 798 495 146
- Bois de teinture moulus Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : » 318,704 363.888 364.713
- » 12 80 200
- Garance en racine, moulue ou en paille... » 2.081 2.127 2.734 Ecorces, feuilles et brindilles » 338 1 265 949
- Curcuma en racine » 4.014 3.524 4.635 Moulus » | 410 335 748
- en poudre » 65 28 15 Noix de galle et avelanèdes entières con-
- Quercitron. » 6 150 7 515 9.661 cassées ou moulues » 1.299 1.531 638
- Lichens tinctoriaux » 2.428 2.742 2.290 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 1 587 745 17 9
- Ecorces à tan, moulues ou non » 48 685 46.539 42.069 Safran » 322 497 408
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins )) 1.989 1 744 1.365
- Ecorces, feuilles et brindilles » 46.100 51.436 49.249 Cochenille » 1.781 2.896 2.544
- Moulus » 45.854 37.556 38.890 Kermès animal » 33 5 13
- Noix de galle et avelanèdes entières, con- Indigo » 2 093 2.493 3.198
- cassées ou moulues » 32.965 52.102 44.246 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 739 138 7.588 de bleu » 579 489 844
- Safran » 661 609 635 Cachou en masse » 867 783 752
- Autres teintures et tanins » 3.150 2 300 3.500 Rocou préparé » 891 698 848
- Cochenille » 2.012 3.115 2 5 62 Orsei le préparée, humide en pâte )) 324 293 328
- Kermès animal » 6 li — sèche (cudbéard ou extrait). » 117 110 206
- Indigo » 3.061 5.658 6 168 Extraits de bois de teint, et d autres espèces:
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu Garancine » 2.875 701 962
- » 11
- Cachou en masse » 26.783 17.974 32.678 Autres : Allemagne » 54.405 71 025 56 354
- Rocou préparé ..... » 2.008 897 1.647 — Belgique » 19.926 23 178 22.066
- Orseille préparée, humide en pâte » 3 6 — Angleterre.. » 15.714 18.224 13 340
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 90 82 98 — Etats-Unis » 3.456 3 212 4.059
- Extraits debois deteint. etd’autresespèces : — Autres pays » 46.854 45.620 43.263
- ------ - —
- » 64 1 Totaux » 140.355 161.259 139.082
- Autres » 2.288 1.892 1.858
- Teintures dérivées du goudron de houille: Teintures dérivées du goudron de houille :
- Acide picrique... » 21 24 ï Alizarine artificielle » 12 26 10 1
- Alizarine artificielle » 1.559 1.575 1.769 Acide picrique » 1 21
- Autres » 10.181 10.207 8.493 Autres » 4.010 3.308 4.033
- Outremer » 1.168 1.143 1.616 Outremer » 15.079 10.17b 11.130
- Bleu de Prusse » 662 580 579 Bleu de Prusse » 605 592 415 |
- Carmins communs » 14 13 î 7 Carmins communs - » 37 48 59 !
- — fins » 2 1 1 — fins » 56 65 56
- Vernis à l’alcool » 162 148 143 Vernis à l’alcool » 1.252 1.344 1.131
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- et à l’huile mélangées » 10.019 9.9 6 8.825 età,l‘huile mélangées » 12.241 12.817 10.234
- Ocres broyées ou autrement préparées... » 5.523 3 933 5.353 Ocres broyées ou autrement préparées... . » 203.683 208.331 210.715 |
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes » 153 151 104 dres bleues ou vertes » 1 460 394 212
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 855 809 742 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 405 239 223
- Talc pulvérisé » 20 191 32.944 33.203 Talc pulvérisé » 1 36.796 35.383 64.116 |
- Couleurs non dénommées » 30.370 35.054 21.972 Couleurs non dénommées » 5.065 3.488 2 366 1
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ce
- OUVRAGES SPECIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’E ma pression des ‘W’issuas
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat po'ste adressé aux bweiux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherehes commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage :ournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IM PRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’École de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-lèines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophenols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, 1 avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d'échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports.
- Par M. FERDINAND JEAN
- Chimiste exper . — Officier d’Academie. — Lau-éat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8e de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du curnal. pour recevoir franco.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DU HAVRE
- Roi* de teinture.
- On cote : Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- a o
- > Ire qualité...
- - 2e qualité ...
- - 3e qualité....
- - Sisal, Yucatan..
- - Honduras........o
- - Tabasco..........
- - Haïti Cap........
- - Fort-Liberté.....
- - Aquim............
- - .................
- - Gonaïves ......
- P.-de-Paix.........
- - Miragoane.......
- - Saint-Domingo...
- - Martin, et Guadel.
- - Jamaïque, ......
- Cuba et St-Yago ..
- Manzanillo........ ..................
- Vera-Cruz .....
- Campêche..........
- Carmen............
- Tampico...........
- .................
- Haïti.............
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab...
- Rio-Hacha.........
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo.........
- Fustet.....100 k.
- • Tatajuba(Pern. )50 k
- * Bahia. .........
- • ......................
- • Amapala.... 50 kil. Rouge Brésil Bahia......
- • Calliatour... 100 k.
- • Lima........50 kil.
- » Ste-Marthe............
- • ......................
- » Sandal..... 100 k.
- • Sapan........50 k.
- • Quebracho.. 1000 k.
- • Pernamb......50 k
- 12
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- Beng.
- «
- à
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- S
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- beau viol, et dito bon violet ......., moyen violet..... bon violet rouge., bon moy. v. roug. fin rouge......... bon dito......... bon à fin cuiv.... ~uiv azd. et bas...
- Java.........
- Kurpah.. ....
- Madras . o...
- Manille........
- Caraque .....
- Guatemala flor
- N.M.
- N.M.
- N.M.
- N-M
- * bon à fin sobré..
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil.
- Baltimore fin effilé....
- • gros effilé..
- Rocou.
- Antilles. Cayenne
- 1/2 kil. 0
- 4
- 3
- 2
- 3
- 2
- 3
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- 2
- 1
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- 75
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- 75 M
- 50
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- Kurpah
- Bengale
- Java
- 1 .,
- 1 ..
- 4 ..
- 2 ..
- 2 ..
- 1 ..
- 4 ..
- 3 ..
- 1 50
- 7 50
- 6 ..
- 40 à 0
- N. M
- &
- 3
- 3
- 4
- 3 3
- 2
- 5 4
- 2
- 8
- 7
- »
- moyen et bon moy. assez coloré..-.
- moyen ord. et ord. mél. et terreux. .
- beau et fin violet bon moyen à bon violet et violet rouge ..............
- moyen violet-rouge et rouge............
- fin et surfin violet et pourpré..........
- bon et beau violet.
- 5
- 2 25 M..
- 2.60
- M..
- M..
- M..
- M .
- M.
- M.
- 50
- 50
- 50
- Le
- DROGUERIES
- tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique...............
- Alun raffiné(entrepôt).......
- » (acq.).....................
- Couperose emballée...........
- Essence de térébenthine (d. fûts) ......................
- Id (s. fûts)................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl.......................
- Id. 2e bl. (entrepôt).......
- Galles vertes et noires......
- » noires Alep................
- » blancnes..................
- Gomme arabique, en sorte .
- 275 . .
- 15 ..
- 17 ..
- 5 50
- 115 .
- 112 .
- 43 ..
- 40 ..
- 130 ..
- con-
- 17 ..
- 19 ..
- 6 50
- 150
- 50
- s
- »
- 42 1/2
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- »
- Ghésirée, en sorte.......... .
- Sénégal,s. bas du fleuve 90 .
- Galam
- 125.........
- 78 .. 90
- 80
- Aden, sorte cour, bonne 80
- Mogador, blonde.......
- » blanche.........
- Laque en f. qté orange.
- » mi-orange
- » cerise AC
- Sandaraque lavée.... Damar (Batavia).......
- » Singapore...........
- » Penang ..........
- Gomme adragante Syrie,
- 100 ..
- 85 ..
- 700 .......
- 650 .......
- 450 .......
- 140........
- 150 .. 160
- 90 .. 100
- 110........
- Anatolie. . . M
- Cnehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb........ » pressé ...
- Coehenille
- On cote :
- Tenériffe zacatille....
- Ténérife grise.........
- Cureum*
- Bengale.......50 kilos.
- Java, Mad.» Pond..
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigo*
- On cote actuellement ;
- B gn. sur v. et bl. 12k. fia viol et ourpre......
- 37
- 30
- 1
- 1
- 22 M
- 10
- 50
- 45
- M
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) Bois jaune (Maracaïbo).. .. » de Fustet Albanie. ... Cachou noir, Ire marque... » marques ord.. Cochenille argentée». 100 k.
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- 50
- 35
- N
- a
- à.15 .
- .12 .
- 12
- 85
- Quercitron...............
- Garance, racine ..........
- » poudre..............
- Rocou Guadeloupe ........
- » Cayenne . ...........
- Safran d’Espagne, Valence pur.......................
- Sulfate de cuivre(entrepôt).
- a
- (acq.). .
- 110
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 1
- 80
- 50
- 25
- M
- C
- »
- Curcuma
- grise........... zacatille naturelle noire Palmas lek. Lanzarotte .....
- Bengale..........
- Chinois..........
- Madras...........
- Gal.es de Chine.............
- Prussiate jaune de potasse.
- 400
- 415
- 35
- 40
- 30
- 135
- 170
- *:
- 425
- Sumac en feuilles..........
- » poudre..........
- Styrax liquide.............
- Tamarin Madras.............
- Verdet, eu pains, extra sec.
- 100 .. 110
- 50.........
- 54.........
- ...........
- 24 .. ...
- 120.........
- M .. 30
- sous toile ........... en pains, extra sec,
- sous pap...........
- bon marchand en pains
- » en boules . raffiné en poudre sec .
- 5 75
- 5 ..
- 6
- 5
- 25
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo
- Madras bon et beau tendre. » moyen et bon moyen » coloré................. » moyen ord. et ord.
- terne et serré.....
- Kurpah bon et beau violet et violet rouge..
- S
- 2.80
- 3.20
- 2.30
- 2.65
- >
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- S
- » »
- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique sulfureux , tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- 9 33 40
- 9
- .. à .
- Ammoniaque liquide 22 d,
- 275
- 43
- 50
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-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ov
- Borax raffiné.................. 40 : . .. .
- Blanc de zinc de la Méditer.
- poudre...................... ....
- broyé........................................
- Crème de tartre............... 180..........
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp 8 50 .. .
- Chlorure de ' potassium, en gare de Salins................. 20........
- Lessive caustique 33 degrés 7...............
- Nitrate de soude............... 24 . .. .
- » de potasse.................. 42 50 .. .
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. .
- » 30/35, disp... 11 50 .. .
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos 30 .. .. .
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes................
- Soude douce 33 deg. en vrac 4 25 ...
- Sulfate de cuivre .............. E 50 A 54 .
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos.................. 5..........
- PLACE DEBORDEAUX
- Bois de Teinture
- Brésillet................ . . 28—à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 —
- — Haïti..........10 — 14 —
- — Martinique, Guadeloupe .... 9 — 10 50
- Calliatour.................— —-----
- Pernambouc ...... — —.............
- Jaune Cuba........................— — —-—
- — Guayra-Tabasco. . .----------------
- — Tuspan........................— — — —
- Lima......................14 — 15 —
- Tampico....................— — — —
- Sapan. ........ ---------- — —
- Sainte-Marthe.......................
- Nicaragua............................ — —
- Sandal rouge ...... — — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100- k. — — — —
- Gambier....................— — — —
- Curcuma de la côte. • 100 k. — — — —
- — du Bengale. . .-------- —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 «M» 13 —
- — fin violet . . — —.
- — — beau violet . 11 — 13 —
- — — bon violet. . 11 - 12 —
- — — moyen violet . 10 — 11 —
- — — petit violet. . — — ordinaire et 9 — 10 —
- cuivré . . 8 50 9 cas
- — Java ordin. et cuivré . — — — —
- — Madras fin 6 — 6 50
- — — beau . . . — — bon .... — — moyen . . . 5 50 6 —
- 5 — 5 50
- — — ordinaire. . . — — — --------
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8
- — — moy. violet 6 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 —— 5 50
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 —
- — — ora.et cuivré 4 — 5 —
- — Manille — — — —
- — Guatemala flor . . 8 — 10 —
- — — sobre . . 6 — 7 —
- — — cortès , . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . .. 7 — 8 —
- — — sobre . . . 6 — 7 ——
- — — ordin. cortès 4 — 5 —
- Caraque flor. . . . — — —
- — — sobre . . . •— — — —
- — — cortès. . . | Gomme laque ordin. et orange — — — —
- D. C . le k. 3 40 ...... —-
- I —- — blonde, ire quai. 3 30 — —
- | — — — 2e quai. 3 20 — ------
- [ — — cerise. . . . 3 25 ..... —
- 1 — — blonde ordin. . 3 15 . —
- Garance d’Avignon. . 100 k. — — — —
- Lac-Dye, marque DT. le k. — — —
- Orseille Mers du Sud. 100 k ' — — —
- — Madagascar . . — -- — —
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb... 71 .. à 73 . » Acide acétique des arts 40% 26 .. 27 ..
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- » » de soude.....................
- Pyrolignite de fer....... 9 .. 10 ..
- Résine..................... 23 50 25 50
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- Sel d’étain............... 234 .. 239 .,
- Soufre en canons............ 17 .. 18 ..
- » sublimé.................................. 19 .. 20 ..
- Sumac Sicile en feuilles.., 22 50 23 50
- Sulfate d’alumine.......... 10 50 15 50
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- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne
- peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- 20 Janvier 1904."
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- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus 4/ .
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES otw.
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- SOMMAIRE
- Sur le vert phtalique. — Les nouveaux colorants. — Examen des rapports faits par M. Lévy-Spira sur le flambage des tissus (suite). — Production de colorants indigotiques bromés. — Les couleurs d’aniline en Allemagne. — Loi relative à la vente des objets abandonnés — Revue étrangère. — Le commerce de l’indigo à Java. — Informations. — Jurisprudence. — Service du contentieux.— Adjudications administratives.— Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- SUR LE VERT PHTALIQUE 0) Par M. Maurice Prud’homme
- Le vert phtalique, obtenu en petite quantité par M. O. Fischer, ne serait autre chose, d’après lui, que le chlorhydrate de tétraméthyldiaminophényloxan-tranol. Mais MM. Haller et Guyot ont préparé ce dernier corps en partant de l’anthranol correspondant, et reconnu qu’il diffère complètement du vert phtalique décrit par M. O. Fischer.
- Étant données les analogies évidentes que ce colorant présente avec le vert malachite, ils furent amenés à adopter pour lui une formule que M. Rosenstiehl leur avait proposée :
- (1) Bull, Soe. ind. Mulhouse»
- Cl-C—[C6H4. N(CH8)2]2 Cl -C==[C6HA. N(CH*)2]2
- | I
- C6H4.CO.C6H4.N(CH3)2 C6H5
- (Vert phtalique) (Vert malachite) et à le considérer comme un dérivé du triphénylmé-thane.
- On a montré, il y a quelques années, qu’on pouvait caractériser les colorants dérivés du triphénylméthane au moyen de deux leucodérivés :
- 1° Le leucodérivé ordinaire, provenant d’une réduction profonde, qui ne se colore pas à l’air, mais redonne la matière colorante sous l’action de P&O2, en présence d’un acide ;
- 2o Un nouveau leucodérivé, qu’on obtient en traitant, à froid et très rapidement, le colorant par la poudre de zinc et l’acide acétique étendu, et filtrant. La liqueur filtrée se recolore lentement à l’air et très rapidement par l’action de la chaleur.
- Il a semblé intéressant d’appliquer cette méthode à un corps dont la constitution était encore controversée, et on a pu le faire sur un bel échantillon de vert phtalique cristallisé, qu’on devait à l’obligeance de M. le professeur Haller.
- Le vert phtalique donne très nettement les deux leucodérivés. Il peut donc être considéré comme un dérivé du triphénylméthane, et la formule proposée par M. Rosenstiehl se trouverait confirmée.
- Tel était l’état de la question, lorsqu'un nouveau mode de formation du vert phtalique (1) par condensation de molécules égales de diméthylaniline et de tétraméthyldiaminophényloxantranol, imaginé par
- i (I) Bull. Soc. ind. Mulhouse, 1902, p. 271.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- MM. Haller et Guyot les amena à abandonner la formule proposée par M. Rosenstiehl et à considérer le vert phtalique comme un dérivé du dihydrure de di-phénylanthracène :
- CI-C-CSH4. N(CH3)2
- C6H4 C6H3. (N(CH3)2
- G
- OH CH*. N(CH3)2
- Il faut ajouter que MM. Haller et Guyot faisaient remarquer que cette formule correspond encore à celle d’un vert malachite, dont 2 noyaux benzéniques seraient reliés en ortho par le radical bivalent HO — C -C6H4. N(CH3)2
- Pour vérifier si une liaison de ce genre laissait subsister les deux caractères distinctifs des dérivés du triphénylméthane (c’est-à-dire les deux leucodérivés, on s’est adressé à un colorant préparé aussi par MM. Haller et Guyot, le bleu fluorénique, dérivé du violet cristallisé orthoaminé.
- Cl yK
- G K © to 7
- ©2 en K 0 z
- (Bleu fluorénique)
- La liaison en ortho, entre 2 noyaux benzéniques, s’y fait sans intermédiaire.
- Le bleu fluorénique donne aussi, avec la plus grande netteté, les deux leucodérivés, le stable et l’instable.
- Le vert phtalique et le bleu de fluorène, nettement rattachés par les recherches de MM. Haller et Guyot, à des carbures anthracénique et fluorénique, appartiennent donc encore, suivant leurs prévisions, à la série du triphénylméthane, dont le domaine se trouve ainsi singulièrement élargi et enrichi.
- Solidité à la lumière : IV.
- Solidité au soufre : Bonne.
- Solidité au fer chaud : Très bonne.
- Solidité aux acides : Très bonne.
- Sous le rapport de la nuance et de la solidité au lavage avec savon et carbonate de soude le Bleu Immédiat direct OD atteint presque le Bleu Immédiat CR développé ; par contre, comme résistance à un bain bouillant de carbonate de soude les teintes de Bleu Immédiat CR sont meilleures.
- En nuançant ce colorant avec de l’Indone Immédiat R conc. ou en le remontant avec du Bleu Méthylène nouveau, on peut obtenir des nuances plus vives.
- Le Bleu Immédiat direct OD étant très soluble on peut très bien l’employer pour la teinture dans des appareils mécaniques.
- Dissolution du colorant
- On dissout de préférence le Bleu Immédiat direct OD dans de l’eau bouillante exempte de sels calcaires et on ajoute la solution au bain de teinture contenant déjà le sulfure de sodium et le carbonate de soude.
- Mode d’emploi
- On procède en général comme il est indiqué dans l’ouvrage « La Teinture du Coton » pour la teinture avec les Couleurs Immédiates.
- a) Coton en flottes
- Au premier bain, garni avec une quantité d’eau correspondant à environ 20 fois les poids du coton, on ajoute :
- Pour nuances claires
- Moyennes
- Foncées
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- S
- Bleu immédiat direct OD brev. s. g. d. g.
- Voici des renseignements fort intéres sants sur le nouveau produit que vient de lancer sur le marché la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes.
- Qualités
- Solidité au lavage : très bonne.
- Bleu Immédiat direct OD, brev. s. g. d. g.
- Sulfure de sodium crist.
- Carbonate de soude calc.
- Sulfate de soude calc. par litre :
- 14 »
- 10 »
- 20 »
- 10 »
- 28 »
- 10 »
- O
- 0Q 13
- 15 gr.
- 20 gr.
- On teint pendant une heure à une température voisine du bouillon, on exprime et on rince. Si on travaille sur des bâtons droits, il faut, avant de lever le coton, donner 2 ou 3 bonnes lisses à chaque bâton.
- Pour teinture sur vieux bains on ajoute environ :
- Pour nuances claires
- Moyennes
- Foncées
- Bleu Immédiat direct OD, brev. s. g. d. g.
- Sulfure de sodium crist. Carbonate de soude calc. Sulfate de soude calc.
- 71/2%
- 1 0/0
- 10
- 1
- 2
- 0/ zo
- »
- »
- 15 »
- 1 »
- 5 »
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- to
- b) Coton en bourre
- On emploie à peu près les mêmes proportions que pour la teinture du coton en flottes.
- c) TiSSU DE COTON
- Pour teindre le coton en pièces on se sert de préférence d'un Jigger muni de rouleaux presseurs ; on le garnit avec :
- 2— 7 gr. de Bleu Immédiat direct OD, brev. s. g. d. g. 3—14 » de sulfure de sodium erist.
- 3 » de carbonate de soude cale.
- 2 — 5 » de sulfate de soude cale, par litre de bain.
- On ajoute en outre les quantités suivantes qui représentent la consommation effective :
- 4 — 10 0/0 de Bleu Immédiat direct OD, brev. s. g. d. g. 6—15 » de sulfure de sodium erist.
- du poids du coton.
- Pour teinture sur vieux bains on ajoute, suivant la nuance :
- 4—10 0/0 de Bleu Immédiat direct OD, brev. s. g. d. g. 6—15 » de sulfure de sodium erist.
- 1— 2 » de carbonate de soude cale,
- 1— 2 » de sulfate de soude cale, du poids du coton.
- On teint au bouillon pendant 3/4 — 1 heure, on exprime et on rince immédiatement à l’eau froide dans un Jigger tenu prêt à cet effet.
- Si l’on a affaire à un tissu difficile à pénétrer, on emploie un peu moins de sulfate de soude et on ajoute 1/2— 1 0/0 d’huile pour rouge turc, du poids du coton.
- d) Chaînes
- On teint absolument comme avec le Bleu Immédiat direct B et les indications données p. 295—307 de l’ouvrage « La Teinture du Coton » sont également applicables ici.
- e) La teinture dans des appareils mécaniques
- On garnit le premier bain avec environ :
- 1— 3 gr. de carbonate de soude cale.
- 6—18 » de sulfure de sodium erist.
- 6—10 » de sulfate de soude erist. par litre de bain, et avec :
- 4—12 0/0 de Bleu Immédiat direct OD, brev. s. g. d. n. du poids du coton.
- Pour teinture sur vieux bains on rajoute, suivant la nuance :
- 1/2— 1 0/0 de carbonate de soude cale.
- 6—15 » de sulfure de sodium erist.
- 4—10 » de Bleu Immédiat direct OD, brev. s. g. d. g.
- 2— 5 » de sulfate de soude erist. du poids du coton.
- Lorsque la teinture est terminée on laisse le bain s’écouler le plus rapidement possible ou bien on l’aspire par le vide ; on peut aussi en débarrasser le coton par compression au moyen de la vapeur sèche.
- Toilé de lin et toile métisse
- On teint comme pour le coton sauf qu’on doit employer une quantité de sulfure de sodium un peu plus forte et réduire de moitié la quantité de sulfate de soude.
- NB. Lorsqu’on ajoute un peu de glucose au bain de teinture (à peu près la même quantité que de colorant) on obtient des nuances légèrement plus corsées et plus rougeâtres. Cette addition est particulièrement recommandable pour la teinture des cannettes dans des appareils mécaniques.
- EXAMEN
- des rapports faits par M. Lévy-Spira, ingénieur de la maison Scheürer Lauth et Cie , de Thann, sur le flambage des tissus.
- Par M. Eugène BERINGER (I).
- (Suite. — Voir notre numéro du 5 janvier.)
- Cette manière de voir ne saurait être prise dans un sens général; cela dépend du prix du gaz et nous reviendrons à cette question du séchage après avoir examiné le second rapport de M. Lévy, qui traite de la machine modifiée par M. Binder.
- Essais faits sur la machine Binder (2)
- Les premiers essais de flambage de 75 P. 26 fils et de satinettes ont été faits avec une pression d’air dans le réservoir égale à 290, 300 millimètres de hauteur d’eau et avec un écartement entre la rampe et l’aspirateur de 18 millimètres. Dans ces conditions, les résultats n'ont pas été en faveur de la machine Binder en n’employant qu’une rampe Descat-Leleux avec aspiration. En utilisant deux rampes avec aspiration, les résultats ont été presque bons, mais la consommation de gaz a été naturellement beaucoup plus élevée.
- I (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse^ sept. 1903.
- (2) Voir rapport de M. Lévy-Spira, Bulletin de la Société / Industrielle, juin 1901, pages 197 à 258.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- En flambant avec de l’air ayant une pression de 600 à 630 millimètres des hauteur d’eau, les 75 P. 26 fils sont devenus aussi bons que sur la machine à chalumeaux. Quant aux satinettes, une seule rampe avec aspiration n’a pas produit l’effet demandé; mais avec des satinettes séchées à fond la qualité du flambage a été reconnue bonne avec une rampe avec aspiration. Avec une pression de 790-830 millimètres, les pièces flambées n’ont pas été meilleures. Avec630 millimètres, on a réalisé une économie sérieuse de gaz en séchant les pièces avant de les flamber. Ainsi, les satinettes, qui consommaient 325-345 litres de gaz par 100 mètres sur la machine à chalumeaux, ne consomment plus que 110 à 120 litres sur la machine à une rampe avec aspiration système Binder.
- Voici maintenant trois essais entrepris dans le but de déterminer l’influence de la pression de l’air (2) :
- Gaz consommé par 100 mètres . . . Pression moyenne de la rampe. . . Tempérât, dans le tuyau d’aspiration
- N* 1
- Pression de 530 mm.
- 99 lit., 7
- 38 mm. 7
- N- 2
- Pression de 630 mm.
- 107 lit , 5
- 47 mm.
- N- 3
- Pression de 730 mm.
- 137 lit., 2
- 54 mm.
- ot o o p-I o to CO o o s-to CH OC o 29 •o CO 99-co 00 o
- Les pièces de l’essai No 1 sont moins bonnes que celles du No 2, et No 2 moins bonnes que No 3, mais suffisantes. La pression de 630 millimètres a été adoptée.
- Les différents écartements de la rampe ont été essayés, il a été constaté que l’abaissement de la rampe d’aspiration, où le passage de la pièce dans la zone bleue de la flamme a sensiblement amélioré le flambage.
- Ces essais montrent que, dans une certaine limite et pour de certains tissus, le flambage est d’autant meilleur que l’on peut mieux faire traverser la flamme à travers le tissu, ce qui s’obtient en augmentant la pression et rapprochant la flamme du tissu.
- Pour les tissus légers, où l’on ne peut pas agir avec une aussi forte pression, et dans lesquels il y a peu d’humidité, l’économie du système Binder disparaît.
- Ceci prouve que le séchage de la pièce est produit plus facilement en aspirant les gaz chauds à travers
- (2) idem, page 202.
- la pièce que quand ces gaz lèchent simplement le tissu, et ce résultat était à prévoir.
- Le flambage réel, c’est-à dire la destruction du duvet, ne commence que quand ce duvet est sec et chaud. Ce résultat peut se produire sans que la pièce soit sèche de part en part, car il faut toujours un certain temps pour que l’humidité puisse, par capillarité, reparaître à la surface et humecter le duvet, mais il nous paraît néanmoins certain qu’une pièce absolu • ment sèche sera plus régulièrement et par conséquent mieux flambée qu’une pièce qui ne serait que superficiellement sèche.
- Si la quantité de gaz nécessaire au flambage varie d’un tissu à un autre, cela tient évidemment à la contexture et au poids du tissu, car le poids du duvet à enlever ne joue qu’un rôle absolument insignifiant. De la contexture dépend la facilité plus ou moins grande qu’a l’eau de s’évaporer, et du poids dépend la quantité d’eau contenue dans le tissu (eau qu’il faut presque complètement évaporer) et du poids dépend encore le nombre de calories nécessaires pour amener la pièce à une température donnée.
- Nous sommes absolument persuadés qu'il faut la même quantité de gaz pour flamber n’importe quel genre de pièces, quand ces pièces sont sèches et qu’elles sont amenées à la grilleuse à une même température que nous estimons devoir être de 100 degrés au moins-Dans ces conditions, pour brûler le duvet, il n’y a plus qu’à amener ce duvet (c'est-à-dire un poids absolument insignifiant d’une matière très inflammable) à une température suffisamment élevée pour que la combustion puisse avoir lieu, et, en réalité, une allumette enflammée suffirait pour cela. Aussi, en estimant qu'il faut 20 litres de gaz pour 100 mètres, nous avons la conviction d’être bien au-dessus de la vérité.
- Toute la question est donc de savoir si, tout compte fait, il y a avantage à sécher les pièces à fond avant le grillage ou plus ou moins parfaitement par le grillage.
- Il faut donc que nous nous rendions compte du coût du séchage par le gaz et par la vapeur.
- Scheurer-Kestner, dans son ouvrage : Pouvoir calorifique des combustibles, dit, à la page 157 :
- « La chaleur de combustion du gaz d’éclairage provenant de la distillation de la houille en vase clos est très variable. Elle dépend non seulement de la nature du combustible, mais la rapidité de la distillation et de la chaleur à laquelle elle a été accomplie. La chaleur de combustion du gaz d’éclairage est comprise entre
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 3?
- 5.200 et 6.300 calories par mètre cube, il n’est donc pas possible de la représenter par des moyennes.
- D’après les travaux de M. Witz, pour une même usine et un même combustible, les différences peuvent osciller entre 4.719 et 5.425 calories ; d’après les déterminations de M. Bueb-Dessau, le gaz d’éclairage d’une même ville, et dans la même journée, peut varier de 20 0/0.
- Sainte-Claire-Deville a montré que la combustion du gaz est d’autant plus incomplète qu’elle s’effectue dans les régions les plus chaudes de la flamme. La température réelle de la combustion est bien inférieure à celle que fournit le calcul et, de plus, elle paraît dépendre de la pression sous laquelle la combustion a heu.
- Pour nos calculs, nous admettrons du gaz contenant 5.000 calories, donnant 4.000 calories utilisables par mètre cube.
- Pour la houille contenant 8 000 calories, nous pourrons bien en trouver 5.000 dans la vapeur produite, mais comme les machines à sécher ne rendent guère plus de 50 0/0, nous admettrons 2.500 calories utilisables par kilo de houille, à 25 fr. la tonne brûlée, soit fr. 0.025 les 2.500 calories utilisables ou fr. 0.01 les 1.000 calories. Si le gaz coûte 0.25 le mètre cube pour 4.000 calories utilisables, les 1.000 calories coûteront 0,25 X 1-00°
- •---4.000 = fr. 0,0625, et le séchage par le gaz, par rapport au séchage par la vapeur coûtera, en ne tenant compte que du coût des calories, 6,25 fois plus cher que la vapeur.
- Nous obtenons ainsi le tableau suivant :
- Gaz à fr. 0.25, 6,25 fois plus cher
- » 0.20, 5 »
- » 0.15, 3,75 »
- » 0.10, 2,50 »
- Ces chiffres servent d’indication, car ils varieront évidemment suivant la qualité du gaz brûlé et le prix de la houille ; ils n’ont rien d'absolu.
- Il est facile de déterminer le nombre de calories nécessaires pour l’évaporation de l’eau hygrométrique et pour chauffer le tissu à 1150, par exemple.
- Admettons 600 grammes d’eau par 100 mètres e
- 7 kilos de tissu sec, il faudra :
- Pour l’eau :
- ‘ 0 k.,6CO (606,5 + 0,305 y 100) = 382 calories Pour le tissu :
- 7 X 0,50 X ........................... = 400 »
- Total.... 782 calories
- en admettant que la capacité calorifique du coton soit de 0.50.
- Il faut donc à peu près le même nombre de calories pour chauffer la pièce que pour évaporer l’eau.
- En séchant sur une machine séparée de la grilleuse, pour ne pas arrêter la grilleuse il faut une certaine avance de pièces, d’où refroidissement, qui devient encore plus considérable parce que la pièce se déploie dans l’air pour entrer dans la machine à flamber.
- Admettons, avec M. Lévy, qu’en flambant avec la machine à chalumeaux on consomme, en moyenne, 250 litres de gaz par pièce de 100 mètres.
- Avec la machine Binder on économise 50 % de gaz, pour certains tissus; avec d’autres tissus cette économie se réduit ; pour d’autres tissus, enfin, l’économie devient nulle.
- Admettons, et ceci n’est qu’une hypothèse, que dans un établissement l’emploi de la machine Binder procure une économie moyenne de 20 % de gaz, la consommation serait réduite de 20 % de 250 litres, soit 50 litres, et deviendrait 200 litres.
- Nous avons admis précédemment une consommation maximum de 20 litres pour le flambage, quand la pièce est préalablement séchée et présentée chaude à la grilleuse. Dans ces conditions, le séchage moyen devra économiser 200 lit. — 20 lit. = 180 lit. de gaz.
- Il nous semble inutile de rappeler que nous faisons une hypothèse qui, toute vraisemblable qu’elle est, n’est, en définitive, qu’une hypothèse et que les conditions peuvent changer d’un établissement à un autre.
- Cherchons le coût du séchage par la vapeur en ad-mettant 603 gr. d’eau par 100 mètres.
- La machine à sécher rendant 50 % pour évaporer 0 k. 600 d’eau, il faudra 1 k. 200 de vapeur qui, à 3 fr. les 1000 kilos, donne une dépense, 100 mètres, de fr. 0,0012 X 3 = fr. 0,0036. Une machine à griller produit facilement 100,000 pièces par an, cela représente environ 333 pièces par jour qui, à une vitesse de 90 mètres à la minute, représente environ 6 heures de travail effectif.
- Nous avons des machines à sécher qui fonctionnent à une vitesse de 100 mètres à la minute.
- Comparons maintenant le coût des deux séchages. D’autre part, nous économisons, en moyenne, 180 lit. de gaz, et le séchage à la vapeur nous coûte fr. 0,0036 par pièce de 100 mètres. Suivant le prix du mètre cube de gaz, nous aurons :
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- 0m,180 X 0.25 = 0,0450 — 0,0036 = fr. 0,0414 ,
- » X 0.20 = 0,0360 — » — » 0,0324
- » X 0.15 = 0,0270 — » — » 0,0234
- » X 0.12 = 0,0216 — » = » 0,0480
- » X 0 10 = 0,0180 — » = » 0,0144
- Si nous estimons l’intérêt, l’amortissement et les frais supplémentaires d’une machine à sécher à 20 %, pour une production annuelle de 100.000 pièces, avec du .
- gaz à fr. 0.25 on peut dépenser fr. 20.700
- " » 0 20 » 16.200
- » 0.15 » 11.700
- 0.12 » 9.000
- » 0.10 » 9.200
- Une machine à sécher de 12 cylindres de 600 millimètres de diamètre, timbrée à 6 kil., coûte un peu moins de 9000 fr. Nous pouvons donc conclure, en admettant nos chiffres comme exacts, que le séchage à la vapeur ne devient intéressant que quand du gaz contenants.000 calories coûte plus de fr.0.12 le mètre cube et que, par conséquent, en employant du gaz à l’eau il ne faut pas faire d’avant-séchage.
- Reprenons maintenant la question des rampes servant à brûler le gaz.
- Comme nous le disions, il y a deux éléments qui concourent à la consommation du gaz : la section de la rampe et la vitesse d’écoulement des gaz. La température obtenue par la combustion du gaz est plus élevée quand le gaz brûle sous une pression plus forte. Quand la combustion d’un corps quelconque, solide, liquide ou gazeux est complète, la quantité de chaleur est toujours la même pour la même quantité de combustible, quelles que soient les circonstances de la “combustion. Il résulte de là que, pour une même consommation de gaz, il y a avantage à diminuer la section de la rampe et à augmenter la pression de l’air, car quoiqu’on n’obtienne pas plus de calories, on obtient une température de combustion plus élevée.
- Pour évaporer l’eau et pour chauffer le tissu, il est absolument inutile, pour ne pas dire nuisible, d’avoir une haute température, et celle de la vapeur convient mieux.
- Il n’en est pas de même pour flamber le duvet, qui exige une température élevée.
- t Chacun sait qu’un corps au rouge -cerise ne peut pas allumer la fumée d’une lampe, d’une chandelle,
- etc., etc. On admet que le cerise naissant correspond à 800o, le cerise à 9000 et le cerise clair à 10000.
- D’après Péclet, pour le gaz d’éclairage, qu’il a expérimenté, la température maximum calculée était du 14770. M. Schlœsing a pu fondre du fer au moyen du gaz d’éclairage brûlé avec de l’air dans de certaines conditions. On sait que la température de fusion de fer n’est pas évaluée à moins de 1500 ou 16000, suivant l’état moléculaire.
- Il est évident que si au lieu de supposer ces substances à la température de zéro, on les suppose à une température T, la température maxima des produits de la combustion se trouvera augmentée de T, bien entendu si les conditions supposées pour la dissociation ne sont pas changées. Le chauffage préalable du gaz et de l’air amènerait probalement une assez grande complication dans l’installation.
- Dans le cas où l’air est mélangé avec le gaz, la combustion est immédiatement complète et quoiqu’on obtienne alors le maximum de la température que puisse produire le gaz combustible, la flamme cesse d’être éclairante, elle brûle « bleu » ; c’est qu’en effet il n’y a plus alors de substances solubles dans la flamme, par conséquent plus de rayonnement et par suite l’éclat de la flamme disparaît.
- Examinons maintenant la vitesse d’écoulement du mélange du gaz et d’air.
- Quand la température est à 150 environ et que la pression ne dépasse pas 1 mètre d’eau, on peut se servir de la formule :
- V = 40 , V10 E.
- V. Vitesse d’écoulement.
- E. Excès de pression du gaz comprimé sur le milieu où se fait l’écoulement ; cet excès est mesuré en mètres de hauteur d’eau.
- Prenons P = 1, c’est-à-dire admettons, comme c’est d’ailleurs probable, que la vitesse réelle est la même que la vitesse théorique et que la différence de dépense constatée entre le calcul et les expériences provienne de la contraction ds la veine, comme cela a lieu pour les liquides.
- Si nous reprenons les chiffres relatifs aux pressions constatées dans les rampes de la machine Binder, que nous avons cités précédemment, nous voyons que pour 100 mètres de 68 P. 20 fils flambés (1).
- | (1) Voir rapport de M. Lévy-Spira, Bulletin de laSo:
- ‘ ciètè Industrielle, juin 1901, page 202.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Pression Pression Gaz
- dans le réservoir dans la rampe consommé
- No 1 530 mm. 38 mm. 7 99 lit. 7
- No 2 630 » 47 » 0 107 » 5
- No 3 730 » 54 » 0 137 » 2
- on constate d’abord l’énorme perte de charge entre le réservoir et la rampe. La rampe dont on s’est servi a 1/2 millimètre d’ouverture, donc une section de 0 .•0005 (5 centimètres carrés). Le débit Q = V q S, ou peut admettre o = 0,65, donc :
- Q=vX 0,65 X 0 .•,0005 = V X 0 mm. 000325.
- Pour une pression de rampe :
- No 1 0 mm. 0387 — V = 24 m. 9 et Q = 8 lit. 0925
- No 2 0 » 0470 —V 5 et Q = 8 » 9375
- No 3 0 » 0540 — V = 29 » 4 et Q — 9 » 5550
- par seconde et pour 100 mètres de tissu, ou, en 66”,66:
- Pression dans la rampe
- Volume totî
- calculé
- Gaz brûlé mesuré
- Volume d’air par différence Rapport entre
- les volumes
- air
- le gaz
- No 1 38 mm. 7 539 lit.4 99 lit.7 439 lit.7 4,41
- No 2 47 » 0 595 » 7 107 » 5 488 » 2 4,54
- No 3 54 » 0 636 » 9 137 » 2 499 » 7 3,64
- (A suivre).
- PRODUCTION
- DE COLORANTS INDIGOTIQUES BROMES
- Par la Société Badische Amlin et Soda Fabrik
- Cette Société a constaté que pareillement à l'in-doxyle, le blanc indigo (leuco indigo) ainsi que ses homologues ou analogues peuvent être bromés. Cependant le produit qui en résulte est de l’indigo bromé; par suite d’une oxydation intervenue au cours de l’opération.
- Exemple 1.
- Suspendre dans de l’eau :
- 20 kil. de blanc d’indigo, puis en ayant soin de bien agiter et en refroidissant par de la glace, y verser une solution de 20 kil. de brome dans 1.000 litres d’eau.
- Après la disparition du brome, essorer le colorant indigotique et le laver avec de l’eau.
- Il se présente sous la forme d’une poudre foncée à
- reflets métalliques et teint la laine et le coton en nuances plus rouges et plus vives que l’indigo ordinaire.
- Exemple II.
- Mettre en suspension :
- 29 kil 2 de blanc d’indigo diméthylé {préparé au moyen d'o-tolylglyeine) dans 100 litres d’acide chlorhydrique à 10° Bé, puis en refroidissant au moyen de glace, l’additionner graduellement de 16 kil. de brome dissous dans 1200 litres d’eau, acidifier par de l’acide chlorhydrique. L’indigo bromé est filiré et lavé.
- LES COULEURS D'ANILINE EN ALLEMAGNE
- On sait le développement prodigieux pris par l'in-dustrie chimique en Allemagne : elle produit certainement à l’heure actuelle plus de 8 millions et demi de tonnes de produits chimiques, et occupe un personnel de 140 000 à 150.000 ouvriers. Une des branches les plus importantes de cette industrie est la fabrication de ces couleurs d’aniline qui, grâce à leur bon marché, ont supplanté presque partout les couleurs végétales (aux dépens toutefois de la solidité des teintes).
- Les débuts de cette fabrication ont été pénibles, ainsi que le fait remarquer le consul général anglais, M. F. Oppenheimer, dans un rapport auquel nous empruntons ces détails : le combustible et la matière première étaient tout d’abord bien moins abondants qu’en Grande Bretagne. Aussi, en 1892, n’exportait-on que 107.000 quintaux métriques de couleurs d’aniline, alors pourtant que cette industrie avait déjà pris un certain essor ; la valeur de cette exportation était de 52 millions de marks à peu près. Aujourd’hui (en 1901) le mouvement sur l'étranger est de 250.000 quintaux, représentant une valeur de 79 à 80 millions de marks. Le Royaume-Uni en prend 51.000. On peut donc voir qu’en un court espace de dix années, le mouvement des exportations a augmenté de 250 0/0; l’accroissement de la valeur de ce commerce a été relativement bien plus faible, parce que les prix des couleurs d’aniline se sont abaissés considérablement, — ce qui a été pour beaucoup dans le développement de la consommation. En 1892, le cours moyen du quintal s'élevait à 490 marks, tandis qu’il est maintenant tombé à 318 1 marks.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE ÉTRANGÈRE
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- ALLEMAGNE
- De Leipziger Fœrber Zeitung
- Mercérisation. de tissus de coton et ses difficultés actuelles
- En dépit de toutes les nouvelles machines inventées pour la mercérisation des tissus, on n’est pas encore arrivé à obtenir les mêmes résultats sur tissus que sur fils.
- Il ne suffit sas d’imprégner les fibres de coton d’une solution alcaline concentrée pour lui donner une apparence transparente. Sans doute, le lustre de soie exige l’imprégnation de la solution concentrée alcaline et en même temps la tension, et l’on sait que le lustre est rehaussé si le fil est en tension jusqu’à ce qu’il soit complètement sec.
- Il s’en suit, que le lustre obtenu par la mercerisa -tion de la pièce doit nécessairement être inférieur à celui obtenu par la mercérisation du fil, car il est hors de doute que la tension de la trame est plus forte que celle de la chaîne et jusqu’à présent on n’a pas encore trouvé de machine pour étirer la trame au même degré que la chaîne.
- Le rétrécissement du tissu étant grand, il est nécessaire de l’étirer convenablement pour en préserver la largeur; en conséquence, toutes les machines sont construites avec une chaîne sans fin garni de goupilles, les crampons n’étant pas suffisants pour tenir le tissu glissant. Il en résulte que la trame seule est étirée. Si la chaîne devait être soumise à la même tension que la trame, il faudrait le faire au moment de la saturation d’alcali, pour obtenir le même effet que sur la trame.
- Il y a encore une autre cause importante rendant la mercérisation du tissu moins efficace que celle des fils.
- Le fil est bien grillé à l’état brut et après cette opération qui doit être soigneusement exécutée il est sou mis â la mercérisation proprement dite pendant laquelle chaque fil est séparément imprégné de solution alcaline et étiré convenablement.
- Mais lorsqu’il s’agit de la mercérisation des draps, surtout de ceux qui sont tissés étroitement, le grillage de chaque fil est hors de question parce que la chaleur ou la flamme ne peut pas atteindre la partie des fils où ils sont pressés ensemble, peu importe si l’on emploie du gaz ou le flambage au cylindre.
- En conséquence, toutes les parties qui n’ont pas été
- atteintes par le procédé de flambage retiennent une apparence pauvre, laquelle est fort visible pendant le traitement subséquent et gâte toute l’apparence de l’étoffe.
- Après le flabamge des tissus,les procédés nécessaires à l’apprêt final occasionnent le dérangement des fils et font sortir les parties qui étaient cachés avant et n’ont pas été atteintes par le procédé de flambage..
- Le lustre des tissus mercerisés peut être augmentée par le calandre, mais l’effet n’est pas permanent. Pour ' remédier en partie à cette difficulté on doit flamber la trame et la chaîne à l’état de fils bruts et merceriser après. Ceci peut encore permettre d’accélérer le mouvement de la machine en augmentant la production et en réduisant les frais de mercérisation.
- On peut mercer ser les tissus de coton plusieurs fois sans les exposer au danger de détérioration.
- AMÉRIQUE
- De Textile colorist
- L’huile pour rouge turc
- Si les tissus mordancés avec de l’alumine sont teints dans un bain bouillant contenant de l’alizarine avec la quantité de chaux voulue, on obtient des nuances rouges claires, et s’il sont rincés avec de l’eau froide et séchés après, la couleur change en brun jaunâtre.
- C’est cette substance d’un brun foncé qui se combine avec les acides gras pour donner des nuances ’ rouges résistantes telles que l’huile pour rouge turc.
- Le fibre rouge claire telle qu’elle est en sortant du bain ne se combine pas avec les acides gras, et la couleur en cette phase ne résiste pas au savon. Si la fibre d’un brun sombre est vaporisée ou bouillie dans l’eau distillée la nuance change en rouge clair qui ne se combinera pas avec des acides gras et elle n’est pas très résistant non plus.
- Ce phénomène s’explique par la supposition que la substance brune qui n’est pas saturée et peut par conséquent, se combiner avec des acides gras subit une condensation interne pour former le rouge clair saturé composé, qui a perdu cette propriété.
- L’huile pour rouge turc n’est pas stable et perd la propriété de se dissoudre dans l’eau. Schlieper et Baum emploient le sulforicinate de soude en saponifiant l’huile de ricin avec de la lessive de soude caustique et en neutralisant la moitié de la soude combinée, avec de l’acide chlorydrique. La substance requise monte à la surface en couche huileuse se con-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 25
- gelant en une masse demi cristalline facilement soluble dans l’eau. Ils amploient comme mordant l’aluminate de sodium produit par la dissolution de l’alumine hydratée dans un excès de lessive de soude.
- Les tissus blancs sont trempés dans cette substance sèche, laissés pendant un certain temps, lavés et ensuite traités deux fois dans un bain chaud de chaux pour convertir l’aluminate de sodium en aluminate de calcium.
- Le tissu est rincé et teint à 87° C, dans des grands baquets, qui sont continuellement remplis d’eau, et qui contiennent 1 1/2 livre d’alizarine à 10 0/0 et 6 litres d’eau de chaux par 100 gallons (un gallonégale 4 litres 54 cent.)]
- Le même bain peut être employé pendant longtemps pourvu que la quantité de chaux et d’alizarine soit contrôlée et rajoutée suivant le besoin.
- Après la teinture, les tissus sont refroidis, pressés, imprégnés d’un mordant gras (en solution aqueuse) séchés, vaporisés et savonnés.
- Finalement, ils sont savonnés de nouveau avec l’addition de sel d’étain. Si le bain de teinture était chauffé à une température plus élevée que 90° C., la substance rouge saturée se formerait et ne se combinerait pas avec l’acide ricinoléique.
- De Textile World Record
- Procédé pour garnir de métal les fils de coton
- L’ancien procédé d’enrouler du métal autour d’un noyau de coton n’a jamais donné pleine satisfaction. On a trouvé un moyen de la remplacer en imprégnant les fils d’une poudre de bronze convenable, ou d’une matière colorante en poudre non dissoute, le bain étant pourvu d’une substance collante telles que : agar-agar, colle forte, gélatine, résine, caoutchouc, gutta-percha ou matières colloïdales. Ceci pour produire la cohésion entre la fibre et le bronze ou la matière colorante.
- On peut se servir également de mucilage végétal tel que bassonine et albuminoïdes.
- La manière dont le procédé est exécuté en détail dépend de l’usage que l’on veut faire du produit fini. Dans certains cas, il suffit do faire passer les fils à traiter par une solution de caoutchouc étendue ou saturée de benzine, de tétrachlorure de carbone, d'éther, de sulfure de carbone ou d’un mélange de 92 parts de sulfure de carbone et de 8 parts d’alcool absolu, ou de n’importe/quelle solution d'agar-agar, gélatine, colle forte, amidon, etc.
- Les substances colloïdales et leurs dissolvants sont particulièrement convenables pour former le liquide pour l’imprégnation. Les fils ainsi saturés sont tirés ensuite à travers de la matièr e colorante ou poudre de bronze.
- Pour produire la garniture brillante comme du métal on se sert de préférence de couleurs azo et azo-xyna-line.
- Après l’essorage ou le séchage dans un appareil convenable, la couleur ou le bronze adhère très fermement aux fils ou au tissu. Pour rendre la couche métallique aussi peu sensible aux influences extérieures que possible et surtout pour la protéger contre la détérioration pendant le traitement subséquent des fils, on peut passer les fils après le traitement précité dans une solution de celluloïd, dans l’acétone ou l’acétate d’amyle, ou dans une solution de collodion qui peuvent contenir en suspension du bronze ou de la matière colorante en poudre.
- Finalement, si le liquide imprégnant est de nature gélatineuse on peut se servir d’un agent trempeur tel que le formaldéhyde à l’état liquide ou à l’état de vapeur, ou de bichromate de potasse, on peut même ajouter directement à la matière collante la substance colorante ou poudre de bronze.
- LOI
- relative à la vente des objets abandonnés chez les ouvriers et industriels
- La loi dont le texte suit vient d’être promulguée :
- Art. 1er. — Les objets mobiliers confiés à un ou • vrier où à un industriel pour être travaillés, façonnés, réparés ou nettoyés et qui n’auront pas été retirés dans le délai de deux ans pourront être vendus dans les conditions et formes déterminées par les articles suivants.
- Art. 2. — L’ouvrier ou l’industriel qui voudra user de cette faculté présentera au Juge de paix du canton de son domicile une requête qui énoncera les faits et donnera pour chacun des objets la date de réception, la désignation, le prix de façon réclamé, le nom du propriétaire et le lieu où l’objet aurait été confié.
- L’ordonnance du juge, mise au bas de la requête et rendue après que le propriétaire aura été entendu ou
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- Ci
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- appelé, s’il n’est autrement ordonné, fixera le jour, | l’heure et le lieu de la vente, commettra l’officier public i qui doit y procéder et contiendra, s’il y a lieu, l’évaluation de la créance du requérant.
- Lorsque l’ordonnance n’aura pas été rendue en présence du propriétaire, l’officier public commis le préviendra huit jours francs à l’avance, par lettre recommandée, des lieu, jour et heure de la vente, dans le cas où son domicile sera connu.
- Art. 3. — La vente aura lieu aux enchères publiques, elle sera annoncée huit jours à l’avance par affiches ordinaires apposées dans les lieux indiqués par le juge. La publicité donnée sera constatée par une mention insérée au procès verbal de vente.
- Art. 4.— Le propriétaire pourra s’opposera la vente par exploit signifié à l’ouvrier ou à l’industriel. Cette opposition emportera de plein droit citation à comparaître à la première audier ce utile du juge de paix bui a autorisé la vente, nonobstant toute indication d’une audience ultérieure. Le juge de paix devra statuer dans le bref délai.
- Art. 5. — Sur le produit de la vente et après le prélèvement des frais, l’officier public paiera la créance de l’ouvrier ou de l’industriel. Le surplus sera versé au Trésor public sous procès-verbal de dépôt. Il en retirera un récépissé qui lui vaudra décharge. Si le produit de la vente est insuffisant pour couvrir les frais, le surplus sera payé par l’ouvrier ou l’industriel, sauf recours contre le propriétaire.
- Art. 6. — Les articles 624 et 625 du code de procédure civile seront applicables aux ventes prévues par la présente loi. Ces ventes seront faites conformément aux lois et règlements qui déterminent les attributions des officiers publics qui en seront chargés.
- Art. 7. — Tous les actes, spécialement les exploits, ordonnances, jugements et procsverbaux faits en exécution de la présente loi seront dispensés du timbre et enregistrés gratis. Pour tenir lieu des droits de timbre et d’enregistrement, il sera perçu sur le procès-verbal de vente, lorsqu’il sera présenté à la formalité, sept pour cent (7 p. 100) du produit de la vente sans addition de décimes.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des députés sera exécutée comme loi de l’État.
- Fait à Paris, le 31 décembre 1903.
- Emile Loubet.
- LE COMMERCE DE L’INDIGO A JAVA
- Uindische Mercuur, d’Amsterdam, a publié le tableau suivant des prix de l’indigo, sur cette place, pen-pent les dix dernières années, en cents de florin par demi kilogramme :
- Plus bas Plus haut
- 1893. . ... 410 425
- 1894. . ... 350 415
- 1895 . ... 360 385
- 1893. ; ... 335 360
- 1897. . . . . 265 310
- 1898. • ... 215 240
- 1899. . ... 215 275
- 1900. . ... 270 320
- 1901. . • • . » 275
- 1902. . ... 260 280
- La dépréciation de cette substance tinctoriale, causée par la concurrence de l’indigo artificiel, voue l’industrie indigotière de Java à une décadence dont il n’est plus possible de douter. La Chambre de commerce de Samarang constate, en effet, que les exportations ont diminué, dans son ressort, de la manière suivante :
- En 1898, 1,181,300 kil. ; en 1899, 820,100 kil. ; en 1900, 589,400 kil. ; en 1901, 482,250 kil. ; en 1902, 454,400 kil.
- Les qu ntités sorties par d’autres ports, comme Sourabaya, sont insignifiantes.
- Dans les deux résidences de Sourakarta et de Djakdja-Karta, d’où provient presque tout l’indigo de Java, le nombre des entreprises s’élevait encore à 74 en 1900; tombé à 70 en 1891, il n’était plus que de 64 en 1902.
- L’indigo artificiel gu synthétique commence à se faire une place dans les petites teintureries javanaises si nombreuses (fabriques de batik).
- INFORMATIONS
- Nous avons appris avec plaisir la nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur de M. Bloch (Paul-Ernest), directeur de la Société des matières colorantes et produits chimiques à St-Denis.
- C’est avec plaisir que nous avons appris la nomination au grade d’officier d’académie de M. Capillery, président honoraire de la Chambre syndicale des maîtres teinturiers de Lyon.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Par décret du 30 décembre dernier, le sel marin destiné aux industries ayant pour but la fabrication des couleurs dérivées de l’aniline, sera reçu par ces industries en franchise du droit de consommation, sous la condition que la dénaturation aura lieu en mélangeant au sel 10 % de sulfate de soude calciné ou cristallisé avec addition d’une matière colorante rouge ou bleue, ou bien d’une des matières colorantes préparées par l’industriel.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- 13) Accident du travail. — Bûcheron. — Travail aux pièces et à gré. — Absence de dépendance. — Loi de 1898. — Inapplicabilité.
- Le travail fait aux pièces et à leur gré par deux bûcherons associés, auxquels un marchand de bois a confié l’exploitation d’une coupe de bois, ne rentre pas 8 dans les prévisions de la loi du 9 avril 1898.
- Il en est ainsi, alors même que le marchand serait venu « donner un coup de main » aux bûcherons, sur la demande de ceux-ci, mais sans les placer dans l’état de dépendance que suppose la loi sur les accidents Ainsi jugé par la Cour d’appel d’Agen, le 1er avril 1903.
- (14 ) A ccident du travail. — Preuve. — Précomptions graves, précises et concordantes. — Circonstances. — Hernie de force — Cause subite et violente. — Accident du travail.
- 1. C’est à l’ouvrier qu’incombe la preuve que l’accident dont il a été victime se relie à l’exercice de son travail professionnel. — Mais tous les modes de preuves sont admissibles, y compris celui qui résulte de présomptions graves, précises et concordantes.
- Ainsi, l’ouvrier qui justifie avoir fait part à diverses personnes d’une douleur ressentie subitement au bas ventre, et s’être présenté le lendemain à la visite médicale, a fait une preuve suffisante de la réalité et du caractère de l’accident.
- - II. La hernie de force due à une cause subite et vio lente, est un accident du travail.
- Ainsi jugé par le tribunal civil de Nîmes, le 26 mars 1903.
- ( 15) Accident du travail. —Amputation de la jambe gauche. — Diminution de la capacité de travail. — Evaluation.
- Doit être considéré comme ayant perdu 75 % de sa valeur productive de travail, l’ouvrier qui, à la suite d’accident du travail, a dû subir l’amputation de la jambe gauche. 2"
- Ainsi jugé par le tribunal civil de Lille,, le 2 juillet 1903.
- (16) Travail des enfants et des femmes. — Durée de la journée. — Temps dépensé. — Condamnation. — Constatations nécessaires.
- Un industriel ne saurait être condamné pour avoir fait travailler des femmes et des enfants pendant un temps excédant la journée de travail, alors que le juge se borne à relever l’heure de la cessation de travail, sans indiquer celle où il a commencé et la durée des repos.
- Ainsi jugé par la Cour de cassation le 15 mai 1903.
- -= .
- (17) Accidents du travail. — Incapacité permanente. — Amputation de 1 index et du médius de la main droite. — Evaluation.
- L’ouvrier mécanicien qui, à la suite d’un accident du travail, a dû subir l’amputation du médius et de l’index de la main droite, accompagné de l’ankylose partielle de l’annulaire et de l’auriculaire, doit être considéré comme ayant perdu les 45 % de sa valeur productive.
- Ainsi jugé par le tribunal civil de Lille, le 2 juillet 1903.
- (18) Chemins de fer. — Transports. — Perte partielle.
- Prise de livraison. Reconnaissance par la Compagnie. — Arâcle 105 du Code de Commerce. —-Responsabilité.
- Lorsque les agents d’une Compagnie ont reconnu, avant l’enlèvement des marchandises, une différence entre le poids au départ et celui constaté à l’arrivée, et lorsque la mention de manquant a été inscrite sur lé récépissé de livraison par les soins d’un préposé de la Compagnie, cette constatation réserve les droits du destinataire et de l’expéditeur et ne permet plus à la Compagnie transporteur de leur opposer une fin de non recevoir tirée de la non observation des prescriptions de l’article 105 du Code de commerce ;
- Alors surtout que, le jour même de l’enlèvement, le destinataire a confirmé les réserves ainsi mentionnées sur le récépissé de livraison et a réclamé une indemnité par lettre recommandée, il est vrai, mais dont la Compagnie lui a accusé réception, sans soulever à ce moment aucune objection.
- Et la Compagnie ne saurait pas davantage prétendre qu’en enlevant les marchandises, le destinataire l’a mise dans l’impossibilité de faire la preuve du vice caché de la chose transportée, et que, par suite, ce destinataire se trouverait dans l’obligation de faire contre elle la preuve d’une faute dans l’accomplisse-
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- 28
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ment du contrat de transport, alors que l’enlèvement des marchandises n'a eu lieu qu’avec l’assentiment de la Compagnie, et alors que, si celle-ci entendait, à ce moment, contester le principe même de sa responsa -bilité, il lui appartenait de se conformer aux prescriptions de l’article 106 du Code de commerce et de faire procéder à une expertise contradictoire
- Ainsi jugé par le Tribunal de commerce de la Seine le 27 juin 1903.
- CONGÉDIEMENT. — Abandon de l’atelier par l’ouvrier
- — Rupture du contrat a sa charge. — Condam -
- NATION.
- Cassation (Ch. civ.).
- Audience du 4 novembre 1903
- Le départ de l’ouvrier quittant l’atelier brusquement en refusant de se soumettre aux obligations que lui impose le règlement de la maison constitue une rupture du contrat à la charge de l’ouvrier et justifie sa condamnation à des dommages-intérêts. Mais le juge ne peut sans motiver sa décision prononcer une seconde condamnation pour autres dommages non spécifiés.
- La Cour,
- Statuant par défaut à l’égard des défendeurs;
- Sur le premier moyen :
- Attendu qu’il résulte des constatations du jugement attaqué que R. a été engagé comme ouvrier au service de B. et Cie avec un salaire fixe de 20 fr. par semaine, mais que le contrat de louage de services intervenu entre les parties ne déterminait pas le nombre d’heures de travail qu’aurait à fournir R.;
- Que ledit jugement constate, en outre, d’une part, que R. ayant été précédemment ouvrier dans la maison des défendeurs, connaissait l’usage qui y était en vigueur d’une journée de travail de 8 a 9 heures ; d’autre part, que malgré l’adoption d’un nouveau règlement, B. et Cie avaient consenti à ce que R. ne tra vaillât que 9 heures par jour dans leur atelier, mais que, malgré cette concession, le demandeur a quitté brusquement l'usine en refusant de se soumettre aux obligations qui lui étaient imposées;
- Attendu qu’en décidant dans ces circonstances de fait que R. avait rompu le contrat de louage d’ouvrage qui le liait à ses patrons et en le condamnant à un franc de dommages-intérêts pour le préjudice résultant de cette faute, le jugement attaque, qui est d’ailleurs motivé, bien loin de violer les textes de loi visés au pourvoi, en a fait, au contraire, une exacte application ;
- Par ces motifs, rejette le premier moyen;
- Mais sur le second moyen; vu l’art. 7 de la loi du 2 ayril 1810;
- Attendu que, après avoir alloué un franc de dom mages intérêts a B- et Cie, la décision attaquée condamne en outre R. à payer à ces derniers trente francs de dommages-intérêts pour « autres dommages » sans
- spécifier ni la faute génératrice de ces dommages, ni le préjudice à raison duquel est accordée aux défendeurs cette indemnité supplémentaire;
- Qu’en statuant ainsi le tribunal de commerce de T. n’a pas motivé sa décision et a violé par suite le texte de loi ci-dessus visé;
- Par ces motifs, casse et annule le jugement rendu entre les parties par le tribunal de commerce de T. le 21 juin 1901, mais seulement en ce qu’il a alloué aux défendeurs 30 francs de dommages-intérêts pour « autres dommages » et renvoie devant le tribunal de commerce de St G.
- SERVICE DU CONTENTIEUX
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- Le Gérant : A. FAYOLLE, sz.
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- A. FAYOLLE. Directeur, 20, rue Turgot (IX-)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- os
- G
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- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la I quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) | Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tihe, oxycetones et xanthones.
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- ca o
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Boim de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- e Ire qualité...
- — ' 26 qualité . ; .
- 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan..
- — Honduras...............
- — Tabasco...............
- — Haïti Cap.............
- - Fort-Liberté,....
- — Aqaim.................
- — Si-Marc ...............
- — Gonaïves .............
- - — P .-de-Paix........
- — Miragoane..............
- — Saint-Domingo...
- — Martin, et Guadel.
- — Jamaïque, ............. Jaune Cuba et St-Yago ..
- 0 3 3
- Manzanillo........
- Tuspan............
- Vera-Cruz......
- Campêche..........
- armen..............
- .................
- .................
- Haïti.............
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab...
- Rio Hacha.......
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo.........
- Fustet.... 100 k,
- Tatajuba(Pern. )50 k
- Bahia . ........
- Corinto...........
- Amapala.... 50 kil.
- Bouge Brésil Bahia.........
- • Calliatour .. 100 k.
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandai.... Sapan ....
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1000 k.
- Pernamb.
- 50 k
- 12
- 11
- 6
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- 8
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- 100
- 16
- 30
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- 25
- à 14
- 12
- 9
- 10
- 8
- 5
- 5
- G 00
- 5
- 4
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- 6
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- 5
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- 4
- 4
- o0S0Uere
- 12
- 6
- 8
- 7
- 60
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- 15
- 80
- 25
- 20
- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 70
- 10
- 50
- Beng. beau viol, etdito... » bon violet............... » moyen violet............. » bon violet rouge.....
- » bon moy: v. roug....
- » fin rouge............
- » bon dito.............
- » bon à fin cuiv......... » ~uiv ..................
- Java..........
- Kurpah.. c...
- Madras ....
- Manille.......
- Caraque ......
- Guatemala flor
- N.M.
- N.M.
- N.M.
- N-M
- » bon à fin sobré..
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar..............M
- S e t. •a 9 h S H 9
- On cote les 50 kil.
- Baltimore fin effilé....
- • gros effilé..
- S 9 a e s
- Antilles.
- Cayenne.
- 1/2 kil. 0
- 4
- 3
- 2
- 3
- 3
- 3
- 3
- 2
- 1
- 1
- 1
- 50
- 75
- 75
- 25
- 75
- 50
- 25
- & X
- 2 ..
- 2 ..
- 1 ..
- 4 ..
- 3 ..
- 1 50
- 7 50
- 6 ..
- 40 à 0
- N. M
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 4
- 3 3
- 2
- 2
- OG t-a
- 75
- 50
- 75
- 50
- 25
- 50
- 50
- 50
- 50
- 42 1/2
- PLACE DE MARSEILLE
- 0 0 e e e B 0 M B 0 B H B 2 H e 0 B
- Kurpah
- Bengale »
- »
- Java
- Le
- moyen et bon moy. assez coloré..-, moyen ord. et ord. mél. et terreux. . beau et fin violet bon moyen à bon violet et violet
- rouge...............
- moyen violet-rouge et rouge............
- fin et surfin violet et pourpré.........
- bon et beau violet.
- M..
- 2 25 M..
- M..
- M..
- M..
- M
- DROGUERIES tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique..............
- Alun .......................
- » (acq.)...................
- Couperose emballée..........
- Essence de térébenthine (d. fûts) .....................
- Id (s. fûts)..............
- Fécule de pommes de terre, 1er bl. .............. .....
- Id. 2e bl. (entrepôt).......
- Galles vertes et noires.....
- » noires Alep ........
- » blancnes .................
- Gomme arabique, en sorte .
- 275
- 15
- 17
- 5
- 117
- 114
- »
- 2.60
- M.
- M.
- con-
- .. 17 ..
- 19 ..
- 50 6 60
- 43 ..
- 40 ..
- 130 ..
- 150
- Ghésirée, en sorte..........
- Sénégal,s. bas du fleuve 90
- Galam
- 125 .. ...
- 78 .. 90
- 80
- Aden, sorte cour, bonne 80
- Mogador, blonde............
- » blanche..............
- Laque en f. qté orange.
- »
- mi-orange cerise AC
- » Sandaraque lavée.........
- » Damar (Batavia)..........
- » » Singapore.......
- » » Penang..........
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- 100 .
- 85 .
- Caehom
- Brun luisant, en sic 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb..........
- » pressé ...
- Coehomille
- On cote :
- Ténériffe zacatille....
- Ténerife grise.........
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos.
- Java, Mad . Pond..
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- On cote actuellement :
- B gn sur v. et bl. l]2k. fin vio! et ourpre......
- 37
- 30
- 1
- 1
- 22 M
- 10
- en o
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 5 75
- 5 ..
- .. M 45 .. .. N 35 ..
- kil.
- 2
- 25
- cn
- 6
- 5
- 80
- M
- 25
- A
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) Bois jaune (Maracaïbo).. ,. » de Fustet Albanie. .. . Cachou noir, Ire marque... » marques ord.. Cochenille argentée.. 100 k.
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- 50
- a
- Curcuma
- grise........... zacatille naturelle noire Palmas lek. Lanzarotte .....
- Bengale..........
- Chinois..........
- Madras...........
- Gal.es de Chine............
- Prussiate jaune de potasse.
- 350
- 430
- 35
- 40
- 30
- 135
- 170
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo.
- Madras bon et beau tendre.
- » moyen et bon moyen
- » coloré................
- » moyen ord. et ord. terne et serré... . Kurpah bon et beau vio!et et violet rouge..
- ..M
- CO c2
- 2.30
- 5
- à .15
- .12
- 12
- 85
- 103
- 440
- 3.20
- 2.05
- Quercitron...............
- Garance, racine...........
- » poudre..............
- Rocou Guadeloupe .......
- » Cayenne..............
- Safran d’Espagne, Valence
- pur........
- Sulfate de
- Sumac en
- cuivre(entrepôt) (acq.). . feuilles...... poudre........ .
- Styrax liquide.............
- Tamarin Madras.............
- Verdet, eu pains, extra sec,
- A
- 700 S50 450
- 140 150
- 90 110 250 250
- M 60 65
- 110
- 160
- 100
- 750
- 600
- 100
- 50
- 54
- 22
- 24
- 120 M
- 110
- 30
- sous toile .......... en pains, extra sec,
- sous pap..............
- bon marchand en pains a en boules . raffiné en poudre sec .
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- a
- muriatique ; .. nitrique.....
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- 9 33 40
- 9
- .. à .
- Ammoniaque liquide 22 d
- 275
- 43
- 50
- 50
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CO
- Borax raffiné................ 40 . .. .
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre.................................. . .
- broyé.......................................
- Crème de tartre.............. 180...........
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.......... 8 50 .. .
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................ 20...........
- Lessive caustique 33 degrés 7...............
- Nitrate de soude.............. 24 . .. .
- » de potasse.................. 42 50 .. .
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil.,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp.-.. 17 25 .. .
- » 30/35, disp... 11 50 .. .
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos........... 30 .. .. ,
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes..................
- Soude douce 33 deg. en vrac 4 25 .. .
- Sulfate de cuivre ............ E 50 A 56 .
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................... 5...........
- PLACE DE_BORDEAUX
- Bois de Teinture
- ....................... . 28 — à 29 — Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 — — Haïti ..... 10 — 14 — — Martinique,Guade-
- loupe .... 9 — 10 50
- Calliatour..................— —-------
- Pernambouc...................— —------
- Jaune Cuba..................— — — —
- — Guayra-Tabasco. . . — — — —
- — Tuspan.................. — — — —
- Lima.....................14—15 —
- Tampico......................— —-------
- Sapan........................— — — —
- Sainte-Marthe...................— —•
- Nicaragua........................— —
- Sandal rouge.................— — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. —- —-
- Gambier..................— — — —
- Curcuma de la côte. . 100 k. — — — —
- — du Bengale. . . — — — —
- Indigo Bengale poupré • . • — fin violet . .
- — — beau violet .
- — — bon violet. .
- — — moyen violet.
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré . .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin. ..... — — beau . . .
- — — bon . ...
- — — moyen . . .
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet
- — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — oro. et cuivré
- — Manille — Guatemala flor . . — — sobre . .
- — — cortès . .
- — Mexique flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — ordin. cortès
- Caraque flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k.
- — — blonde, Ire quai.
- — — — 2e quai.
- — — cerise. . . .
- — — blonde ordin. .
- Garance d’Avignon. . 100 k. Lac-Dye, marque DT. le k. Orseille Mers du Sud. 100 k
- — Madagascar . .
- 11 — 13 ~
- 11 - 13 ~
- 11 - 12 -
- 10 — 11 —
- 9 — 10 —
- 8 50 9 —
- 6 — 6 50
- 5 50 6 —
- 5 — 5 50
- 8 — 9 —
- 7 50 8 —
- 6 — 7 —
- 5 — 5 50
- 6 — 6 50
- 5 — 6 -
- 5-
- 8 — 10—1
- 6 — 7 — .
- 5 — 6—1
- 7 - 8 -
- 6 - 7 -
- 4 - 5 — !
- 3 40 -------!
- 3 30 -------;
- 3 20 -------
- 3 25 -------
- 3 15--------
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb..... 71 .. à 73 . .
- Acide acétique des arts 40% 26 .. 27 ..
- » chlorhydrique........... ?..
- » nitrique 36.............. 34 ..
- » sulfurique 66 •........... 8 50
- » ....................... 292 50
- » citrique,............... 287 50
- Alun épuré................. 20 ..
- » ordinaire.............. 16 ..
- Ammoniaque incolore, 22. • 38
- Bichlorure d’étain, 55'.... 105 .
- » » 60..... 128 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. » Guadeloupe. 13 50
- Bois Jaune Centre Amériq. 17 50
- Cachou jaune. Vapeurs.... 70 ... » brun.................... 80 ..
- Chlorate de potasse...... 100 .. » de soude.............. 105
- Chlorure de chaux 100 à 110. 12 . .
- Chromate rouge de potasse 79 .. » » de soude..59
- Crème de tartre..................
- Cristaux de tartre .......... » de soude.......... 7 ..
- CurcumaBengale en racines 28 .. » de Madras.................. » de Chine............... M ..
- Essence de térébenthine .. 114 .
- Extrait de châtaignier 20:. 16 ..
- Galles de Chine et Japon.. 152 . » vertes et noires .... 140 ..
- Gomme Sénégal, en sortes 81 ..
- » arabique.............. 85 ..
- » adragante rousse .. 275 ..
- Jus de citron......:....... 21 50
- Méthylène à .............. 90 ..
- » régie .................. 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 .. » » de soude..........
- Pyrolignite de fer.......... 9 ..
- Résine..................... 23 50
- Rouille..................... 8 50
- Sel de soude 80-........... 17 50
- » ammoniaque.. 12 50
- Sel d’étain............... 234 ..
- Soufre en canons........... 17 . .
- » sublimé................. 19
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 50
- Sulfate d’alumine....... 10 50
- » de cuivre.............. 58
- » de fer..................... 6 ..
- 8
- 35 ..
- 9 ..
- 287 50
- 292 50
- 21 ..
- 17 ..
- 40 .
- 110...
- 133 ..
- 17 50
- 14 .
- 19 ..
- 72 ..
- 90 ..
- 110 ..
- 115 ..
- 13 ..
- 81 ..
- 60 ..
- 7 75
- 32 ..
- 116 .. 17 ..
- 15? .. 160 ..
- 90 .. 90 .. 310 ..
- 23 50 100 .. 115 ..
- 145 ..
- 10 ..
- 25 50
- S 50 18 50 13 ..
- 239 ..
- 18 ..
- 20 ..
- 23 50 15 50 60 ..
- 7 ..
- BIBLIOGRAPHIE
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- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relaions avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l'Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. .B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne
- peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- CONTREMAITRE
- connaissant à fond d’une façon pratique et théorique le blanchiment, la teinture, le mercerisage du coton et lin en écheveaux, demande place. Très bonnes références. 10 ans de place. Ecrire au bureau du journal, aux initiales F. G. (177).
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- LE
- 5 Février 1904.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- . des Apprêts et de l’Impression des Tissus /
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILESGss"
- Paraissant le 5 et 8e 20 de chaque mois vo.
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Examen des rapports faits par. M. Lévy-Spira sur le flambage des tissus (suite et fin). — Les nouveaux colorants. — Blanchiment des tissus de coton. — Revue des brevets d’invention. — Revue étrangère. — La responsabilité des Compagnies. — Jurisprudence. — Service du contentieux.— Renseignements commerciaux. — Cours. Annonces.
- EXAMEN
- des rapports faits par M. Lévy-Spira, ingénieur de la maison SCHEURER Lauth et Cie , de Thann, sur le flambage des tissus.
- Par M. Eugène Bœringer (I).
- (Suite et fin. — Voir nos numéros des 5 et 20 janvier.)
- La différence entre les rapports d’air et de gaz de l’essai n° 3 provient de la difficulté de régler mathématiquement les deux volumes, car c’est à la vue de la flamme qu’on règle les robinets d’air et de gaz.
- M. Witz, pour ses essais calorimétriques de gaz, employait 6 volumes d’air pour 1 volume de gaz, et comme un manque d’air aurait été nuisible à ses essais, il est probable que ce volume d’air est trop fort.
- Pour le grillage, l’air environnant peut encore être
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, sept. 1903.
- utilisé, et nous pensons que 1 litre de gaz avec 4 lit. 5 d’air donne un bon mélange.
- Pour obtenir le maximum de température qui correspond aux proportions de gaz pour lesquelles la combustion est complète, il faut régler par tâtonnement le débit du gaz d’éclairage et de l’oxygène au moyen de robinets. A cet effet, on est guidé par les apparences que présentera une lame de cuivre qui est léchée par les flammes. Cette lame noircira en s oxydant lorsque la flamme contiendra un excès d’oxygène, par suite de la formation d’Oxyde de cuivre; on augmentera alors le débit de gaz d’éclairage jusqu’à ce que la flamme commence à se montrer réductrice à l’égard de la croûte d’oxyde formé à la surface du cuivre. Par cet artifice très simple, on règle convenablement l’émission des gaz au moyen des robinets.
- Gomme nous l’avons vu, il existe une très forte perte de charge entre le récipient et la rampe. Elle est constante, en effet :
- 530 _ 13 7 _630 _ 13.4 730_
- 38.7 = "T" 47 ~ 1 54 ~ 1
- Nous avons-émis l'opinion que la pièce sèche et chaude n’exigerait pas plus de 20 litres de gaz pour flamber le duvet. Voyons les volumes et les pressions correspondant à ce débit. Comme nous l'avons dit, il faut chercher à réduire la section de la rampe le plus possible. Si nous admettons 1/4 de millimètre pour l’ouverture de la rampe avec un coefficient de contraction Q = 0.65, la section , S = 0 m. ,0001625.
- Le volume de gaz à brûler étant de 20 litres par 100 mètres, en admettant 4,5 fois autant d’air, il faudra fournir 200 lit. X 4.5 = 90 lit. d’air ou 90 lit.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- + 20 lit. 110 litres de mélange d’air et de gaz en 68”,66, et par seconde = 100, = 1 lit 65 à faire passer par r 66.66
- une section de 0 m. ,0001625.
- 0 m. 0,00165 _ •
- .------------ 10 mètres de vitesse, ce qui correspond
- 0 m. 0,0001625 ‘ H r
- à une pression de rampe de 6 mm. 25 et une pression au récipient de 6.25 X 13.5 = 85 millimètres. Si l’on peut obtenir une rampe bien égale ayant moins de 1/4 de millimètre de fente, cela vaudra évidemment mieux.
- Ayant moins de pression dans la rampe, il sera peut-être utile de prendre quelques précautions pour bien mélanger le gaz à l’air, soit avec des tuyaux concentriques ou des canaux parallèles, les sections d’air étant 4 1/2 fois plus fortes que celles du gaz.
- La pièce étant présentée à la grilleuse sèche et bien chaude, la flamme aura une direction rasante et en
- sens contraire de la marche de la pièce. Une brosse, placée dans la caisse qui enveloppe la machine à sécher pourrait relever le poil du tissu du côté à flamber.
- Pour conserver à la pièce sa chaleur pendant son parcours depuis la séchense à la flambeuse, on l'en-fermerait dans une gaine contenant une plaque à vapeur, comme l’indique le croquis ci -contre
- CONCLUSIONS
- Sous réserve de l'exactitude de nos hypothèses, nous pouvons conclure :
- 10 Que lavant-séchage donne un grillege plus régulier, mais qu’il doit faire partie de la flambeuse ;
- 2 Qu’au point de vue de la dépense, l’avant-séchage ne sera avantageux que quand les 5.000 calories de gaz coûteront au moins fr. 0.12, soit fr. 0.024 les 1.000 calories, et qu’il sera d’autant plus avantageux que le gaz coûtera plus cher ;
- 3° Que cette manière d’opérer ne peut ni fatiguer ni creuser les tissus même les plus légers;
- 4* Qu’un seul et même réglage suffit pour tous les tissus et qu’ils peuvent tous être flambés à la même vitesse.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bleu pur immédiat (I)
- Dissolution du colorant
- On commence par dissoudre la quantité de sulfure de sodium nécessaire pour la teinture dans environ 10 fois son poids d’eau bouillante et on ajoute la moitié de la quantité de carbonate de soude indiquée pour la teinture. On verse cette solution, en agitant, sur la pâte de Bleu pur immédiat contenue dans un récipient en bois, et on ajoute de l’eau bouillante jusqu’à dissolution complète. On peut activer la dissolution en por tant le bain à l’ébullition ; il n’est pas nécessaire de le faire bouillir pendant longtemps, car au bout d’un instant déjà la dissolution est complète.
- TENTURE DU COTON EN FLOTTES
- Pour l’application du Bleu pur Immédiat on remplacera utilement les bâtons de lisse ordinaires par des tuyaux en fer coudés ; mais si l’on n’est pas particulièrement exigeant au point de vue de l’unisson on peut aussi sans inconvénient se servir de bâtons droits.
- Comme pour le Bleu Immédiat C on adapté au bout de la barque deux rouleaux-presseurs.
- Au début de la teinture la température du bain ne doit pas dépasser 30 à 35° C.; en teignant en bain chaud, on obtient des nuances moins vives.
- Garniture du premier bain (20 fois l’eau du poids
- du coton) :
- Pour les nuances claires moyennes foncées
- Bleu pur Immédiat, brev. s. g. d. g. .
- Du poids du coton ;
- Sulfure de sodium crist.............
- Carbonate de soude calc..............
- Sulforicinate de soude.............
- Sel marin.......
- 2 12 % 12-25 % 25 50 %
- 11/2- 3gr. 3- 4gr. 4- 5gr.
- 3 » 3 » 3 »
- 1 > 11/2 2 . » 5.15 » 15-30 » 30-60 »
- Par litre de bain.
- (1) Breveté s. g. d. g. par la manufacture Lyonnaise.
- Nota. — On tiendra le Bleu pur Immédiat de préférence dans des récipients en bois ou en fer (fonte), mais on peut également se servir de récipients en cuivre.
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-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C5 S
- Les bains de teinture ne s’épuisent pas complètement. Par conséquent, en continuant à teindre sur le même bain, il suffira d’ajouter les proportions de colorant ci-dessous, qui correspondent aux quantités fixées sur la fibre.
- Additions en teignant sur vieux bain :
- Pour les nuances claires moyennes foncées
- Bleu pur immédiat brev. s. g. d. g. Sulfure de sodium crist............. Carbonate de soude calc........ Sulforicinate de soude............. Sel marin.........
- 0.6-31/2% 3
- 11/2 3 »
- 1 »
- 1/4 »
- 1-4 »
- 1/2-7 % 7-13 %
- 3-4 » 4- 5 »
- 1 » 1 »
- 1/2 » 3/4 »
- 4-8 » 8-15 »
- Du poids du coton.
- On prépare le bain de teinture en y ajoutant d’abord la moitié de la quantité prescrite de carbonate de soude (l’autre moitié sert à la dissolution du colorant), ensuite la solution bouillante du colorant et en dernier
- lieu le sulforicinate et le sel marin.
- Dans le bain ainsi garni, on entre à la température de 30-350C. le coton soigneusement débouilli au préalable et on teint, sans chauffer davantage et en lissant fréquemment, pendant 1/2 heure à 3/4 d’heure suivant l’intensité de la teinte à obtenir. Ensuite on exprime bâton par bâton, on tord aussi rapidement et aussi uniformément que possible, puis on évente pendant 1/2 heure environ et on rince à l’eau froide d'abord et pour terminer une fois à l'eau chaude.
- Traitement aux sels métalliques après teinture
- Si l’on est particulièrement exigeant au point de vue de la résistance à la lumière et au lavage il est utile de traiter les teintes dans un bain chauffé à environ 80 C. et contenant :
- 1 0/0 de bichromate de potasse.
- 1 » sulfate de cuivre.
- 3 » acide acétique.
- Pour les nuances claires.
- 11/2 0/0 bichromate de potasse.
- 1 1/2 » sulfate de cuivre.
- 3 0/0 acide acétique.
- Pour les nuances moyennes et foncées.
- On manœuvre le coton dans ce bain pendant 20 minutes environ, puis on rince.
- Ce traitement ne produit qu'un changement de nuance tout à fait insignifiant, mais il faut avoir soin
- — surtout si les eaux dont on se sert sont calcaires — de ne pas employer trop peu d’acide acétique.
- Remontage avec des colorants basiques
- Pour obtenir des nuances particulièrement vives on peut remonter avec des colorants basiques. Ce remontage se fera de préférence à froid sur un bain fortement acidulé à l’acide acétique, auquel on ajoutera peu à peu les colorants basiques nécessaires. Lorsque ces bains de remontage sont épuisés, on chauffe légèrement et on manœuvre encore pendant 10 à 15 minutes; ensuite on rince à fond.
- Teinture du coton mercerisé
- Le coton mercerisé se teint de la même façon que le coton ordinaire, avec la seule différence que pour le premier bain il faut employer des proportions de colorant plus faibles et la moitié seulement des quantités de sel marin prescrites pour la teinture du coton ordinaire. Sur vieux bain il faut rajouter une proportion de colorant variant entre la moitié et le tiers de la quantité employée sur premier bain.
- Teinture du coton en bourre
- L’application du Bleu pur Immédiat sur coton en bourre ne se fait qu’à tiède ou à froid ; il est inutile de mouiller le coton avant teinture ou de le débouillir, le Bleu pur Immédiat teignant le coton d'une façon très uniforme, même en bain froid.
- Garniture du premier bain (20 fois l’eau du poids du
- coton) :
- Bleu pur Immédiat, brev. s. g. d. g... Du poids du coton. Sulfure de sodium crist.............
- Carbonate de soude calc..............
- Sulforicinate de soude.............
- Sel marin.........
- Par litre de bain.
- Pour les nuances claires moyennes foncées 2-12 % 12-25 % 25-50 % 11/2- 3gr. 3- 4gr. 4- 5gr.
- 3 » 3 » 3 »
- 11/2» 11/2» 11/2 »
- 4-15 » 15- 30 » 30.60 »
- Additions en teignant sur vieux bain :
- Bleu pur Immédiat, brev. s. g. d. g... 0.7- 4 %
- Sulfure de sodium
- crist............. 11/2- 3 »
- Carbonate de soude calc.................... 1 »
- Sulforicinate de soude................. 3/4 »
- Sel marin............. 1-4 »
- NO R A RR
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- oo — — s* oo
- t 5,
- 0 —H
- 8-15 %
- 4- 5 »
- 1 »
- 3/4 »
- 8-15 »
- Du poids du coton.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- On ajoute au bain chauffé à environ 250 C. d’abord la moitié de la quantité indiquée de carbonate de soude, ensuite la solution bouillante du colorant et en dernier lieu le sulforicinate et le sel marin. Ensuite on entre le coton sec. On teint pendant 1/2 heure à 3/4 d'heure puis on essore en se servant de préférence d’une essoreuse en fer (fonte) ou en cuivre étamé, et on laisse ensuite reposer le coton entassé pendant une demi heure à une heure. Pour terminer, on rince à fond et on traite, s’il y a lieu de la façon indiquée à la page 5
- (A suivre).
- BLANCHIMENT DES TISSUS DE COTON
- Enlèvement des taches de corps gras (1) Rapport sur un mémoire au concours ayant pour devise « Quo Vadis »
- Par M. Albert Scheurer
- L’auteur recommande l’introduction de ’acide sulfo-ricinique dans les lessives de blanchiment — lessives de chaux ou lessives de soude — pour faire disparaître les taches de corps gras.
- Dans le procédé de blanchiment au sel de soude, il ajoute, s’il s’agit delà lessive de chaux, un poids de sulfoléate de soude égal à celui de la chaux caustique sèche, et, dans le cas de la lessive de soude, autant de sulfoléate qu’il y a de colophane.
- Enfin, dans le blanchiment à la soude caustique (Mather et Platt) ; 1 1[2 litre de sulfoléate alcalin par mètre cube de lessive caustique.
- L’auteur confesse que cette méthode n’est pas applicable aux tissus fortement tachés de corps gras. Il préconise, dans ce cas, un traitement qui consiste a fou-larder, après flambage, en huile pour rouge à 8 % à la température de 50° et à vaporiser à l’état mouillé pendant 1 12 heure à 1{2 atmosphère, laver à l’eau bouillante, et faire suivre à la marchandise toute la filière des opérations du blanchiment (on peut passer en chaux sans lavage préalable).
- Observations sur les méthodes proposées
- L’auteur n’explique pas la préférence qu’il accorde au sulforicinate de soude.
- L’ébullition suffisant à la transformation du sulfori-
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, septembre 1903.
- cinate de soude en savon, pourquoi le sulforicinate et non le savon de ricin ?
- Pourquoi le savon de ricin, et non le savon de Marseille ou le savon ordinaire ?
- Si le candidat, avant de fixer son choix, a fait l’essai de ces différents corps, pourquoi ne mentionne-t il pas ses expériences pour justifier l’emploi du sulforicinate de soude, dont le prix est élevé et la préparation relativement compliquée?
- Il décrit, en outre, le moyen d’enlever les fortes ta_ ches de corps gras. — Ce qu’il définit par fortes taches ce sont sans doute celles du pétrole pur.
- Du moment où il faut employer un procédé spécia de détachage pour les fortes taches, on peut en conclure que le procédé de lessivage en présence de sulfoléate n’est pas radical. Dans ces conditions, la Société industrielle ne saurait décerner au postulant un prix qu’elle a refusé récemment, en considération de ce même défaut, à l’auteur d’un procédé au moins aussi pratique.
- Qu’on me permette encore une observation touchant favant-dernier paragraphe de la note signée « Quo Vadis ». On y lit :
- « Par l’addition d’huile pour rouge aux lessives alcalines, les taches graisseuses que renferment trop souvent les écrus sont enlevées, en même temps que les tissus sont mieux lessivés, beaucoup plus souples et plus aptes à être teints ou imprimés. »
- Je suis loin de partager l’optimisme de cette affirmation quant à la souplesse des tissus blanchis.
- Le coton bien blanchi n’est pas mou ; cette qualité, il ne l’acquiert que par la présence d’un corps gras ou d’un savon. Un bon blanchiment ne doit rien laisser dans le tissu, et si le procédé de détachage qui fait l’objet de ce rapport communique à la cellulose l’état de souplesse dont se félicite l’auteur, c’est un défaut qu'il possède, et non une qualité.
- Partie expérimentale
- Quoiqu’il en soit, quelques essais ont été entrepris pour déterminer approxi mativement la valeur du procédé au sulfoléate et comparer son action à celle qu’exerceraient l'acide oléique et la colophane dans les mêmes conditions de temps et déconcentration.
- On n’a eu recours qu’au blanchiment au sel de soude sans pression avec des durées de lessivage relativement courtes, afin de ne pas exagérer un effet qu’il faut pouvoir mesurer.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37
- Les conclusions que l’on peut tirer de ces essais ne concernent que le blanchiment au sel de soude sans pression et démontrent que, si d’une part, le procédé au sulfoléate de soude n’est pas radical, il ne s’applique pas, de l’autre, avec utilité, à toutes les méthodes de blanchiment ; cette restriction diminue considérablement sa valeur.
- Je me sers, depuis de nombreuses années, pour évaluer l’aptitude des lessives au débouillissage des taches de corps gras, d'uns gamme de taches faites avec des mélanges en proportions déterminées de pétrole d’Ecosse et d’huile de colza épurée. Cette gamme comprend 4 tons répondant aux dosages suivants :
- Pétrole d’Ecosse Colza
- No 1........................ 100% 4- 0%
- » 2....................... 75 — 4- 25 — » 3........................ 50......................-....................4-..................50 —
- » 4.............. 33 — 4- 33 —
- Le mélange No 4, recommandé depuis de longues années aux tisseurs comme huile à graisser, ne renferme que 1/3 de pétrole. Il est régulièrement et com plètement enlevé par le blanchiment au sel de soude (chaux, puis sel de soude et colophane) et par les les- I sives caustiques (Mather et Platt).
- Le mélange N® 3 est enlevé irrégulièrement par ces mêmes opérations.
- Le mélange N° 2 offre une résistance supérieure et n’est jamais totalement enlevé par un blanchiment ordinaire.
- Note. — Une tache grasse est enlevée quand l’endroit où elle se trouvait n’offre,après blanchiment, ni aucune couleur ni aucune différence de perméabilité avec les parties circonvoisines.
- Le pétrole pur conserve généralement, dans les endroits où il forme des taches, une teinte jaunâtre et communique au tissu un fort degré d’imperméabilité.
- Le procédé préconisé par l’auteur n’a pu être expérimenté en grand. Les expériences de vérification n’ont porté que sur le blanchiment au sel de soude et ont été faites dans des capsules de porcelaine ; les échantillons y étaient maintenus totalement immergés au sein des liquides bouillants, à une température voisine de 1000. On y a introduit, pour chaque essai : 4 échantillons pareils munis, chacun, de 4 taches de chacun des liquides No 1, No 2, No 3, No 4.
- On essaie comparativement : le sulfoléate, la colophane et l’acide oléique.
- Ire Expérience. — Lessive de chaux : 12 heures à 1000.
- A Eau de chaux 10 gr. par lit.
- B » » -10 g. sulfoléate de soude
- à 50% d’acides gras.
- C » » -|-40 g. savon de colophane.
- D » » 4" g. acide oléique.
- Après traitement, laver, acider en acide chlorhydrique,laver et donner uniformément à tous les échantillons une lessive de soude : 12 heures à 100°.
- 50 ce. sel de soude Solvay solution à 10 %.
- 20 gr. soude caustique 380
- 2 gr. 5 colophane
- 4- eau pour compléter le litre.
- Laver, acider, laver, sécher.
- Résultats. — Dans aucun de ces essais le mélange No 2 à 75 0/0 de pétrole n’a été détaché à fond.
- Le mélange No 4 n’a laissé aucune trace sur aucun échantillon, tandis que le mélange No 3 a été irrégulièrement enlevé.
- Il existe des différences uniformes d’une série d’échantillons à l’autre :
- Le sulfoléate de soude et l’acide oléique ont manifesté une action favorable à peu près de même ordre sur la qualité du détachage, tandis que la colophane s’est montrée plutôt nuisible.
- 2e Expérience. — Introduction du sulfoléate de soude dans la lessive de soude et colophane.
- On a fait chauffer en grand, 8 heures à 2 kil. de pression, 16 éprouvettes de calicot munies de leurs taches. Ensuite on les a lavées, acidées et introduites par groupes de quatre dans chacune des lessives suivantes (12 heures d’ébullition).
- E 5 gr. sel de soude Solvay 20 cc. soude caustique a 280 Bé, 1 + eau pour faire un lit.
- 2 gr. 5 colophane
- F » -j- 2 gr. ,5 sulfoléate de soude à 50% d’acides gras
- G » 4- 1 gr.,2 acide oléi-
- que en solution alcoolique
- H » 4- 2 g., 5 colophane.
- Laver, acider, laver, sécher.
- Résultats. — Les taches à 33 0/0 de pétrole sont totalement enlevées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les taches à 50 0/0 ne le sont pas absolument.
- L’effet de l’addition d’acide oléique et de sulfoléate se manifeste par un détachage meilleur ; s’il y a une différence, elle est en faveur de l’acide oléique.
- L’addition de colophane est plutôt d’un mauvais effet.
- 3e Expérience. — Pour vérifier si l’action du sulfoléate de soude ne se manifesterait pas d’une façon plus remarquable avec des lessives de longue durée, on fait subir à chacun des échantillons de la 2e expérience une nouvelle lessive de 12 heures, en tous points conforme à la première.
- Résultats. — Toutes les taches ont disparu sur tous les échantillons. Celles de pétrole pur n’ont laissé au tissu qu’une tendance à un mouillage moins instantané.
- Conclusions. — L’introduction de sulfoléate de soude dans le blanchiment au sel de soude, qu’il s’agisse de la lessive de chaux ou de la lessive de soude, produit une action favorable au détachage des corps gras.
- L’acide oléique agit de même.
- Ces actions sont loin d’être de premier ordre et ne sont pas de nature à modifier les conclusions tirées du premier examen critique de la note « Quo Vadis ».
- En conséquence, je vous propose la publication du présent rapport au Bulletin, afin que l’auteur puisse en prendre connaissance, et le dépôt de sa demande aux archives.
- . tv- : ...................——...... — ......... - =
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets récemment pris en France.
- N. 1151. — Lessive devant servir aux industries cotonnières et au blanchissage du linge, par M. Ogier (A. H. E.).
- N* 1153. — Procédé pour les préparations de nouveaux acides nitro-anthraquinone sulfomques, par la Société anonyme des produits Fred. Bayer et Cie.
- N* 1154. — Perfectionnements aux procédés de fabrication de couleurs, par M. Ambruster ( W. J.).
- N* 1155, — Couleur et son procédé de fabrication, par M. Ambruster (W. J.).
- N • 1198. — Procédé pour la préparation de nouveaux dérivés de l'anthraquinone, par la Société anonyme des produits Fred. Bayer et Cie.
- N- 1199. — Procédé pour la fabrication des matières colorantes à mordant, par la Société K. Gehler.
- N’ 1266. — Procédé pour la préparation d’une matière colorante soufrée noir bleuâtre, par la Compagnie Parisienne des couleurs d’aniline^
- N - 1669. —Procédé pour la production de nouvelles matières colorantes et de produits intermédiaires pour la préparation de ces colorants, par la Société anonyme des produits Fred. Bayer et Cie.
- REVUE ETRANGERE
- ANGLETERRE
- De Dyers Bulletin
- Remarque sur les compositions employées pour l’adoucissement du coton
- Ces compositions ne doivent pas être appliquées aux fils teints, étant trop chaudes ou trop froides. Dans le premier cas, les ingrédients qui entrent dans les compositions tendent à se séparer sans produire l’effet voulu, dans le dernier cas ils ne se dissolvent pas, se caillent et laissent des taches graisseuses sur le tissu après l’apprêt final.
- La température convenable est celle qui maintient ces compositions à l’état laiteux sans que l’huile surnage à la surface. Cette remarque n’a pas trait aux huiles solubles, mais aux pâtes et émulsions que l’on trouve dans le commerce.
- j _____
- Taches sur toiles
- Frotter chaque côté de l’endroit taché avec du savon jaune. Faire une pâte d’amidon à l’eau froide, frotter avec cette pâte les taches et suspendre la toile à l’air ou mieux encore au soleil, si possible pendant quelques heures.
- Lorsque la toile sera lavée de la façon ordinaire, les taches disparaîtront.
- AMÉRIQUE
- De « Textil^colorist »
- Mercérisation de la laine
- Cette question préoccupe beaucoup les teinturiers, et de nombreuses expériences ont été entreprises dernièrement à ce sujet.
- Certes, dès le commencement on s’est heurté à un grand obstacle qui paraissait infranchissable. On sait en effet que les solutions alcalines de faible force atta quent et même dissolvent la laine.
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- Mais on a démontré, il n’y a pas longtemps, que des lessives très fortes attaquent moins la laine et si l’on emploie un certain degré de concentration et un laps de temps déterminé pour l’action, l’effet de ces lessives tend plutôt à fortifier qu’à endommager la laine.
- Les recherches faites par Kertess et Bunkrach ont prouvé que la lessive de soude caustique qui détruit le plus de laine, est celle de 20» B et que celle de la concentration opérée à 420 B produit le résultat le plus favorable.
- En outre, l’affaiblissement des fils traités avec une lessive au-dessus de 42 B s’explique par le fait qu’en dépit du premier effet favorable tendant à fortifier les fils, lorsqu’on ajoute de l’eau ou de l’acide pour retirer la lessive, une élévation de température se produit. Ceci agissant en coopération avec la lessive affaiblie diminue de nouveau la force de la fibre.
- Cinq minutes sont la durée nécessaire à l'action de la lessive à 42° B.
- Si on laisse la laine dans la lessive plus longtemps, la force acquise par la laine diminue de nouveau. Si l’on ajoute à la lessive 42° B, 1/4 de glycérine par rapport au volume total la force des fils augmente sûrement après l’action d’une heure.
- Les recherches faites pour déterminer si un effet de mercérisation peut être obtenu sur laine par la lessive de soude caustique n’ont pas donné de résultats satisfaisants.
- On a pris les quatre tissus suivants pour faire l’expérience.
- 1) . Un tissu blanc lourd tel qu’on l’emploie pour couvrir les rouleaux-exprimeurs,
- 2) . Une cheviotte blanche.
- 3) . Un tissu blanc fin.
- 4) . Une castorine blanche de qualité moyenne.
- Ces tissus ont été essayés par rapport à leur force. (Numéros 3 et 4 après les procédés réguliers de rinçage, séchage, etc.), imbibés d’eau, séchés par l'hy-dro-extracteur et immergés ensuite dans une lessive de soude caustique de 420 B pendant cinq minutes ; un rinçage subséquent dans l'eau tiede avant la neutrali-sition est nuisible pour les raisons expliquées plus haut, l’élévation de la température étant certainement encore plus grande, à la suite d’un rinçage avec de l’eau tiède II est donc préférable de passer immédia-tement à un bain neutralisant. Deux bains acides sont nécessaires.
- Le rinçage doit être très soigneux et rapide, de ma
- nière à exposer la laine pendant le moins de temps possible à l’action de la lessive affaiblie.
- Donc, le rinçage doit se faire à la mécanique et pas à la main.
- Toutes ces précautions ont été prises pour les tise sus soumis à l’expérience.
- Lorqu’on a séché ces tissus, on a éprouvé leur force de résistance. Il paraît que l’augmentation de la force extensible est plus grande dans la trame que dans la chaîne, ce qui résulterait de l’action de contraction produite par la lessive qui agit naturellement avec plus de force sur la trame tissée lâchement que sur la chaîne tissée d’une manière plus serrée. Ceci explique aussi pourquoi les fils gagnent plus de force que les tissus.
- La conclusion finale a été que le seul avantage obtenu par l’usage de la lessive est le renforcement de la fibre, mais que l’effet de mercérisation est presque nul, même si l’on y ajoute de la glycérine qui permet à l’action de la lessive de s’exercer pendant plus longtemps.
- On a essayé d’ajouter une quantité de glycérine égalé à la moitié du volume total de la lessive et toujours sans résultat.
- En outre, on a remarqué que la lessive avec ou sans glycérine donne la même force à la fibre, mais que ce renforcement disparaît à l’apprêt final dans les tissus teints en pièce.
- Somme toute, il y a peu d’espoir d’obtenir des résultats palpables en traitant la iaine avec des lessives de soude caustique. Même le renforcement de la fibre des fils et tissus non teints n’est pas garanti, car à la moindre négligence dans l’exécution de cette méthode, la fibre courre le risque de perdre de sa force au lieu d’en gagner.
- ALLEMAGNE
- De Deutsche Fârber Zeitung
- Travail et teinture des résidus de laine mélangés
- Ces résidus s’emploient à l’état brut ou après nettoyage. Dans la chapellerie, par exemple, on se sert souvent des résidus bruts, comme les fragments de laine qui restent sur les différentes parties de la machine à carder.
- n Ces résidus consistent en brins creux et ils sont plus raides que la laine dont ils ont été séparés par la machine. Lorsqu’on mélange ces résidus avec de la laine
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- on peut prendre jusqu’à 30 % de résidus et même davantage, mais la laine, bien entendu, ne doit pas être de qualité fine.
- Le mélange exige, en outre, un foulage au savon plus long que d’ordinaire et le cône de la barque à foulon doit être plus petit.
- Ces résidus étant en partie teints, la teinture subséquente des tissus offre certaines difficultés, sauf dans le cas où l’on teint en noir ou autres couleurs sombres.
- Il est toujours avantageux de mordancer avec du bichromate ou de l’acide oxalique et de rincer à fond ensuite.
- Comme les tissus mélangés avec ces résidus sont , généralement acidifiés et flambés,ils perdent beaucoup de leur couleur et peuvent être teints en nuances intermédiaires. Si l’on essaie de teindre ces tissus en couleur trop claire il peut en résulter une nuance tachetée.
- Même en teignant en noir les brins ont une tendance à montrer des points blancs. Les laines qui présentent cette difficulté devraient être teintes en noir ou gris foncé et être en même temps bien poncées.
- Si les résidus sont couverts de poussière et de paille il faut les nettoyer préalablement et mélanger ensuite avec de la laine ordinaire pour le flambage, mais le flambage doit avoir lieu après le foulage au savon et le lavage et pas avant que les corps gras et la saleté aient été enlevés.
- Il y a encore une autre sorte de résidu qui doit être nettoyée avant d’être mélangée avec de la laine inférieure c’est la laine qui reste entre les dents des rouleaux de la machine à carder Si on nettoie souvent ces dents on en ramasse une quantité qui n’est pas né-gligeable. Ces résidus contiennent 50 et même 80 % de sable et de corps gras ne laissant ainsi que 20 % de la matière propre à l’usage. Cependant ce qui reste a une valeur marchande.
- On nettoie les résidus de différente façons, avec du silicate de soude, de la soude et de la terre à foulon, cette dernière donnant de meilleurs résultats.
- Pour faire des tissus de qualité’ moyenne on peut y ajouter 15 à 20 % de résidus avec 10 ou 15 % de laine | artificielle.
- On peut encore faire de bons chapeaux avec cette laine, mais le mélange exige d’abord un foulage au savon, lent et soigneux, et un foulage rapide à l’apprêt final.
- LA
- RESPONSABILITÉ DES COMPAGNIES
- Nous avons signalé,dès son origine,le mouvement si important qui s’est manifesté dans tout le pays contre la proposition des grandes compagnies des chemins de fer du 28 octobre dernier concernant leur responsabilité en matière de transports.
- Revenons un peu sur cette question : aussi bien en vaut-elle la peine.
- Nos lecteurs se souviennent — car l’importance des intérêts en jeu ne leur a certainement pas échappé, — qu’à cette date les Compagnies ont proposé au Ministre des travaux publics, d’inscrire dans leurs tarifs spéciaux de grande et de petite vitesse intérieurs et communs une disposition d'après laquelle les Compagnies endosseraient la responsabilité des avaries moyennant une majoration variable de taxe. Elles exposent, à l’appui de cette demande :
- 1' Que jusqu’en 1901, les conditions d’application des tarifs spéciaux contenaient une clause déchargeant la Cie de toute responsabilité pour déchets et avaries de route.
- D’après la jurisprudence, cetteclause n’exonérait pas le transporteur de toute responsabilité, mais elle obligeait les intéressés i faire la preuve d’une faute commise par le tronsporteur ;
- 2* Qu’en 1897, un projet de loi a été présenté modifiant l’article 103 du 'Code de commerce, et rendant les transporteurs responsables des avaries ;
- 3* Que, depuis le 1er janvier 1901, les Compagnies ont appliqué au transport à l’intérieur de la France, des dispositions édictées par la Convention de Berne, pour les tarifs internationaux (article 2 des conditions d’applieaticn des tarifs spéciaux) ;
- 4‘ Que, malgré ce tempérament, la Chambre des députés a voté le 20 mars 1902, le projet de loi visé ci-dessus, lequel est acuellement soumis au Sénat. (Loi Rabier.)
- Les Compagnies déclarent ensuite que le vote par le Sénat, de la loi Rabier, entraînerait la suppression des tarifs spéciaux, ou du moins leur remaniement dans le sens d’une augmentation des taxes couvrant les transporteurs du déficit que leur causerait l’application de la dite loi.
- Les Compagnies présentent une solution de cette très intéressante question de responsabilité des transporteurs, en proposant de maintenir les tarifs spéciaux et communs actuels, en acceptant la responsabilité des avaries de route dans les conditions fixées | par le tarif général, et ce, moyennant une majoration de prix de transport, représentée par un certain pourcentage de la taxe donnée par les tarifs, pourcentage variant suivant les marchandises.
- Elles concluent en soumettant à l’homologation, la proposition suivante, qui serait inscrite dans ses tarifs spéciaux de grande et de petite vitesse, intérieurs, et communs (série 100 et 300).
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- Avis important
- • Sur la demande de l’expéditeur, les prix du pré sent tarif(prix exceptionnels, de séries ou de barêmes) sont appliqués avec les mêmes conditions de responsabilité pour avaries qu’au tarif général, moyennant une majoratiou de taxe dont le taux pour cent est indiqué en regard de chaque marchandise dans la colonne « majoration ». Le minimum de majoration est fixée à 0 fr. 50 par expédition.
- « Les marchandises en regard desquelles aucun coefficient de majoration n’est indiqué, sont transportées dans tous les cas, avec les mêmes conditions de responsabilité pour avaries qu’au tarif général. »
- « Les dispositions ci-dessus ne sont pas applicables aux envois effectués sous le régime de la Convention internationale de Berne, a
- A cette proposition est jointe une classification générale des marchandises, par ordre alphabétique, avec l’indication, pour chacune d’elles du pourcentage de majoration moyennant lequel la Compagnie endosserait la responsabilité de route.
- Cette majoration, serait par exemple, de 4 % pour les chaussures.
- de 2 % pour les cuirs,
- de 5 % pour les tissus,
- de 2 % pour les tôles non ouvrées,
- de 3 % pour les fontes moulées,
- de 1 % pour le blé,
- de 2 % pour les farines,
- de 5 % pour les faïences,
- Etc , etc
- La proposition constitue, en quelque sorte, une assurance donnant lieu à une prime de qu iques pour cent sur le prix du transport, prime moyennant laquelle l’expéditeur, tout en jouissant des tarifs spé riaux, serait couvert par le chemin de fer, en cas d’avarie.
- Le mouvement a pris à l’heure actuelle une force irrésistible et nous ne croyons pas que le Ministère accordera l’homologation à cette proposition. Tous les groupements professionnels, presque toutes les Chambres de Commerce, ont envoyé leur protestation, nous ne pouvons pas les reproduire toutes ! La délibération de la Chambre de Commerce de Nancy est parmi les plus intéressantes à raison de la solution qu’elle préconise tandis que les autres se bornent à repousser purement et simplement la proposition,
- il y a là, de la part des Compagnies, dit le rapport de M. Cavallier converti en délibération, une inita-live,dont il convient de lui savoir gré, car elle témoigne d’un esprit commercial avisé.
- Pendant que les industriels et les commerçants réclament le vote de la loi Rabier et la responsabilité intégrale des Compagnies. Que celles-ci, de leur côté fournissent des arguments contre ce projet da loi, et demandent qu’en tous cas, le vote éventuel de cette loi ait pour conséquence la surélévation des tarifs actuels Les marchandises continuent à être transportées aux conditions en vigueur et les avaries donnent lieu à des réclamations extrêmement désagréables
- pour les expéditeurs, ou les destina taires et certainement désagréables aussi pour les Compagnies de chemins de for.
- Si l’on pouvait chiffrer l’importance des déchets et avaries de route et rapporter le déchet total soit à la valeur des marchandises transportées, soit aux taxes totales payées, le pourcentage serait certainement très fai bie.
- Une puissante compagnie industrielle ou commerciale, expédiant ou recevant journellement plusieurs centaines ou plusieurs milliers de tonnes de marchandises peut ne pas attacher une importance considérable a cette question de déchets et avaries de route, si elle s’attend à voir les tarifs relevés le jour où les Compagnies seront responsables.
- Mais il n’en est pas de même pour le petit commerce, et lorsqu’un quincaillier reçoit un ou plusieurs fourneaux de cuisine, par exemple, cassés en cours de route, c’est pour lui un déchet important, d’autant plus désagréable qu’il hésite quatre-vingt dix-neuf fois sur cent, à faire un procès a la Compagnie de tiansports pour faire la preuve, en vue de se fa re rembourser.
- Ces questions d’avaries et de déchets de route, constituent indépendamment des pertes en argent qui en résultent une cause très fréquente de mésintelligence entre chemins de fer et industriels ou commerçants.
- Il semble qu’on apporterait au régime des transports par chemin de fer un perfectionnement très notable, si l’on pouvait arriver à supprimer ou à réduire du moins dans une très forte proportion, les réclamations, les procès, pour déchets et avaries de route.
- La formule proposée par les Compagnies ne résoud pas complètement le problème, car rien ne prouve que les industriels et les commerçants useront de la clause de l’assurance et ne préféreront pas courir le risque des déchets et avaries de route, sauf à se plaindre, a réclamer, à faire des procès, plutôt que de payer la surtaxe demandée par le chemin de fer.
- Cette surtaxe a dû certainement être étudiée par les Compagnies d’une façon ausui équitable que postible, mais elle n’en présente pas moins pour les industriels et les commerçants quelque chose d’arbitraire, puisque ceux-ci n’ont pas été appelés à discuter contradictoirement les pourcentages de majoration.
- Il y aurait lieu de lui substituer une formule plus complète que celles des Compagnies et qui paraît susceptible de résoudre autant que faire se peut le pro blême des déchets et avaries.
- Cette formule consisterait à faire homologuer par le Ministre des Travaux publics pour chaque catégorie de marchandises comme les Compagnies le proposent, un pourcentage fixé par les Compagnies, pourcentage susceptible de majorer ou de minorer les taxes des tarifs existants au gré des expéditeurs, qui auraient ainsi le choix entre trois façons d’opérer :
- Ou bien ils voudraient rendre les Compagnies de chemins de fer responsables des déchets ou avaries de route, et dans ce cas, ils demanderaient surleurs notes d’expédition, la majoration de taxe suivant le pourcentage afférent à la marchandise expediée ;
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- Ou bien les expéditeurs préféreraient courir eux, le risque des déchets ét avaries de route, et, dans ce cas, ils demanderaient la réduction de la taxe, suivant le même pourcentage ;
- Ou bien, enfin, les expéditeurs préféreraient le | régime actuel, avec tous ses inconvénients, et ils de— ' manderaient les tarifs tels qu’ils existent.
- Il est permis de supposer que les industriels et les | commerçants adopteraient très vite, le premier ou le deuxième système, et que la plupart renonceraient au | mode actuel d’expédition.
- On pourrait peut-être même supprimer, pour l’ave- | nir, l’application du tarif tel qu’il existe actuellement | et ne conserver ce tarif que comme base pour le calcul ' des taxes, pour le cas de majoration ou pour le cas } de minoration. |
- Quant au chiffre de pourcentage, la formule indiquée | ci-dessus présente ce grand avantage que les Compa- ' gnies auraient tout intérêt à le calculer aussi exacte- ! ment que possible; car si elles fixaient ce pourcentage | trop fort, les industriels et les commerçants se feraient | leurs propres assureurs en demandant la taxe réduite ; !
- Si, au contraire, le pourcentage était trop faible, les | expéditeurs réclameraient la taxe majorée pour laisser } la responsabilité aux Compagnies.
- Conformément aux conclusions de son rapporteur, la Chambre de Commerce de Nancy vient d’adresser au Ministre des Travaux publics, un vœu tendant a ce que les Compagnies de chemins de fer soient invitées a soumettre a l’homologation une disposition nouvelle à inscrire dans les tarifs spéciaux, de grande et de petite . vitesse, intérieurs et, communs, d’après laquelle les taxes résultant des dits tarifs pourraient, sur la demande des expéditeurs, être majorées ou minorées d’un certain pourcentage, qui serait le même pour | chaque espèce de marchandises, qu’il s’agisse de ma- | joratien ou de diminution, conformément a un tableau J dressé par les Compagnies, la responsabilité des dé- | chets et avaries de route restant à la charge de la Compagnie, en cas de majoration de taxe payée, et à 1 la charge de l’expéditeur en cas de réduction de taxe ! demandée.
- Les expéditeurs auraient le choix pour chacune de ' leurs expéditions, entre l’application du tarif majoré | (responsabilité à la charge du chemin de fer);
- Le tarif minoré (responsabilité à la charge de la marchandise) ;
- Le tarif sans majoration, ni minoration, et dans les conditions actuelles d’application de ces tarifs.
- Et subsidiairement, l’application des tarifs, sans majoration, ni diminution, pourrait même être supprimée à l’avenir, lesdits tarifs ne servant qu’au calcul des taxes, et les expéditeurs ayant seulement le choix i entre les tarifs majorés (chemin de fer responsable), et les tarif" minorés (marchandise responsable).
- R J.
- TRANSPORTS ET TARIFS
- La Compagnie P. L.-M. propose à l’homologation ministérielle l’inscription dans le tableau de la désignation des marchandises du tarif P V. no 17 (matières tinctoriales) de la disposition suivante :
- Terre de Cologne, par expédition de 5,000 kilogr. au minimum ou payant pour ce poids, 4.
- Terre de Vérone, par expédition de 5,000 kilogr. au minimum ou payant pour ce poids, 4.
- Actuellement ces terres sont simplement taxées sur le réseau comme terre à couleurs non dénommées, à la 2e série du tarif général. La présente proposition leur accorde une réduction appréciable du prix de transport. R. J .
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieuxde jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (19). Chemins de fer. — Tarifs. — Chemins de fer de l’État. — Tarif commun aux chemins de fer de l'Etat, d'Orléans et de l’Ouest. — Transport pour Paris. — Minimum de perception. -— interpréta • tion restrictive des tarifs.
- Le tarif établi en exécution de la convention-loi du 20 novembre 1883, intervenu entre les chemins de fer de l’Etat et les Compagnies d’Orléans et de l’Ouesr, et dénommé G. 5, détermine l’itinéraire que doivent suivre les transports de toute nature effectués par une voie mixte Etat-Orléans, Etat-Ouest ou Etat-Orleans Ouest.
- Il exclut de cette réglementation les transports de toute nature effectués entre les gares du réseau de l’Etat et Paris, et ceux dont l’itinéraire légal n’em-prunterait pas le réseau de l’Etat, mais seulement celui des autres Compagnies contractantes.
- Les transports entre les gares du réseau de l’Est et Paris ont fait l’objet du tarif spécial des chemins de fer de l'Etat P. V. N’ 33, lequel, conformément à la | convention-loi précitée, a établi comme prix minimum | du parcours total ceux déterminés par les tarifs des | Compagnies d'Orléans et de l’Ouest pour le parcours > total effectué sur leurs rails entre les points de transit * et les gares de Paris-Ivry et Paris-Vaugirard.
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- Les tarifs de chemins de fer devant être appliqués strictement, le tarif applicable à des expéditions de bestiaux partis de différentes gares des réseaux des chemins de fer de l’Etat à destination de Paris-Bestiaux est le tarif N' 33, et non le tarif G. N" 5 ; celui-ci, en effet, ne s’applique qu’aux transports dont l’itinéraire légal s’établit par voie mixte Etat-Orléans, Etat-Ouest, Etat-Orléans-Ouest, et ne saurait être étendu à ceux qui empruntent les voies d'un quatrième réseau, dans l’espèce celui du chemin de fer de Ceinture.
- Ainsi jugé par la Cour d’appel de Paris, le 3 juin
- (20) . Transports maritimes. — Avarie. — Réclamations. — Formes et délais. — Demande en justice.
- — Tardivité — Fin de non-recevoir. — Manquants
- — Reconnaissance au moment de la livraison.
- Au terme de l’article 435 du Code de commerce, les actions contre les capitaines de navire et les assureurs, pour avaries survenues en cours de transport, ne sont recevables qu’à la double condition qu'une protestation ait été faite et signifiée dans les 24 heures de la réception, et que cette protestation ait été suivie, dans le mois, d’une demande en justice.
- L’irrecevabilité résultant de la tardiveté de la demande ne saurait d’ailleurs être couverte par cette circonstance qu’au moment de la livraison, il aurait été rédigé un procès-verbal, signé par l’agent de la compagnie transporteur, établissant la réalité et la quotité du manquant dont on demande compte à celle-ci.
- En effet, la reconnaissance de l’existence d’un manquant n’implique pas nécessairement, de la part du transporteur, l’acceptation de la responsabilité et l’engagement de réparer le préjudice souffert, et ne peut dès lors, dispenser le destinataire d’agir dans le délai imparti par la loi.
- Ainsi jugé par la Cour de cassation, le 11 juin 1903..
- (21) . Accident du travail.—Salaire de base.- Grève.
- — Chômage volontaire. — Salaire effectif. — Pas de majoration
- S’il convient de majorer les salaires effectifs gagnés par l’ouvrier victime d’un accident, de ceux qu’il n’a pu gagner par suite d’un chômage, il n’en peut être ainsi qu’au cas où le chômage est le résultat d’un cas fortuit ou de force majeure.
- Spécialement, cette majoration ne peut avoir lieu lorsque le chômage provient d’une grève déclarée par les ouviers, s’il n’est pas établi que chacun des ouvriers pris isolément s’est trouvé, par suite des mesures violentes, dans l’impossibilité de se rendre au travail.
- Et c’est au demandeur qu’il appartient de fournir cette preuve.
- 196insi jugé par le tribunal civil d’Arras. le 1er juillet
- SERVICE DU CONTENTIEUX
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi les affaires d’intérêt particulier, eC moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’exa-men minutieux des dossiers, donne des consultations écrites documentéesavec des décisionsde jurisprudence et se charge de la défense des abonnés devant tous les tribunaux, aussi bien de l’ordre administratif que judi-ciaire.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
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- Formations de Sociétés
- Lyon. — Société en nom collectif L. Barre et C. Manin, bois de gravure pour l’impression sur étoffes et sur papiers peints, 95, rue de Sèze. — Durée 5 ans. — Cap. 14.264 fr. 05. — Acte du 1er jant.
- Arcueil. — Société en nom collectif G. Alavoine et Cie, teinture, nettoyage, blanchissage de rideaux, 16, route Stratégique.- Durée 6 ans. — Cap. 255.000 fr. —Acte du 18 janv.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme Petit à Mme Godard, 144, faub. St-Martin. Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Sève, 109, rue de Corneille. Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Blanchet à Mme Vve Potier, 3, rue de la Harpe. Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Cressent à Mme Vve Montazel, 85, rue Taitbout. Entrée en jouiss. le 1er février.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Hart, 214, rue de Vau-girard. Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Malart, 15, rue N -Dame-des-Champs. Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Bernard, 5 rue Charles-Robin. Entrée en jouiss. en suite.
- Paris. — Teinturerie, M; Diot à Mme Vve Dupuis, 46, rue Monge. Entrée en jouiss. le 1er fév.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Piéplu à Mme Bourgeois, 89 bis, rue Blomet. Entrée en. jouiss. de suite.
- Montreuil-sous-Bois. — Teinturerie, par Mme Labille à M. Aymard. 271, rue de Paris.
- Maisons qui se créent
- Rodez. — Foucon fils, teinturerie.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, sy.
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE» Directeur, 20, rue Turgot (IX’)
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les années 1901,1902 et 1903
- IMPORTATIONS Quantités
- livr -s à , ..u mation
- 1903 1902 1901
- Bois de teinture en bûches : Mexique.... Q.m. 46.010 91.060 120.320
- — — Brésil » • •
- — — Haïti » 465.570 358.640 253.880
- — — Guatemala.. » 82.640 43.070 26 400
- — — Auties pays. » 322.680 351 806 260.080
- | Totaux..,. » 916 900 849.570 660.740
- Bois de teinture moulus » 18 80 203
- Garance en racine, moulue ou en paille.. • » 2.092 2.217 3.022
- Curcuma en racine » 4.014 3.757 4.700
- — en poudre » 65 28 ? 7
- Quercitron » 7 425 8 812 9.838
- Lichens tinctoriaux » 2.9X4 2.746 2.292
- Ecorces à tan, moulues ou non » 49.681 48.662 43.489
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles » 49.413 58.536 52.753
- Moulus . » 49.487 39 262 40.614
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues » 35.895 54.678 47.800
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 739 138 7.888
- Safran » 727 717 807
- Autres teintures et tanins » 3.648 2.333 3.556
- Cochenille » 2.098 3.421 2 821
- Kermès animal » 10 11
- Indigo » 3.163 6.109 6 375
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu » 11 11
- Cachou en masse » 27.684 19.635 34.074
- Rocou préparé » 2.038 942 1.709
- Orseille préparée, humide en pâte » 2 3 6
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 100 85 108
- Extraits debois deteint. etd’autresespèces : » 64 1
- Autres » 2.502 2.131 1.678
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique » 21 24
- Alizarine artificielle » 1.779 1.83 4 1.937
- 1 Autres » 11.241 10.981 9.344
- Outremer » 1.251 1.299 1.801
- Bleu de Prusse. » 731 649 641
- Carmins communs » 17 15 18
- — fins » 2 2 1
- Vernis à l’alcool » 178 157 158
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées » 10.775 10.562 9.383
- Ocres broyées ou autrement préparées... ) 6.128 4 405 6.035
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cendres bleues ou vertes » 169 164 112
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 886 869 838
- Talc pulvérisé..... . » 23 036 35.184 36.084
- Couleurs non dénommées » 33.904 36.411 24.301
- EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1903 1902 1901 |
- Bois de teinture en bûches Q.m. 10 873 11 836 12 190
- — moulus » 2 558 1.686 3.130
- Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 186 334 163
- Curcuma en racine » 808 1 .021 912
- en poudre » 84 68 26
- Quercitron » 296 214 228
- Lichens tinctoriaux » 903 516 177
- Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles » 328.820 372.419 369.780
- » 354 1 372 975
- Moulus » 434 373 748
- Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues )) 1 305 1.643 639
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 1.187 745 179
- Safran » 394 544 443
- Autres teintures et tanins » 3 084 1 976 1 419
- Cochenille » 1.914 3.029 2.683
- Kermès animal » 33 5 14
- Indigo » 2 232 2.694 3.468
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu » 592 561 870
- Cachou en masse » 925 820 770
- Rocou préparé » 1 017 800 985
- Orsei le préparée, humide en pâte » 342 311 345
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 124 118 219
- Extraits de bois de teint, et d autres espèces: » 3.250 771 1 069
- Autres : Allemagne » 60.042 75 501 59.446
- — Belgique » 21.551 25 167 23.651
- — Angleterre » 16.783 21.546 14 291
- — Etats-Unis » 3.765 3 617 4 376
- — Autres pays » 50.691 48.917 45.475'
- Totaux » 152.832 175.748 147.239
- Teintures dérivées du goudron de houille : Alizarine artificielle » 12 27 11
- Acide picrique » 4.433 1 21
- Autres » 3.625 4.602
- Outremer » 16.395 11.394 11.764
- Bleu de Prusse.; » 642 691 446
- Carmins communs » 44 49 66
- — fins » 59 70 65
- Vernis à l’alcool » 1.372 1.436 1.248
- — à l’essence,à l’huile ou à l essence et à l’huile mélangées » 14.001 13.823 11.084
- Ocres broyées ou autrement préparées.... » 219.967 217.440 224.719
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-dres bleues ou vertes » 502 427 238
- Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 429 255 449
- » 37.259 37.796 73.150
- » 5.549 3.825 2 506 .
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur ‘du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16,80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous I la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches | commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les | renseignements se rapportantàla matière ou aux procédés ! qu’ils désignent. On y trouve des renseignements prati- | ques concernant les substances et les objets d’un usage | iournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IM PRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60 '
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy- ! ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite): ' — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières I colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. 1 (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la I quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-Une, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou 1 thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées. 1
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16.........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, «le machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports.
- Par M. FEEDINAND JEAN
- Chimiste exper . — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8ede 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DU HAVRE
- Beim de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- O
- .Ire qualité... 2e qualité ... 3e qualité....
- Sisal, Yucatan..
- Honduras..........
- Tabasco...........
- Haïti Cap.........
- Fort-Liberté......
- Aquim.......... as-Marc........ Gonaïves ......
- P.-de-Paix ...... .................
- Saint-Domingo... Martin, et Guadel. Jamaïque. ...... Cuba et St-Yago .. Manzanillo. .... Tuspan............
- ........... Campêche... Garmen... .___ tampico.... Porto-Plata. __. Haïti...... Jamaïque... Barcel et P. Cab... Rio Hacha.. Carth. et Savan... Maracaïbo.. Fustet..... 100 k. Tatajuba(Pern. )50 k
- Bahia.............
- Corinio...........
- Amapala.... 50 kil.
- 12
- 11
- 6
- 8
- 8
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 7
- 5
- 30
- 50
- 10
- 50
- 25
- Bouge Brésil Bahia. ....
- » Calliatour .. 100 k
- Lama......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- S
- 5
- 100 k
- 50 k
- Quebracho.. 1000 k
- Pernamb.
- 50 k
- Caehom
- Brun luisant, en sac 5 0 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb..........
- » pressé ...
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille....
- Ténériffe grise........
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos.
- Java, Mad , Pond..
- Dividivi
- On cote les 50 kil ...
- Indigos
- On cote actuellemers ;
- B gn. sur v. et bl. 1,2 k. fin vol et ourpre........
- 4
- 5
- 5
- 5
- 50
- 40
- à 14 :2
- 9
- 10
- 8
- 7
- 5
- 5
- 6
- 60
- 50
- 15
- 25
- 25
- 70
- 5 60
- 8 ..
- 5
- Beng. beau viol. et dite. • bon violet............. • moyen violet............ » bon violet rouge...
- » bon moy. v. roug..
- » fin rouge..........
- » bon dito...........
- » bon à fia cuiv....... » ~uiv ced. et bas....
- Java.. .. .....
- Kurpah.. ...
- Madras ..... Manille... ..... Caraque ....... Guatemala flor
- N.M N.M N.M N.M
- a
- bon à fin sobre.
- — cor...
- 4
- 3
- 2
- 3
- 2
- 3
- 3
- 3
- 2
- 1
- 1
- 1
- 50
- 75
- 75
- 25
- 75
- 50
- 25
- 75 M 50
- 4
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- cn CO
- 75
- • .
- 50
- 50
- 25
- Kurpah
- Bengale
- Java
- moyen et bon moy. assez coloré.. • .
- moyen ord. et ord. mél. et terreux. .
- beau et fin violet bon moyen à bon violet et violet rouge ..............
- moyen violet-rouge et rouge.... ..
- fin et surfin violet et pourpré...........
- bon et beau violet.
- M
- 2 25 M..
- M..
- M..
- M..
- M
- 2,60
- M.
- M.
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 5
- 6
- 4
- 3
- 3
- 12
- 4
- 4
- 5
- 5
- 8
- 16
- 7
- 11
- 4
- 6
- 5
- 115
- 16
- 5 75
- 25
- 75
- 75
- 25
- 50
- 50
- 50
- 25
- 25
- 37
- 30
- 1
- 1
- 22
- M
- 10
- 2
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 6
- 5
- 5
- 5
- 6
- H.
- 6
- 6
- 10
- 18
- 12
- 12
- 6
- 8
- 7
- 150
- 18
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 5 75
- 5 ..
- 45
- 35
- 20
- 20
- 80
- 25
- 20
- 50
- 50
- 50
- 70
- 10
- 50
- x
- N
- kil.
- 2
- 1
- 25
- G
- 6
- 5
- 80
- M
- 25
- » - cor. ord.à bas..
- N -Gren In, surf. 1/2 k N.M. » bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- (rseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud.............M
- Madagascar..............M
- fl S
- & • e
- • o S ©
- On cote les 50 kil Baltimore fin effilé...
- • gros effilé.
- s S e g
- Antilles. .
- Cavenne..
- 1/2 kil. 0
- 2 .
- 2 .
- 1 .
- 3 ..
- 1 50
- 0> -4 : g
- 40 à 0
- N. M
- 4
- 3
- 3
- 2
- 4
- 2
- à 8
- 7
- 50
- 50
- 50
- 50
- 42 1/2
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12
- » (Guadeloupe) .11
- Bois jaune (Maracaïbo) ..
- » de Fustet Albanie. . Cachou noir, Ire marque.
- marques ord
- Cochenille argentée.. 100 k
- 10
- 95
- 70
- 50
- Le
- DROGUERIES tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique...............
- Alun raffiné (entrepôt)......
- » (acq.).....................
- Couperose emballée...........
- Essence de térébenthine (d. fûts). .....................
- Id (s. fûts).................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl.......................
- Id. 2e bl. (entrepôt)........
- Galles vertes et noires......
- » noires Alep................
- » blancnes...................
- Gomme arabique, en sorte .
- 275 . .
- 15 ..
- 17 ..
- 5 50
- 117 .
- 114 .
- 43 .
- 40 .
- 130 .
- a
- a
- I O O O
- 17 ..
- 19 ..
- 6 50
- 150
- a a
- Curcuma
- grise___________ zacatille naturelle noire Palmas le k. Lanzarotte _____
- Bengale........ .
- Chinois..........
- Madras...........
- Gal es de Chine.......
- Prussiate jaune de potasse
- à .15
- .12
- oo ——
- Ot cO
- 550
- 550
- 430
- 440
- 35 .
- 40 .
- 30 .
- 135 .
- 170 .
- INDIGOS. — Au 1/2 küo
- Madras bon et beau tendre.
- » moyen et bon moyen
- » coloré................
- » moyen ord. et ord. terne et serré... . Kurpah bon et beau vio1 et et violet rouge..
- M
- co oo
- 3.20
- 2.30
- 2.05
- M..
- Ghésirée, en sorte.....
- Sénégal, s. bas du fleuve » Galar................
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde....... » blanche..............
- Laque en f. qté orange.
- »
- Sandaraque lavée. Damar (Batavia).
- » Singapore
- » Penang..
- mi-orange cerise AC
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- Quercitron.................
- Garance, racine............
- » poudre...............
- Rocou Guadeloupe...........
- » Cayenne...............
- Safran d’Espagne, Valence pur.........................
- Sulfate de cuivre(entrepôt). » (acq.). ..
- Sumac en feuilles..........
- » poudre................ .. Styrax liquide.. ....... Tamarin Madras.............
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile » en pains, extra sec, sous pap .. .... *
- » bon marchand en pains » » en boules
- » raffiné en poudre sec
- On Acide
- 125 .
- 73 .
- 90
- OO oo to O O O
- 700 .
- 650 .
- 450 .
- 140 .
- 150 .
- 90 .
- 110 .
- 250 .
- 250 .
- M .
- 60 .
- 65 .
- 110 .
- 100 .
- 50 .
- 54 .
- 22 .
- 24 .
- 120 .
- M .
- PRODUITS CHIMIQUES cote les 100 kilos :
- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique. sulfureux . tartrique ..
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- Ammoniaque liquide 22 d
- 100
- 85
- 160
- 100
- 750
- 600
- 110
- 2o
- QC
- 9 .. à
- 33 ..
- 40 .
- 9 50
- 7 50
- 275 ..
- 43 ..
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-
-
- LE MONITEUR DE Là TEINTURE
- 47
- Borax raffiné................. 40 ........
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre.................................. . .
- broyé............................ .. .. .
- Crème de tartre ............. 180...........
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kilos, disp.......... 8 50 .. .
- Chlorure de potassium, en
- gare de Salins................ 20...........
- Lessive caustique 33 degrés 7................ Nitrate de soude............ 24................ .
- » de potasse................. 42 10 .. .
- Sel de soude, 80/85, cons. et
- entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. .
- » 30/35, disp... 11 50 .. .
- Soude caustique, 110/115, en
- tamb. de 300 kilos.......... 30 .. .. .
- Soude caustique, 110/115, en
- bq. de 300 kil. plaquettes .... .. . Soude douce 33 deg. en vrac 4 25 .. . Sulfate de cuivre ______ ... E 50 A 56 . Sulfate de fer 95 % en sacs
- de 100 kilos ................... 5...........
- PLACE DEBORDEAUX
- Bois de Teinture
- Brésillet. . . . ....
- Campêche coupe d’Espagne
- — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade loupé . . .
- ......................
- Pernambouc .....
- Jaune Cuba .....
- — Guayra-Tabasco. .
- — Tuspan.............
- Lima...................
- Tampico................
- Sapan. .......
- Sainte-Marthe.........
- Nicaragua.............
- Sandal rouge .....
- 28 — à 29 —
- 28 — 28 25
- 18 — 19 -
- 10 - 14 —
- 9 — 10 50
- 14 - 15 —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. — —-------
- Gambier......................— — — —
- Curcuma de la côte. . 100 k. — —-------- — du Bengale. . . — — — —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13
- — fin violet . — _ ——
- — — beau violet . 11 - 13 -
- — — bon violet . 11 - 12 -
- — — moyen violet . 10 - 11 -
- — — petit violet. . 9 — 10 -
- —- — ordinaire et
- cuivré . 8 50 9 —
- — Java ordin. et cuivré . — — — —
- — Madras fin 6 — 6 50
- — — beau . . . 5 50 6.-
- — — bon ....
- — •—• moyen . . . 5 — 5 50
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8 —
- •— — moy. violet 6 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 — 5 50
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 -
- — — oro.et cuivré 4 — 5 -
- — Manille — —
- — Guatemala flor . 8 — 10 — 1
- — — sobre . . 6 — 7 — 1
- — — cortès . . 5 — 6 — 1
- — Mexique flor. . . . 7 — 8 -
- — — sobre . . . 6 — 7 —
- .— — ordin. cortès 4 - 5 -
- Caraque flor. . . . - —
- — — sobre ... . •—
- — — cortès. . . b — —
- Gomme laque ordin. et orange
- D C . le k. 3 40 — — i
- — — blonde, ire quai. 3 30
- — — — 2e quai. 3 20 — —
- — — cerise. . . . 3 25 —
- — — blonde ordin. . 3 15
- Garance d’Avignon. . 100 k. — — — —
- Lac-Dye, marque DT. le k. — — — — 1
- Orseille Mers du Sud. 100 k — — — — !
- — Madagascar . . — — t
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb......... 71 .. à 73..
- Acide acétique des arts 40% 27 .. 27 50
- » chlorhydrique ...... » nitrique 36 ........ .
- » sulfurique 66 •.........
- » .......................
- » citrique............
- Alun épuré...........
- » ordinaire............
- Ammoniaque incolore, 22.-Bichlorure d’étain, 55 •....
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- Bois Campêche-Laguna ... » Guadeloupe.
- Bois Jaune Centre Amériq. Cachou jaune. Vapeurs....
- » brun ..................
- Chlorate de potasse...... » de soude...............
- Chlorure de chaux 100 à 110. Chromate rouge de potasse
- 34 ..
- 8 50 297 .. 290 .
- 20 ..
- 16 ..
- 38
- 104 .
- 126 ..
- 17 ..
- 13 50
- 17 50 68 ..
- 80 ..
- 100 ..
- 105 .
- 12 .
- 77 50 57 50
- » » de soude..
- Crème de tartre...........
- Cristaux de tartre ... ....
- » de soude.................. 7 ..
- CurcumaBengale enracines 20 ..
- » de Madras.......................
- » de Chine................... M ..
- Essence de térébenthine .. 114 .
- Extrait de châtaignier 20-. 16 ..
- Galles de Chine et Japon.. 152 ..
- » vertes et noires _______140 ..
- Gomme Sénégal, en sortes 78 ..
- » arabique.................. 80 ..
- » adragante rousse .. 275 ..
- J us de citron ............ 21 50
- Méthylène à 95’............ 90 ..
- » régie 90'............... 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 ..
- » » de soude..........
- Pyrolignite de fer.......... 9 ..
- Résine..................... 23 50
- Rouille..................... 8 50
- Sel de soude 80'........... 17 50
- » ammoniaque.. 12 50
- Sel d’étain............... 230 .
- Soufre en canons........... 17 .
- » sublimé.................. 19
- Sumac Sicile en feuilles. . 22 0
- Sulfate d’alumine........ 10 50
- » de cuivre............ 57
- » de fer..................... 6 ..
- 8 ..
- 35 . .
- 9 .. 302 50 295 ..
- 31 ..
- 17 ..
- 40 . 109 .. 131 ..
- 17 50 14 .
- 19 ..
- 70 ..
- 90 ..
- 110 .. 115 ..
- 13 ..
- 79 . .
- 59 ..
- 7 7*5
- 33 ..
- 116 ..
- 17 ..
- 157 ..
- 160 ..
- 82 50
- 87 5 0
- 310 ..
- 23 50
- 100 ..
- 15..
- 145 ..
- 10 ..
- 25 50
- S 50
- 18 50
- 13 ...
- 235 ..
- 18 ..
- 20 ..
- 23 50
- 15 50
- 59 . .
- 7 ..
- BIBLIOGRAPHIE
- L’intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
- par M. Léon Sentupéry, est en vente aux bureaux de la Société de Publications Industrielles, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
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- Rappelons que l’auteur examine ce sujet d’actualité avec une grande compétence, et qu’il démontre la possibilité d’alléger nos impôts, par une série de réformes pratiques et par des économies dont le total s’élèverait à 354 millions.
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- POUR 1904 ’
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne
- peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- connaissant à fond d’une façon pratique et théorique le blanchiment, la teinture, le mercerisage du coton et lin en écheveaux, demande place. Très bonnes références. 10 ans de place. Ecrire au bureau du journal, aux initiales F. G. (177).
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- TECHNOLOGIE ET CHIMIE
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- Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsique les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. RIFFAUT, Vergnaud, Julia de FONTENELLE, THILLAYE, Male peyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
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- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Enlevage sur l’indigo au prussiate rouge et à la soude. — Les nouveaux colorants. — Revue étrangère. — Exposition internationale de la mode et industries textiles à Londres en 1904. — Textiles imitant la soie. — Revue des brevets d’invention. — Transports et tarifs. — Jurisprudence. — Service du contentieux. — Adjudications administratives. — Renseignements commerciaux. — Cours. — Annonces.
- ENLEVAGE SUR .INDIGO au prussate rouge et à la soude
- Par M. Maurice Prud’homme (I)
- La solution de ferricyanure de potassium se transforme partiellement en ferrocyanure, quand on la soumet à une ébullition prolongée avec la potasse. Mais la réaction s’accomplit facilement sur toute la masse lorsqu’on ajoute au mélange alcalin un corps réducteur, comme le glucose, l’indigo, etc., qui setrou-vent oxydés par l’oxygène mis à liberté
- Cette propriété fut mise à profit par Mercer pour produire des enlevages blancs sur bleu cuvé. Sous sa dernière forme, le procédé consistait à imprimer une couleur au prussiate rouge, et à passer les pièces au large dans un bain de soude caustique. Il n’a jamais
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, sept. 1903.
- donné de bons résultats qu’avec les bleus clairs et moyens. La raison peut s’en déduire des considérations et des expériences suivantes.
- Le fait que la transformation du prussiate rouge en prussiate jaune n'est intégrale qu’en présence d’un réducteur, peut s’interpréter par l’existence d’un état d’équilibre chimique entre les éléments présents :
- Fe?Cy12K6 + 2.KOH 4—= ?.FeCyK4 + H202.
- J’ai constaté que la présence de prussiate jaune, dans des solutions de prussiate rouge et de soude, retardait considérablement l’action oxydante de ces solutions, et d’autant plus qu’elles en renfermaient une quantité plus considérable. Ce phénomène est analogue à celui de l’éthérification des alcools, où l’addition d’un excès d’alcool, d’acide, d’éther ou |d‘eau change la limite de l’éthérification.
- La cuve de soude caustique, où se fait le passage des pièces imprimées avec la couleur au prussiate rouge, se charge progressivement de prussiate jaune dont la présence peut retarder assez l’action du prussiate rouge et de la soude pour que les bleus cuvés foncés ne puissent être rongés pendant la durée limitée du passage.
- J’ai étudié séparément l'influence des quantités de prussiate rouge, de soude de caustique et de prussiate jaune sur les temps nécessaires à l’oxydation ou à la déclaration de l’indigo et suis arrivé aux résultats suivants :
- . 10 La vitesse d’oxydation de l’indigo par un mélange de prussiate rouge et de soude caustique est, à une constante près, proportionnelle aux quantités de prus-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- siate rouge, quand celui-ci seul varie. V = cR + c’, e et c’ étant des constantes ;
- 2° La vitesse d’oxydation de l’indigo est, à une constante près, proportionnelle aux quantités de soude caustique, quand celle-ci seule varie. Le dosage du prussiate jaune formé montre qu’il est aussi proportionnel aux quantités de soude en présence : celles-ci influent donc à la fois sur la vitesse et l’intensité de la réaction ;
- 30 La vitesse d’oxydation de l’indigo par un mélange de prussiate rouge, de soude et de prussiate jaune est, à une constante près, inversement proportionnelle aux quantités de prussiate jaune, quand celui-ci seul varie;
- 40 La vitesse d’oxydation de l’indigo croit avec la température.
- Dans l’équation d’équilibre, donnée plus haut, figure le peroxyde d’hydrogène, ce qui ne veut pas dire qu’il s’en forme réellement dans la réaction. Néanmoins, il était tout indiqué d’étudier son action sur les prussiates jaune et rouge, ainsi que sur l’indigo lui-même. J’ai observé les faits suivants :
- Action de l'eau oxygénée sur les prussiates et l’indigo
- 1° L’eau oxygénée, saturée au carbonate de baryte et filtrée, c’est-à-dire neutre, ajoutée en quantité convenable à une dissolution de prussiate jaune, transforme celui-ci en prussiate rouge, avec mise en liberté de potasse : une douce chaleur favorise la réaction. La liqueur rougit fortement la solution alcoolique de phénolphtaléine, bleuit le papier de tournesol rouge, et décolore le bleu cuvé, mais lentement, parce que la quantité d’alcali caustique en présence est peu considérable ;
- 29 Une solution de prussiate rouge et de soude caustique, additionnée d’eau oxygénée en excès, change immédiatement de couleur et finit même par se décolorer complètement, en même temps qu’elle perd toute son activité décolorante. La solution incolore, abandonnée à elle-même ou chauffée, dégage de l’oxygène et se recolore en jaune pâle. Il s’est reformé du prussiate jaune, qui cristallise si la liqueur est assez concentrée. Il a dû se former une combinaison incolore entre le prussiate rouge et le peroxyde de sodium, provenant de l’action de l’eau oxygénée sur la soude, combinaison qui se résout en oxygène et prussiate jaune ;
- 30 L’eau oxygénée, à 12 volumes environ, en présence d’acide sulfurique étendu, décolore le bleu d’indigo cuvé. A la témpérature de 70» , il faut environ
- 15 heures pour décolorer un échantillon de bleu cuvé moyen renfermant 0,5 gr. d’indigotine au mètre carré. On a eu soin de rajouter de l’eau oxygénée fraîche, quand le dégagement de gaz se ralentissait trop, ou même delà renouveler complètement. A froid, la décoloration se produit aussi, mais avec une extrême lenteur ;
- 40 En présence d’un alcali, tel que la soude, la déco -loration du bleu cuvé par l’eau oxygénée est beaucoup plus rapide et se produit en 2 1/2 heures à 70°, soit 5 fois plus vite qu’en liqueur acide. A froid, il a fallu près de 6 jours, soit 60 fois plus de temps qu’à 70°.
- Il semblerait que l’action de l’eau oxygénée sur l’indigo ait dû être étudiée depuis longtemps. Pour le carmin d’indigo, la question ust hors de doute, mais, à ma connaissance du moins, il n’a été rien publié qui concerne l’indigo en nature ou l’indigo teint.
- Quand on décolore des échantillons de bleu cuvé foncé (2 gr. indigo artificiel au mètre carré) par un mélange de prussiate rouge et de soude caustique (3 % NaOH, 1 à 5% Fe2Cy12K6), il se passe certaines particularités intéressantes à noter.
- Le bleu se change d’abord en un violet foncé, qui se ternit et se dégrade peu à peu, en virant au violet rougeâtre et en prenant finalement, une nuance pâle rose violacé. Sorti du mélange alcalin, au moment où il ne semble plus se modifier, et lavé à l’eau courante, l’échantillon passe du rose violacé au violet, puis au bleu vif.
- Si l’on traite à chaud par la soude caustique, à 2 % environ, un échantillon de bleu cuvé foncé, on voit la iqueur se colorer très vite en rose : un échantillon de tissu de coton blanc s’y teint directement en un rose que les lavages à l’eau font virer au bleu vif. Il doit y avoir identité entre cette matière colorante et celle qui reste sur les échantillons passés en mélange de prussiate rouge et de soude, car si l’on épuise un de ces échantillons à la soude caustique étendue avant de le soumettre à l’action du bain alcalin oxydant, il ne présente plus, après avoir traité par celui-ci, la coloration rose virant au bleu par les lavages, que j’ai signalée.
- Ce colorant direct doit provenir défia réduction,au sein de la cuve même de teinture, d’un des corps qui accompagnent l’indigotine dans l’indigo artificiel, et contiendrait probablement un ou deux COH stables. En traitant l’indigo artificiel ou le rouge d’indigo par la soude étendue a chaud, je n’en ai rien pu extraire. Par
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- LE MONITEUR DE LA .TEINTURE
- St
- contre, le pseudo—rouge d’indigo, dont un échantillon m'avait été obligeamment fourni par les Farbwerke de Hœchst, donne très facilement, dans les mêmes conditions, une solution verte qui teint directement le coton en un bleu violacé que les lavages à l’eau font virer au rose. Ce sont là les mêmes propriétés tinctoriales (teinture directe en présence de soude) et les mêmes alternatives de nuances (mais en sens inverse) que présente le colorant renfermé dans les échantillons de bleu cuvé foncé.
- Il existe donc des colorants de la série de l’indigo, solubles dans les alcalis, teignant directement le coton en liqueur alcaline, et jouissant de la propriété d’avoir, à l’état libre et à l’état de sels, des nuances à peu près complémentaires.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bleu pur immédiat (1) {Suite et fin)
- Combinaison du Bleu pur Immédiat avec le Bleu Immédiat C sur coton en flottes et en bourre
- La combinaison du Bleu pur Immédiat avec le Bleu Immédiat C donne des nuances particulièrement belle® et nourries.
- On teint de la même façon que lorsqu’on emploie le Bleu pur Immédiat seul, à 30-35° C. sur un bain court garni comme suit :
- Premier bain (20 fois l’eau du poids du coton) :
- 5 gr. sulfure de sodium crist.
- 3 » carbonate de soude cale. 11/2 » sulforicinate de soude.
- 20 » sel marin, par litre de bain.
- Ainsi que par exemple :
- 20 % Bleu pur Immédiat, brev. s. g. d. g.
- 10 » Bleu Immédiat C, brev. s. g. d. g. du poids du coton.
- Sur vieux bain il faut rajouter ;
- 5 % sulfure de sodium crist.
- 1 » carbonate de soude cale.
- 1/2 » sulforicinate de soude.
- 6 » sel marin,
- du poids du coton.
- (1) Breveté s. g. d. g. par la Manufacture Lyonnaise.
- Ainsi que :
- environ 1/4 Bleu pur Immédiat, brev. s. g. d. g.
- » 3/4 Bleu immédiat C, brev. s g d. g. des quantités employées sur premier bain.
- Après teinture on ne rince pas, mais on exprime seulement et on tord aussi rapidement et aussi uniformément que possible, puis on vaporise pendant 1/2 heure avec adduction d’air, comme on le fait d’habitude pour Bleu Immédiat C. Après le vaporisage on laisse refroidir un peu le coton, puis on rince, d’abord à l’eau froide et pour terminer une fois à l’eau chaude.
- En traitant les teintes avec ;
- 1 % bichromate de potasse.
- 1 » sulfate de cuivre.
- 3 » acide acétique.
- on peut encore augmenter la solidité au lavage, ati foulon et à la lumière qui est déjà très bonne sans cela.
- Teinture des tissus
- La teinture des tissus peut se faire soit au foulard, soit au jigger ; on donnera la préférence au foulard pour les tissus légers et au jigger pour les tissus plus serrés et plus difficiles à pénétrer. • ° "
- a. Teinture au foulard,
- L’appareil est construit d’après les indications données à la page 82 de la brochure des couleurs immédiates no 2218 ; les rouleaux sont munis, comme d’habitude, d’un bombage convenable. On donne 2 à 4 passages ; après chaque passage le tissu est déposé en plis au lieu d’être enroulé.
- On teint à une température de 40 à 45° C.
- Garniture du premier bain :
- Pour les nuances claires foncées
- Bleu pur Immédiat, brev. s. g. d. g...............
- Sulfure de sodium crist.. Carbonate de soude cale. Sulforicinate de soude... Sel marin................. par litre de bain.
- Ainsi que :
- Bleu pur immédiat, brev.
- s- g- d. g...............
- Sulfure de sodium crist.. par litre de bain.
- l —
- 8-lOgr. 35 gr.
- 2 » 5 »
- 3 » 3 »
- 11/2 » 2 »
- 15 » 30 »
- par litre de bain.
- 3% 10 %
- 2 » 4 »
- du poids du tissu
- Additions à faire sur vieux bain :
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-
-
-
- en
- 09
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Bleu pur Immédiat, brev. S* g* d. g 3% 10%
- Sulfure de sodium crist.. 2 » 4 »
- Carbonate de soude calc. 1 » 1 »
- Sulforicinate de soude ... 1/2 » 1 »
- Sel marin 5 » 10 »
- du poids du tissu
- Après la teinture on rince à fond, et si l’on est particulièrement exigeant au point de vue de la solidité, on traite de la façon indiquée à la page 5.
- Pour obtenir des tons plus corsés et plus rabattus on peut combiner le Bleu pur Immédiat avec le Bleu Immédiat C en développant alors les teintes obtenues de la façon connue par vaporisage avec adduction d’air.
- On teint p. e. au foulard avec :
- Sur premier bain : Sur vieux bain
- Bleu pur Immédiat brev. s.g.d.g. 25 gr. 7 0
- Bleu Immédiat C,brev. s.g.d.g. 7 » 4 »
- Sulfure de sodium crist. . . . 5 » 3 »
- Carbonate de sodium calc. . . 3 » 1 3
- Sulforicinate de soude. . • . 2 » 1 »
- Sel marin 20 » Par litre de bain 5 » Du poids du tissu
- ainsi que:
- Sur premier bain :
- Bleu pur Immédiat, brev. s.g.d.g. 7 %
- Bleu Immédiat C, brev. s.g.d.g. 5 »
- Sulfure de sodium crist. ... 3 »
- Du poids du tissu
- Après le vaporisage on rince d’abord à l'eau froide, puis à l’eau chaude, et on sèche.
- b. Teinture au jigger
- Nous recommandons d’employer exclusivement un jigger muni de rouleaux--presseurs, tel qu’il est décrit à la page 73 de notre brochure Couleurs immédiates N° 2218.
- Garniture du premier bain :
- Pour les nuances
- claires foncées
- Bleu pur immédiat,brev. s.g.d.g. 8-18 gr. 30 gr.
- Sulfure de sodium crist. . . . 3 » 8 »
- Carbonate de soude calc. . . . 3 » 3 »
- Sulforicinate de soude. . . . 2 » 2 »
- Sel marin 10 » 30 »
- Par litre de bain
- Par litre de bain
- ainsi que :
- Pour les nuances claires foncées
- Bleu pur Immédiat,brev. s.g.d.g. 3 % 10%
- Sulfure de sodium crist. ... 3 » 6 »
- Du poids
- du tissu
- On teint à 50-60° C. et on donne 4—8 passages, suivant la quantité de tissu à teindre.
- La durée de la teinture ne doit pas excéder 3/4 d’heure à une heure*
- Pour terminer on exprime le tissu convenablement à l’aide des rouleaux-presseurs, on le dépose en plis et au bout de quelque temps on rince ou l’on traite avec bichromate de potasse et sulfate de cuivre, s’il y a lieu. Additions à faire sur vieux bain :
- Pour les nuances claires foncées
- Bleu pur Immédiat, brev. s.g.d.g. 3 % 10% Sulfure de sodium crist. ... 3 » 6 »
- Carbonate de soude calc. ... 1 » 1 »
- Sulforicinate de soude.............1/2 » 1 »
- Sel marin........................... 5 » 10 »
- Du poids du tissu
- Pour la combinaison du Bleu pur Immédiat avec le Bleu Immédiat C on emploie, en teignant au jigger,les
- proportions suivantes : Sur premier bain:
- Bleu pur Immédiat,brev. s.g.d.g. 20 gr. Bleu immédiat C, brev. s.g.d.g. 7 » Sulfure de sodium crist. ... 7 » carbonate de soude calc. ... 3 » Sulforicinate de soude .... 2 » Sel marin 15 » Par litre de bain
- ainsi que :
- Sur premier bain
- Bleu pur Immédiat, brev. s.g.d.g. 7 %
- Bleu Immédiat C, brev. s.g.d.g. 4 » Sulfure de sodium crist. ... 5 »
- Sur vieux bain:
- 7 o
- ‘ zo
- 4 »
- 5 »
- 1 »
- 1 »
- 5 »
- Du poids du tissu
- Du poids du tissu
- Après avoir bien exprimé le tissu teint on développe le bleu par vaporisage.
- N B. Les indications données ci-dessus se rapportent à la teinture des tissus de coton ; pour la teinture des toiles métisses et pur lin les quantités de colorant et de sels sont à réduire suivant la quantité du tissu à teindre.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 53
- Application du bleu pur immédiat sur appareils MÉCANIQUES
- Pour la teinture sur appareils mécaniques nous livrons une marque spéciale, particulièrement soluble, sous la désignation de a Bleu pur immédiat pour can-nettes ».
- Dissolution du colorant
- On dissout le colorant de la façon indiquée à la pagel, en remplaçant toutefois le carbonate de soude par de la soude caustique:
- On emploie :
- Sur premier bain :
- Pour les nuances claires moyennes foncées Bleu pur immédiat, brev. s. g. d. g.
- pour cannettes.. 5 —15 % 15—25 % 25—50 % Sulfure de sodium
- crist.............11/4— 4 » 4— 6 » 6—10 »
- du poids de la matière à teindre.
- Soude caustique
- 40o Bé . . . lgr. lgr. lgr.
- Sulforicinate de soude. . . . 1 1/2 » 1 1/2 » 2 »
- Sulfate de soude crist 5 » 10 » ' 15 »
- par litre de bain. Sur vieux bain : Bleu pur immédiat, brev. s. g. d. g. pour cannettes.. Po claires 1 1/2-5 % ur les nuances moyennes foncées 5-10 % 10-15 %
- Sulfure de sodium crist 1/2—2 » 2- 3 » 3- 5 »
- Soude caustique 40o Bé . . . 1/4 » 1/4 » 1/4 »
- Sulforicinate de soude. . . 1/2 » 1/2 » 3/4 »
- Sulfate de soude crist 1 1/2 » 4 » 7 »
- du poids de la matière à teindre.
- On commence par ajouter au bain de teinture la moitié de la quantité prescrite de soude caustique, on ajoute ensuit” la solution de colorant, en la filtrant à l’aide d’un morceau de calicot, et en dernier lieu le sulforicinate et le sulfate de soude.
- On teint à froid — 20.250 C,— pendant 3/4 d’heure,
- puis on exprime convenablement et on rince d’abord à l’eau froide et ensuite à l’eau chaude.
- Il n’est pas nécessaire de débouillir le coton avant teinture.
- Le traitement aux sels métalliques peut s’effectuer dans les conditions indiquées à la page 5 pour le coton en flottes.
- Combinaison
- du bleu pur immédiat avec le bleu immédiat C
- On garnit le bain de teinture absolument comme il a été indiqué pour le Bleu pur immédiat; les additions à faire sur vieux bain restent également les mêmes. Comme colorant il faut rajouter, en continuant à teindre sur le même bain, en fait de Bleu pur Immédiat environ 1/4, en fait de Bleu immédiat C environ les 3/4 des proportions employées pour le premier bain.
- On pourra se baser à peu près sur la recettes suivantes :
- Sur premier bain :
- 40 % Bleu pur Immédiat, brev. s. g. d. g., pour cannettes.
- 5 » Bleu Immédiat C, brev. s. g. d. g.
- 10 » Sulfure de sodium crist.
- Du poids de la matière à teindre.
- 1 gr. soude caustique 40 Bé.
- 2 » Sulforicinate de soude.
- 15 » Sulfate de soude crist.
- Par litre de bain.
- Sur vieux bain :
- 10 % Bleu pur Immédiat, brev. s. g. d. g., pour cannettes.
- 31/2 » Bleu immédiat C, brev. s. g. d. g.
- 5 » Sulfure de sodium crist.
- 1/4 » Soude caustique 40 Bé.
- 3/4 » Sulforicinate de soude.
- 7 » Sulfate de soude crist.
- Du poids de la matière à teindre.
- On teint pendant 3[4 d’heure à 20—25° C., puis on débarrasse le coton de l’excès de liquide qu’il contient, soit en chassant ce dernier par la pression, soit en l’aspirant, et on vaporise ensuite pendant 10 à 15 mi • nutes. Pour terminer on rince à fond, d’abord à l’eau froide et ensuite à l’eau chaude, puis on traite encore, s’il y a lieu, de la façon indiquée à la page 5 pour le coton en flottes, afin d’augmenter la solidité.
- | Ici aussi le coton n’a pas besoin d’être débouilli | avant teinture.
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- 54 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE ÉTRANGÈRE
- t. / ( ——
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Faerler Zeitung »
- La teinture des vêtements
- Pour obtenir un bon résultat dans la teinture des 'vêtements, il faut préparer les effets avec autant de soins, sinon davantage, que les étoffes nouvelles, car les effets usagés présentent un terrain favorable à la formation des taches dont quelques-unes ne devien--nent visibles qu’après la teinture.
- Pour cette raison, il importe beaucoup de porter l’attention sur le lavage précédant la teinture afin d’enlever autant que possible les taches visibles et invisibles. ,
- Celles qui sont invisibles se présentent souvent sur les endroits qui jadis étaient couverts de taches, mais qui ont été enlevées par un nettoyage chimique. Lorsque ces effets sont reteints, il arrive que les anciennes taches réapparaissent sans que le teinturier en soit le moins du monde responsable, et en même temps sans pouvoir prouver sa bonne foi. Donc, une étude de ces taches, de leur origine et des moyens de les combattre n’est pas sans utilité pour le teinturier qui a à s’occuper de la teinture des effets usagés de toute sorte : vieux vêtements, couvertures, étoffes de meu blés, etc.
- Notons d’abord une série de taches contre lesquelles le teinturier est complètement désarmé.
- Ainsi les effets en laine et mi-laine teints avec des couleurs substantives, après avoir été nettoyés chimiquement, conservent une espèce de bordure invisible qui réapparaît après la teinture à nouveau.
- Il est de même des endroits tachés qui ont été nettoyés par le blanchiment à l’eau oxygénée au bioxyde de sodium ou au permanganate, ou à l’acide sulfureux. Ces endroits sont aussi susceptibles de revoir ces taches après la teinture.
- Il y a encore des taches ordinaires invisibles résultant d’un nettoyage précédent mal exécuté ; celles-là disparaissent bien dans un bain de savon et de soude, mais réapparaissent après la teinture.
- Les taches des médicaments sont aussi très ennuyeuses ; comme nous l’avons déjà dit, ces taches invisibles causent beaucoup d’embarras au teinturier de vêtements et un examen minutieux est indispensa
- ble avant la teinture pour trouver les endroits qui en ont été couverts. Une fois trouvés, on doit les marquer par une reprise au point d’aiguille, pour se munir contre les réclamations du client.
- Il y a encore des taches invisibles qui sont moins dangereuses notamment celle résultant du nopage, procédé de plus en plus employé pour couvrir les taches avec de la couleur au moyen d’un pinceau spécial. La couleur qui couvre les taches se dissout dans le bain si le nopage a été proprement fait.
- Il y a pourtant des étoffes sur lesquelles la couleur introduite par le frottement tient ferme et les endroits couverts sont mats, gris et de pauvre apparence.
- De ce fait, il est fort utile de brosser ces endroits avec de l’eau tiède avant de placer les effets dans un bain de lavage.
- Souvent les taches produites par du jus de fruits ou par l’herbe que l’on a pas aperçues avant la teinture apparaissent ensuite, cela arrive surtout en traitant les vêtements d’enfants, mais ces taches se laissent facilement reconnaître et s’enlèvent par l’action du soufre.
- Les taches de stéarine et de paraffine que l’on a enlevées mécaniquement par l’application du papier buvard et d’un fer à repasser sont assez désagréables. Si la stéarine et la paraffine n’ont pas été enlevées soigneusement il reste toujours un peu de cette graisse dans l’étoffe qui peut former une tache si le bain de lavage n’a pas été assez alcalin et chaud.
- Les taches d’urine sont encore du genre de celles contre lesquelles le teinturier est impuissant. Certes elles sont assez rares et ce n’est que l’urine anormale qui détruit la couleur. Jusqu’ici, nous avons traité les taches dont le teinturier n’est guère responsable et encore avec beaucoup d’attention il peut s’en défendre.
- AMERIQUE
- De lextile World record .
- Couleurs sur laine artificielle résistant au foulage
- La fabrication d’un grand nombre de tissus exige à présent l’emploi de la laine artificielle dans l’une ou l’autre de plusieurs formes qui lui sont propres, et la manière de tirer le plus grand avantage de cette matière dépend dans une grande mesure du savoir faire du fabricant.
- Nous limiterons nos remarques aux procédés de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- teinture de la laine artificielle pure ou mélangée avec du coton, ces deux sortes étant les plus importantes dans l’industrie. A coup sûr, les meilleurs résultats sont obtenus si l’on teint le tissu à l’état brut. Pour cela, les chaudières ouvertes ordinaires répondent bien au besoin ayant l’avantage d’une installation à bon marché et de frais d’entretien réduits.
- D’un autre côté, la machine rotative, bien que compliquée d’apparence, est beaucoup plus économique au point de vue de la consommation des matières colorantes et de la vapeur, tout en livrant de meilleures teintes.
- Traitement préparatif. — Dans la plupart des cas, la laine artificielle doit être teinte en couleur plus foncée que celle qu’elle possède étant livrée à la teinturerie. Alors on n’a qu’à faire bouillir la laine pour enlever les huiles avant de la remettre à la teinture. Très souvent on se passe même de cette cuisson au dégraissage et l’on procède à la teinture immédiatement.
- Il arrive fréquemment que l’on doit « dépouiller » la laine artificielle de sa nuance naturelle pour rendre possible la teinture en nuances plus claires.On emploie à cet effet plusieurs procédés, dont aucun ne saurait enlever toute la couleur tout en donnant des résultats satisfaisants.
- Voici un exemple de la manière dont on procède pour dépouiller la laine artificielle de sa couleur avant la teinture.
- «Faire bouillir la laine pendant 1/2 à 3/4 d’heure, dans un bain contenant 5 % environ d’acide sulfurique, et si cela ne donne pas le résultat voulu essayer 3 % de bichromate de potasse et 5 % d’acide sulfurique.
- Cette expérience doit être faite sur quelques onces de laine dans un seau ou dans un autre vase convenable.
- Si ce traitement au chrome manque d’enlever la couleur ou si la couleur est trop jaune pour la teinture subséquente, il faut alors essayer l'hydrosulfite' de soude comme suit :
- Prendre 10 gallons de bisulfite de soude, 65 degrés Tw., étendre avec une quantité d’eau égale et ajouter graduellement 10 livres de poudre de zinc en remuant constamment le mélange. Cette addition faite, on laisse déposer pour faire écouler ensuite 4 a 6 gallons de la liqueur claire que l’on ajoute à 100 gallons d’eau avec 1/2 gallon d’acide acétique. La laine artificielle est manipulée dans ce bain pendant 20 ou 30 minutes à
- une température de 140 degrés F., lavée ensuite et elle est prête alors à la teinture.
- Il faut s’abstenir de traitements successifs à l’aide des différents procédés, car cela tend à affaiblir les fibres.
- Procédés de teinture pour toute laine artificielle qui n’a pas été dépouillée de sa couleur naturelle et que l'on doit teindre avec des couleurs acides.
- Préparer le bain de teinture avec 3 % de bisulfate de soude, élever la température à 110 degrés F., placerI1) la laine dans le bain, faire monter graduellement à l’ébullition et faire bouillir pendant 1/2 heure après quoi on ajoute de 3 à 5 % de bisulfate de soude pour assurer l’épuisement complet du bain.
- Pour couleurs acides alizarines (ou couleurs acides anthracines) préparer le bain avec 1 à 2 1/2 % d’acide acétique, placer la laine à. la température de 110 degrés F., faire monter à l’ébullition et bouillir pendant 1/2 heure, ensuite épuiser le bain en ajoutant 4 % de bisulfate de soude. Pour assurer la fixation de la couleur on ajoute au bain épuisé 1/4 à 1 1/2 % de bichromate de potasse suivant la nuance et l’on fait bouillir pendant une demi-heure.
- En général, on ne teint pas la laine artificielle avec des couleurs directes, mais ce procédé peut rendre des services dans l’assortiment de certaines nuances et effets.
- Ajouter alors au bain de teinture la quantité voulue de matières colorantes placer la laine dans le bain • faire bouillir et épuiser graduellement par l’addition de 2 à 3 % d’acide acétique.
- Pour la laine qui a été dépouillée de sa couleur naturelle on peut se passer d’ajouter au bain des acides la teinture s’effectuant régulièrement à l’ébullition.
- Pour les laines artificielles mélangées avec du coton employées couramment, la teinture doit se faire dans la plus petite quantité d’eau possible, la bonne proportion étant de 2 gallons environ chaque livre de laine. Cependant, une proportion plus grande est quelquefois nécessaire en raison du modèle et de la dimension de la chaudière, mais dans tous les cas on ne doit ajouter au bain que 1 1(2 livres de sulfate de soude pour chaque 10 gallons de liqueur de teinture si la laine artificielle a été dépouillée à l’aide d’un acide, il faut la laver à fond avant la teinture et même rincer, si nécessaire, dans de l’eau contenant une petite dose d’ammoniaque. De pareils traitements donneront toujours des nuances plus claires.
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- La laine artificielle mélangée avec du coton est plongée dans le bain au point d’ébullition ou tout près et manipulée pendant 12 heure sans vapeur et ensuite pendant une autre demi-heure à petits bouillons, de manière à produire sur la laine une nuance semblable à celle du coton.
- La laine artificielle mélangée avec du coton peut être traitée ensuite avec du bichromate de potasse, alun de chrome ou fluorure de chrome, la quantité moyenne à prendre étant 1[2 livre à 2 livres suivant la nuance à obtenir pour ce traitement subséquent que l’on doit toujours opérer dans une chaudière séparée, on peut quelquefois se servir d’une petite quantité d’acide acétique,soit une pinte (litre =0,5679)
- Traitement final. — Quelque soit le procédé employé pour la teinture de la laine artificielle le lavage doit être particulièrement soigné avant le séchage, dans le cas contraire le séchage rendra les fibres fragiles et l’apprêt final le mieux exécuté ne saurait remédiera ce défaut dans la pièce tissée.
- C’est le manque de soin au lavage qui est presque toujours cause de la production de tissus de laine artificielle trop tendres.
- EXPOSITION INTERNATIONALE de la mode et industries textiles à Londres en 1904
- Une Expostion privée internationale de la mode et des industries textiles aura lieu à Londres, au Palais de Cristal, du 19 mars au 27 avril 1904.
- ‘ Cette exposition est organisée par les directeurs du Palais de Cristal ; le commissariat général a son siège, 20, Victoria Street, à Londres, S. W.
- La classification adoptée est la suivante :
- 1. — Différents états se rapportant à l’habillement.
- 3. — Dentelles, broderies et garnitures.
- 4. — Soie et tissus de soie.
- 5. — Tissus de laine et divers.
- 6. — Draps et draps à dessins.
- 7. — Fil de coton et tissus.
- 8. — Machines et procédés employés pour coudre et marquer les vêtements et confections.
- 9. — Machines à coudre, à broder.
- 10. — Machines à faire des boutonnières, coudre
- des gants, faire la paille pour les chapeaux, travailler le cuir, faire les souliers et les bottines.
- 11. — Différentes machines et procédés servant à blanchir, à teindre, à imprimer et à finir les tissus et étoffes.
- 12. — Machines et procédés pour le blanchissage du linge, rinçage, séchage, repassage et finissage.
- 13. — Spécimens d’étoffes à travers leurs diff- . rents états.
- 14. — Machines et procédés employés pour la fabri cation des tissus et étoffes.
- 15. — Métiers de tisserand à bras et à vapeur pour la fabrication des tissus unis, des tissus à dessins et brocarts.
- 16. — Machines à tricoter, machines pour faire les dentelles et le tulle, machines pour faire les garnitures.
- 17. — Machines employées pour préparer et filer les matériaux qui entrent dans la composition des tissus et étoffes.
- TEXTILES ’ LA SOIE Soies artificielles ; leur analyse (*) par M. DUYK
- Depuis plusieurs années, des essais nombreux sont pratiqués en vue d’obtenir un textile qui puisse être substitué facilement à la soie naturelle fournie par le Bombyx.
- Les chercheurs ont dirigé leurs investigations dans trois voies différentes :
- I Succédanés naturels de la soie. — Ils ont cherché à utiliser des produits naturels qui présentent certaines analogies avec la soie :
- Sous le nom de soie végétale ou de coton soie, on a présenté certains duvets de végétaux appartenant aux genres Asclepias, Callotropis, Epilobium et Exiode-neron,
- Sous la dénomination de soie, ou de poil de nacre, • on a offert les filaments sécrétés par la glande du bys-sus de certains lamellibranches du genre Prisma.
- Ces essais ont eu peu de succès, les deux inconvénients les plus sérieux étaient la trop faible résistance des fibres à la traction et la rareté de ces textiles.
- IL — Traitement chimique du coton. — D’autres
- (*) Annales de chimie analytique, 1902, p. 81.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- expérimentateurs ont cherché à utiliser un textile naturel, très abondant et très employé, le coton. La difficulté était de lui communiquer un aspect le rapprochant de la soie:
- Le poil de coton est un tube applati, contourné sur lui-même, il réfléchit mal la lumière, il manque d’éclat, de brillant et aussi de souplesse. Le fil de soie est lisse, régulièrement cylindrique, exempt d’anfractuosités, il possède un bel éclat, et présente beaucoup de souplesse.
- a) Pour donner au coton le lustre de la soie, on a essayé d’enduire les poils de certains vernis ou d’apprêts de compositions variées. On a eu le coton glacé ou le coton diamant. Le résultat n’est que très médiocre.
- b) Un chimiste anglais, Mercer, a mieux réussi en modifiant la structure même de la fibre sous l’action de certains agents chimiques. Son procédé a pris son nom, on l’appelle le mercerisage et le produit qui présente un véritable aspect soyeux est le coton mercerisé.
- Les tissus de coton, soumis à une forte tension pour éviter qu’ils se rétrécissent, sont plongés à froid dans la soude caustique, concentrée (D. 1.33). La fibre gonfle fortement, en se contractant. Elle s’arrondit, perd ses anfractuosités. On lave à l’eau, on passe dans un bain de savon blanc, on turbine et l’on exprime à moitié, puis on plonge dans de l’acide sulfurique très léger. On lave et l’on sèche.
- La fibre a augmenté de poids, est devenue plus résistante et fixe plus facilement les matières colorantes, elle réfléchit mieux la lumière. Les acides gras résultants de la composition du savon lui donnent beaucoup de brillant et du « Craquant ».
- c) Un autre produit, la simili-soie, est très voisin du précédent. C’est du coton mercerisé que l’on a chargé d'un apprêt qui doit rendra le poil plus régulier et plus brillant. On emploie pour vernir de la sorte les fibres de coton mercerisé, une solution de cellulose de la liqueur de Shweitzer, du collodion, ou encore des solutions dans les alcalis des déchets de soie ou de laine, que l’on dénomme : fibroïne ou acide lanigénique.
- Les cotons préparés par l’un ou l’autre des trois procédés que nous venons de signaler conserveront les caractères microscopiques de leur structure intime ce qui permettra toujours de les reconnaître.
- (III, Soie artificielle. Le dernier moyen mis en œuvre, le plus complexe, mais le plus parfait consiste à produire de toute pièce un fil qui imite le fil de soie. Les inventeurs ont cherché à imiter autant que possible le mécanisme de l’insecte.
- La soie naturelle est le résultat de la dessication à l’air d’une matière albuminoïde sécrétée par les chenilles des Bombyx ou ver à soie à travers des canali-cules excessivement ténus.
- Le principe général de la préparation est le même pour les différents inventeurs : on fait une solution concentrée d’une matière appropriée; on fait passer le liquide épais à travers une ouverture excessivement réduite. Le fil qui en résulte est solidifié par coagulation ou par dessication.
- L’inventeur de la soie artificielle est M. de Chardonnet ; son procédé ne date que de quinze ans, mais il ouvrit de vastes horizons inexplorés et tentateurs ; un grand nombre d’inventions similaires ont vu le jour depuis lors.
- lo Soie de Chardonnet ou soie au Collodion. — On fait une solution concentrée de nitrocellulose dans l’éther-alcool ou l’acétone ; le liquide épais, parfaitement clarifié, est introduit dans les cylindres métalliques munis d’ouvertures capillaires. En s’aidant d’une pression énorme qui varie de 15 à 60 atmos -phères, on fait passer le liquide à travers les ouvertures ; le fil est recueilli directement dans un bain réducteur à base de sulfhydrate alcalin ou alcalno-terreux, sel ferreux, etc., qui le dénitrifient aussi complètement que possible. Le produit lavé est séché. Sans la dénitrification, la soie serait trop inflammable. On l’imprègne souvent de borax, de silicate, etc., pour la rendre ininflammable.
- 2 Soie Pauly^ soie cellulosique (1). — On fait une solution de cellulose dans la liqueur de Schweitzer, ammoniure de cuivre ; on rend le liquide visqueux par des matières étrangères ; on passe la solution à la filière comme tantôt. Les filaments recueillis dans un acide dilué se coagulent aussitôt.
- 3o Soie Draeper et Tomkis, soie cellulosique. — Les inventeurs dissolvent la cellulose dans une solution de chlorure de zinc additionnée de chlorure alca-lino-terreux. Ils reçoivent les fils dans l’alcool.
- (1) La soie artificielle (Glanzstoff) fabriquée à Nieder-morschwiller, d’après les procédés Fremery, Urban et Bronnert, est de cette catégorie.
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- 4o Soie Vandura, soie à la gélatine. — Une solution très épaisse à base de gélatine et de bichromate potassique est passée à la filière ; les filaments reçus dans une vaste chambre sont solidifiés par des vapeurs de formol.
- Les fils sont malheureusement rudes au toucher, cassants et hygroscopiques.
- Les soies artificielles, surtout les soies cellulosiques, ont déjà actuellement fait leur preuve. Leur prix est très bas, 4 fr. 50 le kilo ; grâce à des matières incorporées dans leur masse, notamment du caoutchouc, elles ont, jusqu’à un certain point, l’éclat, le lustre et parfois le craquant de la soie naturelle Leur souplesse est souvent inférieure, mais s’améliorera si l’on peut diminuer le calibre des filières.
- Analyse des tissus de soie artificielle. — Quand les tissus sont entièrement formés de soie artificielle cellulosique, ils ont un aspect caractéristique facile à reconnaître, au moins pour les connaisseurs, sauf dans le cas de tissus très colorés.
- En tous cas, pour l’examen des tissus, il faut commencer par effilocher quelques fils de la chaîne et de la trame et les décoler. L’auteur conseille pour le blanchiment l’action à froid de la soude caustique à 5 %, additionnée ou non d’un peu d’hypochlorite so-dique, puis le traitement par un acide. Les fils partiellement ou totalement décolorés sont séchés puis soumis aux essais suivants :
- Combustion. — La soie naturelle, la soie artificielle à la gélatine et la laine brûlent difficilement et en dégageant uue odeur caractéristique de corne brûlée. La soie cellulosique brûle plus facilement sans autre odeur que celle du coton en combustion.
- L’action de la soude à 2 0/0. — La soie naturelle, la laine, les poils se dissolvent à l’ébullition dans une lessive bouillante de soude caustique à 2 %, la soie • cellulosique résiste.
- Action de la soude concentrée. — La soude caustique de densité 1,33 attaque profondément la soie cellulosique, la fait gonfler, puis si l’on dilue par l’eau, il se forme une masse gélatineuse.
- Action de l'acide nitrique. — L’acide concentré colore en jaune les textiles d’origine animale, ne colore pas la soie artificielle cellulosique, ni les fibres végétales.
- Action du réactif de Millon. — Il colore la soie naturelle en rouge foncé, la laine en jaune rougeâtre et ne modifie pas la soie cellulosique.
- Action de l’ammoniure de nickel. — Il dissout complètement et à froid la soie naturelle et laisse intacts les autres textiles d’origine animale ou végétale ainsi que la soie artificielle.
- La réaction se prépare en dissolvant dans l’ammoniaque concentrée du carbonate de nickel pur (1 p. de carbonate de nickel, 6 p. d’ammoniaque, puis après dissolution, 6 p. d’eau).
- Action de l'acide sulfurique concentré. — La soie artificielle se dissout dans l’acide sulfurique concentré.
- Examen microscopique, — Les fibres de coton et de lin, la laine, etc., se reconnaîtront aisément, les deux premiers à leur lumière cellulaire, leur forme irrégulière, la laine à ses stries transversales.
- La soie naturelle et la soie artificielle ont des aspects très semblables. — Ce sont des filaments cylindriques très allongés, d’épaisseur uniforme à surface lisse et sans lumière centrale. Les dimensions sont généralement très différentes. La soie naturelle présente en moyenne 20 u de diamètre, la soie artificielle varie de 20 à 100 u.
- Les essais microchimiques seront très concluants.
- L’eau iodée additionnée d’acide sulfurique diluée colore en bleu la soie cellulosique, la soie naturelle prend une teinte jaune.
- L’ammoniure de cuivre dissout instantanément la soie cellulosique et non la soie du Bombyx.
- Analyse quantitatioe. — Quand on se trouve en présence d’un mélange de soie naturelle et de soie artificielle, on peut procéder au dosage de celle-ci par l’ammoniure de nickel. Ce réactif dissout la soie et n’attaque pas la soie artificielle ni les fibres végétales.
- Le tissu débarrassé de son apprêt est mis en contact pendant une demi-heure avec l’ammoniure de nickel, on décante et renouvelle le réactif, s’il y a lieu. On lave ensuite à grande eau, puis à l’eau acidulée.et enfin à l’eau pure. On sèche et l’on pèse. On a directement le poids de la soie naturelle.
- Si les fils sont différents, la trame de soie artificielle et la chaîne de soie naturelle, on procède mécaniquement par effilochage et on pèse les fils de chaque espèce.
- Enfin, on peut encore opérer à l’ébullition par la soude caustique à 2%. La soie naturelle ou la laine se dissout, la soie cellulosique forme le résidu inso-5 lubie que l’on pèse après lavage et dessiccation.
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- Ox to
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets récemment pris en France.
- N* 1265. — Procédé de fabrication de couleurs, par MM. Armbruster (W.-J.') et Morton (J.).
- N’ 1293. — Procédé de préparation de matières colorantes soufrées, violet-orange, par la Raison sociale Kalle et Cie. c
- N’ 1346. — Procédé pour la préparation de nouveaux dérivés benziliques, par la Compagnie Parisienne de couleurs d’aniline.
- I
- TRANSPORTS ET TARIFS
- Les réseaux de l’Est, de l’Ouest et du Nord d’accord avec les chemins de fer dAlsaceeLorraine et du Grand-Duché de Bade proposent la mise en vigueur des additions suivantes au tarif commun international de transit Est-Ceinture-Ouest-Nord n* 400, du 1er juin 1903, pour le transport des marchandises, à grande et à petite vitesse, des ports de la Manche, à Bâle (C. F. F., Saint-Jean ou gare badoise) ou vice versa :
- 1* Addition à la nomenclature des marchandises du tarif exceptionnel 7 de l'article « Extraits de bois de teinture » avec une taxe de 31 fr. 29 ;
- 2• Insertion au tarif exceptionnel 7, en regard des articles « Extraits de bois de teinture et fromages secs » d’un renvoi (3) stipulant que, pour les envois en destination des pays situés hors d’Europe, le tarif spécial commun d’exportation n* 300 donne des taxes plus réduites ;
- Ces modifications ont été mises en vigueur, à titre provisoire, à partir du 1er février courant.
- La Chambre de commerce de Lyon vient, par une récente délibération, d’appeler lattention sur le transport des dérivés de la distillation de la houille. Ces dérivés constituent des matières premières pour la fabrication des matières colorantes artificielles; ils devraient donc bénéficier des dispositions spéciales dans le tarif spécial P. V. 18 produits chimiques). Il n’en est rien cependant ; les dérivés dont il s’agit ne sont pas dénommés dans les tarifs spéciaux et sont par conséquent taxés aux prix de la première série.
- Aussi qu’arrive-t-il? Les industriels intéressés, ne pouvant faire supporter à cette marchandise de faible valeur la tarification trop élevé qui lui est appliquée par voie ferrée, préfèrent employer la voie d’eau pour la faire venir. til
- La Compagnie P. -L.-M. aurait donc tout intérêt à accorder aux dérivés de la distillation de la houille une taxation réduite, d’autant plus qu’on se trouve en présence d’une anomalie inexplicable puisque les matières colorantes, telles que les couleurs d’aniline, produit fabriqué, bénéficient d’une tarification inférieure aux matières premières d’où elles sont extraites et dont la valeur est naturellement bien moindre.
- Une proposition tendant à faire disparaître cette anomalie est en ce moment soumise à l’homologation ministérielle. La Chambre de commerce émet le vœu que l’application des nouvelles dispositions soit autorisée à bref délai.
- R. J.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (22). Louagede services. — Durée déterminée. — Operations personnelles reprochées à l'employé. — , Rupture par le patron. — Résiliation aux torts et griefs de ce dernier
- L’employé lié pas des conventions qui s’étendent à une durée déterminée, doit consacrer tout son temps aux affaires du patron, sans pouvoir se livrer, dans son propre intérêt, à des opérations personnelles.
- Néanmoins, on ne saurait faire grief à cet employé d’avoir livré quelques commandes si ces commandes ont été de peu d’importance et si l’employé ne s’est décidé à les exécuter que pour couvrir sa propre responsabilité vis-à-vis des clients et pour les satisfaire, alors que le patron n’était pas en mesure de les servir.
- En conséquence, ces opérations personnelles reprochées à l’employé n’autorisaient pas le patron à rompre des engagements consentis pour plusieurs années et c’est aux torts et griefs de ce dernier que les con-| ventions doivent être résilées.
- Ainsi jugé par le tribunal de commerce de Lyon, le 13 août 1903.
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- 60 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- (23 ). — Louage. —Bail avec promesse de vente.— Objet mobilier. — Versements mensuels. — Propriété de l'objet.
- On doit considérer comme un louage avec promesse de vente et non comme une vente la convention qualifiée par les parties : bail avec promesse de vente, par laquelle une personne loue à une autre pour une période de... un objet mobilier, moyennant trente-six versements mensuels de (telle somme), chacun avec stipulation que, si, à la fin du bail, le preneur avait régulièrement payé toutes les échéances, il deviendrait, de plein droit, propriétaire de l’objet, sans autre supplément de prix ; et, par suite, si celui qui a loué cet objet mobilier le vend avant d’en être devenu propriétaire. il commet un abus de confiance.
- Ainsi jugé par la cour de cassation le 19 juin 1903.
- 24) . — Accident du travail. — Taxe demandée contre l'administration de l'E nregistrement. — Lois des 22 janvier 1851 et 10 juillet 19Q1. — Mandat légal de radministration de l'enregistrement pour les recouvrements des frais. — Commandement. — Opposition portée devant la Cour d’appel où les dépens ont été exposés. — Nécessité de suivre la procédure de la loi du 22 frimaire an VII — Incompétence de la cour. — Conclusions à fin de réduction des frais i prises contre l'enregistrement. — Non recevabilité. ]
- En matière d’accident du travail, l’administration de l'enregistrement a le mandat légal de recouvrer les dépens dûs au blessé de la même façon qu’en matière d’assistance judiciaire. —Par suite, la partie à laquelle elle fait notifier un comirandement ne peut soumettre son opposition à la Cour devant laquelle ont été exposés les dépens en invoquant la nullité de l’état de frais signifié comme n’ayant pas été détaillé; elle doit suivre la procédure de la loi du 22 frimaire an VII et porter son recours devant le Tribunal civil, la Cour est dès lors incompétente.
- Est non recevable une demande en réduction de taxe dirigée contre l’administration de l’enregistrement qui, si elle a qualité pour recouvrer les frais en matière d’accident du travail, ne peut être assimilée à une partie figurant dans une instance ou à son avoué.
- Ainsi jugé par la Cour d’appel de Chambéry le 20 juillet 1903.
- SERVICE DU CONTENTIEUX
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans la journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier, et moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en
- toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec autant, sinon plus, de conscience, de soin scrupuleux, d’espérience et à de bien meilleures conditions que partout ailleurs.
- ADJUDICATIONS ADMINISTRATIVES
- RÉSULTATS D’ADJUDICATIONS
- Rochefort (Marine), 21 jnnvier. — Produits chimiques et matières colorantes.
- Bonneville Paul 20. — Jules Hervieux fils 19. — Léon-Edouard Coûteux 10. — Delsol Emile 5. — Charles Prat 4 d’aug.
- Fauconnier Auguste, 2 de rab.
- Jean-Marie Lallemand, à Angers, adj. à 13 de rab.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Troyes. — Société en nom collectif Gombault et Le-chapt, teinturerie, dégraissage, 25, rue du Temple. — Durée : 15 ans. — Cap. : 2,000 fr. — Acte du 21 janv.
- Blois. — Société en nom collectif Delage et Lepinte, teinturerie, à Onzain. — Durée : 20 ans. — Cap. ; 5.500 fr. — Acte du 11 janv. .
- Dissolutions de sociétés
- Lyon. — Société Paccaly frères, teinturerie, 27 et 29, rue Bossuet. — Cession par M. Antoine Paccaly à M. Lul-lion de tous ses droits dans ladite Société. — Acte du 21 janv.
- St-Etienne. — 1er janv. — Société Thévenon, Ginot et Matt, teinturerie, 5, rue St-Claude à St-Chamond.
- Déclarations de faillites
- Paris. — Dietenbeek (DUe Marguerite), teinturerie, 29, rue de Beaune. — Jug, du 12 février. — S. M. Le monnier.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, Berthelot (Dlle) à Massat (Dlle), 37, boul. des Batignolles. — Entrée en jouissance, 6 fév.
- Paris. — Teinturerie, Lombard à Garnier (Vve), 91, rue Denfert-Rochereau. — Ent. en jouiss., 1er mars.
- Paris. — Teinturerie, Mahé (Dme) à Jobert (Dlle), 4,rue Pasquier. — Ent. en jouis., de suite.
- Paris. — Teinturerie, Torré (Dme) à Baumann (Dlle), 18, rue du Dragon. — Ent. en jouis., 15 fév.
- Paris. — Teinturerie, Villaume à Meaume (Dlle), 7, rue de Thann. — Ent. en jouis., de suite.
- Vitry. — Teinturerie, Dupas à Usannaz (Dlle), 15, av. du Chemin-de-Fer. — Ent en jouis., 14 fév.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, sz.
- Paria. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE* x. Directeur, 20, rue Turgot (IX-)
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- LE MONITEUR DR LA. TEINTURE
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- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
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- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniquos. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4° Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycetones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
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- ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
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- | Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchi-l ment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
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- 1 fort volume in-8* de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
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- Po
- 'LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DU HAVRE
- Boie de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- Beng.
- —
- » ire qualité...
- - 2c qualité ...
- - 3e qualité....
- - Sisal, Yucatan..
- - Honduras..........
- - Tabasco.........
- - Haïti Cap........
- - Fort-Liberté.....
- - Aquim............
- - S1-Marc ......... .
- - Gonaïves........
- P.-de-Paix ......
- - Miragoane.......
- - Saint-Domingo...
- - Martin, et Guadel.
- -..Jamaïque. ... Cuba et St-Yago .. .............. Tuspan........ Vera-Cruz ....
- Campêche.......... Carmen............
- Ampico.............
- .................
- Haïti.............
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab... Rio-Hacha......... Carth. et Savan... Maracaïbo.........
- Fustet..... 100 k.
- Tatajuba(Pern. )50 k Bahia. .........
- Corint ...........
- Amapala.... 50 kil.
- Rouge Brésil Bahia.........
- » Calliatour... 100 k.
- Lima.......
- Ste-Marthe.
- Brési’let. ..
- Sandal.....
- Sapan......
- 50kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1000 k,
- Pernamb.....50 k
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- s
- beau viol, et dito... bon violet........... moyen violet......... bon violet rouge..... bon moy. v. roug.... fin rouge............ bon dito............. bon à fin cuiv....... “uiv ................
- 60
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- Java..........
- Kurpah.. c...
- Madras ......
- Manille.......
- Caraque .....
- Guatemala flor
- N.M.
- N.M.
- N.M.
- N-M
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- bon à fin sobré.. — cor....
- • cor. ord. à bas.. N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M. » bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud......J......M
- Madagascar..............M
- © 8 S 1 0 0» "a 9 B
- On cote les 50 kil.
- Baltimore fin effilé....
- » gros effilé..
- S o 0 0 2
- Antilles. Cayenne
- 1/2 kil. 0
- 4
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- 3
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- 5 J
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- 25
- Kurpah
- Bengale
- Java
- moyen et bon moy. assez coloré..-.
- moyen ord. et ord. mél. et terreux. .
- beau et fin violet -bon moyen à bon violet et violet rouge...............
- moyen violet-rouge et rouge.... ..
- fin et surfin violet et pourpré..........
- bon et beau violet.
- S
- 2.25
- M..
- M..
- M..
- 2.60
- M.
- M.
- 1 ..
- 4 ...
- 2 ..
- 2 ..
- 1 ..
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- 3 ..
- 1 50
- M..
- M
- • CP • O
- 40 à 0
- N. M
- 4
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- 3 2
- 5
- 4
- 2
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- 50
- 50
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation
- à 8
- 7
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- 42 1/2
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- «
- (Guadeloupe)
- traire 1er coût.
- Acide citrique..............
- Alun raffiné (entrepôt)......
- » (acq.)..............
- Couperose emballée..........
- Essence de térébenthine (d. fûts)........................
- Id (s. fûts)................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl......................
- Id. 2e bl. (entrepôt)...;...
- Galles vertes et noires......
- » noires Alep...............
- » blancnes..................
- Gomme arabique, en sorte . » Ghésirée, en sorte......... » Sénégal,s. bas du fleuve » » Galam.............
- 270 ..
- 15 ..
- 17 ..
- 5 50
- 120 ..
- 116 .
- 43 .
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- 75 ..
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- 150
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- « st a a
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- Aden, sorte cour, bonne 80 ,
- Mogador, blonde.......
- » blanche.........
- Laque en f. qté orange.
- »
- Sandaraque lavée. Damar (Batavia)..
- mi-orange cerise AC
- a
- Singapore
- Penang ..
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- 90 .. 100 ..
- 80 .. 85 ..
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb ........ » pressé...
- Coehenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille....
- Ténérife grise.........
- Curemma
- Bengale.......50 kilos.
- Java, Mad., Pond..
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- On cote actuellement ;
- Beng sur v. et bl. l[2k, fin violet et pourpre....
- Bois jaune (Maracaïbo)..
- » de Fustet Albanie. Cachou noir, Ire marque.
- 12
- 11
- à.15 .
- .12 .
- 37
- 50
- 45
- Ai
- s
- marques ord
- Cochenille argentée.. 100 k
- 10
- 95
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- 50
- 12
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- 30
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- N
- 1
- 1
- 22 M
- 10
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 80
- 50
- 25
- Curcuma
- grise........... zacatille naturelle noire Palmas le k. Lanzarotte .....
- Bengale..........
- Chinois..........
- Madras...........
- Gal es de Chine............. Prussiate jaune de potasse.
- M A
- 5
- 4
- 50
- 75
- 5
- 5
- 75 i
- .. À
- 550
- 550
- 430
- '35
- 40
- 30
- 135
- 170
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo
- Madras bon et beau tendre.
- » moyen et bon moyen
- » coloré....... ..
- » moyen ord. et ord.
- terne et serré....
- Kurpah bon et beau violet et violet rouge..
- ..M
- 2.80
- 2.30
- =
- -S
- 3.20
- 2.05
- ...........................
- Garance, racine............
- » poudre...............
- Rocou Guadeloupe...........
- » Cayenne...............
- Safran d’Espagne, Valence pur........................ Sulfate de cuivre(entrepôt).
- » (acq.). ..
- Sumac en feuilles..........
- » poudre..............
- Styrax liquide.............
- Tamarin Madras........ Verdet, eu pains, extra sec,
- 700 550
- 500 190
- 150
- 90
- 110 250
- 250 M
- 60 65
- 110
- 160
- 100
- 750
- 600
- >
- »
- sous toile........... en pains, extra sec, sous pap... ......... bon marchand en pains
- » en boules raffiné en poudre sec
- 100
- 52
- 56
- 22
- 24
- 120
- M
- 110
- 28
- PRODUITS CHIMIQUES ' On cote les 100 kilos :
- Acide
- muriatique ... nitrique.....
- » sulfurique....
- » sulfureux....
- » .................
- Ammoniaque liquide
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- 9 33 40
- 9
- à
- ...... 275
- 22 d., 43
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- co tO
- Borax raffiné................ 40 . .. ..
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre...................... ,. .. ...
- broyé........................... .. ...
- Crème de tartre.............. 180...........
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.......... 8 50 .. ..
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................ 20 .. .. ..
- Lessive caustique 33 degrés 7...............
- Nitrate de soude.............. 24 . .. ..
- » de potasse.................. 42 50 .. ..
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil.,m. 18 25 ..
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. ..
- » . 30/35, disp... 11 50 .. ..
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.......... 30............
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes............... ..
- Soude douce 33 deg. en vrac 4 25 ....
- Sulfate de cuivre ........... E 50 A 56 ..
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................... 5..........
- PLACE DEBORDEAUX
- Bois de Teinture
- .........................28 - à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 —
- - Haïti ..... 10 - 14 —
- — Martinique,Guade-
- loupe .... 9 — 10 50
- Calliatour . :...............— •— — -—
- Pernambouc ...... — — — —
- Jaune Cuba...................— — — —
- — Guayra - Tabasco. . .------------------
- — Tuspan. . . . . . — — — —
- Lima........................14 — 15 —
- Tampico......................— — — —
- Sapan........................— — — —
- Sainte-Marthe................— — — —-
- Nicaragua........................... — —
- Sandal rouge ...... — — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. — — — —
- Gambier......................... — _ —
- Curcuma de la côte. . 100 k. — — — —
- — du Bengale. . .------------- —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 •
- --- — fin Violet . . = =
- — — beau violet . 11 - 13 -
- wne. — bon violet. . 11 - 12 “
- — — moyen violet. 10 — Il “
- —w — petit violet. . 9 — 10 ~
- vovnumi — ordinaire et
- cuivré . 8 50 9 —
- -— Java ordin. et cuivré . — — —
- — Madras fin. ..... 6 — 6 50
- — — beau . . . 5 50 6 —
- — — bon .... - ---
- — — moyen . . . 5 — 5 50
- — ordinaire. . . ......
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- -— — bon violet. 7 50 8 —
- ----- — moy. violet 6 — 7 —
- ----- — pet, ordin. 5 — 5 50
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — •moy.violet 5 — 6 -
- — — orn. et cuivré 4 — 5 —
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- Jus de citron............ 21 50 23 50
- Méthylène à 95-............ 90 .. 100 ..
- » régie 90'................. 110 .. 111 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 .. 145 ..
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- Pyrolignite de fer.......... 9 .. 10 ..
- Résine................... 22 .. 23 ..
- Rpuille..................... 8 50 9 50
- Sel de soude 80-........... 17 50 18 50
- » ammoniaque.. 12 50 13 50
- Sel d’étain............... 230 .. 235 ..
- Soufre en canons...... . 17 .. 18 ..
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- Sulfate d’alumine.......... 10 50 15 50
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- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne
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- Combinaison nouvelle des bâtiments et appareils de chauffage et ventilation, etc. — Noir immédiat sur coton en pièces. — Les nouveaux colorants. — Revue étrangère. —Jurisprudence. — Service du contentieux. — Tribunaux. — Informations. — Transports et tarifs. — Renseignements commerciaux. —Cours. — Annonces.
- COMBINAISON NOUVELLE des bâtiments et appareils de chauffage et ventilation, supprimant les buées, dans les ateliers de teinturerie, apprêts, papeterie, etc.
- Par M. Hercelle Leruste.
- L’enlèvement des buées, dans les ateliers de teinturerie, lavage, encollage, etc., se fait habituellement
- par l’emploi des cheminées d’appel, ou par des ouvertures quelconques, ménagées dans les toitures, tuiles chatières, tuiles levées, etc.; mais tous les moyens employés jusqu’à ce jour n’ont jamais donné de bons
- résultats, et on peut le constater dans les ateliers où. ces procédés sont en usage.
- Pour remédier à ces inconvénients et éviter de trop grands frais aux industriels, on peut appliquer le système que Von va décrire aux bâtiments existant actuellement, de toutes formes et de tous genres de cone-truction.
- Les dessins ci-joints représentent en A, une ferme munie, dans le haut, de persiennes ouvertes pour la ventilation; la ferme B, d’un autre genre, est également munie de persiennes à ventilation, ainsi que d’une cheminée d’appel K. Celle C, de même construction, est en outre munie de tuiles levées, tuiles chatières, etc.; il peut encore se présenter d’autres genres de toitures, mais dans tous les cas, on les traite de la même façon, et on obtient d’excellents résultats.
- On opère de la façon suivante :
- 1 Calfeutrer la toiture et le vitrage, ou simplement rejointoyer les tuiles de la toiture ;
- 2• Appliquer sous les chevrons de la toiture, un pla-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fond quelconque, en bois, mortier ou autre; cette application, suivant les circonstances, pourrait être supprimée ;
- 3’ Placer des girouettes G, ou autres appareils tournant, soit au vent, automatiquement ou mécaniquement, à l’extrémité des cheminées d’appel, pour éviter le refoulement de l’air dans la salle;
- 4- Faire une double paroi aux parties des cheminées qui sont à l’extérieur, pour éviter les effets du froid sur la buée, si cela est nécessaire ;
- 5* Placer des ventilateurs D, en nombre suffisant, et ce, en n’importe quel endroit, pour enlever la buée se répandant dans la salle, en dehors des cheminées d’appel, ou autres systèmes à ventiler;
- 6’ Etablir des prises d’air frais, venant du bas ou du haut, en nombre suffisant pour renouveler l’air enlevé par les ventilateurs et assainir ;
- 7- Placer les tuyaux de chauffage à ailettes ou autres , pour chauffer l’hiver, l’air entrant par les prises d’air, puis, pour les parties en surélévation ferme A, on ferme hermétiquement l’ouverture, par une partie fixe ou mobile, comme il est indiqué au plan en E ;
- 8- Pour les toitures avec tuiles chatières, tuiles levées, il suffira de remplacer lesdites tuiles par celles ordinaires, et rejointoyer ensuite, en y ajoutant alors ventilateurs, prises d’air, chauffage, cheminées, etc., on obtiendra d’excellents résultats.
- NOIR IMMÉDIAT SUR COTON EN PIÈCES
- Avec effets de «oie multicolores
- Pour obtenir des effets de soie multicolores dans des tissus de cotons mercerisés, on teint au préalable la soie en flottes avec les colorants ci-après (I) qui sup portent bien le mercerisage et la teinture ultérieure : Pour Rouge : Rouge foulon G,
- Primuline, développée en Beta Naph-tol,
- Ecarlate Diamine B et 3 B, brev. s. g. d. g.,
- Pour Bordeaux : Bordeaux Diamine B, brev. s. g. d. g.
- et S,
- Pour Orangé ; Orangé Diamine F,
- (1) Tous ces colorants sont fournis par la manufacture lyonnaise de matières colorantes.
- Pour Jaune : Jaune Diamine CT, Jaune foulon 0,
- Pour Vert : Vert foulon brillant B,
- Pour Bleu : Bleu alcalin, toutes les marques, Bleu Formyl B, brev. s. g. d. g., Bleu VB,
- Pour Violet : Violet Formyl S 4 B, brev. s. g. d. g., Violet Diamine, N, brev. s. g. d. g.,
- Pour Brun : Bruns Nitrazol Diamine BD et RD, brev. s. g. d. g. zopulés avec Nitrazol C, brev. s. g. d. g.
- La soie ainsi teinte est alors tissée avec du coton blanc qu’on mercerise ensuite en pièces et qu’on teint avec du Noir Immédiat d’après le procédé breveté décrit ci-après.
- Le mercerisage peut être effectué sur n’importe quelle machine à merceriser. Si l’on n’en a pas à sa disposition, on fait passer le tissu bien mouillé et s’il y a lieu bien décreusé, pendant 5-10 minutes, sur un tourniquet, dans un bain de soude caustique à 12-13° Bé le plus froid possible et immédiatement après on rince à l’eau froide ou, mieux encore, on neutralise avec de l’acide. Le tissu est alors prêt à être teint.
- Pour la teinture du tissu mercerisé le mieux est de se servir d’un jigger muni de rouleaux presseurs. On emploie :
- 10—20 gr. de Noir Immédiat NF 10—20 » de sulfure de sodium crist. 15 — 30 » de colle forte
- 5 » de carbonate de soude cale.
- 20 — 30 » de sulfate de soude calc.
- Par litre de bain.
- et en outre
- 8— 9 % de Noir Immédiat NF
- 8— 9 » de sulfure de sodium crist.
- 12—14 » de colle forte.
- Du poids du tissu.
- On ajoute tous les ingrédients bien dissous, au bain chauffé à 40° C. on teint pendant 3/4 d’heure à 1 heure, on exprime fortement et on rince plusieurs fois; on doit ajouter un peu de carbonate de soude au premier bain de rinçage. Pour terminer on donne un passage dans un bain contenant 5 gr. d’acétate de soude par litre et on sèche.
- Pour la teinture sur vieux bain on emploie :
- 8—9 % de Noir Immédiat NF
- 8 9 » de sulfure de sodium crist*
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-
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- 1 » de carbonate de soude calc. r
- 5 » de sulfate de soude calc. et environ 1/4 ou 1/5 % de la quantité de colle forte employée en premier lieu.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bleu solide Diamine C (I)
- 1. Coton
- Mode d’emploi
- On teint les nuances claires avec addition de 1/2 % carbonate de soude calc.,
- 5 à 10 % sulfate ne soude calc., les nuances foncées avec addition de
- 1 % carbonate de soude calc.,
- 20 » sulfate de soude calc.
- Qualités
- Solidité à la lumière : IV. Très bonne, supérieure à celle de l’Indigo.
- Solidité au lavage : Très bonne, égale à celle du Bleu Diaminéral en teintes directes.
- Solidité aux alcalis : Très bonne.
- Solidité aux acides : Très bonne.
- Solidité au fer chaud (repassage) : Le contact direct du fer chaud fait légèrement rougir les teintes, mais après refroidissement la nuance primitive revient.
- Solubilité : Très bonne, 1 : 50 ; le produit convient très bien pour la teinture sur appareils mécaniques.
- Rongeants : Se laisse facilement ronger par le sel d’étain et par la poudre de zinc.
- En raison de son excellente solidité à la lumière et de l’avantage qu’il a d’unir très facilement, le Bleu £olide Diamine C est très intéressant pour la teinture du coton à ses différents états de fabrication. Dans les cas où l’on n’exige pas une très grande solidité au lavage et au foulon il pourra aussi remplacer avantageusement les bleus qui exigent un traitement aux sels métalliques après teinture et qui sont actuellement d’un emploi assez courant.
- 2. Mi laine (laine-coton).
- On teint avec addition de 20 à 40 gr. de sulfate de soude crist. par litre de bain suivant l’intensité de la nuance à obtenir.
- Le Bleu solide Diamine G donne sur coton des
- (1) Breveté s. g. d. g. par la Manufacture lyonnaise de Matières colorantes.
- nuances sensiblement plus foncées que sur laine, de sorte que l’emploi de ce produit est particulièrement indiqué pour des articles dans lesquels le coton est apparent à la surface à côté de la laine et qui exigent une très grande solidité à la lumière.
- 3. Mi soie (soie-coton)
- On teint de la façon habituelle pour les Couleurs Diamine avec addition de savon,de carbonate, de phosphate et de sulfate de soude.
- Le Bleu solide Diamine C est particulièrement intéressant pour la teinture des articles soie coton parce qu’en dehors de son excellente solidité à la lumière i possède une très bonne résistance aux acides et qu'ill teint le coton en nuances beaucoup plus foncées que la soie.
- 4. Soie
- On teint de préférence sur bain de savon coupé à l’acide acétique.
- Le Bleu solide Diamine C donne sur soie de belles nuances Indigo qui se distinguent par une très bonne solidité à la lumière, au lavage et à l’eau. On peut l’employer avec avantage non seulement pour la teinture en bleu,mais encore pour la production de nuances mode — par ex : en combinaison avec le Jaune solide Diamine B et le Rouge solide Diamine F, brev. s.g.d.g.
- Ecarlate brillant Diamine S.
- 1. Coton
- Mode d emploi :
- On teint, pour les nuances claires, avec addition de 1 % de carbonate de soude calc. 5 à 10 % de sulfate de soude calc., et pour les nuances foncées avec addition de 2 % de carbonate de soude calc. 20 % de sulfate de soude.
- Qualités :
- Solidité au lavage : Un peu meilleure que celle des Ecarlates Diamine.
- Solidité à ls lumière : 1.
- Solidité aux acides : Bonne. La nuance n’est pas altérée par l’acide acétique ; les acides minéraux dilués ne la font brunir que légèrement.
- Solidité au fer chaud : Au contact direct du fer chaud la nuance ternit un peu, mais elle revient après refroidissement.
- Rongeants : Les teintes se laissent facilement ronger par le sel d’étain ou par la poudre de zinc.
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- 2. Mi-laine (Laine-coton)
- On teint avec addition de 40 gr. de sulfate de soude par litre de bain.
- L’Ecarlate brillant Diamine S donne d’excellents résultats dans la teinture des tissus mi-laine, vu qu’il couvre très bien le coton. En nuançant avec un peu d’Orangé Diamine DN on obtient des nuances conformes sur les deux fibres.
- 3. Mi-soie (Soie-coton)
- On teint de la façon habituelle pour les Couleurs Diamine, avec addition de savon, de carbonate, phosphate et sulfate de soude.
- L’Ecarlate brillant Diamine S est particulièrement intéressant pour la teinture des articles soie-coton, vu qu’il est très solide aux acides et qu’il teint le coton beaucoup plus que la soie.
- 4. Laine
- On teint la laine avec addition de 10 % de sulfate de soude crist. 2 à 4 % d’acide acétique.
- Les teintes ainsi obtenues possèdent une bonne solidité au lavage, au foulon, à la lumière et au soufre.
- Noir Immédiat brillant B (brev. s. g. d. g.)
- Le Noir Immédiat B se distingue par sa nuance bleuâtre, bien nourrie et très agréable, et constitue un complément précieux de la série des Noirs Immédiats de la Manufacture lyonnaise, dont il possède les excellentes qualités de solidité. C’est un produit très important pour toutes les branches de la teinture du coton, qui est tout particulièrement intéressant pour la teinture en noir bleuté et vif sur filés et tissus de coton mercerisés.
- Le Noir Immédiat brillant B convient également très bien pour la teinture dans des appareils mécaniques
- Dissolution du colorant. — On verse sur le colorant de l’eau de condensation bouillante (ou toute autre eau exempte de chaux), additionnée de la quantité de sulfure de sodium nécessaire pour la teinture, et on fait bouillir fortement. Si l’on ne dispose pas d’eau exempte de chaux, on ajoute un peu de carbonate de soude à l’eau servant à la dissolution.
- Procédé de teinture. — Le Noir Immédiat brillant B se teint d’après les données générales contenues dans nos brochures
- No 2490 pour le coton en flottes,
- No 2494 pour le coton en bourre,
- No 2488 pour le coton en pièces,
- No 2491 pour la teinture dans des appareils mécaniques, ainsi que dans notre ouvrage «La teinture du coton ».
- Pour 10 parties de Noir Immédiat brillant B on emploie 7 8 parties de sulfure de sodium crist. ou 3 1/2 4 parties de sulfure de sodium conc.
- En traitant les teintes de Noir Brillant B avec 3 % de bichromate de potasse et 3 % d’acide acétique, la nuance devient plus bleutée et plus fleurie, tandis qu’en traitant avec 1 % de sulfate de cuivre 2 % de bichromate de potasse et 3 % d’acide acétique on obtient des noirs-noirs très intenses. Il est utile de laisser les teintes suspendues à l’air pendant quelque temps avant de les traiter en sels métalliques.
- Que le coton ait été teint directement ou qu'il ait subi, après teinture, un traitement en sels métalliques, il faut toujours le rincer à fond pour terminer. Au dernier bain de rinçage on ajoute 3-5 gr. d’acétate de soude par litre d’eau, addition qui peut être supprimée si les teintes sont soumises ensuite à un des traitements alcalins usuels, tels que savonnage, ensimage, etc., et on sèche sans rincer de nouveau. Lorsque les filés ou les tissus reçoivent finalement un apprêt, l'acétate de soude peut être ajouté directement à celui-ci.
- Il arrive aussi parfois qu’on avive le coton en bain acide pour lui donner le toucher de la soie, comme cela se fait par exemple pour les filés mercerisés.Dans ce cas on savonne comme d’habitude et, au lieu de faire ensuite passer le coton dans un bain ne contenant que de l’acide, on le fait passer dans un bain contenant :
- 10 gr. d’acide acétique ou
- 2—3 » d’acide tartrique et
- 5—10 » d’acétate de soude
- par litre.
- REVUE ETRANGERE
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Faerber Zeitung »
- La teinture des vêtements
- Dans notre article précédent, nous avons examiné les taches qui apparaissent souvent après la teinture. Nous avons montré que le teinturier n’est guère responsable de la formation de quelques-unes d’entre
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 69
- elles, mais que dans certains cas il peut s’en défendre s’il y fait bien attention.
- Nous examinerons maintenant une autre série de taches dont le teinturier est entièrement responsable et qui proviennent en premier lieu d’un lavage mal exécuté.
- Les ombrages et les bordures se montrent souvent sur une pièce teinte, si cette dernière n’a pas été suf-fisamment rincée après le traitement dans un bain de savon, et si diverses pièces sont restées à l'état humide entassées l’une sur l'autre, pendant un certain temps. '
- Le savon qui reste dans la pièce se concentre en un seul endroit, s’y établit ferme, et occasionne à la suite une teinte inégale et tachée. Si la pièce a été séchée, ces taches ressortent d’une manière intense.
- Les taches peuvent encore provenir d’un séchage partiel, ce qui arrive surtout en été si les pièces lavées sont laissées pendant un certain temps ; des endroits exposés à l’air sèchent et forment des bordures tachées plus tard après la teinture. Pour rectifier ces défauts, il faut opérer une forte pression pour sortir le liquide et soumettre la pièce à un nouveau lavage dans un bain mordant de soude et de savon.
- Sur certains endroits, il se forme des taches d’humidité, c’est-à-dire des colonies de champignons que l’on peut en tout cas découvrir par l’odeur. Si une étoffe sent l’humidité, il y a assurément des taches d’humidité dedans, quand même on ne pourrait encore rien découvrir à l’œil nu. Ces taches deviendront toujours visibles après une teinture acide.
- Pour cette raison, toute étoffe sentant l’humidité doit être soigneusement examinée avant la teinture et passée dans un bain neutre d’eau oxygénée ou bien, si l’étoffe peut le supporter, dans un bain mordant d’acide sulfurique. Les moisissures sont surtout dé • truites si l’on peut chauffer à sec à la suite de l’acidi— j fication. Ceci d’ailleurs n’est guère applicable au traitement des vêtements, car tous les cotons en seraient endommagés.
- On peut encore se trouver en face de taches de savon désagréables par l’inadvertance de l’ouvrier et notamment si le bain de lavage contient de petits morceaux de savon dissous qui se fixent dans l’étoffe. Si cette étoffe a déjà passé par le bain de teinture, il sera extrêmement difficile d’enlever les taches qui s’y formeront.
- Il arrive que pendant la cuisson les vêtements perdent beaucoup de leur couleur, il se forme alors des
- taches foncées et tenaces, si on passe les vêtements directement du bain de cuisson à celui de teinture fortement acidifié sans les avoir préalablement bien rincés, car en suspendant les vêtements sur les tréteaux, le contenu du bain absorbé descend et s’arrête dans certains endroits qui n’ont pu s’égoutter. En d’autres termes, les endroits qui contiennent encore un restant de bain de cuisson fixent immédiatement la substance colorante qui doit produire inévitablement des taches foncées.
- Si le bain de teinture est trop rempli, ou s’il n’est pas suffisamment manipulé, la matière colorante ne se fixe pas d’une manière égale et il se forme de nouveau des ombrages et des raies.
- Les mêmes défauts peuvent être produits par un arrangement défectueux de la cuisson, car à présent, dans la plupart des petites teintureries, la coloration s’opère à la vapeur,et si la chaudière n’est pas pourvue d’un fond à tamis de toile métallique, ou qu’elle n’en possède qu’un défectueux, de sorte que la vapeur ne puisse saisir directement l’étoffe, cette dernière est susceptible de se couvrir d’endroits pommelés vu que la matière colorante pénètre plus vite les endroits saisis directement par la vapeur.
- Pendant la cuisson, l’ouvrier pousse l’étoffe à la surface et il se forme des cloches ; si l’ouvrier ne s’empresse pas de repousser au fond du bain, on peut être sûr que la pièce aura une grosse tache de la grandeur de la cloche, car le bain bouillonne fortement sous la cloche et la matière colorante qui se trouve à l’intérieur de cette dernière se jette sur l’étoffe.
- Ensuite, si l'ouvrier en repoussant la pièce au fond, la fait toucher à la paroi de la chaudière d’une manière assez forte, il peut se former sur l’endroit qui a touché la paroi, des taches brillantes d’une nuance blanchâtre comme celles causées par un fer à repasser mais beaucoup plus tenaces
- Lorsqu’on retire les effets du bain de teinture pour les suspendre sur un tréteau ou sur une planche, il faut faire attention à ce que chaque pièce soit convenablement étirée et bien refroidie, car autrement on obtient des écachements ou des affaissements que l’on ne saurait faire disparaître même avec un repassage des plus soigneux.
- Il faut encore mentionner les taches qui se forment pour avoir employé des bâtons à manipuler colorés ou pour avoir suspendu les pièces sur des tréteaux ou
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- planches peu propres ou que la chaudière n’ait pas été bien nettoyée, etc.
- Il se forme encore des taches de poussière de couleur que l’on emploie pour la teinture, surtout si cette dernière est claire. Cela se produit au moment où l’on verse l’eau bouillante sur la couleur sèche, il s’en dégage une fine poussière, entraînée par la vapeur et déposée sur l’étoffe.
- Les gouttes qui tombent du plafond sur la pièce travaillée sont aussi fort désagréables ; la vapeur se condense sur le plafond en fer ou en chaux et retombe en gouttes ; si ces dernières tombent plusieurs fois sur le même endroit d’une pièce lavée, elles ressortiront en taches foncées après la teinture, bien qu’invisibles avant.
- Certains boutons sur robes de femmes donnent aussi naissance aux taches dans le bain de teinture bouillant, et en tout cas la partie de la robe sur laquelle se trouvent les boutons demeure claire et se laisse difficilement couvrir de couleur, de sorte qu’il est toujours préférable de découdre les boutons avant la teinture.
- Il est d’autant plus nécessaire d’enlever la gaze noire dont certains cols de robes claires sont garnis, si la nuance à teindre reste claire.
- Les taches que nous venons d’examiner se rapportent aux effets en laine, cependant quelques-unes d’entre elles paraissent aussi sur les vêtements en soie ou en coton.
- Les étoffes de soie sont particulièrement sensibles aux gouttes tombant du plafond et supportent aussi difficilement le contact avec les parois delà chaudière, lorsque l’ouvrier repousse les effets surnageant au fond du bain par un fort maniement de bâton.
- Si l’on teint en soie en noir de bois de campèche, il se forme des taches légèrement grises ou mates causées par le contact avec les parois des vases dans lesquels il s’est trouvé pendant longtemps de l’azotate de fer. On ne saurait enlever cette espèce de taches mécaniquement et il ne reste qu’à les couvrir de couleur.
- Après l’apprêt, il faut frotter l’étoffe avec un chiffon de laine tendre, légèrement saturé de bonne huile d’olive.
- Ensuite, il faut éviter par dessus tout le contact de la soie teinte avec un mur de chaux ; si la soie ou le mur est humide, l’endroit qui aura touché au mur déteindra de suite. Si cela arrive, on peut essayer de
- ramener la couleur en mouillant l’endroit endommagé par l’acide acétique dilué, mais un bon résultat n’est guère sûr.
- Les tissus en coton peuvent souffrir de l’action des acides. Ainsi, si l’on se sert d’un bâton à remuer le bain de teinture, qui a touché avant aux tissus teints avec des acides, le coton teint avec des substances colorantes basiques peut obtenir des taches claires, et s’il est teint avec des matières colorantes substantives sensibles aux acides, les taches seront foncées.
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- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble consi-tuera à la fin de chaque année une sorte de répertoite précieuxde jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (25) . — Accident du travail. — Ascendants. — Rejet d'une première demande fondée sur la loi du 9 avril 1^98 — Nouvelle demande fondée sur Varticle 1382 du code civil.— Irrecevabilité.
- L’interdiction de l’article 7 de la loi du 9 avril 1898 ne s’applique pas aux demandeurs qui, échouant avec la loi du 9 avril 1898, soutiennent leurs conclusions avec le droit commun de l’article 1382 ; elle s’applique seulement à ceux qui, ayant recueilli un premier bénéfice avec la loi de 1898, en solliciteraient un second avec l’article 1382.
- Mais les moyens doivent être soutenus par les demandeurs dans la même instance, sous peine de voir la seconde demande se heurter à l’exception de la chose jugée.
- Ainsi j ugé parla cour d’appel de Riom le 25juillet 1903.
- (26) . I. Compétence. — Cautionnement commercial. — Caractères. — Paiement avec subrogation légale. - — Effets. — II. Compétence — Fournitures commerciales. — Caractères. — Application de l’article 420 du Code de Procédure civil.
- 1. Le cautionnement, donné pour les besoins du 1 commerce, a un caractère commercial. — La caution, qui a payé, est subrogée légalement a tous les droits j et actions du créancier désintéressé (art. 2028, 2029 et | 1251 § 3, du Code civil).
- ' Parmi ces droits, figurent ceux relatifs à la compétence, et, notamment, celui d’assigner devant le tri-
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- bunal du lieu delà promesse et de la livraison (art. 420 du Code de Procédure civil).
- II. Une fourniture, faite par un commerçant, à un autre commerçant, pour l’édification d’un établisse-me: commercial est commerciale. Les règles de compétence de l’article 420 du Code de Procédure civil lui sont applicables.
- Ainsi jugé par la cour d’appel d’Amiens le 27 juin 1903.
- (27) . Fabrique. — Secret. —Etranger. — Divulgation. — Tentative. — Faits sur le sol fr ançais. — Juridiction Jrançaise. — Compétence
- Le fait, par un directeur de fabrique, de quitter le sol français pour aller à l’étranger avec l’intention formellement attestée de communiquer un secret de la fabrique, constitue, alors qu’il a été précédé d’une demande de rendez-vous par lettre, et d’une réponse, et bien que ces deux derniers faits se soient passés a l’étranger, un des éléments de la tentative de communication d’un secret de fabrique à un étranger, et cet acte justifie la compétence de la juridiction française.
- Ainsi jugé par la cour de cassation, le 4 juillet 1903.
- (28) . Stipulation pour autrui {article 1120 du code civil). — Rectification. — Exécution directe contre le tiers au nom duquel l’obligation a été contractée.
- L’engagement pris par le patron vis-à-vis d’un de ses employés de faire accepter, par son successeur ou ses associés éventuels, les conventions qui les lient l'un à l’autre, en cas de cession de sa maison de commerce ou d’association formée par lui, constitue la promesse du fait d’autrui, dans les termes de l’article 1120 du code civil.
- En conséquence, le bénéficiaire de cette promesse peut en réclamer directement l’exécution contre le tiers dont on s’est porté fort et qui se trouve lié par le contrat ainsi intervenu, dès qu’il l’a ratifié et réalisé.
- Ainsi jugé par la Cour d’appel de Paris, le 7 janvier 1902.
- (29) . Marchandises. — Ventes. — Commande remise à un représentant. — Rétractation.— Confirmation. •— Défaut de consentement. — Nullité.
- Doit être réputé inexistant, pour défaut de consentement, le contrat conclu avec un représentant du vendeur, alors que le marché ne devait devenir défi-nitif, qu’après confirmation du vendeur, et alors que celui-ci a été avisé, dès avant l’envoi de cette confirmation de la volonté de l’acheteur d’annuler le marché.
- Ainsi jugé par le tribunal de commerce de la Seine, le 17 juillet 1903.
- (30) . Liberté commerciale ou industrielle. — Syndicat professionnel — Loi du 21 mars 1884. — Défense des intérêts communs. — L/sage abusif de ce droit — Mise à l’index d'un patron. — Affiches mensongères et diffamatoires — Dommages intérêts
- Aux termes ’article 3 de la loi du 21 mars 1884,
- les Syndicats professionnels ont exclusivement pour objet l’étude et la défense des intérêts économiques, industriels, commerciaux et agricoles, et aux termes de l’article 9 de la même loi, les infractions à l’article 3 constituent un délit punissable correctionnellement.
- Commet donc une faute qui engage sa responsabilité le Syndicat professionnel qui fait imprimer et ap-poser des affiches contenant des assertions mensongères et diffamatoires contre un patron et prononçant sa mise à l’index au regard de tous les ouvriers de l’industrie à laquelle appartient ledit Syndicat.
- Ainsi jugé par le Tribunal civil de la Seine, le 18 juin 1903.
- (31) . — Établissement industriel. — Salubrité — Aération. — Mesures prescrites par l’inspecteur du travail. — Exécution insuffisante. — Expertise. — Amendes. — Contrainte par corps.
- Est passible d’amende l’industriel qui n’a pas suffi-sammsntexécuté les injonctions à lui faites par l’inspecteur du travail de prendre les mesures nécessaires pour remédier à l’insalubrité de ses ateliers, et spécialement pour les aérer.
- Il appartient au juge de police, outre l’amende, de condamner l’industriel à exécuter dans un délai déterminé les travaux de salubrité prescrits par l’inspecteur du travail.
- Ainsi jugé par le Tribunal de simple police de Roubaix le 16 janvier 1903.
- (32) . Propriété industrielle.—Forme spéciale de faux col. Résultat industriel. — Droit excessif revendiqué. — Dépôt aux prud'hommes inefficaces. — Loi du 18 mars 1806. Invention. —Nécessité d’un brevet. — Loi du 5 juillet 1844. — Revendication rejetée.
- La protection accordée par la loi du 18 mars 1806 au dessin ou au modèle de fabrique qui, par sa forme ou son aspect, présente une originalité 6t une individualité propres, ne peut s’étendre aux objets qui, par leur forme et leurs dispositions particulières, procurent un résultat industriel. En ce qui concerne ces derniers objets, la propriété privative ne peut être obtenue qu’au moyen d’un brevet d’invention délivré en conformité de la loi du 5 juillet 1814.
- Spécialement, le dépôt effectué aux archives de Prud’hommes est sans valeur pour attribuer à un fabricant la propriété exclusive d’une forme spéciale de faux-col à l’usage des ecclésiastiques, alors que cette forme est caractérisée par certaines combinaisons et dispositions qui réalisent un résultat industriel avantageux pour l'acheteur. Il s’agit, en l’espèce, d’une invention dont le fabricant ne peut s’assurer la propriété que par l’obtention d’un brevet.
- Ainsi jugé par le tribunal civil de la Seine, le 21 mars 1963.
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- (33) . Accidents du travail. — Conséquences directes et immédiates de l’accident. — Conséquences de la faute de l’ouvrier qui s’est refusé à suivre le traite* ment indi qué. — Modération de la rente.
- Le juge ne doit envisager que les conséquences directes et immédiates d’un accident du travail, sans faire état de celles qui sont la conséquence des fautes de l’ouvrier qui s’est refusé à suivre le traitement indiqué.
- En conséquence, lorsqu’il est démontré que l’incapacité résultant d’un accident a été aggravée par le refus de la victime à se soumettre aux prescriptions médicales, le juge doit, pour cette raison, réduire la rente allouée.
- Ainsi jugé par la Cour d’appel de Douai le 10 juin 1903.
- (34) . — I. — Chemins de fer. — Transport de vins. — Manquants. — Coulage. — Réserves sur le registre d émargement. — Présomption d’acceptation de ces réserves. — Article 105 C. Com.
- II. — Chemins de fer. — Tarifs spéciaux. — Petite vitesse. — Clauses d'irresponsabilité — Modifications apportées à ces clauses par La décision ministérielle du 27 octobre 1900, et conditions nouvelles d'applicabilité des dites clauses.
- I. — Les réserves faites par le destinataire au moment du relirement de la chose transportée, répondent au vœu de l’art. 105 C. Com. quand, lors de la livraison, elles sont inscrites par le destinataire sur le registre de sortie de la gare et quand elles sont acceptées par la compagnie transporte r. — Et cette acceptation par la compagnie est démontrée par le seul fait que c’est elle qui a présenté au destinataire son livre de sortie ou d'émargement pour les y transcrire.
- II. — La présomption dont parle la décision ministérielle du 27 octobre 1900 aux termes de laquelle les compagnies transporteurs ne sont pas responsables des avaries survenues en cours de route, aux marchandises qui, pour des causes inhérentes à leur nature, sont exposées au danger de se perdre en tout ou en partie, ou d’être avariées, notamment en suite de bris, rouille, détérioration antérieure et spontanée, i coulage extraordinaire... en tant que l’avarie est résultée de ce danger », doit être entendue en ce sens qu’elle ne saurait être applicable à une marchandise, lorsque la compagnie transporteur, à qui incombe la preuve de son allégation en pareille marchandise (art. 1315 C. civ.) ne démontre pas la possibilité de la relation de cause à effet existante entre l'avarie ou le manquant constaté et la nature même de l’objet transporté. — Pour le cas, et nonobstant toute clause d’irresponsabilité inscrite dans le tarif spécial applicable au transport, l’appréciation des avaries ou manquants constatés rentre dans le droit commun régi par les articles 1784 C. civ. 98 et 103 C. de com.
- Ainsi jugé par le tribunal de Saint Etienne le 10 juillet 1903.
- CORRESPONDANCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- J’ai souscrit un abonnement à la Compagnie chargée de la distribution des eaux et payé le montant des travaux de branchement de ma conduite particulière sur la conduite principale, travaux exécutés par la Compagnie qui s’est réservé ce droit dans son marché avec la ville. L’hiver dernier, un accident s’est produit par suite de la rupture de ce branchement résultant d’une forte gelée. Cet accident a été pour moi la cause de dégâts assez considérables, mais, malgré toutes mes démarches, la Compagnie ne veut pas m’en tenir compte sous prétexte qu’elle s’est conformée aux près-criptions d’un arrêté préfectoral réglant les conditions de pose des branchements.
- Est-elle cependant responsable et, dans l’affirmative, devant quelle juridiction dois je introduire l’instance ?
- R. — Il n’est pas douteux, que la Compagnie est responsable si la rupture dubranchement a été causée par la congélation de l'eau, la conduite se trouvant à une trop faible profondeur pour être à l’abri des effets de la gelée.
- Quanta la juridiction compétente pour connaître de l’indemnité due en pareil cas, c’est au Conseil de préfecture, que l’affaire doit être soumise. Le Conseil d’Etat a décidé, en effet, à plusieurs reprises et encore par arrêt du 13 décembre 1901, que les branchements établis sous le sol de la voie publique pour amener dans les immeubles voisins les eaux de la conduite principale, formant le complément de cette conduite principale, constituant des travaux publics, si le droit d’entreprendre ces travaux est exclusivement réservé à la Compagnie concessionnaire du service de la distribution des eaux.
- La convention particulière, conclue entre la Compagnie et les abonnés, d’après laquelle ceux-ci suppor-tent la dépense de ces travaux ne peut avoir pour effet d’en modifier le caractère.
- Par .suite, c’est le Conseil de préfecture qui seul est compétent pour connaître d’une demande d’indemnité de ce genre.
- Un de nos abonnés nous demande quelle est habituellement la jurisprudence suivie par les Tribunaux lorsqu’ils ont a statuer sur des poursuites pour prétendue concurrence déloyale de la part d’homonymes qui, de bonne foi et sans concert fraudulenx, vendent les même articles et sous le même nom que leur concurrent ?
- R. — Le fait par une personne de vendre les produits d’un fabricant portant le même nom qu’un autre, de même que le fait par ce fabricant de vendre ses produits sous le même nom qu’un concurrent déjà existant, ne sont pas forcément considérés comme portant atteinte à la propriété exclusive de la dénomination industrielle appartenant à ce dernier; mais il faut évidemment être de bonne foi et n’avoir organisé ; aucun concert frauduleux.
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- Il y aurait, au contraire, concurrence déloyale s’il était établi que le vendeur livrait couramment et de façon habituelle, les produits d’un négociant au lieu et place de ceux d’un autre portant le même nom, qu'il ne faisait aucune observation à ses acheteurs, convaincus qu’on leur livrait réellement les produits de ce dernier, ou que même, si les acheteurs s’apercevaient de la substitution, il leur affirmait sciemment- que les produits livrés étaient les véritables.
- La preuve exigée par les Tribunaux, en pareil cas, doit être rapportée de façon précise ; elle ne résulte pas suffisamment de procès verbaux de constat qui d’une part, eu égard à la diversité des localités et des personnes, ne révèlent que des faits isolés et non pas une habitude et une pratique courante et qui, d’autre part, ne démontrent pas que l’attention du vendeur ait été suffisamment éveillée par des acheteurs qui n’étaient pas des clients ordinaires, mais des personnes intéressées à la surprendre.
- M. R. M. à Amiens. — Pour qu’un créancier puisse poursuivre 'a déclaration de faillite de son débiteur, il faut que sa créance soit commerciale ou que, si elle puise sa source dans un engagement civil, il soit justifié que le débiteur laisse également en souffrance son passif commercial.
- M. A. D. à Grenoble — L’art. 641 C. civ. modifié ar la loi du 8 avril 1898 aggrave la servitude d’écoulement des eaux en accordant au propriétaire d’un terrain le droit de laisser écouler par leur pente naturelle, sur les fonds inférieurs, les eaux qu’il a fait jaillir de son fonds même par des fouilles de travaux souterrains. Mais cet article ne crée pas une nouvelle Eervitude qui permette au propriétaire de modifier le cours de ces eaux et d’en imposer l’écoulement à des propriétaires qui ne les auraient pas reçues si elles avaient été abandonnées à leur cours naturel.
- M. A. F., à Rosendaël. — Si l’arrêt est confir matif, les frais d’appel comme ceux de ire instance à la charge de l’appelant. Dans les autres cas, c’est la Cour qui fixe la proportion des frais à supporter par les parties.
- SERVICE DU CONTENTIEUX
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans la journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier, et moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède a l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec autant, sinon plus, de conscience, de soin scrupuleux, d’espérience et à de bien meilleures conditions que partout ailleurs.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d’inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAL DE COMMERCE DE LYON
- 1er décembre 1903 Conseil des Prud'hommes. — Compétence territoriale. — Lieu ou le contrat reçoit son application.
- La compétence « ratione loci » du Conseil des prud'hommes est déterminée, non par le domicile apparent ou accidentel des parties en cause, mais uniquement par le lieu où le contrat reçoit son applicarion.
- Tarpin c/ Chanal
- Faits. — M. Tarpin, patron teinturier à Miribel, a fait appel de deux sentences du Conseil des prud’hommes de Lyon, intervenues entre lui et son ouvrier, M. Chanal. Il a soutenu que, habitant Miribel, il n’était pas justiciable du Conseil des prud’hommes de Lyon ; que, d’autre part, M. Chanal était ouvrier employé à l'usine de Miribel, qu’il était payé à Miribel, que le contrat intervenu entre lui et M Chanal avait été passé à Miribel. Le Tribunal, s’appuyant sur des circonstances de fait, a rejeté l’appel de M. Tarpin.
- Le Tribunal,
- Attendu que, par exploit du 2 octobre 1903, Tarpin a fait appel des sentences du Conseil des prud’hommes rendues les 2 et 23 septembre dernier contre lui au profit de Chanal ;
- Attendu que cet appel est recevable et qu’il y a lieu d’en examiner les motifs ;
- Attendu qu’à l’appui de sa demande, Tarpin prétend qu’étant domicilié à Miribel (Ain), où il est patenté, il n’est pas justiciable du Conseil des prud’hommes de Lyon; que ce Tribunal est incompétent ratione loci.
- Qu'il allègue à l’appui de ses prétentions : 1* que Chanal érait ouvrier teinturier employé à l’usine de Miribel ; 2 qu’il était payé à Miribel ; 3 que le contrat intervenu entre lui et Chanal a été passé à Miri-bel ; et réclame reconventionnellement la somme de 50 francs a titre de dommages-intérêts pour préjudice causé ;
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- Attendu qu’il a été démontré que Chanal n’a jamais été ouvrier teinturier et n’a jamais travaillé à l’usine de Miribel ;
- Qu’il était un simple rendeur chargé de prendre à la gare de Lyon- Brotteaux les marchandises que lui apportaient Tarpin et ses employés pour les transporter chez les clients de Tarpin ou à son dépôt ; que Chanal a toujours été payé à Lyon ;
- Que le dépôt de Tarpin à Lyon était chez Chanal et qu’il payait pour cela une location audit Chanal ;
- Que Chanal n’a pas été embauché à Miribel ; que le contrat verbal intervenue entre eux a été consenti à Lyon ;
- Attendu que la compétence du Conseil des prud’hommes est déterminée, non par le domicile apparent ou accidentel des parties en cause, mais uniquement par le lieu où le contrat de louage reçoit son application. (Tr com. Seine, 2 mai 1893 et 8 décembre 1893);
- Que, dans ces conditions, c’est avec raison que Chanal a actionné Tarpin devant le Conseil des prud’hommes de Lyon, et que l’exception d’incompétence ratione loci soulevée par Tarpin n’est pas fondée ;
- Que, dès lors, il a été bien jugé et qu’il convient de confirmer purement et simplement les sentences dont est appel ;
- Attendu que la demande reconventionnelle en dommages-intérêts formée par Tarpin doit être rejetée comme non justifiée ;
- Attendu que les dépens sont à la charge de la partie qui succombe.
- Par ces motifs,
- Le Tribunal, jugeant en dernier ressort et contradictoirement.
- Reçoit comme régulier l’appel interjeté par Tarpin contre les sentences rendues entre Chanal et lui par le Conseil des prud’hommes de Lyon en date des 2 et 23 septembre 1903;
- Dit qu’il a été bien jugé, mal et sans grief appelé ; confirme en conséquence lesdites sentences ;
- Rejette comme non justifiée la demande reconventionnelle de Tarpin ;
- Condamne l’appelant aux dépens.
- (M. Flory, avoué, pourM. Chanal.)
- Observations. — La compétence ratione loci du Conseil des prud’hommes est déterminée parla situation de la fabrique et non par le domicile ou la résidence des ouvriers. Voir : Tr. com. Seine, 2 mai 1893 (J Tr. com., 1894, p. 186); Tr. com. Marseille, 23 janvier 1899 {Rec Marseille, 89, I, 139). Voir au-si : Garsonnet {Procédure civile, t. I. p. 732) ; Lyon-Caen et Renault {Droit commercial, t. I, n- 548).
- Mais que faut-il entendre par « fabrique ? » Est-ce seulement l’usine proprement dite ? Non, c’est encore tout atelier, tout chantier et, d’une fçon plus géné-rale, tout endroit quelconque où un patron fait travailler les ouvriers. Voir : Tr. com. Marseille, 23 janvier 1889, précité ; Tr. com. le Havre, 26 nov. 1888
- (Rec Havre, 1889,1,23). Voir aussi : Ruben de Couder (Dictionnaire de droit commerçai), verbo Prud'hommes (n. 96).
- Dans notre espèce, le Tribunal a constaté en fait que Chanal exécutait à Lyon le travail auquel il était préposé. (Gazette judiciaire).
- INFORMATIONS
- La maison Gillet et Cie, de Lyon, a acheté la teinturerie Castagna de Côme.
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté l’excellent Champagne que nous avons offert à nos lecteurs il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition une fois encore, un stock de cette excellente marchandise, du même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt ou gare Epernay, 2 fr. 30 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette excellente occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
- TRANSPORTS ET TARIFS
- Les chemins de fer de l’Etat ont soumis à l’homolo -gation ministérielle le 2 septembre 1903 une proposition ayant pour objet d’apporter à son tarif spécial P. V. n* 17 les additions suivantes :
- 1° Inscription a la nomenclature des marchandises des « terres à couleurs non dénommées », avec indication des prix du barême n- 4 pour les expéditions de 50 kil. au minimum et du barême n - 5 pour les expéditions par wagon complet de 4.000 kil. ;
- 2° Application des prix du barême n- 6 au noir minéral naturel par expédition de 50 kil. au minimum (Affiche du 20 septembre 1903).
- Les « terres à couleurs non dénommées » sont rangées par la classification générale à la 2e série du tarif général, mais presque tous les réseaux, 1 État et le Midi exceptés, ont déclassé ces marchandises en les inscrivant dans leur tarif spécial P. V. 17 et en leur appliquant, soit tout au moins les prix de la 3e série ou
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- de la 4e série (P. L.M., Ouest et Est), soit des barêmes | spéciaux plus réduits, (Nord et Orléans).
- Des réclamations s’étant produites contre l’élévation des prix de la 2e série du tarif général sur le réseau de l’Etat, celui-ci propose d’ajouter les « terres à cou-leurs non dénommées » à son tarif spécial P.V. 17 avec une taxation sensiblement équivalente à celle prévue par les autres réseaux et dans quelques cas plus avantageuse, soit les barêmes nos 4 (sans condition de tonnage) et 5 (wagons complets).
- Quant au noir minéral naturel, le tarif spécial P.V. n 17 Etat concède une tarification réduite au « Noir minéral naturel » (barême n’ 7) mais seulement pour les envois par wagon complet ; les envois par expédition partielle sont, par suite, taxés aux prix de la 5e série du tarif général.
- C’est dans le but d'éviter cet écart entre le traitement appliqué aux expéditions par wagon complet et aux expéditions sans condition de tonnage et par ana-lo ie avec une proposition récente de la Compagnie d’Orléans tendant à appliquer les prix de la 6e série aux transports en question, que le réseau de l’Etat propose de taxer à son barême n* 6 le « noir minéral naturel » par expédition de 50 kil. au minimum.
- Le ministre des Travaux publics vient d'homologuer cette proposition qui est, dès maintenant, appliquée.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Conversions de liquidations en faillites Paris. — Mlle Derue, teinturerie, 85, rue Richer.
- Ventes de fonds de commerce
- Vincennes. — Teinturerie, par M. Erb à M. Saclier, 90, rue de Fontenay. — Entrée en jouissance le 14 mars, Charenton .— Teinturerie, par M. Ferrain à M. Leconte.
- 21, rue de Saint-Mandé. — Entrée en jouissance le 1er mars.
- Paris. — Teinturerie, par M. Porché à M. Goepfert, 21, rue Notre-Dame-de-Lorette. — Entrée en jouissance le 1er mars.
- . Levallois. — Teinturerie, par Mme Mary à M. Orlandy. 51, rue Vallier. —- Entrée en jouissance le 20 fév
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Dieudonné à Mlle Richard, 13 bis, rue Pavée.— Entrée en jouissance de suite.
- Maisons qui se créent
- Marseille. — Mme Adèle Reboul, teinturerie, 110, rue Sainte-Cécile. — Jug. du 19 fév. — S.: M. Audibert.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et New haven |
- Par la gare Saint - Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement).
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, com portant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l'après midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours ; Ire classe, 43 ir. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr. 25. Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75, 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. matin. Arrivées à Londres, London Bridge, 7 h. soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50 soir. Arrivées à Paris St-Lazare 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. Ç. toilette, etc.) sont; mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuven être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMIN DE FER. D’ORLÉANS
- Billets d’aller et retour de famille
- Pour les stations thermales et hivernales des Pyrénées et du Golfe de Gascogne, Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-Béarn, etc. ;
- Tarif spécial G. V. N* 106 (Orléans)
- Des billets de famille de i", 2* et 3' classes, comportant une réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour : -
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hendaye, Pau, Saint-Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité :33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plus amples renseignements, consulter le livret-guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale,. 1, place Valhubert, -ris.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- ... : J
- Le Gérant : A. FAYOLLE, *).
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE» Directeur, 20, rue Turgot (IX+)
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIERES
- Pendant le mois de janvier des années ISO 2, 1903 et 1904
- Quantités 1 Marchandises
- livr Ls a ... v ,i i mation françaises ou francisées exportées
- IMPORTATIONS EXPORTATIONS —‘ mere— . sevw=
- 1904 1903 1902 1904 1903 1902 |
- Bois de teinture en bûches : Mexique.... Q.m. 567 1.066 Bois de teinture en bûches Q.m. 93 172 110
- — — Brésil... ... » . • — moulus » 17 19 24
- — — Haïti » o . 1.416 5.682 Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 30
- — — Guatemala.. » 1.719 1 566 Curcuma en racine... » 39 121 75
- — — Auties pays. » 5.864 497 906 en poudre..' » • • •. • •
- Quercitron » • • 5
- Totaux .... » 5.864 4.199 9.210 Lichens tinctoriaux » 10 • « 5
- Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : » 7.378 10.097 7.668
- Bois de teinture moulus » 106
- Garance en racine, moulue ou en paille... » 99 131 406 Ecorces, feuilles et brindilles » 55 252
- Curcuma en racine » 16 Moulus » 22 39
- — en poudre 3 Noix de galle et avelanèdes entières con-- 134 63
- ... » 1 866 52* 862 cassées ou moulues » 78
- Lichens tinctoriaux ....... » 946 169 417 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 187 82
- Ecorces à tan, moulues ou non » 3.766 2.748 2.554 Safran » 62 71 62
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 13 166 30
- Ecorces, feuilles et brindilles » 3.503 7.813 5.647 Cochenille » 277 297
- Moulus » 1.605 2.642 2.399 Kermès animal » 5 276 280
- Noix de galle et avelandes entières, con- Indigo » 180
- cassées ou moulues » 2.385 4.509 4.679 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 124 39
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.. .. » . . • • 30 de bleu » 7
- Safran » 36 28 84 Cachou en masse » 20 1 2 7 5
- Autres teintures et tanins, » . 429 170 506 Rocou préparé » 7 163 89
- Cochenille » 359 397 418 Orsei le préparée, humide en pâte » 55 16 58
- Kermès animal » . - — sèche (cudbéard ou extrait). » • • • • 3
- Indigo » 176 397 922 Extraits de bois de teint, et d autres espèces:
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 1 Garancine » 74 77 29
- de bleu » 7 4 597 3.382
- Cachou en masse. w 2.883 1.759 2.933 Autres : Allemagne » 2.709
- Rocou préparé » 60 411 43 — Belgique » 1.414 2 300 1.753
- Orseille préparée, humide en pâte )) 1 . * . — Angleterre » 573 1.915 56 ?
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 8 13 2 — Etats-Unis » 17 444 296
- — Autres pays » 2.119 4.463 3.555
- Extraits debois deteint. et d’au très espèces : 6.832
- Garancine » Totaux » 13.719 9.553
- Autres » 56 77 198
- Teintures dérivées du goudron de houille: Teintures dérivées du goudron de houille :
- | Acide picrique ........ Alizarine artificielle » » 59 55 51 Alizarine artificielle Acide picrique » » 309 362 1 ' 1
- | Autres » 794 788 895 Autres » 232
- I Outremer oa 124 84 31 » 1.815 1.290 846
- Bleu de Prusse. » 44 68 85 Bleu de Prusse » 17 45 36
- Carmins communs » 2 2 Carmins communs » 2 1 2
- — fins » — fins » 1 9 4 1
- Vernis à l’alcool )) 3 17 25 Vernis à l’alcool .. » 118 58 54
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- et à l’huile mélangées )) 765 753 876 et à l’huile mélangées » 1.048 800 1.106
- Ocres broyées ou autrement préparées... 480 106 387 Ocres broyées ou autrement préparées.... » 12.548 10.099 15.949
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- /
- dres bleues ou vertes......... » 8 4 838 dres bleues ou vertes » 36 47 20
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 61 82 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » . 12 8 61
- Talc pulvérisé » 1.882 1.546 2.476 Talc pulvérisé )) 1.628 .716 8.389
- Couleurs non dénommées » 1.802 2.259 2.582 Couleurs non dénommées » 267 283 205
- = ‘ =*
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DR LA TEINTURE
- 2 p
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat - poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ia forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage ournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IM PRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l'impression ; — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. -- Madères colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de * acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-Une, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.— Matières colorantes non classées.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16. . . . . 5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais. ,
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- U» volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de
- tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSU S
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d'échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports.
- Par M. FERDINAND JEAN
- Chimiste exper . — Officier d’Académie. — Lau-éat de la Société aes Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8® de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du curnal pour recevoir franco.
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- 1
- od
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 1
- REVUE DU MARCHE
- PLACE Dü HAVRE
- Bœim de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- - .Ire qualité .,.
- — 2c qualité ...
- — îe qualité....
- — Sisal, Yucatan.. — Honduras........... — Tabasco.......... . — Haïti Cap........
- ~ Fort-Liberté....... — Aqnim.............. — bt-Maro............ — Gonaïves ..?...
- — P.-de-Paix.............. — Miragoane....... — Saint-Domingo... — Martin, et Guadel. — Jamaïque. ....... Jaune Cuba et St-Yago ..
- 12
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- 8 :
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- 5 .
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- 4 :
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- 30
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- 14
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- 6
- 7
- Beng
- »
- . beau viol, et dito bon violet.......... moyen violet.... bon violet rouge., bon moy. v. roug. fin rouge....... bon dito......... bon à fin cuiv....
- ~uiv cz0. et bas...
- 4
- 3
- 3
- 25
- 50
- C a
- Manzanillo........
- Tuspan............ .............
- Campêche..........
- Carmen............ tampico........... Porto-Plata. .....
- Haïti.............
- Jamaïque .........
- Barcel et P. Cab ..
- Rio-Hacha.........
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo.........
- Fustet.... 100 k.
- Tatajuba(Pern. )50 k
- Bahia. ....... .
- ..................
- Amapala.... 50 kil.
- Rouge Brésil Bahia • Calliatour...
- • Lima............
- » Ste-Marthe..
- » ________________
- * Sandal......... 1
- Sapan...........
- 100 k.
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1000 k.
- Pernamb
- 50 k
- 4
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- 5
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- 16
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- 18
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- 25
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- 20
- 20
- 80
- 50
- 50
- 60
- 50
- 70
- 50
- 50
- 50
- Java.......c.
- Kurpah......
- Madras ....
- Manille.... ....
- Caraque .....
- Guatemala flor
- N.M.
- N.M.
- N.M.
- N-M.
- » bon à fin sobre..
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fn, surf. 1/2 k N.M.
- • bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ............. M
- Mers du Sud............. M
- Madagascar..............M
- Quere itrom :
- On cote les 50 kil.
- Baltimore fin effilé...
- » gros effilé..
- Rocou.
- Antilles.
- Cayenne.
- 1/2 kil. 0
- 3
- 3
- 3
- 2
- 2
- 1
- 1
- 50 50
- 50
- 25
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- 25 M 50
- 4
- 3
- 3
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- 75
- 25
- 75
- 75
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- 75
- 50
- Kurpah
- Bengale
- Java
- moyen et bon moy. assez coloré..-, moyen ord. et ord. mél. et terreux.
- beau et fin violet bon moyen à bon violet et violet rouge .............
- moyen violet-rouge . et rouge........
- fin et surfin violet et pourpré. ....
- bon et beau violet.
- 5
- 2.25 '
- M..
- M..
- M..
- 2,60
- M..
- M
- 1 ..
- 4 ..
- 2 ..
- 2 ..
- 1 ..
- 4 ..
- 3 ..
- 1 50
- 7 50
- 6 ..
- 40 à 0
- N. M
- à
- M.
- M
- 4
- 3
- 3
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- 4
- 2
- 8
- 7
- 50
- 50
- 50
- 50
- 42 1/2
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Le
- DROGUERIES tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique..............
- Alun raffiné (entrepôt).... .
- » (acq.)....................
- Couperose emballée......... Essence de térébenthine (d. fûts).......... Id (s. fûts) .............. Fécule de pommes de terre, 1er bl..................... Id. 2e bl. (entrepôt)...... Galles vertes et noires.....
- » noires Alep ........
- » blancnes..................
- Gomme arabique, en sorte . » Ghésiréej en sorte.........
- » Sénégal, s. bas du fleuve » » Galam ............
- 270 . .
- 15 ..
- 17 ..
- 5 50
- 120 .
- 116 .
- 43 ..
- 40 ..
- 130 ..
- 125 ..
- 75 ..
- 90
- 80
- Aden, sorte cour, bonne 80 .
- R
- Mogador, blonde.......
- » blanche.........
- Laque en f. qté orange. » mi-orange
- » cerise AC
- Sandaraque lavée......
- Damar (Batavia).......
- » Singapore........
- » Penang...........
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- 700 .
- 650 .
- 500 .
- 190 .
- 150 .
- 90 .
- 110 .
- con-
- 17 ..
- 19 ..
- 6 60
- 150
- 90
- 160 ..
- 85 ..
- 160
- 100
- Cnehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — —en caisse —
- Jaune ou gamb.........
- » pressé ...
- Coebenille
- On cote :
- Ténérife zacatille....
- Ténérife grise..........
- Curcuma
- Bengale......50 kilos.
- Java,
- On
- On
- Beng
- Mad , Pond.......
- Dividivi cote les 50 kil....
- Indigos cote actuellemert : su- v. et bl. 1[2 k.
- fin violet et pourpre
- c.
- 50
- 45
- M
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe)
- Bois jaune (Maracaïbo).. ..
- » de Fustet Albanie. .. .
- Cachou noir, Ire marque...
- » marques ord..
- Cochenille argentée.. 100 k.
- 12
- .11
- 10 50
- 95 ..
- 70 ..
- 30
- 35
- N
- «
- à .15 :
- .12 .
- 12
- 85
- 1
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- 22 M
- 10
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 80
- 50
- 25
- co v.)
- M
- Curcuma
- grise ..... .... zacatille naturelle noire Palmas lek. Lanzarotte .....
- Bengale..........
- Chinois..........
- Madras...........
- Ga) es de Chine............. Prussiate jaune de potasse.
- 5 50
- 4 75
- 5
- 5
- 75
- wass
- 550
- 550
- 430
- 440
- Quercitron................
- Garance, racine ..........
- » poudre..............
- Rocou Guadeloupe..........
- » Cayenne..............
- 250 . 250
- M 60 65
- 110
- 750
- 600
- 35 .
- 40 .
- 30 .
- 135 .
- 170 .
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo.
- Madras bon et beau tendre.
- .. M
- a
- moyen et bon moyen coloré............... moyen ord. et ord.
- terne et serré... .
- Kurpah bon et beau violet et violet rouge..
- co
- CQ
- 3.20
- 2.30
- 2.05
- =
- Safran d’Espagne, Valence pur.......................... Sulfate de cuivre(entrepôt).
- » (acq.). ..
- Sumac en feuilles............
- » poudre............ ..
- Styrax liquide............... Tamarin Madras...............
- Verdet, eu pains, extra sec,
- 100 .. 110
- 52.........
- 56.........
- 22.........
- 24 .. ...
- 120.........
- M .. 28
- sous toile. :............
- en pains, extra sec, sous pap... ..... .. bon marchand en pains
- » en boules .. raffiné en poudre sec ..
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- »
- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique sulfureux.
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d.
- d.
- 9 33 40
- 9
- à
- tartrique.........
- Ammoniaque liquide 22 d.
- a
- 275
- 43
- 50
- 50
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 79
- Borax raffiné................. 40 . .. .
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre....................... ,. .. . .
- broyé......................................
- Crème de tartre ............. 80............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp........... 8 50 .. .
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................. 20........
- Lessive caustique 33 degrés 7................
- Nitrate de soude.............. 24 . .. .
- » de potasse................. 42 50 .. .
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. enbq. de 700 kil.,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. .
- » 30/35, disp... 11 50 .. .
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos........... 30.............
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes...................
- Soude douce 33 deg. en vrac 4 25 .. .
- Sulfate de cuivre ............. E 50 A 56 .
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos.................... 5 .. ...
- PLACE DEBORDEAUX
- Bois de Teinture
- Brésillet.....................28 —à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco . . . . 18 — 19 —
- — Haïti.....................10—14 —
- — Martinique,Guadeloupe .... 9 — 10 50
- Calliatour................— —------
- ..........................— —------
- Jaune Cuba................— — — —
- — Guayra Tabasco... — — — —
- — Tuspan...................— — — —
- Lima.....................14 — 15 —
- Tampico...................— — — —
- Sapan. ........ — — — —
- Sainte-Marthe.............— —------
- Nicaragua....................... — —
- Sandal rouge..............— — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k.--------
- Gambier.................... — — —
- Curcuma de la côte. • 100 k. — — — —
- — du Bengale. . . — — — —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13
- wwr — fin violet . . —- .... —
- enee. — beau violet . 11 - 13 —
- -w—w — bon violet. . 11 - 12 —
- -=- — moyen violet . 10 — 11 —
- —— petit violet. . 9 — 10 —
- — — ordinaire et
- cuivré . 8 50 9 eomose
- — Java ordin. et cuivré . — — — —
- — Madras fin 6 — 6 50
- — —• beau . . . 5 50 6 —
- en — bon .... — -mm
- — — moyen . . . 5 — 5 50
- — — ordinaire. . . — — — —
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8 —.
- ------ — moy. violet 6 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 — 5 50
- -- Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- - — moy.violet 5 — 6 —
- — — oro.et cuivré 4 — 5 —
- — Manille — — — —
- — Guatemala flor . . 8 — 10 ....w
- — — sobre . . 6 — 7 —
- — — cortès . . 5 — 6 —-
- -— Mexique flor. . . . 7 — 8 —
- — — sobre . . . 6 — 7 — > «
- -ess. — ordin. cortès 4 - 5 —
- — Caraque flor. . . . - — —
- —— — sobre . . . • - — —
- ---- — cortès. . . — —
- Gomme laque ordin. et orange
- D C . le k. 3 40 —
- — — blonde, 1requal. 3 30 — —
- — — — 2e quai. 3 20 enee -----
- — — cerise. . . . 3 25 — —
- — — blonde ordin. . 3 15 — —
- Garance d’Avignon. . 100 k. --- — —
- Lac-Dye, marque DT. le k. ----- — —
- Orseille Mers du Sud. 100 k — — — —
- — Madagascar . . - — —
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb. .. 71 .. à 72 . .
- Acide acétique des arts 40% 21 .. 27 50
- » chlorhydrique....... 7 . . 8 .. » nitrique 36.......... 34 .. 35 .. » sulfurique 66•....... 8 50 9 .. » ..................... 292 50 297 50 » citrique............. 290 .. 295 .. Alun épuré.................. 20 .. 21 .. » ordinaire................. 16 .. 17 .. Ammoniaque incolore, 22.’...42 50 45 . Bichlorure d’étain, 55‘.....104 . 109 .. » »....................60 ................. 126 .. 131 .. Bois Campêche-Laguna .......17 .. 17 50 » Guadeloupe.........13 50 14 . Bois Jaune Centre Amériq....17 50 19 .. Cachou jaune. Vapeurs.......66 .. 69 .. » brun...................... 80 .. 90 .. Chlorate de potasse. »...... 100 .. 110 .. » de soude.................. 105 . 115 ..
- Chlorure de chaux 100 à 110. 11 50 12 50
- Chromate rouge de potasse 77 50 79 ..
- » » de sonde.. 57 50 59 ..
- Crème de tartre............. . . ............
- Cristaux de tartre ... ........ .. ... .. » de soude.............. 7....... 7 50
- CurcumaBengale enracines 29 .. 33 ..
- » de Madras........................... ...» » de Chine....................................................................................... ......................................................................................M..................................................................................... Essence de térébenthine . •......................................................................120........................................................................................................................................122................................................................. Extrait de châtaignier 20-. 16 .. l7 .. Galles de Chine et Japon.........................................................................152.....................................................................50..................................................................15?...............................................................50 » vertes et noires ..............................................................................140...............................................................................................................................................160.................................................................... Gomme Sénégal, en sortes..........................................................................78................................................................................................................................................82...................................................................50 » arabique........................................................................................ 7....................................................................................7 50...............................................................................80 . » adragante rousse ..275...................................................................................................................................................310......................................................................
- Jus de citron.............. 21 50 23 50
- Méthylène à ............... 90 .. 100 ..
- » régie 90’................ 110 .. 115 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 .. 145 ..
- » » de soude..................
- Pyrolignite de fer...,...... 9 .. 10 ..
- Résine..................... 22 .. 23 ..
- Rouille..................... 8 50 9 50
- Selde soude ............... 17 50 18 50
- » ammoniaque.. 12 50 13 50
- Sel d’étain............... 230 .. 235 ..
- Soufre en canons............ 17 .. 18 ..
- » sublimé................. 18 .. 20 ..
- Sumac Sicile en feuilles... 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine........... 10 50 15 50
- » de cuivre............ 57 . 59 ..
- » de fer...................... 6.. 7 . •
- BIBLIOGRAPHIE
- . L’intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
- par M. Léon Sentupéry, est en vente aux bureaux de ta Société de Publications Industrielles, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
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- MONITEUR DE. LA TEINTURE
- Ü §
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1‘ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2‘ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne
- peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- connaissant à fond d’une façon pratique et théorique le blanchiment, la teinture, le mercerisage du coton et lin en écheveaux, demande place. Très bonnes références. 10 ans de place. Ecrire au bureau du journal, aux initiales F. G. (177).
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- oe B BLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES TINCTORIALES
- ET DES INDUSTRIES ANNEXES
- Depuis les origines jusqu’à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste.
- Ouvrage honoré du grand prix décennal Daniel Dollfus, de la Société industrielle de Mulhouse. (Séance du 27 octobre 1897).
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- Tome 1. Introduction et avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Accidents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. Dictionnaire de : Laboratoire de teinture à la fin.
- RECUEIL DES LOIS OUVRIÈRES de. 1848 à 1900
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- VIENT DE PARAITRE : GUIDE PRATIQUE
- DE
- TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du TEINTURIER-DÉGRAISSEUR, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. THOMAS
- Docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris, 1 volume in-8. de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte........................ . 20 francs
- Volumes déjà parus dans l’Encyclopédie RORET sur le même sujet :
- — Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. RIFFAUT, VERGNAUD, Julia de FONTENELLE, THILLAYE, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
- Supplément, raitant de l'emploi en Teinture des Couleurs
- d’Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M Villon, chimiste, 1890, 1 volume. 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des Houilles, la distillation des Goudrons, la préparation des Benzines, Nitrobenzines, Anilines, de l’Acide phénique, de la Naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur Emploi en Teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50
- Tous les manuels de la colleetion sont envoyés FRANCO au reçu d’un MANDAT POSTAL de leur valeur.
- 3
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-
- 48e ANNÊr. No 6.
- 20 Mars 1904.
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus 3 aoxc
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES ""
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX DABONNEMENT :
- FRANGE: Un an. ... . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Les nouveaux colorants. — Noir anthracène. — Revue étrangère. — Evaluations de la valeur locative d’un immeuble. — Rapport sur l’ouvrage intitulé : Commerce et industrie du canton de Glaris. — Jurisprudence. — Service du contentieux. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Indones Immédiats 3 B conc. et B conc. (brev. s. g. d. g.).
- Les Indones immédiats 3 B conc. et B conc. se distinguent par leur nuance bleue verdâtre analogue à celle de l’indigo, ainsi que par leur excellentes qua-lités de solidité.
- Employés seuls pour nuances claires, ou en combinaison avec le Bleu immédiat direct ou les autres marques d’Indone Immédiat pour nuances moyennes et foncées, ces produits conviennent extrêmement bien pour la reproduction de toutes les nuances indigo et, Par suite de la simplicité de leur mode d’emploi, ils méritent une attention spéciale, dans toutes les branches de la teinture du coton.
- Grâce à leur excellente solubilité, ces colorants se prêtant très bien aussi à la teinture en appareils mécaniques.
- Dissolution des colorants. — Sur 1 kil. de colorant on verse la solution bouillante de 1 kil. de sulfure de sodium crist. et 50 cc. d’huile pour rouge turc, dans 20 litres d’eau et on agite pendant quelque temps.
- Mode d'emploi. — On applique le procédé générale*» ment en usage et décrit dans nos brochures :
- No 2490 pour le coton en flottes,
- » 2494 » bourre,
- » 2488 » pièces,
- » 2491 pour la teinture dans des appareils mécaniques, en employant les proportions ci-après :
- 1. Coton en flottes
- Les Indones immédiats 3 B conc. et B conc. se teignent de préférence à une température de 50° C., sur des bâtons coudés ; lorsqu’on n’est pas particulièrement exigeant au point de vue de l’unisson, on peut également se servir de bâtons droits, en immergeant le coton le plus possible.
- Pour 50 kil. de coton et environ 1.000 litres de bain :
- Premier bain. — On les garnit avec :
- 2— 8 kil. de colorant.
- 4-16 » de sulfure de sodium crist.
- 2- 6 » de glucose (sucre de raisin).
- 2- 2,5 » de carbonate de soude cale.
- 2- 5 » de sel marin.
- Vieux bains. — On les renforce avec :
- 1- 4 kil. de colorant.
- 2— 8 » de sulfure de sodium crist.
- 0,25— 2 » de glucose (sucre de raisin).
- 0,75— 1 » de carbonate de soude cale.
- On teint pendant environ 1 heure en lissant fréquemment, puis on exprime bien à l’aide de rouleaux
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- 82 presseurs adaptés au bout de la barque et on unit en chevillant rapidement. On suspend le coton à l’air pendant 1/2—3/4 d’heure, puis on rince à fond et on savonne s’il y a lieu.
- Pour obtenir des teintes bien unies il est indispensable de les exprimer et de tordre uniformément et soigneusement.
- 2 . Coton en bourre
- On emploie à peu près les mêmes additions et les mêmes quantités de colorant que pour le coton en flottes.
- On fait bouillir le bain contenant toutes les additions, puis on entre le coton sec et on teint sans continuer à chauffer, pendant environ 3/4—1 heure.
- Lorsque la teinture est terminée on jette le coton dans des paniers ou sur des lattes de façon que le liquide retombe dans la cuve et on essore aussi rapidement que possible. On laisse ensuite reposer le coton, à l’air pendant 1/2—1 heure et on rince.
- 3 Coton en pièces
- La teinture peut s’effectuer soit au jigger soit au foulard.
- a) Teinture au jigger
- Premier bain. On le garnit avec :
- 2.5—15 gr. de colorant
- 5 — 30» de sulfure de sodium crist.
- 2 — 4 » de soude caustique 40° B.
- 1 — 2 » d’huile pour rouge turc
- 5 —20 » de sel marin ou de sulfate de soude cale.
- par litre de bain.
- On ajoute en outre :
- 1 .5— 8 6/0 de colorant
- 3 —16 » de sulfure de sodium crist.
- du poids du coton.
- Vieux bains. On les renforce avec :
- 1.5— 8 0/0 de colorant
- 3 —16 » de sulfure de sodium crist.
- 1 — 2 » de soude caustique à 40° B.
- 0.5— 1 » d’huile pour rouge turc du poids du coton.
- On teint en bain chaud dans un jigger muni de rou-leaux presseurs. Il est bon de terminer la teinture en 4 — 6 passages. Vu le grand pouvoir de pénétration de l'Indone Immédiat il est inutile de donner un plus grand nombre de passages, qui seraient plutôt nuisibles.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE _____________
- A la sortie du jigger on exprime le tissu, on le fait passer rapidement à l’air sur 2 ou 3 rouleaux, et on le met en plis ou bien on le rince immédiatement dans le second jigger.
- b) Teinture au foulard
- On se sert d’une bassine en bois d’une capacité de 100 à 200 litres environ et ne contenant aucune partie en cuivre. Les rouleaux presseurs doivent être bien bombagés comme d’ordinaire.
- Premier bain. On le garnit avec :
- 3 —15 gr. de colorant
- 6 —20 » de sulfure de sodium crist.
- 2 — 4 » de soude caustique à 40 B.
- 1 — 2 » d’huile pour rouge turc
- 5 —20 » de sel marin ou de sulfate de de soude cale. par litre de bain.
- On ajoute en outre :
- 1 .5— 8 0/0 de colorant
- 3 —16 » de sulfure de sodium crist. du poids du tissu.
- Vieux bains. On les renforce avec :
- 1 .5— 8 0/0 de colorant
- 3 —10 » de sulfure de sodium crist.
- 1 — 2 » de soude caustique à 40» B.
- 0.5—1.5 » d’huile pour rouge turc du poids du tissus.
- On donne 2—4 passages en bain chaud. Après chaque passage le tissu passe à l’air sur 2 ou 3 rouleaux et on le dépose en plis.
- Le rinçage s’effectue dans de l’eau froide ou de l’eau chaude.
- 4 . Chaîne
- La teinture des chaînes s’effectue dans les appareils habituels avec les mêmes proportions, à peu près, que celles indiquées pour la teinture du coton en pièces au foulard.
- 5 . Teinture dans des appareils mécaniques
- Premier bain. — On le garnit avec :
- 4—16 % de colorant.
- 8—32 » de sulfure de sodium crist.
- 4—16 » de glucose (sucre de raisin), du poids du coton.
- 3— 5 gr. de.carbonate de soude cale, par litre de bain.
- Vieux bains. — On les renforce avec :
- 2— 8 % de colorant.
- 4—16 » de sulfure de sodium crist.
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 83
- 2— 6 » de glucose (sucre de raisin).
- 1— 2 » de carbonate de soude cale.
- du poids du coton J
- On ajoute au bain le carbonate de soude, puis le colorant, dissous comme indiqué ci-dessus, et les autres ingrédients. On entre le coton, préalablement mouillé dans de l'eau chaude et on teint pendant 1/2—1 heure a 40-60oC.
- Après la teinture on vide le bain et on élimine le plus rapidement possible, par pression ou par le vide, le liquide que contient encore le coton.
- Pour obtenir des teintes bien unies il est essentiel que cette élimination soit aussi complète que possible. Après cette opération on rince immédiatement.
- ToiLE PURE ET TOILE MÉTISSE
- On teint comme pour le coton. Toutefois il est bon d’augmenter un peu la quantité de sulfure de sodium et de réduire environ de moitié celle de sulfate de soude.
- Combinaisons
- d’Indone Immédiat avec bleu Immédiat direct B.
- Par la combinaison des différentes marques d’In-done Immédiat avec le bleu Immédiat B on obtient facilement les tons de bleus de cuve les plus variés.
- Ces combinaisons s’emploient avec les additions in-diquées pour l’indone Immédiat, à une température de 70 — 80oC. S’il s’agit de flottes on suspend le coton pendant quelques instants à l’air, et s'il s’agit de pièces on donne un court passage à l’air ; finalement on rince à fond.
- NOIR ANTHRACENE
- Deux produits intéressants de la série des couleurs anthracènes viennent d’être mis sur le marché par la Manufacture lyonnaise des matières colorantes. Tous deux, le noir anthracène au chrome 5 B, et le noiranthracèneau chrome P extra, conviennent parfaitement bien pour la teinture de la laine en bourre, des rubans peignés, des fils de laine peignée et de la laine en pièces et présentent le grand avantage de posséder outre leur bonne solidité au foulon et aux acides, une grande résistance au « potting ».
- Ces deux produits se teignent comme suit :
- Le bain est garni avec 2—5 % d'acide acétique et la quantité nécessaire de colorant bien dissous. On entre
- : à 60— 80 % C., on chauffe au bouillon qu’on main-| tient pendant 1/2—3/4 heure et au bout de ce temps on épuise le bain en y ajoutant petit à petit 2—4 % d’acide sulfurique. On traite ensuite pendant 30-40 minutes en bain bouillant contenant 1 1/2 — 3 % de bichromate de potasse.
- Le Noir anthracène au chrome 5 B donne des teintes d’un bleu-verdâtre prononcé et peut servir aussi bien pour la production directe de noirs bleuâtres, que pour nuancer d’autres noirs chromatables, qui, par cette combinaison avec le Noir Anthracène au chrome 5 B, donnent des teintes plus bleuâtres et plus vives.
- Le Noir Anthracène au chrome 5 B, combiné au Bleu Anthracène au chrome a donné en pratique éga-lement de bons résultats pour la production de bleus foncés. Quant au Noir Anthracène au chrome P extra il donne un noir plein et vif se rapprochant beaucoup de la nuance de notre Noir Anthracène au chrome F.
- Sa solidité à la lumière est tout aussi bonne que celle du Noir Anthracène au chrome F tandis que la marque 5 B est plutôt encore un peu meilleure à ce point de vue.
- Sous le rapport de la solidité au lavage, au foulon et aux alcalis, les teintes de ces deux colorants sont excellentes ; elles résistent également au foulage énergique pour pièces.
- La solidité au potting du Noir Anthracène au chrome 5 B et du Noir Anthracène au chrome P extra est très bonne. Ces deux produits sont même encere un peu supérieurs sous ce rapport, au Noir Anthracène au chrome F, qui suffit presque toujours aux exigences des intéressés.
- REVUE ETRANGERE
- ALLEMAGNE De Leipzig Fœrber-Zeitung Affaiblissement de la fibre résultant de l’action du noir aniline
- Le noir aniline, produit soigneusement, présente le noir le plus durable, mais il n’est pas exempt de certains défauts : , ,
- 1) Il affaiblit la fibre, . , .
- 2) Il tend à verdir après un magasinage prolongé,
- 3) Il s’use par le frottement.: .
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-
-
-
- 84 LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- Nous examinerons tout à l’heure l’origine de ces défauts ainsi que les moyens d’y remédier. L’affaiblissement de la fibre peut résulter de deux causes déterminées :
- a) La présence d’acides minéraux libres et
- 6) La formation de l'oxycellulose par suite de l’oxydation directe de la fibre.
- Ce dernier défaut est le plus difficile à prévenir,mais avec une exécution soigneuse du procédé de teinture on peut s’en défendre.
- La présence d’acides minéraux libres qui affaiblit la fibre, est occasionnée par l’emploi des liquides anilines trop acidifiés pendantla teinture trop élevée au séchage. Une autre cause fréquente est la température trop sèche dans la chambre de l’appareil de vaporisage.
- On comprend facilement que l’acide présent dans le tissu se concentre par le séchage, surtout à une tem-pérarure élevée, et attaque la fibre. Il va de soi qu’il faut se servir d’aussi peu d’acide que possible et opérer le séchage à une température aussi basse que possible tout en abrégeant la durée au minimum possible.
- Comme moyen préventif contre le séchage intense il faut ajouter au mordant des substances hygrosso-piques.
- Pour éviter ou diminuer l’affaiblissement de la fibre par les acides, on peut remplacer les acides minéraux par les acides organiques, ces derniers produisant un faible effet sur le coton.
- L’acide acétique et l’acide formique sont très volatils et ne peuvent en conséquence être employés exclusivement, bien que l’acide acétique remplace souvent en partie les acides minéraux.
- L’emploi de l’acide tartrique est répandu, mais son usage grève considérablement les frais de teinture.
- L’acide lactique est très avantageux au point de vue des frais pour remplacer l’acide tartrique.
- Une des causes principales de l'affaiblissement de la fibre, c’est l’acide chlorhydrique libre qui se forme de la décomposition des chlorates employés pour l’oxydation des anilines. Ceci rend indispensable une ventilation à fond de la chambre de l’appareil de vaporisage pour que les acides libres s’évaporent aussi vite que possible.
- Parmi les méthodes proposées en vue d'empêcher le développement de l’acide chlorhydrique on préco -nise l’emploi de flurates au lieu de chlorates. Dans
- ce dernier cas il se formera de l’acide fluorhydrique qui n’exerce aucun effet sur la fibre.
- On peut réagir contre l’affaiblissement de la fibre résultant de l’oxydation par les moyens d’oxydation employés pour la production du noir ou la transformation de l’éméraldine dans le noir qui ne verdit pas. Mais comme l’aniline est plus facilement oxydée que la cellulose, l’affaiblissement est moins fort à la deuxième oxydation.
- La constatation de ce fait a amené à faire ajouter l'aniline, l’alcool ou tout autre corps acidifiable, à la solution d’acide chromique ordinaire comme moyen de protection pour la fibre.
- La même idée engage à se servir de chromate en combinaison avec de l’acétate d’ammonium à l’oxydation finale.
- Tendance du noir aniline à verdir
- Ce défaut résulte d’une oxydation insuffisante et, en conséquence, les moyens de l’éviter exactement sont les mêmes que ceux préconisés contre l’affaiblissement de la fibre.
- Certes, il est facile de produire un noir aniline qui ne verdit pas si l’on fait abstraction de l’affaiblissement de la fibre, comme il est d’ailleurs facile de conserver la solidité de la fibre si l’on veut ignorer la possibilité pour le noir de verdir.
- Mais ce qui est plus compliqué c’est d’éviter les deux défauts à la fois.
- On entend par noir qui ne verdit pas celui qui peut résister à toutes les influences atmosphériques ordinaires ainsi qu’à l’effet des acides. Et un tel noir ne peut être produit que par les moyens ordinaires de l’oxydation finale de l’éméraldine qui se forme par les procédés appropriés de teinture.
- En ce qui concerne l’intensité et la beauté de la couleur, celles-ci ne gagnent pas beaucoup à l’oxydation finale. Un noir d’oxydation qui est bien lavé et foulé au savon après la sortie de la chambre d’oxydation ne laisse rien à désirer par rapport à la couleur, mais sous l’influence de l’atmosphère, surtout dans les villes, la couleur verdit peu à peu.
- Ce changement est opéré aussi par le traitement à l’aide d’un agent de réduction tel que l’acide sulfureux, substance qui se trouve dans l'atmosphère des villes étant probablement la cause principale du changement du noir en couleur verdâtre. La substance verte est en tout cas un acide d’éméraldine et peut donc être trans-
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- formée en noir par le traitement avec du savon ou un alcali.
- La production d’un noir qui ne verdit pas par l'oyd-tion postérieure de l'éméraldine fut découverte en 1869 par C. Lauth qui proposa à cet effet différents moyens d’oxydation tels que la solution de chlorure de chaux, prussiate, chromate, chlorate, sels de mercure etc. Camille Koechlin a approfondi en 1876 et recommandé la question et l’emploi de chromâtes et de sel de fer.
- Le procédé d’oxydation postérieure a été plusieurs fois breveté, le pius important étant celui de Prud’homme datant de 1890. Ce dernier a établi, après nombre d’expériences, que l’aniline pure donne le plus beau noir mais que la couleur tend à verdir. Nous reviendrons encore sur cette question.
- AMÉRIQUE
- De « Textile colorist » /
- Moyen d’augmenter la résistance de la laine aux alcalis
- On sait que la laine et autres fibres animales analogues sont très sensibles aux alcalis et aux sels alcalins, ce qui rend difficile le désuintage et implique certaines restrictions aux procédés de blanchiment, de teinture et d’impression.
- On a donc cherché le moyen de renforcer la laine et il parait que le traitement avec du formaldéhyde répond à ce besoin.
- L’effet désiré peut être obtenu de différentes façons soit en exposant la laine aux vapeurs froides ou chaudes de formaldéhyde, ou en la plongeant pour une durée plus ou moins longue dans des solutions aqueuses chaudes ou froides de ce réactif. Si le traite ment est exécuté d’une manière efficace la fibre souffrira fort peu après et conservera sa structure dans les liqueurs de soude caustique, qui abimerait autrement la laine d’une manière irrémédiable.
- La même différence devient apparente sous l’action des sels des métaux alcalino-terreux, des silicates et sulfites après cuisson ou vaporisation prolongée.
- La laine brute exposée pendant quelques heures aux vapeurs de formaldéhyde ou plongée dans une solution aqueuse à 4 % peut être désuintée à la température de 400 C dans un bain contenant 0,4 % de » soude caustique ou à la température de 90 C dans ] une solution de 1 % de carbonate de soude.
- Le même traitement préparatoire rend la laine inat
- taquable pour la teinture à une température approchant le point d’ébullition dans un bain fortement alcalin comme cela arrive avec des colorants soufrés.
- La teinture et la mercérisation de draps unis peut être facilitée de la même façon.
- Ces moyens peuvent encore rendre de grands services pour le nettoyage de la laine artificielle qui peut être affectée par le traitement prolongé avec du carbonate de soude chaud.
- Moyen de renforcer le coton
- Pour rendre le coton raide et fort avec apparence de lin on applique un procédé de mercérisation après le traitement delà fibre avec du chlorure de chaux ou autres agents blanchissants et oxydants jusqu’à ce que l’on obtienne un changement de surface de la fibre.
- Les conditions principales assurant un bon résultat sont :
- Le tordage après mercérisation des fils, l’application des liquides ou des vapeurs chaudes, surtout de la solution bouillante de savon, traitement subséquent avec des agents blanchissants, et une addition au coton de chaux.
- Le procédé peut être exécuté d’après chacune des méthodes suivantes :
- 1) Faire bouillir le coton convenablement et refroidir à 40° C, traiter avec du chlorure de chaux ou de sodium 20 B. jusqu’à ce qu’il devienne parfaitement clair, exprimer légèrement et exposer pendant une heure à l’air.
- L’oxygène atmosphérique en présence du chlorure agit très énergiquement sur la cellulose.
- Après répétition réitérée de ce procédé, rincer à fond.
- 2) Traiter le coton à 30° C pendant 1/4 d’heure avec une solution de chlorure de chaux 2 B, laver à fond, faire bouillir avec de la vapeur, de l’eau ou une forte solution de savon de soude.
- 3) Faire passer le coton par une forte solution de permanganate de potasse jusqu’à ce qu’il ait l’apparence jaune de tabac, exprimer à fond et appliquer un bain acidulé de bisulfate à 40-50* G. Répéter tout le traitement plusieurs fois. Le coton blanchi est cui après dans une forte solution de savon.
- 4) Le coton bien mouillé est soumis à l’action d’un
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- bain fort d’eau oxygénée ou de silicate de soude et cuit dans une solution concentrée de savon.
- 5) Traiter le coton pendant 1/4 d’heure à la température de 950 G avec de la lessive 500 B, et faire bouillir ensuite dans une forte solution de savon Après avoir été préparé par un des procédés décrits, le coton est mercerisé à l'état lâche avec de la lessive de soude 30-47 B, tendu à sa longueur primitive, acidifié et lavé toujours à l’état tendu.
- Toute méthode de mercérisation de coton peut être appliquée dans cette condition.
- EVALUATIONS
- DE LA
- VALEUR LOGATIVE_D’UN IMMEUBLE
- Une communication très intéressante vient d’être faite à la Société des Ingénieurs civils, par M. E. Balliman, sur un arrêté du Conseil d’Etat relatif à l’évaluation de la valeur locative d’un immeuble industriel, en vue de l’établissement de la patente (1).
- Après un résumé historique de la législation des patentes, M. E. Balliman rappelle que l’institution de cet impôt remonte à la Révolution.La loi du 2 mars 1791 a supprimé les privilèges des maîtrises et institué la liberté du commerce, sous la seule condition de se munir d’une patente, qui apparaît au début comme une licence délivrée par le Gouvernement à toute personne voulant faire du commerce. Puis, ce caractère disparaît rapidement, et la patente n’est plus considérée que comme un impôt, dont les caractères sont les suivantss: elle comporte deux droits : un droit fixe, égal pour toutes les industries semblables dans une même localité, mais variable avec la population, et un droit proportionnel, variant suivant l’importance de chaque établissement. Puis, il étudie l’assiette de ce droit proportionnel qui, aux termes de la loi organique des patentes du 17 juillet 1880 (art. 12), est « la valeur locative des établissements industriels, pris dans leur ensemble et munis de tous leurs moyens matériels de production ». Expliquant ensuite les intentions du législateur, il expose que trois éléments doivent entrer en ligne de compte :
- 10 La cage (les bâtiments) ;
- 2 L’outillage;
- (1) Séance du 19 février. Bulletin.
- 3° La force motrice.
- La détermination de la valeur locative des deux premiers éléments est facile, mais il n’en est pas de même de celle du troisième. Il rappelle que la pratique actuelle suivie par l’Administration consiste à évaluer la valeur des machines génératrices à l’état de repos, c’est-à-dire sans tenir compte de la valeur des animaux actionnant le manège, ou du combustible consommé par la machine à vapeur, et à tenir compte de la valeur de la force active seulement quand l’industriel utilise directement une chute ou un cours d’eau.
- Il examine la base juridique de cette pratique et conclut qu’en définitive la force motrice qui a une valeur intrinsèque n’est pas frappée ; car les générateurs considérés ne sont en réalité que des éléments de l’outillage industriel.
- PuisM. Balliman fait connaître à la suite de quelles circonstances le Conseil d’Etat a été amené à se prononcer : une Société industrielle avait conclu avec une autre Société productrice de force motrice un contrat aux termes duquel on devait lui fournir une force de 3.000 ch, moyennant la somme de 35 000/par an,pour chacune des premières unités de 1.000 ch et de 4.187/ l’heure pour la troisième; à la suite de certaines circonstances de fait qu’il rappellera Société locataire avait vu sa patente augmentée,et l’Administration avait été amenée à soutenir que sa force motrice avait une valeur intrinsèque propre, qui devait entrer en ligne de compte pour l’établissement du droit proportionnel. Il est à remarquer qu’en l’espèce l’Administration soutenait une théorie absolument contraire à sa pratique habituelle, mais cette théorie est parfaitement juridique et fondée. Dans son arrêt du 20 juillet 1903 (affaire no 10626), le Conseil d’Etat a adopté la théorie de l’Administration, et a posé en principe que la force motrice a une valeur propre et intrinsèque absolument distincte de celle du générateur qui la produit ; et que cette valeur doit être considérée pour l’établissement du droit proportionnel.
- M. E. Balliman examine les conséquences pratiques de cette théorie. Dans l’espèce actuelle, une industrie peu importante a vu sa patente annuelle augmentée de 2.800 /. en la supposant soumise au droit de 1/40e non compris les centimes additionnels. Si cette théorie passe en pratique,et si toute la force motrice industrielle est frappée, la productivité de l’impôt de patente peut être augmentée de 150 millions par an,
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- et c’est un fardeau qui pèserait exclusivement sur la grande industrie.
- M. Balliman conclut en disant que l’arrêté du Conseil d’Etat est un véritable coup de surprise, qui bouleverse absolument la pratique actuelle.
- Il pense que l’importance de cet arrêté a échappé à l’Administration ; néanmoins il y a là un grand danger pour l’industrie car, l’Administration est armée et que sans modifier en rien la législation actuelle en suivant l’interprétation de l’article 12 de la loi du 15 juillet 1880 donnée par le Conseil d’Etat, elle peut, si elle le veut, accroître l’impôt des patentes de 150 millions par an.
- M. Balliman termine par quelques mots sur la loi des patentes actuellement en discussion devant les Chambres. Il remarque que le projet de loi laisse intact l’article 12 de la loi du 15 janvier 1880 et par conséquent n’aurait aucune influence sur l’espèce actuelle, que d’ailleurs l’économie de cette loi étant de dégrever la petite industrie pour charger la grande est éminemment favorable à lathéorie de l’arrêté du Conseil d’Etat. Cette communication très intéressante a entraîné M. Gouault à présenter quelques observations.
- M. A. Gouault estime que la valeur locative d’un établissement industriel doit être considérée en bloc et non décomposé en trois éléments : cage, outillage et force motrice ; pour lui,l’expert doit se rapprocher de ce point caractéristique : quelle serait la valeur que l’on obtiendrait si l’on mettait l’usine en location ? Telle est la pratique qu’il a toujours appliquée ; il reconnaît cependant que l’industrie utilisant une force hydraulique serait alors privilégiée et croit que dans ce cas la valeur locative d’une telle industrie pourrait être augmentée de l’économie résultant pour cette industrie de l’emploi d’une force hydraulique au lieu de houille , il ne peut adopter la théorie du Conseil d’État.
- M. Balliman réplique que son collègue peut avoir raison, mais que le Conseil d’Etat est le juge suprême en la matière et que, en admettant même que sa théorie soit critiquable, sa jurisprudence est actuellement certaine. Il maintient que l’Administration trouverait en cette jurisprudence un appui certain si elle appliquait la théorie indiquée. M. Balliman pense que de toutes façons l’industriel qui utilise la houille blanche sera beaucoup plus imposé que celui qui se sert de machine à vapeur, puisqu'il ressort des explications données
- par M. le ministre des Finances à la séance de la Chambre du 23 décembre 1903 qu’un tel industriel sera frappé deux fois ; une fois comme producteur de force motrice, une autre fois en raison de son industrie propre.
- M. A. Gouault fait alors observer que le contrôleur des contributions directes chargé d’établir la valeur locative qui sert à l’impôt du droit proportionnel d’une usine munie de tous ses moyens de production,comme l’expert chargé d’en opérer la vérification, doivent se poser ainsi la question : Quel serait le loyer que l’on en obtiendrait d’un locataire sérieux, si l'on mettait l’usine en location ? Tel est l’esprit de la loi, comme l’ont toujours compris le Conseil d’Etat et l’Administration elle-même.
- « La valeur locative qui doit servir de base au droit proportionnel (est-il écrit à l’article 53 de l’Instruction de 1881 fournie aux agents par la Direction générale pour l’application de la loi du 15 juillet 1880) est la valeur locative courante, celle qui représente le prix de location au moment de l’estimation » qui sert à la confection du rôle de la contribution des patentes.
- Dans cet ordre d’idées, M. A. Gouault fait remarquer qu’une usine qui se trouve placée dans le voisinage d'une force hydraulique a évidemment plus de valeur que si elle était placée dans une autre situation • c’est la différence existant entre le prix de la houille noire et celui de la houille blanche qui servira de point de départ au Conseil d’État.
- M. le Président, par un exemple, montre qu’on peut avoir des mécomptes, des surprises dans les frais de premier établissement d’une usine employant de la houille blanche et que ce qui peut paraître un don’ gratuit de la nature conduira quelquefois à des dépenses de la houille noire.
- Ce qu’il faut chercher, c’est de ne pas aggraver la situation de l’industrie en France. Un régime qui vien drait imposer des charges nouvelles, se chiffrant par des centaines de millions, mettrait l’industrie, déjà bien éprouvée, dans l’impossibilité de lutter contre la concurrence étrangère. Il est à espérer que les pouvoirs législatifs le comprendront afin de ne pas tarir les sources de notre richesse nationale.
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- RAPPORT SUR L’OUVRAGE ALLEMAND de M. A. JENNY-TRUMPY ayant pour titre :
- COMMERCE et INDUSTRIE du CANTON de CLARIS Par M. A. Broc.
- Société industrielle de Rouen, Séance du 3 avril R)03
- Messieurs,
- Après avoir lu attentivement le livre très intéressant de M. Adolphe Jenny-Trumpy : « Commerce et industrie du canton de Glaris », et en parallèle : « Esquisse de l’histoire générale des industries textiles et spécialement de l’impression des toiles de coton en Suisse », je vous présente un résumé des chapitres qui m’ont paru devoir vous intéresser. Je vous ferai remarquer, Messieurs, que l’ouvrage de M. Trumpy comprend plusieurs chapitres, sur lesquels nous pour-rions peut-être appeler l’attention du Comité de commerce, rapports commerciaux entre la France et la Suisse de 1500 à 1800 (pages 145-162), lois pour protéger les ouvriers, inspection du travail, caisses de secours, etc. (pages 514-552), et une statistique très détaillée de l’industrie textile suisse (pages 653 700).
- Dans un chapitre intitulé : « Des débuts de l’industrie de l’impression sur étoffes en Europe et son rap port avec les étoffes produites dans l’antiquité aux Indes », nous voyons que l’introduction en Europe des étoffes (indiennes) commence au xvie siècle et que les Indiens connaissaient depuis longtemps la filature et le tissage. Voici leurs trois principaux procédés d’impression :
- 10 Le procédé Bandana (bandana signifie en indien lier) consistait à nouer certaines places du tissu avec des coutures, après teinture les parties nouées étaient blanche. Cette opération répétée plusieurs fois permettait d’obtenir différentes couleurs, ce travail très long se faisait sur des étoffes de cotou, laine, soie.
- 20 L’application de mordants liquides ou de colorants sur des tissus préparés. Les tissus de coton plus ou moins blanchis sont plongés dans du lait de buffle, qui avait bouilli avec des matières tannantes myro-bolans, etc , puis tordus et séchés au soleil, légèrement rincés, de nouveau séchés, étendus sur une surface plane et polis avec des morceaux de bois. Le dessin a obtenir reproduit sur un morceau de papier était appliqué sur l’étoffe, dessiné en profondeur et à l’aide de plumes creuses et de pinceaux, on appliquait des dissolutions de métaux,épaissies avec un peu de sable.
- Le sel de fer se préparait par dissolution de morceaux de fer dans du vinaigre de palmier; les racines de Chay donnaient avec l’alumine un rouge vif et solide, avec de l’oxyde de fer sur fond contenant du tannin du noir, avec de l’oxyde de fer seul du brun, et la garance du lilas. Les matières grasses contenues dans le lait de buffle rehaussaient l’éclat des couleurs, pour nettoyer les blancs ou aviver les couleurs, les tissus étaient passés dans un bain de bouse de vache ou de mouton et quelquefois dans des bains de savon. Pour faire ressortir les parties foncées, les tissus étaient teints en jaune clair ou gris pâle, nuances produites avec différentes matières colorantes naturelles avec ou sans alun. Les étoffes étaient apprêtées avec de l’amidon, secouées après séchage ou polies sur une table avec des morceaux de bois si l’on demandait un apprêt brillant.
- Le troisième procédé était la réserve à la cire, le bleu s’obtenait par un passage dans une cuve d’indigo (tiède), le rouge par mordançage au tannin et à l'alumine, puis teinture jusqu’à l’ébullition dons un bain de racines de Chay.
- Par applications successives de la réserve à la cire, la fabrication des genres suivants était possible : bleu indigo foncé et clair, rouge et rose avec ou sans blanc, puis quelques nuances mélangées du brun foncé par superposition du bleu et du rouge, et du lilas avec du bleu pâle et du rose. Ce procédé était d’un grand em-ploi, exigeait une remarquable habileté de la main et surtout une grande patience. Pour des articles très riches en couleurs, la réserve à la cire combinée avec l’application de mordants donnait par exemple : un fond rouge et noir, réserve à la cire, teinture en indigo bleu clair, puis application au pinceau d’un colorant naturel jaune fixé par l’alun ou oxydation à l’air et production du vert par un mélange du jaune et du bleu. Plusieurs siècles après, en Europe, ces étoffes furent imitées sous les noms de : Lapis gros bleu et Lapis gros vert. La réserve à la cire s’employait aussi sur des étoffes de soie unies ou crêpées.
- En 1596, les Hollandais arrivèrent aux Indes et dès 1608 rapportèrent des étoffes imprimées, les premièret fabriques d’impression furent montées en Hollande en 1680 avec des ouvriers pris là bas, le travail au pinceau fut remplacé par des moules en bois et un peu plus tard par des plaques en cuivre, puis des machines pour se servir de ces plaques. Les articles fabriqués à Amsterdam, au commencement du xvIII“siècle, étaient:
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- les surats à une couleur rouge ou lilas, les patnas à deux couleurs rouge et noir (couleurs garance alumine et fer.)
- Puis des bleus de cuve, bleu porcelaine, bleu foncé ou bleu clair avec des réserves blanches, les finehitz ou cuppchitz fond rouge ou lilas garance avec réserves blanches et bleu clair. L’emploi en Europe de la cuve au pastel à fermentation (60 R.), température détrui-fiant les réserves à la cire, rendait impossible l’imitation des étoffes bleu et blanc produites aux Indes avec une cuve à fermentation ne contenant que de l'indigo (35°-400 R.), lorsque entre 1700 et 1740, il fut découvert que l’indigo était réduit et dissous par un mélange de chaux et de sulfate de fer, et cela à froid, d’où l’emploi comme réserves de dissolutions de métaux, comme le cuivre, épaissies avec de la gomme, terre de pipe et des matières grasses.
- En Suisse apparaît l’emploi du châssis et la fixation des couleurs par l’étendage des pièces pendant plusieurs jours dans une température modérée et humide.
- Voici en 1740 les couleurs employées à Bâle avec ce procédé. Jaune avec graines d’Avignon ou bois jaune et alun ou dissolution alcaline de curcuma. Rouge avec bois rouge ou cochenille avec alun, nitrate d’étain et i rsenic ou rouge safran. Aurore ou orangé rougeâtre clair fait avec le rocou. Lilas avec campêche et alun ou sulfate de cuivre, vert ou olive, mélange de jaune et lilas, bleu de Saxe dissolution d’indigo additionnée d’acide sulfurique, jaune rouille à l’oxyde de fer.
- Les Anglais connaissaient l’impression sur étoffes de soie et la fixation chimique des couleurs avant les Hollandais, la réserve à la cire était un mélange de résine, graisse animale et oxyde de zinc. Après l’impression, les tissus étaient passés dans un bain froid d’alun, teints à 25° C. avec du bois rouge, campêche, et les nuances obtenues légèrement foncées par un passage dans un bain de sulfate de fer et un bain de savon ou de son à 500 C. détruisait la réserve à la cire.
- En 1660, les réserves grasses mécaniques furent en partie remplacées par les réserves chimiques ou rongeants (jus de citron imprimé avec des mordants d’alu-naine ou de fer).
- Après deux chapitres concernant les commence- i ments de l’industrie de l’impression en Allemagne et en Autriche-Hongrie, vient l’historique des débuts de cette industrie en France.
- En 1671, Pierre Guichard obtient pour Saint-Quentin et les environs le privilège de fabriquer toutes sortes
- de basins et autres ouvrages de coton et lin, il eut 6,000 livres avec la promesse de recevoir encore 6,0C0 livres si à la fin de 1672 il avait monté 30 métiers à tisser. Dans sa demande,il disait : « Que cette fabrique n’ayant jamais esté establie en nostre royaume, il a esté obligé de faire de grands frais pour attirer des ouvriers des pays estrangers, tant pour faire construire des métiers que pour y faire travailler lesdits basins ». En 1700, les ouvriers français apprirent des anglais à fabriquer des tissus de soie et coton (siamoises), puis des étoffes coton et lin, et des tissus avec quelques fils teints avant le tissage (rouenneries).
- En 1644, la Compagnie des Indes orientales intro • Nuisit des tissus de coton fins (mousseline), peu de temps après ces tissus furent très bien reproduits en France, malheureusement cette industrie ainsi que l’impression sur étoffes entre ks mains des protestants disparut avec eux.
- (A suivre.)
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté l’excellent Champagne que nous avons offert à nos 1 acteurs il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition une fois encore, un stock de cette excellente marchandise, du même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt ou gare Epernay, 2 fr. 30 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette excellente occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de lèurs ordres.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble consi-tuera à la fin de chaque année une sorte de répertoite précieuxde jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (35) Z. — Contrefaçon.—Brevet d'invention.—Moyens connus. — Combinaison nouvelle. — Résultat industriel. — Absence d'antériorités. — Exploitation. — Bonne foi.
- II. — Concurrence déloyale. — Produit contrefait — Mise en vente.—Prospectus. - Dénomination ngenre X... » (om du breveté).
- I. — Constitue une combinaison nouvelle de moyens connus susceptible d’être brevetée la réunion d'élé-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ments isolément connus mais combinés d’une manière nouvelle en vue de l’obtention d’un résultat industriel. — lien est notamment ainsi du frein B.. composé d’une pièce métallique en forme de fer à cheval divisé en deux parties, d’un mécanisme de transmission composé lui-même de deux parties dont l'une est un corps tubulaire souple mais incompressible et l’autre un fil inextensible, de telle sorte que ce corps tubulaire, fixé, d’une part, à un collier de serrage servant lui même de point d’attache à un levier et, d’autre part, à un pontet réglable, permet au fil inextensible de se mouvoir à l’intérieur et d’actionner le fer à cheval.
- Il en est surtout ainsi alors que cette disposition procure un résultat indiscutablement nouveau dans l’industrie des cycles, facilités plus grandes de pose et de dépose, de nettoyage, de régularité de fonctionne • ment et même d’adaptation à toute forme de guidons.
- Pour qu’une antériorité soit opposable à un brevet, elle doit présenter avec ce brevet de véritables caractères d’identité et on ne saurait tenir compte des appareils du domaine public dans lesquels ne se retrouve pas la même combinaison, on doit surtout écarter les prospectus ou dessins qui ne présentent aucun caractère d’authenticité.
- L’article 32, en prescrivant au breveté de mettre sa découverte en exploitation dans le délai de deux ans à dater de la délivrance du titre n’a pas déterminé les caractères de cette exploitation, sa nature ou son étendue, il suffit que le breveté justifie avoir fait ce qu’il pouvait, dans l’espèce le demandeur fait cette preuve en établissant qu’il a réellement fabriqué et qu’il a en outre, trois mois avant l’expiration des deux ans, consenti une licence à une importante maison qui a, elle-même, immédiatement fabriqué.
- Constituent des objets contrefaits tous ceux qui bien que se différenciant par des détails, empruntent à la combinaison ses caractères essentiels.
- On ne saurait voir un fait exclusif de la contrefaçon dans un mode différent de l’écartement des branches d’un fer à cheval, alors qu’on retrouve le principe de la division en deux parties et le même mode de transmission ajustée de la même manière et mis en œuvre de la même manière.
- En matière de contrefaçon, la bonne foi ne se présume pas et il appartient au défendeur qui l’allègue de la démontrer. — Le débitant n’est pas à l’abri et ne fait pas la preuve qui lui incombe en déclarant que le fabricant lui a affirmé qu’il pouvait vendre sans crainte l’objet fabriqué sans s’exposer à ses poursuites.
- IL — L’usage des expressions genre ou système constituent des éléments de concurrence déloyale.
- Ainsi jugé par le Tribunal civil de la Seine le 6 novembre 1903.
- Un de nos abonnés nous demande s’il n’existe aucun moyen de faire supporter aux ouvriers le montant des sommes nécessaires au paiement de l’assurance obligatoire, ces sommes étant une lourde charge pour le patron.
- R. — Aux termes des articles 1, 5 et 6 de la loi du 9 avril 1898, les retenues faites par les patrons sur les salaires des ouvriers en vue des frais d’assurance étant prohibées, les conventions intervenues à ce sujet doivent être considérées comme nulles et l’ouvrier peut exiger le remboursement des sommes indûment retenues, même s’il a laissé passer un grand nombre de réglements de comptes sans élever la moindre réclamation.
- Mais les dispositions légales ci-dessus ne concernent nullement les retenues ou réductions de salaires opérées à d’autres titres par le chef d’entreprise.
- Ainsi, on ne peut pas refuser au patron, pas plus qu’à l’ouvrier, le droit de provoquer s’il y a lieu, la révision de leur contrat de travail, le premier pouvait, en effet, consentir une augmentation, le second pouvait accepter une diminution de salaires et toute convention librement consentie sur ce point est parfaitement licite.
- C’est dans ce sens qu'à la date du 7 janvier dernier, le Tribunal de paix de Marseille a statué en déboutant l’ouvrier d’une demande en restitution de retenues. Il avait été établi au procès que la loi de 1898 avait été pour les intéressés un changement de modus vivendi et qu’un accord était intervenu entre le patron et les ouvriers pour diminuer les salaires de 2 %.
- CORRESPONDANCE
- M. G.-A.^à Vernon. —Le louage de services dont la durée est limitée par la convention, prend fin au terme fixé, sans que le défaut de renouvellement de l’engagement puisse donner lieu à des dommages-intérêts, la loi du 27 décembre 1890 qui complète l’art. 1780, C. civ., ne s’applique qu’au louage de services fait sans détermination de durée.
- M. J. R., à Compiègne. — Le préfet ne peut sans excès de pouvoir, rapporter un arrêté agréant un garde particulier, sans que celui-ci ait été appelé à fournir ses observations.
- M. A. B. et M., à Lyon. — Une amende peut être prononcée contre l’industriel qui n’a pas suffisamment exécuté les injonctions à lui faites par l’inspecteur du travail de prendre les mesures nécessaires pour remédier à l’insalubrité des ateliers et spécialement pour les aérer. En outre, le juge de police a le droit de contraindre l’industriel à exécuter dans un délai déterminé, les travaux de salubrité prescrits par l’inspecteur de travail.
- E. F. M. — A notre avis, vous ne devez être imposé que pour une seule patente : la plus élevée.
- M. A. V. à Coutances. — L’art. 663 C. Civ. consacrant une exception au droit commun, doit être interprété restrictivement. Par suite, si chacun des voisins a, en vertu de cet article le droit de forcer l’autre à contribuer aux frais de la construction d’un mur de clôture, il n’a pas celui de forcer à payer sa part d’une construction déjà faite sans son assentiment
- L’un des voisins peut s’affranchir de l’obligation de contribuer aux frais de la construction d’un mur de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- clôture en abandonnant la moitié du terrain nécessaire pour cette construction.
- Il a même cette faculté lorsque le mur est déjà construit.
- M. J. D.. à Lille. — L’autorité judiciaire est incompétente pour connaître d’un dommage en tant qu’il aurait eu pour cause unique ou indivisible la façon dont un travail public aurait été exécuté.
- Elle est compétente, au contraire, si ce dommage était aussi une conséquence de la faute commise dans l’exploitation du travail public, comme le défaut d’éclairage des abords d’une station de tramways.
- M. E. J., à Louvie-Juxon. — Nous ne pouvons pas vous indiquer le tarif exact, sans avoir les actes en mains.
- Si vous craignez une application exagérée, demandez à l’huissier de faire taxer son état par le Président du Tribunal.
- M. T. G., à D. — Nous ne croyons pas que vous puissiez exiger le paiement des deux journées en question.
- M. A. F., à Cahors. — Vous ne devez absolument rien à votre employé, puisque la rupture est son fait.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier, et moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d'indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec autant, sinon plus, de conscience, de soin scrupuleux, d’espérience et à de bien meil-eures conditions que partout ailleurs.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d’inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de [fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Liquidations judiciaires
- Bourgoin. — Vollin (Vve Henri), teinturerie. — Jug. du - mars. — L. M. Moindrot.
- Clôtures de faillites pour insuffisance d’actif
- Paris. — Tavera, teinturerie, 46, rue Lepic. — Jug. du 30 novembre.
- Ventes de fonds de commerce
- _ Paris. — Teinturerie, par M. Salvaut à Mlle Boitard, 77, rue du Cardinal-Leuoine. Entrée en jouissance le 1er avril.
- Chatou. — Teinturerie, par M. Lévy à Mme Vve Henry, 15 bie, boul. de la République. Entrée en jouissance le 1er mars.
- Maisons qui se créent
- Bonnétable (Sarthe). — Goupil, teinturerie.
- BIBLIOGRAPHIE
- VIENT DE PARAITRE :
- LE VRAI GUIDE DU VENDEUR
- Indispensable à l’Industriel et au Commerçant
- Le vrai Guide du Vendeur traite entre autres matières, l’importante question qui consiste à calculer les bénéfices, et contient de nombreux exemples typiques et des barèmes judicieusement établis.
- « Le vrai Guide du Vendeur » est le seul travail dans ce genre, qui explique en outre, les importants points suivants : lo Des bénéfices et des moyens de les calculer, chapitre suivi de nombreux exemples et de 4 Tableaux, (A), ou résultats tout faits, des bénéfices à prélever sur les marchandises à 24 iaux d'intérêts différents, les plus usités dans le commerce ;
- 2o Des remises qu’un commerçant peut consentir sur son prix de vente, tout en se conservant un bénéfice certain. Le Tableau établi ici permet au lecteur d’embrasser d’un coup d’œil les conséquences chiffrées des remises à consentir, ou résultats obtenus par l’application de ces remises ;
- 3o De la majoration à appliquer pour obtenir un bénéfice certain, lorsque le prix d’achat comporte une remise. Le Tableau qui figure dans cette 3e partie de l’ouvrage* contient des comptes tout faits et exacts, calculs laborieux que «Le vrai Guide du Vendeur» a voulu éviter au lecteur ;
- 4o De l’inconvénient (si préjudiciable), qui consiste à diminuer par une seule opération, plusieurs escomptes remises, ou surremises.
- Envoi franco contre 1 fr. 70 en mandat ou timbres adressés aux bureaux du Journal.
- La Loi du 9 Avril 1898
- Sur les Accidents du travail
- ET ses Règlements d’administration publique
- Commentaire pratique et Revue de jurisprudence
- Par MM. A. MOURRAL, Conseiller à la Cour de Limoges,
- Et A. Berthiot, (O. A.), inspecteur du travail dans ‘ine dustrie, licencié ès-sciences.
- La loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail a déjà donné lieu à de nombreux et remarquables commentaires.
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- 92 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Mais à côté de ces œuvres trop volumineuses et d’un prix relativement élevé, destinées surtout aux magistrats et aux jurisconsultes, il devait y avoir place pour une publication moins étendue à l’usage de tous ceux qui, soit comme assujettis, soit comme bénéficiaires, tombent sous l’application du droit nouveau.
- Cette lacune vient d'être comblée par le nouveau commentaire de MM. Mourrai et Berthiot.
- La conception pratique de cet ouvrage est remarquable. C’est ainsi que deux tables, l’une alphabétique, l’autre analytique, facilitant les recherches et permettant aisément, à qui en a besoin, de se reporter rapidement à la partie spéciale qui l’intéresse. Un tel livre ne s’analyse pas, il faut le lire; puis, après l’avoir lu, le conserver devant soi pour le consulter-
- On y trouvera notamment, sous forme de tableaux d’une consultation facile, des renseignements très précieux sur l’évaluation des incapacités permanentes, telle qu’elle résulte des travaux les plus récents des autorités médicales et des décisions judiciaires. Le chapitre consacré à l’assurance est un exposé complet des diverses organisations, avec leurs avantages et leurs inconvénients, auxquelles les chefs d’entreprise peuvent avoir recours pour se couvrir. Dans la question si délicate du choix de l’assurance, sa consultation sera indispensable pour l’industriel soucieux de trouver la combinaison la plus économique en même temps que lui opposant le moins de clauses restrictives.
- * L’ouvrage est complété par des annexes où l’on trouve les modèles de tous les actes qui peuvent être rédigés à propos d’accidents du travail : déclaration d’accidents, récépissés de déclaration, procès-verbal de déclaration, etc , etc., et le texte de toutes les lois et décrets sur la matière depuis 1898.
- A une époque où la question des accidents préoccupe à un si haut degré nos industriels, la publication d’un re-cuel de renseignements clair et précis sur une matière aussi discutée, mérite d’être signalée avec éloges, et nous le faisons avec plaisir.
- L’ouvrage de MM. Mourrai et Berthiot, sous forme de volume broché de 350 pages, grand in-8* est en vente au prix de 5 fr. 25 franco.
- Nous adresser mandat de pareille somme pour le recevoir.
- Chemins de fer de Paris-Lyon Méditerranée
- La Compagnie organise, avec le concours de la Société anonyme des Voyages Duchemin :
- lo Une excursion en ITALIE
- (à l’occasion de la Semaine Sainte à Rome) Départ de Paris, le 26 mars 1904 Durée de l’excursion : 28 jours
- Prix (tous frais compris) Ire classe : 990 fr. 2e classe : 900 fr.
- 20 Une excursion en ALGÉRIE et en TUNISIE
- Départ de Paris, le 8 avril 1904 Durée de l’excusion : 32 jours Prix (tous frais compris) 1re classe : 1150 fr. 2e classe : 1050 fr.
- * S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de la Société anonyme des Voyages Duchemin, 20, rue d Gammont, à Paris. i
- Chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée
- FÊTES DE PAQUES
- A l’occasion des Fêtes de Pâques, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés à partir du 26 mars, seront valables jusqu’aux derniers trains de la journée du 14 avril.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et N etc haven
- • Par la gare Saint-Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(lre et 2e classe seulement .
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, com portant des Ire, 2e et 3e classes, aura lieu dans l’aprs midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours ; Ire classe, 43 fr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr.25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75, 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. matin. Arrivées à Londres, London Bridge, 7 h. soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50 soir. Arrivées à Paris St-Lazare 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuven être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- Billets d’aller et retour de famille
- Pour les stations thermales et hivernales
- des Pyrénées et du Golfe de Gascogne, Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. N’ 106 (Orléans)
- Des billets de famille de i”, 2* et 3’ classes, comportant uni réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Orléans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hendaye, Pau, Saint-Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plus amples renseignements, consulter le livret-guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande adressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, -iris.
- Le Gérant : A. FAYOLLE, .
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle» et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, ex. Directeur, 20, rue Turgot (IX*)
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- LE MONITEUR DR LA TEINTURE
- CO. c2
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix. 8 fr»
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ta forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage :ournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Im- ‘ pression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales.— Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. 1 (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de 1 acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d'échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. GRISON. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix ; 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports^
- Par M. FERSINAND JEAN
- Chimiste exper . — Officier d'Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8® de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du jcurnal pour recevoir franco.
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- 94 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Boim de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité...
- — 2e qualité...
- -- 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan..
- — Honduras.............
- — Tabasco...............
- — Haïti Cap.............
- - Fort-Liberté.....
- — Aquim.................
- — .......................
- — Gonaïves .............
- — P.-de-Paix.............
- — Miragoane.............
- — Saint-Domingo...
- — Martin, et Guadel.
- — Jamaïque..............»
- Jaune Cuba et St-Yago ..
- Q e £
- .................
- Tuspan............
- Vera-Cruz .....
- Campêche..........
- Carmen..........
- Tampico...........
- Porto-Plata......
- Haïti. . .........
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab ..
- Rio-Hacha.........
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo........
- Fustet.... 100 k.
- Tatajuba(Pern. )50 k
- Bahia . ....... .
- Corini ...........
- Amapala.... 50 kil.
- Rouge Brésil Bahia..........
- • Calliatour. . .100 k.
- • Lima.......
- • Ste-Marthe • Brésillet...
- • ...........
- • Sapan.....
- 50 kil.
- . 100 k. .. 50 k.
- Quebracho.. 1009 k.
- Pernamb.... . 50 k
- Cnehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb .........
- » pressé ...
- Coehenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille.......
- Ténériffe grise........
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos.
- Java, Mad » Pond......
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k.. fia violet et pourpre.....
- Beng. beau viol, et dite
- »
- »
- 12
- 11
- 6
- 8
- 8
- 6
- 5
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- 4 6
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- 5
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- 16
- 30
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- 10
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- 25
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- à
- 14
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- 9
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- 5
- 5
- 60
- 50
- 15
- 25
- 37
- 50
- 30
- 1
- bon violet .......... moyen violet......... bon violet rouge..... bon moy. v. roug.... fin rouge... bon dito.... bon à fin cuiv....... ~uiv ................
- Java.... .....
- Kurpah..
- Madras ........
- Manille........
- Caraque .......
- Guatemala fier .
- N.M.
- N.M.
- N.M.
- N.M.
- 4
- 3
- 3
- 25
- 50
- 3
- 3
- 3
- 2
- 2
- 1
- 1
- 1
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- 50
- 25
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- 25 M 50
- 4
- 3
- 3
- 2
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- 3
- 3
- 50
- 75
- 25
- 75
- 75
- 75
- 50
- 50
- Kurpah
- Bengale
- Java
- moyen et bon moy. assez coloré.. .
- moyen ord. et ord. mél. et terreux.
- beau et fin violet
- bon moyen à bon violet et violet
- rouge...............
- moyen violet-rouge et rouge............
- fin et surfin violet et pourpré..........
- bon et beau violet.
- S
- 2.25 . M. .
- M..
- M..
- M..
- M
- 2.60
- M..
- M..
- 6
- 5
- 7
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- 5
- 4
- 6
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- 10
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- 18
- 1/2
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- 22 50 M ..
- 10
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- 8
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- © 10
- M
- N
- kil.
- 2 1
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- c
- 5 5
- 75 1 . 1
- • bon à fin sobré..
- » — cor....
- • cor. ord. à bas..
- N -Gren Un, surf. 1/2 k N.M.
- • bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- « h ©
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quereitron:
- On cote les 50 kil. Baltimore An effilé....
- » gros effilé..
- Roeou.
- Antilles.. Cayenne.
- 1/2 kil. 0
- 2
- 2
- 1
- 3 ..
- 1 50
- 7 50
- 6 ..
- 40 à 0
- N. M
- 3
- 3
- 2
- 5
- 4
- 2
- 50
- 50
- 50
- Le
- DROGUERIES
- tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique.................. 270 .
- Alun raffiné(entrepôt) .... . 15 .
- » (acq.)... ;..... 17 .
- con-
- à 8
- 7
- 50
- t to
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) Bois jaune (Maracaïbo).. .. » de Fustet Albanie. .. . Cachou noir, Ire marque...
- » marques ord..
- Cochenille argentée. .100 k. » grise ...................
- 12
- 11
- à .15 .12
- »
- Curcuma
- 10 50
- 95 ..
- 70 ..
- © >
- 12
- 85
- zacatille naturelle 550 .......
- noire Palmas le k. 430 .. 440
- Lanzarotte Bengale.... Chinois... Madras....
- Gal es de Chine...........
- Prussiate jaune de potasse.
- 35 .
- 40 .
- 30 .
- 135 .
- 170 .
- INDIGOS. - Au 1/2 kilo
- Madras bon et beau tendre. » moyen et bon moyen » coloré.................... » moyen ord. et ord.
- terne et serré.....
- Kurpah bon et beau violet et violet rouge..
- g
- co
- OO S
- 3.20
- 2.30
- 2.05
- =
- Couperose emballée..........
- Essence de térébenthine (d. fûts)......................
- Id (s. fûts)................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl......................
- Id. 2e bl. (entrepôt).......
- Galles vertes et noires.....
- » noires Alep...............
- » blancnes .............
- Gomme arabique, en sorte . » Ghésirée, en sorte........ » Sénégal,s. bas du fleuve » » .............
- 5 50
- 17 ..
- 19 ..
- 6 50
- » »
- 120 .
- 116 .
- 42 .
- 40 .
- 130 .
- — en en
- 90
- 80
- Aden, sorte cour, bonne 80 .
- Mogador, blonde............
- » blanche..............
- Laque en f. qté orange.
- »
- mi-orange cerise AC
- » Sandaraque lavée ........
- » Damar (Batavia)..........
- » » Singapore.......
- » » Penang..........
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- Quereitron...............
- Garance, racine...........
- » poudre..............
- Rocou Guadeloupe.........
- » Cayenne..............
- Safran d’Espagne, Valence
- pur. ... Sulfate de
- Sumac en
- cuivre(entrepôt).
- (acq.). .. feuilles........... poudre.........
- Styrax liquide.............
- Tamarin Madras.............
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile.................
- » en pains, extra sec, sous pap................
- » bon marchand en pains
- • » en boules
- n raffiné en poudre sec
- 150
- 90
- 100 ..
- 85 ..
- 600 ..
- 650 ..
- 485 ..
- 190 ..
- 150 ..
- 90 ..
- 110 ..
- 250 ..
- 250 .
- M ..
- 60 ..
- 65 ..
- 110 ..
- 160
- 100
- 750
- 600
- 100 ..
- 52 ..
- 56 . .
- 22 ..
- 24 ..
- 120 ..
- M ..
- 110
- 28
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- u
- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique sulfureux.
- tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- 9
- 33
- 40
- 9
- 7
- à
- Ammoniaque liquide 22 d
- . 2
- 43
- 50
- 50
- 75
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- co
- G
- Borax raffiné.................. 40 . ...
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre................................ . .
- broyé......................................
- Crème de tartre .............. 180...........
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp 8 50 .. .
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................. 20........
- Lessive caustique 33 degrés 7 .. ...
- Nitrate de soude. ............. 24 . .. .
- » de potasse.................. .............
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil.,m. 18 25 .. Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. . » 30/35, disp... 11 50 .. .
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos............ 30............
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes................... Soude douce 33 deg. en vrac 4 25............... .
- Sulfate de cuivre . ............ E 52 A 56 .
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos.................... 5...........
- PLACE DEBORDEAUX
- Bois de Teinture
- Brésillet. . . . . . . . 28 — à 29 —
- Campeche coupe d’Espagne . 28 - 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 -
- — Haïti 10 - 14 —
- — Martinique,Guade-
- loupe .... 9 — 10 50
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra-Tabasco. . . — —-----------
- — Tuspan..................— — — —
- Lima....................14 — 15 —
- Tampico..................— — — —
- Sapan. ........ — — — —
- Sainte-Marthe...........—- — — —
- Nicaragua................— — —- —
- Sandal rouge.............— — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k ...................... Curcuma de la côte. . 100 k — du Bengale .
- Indigo Bengale poupré . . . — fin violet . . — — beau violet . — — bon violet. . — — moyen violet. — — petit violet. . — — ordinaire et cuivré . — Java ordin. et cuivré . — Madras fin — — beau . . . — — bon .... — — moyen . . . — — ordinaire. . . Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet. — — moy. violet — — pet. ordin. — Pondichéry bon violet — — moy.violet — — ord.et cuivré — Manille ..... — Guatemala flor . . — — sobre . . — — cortès . . •— Mexique flor. . . . — — sobre . . . — — ordin. cortès Caraque flor. . . . — sobre . . . — — cortès. . . Gomme laque ordin. et orange D C . le k.
- — — blonde, Ire qua — — — 2equa — — cerise. . . — — blonde ordin. Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. le k Orseille Mers du Sud. 100 k — Madagascar . . .
- --0sol *evoU3-œlel cal oo eSEe| — I | | | | | 1 I I I I I S 1 I I I S | | S I I 1 I I I
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- 8 —
- 7 —
- 5 50
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- 7 —
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- 7 —
- 5 —
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- 5 75
- 5 70
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb... 71 .. à 72 . . Acide acétique des arts 40% 27 .. 27 50
- » chlorhydrique........... 7.. 8.. »...........................nitrique 36................ 34 .. 35 .. »...........................sulfurique.................66’.............. 8 50 9 .. »...........................tartrique......................................................300 .. 305 .. »...........................citrique................... 292 50 297 50 Alun épuré.................................... 20 .. 21 .. » ordinaire................. 15 .. 16 .. Ammoniaque incolore, 22. ’..43 . . 46 •. Bichlorure d’étain, 55’.....104 . 109 .. »...........................»..........................60........................ 126 .. 131 .. Bois Campêche-Laguna ... 16 50 17 .. » Guadeloupe. 13 ...........13 50 Bois Jaune Centre Amériq. 17 50 19 .. Cachou jaune. Vapeurs.... 64 .. 65 .. » brun...................... 75 .. 85 .. Chlorate de potasse......... 100 .. 110 .. » de soude.................. 105 . 115 .. Chlorure de chaux 100 à 110. 11 59 12 50 Chromate rouge de potasse 77 50 79... »...........................» de soude.. 57 50 59 ..
- Crème de tartre.................. * •
- Cristaux de tartre ......... . • . • • •• » de soude.............................7 .. 7 50
- CurcumaBengale en racines 29 .. 33 50
- » de Madras.......................... • - • • » de Chine............ M........................... Essence de térébenthine . •.........120........•.....122 .. Extrait de châtaignier 20’...........16................17 •. Galles de Chine et Japon............152........50.....157 50 » vertes et noires .................140.....................160 .. Gomme Sénégal, en sortes.............78......................82 50 » arabique............ 75........................77 50 » adragante rousse .................275.........................310 ..
- Jus de citron.............. 21 50 23 50 Méthylène à 95’............ 90 .. 95 .. » régie 90’............... 100 .. 115 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 .. 145 ..
- » » de soude...................... Pyrolignite de fer....................... 9..........................................10..
- Résine.................... 22 .. 23 ..
- Rouille....... ............. 8 50 9 50 Sel de soude 80’.......... 17 50 18 50 »......ammoniaque.. 12......50 13 50
- Sel d’étain.............. 230 .. 235 . . Soufre en canons........... 17 .. 18 .. • sublimé.................. 18 .. 20 ..
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine.......... 10 50 15 50
- » de cuivre.............. 57 . 59 ..
- » de fer....................... 6.. 7..
- BIBLIOGRAPHIE
- . L'intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit ! simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on repond;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne
- Peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- 5 Avril 1904.
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- MONITEUR DE LA TEINTUR
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- des Apprêts et de l’Impression des Tissus /3%
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Eolouomnéou
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois No— _
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- 24», rue Turgot, 20 — PARIS
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau daj journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Chaudière à vapeur à l’usage des teinturiers. — Production des nuances copulées. — Les nouveaux colorants. — Revue étrangère. — Rapport sur l’ouvrage intitulé : Commerce et industrie du canton de Glaris (suite). — •L’application de la loi de 10 heures. — Transports et tarifs. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- CHAUDIÈRE A VAPEUR dite « F Indispensable », destinée à Vusage des teinturiers - dégraisseurs pour alimenter la planche à repasser dite « platine »
- Par M. Lard Y
- Cet appareil est destiné à l’usage des teinturiers-dégraisseurs pour alimenter en vapeur la planche à repasser dite « platine ».
- Il se compose : 1° d’un fourneau en tôle et cornières avec circulation de flamme sur tout le pourtour de la chaudière ;
- 2° De la chaudière proprement dite, en 'cuivre rouge, ayant les épaisseurs suivantes : le pourtour et le dessus, deux millimètres ; le fond, deux milli-mètres et demi ; le coude intérieur, dit coude à coquille, trois millimètres. Ces différentes épaisseurs ;
- sont bien suffisantes pour une pression de deux kilogrammes au maximum ; une pression de un kilogramme étant à peine utilisée par la platine.
- Cette chaudière est composée de deux parties assemblées à boulons. Cette combinaison permet de la démonter en cas de réparations intérieures ou de nettoyage. C’est par la bride du joint que la chaudière repose sur la cornière supérieure du fourneau. Cette bride est pourvue de deux poignées maintenues par les boulons du joint et qui permettent d’enlever facilement la chaudière.
- La chaudière est pourvue des robinets niveau d’eau, robinet de jauge, soupape de sûreté et manomètre réglementaires.
- Elle est munie de trois robinets de prise de vapeur : i° robinet d’alimentation de la platine ; 2° robinet de la bouteille alimentaire ; 3° robinet de chauffage des bains et autres usages journaliers de la teinture.
- La chaudière est alimentée par le système dit «de la bouteille alimentaire ». Le robinet d’entrée d’eau dans la chaudière sert, en dévissant le raccord du tuyau, de robinet de vidange.
- Par sa combinaison intérieure, il en résulte une grande surface de chauffe, en effet, la flamme sortant du foyer, passe par le coude à coquille, pour faire complètement le tour de la chaudière avant de se rendre dans la cheminée.
- Ce système de production de vapeur sera certai-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- nement apprécié de tous les petits industriels qui jusqu’à ce jour n’avaient pas la facilité de se servir de là planche à repasser dite « platine ». Sa coristi-tution, en cuivre rouge, métal très apprécié des teinturiers, son prix peu élevé et le peu de place qu’elle occupera dans un atelier en font un appareil
- LA
- PRODUCTION DES NUANCES COPULÉES
- D’une façon semblable au diazotage et au dévelop-pement On peut également fixer toute une série de Couleurs Diamine avec le Nitrazol C ou avec la Para-nitraniline C par là méthode dite « procédé de copula-
- I fr 1e) —14
- —FI
- H
- indispensable à ce genre d’industrie, aussi l'appel-lerai-je « L’Indispensable ».
- Les dessins ci-joints donnent tous les détails de l’appareil :
- Les figures I, 2 et 3 en indiquent l’élévation, le plan et la coupe ;
- Là fig. 4 montre l'appareil installé avec la platine qu’il alimente ;
- Les fig. 5, 6 et 7 donnent les détails de cette pla-tine, ses tuyaux d’alimentation et de purge, ses compartiments et son support.
- lion » ét qui a l’avantage de n’exiger l’emploi que d’un seul bain.
- Les teintes copulées sont, comme celles obtenues par diazotage et développement, très solides au lavage au au foulon et elles se distinguent en outre par une résistance remarquable aux acides. Les colorants qui se prêtent à la copulation sont :
- Pour noirs
- Noir Nitrazol-Diamine B, (1) brev. s.g.d.g.
- Noir Oxy-Diamine A,
- Pour nuances brunes.
- Brun Nitrazol-Diamine RD
- Brun Nitrazol-Diamine BD
- Brun Nitrazol-Diamine G, brev. s.g.d.g.
- Brun Nitrazol-Diamine B, »
- (1) Toutes ces nuances sont mises sur le marché par la Manufacture lyonnaise de matières colorantes.
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- LE MONITEUR DE LÂ TEINTURE
- to
- ter
- Orangés brillants directs J et R
- Brun pour coton A Z
- Brun pour coton N
- Brun Diamine V, »
- Brun Diamine S, »
- Catéchine Diamine G, »
- Noir jais Diamine C R, »
- Noir jais Diamine R B, »
- Noir jais Diamine 00, »
- Pour jaune et nuances mode ainsi que pour le nuan-Çage.
- Primuline Diaminogène extra, brev. s.g.d.g.
- Jaune solide Diamine A, »
- Bronze Diamine G, »
- Vert Diamine G, »
- Gris Diamine G, »
- La copulation s’effectue en traitant le coton teint et rincé pendant 1/2 heure à froid dans le bain de copu-ation garni comme suit :
- 12. Lorsqu'on emploie le Nitrazo C, brev. s g.d.g. Pour 100 kilos de coton
- Pour les teintes faites avec 1 1/2 à 2 % de colorant :
- 2 kilos Nitrazol C, brev. s.g.d g.
- 1/2 » carbonate de soude 200 gr. acétate de soude
- Pour les teintes faites avec 3 à 4 % de colorant : 3 à 4 kilos Nitrazol C, brev. s.g.d.g.
- 3/4 à 1 » carbonate de soude 200 à 250 gr. acétate de soude.
- 2. Lorsqu’on emploie la Paranitraniline C. Pour 100 kilos de coton
- Pour les teintes faites avec 1 1/2 à 2 % de colorant : 36 litres diazo de Paranitraniline C 1/2 kilo carbonate de soude
- 200 gr. acétate de soude.
- Pour les teintes faites avec 3 à 4 % de colorant : Environ 50 à 70 litres diazo de Paranitraniline C 3/4 à 1 kilo carbonate de soude 300 à 400 gr. acétate de soude.
- Le diazo de Paranitraniline se prépare de la façon suivante :
- Sur 2 kilos de Paranitraniline C on verse
- 15 litres d’eau bouillante (de condensation), on agite pendant un moment, puis on ajoute :
- 5 litres d’acide chlorhydrique.
- Aprës voiF agité pendant quelque temps, la solution est complète; on ajoute alors
- 35 litres d'eau froide, addition qui donne lieu à la réparation du chlorhydrate sous forme de précipité jaune. On prépare toujours cette solution quelques heures d’avance pour lui laisser le temps de refroidir. Après refroidissement complet oh ajoute, en agitant, I kilo 1/2 de nitrite de soude, préalablement dissous dans 7 litres d’eau froide. Au bout de 15 à 20 minutés' • on aura une solution claire que l’on portera à 200 litres en y ajoutant de l’eau froide.
- La solution se conserve assez longtemps dans des récipients en bois ou en grès, pourvu qu’il soient mis à l’abri de la chaleur et du soleil.
- Pour nuancer les teintes on peut ajouter au bain de copulation des colorants basiques ; pour les noirs par exemple on ajoute avantageusement 0,2 à 0,3 % de Bleu Méthylène nouveau.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bleu et Noir sur tissus de confection pour hommes avec effets de soie blanche réservée
- Les colorants employés pour la production de ces teintes, le Noir Anthracène acide ST et le Bleu foncé WS, de la Manufacture lyonnaise de matières colorantes, ont donné en pratique d'excellents résultats pour cet article.
- Ces deux produits réservent extrêmement bien la soie blanche de sorte que si la teinture est faite normalement,on n’a généralement pas besoin de dépouiller la soie après la teinture.
- Les teintes se distinguent par une très bonne solidité à la lumière et à l’air ; elles sont en outre parfaitement solides au frottement et résistent bien au décatissage, à la transpiration ainsi qu’au fer chaud.
- Voici les indications relatives au procédé de teinture :
- A — Noir sur tissu de confection pour hommes avec 1 EFFETS DE SOIE BLANCHE RÉSERVÉE
- Procédé de teinture. — On ajoute au bain 10 % d’acétate d’ammoniaque neutre et la solution de colorant, on entre au bouillon et au bout de 3/4 d’heure on ajoute encore 2 % d’acide sulfurique ; on continue à faire bouillir fortement pendant une heure, puis on rince à fond et on traite pendant 1/2 heure avec 2 %
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- F S
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de bichromate de potasse et 2% d’acide sulfurique, en bain nouveau faiblement bouillant.
- Lorsqu’on veut utiliser les vieux bains qui ne s’épui-• • • naast sent jamais entièrément, on commence par les neutraliser soigneusement au moyen d’ammoniaque (environ 2 litres d’ammoniaque pour 1000 litres de bain), puis on y ajoute 5 % de Noir Anthracène acide ST et 10 % d’acétate d’ammoniaque neutre, on entre le tissu dans le bain bouillant et on procède exactement comme indiqué pour la première opération.
- B. — Bleu sur tissus de confection pour hommes avec EFFETS DE SOIE BLANCHE RÉSERVÉE
- Procédé de teinture. — On garnit le bain avec 10 % de sulfate de soude et 10 % d’acide acétique ainsi que la quantité indiquée de colorant. On entre à froid dans le bain qu’on porte en 3/4 d’heure au bouillon et après après avoir fait bouillir fortement pendant 3/4 d’heure on épuise le bain en y ajoutant petit à petit 3—5 % d’acide acétique.
- Remarque. — Pour obtenir des effets de soie bien ; nets il est absolument indispensable de faire bouillir le bain le plus fortement possible. A cet effet on peut au besoin placer un second serpentin dans le baquet.
- Au cas où la soie réservée ne serait pas d’un blanc | assez pur, on peut lui faire subir un démontage : on traite le tissu pendant 20—30 minutes dans un bain contenant 3 litres d’acétate d’ammoniaque neutre pour 1000 litres de bain. Cette opération se fait au bouillon pour le Noir et à 70—80° C. pour le Bleu. On rince ensuite et on acidulé avec de l’acide acétique.
- Bleus Anthracène au chrome B et R (Brev. s. g. d. g.)
- Ces produits mis sur le marché par la Manufacture lyonnaise, se distinguent tous deux par leur remar- " quable solidité à la lumière et leur excellent unisson.
- Contrairement aux anciennes marques de colorants Anthracène acides ou au chrome, qui s’emploient surtout en un seul bain, c’est-àdire avec traitement au ; bichromate dans le bain de teinture même, le Bleu Anthracène au chrome peut être appliqué tout aussi bien d’après ce procédé que sur mordant de chrome. On teint de la manière suivante :
- a) Procédé en un seul bain
- Suivant l’intensité de la nuance désirée, on garnit le bain avec :
- 1—4 % d’acide sulfurique
- 10 % de sulfate de soude crist.
- et la quantité nécessaire de colorant. On entre à la température de 40—60° C. env., on chauffe au bouillon et on maintient cette température pendant une heure; on refroidit le bain, on y ajoute les quantités indiquées de bichromate de potasse et on fait bouillir encore pendant 3/4—1 heure.
- b) sur la laine mordancée au chrome :
- On mordance d’abord la laine de la façon habituelle, avec :
- 3—4% de bichromate de potasse et
- 2 1/2—3 % de tartre
- on rince et on teint ensuite en bain nouveau, avec addition de 3—6 % d’acide acétique.
- On entre à 40—60* C, on chauffe au bouillon en 20-30 minutes et on fait bouillir pendant 11/2-2 heures, puis on rince à l’eau et on sèche.
- Lorsqu’on se sert, pour la teinture, d’appareils en cuivre, on doit ajouter au bain 0,5% de sulfocyanure d’ammonium (du poids de la laine) et ce n’est qu’au bout de 20 minutes qu’on ajoute le colorant, l’acide et le sulfate de soude.
- Ces deux nouvelles marques peuvent être combinées avec tous nos Colorants Anthracène et autres produits qui demandent un traitement au bichromate de potasse après teinture ainsi que, sur mordant de chrome, avec toutes les Couleurs d’Alizarine qui s’emploient par ce procédé.
- Que la teinture ait eu lieu par l’un ou par l’autre des deux procédés indiqués ci-dessus, la solidité à la lumière des teintes de Bleu Anthracène au chrome es excellente et supérieure à celle des bleus d’alizarine et des bleus de cuve. Il est à remarquer surtout que même dans les nuances claires la solidité à la lumière est très bonne, de sorte que ces deux marques conviennent parfaitement comme élément bleu-gris pour rabattre les tons gris et mode.
- Au point de vue de la solidité au lavage et au foulon les teintes chromées après teinture sont aussi solides que celles du Noir Anthracène au chrome F’. Ces produits peuvent par conséquent être employés égale» ment pour des articles devant subir un fort foulon. Les teintes sur mordant de chrome sont tout aussi solides au foulon en nuances claires et moyennes, tandis que si l’on est exigeant sous ce rapport, les teintes foncées, obtenues d’après ce procédé, doivent être soumises à un léger traitement en bichromate après teinture.
- La solidité au décatissage du Bleu Anthracène au
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 8
- chrome est très bonne. La nuance ne change pas, même par un fort décatissage.
- Quant à la solidité au carbonisage et au soufre elle est irréprochable.
- Employé àvec traitement ultérieur ou sur mordant de chrome le Bleu Anthracêne au chrome a la propriété de réserver complètement les effets de coton, de ramie ou de soie artificielle dans la téinture en pièces.
- Nous recommandons les Bleus Anthracènes au chrome B et R, d’une part pour la production de nuances bleu-foncé solides au foulon et à la lumière, tant sur laine en bourre et peignée que sur filés de laine et tissus, et d’autre part comme élément bleu-gris pour nuancer ou foncer les nuances mode, solides au foulon et à la lumière.
- REVUE ETRANGERE
- ANGLETERRE De « The Dyer's bulletin »
- Progrès réalisé dans la teinture des peaux
- L’ursol de la « Actien Gesellschaft » de Berlin est une nouvelle substance des plus remarquables pour la teinture des peaux. Cette substance, simple et rapide dans son action, permet d’obtenir beaucoup d’effets qui exigeaient auparavant un travail compliqué s’ils n’étaient pas irréalisables. C’est surtout la rapidité de son action qui forme sa qualité essentielle. Par exemple, pour obtenir des centres noirs, il fallait y mettre du temps, tandis qu’en se servant d'ursol une seule couche et quelques heures d’exposition à l’air suffisent. L’ursol permet d’obtenir toutes les nuances requises dans la teinture des peaux et notamment l’imitation des meilleures sortes telles que les peaux de lièvre, de marmotte, de martre zibeline etc. etc. Celle de chèvre remplace actuellement les peaux d’ours, de tigre ou de léopard, et si l’on y attache une vraie tête d’animal il n’est presque pas possible de reconnaître l’imitation.
- A l’aide d’ursol, on peut encore faire avec des peaux de chèvre des descentes de lit avec un fond teint et de fines arabesques.
- Pour obtenir un bon résultat il est indispensable que les peaux soient absolument propres. Non seulement les poils doivent être soigneusement désuintés, mais encore la substance qui a servi à cet effet doit être complètement éloignée, car l’ursol est très sensible à l’action des acides et des alcalis et la moindre trace de
- chacune de ces matières affectera la nuance, surtout si cette dernière est claire.
- Pour faire disparaître les corps gras, il suffit de laver les peaux avec du savon et de la soude, de rincer ensuite et de neutraliser les dernières traces de soude par un passage dans un bain faible d'acide. Pour les peaux tannées avec de l’alun un bain de savon fort est nécessaire,car elles contiennent généralement des quan tités considérables d’alun qui ne s’en vont pas dans des solution faibles de savon.
- La préparation la plus simple,c’est avec de la soude et le trempage des peaux dans une solution de 1 à 2 % de soude est suffisant, mais un rinçage à froid est aussi de rigueur. On peut encore avoir recours à un traitement préliminaire avec du chlorure de chaux qui exerce un effet puissant, mais le cuir court le danger de s’abîmer et pour cette raison, il vaut mieux se servir de chaux seulement, laquelle n’endommage pas la peau si l’on travaille avec prudence. La chaux peut-être employée ou bien comme lessive de 2° B. ou ensemble avec de la potasse, de l’alun, du sulfate de fer ou du sel ammoniacal. La chaux est éteinte et mélangée avec de l’eau, tandis que les autres substances sont étendues d’eau de manière à former une masse épaisse, dont on enduit la peau et qu’on laisse sécher pour l’enlever ensuite par un lavage.
- Si l’on traite ainsi les peaux ou qu’on les mordance avec du bichromate, on peut produire facilement n’importe quelle nuance brune.
- La couleur qui offre le plus de difficulté c’est le noir, et pas une des recettes découvertes ne peut convenir à chaque cas. Aucune autre couleur ne montre jusqu’à quel point les poils de différentes peaux varient dans leur susceptibilité aux matières colorantes. C’est la peau d’angora qui se teint le mieux en noir.
- Le bain est préparé avec 20 livres d’ursol DD et 1000 gallons d’eau ; les peaux sont laissés pendant 3 heures. Ensuite on y ajoute 50 gallons d’eau oxygénée,on manipule les peaux de nouveau et on les laisse encore dans le bain pendant 12 heures, après quoi on finit l’opération avec un rinçage de 2 heures.
- Il importe beaucoup que les agents oxydants ne soient pas ajoutés au bain dès le premier coup, il faut absolument que les poils soient trempés à fond dans l’ursol; autrement l’oxydation n’atteindra pas l’intérieur des poils, et alors l’extérieur qui a été seul touché par la couleur sera rapidement abimé par le frottement et l’air.
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- Les peaux plus dures comme celle de chat et de la marmotte exigent un traitement préliminaire et notam-ment un mordançage avec de la chaux afin que les poils soient radoucis et propre à la teinture.
- ALLEMAGNE
- De Leipziger Fœrber Zeitung
- Préparation d’amidon soluble
- L’amidon soluble que l’on trouve dans le commerce est un produit possédant des propriétés intermédiaires entre l'amidon et la dextrine. Tandis que l'amidon or-dinaire est insoluble dans l'eau chaude et ne donne qu'une émulsion de grains gonflés, la dextrine se dis-sont même dans l’eau froide. Par contre l’amidon soluble, qui se dissout dans l’eau éhaude, reste insoluble dans l’eau froide. 71 se prête à la réaction de l’iode et se dissout facilement dans une solution de soude caustique diluée en formant une pâte.
- Bechamps et Mqsculus ont démontré que lorsque l’amidon est converti en dextrine soit par des acides ou une diastase c’est l’amidon soluble qui se forme le premier. Von Wagner constate la même chose pour les deux procédés sec et humide.
- Sous le microscope, l’amidon soluble et la dextrine montrent tous les deux des crevasses et des divisions dans les grains séparés, ces dernières étant surtout visible dans la dextrine jaune grillée.
- Si l’on convertit l’amidon ordinaire en amidon soluble ou en dextrine, l’hydrate de carbone n’en souffre pas dans sa composition finale, car non seulement l'amidon soluble est fourni par la simple action de la chaleur, mais encore, si l’amidon mouillé est exposé à un refroidissement rigoureux et prolongé, il montre les crevasses caractéristiques il est vrai, d’une manière moins marquée que la dextrine, et ne forme plus de pâte avec de l’eau, mais une solution épaisse. Par ce procédé à froid les parois des cellules craquent d’une manière purement mécanique à cause de la congélation de l'eau. Il se peut encore que les modifications variées de l’amidon soient dues aux craquements plus ou moins grands des grains, de quelque façon que cela se produise.
- Dans l’industrie textile l’amidon joue un rôle important comme principal ingrédient des encollages et apprêts divers. A cet effet, on le rend souvent soluble à l’aide de solutions alcalines tel que chlorure de calcium ou de magnésium.
- Mais, si l’on désire éviter les sels hygroscopiques,
- on peut se servir avec avantage de dextrine ou d’amidon soluble, car grâce à leur solubilité dans l’eau chaude ces derniers entrent en contact direct avec la fibre de sorte que l’état poudreux et la viscosité 4e l’apprêt sont évités.
- Comme conséquences de ces avantages, plusieurs brevets ont été pris pour la préparation de l’amidon. Citons-en quelques-uns :
- 1) Brevet de Kantorowitz et Neustadt enregistré en 189b. Le principe de leur procédé consiste dans la tendance à faire dissoudre l’amidon par la soude caustique et le précipiter, après neutralisation, avec du sulfate de magnésie. Le précipité est lavé et séché pour la vente.
- 2) Brevet de Classen qui protège certaines combi-binaisons de gomme et d’amidon avec du formaldéhyde, ainsi appelées amidon formaline, dextrine formaline, etc., etc.
- On peut obtenir dans le commerce la dextrine formaline et l’amidon en poudre qui s’emploient pour le pansement des plaies en raison de leurs propriétés antiseptiques. Ils se décomposent par les sels alcalins dilués avec dégagement de formaldéhyde.
- 3) Siemens et Kaltke ont breveté un amidon soluble sans odeur que l’on obtient en faisant agir sur l’amidon pendant quelques heures de l’acide nitrique dilué contenait du chlore libre et en se servant ensuite de l’action de la force centrifuge pour opérer le séchage à la température de 75 à 80 degrés centig. L’acide nitrique peut être remplacé par l’acide chlorydrique, sulfurique ou un acide organique.
- 4) Bellmas convertit l’amidon en une variété soluble en le mettant pendant 12 à 14 heures dans une solution de 1 à 3 % d’un acide minéral à la température de 50 à 550 C.
- L’acide est rincé à fond avec de l’eau et l’amidon est séché. Dans un autre procédé il limite l’action à la durée de 3 à 6 heures. Cette méthode donne un amidon plus pur conservant le plupart de ses propriétés antérieures et, de ce fait, plus propre aux usages textiles.
- 5) Le procédé de Fol est pareil à celui que pous venons de décrire. L’amidon est mis dans l’acide à 80° C On forme ainsi l’acide et la dextrine et on les rince dans l’eau. Dans certains cas l’acide est neutralisé avec de l’alcali et les sels qui en résultent restent dans l’amidon.
- 6) La Société anonyme du « Trust chimique » em-
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- ploie le persulfate d’ammoniaque, un agent oxydant, pour faire de l'amidon soluble.
- 100 livres.d’amidon ordinaire sont mélangées avec la solution formée de trois à 5 livres de persulfate et de 15 gallons d’eau (1 gallon = 4.«54345 litres). Le mélange est laissé pendant 10 heures et remué de temps à autre. La réaction produit des sulfates acides qui doivent être éloignés soigneusement par un lavage à la fin du traitement.
- Ce produit forme un substituant de la gélatine dans les branches textiles.
- 7) Brueder et Lie emploient aussi un agent oxydant et notamment l’hypochlorite de sodium. La force de la Solution varie de 25 à 50 % suivant la quantité d’amidon non converig que l’on désire conserver. Le pro-duit est rincé, soumis à l’action de la force centrifuge et sèche à la température de 50 à 100° C.
- 8) Blumer a breveté l’usage de certains acides orga niques volatils, pour la préparation de l’amidon so-lubie, et notamment l’acide formique.
- L’amidon est mélangé avec une solution de 1 % de cet acide et chauffé lentement pendant 6 h. jusqu’à 115° C. L’acide s’évapore graduellement et, étant condensé, il peut servir encore une fois. Le rinçage est superflu vu que tout l’acide disparaît vers la fin du traitement. Ceci dispense d’un certain outillage et de beaucoup de travail. Cette méthode présente encore un autre avantage, c’est que le produit est libre de dextrine, tandis que la plupart des amidons solubles contiennent des quantités considérables de cette substance.
- RAPPORT SUR L’OUVRAGE ALLEMAND de M. A. JENNY-TRUMPY ayant pour titre : COMMERCE et INDUSTRIE du CANTON de CLARIS Par M. A. Broc,
- Société industrielle de Rouen, Séance du 3 avril 1903. (Suite)
- En 1686, le roi ordonne que « toutes les fabriques établies dans le royaume pour peindre les toiles de coton blances cesseront et les moules servant à l’impression d’icelles seront rompus et brisez ». Cet arrêté était pris pour protéger l’industrie des étoffes de soie, laine, lin et chanvre, et ne permettait que l’entrée, vente §t débit dans le royaume des toiles de coton
- blanches; il fut rapporté en 1759. (Un peu avant en secret en 1756 Cobanes au Çlos de l’Arsenal à Paris et en 1758 Abraham Frey de Genève à Notre-Dame-de--Bondeville, puis Pouchet à Bolbec, avaient recom-mencé l’impression su? étoffes.)
- Un des plus grands industriels de cette époque fut Guillaume Philippe Oberkampf qui, en 1758, à Jouy, près de Versailles, avait une fabrique d’indiennes, impression à la main et avec des plaques de cuivre occupant 1,500 ouvriers ; de 1800 à 1806, les articles principaux fabriqués à Jouy étaient : Mignonnettes réserves blanches sur fond filas, rouge garance, bleu faïencé, nankin, la production annuelle était de 64,000 pièces.
- M. Jenny-Trumpy montre le développement de l’industrie de l’impression sur étoffes, industrie appor-tée en Suisse par les malheureux protestants chassés de France, dans les cantons de Genève, Neufchâtel, etc... Voici quelques genres faits par Jean Ryhiner, de Bâle ! des surats et patnas,des étoffes genres camaïeux en 2 4 tons dégradés, des étoffes bleu indigo clair et foncé avec réserves blanches. Des toiles pour deuil, fond noir avec réserves blanches, le noir était obtenu de deux façons différentes, procédé hollandais noir garance sur m rdant de fer, ce noir était très solide, mais avait un reflet brun rougeâtre ; le procédé suisse noir au campèche, noir plus corsé et brillant, mais moins solide. Des étoffes cramoisies (cochenille sur mordant d’alumine), des étoffes genre Frinchitz, fond garance, réserve à la qire, bleu clair indigo réserves blanches, et quelques autres couleurs à l’aide de cole+ rants naturels,
- Les Calancas fins et les persiennes, articles fond blanc avec différentes couleurs garance, puis enlumi-nage avec du bleu anglais et du jaune, cette impression très compliquée servp.it souvent à reproduire des bouquets, des guirlandes s’enroulant autour de co-lonnes, etc...
- En voici un exemple : fond noir, mordant pour rouge en trois tons et pour lilas en deux tons, teinture en garance, passage des pièces dans un bain de son ou de bouse de vache et plus rarement dans un bain de savon, exposition des pièces sur la prairie, puis passage dans un bain acide dont la composition est inconnue, et application du bleu anglais et du jaune en différentes nuances.
- Ces deux couleurs appliquées, le jaune sur le bleu,
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- le lilas et le rose, le bleu clair sur le rose et le lilas, donnaient les verts, les olives, les nuances modes, l’orange, le cramoisi, etc..., de cette façon l’on obtenait jusqu’à 21 couleurs différentes, les mêmes combinaisons se faisaient aussi sur fond rouge ou brun.
- Puis dans quelques chapitres très intéressants et complets, nous voyons les commencements de l’impression sur étoffes dans les cantons de Berne, d'Ar-govie, Zurich, Thurgovie, Saint-Gall, Appenzell, après vient un chapitre : Historique de la teinture et de l’impression du rouge turc.
- Les Indiens fixaient d’une façon très solide la garance, peu à peu ce procédé vint en Perse, Bulgarie, Turquie et en Grèce; en 1747, trois industriels français, Fesquet, Houdard et Haristoy, prirent des ouvriers tienturiers grecs et à Darnétal, près Rouen, à Aubenas, dans le Languedoc, montèrent la fabrication du rouge des Indes, rouge d’Antrinople, rouge turc sur filés.
- En 1765, le gouvernement fit connaître le procédé employé pour taire ce rouge, puis dans le sud de la France, on commença la culture de la garance. Les chimistes et teinturiers français apportèrent au procédé grec quelques simplifications et perfectionnements, en 1785 l’addition d’oxyde d’étain à la laque de garance par des combinaisons de sels d’étain aux bains d’avivage de savon, puis l’emploi de chaudières fermées pour les bains d’avivage.
- En 1800 le rouge turc fut appliqué à la teinture en pièces, en 1810 Daniel Kœchlin imprima du noir sur rouge turc et, en 1811, remarqua que le rouge turc n’est nullement atteint par un passage dans un bain de chlorure de chaux alcalin, mais presque instantanément détruit par un passage dans un bain de chlorure de chaux acide.
- Après avoir en vain essayé d’imprimer directement ce rongeant, il imprima sur des pièces rouges des réserves avec un acide, comme l’acide tartrique, puis par passage dans la cuve décolorante (dissolu non alcaline de chlorure de chaux), il obtint des parties blan-ches.
- Puis il découvrit que le bleu de Berlin peut aussi produire du chlore et, dissous avec du chlorure stan-neux, peut être ajouté à [la couleur rongeant, les parties ainsi imprimées deviennent bleu vif et par suppression de l’acide tartrique, par superposition du bleu sur le rouge, Poirés. Les opérations pour ronger ter
- minées, par enluminage du jaune sur le bleu l’on obtenait du vert, etc.
- Dans un chapitre sur l’impression des étoffes dans le canton de Glaris au xvme siècle, un inventaire de fin décembre 1769 du fabricant Streiff nous donne une idée très exacte de cette industrie.
- L’impression à façon était peu importante, Streiff imprimait ses tissus pour son propre compte et son métier était très compliqué.
- Il achetait son coton à Venise, le faisait filer à Glaris, tisser à Appenzell et blanchir à une autre place ; il vendait ses pièces imprimées à des commerçants d'En-nenda qui avaient des magasins en Autriche, Russie, Allemagne et Italie, ou à des marchands de Zurich faisant des affaires avec la France et l’Espagne.
- Les genres fabriqués étaient les suivants : indiennes à réserves blanches sur fond bleu indigo, mouchoirs double face, mouchoirs rouge et bleu et réserves blanches, article obtenu par enluminage d’une partie des réserves blanches avec du rouge foncé ou rose (bois rouge, alun, étain, et peut-être addition d’un sel de cuivre). Le blanc est pur, toutes les couleurs son' très vives.
- Puis quelques mouchoirs et indiennes bleu clair indigo réserves blanches et jaune (nankin au fer). A le fin du xviii0 siècle, l’on voit quelques indiennes à une ou deux couleurs garance, et pour des grands châles six à huit couleurs et des dessins se rapportant à la Révolution française avec des inscriptions : « Constitution française » et « Vaincre ou mourir ».
- Les tissus se vendent beaucoup aux grandes foires, foire d’automne de Francfort-sur-le-Mein, et souvent par échange avec des produits comme l’indigo, la garance, la cochenille, etc...
- De grands changements et perfectionnements dans l’industrie, surtout dans l’impression sur étoffes, eurent lieu de 1790 à 1820, d’abord la construction par les Anglais en 1785 de la première machine à vapeur, puis la filature mécanique du coton en 1790, la culture du coton dans l’Amérique du Nord, en 1807 la construction des bateaux à vapeur par les Américains et des chemins de fer par les Anglais en 1825.
- Quant à l’impression, dans la fabrique de Livesy Hargreaves et Co, l’écossais Thomas Bell, en 1785, se servit d’une machine à imprimer à rouleaux, ainsi faite : un gros rouleau en fonte (rouleau presseur), un rouleau en cuivre sous lequel se trouvait une bassine
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- avec la couleur et un petit rouleau en bois (fournisseur) et un couteau en acier (racla).
- En 1823, l’anglais Church construisit une machine à trois rouleaux et en 1835 il y avait des machines à six rouleaux. Les procédés pour la fixation chimique des couleurs ou l’application de nouvelles couleurs firent aussi de grands progrès ; en plus de l’indigo, quelques personnes avaient employé le lapis lazulis pulvérisé, produit très rare, souvent plus cher, que l’or. Le verre de cobalt, découvert dans une verrerie de Saxe en 1550, réduit en poudre, donnait une magnifique couleur bleue violette très vive, mais insoluble n’était pas applicable sur tissus. Un peintre berlinois, Diesbach, en 1604, obtint dans une expérience de chimie la formation d’un précipité d’une nuance semblable à l’indigo, quoique un peu plus vive {bleu de Berlin ou bleu de Prusse)
- (A suivre.)
- L’application de la loi de 10 heures
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Notre établissement se compose au rez-de-chaussée d’un atelier où il n’y a que les ouvriers adultes, sans femmes ni enfants ; au premier se trouve un local séparé où travaillent deux femmes et deux enfants au-dessous de 18 ans, nous comprenons que la loi de 10 heures ne sera appliquée que pour ce local, sommes-nous dans le vrai ? Ou y voyez-vous un inconvénient? Nous vous serions bien obligés de nous fixer aussitôt que possible.
- Voici notre réponse :
- Par l’expression « mêmes locaux » dont se sert l’article Ier du décret loi du 9 septembre 1848, modifié par la loi du 30 mars 1900, on ne doit entendre que les ateliers où le travail se fait simultanément et en commun entre des hommes adultes et des femmes ou des enfants et on ne peut y comprendre les ateliers distincts et séparés d’une même usine.
- La Cour de Cassation, par arrêt du 20 février 1902 a décidé en conséquence que des hommes adultes et des femmes, bien que travaillant dans le même bâtiment, ne doivent pas être considérés comme employés dans les mêmes locaux, lorsque l’atelier où travaillent seules les femmes employées dans
- l’usine, est séparé de celui où travaillent les hommes et qu’il existe des portes donnant accès dans chacun de ces ateliers.
- TRANSPORTS ET TARIFS
- Le Syndicat des Chemins de fer de Ceinture de Paris a soumis à l’homologation ministérielle une proposition ayant pour but d’ajouter les couleurs en fûts dans son tarif 17 et la céruse dans son tarif 18.
- Les couleurs en fûts, qui acquittaient auparavant les prix de la deuxième série, seraient taxées au barême B par 5 tonnes et resteraient à la deuxième série, seulement par expéditions partielles. Quant aux céruses qui, dans la classification générale, sont taxées à la quatrième série, le Syndicat les reprend avec application du barême C pour les expéditions par 5 tonnes.
- Le Ministre des Travaux publics vient d’homologuer cette proposition.
- La Compagnie P -L.-M. a soumis, le 23 janvier 1904, une proposition tendant à modifiermle paragraphe VIII de son tarif spécial P. V. n* 20 en inscrivant pour les tissus de coton croisés, façonnés ou unis, blanchis, écrus, imprimés ou teints, des prix fermes soit par tonnage de 50 kgr. soit par tonnage de 5.000 kg. de Belfort à Villefranche et Lyon.
- Ces prix seraient les suivants : par tonnage de 50 kg. 38 fr, 50 et par 5.000 kg. 35 fr. la tonne. Les prix ainsi fixés seraient applicables dans un seul sens sans réciprocité.
- Les Chambres de commerce de Lyon et de Ville-franche viennent d’émettre des avis favorables à l’homologation de cette proposition, mais sous la réserve expresse que le tarif soit appliqué dans les deux sens et que de plus la réciprocité soit inscrite au § VIII pour le transport de Paris à Lyon et de Lyon à Paris pour les mêmes marchandises avec les mêmes conditions de tonnage. . . — R.J.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble consi-
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- tuera à la fin de chaque année une sorte de répertoite précieuxde jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 an timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tète du résumé du cas qui les intéresse.
- ( 36). Compétence territoriale. — Traité avec un représentant de commerce. — Confirmation par la maison de commerce et par correspondance. — Enonciation de la facture. — Lieu de la promesse. — Art. 420 C. Pr.
- Le marché débattu avec un représentant de com-merce ne devient parfait que par la confirmation de la maison de commerce alors surtout que la lettre de confirmation et’les factures postérieures reçues sans protestation portent cette mention : « Les confirmations seules engagent la maison. »
- En conséquence, dans un contrat débattu à Lyon par un représentant de commerce, mais confirmé par une maison de commerce de Dijon, le lieu pie la promesse est Dijon ; peu importe, dès Iprs, que le lieu de livraison soit Lyon, puisque l’article 420 C Pr. exige que le lieu de la promesse de celui de la livraison soient le même pour donner compétence au Tribunal de ce lieu.
- Il en est ainsi, alors surtout que les lettres de confirmation de la maison et les factures postérieures reçues sans protestation portent une clause attributive au Tribunal de commerce de Dijon.
- Ainsi jugé parle Tribunal de commerce de Lyon, le 1er septembre 1903. «
- (37) . Accidents du travail. — Ouvrier étranger. — Travail en France. — Résidence à l'étrap,ger.
- Aux termes de l’article 3 § 13 de.la loi du 7 avril 1898, 1 es ouvriers étrangers, victimes d’accidents, qui cesseront de résider sur le territoire français, recevront pour toute indemnité un capital égal a trois fois la rente qui leur avait été allogée — dans cette disposi tion, le législateur a envisagé le cas le plus ordinaire, celui ou l’ouvrier étranger habite la France où il travaille. — Si un ouvrier, comme cela peut arriver dans les départements de la frontière, réside à l'étranger fout en travaillant en France, il est manifeste que, s’il con tinue à habiter l’étranger, il ne peut être autrement traité que celui qui aurait cessé après l’accident, de résider en France.
- La résidence dont parle la loi du 9 avril 1898, est celle du droit commun qui constitue le fait de l’habitation et non une résidence spéciale que déterminerait le lieu du travail.
- Ainsi jugé par la Chambre civile le 7 juillet 1903.
- rait immédiatement le fonds acheté, pourrait-il être recherché par les créanciers du vendeur?
- R — La question est controversée. D’une part, l’usage est certain et constant, et ce point est de grande importance en matière commerciale. D’autre part, il est difficile, en droit, d’admettre au profit des créanciers même chirographaires un droit de suite que l'art. 2279 du C. civ. a proscrit dans les termes suivants : « En fait de meubles, possession vaut titre. »
- Mais la jurisprudence du Tribunal de la Seine semble être plutôt établie dans le sens de la force obligatoire de l’usage auquel il est par conséquent prudent de se conformer, d’autant plus que le paiement immédiat du prix par l’acheteur pourrait être considéré, suivant les circonstances, comme l’indice d'une collusion frauduleuse.
- Nous rappelons que notre service du contentieux,qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt general que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie anssi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier et,moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées, avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont, à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véri tables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec une conscience des plus scrupuleuses, jointe à une grande expérience des affaires.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d’inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Levallois-Perret. — Société en nom collectif veuve Peirot et Clémence Peirot, teinturerie, nettoyages, 20, rue Poc-cart.— Durée 15 ans.— Cap. 6.000 fr. —Acte du 17 mars.
- CORRESPONDANCE
- Un de nos lecteurs nous pose la question suivante :
- Lors de la vente d’un fonds de commerce l’insertion dans un journal d’annonces (Les Petites Affiches par exemple) et le délai de 11 jours subi par le vendeur avant paiement définitif, sont d’usage à Paris. Cés clauses sont-elles obligatoires et l’acquéreur qui paie-
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Derue, 85, rue du Rocher. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Tranchant, 7, rue de Lan-cry. — Entrée en jouissance de suite.
- Maisons qui se créent
- Chatou (Seine-et-Oise). — Veuve Henry, teinturerie.
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- LE MONITEIR DE LA TEINTURE
- BIBLIOGRAPHIE
- La réglementation du travail dans l’industrie, par Louis Bouquet, conseiller d’Etat, directeur au Ministère du Commerce et de l’Industrie. 5' édition, entièrement refondue et mise à jour, par Paul Razous, licencié ès sciences ma-thématiques, et ès sciences physiques, membre agrégé de l'Institut des actuaires, ancien inspecteur du travail dans l’industrie.
- Un volume in-8 de 406 pages. — Prix : broché, 6 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commentaire, jurisprudence, législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr. in-8 de 986 pages. — Prix : broché, 15 fr. 60.
- Recettes pour tous. — Procédés .utiles dans les arts, les métiers, l’industrie, caractères, essai et conservation des substances naturelles et artificielles d’usage commun : couleurs, vernis, mastics, colle, encres, caoutchouc, matières textiles, papier, bois, feux d’artifice, verre, métaux, bronzage, nickelage, argenture, dorure, galvanoplastie, gravure, trempe, alliages, matières imperméables, incombustibles, artificielles, déchets, huiles, savons, parfumerie, teinture, dégraissage, blanchiment, agriculture, électricité, par G Ghersi.
- Un vol. in-8 couronne de 514 p., avec 26 grav. et planches hors texte, 4 francs.
- L’Année Scientifique et Industrielle
- L’attribution récente du prix Nobel est de cent mille francs à MM. Curie et Becquerel a attiré l’attention générale sur le radium et les travaux auxquels ce corps aux propriétés si curieuses a donné naissance.
- En dépit de l’incomparable intérêt que présente l’étude de la radio-activité, celle-ci cependant ne constitue pas à elle seule, à beaucoup près, le bilan scientifique de l’année qui vient de s’écouler.
- On conçoit donc sans peine qu’il soit particulièrement utile pour tous ceux qui ’ désirent se rendre compte des progrès accomplis avec le temps de trouver des ouvrages résumant de façon fidèle l’ensemble des travaux et découvertes effectués chaque année.
- Et c’est justement ce que Vannée scientifique et industrielle, dont la librairie Hachette et Cie, vient de publier le 47e volume (105 fig., 3 fr. 50), réalise de la plus complète manière, puisqu’il donne un résumé complet de l’œuvre scientifique accomplie en 1903, nous faisant en particulier connaître les importants progrès accomplis par la télégraphie sans fil, les dé-couvertes nouvelles effectuées dans le domaine de l’é- • ectricité, les applications dernières réalisées dans le domaine de l’automobilisme,-de la navigation aérienne, de la photographie, etc., etc.
- , Aussi, ce livre documentaire entre tous est-il appelé a prendre place dans les bibliothèques de toutes les Personnes tenant à avoir des notions précises sur le mouvement de la science et de l'industrie à notre époque.
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- 2e classe : 1.150 fr., 1.050 fr. ou 460 fr.
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’Agence Cook, 1, place de l'Opéra et 250, rue de Rivoli.
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- PARIS A LONDRES
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- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours ; Ire classe, 43Ir. 25 ; 2e classé, 32francs; 3e classe,23 fr.25. Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; Ire classe 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75, 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. matin. Arrivées à Londres, London Bridge, 7 h. soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50 soir. Arrivées à Paris St-Lazare 6 h.. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuven être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- CHEMIN DE FER D’ORL ÉANS
- Billets d’aller et retour de famille
- Pour les stations thermales et hivernales
- des Pyrénées et ou Golfe de Gascogne, Arcachon, BIARRITZ, Dax , Pau, SALIES-DE-BÉARN, etc.
- Tarif spécial G. V. N° 106 (Orléans)
- Des billets de famille de 1", 2° et 3' classes, comportant un; réduction de 20 à 40 0/0, suivant le nombre des personnes, sont délivrés toute l’année, à toutes les gares du réseau d’Or-léans, pour les stations thermales et hivernales du Midi, sous condition d’effectuer un parcours minimum de' 300 kilomètres (aller et retour compris), et notamment pour :
- Arcachon, Biarritz, Dax, Guéthary (halte), Hendaye, Pau. Saint-Jean-de-Luz, Salies-de-Béarn, etc.
- Durée de validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- Pour plus amples renseignements, consulter le livret-guide de la Compagnie, dont l’envoi gratuit est fait sur demande dressée à l’Administration centrale, 1, place Valhubert, ris.
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-
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIERES
- Pendant les deux premiers mois des années ISO2, 1903 et 1904
- 1M PORTATIONS
- Bois de teinture en bûches : Mexique.... __________ — Brésil..... —_________— Haïti......
- __ — Guatemala.. ___— Auties pays.
- Totaux
- Bois de teinture moulus...................
- Garance en racine, moulue ou en paille...
- Curcuma en racine.......................
- — en poudre.....................
- Quercitron..................
- Lichens tinctoriaux.............. Ecorces à tan, moulues ou non............. Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles............
- Moulus.....................................
- Noix de galle et avelanèdes entières, con-' cassées ou moulues...................... Libidibi et autres gousses tinctoriales.. .
- Safran..............................
- Autres teintures et tanins................
- Cochenille ..................... •.......
- Kermès animal.............................
- Indigo........ ..................... • • • •
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu........................... •• •
- Cachou en masse.............— .... .......
- Rocou préparé................. .......
- Orseille préparée, humide en pâte......... — sèche (cudbéard ou extrait).
- Extraits debois déteint, et d’autres espèces : Garancine....................
- Autres........................ • • ---
- Teintures dérivées du goudron de houille: Acide picrique.. .......................
- Alizarine artificielle. .........
- Autres................................- • • •
- Outremer............................
- Bleu de Prusse.. .......................
- - Carmins communs....... »....... .......
- — fins............................... .
- Vernis à l’alcool.... -.................
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées...............
- Ocres broyées ou autrement préparées...
- Verts de chweinfurt et verts métis, cendres bleues ou vertes..........
- Verts de montagne,de Brunswick et simil.
- Talc pulvérisé..... :. ........
- Couleurs non dénommées..................
- S o
- »
- a
- 2
- »
- »
- Quantités 1 mation EXPORTATIONS
- livr -S à .. Il
- 1904 1903 1902
- 779 1.365 Bois de teinture en bûches
- • • — moulus
- 5 824 8.271 Garance en racine, moulue ou en paille.. .
- 1.719 1 566 Curcuma en racine.
- 16.634 7.656 3 640
- Quercitron
- 16 G34 15 978 15.442 Lichens tinctoriaux
- Ecorces à tan, moulues ou non
- 1 Sumac, fustet et épine-vinette :
- 200 705 585 Ecorces, feuilles et brindilles..........
- 6! 356 Moulus ..
- 11 3 Noix de galle et avelanèdes entières con-
- 2 326 608 2 189 cassées ou moulues
- 946 349 536 Libidibi et autres gousses tinctoriales....
- 5 272 5.490 4.132 Safran
- Autres teintures et tanins
- 7.660 10.877 14.592 Cochenille.....
- 4.909 5 700 5.073 Kermès animal
- Indigo
- 9.468 7.339 8.081 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- 23 90 30 de bleu
- 77 60 134 Cachou en masse
- 7 6 217 60 ? Rocou préparé
- 476 648 510 Orsei le préparée, humide en pâte
- — sèche (cudbéard ou extrait).
- 638 1 229 1.158 Extraits de bois de teint, et d autres espèces:
- Garancine
- 2 7
- 7.376 5.769 5.625 Autres : Allemagne
- 462 428 102 — Belgique
- 1 — Angleterre
- 18 26 4 — Etats-Unis
- — Autres pays
- 64 Totaux
- 301 435 429
- Teintures dérivées du goudron de houille :
- Alizarine artificielle
- 127 109 140 Acide picrique..
- 1.802 1 759 1.942 Autres
- 200 200 145 Outremer — .... .........
- 94 112 124 Bleu de Prusse
- 4 2 Carmins communs
- o o — fins
- 17 33 45 Vernis à l’alcool ..
- — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- 1.746 1.727 1.813 et à l’huile mélangées.......
- 640 425 709 Ocres broyées ou autrement préparées. ...
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-
- 34 28 13 1res bleues ou vertes
- 172 154 111 Verts de montagne, de Brunswick et simil.
- 5112 2.128 7 095 Talc pulvérisé
- 3.300 4.075 4.828 Couleurs non dénommées....
- Q.m.
- Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1904 1903 1902
- 120
- 44
- 4
- 50
- 513
- 45
- 34
- 208
- -1 ooOCM.
- » 12 8
- » 18 8
- » 17.823 19.002
- » 156 76
- » 122 158
- » 92 273
- » 7 293
- » 94 72
- » 306 106
- » 347 435
- ». 5 478
- )) 395
- » 145 102
- » 33 28
- » 43 180
- » 83 48
- » 36 26
- » 91 241
- » 7.358 9.128
- » 3.484 4 384
- » 3.141 4.144
- )) 343 620
- » 9.488 7.980
- » 23.814 26.256
- » 1 3
- »
- » 702 728
- » 3.408 2.638
- » 59 88
- » 14 2
- » 2 17
- » 210 211
- » 2.241 1.946
- » 30.425 29.332
- » 71 74
- » 90 151
- » 3.141 7.251
- )) 841 847
- 40
- 6
- 17.443
- 83
- 67
- 117
- 79 156 570
- 910
- 72 217 158
- 94
- 39
- 72
- 9.508
- 4.164
- 2.065
- 425
- 8.739
- 24.901
- 108 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 17
- 457
- 1 907
- 63
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- 162
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- 34.361
- 25
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- 10.881 |
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- _ LE MONITEUR DË LA TENTURE 109
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ta forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches I commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage ournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. -- Madères colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l'anthracene.)
- 3e Fascicule.-—; Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines. •
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16. . . . . 5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de: chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.:
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSU S
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix ; 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses. glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports,
- Par M. FERDINAND JEAN
- Chimiste exper . — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteur» de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8® de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
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- 110
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE HAVRE
- Bcis de teinture.
- On cote :
- Campéche du Brésil, coupe d Espagne, Ire qualité... 12 .. à
- CM f
- — 2e qualité ...
- — 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan.:
- — Honduras — Tabasco........... — Haïti Cap........
- - Fort-Liberté... — ................
- — .......................
- — Gonaïves ......
- — P.-de-Paix ...
- — .......................
- — Saint-Domingo...
- — Martin, et Guadel.
- — Jamaïque, .......
- Jaune Cuba et St-Yago ..
- w8.8.8
- Manzanillo. ......
- Tuspan............
- Vera-Cruz......
- Campéche.
- Carmen............
- Tampico.......... ................. Haïti. ..........
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab...
- Rio-Hacha... .....
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo.........
- Fustet..... 100 k.
- Tatajuba(Pern. )50 k.
- Bahia. ........ .
- Corini o.... .. .,
- Amapala.... 50 kil.
- 11
- 6
- 8
- 8
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 6
- 5
- 4
- 4
- 5
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- 5
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- 4
- 4
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- 4
- 3
- 3
- 12
- 4
- 4
- 5
- 30
- 50
- s
- 50
- 25
- 90
- 35
- 25
- 25
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- 25
- 25
- 50
- 50
- 25
- 75
- 25
- 50
- 50
- 50
- 50
- ne, à 14
- 12
- 9
- 10
- 8
- 7
- 5
- 5
- 6
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- 4
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- H.
- Rouge Brésil Bahia.....
- • Calliatour.. .100 k
- Lima......
- Ste-Marthe. Brésillet. .. Sandal.... Sapan....
- 50 kil
- 100 k . 50 k
- Quebracho.. 1000 k
- Pernamb..... 50 k
- 5 ...
- 6 ..
- 16 ..
- 7 ..
- 11 ..
- 4 ..
- 6 ..
- 5 ..
- 115 ..
- 16 ..
- 5
- 5
- 5
- 9 18
- 10 12
- 6
- 8
- 7 140
- 18
- 60
- 50
- 15
- 25
- 25
- 70
- 60
- 50
- 20
- 10
- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 60
- 50
- 50
- 5 50
- 50
- Cnehou
- Brun luisant, en sac 50 k, — en caisse —
- Jaune ou gamb .... ....
- » pressé ...
- Coebenille
- On cote :
- Ténérife zacatille....
- Ténérife grise........
- Cureuma
- 37
- V» ©
- 45
- Bengale
- 50 kilo*
- Java, Mad.< Pond.......
- / Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 1(2 k. fia violet et pourpre....
- 30
- 35
- N
- 1
- 1
- 22 M
- 10
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 1
- 80
- 50
- 25
- CQ
- -4.
- M
- 5 50
- 4 75
- 5
- 5
- 75
- tam:
- Beng. beau viol. etdito... 4 25
- • bon violet ............ 3 50
- » moyen violet......... 3 ..
- » bon violet rouge..... 2 50
- » bon moy. v. roug.... 3 50
- » fin rouge............ 3 25
- » bon dito.... ....... 2 75
- » bon à fin cuiv....... 250
- » “uiv ................... 225
- Java............................M
- Kurpah.. ............. N.M. 1 56
- Madras...............N.M. 1 ..
- Manille................N.M. . ..
- Caraque ... ......... N.M. 1 ..
- Guatemala flor............... 4 ..
- » bon à fin Sobré.. 2 ..
- ' n — cor.... 2 ..
- » cor. ord. à bas.. 1 ..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M. 4 ..
- » bon à beau.. N.M. 3 ..
- » ord. et moyen N.M. 1 50
- e a h 9
- On cote les 100 kil.: . ...
- Cap-Vert ............ M
- Mers du Sud........ ..M .. ..
- Madagascar............ M ....
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé...........
- » gros effilé..................
- Rocou.
- 4 50
- 3 75
- 3 25
- 2 75
- 3 75
- 3 50
- 3 ..
- 2 75
- 2 50
- 3
- 3 ..
- 3 ..
- 4 50
- 3 50
- 3 50
- 2 ..
- 5 ..
- 4 ..
- 2 ..’
- 7 50 à 8 50
- 6 .. 7 ..
- Antilles.........1/2 kil. 0 40 à 0 42 1/2
- Cayenne.................... N. M .. ..
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campéche (Laguna). 12 .. à. 15 » (Guadeloupe) .11 .. .12 ..
- Bois jaune (Maracaïbo).............
- » de Fustet Albanie. ... 10 50 12 . .
- Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 ..
- » marques ord.. 70 ..
- Cochenille argentée.. 100 k. .............
- » grise.................... 550 ..........
- » zacatille naturelle 550 .................
- » noire Palmas le k. 430 .. 440 .-
- » Lanzarotte .......... ,. ... ..
- Cureuma Bengale............. 35...........
- » Chinois............... 40...........
- » Madras.............. 30 .. ... ..
- Galies de Chine........... 135...........
- Prussiate jaune de potasse.‘170...........
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo.
- Madras bon et beau tendre. 3..
- » moyen et bon moyen
- » coloré......... 2,60
- » moyen ord. et ord.
- terne et serré... 2.20
- Kurpah' bon et beau violet
- et violet rouge.. M..
- 3.40
- 3.95
- 2 55
- Kurpah moyen et bon moy. asSez coloré..-. M. .
- » moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. 2 ..
- Bengale beau et fin violet M. .
- » bon moyen à bon violet et violet rouge....................... M..
- » moyen violet-rouge et rouge.... .. M. .
- Java fin et surfin violet
- et pourpré. .... M..
- » bon et beau violet. M
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation traire 1er coût.
- 2.30
- M..
- M..
- • • •4
- con-
- Acide citrique........... . 270 ........... Alun raffiné (entrepôt).... 15 .. 17 ..
- » (acq.)...................... 17 .. 19 ..
- Couperose emballée...... .. 5 50 6 50
- Essence de térébenthine (d.
- fûts).................. .. 123..............
- Id (s. fûts)............... 121 . . i.. ..
- Fécule de pommes de terre, 1er bl..................... 42............
- Id. 2e bl. (entrepôt)...... 40.............
- Galles vertes et noires..... 130 .. 150 .
- » noires Alep........ . . .. ......
- » blancnes................... 125...........
- Gomme arabique, en sorte . 75 .. 90 • •
- » Ghésirée, en sorte » Sénégal,s. bas du fleuve 90 .. 100....
- » » Galam.......... 80 .. 85 ..
- » Aden, sorte cour, bonne 80 . .. ..
- » Mogador, blonde . ........... .....
- » » blanche.......................
- » Laque en f. qté orange. 600 .............
- » » mi-orange 550 .. .. . ..
- » » cerise AC 485 ...........
- » Sandaraque lavée......... 190 .. ... ..
- » Damar (Batavia).......... 150 .. 160 ..
- » » Singapore...... 90 .. 100 ..
- » » Penang.........110.............
- Gomme adragante Syrie.... 250 .. 750 ..
- » » Anatolie. 250 i 600 ..
- Quercitron................... M .. ..
- Garance, racine............. 60............
- » poudre.................... 65 .. ... ..
- Rocou Guadeloupe ...... 110................
- » Cayenne. ......................... ... .
- Safran d’Espagné, Valence pur......................J. 100 .. 110 ..
- Sulfate de cuivre(entrepôt). 52 .. .....
- » (acq.)... 56.........
- Sumac en feuilles........... 22............
- » poudre............ 24 .. .....
- Styrax liquide........ .... 120..........
- Tamarin Madras............... M .. 28 ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile................................
- » en pains, extra sec, sous pap.......................... ..
- » bon marchand en pains ...................
- i » en boules ..................
- » raffiné en poudre sec................
- PRODUITS CHIMIQUES
- On coté les 100 kilos :
- Acide muriatique ... » nitrique...... » » .....
- » sulfurique.... » sulfureux.... » tartriqué .....
- Ammoniaque liquide
- 20 d. 9 .. à .
- 36 d. 33 ..
- 40 d. 40 .
- 66 d. 9 50
- 50 d. 7 50
- -------- 2 75
- 22 d.. 43 ..
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- T e
- Borax râffiné t. 1. :.. 1... :.. 40 ; .. .. 1
- Blanc de zinc de la Méditer. poudre. .. .. . ..
- broyé. . . . . . ; ..................;
- Crème de tartre..........;.. 180.............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp. ......................8 50.............. ..
- Chlorüre de potassium, ën gare de Salins. .. 20
- Lessive caustique 33 degrés 7 ........ Nitrate de soude. ....... 24 50.................. ..
- » de potasse................. 42..............
- Sel de sonde; 80/85, cofs: et entr. èn bq. de 700 kil: ;m. 18 25 .. Sel de soude, 70/75, disp:. . 17 25 . ; .. » 30/35, disp.. : 11 50 .. ..
- Soude caustique, 110/115, ën tamb. dë 300 kilos 30
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettës .. .. .. ..
- Soude douce 33 deg. en vrac 425 .... Sulfate de cuivre »... : 11 E 52 À 56 . .
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos..........;. ;. 5............
- PLACE DE BORDEAUX
- Bois de Teinture
- ...........................28 —à 29 —
- Campêche coupé d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco . . . . 18 — 19 —
- — Haïti . . . . , 10 14 —
- — Martinique, Guade-
- loupe .... 9 — 10 50
- Calliatour..................— —
- Pernambouc ..... —------------------------
- Jaune Cuba................................— — —
- — Guayra-Tabasco. . . — —---------------
- — Tuspan.................— — — —
- Lima......................14 — 15 -
- Tampico....................— — — —
- Sapan. ... .... — — — —
- Sainte-Marthe..............— — — —
- Nicaragua..................— — — -
- Sandal rouge................. — — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. — — — —
- ... — - — — Curcuma de la côte. . 100.k. — —• — —
- — du Bengale. . . — - — —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 -
- — fin violet . . — — —
- — — beau violet . 11 - 13 —
- — — bon violet . . 11 - 12 -
- — — moyen violet . 10 — 11 -
- — — petit violet. . 9 — 10 —
- — — ordinaire et
- Cuivré . 8 50 9 —
- — Java ordin. et cuivré . -— — — —
- — Madras fin. . . . . 6 — 6 50
- — beau . . . 5 50 6 -
- — — bon .... — — — —
- — — moyen . . . 5 — 5 50 .
- — — ordinaire. . . — —
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy; violet 6 — 7 —
- — — p'ët. ordin. 5 — 5 50
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 —
- — — ora. et cuivré 4 — 5 -
- — Manille — —
- — Guatemala flor . . 8 — 10 — 1
- — — sobre . 6 — 7 “
- — — cortès . . 5 — 6 - |
- — Mexique flor. ... 7 — 8 -
- — — sobre . . . 6 — 7 —
- — — ordin. cortès 4 - 5 —
- Caraque flor. . . . -4. — —
- — — sobre . . . — —
- — — cortès. . . — —
- Gomme laque ordin. et orange
- D G . le k. 6 —
- — — blonde,1requal. 5 80 —
- — — — 2e quai 5 75 — —
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- — — blonde ordin. . 5 70 — —
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- Chlorate dépotasse....... 100 .. 110 .. » de soude............... 105 . 115 .. Chlorure de chaux 100 à 110. 11 50 12 50 Chromate roüge de potasse 77 50 79 .. »........................» de soude.. • 57 50 59 ;.
- Crème de tartre..........................
- Cristaux de tartre....................... » de soude............................... 7..........................................................7 50'
- CurcumaBengale èn racines 29 .. 33 50 a de Madras........ .. .. ... » de Chine...... . . M .. .. .. Essence de térébenthine .. 120 . 122 .. Extrait de châtaignier 20* . 16 .. 17 . . Galles de Chine et Japon.. 152 50 157 50 » vertes et noires .... 140 .. 160 .. Gomme Sénégal, en sortes 78 .. 82 .. » arabique 75 .. 77 50 » adragante rousse .. 275 .. 310 .. Jus de citron 21 50 23 50
- Méthylène à .............. 90 .. 95 .. » régie 90-................100 .. 115 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 ., 145 ..
- » » de soude.. ................
- Pyrolignite de fer.......... 9 .. 10 ..
- Résine..................... 22 .. 23 ..
- Rouille..................... 8 50 9 50
- Sel de soude .............. 17 50 18 50 » ammoniaque.. 12 50 13 50
- Sel d’étain............... 235 .. 240 ..
- Soufre en canons........... 17 .. 18... »......................sublimé................... 18................... 20 ..
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine....... 10 50 15 50
- » de cuivre......... 57 . 59" „.
- » de fer............... 6 .. 7 ..
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- 1° Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
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- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette per-sonne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- LE Nto,-,
- MONITEUR DE LA 1
- INTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Machine à merceriser les fils en écheveaux. — Les nouveaux colorants. — Les teinturiers de Côme et l'exportation temporaire des soies teintes à l’étranger. — Procédé de fabrication rapide de l’eau oxygénée. — Procédé d’extension de la loi du 9 avril 1898 au commerce. — Revue étrangère. — Deux systèmes. —Rapport sur l’ouvrage intitulé : Commerce et industrie du canton de Glaris (suite). — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- MACHINE A MERCERISER les fils en écheveaux
- Par M. Hahn (Paul)
- L’objet de la présente invention est une machine pour merceriser les fils en écheveaux et dont la caractéristique consiste essentiellement en ce que l’ensemble des opérations nécessaires pour l’exécution de la mercérisation, telles que la tension et la détente des fils, l’ouverture et la fermeture des sou-papes d’admission et de sortie de la lessive et de l’eau de lavage et aussi l’expression de ces liquides des écheveaux, est automatiquement effectué par la rotation d’un certain nombre de disques ou cames montés sur un arbre commun qui agissent sur des mécanismes à levier placés sous l’influence de contrepoids ou ressorts. Par la réunion de ces cames
- ou disques sur un axe commun, le travail de la machine est centralisé et l’on obtient non seulement une grande simplicité et une grande sûreté de fonctionnement, mais aussi une construction très compacte et une inspection facile de la machine.
- L’invention est représentée sur le dessin ci-contre dans lequel :
- Lafig. 1 est une vue latérale de la machine dans laquelle cependant la vue de la moitié des cames les plus en avant sur l’axe 17 est supprimée.
- La fig. 2 est une vue de la came qui concourt avec un mécanisme à levier et ressort ou contrepoids pour commander la tension ou la détente du fil.
- La fig. 3 est une vue du disque' et de la tige à levier qui commandent, d’un côté, la sortie des liquides des écheveaux et d’un autre côté, la fermeture et l’ouverture des soupapes d’admission et de sortie de la lessive et de l’eau de lavage.
- Lafig. 4 est la vue de la moitié de droite de l’axe commun à toutes les cames.
- Autour de l’axe 3 comme point de rotation fixe est disposé un levier coudé 1,2 à bras inégaux, dont le bras le plus long porte un poids 9 réglable par l’addition ou l’enlèvement de disques, tandis que le bras court 2 est articulé au moyen d’oreilles 4 aux paliers glissant dans les guides du rouleau de tension cannelé 5, de sorte que ce dernier, par la rotation du levier coudé 1-2 peut être approché ou éloigné du rouleau fixe 7 et l’écheveau de fils passé ‘ autour de 5 et de 7 est détendu ou tendu. La rota-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tion du levier coudé I, 2, a lieu au moyen d’un levier double 10-II muni, à ses extrémités, de galets 13 et 14, le galet 13 s’appuie sur la surface extérieure d’une came 16 tournant autour de l'axe 17. Si, au cours de la rotation de la came 16, la partie oblique de cette dernière arrive contre le galet 13, ce dernjer se trouve poussé vers la gauche, mais le bras de'levier 10 et le galet 14 sont poussés vers la
- *.7 #
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- droite à l’endroit représenté en pointillé dans la fig. 2, et le galet 14 en pressant contre la cannelure j 5 du bras de levier 2 produit une rotation de ce dernier vers la droite et aussi un soulèvement du poids 9, puis avçc le rapprochement des rouleaux 5 et 7 une détente de l’écheveau de fil 6, de sorte . qu’à ce moment le fil peut être pris, et un nouvel écheveau peut être placé sur les deux rouleaux. Ceci effectué, lors de la continuation de la rotation de la came 16, par l’action du poids 9, les leviers . J-2 et 1Q-II reviennent peu à peu à leur place, parce que, à ce moment, la partie de la came qui
- possède un diamètre réduit, peut passer librement devant le galet 13 sans venir en contact avec ce dernier. Lorsque la tension du fil est produite par la descente du galet 13 du plus haut point de la eame, l’imprégnation de l’écheveau 6 avec la lessive a lieu par l’ouverture automatique d’une soupape qui forme l’organe de fermeture d’un tuyau de conduite se tenant sous la pression d’une pompe et conduisant au bassin à liquide 18. Cette soupape qui doit être désignée par 39a n’est pas représentée dans le dessin lui-même ; comme la machine doit être supposée double, c’est-à-dire qu’on trouve sur le côté droit, en partant du milieu, exactement les mêmes mécanismes et organes, comme par exemple les mêmes cames, rouleaux à levier, bassins, etc,, que sur le côté gauche la soupape 39a correspond exactement à la soupape 39 du dessin avec cette seule différence que — comme les deux côtés du bassin sont reliés par un tuyau de conduite commun — la soupape 39 sert simplement pour l’entrée de l’eau, et la soupape 39a , au contraire uniquement pour l’entrée de la lessive. Pour plus de clarté, dans la suite de la description, les parties analogues du côté de la soupape d’admission de la lessive, seront toujours distinguées par l’addition de la lettre a. L’ouverture de la soupape d’admission 394 , nécessaire pour l’imprégnation du fil avec la lessive, a lieu au moyen d’un disque 30a muni de cannelures 32a et tournant autour de l’axe 17 ainsi que du levier double 34a portant à son extrémité le galet 35a , lequel levier double est articulé par la bielle 36a au levier à contrepoids 35-37-38 tournant autour de l’axe 43, Si la came 32 rencontre le galet 35a et soulève ce dernier, le bras gauche du levier à contrepoids 43 est tiré vers le bas autour de son point de rotation 41a , tandis que le bras de levier de droite 37 avec le poids 38a et la tige de la soupape 39a , reliée avec lui, sont soulevés, La lessive sous pression s’écoule par la conduite 40 dans la nourrice 24 reliant les bassins 18 et 18a et imprègne l’écheveau se mouvant dans le sens de la flèche, de la gauche vers la droite, à l’intérieur des bassins. Mais en même temps que l’ouverture de la soupape de la lessive a lieu, il se produit aussi un mouve-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 113
- ment des rouleaux en caoutchouc 8-8a dirigés, par les bras de levier 28-28a , vers les rouleaux de fils 7~7a , ce mouvement étant produit parce que les galets 33~33a soulevés jusqu’à maintenant par les renforcements excentrés 31-31 qui sont fixés aux parties horizontales des bras de levier coudés 28-28a oscillant autour de l’axe 44, descendent desdits renforcements et, par suite de l’action du poids 29, tournent en descendant autour de l’axe 44, ce qui fait presser les rouleaux exprimeurs 8-8a sur le contour des rouleaux de tension 7 , ainsi, la les-sive est fortement pressée à travers les noyaux de fils et le surplus est reversé dans les bassins 18-18» .
- Lors de la continuation de la rotation des disques autour de l’arbre commun 17, se produit la fermeture de la soupape d’admission de la lessive par l’action du poids 38a lorsque les galets 35 descendent des cames 32a , A présent, la lessive qui se trouve dans les bassins doit être évacuée et ceci a lieu par le jeu d’une soupape de sortie 19-19 qui se trouve dans chaque bassin, Dans l’ensemble, il y a ainsi quatre soupapes de sortie disposées sur la machine, soit deux sur le côté droit et deux sur le côté gauche, dont l’une, par exemple celle d’avant, sert pour la sortie de la lessive et celle d’arrière pour la sortie de l’eau de lavage.
- Les deux soupapes de sortie se trouvant sur le même côté sont actionnées par un seul disque à came 25 et 25a muni de deux cames 26-27 ou 26-27»
- Si la came 27 du disque 25 lève le galet 22, la soupape de sortie de la lessive 19 s’ouvre par l'in-termédiaire du bras de levier 21 et de la tige 20 munie du poids 23 et là lessive s’écoule par le tuyau 42 dans le réservoir 45, Lorsque la came a passé le galet 22, la tige 20 retombe par l’action du poids 23 et la soupape 19 se reforme.
- Maintenant, la came 32 du disque 30 de l’autre côté de la machine arrive en contact avec le galet 35 ; celui-ci lève, par l’intermédiaire de la liaison à levier 34, 36, 37, la soupape d’admission d’eau 39, ce qui a pour conséquence un remplissage des bas-sins 18-18a avec l’eau de lavage' qui sort par le tuyau 40. et le dispositif à jet 24. Lorsque le fil a été
- énergiquement lavé de cette manière, et, en même temps, pressé de nouveau par le dispositif de serrage 8, mis en action, la came 26, du disque- 25, arrive au galet 22, du levier 21, soulève ce dernier et ouvre la soupape de sortie de l’eau 19, de sorte que maintenant l’eau peut de nouveau sortir par la conduite 42. Ensuite, par l’arrivée de la partie la plus élevée du disque à came 16, le levier 10-11 entre de nouveau en action, l’écheveau b est détendu, il peut ainsi être retiré et remplacé par un nouveau dont le traitement s’effectue de la manière qui vient d’être indiquée,
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bleus-Azo foncés 3B, G et R, hrev, s, g. d. g,
- Ces colorants, mis sur le marche par la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes, servent principalement à produire directement des nuances bleu foncé sur pièces et conviennent non seulement pour les teintes unies, mais aussi pour les articles avec effets de coton, de ramie et de soie artificielle blancs.
- Ils possèdent la propriété précieuse de conserver leur belle nuance à la lumière artificielle.
- Sous le rapport de l’unisson ces nouveaux colorants se comportent comme le Bleu Lanacyl et le Bleu Naphtol et par conséquent ne conviennent pas pour nuancer, comme le Cyanol ou le Bleu-Azo pour laine, mais servent notamment pour la teinture directe en bleu des tissus de confection pour hommes.
- Le Bleu-Azo foncé 3B possède une nuance vive et violette tandis que la marque G a un ton verdâtre prononcé; le Bleu-Azo foncé R donne des teintes très nourries et convient surtout pour des bleus très foncés. La combinaison de ces trois marques permet d’obtenir toutes les nuances courantes du bleu-marine au bleu foncé
- Les teintes obtenues avec ces produits sont absolument solides au frottement et résistent très bien aussi aussi au carbonisage et au décatissage (décatissage à sec) : au point de vue de la solidité au fer chaud, à la transpiration et aux alcalis, ils suffisent largement aux exigences habituelles de la teinture en pièces.
- Les Bleus-Azo foncés possèdent une bonne solidité à la lumière a peu près égale à celle du Bleu marine Lanacyl B.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Procédé de teinture
- On garnit le bain de teinture avec :
- 20 % de sulfate de soude crist. et
- 10 » de bisulfate de soude
- ou
- 20 » de sulfate de soude crist. et
- 4 » d’acide sulfurique, et la quantité nécessaire de colorant; on entre le tissu préalablement bien dégraissé, dans le bain à 40°C. environ, on chauffe au bouillon en 3/4 — 1 heure et on fait bouillir fortement pendant une heure.
- Pour mieux épuiser le bain on ajoute encore, s’il y a lieu, 1 — 2 % d’acide sulfurique et on continue à faire bouillir pendant 20 minutes.
- Pour nuancer on emploie des colorants unissant bien, tels que :
- Cyanol extra
- Verts Cyanol B et 6G
- Azo Orseille BB
- Orangé GG
- qu’on peut ajouter directemant au bain bouillant.
- Lorsqu’on a affaire à des tissus fortement foulés et, par suite, difficiles à pénétrer, il est bon de commencer à teindre avec les deux tiers seulement des quantités de bisulfate de soude ou d’acide sulfurique indiquées ci-dessus et de n’épuiser lentement le bain que lorsque le tissu est complètement pénétré.
- Pour la teinture sur vieux bains on vide le bain environ à moitié et on ajoute :
- 10 % de sulfate de soude crist. et
- 5 — 6 » de bisulfate de soude ou
- 2—2 1/2 » d’acide sulfurique, on remplit d’eau froide et on teint comme pour la première opération.
- Bleu solides Diamine FFG et FFB brev. s. g. d. g.
- Les Bleus solides Diamines FFG et FFB mis sur le marché par la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes se distinguent des anciennes marques de Bleu solide Diamine par leurs nuances sensiblement plus vives et conviennent par conséquent très bien pour la production de bleus vifs particulièrement solies des à la lumière.
- Par suite de leur bon unisson ils présentent en outre un intérêt très considérable pour nuances grises et mode, solides à la lumière. t
- I. — Coton
- On teint les nuances claires avec addition de 1/2 % de carbonate de soude cale. 5—10 % de sulfate de soude cale, et les nuances foncées, avec addition de 1/2 % de carbonate de soude 15—20 % de sulfate de soude cale.
- II. — Mi-Laine
- On teint avec addition de 20—40 gr. de sulfate de soude crist. par litre de bain, suivant la nuance.
- Les Bleus solides Diamine FFG et FFB donnent sur coton des teintes considérablement plus foncées que sur laine : leur emploi est à recommander spécialement pour bleus et nuances mode très solides à la lumière.
- III. — Mi-soie
- On teint de la façon habituelle pour les Couleurs Diamine avec addition de savon, carbonate de soude, phosphate de soude et sulfate de soude.
- Les Bleus solides Diamine FFG et FFB présentent un intérêt particulier pour la teinture de la mi soie car, outre leur excellente solidité à la lumière, ils possèdent une très grande résistance aux acides et ne colorent la soie que d’une façon insignifiante.
- IV. — Soie
- On teint de préférence en bain de savon de grès coupé avec de l’acide acétique. Le Bleu solide Diamine FFB donne sur soie de très belles nuances vives, très solides à la lumière, à l’eau et au lavage.
- LES TEINTURIERS DE COME et l’exportation temporaire des soies teintes à l’étranger
- On sait que, prenant texte de la situation très précaire faite à cette industrie, les teinturiers en soie de Côme sont en instance depuis plusieurs années auprès de gouvernement italien en vue d’obtenir la suppression de la faculté de réimportation en franchise en Italie des soies que les fabricants de cette ville envoient teindre à Lyon, à Zurich et à Créfeld. C’est, en effet, la teinture étrangère qui, en 1903, s’est exercée sur 392,600 kil. de soies ouvrées écrues ayant donné lieu à une réimportation de 740.056kil. desoies teintes, que les teinturiers de Côme rendent en partie responsables des difficultés contre lesquelles leur industrie se débat depuis longtemps. Mais les fabricants de soieries
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- revendiquent le maintien de cette faculté et nous avons trop souvent, depuis plusieurs années, exposé les arguments fournis de part et d’autre pour qu’il soit besoin d’y revenir. Il y a là deux intérêts divergents à concilier. Le gouvernement italien est fort embarassé de prendre partie pour l’un ou pour l'autre.
- Une solution à laquelle le Ministre des finances s’était ralié consistait dans l’application d’un système de drawback. La douane italienne aurait délivré aux soies réimportées après teinture un certificat d’importation qui aurait été déchargé par la sortie du tissu ; les soies teintes employées à la fabrication d’un tissu livré à la consommation italienne auraient ainsi été seules à acquitter le droit de 0.50 inscrit au no 153 (§ b) du tarif des douanes.
- Une des objections faites à la suppression de l’exportation temporaire par les fabricants de soieries est tirée, en effet, du préjudice qui serait porté à leurs exportations par le surenchérissement des matières premières qu’il font teindre à l’étranger. Cette restitution avait pour but de l’écarter. Elle a été repoussée par la Chambre de commerce de Côme, comme trop gênante pour les fabricants de soieries et les teinturiers eux-mêmes estiment qu’elle serait plus préjudiciable encore à leurs intérêts que le régime actuel.
- M. Rebuschini, président du Conseil d’administration de la Société de teinture, impressions et apprêts de Côme, a proposé dernièrement la solution suivante :
- La taxe d’entrée de 0,50 sur les soies teintes serait appliquée et, en compensation, tous les tissus fabriqués en Italie et présentés à l’exportation (qu’ils aient été tissés avec des soies teintes en Italie avec des soies teintes à l’étranger) toucheraient un remboursement da 0,50 par kil.
- De cette façon, dit-il, les-teinturiers récupéreraient les droits protecteurs qu’ils payent sur les drogues tinctoriales pour les tissus exportés.
- Ce système équivaudrait pour les fabricants de soie-fies à l’établissement d’une prime d’exportation et elle a reçu l’approbation de la Chambre de commerce de Côme qui, dans une de ses dernières séances, s’y est ralliée par une délibération ainsi conçu :
- « Le Conseil de la Chambre de commerce de Côme, vu son vote du 9 janvier dernier prenant en considération la proposition de consentir à l’abolition de la fa-culté existante d’exporter temporairement les soies et les tissus de soie pour la teinture, pourvu qu’en même temps on établisse la restitution d’une somme
- égale au montant du droit sur toute la soie teinte qui s’exporte tant en fil que transformée en tissus ; étant en'endu que cette même somme ne représentera pas autre chose que la restitution du droit sur la soie teinte à l’étranger et payé à l’importation, ou autrement — pour les teintures faites en Italie — la restitution des droits qui grèvent les produits chimiques et les drogues nécessaires à ladite teinture — émet un vœu favo-rable à cette proposition, donne mission à son président de faire connaître au gouvernement les raisons qui conseillent une telle solution dans l’intérêt du dév e-loppement des industries nationale. »
- Le Ministre des finances d’Italie consentira-t-il à une solution qui, en sauvegardant les intérêts de l'-x-portation de la fabrique de Côme, entraînerait pour le Trésor italien des débours qu’il est du reste facile de calculer? Si, en effet, nous nous reportons au tableau de la douane italienne, nous voyons que les exportations de soieries italiennes ont atteint en 1902 et 1903, pour les principaux articles d’exportation de la fabrique de Côme, les chiffres suivants :
- 1903 1902
- kil. kil.
- Tissus de soie pure ; Noirs unis..;.......... 131.884 183.323 » façonnés...........................5.179 26.880 Couleurs unies.......... 480.464 527.900 » façonnées...............49.880 51.139 Totaux 667.406........789.242
- Tissus desoie mélangée: Noirs unis................ 38.949 55.532 » façonnés...........................................870..................—
- Couleurs unies............. 185.461 116.392 » façonnées...............59.484 76.660
- Totaux......... 284.764 248.586
- En supposant que la bonification de 0,50 par kil. soit limitée aux tissus desoie pure, la Douane aurait donc dû verser en 1903, aux fabricants exportateurs, 334.000 fr. et 476.000 fr., si elle était étendue aux tissus de soie mélangée.
- Mais qu’en pensera le Ministre des affaires étrangères, car le projet risque de se heurter à un obstacle diplomatique. Les traités de commerce de l’Italie, notamment le traité italo suisse, interdit, en effe', tout drawback d’exportation basé sur la restitution de droits de douane. Ces drawbacks ne sont admis que
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- r oo
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- comme compensation des droits d’accise ou de consommation intérieure par le second paragraphe de l’article 5 du traité du 19 avril 1892, qui est ainsi conçu :
- « Les drawbacks à l'exportation de produits italiens ou suisses ne pourront pas dépasser les droits d'accise ou de consommation intérieure grevant lesdits produits ou les matières employées à leur fabrication. »
- La délibération de la Chambre de commerce de Côme spécifie bien que le drawback ne devra être que la restitution stricte du droit sur la soie teinte à l’étranger ou des droits protecteurs qui grèvent les drogues tinctoriales, mais la rédaction du traité de commerce avec la Suisse ne laisse place à aucune équivoque : les drawbacks ne peuvent être que la représentation de droits d’accise ou de consommation intérieure et l’agrément du Gouvernement suisse sera indispensable pour la mise sn pratique de la proposition de M. Rebuschini.
- (Bulletin des Soies et des Soieries.}
- PROCÉDÉ
- .u
- H
- rapide de l’eau oxygénée
- précipite l’oxyde de fer, l’alumine, la silice, à l’état insoluble.
- L’eau oxygénée peut être ensuite utilisée, après décantation ou filtration pour séparer-le précipité.
- Une variante de ce mode opératoire consiste dans l’emploi sans mélange préalable, mais en proportions convenables du bioxyde de barium et du sulfate de soude.
- Ce procédé s’applique également à la fabrication de l’eau oxygénée par les bioxydes alcalins, bioxyde de sodium, par exemple.
- Ce composé au contact de l’eau donne lieu a une vive effervescence et à une élévation de température qui se traduisent par une perte d’oxygène.
- En le mélangeant au préalable, en proportions convenables avec le sulfate de soude cristallisé on évite ces inconvénients.
- On peut évidemment employer d’autres sels alcalins, comme le carbonate de soude, phosphate de soude, etc.
- On a indiqué de préférence le sulfate de soude à cause de son prix relativement peu élevé et de la forme pratique sous laquelle il se présente dans le commerce.
- Par la Société Gouttière, Laurent et Cie
- Voici comment on opère :
- A de l’eau acidulée par l’acide chlorhydrique dans des proportions convenables, on ajoute un mélange préparé à l’avance de bioxyde de baryum et de sulfate de soude cristallisé.
- Le bioxyde est décomposé par l’acide chlorhydrique; il se forme de l’eau oxygénée et du chlorure de baryum en même temps qu’il y a dégagement de chaleur.
- La sulfate de soude- se dissolvant dans l’eau avec absorption de chaleur contrebalance cette élévation de température et l’annule sensiblement, ce qui a pour résultat de donner plus de stabilité à l’eau oxygénée produite. En outre, il forme avec le chlorure de baryum, du chlorure de sodium et du sulfate de baryte insoluble, la baryte se trouve donc précipitée de cette façon. On termine l’opération en neutralisant le liquide par un alcali quelconque qui
- PROJET D’EXTENSION de la loi du 9 avril 1898 au commerce
- La Commission d’assurance et de prévoyance sociales a approuvé le rapport Mirman sur la proposition ayant pour objet d’étendre aux exploitations commerciales, la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail.
- M. Mirman, au nom de la Commission d’assurance et de prévoyance sociales, a déposé à la Chambre un rapport supplémentaire sur cette proposition de la loi.
- Le rapport sera imprimé et distribué.
- Nous rappelons à nos lecteurs que notre service d’assurance est à leur disposition pour tous renseignements concernant leurs assurances diverses, ! incendie, accidents, vie, etc.
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- Lfc MONITEUR?, DE LA TEINTURE
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- REVUE ÉTRANGÈRE
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Færber Zeitung »
- Colorants soufrés
- Les colorants soufrés ne sont en usage que depuis 1898 et cependant ils ont déjà acquis une place importante dans la téinture des fibres de coton et de lin. Le succès rapide de ces colorants est dû principalement au fait qu’ils rendent le mordancement superflu tout en donnant des nuances foncées de grande résistance. Jusqu’à présent on ne trouve dans le commerce que des colorants soufrés pour nuances noire, bleue, brune, orange et jaune. Mais il n’est pas douteux que ce groupe de couleurs sera prochainement enrichi d’autres nuances.
- Nous allons donc consacrer quelques lignes à certaines observations sur ces colorants utiles.
- La solution de ces dernières se fait d’une manière particulière et notamment dans un vase de bois en versant dessus de l'esu chaude et en y ajoutant la quantité nécessaire de sulfure de sodium. Il faut re marquer que la solution des colorants soufrés ne doit être mise en contact avec le cuivre ou laiton ni pendant la solution ni pendant la teinture. Les tubes et l’armature doivent être faits de préférence en fer ou en plomb. Néanmoins lorsque ces colorants sont déjà fixés sur la fibre, ils ne craignent plus le cuivre.
- Le bain de teinture est fait avec de la soude, du sulfure de sodium, du sel commun ou du sulfate de soude.
- Quant à la quantité à prendre, cela dépend de la nuance que l’on désire obtenir.
- Le sulfure de sodium a pour fonction de tenir la substance colorante en solution et l’on peut facilement se reconnaître d’après l’apparence du bain de teinture, le sulfure de sodium a été employé en quantité suf fisante. Le bain doit être clair, et un bout de papier à filtrer posé dessus ne doit pas contenir de la couleur Daus le cas contraire, on ajoute encore un peu de sul fure de sodium.
- D’autre part, il faut éviter l’addition d’un trop grande quantité de sulfure de sodium qui rend la nuance plus claire.
- Pour renforcer l’action du sulfure de sodium et maintenir le bain à l'état alcalin, on ajoute de la soude.
- Dans certains cas particuliers, on a recours à une lessive de soude carbonatée.
- Le sel commun ou le sulfate de soude agissent de même que dans les bains acides, et la quantité à ajouter dépendra de la nuance plus ou moins foncée que l’on désire obtenir.
- Si l’on travaille dans un bain qui a déjà servi, il faut faire attention que la quantité de sel ne soit pas trop élevée. Pour couleurs noires, le bain ne doit pas dépasser 7-80 B, tandis que pour couleur bleue 39 Bé suffit. 1 1
- Le sel commun et le sulfate de soude produisent le même effet, 10 parts de sel ayant la même force que 12 parties de sulfate de soude calciné ou 24 parties en cristaux. Pour la teinture en appareil, on préfère le sulfate de soude en cristaux
- Dans des cas spéciaux, on ajoute d’autres substances comme la dextrine pour cotonnades avec effets de soie, afin de conserver la blancheur de la soie. La température du bain auquel on ajoute de la dextrine ne doit pas dépasser 509 G.
- L’huile pour rouge turc paraît être très avantageuse pour la teinture des chaînes.
- Le bain de teinture peut servir plusieurs fois, et bien que le sulfure de sodium s’oxyde s’il reste pun -dant un certain temps, on peut y remédier en réchauffant le bain et y ajoutant encore du sulfure de sodium.
- Après la teinture, on exprime à fond les fils et on rince très soigneusement, car la résistance de la couleur au frottement et son égalité en dépendent dans une grande mesure.
- (A suivre).
- ANGLETERRE
- De « Dyer and Calico Printêe »
- Teinture de tresses de paille
- La fabrication de chapeaux de paille teints a pris une grande extension dernièrement.
- Comme les variétés de la matière première qui servent à cette fabrication sont aussi plus nombreuses, on doit naturellement employer un plus grand nombre de couleurs.
- En effet, dans le temps, on ne se servait que de paille de froment, tandis que maintenant on emploie beaucoup d’autres sortes de paille ainsi que certaines matières fibreuses et même des copeaux minces.
- Nous allons donc examiner les matières colorantes
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- et les méthodes de teinture employées par les chapeliers.
- Disons, en passant, que dans la fabrication on teint la tresse indifféremment à l’état brut ou manufacturé, mais qu’il semble préférable de teindre les tresses avant l’apprêt pour mieux conserver la forme que l’on veut donner au chapeau.
- Généralement, la tresse n’exige pas beaucoup de préparation avant la teinture.
- Pour nuances sombres, il suffit de la faire bouillir une petite heure dans l’eau de façon à ce qu’elle en soit bien saturée. L’addition d’un peu de tartre ou d'oxalate d’ammoniaque est très avantageuse, mais il ne faut jamais se servir d’un alcali quelconque, car il est difficile d’enlever ensuite le restant de la substance alcaline, ce qui peut nuire à la teinture.
- La paille et autres matières premières de tresses contiennent souvent de petites quantités de substances tanniques. Si ces dernières sont bouillies avec des alcalis, elles se décomposent et forment des corps brunâtres, qui deviennent plus sombres lorsqu’ils sont exposés à l’air.
- Ainsi, il arrive quelquefois que la paille bouillie avec de la soude caustique ou de la perlasse se décolore dans le bain ou par la suite. Et malheureusement il est impossible défaire disparaître ces décolorations.
- Pour blanchir les tresses, on peut employer deux procédés, mais hâtons-nous de faire observer qu’il n’est guère possible d’obtenir un blanc parfait ; tout au plus on aura un blanc faible couleur de crême.
- Les procédés de blanchiment sont les suivants :
- 1) Méthode de fumigation de soufre, la même dont on se sert pour le blanchiment de la laine ou de la soie.
- La manière de procéder est bien simple : dans une pièce hermétiquement fermée, en laisse les tresses en présence de soufre allumé pendant 18-24 heures.
- Mais ce procédé laisse à désirer, et quelquefois il se forme sur les tressas des taches jaunes dont on ne peut guère se débarrasser.
- En tout cas, il faut que les tresses soient humides, car elles absorbent mieux, alors le gaz bioxyde de soufre et le blanchiment est mieux réussi.
- (2 ) Usage d’eau oxygénée
- Voici comme on procède :
- On fait bouillir les tresses dans une liqueur préparée avec t livre de tartre et 3 gallons d’eau (un gallon
- = litres 4,543) de manière à ce qu’elles en soient bien saturées. On prépare un bain de blanchiment avec de l’eau oxygénée ordinaire de commerce en y ajoutant une quantité d’eau quatre fois plus grande. Pour chaque gallon d’eau, on prend encore 2 onces d’acide tar-trique.
- On chauffe le bain à 150 F. et on laisse tremper la tresse dans ce bain pendant 6 à 8 heures, ou une nuit entière.
- Le lendemain, on élève lentement la température du bain à 180» F. en maintenant cette température pendant 4 heures, après quoi en élève à l’ébullition et on continue encore pendant 2 heures. A la fin de cette durée on trouvera la tresse suffisamment blanchie, sinon il faut répéter ce traitement. L’eau oxygénée est employée depuis longtemps pour le blanchiment de la tresse, mais on a souvent obtenu de mauvais résultats parce que l’on se servait de bains alcalins comme pour la soie et la laine. Or, pour tresses les bains acides sont plus avantageux.
- Quelques fabricants emploient le procédé de blanchiment au chlore.
- On fait bouillir, disons 100 livres de tresses, dans une liqueur préparée avec 2 1/2 livres de cendres de soude pendant une heure et puis on rince à fond.
- Ensuite, on prépare une liqueur avec 2 à 3 livres de poudre à blanchir, dans laquelle on trempe les tresses pendant une heure.
- Pour finir, on les place encore dans un bain faible d’acide chlorydrique de 1 à 2 Tw. pendant une heure après quoi on passe au lavage et au séchage.
- Ce procédé présente un inconvénient, car le chlore a plutôt une tendance à donner à la tresse un coloris jaune, surtout si on en prend de trop.
- Ensuite, le chlore rend la tresse tendre et à moins que le lavage final ne soit soigneusement exécuté, elle peut demeurer tendre après le séchage.
- (A suivre.)
- DEUX SYSTÈMES
- Un ami a bien voulu communiquer au Bulletin de la Chambre de Commerce Française de Milan les deux lettres suivantes que nous ne croyons pas inutile de publier, car elles mettent nettement en évidence deux systèmes : l’un qui a fait son temps et que nous condamnons ; l’autre que nous n’avons cessé derecom-
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- mander à nos compatriotes s’ils veulent travailler à l’étranger.
- Quelques mots d’explication. La personne qui a bien voulu communiquer ces documents, représentant très recommandable, ayant eu de nombreuses demandes dans un certain article que l’on fabrique plus spécialement en Allemagne et surtout en Autriche, mais que la France pourrait fournir aux mêmes conditions, décida de solliciter la représentation d’une fabrique du produit en question : Francophile, voulant donner la préférence à une maison française, il écrivit à M .. à Paris, qui accepta ses offres.
- Après quelques lettres, notre agent ayant insisté pour que la Maison française à laquelle il s’était adressé modifiât ses conditions pour les rendre plus conformes aux us et coutumes italiens, reçut la réponse suivante :
- « Paris, le 21 décembre 1903.
- « Monsieur,
- « Nous avons l’honneur de vous accuser réception de votre lettre du 18 courant.
- « Représentation. — Nous vous confirmons ce que nous vous' disions dans notre première lettre.
- « Nos conditions sont les mêmes pour tous nos représentants, c’est-à-dire : 5 % sur le montant des factures régulièrement payées : remboursement des frais de poste que vous aurez à soutenir directement avec notre Maison. Règlement de votre commission tous les six mois.
- « Nous ne remboursonsjamais les frais de poste de nos agents avec leurs clients et nous tenons à vous faire noter dès le début de notre relation et pour éviter toute question dans la suite, que nous ne reconnaissons aucun frais de quelque nature qu’ils soient s’ils n’ont été faits sur notre ordre. Nous n’accordons en aucun cas une indemnité pour frais de voyage et ne pouvons nous occuper des conditions que font nos concurrents étrangers à leurs agents.
- « Echantillons. — La carte que nous vous avons adressée nous paraît suffisante, contenant un échantillon de tous les modèles que nous fabriquons ; toutefois, si dans votre contrée, il est absolument indispensable de présenter une carte complète de chaque type, nous pourrons vous la faire parvenir par colis postal dans quelques semaines. Nous vous débiterons de leur montant.
- « Conditions de vente. — Nous ne pouvons pas les modifier. Nous vendons toujours franco usine et ne pouvons absolument pas prendre sur nous les frais de transport et de douane
- « Nous sommes aussi décidés à ne rien changer à nos conditions de paiement : 2 % au comptant ou à 90 jours net contre traite. Si vos clients ne veulent pas se soumettre à ces deux points, nous préférerions renoncer à toute affaire en Italie.
- « Nous ne fabriquons pas sur échantillon à moins qu’il ne s’agisse de commandes très importantes.
- « Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, agréez Monsieur, nos sincères salutations. »
- Le représentant, à cette réponse qui n’était pas la première de ce genre qu’il recevait de France, n’attendit pas que la maison française renonçât « à toute affaire en Italie » et la prévint lui-même, en répondant, que les conditions trop catégoriques, absolument contraires aux exigences de la clientèle italienne, ne pouvaient lui permettre de travailler et que, par conséquent, il se voyait forcé d’offrir ses services à une autre maison.
- Il le fit en effet en s’adressant cette fois à un fabricant de Berlin. Après une première lettre de demande et une autre donnant ses références, notre ami, après une quinzaine de jours, temps employé par la maison allemande pour se renseigner sur son compte, reçut la lettre suivante :
- « Berlin, le 26 janvier 1904, Milan.
- « Monsieur.
- « En réponse a votre lettre du 20 courant, nous acceptons votre offre de service et à partir de ce jour nous vous considérons comme notre représentant pour toute la haute Italie, ne doutant pas que vous trouverez nos conditions acceptables.
- « Nous voulons espérer d’avoir trouvé en vous un dévoué collaborateur et, de notre côté, nous pouvons vous assurer que nous ferons tout ce qui dépend de nous pour vous faciliter les affaires.
- « Représentation. — Nos conditions habituelles sont : 5 % sur toutes les affaires portées à bonne fin. En plus, nous vous rembourserons tous vos frais de poste, télégrammes, etc., que vous pourrez avoir pour nous avec votre clientèle. S’il y a des frais de voyage, veuillez nous les faire connaître et nous verrons de vous fixer à titre d’encouragement une moyenne mensuelle pendant les premiers temps jusqu.’à ce que votre clientèle connaisse notre Firme. Dans la suite, nous espérons que l’importance des affaires nous dispensera de vous donner cette subvention. En tous cas, nous verrons cela plus tard.
- « Echantillons. — Aussitôt que nous aurons votre adhésion à nos conditions, nous vous ferons adresser par colis postal une collection complète de nos modèles. Nous la faisons faire expressément sur carton de luxe pour qu’elle fasse beaucoup d’effet, car nous savons que vos compatriotes aiment l’apparence et qu’il est beaucoup plus facile de leur enlever des ordres avec une riche collection.
- « Nous faisons aussi faire des boîtes spéciales avec notre marque, afin que les clients soient favorablement impressionnés pour ce qui a rapport à la confection de nos marchandises. Cette collection nous reviendra passablement cher ; nous la recommandons à vos soins pour qu’elle se gâte le moins possible. Si la chose
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- G? (2 wat
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- est [nécessaire pour votre voyageur, nous pourrons vous faire préparer une autre collection, car nous tenons à ce que vous en ayez toujours une disponible pour la clientèle de Milan qui est très importante pour nos articles.
- « Bien entendu si vos clients désirent des types spéciaux, nous pourrons les fabriquer sur échantillon s’il s’agit de commandes d’une certaine importance.
- « Si votre clientèle en général emploie des types spéciaux, veuillez nous les échentillonner au plus tôt, afin que, si possible, nous les ajoutions à votre collection.
- « Prix. — Si vous êtes de notre avis, nous vous donnerons deux prix; l’un pour marchandise franco usine ; l’autre pour marchandise franco de tous frais chez le client. Il se peut que quelque client préfère le premier de ces prix qui présente un petit avantage sur l'autre que nous établissons toujours avec une certaine marge pour prévenir les surprises que réserve quelques fois la douane.
- Pour certains clients vous pourrez majorer les prix et, dans ce cas, la moitié de l’augmentation vous sera réservée.
- « Conditions de paiement. — Nous voudrions maintenir autant que possible les conditions habituelles du 3 % d’escompte pour les paiements au comptant ou trois mois net. Cependant, si vous avez des clients sûrs et solvables, vous pourrez leur accorder un crédit plus long, bien entendu en augmentant, si possible,les prix, de façon à nous dédommager du retard.
- « En général pour l’encaissement de nos factures, nous émettons des traites à 15 jours avant l’échéance. Comme il y a des clients qui ne veulent pas recevoir des traites, veuillez nous les signaler au fur et à mesure, afin de nous éviter les frais de retour, que le client ne veut jamais payer et qui souvent même se fâche de ce qu’on a tiré sur lui.
- « Quand la chose est possible, nous préférons recevoir des effets signés par les clients, surtout lorsqu'il s’agit de factures à longue échéance.
- « Dépôt. — Nous confions généralement un petit dépôt à nos agents pour qu’ils puissent répondre sans retard aux demandes urgentes de leur clientèle. Veuillez nous dire si vous croyez la chose nécessaire chez vous et, en cas affirmatif, nous indiquer les types plus courants dès que vous aurez reçu votre collection.
- « Nous avons tenu à vous donner dès à présent et en une fois tous ces détails, afin que vous ayez toutes nos conditions facilement sous la main et que vous vous fassiez une idée exacte dès le début de notre façon de travailler.
- « Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, nous vous saluons respectueusement. »
- Nous nous garderons bien d’ajouter le moindre commentaire.
- RAPPORT SUR L’OUVRAGE ALLEMAND
- de M. A. JENNY-TRUMPY ayant pour titre :
- COMMERCE et INDUSTRIE du CANTON de CLARIS Par M. A. Broc.
- Société industrielle de Rouen, Séance du 3 avril 1903. (Suite)
- Le chimiste français Macquer donna, en 1749, des explications scientifiques sur cette couleur, son changement en ferro-cyanure de potassium, etc. Jean-Michel Haussmann, en 1790, par dissolution du bleu de Berlin dans de l’acide chlorhydrique et de l’alun, l’appliquait sur tissu, un peu plus tard il réussit sur des fonds mordancés avec des sels de fer ou par l’impres" d’acide ferrocyanhydrique à obtenir des tissus teinst en bleu ou bleu et réserves blanches.
- En 1802, Mankisch, de Pirna (Saxe), faisait les mêmes articles et du bleu en deux tons, mais comme ; le ferrocyanure de potassium était obtenu par décomposition du bleu de Berlin, le procédé était beaucoup trop cher pour être d’un grand emploi dans l’impres sion du coton. Raymond père, professeur de chimie à Lyon, appliqua en 1811 ce bleu sur soie (bleu Marie-Louise), et un teinturier des environ de Paris en 1836 sur laine ; avec un sel de fer et du chlorure stanneux, il obtenait un bleu d’une grande vivacité (bleu de France).
- Le savant anglais Bancroft remarqua en 1775 que l’écorce d’un chêne noir de l’Amérique du Nord (le quercitron) renfermait de grandes quantités d'un colorant donnant avec un mordant d’alumine une couleur jaune, un mordant de fer une nuance olive noirâtre, puis on mélange avec la garance de l’orange et différents tons de brun. Quelques auteurs prétendent que les Indiens et les Chinois employaient depuis longtemps les extraits de cachou brun et jaune, non seulement pour chiquer, mais aussi pour la teinture et l’impression ; en Europe ces produits n’étaient employés que comme médicaments, lorsque dans la fabrique de Schoppeer et Hartmann, à Augsbourg au commencement du xtx® siècle, ils remarquèrent qu’avec des sels de cuivre et par oxydation ces produits appliqués sur coton donnaient des bruns jaunâtres ou rougeâtres se combinant très facilement avec les couleurs garance. Plus tard, par la découverte d’autres méthodes d’appli-cation, ces produits trouvèrent un emploi aussi bien sur coton que sur soie (par un mélange de sels de fer
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- et d’acide ferro-cyanhydrique pour faire du noir). La maison André Hartmann et ses fils, de Münster, créa quelques articles sous le nom de bistre (oxyde de manganèse), articles unis ou avec rongeants blancs et colorés, par un mélange de sels de fer et de manga-nèse. John Mercer, de Dakenshaw, produisit une nouvelle couleur, Bronze ou Solitaire. En 1797, le chimiste français Vauquelin découvrit les combinaisons du chrome, découverte utilisée peu de temps après par Daniel Kœchlin, qui par application des sels de plomb sur les étoffes et passage en bichromate de potasse obtint du jaune.
- En 1830, il réussit le genre suivant, qui sur petits mouchoirs eut beaucoup de succès, jaune et orange sur fond bleu ; l’oxyde de chrome fut employé par Camille Kœchlin en 1832 comme gris verdâtre pâle pour enluminer les fonds blancs sur des articles ga -rance, et le bichromate de potasse pour fixer le cachou et autres matières colorantes naturelles. James Thomson, de Primerose, obtint des rongeages blancs sur indigo avec l’acide chromique. Les produits pour l’apprêt furent aussi perfectionnés, Kirchoff, en 1811, traitant l’amidon par des acides minéraux dilués, obtint le sucre de raisin ou la glucose ; Caventon par grillage de l’amidon prépara la dextrine ; en 1823, Dubrunfaut remarqua que le malt (diastase) produisait la même transformation de l’amidon que les acides minéraux dilués. (A suivre.}
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (38) . 1. Compétence. - Litige commercial. — Tribunal civil. — Incompétence relative. — Exception non soulevée « in limite litis ». — Rejet.
- II. Communication de pièces. — Sommation de communiquer. — Défense au fond.
- 111. Société commerciale. — Siège social. — Principal établissement. — Compétence du Iribunal du lieu du principal établissement.
- 1. Il est de principe que l'incompétence des Tribu
- naux civils pour connaître des affaires commerciales qui leur sont déférées est purement relative et se trouve couverte, si, au lieu d’être proposée in limite litis, elle est précédée d’une défense au fond.
- IL Doit être considérée comme une défense au fond la sommation de communiquer faite par l’avoué du défendeur et conçue en termes généraux tels, qu’elle vise tous les documents relatifs à l’ensemble du procès et non ceux qui concernent seulement la question de compétence.
- III. Il est de jurisprudence constante qu’une Société commerciale, qui a formé son établissement principal dans un lieu autre que celui du domicile social, peut être assignée devant le Tribunal du lieu de cet établissement à raison des faits qui se sont accomplis dans ce lieu.
- Ainsi jugé par la Cour d’appel de Rennes le 24 juillet 1903.
- Nous rappelons que notre service du contentieux,qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt general que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier et,moyeunantune rémunération mo-deste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées, avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont, à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véri -tables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec une conscience des plus scrupuleuses, jointe à une grande expérience des affaires. .
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d’inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Répartitions de faillites et de liquidations
- Ivry-Port — Mme veuve Hart, teinturerie, 54, route d’Ivry. — S. M. Laforge. — 0.23 %.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Couleurs, par M. Guérin à M. Adam, 28, rue de l’Ouest. — Entrée en jouissance le 1er avril.
- Paris. — Teinturerie, par M. Frapéreau et Cie à Mmes Vrigonneau et Chevalier, 120, rue Nationale. — Entrée, en jouissance de suite.
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- 124 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Paris. — Teinturerie, par M. Spitalier à Mme Jouhaut, 44, avenue Marceau. — Entrée en jouissance le 1er mai.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Ruelle à Mlle Migout, 51, rue Laffitte. — Entrée en jouissance le 1er avril.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Guyon à M. Foucault, 31, rue de l’Entrepôt. — Entrée en jouissance le 20 avril.
- Maisons qui se créent
- Paris. — Expulson, teinturerie, 111 bis, rue de Cour-celles.
- Recettes pour tous. — Procédés utiles dans les arts, les métiers, l’industrie, caractères, essai et conservation des substances naturelles et artificielles d’usage commun : couleurs, vernis, mastics, colle, encres, caoutchouc, matières textiles, papier, bois, feux d’artifice, verre, métaux, bronzage, nickelage, argenture, dorure, galvanoplastie, gravure, trempe,, alliages, matières imperméables, incombustibles, artificielles, déchets, huiles, savons, parfumerie, teinture, dégraissage, blanchiment, agriculture, électricité, par G. Ghersi.
- Un vol. in-8 couronne de 514 p., avec 26 grav. et planches hors texte, 4 francs.
- BIBLIOGRAPHIE
- En vente au bureau du journal :
- VIENT DE PARAITRE
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de 1 einture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teintui ier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc , comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d'articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- La réglementation du travail dans l’industrie, par Louis Bouquet, conseiller d’Etat, directeur au Ministère du Commerce et de l’Industrie. 5* édition, entièrement refondue et mise à jour, par Paul Razous, licencié ès sciences mathématiques, et ès sciences physiques, membre agrégé de l’Institut des actuaires, ancien inspecteur du travail dans l’industrie.
- Un volume in-8 de 406 pages. — Prix : broché, 6 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commentaire, jurisprudence, législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr. in-8 de 986 pages. — Prix : broché, 15 fr. 60.
- CHEMINS DE FER DE PARIS LY ON- MÉDITERRANÉE
- La Compagnie organise,avec le concours de l’Agence Cook, trois excursions :
- en Italie et aux Lacs Italiens
- Départ de Paris, les 11,15 avril et 4 mai 1904 Retour le 13 mai
- Prix (tous frais compris et suivant l’itinéraire)
- Ire classe : 1.250 fr., 1.150 fr. ou 500 fr.
- 2e classe : 1.150 fr., 1.050 fr. ou 460 fr.
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’Agence Cook, 1, place de l’Opéra et 250, rue de Rivoli.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Newhaven
- Par la gare Saint-Lazare
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures(ire et 2e classe seulement .
- Pendant la saison d’été, un troisième départ, com portant des Ire, 2e et 3e classes, ara lieu dans l’aprép midi.
- Grande économie
- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours ; Ire classe, 43 Ir. 25 ; 2e classe, 32 francs; 3e classe, 23 fr.25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; lre classe 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75, 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. matin. Arrivées à Londres, London Bridge, 7 h. soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50 soir. Arrivées à Paris St-Lazare 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londres.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, .
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A, FAYOLLEs *%, Directeur; 20, rue Turgot (IX*)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ia 5
- Ut
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16,80 figures dans le texte. Prix.8 fr
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage ’ournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4° Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 59 Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.— Matières colorantes non classées.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais. •
- F, Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE
- ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- | C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en compren- dra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de . machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- . Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes pu-! bliés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les I industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- | DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses^ glycérines^ huiles tournantes, beurres cires, résines, etc. Analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- i Chimiste exper . — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-86 de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
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- I.
- 186 . LE MONITEUR DE LA TEINTURE ’
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DU HAVRE
- Beis de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- em ' ire qualité • -, — 2e qualité ... 3e qualité.... — Sisal, Yucatan., — Honduras....... = . — Haïti Cap - Fort-Liberté..,,. — — si-Marc — Gonaïves ...... — P, -de-Paix ...... — Miragoane — Saint-Domingo... — Martin, et Guadel, — Jamaïque. aune Cuba et St-Yago * Manzanillo. ...... * Tuspan • D Campéche......... o Carmen 0 Tampico.,,,,,,,.., o Porto-Plata. ..... . » Haïti , • Jamaïque • Barcel et P. Cab .. • Rio-Hacha • Carth, et Savan,.. • Maracaïbo • Fustet..... 100 k. • Tatajuba(Pern.)50k. • Bahia. « Corinto.. ,, .. ., • Amapala.... 50 kil. Bouge Brésil Bahia a Calliatour... 100 k. » Lima 50 kil. » Ste-Marthe » » Sandal 100 k. • Sapan 50 k. • Quebracho. , 1000 k, « Pernamb..... 50 k
- ( Caehom
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb ........ » pressé ...
- 12 .. à 14
- 11 .. 12
- 6 .. 9
- 8 10
- 8 .. 8
- 6 25 7
- 5 .. 5
- 4 75 5
- À 80 5
- 5 .. 6
- 4 75 5
- 5 50 6
- 4 80 5
- 4 90 5
- 4 25 4
- 5 .. 5
- 5 ,, 5
- 5 .. 5
- 5 .. 5
- 5 25 5
- 5 .. 5
- 4 75 5
- 5 25 5
- 5 .. 5
- 4 75 5
- 4 75 5
- 5 .. 5
- 3 50
- 3 50
- 3 50
- 14 ,.
- 3 50 4
- 50
- 15
- •COi. . O O O u • 105 "d G? *r(OOG
- 50
- 25
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- 6 .. 9
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- 7 50 9
- 8 .. 10
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- 7 ., 8
- 115 .. |40
- 14 ,. 16
- 25
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- » 40
- • a.. • O
- • • ao
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- • S • S
- M
- N
- Coebenille On cote : 1/2 kil.
- ......................... 1 60 2 -,
- Ténériffe grise........... 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25 M
- Java, Mad.. Pond.. ... M - » ...
- Dividivi On cote les 50 kil ... 10 . 13 . indigos
- On cote actuellement ; Beng. sur y. et bl. 12k., 5 50 5 7 5 fin violet et pourpre..... 4 75 5 ..
- Beng. beau viol, et dite... 4 25 • bon violet 3 50 • moyen violet 3 .. » bon violet rouge 2 50 » bon moy. v. roug.... 3 50 » fin rouge 3 25 ». bon dito ., 2 75 » bon à fin cuiv 2 50 | » nuiv 2 25 | Java. M | Kurpah.. N.M. 1 50 Madras ..N.M- 1 Manille N.M. . ,. Caraque ....... . NM 1 •• Guatemala flor 4 .. « bon à fin sobre.. 2 .. » — cor.... 2 .. » cor. ord. à bas.. 1 ..
- N -Gren fin, surf, 1/2 k N.M. 4 » bon à beau.. N.M. 3 .. » ord. et moyen N.M. 1 50
- 4 50 3 75 3 25
- 2 75 3 75 3 50
- 3 ..
- 2 75 2 50
- 3 '
- 3 ,.
- 3 ,, 4 50 3 50
- 3 50
- 2 ..
- 5 ., 4 ..
- 2 ..
- d » 9 »
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ....... .... M
- Mers du Sud..............M
- Madagascar.............. M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé............. 7 50 à 8 50 » gros effilé.......................................6 • 7..
- Roeou.
- Antilles.......,...1/2 kil. 0 40 à 0 42 1/2
- Cayenne.......................... N. M ., ,•
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à. 15 » (Guadeloupe) ,11 .. .12 ., Bois jaune (Maracaïbo).. ., .. . .. » de Fustet Albanie. .. . 10 50 12 .. Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 ..
- » marques ord.- 70 ,, ..... Cochenille argentée,. 100 k, ... ,. ......... »........................................grise....................................... ................................... 535..................................................................550.............................. »..........................zacatille naturelle.......................525.........................................550................. »...........................noire Palmas le k.........................430...........................................440................ »..........................Lanzarotte .................................,.......................,.................... Cureuma................................Bengale............................. 35................................................................................... »......................................Chinois................................... 40...............................................................................................,. »......................................Madras,............................................................................................................... 30...................................................................,...........................,. Gal.es......................................de.................................Chine............................. 135..........................,,,......................... $ Prussiate jaune de potasse. 170............
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo.
- Madras bon et beau tendre, 3., 3.40 » moyen et bon moyen » coloré 2.60 3.95 » mayen ord. et ord. terne et serré..... 2.20 2 55
- Kurpah bon et beau violet et violet rouge,. M,. ,...
- Kurpah moyen et bon moy.'
- assez coloré..-. M.. ....
- • moyen ord. et ord. mél. et terreux. 2... 2.30 Bengale beau et fin violet M » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M.. » moyen violet-rouge et rouge,... .. M., M ..
- Java fin et surfin violet et pourpré. ... M.. .... » bon et beau violet. M ...,
- DEOGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût.
- Acide citrique.. . 275 . .• ........
- Alun raffiné (entrepôt).... , 15 ,, 17 .. » (aaq.)..,17 .. 19 / Couperose emballée., 5 50 6 50
- Essence de térébenthine (d. fûts). ...... ..., 123 .. Id (s. fûts)....,,,,,.,.. 121 .. ... ,, Fécule de pommes de terre, 1er b] 42 ., ... ,, id. 2e bl. (entrepôt).,,..,. 40 . . .. .. Galles vertes et noires,.... 13ù .. 150 ., » noires Alep
- •******• 6 •• a ne •• Gomme arabique, en sorte . 75 .. 90 .. » Ghésirée, en sorte ... ..
- » Sénégal,s. bas du fleuve 90 ,, 160 ..
- » » .............. 80 ., 85 .. » Aden, sorte cour, bonne 80 . .... » Mogador,.blonde. ... ,, ,,, .. » » blanche.,.,.. .,, ... ,, » Laque en f. qté orange, 600 ,, ..... » »....mi-orange $50 ,, ... » »....cerise AC 485 ., ... ,, » Sandaraque lavée...... 190 .. ... .. » Damar (Batavia).......... 150 ,, 160 .. » » 90 .. 100 .. » » Penang....110 Gomme adragante Syrie.... 250 .. 750 .. » » Anatolie, 250 , ..600 ..
- Quereitron................. M...........
- Garance, racine ........... 60 ........... » poudre.................................. 65..............................,, ........................... Rocou Guadeloupe ......., 110 ., ... .. » Cayenne . .............................. ,................................................................................................................ ..
- Safran d’Espagne, Valence
- pur....................... 100 ,, 110 ,, Sulfate de.....cuivre(entrepôt) 52... ... ., » (acq.). ., 56 . . ..... Sumac en.......feuilles....................................... 22......... . ... .. »..............poudre......................................... 24......... . .. ,. Styrax liquide..........................................120................... ... ,, Tamarin Madras,....,,,.,. M ., 28 ,, Verdet, eu pains, extra sec, sous toile..................................................... .......................... » en pains, extra sec.
- sous pap.. ........... .. ...
- » bon marchand en pains .... ...
- » » en boules................
- » raffiné en poudre sec .............
- PRODUITS CHIMIQUES On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... » nitrique...... » » ...... » sulfurique.... » sulfureux.... » tartrique .....
- Ammoniaque liquide
- 20 d. 9 ., à ..
- 36 d. 33 ..
- 40 d. 40 .
- 66 d. 9 50
- 50 d. 7 50
- ...... 275 ..
- 22 d,. 43 .. -,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 127
- Borax raffiné......... 40 . .. .
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre...................... 54 .. . . broyé...................... 64 .. .. .
- Crème de tartre ......... 180............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp....... 8..........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............. 20..........
- Lessive caustique 33 degré? 7., • • • Nitrate de soude........... 24 50 .. . » de potasse 42 Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil.,m. 18 25 Sel de soude, 70/75, disp. , 17 25 ,, , » 30/35, disp... 11 50 ... Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos 30 .. . Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac 4 85 ...
- Sulfate de cuivre ........... E 52 A 56 , Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............5 ., ...
- PLACE DEBORDEAUX Bois de Teinture
- Brésillet. . . . . . . . 28 — à 29 —
- Campeche coupe d’Espagne . 28 — 28 25 — Tabasco . . . . 18 — 19 — — Haïti . , . , , 10 -- 14 —
- — Martinique,Guadeloupe , . . , 9 — 10 50 Calliatour . — — — — Pernambouc — — Jaune Cuba — — — — — Guayra -Tabasco. . . — — — Tuspan. . . . . . — — — — Lima 14 — 15 — Tampico — — — — Sapan. .. . ..... — — — — Sainte-Marthe Nicaragua — — — — Sandal rouge — — — — ’ Cachou brun coulé, s.f. 100 k. — — } Gambier — — — — ; Curcuma de la côte. . 100 k. — — — — — du Bengale. . . — — — — |
- Indigo Bengale poupré , . , 11 — —• — fin violet . , —--— — beau violet . 11 — — — bon violet . . 11 — — — moyen violet . 10 — — — petit violet. . 9 — — — ordinaire et cuivré . . 8 50 — Java prdin. et cuivré . — — t— Madras fin, , . . . 6 — — — beau , . . 5 50 — — bon .... — — moyen ... 5 —
- — — ordinaire. . . — — Kurpah kuddapah beau violet 8 — — — bon violet. 7 50 — — moy. violet 6 — — — pet. ordin. 5 —
- — Pondichéry bon violet 6 — —> — moy.violet 5 — — — ora.et cuivré 4 — — Manille — Guatemala flor . . 8 — — — sobre . . 6 — — — cortès . . 5 — — Mexique flor. ... 7 — — — sobre ... 6 — — — ordin. cortès 4 —
- — Caraque flor, . . . — — — — sobre . . . — — cortès... Gomme laque ordin. et orange D C . le k. 6 — — — blonde,irequpi. 5 80 — — — 2equal. 5 75 — — cerise. . . . 5 75 — — blopdeordin. . 5 70 Garance d’Avignon, , 100 k. Lac-Dye, marque DT. le k. — — Orseille Mers du Sud, 100 k — Madagascar . . — —
- 13 ~
- 13 —
- 12 —
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- 6 50
- 6 —
- 5 50
- 9 —
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- 7 —
- 5 50
- 6 50
- 6 -
- 5 —
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- 7 —
- 6 —
- 8 -
- 7 —
- 5 —
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb-........ 71 à 72.
- Acide acétique des arts 40% 27 .. 27 50
- » chlorhydrique........... » nitrique 36.. » sulfurique 66 -.,.... » tartrique............... » citrique................ Alun épuré................ » ordinaire............... Ammoniaque incolore, 22. Bichlorure d’étain, 55'... . ».........................»........................60...................... Bois Campéche-Laguna ... » Guadeloupe, Bois Jaune Centre Amériq. Cachou jaune, Vapeurs,.., » brun .........................................................
- Chlorate de potasse.... » de soude..............
- 297 50
- 292 50
- 20 50
- 15 50
- 46 .
- 106 .
- 128 50
- 16 ..
- 13 ,
- 17 50
- 60 ..
- 72 50
- 100 ..
- 105 .
- Chlorure de chaux 100 à 110. 1150
- Chromate rouge de potasse 77 6 0 » » fie soude., 57 50
- 8 ..
- 35 ••
- 9 ..
- 302 50
- 297 50
- 21 50
- 16 50
- 47 .
- 111 ..
- 133 50
- 17 .
- 13 50
- 19 ,.
- 63
- 82 50
- 110 ..
- 115 ..
- 13 50
- 79 ..
- 59
- Crème de tartre................... .. Cristaux de tartre ..,......... ,,, ., » de soude.......................................... 7..,
- CurcumaBengale enracines 28 ,, j » de Madras ............... I » de Chine,, M ., ( Essence de térébenthine .. 120 , Extrait de châtaignier 201. 16 ,, ! Galles de Chine et Japon.. 152 50 I » vertes et noires .... 140 ., | Gomme Sénégal, en sortes 78 .. , » arabique......................................................75 .. » adragante rousse .. 275 .. i Jus de citron.................. 23...............50 | Méthylène à 95.................. 90 .. » régie 90....... 100 ., i Prussiate jaune de potasse 140 .. » » de soude............. Pyrolignite de fer............... 9............... Résine.,,..,,....,,...... 22 ,, Rouille,..,,,...,.,..,,,.........8.......50 Sel de soude 80’................. 17..............50 » ammoniaque.. 12 50 | Sel d’étain.................... 235.................. Soufre en canons............................................. 17 .. » sublimé,....................... 18...................... j Sumac Sicile en feuilles.......22..... j Sulfate d’alumine............................10............50 » de cuivre............................................57
- i m de fer................... 6 ..
- • 2 •
- -{. ca
- • C
- * * » •
- 122 ,.
- 17
- 15? 50
- 147 50
- 82
- 77 50
- 310
- 24 ..
- 95 ..
- 110 ,.
- 145 ..
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- BIBLIOGRAPHIE
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- MONITEUR DE. LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on repond ;
- 2" Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Enduit pour couvertures imperméables ou prélats. — Les colorants sulfurés. — Détachage de la soie, du coton et autres tissus. — Revue étrangère. — Informations. — Tarifs et transports. —Jurisprudence. — Tribunaux. — Renseignements commerciaux.—Bibliographie.— Cours. — Annonces.
- ENDUIT pour couvertures imperméables ou prélats Par MM. Peters (Melville Gordon) et Shepherd (James Aitken)
- L’objet de la présente invention consiste en un enduit ou composition perfectionné pour saturer ou envelopper les tissus employés comme couvertures imperméables ou prélats et qui est destiné à donner plus de flexibilité aux couvertures et à les faire sécher plus rapidement lorsqu’elles sont enduites de la matière.
- L’enduit perfectionné est composé d’huile de lin bouillie, de gomme Tragasol (consistant en une variété de la gomme adragante), d’eau de chaux et de matière colorante, telle que du noir de fumée ou de l’ocre, de la litharge ou autre siccatif et d’esprit
- 5 Mai 1904.
- de pétrole (Russoline), la gomme étant ajoutée aux autres ingrédients pour donner la flexibilité désirée et pour procurer le pouvoir de sécher rapidement.
- Quoique les proportions des ingrédients puissent varier, il est préférable d’employer approximativement les suivantes :
- 15 kilogrammes d’huile de lin bouillie ;
- 5 kilogrammes de gomme adragante (Tragasol) ;
- 1 kilogr. 5 de matière colorante ;
- Un demi-kilogramme de litharge ou autre siccatif;
- 1 kilogr. 5 d’esprit de pétrole (Russoline) ;
- 5 kilogrammes d’eau de chaux.
- LES COLORANTS SULFURÉS « Par C. L. Barillet
- On désigne sous le nom de colorants sulfurés une série de matières colorantes dont la constitution est inconnue, et qui toutes s’obtiennent par un procédé analogue : fusion d’un corps organique avec du soufre et du sulfure de sodium. Ces matières colorantes sont solubles dans les alcalis, les sulfures alcalins et sont employées dans la teinture directe du coton.
- Historique
- C’est en 1873 qu’apparut la première matière colorante sulfurée. Croissant et Bretonnière (2) mélan-
- (1) Revue de chimie industrielle, mai 1903.
- (2) Bull. Soc. industrielle de Mulhouse, année 1874, p. 482.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- geaient de la sciure de bois avec deux à trois fois son poids de lessive de soude et ajoutaient de la fleur de soufre de façon à obtenir une pâte bien homogène. En chauffant à 200-300° , il se dégageait de l’hydrogène sulfuré et après dessiccation de la masse on obtenait un produit noir, friable, très hygroscopique, se dissolvant dans l’eau en donnant une solution verte très alcaline.
- Le tartrate de soude et bien d’autres corps organiques se comportaient de même. Le coton étaient teint dans les solutions aqueuses de ces colorants ; on le passait ensuite en bichromate de potasse puis en carbonate de soude. Les colorants de Croissant et Bre-tonnière étaient des bruns. On les connut sous le nom de cachou de Laval.
- Plus tard on se servit du fulmi-coton qui, fondu avec le soufre et le sulfure de sodium, donna un brun noir.
- Enfin en 1893 Vidal obtint des matières colorantes donnant en teinture du noir, du bleu noir, du bleu vert en chauffant en vase clos du soufre, de l’ammoniaque avec de la pyrocatéchine, de l’hydroquinone, de la quinone, de la toluquinone, etc. Cette réaction étudiée à l’usine de matières colorantes de Saint-Denis et étendue à une nombreuse série de corps permit d'ob-tenir des noirs et aussi des bruns. Depuis ce temps les recherches furent poussées avec ardeur par les chimistes, à ce point que le nombre de brevets revendi-quant la fabrication de nouvelles matières colorantes sulfurées est actuellement énorme, et quoique cela, la gamme de ces matières colorantes n’est pas encore très étendue : on ne possède guère que des noirs, des bruns plus ou moins roux, des bleus, des verts, des jaunes à l’exclusion des rouges. Quelques recherches que nous avons faites dans’le but d'obtenir des colorants soufrés rouges n’ont d'ailleurs pas fourni de résultats intéressants ; elles nous ont conduit cependant à cette conclusion que la matière première nécessaire à la cuite doit être recherchée parmi les azines ou les diphénylamines substituées (1).
- Influence de la, nature chimique du corps organique employé dans la cuite
- On obtient des colorants noirs par l’action du soufre et du sulfure de sodium à des températures ne dépassant pas 200°.
- (1) Etude sur les colorants sulfurés, C. L. Barillet, Revue gènèr. des Matières colorantes, janvier 1903.
- 1- Sur les dérivés benzéniqnes possédant deux ou plusieurs groupements amine, phénol, oxime, en para hydroquinone, p. phénylène diamine, p. aminophénol, diaxynaphtalène 1.4, nitrosophénol, p. amidonaphtol, p. naphtylène diamine, etc.
- 2 Sur ces mêmes dérivés sulfonés ou carboxylés.
- 3 Sur certains dérivés de la diphénylamine possédant des AzH2 ou des OH en para de AzH.
- On obtient des bruns ou des jaunes :
- I* Avec des dérivés animés dont le groupement amine est bloqué par un acétyle CH3CO : nitracétani-lide, m. phénylène diamine mono ou diacétylée, etc.
- 2’ Avec des corps benzéniques possédant des OH ou des AzH2 en ortho ou en méta, tel le m. amido-phénol.
- 3 ’ Avec des corps benzéniques possédant des CH3, tel le dinitro crésol.
- Nous avons montré dans nos recherches (1) que lorsqu’on bloquait une amine benzénique par le groupement acétyle, on avait toujours un brun, et que l’introduction dans un noyau benzène de plusieurs fonctions. AzHCOCH3 n’augmentait pas de beaucoup l’intensité du brun. D’autre part, lorsqu’on bloque la fonction AzH2 par un autre résidu d’acide, soit formyl COH, soit bénzoyl COC6H5, on obtient des nuances diftérentes, soit jaunes, soit noires, soit vertes.
- Nous allons indiquer quelques modes d’obtention de colorants sulfurés.
- Préparation du noir Vidal
- On ajoute un mélangé à parties égales de p. aminophénol et de soufre à quatre parties de sulfure de so -dium préalablement chauffé à 175-200°. On remue pendant 2 à 3 heures, puis on élève la température vers 250° jusqu’à ce que la masse soit devenue sèche et friable.
- Ce produit est soluble dans les alcalis, les sulfures alcalins et insoluble dans les acides ; il est très oxydable. Il teint directement le coton en nuances variant du bleu gris au bleu noir.
- Préparation du noir solide B. S
- On chauffe à l’ébullition pendant une demi-heure : 100 kg. de dinitronaphtaline,
- 1200 kg. eau,
- 400 kg. sulfure de sodium cristallisé.
- On filtre, on additionne la liqueur de
- 1000 kg. acide chlorhydrique.____________________
- (1) Loc. citée.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- On fait bouillir pendant 2 heures ; on filtre ; on lave je précipité.
- Pour solubiliser ce produit on met 100 kg. d’une pâte à 30 % dans 50 kg. de soude à 30 B. La solution violette peut être employée directement à la teinture ou à l’impression.
- Préparation du noir immédiat
- On prépare la dinitrooxydiphénylamine en faisant réagir le chloro dinitrobenzène Sur le paraamino-phénol.
- • s O to
- Cl
- AzH2 +
- N < c2 O
- N —
- a Q +
- AzQ2OH.
- On chauffe à 140° en remuant constamment ;
- 30 kg. de cette diphénylamine,
- 150 kg. sulfure de sodium cristallisé,
- 60 kg. soufre,
- 10 kg. eau.
- Quand la masse devient sèche, on élève la température pendant une heure.
- Le colorant employé tel quel teint directement le coton en noir, sans qu’il soit nécessaire de passer en bichromate.
- Préparation de la thiocatéchine
- Broyer parties égales de nitracétanilide et de soufre. Jeter ce mélange par petites portions dans une marmite renfermant pour 1 partie de nitracétanilide :
- 4 p. Sulfure de sodium cris-allisé ;
- 1 p. Soufre ;
- le tout fondu et chauffé à 145-150° ;
- Agiter tout le temps. Lorsque la masse est en fusion tranquille et qu’il ne se dégage plus d’hydrogène sulfuré, couler dans un vase en fer et sécher pendant 5 heures à 225°. La masse sèche et poreuse constitue la thiocatéchine ; elle teint directement le coton en jaune brun. . •
- Thiocatéchine S. — On dissout la thiocatéchine dans l’eau chaude, on précipite par l’acide chlorhydrique étendu. On filtre, on lave de façon à avoir une pâte tenant 15 % de produit sec.
- On malaxe 50kgr. de cette pâte avec 25 à 30 kg. de sulfite de soude cristallisé, et on laisse 3 jours à la température ordinaire.
- On filtre, on laisse en pâte ; ou bien on fait sécher et on pulvérise.
- Colorant sulfuré vert
- Lepetit, Dollfuss et Gausser de Milan, d’après le Brevet français 255.473, revendiquent la préparation de colorants vendus sous le nom de Verde Italiano donnant de très belles nuances vert d’herbe.
- Il suffit pour obtenir ces nouveaux colorants d’introduire une certaine quantité de sel de cuivre, sulfate de cuivre par exemple, dans les cuites aux polysulfures alcalins faites avec le p. amidophénol, le p. nitrophé-nol, leurs homologues ou analogues.
- Le coton est teint directement en vert très pur, ne ternissant pas au noir par un passage ultérieur en bichromate. Le cuivre indépendamment de son action de présence dans la cuite agit peut-être également comme mordant dans la teinture ; en fait on peut facilement reconnaître la présence de ce métal dans la fibre teinte et bien lavée.
- Application des colorants sulfurés Teinture
- Pour la teinture on emploie de préférence des récipients en bois ou en fonte : il faut éviter autant que possible le cuivre qui a une action nuisible pendant la teinture.
- La teinture se fait avec addition de sulfure dè sodium, de soude ou de carbonate de soude, de chlorure de sodium ou de sulfate de soude.
- Le sulfure de sodium sert à maintenir le colorant en solution; un bain laissé à l’air pendant un certain temps, surtout à la température du bouillon, laisse déposer la matière colorante, par suite de l’oxydation du sulfure alcalin. Il suffit de rajouter de ce dernier pour poursuivre l’utilisation du bain. Plus il y aura de sulfure, plus la teinte obtenue sert claire.
- La soude ou le carbonate de soude accentue l’action du sulfure de sodium et maintient le bain alcalin.
- Le sel marin ou le sulfate de soude agit au contraire comme précipitant la matière colorante. Le pigment faiblement retenu en solution par le sulfure de sodium par suite de la présence du chlorure ou sulfate de sodium aura ainsi plus d’affinité pour la fibre. Plus la nuance a obtenir devra être foncée plus on augmentera la dose de sel.
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- Les bains ne s’épuisent généralement pas, mais ils | peuvent resservir ; il suffit de rajouter du colorant, du sulfure de sodium si la couleur du vieux bain était précipitée, et d’ajouter du sel si besoin est.
- La teinture se fait généralement au voisinage du bouillon. Après teinture, on sort les pièces du bain, on exprime le plus uniformément possible et complètement ; on rince à fond.
- Le démontage des teintes se fait en passant les pièces teintes en bain chaud tenant 5 gr. de sulfure de sodium par litre d’eau : on manœuvre jusqu’à ce que l’effet désiré soit obtenu.
- Traitement après teinture
- Les couleurs sulfurées ont généralement besoin d’être fixées ou avivées après teinture. Les traitements auxquels on soumet les pièces teintes font varier soit la nuance, soit la solidité à la lumière. Il peut se faire en effet ou bien une simple oxydation d’une leucobase en matière colorante stable; ou bien une laque métallique très résistante à la lumière et au lavage.
- Traitement par les sels de chrome. — Les teintes sont passées dans l’un des bains suivants à la température de 70 ou 80 degrés :
- . , 5 0/0 Cr207K2
- 1 j 2 0/0 So4H2
- 3) 3 0/0 Cr2027K2
- ) 3 0/0 acide acétique.
- 1,5 0/0 bichromate de potasse,
- 1,5 0/0 alun de chrome,
- 3 0/0 acide acétique.
- Développement par vaporisage. — Ce traitement est recommandé par la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes pour ses bleus immédiats C et GR. Il consiste à pendre les cotons en flottes ou en pièces dans une cuve à vaporiser où l’on envoie un courant de vapeur, en même temps que l’on introduit de l’air. Plus la vapeur est chaude et sèche, plus le bleu se développe vite et plus il est vif.
- Nuançage des teintes
- Les différentes matières colorantes soufrées peuvent être mêlées les unes aux autres. Mais on peut bien plus facilement nuancer les teintes en les remontant avec des colorants basiques ; par exemple : après teinture en colorant sulfuré, on rince à fond et on entre dans un bain tenant 0,2 à 0,4 % de colorants basiques et 2 à 4 0/0 d’acide acétique du poids du coton ; l’opération se fait à la température ordinaire.
- On peut nuancer les teintes dans le bain de teinture
- même avec certaines couleurs diamines de la Manufacture Lyonnaise, notamment le jaune solide diamine B et l’orangé diamine B qui peuvent très bien teindre en bain de sulfure de sodium.
- Enfin les colorants sulfurés peuvent servir comme piétage soit pour noir d’aniline, soit pour bleu d’indigo.
- Impression du coton
- L’impression du coton avec des colorants sulfurés n’a pas encore donné de résultats bien merveilleux. Nous citons cependant une formule.
- Mêler ensemble :
- 300 gr. noir katigne SW.,
- 400 gr. eau,
- 200 gr. poudre de zinc,
- 360 gr. soude ordinaire,
- Faire cuire jusqu’à réductron complète du colorant ce qui est rendu visible par le passage de la masse du bleu vert au jaune vert. Ajouter alors :
- 700 gr. gomme adragante 75 : 100
- 40 gr. glucose.
- La pâte refroidie est tamisée, on imprime, on sèche, on vaporise une dizaine de minutes sous pression ; on savonne.
- DÉTACHAGE DE LA SOIE du coton et autres tissus
- D’après The Oil and Colourman’s Journal
- Pour enlever les taches de vin et de vinaigre, on se sert avec succès du mélange suivant :
- Savon ordinaire..................... 16 parties
- Térébenthine......................... 2 »
- Ammoniaque........................... 1 »
- M. Klein recommande le savon suivant pour enlever toutes espèces de taches : Savon de Castille 1 kil.
- Savon d’huile de noix de coco. 0 » 500 coupés en minces fragments et mélangés en chauffant à : Alun 120 gr.
- Alcool.............................. 30 »
- Lessive de potasse................. 250 »
- Fiel de bœuf........................120 »
- Le lendemain, on ajoute : Alcool......................• . 2 litres
- Œufs frais........................... 4 »
- Camphre............................. 60 »
- et mélange soigneusement.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTUR.
- 133
- Un bon savon pour détacher la soie est obtenu de la manière suivante : on amène à fusion 5 livres de savcn blanc et ajoute alors 2 1/2 livres de térébenthine de Venise et une même quantité de fiel de boeuf.
- On doit bien brasser jusqu’à homogénéité.
- Un autre procédé de préparation consiste à saponi-fier 12 livres d’huile de noix de coco et 6 3/4 livres de Euif avec 6 3/4 livres de lessive à 40° et à incorporer 12 onces de térébenthine, 20 onces de fiel de bœuf et environ 2 onces de vert d’outremer.
- Le fiel de bœuf est devenu un produit coûteux depuis que les arts de la médecine lui ont assuré un débouché important. Il est très intéressant à remarquer que ce qu’on désigne sous le nom de fiel de bœuf n’est qu’une combinaison d’acides gras d’origine animale mélangés à de la soude. C’est en somme une espèce de savon dû à la nature.
- Pour éviter la putréfaction, on fait subir à la bile une épuration ; on l’additionne de 7 % d’éther acétique, qui précipite la bile, On la décante et elle prête a l'usage.
- Un autre savon pour détacher la soie est le suivant :
- 445 gr. de savon, coupé en minces râpures, auquel on incorpore 900 gr. de fiel.
- On évapore le mélange jusqu’à ce qu’une goutte du produit, déposée sur une plaque de verre, se solidifie.
- On «joute alors à la masse chaude le mélange sui-v nt :
- 30 gr. de sucre,
- 30 » de miel,
- 25 » de térébenthine de Venise,
- 65 » d’ammoniaque.
- Le produit est mis en formes et séché à une douce chaleur.
- Le savon suivant détache le calicot :
- 1 livre savon blanc,
- 1 1/2 1 ivre fiel de bœuf,
- 11/2 once térébenthine de Venise.
- Si on ne disposait pas de fiel de bœuf, on pourrait le | remplacer par de l’ammoniaque. En ce cas on mé -lange :
- 5 livres de savon blanc en râpures,
- 2 3/4 livres d’ammoniaque.
- Il est à recommander, pour le faire, de chauffer dans un bain à vapeur. |
- Les substances étant en fusion, on ajoute 7 onces d’alcool, si on désire obtenir un savon très dur. f
- LA TEINTURE
- dans la région de Saint Etienne en 1903
- Le chiffre d’affaires représente 20 % de diminution sur celui de l’année précédenté. L’importance des travaux pour l’exportation représente 5 % enviror de la production. Les prix de vente ont été en baisse et très désavantageux. Bien que les salaires aient augmenté, il y a eu un afflux de main-d’œuvre. Les chômages qui ont éprouvé la population ouvrière ont été plus nombreux qu’en 1902.
- L’anomalie apparente entre les chômages, l’afflux de la main-d’œuvre et l’augmentation des salaires s’explique : 1* par la grève des manœuvres au mois d’octobre; 2* par le règlement intervenu entre patrors et ouvriers, l’occasion de la grève de Lyon. Ce règlement a donné aux coloristes, aux apprentis et ai x femmes une notable augmentation de salaires.Le total de cette hausse représente pour Saint-Etienne seul 60 à 8 J,000 francs.
- {Bulletin de la Chambre de commerce de St-Etienne.}
- REVUE ÉTRANGÈRE
- AMÉRIQUE
- De « Dyers Bulletin »
- Procédé perfectionné pour le blanchiment des cannes
- D’après un brevet américain délivré à MM. H.-C. Meyer et E. Besenbruch, le blanchiment des cannes a été perfectionné de sorte à réduire au minimum la décoloration de la canne, qui a souvent lieu après le procédé de blanchiment.
- Jusqu’à présentie procédé de blanchiment consistait à détruire le lustre silicieux superficiel et à blanchir ensuite la couche de filasse (liber) qui se trouve immédiatement en dessous.
- En raison du blanchiment superficiel l’article fini a été presque toujours décoloré.
- Les inventeurs prétendent réduire la décoloration au minimum et produire un blanchiment uniforme sans détruire, le moins du monde, son poli naturel préservatif et élégant à la fois.
- Les cannes sont traitées dans un bain froid contenant une solution de 6 à 10 % d’hydrate de potasse,,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cette solution étant forcée dans les pores de la canne sous pression variée pendant 12 à 24 heures.
- Ce procédé aurait pour résultat l’ouverture des pores en y donnant accès libre aux agents blanchisseurs.
- Ainsi, les mauvais résultats produits par les composés de soude, tels que la désagrégation de la canne et la décoloration brune que l’on ne peut pas faire disparaître, tout cela est neutralisé au minimum,
- Lorsqu’il s’agit de certaines sortes de cannes destinées à l’ourdissage, la solution alcaline peut être ajoutée directement au bain de blanchiment.
- Imperméables
- Procédé de rendre un drap de coton aussi imperméable qu’une couverture de campagne
- La découverte de ce procédé est considérée ajuste titre comme le progrès le plus remarquable, réalisé par la chimie industrielle.
- Le tissu le plus léger soumis à ce nouveau traitement devient tellement imperméable que si on le plie en forme de poche ou de bol, il renfermera de l’eau pendant des jours sans laisser passer une goutte d’eau à travers de ses mailles.
- L’opération principale de ce procédé, c’est la décharge d’un gaz tel que le dioxyde de carbone en précipitant simultanément sur le tissu de divers réactifs chimiques. Il en résulte que ce gaz se fond dans un état finement divisé avec le composé insoluble employé et est maintenu d’une manière fixe dans cet enduit chimique de telle sorte que même sous pression l’eau ne peut pas passer.
- Dans les épreuves, le tissu de coton a passé par deux bains.
- Le premier bain a été préparé en ajoutant à 10 parties d’acide stéarique, 1 1/2 partie de soude caustique et 2 parties de bicarbonate de soude à 100 parties d’eau. Ce mélange a été bouilli jusqu’à ce qu'il s’est formé une solution complète. Ensuite, on a ajouté 500 parties d’eau.
- Le deuxième bain a été formé par une combinaison de chloride d’aluminium et d’acide acétique.
- Dans les réactions causées par la mise ensemble des ingrédients des deux bains, deux composés insolubles, le stéarate d’aluminium et l’hydrate d’aluminium ont été précipités sur le tissu, en même temps que le dioxyde de carbone a été déchargé et s’est trouvé distribué et maintenu par la couche chimique de telle sorte que l’eau n’a pu traverser le tissu.
- • On estime que ce procédé, protégé d’ailleurs par un brevet, opérera une révolution dans la fabrication des imperméables, en permettant de produire une plus grande variété d'étoffes et avec beaucoup moins de frais.
- ANGLETERRE
- De « Dyer and Calico Printer »
- Teinture de tresses de paille (Voir page 119)
- Lorsque la tresse a été blanchie d’après [la méthode indiquée précédemment, elle est en bonne condition pour être teinte sans autre traitement préalable.
- Si cependant la tresse n’a pas été blanchie avant la teinture, il est bon de lui faire subir un traitement préparatoire.
- Le mieux alors est de la travailler dans un bain bouillant contenant une livre de soude en cristaux pour 5 gallons d’eau (un gallon-litres 4.543), et de la rincer ensuite dans l’eau chaude pure.
- Comme la tresse subira une réaction alcaline, surtout au cas où on se servirait de colorants basiques et acides, ‘a fixation de la couleur sur la tresse peut être incomplète. Pour y remédier, on plonge la tresse dans un bain chaud contenant trois livres d’acide oxalique pour 100 livres de tresses ; rincée ensuite, elle est prête pour la teinture.
- Cette manière de préparer la tresse pour la teinture s’entend pour tous les cas de teinture exposés ci-après, sauf mention spéciale.
- Notons encore que l’acide oxalique peut être rem placé par l’acide acétique.
- Le noir est la couleur principalement requise pour la teinture de tresses de paille. Le noir pour jute teint fort bien et 6 livres de cette matière colorante suffisent pour produire une belle nuance bleuâtre.
- Le noir pour paille FF (Read Hollday et Fils) employé dans la même proportion est aussi avantageux.
- Le noir pour cuir V (Bayer), donne aussi un noir mais le noir pour jute B (Bayer) produit de meilleures nuances bleuâtres que celles données par les autres couleurs ci-dessus.
- En employant ces colorants on n’a pas besoin d’ajouter au bain une substance auxiliaire quelconque, vu ' que celles-ci s’épuisent presque complètement et produisent des noirs solides qui représentent bien.
- En prenant? livres de noir direct E (Bayer) pour un bain contenant 10 livres de sulfate de soude on obtient
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- un beau noir durable, si l’on travaille les tresses pendant une heure à l’ébullition et si on les traite ensuite dans un bain contenant une livre de noir T pour cuir.
- Toutes les couleurs noires que nous venons de mentionner sont tirées de goudron, mais on peut se servir également de bois de campêche, bien que l’application en soit plus compliquée.
- Pour teindre avec un noir de bois de campêche on procède comme suit :
- Préparer un bain avec 4 gallons d’eau bouillante, une livre de couperose et 4 onces de pierre bleue, placer dans le bain autant de chapeaux qu’il peut contenir et traiter à l’ébullition pendant une heure; retirer, exprimer et rincer.
- Ensuite, faire un bain avec une livre de bois de campêche et une livre de myrobolan pour 4 gallons d’eau, filtrer, mettre les chapeaux ou les tresses dans la décoction et travailler pendant une heure à l’état bouillant.
- Les chapeaux ou les tresses acquerront alors une couleur noire ressemblant au jais et ne demanderont plus pour être finis qu’un rinçage à fond. Si la nuance des tresses montre un reflet bleuâtre il faut ajouter au bain une petite quantité de bois jaune qui leur donnera la nuance noire voulue.
- Si malgré tout, les tresses ne sont pas complètement noires il faut les placer a nouveau dans le bain de couperose et de pierre bleue pendant un moment et ensuite dans la bain de bois de campêche.
- Les nuances bleues forment la deuxième série que l’on requiert pour tresses. Pour les obtenir,le teinturier n’aura que l’embarras du choix, car les matières colorantes combinées pour ces nuances par la chimie indus -trielle sont fort nombreuses. Nous n’avons donc qu’a faire ressortir celles dont on s’est servi et qui ont donné de bons résultats, bien qu’il peut y en avoir d’autres qui sont aussi bonnes.
- Pour obtenir un bleu clair avec reflet verdâtre, le bleu alcalin 6 B peut servir et notamment une livre ou une livre et demie pour 100 i. de tresses. Si l’on se sert de cette marque ou d’autres bleus alcalins les tresses ne demandent pas un traitement avec un acide avant le bain de teinture.
- Il est cependant bon d’ajouter au bain de teinture 2 livres de borax et les retirer après une heure de traitement, pour les meutre à nouveau dans un bain | contenant une livre d’acide sulfurique pour 5 gallons i
- d’eau. Ce bain supplémentaire rehausse la nuance bleue.
- Le bleu alcalin R employé de la même façon donne un beau bleu clair pur.
- Un bleu marin foncé est obtenu par l’emploi de 3 livres d’Indazine M dans un bain simple.
- Le bleu nouveau B de la même série produit une nuance foncée si l’on prend 3 livres de cette matière colorante, tandis que le bleu neutre R teint en bleu sombre avec reflet rouge en en prenant la même quantité.
- Pour un bleu complet et clair à la fois, 2 1. de bleu nouveau N méthylène suffisent.
- Un bleu pâle de ciel est produit par 1/2 livre de bleu V pour coton (Bayer), tandis qu’un bleu plus foncé et quelque peu plus rouge est obtenu par une livre de violet acide 18 B de la même série.
- On teint en bleu turquoise avec une livre ou une livre et demie de bleu turquoise BB (Bayer) dans un bain simple.
- Parmi les autres couleurs bleues, mentionnons le nouveau bleu Victoria B qui teint en bleu clair avec une livre de bleu méthylène ou avec bleu clair pour laine (Read Holliday), qui donnent de bons résultats si l’on se sert d’une livre ou d’une demi -livre de matière colorante dans un bain acide.
- Le bleu indigo de la même série produit des nuances foncées.
- ÇA suivre'),
- INFORMATIONS
- Le 21 avrl dernier une formidable détonation réveillait les habitants du voisinage de la teinturerie Steiner et Cie, à Danjoutin (territoire de Belfort); c’était une immense cuve dans laquelle se cuit le coton qui venait d’éclater. Les vitres furent brisées et une partie de la toiture et de la muraille projetées avec une violence inouïe, se répandirent sur les champs voisins.
- Si cet accident s’était produit pendant le jour, à l’heure où les ateliers sont remplis d’ouvriers, les suites en auraient été terribles.
- Les dégâts se chiffrent par une somme très élevée.
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- Un incendie d’une violence extrême a détruit, dane la nuit du 22 au 23 avril, une partie de la teinturerie Monpin et Saint-Rémy, située rue de Rouen, n‘ 18, à Elbeuf-Rouvalets.
- Blanchiment de laine
- Carbonate de soude......... 6.000 grammes
- Ammoniaque.................. 1.000 »
- Méthyl violet................... 0 gr. 50
- Pour 100 kilos de laine.
- TARIFS ET_TRANSPORTS
- La Compagnie de l’Ouest a proposé le 19 octobre dernier d’ajouter dans son tarif spécial P. V. no 17 (matières tinctoriales) les mots « ou en sacs » à la suite de la désignation « Extrait sec de québracho en caisses » figurant actuellement dans la nomenclature des marchandises dudit tarif.
- Le ministre des travaux publics vient d'homologuer cette proposition étant entendu que la désignation d’« extrait sec de québracho en caisses ou en sacs », sera remplacée par celle d’« extrait sec de québracho emballé. »
- JURISPRUDENCE
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Un acte contient la clause suivante : « Il es» convenu que X... pourra prendre sur le chemin de fer toutes vues droites ou obliques, sous la condition expresse que ces jours seront a 2 mètres au-dessus du niveau du chemin de fer et que X... ne pourra pratiquer aucune saillie fixe ou mobile sur la propriété du chemin de fer. »
- Quelle est la valeur de cette clause, entrains t elle une servitude susceptible de prescription et à quel moment peut commencer a courir le délai de prescription s’il y a lieu.
- R. — Cette clause concède un droit qui présente tous les caractères légaux d’une servitude de vue créée pour l’usage et l'utilité de la propriété de X... sur celle du chemin de fer.
- Cette servitude, étant continue, peut être éteinte par le non usage pendant trente ans.
- Mais ce délai commence à courir, non pas du jour où l’on a cessé de jouir de la servitude, mais seulement du jour où il a été fait par le propriétaire du fonds servant un acte contraire à la servitude, c’est-à-dire un acte matériel, un ouvrage apparent et permanent comportant contradiction du droit du propriétaire du fonds dominant.
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAUX CORRECTIONNELS DE LIMOGES ET DE CHATELLERAULT
- Audiences des 15 et 21 mars 1904
- VENTE DE MARCHANDISES. — CRISTAUX DE SOUDE. — Addition de sulfate de soude. — Tromperie sur la QUANTITÉ.
- Le produit vendu comme cristaux de soude n’est, d’après les usages du commerce et une jurisprudence constante, loyal et marchand, que s’il titre au moins 30 à 33 degrés alcalimétriques Descroi-zilles.
- L’adjonction d’une quantité anormale d’une substance inerte et sans efficacité au point de vue des usages auxquels les cristaux de soude sont ordinairement employés, notamment de sulfate de soude, constitue une manœuvre tendant à augmenter frauduleusement le volume ou le poids de la marchandise, c’est-à-dire le délit de tromperie sur la quantité de la marchandise vendue (Ire et 2e espèces).
- Il ne suffit pas, pour exclure le délit de tromperie, d’avertir l’acheteur par une dénomination équivoque et de porter sur les factures une mention garantissant les cristaux « exclusivement composés de carbonate et de sulfate de soude à 32340 Baumé », (2e espèce).
- Les cristaux de soude connus dans le public sous le nom usuel de cristaux ou carbonate sont ordinairement employés par l’industrie de la blanchisserie et par les ménagères pour le blanchiment du linge.
- Mais pour que ce produit soit loyal et marchand, il faut d’après les usages du commerce sanctionnés par une jurisprudence constante, qu’il titre au minimum de 30 à 33 degrés alcalimétriques Descroizilles .
- Des négociants peu scrupuleux, au lieu de livrer leurs cristaux de soude au titre alcalimétrique sus- in-diqué vendent une composition bien inférieure à ce titre et parfont le poids en ajoutant du sulfate de soude, matière étrangère et inerte d’un prix très inférieur au carbonate.
- Ces agissements illicites ont été réprimés à diverses reprises par les Tribunaux correctionnels et par la Cour de cassation (Trib. Amiens, 25 avril 1883 • Trib. Lille, 10 décembre 1887 ; Cass. 23 mars 1894 • 26 juillet et 3 novembre 1894. C. Amiens, 5 janvier 1895, après renvoi, et 23 mai 1895 ; Paris, 17 juin 1898 La î Loi du 22 juin 1898).
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- Aujourd’hui nous publions deux nouvelles décisions portant condamnations pour les mêmes faits délictueux.
- PREMIÈRE ESPÈCE
- {Bruant contre Champigny)
- Le Tribunal,
- Attendu qu’après avoir demandé à Champigny de lui faire connaître ses prix pour les cristaux de soude, Bruant, négociant à la Chapelle-Saint-Mesmin, lui commanda, à la datse du 12 novembre 1903, 1000 ki-logs de cristaux de soude livrables en gare d’Orléans ;
- Qu’à l’arrivée de la marchandise à Orléans, Bruant fit prélever par un huissier une certaine quantité de critaux de soude dns plusieurs sacs pris au hasard, que ces échantillons furent répartis dans trois boîtes dûment scellées ; qu’une de ces boîtes fut adressée le même jour au laboratoire de MM. Maret et Delattre, à Paris, aux fins d’analyse que l’analyse donna les résultats suivants: titre alcalimétrique 19° 40, c’est-à-dire 20,98 % de carbonate de soude et 17,73 % de sulfate de soude ;
- Attendu que d’après les usages du commerce et la jurisprudence, le produit chimique vendu sous le nom de cristaux de soude doit titrer de 30 à 34 degrés alca-limétriques ; que l’abaissement du degré à 19° 40 a été obtenu par Champigny par l’incorporation volontaire, puisqu'elle est le résultat de sa fabrication, de sulfate de soude, substance inerte au point de vue de blanchiment et dont le prix est bien inférieur à celui du carbonate ;
- Attendu que Champigny ne conteste pas les résultats de l’analyse ; que pour établir sa bonne foi, il prétend seulement que l’eau dont il se sert pour la fabrication de ses cristaux de soude n’étant jamais entièrement renouvelée et l’assimilation du sulfate de soude au carbonate étant plus ou moins grande suivent l’état de la température, il arrive un momeut où les eaux se trouvant plus saturées de sulfate de soude, il entre une plus grande partie de cette substance dans les cristaux;
- Attendu que les cristaux ne doivent contenir que 10 % de sulfate de soude ; que ceux livrés par Champigny en contiennent près de 18 % ; que cet écart considérable rend absolument invraisemblable l'explica-lion par lui fournie ;
- Attendu par suite qu’en vendant comme cristaux de
- scude un produit qui ne répondait pas aux conditions dont ce nom est l’expression et la garantie, Champigny a trompé sur la quantité de la marchandise promise à l’ocheteur et a ainsi commis le délit prévu et puni par les articles 1 paragraphe 3 de la loi du 27 mars 1851 et 423 du Code pénal ;
- Attendu qu’il existe dans la cause des circonstances atténuantes ;
- Attendu que les agissements de Champigny ont causé à Bruant un préjudice ; que le Tribunal possède les éléments nécessaires pour l’apprécier;
- Que Champigny ne peut s’en prendre qu’à lui-même si plusieurs assignations ont été données ; que la qualification « Champigny et Cie » qui figure sur ses factures a été en effet de nature à tromper Bruant et à lui faire croire à l’existence d’une Société Champigny :
- Par ces motifs.
- Déclare Champigny Alphonse atteint et convaincu du délit de tromperie sur la quantité de la marchandise, et, pour réparation, le condamne à 50 francs d’amende ;
- Et statuant sur les conclusions de la partie civile ;
- Le condamne à 200 francs de dommages-intérêts, Le condamne en outre en tous les dépens,
- Dit toutefois la partie civile tenue des frais envers l’Etat, sauf son recours contre le condamné ;
- Fixe au minimum la durée de la contrainte par corps.
- Plaidants : Me Desjardin, du barreau de Paris, pour Bruant : Me Papillaud pour Champigny.
- Le Tribunal,
- .Attendu que sur la demande de MM. Belloy et Deli-quet, M. Laporte leur expédia de Limoges, le 29 juillet 1903, franco en gare de Châteauroux, 70 sacs pesant ensemble 5.000 kil. et désignés ainsi au récépissé à remettre au destinataire : — Le Diamant : 40 sacs cristaux de soude : 2.000 kil. ; 30 sacs id. : 3 000 kil , au prix de 8 fr. les 100 kil. pour les sacs de 100 kil. et de 8.25 pour ceux de 50 kil. » ;
- Que le 1er août suivant, les destinataires firent régulièrement prélever à la gare de Châteauroux des échantillons de cette marchandise ainsi que le constate un procès-verbal dressé ledit jour par Mardelle, huissier en ladite ville ; qu’ils en expédièrent un à MM. Maret et Delattre, experts-chimistes, à Paris, rue Visconti, 18, pour le faire analyser et que l’analyse à laquelle ceux-ci ont procédé et dont ils ont consigné les résultats dans un bulletin daté du 8 du même mois, a établi
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- que les cristaux dont s’agit, titraient 26009 alcalimétri ques de carbonate de soude;
- Attendu qu’à la suite de ces faits, MM. Belloy et De-liquet ont, par exploit de Lauvergne, huissier, à Limoges, du 22 décembre dernier, assigné Laporte devant le Tribunal de céans, pour s’entendre déclarer con-vaincu du délit de tromperie sur la quantité de la marchandise vendue, entendue requérir contre lui par le ministère public l’application des articles premier, § 3, de la loi du 27 mars 1851 et 423 du Code pénal ; et pour le préjudice à eux causé, s’entendre condamner, même par corps, à leur payer :
- Premièrement : la somme de 425 fr, pour prix des marchandises, et ce à titre de restituttion, avec intérêts de droit;
- Deuxièmement : celle de 1.000 fr. à titre de dommages-intérêts avec dépens ;
- Qu’à l’audience ils ont conclu en outre à l’insertion du jugement à intervenir dans dix journaux à leur choix et aux frais de Laporte ;
- Attendu qu’il est de jurisprudence affirmée par plusieurs décisions et spécialement par deux arrêts de la chambre criminelle de la Cour de cassation en date des 23 juillet et 3 novembre 1894, que le produit vendu comme cristaux de soude, n’est d’après les usages du commerce, loyal et marchand, que s’il titre au moins 30 à 33 degrés alcalimétriques Descroizilles, et que l’adjonction d’une quantité anormale d’une substance inerte et sans efficacité au point de vue des usages auxquels les cristaux de soude sont ordinairement employés, notamment de sulfate de soude, comme dans l’espèce, constitue une manœuvre tendant à augmenter frauduleusement le volume ou le poids de la marchandise ;
- Attendu que pour se disculper, Laporte a objecté qu’il désigne ses cristaux de soude sous le nom « Le Diamant » que sur ses factures il mentionne au timbre rouge que les cristaux « Le Diamant » sont garantis exclusivement composés de carbonate et de sulfate de soude à 32/34 Baumé, qu'il ne garantit aucun degré alcalimétrique Descroizilles; qu’enfin la proportion de sulfate de soude qui se trouve dans son produit, n’est ni anormale, ni excessive et est indispensable pour lui donner la dureté et le brillant qui permettent de le nommer « Le Diamant » ;
- Attendu qu’il ne suffit pas pour exclure le délit de tromperie, d’avertir l’acheteur par une dénomination équivoque (voir les arrêts de cassation précités) ; :
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- Attendu que la mention au timbre rouge ne précisant point dans quelle proportion exacte sont mélangés le carbonate et le sulfate de soude, ne fait pas connaître aux acheteurs ia quantité de substance active, le carbonate, et de substance inerte, le sulfate; que d’autre, l’indication du degré Baumé, ne répond à aucune réalité, la densité plus ou moins grande d’un liquide pouvant être obtenue avec toute autre matière que du carbonate de soude; que cette mention vague et équivoque, loin de renseigner l’acheteur sur la composition des cristaux de Laporte, est de nature à trom-per même des esprits un peu cultivés en créant une confusion, grâce à la concordance de 32°; qu’au lieu d’être une excuse pour le prévenu elle constitue donc une véritable manœuvre frauduleuse ainsi que l’explique fort clairement M. Haller, professeur de chimie à la Sorbonne et expert près le tribunal de la Seine, dans une consultation versée aux débats;
- Attendu que Laporte en n’indiquant pas la proportion de carbonate de soude contenu dans les cristaux qu’il fabrique a, par là même, tacitement garanti le degré minimum exigé par les usages commerciaux;
- Attendu enfin que d’après la consultation précitée, les cristaux du commerce non sophistiqués, contiennent de un à trois pour cent au maximum du sulfate de soude et que l’analyse de MM. Maret et Delattre établit que dans les cristaux de Laporte, cette substance figure dans la proportion de 10,48 %; que cette proportion est donc bien anormale et contraire aux usages du commerce, mais qu’en outre, cette quantité excessive d’une substance d’un prix bien inférieur à celui du carbonate de soude, donne aux cristaux « Le Diamant », une apparence plus belle et partant, plus trompeuse;
- . Attendu que le prévenu, dans une note qu’il a fait remettre au Tribunal, au cours du délibéré, demande en dernier lieu, que ses cristaux soient soumis à une expertise nouvelle et régulière, mais que cette mesure est de toute inutilité, puisque dans la réponse qu’il fit à M. Bruant, le 17 avril 1903, et dont il a produit une copie, il a déclaré lui-même que ses cristaux ne titraient en carbonate de soude que 26 à 28° Descroizilles ;
- Attendu qu’il ne saurait s’abriter utilement derrière sa bonne foi ; qu’en effet, son système de défense très spécieux et fort habile, ainsi que les notes savantes qu’il a produites prouvent à eux seuls qu’il est très
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- compétent en matière de chimie et que ce n’est point par erreur qu’il a fabriqué ses cristaux avec une proportion insuffisante de substance active et une proportion excessive de substance inerte et moins coûteuse ; que son intention frauduleuse ne peut donc faire doute ;
- Que, par suite, tous les éléments constitutifs du délit de tromperie sur la quantité de la marchandise vendue, se rencontrent dans la cause, mais qu’il y a quelques circonstances atténuantes en faveur du prévenu ;
- Attendu que si MM. Bel’oy et Deliquet ont éprouvé un préjudice sérieux, ce qu’ils ne démontrent point, il l’ont bénévolement recherché, car il est on ne peut plus vraisemblable que M. Bruant avec lequel ils étaient en relation puisqu’il a figuré au procès-verbal de prélèvement des échantillons, leur avait fait connaître la réponse qu’il avait reçue de Laporte ; qu’une très minime somme de dommages-intérêts, plus la restitution avec intérêts de droit du montant de la traite qu’ils ont payée, des insertions aux frais du prévenu et tous les dépens à sa charge constitueront pour les poursuivants, une réparation bien suffisante ;
- Par ces motifs,
- Déclare Laporte coupable et convaincu d’avoir aux mois de juillet et août derniers, en tous cas, depuis moins de trois ans, à Limoges et à Châteauroux, vendu et livré à Belloy et Deliquet, 5.000 kilog. de cristaux de soude, contenant une proportion de sulfate de soude de beaucoup supérieure à celle qui est admise par les usages commerciaux, et commis ainsi le délit de tromperie sur la quantité de la marchandise vendue, prévue et réprimé par les articles 1er, § 3 de la loi du 27 mars 1851 et 423 du Code pénal ;
- Admet toutefois en sa faveur, quelques circonstances atténuantes ;
- Et lui faisant application desdits articles, des articles 463 du Code pénal et 194 du Code d'instruction criminelle ;
- Le condamne à 50 francs d’amende ;
- Disant droit des conclusions de MM. Belloy et Deliquet ;
- Condamne Laporte, envers eux à 1 franc de dom-mages-intérêts et à leur rembourser la somme de 405 francs montant de la traite qu’ils ont retirée avec inté-rêts à 6 % depuis fin août 1903, jusqu’au jour du remboursement, à titre de supplément de dommages-intérêts ;
- Autorise aussi les poursuivants à faire insérer
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- in extenso ou par extrait le présent jugement, dans un journal de Limoges et un de Châteauroux à leur choix, aux frais de Laporte, sans que la somme à payer par celui-ci pour ces deux insertions, puisse dépasser 50 francs ;
- Condamne la partie civile aux dépens envers le Trésor, sauf son recours contre Laporte, lequel est condamné envers elle en tous les dépens ;
- Dit et ordonne enfin que dans la huitaine qui suivra la date à laquelle le présent jugement aura acquis l’autorité de la chose jugée, MM. Belloy et Deliquet devront mettre à la disposition de Laporte, les 70 sacs de cristaux qu’ils ont fait déposer chez M. Jouanique fils, négociant à Châteauroux, ainsi que le constate un procès-verbal de Mardelle, huissier du 2 août dernier, en les lui laissant enlever de chez ledit dépositaire ainsi qu’il avisera, mais à la charge par lui de payer préalablement les frais de magasinage légitimement dus à celui-ci et de se libérer de toutes les condamnations ci-dessus prononcées.
- Plaidants : Me Desjardin, du barreau de Paris, pour Belloy et Deliquet et Me Duteillet pour Laporte.
- (La Loi).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Nanterre. — Société en nom collectif Perchet, blanchiment de la peau de mouton, et utilisation de cette peau pour art. de fourrures et parfumerie, 23. bout du Nord.— Durée 10 ans. — Cap. 11,000. — Acte du 9 avril.
- Modifications de Sociétés
- Paris. — Société Collas et Cie, droguerie pour teinture, produits chimiques, 11, pass. Ste-Croix-de-la-Bretonnerie. — M. Jean-Honoré Collas se retire de la Société. — Acte du 9 avril.
- Marseille. — Société H. Fraissinet et Cie, teinturerie et blanch sserie de la Méditerranée, chemin de St-Jean-du-Désert. — Nomination d’nn co-gérant et adjonction d’un membre au conseil de surveillance. — Acte du 20 mars.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Thil à Mme Des-hayes, 26, rue de Cotte.—Entrée en jouissance le 16 avril.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Francou à Mme Cordier, 5, rue du Marché St-Honoré. — Entrée en jouissance le 4 mai.
- Paris. — Teinturerie, par M. Brillant (Louis) à M. Brillant (René), 89, rue Pernety. — Entrée en jouissance le 25 avril.
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- Bécon-les-Bruyères. — Teinturerie, par M. Puniet-Mavit à Mme veuve Bailly, 64, rue de la Sablière.—Entrée en jouissance le 15 avril.
- Saint-Denis.—Teinturerie, par M. Bressant à M. Charrier, 25, rue du Chemin de fer. — Entrée en jouissance le 15 avril.
- Maisons qui se créent
- Chinon. — Boudiot, teinturerie.
- BI3LIOGRAPHIE
- En vente au bureau du journal ;
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’aile -mand, par le docteur L. Gautier.
- Un volume in-8 contenant 240 figures dans le texte. Prix, relié 15 fr. 60.
- VIENT DE PARAITRE
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de leinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- La réglementation du travail dans l’industrie, par Louis Bouquet, conseiller d’Etat, directeur au Ministère du Commerce et de l’Industrie. 5* édition, entièrement refondue et mise à jour, par Paul Razous, licencié ès sciences mathématiques, et ès sciences physiques, membre agrégé de l’Institut des actuaires, ancien inspecteur du travail dans l’industrie.
- Un volume in-8 de 406 pages. — Prix : broché, 6 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commentaire, jurisprudence, législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr. in-8 de 986 pages. — Prix : broché, 15 fr. 60.
- Recettes pour tous. — Procédés utiles dans les arts, les métiers, l’industrie, caractères, essai et conservation des substances naturelles et artificielles d’usage commun: couleurs, vernis, mastics, colle, encres, caoutchouc, matières textiles, papier, bois, feux d’artifice, verre, métaux, bronzage, nickelage, argenture, dorure, galvanoplastie, gravure, trempe, alliages, matières imperméables, incombustibles, artificielles, déchets, huiles, savons, parfumerie, teinture, dégraissage, blanchiment, agriculture, électricité, par G. Ghersi.
- Un vol. in-8 couronne de 514 p., avec 26 grav. et planches hors texte, 4 francs.
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- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
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- Rappelons que l’auteur examine ce sujet d’actualité avec une grande compétence, et qu’il démontre la possibilité d’alléger nos impôts, par une série de réformes pratiques et par des économies dont le tota. s’élèverait à 354 millions.
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- Prix des billets. Billets simples, valables pendant 7 jours ; Ire classe, 43 tr. 25 ; 2e classe, 32 francs ; 3e classe, 23 fr.25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois ; l’re classe 72 fr. 75 ; 2e classe, 52 fr. 75, 3e classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare, 10 h. matin. Arrivées à Londres, London Bridge, 7 h. soir, 7 h. 40 matin. Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50 soir. Arrivées à Paris St-Lazare 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Les voitures à couloir (W. C. toilette, etc.) sont mises en service dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-ind:cateursd» service de Paris à Londres. 4
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- LE MONITEUR DR LA TEINTURE
- 141
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, cootre mandat- poste adressé aux bureaux du journal.
- VIENT DE PARAITRE
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- Par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherehes commodes. Aux noms génériques sont groupés tous-les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements prati-ques concernant les substances et les objets d’un usage ’ournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, delà pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : - Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales.-- Ma-hères colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-pane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la qinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) niazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) szines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-"ne, oxycétones et xanthones.
- 5. ^ascîcu^e’ Matières dérivées de la quinoléine 1d elaéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou lobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE • ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d'échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d'analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste exper . — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société aes Agriculteurs de*France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8® de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du curnal pour recevoir franco.
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- eo
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Bofe de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 12 .. à 14
- — 2e qualité ... 11 i2
- -- 3e qualité... » 6 9
- — Sisal, Yucatan.. 8 10 4 .
- — Honduras 8 8 50
- — 6 25 7 a 4
- — Haïti Cap 5 5 15
- - Fort-Liberté..... 4 75 5
- — Aquim 4 80 u
- — 5 5 50
- — Gonaïves 4 75 5 40
- — P.-de-Paix 5 50 6 25
- — Miragoane 4 80 5 . e
- — Saint-Domingo... 4 90 5 10
- — Martin, et Guadel, 4 25 4 60
- — Jamaïque 5 5 80
- aune Cuba et St-Yago .. 5 . 5 25
- » 5 • 0 5 25
- a 5 5 75
- » Vera-Cruz 5 25 5 50
- » Campêche 5 • • 5 25
- » Carmen 4 75 5
- » Tampico 5 25 5 50
- » Porto-Plata. ..... 5 . g 5 50
- » Haïti 4 75 5 . a
- » Jamaïque 4 75 5
- » Barcel et P. Cab .. 5 5 50
- » Rio-Hacha 3 50 à
- » Carth. et Savan... 3 50 . A
- » Maracaïbo ........ 3 50 • ••
- • Fustet 100 k. 14 . « . »
- • Tatajuba(Pern. )50 k 3 50 4
- • Bahia. ....... . 4 T 4 25
- • 5 M k 5 25
- * Amapala. ... 50 kil. 5 • « 5 25
- Rouge Brésil Bahia. 6 4 » 9
- • Calliatour.. .100 k. 14 16 . a
- • Lima.. 50 kil. 7 50 9
- » Ste-Marthe 8 10
- » 4 4 50
- » Sandal 100 k. 6 7
- Sapan 50 k. 7 • • 8
- » Quebracho.. 1009 k. 115 40
- « Pernamb..... 50 k 14 16
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. - . M
- — en caisse — 37 50 45 A .
- Jaune ou gamb . N
- » pressé ... 30 • 35 • •
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil
- Ténériffe zacatille 1 60 2
- Ténérife grise 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale 50 kilos. 22 50 25 M
- Java, Mad . Pond M » • *.
- Dividivi
- On cote les 50 kil ... Indigos 10 13
- On cote actuellemens t
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. 50 5 75
- fin violet et pourpre 4 75 5 • •
- Beng. beau viol, etdito... 4 25 » bon violet 3 50 • moyen violet 3 .. » bon violet rouge 2 50 » bon moy. v. roug.... 3 50 » fin rouge 3 25 » bon dito 275 » bon à fia cuiv 2 50 » ~uiv 2 25 Java. Kurpah.. N.M. 1 5-0 Madras... N.M. 1 .. Manille N.M. . .. Caraque... N.M. 1 .. Guatemala 4 -. » bon à fin sobre.. 2 .. » — cor.... 2 . » cor. ord. à bas.. 1 ..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M. 4 .. • bon à beau.. N.M. 3 ..
- • ord. et moyen N.M. 1 50
- 4 50
- 3 75
- 3 25
- 2 75
- 3 75
- 3 50
- 3 ..
- 2 75
- 2 50
- 3 .
- 3 ..
- 3 ..
- 4 50
- 3 50 3 50
- 2 ..
- 5 ..
- 4 ..
- 2 ..
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ......... ....M
- Mers du Sud.............M
- Madagascar. ............M
- Quercitron:
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé................ 7 50 à 8 50
- » gros effilé..................... 6 . • 7 ..
- Roeou.
- Antilles..........1/2 kil. 0 40 à 0 42 1/2
- Cayenne................. N. M .. .•
- PLACE DE MARSEILLE
- & ce a g E a a « E 2 a • a 0 a a
- Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à .15 » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. Bois jaune (Maracaïbo).. .. » de Fustet Albanie. .. . 10 50 12 .. Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. » marques ord.. 70 .. ... .. Cochenille argentée.. 100 k » grise 535 .. 550 .. » zacatille naturelle 525 . < 550 .. » noire Palmas le k. 430 .. 440 . • » Lanzarotte Curcuma Bengale 35 » Chinois 40 » Madras 30 .. ... .. Gal es de Chine 135 .. | Prussiate jaune de potasse. 170
- INDIGOS. - Au 1/2 kilo.
- Madras bon et beau tendre. 3.. 3.40 * » moyen et bon moyen | » coloré 2.60 2.95 > » myen ord. et ord. terne et serré.... . 2.20 2.55
- Kurpah bon et beau violet et violet rouge.. M..
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré..-. M.. .... » moyen ord. et ord. mél. et terreux.. 2... 2.30
- Bengale beau et fin violet M.. .... » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M., » moyen violet-rouge et rouge M.. M..
- Java fin et surfin violet et pourpré. .... M,. ....
- » bon et beau violet. M. ....
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût. - • —-
- Acide citrique.............. 275 .........
- Alun raffine(entrepôt).... . 15 .. 17 .. » (acq.) 17 .. 19 ..
- Couperose emballée...., .. 5 50 6 50
- Essence de térébenthine (d.
- fûts)..................... 123...........
- Id. (s. fûts).............. 121...........
- Fécule de pommes de terre, 1er bl........................ 41.............. Id. 2e bl..............(entrepôt)....... 39 ..... . Galles vertes et noires..... 130 .. 150 .
- » noires Alep........................... .......
- « blancnes.................... 125........“ Gomme arabique, en sorte . 75 ...........90 » Ghésirée, en sorte............. » Sénégal,s. bas du fleuve 90 .. 1G0 .. »............» Galam ....... 80 ......85 .• » Aden, sorte cour, bonne 80 .............................
- » Mogador, blonde..................... ».....................» blanche............ .
- » Laqué en f. qté orange. 600 ............................................... ».........................................»........................................mi-orange 550........................... ».........................................»........................................cerise AC 485 .......................... » Sandaraque lavée........................ 190 ...................................... » Damar (Batavia),...... 150 .. 160 .• ».........................................»........................................Singapore.. .... 90 .. 100 •• ».........................................»........................................Penang ....... 110...................... Gomme adragante Syrie.... 250 .. 750 ».........................................» Anatolie. 250 .........................600 .
- Quercitron..,.,........... M..........
- Garance, racine............... 60............................................. » poudre........................ ............................................. Rocou Guadeloupe............. 110............................................. » Cayenne. ............................................................. ....<’
- Safran d’Espagne, Valence pur.......................... 100 .. 110 • • Sulfate de cuivre(entrepôt) 50 »...........(acq.). .. 54 Sumac en feuilles............................... ........................22 .. » poudre......... 24............ Styrax liquide............... 120 Tamarin Madras................................. M .. 28 •• Verdet, eu pains, extra sec,
- sous toile .................... • » en pains, extra sec, sous pap.. ................................................... » bon marchand en pains . .......... ».....................» en boules . ....................................... • » raffiné en poudre sec ............
- PRODUITS
- On cote les 100 ki Acide muriatique ...
- » nitrique........
- . » » ......
- » sulfurique....
- » sulfureux....
- » tartrique ..... Ammoniaque liquide
- CHIMIQUES ne • 20 d. 9..... 36 d. 33 -40 d. 40 . .. ••
- 66 d. 9 50 .. •
- 50 d. 7 50 .. .•
- ..... 275 .......
- 22 d.. 43 .. -, •
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 5.
- Borax raffiné.......... 40 . .. ..
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre.................... 54 .. . ..
- broyé......................... 64......................................
- Crème de tartre............. 180............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.......... 8............
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................ 20............
- Lessive caustique 33 degrés 7 .. .. ..
- Nitrate de soude........... 24 50 .. ..
- » de potasse................................................... 42 ..
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25 .. .
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. .. » 30/35, disp... 11 50 .. ..
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos............ 30............
- Soude caustique, 11/115, en bq. de 300 kil. plaquettes..................... Soude douce 33 deg. en vràc 4 25............... .. Sulfate de cuivre ....... E 50 A 54 ..
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos........... 5...........
- PLACE DEBORDEAUX
- Bois de Teinture
- ...........................
- Campêche coupe d’Espagne . — Tabasco .... — Haïti ......
- — Martinique,Guadeloupe . . . . Calliatour Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra . — Tuspan Lima. . Tampico. . Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- 28 -à 29 —
- 28 - 28 25
- 18 - 19 -
- 10 - 14 —
- 9 - 10 50
- 14 - 15 —
- Tabasco.
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. — — — — .........................._ — ___ _ Curcuma de la côte. . 100 k. — — — —
- — du Bengale. . . — — — —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13
- — fin violet . . -6 - •
- — — beau violet . 11 - 13 -
- — — bon violet . . 11 - 12 —
- — — moyen violet. 10 — 11 -
- — — petit violet. . 9 — 10 —
- —— — ordinaire et
- cuivré . 8 50 9 —
- — Java ordin. et cuivré . s .
- . •— Madras fin 6 — 6 50
- — — beau . . . 5 50 6 -
- — — bon .... ——
- — — moyen . . 5 — 5 50
- — — ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy. violet 6 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 — 5 50
- --- Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — moy.violet 5 — 6 -
- — — ora.et cuivré 4 — 5 —
- — Manille .5 _
- — Guatemala flor . . 8 — 10 —
- — — sobre . . 6 — 7 —
- — — Cortès , . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . . . 7 — 8 -
- — — sobre . . . 6 — 7 —
- — ordin. cortès 4 - 5 —
- Caraque flor. . . . . — - 4
- — — sobre . . . 6 - ......
- — — cortès. . . — — — —
- Gomme laque ordin. et orange
- D C . le k. 6 —
- —* — blonde, 1requal. 5 80 ...
- — — — 2e quai 5 75
- — — cerise. . . . 5 75
- 64.4 — blondeordin. . 5 70 —_ —
- Garance d’Avignon. . 100 k. as . c— .4
- Lac-Dye, marque DT. le k. i b
- Orseille Mers du Sud. 100 k ....... .....
- — Madagascar . . — ai
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb... 71 .. à 72.. Acide acétique des arts 40 % 27 .. 27 50
- » chlorhydrique............ 7.. 8 . » nitrique 36................ 34 .. 35 .* » sulfurique 66*............. 8 . 9.. » tartrique......................................................297 50 30.2 50 » citrique................... 292 50 297 50 Alun épuré................... 21 22 .» » ordinaire...................................................... 16 .. 17 .. Ammoniaque incolore, 22. •...45 .. 47 .. Bichlorure d’étain, 55'......106 . 111 .. »............................»...........................60......................... 128 50 133 50 Bois Campéche-Laguna.. ......16 .. 17 .. » Guadeloupe.................13............................13 50 Bois Jaune Centre Amériq.....17 50 19 .. Cachou jaune. Vapeurs........58 .. 61 .. » brun....................... 72 50 82 50 Chlorate dépotasse........... 100 .. 110 .. » de soude...................................... 105 . 115 .. Chlorure de chaux 100 à 110..11 50 U 25 Chromate rouge de potasse....77 50 79 .. !............................»...........................» de soude.. 57 50 59 *.
- Crème de tartre........ ... .. ... ..
- Cristaux de tartre ............................................................................................................................................................................................... » de soude..........................................................7............................................................................................7................................................50 Curcuma Béngale en racines..........................................28................................................................................32............................................................ |....................»...................de Madras.................. . -............................................................................................................................................ 1....................» de Chine.......... M ............................ |....................Essence de térébenthine .......................115....................................120...................................................................................................... '....................Extrait de châtaignier 20 •....................16..................................17.......................................................................................................... 1....................Galles de Chine et Japon,......................152..................50................157....................................................................................................50 1....................»...................vertes et noires ..........140......147..................................................................................................................................50 Gomme Sénégal, en sortes............................................78....................................................................................82........................................................ » arabique.........................................................................................................75..........................................................................................77.50 {....................»...................adragante rousse ..........275..........310................................................................................................................................ Jus de citron........ 23......................................................................................24................................................................................................... Méthylène à 95'...... 90........................................................................................95.................................................................................................. » régie 90'.......... 100......................................................................................110.................................................................................................. i Prussiate jaune de potasse 140........................................................................145......................................................................................................... ....................»...................» de soude............................................................................................................................................................... Pyrolignite de fer..................................................9............................................... ............................................10................................................ Résine............... 22........................................................................................23..................................................................................................
- Rouille................... 8 50 9 50
- Solde soude ............. 17 50 1 8 5 0 » ammoniaque.. 12 50..13 50 Sel d’étain..... 235 .. 240 .. Soufre en canons......... 17 .. 18 -. • sublimé................ 18 .. 20 .. Sumac Sicile en feuilles.. 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine...... 10 50 15 50 » de cuivre............ 57. 59 50
- » de fer..................... 6 .. 7 ..
- AGENDA OPPERMANN
- POUR 1904
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc
- Contenant, en outre les feuillets de l’agenda propre-ment dit, un recueil de chiffres et de documents tech-niques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat fermoir ^astique, poche intérieure.
- Prix : reliure en percaline, 3 fr.; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr.
- 35 centimes en plus (par exemplaire) pour être reçu franco par la poste.
- Envoi franco contre mandat-poste adressé aux bu-reaux du journal.
- Appareil de Teinturerie
- Système Rôssler, breveté en France
- Le plus simple et le moins coûteux, extrêmement pratique, d’une application variée. Le mouvement de bain est actionné par la vapeur. Construction spéciale pour cole-rants soufrés.
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- à WEISWEILER (Prusse rhénane).
- On cherche des Représentants
- Le Gerant : A. FAYOLT.E, k.
- Paria. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, xz. Directeur, 20, rue Turgot (IX-)
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- 144
- MONITEUR DE.LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- , • « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l'Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- A VENDRE A L’AMIABLE
- PROPRIÉTÉ
- sise à Milon-la-Chapelle
- près station de St-Rémy-les-Chevreuse
- (ligne de Limours)
- Comprenant :
- p Maison d’habitation avec terrasse et jardin (jolie vue sur la vallée de Saint-Lambert) ;
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- JEUNE INGÉNIEUR
- E. C. P. désirerait entrer dans industrie chimique, de préférence. Conviendrait à industriel voulant se préparer un successeur. A. J. 555.
- RÉPERTOIRE GÉNÉRAL ou DICTIONNAIRE MÉTHODIQUE DE B BLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES TINCTORIALES
- ET DES INDUSTRIES ANNEXES Depuis les origines jusqu’à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste.
- Ouvrage honoré du grand prix décennal Daniel Dollfus, de la Société industrielle de Mulhouse. (Séance du 27 octobre 1897).
- 3 vol. grand in-8. Prix de l’ouvrage complet, 100 fr.
- Tome 1. Introduction e avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Accidents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. Dictionnaire de : Laboratoire de teinture à la fin.
- VIENT DE PARAITRE : GUIDE'PRATIQUE
- DE
- TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du TEINTURIER-DÉGRAISSEUR, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc
- Par V. THOMAS
- Docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris.
- 1 volume in-8. de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte. 20 francs
- Volumes déjà parus dans l’Encyclopédie RORET sur le même sujet :
- Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM, Riffaut, Vergnaud, JULIA de FONTENELLE, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
- Supplément, raitant de l’emploi en Teinture des Couleurs
- d’Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M, Villon, chimiste, 1890, 1 volume, 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des Houilles, la distillation des Goudrons, la préparation des Benzines, Nitrobenzines, Anilines, de l’Acide phénique, de la Naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur Emploi en Teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50
- Tous les manuels de la collection sont envoyés FRANCO au reçu d’un MANDAT POSTAL de leur valeur
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- 48e Année. No 10.
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- f.
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- 20 Mai . 1904.
- MONITEUR DELA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant Ee 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX DABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ...... . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an...........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- aunouore • 1 La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . ; Faits divers . ... . 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- .. ............7 ' -----=8l,
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- L'impression au moyen du noir d’aniline. — Mordançage . de la laine par l’acide lactique. — Le sulforicinate d'am-moniaque.— Quelques notes sur la teinture des peaux.— Revue étrangère. — Les accidents du travail et les frais d’hospitalisation. — Rapport sur l’ouvrage intitulé : Commerce et, industrie du canton de Glaris (suite et fin). — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- L’IMPRESSION au moyen du noir d’aniline
- Le noir d’aniline tel qu’on l’emploie aujourd’hui en impression, ne se fixe pas très rapidement s’il n’est pas exposé dans une chambre d’oxydation ou s’il n’a pas subi l’influence d’un vaporisage dans l’appareil Mather Platt.
- Il a en outre l’inconvénient de ne pouvoir se conserver assez longtemps pour être vendu à l’état d’encre à marquer le linge ou les pièces. Lorsqu’on en fait une couleur très chargée en sel d’aniline, il détruit le tissu.
- Je me suis livré à de bien nombreux essais sur la question et j’ai trouvé que pour répondre aux besoins, il faut ajouter à la couleur assez concentrée pour se développer vite et à froid un corps réduc-teur-et volatil en même temps qu’un corps fixe très
- avide d’oxygène et qui ne gêne pas la formation du
- noir.
- Voici la formule qui m’a bien réussi : a. Eau de gomme à 200 gr. par litre. . 600 cc.
- Chlorhydrate d’aniline cristallisé. . 100 gr.
- — de paraphénylène diam. 100
- — d’ammoniac .... 40
- Acide pyrogallique.................10
- b. Eau gommée à 200 gr...........400
- Chlorate de soude..................40
- Sulfate de cuivre..................30
- Vanadate à 0.125 0/0...............20 cc.
- Alhéhyde...........................50 cc.
- Mélanger ces deux couleurs avec précaution et à froid pour empêcher réchauffement.
- L’acétone, le formol ou autres aldéhydes rendent le même service que l’aldéhyde éthylique. La couleur reste à l’état brunâtre tant qu’elle est à l’état humide—: elle pi end sa teinte caractéristique noire verdâtre aussitôt après séchage.
- MORDANÇAGE DE LA LAINE par l’acide lactique
- Le Dr Frantz During dans une communication parue dans le Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse parle du mordançage de la laine au moyen de l'acide lactique.
- (1) Pli cacheté déposé à la Société industrielle de Rouen le 5 octobre 1893, par M. A. Schlumberger, inscrit sous le n- 378. — Bulletin de la Société industrielle de . Rouen, n- 1,1904.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- II a trouvé qu’en remplaçant le tartre ou l’acide oxalique employé jusqu’aujourd’hui comme corps auxiliaires de mordançage en présence de sels d’alumine pour mordancer la laine, par l’acide lactique, on obtient des tons plus pleins, plus beaux et plus solides en teignant ensuite en alizarine.
- M. During a eu un moment l’intention de prendre un brevet, mais n’a pas persisté.
- Non seulement les nuances sont plus vives et plus solides au foulon mais la fibre est moins attaquée. Les échevettes mordancées à l’acide lactique se raccourcissaient beaucoup moins qu’avec le tartre ou l’acide oxalique. Le Dr During indique comme proportions.
- 5 % de sulfate d’alumine.
- 5 % d’acide lactique 50 % tech.
- M. Alfred Abt, chargé d’examiner le pli cacheté de M. During, a fait un rapport et des essais. En employant comme colorant le rouge d’alizarine S (Badis-che) les différences de teintes furent très marquées. Le mordançage fut fait avec les proportions indiquées ci-dessous dans les conditions ordinaires, puis teint avec 6% de rouge alizarine S avec un peu d’acide acétique. Pour comparaison, on fit un deuxième essai en remplaçant l’acide lactique par 5 % d’acide tartrique et en teignant dans les mêmes conditions. Un troisième essai eut lieu en substituant l’acide oxalique (5 %) à l’acide lactique. Il n’y eut pas de différence appréciable au mordançage : par contre après teinture on peut constater des différences marquantes.
- L’acide lactique rendit le rouge plus beau et plus vif; il fut également très solide au foulon. Vint ensuite l’acide tartrique. L’acide oxalique donna le plus mauvais résultat.
- On fit également la teinture en un seul bain avec les trois acides auxiliaires. Les différences étaient également marquées, quoique les nuances obtenues après teinture fussent moins fournies.
- Pour mieux juger encore, M. Abt fit de nouveaux essais en travaillant avec des proportions équivalentes des 3 acides auxiliaires. On prit 5 0/0 d’acide oxalique, 2.08 0/0 d’acide tartrique et 1.78 0/0 d’acide oxalique. Les teintes obtenues ainsi après teinture étaient moins différentes, quoique l’acide lactique rendît toujours et plus vif et plus solide. De ces essais on peut conclure, dit M. Abt, que les affirmations de M. During sont parfaitement justifiées, mais l’acide lactique est plus coûteux et là est l’obstacle à la mise 1
- en pratique de ce procédé, qui n’a de valeur et d’utilité que lorsque la question de prix est secondaire et que la solidité au foulon prime tout.
- LE SULFORICINATE D’AMMONIAQUE
- Le sulforicinate d’ammoniaque, appelé couramment « huile soluble » à cause de sa qualité de se mélanger à l’eau en toutes proportions, sans se troubler, est employé, en quantité considérable, dans l’industrie de la teinturerie.
- Depuis deux ans, dit M. Charles Baron dans La Revue de Chimie industrielle, nous avons eu l’idée de vulgariser son application en métallurgie, pour le « taraudage » le filetage » des boulons, et le décolletage.
- Pour ces emplois, mélangé à l’eau dans la.proportion de 20 %, il donne au point de vue pratique d’excellents résultats, et il est plus économique que l’emploi des huiles de colza ou autres employées jusqu’à ce jour à cet usage.
- Voici de quelle façon on le produit industriellement :
- Dans un appareil déformé cylindro-conique en tôle d’acier de 5 1/1000 mètre d’épaisseur doublé de plomb soudé au chalumeau, muni d’un barboteur d’air, qui sert de mélangeur et de réfrigérant, on met 1000 kilos d’huile de ricin pure et de première pression (pression à froid) puis on verse peu à peu 300 kilos d’acide sulfurique à 60° Beaumé.
- On a soin avant de faire arriver l’acide sulfurique de mettre la pompe à air en mouvement, de façon à éviter par l’agitation l’élévation de la température.
- Une fois l’acide sulfurique complètement ajouté, on continue le brassage pendant une heure, puis on laisse le mélange pendant 24 heures.
- Après ce laps de temps toute l’huile est convertie en acide sulforicinique avec excès d’acide sulfurique qu’on sépare en lavant la masse par brassage avec une solution saturée de sulfate de soude qui enlève l’excès d’acide sulfurique en laissant intact l’acide su foricini-que.
- Ces lavages se font par décantation et généralement trois ou quatre lavages suffisent.
- On reconnaît que les lavages sont suffisants lorsque le papier bleu de tournesol trempé dans le dernier ne rougit plu8.ou presque plus.
- On laisse alors reposer l’acide sulforicinique obtenu
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- pour qu’il se prépare bien du « soluté » de lavage,puis on le sature lentement et par petites portions à la fois (pour éviter que la température de la réaction ne s’élève trop) avec de l’ammoniaque à 22 Cartier.
- La saturation achevée, ce que l’on reconnaît avec le papier de tournesol on doit obtenir un liquide plus ou moins visqueux, mais limpide et brillant, ne troublant pas l’eau lorsqu’on l’y dissout. Ce liquide constitue le sulforicinate neutre d’ammoniaque.
- Si l’on désire un sulforicinate faisant émulsion avec l’eau, il faut dans ce cas le laisser un peu acide,ajouter au sulforicinate neutre d’ammoniaque 1 ou 2 % d’acide sulforicinique.
- Il arrive quelquefois et cela lorsque l’acide sulfori-nique n’a pas été bien privé de son excès d’acide sulfurique par les lavages avec la solution saturée de sulfate de soude, que le sulforicinate d’ammoniaque obtenu reste trouble.
- Cela provient d’un peu de sulfate d’ammoniaque qui se forme pendant la saturation, et en même temps que . le sulforicinate.
- Pour l’éclaircir il suffit de le laisser reposer dans un endroit tempéré, c’est-à-dire à une température de 30 à 350. Le sulfate d’ammoniaque se dépose, et le sulforicinate d’ammoniaque s’éclaircit.
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- QUELQUES NOTES
- SUR LA TEINTURE DES PEAUX
- Les peaux tannées au moyen du tannage végétal ou mixte sont généralement nourries et séchées avant d'être colorées, il est nécessaire de laver le cuir à fond et de le mouiller avant d’appliquer la teinture. On emploie dans ce but de l’eau au borax à une température de 32 c.
- Tous les endroits secs doivent être amollis avant que le cuir ne soit coloré, il faut que l’ouvrier ait bien soin de tenir tout ce qu’il emploie dans un état de propreté absolu.
- Les peaux sèches peuvent être mouillées dans une cuve d’eau chaude et laissées en pile pendant quelques heures, jusqu’à ce qu’elles soient molles, le lavage Peut être fait dans un tambour.
- Les peaux très légères qui ont été tannées dans un jus tannant doux et bien nourries, demandent un trai
- tement relativement faible tandis que les cuirs lourds et ayant subi un-tannage plus fort demandent une préparation plus complète.
- Il faut, autant que possible, éviter les acides dans la coloration du cuir et lorsqu’on emploie pour éclaircir la fleur, il est nécessaire de faire un lavage à fond pour débarrasser le cuir de toute trace d’acide avant d’appliquer la teinture.
- Peaux teintes en couleurs de fantaisie
- Il ne faut pas trop laver ces peaux après la colora*» tion, il faut simplement les rincer légèrement. Un sérieux lavage rendrait la couleur plus claire ; avant le lavage, toutes les peaux doivent être passée par le jus tinctorial assez longtemps pour obtenir des teintes uniformes. Les peaux doivent être lavées à fond avant d’être teintes et débarrassées de toute la poussière, saleté et le tanin sec qui peuvent y adhérer. Il est bon de bien ouvrir le cuir avant qu’il ne soit sec. On doit faire disparaître tous les plis et l’on doit rendre la fleur parfaitement lisse avant de procéder à la sèche, car on ne peut facilement faire disparaître les plis une fois le cuir sec.
- Emploi d'un mordant
- Lorsque l’on juge nécessaire de se servir d’un mordant sur le cuir tanné avec des matières végétales, on peut employer une mixture d’acide lactique et de bichromate de potasse.
- Lorsque l'on n’a besoin que de blanchir, on peut employer l’alun et le sel pour éclaircir la fleur, ou encore une solution douce de potasse et d’acide lactique.
- A 50 gallons (189 lit. 1/4) d’eau chaude, ajouter 2 livres (906 gr ) de bichromate de potasse et 1/2 gai -ion (1 lit. 892) d’acide lactique. On peut employer cette solution pour préparer les peaux à la coloration, on peut aussi l’employer après l’application de l’aniline pour fixer et développer la couleur. Tandis que le tartre émétique ou l’antimoine sont très utile dans la coloration et produisent de bons résultats lorsqu’ils sont soigneusement appliqués, trop de l’une ou l’autre de ces matières rend la fleur tendre et susceptible de craquer.
- (Shoe and Leather Reporter.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE ETRANGERE
- ALLEMAGNE De Deutsche Farber Zeitung
- La cuisson de fils de coton remplacée par le mouillage
- On sait que le mouillage de fils de coton s’opère dans un bain d’eau chaude à la température de 50 à 60° C, auquel on ajoute de l’huile pour rouge turc.
- Les huiles différentes destinées à cet usage que l’on trouve dans le commerce sont principalement des huiles pour rouge turc, et bien que leur préparation ne soit pas la même, on les emploie comme l’huile pour rouge turc pure, pour le mouillage de fils de coton. Certes, la possibilité de se passer de la cuisson est très importante parce que le mouillage entraîne moins de frais et expose moins les fils aux taches.
- Cependant, il faut remarquer que tous les fils ne peuvent pas être mouillés sans tenir compte des circonstances particulières.
- Le teinturier doit savoir à quel usage les fils sont destinés pour se mettre à l’abri de certaines conséquences fâcheuses. Ainsi, les fils qui seront teints avec des colorants basiques ne doivent pas être mouillés, bien qu’après la mouillure les fils se laissent bien teindre et consomment moins de matière colorante, car il arrive que les fils lâchent la couleur à la suite.
- Ensuite, il ne faut pas mouiller les fils qui seront encollés ensuite à l’état tendu, tels que les chaînes, car les fils mouillés ne laissent pas pénétrer l’encollage si bien que les fils cuits ; en outre, si mouillés, ils ne marchent pas bien sur le métier. Ce qu’il y a de mieux à faire, c’est de teindre de pareils fils directement dans un bain bouillant, ceci n’étant d’ailleurs possible que lorsqu’on veut obtenir des nuances complètes. Mais si l’on teint en nuances plus claires, où le bain de teinture n’est pas élevé à l’ébullition, l’inconvénient précité peut se présenter.
- En ce qui concerne les fils de trame qui sont teints avec des colorants substantifs, la mouillure avant la teinture suffit.
- ANGLETERRE
- De Dyer and Calico Printer
- Teinture de tresses de paille
- (Voir page 134)
- Pour teindre les tresses en jaune, on peut se servir de deux livres d’auramine II et d’un bain simple ; on
- obtient alors un beau jaune pur, tandis que pour un jaune légèrement orangé il faut 2 livres de jaune de soie (Read Holliday) et un bain contenant un peu d’acide acétique.
- Des bains légèrement acides avec 2 livres de jaune indien G donnent un jaune parfait, tandis que, avec la même quantité de jaune indien R, on obtient un jaune doré.
- Si l’on a besoin d’une nuance verdâtre,un bain simple, avec 1 livre de thioflavine T (Cassella) suffit.
- Tous ces jaunes se prêtent bien à des mélanges avec d’autres colorants afin de produire des nuances de fantaisie.
- Pour teindre en cramoisi il faut se servir d’un bain simple contenant une livre de violet rhodoline (Bayer).
- Pour couleur rose, on ne saurait trouver de meilleurs colorants que les Rhodamines, dont la marque B pour rose bleuâtre et la marque C pour couleur de rose véritable.
- Un bain légèrement acide contenant 1 livre d'azo-éosine (Bayer) donne une belle nuance rose. Pour cramoisi éclatant on peut prendre un bain légèrement acide avec 2 livres et demie de rocoelline (Cassella).
- Voici des recettes diverses pour une foule d’autres couleurs.
- Marron foncé. — 2 1/2 de rouge russe B (Cassella) et bain simple.
- Nuances de cramoisi — De 1 livre 1/2 à 2 livres de sofranines.
- Ecarlate cive. — 5 livres de grocéïne brillante et bain légèrement acidifié.
- Nuance de pourpre confinant au cramoisi. — 1 livre et demie de tannin héliotrope R (Cassella).
- Ces colorants donnent des nuances que l’on ne saurait obtenir avec de la Magenta, car elles sont plus éclatantes sans avoir la tendance à se bronzer, tout en étant plus solide a la lumière.
- Nuances bleuâtres d’écarlate. — 2 livres d’écarlate de coton N (Read Holliday) et bain simple.
- Ecarlate vice. — 2 livres d’orange G (Read Holli dey) et 3/4 de livre de rhodamine B avec bain légèrement acidifié. Si l’on prend ces deux colorants en proportion voulue on peut obtenir toute série de nuances rouges. Les écarlates azo ne donne pas trop de nuances parfaites sur tresses, ils ne sont bons que pour la couleur rose.
- En général, ce sont les grocéïnes qui développent des nuances les mieux réussies.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Couleur d’orange. — 2 livres de chrysoidine Y (Hol-liday) pour 100 livres de tresses avec bain simple, ou 2 livres d’orange G avec bain légèrement acidifié, mais on obtient une nuance plus rouge en se servant de chrysodine.
- Couleur brunâtre d’orange. — 2 livres de jaune de cuir GG (Bayer) et' bain simple, ou phosophine nouvelle G (Cassella) aussi avec bain simple.
- Couleur rouge d’orange. — 2 livres d’orange ENZ (cassella) avec bain acide ou 2 livres d’orange de tannin R avec bain simple.
- En ce qui concerne les couleurs vertes pour tresses, le teinturier peut en combiner à l’aide des colorants existants une grande variété comprenant le bleu le plus pâle et le plus foncé en passant par toutes les nuances intermédiaires.
- Dans l’occurence, nous nous occuperons des colorants verts que les fabricants de couleurs ont déjà mis à la disposition du teinturier.
- Vert éclatant. — 2 livres et demie de vert acide solide BN (cassella) avec bain légèrement acidifié ; une livre et demie de vert brillant B avec bain simple donne une nuance plus foncée
- Si l’on désire obtenir une nuance de vert bleuâtre, on prend 1 livre 1/2 de bleu turquoise G (Bayer) avec bain simple, tandis que pour un vert de bronze on emploie 3 livres de vert Benzo G (Bayer) et un bain contenant 10 livres de sulfate de soude, ou 2 livres de jaune de soie et 1 livre de violet acide 1 V (Holiday) avec bain légèrement acide ; si l’on prend 2 livres de chacune de ces deux couleurs, on obtient un vert bleu fencé.
- Couleur brune. — 9 onces et demie de jaune indien G, 7 livres de brun acide et une livre de vert acide 3 B (Boyer) avec bain légèrement acide. La nuance de brun peut être modifiée en changeant les propor-tions de ces trois couleurs.
- Brun couleur de pierre. — 3 onces (avec once égale grammes 28,349) de brun Bismarck M, 1/4 d’ence de vert impérial G et une once et demie d’Auramine II avec bain neutre.
- Brun jaune. — 1 livre de jaune indien G, 13 onces et demie d’orange ENZ et 12 onces de vert acide extra (Cassella) avec bain légèrement acide.
- Brun foncé. — 3 livres de brun Bismarck Y et 1/2 livre de bleu suisse (Holliday) avec bain neutre.
- Brun foncé couleur de noir. — 2 livres de Chrysoi - i dine AG (Cassella), 9 onces de bleu nouveau B, et 1
- 2 livres de brun aniline (Cassella) avec bain neutre ou simple.
- On peut cependant omettre le brun aniline.
- Vert de sauge. — Une once et demie de brun Bismarck M, vert impérial GI et trois onces et demie d’auramnine II.
- Couleur de bronze foncé. — Deux livres d’orange de tannin R (cassella), 2 livres de thiofavine T et une livre de bleu nouveau R (cassella) avec bain neutre.
- Vert foncé d’un coloris bleuâtre. — 1 livre de vert solide O (cassella), 2 livres de bleu nouveau R (cassella) et 1/4 d’orange de tannin R avec bain neutre.
- En changeant les proportions de ces trois colorants, on peut obtenir une variété de nuances de vert.
- Voici encore une recette pour la même couleur : deux livres de thioflavine T (cassella), 1 livre de bleu nouveau B et une livre d’orange de tannin R avec bain simple,
- Vert couleur de pois. — Une livre de vert acide G et et autant d'orange IV (Holiday) avec bain légèrement acidifié.
- Violet rouge foncé. — Une 1/2 livre de safranine prima et autant de bleu nouveau D avec bain neutre.
- Noir couleur de pruneau — 2 livres d’auramine II, 3/4 de livre de sofranine prima et une demi-livre de bleu nouveau D avec bain neutre.
- Bleu foncé couleur d’ardoise. — 1 livre de bleu nouveau D (Holliday), une demi-livre d’auramine II et 3 onces de safranine prima avec bain neutre.
- Bleu foncé. — 3 livres de bleu suisse et 1 livre et demie de safranine prima avec bain simple ou neutre.
- Marron foncé. — Une demi-livre de safranine prima (Halliday), une demi-livre d’auramine II et une demi-livre de bleu nouveau D.
- Remarques. — Parmi ces recettes, quelques-unes présentent des colorants très utiles pour la paille.
- Les proportions indiquées ne sont pas de rigueur, le teinturier pouvant les varier pour obtenir une grande quantité de nuances.
- Les colorants basiques se fixent le mieux sur la paille et les copeaux en fournissant les plus belles nuances, mais elles ne sont pas solides à la lumière.
- Les colorants acides ne se fixent pas avec la même facilité, encore qu’ils donnent toutes les nuances et couleurs, mais en revanche, ils sont beaucoup plus solides à la lumière que les colorants basiques.
- Les cuves de teinture chauffées à l’aide des tuyaux à vapeur conviennent parfaitement à la teinture de
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- DE LA TEINTURE
- tresses de paille ou de copeaux à condition que les tresses soient souvent retournées pour que la couleur se fixe d’une manière égale.
- On a crée de nombreuses cuves spéciales pour la teinture des tresses, mais celle qui donne,paraît-il,les meilleurs résultats, c’est le type de cuve Obermeier dans laquelle la liqueur de bain est mise en circulation parmi les tresses par la force de l’action centrifuge. Dans cette cuve,la couleur pénètre mieux la substance de la fibre que dans une cuve ouverte, et en conséquence, les nuances obtenues sont plus solides.
- : LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- ET LES FRAIS D’HOSPITALISATION
- Il est à la loi de 1898 sur les accidents du travail une aggravation de charges qu’il est bon de signaler parce qu’elle est contraire à l’équité et à l’égalité elle-même : nous voulons parler des frais d’hospitalisation.
- Une loi du 15 juillet 1893 fixe le prix de journée dans les hôpitaux et la loi de 1898 citée plus haut étant muette sur ce point, n’y a donc apporté aucune dérogation.
- Or, les commissions administratives des hospices, s’autorisant d’un avis du Conseil supérieur de l’Assistance publique du 12 juin 1902 et d’une circulaire ministérielle du 22 novembre 1902 faisant application de cet avis, ont émis la prétention de réclamer pour frais de traitement des hospitalisés du travail :
- 1° Un prix de journée d’entretien arrêté annuellement par le préfet à raison de la dépense réelle excluant les frais médicaux et pharmaceutiques ;
- 2° Les frais médicaux et pharmaceutiques au prix fixé par le tarif départemental sur l’assistance médicale ou, à défaut, par les usages locaux.
- On l’a fait remarquer avec juste raison : Si la circulaire ministérielle a voulu, pour mettre en harmonie l’article 4 de la loi de 1898 avec la loi du 15 juillet 1893, inviter les hôpitaux à faire dans le prix de journée d’hôpital, une « ventilation » qui, en somme, se conçoit et peut, dans une certaine mesure, faciliter l’application exacte de la loi ; elle n’a point entendu, en ce qui concerne l’hospitali
- sation des victimes d’accidents du travail, consacrer une illégalité, par l’institution d’un régime particulier et véritablement écrasant pour l’industrie. « Il « n’est pas possible qu’elle ait voulu dire que le prix « de la journée d’hospitalisation, dans cette espèce, « serait majoré selon le bon plaisir des commissions « administratives » et qu’il ne serait plus, en conséquence, égal pour tous, comme la loi l’exige.
- Actuellement, le prix delà journée d’hôpital pour les victimes des accidents du travail s’élève au double, au triple, au quadruple parfois du prix ordinaire tel que l’établit la loi de 1893.
- Ces prétentions des administrations hospitalières sont d’autant moins justifiées, que ces administrations ont elles-mêmes largement bénéficié de la loi de 1898 en ce sens qu’avant cette loi, plus de 75 0/0 des frais occasionnés par l’hospitalisation des victimes d’accidents du travail, presque toujours des indigents, restaient entièrement à leur charge.
- Il est donc contraire à l’équité que des établissements charitables traitent les victimes d’accidents du travail autrement que les assistés de droit commun.
- Cette anomalie devait être signalée.
- RAPPORT SUR L’OUVRAGE ALLEMAND de M. A. JENNY-TRUMPY ayant pour titre : COMMERCE et INDUSTRIE du CANTON de CLARIS
- Par M. A. Broc.
- Société industrielle de Rouen, Séance du 3 avril 1^03' (Suite et fin)
- Avec ces combinaisons et l’emploi de différentes matières premières, toute une série d'épaississants fut fabriquée (amidon de riz, maïs, fécule, etc.)
- Après l’emploi de l’acide citrique comme rongeant, vint l’acide oxalique, le chlorure stanneux et l’acide chlorhydrique, puis les rongeants colorés comme 16 rongeant dit : Mandarinage, l’acide nitrique teint les fibres animales en jaune soufre, solide et vif, et détruit presque toutes les matières colorantes organiques fixées sur ces fibres sans les attaquer, si l’on ne dépasse pas un certain degré de concentration, par un léger traite'
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- g
- ment alcalin le jaune soufre vire en jaune d’or et à l’orange. Le bleu de Berlin n’étant pas réduit par l’acide nitrique, mélangé avec celui-ci donnait un rongeant vert.
- L’impression des couleurs vapeur. — Un fabricant anglais ayant vaporisé des tissus légers de laine(cache-mires), remarqua que la couleur était fixée plus profondément sur la fibre et d’une façon plus solide. Les couleurs vapeur prirent beaucoup d’extension,sur coton elles étaient très vives et très solides ; en 1820 Dolfus-Ausset d’Alsace, découvrit que l’acide ferro cyanhy -drique imprimé sur tissu, vaporisé et oxydé à l’air, se développait en bleu beaucoup plus solide et vif que le bleu de Prusse.
- Par mélange de ce bleu avec de l'alun et de la graine de Perse ou un autre colorant jaune, on avait un vert d’une bonne solidité au lavage. Pour éviter l’affaiblissement des tissus par le vaporisage, l’on employait l’alumine ou l’oxyde d’étain.
- Puis M. Jenny-Trumpy consacre quelques chapitres au tissage à la main et aux développements du tissage mécanique, de la filature mécanique dans la première moitié du xixe siécle, et un chapitre sur l’impression des étoffes dans le canton de Glaris, de 1800 à 1820. La garance ayant doublé de prix fut remplacée dans certains articles par un mélange de bois de lima et de quercitron, ia teinture n’était pas assez solide à la lumière pour supporter l'étendage dans les prairies pour nettoyer les blancs; à ce moment apparaît l’em-ploi du chlore, non seulement pour blanchir les tissus, mais aussi pour nettoyer les blancs des tissus imprimés.
- Dans un chapitre contenant une nomenclature très détaillée des différentes fabriques d’impression du canton de Glaris, de 1820 à 1860, se trouve une des-cription des principaux genres fabriqués en 1840 : l’article Tela ou Lino, couleurs garance imprimées des deux côtés, imitation d’une étoffe de lin, était fait au commencement sans apprêt puis plus tard avec un apprêt très brillant, obtenu par le glaçage avec des pierres d’agate.
- Le genre Rouen. — Quelques années après la découverte de la garance, les fabriques de Rouen apportèrent sur le marché des mouchoirs, des indiennes en différents dessins et couleurs qui restèrent pendant de longues années sans changement.
- A vec la garance et ses mordants (noir, rouge, brun I et quelquefois lilas), le cachou était souvent employé
- | comme fond, au bain de teinture l’on ajoutait du cur-cuma qui teignait les places blanches en jaune clair (jaune paille), puis plus tard avec les couleurs vapeur surtout l'orange et le vert, quelquefois le bleu et le gris tendre, on produisait des genres très variés. La maison Jenny et Cie fit dans ce genre des étoffes tricolores qui eurent beaucoup de succès en Italie, de 1847 à 1849, fond rouge et brun avec dessins patriotiques et inscriptions célébrant l’unité de l’Italie, puis enluminage avec du vert vapeur, ce qui reproduisait les couleurs nationales de l’Italie.
- Le noir aoec amarante, noir au bois de Lima sur mordant de tannin et sur ce noir rougeâtre impression d’une couleur contenant avec l’épaississant du sel d’étain et de l’acide chlorhydrique. Cet article mi-deuil était un excellent-complément de l’article deuil au campêche. Le genre Costanza était des guirlandes de fleurs noires, appliquées sur de larges grillages, quelques places rouges sur fond brun, puis impression d’un mordant d’alumine et teinture avec un mélange contenant beaucoup de quercitron et un peu de garan-cine, ce qui donnait un orangé rougeâtre très brillant ne changeant pas les couleurs. Le genre Avignon était aussi un article fait avec la garancine, avec du cachou en nuances claires et foncées, très peu de réserves blanches qui après la teinture étaient quelquefois complètement couvertes avec du nankin.
- Le bleu de Prusse fut longtemps d’un grand usage en Italie et en Turquie, avec du jaune de chrome et de l’orange au minium en mélange avec de l’amidon et de la potasse pour détruire le fond bleu.
- La découverte des couleurs à l’albumine pour des articles fond blanc est étroitement rattachée à la production du bleu d’outremer artificiel; en 1834, la maison Blondin, impression sur étoffes à la Glacière près Paris, imprima le bleu d’outremer mélangé avec du blanc d’œuf et fixa par un léger vaporisage (par coagulation de l’albumine) ce bleu pur et vif, avec l’outremer on employa du minium, jaune de chrome et de l’ocre.
- Puis vient un chapitre sur les prix de façon et les salaires et un chapitre sur les vêtements turcs (fabrication de 1835 à 1845), les yasmas à fond brun ou noir et dessins variés, arbres, feuilles et fleurs, ou des bateaux à vapeur avec le nom du Sultan ou des sentences du Coran et de nombreuses couleurs d’enluminage, rouge, rose, vert, bleu jaune, etc. Les yorgans ou couvertures de lit, imitation de soieries, avec de larges
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- guirlandes sur les bords et comme fond un arbre ou un grand bouquet. Les yerlis et neftis, très bien imi-tés à Glaris, étaient des étoffes pointiliées ou représentant des fruits grossièrement faits et à peine reconnaissables, avec un fond bleu moyen indigo, changé en gros vert sur les bords par superposition de jaune, et au milieu en violet brunâtre par application de rouge.
- M. Trumpy parle aussi des articles faits par le tissage pour concurrencer les étoffes imprimjes, puis de la fabrication de la batiste (1840 -1860), et fait une | description très intéressante des vêtements indiens; si la mode indienne de ce temps pouvait être la nôtre, nous n’aurions pas à craindre la surproduction, un Indien très pauvre employant pour s’habiller quinze mètres d’étoffes d’un mètre de-large.
- Après un chapitre sur la fabrication des batistes à Java, suit un chapitre sur les marchands de produits chimiques, banquiers, puis plusieurs chapitres sur les salaires, les heures de travail plusieurs fois réduites. En 1846, il était défendu de faire plus de 13 heures de travail de jour et 11 heures de travail de nuit, ce [ travail énorme se faisait avec des enfants âgés de . 14 ans.
- En 1864, le travail de jour fut réduit à 12 heures et | le travail de nuit défendu ; en 1872, le travail maximum était de 11 heures.
- Un chapitre traite des prix des différents combusti- J bles, bois de sapin, de hêtre et charbons de 1872 à 1900, puis un chapitre montre le développement des différentes industries produites par l’électricité, éclairage, fabrication de produits chimiques (chlorates, | chlorure de chaux, soude, carbure de calcium), pré- | parution de métaux (aluminium) et utilisation des I chutes d’eau par des courants de haute tension pour transports de force.
- M. Jenny-Trumpy fait précéder un chapitre sur la fabrication des matières colorantes artificielles en Suisse d’un résumé des premières découvertes faites en France et Angleterre, comme la fuchsine, le violet de Paris, etc..., et dans un chapitre sur la teintu e et | l’impression du rouge turc, de 1860 à 1902, il montre j que les différents procédés indiqués pour traiter | l’huile par des agents chimiques (acides sulfurique, } nitrique) et pour simplifier les opérations de l’huilage, | n’eurent pas de grandes l’alizarine.
- applications avant l’emploi de
- différents procédés trouvés par Horace Kœchlin pour fabriquer rapidement du rouge d’alizarine, puis la substitution par les Anglais de l’huile de ricin à l’huile d’olive employée par Kœchlin ; après des chapitres sur l’impression des yasmas et des batistes, de 1860 à 1900, dans le canton de Glaris, le livre, je le répète encore une fois, très intéressant de Jenny-Trumpy, se termine par des statistiques sur l’industrie textile suisse.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu'à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (39) Brevet d’invention. — Antériorités. — Défaut de nouveauté. — Non contrefaçon. — Abus de citation directe. — Facilité de retrouver les antériorités. — Avertissement au breveté. — Mauvaise foi. — Etre moral. — Poursuites correctionnelles non recevables.— Demande reconventionnelle. — L’avoué représente les parties légalement.
- Une poursuite dirigée devant un tribunal correctionnel contre une personne morale est irrecevable, mais cette personne morale peut néanmoins former une demande reconventionnelle en dommages-intérêts contre le demandeur. — Le fondement de cette action est dans l’article 191. C. ins. cr.
- Aucune règle ne fixe la forme de ces sortes de demandes ; elles peuvent être formées par simples conclusions et doivent recevoir solution en même temps que l’instance principale.
- L’avoué constitué représente légalement les parties.
- Le brevet mis en échec par de nombreuses antériorités est dépourvu de toute valeur.
- Si le breveté a le devoir, avant de solliciter un brevet, de fouiller le domaine public et de se renseigner sur le mérite de son invention, ce devoir lui incombe plus étroitement ncore quand l’invention est en elle-même de la plus grande simplicité. — Le breveté qui manque à ce devoir élémentaire de prudence alors qu’il lui eut suffi d’examiner les catalogues du commerce, comment une faute lourde et cette faute démontre sa mauvaise foi s’il résulte des éléments du débat qu’il a été, antérieurement aux poursuites, instruit du défaut de nouveauté de son invention.
- Ainsi jugé par le tribunal correctionnel de la Seine, le 23 novembre 1903.
- Dans ce même chapitre, il y a la description des
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- (40) Accident du travail. — Lieu du travail. — Usine. Occupation accessoire au dehors. — Utilisation du véhicule de l'usine.
- L’article 1er de la loi du 9 avril 1898, place sur la même ligne l’ouvrier et l’employé et ne distingue pas, d’autre part, entre les divers genres d’opérations, dent l’un ou l’autre peut se trouver chargé dans les | entreprises ou exploitations visées par elles ; il suffit, pour que l’ouvrier ou l’employé puisse prétendre à une indemnité, qu’il soit lié vis à vis d'elle par un contrat ! de louage et que l’accident dont il a été victime lui soit survenu même en dehors de l’atelier, par le fait ou à l’occasion du travail.
- Spécialement, bénéfice des dispositions de ladite loi, le chef du service commercial d'une usine, blessé à la suite d’un accident arrivé au véhicule dont il avait profité pour se rendre à la Banque, afin de se procurer la monnaie nécessaire à la paie des ouvriers, qui devait avoir lieu le même jour.
- Ainsi jugé par le Tribunal civil de Toulouse, le 31 octobre 1903.
- (41)1. — Concurrence déloyale. — Produits similaires. Confusion. — Flacons — Etiquettes. — Ecusson. Caractères — Rayures. — Signature. — Initiales.
- II - Concurrence déloyale. Produite similaires. Confusion. — Pouvoir du juge pour faire cesser cette confusion.
- I. — Constituent des actes de concurrence déloyale la confusion préméditée entre deux produits similaires par un fabricant désireux de profiter de la notoriété d’autrui.
- Peu importe que l’étiquette incriminée qui recouvre le produit rival soit rédigée en une langue étrangère si, en présence des dispositions analogues des signatures et de la similitude des caractères employés cette différence n’apparait point tout d’abord à des acheteurs non prévenus et ne se révélé qu’à un examen attentif.
- II. — Les tribunaux peuvent ordonner toutes mesures nécessaires pour faire cesser et éviter à l’avenir la confusion pouvant exister entre les produits de deux maisons différentes; ils peuvent prescrire, en outre de la publicité par la voie des journaux, telles modifications, suppressions et adjonctions propres à distinguer les produite respectifs des deux maisons; notamment, ils peuvent ordonner que les produits d’une maison nouvelle susceptibles d’être confondus avec ceux d’une maison ancienne et jouissant d’une réputation établie, ainsi que les prospectus, prix-courants, étiquettes, lettres, factures, etc.. devront Porter en caractères déterminés, distincts et apparents, "inscription des prénoms et nom du nouveau fabricant, 1 inscription du nom de son associé et l’incription de la date de la fondation de la nouvelle maison.
- Ainsi jugé par le tribunal civil de la Seine, le 6 no-vembre 1903.
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Pour augmenter le volume de ses eaux d’alimentation, une ville a décidé de prendre la moitié de celles fournies par une rivière nommée X qui se jette dans une autre appelée Z. De ce fait, il résultera que la rivière de X perdra au moins moitié de son importance et la rivière Z un huitième environ
- Comme ces cours d’eau donnent la force à de nombreuses usines et arrosent de vastes prairies, le dommage sera certainement considérable Dans cette circonstance, en supposant les formalités administratives remplies et les droits des usiniers et autres propriétaires non contestés, je désirerais être fixé sur les points suivants :
- 1' Les indemnités, quoique moins importantes, sont-elles dues aussi bien sur le second cours d’eau Z que sur le premier X ?
- 2: Comment les indemnités doivent-elles être basées ?
- 3‘ Sont-elles exigibles d’avance?
- 4' Quelles formalités y a-t-il à remplir pour obtenir une solution prompte et régulière ?
- 5 En quoi doit consister l’indemnité des locataires des usines ? Peut-elle consister dans le remplacement par une force à vapeur de l’ancienne force enlevée? Les locataires sont-ils libres de continuer leurs baux ou d’en obtenir la résiliation, sans indemnité dans un cas comme dans l’autre ?
- R. — 1. Le droit à indemnité existe, quelle que soit l’importance du dommage, il est donc certain que des indemnités seront dues aux riverains de la rivière Z comme aux riverains de la rivière X La seule question à examiner est celle de savoir si les usiniers ou les propriétaires riverains ont le droit de réclamer une indemnité, Cette question, nous n’avons pas à la discuter, puisque vous supposez que les droits des usiniers et autres propriétaires ne sont pas contestés Elle a été résolue à diverses reprises, notamment par arrêt du Conseil d’Etat du 30 mai 1881.
- 2 En principe l’indemnité doit comprendre la totalité du préjudice éprouvé. Le propriétaire a donc droit au montant de la dépréciation subie. Pour, les usines, l’indemnité n’est pas due pour toute la force motrice que l’usinier aurait pu utiliser, mais seulement pour celle qu’il a réellement utilisée; de plus, elle comprend non seulement la valeur de la force motrice, mais aussi le préjudice causé à l’industrie de l’usinier.
- 3 L’indemnité n’est pas préalable. Cette règle reçoit une exception à l’égard des travaux qui diminuent la force motrice des usines, seulement quand ils sont entrepris par des concessionnaires. En pareil cas, le prix de l’estimation sera payé avant qu’ils puissent ! faire cesser le travail des moulins et usines (loi du | 16 septembre 1807, art. 48.)
- Mais comme il s’agit d’un dommage futur, l’indemnité ne pourra être réglée une fois pour toutes que s’il est possible d’en apprécier immédiatement l’importance. Si le dommage n’est pas definitif et que ses | effets soient suscepiibles de cesser, il n’y a lieu qu’à une indemnité annuelle.
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- 4’ Aujourd’hui, la jurisprudence est définitivement fixée en ce sens que le Conseil de Préfecture est compétent pour statuer sur les indemnités à accorder en matière de privation de force motrice. D’une manière générale, on applique aux dommages permanents résultant de travaux publics la compétence établie pour les dommages temporaires. Par suite les propriétaires ayant droit à une indemnité devront adresser une requête au Conseil de préfecture, seul compétent pour la fixer.
- 5. La jurisprudence actuelle du Conseil d’Etat peut se résumer en ces termes: Pas d action directe devant la juridiction administrative du propriétaire au nom de ses locataires, mais double action ouverte à ces derniers : en premier lieu, recours direct à l’autorité administrative, en vertu de l’art. 4 de la loi du 28 pluviôse an VIII, du locataire atteint dans sa jouissance ; en second lieu, recours du locataire contre le propriétaire devant les tribunaux civils par application des art. 1720 et suiv. du Code civil.
- Or, d’après l’art. 1719 § 3 C. civ. le bailleur est tenu de procurer au preneur la jouissance complète et paisible des avantages que le bail devait assurer à ce dernier. De ce principe, on tire, au point de vue qui nous occupe la conséquence suivante : Dans les divers cas où la responsabilité du bailleur se trouve engagée, le preneur est autorisé à demander, selon les circonstances, soit une simple réduction temporaire du loyer, soit les travaux nécessaires pour faire cesser les empêchements apportés à sa jouissance, avec une indem nité pour le dommage qui lui a été causé, soit même la résiliation du bail avec dommages-intérêts.
- C. C.
- CORRESPONDANCE
- M. E.-V., à Reims. — Le dessin ou le modèle de fabrique se caractérise par la forme, l’aspect qui confère a l’objet déposé une originalité et une individualité propres.
- La protection de la loi du 18 mars 1806, ne peut s’étendre aux objets qui par leur forme et leurs dispositions particulières procurent un résultat industriel et pour lesquels la propriété privative est soumise aux prescriptions de la loi du 5 juillet 1844 sur les brevets d’invention.
- M. T. L., à Buffon. — l'A notre avis, ce qui est prévu, c’est de la maçonnerie en massif. 2* Vous pouvez demander le prix du mètre qui vous est réclamé ou une indemnité pour le transport supplémentaire.
- M H. L., à Dole. — Il faut adresser une réclamation au Ministre pour lui signaler la situation et vous plaindre du retard apporté à la solution de ce litige.
- M. F. G., à La Roche- sur-Ton. — Nous sommes de votre avis, d’autant qu’il serait trop difficile et purement arbitraire de déterminer autrement les prix courants.
- M. A. F , à Rosendaël. — Si l’arrêt est confirmatif, les frais d’appel comme ceux de ire instance à la charge de l’appelant. Dans les autres cas, c’est la Cour qui fixe la proportion des frais à supporter par les parties.
- : Nous rappelons que notre service du contentieux, 1 qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le } journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier et, moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède a l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées, avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont, à leur disposition, les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir a la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec une conscience des plus scrupuleuses, jointe à une grande expérience des affaires.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Dissolutions de Sociétés
- Lyon. — Société Conty et Venet, teinture, à Fontaines-sur-Saône. — L. M. Pordebard, 22, rue Constantine.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Journet (héritiers) à Bousset, 36, rue des Bernardins. — Entrée en jouissance, 21 mai.
- Paris. — Teinturerie,par Veuve Collas à X, 280, rue St-Jacques. — Entrée en jouis. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Tusseau à X, 45, rue de Berri. — Entrée en jouis, de suite.
- St-Mandé. —Teinturerie,par Mlle Morin à X, 98,Grande-Rue de la République. — Entrée en jouis. de suite.
- Maisons qui se créent
- Boulogne-sur-Seine. — Sigard, teinturerie.
- BI3LIOGRAPHIE
- En vente au bureau du journal :
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le docteur L. Gautier.
- Un volume in-8 contenant 240 figures dans le texte. Prix, relié 15 fr. 60.
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- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon 2, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte, Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. -18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de 1 einture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc , comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique- aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts. :
- La réglementation du travail dans l’industrie, par Louis Bouquet, conseiller d’Etat, directeur au Ministère du Commerce et de l’Industrie.5* édition, entièrement refondue et mise à jour, par Paul Razous, licencié ès sciences mathématiques, et ès sciences physiques, membre agrégé de l’Institut des actuaires, ancien inspecteur du travail dans l’industrie.
- Un volume in-8 de 406 pages. — Prix : broché, 6 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commentaire, jurisprudence, législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr. in-8 de 986 pages. — Prix : broché, 15 fr. 60.
- Recettes pour tous. — Procédés utiles dans les arts, les métiers, l’industrie, caractères, essai et conservation des substances naturelles et artificielles d’usage commun : couleurs, vernis, mastics, colle, encres, caoutchouc, matières textiles, papier, bois, feux d’artifice, verre, métaux, bronzage, nickelage, argenture, dorure, galvanoplastie, gravure, trempe, alliages, matières imperméables, incombustibles, artificielles, déchets, huiles, savons, parfumerie, teinture, dégraissage, blanchiment, agriculture, électricité, par G Ghersi.
- Un vol. in-8 couronne de 514 p., avee 26 grav. et planches hors texte, 4 francs.
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- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- Villes d’eaux desservies par le réseau P.-L.-M. |
- 1° Billets d aller et retour collectifs (de famille) ! La Compagnie délivre, du 15 mai au 15 septembre, dans toutes les gares de son réseau sous condition
- d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilométrés, aux familles d’au moins 3 personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs du Ire, 2e et 3e classes, pour les stations thermales suivantes : Aix en-Provence, Aix-les-Bains, (Aix-les-Bains, Mariiez), Baume-les-Dames, (Guilion), Besançon, Bourbon-Lancy, Carpentras, (Montbrun), Cette, (Balarue), Chambéry, (Challes), Charbonnières-les-Bains, Clermont Ferrand, (Royat), Coudes-Saint-Nectaire, Digne, Die, (Le Martouret, Baillières-les-Bains), Divonne-les Bains, Euzet-les- Bains, Evian les-Bains (Amphion), Genève (Champel), Grenoble (Uriage), Groisy-le-Piot la-Caille, La Bastide-Saint-Laurent-les-Bains. Le Fayet-Saini-Gervais, Le Luc et Le Cannet (Pioule), Lépin-Lac-d'Aiguebelette, (La Bauche), Lons-le-Saunier, Manosque, (Greoulx), Menthon (Lac d’Annecy), Montélimar (Boudonneau), Montpellier, (Palavas), Montrond (Montrond Geyser), Moulins. (Bourbon-l’Archambault), Moutiers-Salins, (Salins-Brides), Pontcharra-sur Breda, (Allevard), Pougu-s-les- Eaux, Remilly (St-Honore-les-Bains), Riom (Châtelguyon, Châteauneuf), Roanne (Saint Al-ban), Sai!-sous.Couzan, Saint-Georges-de-Commiers (La Motte-les-Bains), Saint-Juhien-de - Cassagnas, (Les Fumades), Saint-Martn-Sail les Bains, Salins (Jura), Santenay, Sarrians-Montmirail, Sauve, (Fou-sauge-les-Bains), Thonon-les Bains, Vals-les-Bains-la-Begude, Vandenesse, Saint-Honoré-les-Bains, Vichy, (Vichy-Cusset), Villefort (Bagnols).
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- Validité : 33 jours ; faculté de prolongation.
- Arrêts facultatifs.
- 2° Billets d’aller et retour individuels
- La Compagnie délivre, du 15 mai au 30 septembre, dans toutes les gares de son réseau, des billets d’aller et retour de Ire, 2e et 3e classes comportant une réduction de 25 % en ire classe, et de 20 % en 2e et 3e classes, pour les stations thermales dénommées ci-dessus.
- Validité : 10 jours (non compris les jours de départ et d’arrivée). — Faculté de prolongation.
- Arrêts facultatifs.
- Faire la demande de billets 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ,
- Nota : Il peut être délivré à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations thermales et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera dmis à voyager isolément (sans arrêt),, à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille, entre la gare de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet colle3tif.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, .
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE» x. Directeur, 20, rue Turgot (IX1)
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIÈRES
- Pendant les trois premiers mois des années 1902, 1903 et 1904
- IMPORTATIONS C livrées Quantités à a v.sommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées 1
- 1904 1003 1902 1904 1903 1904 |
- Bois de teinture en bûches : Mexique.... Q.m. 1 101 780 2.720 Bois de teinture en bûches Q.m. 181 562 232
- ,— — Brésil » • — moulus » 61 75 51
- — — Haïti » 8.668 9.302 10.720 Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 23 71 80
- — — Guatemala.. » 2.167 2.143 1 566 Curcuma en racine » 246 117
- — — Autres pays. » 7.945 9.000 4 663 i -- en poudre )) 5 20 20
- — — — Quercitron » 12 16 44
- Totaux .... » 19.881 21 225 19.669 Lichens tinctoriaux » 204 10 54
- Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : » 25.696 29.130 28.956
- Bois de teinture moulus » 3
- Garance en racine, moulue ou en paille... » 311 744 711 Ecorces, feuilles et brindilles » 187 168 597
- Curcuma en racine » 80 801 93 Moulus » 155 288
- — en poudre » 11 9 3 Noix de galle et avelanèdes entières con-
- Quercitron » 2 770 2.3 7 2.189 cassées ou moulues » 175 384 78
- Lichens tinctoriaux » 1.105 349 941 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 7 293 117
- Ecorces à tan, moulues ou non » 7.581 7.848 6.858 Safran » 113 102 158
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 348 226 321
- Ecorces, feuilles et brindilles » 15.216 16.761 17.855 Cochenille » 425 577 574
- Moulus » 8.393 8 755 6.621 Kermès •animal »
- Noix de galle et avelandes entières, con- 11.269 Indigo » 644 771 1 113
- cassées ou moulues » 16.309 16 154 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 23 90 30 de bleu. » 395 161 238
- Safran » 126 97 174 Cachou en masse » 194 46 311
- Autres teintures et tanins » 2.689 543 913 Rocou préparé. » 142 247 158
- Cochenille » 741 952 1.138 Orsei le préparée, humide en pâte » 122 74 107
- Kermès animal » — sèche (cudbéard ou extrait). » 36 31 39
- Indigo » 1.398 2 111 2.100 Extraits de bois de teint, et d autres espèces:
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules Garancine » 135 641 86
- de bleu .. . » 2 10
- Cachou en masse. » 9.843 7.556 8.468 Autres : Allemagne » 12.307 13 676 13.234
- Rocou préparé » 555 539 131 — Belgique » 5.636 6 493 5.458
- Orseille préparée, humide en pâte » 1 — Angleterre » 5.160 6.878 2.698
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 26 29 20 — Etats-Unis » 502 824 1.117
- — Autres pays » 14.381 12.862 11.770
- Extraits debois deteint. et d’autres espèces : — -o-— —
- Garancine » . • 64 Totaux » 37.986 40.733 34.277
- 1 Autres » 470 649 629
- Teintures dérivées du goudron de houille : Teintures dérivées du goudron de houille :
- J Acide picrique » Alizarine artificielle » 3 18
- Alizarine artificielle » 263 274 314 Acide picrique » 1
- Autres » 2.711 2 642 2.812 Autres » 966 1.005 574
- J Outremer. : : » 287 301 260 Outremer » 4.986 3.854 2 593
- Bleu de Prusse... - » 178 145 158 Bleu de Prusse » 207 115 76 |
- Carmins communs » 4 3 4 Carmins communs. » 18 3 17 )
- — fins » 1 — fins » 4 21 15
- Vernis à l’alcool » 28 5.6 62 Vernis à l’alcool » 411 359 259
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées —• à l’essence,à l’huile ou à l essence
- » 2.765 2.819 2.585 et à l’huile mélangées » 3 833 2.864 2.767
- Ocres broyées ou autrement préparées... ) 1.326 1.050 912 Ocres broyées ou autrement préparées.... » 55.225 45.862 49.282
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes » 45 44 21 dres bleues ou vertes .. ... » 127 202 58
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 225 255 177 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 166 171 75 j
- Talc pulvérisé » 9 003 4.410 12.255 Talc pulvérisé » 5.561 10.572 12.980 !
- Couleurs non dénommées 1 _ » 5.473 7.801 8.448 Couleurs non dénommées » 1 4 40 1.418 •1.156 | 1
- .56
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- io v{
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, coitre mandat poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1. volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ia forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage ’ournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des. toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. -- Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques. |
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracéne.) i
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo- 1 tine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine 1 et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou 1 thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées. 1
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE IDE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. —• Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l'impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d essai et d'analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports.
- Par M. FELDINAND JEAN Chimiste exper . — Officier d’Académie. — Lau-éat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8c de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du curnal pour recevoir franco.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- • '
- I Beng. beau viol. etdito... 4 25
- Boim de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- aune
- — Ire qualité...
- — 2e qualité ...
- -- 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan..
- — Honduras..........,
- — Tabasco.......... . — Haïti Gap........ - Fort-Liberté..... — .................
- — .................. — Gonaïves .........
- — P.-de-Paix ------— Miragoane. ...... — Saint-Domingo... — Martin, et Guadel. — Jamaïque. ......
- Cuba et St-Yago ..
- .................
- Tuspan............
- ..............
- Campêche..........
- Carmen............
- Lampico..........
- Porto-Plata. .....
- Haïti.............
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab...
- Rio-Hacha.........
- Carth. et Savan. ..
- Maracaïbo........
- Fustet.... 100 k.
- Tatajuba(Pern. )50 k
- Bahia........... .
- Corinto....... >
- Amapala.... 50 kil.
- Bouge Brésil Bahia.........
- » Calliatour... 100 k.
- Lima.......
- Ste-Marthe.
- Brésillet. ..
- Sandal.....
- Sapan ....
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1000 k.
- Pernamb
- 50 k
- 12
- 11
- 6
- 8
- 8
- 6
- 5
- 4
- 4
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- 4
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- 3
- 3
- 3
- 14
- 3
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- 14
- 25
- 75
- 80
- 75
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- 50
- 50
- 50
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- à
- 14
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- 9
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- 9
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- 8
- 140
- 16
- 50
- 15
- 50 40
- 25
- 10
- 60
- 80
- 25
- 25
- 75
- 50
- 25
- 50
- 50
- S '
- 25
- 25
- 25
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. .... .M
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb.......... .. . .. N
- » pressé... 30 . 35 ..
- Coekemille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille.... 1 60 2
- Ténérife grise......... 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25 M
- Java, Mad , Pond.. ... M .. .
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 . 13 .
- indigos
- Qa cote actuellemert :
- Beng. su- v. et bl. l[2k,. 5 50 5 75
- fin violet et pourpre..... 4 75 5
- » bon violet............. 3 50
- » moyen violet......... 3 ..
- • bon violet rouge..... 2 50
- » bon moy. v. roug.... 3 50
- » fin rouge........ 3 25
- » bon dito............... 2 75
- » bon à fin cuiv....... 2 50
- » ruiv .................. 2 25
- Java.......oc. .................M
- Kurpah.. ............N.M. 1 50
- Madras ................N.M. 1 ..
- Manille.............N.M. . ..
- ......................N-M< 1 ..
- Guatemala flor.............. 4 ...
- » bon à fin sobre. . 2 ..
- » — cor.... 2 .
- » cor. ord. à bas.. 1 ..
- N -Grenfn, surf. 1/2 k N.M. 4 ..
- » bon à beau.. N.M. 3 ..
- » ord. et moyen N.M. 1 50
- Orseiile
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ............. M
- Mers du Sud...............M .. ..
- Madagascar. .............M ...
- Quereitron :
- On cote les 50 kil..
- 4 50
- 3 75
- 3 25 2 75 3 75 3 50
- 3 ..
- 2 75
- 2 50
- 3 .
- 3 ..
- 3 ..
- 4 50 3 50 3 50 2 . .
- 5 ..
- 4 . .
- 2 ..
- Kurpah moyen et bon moy.
- assez coloré..-. M. .
- » moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. 2...
- Bengale beau et fin violet M..
- » bon moyen à bon
- violet et violet rouge........... M..
- » moyen violet-rouge
- et rouge.... ... M..
- Java fin et surfin violet
- et pourpré................. M..
- » bon et beau violet. M
- 2.30
- M..
- M..
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation con-
- Baltimore fin effilé.........; 7 50 à 8 50
- » gros effilé............. 6.. 7 ..
- Roeom.
- Antilles........1/2 kil. 0 40 à 0 42 l/2
- Cayenne................. N. M . « ••
- i PLACE DE MARSEILLE
- | pnocuenis DE reINrunk
- Bois de Campêche (Laguna). 12 ..-à. 15 » (Guadeloupe) .11 .. .12 ..
- Bois jaune (Maracaïbo).. .. .........
- » de FuStet Albanie. . . 10 50 12 . .
- Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 ..
- » marques ord.. 70 .. ... ..
- Cochenille argentée.. 100 k................
- » grise............ 525 .. 550 ..
- » zacatille naturelle 500 .. 525 ..
- » noire Palmas le k. 420 ,. 435 . •
- » Lanzarotte .................. ..........
- Cureuma Bengale............ 35...........
- » Chinois................... 40...........
- » Madras.................... 30...........
- GaLes de Chine............ 135...........
- Prussiate jaune de potasse. 170..........
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo.
- Madr&s bon et beau tendre. 3.. 3.40
- » moyen et bon moyen
- » colore........ .. 2.60 2.95
- 5 » moyen ord. et ord.
- | terne et serré... . 2.20 2.55
- • Kurpah bon et beau violet
- £ et violet rouge.. M.. ....
- traire 1er coût.
- Acide citrique............. . 270 .............
- Alun ......................... 15 .. 17 ..
- » (acq.)....................... 17 .. 19 ..
- Couperose emballée........... 5 50 6 50
- Essence de térébenthine (d.
- fûts)......................... 120............
- Id. (s. fûts)............... 117............
- Fécule de pommes de terre, 1er bl. . ..................... 41 . . ......
- Id. 2e bl. (entrepôt)......: 39..............
- Galles vertes et noires...... 130 .. 150 .
- » noires Alep.................................
- » blancnes................... 125............
- Gomme arabique, en sorte . 65 .. 70 • •
- » Ghésirée, en sorte...... » Sénégal,s. bas du fleuve 90 .. 100 .. » » Galam............. 80 .. 85 ..
- » Aden, sorte cour, bonne 80
- » Mogador, blonde.. ..............
- » » blanche............ ..
- » Laque en f. qté orange. 600 .. .
- » » mi-orange §50 ..
- » » cerise AC 485 ................
- » Sandaraque lavée.......... 190...........
- » Damar (Batavia)........... 150 .. 160 . •
- » » Singapore....... 90 .. 100 ..
- » » Penang........,.110.............'
- Gomme adragante Syrie.... 250 .. 750 ..
- » » Anatolie. 250 .. 600 . •
- Quereitron.................. M..........
- Garance, racine.............. 60...........
- » poudre. ................... 65...........
- Rocou Guadeloupe .........a 110............
- » Cayenne................................•
- Safran d’Espagne , Valence pur.......................... 90 .. 100 .
- Sulfate de cuivre(entrepôt). ..............
- » (acq.). .. 54 .............
- Sumac en feuilles............ 22 .. .......
- » poudre....... .. 24 .. ... ••
- Styrax liquide............. 120...........
- Tamarin Madras................ M .. 26 ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile ................................
- » en pains, extra sec, sous pap................................
- » bon marchand en pains ............
- » » en boules ... , ...
- » raffiné en poudre sec.............
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- • Acide muriatique ... » nitrique » » .....
- » sulfurique.... » sulfureux...'. » tartrique......
- Ammoniaque liquide
- 20 d. 9 .. à .. .
- 36 d. 33..............
- 40 d. 40..........
- 66 d. 9 50 ....
- 50 d. 7 50 .. .-
- 975 .,
- 22 d.'. 43 1:
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-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- or
- co
- Borax raffiné................. 40 . ...
- Blanc de zinc de la Méditer.
- poudre...................... 54 .. . .
- broyé....................... 64..........
- Crème de tartre ............. 180..........
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kilos, disp........ 8..........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................ 20 .. .. .
- Lessive caustique 33 degrés 7 .. ...
- Nitrate de soude.............. 24 50 .. .
- » de potasse................... 42...........
- Sel de soude, 80/85, cons. et
- entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. .
- » 30/35, disp... 1150 .. .
- Soude caustique, 110/115, en
- tamb. de 300 kilos........ 30.............
- Soude caustique, 11(1/115, en
- bq. de 300 kil. plaquettes................
- Soude douce 33 deg. en vrac 4 25 .. .
- Sulfate de cuivre ............ E 50 A 54 .
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................... 5...........
- PLACE DEBORDEAUX
- Bois de Teinture
- ...........................
- Campêche coupe d’Espagne .
- — Tabasco . . . .
- — Haïti.............
- — Martinique,Guadeloupe . . . .
- Calliatour .................
- ............................
- Jaune Cuba .................
- 28 —à 29 —
- 28 — 28 25
- 18 — 19 -
- 10 - 14 —
- 9 - 10 50
- Guayra
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 ~
- —. — fin violet . —. — —
- — — beau violet . 11 - 13 -
- — — bon violet. 11 - 12 -
- — moyen violet . 10 — 11 -
- — — petit violet. . 9 — 10 —
- -- — ordinaire et
- cuivré . 8 50 9 —
- — Java ordin. et cuivré . — — —
- — Madras fin 6 — 6 50
- — — beau . . . 5 50 6 -
- — — bon .... —-
- — — moyen . . . 5 — 5 50
- — — ordinaire. — .
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy. violet 6 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 — 5 50
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 -
- — — ora.et cuivré 4 — 5 —
- — Manille — • — —
- — Guatemala flor . . 8 — 10 —
- — — sobre . . 6 — 7 —
- — — cortès , . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . . 7 - 8 -
- — - sobre . 6 — 7 —
- — — ordin. cortès 4 - 5 —
- Caraque flor. . . . — — — —
- — — sobre . v— — — —
- — — cortès. . . — — — .......
- Gomme laque ordin. et orange
- D C . le k. 6 — —
- —- — blonde. Ire quai. 5 80 -
- — — — 2e quai 5 75 — —
- ------ — cerise. . . 5 75
- — — blondeordin. . 5 70 — —
- Garance d’Avignon. . 100 k. - _ — —
- Lac-Dye, marque DT. le k. — — — —
- Orseille Mers du Sud. 100 k — — — —
- — Madagascar . . — — —
- » chlorhydrique........... ?..
- » nitrique 36.............. 34 ..
- » sulfurique 66 .......... 8 50
- » ........................ 297 50
- » citrique............ 292 . .
- Alun épuré................ 21 ..
- » ordinaire............. 16 ..
- Ammoniaque incolore, 22. • 45
- Bichlorure d’étain, 55'.... 106 » » 60 .... 126 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 16 .. » Guadeloupe. 13 .
- Bois Jaune Centre Amériq. 17 50
- Cachou jaune. Vapeurs.... 56 ..
- » brun..................... 72 50
- Chlorate dépotasse....... 100 .. » de soude................ 105
- Chlorure de chaux 100 à 110. 11 50
- Chromate rouge de potasse 77 50
- » » de soude.. 57 50
- 8 ..
- 35 ..
- 9 ..
- 302 50
- 297 50
- 22 .•
- 17 ..
- 47 ..
- 111 ..
- 133 ..
- 17 ..
- 13 50
- 19 ..
- 60 ..
- 82 50
- 110 ..
- 115 ..
- 12 25
- 79 ..
- 59 ..
- Lima
- Tuspan
- Tabasco.
- Tampico. .
- Sapan. Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k Gambier. ......
- Curcuma de la côte. . 100 k
- — du Bengale. .
- 14 - 15 -
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb......... 71 .. à 72 . .
- Acide acétique des arts 40% 21 .. 27 50
- f
- Crème de tartre............................
- Cristaux de tartre.................. . ..
- » de soude.............. 7 .. 7 50
- CurcumaBengale en racines 28 .. 32 ..
- » de Madras.......................... . - ..
- » de Chine................. M .. ....
- Essence de térébenthine .. 110 . 115 ..
- Extrait de châtaignier 20'. 16 .. 17 ..
- Galles de Chine et Japon.. 152 50 15? 50
- » vertes et noires .... 140 .. 147 50
- Gomme Sénégal, en sortes 78 .. 82 ..
- » arabique.................. 75 .. 77 50
- » adragante rousse .. 275 .. 310 ..
- Jus de citron.............. 23 . . 24 ..
- Méthylène à 95 ‘........... 90 .. 95 ..
- » régie 90.............. 100 .. 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 ., 145 ..
- » » de soude....................
- Pyrolignite de fer........... 9 .. 10 .
- Résine..................... 22 . . 23 ..
- Rouille..................... 8 50 9 50
- Sel de soude 80-........... 17 50 18 50
- » ammoniaque.. 12 50 13 50
- Sel d’étain............... 235 . 240 ..
- Soufre en canons........... 17 . . 18 ..
- » sublimé............. 18 . . 20 ..
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine........ 10 50 15 50
- » de cuivre............ 57 50 59 50
- » de fer..................... 6 .. 7 ..
- BIBLIOGRAPHIE
- . L’intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
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- p.159 - vue 166/396
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- sise à Milon-la-Chapelle
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- Pour tous renseignements, s’adresser à M' MENGUY, notaire, à Che-vreuse (Seine-et-Oise). (512)
- RÉPERTOIRE GÉNÉRAL ou DICTIONNAIRE MÉTHODIQUE
- DEB.BLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES TINCTORIALES
- ET DES INDUSTRIES ANNEXES
- Depuis les origines jusqu’à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE
- Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste.
- Ouvrage honoré du grand prix décennal Daniel Dollfus, de la Société industrielle de Mulhouse. (Séance du 27 octobre 1897),
- 3 vol. grand in-8. Prix de l’ouvrage complet, 10 fr.
- Tome 1. Introduction e avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Acci-dents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. Dictionnaire de ; Laboratoire de teinture à la fin.
- RECUEIL DES LOIS OUVRIÈRES
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- DE
- TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du TEINTURIER-DÉGRAISSEUR, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. THOMAS
- Docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris 1 volume in-8. de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte.............................. 20 francs
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- Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsique les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM, RIFFAUT, Vergnaud, Julia de FONTENELLE, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes
- accompagnés de planches.
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- d'Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste,
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- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des Houilles, la distillation des Goudrons, la préparation des Benzines, Nitrobenzines, Anilines, de l’Acide phénique, de la Naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur Emploi en Teinture, par M. Th. CHATEAU, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50
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- 48e Année. No 11.
- 5 Juin 1904.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ... . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..................20 fr.
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- AuNANAEC ( La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNoN-E> . j Faits divers..............3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Procédé d’ensimage et d’apprêt applicable aux matières textiles des nouveaux colorants. — Laques de couleurs d’aniline. — Revue des brevets d’invention. — Revue étrangère. — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Mouvement des matières premières. — Cours. — Annonces.
- . PROCÉDÉ
- D'ENSIMAGE ET D’APPRÊT applicable aux matières textiles
- Par M. Jean
- Les apprêts à base de fécule, d'amidon ou de dextrine présentent tous l’inconvénient de fixer imparfaitement les charges qu’ils sont destinés à fixer, soit sur les matières textiles brutes, soit sur le fil, ou soit sur le tissu, de telle manière que l'avan-tage qu’on se proposait de retirer de la charge n est qu’aléatoire, parce que cette charge incomplètement fixée tombe en poussière pendant les opérations mécaniques du travail des textiles (bri-sage, carde, filature, tissage).
- Enfin on n’a pas, jusqu’à ce jour, réalisé en une seule opération, les manipulations d’ensimage et
- d’apprêt-charge des matières textiles, de manière à conserver la charge fixe pendant les opérations précitées.
- Ce procédé a pour but :
- 1° De procéder à l’ensimage, à l’apprêt et à la charge par l’emploi d’un seul bain, l’opération se faisant, soit par trempage, soit au moyen de l'ensi-meuse mécanique par l’emploi des caséines ;
- 2° D’apprêter et de charger les tissus, le fil ou le jute brut, d’une manière durable, par l’emploi des caséines comme fixateurs des charges ou des matières inertes.
- Ce procédé repose sur le pouvoir colloïdal des caséines, sur la plasticité de cette matière, et sur la faculté qu’elle possède de former avec les huiles minérales des solutions savonneuses, caséiniques miscibles entre elles, et enfin de pouvoir tenir en suspension une très forte proportion de matières inertes ou pesantes.
- Supposons le procédé en décomposant en deux parties.
- 1° L’ensimage, l’apprêt et la charge se faisant en un seul bain, à la manière ordinaire de l’ensimage ;
- 2° L’apprêt-charge opéré seul, soit sur la trame, soit sur la chaîne, ou soit encore par mouillage du tissu.
- 1° On prépare un bain formé de :
- Caséine, 16.
- Savon, 8.
- | Carbonate de soude ou autres corps alcalins, 2.
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-
- G
- CO =l
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Huile minérale ou autre, 60.
- Eau, 300.
- Matières pesantes, 200.
- Ce bain est préparé de la manière suivante :
- Le carbonate de soude en poudre est mélangé avec la caséine également en poudre, et le mélange est mis à tremper une heure dans la solution savon-neuse froide, puis on incorpore l’huile et on chauffe au bain-marie, en agitant sans aller à l’ébullition. On délaie alors les matières inertes dans cette solu-tion, et le tout est passé sur un tamis.
- Cette solution maintenue chaude vers 50 degrés est appliquée sur les textiles bruts ou dégraissés, au moyen de l’ensimeuse, comme si on opérait l'ensi-mage seul, comme à l’ordinaire,
- Pour 1.800 kilogrammes de matière il faut em-ployer en moyenne 300 litres du bain précité.
- Le jute ainsi ensimé et apprêté, chargé, subit ensuite les opérations normales du filage, du tis-sage, etc. ;
- 2° Pour l’apprêt-charge du fil de chaîne ou du tissu, on opère de préférence au moment de l’encollage, 'ou par trempage en écheveaux.
- On emploie pour préparer le bain d’apprêt-charge :
- Caséine, 12.
- Huile minérale, 2.
- Savon, 4.
- Kaolin, 70,
- Eau, 200.
- Carbonate de soude sec, 1.500,
- Et on opère avec ce bain comme pour l’encollage ordinaire.
- Il est bien évident que les doses ci-dessus mentionnées varieront suivant la charge, la souplesse, l’apprêt à obtenir, sachant que par kilogramme de matières inertes à fixer, il faut employer 60 gram-nies de caséine sèche.
- Au lieu de la caséine sèche on pourra faire usage de caséine hydratée, tel le fromage mou de lait écrémé, en tenant compte de l’eau d’hydratation.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Noirs immédiats NNR conc, et NNG conc.
- Ces deux produits, mis sur le marché par la manufacture lyonnaise de matières colorantes, possèdent les mêmes excellentes qualités de solidité que les marques de noirs immédiat de la même société, dont nous avons déjà parlé. Le noir immédiat NNR est le plus rougeâtre et plus corsé, le NNG est le plus verdâtre de ce groupe. Ces deux colorants conviennent aussi bien l’un que l’autre pour toutes les branches de la teinture du coton et particulièrement pour la teinture dans les appareils mécaniques; ils se distinguent par une grande solubilité et nécessitent par conséquent une quantité de sulfure de sodium bien moindre que tous les produits concurrents de concentration analogue.
- Voici le mode d’emploi :
- Coton de flotte
- On se sert de cuves en bois ordinaires munies de rouleaux presseurs et on teint de préférence sur des bâtons coudés, dans un bain dont le volume correspond à environ 20-25 fois le poids du coton.
- Pour 50 kilos de coton ;
- Noir immédiat NNR conc. ou NNG conc.
- Sulfure de sodium crist..,., Carbonate de soude calc... Sulfate de soude calc. ou sel
- marin.................
- Ajouter
- Premier bain au vieux bain
- 4,5-6 kil. 2,5-3,5kil.
- 4,5-6 » 2,5-3,5 »
- 5 » 1 »
- 35 » 3 »
- On teint pendant 1 heure environ, à une température voisine du bouillon, on rince et on sèche.
- Pour plus amples détails, nous nous rapportons à ce qui est dit dans notre brochure no 2490,
- Coton en bourre
- On teint avec à peu près les mêmes quantités que pour le coton en flottes, dans un volume d’eau d’envi-ron 20 fois le poids du coton.
- De plus emples détails sont donnés dans notre brochure no 2494.
- Coton en pièces
- On teint de préférence sur un jigger muni de rouleaux presseurs.
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- LE MONITEUR’DE LA TEINTURE
- C S
- Ajouter
- Premier bain aux vieux bains
- Carbonate de soude calc... 5 gr. 0.5-1 7
- Noir Immédiat NNR conc.
- ouNNGconc, 18-25 » 5-6 a
- Sulfure de sodium crist,, 25-40 » 6 -8 »
- Huile pour rouge turc...... 3 » 0,5 »
- Sel marin ou sulfate de soude cale ....... . ... , 10-15 » 1-2 »
- Par litre de bain.
- On ajoute en plus, comme quantité de consommation effective ;
- Noir Immédiat NNR conc. ou NNG conc. 5-6 %
- Sulfure de sodium............................6-8 »
- On teint au bouillon pendant environ une heure, on exprime et on rince immédiatement après, à l’eau froide.
- Teinture dans des appareils mécaniques
- Noir Immédiat NNR conc. ou NNG conc.
- Sulfure de sodium.........
- Carbonate de soude calc....
- Par litre de bain : Sulfate de soude crist
- Du poids du coton.
- Ajouter Premier bain aux vieux bain
- 10 12 gr. 6-7 %
- 10-12 » 6-9 »
- 5 » 1-2 »
- 20-30 » 5 »
- On teint au bouillon pendant 1/2-1 heure, on élimine rapidement le bain par refoulement ou par aspiration
- et on rince.
- Traitement en sels métalliques
- Ce traitement n’est pas nécessaire pour augmenter la solidité des teintes ; un bon rinçage après teinture est suffisant. On ajoute environ 4-5 gr. d’acétate de soude par litre au dernier bain de rinçage.
- Noir solide Diamine F
- Brev. s. g. d. g.
- Le noir solide Diamine F est le plus solide à la lu-mière, des noirs directs. Il est supérieur sous ce rapport même aux marques connues de noir jais Diamine, Aussi ce colorant convient-il pour les différentes branches de la teinture du coton, non seulement pour des nuances noires, mais il est également très inté-rossant pour gris et nuances mode par suite de son bon unisson.
- Mode de teinture :
- On teint pendant une heure au bouillon avec addition
- de 1 % de carbonate de soude et 20-30 % de sel marin. ,
- Traitement aux sels métalliques ;
- Le traitement au bichromate de potasse et de sulfate de cuivre a pour effet d’augmenter considérablement la solidité au lavage et aussi la solidité à la lumière.
- LAQUES DE COULEURS D’ANILINE
- {Traduit de The oil and colorman’s Journal, par la Revue de Chimie Industrielle)
- Une des branches importantes de l’industrie moderne du fabricant de couleurs pour peintres et décorateurs c’est la fabrication des laques à base de couleurs d’aniline, qu’on rencontre sous les noms les plus divers, n’ayant aucun rapport avec leur origine ou leur composition.
- Ces laques ne sont point des produits purs, c'est-à-dire formés exclusivement de couleur et du précipitant, mais on leur ajoute des produits blancs, comme du sulfate de baryte, dans le double but de rendre d’une part le pigment moins cher et d’autre part de développer mieux la couleur.
- Lorsqu’on désire avoir un pouvoir colorant élevé et de la transparence, on peut se servir de laques pitres, mais qui sont d’un prix élevé.
- L’addition de sulfate de baryte, de lithopone ou de produits blancs analogues, rend le pigment résultant opaque.
- Nous allons décrire ci-dessous les laques les plus répandues et leur mode de préparation. On les prépare par précipitation comme les Jaunes de chrome, les verts de Brunswick et 18s bleus de Prusse et l'instal-lition nécessaire est la même : récipients pour dissolution et précipitation, appareils pour filtrations et séchage. Pour l’évaluation des proportions indiquées ci-dessous, noter que : I gallon — 4 litres 54 ; 1 livre — 454 gr.; 1° Fahrenheit — 0°,56 centigr.
- Laque écarlate. — Dans un bac de 200 gallons de capacité, on introduit 100 livres de sulfate de baryte et 80 gallons d’eau, on brasse bien et ajoute ensuite 10 livres d’écarlate Excelsior JN pour laques (1), préalablement dissous dans 20 gallons d’eau. Gn chauffe à 170 ou 180° F. puis ajoute 20 livres de chlorure de
- (1) Marque fabriquée par Cassella et Cie, ainsi que la plupart des couleurs ei-dessus mentionnées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- baryum dissous dans 20 gallons d’eau. La laque précipitée est filtrée, lavée séchée comme d’habitude.
- L'écarlate Excelsior 2JN pour les laques donne des nuances plus jaunâtres.
- Une laque plus rouge que les précédentes est obtenue en remplaçant l’écarlate Excelsior pour laques par 10 livres d'écarlate FRR.
- Les couleurs connues sous les noms d’écarlate pour laque CG et d’écarlate pour laque 3R, donnent également de bonnes laques, la dernière plus bleuâtre que la première.
- Les crocéines brillantes R, B, M et 9B donnent de fort belles laques, la R donnent un type écarlate, et 9B cramoisi.
- Les meilleurs résultats sont obtenus par l’emploi de 10 livres de crocéine brillante, 100 livres de sulfate de baryte et 20 livres de chlorure de baryum
- Certains fabricants préfèrent délayer 100 livres de sulfate de baryte dans 100 gallons d'eau, ajouter 16 livres de carbonate de sodium cristallisé dissous dans 10 gallons d’eau, 20 livres de chlorure de baryum dans 10 gallons d’eau et 13 livres de sulfate d’alumine dans 10 gallons d’eau.
- Ce mode opératoire donne des laques plus vives, que celles obtenues par le chlorure de baryum seul, mais la précipitation est moins complète et l’intensité de coloration de ces laques est moindre.
- Laques rouge foncées et pourpres. — On les obtient en se servant d’Amaranthe B et de Bordeaux BL, qui sont précipités par le chlorure de baryum.
- Un rouge très fin est obtenu au moyen de la para-nitraniline par un procédé particulier, qui exige des soins tout particuliers. Il faut prêter une attention égale à la qualité et à la proportion des produits employés (un excès d’acide ou de soude caustique influant considérablement sur la vivacité de la laque) et surtout à la façon de procéder.
- Les produits suivants sont nécessaires ;
- Paranitraniline, qui doit être pure et d’un jaune vif; la marque C convenant très bien.
- Bétanaphtol, qui doit également être pur et de bonne qualité, exempt d’alphanaphtol, dont la présence ternit la couleur.
- Acide chlorhydrique, soude caustique et nitrite de sodium également de bonne qualité, la finesse des nuances obtenues dépendant de leur pureté.
- Le procédé à suivre est le suivant :
- Mélange A. — Mélanger 12 livres de paranitraniline
- avec 5 gallons d’eau bouillante et 3 gallons d’acide chlorhydrique à 32° Twaddle (densité = 1,160). Mélanger bien jusqu’à dissolution, puis ajouter 30 gallons d’eau froide, remélanger et laisser reposer une nuit pour que le liquide soit bien froid. Ce point est très important. Ensuite, en mélangeant bien,introduire une solution de 6 livres 1[2 de nitrite de sodium dans 20 gallons d’eau.
- Mélange B. — Bouillir 12 litres de bétanaphtol avec 12 livres 1|? de soude caustique à 70° Twaddle (den-sité = 1,350) et 10 gallons d’eau.
- Laisser refroidir, ajouter 150 gallons d’eau et 200 livres de sulfate de baryte, bien mélanger.
- Faire couler le mélange A dans le mélange B ; la couleur se développe très rapidement; filtrer, laver et sécher à une température pas trop élevée.
- Laques roses. — On obtient des laques bleu-rosées en délayant 100 livres de sulfate de baryte dans 100 gallons d’eau ; ajoutant 5 livres d’irisamine G, puis 56 livres d’émétique et 7 livres 12 de tannin, chacun de ces produits préalablement dissous dans 5 gallons d’eau.
- Laques d’éosine. — Des laqnes très fines sont obtenues avec les éosines I, GGF et 3G, la dernière fournissant les nuances les plus jaunâtres.
- Le mode opératoire est le suivant : délayer 100 livres de sulfate de baryte dans 100 gallons d’eau, puis ajouter 3 livres de couleur dissoute dans 3 gallons d’eau chaude et 6 livres d’acétate de plomb en solution dans 6 gallons d’eau. Ces laques sont brillantes, mais sans résistance, à la lumière.
- Laque pourpre. — Une laque pourpre très brillante s’obtient avec 100 livres de sulfate de baryte, 3 livres de rose Bengale extra N et 6 livres d’acétate de plomb.
- Laques orangées. — Ces laques peuvent être faites avec l'orangé extra, l’orangé ENL et l’orange de crocéine X. Les premières donnent un orangé pur, la dernière une nuance orange rougeâtre, la troisième un ton intermédiaire.
- Toutes les trois sont très bien précipitées par le chlorure de baryum, les proportions les plus recom-mandées étant 100 p. de sulfate de baryte, 10 p. de couleur et 15 p. de chlorure de baryum.
- L’orangé R et la chrysoïdine donnent aussi des laques orangées mais moins brillantes que les précé-dentes, la première donnant des produits plus vifs que la seconde. Ces deux couleurs sont employées de la manière suivante : Délayer 100 livres de sulfate de
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- baryte dans une quantité d’eau suffisante et ajouter comme d’habitude 5 livres d’orangé R ou de chrysoïdine, 7 livres d’émétique et 10 livres de tannin.
- Certains fabricants se servent d’acétate de sodium en place d’émétique, mais les laques obtenus ne sont ni vives, ni aussi solides à la lumire que celles à base d’émétique.
- Laques brunes. — On prépare une laque brune très fine avec 100 livres de sulfate de baryte, 5 livres de brun B, 7 livres d’émétique et 10 livres de tannin.
- Les laques brun de noisettes sont obtenues avec les bruns Bismarck EE et GG employés de la même manière que le brun B.
- Laques bleues. — Ces laques peuvent être préparées avec divers colorants. Toute la série des bleus alcalins 6B, 4B, B, R, 3R, etc., peut être utilisée, par précipitation au moyen du chlorure de baryum, donnant des tons du bleu pur (6B) au bleu rougeâtre (3R).
- On recommande les proportions suivantes : 100 livres de sulfate de baryte, 5 livres de couleur et 10 livres de chlorure de baryum.
- Les bleus de méthylène nouveaux N et GG donnent de belles laques.
- On les précipite avec le tannin et le mode opératoire indiqué plus haut pour la chrysoïdine est convenable.
- Le bleu CB pour laques donne une laque bleu-foncée, qu’on obtient en opérant sur 100 livres de sulfate de baryte, 10 livres de bleu CB pour laques et 20 livres de chlorure de baryum.
- Laques violettes. — Les laques violettes paticulière-ment vives sont obtenues avec les Formyl-Violets S4B et 56B, en opérant comme avec les bleus alcalins.
- Le violet cristall. donne des tons rougeâtres, en opérant comme avec la chrysoïdine.
- Laques jaunes. — Une belle laque d’un jaune verdâ-tre est obtenue avec la thioflavine T, l’acide tartrique et l’émétique, avec les proportions suivantes : 100 liv. de sulfate de baryte, 5 livres de Thioflavine T, 7 livres d’émétique et 10 livres d’acide tannique.
- Le jaune O donne une laque jaune vive, légèrement orangée, en opérant d’après les proportions : 100 liv. 60 sulfate de baryte, 7 livres de colorant et 14 livres de chlorure de baryum.
- Le jaune indien G donne dans ces conditions une laque beaucoup plus foncée, tandis que le jaune dia-mine solide A, une nuance jaune orangée.
- Laques vertes. — On obtient ces colorants avec divers produits.
- Le vert BW pour laques est précipité avec le chlorure de baryum et donne une laque fine ; les bonnes proportions sont : 100 livres de sulfate de baryum, 10 livres de vert pour laques BW et 20 livres de chlorure de baryum.
- Le vert brillant est très employé, donnant des nuances foncées, légèrement bleutées. On emploie les proportions suivantes : 100 livres de sulfate de baryte, 3 livres de vert brillant, 4 livres 1/2 d’émétique et 6 livres de tannin.
- En se servant d’un mélange de 2 livres de vert brillant, 1 livre 1/2 de thioflavine T, 100 livres de sulfate de baryte, 6 livres d’émétique et 7 livres de tannin, on obtient une laque fine à nuance plus jaunâtre.
- Les laques suivantes, solides à l’eau et à l’alcool sont convenables pour la fabrication des encres d’imprimerie, des encres lithographiques et des papiers peints.
- Laque jaune. — On mélange 52 parties d’alumine gélatineuse avec 200 parties d’eau et y ajoute 50 parties de jaune naphtol S, dissous dans 5.000 parties d’eau.
- Ce mélange est additionné de 480 parties d’hydrate de plomb délayé dans 2,500 parties d’eau. On mélange pendant 1/2 heure, filtre, lave et sèche comme d’habitude.
- L’hydrate d’alumine peut être préparé par précipitation d’une solution de sulfate d’alumine par de l'am-moniaque ou du carbonate d’ammoniaque, filtration, lavage ou égouttage du précipité obtenu.
- L’hydrate de plomb est préparé par précipitation d’une solution de nitrate de plomb, filtration et bon lavage du précipité avec de l’eau.
- Laque écarlate. — On mélange 148 parties de chaux éteinte avec 750 parties d’eau et introduit 50 parties de ponceau 3RL dissous dans 2.000 parties d’eau. On ajoute alors 52 parties d’hydrate d’alumine délayé dans 200 parties d’eau. Le mélange est chauffé à 1800 Fahrenheit (82o centigrades environ), en le brassant continuellement. On termine la préparation de la laque comme d’habitude.
- Laque bleue. — Mélanger 52 parties d’hydrate d’alumine avec 200 parties d’eau et ajouter 40 parties de bleu méthyle pour coton MLB dissous dans 2.000 parties d’eau- On introduit ensuite 480 parties d’hydrate de plomb délayé dans 2.500 parties d’eau et après brassage bendant 1 heure, la laque est filtrée, lavée et séchée. On peut appliquer de la même manière les
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- 166 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cspstesrerampppryyerirae zcor-xeoasesw tan — -es- -- z. -=ww- ...... • _ : .________________________
- couleurs suivantes : le bleu breveté (patent blue), le vert acide, le bleu pur, le bleu coton, l’erioglaucine, etc., etc.
- Laque écarlate brillante. — On délaie 52 parties d’hydrate d’alumine dans 200 parties d’eau et ajoute 80 parties d’éosine extra 2B, dissoute dans 3.200 parties d’eau ; puis on introduit 480 parties d’hydrate de plomb, délayé dans 4.400 parties d’eau. Le mélange est bien brassé pendant 1 heure et terminé comme d’habitude. Toutes les couleurs d'éosine peuvent être traitées de la même manière.
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d'invention récemment délivrés.
- N- 1470. — Procédé de préparation de matières colorantes azoïques en portant de l’acide 1-8-amido-naphtalinesulfonique, par la Compagnie Parisienne de couleurs d’aniline.
- N’ 1503. — Procédé pour la préparation de laques nouvelles, par la Société anonyme des produits Fred. Boyer et Cie.
- N- 1504. — Perfectionnement dans la fabrication de l’outre-mer, par M. Cross (C.-F.).
- N- 1505. — Nouvelles matières colorantes azoïques allant du jaune franc au brun foncé, par la Société anonyme des matières colorantes et de produits chimiques.
- N: 1608. — Procédé pour la production de matières colorantes soufrées noires, par la Raison commerciale Kalle et Cie.
- N- 1637.— Production de colorants sulfurés (sou-frés) brun,.par la Société pour l’Industrie chimique à Bâle.
- N* 1638. — Production de nouveaux dérivés ami-nothioalphylés et de nouveaux colorants azoïques sulfurés qui en dérivent, par la Société pour l'Industrie chimique à Bâle.
- N- 1665. — Production de nouvelles matières colorantes substantives titrazoiques, par la Société pour l’Industrie chimique à Bâle<
- .N- 2078. — Méthode et appareil propres au traitement des fibres filées, au moyen de liquides, pour la teinture, le blanchiment et autres opérations similaires, par M. Reid ( W.).
- N' 2079. — Machine à imprimer et à gaufrer, par
- la Société Marinier, Navoit et Jeanson.
- N* 2080. — Chargeuse à fourches multiples montées sur chaînes sans fin, s’adaptant sur bac de laveuse de lames et destinées à emmener hors du bac les matières lavées, par M. Lesenne {E.-E.}.
- N- 2081. — Appareil élargisseur pour machines d’apprêts, par la Société Blin et Blin.
- REVUE DE L'ETRANGER
- ANGLETERRE
- De « Dyer and Calico Printer »
- Nettoyage de fourrures
- Le nettoyage à sec de fourrures présente de nombreuses difficultés, car ces articles sont quelquefois de grande valeur et ne peuvent pas être traités comme les tissus ordinaires.
- Le premier point à considérer, c’est la couleur. Il faut déterminer la substance colorante dont on s’était servi pour décider si la fourrure peut être nettoyée avec du savon et de l’eau, ou .si elle doit être traitée avec de la benzine. La peau aussi doit être examinée afin de s’assurer si elle peut supporter le mouillage.
- La plupart des fourrures mises entre les mains du teinturier sont blanches ou claires ou des peaux colorées au naturel, employées comme descentes de lit, couvertures et comprennent celles d’angora, d’ours, de chèvre, de renne, de chevreuil, de loup, etc.
- Lorsqu’il s’agit des fourrures colorées, il faut toujours se servir de benzine de crainte que le lavage n’altère la couleur, car ces articles sont généralement teints dans un bain froid ou tiède et par conséquent la couleur est faiblement fixée sur les poils.
- Les peaux avec têtes artificielles ne peuvent natu-rellement être nettoyées qu’avec de la benzine et il en est de même des meilleures qualités de peaux d'angora et d’ours à moins que ces dernières ne soient trop sales:
- Le teinturier doit se garder de toucher à un boa en plumes, ce dernier n’étant autre chose que des plume fixées sur un tissu quelconque avec de la colle ; °r' celle -ci se dissout dans l’eau ou la benzine.
- Les objets destinés au nettoyage avec de la benzine sont préalablement battus pour en faire sortir la pous sière. Ensuite on les brosse avec de la benzine et avec
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- beaucoup de savon de benzine, après quoi on les rince encore plusieurs fois dans la benzine.
- L’apparence des fourrures sera plus belle si la ben- | zine n’est pas exprimée entièrement par l’action de la | orce centrifuge et si le séchage final des poils est opéré | par le frottement avec du talc en poudre, pendant que la peau est étendue doucement sur une table.
- Il faut frotter vigoureusement et dans tous les sens . afin de rendre les poils éclatants et de les séparer | complètement les uns des autres.
- Le nettoyage avec de la benzine offre encore cet J avantage que les mites ne s’en approcheront pas pen- I dant des semaines. |
- Les fourrures qui peuvent supporter le lavage sont i aussi battues avant le traitement pour en éloigner la ’ poussière, après quoi on les laisse tremper pendant | plusieurs heures dans un bain d’eau tiède dont la tem- | pérature ne dépasserait pas 300 C (86 F). On les lave • ensuite dans un bain de savon neutre et on rince à | fond.
- Lorsqu’il s’agit des fourrures blanches qui le plus Souvent sont blanchies, il leur arrive de jaunir pendant le lavage. Pour y remédier on les ensoufre de nouveau à l’aide d’un bain faible de permanganate de potasse qui donnera aux poils une couleur de brun clair ; puis on les fait passer par un bain faible d’acide sulfureux ' ou de bisulfite de soude. Mais ce qui est plus avantageux c’est de se servir d’eau oxygénée.
- Le bain de blanchiment est fait alors avec de l’eau oxygénée commerciale mélangée avec 2 parties d’eau ordinaire auquel on ajoute du silicate de soude ou de l’ammoniaque pour rendre le bain légèrement alcalin; la température ne doit pas dépasser 30° C, et il est Préférable de laisser les fourrures plus longtemps dans le bain que d’élever la température.
- Pour mieux protéger le cuir de la fourrure on ne mouille que les poils avec de l’eau oxygénée ou avec une solution neure de peroxyde de soude, après quoi | la peau est étendue horizontalement le côté de poils | en dessous, dans une chambre close dans laquelle on verse un peu d’ammoniaque.
- On répète le traitement après 10 ou 12 heures,même deux fois s’il le faut, jusqu’à ce que le blanchiment soit complet.
- L’apparence de la fourrure gagne encore en beauté 8i, après le blanchiment avec de l’eau oxygénée, on la soumet à la fumigation avec du soufre. Nous dirons
- même que pour les fourrures de qualité supérieure là fumigation seule peut suffire.
- Il ne faut pas sécher les fourrures à des tempéra-tures élevées et, en général, il est préférable de les laisser sécher sans chaleur artificielle.
- Si la fourrure est lavée avec de l’eau et du savon, le cuir durcira en dépit de tous les soins que l’on apportera au lavage. Mais on peut rendre le côté de la chair plus tendre en le frottant après le séchage avec une solu-tion d’alun et en le tirant ensuite plusieurs fois sur le bord de la table.
- Si une fourrure colorée est tellement sale que le lavage est indispensable, elle doit être teinte de nouveau après lavage.
- Pour être sûr d’obtenir la couleur originelle on coupe avant le lavage quelques poils de l’endroit qui a lé mieux conservé sa couleur et teindre ensuite de manière à obtenir une nuance identique.
- En général, la couleur est presque invariablement claire et l’on peut la teindre avec un colorant basique dans un bain tiède ou dans l’acide acétique dilué.
- Pour nuance de fantaisie, il faut avoir recours à des matières colorantes substantives. Après la teinture on sèche et ramollit le cuir d’après les indications précitées.
- ALLEMAGNE
- De Deutsche Farber Zeitung Nettoyage chimique
- Nous allons donner une série de recettes pour le nettoyage chimique, recettes aussi peu compliquées qu’utiles, et qui ont encore l’avantage d’avoir été approuvées par les spécialistes.
- Les substances à employer sont les suivantes : savon aseptine, benzine, esprit ammoniacal, acide acétique, esprit de vin, acide chlorydrique, glycérine, fécule, sel, farine de froment et chlorure de chaux.
- No 1. - Lavage de blondes crêpes et tulles
- Plier les objets à laver avec soin et tremper dans l’eau froide pure, retirer, laver l’un après l’autre dans deux bains de savon chaud, rincer dans l’eau froide, faire passer par l’apprêt, placer dans une toile sèche et exprimer au fond, retirer et secouer vigoureusement.
- On repasse les blondes, mais on étend seulement les voiles et autres objets sur un sofa ou ailleurs.
- Les mêmes objets peuvent être lavés dans une décoction de farine de froment après quoi on les rince
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- dans l’eau froide. Lorsqu’il s’agit des objets noirs, on peut procéder de la même façon, et notamment :
- Laver les objets avec du savon de teinture noir, rincer dans l’eau acidulée et finalement faire passer dans le lait froid, seulement il faut exprimer ces objets dans le drap noir ainsi que repasser ou étendre pour sécher sur étoffe noire.
- N* 2. — Lavage des plumes
- Tremper d’abord dans l’eau froide, laver ensuite dans deux eaux de savon et rincer dans l’eau froide.
- Si les plumes ont encore l’apparence grise on les fait passer par une solution d’acide chlorydrique en ayant soin qu’elles n’y restent qu’une minute ou jusqu’à ce qu’on les voit blanchir ; rincer ensuite dans l’eau froide en y ajoutant du bleu et autant de fécule qu’il s’en forme un mélange fluide ; retirer les plumes et exprimer dans une toile propre et après avoir secoué la fécule, battre celles-ci entre les mains pour sécher.
- Si on veut teindre les plumes il faut les laver d’abord et teindre avec du savon de couleur.
- Pour obtenir des couleurs claires il faut les blanchir d’abord, rincer plusieurs fois et teindre ensuite.
- N' 3. — Lavage de broderies de COULEUR et d’étoffes
- DE COULEURS MELANGEES
- Le traitement de ces objets doit être très soigneux. Mettre d’abord les étoffes dans l’eau froide, détacher avec deux, trois eaux de savon chaude et laver avec addition de sel.
- Rincer successivement dans l’eau froide pure, dans l’eau salée, dans l’eau acidulée et finalement dans l’eau salée avec addition d’apprêt.
- Placer les objets entre les toiles de manière à ne pss les superposer, afin que les couleurs ne se touchent pas. Si les couleurs ont taché, jetter l’objet dans l’eau froide saupoudrer fortement avec du sel et recommencer le traitement.
- Repasser finalement les objets sur l’envers, lorsque ceux-ci sont à moitié secs, et ne jamais suspendre pour sécher, mais les étendre sur un objet convenable.
- N* 4. — Nettoyage d’étoffes pour ameublement
- DE PLANCHES, TAPIS, ETC.
- Frotter d’abord les tapis avec un tissu tendre en laine, trempé dans l’eau de savon forte jusqu’à ce que les couleurs réapparaissent dans toute leur clarté, laver ensuite avec de l’eau froide et frotter encore avec un tissu en laine.
- Au lieu de suspendre les tapis pour sécher, il faut
- les coucher, car autrement les couleurs peuvent se tacher en coulant les unes sur les autres.
- (A suivre).
- INFORMATIONS
- Si l’on en croit le dernier rapport de M. A. Lefeuvre-Méaulle, consul de France à Dublin, un très vaste débouché pourrait s’offrir à notre commerce et à notre industrie en Irlande.
- Ce pays, en effet, si voisin du nôtre, conserve pour la France, depuis plusieurs siècles une grande sympathie et il est regrettable que nos exportateurs négligent ce débouché et laissent aussi facilement le champ libre aux Américains et aux Allemands.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu'à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse .
- (42) . Accidents du travail. — Hernie. — Infirmité préexistante. — Développement. — Défaut de relation directe entre la hernie et le travail accompli.— Rejet de la demande
- L’ouvrier atteint d'une hernie qui demande l’application de la loi de 1898, doit prouver qu’au cours du travail il a fait un effort extraordinaire et qu’il a éprouvé des souffrances très vives et à peine tolérables.
- Sa demande ne peut être accueillie s’il ne rapporte pas cette preuve et s’il résults des éléments du dossier qu’il était atteint antérieurement d’une hernie de force dont le développement ne saurait être considérée comme ayant été occasionné parle travail accompli.
- Ainsi jugé par le tribunal de Pontoise le 3 novembre 1903.
- (43) . Liberté du commerce. — Loi du 2 mars 1791.— Conventions. — Clauses restrictives. — Absence de limitation quant au temps et quant aux lieux. — Nullité.
- La clause par laquelle un voyageur et représentant de commerce s’oblige, dans le cas où il quitterait 1® maison, à laquelle il est attaché, à ne jamais plus
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- s’intéresser comme fabricant, négociant, représentant, voyageur ou agent, à aucun autre établissement fabriquant ou vendant les articles fabriqués ou vendus par ladite maison, ne peut être déclarée licite et valable.
- En effet, bien qu’elle ne s’applique qu’à un commerce et ne prohibe l’exercice, sous une forme quelconque, d’un commerce similaire, cette interdiction, qui n’est limitée, ni quant au temps, ni quant au lieu, n’en est pas moins générale et absolue.
- Ainsi jugé parlaCour d’appel de Paris le27 juin 1903.
- (44). Accidents du travail. — Responsabilité du chef de l’entreprise.— Heure et lieu du travail (ou dépendances).
- — Corrélation de l'accident avec le travail. — Lien occasionnel, — Ouvriers. — Echange de plaisanteries.
- — Poursuite de l’un par l’autre. — Chute.
- Lorsqu’un accident est survenu à l’heure et au lieu du travail, il n’est pas nécessaire, pour qu’il soit à la charge du chef de l’entreprise, qu’il soit en corrélation étroite avec la tâche assignée à l’ouvrier qui en a été victime ; il suffit que le travail en ait été l’occasion.
- Tel est notamment, le cas d’une chute mortelle qu’a faite un ouvrier en courant après un de ses camarades, qui, passant près de lui pour sortir de l’usine, pendant qu’il était à son poste de travail lui avait enlevé son béret.
- En pareille hypothèse, c’est bien, en effet, le travail qui a mis les deux ouvriers en contact et donné à l’un d’eux l’occasion de la plaisanterie dont les conséquen • ces ont entraîné l’accident.
- La loi du 9 avril 1898 doit donc recevoir ici son application, alors, du moins, que le juge ne relève pas que ledit accidentée soit produit hors du lieu du travail ou de ses dépendances.
- Ainsi jugé par la Cour de cassation le 8 juillet 1903.
- Modèles déposés
- À côté des règles du droit commun qui régissent les propriétés, se place une réglementation spéciale visant des cas particuliers où le droit de propriété est une création fictive de la part du législateur.
- En effet, la propriété industrielle est un droit, non sur le produit fabriqué, mais sur le procédé employé pour obtenir le produit ou en constater la provenance.
- L’industriel qui construit une machine présentant un caractère de nouveauté ou d’originalité, qui apporte un perfectionnement à une ancienne, peut exercer un droit de propriété sur le procédé qu’il a imaginé ; le fabricant est autorisé à se réserver l’usage exclusif de la marque qui sert à distinguer les produits qu’il a fabriqués et le commerçant jouit du même privilège pour les objets de son commerce.
- La propriété industrielle comprend donc la propriété de marques de fabrique ou de commerce et la propriété de l’invention. Des lois spéciales régissent cette ma” tière. Quant aux dessins ou modèles de fabrique, il n’y a pas de loi générale qui en assure la propriété aux fabricants. Cependant une loi du 18 mars 1806, spéciale aux fabricants de soierie de Lyon, a été étendue par la jurisprudence à tous les dessins de fabrique. Il suffit.
- pour être admis à revendiquer la propriété d’un dessin d’en effectuer le dépôt au greffe du Conseil des Prud’hommes, ou, dans les villes où ce conseil n’est pas institué, au greffe du Tribunal de commerce, où à défaut, au greffe du Tribunal civil.
- Mais le dépôt des modèles de fabrique n’attribue la propriété que dans certains cas tout à fait spéciaux.
- Le modèle de fabrique doit être une combinaison de lignes et de couleurs revêtant une forme géométrique, saillante dans l’espace, mais destinée à produire un effet d’ornementation.
- La jurisprudence reconnaît le caractère de modèle de fabrique au dessin de fabrique en relief. Elle refuse d’une façon générale ce caractère à un article de mode comme par exemple une épingle de coiffure et elle le reconnaît à un objet de bijouterie.
- Mais lorsque la disposition donnée à l’objet est telle qu’elle produit non plus un simple effet d’ornementation, mais un résultat industriel particulier, il y a alors non plus création d’un modèle de fabrique, mais une invention industrielle qui ne peut être protégée que par la loi de 1844.
- Le Tribunal de la Seine, dans un jugement du 22 d-cembre 1897, a consacré de nouveau ce principe. Il a décidé, en effet, que le dépôt fait au Conseil des Prud’hommes en vertu de la loi de 1806, ne peut protéger que la propriété de dessins de fabrique ou de modèles combinés pour produire soit par le relief, soit par la forme, soit de toute autre manière, un objet se rattachant plus ou moins directement à l’art ou s’adressant au goût et à la fantaisie du public.
- Mais du moment où il agit d’une invention prétendant à un résultat industriel nouveau, c’est à la loi des brevets que l’inventeur doit demander protection.
- Camille Contal,
- Avocat à la Cour de Paris.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Depuis très longtemps existe sur une de mes propriétés un chemin qui a été établi entièrement aux frais de ma famille et pour un usage particulier. Peu à peu, et par simple tolérance, les habitants de la commune, trouvant ce chemin plus commode que la route, ont pris l’habitude d’y passer. Aujourd’hui, la commune émet la prétention de s’en faire déclarer propriétaire par suite de prescription. Cette prétention peut-elle être accueillie et quelles sont en cette matière les règles suivies par les tribunaux ?
- R. — Une commune peut, en effet, acquérir par prescription trentenaire la propriété d’un chemin établi sur un domaine particulier, mais en pareil cas, la prescription ne peut résulter que d’une possession certaine caractérisée par l’affectation de ce chemin à l’usage des habitants à titre de voie publique et pour le service des besoins généraux.
- Ce caractère public d’un chemin résulte notamment de sa destination et aussi de l’accomplissement d’une suite d’actes de voirie et de surveillance exercés par 1 les autorités municipales. Mais le fait de passage pra-
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- tiqué plus ou moins fréquemment par les habitants, ne peut, à lui seul, suffire à constituer la possession susceptible de conduire à la prescription.
- Ainsi la Cour de Cassation, par un arrêt du 1er avril dernier, a décidé, dans un cas analogue, que les actes de propriété sur un chemin par certains habitants, à titre individuel, ne peuvent conduire à la prescription s’ils n’ont été pratiqués que par l’effet d’une simple tolérance du propriétaire.
- CORRESPONDANCE
- M. C. R , à Nantes. — Les travaux exécutés par les associations syndicales ont le caractère de travaux publics. En conséquence, les entrepreneurs de ces travaux sont passibles de la patente afférente aux entrepreneurs de travaux publics.
- M. D , à Orléans. —Le privilège du constructeur est soumis à certaines conditions énumérées à l’art. 2103 C. civ. Le privilège étant de droit étroit, les conditions imposées pour leur obtention doivent être rigoureusement et intégralement accomplies pour que le privilège et pour que la plus value résultant des travaux soient acquis au constructeur. Il faut notamment, pour donner naissance au privilège, l’inscription du premier procès-Verbal à sa date.
- M. G., à Lyon. — Pour garantir la sécurité des travailleurs dans les établissements énumérés dans son article premier, la loi du 12 juin 1893 a prescrit pour tous les engins mécaniques offrant une cause de danger des appareils efficaces de protection, et rend responsables des contraventions relevées, les chefs d'in-dustrie, directeurs, gérants ou préposés, c’est-àdire tous ceux ayant à la fois la direction et la surveillance immédiate de ces établissements.
- B. T. — La Compagnie ne peut être tenue du préjudice indirect,c’est-à-dire occasionné par le retard dans la production de la machine.
- M. R , à Montpellier. —- La femme mariée qui fait un commerce distinct de celui de son mari, doit être réputée commerçante et avoir obtenu l’autorisation tacite de son mari pour faire le commerce. Elle est donc tenue, solidairement avec son mari, des obligations contractées à raison de son commerce spécial.
- H. F., àFumay. — Vous ne pouvez garder, sans ris-quer de contraventions, des apprentis de moins de 12 ans, munis du certificat d’études. Il n'existe aucun moyen d’éluder la loi sur ce point.
- M. L. E., à St-Lary. — 1: C’est une question d’interprétation de texte : on peut discuter mais peut-être sans succès; —2’ Le Conseil de préfecture, seul, peut sur votre requête fixer au jour de la prise en possession la date de la réception des travaux;— 3' Si vous n’avez pas fait de réserves, vous ne pouvez prétendre à une indemnité pour retard dans la livraison du bâtiment.
- M. R. M. à Amiens. — Pour qu’un créancier puisse poursuivre la déclaration de faillite de son débiteur, il faut que sa créance soit commerciale ou que, si, elle puise sa source dans un engagement civil, il soit justifié que le débiteur laisse également en souffrance son passif commercial.
- M. C., à Peyret. — Le Conseiller municipal peut traiter avec la commune pour une fourniture ou un travail déterminé, seulement il doit s’abstenir de prendre part aux délibérations relatives aux affaires dans lesquelles il a un intérêt. Il n’y a d’exclusion que pour les entrepreneurs de services communaux.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin,, les affaires d’intérêt particulier et, moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations éctites, documentées, avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont, à leur disposition, les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec une conscience des plus scrupuleuses, jointe à une grande expérience des affaires.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d'inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de Sociétés
- Paris. — Société en commandite A. Ponchy et Cie, 17, rue Guyot, 1, rue Léon-Cogniet. — Durée 3 ans. — Cap. 4,000 fr. — Acte du 20 avril.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. Peeverà (Dlle) Nagin, 75, rue Monsieur-le-Prince. — Entrée en jouissance le 17 mai.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Vieille à Mme veuve Lemaréchal, 17, passage Ponceau. — Entrée en jouissance le 16 mai.
- Paris. — Teinturerie, par M. Bauzail à M. Tonati. 88, boulev. St-Marcel. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par AL Lavergne à M. Tissier, 307, rue St-Jacques. — Entrée en jouissance de suite.
- Neuilly-sur-Seine. — Teinturerie, par M. Lequilec à M. Grohin, 7, rue Montrosier. •— Entrée en jouissance le 1er juin.
- Maisons qui se créent
- Lyon. — Baleynaud, teinturerie, 130, rue Paul-Bert.
- Paris. — Bégis, teinturerie, 97, avenue Malakoff.
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- BIBLIOGRAPHIE
- En vente au bureau du journal :
- Traité de la fabrication des matières de blanchi-ment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche), Traduit de l’allemand, par le docteur L. Gautier.
- Un volume in-8 contenant 240 figures dans le texte Prix, relié 15 fr. 60.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teintui ier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc , comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée ; de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts. _____ . :
- La réglementation du travail dans l’industriè, par Louis Bouquet, conseiller d’Etat, directeur au Ministère du Commerce et de l’Industrie.5* édition, entièrement refondue et mise à jour, par Paul Razous, licencié ès sciences mathématiques, et ès sciences physiques, membre agrégé de l’Institut des actuaires, ancien inspecteur du travail dans l’industrie.
- Un volume in-8 de 406 pages. — Prix : broché, 6 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commentaire, jurisprudence, législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr. in-8 de 986 pages. — Prix : broché, 15 fr. 60.
- Recettes pour tous. — Procédés utiles dans les arts, les métiers, l’industrie, caractères, essai et conservation des substances naturelles et artificielles d’usage commun : couleurs, vernis, mastics, colle, encres, caoutchouc, matières textiles, papier, bois, feux d’artifice, verre, métaux, bronzage, nickelage, argenture, dorure, galvanoplastie, gravure, trempe, alliages, matières imperméables, incombustibles, artificielles, déchets, huiles, savons, parfumerie, teinture, dégraissage, blanchiment, agriculture, électricité, par G Ghersi.
- Un vol. in-8 couronne de 514 p., avec 26 grav. et planches hors texte, 4 francs.
- L’intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
- par M, Léon Sentupéry, est en vente aux bureaux de ia Société de Publications Industrielles, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Prix : 75 centimes par la poste.
- Envoi contre mandat ou timbres-poste,
- Rappelons que l'auteur examine ce sujet d’actualité avec une grande compétence, et qu’il démontre la possibilité d’alléger nos impôts, par une série de réformes prati-ques et par des économies dont le tota. s’élèverait à 354 millions.
- La brochure se termine par un vœu que- chacun peut signer.
- ==- —— ---------------------------------- -= J.-
- CHEMINS DE FER PARIS LYON-MÉDITERRANÉE
- Excursions à Fontainebleau et à Moret
- Des trains de plaisir auront lieu les dimanches 5, 12, 19, et 26 juin, 3, 10, 17, 24 et 31 juillet 1904, entre Paris, Fontainebleau et Moret.
- Prix des places, aller et retour : Fontainebleau 2e classe, 4 fr. 50, /3e classe, 3 fr. Moret 2e classe, 5 fr. 50, 3e classe, 3 fr. 50.
- Départ de Paris à 7 h. 31 matin. Arrivée à Fontainebleau 8 h. 45 matin, à Moret 9 h.
- Retour par tous les trains du dimanche dans les conditions prévues pour les voyageurs ordinaires.
- Nombre de places limité, franchise de 30 kg- de bagages par place.
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- Billets pris à l’avance
- Les gares de Paris, Lyon, Marseille, Saint-Etienne, Aix-les-Bains et Genève délivrent à l'avance, par série de 20, des billets de lre, 2e et 3e classes, pour les gares de la banlieue de ces villes et réciproquement.
- Ces billets peuvent être utilisés dans les deux sens (aller ou retour). Leurs prix présentent une réduction de 10 0/0 sur les prix des billets ordinaires Les billets délivrés pendant les 10 premiers mois de l’année sont valables jusqu’au 31 décembre inclus de l’année suivante. Les demandes doivent être adressées aux chefs des gares intéressées ou dans les succursales.
- CHEMINS DE FER • .
- DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- Billets directs simples de Paris à Royat et à Vichy
- La voie la plus courte et la plus rapide pour se rendre de Paris à Royat est la voie Nevers-Clermont-Ferrand.
- De Paris à Royat, 1re cl. 47 fr. 70 ; 2e cl. 32 fr. 20 ; 3e cl. 21 fr.
- De Paris à Vichy, lre cl. 40 fr. 90; 2e cl. 27 fr. 60: 3e cl. 18 fr.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES Pendant les quatre premiers mois des années 1902, 1903 et 1904
- 5 ey, i Quantités Marchandises françaises ou francisées exportées
- IMPORTATIONS livr es à tonson:mation EXPORTATIONS
- 1904 1903 1902 4904 1903 1902
- Bois de teinture en bûches : Mexique.... Q.m. 1 101 824 3.495 Bois de teinture en bûches Q.m. 207 593 420
- — — Brésil » . . • • — moulus » 64 88 65
- — — Haïti » 15.121 10.973 13.050 Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 50 89 107
- — — Guatemala.. » 2.168 2.143 1 917 Curcuma en racine » 92 267 290
- — — Autres pays. » 8.881 16.522 14 500 en poudre » 11 36 35
- Quercitron » 12 25 57
- Totaux .... » 27 271 30.462 32.962 Lichens tinctoriaux » 346 40 68
- Ecorces à tan, moulues ou non » 37.306 42.548 40.757
- Bois de teinture moulus » - . 3 Sumac, fustet et épine-vinette :
- Garance en racine, moulue ou en paille... » 315 1.011 994 Ecorces, feuilles et brindilles » 204 197 648
- Curcuma en racine » 341 923 96 Moulus » 214 349 26
- — en poudre » 11 9 3 Noix de galle et avelanèdes entières con- 373 400
- Quercitron.. » 3 785 2.778 3.694 cassées ou moulues » 255
- Lichens tinctoriaux » 1.130 978 1.622 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 7 1.038 477
- Ecorces à tan, moulues ou non. » 10.227 11.609 10.094 Safran » 140 119 200
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 383 226 528
- Ecorces, feuilles et brindilles » 18.669 19.029 24.732 Cochenille » 495 732 729
- Moulus » 12.112 12.843 10.683 Kermès animal » 8 990
- Noix de galle et avelanèdes entières, con- 19.356 Indigo » 880 1 349
- cassées ou moulues » 14.516 25.063 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 425 168
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 25 146 30 de bleu » 296
- Safran » 183 174 220 Cachou en masse » 268 247 348
- Autres teintures et tanins » 2.841 1.544 1.086 Rocou préparé. » 198 255 224
- Cochenille )) 752 1.073 1.371 Orsei le préparée, humide en pâte » 230 89 116
- Kermès animal » • . — sèche (cudbéard ou extrait). » 63 34 43
- Indigo » 1.621 2 560 4.055 Extraits de bois de teint, et d autres espèces: 211 773 125
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules Garancine.. »
- de bleu » 1 10 19.044 18.206
- Cachou en masse » 12.059 3.981 12.285 Autres : Allemagne » 20.421
- Rocou préparé » 629 544 177 — Belgique » 8.096 8 214 7.550
- Orseille préparée, humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait). » 1 3 — Angleterre » 6.883 7.591 4.054
- » 29 36 35 — Etats-Unis... >> 750 967 1.559
- Extraits debois deteint. et d’autres espèces : — Autres pays » 18.959 1 7 .428 15.898
- 52.406 —
- Garancine. » . 64 Totaux » 53.732 49.452
- Autres )) 581 791 837
- Teintures dérivées du goudron de houille: Teintures dérivées du goudron de houille :
- Acide picrique. » 16 10 • « Alizarine artificielle » • • • •
- Alizarine artificielle . » 376 480 429 Acide picrique » 1 4 18
- Autres » 3.669 3 497 3.638 Autres » 1.261 1.314 869
- Outremer. » 457 380 381 Outremer » 6.574 4.239 3 858
- Bleu de Prusse » 246 234 199 Bleu de Prusse » 316 126 111
- Carmins communs » 6 6 5 Carmins communs » 26 7 30 |
- — fins » • • 1 7 24 28
- Vernis à l'alcool » 38 68 80 Vernis à l’alcool. • • » 535 455 405
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées — à l’essence,à l’huile ou à l essence 4.198
- » 3.767 3.659 3.655 et à l’huile mélangées » 5.195 3.688
- Ocres broyées ou autrement préparées... » 1.840 1.519 1.145 Ocres broyées ou autrement préparées.... » 78.211 71.962 60.120
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- 195 203
- dres bleues ou vertes » 55 90 43 dres bleues ou vertes .. . ....... ... » 74
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 342 355 302 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 119 178 76
- Talc pulvérisé » 11.629} 6.116 13.705 Talc pulvérisé » 8.612 12.255 16.5.0
- Couleurs non dénommées » 7.776 10.499 11.081 Couleurs non dénommées.. » 1.853 1.910 1.652
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 173
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et lImpression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume incouronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherehes commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage iournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16.............5 fr. 50
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de 1 acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-eines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la guinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM
- CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- . C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment. .
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. GRISON. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports.
- Par M. FERDINAND JEAN Chimiste exper . — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteur» de France. — Essayeur dé commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8® de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ?
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- , - — Bcie de teinture.
- On cote :
- Campéche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité...
- — 2e qualité ...
- — 3e qualité..,,
- — Sisal, Yucatan., — Honduras...... 3
- — Tabasco........... — Haïti Cap.........
- - Fort-Liberté..... — ..................
- — .......................
- — _______________,., — P.-de-Paix ......
- — Miragoane..............
- — Saint-Domingo...
- -r — Martin, et Guadel. — Jamaïque.
- aune Cuba et St-Yago ..
- » .......................
- » Tuspan.................
- » ....................
- » Campéche...............
- » Carmen...
- » Tampico.. ....... ..
- » ......................
- » Haïti..................
- » Jamaïque .........
- » Barcal et P. Cab...
- » Rio-Hacha..............
- » Carth. et Savan...
- » Maracaïbo..............
- • Fustet. .... 100 k.
- • Tatajuba(Pern. )50 k
- • Bahia. ........
- a Corint o.... ., .,
- • Amapala.... 50 kil.
- Bouge Brésil Bahia. .....
- a Calliatour.. .100 k.
- » Lima........ 59 kil,
- » Ste-Marthe. .......
- a ...................
- a Sandal..... 100 k.
- a Sapan........50 k.
- e Quebracho.. 1009 k.
- « Pernamb...., 50 k
- 12 ,, à 14
- 11 .. 12
- O $ • O
- 6 25 4 50 4
- 4 50 4
- 4 50 4
- 5 .. 5
- 4 75 5
- 5 50 6
- 4 80 5
- 5 .. 5
- 4., 4
- 4 50 3
- 5 .. 5
- 5 .. 5
- 5 .. 5
- 5 .. 5
- 4 ,. 5
- 4 75 4
- 5 . . 5
- 4 50 4
- 4 50 4
- 4 50 5
- 5 .. 5
- 3 50
- 3 50
- 3 50 ,
- 14 ..
- 3 50 4
- 4 .. 4
- 4 80 5
- 4 75 5
- 8 9
- 14 .. 15
- 7 50 9
- 8 .. 10
- 4 ., 4
- 6 .. 7
- 7 .. 8
- 118 , 140
- 14.. 16
- 25
- 75
- 75
- 60
- 50
- 20
- 15
- 20
- 25
- 10
- 10
- 50
- 50
- 25
- 50
- 25
- 75
- 75
- 50
- 25
- 25
- 25
- * ?
- Ceeheu
- Brun luisant, an sac bO k.......... M.
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb ......... .. . .. N
- » pressé... 30 .. 35 ..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténérifezacatille...... 1 60 2 ..
- Ténérife grise............. 1 50 1 80
- Cureums
- Bengale.......50 kilos. 22 50 25 M
- Java, Mad,, Pond.. ... M.. ...
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 1 10 13 24
- Indigo*
- On cote actuellement :
- Beng, sur v. et bl. 12k.. 5 25 5 50
- fia violet et pourpre..... 4 50 4 75
- Beng. beau viol, etdito... 4 ..
- » bon violet........... 3 25
- ». moyen violet......... 2 75
- » bon violet rouge...... 2 75
- » bon moy. v. roug.... 2 25
- » fin rouge............ 3 ..
- » bon dito............. 2 50
- » bon à fin cuiv....... 225
- » -uiv ced. et bas...,.. 2 ..
- Java............................ M
- Kurpah.. o,,,.,......N.M. 1 50
- Madras ...............N.M. I ..
- Manille______________N.M. . .
- Caraque.............. N.M, 1 • •
- Guatemala flor............. 3 50
- » bon à fin sobre.. 2 ..
- » — cor.... ? .
- » cor. ord. à bas.. 1 .,
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M. 4 ..
- » bon à beau.. N.M, 2 50
- » ord. et moyen N.M. 1 ..
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud. .......... M
- Madagascar.............,M
- s e en e * s B 9
- 4 50
- 3 75
- 3 25
- 2 75
- 3 75
- 3 50
- 3 ..
- 2 75
- 2 50
- 3 .
- 3 '.
- 4 50
- 3 50
- 3 50
- 2
- 5 .,
- 4 ..
- 2
- Kurpah moyen et bon moy.
- assez coloré..-. M.. ....
- » moyen ord. et ord.
- mél. et terreux.. 2... 2.30
- Bengale beau et fin violet M.. ....
- » bon moyen à bon
- violet et violet rouge M.. M. .
- » moyen violet-rouge
- et rouge................... M.. M..
- Java fin et surfin violet
- et pourpré, ,,., M,. ....
- » bon et beau violet. M. ....
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation con-
- On cote les 50 kil,.
- Baltimore fin effilé...... 7 50 à 8 50
- > gros effilé................., 6 • • 7 • •
- traire 1er coût.
- Acide citrique.............. 270 . . ......
- Alun ........................ 15 .. 17 ..
- » (acq.)...'....... 17 .. 19 ..
- Couperose emballée...., .. 5 50 6 50
- Essence de térébenthine (d.
- fûts), ........ . ,. 120 ., .....
- Id (s. fûts).,......,,,.. 117 , ... ,.
- Fécule de pommes de-terre, 1er bl....................... 41..........
- Id. 2e bl. (entrepôt)....... 39 . . ....
- Galles vertes et noires.... 130 .. 150 .
- » noires Alep ........ . ............
- » blancnes............ 125............
- Gomme arabique, en sorte . 65 .. 70 • •
- » Ghésirée, en sorte..,,, ... ., ... .
- » Sénégal,s. bas du fleuve 67 ., 70 • •
- » » Galam , 68 50 67 50
- » Aden, sorte cour, bonne 70 •, 80 ..
- Roeou.
- Antilles.........1/2 kil. 0 40 a 0 42 1/2
- Cayenne.,..,...,......... N. M .*
- PLAGE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 à .15 .
- » (Guadeloupe) .11 .. .12 ..
- Bois jaune (Maracaïbo).. .. ..........
- » de Fustet Albanie. . . 10 50 12 . .
- Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 ..
- » marques ord.. 70 .......................
- Cochenille argentée. .100 k. .............
- » grise............ 525 .. 550 ..
- » zacatille naturelle 500 .. 525
- » • noire Palmas le k. 415 .. 430 ..
- » Lanzarotte...............................
- Curcuma Bengale.......... 32............
- » Chinois........... 40 ..........
- » Madras............ 30 ,, ... ,.
- Ga) es de Chine........... 135............
- Prussiate jaune de potasse. 170 .........
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo.
- Madras bon et beau tendre. 3.. 3.40
- » moyen et bon moyen « coloré................. 2.60 2.95
- » moyen ord. et ord.
- terne et serré..... 2,20 2.55
- Kurpah bon et beau violet
- et violet rouge.. M. . ....
- » Mogador, blonde....... » » blanche......... ...............
- » Laque en f. qté orange. 600 .. ... .. » » mi-orange 650 ...............
- » » cerise AC 525 ., ............
- » Sandaraque lavée......... 190............
- » Damar (Batavia).......... 145............
- » » Singapore. .,.,, 100 .. 120 ..
- » » Penang .........110............
- Gomme adragante Syrie.... 250 .. 750 ..
- » » Anatolie. 250 . 600 ..
- ........................ M .. .. . .
- Garance, racine............ 60.............
- » poudre................... 65...........
- Rocou Guadeloupe.......... 110.............
- » Cayenne ............•
- Safran d’Espagne, Valence pur. .... ..............,. 90 .. 100 ..
- Sulfate de cuivre(entrepôt) . 50...........
- » (acq.). .. 54.............
- Sumac en feuilles......... 22 ., ... ..
- » poudre,....,, .. 24 . . ... ..
- Styrax liquide............. 120............
- Tamarin Madras................ M ,. 26 ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile..................... , ., . ..
- » en pains, extra sec,
- sous pap.........................
- » bon marchand en pains .. ............
- » » en boules ... . ... .
- » raffiné en poudre sec ... .. ...
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d,
- » nitrique 36 d.
- » » 40 d.
- » sulfurique.... 66 d.
- » sulfureux ,.,. 50 d.
- » tartrique ..........
- Ammoniaque liquide 22 d..
- 9
- 33 ..
- 40 . .
- 9 50
- 7 50
- 275 . .
- 43 ..
- à
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 40
- 11
- S
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- 5 50
- 50
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- 25
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- 25
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- 10
- abasco.
- 15
- PLACE DE LYON
- 5(1
- AGENDA OPPERMANN
- POUR 1904
- Le Gérant : A. FAYOLLE, **.
- IE
- R.
- 180
- 10
- 23
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- 18
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- 28
- 19
- 11
- 75
- 75
- 70
- 6 50
- 1
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- 7 50
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- 47
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- 25
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- ment de bain est actionné
- 8
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- 282 50
- 295
- M
- 110
- 10
- 152
- 140
- OO
- 72
- « ext
- 23
- 90
- 100
- 140
- 8 —
- 1
- 0
- 25
- E 50 A 54
- 10
- 58
- 16
- 45
- 105
- 12 7
- S
- 13
- 1 ;
- 56
- 72
- 100
- 105
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle» et d'Imprimerie administrative.
- Borax raffiné...
- Blanc de zinc de la Méditer.
- Crème de tartre
- Cristaux de soude en sacs
- en vrac
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100. kilos
- 50
- 60
- On cherche des Représentants
- 115
- 17
- CH
- 117
- 80
- 7 5
- 310
- C -
- 95
- 110
- 145
- Droguerie pour teinture
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- 72
- Indigo Bengale poupré
- fin violet
- beau violet
- bon violet
- moyen violet .
- ordinaire et
- cuivre
- Java ordin, et cuivré
- Madras fin
- beau
- bon
- moyen
- ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau violet
- bon violet.
- moy. violet
- oroet cuivré
- Manille ,
- Guatemala flor , ,
- sobre
- certes .
- — . Mexique flor:
- sobre
- ordin. cortès
- e o B g s o
- sobre
- cortes .
- blonde, ire quai 2e quai
- cerise
- .S o Q
- CT
- Q
- 100 k
- Madagascar . .
- T
- s co
- 287 50
- 290 ..
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k Gambier. . .
- 100 k
- du Bengale. .
- entrepreneurs, etc.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr.; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr
- 35 centimes en plus (par exemplaire) pour être reç franco par la poste.
- Envoi franco contre mandat-poste adressé aux bu reaux du journal.
- chlorhydrique
- citrique
- ordinaire
- 60
- Bois Campéche-Laguna . ..
- Cachou jaune. Vapeurs, brun
- Chlorate de potasse
- de soude
- Chlorure de chaux 100.à 110.
- de soude
- Crème de tartre.
- Cristaux de tartre
- de soude
- CurcumaBengale en racines
- vertes et noires .
- arabique .
- adragante rousse . .
- Jus de citron
- Méthylène à 95 •
- régie 90'
- Prussiate jaune de potasse
- de soude..
- Pyrolignite de fer
- Résine
- Rouille .
- Sel de soude 80’
- ammoniaque.
- Sel d’étain
- Soufre en canons
- sublime..
- Sumac Sicile en feuilles
- Sulfate d’alumine. .
- de cuivre
- de fer
- Brésillet
- Tabasco
- Haïti
- loupe .
- Calliatour
- Pernambouc
- Jaune Cuba
- Bois de Teinture
- S c
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- Guayra
- c3
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- 50
- 50
- 50
- 50
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- 10
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- 6
- 5
- 6
- 6
- 5
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- poudre.
- broyé..,
- nitrique 36 sulfurique 66’.,
- tartrique
- de 100 kilos, disp
- Chlorure de potassium, en
- gare de Salins
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude....
- de potasse
- Sel de soude, 80/85, cons, et
- entr. enbq. de 700 kil. ,m.
- Sel de soude, 70/75, disp
- 30/35, disp Soude caustique, 110/115, en
- tamb. de 300 kilos
- Soude caustique, 110/115, en
- bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 de
- Sulfate de cuivre
- PLACE DE BORDEAUX
- Campêche coppe d’Espagne
- Martinique,Guade
- Tuspan
- Tampico
- Sapan. . .
- Sainte-Marthe
- Nicaragua .
- Sandal rouge
- Curcuma de la côte
- petit violet. .
- pet. ordin.
- Pondichéry bon violet
- moy.violet
- Gomme laque ordin. et orange
- D C , le U
- Garance d'Avignon.
- Lac-Dye, marque DT, le k Orseille Mers du Sud. 100 k
- et impression
- Acétate de plomb
- Acide acétique des arts 40 % 31 ..
- Alun épuré...
- Ammoniaque incolore, 22
- Bichlorure d’étain, 55:.
- Guadeloupe
- Bois Jaune Centre Amérig
- Chromate rouge de potasse
- de Madras.
- de Chine.
- Essence de térébenthine
- Extrait de châtaignier 20
- Galles de Chine et Japon.
- Gomme Sénégal, en sortes
- Appareil de 1 einturerie
- Système Rôssler, breveté en France
- A l'usage des ingénieurs, architectes, agents voyerg conducteurs de travaux mécaniciens industriels
- Contenant, en outre les feuillets de l’agenda propre-
- ment dit, un recueil de chiffres et de documents tech-niques d’un usage journalier.
- Le plus simple et le moins coûteux, extrêmement
- pratique, d’une applica-
- tion variée. Le mouve-
- par la vapeur. Construction spéciale pour colorants soufrés.
- Carl Rossler Soehne, filature
- à WEISwEILER (Prusse rhénane)
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1' Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE: M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l'Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- RÉPERTOIRE GÉNÉRAL ou DICTIONNAIRE MÉTHODIQUE de BIBLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES TINCTORIALES
- ET DES INDUSTRIES ANNEXES
- Depuis les origines jusqu’à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE
- Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste.
- Ouvrage honoré du grand prix décennal Daniel Dollfus, de la Société industrielle de Mulhouse. (Séance du 27 octobre 1897).
- 3 vol. grand in-8. Prix de l’ouvrage complet, 100 fr.
- Tome 1. Introduction e avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Accidents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. Dictionnaire de : Laboratoire de teinture à la fin.
- RECUEIL DES LOIS OUVRIÈRES
- de 1848 à 1900
- PRIX..................5 francs
- En vente an bureau du journal.
- Joindre à la commande mandat ou timbres-poste.
- VIENT DE PARAITRE : GUIDE PRATIQUE
- DE
- TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du TEINTURIER-DÉGRAISSEUR, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. THOMAS
- Docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris • 1 volume in-8. de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte. 20 francs
- Volumes déjà parus dans l’Encyclopédie RORET sur le même sujet :
- Teinturier, Apprèteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsique les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM, RIFFAUT,VERGNAUD, JULIA de FONTENELLE, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
- Supplément, raitant de l'emploi en Teinture des Couleurs
- d’Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M, Villon, chimiste, 1890, 1 volume, 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des Houilles, la distillation des Goudrons, la préparation des Benzines, Nitrobenzines, Anilines, de l’Acide phénique, de la Naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur Emploi en Teinture, par M. Th. CHATEAU, 1868, 2 forts | volumes ornés de figures. 7 fr. 50
- Tous tes manuels de la eolleetion sont envoyés FRANCO au reçu d’un MANDAT POSTAL de leur valeur.
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- e"E8s, SyW, 9 ° c N ‘ t \ a , ais
- B J
- 48e Année. No 12.
- 20 Juin 1904.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ...... . 13 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
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- ANNUNUEP . | Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau d® journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Appareil pour le dégraissage de la laine par dissolution. — Les nouveaux colorants. — Revue de l'étranger. —Production et commerce de l’indigo dans l’Inde britanique. — La durée du travail dans les manufactures. — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- APPAREIL CONTINU ET MÉTHODIQUE
- POUR
- LE DÉGRAISSAGE DE LA LAINE par dissolution
- Par MM. Jacques et VANDENBROUCQUE
- L’appareil d’extraction, proprement dit, se compose d’un récipient A, en tôle et fonte, dans lequel se meuvent, des courroies C en toile de laiton ou fil de fer galvanisé.
- Ces courroies se meuvent les unes de droite à gauche, les autres de gauche à droite.
- La laine à dégraisser arrive en D par un distributeur automatique approprié. Elle tombe sur lapre-mière courroie, de là sur la deuxième et ainsi de Suite.
- A l’extrémité de la dernière courroie, elle est reprise par une courroie inclinée B munie de lamel-les en tôle galvanisée, servant d’élévateur.
- Le dissolvant (essence de pétrole, éther sulfuri que, hydrocarbure quelconque) arrive en a, venant du réservoir F, suit un chemin inverse de celui de la laine, grâce aux chicanes/ et s’empare de la matière grasse.
- Le dissolvant chargé de matière grasse sort en b et se rend dans le bac H.
- La laine qui ne contient plus de corps gras, mais encore imprégnée de dissolvant, est déversée, par le distributeur E, tour à tour dans chacun des récipients I, L. Dans ces récipients de construction analogue au récipient A, se meuvent également des courroies C'.
- Supposons que l’on déverse dans le récipient 1 : la laine va cheminer dans le sens des flèches. Quand la matière est arrivée à l’extrémité, c’est-à-dire près de la sortie, on arrête là marche de ces courroies, et on envoie la matière dans l’autre récipient L. On ferme la vanne J de manière à isoler le récipient plein du reste de l’appareil d’extraction.
- Le liquide s’est égoutté, pendant le remplissage par le robinet C, jusque dans le bac H.
- Après avoir fermé le robinet C et ouvert le robinet d, on fait le vide dans le récipient à l’aide de la pompe à air P, de manière à faiie évaporer le dissolvant dont la laine est encore imprégnée et dont les dernières traces seront ensuite chassées par un courant d’air chaud. On ouvre alors la porte de vidange K, et on fait marcher les courroies qui vident le récipient. -
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- LË MONITEUR DE LA. TEINTURE
- oc.
- J i Q .. Q-)
- —*I: Q(
- 0,01. THOno
- LEGENDE DU DESSIN
- A, appareil d’extraction proprement dit.
- B, élévateur incliné à courroie.
- C, courroie transporteuse.
- D, distributeur de matière vierge.
- E, distributeur de matière dégraissée.
- F, réservoir de dissolvant.
- H, H’, bacs contenant la dissolution des matières grasses.
- I, P, récipients où la laine dégraissée est débarrassée de toute trace de dissolvant.
- J, P, vannes.
- K, porte de vidange.
- P, pompe à vide.
- Q, appareil à distiller.
- R, R’, réfrigérants.
- S, récipient à dissolvant distillé.
- a, entrée du dissolvant.
- b, sortie du dissolvant.
- c, c’, sortie du dissolvant des récipients I, P.
- d.. d', robinets à vide.
- e, sortie de la matière grasse de l’appareil à distiller.
- f, chicanes.
- Pendant ce temps, le récipient I‘ s’est rempli ; on ferme la porte K, on ferme la vanne J', on ouvre la vanne J et on opère sur E comme on vient d’opérer sur I et ainsi de suite, indéfiniment.
- La pompe à air P refoule le dissolvant gazeux dans le réfrigérant R qui le condense et l’envoie dans le bac S. La dissolution de matière grasse est envoyée par la pompe p dans le bac H' qui alimente l’appareil à distiller Q. La matière grasse sort en e et le dissolvant régénéré se condense dans le réfrigérant R', s’écoule dans le bac S et est renvoyé par la pompe p', au réservoir F d’où il retourne dans l’appareil d’extraction.
- NOTE SUR LA NATURE DES FIBRES TEXTILES
- Contribution à l’étude des phénomènes de teinture directe et du feutrage de la laine Par M. Ed. JUSTIN-MUELLER (i)
- Depuis quelques temps les vues sur la nature des fibres textiles tendent à prendre une orientation nouvelle. Jusqu’à ce'moment, nous considérions que chaque espèce de fibre avait une nature différente, tandis que la théorie que nous allons exposer les
- (I) Extrait du Bulletin de la Société Industrielle de Rouen, année 1904
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- eo
- de cadmium, le sulfure d’antimoine, l’acide stanni-que et d’autres.
- En examinant les fibres textiles nous trouvons qu’elles combinent, sans proportions, facilement de l’humidité, de l’eau, qu'avec certains liquides, les acides, les alcalis caustiques concentrés et autres, elles prennent un aspect gélatineux, qui en agissant d’une façon trop énergique ou trop prolongée, les décomposent. Qu’elles absorbent à l’état humide ou gonflé facilement certains corps étrangers qu’elles retiennent avec plus ou moins de ténacité.
- Les fibres textiles ont, par conséquent, tous les caractères des colloïdes et nous devons les considérer comme tel, soit comme étant de nature colloïdale. Cette manière de voir qui a déjà plusieurs fois été émise et cela principalement par M. Zacha-rias, qui publia encore récemment un travail à ce sujet (1), nous fait entrevoir les opérations de teinture sous tout un autre jour et nous explique aisément le feutrage de la laine.
- L’explication des opérations de teinture directe comme un phénomène d’absorption se fait d’une façon probante en considérant les fibres textiles comme étant de nature Colloïdale et bien des questions se trouvent ainsi expliquées et des discussions aplanies.
- Un fait jusqu’ici peu expliqué était l'humectage des impressions directes sur laine avant le vaporisage. Tous ceux qui se sons occupés d’impression sur laine savent que pour les couleurs se développent et se fixent pendant le vaporisage, il faut une certaine humidité, non pas de l’atmosphère, qui dans ce cas est la vapeur, mais de la matière, de la laine même. A cet effet plusieurs procédés sont employés, le plus usité est celui d’humecter au moyen de doubliers humides les tissus avant le vaporisage, en un mot il faut que la laine ait un certain degré d’humidité pour que, aidée par la chaleur de la vapeur elle fixe bien, en d’autres termes qu’elle absorbe intimement la matière colorante.
- Nous avons vu plus haut que les colloïdes ont la particularité de recevoir, d’absorber facilement des
- (1) Zur Chemie der Textilfasern, Zeitschrift für Farben und Textilchemie, 1903, p, 233.
- ramène toutes, leur constitution chimique intérieure exceptée, à une nature analogue.
- Les lois générales de la chimie actuelle s’appliquent aux corps cristallisables ou à ceux permettant de déterminer leurs poids moléculaires à l’état gazeux et dont les solutions soumises à la dialyse ont une pression osmotique bien définie. Ces corps sont désignés sous la dénomination générique de « cristalloïdes. » Les corps non cristallisables de composition complexe ne pouvant pas être obtenus 1 à l’état gazeux sans se décomposer et dont les solutions, si nous pouvons en obtenir, n’ont qu’une faible pression osmotique lorsque nous les soumettons à la dialyse, échappent à ces lois.
- Nous pouvons bien en déterminer une formule générale ou approximativement générale, mais nous ne pouvons pas déterminer dans quels groupements se trouvent les atomes dans ces corps, nous ne pouvons pas en établir les formules stéréo-chimiques. Ces corps : 1° Absorbent de l’eau sans que nous puissions déterminer si cette eau est chimiquement combinée ou simplement absorbée. Comme cette eau n’est pas combinée par propor-tions, nous devons la considérer comme absorbée, il n’y a du reste pas de distinction bien nette à établir entre de l’eau chimiquement combinée et l’eau absorbée.
- 2° Ils gonflent sous l’influence de certains liquides et prennent alors un aspect gélatineux, par l’action trop énergique de ces liquides ils sont souvent décomposés.
- 3° Ils reçoivent facilement à l’état gonfllé ou A humide des corps étrangers dans leur sein qu’ils retiennent avec plus ou moins d’énergie faisant supposer qu’il y ait eu combinaison chimique, alors flu’en réalité il n’y a eu qu’absorption. Pour dis-finguer ces corps des cristalloïdes on leur a donné, Vu leur état gélatineux sous certaines conditions, le nom générique de colloïdes.
- De tels corps sont avant tout les albumines, les colles animales, la fécule, l’amidon et les gommes en général. D’un autre côté un corps n’est pas nécessairement strictement cristalloïde ou colloïde, il peut aller d’un état dans l’autre, tel que le sulfure
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- corps étrangers dans leur sein à l’état gonflé et humide. La nature colloïdale de la laine nous explique la nécessité de l’humectage de la façon la plus simple. En outre ce degré d’humidité, aidé par la vapeur, met momentanément le colorant dans un état de quasi solubilité en favorisant l’absorption, pendant que le gonflement de la fibre est provoqué par le vaporisage.
- Le pouvoir absorbant de la laine dans ce cas spécial est bien plus prononcé qu’il l’est dans la teinture proprement dite, je dis proprement dite parce que l’impression directe est à considérer comme une teinture localisée. Revenons au fait, si on teint de la laine avec un colorant dit acide, du Ponceau par exemple, il faut pour faire tirer le bain, pour faire absorber le colorant par la laine, la présence d’un acide (acide sulfurique). Si nous imprimons ce même Ponceau sur laine non oxydée (chlorée), sur mèche de peignée par exemple, en l’épaississant simplement, en humectant et en vaporisant, ce Ponceau sera parfaitement fixé, moins intimement qu’en présence d’acide mais il est néanmoins absorbé, tandis que par teinture nous n’arrivons à le faire absorber qu’en présence d’acide. Je ne vois pour le moment qu’une explication pour ce fait, c’est que le gonflement de la laine par la vapeur d’eau doit être et est certainement plus prononcé qu’il l’est par l’eau bouillante. L’action de l’acide serait à expliquer comme nous l’avons vu plus haut, de ce qu’il tend à gonfler, à amener vers l’état gélatineux le colloïde qui dans notre cas est la laine. En effet par un acide minéral concentré elle prend un état gélatineux. Nous avons vu que les colloïdes absorbaient facilement des corps étrangers lorsqu’ils se trouvent dans un état humide ou gonflé (tendant à amener vers l’état gélatineux) et nous pouvons d’après ce qui précède considérer le rôle de l’acide dans la teinture de la laine comme celui tendant à amener la laine dans une phase plus ou moins proche de celle de son état gélatineux, nous savons du reste par l’étude des colloïdes qu’ils abordent d’autant mieux qu’ils se rapprochent de ce dernier état. Nous savons aussi que leur pouvoir absorbant n’est pas le même pour tous les corps. Ils
- absorbent, en se trouvant simplement à l’état humide certains corps et n’ont pour d’autres en n’importe quel état aucun pouvoir absorbant.
- Le fait que l’absorption cesse, dans le cas où elle est provoquée par un bain acide, lorsqu’on teint ensuite en l’absence de cet acide, provient de ce que la laine, tel que tous les colloïdes, reprend, dès qu’elle n’est plus en présence du liquide provoquant l’état quasi gélatineux, son état normal.
- Comme type par excellence ayant à haute dose la propriété d’absorber des corps étrangers nous pouvons citer la soie ou plutôt la fibroïne, c’est-à-dire la soie débarrassée de son enduit appelé céri-sine. Si nous examinons une fibre de soie chargée à 250 pour cent, nous sommes surpris qu’elle n’est apparemment pas changée et qu’elle ait encore tout son brillant, et pourtant si une quantité aussi considérable de corps étrangers était chimiquement fixée sur la fibre elle devrait en charger l’aspect et surtout enlever le brillant. Le pouvoir de certains colloïdes, tel que l’albumine, d’absorber, de recevoir dans leur sein, des quantités considérables de corps étrangers, nous donne une explication de ce phénomène. Nous devons considérer la soie comme une fibre de nature colloïdale, ayant la propriété d’absorber des corps étrangers d’une façon très prononcée.
- Le feutrage de la laine et du poil qui chimiquement n’est nullement explicable, l’est facilement par la nature colloïdale de ces fibres (1). Par le foulage alcalin ou acide, soit par la préparation préalable, la fibre est mise dans l’état, déjà cité pour la teinture, de quasi-gélatineux et par l’action mécanique des fibres dans cet état sont collées ensemble, sont feutrées.
- Une preuve que cet état quasi-gélatineux se produit en teinture, c’est qu’en poussant cette dernière trop loin, en faisant trop bouillir, dans le cas de bourre ou de fils, la laine se feutre, les fils collent ensemble.
- Pour les fibres végétales l’état gélatineux se ma-
- (1) D’après une explication déjà relativement ancienne le feutrage de la laine devrait être le fait de l'accrochement des fibres entre elles par les écailles que nous apercevons en soumettant les fibres de laine au microscope.
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- LH MONITEUR DE LA TEINTURE
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- nifeste surtout par l’action de la soude caustique concentrée (mercerisage). Pour la cellulose en outre par l’action de l’acide sulfurique, qui dilué de la moitié et de son volume avec de l’eau, lui donne, en agissant que peu de temps et en étant ensuite complètement éliminé par les lavages à l’eau un aspect parcheminé.
- La propriété du coton mercerisé de se teindre plus facilement et en nuance plus foncée que le coton ordinaire s’explique aussi très facilement par la théorie colloïdale. Par l’action de la soude caustique le coton prend un état gélatineux très prononcé, qui agit de telle façon qu’il garde même après un lavage très énergique un état plus gélatineux que le coton ordinaire.
- Cet état gélatineux ou quasi-gélatineux favorise l’absorption et d’autre part provoque lorsqu’il a été obtenu sur du coton se trouvant pendant l’opération sous tension, un fil plus lisse et par conséquent plus brillant. Que les fibres végétales, tout en étant de nature colloïdale tel que les fibres animales se comportent de façon toute différente est à attribuer à leur provenance toute différente et principalement à ce que les premières sont des hydrates de carbone, tandis que les fibres animales ont beaucoup d’analogie avec les albumines, quelles sont constituées outre de carbone, d’hydrogène et d’oxygène, d'a-zote et en quantités variables de soufre. Pour la laine, la matières réductrice qu’elle contient peut jouer un certain rôle en teinture et surtout en impression, non pas direct, mais indirect. Cette note, trop courte, n’est pas à considérer comme complète, je me réserve de revenir, le cas échéant, sur les sujets qu’elles traite.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Indones Immédiats BBF conc. et BF conc, (brev. s g. d. g.)
- Ces nouveaux produits, mis sur le marché par la Manufacture lyonnaise de matières colorantes, se dis-tinguent par leur solidité remarquable ainsi que par leur nuance vive et pure.
- Ils s’emploient seuls ou en combinaison avec les
- autres Indones Immédiats ou avec le Bleu immédiat direct B pour obtenir d’une manière économique et simple toute la gamme des nuances Indigo; ils servent pour toutes les branches de la teinture du coton.
- Dissolution de colorants. — Sur 1 kil. de colorant on verse une solution bouillante de 1 kil. de sulfure de sodium cristallisé dans 20 litres d’eau et on délaie pendant quelque temps.
- Procédé de teinture. — On procède suivant les indications générales données dans les précédents numéros du Moniteur de la Teinture, en ce qui concerne le coton filé, le coton en bourre, le coton en pièces et la teinture dans des appareils mécaniques.
- Les remarques particulières à faire sur la teinture sont les suivantes :
- 1. Coton en flottes
- On teint de préférence les Indones immédiats BBF conc. et BF conc., à 500 C. sur des bâtons coudés; on peut cependant employer aussi des bâtons droits, lorsqu’on n’est pas très exigeant sous le rapport de l’unisson, mais alors on doit avoir soin de tenir le coton autant que possible immergé dans le bain au moyen des bâtons.
- 50 kilos de coton pour environ 1000 litres d’eau.
- Premier bain :
- 2—8 kilos de colorant
- 4—16 » sulfure de sodium crist.
- 2— 6 » glucose (sucre de raisin) 2—2,5 » carbonate de soude cale.
- 2—5 » sel marin.
- Vieux bains. On les renforce avec
- 1—4 kilos de colorant
- 2-8
- 0,25-2 »
- 0,75—1 »
- sulfure de sodium crist. glucose (sucre de raisin) carbonate de soude cale.
- On teint pendant environ une heure en lissant fré
- quemment; on exprime bien au moyen des rouleaux presseurs adaptés à l’extrémité de la cuve et on unit en tordant rapidement à la cheville. On suspend alors le coton pendant 1/2-3/4 heure, on rince bien et s’il y
- a lieu on savonne.
- Si l’on tient à avoir des teintes bien unies il est in
- dispensable d’exprimer et de tordre bien régulièrement et bien soigneusement.
- 2. Coton en bourre
- On emploie à peu près les mêmes additions et les mêmes quantités que pour le coton filé, tant sur premier que sur vieux bain.
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- 182
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Après l’avoir garni, on porte le bain au bouillon, on entre le coton et on teint pendant 3/4 - 1 h. sans plus chauffer.
- Lorsqu’on lève le coton on le jette dans un panier ou sur des lattes, de façon à ce que le liquide qui s’en écoule retombe dans le bain, puis on essore aussi vite que possible. On laisse alors séjourner le coton à l’air pendant 1/2—1 heure et on rince.
- 3. Coton en pièces
- On peut teindre soit au j’gger soit au foulard,
- a) Teinture aujigger
- Premier bain :
- 2,5—15 gr. de colorant
- 5 —30 » sulfure de sodium crist.
- 2—4 » soude caustique 40° B.
- 5 —20 » sel marin ou de sulfate de soude
- cale.
- par litre de bain.
- On ajoute en outre :
- 1,5— 8 0/0 de eolorant
- 3 —16 » de sulfure de sodium crist.
- du poids du tissu.
- Vieux bains. On les renforce avec :
- 1,5— 8 0/0 de colorant
- 3 —16 » de sulfure de sodium crist.
- 1 — 2 » de soude caustique 40o Bé du poids du coton.
- On teint en bain chaud dans un jigger muni de rouleaux presseurs. Il est bon de terminer la teinture en 4—6 passages. Il est inutile et même plutôt nuisible d’en donner d’avantage, vu la bonne pénétration de l’Indone Immédiat.
- Après le dernier passage on exprime bien le tissu, on le fait passer rapidement à l’air sur deux ou trois rouleaux, puis on le met en plis ou bien on le rince immédiatement dans un second jigger.
- b) Teinture au foulard
- On se sert d’un foulard muni d’un bac en bois d’une contenance de 100 à 260 litres environ. L’appareil doit ne présenter aucune partie en cuivre. Les rouleaux presseurs sont garnis d’un doublier comme d’habitude.
- Premier bain :
- 3—15 gr. de colorant
- 6—20 » de sulfure de sodium crist.
- 2— 4 » de soude caustique 40° Bé
- 5—20 » de sel marin par litre de bain.
- On ajoute en outre :
- 1,5— 8 % de colorant
- 3 —16 » de sulfure de sodium crist. du poids du tissu.
- Vieux bains. On les renforce avec :
- 1,5— 8 0/0 de colorant
- 3 —10 » de sulfure de sodium crist.
- 1 — 2 » soude caustique 40° Bé du poid du tissu.
- On donne 2—4 passagel en bain chaud. Après chaque passage on oxyde en faisant passer le tissu à l’air sur 2—3 rouleaux puis on le met en plis.
- On peut rincer à volonté à l’eau froide ou à l’eau chaude.
- 4. Coton en chaînes
- La teinture des chaînes s'effectue sur les appareils habituels, avec à peu près les mêmes proportions que pour la teinture des pièces au foulard.
- 5. Teinture dans des appareils mécaniques
- Premier bain.
- 4—16 % de colorant
- 8 — 32 » de sulfure de sodium crist.
- 4 — 16 » glucose (sucre de raisin) du poids du coton.
- 3— 5 gr. de carbonate de soude calc. par litre de bain.
- Vieux bains. On les renforce avec :
- 2— 8 % de colorant
- 4— 16 — de sulfure de sodium crist.
- 2— 6 — de glucose (sucre de raisin)
- 1— 2 — de carbonate de soude calc.
- On ajoute au bain d’abord le carbonate puis le colorant préalablement dissous comme il est indiqué ci' dessus, et enfin les autres ingrédients. On entre le coton, préalablement mouillé dans de l’eau chaude, et on teint pendant 1/2—1 heure à 40-50° C.
- Après la teinture on exprime soigneusement et on débarrasse le coton le plus rapidement possible, par le vide ou par pression, de l’excès de liquide qu’il contient encore.
- Il est de toute importance que cette élimination soit complète, si l’on tient à un bon unisson. Après cette opération on rince immédiatement.
- Toile de lin et toile mixte
- On teint comme pour le coton. Toutefois il est bon d’augmenter un peu la quantité de sulfure de sodium
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- et d ) réduire environ de moitié la quantité de sulfate de soude.
- Combinaisons D’INDONE immédiat avec bleu immédiat direct B.
- En combinant les différentes marques d’Indone immédiat avec le Bleu immédiat direct B on peut obtenir facilement toute la gamme des Bleus indigo.
- On teint ces combinaisons avec les additions recommandées pour l’Indone immédiat, à une température de 70 80° C. S’il s’agit de coton en flottes on le suspend ensuite pendant quelque temps, tandis que pour tissu on donne un court passage à l'air et on rince ensuite à fond.
- REVUE DE L’ETRANGER
- ALLEMAGNE
- De Deutsche- Fœrber Zeitung
- Nettoyage chimique (Voir page 167)
- No 5. — Nettoyage de pelleterie. — Frotter la fourrure avec une étoffe de laine tendre, trempée dans l’eau de savon forte, jusqu’à ce qu’elle devienne propre, sécher dans du coton et frotter encore avec de la fécule que l’on secoue ensuite.
- Les descentes de lit en peaux blanches ou colorées sont lavées dans l’eau de savon tiède, rincées dans une solution faible d’eau de savon exprimées et pla-céas dans du coton.
- Le côté de la chair est frotté d’abord avec du coton et ensuite avec de la fécule que l’on fait sortir en secouant fortement la peau.
- On peut aussi teindre les descentes de lit dans l’eau de savon de couleur en l’y laissant pendant quelques instants.
- Pour le lavage ultérieur on procède d’après les indications précitées; si elles sont grandes, on les étend sur un mur et on les traite comme les fourrures.
- N- 6.— Vaporisage de velours.—Humecter l’envers du velours et l’étendre sur un fer à repasser en ayant soin que le velours soit bien étiré. Si les taches paraissent pendant qu’il est humide, on frotte sur l’envers avec un mélange d’esprit ammoniacal et d’eau en parties égales.
- N- 7. — Taches occasionnées par le jus de fruits. — S’il s’agit de tissus gris ou noirs, il faut mélanger
- l’eau avec de l’esprit ammoniacal en parties égales et frotter avec une éponge trempée dans ce mélange, après quoi on rince dans l’eau froide.
- Pour toiles et cotonnades colorées on se sert d’eau de chlore (bien entendu si la couleur le permet) et l’on rince dans plusieurs eaux.
- Les taches jaunes sur soie et laine blanches sont traitées d’abord avec de l’acide chlorhydrique dans l’eau bouillante et rincées ensuite dans l’eau froide. ,
- Pour taches de rouille sur linge ou tissu de coton tremper l’endroit taché dans l’eau froide et placer dans une solution d’acidulé bouillante en l’y gardant jusqu’à ce que la tache disparaisse.
- Rincer dans l’eau froide et laver finalement dans l’eau de savon. On prend généralement deux cuillers à thé d’acide chlorhydrique pour 2/16 de litre d’eau bouillante.
- N: 8. — Taches d'encre sur toiles. — Frotter d’abord avec de l’eau froide et placer ensuite dans l’eau de chlore chaude.
- On peut se servir également d’acide chlorhydrique pour taches d’encre et de sang.
- N’ 9. — Crasse de mouches, taches de café et de chocolat sur soie et laine. — Pour enlever la crasse, on pose l’objet sur un linge propre et l’on frotte l’endroit sale avec un chiffon de laine imbibé d’esprit ammoniacal.
- On mouille l’endroit taché et l’on frotte d’abord avec un chiffon de laine blanc, trempé dans l’eau de savon tiède.
- Si la tache reste malgré cela,on frottera encore avec de la benzine et avec de l’eau de savon ensuite, mais il ne faut pas cependant mouiller de trop.
- Finalement,on lave avec de l’eau froide et l’on sèche dans une toile jusqu’à ce que toute l’eau soit partie.
- En traitant de cette façon l’objet, il ne ‘se forme pas de raies. Lorsqu’il est à moitié sec, on repasse avec un fer chaud, de préférence sur le côté droit.
- Pour enlever des taches de pluie, on trempe l’endroit taché dans l’eau bouillie froide et,lorsqu’il est à moitié sec, on le repasse avec un fer chaud.
- N’ 10. — Taches de vin rouge, des vins contenant du fer. — Pour détacher la soie et en laine blanche, il faut frotter avec de la glycérine, puis avec de l’acide chlorhydrique et rincer finalement avec de l’eau froide. Si les taches subsistent encore on recommence lepro-’ cédé.
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- QC
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- 3 Pour soie et laine teintes on peut employer le même procédé si la couleur est suffisamment ferme pour le supporter.
- No 1t. — Taches de résine, de goudron, de graisse pour voitures, de poix et de couleur à l'huile. — Enduire l’endroit taché d’abord de beurre, en suite de benzine et frotter légèrement. On peut les traiter également avec un jaune d’œuf qui dissout particulièrement bien la poix et le goudron.
- Pour faire sortir les taches de stéarine on n’a qu’à approcher l’endroit taché du feu. S’il en restent des traces traiter avec de la benzine et pour que celle-ci ne forme pas une bordure autour de la tache on doit saupoudrer cet endroit de fécule, on essaie aussi l’eau de savon tiède.
- Pour taches de couleur à l’huile, humecter avec de l’esprit ammoniacal, plonger dans l’eau de savon forte et chaude, et laisser pendant 20 minutes, après quoi la tache s’enlève facilement par un frottement avec de l’eau tiède.
- Bien entendu, il faut que l’étoffe soit solide pour supporter ce traitement.
- Si les couleurs n’ont pas encore eu le temps de sécher, on peut enlever les taches avec de la benzine.
- On peut encore laisser l’objet dans l’essence de térébenthine pendant la nuit et frotter ensuite avec de la benzine.
- No 12. — Taehes sur tissus de nuances claires. — D’abord pour prévenir la formation des raies, il faut entourer l’endroit taché d’une couche épaisse de fécule puis poser l’étoffe sur un linge ou sur papier gris pour ce dernier qui absorbe la saleté. Ensuite lorsqu’on ne connaît pas exactement la nature de la tache, on essaie la benzine et, en cas d’inefficacité de celle-ci, essayer l’eau froide et là-dessus l’eau de savon. Si la couleur a subi une altération il faut rincer dans l’eau acidulé. L’endroit humide doit être manipulé de façon à ce qu’il ne reste aucune raie.
- No 14. — Nettoyage de cravates, garnitures de plumes, chapeaux de feutre (chapeaux clairs d’homme et defemme) voiles, blondes, broderies d’art sur velours tissus de feutre et de soie sans les détacher.
- Si ces objets sont très sales il faut absolument les découdre et les traiter selon la recette no 3. Si non, il suffit de les humecter de benzine, de saupoudrer immédiatement d’une couche épaisse de fécule et frotter ensuite avec un chiffon en laine ou brosser avec une brosse qui n’est pas trop raide.
- Au besoin, on peut encore mettre un peu de savon-sur le chiffon ou la brosse. Lorsque les objets sont secs on enlève la fécule avec la brosse.
- Pour feutres et effets foncés il ne faut pas se servir de savon.
- N° 15.— Nettoyage de bonnets à poils.— Brosser avec un mélange de quelques gouttes d’ammoniaque et de 4-5 grandes cuillers d’esprit, de façon à ce que la bonnet soit mouillé d’une manière égale ; essuyer avec un chiffon noir en laine et suspendre pour sécher. Redresser les poils avec une brosse raide et repasser avec une brosse à velours. Éviter les brosses qui ont touché à l’eau de savon.
- No 16.— Etoffes pour ameublements, costumes, chapeaux et tapis décolorés. — Ces objets sont reteints avec du savon de couleur. D’abord on brosse soigneusement avec de l’eau de savon de couleur ensuite on rince dans l’eau acidulée.
- Pour sécher les meubles, on les pose de travers après avoir préalablement frotté le tissu avec des draps de laine.
- En traitant les plumes il faut avoir soin que la couleur pénètre partout.
- AMÉRIQUE
- De Textile World Record
- Blanchiment de coton et de laine
- Pour blanchir des tissus mélangés de coton et de laine, on se sert généralement de bisulfite de soude en présence d’une quantité suffisante d’acide sulfurique pour rendre libre l’acide sulfureux qui,dans l’occurence, est un agent blanchisseur actif.
- Mais ce procédé offre des inconvénients fort sensibles.
- Le coton étant beaucoup plus rapidement ramolli que la laine par l’action du soufre dans quelque forme que ce dernier se trouve, il arrive qu’avant d’obtenir quelque degré de blancheur pour les fibres de laine le coton est détérioré.
- Pour y remédier, il faut ajouter de la poudre de zinc à la solution de bisulfate que l’on trouve dans le commerce et que l’on dilue avec 4 parties d’eau de sorte qu’aucune réaction n’ait plus lieu; ajouter encore du lait de chaux pour précipiter le zinc dissout. Le liquide clair se trouvera à 3 1/2 degrés Tw environ. Cette solution est un agent blanchisseur actif aussi bien pour la laine que pour le coton.
- Il faut manipuler les tissus d’une manière régulière
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- de sorte que l’action de blanchiment soit uniforme en ayant soin en même temps de maintenir la force de la solution par des additions renouvelées.
- Lorsque le blanchiment est suffisamment avancé il faut laver les tissus à fond dans l’eau pure et ensuite dans une solution faible de soude afin de faire disparaître les dernieres traces d’acide.
- L’acide sulfureux anhydre en liquide peut être obtenu facilement dans le commerce. C’est un agent blanchisseur excellent et l’on estime qu’avec un bain convenablement absorbant on peut s’en servir en pratique Cependant, l’eau oxygénée et le péroxyde de sodium restent incontestablement les agents idéals pour blanchiment, car ils exposent pas les fibres au danger de ramollissement.
- PRODUCTION ET COMMERCE DE L’INDIGO dans l’Inde britannique
- Les renseignements ci-après nous ont été transmis par le Consul de Belgique à Calcutta.
- L'indigo que l’Inde exporte par Calcutta provient du Bengale et des provinces unies d’Agra et Oudh.
- Cette année, la production s’y est élevée à 57.000 maunds (1), se répartissant comme suit : 7.000 maunds pour le Bengale inférieur, 40 500 pour les districts de Monghyr, Tirhoot, Chumparum et Chaprah dans le Behar, 2.500 pour le district de Benares et 7,000 pour celui de Doab.
- Du rendement total susdit, 39,000 maunds ont été vendus aux enchères, 8,000 réalisés de la main à la main et 10.000 expédiés pour le compte des planteurs eux-mêmes.
- C’est uniquement aux prix défavorables qui se sont imposés sur le marché de Calcutta qu’est due la forte proportion des envois effectués directement par les producteurs. Parmi ces derniers, il en est qui s’obstinent à s’attendre chaque année à de meilleurs prix ; ceux-là ne comprennent pas d’une manière pratique la situation créée par la concurrence des industriels européens, et se voient certainement délaissés par des acheteurs disposés à prendre leurs produits à des conditions en rapport avec celles qui sont offertes pour l’article artificiel.
- (1) Le factory maund = 74 livres anglaises.
- Le tableau suivant montre bien les effets de la com -pétition du produit synthétique.
- Production Exportation
- Saisons de Calcutta en maunds encaisses
- 1895-1896......................... 161,698 40,510
- 1898-1899......................... 124,200 31,171
- 1900-1901........................ 111,670 27,528
- 1901-1902.......................... 85,070 20,957
- 1902-1903.......................... 43,127 10,044
- 1903-1904.......................... 57,000 13,460
- Les expéditions de l’exercice écoulé se sont distribuées comme suit : 3,724 caisses en Angleterre, 1,086 en France, 1,720 en Allemagne, Hollande et Belgique, 170 en Italie et Suisse, 712 en Russie, 3,227 en Amé -rique et 2,821 aux Golfes et dans le Levant.
- Les prix ont été, cette année, inférieurs d’environ 30 % à ceux de la saison précédente; ils ont varié de 80 roupies à un maximum exceptionnel de 195 roupies par maund pour un lot spécial de vingt et une caisses d’indigo de Peeprah Sans tenir compte de cette vente particulière, on estime que la moyenne n’a pas dépassé 120 roupies. Les nombreuses qualités d’indigo naturel sont généralement comprises sous les dénominations suivantes : fine, good to fine, middling to good, ordi-nary to middling, low.
- Quant au produit synthétique, le prix en est actuellement de 8 deniers par livre de 20 %, correspondant à 110 roupies par maund d’indigo du Behar titrant 60 %, et il n’est guère probable qu’il y ait hausse d’ici peu. La consommation en augmente rapidement, à juger d’après les exportations qui se sont accrues en sept ans d’à peu près 500 % et ont atteint l’an passé 1.250.000 livres sterling.
- Dans de telles conditions, il se comprend que les intéressés envisagent l’avenir avec crainte. Les plus pessimistes sont d’avis que l’indigo synthétique doit supplanter tôt ou tard l'article naturel, tout comme les teintures d’alizarine ont fini par remplacer la garance. Il en est toutefois qui ne désespèrent pas et croient encore que le produit végétal peut défier la concurrence du fabricant chimique. Afin d’obtenir une réduction suffisante du prix de revient, ceux-ci préconisent : 1° une amélioration des conditions financières de la plupart des plantations ; 2° une économie notable dans leur administration ; 3° un choix judicieux des semences et la propagation des espèces rapportant le plus haut pourcentage d’indigotine et les mieux appropriées à la nature du sol et du climat indiens;
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- 4° l’introduction d’un système rationnel de rotation des cultures; 5° enfin, des perfectionnements chimiques dans la fabrication.
- LA DURÉE DU TRAVAIL • dans les Manufactures
- M. Trouillot, ministre du commerce, vient de déposer sur le bureau de la Chambre des députés, un projet relatif au contrôle de la durée du travail dans les établissements industriels.
- Ce projet ne modifie aucune des dispositions essentielles des lois qui réglementent actuellement le travail et n’impose au chefs d’entreprise aucune obligation nouvelle. Il a seulement pour objet de rendre effectif le contrôle des inspecteurs du travail en ce qui concerne l’application des lois qui ont limité la durée du travail dans les établissements industriels.
- La législation en vigueur sur le travail des ouvriers adultes n'imposant aux chefs d’industrie aucun affichage d’horaire il est extrêmement difficile de s’assurer que la durée du travail ne dépasse pas soit la limite de douze heures pour les adultes travaillant isolément, soit la limite de dix heures pour ceux qui travaillent dans les mêmes locaux que des femmes ou des enfants.
- Quant aux femmes et aux enfants, la loi du 2 novembre 1892 qui fixe à dix heures la durée du travail effectif prévoit bien l’obligation pour le chef d’industrie d’afficher « les heures auxquelles commencera et finira le travail, ainsi que les heures et la durée des repos », et l’envoi d’un duplicata de cette affiche à l’inspecteur du travail ; mais, comme aucune disposition légale ne punit le défaut de concordance entre le tableau affiché et le travail effectif, la jurisprudence de la Cour de cassation, encore confirmée par un arrêté récent, ne considère pas comme une contravention le fait de ne pas suivre les heures de travail et de repos indiquées par le tableau.
- De sorte qu’il est à peu près impossible aux inspecteurs du travail de dresser utilement procès-verba pour emploi de femmes ou d’enfant au-delà du temps légal.
- C’est pour ces motifs qu’aux termes du projet, déposé aujourd’hui dans tous les établissements industriels, les chefs d’entreprise seront tenus désormais d’afficher un horaire général fixant d’une manière uni
- forme, pour chaque catégorie d’employés, les heures de travail et de repos des ouvriers et ouvrières qui doivent être exceptés de l’horaire général. Un duplicata de l’horaire général et des autres affiches sera envoyé à l’inspecteur départemental du travail avant leur mise en service.
- La loi projetée dispose en outre que tout travailleur occupé en dehors des heures fixées par les affiches d’horaires est de « plein droit » considéré comme employé en violation des dispositions de la loi.
- Les chefs d'entreprise pourront modifier leurs tableaux d’horaire toutes les fois que cela sera nécessaire; à la condition d’en envoyer un duplicata à l’inspecteur du travail.
- INFORMATIONS
- Nous lisons dans le bulletin de la banque Renauld et Cie une information qui confirme la nouvelle que nous annonçions il y a trois semaines au sujet d’im-portants agrandissements projetés aux établissements Dolfus Mieg et Cie.
- Le programme des travaux décidés comporte la cons. truction à Belfort d’une nouvelle filature et l’extension de la fabrication des fils à coudre et à broder.
- Cette dernière installation se ferait dans les bâtiments de blanchiment, teinture et impression à façon ; branches qui seraient liquidées pour rendre disponible la quantité d’eau qu'elles absorbent.
- JURISPRUDENCE
- La vente sur échantillon
- Le Tribunal de Commerce de Marseille vient de rendre un jugement intéressant en matière de vente sur échantillon. En principe, la vente sur échantillon exige le cachetage de ce dernier et son dépôt soit entre les mains d’une tierce personne, généralement le courtier, soit entre les mains du vendeur et de l’acheteur. En opérant ainsi, la vente est parfaite et, en cas de contestation sur l’identité de la marchandise vendue avec la marchandise offerte, l’échantillon sert à établir la conformité, sans que ni l’acheteur ni le vendeur puisse mettre en doute sa sincérité. Mais il est d’un usage répandu sur la place de Marseille de vendre sur ! échantillon sans cachetage. Les contrats portent la simple mention de « conformité à l’échantillon ». Ce procédé est la source de nombreuses difficultés en cas de contestation sur l’identité de la marcha ndise vendue. La constitution d’un échantillon sans cachetage ne
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- présente aucune garantie de sa sincérité, par site, il ne peut servir d’une façon certaine de type de comparaison. Pour ces raisons énumérées dans le jugement ci-dessous, le Tribunal de Commerce de Marseille a estimé qu’une vente sur échantillon faite sans cachetage était nulle et de nul effet.
- « Attendu, dit le Tribunal, que A. a verbalement vendu à B. par l’intermédiaire de C., courtier, la quantité de 10 à 14 barils cotonniers, huile d'olive comestible de Séville, nouvelle récolte, au prix de..... les 100 kil. qualité marchandise et de recette et conforme à l'échantillon ;
- « Attendu que B. a refusé de prendre livraison de la marchandise offerte, prétendant qu’elle n’est pas conforme à l’échantillon convenu et que, celui présenté par le vendeur n’étant pas cacheté, il en conteste l’authenticité ;
- « Attendu qu’il est de jurisprudence constante qu’un échantillon non cacheté doit être considéré comme non existant si l’une des parties en conteste l’authen-ticilé ; qu’en effet il importe avant tout que l’identité de l’échantillon ne puisse donner lieu à aucune contestation ;
- « Attendu que, par suite, les conditions de conformité à l’échantillon ne pouvant sortir à effet, il en résulte que le contrat manque de l’un de ses éléments essentiels servant à spécifier l’objet vendu et doit être réputé nul aux regards des deux parties ; que, par suite, B. serait aussi peu fondé à demander la résiliation que A. à en demander l’exécution forcée ;
- « Par ces motifs,
- « Le Tribunal déboute A. de sa demande et le condamne aux dépens. »
- CORRESPONDANCE
- X. P., à Arcachon. — 1’ La question d’assurance est divisée en jurisprudence. A notre avis, vous ne devez rien payer parce que, si vous obtenez l’autorisation administrative, vous restez dans l’exercice de votre droit et vous n’avez pas à vous préoccuper du préjudice indirect causé au voisin, car celui-ci n’est pas obligé de s’assurer; rien dans la loi ne l’y oblige ; c’est une simple mesure de précaution à laquelle personne n’est légalement astreint. 2’ Pour la clôture, vous devez vous conformer aux réglements.
- M. T. A à Ribesmer. - Il faut adresser à l’administration une réclamation et faire constater la situation en vous réservant de demander au décompte une indemnité pour difficulté exceptionnelle ou si vous le préférez, demander dès maintenant la fixation d’un prix nouveau. A votre dieposition pour renseignements complémentaires.
- M. R. D., à Béthune. — L'entrepreneur ne serait pas responsable s’il pouvait justifier que le déchargeur est
- un véritable entrepreneur qui travaille à forfait pour son compte et emploie habituellement des ouvriers ; dans le cas contraire il reste un ouvrier travaillant aux pièces et l’entrepreneur est responsable aussi bien de lui que des ouvriers qui travaillent avec lui.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier et, moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées, avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont, à leur disposition, les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec une conscience des plus scrupuleuses, jointe à une grande expérience des affaires.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Dissolutions de Sociétés
- Rouen. — Société veuve Thuillier et A. Marie, teinture, rue du Mont-Rôti, à Darnetal. — L. Vve Thuillier. — Acte du 7 mai.
- Saint-Etienne. — 20 mai. — Société Huguenet, Limon et Laval, teinturerie, au Rez. — MM. Limon et Laval continuent seuls.
- Liquidations judiciaires
- Saint-Marcelin. — Nicolas (Aristide), teinturerie, à Tul-lins — Jug. du 4 juin. — L. M. Métrai.
- Déclarations de faillites
- Marseille. — Benech (Paul), teinturerie, 29, rue Kléber. — Jug. du 27 mai. — S. M. Castellan.
- Répartitions de faillites et de liquidations
- Paris- — Diétenbech (Mlle Marguerite), teinturerie, 29, rue de Beaune. — S. M. Lemonnier. — 10.86 %-
- Ventes de fonds de commerce
- Paris, — Teinturerie, 33, rue de Poissy. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Laya, 44, boul. Montparnasse. — Entrée en jouissance de suite.
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- 00 OO c—t
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- Paris. — Teinturerie, par Mlle Morche, 16, boul. Voltaire. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Bourgeois à Mme Vve Legrand, 7, rue Laborde. — Entrée en jouissance le 1er juillet.
- Paris. — Teinturerie, par M. Pinteaux, Clément, à M. Pinteaux-Quenouille, 7, rue Saint-Dominique. — Entrée en jouissance le 18 juin.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Lefèvre, à Mme Otten-daelter, 218, faubourg Saint-Denis. — Entrée en jouissance le 20 juin.
- Maisons qui se créent
- Paris. — Lorion (époux) teinturerie, 30, rue de Wati-gnies.
- BIBLIOGRAPHIE
- En vente au bureau du journal ;
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’aile mand, par le docteur L. Gautier.
- Un volume in-8, contenant 240 figures dans le texte Prix, relié 15 fr. 60.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teintuier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc , comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d'articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- La réglementation du travail dans l’industrie, par Louis Bouquet, conseiller d’Etat, directeur au Ministère du Commerce et de l’Industrie. 5* édition, entièremen t refondue et mise à jour, par Paul Razous, licencié ès sciences mathématiques, et ès sciences physiques, membre agrégé de l’Institut des actuaires, ancien inspecteur du travail dans l’industrie.
- Un volume in-8 de 406 pages. — Prix : broché, 6 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commentaire, jurisprudence, législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr. in-8 de 986 pages. — Prix : broché, 15 fr. 60.
- Recettes pour tous. — Procédés utiles dans les arts, les métiers, l’industrie, caractères, essai et conservation des substances naturelles et artificielles d’usage commun : couleurs, vernis, mastics, colle, encres, caoutchouc, matières textiles, papier, bois, feux d’artifice, verre, métaux, bronzage, nickelage, argenture, dorure, galvanoplastie, gravure, trempe, alliages, matières imperméables, incombustibles, artificielles, déchets, huiles, savons, parfumerie, teinture, dégraissage, blanchiment, agriculture, électricité, par G Ghersi.
- Un vol. in-8 couronne de 514 p., avec 26 grav. et planches hors texte, 4 francs.
- CHEMINS DE FER PARIS LYON MÉDITERRANÉE
- Excursions à Fontainebleau et à Moret
- Des trains de plaisir auront lieu les dimanches 5, 12, 19, et 26 juin, 3, 10, 17, 24 et 31 juillet 1901, entre Paris, Fontainebleau et Moret.
- Prix des places, aller et retour : Fontainebleau 2e classe, 4 fr. 50, 3e classe, 3 fr. Moret 2e classe, 5 fr. 50, 3e classe, 3 fr. 50.
- Départ de Paris à 7 h. 31 matin. Arrivée à Fontainebleau 8 h. 45 matin, à Moret 9 h.
- Retour par tous les trains du dimanche dans les conditions prévues pour les voyageurs ordinaires.
- Nombre de places limité, franchise de 30 kg. de bagages par place.
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON MÉDITERRANÉE
- Billets pris à l’avance
- Les gares de Paris, Lyon, Marseille, Saint-Etienne, Aix-les-Bains et Genève délivrent à l’avance, par série de 20, des billets de lre, 2e et 3e classes, pour les gares de la banlieue de ces villes et réciproquement.
- Ces billets peuvent être utilisés dans les deux sens (aller ou retour). Leurs prix présentent une réduction de 10 0/0 sur les prix des billets ordinaires Les billets délivrés pendant les 10 premiers mois de l’année sont valables jusqu’au 31 décembre inclus de l’année suivante. Les demandes doivent être adressées aux chefs des gares intéressées ou dans les succursales.
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- Billets directs simples de Paris à Royat et à Vichy
- La voie la plus courte et la plus rapide pour se rendre de Paris à Royat est la voie Nevers-Clermont-Ferrand.
- De Paris à Royat, lre cl. 47 fr. 70 ; 2e cl. 32 fr. 20 ; 3e cl. 21 fr.
- De Paris à Vichy, lre cl. 40 fr. 90; 2e el. 27 fr. 60; 3« cl. 18 fr.
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- LE MONITEUR DR LA TEINTURE
- O. 00 vt
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier^ contre mandat poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par. J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ia forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage iournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. —Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’École de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracene.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycetones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et dè Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSU S
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes, publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste exper . — Officier d’Academie. — Lau-éat de la Société aes Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Sociét . rancaise d’hygiène.
- 1 fort volume in-86 de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du curnal pour recevoir franco w-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE Dü MARCHÉ
- PLACE Dü HAVRE Borm de teinture. On cote : Campêche du Brésil, coupe d Espagne, - Ire qualité... 12 .. à 14 .. — 2s qualité... 11 12 .. - - 3e qualité.... ' 6 .. 9 ‘. — Sisal, Yucatan.. 8 .. 9 .. — Honduras 8 .. 8 25 — Tabasco 6 25 7 .. — Haïti Cap... 4 50 4 75 - Fort-Liberté 4 :0 4 75 — Aquim.. 4 50 4 60 — 5.. 5 50 — Gonaïves ...... 4 75 5 20 — P.-de-Paix 5 50 6 .. — Miragoane 4 80 5 .. — Saint-Domingo... 5 .. 5 15 — Martin, et Guadel. 4s. 4 20 — Jamaïque. ...... 4 50 5 25 aune Cuba et St-Yago .. 5 .. 5 10 » Manzanillo. ...... 5 .. 5 10 » Tuspan 5 .. 5 50 » Vera-Cruz 5 .. 5 50 » Campêche 4 .. 5 50 » Carmen 4 . 4 50 » Tampico 5 . 5 25 » Porto-Plata. ..... 4 50 4 75 » Haïti 4 50 4 75 » Jamaïque 475 5.. » Barcel et P. Cab... 5 .. 5 50 » Rio-Hacha 3 50 ... » Carth. et S a van... 3 50 . . » Maracaïbo 3 50 ... • Fustet 100 k. 14 .. .... • Tatajuba(Pern.)50k 3 50 4 .. » Bahia......... 4 .. 425 » Corinto 4 80 5 25 • Amapala ... 50 kil. 4 75 5 25 Rouge Brésil Bahia 8 .. 9 .. » Calliatour... 100 k. 14 . . 15 .. • Lima 50 kil. 7 50 9 .. » Ste-Marthe........ 8 .. 10 .. • Brésillet. 4 .. 4 50 » Sandal 100 k. 6 .. 7 .. » Sapan 50 k. 7 .. 8 .. » Quebracho. . 1000 k. 118 .. 140 .. « Pernamb 50 k 14 .. 16 .. Cmehou Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse — 37 50 45 .. Jaune ou gamb .. . .. N » pressé ... 30 . 35 .. Cochenille On cote : 1/2 kil. Ténérifezacatille 1 60 2. Ténerife grise 1 50 1 80 Cureuma Bengale 50 kilos. 22 50 25 M Java, Mad.. Pond M «. ... Dividivi On cote les 50 kil .:. 10 . 13 . Indigo* On cote actuellemers * Beng. su- v. et bl. 1(2 k,. 5 25 5 50 fin violet et pourpre..... 4 50 4 75 Beng. beau viol, etdito... 4 .. 4 25 » bon violet 3 25 3 50 • moyen violet 2 75 3 . » bon violet rouge 2 75 3 . . » bon moy. v. roug.... 2 25 3 50 » fin rouge. 3.. 325 » bon dito 2 75 3 .. » bon à fin cuiv..... .. 2 50 3 . » ~uiv 2 .. 2 50 Java. M . .. Kurpah.. N.M. 1 50 3 . Madras... N.M. 1.. 3 .. Manille N.M. ... Caraque.. N.M. 1 .. 3 .. Guatemala flor 3 50 4 50 » bon à fin sobré.. 2 .. 3 50 » — cor.... 2 . 3 50 » cor. ord. à bas.. 1 •• 2 .. N-Gren ûn, surf. 1/2 k N.M. 4 .. 5 .. » bon à beau.. N.M. 2 50 4 . . • ord. et moyen N.M. 1 •• 2 .. Orsellle On cote les 100 kil. : .... Cap-Vert M Mers du Sud M .. .. • Madagascar M • • Quercitron: On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50 » gros effilé 6 • • 7 .. Rocoa. Antilles 1/2 kil. 0 40 à 0 42 1/2 Cayenne N. M .. .• PLACE DE MARSEILLE DROGUERIES DE TEINTURE • 0 Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à. 15 . » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. Bois jaune (Maracaïbo).. .. .. . .. » de Fustet Albanie... . 10 50 12 . . Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. » marques ord.. 70 .. ... .. Cochenille argentée.. 100 k ... .. » grise 525 .. 550 .. » zacatille naturelle 500 .. 525 .. » noire Palmas lek. 415 .. 430 .. » Lanzarotte Cureuma Bengale 32 » Chinois... 40 » Madras 30 .. ... .. Gal.es de Chine 135 .. ... .. Prussiate jaune de potasse. 170 INDIGOS. - Au 1/2 kilo. Madras bon et beau tendre. 3.. 3.40 » moyen et bon moyen » coloré 2.60 2.95 » myen ord. et ord. terne et serré... . 2,20 2.55 i Kurpah bon et beau violet 1 et violet rouge.. M.. .... Kurpah moyen et bon moy. assez coloré..-. M. . .... » moyen ord. et ord. mél. et terreux. 2... 2.30 Bengale beau et fin violet M.. .... » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M.. » moyen violet-rouge et rouge ....... M.. . M .. Java fin et surfin violet et pourpré. .... M.. .... » bon et beau violet. M. .... DROGUERIES Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût. Acide citrique 270 Alun 15 .. 17 .. » (acq.)......... 17 .. 19 .. Couperose emballée 5 50 6 50 Essence de térébenthine (d. fûts) . .. 115 ». ... . Id (s. fûts) 110 . ... . • Fécule de pommes de terre, 1er bl 41 Id. 2e bl. (entrepôt) 39 Galles vertes et noires 130 .. 150 . » noires Alep ........ ... .. ... . » blancnes 125 . . ... . Gomme arabique, en sorte . 65 .. 70.. » Ghésirée, en sorte » Sénégal, s. bas du fleuve 67 .. 70 .. » » 68 50 67 5 0 » Aden, sorte cour, bonne 70 ,. 80 .. » Mogador, blonde. » » blanche » Laque en f. qté orange. 600 .. ... . • » » mi-orange 550 » » cerise AC 525 .. ... . • » Sandaraque lavée 190 » Damar (Batavia) 145 » » Singapore 100 .. 120 . • » » Penang .... ... 110 Gomme adragante Syrie.... 250 .. 750 .. » » Anatolie. 250 .. 600 .. Quercitron M Garance, racine 60 » poudre 65 Rocou Guadeloupe ,110.. ... .. » Cayenne ? Safran d’Espagne, Valence pur. .... 80 .. 90 Sulfate de cuivre(entrepôt) 53 » (acq.). .. 56 .. ... .. Sumac en feuilles.... 22 » poudre......... 24 Styrax liquide Tamarin Madras M .. 24 .. Verdet, eu pains, extra sec, sous toile » en pains, extra sec, sous pap. » bon marchand en pains .. p » en boules ... .... p raffiné en poudre sec ... .. ... PRODUITS CHIMIQUES On cote les 100 kilos : Acide muriatique ... 20 d. 9 .. à .. . • » nitrique 36 d. 33 » » 40 d. 40 » sulfurique.... 66 d. 9 50 .... » sulfureux.... 50 d. 7 50 ...• » tartrique 275 .. ...» Ammoniaque liquide 22 d.. 43 .. 6 •
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- LE MNITEUR DE LA TEINTURE
- ©
- Borax raffiné. ...... ....... 40 . ...
- Blanc de zinc de la Méditer. poudre 54 .. . . broyé 64 ,. .. :
- Crème de tartre.............. 180...........
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp............. 8..............
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............. 20.............. Lessive caustique 33 degrés.....7............................... Nitrate de soude...............24..............50.............. . » de potasse.................. 42..............50............... Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil.,m. 18 25 Sel de Soude, 70/75, disp... 17 25............... . »............30/35, disp... 11 50................. Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos............ 30.............. Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes...... Soude douce 33 deg. en vrac 4 25.................. Sulfate de cuivre . ........................ E.53 A 56 • Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos....................5..............
- PLACE DE BORDEAUX
- Bois de Teinture
- .............................
- • Campêche coupe d’Espagne . —- Tabasco .... — Haïti ..... — Martinique,Guadeloupe .... Calliatour Pernambouc Jaune Cuba — Guayra Tabasco. . . — Tuspan. ..... Lima Tampico Sapan Sainte-Marthe Nicaragua Sandal rouge •
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. ............................ Curcuma de la côte. . 100 k. — du Bengale. .
- 28 -à 29 —
- 28 - 28 25
- 18 — 19 —
- 10 - 14
- 9 — 1050!
- 14 - 15 —
- Indigo Jengale poupré * . . —- — fin violet . . — — beau violet . — . — bon violet. . — - moyen violet. — — petit violet. . — — ordinaire et cuivré . . — Jara ordin. et cuivré . — Midras fin. .... — — beau . . . — — bon .... - — moyen . . . — — ordinaire. . . Krah kudcapah beau violet — — bon violet. — — moy. violet — — pet. ordin. — Pordchéry bon violet — — moy.violet — — ora.et cuivré — Marille — | Guatemala flor . . — — sobre . — — cortès . . — Mexique flor. . . . — - sobre . . — — ordin. Cortès — Caraque flor. , • . — — sobre . . . — — cortès. . . Gomme aue ordin. et orange D C . le k. — — blonde, ire quai. — — — 2e quai. — — cerise. . . . — — blonde ordin. . Garance l’Avignon. . 100 k. Lac-D/e, marque DT. le k. Orseille Meis du Sud. 100 k — Madagascar . .
- 11 — 13 _
- 11 - 13 -
- 11 - 12 -
- 10 — 11 -
- 9 — 10 -
- 8 50 9 —
- 6 — 6 50
- 5 50 C —
- 5 — 5 50
- 8 — 9 —
- 7 50 8 —
- 6 — 7 —
- 5 — 5 50
- 6 — 6 50
- 5 — 6 —
- 4 — 5 —
- 8 — 10—1
- 6 - 7 -
- 5 — 6—|
- 7 — 8 -
- 6 — 7 —
- 4 — 5—i
- 6 —---------*
- 5 80 --------
- 5 75 — —
- 5 75 --------
- 5 70 --------
- PLACE DE LYON Droguerie pour teinture et impression
- Prix aix 100 kilos hors barrière : Acétate de ............ 71 .. à 72.
- Acide acétiqe des arts 40% 27 .. 27 50
- » chlorhydrique........ ?
- » nitrique 36 ....... 34 » sulfurique 66 . 8 » tantrique 287 » citrique 290 Alun épuré.... 21 » ordinaire 16 Ammoniaque incolore, 22.' 45 Bichlorure d’étain, 55'.... 104 » » 60 125 Bois Campêche-Laguna ... 16 » Guadeloupe. 13 Bois Jaune Centre Amériq. 17 Cachou jaune. Vapeurs.... 54 » brun 72
- .. 8 ..
- .. 35 ..
- 50 9 ..
- 50 292 50
- 295 ..
- 22 .•
- 17 ..
- 47 .
- 109 .. .. 130 ..
- .. 17 ..
- . 13 50
- 50 19 ..
- 60 ..
- 50 82 50
- Chlorate dépotasse...... 100 .. 110 ., » de soude.............. 105 . 115 .. Chlorure de chaux 100 à 110. 11 50 12 50
- Chromate rouge de potasse 77 50 79 . .
- » » de soude.. 57 50 59 »,
- Crème de tartre........... ...............................
- Cristaux de tartre....................................... . » de soude...................... 7.......................7 50
- CurcumaBengale enracines 28 .. 32 ..
- » de Madras.............. .... .... n de Chine............... .. M .. .... Essence de térébenthine.... 110 . 115 .. Extrait de châtaignier 20*. 16 .. 17. Galles de Chine et Japon.. 152 50 157 50 » vertes et noires .... 140 .. 147 50
- Gomme Sénégal, en sortes 78 .. 80 ,. » arabique ... .... 72 50 75 .. » adragante rousse .. 275 .. 310 .. J us de citron 23 .. 24 ..
- Méthylène à 95*............ 90 .. 95 .. » régie 90".......... 100 .. 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 .. 145 ..
- » » de soude.................
- Pyrolignite de fer.......... 9 .. 10 .
- Résine..................... 22 .. 23 ..
- Rouille..................... 8 50 9 50
- Sel de soude 80*........... 17 50 18 50
- » ammoniaque.. 12 50 13 50
- Sel d’étain............... 230 .. 235 ..
- Soufre en canons............ 17 .. 18 ..
- » sublimé................... 19 . 22 ..
- Sumac Sicile en feuilles... 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine....... 12 50 1b 50
- » de cuivre.............. 58 .. 60 ..
- » de fer...................... 6.. 7 .
- AGENDA OPPERMANN
- POUR 1904
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents noyers conducteurs de travaux, mécaniciens, indusriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, en outre les feuillets de l’agenda propre-ment dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant, carnet de poche, titre or sur plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix : reliure en percaline, 3 fr.; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr.
- 35 centimes en plus (par exemplaire) pour être reçu franco par la poste.
- Envoi franco contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- L’intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication ;
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
- par M. Léon Sentupéry, est en vente aux bureaux de la Société de Publications Industrielles, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Prix : 75 centimes par la poste.
- Envoi contre mandat ou timbres-poste.
- Rappelons que l’auteur examine ce sujet d’actualité avec une grande compétence, et qu’il démontre la possibi-lité d’alléger nos impôts, par une série de réformes pratiques et par des économies dont le tota. s’élèverait à 354 millions.
- La brochure se termine par un vœu que chacun peut signer.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, *).
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE» x. Directeur, 20, rue Turgot (IX*)
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- Sous les initiales A. B. 25. Cete personne répond si elle le juge àp-opos, mais dans aucun cas, le Jounal ne peut intervenir. N’étant qu’ur agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute respoisabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous pirviendra pas dans les conditions indiqiéesci-dessus ne sera pas transmise.
- A VENDRE A L’AMIABLE
- PROPRIÉTÉ
- sise à Mi Ion-la-Chapelle
- près station de St-Rémy-les-Cheveise
- (ligne de Limours)
- Comprenant :
- P Maison d’habitation ave terrasse et jardin (jolie vue sur la vallée de Saint-Lambert) ;
- 2 - Petite ferme y attenart, louée par bail. Contenance totale : 27.000 m. environ. Conviendrait à petits -entiers et chasseurs.
- Pour tous renseignements, s’adresser à M* MENGUY, notaire, à Che-vreuse (Seine-et-Oise). (512)
- RÉPERTOIRE GÉNÉRAL ou DICTIONNAIRE MÉTHODIQUE
- de BiBLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES TINCTORIALES
- ET DES INDUSTRIES ANNEXES
- Depuis les origines jusqu’à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste.
- Ouvrage honoré du grand prix décennal Daniel Dollfus, de la Société industrielle de Mulhouse. (Séance du 27 octobre 1897).
- 3 vol. grand in-8. Prix de l’ouvrage complet, 100 fr.
- Tome 1. Introduction e avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Accidents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. Dictionnaire de : Labo -ratoire de teinture à la fin.
- RECUEIL DES LOIS OUVRIÈRES de 1848 à 1900
- PRIX. . ... 5 francs
- •En vente an bureau du journal.
- Joindre à la commande mandat ou timbres-poste.
- VIENT DE PARAITRE : GUIDE PRATIQUE
- DE
- TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du TEINTURIER-DÉGRAISSEUR, contenant l'étud des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. THOMAS
- Docteur ès sciences, préparateur de chimie applique à la Faculté des Sciences de Paris.
- 1 volume in-8. de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte. 20 francs
- Volumes déjà parus dans l’Encyclopédie RORET sur le même sujet :
- Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsique les tissus simples et mélangés,, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. RIFFAUT, Vergnaud, JULIA de FONTENELLE, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
- Supplément, raitant de l'emploi en Teinture des Couleurs
- d’Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume. 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des Houilles, la distillation des Goudrons, la préparation des Benzines, Nitrobenzines, Anilines, de l’Acide phénique, de la Naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur Emploi en Teinture, par M. Th. CHATEAU, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50
- Tous les manuels de la eollection sont envoyés FRANCO au reçu d’un MANDAT POSTAL de leur valeur.
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- 48e Année. No 13.
- 5 Juillet 1904.
- «
- H
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ...... . 15 fr.
- Six mois............• 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an................. 20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du journal
- 2®, rue Turgot, 2® — PARIS
- -- • § La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . J Faits divers..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Procédé et appareil pour donner aux tissus un brillant de soie par pression. — Composition pour la fabrication de linoléum, toile cirée, etc. — Teinture des fourrures. — Revue des brevets d’invention. — Revue étrangère. — Tarifs et transports. — Le calcul des délais en P. V. — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Mouvement comparatif des matières premières. — Cours. — Annonces.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour donner aux tissus un brillant de soie par pression
- Par M. Eck (Joseph)
- Le procédé qui fait l’objet de cette invention consiste à presser les tissus à l’aide d’un ou de plusieurs cylindres ou de plaques possédant à leurs surfaces des striures très fines et entrecroisées. Ces striures s’impriment sur le tissu de façon à diviser ce der-nier en un très grand nombre de grains fins miroitants. Lorsque le tissu s’étend, ces grains se divisent d’eux-mêmes en grains plus petits qui reflètent dans tous les sens la lumière qui tombe sur le tissu. Le brillant et le toucher d’un tissu pressé suivant ce nouveau procédé sont absolument ceux du velours de soie.
- Les striures entrecroisées peuvent être fines à
- volonté, se diriger dans des sens quelconques et avoir des formes variées. Il peut y avoir à la surface
- 2AAAAAAAA a
- de striures entrecroisées dans des directions variées.
- Si l’on doit employer plus d’un outil pour presser la même pièce de tissu, il faut le faire de façon que les striures du deuxième, troisième, etc., outil se croisent avec celles des outils employés précédemment.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les outils de pression qui se présentent ordinairement sous forme de cylindres peuvent être réunis plusieurs ensemble dans une calandre. Une disposition pratique consiste à réunir deux cylindres de façon qu’ils pressent le tissu contre un cylindre élastique commun, placé entre eux.Les dispositions et constructions des calandres peuvent du reste varier indéfiniment.
- Les expressions « cannelures », « perpendiculaires », « parallèles » et « diagonales » désignent la direction des striures par rapport à celle du mouvement du tissu qui passe à travers la calandre, par exemple.
- Les dessins ci-contre représentent, à titre d ’ exemple, plusieurs formes d’exécution des moyens employés à la mise en pratique du procédé.
- Figure 1 représente une vue longitudinale du cylindre presseur. La surface a de ce cylindre est munie de striures gravées, très fines et entrecroisées, dont la division, la direction et le talus des tailles peuvent varier à volonté.
- Figure 2 à 5 représentent à une échelle fortement agrandie des parties de surfaces de cylindres ;
- Figure 2 fait voir l’entrecroisement de striures perpendiculaires b b avec des striures diagonales cc. Les talus des deux séries de striures sont les mêmes. On obtient ainsi à la surface du cylindre des pyramides dont le sommet est situé verticalement au-dessus du centre des bases rhombiques ; lè dessin donne la forme de ces pyramides en coupes suivant les lignes A-B et C-D.
- Figure 3 fait voir l’entrecroisement de striures parallèles d d avec des striures perpendiculaires e e. Les talus des deux séries de striures sont encore ici les mêmes.
- Avec cette disposition, la surface du cylindre présente une suite de petites pyramides droites à base carrée,dont la coupe E-F donne le profil.
- Figure 4 représente l’entrecroisement de striures parallèles f f, avec des striures diagonales g g. Les talus des premières sont à inclinaisons égales, tandis1 que les dernières présentent des talus à inclinaisons différentes. La surface du cylindre présente ici une
- série de petites pyramides obliques dont on voit le profil dans la coupe G-H.
- Figure 5 enfin fait voir l’entrecroisement de striures diagonales h h avec des striures diagonales en sens contraire i i. Les deux séries de striures ont des talus à inclinaisons différentes ; la surface présente donc ici également une suite de petites pyramides obliques, voir la coupe J-K.
- Puisque deux, trois ou plusieurs séries de striures de directions variées peuvent s’entrecroiser sur une seule et même surface de cylindre, et puisque les striures peuvent être droites ou courbes, on peut obtenir à la surface des cylindres des saillies ou grains présentant les formes les plus variées, pouvant être choisies suivant les convenances des différents genres de tissus.
- On obtient un lustre soyeux particulièrement beau avec des striures fines, entrecroisées, à talus différents (figures 4 et 5).
- Le lustre produit par les nouveaux cylindres pres-seurs diffère sensiblement du brillant obtenu avec les cylindres à striures fines actuellement employés, en ce qu’il est bien visible de tous les côtés parce que les rayons de lumière qui frappent le tissu sont reflétés uniformément dans toutes les directions.
- Comme les grains qui résultent de l’entrecroisement des striures fines n’ont en somme à peine la grosseur d’un point, il est évident qu’on ne peut ' guère parler de leurs formes comme étant des formes géométriques régulières. Les petits grains seront en effet limités, en partie par des surfaces planes et courbes qui se coupent, et en partie par des surfaces planes et courbes ou bien rien que par des surfaces courbes qui se confondent. Ces dernières surfaces seront surtout nombreuses ou se présenteront seules, même dans les cas où les striures fines et entrecroisées sont tracées en courbes.
- On peut aussi couvrir une molette de striures ayant les dispositions montrées dans les figures 2 à 5, de sorte que la surface de cylindre travaillée par ces molettes ne présente pas de grains saillants, mais bien des creux de formes correspondantes. Il est évident que ces creux peuvent aussi être prati-
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- qués directement dans la surface des cylindres, sans qu’on emploie pour cela une molette.
- COMPOSITION pour la fabrication de linoléum, toile cirée, prélats et autres articles recouverts d’un enduit Par MM. Peters (Melville Gordon) et Shepherd (James Aitken).
- Cette invention a pour objet de produire une composition perfectionnée destinée à être employée dans la fabrication du linoléum, de la toile cirée, des prélats et autres articles analogues, comme enduit pour l’étoffe employée et ayant pour but de rendre celle-ci plus pliable ou élastique et de lui permettre de sécher plus rapidement que cela n’a pu se faire jusqu’à présent.
- • L’enduit perfectionné se compose de blanc d’Espagne, d’huile de lin séchée et de n’importe quel siccatif ordinaire, tel que de la litharge auxquels ingrédients on ajoute une proportion de gomme Tragasol (consistant en une variante de. la gomme adragante) celle-ci remplaçant une partie de l’huile généralement employée et servant à fournir à l’étoffe enduite la flexibilité et à la composition, consistant en une masse pâteuse, la propriété de sécher plus rapidement.
- Dans la fabrication du linoléum, le blanc d’Espagne est remplacé en tout ou en partie par du liège pulvérisé.
- Les pioportions des ingrédients sont approxima-tivement les suivantes, en poids :
- Blanc d’Espagne ou poudre de liège. 13 parties Gomme Tragasol (adragante) .... 5
- Huile de lin séchée ................ 51/2
- Siccatif............................ 1/2
- On peut encore employer une huile ou compo- * sition convenant spécialement pour être mélangée | avec les autres ingrédients généralement employés 1 dans la fabrication du linoléum, de la toile cirée et d autres étoffes recouvertes d’un enduit ou employés dans d’autres buts, ladite huile possédant des pro
- priétés pour fournir la flexibilité aux articles traités et pour les empêcher de se crevasser.
- Cette huile perfectionnée ou composition est com-posée d’huile de lin bouillie, de gomme Tragasol (adragante) et d’un siccatif tel que de la litharge en proportion convenable pouvant varier mais qui sont, en poids, approximativement de :
- Huile de lin bouillie ... 15 parties
- Gomme Tragasol . ... 5
- Siccatif......................... 1/2
- TEINTURE DES FOURRURES d)
- Les nombreux essais effectués en vue d’appliquer les colorants artificiels à la teinture des fourrures, se sont heurtés à la difficulté d’employer des mordants intenses et des températures élevées, qui altèrent les fourrures et les peaux. On l’a surmonté en tannant au chrome (de préférence au chromate) le côté peau, et traitant au chlore le côté des poils.
- Ces deux opérations sont exécutées sans interruption et les peaux ainsi préparées permettent l’application facile des couleurs d’aniline sur fourrures. Exemple : on humecte d’eau tiède des peaux de mouton pesant 8 kil. par exemple et tannées à l’alun et au sel, lave au bain de savon (150 gr. pour 100 litres d’eau) pendant une demi-heure, retire et rince, puis passe jusqu’à imbibition complète dans un bain préparé avec 100 litres d’eau, 50 gr. d’oxychlorure de chrome, 100 gr. sulfate basique d’alumine, 100 gr. de sel de cuivre et 150 gr. d'acétate de soude cristallisé; alors, on ajoute encore 100 gr. d’oxychlorure de chrome, laisse les peaux dans ce bain 24 à 36 heures, rince, essore et passe pendant un quart d’heure à froid dans un bain contenant 100 litres d’eau et 1 litre acide chlorhydrique, essore et repasse dans un autre bain froid contenant 800 gr. de chlorure de chaux pour 100 litres d’eau, où on le manipule pendant 25 minutes, ajoute 200 cc. d’acide chlorhydrique, manipule pendant 10 minutes et remet dans le bain acide, additionné d’un demi-litre d’acide chlorhydrique.
- Après une passe d’un quart d’heure, rince les peaux d’abord à l’eau froide, puis pour faire disparaître les dernières traces de chlorure, on les rince dans un bain
- (1) Extrait de la Revue de chimie industrielle de mars 1904;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- contenant 300 gr. d’hydrosulfite de soude à la température de 30® C. et enfin les rince trois à quatre fois à l’eau froide, essore et obtient des peaux faites à la teinture.
- Le bain de teinture se prépare en montant à 50° C., ajoutant 320 gr. de noir d’aniline 43(4 0/0 du poids de la fourrure à teindre), 20 gr. (1/4 0,0) d’orangé ENL, 800 gr. de sulfate de soude calciné et 400 gr. d’acide acétique, on introduit alors les peaux et monte rapidement à 75° C. •
- Après un quart d’heure, ajouter 80 gr. de bisulfite de soude et continue à manipuler les peaux pendant trois quarts d’heure à 1 heure à la même température, puis les abandonne au refroidissement dans le bain, rince, essore à la machine et sèche. Humecter ensuite les peaux avec de la soude.
- Après le traitement au chrome et au chlore, la peau peut être teinte soit à la'brosse, soit par immersion, en n’ayant pas besoin de dépasser en général 75°.
- Le choix des colorants ne présente pas de difficultés et la teinture adaptera à chaque espèce le colorant convenant le mieux. La chrysoïdine donne d'excellents résultats en petite quantité : jaune et en quantité p us forte en jaune brillant. Tous les autres colorants basiques ne teignent que jusqu’à une certaine nuance, dei sorte qu’il est! bien difficile d’obtenir des nuances foncées. . - : N. Cu.
- 6 REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- X: a7E 62 ______________________ • -1, hy:
- " Sous' cette rubrique, nous donnons la liste des brevets - : w 1 récemment pris en France.
- N- 2149. — Système mécanique réglant uniformément la tension des tissus en velours de coton dans leur passage à travers les diverses machines d’apprêt, par M. Hanrion (A.).
- N' 2150. — Composé solide pour la teinture aux cou -leurs d'aniline, par M. Rowland (G.).
- N' 2240. — Perfectionnements apportés aux appa-6 ; , .129 .
- reils employés pour la teinture et le blanchiment du coton en bobines, par M. Schwob frères et M. Wioland (A.).
- 1 , ' . 1) 2[ . WA(E4 ?30; IsrV 221 . 04
- N' 2304. — Procédé pour la préparation d’un colorant azoïque et pour la production de laques à l’aide de ce
- colorant, par la Société anon. des produits Fréd. Bayer et Cie.
- N- 2305. — Production de nouvelles matières colorantes basiques, par la Société anon. fabrique bâloise de produits chimiques.
- N’ 2396. — Procédé de production d’acide phospho-rique au moyen de phosphates d’aluminium et autres substances, par M. Jaubert (G.-F.).
- N* 2412. — Procédé de fabrication des plissés de toutes formes et de tous genres, par M Guerbe (E ).
- N1 2414. — Procédé pour l’obtention de dessins sur les tissus à poil, par M. Edmond Corty et Cie.
- N' 2472.— Machine à dérompre et dérailler les tissus, par M. Bertrand (F.) et Cie.
- REVUE DE L’ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- De « Deutche Farber Zeitung »
- Teinture de fibres animales et végétales à l’aide de l’eau oxygénée
- Le doceur Mann, de Munich, a breveté récemment un procédé qui complète, pour ainsi dire, l’importance de certaines couleurs anilines en augmentant leur résistance aux alcalis, à la lumière, au chlorure de chaux et aux acides minéraux.
- Voici le procédé en substance :
- Lorsqu’on teint les fibres animales et végétales avec de différents dérivés de benzol et de naphtaline, on procède comme suit :
- Les substances organiques sont dissoutes dans l’eau ou l’acide acétique ; on ajoute une solution de sel métallique et aussi une quantité calculée d’eau oxygénée (une molécule d’eau oxygénée pour une molécule d’ani-line). Si l’on emploie des acides minéraux pour la solution ou des sels d’acide minéral de corps organiques, ou bien si la solution d’eau oxygénée contient un acide minéral libre, ce dernier ou l’acide qui devient libre pendant le procédé, doit être fixé par l’addition des acétates, oxalates, tartrates. La solution préparée pour la teinture ne doit pas colorer une solution de chromate bleu de potassium.
- Les couleurs obtenues varient d’un brun clair au brun foncé et gris, et si l’on règle la quantité de l’agent oxydant, du sel métallique et des corps orga-
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- niques, on obtient encore d’autres nuances différentes Si l’on emploie des sels d’aniline et de cuivre, on peut produire, à la température ordinaire, un vert d’olive.
- L’eau oxygénée peut être remplacée, sans préjudice, par l’ozone, les hypochlorites, l’eau de chlore, permanganate et d’autres agents oxydants semblables.
- A l’exception des sels de l’alcali et des métaux de terre d’alcali, tous les sels métalliques peuvent servir, et ceux, qui sont eux-mêmes très colorés sont parti-* culièrement convenables, comme, par exemple, les sels de fer, de cuivre, de chrome, de nickel, de cobalt; mais on peut employer également les sels de manga-nèse, de platine, de vanadium et de cérium.
- Parmi les corps organiques on peut prendre tous les dérivés de benzol et de naphtaline.
- En ce qui concerne les proportions, on prend pour une partie pesée de substance organique, une partie de poids égal de sel métallique et une quantité de substance oxydante correspondant à une molécule du corps organique.
- Par exemple : un kilo d’aniline, un kilo de chlorure de fer et 365 grammes d’eau oxygénée ; la quantité d’eau et de fibres dépend de la nuance que jl’on [désire obtenir.
- Le bain de teinture est chauffé à une température dépassant 800 C.
- Les fibres sont manipulées mécaniquement pendant quelque temps, après quoi on les dégage mécaniquement de la substance colorante qui y adhère et l’on sèche.
- Il importe peu si le sel métallique est ajouté au bain ou si la fibre en est saturée.
- Voici trois exemples qui démontrent le bon marché du procédé :
- 1) Couleur brun clair. Prendre :
- 1 kil. d’aniline ou 1.387 grammes d’hydrochlorate d'aniline, 1 500 gr. acétate de sodium, 365 gr. d’eau °xVgénée, 1 kilo de chlorure de fer, 50 kil. de fibres, 1.t 03 litres d’eau.
- 2) Couleur brun foncé. Prendre :
- 3 kil. d’aniline, 730 gr. d’eau oxygénée, 2 kil. de chlorure de fer, 10 kil. de fibres, 1.500 kil. d’eau.
- 3) Couleur gris. Prendre :
- 2 kil. d’acide carbonique, 730 gr. d’eau oxygénée, 2 kil. de chlorure de fer, 10 kil, de fibres, 1.500 kil. d'eau.
- AMÉRIQUE a 100 vnuse ..
- De Dyers B' Bulletin + ’ • ' f - s Fe . 106i ,. j, \ .
- Les colorants directs pour teinture de vêtements
- Les grands changements survenus dans la fabrication de tissus ont compliqué la tâche du teinturier de vêtements. ..
- Lorsque celui ci n’avait qu’à reteindre des tissus en laine, le travail marchait tout seul,tout en étant rémunérateur. ....
- Mais avec l’usage étendu des tissus mi-laine, mi-coton et l’emploi de la laine artificielle, la plupart des garde-robes se composent de vêtements en tissus de coton qui demandent un traitement différent.
- Et même pour les robes en laine pure si on teint sans les découdre, il est à craindre que la légère doublure ne se montre aux coutures, ou que les coutures elles-mêmes ne.montrent des fils blancs.,
- Pour beaucoup d’articles, il est nécessaire que toute la doublure soit teinte, aussi bien que le tissu.du vêtement. Il s’en suit que les colorants substantifs qui conviennent à toutes sortes de tissus offrent de grands avantages au teinturier de vêtements. d
- Certes, les frais de production de nuances tout à fait noires sont un peu plus élevés, mais la rapidité et les meilleurs résultats obtenus compensent largement le surplus de dépenses.
- L’ancien procédé de teinture pour tissus mi-laine, mi-coton n’est pas encore tout à fait abandonné. Il consistait, comme on sait, à teindre d’abord la laine avec des colorants acides, à mordancer avec du tanin et de l’antimoine ou du fer, et ensuite à traiter le coton avec des acides basiques. Mais il arrivait souvent que la laine sortait plus foncée que le coton, tandis que à l’aide des colorants substantifs on teint le coton aussi bien que la laine, et quelquefois mieux que la laine.
- Cependant, étant donné le grand nombre de ces colorants mis dernièrement à la disposition du teintu-rier, il importe de faire son choix d’une manière judicieuse, tant au point de vue de l’économie que des résultats à obtenir.
- Parmi les noirs,c’est le noir S pour demi-laine qui occupe la première place.
- Préparer le bain aussi rapidement que possible avec 5 % de bleu marin formyl violet ou lanacyle, de noir naphtylamine ou de noir bleu r.aphtol, ajouter au bain 20 gr. de sulfate de soude en cristaux par litre, é ever
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- à l’ébullition, fermer la vapeur et placer les effets dans le bain.
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- Traiter pendant 3[4 d’heure, élever l’ébullition et garder les vêtements dans le bain jusqu’à ce que la laine acquière la même nuance noire que le coton.
- Il faut éviter l’ébullition prolongée,parce que la laine devient chaque minute plus foncée, et si la substance colorante n’est pas en excès dans le bain,la laine enlèvera au coton la couleur que celle-ci avait absorbée antérieurement. Si l’on a besoin d’ajouter au bain de la couleur, il ne faut pas faire bouillir de nouveau.
- Les marques les plus récentes de noir pour demi-laine, P et BG, teignent les tissus mélangés d’une manière uniforme, rendent superflu le renforcement du bain par des matières colorantes pour laine et sont très satisfaisantes au point de vue de la solidité à la lumière.
- Le noir S pour demi-laine teint aussi la demi-soie en un beau noir dans un seul bain,et il est très avan-. tageux pour effets qui sont devenus fanés ou gris.
- Pour obtenir un noir couleur de charbon sans la moindre nuance de brun, il faut ajouter au bain 4 ou 5 % de vert diamine B, et si par quelque hasard la soie n’est pas assez colorée, on met l'effet dans un bain tiède, acidifié avec de l’acide acétique, auquel on ajoute du noir naphtylamine 4 B ou noir bleu naphtol.
- Pour teindre postérieurement les boutonnières, la doublure, les coutures, etc., on doit se servir de préférence de noir diamine R M W, mais à la condition que les tissus ne conservent le moindre restant d’acide provenant de la teinture précédente.
- Voici la manière de procédér ;
- Teindre dans un bain froid contenant 75 gr. de noir diamine R M W dissout préalablement, et 400 gr. de sulfate de soude en cristaux par 10 litres.
- Traiter pendant une demi-heure, exprimer à fond la liqueur et rincer. Comme le bain ne sera épuisé qué de moitié, on peut s’en servir encore une fois en le renforçant par l’addition de sulfate de soude.
- Le noir diamine R M W a l'avantage de teindre le coton sans affecter la laine.
- Notons encore que certains colorants substantifs pos -sèdent l’importante propriété de teindre le coton plus foncé que la laine ou la soie. En conséquence, ils conviennent particulièrement à la teinture du coton de tissus mélangés après que. l’autre fibre a été teinte.
- Ces colorants sont :
- Noir diamine R M W ; noir diamine B H 6, cassella; noir de Colombie B et F B et noir de Zambesi B.
- Noir benzo-chrome N et B et noir bleu benzo-chrome, Bayer. Ces deux derniers ont peu d’effet sur laine.
- TARIFS ET TRANSPORTS
- La Compagnie du Nord a proposé le 1er octobre 1903 :
- 1" De prévoir l’emballage en sacs pour les extraits tinctoriaux secs qui ne jouissent actuellement du barême III que s’ils sont éxpédiés en caisses ou en fûts;
- 2: D’appliquer aux couleurs d’aniline (qui ne sont pas dénommées au tarif spécial P. V. 17), les prix suivants pour les expéditions de 5.000 kilogr. au minimum (au lieu des prix du barême I).
- Pour les couleurs liquides en caisses. barême IL — — fûts...* barême III.
- — à l’état sec en caisses ou
- en fûts ..... barême IIL
- Les expéditions d’au moins 50 kilogr. continueraient à être taxées à la 2e série.
- Les réductions ainsi obtenues atteignent 40 à 50 0/0. Il pourrait paraître bizarre que la Compagnie les consente d’un seul coup. La vérité est qu'avant l’établisse-ment de la table générale, les couleurs d’aniline étaient taxées sur le Nord aux prix prévus pour les extraits tinctoriaux non dénommés (c’est-à-dire au tarif rétabli aujourd’hui.) La table générale du 1er septembre 1902 ayant inscrit seulement les extraits tinctoriaux végétaux, les couleurs dérivées de l’aniline ne rentrèrent plus dans la classification et, étant taxées comme couleurs seulement, perdirent le bénéfice des barêmes I et II. Il s’agit donc, en réalité, de revenir à l’ancienne taxation.
- La Compagnie P.-L.-M. a proposé d’inscrire dans le tableau de la désignation des marchandises du tarif spécial P. V. n* 17 (matières tinctoriales) la terre de Cologne et la terre de Vérone,avec application du barême 4 par expédition de 5.000 kilogr. au mini-mum.
- Le ministre des Travaux publics vient d’homolo-guer cette disposition, sous la réserve que les diverses sortes de terres à couleurs désignées dans le tarif
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- spécial P. V. n* 17, seront remplacées par la désignation générique de « terres à couleurs non dénommées ».
- Les réseaux P.-L.-M., Nord et Ouest et les Cein-tures ont soumis le 17 juillet 1902 à l’homologation ministérielle la proposition suivante relative au transport des couleurs communes et non dénommées (tarif Spécial commun P. V. 117.) D’une gare quelconque P.-L.-M. à une gare quelconque Ouest et Nord, sous condition d’un parcours d’au moins 300 kilom.ou payant pour cette distance et empruntant au moins 2 réseaux.
- Taxes des barèmes suivants augmentées :
- 1° Par 500 kilog. des frais de chargement, de déchargement et de gare ;
- 2o Par 5.000 kilog. des frais de gare. Le chargement et le déchargement étant effectués par les intéressés
- Barème. - Expédition :
- Par 500 kil. Par 5.000 kil.
- Francs Francs
- Jusqu’à 300 kilomètres 25,50 29
- Pour chaque kilomètre en excédent de : 300 à 500 kilomètres... 0,10 0,08
- 500 » 600 » ... 0,09 0,07
- 600 » 700 » 0,08 0,06
- 700 » 800 » 0,07 0,05
- 800 » 900 » au-delà de 900 » 0,06/ 0,05( 0,04
- Depuis, les autres réseaux ont adhéré à cette proposition qui vient d’être homologuée sous les réserves suivantes :
- 1° Les nouvelles dispositions seront applicables d’une gare quelconque à une gare quelconque des sept grands réseaux sous condition de l’emprunt d’au moins deux desdits réseaux et d’un parcours minimum de 300 kilomètres;
- 2° La dénomination : e couleurs » sera substitué à celles de : «couleurs communes,couleurs non dénommées; cette mention n’est plus, en effet, conforme à la classification générale qui ne prévoit que les couleurs et les couleurs en fûts ;
- 3° La clause relative aux frais accessoires sera libellée conformément au texte admis par l’administration.
- Les nouvelles dispositions seront mises en vigueur à partir du 1er août prochain.
- Il faut remarquer que pour les couleurs en fûts la soudure des tarifs intérieurs donne en général pour les
- relations P.—L.-M.-Ouest des taxes plus réduites que celles de la proportion actuelle.
- R.J.
- LE CALCUL DES_DÉELAIS EN P. V.
- I. — Le délai légal de transport en petite vitesse, sur les chemins de fer, est fixé par les documents sui-vants : y
- lo L’article 42 du Cahier des charges ainsi conçu : La perception a lieu d’après le nombre de kilomètres parcourus.
- 2° Le tableau des distances kilométriques homologué par le Ministre des Travaux publics, annexé au tarif général, lequel détermine à la fois la distance courte et l'itinéraire court. C’est d’après cette distance et cet itinéraire que le délai de transport et aussi la taxe sont calculés, sauf dispositions contraires dans les tarifs ou revendication d’un autre itinéraire sur la déclaration d’expédition.
- 3° Les articles 7 et 8 de l’arrêté ministériel du 12 juin 1866, libellés comme suit :
- Art. 7. — La durée du trajet, pour les transports à petite vitesse, sera calculée a raison de 24 heures par fraction indivisible de 125 kilomètres. Ne seront pas comptés les excédents de distance jusques et y compris 25 kilomètres. Ainsi, 150 kilomètres compteront comme 125, 275, comme 250, etc.
- Art.8 (modifié et complété par l’article 1er de l’arrêté ministériel du 29 décembre 1886). — Sur les lignes ou sections de réseaux désignées à la suite du présent paragraphe, et dans les deux sens, tant pour les parcours partiels que pour le parcours total, la durée du trajet sera réduite à 24 heures par fraction indivisible de 200 kilomètres pour les animaux ainsi que pour les marchandises taxées au prix des Ire, 2e, 3e et 4e séries des tarifs généraux de chaque Compagnie, conformément à la classification générale en vigueur approuvée par décisions ministérielles et, en général, pour toutes les marchandises,denrées et objets quelconques qui, rangés dans les séries inférieures, seraient taxés au prix de la 4e série sur la demande des expéditeurs.
- Pour les animaux et les marchandises qui emprunteraient successivement des lignes sur lesquelles ils auraient droit à l’accélération de vitesse et d’autres sur lesquelles ils n’y auraient pas droit, le délai total de transport sera calculé en additionnant les délais partiels afférents à chacune des lignes du régime différent, sans que, toutefois, ce délai total puisse dépasser le délai fixé par l’article 7.
- Dans son Bulletin d’avril,la «Mutuelle-Transports » examine, à titre d’exemple, la situation faite, au point de vue du délai de transport, à des marchandises expédiées de Marseille à Paris soit par tarif général, soit par tarif spécial, et taxées à l’une des quatre premières séries du tarif général, ainsi que l'exige l'ar-ticle 8 de l’arrêté de 1866;
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- En ce qui concerne le réseau P.-L.-M., l’article 8 désigne les lignes ou sections suivantes :
- Lignes de : Paris à Marseille et à Nice, — Paris à Nîmes par Clermont, — Saint-Germain-des-Fossés à Lyon par Tarare et par Saint-Etfenne, — Paris à Genève, — Paris à Modane, — Paris à Belfort, — Tarascon à Cette, — Paris à Grenoble, — Dijon à Pon-tarlier,— Vesoul à Lyon par Besançon, — Lyon à Nîmes par la rive droite du Rhône.
- IL — Supposons l’envoi de Marseille à Paris, par tarif général, d’une caisse contenant des tissus, marchandise taxée à la Ire série.
- Par application de l’article 8 de l’arrêté du 12 juin 1866 le calcul doit être établi à raison de 24 heures par 200 kilomètres puisqu’il s’agit d’une ligne expressément prévue audit article, sur le réseau P.-L.-M. La distance par la voie courte entre Marseille-Arenc et Paris étant de 825 kilomètres, il paraîtra tout naturel d’allouer pour la traction proprement dite, et non compris les déiais de remise, d'expédition et de livraison, un délai de 5 jours.
- Pourtant, la Compagnie n’envisageant que les détails intérieurs de son trafic,auxquels le public est d'ailleurs parfaitement étranger, refuse de calculer ainsi et prétexte que ses trains effectuant le transport des marchandises entre Marseille et Paris suivent ce que l’on est convenu d’appeler la grande ligne (par Arles et Dijon) et non l’itinéraire court.
- Dès lors, elle prétend calculer le délai — par Salon, Joncquières Lyon-St-Clair, Chagny, Saulieu, Joigny, Moret (itinéraire court, 825 kilomètres — comme suit :
- De Marseille à Miramas 48 kilom. 700 (art.8) De Miramas à Orange, 93 — (art. 7) D’Orange à Chagny, 344 — 400(art. 8) De Chagny à Laroche, 193 — 700 (art. 7)
- De Laroche à Bercy, 154 — (art. 7)
- ha to 8 — —
- 11 11^
- Soit un délai de. • . 7 jours
- Ce dernier itinéraire est-il celui suivi par la marchandise? Nous commençons par répondre que nous n’en savons rien, et que, bien plus, nous n’avons pas même la possibilité de le savoir, la marche des trains de marchandises étant ignorée du public.
- A la différence des transports par grande vitesse .qui, sont effectués parles trains ordinaires de voyageurs, dont la marche est affichée, publiée, et par conséquent connue du public qui peut ainsi,sur n’im-porte quelle ligne, suivre de gare en gare, minute par minute, le trajet de ses colis, les transports par petite vitesse sont effectués par des trains et suivant des itinéraires que le public ne connaît pas. Il est donc arbitraire de prétendre s’appuyer sur ce que les trains portant les marchandises expédiées de Marseille à Paris ou vice versa, au lieu de suivre l’itinéraire court, utilisent la grande ligne un peu plus longue. Le public ne peut subir les conséquences d’un itinéraire pratiqué dans le seul intérêt du transporteur. Il existe des trains passant par Salon comme par Arias, et il lui importe peu que les marchandises empruntent l’une ou l’autre de ces deux voies. Ce qui seul intéresse les
- expéditeurs elles destinataires,c’est la distance réglementaire fixée comme séparant par voie de fer, Marseille de Paris, et puisque l’article 8 de l’arrêté de 1866, sans indiquer d’itinéraire entre ces deux villes, à la différence de ce qui existe par exemple entre Paris et «Nîmes par Clermont, ou entre Saint-Germain-des-Fossés et Lyon par Tarare et par Saint -Etienne, prévoit l’allure accélérée de 200 kilomètres par vingt-quatre heures, c’est d’après cette allure seule que doit être calculé le délai de parcours entre Marseille-Arenc et Paris. ,
- Si nous nous nous reportons à l’article 42 du cahier des charges, nous y lisons que la « perception, a lieu d’après le nombre de kilomètre parcourus. »
- Cet article concerne donc le calcul de la taxe et nul lement le calcul du délai. De plus, il ne peut s’appliquer aux kilomètres effectivement parcourus, que le public ne connaît pas, mais seulement aux kilomètres à parcourir pour relier directement deux stations. Sans doute, en 1852, lors de la rédaction du Cahier des charges, les Compagnies n’avaient pas, pour acheminer leurs marchandises, le choix entre plusieurs lignes, comme aujourd’hui,et notamment la grande ligne seule reliait Paris et Marseille. On pouvait alors admettre sans difficulté le calcul de la taxe par l’itinéraire parcouru, puisque celui-ci se confondait avee l’itinéraire court. A vrai dire, la question ne se posait même pas.
- De nos jours, au tarif général, elle est calculé non par l’itinéraire parcouru, mais par l’itinéraire le plus court, bien qu’il ne soit pas toujours suivi par le trafic. Le tableau des distances homologué, établi par l’itiné-raire court, sert de base pour le calcul de la taxe, uniquement parce qu’il est nécessaire de poser une règle certaine, kilométriquement exacte, exemple d’arbitraire, en vue de l’etablissement des prix de transport, mais non au point de vue du trafic.
- Il doit en être de même en ce qui concerne le calcul du délai de parcours, L’itinéraire court fixe mathématiquement le nombre de kilomètres séparant deux stations de départ et d’arrivée, afin de déterminer le nombre de période de vingt-quatre heures pouvant être utilisées pour le transport. Mais sur cette donuée fixe, il reste a appliquer l’allure de 125 ou 200 kilomètres par 24 heures. L’allure de 125 kilomètres est lallure ordinaire, applicable sur toutes les lignes autrement dit pour tous les parcours en général, sauf pour ceux qui relient certaines villes plus importantes ou qui se trouvent, à raison d’un trafic plus intense, desservis par des trains de marchandises plus nombreux, plus directs et plus rapides. Et c’est ainsi que le parcours entre Marseille-Arenc et Paris, fixé à 825 kilomètres par la voie courte, bénéficie, dans les deux sens, de l’allure exceptionnelle de 200 kilomètres par jour.
- S’il en était autrement, le fractionnement du parcours en plusieurs stations et l’application alternative de l’article 7 (125 kilomètres) et de l’article 8 (200 kilomètres) aurait ce résultat singulier de porter, non pas seulement à sept, mais à huit jours de délai total de parcours si, dans le décompte mentionné plus haut, on avait appliqué l’article 7 entre Saint-Clair et Col-longes (voie courte entre Orange et Chagny).
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- Dans ce cas le calcul serait le suivant : (Art. 7). 24 heures par fraction indivisible de 125 kil. Miramas-Orange, 84 kilomètres .... 1 jour.
- Lyon (bifurcation) Collonges par Lyon Saint-Clair), 13 kilom 1 »
- Chagny-Laroche, 194 kilomètres. ... 2 »
- 4 jours
- (Art. 8). 24 heures par fraction indivisble de 200 kil. Marseille-Arenc-Miramas ... 49 kil. 1 jour. Orange-Lyon (bifurcation) . . . 198 » 1 » Collonges Chagny. ..... 133 » 1 » Laroche-Paris-Bercy 154 » 1 »
- 4 jours Délai total. . . 8 jours.
- Nous voyons ainsi de multiples fractions de 13, 49, 89 kilomètres absorber chacune un jour entier. Et il faut recourir à la dernière clause ci-dessus de l’article 8 pour ramener au taux de l’article 7, qui ne doit, en aucun cas, être dépassé, la durée du délai obtenu par le sectionnement du parcours.
- Les avantages concédés par l’article 8 pour la ligne de Paris-Marseille seraient donc plus qu’illusoires.
- III. — Si nous envisageons une expédition au tarif spécial, la prétention de calculer le délai par l’itinéraire de taxe n’est plus soutenable.
- Au tarif spécial, le délai doit être le délai réglementaire prolongé de cinq jours (art 4 de l’arrêté ministéj riel du 27 octobre 1900), c’est-à-dire le délai du tarif général auquel s’ajoute un délai supplémentaire unique fixé, sauf quelques exceptions, à cinq jours pour l’ensemble du parcours, quel que soit le nombre de réseaux participant au transport.
- Il ne peut davantage être question de l’itinéraire effectivement parcouru, lequel est ignoré des intéressés aussi bien que pour les transports au tarif général.
- Quant à l’itinéraire de taxe, il est des plus variables depuis la mise en vigueur du principe de la voie la plus économique (1er janvier 1901).
- S’il s’agit, d’une expédition de 1.000 kilos de « cuisinières en fonte, de Paris-Bercy à Marseille-Arenc au tarif le plus réduit, nous trouvons, en suivant l’itinéraire court (825 kilom.) par toute voie P.-L.-M., à la Ire série, que le prix de transport est de 115 fr. 50. En empruntant le tarif de l’Est, par voie détournée, plus économique on obtient le prix suivant :
- De Bercy à La Villette .... 12 kil. 3 11 Est spécial 14 à Is sur-Tille(4e série) 305 » 28 80 D'Ts-sur-Tille à Marseille (re série) 555 » 82 75
- Totaux . . . 872 kil. 114 66
- La voie la plus économique est donc par Is-sur-Tille, où le parcours est plus long de 47 kilomètres et où l’article 8 de l’arrêté de 1866 — applicable dans "‘espèce, puisqu’il s’agit d’une marchandise taxée à 1 une des quatre premières séries, — n’a pas les mêmes effets en raison des lignes desservant cet itinéraire.
- Dès lors, par quel itinéraire le délai de parcours doit-il être déterminé ?
- En éliminant d’abord l’itinéraire de trafic, qui est ignoré de l'expéditeur, deux modes de calculs restent en présence :
- 1° Le calcul sur l’itinéraire court entre Bercy et Marseille-Arenc (825 kilomètres, d’après l’art. 8), cémme pour la tarif général, donnant 5 jours, augmentés des 5 jours de délai supplémentaire, total 10 jours; * al
- 2 Le calcul d’après l’itinéraire de taxe, établi comme suit :
- Ceinture..................... 12 kil. 2 jours
- Est........................ 305 » (art. 7) 3 »
- Transmission à Is. 1 »
- Is à Lyon -Saint-Clair. . . 216 » (art, 7) 2 » Lyon-Saint-Clair à Orange. 207 » (art. 8)2 » Orange à Miremas. . . . 84 » (art. 7) 1 »
- Miramas à Marseille ... 49 a (art. 8) 1 >
- Totaux ... . 873 kil. 12 jours
- Mais comme le délai fixé par l’article 7 ne peut être dépassé, entre Is-sur-sur-Tille, gare de transit, et Marseille, le délai sera réduit pour les 556 kilomètres qui séparent ces deux villes à 5 jours au lieu de 6.
- Le délai sera donc de: . . . . . ’ 11 jours plus le délai supplémentaire. . . . . —
- Délai total. .... 16 jours.
- L’écart apparaît considérable. Le délai excessif, exorbitant de 16 jours, devient la conséquence nécessaire de la règle que l’itinéraire de taxe serait l’itiné-raire de délai. Or, l’article 1er de l’arrêté du 27 octobre 1900, qui a posé le principe de la taxation par la voie économique, n’a eu pour objet que de fixer les prix les plus réduits, même par voie détournée, le délai supplémentaire des tarifs spéciaux ayant d’ail-leurs été réglementé et réduit par l’article 4 du même arrêté.
- En dehors de la taxe, l’itinéraire réglementaire de délai ne peut donc être encore que l’itinéraire court, fixé par le tableau des distances, augmenté du délai supplémentaire afférent au tarif spécial. jha ;
- IV. — Nous pensons avoir surabondamment établi que le calcul des délais par l’itinéraire court est le seul qui se justifie, et que toute intervention de l’itinéraire de trafic ou de l’itinéraire détourné de taxé est absolument injustifiée et contraire aux règlements.
- Quant à l’article 8 du décret de 1863, il doit également être appliqué sans restriction sur toute ligne indiquée comme devant en bénéficier. Il ne peut être écarté en rompant le calcul à chaque intersection d’une ligne plus récente créée par suite de l’extension du réseau ferré et de laquelle résulte un raccourcisse-ment de quelques kilomètres Autrement, lorsque la voie courte se trouvera encore déplacée par suite de l’ouverture de lignes nouvelles, l’article 8 ne trouverait plus son application. Ainsi les lignes se multiplieraient, le trafic serait facilité, mais les délais de parcours seraient allongés En réalité, l’article 8 du décret de 1866 n’a pas visé un semblable résultat, et une interprétation qui tond à en annihiler complète-‘ ment la portée ne mérite aucune créance,
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- Cette question est de la plus grande importance, en raison des divergences qui se produisent entre les calculs de délais dressés par les Compagnies et ceux établis par le commerce. Elle nous montre, une fois de plus, combien il est regrettable que les règlements de transports par chemins de fer ne soient pas plus pré-ciset laissent place à des interprétations aussi contradictoires, alors que leur clarté devrait être la sauvegarde des intérêts du commerce.
- INFORMATIONS
- C'est avec un vif plaisir que nous avons appris la nomination au grade de chevalier du Mérite Agricole de notre sympathique directeur, M. Fayolle.
- Qu’il veuille bien, en cette circonstance, recevoir nos plus sincères félicitations.
- La Leipziger Monatschrift für Textil-Indu strie annonce que la convention Conclue en avril 1903 par la plupart des maisons de teinturerie de soieries en pièces de Barmen, Crefeld, Dusseldorf, Wohwinkel et Elberfeld, a été dissoute le 1er mai dernier, bien qu'elle eût encore à courir jusqu’en avril 1905.
- La raison donnée de cette dissolution anticipée est que les établissements qui n’avaient pas adhéré à la Convention ont, par des concessions de prix, enlevé des clients aux teintureries adhérentes.
- 1 ... JURISPRUDENCE
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Ayant vendu mon fonds de commerce et m'étant interdit le droit de faire des affaires dans Paris et ses environs seulement, puis-je avoir la faculté, sans autorisation démon successeur, de prendre des marchandises faisant l’objet de ce même commerce, auprès des commerçants de Paris et des environs pour être réexpédiés en province, c’est-à-dire en dehors des droits prohibés par mon acte de cession ? Voici la clause prohibitive de l’acte : «Je m’engage à ne créer, gérer ou exploiter à Paris ni dans la banlieue, tant pour mon compte que pour autrui, aucun commerce similaire à celui vendu, m’interdisant aussi, si j’exerçais ailleurs ce commerce, le droit d’expédier ou de faire expédier dans les endroits désignés plus haut » ;
- 2. Si mon successeur venait à vendre son fonds serais-je engagé aussi vis-à vis du nouvel acquéreur quoique l’acte n’en fasse pas mention?
- R.— 1* Les clauses prohibitives en matière de cession de fonds, doivent être interprétées d’après la commune intention des parties. Or, il est bien certain
- que, dans l’espèce, l’acquéreur a voulu s’assurer contre toute concurrence à Paris.
- Equitablement pourrait-on soutenir que le fait de prendre des marchandises à Paris pour les expédier en province n’est pas prévu dans l’interdiction de faire des affaires à Paris? Pour nous, il n'est pas douteux que la clause soit applicable ;
- 2* Les engagements pris avec l’acquéreur subsistent, sauf stipulation contraire, avec ses successeurs et pendant toute la durée prévue au contrat. Chacun des actionnaires, en effet, traite sous la protection et le bénéfice de la clause prohibitive qui donne plus de valeur au fonds acheté.
- CORRESPONDANCE
- M. P. B., à Rabastens. — Le maire peut traiter de gré à gré pour des travaux de fournitures s’il y est autorisé par le conseil et l’administration préfectoral.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Robillard, 12, rue d’Odessa. — Entrée en jouissance le 1er juillet.
- Paris. — Teinturerie, par M. Dumont, 12, avenue du Parc-Montsouris. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Bruzeau, 88, rue Ober-kampf. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Dufour, 57, boulevard Beaumarchais. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Loizel, 7, rue André-del-Sarte. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris.—Teinturerie, par Mme Guesdon, 2, rue Villebois-Mareuil. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Gravier, 13, rue de Belzunce. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Mortier, 13, faubourg du Temple. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris.— Teinturerie, par Mme Marty, 215, rue de Vau-girard. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Marchand, 41, rue Guer-sant. — Entrée en jouissance de suite. '
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Nottin, 78, avenue de St-Ouen. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris — Teinturerie, par M. Cottenle, 5, rue Charles-Robin. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Raimbaud à Mlle Telliez, 27, rue Véron. — Entrée en jouissance le 22 juin.
- Paris. — Teinturerie, par M. Weidmann, 69, rue de Chabrol. — Entrée en jouissance le 1er juillet.
- Paris. —Teinturerie, par Mme Dubuisson à M. Besse, 29, rue de la Huchette. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Gohier à Mme Lebeuf, 3, rue Marie-Stuart. — Entrée en jouissance le 2 juillet.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Delahaye à Mme Blanche, 32, boulev. Magenta. — Entrée en jouissance de suite.
- Maisons qui se créent
- Wasquehal (Nord). —Coppens frères et Cie, apprèteurs.
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- BIBLIOGRAPHIE
- En vente au bureau du journal ;
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le docteur L. Gautier.
- Un volume in-8, contenant 240 figures dans le texte Prix, relié 15 fr. 60,
- Recettes pour tous. — Procédés utiles dans les arts, les métiers, l’industrie, caractères, essai et conservation des substances naturelles et artificielles d’usage commun : couleurs, vernis, mastics, colle, encres, caoutchouc, matières textiles, papier, bois, feux d’artifice, verre, métaux, bronzage, nickelage, argenture, dorure, galvanoplastie, gravure, trempe, alliages, matières imperméables, incombustibles, artificielles, déchets, huiles, savons, parfumerie, teinture, dégraissage, blanchiment, agriculture, électricité, par G Ghersi.
- Un vol. in-8 couronne de 514 p., avec 26 grav. et plan-ches hors texte, 4 francs.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de 1 einture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, Uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teintur ier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée ; de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- La réglementation du travail dans l’industrie, par Louis Bouquet, conseiller d’Etat, directeur au Ministère du Commerce et de l’Industrie.5'édition, entièrement refondue et mise à jour, par Paul Razous, licencié ès sciences mathématiques, et ès sciences physiques, membre agrégé de l’Institut des actuaires, ancien inspecteur du travail dans l’industrie.
- Un volume in-8 de 406 pages. — Prix : broché, 6 fr. 60.
- L’intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
- par M. Léon Sentupéry, est en vente aux bureaux de ia Société de Publications Industrielles, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Prix : 75 centimes par la poste.
- Envoi contre mandat ou timbres-poste.
- Rappelons que l’auteur examine ce sujet d’actualité avec une grande compétence, et qu’il démontre la possibilité d’alléger nos impôts, par une série de réformes pratiques et par des économies dont le tota. s’élèverait à 354 millions.
- La brochure se termine par un vœu que chacun peut signer.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Fête Nationale du 14 juillet
- A l’occasion de la Fête Nationale du 14 juillet, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés à partir du 7 juillet, seront valables jusqu’aux derniers trains de la journée du 18 juillet.
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- CHEMINS DE FER DE L’EST
- Saison d’été 1904
- Voyages circulaires dans les Vosges
- Les touristes peuvent visiter avec facilité et économie la pittoresque contrée des Vosges.-Pendant la saison d’été, des trains rapides mettent Épinal à 6 heures de Paris environ et Gérardmer à 7 h. 1t2.
- Des billets circulaires individuels et des billets de familles à prix très réduits dont la validité de 33 jours peut être à deux reprises prolongée de moitié, moyennant des suppléments de 10 %, permettent de faire le voyage suivant 1 Paris, Nancy, toutes les Vosges jusqu’à Belfort, Chaumont, Troyes et Paris. Les touristes peuvent s’arrêter à leur gré, dans toutes les stations du parcours et revenir même dans certains cas prévus par l’itinéraire emprunté à l’aller.
- Ces billets circulaires individuels ou collectifs sont délivrés du 1er mai au 15 octobre inclus, à Paris et dans toutes les gares comprises, d’une part, entre Paris et Bar-le-Duc, sur la ligne de Paris à Avricourt, et, d’autre part, entre Paris et Chaumont, sur la ligne de Belfort. On trouve aussi des billets dans les gares, des Compagnies de chemins de fer du Nord, d’Orléans, de l’Etat et de l’Ouest. Ces trois dernières compagnies délivrent en même temps que le billet d’excursion, des billets d’aller et retour pour Paris, valables pendant 33 jours et comportant des réductions importantes. La Compagnie du Nord délivre également des billets d’aller et retour ayant la même validité de 33 jours et pouvant se combiner avec les billets des Vosges; les voyageurs venant du Nord ont la faculté de commencer leur voyage circulaire soit par Paris, soit par Laon ; l’itinéraire du voyage d’excursion au départ de Laon est tracé par Reims, Châlons, Nancy, les Vosges, Belfort, Chaumont et Laon. De Laon, on gagne très facilement les Vosges au moyen de trains rapides circulant entre Calais et Bâle.
- La Compagnie de l’Est délivre, en outre, à des prix très réduits dans toutes gares situées sur l’itinéraire, des billets d’excursion individuels et de familles pour visiter les Vosges au départ de Nancy ou d’Epinal.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circu-laires et d’excursion que la Compagnie de l’Est envoi©’ gratuitement aux personnes qui en font la demande.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES 7 . Pendant les cinq premiers mois des années 1SO2, 1903 et 1904
- -1 : • ' ' . à • • ’ • ‘ IMPORTATIONS - Quantités | livres à .. .. EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1904 1903 1902 1904 1903 1902 1
- Bois dé teinture en bûches : Mexique.... Q.m. 1 550 1 220 4.347 Bois de teinture en bûches.. Q.m. 226 . 605 503 |
- — , . — Brésil » — .. — moulus » 81 113 89
- — : - — Haïti » 17.628 13.669 14.913 Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 69 - 115 129
- ; — — Guatemala.. » 2 168 2.193 2 967 Curcuma en racine. ... » 157 273 366
- — — Aunes pays. » 14.304 19.521 17.868 en poudre. » 14 36 44
- --------------------------— ------- '1 Quercitron » 15 30 66
- Totaux ... » 35 650 36 603 40.095 Lichens tinctoriaux » 346 280 120
- 62 061
- Bois de teinture moulus » 1 3 Sumac, fustet et épine-vinette :
- Garance en racine, moulue ou en paille... » 339 1.02 1.055 Ecorces, feuilles et brindilles » 258 205 842
- 341 1 19. 198 Moulus » 214 350 176
- — en poudre » 11 4 3 13 Noix de galle et avelanèdes entières con--
- 3 785 3.274 3 819 cassées ou moulues . » 401 715 370
- Lichens tinctoriaux » 1.377 978 2.017 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » -7 1.138 745
- 13 381 16.110 14.611 Safran » 180 143 219
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 570 234 1 171
- 20 6 2 2 21 527 28 730 Cochenille » 625 859 958
- 15.926 17 697 13.785 Kermès animal » 9
- Noix de galle et avelanèdes entières, con- Indigo ,, 981 1.126 1 515
- cassées ou moulues » 21.411 16.448 3 !.439 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.. . » 28 188 30 de bleu » 441 184 " 318
- Safran. » 218 198 250 Cachou en masse » 287 367 359
- Autres teintures et tanins » 2.951 1.698 1.301 Rocou préparé. » 362 282 269
- Cochenille » 839' 1.292 1.486 Orsei le préparée, humide en pâte » 271 122 148
- Kermès animal.'. » — sèche (cudbéard ou extrait). » 78 34 43
- Indigo » 1 950 2 851 4.744 Extraits de bois de teint, et d autres espèces:
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules Garancine. » 361 827 153
- de bleu .. . » 1 10
- Cachou en masse.. » 13.964 10.368 13.003 Autres: Allemagne » 23.250 25 151 29.442
- Rocou préparé .... .. ........ .... » 831 938 244 — Belgique » 9.509 9 904 9.214
- Orseille préparée, humide en pâte » 1 3 — Angleterre » 8.365 10,554 4.679
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 37 50 43 — Etats-Unis » 3 20 1.627 1.927
- — Autres pays » 22.226 21.991 20.115
- Extraits debois deteint. et d’autres espèces : —
- » 6 64 Totaux » 64 270 69.227 65.377
- 601 1 087 1 096
- Teintures dérivées du goudron de houille: Teintures dérivées du goudron de houille :
- Acide picrique » 18 10 Alizarine artificielle »
- Alizarine artificielle » 505 626 607 Acide picrique » 1 6 19 1
- Autres . .. » 4.525 4 203 4.577 Autres » 1.533 1.649 1.253
- Outremer » 652 494 525 Outremer » 7 470 6.402 4 822
- 315 295 248 Bleu de Prusse . . » 334 216 139
- Carmins communs. . » 6 8 Carmins communs » 36 9 32 1
- — fins... . » 1 —- fins » 15 28 32
- Vernis à l’alcool .... » 49 85 64 Vernis à l’alcool . .. » 673 631 546
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- et à l’huile mélangées » 4.704 4.743 4.653 et à l’huile mélangées » 6 623 5.614 5.282
- Ocres broyées ou autrement préparées » 2.400 2.048 1.503 Ocresbroyesjou autrement préparées.. . . » 119.758 90.996 88.977
- Verts de Sehweinfurt et verts métis, cen- Verts de Sehweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes..........; » 62 95 139 '1res bleues ou vertes » 224 244 101
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 403 398 302 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 116 203 78
- Talc pulvérisé » 14 392 7.867 17.671 Talc pulvérisé.... ... .... . « 10.165 14.197 16.845
- Couleurs non dénommées » 1 t ; . . 10.401 13.0 2 13.799 Couleurs non dénommées......... ... .. » 3 083 2.498 H 1.854 | 1
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- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur a l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par. M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherehes commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage iournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- • Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewètz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Madères colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. —Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; \d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM ?
- CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM
- SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- -Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris. .. -
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l'Ecole de chimie dè Mulhouse. «
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- . LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE 7 ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS . par Antonio Sansone. —Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés. • ;
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les • industries de la teinture, de l’impression et du blanchi-| ment. '
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. GRISON. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
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- Analyses. — Rapports. ?
- Par M. FERDINAND JEAN
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- 206
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DU HAVRE
- Boim de teinture.
- -inrmiet -a
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- aune
- »
- n
- »
- »
- s R
- — Ire qualité ...
- — 2e qualité .. .
- - ‘ 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan..
- — Honduras........
- — Tabasco...........
- — Haïti Gap........
- - Fort-Liberté.....
- — Aquim...........
- - ..................
- - Gonaïves .......
- - P.-de-Paix ......
- — Miragoane............
- — Saint-Domingo...
- - Martin, et Guadel.
- — Jamaïque. ......
- î Cuba et St-Yago ..
- ..................
- Tuspan.........
- Vera-Cruz .....
- Campêche..........
- Carmen............
- Tampico...........
- Porto-Plata. .....
- Haïti. .......... .
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab... Rio Hacha... ..... Carth. et Savan... Maracaïbo.........
- Fustet..... 100 k.
- Tatajuba(Perû. )50 k . ! Bahia . .......
- 12
- 11
- 6 '8
- 8
- 6
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- 50
- 50
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- à
- 14
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- 9
- 9
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- 10 G
- 75
- 75
- 60
- 5 50
- 5 20
- Beng. beau viol. etdito..
- »
- bon violet ,...... moyen violet...... bon violet rouge.. bon moy. v. roug. fin rouge......... bon dito.......... bon à fin cuiv.... ~uiv cad. et bas...
- Java. .. . .... Kurpah.. c... Madras ...... Manille... ..... Caraque ........ Guatemala flor
- N.M N.M N.M N-M
- 4 ..
- 3 25
- 2 75
- 2 75
- 2 25
- 3
- 2
- 2
- 2
- 1
- 1
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- 50
- S2
- 3
- 3
- 3
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- 3
- 3
- 3
- 2
- 3
- 3
- 50
- 50
- 25
- 50
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré..-. M. .
- • moyen ord. et ord.
- méL et terreux 1 80 2
- Bengale beau et fin violet M .
- Java
- bon moyen à bon violet et violet rouge ..............
- moyen violet-rouge et rouge............
- fin et surfin violet’ et pourpré. ....
- bon et beau violet.
- M
- #
- M.
- M..
- • Corim o.,..
- • Amapala....
- Rouge Brésil Bahia a Calliatour...
- a Lima............
- a Ste-Marthe..
- e Brésillet. ...
- a Sandal.,.., 1
- a Sapan...........
- 50 kil
- 100 k
- 50 kil
- 100 k
- 50 k
- Quebracho.. 1009 k.
- Pernamb.....50 k
- 3
- 3
- 3
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- 3
- 4
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- 10
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- 25
- 75
- 75
- 50
- » bon à fin sobré..
- » — cor....
- • cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- « h «
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud.............M
- Madagascar..............M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil.
- Baltimore fin effilé.... » gros effilé..
- Roeou.
- 1
- 3
- 2
- 2
- 1
- 4
- 50
- 3
- 4
- 3
- 3
- 2
- 50
- 50
- 50
- Le
- M..
- M.
- DROGUERIES tout aux 100 kil , sauf variation
- 2 50
- 1 ..
- 7 50
- 6 ..
- à
- 4
- 2
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- 7
- 50
- 4
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- 9
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- 10
- 10
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- 8
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- 50
- 16
- Antilles..
- Cayenne..
- .1/2 kil. 0
- 40 à 0
- N. M
- 42 l/2
- traire 1er coût.
- Acide citrique..............
- Alun raffiné (entrepôt)..... » (acq.)....................
- Couperose emballée..........
- Essence de térébenthine (d. fûts) .....................
- Id. (s. fûts)...............
- Fécule de pommes de terre, 1er bl................. ...
- Id. 2e bl. (entrepôt).......
- Galles vertes et noires.....
- » noires Alep ..............
- » blancnes..................
- Gomme arabique, en sorte . » Ghésirée, en sorte........ » Sénégal,s. bas du fleuve » » Galam............
- » Aden, sorte cour, bonne » Mogador, blonde......... » » blanche..........
- » Laque en f. qté orange.
- »
- con-
- PLACE DE MARSEILLE
- a se • g E s H S fi E 2 S P 3 © fi fi
- Sandaraque lavée Damar (Batavia). » Singapore » Penang ..
- 270
- 15
- 17
- 5
- 112
- 110
- 586
- 50
- 17 ..
- 19 ..
- 6 50
- 150
- 125.........
- 65 .. 70
- 67 ..
- 68 50
- 70 ...
- 600
- mi-orange 550
- cerise AC 525
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- Quereitron.....
- Garance, racine
- 70 ..
- 67 50
- 80 ..
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb.........
- » pressé... Coebenille
- On cote : Ténérife zacatille.... Ténérife grise........
- Cureuma
- Bengale......50 kilos. Java, Mad.. Pond.....
- Dividivi
- On coté les 50 kil ... indigos
- On cote actuellement : Beng. su- v. et bl. 1[2 k. - fin violet et pourpre....
- 37
- 50
- en
- x
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) Bois jaune (Maracaïbo).. .. » de Fustet Albanie......... Cachou noir, ire marque... » marques ord.. Cochenille argentée..100 k.
- 12 .
- .11 .
- à .15
- .12
- Rocou
- 30
- 1
- 1
- 22 M
- 10
- .. N 35 ..
- a a
- 10 50
- 95 ..
- 70 ..
- 12
- 85
- Safran pur.
- Sulfate
- poudre.........
- Guadeloupe .......
- Cayenne....... . d’Espagne, Valence
- 190 145 100
- 110 250 250
- M 60 65
- 110
- 120
- 750
- 600
- de
- »
- Sumac en
- 1/2
- 60
- 50
- en
- O
- 5
- 4
- 25
- 50
- kil.
- 2 ..
- 1 80
- 25 M
- 13
- 5
- 4
- 50
- 75
- san.•
- Curcuma
- grise............ zacatille naturelle noire Palmas le k. Lanzarotte ......
- Bengale........ .
- -Chinois.......... Madras..........
- Gal es de Chine ........... Prussiate jaune de potasse.
- 525 .
- 500 .
- 415 .
- 32 .
- 40 .
- 30 .
- 135 .
- 170 .
- INDIGOS. - Au 1/2 kilo.
- Madras bon et beau tendre.
- » moyen et bon moyen » coloré.................
- » ayyen ord. et ord. terne et serré... . Kurpah bon et beau vio1 et et violet rouge..
- 3..
- 2.60
- 2.20
- M
- 550.
- 525
- 430
- 3.40
- 2.95
- 2.55
- cuivre(entrepôt).
- (acq.). ..
- feuilles........
- poudre............
- Styrax liquide...........
- Tamarin Madras.............
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile ................
- » en pains, extra sec, sous pap ............... » bon marchand en pains » » en boules
- r raffiné en poudre sec
- 80 .
- 51 .
- 55 .
- 22 .
- 24 .
- 120 . M .
- 90
- 24
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- »
- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- 9 33
- 40
- 9
- à
- Ammoniaque liquide
- 22 d
- to s- O> C o
- 50
- 50
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 29 o
- Borax raffiné............... 40 • .. .
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre........................ 56 .. . .
- broyé......................... 61...........
- Crème de tartre ........... 180............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.......... 8...........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................ 20...........
- Lessive caustique 33 degrés 7 .. .. .
- Nitrate de soude.............. 24 50 ...
- » de potasse.................. 42 50 .. .
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. .
- » 30/35, disp... 11 50 .. .
- Soude caustique, 110/115,. en tamb. de 300 kilos.......... 30.............
- Soude caustique, 1117115, en bq. de 300 kil. plaquettes..................
- Soude douce 33 deg. en vrac 4 25 .. .
- Sulfate de cuivre ............ E 51 A 55 .
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................... 5...........
- Indigo Bengale poupré . . . 11 —
- — — fin violet . . — —
- — — beau violet . 11 —
- — — bon violet. . 11 -
- — — moyen violet . 10 —
- — — petit violet. . 9 —
- — — ordinaire et
- cuivré . . 8 50
- — Java ordin. et cuivré ..... — Madras fin.................6---—
- — — beau . . . 5 50
- — — bon ....---------------
- — — moyen .... 5 —
- — — ordinaire. .-----------
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — — — bon violet. 7 50
- — — moy. violet 6 —
- — — pet. ordin. 5 —
- — Pondichéry bon violet 6 — — — moy.violet 5 —
- — — ora.et cuivré 4 —
- — Manille . . . . .-------------- — Guatemala flor . .-------------8 —
- — — sobre . . 6 —
- — — cortès . . 5 —
- — Mexique flor. ... 7 —
- — — sobre ... 6 —
- PLACE DE BORDEAUX
- Bois de Teinture
- — — ordin. cortès 4 —
- Caraque flor. ...---------
- — — sobre ... --
- — — cortès... — —
- i Gomme laque ordin. et orange
- 13 —
- 13 -
- 12 —
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- 6 50
- 6 -
- 5 50
- 9 —
- 8 —
- 7 —
- 5 50
- 6 50
- 6 -
- 5 —
- 10 —
- 7 —
- 6 —
- 8 -
- 7 —
- 5 —
- Brésillet. ...................28 —à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 —
- — Haïti....................10—14 —
- — Martinique,Guade-
- loupe .... 8 — 8 50
- D C . le k. 6 —
- — — blonde, ire quai. 5 80
- — — — 2e quai, 5 75
- — — cerise. ... 5 75
- — — blondeordin. . 5 70
- .............................— —------
- Pernambouc....................— —------
- Jaune Cuba....................— — — —
- — Guayra Tabasco. . . — — — —
- — Tuspan......................— — — —
- Lima. .................. . 14 — 15 —
- Tampico. . ..................— — — —
- Sapan. .... — — —
- Sainte-Marthe.................— — — —
- Nicaragua.....................— — — —
- Sandal rouge.................— — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. — — — —
- Gambier. ....... — — — —
- Curcuma de la côte. . 100 k. — — — —
- — du Bengale. . . — — — —
- Garance d’Avignon. . 100 k.-------- I Lac-Dye, marque DT. le k.--------
- Orseille Mers du Sud. 100 k ' — — — Madagascar . . — —
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb......... 71 .. à 72 . .
- Acide acétique des arts40% 27 .. 27 50
- » chlorhydrique........... 7..
- » nitrique 36............... 35 ..
- » sulfurique 66*............. 8 50
- » ........................ 287 50
- » citrique............... 290
- Alun épuré................. 21 ..
- » ordinaire.............. 16 ..
- Ammoniaque incolore, 22.' 45 .. Bichlorure d’étain, 55'.... 105 .
- » » 60..... 126 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 16 ..
- , » Guadeloupe. 13
- Bois Jaune Centre Amériq. 17 50 Cachou jaune. Vapeurs.... 51 ..
- » brun...................... 72 50
- Chlorate de potasse.'..... 100 ..
- » de soude............... . 105
- Chlorure de chaux 100 à 110. 11 50 Chromate rouge de potasse 77 50 » » de soude.. 57 50
- Crème de tartre.......... ... . .
- Cristaux de tartre........ ... ..
- » de soude................... 7 ..
- Curcuma Bengale en racines 28 .. » de Madras............... .. .. » de Chine............... M ..
- Essence de térébenthine.. 107 Extrait de châtaignier 20‘. 16 ..
- Galles de Chine et Japon. . 152 50
- » vertes et noires .... 140 ..
- Gomme Sénégal, en sortes 78 ..
- » arabique................. 72 50
- » adragante rousse .. 275 . . Jus de citron ..... ....... 23 ..
- Méthylène à 95" ........... 90 ..
- » régie 90'................ 100 . •
- Prussiate jaune de potasse 140 .,
- » » de soude..... ..
- Pyrolignite de fer.......... 9 . .
- Résine..................... 23 ..
- Rouille .................... 8 50
- Sel de soude 80’. ......... 17 50
- » ammoniaque.. 12 50
- Sel d’étain............... 230 ..
- Soufre en canons...... . 17 ..
- » sublimé.............;... 19 . .
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 ..
- Sulfate d’alumine........ 12 50
- » de cuivre ................ 58 ..
- » da fer.................... 6 ..
- 8 ..
- _36 7.
- 9 ..
- 292 50
- 292 •.
- 22 .•
- 17 ..
- 47 .
- 110 ..
- 131 ..
- 17 . .
- 13 50
- 19 ..
- 57 ..
- 82 50
- 110 ..
- 115 ..
- 12 50
- 79 ..
- 59 ..
- • • • • •
- 7 50
- 32 ..
- 112 50
- 17 .. 15? 50 147 50
- 80 ..
- 75 ..
- 310 ..
- 24 ..
- 95 ..
- 110 ..
- 145 ..
- 10 .
- 24 ..
- 9 50
- 18 50
- 13 50
- 235 ..
- 18 ..
- 22 ..
- 23 ..
- 15 50
- 60 ..
- 7 ..
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- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppé affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations* avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l Administration du Journal, 20, rüe Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- DEBBLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES TINCTORIALES
- ET DES INDUSTRIES ANNEXES
- Depuis les origines jusqu’à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE
- Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste.
- Ouvrage honoré du grand prix décennal Daniel Dollfus, de la Société industrielle de Mulhouse. (Séance du 27 octobre 1897).
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- Suivi de l’Art du TEINTURIER-DÉGRAISSEUR, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. THOMAS
- Docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris
- 1 volume in-8. de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte. 20 francs
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- Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaüd, Julia de FONTENELLE, TMILLAYE, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
- Supplément, raitant de l'emploi en Teinture des Couleurs
- d’Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume. 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des Houilles, la distillation des Goudrons, la préparation des Benzines, Nitrobenzines, Anilines, de l’Acide phénique, de la Naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur Emploi en Teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50
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- 48e Année. No 14. je h , hun 20 Juillet 1904. = — ------------------ SBIBL4reser — LE w. 177
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. .... . 15 fr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20. rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONAEe • { La ligne (anglaise), . . 1 fr.
- ANNUNLto . Faits divers..............3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau du journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Système mécanique réglant la tension des tissus.—Société industrielle de Rouen.— Les nouveaux coloran's.— Revue de l’étranger. — Concours de la Société industrielle du Nord de la France. — Tarifs et transports. — Jurisprudence. — Informations. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- STSTÈME MÉCANIQUE
- Réglant uniformément la tension des tissus en velours de coton dans leur passage à travers les diverses machines d’apprêt.
- Par M. Alphonse Hanrion.
- L’invention a pour but : un système mécanique applicable à toutes les machines d’apprêts en tein-ture, employant des agencements à rouleaux pour l’entraînement des pièces ou tissus. Actuellement, le rouleau entraîneur, ou hérisson, se trouve à l’extrémité du bâti supportant les rouleaux de passage en chicanes et, pour peu qu’il y ait un certain nombre de ces rouleaux, la tension développée dans les fils du tissu va en progressant, depuis le rouleau d’entrée jusqu’au hérisson ; le nombre des rouleaux est donc limité par la force des tissus.
- Le système a pour but de parer à cet inconvénient par la distribution d’un certain nombre de rouleaux entraîneurs sur la longueur du bâti et répartissant les efforts de traction sur telle longueur que l’on voudra, et, par conséquent, pouvant entraîner toutes sortes de tissus, des plus forts jusqu’aux plus faibles, et toujours avec une tension, dans chaque section, ne dépassant pas celle que l’on s’est fixée — et dont le maximum est identique dans chaque section entre deux rouleaux entraîneurs.
- Par ce moyen, les tissus sont protégés contre toutes détériorations, toutes déformations provenant d’étirages, de tractions se répartissant inégalement dans tous les fils de la trame ; ces déformations occasionnant, de plus, des poches où la teinte n’est plus répartie uniformément. En un mot, l'amélio-ration est telle que le tissu ne souffre aucunement de son passage sur les divers appareils qu’il doit traverser.
- Pour obtenir ce résultat, on donne aux divers rouleaux d’entraînement, une commande unique par un arbre armé de sections de vis sans fin qui engrènent avec des roues taillées spécialement et montées sur l’axe des rouleaux entraîneurs. Mais ces roues ne sont pas calées sur leurs axes respectifs ; ils ne peuvent entraîner ceux-ci que par l'in-termédiaire d’un système à rochet.
- Et là est le point important du système :
- • Si un des: rouleaux > entraîneurs, par la vitesse
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- commune, donne une tension plus grande dans sa section conduite, immédiatement, cette tension supplémentaire met en jeu le système à rochet de celui ou de ceux qui le précèdent, et ainsi l’uniformité de tension se rétablit à chaque instant.
- De telle façon que la longueur des métiers peut être aussi grande que l’on voudra, n’étant plus limitée par la résistance propre des tissus. L’invention présente encore les avantages suivants : 1° réduire l’encombrement, tous les rouleaux étant con-
- Le dessin ci-dessous représente donc :
- Fig. 1. Une élévation latérale dudit métier;
- Fig. 2. Un plan ;
- Fig. 3. Une coupe transversale ;
- Fig. 4. Une coupe pour l’explication du système à rochet.
- Les mêmes lettres de référence se rapportent aux mêmes organes dans chaque figure.
- A est le bâti en fonte du métier ; B, Bn B, sont
- '_____________________________4 A
- a
- Su
- densés sur un seul métier au lieu d’être répartis sur plusieurs, séparés par des passages; 2° un seul ouvrier pourra le conduire, remplaçant un nombre de conducteurs égal à celui du nombre de métiers condensés dans le système. Il en résultera donc une plus grande production et une économie considérable de main-d’œuvre.
- Pour plus de clarté, on suppose le système monté sur un métier dit « rouleuse ». Les rubans travailleurs et leur commande en ont été enlevés, pour rendre plus visible cette application.
- les rouleaux entraîneurs portant les roues dentées et à rochet b, 0,, b2, recevant leur mouvement de rotation par les portions de vis b', b\, b'fixées sur l’arbre X, moteur par ses deux poulies folle et fixe C, Cp En D, Dn D2, ......................... sont les rouleaux ordinaires formant chicanes et fous sur leurs supports en LJ, d, dv .....................................; E est la ligne figurant l’enroulement des tissus à travailler.
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- SOCIETE INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- Séance du 1n Juin 1904 (Extrait).
- La séance est ouverte sous la présidence de M. Reber père, président.
- Sont présents : M. Balanché, E. Blondel, Broc, Cal ligé, A. Dubosc, Gasly, Houzeau, Justin-Mueller, Kurz, Laitier père, Maurice Lecœur, Kien, Masure fils, V. Michel Piequet, Ch. Reber, Rund, G. Schwarz.
- M. Baldensperger assistait à la séance.
- Absent et excusé : M. O. Kohn.
- Coton artificiel. — M. Reber père, comme suite à la communication faite à la dernière séance sur des fils de pâtes de bois, rappelle au Comité les articles de divers journaux sur un soi-disant coton artificiel. Ce dernier» d’après les publications faites, est produit en traitant la cellulose de fibres de bois de sapin par du chlorure de zinc, de l’acide chlorhydrique et de l’acide nitrique, on obtient ainsi une masse pâteuse qu’on fait passer par une filière, les fils qui en découlent sont passés par une faible solution de carbonate de soude, puis par de l’eau et séchés.
- M. Justin-Mueller fait observer que ce procédé ainsi que des procédés analogues qui reposent sur l’emploi d'oxyde de cuivre ammoniacal pour rendre la cellulose pâteuse, sont employés concurremment pour la fabrication de soie et de crin artificiel, que les fils ainsi obtenus, lorsqu’ils sont très fins, ressemblent à la soie et, lorsqu’ils le sont moins, ont l’aspect et la rudesse du crin. Il ajoute que ce genre de fils ne peu-vent avoir ni la souplesse, ni l’aspect du coton, qu en outre leur résistance à l'eau, surtout lorsqu’elle est chaude, sera toujours minime.
- Dans la discussion, M. A. Dubosc prit en outre prin-cipalement part.
- cachetés ouverts à la dernière séance générale.
- M. le Pre-ident en donne le ture, ce sont d’abord les nos 397 et 399, déposés par M. Leon Lefevre et la Société anonyme des matières colorantes de St Denis, ils traitent de nouvelles couleurs sub-tantives. Ces fils ont été remis à l’examen de M. Justin-Mueller.
- Ensuite le no 396 déposé par M Thierry, traitant d une liqueur. L’examen de ce plia été confié à M. Giscard père.
- Formation du noir d'aniline — M. O. Piequet, qui est charge de l’examen du pu Schlumberger qui traite
- d’un noir d’aniline ne contenant dans sa formule de préparation pas de corps oxydants proprement dits, demande que cet examen soit joint à la Commission qui doit donner un compte rendu sur l’ouvrage de MM. Nœlting et Lehne sur le noir d’aniline, et que ces deux examens soient réunis en un seul. Le Comité se range de l’avis de M. Piequet. Ce dernier fait ensuite observer que dans les diverses formules de préparation de noir d’aniline par oxydation, il rentre des quantités très variées d’oxydants, qu’en général il n’y en a pas suffisamment, selon la théorie, pour l’oxydation d’aniline en présence, et que néanmoins on obtient par ces différents modes de préparation des noirs parfaitement employabies, Notre collègue, qui a l’intention d’approfondir cette question à fond et de réunir les résultats qui en résulteront avec les travaux cités plus loin, exprime le désir de voir tout le Comité s’intéresser à la chose et que ses membres, dans la mesure du possible, s’associent à ces travaux, soit qu’ils feront part de leurs observations personnelles à ceux qui s’en occuperont particulièrement.
- Une discussion intéressante, à laquelle prirent part la plupart des membres suivait cet exposé, et le Comité approuve l’initiative prise par notre collègue.
- Examen du pli cacheté n° 388, de M. Mattauch, concernant la priorité du grattage subséquent de l'article noir d'aniline au pruistate enlumine. — M. Justin-Mueller fait part au nom de la Commission composée de MM Victor Michel, René Kœchlin et du rapporteur, qui avait été chargée d’examiner ce pli, qu’elle n’a pas pu trouver d’antériorité concernant la simultanéité de l'application du noir d’aniline au prus-siate matté et du grattage. La priorité en revient, par conséquent, à M. Mattauch. Le rapporteur, au nom de la Commission, demande l’impression du pli au Bulletin suivi du rapport le concernant Accordé.
- Les chlorures métalliques pour charger les cotons. — M. Justin-Mueller ht, au nom de M. Adolphe Beck, une emde sur l’emploi des chlorures pour la charge du coton M. Beck passe en revue la particularité des differents chlorures en faveur ou contre iaur emploi comme produits de charge il conclut que les propriétés des chlorures métalliques a’attaquer le coton en séchant à température élevés et la facilité avec laquelle ils se dissocient sous l’influence de la chaleur ne plaident pas en faveur de leur emploi pour la charge du coton. Qu en les employant, la preférence devra être donnée au chlorure de calcium et cela en particulier
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- G?
- Ci
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- kr-xssaian
- pour le coton teint en noir d’aniline, car ce chlorure ne se dissocie qu’à une température rarement atteinte pendant le traitement des tissus. Le Comité demande lecture en séance générale de ce travail avec impression au Bulletin.
- Dnns la discussion qui suivait cette communication, M. E. Blondel dit qu’il a eu l’occasion d'imprégnier alternativement des tissus de coton avec des solutions déchirure de magnésium et de les sécher sur tambours, que ces tissus, malgré les opérations répétées, n’étaient pas altérés
- M. A. Dubosc fit ensuite remarquer que cela dépendait du genre de chlorure de magnésium qu’on employait, que le cristallisé ne donnait en général pas lieu à das alterations, que, par contre, le fondu, qui est pet- ê r , 'e plu am loyé, lo ne facilement lieu a d-sacilets l’al era ions, cqr dit provenir de ce que le ton lu cotient d-s oxychlorures, tandis que le cristallisé en est exempt.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Brun Noir immédiat D conc
- Le brun noir immédiat D conc. compte au nombre des marques de Bruns immédiats les p us solides à la lumière, et convient non seulement pour la production de nuances brun-foncé intenses et de nuances mode claires, mais principalement aussi pour le piétage de bruns fonces destines à être avivés avec des colorants basiques, tels que le brun Bismark, la Chry-soï line, la Safranne, etc. On obtient ainsi d’une façon simple et économique, des nuances brunes bien nourries, à reflet vif, et d’u ie solidité remarquable.
- MODE DE TEINTURE Coton en flottes
- On teint dans un volume d’eau correspondant à 20—25 fois le poids du coton ; on se sert d’une barque en bois ordinaire, munie de rouleaux presseurs et de prefarence on teint sur des bâ ons coudés.
- 50 kilos de coton :
- Premier bain Bains suivants
- Brun-noir immédiat D conc. 2,5— 6 kil. 1,8—4 kil. SuTure de sodium crist . . 1,5— 3 » 1 —2 » Carbonate de soude calc. . 0,5— 3 » 0,5—1 » Sulfate de soude calc. ou sel marin 2 —30 » 3 *
- On teint au bouillon pendant environ 1 heure, puis on exprime, on rince et on sèche.
- Pour de plus amples détails nous nous référons à ce qui est dit dans notre brochure n° 2490.
- Coton en BOURRE
- On teint dans un volume d’eau correspondant à 20 fois le poids du coton, avec les mêmes additions que pour le coton en flottes, tant pour le premier bain que pour les bains suivants :
- Pour de plus amples indications concernant la teinture du coton en bourre nous nous réferons à ce qui est dit dans notre brochure no 2494.
- Coton en pièces
- On se sert de préférence d’un jigger muni de rouleaux presseurs.
- Premier bain Bains suivants
- C rbonate de soude calc. 3 gr. 0,5 1 %
- Brun-noir immed at D conc. 5 —15 » 3,5-8% Su fure de sodium crist. 3,5—10 » 2,5—6% Sel marin ou sulfate de soude calc 5 —15 » 2 —5 %
- (par litre de bain).
- On ajoute en outre comme quantités de consomma -tion effective :
- B un noir immédiat D conc. 3,5-8%
- Sulfure de sodium crist. 3,5—8%
- On teint au bouillon pendant environ une heure, ou exprime et on rince immédiatement dans de l’eau froide.
- Pour de plus amples détails nous nous référons à ce qui est dit dans notre brochure no 2488.
- Teinture dans des appareils mécaniques
- . C” OtOr Cl ce « o
- S
- Brun noir immédiat D conc. Sulfure de sodium crist.
- Carbonate de soude calc.
- Sulfate de soude crist.
- Premier bain Bains suivants
- 5 -12%
- 3,5- 8 » du poids du coton
- 1 - 3gr. 5 —15 » par litre de bain.
- 1 —3 »
- 2 —5 » du poids du coton
- On teint au bouillon pendant 1/2 à 1 heure, on éli-mine rapidement le bain par aspiration ou par pression et on rince.
- Traitement après teinture
- Un traitement après teinture aux sels métalliques, dans le but d’augmenter la solidité des teintes, n’est pas nécessaire; par traitement au bichromate et cuivre la nuance devient un peu plus foncée.
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- REVUE DE L’ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Faerber Zeitung »
- Couleurs jaunes et oranges sur coton
- Autrefois les procédés de teinture de ces couleurs sur coton étaient coûteux et offraient, en outre, de grandes difficultés. L’usage du jaune de chrome suivi de traitement avec de la chaux pour convertir le jaune en orange,avait pour résultat de rendre le coton raide, poussiéreux et plus faible.
- Le safran de l’Inde et l’anotto donnaient des couleurs peu solides.
- On se servait également d’écorce dequercitron dans un bain bouillant en prenant 3 livres d’écorce querci-tron, 3/4 de livre d’alun et 8 onces de sel d’étain.
- Les baies de Perse donnaient un beau jaune citron, mais la couleur n’a pas été considérée comme solide. La phosphine est la première couleur artificielle, découverte par Incholson en 1862.
- Elle donne un jaune brunâtre, mais coûte trop cher. La chrysoïdine qui donnait une couleur d’orange présentait déjà un grand progrès, et l’on s’en sert beaucoup présent bien que sa solidité laisse à désirer.
- L'auramine, introduite en usage en 1884, appartient comme la chrysoïdine à la série des colorants basiques et donne un beau jaune solide au lavage et à la lumière.
- Le procédé de teinture avec des colorants basiques est bien connu.
- Le coton est mordancé avec du tanin et du tartre émétique, et teint ensuite dans un bain simple avec la matière colorante requise.
- La chrysoïdine possède une puissance colorante considérable et peut être employée pour nuances va-piant entre jaune pâle et jaune foncé. Avec l’aura-mine on doit teindre de préférence à la température de 150° T, une température plus élevée étant préjudi-ciable à la fibre.
- Un autre jaune basique de grande importance, c’est la Thioflavine de la Cassella Color C° qui fournit un Jaune verdâtre éclatant.
- La substance colorante se dissout facilement et pré-sente une grande solidité au lavage, à la lumière et aux acides. Il est avantageux d’additionner au bain un P®u d’alun.
- On peut encore recommander la phosphine nou- •
- velle G, qui teint en divers jaunes brunâtres et remplace la phosphine primitive.
- Il y a encore une série de matières colorantes directes que les fabriques de couleurs augmentent périodiquement.
- C’est ainsi que de beaux jaunes verdâtres sont obtenus avec la thioflavine S et l’oxydiamine jaune GG. Des nuances plus foncées de grande solidité à la lumière et au lavage sont obtenues avec les jaunes diamine solides A, B et FF, jaune diamine C P, et diamine orange G.
- Les colorants de jaune oxydiamine GG sont moins coûteux que ceux de thioflavine S, mais ils ne sont pas aussi purs. Le jaune diamine solide A est plus résistant à la lumière et au lavage que la thioflavine S et le jaune oxydamine GG.
- Les jaunes diamines solides sont beaucoup employés pour nuancer les couleurs dans la production d'olive et d’autres couleurs fantaisie.
- Les colorants directs s’emploient dans un bain contenant la quantité voulue de couleur, 5 à 15% de sulfate de soude et 2 à 3 % d’huile pour rouge turc. Peu de colorants jaunes peuvent être traités ensuite avec des sels métalliques.
- L’orange diamine B traité avec du sulfate de cuivre est excellent pour produire des nuances d’un jaune brun, tandis que le jaune diamine N traité avec du fluorure de chrome, possède une bonne solidité à la lumière et à l’acide et s’emploie beaucoup pour la teinture de fils de chaîne destinés à la fabrication de tissus mi-laine.
- La primuline fournit des nuances jaunes très résistantes au lavage et à la lumière et si traitée avec de l’acide carbonique,elle donne un jaune doré. Un jaune orange est obtenu si la teinture de primuline est traitée avec de la poudre à blanchir et la couleur est très solide au lavage, au foulage, au savon et aux acides.
- Les jaunes et jaunes dorés mikado produisent des nuances jaunes oranges d’une bonne solidité à la lumière et au lavage, et il en est de même des différentes marques de jaunes mikado. Le bain de teinture ne doit contenir que du sel commun, l’addition de la soude n’étant guère avantageuse.
- L’orange tolylène G produit un orange jaune clair; on s’en sert beaucoup pour la teinture de bas ; cette teinture effectuant dans des cuves de bois contenant du phosphate de soude ou du savon.
- Parmi les colorants jaunes, les chrysamines sont
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- les moins coûteuses; elles produisent les jaunes dorés éclatants sur coton non mor lancé et sont jtrès solides à la lumière et à la transpiration.
- Pour obtenir des nuances crème, on peut se servir avec succès de : jaunes diamines solides A,B, et FF et aussi de jaune diamine CP, et de diamine orange D.
- On peut ajouter les mêmes matières colorantes à l’amidon lorsqu’on donne aux tissus l’apprêt final
- ANGLETERRE
- De « Dyer and Calico Printer »
- La photographie dans l'impression d'indiennes
- Depuis des années on essaie de photographier les patrons sur les rouleaux imprimeurs de manière à ce que le dessin soit gravé sur le rouleau. Jusqu’à présent toutes les tentatives n’ont pas réussi à cause de la difficulté que l’on éprouvait à produire une photographie uniforme qui soit assez grande pour couvrir la surface entière du rouleau. Les différences de l’illumination d’une grande surface photographique ont pour conséquence inévitable l’inégalité de la gravure de la surface du rouleau.
- A l’heure actuelle on est parvenu à vaincre cette dif ficulté. On photographie le dessin fait soit sur papier, soit sur le vrai tissu, en petites parties à la fois et ensuite on ajuste les différentes. photographies ensemble.
- De cette façon, l’illumination et les autres conditions sont virtuellement uniformes sur chaque portion du dessin qui est mise, à tour de rôle, dans la même position.
- Ayant obtenu ainsi les négatives, on les transporte sur une pellicule de collodion.
- Le rouleau est chargé d’une composition sensible à la lumière et exposé avec la pellicule qui l’enveloppe tout autour.
- Les parties de la composition sur lesquelles la lumière agira ensuite résisteront, grâce à la pellicule, au liquide corrodant, et ce dernier ne corrodera alors que les endroits où la lumière n’a pas agi.
- On dit que le papier peint imprimé à l’aide de tels rouleaux présente une meilleure imitation d’un tissu que celui imprimé de la manière ordinaire.
- *
- * *
- Acide lactique appliqué au coton mercerisé
- Pour imiter la soie on avait jusqu’à présent l’habitude de faire passer les fils mercerisés à travers une solution de savon et ensuite par l'acide acétique.
- Depuis quelque temps on a trouvé plus davantage à employer les acides non volatils.
- C’est ainsi que les acides borique, salicylique et benzoïque ont donné d’excellents résultats.. Mais l’acide lactique paraît donner encore de meilleurs résultats, et les apprêteurs de la soie commencent a l’employer à la place de l’acide citrique.
- AMERIQUE
- De « Textile Coloriste »
- L’acide formique dans la teinture de laine
- MM. Green et Steven ont appelé tout ré emment l’attention sur l’importance de l’acide formique pour la teinture de tissus mélangés de laine et de coton.
- On sait que, lorsque la laine contenue dans ces tissus est teinte avec des matières colorantes acides à l’aide de l’acide sulfurique et de sulfate de soude, le coton est sujet au ramollissement.
- Ce ramo lissement s’opère moins pendant le procédé de teinture que durant le séchage et l’emmagasinage, car, en dépit du rinçage soigneux, la laine conserve toujours une quantité d’acide minéral suffisante pour exercer une influence préjudiciable sur le coton avec lequel elle se trouve en contact étroit et permanent.
- C’est pour cette raison d’ailleurs que l’on remplace souvent l’acide sulfurique par l’acide acétique.
- Mais ce dernier n’est pas exempt d’inconvénients, car l’épuisement du bain est moins complet, et la teinture est plus faible, sans parler de ce que la couleur mal fixée dégoutte souvent.
- L’acide formique que l’on obtient actuellement à des prix raisonnables, possède une acidité plus forte que l’acide acétique, sans porter le moindre préjudice au coton.
- Il est tout naturel que l’on ait conçu l’idée d’entreprendre une série d’expériences à l’effet de détermi" ner la valeur de l’acide formique comparativement aux acides sulfurique et acétique.
- Les proportions employées dans les expériences comparatives ont été les suivantes : 4 % d’acide for" mique commercial de 80 0/0 contre 4 % d’acide acétique d’un côté et contre 2 0/0 d’acide sulfurique et 10 0/0 de sulfate de sodium d’un autre côté.
- Les colorants acides qui ont fait l’objet de ces expé-| riences comprenaient des couleurs differentes, noires, rouges, bleues, violettes, veries et jaunes.
- Les résultats de ces expériences peuvent être résu" i més comme suit :
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- ta en
- Relativement à l’épuisement du bain, à la profon deur et à la solidité de la nuance, l’acide formique est incontestablement plus avantageux que l'acide acétique; en général, il est équivalent en force à l’acide sulfurique et au sulfate tout en leur étant supérieur pour d’autres avantages. L’essai de la solidité a été fait simplement en plongeant le tissu dans l’eau chaude. En ce qui concerne la puissance de nivellement et la solidité des couleurs au frottement, on n’est pas encore arrivé à une conclusion définitive.
- Comme le coût des acides acétique et formique dans les proportions mentionnées, est presque le même, les avantages de l’acide formique engagent à en faire le plus grand usage possible.
- Nous devons cependant faire remarquer qu’un simple rinçage dans l’acétate de soude faible protégera d’une manière effcace le coton des tissus mélangés teints avec de l’acide sulfurique contre tout effet ra-mollissant, saut celui qui est produit par le procédé de teinture.
- D’ailleurs,on ne voit aucun inconvénient à ce que la quantité nécessaire d’acétate ne soit introduite dans le bain épuisé en se dispensant ainsi d’une opération spéciale.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD de la France
- CONCOURS DE 1904 Prix et Médailles
- Dans sa séance publique de janvier 1905, la Société industrielle du Nord de la France décernera des récompenses aux auteurs qui auront répondu d’une manière satisfaisante au programme des diverses questions énoncées ci-après.
- Ces récompenses consisteront en médailles d’or, de vermeil, d’argent ou de bronze.
- La Société se réserve d’attribuer des sommes d’argent aux travaux qui lui auront paru digne de cette faveur et de récompenser tout progrès industriel réalisé dans la région du Nord et non compris dans son Programme.
- A mérite égal, la préférence cependant sera toujours donnée aux travaux répondant aux questions mises au Concours par la Société.
- Les mémoires présentes devront être remis au secré tariat de la Société, avant le 15 octobre 1904.
- Les mémoires couronnés pourront être publiés par la Société.
- Les mémoires présentés restent acquis à la Société et ne peuvent être retirés sans l'autorisation du Conseil d’administration.
- Tous les membres de la Société sont libres de prendre part au Concours, à l’exception seulement de ceux qui font partie cette année du Conseil d’administration.
- Les mémoires relatifs aux questions comprises dans le programme et ne comportant pas d’appareils à expérimenter ne devront pas être signés; ils seront revêtus d’une épigraphe reproduite sur un pli cacheté, annexé à chaque mémoire, et dans lequel se trouveront, avec une troisième reproduction de l’épigraphe, les noms, prénoms, qualité et adresse de l’auteur, qui attestera en outre que ses travaux n’ont pas encore été récompensés ni publiés.
- Quand des expériences seront jugés nécessaires, les frais auxquels elles pourront donner lieu seront à la charge de l’auteur de l’appareil à expérimenter; les Commissions en évalueront le montant et auront la faculté de faire verser les fonds à l’avance entre les mains du Trésorier. — Le Conseil pourra, dans cer -tains cas, accorder une subvention.
- Blanchiment
- 28 — Etude comparative de l’action blanchissante des divers agents décolorants sur les diverses fibres industrielles. — Prix de revient.
- 29 — Influence de la nature de l’eau sur le blanchi-ment.
- Expliquer le fait qu’un fil se charge des sels calcaires lorsqu'il séjourne longtemps dans l’eau calcaire. Donner les moyens d’y remédier tout en lavant suffisamment les fibres ; donner un tableau des diverses eaux de la région du Nord et les classer suivant leur valeur au point de vue blanchiment.
- 30° — Etude des meilleurs procédés pour blanchir les fils et tissus de jute, et les amener à un blanc aussi avancé que sur les tissus de lin. Produire les types et indiquer le prix de revient.
- 310 — Etudier les divers procédés de blanchiment par l’électricité.
- 320 — Blanchiment de la soie, de la laine et du tussah. — Étude comparative et prix de revient des divers procédés. • -
- 330 — Appareils perfectionnés comtinus pourle-blan-chiment de& files en écheveaux.
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- 216 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Matières colorantes et teintures
- 34° — Etude d’une ou plusieurs matières colorantes utilisées ou utilisables dans les teintureries du Nord de la France.
- 350 — Étude de la teinture mécanique des matières en vrac, en fils sur écheveaux ou]bobines.
- 36° — Tableaux comparatifs avec échantillons des teintures : 1o sur coton ; 2 sur laine ; 3° sur soie, avec leurs solidités respectives à la lumière, au savon, à l’eau chaude. Indiquer les procédés employés pour la teinture et ramener toutes les appréciations" un type- .
- 37° — Etude particulière des matières colorantes pouvant remplacer l'indigo sur toile et sur coton pour la teinture en bleu. Donner échantillon et faire la comparaison des prix de revient et de la solidité au savon, à l’eau chaude et à la lumière.
- 38° — Déterminer le rôle que jouent dans les différents modes de teinture les matières qui existent dans l’indigo naturel à côté de l'indigotine.
- 39o —Déterminer quelles sont les matières qu’il faut éliminer avant"le dosage de l’indigo pour arriver à une appréciation de la valeur réelle de produit. Etude com parative de l’indigo naturel et de l’indigo synthétique.
- 40 — Etude d’une matière colorante noire directe sur coton ou lin, aussi solide que le noir d’aniline et se teignant comme les couleurs directes coton.
- 41° —Indiquer les récupérations que l’on peut faire en teinture (fonds de bain, indigos perdus, savons, etc.).
- 420 — Étudier les genres de tissus imprimés que l’on pourrait faire dans le Nord et les produits de ce genre les plus usités aux colonies.
- 43°— Indiquer un procédé de teinture sur fil de lin donnant un rouge aussi solide, aussi beau que le rouge d'Andrinople sur coton. Indiquer le prix de revient et présenter des échantillons neufs et l'autres exposés à la lumière comparativement avec du rouge d’Andrinople.— Même comparaison pour la solidité au savon et à l’eau.
- 440 — Procédé pour rendre les matières colorantes plus solides à la lumière, sans en ternir l’éclat.
- Apprêts
- 45° — Etude sur les transformations de fibres textiles au point de vue du toucher, du craquant, du brillant, de la solidité et de l’aptitude à fixer les colorants
- en visant spécialement le mercerisage et la similisa-tion.
- 46° — Machine permettant de donner aux étoffes des effets d’apprêts nouveaux.
- 47 — Traité pratique de la fabrication des apprêts et de leurs emplois industriels. Cet ouvrage devra comprendre : 1° une partie traitant de la fabrication des principaux apprêts du commerce et 2 l’application de ces apprêts aux diverses fibres.
- 48° — Procédés pour donner à la laine l’éclat de la soie.
- 490 — Trouver pour le tulle un apprêt aussi parfait que la colle de poisson et sensiblement meilleur marché.
- 500 — Etude comparative des divers procédés d’imperméabilisation :
- lo du tissu de laine ;
- 2 du tissu de coton ;
- 3 des toiles ;
- 4° du tissu mixte.
- Echantillons comparatifs.
- PRIX SPÉCIAUX FONDÉS PAR des Donations ou autres Libéralités
- I — Grandes médailles d’or de la fondation Kuhlmann
- Chaque année sont distribuées de grandes médailles en or, d’une valeur de 500 francs destinées à récompenser des services éminents rendus à l’industrie de la région par des savants, des ingénieurs ou des industriels.
- II. — Prix du legs Descamps-Crespel
- Les 1 revenus de ce legs, s’élevant à la somme de 500 francs environ, seront consacrés à un prix spécial que le Conseil d’Administration décernera, chaque année, à l’auteur du travail qui lui paraîtra mériter le plus cette haute distinction.
- III. — Prix Léonard Danel
- Une somme de 500 francs est mise, par M. Léonard Danel, à la disposition du Conseil d’Administration, pour être donnée par lui comme récompense à l’œuvre qu’il en reconnaîtra digne.
- IV. — Teinture (Prix Roussel)
- Un prix de 500 francs, auquel la Société joindra une médaille, sera décerné à l’auteur du meilleur mémoire sur la détermination de la nature chimique des différents noirs d’aniline.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 05
- 5,
- TARIFS ET TRANSPORTS
- La Compagnie P.-L.-M. a soumis le 17 septembre 1902 à l’homologation ministérielle la proposition de remplacer le § 3 du tarif spécial P. V. 15 (matières résineuses bitumineuses, etc.) et le § 5 du tarif spécial P. V. 18 (produits chimiques) par de nouvelles dispositions ci-après.
- 1° La benzine de l’huile de naphte,etc., au barême A, de Paris à toute gare par 5.000 kil. minimum ;
- 2° La benzine, le benzol de Paris à Lyon et vice versa et de Belfort à Lyon et à Neuville ;
- 3o Prix fermes pour l’aniline, le naphtol, etc., de Paris à Besançon et à Lyon et vice versa et de Belfort à Lyon et à Neuville.
- Comme conséquence, ces modifications entraîneraient la suppression du § 5 du tarif spécial P. V. 17 (matières tinctoriales) qui comportait déjà pour l’aniline des prix fermes de Paris à Besançon et à Lyon.
- Le ministre des Travaux publics a homologué les nouvelles dispositions sous les réserves suivantes :
- 1° Les prix de ou pour Lyon seront étendus à Saint-Fons ;
- 2 Les prix de Belfort à Lyon et à Villevert Neuville seront réciproques ;
- 3o La nomenclature des marchandises faisant l’objet du § 5 du tarif P. V. no 18 sera ainsi rectifiée : « Aniline, chlorhydrate d’aniline, produits chimiques dérivés du goudron de houille et destinés à des fabriques de matières colorantes artificielles, à l’exclusion de ces matières colorantes elles-mêmes » ;
- 4 Les frais accessoires seront réduits des nouveaux prix ;
- 5° Des prix comportant des avantages semblables seront accordés, sur la réquisition de l’administration, aux points de production ou de consommation qui se trouveraient dans des conditions analogues.
- Les chemins de fer du Nord et de l’Est, d’accord avec ceux d'Alsace-Lorraine et les fédéraux suisses, proposent :
- l' D’étendre aux gares situées entre Tourcoing et Orchies par l’itinéraire détourné de Croix Wasquehal, 'e bénéfice des dispositions du tarif spécial commun International d’exportation P. V. n* 420, en vigueur Pour le transport via Hirson de certains tissus et tex tiles expédiés par wagon complet de Tourcoing à Bâle
- (gare des chemins de fer fédéraux ou gare Saint-Jean);
- 2’ De remplacer le prix de 41 fr. 50, figurant au paragraphe 2 dudit tarif, par celui de 41 fr. 60 pour les articles ci-après, expédiés par wagon complet de 5.000 kilogr.:
- Fils de lin écrits pour tissage, emballés ;
- Tissus de coton teints.
- Ces nouvelles dispositions sont applicables dans les 5 jours, c’est-à-dire à partir du 1er juin courant, sauf veto ministériel, comme toujours en matière de tarif d’exportation. Elles ont pour but de ramener sur nos rails le trafic de cette marchandise qui, par un iti -néraire détourné, avait avantage à emprunter les chemins de fer belges et allemands.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence. Ceux de nos lecteurs, qui désireraient le compte rendu de tel cas juridique résumé dans le journal, n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les inté resse
- (45). — Accidents du travail. — Recours du patron contre le tiers responsable. — Moyens propres au patron. — Action basée sur un contrat de louage. — Patron assuré agissant en son nom personnel. — Recevabilité. — Louage d’objets mobiliers. — Applicabilité des règles générales du louage.
- I. — La loi du 9 avril 1898, en réservant au patron le droit d’agir contre le tiers responsable, aux lieu et place de la victime ou de ses ayants droit, si ceux-ci négligent de le faire, n’a pas pour effet de limiter ou de restreindre les droits que le chef d’entreprise peut avoir à exercer co tre le tiers, notamment en vertu d’obligations contractuelles.
- Le patron peut invoquer contre le tiers, responsable, les obligations résultant notamment d’un contrat de louage, passé entre lui et ce tiers sans qu’on puisse lui opposer. qu’agissant aux lieu et place de l'ouvrier, il ne pourrait invoquer d’autres moyens que ceux que l’ouvrier aurait pu faire valoir lui-même à l’encontre de ce tiers.
- II. — Le patron qui est garanti par une police d’assurance n’en est pas moins fondé à agir en son nom personnel contre le tiers responsable, sans qu’on puisse lui imposer un défaut d’intérêt, le patron même en cas d’assurance, étant toujours tenu, vis-a-vis de l’ouvrier, la responsabilité de la caisse des retraites n’étant qu’une garantie supplémentaire, accordée à l’ouvrier,qui ne fait pas disparaître celle du patron.
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- " LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- " — L’article 1721 du Code civil s'applique au louage de choses mobilières, comme au louage d'im-. meubles; le locateur d'un engin atteint d’un vice caché est, en consequence, responsable de l’accident survenu par suit de e- defaut, et il ne saurait prétendre que ce vice caché constitue, à son égard, un cas de force majeure, exonérant sa responsabilité
- Ainsi jugé par la Cour d’appel de Rouen le 18 juillet 1903. 1 >
- al aPropriétaires et locataires d’usines
- (Suivant l'opinion de Certains tribunaux, le proprié-taire peut, même ayant la fin du bail, demander à son locataire des dommages-interêts, si celui-ci compro-mettait l'achalandage commercial attaché à l'établis-sementlouél 1 •
- oEnraison dp l’intérêt pratique d’une question de ce genre, il est utile de montrer comment elle a été résolue par la doctrine et la jurisprudence
- Lorsque le locataire exerce dans les lieux loués une profession commerciale ou industrielle et que, par suite, un certain achalandage se trouve attaché au local, peut il, sans manquer : ses obligations, fermer l’établissement et abandonner les lieux avant l’expiration du bail, soit pour aller s’établir ailleurs, soit pour cesser entièrement l’exercice de Sa profession?
- « Cette question, dit Agnel, doit être résolue au moyen de la distinction suivante :
- Ou bien l’achalandage est inhérent au local, ou il existait avant que le locataire y entrât. Dans ce cas, il appartient au proprietaire comme accessoire de l’im meuble et accroît a son profit la valeur locative de la chose. Or, comme la clôture anticipée de l’établissement aurait nécessairement pour effet de détruire l’achalandage et, par conséquent, de déprécier la maison, qui ne pourrait à l’avenir. être louée que pour un prix inférieur, il est évident que le bailleur aurait le droit de se plaindre du préjudice qui lui serait causé. I1 aurait le droit de prétendre qu’en laissant les lieux inoccupés, le preneur ne jouit pas de la chose suivant sa destination.
- .Ou bien l’achalandage, au lieu d’être attaché à la maison, au lieu de tenir à des habitudes prises par. le public avant l’entrée du locataire, y avait été créé ou amené par lui. Si avant l’expiration de son bail,il ferme l’é-tablissement pour transporter ailleurs son industrie, le propriétaire n’aura pas le droit de se plaindre. Il n’avait pas donné d’achalandage au preneur; par conséquent, celui ci n’est pas obligé de lui en rendre un. »
- On ne saurait mieux dire : cette théorie est aussi logique qu’elle est juridique.
- La distinction formulée par Agnel avait été faite par Dalloz.
- Mais, en admettant même qu’il puisse exister un préjudice quelconque, quand la demande en dommages intérêts pourra-t-elle être formée ? A la fin du bail répondent les arrêts et les auteurs.
- h« Attendu, dit la C ur de, Nîmes, que la demande, s’est pramarurement prodi ite, puisqu’elle a été formée contre le locataire avant l’expiration de sa 1 canon et que ce dernier avait jusqu’à cette époque poux- rendre
- la chose louée en l’état où il l’avait reçue » (C. Nîmes, 22 mai 1855).
- Et la cour de Caen est plus affirmative encore :
- a Considérant que ce n’est qu’à l’expiration du bail que l’état des lieux pourra être constaté définitivement et qu’il sera possible d’apprécier d'une manière certaine s’il y a lieu à indemnité et quel peut être le chiffre de l’indemnité ; qu’il est très vrai que, dans le cours du bail, le propriétaire a le droit de faire constater le mauvais état de ce qui fait l’objet de la location, l’inexécution des obligations prises par le locataire, la dégradation qu’il a pu commettre et de demander la résiliation du bail et des dommages-intérêts, aux termes de l’art. 764; qu’il a même le droit de faire constater les abus de jouissance, mais qu’il n’en résulte pas que, lorsque le locataire reste en jouissance, le proprietaire doive obtenir à l’instant même une indemnité, comme si la résiliation du bail était prononcée » (C Caen, 6 juin 1857).
- On peut donc affirmer, malgré un arrêt en sens contraire de la Cour d’Amiens, que le bailleur ne peut former une action en dommages-intérêts, pour abus de jouissance et détérioration de la chose louée, avant la fin du bail, puisque c’est seulement à cette époque que le preneur doit restituer la chose dans l’état où il l’a reçue; il peut, pendant le cours du bail, par une meilleure jouissance réparer le dommage qu’il a causé au propriétaire; dès lors l’action pendant le bail serait prématurée Ce n’est donc, en principe, qn’à la fin du bail due le bailleur peut exiger la réparation des dégradations. Si cependant, par leur nature, elles pou-vaient,soit compromettre la sûreté de la chose, soit amener une grave détérioration, il ne serait point obligé d’attendre cette époque; il pourrait agir pendant la durée du bail. C’est ce qui arriverait si le locataire laissait les fenêtres sans carreaux, et que, par suite, la pluie pénétrant dans les locaux, étendît la pourriture sur les planchers et les plafonds.
- Cela a été jugé dans le cas où le locataire d’une usine l’abandonnerait complètement avant l’expiration du bail.
- Reste la question d’activité commerciale. L9 propriétaire peut-il imposer à son locataire un certain nombre d’ouvriers? Evidemment non, car nul n’est le maître de régler a son gré l’importance de son industrie et la Cour de Nancy l’a fort bien exprimé, en déclarant qu’un locataire ne peut être assujetti à tel ou tel degré d’activité commerciale qui ne peut dépendre de sa volonté. C. C.
- Un de nos abonnés nous écrit :
- J’ai reçu d’un négociant, par la poste, et sans l’avoir deman.déun article offert en vente, à un prix fixé dans une note jointe a l’envoi, prix qui ne devait être payé que si on acceptait l’objet. Je n’ai pas attaché a’impor-tance à cette offre ainsi faite d’un article qui, d’ailleurs, ne m’a pas plu, et je l’ai laissé de côté oubliant de la retournera l’expéditeur. Celui-ci prétend aujourd’hui qué, ayant signé sur le registre du facteur et ayant conserve l’objet, j’ai accepte le marche et il m’assigne en paiement du prix Suis je oblige de payer, el ma négligence a renvoyer l’ariicle doit-elle être considérée comme une acceptition tacite?
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- B
- (O
- R. — Lorsqu’un commerçant expédie bénévolemen par la poste, à des personnes qui ne lui ont exprimé aucun désir à ce sujet, des marchandises qu’il offre en vente il est tenu de reprendre ou faire reprendre | celle ci à domicile et à ses frais, si les destinataires en manifestent pas l’intention de les acheter.
- Et cette intention ne peut résulter de la signature apposée sur le registre du facteur des postes afin de pouvoir prendre possession de l’objet expédié ni de l’ouverture de la boîte qui le renferme, ni de sa rétention plus ou moins prolongée. Tous ces faits ne sont que préparatoires a l’acceptation de l'offre mais ne peuvent se confondre avec elle. D'autre part, l’expéditeur n’a aucune action pour forcer le destinataire à faire la démarche nécessaire a la réexpédition de l’objet par la poste.
- La réclamation qui nous est adressée est donc mal fondée ; il vous suffit, pour y répondre, de déclarer que vous tenez à la disposition de l’expéditeur l’objet que vous avez reçu.
- Autre question :
- Je suis locataire d’une maison qui, frappée d’alignement depuis longtemps, doit être démolie par ordre de | i’Administraiion pour cause de vétusté
- Le propriétaire a consenti une vente amiable de la maison au profit de la ville qui a pris la mesure de l'alignement et s’est engagé dans l’acte de vente à démolir à ses frais ladite maison.
- Les locataires dont les baux vont ainsi se trouver résiliés ont-ils droit aune indemnité?
- R — La démolition d’un immeuble ordonnée par l’autorité administrative pour cause de vétusté et alignement, doit être assimilée, au point de vue du locataire, à la perte par cas fortuit, en ce sens que les baux passés par le propriétaire se trouvent résiliés de plein droit sans indemnité au profit du locataire, par application des dispositions de l’article 1722 du Code civil. Le locataire ne peut se prévaloir de ce que l’arrêté de démolition est motivé par l’état de vétusté alors que cet état est la conséquence même de la servitude d’alignement qui a rendu impossibles tous travaux confortatifs.
- CORRESPONDANCE
- A. M. P., à Poitiers. — 1- Il n’y a pas d’autre moyen que d'introduire une requête en paiement au Conseil de préfecture; 2* l’employé n’a rien à voir dans vos ateliers si vous n’êtes pas soumis au régime de l’entrepôt.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, quifonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin les affaires d’intérêt particulier et, moyennant une rémuneration modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède a l'examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrit s, documentées, av-c des avis motives par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont, à leur disposition,
- les moyens de donner satisfaction à nos abonnés’en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens. , , ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche a suivre pour aboutir a la solu-tion la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur- confient leurs af-faires, et cela avec une conscience des plus scrupu-leuses, jointe à une, grande expérience des affaires 7 Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d inventions, dépôts de modè'es et enre-gistrement international des marques de ‘fabrique,ou de commerce./
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- INFORMATIONS
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- M. Alfred Picard, membre de l’Académie des sciences, président de section au Conseil d’Etat, est désigné comme délégué du gouvernement de la République française a l’Exposition universelle et internationale de Saint-Louis. ’
- Il conservera ses fonctions actuelles.
- À sa mission sont rattachées les attributions antérieurement confiées au commissaire général du gou-vernement français aux Etats-Unis à l’occasion de l'Exposition de Saint-Louis
- M. Gerald, député, est chargé, à titre de mission temporaire, des fonctions de commissaire généra adjoint du gouvernement français aux Etats-Unis, à l’occasion de l’Exposition de Saint-Louis.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventés de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Sudrot, 16, boul. Beaumarchais. — Entrée en jouissance de suite. »
- Paris.'—Teinturerie, par M. Boursault, 79, rue de la-Tour. — Entrée en jouissance de suite.
- 1 Paris. — Teinturerie, par Mme Keintzy, 83, rue des | Saint-Pères. — Entrée en jouissance de suite.
- . Paris. — Teinturerie, par Mme Ballot, 8, rue Rennequin.
- — Entrée en jouissance de suite.
- Paris — Teinturerie, par Mme veuve Colimard, 11, rue Fontaine. — Entrée en joui-sance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Cauchard à Mme Calvet, i 115, boul. Voltaire. — Entrée en jouissance le 1er juillet.
- Paris. — Teinturerie, par M. Buathier, 109, rue La-{ marck. — Entrée en jouissance de suite. - 1
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Castaing, 23, boul. de.
- Strasbourg. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Doucet, 27, rue des Chaufourniers.— Entrée en jouissanc ' de suite. • 0.3
- Paris. — Teinturerie, par M. Pons, 15, boul. du Port-Royal. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Rohdé, 106, rue dAms~ terdam. — Entrée en jouissance de suite.
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- Paris.— Teinturerie, par Mlle Lachiche, 154, rue Saint-Honoré. — Entrée en jouissance le 20 juillet.
- Paris. — Teinturerie, par M. Flamant à M Bachmann, 14, rue Duban. — Entrée en jouissance le 20 juillet.
- Paris. — Teinturerie, par M. Courtat, 70, boul. Saint-Michel. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Nourry à Mlle Gazanchon, 29, rue de Surène. — Entrée en jouissance le 25 juillet.
- Paris. — Teinturerie, par M. Séru, 34, rue Doudeau-ville, — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Grégoire, 21, rue de Miro-mesnil. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Bois à Mlle Launay, 36, rue Stéphenson. — Entrée en jouissance de suite.
- Vincennes. — Teinturerie, par M. Berthault à M. Rin-gel, 2, rue des Laitières, — Entrée en jouissance le 15 juillet.
- BIBLIOGRAPHIE
- En vente au bureau du journal :
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le docteur L. Gautier.
- Un volume in-8, contenant 240 figures dans le texte. Prix, relié 15 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commentaire, jurisprudence, législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr. in-8 de 986 pages. — Prix : broché, 15 fr. 60.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs; Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de 2 einture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teintuier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique. . .
- Ce manuel indique aussi les moyens de s orienter au milieu d'articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts
- La réglementation du travail dans l’industrie, par Louis Bouquet, conseiller d’Etat, directeur au Ministère du Commerce et de l’Industrie. 5* édition, entièrement refondue et mise à jour, par Paul Razous, licencié ès sciences mathématiques, et ès sciences physiques, membre agrégé de l’Institut des actuaires, ancien inspecteur du travail dans l’industrie,
- Un volume in-8 de 406 pages. — Prix : broché, 6 fr. 60.
- Recettes pour tous. — Procédés utiles dans les arts, les métiers, l’industrie, caractères, essai et conservation des substances naturelles et artificielles d’usage commun : couleurs, vernis, mastics, colle, encres, caoutchouc, matières textiles, papier, bois, feux d’artifice, verre, métaux, bronzage, nickelage, argenture, dorure, galvanoplastie, gravure, trempe, alliages, matières imperméables, incombustibles, artificielles, déchets, huiles, savons, parfumerie, teinture, dégraissage, blanchiment, agriculture, électricité, par G Ghersi.
- Un vol. in-8 couronne de 514 p., avec 26 grav. et planches hors texte, 4 francs.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- Saison d’été 1904
- Voyages circulaires dans les Vosges
- Les touristes peuvent visiter avec facilité et économie la pittoresque contrée des Vosges. Pendant la saison d’été, des trains rapides mettent Epinal à 6 heures de Paris environ et Gérardmer à 7 h. 1[2.
- Des billets circulaires individuels et des billets de familles à prix très réduits dont la validité de 33 jours peut être à deux reprises prolongée de moitié, moyennant des suppléments de 10 %, permettent de faire le voyage suivant : Paris, Nancy, toutes les Vosges jusqu’à Belfort, Chaumont, Troyes et Paris. Les touristes peuvent s’arrêter à leur gré, dans toutes les stations du parcours et revenir même dans certains cas prévus par l’itinéraire emprunté à l’aller.
- Ces billets circulaires individuels ou collectifs sont délivrés du 1er mai au 15 octobre inclus, à Paris et dans toutes les gares comprises, d’une part, entre Paris et Bar-le-Duc, sur la ligne de Paris à Avricourt, et, d’autre part, entre Paris et Chaumont, sur la ligne de Belfort. On trouve aussi des billets dans les gares des Compagnies de chemins de fer du Nord, d’Orléans, de l’Etat et de l’Ouest. Ces trois dernières compagnies délivrent en même temps que le billet d'excursion, des billets d’aller et retour pour Paris, valables pendant 33 jours et comportant des réductions importantes. La Compagnie du Nord délivre également des billets d’aller et retour ayant la même validité de 33 jours et pouvant se combiner avec les billets des Vosges; les voyageurs venant du Nord ont la faculté de commencer leur voyage circulaire soit par Paris, soit par Laon ; l'iti-néraire du voyage d’excursion au départ de Laon est tracé par Reims, Chalons, Nancy, les Vosges, Belfort, Chaumont et Laon. De Laon, on gagne très facilement les Vosges au moyen de trains rapides circulant entre Calais et Bâle.
- La Compagnie de l’Est délivre, en outre, à des prix très réduits dans toutes gares situées sur l’itinéraire, des billets d’excursion individuels et de familles pour visiter les Vosges au départ de Nancy ou d’Epinal.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et d’excursion que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
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- Ouvrages spéciaux
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16,80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ta forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage iournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16............5 fr. 50
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; {d} Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM
- CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d'échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison . Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports.
- Par M. FELDINAND JEAN
- Chimiste exper . — Officier d’Academie.— Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé.
- — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-86 de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- p.221 - vue 228/396
-
-
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- 0
- 3
- A.,
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DU HAVRE-
- Beng. beau viol. et dito
- R
- Boe de teinture.
- On cote :
- Campeche du Brésil, coupa d Espagne,
- a
- «
- Jaune
- Ire qualité . .. 2e qualité .,. 3e qualité.... Sisal, Yucatan..
- Honduras......... Tabasco......... Haïti Cap....... Fort-Liberté..,.. çAquim. ........
- s «-Marc ...... . Gonaïves ......
- P.-de-Paix ......
- : Miragoane....... Saint-Domingo... Martin, et Guadel. Jamaïque, ...... Cuba et St-Yago .. Manzanillo. .. ,... Tuspan.........
- ...............
- ampèche...... ... rmen.............
- .................. .................
- Haïti.....‘. Jamaïque........... Barcel et P Cab .. Rio Hacha. Carth, et Savan... Maracaïbo ...... Fustet.... 100 k.
- • Tatajuba(Pern )50k
- » Bahia . ........
- • .......................
- • Amapala. ... 50 kil. Rouge Brésil Bahia......
- » Calliatour ., 100 k.
- 12 11 .6
- 8
- 8
- 6
- 4
- 4
- 4 5
- 4
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- 4
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- 3
- 4 5
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- 14
- 3
- 4
- à
- 25
- 50
- 10
- 75
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- 50
- 50
- 50
- Lima......
- Ste-Marthe Brési.let. .. Sandal.... Sapan ....
- 50 kil.
- 100 k.
- . 50 k.
- Quebracho.. 1000 k.
- Pernamb... ..50k
- 4
- 8
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- 8
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- 14
- 4-25
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- 14 Î2
- 9
- 9
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- 5 20
- 6 ..
- 4
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- 4
- 90
- 5
- 5
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- 16
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- 10
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- 8
- 25
- 16
- bon violet . . . ... bon moyen violet moyen violet. . . . . beau violet rouge, bon violet rouge., bon moy. v. roug. fin rouge......... beau dito........ bon dito......... bon à fin cuiv- • • • ~uiv o:d.etbas...
- Java.......o* .
- Kurpah.. ....
- Madras ......
- Manille.... ....
- Caraque ......
- Guatemala flor
- N.M
- .. N.M.
- .. N.M.
- » bon à fin sobré..
- » — cor,...
- » cor. ord. à bas.,
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M. » bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert .......... .... M
- Mers du Sud............M
- Madagascar........... . .M
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé. » gros effilé...
- Rocou.
- Antilles........1/2 kil. 0
- Cayenne.................
- 3 75
- 3 . .
- 2 50
- 2 ..
- 3 ..
- 50
- 4 ..
- 3 25
- 2 75
- - -2 25
- 3 25
- Kurpah
- Bengale
- 2
- 2
- 2
- 1
- 1
- 1
- 1
- 3
- 2
- 2
- 1
- 4
- 50
- 25
- 75 M
- 50
- 50
- 2 50
- 1 ..
- 7 50
- 6 ..
- 35 à 0
- N. M
- 2
- 3
- 2
- 2
- 2
- 2
- 2
- 4
- 3
- 3
- 1
- 4
- 3
- à 8
- 7
- 15
- 25
- O 1. 1C G
- 50
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 37 l/2
- PLACE DE MARSEILLE
- 0 0 0 e e B 0 B « 0 B = B 2 m e 0
- B
- Bois de Campêche (Laguna).
- a
- (Guadeloupe)
- Java
- Le
- moyen et bon moy. assez coloré.. .
- moyen ord. et ord. mél. et terreux
- beau et fin violet
- bon moyen à bon violet et violet
- rouge ..... ...
- moyen violet-rouge et rouge............
- fin et. surfin violet et pourpré. ....
- bon et beau violet.
- 5
- x. ’ o
- M..
- M..
- M..
- M,
- DROGUERIES tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique.........
- Alun raffiné (entrepôt)
- . . 270
- » (acq.)....................
- Couperose emballée..........
- Essence de térébenthine (d. fûts) . ...................
- Id (s. fûts)................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl......................
- Id. 2e bl. (entrepôt).......
- Galles vertes et noires.....
- » noires Alep .
- » blanc nés............
- Gomme arabique, en sorte .
- 15 ..
- 17 ..
- 5 50
- 109
- 106
- 41 .
- 39 .
- 130 .
- 125
- 65
- Ghésirée, en sorte...,, ... .. Sénégal,s. bas du fleuve 67 .,
- Galam
- oo
- a
- »
- 2
- M..
- M.
- con-
- 17 ..
- 19 ..
- 6 50
- 150
- 70
- Aden, sorte cour, bonne 70
- Mogador, blonde.............
- » blanche...................
- Laque en f. qté orange. » mi-orange
- » cerise AC
- Sandaraque lavée......
- Damar (Batavia).......
- » Singapore........
- » Penang ..........
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- Quercitron.....
- Garance, racine
- 70 ••
- 67 50
- 80 ..
- .Caehou
- Brun luisant, en sac bO k.
- — en caisse --Jaune ou ............
- » pressé ...
- Cochemille
- On cote :
- Teneriffe zacatille..
- Tenerife grise.......
- Cureuma
- Bengale.....50 kilos.
- Java, Mad » Pond..
- 37
- 50
- 45
- 30
- 1 l
- 1/2
- 60
- 30
- 22 50 M ..
- ' On
- Oa
- Beng
- Divdivi
- coté les 50 kil....
- Indigo*
- cote actuellement : su- v. et bl. 12k..
- 9
- fin violet et pourpre
- 5 ..
- 4 25
- .. N 35 ..
- kil.
- 2
- 1
- 80
- 25
- 13
- 5
- 4
- M
- 25
- 50
- Bois jaune (Maracaïbo).. .
- » de Fustet Albanie. .. Cachou noir, Ire marque..
- » marques ord.
- Cochenille argentée.. 100 k
- Curcuma
- »
- grise........... zacatille naturelle noire Palmas lek. Lanzarotte .....
- Bengale..........
- Chinois..........
- Madras...........
- Gal es de Chine . .......... Prussiate jaune de potasse.
- 12
- .11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à .15
- .12
- 12
- 85
- 525
- 500
- 4 ; 5
- 550
- 525
- 430
- Rocou »
- Safran pur.
- poudre..........
- Guadeloupe.........
- Cayenne...........
- d’Espagne, Valence
- 600 650 525
- 190 145
- 100
- 110
- 250
- 250 M 60
- 65
- 110
- 120
- 750
- 600
- Sulfate
- Sumac
- Styrax
- de cuivre(entrepôt) .
- » (acq. ). ..
- en feuilles..........
- poudre.........
- liquide.. ...........
- 80
- 90
- 32 .
- 40 .
- 30 .
- 135 .
- 170 .
- Tamarin Madras............
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile ...... » en pains, extra sec, sous pap . .....
- » bon marchand en pains » » en boules
- n raffiné en poudre sec
- 55 .
- 22 .
- 24 .
- 120 .
- M .
- 25 w-
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo.
- Madras bon et beau tendre, » moyen et bon moyen » colore.................... » moyen ord. et ord. terne et serré... .
- Kurpah bon et beau violet et violet rouge..
- CO
- to 2
- 2.20
- =
- 3.40
- 2.95
- 2.55
- On
- Acide
- PRODUITS CHIMIQUES cote les 100 kilos :
- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique, sulfureux. tartrique ,
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- 9 33 40
- 9
- à
- Ammoniaque liquide 22 d
- 260
- 34
- 50
- 50
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-
-
-
- LE‘MONITEUR DE LA TEINTURE
- 223
- B«rax raffiné................. 38 . .. .
- Blanc de zinc de la Méditer.
- poudre...................... 66 ..
- broyé...................... 61...........
- Crème de tartre.............. 180 .........
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kilos, disp........ 8..........
- Chlorure de potassium, en
- gare de Salins.............. 20..........
- Lessive caustique 33 degrés 7...............
- Nitrate de soude.............. 25 .. .. .
- » de potasse.................. 42 50 ...
- Sel de soude, 80/85, cons. et
- entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. .
- » 30/35, disp... 11 50 .. .
- Soude caustique, 110/115, en
- tamb. de 300 kilos....... 30..............
- Soude caustique, 110/115, en
- bq. de 300 kil. plaquettes ................. Sou de douce 33 deg. en vrac 4 25............. .
- Sulfate de cuivre .......... E 51 A 55 ,
- Sulfate de fer 95 % en sacs
- de 100 kilos............ . 5 .. .. .
- PLACE DE BORDEAUX
- Bois de Teinture
- 28 — à 29 —
- .........................
- Campêche coupe d’Espagne
- — Tabasco * . .
- — Haïti....... .
- — Martinique,Guade loupe . . .
- Calliat.our..............
- .........................
- Jaune Cuba ..............
- 28 —
- 18 —
- 10 -
- 28 25
- 19 -
- 14 —
- Indigo Bengale poupré , . . 11 — 13 —
- - — fin violet . - -
- — — beau violet . 11 ~ 13 -
- — — bon violet. , 11 - 12 -
- — — moyen violet . 10 — 11 -
- — — petit violet. . 9 — 10 -
- — — ordinaire et cuivré . . 8 50 9 —
- — Java ordin. et cuivré . — — — —
- — Madras fin. .... 6 — 6 50
- — — beau . . . 5 50 • 6 -
- — — bon .... —--
- — —- moyen ..... . 5 — 5 50
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — i moy violet 6 — 7 —
- — —. pet. ordin. 5 — 5 50
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 —
- — — ora.et cuivré 4 — 5 —
- — Manille — —
- — Guatemala flor . . 8 — 10 — t
- — — sobre . . 6 — 7 — 1
- — — cortès . . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . . . 7 — 8 -
- — — sobre . . 6 — 7 —
- — — ordin. cortès 4 — 5 —
- — Caraque flor. . . . — —
- — — sobre . . . • -- .11 - - 1
- — — cortès. . . — —
- Gomme laque ordin. et orange D C , le k. 6 —' !
- —- — blonde, Ire quai. 5 80
- — — — 2e quai. 5 75
- — — cerise. . . . 5 75
- —• — blonde ordin. . 5 70 — -—.
- Garance d’Avignon. . 100 k.----------------- Lac-Dye, marque DT. le k.-------------------—
- Orseille Mers du Sud. 100 k — ,— — —
- oo
- I
- 8 50
- Madagascar . .
- — Guayra
- — Tuspan Lima. . .
- Tabasco
- Tampico.
- Sapan. .......
- Sainte-Marthe........
- Nicaragua............
- Sandal rouge ........
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k Gambier. . ....
- Curcuma de la côte. . 100 k — du Bengale. .
- 14
- 15
- • PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière ;
- Acétate de plomb..... 71 .. à 72 .
- Acide acétique des arts 40% 27 .. 27 50
- » chlorhydrique...... ? , . 8 ..
- » nitrique 36..’...... 35 ,. 36 .. .
- » sulfurique .......... 8 50 , 9 ..
- » tantrique.......... 282 50 287 50
- » citrique........... . 290 .. 292 ..
- Alun épuré................. 21 .. 22 . •
- » ordinaire,,.......,.10/. 1? 17 ..
- Ammoniaque incolore, 22, • 45 .. 47 .
- Bichlorure d’étain, 55'.... 105 . 110 ..
- » » 60 ..... 126 .. 131 .
- Bois Campêche-Laguna . .. 16 ., 17 .
- » Guadeloupe. 13 . 13 50
- Bois Jaune Centre Amériq. 17 50 19 ..
- Cachou jaune, Vapeurs..,. 50 .. 56 . .
- » brun .................... 72 50 82 50
- Chlorate de potasse...... 100 .. 110 ..
- » de soude.............. 105 . 115 ..
- Chlorure de chaux 100 à 110. 11 50 12 50
- Chromate rouge de potasse 77 50 79 . ,
- » » de soude.. 57 50 , 59 ..
- Crème de tartre.............................
- Cristaux de tartre .......................
- » de soude.................. 7 .. 7 50
- CurcumaBengale enracines 26 .. 30
- » de Madras........................... ...
- ' » de Chine............... M .. ....
- Essence de térébenthine.. 107 . 112 50 Extrait de châtaignier 20 •. 16 .. 17 . .
- Galles de Chine et Japon. . 152 50 15? 50
- » vertes et noires .... 140 .. 147 50
- Gomme Sénégal, en sortes 78 .. 80 ..
- » arabique................. 72 501 75 . ,
- » adragante rousse . . 275 .. 310 ..
- J us de citron........ 23 . . : 24 ..
- Méthylène à 95’........... 90 .. 95 ..
- » régie 90-.............. 100 .. 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 ., 145 ..
- » » de soude............... ..
- Pyrolignite de fer.......... 9 .. 10 ,
- Résine..................... 23 .. 24 ..
- Rouille..................... 8 50 9 50
- Sel de soude 80-........... 17 50 18 50
- » ammoniaque.. 12 50 13 50
- Sel d’étain............... 230 .. 235 ..
- Soufre en canons........... 17 . 18 .,
- » sublimé.................. 19 . 22 ..
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine....... 12 50 15 50
- » de cuivre.............. 58 .. 60 ..
- » de fer.................... 6 .. 7 ..
- AGENDA OPPERMANN
- POUR 1904
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- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si .elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Tome 1. Introduction e1 avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Accidents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. Dictionnaire de : Laboratoire de teinture à la fin.
- RECUEIL DES LOIS OUVRIÈRES
- de 1848 à 1900
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- En vente an bureau du journal.
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- VIENT DE PARAITRE : GUIDE PRATIQUE
- DE
- TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du TEINTURIER-DÉGRAISSEUR, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. THOMAS
- Docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris, 1 volume in-8. de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte. 20 francs
- Volumes déjà parus dans l'Encyclopédie RORET sur le même sujet :
- ' Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaüt, Vergnaud, Julia de FONTENELLE, THILLAYE, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
- Supplément, raitant de l'emploi en Teinture des Couleurs
- d'Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume. 3 fr. 70
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- 48e Année. No 15. . 5 Août 1904. .
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ...... . 15.
- — Six mois........ 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux buraax du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONAEC • S La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNUNUto . | Faits divers. . . . . 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Applications diverses en grand des hydrosulfites en solution et à l’état solide.—Les nouveaux colorants.— Procédé de traitement de farine de riz. — Revue des brevets d’invention. — Revue de l’étranger. — Tarifs et transports. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- Applications diverses en grand des hydrosulfites en solution et à l’état solide (l)
- A. — Hydrosulfite en solution
- Le violet moderne (Durand, Huguenin et Co) donne des nuances vives, d’une solidité qu’il est difficile d’atteindre à l’aide d’un autre colorant ; ta ai s son application est difficile, sinon impossible, parce que la laque colorée se précipite rapidement dans la couleur même : les nuances obtenues sont râpées et pointillées, les mattages striés.
- . Nous avons réussi à éviter cet inconvénient, en réduisant le colorant par une addition d’hydrosulfite au bain de mattage ou à la couleur d’impression.
- On arrive alors à obtenir des nuances d’une éga-lité parfaite.
- (1) Pli cacheté no 1315 du 7 octobre 1902, de la Société de la Manufacture Emile Zundel. (Bulletin de la Société lr^dustrielle de Mulhouse.) Séance du 28 janvier 1904.
- /yRVAT /5 co • E » s 4 S' wx c
- Violet M. — Mattage
- 15 violet moderne poudre (D. H. C.)
- 15 hydrosulfite de soude ordinaire.
- Empâter, puis ajouter
- 200 eau environ
- 20 acide acétique 6° jusqu’à solution
- 50 gelée d’adragante
- 20 glycérine
- 500 eau distillée
- 50 acétate de chrome 16°
- 1000
- Coupure
- 100 adragante
- 40 glycérine 5 hydrosulfite 5 acide acétique 6°
- 1000
- La solution du colorant doit être décolorée, sinon l’on augmente l'hydrosulfite ; il faut cependant éviter un grand excès qui appauvrit la nuance.
- Il faut environ 8-9 ce de notre hydrosulfite de soude liquide pour décolorer 20 cc de cuivre ammo" niacal, renfermant 25 gr. de cuivre métallique par litre, ou 4 à 4 1/2 cc pour décolorer 1 litre solution de carmin d’indigo renfermant 0,5 gr. indigotine par litre.
- Traitement : après le mattage au foulard et séchage en hot-flue, on passe au petit Mather-Platt, on imprime ' le rongeant, passe au petit Mather-
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- LE MONITEUR DE Là TEINTURE
- Platt (pour égaliser) puis vaporise une heure à la continu et savonne au large.
- Les nuances claires sont vaporisées une heure avant l’impression du rongeant; le rongeage s’effectue au petit Mather-Platt.
- Le violet moderne peut être nuancé par d’autres colorants au chrome, tels que le bleu d'alizarine ; réduit par Un excès d’hydrosulfite et fixé à l’aide de l'acétate de magnésie, il peut être employé comme enluminage sur noir Prud’homme.
- A titre de curiosité, nous mentionnons les deux applications intéressantes de l’hydrosulfite de soude qui suivent :
- L — MATTAGE AU FOULARD EN BAIN D’INDIGO RÉDUIT
- Ce procédé ne réussit que sur tissu mercerisé ; l'appareil employé se compose d’un petit châssis à roulette, recevant la solution d’indigo par un tuyau perforé, et de deux rouleaux exprimeurs.
- Les conditions à observer pour la réussite sont les suivantes :
- 1° La mousse doit être évitée à l’entrée de la pièce ; cela s’obtient en faisant entrer la pièce entre deux planchettes formant une fente.
- 20 Le châssis doit toujours être plein, le nourrissage continuel.
- 3° Eviter les plis à l’entrée.
- La solution d’indigo réduit servant au nourrissage renferme au maximum 10 gr. d’indigo par litre ; la production est de 16 pièces de 100 m. à l’heure.
- On obtient par un seul passage des nuances claires et moyennes, d’une égalité et d’une régularité parfaites, comme il est difficile de les obtenir sur cuve. •
- La solidité au savon laisse malheureusement à désirer ; la teinture étant trop superficielle, m
- II. — Bains de mattages renfermant a la fois une MATIÈRE COLORANTE BASIQUE, LE TANIN ET L'HY-DROSULFITE.
- En présence d’acide acétique, la leucobase ne précipite pas par le tanin ; les nuances sont beaucoup plus solides au savon que celles obtenues par | deux mattages séparés, soit mattage en matière colorante et émétique, suivi d’un séchage et d’un
- foulardage en tanin. La nuance est aussi peu régulière, mais chose curieuse, la solidité à la lumière laisse à désirer.
- Formule essayée en grand
- I bleu méthylène
- 150 acide acétique 6°
- 200 eau, dissoudre
- 30 hydrosulfite de soude liquide
- 100 eau
- 6 tanin 1 : 1
- 100 acide acétique 6°
- 200 eau
- 80 gomme Sénégal 1 : 1
- 10 acétate de zinc
- 100 eau
- 1000
- B. — Hydrosulfites solides
- • La « Badische Anilin und Sodafabrik » a pris un certain nombre de brevets concernant la préparation d’hydrosulfites solides et leur emploi comme rongeants et réserves pour couleurs sur soie, comme rongeant sur rouge paranitralinine teint, et comme fixateur de l’indigo à la vapeur.
- Tous ces procédés n’ont, à notre connaissance, pas trouvé d’application sérieuse en grand ; aucune des formules préconisées ne nous a d’ailleurs réussi.
- L’emploi que nous avons cherché à faire des hydrosulfites en impression est basé, en première ligne, sur leur insolubilité-, condition première de leur stabilité.
- En effet, l'hydrosulfite de zinc en pâte concentrée, dans laquelle le produit ne peut se dissoudre grâce à la présence de sels précipitants et à l’insuffisance d’eau, ne perd pas son titre pendant des semaines. Nous en indiquons la préparation ci-dessous. Par contre,. il se décompose lentement par dilution avec l’eau, et rapidement par addition d’alcalis causti-ques qui le dissolvent complètement.
- Le produit en pâte peut être séché à une tempé-rature assez élevée, sans décomposition.
- Comme toute dissolution d’hydrosulfites s’oxyde rapidement à l’air, on ne peut l’employer en im-pression.
- La « Badische » ne semble pas s’être suffisam-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- ment rendue compte de ce fait, car, dans la plupart de ses recettes,elle recommande soit une dissolution de son hydrosulfite-zincosodique dans l’eau tiède, soit une addition d’ammoniaque.
- Notre couleur, qui est stable, contient de l'hydro-sulfite de zinc broyé ne réagissant qu'au vaporisage, grâce à la présence d’un sel de soude facilement décomposable et à acide volatil, tel que le carbonate de soude (i) et l’acétate de soude, susceptible de transformer l'hydrosulfite de zinc en hydrosul-fîte de soude.
- Parmi les hydrosulfites en pâte mis en vente par la « Badische » on trouve le sel zincosodique (Zinknatrium-Hydrosulfit) ; ce sel est suffisamment stable, voir insoluble, pour être appliqué en impression ; nous nous sommes cependant arrêtés à l’hydrosulfite de zinc breveté par les « Farbwerke Hœchst » (br. 130.403 Kl. 12) qui est d’une pureté plus grande et qui donne des résultats sensiblement supérieurs en impression.
- Nous avons simplifié le procédé de Hœchst en supprimant le refroidissement extérieur et en mettant à profit l’absorption de chaleur produite par le mélange de glace avec l’acide, d’une part, et le bisulfite, d’autre part ; voici comment nous procédons.
- Dans une cuve en bois de 200 litres on met :
- 10o kilos de bisulfite à 26 0/0 SO,
- 20 » de glace.
- La température s’abaisse à environ
- — 6° C. — On tamise à part :
- lo » poudre de zinc
- 5 litres eau glacée et ajoute ce mélange rapidement au bisulfite ; la température monte à + 300 C. On ajoute par un tube, allant au fond de la cuve, la solution de
- 14 kilos acide sulfurique 52°
- 13 litres eau glacée
- 13 kilos de glace.
- La température de cette solution descend également à env. — 6° C. Par
- , (1) Une partie de ce carbonate sert à saturer l’acidité d produit, d’où la légère effervescence.
- l’addition d’acide la réaction continue; le thermomètre monte à env. 42° C.On abandonne le mélange pendant deux heures environ, en remuant de temps en temps et l’on s’assure que le liquide surnageant ne contient plus que très peu d'hydrosulfite. On décante, filtre le sel cristallin, et le presse, ce qui donne environ 45 kilos de produit exprimé, que l’on met avec de l’eau à
- 50 kilos. On broie de suite aussi finement que possible, puis l’on ajoute
- 33 » de gomme Sénégal épaisse.
- Ce mélange est nommé « broyé A ».
- Un point essentiel pour la bonne réussite, et qu n’est pas mentionné dans les brevets, est le broyage poussé à fond du produit qui se compose, comme le. sel zincosodique vendu par la « Badische » d’ailleurs, de cristaux durs et trop grossiers pour permettre l’emploi direct.
- Application de l’hydrosulfite de zinc solide
- AU RONGEAGE DE LA SOIE
- Le premier procédé de la «Badische», breveté en 1901 (br. 26.220) ne réussit pas par suite de l’absence d’alcali.
- La « Badische » a corrigé ce défaut dans la suite (br. 30.231 et brev. fr. 315-997) en ajoutant de l’ammoniaque et procédant par réserve ; mais cette addition d’alcali caïistique nous ramène de nouveau aux inconvénients déjà exposés ci-dessus.
- Notre blanc se conserve une huitaine de jours et donne d’excellents résultats ; en voici la composition :
- Blanc S
- 620 broyé A
- 60 soude Solvay
- 220 broyé de blanc de zinc à la glycérine 1 : 1 100 gomme Sénégal épaisse
- 1 1000
- 1 Après l’impression, on vaporise 4 minutes au ' petit vaporisage Mather-Platt avec beaucoup de vapeur humide, lave, acide avec de l’acide sulfuri-
- ( que 20 Bé , lave, sèche.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- En remplaçant le carbonate par l’acétate ou le bicarbonate, les couleurs sont encore plus stables, mais rongent moins bien.
- Le blanc S n’a aucun des nombreux inconvénients que l’on connaît au rongeant bisulfite et poudre de zinc, et donne de bien meilleurs résultats.
- (A suivre).
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bleus Anthracène au chrome BB et G brevetés s. g. d. g.
- Ces deux nouveaux produits de la série des Bleus Anthracène au chrome se distinguent surtout par leur nuance considérablement plus vive que celle des Bleus Anthracène au chrome B et R, de la Manufacture lyonnaise de matières colorantes, si avantageusement connus et dont ils possèdent la remarquable solidité à la lumière et l’excellent unisson.
- Les Bleus Anthracène au chrome BB et G se recommandent d’une part pour la production de bleus foncés, solides à la lumière et au foulon, sur laine en bourre, ruban de peigné, laine en flottes et en pièces, et d’autre part comme produits de nuançage pour nuances mode solide au foulon et à la lumière. Lorsqu’on tient beaucoup à la vivacité de la nuance, on doit teindre sur laine mordancée au chrome, tandis que si l’on attache surtout de l’importance à une grande solidité au foulon, il est préférable d’employer le procédé de teinture en un seul bain avec traitement ultérieur en bichromate de potasse.
- Ces deux produits peuvent être employés indifféremment soit sur laine mordancée au chrome, soit pour teinture en un seul bain avec traitement ultérieur en bichromate. On procède comme ci-après :
- a) Teinture en un seul bain
- On garnit le bain, suivant l’intensité des nuances désirées, avec :
- 1-4 0/0 d’acide sulfurique
- 10 0/0 de sulfate de soude crist.
- et la quantité de colorant nécessaire ; on entre à 40-60oC. environ, on chauffe au bouillon qu’on maintient pendant une heure ; on refroidit, on ajoute la quantité de bichromate de potasse indiquée et on fait encore bouillir pendant 1/2 heure.
- b) Teinture sur mordant de chrome
- On mordance d’abord de la façon habituelle avec :
- 3 -4 0/0 de bichromate de potasse et
- 2 1/2-3 0/0 de tartre
- on rince et on teint en bain frais avec addition de 3-6 0/0 d’acide acétique.
- On entre à 40-60® C. environ, on porte en 20-30 mi* nutes au bouillon qu’on maintient pendant 1 1/4-1 1/2 heure, on rince à l’eau et on sèche.
- Lorsqu’on teint dans des appareils en cuivre, on ajoute au bain chaud 0,5 0/0 de sulfocyanure d'ammonium (du poids de la laine) et on laisse reposer le bain pendant 10-20 minutes avant d’ajouter le colorant, l’acide et le sulfate de soude.
- Ces deux produits peuvent être employés en combinaison avec tous nos colorants Anthracène et autres colorants chromatables, et, sur mordant de chrome, avec celles des couleurs d’Alizarine qui ne se prêtent qu’à cette application.
- Les teintes qu’on obtient avec ces deux nouvelles marques, soit par bichromatage après teinture, soit sur mordant de chrome, sont extrêmement solides à la lumière et supérieures sous ce rapport aux teintes obtenues avec les Bleus d’Alizarine. Il est à remarquer, que même en nuances claires, la solidité à la lumière de ces teintes est très bonne, de sorte que les Bleus Anthracène au chrome BB et G conviennent également très bien comme produits de nuançage» pour nuances grises et mode.
- Solidité au lavage et au foulon.— Très bonne ; même sous l’action d’un fort foulon les teintes ne changent pas de nuance et ne salissent ni la laine blanche ni le coton blanc. Pour les nuances foncées obtenues sur mordant de chrome, il est bon de donner encore, après teinture, un léger traitement en bichromate de potasse si l’on est particulièrement difficile sous le rapport de la solidité au foulon.
- Unisson.—Excellent. Ces produits conviennent par conséquent très bien pour nuancer les tons mode» olive, bruns, etc.
- Solidité au décatissage. —Sous ce rapport également les Bleus Anthracène au chrome BB et G suffise114 aux plus grandes exigences.
- Solidité au carbonisage et au soufre.—-Irréprochable, La nuance ne vire pas à la lumière artificielle.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Bordeaux immédiat G conc. brev. s. g. d. g.
- Le Bordeaux immédiat G conc. est le plus rouge de tous les colorants sulfins fabriqués jusqu'à présent et comme il donne des teintes particulièrement solides au lavage, à la lumière et aux acides, il est remarquablement bien approprié pour la production de tons bruns Bordeaux et bruns rougeâtres sur coton en bourre, en flottes et en pièces.
- Il se recommande aussi beaucoup pour la teinture dans des appareils mécaniques, et pour la production de chaînes solides aux acides.
- MODE DE TEINTURE
- Coton en flottes
- On teint dans un volume d’eau correspondant à 20— 25 fois le poids du coton; on se sert d’une barque en bois ordinaire, munie de rouleaux presseurs et de préférence on teint sur des bâtons coudés.
- 50 kilos de coton :
- Premier bain Bains suivants Bordeaux immédiat G conc, 3 —6 kil. 2 —4 kil. Sulfure de sodium crist. .3 — 6 > 2 —4 » Colle forte 0,6— 1,2» 0,2-0,4 »
- Carbonate de soude cale. • 0,5— 3 » 0,5—1 »
- Sulfate de soude cale, ou sel marin 20 —30 » 3 »
- On teint pendant 1 heure environ, à 70—80» C. On exprime et on rince à fond d’abord dans de l’eau froide, Puis dans de l’eau chaude; on ajoute un peu d’acide acétique au dernier bain de rinçage.
- Coton en bourre
- Les bains sont garnis exactement comme pour le coton en flottes. On entre le coton bien sec et bien ou-vert dans le bain bouillant, et on teint sans plus chauf-fer, pendant environ 3/4 — 1 heure.
- Coton en pièces
- De préférence on se sert d’un jigger muni de rou-leaux presseurs.
- Premier bain Bains suivants Carbonate de soude calc. . 3 gr. 0,5—1 % BordeauximmédiatGconc. 5—10 » 4 —8 » Sulfure de sodium crist. . 6—12 » 4,5—9 » Colle forte 1— 2 » 0,4—0,8»
- Sel marin ou sulfate de soude crist 5—15 » 2 —5 »
- (par litre de bain).
- On ajoute en outre comme quantités de consommation effective :
- Bordeaux immédiat G conc. . 4 —8 %
- Sulfure de sodium crist. . . 4 —8 » Colle forte 0,8—1,6»
- (du poids du coton).
- On teint pendant environ 1 heure à 78—80» C.,on exprime et on rince ; on ajoute un peu d’acide acétique au dernier bain de rinçage.
- Teinture dans des appareils MÉNANIQUES
- Premier bain Bains suivants
- BordeauximmédiatGconc. 6 —12 % 4 — 8 % Sulfure de sodium crist. . 9 —18 » 6 —12 » Colle forte 1,2— 2,4 » 0,4— 0,8 » (du poids du coton) Carbonate de soude calc. . 1 — 3 gr. 1 — 2 % Sulfate de soude crist.. • 5 —15 » 2 — 5 » (par litre de (du poids bain). du coton).
- On teint pendant 1/2—1 heure à 70—80° C., on élimine rapidement le bain par pression ou par aspira? tion et on rince ; on ajoute un peu d’acide acétique au dernier bain de rinçage.
- PROCÉDÉ
- DE TRAITEMENT DE FARINE DE RIZ en vue de les substituer aux diverses fécules dans les apprêts des filés et tissés
- Par la Société anonyme des rizeries françaises
- On sait que, jusqu’à ce jour, les farines de riz n’ont pu être utilisées en apprêts, parce que le grain d'amidon ne gonfle pas aussi bien que les fécules ordinaires, et qu’il ne donne qu’un empois peu consistant, d’un pouvoir gonflant minime. La petitesse du grain d’amidon de riz n’est pas la seule cause de ces inconvénients, qui sont dus surtout à ce que les farines de riz renferment une forte proportion de gluten caséine, matières azotées qui empêchent le gonflement par la simple cuisson de la farine, le gluten caséine ne se dissolvant pas et ne gonflant pas.
- On ne peut, pour de multiples raisons, songer à éliminer d’une manière pratique ce gluten caséine des farines de riz en employant les procédés de lavage et
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- 230 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fermentation utilisés pour la préparation des fécules ordinaires. En outre, il importe, au contraire, pour la valeur de la puissance agglutinante et gonflante des farines dé riz, de conserver ce gluten caséine ; car il concourt à donner une plus grande puissance d’apprêts à ces farines.
- Les travaux de Wurtz, Fleurent, Braconot, Frémy, Gehrart, ont en effet établi que la puissance d’une farine au point de vue colloïdal, est en rapport avec sa richesse en gluten caséine et c’est ce qui explique la puissance colloïdale de la farine de seigle.
- En dissolvant ou gonflant ce gluten caséine contenu dans la farine de riz, on obtient alors un empois remarquable par sa puissance gonflante et agglutinante, puissance qui est supérieure à celle des fécules ordinaires, en raison du pouvoir gonflant et agglutinant propre au gluten caséine, en dehors de l’amidon proprement dit.
- Étant données la diversité des apprêts, les conditions à remplir suivant les nuances ou les couleurs ajoutées aux bains d’apprêts, on a dû, dans la pratique, envisager différentes réactions neutres, alcalines ou acides pour effectuer, au moment de la cuisson, cette dissolution ou ce gonflement du gluten caséine contenu dans la farine de riz, mais quelle que soit la réaction employée, elle a toujours pour but essentiel de provoquer la dissolution ou le gonflement du gluten caséine.
- Dans la pratique, l’application du procédé comportera trois sortes de réactions :
- 1° Réaction alcaline, avec neutralisation ultérieure ;
- 2° Réaction neutre ;
- 3® Réaction acide.
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets récemment pris en France.
- N* 2482. — Appareil servant à la teinture et au blanchissage des matières textiles, par M. Scharmann. - N‘ 2522. — Perfectionnements aux calandres de blanchisseuses, par M. Kolip (H.-J.).
- N* 2525. — Procédé perfectionné pour l’impression de l’indigo à l’aide d’hydrosulfite, par la Compagnie Parisienne de couleurs d’aniline.
- N- 2533. — Dispositif pour sécher les tissus par aspiration d’air, par M. Klug.
- N’ 2534. — Nouveau procédé d’impression, parla Société anon. des produits Fréd. Bayer et Cie.
- N- 2536. — 2e certificat d’addition au brevet pris; le 26 novembre 1903, pour procédé de teinture en plusieurs couleurs sur un seul et même fil de coton, par la Société anon. de teinture Clément Marot.
- N* 2580. — Machine à laver, par M. Carpentier (J.-B.).
- N- 2581. — Système d’essoreuse, par MM. Holt-hausen (G.) et Lentz (L.).
- N- 2596, — Mouvement différentiel perfectionné pour machines d’apprêts et encolleuses, par la Société Haustrate et Cie.
- N* 2598. — Machine perfectionnée permettant le chinage et la teinture des fils et l’impression des rubans, par M. Masurel-Leclercq (G.).
- N- 2600. — Procédé de calandrage des étoffes, par M. Bottger (H.-W.).
- N* 2602. — Etuve à sécher les fils pourvue de chambres de séchage alternant avec des chambres de chauffe et de supports pour la pose des baguettes portant les fils, par M. Haas (F.).
- N* 2604. — Procédé de teinture des tissus, par M. Feschamps-Philippe (L.).
- N' 2606. — Dispositif pour teindre les fils en vrac, rubans ou nappes dans des cuves à bain circulatoire, par la Société Hartmann et Cie.
- N' 2670. — Baquet formant boîte à laver avec batterie démontable, parM. Malaviale (P.).
- N’ 2672. — Procédé de nettoyage à sec des laines brutes, fils et tissus divers, par M. Bouillaut (L.).
- N’ 2675. — Procédé de filature et retordage par ensimage, parM. Petit(C.).
- N* 2677. — Procédé pour la production de noir bled sur de la soie chargée, par M. Knup (J.).
- N’ 2679. — Système perfectionné d’actionnement des lamettes mobiles des rouleaux élargisseurs ou extenseurs pour tissus, par la Société Gay et Vivier,
- N 2743. — Procédé pour augmenter la résistance au porter de lainages teints à l’indigo, par la Société Farbwerque Verm. Meister Lucius et Bruning.
- N* 2753. — Métier à gazer les fils, à alcool ou 8 essence, par M. Villain (R.).
- N’ 2755. —Procédé pour nuancer le velours, par Mlle Palmer (T.).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CO
- G
- N* 2757. — Procédé et appareil destinés aux trai-tements et à la teinture automatique des tissus mis au large sur tube perforé, ainsi que pour toutes les autres matières textiles, par MM. Dautan (G.-A.) et Pain (C.-G.).
- N’ 2759. — Machine à teindre au large avec retour de l’étoffe, par MM. Gruschwitz et Hermingraus (G ).
- N- 2761. — Système de chaîne articulée pour l’entrainement des tissus dans les rames à parcours sinueux, par M. Chollet (J.).
- N‘ 2772. — Procédé et appareil perfectionnés pour adoucir et filtrer l’eau destinée aux chaudières à vapeur, aux économiseurs, au blanchiment, à la teinture et autres applications, par Mlle Holt (C.-A.).
- REVUE DE L'ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Feerber Zeitung » Nettoyage de tissus de soie
- Tout teinturier moderne sait, par expérience, ce qu'il en coûte de nettoyer convenablement un tissu de soie usagé et taché.
- On sait aussi que, de nos jours, dans la plupart des cas, la soie est chargée et même surchargée à l’aide de sels métalliques, mais on a déjà trouvé les moyens ds détacher, tant bien que mal, les soies chargées.
- Nous allons examiner le procédé de nettoyage de certaines sortes de soie, qui offrent de grandes difficultés, bien quelles ne soient pas chargées avec des sels métalliques.
- Mais voyons d’abord comment cette sorte de soie est traitée à l’état brut.
- L’ancienne méthode consistait à dégommer la soie brute par la cuisson dans une solution bouillante de 25 % de savon de Marseille. La soie obtenait bien son vrai lustre, mais elle perdait de 25 à 30 % de son poids et ses fils devenaient plus minces.
- On a remplacé ce procédé par un nouveau qui rend la soie propre à la teinture en ne lui faisant perdre que 6 à 8 % de son poids. Cette soie qui conserve encore 20 % de sa gomme naturelle s’appelle soie souple.
- Le but est clair : donner à la soie brute tous les avantages que l’on obtient par l’ébullition dans un bain de savon, tout en lui laissant le plus possible de son poids.
- Le procédé peut être résumé comme suit :
- La soie brute est traitée pendant une heure dans une solution de savon de 10 % à la température de 30° C. Le but de cette opération est de ramollir la soie et d’écarter les corps gros et les impuretés, afin de faciliter la teinture ultérieure.
- En suite, on traite la soie dans un bain fort 2,50 Bé d’acide nitromuriatique (eau régale), puis dans un bain contenant un peu de tartre d’acide sulfurique et d’acide sulfureux. Après chaque bain on rince et après le dernier bain on procède directement à la teinture. Ce procédé est encore suivi d’un autre traitement qui fait démêler la fibre et la rend tout à fait tendre.
- Cette soie souple, comme on la désigne généralement, obtient par le traitement mentionné la solidité, le lustre et la couleur de la soie qui est complètement dégommée par une forte cuisson. Il est étrange que la soie brute ainsi traitée soit moins coriace que celle soumise à l’ébullition. Si on la fait entrer dans un tissu de soie comme trame, ce dernier à l’air plus solide.
- Revenons maintenant à notre sujet. Si on détache un objet parla benzine ou par un moyen léger du même genre, on ne s’apercevra pas de la présence de la soie souple dans le tissu.
- Mais, si après le nettoyage avec de la benzine on doit traiter l’objet avec de l’eau ou avec une solution de savon, comme cela arrive lorsqu’il s’agit de la soie blanche ou de couleur naturelle, on sera étonné de voir la soie devenir dure et raide sans que l’on puisse la ramollir.
- Cela provient sans doute de la quantité de gomme, naturelle qui est restée dans la soie. Il est donc à recommander d’ajouter à l’eau dont on se sert pour brosser la soie blanche un peu d’acide.
- Lorsqu’il s’agit de la soie teinte, le danger est moins grand, parce que la teinture la rend moins sensible. En outre, il est rare que l’on se serve d’eau de savon pour les tissus de soie teints.
- Au cas où l’on se trouverait en présence du phénomène ci-dessus mentionné, c’est-à-dire si après nettoyage d’un objet de soie avec de l’eau ou de l’eau de savon le tissu devient irrémédiablement raide, on peut être sûr qu’il se trouve dans le tissu de la soie souple ou peu dégommée.
- Il ne reste alors qu’un seul moyen, c’est de faire passer le tissu par un bain bouillant de savon très gras, pour enlever complètement la gomme. La soie
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- DE LA TEINTURE
- en devient plus mince,mais elle acquerra en revanche la souplesse naturelle.
- ANGLETERRE
- « De Dyer et Calico Printer » Flambage de tissus
- Bien que ce procédé présente certains inconvé-nients, on le pratique sur une grande échelle en raison des avantages que l’on trouve dans la suppression de la cuisson.
- L’action préjudiciable du flambage sur la fibre peut provenir de la température élevée ou de la substance chimique, et l’expérience a démontré que si le flambage est insuffisant, il faut renforcer la solution chimique, plutôt que d’élever la température. La tempéra ture normale pour l'aciae sulfurique est de 950 C environ et pour le chlorure d'aïuminium de 120 C. Une température excessive étant plus préjudiciable avec l’acide qu’avec le chlorure.
- Cependant, si l’on augmente la concentration de la solution chimique, les tissus peuvent aussi être endommagés. La force de l’acide à recommander, c'est 3 1/2 à 4° B; celle de chlorure d’aluminium est de 8° B. En général, le chloride d’aluminium est moins dangereux que l’acide sulfurique.
- Avant de procéder au flambage, il est nécessaire que le tissu soit absolument propre, c’est-à-dire libre de corps gras, de savons, d’alcali ou d’acide, car ces impuretés protègent, pour ainsi dire, la fibre en rendant nécessaire l’emploi d’une plus forte solution au détriment de la laine.
- La présence des corps gras et du savon dans le tissu flambé rendent ce dernier raide et lui donne une apparence peu attrayante. Ceci arrive encore plus fréquemment lorsqu’on se sert de chlorure d’aluminium, car il se forme alors des savons d’alumine. L’alcali est moins nuisible et son action peut être neutralisée par l’emploi d’une quantité appropriée de solution; mais il est toujours préférable de s’en défaire avant le flambage, afin d’éviter une dépense inutile en solution chimique.
- Il importe beaucoup de répandre le liquide sur le tissu d’une manière uniforme. La solution doit être bien agitée avant d’être employée, et les tissus plongés dans le liquide à l’état humide sont soumis après le traitement à l’action de la force centrifuge. En retirant le tissu du liquide, on doit faire attention à ce que celui-ci ne s’accumule pas sur certaines parties du tissu.
- Pour cela, il faut que le tissu passe de suite à travers les rouleaux exprimeurs. Ensuite, il faut le porter directement au séchoir sans le laisser à l’état humide, surtout lorsqu’on s’est servi d’acide sulfurique.
- Si il y a une partie plus exposée à la lumière qu’une autre, la teinture ne sera pas uniforme, et la partie qui a été exposée au soleil aura l’apparence plus foncée que l’autre.
- Reste encore à savoir s’il est préférable de flamber le tissu avant ou après le foulage. Si le foulage se fait après, il peut arriver que l’acide ou l’alumine, laissé par inadvertance dans le tissu, rende le foulage plus difficile et même défectueux. D’autre part, si le foulage se fait avant, il est à craindre que les fibres ne se resserrent et n’exigent un traitement plus énergique, ce qui peut endommager le tissu. Dans le meilleur cas, il y a des chances que l’effet du foulage soit diminué par le flambage subséquent.
- Tout compte fait, il paraît plus avantageux d’opérer le flambage avant le foulage, à condition que l’on prenne soin de nettoyer le tissu à fond avant de fouler.
- On a proposé dernièrement de remplacer le chlorure d’aluminium par le chlorure de magnésium. Mais il est douteux que cette substitution soit avantageuse, car le sel de magnésium exige une température de 5 à 10° plus élevée pour rendre libre l’acide chlorydri-que. En outre, un restant de magnésium dans le tissu est aussi nuisible que celui d’aluminium.
- Il n’en est pas de même d’un autre substituant proposé, et notamment de celui du bisulfate de soude à la place d’acide sulfurique.
- Il est vrai qu’une solution plus forte (5 à 6 B) est exigée, mais l’action est aussi efficace que celle de l’acide et l’effet sur la laine est virtuellement nul.
- Le flambage après le séchage demande une température de ICO0 pendant 45 minutes.
- Pour neutraliser les tissus flambés, on emploie une solution de 4 à 5 % de soude calcinée. Des solutions plus fortes endommagent le tissu plus que le flambage lui- même.
- Si l’on s'est servi d’aluminium ou de magnésium le bain neutralisant doit être plus faible, car une grande partie d'acide se volatilise pendant le flambage. Si l’on s’est servi de bisulfate de soude, le bain ne doit pas dépasser 2 1/2° à 3° B.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 29 ce ce
- TARIFS ET_TRANSPORTS
- La Compagnie P.-L.-M. a soumis le 29 mars dernier la proposition d’appliquer la tarification suivante au blanc gélatineux en pâte pour badigeon :
- Par 50 kil...........J....... barème 4
- Par wag. de 4.000 k.......... barème 6
- Cette disposition vient d’être homologuée et a été mise aussitôt en vigueur.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une série de résumés de cas juridiques d'application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence. Ceux de nos lecteurs, qui désireraient le compte rendu de tel cas juridique résumé dans le journal, n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (46). — Etablissements industriels. — Lois du 2 novembre 1892 et 30 mars 1900. — Personnel flottant. — Heure de clôture de travail. — Durée effective. — Affichaiie du tableau. ' •
- Les dispositions spéciales des lois sur le travail des jeunes filles âgées de moins de 18 ans ne sont pas applicables aux ouvrières embauchées au jour le jour, employées indifféremment dans diverses usines où elles constituent le personnel flottant.
- L’occupation purement volontaire et gratuite n’ayant pas de rapport avec leur travail, à laquelle se livrent des ouvrières, après dix heures et demie de travail effectif, ne tombe pas sous l’application de la loi du 2 novembre 1892, modifiée par la loi du 30 mars 1900.
- Le fait d’employer des ouvrières, après l’heure fixée pour la clôture du travail n'est pas réprimé par la loi, lorsqu’il n’est pas démontré que la durée du travail autorisé ait été dépassé.
- L’affichage du tableau de travail constitue une mesure qui a pour but de renseigner les ouvriers sur leurs droits et de leur permettre d’adresser utilement leurs réclamations à l'inspecteur du travail.
- Ainsi jugé par la Cour d’appel de Paris, le 11 novembre 1903.
- — Accident du travail. — Applicabilité. — Relation entre l’accident et le travail.
- Lorsqu’un accident est survenu à l’heure et au lieu du travail, il n’est pas nécessaire, pour qu’il soit à la charge du chef d’entreprise, qu’il soit en corrélation étroite avec la tâche assignée à l’ouvrier qui en a été victime. Il suffit que le travail en ait été l’occasion.
- Spécialement, lorsqu’un ouvrier étant à poste de travail a fait une chute mortelle en plaisantant avec un de ses camarades, le chef d'entreprise ne peut '
- échapper à la responsabilité forfaitaire que s’il est établi que l’accident s’est produit hors du lieu du travail ou de ses dépendances.
- Ainsi jugé par la Cour de cassation, le 8 juillet 1903.
- Les modèles de fabrique
- La loi de 1806 qui protège les. modèles destinés à l’industrie s’applique-t-elle à toutes les créations mêmes les plus simples, de l’art ou du goût? Faut-il, pour acquérir la propriété d’un objet de ce genre, lui avoir donné un incontestable cachet de nouveauté?
- Ces questions se sont souvent posées, mais elles ne doivent plus se poser actuellement, en présence de la jurisprudence de la Cour de cassation qui va très loin dans le sens de la protection légale.
- Cependant un objet quelconque n’est pas un modèle de fabrique au gré de son inventeur ou constructeur.
- Ainsi, il n’est pas douteux qu’un modèle industriel, pour être admis à bénéficier des prérogatives instituées par la loi de 1806, doit réaliser certaines conditions. Il faut tout d’abord que la forme prise en elle-même, sans se recommander par une pureté ou une élégance de lignes qui en feraient une œuvre d’art proprement dite et ia placeraient sous le régime de la loi de 1793, pré sente du moins un caractère original, qui lui confère une valeur propre et absolument indépendante de celle qu’il emprunte à son utilité matérielle.
- Tel est le principe un peu philosophique, si l’on veut, mais cependant facile à dégager et a justifier. Dès lors qu’il y a originalité, il y a création, et dès lors qu’il y a création, il y a application de la loi de 1806.
- On a objecté qu’il fallait un dessin pour constituer un modèle et qu’un simple changement de formes ne constituait pas l’originalité S’il en était autrement, a-t-on dit, tout objet qui présenterait un caractère particulier, en dehors de toute idée de dessin, deviendrait un modèle de fabrique; il n’y aurait pas un article de Paris qui n’aurait ce caractère.
- On décidait donc que le titre de modèle ne pouvait être revendiqué que pour des objets qui, a raison de leur destination ou de leur valeur, présentent une importance notable. C’était là une erreur certaine. La jurisprudence décide que les produits les plus humbles, les plus futiles de l'industrie peuvent être monopolisées par l’inventeur. « Attendu, dit la Cour de Cassation, que la nature usuelle d’un produit, non plus que la simplicité du dessin et l’absence même d’ornementation, ne sauraient suffire pour le mettre en dehors de la protection légale, lorsqu’il est constant : 1- que ce produit porte en lui un caractère propre et spécial qui permette d’en apprécier l’origine et d’en reconnaître l’individualité, que son auteur a entendu s’en réserver la propriété et qu'il a fait dans ce but,en conformité des indications de la loi, tout ce que lui permettait la nature des choses ; 2* quand la servilité de l’imitation démontre que le reproducteur n’a fait autre chose que s'emparer des résultats du travail d’autrui. »
- La controverse paraît donc close et l’on peut affirmer que, tout objet d'un usage industriel, constitue un mo-.. • • - 3 - t. 1 jn, A . ) 1
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- dèle dès lors qu’il a une originalité appréciable. Nous laissons de côté la question d’utilité qui ne se pose pas.
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Par son tarif spécial P. V. 26 du 1er mai 1902, la Compagnie du chemin de fer du Nord accorde la gratuité du transport pour le retour des caisses vides montées ayant contenu des laines filées ou fils de laine pour tisssage.
- Nous n’employons dans notre établissement que des fils de coton écru pour tissage et les employés de notre gare nous ont fait cependant bénéficier jusqu’ici de ce tarif spécial P.V. 26 pour nos retours de caiss-s vides à la filature pourvu que ces retours fussent effectués dans les 4 mois de la réception et fussent justifiés par la production des récépissés de expéditeurs.
- Aujourd’hui le contrôle des recettes de la Compagnie du Nord nous réclame le coût des transports de ce genre effectué par nous depuis 1902 et pour lesquels nous avons à tort, suivant lui, bénéficié de la franchise de port.
- Nous n’employons, il est vrai, dans notre établissement que des fils de coton pour tissage, mais qu’il s'agisse de coton ou de laine, le fil n’en est pas moins livré sur bobines et en caisses et il n’en va pas moins au tissage subir les mêmes opérations. Dans un cas comme dans l'autre les caisses vides sont retournées à la filature. Or, au lieu de s’inspirer de la réelle analogie de ces deux cas pour adopter une même mesure au sujet des caisses vides en retour, la Compagnie crée un distinguo à son avantage.
- Notre surprise a été d’autant plus grande que les employés de notre gare n’ont pas été jusqu’alors d’accord. avec le contrôle des recettes sur la lettre et l’es-prit de ce tarif qu’ils nous appliquaient spontanément.
- Veuillez donc nous dire votre avis sur la question.
- Peut-on, en la circonstance, résister à la Compagnie avec chance de succès ou est-il préférable de payer pour ne pas s’exposer à de nouveaux frais?
- R. En matière de transport par chemin de fer, il existe une règle édictée par l’art. 45 du cahier des charges qui permet, il est vrai, d’appliquer le tarif par analogie ou assimilation, mais cette règle ne s’applique qu’aux tarifs généraux qui forment le droit commun et non aux tarifs spéciaux qui ont un caractère exceptionnel.
- La jurisprudence est très formelle sur ce point : les tarifs spéciaux doivent être appliqués littéralement, sans que le juge puisse, par voie d'assimilation, en élargir l’application. (Arrêt de la Cour de Cassation du 25 novembre 1901.)
- Jugé également dans le même sens que les tarifs spéciaux de chemin de fer ne peuvent être étendus par voie d’analogie ou d'interprétation et qu’ils doi-
- CORRESPONDANCE
- M. R, à Lille. — Le privilège des ouvriers du failli a pour point de départ non pas la date de l’ouverture de la faillite, mais celle du jugement déclaratif de faillite.
- M. F. V., à Paris. — Il faut assigner ce négociant en déclaration dé faillite.
- M.D L,, à Amiens,—Etant données vos indications, les frais en question doivent s’élever au total approximativement à 4.000 fr.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier, et moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et es moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec autant, sinon plus, de conscience, de soin scrupuleux, d’expérience et à de bien meilleures conditions que partout ailleurs.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d’inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mile Bohlay, 18, rue Brézin. — Entrée en jouissance de suite*
- Paris. — Teinturerie, par M. Mary, 84, rue Vaneau. — Entrée en jouissance le 1er août.
- Courbevoie. — Teinturerie, par M.Morisset à Mme Vve Tamisier, 15, rue de Bezons. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Baudry, 53, rue de Seine. — Entrée en jouissance le 1er août.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Larible, 127, rue Legendre. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Ramenatte, 96, rue de Charenton. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Rensonnet et Cie,, à M. Wolf, 9, rue de l’Arc-de-Triomphe. — Entrée en jouissance le 31 juillet.
- Paris. — Teinturerie, par M. Sern à Mlle Perseguers, 34, rue Doudeauville. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Chambret, 4, rue de l’Echelle. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Roussel, 7, rite de Châteaudun. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Collas, 280, rue Saint-Jacques. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Avrain, 6, rue Berzélius. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Matériel de teinturerie, par Mme veuve Robin à M. Dalléré, 5, rue Clapeyron. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Jourdain, 70, rue Demours. — Entrée en jouissance de suite.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- BIBLIOGRAPHIE
- En vente au bureau du journal ;
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l'alle-mand, par le docteur L. Gautier.
- Un volume in-8, contenant 240 figures dans le texte, Prix, relié 15 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commentaire, jurisprudence, législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr. in-8 de 986 pages. — Prix : broché. 15 fr. 60.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr
- Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle. '
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-oustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nom-areux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la t inture et les apprêts
- L’intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
- par M. Léon Sentupéry, est en vente aux bureaux de a Société de Publications Industrielles, 20, rue Turot, Paris (IXe).
- Prix : 75 centimes par la poste.
- Envoi contre mandat ou timbres-poste.
- Rappelons que l’auteur examine ce sujet d’actualité avec une grande compétence, et qu’il démontre la possibilité d’alléger nos impôts, par une série de réformes pratiques et par des économies dont le tota. s’élèverait à 354 millions.
- La brochure se termine par un vœu que chacun peut signer.
- La réglementation du travail dans l’industrie, par Louis Bouquet, conseiller d’Etat, directeur au Ministère du Commerce et de l’Industrie. 5' édition, entièrement refondue et mise à jour, par Paul Razous, licencié ès sciences ma-thématiques, et ès sciences physiques, membre agrégé de l’Institut des actuaires, ancien inspecteur du travail dans l’industrie.
- Un volume in-8 de 406 pages, — Prix : broché, 6 fr. 60»
- Recettes pour tous. — Procédés utiles dans les arts, les métiers, l’industrie, caractères, essai et conservation des substances naturelles et artificielles d’usage commun : couleurs, vernis, mastics, colle, encres, caoutchouc, matières textiles, papier, bois, feux d’artifice, verre, métaux, bronzage, nickelage, argenture, dorure, galvanoplastie, gravure, trempe, alliages, matières imperméa-blés, incombustibles, artificielles, déchets, huiles, savons, parfumerie, teinture, dégraissage, blanchiment, agriculture, électricité, par G Ghersi.
- Un Vol. in-8 couronne de 514 p., avec 26 grav. et planches hors texte, 4 francs.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- Saison d’été 1904
- Voyages circulaires dans les Vosges
- Les touristes peuvent Visiter avec facilité et économie la pittoresque contrée des Vosges. Pendant la saison d’été, des trains rapides mettent Epinal à 6 heures de Paris environ et Gérardmer à 7 h. 1{2.
- Des billets circulaires individuels et des billets de familles à prix très réduits dont la validité de 33 jours peut être à deux reprises prolongée de moitié, moyennant des suppléments de 10 %, permettent de faire le voyage suivant : Paris, Nancy, toutes les Vosges jusqu’à Belfort, Chaumont, Troyes et Paris. Les' touristes peuvent s’arrêter à leur gré, dans toutes les stations du parcours et revenir même dans certains cas prévus par l’itinéraire emprunté à l’aller.
- Ces billets circulaires individuels ou collectifs sont délivrés du 1er mai au 15 octobre inclus, à Paris et dans toutes les gares comprises, d’une part, entre Paris et Bar-le-Duc, sur la ligne de Paris à Avricourt, et, d’autre part, entre Paris et Chaumont, sur la ligne de Belfort. On trouve aussi des billets dans les gares des Compagnies de chemins de fer du Nord, d’Orléans, de l’Etat et de l’Ouest. Ces trois dernières compagnies délivrent en même temps que le billet d’excursion, des billets d’aller et retour pour Paris, valables pendant 33 jours et comportant des réductions importantes. La Compagnie du Nord délivre également des billets d’aller et retour ayant la même validité de 33 jours et pouvant se combiner avec les billets des Vosges; les voyageurs venant du Nord ont la faculté de commencer leur voyage circulaire soit par Paris, soit par Laon ; l’itinéraire du voyage d’excursion au départ de Laon est tracé par Reims, Châlons, Nancy, les Vosges, Belfort, Chaumont et Laon» De Laon, on gagne très facilement les Vosges au moyen de trains rapides circulant entre Calais et Bâle.
- La Compagnie de l’Est délivre, en outre, à des prix très réduits dans toutes gares situées sur l’itinéraire, des billets d’excursion individuels et de familles pour visiter les Vosges au départ de Nancy ou d’Epinal.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et d’excursion que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
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- f TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant Z es six premiers mois des années 1S02, 1903 et 1904
- Quantités Marchandises
- IMPORTATIONS livr es à i. consommation EXPORTATIONS françaises ou francisées exportées
- 1904 1903 1902 1904 1903 1902
- Bois de teinture en bûches : Mexique.... Q.m. 2,121 1.68? 4.937 Bois de teinture en bûches Q.m. 763 612 866
- — — Brésil » • • — moulus » 94 124 107
- —- Haïti » 20.406 17.439 17.511 Garance en racine, moulue ou en paille... » 91 124 148
- — — Guatemala.. » 2.168 2.217 3 030 Curcuma en racine » 200 375 433
- — Auties pays. » 17.799 23.157 19 965 — en poudre » 31 39 51
- Quercitron » Lichens tinctoriaux » 15 30 80
- Totaux .... » 42 494 44.500 45.442 368 171.139 311 179.359 134 182.837
- Ecorces à tan, moulues ou non »
- Bois de teinture moulus » 1 3 Sumac, fustet et épine-vinette :
- Garance en racine, moulue ou en paille... » 374 1.100 1 129 Ecorces, feuilles et brindilles.. » 269 225 878
- Curcuma en racine » 350 1.639 618 Moulus » 235 381 191
- 11 43 23 Noix de galle et avelanèdes entières con-
- 3 785 3.528 3.860 cassées ou moulues » 521 975 510
- Lichens tinctoriaux » 1.910 1.259 2.365 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 7 1.138 745
- 21.402 24.352 24.727 Safran » 197 169 237
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 596 291 1 212
- Ecorces, feuilles et brindilles » 26.741 24 309 33.000 Cochenille » 760 994 1.242
- 20.685 24.061 17.422 Kermès animal » 11 5
- Noix de galle et avelandes entières, con- Indigo » 1.089 1.334 , 1 585
- cassées ou moulues » 22.652 19.265 36.043 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 444 184 346
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 63 252 326 249 50 281 de bleu »
- Cachou en masse » 327 407 406
- Autres teintures et tanins » 3.478 2.007 1.670 Rocou préparé » 473 314 394
- Cochenille D 867 1.418 1.746 Orsei le préparée, humide en pâte » — sèche (cudbéard ou extrait). » Extraits de bois de teint, et d autres espèces: Garancine » 381 165 188
- 84 47 57
- 21366 2 922 5.229 1.496
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 377 206
- de bleu » 1 11 29.092 29.632 43.312
- Cachou fin masse. •, ....... » 16.710 11.091 14.513 Autres : Allemagne »
- Rocou préparé » 976 1.019 335 — Belgique » 12.024 10.799 12.024
- Orseille préparée, humide en pâte » 3 3 — Angleterre » 9.359 11.374 7 • 215
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 54 50 48 — Etats-Unis » — Autres pays » 1.064 27.450 2.056 25.298 1.989 24.798
- Extraits debois deteint. et d’autres espèces : 1 Garancine »
- 6 898 64 1.377 1.262 Totaux » 78.989 79.159 79.332
- Autres » Teintures dérivées du goudron de houille : Teintures dérivées du goudron de houille :
- Acide picrique » 33 20 1 Alizarine artificielle » 3 6 19
- Alizarine artificielle. . » 651 4.899 748 768 Acide picrique » Autres » e .6
- Autres » 5 324 5.432 1.914 2.01. 1.689
- ' Outremer » 725 345 652 368 584 Outremer » 8.980 7.716 5.569
- Bleu de Prusse.. . - » 292 Bleu de Prusse » 353 348 144
- Carmins communs. » 8 8 1 105 8 Carmins communs » 50 12 40 ,
- 1 74 1 — fins » 18 18 37 |
- Vernis à l’alcool » 98 Vernis à l’alcool .. » 791 743 735
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence — à l’essence,à l’huile ou à l essence 8.102 6.689 7.001
- et à l’huile mélangées » 5.808 5.635 5.618 età l’huile mélangées »
- Ocres broyées ou autrement préparées » 2.507 2.627 1.709 Ocres broyées ou autrement préparées.... » 136.880 114.90 117.815
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- 246 289 135
- dres bleues ou vertes «... » 75 101 448 139 dres bleues ou vertes ... »
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 483 409 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » . 1 157 223 80 1
- Talc pulvérisé » Couleurs non dénommées » 16.282 13.615 9.880 15.608 19.702 12.403 18.883 18.111 1
- 15.969 Couleurs non dénommées » | 3 628 3.042 2.H9 ;
- 236 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 23%
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Édition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume m-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage iournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IM PRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16...........5 fr. 50
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. - Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE IDE SODIUM
- SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie, industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de issus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. :— Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés , d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison . Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d'essai et d’analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc.
- Analyses. — Rapports.
- Par M. FERDINAND JEAN
- Chimiste exper . — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française, d’hygiène.
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- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du curnal pour recevoir franco.
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- 29 W 00
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLAGE DU HAVRE Boie de teinture. On cote : Campêche du Brésil, coups d Espagne, — Ire qualité... 12 .. à 14 .. — 2e qualité... 11 .. 12 .. - - 3e qualité.... 6 .. 9 . . — Sisal, Yucatan.. 8 .. 9 .. — Honduras....... 8 .. 8 25 — Tabasco 6 25 7 .. — Haïti Cap. 4 50 4 75 - Fort-Liberté..... 4 50 4 75 — Aquim... 4 50 4 60 — 5.. 6.. — Gonaïves ...... 4 75 5 20 — P.-de-Paix ...... 5 50 6 .. — 4 75 4 90 — Saint-Domingo... 5 .. 5 15 — Martin, et Guadel. 3 50 4 .. — Jamaïque. 4 50 à 25 aune Cuba et St-Yago .. 5 .. 5 10 » Manzanillo 5 .. 5 25 » Tuspan.. 5 .. 5 25 » Vera-Cruz 5 .. 5 25 » Campêche 4 .. 5 50 » Carmen 4 . 4 50 » Tampico........... 5 .. 5 25 » 4 50 4 75 » Haïti . 4 50 4 75 » Jamaïque 475 5 .. » Barcel et P. Cab... 5 .. 5 50 » 3 50 ... » Carth. et Savan... 3 50 ... » Maracaïbo 3 50 ... . Fustet..... 100 k. 14 .. 16 .. » Tatajuba(Pern.)50k 3 50 4 .. • Bahia. ......... 4 .. 4 25 » Corinlo 4 25 5 .. * Amapala. ... 50 kil. 4 25 5 .. Bouge Brésil Bahia....... 8 .. 9 .. • Calliatour.. .100 k. 14 .. 16 .. » Lima ..50kil. 8 .. 10 .. » Ste-Marthe 8 .. 10 .. » 4 .. 4 50 • Sandal 100 k. 6 .. 7 .. • Sapan 50 k. 7 .. 8 .. » Quebrach3..1000 k. 120 .. 140 .. « Pernamb 50 k 14 .. 16 .. Cneheu Brun luisant, en sac 50 k — en caisse — 37 50 45 .. Jaune ou gamb N » pressé... 30 .. 35 .. Coebenille On cote : 1/2 kil. Ténériffe zacatille 1 60 2 .. Ténérife grise.. 1 50 1 80 Cureuma Bengale 50 kilos. 22 50 25 M Java, Mad,. Pond,. ... M .. .... ... Dividivi On dote les 50 kil.... ' 9 . 13 . Indigos On cote actuellement : Beng, sur v. etbl. l[2k.. 5 .. 5 25 fin violet et pourpre 4 25 4 50 Beng. beau viol, et dite... 3 75 4 .. « bon violet 3 .. 3 25 « bon moyen violet . . 2 50 2 75 « moyen violet 2 .. 2 25 « beau violet rouge... . 3 .. 3 25 • bon violet rouge 2 50 2 75 « bon moy. v. roug.... 2 .. 2 25 « fin rouge 2 75 3 .. « beau dito 2 50 2 75 « bon dito 2 25 2 50 • bon à fin cuiv.... ... 2 .. 2 25 « “uiv 1 75 2 .. Java ; M . .. Kurpah.. N.M. 1 50 2'50 Madras 1 .. 2 50 Manille N.M Caraque N.M. 1 .. 3 .. Guatemala fl or 3 50 4 - » bon à fin sobre.. 2 .. 3 .. » — cor.... 2 .. 3 .. » cor. ord. à bas.. 1 .. 1 75 N-Gren fin, surf. 1/2 k N.M. 4.. 4 50 » bon à beau.. N.M. 2 50 3 50 • ord. et moyen N.M. 1 .. 1 50 Orseille On cote les 100 kil.: .... Cap-Vert M Mers du Sud M .. .. . .. Madagascar M ... • • • • Quercitron: On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50 « gros effilé 6 • • 7 • • Rocou. 9 Antilles 1/2 kil. 0 35 à 0 37 1/° Cayenne N. M . « .• PLACE DE MARSEILLE DROGUERIES DE TEINTURE Bois de Campêche (Laguna). 12 •. à. 15 . » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. Bois jaune (Maracaïbo).. .. .. .... » de Fustet Albanie. .. . 10 50 12 .. Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. » marques ord,, 70 .. ..... Cochenille argentée.. 100 k » grise 525 .. 550 .. » zacatille naturelle 500 .. 525 .. » noire Palmas le k. 415 .. 430 .. » Lanzarotte .. Cureuma Bengale 32 » Chinois 40 .. ... .. » Madras 30 Gal es de Chine 135 Prussiate jaune de potasse. 170 INDIGOS. — Au 1/2 kilo. Madras bon et beau tendre, 3., 3.40 » moyen et bon moyen » coloré 2.60 2.95 » moyen ord. et ord. terne et serré... . 2.20 2 55 Kurpah bon et beau violet et violet rouge.. M.. ... Kurpah moyen et bon moy. assez coloré..-. M.. .. • » moyen ord. et ord. mél. et terreux.. 1.80 2... Bengale beau et fin violet - M.. ... » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M.. » moyen violet-rouge et rouge M., M.. Java fin et surfin violet et pourpré. .... M.. .... » bon et beau violet. M. .... DROGUERIES Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût. Acide citrique . 270 Alun raffiné(entrepôt) 15 . . 17 .. • (acq.)...' 17 .. 19 .. Couperose emballée 5 50 6 50 Essence de térébenthine (d. fûts) .... 112 Id. (s. fûts) Fécule de pommes de terre, 1er bl 41 Id. 2e bl. (entrepôt)....... 39 Galles vertes et noires 130 .. 150 •• » noires Alep » blancnes 125 .. Gomme arabique, en sorte . 65 .. 70 .. » Ghésirée, en sorte .. » Sénégal,s. bas du fleuve 67 .. 70 .. » » 68 50 6 7 5 0 » Aden, sorte cour, bonne 70 .. 80 .. » Mogador, blonde. » » blanche » Laque en f. qté orange. 600 » » mi-orange 650 » » cerise AC 525 » Sandaraque lavée 190 » Damar (Batavia) 145 » » 100 .. 120 .. » » Penang 110 Gomme adragante Syrie.... 206 . . 750 .. » » Anatolie. 150 600 .. Quercitron M Garance, racine 60 » poudre 65 Rocou Guadeloupe 110 » Cayenne Safran d’Espagne, Valence pur 80 .. 90 .. Sulfate de cuivre(entrepôt) » (acq.). .. 51 Sumac en feuilles.. 22 » poudre....... .. 24 Styrax liquide. ........... . 120 Tamarin Madras..... M .. 24 .. Verdet, eu pains, extra sec, sous toile .,, » en pains, extra sec, sous pap » bon marchand en pains » » en boules n raffiné en poudre sec PRODUITS CHIMIQUES On cote les 100 kilos : Acide muriatique ... 20 d. 9 ., à .. .. » nitrique 36 d. 33 .. , » » 40 d. 40 . . .... » sulfurique.... 66 d. 9 50 .... » sulfureux.... 50 d. 7 50 .... » tartrique........... 260 .. .... Ammoniaque liquide 22 d., 34 .. , -
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 22 CA to
- Borax raffiné,............, 38 • ....
- Blanc de zinc de la Méditer.
- poudre. ................ . 56 .. .
- broyé................. 61 .. ...
- Crème de tartre .......!... 180............
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kilos, disp....... 8., .. ..
- Chlorure de potassium, en
- gare de Salins.............. 20 .. ....
- Lessive caustique 33 degrés 7...............
- Nitrate de soude....... •... 25 .. .. ..
- » de potasse................ 42 50 .. ..
- Sel de soude, 80/85, cons. et
- entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25 .. .
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 ,. ..
- » 30/35, disp... 11 50 .. ..
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos....... 30................
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes..................
- Sou de douce 33 deg. en vrac 4 25 ....
- Sulfate de cuivre ....... E 51 A 55 . .
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos............. 5 ,. ,. ..
- PLACE DEBORDEAUX
- Bois de Teinture
- Brésillet. .....
- Campeche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique, Guade
- loupe . . .
- .........................
- Pernambouc................
- Jaune Cuba ..............
- Guayra
- Lima
- Tuspan
- Tampico. . Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco.
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k .......................
- Curcuma de la côte. . 100 k
- — du Bengale. .
- 8
- 8 50
- 14
- 15
- 28
- 28
- 18
- 10
- à 29 — 28 25
- 19 -
- 14 —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 -
- — — fin violet . .
- — — beau violet . 11 — 13 -
- — — bon violet . . 11 - 12 -
- — — moyen violet . 10 — 11 —
- — — petit violet. . 9 — 10 -
- — — ordinaire et cuivré . . 8 50 9 —
- — Java ordin. et cuivré . • — -
- — Madras fin 6 — 6 50
- — — beau , . . 5 50. 6 —
- — — bon .... - —* —
- — — moyen . . . 5 — 5 50
- —- — ordinaire. . . — ——
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy, violet 6 — .7 —
- — — pet, ordin. 5 — 5 50
- — Pondichéry bon violet 6 — fi 50
- —- — moy.violet 5 — 6 —
- — — ora. et cuivré 4 — 5 —
- — Manille - —
- — Guatemala flor . . 8 — 10 —
- — sobre . . 6 — 7 —
- — eortès . . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . . . 7 - 8 —
- — — sobre . . . 6 — 7 —
- — — ordin. cortès 4 - 5 —
- — Caraque flor. . , . — — — —
- — — sobre . . . amma —
- — — cortès. . . 0 lovve
- ' Gomme laque ordin. et orange D G . le k. 6 —
- 1 -— — blonde, ire quai. 5 80
- | —> — — 2e quai 5 75 - -
- —> — cerise. . . . 5 75 etofren ---
- — — blonde ordin. . 5 70 — ---
- Garance d’Avignon. . 100 k. — —.
- Lac-Dye, marque DT. le k. en— — _ __ 1
- Orseille Mers du Sud. 100 k - e - .. .
- — Madagascar . , — — —
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb..... 71 .. à 72 . ,
- Acide acétique des art s 40% 27 .. 27 50
- » chlorhydrique ...... ?..
- » nitrique 36....,..,, 35 ..
- » sulfurique 66 ......, 8 50
- » ........................ 282 50
- » citrique........... 290 ..
- Alun épuré................. 21 ..
- » ordinaire............ 16 ..
- Ammoniaque incolore, 22. • 45 ..
- Bichlorure d’étain, 55- .... 106 . » » 60..... 127 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 16 .. .. » Guadeloupe. 13 .
- Bois Jaune Centre Amériq. 17 50
- Cachou jaune. Vapeurs.... 51 ..
- » brun..................... 72 50
- Chlorate de potasse...... 100 .. » de soude............... 105
- Chlorure de chaux 100 à 110. H 50
- Chromate rouge de potasse 77 50
- » » de soude.. 57 50
- Crème de tartre........... ... ..
- Cristaux de tartre................
- » de soude......... 7 ..
- CurcumaBengale en racines 25 .. » de Madras........ •. ». » de Chine............. .. M ..
- Essence de térébenthine .. 107
- Extrait de châtaignier 20 •. 16 ..
- Galles de Chine et Japon.. 152 ..
- » vertes et noires .... 137 50
- Gomme Sénégal, en sortes 72 50 » arabique................ 67 50 » adragante rousse .. 275 ..
- Jus de citron.............. 23 . .
- Méthylène à 95'........... 90 ..
- » régie 90’............... 100 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 .. » » de soude..........
- Pyrolignite de fer.......... 9 ..
- Résine................... 23 ..
- Rouille................... 8 50
- Sel de soude 80'........... 17 50
- » ammoniaque.. 12 50
- Sel d’étain............... 232 50
- Soufre en canons....... . 17 .. » sublimé.............. 19 ..
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 ..
- Sulfate d’alumine....... 10 50
- » de cuivre.............. 58 ..
- » da fer..................... 6 ..
- 8 ..
- 36 ..
- 9 ..
- 287 50
- 292 ..
- 22 . •
- 17 ..
- 47 .
- 111 ..
- 132 ..
- 17 .
- 13 50
- 19 ..
- 57 ..
- 82 50
- 110 ..
- 115 ..
- 12 50
- 79 ..
- 59 ..
- 23 *
- * & •
- 112 50
- 17 ..
- 157 ..
- 145 ..
- 77 50
- 72 50
- 310 ..
- 24 ..
- 95 ..
- 110 ..
- 145 ..
- 10 .
- 24 ..
- 9 .
- 18 50
- 13 50
- 237 50
- 18 ..
- 22 ..
- 23 ..
- 15 50
- 60 ..
- 7 ..
- AGENDA OPPERMANN
- POUR 1904
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc
- Contenant, en outre les feuillets de l’agenda propre-nient dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
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- Prix : reliure en percaline, 3 fr.; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr.
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- Appareil de Teinturerie
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- Le Gérant : A. FAYOLLE, o.
- i Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle» et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE» xz. Directeur, 20, rue Turgot (IX-)
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- 240 . MONITEUR DE.LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2" Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adressé et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- A vendre, pour, cause de circonstances de famille
- UNE TEINTURERIE de rouge et hautes teintes construite en 1902/03, située au centre du marché de la Hongrie. Le propriétaire serait éventuellement -disposé à rester intéressé. Offres sous A. 1157, è. Haasenstein. et Vo-gler, à Vienne I (Autriche). (I)
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- • RÉPERTOIRE GÉNÉRAL ou DICTIONNAIRE MÉTHODIQUE
- DE BIBLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET DES INDUSTRIES ANNEXES
- Depuis les origines jusqu’à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste.
- Ouvrage honoré du grand prix décennal Daniel Dollfus, de la Société industrielle de Mulhouse. (Séance du 27 octobre 1897).
- 3 vol. grand in-8. Prix de l’ouvrage complet, 100 fr.
- Tome 1. Introduction e1 avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Accidents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. Dictionnaire de : Labo -ratoire de teinture à la fin.
- VIENT DE PARAITRE : GUIDE PRATIQUE
- DE .......
- TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du TEINTURIER-DÉGRAISSEUR, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. THOMAS
- Docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris, 1 volume in-8. de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte. .. 20 francs
- Volumes déjà parus dans l’Encyclopédie RORET sur le même sujet :
- Teinturier, Apprèteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaüt, Vergnaud, Julia de FONTENELLE, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
- Supplément, raitant de l'emploi en Teinture des Couleurs
- d’Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume. 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des Houilles, la distillation des Goudrons, la préparation des Benzines, Nitrobenzines, Anilines, de l’Acide phénique, de la Naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur Emploi en Teinture, par M. Th. CHATEAU, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50
- Tous les manuels de la collection sont envoyés FRANCO au reçu d’un MANDAT POSTAL de leur valeur.
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- 48e Année. No 16.
- 20 Août 1904.
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTUR
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES (EEVEUOrwequ
- Paraissant le 5 et te 20 de chaque mois
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- FRANCE : Un an. . 13.
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- PARIS
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau do journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- La teinture pneumatique. — Applications diverses en grand des hydrosulfites en solution et à l’état solide (suiie et fin). — Nouveaux réactifs des aldéhydes. — Revue de l’étranger. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- LA TEINTURERIE PNEUMATIQUE
- Système L. Dumons,
- Ingénieur des Arts et Manufactures (1).
- Celui qui, le premier, eut l’idée de rendre absolument fixe la masse des fibres à teindre et d’animer le bain colorant d’un mouvement circulatoire continu et doué d’une force de pénétration suffisante, doit être considéré comme le véritable inventeur de la Teinture Mécanique. Nous ignorons son nom, mais nous nous plaisons à lui rendre, en passant, l’hommage qui lui est-dû. Son idée était simple, mais elle était rationnelle ; elle a été féconde. Nombreuses furent les tentatives faites en vue de la réalisation et les machines diverses auxquelles elle
- (1) Bulletin de la Société industrielle du Nord de la France. Travail récompensé au concours.
- a donné naissance. Beaucoup de ces machines, il est vrai, sont des conceptions copiées les unes sur les autres, avec de simples variantes de détail. Néanmoins, un certain nombre d’entre elles sont entrées dans la pratique industrielle courante et, si elles n’ont pas, tant s’en faut, apporté la solution complète du problème, elles ont, du moins, frayé la voie et rendu d’incontestables services.
- Dans ces appareils, le bain colorant est aspiré ou poussé par une pompe rotative ou centrifuge, qui est véritablement l’âme de la machine. Les fibres textiles sont disposées dans un récipient de forme appropriée à leur état, et y sont maintenues fixes et dans une certaine compression. La pompe, raccordée à ce récipient par une tuyauterie convenablement agencée, aspire, d’un côté, le bain colorant et le refoule de l’autre, produisant ainsi, à travers la matière à teindre, un courant continu, dont la vitesse et, par suite, la pression sont fonction du mouvement de l’organe propulseur.
- Au début de nos études sur la question, nous avions été séduits, nous ne le cachons pas, par certaines machines allemandes, et nous avions cru, tout d’abord, qu’on pouvait les utiliser aussi bien pour le travail des matières fragiles et délicates, impossible à teindre à la main que pour le travail des matières courantes. Les faits n’ont pas répondu à notre attente et les insuccès que nous ont donnés l’emploi de ces machines, au cours de notre car-' rière industrielle, nous ont conduits à chercher une meilleure solution de cet intéressant problème.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Nous avons d’abord reconnu que, pour atteindre à la perfection des résultats, un bon appareil de Teinture Mécanique doit :
- 1° Donner une circulation absolument régulière,
- ÉLÉVATION
- FLAN Ç. HORIZONTAL
- une pénétration uniforme dans toutes les parties de la masse à teindre, tout en respectant l’intégrité des fibres textiles.
- 2° Permettre une conduite facile et sûre de la température des bains.
- 3° Placer les deux éléments, circulation et élévation de la température, sous la dépendance des lois précises, faciles à définir dans chaque cas particulier susceptibles de servir de règle dans les opérations ultérieures et de permettre la réalisation facile de l’identité des conditions dans lesquelles a été produite une nuance déterminée.
- Nous avons, ensuite, cherché à déterminer les causes des imperfections auxquelles nous nous étions heurtés avec les appareils à teindre les plus répandus. Nous les avons trouvées dans le mode de circulation du liquide tinctorial, qui est loin de répondre aux conditions ci-dessus.
- Les plus répandus des appareils à teindre sont basés sur l’action d’une pompe agissant par propulsion, dans le même sens le plus souvent, et quelquefois par la propulsion et l’aspiration combinées en un mouvement alternatif.
- Ce mode de circulation est loin d’engendrer un courant homogène et d’intensité égale partout. La pompe donne au liquide une impulsion assez forte et lui communique une force vive considérable. La vitesse qui en résulte correspond bien à une pres-
- V2
- sion (P-------), V désignant la vitesse. Mais cette
- 8 2
- pression est, pour ainsi dire, discontinue, et comme constituée par une série de pulsations très rapprochées. La pompe lance, à la suite les uns des autres, une série de paquets d’eau, à des intervalles qui sont très courts mais qui ne sont pas nuis. De là, dans la veine liquide, des solutions de continuité qui, alors même qu’elles n’auraient que l’épaisseur d’une feuille de papier, n’en occasionneraient pas moins une série de chocs moléculaires, insensibles à l’œil, c’est vrai, mais d’un effet feutrant qui n’est pas négligeable. La pression atteint son maximum au point où le liquide sort de la pompe, et va en diminuant, à partir de ce point, au fur et à mesure que la force vive du liquide diminue. Il en résulte forcément une irrigation irrégulière de la masse à teindre, qui entraîne une répartition très inégale du colorant, et, en outre, un martèlement incessant qui
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CO
- Ge
- entraîne un feutrage assez sensible des parties sur lesquelles viennent frapper les divers éléments d’un courant liquide discontinu.
- Telles sont, à notre avis,, les causes des insuccès que nous avons obtenus avec les machines à teindre qui nous avaient tout d’abord inspiré une si grande confiance.
- Il nous a paru plus rationnel de renverser le problème et de faire du mouvement du liquide la conséquence de la pression à laquelle il est soumis, au lieu de faire de la pression la conséquence du mouvement et de la vitesse dont il est animé et dp la force vive qu’il a emmagasinée sous l’action de la pompe. En d’autres termes, au lieu « d’engendrer « la pression du courant en donnant au liquide « tinctorial une vitesse initiale convenable, nous « produisons la vitesse de ce courant en soumet-« tant le liquide à la pression nécessaire. »
- La pratique a vérifié la théorie et la caractéristique de notre machine est de produire des teintes parfois uniformes, même dans des appareils de très grande capacité, et de conserver l'intégrité des fibres les plus délicates à un degré qui distance de bien loin les résultats connus des meilleurs appareils à pompe. Dans cette machine, nous avons soumis le mouvement du liquide à une loi précise et immuable, bien connue en physique, tandis que dans les appareils à pompe, la loi du mouvement du liquide est variable, pour des causes très diverses. De plus, dans ces appareils, le tassement des matières textiles est variable et, en tout cas, indépendant de la pression du liquide tinctorial, laquelle à’est pas et ne peut pas être la même dans toute la masse à teindre. Il en résulte forpément ce fait que le courant liquide passe plus aisément dans les parties de moindre résistance et qu’il se produit des chemins dans la masse des fibres.
- Dans notre machine, au contraire, le tassement des fibres est produit d’une façon qui ne peut pas ne Pas être uniforme, par le liquide tinctorial lui-même maintenu sous une pression constante et égale dans toutes ses parties. De cette particularité résulte une 1mprégnation égale de tous les éléments de la masse à teindre, une circulation homogène du bain colo
- rant et, par suite, une coloration absolument unie. La circulation du liquide se fait sans chocs moléculaires et sans bouillonnement ; la masse liquide se transporte, pour ainsi dire, parallèlement à elle-même, « sans force vive initiale ». Elle ne petit dong frapper aucune des parties des fibres, d'où absence de toute agglutination et de tout feutrage.
- Pour réaliser notre conception, nous avons eu recours à l’air comprimé comme moteur, d’où le nom de « teinture pneumatique » que nous avons donné à notre système.
- La loi physique qui sert de base à notre procédé de circulation des bains colorants est la suivante :
- « Dans un fluide incompressible, à l'état de mou-« vement uniforme (c’est-à-dire à l’état d’équilibre « dynamique), où toutes les molécules se meuvent « sous la seule action des forces extérieures qui « agissent sur elles, la pression, à un instant « donné, est la même dans toute la masse fluide.
- « Plus simplement on peut dire que dans un « fluide incompressible, à l’état d’équilibre stati-« que ou d’équilibre dynamique, les pressions « exercées en un point quelconque de la nasse se « transmettent égales et dans tous les sens. »
- Pour appliquer industriellement cette loi générale au cas particulier d’une circulation régulière devant changer de sens à intervalles égaux, nous devions renoncer à l’emploi des pompes, fussent-elles à mouvement réversible. Nous ne pouvions songer qu’à la circulation par compression à l’aide d’un fluide élastique et non à la circulation par impulsion ou force vive. Afin d’égaliser les deux courants inverses, il fallait faire agir une force constante, venant d’une source unique, et dont le régime ne pouvait pas être modifié par le changement de direction du liquide. Ainsi que nous l’avons dit plus haut, l’air comprimé nous a fourni la solution de ce problème. De plus, pour obvier aux irrégularités de tassement des diverses parties des fibres textiles, il fallait pouvoir déterminer, autour de cette masse et dans la masse elle-même, une compression égale, sinon supérieure à celle des parties les plus tassées. En d’autres termes, il fallait que le liquide, mis en
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- mouvement par l’air comprimé, fût lui-même maintenu sous une pression suffisante.
- Nous avons réalisé cette circulation alternante d’un liquide, sous une pression assez, élevée, au moyen d’un dispositif spécial de contre-pression à l’échappement, réglage à volonté, à tout instant de la marche de l’appareil. Ce dispositif constitue l’une des revendications principales de nos brevets.
- Avant d’énumérer les avantages spéciaux résultant de l’emploi de notre appareil, nous croyons utile d’en donner une description sommaire :
- R et R' sont deux récipients de capacité égale dans lesquels on met le liquide colorant. Ces deux réservoirs sont munis d’entonnoirs, soupapes, manomètres, serpertins et autres accessoires.
- P est un troisième réservoir, de capacité égale à la capacité de R et de R' et dans lequel, au moyen d’un dispositif variable suivant leur état et leur nature, on place les fibres textiles à traiter.
- D est un distributeur automatique d’air comprimé.
- A est le tuyau d’arrivée de l’air comprimé dans le distributeur D.
- E est le tuyau d’échappement à l’air libre.
- V est une valve destinée à « étrangler » plus ou moins la communication à l’air libre.
- O est un robinet d’air placé sur le couvercle mobile du récipient P.
- r est une valve faisant communiquer le bas du récipient R avec le bas du récipient à matière P. r' est une valve faisant communiquer le bas du récipient R' avec le haut du récipient à matière P.
- (A suivre.)
- Applications diverses en grand des hydrosulfites en solution et à l’état solide (i)
- (Suite et fin)
- Application de l’hydrosulfite de zinc solide COMME RONGEANT SUR ROUGE PARANITRANILINE
- Dans ce cas spécial, l’hydrate stanneux est parti-
- (1) Pli cacheté n° 13 15 du 7 octobre 1902, de la Société de la Manufacture Emile Zundel. (Buhetin de la Société industrielle de Mulhouse.) Séance du 28 janvier 1904.
- culièrement apte à remplir son rôle double d’alcali faible et de réducteur. La couleur à laquelle nous nous sommes arrêtés a la composition suivante :
- Blanc R
- 120 hydrate stanneux pâte (1,2= x sel d’étain) 700 broyé A
- 100 acétate de soude
- 80 sel marin pulvérisé
- 1000
- Nous vaporisons ce blanc 4 1/2 minutes au petit vaporisage Mathei-Platt, lavons, acidons en acide sulfurique 1 1/2 0 Bé , séchons, chlorons légèrement sur tambour.
- Ce chlorage est indispensable non pour améliorer le blanc, mais pour sa bonne conservation. En omettant de chlorer, le blanc devient gris au bout de peu de temps.
- Ce phénomène doit être attribué à une oxydation à l’air de la diamine formée lors de la réduction du rouge et non à la présence de l’étain, car, en remplaçant l’hydrate stanneux par l'hydrate de zinc, la gelée d’alumine ou le carbonate de chaux, on constate le même inconvénient.
- Le chlorure de chaux transforme sans 'doute la paradiamine en paraquinonedichlorediimide (voir Berl. Ber. XII, p. 47) d’après une réaction découverte par Krause ; cette quinone se volatilise au séchage.
- Le blanc, que fournit ce procédé, est irréprochable ; même dans les finesses. 1 impression est nette et le rouge beau et régulier comme en général tout rouge teinture uni. La fibre n’est pas altérée du tout, ce qui nous permet de ronger des tissus fins.
- Outre ces avantages, le nouveau procédé a celui de revenir meilleur marché que les fabrications connues.
- Application de l’hydrosulfite de zinc SOLIDE A LA FIXATION DE L’iNDIGO EN IMPRESSION
- La « Badische» (brev. fr. 306.137) a recommandé | d’abord de foularder le tissu dans une solution à 5 0/0 de borax ou en silicate 6 Bé , puis d’imprimer une couleur renfermant de l’indigo, de l’hydrosul-fite zincosodique et de la gomme.
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- LE MONITEUR DE
- LA TEINTURE 245
- Dans un brevet ultérieur (28.146) elle supprime le mattage préalable ; la couleur renferme de 1 indigo, de l’hydrosulfite zincosodique (4° P- mil le) et de l’acétine ou de la glycérine, ou encore de l’huile pour rouge.
- Cette couleur donne des résultats médiocres et exige des conditions toutes spéciales de vaporisage (absence d’air).
- Pour bien se réduire et se fixer, l’indigo demande, de plus, une certaine quantité d’alcali.
- Notre couleur est faite comme suit :
- Bleui Indigo broyé
- 660 broyé A 120 indigo « rein »
- 250 indigo broyé 360 glycérine
- 90 soude Solvay 520 gomme Sénégal épaisse
- 1000 1000
- Coïtpure pour bleu 1
- 300 broyé A
- 150 glycérine
- 50 soude Solvay
- 500 gomme Sénégal épaisse 1000
- Une plus grande quantité de soude doit être évitée, car elle ralentit la réduction de l’indigo et la incomplète ; la couleur rend moins.
- On peut remplacer le carbonate par de l acétate de soude, ce qui permet d'incorporer de l’indigo au blanc R, pour ronger du bleu sur rouge.
- Après l’impression, nous vaporisons environ une minute au petit vaporisage Mather Platt, sans précautions spéciales ; l’indigo se réduit complètement et prend une couleur jaune verdâtre; un vaporisage de plusieurs minutes ne nuit pas.
- L’indigo réduit se trouvant sur la pièce s’oxyde très lentement à l’air sec ; on passe la marchandise en solution 5 0/0 de carbonate de soude, exprime de suite et déverdit en laissant reposer en tas pendant environ une heure, puis on lave, acide pour enlever» le sulfite, lave, savonne et sèche.
- Ce procédé permet d’obtenir avec sûreté et régularité n’importe quelle hauteur de ton ; la couleur Couvre bien, même en grande surface. Les nuances claires ne sont ni pointillées, ni râpées, et résistent
- un peu mieux au savon bouillant que celles faites à l’indigosalz.
- Le nouveau procédé est très bon marché et permet l’application simultanée de couleurs se fixant par un court vaporisage, telles que le noir d’aniline.
- La Société « E. Zundel », de Moscou, prend date de l’application en grand et avec succès :
- 1° De l’hydrosulfite de soude en solution aux mattages et couleurs d’impression faites avec des couleurs au chrome du genre du violet moderne. Ce procédé date de juin 1901.
- 20 De l’hydrosulfite de zinc solide pour ronger des fonds teints sur soie.
- 30 De l’hydrosulfite de zinc solide pour ronger du rouge paranitraniline.
- 40 De l'hydrosulfite de zinc solide pour fixer l’indigo par vaporisage au petit appareil Mather Platt.
- L’application de l'hydrosulfite de soude à la fixation du violet moderne est due à une observation personnelle de M. J. Frossard.
- L’étude des hydrosulfites solides est due à MM. Ch. Sunder et G. Thesmar.
- Application de l’hydrosulfite formaldéhyde
- COMME ENLEVAGE SUR LE ROUGE PARANITRANILINE
- ET D’AUTRES COULEURS fl)
- Le présent pli cacheté a pour but de me garantir la priorité pour une nouvelle couleur, rongeant d’une façon parfaite le rouge fini de paranitraniline, les couleurs diamines et directes, ainsi que les tissus teints en colorants basiques sur mordant de tanin émétique.
- Le blanc obtenu par ce procédé est de beaucoup meilleur que celui obtenu par les rongeants employés jusqu’à ce jour, tels que les couleurs au sel d’étain, chlorates et prussiates, etc.
- La couleur n’étant pas acide, il n’y a aucune attaque des tissus ni des doubliers à craindre, et l’économie réalisée de ce côté est assez importante.
- On évite ainsi également les précautions à pren-—------------------------------------------------—
- 1 (1) Pli cacheté n° 1357, du 1er décembre 19 2, par M. C.
- < Kurz, Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, séance du 28 janvier 1904.
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- dre dans le vaporisage dés couleurs au sel d’étain ou aux chlorates, qui attaquent toujours la fibre pendant cette opération.
- La couleur -coûte aussi moins cher que lés réser-ves concentrées de sel d'étain, qu’on emploie pour réserver le rouge de paranitraniline et le grenat de naphtylamine. L'acidage final, dans ce cas, devient aussi inutile avec le nouveau ronoeant.
- ©
- En opérant sur rouge de paranitraniline fini, la commodité du travail dé l’impression est augmentée également, puisqu’on n’a plus à se préoccuper de la plus ou moins bonne conservation du tissu préparé en naphtol. Le rouge est, partant de là, plus régulier, et on économise du temps.
- La couleur d’impression type est la suivante :
- 370 gr. épaississant de gomme Sénégal
- 400 gr. hydrosulfite solide de la « Badische » 150 gr. formaldéhyde 40 0/0
- 80 gr. glycérine.
- Imprimer, vaporiser de 4 à 8 minutes au Mather-Platt, laver, savonner et chlorer s’il y a lieu. Dans la plupart des cas, comme pour le rouge de paranitraniline, le blanc est parfait après un simple lavage.
- NOUVEAUX REACTIFS DES ALDEHYDES
- Le réactif de Schiff, pour la caractérisation des aldéhydes consiste en une solution de fuchsine, décolorée par l’acide sulfureux.
- M. Prud’homme a trouvé deux nouveaux réactifs des aldéhydes, dont la base est aussi la fuchsine.
- L’un est simplement une solution de fuchsine, décolorée par l’hydrosulfite de soude. L’autre est constitué par le dérivé diazoïque de la fuchsine, également rendu incolore par l’addition d’hydrosulfite.
- Ils sont tous les deux très sensibles, mais le premier l’est, sans conteste, infinement plus que le réactif de Schiff»
- Pour établir la comparaison, on a préparé les solutions suivantes ;
- (1) Pli cacheté n- 1079 du 30 janvier 1899, par M. Maurice Prud’homme. Sociéte industrielle de Mulhouse, séance du 30 mars 1904. Bulletin d’avril 1904.
- N- I
- lOO gr. eau
- 15 solution fuchsine 1/1000
- 1 hydrosulfite
- 1 SO4H2.
- N° 2
- 100 gr. eau
- 15 diazo de fuchsine au 1/1000
- T hydrosulfite
- 1 so4 HL
- No 3
- 100 gr . eau
- 15 Solution fuchsine 1/1000
- 5 bisulfite à 340
- 1 80^ He.
- (Réactif de Schiff)
- L’hydrosulfite est préparé avec le bisulfite à 34° et de la poudre de zinc, ftltré après refroidissement et employé tel quel. A 10 cc. de ces trois solutions, on ajoute une goutte d’aldéhyde formique commerciale. Les nos 1 et 2 se colorent très rapidement, surtout le premier, et donnent une coloration violet-rouge bien plus intense que le réactif de Schiff.
- L'aldéhyde benzoïque, qui n’agit que faiblement sur le réactif de Schiff, colore très vite en violet le réactif n° 1.
- En opérant avec la fuchsine acide, on constate, avec les deux nouveaux réactifs, surtout avec le premier, une recoloration rapide, tandis que le réactif de Schiff reste presque insensible.
- On pourrait ajouter à ces nouveaux réactifs celui qu'on obtient en remplaçant, dans le ri0 2, l'hy-drosulfite de soude (5 gr-.). Il ne présente pas d'in-térêt spécial.
- M. Prud’homme fait enfin remarquer que, par l’action de la chaleur, la recoloration de tous ces réactifs, ën présence d’aldéhydes, est grandement activée.
- Séries de nouveaux colorants
- 1. La solution de fuchsine ou de fuchsine acide, décolorée par l’hydrosulfite, additionnée d’un peu d’acide sulfurique et chauffée, donne de nouveaux colorants rouges, différents des fuchsines.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 247
- II. La solution de fuchsine ou de fuchsine acide, décolorée par l’hydrosulfite, additionnée d’acide et d’aldéhyde formique et chauffée, donne un violet-rouge.
- III. La solution de diazo de fuchsine, décolorée' par l’hydrosulfite, additionnée d’acide et d’aldéhyde, donne un violet.
- Avec l’aldéhyde benzoïque, on obtient un bleu, soluble dans le cas de la fuchsine acide.
- REVUE DE L’ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- De Leipzig er Farber u. Zeugdrueker-Zeitung
- Impression d’effets mercerisés
- Pour imprimer des effets mercerisés on traite le tissu blanc avec une solution de soude caustique qui n’est pas assez forte pour produire la contraction du coton, mais qui est assez forte pour la merceriser.
- Lorsque le tissu rincé est teint avec des matières colorantes directes, les endroits mercerisés montrent un effet foncé sur un fond clair de la même couleur. Les deux parties du tissu peuvent être également mordancées avec du sel d’étain.
- La solution pour la mercérisation est généralement préparée comme suit : 10 livres de lessive de soude caustique de 40 B., 5 livres de mucilage de gomme adragante (65 : 1000), 5 livres de gomme britannique 1:1.
- Après le rinçage, on teint dans un bain contenant 1/560 à 1/250 d’huile pour rouge turc sans addition immédiate de sulfate de soude. Lorsque les endroits mercerisés sont bien teints, on ajoute alors du sulfate de soude ou du sel de cuisine et l’on continue la teinture jusqu’à ce que les autres parties du tissu aient pris la couleur voulue.
- Pour produire des effets crêpe avec des colorants directs on imprime le tissu blanc mince (c’est-à-dire du batiste) avec une solution qui résiste à la lessive de mercérisation et contient la matière colorante en même temps que de l’albumine ou de l’acétate de chrome pour la fixation des couleurs.
- Oh vaporise alors pendant 10 à 15 minutes, si l’on se sert d’albumine, ou pendant une à deux heures, si l’on emploie de l’acétate de chrome.
- Ensuite, on plonge le tissu dans une lessive de soude caustique de 40° B. où on le laisse pendant 10 à 15 minutes.
- Après le rinçage on l’étend sur un bâti pour sécher.
- On peut aussi employer les colorants résistant à la lessive dans la teinture ou l’impression, avant la préparation de la réserve.
- La contraction qui se fait sur divers endroits du tissu donne l’effet crêpe.
- Voici des recettes pour réserve avec albumine et réserve avec acétate de chrome. ,
- Réserve avec albumine :
- Colorant............................ 31-124 gr.
- Eau............................. 3.596- 37 20 »
- Solution de gomme britannique (1 :1).
- Solution d’albumine (1 : 1).
- Réserve avec acétate de chrome :
- Colorant............................ 31-124 gr.
- Eau.............................. 7.626-120 60 »
- Solution de gomme adragante (65 : 1.000) 18.600-21.700.
- Acétate de chrome ou acétate de zinc de 22° B., 310-1.550.
- ANGLETERRE
- De « Dyer and Calico Printer »
- Chapage de soie
- Autrefois, on mettait au rebut les déchets de fibres de soie, cocons défectueux, fibres endommagées pendant les diverses opérations de filage, etc.
- Actuellement, on les transforme en matières premières en leur faisant subir un certain traitement.
- Tout d’abord on serre les déchets de soie en balles, ce qui les rend naturellement raides et nécessite en-suite un travail particulier pour les adoucir. Ce travail s’appelle en termes de métier chapage.
- Auparavant l’on opérait de la manière suivante :
- Après avoir mis la soie en tas, on l’humectait et en la tenant dans cet état pendant une semaine et en prenant soin de la retourner de temps à autre.
- Pendant ce temps, la gomme et les autres matières gélatineuses de la soie fermentaient en devenant plus solubles, et, par conséquent, plus tendres. Après ce premier traitement, on lavait la soie à fond et l’on pro- -cédait aux autres opérations nécessaires.
- Cette méthode de chapage présente quelques inconvénients.
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- Elle est longue d’abord et ensuite peu sûre, car la chaleur développée par la fermentation peut surchauffer certaines parties de la soie en les détériorant.
- En outre, les matières contenues dans la soie peuvent développer de la couleur, laquelle, en s’attachant àjla fibre, rend difficile le blanchiment ou la teinture. Une odeur prononcée se dégage pendant la fermentation qui est fort désagréable Tout cela rend cette méthode de chapage peu recommandable.
- Depuis quelque temps on emploie un nouveau procédé qui donne, paraît-il, de meilleurs résultats.
- On se sert d’une espèce de double citerne en bois de 6 à 7- pieds de profondeur et de 5 à 6 pieds de diamètre.
- A l’intérieur de cette citerne est placée une cage en forme de treillis beaucoup plus petite que la citerne et arrangée de la sorte à ce que l’espace entre celle-ci et la cage puisse contenir de l’eau tout autour.
- La cage doit être assez spacieuse pour contenir de 80 à 90 livres de soie.
- Au fond de la citerne se trouve un tuyau à vapeur permettant d’élever la température à 140° F, température convenable au travail que l’on effectuera dans ce récipient.
- On met dans la cage d’abord 25 livres de soie que l’on imbibe d’eau, ensuite 25 autres livres que l’on traite de la même façon et finalement encore 25 livres pour remplir la cage. Sur la surface de la cage on fixe des planches, de manière à empêcher la soie gonflée pendant l’ébullion, de sortir de la cage.
- La citerne est remplie d’eau bien au-dessus de la cage intérieure, et la chaleur est maintenue à l’aide du tuyau à vapeur à la température de 140» F.
- Ce genre de trempage dure de 2 à 6 jours. A la fin des premiers deux jours, on examine la soie en frottant les fibres entre le pouce et l’index ; si elles sont suffisamment tendres, l’opération peut être considérée comme terminée.
- Si elles sont encore dures, on continue l’opération en l’examinant chaque jour jusqu’à ce qu’on la trouve prête.
- Il est préférable de se servir d’eau douce, car l’eau dure demande plus de temps et le résultat final est moins satisfaisant.
- Si l’eau contient de la chaux, celle-ci se dépose | sur la soie et empêche le blanchiment ultérieur. Pen- | dant le trempage, la soie gonfle légèrement, surtout j
- lorsqu’il s’agit de cocons, et il est d’usage de les en empêcher. Il vaut mieux laisser la soie gonfler,pourvu que la cage soit close et que la soie ne puisse en sortir.
- Lorsque la soie est assez tendre, ' on fait écouler l’eau de la citerne et on la remplace par de l’eau pure que l’on chauffe à 160° F, afin de pouvoir enclaver autant de matières gommeuses que possible.
- Mieux le lavage se fait, plus sont faciles les opérations subséquentes. On peut aussi retirer la soie de la cage, et l’exprimer par l’action centrifuge, après quoi on la replacerait dans les cuves remplies d’eau et chauffées a 180o F, en ayant soin de la retourner par intervalles de deux heures On fait alors sortir la liqueur et l’on remplit les cuves d’eau fraîche, on obtient ainsi un lavage complet,
- On a construit des machines spéciales pour ce procédé. Ces machines constituent une auge rotative creuse pour contenir la soie, à travers de laquelle passe un courant d’eau.
- Des baguettes mises en mouvement par une came battent la soie au fur et à mesure qu’elle tourne dans l’auge en en détachant la gomme qui est emportée par le courant d’eau.
- La soie est retournée de temps à autre, afin que chaque partie soit soumise à l’action des batteuses et du courant d’eau.
- Avec ce procédé de chapage on enlève jusqu’à 20% de gomme et il ne reste dans la soie chapée que 5 à 7 0
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- Le procédé, en somme, n’est pas compliqué, mais il n’en faut pas moins d’attention et de soins pour obtenir de bons résultats.
- JURISPRUDENCE
- TRIBUNAL DE COMMERCE DE LA SEINE
- 5 mai 1904
- Propriété industrielle — dessins de fabrique. — PLAQUES COMMANDÉES ET PAYÉES A UN GRAVEUR. -PROPRIÉTÉ DES PLAQUES ACQUISE AUSSI BIEN QUE LA PROPRIÉTÉ DE LA GRAVURE. — PLAQUES NON RESTITUÉES. DOMMAGES-INTÉRÊTS.— ACTION EN GARANTIE.— ABSENCE D’iDENTiTÉ DE CAUSE AVEC LA DEMANDE PRINCIPALE. — REJET.
- 1. Le propriétaire d’un dessin de fabrique, qui fait reproduire ce dessin par un graveur et qui en paie le prix, acquiert, en même temps que la propriété des gravures, les plaques de zinc sur lesquelle8
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- celles-ci ont été effectnées. La gravure et la plaque forment un tout indivisible.
- Dès lors, le graveur n’est pas fondé à refuser la resti-tution de ces plaques et, à défaut d’y procéder, il encourt une condamnation à des dommages-intérêts
- II. L’action en garantie n’est pas recevable lorsqu’il n’y a pas identité de cause entre cette action et la demande principale.
- Bouix et fils c/ Liquidateur de l’ancienne Société parisienne d impressions William Martin, Hertz et autres
- Faits. — MM. Bouix et fils avaient fait exécuter par l’ancienne Société parisienne d’impressions les gravures de dessins industriels qui étaient leur propriété Ils avaient payés 160 francs pour le salaire de ce travail. Ils avaient retiré les gravures obtenues, mais ils avaient laissé dans les ateliers de l’ancienne Société parisi enne les plaques de zinc sur lesquelles les gravures avaient été effectuées. Ces plaques, d’ail -leurs, ne pouvaient être utilisées qu'au moyen des machines du graveur auxquelles elles s'adaptaient. L’ancienne Société parisienne d’impressions fut dissoute, son liquidateur céda son matériel, y compris les machines et plaqu-s, à MM William Martin, Hertz et autres, lesquels, à leur tour,transmirent leurs droits à la nouvelle Société, parisienne d’impressions. MM. Bouix et fils ont demandé au liquidateur de l'ancienne Société parisienne d’impressions la restitution des plaques qu’ils prétendaient avoir acquises en même temps que les gravures. Celui-ci ne pouvant les satisfaire, ils l’ont assigné devant le Tribunal de commerce de la Seine en restitution des plaques ou en paiement de dommages-intérêts. Le liquidateur a soutenu que les plaques étaient restées la propriété du graveur. Il a de plus appelé en garantie ses divers cessionnaires. Le jugement a statué dans les termes suivants, que rapporte la Gazette Judiciaire et Commerciale:
- Le Tribunal,
- Attendu que, dans le dernier état de la procédure, Bouix et fils assignent Pujol, ès qualité de liquidateur de l’ancienne Société parisienne d’impressions, en restitution de zincs gravés et, à défaut de cette restitution, en paiement de la somme de 1.600 francs pour tenir lieu de leur valeur ;
- Attendu que Pujol ès qualité, tout en résistant à la demande de Bouix et fils, assigne :
- 1* La nouvelle Société parisienne d’impressions :
- 2* William Martin Hertz ;
- 3- Frédéric Moxon Hertz ;
- 4- John Arthur Jefferson Hayes ;
- 51 James Gibson ;
- 6- Arthur Whistaker, pourvoir dire que ces défendeurs seront tenus d’intervenir dans l'instance et pour s’entendre condamner solidairement :
- 1’ A le garantir des condamnations qui pourraient intervenir contre lui ;
- 2* A lui payer des dommages-intérêts à fixer par état et, dès à présent, par provision, la somme de un franc ;
- Vu la connexité joint les causes et, statuant sur le tout par un seul et même jugement.
- Sur la demande principale :
- Attendu qu’il appert des débats et de l'instruction ordonnée, que Bouix et fils ont fait graver par la Société parisienne d’impressions, actuellement dissoute, et dont Pujol est le liquidateur, des planches en zinc pour servir à l’impression d’étoffes en cinq compositions différentes énumérées en l’exploit introductif d’instance et lui ont payé pour ce travail une somme totale de 1 600 francs ;
- Attendu que, lors de la dissolution de la Société parisienne d’impressions, Pujol, son liquidateur, ayant vendu à des tiers, en même temps que le matériel existant dans l’usine, les planches gravées dont s’agit et Bouix et fils n’ayant pu obtenir des acquéreurs leur restitution, demandent à Pujol, ès qualité, soit la restitution desdites planches qu’ils considèrent comme leur propriété, soit le remboursement du prix par eux payé ;
- Attendu que, pour résister à cette demande, Pujol ès qualité, soutient que, si Bouix et fils peuvent à bon droit prétendre à la propriété artistique des dessins gravés sur les planches litigieuses, ils ne sauraient néanmoins lui réclamer les plaques sur lesquelles lesdits dessins ont été gravés, parce qu’ils n’auraient payé que le prix des gravures et non le prix de la matière première, en l’espèce des plaques de zinc ;
- Que, d’autre part, Bouix et fils peuvent toujours tirer utilisation de leurs plaques, en confiant leurs travaux à la nouvelle Société parisienne d’impressions, actuellement détentrice desdites plaques ; qu’ils n’en peuvent d’ailleurs faire aucun usage en dehors de celle-ci ; que, par suite, ils n’auraient aucun intérêt à en réclamer la restitution et que, faute d’un intérêt quelconque, leur action ne serait pas recevable ;
- Mais attendu qu’il est inexact de dire, comme le prétend Pujol, ès qualité, que Bouix et fils, en payant le prix de 1.600 francs, n’ont pas acquis, en même temps que la propriété des gravures, les plaques de zinc sur lesquelles celles-ci ont été effectuées; que la gravure et la plaque forment un tout indivisible qui appartient à celui qui en a acquitté le prix ; que, par suite, Bouix et fils ont un droit incontestable de propriété sur les plaques gravées litigieuses ;
- Attendu que, si, à la vérité, il est établi que, tout au moins actuellement, lesdites plaques ne peuvent trouver aucune utilisation industrielle et, par conséquent, n’être la source d’aucun profit pour Bouix et fils, qu’autant qu’elles seront employées sur les machines de la nouvelle Société parisienne d’impressions, et si celle-ci ne se refuse pas à exécuter les travaux que pourraient lui confier Bouix et fils, il est néanmoins certain que ces derniers, propriétaires des plaques, qui ne peuvent exercer le droit de revendication contre les détenteursactuels qui les ont acquises de bonne foi, n’en sont pas moins fondés à en réclamer la restitution à Pujol, ès qualité;
- Attendu, toutefois, que, pour le cas où Pujol, ès qualité, n’effectuerait pas cette restitution, il convient de constater que Bouix et fils ne peuvent être fondés à
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- lui demander, ainsi qu’ils le prétendent, paiement de la somme de 1.600 qu’ils ont dû décaisser pour leur confection;
- Qu’en effet, il convient tout d’abord d’observer que les plaques se trouvent en la possession de la Nouvelle Société parisienne d’impressions, dont Bouix et fils sont les clients, et qui s’en sert journellement pour l’exécution de leurs commandes; qu’enfin ces plaques ne peuvent servir que sur les machines spéciales qui appartenaient à Pujol, ès qualité et dont ladite Société a actuellement seule l’usage ;
- Que, par suite, le préjudice que la non restitution desdites plaques pourra causer aux demandeurs est de minime importance et que le Tribunal possède les éléments d’appréciatiqh suffisants pour en fixer l'im--portance à la somme de 100 francs ;
- Que c'est donc seulement ladite somme qu’il convient d’obliger dès à présent Pujol, ès qualité, à payer à BoUlx et fils, pour le cas où il n’opérerait pas la restitution des plaques dont s’agit dans le délai qui Va être ci-après imparti ;
- Sur la demande de Pujol, ès qualité,en ce qui touche la nouvelle Société parisienne d’impressions ;
- J Sur la communication des pièces, attendu que cette défenderesse ayant, au cours des débats, pris communication de toutes pièces versées au procès, a ainsi obtenu satisfaction.
- Par ces motifs,
- ... Rejette l’exception.
- Au fond :
- Attendu qu’il n’est justifié d’aucun lien de droit ayant pu exister entre Pujol, ès qualité de liquidateur de la Société parisienne d’impressions actuellement ‘dissoute, èt la nouvelle Société parisienne d’impressions ;
- Attendu, en effet, que Pujol a traité la vente dû matériel de l’ancienne Société non avec la nouvelle Société, mais avec Hertz, Jefferson, Gibson et Whis-taker ;
- Qu’il n’est non plus justifié d’aucun engagement pris envers lui par ladite nouvelle Société; que, par suite, la demande en ce qui concerne cette dernière n’est pas recevable.
- Sur la demande de Pujol, ès qualité, en ce qui tou-che les autres défendeurs :
- Attendu que William Martin, Hertz Arthur Whis-taker Frédéric, Moxon Hertz, John Arthur, Jefferson, James Gibson n’ont pas comparu ni pour eux, mais statuant d’office à leur égard.
- Sur la partie de la demande tendant à garantie à l’instance BoUix et fils :
- " Attendu que Pujol, ès qualité, prétend que les défendeurs susvisés, qui ont acquis en même temps que le matériel de l’ancienne Société le bénéfice des contrats • et commandes en cours, auraient, en refusant à Bouix et fils de reconnaître la propriété de ces derniers sur les plaques gravées litigieuses, violé manifestement le contrat de vente intervenu et, qu’ayant ainsi provoqué l'instance introduite contre lui, ils devraient être tenus
- à le garantir et indemniser des condamnations qui pourraient intervenir contre lui ;
- Mais attendu que Pujol, ès qualité, est recherché par Bouix et fils à raison d’un contrat de dépôt ;
- Que, d’autre part, les divers défendeurs, qui ont acheté à Pujol, ès qualité, les plaques litigieuses et lui en ont payé le prix, ne pourraient être recherchés par lui qu’à raison du contrat de vente intervenu entre
- eux ;
- Qu’il n’y a donc point identité dans les causes des deux demandes ; qu’il ne saurait, dès lors, y avoir lieu à garantie ;
- Que cette partie de la demande, qui tend uniquement à obliger les défendeurs à garantir Pujol, es qualité, des condamnations qui vont intervenir contre lui, est irrecevable et qu’il convient de la rejeter.
- Sur les dommages-intérêts :
- Attendu que Pujol ne justifie d’aucune faute des défendeurs à son égard ;
- Que sa demande en dommages-intérêts manque de base et ne saurait, par suite, être accueillie.
- Par ceS motifs,
- Condamne Pujol, ès qualité de liquidateur de la Société parisienne d’impressions, à restituer à Bouix et fils, dans la quinzaine de la signification dü présent jugement, les zincs gravés objet du litige, sinon et faute de ce faire dans ledit délai et icelui passé, le condamne dès à présent à payer à ces derniers la somme de 100 francs à titre de dommages-intérêts ;
- Déclare Bouix et fils mal fondés en le surplus de leur demande;
- Les en déboute ;
- Déclare Pujol ès qualité nn recevable en sa demande contre la nouvelle Société parisienne d'impres sions, et d’office tant non recevable que mal fondé en sa demande contre les autres défendeurs ;
- L’en déboute ;
- Et le condamne en tous les dépens.
- (MM. Fleuret, Sayet et Caron, agréés.)
- Observations. — 1. La question toute pratique résolue par le Tribunal de commerce de la Seine offre un intérêt particulier pour toutes les industries qui font appel au concours du graveur, de l’imprimeur, etc. Le jugement n’admet pas qu'on puisse séparer la propriété de l’œuvre artistique, la gravure, de la pro priété plus modeste de la matière, plaque ou planche, qui permet d’obtenir la reproduction de cette œuvre. Le prix exigé par le graveur a dû très vraisemblablement comprendre soit son travail, soit aussi la ma" tière fournie. Le tout indivisible dont parle le jugement est devenu la propriété du maître des dessins exécutés.
- II. — Le liquidateur était recherché à raison d'un contrat de dépôt ; il se retournait contre des tiers vis-à-vis desquels il invoquait un contrat de vente. Les causes étaient différentes et il ne pouvait y avoir lieu à garantie. Voir : Dalloz {Supplément au répèrtoirs, verbo Exception, nos 153 et suiv.).
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- Un de nos abonnés nous écrit :
- Par son tarif spécial P. V. 26 du 1er mai 1902, la Compagnie du chemin de fer du Nord accorde la gratuité du transport pour le retour des caisses vides montées ayant contenu des laines filées ou fils de laine pour tisssage.
- Nous n’employons dans notre établissement que des fils de coton écrupour tissage et les employés de notre gare nous ont, fait cependant bénéficier jusqu’ici de ce tarif spécial P V. 26 pour nos retours de caisses vides à la filature pourvu que ces retours fussent effectués dans les 4 mois de la réception et fussent justifiés par la production des récépissés de expéditeurs.
- Aujourd’hui le contrôle des recettes de la Compagnie du Nord nous réclame le coût des transports de ce genre effectué par nous depuis 1902 et pour lesquels nous avons à tort, suivant lui, bénéficié de la franchise de port.
- Nous n’employons, il est vrai, dans notre établissement que des fils de coton pour tissage, mais qu il s’agisse de coton ou de laine, le fil n’en est pas moins livré sur bobinés et en caisses et il n’en va pas moins au tissage subir les mêmes opérations. Dans un cas comme dans l’autre les caisses vides sont retournées à la filature. Or, au lieu de s’inspirer de la réelle analogie de ces deux cas pour adopter une même mesure au sujet des caisses vides en retour, la Compaghie crée un distinguo à son avantage.
- Notre surprise a été d’autant plus grande que les employés de notre gare n’ont pas été jusqu’alors d'ac-ei rd avec le contrôle des recettes sur la lettre et l'es-l rit de ce tarif qu’ils nous appliquaient spontanément.
- Veuillez donc nous dire votre avis sur la question.
- Peut-on, en la circonstance, résister à la Compagnie avec chance dé succès ou est-il préférable de payer pour rie pas s’exposer à de nouveaux frais?
- R. En matière de transport par chemin de fer. il existe une règle édictée par l’art. 45 du cahier des charges qui permet, il est vrai, d'appliquer le tarif par analogie ou assimilation, mais cette règle ne S'ap-plique qu’aux tarifs généraux qui forment le droit commun et non aux tarifs spéciaux qui ont un caractère exceptionnel. :
- La jurisprudence est très formelle sur ce point les tarifs spéciaux doivent être appliqués littéralement, sans que le juge puisse, par voie d'assimilation, en élargir l’application. (Arrêt de la Cour de Cassation du 25 novembre 1901.)
- Jugé également dans le même sens que les tarifs spéciaux de chemin de fer ne peuvent être étendus par voie d’analogie ou d’interprétation et qu’ils doivent être appliques à la lettre.
- (Arrêt de la Cour de Cassation du 20 janvier 1902.) (Arrêt de la Cour de Cassation du 15 avril 1899.)
- (Jug. du Trib. de Commerce de la Seine du 12 mars 1903 ) ..
- (Arrêt de la Cour de cassation du 8 juillet 1903.)
- (Arrêt de la Cour de Cassation du 23 juillet 1903.) Dans le cas particulier, le principe admis par la Cour de Cassation serait très probablement applique, car, d’après les termes du tarif P. V. 26, il ne semble pas qu’il y ait erreur ou oubli
- En effet, ce tarif porté l’indication suivante :
- Bobines ou fuseaux non dénommés ayant servi au ransport des fils de laine pour tissage.. Gratuité.
- Autres marchandises.Barème F et plus loin !
- Cadres, caisses, cages où horses ayant servi au transport des fils de laine pour tisSagé .. Gratüite.
- Autres fils de tissus, de toile .... Barème F
- Autres marchandises........ ........ Barème B
- Ainsi, et d’après ces dispositions, la gratuité est bien prévue pour les fils de laine, mais c’est le barème F qui est appliqué pour lés autres fils emballés én cadres, caisses, etc. Quant aUx emballages en bobines ou fuseaux, du moment qu’il est bien question x d’autres fils » pour les emballages en caisses et qu’il n’en est pas parlé pour les emballages en bobines, c’est qu’on a voulu les comprendre sous la désignation d’autres marchandises » auxquelles on appliqué également le barème F, ce mode d’emballage ne servant guère que pour les fils et tissus
- En conséquence, il nous paraît difficile de résister avec chance de succès à la réclamation de la Compa -gnie au point de vue du droit strict.
- Mais il est bien certain qu’au point de vue de l’équité et de la justice l’application rigoureuse de ce tarif aboutit à une inégalité choquante.Les filateursde coton se trouvant sans raison aucune» moins bien traités que les filateurs de laine. Ceux ci sans doute n’ont obtenu la gratuité dont ils jouissent actuellement que parce qu’ils l’ont sollicitée avec insistance.
- Pourquoi les filateurs et tisseurs de coton, n’adres-seraient-ils pas au ministre compétent, leurs doléances à ce sujet ? Ils auraient d’autant plus de chance d’être écoutés que la faveur accordée aux tisseurs de laine crée à leur avantage un précédent et que ce serait une véritable iniquité que de ne pas leur en faire profiter : en pareille matière il ne saurait y avoir deux poids et deux mesures, les situations étant identiques.
- C. G.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclarations de faillites
- Lyon. — Michon (Jean-Marie), teinturier, 16, cours d’Herbouville. — Jug. 5 août; — S. M. Feys.
- Ventes de fondé de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Miné venve Bompy, 109, rue de Vaugirard. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Gicquel, 40 bis, avenue Bosquet. — Entrée en jouissance de süitë.
- Paris. — Teinturerie, par M. Lecatllon, 93, rue Orde-ner. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Raverdy, 25, rué de Pon-thieu. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Capy à M. Astrié, 3, rue Thimonier. — Entrée en jouissance le 14 août.
- Paris. — Teinturerie à façon, par Mlle Bonmin à M. Lenay, 8, rue du Croissant. — Entrée en jouissance le 1er aout. .
- Paris. — Teinturerie, par Mme Maghard, 73, avenue du Maine. — Entrée en jouissance le 15 août.
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- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Dedieu à Mme veuve Busset, 14, rueDeguerry. — Entrée en jouissance le 24 août.
- Paris.— Teinturerie, par Mlle Zimmermann, 31, rue de Maubeuge. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Martel, 26, rue de Douai. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Fausse à M. Fouquet, 14, rue Germain-Pilon. — Entrée en jouissance le 23 août.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Desmaret à Mme veuve Malbec, 112, faubourg Saint-Denis. — Entrée en jouissance le 15 septembre.
- Paris. - Teinturerie, par Mme veuve Chanbat, 4, rue de l'Echelle — Entrée en jouissance de suite.
- Panin. — Teinturerie, par M. Paganon à M. Joly, 133, rue de Paris. — Entrée en jouissance le 12 août.
- Maisons qui se créent
- Paris. — Grouard, teinturerie, 109, rue de Courcelles.
- Paris. — Jolly, teinturerie, 5, rue de Charonne.
- BIBLIOGRAPHIE
- En vente au bureau du journal ;
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le doctear L. Gautier.
- Un volume in .contenant 240 figures dans le texte. Prix, relié 15 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commentaire, jurisprudence, législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr. in-8 de 986 pages. — Prix : broché, 15 fr. 60.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *; chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de 1 einture universelle.
- Tissus dé toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-oustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d'articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nom-areux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la | t inture et les apprêts ' j
- L’intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
- par M. Léon Sentupéry, est en vente aux bureaux de ta Société de Publications Industrielles, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Prix : 75 centimes par la poste.
- Envoi contre mandat ou timbres-poste,
- Rappelons que l’auteur examine ce sujet d’actualité avec une grande compétence, et qu’il démontre la possibilité d’alléger nos impôts, par une série de réformes pratiques et par des économies dont le tota. s’élèverait à 354 millions.
- La brochure se termine par un vœu que chacun peut signer.
- CHEMINS DE FER DE L’EST
- Saison d’été 1904
- Voyages circulaires dans les Vosges
- Les touristes peuvent visiter avec facilité et économie la pittoresque contrée des Vosges. Pendant la saison d’été, des trains rapides mettent Epinal à 6 heures de Paris environ et Gérardmer à 7 h. 1(2.
- Des billets circulaires individuels et des billets de familles à prix très réduits dont la validité de 33 jours peut être à deux reprises prolongée de moitié, moyennant des suppléments de 10%, permettent de faire le voyage suivant : Paris, Nancy, toutes les Vosges jusqu’à Belfort, Chaumont, Troyes et Paris. Les touristes peuvent s’arrêter à leur gré, dans toutes les stations du parcours et revenir même dans certains cas prévus par l’itinéraire emprunté à l’aller.
- Ces billets circulaires individuels ou collectifs sont délivrés du 1er mai au 15 octobre inclus, à Paris et dans toutes les gares comprises, d’une part, entre Paris et Bar-le-Duc, sur la ligne de Paris à Avricourt, et, d’autre part, entre Paris et Chaumont, sur la ligne de Belfort. On trouve aussi des billets dans les gares des Compagnies de chemins de fer du Nord, d’Orléans, de l’Etat et de l’Ouest. Ces trois dernières compagnies délivrent en même temps que le billet d’excursion, des billets d’aller et retour pour Paris, valables pendant 33 jours et comportant des réductions importantes. La Compagnie du Nord délivre également des billets d’aller et retour ayant la même validité de 33 jours et pouvant se combiner avec les billets des Vosges; les voyageurs venant du Nord ont la faculté de commencer leur voyage circulaire soit par Paris, soit par Laon ; l’itinéraire du voyage d’excursion au départ de Laon est tracé par Reims, Châlons, Nancy, les Vosges, Belfort, Chaumont et Laon. De Laon, on gagne très facilement les Vosges au moyen de trains rapides circulant entre Calais et Bâle.
- La Compagnie de l’Est délivre, en outre, à des prix très réduits dans toutes gares situées sur l’itinéraire, des billets d’excursion individuels et de familles pour visiter les Vosges au départ de Nancy ou d’Epinal.
- Tous les renseignements qui peuvent intéresser les voyageurs sont réunis dans le livret des voyages circulaires et d’excursion que la Compagnie de l’Est envoie gratuitement aux personnes qui en font la demande.
- . Le Gerant : A. FAYOLLE, .
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE» %, Directeur, 20, rue Turgot (IX')
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- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16,80 figures dans le texte Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ta forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage iournalier.
- TRAITÉ PRATIQUE DE TEINTURE ET IMPRESSION
- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16. . . . . 5 fr. 50
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. — Matières colorantes non classées.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM
- SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
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- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L'IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- Chimiste exper . — Officier d’Academie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE Dü HAVRE
- Beng.
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- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe < - ire qual|(é".
- — 2e qualité .. .
- — 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan.. — Honduras.... . , — Tabasco....... . — Haïti Cap...... - Fort-Liberté..... — ................ — St-Marc ....... .
- — Gonaïves ......... — P.-de-Paix ...... — .................. — Saint-Domingo... — Martin, et Guadel. — Jamaïque. .......
- aune Cuba et St-Yago ..
- » Manzanillo.............
- » .......................
- » Vera-Cruz...........
- » Campêche...............
- » Carmen... !............
- » Tampico................
- » ......................
- » Haïti..................
- » Jamaïque...............
- » Barcel et P. Cab...
- » Rio-Hacha..............
- » Carth. et Savan...
- » Maracaïbo..............
- • Fustet.........100 k.
- • Tatajuba(Pern. )50 k
- • Bahia . .........
- » Corini o...............
- • Amapala.... 50 kil.
- Bouge Brésil Bahia.......
- d Espagne.
- 12 .. à
- Calliatour.
- Lima.......
- Ste-Marthe. Brésillet. .. Sandal..... Sapan ....
- 100 k.
- 50 kil.
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- Quebracho.. 1000 k.
- Pernamb..... 50 k
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- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb .........
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- 10
- O
- F
- .. N 35 ..
- beau viol, et dito... bon violet....... bon moyen violet. . . moyen violet........ beau violet rouge.... bon violet rouge..... bon moy. v. roug.... fin rouge........ beau dito........ bon dito..........
- bon à fin cuiv....... ~uiv ................
- Java.......... Kurpah.. .... Madras .....
- Manille.......
- Caraque .....
- Guatemala flor
- N.M
- N.M
- N-M
- • bon à fin sobré..
- » — cor....
- f cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M » bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar..............M
- Quereitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé..
- » gros effilé...
- Roeou.
- Antilles..... ...1/2 kil Cayenne.....
- o
- 3
- 3
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- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 37 l/2
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) Bois jaune (Maracaïbo).. .. » de Fustet Albanie. . . Cachou noir, Ire marque... » marques ord.. Cochenille argentée. .100 k.
- 12
- 11
- à .15
- .12
- Kurpah
- Bengale
- Java
- Le
- moyen et bon moy. assez coloré..-.
- moyen ord. et ord.
- mél. et terreux..
- beau et fin violet, •
- bon moyen à bon violet et violet rouge ..... ... 1
- moyen violet-rouge
- et rouge..........
- fin et surfin violet
- et pourpré. ....
- bon et beau violet.
- DROGUERIES
- S
- x.
- • %
- 5
- F
- M..
- M. .
- tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique............ .
- Alun raffiné (entrepôt).......
- » (acq.).......................
- Couperose emballée............. . Essence de térébenthine (d.
- 3 0 .
- 15 .
- 17 .
- 5 .
- fûts). ........... . ., 113
- Id. (s. fûts)............... 110
- Fécule de pommes de terre,
- 1er bl. ........ .. Id. 2e bl. (entrepôt).. Galles vertes et noires
- 40 .
- 38 .
- 150 .
- 2
- 5
- M.
- con-
- 17
- 19
- 6
- O
- » noires Alep...............................
- » blancnes............... ..............
- Gomme arabique, en sorte . 65 . . 70 ••
- a
- Ghésirée, en sorte..... Sénégal,s. bas du fleuve » Galam................
- Aden, sorte cour, bonne
- Mogador, blonde.......
- « blanche..............
- Laque en f. qté orange.
- 67 ..
- 68 50
- 70 .
- 70 ••
- 67 50
- 80 ..
- mi-orange cerise AC
- » Sandaraque lavée.........
- » Damar (Batavia)..........
- » » Singapore......
- » » Penang .... ...
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- Quereitron..........
- Garance, racine.....
- » poudre........
- Rocou'Guadeloupe ..
- 10 50
- 95 ..
- 70 ..
- oo — en ?O
- Safran pur.
- Sulfate
- Cayenne...........
- d’Espagne, Valence
- de cuivre(entrepôt) » (acq. ) . .
- 650 500
- 525 190
- 145
- 100
- 110
- 200
- 150 M
- 60
- 65
- 110
- 120
- 750 .
- 600 .
- 80
- 90
- Coehemille
- On cote :
- Ténériffe zacatille....
- Ténériffe grise........
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos.
- Java, Mad.» Pond.......
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 12k. fin violet et pourpre....
- 1
- 22 M
- 1/2
- 60
- 50
- cawe M
- g o
- O
- 25
- 13
- M
- Gurcuma
- grise .......... zacatille naturelle noire Palmas lek. Lanzarotte .....
- Bengale..........
- Chinois..........
- Madras......;...
- Galies de Chine............ Prussiate jaune de potasse.
- • ot eo • Ce •
- 5
- 4
- 25
- 50
- 525
- 500
- 415
- 550
- 525
- 430
- Sumac en feuilles..........
- » poudre........... .
- Styrax liquide..............
- Tamarin Madras.............
- Verdet, eu pains, extra sec.
- 22 .
- 24 .
- 126 .
- M .,
- ci
- 32
- 40
- 30
- 135
- 170
- P
- sous toile ..........
- en pains, extra sec,, sous pap.. .....
- bon marchand en pains » en boules raffiné en poudre sec
- INDIGOS, — Au 1/2 kilo
- Madras bon t beau tendre.
- » moyen et bon moyen
- » coloré......... ..
- » oyen ord. et ord.
- terne et serré... .
- Kurpah boa et beau violet et violet rouge. .
- M
- CO
- S
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- 2.60
- 2.95
- muriatique... nitrique.....
- 2.20
- 2.55
- s
- » sulfurique....
- » sulfureux....
- » tartrique .....
- Ammoniaque liquide
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- 9 33 40
- 9
- à
- ...... 260
- 22 d.. 34
- 50
- 50
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-
-
- LE MONITEUR DE LÀ TEINTURE
- 22 e
- Borax raffiné...............
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre......................
- broyé.......................
- Crème de tartre ............ Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp..
- Chlorure de potassium, en gare de Salins...........
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude,...........
- • » de potasse.............. Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos...... Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil- plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ...... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos..............
- 38
- 56
- 61
- 180
- 8
- 20
- 7
- 26
- 43
- 18
- 17
- 11
- —
- CQ
- 25
- 25
- 50
- E 50 A 53
- 5 ..
- PLACE DE BORDEAUX
- Bois de Teinture
- 28 -à 29
- ........................
- Campêche coupe d’Espagne
- — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade loupe , Calliatour .............. Pernambouc ..... Jaune Cuba ..............
- — Guayra Tabasco. .
- — Tuspan................ Lima.................... Tampico................. Sapan. ...... Sainte-Marthe........... Nicaragua............... Sandal rouge . .
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k Gambier. ......
- Curcuma de la côte. . 100 k — du Bengale. .
- ÆlrS S. 0.00 I I I
- 28
- 19
- 14
- 25
- 8
- 8
- 50
- Indigo Bengale poupré , . .
- — — fin violet . .
- — — beau violet .
- — — bon violet . .
- — — moyen violet .
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré . .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin.............
- — — beau . . .
- — — bon ....
- — — moyen ...
- — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora.et cuivré
- — Manille.....................
- — Guatemala flot , .
- — — sobre . .
- — cortès . . j — Mexique flor. . . .
- — - sobre .
- — — ordin. cortès
- Caraque flor. . . . — — sobre . * .
- — — cortès. . .
- • Gomme laque ordin. et orange D C . le k.
- | — — blonde,ire quai.
- 1 — — — 2e quai,
- j — — cerise. . . .
- 1 — — blonde ordin. .
- Garance d’Avignon. . 100 k. Lac-Dye, marque DT. le k. Orseille Mers du Sud. 100 k
- — Madagascar . .
- 11
- 11
- 11
- 10
- 9
- 8
- 6
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- 5
- ©
- 1
- 13 -
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- 11 -
- 10 -
- 50 9
- 50
- 8 — 7 50
- 6 — 5 _
- 6 — 5 — 4 —
- I I I I I I 00 covi r- co -
- 6 -5 80 575
- 5 75
- 5 70
- chlorhydrique nitrique 36 ... sulfurique 66: ............. citrique.....
- 14
- 15
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb
- 71
- | Acide acétique des arts 40% 27
- • 1
- 10 1
- 5 50
- 9 ___
- 8 —
- 7 —
- 5 50
- 6 50
- 6 -
- 5 —
- Ur-00 0-7c
- II III
- à 72
- 27
- 50
- Alun épuré............... » ordinaire..............
- Ammoniaque incolore, 22. ' Bichlorure d’étain, 55’ . . ..
- » » 60.....
- Bois Campêche-Laguna ... » Guadeloupe.
- Bois Jaune Centre Amériq. Cachou jaune. Vapeurs.... » brun................
- Chlorate de potasse..... » de soude...............
- Chlorure de chaux 100 à 110. Chromate rouge de potasse » » de soude..
- Crème de tartre..........
- Cristaux de tartre .......
- » de soude............... Curcuma Bengale en racines » de Madras........
- » de Chine..........
- Essence de térébenthine.. Extrait de châtaignier 20'. Galjeç de Chine et Japon..
- » vertes et noires .. !. Gomme Sénégal, en sortes » arabique............... » adragante rousse .. Jus de citron....... Méthylène à 95 •....
- » régie 90.'......, Prussiate jaune de potasse » » de soude..
- Pyrolignite de fer. Résine...................
- Rouille.......,......
- Sel de soude ............
- » ammoniaque..
- Sel d’étain.............. Soufre en canons....... .
- » sublimé.................
- Sumac Sicile en feuilles.. „ Sulfate d’alumine.........
- » de cuivre.........
- » d a fer............
- 282 290
- 21
- 16
- 45
- 106
- 127
- 16
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- 51
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- 100
- 105
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- 50
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- 59,
- 50
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- 7
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- 107
- 16 152 137
- 72
- 67 275
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- 7 ..
- AGENDA OPPERMANN
- POUR 1904
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyerg conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc
- Contenant, en outre les feuillets de l’agenda propre-ment dit, un recueil de chiffres et de documents tech-"iques d’un usage journalier.
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- Séchoir continu pour le Papier, les Tissus, etc.
- Système G. H. CROWELL
- Breveté S. G. D. G., N- 320.523 du 21 avril 1902
- Cet appareil est destiné au séchage du papier, etc., au fur et à mesure de sa sortie de la machine où il a été colorié, enduit, gommé ou traité de toute autre manière. La feuille continue est maintenue sous tension, guidée et supportée de façon à éviter tout contact avec la surface moite.
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- p.255 - vue 262/396
-
-
-
- 256
- MONITEUR DE.LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relaiions avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adres-e et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l'Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsique les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. RIFFAUT, VERGNAUD, JULIA de FONTENELLE, THILLAYE, MALEPEYRE, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
- Supplément, raitant de l’emploi en Teinture des Couleurs
- d’Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume. 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des Houilles, la distillation des Goudrons, la préparation des Benzines, Nitrobenzines, Anilines, de l’Acide phénique, de la Naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur Emploi en Teinture, par M. Th. CHATEAU, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50
- Tous les manuels de la eollection sont envoyés FRANCO au reçu d’un M AN DAT POSTAL de leur valeur:
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- 48e Année. No 17.
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- 5 Septembre 1904.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES • Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX DABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. . 15 îr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an..........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- La teinturerie pneumatique (suite et fin). — Note sur les dérivés de l’acide hydrosulfureux et leurs applications en impression.— Note sur un bistre azoïque.— IV* Congrès de la teinture et du nettoyage.— Revue de l’étranger. — Tarifs et transports. — Tribunaux. — Jurisprudence.— Renseignements commerciaux.— Bibliographie.
- — Cours. — Annonces.
- LA TEINTURERIE PNEUMATIQUE Système L. Dumons,
- Ingénieur des Arts et Manufactures (1).
- (Suite et fin)
- Au début d’une opération, les récipients R et R' sont pleins de liquide colorant. Le récipient P est rempli de la matière à teindre et d’air. On ouvre le robinet O ainsi que la valve r, et on fait agir l’air comprimé sur le liquide contenu dans le récipient R. Ce liquide passe dans le bas du récipient P, traverse de bas en haut (ou de dedans en dehors) la matière à teindre, chasse l’air qu’elle contient, et quand le récipient R est vide, ou à peu près, le liquide jaillit par le robinet O, le récipient P étant complètement
- (1) Bulletin de la Société industrielle du Nord de la France. Travail récompensé au concours.
- rempli. L’ouvrier ferme alors le robinet O, et ouvre la valve r', ce qui établit la conjonction du liquide contenu dans le réservoir R' avec le liquide qui vient d’envahir le récipient à matière P.
- A ce moment précis, le distributeur automatique de l’air comprimé renverse le sens du courant, fait passer la pression motrice sur le liquide contenu dans le réservoir R', tandis qu’il met en communication le réservoir R avec l’échappement E.
- La pression déterminée sur la surface du liquide contenu dans le récipient R' se transmet égale et dans tous les sens à toute la masse liquide, qui remonte vers le haut du réservoir P, force le liquide qui remplit ce dernier à traverser la matière à teindre de haut en bas (ou de dehors en dedans), et à reprendre le chemin du récipient R.
- Au bout d’un temps rigoureusement égal à celui que le liquide du récipient R avait tout d’abord mis à passer dans le récipient P, le liquide du récipient R' est venu remplir le récipient P, en sorte que le récipient R' est vide à son tour et que le récipient R s’est rempli de nouveau. A ce moment, le distributeur D agit de nouveau, automatiquement, et le mouvement du liquide recommence en sens inverse. Et ainsi de suite, le récipient P restant toujours rempli de liquide en mouvement et sous pression, dans un sens ou dans l’autre, et les récipients R et R se vidant et se remplissant alternativement.
- Ces deux mouvements alternatifs ont des ampli-: tudes égales ; ils sont isochrones dans la rigoureuse
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- acception du terme, et cette circonstance que réalisé seul notre appareil, favorise la régularité des dépôts de colorants sur les fibres.
- Lorsque l’opération de teinture est terminée, l’air comprimé sert à remonter les bains colorants dans des récipients spéciaux, si on veut les conserver, ou à les envoyer à l’égout s’il ont cessé d’être utilisables. En continuant à laisser passer le courant d’air comprimé, après le départ des bains colorants, on produit un essorage aussi complet qu’avec les meilleures essoreuses centrifuges. Tout cela n’exige aucune manœuvre, aucun déplacement de la matière, aucune main-d’œuvre supplémentaire.
- La description qui précède montre que cet appareil constitue, en résumé, un système de « circula-« tion alternante, sans choc ni bouillonnement, « d’un liquide entre deux réservoirs R et R', en « passant à travers les matières à traiter, contenues « dans un troisième réservoir P ». Ce système est aussi bien applicable à la teinture de « toutes les « fibres textiles », quelle qu’en soit la nature, qu’au blanchiment, au lessivage du linge, à l’épuisement des matières minérales ou organiques, au traitement des graines oléagineuses et des matières contenant des corps gras, par les dissolvants hydrocar-burés. Il suffit de mettre dans le troisième récipient un dispositif approprié à la nature et à l’état de la substance à travailler.
- C’est ainsi qu’avec des dispositifs spéciaux on peut teindre :
- 1° La laine en bourre, les blousses, les effilochages, etc.
- 2° Le coton brut.
- 3° La laine peignée en rubans (bobines de peignage).
- 4° Le coton en rubans de carde ou de peigneuse.
- 5° La laine filée en bobines de renvidcurs, en bobines à fils croisés, Ryo ou Alexandre.
- 6° Le coton filé en bobines de renvideurs, en bobines à fils croisés Ryo ou Alexandre.
- 70 La laine filée en écheveaux.
- 8° Le coton filé en écheveaux.
- 9° Les tresses, lacets et autres articles de passe-.
- menterie, en laine ou en coton, en pièces pliées et empaquetées.
- 10° Les chaînes ourdies, sur ensouples ou en boule, etc.
- Quant aux avantages spéciaux résultant de l’em-
- LÉVTION
- PLAN
- HORIZONTAL
- ploi de ce système, en voici une rapide énumération. P Conservation intégrale des fibres textiles qui
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- ne subissent pas d’altération appréciable, même dans le cas de teintures complexes.
- 2° Perfection du travail de teinture par la régularité des teintes obtenues.
- 3° Production très facile et très rapide des teintures à l’indigo au moyen de la cuve àl'hydrosul-fite,avec oxydation complète et essorage simultanés, sans toucher à la matière teinte, Ce qui évite complètement la production de boutons, si fréquente dans cette teinture. Il n’existe aucun appareil pouvant teindre en indigo, en une seule opération, deux cents kilos et plus de matière, dans des conditions de rapidité et de perfection d’exécution, avec une manutention aussi minime que celle qu’exige cette machine.
- 4° Suppression totale des buées, si gênantes, en hiver ; suppression des transmissions, essoreuses, pompes, courroies, palans, ponts roulants, et autres engins mécaniques, coûteux d’achat et d’entretien, qui sont remplacés par un simple courant d’air comprimé. Il en résulte une grande réduction des frais d’entretien et l’installation de l’atelier de teinture réunit toutes les conditions d’une hygiène parfaite et d’une sécurité très grande.
- 5° Grande économie de combustible. La compression chauffe l’air moteur, et les bains colorants, rayonnant dans un milieu chaud, perdent beaucoup moins de calorique que dans tous les autres systèmes dans lesquels ils rayonnent dans un milieu relati-ment froid.
- NOTE SUR LES
- DÉRIVÉS DE L’ACIDE HYDROSULFUREUX et leurs applications en impression (i)
- Dans un pli précédent (2), nous résumions les recherches que nous avions entreprises surl’hydro-sulfite de zinc solide et sur son emploi en impression Pour le rongeage sur soie, le rongeage du rouge
- (1) Pli cacheté n- 1351, du 15 décembre 1902, de la Société de la Manufacture Emile Zundel. (Bulletin de laSo-ciété industrielle de Mulhouse, séance du 28 janvier 1904).
- (2) Voir Moniteur de la Teinture des 5 et 20 août.
- 259 paranitraniline fini et la fixation directe de l’indigo sur coton. L’exécution pratique et suivie des procédés mentionnés nous a donné entièrement satisfaction et a abouti, notamment pour l’indigo, à une grande fabrication régulière et importante des articles en question.
- Le rongeage du rouge paranitraniline décrit dans le même pli, tout en réussissant fort bien sur tissus fins et sur satin ordinaire, nous donna de moins bons résultats lors de son application sur satin mercerisé. Ce mécompte, provenant, d’une part, d’une impression imparfaite sur un tissu acceptant difficilement la couleur, était, d’autre part, attribuable à l’état de précipitation de l’hydrosulfite de zinc dans la couleur, inconvénient qu’aggravait encore la présence d’hydrate stanneux également insoluble. Le tissu, en absorbant un liquide exempt de tout pouvoir réducteur, laissait à sa surface la presque totalité des principes actifs et, de ce fait, le rongeage ne pouvait être que superficiel. De plus, l’étain contenu dans la couleur comportait, dans le cas éventuel d’une élimination imparfaite lors du finissage, le danger d’une altération ultérieure du blanc rongé. Enfin, le broyage de l’hydrosulfite de zinc au degré d’extrême finesse exigé particulièrement dans ce cas offrait de sérieuses difficultés.
- Nous avons pu écarter tous ces inconvénients par l’application de certains dérivés de l’acide hydrosulfureux réunissant en eux les propriétés requises de stabilité et de solubilité, .et que nous avons découverts en les produits de condensation de la formaldéhyde avec les sels de l’acide hydrosulfureux. Ces produits qui, par analogie au formaldéhyde-bisulfite, constituent probablement des « formaldé-hyde-bihydrosulfites », se forment avec une grande facilité et avec un fort dégagement de chaleur lorsqu’on mélange les composants.
- Le sel de soude s’obtient aisément par addition de formaldéhyde 40 o/o à l’hydrosulfite de soude solide, préparé par précipitation de sa solution aqueuse à l’aide du sel marin. La dissolution est instantanée et le dégagement de chaleur intense. Par cristallisation fractionnée, 011 réussit à isoler de ce liquide la combinaison formée, qui se sépare en
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- dernier lieu sous forme de petites aiguilles blanches très solubles dans l’eau.
- Le sel de zinc se prépare, comme la combinaison précédente par addition des composants. La réaction est plus lente qu’avec l'hydrosulfite de soude, mais elle peut étreactivée par l’addition d’une quantité d’acide minéral dilué. Le sel de zinc obtenu est moins soluble dans l’eau que la combinaison sodi-que correspondante.
- Pour la préparation de ce composé de zinc, l'hy-drosulfite de zinc obtenu d’après la méthode décrite dans notre pli précédent nous sembla, tant au point de vue de sa coloration que de son titre, ne pas remplir les conditions nécessaires de pureté. Nous avons réussi, après quelques modifications, à régler la cristallisation des produits de réaction et a réaliser ainsi leur séparation complète. Dans ses grandes lignes, le procédé modifié. tel que nous l’employons, est le suivant : On opère la préparation de l’hydrosulfite en présence d’une plus grande quantité de glace, de façon à ce que la température finale ne dépasse pas 10° C. La poudre'de zinc et l’acide sulfurique sont ajoutés simultanément et aussi rapidement que possible, en mélangeant vigoureusement. On remue encore 10 minutes, laisse reposer également 10 minutes, et décante du gros précipité gris-noir qui s’est déposé et qui contient, outre les impuretés provenant de la poudre de zinc (plomb, sulfures métalliques, etc.), une grande, quantité de sulfites.
- Le liquide décanté constitue une solution concentrée d’hydrosulfite de zinc.. Après une heure de repos, ce dernier commence lentement à se séparer à l’état solide. Sa précipitation peut être activée en chauffant vers 30 à 40° , ou, mieux encore elle est rendue immédiate et plus complète si l’on précipite par le sel marin. Le produit cristallin obtenu est parfaitement blanc. Comme titre, il est d’un tiers plus concentré que notre ancien produit. Nous le considérons comme de l’hydrosulfite de zinc; cependant, il n’est pas exclu qu’il puisse contenir des quantités notables de sodium combiné.
- Ce procédé, ainsi employé, se distingue particulièrement par le bon rendement en hydrosulfite qu’il
- fournit, et diffère, en ceci, avantageusement de la méthode consistant à précipiter l’hydrosulfite de soude de sa solution aqueuse par le sel marin, dont les rendements sont de beaucoup inférieurs. '
- Additionné de formaldéhyde et de peu d’acide, l’hydrosulfite de zinc se dissout au premier moment et sépare, en refroidissant, une partie du produit de condensation sous forme de paillettes blanches.
- Outre ce mode de préparation, le produit en question se forme, comme nous avons pu le constater, lorsqu’on fait bouillir pendant quelques minutes un mélange de formaldéhyde-bisulfite,acide acétique et poudre de zinc. Cette méthode qui, à en juger par le pouvoir rongeant du liquide obtenu, donne un bon rendement, a l’avantage d’éviter la préparation préalable de l’hydrosulfite. Elle a l’inconvénient d’exiger l’évaporation d’une quantité relativement grande de liquide.
- Un autre procédé, qui souffre malheureusement du même défaut, consiste à ajouter directement le formaldéhyde au produit de réaction de la poudre de zinc avec le' bisulfite de soude à 340 Bé. La liqueur séparée du précipité formé possède un pouvoir rongeant considérable, mais cependant insuffisant pour en permettre, sans concentration préalable, l’emploi direct dans une couleur.
- Par addition de carbonate de soude à sa solution aqueuse, le sel de zinc est transformé en sel de soude, avec précipitation simultanée de carbonate de zinc.
- Ces produits de condensation,quels qu’ils soient, présentent la particularité surprenante de ne manifester en aucune façon leur pouvoir réducteur et de Se comporter, dans les conditions ordinaires du moins, comme des corps indifférents. En solution, ils ne réduisent pas le carmin d’indigo, ni le. cuivre ammoniacal’, de sorte que l’hydrosulfite qu’ils contiennent se soustrait à toute titration et semble, de prime abord, avoir été détruit lors de la combinaison.1 En dépit de ces apparences trompeuses, l’acide hydrosulfureux existe dans la combinaison à l’état latent. Les produits en question, bien que dissous, sont non seulement parfaitement stables à froid, mais supportent, en présence de peu d’acide, l’ébul-
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- lition sans4 décomposition appréciable. Sous prés- : avantageusement, dans leurs fonctions, la plupart sion réduite, la concentration s’opère sans altération aucune. Ces solutions concentrées obtenues soit par ébullition, soit par évaporation dans le vide,
- rongent très bien le rouge paranitraniline. Il faut en conclure que ce n’est qu’au vaporisage que la combinaison se scinde en ses composants et que l’hydrosulfite acquiert la faculté de faire valoir son pouvoir réducteur.
- Toutefois, les deux sels mentionnés ne résistent pas d’une manière égale à l’action de la vapeur.. Tandis que le sel de soude provoque un rongeage complet déjà après 4 minutes de vaporisage, le sel de zinc employé tel quel exige, pour produire le même résultat, un vaporisage d’au moins 15 minutes, et fait ainsi preuve d’une stabilité vraiment étonnante pour un dérivé de l’acide hydrosulfureux. Cependant, la durée du vaporisage peut être réduite si l’on ajoute à la couleur un sel de sodium capable de produire intermédiairement, par double décomposition, la combinaison sodique plus facilement dissociable. Dans ce but, tous les sels de sodium ne sont pas également appréciables et agissent très différemment. La nature de l’acide contenu, dont les fonctions consistent évidemment à s’emparer du zinc, est d’une grande importance, et il semble que, seuls, certains acides forts soient capables de remplir ce rôle. Ainsi, l’acétate de soude, que nous avons essayé à cet effet, n a pas donné de résultat satisfaisant; par contre, une addition de sel marin a mené au but en provoquant un rongeage complet également au bout de 4 minutes de vaporisage.
- Grâce à son puissant pouvoir réducteur, le for-maldéhydehydrosulfite est susceptible de trouver des emplois très variés en impression. Par son intermédiaire, on est à même de perfectionner nombre de fabrications importantes, en y apportant des simplifications et des améliorations de nature diverse ; plus encore, on a la possibilité de réaliser des modes de fabrication nouveaux qui, par les moyens couramment usités, ne pouvaient être exécutés.
- Le formaldéhydehydrosulfite peut remplacer
- des réserves et rongeants réducteurs habituellement employés. Il réserve le bleu nitroso et fournit avec certaines additions un blanc réserve sous noir d’aniline qui, notamment sur soie, nous a donné de forts beaux résultats. Il ronge avec facilité la plupart des colorants azoïques directs, même lorsqu’ils sont teints en nuances très foncées, de même, il donne de beaux rongés sur teintures de soie. Il trouve, en outre, une application très importante dans le rongeage du rouge paranitraniline fini. Même sur des rouges concentrés et contenant de fortes quantités de matières grasses, il donne un blanc parfait et inaltérable, et qui ne perd rien de sa blancheur par un cuivrage ultérieur. On obtient ainsi commodément et simplement l’article bistre rongé, dont la fabrication par le procédé habituel présente tant d’inconvénients.
- Parmi les méthodes de fabrication nouvelles que la formaldéhydehydrosulfite permet de réaliser, il convient de mentionner, d’une part, le rongeage direct du rouge de paranitraniline préalablement cuivré, qui fournit l’article bistre déjà indiqué, et, d’autre, part le rongeage du grenat a-naphtylamine fini.
- Additionné d’acétate de soude, le formaldéhydehydrosulfite constitue, en outre, un rongeant-réserve sur rouge paranitraniline soubassé de noir d’aniline et empêche même le développement du noir d'ami-dodiphénylamine qui, par d’autres moyens, ne se laisse réserver qu’avec la plus grande difficulté
- Employé de la même façon sur rouge paranitraniline matté en noir d’aniline, le formaldéhydehydrosulfite fournit, d’une façon parfaite, l’article bistre rongé décrit par M. Henri Schmid.
- Il permet, de plus, par différents procédés, la réalisation de rongeages colorés. Ainsi, outre le rongeage bleu à l’indigo mentionné dans notre pli précédent, il donne, avec addition de ferrocyanure terreux et d’albumine, un bleu de Prusse d’une vivacité remarquable.
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- 05 t5
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- NOTE SUR UN BISTRE AZOIQUE®)
- Une note, publiée par M. E. Blondel dans le numéro d’avril de la Revue générale des matières colorantes de l’année 1899 (p. 122), mentionnant la réaction du para-nitrodiazobenzol sur le brun Bismarck et la Vésuvine, nous avait amené à cette époque à étudier cette réaction, à l’étendre à d’autres colorants de constitution analogue, et à en chercher l’application à un article rongé.
- La nuance la plus intéressante est le bistre fourni par la chrysoïdine : elle se distingue par scs qualités de grande vivacité et solidité; mais la difficulté d’obtenir des rongeants convenables, a fait abandonner cet article à cette époque.
- Ce n’est que l’introduction du rongeant à l'hy-drosulfite de soude formaldéhyde dans notre fabrication qui nous a permis de réaliser l’article en question.
- Ce réducteur est indiqué par excellence comme rongeant sur bistre chrysoïdine,et il fournit,en effet, des résultats parfaits, comme le prouvent les échantillons ci-joints.
- La marche à suivre pour la fabrication de ce bistre rongé est la suivante :
- Foularder dans une solution de chrysoïdine à 20 gr. par litre.
- Passer au large dans un bain de diazo-para-nitra-niline à raison de 27 gr. nitraniline par litre.
- Laver, savonner 10 minutes à 50° C, sécher.
- Imprimer le blanc à l’hydrosulfite-formaldéhyde.
- Passer pendant 2 à 4 minutes au petit Mather-Platt en donnant beaucoup de vapeur.
- Savonner au large 2 minutes à 500 C.
- 1
- Chlorer au tambour.
- (1) Pli cacheté n‘ 1388, du 7 avril 1903, de la Société de la Manufacture Emile Zundel (Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse). (Séance du 28 janvier 1904.)
- IVe Congrès de la Teinture et du Nettoyage
- Le quatrième Congrès des teinturiers-dégraisseurs vient de tenir ses assises à Bordeaux les 17 et 18 juillet.
- Un grand nombre de teinturiers-dégraisseurs représentant les différentes Chambres syndicales affiliées à la Fédération internationale de la teinture et du nettoyage. Parmi ces délégués on remarque : MM. Greppo, de Lyon ; Puel, de Béziers ; Michaudet, d’Annecy ; Laissu, de Pont-de-Vaux ; Deslandes, de St-Sébas • tien ; Guibert, d’Angers ; Lemoine, de Tours ; Adéma, de Séville (Espagne); Rousseau, de Nîmes ; Burcier, de Toulouse ; Fargues, de Béziers ; etc.
- Le Congrès constitue son bureau, composé de MM. Puel, président ; Deslandes, Cazalis, de Bayonne : Lamothe, de Bordeaux, assesseurs ; G. Vincent, d'Auch, secrétaire. . 1
- Parmi les questions les plus importantes soumises à la ratification du Congrès, signalons : la Brochure à la clientèle, présentée par M. Greppo, dont le but consiste à prévenir les clients des accidents qui surviennent en cours de travail par le fait de la mauvaise qualité des tissus livrés dans le commerce.
- La création d’une caisse de retraites englobant patrons et ouvriers, présentée par MM. Laissu et Michaudet.
- L’assemblée a pris connaissance des rapports présentés par M. Mouroux, de La Rochelle, sur une proposition de loi présentée à la Chambre, par MM. Char-ronat, Bachimont, Paul Menier, Lucien Cornet, députés, concernant la réglementation de la profession de chauffeurs-mécaniciens dans l’industrie. L’adoption de cette loi aurait pour conséquence d’imposer aux petits industriels des charges excesives qui équivau-draient à la suppression de toutes les petites industries. Le Congrès a pris la décision d'organiser auprès des intéressés une pétition en vue de faire amender le projet en demandant que la loi ne soit applicable que pour les chaudières excédant une surface de chauffe de 38 mètres carrés, etc, .
- Avant de se séparer, les congressistes procèdent à l’élection du bureau de la Fédération, Sont élus ; président, M. Cazalis, de Bayonne; vice-présidents, Des-landes, de St-Sébastien ; Rambaud-Lamprière, de î Nantes; trésorier, Texier, de Chtellerault; secrétaire,
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- G. Vincent, d’Auch ; secrétaire-adjoint, Fontebride, de Bordeaux.
- L’assemblée décide, en outre, que le prochain Congrès aura lieu à Nantes, en février 1906.
- REVUE DE L'ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Færber Teinture Zeitung »
- Préparation des tissus imperméables
- Voici quelques procédés pour la préparation des tissus imperméables, procédés qui ont donné de bons résultats dans la pratique.
- Tissus, effets d'habillement, montures, etc. — Trem per dans une cuve d’acétate d'alumine 5° Bé pendant 12 heures, retirer, sécher et évaporer à la température de 60 650 C.
- Toiles à voile, bannes, grosses couvertures, etc. — Imprégner d’une solution de 7 % de gélatine à 40° C, et essorer, ensuite faire passer dans une solution d’alun de 4 % et essorer de nouveau, finalement rin-cer dans l’eau et essorer encore. " ....
- Tissus de coton, de lin, de jute et de chanvre. — Introduire dans un bain de sulfate de cuivre ammo-niacal 100 Bé à la température de 250 C et laisser tremper à fond, ensuite placer dans un bain de soude caustique 20 Bé et sécher.
- Pour renforcer l'imperméabilit des tissus, on peut remplacer le bain de soude caustique par celui de sulfate d’alumine.
- Tissus blancs et clairs. — Faire passer d’abord par un bain d’acétate d’alumine 4-50 B à la température de 400 C, ensuite par des rouleaux compresseurs pour faire sortir l’excédant de.liquide,et puis placer dans une solution chaude de savon, (5 kilos de savon de Marseille pour 100 kil. d’eau douce). Faire passer finale-ment par une solution d’alun de 2 %, sécher pendant 2—3 jours sur des tréteaux et enlever les parcelles de savon par une brosseuse.
- Voici encore un autre procédé pour le coton.
- Dissoudre 1 kil. 1/2 de gélatine dans 50 litres d’eau bouillante, ajouter 1 kil. 1/2 de savon de suif gratté et 2 kil.'1/2 d’alun, ce dernier étant additionné peu à peu, baisser la température du bain jusqu’à 50° C, retirer le tissu, sécher et calandrer.
- Toile à tente. — Imprégner d’une solution chaude
- d’un kil. de gélatine, d’un kil. de glycérine et d’un kil. de tanin, dans 12 kil. de vinaigre de bois 12° B.
- Pour rendre imperméables les tissus de lin, de chanvre, de coton et de jute. On peut se servir avantageusement d’une composition inodore, dont ci-après la description.
- En imprégnant les tissus de cette composition et en les soumettant, à plusieurs reprises, à l’action d’une brosseuse mécanique munie de plusieurs rouleaux, les fils de chaîne des tissus sont bien couchés et l’on obtient une étoffe imperméable bien lustrée, parfaitement inodore qui, en outre, ne se décolore guère.
- Le tissu ainsi préparé se prête tout particulièrement à la fabrication des sacs à pain, de havresacs, de souliers, etc.
- La composition est préparée avec les matières suivantes : 30 kg. de cire du Japon, 22 kg. et demi de paraffine, 15 kg. de savon de résine, 35 kg. de fécule et 5 kg. d’une solution de 5 0/0 d’alun. On fond le tout dans une chaudière et on mélange soigneusement. On verse la masse dans l’auge de la brosseuse en maintenant le mélange dans un état liquide.
- On prend 50 à 80 kg. de cette masse pour une pièce de 150 mètres de long et 50 centimètres de large.
- Pour remettre à neuf les imperméables usagés, on peut les recouvrir d’une composition que l’on prépare comme suit : 5 kg. 1[2 de gélatine, 100 gr. de bichro mate de potasse, 100 gr. d’acide acétique (pour empêcher la colle de se gélatiner) et 3 à 5 kg. d’eau. A cette solution on ajoute 1[2 kg. de protoxyde de cuivre ammoniacal 10° Bé.
- On couche cette composition avec une brosse ou avec un pinceau sur l’effet et l’on expose à l’air et à la lumière pour sécher.
- Manière de rendre imperméable des chapeaux mous. — Les chapeaux sont apprêtés comme d’habitude, puis passés dans trois bains que l’on prépare comme suit :
- Dissoudre 1(2 kg. de savon de suif dans 40-50 litres d’eau chaude à 60° C. Mettre dans cette solution 3-4 douzaines de chapeaux, les y laisser 1[2 heure et transporter à l’état humide dans le nouveau bain qui est préparé avec 40-50 litres d’eau et 1/2 kg. d’alun, et chauffé à 30-40° C.
- Après avoir passé dans le second bain 1[4 ou 1[2 h., on transporte les chapeaux, toujours à l’état humide, dans le troisième bain qui est fait avec 40 50 litres d’eau, 1[2 kg. de sucre de Saturne (saccharate de
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- plomb), 1[2 àl kg. d’alun et 30 gr. environ de colle de poisson.
- Dans ce bain qui reste froid les 3-4 douzaines de chapeaux sont laissés 12 heure ou plus, jusqu’à ce qu’ils soient complètement imbibés de liquide. Ensuite, on sèche et l’on continue les autres opérations.
- On peut même se passer du troisième bain, les deux premiers rendant les chapeaux suffisamment imperméables.
- 500 kilomètres ou payant pour cette distance, en empruntant au moins deux desdits réseaux.
- Prix par 1.000 kilogrammes
- Distances
- Barème 1
- Barème II
- Barème III
- TARIFS ET TRANSPORTS
- Le tarif commun P. V. no 320 comporte pour le transport de la bonneterie, des cotonnades et tissus de coton des prix fermes au départ de Tarare et de Roanne sur les ports des réseaux d’Orléans et de l’Etat et des gares de la région des Vosges sur Marseille, Cette et Saint-Louis-du-Rhône.
- Ces mêmes marchandises profitent au départ des Vosges sur les ports algériens et tunisiens des prix directs du tarif commun P. V. no 420.
- Les 7 grandes Compagnies (sauf le Midi) et les Compagnies de navigation se sont mises d’accord pour donner de nouvelles facilités à l’exportation de ces tissus en remplaçant les prix fermes par des barèmes. Voici le texte de la proposition soumise cette semaine à l’homologation du Ministre des travaux publics :
- Proposition ayant pour objet d’appliquer, le 10 juin 1904, les tarifs spéciaux communs P. V. nos 320 et 420 (tissus et textiles), reproduits ci-après :
- Tarif spécial commun d'exportation P. V. n° 320
- Bonneterie emballée (1); cotonnades emballée ; coutils blanchis, crémés ou écrus, emballés ; coutils non dénommés emballés; couvertures communes emballées, tissus de coton croisés, façonnés, unis, blanchis, crémés, écrus, imprimés ou teints, emballés ; toiles blan-chies, crémées ou écrues, emballées.
- D’une gare quelconque des réseaux de l’Est, de l’Etat, du Nord, d'Orléans, de l’Ouest, de Paris-Lyon Méditerranée et des Ceintures à tous les points frontières et à toutes les gares desservant les ports de ces ré - -seaux (2), sous condition d’un parcours d’au moins
- Jusqu’à 500 kilom. Pour chaque kilomètre en excédent de :
- 500 jusqu’à 600 kil. 600jusqu’à 800 kil. 800 kilomètres....
- Par wagon chargé w d’au moins P 5.000 kilogr. | a ou payant pour ce poids
- Par wagon chargé d’au moins 10.000 kilogr. | ou payant pour ce poids
- 0 04
- 0 025
- 0 02
- (1) À l'exception de la bonneterie contenant de la laine ou de la soie.
- (2) Les prix pour - Bordeaux ne sont applicables qu’aux marchandises exportées par.mer, par le port de Bordeaux ou par l’un des ports desservis par le chemin de fer du Médoe.
- Prix des barèmes ci-dessus, à augmenter :
- Le barème I, des frais de chargement, de déchargement et de gare ;
- Les barèmes II et III, des frais de gare ; le chargement et le déchargement doivent être effectués par les expéditeurs et par les destinataires.
- Tarif spécial commun d’exportation no 420
- D’une gare quelconque des réseaux participants aux ports d’Algérie et de Tunisie.
- A. — Parcours terrestre
- Prix des barèmes ci-dessus, jusqu’à Marseille (Arenc, Joliette, Prado ou St-Charles), à augmenter :
- Le barème I, des frais de chargement, de déchargement et de gare ;
- Les barèmes II et III des frais de gare et de déchargement à Marseille ; le chargement doit être effectué par les expéditeurs.
- B. — Parcours maritime
- De Marseille (Arenc, Joliette, Prado ou Saint-Charles) aux ports ci-dessus :
- Barèmes I, II et III, 25 fr.
- Frais compris dans le prix de 25 fr. ci-dessus :
- Les frais de camionnage des gares de Marseille au quai d’embarquement ou les frais de passage sur les voies du port de Marseille, les frais d’embarquement à Marseille, les frais de débarquement dans les ports d'Alger, Bone, Oran et Philippeville.
- Frais non compris dans le prix de 25 fr. ci-dessus :
- Les droits de timbre, d'enregistrement, les frais de connaissement ; l’assurance maritime qui est facultative pour le propriétaire de la marchandise ; les droits de douane et de statistique commerciale : les droits
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- LE MONITEUR
- DE LA TEINTURE 265
- de péage et de tonnage dans les ports dénommés ; les frais de formalité ou commission en douane.
- Les marchandises sont livrables à quai dans les ports d’Alger, Bone, Oran et Philippeville et sous pa lant dans les autres ports.
- Nota. — Toutes les entreprises françaises de navi-gation seront admises au bénéfice du présent tarif lorsqu’elles le réclameront.
- Conditions communes
- L’emploi d’un commissionnaire est interdit pour l’accomplissement des formalités en douane en cours de route.
- Nota. Ces tarifs ne pourront être relevés ni supprimés avant le 10 septembre 1904. Passé ce terme, le relèvement ou la suppression par les administrations seront subordonnés à l’homologation ministerielle dans les formes réglementaires.
- Les tarifs ci-dessus annuleront et remplaceront les dispositions actuellement inscrites dans les tarifs spéciaux communs d’exportation et de transit P. V.(exportation) Est, no 320, paragraphe 1 (c) — Nord, no 320, paragraphe 2 — Paris-Lyon-Méditerranée, no 320, paragraphe 1 (10) et 420, paragraphe 1 — Orléans, no 320, paragraphe 2 — Etat, no 320, paragraphe 2 — Ouest, no 320, chapitre 1er, paragraphe 1 — Ceintures.
- Les chemins de fer du Nord, de Paris-Lyon Méditerranée et des Ceintures proposent en outre de supprimer, à partir de la même date, le prix de 70 fr. par tonne prévu au tarif commun P. V. no 320 pour le transport des couvertures communes par expédition d’au moins 50 kil., de Saint-Victor Thisy à Boulogne, Calais (V) et Dunkerque.
- ce— 1 ------—............. -
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAL DE LA SEINE (3e Ch.) Présidence de M. Lemarchand
- • Audience du 25 mars 1904
- Concurrence déloyale. — nom patronymique. — déno MINATION d’un APPAREIL — BREVET. DOMAINE PUBLIC
- — APPAREIL SIMILAIRE. — SYSTÈME X. • (LE NOM DE L'IN -VENTEUR. — CONFUSION. -- DOMMAGES INTÉRÊTS.
- De ce qu’un brevet est tombé dans le domaine public, on ne saurait en tirer cette conséquence que le nom de l'invenieur a subi le même son.
- Pour qu'il en soit ainsi et pour qu’un tiers puisse faire usage de ce nom pour désigner ses appareils, il fau
- drait qu’il prouve que l’inventeur a volontairement fait l’abandon de son nom et que, par son fait, l’objet breveté ne peut être désigné autrement.
- A défaut de cette justification, ce tiers commet une concurrence déloyale en offrant au public, par voie d’annonces, un appareil similaire « système X... » (le nom de l’inventeur), car il crée ainsi volontairement une confusion entre l’appareil qu’il construit sur le même dispositif que celui du cessionnaire légal du nom de l’inventeur.
- {The Vacuum Brake Company Limited c. Massard.) Ainsi jugé :
- Le Tribunal,
- Attendu que G. Clayton, inventeur d’un système de frein automatique à vide, pour lequel il a pris en France en 1878 et 1879, divers brevets, a cédé à un sieur Gresham, avec les brevets, le droit par lui et les cessionnaires de faire usage de son nom pour désigner ses appareils ;
- Attendu que la Société demanderesse étant actuellement aux droits de Gresham,a,le9juillet 1903, déposé au greffe du Tribunal de commerce, une marque de fabrique consistant dans les mots « Freins Clayton », destinés à être apposés sur les appareils eux-mêmes, ainsi que sur les en-têtes de lettres, enveloppes, factures, emballages ;
- Que soutenant que Massard met en vente et annonce dans diverses publications, des freins à vide sous le nom de « Système Clayton », « Veritable type Clayton », elle l’assigne en dommages et intérêts ;
- Attendu que Massard soutient avoir agi dans la plénitude de son droit, que le nom de Clayton est tombé dans le domaine public et constitue une dénomination générique et nécessaire d’un système de freins ;
- Attendu que s’il est exact que depuis 1879, le brevet primitif Clayton est tombé dans le domaine public, on ne saurait en aucune façon en tirer cette conséquence que le nom de l’inventeur a subi le même sort ; que le nom patronymique est, en effet, la propriété la plus intime, la plus nécessaire et la plus impres -criptible ; qu’il faudrait que Massard prouve que Clayton a volontairement fait l'abandon de son nom et que, par son fait, l’objet breveté ne peut être désigné autrement, c’est-à-dire que son frein breveté a pour dénomination nécessaire son propre nom ;
- Mais attendu que cette preuve n’est pas faite, que Massard ne justifie nullement d’un usage général du mot Clayton, antérieur à l’usage qu’en a fait la Société demanderesse ; qu’il s’ensuit que c’est à tort et sans
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- 266 _____________ LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- droit que, dans ses annonces, il offre au pubic un frein système Clayton ; qu’il crée ainsi volontairement une confusion entre le frein qu’il construit sur le même dis-positif que celui de la Société demanderesse ; qu’en ce faisant, il commet un acte de concourrence déloyale qu’il convient de réprimer ;
- Attendu que sans qu’il soit nécessaire d’allouer à la Société demanderesse les dommages-intérêts à fixer par état qu’elle réclame, le Tribunal a les éléments d'appréciation suffisants pour fixer à 2.000 francs l’importance du préjudice causé;
- Par ces motifs,
- Fait défense à Massard de faire usage du nom de Clayton sous quelque forme que ce soit, et ce, sous une astreinte de 100 francs par chaque contravention constatée;
- Le condamne, pour le préjudice causé à ce jour, à payer à la Société demanderesse la somme de 2.000 fr. à titre de dommages-intérêts ;
- Dit n’y avoir lieu à l’insertion du présent jugement dans les journaux ainsi qu’il est demandé ;
- Condamne Massard à tous les dépens.
- Plaidants : Me Allart, avocat, pour la « The Vacuum Brake Company Limited » ; Me Michel Pelletier, avocat, pour Massard; Min. publ. : M. Bauchart, subst.
- (La Loi, 10-11 juillet 1904.)
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence. Ceux de nos lecteurs, qui désireraient le compte rendu de tel cas juridique résumé dans le journal, n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (48) . — Accidents du travail. — Lieu du travail. — Rixe ou jeu dangereux.
- La maladresse, l'imprudence ou les violences des ouvriers dont le travail en commun est imposé à cha-cun d’eux sont susceptibles, le cas échéant, de rentrer dans le domaine du risque professionnel, mais, pour qu'il en soit ainsi, il faut qu’il existe une relation de cause a effet entre le travail et l'accident provenant du risque en question.
- La preuve de cette relation ne résulte pas nécessairement de la circonstance que l’accident s’est produit dans les locaux affectés au travail et à l’heure de celui-ci.
- Spécialement, il est impossible de reconnaître su sens de l’art. 1er de la loi du 9 avril 1898, le caractère d’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail, au coup de couteau porté par un ouvrier à un de ses camarades à la suite d’une discussion relative à la possession d’un outil, alors que ce dernier avait abandonné son travail pour aller le provoquer et s’était exposé ainsi à une riposte de sa libre volonté, en dehors de tout acte dérivant directement ou indirectement des nécessités du travail.
- Ainsi jugé par la Cour d’appel de Paris, le 24 juillet
- (49) • — Louage d’ouvrage. — Congé. — Huitaine. — Obligation au travail. — Refus de travailler. — Renvoi immédiat. — Refus de payer la huitaine. — Action en paiement. — Rejet.
- Si l’ouvrier congédié doit, d’après l’usage, être averti huit jours à l’avance et s’il a droit à son salaire pendant ce délai de congé, il a, par contre, l’obligation de fournir à son patron, pendant ce laps de temps, la somme normale de travail donnée par les ouvriers de la corporation, sous la seule déduction du temps qui lui est accordé par l’usage pour chercher de l’ouvrage.
- Lors donc que cet ouvrier refuse de travailler ou ne fait qu’une tâche dérisoire, malgré les ordres à lui donnés et les observations a lui faites, le patron est en droit de l’exclure immédiatement de son atelier sans être tenu de lui payer sa huitaine.
- Ainsi jugé par le Tribunal de commerce de Lyon le 6 octobre 1903.
- Promesse d’association
- A notre époque d’inventions et d’exploitations industrielles, chaque jour voit paraître la formation de nombreuses sociétés ; mais à côté de celles-ci, combien est plus considérable encore le nombre des projets d’association qui n’aboutissent pas à une constitution régulière et définitive. Parmi ces projets, il en est qui ont donné lieu à des promesses formelles dont, pour un motif quelconque, la réalisation ne s’est pas opérée. Quelle est la valeur de ces promesses au point de vue juridique ? Est il vrai, comme on le soutient souvent, qu’une promesse de société n’est pas valable? . r
- A cette question la Cour de Paris a répondp, dans un arrêt du 24 fevrier 1871, en se prononçant pour la nullité de la promesse par les motifs suivants :
- « Les articles du code de commerce exigent,pour que « la société soit valable, certaines conditions d'ordre « public d’où il suit qu’il ne reconnaissent aucune va-« leur a la convention, qui n’est qu’un projet de société « enire deux ou plusieurs parties, ou, comme dans « l’espèce, une simple promesse de s’associer donnée « par chacune d’elles à l’autre partie. Attendu dès « lors qu’un pareil acte ne peut donner heu à dom-« mages-intérêts contre celui qui refuse d’exécuter la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- §
- < promesse sauf le cas dedol ou de fraude, puisque « chacun des intéressés a dû connaîtra la loi prohi-« bitive et doit d’imputer également le tort d’y avoir « contrevenu... »
- Toutes les conditions essentielles à la société manquent à la promesse de s’associer et la loi elle-même, pour les promesses de vente exige, pour leur validité, accord sur la chose et le prix, autrement dit tous les éléments constitutifs du contrat de vente.
- Mais il y a là une confusion capitale; autre chose est la promesse de s’associer, valable par elle même comme contrat de société et autre chose la simple promesse de passer contrat de société et ne valant par elle-même que la seule obligation de faire qui en résulte à l’égard des parties.
- Peu importe donc que cette promesse contienne ou non les conditions de validité d’une société, puisque, dans l’intention même de ses auteurs, elle ne remplacera jamais l’acte de société ; elle oblige simplement à le passer, et c’est cette obligation qui peut très bien, pour celui qui s’y soustrait, être convertie en dommages-intérêts, malgré l’avis contraire de la Cour de Paris.
- On a invoqué l’argument tiré de l’art. 1589 C. Civ. qui examine le cas gù la promesse de vente vaut vente. Ce moyen ne nous paraît pas plus juste car il n’y a aucune analogie âvec la société, car nous ne préien dons nullement que la promesse de société « vaille société ».
- De même que l’article 1589 ne dit rien de précis sur la valeur d’une promesse de vente qui ne vaut pas vente, de même, à plus forte raison, ne peut-on rien en conclure relativement à une simple société ne valant pas société.
- C’est en ce sens, d’ailleurs, que se prononcent la plupart des arrêts et des auteurs. La promesse de société constitue une obligation de faire dont l’inexécution peut donner lieu à des dommages-intérêts.
- Camille Contal, avocat à la cour de Paris.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- . J’ai écrit à un négociant que j’acceptais des propositions qu’il m’avait faites; mais celui-ci m’écrivait le même jour qu’il ne pouvait les maintenir et nos lettres Se sont croisées, puis-je exiger l’exécution du marché convenu et accepté par moi?
- . R.— La question est discutable Cependant,il semble juridique d’admettre que lorsque les parties ont adopté, pour réaliser leurs engagements, le mode de la cor-respondance, ce n’est qu’à partir du moment où la ettre contenant l’acceptation est parvenue à celle des parties qui fait l’offre et qu’elle en a été touchée réel-ement, que le contrat est devenu pour elle définitif et IWellea perdu toute faculté de rétraction. Une inter-Prétation contraire aurait pour effet de mettre son en-Eagement à la merci de circonstances imprévues, de zesards, d’incidents dont elle ne peut avoir voulu le Taire dépendre,
- CORRESPONDANCE
- MM. M. F., à Blaisy. — 1* Aux termes du tarif annexé à la loi du 8 août 1890, tableau C, 5e partie, lorsque le prix réel alloué à un entrepreneur de travaux publics dépasse de plus de 2.000 fr. le montant total des travaux imposés pour l’entreprise, un complément de droit fixe peut être valablement établi dans l’année qui suit celle du règlement définitif des travaux ; tarif 0 fr. 25 %.
- 2' Lorsque le prix des entreprises est inférieur à 500 fr., 1‘ertrepreneur est imposé conformément aux règles du tableau A et en raison de l’objet spécial des entreprises. >
- 3429. — 1: Les délibérations prises dans ces conditions ne sont pas nulles :— 2 Le maire devient entrepreneur de service municipal en acceptant la concession du service de l’éclairage de la commune ; il doit donner sa démission et ne peut même pas être conseiller municipal.
- M. A. G., à .Rennes. — Une commune peut acquérir par la prescription trentenaire la propriété d’un chemin établi sur un domaine particulier; mais cette prescription ne peut résulter que d’une possession certaine, caractérisée par l’affectation de ce chemin à l’usage des habitants, à titre de voie publique et pour le service des besoins généraux, le caractère public d’un chemin résulte notamment de sa destination et l'appropriation peut en être caractérisée par une suite d’actes de voirie et de surveillance exercée par les autorités municipales. Mais la cour de cassation (arrêt du 1er avril 1903) à décidé que le fait de passage pratiqué, plus ou moins fréquemment, par les habitants ne peut, à lui seul, suffire pour continuer la possession susceptible de conduire à la prescription.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier et, moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées, avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont, à leur disposition, les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche a suivre pour aboutir a la solution la plus rapide Comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec une conscience des plus scrupuleuses, jointe à une grande expérience des affaires.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux breveis d inventions, dépôts de modeles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
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- Paris, — Teinturerie, par Mme Berthault à Mme Vve Balloux, 225, rue St-Jacques. — Entrée en jouissance le 1er septembre.
- Paris. — Teinturerie, par M. Boulenger, 157, rue St-.
- Maur. — Entrée en jouissance le 1er septembre.
- Paris — Teinturerie, par M. Rollin à M. Guyot, 9, rue Jean-Macé. — Entrée en jouissance de suite. L
- Paris. —Teinturerie, par Mme Vve Vergeon à Mme Vve Dumas, 4, rue Nicolas-Charlet. — Entrée en jouissance de suite.
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- Paris.. — Teinturerie, par M. Rossignol, 61, rue des Dames, — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Grandin, 46, boul. Ornano. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Marchand, 41, rue Guer-sant. — Entrée en jouissance de suite.
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- Paris, _ Mme Veziat, teinturerie, 25, rue des Dames.
- | qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et che veux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, ’ incom-oustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nom-reux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la t inture et les apprêts
- L’intéressante et curieuse brochure, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
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- Envoi contre mandat ou timbres-poste.
- Rappelons que l’auteur examine ce sujet d’actualité avec une grande compétence, et qu’il démontre la possibi-dlité-d'alléger nos impôts, .par une série de réformes pratiques et par des économies dont le tota. s’élèverait à 354 millions.
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- En vente au bureau du journal ;
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le dociear L Gautier.
- Un volume in . contenant 240 figures dans le texte Prix, relié 15 fr. 60.
- Législation du travail et lois ouvrières, par Daniel Massé, conseiller de préfecture. Classification, commen-taire, jurisprudences-législation comparée, projets et propositions de lois.
- Un volume gr, in-8 de 986 pages. — Prix : broché, 15 fr. 60.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon 4, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux,
- COMPAGNIE P.-L.-M.
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- Pendant la période des vacances, nul séjour ne peut rivaliser avec la fraîche et verdoyante vallée de Chamonix.
- Pour faciliter les déplacements des touristes qui s’y pressent en foule, la Compagnie P.-L.-M. a décidé de mettre en marche un nouveau train quotidien de chaque sens sur la ligne électrique qui relie la coquette station thermale du Fayet-St-Gervais à Chamonix.
- Départ du Fayet-St-Gervaie, 1 h. 34 soir.
- Arrivée à Chamonix, à 2 h. 51 soir.
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- Ces trains, qui sont mis en marche dès maintenant, circuleront jusqu’au 15 septembre inclus.
- ! En outre, la Compagnie a supprimé toutes les restrictions en vertu desquelles certains trains de la ligne électrique ne pouvaient être utilisés que moyennant un
- i minimum de parcours à effectuer. Maintenant, tous le8 j trains électriques prennent et laissent des voyageurs ! sans condition de parcours dans toutes les gares qu'ils desservent.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 7.5 O. to
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat poste adressé aux bureaux du journal.
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
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- FORMULAIRE INDUSTRIEL
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- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Madères colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphény/mé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazineset oxazones; (d) Azines.— Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycetones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. — Matières colorantes non classées.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur'(Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- DES MATIERES GRASSES
- Méthode d essai et d’analyse des huiles suifs, graisses, glycérines, huiles tournantes, beurres cires, résines, etc. i
- Analyses. —1 Rapports.
- Par M. FELDINAND JEAN
- Chimiste exper . — Officier d'Academie. — Lauréat de la Société des Agriculteur» de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
- , 1 fort volume in-8cde 600 pages avec figure».
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
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- 270 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- - - -- ----------------------------- --— --------------------=- - : -= ------- mo==- " .emeeeenee-psevayeen.".,
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DU HAVRE
- Beng.
- — . Boje de teinture
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité
- aune »
- »
- 2e qualité ...
- - 3e qualité....
- - Sisal, Yucatan..
- - Honduras...
- - Tabasco.....
- - Haïti Gap........
- - Fort-Liberté.....
- - Aquim............
- - si-Mare..........
- - Gonaïves ......
- • P.-de-Paix......
- - Miragoane.......
- - Saint-Domingô...
- - Martin, et Guadel.
- - Jamaïque. ......
- Cuba et St-Yago ..
- Manzanillo........
- Tuapan............
- Vera-Cruz .....
- Campêche..........
- Carmen............
- G ee
- ïampico...........
- ?orto-Plata......
- Haïti. ........
- Jamaïque.......
- Bancel et P Cab...
- Rio Hacha.........
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo ........
- Fustet.....100 k.
- 11
- 6
- 8
- 8
- 6
- 4
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- 5
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- 5 .
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- 50
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- à
- 14
- 9
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- 30
- 75
- 75
- 60
- «
- beau viol, et dite... bon violet........ bon moyen violet . . moyen violet..... beau violet rouge... bon violet rouge. bon moy. v. roug.... fin rouge...... beau dito........ bon dito....... bon à fin cuiv. ~uiv œed. et bas.
- Java.. .. ...i..
- Kurpah.. .....
- Madras ........
- Manille........
- Caraque .......
- Guatemala flor .
- N.M
- N.M.
- N-M
- 3
- 3
- 2
- 2
- 3
- of
- 50
- 50
- 2
- 2
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- 1
- 1
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- 25
- 75 M 50
- 4 3
- 2
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- 2
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- 2
- 25
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- 50
- 25
- 2
- 50
- 50
- Kurpah moyen et bon moy.
- assez coloré.. • . M. .
- » moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. 1.80
- Bengale beau et fin violet M..
- » bon moyen à bon
- violet et violet
- rouge ..................... M..
- » moyen violet-rouge
- et rouge................... M..
- Java fin et surfin violet .
- et pourpré. ... M..
- » bon et beau violet. M.
- X z S e s X B »
- M.’.
- M..
- - • Tatajuba(Pern. )50 k » Bahia . . . ..... .
- • Corint o.... ....
- • Amapala. ... 50 kil.
- Rouge Brésil Bahia.......
- Calliatour . Lima....... Ste-Marthe. Brési’let. .. Sandal..... Sapan......
- 100 k.
- 50 kil.
- 100 k.
- .. 50 k.
- “ « So o
- 2
- • '
- 3
- 5
- . Oj Si O’l
- Pernamb
- 3
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- 3 4
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- 14
- 8
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- 6
- 7
- 115
- 14
- Caehou
- Brun -luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb ... .....
- » pressé ...
- 37
- 30
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- 16 4
- 4 5
- 5
- 9
- 15
- 10
- 25
- 10
- 10 ..
- 4 50
- 7 ..
- 8 ..
- 5
- .. M 45 .. .. N 35 ..
- » bon à fin sobré..
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar..............M
- Quereitron:
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé. » gros effilé...
- Roeou.
- Antilles.......1/2 kil. 0
- Cayenne.................
- 0 3
- 1
- 1 0
- 75
- 75
- 75
- 2
- 3
- 2
- 50
- 75
- 2 75
- 1 50
- Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût.
- Acide citrique........... . 300 .. .....
- Alun raffiné (entrepôt)..... 15 .. 17 ..
- » (acq.)........... 17 ., 19 ..
- Couperose emballée.......... 5 .. 6 ..
- Essence de térébenthine (d.
- fûts)......................... 113...........
- Id. (s. fûts)................ 110 . .....
- Fécule de pommes de terre, 1er bl........................ 40 .. ....
- Id. 2e bl. (entrepôt)....... 38 ............
- Galles vertes et noires..... 153 .. 179 . • » noires Alep............... » blancnes..................
- Gomme arabique, en sorte . 65 .. 70 ••
- » Ghésirée, en sorte..................... •
- » Sénégal,s. bas du fleuve 67 .. 70 ..
- ». » 68 50 67 50
- » Aden, sorte cour, bonne 70 . 80 ..
- 7 50
- 6 ..
- 35 à 0 N. M
- A 8 50
- 7 ..
- 37 1/2
- » Mogador, blonde.......................
- » » blanche.........................
- » Laque en f. qté orange. 650 ..
- » » mi-orange 600 ...............
- » » cerise AC 525 ...............
- PLACE DE MARSEILLE
- a a • e E g F a a « S 2 a a 9 0 e fi
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe)
- Bois jaune (Maracaïbo).. .. » de Fustet Albanie. .. . Cachou noir, Ire marque...
- 12
- 11
- à .15
- .12
- a
- marques ord
- Cochenille argentée. .100 k
- 10
- 95
- 70
- 50
- 12
- 85
- a a
- Coebenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille......
- Teneriffe grise........
- Cureuma
- Bengale. ..... .50 kilos.
- Java, Mad . Pond.......
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- On cote actuellement î
- Zeng «u’ v. et bl. l[2k. fin violet et pourpre....
- 1/2
- 1 60
- 1 50
- t5
- 29
- * g
- co
- 5
- 4
- $2
- kil.
- 2
- 1
- 80
- 25
- 13
- 5
- 4
- 2
- 25
- 50
- woe
- Curcuma
- grise........... zacatille naturelle noire Palmas lek. Lanzarotte .....
- 1 Bengale......... Chinois...........
- Madras..........
- Ga] es de Chine ............ Prussiate jaune de potasse.
- 525
- 500
- 415
- 550
- 525
- 430
- » Sandaraque lavée......... ..............
- » Damar (Batavia).......... 145 .. ... ..
- » » ................ 100 .. 120 ..
- » » Penang..........110..........»
- Gomme adragante Syrie.... 200 .. 750 .•
- » » Anatolie. 150 . 600 ..
- Quereitron................... M........• •
- Garance, racine............. 60...........
- » poudre..................... 65 .. ... .»
- Rocou Guadeloupe.......... 110........ •
- » Cayenne. .... . . . ....................
- Safran d’Espagne, Valence
- pur. ...................... 80 .. 90 ••
- Sulfate de cuivre(entrepôt). 50........••
- » (acq.). .. 53.............
- Sumac en feuilles......... 22 .. ......
- » poudre......... ...................
- Styrax liquide..............130...........
- Tamarin Madras........ M .. 28 ••
- Verdet, eu pains, extra sec,
- 32
- 40
- 30
- 135
- 170
- INDIGOS, - Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre.
- » moyen et bon moyen
- » coloré................
- » moyen ord. et ord. terne et serré... . Kurpah ton et beau vio1 et et violet rouge..
- eo
- o ce co
- 2.20
- F
- 3.40
- 8 CO Ut
- 2.55
- sous toile ............................
- » en pains, extra sec, souspap.. .........................
- » bon marchand en pains .............
- » » en boules . . ...
- » raffiné en poudre sec .............
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d.
- » nitrique..... 36 d.
- » » ..... 40 d.
- » sulfurique.... 66 d.
- » sulfureux.... 50 d.
- » ...................
- Ammoniaque liquide 22 d..
- 9 33 40
- 9
- 260
- 34
- 50
- 50
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-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 271
- Borax raffiné............... 38 . .. .
- Blanc de zinc de la Méditer.
- poudre..................... 56 .. . .
- broyé....................... 61...........
- Crème de tartre ........... 180 .. ....
- Cristaux de soude en sacs
- de 100 kilos, disp........ 8 .. .. .
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................ 20...........
- Lessive caustique 33 degrés 7...............
- Nitrate de soude............. 26...........
- » de potasse.................. 43 .. .. .
- Sel de soude, 80/85, cons. et
- entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .. .
- » 30/35, disp 11 50 .. .
- Soude caustique, 110/115, en
- tamb. de 300 kilos........ 30.............
- Soude caustique, 110/115, en
- bq. de 300 kil. plaquettes................
- Soude douce 33 deg. en vrac .. ....
- Sulfate de cuivre ............ E 50 A 53 .
- Sulfate de fer 95 % en sacs
- de 100 kilos................. 5 .. ...
- PLACE DE BORDEAUX
- Bois de Teinture
- .......................
- Campêche coupe d’Espagne
- — Tabasco . . .
- — Haïti . . . .
- — Martinique,Guade
- loupe . . .
- Calliatour . . ...
- .......................
- Jaune Cuba.............
- — Guayra-Tabasco. .
- — Tuspan.............
- Lima...................
- Tampico................
- Sapan. .......
- Sainte-Marthe..........
- Nicaragua..............
- Sandal rouge...........
- 28 — à 29 —
- 28 - 28 25
- 18 - 19 -
- 10 - 14 —
- 8 — 8 50
- 1 an
- 1
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k ........................
- Curcuma de la côte. . 100 k
- du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 —
- — — fin violet . —- ------- —
- — — beau violet . 11 — 13 -
- — — bon violet. . 11 — 12 —
- — — moyen violet . 10 — 11 —
- — — petit violet. . 9 10 —
- — — ordinaire et
- cuivré . . 8 50 9 «»—
- — Java ordin. et cuivré . —. — — —
- — Madras fin 6 —— 6 50
- — — beau . . . 5 50 6 —
- — — bon .... — — •— —
- — — moyen . . . 5 — 5 50
- — — ordinaire. . . — — — ——
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy. violet. 6 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 — 5 50
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- "— — moy. violet 5 — 6 —
- — — ora. et cuivré 4 5 —
- — Manille — — •
- — Guatemala flor . . 8 — 10 —-
- — — sobre . . 6 7 —
- _ — cortès . . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . . . 7 — 8 —
- — - sobre . . . 6 -m 7
- — — ordin. cortès 4 — 5 —•
- — Caraque flor. . . . — — — —
- — — sobre . . . •—• —— — —
- — — cortès. . . ------ - -—
- Gomme laque ordin. et orange
- D C . le k. 6 — -
- — — blonde, 1requal. 5 80 —
- — — — 2e quai 5 75 — —
- — — cerise. . . . 5 75 — —.
- — — blonde ordin. . 5 70 —•
- Garance d’Avignon. . 100 k. — — — —
- Lac-Dye, marque DT. le k. — —• — —
- Orseille Mers du Sud. 100 k — —— — —
- — Madagascar . . — — —
- PLACE DE LYON
- ——
- Droguerie pour teinture
- et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière
- Acétate de plomb 71 . à 72 • -
- Acide acétique des arts 40% 27 27 50
- » chlorhydrique....... ? ,. 8. ..
- » nitrique 36.......... 35 .. 36 ..
- » sulfurique ........... 8 50 9 ..
- » ........................ 280 .. 285 ..
- » citrique.......;.... 290 .. 295 ..
- Alun épuré................. 21 .. 22 . •
- » ordinaire............... 15 .. 17 ..
- Ammoniaque incolore, 22.- 45 . 47 .
- Bichlorure d’étain, 55'.... 106 . 111 ..
- » » 60...... 127 .. 132 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 16 .. 17 .
- » Guadeloupe. 13 . 13 50
- Bois Jaune Centre Amériq. 17 50 19 ..
- Cachou jaune. Vapeurs.... 52 .. 52 50
- » brun..................... 72 50 82 50
- Chlorate de potasse...... 100 .. 116 ..
- » de soude................ 105 . 115 ..
- Chlorure de chaux 100 à 110. 11 50 12 50
- Chromate rouge de potasse 77 50 79 ..
- » » de soude.- 57 50 59 ..
- Crème de tartre.......... ... .. _.........
- Cristaux de tartre ......... à..............
- » de soude.................. 7 . . 7 50
- CurcumaBengale enracines 25 .. 29 ..
- » de Madras......... .. .. . - ..
- » de Chine............ M .. ....
- Essence de térébenthine.. 107 50 112 50
- Extrait de châtaignier 20:. 16 .. 17 ..
- Galles de Chine et Japon. . 152 .. 157 ..
- » vertes et noires .... 137 50 145 ..
- Gomme Sénégal, en sortes 72 50 77 50
- » arabique................ 6 7 5 0 72 5 0
- » adragante rousse .. 275 .. 310 ..
- Jus de citron.............. 23 .. 24 ..
- Méthylène à 95*............ 90 .. 95 ..
- » régie 90'............... 100 .. 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 .. 145 ..
- » » de soude......................
- Pyrolignite de fer........... 9.. 10.
- Résine..................... 23 .. 24 ..
- Rouille.................... 8 50 9 .
- Sel de soude 80'........... 17 50 18 50
- » ammoniaque.. 12 50 13 50
- Sel d’étain............... 232 50 237 50
- Soufre en canons........ 17 .. 18 ..
- » sublimé.............. 19 .. 22 .«
- Sumac Sicile en feuilles... 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine.......... 16 50 15 50
- » de cuivre.............. 58 .. 60 ..
- » de fer..................... 6.. 7 ..
- AGENDA OPPERMANN
- POUR 1904
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers Conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc
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-
- 272
- MONITEUR DE.LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre, à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne réponds elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- 48e Année. No 18.
- 20 Septembre 1904.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l'Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau do journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie e Tunisie.
- SOMMAIRE
- Appareil mécanique de fabrication d’un nouveau produit propre à l’ensimage et à l’apprêt des matières textiles ou des tissus. — Les nouveaux colorants — Rapport de M. Schmid. — Appareil à teindre. — Production et commerce de l’indigo dans l’Inde. —- Revue de l’étranger.— Tarifs et transports.— Informations.— Jurisprudence.— Renseignements commerciaux.— Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- APPAREIL MÉCANIQUE de fabrication d’un nouveau produit propre à l’ensimage et à l’apprêt charge des matières textiles ou des tissus.
- Par MM. Carmichael.
- Cette invention a pour objet un appareil .permet-tant d’obtenir d’une façon continue des émulsions stables d’eau, d’huiles, de savons, de caséine et de matières inertes pesantes réalisées conformément au procédé faisant l’objet du brevet d’invention pris Par M. F. Jean, le 22 février 1902, enregistré sous le 110 307861, et qui a été cédé à MM. Carmichael.
- Pour faciliter l’intelligence de la description de 1 invention, nous nous reporterons .au dessin ci-contre, qui représente la vue en élévation’coupe de
- l'appareil. Il est constitué dans ses parties essen- . tielles :
- 1° Par une cuve cylindro-conique, ou cylindrique 1 comportant un bain-marie 2 et dans laquelle est placé un système de palettes et batteurs 3, 4, les uns fixes, les autres animés d’un mouvement mécanique ;
- 2° Par un tamis 5 à meule d’écrasement et balais de tamisage 7 ;
- 30 Par un broyeur-concasseur 8, 9 ;
- 4° Par une ou deux pompes 10, 11 dont les pistons sont à courses réglables et qui permettent de refouler et pulvériser les liquides sous pression ;
- 5° Par un émulseur-batteur 12 fonctionnant sous la pression adéquate des pompes.
- La cuve cylindro-conique 1 peut être en fonte brute ou émaillée, en tôle ou en cuivre étamé, galvanisé ou brut. Elle est munie d’un bain-marie 2 permettant, soit au moyen de la vapeur, soit au moyen d’eau chaude circulant par thermo-siphon, de porter les matières contenues dans cette cuve à une température de 40 à 60 degrés Centigrade. Cette cuve est, en outre, munie de palettes 3 fixes attenant à la cuve et d’un arbre 13 partant des palettes mobiles 4 et une hélice 14, de manière à mélanger intimement les matières contenues dans la cuve et à rejeter vers le haut au moyen de l’hélice, les matières pouvant obstruer le fond de l’appareil. A la partie inférieure de la cuve sont placés deux
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- orifices d’évacuation 15 et un tampon mobile 16. pour le nettoyage des tuyaux. - t
- Le tamis 5 est formé par un panier en tôle d’acier perforé, fixé sur l’arbre 13 du malaxeur de la cuve I et animé d’un mouvement de rotation par suite du mouvement de cet arbre. Une meule (rouleau) 6 en fer, fonte, acier, granit, pierre dure, etc., se meut dans ce panier d’un mouvement de rotation
- trouve placé lui-même dans une trémie de chargement et de déchargement 18.
- Deux pompes 10, 11 à . pistons différentiels de courses réglables aspirent les liquides à émulsionner, dans les réservoirs 19 et 20, en quantités propor-i tionnelles, grâce au .réglage de la course des pis-' tons, refoulent ces liquides dans un récipient 12, muni de palettes 23 animées d’un mouvement rapide
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- en sens inverse du mouvement du panier perforé. Cette meule est à mouvement de compression variable, grâce aux ressorts de suspension 17.
- Au-dessus de la cuve cylindro-conique 1 est fixé un broyeur-concasseur à quatre cylindres 8, 9. Les deux premiers cylindres 8 sont armés de dents ou de cannelures à scies, formant concasseurs. Les deux cylindres inférieurs 9 sont lisses, munis d’une ra-dette de déchargement et de ressorts permettant eur écartement variable. Ce broyeur-concasseur se
- de rotation. Ce récipient 12 reçoit les liquides re* foulés par les tuyaux 21, 22 des pompes 10 et U et sert de vase de compression. Au- moyen des orf fices 24, les liquides sous pression et émulsionne par les batteurs 23 sont dirigés dans deux tubes 25 à extrémités tronconiques 26 munies chacune d un petit orifice d’écoulement se trouvant exactement dans chacun, en face l’un de l’autre, afin que Ie9 liquides qui s’en écoulent se trouvent projetés l'un contre l’autre, de manière à en obtenir la pulvérisa
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- tion.Ces- liquidés ainsi, pulvérisés sous pression se rendent dans une goulotte à orifices multiples, dont le déversement a lieu sür les cylindres inférieurs 9 du concasseur-broyeur.
- Fonctionnement de l’appareil
- Nous 'supposerons, à titre d’exemple, que nous appliquons' cet appareil à la méthode d’ensimage apprêt charge qui ,à fait l’objet du brevet relaté au début de la présente spécification.:
- 1° La matière pesante constituant la charge (kaolin, China Clay, blanc satin, carbonate de chaux, etc.) est déversée dans là trémie 18 du broyeur-concasseur ;
- « 2° Les réservoirs 19 et 20 sont remplis l’un d’huile l’autre d’eau ;
- • 3° Par l’entonnoir de chargement 27, on introduit dans la cuve cylindro-conique I, la caséine, l’eau, le carbonate de soude et le savon, on met en marche le malaxeur de la cuve 4-14, et l’on chauffe à 40-60 degrés, pour obtenir la dissolution de la caséine; . • I,
- 4° Cette dissolution étant réalisée, on met en marche le broyeur-concasseur 8, 9 et les pompés 10, U de manière à concasser la matière pesante, et à la broyer finement sous le courant des liquides émulsionnés provenant des pompes et de l’émul-seur 12; étant entendu que la course des pistons des pompes a été réglée de manière à obtenir‘le débit proportionnel voulu d’eau et d’huile ;
- 5° La charge (matière pesante) ainsi broyée- et délitée tombe sur le panier perforés, les matières suffisamment broyées, traversent ce tamis 5 et Passent dans la cuve cylindro-conique 1, tandis que les parties trop grosses sont à nouveau broyées sous la meule 6 et réparties sur tout le taillis au moyen de la brosse 7 qui opère en même temps le nettoyage continu des trous du tamis et en empêche l’engorgement. La meule 6 et les cylindres inférieurs 9 du broyeur-concasseur étant munis de res-sorts sont susceptibles soit de se soulever, soit de s’écarter si des parties, trop grosses provoquaient une résistance trop forte. Les matières ainsi broyées et délitées ayant traversé le tamis, passent -dans la cuve cylindro-conique, où .elles sont intimement
- 275 mélangées avec la solution de caséine, par suite du mouvement de malaxage. ,
- Les liquides chargés, ainsi intimement mélangés, sont aptes à être employés conformément au brevet ci-dessus spécifié du 22 février 1902.
- En résumé, l’appareil permet d’obtenir : '
- 1° La dissolution de la caséine ;
- [.2° L’émulsion en quantités proportionnelles d’eau et d’huile; .Gonimnt I
- 3° Le broyage délayage des matières pesantes; 40 Le tamisage et la pulvérisation parfaite des parties échappées au premier broyage ;
- 5° Le mélange intime, et stable des différents éléments constituant le bain d’apprêt ensimage charge.
- Au moyen d’une trappe 28 il est loisible de faire déverser par le tube 29 les matières broyées et délitées par le mécanisme supérieur de notre appareil, dans, une ou plusieurs cuves munies ou non d’agi-tateurs.Dans ce cas, la marche du mécanisme, supérieur de notre appareil peut être, rendue indépendante de la cuve .cylindro-conique. ...
- Le fonctionnement mécanique du système s’explique de lui-même à la simple lecture, du dessin, 30-31 sont des poulies de transmission fixe et folle qui. commandent l’arbre.32 sur lequel sont également montées les poulies. 33, 34 de commande de l’émulseur. Le même arbre 32 sert à commander parles pignon et roue 35, 36 l’arbre 13 de la cuve 1.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Noir Paradiamine B (brev. s. g. d. g.)
- Le Noir Paradiamine B, mis sur le marché par la Manufacture Lyonnaise de Matières colorantes, se distingue du Noir Oxydiamine S. A, qui est le produit s’en rapprochant le plus comme propriétés, par sa nuance plus bleutée et nourrie et par un pouvoir colorant plus fort. Le Noir Paradiamine B, brev. s. g. d. g. résiste particulièrement bien au lustrage et à l’apprêt usités pour les fils glacés et pour, les doublures. Il convient aussi très bien pour là tein-
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- ture du coton en bourre et pour la teinture dans des appareils mécaniques.
- Mode d'emploi :
- On teint au bouillon pendant une heure, avec addition de i o/o de carbonate de soude et 20-30 0/0 de sel marin.
- Les indications concernant l’emploi des Noirs Oxydiamine, sont en général applicables au Noir Paradiamine B.
- RAPPORT
- FAIT AU NOM DU COMITÉ DE CHIMIE SUR LES PLIS CACHETÉS DE LA SOCIÉTÉ DE LA MANUFACTURE E. ZUNDEL, A MOSCOU, ET DE M. KURZ, A ÜARNÉ-TAL.
- Par M. Henri Schmid (1).
- Sur le pli cacheté de la Manufacture Em. Zundel, N° iy45, du 7 oct. 1902, traitant des applications de l’hydrosulfite de soude, de l’hydrosulfite de zinc et de la préparation de ce dernier corps ; Sur le pli cacheté de M. Cam. Kurz, N° lyfgydu 1 décembre 1902, traitant de l'application de V hydrosulfite-formaldéhyde comme enlevage sur le rouge de paranitraniline et d’autres couleurs;
- Sur le pli cacheté de la Manufacture Em. Zundel, N° iy6i, du iy décembre 1902, traitant de l’application de l’hydrosulfite-formaldéhyde comme a enlevage et réserves à toute une série de fabrication et comme réducteur pour le bleu indigo vapeur ;
- Sur le pli cacheté de la Manufacture Em. Znndel, N° iy8S} du 7 avril 190 y, traitant d’un bistre azoïque de chrysoïdine.
- La première partie du pli 1345 (2) traite de quelques nouvelles applications de l’hydrosulfite en solution.
- Ce dernier s’emploie avec succès pour la fixation de certaines matières colorantes de la famille des gallocyanines, telles que le violet moderne de Durand, Huguenin et Cie. Ce colorant que nous devons aux recherches de nos collègues MM. delà
- (1) Bulletin de la Société industrielle de. Mulhouse.
- (2) Voir Moniteur fie la Teinture, n- du 5 septembre 1904. ...... -
- Harpe et Vaucher, se trouve dans le commerce sous forme de leuco-dérivé soluble qui a l’inconvénient de s’oxyder facilement à l’air et de se précipiter. En montant le bain de mattage ou la couleur d’impression avec un mélange de violet moderne et d’acétate de chrome, additionné d’hydrosulfite liquide, cet inconvénient n’a plus lieu et on réalise par la suite des teintes d’un uni parfait.
- Le violet moderne, grâce à sa vivacité et à sa solidité, se prête, fixé sur mercerisé, particulièrement bien à l’imitation de l’article foulard teint en bleu vif parsemé de dessins blancs ; l’enlevage se fait aisément au chlorate-prussiate. Les tons plus bleutés s’obtiennent par mélange avec le bleu d’alizarine, le bleu gallamine, etc.
- Une série d’échantillons de bleus foncés, rivalisant comme brillant avec les’couleurs basiques au tanin, et de bleus clairs, rongés en blanc et en multicolore, présente ce joli article sous un aspect des plus remarquables.
- Une autre application de l’hydrosulfite en solution est là teinture des’ tissus de coton par'mattage dans un bain renfermant à la fois matière colorante basique et tanin, en présence d’hydrosulfite et d’acide acétique ; elle repose sur l’observation que les leuco-bases des colorants d’aniline ne sont plus précipitées par l’acide tanique. Le bain reste clair, même en présence d’un précipitant du tanin tel que l’acétate de zinc, pourvu que le tanate de zinc, de son côté, soit maintenu en dissolution par un excès d’acide acétique. Cette fabrication, cependant, a subi par la suite une légère modification : le bain de mattage hydrosulfureux, exempt de zinc, a été appliqué sur tissu huilé et le vaporisage a été suivi du fixage en émétique.
- Il n’est pas sans intérêt historique de rappeler, a cette occasion, le tour de main que M. Camille Kœchlin a pratiqué, il y a vingt-cinq ans, en réduisant jusqu’à décoloration certaines couleurs d’in1' pression basiques au tanin, par exemple le bien méthylène, moyennant un mélange de poudre de zinc et de bisulfite, ajouté aux couleurs finies: M. Kœchlin obtenait de cette manière des- teintes d’une parfaite égalité. C’était une vraie réduction a
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- l’hydrosulfite visant au même but que le procédé de la Manufacture Zundel.
- La seconde partie du pli, . 1345, s’occupe des hydrosulfites solides.
- Le mérite d’avoir fait entrer la belle découverte de M. Schutzenberger dans une nouvelle phase d’application en transformant l’hydrosulfite de soude qui, jusque-là, ne pouvait être obtenu que sous forme de dissolutions relativement peu concentrées, en produits solides d’une grande efficacité intrinsèque, revient à la « Badische Anilin und Sodafa-brik ». Cette maison, dans le brevet allemand 112.483, s’est fait protéger la préparation de sels hydrosulfureux solides, simples et doubles, par voie de précipitation moyennant du sel de cuisine, méthode imaginée par M. Bernthsen.
- Cependant, un des buts de la « Badische » a visé avec ce brevet, n’a pas pu être atteint. Cette maison se proposait de tirer profit de ces nouveaux produits pour créer des couleurs d’enlevage très concentrées et très puissantes, susceptibles de remplacer les rongeants réducteurs employés jusqu’à présent, et qui sont entachés des inconvénients qu’on leur connaît.
- L’extrême facilité de décomposition qui caractérise les hydrosulfites solides solubles a formé, dès le début, un obstacle insurmontable à leur emploi pratique dans l’impression. Même l'hydrosulfite sodico-zincique, plus stable que l’hydrosulfite de soude simple et lancé par la « Badische Anilin und Soda-fabrik » en 1901, n’a pas pu recevoir une application industrielle, ni comme rongeant sur couleurs azoïques, ni pour la fixation de l’indigo comme couleur vapeur. La raison de cet insuccès réside principalement dans le simple fait que toute dissolution d’hydrosulfite s’oxydant rapidement à l’air ne peut être employée en impression. L’hydrosulfite double de zinc et de soude, quoique beaucoup moins soluble que l’hydrosulfite sodique, se trouve, en effet, dans la couleur à l’état de dissolution par- | tielle sinon, totale et ne saura donc supporter ni la ' conservation,, ni le travail prolongé au rouleau, ni le , séchage sur le tissu sans perdre de son pouvoir ron- ? | géant. |
- Partant de la considération que cette rapidité d’oxydation que subissent les hydrosulfites dans les couleurs d’impression est à attribuer à leur solubilité et à leur état de dissolution, l’idée des chimistes de la maison Zundel de leur substituer des sels in-solubles, était aussi logique que judicieuse. Leur choix s’est arrêté sur Y hydrosulfite de zinc qui, cristallin et difficilement soluble, est d’une stabilité remarquable et se conserve, incorporé dans une couleur à la gomme, pendant des semaines. Nous avons vu qu’il suffit de lui adjoindre un sel à base de soude (carbonate ou acétate) pour le transformer, pendant le vaporisage, en hydrosulfite de soude facilement soluble, capable de produire l’effet d’enlevage voulu.
- Les articles qui s’attachent à l’emploi de l’hydrosulfite de zinc et qui se trouvent représentés dans le pli par des échantillons d’une parfaite exécution, sont le blanc enlevage sur soie, sur rouge parani-traniline et surtout l’indigo vapeur imprimé et fixé sans préparation préalable du tissu en glucose.
- Inutile d’insister sur l’importance de ce nouveau mode de fixation de l’indigo qui offre un intérêt de premier ordre, qu’il soit effectué à l’aide de l’hydrosulfite de zinc ou de l’hydrosulfite-formaldéhyde. c’est une fabrication qui, grâce à son bon marché et à sa simplicité, ne tardera pas à supplanter, dans l’article chemise, celle au sel d’indigo de Kalle, dans l’article robe celle de Schlieper et Baum.
- Aujourd’hui l’hydrosulfite de zinc est un article commercial; c’est Y hydrosulfite Z des « Farbwerke » de Hœchst, une pâte grise, bien divisée et d’une bonne stabilité. C’est le rongeant par excellence du bordeaux d'a-naphtylamine qui, par des composés doubles d’hydrosulfite et de formaldéhyde, n’est que difficilement détruit.
- Malheureusement, les couleurs d’enlevage à l’hydrosulfite de zinc, ne faisant pas exception à la règle, présentent les inconvénients de toutes les couleurs insolubles d’une grande densité, c’est de produire facilement un dépôt malgré un broyage soigneux, d’encrasser la gravure et de n’exercer, pendant le rongeage, qu’une action plus ou moins superficielle sur les fonds à enlever. C’est pour cela
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- qu’il faut les travailler à la brosse rotative et qu’elles ne se prêtent pas mieux à l’impression de marchandises grattées, qu’à celle de tissus mercerisés, comme les inventeurs l’indiquent eux-mêmes. Pour ces sortes de tissus, il faut avoir recours à une autre espèce de composés hydrosulfureux stables qui forment l’objet du pli cacheté N° 1361 (1), de la Manufacture E. Zundel.
- Quinze jours avant le dépôt de ce pli, M. Cam. Kurz de Darnétal a déposé, le Ier décembre 1902, un pli cacheté (No 1357) (2)«pour se garantir la priorité pour une nouvelle couleur, rongeant d’une façon parfaite le rouge fini de paranitraniline, les •couleurs diamine et directes ainsi que les tissus teints en colorants basiques ». Ce pli est accompagné d’un échantillon blanc enlevage sur rouge para.
- L’auteur prépare sa couleur d’enlevage en partant de l’hydrosulfite de soude solide de la « Badis-che Anilin und Sodafabrik » et en lui ajoutant de la formaldéhyde commerciale 40 0/0. En effet, une
- couleur chargée de ce mélange ronge au vaporisage le rouge para en blanc, tandis que la même couleur, exempte de formaldéhyde, imprimée à côté de celle de M. Kurz, ne marque pour ainsi dire pas sur le fond rouge, l'hydrosulfite subissant une oxydation avant terme dans la couleur et surtout, pendant le séchage, sur le tissu.
- M. Kurz a donc été le premier à préparer une couleur rongeant pratiquement à l’aide d'hydrosul-fite et de formaldéhyde le rouge para et les couleurs diamine. Le principe de la réaction se trouve indiqué dans le pli cacheté de MM. Arthur Pellizza et Louis Zuber, déposé le 22 avril 1899, ouvert le 27 décembre 1899 et traitant de « V Enlevage blanc sur rouge de paranitraniline et autres azoïques au moyen des combinaisons bisulfitées des cétones ou des aldéhydes et de la poudre de zinc ». Il est évident que le but de ces auteurs était de produire de l’hydrosulfite au vaporisage.
- D’autre part, dans le « Vademecum pour l’application des couleurs dérivées du goudron de houille»,
- (1) Voir Moniteur de la Teinture des 5 et 20 août 1904.
- (2) Voir Moniteur de la Teinture du 20 août 1904.
- novembre 1901, les « Farbwerke » de Hœchst ont mentionné l’addition de la formaldéhyde aux couleurs bisulfite et zinc, dans l’unique but d’augmenter leur stabilité, sans tenir compte de la propriété que possède ce mélange de ronger le rouge de para-nitraniline.
- (A suivre.}
- APPAREIL A TEINDRE
- Breveté
- Dans la règle, la préférence est donnée avec raison à la teinture avec flotte en circulation. La quantité réduite du bain de teinture, la facilité de travail et l’extrême ménagement de la matière ont assuré l’avenir de ce procédé de teinturerie. Dans ce but,
- un appareil très simple a été construit et b reveté ‘1 France par M. Hubert Roessler, chef de la maison Weisweiler Wollspinnerei, Weisweiler, Prusse rhénane.
- Sur le côté d’une cuve de bois se trouve adapté un tuyau, communiquant en haut et en bas avec la cuve par des chambres. A l’intérieur du tuyau se trouve un injecteur. A l’intérieur de la cuve se trouvent 2 surfaces tamisantes. Les matériaux, à l’état | sec, sont placés entre ces surfaces et, après que l'eau i a été ajoutée, la soupape à vapeur, communiquant
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- avec l’injecteur est alors ouverte. Celui-ci aspire l’eau à la partie inférieure et la re foule jusqu’au-dessus du rondeau supérieur. Le liquide pénètre ainsi dans la matière et recommance sa course circulaire. L'in-jecteur est agencé de telle sorte, que l’eau est mise sur-le-champ en circulation très énergique, laquelle ne se ralentit pas même lorsque la température d’ébullition est atteinte. Mais il existe des matières à teindre qui sèchent si vite, et des matériaux qui sont si denses, qu’il devient impossible d’employer le procédé par circulation rotative. En ce cas, il est possible, par moyen de sa construction et par un serpentin à vapeur, d’employer l’appareil comme une simple cuve à teindre.
- PRODUCTION
- ET
- COMMERCE DE L’INDIGO dans l’Inde
- L’indigo que l’Inde exporte par Calcutta provient du Bengale et des provinces unies d’Agra et Oudh.
- Cette année, la production s’y est élevée à 57.000 maunds (1), se répartissant comme suit : 7.000 maunds pour le Bengale inférieur, 40.500 pour les districts de Monghyr, Tirhoot, Chumpa-rum et Chaprah dans le Behar, 2.500 pour le dis-trict de Bénarès et 7.000 pour celui de Doab.
- Du rendement total susdit, 39.000 maunds ont été vendus aux enchères, 8 000 réalisés de la main à la main et 10.000 expédiés pour le compte des planteurs eux-mêmes.
- C’est uniquement aux prix défavorables qui se sont imposés sur le marché de Calcutta qu’est due la forte proportion des envois effectués directement par les producteurs. Parmi ces derniers, il en est qui s’obstinent à s’attendre chaque année à de meilleurs prix ; ceux-là ne comprennent pas. d’une manière pratique la situation créée par la concurrence des industriels européens et se voient certainement délaissés par des acheteurs disposés à prendre leurs produits à des conditions en rapport avec celles qui sont offertes pour l’article artificiel.
- (1) Le factory maund = 74 livres anglaises.
- Le tableau suivant montre bien les effets de la compétition du produit synthétique.
- Saisons de Calcutta, Production en maunds. Exportation en caisses.
- 1895-1896 161.698 40.510
- 1898-1899 124.200 31.171
- 19OO-I901 III.67O 27.528
- 1901-1902 85-O7O 20.257
- I9O2-I9O3 43-127 10.044
- I903-I904 57-000 13.460
- Les expéditions de l’exercice écoulé se sont distribuées comme suit : 3.724 caisses en Angleterre, 1.086 en France, 1.720 en Allemagne, Hollande et Belgique, 170 en Italie et Suisse, 712 en Russie, 3.227 en Amérique et 2.821 aux Golfes et dans le Levant.
- Les prix ont été, cette année, inférieurs d’environ 30 0/0 à ceux de la saison précédente ; ils ont varié de 80 roupies à un maximum exceptionnel de 195 roupies par maund pour un lot spécial de vingt et une caisses d’indigo de Pecprah. Sans tenir compte de cette vente particulière, on estime que la moyenne n’a pas dépassé 120 roupies. Les nombreuses qualités d’indigo naturel sont généralement comprises sous les dénominations suivantes : fine, good to fine, middling to good, ordinary to middling, low.
- Quant au produit synthétique, le prix en est actuellement de 8 deniers par livre de 20 0/0, correspondant à 110 roupies par maund d’indigo du Behar titrant 60 0/0 et il n’est guère probable qu’il y ait hausse d’ici peu. La consommation en augmente rapidement, à juger d’après les exportations qui se sont accrues en sept ans d’à peu près 500 0/0 et ont atteint l’an passé 1.250.000 liv. st.
- Dans de telles conditions, il se comprend que les intéressés envisagent l’avenir avec crainte. Les plus pessimistes sont d’avis que l’indigo synthétique doit supplanter tôt ou tard l’article naturel, tout comme les teintures d'alizarine ont fini par remplacer la garance. Il en est toutefois qui ne désespèrent pas et croient encore que le produit végétal peut défier la concurrence du fabricant chimique. Afin d’obtenir une réduction suffisante du prix de revient, ceux-ci préconisent : 1° une amélioration ; des conditions financières de la plupart des planta-
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- tions ; 2° une économie notable dans leur administration ; 3° un choix judicieux des semences et la propagation des espèces rapportant le plus haut pourcentage d’indigotine et les mieux appropriées à la nature du sol et du climat indiens ; 4® l’introduction d’un système rationnel de rotation des cultures; 50 enfin, des perfectionnements chimiques dans la fabrication.
- REVUE DE L'ÉTRANGER
- ANGLETERRE
- De « The Dyer and Calico Printer »
- L’usage de dextrine dans l’imprimerie de toiles de coton
- La gomme britannique appelée irrégulièrement dextrine, est de l’amidon calciné qui présente un des agents dee plus importants dont se sert l’imprimeur de toiles de coton pour épaissir les tissus.
- Son importance découle du caractère visqueux de ses solutions et de leur fluidité.
- Sous ce rapport, la dextrine est presqu'aussi bonne que la gomme adragante et l’amidon, et ressemble à la gomme arabique, ou la gomme de Sénégal, tout en étant meilleur marché. Elle est aussi neutre dans ses réactions,de sorte qu’elle peut être mélangée à tous les colorants et à tous les mordants’sans faire craindre un mauvais effet,ce qui peut arriver quelquefois si l’on se sert de gomme arabique.
- En ce qui concerne la fabrication de la dextrine et ses propriétés, on a publié peu de chose à ce sujet, ce qui est la cause du manque général de connaissance sur cet article, que l’on constate même chez ceux qui s’en servent.
- Tout imprimeur de toiles de coton sait qu’il existe des sortes de dextrine qui ne conviennent pas du tout à certaines impressions, tandis que d’autres s’y prêtent fort bien. Mais il ne saurait expliquer pourquoi il en est ainsi et peut-être ne s’y intéresse-t-il pas non plus. Quelques écrivains qui ont publié des articles à ce sujet ne paraissent pas en avoir une idée bien nette, puisqu’ils confondent la dextrine et la gomme arabique comme si elles étaient les mêmes substances, ce qu’elles ne sont pas.
- La gomme britannique est faite par la calcination de l’amidon dans un four. Si l’on désire obtenir une
- gomme foncée, on continue à chauffer jusqu’à ce que le produit prenne une couleur brune foncée.
- Pour une gomme claire la température est moins élevée , la durée moins longue, ces deux facteurs réglant le genre de la gomme à produire. Certes, les fabricants varient leurs méthodes de production, mais celle que nous venons de mentionner est générale, sauf les différences de détail et des machines que l’on emploie.
- Autrefois, on se servait d’amidon de froment. Maintenant, des mélanges des différents amidons sont employés, la fécule étant l’ingrédient principal.
- Quelquefois, si les matières sont requises pour une fabrication spéciale, plusieurs amidons sont calcinés séparément et mélangés ensuite dans des proportions nécessaires pour donner au mélange les qualités voulues.
- Le caractère chimique et physique du produit fini varie suivant la température et la durée du chauffage et la sorte d’amidon ou de mélange de plusieurs amidons employés.
- Dans le commerce on distingue les différentes gommes par leurs couleurs,telles que : pâle, jaune,moyenne brune et foncée. Il y en a qui tiennent moins compte de la couleur que de leur forme d’adhésion.
- La gomme britannique (dextrine foncée contient peu d’amidon, se dissout facilement dans l’eau et la solution se maintient longtemps à l’état gommeux, c’est-à-dire ne devient pas pâteuse.
- La gomme claire contient généralement de grandes quantités d’amidon. Donc, il en faut beaucoup moins pour épaissir un gallon d’eau (un gallon = litres 4,543), que de la sorte foncée. Elle ne se dissout dans l’eau froide que partiellement, et pour obtenir une solution convenable il faut une ébullition complète.
- La solution de gomme claire devient plus facilement pâteuse que la gomme foncée, en raison de l’amidon qu’elle contient. Pour pourpres alizarines il est préférable que la gomme contienne le moins d’amidon possible, car les nuances sont alors plus solides et plus accomplies après teinture. C’est pour cette raison que l’on se.sert beaucoup pe gomme britannique foncée a cet effet en la désignant comme « gomme de pourpre » Pour les couleurs qui sont susceptibles de montrer deS cassures pendant ou avant le décatissage à la vapeur, il est avantageux d’employer une certaine quantité d’amidon, car la couleur sèche moins vite et perd sa tendance à casser lorsque le tissu est plié, et même s'il
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- y a des cassures elles ne sont guère perceptibles après que les pièces ont été vaporisées et finies.
- Certains échantillons de gomme contiennent des sucres qui exercent une influence des plus nuisibles sur beaucoup de mordants, et tout particulièrement sur des mordants de pourpre. Le sucre empêche la fixation du métal et les nuances obtenues sont plus pâles. Le mordant est ainsi gaspillé et la nuance irrégulière.
- De différentes sortes de gommes converties en couleurs donneraient des nuances très variées. Quel quefois, telle nuance sera deux fois plus profonde qu’une autre, bien que l’on ait pris la même proportion de mordant et de matière colorante.
- Ceci paraît dépendre de la quantité d’amidon non convertie dans la gomme ; plus il y a d’amidon, plus la nuance sera profonde.
- Les échantillons des gommes britanniques varient considérablement par l’épaisseur de la liqueur qu’elles fournissent lorsqu’elles sont bouillies avec de l’eau ; quelquefois un échantillon est trop mince, moins souvent trop épais. On peut déterminer cela en pesant 25 grammes de l’échantillon, en y ajoutant 100 centimètres cubes d’eau et en chauffant jusqu’au point d’ébullition. Après que la liqueur s’est refroidi, on peut jauger l’épaisseur ou la fluidité. Si une gomme fait une liqueur trop mince, on peut la rendre plus épaisse en ajoutant de la dextrine ou de l’amidon. Si elle est trop épaisse on en prend une autre.
- Il est très important que la gomme soit libre de sable et de grès, parce que la présence de ces corps étrangers dans la gomme égratignent les rouleaux.
- Pour les découvrir on mélange une certaine dose de l’échantillon avec de l'eau, de manière à obtenir une crème fine et l’on place celle-ci entre deux plaques en verre. En donnant à la plaque supérieure un mouvement circulaire, le sable ou le grès, s’il y en a, égratignera le verre. Si l’on désire déterminer la quantité de ce sable ou grès présente dans la gomme, on procède comme suit, on prend 100 gr. environ de gomme que l’on dissout dans un litre d’eau bouillante. On refroidit la solution jusqu’à 140 degrés F. et l’on y ajoute un extrait de 20 gr. de malt digéré dans l’eau à une température de 100 degrés F. pendant deux heures. En maintenant ce mélange pendant trois heures à 140 degrés F., la quantité totale d’amidon sera converti en sucre et la solution deviendra aqueuse et facile à filtrer.
- Les matières insolubles qui se déposeront sur les parois du filtre consisteront en grès et autres matières inorganiques (glume; etc.). Après lè séchage on brûle le résidu, les matières organiques disparaîtront et la quantité de grès minéral sera pesée. Si l’on prend 100 grammes pour faire l’essai, le poids du résidu de grès en grammes sera égal au pourcentage de grès dans l’échantillon.
- Ce procédé est préférable à celui en usage qui consiste à faire bouillir la gomme avec un acide minéral jusqu’à ce qu’elle devienne mince, car le grès se compose quelquefois de substances telles que la croix qui se dissolvent entièrement ou partiellement dans l’acide.
- Il faut encore examiner l’échantillon de gomme au moyen d’un microscope.
- On mélange la gomme avec un peu d’eau et l’on place une goutte sur un verre glissant que l’on regarde au microscope.
- En examinant de petits grains on saura de quelle sorte d'amidon la gomme a été fabriquée et si celle-ci a été faite d’une seule sorte ou de plusieurs.
- Il y a encore un moyen simple d’essayer la gomme qui est basée sur l’insolubilité de l'amidon non converti et des glumes (s’il y en a) dans l’eau froide, la masse de la matière insoluble indiquant sommairement la quantité d’amidon qu’elle contient.
- Cet essai est surtout utile lorsqu’il s’agit de choisir des gommes pour certaines fabrications. On pèse 10 grammes de chaque échantillon de gomme en les convertissant graduellement en une crème mince avec de l’eau dans un mortier de verre, après quoi la masse est avancée jusqu’à 100 centimètres cubes. En remuant plusieurs fois les échantillons on les laisse en repos dans des tubes pendant une nuit.
- Le matin on pourra déterminer les masses relatives de la matière insoluble, composées principalement d’amidon.
- TRANSPORTS ET TARIFS
- La Compagnie de l’Ouest a proposé le 20 juillet 1902 d’apporter les modification suivantes dans son tarif spécial P. V. 20 (tissus et textiles) :
- 1o Ajouter au § 8 divers prix fermes concernant les expéditions pour 1.000 kil. de calicot croisé, façonné ou uni, écru, tissus de coton croisés, façonnés, unis, écrus, en vrac, en caisses ou sous toiles.
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- 2» Supprimer dans les conditions spéciales du § 22 du tarif les dispositions relatives aux cadres et les remplacer par la mention « voir les conditions spéciales applicables ».
- Le ministre des travaux publics vient d’homologuer cette proposition sous les réserves suivantes :
- A. — L’indication de la gare de Louviers sera rayée du renvoi du paragraphe 6 concernant le retour gratuit des emballages ayant servi au transport des draps et tissus.
- B. — Les prix fermes ci-après seront maintenus en application :
- lo Le Havre à Pont-Audemer, cotons bruts en balles, par expédition de 1 000 kil., 8 fr. ;
- 2o Dreux à Nantes, tissus de coton croisés écrus, etc., etc., emballés, par expédition de 100 k., 33 fr.;
- 3» Darnétal à Brest, câbles, cordages, etc., par expédition de 1.000 kil., 30 fr.;
- 4o Dreux à Rouen R. G., via Bueil, Louviers, Saint-Pierre-du-Vouvray, ou via Laigle, Romilly, Serqui-gny, fils de coton crémés ou écrus pour tissage, emballés par expédition de 100 kil., 12 fr.;
- 5° Monville à Rouen, fils de coton crémés, écrus, etc., emballés par expédition de 100 k., 2 fr.;
- 6o Mayenne à Rouen, rive gauche et vice versa, tissus par expédition de 100 kilogr., 25 fr. 70;
- 7° Mayenne à Vaugirardet vice versa, via Alençon, Condé ou via Alençon, Surdon, tissus de coton, par expédition de 100 kil., 29 fr. 50;
- go Lisieux'à Vimoutiers, toiles écrues non emballées ou sous simple feuille de papier, etc., par wagon de 4,000 kil., 5 fr.
- C. — L’indication du renvoi (3) concernant les expéditions, de déchets de filasses en balles pressées, par wagon de 10,000 kil-, sera supprimée comme faisant double emploi avec la désignation même de la marchandise.
- D. — Les dispositions concernant le transport gra-tuit des cadres pesant 700 kil. au maximum seront étendues aux cadres pesant de 701 à 900 kil. à condition que, pour ces derniers, le poids net à taxer par cadre sera au minimum de 1.500 kil.
- E. — La clause de référence aux frais accessoires qui fait l’objet de divers renvois inscrits au bas des pages 1, 2 et 3 du tarif proposé sera modifié conformément au texte admis par l’administration.
- F. — La compagnie s’engagera à rétablir, sur la réquisition de l’administration, les prix fermes suppri
- més qui, dans le délai d’un an, donneraient lieu à des réclamations reconnues fondées, après instruction par le service du contrôle, la compagnie entendue.
- Il est d’ailleurs entendu que :
- lo Les mots « en paniers » seront ajoutés à la suite de la désignation « bonneterie en caisses ou en fûts »;
- 2o Les chiffons effilochés bénéficieront de la tarification appliquée aux déchets de coton ;
- 3° La laine effilochée de la tarification appliquée aux déchets de laine.
- INFORMATIONS
- Un décret en date du 5 août dernier, rendu en exécution de la loi du 11 juillet 1903 sur l’hygiène et la sécurité des travailleurs, détermine les conditions dans lesquelles doivent être installés les locaux affectés au couchage du personnel dans les locaux industriels. Le décret spécifie, notamment, que le cube d’air devra être au moins de 14 mètres par personne, suffisamment ventilés ; il donne la hauteur minima des dortoirs; interdit, sauf pour les gardiens de nuit, le couchage dans les ateliers ou magasins, etc. Le texte du décret et des indications concernant les mesures de prophylaxie contre la tuberculose devront être affichés dans chaque dortoir.
- Nous avons appris avec plaisir le mariage, à Roubaix, de Mlle Stéphanie Roussel, fille de M. Emile Roussel, teinturier, chevalier de la Légion d’honneur, avec M. Paul Jonglez, le petit-fils de M. Charles Jonglez, ancien député de Tourcoing.
- Aux nouveaux mariés nous adressons nos meilleurs vœux et à M. Emile Roussel, nos très sincères félicitations.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une série de résumés de cas juridiques d'application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence. Ceux de nos lecteurs, qui désireraient le compte rendu de tel cas juridique résume dans le journal, n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
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- (50) . — Compétence territoriale. — Marché non dénié.Stipulation de la facture déclarant les mar-: chandises payables au domicile du vendeur.— Trai-. tes tirées par le vendeur su- l’acheteur. — Défaut de paiement à l’échéance. — Absencejle novation. —: Tribunal du vendeur compétent. — Art. 420, 3’, C. Pr. . = ... . -------- — ; -
- 1. — Dans un marché dont l’existence n’est pas contrôlée, la stipulée de la facture déclarant que le paiement sera fait au domicile du vendeur attribue compé-tence au Tribunal de commerce de ce domicile (art. 420, 3., C. Pr.). . .
- II. — Le vendeur ne déroge pas à cette stipulation et n’opère pas de novation en tirant des traites sür son acheteur. L’émission de ces traites n’est faite que pour faciliter le recouvrement de la créance et sous la condition implicite qu’elles seront exactement payées à leur échéance.
- Dès lors, au cas où ces traites reviennent protes-tées, la stipulation de la facture conserve toute son efficacité et le Tribunal de commerce du vendeur reste compétent. , 'j
- Ainsi jugé par le Tribunal de commerce de Saint-Etienne le 22 décembre 1903.
- En matière de location de boutique ou de local industriel, il se présente souvent, notamment à Paris, une situation particulière sur laquelle on nous demande parfois notre avis. Comme elle intéresse un certain nombre de nos lecteurs, nous pensons leur être utile en l’examinant ici avec quelques détails.
- Cette situation est la suivante :
- Un industriel a pris à bail un local pour y tenir un dépôt ; il l’a fait aménager à ses frais en lui donnant une disposition différente de celle qu’il avait aupara-vant. Aux termes du bail, le locataire ne peut quitter les lieux que s’il en donne avis 6 mois à l’avance, mois qui sont d’ailleurs payés d’avance. Il peut arriver que pour un motif quelconque le locataire ne veuille pas occuper le local jusqu’au dernier jour. Dans ce cas, est-il tenu d’y laisser des marchandises en dépôt ; doit-il pendant ces derniers mois tenir le magasin ouvert et même y continuer la vente? D’autre part, comme le bail donne au propriétaire le droit de faire rétablir les lieux en l’état primitif si mieux il n’aime les conserver tels qu’ils sont, à quel moment doit se faire cette option ? Le propriétaire peut-il attendre l’expiration du bail pour faire connaître sa décision ?
- Ces questions posées, voici comment elles doivent être résolues d’apres la jurisprudence.
- En principe le locataire ne doit pas changer la destination des lieux loués, aussi est-il tenu dans une certaine mesure de ne pas les laisser inoccupés et inhabités du moins lorsqu’ils ont une valeur industrielle pour le propriétaire, ce qui serait une autre manière d’en changer la destination.
- Il a été jugé que le locataire d’une usine est tenu de la maintenir en état de roulement pour prévenir les dégradations de bâtiments ou la perte de l’achalandage (Arrêt de la Cour de Besançon, 4 juin 1846).
- Que lorsque les lieux sont affectés à un certain genre de commerce ou d’industrie, le locataire est
- obligé de les occuper conformément à cette destination et de les entretenir en cet état jusqu’à la fin du bail ; qu’il ne pourrait fermer l’établissement encore bien que la maison fût garnie de meubles et que les loyers fussent payés, parce que ce serait nuire à l’achalandage et par suite déprécier la maison (Arrêt de la Cour de Paris, 28 avril 1810; de la Cour de Rennes du 17 mars; 1834). , ,
- Il en; est de même lorsque le locataire a transporté son établissement commercial dans un autre lieu et laissé la maison fermée et inoccupée. (Arrêt de Paris du 1er mars 1830). (Arrêt de la Cour de Bourges 4 mars 1842).
- Il a été toutefois décidé que celui qui a loué une boutique pour y exercer une profession déterminée et qui s’est engagé à n’y pas faire d’autre commerce, peut néanmoins cesser son exploitation avant la fin du bail et la transporter ailleurs, si au lieu d’être attachée au local, la clientèle y a été créée par le preneur. (Arrêt de la Cour de Bordeaux du 22 août 1860 ; — de la Cour de Douai du 7 avril 1842).
- La solution donnée par ces derniers arrêts a été critiquée comme contenant une doctrine contraire à celle qui résulte des autres cités plus haut. Mais cette contradiction n’est qu’apparente, car ces décisions sont dues à certaines circonstances particulières qui justifient l’exception ainsi apportée à un principe certain. Si, en effet, la clientèle du preneur est le fruit de son industrie et non une clientèle appartenant à la boutique, le propriétaire n’a pas le droit de se plaindre si le locataire ferme les lieux loués et transfère ailleurs le siège, de son commerce.
- En ce qui concerne la question d’option, on ne peut exiger du propriétaire qu’il fasse connaître sa décision avant l’expiration du bail. Sans doute, ce droit paraît exhorbitant, car s’il faut par exemple deux mois pour remettre les lieux en l’état primitif, le locataire peut craindre d’être obligé de payer encore ces deux. mois supplémentaires et peut être même une indemnité dont le propriétaire trouverait la cause dans l’impossibilité où il s’est trouvé, par le fait du locataire, de relouer le local à fin de bail. Une pareille conséquence ne serait pas juridique, car si le propriétaire a le droit strict de ne faire connaître son option qu’au dernier moment, il ne peut pas se créer à lui-même un droit à indemnité, alors que le dommage dont il se prévaudrait aurait son origine dans un fait qui lui serait personnel et qu’il pouvait prévoir ou éviter.
- Camille CONTAL, Avocat à la Cour de Paris.
- CORRESPONDANCE
- M. E. T., au Havre. — Votre"question est trop gé-nérale ; nous ne pouvons pas vous donner un avis précis si nous n’avons pas connaissance des détails de l’affaire. Veuillez nous communiquer tout ce qui peut être utile à l’examen de la question.
- M. R. D., à Lyon. — Celui qui construit sur le sol d’autrui au mépris d’une opposition qui a été signifiée dès le début de cette construction par le propriétaire, ne peut être réputé de bonne foi et la suppression de l’ouvrage doitêtre ordonnée par les tribunaux.- , i
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- M. A. J.,à Douai. — Un mot emprunté à une langue étrangère peut servir de marque, même pour désigner le produit dont il constitue, dans son pays d’origine, l’appellation nécessaire, quand ce mot n’est pas entré dans les habitudes commerciales.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier et, moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées, avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
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- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec une conscience des plus scrupuleuses, jointe à une grande expérience des affaires.
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- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorante» non classées.
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- Quebracho..1009 k,
- Pernamb.....50 k
- 4 35
- 4 25
- 8 .... -
- 14
- 8 ..
- 4 ... .
- 6’ .. ‘
- • 73..
- 115 ..
- 14 ..
- . 7.
- 4
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- 5 25
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- 5 25
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- 16
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- - 9 ..
- 15 ..
- 10 ...
- 10 ..
- 4 50
- - 7 ..
- 8 ..
- 140 .
- . 16 ,.
- Java..,. ...c.
- Kurpah.. c....
- Madras ......
- Manille........ Caraque ....... Guatemala flor ,
- N.M
- N.M. .
- N.M.
- » bon à fin sobré..
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- Orsellle
- On cote les 100 kil.: .... Cap-Vert .........M Mers du Sud....... M Madagascar. ...........
- Quercitrom:
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé.....
- » gros effilé...
- Roeou. t
- Antilles........ kil. 0
- Cayenne.................
- 2
- 2
- 2
- 1
- 1
- 1
- 50
- 25
- 75 M
- 50
- 2 ,3
- 2
- 2
- 2
- 2
- 25
- 75
- 50
- 25
- 50
- 50
- Java
- Le
- Srmél: et terreux-, a. 1.801 2
- beau et fin violet M..
- bon moyen à hon p. y
- violet et violet rouge ...... .., - M
- moyen violet-rouge et rouge........
- fin et surfin- violet et pourpré. ....
- &
- M,
- bon et beau violet. M
- DROGUERIES
- tout aux 100 kil ,, sauf variation
- M
- 0 75
- 3 .
- 1 75 .
- 1 75
- 0 75
- 7 50 à
- 6 ..
- 35 à 0 N. M
- 2 ..
- 3 50
- 2
- 1
- oc
- 75.
- 75
- 50
- &-
- 7 ..
- 37 l/2
- PLACE DE MARSEILLE
- 0 0
- 0 52 a H 0 M H m 0 » = H 2 • 6 0 B
- traire 1er coût.
- Acide citrique........... . 300 .
- Alun raffiné (entrepôt).... . 15 .
- » (acq.).. .... A . 17 .
- Couperose emballée..............5 .
- Essence de térébenthine '(d.
- fûts) . -. Id. (s. fûts).....:........ Fécule de pommes 'de terre.
- 1er bl. .. ...... •.. . .. . id. 2e bl. (entrepôt).....'.. Galles vertes ret noires.. ...
- » noires Alep ........
- » ............................
- Gomme arabique, en sorte .
- » Ghésirée, en sorte.........
- 113 ..
- 110 .
- con-
- 17
- 19
- ' 6
- 40 .. ...
- 38 ..
- 150 .. 170
- or
- 70
- »
- »
- a
- Sénégal, s. bas du fleuve 67 » Galam ..
- 00
- Aden, sorte cour, bonne 70 Mogador, blonde....... ... » blanche...... ...
- Laque en f. qté orange. 650
- 50
- 70 ..
- 67 50
- 80 ..
- a
- Sandaraque lavée Damar (Batavia).
- » Singapore
- » Penang ..
- mi-orange 600
- cerise AC 525.
- Gomme adragante Syrie.... » » Anatolie.
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb ......... » pressé...
- Coebenille
- On cote :
- Ténérife zacatille.....
- Ténériffe grise........
- Cureuma
- Bengale.......50 kilos. Java, Mad., Pond.. ...
- Dividivi
- . On cote les 50 kil....
- Indigos
- - On cote actuellement : [3eng. sur v. et bl. 12k. , fin violet et pourpre....
- 37
- 30
- 1
- 1
- 22 M
- 9
- .. M
- 50 45 ..
- .. .. N
- 35 ..
- ci
- oo
- -2)
- kil.
- 2
- 1
- 80
- 50
- 25
- 13
- M
- 5
- 4
- 25
- 5
- 4
- LD O G lD
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe)
- Bois jaune (Maracaïbo).. -..
- » de Fustet Albanie. ...
- Cachou noir, ire marqué...
- » marques ord..
- Cochenille argentée.,100. k.
- » grise .............
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- 525
- a
- Curcuma
- .. à . 15
- , .12
- 50
- 00 — en €
- zacatille naturelle 500 noire Palmas le k. 415,
- Lanzarotte Bengale.... Chinois... Madras.... .
- 550 ..
- 525 ..
- 430 . .
- Ga) es de Chine .
- . 32 ..*40 .. 30 .. 135
- Prussiate jaune de potasse. 170. ../
- INDIGOS - Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. 3
- a
- moyen et bon moyen ‘ : coloré.... ... ... . - 2.60. woyen ord. et ord.
- terne et serré,...
- S ci
- Kurpah lon et beau yiolet
- et violet rouge.. M..
- Quercitron.......
- Garance, racine . ..........
- »i . poudre................
- Rocou Guadeloupe ..... 1
- » _ Cayenne................
- Safran d’Espagne, Valence
- 145
- 100
- 110
- 200
- 150
- M'
- 60
- 65
- 110
- i=i 8
- 750
- 600
- pur. ... ... 80 .. 90
- Sulfate de cuivre(entrepôt). 50 . ; ..
- - » (aeq. ) .
- Sumac en feuilles.,..,..
- 1 » poudre!.’.....
- Styrax liquide.. .......
- Tamarin Madras. .......
- Verdet, eu pains, extra sec, , -} ... ... . sous toile.. ;.......
- » en pains, extra sec, ... ---- sous pap.-—..... -.
- » bonmarchanden pains < - » -» en boules .
- — raffiné en poudre sec..
- .-53
- .. 22 .
- , 24 .
- : 130 .
- .. M .
- PRODUITS CHIMIQUES
- Oh.cote les 100 kilos ;
- 3.25 muriatique...- 20
- to co St
- 2.55
- « »
- nitrique.. .
- » ..
- sulfurique-, sulfureux.
- • 36
- 40
- 66 , 50
- d. d. d. d. d.
- 1. 03 CO O 03 CD
- à..
- • ». . tartrique.........
- Ammoniaque liquide 22 d..
- 260
- 34
- 50
- 50
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 29 2 . 3
- Borax raffiné...............
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre......................
- broyé....................... Crème de tartre............. Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp..........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins..............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude............
- » de potasse ............... Sel de soude, 80/85, cons. et entr. enbq. de 700 kil.,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos......... Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de Cuivre . ........
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos.................
- 65 et
- 56
- 61
- 180
- 8
- 25 to © O —I ©
- 18
- 17
- 11
- 25
- 25
- 50
- 30
- E 48 A 52 .
- 5 ..
- PLACE DE BORDEAUX
- Bois de Teinture
- ...................., . Campêche coupe d’Espagne
- — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade
- loupe , Calliatour.............. Pernambouc . . . . . Jaune Cuba ....
- — Guayra-Tabasco. .
- — Tuspan.................
- Lima....................
- Tampico.................
- Sapan. ....... Sainte-Marthe........... Nicaragua...............
- Sandal rouge ...........
- 28 —à 29
- 1 1 1 OO oo o G r r
- 28
- 19
- 14
- 25
- 8
- 8
- 50
- Indigo Bengale poupré . . .
- — — fin violet .
- — — beau violet .
- — — bon violet. .
- — — moyen violet .
- — — petit violet. .
- —- — ordinaire et
- cuivré . .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin. . . . .
- — — beau . . .
- — — bon ...
- — — moyen . . .
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ord. et cuivré
- — Manille — Guatemala flor . . — — sobre . .
- — — cortès . .
- — Mexique flor. . . .
- — — sobre . . .
- — —, ordin. cortès
- — Caraque flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- ! Gomme laque ordin. et orange D. C . le k.
- — — blonde, Ire quai.
- — — — 2e quai
- — — cerise. . ; .
- — — blonde ordin. .
- Garance d’Avignon. . 100 k. I Lac-Dye, marque DT. le k.
- Orseille Mers du Sud. 100 k — Madagascar
- 11
- 13
- 14
- 15
- 11 -
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- 13 -
- 12 —
- 11 -
- 10 -
- »
- chlorhydrique nitrique 36... sulfurique 66' tartrique.... citrique.....
- 8 50
- 6 —
- 5 50
- 1
- 8 — 7 50
- 6 —
- 5 —
- 6 -
- 5 —
- 4 —
- I I I I I o0oI-S*
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 80
- 75
- 75
- 70
- PLACE DE LYON
- 1
- O
- 6 50
- 6 —
- 5 50
- ~ OO CD I I 1
- 5
- 8
- 6
- 5
- 50
- 50
- 10 —
- 7 —
- 6 —
- 8 -
- 7 —
- 5 —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k Gambier................. Curcuma de la côte. . 100 k
- — du Bengale. .
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb
- Acide acétique des arts 40% 27
- 71 .. à
- 72 . .
- 27 50
- Alun épuré...............
- » ordinaire...............
- Ammoniaque incolore, 22.' Bichlorure d’étain, 55 ....
- » » 60.....
- Bois Campêche-Laguna ...
- » » Guadeloupe.
- Bois Jaune Centre Amériq.
- Cachou jaune. Vapeurs....
- » brun ..................
- Chlorate de potasse... » de soude.............
- Chlorure de chaux 100 à 110.
- Chromate rouge de potasse » •» de soude..
- Crème de tartre...........
- Cristaux de tartre ........ » de soude..............
- Curcuma Bengale en racines » de Madras.........
- » de Chine........
- Essence de térébenthine ..
- Extrait de châtaignier 20 .
- Galles de Chine et Japon..
- » vertes et noires ....
- Gomme Sénégal, en sortes » arabique............... » adragante rousse ..
- Jus de citron........ ....
- Méthylène à 95 •.........
- » régie 90'.......
- Prussiate jaune de potasse » » de soude..
- Pyrolignite de fer.......
- Résine...................
- Rouille...................
- Sel de soude 80-.........
- » ammoniaque..
- Sel d’étain..............
- Soufre en canons....... .
- » sublimé................
- Sumac Sicile en feuilles...
- Sulfate d’alumine........
- » de cuivre ........
- » de fer............
- 35 ..
- 8
- 280 ..
- 290 ..
- 21 ..
- 15 ..
- 45 ..
- 107 50
- 129 ..
- 16 ...
- 8 ..
- 36 ..
- 9 ..
- 285 ..
- 295 ..
- 22 . •
- 17 ..
- 47 .
- 108 50
- 134 50
- 17 .
- AGENDA OPPERMANN
- POUR 1904
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyerg conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, en outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat fermoir élastique, poche intérieure.
- Prix : reliure en percaline, 3 fr.; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr.
- 35 centimes en plus (par exemplaire) pour être reçu franco par la poste.
- Envoi franco contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- 13
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- M
- 106
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- 7 .
- L’intéressante et curieuse brocheuse, dont nous avons signalé récemment à nos lecteurs la publication :
- ÉCONOMIES, RÉFORMES
- LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES
- par M. Léon Sentupéry, est en vente au bureau de la Société de Publications Industrielles, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
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- Envoi contre mandat ou timbres-poste.
- Rappelons que l’auteur examine ce sujet d’actualité avec une grande compétence, et qu’il démontre la posibi-lité d’alléger nos impôts, par une série de réformes pratiques et par des économies dont le total s’élèverait à 354 millions.
- La brochure se termine par un vœu que chacun peut signer.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, .
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE» Directeur, 20, rue Turgot (IX1)
- s
- p.287 - vue 294/396
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-
-
- 288
- MONITEUR DE .LA TEINTURE
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1‘ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse.et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l'Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce
- sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos. lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- Quartier aristocra- TEINTURERIE bien tique. A céder IEINI agencée. Loyer 1.000 fr. Produit 4.500 fr. Prix à débattre.
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- RÉPERTOIRE GÉNÉRAL ou DICTIONNAIRE.MÉTHODIQUE
- de BIBLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES
- TINCTORIALES
- ET DES INDUSTRIES ANNEXES
- Depuis les origines~jusqu‘à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE
- Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste-
- Ouvrage honoré du grand prix décennal Daniel Dollfus, de la Société industrielle de Mulhouse. (Séance du 27 octobre 1897).
- 3 vol. grand in-8. Prix de l’ouvrage complet, 100 fr.
- Tome 1. Introduction e1 avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Accidents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. .Dictionnaire de : Labo -ratoire de teinture à la fin.
- VIENT DE PARAITRE : GUIDE PRATIQUE
- DE
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- Suivi de l’Art du TEINTURIER-DÉGRAISSEUR, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. THOMAS
- Docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris.
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- Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou Art de teindre a Laine, la Soie, le Coton, le Lin, le Chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des Couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM, RIFFAUT, Vergnaud, Julia de FONTENELLE, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches. 7 fr. 50
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- d’Aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume, 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : -l’étude des Houilles, la distillation des Goudrons, la préparation des Benzines, Nitrobenzines, Anilines, de l’Acide phénique, de la Naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur Emploi en Teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50
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- 48e Année. No 19. I (3/ .5 Octobre 1904.
- ==—======— =—====== = ====-==. == S6er*=== =-=s r •...................................... LE < _ .
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant Ee 5 et te 20 de chaque mois
- PRIX D ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. . 15 fr.
- — Six mois.............. 3 fr.
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- Pour tout c qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aax bureaux du Journal
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal. ,
- -------------------------------------------------------------------a...
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Machine pour le lustrage et l’assouplissement des textiles.
- — Rapport de M. Schmid (suite). — Les nouveaux colorants — Etude sur le mordançage en étain, fer et alumine sur soie. — Programme des prix de la Société industrielle de Mulhouse. —- Revue de l’étranger. — Les noix de Galles. — Industrie de la teinture en Suisse en 1903. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- MACHINE pour le lustrage et l’assouplissement des textiles (coton, lin, etc.) filés retors et câblés, écrus et teints
- Par M. Menet (Hector)
- La machine déposée sous la marque « Etoile » a pour but de lustrer et d’assouplir les textiles filés, retors câblés écrus et teints.
- Elle comprend essentiellement deux rouleaux cylindriques A et B entraînés dans un mouvement rotatif par la poulie de commande O, un cylindre tendeur C, monté sur un chariot D, dont la hauteur est réglable par le volant E.
- Les deux rouleaux A et B en bois sont formés de six palettes arrondies F et de six échancrures H (ce nombre est variable selon les dimensions de
- la machine) ; les unes passent dans les autres sans former contact, les rouleaux ne travaillent que dans un sens et tournent ensemble, mais en sens inverse, étant maintenus en exacte correspondance par une paire d’engrenages égaux I et J.
- Chacune des palettes d’un rouleau appuie sur le fil et le force à entrer alternativement dans chacune des échancrures de l’autre rouleau, malgré la résistance du cylindre tendeur C, dont la tension est réglable au moyen des ressorts G.
- L’effet obtenu par l’action combinée des palettes et des échancrures des rouleaux est de lustrer et d’assouplir le fil par le frottement des palettes.
- Pendant cette opération le frottement s’est produit évidemment sur les deux faces fournies par l’écheveau, le lustre est donc obtenu partout en même temps que l’assouplissement du fil.
- L'allongement étant fait d’une manière régulière, par le tirage continu des ressorts G pendant la rotation des rouleaux A et B et le cylindre tendeur C, il n’y a plus à craindre, avec ce système, la déformation des écheveaux.
- L’enlèvement et le remplacement des écheveaux se fait très commodément par le déplacement du rouleau B, ce déplacement est facilité par une douille H B se déplaçant à volonté dans le support portant le pignon I pour permettre au rouleau B de glisser sur son support L et de passer outre l’échancrure K dans laquelle on aura préalablement mis le fil.
- p.289 - vue 296/396
-
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-
- 290 - LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- jusqu’à ce jour, ce travail d’assouplissement et de lustrage s’est fait à la main ou par une machine procédant comme le travail manuel, par un frottement des fils les uns contre les autres, par une torsion alternative imprimée à une certaine quantité (de 1 à 4 écheveaux de fil), mais à la sortie de cette
- cause de sa sensibilité à l’air, de manier ce corps pratiquement sans lui faire perdre une partie de son pouvoir réducteur. En le sortant des boîtes hermétiquement fermées qui le renferment et dans lesquelles on l’a recouvert d’une couche d’alcool pour mieux le préserver d’une oxydation prématurée, il
- machine, le travail est incomplet et doit être achevé à la main.
- Par ce système, absolument nouveau, le travail étant fini, les fils ont obtenu le brillant et la souplesse désirés et les écheveaux se présentent régulieis et bien en ordre.
- RAPPORT
- FAIT AU NOM DU COMITÉ DE CHIMIE SUR LES PLIS CACHETÉS DE LA SOCIÉTÉ DE LA MANUFACTURE E. ZüNDEL, A MOSCOU, ET DE M. KURZ, A ÜARNÉ-TAL.
- Par M. Henri Schmid (i).
- {Suite)
- Un mot sur la stabilité de la couleur d’enlevage préconisée par M. Kurz.
- Il nous semble, tout d’abord, peu avantageux d’être obligé de partir de l’hydrosulfite de soude solide commercial pour composer une couleur d’impression quelconque, attendu qu’il est difficile, à
- (1) Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse.
- attire l’oxygène atmosphérique avec une telle avidité qu’il s’échauffe et qu’il dégage de l’acide sulfureux. Il est nécessaire, par conséquent, de ne pas transvaser la partie de produit qu’on veut conserver ultérieurement, mais d’en transformer tout de suite la quantité totale en couleur d’impression.
- Nous faisons observer que le bisulfite de soude qui se forme en premier lieu comme produit d’oxydation de l'hydrosulfite sodique :
- Na, S,O, + H, O + O = 2 Na H so, AE* Ô
- constitue non seulement une perte en pouvoir réducteur, mais encore, au moment de la confection de la couleur, une perte en formaldéhyde. En effet, il a pour celle-ci une plus grande affinité que l’hydro-sulfite de soude, de telle sorte qu’il s’en empare avant ce dernier et forme du bisulfite-formaldéhyde.
- Le bisulfite de soude peut, du reste, lui-même entraîner l’hydrosulfite encore intact dans une décomposition qui trouve son expression dans la formation de sulfite neutre et d’acide hydrosulfureux libre, instable, se décomposant de son côté avec dégagement de SO, et élimination de soufre (l):
- (1) J. Meyer, Zeitschrift, f. anorgan. Chemie 1903, Band 34, Hett 1, p. 41.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 291
- Na, S, O, + 2 Na H SO. — 2 Na, SO. - H, S, O, 008*1 > RD
- Enfin à chaud, l’hydrosulfite de soude, d’après M. Bernthsen, peut subir la décomposition spontanée suivante :
- 2 Na, S, O. - H, O — 2 Na asO, + Na, S, O,.
- AEY*E% d 889
- L'hydrosulfite de soude technique contient, en effet, des quantités variables selon le degré de détérioration d'hyposulfite, de sulfure et de sulfite de sodium. Il est bon de mentionner que ce dernier sel, s’il y a excès de formaldéhyde dans la couleur d’enlevage, se convertit, sous l’influence de l’aldéhyde, en bisulfite qui reste combiné comme bisulfite-formaldéhyde et en soude caustique (i) :
- —OH
- Na,SO, + H2O + CH,O = H,C + NaOH
- Une couleur enlevage exactement préparée d’après les données de M. Kurz, c’est-à-dire en réunissant dans la couleur l’hydrosulfite de soude solide de la « Badische Anilin und Sodafabrik » et la formaldéhyde technique 40 0/0, dans les proportions indiquées, bien qu’elle ronge à l’état fraîchement préparé le rouge paranitraniline et le bistre chrysoïdine, ne conserve pas longtemps son pouvoir réducteur. Déjà au bout d’un jour de préparation, un commencement de décomposition s’y déclare et s’annonce par la mauvaise odeur (de H2S) et par le noircissement des rouleaux d’impression en cuivre ; avec le temps la détérioration progresse, le rongeage devient imparfait et s’annihile complètement au bout de quelques jours. (Voir échantillons.) Les couleurs préparées avec l’hydrosulfite-formaldéhyde solide, et imprimées en même temps, restent inaltérées et conservent leur force d’enlevage sans affaiblissement apparent, pendant au moins trois semaines.
- Il ne rentre pas dans le cadre de ce rapport de rechercher les causes de cette détérioration spontanée de la couleur de M. Kurz. M. le professeur Eug. Wild a pu la suivre dans une série de dosages volumétriques et elle peut résider, en partie, dans des réactions secondaires, déterminées par les pro-
- fil G. Lemme, Chetn. Zig. 1903, n 74, p. 896.
- duits de décomposition et d’oxydation qui se trouvent dans l'hydrosulfite commercial ou qui s’y sont formés pendant le maniement du produit, en partie, dans la nature de la formaldéhyde et les proportions de ce corps qu’on a employées. Ce dernier point nous paraît, a priori, présenter une importance capitale, car en présence d’insuffisance d’aldéhyde, l’hydrosulfite non combiné, c’est-à-dire non engagé en composé double inaltérable, doit forcément subir l’oxydation et la décomposition que nous avons décrites d’une façon détaillée ci-dessus. Les progrès rapides que suivent ces réactions sont faciles à comprendre quand on se représente que le bisulfite, formé par l’oxydation de l’hydrosulfite libre, s’attaque de son côté à l’hydrosulfite-formaldéhyde pour en séparer, avec production de bisulfite-formaldéhyde, une nouvelle quantité d’hydrosulfite qui se détruit de nouveau par oxydation et ainsi de suite.
- Il est de fait qu’en forçant considérablement la dose de formaldéhyde dans la couleur de M. Kurz on arrive à lui communiquer la stabilité qui lui manque.
- En présence des inconvénients pratiques qui auraient accompagné une couleur d’impression confectionnée avec des drogues plus ou moins variables et incertaines tel que l’hydrosulfite de soude et, avec lui aussi jusqu’à un certain point la formaldéhyde, changeant d’une source à l’autre, susceptible de polymérisation et d’oxydation, le praticien ne pouvait que saluer avec satisfaction l’apparition de composés doubles d’hydrosulfite et de formaldéhyde tout préparés, purifiés et isolés à l’état solide. Ces composés étant exempts de tous les défauts signalés, assuraient la stabilité aux couleurs et la régularité aux fabrications.
- Ces nouveaux corps nous font revenir au pli cacheté, No 1361, de la Manufacture E. Zundel dont ils font l’objet.
- Le point saillant et fondamental de ce pli est l’observation curieuse des chimistes de la Manufacture Zundel que les hydrosulfites, à la manière des bisulfites, peuvent contracter avec la formaldéhyde des combinaisons doubles cristallisables bien défi-
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- to cO 23
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- nies, inconnues jusque-là, dans lesquelles la force réductrice éminente de l’acide hydrosulfureux reste cachée et emmagasinée sous une forme extraordinairement stable pour cette sorte de composés. Ces combinaisons d’hydrosulfites-formaldéhydes sont beaucoup plus stables que les hydrosulfites simples difficilement solubles, tels que l'hydrodulfite de zinc, et ont l’avantage sur ces derniers d’être d’une parfaite solubilité et, par conséquent, d’un emploi facile en impression convenant à toute sorte de tissu.
- (A suivre.)
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bleus anthracène au chrome BB et G. breo. s. g. d. g.
- Ces deux produits, mis sur le marché par la Manufacture lyonnaise, peuvent être employés indifféremment soit sur laine mordancée au chrome, soit pour teinture en un seul bain avec traitement ultérieur en bichromate. On procède comme ci-après :
- a) Teinture en un seul bain
- On garnit le bain, suivant l’intensité des nuances désirées, avec :
- 1-4 % d’acide sulfurique
- 10 » de sulfate de soude crist.
- et la quantité de colorant nécessaire ; on entre à 40-60° C. environ, on chauffe au bouillon qu’on maintient pendant une heure; on refroidit, on ajoute la quantité de bichromate de potasse indiquée et on fait encore bouillir pendant une 1/2 heure.
- b) Teinture sur mordant de chrome
- On mordance d’abord de la façon habituelle avec :
- 3 -4 % de bichromate de potasse et
- 2 1/2-3 » de tartre
- on rince et on teint en bain frais avec addition de 3-6 0/0 d’acide acétique.
- On entre à 40-60° C. environ, on porte en 20-30 minutes au bouillon qu’on maintient pendant 1 1/4 • 1 1/2 heure, on rince à l’eau et on sèche.
- Lorsqu’on teint dans des appareils en cuivre, on ajoute au bain chaud 0,5 0/0 de sulfocyanure d’ammonium (du poids de la laine) et on laisse reposer le
- bain pendant 10 20 minutes avant d’ajouter le colorant, l’acide et le sulfate de soude.
- Ces deux produits peuvent être employés en combinaison avec tous les colorants anthracène et autres colorants chromatabies, et, sur mordant de chrome, avec celles des couleurs d’alizarine qui ne se prêtent qu’à cette application.
- ÉTUDE DU MORDANÇAGE EN ÉTAIN fer et alumine sur soie
- Par M. le Dr Paul HEERMANN (I)
- Le Comité de chimie a bien voulu me confier l’étude du travail du Dr P. Heermann concourant pour le prix n° 15. Les conditions de ce prix se trouvent formulées par votre programme de la façon suivante :
- N° 15. « Médaille d’argent pour un travail sur la « question suivante :
- « Quelles sont les dissolutions métalliques qui aban-« donnent par immersion leur base aux fibres textiles, « et quelles sont les conditions dans lesquelles ces « teintures ou mordançages s’effectuent le mieux ? »
- Je suis porté à croire qu’en rédigeant ces conditions, vous avez surtout pensé au coton. C’est ce dernier textile surtout qui se trouve être le textile spécialement désigné pour être mordancé métalliquement. Mais le cas se présente également avec les fibres animales, et comme votre formule ne porte que l’expression générale de « fibres textiles », nous devons, il semble, étendre la question à toutes ces dernières. Partant de ce principe, j’ai pensé que le travail du Dr Heermann, qui porte spécialement sur la soie, devait être admis à concourir au prix que vous avez proposé.
- L’auteur a étudié, pour répondre au programme, la teinture (ou mordançage) primaire, c’est-à-dire celle obtenue par immersion simple, dans laquelle l’attraction de la fibre, pour le mordant, est seule en jeu. Son travail répond à trois questions :
- 1° Quels sont les sels qui abandonnent leurs bases directement à la fibre ? L’auteur s’en tient, sur ce point, à l’étain, le chrome, le fer et l’alumine. Bien que d’autres sels se trouvent partiellement dans ce cas, il s’en est tenu, dit-il, à ceux amplement connus et usités.
- (1) Rapport sur ce travail, par M. Léon Bloch. Société industrielle de Mulhouse, séance du 30 mars 1904. Bulletin d’avril 1904.
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- 2. CO CO
- 2° Quelles sont les fibres textiles capables d’attirer t directement la base ? L’auteur cite, en toute première { ligne, la soie du ver du mûrier, puis les autres soies, telle la tussah, puis il relègue bien loin, dans la faculté de fixer directement des bases métalliques, la fibre végétale : le coton.
- Le Dr Heermann prétend que ce dernier ne posrède qu’une affinité primaire très faible pour le mordant métallique, et que ses essais pour trouver une loi fixant les conditions de teinture ou de mordançage du coton en solution de sels métalliques par méthode directe, n’ont pas abouti. Il ne lui resta, dit il, qu’à fixer ses études sur la seule fibre s’y prêtant, la soie, et, pour ne pas se vouer à une matière unique, il se servit parallèlement de soies grèges et cuites, afin d’étudier comparativement les facultés d’absorption de la séricine et celles de la fibroïne.
- Je suis obligé d’ouvrir ici une parenthèse pour pre- | tester contre l’opinion du Dr Heermann, refusant au coton la faculté d’enlever directement des oxydes métalliques à leurs solutions salines. Nous savons, au | contraire, que, dans certaines conditions, il y a des solutions de sels métalliques abandonnant très facilement de notables quantités de base à la fibre végétale. ! Je n’ai qu’à rappeler les solutions alcalines d’oxyde | de chrome, abandonnant la presque totalité de leur | oxyde à l’étoffe— réaction Horace Kœchlin, et la solution obtenue en mélangeant du nitrate de fer, de la glycérine et de l’ammoniaque, donnant à la teinture ' directe de francs et beaux chamois de fer, — donc, des teintures ou mordançages primaires absolument.
- J’ai été forcément amené à cette petite digression pour répondre à l’affirmation du Dr Heermann au sujet de l’incapacité supposée au coton d’appeler des oxydes ' métalliques du milieu de leurs dissolutions.
- L’auteur s’est donc borné à étudier le mordançage delà soie et c’est cette étude qui répond à la question :
- 3° Quelles sont les conditions les plus favorables dans lesquelles les bases métalliques se trouvent abon données à la fibre?
- Il partage l’étude de ces conditions en quatre chapitres :
- La durée de l'immersion, la température du liquide, sa concentration, sa basicité.
- L’auteur a entrepris, pour fixer les conditions les plus favorables dans ces quatre chapitres, de nombreux essais. Il en décrit plus de 500. Ils sont faits
- comparativement et de façon raisonnée pour chaque chapitre. Les résultats donnés par les pesées des fibres sont corroborés par les pesées des cendres. J’ai refait un certain nombre des essais du Dr Heermann, choisis dans les quatre chapitres traités, c’est-à-dire quant à la durée de l’opération delà trempe, de la température, de la concentration et de la basicité du liquide. Votre rapporteur a pu exécuter ce travail, grâce à l’hospitalité qui lui a été gracieusement offerte à l’école de chimie par son directeur M. Nœliing.
- Je n’ai pas obtenu des résultats absolument concordants comme quantités d’oxydes métalliques fixés, avec ceux du Dr Heermann, et il fallait s’y attendre, mais j’ai obtenu à peu près les mêmes relations que lui ; je suis donc autorisé à confirmer l’exactitude des règles qu’il a établies, et qui se trouvent clairement résumées dans les tableaux qu’il a dressés. Je me suis permis d’indiquer mes chiffres à côté des siens, dans son travail original, il est facile de s’y reporter.
- Je ne vous décrirai pas par le menu le travail considérable du Dr Heermann, mais je voudrais vous indiquer sommairement les résultats obtenus. Les mordants employés sont : pour l’étain, le tétrachlorure ; pour le chrome, le chlorure ; pour l’alumine, l’acétate ; pour le fer, un sulfate basique.
- (A suivre.)
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- PROGRAMME DES PRIX à décerner en 1905
- CONDITIONS GÉNÉRALES A REMPLIR PAR Mm. LES CONCURRENTS
- Article premier. — Les étrangers sont admis à concourir comme les nationaux. Les membres du Conseil d’administration et des Comités de la Société industrielle sont seuls exclus.
- Art. 2. — Les mémoires, dessins, pièces justificatives et échantillons doivent être marqués d’une courte devise ou épigraphe choisie par l’auteur et adressés franco déport, avant le 15 février 1905, au président de la Société industrielle de Mulhouse, en même temps qu’un pli cacheté renfermant le nom exact et l’adresse du concurrent.
- Art. 3. — La Société ne prend connaissance que des noms des concurrents dont les travaux auront été récompensés; elle se réserve toutefois le droit d’ouvrir
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- le bulletin cacheté, dans le cas où un supplément indispensable d’informations serait à fournir par le candidat.
- Exception est faite aux auteurs de machines ou de procédés, dont l’application pratique est exigée par l’énoncé du prix. Dans ces cas, l’auteur n’est pas tenu d’observer l’anonymat en présentant son travail.
- Lorsque le cas l’exige, la Société envoie des commissaires sur les lieux mêmes pour examiner les machines ou procédés se rapportant à un concours.
- Art. 4. — Tout concurrent, par le fait même qu’il se présente au concours, s’en remet à l’appréciation souveraine de la Société.
- Art. 5. — Si une question n’est pas complètement résolue, il peut être accordé, à titre d’encouragement, une partie plus ou moins élevée du prix offert.
- Art. 6. — Si plusieurs concurrents ont satisfait à la fois aux conditions du programme relatives à une même question, le prix est partagé entre eux par parties égales ou inégales, suivant la valeur respec tive des solutions présentées.
- Art. 7. — Tout concurrent conserve la faculté de prendre un brevet d'invention, mais la Société se réserve le droit de publier, en totalité ou en partie, les travaux qui lui auront été adressés.
- Art. 8. — D’après la législation en vigueur dans la plupart des pays, n’est pas réputée nouvelle toute découverte, invention ou application qui, dans le pays, et antérieurement à la date du dépôt de la demande de brevet, a reçu une publicité suffisante pour pouvoir être exécutée. En conséquence, les auteurs qui désirent s’assurer le privilège de leurs travaux, devront les faire breveter avant de les adresser à la Société industrielle, qui entend décliner toute responsabilité à ce sujet. Dans le cas où une invention serait récompensée par la Société avant d’être brevetée, l’auteur pourra demander que la publication de son mémoire soit ajournée.
- Art. 9. — La Société ne restitue pas, en principe, les mémoires qui seront envoyés au concours ; cependant il pourra être dérogé à cette règle sur l’avis du Comité compétent ou du Conseil d’administration. En tout cas,les auteurs pourront prendre copie de leur travail. Quant à la restitution des dessins ou modèles qui accompagnent les mémoires, la Sociétté se réserve d’en apprécier l’opportunité.
- Art. 10. — Les médailles que distribue la Société industrielle se distinguent, suivant leur module, en :
- médailles d’honneur, médailles d’argent, médailles de bronze.
- Art. 11. — En remettant leurs travaux, MM. les concurrents peuvent indiquer une adresse poste restante où le résultat de l’examen leur est envoyé, dans le cas où la récompense n’est pas décernée.
- Art. 12. — La Société industrielle se réserve la faculté de décerner des récompenses à des travaux qui en seraient jugés dignes, alors même que ces travaux ne rentreraient dans aucune des questions mentionnées au programme.
- ARTS CHIMIQUES Travaux théoriques
- 3
- Théorie de la fabrication des rouges à l'alizarine. — Médaille d’argent pour un mémoire sur la théorie et la fabrication des rouges à l’alizarine par le procédé rapide « basé sur l’emploi des corps gras modifiés et rendus solubles.
- 4
- Synthèse de la cochenille. — Médaille d’honneur pour la production par synthèse des matières colorantes de la cochenille.
- 5
- Carmin de la cochenille. — Médaille d’honneur pour un travail théorique et pratique sur le carmin de cochenille.
- On devra indiquer d’où provient l’infériorité des produits obtenus par les procédés décrits dans les traités de chimie, relativement à ceux que livre le commerce, et dire pour quelle cause la totalité de la matière colorante n’est pas transformée ou ne serait pas transformable en carmin.
- Il s’agit donc de donner un procédé de préparation dont les produits puissent rivaliser, quant au prix et à la vivacité de la nuance, avec les meilleures marques du commerce ; puis d’expliquer théoriquement l’extraction partielle du colorant, ainsi que l’action réciproque des agents employés.
- 6
- Matière colorante du coton. — Médaille d’honneur pour une étude sur la matière colorante du coton, son isolement et son identité ou sa non-identité avec la matière qui fonctionne comme mordant dans les tissus de coton écrus ou insuffisamment blanchis.
- (A suivre).
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- REVUE DE L’ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Fœrber Zei^ung »
- Nuances jaune et brune sur cuir chamoisé
- Autrefois, pour teindre le cuir chamoisé en jaune on l'enduisait d’encre. A présent, après avoir mordancé le cuir avec de l’alun, on le teint avec une décoction de quercitron ou avec du jaune de chrome.
- Cette dernière doit se développer dans le cuir lui-même, et pour cela on doit bien fouler le cuir dans un bain de sucre de saturne et l’introduire ensuite dans un bain faible de chromate de potasse (1 partie de chromate pour 8-10 parties d’eau).
- On manipule soigneusement le cuir dans ce bain, on rince et l’on sèche. L’acide picrique donne aussi une belle couleur jaune.
- Pour obtenir une couleur brune, si l’on ne veut pas se servir de tanin, on emploie des bains de diverses concentrations de cachou.
- Pour donner au cuir la couleur de brun rouge, on mordance préalablement avec de l’acétate de cuivre et l’on teint ensuite avec du prussiate jaune de potasse. Mais ce dernier procédé de teinture exige un rinçage subséquent dans un acide dilué. Cette couleur brune est très belle et particulièrement solide.
- En mélangeant du jaune et du brun en combinaison avee du rouge, on parvient à obtenir des nuances variées. On peut aussi se servir, dans le même but, des couleurs anilines, mais dans ce cas il faut mordancer à l’aide de tanin (1 partie de tanin pour 20-15 parties d’eau). On couche cette solution sur le cuir à l’aide d’une éponge.
- La manière de teindre est la même que celle employée généralement dans le cas des anilines.
- Pour produire un lustre sur du cuir chamoisé, on procède comme suit :
- On prépare un bain avec 100 litres d’eau, un litre d’alcool rectifié et un litre d’huile d’olive ou d’huile de pavot.
- Le cuir est manipulé à fond, rincé et séché. On peut se servir également d’un bain de 50 litres d’eau et d’un kilo de savon.
- Le lavage des plumes et l’apprêt précédant la teinture
- On assortit d’abord les plumes d’après leurs qualité et couleur : blanches, colorées, galonnées et à médaillons.
- Avant de les laver, il faut s’assurer si elles sont véritables, c’est -à-dire qu'elles se composent d’une seule pièce, ou artificielles, c’est-à-dire composées de plusieurs pièces.
- On lave les plumes blanches dans un bain suffisamment gras de savon de Marseille à la température de 25-30®. On les polit sur une planche et l’on frappe avec précaution au moyen d’une brosse, en prenant soin de ne toucher que la fibre, car si l’on touche le tuyau il peut se former des crevasses qui entraîneraient la détérioration de la plume pendant le sé-chage.
- Après le travail préliminaire, on rince les plumes à fond et on les blanchit dans un bain de permanganate de potasse, où elles restent pendant un quart d’heure.
- Ensuite, on traite avec de l’acide sulfureux, puis on rince soigneusement, on les bat dans un drap qui absorbe l’eau et on les fortifie dans une solution assez épaisse d’amidon de froment auquel on ajoute une petite dose de bleu d’outremer ou de bleu de Prusse avec quelques cristaux d’acide saccharique.
- Les plumes ainsi raffermies sont placées de nouveau dans un drap et exprimées. Finalement elles sont saupoudrées de la manière suivante :
- On bat les plumes dans les mains avec de la fécule jusqu’à ce qu’elles deviennent sèches.
- Après cette opération, on les suspend pour sécher complètement et alors elles sont prêtes pour être frisées.
- Les plumes colorées sont traitées d’une manière différente.
- Au lieu d’un bain chaud, on prend une solution de savon tiède, pour empêcher la décoloration. Après ; avoir subi le lavage et le rinçage, appropriées on les | place dans un bain faible d’acide acétique et ensuite | on les raffermit dans une solution à laquelle on ajoute | ou de l’acide saccharique ou du bleu.
- > Les plumes galonnées et celles à médaillons doivent 7 être séparées et traitées avec beaucoup de précaution, | pour que les couleurs ne déteignent et ne se mélan-| gent pas ensemble.
- Les plumes que l’on désire teindre sont traitées d’abord comme des plumes colorées et teintes ensuite
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- pendant 10 à 20 minutes dans un bain légèrement acide, suivant le genre et la couleur de la plume. Ensuite elles sont rincées, raffermies et saupoudrées de la manière ci-dessus indiquée. Pour couleurs claires et foncées, il vaut mieux se passer de poudre, car si cette dernière n’est pas tout à fait propre, elle peut salir les plumes.
- ANGLETERRE
- De « Dyer and Calico Printer »
- Teinture des fils mercerisés et lustrés
- La consommation des fils mercerisés augmente continuellement et tous les jours il apparaît de nouveaux articles faits avec ces fils.
- L’état actuel du marché de la soie est particulièrement favorable à l’usage des fils mercerisés à la place de la soie en même temps que les effets que l’on peut produire avec ces fils sont si variés et si beaux que c’est à peine si le public peut reconnaître la vraie soie.
- Il importe beaucoup que le teinturier sache comment les fils ont été décreusés avant la mercérisation.
- Le décreusage doit être uniforme, autrement toutes les parties ne seraient pas mercerisées d’une manière égale et la teinture unie deviendrait une impossibilité. D’autre part, le décreusage ne doit pas être aussi fort que pour le blanchiment. Bien entendu, pour les fils blancs, le brun du coton égyptien doit être détruit.
- Le décreusage avec de l’alcali caustique opère certainement une mercerisation partielle préliminaire, et les fils se rétrécissent dans une certaine mesure.
- La difficulté principale pour le teinturier, c’est d’éviter la diminution du lustre. Les patrons de couleurs éclatantes ne peuvent être reproduites qu’avec des colorants basiques, dans quel cas le teinturier n’est que trop enclin à avoir recours au tanin et au procédé de tartre émétique. Mais la formation de laque de tanin endommage le lustre et les mordants d’alumine sont pire. En général, il faut éviter les laques toutra-pide que soit leur action. Si l’on doit faire usage de tanin, il faut réduire l’ancien pourcentage de 3 : 6 à 314 : 1.
- Cette quantité est tout à fait satisfaisante pour nuances claires. Un autre point important, c’est de ne pas employer trop de savon et d’exprimer à fond les fils avant le décreusage ou de les soumettre à l'action centrifuge. Autrement le savon décomposé couvrira la fibre d’acide gras.
- A la rigueur, on est obligé de se borner aux colorants directs, mais il faut faire son choix. L’affinité du coton mercerisé avec des colorants est tellement grande que l’on ne peut obtenir de l'uniformité qu’avec des colorants directs les plus solubles.
- On dit généralement qu’il vaut mieux ajouter au bain de l’huile pour rouge turc que du savon, mais un bain de savon répond parfaitement au besoin s’il n’est pas trop fort. La concentration ne doit pas excéder une livre de savon pour un bain de 20 gallons, autrement les fils surnageraient à la surface. Ceci peut aussi arriver lorsque le bain de savon est trop chaud, une température trop élevée et une quantité trop grande de savon affectant également l’uniformité de la teinture. L’emploi de savon abrège le travail comparativement à l’huile pour rouge turc, car lorsqu’il s’agit des nuances claires, on passe les fils de suite au bain acide après qu’on les a exprimés ou soumis à l’action cntrifuge. Le bain d’acide doit contenir une petite dose d’acide organique non volatil aussi bien que l’acide acétique, de sorte que les fils conservent une réaction légèrement acide après l’évaporation de l’acide acétique.
- Lorsqu’on teint d’après un modèle, il ne faut pas perdre de vue que presque tous les colorants directs, étant acidifiés, se modifient légèrement.
- Le bleu, le vert et le jaune deviennent habituelle-ment plus éclatants, et le rose acquiert une nuance .jaunâtre. Il faut donc traiter le modèle dans le même bain acide pour la comparaison.
- On peut couvrir les couleurs claires de colorants basiques dans le bain acide et ceci est bon à retenir pour rectifier, au besoin, des erreurs légères. Les couleurs foncées sont diazotisées pour les rendre assez solides au lavage, et, dans ce cas, l’huile pour rouge turc est plus avantageuse que le savon, parce qu’on peut en prendre moins ; elle se laisse aussi mieux rincer en même temps qu’elle est moins susceptible que le savon de former des composés avec de l’eau dure, lesquels sont nuisibles à la teinture. On ne saurait recommander le traitement postérieur avec des sels métalliques, car ceux-ci affectent le tact et le lustre ainsi que l’uniformité de la teinture.
- Pour donner aux fils blanchis la couleur de blanc pur, on les bleuit généralement avec du bleu méthylène. On fait cela dans un bain tiède de savon (1/2 livre de savon pour 10 gallons). Ensuite, on acidifie les fils
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- dans un bain contenant 5 % d’acide acétique et 3/4 à 1 % d’acide tartrique par rapport au poids des fils qui doivent peser 25 fois moins que le bain. En renforçant le bain on peut s’en servir plusieurs fois.
- Les fils lustrés sont souvent mélangés avec des fils mercerisés, ou on s’en sert séparément. La teinture n’offre pas de difficulté, car le lustrage se fait après la teinture. Il ne faut pas oublier que le lustrage rend la nuance un peu plus foncée. La teinture est effectuée, dans la plupart des cas,avec des bois de teinture, car on a besoin d’une grande solidité à la lumière.
- Pour le rouge on prend les marques d’écarlate gro-céïne, en raison de leurs éclat et solidité à la lumière. Il faut les ajouter au mélange de lustrage. Bien que les fabricants de couleurs recommandent leurs colorants directs et sulfurés pour fils lustrés, ces produits ne peuvent pas remplacer le bois de campêche pour noir, car ils donnent une nuance inférieure et coûtent plus cher.
- Voici le procédé que l’on peut recommander :
- Noir pour 100 livres de fils :
- 10 livres d’extrait de bois de campêche.
- 2 livres de soude de cristaux.
- 25 gallons d’eau.
- Faire passer les fils par un bain tiède, les mettre dans une cuve et verser dessus le liquide.Laisser pendant 6 heures ou pendant la nuit, exprimer et manipuler pendant une demi- heure dans un bain de :
- 5 livres de sulfate ferreux.
- 2 livres 1/2 de craie pulvérisée.
- Faire égoutter et suspendre.
- Ensuite on prépare un autre bain par lequel les fils égouttés, mais non exprimés, passent; après quoi on les laisse sécher.
- Pour obtenir un noir plus profond, on ajoute au premier bain de bois de campêche :
- 3/4 à 1 livre d'extrait de sumac.
- 1/2 livre d’extrait de bois jaune.
- LES NOIX DE GALLES
- Les noix de Galles de la région de Smyrne, dont le pourcentage en tanin atteint et souvent dépasse 00/0, sont très appréciées par les marchés consommateurs où elles sont expédiées sous les trois espèces : noires, vertes et blanches ; souvent, cependant, des expédi
- tions sont faites en marchandises vertes et blanches mélangées.
- Le commerce des noix de Galles a beaucoup perdu de son importance à Smyrne depuis que Moussol et Alep se sont mis en relations directes avec les anciens clients de Smyrne. Trébizonde et la Grèce produisent aussi cet article, dont l’ordre de valeur est le suivant : Alep, Moussol, Trébizonde, Smyrne, Grèce.
- C’est aux deux premières provenances que la France s’adresse de préférence pour ses achats ; les galles vertes et blanches de Smyrne s’écoulent principalement en Allemagne et les noires en Amérique et en Angleterre.
- La moyenne de l’exportation annuelle est de 500 à 600 tonnes, les prix de l’année passée ont été, pour les noires, 130 à 135 fr., et pour vertes et blanches, 115 à 120 francs.
- L’INDUSTRIE DE LA TEINTURE EN SUISSE en 1903
- Nous extrayons ce qui suit d’un rapport de la Chambre de commerce de Zurich :
- Teinturerie de soie. — L’année 1903 peut être comptée parmi les plus médiocres. L’occupation a été nor-male dans les premiers mois ; vers la fin de l’année, elle était insuffisante. Cette fâcheuse situation est due à la défaveur où sont tombées les étoffes de soie et à laquelle l’excès des charges a fort contribué. Il faut bien avouer que, malgré les avertissements répétés et le3 efforts des associations industrielles, les fabricants tiennent trop peu compte des inconvénients des charges lourdes ; et même, en raison de la belle apparence et du prix peu élevé de la soie chargée, ils ont une tendance à atteindre l’extrême limite de la charge considérée comme permise. Et cependant, l’active demande, qui ne cesse de se porter sur les couleurs peu ou point chargées et sur les noirs légers, indique bien que la défaveur atteint moins les étoffes de soie en elles-mêmes qu’en raison de l’exagération des charges.
- Ayant peu de travail et étant obligés de faire la chasse aux commandes, les fabricants ont dû accéder à toutes sortes d’exigences de la part des clients. Le taux des salaires a été réduit dans une forte proportion. Le prix des produits chimiques et du zinc est tou jours très élevé. Aussi la teinturerie se trouve-t-elle
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans une situation fâcheuse et c’est tout au plus si l’on ne travaille pas à perte.
- Apprêtage. — La mode a favorisé les articles de velours et de mousseline, que notre industrie ne prépare qu’en très petites quantités ; aussi ne pouvions- J nous prétendre à une grande activité.
- : La marceline a donné une occupation régulière, mais cet article était en baisse à la fin de l’année. A l’exception de la messaline, qui, à partir de novembre a été livrée à l’apprêt en quantités assez considés rables, aucun produit apprêté à Zurich ne mérite une mention spéciale. Les satins mi-soie paraissent être tout à fait démodés, et aucun autre article ne les a remplacés.
- L’année a ét é si mauvaise que de juillet à fin novem® bre l’on a fréquemment interrompu le travail.
- Teinturerie de laine en pièces et apprêtage. — Cette industrie auxiliaire est tout à fait dans la dépendance du tissage ; aussi a-t-elle partagé son mauvais sort en 1903. L’un des principaux articles, la cheviotte, a été délaissé par la mode, et n’a été remplacé par aucun tissu du même genre dans la faveur du public. Une protection modérée du tissage assurerait à la teinturerie une occupation normale et suffisante.
- ===r- — — - — • = = ---=
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera, à la fin de chaque année, une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs' qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal, n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tète du résumé du cas qui les inté-resse.
- (51). — Concurrence déloyale. — Commerçant se ré- | clamant de sa qualité d’ancien employé d’une mai- ) son rivale — Indication exacte. usage licite. — Visite à la clientèle commune. — Liberté commerciale. — Prétendue copie des livres. —Fait repréhensible, mais non prouvé. Demande principale rejetée. — Démarches auprès d’un vendeur. — Création de faux certificats. — Manœuvres. — Concurrence déloyale. — Demande reconventionnelle accueillie.
- I. — Ne se rend pas coupable de concurrence déloyale le commerçant qui se réclame de sa qualité d’ancien employé d’une maison rivale et qui rend des visites à la clientèle commune aux deux établissements commerciaux, alors surtout qu’il s’agit d’une spécialité qui ne peut être offerte qu’à un nombre restreint d‘a-cheteurs.
- Constituerait, au contraire, un acte de concurrenes déloyale le fait d’avoir obtenu d’un autre employé de l’ancien patron ùne copie de ses livres dans le but de connaître ses prix, ses clients, etc., mais ce fait doit être écarté s’il ne repose que sur de simples allégations dénuées de preuves.
- IL — Des manœuvres de concurrence déloyale doivent être retenues à la charge du demandeur qui a cherché à suborner un vendeur, à lui faire créer de faux certificats dans le but de simuler une campagne de baisse et d’entraver les affaires du défendeur.
- Ainsi jugé par le Tribunal de commerce de Lyon le 14 novembre 1903.
- La vente sur échantillon
- Le Tribunal de Commerce de Marseille vient de rendre un jugement intéressant en matière de vente sur échantillon. En principe, la vente sur échantillon exige le cachetage de ce dernier et son dépôt soit entre les mains d’une tierce personne, généralement le courtier, soit entre les mains du vendeur et de l’acheteur. En opérant ainsi, la vente est parfaite et, en cas de contestation sur l’identité de la marchandise vendue avec la marchandise offerte, l’échantillon sert à établir la conformité, sans que ni l’acheteur ni le vendeur puisse mettre en doute sa sincérité. Mais il est d un usage répandu sur la place de Marseille de vendre sur échantillon sans cachetage. Les contrats portent la simple mention de « conformité à l’échantillon ». Ce procédé est la source de nombreuses difficultés en cas de contestation sur l’identité de la marchandise vendue. La constitution d’un échantillon sans cachetage ne présente aucune garantie de sa sincérité, par suite, il ne peut servir d’une façon certaine de type de comparaison. Pour ces raisons énumérées dans le jugement ci-dessous, le Tribunal de Commerce de Marseille a estimé qu’une vente sur échantillon faite sans cachetage était nulle et de nul effet.
- « Attendu, dit le Tribunal, que A. a verbalement vendu à B. par l’intermédiaire de C., courtier, la quan-tité de 10 à 14 barils cotonniers, huile d’olive comestible de Séville, nouvelle récolte, au prix de..... les 100 kil. qualité marchandise et de recette et conforme à l'échantillon ;
- « Attendu que B. a refusé de prendre livraison de la marchandise offerte, prétendant qu’elle n’est pas conforme à l’échantillon convenu et que, celui présenté par le vendeur n’étant pas cacheté, il en conteste l’authenticité ;
- « Attendu qu’il est de jurisprudence constante qu’un échantillon non cacheté doit être considéré comme non existant si l’une des parties en conteste l’authenticité ; qu’en effet il importe avant tout que l’identité de l’échantillon ne puisse donner lieu à aucune contestation ;
- « Attendu que, par suite, les conditions de conformité à l’échantillon ne pouvant sortir à effet, il en résulte que le contrat manque de l’un de ses éléments essentiels servant à spécifier l’objet vendu et doit être
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 299
- arommn saruouny; -oesromsamzx:r raemrnzcsoenmzsunzoynmnramammr-mrrenmmrertmepgerue-=am | . I —— = - we ! ........... wa ,1, .r, ..... iwvzowoe =a -----2--- — -------------------------aa-oae*
- réputé nul aux regards des deux parties ; que, par suite, B. serait aussi peu fondé à demander la résilia-tion que A. à en demander l’exécution forcée ;
- « Par ces motifs,
- « Le Tribunal déboute A. de sa demande et le condamne aux dépens. »
- CORRESPONDANCE
- M. B. P., à Morlaix.— A notre avis et étant donnée la situation que vous nous exposez, la garantie existe et peut être invoquée en votre faveur contre l’architecte. Il faut produire à la faillite pour ce qui vous est dû en totalité et après répartition du dividende, exiger le complément, en vertu de la garantie donnée.
- M. L, R., à Limoges. — La question est très discu table. Il a été jugé dans des cas analogues que l’entrepreneur soumissionnaire avait droit à une indemnité s’il n’était donné suite à son offre acceptée en principe.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier et, moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées, avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont, à leur disposition, les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec une conscience des plus scrupuleuses, jointe à une grande expérience des affaires.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d'inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Modifications de Sociétés
- Calais. — Société des Ocres du Boulonnais, à Marquises — Capital réduit de 210.000 fr. à 202.000 fr. — Nomination d’administrateurs. — Acte du 25 août.
- Liquidations judiciaires
- Paris. — Société Collas et Cie, drogueries pour teintures, 11, pass. Ste-Croix-de-la-Bretonnerie. — Jug. du 20 sept. — J. C. M. Petit. — L. M. Laforge.
- Déclarations de faillites
- Paris. — Cauvin (Dlle), teinturerie, 8, rue Rennequin.
- — Jug. du 27 septembre. — S. M. Lemonnier.
- Répartitions de faillites et de liquidations
- Paris. — G. Royer et Cie, teinture et apprêt, 61, rue de l’Ourcq et usines, 5, impasse Stes-Claires, à Amiens. — S. M. Raynaud, 7,554 %.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. Bonnerot, 28, rue Gay-Lussac. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Robin, 69, rue de Rochechouart. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Clément, 7, rue de Fourcroy. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Suant, 40, rue Demours. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Joachine, 112, rue Cau-laincourt. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Robichon à M. Pesnelle, 10, rue Linné. — Entrée en jouiss. le 1er octobre.
- Paris. — Teinturerie, par M. .Buron, 65, rue Grenéta. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Chandelier, 150, boul. Voltaire. —Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Guerchais, 215, rue de Vaugirard. — Entrée en jouiss. le 24 septembre.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Maréchal, 30, rue Cler. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. —Teinturerie, par Mlle Blanc à Mme Ramenatte, 27, rue Clauzel. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Hallu fils, 11, rue Poussin. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Hallu, 97, avenue de Vil-liers. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Sureau, 61, boulevard de Grenelle. — Entrée en jouiss. le 1er octobre.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Gorins à Mme Vve Barrault, 62, rue des Amandiers. — Entrée en jouiss. le 1er octull e.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Harel, 8, rue St-Ambroise. — Entrée en jouiss; de suite.
- Paris. — Matériel et bail teinturerie, par M. Poulet à M, Rimes, 2, rue Lavoisier. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Clément à M. Duminy, 27, rue de Fourcroy. —Entrée en jouiss. le 1er octobre.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Guth, 26, rue Molière. — Entrée en jouiss. le 5 octobre.
- Paris. — Teinturerie, par M. Huchet à M. Mouriez, 98, rue Cambronne. — Entrée en jouiss. le 1er octobre.
- Paris. — Teinturerie, par M, Chevalier, 58, rue Volta. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Favel à M. Michaud, 122. faub. St-Martin. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Wierre à Mme Coûtant, 26, rue Guillaume-Tell. — Entrée en jouiss. le 1er octob.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Baudet, 13, faubourg du Temple. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par .Mme Vve Champagne à M. Delmas, 219, boul. Pereire. —• Entrée en jouiss. le 8 oct.
- Boulogne. — Teinturerie, par M. Courpotin, 52, rue Saussière. — Entrée en jouiss. de suite.
- Asnières. — Teinturerie, par M. Spiegel à Mlle Nottin, 43, rue St-Denis. — Entrée en jouiss. le 1er octobre.
- Vitry. — Teinturerie, par Mme Usannaz à M. Muller, 15, avenue du Chemin-de-Fer. — Entrée en jouiss. le 1er octobre. u
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- 300
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Potasse caustique 70/75 plaques
- Acide
- acétique industriel 40 %
- &
- azotique (voir acide nitrique) muriatique 22- chimiq. pur.
- Les 100 k.
- 30 »
- 28 »
- Rouille
- a a
- nitrique
- 20/22 par 15 touries 36' blanc.........
- » jaune............
- 40- blanc..........
- » jaune.........:..
- 36- chimiquem pur.
- 40- » »
- oxalique............
- picrique cristallisé
- sulfurique
- »
- »
- Alcali
- tartrique
- : 53-............
- 60' environ ...
- 66- » ...
- 66’ chimiq. pur au soufre.......
- 1er blanc.........
- volatil du gaz 22' .
- R
- 28/29
- Alcool dénaturé type Régie 90'.
- Alun épuré
- a
- ordinaire, de chrome
- Benzine cristallisable.. • • » lourde, industrielle
- » type Régie ....
- Bichromate de potasse
- »
- soude
- Bi-oxyde de baryum 85/86-.. Borax raffiné en cristaux.......... Carbonate de soude cristallisé Crème de tartre entière ......
- Cyanure
- Dextrine
- 31
- 6
- 30
- 29
- 35
- 34
- 47
- 55
- 72
- 250 5
- 6
- 32
- 15
- 270
- 35
- 60
- 50
- 25 »
- 25
- 7 25
- 50
- 50
- L’hecto
- es
- 52 »
- 100 k.
- 17 50
- 15 »
- 32 »
- L’hecto
- GQcx
- **8 O
- a
- Les 100 k.
- 72 »
- » en poudre ........
- . » soluble, paillettes,
- rouge de potassium pur.. blonde citron............. blanche................
- 55 95
- 33 :
- 8 205 210 315 340
- 48 48
- 50
- »
- Sel de soude
- Soude
- Sulfate
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes ..
- a
- a
- extra ........... pharmaceutique... chimiquement pure
- Extrait
- d’oseille liquide n1 1....
- » » extra. .
- ». supérieur..............
- Le litre 0 28 0 38 0 55 2 50 Les 100 k.
- de
- Javelle
- Glycérine blanche
- Lessive
- caustique
- : 30-Baumé..
- 28- » . .
- 25* »
- 20- »
- 15' » . ..
- industrielle 28 de potasse 36-.
- 115
- 155
- 185
- 12
- 11
- 11
- 50
- 9 50
- 9 »
- Noix de
- » » 40 •
- » de soude 36’ Galles de Chine........
- Orseille double..
- » triple............... Oxymuriate d’étain 32 % Panama (Quillay)........ Permanganate de potasse.
- Potasse
- »
- V
- d’Amérique .............
- imitation d’Amérique 66/70
- » » 52 55
- » » 45'..
- 120
- 35
- 45
- 13
- 160
- 65
- 80
- 180
- 50 125 100
- 39
- 33
- 30
- 50
- Perlasse Ire qualité » ordinaire .. rose factice........
- 42/45 en tourie.. .. supérieure............
- 90/92 .......
- Solvay 65 70
- » 75/80.
- » 80/85.
- caustique 60/62. ...........
- » 70/72.............
- » 60/62 plaquettes.
- » 70/72 »
- de cuivre 98/99 »
- de fer moyens cristaux . .
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur
- »
- Bleu
- 60
- 95
- 33
- 25
- 15
- 14
- 22
- 23
- 29
- 31
- 32
- 35
- 53
- 6
- Rouge Brésil Bahia........
- » Calliatour... 100 k.
- 50
- 50
- 50
- 50
- Le kil.
- » extra pains et poudre.
- » n' 1................ .
- » flor pâle et foncé....
- de Chine en grains...........
- Outremer poudre p. la peinture.
- a
- de
- Prusse
- 4
- 4
- 4
- 5
- 25
- 25
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- » p. ur azurage.
- » p.pap peints
- supérieur....... extra.......... n- 1 ..........
- Essence de térébenthine..,.
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 109
- PLAGE DU HAVRE
- Bc» de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- c
- - Ire qualité ...
- - 2e qualité .. .
- - 3e qualité....
- - Sisal, Yucatan..
- — Honduras.......
- - Tabasco...........
- — Haïti Cap.........
- - Fort-Liberté....
- — Aquim.............
- - ..................
- — Gonaïves ........
- - P.-de-Paix ......
- — ..................
- — Saint-Domingo...
- - Martin, et Guadel.
- — Jamaïque. ......
- 3 Cuba et St-Yago .. ................. Tuspan..... ................. Campêche......... Carmen..... Tampico..........
- ..................
- Haïti.............
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab .. .................. Carth. et Savan... Maracaïbo.........
- Fustet..... 100 k.
- Tatajuba(Pern )50k Bahia . ....... .
- Corinto. ... ....
- Amapala ... 50 kil.
- 12
- 10
- 5
- - 8
- 7
- 5
- 4
- 4
- 65
- 25
- 50
- 10
- à
- 14 il
- 8
- 9
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- 5
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- 4
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- 6
- Lima.......
- Ste-Marthe. Brésillet. .. Sandal..... Sapan ....
- CH
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1009 k.
- Pernamb.....50 k
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb .........
- pressé . ..
- Cocbenille
- On cote :
- Ténérife zacatille .. ..
- Ténerife grise.......
- Cureuma
- Bengale.
- Java,
- Mad
- ...50 kilos. Pond..' ...
- On
- Beng.
- Divdivi cote les 50 kil....
- Indigos cote actuellement : . sur v. et bl. 1;2 k..
- Beng.
- An violet et pourpre
- «
- beau viol, et dito... bon violet...........
- bon moyen violet. . . moyen violet.......... beau violet rouge .. bon violet rouge...... bon moy. v. roug.... fin rouge............. beau dito.. .......... bon dito.............. bon à fa cuiv......... ~uiv €?d . et bas.....
- 8
- 14
- 8
- 8
- 4
- 6
- 7
- 118
- 14
- S
- 50
- 30
- 1
- 1/2
- 60
- 50
- 22 M
- 50
- 9
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- 2
- 3
- 25
- 50
- 25
- 75
- 25
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- 16 ..
- 10 ..
- 10 ..
- 4 50
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- c.
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- kil.
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- 1 89
- 25
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- 5
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- CH v — O
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- Java........ .
- Kurpah.. ....
- Madras ......
- Mauille.......
- Caraque ......
- Guatemala flor
- . N.M.
- . N.M.
- . N.M.
- » bon à fin sobre..
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Orselile
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Querc Iron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé.. » gros effilé...
- 2
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- 75
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- 6 . .
- Rocou.
- Antilles....1/2 kil. 0 32 1/2 à 0
- Cayenne.................. N. M
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- 7
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- -* to
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C5 S
- PLACE DE MARSEILLE 1
- a « =e e s ë y « » S B a a S e fi
- Bois de Campêche (Laguna). 12 ..à. 15 . » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. » de Fustet Albanie. ... 10 50 12 .. Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. » marques ord.. 70 Cochenille argentée.. 100 k. » grise 525 .. 530 .. » zacatille naturelle 500 .. 525 .. » noire Palmas le k. 415 .. 430 . . Curcuma Bengale 32 » Chinois 40 .. ... .. » Madras 30 Gal.es de Chine 135 Prussiate jaune de potasse. .170
- INDIGOS, — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. 3.. 3.25 » moyen et bon moyen » coloré .. 2.60 2.95 » moyen ord. et ord. terne et serré 2,20 2,55
- Kurpah Lur et beau vio’et et violet rouge.. M. . ....
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré..-. M.. ... » moyen ord. et ord. mél. et terreux.. 1.80 2...
- Benga’e beau et fin violet.- M.. .... » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M. . » moyen violet-rouge et rouge M.. M • •
- Java bon moyen. . . » beau et bon violet. .. ••••
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation con
- 17
- 19
- 6
- traire 1er coût. Acide citrique................. 300 . .
- Alun raffiné(entrepôt) 15 .. » (acq.),. 17 •• Couperose emballée ....5 ..
- Essence de térébenthine (d. fûts)........................... 111 • • Id. (s. fûts)................... 108 .
- Fécule de pommes de terre, 1er bl........................... 45 • Id. 2e bl. (entrepôt)............ 40........• • Galles vertes et noires.................................... » noires Alep » blancnes Gomme arabique, en sorte . 65 .. 70 .. - » Ghésirée, en sorte.......... ••• •• » Sénégal,s. bas du fleuve 67 .. 70 .. »..............° Galam. 68 50 67 5 0
- 170
- » Aden, sorte cour, bonne 70 . 80
- » Mogador, blonde...........•........
- » » blanche................. •••
- » Laque en f. qté orange. 650 .......
- » » mi-orange 500 ............
- » » cerise AC 525 ............
- » Sandaraque lavée ................... » Damar (Batavia)...... 145........................................... »......................».....................Singapore............ 100 .. 120 »......................».....................Penang...............110. Gomme adragante Syrie.... 200 ,. 750 »......................» Anatolie. 150 ...............................600 .............................................. M.• • Garance, racine.....................................................................................................................................................................60..................................................... » poudre............... 65............................................ Rocou Guadeloupe ........ 100.....................
- » Cayenne................. • ...........
- Safran d’Espagne, Valence pur........................ 80 .. 90 .. Sulfate de cuivre(entrepôt). 48 »..................(acq.). .. 52................•
- Sumac en feuilles....... 25 .. ..... » poudre................ 26 Styrax liquide.......... 130 Tamarin Madras........... M .. 23 ..
- Verdet,' eu pains, extra sec, sous toile............................
- » en pains, extra sec, sous pap....................................................... » bon marchand en pains ...................................... »..............................» en boules ................... n raffiné en poudre sec........
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d. » nitrique 36 d. » » 40 d. » sulfurique.... 66 d. » sulfureux.... 50 d.
- 33............
- 40..........•
- 9 50 .. .
- 7 50 ....
- 260 ..
- 34 ..
- 38............
- 56............
- 61...........
- 180............
- 8..............
- 20............
- 7..............
- 26............
- 43............
- » tartrique.............. Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné............ Blanc de zinc de la Méditer, poudre................... broyé........................................
- Crème de tartre .........
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.......
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude............... » de potasse ..............
- Savons
- On cote les 100 kil. emballage ordinaire, franco quai, Marseille.
- Cuits
- Blancâlhuiled‘olive,s. marq. 66—à 68 — » extra pur 70 % d’huile 46 — 48 — » ordinaire 60 % » 40 — 42 —
- Bleus
- Bleu pur, pâle ou vif.... 38 — 43 —
- » mixte......... 37 — 38 — » talque (Ire)........ 30 —• 33 —
- Verts
- À l’huile de pulpe .......... 44 — 46 —
- Bruns
- Bruns extra................ 42 — 44 —
- M<irbrés roses
- Marbré rose..'............. 43 —- 45 —
- Noirs
- Les 100 kilos.............. 37 — 38 —
- Caisson de 100 mx.......... 16 — — —
- Résineux
- Jaune extra................ 40 — 42 — » à manteaux blanc............. 41 — — —
- Mi-cuits
- Blanc, ire qualité....... 32 — — — » 2e »........................................ 24 — 26 — » 3e ».................... ................. 18 — —
- Marbrés bleus ou roses ..... 25 — - — » bruns 32 — 34 — » noir 25 — — — » résineux, Ire qualité 33 — 34 — » » 2e » 24 — 32 —
- Tous suivant marque. Mous
- Première qualité........... 35 — — —
- Deuxième » . .............. 30 —---------
- Troisième » (en fûts pré -troliers) .. 25 — — —
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25 ... Sel de soude, 70/75, disp... 17 25 .... » 30/35, disp... 11 50 .... Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.. 30
- Soude caustique, 110/115, en
- bq. de 300 kil. plaquettes .. . .
- Soude douce 33 deg. en vrac ................
- Sulfate de cuivre.............. E 48 A 52 . .
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................... 5 .. .. ..
- PLACE DEBORDEAUX
- Bois de Teinture
- Brésillet. . . . . . . . 28 — à 29 — Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25 — Tabasco .... 18 — 19 — — Haïti 10 - 14 —
- — Martinique,Guadeloupe . . . 8 — 8 50
- Calliatour ...................— —--------------------
- Pernambouc.....................— —---- Jaune Cuba..................— — — Guayra-Tabasco. .........................— —---- — Tuspan..................— — — Lima..........................14 —----15--— Tampico........................— —----—---— Sapan. . . ...................................... — —--—-— Sainte-Marthe..................— —---- Nicaragua ... . . . ......— - Sandal rouge ..................— —----—---—
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier Curcuma de la côte. . 100.................k. — du Bengale. . Indigo Bengale poupré . ... — fin violet . — — beau violet . — — bon violet . . — — moyen violet....................... — — petit violet. . — — ordinaire et • cuivré . — Java ordin. et cuivré . — Madras fin. . . ..................... — — beau . . . — — bon .... — — moyen . ..................... — — ordinaire. ..................... Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet. — — moy. violet — — pet. ordin. — Pondichéry bon violet — — moy.violet — — orn.et cuivré — Manille — Guatemala flor . — — sobre . — — cortès . . — Mexique flor. . . . — - sobre . . . — — ordin. cortès Caraque flor. . . . — — sobre . . . — — cortès.
- 11 —
- 11 —
- 11 -
- 1U —
- 9 —
- 8 50
- 6 — 5 50
- 5 —
- 8 — 7 50
- 6 —
- 5 —
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- 4 —
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- 13 -
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- 10 —
- 9 —
- 6 50
- 6 —
- 5 50
- 9 —
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- 5 50
- 6 50
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- 7 —
- 6 —
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- Gomme laque ordin. et orange D C . le k. 6 — — — blonde, Ire quai. 5 80 — — — 2equal 5 75 — — cerise. . , . 5 75 — — blondeordin. . 5 70 Garance d’Avignon. .100 k. Lac-Dye, marque DT. le k.
- Orseille Mers du Sud. 100 k — Madagascar . . — —
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb............. 71 .. Acide acétique des arts 40 %..27 .. »..................chlorhydrique...................................?.............. . »....................nitrique 36................. 35................ »..........sulfurique 66 •...............8........ »....................tartrique.'.........................................................277..............50 » citrique. ................................................................... ... 290 . . Alun épuré. ................ 21 .. » ordinaire.................. 16................. Ammoniaque incolore, 22. • 45 Bichlorure d’étain, 55’.... 106 50 »..............................»...............60..... 129 ..
- (% . .
- 27 50
- 8 ..
- 36 ..
- 9 ..
- 282 ..
- 295 ..
- 22 . •
- 18 ..
- 47 .
- 111 50
- 135 ..
- Bois Campêche-Laguna. .. 15 .. 16 .. » Guadeloupe. 12 50 13 .. Bois Jaune Centre Amériq. 17 50 18 50 Cachou jaune. Vapeurs.... 53 .. 58 .. » brun 75 .. 85 .. Chlorate de potasse. 100 .. 110 .. » de soude 105 . 115 .. Chlorure de chaux 100 à 110. 11 50 12 50 Chromate rouge de potasse 77 50 79 . . » » de soude.. 57 50 59 ..
- Crème de tartre.............................
- Cristaux de tartre ... ................... » de soude................... 7......................7........50 Curcuma Bengale en racines...25......................29.........
- » de Madras.......................... ...
- » de Chine................... M .. . . .. Essence de térébenthine ....105 .. 110 ,.. Extrait de châtaignier 20 •..16 .. 17 ..
- Galles de Chine et Japon. . 152 .. 157 . .
- » vertes et noires .... 137 50 147 50
- Gomme Sénégal, en sortes 72 50 77 50
- » arabique................................. 67 50 72 50 » adragante rousse .. 275....... 310 .. Jus de citron................ 23................ 24 ..
- Méthylène à 95’............. 90 .. 95 .. » régie 90'................ 100 .. 110 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 .. 145 ..
- » » de soude............. .....
- Pyrolignite de fer........ 9.. 10.
- Résine...................... 23 .. 24 ..
- Rouille................... 8 50 9 .
- Sel de soude 80-............ 17 50 18 50 » ammoniaque.................12.............50 13 50
- Sel d’étain................ 235 .. 240 ..
- Soufre en canons............ 17 .. 18 ..
- » sublimé.................................. 19 .. 22 ..
- Sumac Sicile en feuilles.. , 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine......... 10 50 15 50
- » de cuivre............ 58 50 60 ..
- » de fer.................................... 6 .. 7 ..
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite • annonce à laquelle on répond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une
- | deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce 1 sous les initiales A. B. 25. Cette per-I sonne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 303
- OUVRAGES SPECIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM
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- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16....... fr. 50
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
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- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ia forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage journalier.
- BLANCHIMENT ET APPRETS
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
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- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes.
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- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; [d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-fine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques, — Matières colorantes non classées.
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- Les Patrons devant les prud’hommes.—Manuel des lois et'réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII- arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le doclear L. Gautier.
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- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
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- ((W.R.) 0ç
- 9 45 m. 4 » s. 11 35 m. 2 40 s. 9 » s. viâ Calais viâ Boulogne viâ Calais viâ Boulogne viâ Calais
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- Ire,2e cl. Ire, 2e cl. Ire, 2e cl. lre,2e,3ecl. Ire, 2e, 3e
- (*)(W.R.) (*) (*)
- 4 50 s. 10 45 s. 7 » s. 10 45 s. 5 30 m.
- Londres à Paris-Nord
- LONDRES, départ.
- Ire,2e cl. Ire, 2e cl. Ire, 2e cl. lre,2e,3ecl. Ire, 2e, 3e
- C)(W.R.) (*) C)
- 9 » m. 10 » m. 11 » m. 2 20 s. 9 » s. via Calais viâ Boulogne viâ Calais viâ Boulogne viâ Calais PARIS-NORD, arrivée
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- RAPPORT fait au nom du Comité de chimie sur les plis CACHETÉS DE LA SOCIÉTÉ DE LA MANUFACTURE E. ZUNDEL, A MOSCOU, ET DE M. KURZ, A DARNÉ-TAL.
- Par M. Henri Schmid (i). (Suite et fin)
- Le membre le plus intéressant de cette série au point de vue pratique est Vhydrosuljite de soude-formaldéhyde Na, S, O, + 2 CO H2. D’allures très indifférentes dans les circonstances ordinaires, il a la précieuse faculté de se scinder nettement, sous l’influence de la vapeur, en aldéhyde méthylique et en hydrosulfite sodique qui, à l’état naissant, déploie presque quantitativement ses effets de réduction.
- (1) Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse.
- C’est ce qui lui a conquis, d’un seul coup, sa place proéminente dans l’impression et en a fait la base d’une série de nouveaux articles très importants de la toile peinte.
- Nous citons l’emploi de l’hydrosulfite de soude-formaldéhyde (Hydrosulfite 'N F, de Hœchsf) (i) pour l’impression non seulement de l’indigo, mais encore de toutes les matières colorantes qui, sous une influence réductrice, peuvent constituer une cuve et qu’on fixe avantageusement sous forme de leuco-composés ; le point essentiel réside en ce que la formation du leuco-dérivé n’a pas déjà lieu au sein de la couleur d’impression, mais seulement au vaporisage, ce qui produit une réunion beaucoup plus intime de la matière colorante avec la fibre, à côté d’une grande inaltérabilité de la couleur d’impression.
- La Manufacture E. Zundel a fait accompagner ce pli d’une liasse d’échantillons de fabrication irréprochable d’enlevage blanc sur soie teinte en bleu, sur rouge paranitraniline fini, sur rouge para cuivré, sur rouge para matté en noir d’aniline vapeur (bistre de conversion), etc., qui, tous, font preuve de l’admirable efficacité de ce nouvel agent de réduction, sans pareil jusqu’à présent et ne trouvant son digne
- (1) En France, M. Descamps, de Lille, a également fait breveter des composés doubles d’hydrosulfite et de for maldéhyde qu’il a dénommés « Hyraldites ». La demande du brevet français et anglais date du 23 février 1903, tandis que le brevet allemand a été demandé par les « Farbwerke » le 25 février 1903.
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- pendant que dans le rongeant classique au chlorate-prussiate de notre collègue M. P. Jeanmaire.
- Un mot sur le mécanisme de la réaction. Dans l’hydrosulfite-formaldéhyde, mis en action sur les fonds azoïques à ronger, il n’y a que l’hydrosulfite qui exerce un effet de réduction, la formaldéhyde, dont le rôle n’est que de maintenir l’hydrosulfite inaltéré jusqu’au moment du vaporisage, n’entre pas en jeu ; l’oxydation de l’hydrosulfite pendant l’enlevage ne va que jusqu’au sulfite, c’est-à-dire . au bisulfite :
- (Na2S2O4 + 2 CH2O) + H2O + O
- Hydrosulfite-formaldéhyde
- = 2 CH, O+2NaHSO, formaldéhyde
- Le bisulfite ne peut contribuer à l’enlevage.
- Le rouge de paranitraniline se scindant sous l’influence de 1 H naissant en aminonaphtol et en para-phénylène-diamine, l’enlevage à l’aide de l'hydro-sulfite-formaldéhyde serait à représenter par l’équation suivante :
- — OH
- C.H. =N-C6HNO2
- 1 6 N b 4
- rouge de paranitraniline
- + 5[Na2S2O4 + 2CH2O] +8H2O Hydrosulfite-formaldéhyde = ioNaHSO3 + ioCH2O
- OH NH, CH. +C.H. 1,4 " 10 ‘NH, ‘NH,‘
- A l’aide de couleurs d’enlevage suffisamment chargées en hydrosulfite-formaldéhyde, on arrive à . ronger des dessins d’une grande finesse, même sur étoffe lourde grattée. Tout attendrissement de la fibre est exclu et le blanc obtenu est permanent, c’est-à-dire qu’il ne jaunit pas à la longue, comme, celui obtenu au moyen des préparations stanneuses.
- Dans la production de blanc sous rouge para à l’aide de réserves au sel d’étain ou au sulfite, l’action décomposante que ces réducteurs exercent sur le bain azoïque entraîne une perte plus ou moins sensible en paranitraniline, inconvénient que le procédé d’enlevage direct à l'hydrosulfite ne connaît pas.
- Le bistre Henri Schmid, produit par superposi
- tion de noir Prud’homme sur rouge para terminé, rend particulièrement bien sur tissu mercerisé et donne des teintes très unies qui, même dans les tons très foncés, se laissent ronger en blanc parfait au moyen de l’hydrosulfite-formaldéhyde. Ce dernier joue le rôle d’une réserve rongeante, agissant déjà sous le noir non développé ; le carbonate de soude, renfermé en quantité notable dans l’hydrosulfite-formaldéhyde commercial (i), ne peut être que favorable à ce but en réservant le noir à lui seul. Nos essais avec un produit pur ont donné des résultats insuffisants et il fallut introduire dans la couleur à l’hydrosulfite des substances neutralisantes ,telles que des acétates ou carbonates, pour obtenir de bon blanc.
- Le puce conversion rouge para-noir d'aniline présente non seulement l’avantage du bon marché et du grand teint sur les autres puces azoïques, mais encore celui de pouvoir facilement être rongé en rouge, moyennant de simples réserves sous noir d’aniline, qui laissent intact le rouge se trouvant sous le noir. Cet élément important d’enluminage, le rouge, manque pour tous les autres puces. En réservant le puce en rouge de la manière indiquée et en surimprimant un soubassement en hydrosulfite-formaldéhyde passant par-dessus le rouge et le fond, on réalisera de jolis effets de blanc dans le rouge et le fond bistre.
- Aux articles indiqués dans le pli No 1361 et énumérés ci-dessus, les chimistes de la maison de Moscou ont ajouté une nouvelle fabrication élégante, l’article enlevage sur un bistre azoïque provenant de la copulation de la chrysoïdine avec le diazopa-ranitrobenzol (pli cacheté No 1388, du 7 avril 1903). Ce bistre fut découvert en mars 1899 parMM.F.Bin-der et M. Vernier ; l’impossibilité de le réserver convenablement au sulfite ou au sel d’étain s’est opposée, à cette époque, à son développement industriel. La nouvelle couleur présente un superbe puce nourri qui, par les hydrosulfites-formaldéhydes, se laisse nettement ronger en blanc etendemi-
- (1) Aujourd’hui (avril 1904), les hydrosulfites-formaldéhydes du commerce, hydrosulfite NF, de Hœchst, aussi bien que Vhyraldite A, de Cassella, sont exempts de carbonate alcalin.
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- tons. Pour mi-enlevages, l’hydrosulfite-formaldéhyde est additionné de soude ou de soude plus sulfite ; les teintes claires auxquelles la couleur du fond se trouve ramenée sont remarquables par leur vivacité et l’égalité de leur ton. Un article goûté s’obtient en associant du noir vapeur (au campêche) à l’enlevage blanc et au mi-enlevage.
- En terminant, nous reconnaissons à la Manufacture Emile Zundel, à Moscou, et à ses collaborateurs, MM. Schwartz, Baumann, Sünder et Thes-mar, le mérite incontestable d’avoir préparé les premiers et isolé à l’état bien défini les composés doubles d’hydrosulfites-formaldéhydes et, grâce à leur aide, d’avoir rendu sûres, faciles et régulières les nombreuses fabrications qu’ils ont basées sur l’action du plus puissant des réducteurs,4’ l’acide hydrosulfureux.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bleu anthracène au chrome F
- Ce produit constitue un complément précieux à la série des bleus anthracène au chrome, si bien introduits dans la pratique parla Manufacture lyonnaise de matières colorantes.
- Tout en possédant les mêmes qualités de solidité que les autres bleus anthracène au chrome, la nouvelle marque leur est supérieure comme vivacité, de sorte qu’elle peut remplacer, dans bien des cas, les bleus d’alizarine, alizarine-cyanines ou bleus d'an-thracène.
- Le bleu anthracène au chrome F se recommande pour laine en bourre, rubans de peigné, laine filée et laine en pièces, pour la production de bleus solides au foulon et à la lumière, ainsi que comme produit de nuançage ou comme bruniturc, pour obtenir des nuances mode solides au foulon et à la lumière.
- Lorsqu’on tient particulièrement à la vivacité de la nuance on doit teindre de préférence le bleu anthracène au chrome F sur mordant de chrome ; tandis qu’on emploiera le procédé de bichromatage
- après teinture lorsqu’on aura surtout en vue le solidité au foulon.
- On teint de la façon suivante :
- a) Teinture en un seul bain
- Suivant l’intensité de la nuance à obtenir on garnit le bain avec :
- 1—4 o/o d’acide sulfurique
- 10 o/o de sulfate de soude crist.
- et la quantité de colorant nécessaire. On entre à 40—60° C. environ, on chauffe au bouillon qu’on maintient pendant une heure ; on refroidit, on ajoute la quantité indiquée de bichromate de potasse et on fait encore bouillir pendant trois quarts d’heure.
- b) Teinture sur laine chromée
- On mordance la laine de la façon habituelle avec :
- 3 — 4 0/0 de bichromate de potasse et
- 2 1/2— 3 0/0 de tartre
- on rince, et on teint ensuite en bain frais avec addition de 3—8 0/0 d’acide acétique.
- On entre à 40—60° C. environ, on chauffe en 28—30 minutes au bouillon et on maintient cette température pendant 1 1/2—2 heures, puis on rince à l’eau et on sèche.
- Lorsqu’on se sert d’un appareil en cuivre, on commence par ajouter au bain chaud 0,5 0/0 de sul-focyanure d’ammonium (du poids de la laine) puis on laisse reposer pendant 10—20 minutes avant d’ajouter le colorant, l’acide et le sulfate de soude.
- Le bleu anthracène au chrome F convient particulièrement bien aussi pour la teinture de tissus avec effets réservés ; en effet, que la teinture soit faite en un seul bain ou en deux bains, les effets de coton ou d’autres fibres végétales restent absolument intacts. Il en est de même des effets de soie, de sorte que le bleu anthracène au chrome F peut rendre de grands services pour la teinture des articles de laine avec effets de soie, si appréciés.
- Le bleu anthracène au chrome F a également donné de très bons résultats pour l’impression Vigoureux : voici une recette d’impression que nous tenons de la pratique ;
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- OO o CO
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- 3 kil. bleu anthracène au chrome F, ' brev. i s. g. d. g. (
- 01 14,5 lit. d’eau (
- 0,5 kil. sulfocyanure d’ammonium '
- 50 kil. épaississant (gomme Vigoureux 1:5) - 3 » fluorure de chrome /
- 12 lit. d’eau (
- 2 kil. d’acide oxalique (
- 10 lit. d’eau ( 0,5 kil. chlorate de soude /
- 3,5 lit. d’eau (
- 1 kil. huile pour rouge turc, en v. 100 kil.
- Imprimer et vaporiser avec de la vapeur humide deux fois pendant 1 1/2 heure sans pression. On peut aussi remplacer le fluorure de chrome par de l’acétate de chrome ou de formiate de chrome.
- ÉTUDE DU MORDANÇAGE EN ÉTAIN fer et alumine sur soie Par M. le Dr Paul HEERMANN (I) {Suite et fin)
- Pour la durée de l’immersion, il se trouve que l’abandon de la base à la fibre va d’abord en augmentant avec la durée de la trempe. Le maximum de l’oxyde métallique fixé se trouve, selon le mordant, obtenu entre 6 heures et 2 jours de contact. Dès que le point culminant d’absorption, pour l’étain, se trouve dépassé, il y a de nouveau perte de poids. Cette diminution de poids ne provient pas de la redissolution d’une partie de l’oxyde déjà fixé, mais de l’attaque de la fibre par le bain. Ceci est prouvé par les résultats que donnent les pesées de cendres. Pour les mordants de fer et de chrome, la saturation une fois obtenue, le poids reste constant, même après prolongation excessive de l’immersion.
- Pour la température^ l’auteur (adoptant la durée moyenne de 6 heures d’immersion) vérifie les différences obtenues en allant graduellement de 0° à 30° C, de 5 en 50. L’étain et le fer se fixent de même entre 0 et 30° sur la soie cuite, tandis que la soie grège prend des proportions qui vont en augmentant avec la température. J’ai eu la curiosité de chercher l’effet obtenu en montant au delà de la température étudiée
- (1) Rapport sur ce travail, par M. Léon Bloch. Société industrielle de Mulhouse, séance du 30 mars 1904. Bulletin d’avril 1904.
- rr-2
- | dans le travail du D Heermann, et j’ai constaté qu’à 1 50 C l’effet utile obtenu avec le tétrachlorure d’étain est sensiblement inférieur à celui donné à 30 C, température extrême des essais du Dr Heermann. Cette diminution de poids, constatée par la température plus haute du bain, n’est certainement due qu’à l’action corrosive du sel stannique, et si je me permets de citer C3t essai, c’est qu’il confirme ce qu’on pouvait supposer. Pour le chrome, l’oxyde se fixe, dans les mêmes proportions, entreOet 30 C sur la soie grège, alors que la soie cuite prend des proportions qui augmentent avec la température ; donc l’effet est en sens opposé avec celui de l’étain et du fer, alors que pour l’alumine les deux soies agissent dans un sens identique.
- Pour la concentration des bains, nous arrivons au chapitre le plus important, en ce sens qu’il s’agit ici non seulement de déterminer les conditions les plus favorables de l’abandon des bases, mais encore des conditions les plus économiques à fixer et à établir.
- Ce chapitre réserve quelques surprises. En effet, s’il y a des mordants qui abandonnent leur oxyde plus volontiers dans des solutions concentrées — jusqu’à une certaine limite, bien entendu, au delà de laquelle il n’y a plus de profit, — il y en a d’autres qui se comportent différemment. L’immersion pour les essais de concentration est fixée à 6 heures et la température à 15° C. Les liqueurs ferriques et stanniques sont prises à partir de 50 Bé, le chrome à 300, l’alumine à 15° allant ensuite en descendant de 5 en 50, Le tétrachlorure d’étain à haute concentration ne donne que peu de gain de poids et il n’y a pas de marche régulièrement ascendante en ce cas. Pour la soie grège, il y a fixation abondante de base vers 150 Bé et le maximum pour la soie cuite se trouve aux environs de 35°. Ces conditions se répètent à peu près pour le fer. Les solutions les plus concentrées n’agissent guère et c’est vers 35° que l’on constate le maximum d’utilité. Les marches ascendantes et descendantes de l’absorption se trouvent, du reste, plus régulières pour le fer que pour l’étain.
- Pour le chrome, les deux soies se comportent de même. C’est à 30° Bé qu’on constate le maximum d’oxyde déposé, et il y a une grande régularité de descendance en diminuant la concentration.
- Pour l’alumine, il y a à constater une fixation de base plus avantageuse en solution faible à 5° qu’en ! solution plus forte. On peut résumer en disant que les 1 solutions concentrées stanniques et ferriques se com-
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- LA TEINTURE 309
- portent passivement. Puis, en diminuant la concentration, le maximum d’effet utile atteint, l’absorption ira en diminuant avec la richesse du sel. Le chrome agit normalement et régulièrement, donnant son maximum à la plus haute concentration. Pour l’alumine, il y a anomalie en ce sens que la solution à 50 Bé donne plus d’effet que celle à 10 et celle-ci plus que celle à 150,
- Le Dr Heermann fait aussi une étude sur la façon de travailler spécialement le mordant d’étain sur la soie le plus économiquement, c'est-à-dire avec le minimum de perte en métal. Cette étude a une grande importance, vu qu’en certaines régions cette opération de mordançage à l’étain sur la soie se fait sur une grande échelle. L’industriel que cette fabrication intéresse lira ce chapitre avec intérêt et y trouvera d’utiles conseils. La question des mordançages répétés en solutions stanniques faibles s’y trouve soulevée. Elle n’y est pas résolue et l’auteur se réserve d’y revenir. Je me permets de faire ici l’observation suivante : « S’il était démontré qu’il y a une certaine économie d’étain, à mordancer par trempes successives en solutions plus faibles qu’en une seule plus concentrée, il resterait à voir si cette économie ne se trouve pas annulée par la dépense de plus nombreuses manipulations et par la perte de temps. »
- — •
- J’arrive, Messieurs, au dernier chapitre, qui traita du :
- Degré de basicité des liqueurs salines et de l’in fluence de ce degré sur l’abandon de la base. L’importance de cette question est considérable, car la qualité du sel vis-à-vis de la fibre change avec le degré de basicité. L’auteur, expliquant sa façon de désigner les divers états de basicité, indique une explication ingénieuse. Il appelle chiffre de basicité le quotient des quantités d’acide absolu et de métal absolu. Par cette équation, le chiffre de basicité du sel normal Sn CH est de 1.23. Le chiffre 1 représentera le sel stannique aussi basique que possible, c’est-à-dire amené au point où il commence à éliminer des flocons d’hydrate d’oxyde d’étain. Le Dr Heermann a constaté qu’un excès d’acide, jusqu’à une certaine limite, est indifférent quant à l’abandon de l’oxyde à la fibre, et un excès de base très favorable pour l’étain. Pour le fer, comme le mordant le plus communément employé, se trouve être un sulfate basique, l’auteur a augmenté d un côté cette basicité jusqu’à l’obtention de flocons d’hydrate de fer
- qui ne se redissolvaient plus, chiffre de basicité 1.87, et est remonté en sens contraire jusqu’au chiffre 2.33 en passant par le sel normalement employé, chiffre de basicité 2.
- Le résultat est fort régulier et la soie, qui augmente de 10 % de poids avec le sel le plus basique, voit diminuer son grain proportionnellement jusqu’à 3 %. Pour le chrome, la fixation de l’oxyde métallique augmente également avec la basicité et diminue avec elle jusqu’à disparition. L’alumine se comporte comme l’étain, toute proportion gardée.
- Pour nous résumer : l’étain et l’alumine abandonnent à peu près autant de base de leurs solutions plus acides que celles normalement basiques ; le fer abandonne moins de base à mesure que la richesse du bain métallique en oxyde diminue ; le chrome est dans le même cas. En revanche, le mordançage se trouve être uniformément plus riche pour les quatre métaux, quand la basicité de leurs sels est plus grande que celle normale.
- Messieurs, je suis arrivé au bout de mon examen. Nous nous trouvons en face d’un travail très ardu, très consciencieux et très considérable. Il y a là une somme d’efforts que nous devons récompenser. Je vous propose, Messieurs, en conséquence, de décerner à l’auteur, M. Paul Heermann, une médaille d’argent (1).
- Ci-joint le détail de mes expériences qui ont porté sur de la soie cuite ;
- Expériences de contrôle
- Les échevettes furent séchées jusqu’à pesées concordantes, sans dépasser, à l’étuve, la température de 40• C. Mouiller dans de l’eau tiède, exprimer, mordancer, laver dans de l’eau tiède 5 minutes, puis dans une eau légèrement ammoniacale, exprimer et sécher jusqu’à pesées concordantes, sans dépasser 40 C.
- Durée de la trempe
- Tétrachlorure d’étain à 30° Bé , à 150 C :
- Résultats Heermann.
- 15 minutes de trempe. Gain en poids. 14.65 % 17.73
- 6 heures » » 16.28 19 85
- 24 » » » 17.48 19.06
- 48 » » » 17.80 19,16
- (1) D’accord avec ces conclusions, la Société industrielle, dans sa séance du 30 mars, a décidé de décerner une médaille d’argent à M.le docteur Heermann.
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- Température des trempes
- Tétrachlorure d’étain à 30° Bé , 6 h. de trempe : " J , Résultats
- Heermann.
- 10c Centigrades. Gain en poids
- 30° » »
- 50° > »
- % %
- 13.60 15.94
- 13.15 16.00
- 9.48
- Concentration du liquide A 15® Centigrades, 6 h. de trempe : % %
- Sn Chà 450 Be, Gain en poids. . . 8.35 9.45
- Sn Ck à 30o Bé. » 16.28 15.79
- SnClà100Bé. » 4.48 5.35
- Basicité du sel
- De l’oxyde stannique fut dissous dans du tétrachlorure d’étain jusqu’à saturation, pour avoir ainsi, à côté du sel normal, le sel le plus basique. Cette solution fut ensuite ramenée à 30 Bé, et elle donne à : Résultats Heermann.
- 0/ 0/
- 70 zo 15oC, trempe6 h., un gain de poids de 18.45 18.95 alors que le sel normal habituel Sn Ch donne, dans les mêmes conditions . 16.28 15.79
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- PROGRAMME DES PRIX à décerner en 1905 (Suite)
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- Composition des noirs d’aniline. — Médaille d’honneur pour un mémoire sur la différence de composition entre les noirs d'aniline verdissables et inverdissables.
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- Action du chlore sur la laine. — Médaille d’honneur pour un travail sur les modifications chimiques qu’éprouve la laine sous l’influence des hypochlorites et, en général, du chlore et de ses composés oxygénés.
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- Constitution des matières colorantes. — Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze, suivant le mérite des travaux envoyés, pour des mémoires traitant de la constitution d’une des matières colorantes employées dans l’industrie des toiles peintes et non encore complètement étudiées.
- Il
- Synthèse d’un colorant naturel. — Médaille d’honneur pour la synthèse de l’une des matières colorantes naturelles employées dans l’industrie.
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- Théorie de la formation naturelle d'un produit organique. — Médaille d’honneur pour la théorie de la formation naturelle d’une substance quelconque du règne organique et sa reproduction par synthèse.
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- Graisse du rouge turc. — Médaille, suivant le mérite, pour l’étude chimique de la graisse du rouge turc extraite par M. Driessen des"tissus huilés et dégraissés destinés à la teinture. (Le travail de M. Driessen a été présenté au Comité de chimie le 9 avril 1902; voir Bulletin de la Soc. ind. de juin 1902.)
- Mordants
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- Nouveau mordant ou colorant. — Médaille d’argent pour l’application comme mordant ou comme colorant de quelque métal non usuellement employé ou d’une modification nouvelle d’un des composés connus et employés dans l’industrie. Le composé devra être solide et l’application pratique.
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- Teinture ou mordançage par sels métalliques. — Médaille d’argent pour un travail sur la question suivante :
- « Quelles sont les dissolutions métalliques qui aban-donnent par immersion leur base aux fibres textiles et quelles sont les conditions dans lesquelles ces teintures ou mordançages s’effectuent le mieux? »
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- Etude sur les mordants de fer. — Médaille d’honneur pour une étude sur les mordants de fer et le rôle qu’ils jouent dans la teinture suivant l’état d’oxydation et d’hydratation dans lequel ils se trouvent.
- On sait que l’alizarine teint en violet roussâtre l’oxyde ferrique et l’on suppose que le mordant qui se prête le mieux à la teinture en violet est un oxyde ferroso-ferrique. D’autre part, Persoz a obtenu un très beau violet au moyen d’un mordant ferrique. Il s’agirait de déterminer :
- 1° Si le mordant généralement employé (pyrolignite de fer) donne lieu, effectivement, à un dépôt d’oxyde ferroso-ferrique sur la fibre ;
- 2° Dans quelles conditions l’oxyde ferrique est susceptible ce donner nn violet normal.
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- Mordants multiples. — Médaille, suivant le mérite, pour un travail sur les mordants doubles ou multiples donnant une extension nouvelle aux faits actuellement
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- connus dans cet ordre de phénomènes. L’auteur devra passer méthodiquement en revue les mélanges entre eux des corps susceptibles de fonctionner comme mordants, leurs mélanges avec les oxydes qui ne sont pas reconnus comme tels, et indiquer les résultats des teintures obtenues sur ces mélanges avec plusieurs classes de colorants.
- Les études d’Horace Kœchlin (procès-verbaux du Comité, tomes 52, p. 52, et 69, p. 90), et de M. Prud'homme (tomes 60, p. 110, et 61, p. 32), pourront servir de point de départ à ces travaux.
- (A suiore).
- REVUE DE L’ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Farber-Zeitung »
- Les colorants sulfurés
- Dans notre article du 20 avril, nous avons consacré quelques lignes à ces couleurs utiles et notamment au mode de s’en servir. Nous indiquerons maintenant certains traitements subséquents qui ont pour but de renforcer à la fois la solidité de la fibre et celle des couleurs, ainsi que de rehausser les nuances.
- Ces traitements se font avec des acides chromiques, acétate de soude, vaporisation par l’accès d'oxygène, peroxyde d’hydrogène ou de sodium et des substances semblables.
- Pour le noir on traite, postérieurement à la teinture, avec de l’acide chromique et pour le brun avec du vitriol de cuivre. Dans le premier cas, on cherche à varier les nuances ; dans le deuxième cas, on obtient une plus grande solidité à là lumière.
- Si l’on ne se sert pas après la teinture de traitement alcalin, on peut ajouter au dernier bain de rinçage 2-3 gr. d’acétate de soude par litre et l’on sèche sans rincer de nouveau. On communique de cette manière a la fibre une plus grande résistance.
- On peut aviver les fils noirs avec de l acide acétique pour leur donner de la touche de soie ou bien encore ajouter de l’acétate de soude au bain d acide acétique. La vaporisation par l’accès d’hydrogène est très facile à faire dans des boîtes de bois ou de fer. Il faut remarquer que le coton ne doit pas être rincé après la teinture, mais exprimé à fond et soumis directement au
- procédé de vaporisation. Pour permettre à la vapeur de pénétrer facilement les matières, on suspend les fils ou les tissus sur des traverses dans la boîte à vapeur.
- La boîte est fermée pendant le procédé de vaporisation et il faut faire attention que les gouttes de vapeur ne se forment pas, car elles peuvent occasionner des taches. Plus la vapeur est chaude et sèche mieux se développent les couleurs.
- Pour amener l’oxygène on se sert d’un petit injec-teur. Après la vaporisation on rince dans l’eau chaude, on exprime et l’on sèche.
- Quelquefois on remplace la vaporisation par une chambre chaude. On procède comme suit :
- On place le tissu teint et exprimé, lorsqu’il est encore chaud, dans des paniers garnis de toile cirée. Ces paniers sont recouverts et mis dans un séchoir ayant une température de 60-70° C. Il faut prendre garde d'empêcher le tissu de s’attacher au récipient. Après la sortie,on rince à fond dans l’eau chaude.
- De « Leipziger Farber Zeitung »
- Manière de laver et de friser les plumes d’Autruche
- Dissoudre 1/2 livre de savon blanc dans 20 litres d’eau bouillante et laisser refroidir. Plonger les plumes dans l’eau, les étendre sur une planche et passer dessus avec une éponge douce trempée dans le liquide de savon.
- Rincer, ensuite exprimer et battre à la main entre deux draps propres jusqu’à ce qu’elles deviennent aussi sèches que possible.
- Après cette opération, on sèche et l’on frise en tenant les plumes sur un feu sans fumée. Si l’on jette au feu une petite dose de fleurs de soufre pendant que les plumes sont encore humides, les vapeurs les blanchissent en même temps.
- ANGLETERRE
- De « Oil and Colourman’s Journal »
- Préparation de l’huile pour ronge turc
- Après de nombreuses expériences, M. Herbig est arrivé à la conclusion que, dans la réaction de l’acide sulfurique sur l’huile d’olive, la quantité de l’acide consommé est généralement équivalente à la quantité de l’acide stéarique sulfuré provenant de l’acide oléique du triglycéride. Pendant le séchage,cet acide stéarique sulfuré se décompose, l’acide sulfurique se dégage et
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l’acide oxystéarique se forme. La même réaction se présente dans le procédé ordinaire de mordancement des tissus avec de l’huile pour rouge turc. Apparemment, la présence de l’acide oxystéarique est indispensable à la formation de la laque dans le procédé de teinture, ' tandis que l’acide sulfurique sulfuré reste sans influence. Néanmoins, on ne doit pas pousser la saponification de l’huile trop loin dans la préparation de l’huile pour rouge turc,vu que ceci amoindrit la qualité de la laque de couleur.
- L’auteur recommande la réaction de 3 molécules d’acide sur deux molécules d’olive, pendant une bonne heure, à une température qui ne dépasse pas 18° C., dans quel cas 20-25 % de trioléine se saponifient.
- AMÉRIQUE
- De « Textile Colorist »
- Procédé pour imprimer les chapeaux
- Ce procédé, breveté récemment en Angleterre, a pour objet de tourner la difficulté que l’on éprouve en imprimant des dessins sur les chapeaux, en raison de leurs formes conique et voûtée.La couleur est imprimée au moyen d’un modèle métallique sur lequel le dessin est gravé et qui est conforme au corps du chapeau. On place le chapeau sur la forme et on le couvre du modèle percé de petits trous à travers lesquels on passe le liquide au moyen d’un tuyau qui répand la couleur.
- Le tuyau peut être actionné par l’air comprmé, par la vapeur ou, au besoin, par une pompe.
- On peut appliquer ainsi plusieurs dessins à travers le modèle avec une brosse.
- Le mordancement qui précède l’application de la substance colorante peut être effectué de la même façon.
- Lustre sur tissus pour vêtements de dames
- On ne connaît aucun procédé de collage qui donnerait un lustre résistant à la pluie, mais si les tissus sont faits avec de la laine la plus éclatante, il existe un procédé pour le traitement de la laine qui permet de conserver beaucoup mieux le lustre produit ensuite
- Le procédé consiste en ceci : que l’on fait passer la pièce d’abord dans un bain d’eau chaude; ensuite, on la retire brusquement pour la plonger dans l’eau froide. Il faut que la pièce soit fortement étendue dans toute sa largeur.
- La fabrication de galon d’aluminium est une variété toute moderne. Le métal fondu dans la terre glaise peut être étiré en fils successivement fins. Le galon d’aluminium est très brillant et donne beaucoup d’effet.
- Il a cet avantage sur l’argent qu’il ne se ternit pas.
- De « Textile World Record »
- Quelques indications pour déterminer la qualité des fibres textiles
- 1. Apparence microscopique.
- 2. Le coton brûle sans odeur, tandis que la laine et la soie se recroquevillent et dégagent une odeur de matière animale brûlante.
- 3. Une solution bouillante d’alcali caustique dissout la soie et la laine, mais elle a peu d’action sur le coton.
- 4. L’acide sulfurique concentré dissout le coton et la soie à froid, tandis que la laine est peu affectée.
- 5. Le réactif de Schweitzer (solution ammoniacale d’oxyde de cuivre) dissout le coton et la soie, mais non la laine. La cellulose est reprécipitée par la gomme, le sucre ou les acides, mais les substances de soie ne le sont que par les acides.
- 6. Une solution de chlorure de zinc basique dissout la soie, mais non le coton ou la laine.
- 7. Une solution de coton dans l’acide sulfurique concentré donne une coloration de pourpre avec une solution alcoolique d’alpha-naphtol. Cette réaction indique réellement la présence de sucre et ne se donne pas par la soie ou la laine.
- 8. La laine (aussi poil et fourrure) est noircie lorsqu’on la chauffe avec une solution diluée de plombite de soude ; ce dernier étant obtenu par la solution de litharge dans la soude caustique.
- La couleur de la soie et du coton qui ne contiennent pas de soufre n’en sont pas affectés.
- 9. L’acide nitrique teint en jaune la soie et la laine, mais n’affecte guère le coton.
- 10. Une solution acide d’extrait d’indigo teint la laine et la soie, mais non le coton.
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- INFORMATIONS
- Il est question d’organiser, en 1906 une Exposition industrielle à Nancy.
- Un incendie s'est déclaré la semaine dernière dans la teinturerie de Mme Browaeys-Bazin, rue Duflot, à Roubaix.
- C’est dans le séchoir du premier étage que le feu a pris naissance, communiqué, croit-on, par les générateurs placés en dessous.
- L’incendie, malgré la promptitude des secours, s’est propagé aux autres salles de la fabrique et, en moins d’un quart d’heure, la plus grande partie des bâti -ments ne formait plus qu’un vaste brasier.
- Les dégâts sont évalués approximativement à 50.000 francs.
- Du fait de ce sinistre, les 50 ouvriers occupés dans la teinturerie devront chômer.
- TRANSPORTS ET TARIFS
- Los chemins de fer du Midi et des Landes propo -sent de modifier leurs tarifs communs P. V. 115 et leurs tarifs spéciaux P. V. 15 et 29, en ce qui concerne le retour franco à la gare de départ des wagons réservoirs vides ayant servi au transport de l’essence de térébenthine, en accordant aux expéditeurs de cette marchandise de nouvelles facilités pour le retour à vide de leurs fûts.
- La Compagnie P.-L.-M. soumet à l’homologation ministérielle la proposition d’inscrire dans le tarif spécial P. V. n 24, en faveur des apprêts pour étoffes non dénommés, par expéditions de 50kilogr. au minimum ou payant pour ce poids, lesquels sont actuellement taxés, sous cette condition de tonnage, à la 3e série du tarif général, la tarification suivante qui fera l’objet d’un paragraphe 12 :
- Toute gare à toute gare, prix par 1000 kilogr. du barème ci-après à augmenter des frais de chargement, de déchargement et de gare :
- Par chaque kilomètre en excédent de :
- Jusqu’à 100 kilomètres, par kilomètre, 11 centimes.
- 100 jusqu’à 300 kilomètres, par kilomètre, 10 centimes.
- 30C jusqu’à 800 kilomètres, par kilomètre, 9 centimes.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 800 jusqu’A 900 kilomètres, par kilomètre, 8 centimes.
- 900 jusqu’à 1.100 kilomètres, par kilomètre, 5 centimes.
- Ce barème est jalonné par les prix suivants :
- 100 kilomètres 200 — 11 fr. . .. 21 —
- 300 — 31 —
- 400 — 40 -
- 500 — .... 49 —
- 600 — 58 -
- 700 — 67 —
- 800 — 76 —
- 900 — 84 —
- 1.000 — 89 —
- 1.100 - 94 —
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera, à la fin de chaque année, une sorte de .répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal, n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les inté-resse.
- (52). — Accidents du travail. — Rupture ou suspension du contrat du travail. — Ouvrier ivre. — In^ vitàtioa à cesser le travail. — Mise en demeure insuffisante. — Faute inexcusable de l’ouvrier. — Réduction de la pension allouée.
- Ne constituent pas une rupture ou suspension du contrat de travail des invitations adressées par ses chefs à un ouvrier ivre, d’aller se reposer, de cesser le travail ou de se faire remplacer, ces invitations ne pouvant être considérées comme une mise en demeure formelle de quitter l’usine et ne pouvant être interprétées par l’ouvrier comme un renvoi immédiat.
- Il en est ainsi alors surtout que l’ouvrier a, en fait, continué son travail.
- Cette situation de fait permet seulement d’invoquer contre l’ouvrier victime de l’accident, la faute inexcusable prévue par la loi du 9 avril 1898 et qui permet de réduire la pension à lui attribuée.
- Ainsi jugé par la Cour de Douai le 21 décembre 1903.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- J’ai pris part à une adjudication de fournitures dans laquelle la soumission qui primait la mienne et qui offrait le plus fort rabais, n'était pas signée. Lors de la clôture du procès-verbal on s’aperçut de cette omission, le bureau ne trouva rien de mieux que de faire signer la soumission par l’adjudicataire et cela malgré
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- mes protestations et ma demande d’être proclamé adjudicataire à sa place.
- Désirant attaquer cette adjudication, je tiens à savoir si un recours présenterait des chances de succès.
- P. — Il est tout d’abord certain qu’un recours devant le Conseil d'Etat contre la décision du Préfet serait recevable. La question avait jadis été controversée, mais aujourd’hui il est admis d’une façon constante que les concurrents de l’adjudicataire peuvent demander l’annulation en soutenant qu’elle est viciée par certaines irrégularités.
- Ils doivent s’adresser au Préfet ou au Ministre, selon les cas et ils ont qualité pour déférer au Conseil d’Etat, par la voie contentieuse, les décisions du Préfet et du Ministre qui auraient repoussé leur réclamation. (Arrêt du Conseil d’État du 8 janvier 1868, Lebon p. 16.)
- Toutefois la jurisprudence du Conseil d’Eiat n’a pas admis qu’une irrégularité quelconque pût entraîner la nullité que lorsqu’elle porte sur un point essentiel, et le Conseil d’Etat se réserve le droit d’examiner si l’irrégularité a préjudicié au soumissionnaire qui réclame.
- Or précisément dans votre cas, ces deux conditions nous paraissent remplies. D’une part, l’irrégularité porte sur un point essentiel puisque, sans signature la soumission n’existant pas, le soumissionnaire aurait pu se déclarer non lié, si par exemple il s’était aperçu d’une erreur dans ses calculs et prévisions ; d’autre part vous avez souffert un préjudice, puisque, sans cette soumission irrégulière, vous auriez été déclaré adjudicataire.
- Nous pensons donc qu’un recours devant le Conseil d’État présenterait des chances de succès, car approuver ce marché serait porter atteinte au principe fondamental de la libre concurrence, et la nullité de l’adjudication prononcée.
- Mais il est plus douteux que l’on puisse obtenir que la soumission de l’adjudicataire soit seule proclamée nulle et que vous soyez déclaré adjudicataire à sa place. Au surplus le soumissionnaire qui a fait le rabais le plus élevé ne reste pas forcément adjudicataire ; en effet, l’administration peut toujours refuser d’approuver l’adjudication et ce refus échappe à l’appréciation de la juridiction contentieuse.
- CORRESPONDANCE
- MM. L. et &e, à Paris. — L’expédition par colis postal ne présente aucune des garanties des autres expéditions par chemin de fer. Vous ne pouvez rien réclamer pour l’avarie en question.
- M. P. S. Cavalereie. — Il faut vous adresser au liquidateur et si vous n’obtenez pas le paiement de ce qui vous est dû, l’assigner devant le Tribunal ainsi que l’associé responsable.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d’intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier, et moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement
- fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans lés cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solution la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec autant, sinon plus, de conscience, de soin scrupuleux, d’expérience et à de bien meilleures conditions que partout ailleurs.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d’inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marqués de fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de sociétés
- Paris. — Société en.commandite Moreux et Cie, teinturiers, 80, rue de Bondy. — Durée :5 ans. — Cap. 2.500 fr. fourni par la commandite. — Acte du 4 oct.
- Déclarations de faillites
- Paris. — Collas (Vve), teinturerie, 280, rue St-Jacques.
- — Jug. du 3 octobre. — S. M. Pruvost.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme Chorier à M. Lemée, 4, rue du Cardinal-Lemoine. — Entrée en jouiss. le 15 oct.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Proy, 59, rue Turbigo. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Delmas, 35, rue Cardi-net. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Lemesnil, 53, rue de Mau-beuge. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Maleniont, 6, rue Ste-Appoliue. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Villin, 33, b. St-Marc el. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. DalIeri à M. Bigey, 6, rue Roy. — Entrée en jouiss. le 15 oct.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Perron, 26, rue du Printemps. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Duchesne, 16, rue Pigalle. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Berger, 20, b. Magenta. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par MM. Champion et Schoner, 110, rue Miromesnil. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Granier à M. Laurent, 1, villa St-Michel. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris.— Teinturerie, par Mlle Patoir, b. Voltaire. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Coumelongue à M. Lambert, 6, rue du Loing. — Entrée en jouiss. le 1er oct.
- Paris. — Teinturerie, par M. Lirch à M. Monet, 18, b. de Charonne. — Entrée en jouiss. de suite.
- Vincennes. — Teinturerie, par M. Raeber à Mlle Petiot, 55, rue de Paris. — Entrée en jouiss. de suite.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les sept premiers mois des années ISO?, 1903 et 1904
- Quantités Marchandises
- IMIPORTATIONS livr es cl ia Co.SUE. mation EXPORTATIONS françaises ou francisées exportées
- 1904 1003 1902 «904 1903 1902 |
- Bois de teinture en huches : Mexique,. . . Q.m. 2 571 1 881 5.518 Bois de teinture en bûches Q.m. 827 674 898 |
- — Brésil » e e — moulus » 154 159 112
- — Haïti » 24.374 21.548 20.475 Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 103 124 183
- — — Guatemala.. — — Autres pays. 2.275 20.229 3 511 3 030 Curcuma en racine 292 464 457
- » 24.521 21 757 — en poudre » 31 48 53
- Q u er citron Lichens tinctoriaux 24 97
- Totaux .... 49 149 51.461 50.789 )) )) 414 344 164
- 221.386 242.889 261.909
- Bois de teinture moulus » 1 7 Sumac, fustet et épine-vinette : 247 970
- Garance en racine, moulue ou en paille... » 420 1.120 1 526 Ecorces, feuilles et brindilles » 280
- Curcuma en racine » 706 1 859 809 Moulus » 340 381 199
- — en poudre » 11 49 25 Noix de galle et avelanèdes entières con- • 690 989
- » 4 765 3.743 4.408 cassées ou moulues )) 779 |
- Lichens tinctoriaux » 1.915 1.493 2.369 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... )) 7 1.187 745
- » 29 854 31.789 34.354 Safran » 225 197 256
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 622 1 645 1 254
- Ecorces, feuilles et brindilles » 32 921 27.940 35.948 Cochenille » 858 1.064 1.626
- 22.119 29.012 20.861 Kermès animal » 12 8
- Noix de galle et avelanèdes entières, con- Indigo » 1.149 1.49a 1 722
- cassées ou moulues » 27.942 20.785 39.059 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 461 282 356 444
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 227 437 '.00 de bleu »
- » 289 306 310 Cachou en masse.' » 347 531
- Autres teintures et tanins » 3.555 2.013 1.829 Rocou préparé » 501 581 446 219
- Cochenille » 957 1.469 2.008 Orsei le préparée, humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait). » 426 200
- Kermès animal » • . » 94 77 57
- Indigo Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules » 3.132 2 949 5.553 Extraits de bois de teint, et d autres espèces: Garancine )) 491 1.884 253
- de bleu » 1 11 32.671 40.375
- Cachou en masse » 18.914 12.004 14.773 Autres : Allemagne — Belgique » 34 770
- Rocou préparé » 1.062 1.303 446 » 13.458 13 433 14.079 8.633 2.235 30.057
- Orseille préparée, humide en pâte » 3 3 — Angleterre » 10.080 12.53 7
- — sèche, (cudbéard ou extrait). » 59 65 60 — Etats-Unis — Autres pays » )) 1.281 29..657 2.249 28.291
- Extraits debois deteint. et d’autres espèces : Garancine.—
- » 6 1 C20 64 1.504 1.335 Totaux.......... » 87 147 91.2:0 95.379
- Autres Teintures dérivées du goudron de houille: Teintures dérivées du goudron de houille:
- Acide » 33 20 1 Alizarine artificielle » 5 7 1
- Alizarine artificielle. » 959 886 822 Acide picrique » 2.432 19
- Autres » 6.138 6 232 6.285 Autres » 2.140 2. 747
- Outremer » 899 768 662 Outremer » 9.053 9.004 6.404
- Bleu de Prusse 396 368 Bleu de Prusse » 379 360 169
- Carmins communs 8 8 8 Carmins communs » 52 15 41 i
- — fins ; 1 1 1 — fins » 28 36 44
- Vernis à l’alcool » 85 112 108 Vernis à l’alcool » 791 743 941 1
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence — à l’essence,à l’huile ou à l essence 6.689
- et à l’huile mélangées » 6.841 6.845 6.522 et à l’huile mélangées » 8.102 7.001
- Ocres broyées ou autrement préparées... 3.389 3.110 2.049 Ocres broyées ou autrement préparées.... » 119.801 131.065 147.35/ 1
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- 302 318 226 138 )
- dres bleues ou vertes » 81 110 139 dres bleues ou vertes .. ............ » 1
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 520 539 415 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 160 236
- Talc pulvérisé. » 18 324 11.592 22.796 Talc pulvérisé : • » i 14.528 23.940 22.299
- Couleurs non dénommées » 15.673 18.737 20.029 Couleurs non dénommées » • 4 179 3.453 2.388 |
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Potasse caustique 70/75 plaques .
- Acide acétique industriel 40 % ...
- azotique (voir acide nitrique), muriatique 22' chimiq. pur..
- Les 100 k.
- 30 »
- 28 »
- »
- » Rouille
- Perlasse Ire qualité » ordinaire . rose factice....... 42/45 en tourie.. . supérieure.........
- 60
- »
- nitrique
- 20/22 par 15 touries
- 36' blanc...........
- » jaune............
- 40' blanc..........
- » jaune............
- 36' chimiquem. pur.
- 40- » »
- 31
- 50
- Sel de soude 90/92 .
- S
- a
- Rouge Brésil Bahia........
- » Calliatour... 100 k.
- oxalique............. picrique cristallisé sulfurique 53'.
- Alcali
- tartrique
- 60' environ.....
- 66- « ....
- 66' chimiq. pur au soufre . ...
- 1er blanc........
- volatil du gaz 22' . .
- » » 28/29
- Alcool dénaturé type Régie 90’.
- Alun épuré......
- » ordinaire.
- » de chrome
- Benzine cristallisable......
- » lourde, industrielle
- » type Régie.........
- Bichromate de potasse.
- n
- soude
- Bi-oxyde de baryum 85/86'.. Borax raffiné en cristaux.......... Carbonate de soude cristallisé Crème de tartre entière .. ..
- Cyanure
- Dextrine
- 30
- 29
- 35
- 34
- 55
- 72
- 5
- 32
- 15
- 270
- 35
- 60
- 50
- 50
- L’hecto
- .. 55 »
- Les 100 k.
- 17 50
- 15 »
- 32 »
- L’hecto
- 33 »
- 34 »
- Les 100 k.
- 55
- Solvay 65 70 ..
- » 75/80 . .
- » 80/85 ..
- Soude caustique 60/62.........
- » » 70/72........
- » » 60/62 plaquettes
- « » 70/72 »
- Sulfate
- de cuivre 98/99 »
- de fer moyens cristaux .
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur
- » extra pains et poudre.
- » n' 1............... .
- » flor pâle et foncé.....
- de Chine en grains ........
- Bleu
- »
- • 14
- 23
- 24
- 31
- 32
- 6
- Outremer poudre p. la peinture.
- de
- a
- Prusse
- 50
- 50
- 50
- 50
- Le kil.
- 25
- 75
- 50 Les 100 kil.
- » p ur azurage.
- » p. pap peints supérieur.......... extra. n' I ..............
- Essence de térébenthine....
- 115 »
- 180 »
- 155 »
- 135 »
- 100 »
- PLACE DU HAVRE
- 5 a s e
- B B » »
- » en poudre .......
- » soluble, paillettes
- rouge de potassium pur. blonde citron........... blanche.................
- Eau oxygénée 10 à 12 vo'umes
- «
- extra ............ pharmaceutique. . chimiquement pure.
- Extrait
- »
- d’oseille liquide n' 1..
- » » extra.
- » supérieur....
- de
- Javelle
- %
- 30' Baumé
- 28' »
- 25' »
- 20' «
- 15' »
- Glycérine blanche industrielle 28' Lessive caustique de potasse 36'.
- » » »
- » » de soude
- Noix de Galles de Chine .. Orseille double............
- » triple .................
- Oxymuriate d’étain 32 % .
- Panama (Quillay)...........
- Permanganate de potasse.. Potasse d’Amérique • •
- 40
- 36
- 8 205 210 315
- 50
- 48 »
- 48 »
- Le litre 0 28
- 0 38
- Les 100 k.
- 115
- 155
- 185
- 12
- 11
- 11
- 9
- 120
- 50
- ))
- 50
- »
- On cote :
- Campeche du Brésil, coupe
- Jaune
- »
- imitation d’Amérique 66/70
- » » 52 55
- » » 45'..
- 13
- 160
- 65
- 80
- 180
- 50 125 100
- 39
- 33
- 30
- 50
- a
- a a
- a
- Ire qualité . .. 2e qualité .. . 3e qualité.... - Sisal, Yucatan.. - Honduras........ • Tabasco......... - Haïti Cap....... - Fort-Liberé . ...
- Aquim............. • &t-Marc..........
- Gonaïves ...... P.-de-Paix...... Miragoane,.......
- - Saint-Domingo... Martin, et Guadel.
- Jamaïque..... Cuba et St-Yago .. ............... Tuspan......... ............... Campèche....... Carmen..........
- Tampico.... ................. Haïti...... Jamaïque... Barcel et P Cab .. Rio Hacha.. Carth. et Savan... Maracaïbo ....... Fustet..... 100 k. Tatajuba(Pern. )50 k
- Bahia. ....... . Corinto............
- Amapala. ... 50 kil.
- d Espagne
- 12
- 10
- 5
- 8
- 7
- 5
- 4
- 4
- 4
- 4
- 4
- 4
- 4
- 4
- 3
- 4
- 65
- 25
- 50
- 25
- 35
- 85
- 25
- 20
- 50
- 50
- à
- 14
- 11
- 9
- 8
- 6
- 5
- 4
- 6
- 4
- 5
- 4
- 5
- 4
- 25
- 75
- 75
- 50
- 30
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- . 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracha.. 1000 k.
- Pernamb....50 k
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb.........
- » pressé ...
- Coebenillo
- On cote :
- Ténériffe zacatille ,..
- Tenerife grise......
- Cureuma
- Bengale. ......50 kilos.
- Java, Mad . Pond.....
- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- Oa cote actuellemep: :
- Beng. sur v. et bl. 12k. fin violet et pourpre....
- Beng.
- a
- «
- beau viol. et dite.. bon violet..... bon moyen violet. . moyen violet... beau violet rouge .. bon violet rouge..,. bon moy. v. roug... fin rouge.......
- beau dito.......... bon dito........... bon à fa cuiv...... ~uiv c.3 . et bas..
- Java......... .
- Kurpah.......
- Madras .....
- Manille.... ....
- Caraque ...... Guatemala flor
- N.M
- .N.M
- . N.M
- 8
- 14
- 8
- 8
- 4
- 6
- 7
- 118
- 14
- S,
- 50
- 30
- 1
- 1
- 22 M
- 5
- 4
- 4
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 2
- 2
- 2
- 1
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 50
- 75
- 25
- 50
- 59
- 50
- 50
- 25
- 50
- 25
- 1
- 75 M
- 50
- 9 ..
- 16 ..
- 10 ..
- 10 ..
- 4 50
- 7 ..
- 8 ..
- 16 .
- 45 .
- .. N
- 35 ..
- kil.
- 2
- 25
- 13
- o
- 5
- 5
- 4
- m G 6 9 92
- 2
- 2
- M
- 50
- 75
- 75
- 50
- * S
- 2
- 50
- 50
- 5
- 5 5
- 4
- 4 5
- 4 4
- 4 5
- 3
- 50
- 50
- 3
- 14
- 3
- 4
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- 4
- 50
- 50
- 50
- 50
- 35
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- 5
- 5
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- 4
- 5
- 4
- 5
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- 25
- 25
- 50
- 50
- 25
- 75
- 50
- 75
- 50
- 25
- 10
- • bon à fin sobre .
- » — cor....
- • cor. ord. à bas..
- N -Gren ûn, surf. 1/2 I: N.M.
- > bon à beau.. N.M.
- • ord. et moy-n N. M.
- Orseiile
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar........ .M
- On cote les 50 kil. daltimore fin effilé....
- • gros effilé..
- Rocou
- Antilles....1/2 kil. 0 32
- Cayenne.................
- 0
- 3
- 1
- 0
- 75
- 75
- 75
- 7 50
- 6 ..
- 2
- 2 o
- à 6
- 1/2 à 0 N. M
- .0
- 75
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA.. TEINTURE
- C.
- PLACE DE MARSEILLE
- » 9 P e B S B • 0 B •€ B e e 35 B
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) » de Fustet Albanie. .. . Cachou noir, Ire marque...
- Cochenille
- »
- Curcuma
- marques ord.. argentée..100 k. grise........... zacatille naturelle noire Palmas le k.
- 12 .11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à .15 .12
- 12
- 85
- i Bengale.
- Chinois. ’ Madras.
- GaJ es de Chine.............
- Prussiate jaune de potasse.
- 525
- 500 .
- 415 .
- 32 .
- 40 .
- 30 .
- 135 .
- 170 .
- 530
- 430
- INDIGOS. -- Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre.
- Kurpah
- Kurpah
- Bengale
- »
- Java
- moyen et bon moyen coloré............... xoyen ord. et ord.
- terne et serré... . tes et beau vio et et violet rouge..
- moyen et bon moy. assez coloré.. .
- moyen ord. et ord. mél. et terreux. .
- ! beau et fin violet bon moyen à bon violet et violet rouge ...............
- moyen violet-rouge et rouge............
- 3. .
- 3.25
- 2.60
- 2.20
- S
- 5
- X.
- QO • O
- 2
- M .
- Le
- 2.95
- 2.55
- M. .
- M
- bon moyen...... ... ...
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- tout aux 100 kil , sauf variation
- con-
- Sumac en feuilles....... 25............
- » poudre....... .. 26.......................
- Styrax liquide.. ..... .... 130..............
- Tamarin Madras................. M .. 28 ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile ............... » en pains, extra sec, sous pap..................
- » bon marchand en pains......................
- » » en boules....................
- r raffiné en poudre sec .................
- Mous r ;
- Première qualité...... ...... 35 — — —
- Deuxième » • ................ 30 — — —
- Troisième » (en fûts pé-
- troliers) .. 25 — — —
- PLACE DE BORDEAUX
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d. • » nitrique...... 36 d.
- » » 40 d.
- » sulfurique.... 66 d.
- » sulfureux.... 50 d.
- traire 1er coût. Acide citrique.............. Alun raffiné (entrepôt).....
- » (acq.)....................
- Couperose emballée.......... Essence de térébenthine (d. fûts)......................
- Id. (s. fûts)...............
- Fécule de pommes de terre, 1er bl......................
- Id. 2e bl. (entrepôt).......
- Galles vertes et noires.....
- » noires Alep...............
- » blancnes..................
- Gomme arabique, en sorte . » Ghésirée, en sorte........ » Sénégal,s. bas du fleuve » » Galam............
- _ » Aden, sorte cour, bonne » Mogador, blonde........... » » blanche..........
- 3 0 . .
- 15 . .
- 17 ..
- 5 ..
- 111 ..
- 108 .
- 45 .
- 40 .
- 65 .
- 67 ..
- 68 50
- 70 .
- a a
- Laque en f. qté orange. 650 .
- » mi-orange 500 .
- » cerise AC 525 .
- R
- Sandaraque lavée Damar (Batavia).
- » Singapore
- Penang ....
- Gomme adragante Syrie.
- a
- » » Anatolie.
- ...................... Garance, racine........
- » poudre...............
- Rocou Guadeloupe .........
- » Cayenne . ........ .
- Safran d’Espagne, Valence pur........................ Sulfate de cuivre(entrepôt).
- » (acq.). ..
- 145 .
- 100 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 60 .
- 65 .
- 100 .
- 80 .
- 48 .
- 52 .
- 17 .
- 19 .
- 6 .
- 70
- 70 ..
- 67 50
- 80 ..
- 120
- 750
- 600
- 90
- » tartrique............... Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné............. Blanc de zinc de la Méditer.
- poudre........... broyé............ Crème de tartre.. Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp....... Chlorure de potassium, en gare de Salins. .......... Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude.
- » de potasse.............. Sel de soude,80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115 , en tamb. de 300 kilos........ Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ........ Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos..............
- 9 ., à
- 33 ..
- 40 .
- 9 50
- 7 50
- 260 . .
- 34 ..
- 38 , .
- 56 ..
- 61 ..
- 180 .. .
- 8 ..
- 20 ..
- 7 ..
- 26 50
- 43 . .
- 18 25
- 17 25
- 11 50
- 30 ..
- E A 52
- Savons
- On cote les 100 kil. emballage ordinaire,
- franco quai Marseille. i
- Cuits
- Blancàl’huile d’olive,s. marq. 63 — à 68 — » extra pur 70 % d’huile 46 — 48 — * » ordinaire 60% » 40 — 42 — '
- Bleus
- Bleu pur, pâle ou vif..... 37 — 43 —
- » mixte.............. 35 — 36 — 1
- » talque (Ire)...... 30 — 33 — »
- Verts |
- A l’huile de pulpe ...........43 — 44 —
- Bruns I
- Bruns extra............ . 42 — 44 — 1
- Marbrés roses
- Marbré rose.................. 43 — 45 — ’
- Noirs I
- Les 100 kilos................ 37 — 38 — |
- Caisson de 100 mx............ 16 — — — .
- Résineux
- Jaune extra.................. 40 — 42 — j
- » à manteaux blanc .... 34 — 35 —
- Mi-cuits ,
- Blanc, Ire qualité........... 32 — — — I
- » 2e » 24 — 26 —
- » 3e » 18 — — -
- Marbrés bleus ou roses ..... 25 — - — •
- » bruns............ 32 — 34 — ‘
- » noir............. 25 — — —
- » résineux, Ire qualité 33 •— 34 — ;
- » » 2e » 24 — 32 —
- . Tous suivant marque. (
- Bois de Teinture
- Brésillet 28 — à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco ... . 18 — 19 cmwe
- — Haïti 10 ... 14 —
- — Martinique,Guade-
- loupe . . 8 — 8 50
- Calliatour — — —.
- Pernambouc — — — —
- Jaune Cuba ... . . — — —
- — Guayra-Tabasco. . . — — — —
- — Tuspan — — — —
- Lima 14 - 15 —
- Tampico — — — —
- Sapan — — — —
- Sainte-Marthe — — — —
- Nicaragua — — — —
- Sandal rouge — - — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k.
- Gambier — — — —
- Curcuma de la côte. . 100 k. — — — —
- — du Bengale. . — — -- —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 —
- — fin violet . . . — — —
- — — beau violet . 11 — 13 —
- — — bon violet . . 11 — 12 - —
- — — moyen violet . 10 ------ 11 —
- — — petit violet. 9 — 10 —
- — — ordinaire et
- cuivré 8 50 9
- — Java ordin. et cuivré . — — — —
- — Madras fin. . . . . 6 — 6 50
- — — beau . 5 50 6 —
- — — bon .... — — — ---
- — — moyen . . 5 — 5 50
- — — ordinaire. . . -— — — —
- Kurpah kuddapah’ beau violet 8 — 9 -
- — — bon violet. 7 50- 8 ....
- — — moy. violet 6 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 — 5 50
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 —
- — — ora.et cuivré 4 — 5 —
- — Manille . . . . . — — — —
- — Guatemala flot . . 8 — 10 —
- — — sobre . . 6 — 7 —
- — — cortès . . 5 — 6 —
- — Mexique flor. ... 7 — 8 —
- — - sobre . . . 6 — 7 —
- — — ordin, cortès 4 — 5 —
- — Caraque flor. . . . — —. — —
- — — sobre . -- — — —
- — — cortès. . . Gomme laque ordin. et orange — — — —
- D C . le k. 6 — —-
- — •— blonde,Irequal. 5 80 ---- —
- — — — 2e quai 5 75 —
- — — cerise. . . . 5 75 ------- —
- — — blondeordin. . 5 70 ------ —«
- Garance d’Avignon. . 100 k. — — —. -
- Lac-Dye, marque DT. le k. — — — —
- Orseille Mers du Sud 100 k — —- —- ------
- — Madagascar . . 3. - — —
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- 00 «O
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb............ 71 .. à 72 . .
- Acide acétique des arts 40% 27 .. 27 50
- » chlorhydrique............ ?.. 8 ..
- » nitrique 36........... 35 .. 36 ..
- » sulfurique 66-......... 8 .. 9 ..
- » tartrique............ 277 50 282 ..
- » citrique....,....... 290 295 ..
- Alun épuré.............. 21 .. 22 . •
- » ordinaire......... 16 ., 18 ..
- Ammoniaque incolore, 22. 45 . 47
- - Bichlorure d’étain, 55:.... 106 50 111 50
- » » 60...... 129 .. 135 ..
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux « OFFRES & DEMANDES » |
- 1‘ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à . transcrire les initiales A B. 25. Il ‘ introduit ce premier pli sous une
- Bois Campêche-Laguna ... 15 .. » Guadeloupe. 12 50 Bois Jaune Centre Amériq. 17 50 Cachou jaune. Vapeurs.... 53 .. » brun 75 .. Chlorate de potasse 100 ., » de soude. 105 Chlorure de chaux 100 a 110. 11 50 Chromate rouge de potasse 77 50 » » de soude.. 57 50 Crème de tartre. ... ..
- Cristaux de tartre............. » de soude..................... 7..................... CurcumaBengale en racines 25 .. » de Madras.................... » de Chine..................... M..................... Essence de térébenthine.. 105 .. Extrait de châtaignier 20- . 16 .. Galles de Chine et Japon.. 152 ..
- » vertes et noires .... 137 50
- 16 ..
- 13 ..
- 18 50
- 58 ..
- 85 ..
- 110 ..
- 115 ..
- 12 50
- 79 ..
- 59 ..
- 7 50
- 29 ..
- 110 ..
- 17 ..
- 157 ..
- 147 50
- deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- S. BREAKS & Son
- WYKE, BRADFORD (Yorkshire, Angleterre)
- ACIDE PICRIQUE
- pour Teinturiers
- EXPORTATION DANS TOUS PAYS
- Gomme Sénégal, en sortes 72 50 » arabique.................. 67 50 » adragante rousse .. 275 .. Jus de citron ............................... 23 .. Méthylène à 95’............. 90 .. » régie 90"................ 100 ..
- Prussiate jaune de potasse 140 . .
- » » de soude.......... Pyrolignite de fer................................9.................
- Résine..................... 23 ..
- Rouille .................... 8 50
- Sel de soude .............. 17 50
- » ammoniaque.. 12 50 Sel d’étain............... 235 ..
- Soufre en canons........... 17 . .
- » sublimé..................... 19 ..
- Sumac Sicile en feuilles. . . 22 ..
- Sulfate d’alumine.......... 10 50
- » de cuivre............... 58 50
- » de fer....................... 6 ..
- 77 50
- 72 50
- 310 ..
- 24 ..
- 95 ..
- 110 ..
- 145. ..
- 10 .
- 24 ..
- 9 .
- 18 50
- 13 50
- 240 ..
- 18 ..
- 22 ..
- 23 ..
- 15 50
- 60 ..
- 7 ..
- REPERTOIRE GENERAL ou DICTIONNAIRE MÉTHODIQUE
- DE BIBLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES
- TINCTORIALES
- ET DES INDUSTRIES ANNEXES
- Depuis les origines jusqu’à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE
- Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste.
- Ouvrage honoré du grand prix décennal Daniel Dollfus, de la Société industrielle de Mulhouse. (Séance du 27 octobre 1897).
- 3 vol. grand in-8. Prix de l’ouvrage complet, 100 fr. •
- Tome 1. Introduction ea avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Accidents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. Dictionnaire de : Laboratoire de teinture à la fin.
- F. PETERSEN & C
- à Schweizerhalle (près Bâle)
- FUSCHINE, ROUGE CONGO, etc.
- Toutes Spécialités
- pour jutes, paille, crins, plumes
- AGENDA OPPERMANN
- POUR 1905
- A l’usage des ingénieurs, architectes, agents voyers conducteurs de travaux, mécaniciens, industriels, entrepreneurs, etc.
- Contenant, outre les feuillets de l’agenda proprement dit, un recueil de chiffres et de documents techniques d’un usage journalier.
- Elégant carnet de poche, titre or sur plat fermoir élas tique, poche intérieure.
- Prix: reliure en percaline, 3 fr. ; reliure en cuir, tranches dorées, 5 fr.
- 25 centimes en plus pour être reçu franco par la poste.
- Envoi franco contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, -
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, x. Directeur, 20, rue Turgot (IX-)
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 9 co
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM
- CARBONATE ET: BICARBONATE DE SODIUM
- SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherehes commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage journalier.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE
- ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons* teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers voiumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé. ' thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4° Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. —Matières colorantes non classées.
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-
- ca o
- MONITEURDE.LA teinture
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte..........................................20 francs
- Teinturier, Apprèteur et Dègraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d’aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume.......................... 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d'), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l'étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l'acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Les Patrons devant les prud’hommes. — Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII- arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le docteur L. Gautier.
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- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
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-
- 48e Année. No 21.
- 5 Novembre 1904.
- 3
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTUR
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
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- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES EB/ELIOTHEQUG
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- n • = —.. — ----- ---------:
- SOMMAIRE
- Application par impression sur coton d’une nouvelle série de colorants. — Colorants directs appliqués au coton. — Rapport de M. O Michel. — Les nouveaux colorants. — Affaiblissement du coton par les acides. — Les chlorures métalliques. — Programme des prix de la Sociélé industrielle de Mulhouse (suite). — Revue de l’étranger. — Responsabilité du transporteur en cas d’avaries. — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- APPLICATION PAR IMPRESSION sur coton d’une nouvelle série de colorants directs fabriqués par la Société pour l’industrie chimique à Bâle (l).
- Ces colorants donnent des nuances vives, solides à la lumière et au savon. Pour les appliquer, nous procédons de la manière suivante :
- Préparation de la laque d’alumine des lilas chlorantine B et R
- Laque pour lila CB
- I kilo lila chlorantine B concentré
- 350 litres eau dissoudre et à froid :
- 40 litres eau
- 4 litres sulfocyanure d’alumine 15°
- (1) Pli cacheté n* 1133, du 30 septembre 1899, par MM. Edouard KOPP et Camille Favre ^Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, séance du 28 janvier 1904). 9
- ajouter lentement le sulfocyanure au lila chlorantine.
- Laver quatre fois et bien égoutter. — Donne 20 litres.
- Laque pour lila R
- i kilo lila chlorantine R ordinaire
- 200 litres eau dissoudre et, à froid, ajouter lentement :
- 14 litres sulfocyanure d’alumine 15° Laver quatre fois et bien égoutter. — Donne 10 litres.
- Couleur pour l’impression
- Lila CBN
- (Cette couleur s’emploie pour les rentrures et les dessins fins).
- I litre laque lila CB 1/4 litre glycérine brune passer au tamis de soie, ajouter :
- 2 litres eau de gomme E K 120 gr. phosphate de soude
- Lila CBT
- 1 litre laque lila CB 5/8 litre glycérine
- 350 gr. acide tartrique
- 2 litres eau cuire ensemble et ajouter :
- 6 litres eau de gomme E K Cuire le toul ensemble.
- Lila CBR
- I litre laque lila R 5/8 litre glycérine
- 350 gr. acide tartrique
- 2 litres eau
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-
- Co
- 9
- *41
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cuire ensemble et ajouter :
- 6 litres eau de gomme E K
- Cuire le tout ensemble,
- Lila CBTF
- 2 litres laque lila CB
- I/4 litre glycérine
- 2 litres eau de gomme E K
- 500 gr. acide tartrique
- Eau de gomme E K
- 5 kilos koalin
- 5 litres eau chaude
- I litre glycérine
- 1/4 litre huile
- 1/4 litre essence
- 20 litres eau. de gomme 300/1
- Pour l’impression des fonds, prendre les lilas CBT ; la laque se trouve en complète dissolution.
- Après impression, vaporiser 2 heures au Mather-Platt et passage en cuivre.
- Cuivre
- 5 gr. nitrate de cuivre
- 1 litre eau
- Chauffer le bain à 45° Réaumur ; durée du passage, 1 minute, ensuite laver fortement et sécher.
- COLORANTS DIRECTS appliqués sur coton (I)
- Nous avons continué l’application des colorants directs sur coton et indiquons ici encore une série de ces colorants qui sont employés dans notre fabrication. Nous pensons que d’autres colorants substantifs peuvent s’appliquer de la même manière.
- Laque pour rouge 8 BB
- I kilo rouge chlorantine 8 B (Société chimique de Bâle)
- 150 litres eau
- Dissoudre et à froid :
- 1 litre sulfocyanure d’alumine 11°
- Laver deux fois et mettre sur filtre. — Donne 12 litres.
- (1) Pli cacheté n- 1165, déposé le 3 février 1900 (Addition au pli cacheté ir 1133) par MM. Edouard Kopp et Camille Favre.
- Laque pour jaune C
- I kilo jaune chlorantine No 1704 (Soc. chim. de Bâle)
- 150 litres eau
- . : c._ -
- Dissoudre et à froid :
- I litre sulfocyanure d’alumine 110 Bé
- Laver deux fois et mettre sur filtre. —• Donne 12 litres.
- Laque pour bleu BV
- I kilo bleu chlorantine BB (Société chimique de Bâle).
- 150 litres eau
- Dissoudre et à froid :
- 2 litres ammoniaque
- 10 litres sulfocyanure d’alumine II° Bé
- Laver deux fois et mettre sur filtre. — Donne 18 litres.
- Laque pour bleus A6B, A3 B, A3R
- I kilo Accthylenblau 6 B, 3 B et 3 R (Soc. chim. de Bâle)
- 150 litres eau
- Dissoudre et à froid :
- 1 litre ammoniaque
- 7 litres sulfocyanure d’alumine 110 Bé Laver deux fois et mettre sur filtre. — Donne 14 litres.
- Rouge 8 BB
- 1 litre laque pour rouge 8 BB
- 100 gr. phosphate de soude 1/10 litre glycérine foncée
- 600 gr. british gum sèche Chauffer jusqu’à dissolution.
- Jaune C
- 1 litre laque pour Jaune C
- 100 gr. phosphate de soude
- Dissoudre à froid et, au besoin, ajouter 80 à 100 gr. bristish gum et chauffer, mais la couleur peut s’imprimer sans épaississant.
- Bleus BV, A 6 B, A 3 B et A 3 R
- 1 litre laque pour bleus BV, A 6 B, A 3 B et A3R
- 3/16 litre glycérine foncée
- 100 gr. acide tartrique
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 323
- Chauffer puis ajouter :
- 1 litre épaississant EK Chauffer jusqu’à dissolution.
- Epaississant EK
- 5 kilos kaolin
- 5 litres eau chaude
- I litre glycérine foncée 1/4 litre huile
- 1/4 litre essence de térébenthine 20 litres eau de gomme 375/14
- RAPPORT
- sur les plis cachetés nos 1133 et 1165, déposés par MM. Edouard Kopp et Camille Favre
- Par M. O. Michel (1)
- Les plis de MM. Ed. Kopp et C. Favre que j’ai été chargé d’examiner contiennent un procédé de 1 fixation de certains colorants directs de la Société pour l’industrie chimique de Bâle.
- Les échantillons qui accompagnent ces plis représentent des nuances lila, bleu, gris-bleu, rouge, rose et jaune. Quelques-unes de ces nuances sont assez solides, par exemple les lilas. Les autres nuances coulent en partie dans les blancs au savonnage, surtout si le bain de savon contient de la soude. Des échantillons exposés à la lumière en décembre et janvier ont subi très peu de changement.
- Le procédé indiqué par ces Messieurs étant nouveau, je propose l’impression au Bulletin des plis de MM. Kopp et Favre, n’ayant à leur opposer aucune antériorité.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bordeaux Immédiat G conc., brev. s. g. d. g.
- Le Bordeaux Immédiat G conc. est le plus rouge de tous les colorants sulfine fabriqués jusqu’à présent et comme il donne des teintes particulièrement solides au lavage, à la lumière et aux acides, il est remarquablement bien approprié pour la production
- (1) Bulletin, de la Socité industrielle de Mulhouse, séance du 28 janvier 1904.
- de tons bruns Bordeaux et bruns rougeâtres sur coton en bourre, en flottes et en pièces.
- Il se recommande aussi beaucoup pour la teinture dans des appareils mécaniques, et pour la produc-tion de chaînes solides aux acides.
- Mode de teinture
- Coton en flottes
- On teint dans un volume d’eau correspondant à
- 20-25 fois le poids du coton; on se sert d’une barque en bois ordinaire, munie de rouleaux prcs-seurs et de préférence on teint sur des bâtons coudés.
- 50 kilos de coton.
- Premier bain
- Bains suivants
- Bordeaux Immédiat G conc...............
- Sulfure de sodium crist. Colle forte........ Carbonate de soude calc............... Sulfate de soude calc. ou sel marin ....
- On teint pendant 1
- 3 — 6 k.
- 3 — 6 » 0,6— 1,2»
- 0,5— 3 »
- 20 —30 » heure environ,
- 2 —4 k.
- 2 —4 » 0,2 —0,4»
- o,5—i »
- 3 » à 70-80° C.
- On exprime et on rince à fond d’abord dans de l’eau
- froide, puis dans de l’eau chaude ; on ajoute un peu d’acide acétique au dernier bain de rinçage.
- Coton en bourre
- Les bains sont garnis exactement comme pour le coton en flottes. On entre le coton bien sec et bien
- ouvert dans le bain bouillant, et on teint sans plus chauffer, pendant environ 3/4-1 heure.
- Coton en pièces
- De préférence on se sert d’un jigger muni de rouleaux presseurs.
- Premier bain
- Carbonate de soude calc.................... 3 gr.
- Bordeaux immédiat G conc............ 5—10 »
- Sulfure de sodium crist............. 6—12 »
- Colle forte. . *.................... 1— 2 »
- Sel marin ou sulfate de soude crist . 5—15 »
- Par litre de bain.
- Bains suivants
- Carbonate de soude calc........... 0,5—I 0/0
- Bordeaux immédiat G conc ..... 4 —8 »
- Sulfure de sodium crist........... 4,5—9 »
- Colle forte....................... 0,4—0,80 »
- Sel marin ou sulfate de soude crist. .2 —5 »
- Par litre de bain.
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-
-
-
- C. t FA.
- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- On ajoute en outre comme quantités de consommation effective :
- Bordeaux Immédiat G conc. . 4 —8 0/0
- Sulfure de sodium crist. ... 4 —8 » Colle forte 0,8—1,6 »
- Du poids du coton.
- On teint pendant environ 1 heure à 70-80° C. on exprime et on rince ; on ajoute un peu d’acide acétique au dernier bain de rinçage.
- Teinture dans des appareils mécaniques Premier bain
- Bordeaux Immédiat G conc. . 6 —12 0/0
- Sulfure de sodium crist. ... 9 —18 » Colle forte 1,2— 2,4 »
- Du poids du coton. Carbonate de soude calc. . . 1 — 3 gr. Sulate de soude crist 5 —15 »
- Par litre de bain.
- Bains suivants
- Bordeaux Immédiat G conc. .4—8 0/0 Sulfure de sodium crist. ... 6 —12 » Colle forte 0,4— 0,8 «
- Carbonate de soude calc. . . 1 — 2 » Sulfate de soude 2 —-5 »
- Du poids du coton.
- On teint pendant 1/2-1 heure à 70-80° C. on élimine rapidement le bain par pression ou par aspiration et on rince ; on ajoute un peu d’acide acétique au dernier bain de rinçage.
- _____________________________________
- AFFAIBLISSEMENT DU COTON Par les acides sous l’influence de l’air chaud et du vaporisage
- Par M. Albert Scheurer (1)
- Cette étude comprend une série de travaux déjà présentés à la Société industrielle en 1900 et 1901, puis retirés par l’auteur dans le but de les compléter et de les soumettre à de nouvelles vérifications.
- Titres des travazix qui composent cette étude (2)
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, mai 1904.
- (2) On a négligé à dessein, et pour éviter l’encombrement, de répéter dans chaque essai la façon dont on a procédé aux expériences dynamométriques.
- Elles ont toutes porté sur la chaîne, on s’est servi uniformément de 75/26 alsacien ; chaque nombre représente la moyenne de 20 épreuves.
- I° Affaiblissement du coton par les acides lactique, oxalique, tartrique et citrique ;
- 2° Affaiblissement du coton par les acides oxalique, tartrique, ortho-, métapyro-, phosphorique et phosphoreux ;
- 3° Affaiblissement comparatif du coton par l’acide sulfocyanique et l’acide oxalique ;
- 4° Résumé d’expériences sur l’acide oxalique ;
- 5° Affaiblissement du coton par l’acide oxalique dans une atmosphère d’air chaud ;
- 6° Affaiblissement du coton par l’acide oxalique au sein d’une atmosphère de vapeur aux environs de 100°.
- Affaiblissement du coton par les acides lactique, oxalique, tartrique et citrique
- Ce travail a pour but de déterminer l’action de ces acides sous l’influence de l’air chaud et de la vapeur aux environs de 100 degrés.
- On essaie, de chaque acide, deux doses correspondantes à 10 gr. et 20 gr. d’acide oxalique par litre d’eau épaissie à l’adragante.
- Le titre de ces préparations a été vérifié et rectifié avec soin pour chaque acide.
- On les imprime avec un filet travers espacé et fournissant assez de couleur pour donner du traver-sement.
- L’impression se fait sur 75 P/26fils alsaciens.Les essais dynamométriques devant être exécutés sur la chaîne, on a soin d’imprimer le filet parallèlement à la trame.
- Après impression, on sèche à l’air froid.
- Traitement
- O tissu tel quel, non imprimé ;
- A tissu suspendu pendant 3 jours aux chambres chaudes ( entre 40 et 500 );
- B tissu vaporisé 2 fois 2 minutes continu ;
- G tissu vaporisé 20 minutes continu ;
- D tissu vaporisé 2 heures en sac dans la vapeur saturée à 100° ;
- E tissu vaporisé 50 minutes' en sac dans de la vapeur plus sèche;
- F tissu vaporisé 3/4 d’heure dans la cuve aux échantillons T — 1000.
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-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 325
- Après lavage à l’eau chaude, tous les échantillons sont ramés et séchés à une largeur uniforme.
- On fait, sur chaque échantillon, 20 essais dyna-nométriques en chaîne.
- Résultats
- Affaiblissement pour cent
- 0
- Expérience N' 1
- Chambre S. chaude 3 jours . Vaporisage 2 fois 2 min. Vaporisage | continu O 20 minutes Vaporisage ' ordinaire 2 h. Vaporisage 1 sec 1 h. 5
- Vaporisage cuve aux échantillons
- Tissu blanc non imprimé.....................o
- Acide oxalique :
- Faible(==1ogr. parlit.)
- Fort (=2ogr. parlit.)
- Acide lactique :
- Faible................
- Fort..................
- Acide tartrique :
- Faible................
- Fort..................
- Acide citrique :
- Faible. .
- Fort............
- Observations
- . — Les essais
- 23 15 16 15 18 17
- 27 17 22 51 27 35
- 18 18 12 12 15 16
- 10 18 17 14 14 12
- 13 16 16 15 15 12
- 13 11 16 22 18 17
- 12 13 10 18 16 15
- 10 17 15 12 12 13
- de vaporisage ont
- été faits dans des cuves
- à chariots. Je rappelle que,
- dans ce genre d’appareils, le vaporisage passe par trois phases : à partir du moment où le robinet est ouvert et jusqu’à ce que la cuve soit remplie de vapeur, l’atmosphère, constituée par un mélange d’air et de vapeur dont la température monte progressivement vers 100° , est d’une sécheresse extraordinaire. C’est la première phase. Pendant la seconde, il règne dans l’appareil une atmosphère de vapeur pure aux environs de 100° . Enfin, au moment où on arrête l’opération et où on laisse rentrer l’air du dehors, on reproduit le phénomène du début et une nouvelle phase de sécheresse.
- Dans les essais dynamométriques qui figurent sur le tableau précédent, l’action des trois phases se trouve totalisée. On ne saurait, par suite, en déduire l’action exercée sur le coton par les acides dans la vapetir pure.
- Conclusions. — L’acide lactique s’est montré, en
- moyenne, aussi actif que 1 acide tartrique, tout en restant inférieur à l’acide oxalique, aussi bien sous l’influence du vaporisage que sous celle de l’exposition dans l’air chaud.
- (A suivre.)
- LES CHLORURES MÉTALLIQUES au point de vue de leurs emplois pour charger les cotons
- Par M. Adolphe Beck (1)
- Réponse aux questions suivantes de la « Boite aux Lettres » :
- Quel est le rôle particulier de chacun des différents chlorures métalliques employés dans la charge des cotons ?
- Les inconvénients qui découlent de l’emploi de chacun d’eux?
- Quel serait celui à préférer pour charger les cotons teints en noir d’aniline?
- Messieurs,
- Sous le nom de « chlorures métalliques » on désigne généralement les chlorures de magnésium, de zinc et d’aluminium. Mais rien n’empêche de rattacher à ce groupe, tou+ arbitraire, les chlorures de baryum et de calcium, également employés pour charger les cotons.
- Lorsqu’on se propose uniquement d’augmenter le poids du coton, sans faire intervenir son encollage, il semble à priori que seules des considérations d’ordre économique doivent décider en faveur de l’un de ces sels; le meilleur rendement étant pourtant fourni par le chlorure hygroscopique le plus soluble (2). Mais on sait que les fibres végétales ne résistent pas à l’action directe de tous les chlorures, aussi il convient d’y faire une sélection. Le chlorure de zinc en particulier, en solution à 40 %, à la température de 60-100° C, transforme la cellulose en hydrates gélatineux qui finalement se dissolvent dans la liqueur. Le pouvoir dissolvant du chlorure de zinc est encore exalté s’il est addi-
- (1) Société industrielle de Rouen, séance du 1er juillet 1904. Bulletin, n° 4.
- (2) A + 15’ C, les solutions saturées de : (Agenda du chimiste)
- Chlorure de zinc contient environ 60 % de sel anhydre — d’aluminium — 41,13 % — — de calcium — 40,46 % — — de magnésium — 35,36 % — — de baryum — 25,97 % —
- Ces sels sont hygroscopiques, à l’exception du chlorure de baryum.
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-
-
-
- 326 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tionné d’acide chlorhydrique, on obtient alors des produits solubles résultant de l’hydrolyse de la cellulose,
- Or, du coton imprégné d’une solution de chlorure de zinc pur, ou mélangé de chlorure d’aluminium ou de magnésium, et soumis à la dessiccation, sera placé dans les conditions les plus favorables son altération. Car, à l’action propre du chlorure de zinc, vient s’ajouter l’action destructive de l’acide chlorhydrique mis en liberté par la dissociation de chacun de ces chlorures sous l’influence de la chaleur.
- Cette propriété est d’ailleurs appliquée à la destruc-tion des fibres végétales mélangées accidentellement aux tissus de laine. L’opération connue sous les noms d’épaillage chimique, époutillage... consiste à imprégner les tissus d’une solution de chlorure d’aluminium et à les chauffer à 125-150° C (à 50° C, ce sel est déjà dissocié). L’acide mis en liberté transforme les fibres végétales en hydrocellulose très friable, qu’on élimine aisément du tissu par un battage approprié.
- A l’appui de ces faits, il convient de rappeler des expériences instituées dans le but d’étudier l’influence exercée par certains sels sur le coton, aux températures auxquelles les tissus sont exposés au cours de leur préparation. M. A. Scheurer a constaté que ces échantillons imbibés d’une solution de chlorure de zinc à 10-50 grammes par litre, puis desséchés à des températures variant entre 110 et 140° C, pendant une heure, sont déjà affaiblis par la solution à 10 grammes par litre, et que pour la solution à 50 grammes par litre, le coton était complètement détruit.
- Le chlorure de magnésium affaiblit le tissu entre 110 et 120° C, au titre de 50 grammes par litre; à 10 gr., l’attaque ne commence qu’à 130° C.
- Le chlorure de calcium n’agit pas au-dessous de 130° C, et l’affaiblissement n’est pas proportionnel à la concentration.
- M. E. Engel, d’autre part, essaya l’influence combinée des sels métalliques et du flambage sur le coton. Il fit passer à la grilleuse, sur trois flammes, des tissus imprégnés de plusieurs solutions salines. Le tissu était porté à une température de 70-100° C, — le chlorure de zinc et le chlorure de magnésium à 50 gr. par litre produisirent une diminution, le premier des 3/5 et le second du 1/5 de la résistance initiale. (Du coton pur peut être porté à 150° C, pendant une heure, sans perdre sensiblement de sa résistance.)
- La charge aux « chlorures métalliques » est d’autant moins recommandable que le coton n’est qu'excep-
- tionnellement manufacturé dans une seule usine. Il peut arriver que des écheveaux chargés après la tein-ture, le soient encore sous forme de chaîne à l’encollage et ensuite aux apprêts. De sorte que la fibre peut se trouver en présence de doses massives de chlorures, capables de produire de graves accidents.
- Pour les tissus de couleur, l’action de l’acide mis en liberté ne se borne pas à une altération plus ou moins profonde de la fibre, elle peut aussi produire un virage de certaines nuances et détruire l’harmonie du coloris primitif. Le noir d’aniline en particulier, verdit sous l’influence de l’acide chlorhydrique.
- Enfin, il n’est pas jusqu’à l’hygroscopie de ces sels qui n’ait des inconvénients : une même quantité d’un chlorure donnera une charge variable avec l’état hygrométrique de l’air. Par les temps humides, un coton fortement chargé prend un toucher peu agréable. Et d’ailleurs, au point de vue hygiénique, les étoffes saturées d’humidité ne paraissent pas très recomman-dables.
- En résumé, les propriétés des « chlorures métalliques » proprement dits ne plaident pas en faveur de leur emploi comme corps de charge. Toutefois, pour les articles courants, et, en particulier, pour le coton teint en noir d’aniline, la préférence semble devoir être donnée au chlorure de calcium, qui ne se dissocie qu’à une température rarement atteinte pendant le traitement des tissus.
- Le seul chlorure stable, celui du baryum, ne saurait être appliqué, car, se cristallisant sur la fibre, il perd toute adhérence et donne un toucher rugueux au coton. On pourrait atténuer ce défaut en l’employant en mélange avec le chlorure de calcium, mais il faut tenir compte de ce que le chlorure de calcium, en solution concentrée, précipite le chlorure de baryum. A noter que ce sel est vénéneux.
- Laval, en mai 1904.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE PROGRAMME DES PRIX
- à décerner en 1S05 (Suite)
- 18
- Suppression de la préparation des tissus en corps gras. — Médaille d’honneur pour un procédé permettant de supprimer la préparation en matière grasse pour l’impression des couleurs-vapeur en général.
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- LE MONITEUR DE
- LA TEINTURE 327
- 19
- Fixation des colorants basiques sur le mordant tanin et émétique. — Médaille, suivant le mérite, pour une étude sur la manière dont les colorants basiques se fixent sur le mordant tanin et émétique.
- Le tanin précipite les sels de fer, mais cette propriété ne se retrouve plus dans le dérivé tétracétylé, qu'on obtient en le traitant par l’anhydride acétique. Si le tanin est identique à l’acide digallique :
- COH COH
- Coifa — OH — O —OH — CoHA, on peut en conclure
- XOH On’
- qu’il réagit sur les sels de fer par ses OH et non pas seulement par ses CO2H. Ce seraient ceux-ci qui précipiteraient les colorants basiques. D’autre part, d’après M. P. Walden (1899), le tanin et l’acide digallique seraient des corps tout à fait différents,
- Ce sont ces divers points de vue qu’il s’agit d’élucider et de concilier.
- Couleurs
- 20
- Noir d’aniline solide. — Médaille d’argent pour un noir d’aniline, ou un autre de même solidité, n’affai blissant pas le tissu et supportant le contact de toutes les autres couleurs, notamment celles à l’albumine,sans nuire aux nuances auxquelles on l’associera.
- Le noir d’aniline a l’inconvénient d’être détruit par le contact de bien des couleurs, notamment par les couleurs à l'albumine, ou bien, s’il n’est pas détruit, le contact manque de netteté, ce qui nuit à l’apparence de la marchandise. Le noir d’aniline a aussi quelquefois une influence désastreuse sur certaines couleurs pendant le vaporisage. Ce sont tous ces inconvénients qu'il s'agit de surmonter. Le nouveau noir pourra avoir n’importe quelle composition, pourvu qu’il présente les qualités de solidité et d’intensité nécessaires, et qu’il puisse s’associer aux couleurs-vapeur.
- 21
- Noir soluble et solide. — Médaille d’honneur pour un noir soluble dans un véhicule quelconque, pouvant i ervir en teinture, et résistant à l’action de la lumière et du savon autant que le noir d’aniline.
- 22
- Bleu pour l'azurage des laines.— Médaille d’argent pour un bleu revenant à un prix qui en permette l’emploi, qui puisse servir à l’azurage des laines et résister à l’action du vaporisage et de la lumière.
- Les bleus dérivés de l’indigo et additionnés d’une certaine quantité d'extrait de cochenille ammoniacale sont ceux généralement employés, mais ils donnent un bleu qui manque de fraîcheur.
- Le bleu d’aniline conviendrait beaucoup sans sa grande fugacité à la lumière.
- L’outremer a l’inconvénient d’être en partie détruit par l’acide sulfureux qui accompagne généralement la laine. Cette altération a surtout lieu pendant le vaporisage.
- Enfin, le bleu de cobalt pourrait être employé avantageusement dans certains cas, si on parvenait à le livrer plus divisé et surtout moins dense que celui qu’on trouve dans le commerce.
- (A suivre).
- REVUE DE L’ÉTRANGER
- ANGLETERRE
- De « The Dyers Bulletin » Blanchissage des cotons teints
- Pour que le blanchissage n’endommage pas la couleur de l’article en traitement, il importe de connaître exactement la nature des colorants. Le blanchisseur doit faire particulièrement attention à la température, à laquelle le lavage se fait et à la force des liqueurs employées ainsi qu’à leur nature, car on emploie de nos jours pour la teinture et l’impression des colorants qui se dissolvent déjà dans l’eau pure. Cela arrivera certainement encore plus souvent lorsqu ils seront lavés avec du savon, Le meilleur moyen d’établir la solidité des couleurs serait d’essayer sur un endroit peu visible de l’effet, si la couleur se dissout dans l’eau de savon. Si elle se dissout, le traitement subséquent dépendra du nombre de couleurs. S'il ne s’agit que d’une seule couleur sur un fond blanc, une manipulation rapide et adroite dans une liqueur faible de savon suffira, après quoi on rincera à fond dans l'eau froide et l'on traitera avec de l’acide acétique dilué. Mais lorsque le tissu est teint en deux ou trois couleurs l’une de celles-ci sera assurément perdue. Si le ton prédominant est foncé il faut traiter le tissu dans une décoction forte et tiède de quillaja (bois de panama) à laquelle on ajoute une petite dose d’ammoniaque. Celle-ci est particulièrement utile lorsque le noir forme l’une des couleurs. Une livre d écorce de quillaja est équivalente à deux livres de savon mou. Pour les nuances
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- claires, il faut laver dans l’eau simple avec du son et après un rinçage soigneux faire passer par une solution d’acide acétique dilué et sécher finalement sans chaleur artificielle.
- Dans la grande majorité des cas ce procédé donne des résultats tout à fait satisfaisants.
- Les tissus à rayures noires et blanches, susceptibles de déteindre, sont trempés dans la saumure avant le lavage, et le séchage se fait sans préalable rinçage.
- Ensuite, ils sont lavés avec un savon nutre, rincés à fond, trempés pendant un moment dans la saumure faible, séchés, rincés de nouveau et finalement soumis à l’action centrifuge et séchés sans chaleur artificielle.
- Le lavage de housses et de rideaux offre peu de difficulté vu que l’usage de ces objets oblige le teinturier de se servir de colorants solides à la lumière et au lavage. Une solution chaude de savon de bonne qualité donne les meilleurs résultats, surtout lorsqu’on rehausse les couleurs avec un peu d’acide acétique pendant le dernier rinçage. Certes, l’expérience seule permet de trouver le meilleur procédé pour chaque article particulier. Mais ce qui est péremptoirement nuisible, c’est l’usage des savons caustiques et des alcalis forts. Il ne faut pas non plus perdre de vue que le lavage doit être aussi rapide que possible afin que les couleurs ne restent en contact avec les liquides de lavage que juste le temps indispensable.
- La seule objection que l’on peut faire à l’emploi de quillaja c’est que l’écorce contient des corps résineux qui sont susceptibles de laisser des taches brunes. On doit donc éloigner ces corps par la filtration de la décoction.
- D’ailleurs, on trouve dans le commerce des extraits de quillaja qui sont libres de ces résines et il vaut mieux s’en servir que de faire une décoction de cette écorce et de la filtrer ensuite.
- Lorsque le blanchisseur achète du savon, il doit le goûter avec le bout de la langue. Si le goût est très âpre, cela prouve l’excès d’alcali libre et le savon doit être rejeté sans hésitation et sans se laisser tenter par le bon marché, car le dommage que ce savon lui occasionnera lui fera regretter l’économie réalisée.
- Il ne faut jamais se servir de silicate, car celui-ci corrode les tissus comme si on les frottait avec du papier de verre. Il est donc très important de pouvoir
- découvrir le silicate que l’on emploie beaucoup comme charge pour les savons à bon marché.
- L’analyse est d’ailleurs facile à faire. On dissout un peu de savon dans l’eau douce et l’on chauffe la solution avec un acide minéral, soit l’acide chlorhdyriquè. Si le savon est pur, les acides gras monteront à la surface en laissant un liquide clair au fond. Si, au contraire, il contient du silicate, un précipité gélatineux de silice sera visible dans l’eau au-dessous de la couche d’acide gras.
- On peut découvrir beaucoup de falsifications en traitant le savon avec de l'esprit fort, car, tandis que l’esprit dissout le savon, il laisse intactes les autres impuretés telles que : l’argile, la craie, les silicates de l’amidon de la pâte de pommes de terre, etc.
- Les savons sont faits actuellement d’une variété plus grande de corps gras qu’autrefois et quelques-uns d’entre eux sont impropres à l’usage des blanchis -seurs.
- Le pourcentage d’acides gras dans le savon est encore un excellent essai de sa valeur. Un bon savon contient de 62 à 68 % d’acides gras et le savon de suif des anciens temps en contenait jusqu’à 80 % Actuellement, certains savons renferment moins de 50 %. Mais pour le blanchissage on doit rejeter tout savon qui ne contient pas 62 % d’acide gras.
- AMÉRIQUE
- De « Textil Colorist »
- Couleurs brunes de cuir sur bonneterie
- On entend par jaune de cuir des bruns clairs et moyens ressemblant au cuir tanné. Le brun de noix est synonyme de brun de cuir. Si l’on désire obtenir des nuances très solides, on peut se servir de Brun immédiat et Diamine avec un traitement subséquent au bichromate. Si la solidité n’est pas de rigueur, le Brun Oxydiamine nuancé plus ou moins avec d’autres colorants directs donne de très bons résultats.
- Pour obtenir un beau brun pâle jaunâtre sur 100 kg. de bonneterie, on doit préparer le bain comme suit : Brun Immédiat G 4 1|2 1.
- Jaune Immédiat D...................1 112 » Sulfure de sodium..................4 » Carbonate de soude calciné................... 4 » Huile pour rouge turc................. 2 » Sel marin..........................,20 »
- On teint au bouillon pendant une heure, op rince et l’on sèche.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 8
- CD
- On travaille dans un bain concentré et l’on rince à fond.
- Le but de l’huile pour rouge turc est de tenir la fibre ouverte de manière à lui conserver un tact doux et souple.
- Si l’on emploie 4 livres de Cutch Immédiat O, on obtiendra une nuance plus rouge et plus claire.
- Pour produire un brun de cuir rouge foncé, on emploie un premier bain de :
- Diamine Catechine G. . . . 4 1.
- Sulfate de soude......................20 »
- Huile pour rouge turc. ... 3 »
- et un deuxième bain de :
- Bichromate.............................2 »
- Sulfate de cuivre......................2 » Acide acétique.........................2 »
- Un beau brun moyen avec nuance légèrement rou -geâtre s’obtient avec le bain suivant : Cutch Immédiat 0 4 livres Brun châtain Immédiat B . 1 3/4 » Sulfure de sodium. . . . 5 3/4 »
- Carbonate de soude calciné. . 4 a Huile pour rouge turc .... 2 » Sel marin 2 »
- Si l’on se sert de 5 1. de Cutch Immédiat O, on obtient un brun de cuir légèrement plus jaune.
- Par le bain suivant, on produit une couleur très
- foncée.
- Catechine Diamine G. . . 3 1/2 livres Bleu foncé Diamine B. . . . 1/2 »
- Jaune solide Diamine FF. . . 3/4 »
- Sulfate de soude...................20 »
- Huile pour rouge turc ... 2 »
- On fixe dans un deuxième bain de : Bichromate.....................2 livres
- Sulfate de cuivre..................2 »
- Acide acétique.....................2 »
- Finalement, on peut proluire une belle couleur moins foncée que la précédente en prenant :
- Catechine Diamine 3 G . . 5 1/2 livres
- Vert Diamine ...... 3/4 »
- La fixation se fait de la même façon.
- Tous les artic es de bonneterie doivent être désuin-tés avant la teinture, car ils ont pris de la graisse des machines et des métiers à tisser.
- La présence de graisse empêche la production de nuances unies.
- RESPONSABILITÉ DU TRANSPORTEUR en cas d’avaries dans les tarifs spéciaux
- La Chambre de commerce de Paris, après avoir pris connaissance du rapport sur la responsabilité des transporteurs, élaboré par le Comité consultatif des chemins de fer, a émis le vœu, dans sa séance du6 juillet, que le Ministre des Travaux publics veuille bien appuyer de sa haute autorité, auprès du Sénat, les conclusions du Comité consultatif des chemins de fer, au sujet de la proposition de loi déposée par M. le député Rabier.
- Voici le texte de cet important rapport présenté au Comité consultatif des chemins de fer par M. Sciama, membre de la Chambre de commerce de Paris, au nom de la sous-commission du Comité consultatif :
- La proposition de loi de M. Fernand Rabier, votée à la Chambre des députés le 20 mars 1902 et adoptée, en première lecture, par le Sénat, le 18 mars 1904, interdit l’insertion dans les contrats de transport de toute clause d’exception à la responsabilité du transporteur. Elle préoccupe donc vivement les Compagnies de chemins de fer.
- Pour en atténuer les effets, celles- ci ont soumis à l’homologation ministérielle, dès le mois d’octobre dernier, une série de majoration de tarifs qui constitueraient actuellement des taxes d’assurance facultatives, garantissant la responsabilité intégrale de transporteur, et deviendraient, dans la pensée des Compagnies, au cas où la loi Rabier serait promulguée, les com-pensations nécessaires au maintien des tarifs spéciaux.
- Cette proposition, après instruction, a été renvoyée à l’examen d’une Commission du Comité consultatif. Comme elle soulève la question du régime futur des transports, dans l'hypothèse de l'adoption de la loi Rabier, la Commission s’y est tout d’abord attachée ; mais cette étude, qui semblait accessoire, est devenue rapidement l’objet principal de ses travaux.
- Le Sénat, en effet, lors de la discussion de la loi Rabier, avait, par l’organe du président de sa Commission, l’honorable M. Peytral, exprimé l’intention de laisser entre les deux délibérations latitude au Gou vernement de présenter une solution moins radicale qui tînt compte des justes revendications dont le projet de loi s’inspire, sans bouleverser aussi profondément le système actuel des transports (1).
- Pour répondre à cette indication, M. le Ministre des Travaux publics a invité la Commission du Comité
- (1) Extrait du Journal Officiel du 18 mars 1904. Séance du Sénat, du 17 mars.
- M. Peytral, président de la Commission : « Au nom de « la Commission, je puis déclarer au Sénat que celle-ci « s’est formellement engagée à ne pas demander l’ur-« gence, précisément pour laisser au Gouvernement le 1 « temps de conclure un arrangement qu’il nous commu-« niquera prochainement. »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- consultatif à laisser momentanément de côté la proposition des Compagnies, qui n’a aucun caractère d'ur-gence et à recherch.r dans quelles conditions il serait possible de ménager équitablement les intérêts opposés.
- La Commission a déféré avec d’autant plus d'empressement à ce désir que son étude l’a convaincue des lacunes de la nouvelle loi et des graves difficultés auxquelles son application va se heurter. Elle craint qu’il n’en résulte un trouble dans la vie économique de la France, et estime qu’il est pour le moins utile de les sigraler tout d’abord.
- Mais, en même temps, elle a entrepris de rechercher, non plus par la seule critique d’un texte abstrait, mais par l’examen détaillé de toutes les décisions judiciaires rendues dans ces trois dernières années, en cas d’ava-rit s, les causes réelles de la situation dont se plaint légitimement le public. Elle a pensé que, de l’étude d’un grand nombre de cas d'espèce, se dégageraient sans doute pour elle et la raison de tous ces conflits et le remède qu’on y pourrait apporter.
- Elle a pu ainsi se rendre compte que la décision ministérielle du 27 octobre 1900, qui semblait devoir régler la question de responsabilité du transporteur, à la satisfaction du public, permettait aux Compagnies, par suite de l’ambiguïté de sa rédaction, d’éluder les obligations qu’elle avait entendu leur imposer, et rendait aussi illusoires qu’antérieurement, si la jurisprudence s’y prêtait, toutes les revendications des expéditeurs ou destinataires.
- Il lui a paru, enfin, possible, par une rédaction explicite et concise, de préciser sous quelles conditions étroites les présomptions d’irresponsabilité, qu’il est logique et juste d’accorder dans certains cas au transporteur, lui seraient dorénavant acquises, et elle a pensé qu’en rétablissant ainsi ce qui certainement était dans la pensée des auteurs de la décision de 1900, on donnait, en même temps, satisfaction à l’équité et au bon sens, en évitant d’augmenter les charges du commerce par une aggravation des tarifs.
- L — Conséquences de LA proposition de loi RABIER
- Il serait sans intérêt de reprendre, aujourd’hui, la discussion des thèses juridiques sur lesquelles s’appuient les partisans et adversaires de la loi Rabier pour en justifier ou combattre le principe. Tout a été dit, et depuis longtemps, à ce sujet, soit dans les rapports des Chambres de Commerce et du Parlement, soit à la tribune du Sénat. La Commission s’est bornée, se plaçant dans l’hypothèse du fait accompli, à étudier en détail les conséquences qui en découleraient.
- La loi en discussion tient tout entière dans une phrase dont sa compléterait l’article 103 du Code de Commerce ainsi libellé :
- « Le voiturier est garant de la perte des objets à transporter hors les cas de force majeure. Il est garant des avaries autres que celles qui proviennent du vice propre de la chose ou de la force majeure. »
- Elle propose d’ajouter :
- « Toute clause contraire insérée dans toute lettre de voiture, tarif ou autre pièce quelconque est nulle. »
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- L’industrie allemande des produits chimiques entre dans la voie des groupements. D’après ce que nous apprend la Revue hebdomadaire des valeurs régionales de la Banque Renauld et Cie , de Nancy, il vient de se constituer deux « blocs » par suite des fusions suivantes : La Badische Anilin et la fabrique Fr. Bayer et Cie, à Elberfeld d’une part, et les firmes Meister Lucius et Brüning, à Hœscht et Casella, d’autre part.
- Comme il a été conclu en même temps un accord relatif aux prix de l’indigo entre la Badische Anilin et la fabrique de Hœscht, on ne prévoit pas une lutte entre ces deux groupes, mais au contraire un accord complet dans un avenir plus un moins prochain.
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté l’excellent Champagne que nous avons offert il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition, une fois encore, un stock de cette excellente marchandise, au même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt, en gare Epernay, 2 fr. 30 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera, à la fin de chaque année, une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal, n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les inte-resse.
- (51). _ Agence de renseignements. — Correspondant.
- — Lettre confidentielle. — Renseignements inexacts.
- — Responsabilité du correspondant de l'agence envers les tiers.
- On ne peut considérer comme confidentielles des lettres par lesquelles le correspondant habituel d’une agence de renseignements commerciaux fournit à celle-ci, sur des tiers, des indications qui, dans sa pensée comme dans celle du directeur de l’agence, sont
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 331
- destinées à être communiquées, moyennant rémunération, à toute personne intéressée à les connaître.
- Il en est ainsi alors même que ces renseignements auraient été demandés par l’agence à ce correspondant par une lettre portant la mention « confidentiel ».
- La personne sur le compte de laquelle ces' renseignements ont été fournis est donc fondée à demander des dommages-intérêts à ce correspondant, si elle démontre que, par l’imprudence ou la mauvaise foi de celui-ci, ces renseignements se sont trouvés inexacts et lui ont causé un préjudice
- Ainsi jugé par la Cour d'appel de Nancy, le 21 no-vembre 1903.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Je me sers depuis assez longtemps déjà d’une marque de fabrique que j’ai eu le tor t de ne pas déposer de suite. Un individu vient de la déposer et se met à en faire usage. Puis-je intenter contre lui une action en contrefaçon de marque de fabrique? J’ajoute qu’il s’agit d’un produit analogue au mien.
- R. — Sans aucun doute, vous pouvez agir en contre façon, car le dépôt d’une marque de fabrique n’est pas en lui-même attributif de la propriété de la marque : la propriété s’en acquiert par le premier usage qui en est fait. Seulement le demandeur à l’action en contrefaçon est obligé rigoureusement de prouver que la marque est sa propriété, qu’il en a, le premier, fait usage, soit par lui-même, soit par son auteur.
- CORRESPONDANCE
- D. V. 36. — Il n’est pas répondu aux lettres non signées.
- Nous rappelons que notre service du contentieux, qui fonctionne depuis plus de dix ans, répond dans le journal aux questions juridiques d'intérêt général que veulent bien nous adresser nos abonnés.
- Il étudie aussi, avec le plus grand soin, les affaires d’intérêt particulier, et moyennant une rémunération modeste par rapport au travail consciencieusement fourni, il procède à l’examen minutieux des dossiers et donne des consultations écrites, documentées avec des avis motivés par des décisions de jurisprudence française ou étrangère.
- Nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction a nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent de diriger les procès de toute nature, d’indiquer la marche à suivre pour aboutir à la solu- 1 tion la plus rapide comme aussi la plus conforme aux véritables intérêts de ceux qui leur confient leurs affaires, et cela avec autant, sinon plus, de conscience, de soin scrupuleux, d’expérience et à de bien meilleures conditions que partout ailleurs.
- Ils s’occupent également des formalités relatives aux brevets d’inventions, dépôts de modèles et enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de sociétés
- Paris. — Société en commandite Marie Darras et Cie, fab. de teinture et apprêts de toiles, à Allery (Somme), avec dépôt, 23, rue Palestro, à Paris. — Durée, 12 ans.— Cap., 133,027 fr. 10 dont 83.213 fr. 55 par la commandite. — Acte du 1er octobre.
- Charenton. — Société en nom collectif Maury et Cie, entrepôt général des ocres françaises, 4, rue de Bordeaux et 62, rue des Carrières. — Durée, 5 ans. — Cap., 10.000 fr. — Acte du 5 août.
- Dissolutions de sociétés
- Paris. — Société Darras et Cie, fab. de teinture et apprêts de toiles, à Allery (Somme) et 23, rue Palestro, à Paris — Acte du 30 sept.
- Lyon. —- Société Pommet et Debrabant, fab. d’étoffes de soie teintes en pièce, 7, quai de Retz. — L. M G. Pommet fils.
- Lyon. — Société G. Humel et A. Bastoner, apprêt de tulle, 9, rue Nazareth. — L. les associés.
- Lyon. — Société « Les Graveurs Réunis », gravure pour impression à la main, sur étoffes, cylindres, papiers peints, 3, pl. Kléber, — L. Perrin, 5, rue Garet.
- Liquidations judiciaires
- St-Quentin. — Caron-Lefèvre (Iréné-Albéric), apprê-teur, 11, rue Fayet. — Jug. du 8 oct. — L. M. Dollé.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. Chesnel, 16, rue de l’Arrivée. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Clapot, 102, rue Blanche — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Cazeban, 113, rue du Temple. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Cohn, 11, rue des Bons-Enfants. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. —Teinturerie, par Mme Vve Lemercier, 29, rue Bonaparte. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Kessler, 71, rue de Cli-gnancourt. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Girard, 23 bis, rue des Ecoles. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. —Teinturerie, par Mme Vve Bégis, 30, av. du Maine. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Deshayes à Mme Potvin, 14, rue Jeanne-d’Arc. — Ent. en jouiss. le 1er nov.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Gasnier, 91, rue Denfert-Rochereau. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Scortisse à M. Chamussy, 7, rue de Vanves. — Ent. en jouiss. le 1er nov.
- Paris. - Teinturerie, par Mme Vve Boismare, 13, rue Manuel. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Prost, 4, rue de Dunkerque. — Ent. en jouiss. le 15 nov.
- Paris. — Apprêteur de neuf, par M. Tempelaire, 7, cité Hissorf. — Ent. en jouiss. le 1er nov.
- Garches (Seine-et-Oise). — Teinturerie, par M. Lemul-lois, 11, boul. de la Station. — Ent. en jouiss. de suite.
- Maisons qui se créent
- St-Denis. — Pellat, teinturerie, 12, rue de la Briche.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Potasse caustique 70/75 plaques.
- Acide acétique industriel 40 %
- azotique (voir acide nitrique), muriatique 22: chimiq. pur..
- Les 100 k.
- 30 »
- .. 28 »
- Rouille
- S
- »
- »
- nitrique
- 20/22 par 15 touries
- 36' blanc...........
- » jaune............
- 40’ blanc...........
- » jaune............
- 36’ chimiquem. pur.
- 40’ » »
- oxalique.............
- picrique cristallisé .
- sulfurique »
- 53-..........
- 60’ environ,
- 66- «
- tartrique
- 66’ chimiq. pur au soufre . ...
- 1er blanc........
- Alcali volatil du gaz 22’ . .
- » » 28/29
- Alcool dénaturé type Régie 90’.
- Alun épuré......
- » ordinaire.
- » de chrome
- Benzine cristallisable.......
- » lourde, industrielle
- » type Régie..........
- Bichromate de potasse.
- »
- soude
- Bi-oxyde de baryum 85/86’........... Borax raffiné en cristaux........... Carbonate de soude cristallisé.... Crème de tartre entière .. .........
- » » en poudre .........
- » » soluble, paillettes.
- Cyanure rouge de potassium pur..
- Dextrine blonde citron... » blanche..........................
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes . . .
- »
- Extrait
- ))
- 31
- 6
- 30
- 50
- 25
- Sel de
- 35
- 34
- 47
- 55
- 250
- 5
- 6
- 7
- 32
- 15
- 265
- 35
- 60
- 25
- 25
- 50
- 50
- L’hecto . 55 »
- Les 100 k.
- .. 17 50
- .. 15 »
- 32 »
- L’hecto . . 42 »
- 33 » 34 » Les 100 k. . 72 »
- 55 » 95 » 33 50 8 » ,. 205 » .. 210 » .. 315 » 340 » ,. 48 »
- . 48 »
- Le litre
- extra.............
- pharmaceutique. . chimiquement pure.
- d’oseille liquide n 1..
- » » extra.
- » supérieur....
- de
- Javelle
- blanche
- 30’ Baumé..
- 28’ » . .
- 25’ .
- 20’ »
- 15’ » . ..
- industrielle 28'
- Glycérine
- Lessive caustique de potasse 36
- a
- 40
- Soude
- Sulfate
- Perlasse Ire qualité .... » ordinaire ..... rose factice............... 5 42/45 en tourie.......... supérieure. ............... soude 90/92 ..
- » Solvay 65 70 . .. .
- » » “ 75/80.........
- » » 80/85 .......
- caustique 60/62...........
- » 70/72..........
- » 60/62 plaquettes
- » 70/72 »
- de cuivre 98/99 »
- de fer moyens cristaux .
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur » » extra pains et poudre.
- » » n’ 1.............. .
- » » flor pâle et foncé.....
- » de Chine en grains..............
- Bleu
- Outremer poudre p. la peinture.
- de
- Prusse
- 0 0
- 0
- 2
- 28
- 38
- 55
- 50
- Les 100 k.
- » » de soude 36 ...
- Noix de Galles de Chine...........
- Orseille double................ .
- » triple...........................
- Oxymuriate d’étain 32 %............
- Panama (Quillay)...................
- Permanganate de potasse.., , .... Potasse d’Amérique ................
- » imitation d’Amérique 66/70•
- »
- 2 -S s
- 115
- 155
- 185
- 12
- 11
- 11
- 9
- 9
- 120
- 35
- 45
- 13
- 160
- 65
- 80
- 180
- 50
- 125
- 100
- 39
- 88
- 30
- »
- 50
- 50
- 2
- >)
- 60
- 95 33
- 25
- 12
- 15
- 14
- 22
- 23
- 24
- 29
- 31
- 32
- 35
- 53
- 6
- 50
- 50
- 50
- 50
- Le kil.
- 4
- 4
- 4
- 5
- 7
- 25
- 75
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- » pour azurage.
- » p, pap peints supérieur. extra.............. ni .......
- Essence de térébenthine....
- 65 »
- 95 »
- 115 »
- 180 »
- 155 »
- 135 »
- 98 »
- PLACE DU HAVRE
- B B de teinture.
- On cote :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- »
- a
- Ire qualité...
- 2e qualité ...
- 3e qualité... .
- • Sisal, Yucatan..
- • Honduras.......
- Tabasco............
- • Haïti Cap.......
- - Fort-Liberté....
- Aquim.............
- ..................
- Gonaïves ........
- P.-de-Paix.........
- Miragoane.........
- Saint-Domingo...
- Martin, et Guadel.
- Jamaïque. ......
- Cuba et St-Yago .. ..................
- Tuspan......... ...............
- Campèche.......... Carmen............
- Tampico.......... ................. Haïti............
- Jamaïque..........
- Barcel et P Cab ..
- Rio Hacha.........
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo.........
- Fustet..... 100 k.
- Tatajuba(Pern )50k
- Bahia, ....... , .............. . > Amapala. ... 50 kil.
- 12 .
- 10 .
- 5 2
- 8
- 7
- 5
- 4
- GO
- 50
- 4 ..
- 4
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 4
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 4 5
- 4
- 4
- 4
- 5
- 3
- 75
- 80
- 5 0
- 70
- 25
- 50
- 50
- à
- 14 il
- 8
- 9
- 8
- 6
- 5
- 4
- 4
- 5
- 4
- 25
- Rouge Brésil Bahia........
- • Calliatour... 100 k.
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan....
- 50kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracio.. 1000 k.
- Pernamb.....50 k
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb ... .....
- » pressé ...
- Coehenillo
- On cote :
- Ténérife zaca tille..
- Téneriffe grise......
- Cureuma
- Bengale......50 kilos.
- Java,
- On
- Mad . Pond..
- Dividivi
- cote les 50 kil....
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 1/2 fin violet et pourpre..
- Beng.
- «
- beau viol. et dito.. bon violet... bon moyen violet.. moyen violet........ beau violet rouge .. bon violet rouge.... bon moy. v. roug... fin rouge.... beau dito.. ........ bon dito..... bon à fn cuiv....... ~uiv c.3.etbas......
- -r**
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 4
- 5
- 4
- 4
- 25
- 25
- 50
- 75
- 25
- 25
- 50
- Java........ .
- Kurpah.......
- Madras .....
- Manille.......
- Caraque .....
- Guatemala flor
- N.M
- . N.M
- . N.M
- 3
- 14
- 3
- 4
- 4
- 4
- 50
- 50
- 50
- 50
- o» a» © CW
- 5
- 16
- 4
- 4
- 5
- 9
- 8
- 14
- 8
- 8
- 4
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- 118
- 14
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- 10
- 10
- 4
- 7
- 8
- 16
- 0
- 37
- 50
- 30
- 1
- 1
- 22 M
- 9
- 5
- 4
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 3
- 2
- 2
- 2
- 1
- • 1
- .. N 35 ..
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 1
- S
- 50
- 25
- 13
- M
- 50
- 75
- 25
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- 59
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- 25 M
- 5
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- 25
- 75
- 50
- 75
- 50
- «O
- • bon à fin sobre..
- » — cor....
- • cor. ord. à bas. .
- N -Gren ûn, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar..............M
- Quereitron :
- Ou cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé..
- • gros effilé,.,
- 0
- 3
- 2
- 2
- 1
- 75
- 25
- 2
- 3
- 3
- ov
- 7 50
- 6 ..
- à 8
- 2
- 7 ••
- Roeou, Antilles.......1/8 kil, 0 82 1/2 à 0 Cayenne........ N.M
- ac
- ?— eo
- p.332 - vue 339/396
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 333
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- » (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie. .. .
- Cachou noir, Ire marque...
- » marques ord...
- Cochenille argentée.. 100 k.
- 12 ..
- .11 ..
- 10 50
- 95 ..
- 70 ..
- à .15 .12
- 12
- 85
- )>
- Curcuma
- grise............ zacatille naturelle noire Palmas lek.
- Bengale...........
- Chinois.......
- Madras............
- Gal.es de Chine.............
- Prussiate jaune de potasse.
- 525 .
- 500 .
- 455 .
- 32 .
- 40 .
- 30 .
- 135 .
- 170 .
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo
- Madras bon t beau tendre. » moyen et bon moyen » coloré............... » moyen ord. et ord. terne et serré... .
- Kurpah !un et beau vio et
- c
- 2.60
- 2.20
- Kurpah
- Bengale »
- «
- Java
- et violet rouge.. moyen et bon moy.
- assez coloré.. •• moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. . beau et fin violet bon moyen à bon
- violet et violet
- rouge .............
- moyen violet-rouge
- et rouge............
- =
- 5
- 1.80 M..
- 5
- M
- bon moyen............. beau et bon violet.
- 5.25
- Le
- 530
- 525
- 475
- 3.25
- 2.95
- 2.55
- 2
- M. .
- M
- 6
- DROGUERIES
- tout aux 100 kil , sauf variation con-
- traire 1er coût.
- Acide citrique...............
- Alun raffiné(entrepôt) .... • » (acq.)....................
- Couperose emballée..... •.
- Essence de térébenthine (d. fûts).......................
- Id. (s. fûts)................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl.......................
- Id. 2e bl. (entrepôt)........
- Galles vertes et noires......
- » noires Alep................
- » blancnes...................
- Gomme arabique, en sorte .
- 3.0
- 15
- 17
- 5
- 17
- 19
- 6
- »
- 109 .
- 106 .
- 45 .
- 40 .
- 65 .
- Ghésirée, en sorte......... • Sénégal,s. bas du fleuve 65 .
- » Galarn............... 65 •
- Aden, sorte cour, bonne 65
- Mogador, blonde...........- •
- » blanche....................
- Laque en f. qté orange. 650 .
- mi-orange 600 .
- »
- cerise AC 525 .
- » Sandaraque lavée .......
- » Damar (Batavia).........
- » » Singapore.......
- » » Penang .........
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- Quercitron................
- Garance, racine............
- » poudre...................
- Rocou Guadeloupe...........
- » Cayenne..................
- Safran d’Espagne, Valence pur........................
- Sulfate de cuivre(entrepôt).
- » (acq.). ..
- 145 .
- 85 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 60 .
- 65 .
- 100 .
- w6CS
- 170
- .O
- 0O
- 70 ..
- 70 50
- 170
- 120
- 750
- 600
- 90
- Sumac en feuilles........ .. » poudre................
- Styrax liquide............
- Tamarin Madras..............
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile.................. » en pains, extra sec, sous pap....................
- » bon marchand en pains » » en boules
- r raffiné en poudre sec
- 25
- 26
- M .. 23
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d.
- d.
- d.
- d.
- d.
- 9 33 40
- 9
- à
- Mous Première qualité.
- Deuxième Troisième
- (en fûts pétroliers) ..
- 35 —
- 30 —
- PLACE DE BORDEAUX
- Ammoniaque liquide 22 d..
- Borax raffiné..............
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre..................... broyé... *.................
- Crème de tartre............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude........... » de potasse...............
- Sel de soude,80/85, cons. et entr. enbq. de 700 kil.,m.
- Sel de soude, 70/75, disp...
- 260
- 34
- 38
- 56
- 61
- 180
- 8
- 20
- 7
- 27
- 43
- «
- 30/33, disp.
- 18
- 17
- 11
- 50
- 50
- 50
- 50
- 25
- 25
- 50
- Soude caustique, 110/115, en “tamb. de 300 kilos . ... . . . 30 . .
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre . ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos.................
- E 48 A 52 .
- «1
- Savons
- On cote les 100 kil. emballage ordinaire, franco quai Marseille.
- Cuits
- Blancàl’huile d’olive.s. marq.
- »
- extra pur 70 % d’huile ordinaire 60 % »
- Bleus
- Bleu pur, pâle ou vif...... » mixte.............
- » talque (Ire) ......
- Verts
- A l’huile de pulpe ........
- Bruns
- Bruns extra...............
- Marbrés roses Marbré rose.......... Noirs Les 100 kilos.............. Caisson de 100 mx.... Résineuse Jaune extra.......... » à manteaux blanc ... Mi-cuits
- Blanc, ire qualité.........
- »
- 2e
- 3e
- . Marbrés bleus ou roses .
- Tous
- bruns .............. noir................ résineux, Ire qualité
- » 2e »
- suivant marque.
- 63 - à 68 —
- I 1
- 48
- 42
- 37 —
- 35 —
- 30 —
- 43 —
- 36 —
- 33 —
- I
- 9
- i5
- I
- S
- 37 —
- 16 —
- I I
- 2 s
- to co to co to — to ce coorroSOc I I ! I I I I I
- I
- 44 —
- I 29
- 38 —
- 42 —
- 35 —
- 26
- co
- co Co
- I I
- Bois de Teinture
- Brésillet 28 -à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 —
- — Haïti — Martinique,Guade- 10 — 14 —
- loupe 8 — 8 50
- Calliatour — — — —
- Pernambouc — — — —
- Jaune Cuba ... . . — — — —
- — Guayra-Tabasco . . . — — — —
- — Tuspan — — — —
- Lima 14 — 15 —
- Tampico . ---- — — —
- Sapan. ........ — — — —
- Sainte-Marthe — — — —
- Nicaragua ....... — — — —
- Sandal rouge — — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k.
- Gambier eae. — — —.
- Curcuma de la côte. . 100 k. — — — —b
- — du Bengale. . — -- — —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 —
- — fin violet . . ------ — — —
- — — beau violet . 11 — 13 —
- — — bon violet . 11 — 12 —
- — — moyen violet . 10 — 11 —
- — — petit violet. . — — ordinaire et 9 — 10 —
- . cuivré . 8 50 9 —
- — Java ordin. et cuivré . — — —
- — Madras fin 6 — 6 50
- — — beau . . . 5 50 6 —
- — — bon .... — — —
- — — moyen . . . 5 — 5 50
- — — ordinaire. . . — -— — —
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy. violet 6 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 — 5 —
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 —
- — — ora.et cuivré 4 — 5 --
- — Manille — — — —
- — Guatemala flot . . 8 -T- 10 -
- — — sobre . . 6 — 7 —
- — cortès . . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . . . 7 — 8 —
- — — sobre .. . 6 — 7
- — — ordin. cortès 4 — 5 ——
- Caraque flor. . . . — —. — —
- — — sobre . —- — - —
- — — cortès. . . Gomme laque ordin. et orange — — — —
- D C . le k. 6 — a—
- — — blonde. Ire quai. 5 80 — —
- — — — 2e quai 5 75 —-
- — — cerise. . . . 5 75 — -*
- — — blonde ordin. . 5 70 — —
- Garance d’Avignon. . 100 k. — -— —
- Lac-Dye, marque DT. le k. — — — -
- Orseille Mers du Sud. 100 k — — — —
- — Madagascar . . — — — —
- p.333 - vue 340/396
-
-
-
- “I co
- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- PLACE DE LYON
- Droguerie pour teinture et impression
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb 71 .. à 72.. Acide acétique des arts 40% 27 .. 27 50 » chlorhydrique 7 . . 8 .. » nitrique 36 35 .. 36 .. » sulfurique 66 8 .. 9 .. » tartrique 280 50 285 .. » citrique.. 295 . 300 .. Alun épuré 21 .. 22 . • » ordinaire... 17 .. 18 . Ammoniaque incolore, 22. • 44 . 46 Bichlorure d’étain, 55.... 108 .. 113 .. » » 60 131 .. 136 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 14 75 1 5 75 » Guadeloupe. 12 50 13 Bois Jaune Centre Amériq. 17 .. 18 50 Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 60 .. » brun 77 50 87 50 Chlorate de potasse 100 .. 110 .. » de soude 105 . 115 .. Chlorure de chaux 100 à 110. 1 1 50 12 50
- Chromate rouge de potasse 77 50 79 ..
- » » de soude.. 57 50 59 ..
- Crème de tartre............ ............
- Cristaux de tartre ..................... » de soude.......... 7....................................7 50
- CurcumaBengale enracines 25 .. 29 .. » de Madras .. . . .. » de Chine M .. .... Essence de térébenthine.. 102 50 107 50 Extrait de châtaignier 20 •. 16 .. 17 ..
- Galles de Chine et Japon.. 155 .. 160 ..
- »• vertes et noires .... 137 50 147. 50
- Gommé Sénégal, en sortes 72 50 77 50
- » arabique.................. 65 .. 70 » adragante rousse . ......275 .. 310 .. Jus de citron.............. 23 .. 24 .. Méthylène à 951............ 90 .. 95 .. » régie 90-................100 .. 110 .. Prussiate jaune de potasse.140 .. 145 ..
- » » de soude.................... Pyrolignite de fer.........................9..............................10............ Résine ............................................................ 23....................................................24........................
- Rouille. ............. . 8 50 9 .
- Selde soude .............. 17 5 0 1 8 5 0
- • ammoniaque.. 12 . 13 ..
- Sel d’étain............... 237 50 242 50
- Soufre en canons.......... 17 . 18 ..
- • sublimé................... 19 . 22 ..
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine.......... 10 50 15 50
- » de cuivre............... 60 .. 62 ..
- » de fer..................... 6 .. 7 ..
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... .veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une 1
- deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la , personne qui a fait paraître l’annonce isous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- S, BREAKS & Son
- WYKE, BRADFORD (Yorkshire, Angleterre)
- ACIDE PICRIQUE
- pour Teinturiers
- EXPORTATION DANS TOUS PAYS
- RÉPERTOIRE GÉNÉRAL ou DICTIONNAIRE MÉTHODIQUE de BIBLIOGRAPHIE DES INDUSTRIES
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- ET DES INDUSTRIES ANNEXES
- Depuis les origines jusqu’à la fin de l’année 1896
- TECHNOLOGIE ET CHIMIE
- Par J. Garçon, Ingénieur-Chimiste.
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- 3 vol. grand in-8. Prix de l’ouvrage complet, 109 fr.
- Tome 1. Introduction ej avertissement général. Notice sur les Sources bibliographiques du Dictionnaire. Tables.
- Tome II. Dictionnaire de : Accidents de fabrication à Laboratoires de teinture et d’impression : matériel (exclusivement).
- Tome III. Dictionnaire de : Laboratoire de teinture à la fin.
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 02
- 9
- ex
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- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Ëncoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ETE BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ia forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage journalier.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), direc* teur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F. Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
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- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracene.)
- • 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide ! (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. — Matières colorantes non classées.
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- CD CO CO
- MONITEUR DE.LA TEINTURE
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- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour-la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte..........................................20 francs
- Teinturier, Appréteur et Dégraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d’aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume..........................‘3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d‘), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Les Patrons devant les prud’hommes. — Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII- arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le dociear L. Gautier.
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- 48e Année. No 22.
- 20 Novembre 1904.
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILESEGguon
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Affaiblissement du coton par les acides (suite et fin). — Les nouveaux colorants. — L'hyraldite. — Revue des brevets d’invention. — Revue de l’étranger. — Programme des prix de la Société industrielle de Mulhouse (suite). — Responsabilité du transporteur en cas d’avaries (suite). — Informations. — Transports et tarifs. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Bibliographie.
- — Cours. — Annonces.
- AFFAIBLISSEMENT DU COTON Par les acides sous l’influence de l’air chaud et du vaporisage ' Par M. Albert Scheurer (i) (Suite et fin)
- Affaiblissement du coton par les acides oxalique, tartrique ortho-, méta-, pyrophosphorique et phosphoreux
- Voici une-série d’essais dans laquelle les affaiblissements provoqués par un vaporisage de 1 heure se montrent très sensiblement égaux à ceux qui ont été déterminés par une exposition de 3 jours et 3 nuits aux chambres chaudes : les couleurs sont faites avec de l’eau d’adragante tenant en solution 20 gr. d’acide oxalique ou une quantité équivalente (phénolphtaléine) des autres acides.
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, mai 1904.
- Résultats des essais dynamométriques (1) (affaiblissement 0/0)
- Expérience N- 2 Après suspension en local froid, 4 heures Après dépôt 3 jours et 3 nuits en chambre chaude Après vaporisage 1 heure
- Acide oxalique. . 2,5 o/o 25,0 o/o 25,0 O/O
- Acide tartrique. . 0,0 » 5,0 » 10,0 »
- Acide orthophos-
- phorique. . 1,0 » 1,5 » 15,0 »
- Acide métaphos-
- phorique. . 2,5 » - 3L5 » 35,o »
- Acide pyrophos-
- phorique. . 2,5 » 35,o » 35,5 »
- Acide phospho-
- reux .... 1,5 ». 27,0 » 28,0 »
- Dans ces expériences, les échantillons destinés au vapoiisage ont été placés au milieu d’un doublier humide, de façon à les soustraire aux actions desséchantes du début et de la fin de l’opération.
- Affaiblissement comparatif du coton par l’acide sulfocyanique et l’acide oxalique (2) (Séance du 24 avril 1901)
- On prépare des dissolutions de gomme adragante renfermant, par litre :
- A 10 gr. acide oxalique;
- (1) Dans l’interprétation de ces résultats, il ne faut pas oublier que les acides méta- et pyrophosphoriques se transforment très rapidement, au bouillon, en acide ortho-phosphorique.
- (2) L’acide sulfocyanique est fait avec du sulfocyanure de baryum et de l’acide sulfurique. On maintient un petit excès de sel de baryum pour éviter toute trace d’acide sulfurique libre dans les liqueurs.
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- B 20 gr. acide oxalique;
- G de l’acide sulfocyanique équivalant à 10 gr. acide oxalique ;
- D de l’acide sulfocyanique équivalant à 20 gr. acide oxalique.
- Résultats
- (affaiblissement 0/0)
- Acide oxalique acide sulfocyan.
- Expérience N’ 3 ABC D
- Après 4 heures, à la température ordinaire. .. o,- i,- o,- 3,-
- Après 72 heures, à la température ordinaire. . . o,- i,- o,- o,-
- Après 3 jours et 3 nuits
- aux chambres chaudes
- (40/500)................. 17,- 25,- 38,- 57,-
- Après vaporisage 3/4 d’heure à o,- 29,- o,- 1,-
- Après vaporisage 1 3/4 d’heure à 100°............. 20,- 45,- 5,- 3,-
- II résulte, de ce tableau, que l’acide cyanique n’affaiblit pas sensiblement le tissu au vaporisage, mais qu’il s’est montré plus actif, sous l’action de l’air sec et chaud, que l’acide oxalique.
- Expérience de contrôle
- Acide Acide Acide Acide
- Expérience N. 4 oxalique oxalique sulfo- sulfo-
- 10 gr. 20 gr. cyanique cyanique Séjour aux chamb.
- chaud. 3 jours et
- 3 nuits................ A B C D
- Première expérien-
- ce (affaiblissem.) 170/0 250/0380/0570/0
- Expérience de contrôle............. 17 » 27 » 48 » 58 »
- Expérience. — Un échantillon de calicot impré
- gné d’acide sulfocyanique est suspendu aux chambres chaudes pendant 3 jours. Au bout de ce temps, il est fortement affaibli. Lavé à l’eau distillée, on constate qu’il n’a pas abandonné trace d’acide sulfurique à ce véhicule.
- Conclusions. — L’acide sulfocyanique n’attaque pas sensiblement le tissu pendant le vaporisage, mais, dans l’air • chaud, il se montre plus violent que l’acide oxalique.
- Cette attaque n’est pas due à une formation d’acide sulfurique sur la fibre.
- Résumé d’expériences faîtes précédemment sur l’acide oxalique
- L’acide oxalique a été choisi comme terme de comparaison dans les essais qui précèdent ; il a été soumis plusieurs fois à la même épreuve dans des conditions identiques. Ce fait permet de comparer les résultats obtenus pour cet acide et de se faire une idée de l’approximation qu’offrent les expériences :
- 3/4 heure Vaporisages 1 heure 1 3/4 à 2 h.
- Acide oxalique 10 gr. Expérience N° 1. . 17 O/O 18 O/O 15 0/0
- Expérience No 2. . — — 20 »
- Acide oxalique 20 gr. Expérience No 1. . 35 0/0 27 O/O 51 0/0
- Expérience N° 2, . — 25 » —
- Expérience No 3. . 29 » — 45 »
- Affaiblissement du coton par l’acide oxalique dans une atmosphère d’air chaud
- Atténuation de cette action par la présence de glucose
- Les essais portent sur une couleur composée d’eau d'adragante mince renfermant, par litre, 20 gr. d’acide oxalique.
- La couleur avec glucose renferme 20 gr. acide oxalique et 50 gr. de sirop de glucose par litre.
- Expérience n° 5
- Affaiblissement
- No 1 Tissu tel quel................... 0,0
- » 2 Séchage à froid, suspension dans une chambre tempérée pendant 4 heures 3,0 » 3 Idem, 3 jours et 3 nuits. . . . 7,0
- » 4 Idem, aux chambres chaudes, 4. heures . . 11,5 » 5 Idem,idem,idem,3 jours et 3 nuits. 35,5 » 6 Vaporisage 3/4 d’heure. . . . 32,0 » 7 Comme n° 5, couleur avec glucose. 26,0 » 8 Comme n°6,couleur avec glucose. 28,0
- Résultats.— L’affaiblissement maximum est produit pendant la suspension aux chambres chaudes.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- L’échantillon, maintenu pendant 3 fois 24 heures dans une chambre tempérée, s’est affaibli de 7 0/0, tandis qu’au bout de 4 heures il accusait déjà une perte de résistance de 4 0/0.
- Le vaporisage a donné une chute de force presque égale à celle qu’éprouve le tissu lorsqu’il a été exposé pendant 3 jours et 3 nuits aux chambres chaudes (40 à 50°).
- La protection exercée par le glucose a atteint 13 0/0 dans l’air chaud, et 6 0/0 dans la vapeur.
- Comparaison de ces résultats avec des expériences précédentes
- Chambres chaudes Vaporisage 3 jours et 3 nuits 3/4 d’heure
- Expérience antérieure. . . 27 0/0 35 0/0 Expérience actuelle. . . 35 » 32 »
- Observations sur Pétat hygrométrique de l’atmosphère des chambres chaudes
- Les expériences anciennes dont je viens de rappeler les chiffres ont été faites en été, les expériences actuelles en hiver.
- Si l’on calcule la quantité d’eau en présence dans 1 mètre cube d’air en hiver (température extérieure = 00), et dans 1 mètre cube d’air en été (température extérieure = 20°), on trouve les résultats suivants :
- Hiver...................gr. 1,86
- Eté............................» 8,6
- Il n’est pas impossible que l’extrême sécheresse de l’hiver ait contribué à l’affaiblissement élevé constaté dans le dernier essai.
- Affaiblissement du coton par l’acide oxalique au sein d’une atmosphère de vapeur aux environs de 100° (1),
- Les précédentes expériences de vaporisage ont toutes été faites dans une cuve à chariot dont l’atmosphère peut être réglée très exactement. C’est la raison pour laquelle j’ai donné la préférence à cet appareil. D’autre part, il offre un inconvénient : une opération y passe par trois phases, comme cela a été expliqué précédemment :
- (1) On a contrôlé la résistance du tissu blanc, au vaporisage, par une expertise préalable.
- 1° Mélange d’air et de vapeur au début de l’opération ;
- 2° Vapeur pure;
- 3° Mélange de vapeur et d’air à la fin de l’opération.
- Dans la première et la deuxième phase, il se produit une atmosphère très sèche, comme j’ai eu lieu de l’observer.
- Pour déterminer l’effet de l’acide oxalique dans la vapeur pure, il suffit de connaître celui des deux phases extrêmes et de le déduire de l’effet total.
- La durée de la première phase est de 15 minutes. On laissera donc l’opération marcher 15 minutes, puis on l’arrêtera comme si elle avait. épuisé son temps normal.
- L’échantillon ainsi traité aura subi la somme des deux phases critiques. L’échantillon vaporisé 2 heures de plus totalisera les deux phases critiques, plus la phase de vaporisage effective en pleine vapeur pendant 2 heures.
- Expérience n° 6
- Affaiblissement
- %
- No 1 Tissu imprimé suspendu 4 heures dans une chambre tempérée, puis lavé..........................(Témoin). 0,0
- » 2 Idem, mais non lavé et vaporisé seulement en prem. et deuxième phase............................21,5
- » 3 Vaporisé 2 heures de plus que le précédent. -..............41,5
- Résultats :
- Vaporisage total de 2 heures, plus les phases critiques. ...................41,0
- Vaporisage limité aux deux phases critiques................................21,5
- Affaiblissement produit par 2 heures de vaporisage effectif dans la vapeur satu-réeà99°...............................19,5 soit 20 0/0.
- Si les actions sont proportionnelles aux temps, l’affaiblissement dans la vapeur serait de 10 0/0 à l’heure, tandis qu’il s’est montré de plus de 20 0/0 { pour l’ensemble des deux phases critiques, dont la • durée est de 20 à 25 minutes à peine.
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- C3 $. o
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Vert Diamine CL
- Le Vert Diamine CL, que la Manufacture lyonnaise offre à sa clientèle, se distingue par sa nuance vert-bleuâtre bien nourrie, ainsi que par sa bonne solidité aux alcalis, qualité qui est surtout appréciée pour la teinture dans des récipients en cuivre.
- Dans les tissus mixtes (mi-laine, mi-soie) le Vert Diamine CL teint la fibre animale plus fortement que le coton : toutefois on obtient facilement des teintes absolument conformes sur les deux fibres, en ajoutant un peu de Noir Diamine BH ou EVN.
- Mode de teinture
- Coton. — On teint au bouillon pendant une heure, avec addition de 1 à 2 o/o de carbonate de soude et 10 à 20 0/0 de sulfate de soude calciné.
- Les indications contenues dans notre ouvrage « La Teinture du coton », concernant l’emploi des Couleurs Diamine (page 7) sont, en général, applicables également au Vert Diamine CL.
- Mi-laine. — On teint avec addition de 20 gr. de sulfate de soude par litre de bain.
- Mi-soie. — La teinture se fait avec addition de 3 gr. de savon, 1 gr. de phosphate de soude et 10 gr. de sulfate de soude par litre de bain.
- Brun Oxydiamine RN
- Grâce à son bas prix, à sa nuance vive, à son excellente solidité au lavage et à sa propriété de se laisser ronger facilement, ce produit constitue un complément précieux au groupe des Bruns Diamine.
- Par copulation avec Nitrazol on obtient des bruns jaunâtres très solides au lavage qui peuvent être nuancés à volonté avec nos Bruns Nitrazol Diamine.
- Le Brun Oxydiamine RN convient également très bien pour la teinture de la mi-laine et de la mi-soie, car il possède la propriété précieuse de colorer le coton beaucoup plus fortement que la laine et la soie.
- Mode d'emploi
- Coton. — On teint pendant une heure au bouillon avec addition de 1 à 2 0/0 de carbonate de soude et 10 à 20 0/0 de sulfate de soude calciné.
- Pour de plus amples détails nous nous référons aux indications contenues dans notre ouvrage « La Teinture de Coton» au sujet de la teinture des Couleurs Diamine page 7 qui sont généralement applicables au Brun Oxydiamine RN.
- Mi-laine. — On teint avec addition de 20 gr. de sulfate de soude par litre de bain.
- Mi-soie. — On teint avec addition de 3 gr. de savon, 1 gr. de phosphate de soude et 10 gr. de sulfate de soude par litre.
- Jaune solide Diamine M
- La nuance du Jaune solide Diamine M est intermédiaire entre celle des Jaunes solides Diamine F F et B (de la Manufacture lyonnaise) dont il possède les mêmes qualités de solidités excellentes. De même que ces marques, il peut servir tout aussi bien pour les teintes directes que pour les nuances combinées dans toutes les branches de la teinture du coton.
- Sur mi-laine comme sur mi-soie, le jaune solide Diamine M donne des teintes bien conformes sur deux fibres et bien nourries.
- Mode d'emploi
- On teint le coton pendant une heure, avec addition de 1 à 2 0/0 de carbonate de soude et 10 à 20 0/0 de sulfate de soude calciné.
- Les indications contenues dans notre ouvrage« La Teinture du coton » concernant la teinture des Couleurs Diamine (p. 7) sont, en général, applicables au Jaune solide Diamine M.
- Mi-laine. — On teint avec addition de 20 gr. de sulfate de soude par litre de bain.
- Mi-soie. — On teint avec addition de 3 gr. de savon, 1 gr. de phosphate de soude et 10 gr. de sulfate de soude par litre de bain.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 341
- L’HYRALDITE 0)
- Les propriétés réductrices de l’hydrosulfite ont, depuis sa découverte, donné lieu à bien des essais d’application.
- Le manque de stabilité des hydrosulfites solubles paraît avoir été le seul obstacle à une plus rapide généralisation de leur emploi.
- Un premier pas dans la voie de la conservation des hydrosulfites a été fait par Jacob Grossmann, qui préconisa, en 1898, l’emploi des hydrosulfites insolubles. La fabrique badoise d’aniline, grâce aux travaux de Bernthsen, puis la maison Meister Lucius, prennent des brevets en 1899, 1900, 1901 et livrent à l’industrie des hydrosulfites en pâtes solubles ou insolubles, mais qui ne peuvent se conserver qu’à l’abri de l’air. M. Louis Descamps, de Lille, arrive également à cette époque avec un hydrosulfite de calcium humide qui, maintenu alcalin, conserve plusieurs moisson pouvoir réducteur.
- Malgré ces perfectionnements, ces hydrosulfites ne peuvent subsister à sec, aussi l’impression en était-elle restée à l’emploi de rongeants, renfermant la poudre de zinc et le bisulfite, préparation délicate à imprimer et de décomposition rapide.
- Pour vaincre ces difficultés, MM. Arthur Pellizza et Louis Zuber, dans un pli cacheté déposé à la Société industrielle de Mulhouse le 22 avril 1899, proposent d’employer, non plus du bisulfite ordinaire, mais les combinaisons bisulfitées, des cétones ou des aldéhydes avec la poudre de zinc. La stabilité de ces combinaisons bisulfitées, ajoutent-ils, permet à la réaction de ne commencer que dans la vapeur, ce qui évite la perte par oxydation à l’air.
- Dans le même ordre d’idées, le vade-mecum pour l’application des couleurs dérivées du goudron de houille, édité en novembre 1901 par la maison Meister Lucius (édition allemande), mentionne l’emploi de la formaldéhyde pour améliorer la stabilité d’un rongeant au bisulfite et à la poudre de zinc.
- Le pli cacheté de M. Camille Kurz déposé à la
- (1) Rapport sur la demande de prix faite à la Société industrielle de Rouen, par M. Louis Descamps, ingénieur chimiste à Lille, pour un produit industriel, nommé « hyraldite ». (Bulletin de la Société industrielle de Rouen').
- | Société industrielle de Rouen le 28 novembre 1902 j et ceux déposés à la Société industrielle de Mul-, | house par le même auteur, le Ier décembre 1902 et • par la maison Zundel, de Moscou, le 15 décembre de la même année, plis ouverts récemment, mentionnent presque en même temps l’heureuse action du formol sur les hydrosulfites.
- Dans les premiers en date de ces plis, M. Kurz, dans une formule un peu hâtive, prépare son rou-geant en mélangeant l’aldéhyde formique 40 0/0 à l’hydrosulfite en pâte B. A. S. F. Le pli de la maison Zundel signale de plus, dans un mémoire très étudié, la combinaison cristallisée de l'hydrosulfite de soude avec l’aldéhyde formique.
- De son côté et pendant ce temps, M. Louis Des-camps qui cherchait le moyen de sécher les hydro-sulfites pour en permettre l’emploi en impression, pressenti par M. Kurz de son observation, arrive à préparer le formaldéhyde hydrosulfite de sodium, le fait breveter le 23 février 1903 et le met plus tard dans le commerce en masse cristalline et sèche sous le nom de « hyraldite ».
- C’est ce produit, Messieurs, qui vous a été présenté par M. Descamps par sa lettre du 4 septembre 1903 et pour lequel il vous a demandé à concourir pour l’obtention de l’un des prix portés à votre programme de 1904..
- La Commission composée de MM. Kœchlin, Kohn, Michel, que vous avez chargée de l’examen du nouveau sel de M. Descamps, a pu se convaincre de sa valeur industrielle et des avantages qu’il présente à l’emploi.
- Les hyraldites sont obtenus cristallisés par M. Descamps en faisant agir la formaldéhyde sur un hydrosulfite alcalin, alcalino terreux ou métallique.
- Rappelons que l’on connaissait déjà les combinaisons cristallisées, résultant de l’action des bisulfites sur les aldéhydes. Ces combinaisons bisulfitées sont également citées plus haut dans le pli cacheté
- Zuber et Pellizza.
- L’hyraldite est très soluble, il se laisse dessécher i dans un courant d’air chaud à une température su-| supérieure à 100° sans éprouver de décomposition., : Les solutions épaissies, imprimées et séchées dans
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- ces conditions ne développent leurs propriétés réductrices qu’au vaporisage permettant de ronger facilement les colorants directs fixés sur la fibre et donnant avec le rouge de paranitralinine fini un blanc d’une pureté absolue. Gomme le sel lui-même et ses solutions, ce rongeant se conserve longtemps sans altération.
- Ses avantages sur l’ancien rongeant à la poudre de zinc sont donc énormes, ils ne sont pas moins grands sur celui au sel d’étain, puisqu’il permet des enlevages sans crainte de destruction ni de coloration jaune ultérieure de la fibre.
- Votre Commission a trouvé que les conditions du prix XXVII étaient remplies :
- Prix XXVII
- « Médaille d’argent pour un enlevage sur colo-« rants directs donnant des blancs au moins aussi « beaux que ceux que l’on obtient avec la poudre « de zinc, mais n’ayant pas les inconvénients de « cette dernière et ne jaunissant pas à la longue « comme ceux à base d’étain ».
- Elle vous propose de faire décerner la médaille d’argent qu’il comporte à M. Louis Descamps, qui vient de donner avec le formaldéhyde-hydrosulfite de sodium, sel stable et nettement défini, une valeur nouvelle à la belle découverte de Schutzenberger.
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d’invention récemment délivrés.
- N- 2824. — Machine à imprimer pour pulvérisation, parM. Marinier (E.).
- N* 2876. — Procédé nouveau de décoration sur étoffes, par Mlle Beaudeneau (J.).
- N' 2887. — Perfectionnements dans la teinture, le dégraissage, le blanchiment ou le traitement avec des liquides, des fils enroulés sous forme de fuseaux ou de bobines, par MM. Rawson (R.) et Lodge (E.).
- N* 2889. — Appareils à teindre les écheveaux, par M. Stœhr (G.).
- N* 2956. — Procédé pour extraire les colorants ou le tanin des bois de teinture, par M. Oakes (F.-J.).
- Avis à nos Lecteurs
- ^Administration du journal LE MONITEUR DE LA TEINTURE a décidé de rendre compte des articles les plus instructifs publiés par nos confrères d’Angleterre, d’Allemagne, des Etats-Unis d’Amérique, etc., sur les questions intéressant ses lecteurs, et, à cet effet, s’est assurée le concours d’un personnel compétent, unissant les connaissances du linguiste à celles de l’ingénieur spécialiste.
- Ce personnel technique reste à notre disposition immédiate pour la traduction complète des articles signalés par notre nouvelle rubrique REVUE ÉTRANGÈRE, dès qu’un de nos abonnés nous témoignera le désir de recevoir cette traduction, aux conditions que nous lui indiquerons, d’après l’importance de l’étude.
- REVUE DE L’ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Fœrber Zeitung » Remplacement de l’acide sulfurique par l’acide formique dans la teinture du cuir
- Depuis quelque temps, on a remarqué que le cuir employé pour la reliure est de qualité inférieure. Des recherches faites à ce sujet ont permis de découvrir que les défauts, si souvent constatés, sont dus à l’acide sulfurique dont on se sert soit dans le traitement du cuir avant la teinture, soit dans le bain de teinture lui-même. Comme tous les autres acides minéraux agissent de même sur le cuir, le teinturier ne doit pas hésiter à y renoncer purement et simplement. Comment faire alors, puisque les colorants basiques ne teignent pas le cuir d’une manière égale, ne sont pas suffisamment solides à la lumière et laissent des places défectueuses.
- Il est évident que le seul moyen de résoudre ce problème compliqué, c’est de trouver un acide qui ne nui -rait pas au cuir.
- Le Journal of the Society of Dyers et Colorists signale l’acide formique comme substance pouvant remplacer l’acide sulfurique. Grâce aux procédés per -fectionnés, le coût de la production a beaucoup diminué, ce qui rend possible aon application à l’industrie.
- Lorsqu’on ajoute au bain de l’acide sulfurique, on prend généralement une partie de couleur pour une partie d’acide. Cette dose ne donne pas encore le maximum de la nuance, mais on n’ose pas doubler la proportion d’acide, de crainte que le cuir ne soit endommagé.
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- II en est de même de l’acide formique, c’est-à-dire si l’on veut obtenir une nuance profonde, il faut en ajouter au bain une dose déterminée, avec cette différence que l’on ne doit pas craindre d’en prendre une quantité suffisante, parce que l’acide formique se volatilise facilement pendant le séchage. Bien plus, on obtient avec l’acide formique le même maximum de nuance qu’avec l’acide sulfurique et même davantage.
- M. Lamb,qui a fait une série d’expériences avec des acides acétique, lactique et formique, a trouvé que ce dernier est préférable en ce qui concerne le développement de la couleur sur le cuir.
- Pour comparer l’effet produit par l’acide sulfurique à celui de l’acide formique,il a teint du cuir avec le rouge A et le vert acide en ajoutant au bain dans les deux cas 4 parties d’acide formique au lieu de 2 parties d’acide sulfurique de 40 %. La nuance rouge a été la même que celle obtenue par l'acide sulfurique, tandis que le vert est sorti encore plus foncé. Continuant ses recherches, M. Lamb a étudié les effets différents que l’on obtient en nettoyant le cuir avant la teinture avec de l'acide formique et autres acides organiques volatils d’un côté,et d’un autre côté avec de l’acide sulfurique. Le nettoyage a pour but de sortir du cuir les taches de fer au moyen d’un acide dilué et de le rendre aussi blanc que possible si l’on désire teindre en nuances claires.
- Ayant plongé des coupures de cuir couvertes de taches de fer dans de différentes solutions d’acides formique, acétique, lactique, tartrique et citrique, il a remarqué que les taches disparaissant dans une solu-tion de 1/4 % d’acide sulfurique, restent visibles dans une solution de 20% d’acide formique. Les acides oxalique et chlorhydrique font disparaître ces taches aussi facilement que l’acide sulfurique ; mais on ne peut s’en servir sans endommager le cuir.
- Il est donc extrêmement difficile de teindre le cuir en nuances claires et qu’il reste en même temps libre d’acides nuisibles. Cette difficulté est d’autant plus grande dans le cas des cuirs raturés à la machine, car le couteau est repassé sur une meule en bois, et les parcelles de fer qui se séparent entrent dans le cuir et forment ensuite les taches de rouille.
- Pour prévenir cet inconvénient, il faut raturer le cuir à la main si on a l’intention de le teindre en nuances claires, tandis que le cuir raturé à la machine,
- ayant des taches de rouille, ne doit être teint qu’en nuances foncées.
- L’apparition d’une nouvelle maladie dans les teintureries allemandes
- D’après les rapports des médecins officiels,une nouvelle maladie a apparu dans un grand nombre de teintureries allemandes. La maladie se manifeste sous forme de pustules plus ou moins douloureuses, qui couvrent les bras, les mains et les autres parties du corps plus ou moins exposées pendant le travail. Ces pustules disparaissent lorsque l’ouvrier malade quitte pour un certain temps l’usine et suit le régime prescrit généralement pour la purification du sang. Les médecins chargés d’étudier cette maladie et d’en trouver la cause l’attribuent au traitement de la laine avec du bichromate de potasse après la teinture. Ce procédé laisse une certaine dose de bichromate dans la laine et les ouvriers qui manipulent cette dernière l’absorbent par le contact de la peau. Ceci donne naissance aux pustules en question. On a recommandé de laver à fond la laine traitée au chrome et d’éviter la manipulation autant que possible avant le lavage.
- Il paraîtrait qu’autrefois, lorsqu’on mordançait avec du chrome, cette maladie était moins fréquente, car le procédé impliquait la décomposition complète du bichromate, ce qui neutralisait son effet nuisible.
- ANGLETERRE
- De « Textile Mercury »
- La glycérine dans l’apprêt final du coton
- L’emploi de la glycérine dans l’apprêt final du coton s’est beaucoup répandu, grâce à l’excellent effet que la glycérine produit sur les mélanges d’amidon en réduisant la raideur du tissu et en augmentant sa souplesse. Cependant, la cherté de la glycérine pure est très embarrassante pour l’apprêteur. Si la glycérine est mélangée avec de la glucose liquide, elle revient meilleur marché, mais sa propriété d’amollissement est aussi réduite en proportion, tandis que le danger de taches d’humidité augmente.
- La preuve que la glycérine est un excellent moyen de rendre le tissu doux au toucher, c’est que l’on trouve dans le commerce de nombreuses préparations sous le nom d’adoucisseurs de glycérine ou des succédanés de la glycérine. Un de ces succédanés, composé d’une huile soluble et légèrement diluée avec de la glucose liquide, adoucit indubitablement le tissu de coton.
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- On pourrait parfaitement se passer de glucose liquide et les dépenses seraient moindres, mais la douceur et la densité prononcée de la glucose la font rechercher comme succédané de la glycérine.
- En ce qui concerne cette dernière, ces qualités hy-groscopiques sont très importantes, mais il faut s’en servir avec modération.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- PROGRAMME DES PRIX à décerner en 1905 (Suite)
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- Bleu analogue au bleu d'outremer. — Médaille d’honneur pour un bleu analogue au bleu d'ontremer comme nuance et solidité, fixé sur tissus de coton par un procédé chimique, sans l’aide de l’albumine ou d’un autre épaississant produisant l’adhérence par coagulation.
- Le procédé de fabrication de ce bleu sur tissus devra être assez pratique et bon marché pour permettre son emploi en industrie.
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- Jaune franc solide. — Médaille d’argent pour un jaune franc, se fixant à la manière de l'alizarine et possédant une solidité équivalente à celle de cette matière colorante.
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- Rouge au tanin. — Médaille d'honneur pour un rouge au tanin aussi vif que le rouge d’alizarine, composé d’une matière unique et susceptible d’acquérir, par un passage en émétique, une solidité suffisante au savon. — La laque ainsi formée devra offrir à même hauteur de ton une résistance à la lumière au moins égale à celle du bleu indigo cuvé.
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- Pourpre bon teint. — Médaille d’honneur pour un pourpre bon teint donnant sur coton, soit au tanin, soit sur mordant, la nuance de la fuchsine appliquée sur laine.
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- Succédané du campêche. — Médaille d'argent pour l’introduction dans le commerce d’une matière colorante pouvant remplacer le campêche dans ses différentes applications, et offrant sur celui-ci un avantage sérieux comme stabilité et solidité.
- Le campêche à l'état d’extrait est souvent ajouté à des couleurs vapeur pour en modifier les teintes Son
- 1 peu de stabilité donne lieu à de graves inconvénients lors de l’emploi de couleurs de cette nature.
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- Réserve sous couleurs-sapeur ou enleoage sur laine et soie. — Médaille d’honneur pour une réserve sous couleurs-vapeur, ou pour une couleur enlevage spécialement applicable à la laine ou à la soie, se déta -chant par simple lavage, et ménageant le blanc d’une façon complète et durable sans adjonction d’un blanc plastique, destiné à masquer la coloration jaunâtre que prend la laine, sous l’influence des produits de décomposition du colorant.
- (A suivre.)
- RESPONSABILITÉ DU TRANSPORTEUR en cas d'avaries dans les tarifs spéciaux
- (Suite)
- Les Compagnies soutiennent (1) que le vote d’une telle disposition fait tomber tous les tarifs spéciaux contenant, comme condition particulière : « La Compagnie ne répond pas des déchets ou avaries de route.»
- Cette clause, qui, sans supprimer leur responsabilité, la limite au cas où la faute du transporteur est prouvée, a toujours été, d’après elle, considérée comme la contre-partie de l’abaissement des prix de transport ; et l’administration partageait, disent-elles, cette opinion, puisque le 2 juillet 1897, M. le Ministre des Travaux publics leur écrivait :
- « En me plaçant dans l’hypothèse où la Chambre des députés adopterait le projet de loi, je désirerais connaître les conditions dans lesquelles vous compteriez proposer le remaniement de vos tarifs. »
- Elles estiment donc « que la réduction des tarifs et la limitation de responsabilité sont liées ; l’une est la raison et la condition de l’autre, et, comme tout tarif spécial homologué est une convention qui oblige les parties contractantes sous le régime qu’elle a créé, la convention disparaît si, ultérieurement, survient une nouvelle disposition législativequilui soit contraire» (2).
- Sans prétendre discuter une cause aussi ardue en droit, il semble nécessaire de l’examiner sommairement et de définir tout d’abord, la nature même des tarifs spéciaux.
- Quoi qu’on en ait dit, et bien que leur forme n’en revête pas le caractère ordinaire, les tarifs spéciaux sont des contrats bilatéraux passés entre les Compagnies et l’Etat représentant la collectivité des expéditeurs ou destinataires. Ce n’est pas, en effet, pour son compte, que l’Etat traite, puisqu'il ne stipule jamais, dans ces tarifs, ancun avantage en sa faveur : ies deux parties en présence ont donc sinon les mêmes droits, puisque l’initiative des propositions est réservée
- (1) Dans l’exposé des motifs de leur nouvelle proposition de majorations de tarifs.
- (2) Ibidem.
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- aux Compagnies du moins la même liberté de discussion.
- Si les conditions proposées semblent insuffisantes ou préjudiciables au public, le Ministre indique aux Compagnies les modifications à apporter et de leur acceptation ou de leur refus dépend leur homologation ou le rejet du tarif.
- Il y a là tous les éléments d’un accord conclu de plein gré entre les contractants, et si cet accord reste subordonné à une homologation, c’est surtout pour lui donner force de loi au regard du public dont l’Etat s’est constitué le mandataire obligatoire.
- Mais, d'autre part, l’article 1172 du Code Civil dé clare que « toute condition. . prohibée par la loi est nulle et rend nulle la convenion qui en dépend » ; n’en doit-on pas inférer que la promulgation d’une disposi-tion législative annulant une des clauses de l’accord fait tomber la convention tout entière ?
- Avec l’autorité qui s’attache a ca haute compétence, notre distingué collègue M. Colson, en discutant la question, a préconisé une thèse un peu moins radicale :
- « Si, dit-il, un abaissement de tarif que la Compagnie était maîtresse de ne pas accorder a été formel-« lement subordonné à une condition particulière ou à « une limitation qui cesse d’être légale ; si, de plus, « il est démontré qu’en fait l’abaissement n’eût pas été « proposé ou eût été différent dans le cas où la condi-« tion ou la limitation prohibée n’eût pas été possible, « cet abaissement lui-même cesse d’être en vigueur le « jour où la clause en question est interdite par la « loi (1).
- M. Colson, on le voit, fait ainsi dépendre l’annulation du tarif de l’examen des conditions qui ont déterminé sa proposition.
- • Dans le cas actuel, ceux pour lesquels la condition d’irresponsabilité aurait été la cause prédominante de la réduction de prix tomberaent de droit ; ceux, au contraire, dans lesquels cette clause serait démontrée n’avoir été qu'accessoire resteraient en vigueur.
- Il y a là. semble-t-il, surtout après tant de temps écoulé, une distinction bien difficile à établir. Journellement, dans les contrats privés, une clause accessoire prend, par le fait d’événements impossibles à prévoir lors de leur conclusion, une importance que n’imaginaient certainement pas les signataires. Ce serait une thèse bien hardie à soutenir et bien dangereuse pour l’ordre public que de refuser, pour cette raison, à la clause sa valeur, au moment où l’une des parties l’invoque de bonne foi. Et, dans un tarif où, en compensation de diverses conditions particulières, la Compagnie n’offre jamais que l’avantage d’un abaissement du prix de transport, comment établir l’importance relative de chacune de ces conditions ? Ne déclarera-t-elle pas qu’elles entrent toutes comme éléments dans le calcul de la réduction consentie qui n’est que le total de tous ces éléments additionnés?
- Une objection des plus sérieuses a été soulevée contre i la thèse des Compagnies. Le vote de la loi Rabier replacerait, a-t-on dit, le transporteur dans la situation où il se trouvait avant que l’arrêt de la Cour de cassation du 4 février 1874 ait admis que l’insertion
- (1) Transports et tarifs,2e édition, p. 380.
- dans les tarifs spéciaux de la clause d’irresponsabilité pût faire échec aux prescriptions générales de l’article 103 du Code de Commerce ; or, les tarifs spéciaux sont antérieurs à l’arrêt ; de quel droit donc les Compagnies pourraient-elles les retirer aujourd’hui, puisque leur situation ne sera pas pire qu’avant 1874 ?
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- À partir du 1er décembre 1904, les colis-postaux ne dépassant pas le poids de 5 kilogrammes, avec ou sans déclaration de valeur jusqu’à concurrence de 500 fr., seront acceptés pour le Pérou, par la voie de Russie.
- TRANSPORTS ET TARIFS
- La Compagnie P.-L.-M. propose d’appliquer aux produits chimiques dérivés du goudron de houille et destinés à des fabriques de matières colorantes artificielles, à l’exclusion de ces matières colorantes elles-mêmes, en sacs, les prix exceptionnels ci-après qui figurent actuellement au § 4 du tarif spécial P. V. n 18 pour le transport des mêmes produits en bidons ou en fûts :
- Par expédition
- ' de
- 50 kilogram. Désignation des parcours au minimum.
- — ' ou payant
- pour ce poids
- Paris(B)à Besançon(M). (a) 25 fr. » Paris à Lyon, St-Fons, et vice versa (a).51 fr. » Belfort a Lyon,St-Fons,
- Villevert — Neuville
- de
- 5.000 kilogram au minimum ou payant pour ce poids.
- 34 fr. »
- et vice versa....... — 25 fr. ».
- (a) Frais de chargement,de déchargement et de gare compris.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons, une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera, à la fin de chaque année, une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal, n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les inté-resse.
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- (56). — Etablissements industriels. Art. 2 de la loi du 30 mars 1900 — Ouvrières adultes. — Femmes. — Mimes locaux. — Distinctions. — Nécessité d'un travail simultané.
- L'art. 2 de la loi du 30 mars 1900, aux termes desquels il est interdit a un directeur d'usine de faire travailler pendant plus de onze heures consécutives des ouvriers adultes et des femmes ou des enfants mineurs, employés au même travail dans les mêmes locaux, ne saurait recevoir son application lorsque, bien que le travail ait lieu dans le même atelier, les femmes et les enfants n’interviennent qu’après que le travail des adultes est terminé et quittent à ce moment leur atelier spécial.
- Ainsi jugé parle Tribunal correctionnel de Rouen le 27 décembre 1904.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Une usine est établie en aval sur un ruisseau dont je suis riverain ; le canal de décharge n’étant pas assez creusé, le niveau de l'eau dans le ruisseau monte presque à niveau des terres riveraines et les fossés chargés de déverser l’eau des susdites terres, ne peuvent se dégorger et souvent à cause de cela les pièces de terres sont inondées.
- Pourrait-on forcer l’usinier à recreuser plus profon dément son canal de décharge ?
- R.— Il y a lieu de consultera la préfecture soit l’arrêté préfectoral de règlement d’eau relatif au ruisseau en question, soit la permission d’usine de l’industriel, pour voir si ce dernier n’est pas en contravention avec les conditions qui lui sont imposées. Le préfet peut retirer l’autorisation ; en tout cas c’est à lui qu’il appartient de faire ou de modifier le réglement, d‘a-près la législation et la jurisprudence. Vous n’avez de recours devant les Tribunaux que si vos rapports de droit avec l’usinier sont régis par un titre, ou si vous croyez pouvoir demander des dommages-intérêts pour un préjudice effectif.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est possible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée; il procède, s’il y a lieu, j à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une i rémunération peu élevée eu égard à la valeur du tra- j vail fourni, il donne des consultations écrites basées i sur les documen’s de la jurisprudence française ou | étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur I
- disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de sociétés
- Paris. — Société en nom collectif de De Souza et Cie, fab. d’une eau pour nettoyer et détacher les draps et étoffes, 52, rue Richer. — Durée20 ans. — Cap. 31.000 fr. — Acte du 19 oct.
- Marseille. — Société en commandite J. Régis et Cie, teinturerie, 50, b. Bompard. — Durée 12 ans. — Cap. 30.000 fr. fournis par la commandite. — Acte du 27 oct.
- Déclarations de faillites
- Angers. — Macouin, fab. de couleurs, 6, rue d’Iéna. — Jug. du 21 oct. — S. M. Chartier.
- Trévoux. — Tarpin (Joseph), teinturerie, apprêts, à Miribel. — Jug. du 18 oct. — S. M. Coste.
- Réouvertures de faillites
- Nantes. — Oliveau (Constantin), ex-teinturerie, à Ma-checoul. — Jug. du 28 oct. — S. M. Liancour.
- Répartitions de faillites et de liquidations
- Paris. — Girard (Henri), teinture, 21, rue de Clichy. — S. M. Raynaud. — 3 50 % dernière répartition.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme Delalande, 11, rue Juge. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Trémoureux, 73 bis, rue Truffaut. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Lambert, 40, rue Louis-Blanc. — Entrée en jouiss. le 1er nov.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Wetzel, 22, boul. Voltaire. — Entrée en jouiss. le 15 nov.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Laforêt, 4, rue d’Alexandrie. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vuillaume, rue Affre. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Broutet, 12, rue Hippolyte-Lebas. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Grégoire, 5, rue Pasquier. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Huchet, 98, rue Cam-bronne. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie pour soies, par M. Plougeron à M. Roméas, 8, cité d’Angoulême. — Entrée en jouiss. le 1er déc.
- Parc-St-Maur. — Donation en gérance de teinturerie, par M. Bouin à Mme Languet, angle de la place de la Gare et du boul. National. — Entrée en jouiss. de suite. Vincennes. — Teinturerie, par Mlle Petiot à Mme Davier, 55, rue de Paris. — Entrée en jouiss. de suite.
- Levallois-Perret. — Teinturerie, par Mlle Pia Martelik 30, rue Chaptal. — Entrée en jouiss. le 15 nov.
- Maisons qui se créent
- Paris. — Trufel, teinturerie, 23, boul. de Strasbourg-
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les neuf premiers mois des années 1SO2, 1903 et 1904
- IMPORT aTIONS Quantités
- livr es à t colsonmation
- «904 «903 1902
- 1 Bois de teinture en bûches : Mexique.... Q.m. 4 072 2 737 6.433
- — — Brésil »
- — — Haïti » 28.563 32.563 28.110
- — — Guatemala.. » 3.588 4 701 3 950
- — — Auties pays. » 25.331 26.994 26 503
- Totaux .... » 61 554 66 995 64.996
- Bois de teinture moulus » 1
- Garance en racine, moulue ou en paille... » 454 1.384 1 621
- Curcuma en racine » 1.605 2 838 2.187
- — en poudre. » 11 59 25
- » 7 197 5.413 2.269
- Lichens tinctoriaux » 2.044 2.017 2.426
- Ecorces à tan, moulues ou non » 35.753 42.698 40.227
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles » 41.978 36 387 43.009
- Moulus » 29.025 39.135 31.100
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues » 32.517 27.360 46.939
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 227 599 112
- Safran » 422 402 38 7
- Autres teintures et tanins. » 3.706 2.210 2.246
- Cochenille » 1.248 1.734 2,812
- Kermès animal »
- Indigo. » 3.187 2 989 5.599
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu » 1 11
- Cachou en masse » 21.399 24.183 16.700
- Rocou préparé » 1.144 1.741 579
- Orseille préparée, humide en pâte....... » 8 3
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 73 70 69
- Extraits debois deteint. et d’autres espèces : » 6 64
- Autres » 1 355 2.142 1.691
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique » 33 21 24
- Alizarine artificielle ».. 1 193 1.174 1.139
- Autres » 7.682 8 038 6.329
- Outremer » 1.138 921 850
- Bleu de Prusse.. » 476 58 507
- Carmins communs » 8 11 11
- — fins » 1 1 1
- Vernis à l’alcool » 108 140 135
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées » 8.731 8.665 8.225
- Ocres broyées ou autrement préparées » 4.015 4.019 3.301
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cendres bleues ou vertes » 104 136 140
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 799 767 647
- Talc pulvérisé » 21.885 15.175 27.027
- Couleurs non dénommées » 20.899 22.633 26.630
- Marchandises
- EXPORTATIONS françaises ou francisées exportées
- 1904 1903 1902 |
- Bois de teinture en bûches.. Q.m. 863 1.402 987
- — moulus » 182 201 143
- Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 142 125 282
- Curcuma en racine ) 342 479 585
- en poudre » 34 48 57
- Quercitron )) 40 . 113 153
- Lichens tinctoriaux » 1.103 562 282
- Ecorces à tan, moulues ou non » 268.225 294.266 332.348
- Sumac, fustet et épine-vinette : 1.060
- Ecorces, feuilles et brindilles » 359 310
- Moulus » 358 461 322
- Noix de galle et avelanèdes entières con- 1.351
- cassées ou moulues » 715 1.188
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 17 1.587 745
- Safran » 278 258 305
- Autres teintures et tanins » 785 1 801 1 316
- Cochenille » 1.462 1.458 2.272
- Kermès animal » 13 25 2.080
- Indigo 1.355 1.819
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 508 379 431 _ 621 580
- de bleu »
- Cachou en masse )) 362 610
- Rocou préparé ), 592 696
- Orsei le préparée, humide en pâte » 562 277 26 1
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 103 109 97
- Extraits de boisde teint, et d autres espèces: 543
- )) 503 2.415
- Autres : Allemagne » 41.329 45.071 54.037
- — Belgique » 18.996 17 195 18.211
- — • Angleterre — Etats-Unis. » » 12.132 1.632 14.619 2.770 13.978 2.916
- — Autres pays )) 33.441 37.633 37.199
- Totaux » 108 530 117.2.8 126.341
- Teintures dérivées du goudron de houille :
- Alizarine artificielle » 11 11 12
- Acide picrique. » 2.694 1
- Autres » 3.171 2.807
- Outremer » 12.976 11.930 8.044
- Bleu de Prusse ;..... » 445 422 419
- Carmins communs » 53 24 44 1
- — fins . — — » 37 44 55 {
- Vernis à l’alcool... . » 1 094 t1.014 1.107
- — à l’essence,à l’huile ou à l essence 11 488 10.899
- et à l’huile mélangées ;.. . — » 10.003
- Ocres broyées ou autrement préparées.... » 5 192.750 169,972 , 175.112
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- 1 "<<< 4 / 302
- dres bleues ou vertes - ». . ' - 391 398
- Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 170 .341 213
- Talc pulvérisé .... . - 18.418 30.670 d 24.783
- Couleurs non dénommées » 1 5.166 3.899 2.994 i
- ** ë
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 347
- p.347 - vue 354/396
-
-
-
- 348. LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- U
- PLACE DE PARIS
- c — ------
- Les 100 k.
- Acide acétique industriel 40 % .... 30 »
- » » 35 % . . . 28 »
- » . azotique (voir acide nitrique). » »
- » muriatique 22* chimiq. pur.. 31 50
- » — » '20/22 par 15 touries 6 25
- » nitrique 36' blanc ... 30 »
- » » » jaune........ 29 »
- -» » 40- blanc . ... ... 35 »
- ». », . ». jaune...... . .... . 34 »
- » » 36’ chimiquem. pur. 47 »
- » ; y 40- » » : 55 »
- » oxalique........ 72 »
- | »: picrique cristallisé... ..... : 250 » »: sulfurique 53:. 5 25
- d' ; » 60- environ ...... 6 »
- » 60’ » ...... 7 25
- u: » 66’ chimiq. pur .. 32 »
- » ' » au soufre...... 15 »
- » tartrique 1er blanc.......... 265 »
- Alcali volatil du gaz 22: .... . ... 35 50
- » » 28/29.. .... . 60 50
- Potasse caustique 70/75 plaques. . . 60 »
- » Perlasse Ire qualité...... 95 »
- » » ordinaire ............. 33 »
- » rose factice........................ 25 »
- Rouille 42/45 en tourie.............. 12 »
- » supérieure. ....................... 15 »
- Sel de soude 90/92 .................. 14 »
- » » Solvay 65 70 .............. 22 50
- » > » 75/80 .......... 23 50
- » » » 80/85 ............ 24 50
- Soude caustique 60/62. ......... 29 »
- » « 70/72.... .......... 31 »
- Rouge Brésil Bahia...... 8 .. 9 ..
- * Calliatour... 100 k. 14 .. 15 ..
- Lima 50 kil. 8 .. 10 ..
- » Ste-Marthe 8 .. 10 ..
- » 4 .. 4 50
- • Sandal 100 k. 6 .. 7 ..
- • Sapan...... 50 k. 7 .. 8 ..
- » Quebracho.. 1000 k. 118 140 ..
- • Pernamb 50 k 14 .. 16 ..
- L’hecto
- Alcool dénaturé type Régie 90’.. ... 55 »
- Les 100 k.
- » » 60/62 plaquettes. 32 »
- « » . 70/72 » ..35 »
- Sulfate de cuivre 98/99 » .. 53 »
- » de fer moyens cristaux .... 650
- — Le kil.
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25 » » extra pains et poudre. 4 75
- » » n 1........................ 4 25
- » » flor pâle et foncé..... 5 25
- » de Chine en grains ......... 7 50
- LeslOOkil.
- Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 » » » » pour azurage. 95 »
- » » » p. pap peints 115 »
- Alun épuré...... .....................17 50
- » ordinaire. ................. 15 »
- » de chrome................... 32 »
- » de Prusse supérieur............... 180 »
- » » extra........ ... 155 »
- ». » n’ 1 .............. 135 »
- Essence de térébenthine.............. 96 »
- L’hecto
- Benzine cristallisable. .................. 42 »
- » lourde, industrielle.......... 33 »
- » type Régie....................... 34 »
- Les 100 k.
- Bichromate de-potasse................. 72 »
- » soude ....................... 55 »
- Bi-oxyde de baryum 85/86’.............. 95 »
- Borax raffiné en cristaux............. 33 50
- Carbonate de soude cristallisé..... 8 »
- Crème de tartre entière .. .. ... ... 205 »
- » » en poudre........... 210 »
- | » » soluble, paillettes.. 315 »
- Cyanure rouge de potassium pur... 340 » Dextrine blonde citron................. 48 »
- » blanche .................. 48 »
- Le litre
- PLACE DU HAVRE
- Bo’s de teinture.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes ... 0 28
- • » extra................. 0 38
- » » pharmaceutique. . . 0 55
- ». » . chimiquement pure.. 2 50
- Les 100 k.
- Extrait d’oseille liquide n‘ 1.. ... 115 » » . » » . extra. ........155 »
- » . » supérieur..............185 »
- » ; de Javelle 30• Baumé. . ... 12 » »» 28’ » . .... 11 50
- » » 25; » ... 11 »
- » : » 20-» ____________ 9 50
- » ; _» 15’ 9. »
- Glycérine blanche industrielle 28’.. 120 »
- Lessive caustique de pota: se 36’... 35. »
- w - » » 40’.... 45. »
- de soude 36 . . 13; 50
- Noix de Galles de Chine .. .. .. 160. »
- Orseille double. • • • • 65 »
- » triple........................... 80 »
- Oxymuriate d’étain 32 % . . . .. . 180 »
- Panama (Quillay)........ .....- •• 50 »
- Permanganate de potasse... . . . 125 »
- Potasse d’Amérique .................. 100 »
- P » imitation d’Amérique 66/70’ 39 »
- » » » 52 55’ 33 »
- » » » 45’... 30 »
- - Ire qualité...
- — 2e qualité .. .
- -- 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan..
- — Honduras......
- — Tabasco...............
- — Haïti Cap.............
- - Fort-Liberté....
- — .................. — ..................
- — Gonaïves .............
- — P.-de-Paix.............
- — Miragoane..............
- — Saint-Domingo...
- — Martin, et Guadel.
- — Jamaïque. .............
- Jaune Cuba et St-Yago ..
- » Manzanillo . °.. ....
- » T uspan............
- » "ara-Cruz ......”
- » Campèche:.....;..
- » Carmen... ....... .
- » Tampico..... .... ..
- » ..................-
- » Haïti. ................
- » Jamaïque ..............
- » Barcel et P. Cab ..
- » Rio-Hacha..............
- » Carth. et Savan...
- » .......................
- . Fustet. .... 100 k.
- • Tatajuba(Pern.)50k.
- • Bahia . ........
- • Corinto.........
- • Amapaia ... 50 kil.
- 12 .. à 14
- 10 .. il
- 5 25 8
- 8 .. 9
- 7 65 8
- 5 25 6
- 4 50 4
- 4 4
- 4 4
- 4 75 5
- 4 25 4
- 3 80 5
- 4 4
- 4 50 4
- 3 10 3
- 4 2′2 5
- 5 5
- 5 5
- 5 5
- 5 5
- 4 4
- 4 4
- 5 5
- 4 50 4
- 4 4
- 4 50 4
- 5 5
- 3 50
- 3 5’1
- 3 50
- 14 16
- 3 50 4
- 4 4
- 4 35 5
- 4 50 5
- 25
- 25
- 25
- 50
- 75
- 25
- 25
- 50 50
- 25
- 25
- 25
- 25
- 50
- 50
- 25
- 75
- 50
- 75
- 50
- 25
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. ...............
- — en caisse — 37 50 45 .
- Jaune ou gamb......................... N
- » pressé ... 30 . 35 ..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe ................. 1 60 2 -.
- Ténériffe grise......... 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale..... ..50 kilos. 22 50 25 M
- Java, Mad . Pond.. ... M ». . .
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 9 . 13 .
- Indigos
- On cote actuellemer; :
- Beng. su- v. et bl. 12k.. 5 50 5 75
- fin violet et pourpre...... 4 75 5 ..
- Beng. beau viol, et dite... 4 25 4 50
- « bon violet .. ............. 3 50 3 75
- « bon moyen violet.. . 3 .. 3 25
- « moyen violet........... 2 59 2 75
- « beau violet rouge .. 3 50 3 75
- « bon violet rouge..... 3 .. 3 25
- « bon moy. v. roug.... 2 50 2 75
- « fin rouge.............. 3 25 3 50
- « beau dito.............. 3 . . 2 25
- u bon dito............... 2 75 3
- « bon à fa cuiv........... 2 50 2 75
- » ~uiv ...................... 2 25 2 50
- Java......................... M
- Kurpah.. ............N.M. 1 50 2 50
- Madras .. ....................1 .. 2 50
- Manille...............N.M. . .. . •
- Caraque .............. N.M. 0 75 2 . •
- Guatemala flor............... 3 25 3 75
- • bon à fin sobré.. 2 .. 3 ..
- » — cor.... 2 .. 3 : •
- • cor. ord. à bas.. 1 .. 1 75
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M. .. • ••
- » bon à beau.. N.M. ... •
- ord. et moyen N.M. ... • ”
- Drseille
- On cote les 100 kil. :
- Cap-Vert .............
- Mers du Sud..........
- Madagascar.........
- Quercitron :
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé.
- • gros effilé...
- M
- M .... .M ...........
- 7 50 à 8 50
- 6 .. 7 ”
- Roeoa.
- Antilles.....1/2 kil. 0 32 1/2 à 0 37 1/2
- 1 Cayenne................... N. M • • '
- p.348 - vue 355/396
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C ... c
- PLACE DE MARSEILLE
- drogueries DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- / » (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie .. .
- Cachou noir, Ire marque...
- » marques ord..
- Cochenille argentée.. 100 k.
- 12 .11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à .15 .12
- 12
- 85
- Curcuma
- grise ..... zacatille naturelle noire Palmas lek.
- Bengale- ....... .
- Chinois...... .
- Madras. :.........
- Gal es de Chine ............ Prussiate jaune de potasse.
- 525 .
- 500 .
- 455 .
- 32 .
- 40 .
- 30 .
- 135 .
- 170 .
- 530
- 475
- INDIGOS. -- Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre.
- c
- fi
- Kurpah
- Kurpah
- Bengale
- Java
- moyen et bon moyen coloré........... ..
- moyen ord. et ord. terne et serré... .
- ten et beau vio et et violet rouge..
- moyen et bon moy. assez coloré.. .
- moyen ord. et ord. mél. et terreux. .
- : beau et fin violet bon moyen à bon violet et violet rouge ...............
- moyen violet-rouge et rouge............
- 2.60
- 2,20
- F
- M..
- 1.80 M .
- M..
- M.
- bon moyen. ........
- beau et bon violet. 1
- DROGUERIES
- 5.25
- Le
- tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique...............
- Alun raffiné (entrepôt)......
- » (acq.)'..........
- Couperose emballée........ . .
- Essence de térébenthine (d. fûts) ......................
- Id. (s. fûts)................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl.......................
- Id. 2e bl. (entrepôt)........
- Galles vertes et noires... •.
- » noires Alep ........
- » blancnes...................
- 310
- 15
- 17
- 5
- 106
- 103
- 38
- Gomme arabique, en sorte . 65
- »
- Ghésirée, en sorte......
- Sénégal,s. bas du fleuve » Galar................
- 65
- a
- Aden, sorte cour, bonne 65
- Mogador,
- Laque en
- a
- blonde.......
- blanche......
- f. qté orange, mi-orange cerise AC
- oOO> to en t en o —=
- 3.25
- 2.95
- 2 55
- 2
- M
- C".
- con-
- 17
- 19
- 6
- 170
- 00
- Cz‘
- » Sandaraque lavée......
- » Damar (Batavia)..........
- » » Singapore......
- » » Penang .........
- Gomme adragante Syrie.... , » » Anatolie.
- Quercitron................
- Garance, racine ..........
- » poudre..........
- Rocou Guadeloupe.........
- » Cayenne. ............... Safran d’Espagne, Valence pur............... Sulfate decuivre(entrepôt).
- » (acq.). ..
- 145
- 85
- 110
- 200
- 150 M
- 60
- 65
- 100
- 75
- 49
- 53
- 170
- 120
- 750
- 600
- 80
- Sumac en feuilles..........
- » poudre..............
- Styrax liquide.............
- Tamarin Madras..............
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile : .............. » en pains, extra sec, sous pap................... » bon marchand en pains » » en boules
- »- raffiné en poudre sec
- 25.........
- 26 .. .
- .............
- M .. 23
- Mous
- Première qualité.
- Deuxième Troisième
- 32 — 34 —
- 30 —---------
- (en fûts pétroliers) .. 25 — 30
- PLACE DE BORDEAUX
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- a
- Bois de Teinture
- muriatique, nitrique....
- sulfurique.. sulfureux .. tartrique ..,
- 20 d.
- 36
- 40
- 66
- 50
- d.
- d.
- d.
- d.
- 9 33 40
- 9
- à .
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné.............. Blanc de zinc de la Méditer, poudre........... broyé...............
- Crème de tartre............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de potasse ..........
- Sel de soude,80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m.
- Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.........
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- 260
- 34
- 38
- 56
- 61
- 180
- ocr
- 20
- 6
- 27
- 43
- 17
- 17
- 11
- 50
- 50
- 75
- 50
- 50
- 25
- 25
- 30 ..
- E 49 A 53 .
- 5 .
- Savons
- On cote les 100 kil, emballage ordinaire, franco quai Marseille.
- Cuits
- Blanc à l’huile d’olive, s. marq. » extra pur 70 % d’huile
- » ordinaire 60 % »
- Bleus
- Bleu pur, pâle ou vif...... » mixte..................... » talque (Ire)..............
- Verls
- A l’huile de pulpe ........
- Bruns
- Bruns extra........... .
- Marbrés roses
- Marbré rose................
- Noirs
- Les 100 kilos..............
- Caisson de 100 mx..........
- Résineux
- Jaune extra................
- » à manteaux blanc ....
- Mi-cuit s
- Blanc, Ire qualité.........
- » 2e » ..........
- » 3e » . ..........
- Marbrés bleus ou roses ....
- 1 p-s
- I
- I
- S
- I I I 00 0 2 ©90
- 1
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- I
- CO
- I
- 38 —
- 16 —
- - 8
- I I
- Tous
- bruns ............... noir.... résineux, Ire qualité » 2e » suivant marque.
- 32 —
- 24 —
- 18 —
- 20 —
- 26 -
- 25 -
- 26 —
- 24 -
- 47
- 40
- 1 1 1 co co -*tooc.
- I
- I
- co I
- 41 —
- 35 —
- 26
- 30 —
- ce co C. O P
- I I I
- Brésilien ... ...
- Campche coupe d’Espagne ' — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — 'Martinique,Guade
- ’ loupe , .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra-
- — Tuspan Lima. . Tampico, . Sapan. . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco.
- 28
- 18
- 10
- 8
- 14
- - à 29 — - 28 25 - 19 -
- - 14 —
- ' S 50
- 15
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier —
- Curcuma de la côte. . 100 k. -- — —
- — du Bengale. . — — -- -
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 -
- — fin violet . . — —
- — — beau violet . 11 - 13 -
- — — bon violet . 11 - 12 -
- — — moyen violet. 10 — 11 -
- — — petit violet. . 9 — 10 —
- — — ordinaire et cuivré . 8 50 9 —
- •— Java ordin. et cuivré . — —
- — Madras fin 6 — 6 50
- — — beau . '. 5 50 6 —
- — — bon .... ------ ---m-
- — — moyen . . . 5 — 5 50
- — — ordinaire. . . — —
- Kurpah kuddapah beau violèt 8 — 9 —
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- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une
- deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l'Administration du Journal, 20,rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- SOMMAIRE
- La fabrication du noir d’aniline sur tissu de laine et mi-laine. — Rapport de M. Henri Schmid.— Les nouveaux colorants. — Revue des périodiques étrangers : Le bleuissage dans la teinture de la soie; Encres diverses ; Bain continu pour la teinture des laines; Les tableaux magiques; Purification de l’eau pour le blanchiment et la teinture; Teinture des soies résistant à l’action de l’eau et du savon.— Revue de l’étranger.— Programme des prix de la Société industrielle de Mulhouse (suite).— Informations. — Nécrologie. — Transports et tarifs. — Responsabilité du transporteur en cas d’avaries (suite). — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- DE LA
- FABRICATION DU NOIR D’ANILINE sur tissu de laine et mi-laine et du noir d’aniline multicolore Par M. Jos. Pokorny (i)
- Si l’on étudie la littérature du noir d’aniline, on est frappé par le fait suivant : Tandis que sur la formation du noir d’aniline sur tissu de coton, on trouve des publications très précieuses, des descriptions minutieuses de tous les détails et des conditions les plus favorables pour sa production, on ne trouve presque aucune indication exacte concernant la formation du noir d’aniline sur tissu de laine.
- (1) Pli cacheté n- 1056, du 1er octobre 1898 (Bulletin de. la Société industrielle de Mulhouse. Séance du 24 février 1904).
- NŒLTING : Histoire scientifique et industrielle du noir d'aniline — 1889 ;
- Nœlting-Lehne : Anilinschwarz und seine An-wenduny in Fœrberei und 7,eugdruck — 1892 ;
- Guignet-Dommer-Grandmougin : Blanchiment, teinture et impression, etc... —1895, n’en parlent que sommairement.
- Dépierre : Traité de la Teinture et Impression— ' 1893 (3me partie), page 28, dit :
- ..... Les résultats sont bien meilleurs pour la laine sur tissu chloré . Cette préparation avait été commu- niquée à M. Gonin, en Angleterre, parM. Thomson de Primerose en 1821. Lightfoot a aussi indiqué le procédé de chlorage suivant :
- 1.300 gr. chlorure de chaux 8°
- 180 gr. HCl
- 60 lit. HO
- Manœuvrer la laine pendant 20 à 30 minutes à 38° C.
- En résumé, l’application du noir d’aniline à la soie et surtout à la laine n’est pas encore arrivée à : l’état de perfection que l’on a obtenu dans l’application sur coton...
- Prud’homme : Teinture et impression — 1894, ) p. 127, dit : - 1
- On a éprouvé de grandes difficultés à teindre la laine et la soie en noir d’aniline. Ces fibres, surtout la première, exercent une action réductrice de tendance opposée à la réaction oxydante, qui est la base de la génération du noir. M. Lightfoot était
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- 354 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- arrivé à parer à cet inconvénient en traitant préala-blement la laine par une solution d’hypochlorite de chaux, additionnée d’acide chlorhydrique,,, etc.
- KNECHT-RAWSON-LGWENTHAL ; Handbnch der Fcerberei, etc. — 1895.
- KIELMEYER : ' Die Entwickehmg des Anilinsch-warz—1893, citent le procédé Kallab (D. R. P. 68.887 de K. Œhler, 29 septembre 1891, accordé le 10 mai 1893).
- Ce brevet est presque la seule publication un peu détaillée sur la formation du noir d’aniline sur laine. (H. Schmid. — Chenuker-Zeitung, 1892 et 1893.)
- D’après les indications de ce brevet, il faut traiter la laine pendant 1/2 heure à 1 heure .dans un bain contenant un mélange de 6 à 10 0/0 de chlorure de chaux et 9 à 15 0/0 d’acide chlorhydrique à 21° Bé (du poids de la laine).
- Le point essentiel du D. R. P. 68.867 réside dans le chlorage de la laine ; il diffère essentiellement du brevet anglais de l’année 1865, où J. Lightfoot indique pour la première fois la condition principale du développement du noir d’aniline sur laine — Voxydation de la laine, c’cst-a-dire le chlorage de la laine.
- Le brevet D. R. P. 68.887 n’indique pas la concentration de son bain ; c’est cependant une question très importante, de sorte qu’il est difficile de travailler en grand d’après ses indications. Le chlorage sera tout autre si- l’on travaille, par exemple, avec 6 et 9 0/0 pendant 1/2 heure avec différentes quantités d’eau. Le noir changera également avec le chlorage.
- Lefèvre dit, dans son Traité des matières colorantes — 1896 :
- « On ne connaît pas de procédés satisfaisants pour teindre ces fibres (la laine ou la soie) en noir d’aniline. On a essayé de parer à ce que l’on appelle leur pouvoir réducteur par un chlorage énergique à l’aide des hypochlorites en présence d’acide, mais le résultat laisse à désirer, outre les précautions minutieuses à prendre pour éviter des accidents au chlorage. »
- D’après mes expériences, cette fabrication, réputée risquée et difficile, ne l’est pas.
- Les échantillons que je me permets de vous soumettre sont exécutés sur la mousseline de laine d’une part, et sur la misaine (19/21) d’autre part. Ils démontrent qu’on peut obtenir du noir d’aniline suffisant, même avec un chlorage assez faible. Voici mon procédé, d’après lequel je travaille depuis des mois et qui marche très régulièrement, sans exiger des précautions extraordinaires.
- Le tissu est lavé, savonné, bisulfité, comme d’ha-hitude pour la laine, et chloré. Ce chlorage se fait dans un jigger en bois, fermé dans sa partie supérieure, et muni d’un ventilateur. Pour commencer, on y met 240 litres d’eau + 22 litres de chlorure de chaux à 40 Bé et 18 litres d’acide chlorhydrique à 40 Bé. Ce mélange marque 00,6 Bé, Pour alimenter pendant la marche de la marchandise, on laisse couler de deux vases séparés :
- 1° Une solution de 22 litres de chlorure de chaux à 40 dans 100 litree d’eau ;
- 2° Une solution de 18 litres d’acide chlorhydrique à 40 dans 100 litres d’eau.
- Ces deux liquides séparés entrent dans le jigger par deux tuyaux perforés, de sorte que le niveau du liquide à l’intérieur du jigger ne diminue pas.
- La vitesse avec laquelle la marchandise (humide et bien essorée à l’hydro-extracteur) traverse le jigger est réglée de telle sorte que la laine n’y séjourne que quinze secondes. De là, elle entre dans un second jigger, ouvert, rempli d’eau, et où l’eau est renouvelée sans cesse. De là, la marchandise passe plusieurs fois par une machine à laver, et puis on la sèche.
- Ce chlorage, sans exiger trop de surveillance, est très régulier, sans le moindre accident. Dans une journée de dix heures de travail, on arrive à chlorer facilement 60 pièces de 100 à 120 mètres (1).
- On peut employer le même chlorage pour l’impression de la mousseline de laine, fonds clairs et fonds foncés. Le blanc est bon et les fonds s’éga-lisent très bien. La laine ou demi-laine, chlorée d’après le procédé ci-dessus, passe, pour être pré-| (1) Une esquisse de l’appareil se trouve : Bulletin de ln
- Société de Mulhouse, 1900, p. 115. — (Not. addit.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C Ot ut
- parée en noir d’aniline, sur un foulard 2 à 3 fois par la solution suivante :
- 4.000 gr. de sel d’aniline
- 1.500 » de chlorate de soude
- 2.600 » de prussiate jaune
- H2O
- 30 lit.
- L’impression des réserves multicolores sous ce noir d’aniline se fait avec. des couleurs de la formule suivante :
- 1 partie de couleur,
- 2 parties sulfocyanate de potasse (ou sans sulfo-cyanate avec plus de blanc de zinc),
- 10 parties de blanc de zinc I/I eau,
- 20 parties d’épaississant à l’amidon (avec ou sans addition d’acétate de soude).
- Comme couleur, j’emploie : le bleu patenté V, l’uranine, la thioflavine T, la rhodamine 6 G extra, la rhodamine B extra, etc., etc,
- Après l’impression, on vaporise pendant 15 minutes dans un doublier humide, puis on lave et savonne.
- Le noir ainsi développé n’attaque pas le tissu et les couleurs résistent bien au savonnage.
- ce - • $ : " n— . . = - -- —
- . RAPPORT fait au nom du Comité de chimie^ sur le pli cacheté n° io^6y déposé le rer octobre i8g8 par M. Jos Pokorny, et concernant V article Enlumi-nage multicolore de noir d’aniline sur laine.
- Par M. Henri Schmid (1).
- Le mérite de la création de l’article noir d’aniline enluminé sur laine revient, nous le savons, à M. Eugène Jaquet, qui en a fait la première application au mois d'août 1891 (pli cacheté n° 665) ; la maison K. Oehler l’a suivi de près, d’après le contenu du brevet allemand 68.887, du 29 septembre 1901.
- M. Jos. Pokorny est le troisième qui ait cultivé pratiquement le même genre en transportant avec succès à la laine le procédé au blanc de zinc em
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, ;
- séance du 24 février 1904.
- ployé depuis 1893 dans l'indienne pour les réserves colorées sous noir d’aniline (brevet anglais n° 713, du 12 janvier 1893, de « The Thornliebank C° Ltd. » et Ed. Kay), et adopté dans ces dernières années par de nombreuses, fabriques d’impression.
- Le procédé Pokorny tient en quelque sorte le milieu entre ceux de ses devanciers, son auteur employant comme M. Jaquet, d’un côté, l’oxyde de zinc, conjointement avec des sels solubles appro-priés, servant d’agent de réserve, et comme M. K. Oehler, d’un autre côté, des matières colorantes artificielles formant les éléments d'enluminage.
- Pour ce qui concerne la réalisation d’effets colorés, il est évident que pour la laine, M. Pokorny aurait pu se passer du blanc de zinc et ne faire usage, comme Oehler, que des acétates, sulfocya-nures, etc., pour réserver le noir et préparer la place pour la couleur d’aniline, celle-ci devant y adhérer grâce à son affinité naturelle pour la fibre animale. Cependant, comme les mêmes couleurs doivent aussi servir pour mi-laine, cette addition de ZnO a sa raison d’être, cet agent fournissant au vaporisage du prussiate de zinc insoluble ; ainsi, il détermine l’union de la matière colorante artifi-cielle avec la partie végétale contenue dans le tissu.
- Les échantillons accompagnant le pli de. M. Pokorny ne manquent pas de vivacité et démontrent la bonne exécution de l’article. Cependant, ce qui fait défaut à ce dernier, c’est le blanc, la cou-leur la plus importante et la plus difficile à obtenir. De même, le procédé Oehler ne donne qu’un mauvais blanc. M. Jaquet a heureusement comblé cette lacune ; en fixant le Zn O avec un peu d’albumine, il réalise un blanc irréprochable qui, ne se laissant pas détacher par le frottement, se maintient, tout en reproduisant parfaitement les finesses voulues des dessins. Ce point est d’une importance pratique incontestable, attendu que l’article enluminage polychrome du noir d’aniline sur laine, après un intérêt momentané, a presque complètement passé de mode aujourd’hui, tandis que le même noir rongé en blanc seul est toujours demandé.
- Quant à la production du noir lui-même sur laine et sur mi-laine, le procédé de M. Pokorny présente
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- un progrès louable par rapport au chlorage faible des pièces qui, ajouté au fait d’un petit prolongement de durée du vaporisage en doubliers humides, suffit pour vaincre la résistance de la fibre et pour donner un beau noir. Ce traitement court et modéré en chlorure de chaux et acide chlorhydrique, qui n’est pas plus fort que pour l’article fond blanc, ne peut être que favorable à la conservation des qualités du tissu.
- le ton noir en bleu à l’aide de prussiate jaune. L’auteur indique les différentes doses à employer pour les soies grèges et écrues et les températures à observer, une température trop élevée devant être évitée, surtout au début de l’opération, pour éviter la décomposition du bain, sinon le dépôt de bleu de Prusse ne serait pas aussi solide et la résistance des fibres pourrait être compromise.
- {The Textile Mercury, 19 nov.)
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Comme complément à la série de ses bleus Azo pour laine, la Manufacture lyonnaise met en vente, sous la dénomination de
- Azo marine 3B et B, brev. s. g. d. g. et bleu marine acide A trois nouveaux produits qui, de même que les Bleus Azo pour laine, conviennent remarquablement bien pour la teinture de la laine en pièces et de la laine en flottes.
- Les Azo marine B et bleu marine acide A donnent des nuances un peu plus rougeâtres et plus vives que le bleu Azo pour laine SE, tandis que l’Azo marine 3B donne des nuances un peu plus verdâtres.
- Les trois nouvelles marques se distinguent par leur excellent unisson, ce qui permet, surtout pour les Azo marine, d’entrer au bouillon dans le bain de teinture. Ils sont,en outre, très solides à la lumière et au frottement, et se réservent complètement les effets de coton et de soie artificielle. Leur solidité aux alcalis est excellente, surtout celle des marques Azo marine 3B et B, bien que le bleu marine acide A suffise aussi, sous ce rapport, à de très grandes exigences.
- Revue des Périodiques Étrangers
- LE BLEUISSAGE DANS LA TEINTURE DE LA SOIE
- Cette opération a pour but de transformer en bleu de Prusse l’oxyde de fer contenu dans les fibres, d’une part pour en augmenter le poids,de l’autre pour changer
- ENCRES DIVERSES
- Revue des encres diverses, des anciennes au charbon, à écrire ou à imprimer, lithographiques, autographiques. L’encre ordinaire,dont la couleur est produite par l’action de la noix de galle sur les sels de fer.Désignation des sels de fer qui donnent les meilleures encres ; manière de les rendre plus foncées. Composition des encres à copier. Recette recommandée pour une très bonne encre à copier.
- {Deutsche Fœrber Zeitung.)
- BAIN CONTINU
- POUR LA TEINTURE DES LAINES
- A notre époque où il faut si peu de chose pour passer de la perte au bénéfice, on saisit l’intérêt qu’il y aurait à se servir du même bain pour plusieurs lots successifs de matières. Le noir d’anihracène chromé convient bien dans ce but avec les quantités voulues de sel de Giauber et d’acide acétique, à la température de 180 degrés Farenheit. Les laines sont traitées ainsi trois quarts d’heure durant, après lesquels on fait une légère addition d’acide sulfurique. On enlève alors les matières, l’on ajoute la quantité de bichromate de potasse nécessaire et l’on porte le bain à l'ébullition pendant une demi-heure. On rajoute de l’eau pour obtenir la même quantité de liquide qu’à la première opération, et l’on ajoute 1 % d’oxalate d’ammoniaque. On introduit un autre lot de laines,qu’on laisse bouillir une demi-heure et ainsi de suite.
- {Textile Mercury, 19 nov.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 357
- LES TABLEAUX MAGIQUES
- Ces tableaux sont le résultat de la double impression successive de deux sujets différents,l’un en traits verts, l’autre en traits rouges ; ils sont inintelligibles à première vue, produisant le même effet que deux clichés photographiques différents pris sur la même plaque. Mais si l’on regarde au travers d’une plaque de gélatine verteç on aperçoit nettement un sujet ; au travers de la gélatine rouge, l’autre sujet. Ce phénomène optique s’explique par la propriété que possèdent certaines couleurs d’en absorber une autre. C’est ainsi qu’en traçant un mot à l’encre rouge sur du papier blanc, on ne distingue rien en éclairant ce papier avec de la lumière rouge ; de même la lumière verte sur l’encre verte ; mais le rouge vu à la lumière verte ou le vert à a lumière rouge paraissent en noir.
- [The Dyer and Calico Printer, 21 novembre.)
- PURIFICATION DE L’EAU
- POUR LE BLANCHIMENT ET LA TEINTURE
- Etude chimico-industrielle très complète sur les procédés à suivre pour éliminer les corps en dissolution dans les eaux et de nature à nuire au blanchiment et à la teinture. L’auteur s’occupe cette fois du sulfate de magnésie, des chlorures de calcium,de magnésium, de sodium, du sulfate de soude, de carbonate de soude, des silicates de chaux, etc.
- (Leipziger Fœrber-u. Zeugdrucker Zeitung, a* 46.)
- TEINTURE DES SOIES RÉSISTANT A L’ACTION DE L’EAU
- ET DU SAVON
- Il serait avantageux que la soie en fil, vendue pour brodeurs sur étoffes de laine,puisse résister au lavage, et qu’elle ne déteigne point sur ces dernières. Mais un tel desideratum n’est pas facile à réaliser, surtout si la soie doit être exposée à la lessiveuse pendant plus de 10 minutes.
- L’auteur expose les méthodes à suivre pour obtenir diverses couleurs absolument fixes, et les produits colorants auxquels il y a lieu de recourir dans ce but. Les principaux procédés sont relatifs à l’orange, au brun clair, au rouge vif, au bleu de ciel, au vert et : au noir.
- (Leipziger Fœrber-u. Zeugdrucker Zeitung, n 46.)
- REVUE DE L’ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- De « Deutsche Fœrber Zeitung » Système de trois couleurs
- Lorsque nous passons en revue la liste de prix des fabriques de couleurs, nous sommes étonnés du grand nombre de couleurs artificielles qui sont mises en vente. Et néanmoins de nouveaux procédés et de nouvelles couleurs apparaissent tous les jours comme des cham -pignons après une pluie abondante.
- Le teinturier qui voudrait essayer la qualité de tout ce que l’on offre aurait à établir un laboratoire chimique plus grand que certaines teintureries. Comment doit-il s’y prendre alors pour faire son choix rapidement et d’une manière sûre.
- De prime abord le problème paraît être insoluble, mais l’auteur de ces lignes espère y contribuer par quelques observations.
- La première chose qui nous frappe c’est que quelques-unes de ces couleurs ont acquis une réputation suffisamment solide pour résister à la concurrence des inventions nouvelles qui envahissent continuellement le marché.
- Cependant, après examen attentif, nous apercevons que les couleurs bien casées ne sont guère nouvelles; elles sont, au contraire, vieilles, même très vieilles, bien que les méthodes de s’en servir aient changé plus d’une fois.
- L’indigo, par exemple, dont on se sert depuis vingt siècles n’a pas pu être remplacé. Ses mérites ont été tacitement admis, et les énormes dépenses faites pour produire un indigo artificiel en sont une preuve convaincante. Personne n’ignore que les efforts ont été couronnés de succès, et qu’une âpre lutte se poursuit entre la couleur naturelle et artificielle.
- La phrase actuelle de cette lutte est très curieuse, car les vendeurs de l’une et de l’autre, à force de se combattre à coups de prix réduits, offrent leur article au minimum de prix possible. Sans doute la victoire écherra à l’adversaire qui parviendra à diminuer le plus les frais de production.
- Une autre substance colorante qui a maintenu sa place pendant des siècles, c’est le rouge turc, malgré les changements que la méthode de s'en servir ait subi.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- On ne saurait pourtant attribuer au hasard ou à la mode, les succès de ces couleurs pendant des siècles» C’est bel et bien leurs propriétés qui en sont la cause. L’indigo n’est pas tout à fait solide à la lumière. Le coton ou le tissu de lin teints avec ces couleurs palissent graduellement lorsqu’ils sont exposés à la lumière. La couleur d’indigo n’est pas même très solide au lavage, mais en revanche ni les alcalis, ni les acides n’affectent les nuances produites avec cette matière colorante et ceci est le secret de son succès.
- Le rouge turc est solide aux acides et à la lumière et, comme l’indigo, il donne une belle couleur agréable à la vue.
- La troisième couleur qui dispute la popularité aux deux premières, bien que son existence soit comparativement récente, c’est le noir d’aniline. Sa solidité à la lumière, aux acides et au lavage est la cause du grand usage qu’on en fait.
- Il est vrai que l’aniline n’est pas solide aux acides dans le sens chimique du mot, mais le changement qui se produit dans la nuance est si minime qu’il faut y regarder de près pour s’en apercevoir.
- Si nous lavons, par exemple, une pièce de coton teinte avec le noir d’aniline dans une légère solution d’acide chlorhydrique et comparons celle-ci à une pièce non acidifiée, nous remarquerons sur la pièce acidifiée une nuance verte, mais cette nuance verte disparaît lorsqu’on rince avec de la soude.
- Donc, la première condition requise pour une subs tance colorante, c’est la solidité à la lumière, c'est-à-dire que la couleur ne doit pas pâlir sensiblement après une exposition pendant une quinzaine aux rayons directs du soleil. Elle doit être encore solide au lavage et, ce qui serait l’idéal, qu’elle soit directe et susceptible d’être mélangée avec d’autres couleurs pour obtenir des nuances différentes sans qu’il s’en suit des réactions chimiques.
- Un nouveau procédé qui se fraie un chemin lentement, mais sûrement c’est le système de trois couleurs dans l’impression des calicots.
- Si les nouvelles couleurs doivent déloger celles qui existent, il faut leur demander non seulement les trois propriétés exposées plus haut, mais aussi des nuances se présentant au spectre solaire, de sorte qu’un petit nombre puisse suffire à la production de n’importe quelle couleur.
- Le teinturier de l’avenir devra être en mesure de
- préparer toutes ces couleurs avec trois matières simples qu’il combinera suivant les besoins.
- Comme bleu, l’indigo suffirait, le jaune et le rouge seront peut-être difficiles à trouver, mais il n’y a pas de raison de désespérer du succès final.
- Les nouvelles couleurs devront également être bonnes pour tous les tissus, être directes et [teindre d’une manière uniforme. On oublie trop souvent que si les matières colorantes sont dissoutes dans une solution de laque en écailles dans le borax la couleur se fixe lorsque le tissu est sec. Ce procédé est souvent employé pour la préparation des couleurs liquides.
- Le problème à résoudre, c’est la découverte de trois couleurs, comme celles que nous venons de mentionner, dont l’une sera un jaune spectral pur et les autres, rouge et bleu purs, tous les trois solides à la lumière, aux acides et au lavage, directs, colorant uniformé-ment tous les tissus.
- AMÉRIQUE
- De « Textile Colorist »
- Substance remplaçant l’albumine
- Tous les imprimeurs de calicot connaissent les inconvénients de l’albumine, sans parler de sa cherté. Il y a longtemps que l’on cherche à trouver un succédané de l’albumine sans arriver à des résultats appréciables. Il paraîtrait que l’on a découvert un composé de cellulose acétyle soluble dans un certain alcool,qui opère la fixation des couleurs en donnant des impressions de grande solidité au savon, de nuance brillante et d’intensité considérable. Au toucher, le tissu n’est que légèrement affecté, mais il faut moins de temps pour le vaporisage que dans le cas d’albumine.
- Ainsi,pour obtenir la couleur bien connue d’opale,on prépare la matière colorante de la manière suivante : 1 livre d’oxyde de zinc 2 gills de solution alcoolique de cellulose (1 gill = litre 0,142), 4 onces de glycérine 1 L 1/2 d’acétone.
- Sécher et vaporiser pendant 10 minutes. Ce composé s’adopte aussi bien aux matières colorantes solubles et peut parfaitement remplacer les agents épaissis-seurs, tels que la gomme et l’amidon, pendant qu’il opère une meilleure fixation des couleurs et produit des nuances plus claires.
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- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- PROGRAMME DES PRIX à décerner en 1905 (Suite)
- Fixation des couleurs 29
- Fixation des couleurs d'aniline. — Médaille d’argent pour une nouvelle méthode de fixation des couleurs d’aniline et qui permettrait de les obtenir à la fois aussi solides que par le procédé au tannin-émétique, et aussi résistantes à la lumière qu’elles le sont après le passage en sulfate de cuivre.
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- Rouge alizarine-vapeur. — Médaille d’honneur pour l’obtention d’un rouge alizarine vapeur sur tissu non préparé, aussi vif et aussi solide que le rouge habituellement employé en impression.
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- Fixation des colorants immédiats. — Médaille de bronze pour un moyen de faire résister les colorants1 immédiats au savon bouillant, ainsi qu’à l’action prolongée de l’eau.
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- Impression de poudres métalliques. — Médaille d'argent pour l’impression au rouleau de poudres métalliques susceptibles de donner, avec ou sans cylindrage, l’éclat de l’or ou de l’argent, et de résister aux opérations de nettoyage nécessitées par les couleurs-vapeur imprimées en même temps que ces poudres, telles que vaporisage et savonnage.
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- Fabrication du tétrachlorure de carbone.—Médaille d’honneur pour un procédé de fabrication du tétrachlorure de carbone permettant à celui-ci de concourir, comme prix, avec le sulfure de carbone et la benzine. Le tétrachlorure de carbone étant ininflammable, et dissolvant facilement les matières grasses, pourrait, établi à un prix abordable, être employé pour le dégraissage des laines, la préparation de laques et de vernis, les dissolutions de caoutchouc, la destruction d’insectes nuisibles, et aurait son application dans la toile peinte pour divers genres, entre autres la dissolution des réserves grasses.
- Drogues
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- Synthèse d’une gomme. — Médaille d’argent pour la
- synthèse d’un produit jouissant des propriétés essentielles de la gomme du Sénégal.
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- Succédané de l’albumine des oeufs ou du sang. — Médaille d’honneur et une somme de 1.000 francs pour une substance pouvant remplacer, dans l’industrie des toiles peintes, l’albumine sèche des œufs ou du sang, et présentant une économie notable sur le prix de l’albumine.
- Les matières colorées en poudres fines ou en pâte, telles que l’outremer ou les laques fixées au moyen de l’albumine sur les différents tissus, ont plus ou moins d’adhérence sur ces tissus, suivant le plus ou moins d’albumine sèche employée. Il faut donc que la substance devant remplacer l’albumine produise des cou-leurs au moins aussi solides que le fait l’albumine dans les meilleures circonstances. Les couleurs fixées avec le nouvel épaississant devront supporter les différents passages, tels que savons, etc., et résister aussi bien au frottement que les mêmes couleurs fixées à l’albumine, sans leur donner plus de raideur.
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- Albumine du sang. — Médaille d’honneur et une somme de 1.000 francs pour une albumine du sang décolorée, et ne se colorant pas par le vaporisage.
- L’albumine du sang est restée jusqu’ici le meilleur, le seul substitut réel de l’albumine des œufs, et si son emploi est limité à l’impression de certaines couleurs, cela est dû uniquement à sa coloration.
- Une albumine du sang, suffisamment décolorée, pourrait donc remplacer le blanc d'œufs desséché dans toutes ses applications industrielles, mais il faudrait que cette albumine pût se vendre à un prix inférieur à celui de l’albumine d’œufs, qu’elle n'eût pas perdu la propriété de se dissoudre complètement dans l’eau froide et d’être coagulée par la chaleur, et qu’en dissolution elle présentât la même viscosité que l’albumine d’œufs.
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- Essai des drogues. — Médaille d’argent pour un manuel traitant de l’essai des drogues employées dans l’industrie de l’impression et de la teinture.
- Blanchiment
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- Encre indélébile pour tissus. — Médaille d’argent pour une encre devant servir à marquer les tissus de | coton destinés à être teints en fonds unis rouge puce
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- 360 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- et autres couleurs foncées. Cette encre doit encore rester apparente après avoir subi toutes les opérations que ces teintures exigent.
- Les tissus introduits en Alsace, à charge de réexportation, sont marqués par la douane avec une erreur composée de goudron, de noir de fumée et de plombagine. L’estampille ne peut être rendue visible après la teinture en uni des couleurs susmentionnées qu’en décolorant la partie du tissu sur laquelle la marque a été apposée (et qui nécessairement a dû être entourée d’un fil avant la teinture). Bien souvent il ne reste plus trace de l’estampille, et il résulte de ce fait de graves inconvénients pour le fabricant. Il s’agirait donc de trouver une encre qui non seulement résistât aux opérations du blanchiment, mais encore fit réserve sous les couleurs indiquées.
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- Enlèvement des taches de graisse minérale. — Médaille d’argent pour un procédé pratique permettant d’enlever dans les tissus les taches de graisses minérales provenant du tissage.
- Ce procédé devra être d’une application générale et ne pas renchérir sensiblement le prix du blanchiment des tissus.
- Les taches de graisses minérales ne sont qu’impar-faitement enlevées par les procédés habituels de blanchiment et reparaissent dans les opérations de teinture et d’impression. Le nettoyage à la main n’est pas con sidéré comme une solution de la question.
- 4L
- Emploi des résines dans le blanchiment ducoton. — Médaille d’argent pour un mémoire sur l’emploi des résines dans le blanchiment des tissus de coton.
- Le mémoire devra indiquer le rôle que joue la résine dans le lessivage des tissus, les proportions dans lesquelles elle doit être employée, le meilleur mode de préparation du savon de résine, ainsi que les qualités de résine qui conviennent le mieux.
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- Blanchiment et coloration des diverses espèces. de coton. — Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de coton dans le blanchiment et la coloration des tissus.
- Les tissus pour impression étaient autrefois formés uniquement des filés en Louisiane, en Jumel et en Géorgie longue soie. Aujourd’hui une grande partie des tissus se fait en cotons d'Amérique de nature bien différente, et en cotons des Indes purs ou mélangés de
- cotons d’Amérique. Outre cela, soit par suite de la cherté des belles qualités, soit par suite du perfectionnement de l’outillage de nos filatures, on est arrivé à employer des classements inférieurs que l’on ne connaissait pas autrefois, et parmi lesquels, dans les années humides ou de gelées précoces, se trouvent des parties tachées ou décolorées, dont la fibre a déjà subi une altération préjudiciable. En un mot, la nature des filés destinés à la fabrication des tissus a subi des modifications qui, pour l’impression, présentent de graves inconvénients.
- Le mémoire devra indiquer la solidité relative des divers cotons, l'action qu’a sur eux le blanchiment, leurs affinités pour les mordants organiques et inorganiques, ainsi que celles qu’ils ont pour les matières colorantes.
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- Blanchiment des tissus de coton. — Médaille d’honneur pour un système de blanchiment continu, au large, et donnant un blanc aussi parfait que celui qu’on obtient par l’ancien procédé à la chaux et à la lessive de soude. Le prix de revient du blanc ainsi obtenu devra être assez bas pour en permettre l’application à la marchandise courante. Les systèmes existants ne sont pas exclus du concours.
- Pour mettre le Comité de chimie à même de se prononcer sur la valeur d’un pareil système, et de faire les essais qu’il jugera nécessaires, un appareil monté en Alsace devra être mis à sa disposition au moment où la demande de prix sera faite.
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- 8 On a vendu le 30 novembre, à Lille, les immeubles appartenant aux frères Sonneville, les teinturiers qui ont fait le pouf que l’on. sait. Ces immeubles comprenaient :
- 1° Un établissement industriel, à usage de teinturerie, sis à la Madeleine, rue Carnot, d’une contenance de 2.060 mètres carrés, comprenant bâtiment pour salle d’attente, bureaux, salles de lavage, de teinture, de machine, de nettoyage, de repassage, atelier de réparation, salle d’expédition, etc., et tout le matériel industriel servant à l’exploitation de la teinturerie;
- 2° Un maison de maître, sise à la Madeleine, rue Pasteur, n 44, avec grand’porte ;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 361
- 3° Une maison à usage d’habitation, sise à la Madeleine, rue Pasteur, n* 46.
- Me Desmazières a été déclaré adjudicataire du tout pour la somme de 130.000 francs.
- NÉCROLOGIE
- On annonce la mort,à Wasquehal (Nord),deM. Pierre
- Lucq, directeur de la teinturerie Hannart frères, oncle de M. Charles Lucq, ancien conseiller municipal.
- Les funérailles de M. Louis Pouchain, teinturier à Hem (Nord), ont eu lieu au milieu d’une assistance considérable, composée de nombreux industriels de la région.
- Toutes nos condoléances.
- TRANSPORTS ET TARIFS
- La Compagnie P. -L.-M. a proposé le 30 août 1904 d’inscrire au tarif spécial P. V. 24 en faveur des apprêts pour étoffes non dénommés par exportation de 50 kil. au minimum ou payant pour (taxés actuellement à la 3e série du tarif général, sous cette condition de tonnage),la tarification suivante qui fera l’objet du § 12.
- Jusqu’à 100 kil.parkil.il cent, la tonne.
- » 100-300 » 10 » » 300-800 » 9 » » 800 900 » 8 » » 900-1100 » 5 »
- Le ministre des travaux publics à homologué cette proposition qui a été appliquée le 5 novembre.
- RESPONSABILITÉ DU TRANSPORTEUR
- en cas d’avaries dans les tarifs spéciaux
- (Suite)
- Pour les tarifs qui, depuis cette date , n’auraient subi aucune modification la prétention serait, en effet, insoutenable ; mais il n’en existe malheureusement aucun. Tous les tarifs spéciaux ont été refondus et homologués, avec des conditions nouvelles, de 1884 à 1890 , et les Compagnies soutiendront que c’est du jour où la jurisprudence de la Cour de cassation leur a assuré le bénéfice de la clause d’irresponsabilité qu’elles ont fait entrer cette considération en ligne de compte dans le calcul des réductions qu’elles pouvaient consentir.
- On voit, en tout cas, sans insister davantage, combien cette question de validité des tarifs spéciaux est une question complexe, dont il nous appartient d’au
- tant moins de préjuger la solution, qu’elle échappe tout à fait au pouvoiradministratif, et ne pourrait être fixée que par la juridiction compétente.
- En effet, les litiges s’engageraient soit entre l’administration et les Compagnies, à propos des modifications à apporter aux tarifs qui contiendraient une clause devenue illégale, et ils seraient ainsi du ressort du Conseil d’Etat, soit entre les Compagnies et le public à propos de la validité de ces tarifs, et ce serait les tribunaux civils qui seraient alors appeler à statuer.
- Dans ce second cas, — le plus probable — on peut assez facilement imaginer comment les Compagnies procéderaient pour l’affirmation de leurs droits.
- La suspension immédiate et brutale de tous les tarifs spéciaux serait une mesure d’une telle gravité, si révolutionnaire et si perturbatrice que l’on ferait injure au bon sens de ces administrations en leur prêtant un pareil dessein.
- La suppression de certains tarifs relatifs aux marchandises plus susceptibles d’avaries et le maintien des autres sembleraient aux victimes de cette suppression un procédé arbitraire dont l'injustice les révolterait d’autant plus qu’elles seraient seules à en souffrir.
- L’hypothèse la plus plausible est que, persuadées de la légitimité de leur droit, mais soucieuses de ne pas en user avant la sanction des tribunaux, les Compagnies choisiraient chacune un petit nombre d’expéditions importantes auxquelles elles refuseraient le bénéfice des tarifs spéciaux, pour engager la procédure. En conservant à toutes les autres temporairement le régime actuel, elles réclameraient de l’expéditeur un engagement l’obligeant au remboursement de la différence entre la taxe perçue et celle du tarif générai, si la jurisprudence prononçait l’annulation des tarifs spé -siaux.
- Que l’on se représente l’ensemble des transactions jounalières dans lesquelles le prix de transport est un des éléments importants du prix de vente, et que l’on juge du trouble apporté dans ces transactions par l’incertitude qui résultera de cet engagement conditionnel. Comment l’industriel, le commerçant pourront-ils calculer leur prix de revient, passer des marchés à long terme, lutter contre la concurrence étrangère s’ils ont à faire entrer en ligne de compte l’éventualité d'une variation si considérable dans le prix du transport ? On l’a souvent dit, à propos de douanes et le principe est d’une vérité encore plus élémentaire en fait de transports, la préoccupation essentielle du monde des affaires, c’est la stabilité du régime, qui seule permet les opérations à longue vue, l’orientation raisonnée de l’industrie, la création de nouveaux débouchés commerciaux. Pendant la période, toujours longue, où les parties épuiseront les juridictions, jusqu’à l’arrêt définitif, ce sera dans une ignorance pleine de restrictions et de troubles que l’industrie et le commerce seront condamnés à travailler.
- Et si c’est la thèse de M. Colson qui triomphe, si, en fin de compte, au lieu d’un arrêt de principe consacrant ou rejetant en bloc les prétentions des Compagnies, la juridiction suprême décide que la validité de chaque tarif spécial est un cas d’espèce, et qu’on ne saurait préjuger de la décision rendue pour l’un, celle qui en
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- attend un autre ; s’il faut engager autant de litiges que de transports différents, comment concevoir une telle anarchie et ne pas lui préférer la plus sévère des législations ?
- Quelle que soit, du reste, la répercussion de la loi Rabier sur les tarifs, il est deux séries de transports régis par des lois spéciales dont les règles sent en contradiction formelle avec son principe, et qui ne peuvent rester sous la menace d’une hésitation de la juris prudence : ce sont les transports internationaux et le service des colis postaux.
- Le convention passée à Berne en 1890 entre la presque unanimité des États de l’Europe et approuvée par la loi du 29 décembre 1891, accorde au transporteur ixs cas d’exemption de responsabilité pour lesquels l’avarie est présumée n’être pas de son fait.
- Si, comme la raison le veut, la loi Rabier ne porte pas atteinte aux privilèges acquis par la convention de Berne, encore faut-il qu’elle soit explicite à cet égard ; mais voilà, dès la première heure, de très nombreuses exceptions à son principe.
- De même, sous le régime des colis postaux, s’est développé tout un service de transports dont le trafic représente, en 1902, un nombre de cinquante-deux millions d’expéditions diverses pour la France et les colonies.
- D’après la loi organisatrice, c’est l’Etat qui, en la circonstance, se trouve le commissionnaire prévu à l'article 98 du Code de Commerce, et les Compagnies de chemins de fer ne sont considérées que comme voituriers (1).
- La responsabilité du commissionnaire et celle du voiturier sont, de par cette loi, forfaitaires, en cas de perte ou d’avaries,et limitées, selon le poids du colis, a 15, 25 ou 40 fr. Cette disposition ne sera plus d’accord avec la loi Rabier, puisqu’elle stipule des restrictions à la garantie du transporteur.
- On peut prétendre, en vertu de deux axiomes opposés de l’Ecole de droit, qu’une nouvelle loi générale comme celle -ci ne porte pas atteinte aux lois spéciales ou que, postérieure à la loi sur les colis postaux dont les dispositions sont contraires aux siennes, elle frappe la première de caducité. Il semble donc nécessaire, en présence des intérêts considérables en jeu, que la loi Rabier, sur ce point encore, soit explicite; mais maintiendra-t-elle son principe dans sa rigueur, au risque de faire tomber l’organisation actuelle des colis postaux, ou admettra-t-elle une seconde exception qu’elle devra prévoir plus générale encore que la première,
- (1) Il y a lieu de remarquer que l’article 98 du Code de Commerce porte:
- « Le commissionnaire (qui se charge d’un transport) est garant des avaries ou pertes de marchandises et effets, s’il n'y a stipulation contraire dans la lettre de voiture ou force majeure. En 1802, le commissionnaire était celui qui, recevant la marchandise en ses bureaux, s’engageait | à la livrer à destination, moyennant un prix qu’il fixait. Le voiturier n’était que le roulier chargé du transport. »
- Or, les Compagnies sont à la fois commissionnaires et voituriers (voir Alfred Picard, Traité des chemins de Jer, t. VI, p. 362), l’article 98 leur est donc également applicable. En ne visant que l’article 103, la loi Rabier semble autoriser au commissionnaire ce qu’elle interdit au voiturier.
- pour y rattacher par avance les améliorations qu’on pourra introduire, par la suite, dans ce système de transport, si unie et si parfait ?
- Poussons maintenant la question plus à fond, supposons la victoire ou la défaite des Compagnies et cherchons à en dégager les conséquences pour le public. Si elles triomphent, elles demanderont, comme nous le disions en débutant, le relèvement d’un certain nombre de tarifs, relèvement proportionnel aux risques d’avaries de la marchandise et dont le tableau, joint à leur proposition actuelle donne l’indication. Il en résultera donc pour le commerce une aggravation sensible de charges, mais, croyons-nous, une situation moins défavorable encore que si les tribunaux déboutaient les Compagnies de leurs prétentions.
- Dans ce cas, en effet, comme l’a mis en lumière le rapport de la Chambre de Commerce de Paris, pour atténuer autant que faire se pourrait, les effets de leur responsablité, les Compagnies exerceraient sur les expéditions un contôle d’une défiance et d’une sévérité excessives. Aucune des tolérances passées actuellement en habitude, parce qu’elles représentent, autant pour elle que pour le public, économie de temps et d'ar-gent ; aucune des facilités accordées, tant aux expéditeurs qu’aux destinataires, ne serait plus admise. Les chargements faits par le public seraient aisément considérés comme défectueux, les emballages comme insuffisants et les gares ajourneraient, après examen minutieux, et la plupart du temps préjudiciable à la marchandise, toutes les expéditions susceptibles, même dans les hypothèses les plus invraisemblables, d’engager la responsabilité des Compagnies.
- Elles auraient, pour adopter cette attitude, un prétexte et une raison. Le prétexte, valable en vérité, serait de sauvegarder leurs finances ; mais la raison cachée et réelle serait d’échapper indirectement aux conséquences de la loi.
- Devant, en effet, tant de difficultés, de retards, de faux frais s’accumulant, la plupart des expéditeurs trouveraient plus avantageux de passer outre à leurs résistances en les dégageant de toute responsabilité, c’est-à-dire en aceptant sur la lettre de voiture la constatation des réserves qu’elles leur auraient opposées. En cas d’avarie, le vice propre de la chose ainsi constaté, comme l’exige l’article 103 du Code de Commerce, exonérerait le transporteur de toute responsabilité.
- C’est prêter, dira-t-on, des intentions bien machiavéliques aux Compagnies ; un fait précis et d’actualité démontre combien la présomption est probable.
- Par une récente circulaire, une d’entre elles a cru devoir exiger, pour certaines expéditions venant d'ou-tre-mer, l’ouverture des emballages, en gare expéditrice, de façon à s’assurer de l’état de la marchandise, de son conditionnement et des responsabilités que le transport lui faisait encourir. Les réclamations ont été naturellement très vives ; la Compagnie a alors accepté de ne pas user du droit que lui confère l’articie 45 des tarifs généraux P. V., mais à la condition que les expéditeurs signeraient l’engagement « de se substituer à elle et de la relever des réclamations qui pourraient lui être faites par les destinataires au cas où des avaries de bris, rouille, etc., seraient constatées à la livraison ». (A suivre).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 6 g
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous demande si, en matière de faillite, il existe des dispositions légales à observer pour fixer la date de la cessation de paiements ou l’époque à laquelle il y a lieu de faire remonter l’ouverture de la faillite.
- R.'— La cessation de paiements d’un commerçant est un fait éminemment complexe et de pure appréciation. C’est donc uniquement une question de fait que les tribunaux apprécient avec un pouvoir souverain. Ainsi, le Tribunal de commerce de St-Etiennea décidé, par jugement du 10 novembre 1903, que la | date de cessation de paiements est à bon droit | reportée à l’époque où le commerçant a consenti à un de ses créanciers une affectation hypothécaire comme condition d’une ouverture de crédit, lorsqu’en réalité le crédit ouvert avait été antérieurement réalisé par l’escompte d’effets de commerce et que l’acte présente tous les caractères d’un atermoiement reculant 1 l’exigibilité des créances échues et promettant pour l’avenir des renouvellements successifs.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est possible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- CORRESPONDANCE
- M. C. M. à Royan. — A notre avis B. n’a rien à payer, c’est a M. qu’appartient l'obligation d’empê-cher les infiltrations d’eaux pluviales.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de sociétés
- Paris. — Société en nom collectif Favrot-Chaumel, teinturerie, 43, rue de Rennes. — Durée 3 ans. — Cap. 16.000 fr. — Acte du 5-nov.
- Lyon. — Société en nom oollectif J. Duvergier et J.Chap-puis, apprêtage de mousseline et nouveautés, 65, rue de Sèze. — Durée 9 ans, 7 mois, 15 jours. — Cap. 5.000 fr.
- Nantes. — Société en nom collectif Lucas et fils' aîné, teinturerie, draperie, rue du Marché, à Machecoul. — Cap. 95.129 fr. 28. — Acte du 30 oct.
- Dissolutions de sociétés
- Roubaix. — Société Deltour. Godard et Cie, teinture de cotons, rue de l'Ommelet. — L. M. Lefebvre. — Acte du 24 oct.
- Conversions de liquidations en faillites
- Lyon. — Douine (Edouard-François-Marie), fab. de bleus, 82, rue Pasteur.— Jug. du 18 nov. — S. M.Verney.
- Déclarations de faillites
- Paris. — Thellier, Beerens et Cie, teinture et apprêt, 25, rue de Chabrol et 17. passage de la Ferme-St-Lazare. — Jug. du 23 nov. — S. M. Raynaud.
- Homologations de concordats
- Marseille. — Broussier (Dlle Marie), safrans, 62, route Nationale. — 10 % payables : 5 % le 30 juin et 5 % le 31 déc. 1905.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. Marcelot, 280, rue Saint-Jacques. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Dœrfiinger, 9, rue de l’Arc-de-Triomphe. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Duterlay, 81, rue de Dunkerque. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Michel (Edouard) à Mlle Michel, 99, rue de Provence. — Entrée en jouissance le 1er janvier 1905.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Collé, 15, boulevard du Port-Royal. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. —Teinturerie, par Mme veuve Choppin à Mme veuve Collon, 48, rue Madame. — Entrée en jouissance le 1er décembre.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Cauderchet, 12, rue d’Odessa. — Entrée en jouissance le 1er décembre.
- Paris. —Teinturerie, par M. Payen, 127, rue d’Arras. — Entrée en jouissance le 1er décembre.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Guelphy, 3, rue de Phalsbourg. — Entrée en jouissance le 1er décembre.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Brémond, 17. rue Labat. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Moucheron à Mlle Lévy, 3, rue Mazagran. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Gallasch, 57, boulevard Beaumarchais. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Mercier, 7, rue de Londres. — Entrée en jouissance de suite.
- Maisons qui se créent
- Paris. — Balloux, teinturerie, 220, rue St-Jacques.
- Paris. — Mme Pouchy, teinturerie, 17, rue Guyot.
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- 364
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DE PARIS
- Les 100 k.
- Acide acétique industriel 40 % . 30 »
- » » 35 % ... 28 »
- » azotique (voir acide nitrique). » »
- » muriatique 22’ chimiq. pur.. 31 50
- » » 20/22 par 15 touries 6 25
- » nitrique 36' blanc ... 30 »
- » » » jaune.............. 29 »
- » » 40- blanc............ 35 »
- » » » jaune............... 34 »
- » » 36' chimiquem. pur. 47 »
- » » 40' » » 55 »
- » oxalique........................ 72 »
- » picrique cristallisé........... 250 »
- » sulfurique ...................... 5 25
- , » » 60‘ environ...... 6 »
- » » 66' » 7 25
- » » 66’ chimiq. pur.. 32 »
- » » au soufre........ 15 »
- » tartrique 1er blanc........................................................... 265 »
- Alcali volatil du gaz 22’.......................................................... 35 50 »................................................................................28/29............................................................................. 60..........................................................................50 L’hecto
- Alcool dénaturé type Régie 90'....... 55 » Les 100..............................k.
- Alun épuré........................... 17 50 » ordinaire.................................................................................................................................. 15 » » de chrome .. ............................................ .....................32 » L’hecto
- Benzine cristallisable............................................................. 42 » » lourde, industrielle..............................................................................................................................33............................................................»
- » type Régie.................................................................... 34 » Les 100 k.
- Bichromate de potasse.............................................................. 72 »
- » soude............................... 55 »
- Bi-oxyde de baryum 85/86-.......................................................... 95 »
- Borax raffiné en cristaux.......................................................... 33 50
- Carbonate de soude cristallisé....... 8 »
- Crème de tartre entière .. ....................................................... 205 » »..............................» en poudre ....................................... 210.» »..............................» soluble, paillettes.. 315..........................» Cyanure rouge de potassium pur... 340...............................................»
- Dextrine blonde citron............................................................. 48 »
- » blanche....................... . 48 » Le litre Eau oxygénée 10 à 12 volumes ... 0 28 ».................................»...........................extra ............................................................................... 0 38 ».................................»..............pharmaceutique... . 0 55 ».................................»..............chimiquement pure.. 2 50
- Les 100 k.
- Extrait d’oseille liquide n- 1.................................................... 115 »
- » » » extra........ 155 »
- » » supérieur............. 185 »
- » de Javelle 30'Baumé.. .. 12 »
- »’ » 28’ » 11 50
- » » 25* » .... 11»
- » » 20- » 9 50
- » » 15: » 9 »
- Glycérine blanche industrielle 28*. . 120 »
- Lessive caustique de potasse 36-... 35 » » » » 40 •... 45» » » de soude 36'... 13 50
- Noix de Galles de Chine............... 160 »
- Orseille double......................... 65 »
- » triple................................ 80 »
- Oxymuriate d’étain 32 %................ 180 »
- Panama (Quillay)........................ 50 »
- Permanganate de potasse........ 125 »
- Potasse d’Amérique................... 100 »
- » imitation d’Amérique 66/70- 39 »
- » » » 52/55- 33 »
- » » » » 45'... 30 »
- Potasse caustique 70/75 plaques... 60 »
- » Perlasse Ire qualité............. 95 »
- » » ordinaire............ 33 »
- » rose factice..................... 25 »
- Rouille 42/45 en tourie.. . ............. 12 »
- » supérieure.................... 15 » Sel de soude 90/92 ..................... 14 » » »............................Solvay......................65'70 ................... 22 50 » r.................................»...........................75/80 ........................ 23 50 » ».................................»...........................80/85 ........................ 24 50 Soude caustique 60/62................. 29 » » ».............................70/72.......................... 31 »
- » » 60/62 plaquettes. 32 » « » 70/72 » .. 35 » Sulfate de cuivre 98/99 » .. 55 » » de fer moyens cristaux ... 650 — Le kil.
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25 » » extra pains et poudre. 4 75 » » n- 1 4 25 » » flot pâle et foncé 5 25 » de Chine en grains 7 50 Les 100 kil.
- Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 » » » » pour azurage. 95 » » » » p. pap peints 115 » » de Prusse supérieur 180 » » » extra 155 » » » n- 1 135 » Essence de térébenthine. 96 »
- PLACE DU HAVRE
- Boïe de teinture.
- On note : Campéche du Brésil, coupe Ire qualité... — 2c qualité .. . - - 3e qualité.... — Sisal, Yucatan.. — Honduras — Tabasco — Haïti Cap - Fort-Liberté.... — Aquim — — Gonaïves — P.-de-Paix ...... — Miragoane — Saint-Domingo... — Martin, et Guadel. — Jamaïque Jaune Cuba et St-Yago .. » Manzanillo » Tuspan » » Campéche » Carmen » Tampico » » Haïti » Jamaïque » Barcel et P. Cab... » Rio-Hacha » Carth. et Savan... » Maracaïbo • Fustet 100 k. • Tatajuba(Pern.)50 k • Bahia. ......... • Corinto • Amapala.... 60 kil.
- d Espagne, 12 .. à 14 ..
- 10 .. 11 ..
- 5 25 8 ..
- 8 .. 9 ..
- 7 65 8 ..
- 5 25 6 25
- 4 50 4 ..
- 4 .. 4 25
- 4 . 4 25
- 4 75 5 50
- 4 25 4 75
- 3 80 5 25
- 4 .. 4 25
- 4 50 4 ..
- 3 10 3 50
- 4 25 5 50
- 5 .. 5 25
- 5 .. 5 25
- 5 .. 5 25
- 5 .. 5 25
- 4 .. 4 50
- 4 . 4 50
- 5 .. 5 25
- 4 50 4 75
- 4 . 4 50
- 4 50 4 75
- 5 .. 5 50
- 3 50 . ..
- 3 50 . .
- 3 50 . ..
- 14 .. 16 ..
- 3 50 4 ..
- 4 .. 4 25
- 4 35 5 ..
- 4 50 5 ..
- Rouge Brésil Bahia 8 .. 9 ..
- > Calliatour... 100 k. 14 .. 16 ..
- a Lima 50 kil. 8 .. 10 ..
- a Ste-Marthe 8 .. 10 ..
- a 4 .. 4 50
- a Sandal 100 k. 6 .. 7 ..
- a Sapan 50 k. 7 .. 8 ..
- a Quebracho.. 1009 k. 118 .. 140 ..
- « Pernamb 50 k 14 .. 16 ..
- Caehou
- Brun luisant, en sac bO k. .. M
- — en caisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb • . .. N
- » pressé ... 30 .. 35 ..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille..... 1 60 2 ..
- Ténériffe grise......... 1 50 1 80
- Cureuma
- Bengale......50 kilos. 22 50 25 M
- Java, Mad,. Pond........ M .. .. ..
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 9 . 13 .
- Indigos
- Qu cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 12k.. 5 50 5 75 fin violet et pourpre 4 75 5 .. Beng. beau viol, et dite... 4 25 4 50 « bon violet 3 50 3 75 « bon moyen violet.. . 3 .. 3 25 « moyen violet 2 59 2 75 « beau violet rouge.... 3 50 3 75 « bon violet rouge 3 .. 3 25 « bon moy. v. roug.... 2 50 2 75 « fin rouge 3 25 3 50 « beau dito 3 . . 2 25 « bon dito 2 75 3 .. • bon à fin cuiv 2 50 2 75 « ~uiv 2 25 2 50
- Java..........................M Kurpah.. J....,........N.M. 1 50 2 50 Madras .. ».. 1 .. 2 50
- Manille............N.M. ... . ..
- Caraque............N-M. 0 75 2 ..
- Guatemala flor.......... 3 25 3 75 •.......................bon à fin sobré.. 2 .. 3 .. ».......................— cor.... 2 .. 3 .. ».......................cor. ord. à bas.. 1 .. 1 75
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M. .. . ..
- • bon à beau.. N.M. ... ...
- • ord. et moyen N.M.. ... • ••
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud.............M .... .
- Madagascar.............M ..............
- Quercitron: On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé......... 7 50 à 8 50
- a gros effilé........ 6 . • 7 • •
- Roeon.
- Antilles......1/2 kil. 0 32 1/2 à 0 37 1/2
- Cayenne...................... N. M •
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 365
- PLACE DE MARSEILLE 1
- DROGUERIES DETEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 ..à.15 . .. » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. » de Fustet Albanie..... 10 50 12 .. Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. » marques ord.. 70 Cochenille argentée.. 100 k » grise............ 525 .. 505 .. » zacatille naturelle 525 » noire Palmas lek. 490 .. 510 . Curcuma Bengale 32 » Chinois 40 » Madras 32 Galles de Chine 135 Prussiate jaune de potasse. 170
- INDIGOS, — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. 3.. 3.25 » moyen et bon moyen » coloré 2.60 2.95 » moyen ord. et ord. terne et serré... . 2.20 2.55
- Kurpah lon et beau violet et violet rouge.. M. . .. .
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré.... M.. ... » moyen ord. et ord. mél. et terreux.. 1 80 2...
- Bengale beau et fin violet M.. .... » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M.. » moyen violet-rouge et rouge Mi M.. Java bon moyen "... ... .... » beau et bon violet. 5.25 6...
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation con-
- raire 1er coût.
- Acide citrique............... 300 ......
- Alun raffiné (entrepôt)...... 15 .. 17 »............................ 17 .. 19 Couperose emballée........... 5 .. 6
- Essence de térébenthine (d. fûts) 103 Id. (s. fûts) 98 . ...
- Fécule de pommes de terre, 1er bl......................... 40 • ... Id. 2e bl. (entrepôt)...... 38 .. Galles vertes et noires.......................... 170
- » noires Alep............................ » blancnes................... 160...................................................... Gomme arabique, en sorte.............................................................65..........................................................................................................85 .. » Ghésirée, en sorte......... •.....................................................-*. •. » Sénégal,s. bas du fleuve...65............................................................................................................70 .. »............................» Galam.......................................... 65....• •.70 .. » Aden, sorte cour, bonne 65 . » Mogador, blonde............ »............................» blanche................... » Laque en f. qté orange. 657 ....................................................... »............................» mi-orange $50......................................... »............................» cerise AC 525 ........................................
- » Sandaraque lavée.......... 210........ » Damar (Batavia)........... 145 •• 170 »...........................»..........................Singapore................. 85 .. 120 »...........................»..........................Penang....................110. Gomme adragante Syrie.... 200 .. 750 »...........................» Anatolie. 150 .. 600 Quercitron.................. M....................................................... Garance, racine............. 75...................................................... » poudre....................................... 70................................... Rocou Guadeloupe............ 100.....................................................
- » Cayenne................................
- Safran d’Espagne, Valence pur........................ 79 • • 80 .. Sulfate de cuivre(entrepôt). 53 ».................(acq.). .. 57
- Sumac en feuilles............ 25 .. » poudre............. .. 26 .. Styrax liquide.......130 ..
- Tamarin Madras................ M ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile.......................... » en pains, extra sec,
- sous pap.................
- » bon marchand en pains . ..
- » » en boules ...
- » raffiné en poudre sec........
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d. » nitrique 36 d. » » 40 d. » sulfurique.... 66 d. » sulfureux.... 50 d.
- » tartrique.............. Ammoniaque liquide 22 d..
- Borax raffiné..............
- Blanc de zinc de la Méditer.
- 33 ..
- 40 .
- 9 50 .
- 7 50 .
- 260 ..
- 34 ..
- 38 ..
- 56 ..
- 61 ..
- 180 .. ..
- 8 ..
- 20 ..
- 6 75
- 27 50
- 43 50
- 17 25 .
- 17 ..
- 11 25 .
- 30 .. ..
- poudre..................... broyé....................... Crème de tartre............. Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp....... Chlorure de potassium, en gare de Salins.............. Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude............ » de potasse................ Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil.,m. Sel de soude, 70/75, disp... »...........................30/35, disp... Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.......... Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ....................
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................
- E 53 A 5
- SAVONS
- Cuits (unicoles)
- Blanc pur à l’huile d’olive.... 63 66 » extra pur............(72 0/0.d’huiles).. 45 47 » augmente.............(60 0/0............»........)... 39 40 » résineux.............(72 0/0............»........)... 41 42 Jaune ».....................(72 0/0....................».........)... 41 42
- Vert à l’huile de pulpes industriel. 43 44 » tunisien 36 37 Jaune » 3 6 37
- (Jaune résineux à manteau blanc). Brun extra (72 0/0 d’huiles) 43 44 » (60 0/0 d’huiles) 39 40
- Rosé.............................. 39 40
- Noir................................ 38 39
- Blanc spécial suiffé................ 55 56
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges) Bleu pur pâle ou vif 38 43 » mixte » 35 36 » talqué Ire qualité 33 34 » » 2e » .. 30 32
- Marbré b'eu ou rose Dijon......... 39 40
- » » Nantais............. 39 40
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune...................... 18 3 0
- » (à la batteuse).................. 26 32 Marbré bleu ou rosé............... 20 30
- Résineux............................ 26 34
- Vert exportation.................... 20 32
- Brun.............................. 26 34
- Foir................................ 25 34
- Mous en Barils
- Qualité extra..................... 32 34
- Qualités ordinaires................ 25 30
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil. minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- Bois de Teinture
- .....................
- Campêche coupe d’Espagne . — Tabasco . . . . — Haïti — Martinique,Guadeloupe . Calliatour Pernambouc Jaune Cuba ... . . — Guayra Tabasco. . — Tuspan Lima Tampico. Sapan. ....... Sainte-Marthe Nicaragua Sandal rouge
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- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B 25. Il introduit ce premier pli sous une
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- deuxième enveloppe qu’il ferme, af-franchit, et adresse à l'Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraîire l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
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- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au ; milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. | Toute apparence savante y est évitée, mais -on voit que | l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui ré- | gissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires. | La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
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- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous i la forme d'un dictionnaire, ce qui rend les recherehes commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage journalier.
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- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de. Paris. ....
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales decouvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-fine, oxycétones et xanthones.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Aniline {Couleurs d'), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Les Patrons devant les prud’hommes. — Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XIP arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
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- Société industrielle de Rouen : Comité de chimie. — La coloration du cuir. — Graminée tinctoriale du Sud-algérien. — Revue de l’étranger. — Revue des périodiques étrangers : Encollages et apprêts; Emploi de l’acide lactique. — Exposition de St-Louis. — Liste des sociétés fonctionnant dans les conditions prévues par les articles 26 et 27 de la loi du 9 avril 1898, etc.—Programme des prix de la Société industrielle de Mulhouse (suite). — Revue des brevets d’invention. — Informations. — Transports et tarifs. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours.
- — Table des matières. — Annonces.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- (Extrait de la séance du 14 octobre 1904)
- La séance est ouverte à 5 heures 10, sous la présidence de M. Emile Blondel, vice-président.
- Sont présents : MM. Balanche, Robert Blondel, A. Dubosc, Gascard père, Gasly, Kohn, Le Roy, Ed. Justin-Mueller, Maurice Lecœur, Marchand, Masure fils, V. Michel, P. Miray, Monet, O. Pie-quct, Ch. Reber, André Rouen et Léonce Rouen. Absents et excusés : MM. Reber père, Broc.
- M. Lafosse assistait à la séance.
- Méthode pour différencier les diverses matières
- amylacées par les vapeurs d'iode. — M. Andre Dubosc fait une communication très intéressante à ce sujet comme suite d’une demande faite, il y a quelque temps, à la boîte aux lettres. La méthode de laquelle parle notre collègue a été indiquée par Bleicher qui fut professeur à l’ancienne faculté de Strasbourg, elle consiste à placer sur une plaque de verre les échantillons d’amidon ou de fécule à identifier, à y ajouter quelques paillettes d’iode qu’on met dans un verre de montre et à couvrir le tout avec une cloche. Après 24 heures d’exposition, on observe une coloration très nette et très distincte des divers produits soumis à l’analyse.
- L’amidon de maïs devient violet-noir.
- L’amidon de blé devient gris tourterelle.
- La fécule devient d’un gris tirant sur le jaune, elle est d’autant plus jaune qu’elle contient plus de corps étrangers à la fécule.
- Le sagou devient café au lait.
- M. Dubosc présente au Cemité des échantillons de diverses matières amylacées soumises, comme indiqué, aux vapeurs d’iode qui se distinguent entre eux d’une façon très nette et très précise. La méthode Bleicher, peu connue est d’un très grand intérêt, elle peut rendre d’énormes services pour l’identification des amidons ei des - fécules et le Comité remercie notre collègue de lui avoir communiqué cette intéressante réaction qui paraît avoir été oubliée.
- Note sur le noir d'aniline. —- M. le Préfet lit un
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- travail, très complet et excessivement intéressant, sur le noir d’aniline par oxydation envoyé par M. F. Græbling. Ce travail a été remis à l’examen de M. Piequet, qui fait partie de la Commission traitant cette question.
- A propos des travaux de cette Commission, M. Piequet fait part au Comité qu’il sont forcément très lents, vu les traductions à faire ; il dit, en outre, qu’il a l’intention de traduire complètement l’ouvrage sur le noir d’aniline de Nœlting et Lehne, parce qu’il n’est pas facile de donner un aperçu réel par des extraits. Le Comité approuve l’intention de M. Piequet.
- Dissolution des savons calcaires par du citrate d‘ ammoniaque. — M. Justin-Mueller entretient le Comité d’études sur la correction des eaux calcaires qu’il a faites et indique, qu’à la suite d’une Communication faite par M. Rindell à la société chimique d'Helsingfors sur la solubilité du carbonate de chaux dans le citrate d’ammoniaque, il a essayé de dissoudre dans ce réactif les savons calcaires. Ces savons y sont effectivement solubles et notre collègue en fait la démonstration au Comité.
- D’après ces essais, il faut, pour dissoudre le carbonate de chaux préalablement précipité d’une eau calcaire, titrant environ 24° hydrotimétriques, 0,5 grammes de citrate d’ammoniaque cristallisé par litre, tandis qu’il faut près de 100 grammes de ce sel par litre pour dissoudre le savon calcaire précipité de la même eau. L’application industrielle de la dissolution du savon calcaire parle citrate d’ammoniaque n’est donc guère pratique ; par contre, l’emploi du citrate d’ammoniaque pour la dissolution de carbonate de chaux préalablement précipité est dans beaucoup de cas industriellement employa-ble, par exemple pour la teinture sur appareil avec couleurs diamincs ou pour l’impression de ces dernières. On précipite à cet effet le calcaire de l’eau avec un alcali, sans employer d’excès, puis on ajoute le citrate d’ammoniaque pour la dissolution du précipité formé.
- Comité de Chimie (1)
- Préparation de nouvelles matières colorantes se fixant au moyen de mordants métalliques. — Pli cacheté n° 411 du 28 septembre 1894, de MM. E. Ehrmann et A. Poirrier, ouvert à la dernière séance générale. Les auteurs du pli décrivent des nouvelles matières colorantes qu’ils obtiennent en condensant la mono ou la dinitro-sorésorcine avec une amine ou un phénol en présence d’acide chlorhydrique et 1 en condensant de la même manière la mono avec la dinitrosorésorcine. M. Justin-Mueller est chargé de l’examen de ce pli.
- Effets de relief sur draps. — Pli cacheté n° 412 de M. Hommey, ouvert à la dernière séance générale. L’auteur décrit un procédé pour obtenir sur étoffe de laine (draps) des effets de relief dans le genre du velours frappé. Il imprime dans ce but une couleur contenant par litre 200 à 250 grammes chlorate d’alumine à 220 Bé et 10 grammes d’acide nitrique à 36° Bé, puis vaporise I à 1 h. 1/2. Pour les étoffes légères il matte au préalable l’envers avec une solution de bisulfite ou sulfite de soude à 10 sur 100. L’impression peut se faire sur tissu teint. Pendant le vaporisage une partie de la laine des endroits imprimés est détruite d’où il résulte le relief du fond non imprimé. Le Comité décide l’impression de ce pli.
- Alun de chrome et de soude cristallisé. —: M. André Dubosc présente au Comité de beaux cristaux de ce sel double qu’il a obtenu en milieu acide. Il est à remarquer qu'on n'arrive généralement ( i pas à faire cristalliser ce sel double. Notre collègue s’est convaincu par l’analyse que les cristaux qu’il a entre les mains sont bien de l’alun de chrome et? de soude, il se réserve de revenir sur la question.
- Métamorphose de Vacide anthracène disulfoné I.y. — Pli cacheté 110403 de MM. Poirrier, Rosens-thiel et Chapuis. M. Justin-Mueller rend compte de l’examen de ce pli et le Comité en vote l’impression au bulletin suivie de la note du rapporteur.
- Noir d}aniline. — M. O. Piequet rend compte de l’état de ses travaux, il estime qu’il pourra en
- (1) Extrait du compte rendu de la séance du 11 novembre 1904.
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- commencer la lecture à la prochaine séance du Comité. M. le Président propose, si c’est nécessaire, de tenir des séances supplémentaires pour la lecture du travail de notre collègue.
- M. O. Piequet indique en outre qu’il a trouvé dans un un livre d’Hollot datant de 1740 que cet auteur parle d’une liqueur qui peut être considérée comme ayant été de l’aniline. Dans le livre, Hellot dit qu’en distillant de l’indigo on obtient une liqueur qui fait l’effet de l’esprit volatile de l’urine. Notre collègue considère par cela que l’aniline a déjà été obtenu avant Unverdorben, quoique inconsciemment.
- LA COLORATION DU CUIR RECETTES
- 1. — Rouge. — Faire une solution de 40 grammes d’acide muriatique et de 12 grammes d’étain anglais découpé en copaux. Puis dans un alambic en verre contenant 1|2 litre de vinaigre, ajouter 180 grammes de bois de Pernambouc finement découpé. Placer dans un endroit chaud pendant 5 jours et ajouter tous les jours une goutte de la solution d’étain ci-dessus.
- 2. — Vert. — Cette composition est vénéneuse mais n’est nuisible ni au cuir ni à celui qui en fait usage.
- Placer dans un récipient en verre 100 gr. de vert-iodine en pâte, 125 grammes d’eau bouillie chaude, 10 grammes d’acide picrique et 5 gr. d’acide sulfurique. Laisser la digestion se faire, faisant un extrait, et appliquer à la surface avec une brosse.
- 3. — Bleu. — Construire une cuve à eau ; si l’on n’en a pas de convenable, y verser 1 litre de vinaigre et l’amener à la température du corps. Ajouter alors 200 grammes de bois de campêche râpé et 10 grammes d’alun en poudre et laisser bouillir pendant une heure ou deux.
- 4. —Brun clair. — Dans un récipient à eau comme celui du n‘ 3, faire bouillir un litre d’eau de pluie ou de rivière avec de 100 à 500 grammes d’écorce de chêne, ajouter de 2 à 20 grammes de bitartrate de potasse et filtrer. Si l’on désire une teinte plus foncée, il n’y a qu’à ajouter une quantité plus ou moins grande , de copaux de bois de Pernambouc.
- 5. — Noir. — Faire bouillir dans un récipient 50
- grammes d’extrait de bois de campêche et 10 gram-mes d’extrait de fustet ou bois jaune dans un litre d'eau. Laisser refroidir et reposer, faire passer à travers un filtre et ajouter assez d’eau pour obtenir un litre de couleur.
- Il faut étendre le cuir sur une table couverte de zinc et donner avec une brosse cinq couches de cette couleur à l’eau tiède.
- Dans un second récipient, préparer une solution de 25 grammes de chromate de potassium et 5 grammes de sulfate de cuivre dans un litre d’eau chaude. Etendre cette solution sur le cuir à l’aide d’une brosse (2 ou 3 couches).
- Dans un troisième récipient préparer dans un litre d’eau de pluie ou de rivière de 10 à 15 grammes d’essence de corne de cerf (solution impure de carbonate d’ammoniaque). Frotter le cuir avec un morceau de drap de laine trempé dans la solution d’ammoniaque.
- Finalement, traiter le cuir avec de la glycérine et le jaune d’un œuf jusqu’à ce qu’il soit brillant et bien frotter jusqu’à ce que l’on ait obtenu une surface polie comme un miroir.
- (Traduit du Leather Manufacturer.)
- UNE
- GRAMINÉE TINCTORIALE DU SUD ALGÉRIEN
- Sous ce titre, M. le Dr Tralut, d’Alger, a envoyé à la Société Nationale d’Agriculture de France une petite note sur une graminée Penicellaria Spiceta ( voir Tinctoria ), qui, employée par les indigènes, jouit de la propriété de teindre les laines et les cuirs. A Inso-lah, on fait grand usage de cette graminée connue sous le nom de Tafsant hamra, On prépare une décoction de la plante dont les tiges sont fortement colorées en rouge, on y ajoute du nitre indigène et les objets à teindre passés à l’alun sont trempés dans la décoction chaude. La couleur se fixe très bien et est très solide, elle pourrait être mise à profit par l’industrie, car la culture de cette graminée semble facile. Comme il existe dans d’autres régions de l’Afrique des graminées dont les tiges sont colorées en partie en rouge, il y aurait lieu de faire quelques essais pour voir si des teintures analogues ne peuvent être obtenues. (Mercure) E. D. W.
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- REVUE DE L’ÉTRANGER
- ALLEMAGNE
- Entente entre les fabricants allemands de couleurs
- Les cinq principales fabriques allemandes de couleurs ont décidé de se syndiquer et de former deux unions distinctes, tout en poursuivant le même but.
- La Farbewerke de Hœchst-sur-Mein et de Léopold Cassella et Cie de Francfort qui se trouve depuis longtemps en relations d’affaires étroites, formeront une union à part en conservant leur autonomie en ce qui concerne leurs clients.
- La Badische Anilin et Soda Fabrik de Ludwigsha-fen, les Farbenfabriken Bayer et Cie d'Elberfeld et l'Aktiengesellschaft für Anilin Fabrikation de Berlin se sont complètement amalgamées en mettant en commun leurs profits que l’on partagera sur certaines bases et abstraction faite de leurs agences et clients respectifs.
- La question que se posent à présent les consommateurs, en Allemagne et ailleurs, est de savoir si ces ententes n’ont pas pour but d’apporter une modifica -tion sensible aux tarifs actuels.
- Certes, malgré leur renommée universelle, ces fabriques ne sont pas les seules en Europe, pas même en Allemagne, pour pouvoir monopoliser tout le commerce des couleurs et contrôler le marché à leur convenance. Mais il faut reconnaître que certains produits seront mis, par ces ententes, hors de la concurrence, surtout ceux pour lesquels ces fabriques détiennent des brevets.
- En Suisse, où la fabrication des couleurs est très importante, on est très inquiet de ce Syndicat et les producteurs cherchent à se rapprocher des petites fabriques allemandes dissidentes, afin de se coaliser pour la défense de leurs intérêts communs.
- Au point de vue de la fabrication, il paraîtrait que les firmes syndiquées tâcheront de se spécialiser, c’est-à-dire que chacune fabriquera les articles pour lesquels elle est particulièrement renommée.
- AMERIQUE
- De « Textile Colorist »
- - Teinture de chapeaux de laine en noir
- Le noir est sans doute la couleur la plus importante pour la teinture des chapeaux. On se sert aussi bien
- d’aniline que de bois de campêche, et dans ce dernier cas avec du chrome ou du fer dans un seul bain ou dans deux bains.
- Voici les procédés qui ont donné de bons résultats :
- Pour 300 chapeaux de laine :
- Mordancer au bouillon pendant 1 h. 1/2 avec :
- 7 livres de bichromate.
- 1 livre 1/2 de sulfate de cuivre.
- 4 » de sulfate de soude.
- 1/2 pinte d’acide sulfurique concentré (1 pinte = lit. 0,5679).
- Le bain de teinture qui suit est fait avec du bois de campêche à l’acide sulfurique et d’une force moyenne de 40 liv. de bois de campêche et de 4 liv. de bois jaune.
- Plus on emploie du cuivre pour mordancer, plus la solidité à la lumière est forte, mais la couleur peut être endommagée sous d’autres rapports.
- Si l’on prend une dose trop forte de bichromate, le noir accuse une tendance à verdir, mais cette tendance peut être corrigée par l’usage d’un rouge convenable tel que le rouge alizarine. Ce noir est plus corsé, plus brillant et moins sensible aux acides que le noir de fer qui, cependant, est plus solide à la chaleur et à la lumière.
- Ce dernier noir peut être obtenu en faisant bouillir 300 chapeaux pendant 2 heures, dans un bain de :
- 10 livres de sulfate de fer.
- 1/2 » de sulfate de cuivre.
- 4 à 6 livres de tartre.
- Exposer à l’air pendant 12 heures et teindre finalement avec :
- 40 à 50 lit. de bois de campêche.
- 6 à 8 lit. de bois jaune.
- Certaines sortes de chapeaux, sont teintes dans un seul bain. Pour 300 chapeaux on fait le bain avec : il lit. d’acide oxalique.
- 1 lit. 1/2 d’extrait de bois jaune.
- 15 lit. d’extrait de bois de campêche.
- 10 lit. de couperose.
- 1 lit. 1/2 de sulfate de cuivre.
- Teindre au bouillon pendant 1 1/2 à 2 heures. La couleur de ce bain doit être brunâtre; si elle est noirâtre, il n’y a pas assez d’acide ; si elle est jaunâtre, c’est qu’il y en a de trop.
- | Dans le premier cas, la couleur se développe rapi-fi, dement, mais ne sera pas solide au frottement; dans le , , deuxième cas, la couleur se développe lentement et
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- présente une apparence pauvre. Le procédé est réglé par l’addition de l’acide ou de la soude, suivant le besoin. On se sert toujours du vieux bain. En ce qui concerne les noirs anilines, le noir naphtol (Casella) avec le naphtol vert et jaune indien donnent un noir ardent qui ne résiste pas aux alcalis et rougit au coup de fer. Néanmoins, grâce à son apparence et à sa solidité à la lumière, on s’en sert sur une grande échelle. On teint avec de l’huile de vitriol et de sulfate de soude.
- Le noir naphthylamine (Casella) est un des colorants le plus employé par les teinturiers de chapeaux; il est plus solide aux alcalis que le noir naphtol. On entre les chapeaux dans un bain chaud contenant : 6 à 8 % de noir naphthylamine, 10 % de sulfate de soude, 3 à 5 % d’acide acétique. On fait bouillir le bain pendant 1/2 heure à 1 h. 1/2 et l’acide acétique est ajouté à deux ou trois reprises durant l’ébullition. Le bain sera complètement épuisé surtout si l’on y ajoute 5 % de préparation de tartre en le faisant bouillir pendant une autre 1/2 heure.
- La couleur qui en résulte est un beau noir bleu que l’on peut rendre profond avec du jaune et du vert indiens. Les marques 4 B et 6 B, ainsi que W R employées dans un seul bain, se prêtent parfaitement à cet usage.
- L’usage de sulfate de cuivre augmente, d’une manière remarquable,la solidité à la lumière et à la pressée à chaud.
- Le noir Biebrich (Kalle) donne une bonne couleur solide aux alcalis. L’excès d’acide dans un bain de teinture doit être évité, afin d’obtenir une nuancs uniforme.
- L’acide noir Azo (Hoechst) est solide aux alcalis et résiste bien au coup de fer, mais ne supporte pas bien la lumière.
- Le noir Diamant (Bayer) peut être employé d’après la recette suivante :
- Teindre au bouillon pendant 1 à 1 h. l/2avec :
- 4 à 5 % de Diamant noir F
- 3 à 5 % de Diamant vert
- 1 % de jaune de chrome
- 10 % de sulfate de soude
- 5 % d’acétate d’ammoniaque.
- On fait épuiser le bain par l’addition graduelle de l’acide acétique et les chapeaux sont chromés pendant 35 minutes avec du bichromate de potasse et de l’acide sulfurique.
- La couleur qui en résulte est bonne.
- Le bain est fait dans une cuve de bois, parce que le cuivre affecte la nuance. Il faut se garder de prendre une trop forte dose de couleur et particulièrement de bichromate, car la couleur peut devenir brune.
- Dans certains cas, le noir Diamant ne donne pas une nuance profonde.
- Le noir anthracène au chrome F et 5B (Casella), la marque F surtout, donnent des couleurs très solides à la lumière, aux alcalis, au frottement, à la pressée, à chaud et au coup de fer; sous beaucoup de rapports elles sont supérieures à toute autre couleur noire. L’eau du bain doit être adoucie avec un peu d’oxalate d’ammoniaque et garnie ensuite avec :
- 20 % de sulfate de soude
- 3 à 5 % d'acide acétique
- 5 à 8 v de noir anthracène au chrome F.
- Entrer à la température de 60 C., chauffer au bouillon et maintenir cette température pendant 45-60 minutes. Ajouter graduellement 5 à 10 % de préparation de tartre et laisser bouillir jusqu’à ce que le bain soit complètement épuisé.
- Chromer ensuite au bouillon pendant 35 minutes avec 2 % de bichromate et 2 0/0 d’acide chlorhydrique concentré.
- Le noir ainsi obtenu est d’une nuance bleu noire que l’on peut transformer en un noir profond, splendide et solide à l’aide d’anthracène jaune et vert acide BN.
- Le noir anthracène au chrome 5B donne un beau noir éclatant qui est particulièrement convenable aux chapeaux empesés. Son application est identiquement la même que celle décrite pour la marque F.
- Revue des Périodiques Étrangers
- ENCOLLAGES ET APPRÊTS
- Suite de procédés d’encollages et d’apprêts pour toiles et indiennes pour grosses toiles à demi blanches, pour toile fine de Hollande, pour linge de table, pour percale. Encollage donnant raideur et clat ; etc., etc.
- {Deutsche Fœrber Zeitung, 4 déc.).
- EMPLOI DE L’ACIDE LACTIQUE
- Au début, l’acide lactique n’a acquis l’importance dans la teinture que comme un auxiliaire du bichromate considéré comme mordant ; mais, par la suite, son prix devenant abordable, on songea à lui donner
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- d’autres applications, ou du moins, quelques industriels isolés y ont songé en se basant sur leurs expériences personnelles. Les propriétés de l’acide lactique demandent donc à être examinées et tel est l’objet de cet article, qui conclut, arguments en main, à donner la préférence à cet acide sur l’acide acétique, non seulement parce qu’il ménage mieux les étoffes, mais wussi parce que son prix est avantageux et baissera encore.
- {Textile Coloriste octobre.)
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Voici la liste des Grands Prix décernés par le jury international et obtenus par les exposants français à l’Exposition de Saint-Louis.
- Groupe 51 (matériel et procédés de la fabrication des tissus). — Grands Prix : MM. Dehaitre, à Paris ; Grosselin, à Sedan.
- Groupe 52 (matériel du blanchiment, de la teinture, etc., etc., des matières textiles). — Grands Prix : MM. Guillaumet, à Suresnes ; Lederlin, à Thaon ; Société de peignage de laines de Roubaix.
- LISTE DES SOCIÉTÉS
- QUI FONCTIONNENT ACTUELLEMENT DANS LES CONDITIONS PRÉVUES PAR LES ARTICLES 26 ET 27 DE LA LOI DU 9 AVRIL 1898 ET PAR LE RÈGLEMENT D'ADMINISTRATION PUBLIQUE DU 28 FÉVRIER 1899.
- 1* Sociétés françaises d’assurances mutuelles contre les accidents du travail
- La Préservatrice, 18, rue de Londres, à Paris (pour la liquidation des assurances souscrites jusqu'au 31 décembre 1904).
- La Mutuelle générale française, 19 et 21, rue Chanzy, au Mans (Sarthe).
- La Caisse syndicale d’assurance mutuelle des industries textiles de France, 11, rue de Milan, à Paris.
- La Chambre syndicale d’assurance mutuelle des Forges de France, 11, rue de Milan, à Paris.
- L’Union industrielle, 4, rue Lanterne, a Lyon (Rhône).
- Le Syndicat du Nord,20, rue des Lignes, à Roubaix (Nord).
- La Mutualité industrielle, 36, rue de Berlin, à Paris.
- L’Association industrielle des Travailleurs français,16,boulevard Chasles, à Chartres (Eure-et-Loir).
- La Participation, 92, rue de Richelieu, à Paris.
- La Caisse syndicale d’assurance mutuelle des Agriculteurs de France, 3 bis, rue d’Athènes, à Paris.
- L’Auxiliaire, 41, rue Mercière, à Lyon.
- La Caisse des Entrepreneurs, 5 bis, rue Noël, à Reims (Marne).
- La Caisse syndicale mutuelle, 94, rue Nationale, à Armen-tières (Nord).
- La Caisse syndicale d’assurance mutuelle des industries sucrières de France, 11, rue de Milan, à Paris.
- La Responsabilité agricole, 58, boulevard de Magenta, à Paris.
- L’Alimentation, 24, rue de Richelieu à Paris.
- 2: Sociétés françaises d’assurances à primes fixes contre les accidents du travail
- L'Abeille, 57, rue Taitbout, à Paris.
- Le Patrimoine, 59, rue Taitbout, à Paris.
- La Préservatrice (Compagnie anonyme), 18, rue de Londres, à Paris.
- La Prévoyance, 24, rue de Londres, à Paris.
- L’Urbaine et la Seine, 87, rue Le Peletier, à Paris.
- Le Secours, 15, rue des Pyramides, à Paris.
- La Foncière, 48, rue Notre-Dame-des-Victoires, à Paris.
- Le Soleil-Sécurité générale, 23, rue de Mogador, à Paris.
- La Providence, 12, rue de Grammont, à Paris.
- La Paix, 4, rue de la Paix, à Paris.
- La Flandre, 20, rue des Lignes, à Roubaix (Nord).
- L’Union industrielle du Nord, 50, boulevard de la Liberté, à Lille (Nord).
- La Compagnie générale d’assurances contre les accidents, 66, rue de la Chaussée-d’Antin, à Paris.
- La Thémis, 59, rue St-Ferréol, à Marseille (Bouches-du-Rhône).
- La Gauloise, 15, rue de Choiseul, à Paris (pour la liquidation des assurances déjà souscrites).
- La Conservatrice, 3, rue Saint-Georges, à Paris (pour la liquidation des assurances déjà sous crites).
- La Garantie, 49, rue Taitbout, à Paris.
- 3’ Sociétés étrangères d’assurances contre les accidents du travail
- La Société suisse d’assurances contre les accidents à Win-terthur (Suisse), ayant son siège pour les assurances pratiquées en France, 15, rue de la Chaussée-d’Antin, à Paris.
- La Zurich, Compagnie générale d’assurances contre les accidents et la responsabilité civile à Zurich (Suisse), ayant son siège, pour les assurances pratiquées en France, 14, rue Favart, à Paris.
- The Océan accident and guarantee corporation, à Londres, ayant son siège pour les assurances pratiquées en France, 28, rue du Rocher, à Paris.
- La Union et le Phénix espagnol, à Madrid, ayant son siège, pour les assurances pratiquées en France, 66, rue de la Chaussée-d’Antin, à Paris.
- Toute autre Société pratiquant l’assurance des risques prévus par la loi du 9 avril 1898 serait passible des peines
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- édictées par les articles 471 et 474 du Code pénal, ainsi que l’a rappelé la circulaire du garde des sceaux aux procureurs généraux en date du 12 août 1899, publiée au Journal officiel du 20 août suivant.
- (Arrêté ministériel du 27 novembre 1904.)
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- PROGRAMME DES PRIX
- à décerner en 1905 (Suite)
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- Blanchiment et coloration des diverses espèces de laine. — Médaille d'honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de laine dans le blanchiment et la coloration des tissus. — Indiquer quelles sont les sortes qui opposent au blanchiment le plus de résistance tant au point de vue du dégraissage qu’à celui du blanchiment proprement dit, et examiner si, dans certains cas, la décoloration par l’acide sulfureux n’est pas supérieure à celle par l’eau oxygénée ou vice versa. — Déterminer, pour chaque espèce de laine, la rétrogradation provoquée par le vaporisage. — Enfin, examiner les capacités tinctoriales de chacune de ces laines et les comparer entre elles.
- Le prix pourrait être accordé pour un travail complet sur l’une de ces questions prise isolément.
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- Blanchiment et coloration des diverses espèces de soie. — Médaille d’honneur pour un mémoire indiquant le rôle que jouent les différentes espèces de soie cultivées et sauvages dans le blanchiment, la teinture, l’impression et la charge.
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- Blanchiment de la laine et de la soie. — Médaille d’honneur pour une amélioration importante dans le blanchiment de la laine ou de la soie.
- Le blanchiment des laines et de la soie est encore très incomplet ; les opérations réitérées par lesquelles on passe les laines et la soie suffisent à peine à les dégraisser et à réduire leur matière colorante, sans toutefois la détruire. Les laines et les soies d’apparence blanche tiennent cette qualité bien plus de celle de la matière première que de l’effet du blanchiment.
- Le procédé que nous exigeons devra réussir sur toutes les qualités de laines ou soies, sans adjonction de l'azurage complémentaire, avec lequel on imite un faux blanc. Il devra supporter un vaporisage d’une heure, ne pas nuire aux couleurs d’impression et ne pas affaiblir le tissu.
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- Manuels pratiques sur le blanchiment. — Médaille d'honneur, d’argent ou de bronze (selon le mérite respectif des ouvrages) pour les meilleurs manuels pratiques sur le blanchiment des tissus de coton, laine, laine et coton, soie, chanvre, lin et autres textiles.
- L’auteur devra décrire les meilleures procédés pour le blanchiment de ces différents tissus, et donner une explication raisonnée des diverses opérations que le blanchiment nécessite. Il faudra surtout avoir égard aux tissus destinés à l’impression et aux conditions essentielles que l’imprimeur exige d’un bon blanchiment. Ce traité devra, en outre, renfermer la description des appareils et machines dont on fait usage dans le blanchiment.
- Impression
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- Métal pour racles de rouleaux. — Médaille d’honneur pour un alliage métallique ou une autre subs-tance propre à servir pour racles de rouleaux, et qui réunisse à l'élasticité et à la dureté de l’acier la propriété de ne donner lieu à aucune action chimique en présence des couleurs acides ou chargées de certains sels métalliques.
- Les couleurs chargées de sels de cuivre ou de sels de fer au maximum attaquent énergiquement les racles en acier, et les mettent promptement hors d’état de bien essuyer ; en même temps la couleur se charge de fer, ce qui est souvent un grave inconvénient.
- D’autres fois l’attaque est beaucoup moins vive ; par exemple quand elle n’est due qu’à la présence dans la couleur d'un excès plus ou moins grand d’acide acétique, ou d’une autre substance douée de propriétés acides faibles. Dans ce cas, le fonctionnement de la racle n’est plus sensiblement entravé ; mais, lorsqu’il s’agit de certaines couleurs absolument incompatibles avec la plus légère trace de fer, le travail n’en est pas moins rendu impossible; c’est ce qui a lieu spécialement pour les rouges alixarine.
- Les racles en composition, qu’on a tenté jusqu’à présent de substituer dans ces différents cas aux racles en acier, résistent suffisamment à ces actions dissolvantes, mais elles sont trop molles et manquent d’élasticité ; aussi s’usent-elles promptement parle frottement contre le rouleau gravé et contre les particules solides qui peuvent se trouver en suspension dans la couleur, d’où résultent des inconvénients encore plus graves que ceux que présentent les racles en acier.
- Ce que nous demandons, ce sont des racles qui possèdent à la fois la résistance au travail mécanique des racles d’acier et la résistance aux actions chimiques des racles en composition.
- Il y aurait lieu peut-être d’étudier l’influence que peuvent avoir sur les propriétés de l’acier les différentes substances que l’on peut y combiner en petites quantités, le tungstène par exemple.
- Des essais ont déjà été faits avec le platine allié à une petite quantité d’iridium; peut-être qu’en variant les proportions, on pourrait arriver à un meilleur résultat.
- Rappelons aussi que, d’après Berzélius (1), une petite quantité de phosphore combiné au cuivre le rend si dur qu’on peut l’aiguiser et en faire des instrument tranchants ; Berzélius cite même un canif que Hedwig et Hjelm avaient fait faire avec cette combinaison.
- (I) Bersélius, 1er édition française, tome III, page 36.
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- Suppression des doùbliers. — Médailie d’honneur , pour un système permettant la suppression des dou-bliers dans l’impression avec une économie notable. Ce système devra avoir fonctionné pendant six mois dans un établissement d’Alsace.
- L’inconvénient des divers systèmes qui reposent sur l'emploi d’un drap caoutchouté que l’on soumet à un lavage, puis à un séchage soit à l’air chaud, soit sur tambours de vapeur, consiste dans l’impossibilité d’éliminer l’eau interposée dans les fissures du caoutchouc. Sous la pression des rouleaux, cette eau d’interposition s’extravase dans le tissu que l’on imprime et y détermine le coulage des couleurs. Il s’agirait de trouver un enduit au caoutchouc qui fût à l’abri du fissurage, ou un coursier d’une autre nature, n’offrant pas cet inconvénient. — La solution de cette question permettrait à son auteur de concourir pour le prix Emile Dollfus.
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- Mandrin pour rouleaux de diamètres différents. -Médaille d’argent pour un mandrin s’adaptant facilement à des rouleaux de diamètres différents.
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- Nouvelle machine à imprimer au rouleau. — Médaille d’honneur pour une nouvelle machine à rouleaux permettant d’imprimer au moins huit couleurs à la fois et offrant des avantages sur celles employées jusqu’à ce jour.
- L’impression avec un grand nombre de rouleaux prend tous les jours plus d’extension ; mais, à côté d’une netteté d’impression, d’une exactitude de cadrage et d’un débit de travail que ne possédait encore aucune machine à imprimer, les machines à rouleaux actuelles, employant exclusivement la gravure en creux, présentent de graves inconvénients.
- Les couleurs déposées sur l’étoffe par les premiers rouleaux, avec lesquels elle est en contact, s’écrasent en passant avec une forte pression sur les rouleaux suivants, et se réimpriment successivement sur les parties non gravées de ces rouleaux.
- Non seulement ce laminage ternit les nuances et affaiblit beaucoup leur intensité, au point que, pour y parer, il faut recourir à des concentrations dispendieuses ; mais les couleurs ainsi réappliquées sur les rouleaux, étant incomplètement reprises par les contre-racles, vont se mélanger avec les couleurs qui suivent et les souillent à mesure que le travail avance.
- La suppression de ces inconvénients, dont la gravité augmente avec la cherté des couleurs-vapeur actuelles, serait un des plus beaux et des plus fructueux succès que la fabrication des toiles peintes pût attendre de la mécanique.
- Dans ce but, on avait imaginé des machines à surface, dans lesquelles, soit tous les rouleaux, soit un certain nombre d’entre eux seulement, étaient gravés en relief.
- Ordinairement ces rouleaux étaient en bois, et des clichés en métal y étaient fixés. Il est évident que de pareils rouleaux devaient facilement se déranger, et que cette gravure ne pouvait s’appliquer qu’à des impressions très grossières.
- Il s’agit donc, pour résoudre la question, de combiner une machine à rouleaux de telle sorte qu’elle soit exempte des inconvénients précités, et qu’elle donne une impression aussi parfaite que celle obtenue avec les machines actuelles à rouleaux gravés en creux.
- Cette machine devra pouvoir imprimer au moins huit couleurs et avoir fonctionné dans la Haute-Alsace d’une manière régulière et continue pendant un an au moins.
- Vaporisage
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- Mémoire sur le vaporisage. — Médaille d’honneur ou d’argent pour un mémoire traitant du vaporisage des impressions sur coton, laine et soie.
- Généralités
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- Nouveau procédé utile. — Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze, pour la découverte ou l’introduction d’un procédé utile à la fabrication des toiles peintes ou des produits chimiques.
- (A suivre.)
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d’invention récemment délivrés.
- N- 2973. — Perfectionnements à la fabrication des tissus gauffrés et imprimés, par M. Lacombe (A).
- N' 3061. — Production d’un colorant noir pour coton, par M. Ochler (K.).
- N‘ 3062. — Procédé de préparation de colorants verts au soufre, par la Société dite « Fabrique de produits chimiques ci-devant Sandoz ».
- INFORMATIONS
- Une teinturerie incendiée. — Un incendie d’une extrême violence s’est déclaré rue de l’Arc-à-Main, 3, dans le séchoir à l’étage de la teinturerie des frères A. et V. Lécluse, à Roubaix. En très peu de temps, le feu alimenté par 5.000 kilogrammes de coton et 900 kilogrammes de laine, avait embrasé tout le bâtiment.
- L’incendie s’est localisé aux seuls ateliers, de construction très ancienne et partant d’une valeur relativement peu élevée. Néanmoins les dégâts couverts par l’assurance montent à dix-neuf mille francs. La cause du sinistre est jusqu’ici inconnue.
- Unedizaine d’ouvriers et d’ouvrières employés à la teinturerie et au bobinage sont réduits au chômage forcé.
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- TRANSPORTS ET TARIFS
- La Compagnie P.-L.-M. a soumis le 12 août dernier à l’homologation la proposition d’inscrire dans 1 son tarif P.V. 18 le permanganate de potasse avec le barème 3 par wagon de 10 000 kil. et le sodium avec le barème I sans majoration par expédition de 50 kilogrammes.
- Cette proposition vient d’être homologuée : elle est appliquée depuis le 8 décembre courant. C’est déjà bien, mais ne serait-il pas possible d’accorder des facilités encore plus grandes pour le transport du permanganate de potasse ?
- Nous exprimons le vœu que la Compagnie P.-L.-M. mette cette question à l’étude ; elle se rendra compte que ses intérêts n’y perdront pas
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Je suis propriétaire d’une usine et dans mon bief se déversent les eaux d’une source située sur une propriété voisine. Cette eau m’arrive par un fossé existant depuis un temps immémorial. Actuellement ce voisin veut détourner ces eaux de leur cours actuel, dans une direction qui me priverait de la force motrice qu’elles me procurent.
- Ne puis-je pas.au moyen de la prescription, invoquer un droit à ces eaux ? Le fossé n’a peut-être pas été pratiqué de main d’homme, mais, depuis plus de 30 ans, j’en ai opéré le curage sur toute sa longueur, afin de faciliter l’écoulement?
- R. — D’après l’art. 642 C. Civ. on ne peut prescrire les eaux d’une source à l’encontre du propriétaire de la source que par la possession trentenaire, à compter du moment où le proprétaire du fonds inférieur a fait et terminé des ouvrages apparents destinés à faciliter la chute et le cours de l’eau dans sa propriété. La Cour de cassation décide que le propriétaire du fonds inférieur ne peut avoir de possession utile des eaux provenant ainsi du fonds supérieur que s’il a établi à demeure les ouvrages apparents sur le fonds supérieur lui-mème (Cass. 5 juillet 1893.) La question qui se pose pour vous est donc de savoir si vous pouvez invoquer l’existence, sur le fonds du voisin où se trouve située la source, d’ouvrages apparents, établis depuis 30 ans. En l’état des renseignements fournis par vous, nous ne le croyons pas. Seule l’existence du fossé pourrait être invoquée ; mais encore faudrait-il justifier qu’il a été fait, de main d’homme et ne constitue point un lit naturel. A défaut de cette preuve, on ne saurait voir dans l’existence de ce canal la contradiction aux droits du propriétaire voisin, qui seule permet d’invoquer la prescription.
- Quant au curage opéré par vous depuis plus de 30 ans et sur la parcelle même du voisin, ce point
- n’est pas suffisant. Par les mots « ouvrages appa -rents » l’art. 642 exige des ouvrages permanents et apparents, et des travaux de curage ou d’entretien ne sauraient constituer une équivalence.
- CORRESPONDANCE
- M. A. W. V., à Bordeaux. — Le banquier qui a délivré un carnet de chèques, ne doit être rendu responsable d’un paiement indûment effectué que dans le cas où il a commis une faute, soit en n’examinant pas avec soin la signature du chèque présenté, soit en ne s’assurant pas de l’identité du bénéficiaire du chèque.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de sociétés
- Paris. — Société en nom collectif Mathieu père et fils, teinturerie en soies, 108, quai Jemmapes. — Durée 10 ans. — Cap.10.000 —Acte du 28 oct.
- Lyon. — Société en nom collectif Venet et Thomasset, teinture de la soie, à Grigny. — Durée 5 ans. — Cap. 5.000 fr.
- Lyon. — Société en nom collectif Jourdin et Bichat, teinture et dégraissage, 6, place St-Jean.— Durée 10 ans. — Cap. 4 300 fr.
- Paris. — Société en commandite Alix-Négro et Cie, teinturerie et nettoyage, 5, rue de Bretagne. — Durée 10 ans. — Cap. 2.000 fr. — Acte du 30 nov.
- Modifications de Sociétés
- Paris. — Prorogation de 5 ans jusqu’au 31 déc. 1909 de la Société Gamard et Laflèche, teintures, 8, rue Thori-gny, avec entrepôt, 55, rue de la République, à Montreuil-sous-Bois. — Acte du 26 nov.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. Peuch, 142, rue de Cour-celles. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Besson, 4, rue Nollet. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Mahulot, 53, rue de Maubeuge. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Varouillot, 14, rue Damrémont. — Entrée en jouissance en janvier.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Flamani, 14, rue Germain-Pilon. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Pisscini, 10, rue Choron. — Entrée en jouissance le 20 déc.
- Paris. — Teinturerie, par M. Laverrière, 76, rue Lamarck. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Vignot à M. Valerga, 3, rue Faraday. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vauxion à Mlle Dubois, 92, rue Saint-Maur. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Clément à Mme veuve Leprun, 32, rue Eugène-Sue. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Bailleul à Mme Lucas, 68, rue du Chemin-Vert. — Entrée en jouissance le 1er janv.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Tellier, 27, rue Veron. __Entrée en jouissance de suite. «
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-
-
-
- 378
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Potasse caustique 70/75 plaques.
- s’
- Acide acétique industriel 40 %
- Les 100 k.
- azotique (voir acide nitrique), muriatique 22* chimiq. pur..
- 30
- 28
- »
- Rouille »
- Perlasse Ire qualité » ordinaire .. rose factice........ 42/45 en tourie.. . supérieure..........
- a
- »
- nitrique »
- 20/22 par 15 touries
- 36’ blanc...........
- » jaune...........
- 40' blanc...........
- » jaune...........
- 36' chimiquem. pur.
- 40 • » »
- oxalique...............
- picrique cristallisé ...
- sulfurique
- 53-.
- 60-
- 66-
- environ.
- tartrique
- 66' chimiq. pur au soufre.......
- 1er blanc,
- Alcali volatil du gaz 22’ . .. » » 28/29.
- 31
- 6
- 30
- 29
- 35
- 34
- 47
- 55
- 72
- 250
- 5
- 6
- 7
- 32
- 15
- 265
- 35
- 60
- 50
- 25
- 25
- 25
- 50
- 50
- Alcool dénaturé type Régie 90-.
- Alun épuré
- »
- ordinaire, de chrome
- Benzine cristallisable.
- lourde, industrielle type Régie..........
- Bichromate de potasse
- »
- soude
- Sel de soude 90/92 .........
- » » Solvay 65 70 . .
- » » » 75/80.,..
- » » » 80/85 ...
- Soude
- caustique 60/62...........
- » 70/72............
- » 60/62 plaquettes
- Sulfate
- » 70/72
- de cuivre 98/99
- » »
- de fer moyens cristaux ..
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur » » extra pains et poudre.
- » flor pâle et foncé, de Chine en grains..........
- Bleu
- Outremer poudre p. la peinture.
- L’hecto ,. 55 »
- Les 100 k. .. 17 50
- 15 » 32 »
- L’hecto 42 » 33 » 34 » Les 100 k.
- a
- de
- Prusse
- Essence de térébenthine
- Bi-oxyde de baryum 85/86',........... Borax raffiné en Cristaux,........... Carbonate de soude cristallisé.... Crème de tartre entière.............. » » en poudre .............
- » » soluble, paillettes.
- Cyanure rouge de potassium pur.. Dextrine blonde citron.............. » blanche...........................
- 72 55 95 33
- 8 205 210 315 340
- 48 48
- 50
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes ...
- Le litre
- S
- extra.............
- pharmaceutique... chimiquement pure
- 0 0
- 0
- 2
- 28
- 38
- 55
- 50
- Extrait
- d’oseille liquide n‘ l.,, » » extra.
- » supérieur..............
- de
- Javelle
- Glycérine blanche
- 30-28’ 25*
- 20-
- 15:
- Baumé
- industrielle 28'
- Lessive caustique de potasse 36
- »
- a
- » 40
- de soude 36
- Noix de Galles de Chine .. Orseille double....... . • •.
- » triple............. «
- Oxymuriate d’étain 32 % . • Panama (Quillay)............ Permanganate de potasse... Potasse d’Amérique..........
- »
- Les 100 k.
- . 115
- . 155
- . 185
- . 12
- - 11
- 11
- , 9
- . 9
- . 125
- . 35
- . 45
- . 13
- 160
- 50
- »
- 50
- »
- »
- 50
- imitation d’Amérique 66/70•
- a
- 52/55'
- 45'.,.
- 65
- 80
- 180
- 50 125 100
- 39
- 33
- 30
- »
- 60
- 95
- 33
- 25
- 12
- 15
- 14
- 22 1
- 23 1
- 24 1
- 29
- 31
- 32
- 35
- 55
- 6 1
- 50
- 50
- 50
- 50
- Le kil.
- 4
- 4
- 4
- 5
- 25
- 25
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- » pour azurage.
- » p. pap peints supérieur.......... extra.............. n- 1 ..............
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 94
- PLAGE DU HAVRE
- S 9 s ® 5 s $
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe — Ire qualité...
- — 2e qualité ...
- -- 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan.. — Honduras........... — Tabasco............
- — Haïti Cap........
- - Fort-Liberté....
- — Aquim..................
- — .......................
- — Gonaïves .............
- - P.-de-Paix.............
- — .......................
- — Saint-Domingo... — Martin, et Guadel. — Jamaïque. .........
- Jaune Cuba et St-Yago ..
- d Espagne,
- »
- v
- »
- Manzanillo.......
- Tuspan...........
- ..............
- Campêche.........
- Carmen...........
- Tampico...........
- ................
- Haïti............
- Jamaïque.........
- Barcel et P. Cab ..
- Rio-Hacha........
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo........
- Fustet....100 k.
- Tatajuba(Pern. )50 k
- Bahia. ........ .................
- Amapala.,.. 50 kil.
- 12
- 10
- 5
- 8
- 7
- 5
- 4
- 4
- 4
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 4
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 4
- 5
- 4
- 4
- 4
- 5
- 3
- 3
- 3
- 14
- 3
- 4
- 5
- 5
- 65
- 50
- 25
- 50
- 10
- 20
- 65
- 25
- 80
- 10
- 50
- 10
- 75
- 25
- 25
- 25
- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- à
- 50
- Rouge Brésil Bahia.........
- » Calliatour.. .100 k.
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan....
- &
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho..1009 k.
- Pernamb..... 50 k
- Caehou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb .........
- »
- pressé..
- Coebemillo
- On cote :
- Ténériffe zacatille....
- Ténérife grise.......
- Cureuma
- Bengale.....50 kilos.
- Java, Mad , Pond,.
- Divdivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. surv. et bl. 12k. fin violet et pourpre....
- Beng.
- a
- 12
- 14
- 8
- 8
- 4
- 6
- 7
- 116
- 14
- 87
- 30
- 1
- 22 M
- 9
- 50
- 16 ..
- 16 ..
- 10 ..
- 10 ..
- 4 50
- 7 ..
- 8 ..
- 138 ..
- 16 ..
- .. M 45 .. .. N 35 ..
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 80
- 50
- 25
- 13
- M
- 14
- 11
- 6
- 9
- 8
- 6
- 4
- 4
- 4
- 5
- 4
- 5
- 4
- 4
- 3
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 5
- 5
- 4
- 4
- 4
- 5
- 16 4
- 4 5
- 5
- 25
- 25
- 25
- 50
- 75
- 25
- 25
- 50
- 50
- 50
- 5 0
- 25
- 50
- 25
- 25
- 75
- 50
- 75
- 50
- 25
- 25
- 25
- beau viol, et dito.. bon violet........ bon moyen violet.. moyen violet...... beau violet rouge... bon violet rouge.... bon moy. v. roug... fin rouge......... beau dito......... bon dito............
- bon à fin cuiv...... ~uiv o2d. et bas....
- Java......oc.
- Kurpah.. co... Madras ...... Manille...... Caraque ..... Guatemala flor
- N.M
- . N.M
- . N-M
- * bon à fin sobré..
- » — cor....
- > cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M, • bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar........ .M
- Quercitron:
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé..
- * gros effilé...
- 5
- 4
- 4
- 3
- 3
- 2
- 3
- 3
- 3 3
- 2 2
- 2
- 1
- 1
- 0
- 3
- 2
- 2
- 1
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 25
- 75
- 50
- 25 M 50
- 25
- 7 50
- 6 ..
- Roeou.
- Antilles....1/2 kil. 0 32 1/2 à 0
- Cayenne.,.................. N.M
- 5
- 4
- 4
- 3
- 3
- 2
- 3
- 3
- 2
- 3
- 2
- 3
- 2
- 2
- 2
- 2
- 3
- 3
- 3
- 1
- oc
- 25
- 75
- 25
- 75
- 25
- 75
- 75
- 75
- 50
- 25
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- 50
- 50
- 50
- 75
- ot
- en
- ©>
- 7 ..
- 37 1/2
- p.378 - vue 385/396
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 379
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) » de Fustet Albanie. ... Cachou noir, ire marque...
- a
- marques ord
- Cochenille argentée.. 100 k. ..
- 12 ..
- .11 ..
- 10 50
- 95 ..
- 70 ..
- à .15 .12
- 12
- 85
- Sumac en feuilles..........
- » poudre...,..,.,
- Styrax liquide........... Tamarin Madras........... Verdet, eu pains, extra sec,
- »
- Curcuma
- grise..... ..... zacatille naturelle noire Palmas lek.
- Bengale..........
- Chinois..........
- Madras............
- Gal es de Chine............
- Prussiate jaune de potasse.
- 525 .
- 525 .
- 490 .
- 32 .
- 40 .
- 32 .
- 135 .
- 170 .
- INDIGOS, — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre.
- moyen et bon moyen coloré.... ..... ,. moyen ord. et ord.
- terne et Serré....
- 3..
- 2.60
- 505
- 510
- 3.25
- 2.95
- Kurpah Fom et beau violet •
- S c2
- 2.55
- Kurpah
- Bengale
- a
- et violet rouge.. moyen et bon moy.
- assez coloré....
- moyen ord. et ord. mél. et terreux.
- beau et fin violet bon moyen à bon violet et violet rouge .............
- moyen violet-rouge et rouge............
- F
- =
- 1 80 M..
- M..
- Java bon moyen...”...
- » beau et bon violet. i
- DROGUERIES
- M
- 5.25
- 2
- M..
- M
- C
- 25 .
- 26 .
- 120 .
- M .
- 23
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires.. .............
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 32
- 25
- 50
- Le tout aux 100 kil raire 1er coût.
- Acide citrique..........
- Alun raffiné (entrepôt).
- » (acq.)... .
- sauf variation
- con-
- sous toile........... en pains, extra sec, sous pap.. ......... bon marchand en pains
- » en boules raffiné en poudre sec
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- »
- minimum mis en barres. Franco gare
- 34
- 30 kil
- ou.
- quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- Bois de Teinture
- muriatique... 20
- nitrique
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d.
- d. d.
- 9 33 40
- 9
- à
- Couperose emballée..........
- Essence de térébenthine (d. fûts).................. ..
- Id. (s. fûts)..............
- Fécule de pommes de terre, 1er bl............ .. . ...
- Id. 2e bl. (entrepôt)......
- Galles vertes et noires.....
- » noires Alep » blancnes.............
- Gomme arabique, en sorte .
- 300 .
- 15 .
- 17 .
- 5 .
- 106 .
- 100 .
- 40 .
- 38 .
- 65 .
- Ghésirée, en sorte..... ...
- Sénégal,s. bas du fleuve 65
- Galam
- : •‘
- Aden, sorte cour, bonne 65 > Mogador, blonde........... » blanche..,............... ,
- a
- Laque en f. qté orange.
- » mi-orange
- » cerise AC
- » Sandaraque lavée ...
- » Damar (Batavia)....
- » » Singapore...
- » » Penang....
- Gomme adragante Syrie.
- » »
- .................. Garance, racine ..
- » poudre..
- Rocou Guadeloupe
- Anatolie,
- 657 .
- 650 .
- 525 .
- 210 .
- 145 .
- 85 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 75 .
- 70 .
- 100 .
- 17
- 19
- 6
- 170
- 160
- 85
- 70
- 170
- 120
- 750
- 600
- » Safran
- pur.
- Sulfate
- Cayenne...........
- d’Espagne, Valence
- de cuivre(+ntrepôt).
- » (acq.),
- 70
- 56
- 60
- 80
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné. Blanc de zinc de la Méditer, poudre................
- broyé.....................
- Crème de tartre............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins..........,.
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de potasse .........
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m.
- Sel de soude, 70/75, disp...
- 260
- 34
- 38
- 56
- 61
- 180
- 8
- 20
- 6
- 77
- 44
- »
- 30/35, disp.
- 17
- 17
- 50
- 50
- 75
- 50
- 50
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos...........
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre .......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................
- Blanc
- Jaune
- 25
- 30
- E 56 A 60
- 5 ..
- SAVONS
- Cuits (unicoles) pur à l’huile d’olive....... extra pur (72 0/0 d’huiles)
- augmente (60 0/0 résineux (72 0/0 » (72 0/0
- a
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien..........................
- Jaune » ......................
- 63
- 45
- 39
- 41
- 41
- 43
- 36
- 36
- (Jaune résineux à manteau blanc). Brun extra (72 0/0 d’huiles)
- » (60 0/0 d’huiles) Rosé .. .........
- Noir................... Blanc spécial suiffé ..
- Bleu
- » »
- 43
- 39
- 39
- 38
- 55
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif....
- mixte » ....
- talqué ire qualité.,
- » 2e »
- Marbré bleu ou rose Dijon,. » » Nantais
- Mi-Cuits
- Selon qualités ; Blanc ou jaune.............. » (à la batteuse)
- Marbré bleu ou rosé.. .....
- Résineux . ........«
- Vert exportation...........
- Brun.......................
- Foir.......................
- 37
- 35
- 33
- 30
- 39
- 39
- 18
- 26
- 20
- 26
- 20
- 26
- 25
- 66
- 47
- 40
- 42 4?
- 44
- 37
- 37
- 44
- 40
- 40
- 39
- 56
- 40
- 36
- 34
- 32
- 40
- 40
- cococo cocoecs
- RO 9
- Brésillet...............
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . ,
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade loupe .
- Calliatour . . . . . . Pernambouc .....
- Jaune Cuba ...
- — Guayra-Tabasco. .
- — Tuspan...............
- Lima. .................
- Tampico. ......
- Sapan. .......
- Sainte-Marthe..........
- Nicaragua ......
- Sandal rouge .....
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. .. Curcuma de la côte. . 100..k,
- — du Bengale. ,
- Indigo Bengale poupré . . .
- — — fin violet . .
- — — beau violet .
- — — bon violet. .
- — — moyen violet .
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin. .... — — beau . . .
- ,— — bon . . . .
- — — moyen , , .
- — — ordinaire, . .
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora.et cuivré
- — Manille .....
- — Guatemala flor . .
- — — sobre . .
- — — cortès . ,
- — Mexique flor. . , .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- Caraque flor. . . .
- — — sobre .
- — — cortès. , ,
- Gomme laque ordin. et orange
- D C . le k.
- — — blonde, ire quai, — — — 2e quai.
- — — cerise. . . — — blondeordin.
- Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. le Orseille Mers du Sud. 10C — Madagascar . .
- k k k
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- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il introduit ce premier pli sous une
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- Cristaux de tartre ...................... » de soude........... 7....................................7...............50 Curcuma Bengale en racines...............30..........................34........... » de Madras..'........ ....
- . UC ............................ . Essence de térébenthine.......................196...................50................198............... Extrait de châtaignier 20 •....................16..................................17.............. Galles de Chine et Japon......................150...................................155.............. ! » vertes et noires .... 135 ...145 50
- deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20,rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce Isous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon a, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
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- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage journalier.
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobefins et de Beauvais.
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- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
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- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracene.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées.
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- G? CO 0
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de PArt du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte .........................................20 francs
- Teinturier, Apprèteur et Dègraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d'aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume........................• 3 fr. 70
- Aniline {Couleurs d'), d’Acide phonique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Les Patrons devant les prud’hommes.—Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII- arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
- Cours de marchandises. — Les matières premières, commerciales et industrielles, par Girard, professeur à l’Ecole pratique de commerce et d’industrie de Nîmes. 1900. 1 vol. in-16 de 412 pages, avec 246 figures, cartonné, prix : 5 fr. 60.
- Tous les produits sont étudiés au point de vue de leur origine, de leurs caractères distinctifs, de leurs qualités, de leurs variétés.
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- Par de Vinant, chimiste et directeur de fabrique. Impression et Teinture. — Teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. — Blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, etc. — Des apprêts. — Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. — Quelques produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression : — Un volume de 714 pages avec planches. Prix. 20 fr. 60
- Traité de la fabrication des matières de blanchiment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le doctear L. Gautier.
- Un volume in • , contenant 240 figures dans le texte. Prix, relié 15 fr. 60.
- LA TEINTURE AU XIXe SIÈCLE en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison. Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin, plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix : 100 francs.
- Manuel pratique et juridique du Commerçant et de l’Industriel. — Droits et devoirs, us et coutumes, par E. Vignes, avocat.
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- A l’occasion des Fêtes de Noël et du Jour de l’An, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés à partir du 23 décembre 1904, seront valables jusqu’aux derniers trains de la journée du 6 janvier 1905.
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- Ire,2e cl. Ire, 2e cl. Ire, 2e cl. Ire,2e,3ecl. Ire, 2e, 3e
- ()(W.R.) (’) Q
- 9 45 m. 4 » s. 11 35 m. 2 40 s. 9 » s. viâ Calais viâ Boulogne viâ Calais via Boulogne viâ Calais
- LONDRES, arrivée.
- Ire,2e cl. Ire, 2e cl, Ire, 2e cl. lre,2e,3ecl. Ire, 2e, 3e
- (*)(W.R.) (*) (*)
- 4 50 s. 10 45 s. 7 » s. 10 45 s. 5 30 m.
- Londres à Paris-Nord
- » - LONDRES, départ.
- Ire,2e cl. Ire, 2e cl. Ire, 2e cl. Ire,2e,3ecl. Ire, 2e, 3e (*)(W.R.) (*) C)
- 9 » m. 10 » m. 11 » m. 2 20 s. 9 » s. via Calais via Boulogne viâ Calais viâ Boulogne viâ Calais PARIS-NORD, arrivée
- 4 45 m. 6 05 m. 6 55 s. 11 45 s. 5 50 m.
- (•) Trains composés avec les nouvelles voitures à couloir sur bogies de la Compagnie du Nord, comportant water-closet et lavabo.
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- Services officiels de la Poste
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 383
- TABLE DES MATIÈRES
- Année 1904
- Pages
- A
- Accidents du travail (Les) et les frais d’hospitalisation..........................................150
- Adjudications administratives. (Voir tous les numéros)
- Aniline (Les couleurs d’) en Allemagne. ... 23
- Aniline (Laques de couleurs d’).................163
- B
- Blague (Une bonne). ... 8
- Blanchiment des tissus de coton................ 36
- Brevets d’invention (Revue des) 38, 59, 166, 196 230 342
- Brillant de soie par pression (Procédé et appareil pour donner aux tissus un)......................193
- Buées (Combinaison nouvelle des bâtiments et appareils de chauffage et ventilation supprimant les) dans les ateliers de teinturerie, apprêts, etc. ...................................65
- C
- Chaudière à vapeur dite l’ « Indispensable ». 97
- Chlorures métalliques (Les).....................325
- Colorants directs (Application par impression sur coton d’une nouvelle série de). . . 321 322
- Colorants directs (Fixation de).................323
- Colorants (Les nouveaux), 2, 18, 34, 51, 67, 81, 99, 115, 162, 181, 212, 228, 275, 293, 307, 323, , , 341 356
- Colorants sulfurés (Les). . .............129
- Commerce et industrie du canton de Glaris, 88, 103 150 Coton (Affaiblissement du) par les acides. 324 337
- Coton en pièces (Noir immédiat sur) avec effets de soie multicolores........................... 66
- Cuir (La coloration du).........................371
- D
- Dégraissage de la laine par dissolution (Appareil continu et méthodique pour le)............177 Délais en petite vitesse (Le calcul des). . . . 199 Détachage de la soie du coton et des autres 132 tissus.
- Pages
- E
- Eau oxygénée (Procédé pour la fabrication rapide de l’). . .’ ..........................118
- Enduit pour couvertures imperméables ou prélarts 129
- Ensimage et apprêt (Procédé d’) applicable aux matières textiles.............................161
- Ensimage et l’apprêt de charge (Appareil mécanique de fabrication d’un nouveau produit propre à 1’) des matières textiles ou des tissus. 273
- Exposition de Saint-Louis .......................374
- F
- Farines de riz (Procédé de traitement de la) dans les apprêts des filés et des tissés...........229
- Fibres textiles (Note sur la nature des). . . 178 Flambage des tissus (Examen sur le). . 1,19 33
- H
- Hyraldite (L’)...................................341
- 1
- Indigo (Le commerce de 1') à Java ..... 26
- Indigo(Production et commerce de I’) dans l’Inde
- Informations, 28, 74, 135, 168,186, 202,219, 282, 282, 313, 330 345
- J
- Jurisprudence
- Accidents du travail : ascendants ..... 70 » incapacité permanente. . 27 » infirmité préexistante . . 168 » lieu du travail 153,169, 233 266 » ouvriers étrangers. . . 106 » preuves, hernie. .. .. 27 » recours du patron . . . 217 » rupture du contrat. . . 313 » salaire de base. ... 43 » taxe, enregistrement . . 60 » travail aux pièces ... 27 Agence de renseignements 330 I Association 266
- 1 Brevet d’invention........................89 152
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-
-
-
- 384
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pages
- Chemins de fer : manquants, coulage. ... 72
- » tarifs..........................42
- » transports, pertes............. 27 Compétence 70,.............73, 106, 123 283
- Concurrence déloyale............. 89, 153, 265 298
- Congédiement...................................28
- Etablissement industriel............. 71, 233 346
- Liberté commerciale...........................168
- Louage de locaux......................... 218 283
- Louage de services.............................59
- Propriété industrielle............... 71, 169 248
- Secret de fabrique.........................71 233
- Transports maritimes...........................43
- Travail des femmes et des enfants .... 27
- Travaux publics : ajournement................. 10
- Ventes de marchandises, confirmation . . 71 136
- Vente sur échantillon.........................186
- L
- Linoléum, toile cirée (Composition pour la fabri-cation de)....................................195
- Loi de 10 heures (Application de la) . . . . 105
- Loi du 9 avril 1898 (Extension de la) au commerce 118
- Loi relative à la vente des objets abandonnés chez les ouvriers et industriels...............25
- Lustrage et l'assouplissement des textiles (Machine pour le).............................289
- M
- Machine à merceriser les fils en écheveaux . . 113
- Matières premières (Mouvement des) 12, 44, 108, 156, 172, 204, 236, 315 347 Mordançage de la laine pour l’acide lactique. . 145
- Mordançage en étain, fer et aluminium (étude du) sur soie............................. 292 308
- N
- Noir anthracène...............................83
- Noir d’aniline (de la fabrication du) sur tissu de laine et mi-laine et du noir d’aniline multicolore 353
- Noir d'aniline sur laine (Enluminure multicolore de)...........................................355
- Noix de Galles (Les).........................297
- R
- Rapport deM. Schmid sur divers procédés (hydrosulfite, bistre azoïque etc.) . . . 276, 290 305
- Responsabilité des Compagnies (La) ... 9 40
- Responsabilité du transporteur. . . 329, 344 361
- Revue étrangère...............(Tous les numéros)
- Renseignements commerciaux . »
- Revue du marché............... »
- Recettes diverses de la teinture Bistre azoïque (Note sur un)..................262
- Colorants indigotés brômés (Production de) . . 23
- Dérivés de l’acide hydrosulfureux (Note sur les) et leurs applications en impression .... 259
- Enlevage sur indigo au prussiate rouge et à la soude. ....... ............................... 49
- Fourrures ..................................195
- Hydrosulfites (Application en grand des) en solution et à l’état solide................ 225 244
- Impression au moyen du noir d’aniline. ... 145 Réactifs (Nouveaux) des aldéhydes .... 246 *
- Pages
- Revue des Périodiques étrangers
- Acide lactique (Emploi de l’).................373
- Bain continu pour la teinture des laines . . . 356
- Bleuissage dans la teinture de soie............356
- Encollages et apprêts..........................373
- Encres diverses................................356
- Glycérine (La) dans l’apprêt final du coton . . 343
- Maladie (Apparition d’une nouvelle) dans les teintureries allemandes........................343
- Purification de l’eau pour le blanchiment et la teinture........................................357
- Remplacement de l’acide sulfurique par l’acide formique dans la teinture du cuir...............342
- Tableaux magiques..............................357
- Teinture des soies résistant à l’action de l’eau et du savon........................................357
- S
- Société industrielle du Nord de la France. . . 215
- — de Mulhouse. . 6,293,310
- 326, 344, 359 375
- — de Rouen..................................211 369
- Sociétés d’assurances contre les accidents du travail (Liste des) 374
- Sulforicinate d’ammoniaque.....................146
- Systèmes (Deux)................................120
- T
- Teinture (Congrès de la) et du nettoyage. . . 262
- — du coton (La)............................ 4
- — des peaux (Quelques notes sur la) . . 147 — (La) dans la région de St-Etienne . . 133
- — (L’industrie de la) en Suisse en 1903. . 297
- Teinturerie pneumatique (La)............... 241 257
- Teinturiers de Côme (Les) et l’exportation des soies à l’étranger............................ 116
- Tension des tissus (Système mécanique réglant uniformément la)................................209
- Textiles imitant la soie...................... 56
- Travail dans les manufactures (Durée du). . . 186
- Transports et tarifs
- Apprêts pour étoffes non dénommés. . . 313 361
- Blanc gélatineux.........................233
- Bonneterie et cotonnades. ....... 264
- Cotons écrus, imprimés ou teints.........105
- Couleurs en fûts.........................105
- Couleurs communes et non dénommées. . . . 199
- Dérivés de la houille..................... 59 345
- Essence de térébenthine..................313
- Extraits de bois de teinture...............59 198
- Matières tinctoriales......................42 136
- Noir animal naturel...............................
- Permanganate de potasse . ..................377
- Produits chimiques............................216
- Terres à couleurs.............................-74
- Tissus et textiles...............................
- V
- Valeur locative d’un immeuble (Evaluation de la)............................................86
- Vert phtalique (Sur le)........................17
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