Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- 50e ANNÉE. — N° 1.
- 5 Janvier 1906.
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- SOMMAIRE
- Dispositif et arrangement des bobines dans les récipients et appareils à teindre les filés.— Les matières colorantes artificielles (suite et fin).
- — Le- colorants naturels (suite).— Société industrielle de Rouen.— Noir d’aniline pour un seul bain.— Moyen de dégommer la soie. — Moyen de blanchir le cuir, l’ivoire, les os et la corne. — Procédé simple pour nettoyer les fourrures.— Le Congrès de Turin contre la surcharge de la soie. — Les déche s ou creux de route. — Revue des brevets d’invention. — Informations. — Transports et tards — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières.'— Revue du marché.— Annonces.
- DISPOSITIF
- et arrangement des bobines dans les récipients des appareils à teindre les filés en bobines par la circulation des liquides
- Par M. CRÉPELLE-FONTAINE
- Dans les appareils à teindre par la circulation du liquide il est important de réduire la quantité de bain dans les récipients contenant les bobines. Malgré toutes les précautions prises jusqu’à présent dans la disposition de ces appareils, cette quantité de bain est toujours très grande, ce qui diminue le rendement économique, car on est obligé d’employer des solutions très étendues qui rendent les opérations lentes.
- Le dispositif faisant l’objet de l’invention permet de réaliser la réduction du volume du liquide au minimum. ’ 1
- Les bobines sont placées sur des broches perforées A qui sont vissées sur des tubes B placés dans une caisse rectangulaire C épousant le plus possible
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- les contours extérieurs de l’ensemble des bobines et réduisant les espaces morts. Lorsque l’on voudra arriver au strict minimum, on ne se contentera pas
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- même d’avoir des faces planes, mais au contraire les parois de la caisse seront ondulées comme en D et les tubes porteront également des parties E formant remplissage.
- Quant à la circulation du liquide elle est absolument mathématique. Le liquide entre par le centre du fond du récipient F, se répand à droite et à gauche dans un canal collecteur G desservant les
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- tubes verticaux B dans lesquels le liquide monte pour traverser les bobines A. Après avoir traversé les bobines, le liquide pénètre par une série d’orifices H dans un canal I entourant l’appareil et duquel il sort par les deux tubulures K placées l’une à l’opposé de l’autre.
- On voit donc que la section de passage et la longueur de parcours sont étudiées pour que chaque partie de bobines reçoive la même quantité de liquide et par conséquent la même quantité de principe tinctorial.
- Ce dispositif peut être appliqué à tous les systèmes d’appareils à teindre, qu’ils procèdent de pompes d: circulation ou qu’ils emploient le vide, l’air comprimé ou tout autre moyen de faire circuler le liquide.
- LES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES®
- (Suite et fin.—Voir nos numéros des 20 sept., 5, 20 octobre 5, 20 novembre, 5 et 20 décembre.)
- III
- Me voici arrivé à la troisième partie de cette con-férence et, comme elle sera courte, j’espère que vous voudrez bien me continuer la bienveillante attention dont vous m’avez honoré jusqu’ici.
- La France a eu dans l’évolution de l’industrie des colorants une part des plus honorables à tel point que, sauf de très rares exceptions, les principales découvertes, celles qui ont inauguré les séries les plus importantes ont été faites chez nous, soit par des industriels observateurs et avisés, soit par des savants dont le nom restera célèbre au milieu de tous ceux qui ont collaboré au puissant mouvement dont je vous faisais en débutant l'historique rapide.
- Je vous ai déjà cité en commençant Verguin et la fuchsine, Lauth avec les violets de Paris, lathiazine (type du bleu de méthylène) et le noir d’aniline, Girard et De Laire avec les bleus phényles d’une part, la diméthylaniline d’autre part ; il faudrait y ajouter les noms de Grimaux, Rosenstiehl, Schut-zenberger (cuve d’indigo à l’hydrosulfite) Friedel, Haller et tant d’autres.
- Roussin, pharmacien principal au Val-de-Grâce, mort prématurément, mérite une mention toute spéciale pour ses belles recherches sur les azoïques, cette classe si importante qui représente à elle seule a peu près la moitié de la production totale. Après avoir expliqué le mécanisme de la formation des azoïques, il découvrit un nombre considérable de produits nouveaux dans cette série et contribua puissamment à la prospérité de l’industrie française (maison Poirrier, à St-Denis) qui utilisait ses découvertes.
- En 1880, Roussin signala pour la première fois la propriété que certains azoïques possèdent de teindre le coton ; cette circonstance, peu remarquée alors malheureusement par notre pays, fut de nouveau mise en lumière en 1884 par un chimiste allemand ;
- (1) Conférence faite par M. P. Lemoult à la Société Industrielle du Nord de la France, Bulletin n-127,1904.
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- celui-ci dota son pays d’une industrie nouvelle : la fabrication des colorants azoïques substantifs (c’est-à-dire teignant le coton non mordancé) aujourd’hui encore extraordinairement florissante.
- Dans ces dernières années encore, une nouveauté importante a fait son apparition en France ; je veux parler des colorants au soufre. Les premiers d’entre eux furent découverts par Croissant et Bretonnière de Laval et donnaient des nuances (Cachou de Laval de la maison Poirrier) ; puis vinrent les noirs au soufre, les jaunes (thiocatéchines), les verts olive et un grand nombre de substances qui très favorablement accueillies par les teinturiers furent rapidement et trop heureusement reproduites et copiées à l’étranger; l’ensemble de ces colorants forme ce qu’on appelle les « colorants au soufre » et constitue la nouveauté la plus importante — avec l’indigo synthétique — qu’ait produite récemment l’industrie des matières tinctoriales.
- Il faut signaler également les efforts d’une autre maison française (Société chimique des Usines du Rhône) qui est parvenue à mettre au point un procédé de fabrication de l’indigo, basé sur le perfectionnement dans la production des matières premières nécessaires à la synthèse de cet indigo.
- En dépit de ce passé brillant, la France et l’Angleterre qui, elle aussi, avait pris au début une place importante, ont été de beaucoup distancées par d'autres nations productrices européennes. La fabrication totale annuelle des matières colorantes représente environ 156 millions de francs dont 120 millions pour l’Allemagne, 18 millions pour la Suisse, 3 à 4 millions pour la France et 5 à 6 pour l’Angleterre.
- C’est qu’en effet la prospérité de la nouvelle industrie née en France a excité la légitime convoitise de nos voisins et en particulier des Allemands ; ils ont comme nous étudié la question des colorants ; ils y ont fait de nombreuses découvertes dont quelques-unes retentissantes et dont beaucoup très fructueuses ; ils ont été nos imitateurs : aujourd’hui ils sont devenus des concurrents redoutables,et ils rendent pour des raisons qu’il serait trop long de développer ici, malgré leur intérêt, l’existence de cette
- industrie assez précaire dans notre pays. Il ne semble pas d’ailleurs que cette concurrence doive cesser d’elle-même, ni que le temps seul doive amener une détente par rapport à l’état actuel ; loin de là, comme pour toutes nos industries, l’avenir nous laisse entrevoir une série de luttes difficiles et menaçantes dont il faut pourtant que notre pays sorte victorieux. C’est sans doute en vue des luttes futures de toutes sortes et pour préparer la victoire que les pouvoirs publics ont réorganisé en France et particulièrement à l’Université de Lille, l’enseignement de la chimie et en général de toutes les sciences appliquées.
- Je suis convaincu que de cette organisation et de ces efforts sortira une riche moisson ; que, grâce à elle, la France reprendra là ou elle l’a perdue et conservera là, où elle n’est que menacée, la première place, la seule qui puisse nous satisfaire, car c’est la seule qui soit conforme à notre glorieux passé et au génie de notre race1
- LES COLORANTS NATURELS encore employés en teinturerie et la détermination de leur valeur
- Par M. von Cochenhausen (1)
- (Suite. —Voir notre numéro du 20 décembre.)
- Nous ne voulons pas donner ici une description complète d’un essai de teinture (Muspratt, Technis-che Chemie, t. IV, 3e éd.,p. 120), nous n’indiquerons que les proportions à prendre de matières tan-nifères, de laine et de dissolvant.
- Il faut, pour les essais de teinture au tanin, apporter une attention extrême à la proportion du dissolvant ; en effet, le bain n’est pas épuisé totalement par la laine — dans le cas contraire cette précaution est inutile — mais seulement dans la proportion de la quantité de laine employée. Il est donc absolument nécessaire d’employer pour l’échelle de comparaison et pour les essais la même quantité de dissolvant et de laine. Les proportions suivantes
- (1) Traduit de Zeitschrift fur angeioaudte Chemie, par Moniteur Quesneville.
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- s’appliquent à de l’étoffe mince, bien débarrassée de son apprêt.
- Pour préparer l’échelle de comparaison, on sèche à 105° du tanin ne renfermant pas plus de 5 0/0 de matières étrangères (et l’on en dissout 3 grammes dans 1 litre d’eau. On mélange à 200 centimètres cubes d’eau portée à 50° dans un becherglas 1,2,3, 10 centimètres cubes de cette solution, dans les 10 liquides ainsi obtenus on plonge 2 grammes de tissu humide et on les y laisse séjourner 12 heures. Au bout de ce temps on retire les bandes de tissu, on les essore légèrement entre deux papiers à filtrer et on les plonge pendant 15 minutes dans 200 centimètres cubes d’une solution de sulfate ferreux cristallisé à 0,3750/0 portée à 40°. On essore et on sèche.
- Pour faire l’essai on prendra un poids de substance telle qu’il renferme environ 1,6-2 gr. de tanin, on l’épuisera à 5 ou 6 reprises par l’eau bouillante et l’on complétera le volume à 1 litre. Avec 5 et ' avec 10 centimètres de ce liquide on teindra deux échantillons d’étoffe dans les mêmes conditions que l'étoffe type.
- Supposons qu’on ait pris 5 grammes de noix de galle, si la teinte obtenue avec 10 centimètres cubes coïncide avec le n1 9 de l’échelle et si la teinte obtenue avec 5 centimètres cubes est comprise entre les nos 4 et 5, c’est que 0,05 gr. de noix ont le même pouvoir tinctorial que 0,27 gr. de tanin, les noix de galle renferment donc 54 0/0 de tanin. Avec un peu d’habitude on arrive à des résultats exacts même en présence d’une assez forte quantité de matières colorantes accessoires. On trouvera, en général, par ce procédé, des résultats voisins de ceux qu’on obtient avec le permanganate quand on tient compte de la quantité de ce sel employée à l’oxydation des matières non tannantes.
- Le cachou est employé comme couleur de base pour les teintes foncées et pour la production de brun sur coton très solide à la lumière et au lavage, on l’emploie beaucoup pour les bâches, toiles de tentes, etc. Il y a déjà plusieurs années que j’ai exposé (Monatschr. J. Text. Ind.) mes idées—confirmées depuis par Hummel et Brown (J. Soc. Chem.
- Ind, XV, 422) — sur les combinaisons que renferme cette substance. La décoction fraîchement préparée du bois ne peut renfermer de catéchine en raison de la faible solubilité de ce composé. Il est probable qu’elle renferme un glucoside analogue à celui de l’hématoxyline dans le campêche et de ceux que renferme la sève de beaucoup de végétaux. Pendant l’évaporation de l’extrait, le glucoside est dissocié en glucose et catéchine qui, par élimination d’eau, donne de l’acide catéchique facilement soluble et des corps peu ou pas solubles tels que les acides japonique, rubinique, etc. Les composés les plus importants du cachou sont l’acide catéchique et la catéchine.
- L’acide catéchique donne, avec le tartre, un précipité jaune clair, précipite les solutions des alcaloïdes et de colle et se combine à la peau animale. La catéchine ne donne de précipité ni avec le tartre, ni avec les solutions d’alcaloïdes ou de gélatine. En traitant la catéchine pure par le bichromate - de potasse il ne se produit une coloration rouge qu’au bout d’un certain temps, l’acide catéchique, dans les mêmes conditions, donne immédiatement un précipité brun rouge. Par conséquent, par les méthodes ordinaires de teinture (traitement subséquent au bichromate) on obtient un beau brun avec l’acide catéchique et pour ainsi dire pas de coloration avec la catéchine. Si l’on tient, en outre, compte de l’observation générale que le cachou préparé à 130° possède une plus grande puissance colorante que le cachou ordinaire, et que la teinte du coton imprégné de cachou est beaucoup plus foncée si on le passe au vaporisage avant de le traiter au bichromate, il semble logique d’admettre que la matière colorante du cachou n’est pas la catéchine, mais l’acide catéchique formé à ses dépens. Il est probable que, lors de la préparation de l’extrait, la catéchine se transforme en l’anhydride signalé par Etti (Ann. Chim. CLXXXV1, 332) et que ce corps se comporte, avec 1 le bichromate, comme l’acide catéchique. L’emploi 1 de cachou non préparé à 130° est donc très désa-; vantageux.
- 1 (A suivre.)
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- SOCIETE INDUSTRIELLE DE ROUEN
- Comité de chimie
- Extrait de la séance du 10 novembre 1905
- Sont présents : MM. E. Blondel, O. Piequet, Dutoit, G. Masure, R. Blondel, Kicn, R. Kœchlin, Rouen, Gasly, Balanchc, Ch. Reber, G.-A. Le Roy.
- Absents et excusés: MM. J. Reber etM.Lecœur.
- La séance est ouverte à 5 heures 1/4, sous la présidence de M. Emile Blondel.
- Le mémoire de M, Juillard sur les dérivés nitrés de l’orange IV, présenté à la Société chimique et offert à la Société par l’auteur, est confié à l’examen de M. Dutoit.
- Le noir d'aniline. — M. Piequet donne lecture de la suite de son intéressante étude sur « le noir d’aniline » de Nœlting.
- Notre Collègue tient à préciser le but qu’il se propose et qui n’est point de publier une traduction pure et simple de l’important ouvrage de Nœlting, niais de faire de cette traduction le thème ou mieux le fond d’une étude plus approfondie de la fabrication du noir d’aniline en teinture et en impression. Il sollicite d’ailleurs le concours du Comité pour la mise au point de cet ouvrage.
- Il compte trouver dans l’industrie normande où le noir d’aniline a reçu tant d’applications dans les genres les plus divers,les éléments et les documents, voire même les types de fabrication qui réaliseront le côté pratique de son étude. M. le Président dit que tous les concours sont acquis à l’entreprise de notre Collègue.
- Au cours de la lecture de ce travail, d’intéressantes observations sont échangées entre MM. Kœchlin, E. Blondel et l’auteur, notamment sur les températures maxima des chambres d’oxydation ou Hot Flue de Preibisch, etc.
- La séance est levée à 6 heures 1/2.
- Séance du 24 novembre 1905
- Membres présents : MM. E. Blondel, vice-président ; O. Piequet, G. Masure, Dutoit, V. Michel, Ch. Reber.
- Cette séance est entièrement consacrée à l’ouvrage de M. O. Piequet, sur le noir d’aniline. Une étude documentée des différents brevets qui ont été pris pour l’application du noir d’aniline, donne lieu à d’intéressants échanges de vues entre les membres du Comité.
- La séance est levée à 6 heures 1/2.
- NOIR D’ANILINE par un seul bain
- On entend souvent affirmer que le noir d’aniline obtenu par un seul bain à deux grands défauts : il est sujet à verdir et résiste peu au frottement. Ces deux défauts sont le résultat d’un traitement impropre. Le premier défaut, celui de verdir, est dû à l’acide sulfurique resté dans le tissu par suite d’un rinçage insuffisant.
- Peu de teinturiers se rendent compte de la difficulté qui existe, de se débarrasser complètement de l’acide et des conséquences désagréables que ses traces entraînent. En ce qui concerne la solidité au frottement, le noir d’aniline dans un seul bain est parfaitement suffisant lorsque la teinture se fait sur tissus très propres et bien saturés, de manière à ce que la matière colorante puisse pénétrer. En outre, la teinture et l’oxydation doivent se faire lentement et à une température qui ne dépasse pas 60° C. Si la plus grande partie de la couleur est précipitée sur l’extérieur de la fibre, comme cela arrive lorsque le procédé est activé par l’emploi d’une trop grande température ou pour toute autre raison, alors le tissu perdra certainement de sa résistance au frottement.
- Par la même raison, il n’est guère pratique de recouvrir les autres couleurs de noir d’aniline dans un seul bain. La pénétration est impossible, car la fibre est déjà pleine de matières colorantes et le noir d’aniline ne peut que les masquer superficiellement.
- Cependant si un seul bain de noir d’aniline est employé avec toutes les précautions voulues, en ee qui concerne la pénétration de la couleur, le résulta ne peut être dépassé par le noir sulfureux ni au
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- point de vue de la dépense, ni de celui d’apparence ou de résistance à l’usage.
- (Leipziger Farber Zeitung).
- MOYEN DE DÉGOMMER LA SOIE
- MM. Schmid frères de Bâle, ont fait breveter un procédé pour le dégommage de la soie. La soie est traitée avec de la mousse de savon en présence de la vapeur et de l’air pour rendre l’enveloppe de séri-cine soluble ; ensuite elle est enlevée par un lavage dans l’eau pure. L’appareil pour l’exécution de ce procédé comprend un vase ouvert au fond et muni d’un couvercle qui ne ferme pas d’une manière serrée.
- Dans ce vase, il se trouve un nombre d’anses sur lesquelles sont suspendus les écheveaux de soie. Les anses sont jointes à une manivelle extérieure qui les fait tourner lorsqu’on imprime à la manivelle un mouvement rotatif.
- Les écheveaux de soie tournent naturellement en même temps.
- Le vase est attaché à une espèce de treuil et peut être descendu dans une cuve contenant de l’eau de savon.
- Lorsque la soie a subi un traitement suffisant dans ce liquide, on la fait remonter et descendre ensuite dans une cuve remplie d’eau pure, qui enlève la séricine soluble. Le premier traitement enlève 4/5 de la séricine et si l’on répète le procédé, toute la gomme s’en va.
- MOYEN DE BLANCHIR le cuir, l’ivoire, les os et la corne
- Pour blanchir le cuir, il faut le purifier d’abord des corps gras et faire disparaître le tanin. Le cuir est trempé pendant une heure dans la benzine que l’on écoule ensuite ; le cuir est séché et blanchi avec une solution d’acide sulfurique et d’hypochlorite de sodium ou de peroxyde d’hydrogène et d’ammoniaque. Chacune de ces solutions donne un excel-
- DE LA TEINTURE
- lent résultat en laissant le moins possible de couleur de rose.
- Pour blanchir l’ivoire, l’os ou la corne, agiter un peu de peroxyde d’oxygène avec de l’éther ou de la benzine et laisser le mélange en repos ; le liquide inflammable surnagera à la surface et entraînera avec lui le peroxyde en ne laissant au fond que l’eau. On obtient ainsi un liquide qui enlèvera la graisse et effectuera le blanchiment en même temps. On n’aura alors qu’à immerger les objets que l’on désire blanchir.
- PROCÉDÉ SIMPLE pour nettoyer les fourrures
- Lorsque les fourrures sont usées ou salies au cou, on peut leur donner du renouveau en les frottant doucement avec du coton saturé de gazoline. Seulement il ne faut pas s’en servir dans un endroit chauffé ou éclairé artificiellement.
- Pour enlever le cambouis, le goudron, la peinture, la poix, on frotte d’abord avec de l’huile de térébenthine et ensuite avec de l’éther.
- On nettoie les fourrures noires avec de la sciure de bois de cèdre on d’acajou, qui a été chauffée dans un four. La zibeline d’Alaska, le phoque élec-triaue, le renard, doivent être battus afin de faire sortir la poussière, puis 011 les couche du côté du poil droit sur lequel on frotte avec de la sciure chaude. Il faut prendre autant de sciure que possible et frotter vigoureusement. Ensuite on place la fourrure sur des oreillers de plumes le côté du poil dessous, et l’on bat jusqu’à ce que toutes les traces de sciure aient disparu. Finalement on suspend dans un endroit sombre. On peut nettoyer les fourrures blanches de la même façon ; seulement à la place de la sciure il vaut mieux se servir de talc ou, si elles ne sont pas très sales,de magnésie.
- Il ne faut jamais sécher des fourrures blanches près du feu, mais les secouer, les suspendre dans une chambre froide et brosser.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE CONGRÈS DE TURIN contre la surcharge des soies
- 4, 5 et 6 septembre 1905.
- L’Associazione serica del Ptemonte avait convoqué pour les 4, 5 et 6 septembre de cette année, à Turin, un Congrès international dont le but était de rechercher les voies et moyens de mettre une limite aux conséquences fâcheuses de la charge des soies.
- La circulaire envoyée au monde industriel de la soierie par la Société de Turin disait que le Comité d’organisation avait jugé à propos de diviser en deux sections les travaux de la conférence.
- La première section devait s’occuper de l’objet principal du Congrès, à savoir de fixer les caractères chimiques, physiques et commerciaux des fils et tissus de soie, afin de garantir le consommateur contre les falsifications et surcharges de cette matière; mais la circulaire écartait en même temps toute proposition tendant à limiter législativement la liberté du commerce des soies, en raison des difficultés qu’éprouveraient les acheteurs à se faire rendre justice, dans le cas où, sans tenir compte de la qualité, ils n’auraient pris en considération que le bas prix des marchandises qui leur auraient été vendues sous le nom de soie. Au contraire, dit en substance la circulaire, chacun doit rester libre de donner à la soie la charge qu’il lui plaît, et que peuvent même réclamer de lui certains acheteurs, niais, d’autre part, ceux qui désirent s’assurer de la pureté des produits qu’ils achètent, doivent trouver en permanence, à leur disposition, un moyen de contrôle facilement et économiquement applicable.
- La conférence s’occupera de rechercher si un pareil moyen existe déjà et s’il serait possible de le rendre pratique.
- La Commission d’organisation croit pouvoir'renouveler une proposition déjà faite, et, en particulier, recommandée par le laboratoire de chimie de la Stagionatura de Milan, celle de l’établissement d une marque facultative, donnant la garantie que les tissus qui la portent n’ont subi aucune surcharge 1
- nuisible. Cette marque pourrait être appliquée sous la surveillance des Chambres de Commerce, des Syndicats de filateurs et de fabricants de soie, des établissements de condition et des laboratoires de chimie attachés aux grandes corporations et aux Ecoles de commerce. Le caractère international de cette marque prêterait une grande autorité à ce genre de contrôle et le ferait adopter favorablement par le public qui recherche encore les soieries de bonne et solide qualité. Il est même à présumer que les fabricants qui ne prennent part qu’à leur corps défendant à cette concurrence de mauvais aloi, seraient heureux de pouvoir donner au public la garantie d’une qualité de soie non falsifiée; sans compter qu’une pareille marque fournirait un moyen, qui manque absolument aujourd’hui, de poursuivre, dans tous les pays, avec toute la rigueur des lois, les fraudes du commerce qui consiste à vendre à haut prix des tissus qui n’ont de commun avec la soie, que le nom. Actuellement aucune poursuite n’est possible contre ces attentats à la bonne foi du public car il n’existe pas de moyen exact ni régulier de prouver ces délits.
- Bien que le programme visât en première ligne des propositions fondées sur l’initiative des intéressés plutôt que sur l’intervention administrative, il a cependant établi un chapitre, qui, sous la rubrique de propositions diverses, permet de discuter tous es moyens qui seraient imaginés pour faciliter la constatation et la répression de la fraude. '
- (A suivre.) P. R.
- LES DÉCHETS OU CREUX DE ROUTE
- Les propositions de majoration de taxes présentées par les Compagnies de chemin de fer à la suite du vote de la loi Rabier, ont été homologuées les 28 juin et 4 août 1905, sous certaines réserves que les Compagnies ont acceptées à la date du 24 aoû dernier.
- Ces propositions, dûment modifiées conformément aux décisions ministérielles des 28 juin et 4 août, sont entrées en vigueur à la date du 24 septembre.
- Il résulte des réserves auxquelles les compagnies
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- ont acquiescé qu’aucune majoration, notamment, ne sera appliquée :
- 1° Aux marchandises destinées à l’exportation ou voyageant avec lettre de voiture internationale aux conditions de la convention de Berne;
- 20 Aux marchandises taxées aux prix des tarifs spéciaux qui sont soumis exclusivement aux conditions des tarifs généraux.
- Les améliorations apportées par les réserves ministérielles sont assurément très acceptables, mais il est une charge nouvelle que les Compagnies ont la prétention d’imposer au Commerce, dans une proportion trop élevée, c’est celle des déchets ou creux de route.
- La Chambre de Commerce de Chartres vient de solliciter toutes les Chambres de commerce en vue de protester avec elle contre ces nouvelles prétentions des Compagnies de chemins de fer. De nombreuses Chambres de Commerce ont déjà donné leur adhésion.
- Le rapport présenté à la Chambre de commerce de Beauvais à cette occasion expose qu’en 1901, lors de la mise en vigueur des nouvelles conditions d’application des tarifs spéciaux, l’Administration supérieure avait obtenu des Compagnies une disposition très rarionnelle, tirée de la réglementation édictée par la Convention de Berne et applicable encore actuellement aux transports internationaux. Cette disposition étant devenue caduque depuis la modification, par la loi Rabier, de l’article 103 du Code de Commerce, les Compagnies se sont prévalues d’un ancien tableau des déchets de route existant avant 1901 et çlles ont donné des instructions à leurs gares pour le remettre d’office en vigueur.
- Les Compagnies, en effet, avaient dressé autrefois, censément d’après les bases fixées par la Jurisprudence et les avis des Chambres de commerce, un tableau des déchets de route en cours de transport par suite de coulage, tamisage, dessication, évaporation, etc. Ce tableau indique pour les marchandises qui y sont portées, des déchets qui va-ient de 1 à 6 0/0, suivant la nature des marchandises, les saisons et la longueur du parcours, il n’a jamais valu et pu valoir qu’à titre de renseignement. Aujourd’hui plus encore qu’autrefois, le tableau en question ne peut avoir qu’une valeur d’indication.
- La seule règle à appliquer est celle de l’art. 103. Si minime que soit un déchet, la Compagnie, pour être indemne, doit prouver que ce déchet est le résultat du vice propre ou de la force majeure. Il ne peut lui suffire pour avoir fait cette preuve, d’invoquer un tableau qui, d’ailleurs, émane d’elle-même.
- Il faut remarquer que le taux le plus bas des déchets de route pour le transport à l’intérieur est plus élevé que le taux des déchets admis par la Con
- vention de Berne pour les transports internationaux, et cependant ces derniers parcourent, dans la plupart des cas, des distances autrement importantes que les transports du régime intérieur.
- | « Par conséquent, dit M. Lamy, dans son Bulle-! « tin des Transports, il n’est pas contestable que si, « conventionnellement d’abord et législativement « ensuite, il a été arrêté, entre les pays adhérents à « la Convention, que le creux de route ne peut, pour « des vins par exemple, être supérieur à 20/0 quelle « que soit la distance parcourue, il est exorbitant « que le même creux en trafic intérieur puisse être « porté à 6 0/0 pour des distances généralement « moindres. »
- Le taux des déchets prévus par la Convention de Berne constitue donc en quelque sorte un maximum qui ne saurait être dépassé, car les Compagnies, qui l’ont accepté comme suffisamment protecteur de leurs intérêts pour les transports internationaux, ne peuvent vraisemblablement soutenir qu’il se produise pour les parcours beaucoup plus restreints du trafic intérieur des déchets plus considérables.
- La Convention de Berne, nous ne saurions trop le répéter, a reçu la collaboration des Compagnies qui ont pesé la nature des engagements qu’elles ont pris ; elles seraient donc mal venues à contester la portée de l’une deses dispositions. Ces dispositions, il est vrai, ne sont pas applicables aux transports du régime intérieur, mais l’autoritéqui s’attache à leur caractère permet d’en faire argument pour se sous-' traire aux taux exagérés qu’on dit tirés, sans le savoir et sans le prouver, des usages commerciaux.
- En conséquence, la Chambre de Commerce de Beauvais proteste à son tour contre la nouvelle prétention des Compagnies et leur demande d’appliquer dans les transports intérieurs le même taux pour déchet ou creux de route que pour les transports internationaux, conformément aux conditions de la Convention de Berne. F.
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d’invention récemment délivrés.
- N' 4372. — Machine à sécher sous tension les écheveaux de toutes sortes, par M. Dehaître (F.).
- N’ 4376. — Machine à élargir et redresser les tissus, par M. H. Bourdin.
- N’ 4397- — Perfectionnements aux procédés pour enduire d’une couche de cire le dos du papier employé dans l’impression des tissus et autres matières, par MM. Tetlow (H.) et Tetlow (T.).
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- N1 4398. — Procédé de traitement des tissus de cellulose hydratée, par M. Hille (A.-J.-E.).
- N' 4399. — Machine double et continue pour le lavage des fils de soie artificielle ou autres produits similaires enroulés sur bobines rouleaux ou guin-dres, par M. Foltzer (J.).
- N- 4400. — Machine à imprimer et à gaufrer, par M. Jeanson (C.-H.).
- INFORMATIONS
- Nous sommes heureux d’annoncer que M. le Docteur P. Caries, déjà lauréat de l’Académie des Sciences, vient d’obtenir une mention honorable au concours Monthyon, arts insalubres.
- Une « communauté d’intérêts », suivant la formule allemande, vient d’être réalisée entre la Compagnie française des extraits tinctoriaux et tannants, nouvellement fondée au Havre, et les sociétés allemandes Paud Guidon et Cie, à Leipzig, et H. Renner et Cie, à Hambourg. Il s’agit de relever une industrie qui souffre d’un excès de concurrence.
- C’est une société internationale qui va établir en Norvège des usines pour la fabrication industrielle des produits azotés, d’après les procédés Birkeland et Eyde.
- Le capital est de 6 millions de couronnes, soit 9,660,000 fr. C’est donc une affaire importante qui se crée.
- TARIFS DE TRANSPORTS
- La Compagnie P.-L.-M. propose de modifer le tarif P. V. n' 17 (matières tinctoriales), en supprimant dans le tableau de la désignation des marchandises à la suite des » Extraits tinctoriaux végétaux non dénommés», la disposition « en caisses ou en fûts » et en la remplaçant par la suivante :
- Liquides, en caisses ou en fûts ;
- Secs, en caisses, en fûts ou en sacs.
- Actuellement, les extraits tinctoriaux non dénommés sont taxés :
- 1° À la 2e série, d’après le tarif général ;
- 2° D’après le tarif général P. V, 17 ; au barème 3 par expédition de 50 kilos ; au barème A (et prix exceptionnels du § V) par 1000 kilos ; au barème 6 par 5000 kilos les 5 tarifications applicables aux expéditions en caisses ou en f ûts.
- Or, certains de ces produits, l’extrait sec de qué-bracho, par exemple, s’expédient en gare et ne
- peuvent par suite être taxés qu’à la 2e série du tarif général.
- La proposition ci-dessus donnera satisfaction à de nombreux industriels, désireux de faire profiter leurs envois en sacs d’une tarification plus réduite.
- R. V.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera, à la fin de chaque année, une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal, n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les inté-resse.
- (94). — Marque de Jabrique. — Vente de la clientèle et de l'enseigne. — Secret de fabrication réservé au vendeur. — Identité de la marque et de l’enseigne.
- — Acquéreur sans droits sur la marque.
- L’acquéreur de l’enseigne et de la clientèle d’un commerçant ne devient pas propriétaire de la marque de fabrique déposée par le vendeur, si celui-ci s’est réservé le secret de fabrication, auquel correspond la marque, alors même que celle-ci serait identique à l'enseigne.
- (Trib. Com de Dieppe, 19 avril 04 )
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Une grève ayant éclaté parmi mes ouvriers, j’ai immédiatement déclaré que je ne reprendrais point ceux qui, dès le lendemain, ne seraient point retournés à l’atelier. L’un d’eux qui s'est trouvé par là renvoyé, me cite devant le Conseil des Prud’hommes et réclame des dommagec-intérêts pour renvoi en dehors des délais d’usage. Suis-je tenu de payer une indemnité?
- P. — La prétention de cet ouvrier ne nous paraît pas fondée. Ce n’est point vous qui avez rompu le contrat, mais lui, au contraire, et en offrant de reprendre vos ouvriers sous la condition ci-dessus spécifiée, vous avez fait plus que vous ne deviez.
- C’est l’ouvrier qui, au point de vue du droit civil, est en faute d’avoir quitté le travail sans vous avoir donné le congé dans le délai d’usage, car si actuellement le fait de grève n’est pas délictueux, lorsqu’il ne porte point atteinte à la liberté du travail, les rapports des parties, au point de vue des obligations du contrat de louage, ne sont point modifiés, et chacune ne peut rompre le contrat par voie de congé qu’en observant les délais d’usage. (Tribunal de Commerce de la Seine, 30 janvier 1894)
- Cette question a été agitée récemment au Conseil supérieur du travail qui,dans sa dernière session, s’est occupé d’un projet de loi tendant à modifier l’art. 1780 du Code civil, pour y introduire des dispositions
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- 10 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fixant les limites dans lesquelles doivent se maintenir employeurs et employés, lorsque les uns ou les autres veulent rompre le contrat de travail qui les lie.
- Les règles que l’on propose d'établir sontles sui-vantes :
- « Le délai serait d’une semaine au moins pour les domestiques et les onvriers, d’un mois au moins pour les employés. Le préavis ne serait pas nécessaire si le louage de services était résilié par l’une ou par l’autre partie pendant les quinze premiers jours pour les ouvriers ou les domestiques, pendant le premier mois pour les employés. Il ne serait pas non plus obligatoire si la résiliation résultait d’un cas de force majeure ou d’un motif grave. »
- Un membre du Conseil a proposé une disposition additionnelle portant que la « grève étant une suspen-sion du travail, le délai de prévenance n’est pas obligatoire ». Cette disposition a été adoptée par 19 voix contre 18, mais, pour qu’elle soit exécutoire, il faudra qu’elle soit acceptée par les Chambres. On peut espérer qu’il n’en sera rien, si on tient compte des réflexions suivantes pleines de bon sens que présente, à ce sujet, le Journal des Débats :
- « Le texte adopté par le Conseil supérieur, à une voix de majorité, choque toutes les idées juridiques et même les notions du simple sens commun. Des ouvriers travaillent dans une usine, à des conditions de salaire ou de durée de temps qui ont été fixées d’accord entre eux et le patron. A un jour donné, ces ouvriers cessent le travail en déclarant qu’ils ne veu 1 nt plus le continuer aux mêmes conditions S’ils ont averti le patron huit ou quinze jours d’avance, ils sont absolument dans leur droit : la grève, même concertée, n’est plus un délit depuis quarante et un ans.
- S'ils n’ont pas averti, si la cession a été subite, ils ne commettent pas non plus de délit : c’est entendu ; mais ils s’exposent à payer des dommages et intérêts, parce que l’usage, le bon sens et aussi la bonne foi la plus élémentaire exigent qu’on ne rompe pas sans un avertissement préalable des relations fondées sur un contrat dont la durée n'est pas déterminée d’avance Il en est de même à l’inverse, évidemment, si les patrons d’une région s’entendent pour fermer tout a coup leurs ateliers et pour mettre leurs ouvriers sur le pavé, sans les avoir prévenus, afin de leur imposer une réduction de salaire ou un allongement de la journée de travail. En ce cas, ce sont les patrons qui ont résilié le contrat sans préavis : ce sont eux qui doivent une indemnité »
- Edicter la disposition proposée ce serait admettre par analogie que propriétaires et locataires peuvent à leur gré modifier un bail en cours. En fait, il importe peu que la désertion du travail soit le fait de cent ouvriers groupés ou d’un ouvrier isolé. Les droits res-pecuifs sont les mêmes.
- CORRESPONDANCE
- M. A. R., à Rouen. — Aux termes de l’art. 711 du Code de procédure civile, toute surenchère portée par une personne notoirement insolvable, est frappée de nullité.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est possible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documen’s de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille a part.
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme prr exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- Renseignements COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — MM. Leroux etGoujard à Mme Vve Protat, teinturerie, 9, rue Geoffroy-Marie. — Entr. en jouiss le 15 déc.
- Paris. — Mme De Prost à M. X..., teinturerie, 26 rue Pétrelle. — Entr. en jouiss. de suite.
- Paris. — Mme Vve Delaître à M. X..., teinturerie, 15, rue des Batignolles. — Entr. en jouiss, de suite.
- Paris. — Mme Vve Duchiron à M. X..., teinturerie, 196, av. de Choisy. — Entr. en joniss. de suite.
- Paris. — M. Espinosa à M. X..., teinturerie, 104, av. de Clichy. — Entr. en jouiss. de suite.
- Paris. — Mlle Fissler à M. X..., teinturerie. 28. rue des Vinaigriers. — Entr. en jouiss de suite.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, .
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE* x. Directeur, 20, rue Turgct (IX-)
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les onze premiers mois des années 1SO3, 1904 et 1905
- 1 I sa PO R TATIONS Quantités 1 livrées à la consommation
- 1905 1901 1903
- Bois de teinture en bûches : Mexique.... Q.m. 4 278 4.202 3.842
- — — Brésil » • •
- — — Haïti » 30.660 31 538 41.887
- — — Guatemala.. » 1.507 3.5-8 6 877
- . — — Auties pays. » 25.237 30.172 28 843
- Totaux .... » 61 691 69 500 83.449
- Bois de teinture moulus » *
- Garance en racine, moulue ou en paille... » 1.16: 576 2.081
- Curcuma en racine » 2.964 1 ,795 4.014
- — en poudre » 3 11 65
- » 6 69 7 10.494 6.150
- Lichens tinctoriaux » 1.289 2.048 2.428
- Ecorces à tan, moulues ou non » 40 686 40.155 48.189
- Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles » 52.722 55 144 46.400
- Moulus » 41.612 36.533 45.854
- Noix de galle et avelandes entières, con-
- cassées ou moulues » 28.107 38.043 32.965
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.. .. » 3 75 260 739
- Safran » 771 697 661
- Autres teintures et tanins » 16.613 3 581 3 350
- Cochenille » 2 683 1 963 2.012
- Kermès animal » 8
- Indigo » 2.037 3 280 3.061
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- de bleu » 1 11
- Cachou en masse » 26 421 33 848 26.783
- Rocou préparé » 1.324 1.947 2.008
- Orseille préparée, humide en pâte » • • 8
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 90 88 90
- Extraits debois de teint. et d’au très espèces :
- Garancine » • . 6 64
- Autres » 1.851 1.68b 2 288
- Teintures dérivées du goudron de houille:
- Acide picrique » 16 33 21
- Alizarine artificielle. » 1.859 1.844 1.559
- Autres » 10 295 9.812 10.181
- Outremer » 1.068 1 538 1.168
- Bleu de Prusse... - » 624 584 662
- Carmins communs » 6 12 14
- — fins » 1 1 2
- Vernis à l’alcool )) 291 133 162
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées
- » 11.284 10 369 10.019
- Ocres broyées ou autrement préparées... » 6.181 5,685 5.523
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes » 142 120 153
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 830 866 855
- Talc pulvérisé » 28 120 26.985 20 191
- Couleurs non dénommées » 32.509 21.833 30.3 0
- Marchandises
- françaises au francisées exportées
- EXPORTATIONS —
- «905 «904 «903
- Bois de teinture en bûches. Q .m. 174 459 996
- — moulus )) 159 184 235
- Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 121 132 153
- Curcuma en racine » 675 464 742
- —- en poudre » 30 40 61
- Quercitron » 66 46 144
- Lichens tinctoriaux » 1 238 1 469 798 7
- Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : » 270.172 291.765 318.764 |
- 695 523
- Ecorces, feuilles et brindilles » 332
- Moulus » 153 436 410
- Noix de galle et avelanèdes entières con-
- cassées ou moulues » 548 770 1.299
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 7 17 1.187
- Safran » 379 398 322
- Autres teintures et tanins » 873 984 '..989
- Cochenille » 2 237 1.850 1 781
- Kermès animal » 16 13 33
- Indigo » 1.110 1.645 2 093
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 558 624
- de bleu » 579
- Cachou en masse » 522 384 867
- Rocou préparé » 1 008 958 891
- Orsei le préparée, humide en pâte » 310 719 324
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 87 127 117
- Extraits de bois de teint, et d autres espèces: 618
- Garancine » 875 2 875
- Autres : Allemagne » 55.122 53 785 54.405
- — Belgique » • 31.320 22 165 19.926
- — Angleterre » 16.511 14 720 15.714
- — Etats-Unis » 3.424 2 222 3.456
- — Autres pays.... Totaux Teintures dérivées du goudron de houille : » » 43.066 148 413 45.039 137.931 46.854 140.355
- Alizarine artificielle » 6.0 13 11
- Acide picrique » 3 3.424 15.621 4.010
- Autres » 3.583
- Outremer » 15.492 15.079
- Bleu de Prusse » 397 501 605
- Carmins communs » 102 55 37
- — fins » 3 5 51 56
- Vernis à l’alcool » 1 236 1.328 1.252
- — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- et à l’huile mélangées » 14.065 13.534 12 241
- Ocres broyées ou autrement préparées.... » 229.450 228.305 203.683
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes ... » 300 428 460
- Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 381 255 405
- Talc pulvérisé » 27.057 23 319 36.796
- Couleurs non dénommées » 4.015 6.282 5 042
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- co
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DE PARIS
- Les 100 k.
- •Acide acétique industriel 40 % .... 30 »
- » » 35 % ... 28 »
- » azotique (voir acide nitrique). » »
- » muriatique 22’ chimiq. pur.. 31 50
- » » 20/22par 15'touiies 5 50
- » nitrique 36’ blanc................. 31 »
- » » » jaune............... 30 »
- u » 40' blanc............... 36 »
- » » » jaune............... 35 »
- » » 36’ chimiquem. pur. 49 »
- » » 40’ » » 57 »
- » oxalique....................... 70 »
- » picrique cristallisé............ 235 »
- » sulfurique 53-.................... 4 75
- » » 60’ environ........ 5 25
- » » 66' » 6 25
- » » 66* chimiq. pur 33 »
- » » au soufre............ 15 »
- Potasse caustique 70/75 plaques
- » Perlasse Ire qualité ....
- » » ordinaire.........
- » rose factice.............
- Rouille 42/45 en tourie..........
- » supérieure.....................
- Sel de soude 90/92 ..............
- » » Solvay 65 '70 . .. .
- » * » 75/80........
- » » » 80/85 ........
- Soude caustique 60/62............
- » » 70/72..........
- » » 60/62 plaquettes
- « » 70/72 »
- Sulfate de cuivre 98/99 »
- » de fer moyens cristaux .
- 60 »
- 115 »
- 38 »
- 25 »
- 12 »
- 15 »
- 12 50
- 22 50
- 23 50
- 24 50
- 28 »
- 30 »
- 32 »
- 35 »
- 58 »
- 6 50
- Le kil.
- Rouge Brésil Bahia......... 8 .. 8 10
- • Calliatour ..100 k. 16 .. 17 .
- » Lima.......50 kil. 8 .. 10 50
- » .................. 10 50 12 .
- • .................. 4 .. 5 .
- » Sandal..... 100 k. 6 .. 7 .
- » Sapan.......50 k. ? .. 9 .
- » Quebracho.. 1000 k. 120 .. 128 .
- • .............50 k 14 .. 16
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou ..............
- » pressé . ..
- ..........M
- 37 50 45 .
- 78 . 80 ..
- 30 . 35 ..
- » tartrique 1er blanc................ 245 »
- 4lcali volatil du gaz ............. 36 » |
- » » 28/29......... 61 » ;
- L’hecto
- Alcool dénaturé type Régie 90’.......... 47 »
- Les 100 k.
- Alun épuré............................ 19 »
- » ordinaire....................... 16 »
- » de chrome....................... 32 »
- L’hecto
- Benzine cristallisable....... . . 42 »
- » lourde, industrielle. ...... 35 »
- » type Régie ................. 34 »
- Les 100 k.
- • Bichromate de potasse.................. 72 »
- » soude.................................. 56 »
- Bi-oxyde de baryum 85/86’............... 95 »
- Borax raffiné en cristaux............... 36 »
- Carbonate de soude cristallisé...... 8 »
- Crème de tai re entière .. .. ..... 185 » » » en poudre.............. 190 »
- » » soluble, paillettes.. 315 »
- Cyanure rouge de potassium pur... 340 »
- Dextrine blonde citron ................. 48 «
- » blanche................................ 48 »
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25
- » extra pains et poudre. 4 75
- » » n i.................. . 4 25
- » » flor pâle et foncé..... 5 25
- » de Chine en grains ......... 7 50
- Les 100 kil.
- Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 »
- » » » pour azurage, 95 »
- » » » p.pap. peints 115 »
- » de Prusse supérieur... .... 180 »
- » » extra......... .... 155 »
- » » n’ 1 .................. 135 »
- Essence de térébenthine............ 135 »
- PLAGE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Le litre
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes ... 0 28
- » » extra........... ... 0 38
- » » pharmaceutique.... 0 55
- » » chimiquement pure.. 2 50
- Les 100 k.
- Extrait d’orseille liquide n’ 1 ..... 115 » » » » extra........ 155 »
- » » supérieur............. 185 »
- » de Javelle 40’Baumé.. .. 11 50
- » » 35’ » .... 1050
- » » 25’ » ... 9 25
- » v 20- » .... 785
- — Ire qualité... 11 .. à 13 ..
- — 2e qualité ... 9 .. il..
- 3e qualité.... 6 5G 8 ..
- — Sisal, Yucatan.. 6 50 8 50
- — Honduras.,.. . 7 30 8 ..
- - Tabasco......... 5 50 7 ..
- — Haïti Cap....... 4 25 4 50
- - Fort-Liberté.... 4 25 4 0
- — Aquim........... 4 40 4 80
- — St-Marc......... 5 .. à 75
- — Gonaïves ............. 5.. ...
- — P.-de-Paix...... 5 90 6 50
- — ....................... 4 50 4 70
- — Saint-Domingo... 5 .. 5 50
- — Martin, et Guadel. 3 50 4 ..
- — Jamaïque. ...... 5 .. 5 50
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6 25
- » Manzanillo......... 6 6 25
- » Tuspan........... 6 25 6 50
- » .......... 6 .. . .
- Cochenille
- On cote : 1/2
- Ténérife ................... 1 60
- Tenerife grise.............. 1 50
- Curcuma
- Bengale.......50 kilos. 22 50
- Java, Mad . Pond..... M
- Dividivi
- On cote les 50 kil..., 10
- Indigos
- On cote actuellemer: ;
- Beng. su" v. et bl. 1(2 k.. 6 ..
- fin violet et pourpre..... 5 50
- Beng. beau viol, et dite..\ 5 ..
- « bon violet............. .. 4 50
- « bon moyen violet.. . 4 ..
- « moyen violet............... 3 59
- « beau violet rouge... 4 50
- • bon violet rouge......... 4 ..
- « bon moy. v. rouge... 3 50
- « fin rouge................... 4 25
- « beau dito.................. 4 ..
- « bon dito................... 3 75
- • bon à fin cuiv...... 3 50
- » cuiv. ord. et bas........ 3 50
- Java....................... M
- ..........N.M.................2 .. Madras . ............ 2 ..
- Manille......... . N.M. . ..
- Caraque.............N M. 0 75
- Guatemala flor............... 4 ..
- • bon à fin sobré.. 2 ..
- » — cor.... 2
- • cor. ord. à bas.. 1 50
- N -Gren ûn, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M. . ..
- • ord. et moyen N.M. . ..
- kil.
- 2 ..
- 1 89
- o
- 14 50
- 6 25
- 5 15
- 5 25
- 5 .
- 4
- 3 75
- 4 75
- 4 25
- 3 75
- 4 50
- 4 25
- 4 . .
- 3 7 5
- 3 75 3 75
- 2 ..
- 4 5.
- 3 50
- 3 50
- 1 75
- Glycérine blanche industrielle 28‘.. 118 »
- Lessive caustique de potasse 36'. .. 33 »
- » » » 40•... 43 »
- » » de soude 36’. . 13 50
- Noix de Galles de Chine ..... .. 160 » j
- Orseille double...................... 65 » I
- » triple ............................ 80 » i
- Oxymuriate d’étain 32 %............. 180 » |
- Permanganate de potasse............. 125 »
- Potasse d’Amérique .................. 90 » i
- » imitation d’Amérique 66/70’ 39 »
- » » » 52 55’ 33 - 1
- » , » 45’... 30
- » Campèche.......... ... . ..
- » .................. . . ..
- » Tampico........... 6 .. 6 90
- » Porto-Plata...... 5., 5 60
- » Haïti.......... 5 . 550
- » Jamaïque ......... 5 25 5 80
- » Barcel et P. Cal .. ... ...
- » RioHacha.......... ... . ..
- » Carth. et Savan. .. 4 75 5 .
- » Maraczïbo ....... 4 75 5 ..
- Fustet.... 103k 14 .. J6
- • Tatajuba(Pern )50k ... . ..
- a Bahia . . , ... . .. ...
- • .................. 5 60 6 50
- • Amapala. 6 kil, 5 70 25
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar.............M
- Quercitron
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé............. 7 50 à 8 50
- > gros effilé................ 6 .. 7 .
- Rocou Antilles......1/2 kil. 0 20 /. à 0 32 1/2 Cayenne, s .................... N. M ., a.
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-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) » de Fustet Albanie .. Cachou noir, Ire marque... » marques ord.. Cochenille argentée. .100 k.
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- . à .15
- 50
- .12 .
- 12 .
- 85 .
- Sumac en feuilles. ... » poudre.................
- Styrax liquide.........
- Tamarin Madras...........
- Verde1, eu pains, extra sous toile » en pains, extra sous pap .
- 25 . .
- 26 .
- .... M .. sec,
- sec,
- urcura
- grise............ zacatille naturelle noire Palmas le k.
- Bengale...........
- Chinois...........
- Madras............
- 525
- 550
- Ga) es de Chine.............. Prussiate jaune de potasse.
- 35
- 40
- 60
- 135
- 170
- *»‘ O’ ce — -2 © c’Orct
- bon marchand en pains » en boules . raffiné en poudre sec .
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- muriatique . .. nitrique.....
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires................
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 32
- CO
- 25 30
- 50 kil.
- minimum mis en barrss. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- INDIGOS - Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre.
- » moyen et bon moyen » coloré............. » moyen ord. et ord.
- 2.85
- 3.10
- sulfurique. sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d.
- d.
- 2.50
- 2 80
- Kurpah
- Kurpah
- Bengale
- terne et serré..... lût» et beau vio'et et violet rouge., moyen et bon moy.
- assez coloré..-, moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. . beau et fin violet bon moyen à bon
- 2.20
- 2.45
- M..
- M. .
- M
- Java
- violet et violet
- rouge ..............
- moyen violet-rouge
- et rouge............
- bon moyen. ..... . .
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- 5
- M..
- M
- M
- M.
- M
- Le tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût. .
- Acide citrique...............
- Alun raffiné(entrepôt).......
- » (acq.).....................
- Couperose emballée...........
- Essence de térébenthine (d. fûts) ......................
- Id (s fûts)..................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl.......................
- Id. 2e bl. (entrepôt)........
- Galles vertes et noires......
- » noires Alep................
- » blancnes .................
- Gomme arabique, en sorte .
- 540 .
- 16 .
- 17 .
- 5 .
- 140 ..
- 137 .
- 36 ..
- 35 . .
- 200 ..
- 140 . .
- 60 ..
- R
- Ghésirée, en sorte .......
- Sénégal,s. bas du fleuve- 65
- » Galar............... 05
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde............
- » blanche..................
- Laque en f. qté orange.
- a
- con-
- 17
- 19
- 6
- 3
- 70 ..
- »
- »
- Sandaraque lavée Damar (Batavia).
- » Singapore
- mi-orange cerise AC
- ” » Penang....
- Gomme adragante Syrie,
- ............... Garance, racine
- Anatolie
- Rocou Guadeloupe........
- » Cayenne ...............
- Safran d’Espagne, Valence
- 600 ..
- 550 ..
- 525 ..
- 160 ..
- 1415 ..
- 85 ..
- 110 ..
- 200 .
- 150 .
- M ..
- 60 ..
- 70 ..
- 100 ..
- 170
- 120
- 750
- 600
- pur.........................
- Sulfate de cuivre(entrepôt) - (acq.). .
- 80 ..
- 56 ..
- 60 ,.
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné.............. Blanc de zinc de la Méditer, poudre ...... broyé..........
- Crème de tartre............ Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de potasse...........
- Sel de scude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil.,m.
- Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.........
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos.. ............
- Blanc
- Jaune
- 9 33 40
- 10
- 8 260
- 34 38
- 50 à
- Brésillet.................
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti . ....
- — Martinique,Guade loupe ,
- 28 -
- 18 -
- 10 -
- 28
- 19
- 14
- 25
- 56
- 61
- 180
- 8
- 20
- 6
- 46
- 18
- 17
- 12
- 75
- 25
- 75
- 30 .
- E 56 A
- 60
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive.. extra pur (72 0/0 d’huiles)
- augmente résineux
- (.60 0/0 (72 0/0 (72 0/0
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien..........................
- Jaune » ......................
- 66
- 44
- 39
- 42
- 39
- 44
- 36
- 36
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)....
- » (60 0/0 d’huiles).... Rosé...............................
- Noir............................... Blanc spécial suiffé...............
- Bleu
- 43
- 38
- 39
- 37
- 55
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif., mixte » talqué Ire qualité » 2e »
- Marbré b'eu ou
- rose Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- 40
- 37
- 33
- 31
- 37
- 40
- Selon qualités : Blanc ou jaune...................
- » (à la battease). ..
- Marbré bleu ou rosé. ............ Résineux ........................ Vert exportation.................
- Brun.............................
- Foir....................... .....
- 20
- 20
- 26
- 20
- 26
- 25
- 70
- 48
- 43
- 44
- 40
- 45
- 37
- 37
- 45
- 39
- 40
- 39
- 57
- 44
- 39
- 35
- 32
- 39
- 42
- 30
- 34
- 32
- 34
- 32
- 34
- 34
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra
- — Tuspan
- Lima .
- Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco .
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier..................... Curcuma de la côte. . 100 k.
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . — fin violet .
- — — beau violet .
- — — bon violet .
- — — moyen violet .
- — — petit violet.
- — — ordinaire et
- cuivré .
- — Java ordin. et cuivré .
- — Madras fin — — beau . . .
- — — bon ....
- — — moyen . .
- — — ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — oro et cuivré
- — Manille — Guatemala flor . . — — sobre .
- — — cortès .
- — Mexique flor. . . .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- — Caraque flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — cortès.
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k.
- — — blonde, 1requal.
- — — — 2e quai
- — — cerise. . . — — blondeordin.
- Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. ie Orseille Mers du Sud 10C — Madagascar . .
- k k.
- k
- 8
- 14
- 11
- 11
- 11
- 10
- 9
- 8
- 6
- 5
- 5
- 8
- 7
- 6
- 5
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- 4
- 8
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- 4
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- 6
- 5
- 5
- 5
- 8
- 15
- 13
- co
- 11
- 10
- 2
- 50
- 50
- 50
- 20
- 90
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- 5C
- 5C
- 50
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- 14
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb..... 72 .. à 73 . .
- Acide acétique des arts 40% 31 .. 32 .. » chlorhydrique 7 . . 8 .. » nitrique 36 34 .. 35 . . » sulfurique 66• 8 50 9 .. » tartrique.. 270 .. 275 .. » citrique... 335 . 340 .. Alun épuré 21 .. 22 . • » ordinaire 17 .. 18 . Ammoniaque incolore, 22.• 44 . 46 Bichlorure d’étain, 55-.... 113 .. 118 .. » » 60 136 .. 141 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. 18 .. » Guadeloupe. 12 .. 13 . Bois Jaune Centre Amériq. 17 . 18 .. Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 .. » brun 75 .. 90 .. Chlorate de potasse 105 .. 110 .. » de soude 105 . 110.. Chlorure de chaux 100 à 110. 16 18 ..
- Chromate rouge de potasse 77 .. 79 . » » de soude.. 57 .. 59 .. Crème de tartre 185 . . 190 . .
- Cristaux de tartre..... 175 .. 180 .. « de soude............. 8 .. 8 50 Curcuma Bengale en racines 33 .. 37 ..
- » de Madras........................ ... » de Chine............................ M..................................................... Essence de térébenthine .............112.................114..... Extrait de châtaignier 20 •. 16 .. i 7 Galles de Chine et Japon.............157.................160..... » vertes et noires ..................155.......................180........
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 .. » arabique 65 .. 70 . » adragante rousse .. 275 .. 310 .. Jus de citron 20 .. 21 ..
- Méthylène à 95-............. 90 .. 95 .. » régie 90'................ 100 ., 105 . .
- Prussiate jaune de potasse 130 .. 135 ..
- » » de soude....................
- Pyrolignite de fer......... 10 50 11 50
- Résine................... 26 .. 27 ..
- Rouille...................... 9 .. 10 .
- Sel de soude 80-. .......... 17 50 18 50 • ammoniaque.. 11............50..........12 50
- Sel d’étain................ 248 .. 252 ..
- Soufre en canons........... 18 . . 19 .. • sublimé.................. 20 . . 20 50 Sumac Sicile en feuilles...22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine.......... 9 .. 16 ..
- » de cuivre............. 5 6 .. 57 ..
- » de fer..................... 5 .. 7 ..
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une
- deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires
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- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
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- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- par A. Seyewetz, chef des travaux à l'Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniquas. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l'anthracene.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-lèines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoida : (a) Indamines et indophénols; (6) Thiazines et thiazones; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. — Matiès s colorantes non classées
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
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- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d’aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume.......................... 3fr.70
- Aniline {Couleurs d'), d’Acide phènique et de Naphtaline, comprenant : l'étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Les Patrons devant les prud’hommes.—Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII- arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
- Cours de marchandises. — Les matières premières, commerciales et industrielles, par Girard, professeur à l’Ecole pratique de commerce et d’industrie de Nîmes. 1900. 1 vol. in-16 de 412 pages, avec 246 figures, cartonné, prix : 5 fr. 60.
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- 50e Année. No 2.
- 20 Janvier 1906.
- LE Eninuotatqu7.)
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous Les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Les colorants naturels (suite). — Impression sur tissus de laine. — Les couleurs diamine dans la teinture des tissus mi-soie. — Composition et propriétés de la laine chlorinée. — Le Congrès de Turin contre la surcharge de la soie (suite). — Revue des brevets d’invention. — Le dégraissage de la laine par le silicate de soude. — La loi sur les accidents du travail. — Informations. — •Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Revue du marché. — Annonces.
- LES COLORANTS NATURELS encore employés en teinturerie et la détermination de leur valeur
- Par M. von Cochenhausen (i) (Suite. — Voir nos numéros des 5, 20 décembre 1905 et 5 janvier 1906.) /
- On ne peut déterminer la valeur du cachou, qui est souvent falsifié et qu’on juge d'ordinaire d’après sa dureté, son goût, sa couleur et sa solubilité, par titrage au permanganate en employant une solution d indigo comme indicateur. Ce titrage indique bien la proportion de substances oxydables, mais non la quantité de matières utiles pour le teinturier. Cette question ne peut donc encore être résolue que par un essai de teinture.
- (1) Traduit de Zeitschrift fur angewaiidte Chenue, par Moniteur Quesneville.
- L’acide catéchique présentant les mêmes propriétés que le tanin, il faut prendre, pour les essais, les mêmes précautions, en ce qui concerne les quantités de dissolvant et de tissu. Pour établir l’échelle de comparaison, on teint, avec des quantités croissant également de 0,15-15 0/0 d’un bon cachou, des échantillons de coton du poids de 2 grammes. On peut prendre aussi de l’acide catéchique pur du commerce ou préparé, à partir du cachou, par la méthode de Lowe (T. Prakt Chem., CV. 75). On teint de même un échantillon de 2 grammes de coton avec 7,5 0/0 et 15 0/0 de caehou à analyser. On emploie 200 centimètres cubes d’eau, on chauffe durantl heure à 90°-100°, on laisse refroidir dans le bain, on exprime entre des feuilles de papier à filtrer et l’on plonge pendant 20 minutes dans 200 centimètres cubes d’une solution à 0,1 0/0 de bichromate de potasse.
- Parmi les bois employés en teinture, le campêchc a pris depuis longtemps une place importante et il l’a conservée en raison de son bas prix. Le noir le meilleur marché est encore actuellement le noir au chrome pour la laine et le noir au fer pour le coton. Aucun colorant artificiel ne donne un plus beau noir bleu que le campêche sur mordant au chrome, et il est plus solide que toutes les matières colorantes dérivées du goudron. Déjà au début du siècle précédent, on n’employait que le bois râpé. La pre- ' mière fabrique d’extrait a été créée entre 1830 et 1840 et, actuellement, on prépare de grandes quan-
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- tités de ce produit en Amérique, en France, en Allemagne et en Suisse. Les avis étaient autrefois partagés sur la valeur de ces diverses préparations. On peut affirmer aujourd’hui que les fabriques allemandes livrent au moins d’aussi bonne marchandise que celles des autres pays. Mais on sait aussi qu’il est excessivement rare de trouver, dans le commerce, des extraits purs, et qu’en particulier les produits à bas prix sont additionnés de mélasse et d’extraits de châtaignier et de quebracho.
- Dans leur ignorance sur les réactions chimiques qui se passent, les teinturiers croyaient autrefois que les extraits ne pouvaient être employés que pour le coton et les décoctions pour la laine, surtout mordancée au chrome ; il fallait employer des décoctions de campêche. L’étude chimique du phénomène a montré la base et aussi l’inexactitude de ce point de vue.
- • La sève du campêche, comme celle de beaucoup d’autres végétaux, renferme la matière colorante, l’hématoxyline, sous forme d’un glucoside qui ne présente pas, en lui-même, de propriétés tinctoriales. Ce composé doit d’abord être dissocié en hématoxyline et glucose et celle-là transformée par oxydation en hématéine. La décomposition du glucoside s’effectue pendant la fermentation du suc du bois ou pendant la concentration de ses décoctions en extraits liquides ou solides. L’oxydation de l'hé-matoxyline s’effectue pendant ces opérations grâce à l’action de l’oxygène de l’air, ou bien alors il faut que cette réaction puisse s’effectuer pendant la teinture. Mais comme l’oxydation ne s’arrête pas à l’hématéine, qu’elle se poursuit en donnant naissance à des produits insolubles ou colorant la fibre en jaune ou en brun, la valeur de l’extrait dépend de la façon dont on a conduit la fermentation et l’évaporation. Cette suroxydation ne porte que sur l’hématéine, il est donc préférable d’avoir des produits renfermant beaucoup d’hématoxyline et peu d'hématéine. C’est la raison pour laquelle on ne voulait pas, jadis, employer les extraits pour teindre sur chrome.
- Quand on teint le coton on traite d’abord la fibre aux sels de fer et l’acide ferrique donne direc
- tement une laque noire avec l’hématéine et existe toujours en quantité suffisante pour oxyder l’hématoxyline. Pour teindre la laine, on la mordance avec du bichromate additionné de tartre, de sorte qu’elle renferme de l’oxyde et de l’acide chromiques. En effet, l’hématéine se combine directement avec l’oxyde de chrome et l’acide chromique oxyde l’hématoxyline. Si la laine est imparfaitement purifiée ou si les bains renferment trop de matières organiques, tout l’acide peut être réduit en oxyde et l’hématoxyline reste inutilisée. La laine mordancée verte ne doit pas être teinte aux extraits pauvres en hématéine. C’est pour cela que les teinturiers prenaient des décoctions fermentées, mais non suroxy-dées par concentration, renfermant donc beaucoup d’hématéine.
- Ce processus s’observe aussi avec beaucoup d’autres matières colorantes. On emploie, même , souvent, le même procédé pour les couleurs d'ali-zarine qui n’ont pas besoin d’être oxydées, alors qu’on obtient des teintes beaucoup plus belles par mordançage au fluorure de chrome et au tartre, ce qui ne donne que de l’oxyde de chrome. Pour le cachou, et, comme nous le verrons, pour le bois du Brésil, il faut, comme pour le campêche, un agent oxydant à côté du mordant proprement dit.
- Pour déterminer le valeur du campêche et de ses extraits, il faut employer des réactions analogues à celles qui se passent lors de son emploi. L’hématéine doit rencontrer, dans la laine à teindre, de l’oxyde de chrome pour former sa laque, sans être suroxydée. Pour l’hématoxyline, il faut qu’elle se trouve en présence d’acide chromique pour être oxydée en hématéine. Il faut donc mordancer la laine avec du bichromate et un agent faiblement réducteur, l’acide tartrique de préférence. L’appréciation des teintes n’est pas possible pour les couleurs trop foncées et le bain doit être épuisé, il ne faut donc employer qu’une quantité de colorant suffisante pour produire des tons bleus et non noirs. En outre, il ne faut pas que la laine renferme trop d’acide chromique. On se convaincra, en effet, facilement, par un essai, que la même quantité de bichromate (environ 3 0/0 du poids de la laine) nécessaire pour obtenir en
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- grand du noir, provoquerait des erreurs lorsque, pour l’échantillonnage, on n’emploie que peu de colorant afin d’obtenir des teintes plus claires. C’est qu’il pourrait se produire une suroxydation du colorant. C'est pour cette raison que les essais faits avec la laine à teindre mordancée comme pour les applications en grand, ainsi qu’on les fait souvent, ne signifient rien.
- (A suivre.)
- IMPRESSION SUR TISSUS DE LAINE
- Les tissus destinés à être imprimés sont d’abord lavés avec du savon et du carbonate de soude, à la température d’environ 45° C., généralement dans une petite machine à laver au large, puis bien rincés et immédiatement ensuite, blanchis.
- Blanchiment du tissu
- Le blanchiment s’effectue soit de la façon habituelle, dans la chambre à soufrer, soit, le plus souvent, par un traitement du tissu avec du bisulfite de sodium.
- On fait passer le tissu dans un bain froid contenant 20—40 litres de bisulfite à 35° Bé par 100 litres d’eau, on exprime soigneusement et on laisse ensuite le tissu, enroulé ou plié, reposer pendant 24—48 heures. On rince ensuite, on acidulé à l’acide sulfurique et on lave.
- Dans beaucoup de cas 011 se sert d’un bain de bisulfite plus faible, on acidulé le tissu après un repos moins long et on répète l’opération plusieurs fois.
- Si lès étoffes sont destinées à avoir un fond blanc, on passe encore les pièces une à une, après le soufrage, dans un bain faible d’eau oxygénée ; pour 100 litres d’eau on compte 1 — 1 1/2 litre d’eau oxygénée.
- Chlorage ©
- Quant au chlorage qui suit le blanchiment et augmente l’affinité de la laine pour le colorant, il se fait de différentes façons.
- , De préférence les tissus de laine sont chlorés au large. On se sert à cet effet soit de jiggers, soit de
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- cuves en bois, dans lesquels le tissu passe en toute largeur. Il ne doit rester que peu de temps en contact avec le mélange de chlorure de chaux et d’acide et doit être ensuite lavé immédiatement dans une autre cuve ou un autre jigger, dans lequel l’eau est constamment renouvelée. Les tissus destinés à avoir un fond blanc sont plus légèrement chlorés que ceux destinés à avoir un fond foncé.
- Les proportions de chlorure de chaux et d’acide sont à peu près les suivantes : ,
- Pour fonds clairs :
- 400 litres d’eau
- 20 » de solution de chlorure de chaux 4° Bé,
- 8 » d’acide sulfurique 13° Bé.
- Pour fonds foncés :
- 400 litres d’eau
- 30 » de solution de chlorure de chaux 4° B®.
- 12 » d’acide sulfurique 30° B®.
- Pendant le passage du tissu on amène lentement le chlorure de chaux et l’acide par deux entonnoirs indépendants, dans le récipient. Pour les fonds blancs on emploie des solutions assez faibles, pour des fonds foncés, des solutions de concentration double.
- Solution de chlorure de chaux :
- 50 litres d’eau
- 10 » de chlorure de chaux 40° Bé.
- Solution d’acide :
- 50 litres d’eau
- 5 » d’acide sulfurique 130 B®.
- Au lieu d’une solution de chlorure de chaux on peut aussi employer une solution d’hypochlorite de soude, qu’on préfère même souvent.
- L’acide sulfurique est préférable à l’acide chlorhydrique, car ce dernier donne, lors du vaporisage, un léger ton jaunâtre.
- Les vapeurs de chlore qui se développent pendant la préparation doivent être éliminées au moyen d’un ventilateur ou d’une cheminée de tirage.
- Plus le chlorage est fort, mieux la laine absorbe les colorants ; il faut cependant se garder de chlorer trop fortement, sinon la laine prendrait un ton jaunâtre et deviendrait dure. De même il faut laver le tissu bien à fond après le chlorage.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La machine de Kwayser, qui permet un travail continu, a notamment donné de très bons résultats pour le chlorage. Cette machine consiste, en principe, en une caisse en bois pourvue de fenêtres, par lesquelles un aspirateur aspire le chlore gazeux.
- Dans cette caisse se trouventdeux auges en pierre ainsi qu’une série de rouleaux conducteurs. Dans la première auge, qui se trouve reliée avec deux récipients aménagés extérieurement à l’appareil, se fait le mélange des solutions d’acide sulfurique et d’hypochlorite de soude. La seconde auge contient l’eau de rinçage. Les deux récipients sont en argile ou en ciment ; le premier contient pour 2000 litres d’eau, 800 litres de solution d’hypochlorite de soude à 5° Bé et le second, pour 2000 litres d’eau, 65 litres d’acide sulfurique 66° Bé . Au-dessus des auges sont adaptées deux paires de rouleaux presseurs, dont l’une sert à exprimer la solution de chlore, l’autre l’eau de rinçage en excès lancée sur le tissu au moyen de tubes d’arrosage. Le tissu pénètre dans l’appareil et en sort par d’étroites ouvertures pratiquées dans les,parois en bois.
- Préparation à Vétain.
- Dans certains cas et spécialement pour la teinture avec Eosine ou Rhodamine, on prépare le tissu à l’étain de la façon suivante :
- On foularde le tissu avec une solution de stan-nate de soude à 3-5° Bé , on le laisse reposer pendant une heure enroulé, on donne un passage dans un bain d’acide sulfurique à 1° B6 , puis on lave et on sèche.
- (A suivre.)
- LES COULEURS DIAMINE dans la teinture des tissus mi-soie (Soie et coton)
- L’emploi des couleurs Diamine dans la teinturè des tissus mi-soie a acquis une importance telle que nous croyons utile de donner à nouveau une vue d’ensemble de l’application et des qualités de celles des couleurs Diamine, qui se sont principalement introduites dans cette industrie.
- La plupart des colorants de ce groupe conviennent particulièrement bien pour ces applications, parce que, appliqués dans les conditions voulues, ils ont la qualité de teindre le coton en nuances plus foncées que la soie.
- Pour la teinture des tissus mi-soie à l’aide des couleurs Diamine on se sert généralement de la cuve à tourniquet ; dans des cas isolés, lorsque la nature de la matière à teindre l’exige, on emploie lejigger.
- Procédé de teinture :
- En règle générale on teint les couleurs Diamine sur bain de savon avec addition de phosphate de soude, sulfate de soude ou sel marin, et un peu de carbonate de soude.
- L’addition de ces sels fait mieux épuiser les bains ; on les emploie par conséquent surtout pour la teinture en nuances foncées et intenses, tandis que pour des tons clairs on teint soit avec savon seul, soit avec savon et phosphate de soude. On peut donc à volonté obtenir des tons plus ou moins foncés en réglant convenablement les additions. Il faut seulement tenir compte que tout en obtenant plus d’intensité sur le coton par suite de l’épuisement plus complet des couleurs Diamine, la soie également absorbe plus de colorant. Il faut du reste éviter d’ajouter de trop fortes proportions de sels, car les | colorants monteraient trop rapidement et les teintes seraient mal unies.
- Une addition plus forte de savon atténue l’effet des sels en ce sens que les colorants montent plus lentement et que la soie reste plus claire que le coton et presque entièrement blanche avec certains colorants.
- Il résulte de ce qui précède qu’il n’est pas possible de donner un mode d’emploi général pouvant s’appliquer à tous les cas ; la façon de teindre dépendra de l’effet à obtenir ainsi que de la nature du tissu à traiter.
- En général on peut se baser sur les proportions suivantes pour un premier bain :
- 1) Pour nuances claires par 100 litres de bain : 200—400 grs. savon et 15—25 grs. carbonate de soude ou
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 0 ‘Fh
- 200—400 grs. savon 15—20 grs. carbonate de soude et
- 200—400 grs. phosphate de soude.
- II) Pour nuances moyennes et foncées par 100 lit. de bain :
- 204—400 grs. savon,
- 15— 25 » carbonate de soude, 200—400 » phosphate de soude et 400—800 » sulfate de soude crist.
- III) Pour la production de doubles-teintes ou de nuances, dans lesquelles la soie doit rester aussi claire que possible, pour 100 litres de bain : 300 — 500 grs. savon,
- 15— 25 » carbonate de soude, 200—500 » phosphate de soude et 300—600 » sulfate de soude crist.
- La teinture s’effectue en général à une température d’environ 80—90° C ; en pratique on fait généralement bouillir le bain avec toutes les additions, puis on ferme la vapeur, on entre le tissu et on fait tourner pendant 3/4 d’heure à 1 heure.
- Pour des tons clairs, afin d’obtenir des teintes unies, il ne faut pas entrer dans le bain à une température trop élevée, mais chauffer graduellement. En élevant trop la température ou en maintenant un bouillon prolongé, le coton prend une nuance plus intense, mais la soie se teint également davantage, ce qui peut être utile pour la teinture en nuances foncées.
- Les bains des nuances moyennes et foncées ne s’épuisant jamais complètement, il est avantageux et même indispensable de les conserver et de les faire resservir pour les parties suivantes. On ne les regarnit alors qu’avec les 3/4 environ des quantités de colorants primitivement employées ; on rajoute en outre en fait de savon 1 /4 et en fait de sulfate, phosphate et carbonate de soude 1/5 environ des quantités ajoutées au premier bain. La conservation des bains qui servent pour teindre les fonds peut se faire d’autant plus facilement qu’il n’est pas nécessaire d’avoir toujours le même fond pour la même nuance ; car il est très facile de nuancer le fond par remontage en choisissant des colorants appropriés. On peut également obtenir sur un bain fait les gra
- dations les plus différentes d’une même couleur. Lorsqu’on a par ex : à teindre une gamme de nuances mode on de bruns, on prépare d’abord un bain pour la couleur la plus foncée. Ensuite on teint sur le même bain le ton suivant de la gamme, sans qu’il soit nécessaire de rajouter du colorant, et ainsi de suite.
- Pour former les bains il faut se servir de préférence d’eau de condensation ; si on n’en dispose pas, il faut épurer l’eau ordinaire en la faisant bouillir avec du carbonate de soude et en enlevant le savon de chaux qui se forme. — Il est indispensable d’avoir des bains de savon bien clairs pour obtenir des nuances pures et des pièces non tachées.
- Après teinture il faut rincer très soigneusement et aviver à l’acide acétique. Cette opération se fait dans un bain froid contenant environ 2 cc. d’acide acétique 50 0/0 par litre d’eau.
- Les couleurs Diamine, sauf quelques exceptions, étant très résistantes aux acides, il ne se produira presque jamais de changement de nuance à l’avivage.
- (A suivre.}
- COMPOSITION ET PROPRIÉTÉS
- DE LA LAINE CHLORINÉE par John Fiebiger.
- Cette thèse a mérité à son auteur la mention honorable au concours à la médaille d’or ouvert par le grand journal américain Textile World Record, à l’école textile de Philadelphie.
- On entend par chlorination de la laine le traitement par les solutions de chlorure de chaux ou d’autres hypochlorites.
- Le procédé de chlorination, qui intéresse aussi bien l’industriel que le savant, a été étudié, pour la première fois, par le chimiste bien connu, M. Mer-cer, qui a inventé aussi le procédé de mercérisation pour coton. C’est lui qui a trouvé que la fibre de laine acquérait une nuance jaune par le traitement
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- Ge G
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avec du chlorure de chaux et qu’elle absorbait jusqu’à 33 O[o de chlorure.
- Quelques années plus tard, John Lightfoot a découvert que l’affinité de la laine pour les matières colorantes augmentait par la chlorination et il a pris pour sa découverte un brevet en Angleterre en 1865.
- Après M. Mercer, Jacob Bcherens a découvert que lachlorination faisait perdre à la laine sa capacité de feutrage et que, en conséquence, on pouvait obtenir des effets de crépon sur les tissus de laine chlorinée.
- A cette époque on ignorait complètement les ' changements chimiques opérés par la chlorination , dans les fibres de laine. Même de nos jours on n'est | pas bien édifié, la littérature relative à ce sujet étant | très limitée.
- Lorsque nous comparons la laine chlorinée à celle qui n’a pas subi ce traitement, on remarque tout de suite certaine dissemblance.
- Tout d’abord la laine acquiert une nuance jaune 1 et un lustre plus prononcé. Ensuite la différence se | fait sentir au toucher, c’est-à-dire que la chlorination donne à la laine une certaine raideur qui la fait pour ainsi dire craquer comme de la soie. Un autre point de différence, c’est la perte de la capacité de feutrage, ce qui empêche la laine de se rétrécir. On verra tout à l’heure que ceci est très important pour la production d’effets de crépon et d’autres, ainsi que pour la production de tissus qui ne se rétrécissent pas. Des recherches ultérieures ont démontré que la laine chlorinée a augmenté non seulement en force et en élasticité, mais son affinité pour les couleurs et mordants a aussi sensiblement augmenté.
- - La meilleure méthode de chlorination de la laine est la suivante : Après le nettoyage et le désuintage habituels avec une solution de 5 0/0 de savon et 2 0/0 de sel de soude, on plonge les fils dans une solution d’acide chlorhydrique froide d’une densité “de 1 1/2° Tw. On laisse la laine dans ce bain pendant 20 minutes et on l’introduit ensuite dans une solution froide de poudre à blanchir de 3° Tw. où -on la travaille pendant 10 minutes ; puis on l’entre
- de nouveau dans le bain acide. Finalement on lave la laine à fond à l’eau chaude. ,
- Si l’odeur de chrorure se dégage encore de la fibre après le rinçage,on la fait disparaître en faisant passer la laine par un bain contenant 5 0/0 de bisulfite de soude en proportion du poids de la laine à 85° F et en rinçant ensuite avec de l’eau tiède. Ce traitement contribuera aussi à blanchir dans une grande mesure la couleur jaune delà fibre. On fait aussi disparaître l’odeur de chlorure par le savonnage des fils après le procédé de chlorination.
- Dans le procédé précité on a trouvé que le chlorure est libéré par l’action de l’acide chlorhydrique sur la poudre à blanchir. Plusieurs théories ont été émises en ce qui concerne la transformation subie par la laine lorsqu’elle est exposée à l’action des hollogènes.La théorie généralement admise est celle que le chlorure se combine avec la fibre de la laine.
- Le procédé de chlorination exposé plus haut peut être varié de plusieurs manières ; par exemple, à la place d’acide chlorhydrique, on peut prendre l’acide sulfurique. Mais comme cet acide forme du sulfate de calcium en réaction avec la poudre à blanchir, il présenterait un inconvénient pendant la teinture de la laine si on ne s’en débarrasse pas préalablement. Cependant la couleur jaune que la laine chlorinée acquiert est moins prononcée lorsqu’on emploie de l’acide sulfurique. On peut aussi se servir d’hypo-chloritede sodium d’une densité de deux degrés Tw., à la place de poudre à blanchir. L’hypochlorite est un peu plus coûteux, mais en revanche on n’introduit pas de compositions de chaux dans la fibre. En outre, on n’est pas obligé de laisser déposer la solution de poudre à blanchir avant de s’en servir et de la conserver dans les cuves. L’hypochlorite de sodium donne d’aussi bons résultats sinon meilleurs que la solution de poudre à blanchir.
- L’hypobromite de soude peut être employé à la place d’hypochlorite car son action sur la laine est la même, mais comme il coûte plus cher, son usage ne saurait être recommandé. Il paraîtrait tout de même que l’hypobromite laisse une couleur jaune moins profonde sur la fibre et pour nuances claires on peut | s’en servir avec avantage.
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- La solution d’hypochlorite ne doit pas être très forte car elle peut nuire à la fibre en affaiblissant sa force de tension. Ceci est dû sans doute à la pré-sence de soude caustique dans la poudre à blanchir.
- Lorsqu’on examine la fibre au microscope, on remarque que l’extérieur des extrémités raides et irrégulières sur la surface de la fibre sont glacées. Ceci explique pourquoi la laine chlorinée manque de propriétés de feutrage et de foulage et pourquoi son lustre se trouve augmenté. Comme on verra plus bas par les résultats des expériences faites, la laine se fortifie et son élasticité augmente aussi de 7 à 10 o/o suivant les fils employés.
- L’accroissement en force de la laine chlorinée est dû sans doute à la transformation de la surface écailleuse qui enveloppe la fibre en tissu homogène et continu en lui donnant l’apparence d’un cheveu. Ceci explique aussi l’accroissement du lustre et de l’élasticité de la laine chlorinée.
- Résultats des expériences
- Essai de la force de tension des fils peignés de 2/28. ' > Laine non traitée Laine chlorinée
- I 20 livres 20 livres
- II 19 » 22 »
- III 22 I /2 » 25 1/2 »
- IV 21 I 2 » 22 1/2 »
- V 22 » 24
- VI 21 » 22 1/2 »
- VII 21 1 /2 » 24 »
- VIII 21 1 /2 » 24 »
- IX 21 » 23 1/2 »
- X 21 » 25 »
- Moyenne. . 21,1 Moyenne. 23,3
- Gain en force de 9,9 0/0.
- Essai d’élasticité des fils peignés de 2/28
- Laine s non chlorinée Laine chlorinée Gain en pouces
- 1 1 1/4 pouces 1 9/32 pouces 1/32
- II 1 7/32 » 1 1/4 » 1/32
- III 1 3/16 » 1 1/4 » 2/32
- IV 1 3/i6 » 1 3/8 » 6/32
- V 1 1/8 » 1 1/4 » 4/32
- VI 1 1/4 » 1 1/4 »
- VII 1 3/16 » 1 1/4 » 2/32
- VIII 1 1/8 » 1 3/8 » 8/32
- IX 1 1/8 » 1 3/8 » 8/32
- X 1 1/4 » 1 1/4 » (A suivre.)
- LE CONGRÈS DE TURIN contre la surcharge des soies
- 4, 5 et 6 septembre 1905. (I)
- (Suite. — Veir notre numéro du 5 janvier.)
- La seconde section devait s’occuper de la soie artificielle.
- La circulaire, tout en reconnaissant l’importance industrielle de ce produit, émettait l’opinion qu’il n’est pas précisément un substitut de la soie naturelle, mais bien une fibre ayant ses applications spéciales. Cependant, quoique la soie artificielle ne soit pas de nature à supprimer, ni même à restreindre la consommation de la soie naturelle, il n’en est pas moins vrai que dans les années de mauvaise récolte, elle pourrait faire à cette dernière une concurrence sérieuse et empêcher la hausse des prix. Le seul remède à cela sera donc que les éleveurs de vers et les fabricants de soieries redoublent d’énergie et d’esprit d’initiative pour perfectionner leurs produits et diminuer leurs prix de revient de façon à parer aux fâcheux effets d’une concurrence avec laquelle il faudra compter désormais.
- Tel était, dans ses lignes principales, le programme des questions soumises aux délibérations du Congrès.
- Nous empruntons ce qui suit à l’article que le Dr Tschiersky a publié dans la Zeitschrift für Far-ber und Textil industrie (2). Ce compte rendu est d’autant plus autorisé que le Dr Tschiersky était un des vice-présidents du Congrès pour l’Allemagne.
- Le Congrès s’ouvrit le 4 septembre, à 10 heures dans les bâtiments de la Chambre de Commerce de Turin. L’Italie, la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, l’Angleterre et les Etats-Unis avaient envoyé des délégués qui se louèrent unanimement de la brillante hospitalité que leur offrit la ville de Turin.
- (1) Voir Zeitschrift für Farbaund Textilindastrie, 16 septembre 1905.
- (2) Zeitschrift für Farber und Textil industrie, n"• 18,19 et 20 der Seidenbeschwerrmgs congress in Turin von 4-6 septembre 1905, von Dr S. Tschiersky.
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- C’est, naturellement, la question de la charge des soies qui présentait le plus d’intérêt, et qui occupa l’ordre du jour jusqu’à la dernière séance, mais la soie artificielle et les moyens propres à protéger le produit naturel contre cette concurrence, ont suscité également bien des aperçus d’une grande importance.
- Le Comité d’organisation avait eu l’heureuse idée de distribuer aux membres de la Conférence des rapports imprimés sur les principales questions à traiter.
- Sur le premier point : Déterminer les caractères physiques, chimiques et commerciaux des soies grèges et ouvrées, le professeur Gianoli, directeur de la condition des soies à Turin, lit un mémoire traitant d’abord des différences biologiques que présentent les diverses espèces de soie, suivant leur provenance, ainsi que des variations qu’amènent dans la filature de la soie la température, la composition de l’eau et la plus ou moins grande habileté de l’ouvrière. Puis, il passe aux procédés actuels de contrôle, tels qu’ils sont pratiqués par la condition des soies, procédés qui ne fournissent pas jusqu’à présent de résultats à l'abri de toute contestation, en sorte que les recherches entreprises déjà en 1899 par l’Associazione, sur les propriétés physiques et chimiques de la soie, devront, faute de solution définitive être poursuivies, de concert avec la condition de Milan. Le rapporteur termine en donnant quelques détails sur la possibilité d’un contrôle indirect. Toutefois, bien que certains membres signalent l’extension que prend en Italie la charge des soies grèges, l’Assemblée ajourne cette question comme étant en quelque sorte, d’ordre intérieur pour l’industrie de la soie et n’ayant qu’un rapport indirect avec l’objet du Congrès qui est de délibérer sur les dangers de la surcharge, au point de vue du développement de l’industrie de la soierie et de ses relations avec le commerce et la consommation de cet article.
- Sur le second point de l’ordre du jour « Déterminer les caractères chimiques, physiques et commerciaux de la soie pure » l’association italienne des fabricants de soieries de Côme présente un
- travail très complet et très étudié. Ce rapport divise les tissus de soie pure, c’est-à-dire ne contenant ni fibres étrangères, ni déchets, en tissus de soie non chargée et chargée et subdivise ces derniers en trois catégories, suivant que la charge est métallique, végétale ou mixte. Le mémoire constate que, à part la combustion, qui permet de reconnaître facilement la charge minérale, il n’existe, pour caractériser la charge végétale aucun moyen autre qu’une analyse chimique élémentaire très compliquée.
- Cette absence de contrôle a pu induire bien des fabricants et des teinturiers à jeter sur le marché des articles qui, malgré la surcharge, possédaient une apparence satisfaisante; et comme d’ailleurs une charge raisonnable ne nuit ni à l’éclat ni au toucher des tissus noirs ou de couleurs, mais leur procure au contraire certains avantages, le public, qui, en raison des changements rapides de la mode, s’attache plutôt à la belle apparence qu’à la solidité, est tout disposé à se contenter de ces articles.
- (A suivre.) P. R.
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d’invention récemment délivrés.
- N- 4459. — Procédé de blanchiment des fils, également applicable à la teinture et aux apprêts, par M. Engel (E.).
- N* 4460. — Procédé de teinture en dégradé pour couvertures et autres, par MM. Pépin (L.) et Pépin (H.).
- N‘ 4461. — Disposait anti-nœuds pour foulons à cylindres de tous systèmes, par MM. Cros (P.-F.) et Cros (L.-B.).
- LE DÉGRAISSAGE DE LA par le silicate de soude
- | Le dégraissage de la laine est peut-être l’une des | plus intéressantes parmi les nombreuses applications : industrielles du silicate de soude verre soluble). L’idée j de son emploi à cet usage paraît avoir pris naissar ce l en Angleterre, par suite du désir des usiniers de re-
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- chercher une substance de peu de valeur qui pût être substituée au savon, et qui, n’étant pas chargée d'alcali libre, n’attaquât pas la fibre laineuse.
- Le silicate sodique possède la propriété d’émul sionner et de dissoudre très bien les substances grasses dont l’ensemble constitue le suint, et cela sans en altérer aucune. Il faut cependant que trois conditions soient réalisées pour que ce résultat soit obtenu : le silicate doit être neutre, sa solution doit être diluée, et le bain de lavage ne doit pas être chaud. La « Conceria Italiana » indique la technique opération de son emploi.
- Pour préparer le bain de silicate neutre de soude, on emploie généralement 2.500 kg. de sel pour 100 litres d’eau la solution étant portée à - 50 degrés. On y plonge la laine, qui est laissée en contact avec le liquide pendant un temps que la pratique peut seule déterminer. Au sortir du bain, elle est lavée avec soin sous un courant d’eau pure, puis égouttée, exprimée et séchée.
- Souvent, le dégraissage se fait en deux temps. On monte le premier bain en faisant dissoudre 2 parties de silicate de soude dans 100 parties d’eau chauffée à-50 degrés ; on y laisse la laine de dix à ‘douze minutes, puis on la porte dans un second bain chauffé à 35-40 degrés qui contient 1 partie de silicate de soude pour 100 parties d’eau. La durée de la seconde immersion est de 15 à 20 minutes. Au sortir de ce bain, la laine est longuement lavée à l’eau froide, puis exprimée et séchée. Il est bon de ne pas l’employer immédiatement.
- L’économie réalisée par l’emploi du procédé au silicate de soude est de 40 % environ sur la dépense de savon qui serait nécessaire pour obtenir le même résultat.
- (Renue Industrielle.)
- LA LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Le prix de la première Visite-accidents !
- Au lendemain du nouveau tarif élaboré parle Ministère, on s’est demandé quels seraient les frais auxquels on pourrait être entraîné, pour la visite, compliquée des accessoires, pansements, certificats,
- L exemple ci-dessous, dit la Réforme Économique, montre que le premier jour de traitement
- peut déjà coûter plus de 50 francs, même quand il n’y a pas d’opérations proprement dites :
- 20 iuillet, — Matin.
- Visite.......................2 50
- Certificat accident ... 2 » Désinfection et pansement
- de larges plaies . . . 7 50 (prix de 3 visites) Points de suture multiples. 12 50 (prix de 5 visites) Réduction de luxation par
- méthode de douceur. . 12 50 (prix de 5 visites)
- Après-midi
- Visite.......................2 50
- Injection sous-cutanée de sérum antitétanique . . 12 50
- Total.........................52 »
- Nos prévisions commencent à se réaliser, et la majoration du coût de l’assurance-accidents, du fait de l’exagération des frais médicaux, est certaine; elle doit s’accélérer encore et conduire à des résultats plus graves qu’on ne l’avait généralement pensé,
- C. R.
- INFORMATIONS
- Par décret du 15 janvier, a été nommé au grade de Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur :
- M. Kowalski, ingénieur principal de la traction à la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée ; 35 ans de services.
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté le délicieux Champagne que nous leur avons offert il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition,.une fois encore, un stock de cette excellente marchandise, au même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt ou gare Epernay, 2 ir. 30 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les comptes-rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnerons une série de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera, à la fin de chaque année, une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte-rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal, n’auront qu’à nous adresser
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- la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les inté-resse.
- (95). — Accidents du Iravdil. — Travail inte\ dit.
- L’accident survenu en dehors de la durée régulière du travail, à une heure où le patron avait interdit de le continuer et en contrevenant aux instructions du contremaître, ne saurait jouir du bénéfice de la loi du 9 avril 1898.
- (C. Chambéry, 23 mars 04.)
- TRIBUNAL DE COMMERCE DE CONDÉ-SUR-NOIREAU
- 16 août 1904
- Présidence de M. Bapeaume, président
- TRANSPORT (CONTRAT DE). — CHEMIN DE FER.— RETARD —
- FORCE MAJEURE INVOQUEE. — PREUVE A LA CHARGE DE LA COMPAGNIE. — SIMPLE ALLÉGATION. — RUPTURE DU BANDAGE D’UNE ROUE DU TENDER. — BiLLET DÉLIVRÉ PAR LA COMPAGNIE, ALORS QUE L'ACCIDENT LUI ÉTAIT CONNU. — EXCEPTION REJETÉE. — RESPONSABILITÉ DU TRANSPOR TEUR.
- Le fardeau de la preuve de l’existence de la force majeure est à la charge du défendeur qui invoque cette exception. Spécialement, une Compagnie de chemins de fer assignée par un voyageur, à raison du préjudice qu’il a subi par suite du retard dans l’arrivée d'un train, ne saurait se borner à alléguer que la marche du train a été forcément ralentie par la rupture du bandage d’une roue du tender. Elle doit justifier de l'accident par un procès-verbal du commissaire de surveillance ou par tout autre document.
- D’ailleurs, en délivrant le billet au voyageur à un moment où l’accident s’était déjà produit et lui était connu, la Compagnie s’est rendue irrecevable à invoquer cette circonstance comme un cas imprévu constituant une force majeure.
- Tessier c/ Cie des Chemins de fer de l’Ouest
- Faits. — Le 5 juillet 1904, à 5 h. 40 du matin, M. Tessier se faisait délivrer, à la gare de Condé-sur-Noireau, un billet d’aller et retour sur Saint-Hilaire • du Harcouët. Il devait arriver à destination à 10 heures du matin, en empruntant une correspondance à la gare de Fiers. Il comptait employer cette journée à procéder à une expertise et reprendre le train pour rentrer le même soir. Mais le dépari de Condé-sur-Noireau n’eut lieu qu’à 7 h. 30, au lieu de 5 h. 40, heure réglementaire. La correspondance fut manquée à Fiers, M. Tessier ne put parvenir à Saint-Hilaire-du-Harcouët qu’à 4 heures du soir. Sa journée était perdue. Il ne put procéder à son expertise que le lendemain. Il a assigné la Compagnie de l’Ouest, devant le Tribunal de commerce de Condé-sur-Noireau, en lui réclamant 100 francs, à titre de dommages-intérêts. La défenderesse a invoqué l’exception de force majeure : un bandage de roue du tender s’était brisé avant 5 h.40 du matin, heure du départ. Il a été statué en ces termes. 1
- Le Tribunal,
- Attendu que, le 5 juillet dernier, Tessier prenait en gare de Condé, à 5 h. 40 du matin, un billet d’aller et retour pour Saint-Hilaire-du-Harcouët, où l’appelait une expertise; que le train qui devait l’emporter à Fiers, où il eût dû trouver la correspondance pour Vire et de là celle pour Saint- Hilaire, au lieu de partir à l’heure réglementaire, ne quitta la gare de Condé qu’à 7 h 1/2, soit avec un retard de près de 2 heures, de telle sorte qu’à son arrivée à Fiers la correspondance était depuis longtemps partie ; qu’il tenta néanmoins d’arriver à destination en prenant la correspondance de Domfront Romagny, mais qu’il ne parvint à Saint-Hilaire qu’à 4 heures du soir (au lieu de 10 h. du matin), ce qui l’obligea de remettre au lendemain l’expertise qui motivait son voyage et de prolonger son séjour, en cette localité, deux jours au lieu d’un seul; qu’en réparation du préjudice que ces pertes de temps et ces dépenses supplémentaires lui ont occasionné,il réclame à la Compagnie de l’Ouest une somme de 100 francs à titre de dommages-intérêts ;
- Attendu qu’à cette action,la Compagnie défenderesse oppose une exception de force majeure qui, selon elle, dégagerait absolument sa responsabilité en l’espèce, à savoir, la rupture du bandage d’une roue du tender qui se serait produite à la station de Feuguerolles, à 4 heures du matin, et y aurait immobi'isé le train pen • dant près de deux heures; qu’elle prétend, d’ailleurs, que le demandeur ne justifie d’aucun préjudice et conclut au rejet de son action ;
- Attendu que, lorsque pour échapper à sa responsabilité, le transporteur allègue un cas de force majeure, il est obligé d’en faire la preuve ; qu’il n’y a pas là une solution de rigueur, mais bien l’application pure et simple des principes du droit commun (Lyon-Caen et Renault, verbo Contrat de transport, t. III, no 603; Pand franc., verbo Chemins de fer, no 4.980 ; Cour de Paris, 27 novembre 1866);
- Attendu que, dans l’espèce, la Compagnie ne rapporte nullement cette preuve qui pourrait résulter d’une constatation écrite, d’un procès-verbal quelconque d’un commissaire de surveillance administrative ; qu’elle se borne à une allégation de pure forme que rien ne justifie ni ne vient corroborer ;
- Attendu que cette preuve, fût-elle faite, la responsabilité de la Compagnie de l’Ouest n’en serait pas moins engagée ; qu’en effet, d’après ses propres énonciations, l’accident s’est produit à 4 heures du matin, à Feuguerolles, alors que le billet a été délivré à Teis-sier à 5 h. 40, heure n laquelle elle savait, a n’en pas douter, qu’elle était dans l’impossibilité d’exécuter le contrat de transport qu’elle formait néanmoins ; que, dès Icrs, elle a commis une faute dommageable pour Tessier, résultant de ce que, connaissant le retard occasionné par l’accident qu’elle allègue, elle lui a néanmoins délivré un billet pour Saint-Hilaire par Fiers et Vire, par un train qui ne devait arriver à Fiers qu'a-près le départ de celui allant à Vire (Cass. Req , 26 juin 1872);
- Attendu que, de ce qui précède, il s’ensuit qu’il n’y a lieu de s’arrêter à l’exception de force majeure invoquée, laquelle n’est pas fondée ;
- Attendu, quant aux dommages-intérêts, que le pré-
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- judice subi par Tessier est suffisamment établi par ce fait qu’il a dû, par la faute de la Compagnie, rester absent de chez lui deux jours au lieu d’un seul, et, outre ce dérangement, supporter les frais inhérents à ce second jour de voyage ; que le Tribunal a, par devers lui, les éléments d’appréciation suffisants pour le déterminer équitablement ;
- Attendu, quant aux dépens, qu’ils doivent rester à la charge de la partie qui succombe.
- Par ces motifs,
- Le Tribunal, jugeant contradictoirement et en dernier ressort,
- Dit à bon droit l’action de Tessier, et, sans avoir égard à l’exception de force majeure cotée à tort par la Compagnie de l’Ouest, condamne cette dernière à payer à Tessier la somme de 40 francs à titre de dommages-intérêts en réparation du préjudice à lui causé; la condamne en outre, aux dépens, dans lesquels entrera le coût de la signification extrajudiciaire du 5 juillet dernier.
- (MM. Le Poittevin, agréé, pour le demandeur ; Gilbert (du barreau de Vire), avocat, pour la Compagnie de l’Ouest.)
- Observations. — Les deux motifs indiqués dans le jugement recueilli doivent faire écarter l’exception de force majeure. La défenderesse devait, en effet, rapporter la preuve de l'exception qu’elle invoquait, et, de plus, un cas de force majeure est, par définition, un événement imprévu, survenu au cours de l’exécution du contrat. Or, quand la Compagnie avait délivré au voyageur un billet lui assurant une correspondance, elle connaissait déjà l’état défectueux de sa machine; elle savait que le train ne pourrait pas rejoindre à Fiers le train qui aurait permis l’arrivée à destination à l’heure réglementaire. Les avaries survenues au matériel des Compagnies ne constituent à leur profit l’exception de force majeure que si certaines conditions fixées par la jurisprudence se trouvent réunies Voir, sur ces conditions : Tr. coin. Aix, 5 février 1903 et nos observations {Gaz. Jud., 1903, p. 793).
- CORRESPONDANCE
- M. A. D.y à Besançon. — L’article 4 du traité franco-suisse du 15 juin 1869 n’est applicable qu’aux actions dirigées contre un propriétaire français et non à celles intentées par lui. Le Français, domicilié en France, ne peut être actionné à Genève pour une obligation contractée en France.
- M. G V. à Paris. — Il faut adresser une requête au Ministre en exposant les motifs de votre demande.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond a nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un interê: général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particu liere, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d une opinion à émettre, il est possible de le faire sur
- la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les document de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme prr exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos ecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Dissolutions de Sociétés
- Suresnes. -- Société Alph. Huillard et Cie, extraits de bois de teinture, produits chimiques, etc., rue du Commandant Rivière. — L. les associés.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. Clavel, 73, rue de Tu-renne.— Ent. en jouis, de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Eyheracagne à Mlle Eyheracagne, 10, rue d’Hauteville. — Ent. en jouis, de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Laillon, 40, rue d’Anjou.— Ent. en jouis, le 1er fév.
- Paris. •— Teinturerie, par M. Callot, 6, boni, des Filles-du-Calvaire. — Ent. en jouis, de suite.
- Maisons qui se créent
- Sèvres (Seine-et-Oise). — Poulain, teinturerie.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, xx.
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, xz. Directeur, 20, rue Turgct (IX)
- i, * a
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- 45
- 00
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE'
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DE PARIS Les 100 k. Acide acétique industriel 40 % .... 30 » » » 35 % ... 28 » » azotique (voir acide nitrique). » » » muriatique 22' chimiq. pur.. 31 50 » » 20/22parl5touiies 5 50 » nitrique 36' blanc ... 31 » » » » jaune 30 » » » 40- blanc 36 » » » » jaune 35 » » » 36’ chimiquem. pur. 49 » » » 40- » » 57 » » oxalique 70 » » picrique cristallisé 235 » » sulfurique 53: 4 75 » » 60’ environ 5 25 » » 66’ » ...... 625 » » 66* :himiq. pur.. 33 » » » au soufre 15 » * » tartrique 1er blanc 245 » Alcali volatil du gaz 22' 36 » » » 28/29 61 » L’hecto Alcool dénaturé type Régie 90- 47 » Les 100 k. Alun épuré. 19 » » ordinaire 16 » Potasse caustique 70/75 plaques... 60 » » Perlasse ire qualité 115 » » » ordinaire ...... . 38 » » rose factice 25 » Rouille 42/45 en tourie . 12 » » supérieure 15 » Sel de soude 90/92 ... 12 50 » » Solvay 65/70 22 50 » » » 75/80 23 50 » » » 80/85 24 50 Soude caustique 60/62 28 » » » 70/72 30 » » » 60/62 plaquettes. 32 » « » 70/72 . » .. 35 » Sulfate de cuivre 98/99 » .. 58 » » de fer moyens cristaux ... 6 50 — Le kil. Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25 » extra pains et poudre. 4 75 » » n- 1 . . 4 25 » » flor pâle et foncé 5 25 » de Chine en grains 7 50 Les 100 kil. Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 » » » » pour azurage, 95 » » » » p. pap peints 115 » » de Prusse supérieur... .... 180 » • » » extra 155 » » » n- 1 135 » Essence de térébenthine 135 »
- L’hecto Benzine cristallisable 42 » » lourde, industrielle 35 » » type Régie 34 » Les 100 k. Bichromate de potasse 72 » » soude 56 » Bi-oxyde de baryum 85/86' 95 » Borax raffiné en cristaux 36 » Carbonate de soude cristallisé 8 » Crème de tai re entière 185 » » » en poudre 190 » » » soluble, paillettes.. 315 » Cyanure rouge de potassium pur... 340 » Dextrine blonde citron 48 « » blanche 48 » Le litre Eau oxygénée 10 à 12 volumes ... 0 28 » » extra 0 38 » » pharmaceutique.... 0 55 » » chimiquement pure.. 2 50 Les 100 k. Extrait d’orseille liquide n' 1 115 » » » » extra 155 » » » supérieur 185 » » de Javelle 40:Baumé.. .. 11 50 » » 35' » .... 10 50 » » 25' ».... 9 25 » » 20- « 7 85 Glycérine blanche industrielle 28',. 118 » Lessive caustique de potasse 36’... 33 » » » » 40'... 43 » » » de soude 36’. . 13 50 Noix de Galles de Chine 160 » Orseille double. 65 » » triple ... 80 » Oxymuriate d’étain 32 % 180 » Panama 49 » Permanganate de potasse 125 » Potasse d’Amérique 90 » » imitation d’Amérique 66/70' 39 » » » » 52/55' 33 - » » » 45'... 30 PLACE DU HAVRE BOIS DE TEINTURE On cote : Campéche du Brésil, coupe d Espagne, 1 re qualité ... 11 .. à 13 . — 2e qualite ... 9 .. il.. - 3e qualité.... 6 50 8 .. — Sisal, Yucatan.. 6 50 8 50 — Honduras.... . 7 50 8 . . — Tabasco 5 50 7 .. - Haïti Cap 4 25 4 50 - Fort-Liberté.... 4 25 4 50 — Aqaim 4 40 4 80 — St-Marc 5.. 575 — Gonaïves 5 .. — P.-de-Paix ...... 5 90 6 50 — 4 50 4 70 — Saint-Domingo... 5 .. 5 50 — Martin, et Guadel. 3 50 4 .. — Jamaïque 5 .. 5 50 Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6 25 » Manzanillo. 6 6 25 » Tuspan 6 25 6 50 » 6 .. . . » Campèche ... . .. » Carmen ... ... » Tampico 6 .. 6 90 » , 5 .. 5 60 » Haïti 5 .. 550 » Jamaïque 5 25 5 80 » Barcel et P. Cab .. ... . .. » Rio-Hacha ... ... » Carth. et Savan... 4 75 5 » Maracaïbo ....... 4 75 5 . . - Fustet 1 M k. 14 .. 16 .. • Tatajuba(Pern, )50 k ... . .. » Bahia. . .. ... • Gorinto.... , 5 60 6 50 Amapala. DO kil. 5 70 25
- Rouge Brésil Bahia 8 .. 8 10
- • Calliatour.. .100 k. 16 .. 17
- • Lima 50 kil. 8 .. 10 50
- » Ste-Marthe 10 50 12
- 4 .. 5
- » Sandal 100 k. 6 .. 7
- • Sapan 50 k. 9
- • Quebracho.. 1000 k. 120 .. 128
- • Pernamb 50 k 14 .. 16
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. . . . . M
- — en caisse — 37 50 45 - k
- Jaune ou gamb 78 . 80
- » pressé... Cochenille On cote : 30 . 1/2 35 kil • •
- Ténérife zacatille...... 1 60 2
- Ténerife grise 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale. 50 kilos, 22 50 25
- Java, Mad , Pond M . •
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... Indigos On cote actuellement : 10 . 14 50
- Beng. sur v. etbl. 12k.. 6 .. 6 25
- fin violet et pourpre 5 50 5 75
- Beng. beau viol, et dite... ) 5 25
- « bon violet « bon moyen violet.. . 4 50 4 .. 5 4
- « moyen violet 3 59 3 75
- « beau violet rouge .. 4 50 4 75
- • bon violet rouge 4 .. 4 25
- « bon moy. v. rouge... 3 50 . 3 75
- « fin rouge 4 25 4 50
- « beau dito 4 .. 4 25
- « bon dito 3 75 4
- • bon à fin cuiv 3 50 3 75
- « cuiv. ord. et bas 3 50 -
- Java. . M
- Kurpah.. N.M. 2 .. 3 75
- Madras 2 . . 3 75
- Manille N.M.
- Caraque N-M. 0 75 2
- Guatemala flor 4 .. 4 50
- » bon à fin sobré.. » — cor.... 2 2 3 50 50
- » cor. ord. à bs .. N -Gren fln, surf. 1/2 k N.M. 1 50 1 75
- * bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M, Orseille On cote les 100 kil.: .... Cap-Vert M
- Mers du Sud M
- Madagascar M Quercitron •
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50
- » gros effilé 6 .. 7
- Rocou
- Ai.tilles.. .. i/- kil. 0 30 ./. à 0 32 1/2
- Cayenne N. M • • • .
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-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- Q. <
- PLAGE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- » (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie. . .
- Cachou noir, Ire marque... » marques ord.. Cochenille argentée. .100 k.
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à . 15 .12
- 12
- 85
- Sumac en feuilles........... 25
- » poudre......... 26
- Styrax liquide..............150
- Tamarin Madras............. M
- Verdet, eu pains, extra sec,
- 23
- «
- »
- » urcuma
- grise............ zacatille naturelle noire Palmas lek.
- Bengale...........
- Chinois... ......
- Madras............
- Gal es de Chine ............ Prussiate jaune de potasse.
- 525
- 550
- 515
- 35
- 40
- 60
- 135
- 170
- INDIGOS — Au 1/2 kilo Madras bon t beau tendre.
- Kurpah
- Kurpah
- Bengale »
- Java
- moyen et bon moyen coloré............... moyen ord. et ord. terne et serré.......
- lot et beau vio'et et violet rouge..
- moyen et bon moy. assez coloré.. •.
- moyen ord. et ord. mél. et terreux. .
- ; beau et fin violet bon moyen à bon violet et violet rouge ...............
- moyen violet-rouge et rouge...........
- 2.85
- 2.50
- 2.20
- 5
- M. .
- M
- M..
- 335
- 575
- 575
- 3.10
- 2 80
- 2.45
- M..
- bon moyen..... ... beau et bon violet.
- DROGUERIES
- M
- M
- M
- M
- Le
- tout aux 100 kil , sauf variation traire 1er coût.
- O 4
- SOUS toile . . . . : . . en pains, extra sec, sous pap............. bon marchand en pains » en boules . raffiné en poudre sec ..
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- a
- »
- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d.
- d.
- d. d.
- d.
- Mous en Barils
- Qualité extra.................... 32 34
- Qualités ordinaires.................. 25 30
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil. minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- Acide citrique.............. Alun raffiné (entrepôt).....
- » (acq.)................ Couperose emballée...... Essence de térébenthine (d. fûts)....................
- Id (s. fûts)................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl. .......... .. ....
- Id. 2e bl. (entrepôt)....... Galles vertes et noires.....
- » noires Alep............ » blancnes...............
- 540 ..
- 16 ..
- 17 ..
- 5 ..
- 140 ..
- 137 .
- 36 ..
- 35 ..
- 200 ..
- Gomme arabique, en sorte Ghésirée, en sorte....
- »
- 140 .
- 60 .
- Sénégal,s. bas du fleuve » ..............
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde........ » blanche.............. Laque en f. qté orange.
- 65 .
- 65 .
- a
- mi-orange
- » » cerise AC
- » Sandaraque lavée.........
- » Damar (Batavia)..........
- » » Singapore.......
- » » Penang .........
- Gomme adragante Syrie....
- .................
- Garance, racine . .
- » potdre..
- Rocou Guadeloupe » Cayenne. .
- Safran d’Espagne,
- Anatolie.
- 600 .
- 550 .
- 525 .
- 160 .
- 145 .
- 85 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 60 .
- 70 .
- 100 .
- Valence
- pur............
- Sulfate de cuivre(entrepôt)
- - (acq.). ..
- 80 .
- 56 .
- 60 .
- 17
- 19
- 6
- 170
- CT
- 70
- 70
- 170
- 120
- 750
- 600
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné............. Blanc de zinc de la Méditer, poudre.................... broyé.....................
- Crème de tartre........... Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude..........
- » de potasse ............. Sel de scude, 80/85, cons. et entr. eabq.de 700kil.,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos........ Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre .’... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos..............
- Blanc
- Jaune
- 9 33 40
- 10
- 8 260
- 34 38
- 56
- 61
- 180
- 8
- 20
- 6
- 18
- 17
- 12
- 30
- E
- 50 à
- 75
- 25
- 75
- 56 A
- 60
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive.. extra pur (72 0/0 d’huiles)
- augmente
- , O
- résineux (72 0/0
- » (72 0/0
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien .........................
- Jaune » .........f............
- 66
- 44
- 39
- 42
- 39
- 44
- 36
- 36
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles).
- » (60 0/0 d’huiles)..... Rosé...........................
- Noir........................... Blanc spécial suiffe...........
- Bleu
- »
- 43
- 38
- 39
- 37
- 55
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif., mixte » talqué Ire qualité » 2e »
- Marbré b'eu ou
- rose Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- 40
- 37
- 33
- 31
- 37
- 40
- ) Selon qualités : Blanc ou jaune................ » (à la battease) Marbré bleu ou rosé. .........
- I Résineux . .......... ..
- | Vert exportation............
- Brun........ ..................
- ! Foir....... *.. ............
- 20
- 26
- 20
- 26
- 25
- 70 48 43 44 40
- 45 3;
- 37
- 45
- 39
- 40
- 39
- 57
- 44
- 39
- 35
- 32
- 39
- 42
- 30
- 34
- 32
- 34
- 32
- 34
- 34
- BOIS DE TEINTURE
- Brésillet 28 - à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 - 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 -
- — Haïti 10 - 14 -
- — Martinique,Guade-
- loupe 8 — 8 50
- Calliatour ....... — —
- Pernambouc ...... — — — —
- Jaune Cuba ... . . — — — —
- — Guayra Tabasco. . . — — — —
- — Tuspan — — — —
- Lima 14 — 15 —
- Tampico. — — — —
- Sapan. ........ — — — —
- Sainte-Marthe — — — _
- Nicaragua — — — —
- Sandal rouge — — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k.
- Gambier — — — —
- Curcuma de la côte. . 100 k. — — _
- — du Bengale. . — — — —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 -
- — fin violet . . — — — _
- — — beau violet . 11 - 13 —
- — — bon violet. . 11 - 12 -
- — — moyen violet. 10 — 11 -
- — — petit violet. . 9 — 10 -
- — — ordinaire et
- cuivré . 8 50 9 —
- — Java ordin. et cuivré . — —. ......
- — Madras fin 6 — 5 5C
- — — beau . 5 50 6 -
- — — bon .... —
- — — moyen . . . 5 — 5 5C
- — — ordinaire. . . ---- -- —
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 -
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy. violet 6 — 7 —
- — •— pet. ordin. 5 — 5 5C
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 -
- — — orn.et cuivré 4 — 5 —
- — Manille — — — —
- — Guatemala flor . 8 — 10 —
- — — sobre . 6 — 7 —
- — — cortès . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . . 7 — 8 -
- — - sobre . . . 6 — 7 -
- — — ordin. cortès 4 - 5 —
- Caraque flor. . . — — — —
- — — sobre . •--- --- --- --
- — — cortès. . . — — — —.
- Gomme laque ordin. et orange
- D C . le k. 6 20 -
- — — blonde, irequal. 6 -
- — — — 2e quai 5 90 — —
- — — cerise. . . . 5 40 -
- — — blondeordin 5 89
- Garance d’Avignon. . 100 k
- Lac-Dye, marque DT. ie k. — —
- Orseille Mers du Sud 10C k e.o- • —
- — Madagascar . . — — — ~
- -econan 4 '
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-
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- 30
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb............. 72 .. à 73 .
- Acide acétique des arts 40% 31 •• 32 .
- » chlorhydrique........ 7 . . 8 .
- » nitrique 36.......... 34- .. 35 .
- » sulfurique 66'......... 8 50 9 .
- » tartrique............ 270 .. 275 .
- » citrique............. 335 . 340 .
- Alun épuré............... 21 .. 22 .
- » ordinaire.'............. 17 .. 18 .
- Ammoniaque incolore, 22.- 44 . 46
- Bichlorure d’étain, 55.:.. 113 .. 118 .
- » » 60..:.. 136 .. 141 .
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .
- » Guadeloupe. 12 .
- Bois Jaune Centre Amériq. 17 .
- Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .
- » brun.................... 7 5
- Chlorate de potasse...... 105 .
- » de soude............... 105
- Chlorure de chaux 100 à 110. 16
- Chromate rouge de potasse 77 .
- » » de soude.. 57 .
- Crème de tartre.......... 185 .
- Cristaux de tartre ....... 175 .
- » de soude.................. 8 .
- Curcuma Bengale en racines 33 .
- » de Madras.....................
- » de Chine.................. M .
- Essence de térébenthine.. 112 .
- Extrait de châtaignier 20'. 16 .
- Galles de Chine et Japon. . 157 .
- » vertes et noires .... 155 .
- 18 .. Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 ..
- 13 . » arabique 65 .. 70 .
- 18 .. » adragante rousse .. 275 .. 31» ..
- 56 .. Jus de citron 20 .. 21 ..
- 90 .. Méthylène à 90 .. 95 ..
- liO .. » régie 100 .. 105 ..
- 110 .. Prussiate jaune de potasse 130 . . 135 . .
- 18 .. » » de soude..
- 79 . . Pyrolignite de fer 10 50 11 50
- 59 .. Résine 26 . . 27 ..
- 190 .. Rouille 9 .. 10 .
- 180 . . Sel de soude 17 50 18 50
- 8 50 • ammoniaque.. 11 50 12 50
- 37 .. Sel d’étain. 248 .. 252 . .
- Soufre en canons 18 . . 19 .
- . . . . » sublimé 20 .. 20 50
- 114 .. Sumac Sicile en feuilles.. 22 .. 23 ..
- 17 . . Sulfate d’alumine 9 .. 16 . .
- 160 .. » de cuivre 56 .. 57 ..
- 180 .. » de fer. 5 .. 7 ..
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une
- deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettré qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 31
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- sur la Teinture, les Apprêts et P’Im pression des Tiss.s
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, coitre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires
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- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Édition française, par M. F.Dommer, professeur a l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
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- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l'anthracene.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique.; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques. — Matiès « colorantes non classées
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte..........................................20 francs
- Teinturier, Apprèteur et Dégraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnàud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches..................
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- Aniline (Couleurs d'), d’Acide phènique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des houilles, la distillation des goudrons, la. préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phènique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Les Patrons devant les prud’hommes.—Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII- arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
- Cours de marchandises. — Les matières premières, commerciales et industrielles, par Girard, professeur à l’Ecole pratique de commerce et d’industrie de Nîmes. 1900. 1 vol. in-16 de 412 pages, avec 246 figures, cartonné, prix : 5 fr. 60.
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- 50e Année. No 3.
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- 5 Février 1906.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Les colorants naturels (suite). — Les couleurs diamine dans la teinture des tissus mi-soie (suite). — Société industrielle de Rouen. — La théorie et la pratique de la teinture avec du rouge turc. — Le Cengrès de Turin contre la surcharge de la soie (suite). — Documents officiels. — Liberté du commerce et de l’industrie. — Informations. — Jurisprudence. — Adjudications administratives. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Revue du marché. — Annonces.
- LES COLORANTS NATURELS encore employés en teinturerie et la détermination de leur valeur
- Par M. von Cochenhausen (i) (Suite. — Voir nos numéros des 5, 20 décembre 1905 5et 20 janvier 1906.)
- Ce qui convient le mieux c’est un tissu léger en laine qu’on mordance en le faisant bouillir pendant une heure avec i o/o de son poids de bichromate de potasse et 2 o/o de son poids de tartre. Pour établir une échelle comparative on teint 10 bandes égales de tissu mordancéavec 0,05 o/o — o,io o/o — 0,15 0/0 — 0,20 0/0 — 0,25 0/0 — 0,30 0/0 — 0,35 0/0 — 0,40 0/0 — 0,45 0/0 — 0,50 0/0 de son poids d'hématoxyline pure, qu’on prépare facilement par recristallisation en beaux cristaux jaune
- —(1) Traduit de Zeitschrift, fur anqewaiidte Chenue, por Moniteur Quesneville. 1 > '
- paille. Si l’on doit déterminer aussi la quantité d'hé-matéine, on prépare une échelle analogue à la pré-, cédente avec les mêmes quantités d'hématéine pure. La laine est alors mordancée à l’oxyde de chrome par ébullition d’une heure avec 3 0/0 de fluorure de chrome et 3 0/0 de tartre. On prépare l'hématéine en oxydant avec précaution par l’acide azotique de l'hématoxyline pure dissoute dans de l’éther. Pour l’essai on teint en deux teintes, l’une plus claire, l’autre plus foncée, de la laine mordancée des deux façons indiquées ci-dessus. La quantité de colorant à employer dépend de sa qualité. On emploie, en général, 0,5-1,0 0/0 d’extrait sec, 1-20/0 d’extrait liquide, 2,5-5 o/o de bois non gâté et 5-10-20 0/0 de bois mal conditionné. Souvent on fait bouillir avec de l’eau une quantité plus grande de substance, on filtre, on dilue à un volume déterminé et on fait l’essai sur une fraction aliquote de ce volume. On jette la laine mordancée dans le bain froid, on porte à l’ébullition en une demi-heure et l’on fait bouillir une demi-heure également.
- On a dissous, par exemple, 5,53 gr. d’extrait solide dans un litre d’eau, les échantillons de laine pesaient 5 grammes. Deux échantillons furent teints chacun avec 5 centimètres cubes soit 0,553 0/0 d’extrait, et deux autres avec le double soit 1,1060/0 d’extrait. La teinte de l’échantillon clair mordancé au bichromate était comprise entre les n°s 3 et 4 de l’échantillon pour hématoxyline (0,15 et 0,20 d'hé-matoxyline pure), celle de l’échantillon foncé coin-
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- LE MONITEUR DE Là TEINTURE
- cidait avec le n° 7 (0,35 0/0 d’hématoxyline). Les 1,106 parties d’extrait avaient donc la même valeur que 0,35 parties d’hématoxyline. L’extrait renfermait donc 31,7 0/0 d’hématoxyline et d'hématéine. L’échantillon mordancé au fluorure de chrome et ♦
- teint avec 1,106 0/0 était compris entre les nos 1 et 2 de la seconde échelle 1,106 parties d’extrait avait donc le même pouvoir tinctorial que 0,075 parties d’hématéine. L’extrait renfermait donc 6,8 0/0 d’hématéine et 31,7 — 6,8 = 24,9 0/ d’hématoxyline. Mais comme, pendant la teinture, une traction de l'hématoxyline se transforme en hématéine, de sorte qu’une laine mordancée à l’oxyde de chrome et teinte à l’hématoxyline pure est toujours légèrement bleue, malgré l’absence d’acide chromique, et que sa teinte coïncide avec le n° 1 de l’échelle, il faut soustraire de la quantité d’hématéine celle indiquée par cet essai à blanc, qui s’est formée pendant l’opération. Pour 1,106 parties d’extrait, il faut donc soustraire 0,05 parties soit 4,5 0/0. En réalité l'ex-trait renfermait donc 6,8 — 4,5 == 2,3 0/0 d’hématéine et 31,7 — 2,3 = 29,4 0/0 d’hématoxyline.
- Les extraits commerciaux étant rarement purs, mais le plus souvent mélangés de mélasse, d’extrait de châtaignier ou de quebracho, il est souvent important de déterminer ces additions. Une donnée commode est la teneur en cendres rapportée à la substance anhydre. L’extrait de campêche pur sec renferme au plus 1,5 0/0 de cendres.
- On n’a que peu de renseignements sur la teneur en cendres des extraits tanniques.
- D’après Pacssler on peut tabler sur les valeurs
- suivantes : Eau 0 Zo Matières tannantes Zo Matières minérales 0/ Zo Cendres de substances sèches 0/ zo
- Extrait : de châtaignier liquide 62-58 24-28 0,4-1,0 L5-3,5
- de châtaignier pâteux 54-50 35-40 0,6-1,2 »
- québracho liquide 62-56 30-38 0,4-1,0 1,0-2,5
- québracho pâteux 56-48 36-46 0,5-L 2 »
- québracho solide 23-1.6 60-72 0,6-1,5 »
- L’addition de ces extraits ne modifie donc pas la teneur en cendres de l’extrait de campêche, les autres extraits tannifères, qui ne sont pas employés à cet effet, — pin, myrobalane, sumac, etc. — renferment 5-18 0/0 de cendres.
- Par contre la mélasse renferme 50 0/0 de sucre, 300/0 d’autres corps solides et 20 0/0 d’eau et environ 10 0/0 de cendres. On peut déjà reconnaître l’addition de mélasse aux extraits solides en ce qu’ils sont plus difficiles à purifier et qu’à l’air ils se résolvent en pâte. Tandis aussi que la cendre de l’extrait pur est blanche, les extraits renfermant de la mélasse donnent des cendres foncées en proportion bien supérieures à 1,5 0/0. Un extrait à 60 0/0 de matières solides, 40 0/0 d’eau et 1,2 0/0 de cendres et une mélasse à 20 0/0 d’eau et 80 0/0 de matières solides (dont 50 0/0 de sucre et 10 0/0 de cendres) donnèrent les résultats suivants :
- Teneur Teneur
- de l’extrait brut de l’extrait sec
- 100 d’extrait 25 de Eau 0, Zo Cendres 0 Zo Sucre oz zo Cendres Sucre
- °Z 70 0/ Zo
- mélasse .... 36 3,0 12,5 4,5 15,6
- 100 d’extrait 50 de mélasse .... 33 4,2 17,0 6,2 25,0
- T00 d’extrait 100 de mélasse. . . . 30 5,6 25,0 8,0 36,0
- % La quantité des ; cendres et leur aspect permet
- déjà de se faire une idée sur la quantité de mélasse
- ajoutée.
- On peut aussi la déterminer directement d’une façon approximative par le procédé suivant. On prépare de l’hydrate ferrique en décomposant, en présence de chlorure d’ammonium, 90 grammes d’alun ferrique cristallisé avec de l’ammoniaque en excès, on lave sur un filtre jusqu’à disparition de la réaction du chlore, on jette alors le contenu du filtre dans un ballon jaugé d’un litre. 50 centimètres cubes de liquide renferment en suspension 1 gr. d’hydrate ferrique. Ce composé oxyde l'hématoxy-line en hématéine et fixe celle-ci à l’état de sel | d’oxyde de fer.
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- C‘HP(OH)° + H2O 4- Fe2(OH)6 = C‘He(OH)3 4- 2 Fe(OH)2 4- 6H2O
- 2 Fe(OH)2 4- 2 Fe2(OH)6 = 2 Fe3(OH)8
- CIH®(OH)® 4- Fe2(OH)6 = CIH‘O®Fe2 4- 6H2O ClHA(OH)° 4- 4Fe2(OH)6 = CIH®O®Fe2
- + 2Fe‘(OH) + 8H‘O.
- 320 parties d’hématoxyline cristallisée nécessitent 214 parties d’hydrate ferrique. L’hydrate précipite aussi les acides tanniques, presque tout l’acide gallique et presque toutes les combinaisons non sucrantes de la mélasse. Malheureusement il y a toujours, en même temps, un peu de sucre entraîné, ce qui fait que le procédé n’est pas quantitatif absolument. Cette fraction est cependant faible, elle dépend de la concentration de la solution et de la quantité d'hydrate mis en œuvre. Mais comme l’extrait de campêche pur ne laisse, après cette opération, jamais plus de 2-2,5 O/o de résidu et qu’on n’ajoute jamais de faibles quantités de mélasse, on en reconnaît ainsi facilement la présence.
- On dilue dans 200 centimètres cubes d’eau une quantité d’extrait équivalant à 0,5 gr. de résidu sec, on ajoute 100-150 centimètres cubes d’hydrate ferrique en suspension, on fait bouillir un quart d’heure, on complète le volume à 500 centimètres cubes, on filtre sur un filtre No 602 de Schleicher et Schüll, on évapore à sec, au bain-marie, dans une capsule tarée et l’on pèse. Après inversion on peut rechercher le sucre dans le résidu par la liqueur de Fehling.
- (A suivre.')
- LES COULEURS DIAMINE dans la teinture des tissus mi-soie (Soie et coton)
- (Suite — Voir notre numéro du 20 janvier 1906.)
- Nous donnons ci-après un tableau des couleurs Diamine (1) qui conviennent pour la teinture des tissus mi-soie, en les divisant en 4 groupes, suivant
- (1 ) Tous ces colorants sont fournis par la Manufacture bonnaise de matières colorantes.
- la façon dont elles se comportent vis-à-vis des deux fibres :
- 1) Colorants, qui ont surtout de l’affinité pour
- LE COTON ET QUI NE TEIGNENT LA SOIE QUE PEU
- OU PAS DU TOUT.
- Jaune solide Diamine A, brev. s. g. d. g.
- Orangé Diamine GC, »
- Orangé Diamine DC, »
- Bleu Diamine 2B »
- Bleu Diamine 3B, »
- Bleu pur Diamine, »
- Bleu pur Diamine FF, »
- Bleu brillant Diamine G,. »
- Bleu Diaminéral R, »
- Noir Diamine BH, »
- II) Colorants teignant le coton et la soie en NUANCES UNIFORMES OU PRESQUE UNIFORMES, TOUT EN COUVRANT LE COTON PLUS QUE LA SOIE Thioflavine S, brev, s. g. d. g.
- Jaune Diamine N Jaune d’or Diamine, Jaune solide Diamine B Orangé Diamine B Orangé brillant direct J Orangé brillant direct R Gris Diamine G, Rose Diamine BD, Ecarlate Diamine, HS, Ecarlate Diamine B, Ecarlate Diamine 3B Rouge Diamine 5B Rouge Diamine 10B, Rouge solide Diamine F, Bordeaux Diamine B, Bordeaux Diamine S, Violet Diamine N, Violet Oxy-Diamine B, Bleu Diamine RW, Noir Diamine ML, Bleu acier Diamine L, Bleu noir Diamine B, Noir mi-laine S, Noir Oxy-Diamine D,
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- C O.-
- LÈ MONITEUR DE Là TEINTURE
- Diaminogène extra, brev. s. g. d. g.
- Diaminogène B, »
- Brun Diamine M, »
- Brun Diamine 3G, »
- Vert Diamine B, »
- Vert Diamine G, »
- III) Colorants qui teignent la soie en nuances PLUS OU MOINS DIFFÉRENTES DE CELLES DU COTON
- Bleu Diamine CB, brev. s. g. d. g.
- Bleu Diamine BG, »
- Bleu Diamine BX, »
- Bleu Azo-Diamine 2R, »
- Bleu Diamine 3R, »
- Noir bleu Diamine E, »
- Noir Diamine Bo, »
- Noir Diamine Ro, »
- Noir Oxy-Diamine Sooo, »
- Brun Diamine V, »
- Brun Diamine B, »
- Bronze Diamine G, »
- IV) Colorants teignant la soie en nuances plus FONCÉES QUE LE COTON Brun pour coton N.
- Il est évident que cette classification ne peut avoir qu’une valeur relative, car suivant la température plus ou moins élevée des bains et suivant les additions plus ou moins fortes de savon et de sulfate de soude (sel marin, phosphate de soude) les colornnts montent plus ou moins sur les différentes fibres. On obtiendrait par exemple avec le Violet Diamine N, en augmentant l’addition de savon, une teinte un peu plus claire seulement sur le coton, tandis que la soie resterait entièrement blanche.
- (4 suivre.)
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- Extrait de la séance du 22 décembre 1905 Présidence de M. J. Reber, président
- Sont présents : MM. E Blondel, Baumann, O. Piequct, L. Rouen, F. Miray, Gasly.
- Absents et excusés : MM. Balanche, R. Blondel et G. Masure.
- Lecture est donnée du pli cacheté n° 449 de MM. Poirrier et Rosenstichl, sur une nouvelle classe de matières colorantes bleues sulfonées, solides aux alcalis. Le Gomité est d’avis de publier ce pli sans commentaires dans la partie bibliographique du bulletin.
- La Société chimique de Paris a adressé le programme des prix qu’elle a élaboré avec le concours des syndicats industriels ; elle en sollicite l’insertion dans notre bulletin. Le Comité est favorable à cette demande et vote l’insertion de ce programme au bulletin.
- L’ordre du jour appelle la révision du programme des prix ; après examen, le Comité décide de n’y apporter aucun changement.
- M. le Président rappelle que le Comité -aura à statuer sur les demandes de concours présentées au prix de l'Exposition et au prix d’intérêt général. Les candidats sont M. Jules Garçon pour l’un et ‘Victor Steiner pour l’autre. Pour le premier une Commission a été nommée qui présentera son rapport dans une prochaine séance ; pour le second une visite sera faite incessamment à l’établissement de M. Steiner par MM. Kœchlin, V. Michel et Blondel.
- Noir d'aniline. —M. Piequct poursuit la lecture de son intéressant travail ; cette partie de l’ou-vage est l’exposé des nombreux brevets pris pour l’application du noir d’aniline.
- La séance est levée à 6 h. 1/2.
- LA THÉORIE ET LA PRATIQUE de la teinture avec du rouge turc
- La. teinture avec du rouge turc est une découverte empirique, et bien que l’on ait souvent entrepris des recherches chimiques, on n’a pas encore donné jusqu’à présent d’explication scientifique suffisante du procédé. L’analyse de cette substance colorante a démontré qu’elle se compose principalement d’alizarine, de chaux, d’alumine et d’acides
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 37
- gras. Ces quatre éléments existent toujours mais en proportions variables. Les composés d’étain dont on se sert souvent pour aviver le rouge ne sont pas essentiels. On sait que l’alizarine forme une laque avec la chaux et l’alumine, mais on n’a pas déterminé le rôle joué par les acides gras.
- Le procédé peut être résumé comme suit :
- On fait bouillir le coton pour le nettoyer des impuretés,du collage, etc., et si l’on désire obtenir des nuances rouge pâle, on le blanchit préalablement. On imprègne le coton d’huile pour rouge turc ; celle-ci est de qualité et de composition variées et exerce naturellement une grande influence sur le résultat. L’huile pour rouge turc est produite par l'action de l’acide sulfurique sur l’huile de ricin, et elle contient à peu près 50 0/0 d’acides gras, elle se dissout dans l’eau en formant un liquide trouble. L’huile pour rouge turc ne doit pas être trop alcaline autrement elle ne se fixera pas bien sur le coton; celle qui est destinée à l’impression des tissus est produite par l’action d’une lessive de soude caustique sur l’huile de ricin. Il faut bien manipuler le coton dans le bain d’huile afin que la pénétration soit complète et uniforme ; sans cela le mordançage et la teinture ne seront pas égaux.
- L’action centrifuge ou l’expression doivent être faites soigneusement pour ne pas entraver l’imprégnation égale avant qu’elle ait eu le temps de s’effectuer. Pour sécher le coton il faut une température assez élevée pendant un temps considérable. Dans le cas contraire l’alumine ne sera pas fixée d’une manière convenable et les couleurs s’effaceront au frottement. On mordance le coton avec l’acétate- de sulfate d’alumine, l’alun étant rarement employé. Le sel commercial que l’on emploie est un mélange d’acétate et de sulfate. La composition
- du mordant dépend de la nature du tissu, de l’eau ‘ rence originale.
- employée, de la qualité de l’huile pour rouge turc ! et des nuances que l’on désire obtenir. Dans tous les cas il doit être libre de fer qui formerait une laque alizarine violette et endommagerait la couleur. Les composés de fer insoluble tels que la rouille sont moins nuisibles, mais ils se dissolvent dans une certaine mesure dans le mordant.
- L’alumine est fixée sur la fibre en partie par l’huile et en partie par la décomposition des sels d’alumine par la chaleur de la chambré à sécher. La fixation est complétée ensuite par l’emploi de la craie. On rince à fond et l’on teint en se servant d’eau dure, c’est-à-dire celle contenant de la chaux et la dureté doit être de 5 à 8 degrés. Si l’on emploie de l’eau douce, il faut ajouter du lait de de chaux ou une solution d’acétate de calcium en quantité suffisante pour donner à l’eau la dureté requise.
- Il faut éviter un excès de chaux car cela amortit la couleur. Il ne faut pas qu’il y ait de fer soluble dans l’eau, mais comme le bain est alcalin les composés de fers insolubles ne sont guère nuisibles. La teinture s’est faite au bouillon ou dans un bain de 60 à 65° C. et la fixation par la vapeur, vient ensuite ; la deuxième méthode donne des couleurs plus claires que le bouillon.
- Le vaporisage se fait à la pression atmosphérique. L’avivage consiste dans l’éloignement de la couleur non fixée. On le fait généralement dans un bain de savon avec ou sans soude. On ajoute quelquefois à ce bain du sel d’étain ou d’autres composés d’étain, lesquels en formant une laque d’étain rendent la nuance plus jaune et plus claire. On se sert souvent d’huile d’olive qui se saponifie par la soude. Les marques d’alizarine bleuâtre sont assurément plus solides aux alcalis et au savon que les marques jaunâtres et l’on ne peut pas pousser le procédé d’av vage aussi loin avec les dernières qu’avec les pre mières.
- Les tissus teints et avivés doivent être séchés à une basse température, car le séchage trop rapide rend les nuances ternes et brunâtres, mais avec le temps les tissus mal séchés recouvrent leur appa-
- Pour teindre sur un mordant d’alumine, le rouge alizarine en pâte est la substance colorante le plus souvent employée, la purpurine, l’alizarine orange bleu, l’anthracène, coerunine, brun, l’anthracène alizarine jaune G. etc. sont .aussi employées.
- Les fils de coton teints avec du rouge turc sont fréquemment employés lorsqu’on désire fabriquer
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- des tissus possédant une grande solidité à la lumière et au lavage, en un mot dans tous les cas où un rouge solide est demandé.
- The Dyer and Cohco Printer.
- LE CONGRÈS DE TURIN contre la surcharge des soies
- 4, 5 et 6 septembre 1905. (I)
- (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 janvier.)
- Malheureusement la charge végétale ne convient pas aux couleurs claires.
- De là le rapporteur passe à la charge métallique que certains fabricants suisses et allemands ont poussée jusqu’à 200 o/o. Le professeur Gianoli déjà cité, met la dernière main à un procédé destiné à diminuer les dangers de la surcharge, mais on ne peut jusqu’à présent se prononcer définitivement sur cette question, encore à l’étude. Après avoir rappelé les taches roses bien connues, le mémoire conclut à la nécessité de la charge mixte pour la teinture en noir.
- Relativement aux propriétés physiques de la soie, il fait remarquer que, là aussi, la mode joue un grand rôle au point de vue du brillant, du toucher et du craquant qu’elle exige de la soierie. Le temps finit aussi par exercer uue influence notable, surtout sur les articles à charge minérale et l’obligation d’appliquer des couleurs très vives, mais souventpeu solides, met fréquemment en cause la responsabilité du teinturier. Quoi qu’il en soit, il est impossible de revenir aux anciennes manières défaire.
- M. Tschierschky insiste sur les considérations intéressantes de ce rapport, touchant le côté commercial de la charge, car c’est bien là le nœud de la question.
- Chaque marché a ses exigences particulières, qui varient encore suivant les usages auxquels les titres sont destinés : articles pour confections, meubles, rideaux ou parapluies. Puis vient la question des
- (1 ) Voir Zeitschrift für Farbaund Textilindustrie, 16 septembre 1905.
- prix. Le marchand en gros doit être considéré comme un connaisseur, sachant très bien qu’on ne peut pas demander à un tissu chargé la même durée qu’à un tissu non chargé de même poids, surtout étant donné que le premier, lui, est coté à un prix notablement moins élevé ; il devra donc se soumettre aux conséquences de ce bas prix et n’est pas fondé à faire des réclamations au fabricant à la fin d’une saison.
- Pour éviter les discussions de cette nature, quelques maisons ont consenti à donner pour leurs produits un délai de garantie limité, en se couvrant par la garantie correspondante de leurs teinturiers, mais ceci n’a été considéré que comme un procédé de réclame, et le rapport ajoute que toutes ces garanties manquent de sanction. Il n’en est pas moins vrai qu’il serait désirable pour les intéressés de voir disparaître toutes ces causes de division qui gênent le commerce.
- Une convention à ce sujet devrait dans tous les cas se conclure à l’unanimité, et les mesures à prendre ne devraient avoir qu’un caractère provisoire, afin de ne pas entraver les conditions d’existence de l’industrie textile et les progrès de la teinture.
- Comme suite, le rapport de la Société de Corne propose de délibérer sur les questions suivantes ;
- 1. Le teinturier peut-il (et en cas d’affirmation, dans quelle limite de charge?) être rendu responsable par le fabricant, de la solidité des tissus, en admettant d’ailleurs qu’il ait suivi exactement toutes les prescriptions qui lui ont été faites ?
- II. Le fabricant peut-il être rendu responsable par l’acheteur et le consommateur (et, si oui, dans quelle limite de temps?) de la solidité des tissus dont le prix a été librement débattu ?
- III. Le fabricant et le teinturier, en l’absence de conventions spéciales, peuvent-ils invoquer pour leur défense le fait, que leurs opérations (dans les limites citées plus haut), se sont passées régulièrement ?
- IV. Faut-il, si cela est possible, fixer à la charge de la soie des limites quantitatives, permettant de
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- distinguer un tissu de bonne qualité marchande, d’un tissu mauvais ou douteux? Dans ce cas, il faudrait établir entre la fabrique et la teinture, un accord fixant cette limite de charge.
- (A suivre.) P. R.
- DOCUMENTS OFFICIELS
- Décret complétant le décret du 22 avril 1900, relatif aux conseillers du commerce extérieur de la France.
- Rapport au Président de la République Française
- Paris, le 26 décembre 1905.
- Monsieur le Président,
- Les conseillers du commerce extérieur de la France institués par le décret du 21 mai 1898, ont pour principale attribution d’être les correspondants du ministère du commerce et de l’industrie et de l’office national du commerce extérieur, en fournissant des avis, des renseignements et toutes autres communications destinées à favoriser notre expansion économique. .
- Ces informations portent généralement sur l’état des marchés d’une région déterminée et sur les débouchés qu’y peuvent trouver tels ou tels produits de notre industrie ; sur les améliorations dont est susceptible leur expédition et sur les meilleurs modes de représentation qui doivent en accroître la vente; sur les usages commerciaux et les conditions de paiement pratiqués sur les places étrangères ; en un mot, sur tous les moyens employés par nos concurrents pour développer leurs affaires et sur tous ceux appelés à faciliter, d’une manière pratique, les transactions commerciales de la France avec la clientèle étrangère.
- En outre, on a bien demandé aux conseillers du commerce extérieur d’aider nos jeunes nationaux à trouver des emplois industriels ou commerciaux à 1 étranger; mais ce n’est que très rarement que pareil appel leur a été adressé.
- J’estime cependant qu’un des services d’ordre général les plus utiles que pourraient rendre les conseillers pour le développement de nos échanges,
- ce serait de contribuer au placement des Français soit dans nos possessions d'outre-mer, soit dans les pays étrangers. Ces Français, familiarisés avec la langue, avec les habitudes commerciales des régions où ils auraient été ainsi placés, apprendraient à en connaître les ressources et les besoins ; une fois formés, ils pourraient devenir les représentants ou les directeurs de maisons françaises à l’étranger qui, bien souvent se trouvent daus la nécessité d’employer l’intermédiaire d’agents d'une autre nationalité; ou bien, s’ils revenaient s’établir en France, ils se trouveraient plus en état de produire les objets réclamés par l’étranger, et, par suite, seraient mieux armés pour faire concurrence à nos rivaux.
- Il me paraît donc désirable de mettre cette partie de leur mission, qui consiste à procurer à nos compatriotes un emploi à l’étranger ou aux colonies, au premier rang des devoirs des conseillers du commerce extérieur, et, par suite, d’en faire non pas seulement une faculté abandonnée à leur bonne volonté, mais une obligation qui, en cas d’inexécution au cours de leurs fonctions, entraînerait leur radiation des listes de contrôle.
- En conséquence, j’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Président, de vouloir bien revêtir de votre signature le projet de décret ci-joint.
- Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mon respectueux dévouement.
- Le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes^ Georges Trouillot.
- Le Président de la République Française,
- Sur le rapport du ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes,
- Vu le décret : du 21 mai 1898, modifié par ceux des 22 avril 1900 et 7 août 1903.
- Décrète :
- Art. Ier. — L’article premier du décret du 22 avril 1900 est complété comme suit :
- Sont considérés comme démissionnaires et rayés des listes de contrôle les conseillers du commerce extérieur :
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- 4° N’ayant pas, au cours de leur période de cinq années de fonctions, placé au moins deux Français dans une exploitation, entreprise ou tout autre établissement commercial, industriel ou agricole situé soit dans une colonie française ou un pays de protectorat, soit à l’étranger. Le premier placement devra être notifié au ministère du commerce avant l’expiration de la seconde année de fonctions.
- A titre transitoire, les conseillers du commerce extérieur actuellement investis de cette qualité ne sont astreints qu’au placement d'un seul Français; ils devront justifier de l’accomplissement de cette obligation trois mois avant que leurs fonctions ne soient expirées.
- Art. 2. — Le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel et inséré au Bulletin des lois.
- Fait à Paris, le 25 décembre 1905.
- Emile Loubet.
- Par le Président de la République :
- Le ministre du commerce, de l’industrie^ des postes .et des télégraphes^
- Georges Trouillot.
- Liberté du Commerce et de l’Industrie
- CONCURRENCE DÉLOYALE
- Le principe de la liberté industrielle et commerciale ne doit fléchir que si la concurrence, licite en elle-même, est pratiquée d’une façon déloyale,à l’aide de mensonges et de manœuvres dolosives destinés à tromper le public.
- La concurrence déloyale est tout agissement, toute manœuvre ayant pour but de détourner la clientèle d’un établissement industriel ou d’une maison de commerce. Elle se manifeste sous les formes les plus diverses ; cependant quelque ingénieuse qu’elle puisse être, quelque multiples que soient les moyens dont elle dispose, elle évolue dans un cercle qui est presque toujours le même. Les fraudes, les ruses, les audaces qui la çonstituent présentent, une certaine variété suivant le genre d’industrie et de commerce où elles se
- produisent, suivant l’imagination ou le tempérament de celui qui les pratique; mais elles offrent des caractères communs permettant de les grouper et de les diviser en catégories. C’est aux tribunaux qu’il appartient d’apprécier, dans chaque affaire, ces traits communs qui constituent l’essence de la concurrence déloyale, et de caractériser pour chaque espèce la nature et la portée des faits répréhensibles ou dommageables par lesquels elle s’est produite et développée; et c’est, à défaut de texte spécial, aux art. 1382 et 1383 C. Civ. qu’il convient de demander protection contre ces abus.
- La facilité des communications, les exigences de l’étalage imposées dans les grandes villes à certains magasins obligés d’écouler, par tous les moyens, leurs marchandises démodées ou simplement défraîchies, l’attrait offert au public par l’exposition des produits variés offerts à des prix très réduits, ont favorisé le développement progressif d’une industrie qui a pour objet de mettre en vente, dans les villes de minime importance, une série de marchandises provenant des faillites, des liquidations amiables ou forcées, les livraisons périodiques des grands magasins à la fin des saisons et de forcer l’attention et le concours du public par des déballages bruyants que mettent en relief des annonces pompeuses et une publicité qui ne recule devant aucune exagération.
- Le commerce local, gravement lésé par ces invasions périodiques de déballeurs exotiques, a protesté avec énergie ; de là une série de litiges dont les résultats sont intéressants à recueillir.
- Il ne semble pas douteux que le principe de la liberté du commerce et de l’industrie, proclamé par la loi du 2-17 mars 1791, domine toute la matière et doive être appliqué avec une ampleur que commandent à la fois, l’état de nos mœurs et les exigences de notre régime social et économique ; la plus grande latitude doit être laissée à la concurrence qui est un stimulant précieux pour les progrès du commerce ; mais cette liberté ne peut franchir les bornes de l’honnêteté, et c’est à juste titre que des dommages-intérêts sont accordés psr les tribunaux aux commerçants lésés par les abus et les excès des gens sans scrupule qui se parent de fausses qualités ou recourent à des déclarations mensongères et à des manœuvres dolosives pour tromper le public et faire croire à la supériorité de leurs produits.
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- INFORMATIONS
- Placement des jeunes Français à V étranger. — M. Bertrand, conseiller du Commerce extérieur de la France, est en mesure d’indiquer aux jeunes Français désireux de se perfectionner dans la connaissance des langues et des méthodes commerciales étrangères, un certain nombre de places de volontaires en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Espagne.
- S’adresser directement à M. F. Bertrand, 134, rue de Rivoli, à Paris, tous les jours de 4 heures à 6 heures.
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté le délicieux Champagne que nous leur avons offert il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à* notre disposition, une fois encore, un stock de cette excellente marchandise, au même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt ou gare Epernay, 2 îr. 30 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
- a L - .-
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudencepratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé er tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (96) Vcntes de marchandises — Prétendus vices. — Action en nullité de vente et en dommages-intérêts. Réception sans protestation après examen. — Vice en tout cas apparent. — Rejet.
- La réception sans protestation de marchandises fabriquées rend l’acheteur irrecevable à demander la résolution de la vente avec dommages-intérêts à raison d un vice qui, à supposer qu’il existât, serait en tout cas, un vice apparent. Il en est ainsi particulièrement ersque la réception a eu lieu après sérieux examen, due la réclamation se produit deux ans après K livrai-Son et que la marchandise litigieuse était, par sa nature, destinée à ê re rapidement vendue.
- (Trib. com. Lyon, 8 juil. 04.) )
- (97) Liberté commerciale ou industrielle. — Employé — Interdiction de voyager pour une maison concurrente. — Limitation à un rayon de 20 kilomètres.
- — Clause valable — Création d'une maison rivale. Concurrence déloyale. — Dommages-intérêts pour le passé — Astreinte pécuniaire pour chaque contravention constatée à l’avenir.
- Est vaiable et n’est pas contraire au principe de la liberté commerciale et industrielle la promesse faite par un employé pour le temps où il aura quitté son patron actuel, de ne pas voyager, dans un rayon déterminé de 20 kilomètres, au service d’une maison concurrente. En effet, cet engagement perpétuel quant au temps est limité quant à l’espace.
- Le défendeur objecterait vainement qu’il vient de créer un voyage similaire, qu’il voyage pour son propre compte et pour ses associés et non comme employé : la contravention n'en est pas moins établie; Des dommages-intérêts doivent être alloués pour le préjudice causé dans le passé et une astreinte doit être prononcée pour toute infraction qui sera constatée à l’avenir.
- (Cour d’appel de Douai, 10 juin 04 )
- COUR D’APPEL DE PAU
- Audience du 25 mai 1904
- ACCIDENT DU TRAVAIL — APPEL- — JOUR DU JUGEMENT NON COMPRIS DANS LE DÉLAI
- En matière d’accident du travail, le jour du jugement ne doit pas être compris dans le délai de trente jours édicté pour interjeter appel.
- C’est ce qu’a décidé l’arrêt suivant, rendu sur les plaidoiries de Mes Minvielle et Guichenné, avocats, et les conclusions de M. Bottet, avocat général.
- « La Cour,
- « Sur la fin de non-recevoir tirée par de Brandas de ce que, le jugement entrepris ayant été rendu le 10 décembre 1993 et l’acte d’appel ayant été signifié le 9 janvier 1904, plue de trente jours se seraient écoulés depuis la date de l’appel, contrairement aux dispositions de l’article 17 de la loi du 9 avril 1898, modifiée par la loi du 22 mars 1902 ;
- « Attendu que les lois susénoncées ont dérogé au droit commun en comptant dans le délai de l’appel le dies ad quem ; que cette dérogation résulte de la formule exclusive employée par le législateur dans l’article précité : « l’appel devra être interjeté dans les trente jours de la date du jugement » ; mais que l’on ne saurait décider que les dies a quo, c’est-à-dire le jour du jugement, doit être aussi compris dans le délai imparti; que les termes mêmes de l'article 17 contredisent cette interprétation, soit en spécifiant que les jugements sont susceptibles d’appel selon les règles du droit commun, soit en déclarant que l’appel devra être iuterjeté dans les trente jours de la date du jugement s’il est contradictoire ; qu’il n’a donc point été dérogé, quaut a ce, à la règle dies a quo non com-putatur in termino.
- « Attendu, en conséquence, qu’il n’y a point lieu
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- de s’arrêter à l’irrecevabilité soulevée et que l’appel doit être déclaré recevable en la forme ;
- « Au fond (sans intérêt);
- « Par ces motifs ;
- « Reçoit l’appel interjeté par Siest envers le jugement rendu le 19 décembre 1903 par le Tribunal civil de Bagnères »
- CORRESPONDANCE
- M. C. H., à Château-Chinon. — Les travaux d’assainissement ordonnés par la Commission de logements insalubres doivent être exécutés parle propriétaire de l’immeuble ; le locataire ne peut en être tenu qu’en vertu de conventions particulières.
- M. St-D., à Reims. — D’après l'art. 138 C. com., l’endossement en blanc d’un effet de commerce n’opère pas le transport et ne vaut que comme procuration.
- M. D. V., à St-Etienne. — Le marché conclu avec un commis voyageur,lorsqu’il contient en même temps la concession d’un monopole, constitue une simple sollicitation rendant nécessaire pour devenir définitive, l’acceptation du vendeur. — Telle est la jurisprudence du Tribunal de commerce de la Seine.
- MM. V. F., à Meroille. — La question que vous nous soumettez est absolument neuve en jurisprudence, puisqu’elle a pour objet les conséquences de l’application de lois nouvelles et sujettes à interprétation.
- L’étude spéciale que nous pourrions en faire n’aurait que la valeur d’une opinion personnelle n’étant pas basée sur des précédents. Il n’est pas possible de vous dire si vous aurez gain de cause en résistant à la prétention de la Compagnie. Cependant si vous désirez l’avis motivé de notre conseil, nous sommes à votre disposition.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est possible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minatieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un déli pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchis-sament des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- ADJUDICATIONS ADMINISTRATIVES
- RÉSULTATS D’ADJUDICATIONS
- 25 janvier. — Paris. — Ministère de la Guerre.— Produits chimiques pour les poudreries nationales.
- Nitrate de soude.
- 200.000 k. en 2 lots égaux à livrer à la poudrerie de Vonges. _ Borde, 1 lot à 31 40, 0 à 31 85.
- Lambert, 8, rue du Parc Royal, adj. d’un lot à 29 92, liv. avant le 31 mars, 1 à 99 62 les 100 k., liv. avant le 15 avril.
- 300.000 k. en 3 lots divers à livrer à la poudrerie de St-Chamas. — Gie générale des produits chimiques du Midi, 1 lot à 30 55, 1 à 1 30 85, 1 à 31 15. — Barbé, 1 lot à 32 75.
- Lambert, adj. d’un lot à 29 37 liv. avant le 28 février, 1 à 29 62 liv. avant le 31 mars, 1 à 29 87 livrable avant le 30 avril.
- 50.000 k. à livrer à la poudrerie d’Esquerdes avant le 31 mars. = Bordes 28 96.
- Lambert, adj. à 28 32 les 100 kil.
- Acide sulfurique
- 700 000 k. en 7 lots égaux à livrer à la poudrerie de Vonges. — Lambert, 7 lots à 11 21. — Delaye, 7 lots à 19 44. — Etabl. Kuhl-manu, 3 lots à 10 39, 4 à 10 60.
- Non adjugé, prix supérieur au maximum.
- 700.000 k. en 7 lots égaux à livrer à la poudrerie de St -Chamas. — Cie générale des produits chimiques du Midi, 1 lot à 9 96, 1 à 10 04. — Delaye, 7 lots à 10 42.
- Non adjugé, prix supérieur au maximum.
- 400.000 k. en 3 lots égaux à livrer à la poudrerie d’Esquerdes. _ Delaye, 3 lots à 8 78.
- Etabl. Kuhlmann, à Lille, adj.des 3 lots 8 49 les 100 k. liv. 1 lot avant le 31 mars, 1 avant le 30 avril, 1 avant le 31 mai.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme Dauta, 15, rue Notre-Dame-des-Champs. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Goepfert, 21, rue Notre-Dame-de-Lorette. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Marzet, 20, r. Scheffer. — Entrée en jouiss. de suite.
- Courbevoie. — Teinturerie, par M. Dillon à M. Bouet, 24, rue de Paris. — Entrée en jouiss. de suite.
- Le Gerant : A. FAYOLLE,
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, %, Directeur, 20, rue Turgct (IX1)
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les douze mois de. ^années l£03, 1904 et 1905
- Quantités 1 Marchandises
- livrées à la consommation françaises ou francisées exportées
- IMIPORTATIONS . —— - — — EXPORTATIONS — -T __--e-erunu—
- 1905 4901 1003 1005 1904 1903
- Bois de teinture en bûches : Mexique.... Q.m. 4 848 4.212 4.601 Bois de teinture en bûches Q.m. 228 463 1 .086
- — — Brésil » — moulus » 200 186 256
- — — Haïti » 33.155 35.8.2 46.557 Garance en racine, moulue ou en paille.. . » 125 450 187
- — — Guatemala.. » 1.507 4.555 8 254 Curcuma en racine » 694 512 808
- — — Autres pays. » 25.690 34.178 22.267 — en poudre » 32 51 84
- — — — Quercitron » 66 46 296
- Totaux .... » 65 200 78.807 91.689 Lichens tinctoriaux » 1.283 1 751 904
- Ecorces à tan, moulues ou non )) 281.273 302.039 328.819
- Bois de teinture moulus... » 3 18 Sumac, fustet et épine-vinette : 769 559
- Garance en racine, moulue ou en paille... )) 1.212 734 2.133 Ecorces, feuilles et brindilles » 344
- Curcuma en racine )) 2.964 1 89 7 4.015 Moulus » 142 458 434
- — en poudre » 8 14 65 Noix de galle et avelanèdes entières con- 809
- Quercitron » 7 241 10.770 7.424 cassées ou moulues » 857 1.304
- Lichens tinctoriaux » 1.392 2.629 2.984 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » • • 17 1.187
- Ecorces à tan, moulues ou non » 40 540 42.435 49.682 Safran » 452 500 393
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 936 1.135 3.090
- Ecorces, feuilles et brindilles » 56.657 60 887 49.413 Cochenille » 2.517 2.148 1 915
- Moulus » 48.009 40.542 49.484 Kermès animal » 18 13 33
- Noix de galle et avelanèdes entières, con- Indigo » 1.165 1.827 2 233
- cassées ou moulues » 29.277 40.593 35.896 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 591
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 3 75 260 739 de bleu » 818 592
- Safran » 975 854 726 Cachou en masse » 476 415 931
- Autres teintures et tanins. » 14.882 3 654 3 648 Rocou préparé » 1 062 1.047 1.018
- Cochenille » 2 891 2 453 2.099 Orsei le préparée, humide en pâte » 353 725 343
- Kermès animal .. » 8 2 • . — sèche (cudbéard ou extrait). » 92 135 124
- Indigo » 1.964 3 297 3.163 Extraits de bois de teint, et d autres espèces: 697 1.017
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules Garancine » 3 251
- de bleu .. . » 1 11 58 066
- Cachou en masse » 26 857 34 396 27.693 Autres : Allemagne » 61.334 60.041
- Rocou préparé ..... » 1.401 2.049 2 037 — Belgique » 33.390 24 887 21.551
- Orseille préparée, humide en pâte » 4 8 2 — Angleterre » 17.779 15 837 16.782
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 101 88 100 — Etats-Unis )) 3.612 2 413 3.765
- — Autres pays )) 44.492 50.070 50.693
- Extraits debois de teint, et d’autres espèces : - —- — :
- » 6 64 Totaux » 160.607 151.273 152.832
- Autres » 2 111 1.852 2 503
- Teintures dérivées du goudron de houille: Teintures dérivées du goudron de houille : 6:0
- Acide » 16 2.074 33 21 Alizarine artificielle » 83 11
- Alizarine artificielle. » 2.046 1.779 Acide picrique.. » 3 1
- Autres V 11 453 10.925 11.240 Autres » 3.719 3.730 4.425
- Outremer » 1.207 1 670 1.251 Outremer. » 17.121 17.551 16.391
- Bleu de Prusse. » 683 647 730 Bleu de Prusse » 434 546 642
- Carmins communs.. » 10 13 17 Carmins communs » 107 61 45
- — fins » 1 1 2 — fins » 42 52 58
- Vernis à l’alcool » 294 146 178 Vernis à l’alcool » 1 377 1.530 1.372
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- et à l’huile mélangées )) 12.2 5 11 921 10.777 et à l’huile •mélangées 15.503 15.024 14 100
- Ocres broyées ou autrement préparées... » 6.554 5.909 6.129 Ocres broyées ou autrement préparées.... » 245.598 248.638 219.964
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes » 164 138 170 dres bleues ou vertes ... » 347 477 504
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 867 888 900 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 441 260 427
- Talc pulvérisé » 31.409 29.737 23.038 » 29.528 26 626 37.259
- Couleurs non dénommées —a- w — » 36.016 12.892 33.740 Couleurs non dénommées )) 4.828 6.751 5.042 —
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- p.43 - vue 50/394
-
-
-
- 44
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- r| 2.2 . . ' .....
- PLACE DE PARIS
- i Acide acétique industriel 40 % .
- > azotique (voir acide nitrique
- > muriatique 22: chimiq. pur.
- . » 20/22 par 15 tourie
- nitrique 36'‘blanc...........
- » » jaune.........
- = » 40- blanc ».......
- » » jaune..........
- - » 36: chimiquem. pur
- , • « 40’ » »
- es 100 k.
- 30 »
- 28 »
- » oxalique.............
- » picrique cristallisé » sulfurique 53-.
- tartrique
- 60’ environ.....
- 66- »
- 66- chimiq. pur au soufre......
- 1er blanc.........
- Alcali volatil du gaz 22: ..
- » » 28/29
- Alcool dénaturé type Régie 90
- 31
- 5
- 31
- 30
- 36
- 35
- 49
- 57
- 70
- 50
- 50
- a
- 235 »
- 4
- 5
- 6
- 3 3
- 15
- 245
- 36
- 61
- 75
- 25
- 25
- L’hecto , • 47 »
- Les 100 k.
- Alun épuré........................ 19 »
- » ordinaire.................... 16 »
- . » de chrome . ! ... ;...... 32 »
- L’hecto
- Benzine cristallisable............. 42 »
- » lourde, industrielle.............. 35 »
- » type Régie.1...................... 34 »
- Les 100 k.
- Bichromate de potasse ................. 72 »
- » soude......................... 56 »
- Bi-oxyde de baryum 85/86"............. 95 »
- Borax raffiné en cristaux.............. 36 »
- Carbonate de soude cristallisé..... 8 »
- Crème de tai re entière.............. 185 »
- |, » » en poudre............. 190 »
- » » soluble, paillettes.. 315 »
- Cyanure rouge de potassium pur... 340 » b strine blonde citron............. 48 »
- . » blanche......................... 48 »
- . Le litre
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes ... 0 28
- » » extra............... 0 38
- » » pharmaceutique.... 0 55
- •> » chimiquement pure.. 2 50
- Les 100 k.
- Extrait d’orseille liquide n 1 .....
- .» » » extra.........
- * » . » supérieur.............
- » ' de Javelle 40- Baumé.. ...
- i n » 35* » ....
- 1» » 25" » .....
- .» v 20‘ » .....
- .Glycérine.blanche industrielle 28'..
- Lessive caustique de- potasse 36'. ..
- » » » 40"...
- . » » de soude 36:. .
- Noix de Galles de Chine ..........
- Orseille double................ .
- ; » triple .. ...............
- „Oxymuriate d’étain 32 % . .•.......
- /Panama (Quillay). . . .... ..
- Permanganate de potasse... ....
- Potasse d'Amérique . !.............
- J » imitation d’Amérique 66/70" » » » 52/55"
- » - » - y 45"...
- 115 »
- 155 »
- 185 »
- 11 50
- 10 50
- 9 25
- 7 85
- 118 »
- 33 »
- 43 »
- 13 50
- 160 »
- 65 »
- 80 . »
- 180 »
- 49 »
- 125 »
- 90 »
- 39 »
- 33 -
- 30
- f
- 1
- Potasse caustique 70/75 plaques. » Perlasse ire qualité .... » » ordinaire.........
- » rose factice.................
- Rouille 42/45 en tourie.......... » supérieure. ...................
- Sel de soude 90/92 ..............
- » » Sol vay 65/70 .........
- » , » 75/80 .......
- » » » 80/85 .......
- Soude caustique 60/62............ » » 70/72..
- » » 60/62 plaquettes
- « » 70/72 »
- Sulfate de cuivre 98/99 »
- » de fer moyens cristaux ,
- 60 »
- 115 »
- 38 »
- 25 »
- 12 »
- 15 »
- 12 50
- 22 50
- 23 50
- 24 50
- 28 »
- 30 »
- 32 »
- 35 »
- 58 »
- 6 50
- Bouge Brésil Bahia...... 8 .. 8 10
- » Calliatour.. .100 k. 16 .. 17 ..
- » Lima........50 kil. 8 .. 10 50
- » Ste-Marthe........ 10 50 12 ..
- » .......... 4 .. 5 ..
- » Sandal..... 100 k. 6.. 7 ..
- » Sapan.......50 k. ? .. 9 ..
- » Quebracio. . 1000 k. 120 .. 128 . .
- • Pernamb...50 k 14 .. 16 .
- — Le kil.
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25
- » extra pains et poudre. 4 75
- » » n" 1......................... 4 25
- » » flor pâle et foncé...... 5 25
- » de Chine en grains....................... 7 50
- Les 100 kil.
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. ...............
- — encaisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb........... 78 . 80 ..
- » pressé ... 30 .. 35 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Tsnérife zacatille ....... 1 60 2 ..
- fan-riffe grise......... 1 50 1 80
- Curcuma
- Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 »
- » » » pour azurage. 95 »
- » » » p. pap peints 115 »
- » de Prusse supérieur... .... 180 »
- » » extra...........;........ 155 »
- » » n- 1 .................. 135 »
- Essence de térébenthine............... 135 »
- PLACE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campéche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité ...
- — 2e qualité .. .
- 3e qualité... .
- — Sisal, Yucatan..
- — Honduras.... . — ...................
- — Haïti Gap........ - Fort-Liberé. .. .
- — Aqaim..........
- — St-Marc.................
- — Gonaïves .............
- — P.-de-Paix ......
- — Miragoane.............
- — Saint-Domingo...
- — Martin, et Guadel.
- — Jamaïque. ......
- Jaune Cuba et St-Yago ..
- » Manzanillo. ......
- » T uspan............
- » Vra-Cruz
- » Campéche...........
- » Carnet.., ............
- » Tampico.,
- » Porto-Plata..........
- » Haïti. ...............
- » Jamaïque .............
- >> Barcel et P. Cab ..
- » Rio-Hacha............
- » Carth. et Savan...
- » Maracsïbo........ ................... 12) k
- • Tatajuba(Pern )50 k
- : Bahia . ,,
- • Corinto...,
- o Amapala.. . 50 kil.
- 11 .. à 13 ..
- 9 .. il ..
- 6 56 8 ..
- 6 50 8 50
- 7 50 8 ..
- 5 50 7 ..
- 4 25 4 50
- 4 25 4 50
- 4 40 4 80
- 5 .. 5 75
- 5 .. ...
- 5 90 6 50
- 4 50 4 70
- 5 .. 5 10
- 3 50 4 ..
- 5 '.. 5 50
- :6 .. . 6 25
- 6 6 25
- 6 25 6-50
- 6.. . .
- 6 ..
- 5 ..
- 5 ..
- .5 25
- f. 90
- 5 60
- 5 50
- 5 80
- 4 75 5 .
- 4 75 5 . .
- 14 .. 16 ..
- 5 70
- 6 50
- 25
- Bengale.......50 kilos. 22 50
- Java, Mad , Pond.. ... M
- Dividivi
- On cote les 50 kil..., 10
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. l[2k.. 6 ..
- fin violet et pourpre.... 5 50
- Beng. beau viol, etdito... 5 ..
- « bon violet.............. 4 50
- « bon moyen violet.... 4 ..
- « moyen violet......... 3 59
- « beau violet rouge... 4 50
- • bon violet rouge..... 4 ..
- « bon moy. v. rouge .. 3 50
- « fin rouge.............. 4 25
- « beau dito............... 4 ..
- « bon dito................ 3 75
- • bon à fin cuiv....... 3 50
- « cuiv. ord. et bas.... 3 50
- Java..............................M
- Kurpah...............N.M. 2 ..
- Madras .. ................... 2 ..
- Manille........... N.M. . ..
- Caraque..............N M. 0 75
- Guatemala flor................ 4 . .
- • bon à fin sobré.. 2 ..
- » — cor.... 2
- • cor. ord. à bas.. 1 50
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M.
- • bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Orseille
- 14 50
- 6 25
- 5 '.5
- 5 2.
- 5 . .
- 4
- 3 75
- 4 75
- 4 25
- 3 75
- 4 50
- 4 25
- 4 ..
- 3 75
- 3 75
- 3 7 5
- 2 ..
- 4 5
- 2 5 0
- 3 10
- 1 75
- On cote les 100 kil.
- Cap-Vert ........... .,.. M
- Mers du Sud.. ....... .. .. . ..
- Madagascar........... ..M ............
- Quercitron
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin; effilé ........ 7 50 x 60
- • gros effilé.. .............. 6 .. 7 ..
- Rocou
- Antilles.....1/2 kil. jO 30 ./. à 0 32 1/2
- Cayenne..................... N. M .. •
- p.44 - vue 51/394
-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- > or
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 . à.15 » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. » de Fustet Albanie .. 10 50 12 .. Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. » marques ord.. 70 Cochenille argentée.. 100 k » grise 525 . 335 .. » zacatille naturelle, 550 .. 575 » noire Palmas le k. 515 .. 575 . Curcuma Bengale 35 » Chinois.. 40 » Madras 00 Gal es de Chine 135 Prussiate jaune de potasse. 170 .. ... ..
- INDIGOS - Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. 2.85 3.10 » moyen et bon moyen » coloré 2.50 2.80
- » moyen ord. et ord. terne et serré... . 2,20 2.45
- Kurpah ton et beau vio1 et et violet rouge.. M.. ...
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré..., M.. ....
- • moyen ord. et ord. mél. et terreux. . .... . ... Benga’e beau et fin violet M . .... » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M.. » moyen violet-rouge et rouge M.. M .. Java bon moyen ... .. .. » beau et bon violet. M.. M .
- s C‘ DROGUERIES 32 As ' . . Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût.
- Acide citrique................... 540 ...................... Alun ............................................................. 16 ......................17.................... » (acq.)....................................................... 17 ......................19.................... Couperose emballée.....................................5 ......................6..................... Essence de térébenthine (d. fûts)............................ 140 Id (s fûts).......................137 Pécule de pommes de terre, 1er bl............................ 30 Id. 2e bl. (entrepôt). ..... 35 Galles vertes...............et noires. 200 .. 170 . » noires Alep............................................................................... » blancnes.......................................................................... 140 . . Gomme arabique, en sorte . 60 .. 7a .. » Ghésirée, en sorte................ » Sénégal,s. bas du fleuve 65 ..............................................................70 .. *...........................» Galam ................................................ b5 ...70 ..
- » Aden, sorte cour, bonne .. ... ..
- » Mogador, blonde.......................
- “ » blanche.........................
- » Laque en f. qté orange. 600 ..........
- » mi-orange 550 .........................
- » » cerise AC 525 ...............
- » Sandaraque lavée ............. 160............... » Damar (Batavia).......... 1 45 .. 170 .. “..........................».........................Singapore................ 85 .. 120 .. ”..........................» Penang..................110....... gomme adragante Syrie.... 200 .. 750 .. - »........................» Anatolie. 150 ....................600 .. ...................................................... M......... Garance,...................racine...........................60. ".......................... ......................... 70........ —ocou......................Guadeloupe............ 100 » Cayenne ................. Safran d’Espagne, Valence pur........................ 80 Sulfate de cuivre(entrepôt) 56.................................. (acq.). .. 60 .............
- | Sumac en feuilles............... 25............... ................................» poudre...........................................................................................26. • Styrax liquide.................... 150.............................................................................................. Tamarin Madras........................ M..............................................................................................23 .. Verdet, eu pains, extra sec, sous toile............................. » en pains, extra sec, sous pap............................... ............................................ • » bon marchand en pains ............... v........................» en boules . ................................................ p raffiné en poudre sec ... .. ...
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d. » nitrique 36 d. » » 40 d. » sulfurique.... 66 d. » sulfureux.... 50 d.
- 9 50 à
- 33 ..
- 40 ..
- 10 ..
- 8 ..
- 260 ..
- 34 ..
- 38 .
- 56 ..
- 61 ..
- 180 ..
- 8 ..
- 20 ..
- 6 75
- 26 ..
- 46 ..
- 18 25
- 17 75
- 12 .
- 30 ..
- » tartrique........... Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné......... Blanc de zinc de la Méditer, poudre ............... broyé................. Crème de tartre ............ Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.... Chlorure de potassium, en gare de Salins........ Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...... » de potasse.......... Sel de scude, 80/85, cons. et entr. ea bq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp... ».....................30/35, disp... Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.... Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ....-Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos..............................
- E 56 A 60 ..
- 5 50 .. ..
- SAVONS
- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive...... 66 70 » extra pur..................(72...............0/0...d’huiles) ...44 48 » augmente...................(60................0/0...............»...........) .. 39 43 » résineux...................(72................0/0...............»...........)... 42 44 Jaune ».......................(72 0/0......................»...........)... 39 40
- Vert à l’huile de pulpes industriel. 44 45
- » tunisien............................ 36 37
- Jaune » .................... : 6 37
- (Jaune résineux à manteau blanc). Brun extra (72 0/0 d’huiles) 43 45
- » (60 0/0 d’huiles)................. 38 39
- Rosé............................... 39 40
- Noir................................. 37 39
- Blanc spécial ....................... 55 57
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges) Bleu pur pâle ou vif 40 44 » mixte » 37 39 » talqué Ire qualité. 33 35 » » 2e » 31 32
- Marbré b’eu ou rose Dijon.......... 37 39
- » » Nantais............. 40 42
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune...................... 20 30
- » (à la battease). ... • 26 34
- Marbré bleu ou rosé.................. 20 32
- Résineux.......................... 26 34
- Vert exportation..................... 20 32
- Brun................................. 26 34
- Foir.............. ......... ........ 25 34
- Mous en Barils
- Qualité extra........................ 32 34
- Qualités ordinaires.................. 25 30
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil. minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Brésillet...................
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . . — Haïti . . . . — Martinique, Guade loupe . Calliatour ....... Pernambouc Jaune Cuba ... — Guayra-Tabasco. . — Tuspan. .... Lima Tampico. Sapan. ....... Sainte-Marthe Nicaragua Sandal rouge
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier Curcuma de la côte. . 100..k. — du Bengale. . Indigo Bengale poupré ................ — fin violet................... — — beau violet...... — — bon violet . '— — moyen violet..... — — petit violet. — — ordinaire.......et cuivré — Java ordin. et cuivré . — Madras fin.................. —.............................— beau ....................... . — — bon .... — — moyen . . . — — ordinaire. . . Kurpah kuddapah beau violet — — bon.............violet. — — moy.............violet — — pet.............ordin. — Pondichéry bon violet — — moy.violet — — ora et..........cuivré — Manille . ... . — Guatemala flor . — — sobre....................... — — cortès . — Mexique flor, ............................ — - sobre .................... — — ordin. cortès Caraque flor. . . . — — sobre ...... — r — cortès.................... Gomme laque ordin. et orange D C . le k. — — blonde,.........1requal. — — — 2e quai — — cerise. . . . — — blonde ordin. . Garance d'Avignon. . 100 k Lac-Dye, marque DT. le k. Orseille Mers du Sud 10C k
- — Madagascar . ,
- 28 - à 29 —
- 28 - 28 25
- 18 - 19 -
- 10 - 14 -
- 8 — 8 50
- 14 - 15 —
- 11 — 13 -
- 11 — 13 —
- 11 - 12 -
- 10 — 11 —
- 9 — 10 -
- ON0‘Ooo! •. en o en 5. O oo | en t v O I 00 I I I I I I I I I I I I g I I II SJ I S c-œS3l cSS0lorol el col CO I . I I I J I I I SS I I I I S I I S I I
- or(UoO> con.to, to 091 o I I I I . I IJ I
- p.45 - vue 52/394
-
-
-
- Ss
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE LYON
- à
- 50
- 50
- 31
- 50
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS-LYON-MEDITERRANeE
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- TEINTURERIE tenue dep. I—TIE 14 ans. Bonne clien-
- eo
- © Ç
- 50
- 50
- Gde ville du Midi
- 114 ..
- 17 ..
- 160 ..
- 180 ..
- *R4. h 00 9.0
- 95
- 105
- 135
- 75
- 70
- 310
- 34
- 8 270 335
- 21
- 17
- 44 113 136
- 11
- 27
- 10
- 18
- 12
- 252
- 19
- 65 .
- 275 .
- 20 .
- 90 .
- 100 .
- 130 .
- M .
- 112 .
- 16 .
- 157 .
- 155 .
- 50
- 50
- 73 .
- 32 .
- 8 .
- 35 .
- 9 .
- 275 .
- 340 .
- télé. Bén. nets, 4.000 fr. par an. A céder ap. fortune. Prix,7.00u fr., occasion.
- Banque PETITJEAN
- 20 5 0
- 23 ..
- 16 ..
- 57 ..
- 7 ..
- DROGUERIE POUR TEINTURE ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- S. BREAKS & Son
- WYKE, BRADFORD (Yorkshire, Angleterre)
- ACIDE PICRIQUE
- pour Teinturiers
- EXPORTATION DANS TOUS PAYS .
- »
- Pe
- Acétate de plomb.......... Acide acétique des arts 40% chlorhydrique............. nitrique 36............... sulfurique 66*............ tar trique................ citrique.................. Alun épuré................ » ordinaire............... Ammoniaque incolore, 22.* Bichlorure d’étain, 55 •.....
- 60.....
- Nos Petites Annonces
- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2' Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Bois Campêche-Laguna ...
- » Guadeloupe. Bois Jaune Centre Amériq, Cachou jaune. Vapeurs....
- - » brun ................
- Chlorate de potasse........... » de soude............... Chlorure de chaux 100 à 110. Chromate rouge de potasse ».......................» de soude..
- Crème de tartre.......... Cristaux de tartre ... ....
- » de soude............... Curcuma Bengale en racines ».........................de Madras................ . » de Chine.............. Essence de térébenthine.. Extrait de châtaignier 20:. Galles de Chine et Japon..
- » vertes et noires ....
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- 12 .
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- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- Gomme Sénégal, en sortes » arabique...............
- » adragante rousse .. Jus de citron............ Méthylène à 95-..........
- » régie 90'..... Prussiate jaune de potasse
- » » de soude..
- Pyrolignite de fer.........
- Résine..................... Rouille..................... Sel de soude 80-.. ........................
- » ammoniaque.. Sel d’étain.............. Soufre en canons......... » sublimé................ Sumac Sicile en feuilles.. . Sulfate d’alumine........ » de cuivre............................. » de fer.............................................
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- Voyages circulaires
- à itinéraires fixes
- La Compagnie délivre, toute l’an-née, dans les principales gares situées sur les itinéraires, des billets de voyages circulaires à itinéraires fixes extrêmement variés, permettant de visiter à des prix très réduits, en Ire, en 2e ou en 3e classe, les parties les plus intéressantes de la France (notamment l’Auvergne, la Savoie, le Dauphiné, la Tarentaise, la Maurienne, la Provence, les Pyrénées) ainsi que l’Italie, la Suisse et l’Espagne.
- Arrêts facultatifs à toutes les gares de l'itinéraire.
- La nomenclature de tous ces voyages, avec les prix et conditions, figure dans le livret-guide honoraire P.-L.-M., vendu au prix de 0 fr. 50 dans toutes les gares du réseau.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon #, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d'une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
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- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE Par M. PIEQUET. Un volume in-16..........5 fr. 50
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de seeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur a 1 Ecole de physique et de chimie industrielles.
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- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- Par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume m-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- e petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous — forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les 'enseignements se rapportant àlamatière ou aux procédés qu ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage journalier.
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE
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- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un | aperçu complet des principales découvertes et inventions ! faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchi-l ment.
- I CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- ) par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-! ques. — Matières colorantes azoïqnes.
- 2e Fascicule. —Matières colorantes azoïques (suite)
- — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 1 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di , et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-j thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de ' l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-1 lèines.
- 4° Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la ! quinone inoid. : (a) Indamines et indophénols; (b) | Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- | 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoleine
- . et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou | thiobenzényliques. — Matis s colorantes non classées
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte...................................... . 20 francs
- Teinturier, Apprèteur et Dègraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches.................
- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d’aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume........................• 3 fr. 70
- Aniline {Couleurs d’), d’Acide phonique et de Naphtaline, comprenant : l'étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Traité de la fabrication des matières de blanchi** ment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le doclear L. Gautier.
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- Départs de Paris, les 27 janvier et 10 mars 1906. Prix (tous frais compris) lre classe : 780 fr. 2e classe.: 680 francs-Durée de l’excursion : 18 jours.
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’Agence des Voyagus Modernes, 1, rue de l’Echelle, à Paris.
- Les Patrons devant les prud’hommes.—Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII' arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
- Cours de marchandises. — Les matières premières, commerciales et industrielles, par Girard, professeur à l’Ecole pratique de commerce et d’industrie de Nîmes. 1900. 1 vol, in-16 de 412 pages, avec 246 figures, cartonné, prix : 5 fr. 60.
- Tous‘les produits sont étudiés au point de vue de leur ! origine, de leurs caractères distinctifs, de leurs qualités, de leurs variétés.
- Métaux, produits chimiques, matériaux de construction, .produits de la dépouille, aliments et médicaments, textiles, papier, matières colorantes.
- Manuel pratique et juridique du Commerçant et de * l’Industriel. — Droits et devoirs, us et coutumes, par ' E. Vignes, avocat.
- Un volume in-18 jésus de 426 pages. Prix : 5 fr. 60. •
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- 50e Année. No 4.
- 2() Février 1906.
- MONITEUR DE LA TEINTUR
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES sBUOTNtNUS
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau da journal.
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Les colorants naturels (suite). — Les couleurs diamine dans la teinture des tissus mi-soie (suite). — Impression sur ttssus de laine (suite). — Mordancenent. — Teinture de laine en blanc. •— Le Cengrès de Turin contre la surcharge de la soie (suite). — Revue des brevets d’invention. — Tarifs et transports. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Revue du marché. — Annonces.
- LES COLORANTS NATURELS encore employés en teinturerie et la détermination de leur valeur
- . Par M. von Cochenhausen (i) (Suite. — Voir nos numéros des 5, 20 décembre 1905 5, 20 janvier et 5 février 1906.)
- Morpurgo (Giom. d. Farm. d. Trieste, 1897, II, 355) a, dans le même but, recommandé le carbonate basique de plomb en suspension dans l’eau. Ce composé ne fixe pas le sucre ni les autres com
- posants de la mélasse, mais il faut en employer un grand excès pour précipiter totalement la matière colorante. En outre, l’hydrate de fer est beaucoup plus facile à laver que le carbonate basique de plomb, et il n’est pas nécessaire, comme pour ce
- (1) Traduit de Zeitschrift fur angewaudte Chenue, par Moniteur Quesneville.
- dernier, de ne l’employer que peu de temps après sa préparation.
- L’addition d’extraits tannants est beaucoup plus difficile à déterminer avec certitude. On utilise, dans ce cas, la réaction du sulfure d’ammonium, On ajoute à une solution de 5 grammes d’extrait sec dans un litre d’eau les 2/3 de son volume de sulfure jaune d’ammonium. Si l’extrait est pur, la solution prend une teinte foncée et il se produit un précipité floconneux, brun et peu abondant. Quand l’extrait renferme du tanin, il se forme aussitôt un précipité dense, gris clair et caillebotté. En prenant des solutions plus diluées, 1 gramme par litre, la réaction est plus nette, l’extrait pur se trouble seulement en se colorant, en présence de tanin il se produit, en peu de temps, un précipité qui se rassemble en gros flocons.
- On n’a rien annoncé de nouveau sur le traitement préliminaire des bains de campêche à l’ammoniaque et à l’air (Monatsschr. f. text. Ind., 1890, N° 12). Il semble cependant qu’on a cherché à produire l’oxydation de l’hématoxyline dans les extraits. Ils portent, en effet, souvent les mentions « fermenté » ou « à partir de bois bien fermenté. » Nous avons aussi trouvé nombre d’extraits normaux renfermant 0,6 0/0 Mn. soit 0,95 0/0 MnO2 ou, 1,73 0/0 KMnO4. Ces extraits renfermaient toujours une forte proportion de matières • insolubles.
- La teneur en eau du bois râpé et fermenté du
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- commerce oscille entre 8 et 36 0/0. L’essai de teinture est seul probant, bien que les connaisseurs soient déjà renseignés par l’aspect et la couleur du produit. J’ai eu entre les mains un échantillon de bois fermenté à 8 0/0 de colorant et 12 0/0 d’eau, au bout de 12 ans la teneur en eau était tombée à 8,4 0/0, la proportion de matière colorante n’avait pas changé. J’ai eu aussi des bois à 34,5 0/0 d’eau et 5 0/0 de colorant qui étaient de bonne qualité et d’autres ne valant rien à 8-11 0/0 d’eau et 1,5-2,5 0/0 de colorant.
- Il existe peu de travaux sur la matière colorante du bois de Brésil et de ses extraits qui traitent de ses emplois en teinturerie, ils sont presque tous limités à la détermination de la constitution de ces substances et à leurs produits d’oxydation et de réduction. Aussi ne connaît-on pas exactement le rôle que jouent dans la teinture ces matières colorantes. On estime que la brésiléine en est le principe colorant, et il est à supposer que le bois frais n’en renferme que le glucoside. Cette combinaison est détruite par les acides faibles ou la fermenta-lion, et il se forme de la brésiline qui, par oxydation, donne de la brésiléine. Ces phénomènes se produisent pendant la concentration des extraits, et l’on ne cherche pas à les favoriser par la fermentation. En raison de ce fait, ces extraits renferment peu de brésiléine et surtout de la brésiline ; on en emploie donc, pour la teinture une proportion beaucoup plus forte que de campêche. Un essai de teinture est très instructif à cet égard : en teignant de la laine mordancée avec un mordant non oxydant (5 0/0 d’alun et 5 0/0 de tartre ou 3 0/0 de fluorure dechromeet 0/0 de tartre) on n’obtient, aveco,5 gr. de brésiléine pure qu’une teinte rouge faible. Mais si l’on rend au préalable le bain légèrement alcalin et qu’on y fasse passer un courant d’air pendant 1/4 d’heure, il se produit des teintes notablement plus foncées. Le même phénomène est provoqué par addition d’acétate de chaux (1-2 0/0 ou si l’on mordance avec un mordant oxydant (1 0/0 de bichromate et 0,3 0/0 d’acide sulfurique). En raison de ces faits, les essais sur mordant non oxydant donneront des teintes d’autant plus foncées qu’ils
- auront été plus prolongés, et l’on n’obtiendra la valeur correspondante à la brésiline totale qu’en mordançant à l’acide chromique.
- La détermination de la valeur do l’extrait se fait comme pour le campêche. L’échelle comparative se fait avec 10 échantillons teints avec 0,05 0/0 — 0,5 0/0 de brésiline pure sur de la laine mordancée avec 1 0/0 de bichromate et 0,5 0/0 d’acidc sulfurique. On trouve la brésiline presque pure dans le commerce, et on la purifie facilement en la recristallisant avec addition d’un peu d’acide sulfuriqué. Pour les essais, on emploiera 0,5 et 1,00/0 d’extrait liquide, 1 et 2 0/0 d’extrait sec et 2,5 et 5 0/0 de bois.
- Il n’existe pas de données sur la recherche des additions ni sur la proportion des centres des extraits normaux. La teneur en eau du bois doit être analogue à celle du campêche.
- Son peu de solidité et son prix relativement élevé font qu’on n’emploie plus guère le bois de Brésil, il sert surtout à nuancer d’autres teintes et à la préparation du brun bois pour avec le fusti-que et le campêche.
- Il résulte des recettes mêmes de teinture qui indiquent l’emploi d’une quantité énorme de ce bois , qu’on s’est toujours trompé sur le rôle que jouent les colorants qu’il renferme en teinture. Les mordants indiqués ne tiennent pas compte du fait qu'on se trouve en présence soit de brésiline, soit de brésiléine. On veut mordancer le coton avec 20-30 0/0 de sumac ou de combinaison d’étain ou d’alumine non oxydantes, et l’on emploie 100 0/0 de bois et 2000/0 pour le faux rouge turc en n’échauffant que peu le bain. On indique 50 0/0 de bois pour la laine mordancée aux sels d’alumine, et l’on ne veut pas chauffer au-dessus de 800 pour ne pas obtenir une teinte trouble, due vraisemblablement à des suroxydations plus visibles que pour le campêche. Ce n’est que pour les teintes rouge grenat et puce sur laine qu’on n’indique pas la proportion de colorant. Celle-ci n’est pas supérieure à celles que nécessitent les autres colorants parce qu’alors on mordance au bichromate additionné d’acide sulfurique, ce qui permet l’oxydation de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la brésiline. Certaines données montrent aussi qu’on a fait des essais timides sur la fermentation de l’oxydation. On propose, par exemple, d’abandonner un certain temps dans un lieu frais la décoction de bois de Brésil afin d’obtenir des teintes plus pures avec un meilleur rendement. Leuchs a remarqué aussi que la qualité du bois de Brésil s’améliore quand on le conserve un certain temps à l’humidité. Dingler recommande d’ajouter à la décoction bouillante du lait caillé : il se pourrait que la caséine sépare les corps étrangers, résines, etc.., et que l’acide lactique favorise La décomposition du glucoside.
- {A suivre.}
- LES COULEURS DI AMINE dans la teinture des tissus mi-soie (Soie et coton)
- (Suite—Voir nos numéros des 20 janvier et 5 février 1906.)
- Le remontage avec les colorants basiques
- OU ACIDES
- Il est rare qu’on obtienne de suite la nuance désirée par la teinture en Couleurs Diamine ; il faut presque toujours avoir recours à un remontage. Cette opération se fait de préférence en bain froid ou tiède à l’aide de colorants basiques, plus rare-nient de colorants acides, avec addition d’acide sulfurique, chlorhydrique ou acétique. On n’emploiera des colorants acides que lorsqu’il s’agit de nuancer seulement la soie. Dans la plupart des cas on se sert des colorants basiques, qui teignent la soie et le coton à la même nuance, tout en couvrant davantage le coton si ce dernier a déjà un fond suffisamment intense, ce qui fait paraître la marchandise plus belle et plus fournie.
- il n’est pas prudent d’employer ensemble dans le même bain des colorants basiques et acides ; cela n est admissible que lorsqu’il ne faut que des quantités minimes de colorants de Bunou del'autregroupe. Lorsqu’on est obligé de nuancer avec des proportions assez fortes de colorants des deux groupes on commence par appliquer les colorants acides à tiède en bain acide, puis on remonte à froid avec les
- colorants basiques sur un nouveau bain additionné d’acide chlorhydrique ou acétique.
- Les colorants basiques surtout employés pour le remontage sont :
- Pour Bleus :
- Bleus Méthylène nouveaux N et autres marques, brev. s. g. d. g.
- Bleus nouveaux D 120 et autres marques,
- Méthylindones B. et R, brev. s. g, d. g.
- Bleus Métaphénylène, brev. s. g. d. g., les différentes marques. .
- Indazines, brev. s. g. d. g., les différentes marques.
- Pour Verts :
- Verts brillants, les différentes marques
- Verts solides »
- Verts Malachite »
- Pour Jaunes et Orangés :
- Thioflavine T, brev. s. g. d. g.
- Phosphine nouvelle G, brev. s. g. d. g.
- Orangé au tanin R, brev. s. g. d. g.
- Chrysoïdines, les différentes marques.
- Pour Brun :
- Bruns Bismarck, les différentes marques.
- Brun au tannin B.
- Pour Rouges :
- Safranines, toutes les marques.
- Fuchsines »
- Héliotrope au tannin.
- Pour Violets :
- Violets neutres, toutes les marques.
- Violets Méthyl »
- Parmi les colorants acides nous recommandons, pour le remontage de la soie :
- Pour Bleus :
- Cyanol extra, brev. s. g. d. g.
- Cyanol NS, brev. s. g. d. g.
- Bleus solubles, les différentes marques.
- Bleus solides »
- Indulines »
- Pour Verts :
- Verts acides, les différentes marques.
- Verts acides solides, brev. s. g. d. g. les différentes marques.
- Pour Jaunes et Orangés :
- Jaune Indien G
- Jaune Indien R
- Jaune acide C
- Jaune II (Chrysoïne)
- Jaune foulon, les différentes marques
- Orangés » ..
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- I I I
- 52 LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- Pour Rouges :
- Eosines les différentes marques
- Erythrosines »
- Roses Bengale »
- Rhodamines »
- Crocéines brillantes » Ponceaux »
- Rouge azoïque A Rouge rubis A
- Rouge Naphtionique V poudre Azo-Orseille BB Orseille brillante C, brev. s. g. d. g.
- Pour Violets :
- Violets Formyl, brev. s. g. d. g., les diftérentes marques.
- Violets acides, les différentes marques.
- Pour Gris :
- Gris d'aniline B
- Nigrosine à l’eau.
- {A suioreA
- IMPRESSION SUR TISSUS DE LAINE
- (Suite — Voir notre numéro du 20 janvier.)
- Couleurs ‘d’impression.
- La préparation des couleurs d’impression est relativement simple ; l’essentiel est de faire un choix convenable de l’épaississant. Les différentes sortes de gommes ouvertes telles que gomme en cristaux, gomme Labiche, gomme sèche, etc., ont donné de très bons résultats; en,outre, on emploie principalement encore le britishgum, l’adragante, l’amidon de blé et la gomme en grains.
- Fixateurs à ajouter à la couleur d'impression.
- Ce sont :
- a) Pour les colorants acides :
- Acide sulfurique, Acide tartrique ou
- Acide oxalique, acide acétique.
- L’acide sulfurique est celui qui fixe le mieux, mais il a le grave inconvénient, dans l’impression aux rouleaux, d’attaquer fortement les toiles sans fin en coton. On peut, il est vrai, y parer jusqu’à un certain point, en employant des toiles préparées avec un peu de carbonate de soude ou de verre so
- luble; néanmoins, cet acide n’est employé qu’excep-tionnellement pour l’impression aux rouleaux : on ne s’en sert guère que pour des fonds très foncés.
- Le fixateur dont l’action se rapproche le plus de celle de l’acide sulfurique est l’acide oxalique, qui est aussi celui qu’on emploie le plus dans l’impres-sion sur laine. On compte 10-30 gr. d'acide oxalique par kilo de couleur d’impression.
- L’acide tartrique a à peu près la même action que l’acide oxalique, mais un peu plus faible et trouve également un emploi fréquent.
- L’acide acétique fixe les colorants beaucoup moins fortement que les acides ci-dessus. On s’en sert surtout pour les colorants basiques et les Eosines.
- On ajoute aussi d’autres ingrédients, qui sont :
- Chlorate de soude. L’emploi de ce sel se recommande surtout pour les nuances foncées : il a pour but d’empêcher que les colorants ne soient réduits par un vaporisage trop humide ; l’addition de ce sel (5-20 gr. par kilo de couleur d’impression) se recommande surtout pour des colorants noirs.
- La glycérine était précédemment ajoutée à presque toutes les couleurs d’impression (20-40 gr. par litre), afin que l’impression attire sur la fibre un peu d’humidité ; mais comme il est impossible, par ce moyen, d’attirer l’humidité d’une façon uniforme, on prépare aujourd’hui les couleurs d’impression la plupart du temps sans glycérine.
- L’alun et l’acétate d'alumine s'ajoutent à certains colorants acides, particulièrement aux Ponceaux et au Noir Naphtol, pour fixer plus complètement le colorant.
- Le sel d’étain ou chlorure d’étain s’ajoute en petite quantité (15-20 gr. au plus par kilo de couleur d’impression) aux Eosines et aux Rhodamines, parce qu’il avive un peu la nuance et lui donne un ton plus jaunâtre.
- L’acétate de soude, le tungstate de soude ou le phosphate de soude (environ 10 gr. par kilo de couleur d’impression) s’ajoutent aux couleurs d’impressions qui servent pour l’impression à la main du
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- couleurs de fond, parcequ’elles permettent à la couleur d’unir plus facilement.
- b) Colorants basiques.
- On les imprime avec addition d'acide acétique 6° Bé (50—80 gr. par kilo de couleur d’impression)-: dans certains cas on ajoute en outre un peu d’acide tartrique (15—20 gr. par kilo de couleur).
- Comme autres ingrédients on emploie :
- L’acétate de soude, le tungstate de soude ou le phosphate de soude (env. 10 gr. par kilo de couleur), qui augmentent le pouvoir d’unisson des colorants.
- c) Colorants Diamine.
- Les colorants de ce groupe présentent des avantages sur les colorants acides, surtout pour la production d’impressions solides au lavage et à l’eau. On les emploie la plupart du temps en impression, avec addition de phosphate de soude (10—20 gr. par kilo de couleur) ; parfois aussi on remplace ce sel par de l’acide acétique, de l’acétate d’ammoniaque ou de l’oxalatc d’ammoniaque.
- d) Colorants Anthracène ait chrome et Anthracène acides.
- Quelques-uns de ces colorants peuvent être imprimés avec addition d’oxalate d’ammonium, sans chrome, tandis que pour d’autres il est nécessaire d’ajouter du fluorure de chrome, de l’acétate de chrome ou même simplement du chromate dénotasse (chromate jaune) à la couleur d’impression.
- Impression, vaporisage et lavage des tissus.
- L’impression s’effectue de la façon habituelle. Il est surtout important de ne pas se servir d’une gravure trop superficielle et de mettre sous le tissu à imprimer, une matière assez molle formant tampon; en outre la marchandise doit être séchée à une température moyenne de façon à ce qu’elle ne soit complètement séchée qu’au sortir de la mansarde.
- Pour vaporiser, on commence par enrouler le tissu avec des draps humides. On peut alors vapo
- riser la marchandise ainsi ‘enveloppée, ou après l’avoir laissée reposer quelque temps, la dérouler et la vaporiser sans cette enveloppe.
- Le degré d’humidité de la marchandise lors du vaporisage a une grande influence sur la bonne fixation des colorants : si le tissu n’est pas suffisamment humide, le colorant ne se fixe pas suffisamment bien ; si, au contraire il est trop humide, l’impression n’est plus suffisamment nette.
- On vaporise généralement pendant une heure sans pression, puis on lave, de préférence à l’eau courante, et on sèche.
- On ne doit pas employer d’eau chaude pour laver, sinon le blanc pourrait facilement prendre une coloration. A la première eau de rinçage on ajoute souvent aussi un peu de sel marin ou de sulfate de soude.
- Colorants principalement employés pour impression sur laine
- Nous citons ci-après les colorants ayant donné les meilleurs résultats sur l’impression sur laine (1).
- Pour jaune :
- Jaune foulon O
- Jaune acide AT
- Jaune Anthracène C pâte
- Le Jaune foulon O et le Jaune Anthracène C pâte possèdent la précieuse propriété de ne pas couler au vaporisage ni au lavage ; les impressions sont en outre très solides au la_ vage et à l’eau.
- Le Jaune acide AT ainsi que Jaune foulon O rendent de grands services comme éléments jaunes pour nuances mélangées.
- Thioflavine S
- Jaune Diamine C T
- Jaune solide Diamine A, FF
- Sont surtout employés pour impressions très solides au lavage et à l’eau.
- (1) Tous les colorants sont fournis par la Manufacture I lyonnaise de matières colorantes;
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- Recettes
- Pour Taune foulon O et Jaune acide A T :
- Dissoudre :
- 5— 40 gr. de colorant dans
- 435—39° cc- d’eau chaude et faire bouillir avec 200 gr. de gomme cristallisée 1.2 et
- 200 » de Britishgum.
- Après refroidissement, ajouter :
- 10— 20 » d’acide oxalique, dissous dans 150 cc. d’eau chaude.
- 1 kilo.
- (A suivre )
- MORDANCEMENT
- Le but du mordancement est de fixer sur la fibre le composé qui doit s’unir à la matière colorante afin de former une laque insoluble. On l’applique généralement avant la teinture, mais il y a des méthodes d’application simultanée de la matière colorante et du mordant. Il y en a d’autres où l’on mordance après la teinture. La manière d’application dépend, dans une large mesure, du mordant employé, de la fibre à traiter, de la matière colorante dont on veut se servir et de la couleur que l’on veut produire. D’une façon générale, la fibre est traitée avec un composé soluble quelconque qui se laisse transformer par la fibre elle-même ou par d’autres composés ajoutés au bain, en composé insoluble qui se fixe sur la fibre et constitue le mordant. Lorsqu’il s’agit de la laine, la méthode la plus fréquemment employée est de la faire bouillir avec addition de petites quantités de sels acides ou même d’acides avec une solution de certains sels métalliques. La laine paraît posséder la puissance de décomposer les sels métalliques,surtout en présence des acides ou des sels acides en formant de différents composés insolubles. Le composé qui se fixe ultérieurement sur la fibre dépend, en grande partie, du corps mordançant ou du principe employé. Dans quelques cas seulement les réactions qui se produisent dans ces procédés ont été chimiquement déterminées.
- La laine et la soie possédant, dans une certaine mesure, des propriétés analogues, on emploie souvent les mêmes procédés pour leur mordancement ; seulement pour la soie, on doit éviter des températures élevées. Il y a des composés que la fibre peut absorber lorsqu’elle est immergée dans les solutions sans que ces composés subissent de changement, mais pendant le lavage subséquent, lorsque les portions absorbées sont diluées,la décomposition a lieu et les composés insolubles sont précipités sur la fibre.
- Le mordancement du coton est plus compliqué que celui de la soie ou de la laine, car il n’a pas la puissance de contribuer à la décomposition du principe mordançant. Les sels de certains acides, surtout des acides organiques qui se décomposent facilement dans des conditions voulues ou à une basse température, servent à mordancer le coton. La décomposition a lieu lorsque le coton est immergé dans une solution d’acétate de fer, d’aluminium, de chromium, etc., dans une atmosphère chaude et légèrement humide. Dans ces conditions l’acétate ferreux soluble s’unit énergiquement à l’oxygène t de l’atmosphère pour former un acétate basique de fer insoluble. Ce procédé est beaucoup employé dans l’impression des tissus de coton.
- L’avantage de se servir d’acétates métalliques réside dans le fait qu’ils se décomposent facilement par le séchage en substances basiques insolubles et que l’acide acétique libéré ne ramollit pas la fibre comme il arrive dans le cas de quelques autres sels; ensuite, l’acide acétique libéré étant volatil, il n’entrave pas la formation d’une laque de couleur avec les acétates basiques.
- Cependant, en raison des difficultés d'applica-tion et par intérêt économique, lorsque la teinture est susceptible d’être inégale — dans le cas des fils par exemple — l’usage des acétates doit être évité. Dans certains cas, où l’on se sert d’acétates il est avantageux de recomposer le principe mordançant et de fixer le mordant sur la fibre < en faisant passer le tissu déjà saturé de la solution
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- du principe mordançant, par un bain alcalin faible qui neutralise en même temps l’acide libéré.
- Une autre opération employée beaucoup — dans l'impression du coton notamment — pour fixer le mordant sur la fibre, est celle connue sous le nom de vaporisage.
- Le tissu est imprimé avec un mélange de quelque matière colorante et d’un sel métallique' On sèche ensuite le tissu et on le soumet à l’action de la vapeur dans un endroit clos. Ici le principe mordançant est recomposé et il se forme le mordant réel qui s’unit directement à la matière colorante présente. L’acide libre qui se dégage est chassé à cette haute température et n’entraîne pas l’union de la matière Colorante avec le mordant. En imprimant des lainages ce procédé peut aussi servir.
- Lorsqu’on applique les couleurs appelées mordantes, qui comprennent des matières colorantes les plus solides et les plus utiles, le procédé de mordancement est de grande importance. La méthode de mordancement dans chaque cas doit être telle que les propriétés physiques de la fibre ne subissent pas d’altération.
- La durée et les conditions du procédé de mordancement doivent aussi être telles que la solution puisse pénétrer la fibre et amener la transformation complète, bien que graduelle du principe mordançant en mordant réel soluble. Si le mordant est déposé sur la fibre superficiellement, la couleur sera terne et peu solide.
- ( Wool and Cotton Reporter).
- TEINTURE DE LAINE EN BLANC
- Après le désuintage, les fils et les tissus de laine possèdent une couleur jaune pâle de profondeur différente suivant la qualité et l’origine- de la fibre. Un emploie généralement deux méthodes pour se debarrasser de cette couleur:
- U On blanchit avec du soufre ou avec de l’eau oxygénée; cette dernière est préférée à cause de la couleur blanche permanente qu’elle donne.
- 2) On teint la laine en bleu pâle de manière à produire une illusion optique ou spectrale, c’est-à-dire que le bleu pâle couvrant le jaune pâle donne un effet blanc; ceci paraîtrait contraire à la conception communément admise que le bleu et le jaune donnent un vert, mais les théories modernes des couleurs sont parfaitement d’accord sur ce point,
- La teinture en blanc peut se faire de différentes façons : 1.,
- 1) On obtient un blanc terne avec du chlorure d’étain. On prépare une solution de chlorure d’étain avec 4 livres d’acide chlorhydrique et une livre d’étain en chauffant doucement jusqu’à ce que tout l’étain soit dissous ; on ajoute au bain de teinture, une demi-livre de cette solution, 1 pour 15 livres de laine. On chauffe le bain à 15° F, et l’on ajoute 1/2 à 3/4 d’once d’extrait d’indigo. Cette dose n’est pas absolue, le teinturier devant juger lui-même la quantité d’extrait d’indigo à employer. Les fils ou tissus sont laissés dans ce bain pendant une heure.
- 2) Préparer le bain avec 1/2 à 3/4 d’once de bleu de Prusse dissous dans l’acide oxalique (en proportion d’une demi-livre de bleu de Prusse ponr deux livres d’acide oxalique) et avec deux livres de sel de Glauber. La laine est travaillée dans ce bain pendant 3/4 d’heure à 120° F.
- 3) Préparer le bain avec 1/4 d’once d’acide violet, une livre d’acide acétique et 4 livres de sulfate de soude et travailler à 120-130° F.
- 4) On fait le bain avec une once de cyanole extra, une livre d’acide acétique et trois livres de sulfate de soude en traitant la laine à 130° F.
- Quelquefois le bleuissage est fait en même temps que le blanchiment ; on traite d’abord avec de l’acide sulfureux ou de l’eau oxygénée et ensuite on bleuit de la façon indiquée ci-dessus.
- (Textile Mercury).
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- tC 10,
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- LE CONGRÈS DE TURIN contre la surcharge des soies
- 4, 5 et 6 septembre 1905. (1)
- (Suite.—Voir nos numéros des 5, 20 janvier et 5 février.)
- V. L’établissement d’un bureau de contrôle pour les tissus de soie, semble-t-il nécessaire, afin de donner aux acheteurs, dans chaque cas particulier, la possibilité de soumettre à un examen approfondi les soies qui leur sont offertes?
- Si oui, comment ce bureau devra-t-il être organisé?
- VI. L’introduction d’une marque officielle internationale, est-elle à recommander, cette marque devant permettre au public de discerner les soies non chargées de celles à charge nuisible ? Pour conclure, le rapporteur dit que, en raison de la publicité qui a été donnée dans tous les pays à cette question de la charge, l’industrie de la soierie a besoin de rassurer les consommateurs et de leur démontrer que ce n’est pas l’appât d’un gain illicite qui l’a poussée dans cette voie, mais que c’est une nécessité commerciale, la démoralisation croissante de la soierie, qui l’a obligée à produire des tissus de moins en moins chers. M. Edouard Giretti lit dans la première section un troisième mémoire sur les moyens de protection commerciale contre les dangers de la surcharge. L’auteur part de ce principe juste qu’aucun détaillant n’est actuellement eu état de se rendre compte de la bonne qualité de ce qu’il achète; ce qui a provoqué dans ces derniers temps les plaintes nombreuses de la consommation.
- L’industrie et le commerce de la soierie ont eu le grand tort de négliger toute cette classe de consommateurs qui ne tiennent pas uniquement à l’apparence, et ils se sont mis par là de plus en. plus sous la dépendance des caprices de la mode.
- Jusqu’à présent, on n’est pas arrivé à une entente internationale pour combattre la surcharge.
- Le tort a été de ne pas marcher la main dans la
- (I) Voir Zeitschrift für Farbaund Tcxtilindustrie 16 septembre 1905.
- main avec le véritable consommateur. La faute en est en grande partie au commerce intermédiaire de gros, et aux grands commissionnaires qui ont toujours poussé à l’avilissement des prix et engagé les fabricants à marcher dans cette voie.
- Le consommateur en dernier ressort, n’a, en revanche, nullement profité de ces diminutions de prix dont le bénéfice a été absorbé par les frais excessifs de la vente intermédiaire.
- M. Tschierschky fait remarquer à ce sujet que ce dernier point n’est pas absolument exact, les prix de la vente au détail ayant notablement baissé dans ces dernières années.
- Le rapport cite alors la proposition de l'Asso-ciazione serica de faire apposer par les conditions des soies, une marque sur les soies, peu ou point chargées. Mais ce moyen de contrôle soulève différentes critiques dont la plus intéressante part de l’Union allemande de l’industrie pour la décoration des tissus à Dusseldorf, qui fait observer que cette marque de garantie ne pourrait s’appliquer qu’aux marchandises vendues en gros, mais non pas à celles que seraient vendues au détail, qui par suite du débit et coupes exigeraient un trop grand nombre de cachets. La même Société propose, par contre, de remplacer les marques par des étiquettes; il suffirait (en réservant l’exécution pratique de ces étiquèttes) de réprimer législativement dans tous les pays, tout abus qui en serait fait.
- Le rapporteur termine en déclarant que cette proposition semble offrir à la conférence internationale le moyen de résoudre la question du contrôle.
- . Après lecture de ces travaux, le Congrès passe immédiatement à la discussion générale.
- M. Edmond Morel, délégué de l’Union des marchands de soie de Lyon, prend la défense de la charge dont le développement est lié à la démoralisation de la soierie, reposant elle-même sur une consommation par masses considérables et à très bas prix. En l’état, il semblerait difficile de trouver une garantie de solidité de la soie, qui ne réduirait pas notablement la consommation. Ceci, bien en-
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- tendu, en laissant de côté toute intention de fraude.
- Le Dr de Tayenthal, syndic de la Chambre de commerce de Vienne, pense que si l’on diminuait la charge, la protection douanière au poids pourrait en souffrir. MM. Edmond Giretti et le Dr Tschierschky combattent cette conception pessimiste de la question, le programme du Congrès ne visant ni la prohibition ni même la restriction de la charge, mais simplement le moyen de protéger le consommateur, qui, pour son argent, veut avoir de la bonne marchandise. La question des douanes n’est pas à mettre en cause, car chaque Etat pourrait au besoin faire à ses tarifs les corrections nécessaires ; M. Tschierschky revient sur la question de fraude soulevée par M. Morel. Si le public, dans l’état actuel, n’était pas trompé sur la qualité des soieries qu’il achète, et si telle n’était pas l’opinion généralement répandue dans l’industrie de la soie. le présent Congrès n’aurait aucune raison de délibérer sur le moyen de protéger la consommation ; mais ceci ne peut concerner en aucune façon, ni le fabricant, ni le teinturier, qui n’ont aucun rapport avec le détail. Après un échange de vues sans résultat, l’après-midi devant être occupée par une excursion à Luperga et une visite au musée commercial, M. le président Craponne propose de tenir dans la soirée une séance du bureau, à laquelle pourraient assister bénévolement les autres membres du Congrès. Les délégués suisses, par l’organe deM. G. Sieber, de Zurich, avaient préalablement déclaré qu’ils n’avaient d’autre mission que de prendre note des délibérations de la Conférence.
- Dans cette réunion, on discuta de nouveau la nécessité et la possibilité d’établir une marque protectrice des soies, peu ou point chargées. Mais ici encore les opinions se partagèrent : fallait-il réserver cette marque exclusivement aux soies non chargées ou en étendre aussi l’usage aux charges métalliques faibles, et aux charges végétales ?
- Quant au moyen de l’établir, le DrS.Tschierschky le verrait dans des dispositions législatives spéciales, mais cette proposition est presque unanimement rejetée, sur les observations de MM. Vecchi, pré
- sident de l’Associazione serica de Milan et de M. Morel, délégué français.
- Pour abréger la discussion, le président propose que les deux groupes en présence expriment chacun sa manière de voir en une résolution qui sera soumise le lendemain à une discussion générale, et les deux commissions siègent jusque très avant dans la nuit pour préparer ce travail. Le lendemain les deux résolutions furent présentées à l’assemblée. La résolution Clerici était ainsi conçue :
- Le Congrès, considérant les exigences du commerce et de la consommation, reconnaît qu’il est impossible de mettre obstacle à la charge de la soie, mais il est d’avis qu’il serait désirable de mettre les consommateurs en état de se rendre compte si les tissus qui leur sont vendus par le commerce intermédiaire offrent des garanties suffisantes de solidité.
- Le Congrès déclare aussi que la charge métallique est nuisible et remet à une commission internationale le soin de prendre, de concert avec les chambres de commerce, les associations de l’industrie de la soie et les établissements de condition, les mesures nécessaires pour l’application des principes énoncés plus haut.
- (A suivre.) ‘ P. R.
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d’invention récemment délivrés.
- N 4543. — Procédé et appareil pour le vaporisage « à la continue » à haute température et en volume réduit, par MM. Simon (E.) et Weckerlin (J.-B.).
- N° 4545. — Mode de rougeage sur fonds en couleur, par la Société Badiche Àn:lin et Soda Fabrik.
- No 4547- — Appareil pour former des dessins sur des faces opposées d’une feuille de matière fibreuse, par M. Moore (F. W.).
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- TARIFS ET TRANSPORTS
- La Compagnie du Nord propose d’ajouter les marchandises désignées ci-après, au § 20 du tarif spécial des ports de mer P V. n° 30, avec la tarification suivante :
- Tissus et toiles non dénommées
- Pays d’Europe Pays hors d’Europe
- — 2 o, co
- . 6 — E E=.
- 8- 8 O H 8: 888. .38
- LO C coin
- o © co « 10 =8
- - - — —
- Tissus
- Cotonnades .... 4 B 4 B
- Couvertures communes . 2 4
- Couvertures en tissus . 2 4
- Couvre-pieds. 2 4
- Draperie 2 4
- Draps ...... 2 4
- Etoffes de coton . . 4 B 4 B
- Guipures de coton . 4 B 4 B
- Lainages 2 4
- Mérinos 2 4
- Molletons de coton ou
- de laine 2 4
- Tissus de coton ou de
- laine 2 4
- Tricot de laine en pièces • 4
- Tulle de coton . 4 B 4 B
- Velours de coton ou de
- lin 4 B 4 B
- Toiles
- Coutils blanchis . 4 B 4 B
- Coutils crémés ou écrus 6 B G B
- (par (par 1.000 kgr.
- 1.000 kg r.) min.)
- En treillis . . . . G B 6 B
- (par (parl.OOC kgr.
- 1.000 kg r.) min.)
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (98) I. — Société en nom collectif. — Transformation ! de ladite Société en Société en commandite par actions. — Délibération de l'assemblée générale par 1 laquelle des associés en nom collectif deviennent de simples commanditaires. — Faillite postérieure de la Société en commandite — Nullité des délibérations de l'assemblée générale. — Extension de la faillite aux associés en nom collectif.
- IR — Capital social. — Société non « in bonis ». — — Délibération de l'assemblée générale réduisant le I capital social. — Nullité.
- I. — Lorsque la transformation d’une Société en nom collectif en Société en commandite par actions n’a eu d’autre but que de soustraire les associés en nom collectif à la solidarité de leurs engagements, c’est à bon droit que, sur la demande du syndic, il est décidé que la faillite déclarée contre la Société en commandite s’étendrait à la Société en nom collectif.
- Ce principe doit s’appliquer également au cas où la Société en commandite étant déjà formée elle se transforme par le changement d’associés en nom collectif en associés commanditaires.
- II. — Le fonds social étant la garantie des tiers et notamment des créanciers de la Société, il ne peut y être porté atteinte par l’assemblée générale des actionnaires au préjudice de ces tiers ou créanciers.
- En conséquence une Société qui n’est pas in bonis ne peut procéder à la réduction de son capital social, lor-que cette diminution du capital diminue les sûretés des tiers.
- (Tribunal de comm. de la Seine, 25 août 1904).
- COUR DE MONTPELLIER
- Audience du 11 juin 1905
- CHEMINS DE FER — MARCHANDISES. — TRANSPORT D'UNE POMPE NON EMBALLÉE. — RESERVES CONSENTIES AU DÉPART PAR L’EXPÉDITEUR. — VICE DE LA CHOSE. — RESPONSABILITÉ DE LA COMPAGNIE.
- Lorsque des réserves établissant l’existence d’un vice de la marchandise au départ ont été consenties par l’expéditeur à la compagnie de chemins de fer chargée du transport, les avaries ou la perte sont présumées la suite du vice signalé.
- En conséquence, pour que la responsabilité de la Compagnie puisse être légalement admise, l’expéditeur ou le destinataire sont obligés de prouver que les avaries ou la perte proviennent non de la cause pré-"vue, mais d’une faute de la Compagnie.
- (Chemins de fer du Midi contre C et P.).
- Ainsi jugé :
- La Cour,
- Attendu que les Compagnies de chemins de fer n’ont accepté la marchandise expédiée par P. que moyennant des réserves formelles relatives au non emballage de cette marchandise ;
- Attendu que la nature de l’objet transporté comportait une semblable réserve, une pompe étant un organisme compliqué, susceptible de détériorations multiples et notamment de rupture par un choc de faible importance inévitable dans le transbordement et n’im-
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- pliquant aucune faute de la part des employés de la Compagnie;
- Attendu que, dans de semblables conditions de fait, les intimés ne pouvaient se borner à invoquer d’une manière indéterminée-la responsabilité du transporteur ; qu’ils devaient au contraire indiquer d’une manière précise la faute génératrice de l’avarie et établir l’existence de cette faute ;
- Or, attendu qu’ils n’ont en rien obéi à cette double obligation ; qu’ils ne font point la preuve qui leur incombe;
- Attendu, au surplus, que la convention de Berne est étrangère aux relations commerciales établies entre la France et l’Espagne ;
- Attendu que la réformation du jugement entrepris s’impose, dès lors, à la justice de la Cour et qu’il y a lieu de faire droit à la demande reconventionnelle de la Compagnie du Midi, tendant à ce que les intimés soient condamnés à retirer la marchandise transportée contre paiement des frais de magasinage, à défaut de quoi ladite Compagnie sera autorisée a faire vendre la pompe dont s’agit aux formes de droit et à s’appliquer le prix de la vente a due concurrence de ce qui lui sera dû ;
- Par ces motifs,
- Disant droit à l’appel et réformant le jugement rendu par le Tribunal de commerce de Perpignan, le 2 août;
- Décharge la Compagnie du Midi de toutes les con damnetions prononcées contre elle ;
- Condamne, au contraire, les intimés à retirer la pompe litigieuse dans la quinzaine du prononcé du présent arrêt, contre paiement des frais de magasi-nage courant ou à courir, faute de quoi la Compagnie est autorisée à faire vendre cette marchandise aux formes de droit et à imputer le prix à produire sur sa créance a due concurrence ;
- Et condamne C. et P. en tous les dépens.
- CORRESPONDANCE
- M. R., à Neoers. — Le privilège du vendeur d'im-meubles existe a l’état latent aussi longtemps que l’immeuble n’est pas sorti des mains de l’acquéreur et que le sous-acquéreur n’a pas transcrit son titre. Dès lors le défaut de renouvellement de l’inscription de ce privilège n’éteint pas le privilège par péremption.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d une opinion à émettre, il est possible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spé-ciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé^ notre service étudie avec le plus grand soin
- l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevee eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des'procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délài pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de sociétés
- Paris. —Société en commandite Tharau et Cie, teinturerie, nettoyage et désinfection, 1, rue de LaQuintinie. — Durée 10 ans. — Cap. non énoncé.
- Lille, — Société L. et R. Leva-Sifroid, teinturerie de toiles et doublures, à la Madeleine. — Suite de la Société qui existait depuis 10 ans sous la dénomination Leva-Sifroid, père.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie par M. Devezan, 124, boul. de la Gare. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par Mme veuve Duché à Mlles Defert, 8, boul. Delessert. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par M. Richard, 54, avenue Victor-Hugo. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par M. Fleury à M. Rhayzon, 19, rue St-Antoine. — Entrée en jouissance, le 1er février.
- Paris. — Teinturerie par M. Groult, 79, rue des Archives. — Entrée en jouissance le 12 février.
- Paris. — Teinturerie par M. Cury, 27, rue Véron. — Entrée en jouissance de suite.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, xx.
- Paris, — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, x. Directeur, 20, rue Turgct (IX1)
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- fme
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- REVUE DU MARCHÉ
- — — _ _
- PLACE DE PARIS
- Acide acétique industriel 40 %
- azotique (voir acide nitrique), muriatique 22: chimiq. pur..
- » 20/22 par 15 touries
- nitrique 36’ blanc .............
- Les 100 k.
- 30 »
- 28 »
- Potasse caustique 70/75 plaques
- Rouille
- Sel
- Perlasse Ire qualité » ordinaire . . rose factice........ 42/45 en tourie . . supérieure..........
- 40-
- »
- 36-
- 40-
- jaune........
- blanc .........
- jaune..........
- chimiquem . put
- » »
- oxalique............
- picrique cristallisé
- sulfurique
- tartrique
- 53-.........
- 60' environ
- 66-
- 66:
- au soufre 1er blanc..
- himiq. pur .
- Alcali volatil du gaz 22'
- S
- 28/29.
- Alcool dénaturé, type Régie 90’.
- Alun épuré
- a
- ordinaire.
- de chrome
- Benzine cristallisable.
- »
- lourde, industrielle type Régie.........
- Bichromate de potasse
- »
- soude
- Bi-oxyde de baryum 85/86*
- Borax raffiné
- Carbonate de Crème de tai
- 6
- 3 2
- 31
- 37
- 36
- 43
- 25
- 2 5
- Soude
- de soude 90/92 ....
- » Solvay 65 70
- > » 75/80
- » » 80/85
- Sulfate
- 74
- 235
- 5
- 6
- 8
- 33
- 16
- 242
- 39
- 61
- 25
- 05
- 25
- 50
- L’hecto ,. 47 »
- Les 1’00 k. 19 »
- >, 16 »
- 32 »
- L’hecto ,. 45 »
- 34 » Les 100 k.
- 75 » . 56 »
- en cristaux........ soude cristallisé.... re entière........... ..
- en poudre .......... soluble, paillettes.
- Cyanure rouge de potassium pur.. Dextrine blonde citron......... » blanche......................
- Eau oxygénée
- 10 à 12 vo’umes .. extra............. pharmaceutique. . chimiquem-nt pure.
- 36 »
- 8 »
- 175 »
- 185 «
- 315 »
- 340 »
- 48 -
- 48 »
- Le litre
- 0 0
- 0
- 2
- 28
- 38
- 55
- 50
- Extrait
- d’orseille liquide n’ 1..
- » » extra.
- » supérieur..............
- de
- Javelle »
- 40- Baumé
- 35- »
- 25* »
- 20' »
- Les 100 k.
- Glycérine blanche industrielle 28-.
- Lessive caustique de potasse 36".. » » » 40•..
- » » de soude 36-.
- Noix de Galles de Chine...... ;.
- Orseille double » triple .. ...........
- Oxymuriate d’étain 32 %.........
- Panama (Quillay)................
- Permanganate de potasse..........
- Potasse d’Amérique . ............
- » imitation d’Amérique 66/70 u » » 52/55
- n * » 45-..
- 115
- 155
- 185
- 11
- 10
- 9
- 7
- 105
- 33
- 43
- 13
- 160
- 65
- 80
- 180
- 45
- 135
- 90
- 39
- 33
- 30
- 50
- 50
- 25
- 85'
- 50
- caustique 60/62. .........
- » 70/72..........
- » 60/62 plaquettes
- » 70/72 , »
- de cuivre 98/99 ‘ »
- de fer moyens cristaux .
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. fur » extra pains et poudre. » » n’ 1 .....................
- » » flor pâle et foncé........
- » de Chine en grains . .............
- Bleu
- Outremer poudre p. la peinture.
- de
- »
- Prusse
- »
- Essence de térébenthine
- 60
- 115
- 38
- 25
- 12
- 15
- 12
- 22
- 23
- 24
- 28
- 30
- 32
- 35
- 58
- 6
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- Le kil.
- 4
- 4
- 4 5
- 25
- 25
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- » pour azurage,
- » p. pap. peints supérieur.'......... extra............... n- 1 ........
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 135
- PLACE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On cot^ :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité ...
- — 2e qualité .. .
- - 3e qualité... .
- — Sisal, Yucatan..
- — Honduras...............
- — Tabasco................
- — Haïti Cap..............
- - Fort-Liberté....
- — Aquim..................
- — St-Marc.................
- — Gonaïves ..............
- — P.-de-Paix..............
- — Miragoane..............
- — Saint-Domingo...
- — Martin, et Guadel.
- — Jamaïque. ....... Jaune Cuba et St-Yago ..
- 9
- 6
- 6
- 7
- 5
- 4
- à
- 13
- a
- »
- Manzanillo........
- Tuspan............
- ...............
- Campèche..........
- Carmen............
- Tampico........ ..............
- Haïti.............
- Jamaïque .........
- Barcel et P. Cab . .
- Rio Hacha.........
- Carth, et Savan... ................
- Fustet.... 10.9 k.
- Tatajuba(Pern. )50 k.
- Bahia . ..........
- Corint o..........
- Amapala. UC kil.
- 4 5
- 5
- 5
- 4
- 5
- 3 5
- 6 6
- 6
- 6
- 50
- 50
- 50
- 25
- LO
- Cl
- 40
- 90
- 50
- en
- 6
- 5
- 5
- 5
- 4
- K. à *
- ?
- $ ,
- 25
- 5
- 5
- 60
- 70
- 8
- 8
- 8
- 7
- 4
- 4
- 5
- 6
- 4
- 5
- 4
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 16
- 6
- 50
- 50
- 50
- 80
- 75
- 50
- 70
- 50
- 50
- 25
- 25
- 50
- 90
- 60
- 50
- 80
- 50
- 25
- Rouge Brésil Bahia • Calliatour... » Lima............. » Ste-Marthe. . • ______.......... » Sandal.......... 1 • Sapan ..........
- 100 k.
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebrach. .1000 k.
- Pernamb
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb .........
- pressé ...
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille
- Ténérife grise...
- Bengale..
- Java, Mad
- On cote
- On cote
- Beng. sur
- Curcuma
- .. .50 kilos.
- Pond......
- Dividivi les 50 kil....
- Indigos actuellement : v. et bl. 1(2 k.
- fin violet et pourpre.. Beng. beau viol, et dito « bon violet............
- a
- bon moyen violet.. moyen violet......... beau violet rouge.. bon violet rouge... bon moy. v. rouge, fin rouge............ beau dito............ bon dito............. bon à fin cuiv....... cuiv. ord. et bas....
- Java..........
- Kurpah.. ....
- Madras ......
- Manille.......
- Caraque .....
- Guatemala flor
- N.M
- N.M
- N.M.
- > bon à fin sobré..
- » — cor....
- > cor. ord. à bas..
- N -Gren Un, surf. 1/2 k N.M » bon à beau.. N.M.
- . • ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud.............M
- Madagascar..............M
- Qu ercitron
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé.........
- • gros effilé...........
- Antilles.
- Cayenne
- 8 ..
- 16 ..
- 8 ..
- 10 50
- 4 ..
- 6 ..
- 120
- 14
- 37
- 78
- 30
- S
- 1
- 1
- 22
- M
- 10
- 6
- 5
- 4
- 4 3
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 3
- 3
- 2
- 2
- 0
- 4
- 2
- 1
- 8
- 17
- 10
- 12
- 5
- 7
- 9
- 128
- 16
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 50
- 50
- 59
- 50
- 50
- 25
- 75
- 50
- 50 M
- 50
- 7 50
- 6 ..
- Rocou
- 1/2 kil. 0 20 ./. à 0 .............. N. M
- 10
- 50
- 45
- 80
- 35
- k
- kil.
- 2
- 80
- 25
- 14
- 50
- 5
- 25
- 5 75
- 5 25
- 5 ..
- 4
- 3
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- 5 J 50
- 50
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- 32 1/2
- p.60 - vue 67/394
-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- 5
- PLACE DE MARSEILLE J
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Sumac en feuilles......... 25 ..
- » poudre..................... 26 ..
- Styrax liquide............. 150 ..
- Tamarin Madras................. M ..
- Mous eu Barils
- Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à.15 .
- » (Guadeloupe) .11 .. .12 ..
- » de Fustet Albanie. ,. . 10 50 12 ..
- Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 ..
- » marques ord.. 70 .................
- Cochenille argentée..100 k.... » grise............ 510 .. 525....
- » zacatille naturelle 550 . 575 .
- » noire Palmas lek. 510 .. 575 . :
- Curcuma Bengale............ 35 .. 40 ..
- » Chinois... ...... 40 ...................
- » Madras................... ..............
- Gal es de Chine............ 135...........
- Prussiate jaune de potasse. 170...........
- INDIGOS. — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. 2.90 3.20
- » moyen et bon moyen
- » coloré..................... 2.60 2.90
- » xoyen ord. et ord.
- terne et serré... 2.30 2.60
- Kurpah bon et beau vio'et
- et violet rouge.. M. . .. .
- Kurpah moyen et bon moy.
- assez coloré..-. M.. ....
- • moyen ord. et ord. mél. et terreux............ ....
- Bengale beau et fin violet M.. ....
- 8 bon moyen à bon violet et violet rouge.................. M.. M..
- » moyen violet-rouge et rouge................ M.. M ..
- •lava bon moyen............... ... ....
- » beau et bon violet. M.. M .
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile ...............: ......
- » en pains, extra sec, sous pap......................... » bon marchand en pains » » en boules , .
- « raffiné en poudre sec ............
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d.
- » nitrique 36 d.
- » » 40 d.
- » sulfurique.... 66 d.
- » sulfureux.... 50 d.
- » tartrique................
- Ammoniaque liquide 22 d..
- Borax raffiné.............
- 9 33 40
- 10
- 8 260
- 34 38
- DROGUERIES
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre.................... 56
- broyé........................ 61
- Crème de tartre............. 180
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.......... 8
- Chlorure de potassium, en gare de Salins............. 20
- Lessive caustique 33 degrés 6
- Nitrate de soude............ 25
- » de potasse................. 4 7
- Sel de scude, 80/85, cons. et
- entr. e. bq. de 700 kil. ,m. 18
- Sel de soude, 70/75, disp... 17
- » 30/35, disp... 12
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.......... 30
- 23 .
- 50 à
- 75
- 75
- 25
- 75
- Le tout aux 100 kil , sauf variation con-traire 1er coût.
- Acide citrique............... 340 . .
- Alun ......................... 16 ..
- » (acq.)...................... 17 ..
- Couperose emballée........... 5 ..
- Essence de térébenthine (d. futs)......................... 140 ..
- d (s. fûts).................. 135 .
- Pécule de pommes de terre, ler bl....................... 36 ..
- 2e bl. (entrepôt). ........... 35 ..
- Galles vertes et noires...... 200 ..
- 17
- 19
- 6
- Soude caustique, 110/115, en
- bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ............ E
- Sulfate de fer 95 % en sacs
- de 100 kilos................... 5
- SAVONS
- 58 A 62
- Qualité extra......................... 32 34
- Qualités ordinaires................... 25 30
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil. minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Brésilien . . . . . . .
- Campêche coupe d’Espagne .
- — Tabasco . . . .
- — Haïti . . . . .
- — Martinique,Guadeloupe , Calliatour.................
- Pernambouc................. Jaune Cuba ................. .
- — Guayra -Tabasco. . . — Tuspan................... Lima....................... Tampico. .................. Sapan...................... Sainte-Marthe.............. Nicaragua.................. Sandal rouge ......
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k.
- Gambier. . ................
- Curcuma de la côte. . 100 k.
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . — fin violet . — — beau violet. .
- — — bon violet .
- — — moyen violet .
- — — petit violet.
- — — ordinaire et
- 28 - à 29 —
- 28 — 28 25
- 18 — 19 -
- 10 - 14 -
- 8 — 8 50
- ‘t
- 1 ot
- I
- 11
- ©
- 11 -
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- 13
- 12
- 11
- 10
- » noires Alep..............
- " blancnes.................
- Gomme arabique, en sorte . » Ghésirée, en sorte...... » Sénégal, s. bas du fleuve P » Galatn................ ” Aden, sorte cour, bonne ’’ Mogador, blonde........ P « blanche................ 8 Laque en f. qté orange. » mi-orange
- " » cerise AC
- 8 Sandaraque lavée...... 8 Damar (Batavia)........ " 8 Singapore.........
- » Pen an( r
- Gomme adragante Syrie. ’ : 8 Anatolie. ...................
- Garance, racine............
- D » ...................... Kocou Guadeloupe...........
- » Cayenne..........
- Safran d’Espagne, Valence pur..........
- Sulfate de cuivre(entrepôt): " (acq.). ..
- . .5 .
- 140 .
- 60 .
- 65 .
- 65 .
- 600 .
- 550 .
- 525 .
- 160 .
- 200 .
- 85 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 60 .
- 70 .
- 100 .
- £0 ..
- 58 ..
- 62 ..
- 170
- cr •
- 70
- 70
- 120
- 140
- 750
- 600
- Cuits (unicolores) Blanc-pur à l’huile d’olive........ 66
- » extra pur (72 0/0 d’huiles).. 45
- » augmente (60 0/0 » )... 39
- » résineux (72 0/0 « )... 41
- Jaune » (72 0/0 » )... 40
- Vert à l’huile de pulpes industriel. 42
- » tunisien............................ 36
- Jaune » 36
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)........ 43
- » (60 0/0 d’huiles)................... 38
- Rosé .. ........................... 39
- Noir................................. 37
- Blanc spécial ..................... 54
- 70
- 50
- 43
- 43
- 41
- 45 3;
- 37
- 45
- 39
- 40
- 39
- 56
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- Bleu pur pâle ou vif............... 40 44
- » mixte » 37 39
- » talqué Ire qualité............... 33 35
- » » 2e » ........ 31 32
- Marbré bleu ou rose Dijon........ 37 39
- » » Nantais........... 40 42
- Mi-Cuits
- Selon qualités :
- Blanc ou jaune..................... 20 30
- » (à la ........................... 26 34
- Marbré bleu ou rosé................ 20 32
- Résineux.......................... 26 34
- Vert exportation................. 20 32
- Brun.............................. 26 34
- Foir.............................. 25 34
- cuivré . . 8 50 9 o
- — Java ordin. et cuivré — — —
- — Madras fin. . . . ' 6 —. 6 50
- — — beau . 5 50 6 —<
- — — bon . . --- —- -— —
- — — moyen . . 5 — 5 50
- — — ordinaire. . — —• —
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ore et cuivré
- — Manille — Guatemala flor . . — — sobre .
- — — cortès . .
- — Mexique flor. .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- — Caraque flor. . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k. — — blonde, ire quai.
- — — — 2e quai.
- — — cerise.
- — — blondeordin. Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. ie Orseille Mers du Sud. 10C
- — Madagascar . .
- k k k
- 8 — 7 50
- 6 — 5 —
- 6 —
- 5 —
- 4 —
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-
-
- G?
- tO •
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb........;. 72 .. à 73 . > Acide acétique des arts 40% 35 .. 37 .. ».......................chlorhydrique.......... 7 50 8 .. ».......................nitrique 36............ 35 .. 36 . » sulfurique 66 •....... 9 9 50 ».......................tartrique.............. 250 .. 255 .. ».......................citrique............... 335 .. 340 .. Alun épuré............................ .......................... 2.1 .. 22 . • » ordinaire............. 17 .. 18 . Ammoniaque incolore,....22. ' 44 . 46 Bichlorure d’étain, 55-.... 113 .. 118 .. ».......................»......................60 ................... 136 .. 141 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. 18 .. » Guadeloupe. 12 .. 13 . Bois Jaune Centre Amériq 17 . 18 .. Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 .. » brun 75 .. 90 ..
- Chlorate de potasse.... 105 .. 110 ..
- » de soude............. 105 . 110 .. Chlorure de chaux 100 à 110. 16 . 18 .. Chromate rouge de potasse...77 ., 79 . . »...........» de soude.. 57 .......59 .. Crème de tartre.......... 185 .. 190 .. Cristaux de tartre ........175 .. 180 .. » de soude........................................................ 6 .. 7 ..
- CurcumaBengale en racines 33 .. 37 ..
- » de Madras.................................................... . . .. » de Chine......................... M............................................... Essence de térébenthine ..........112...... ...114 ..
- Extrait de châtaignier 20•. 16 .. l7
- Galles de Chine et Japon.. 157 .. 160 ..
- » vertes et noires .... 155 .. 180 ..
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 . • » arabique 65 .. 70 . » adragante rousse .. 275 .. 310 .. Jus de citron 20 .. 21 ..
- Méthylène à ............... 90 .. 95 ..
- » régie 90’.................. 100 .. 105 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 .. 135 . •
- » » de soude....................:
- Pyrolignite de fer........ 10 50 11 50
- Résine..................... 26 .. 27 . .
- Rouille..................... 9 .. 10 .
- Selde soude 80'............ 17 50 18 50
- » ammoniaque.. 11 50 12 50
- Sel d’étain............... 248 .. 252 ..
- Soufre en canons.......... 17 50 18 .
- » sublimé................... 18 50 20 5 0 Sumac Sicile en feuilles...22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine. ....... 9 .. 16 ..
- » de cuivre............... 63 .. 65 ..
- » de fer..................... 6 .. 8 ..
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une. première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, af
- franchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- 63
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat -poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon 4, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte.
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- Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d'arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires Lanouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16........5 fr. 50
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, pro à l’Ecole de physique et de chimie industrielles..
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- ar M. F.Dommer, professeur
- FORMULAIRE INDUSTRIEL par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume 1D; couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50. _
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est ét j , ia forme d’un dictionnaire, ce qui rend les rechere . commodes. Aux noms génériques sont groupes • -renseignements se rapportant àl: „„QTi qu’ils désignent. On y trouve des renseignements P ques concernant les substances et les objets d un 8 jourAalier.
- a matière ou aux procédés y trouve des renseignements prati-
- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobeâns et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de , la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. —Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un. aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de i’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérives de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4® Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques,—Matin s colorantes non classées
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte..........................................20 francs
- Teinturier, Apprêtent- et Dègraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d’aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume........................' 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d’), d’Acide phonique et de Naphtaline, comprenant : l’étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Les Patrons devant les prud’hommes.—Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
- Cours de marchandises. — Les matières premières, commerciales et industrielles, par Girard, professeur à l’Ecole pratique de commerce et d’industrie de Nîmes. 1900. 1 vol. in-16 de 412 pages, avec 246 figures, cartonné,” prix : 5 fr. 60.
- Tous les produits sont étudiés au point de vue de leur origine, de leurs caractères distinctifs, de leurs qualités, de leurs variétés.
- Métaux, produits chimiques, matériaux de construction, produits de la dépouille, aliments et médicaments, textiles, papier, matières colorantes.
- Manuel pratique et juridique du Commerçant et de l’Industriel. — Droits et devoirs, us et coutumes, par E. Vignes, avocat..
- Un volume in-18 jésus de 426 pages. Prix : 5 fr. 60.
- Traité de la fabrication des matières de blanchi-ment, par V. Hœlbling, commissaire supérieur de l’Office des brevets et professeur honoraire au Muséum technologique de Vienne (Autriche). Traduit de l’allemand, par le dockear L. Gautier.
- Un volume in 8, contenant 240 figures dans le texte. Prix, relié 15 fr. 60.
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser azx bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
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- FRANCE : Un an. ...... . 13 fr.
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- /o ‘6 S "r.an
- 50e Année. No 5.
- 5 Mars 1906.
- I MONITEUR DE LA TEINTUR
- des Apprêts et de l'Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILE
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- SP
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Les colorants naturels (suite).— Les nouveaux colorants. — Impression sur tissus de laine (suite). — La production de l'hypochlo-rite de soude. — Les couleurs diamine dans la teinture des tissus mi-soie (suite). — Quelques recettes pour enlever les taches. — Apprêt raide pour chapeaux de feutre. — Taches sur soie. — Le Congrès de Turin contie la surcharge de la soie (suite et fin). — Les réformes sociales. — Revue des brevets d’invention. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Revue du marché. — Annonces.
- LES COLORANTS NATURELS encore employés en teinturerie et la détermination de leur valeur
- Par M. von Cochenhausen (i)
- (Suite. — Voir nos numéros des 5, 20 décembre 1905
- 5, 20 janvier, 5 et 20 février 1906.)
- Les divers bois du Brésil ont à peu près la même teneur en colorant que les divers campêches, 5-100/0, il doit donc en être de même pour les extraits. On pourrait donc, en traitant le premier comme le se-cond, ne plus recourir aux quantités énormes que préconisent les anciennes recettes, mais cela a peu fi importance, car ce produit aura bientôt totalement disparu de la teinturerie.
- On ne peut faire que des hypothèses sur le rôle joué par les matières colorantes du santal, du fus-
- (1). Traduit de Zeitschrift fur angewaudte Chcmie^ par Moniteur Quesneville.
- tique, de l’écorce de quercitron, des graines d’Avignon, car, même dans ces dernières années, on n’a pas effectué sur elles de recherches scientifiques et cela parce que leur emploi décroît de plus en plus. Les couleurs obtenues étaient pourtant très bon marché et dépassaient en solidité et en beauté la plupart des colorants artificiels.
- La santaline est le principe colorant du bois de santal ; en raison de sa faible solubilité il est peu probable qu’elle soit renfermée telle quelle dans la sève de l’arbre vivant. Les jeunes pousses de Ptero-carpus santalinus sont jaunes intérieurement, leur section ne rougit que sous l’action oxydante de l’air et la puissance tinctoriale du bois augmente avec son âge. On a trouvé aussi, en outre, dans le santal, des combinaisons brunes peu solubles. Il est donc vraisemblable que les colorants sont renfermés à l’état de glucosides dans la sève et que l’oxydation décompose ces corps. De la racine de garance aussi l’on n’a pu, pendant longtemps, extraire de préparations utiles en raison de la faible solubilité de la matière colorante ; on n’y est arrivé qu’en extrayant la racine fraîche et en séparant ensuite le colorant par décomposition du glucoside.
- On ne trouve pas dans le commerce des extraits de santal, il faut employer le bois réduit en menus fragments. La santaline teint la laine non mordan-cée en rouge brun clair, elle forme, avec l’alumine, l’oxyde d’étain, celui de fer et celui de chrome des 1 laques rouges et brunes. Souvent on passe la laine
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- 66000 • AN 2 LE MONITEUR
- DE LA TEINTURE
- dans un bain de santal, puis au mordançage, puis, de nouveau, à la teinture. La .laine .traitée préliminairement au santal a une telle tendance à absorber l’indigo blanc, qu’on obtient en deux fois la teinte qu’on n’obtiendrait pas en quatre fois avec de la laine non traitée. On emploie aussi ce bois combiné à d'autres colorants pour obtenir des teintes brune, bronze et olive.
- On ne peut déterminer la valeur du santal que par un essai de teinture. On emploie ordinairement de la laine mordancée avec 1-2 0/0 de bichromate de potasse; il est cependant plus logique d’ajouter au bain du tartre ou mieux encore d’employer 3 0/0 de fluorure de chrome et 3 0/0 de tartre. En effet, il n’est pas besoin d’oxyder la santaline pendant la teinture, elle ne donne, dans ce cas, que des colorants bruns. On reconnaîtra très facilement l’impureté croissante des teintes en mordançant plusieurs échantillons avec du fluorure de chrome et du tartre, du bichromate et du tartre, du bichromate seul et enfin du bichromate et de l’acide sulfurique. On peut employer le sel d’étain également. On fait bouillir le bois avec de l’eau pendant un quart d’heure, on ajoute la laine mordancée sans enlever le bois et l’on chauffe encore une heure. On établira l’échelle de comparaison avec 10 échantillons de laine et I-IO 0/0 d’un bois de bonne qualité. On prend 5 0/0 et 10 0/0 du bois à essayer.
- La quercétine, le principe colorant du quercitron, est renfermé, dans la sève de ce végétal à l’état de glucoside, la quercitrine, qui au fur et à mesure que l’écorce vieillit, se dédouble en quercétine et isodulcite. Cette écorce renferme, en outre, une assez forte proportion de matières tannantes qui nuisent à la vivacité des teintes obtenues. Aussi on les élimine en ajoutant au bain, avant de teindre, une solution de gélatine ou d’alun et l’on écume. Quand on emploie les écorces, on n’utilise que la fraction de quercétine libérée de la totalité de la quercitrine. Aussi les essais de teinture ne décèlent-ils que peu de colorants et emploie-t-on une forte quantité de bois pour la teinture. L’emploi des extraits est plus avantageux car le glucoside se décompose pendant leur fabrication. En outre, il ne
- peut y avoir de déchet, la quercétine ne se transforme en matières brunes qu’en présence des alcalis. C’est l’extrait dénommé «flavine», préparé d’abord en Amérique, qui donne les teintes les plus franches et les plus vigoureuses. Il est analogue à celui que préconisait Leeshing déjà en 1855. Il le préparait en faisant bouillir l’écorce avec de l’acide et l’expulsant ensuite par lavage, ou en faisant bouillir avec du carbonate de soude et en précipitant de cette solution la quercétine par addition d’acide.
- La quercétine est très difficilement soluble dans l’eau ; elle forme, avec l’alumine et l’oxyde'd’étain, une laque jaune ou jaune orange, brun jaune avec l’oxyde de chrome et jaune sale avec l’oxyde de fer. Elle est peu employée seule pour teindre la laine,, on s’en sert surtout pour nuancer.
- (A suivre )
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Noirs Naphtylamine ES5B, ES3B et ESN
- Le grand avantage de ces nouveaux produits, mis sur le marché par la Manufacture lyonnaise, est de pouvoir être employés en bains contenant une forte proportion d’acide sulfurique, sans que leur belle nuance en soit altérée.
- Le Noir Naphtylamine ESN donne un noir foncé à reflet bleuté, tandis que les deux marques
- Noir Naphtylamine ES3B, Noir Naphtylamine ES5B donnent des noirs bleuâtres.
- Ces nouveaux produits ont une importance particulière pour la teinture des tissus de confection pour dames et pour hommes (tant pour unis que pour tissus de fantaisie avec réserves coton) ainsi que pour la teinture de la laine filée. Ils conviennent aussi très bien pour laine carbonisée, non acidulée et en chapellerie.
- Mode de teinture
- On teint avec addition de 10 0/0 de sulfate de soude et 10-15 0/0 de bisulfate de soude (suivant l’intensité de la teinte) ou 20 0/0 de sulfate de soude et 4-5 0/0 d’acide sulfurique ; on entre à 60 705 C., on chauffe au bouillon en 20 minutes environ et on-
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
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- maintient cette température pendant une heure. Pour épuiser complètement le bain on ajoute ensuite, s’il y a lieu, un peu de bisulfate ou d’acide sulfurique et on fait encore bouillir pendant 20-30 minutes.
- Pour des tissus difficiles à pénétrer, comme les draps fortement foulés, l’astrakan etc. on entre à 40-50° G. et on chauffe lentement au bouillon ; il convient aussi d’augmenter légèrement la quantité de sulfate de soude. Pour des tissus carbonisés et non désacidulés (neutralisés) on commence par teindre avec addition de sulfate de soude seulement et on ajoute plus tard, s’il y a lieu, un peu de bisulfate de soude ou d’acide sulfurique.
- Impression sur tissus de laine (Suite — Voir nos numéros des 20 janvier et 20 février.)
- Pour Jaune Anthracène C pâte •
- Dissoudre :
- 20-100 gr. de Jaune Anthracène C pâte dans 405-300 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec 200 gr. de gomme cristallisée 1 : 2 et
- 200 » de Britishgum.
- Après refroidissement ajouter :
- 25- 3° » d’oxalate d’ammoniaque dissous dans 150 cc. d’eau chaude.
- I kilo.
- Pour Thioflavine S, Jaïine Dlamine CT et Jaunes solides Diamine A, FF
- Dissoudre :
- 5- 4° gr. de colorant dans
- 590-540 cc. d’eau bouillante et faire bouillir avec
- 200 gr. de gomme cristallisée 1:2,
- 200 » de Britishgum et
- 5- 20 » de phosphate de soude.
- 1 kilo.
- POUR ORANGÉ
- Orangé GG
- Orangé II, II2525
- Parmi les colorants acides orangés, l’Orangé GG est le plus important parce que c’est celui qui a le moins de tendance à couler ; néanmoins tous les
- Orangés acides doivent être imprimés avec une forte addition d’acide si l’on veut obtenir un beau blanc. Ces colorants peuvent être employés en mélange avec tous les autres colorants.
- Orangé Diamine F donne des impressions solides à l’eau et au lavage.
- RECETTE
- Pour Orangés GG^ IJ II2525
- Dissoudre :
- 5- 3° gr. de colorant dans
- 385-340 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec
- 200 gr. de gomme cristallisée 1 : 2 et
- 200 . » de Britishgum.
- Après refroidissement ajouter :
- 10- 30 » d'acide oxalique, dissous dans
- 200 cc. d’eau chaude.
- 1 kilo.
- Poitr V Orangé Diamine F comme pour la Thioflavine S (citée ci-haut).
- (A suivre.}
- LA PRODUCTION DE
- L'HYPOCHLORITE DE SOUDE
- Depuis longtemps, on a cherché un moyen pratique de produire sur place, dans les ateliers de blanchiment, l'hypochlorite de soude, pour remplacer les chlorures décolorants ou poudres à blanchir. A la Société chimique de Boston, en octobre dernier, M. Duckworth a exposé comment le problème avait été résolu au moyen de l'appareil Haas-Oettel, dont il avait pu suivre pendant trois ans le fonctionnement à la « Cocheco Manufacturing Company ». Les détails qu’il donne ne seront pas indifférents aux personnes qui s’occupent de blanchiment et d’impression de tissus de coton ou de lin.
- L’appareil, dit la Revue Industrielle, n’est pas autre chose qu’une cuve electrolytique, faite d’une composition à base d’asphalte et placée à l’intérieur d’un réservoir étanche, bien isolé, pour éviter les pertes de courant électrique. Les électrodes sont du système à double pôle, c’est-à-dire qu’il y a un pôle.
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-
- O
- CO
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à chaque extrémité de l’appareil et un nombre variable d’électrodes intermédiaires, sans contact entre elles et ne recevant le courant que quand il passe dans le liquide à électrolyser. Les électrodes des extrémités sont des plaques de carbone de 18 à 19 mm. d’épaisseur, verticales et descendant jusqu’au fond de la cuve.
- Les électrodes intermédiaires sont des plaques de carbone de moitié moins épaisses, établies dans des cadres et rainures, de manière à diviser la cuve en compartiments, sans toutefois remplir toute la hauteur entre le fond et le sommet : dans ce but, elles reposent sur une plaque non conductrice de même épaisseur et elles portent, à leur partie supérieure, une plaque semblable non conductrice, qui dépasse la surface du liquide.
- Cette disposition a été adoptée pour deux raisons. La première est que chaque compartiment constitue un espace non conducteur où les impuretés et boues apportées par le liquide, peuvent se déposer sans formation de court-circuit ; la seconde, que les électrodes sont recouvertes par une lame de liquide, qui absorbe les bulles de chlore et prévient leur dégagement dans la salle où est logé l’appareil.
- Ces compartiments, sans communication entre eux, ont chacun, à la partie inférieure et à la partie supérieure, une petite ouverture par laquelle le liquide intérieur est mis en communication avec le liquide extérieur du réservoir. Au début, celui-ci est rempli de la solution de sel marin jusqu’à la hauteur des ouvertures supérieures des compartiments, dans lesquels le même niveau s’établit. Quand on met le courant sur l’appareil, il y a production assez vive d’hydrogène, dont les bulles en s’échappant, déterminent une surélévation de 12 à 25 mm. du liquide des compartiments au-dessus de celui du réservoir, d’où circulation suffisamment active de la solution à électrolyser.
- Par ce renouvellement automatique, la décomposition du chlorure de sodium se poursuit jusqu’à ce qu’il soit épuisé. La température, qui ne doit pas dépasser 28° C, est contrôlée au moyen de thermomètres placés dans les compartiments, et elle est ré
- glée par des serpentins en plomb, montés à chaque extrémité de l’appareil, dans lesquels on fait circuler une partie de l’eau de l’atelier de blanchiment. A la fin de l’opération, lorsque le liquide soumis à l’électrolyse est devenu une solution d'hypochlorite de soude, on le fait passer dans un réservoir d’emmagasinage ; on lave l’appareil, on le remplit à nouveau et on recommence l’opération en ayant soin de renverser le sens du courant pour tenir les plaques toujours propres, parce qu’elles se débarrassent des sels de chaux et de magnésie déposés à leur surface.
- A la Compagnie de Cocheco (impression de tissus), l'appareil est logé dans une caisse-réservoir mesurant intérieurement 1,12 X 0,75 X 0,875 m. On peut en obtenir, en cinq heures et demie de travail, 477 1. d’une solution d’hypochlorite de soude renfermant 14,4 gr. de chlore par litre, ou, en tout, 6,86 kg. de chlore. Le courant électrique employé est de 79 amp. au début et de 64 amp. à la fin, sous le voltage constant de 110 volts.
- La poudre à blanchir contient ordinairement 35 0/0 de chlore actif : son utilisation entraîne une perte de 8 0/0 environ, d’après M. Duckworth. de sorte que les 6,86 kil. de chlore correspondent à 20,54 kil. de poudre à blanchir. En comptant le sel à 30 fr. 50 la tonne rendue, la force motrice à 75 fr. le cheval an, la production directe de l’hypochlo-rite de soude serait plus économique que l’emploi de poudre à blanchir à 15 fr. 50 les 100 kil.
- L’économie d’argent serait peu de chose, s'il n’y avait d’autres avantages dus à l’emploi de l’hypo-chlorite de soude fraîchement préparé. M. Duck-worth signale que les blancs obtenus avec lui sont plus fixes, plus solides, de meilleur aspect et plus moelleux au toucher : ils prennent plus régulièrement la teinture. Le procédé convient particulièrement au lin que l’hypochlorite de soude attaque moins que l’hypochlorite de chaux, et aussi à certains cotons égyptiens, qui jaunissent parfois après le blanchiment à la chaux.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LES COULEURS DIAMINE dans la teinture des tissus mi-soie (Soie et coton)
- Suite. — Voir nos numéros des 20 janvier, 5 et 20 février.)
- Teinture en doubles-teintes
- Toutes les Couleurs Diamine ne conviennent pas également bien pour la teinture en doubles-teintes. Ce sont les produits du groupe I qui conviennent le mieux pour cette application et avec ceux-ci il est bon d’employer des proportions de savon plus fortes que pour la teinture en nuances unies, afin que la soie se colore le moins possible. On peut également employer pour la teinture en doubles-teintes des colorants appartenant aux autres groupes, à la condition d’observer les précautions nécessaires, c’est-à-dire de rendre le bain plus alcalin et de teindre à une température moins élevée. On teint avec les additions indiquées ci-dessus pour la teinture en doubles-teintes (procédé III), ensuite on rince à fond, puis on remonte la soie à environ 50' C. à l’aide de colorants acides appropriés, avec addition d’acide sulfurique. Pour cette opération il ne faut pas chauffer le bain à une température trop élevée ni ajouter trop d’acide, car un excès d’acide et de chaleur pourrait facilement faire descendre un peu de colorant du coton et le faire monter sur la soie ; pour opérer dans les meilleures conditions il faut teindre à environ 50° C. et avec addition d’environ 2 gr. d’acide sulfurique par litre de bain.
- Pour teindre la soie dans les articles doubles-teintes on peut employer tous les colorants acides énumérés ci-dessus, qui servent pour le remontage ou nuançage de la soie dans les teintes unies.
- Lorsqu’on exige pour les articles doubles-teintes que le coton ait une teinte très vive et nourrie, le meilleur moyen pour arriver à ce résultat est de donner un fond de Couleurs Diamine et de remonter avec des colorants basiques.
- Voici la marche à suivre :
- On commence par teindre le coton avec les Cou
- leurs Diamine appropriées, ensuite on teint la soie, puis on traite les pièces à froid pendant 2 heures environ dans un bain de tannin (environ 5 gr. de tannin par litre). On rince sur une eau, puis, après un passage en bain d’émétique (environ 2 gr. par litre) on teint le coton à l’échantillon avec des colorants basiques en bain froid avec addition d’un peu d’acide muriatique ou acétique. Si la soie devait se tenir un peu par ce traitement un léger savonnage suffirait pour la dépouiller. Après teinture on rince à fond et on avive à l’acide acétique.
- (A suivre.)
- QUELQUES RECETTES pour enlever les taches
- Encre. — Tremper l’endroit affecté dans l’eau chaude, exprimer l’excès d’eau et mouiller la tache avec de l’ammoniaque forte en étendant le tissu sur un morceau de toile propre, taper ensuite sur l’endroit taché avec de la toile saturée d’acidephos-phorique dilué.
- Rouille. — Frotter la tache avec 5 0/0 de solution de tanin, laisser pendant 6 à 7 heures et rincer avec de l’eau pure. Frotter ensuite avec une solution de 5 0/0 d’acide oxalique et, après un nouvel intervalle de six à sept heures, rincer à fond.
- Sang. — Préparer une pâte épaisse d’amidon et d’eau froide, déposer une couche épaisse sur la tache et laisser sécher, battre le tissu sur l’envers pour faire tomber l’amidon: Répéter tout le procédé, si nécessaire, jusqu’à ce que la tache ait disparu.
- Couleurs d’aniline. — Faire une solution de trois onces de nitrate de sodium, et 6 onces d'acide 1 sulfurique dans 200 onces d’eau et laisser la solution pendant 24 heures. Appliquer cette solution à la tache avec une brosse ou une éponge. Après la disparition de la tache, rincer à plusieurs reprises avec de l’eau.
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- 70 LE MONITEUR
- APPRET RAIDE pour chapeaux de feutre
- La première condition requise c’est que le feutre soit solide et ferme, mais pas trop comprimé; il doit être parfaitement propre et sec, sans cela l’apprêt ne pénètre pas proprement. Les feutres épais et grossiers absorbent plus d’apprêt que les feutres -fins. L’apprêt n’est qu’un vernis de laque en écailles. ,On peut préparer un excellent apprêt avec 10 livres de laque orange et 10 livres de laque de palétuvier (platane d’Amérique) dissoutes dans 27 livres de 90 0/0 d’esprit. Cette solution est diluée suivant le genre de chapeau que l’on apprête.
- Plus le chapeau de feutre est lourd, plus l’apprêt doit être mince. Comme règle générale, le volume d’apprêt employé pour un chapeau est presque toujours le même, quelle que soit la nature du feutre.
- L’apprêt est appliqué pendant que le corps du chapeau se trouve sur la forme, d’abord à l’intérieur ..et ensuite à l’extérieur. L’outil employé est une brosse douce. Il faut que l’apprêt pénètre complètement le feutre et qu’on enlève le surplus de la surface.
- Pour sécher les chapeaux il faut les poser à l’envers sur une table, de manière que le bord soit couché à plat sur le bois. Il ne faut jamais sécher le chapeau du côté droit, il se forme souvent sur le côté exposé à l’air une croûte de vernis qu’il faut ensuite enlever. Or, il est préférable d’enlever cette -croûte de l’envers que du côté droit. Exposés pendant trois ou quatre heures sur la table, les cha-peaux sont séchés ensuite plus complètement dans un séchoir à 125° F. On les vaporise alors de 4 à 5 minutes et on les retourne au séchoir encore pour trois heures. La vapeur employée doit être parfaitement sèche.
- *
- * *
- Nettoyage des chapeaux de paille
- a Bien que nous soyions encore loin de la saison des chapeaux de paille, nous croyons utile de don-
- LA. TEINTURE
- —----—____________________________-
- ner une formule empruntée au journal allemand « Deutsche Strohut » pour usage ultérieur. Nous transcrivons cette façon d’opérer pour cette raison que tout le monde se pique de savoir nettoyer les chapeaux de paille, et que, en réalité, personne ne sait le faire bien.
- Ramollir les chapeaux sales pendant une heure, dans de l’eau tiède, laver ensuite soigneusement avec une brosse dans de l’eau de savon et rincer à fond. Dissoudre neuf parties de bisulfite de sodium dans 190 parties d’eau et laisser tremper les chapeaux dans cette solution pendant cinq heures; retirer les chapeaux, ajouter six parties d’acide muriatique, les remettre dans la liqueur et fermer la cuve par un couvercle. Après une demi-heure, la paille est blanchie, on lave alors dans l’eau pure et l’on sèche. Si la forme peut en souffrir, on peut faire tout cela par la brosse à la place de l’immersion.
- TACHES SUR SOIE
- Depuis que le procédé de charger la soie avec du silico-phosphate d’étain s’est généralisé, on a souvent remarqué sur la soie des taches rougeâtres. .Comme ces taches apparaissent après que la soie s’est trouvée en stock pendant un certain temps et qu’elles entraînent un grand affaiblissement de la fibre, on amaturellement cherché à en déterminer la cause. Gnehm, Roth et Thomann, les attribuent à l'action de la transpiration. Le sel commun contenu dans la sueur a, d’après Sisby, une action néfaste sur la soie chargée de silico-phosphate d’étain. Meister confirmant ces résultats, pense que ces taches sont dues à l’action réunie du chlorure | de sodium et de cuivre
- Les ouvriers ont généralement des pièces de cuivre dans leurs poches et les traces du métal se transportent sur la soie. En effet les analyses de la soie tachée ont révélé la présence de petites quantités de cuivre.
- Le remède prophylactique contre ces taches incu-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 71
- rables c’est le traitement avec du sulfocyanate d’ammonium. Cette méthode a été adoptée dans une grande teinturerie suisse en 1902 et depuis, les taches n’ont pas réapparu.
- LE CONGRÈS DE TURIN contre la surcharge des soies
- 4, 5 et 6 septembre 1905. (1)
- (Suite et fin. — Voir nos numéros des 5, 20 janvier, 5 et 20 février.)
- La deuxième résolution Mancio constate que la charge végétale ne présente aucun danger poui les tissus, mais que cette charge ne peut être appliquée que dans de certaines limites. Elle propose de ne reconnaître comme soie non chargée, que les soies effectivement telles ou celles à charge végétale.
- Ainsi les consommateurs auraient en mains, par une simple combustion, un moyen facile de s’assurer de la pureté des tissus.
- Après lecture de ces deux travaux, M. le président Craponne propose de suspendre la séance pour permettre aux deux commissions de fondre ces deux résolutions en un ordre du jour commun, et après une pause d’une heure, la résolution suivante est adoptée à l’unanimité :
- 1. La Commission, tout en reconnaissant que par les exigences actuelles du commerce, il serait impossible de renoncer à la fabrication des tissus de soie chargée, est d’avis qu’il faut mettre le consommateur à même de reconnaître les tissus de soie pure et de juger si l’étoffe qui lui est présentée offre des garanties de solidité.
- Elle est également de l’avis que, si la charge végétale n’est pas nuisible à la solidité des tissus, la charge métallique telle qu’elle est appliquée aujourd’hui, par contre, est dangereuse, et qu’il faut absolument s’éloigner des excès d’une telle charge.
- Une commission internationale composée des dé-
- (1) Voir Zeitschrift fàr Farbaund Textilindustrie, 10 septembre 1905.
- légués des associations et institutions qui ont adhért à la conférence de Turin, et de celles qui pourroné .accepter ces conclusions, aura le mandat d’étudier les moyens aptes à mettre en pratique les principes ci-dessus énoncés.
- Cette commission formulera ses conclusions dans un délai de trois mois et prendra les mesures nécessaires pour leur exécution, avec le concours des institutions susnommées. La Conférence, dès à présent, engage ces mêmes institutions à donner la plus grande publicité possible à ses délibérations.
- IL La commission votée par la conférence de Turin est aussi chargée d’approfondir les questions des responsabilités pour en faire l’objet de discussions à une nouvelle conférence qui sera tenue à Côme pendant l’été de 1906.
- La réunion de Turin forme le vœu que de nou-voiles réunions soient appelées à discuter les usages en vigueur dans tous les pays, et se rapportant au commerce des soieries, afin qu’on puisse autant que possible les unifier.
- Séance tenante, la ville de Corne est désignée comme lieu de réunion du prochain Congrès en 1906 et en même temps le ministre du commerce italien invite les délégués qui y prendront part, à visiter l’Exposition de Milan.
- Par la déclaration donnée plus haut, se trouvait épuisée la première et la plus importante partie du programme. Elle a fourni, autant que le permettaient les difficultés et les oppositions de toute nature, un résultat aussi satisfaisant qu’on pouvait l’espérer, en ce sens qu’elle a amorcé des négociations qui ne pourront manquer d’avoir une suite sur le terrain international et aussi que les intéressés et en particulier les consommateurs ont été rendus attentifs à ce grave problème et pourront doréna-! vaut exercer, en dehors des fabricants, une pression sur le commerce intermédiaire, pression qui devra faire disparaître les irrégularités de la venteau détail.
- Déjà pendant la suspension de séance dont nous avons parlé, sur la proposition du président, on avait commencé la lecture de deux rapports con-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cernant la seconde partie de l’ordre du jour, la soie artificielle.
- Cette seconde partie comportait les questions sui- t vantes :
- 1° Quelle est’l’importance actuelle de la production de la soie artificielle ?
- 2° jusqu’à quel point son emploi pourrait-il devenir une concurrence redoutable pour la soie naturelle ?
- 3° Mesures de libre initiative pour protéger la soie contre cette concurrence.
- 4° Propositions diverses.
- M. le président Craponne commence par lire sa propre étude sur ces questions, et de cet intéressant travail M. TsitrierschkCy extrait les principaux points ci-après :
- La production totale de la soie artificielle en 1904 est estimée à 1.400.000 kil. Pour 1905 on peut prévoir dès présent une production de 2 à 2 1/2 millions de kil.; quant à la question de concurrence, le'rapporteur établit qu’elle se réduit, comme toujours, à une question de prix. Il constate que dans le district de Plauen la soie artificielle est en train de se faire une place importante' dans l’industrie textile artistique^ c’est-à-dire dans la fabrication de la passementerie, de la dentelle, de la broderie, etc. De plus la soie artificielle a pénétré dans la confection des chapeaux, des brosses, où elle remplace les poils d’animaux et sert comme matière première des manchons pour becs Auer et des fils pour lampes à incandescence. Par contre, la soie artificielle est peu employée pour les tissus, à cause de son manque de solidité, ’ de souplesse et de résistance aux intempéries de Pair. Mais il n’est pas inadmissible que la chimie n’arrive pas un jour ou l’autre à surmonter ces difficultés.
- Néanmoins le rapporteur croit que, non seulement la soie artificielle ne fera pas de tort.au produit naturel, mais encore qu’elle pourra en développer l’emploi, et il est d’avis de défendre énergiquement la position de la soie véritable ; aussi ne partage-t-il pas l’opinion de ceux qui, en Italie,font
- appel au gouvernement pour écraser ce nouvel et fâcheux concurrent. Un mouvement dans ce sens ne manquerait d’ailleurs pas d’échouer, parce que les pays qui ne sont pas producteurs de soie, tels que les Etats-Unis et l’Allemagne n’entreraient pas dans cette politique de combat.
- Aarrivant à la 39 question, des moyens de libre initiative pour protéger l’industrie de la soie na" turelle, le rapport passe en revue les différentes mesures qui ont été prises dans les Etats étrangers, lesquels se sont bornés avec raison à encourager laculture du mûrier et l’élève des vers à soie, et à soutenir le commerce de soies par l’amélioration des tarifs de transports et de douane.
- Comme moyen d’encourager l’industrie de la soie le rapporteur recommande aux gouvernements : 1° le développement de la culture du mûrier ; 2° Mesures pour améliorer l’élève des vers à soie au double point de vue qualificatif et quantitatif ; 30 Diminution des tarifs de transport et dédouané pour les soies, les cocons et le charbon. 4° Suppression des-droits d’entrée et de sortie pour les déchets; 50 Amélioration de l’industrie professionnelle des ouvriers en soie.
- Comme corollaire à ce mémoire, M. A. Ferrario au nom de l’Associazione serica de Milan, présente une étude sur le développement technique de la soie artificielle, considéré surtout au point de vue historique, depuis l’invention du comte Chardonnet. Ce travail touche à la question des prix et à celle des inconvénients de la soie artificielle, et met en garde contre les exagérations, tant en mal qu’en bien, relatives à l’avenir de ce produit du génie humain.
- Dans la discussion qui suivit cette lecture, on agita surtout la question des droits producteurs.
- Les adversaires de ces mesures, MM. Gaetti et Tschierschky, combattent vivement ces projets comme tout à fait superflus, car ces droits d’entrée, pour ne pas être une simple prime à la fabrication intérieure de la soie artificielle, devront forcément être compensés par un impôt intérieur sur cette industrie.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les représentants de la soie artificielle, présents à la séance, donnent d’intéressants détails sur leur spécialité, et on passe à la discussion des moyens signalés dans les deux rapports.
- Mais on arrive bientôt à la conviction que cette question du produit artificiel n’a qu’une relation très éloignée avec le premier point du programme, qui en est aussi le plus important.
- Le président propose de s’abstenir de toute résolution sur ce sujet et M. Tschierschky déclare que l’on a été universellement étonné en Allemagne de voir figurer cette question à l’ordre du jour du Congrès.
- L’industrie de la soie artificielle se trouve en ce moment, ainsi que l’ont démontré des débats récents en Belgique à propos du brevet Linkmayer, dans une situation mal déterminée qui ne permet de tirer aucune conclusion.
- L’assemblée adopte cet avis, et ainsi se terminèrent les travaux du premier Congrès international de la soie. P. R.
- LES RÉFORMES SOCIALES
- M. Paul Strauss, sénateur de la Seine, vient de faire à son groupe du Sénat un exposé sur l’état d’avancement des projets ou propositions d’ordre social en souffrance devant la haute assemblée.
- Il a indiqué, notamment, que les propositions ou projets de loi sur l’extension de la loi sur les Accidents du travail, aux exploitations commerciales sont à la veille d’être discutés.
- Le groupe a donné mandat à M. Paul Strauss de Poursuivre soit auprès des commissions, soit auprès du bureau du Sénat, la mise à l’ordre du jour la plus prochaine du projet.
- Nous saisissons cette occasion pour rappeler à nos lecteurs que notre service spécial répond à toutes les questions se rapportant aux assurances en général et particulièrement aux assurances contre les accidents du travail, qu’il s’agisse de leur Industrie ou des entreprises commerciales dans lesquelles qs peuvent être intéressés,
- REVUE DES BREVETS D'INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d’invention récemment délivrés.
- N* 4588. — Procédé de teinture à froid en particulier au moyen de nouvelles couleurs à la fois pigmentaires et interférentielles, par M. Henry (C.).
- N* 4640. — Procédé de traitement des fils de laine et de mi-laine sur bobines en vue de la tein-' ture, du blanchiment, du dégraissage et de l’impré- gnation, par M. Giesler (H.).
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute impor-tance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- 100. — Fonds de commerce. — Nantissement. — Marchandises. — Absence de dessaisissement. - Validité .
- Les marchandises font partie du fonds de commerce et doivent être comprises dans le nantissement de ce fonds quand elles n’en ont pas été exclues.
- La nécessité de la remise du gage par son débiteur à son créancier, qui constitue de droit commun une formalité substantielle à l’égard des tiers pour la con-sommation du privilège, n’existe pas en ce qui concerne les marchandises dépendant d’un fonds de commerce qui a été régulièrement donné en gage par le formalité du dépôt de l’acte de nantissement au greffe du Tribunal de commerce.
- (Trib. de comm. de St-Brieuc, 13 mars 1904).
- TR. SIMP. POL., DE PARIS
- 2 juin 1904.
- Travail. — 1. atelier. — horaire. — inobservation.
- — DURÉE LÉGALE. — DÉPASSEMENT. — PAS DE PREUVE.
- I. HORAIRE — MODIFICATION — INSPECTEUR DU TRAVAIL NON PaÉVENU. ---- CONTRAVENTION.
- 1. Le fait d’avoir fait travailler des ouvriers avant l’heure fixée par l’horaire affiché dans l’atelier, ne constitue pas à lui seul la contravention prévue par les art. 2 et 3 de de la loi du 2 novembre 1892, alors qu’il n’est pas prouvé que, par suite de cet avancement d’heure, la durée de travail maxima fixée par cette loi serait dépassée.
- IL Mais la modification de l’horaire constitue la contravention prévue par l’art. Il de celte même loi, alors que l’inspecteur du travail n’ayant pas été pré-
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- a
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- venu de cette modification, est dans l’impossibili i é d’exercer son contrôle.
- « Le Tribunal ;
- Attendu,' d’après une jurisprudence constante, que le fait de travailler après ou avant l’heure indiquée n’est pas défendu par l'art. 11, § 2, de la loi du 2 novembre 1892 (Cass., 27 avril 1900; Trib. simpl. poT. Lyon,20fév. 1901; Trib. corr. Lille, 7 mai 1902), et ne constitue par une contravention, si la durée du travail effectué ne dépasse pas le maximum autorisé par la loi ;
- Attendu' que, pour relever les contraventions, M. l’Inspecteur du travail, après avoir constaté la présence au travail de trois femmes majeures et de trois jeunes gens âgés de moins de 18 ans, à 7 h. 1/2 du matin, eût dû constater qu’ils travaillaient encore, déduction du repos, dans le même atelier plus de 10 h. 1/2 après ; que rien n’établit que M. L..,qm avait fait commencer ses ouvriers une demi heure plus tôt n’eût pas également fait cesser le travail une demi-heure plus tôt ;
- Attendu qu’il n’appartient pas aux tribunaux répressifs de suppléer par voie d’interprétation au silence de la loi, et que si les six contraventions relevées ne peu-vent être retenues, puisqu’il n’est pas prouvé que les ouvriers de M. L... aient travaillé plus de 10 h. 1/2, il est non moins certain que M.L..., a contrevenu lui-même à l’art. 11, § 2, de la loi du 2 novembre 1892 en modifiant l’horaire du travail sans prévenir M. l’Inspecteur du travail, et en rendant à peu près impos-sible le contrôle de ce fonctionnaire ;
- Attendu, en effet, que la Cour de cassation n’a point mis en doute que les indications de l’horaire ne soient pàs prises en considération ; qu’elle a simplement jugé que les infractions à la durée du travail ne pouvaient être poursuivies qu’en vertu des dispositions des art. 2 et 3 qui fixent le maximum de cette durée et non en vertu de celle de l’art. 11, qui visent seulement l’affi-chage du tableau de l’emploi du temps et les autres conditions auxquelles doit satisfaire ce tableau; qu’en conséquence, lorsque le service de l’inspection constatera la présence d’ouvriers au travail en dehors des heures indiquées à l’horaire, il devra, dans tous les cas, relever de ce chef une contravention à l’art.Il pré cité, si le patron n’a pas affiché l’heure réelle du commencement ou de la fin du travail ou des repos (Circulaire de M. le Ministre du commerce du 26 décembre 1900;
- Par ces motifs, T , r
- Relaxe M. L...,. des six contraventions relevées contre lui et relatives à la durée du travail ;
- Le condamne à 5 fr. d’amende pour modification à l’horaire du travail, sans prévenir l’inspecteur, par application de l’art. Il de la loi du 2 novembre 1892, et aux dépens.
- CORRESPONDANCE
- M. A. D., à Lyon. — Lorsque les soumissions ont été déposées sur le bureau, elles doivent être nécessairement ouvertes et lues, ce qui implique que, ne pouvant plus être retirées, elles constituent à partir de ce dépôt, l’engagement définitif de leurs signateires.
- M. A., à Basoches.— Le chargement ayant dépassé la durée réglementaire, le droit de stationnement réclamé est dû.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou .d’une opinion à émettre, il est possible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spé -date et sans recherches.
- Si l’abonné désire ê‘re documenté ou avoir un unis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de là préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme par exemple, par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent im-possible; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Paris.— Teinturerie, par M.Largeau, 20, rue de Lancry. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Linol à M. Boucheul, 52, rue d’Assas. — Entrée en jouissance le 1er mars.
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Pfister, 2, rue du Grand-Prieuré. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Baril à M. Dignement, 37, rue Linné. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Guéret, 186, rue de Crimée. — Entrée en jouissance de suite.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, *.
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle* et d’Imprimerie administrative.
- A, FAYOLLE» <, Directeur, 20, rue Turgct (IX')
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant le mois de janvier des années 1904, 1905 et 1906
- "?
- 2 w -s h e i
- Bois de teinture en bûches : Mexique. 1.006 k. — — Brésil. »
- — —« Haïti....... »
- — — Guatemala.. »
- ; — . — Autres pays. »
- Totaux
- Bois de teinture moulus.............. ...... »
- Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m
- Curcuma- en racine........................
- — en poudre.................................
- Quercitron. ...........................
- Lichens tinctoriaux................ ...
- Ecorces à tan, moulues ou non.............
- Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles: et brindilles.. ......
- Moulus.................................
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues................. ....
- Libidibi et autres gousses tinctoriales...-. Safran................ ...................
- Autres teintures et tanins...... ..... ...... Cochenille................ '..............
- Kermès animal........................... Indigo................. Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu................
- Cachou en masse...........................
- Rocou préparé ............................
- Orseille préparée, humide en pâte.........
- — séché (cudbéard où extrait).
- Extraits debois deteint.etd’autresespèces : Garaneine..............................
- Autres................. ...................
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique.........................
- Alizarine artificielle.....................
- Autres ........................ :..........
- Outremer ...'.................
- Bleu de' Prusse... -....................
- Carmins communs............... .......
- — fins ....................................
- Vernis à l’alcool........ ....
- . — a l’essence,à l’huile ou à l’essence et a l’huile mélangées »..................
- Ocres broyées ou autrement préparées... Verts de Schweinfurt et verts’metis, cendres bleues ou vertes....................
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. Talc pulvérisé..... ......................
- Couleurs non dénommées...... .o .. ... ..
- B
- e s
- «
- Quantités livrées à la consommation
- Marchandises
- françaises ou francisées exportées
- —— EXPORTATIONS ——nomeuer _ eisaraoe .—
- 1906 1905 1904 1906 4005 1904
- 321 Bois de teinture en bûches.. 1.000 k. 75 55 17
- — — — — moulus » 15 — 1 • —
- 1.624 5.169 — Garance en racine, moulue ou en paille.. . Q.m. — 20 —
- — 778 Curcuma en racine » 1 23 39
- 688 6.053 5.864 en poudre » 7 2 —
- Quercitron 2 5 . -
- 2 633 12.000 5.864 Lichens tinctoriaux » 197 12 il 10
- Ecorces à' tan, moulues ou non , . 15.144 6.286 7 378
- — — 18 Sumac, fustet et épine-vinette : i ii 106
- 314 — 99 Ecorces, feuilles et brindilles * 3
- — 28 — Moulus . » 75 24 . \ 22
- — — — Noix de galle et avelanèdes entières con-
- 8 1.254 1.866 casséésou moulues » 32 - * - 75 | ! 78
- — —- 946 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 18 — —
- 2.095 2.860 3.266 Safran.. ... .. ’» 35 . - ; ' - 35 |! ’ 62
- Autres teintures et tanins » 22 66 | 13
- 2.747 6 491 3.503 Cochenille. — ...........— » .142 218 h 277
- 4.419 4.291 1.605 Kermès animal . » • 10
- Indigo » 55 79 180
- 2.936 1.419 2.385 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules 122
- — — de bleu ... » — —
- 44 115 36 Cachou en masse ' » — 7 —— 20 ... ( 7
- . 266 1 423 429 Rocou préparé. » 11 ' 78
- 244 638 359 Orsei le préparée, humide en pâte » 48 27 t ; 55
- — . — — — sèche (cudbéard ou extrait). » 3 6 | i —
- 2 150 176 Extraits de bois de teint, et d autres espèces: J 1
- Garaneine )) 28 6 1 74
- — — —— ' . - , /-3 ""*5 4.169 3.837 12.709
- 2 289 5 957 2.883 Autres : Allemagne.. ....... ........ » :
- 114 7 60 — Belgique 1 » 2.161 2.518 1.414
- — — — — Angleterre - » 994 . - , 471 573
- 8 8 8 — Etats-Unis. .. » 75 38 \ 17
- — Autres pays 1. » 4.6 74 3.023 2.119
- 13 ; - • - — Totaux ....... » 12 673 9.887 6.832
- 78 308 56.
- Teintures dérivées du goudron de houille: a ! [a
- — — — Alizarine artificielle » 10 1' 232 t ( —
- 166 • - - -84 • • : 59 Acide picrique. ..., » . -13 . —- B | —
- 695 713 794 Autres : •» •297 ‘ 274 309
- - 37 : 76 124 Outremer. : » 1.265 1 1.263 1 1.815
- 33 . 36 44 Bleu de Prusse: » 57 . 11 17
- — — 2 Carmins communs .......... . » . 2 10 2
- — — " — — fins » 4 ' 1 11 1
- 43 13 - 3 Vernis à l’alcool » — 120 1 . 91 118
- 765 480 — à l’essence,à l’huile ou à l essence 1.189 11/640 |
- 738 • 259 1 256 • 761 et à l’huile mélangées................. Ocres broyées ou'autrement préprées. ;. . » » . 1.067 13.803 i 1 048 : 12.548
- Verts de Schweinfurt et-verts .métis, cen- 29 i
- h ' 17 8 dres bleues ou .vertes L» . - 31 36
- 6 43 61 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 6 4 12
- 2.939 1.501 1.882 Tac'pulvérisé » -4.000 i- 2.900 1.628
- 2.422: 1.641 1.802 Couleurs non dénommées )) 270 308 [ 267
- 1 c * t 5 es & 2 £ £ A : £ £ s — — — " — £. 2 £ s :
- p.75 - vue 82/394
-
-
-
- 76
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DE PARIS
- Acide acétique industriel 40 %
- azotique (voir acide nitrique), muriatique 22' chimiq. pur..
- » 20/22 par 15 touries
- Les 100 k.
- 30 »
- .. 28 »
- »
- »
- nitrique
- » oxalique
- 36’ blanc.........
- » jaune........
- 40' blanc.........
- » jaune..........
- 36' chimiquem. pur
- 40- » »
- picrique cristallisé
- sulfurique »
- tartrique
- 53-.............
- 60‘ environ.....
- 66- « ....
- 66' chimiq. pur au soufre.......
- 1er blanc.
- Alcali volatil du gaz 22' ..
- » » 28/29
- Alcool dénaturé type Régie 90'
- Alun épuré......
- » ordinaire.
- » de chrome
- Benzine cristallisable.......
- » lourde, industrielle
- » type Régie..........
- Bichromate de potasse
- »
- soude.•
- Bi-oxyde de baryum 85/86'........... Borax raffiné en cristaux........... Carbonate de soude cristallisé.... Crème de tai Ve entière.............
- » » en poudre .........
- » » soluble, paillettes.
- Cyanure rouge de potassium pur.. Dextrine blonde citron............. » blanche..........................
- Potasse caustique 70/75 plaques
- »
- Perlasse Ire qualité » ordinaire .. rose factice. .......
- Rouille 42/45 en tourie » supérieure. ...
- Sel de soude 90/92 .. .
- 60
- 115
- 38
- 25
- 12
- 15
- 32
- 6
- 32
- 31
- 37
- 36
- 48
- 54
- 74
- 235
- 5
- 6
- 8
- 33
- 16
- 242
- 39
- 61
- 25
- 25
- »
- 25
- 05
- 25
- 50
- L’hecto ,. 47 »
- Les 100 k.
- .. 19 »
- ,. 16 »
- 32 »
- L’hecto .. 45 »
- .. 35 »
- 34 »
- Les 100 k.
- .. 75 »
- .. 56 »
- . 95 »
- .. 36 »
- 8 »>
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes ... » » extra ............
- » » pharmaceutique...
- » » chimiquement pure.
- 185 »
- 315 »
- 340 »
- 48 »
- 48 »
- Le litre
- 0 0
- 0
- 2
- 28
- 38
- 55
- 50
- Soude
- Sulfate
- » Solvay 65/70 .........
- » » ' 75/80.........
- » » 80/85 .......
- caustique 60/62.........
- » 70/72........
- » 60/62 plaquettes
- » 70/72 »
- de cuivre’98/99 »
- de fer moyens cristaux .
- Bleude Berlin, surfin cuivré, gar. pur
- a
- Bleu u »
- Extrait d’orseille liquide n‘.1 .
- » » » extra.
- » » supérieur....
- »
- de
- Javelle »
- 40' Baumé
- 35- »
- 25- »
- 20- »
- Les 100 k.
- Glycérine blanche industrielle 28‘.
- Lessive caustique de potasse 36'..
- » » » 40 *..
- » » de soude 36'.
- Noix de Galles de Chine...........
- Orseille double................ • •
- » triple .......................
- Oxymuriate d’étain 32 % .... ..
- Panama .(Quillay).......... . • •
- Permanganate de potasse..... . .
- Potasse d’Amérique................
- » imitation d’Amérique 66/70 u * » 52 5.
- » » 45'..
- 115
- 155
- 185
- 11
- 10
- 9
- 7
- 105
- 33
- 43
- 13
- 160
- 65
- 80
- 180
- 46
- 135
- 90
- 39
- 33
- 30
- »
- 50
- 50
- 25
- 85
- 50
- a
- » extra pains et poudre.
- » ni..................
- » flor pâle et foncé..
- de Chine en grains ........
- Outremer poudre p. la peinture. » » pour azurage,
- » » p.pap. peints
- de
- Prusse
- supérieur....
- extra.........
- n- 1 .........
- Essence de térébenthine
- 22
- 23
- 24
- 28
- 30
- 32
- 35
- 58
- 6
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- Le kil.
- 4
- 4 4
- 5
- 7
- 25
- 75
- 25
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 133
- PLACE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On eote :
- Campêche du Brésil, coupe — Ire qualité...
- Jaune
- a
- s
- 2e qualité .. .
- . 3e qualité.... - Sisal, Yucatan..
- - Honduras.....
- Tabasco......
- - Haïti Cap... - Fort-Liberté....
- Aqaim.......
- St-Marc......
- Gonaïves ........
- P.-de-Paix.........
- - Miragoane....
- • Saint-Domingo...
- Martin, et Guadel. Jamaïque. ....... Cuba et St-Yago .. Manzanillo...... Tuspan.......... ................
- Campèche..........
- Carmen............
- Tampico..... Porto-Plata. Haïti.............
- Jamaïque.......... Barcel et P. Cab .. Rio Hacha......... Carth. et Savan... Maracaibo.........
- d Espagne, 11 .. à
- 9
- 6
- 6
- 7
- 6
- 4
- 4
- 4
- 5
- 5
- 4
- 5
- 3
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- ‘) G a
- 103 k
- Tatajuba(Pern )50k. Bahia . ....... .
- .................
- Amapala. tO kil.
- 4
- 4
- 14
- 5
- 50
- 50
- 50
- 40
- 40
- 13
- 11
- 8
- 8
- 8
- 7
- 4
- 4
- 50
- 50
- 50
- 70
- 70
- 50
- 50
- 70
- 25
- 75
- 75
- 60
- 70
- Rouge Brésil Bahia • Calliatour... » Lima.............. » Ste-Marthe..
- • Brésillet. ...
- s Sandal......... 1 Sapan.........
- 100 k.
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1000 k.
- Pernamb.....50 k
- Cachou
- Brun luisant, en saebO k. — en caisse —
- Jaune ou gamb ... .....
- pressé ...
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille
- Ténériffe grise...
- Bengale
- Java,
- Mad
- Curcuma
- .. .50 kilos.
- Pond......
- On
- On
- cote
- cote
- Dividivi les 50 kil....
- Indigos actuellement :
- Beng. sur v. et bl. l|2k. fin violet et pourpre....
- Beng. beau viol, et dito.. « bon violet...........
- « bon moyen violet...
- « moyen violet.......... « beau violet rouge...
- « bon violet rouge....
- « bon moy. v. rouge..
- « fin rouge............. « beau dito...........
- « bon dito.............. • bon à fin cuiv......... « cuiv. ord. et bas......
- 5 5
- 6
- 4
- 5
- 4
- 5
- 6
- 6
- 6 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 16
- 6
- 6
- 50
- 75
- 35
- 70
- 50
- 50
- 25
- 25
- 25
- 95
- 60
- 50
- 80
- 50
- 25
- Java..........
- Kurpah.. ....
- Madras .....
- Manille.......
- .............
- Guatemala flor
- N.M
- . N.M
- . N-M
- » bon à fin sobré..
- » — cor....
- » cor. ord.à bas..
- N -Gren fln, surf. 1/2 k N.M.
- • bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud.............M
- Madagascar..............M
- Qu ercitron
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé.........
- • gros effilé...........
- Antilles.
- Cayenne
- Rocou
- 1/2 kil. 0 29
- 8 .. 8 10
- 16 .. 17 ..
- 8 .. 10 50
- 8 .. 10 ..
- 4 .. 5 ..
- 6 .. 7 ..
- 7 9 ..
- 20 .. 128 ..
- 13 .. 16 ..
- .. M
- 37 50 45 ..
- 78 . 80 ..
- 30 . 35 ..
- 1/2 kil.
- 1 60 2 ..
- 1 50 1 80
- 15 .. 20 ..
- M .. .. ..
- 10 . 14 50
- 6 .. 6 25
- 5 50 5 75
- 5 .. 5 25
- 4 50 5 ..
- 4 .. 4 25
- 3 50 3 75
- 4 50 4 75
- 4 .. 4 25
- 3 50 3 75
- 4 25 4 50
- 4 .. 4 25
- 3 75 4 ..
- 3 50 3 75
- 3 50 . ..
- . M . . -
- 2 .. 3 75
- 2 .. 3 75
- e •* m eo
- 0 75 2 ..
- 4 .. 4 50
- 2 .. 3 50
- 2 . . 3 50
- 1 50 1 75
- 7 50
- 6 ..
- à 8
- 7
- 50
- ./. à 0 N. M
- 30 ./
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-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINURE
- 77
- PLACE DE MARSEILLE 1
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à.15 . » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. » de Fustet Albanie. . 10 50 12 .. Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. » marquesord.. 70 ... Cochenille argentée. .100 k. ... ... » grise ........... 510 .. 525 .. » zacatille naturelle 550 . . 575 » noire Palmas le k. 510 .. 575 . • Curcuma Bengale 35 .. 40 .. » Chinois... .......... 40 » Madras 65 Gal.es de Chine 135 Prussiate jaune de potasse. 170
- INDIGOS. - Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. 2.90 3.20
- » moyen et bon moyen » coloré.... 2.60 2.90 » moyen ord. et ord. terne et serré 2.30 2.60
- Kurpah Fon et beau violet et violet rouge.. M.. .. .
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré.... M. . .... » moyen ord. et ord. mél. et terreux ....
- Bengale beau et fin violet M.. .... » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M., » moyen violet-rouge et rouge M.. M.. Java bon moyen ,. ... .... » beau et bon violet. M., M..
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût.
- Acide citrique.................. 340 ......
- Alun ............................ 16 .. 17 » (acq.)......................... 17 .. 19 Couperose emballée...................................5 .. 6 Essence de térébenthine (d. fûts).... 140 Id. (s. fûts)................... 137 . • • Fécule de pommes de terre, 1er bl... 36 Id. 2e bl. (entrepôt)............ 35 .. Galles vertes et noires. 200 .. 170 » noires Alep......................5 .. ... » blancnes...................... 150 Gomme arabique, en sorte . 60 .. 75 » Ghésirée, en sorte............... » Sénégal,s. bas du fleuve 65 .. 70 »........» Galam ................ 65 .. 70 » Aden, sorte cour, bonne « Mogador, blonde..................
- • » blanche.................. *• » Laque en f. qté orange. 600 .. •• » ».............mi-orange 550 ... » ».................cerise AC 525 ................ » Sandaraque lavée...... 160.............. » Damar (Batavia)..................... 200 .................... » » Singapore.. 85 .. 120 » » Penang.....110 .. 140 Gomme adragante...................Syrie....................200..........................750 » »......................Anatolie....................150.................................600 M.................. Garance, racine......................... 60........................ » 70.......................... Rocou Guadeloupe...................... ....................100..........................••• » Cayenne .............................. • • Safran d’Espagne, Valence pur £0............................ Sulfate de cuivre(entrepôt). 61 .. ... - (acq.). .• 65 .................
- Sumac en feuilles.................. 25............. (
- » poudre.......................... 26 .. ... .. Styrax liquide................... 160 Tamarin Madras................... M . . 23 .. Verdet, eu pains, extra sec, sous toile..................................................... .......................... » en pains, extra sec, sous pap. ... »
- » bon marchand en pains . .. ... ..
- > » en boules .................
- » raffiné en poudre sec.............
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d. » nitrique 36 d. » » 40 d. » sulfurique.... 66 d. » sulfureux.... 50 d.
- » tartrique................ Ammoniaque liquide 22 d..
- Borax raffiné..............
- Blanc de zinc de la Méditer.
- 9 50 à
- 33 ..
- 40 ..
- 10 ..
- 8 ..
- 260 ..
- 36 ..
- 38 .
- 58 ..
- 63 ..
- 180 ..
- 8 ..
- 20 ..
- 6 75
- 25 75
- 47 ..
- 18 25
- 17 75
- 12 ..
- 30 ..
- poudre.................... broyé..................... Crème de tartre .................... Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp........ Chlorure de potassium, en gare de Salins............ Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude.......... » de potasse ............. Sel de soude,80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp... ».........................30/35, disp... Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos........ Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ........
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos.. ...............
- E 61 A 65
- 5 50
- SAVONS
- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive.... 56 66 »........................extra pur.....(72 0/0 d’huiles).....45 50 ».........................augmente..................(60 0/0.................».............)..............39 43 ».........................résineux..................(72 0/0.................».............)..............41 43
- Vert à l’huile de pulpes industriel. 41 44 » tunisien ............................ 3 6 37 ‘ Jaune »........................................................................................................................................................... ..... 36 37 1
- (Jaune résineux à manteau blanc). i Brun extra (72 0/0 d’huiles) 43 45 » (60 0/0 d’huiles)... 38 39 ,
- Rosé............................... 39 40 Noir............. 3 7 39.1
- Blanc spécial suiffé............... 54 56
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges) Bleu pur pâle ou vif 40 44 » mixte » 37 39 ; » talqué Ire qualité 34 35 ‘ » » 2e » 32 33
- Marbré b'eu ou rose Dijon.......... 38 40 , »..................................» Nantais...... 40 42. 1
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune 20 30
- » (à la batteuse)................ 26 34 Marbré bleu ou rosé. ............ 20 32 Résineux. ..................................................................... ......................... . .. 26 34
- Vert exportation....... .......... 20 32
- Brun.............. . ........... 26 34 i
- Foir................................. 25 34,
- Mous en Barils
- Qualité extra....................... 32 34
- Qualités ordinaires................. 25 30
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil. minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Brésillet....................
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco • . • — Haïti .... — Martinique,Guadeloupe . . Calliatour Pernambouc Jaune Cuba ... — Guayra-Tabasco. . — Tuspan Lima. Tampico. . . . • • Sapan Sainte-Marthe. . . . • Nicaragua ....•• Sandal rouge
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier Curcuma de la côte. . 100......k. — du Bengale. . Indigo Bengale poupré .................... — fin violet..................... — — beau violet.......... — — bon violet........... — — moyen violet. — — petit violet......... — — ordinaire...........et cuivré . . — Java ordin. et cuivré . — Madras fin. . .................. — — beau .............. — — bon . ............ — — moyen ............ — — ordinaire...... Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet. — — moy. violet — — pet. ordin. — Pondichéry bon violet — — moy.violet — — orù.et cuivré
- 28 — à 29 —
- 28 — 28 25
- 18 — 19 —
- 10 - 14 —
- 8 — 8 50
- 14 - 15 -
- 11 —
- 11 -
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- 8 50
- 6 —
- 5 50
- 5 —
- 8 —
- 7 50
- 6 —
- 5 —
- 6 —
- 5 —
- 4 —
- — Manille.......................... — Guatemala flor . ..........8 — —............................—...........................sobre . . 6 — —............................—...........................cortès . . 5 — — Mexique flor. ..........................................................7 — —............................-...........................sobre ...........6.......— —............................—...........................ordin. cortès....4...— Caraque flor. . . ........................................................ —.........................................................................—........................................................................sobre ... .............................................................. —............................—...........................cortès. . ....... Gomme laque ordin. et orange D C . le k. 6 20 —............................—...........................blonde, 1requal..6 — —............................—...........................— 2e quai........5.......90 —............................—...........................cerise. . . .....5...40 —............................—...........................blondeordin. ....5..80
- Garance d’Avignon. . 100 k Lac-Dye, marque DT. le k. — Orseille Mers du Sud 100 k — Madagascar . . — —
- 13 —
- 13 -
- 12 -
- 11 -
- 10 -
- 9 —
- 6 50
- 6 —
- 5 50
- 9 —
- 8 —
- 7 —
- 5 50
- 6 50
- 6 —
- 5 —
- 10 —
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- 5 —
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-
-
-
- 78
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière : Acétate de plomb........... 72 .. à 73 .
- Acide acétique des arts 40% 35 .. 37 .. » chlorhydrique ...... 7 50 8 .. » nitrique 36 . 35 .. 3d » sulfurique 66; 9 9 50 » 250 ... 255 .. » citrique............ 335 . 340 .. Alun épuré.... • 21 ». 22 . • •» ordinaire.: > 17 .. 18 . ‘ Ammoniaque incolore, 22.0-44 . -46 Bichlorure d’étain, 55* . ,.. • 113 .. 118 .. » » 60 136 ... 141 ..
- Bois .Campéche-Laguna ... 17 .. 18. . .. .» Guadeloupe. 12 .. 13 Bois Jaune Centre Amériq, 17 . 18 . Cachûu jaune. Vapeurs..., 55 .. 56 . » brun 75 . , 90 . Chlorate de potasse 105 .. 110 . » de soude......... 105 . 110 . Chlorure de chaux 100à 110. 16 . 18 . Chromate rouge de potasse 77 ., 79. . ». . » de soude.. 57 .. 59 . Crème, de tartre. 185 . . 190 . Cristaux de tartre... .... 175.. 180 . » de soude......... 6 .. 7 . Curcuma Bengale en racines 33 .. 37 . » de Madras;....... .... ... » de Chine M .. .. . Essence de térébenthine .. 112 .. 114 . Extrait de châtaignier 20: . 16 .. 17 Galles de Chine et Japon,. 157 ..' 160 . » vertes et noires .... 155 .. 180 .
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. , 75 .. » arabique 65 .. 70 <. » adragante rousse .. 275 .. 310 .. Jus de citron 20 .. 21 ..
- Méthylène à ................ 90 .. 95 .. » régie 90'................ 100 .. 105 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 ..« 135 . •
- » » de soude............. ... e. •
- Pyrolignite de fer......... 10 50 11 50
- Résine................... 26 .. « 27 ..
- Rouille................... 9 .. 10 .
- Seldé soude 80*. .. ...... 17 50 18 50 » ammoniaque.. 11 50 <12 50
- Sel d'étain. .............. 248 ... 252 ..
- Soufre en canons........ 17 50 18 ..
- » sublimé................... 18 50 20 5 0
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine....... 9 .. 16 ..
- » de cuivre ................ 63 .. 65 ..
- » de fer..................... 6 .. 8 ..
- Nos Petites Annonces
- . Marche à suivre pour répondre aux
- - « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite • annonce à laquelle on répond; • •
- ; . ; {
- 2Placer ce pli sous une seconde enveloppe, affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- • : 00 8 . ,
- EXEMPLE : M. X.,. veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce, sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A.' B. 251 II ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, af
- franchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue-Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les'initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute’ lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- S. BREAKS & Son
- WYKE, BRADFORD (Yorkshire, Angleterre)
- ACIDE PICRIQUE “
- . ′ pour Teinturiers
- EXPORTATION DANS TOUS PAYS ]
- CHEMINS' DÉ FER «
- DE PARIS-LYON-MEDITERRANLE
- Voyages circulaires
- à itinéraires fixes
- La Compagnie délivre, toute l’année, dans les principales gares situées uries itinéraires, des billets de voyages circulaires à itinéraires fixes extrêmement . variés, permettant de visiter à des prix très réduits, en Ire, en 2e ou en 3e classe, les parties'1 les plus intéressantes de la France (notamment l’Auvergne, la Savoie, le Dauphiné, la Tarentaise, la Maurienne, la Provence, les Pyrénées) ainsi que l’Italie, la Suisse et l’Es-pagne. -
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- La ‘nomenclature de toits ces voyages, avec les prix et conditions, figure dans le livret-guide honoraire P.-L.-M., vendu au prix de 0 fr. 50 dans toutes les gares du réseau. «
- COULEURS D’ANILINE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvragés par retour du courrier, contre mandat poste adressé aux bureaux du journal. '
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon , chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle. . .
- Tissus.de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise,- incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires Lanouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée: de. nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
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- Par M. PIEQUET. Un volume in-16. . . • • 5 fr. 50
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- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition, française, par M. F.Dommer, professeur à l’École de physique et de chimie industrielles. .
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- Par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume incouronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 143 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherehes commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportantàla matière ou aux procédés qu ils désignent. On y trouve des renseignements prati-gues concernant les substances et les objets d un usage» journalier. -
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), direc-teur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures,. profes-' seur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l'Ecole de chimie de Mulhouse.
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- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints, et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de .planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d'échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchi-: ment. . . (
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs. q
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) . — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitroses ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l'anthracene.).
- 3e Fascicule.— Matières colorantes .dérivées du Di , et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta- • léines. J
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la | quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones; (c)Oxazineset-oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliquesou thiobenzényliques.—Matiès(* colorantes non classées
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières o utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte .........................................20 francs
- Teinturier, Appréteur et Dégraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
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- D’autre part la durée de validité des billets d’aller et retour « Paris-Turin » est portée gratuitement à 60 jours lorsque le voyageur prend à Paris un billet circulaire italien conjointement avec le billet d’aller et retour Paris-Turin, ou lorsqu’il justifie avoir pris à Turin, soit un billet circulaire italien soit un billet d’abonnement spécial italien, soit un billet d’aller et retour combiné italien.
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- 50e Année. No 6.
- 20 Mars 1906.
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- MONITEUR DE LA TEINTURES
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus /S
- JOURNAL .DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILESEs!NLOTHEOUGE
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Z sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Les colorants naturels (suite et fin).— Société industrielle de Rouen. — Impression sur tissus de laine (suite).— Les couleurs diamine dans la teinture des tissus mi-soie (suite). — Noir solide pour articles de bonneterie. — Effets de couleur sur mi-soie. — Les conséquences pratiques de la conférence de Turin. — Petite correspondance. — Informations. — Renseignements commerciaux.
- — Bibliographie. — Revue du marché. — Annonces.
- LES COLORANTS NATURELS encore employés en teinturerie et la détermination de leur valeur
- Par M. von Cochenhausen (i) (Suite et fin. —Voir nos numéros des 5, 20 décembre 1905, 5, 20 janvier, 5, 20 février et 5 mars 1906.)
- La valeur des écorces et des extraits peut être déterminée par un essai de teinture. Le résultat en est cependant peu certain, et les teintes doivent être comparées à une échelle préparée avec des écorces °u un extrait type, parce que lès teintes préparées avec la quercétine pure sont plus pures et plus claires et offrent une autre nuance de jaune. On mordance la laine avec 2 o/o de sel d’étain et 2 o/o d acide oxalique. On établit l’échelle avec i-lo o/o
- —(1).T raduit de Zeitschrift fur angewafïdte C hernie, par Moniteur Quesneville.
- d’extrait, ou 5-50 0/0 d’écorce. On prend pour les essais 5 et 25 0/0 d’extrait, et 10 et 50 0/0 d’écorce.
- On a trouvé dans le fustèque, comme matière colorante, de l’acide moringique libre et son sel de chaux. Il donne, avec les oxydes métalliques, une laque colorée, sans qu’il soit nécessaire de l’oxyder au préalable. Le quercitron renferme aussi des matières tannantes jaunes à partir desquelles on prépare la maclurine ou acide morintannique. En raison de la présence de ces matières, les teintes obtenues avec le quercitron sont moins franches et pures que lorsqu’on emploie la morine pure et il est difficile, pour le dosage, de prendre la morine pure comme terme de comparaison. Sur mordant à l’étain, la morine pure donne une teinte jaune canari à reflet vert ; les extraits et l’écorce donnent une teinte plus rouge ou rouge brun. Les couleurs sont plus belles si on traite ces derniers bains avec une solution d’alun ou de gélatine pour en séparer le tannin. Mais celui-ci ne gêne en rien lorsqu’il ne s’agit que de nuancer le brun et l’olive sur laine ou le noir de campêche sur laine ou sur coton. En employant un mordant oxydant la couleur vient brune.
- Pour les essais, on prépare une échelle sur laine mordancée à 2 0/0 de sel d’étain, et 2 0/0 d’acide oxalique; on emploie 0,5-5 o/o d’extrait solide, I-100/0 d'extrait liquide, ou 2,5-25 0/0 de bois. Pour les matières à doser, 011 prendra 2,5 et 5 0/0 d’extrait solide, 5 et 100/0 d’extrait solide e 12,5 et 25 o/o de bois.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La xanthorrhamine renfermée dans les graines d’Avignon est unglucoside qui, par ébullition avec les acides dilués, fournit de là rhamnétine : Herzig a montré que ce produit est une monométhylqUer-cétine. La rhamnétine forme , avec l’alumine et l’oxyde d’étain, une laque jaune vif. On n'emploie plus guère ses extraits que pour nuancer les cou-leurs vaporisées sur coton. La rhamnétine convient très bien pour l’impression sur coton parce que la laque ne se produit pas immédiatement, mais seulement sous l’influence lente de la fibre ou par vaporisage. On prépare une teinte pour impression en épaississant le bain avec de la gomme adragante et ajoutant de l’alun et du sel d’étain. La laque jaune se forme en abandonnant 2 ou 3 jours l’étoffe imprimée dans une chambre humide et chaude, ou en vaporisant.
- Cette formation lente de la laque est aussi caractéristique pour l’acide carminique le principe colorant de la cochenille, dont on a pour ainsi dire abandonné l’emploi. On teignait la laine suivant plusieurs procédés, avec ce produit : 1° On mordançait, puis on passait au bain de cochenille ; 2° On passait dans un seul bain renfermant le mordant et le colorant ; 3° On passait la laine dans un bain ne renfermant qu’une fraction du mordant, puis dans une seconde cuve contenant le reste du mordant et la teinture ; 40 La première cuve renfermait, outre le mordant, une partie de la cochenille, la seconde le reste ; 5° On mordançait puis on ajoutait directement dans le bain la cochenille.
- On ne connaît plus guère que de nom les autres matières colorantes naturelles.
- On emploie encore, dans certains cas spéciaux, la racine de curcuma et l’orseille.
- La curcumine teint la laine et la soie non mor-dancées. Elle n’est pas employée pour les jaunes purs qui sont peu stables à l’air et à la lumière, et | brunissant en présence des plus faibles alcalis et même du savon. On ne s’en sert que pour nuancer.
- Les osiers, qui servent à la préparation de l’orseille, renferment des glucosides d’acides qui, sous l’influenee des acides, des alcalis ou de la fermentation, se transforment en orcine et acide carboni
- que. C’est Porcine qui est le premier point de départ de ces colorants. Sous l’influence de l’air et de l'am-moniaqte elle donne de l’orcéine qui peut former à son tour, comme l’hématine,des produits de suroxydation. Ceux-ci sont, en partie, insolubles dans l'eau, lié colorent pas ou nuancent la teinte. Les préparations d'orseille du commerce renferment, suivant le fabricant et les plantes employées, des produits d’oxydation de Porcine dénommés orcéine, et des composés acides primitifs. L’orseille ordinaire ou orseille en pâte, renferme encore des parties ligneuses et des acides minéraux. Les extraits simples et doubles, le carmin d’orseille sont préparés par un traitement analogue à celui qu’on faisait subir à la garance. On solubilise les acides primitifs en en formant des sels de chaux ou d’ammoniaque, puis on les extrait à l’eau. On expose alors la solution claire et ammoniacale à l’action de Pair, ou on la précipite par l’acide chlorhydrique ; on redissout dans l’ammoniaque et on oxyde à Pair.
- Pour la préparation de la pourpre française, cette opération se fait à chaud ; on sépare ensuite le colorant par addition d’acide sulfurique ou de chlorure de calcium. Dans ce dernier cas, l’orcéine calcique est insoluble dans Peau, et il faut la décomposer par l’acide sulfurique ou par l’acide oxalique.
- On désigne les préparations d’orseille sous les noms de persio, cudbear, indigo rouge, orchelline.
- L’orcéine teint la laine et la soie non mordancées en violet, elle sert surtout à nuancer les teintes brunes sur laine et soie.
- L’orcéine ne peut être préparée à l’état pur, elle renferme toujours des produits de suroxydation, on ne peut donc s’en servir pour préparer une échelle type. Les différences de concentration des diverses préparations sont telles qu’il faut toujours faire un essai préliminaire pour voir la quantité à employer, les produits sont souvent falsifiés avec d’autres colorants, notamment avec de la fuchsine. Parmi les nombreux procédés qui servent à déceler cette substance, nous recommanderons l’analyse capillaire décrite par Goppelsroeder (Die Darst. der Farbstofie durch Elektrolyse, p. 56.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- Séance du 9 Février 1900
- Sont présents : MM. E. Blondel, vice-président ; Ch. Reber, Michel, R. Blondel, Dutoit, Lecœur. Houzeau, A. Dubose, Baumann, R. Kœchlin, Gasly.
- Absents et excusés : MM. J. Reber, président; G.-A. Le Roy, G. Masure. M. Balanche s’est fait excuser également pour cause d’indisposition.
- Lecture est donnée des plis cachetés de M. Le Roy, ouverts en dernière séance générale.
- 1° Pli cacheté n° 456 en date du 25 janvier 1896, sur un procédé d’utilisation des gommes ou produits solides résiduaires de la distillation industrielle des pétroles. Le comité décide de soumettre ce pli à son auteur avant d’en ordonner la publication.
- 2° Pli cacheté no 455 même date, sur un procédé nouveau de fabrication des nitrites alcalins. Ce procédé repose sur la réaction du carbure de calcium sur les nitrates. Le Comité demande la Publication de ce pli au bulletin.
- M. le Président donne ensuite lecture de la lettre suivante de M. Bulard, de Moscou :
- « Moscou, le 12/25 janvier 1906.
- « Monsieur le Président du comité de chimie de la Société Industrielle de Rouen.
- « Je me permets d’appeler votre attention bien-veillante sur un article de M. Ch. Sunder « sur le rongeage du bleu cuvé à l’oxalate de chaux » qui a paru dans le numéro de janvier de la Revue générale des Matières colorantes, et de vous communiquer quelques réflexions qu’il m’a inspirées.
- « Nous voyons, dans cet article, que la question | de l’oxalate de chaux, dans le rongeant au chromate | « a été discutée dans les séances de la Société Industrielle d’Ivan owo-Woznessencck », et M. Sunder cite les avis des divers chimistes, membres de la Société. Ces avis sont différents, suivant les | Points de vue où se sont placés leurs auteurs et, 1 aussi, suivant les conditions dans lesquelles ils se
- trouvaient ; mais, précisément, cette différence les rend plus intéressants, et l’on sent que le choc de ces diverses idées ne peut qu’être favorable à l’élu, cidation des différents termes de la question et à sa mise au point.
- « Cet état de choses m’a causé une certaine satisfaction ; il ne pouvait, en effet, m’être que très agréable de voir la pratique se prononcer sur un procédé dont j’avais bien pu énoncer les conditions générales, mais que les circonstances ne m’avaient pas permis de suivre, dans la pratique en grand. Sous ce rapport, les avis judicieux des divers chimistes, membres de la Société Industrielle d'Iva-nowo, sont d’un haut intérêt, et cet intérêt est, encore, augmenté par le fait que leurs opinions ont pour interprète un homme de la valeur industrielle de M. Ch. Sunder.
- « Tout cela est très bien ; mais, vous le savez, l’homme n’est jamais content ; c’est même une de ses qualités essentielles. Je suis très satisfait du mouvement que les chimistes de la Société Industrielle d’Ivanowo ont organisé autour du procédé de rongeage au chromate, en présence de l’oxalate de chaux, mais, je le serais encore plus, si les chimistes de la Société Industrielle de Rouen voulaient bien y participer.
- « On dit quelquefois, que Ivanowo est le Rouen de la Russie; or, la Société Industrielle de Rouen a su fournir assez de modèles à celle d’Ivanowo pour pouvoir une fois, suivre l’exemple que lui donne, aujourd’hui, sa jeune sœur du pays des steppes.
- « Ne croyez pas qu’en formulant ce souhait, je sois guidé par la recherche d’une vaine gloriole ; non, car tout en estimant très haut la faveur d’être discuté par les chimistes de notre Société — et je l'estime assez pour regretter, profondément, de n'avoir pas su m’y prendre, dans le temps, de façon à ce que mon travail sur « les enlevages au chromate en présence des oxalates alcalins » fût inséré dans le bulletin, comme c'était ma pensée, en l’écrivant — je suis, dis-je, surtout pénétré de
- l’idée que, de cette discussion, il peut résulter, pour ce travail, une plus grande somme d'utilité.
- « J’ai absolument foi dans l’avenir du procédé
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- de rongeage au chromate en présence de l’oxalate de chaux, mais, comme je le disais plus haut, les circonstances ne m’ont pas permis d’en suivre tous les détails dans une fabrication en grand. Bien des points sont, pour moi, restés obscurs, que d’autres auront sans doute la satisfaction d’éclaircir. L’économie semble devoir être plus grande que ne l’ont trouvée les chimistes d’Ivanowo ; la qualité supérieure du blanc paraît acquise ; l’attaque moindre du tissu est encore controversée ; mais il faudrait voir confirmer mon assertion, que la nuance du fond est beaucoup mieux conservée que par l’ancien mode ; enfin, il faudrait savoir pendant combien de temps le bain d’acide sulfurique seul pourra, se conserver, en donnant une fabrication irréprochable.
- « Cette question est des plus importantes et c’est elle, entre autres, qui permettra d’établir l'écono-mie du procédé. Les auteurs qui ont traité de l’enlevage au chromate ont toujours parlé du passage en acide comme d’une chose des plus simples ; ils énoncent comment est composé le bain, le temps que le tissu doit y séjourner, la température, et c’est tout,
- « Le lecteur peut s’imaginer qu’à la condition d’un « renourrissage » convenable, on peut indéfiniment opérer dans ce bain le passage de la marchandise ; or, il n’en est rien ; et les chimistes qui ont eu à s’occuper de cette fabrication, surtout en quantités importantes, savent qu’au bout du passage d’un certain nombre de pièces, plus ou moins grand suivant que le dessin est moins ou plus chargé, le bain s’altère, il prend de plus en plus une couleur cachou foncé ; il perd la qualité précieuse, qu’il avait au début, de donner des blancs purs et des couleurs vives. Des additions énergiques d’acide oxalique ne parviennent qu’imparfaitement à le ranimer un peu et finalement, on doit, en totalité ou en grande partie, le renouveler, si l’on ne veut compromettre la fabrication.
- «< Sans entrer dans beaucoup de détails qui me mèneraient trop loin, je vais donner, comme exemple, quelques chiffres extraits de ma pratique, dans une fabrique faisant de ce genre sa spécialité.
- « La marchandise était passée, à deux largeurs, pendant 30 secondes, à la température de +60-65°C. dans une cuve plombée de 2.400 litres de capacité, et les 2/3 du bain étaient renouvelés après le passage de 160 pièces d’environ 42 mètres, de la façon suivante :
- « Dans la cuve :
- 1.200 litres Eau.
- 80 kilos Acide sulfurique 66.°.
- 8 kilos acide oxalique.
- « Dans un vase spécial pour l’alimentation : 600 litres eau.
- 24 kilos acide sulfurique 66°.
- 24 kilos acide oxalique.
- « De ces chiffres il ressort qu’au début de l’opération, le bain initial était monté à raison de « 66 gr. 66 » d’acide sulfurique, et « 6 gr. 66 » d’acide oxalique, par litre, proportion parfaitement suffisante pour le commencement ; tandis que le bain d’alimentation, destiné à réparer la perte causée par le passage de la marchandise, était, lui, garni à raison de 40 grammes acide sulfurique et 40 grammes acide oxalique par litre. On obtenait ainsi une augmentation successive de l’acide oxalique, précisément au moment où sa présence devenait de plus en plus nécessaire. Après le passage de 160 pièces, on arrêtait l’opération, vidait les 2/3 du bain, qu’on remontait à neuf, comme il est décrit plus haut.
- « De cette façon, les premières et les dernières pièces étaient sensiblement pareilles,, mais on ne pouvait, sans inconvénient, aller plus loin. Somme toute, en additionnant les diverses quantités, on trouve que, surtout par suite de la nécessité de renouveler les bains, on a employé, pour les 160 pièces, 80 + 24 = 104 kilos acide sulfurique et 8 + 24 = 32 kilos acide oxalique ; soit pour une pièce 650 grammes acide sulfurique et 200 grammes acide oxalique. Tous les nombreux essais que j’avais faits, pour améliorer cette situation, étaient demeurés sans résultat.
- « On voit, de suite, par cet exemple, que si, par l’emploi de l’oxalate de chaux dans la couleur, Ie bain d’acide sulfurique seul pouvait être menë 1 aussi loin que le bain sulfurique-oxalique précédent
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- l’économie obtenue serait, de beaucoup, plus grande que celle indiquée par les chimistes d'Iva-nowo. Il resterait encore une grande économie, même si l’on devait notablement diminuer la quantité de pièces à passer dans ce bain ; c’est dans le bain acide que l’acide oxalique coûte cher, dans la couleur, il ne coûte presque rien, 25 grammes environ par pièce, comme l’a montré M. Sunder.
- « Voilà, Monsieur le Président, quelques-uns des problèmes sur lesquels je me permets d’appeler l’attention de nos collègues du comité de chimie de la Société Industrielle, persuadé que, de leur discussion, comme de celle des chimistes de la Société Industrielle d'Ivanowo, il devra en résulter un avantage sérieux pour l’intérêt général. Ce n’est, du reste, pas un exemple isolé qu’a donné cette dernière société. Une discussion en séance et la consignation au procès-verbal des diverses opinions exprimées par les membres, est chose très fréquente dans les sociétés scientifiques ou techniques en Angleterre, et même chez nous, en France, dans les sociétés de médecine, de chirurgie et autres. Je crois que cette pratique ne pourrait que rehausser, encore, le lustre des séances du comité, et c’est ce qui me confirme dans l’espoir de voir ma proposition accueillie favorablement.
- « Avant de finir cette lettre que vous trouverez, bien sûr, trop longue, je tiens, cependant, à protester contre un oubli qui a dû se glisser dans l’article de M. Ch. Sunder, et que je lui ai, du reste, signalé. En me consacrant quelques lignes très flatteuses, au sujet du procédé à l’oxalate de chaux, il a oublié de signaler la part magistrale qui en re-vient à M. Maurice. Prud’homme qui, par son tra-vail si remarquable sur l’oxalate neutre de potasse, a ouvert la voie qui devait m’y conduire. Je trouve !“ il m appartenait de réparer cet oubli.
- « Je profite de ma lettre pour affirmer, une fois de plus, mon dévouement aux intérêts de notre chère Société, et c’est dans ces sentiments que je vous prie. Monsieur le Président, de vouloir bien agréer 1 assurance de ma considération la plus distinguée.
- La discussion de cette intéressante note est remise, vu son importance, à la prochaine séance du Comité.
- M. E. Blondel se dit autorisé à annoncer, dès aujourd’hui, officieusement, l’heureuse nouvelle suivante :
- Un de nos collègues, membre de la Société depuis 30 ans, inscrit au Comité de chimie depuis 1881, a décidé, dans un but essentiellement philanthropique, de faire don à la Société d’une somme de 500 francs par an, destinée à secourir un ou plusieurs chimistes dans la gêne par suite de revers, ou n’ayant pas assez de ressources pour continuer des travaux entrepris. Cette somme sera, suivant la volonté du donateur, allouée sur la proposition du Comité de chimie. Une disposition testamen-taire léguera à la Société un capital de 20.000 francs dont la rente recevra la même affectation. Le Comité applaudit à cette belle pensée de notre collègue et adresse à l’unanimité ses plus vifs remerciements au généreux donateur dont le nom sera révélé par M. Blondel en prochaine séance générale.
- M. R. Blondel fait ensuite une communication sur l’analyse du sulfure de sodium commercial. L’originalité du procédé, qui est dû à M. Battegay, chimiste à Mulhouse, consiste dans la facilité de titrer directement le sulfure en présence des hypo-sulfites et autres impuretés des sulfures industriels. On commence par saturer l’acide acétique d’alcali libre, on verse ensuite une solution titrée de sulfate de zinc ; la fin de la réaction est annoncée par des touches sur du papier imbibé de sulfate de cadmium ; la précipitation du sulfure de zinc est complète quand 011 n’obtient plus la moindre coloration jaune. Il n’est pas besoin défaire ressortir les avantages de cette méthode sur l’ancien procédé de titration à l’iode. Des remerciements sont adressés à M. R. Blondel. Lecture de cette note est ordonnée en séance générale, ainsi que l’impression dans la partie bibliographique du bulletin.
- « Achille Bulard. »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- IMPRESSION SUR TISSUS DE LAINE
- (Suite — Voir nos numéros des 20 janvier, 20 février et 5 mars 1906.)
- POUR ROSES ET ROUGES TRÈS VIFS
- Rose B
- Eosines JJJ, JJF
- Ecarlate d’Eosine B
- Erythrosine jaunâtre
- Phloxine 749
- Rose Bengale extra N
- Irisamine G
- Tous ces colorants sont employés pour produire des effets d’impression très vifs.
- Pour l’impression aux rouleaux et pour nuances mélangées on préfère le Rose B. tandis que pour l’impression à la planche on emploie généralement les colorants d’Eosine.
- RECETTE
- Pour rose B
- Comme pour le Jaune foulon o
- Pour les Eosines :
- Dissoudre :
- 3- 20 gr. de colorant dans
- 577-530 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec
- 200 gr. de gomme cristallisée 1 : 2 et
- 200 » de solution d’adragante 60 : 1000.
- Après refroidissement ajouter :
- 20- 50 cc. d’acide acétique 6° Bé.
- I kilo.
- POUR NUANCES ÉCARLATES
- Ponceau FR, F2R, F3R
- Cochenilles brillantes 2R, 4R
- Ponceau en cristaux 6R
- Ces colorants sont beaucoup employés tant pour
- l’impression aux rouleaux qu’à la planche.
- Ecarlates Diamine B, 3B
- Purpurines Diamine B, 3B, 6B
- Rouge foulon G
- s’emploient principalement pour impressions très
- solides au lavage et à l’eau.
- RECETTE
- Pour ponceau, Cochenille brillante et Ponceau en cristaux :
- Dissoudre :
- 5- 40 gr. de colorant dans
- 415-350 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec
- 200 gr. de gomme cristallisée 1 : 2 et
- 200, » de Britishgum.
- Après refroidissement ajouter :
- 10- 20 gr. d’acide oxalique dissous dans
- 150 cc. d’eau chaude et
- 20- 40 » d’acétate d’alumine 150° Bé.
- 1 kilo.
- Pour Ecarlate Diamine et Purpurine Diamine :
- Comme pour la Thioflavine S
- Pour le Rouge foulon G :
- Comme pour le Jaune foulon o
- POUR ROUGES ET BORDEAUX CORSÉS
- Rouge Rubis A
- Amarante
- Rouge Naphtol C, EB
- Lanafuchsines SG, SB, 6B
- Rouge Azoïque A
- Azo-Orseille BB
- Le Rouge Rubis A, l’Amarante et le Rouge
- Naphtol sont les colorants les plus employés pour nuances grenat et Bordeaux, tant en impression aux rouleaux qu’à la planche. On s’en sert aussi comme élément rouge pour la production de bruns rougeâtres foncés, tandis que comme élément rouge pour nuances plus claires, les Lanafuchsines et l’Azo-Orseille conviennent mieux.
- RECETTE
- Comme pour le Jaune foulon o
- Rouge foulon FR
- Rouges pour laine BS, BG
- Rouge solide Diamine F
- Bordeaux Diamine S, B
- Rose Diamine, toutes les marques
- Ces colorants servent pour impressions en
- nuances rouges et Bordeaux, solides au lavage et a
- l’eau. (A suivre)
- LES COULEURS DIAMINE dans la teinture des tissus mi-soie (Soie et coton)
- , (Suite. — Voir nos numéros des 20 janvier, 5, 20 février et 5 mars 1906.)
- Doubles-teintes avec fils de trame en coton NOIR ! Les articles avec coton noir et soie en couleur5 sont très goûtés.
- C’est le Noir Diamine BH, brev. s. g. d. g., qui donne les meilleurs résultats pour l’obtention de ces effets.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- On teint à environ 700 C. en bain aussi court que possible avec environ
- 60/0 Noir Diamine BH, brev. s. g. d. g.
- i o/o Bleu pur Diamine, brev. s. g. d. g.
- 1/2 o/o Orangé Diamine DC.
- On ajoute par litre de bain :
- 4 gr savon
- 0,15—0,2 gr. carbonate de soude
- 10 gr. sulfate de soude.
- Après teinture on rince à fond dans de 1 ’eau additionnée d’environ 0,25 gr. carbonate de soude et 2 gr. savon par litre, puis on diazote sur un nouveau bain avec 4 o/o nitrite de soude et 12 0/0 acide chlorhydrique, et après un bon rinçage on développe avec 0,8 à 1 0/0 de Diamine poudre (93 0/0) avec addition de 1 à 2 0/0 de carbonate de soude. Il faut que les opérations du diazotage et du développement se suivent le plus rapidement possi-bip ; il faut veiller en outre à ce que la marchandise ne soit pas exposée après le diazotage aux rayons directs du soleil ou à la chaleur, car on s’exposerait à avoir des inégalités,
- La teinture du coton terminée, on dépouille la soie autant que possible par un bon savonnage à chaud, puis on la remonte à l’aide de colorants acides à environ 50—60° C. avec addition d’acide sulfurique. Après teinture on rince et on avive de la façon habituelle.
- (A suiore.)
- NOIR SOLIDE pour articles de bonneterie
- Il existe trois procédés pour teindre la bonneterie en noir solide : le noir de sel d’aniline, le noir dia-zotisé et développé et le noir sulfureux.
- Parmi ces procédés celui du noir de sel d’aniline est le plus fréquemment employé, la plupart des Meilleures marques de bonneterie étant teintes avec cette substance.
- Il y a autant de formules pour la teinture en noir .I“ il y a de teinturiers mais le principe est le même dans chaque cas.
- Lorsqu’il s’agit de la teinture de la bonneterie avec du sel d’aniline on prépare généralement la solution de la manière suivante :
- E40 liv. de pierre bleue
- 30 » de chlorate de potasse
- 12 » de sel ammoniac
- 6 » de vert-de-gris
- 130 » de sel d’aniline
- De Peau pour faire une solution de 14 degrés tw.
- Il faut tenir la solution à froid afin d’empêcher l’oxydation prématurée; en été il faut entourer la cuve de glace.
- On teint généralement les bas à l’envers pour né pas endommager l’endroit par des opérations de teinture et d’oxydation. On les introduit d’abord dans le bain contenant assez de solution pour les couvrir et on les manipule de 50 minutes à 1 heure. Le bain présente une espèce de cuve ronde tournant lentement et munie de montants avec deux rondins en bois à la base qui montent et descendent au moyen d’un arbre en vilebrequin. Ces montants s’appellent pilons parce que, en tombant, ils font entrer la liqueur dans les bas. Après avoir laissés ces derniers le temps requis dans le bain on exprime 3/4 de liqueur et l’on eonserve cette dernière pour un usage ultérieur. Ensuite, on met les bas dans les cages pour 3-5 heures à une température variant de 80 à 100 degrés F. jusqu’à ce qu’ils acquièrent un beau vert foncé. Il faut prendre garde à la température, car si celle-ci est trop élevée les articles seront ramollis.
- Quelques teinturiers se servent d’un thermomètre électrique sur le principe du thermostate pour donner l’alarme lorsque la chaleur dépasse le degré requis.
- Les cages d’oxydation sont de forme cylindrique de 12 pieds de long et de 7 pieds de diamètre et couvertes de gros fils métalliques tissés et divisés au centre par une partie perforée. La chaleur pour l’oxydation arrive d’un serpentin en pénétrant par un arbre central creux et perforé. Ces cages font environ 12 à 15 révolutions par minute.
- Les bas sont étendus ensuite pendant 12 heures sur des chevalets. Ces chevalets sont posés à une certaine hauteur du plancher afin que l’air puisse
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- circuler librement. On leur donne de 5 à 7 0/0 de chrome pendant 30-50 minutes, on lave et l’on exprime. Finalement on les repasse à l’état humide. La machine à chromer généralement employée est munie d’un double cylindre, dont l’extérieur est immobile et l’intérieur, perforé et tournant sur un arbre. Après plusieurs tours dans une direction, le mouvement est renversé pour empêcher les bas de se pelotonner ou de s’enrouler ensemble pendant les opérations de chromage et de lavage.
- Si le sel d’aniline est proprement employé, il donne un noir profond et permanent qui ne tourne pas au vert, mais ce procédé a l’inconvénient de ramollir les bas pendant l’oxydation.
- On peut aussi obtenir de belles nuances en se servant de bonnes marques de noirs diazotisés et développés. Voici la méthode à suivre : Bouillir les bas dans l’eau, les retirer et les entrer dans le bain de teinture fait avec 5 0/0 de substance colorante et 10 0/0 de sel pour chaque cent livres de marchandises. Après un bouillon d’une heure, diazo-tiser les bas avec trois livres de nitrate de soude et douze livres d’acide chlorhydrique, rincer et développer avec 12 onces de Diamine Phenylène, laver, exprimer et repasser. Cela donne un beau noir.
- Une autre méthode pour teindre la bonneterie en noir, c’est l’emploi des colorants sulfureux. Ce procédé donne un très beau noir et offre en outre l’avantage d'être employé directement. Il faut faire attention à ce que les articles soient submergés entièrement pendant le procédé de teinture.
- Il faut bien bouillir les articles avant la teinture, les retirer et teindre pendant une heure au bouillon avec la solution suivante :
- 8 0/0 de noir sulfureux
- 16 0/0 de sulfure de sodium
- 2 0/0 de sel de soude
- 15 0/0 de sel.
- Comme dans d’autres procédés, la teinture doit se faire en machine close, car si les articles sont exposés à l’air pendant un certain temps avant d’être lavés ils sont susceptibles d’acquérir une apparence bronzée.
- Toutes ces méthodes donnent un beau noir, mais
- le noir de sel d’aniline est le plus populaire en raison de. la beauté de scs nuances et de sa durée.
- (Textil zvorld Record).
- EFFETS DE COULEUR sur mi-soie
- Si l’on teint la mi-soie (mélange de soie et de coton) avec des colorants sulfureux, la même couleur se fixe sur la soie et sur le coton et l’on n’obtient pas d’effets spéciaux. Mais lorsqu’on ajoute au bain de teinture, certaines substances, telles que la colle forte ou la dextrine, la couleur des deux tissus varie. Ceci a permis d’obtenir deux couleurs sur tissus de demi-soie, car les substances précitées entravent l’action de la substance colorante sur la soie. Le procédé n’est cependant applicable à l’industrie que lorsqu’il s’agit des couleurs noires. Les autres colorants sulfureux se fixent sur la soie plus ou moins malgré la colle, de sorte qu’il est impossible d’obtenir des effets purs de soie. On obtient de meilleurs résultats avec du Noir Immédiat NF. Le procédé est utilisé sur une grande échelle en Suisse et en Italie. On prépare le premier bain avec 30-40 grammes de sulfure de sodium cristallisé, 60 à 80 grammes de colle forte, 4 à 5 grammes de soude calcinée et 20-30 grammes de sulfate de soude cristallisé, le tout par litre. Le bain doit être aussi rapide que possible et,son poids ne doit pas dépasser 8 fois celui des tissus. La couleur est dissoute avec le sulfure de sodium dans l’eau bouillante et ajoutée aux autres ingrédients à une température variant de 35 à 40 degrés C. Avant de dissoudre la colle forte, il faut la tremper dans l’eau froide pendant 24 heures. Chauffée elle se dissout alors rapidement. Tous les ingrédients du bain sont dissous séparément.
- Teindre dans ce bain pendant 45 minutes, exprimer et rincer à fond.
- Faire passer ensuite par un bain chaud contenant trois grammes de savon et un demi-gramme d’huile de cacao par litre. Pour renforcer le bain, ajouter 14 0/0 de Noir Immédiat NF et 14 o/ode sul-
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- fure de sodium cristallisé, 8 o/o de colle forte et 1/20/0 de soude calcinée sans sulfate de soude.
- On obtient un noir plus beau et plus profond par la mercérisation préalable des tissus en se servant d’une ‘lessive de soude caustique de 20 à 24 degrés B à une température aussi basse que possible, disons de 3 à 5 degrés C.
- On a essayé des tissus blanchis croyant que la blancheur de la soie serait plus prononcée, mais on ast arrivé à un résultat opposé, et c’est la soie non blanchie qui a produit un meilleur effet. Avec la mercérisation, la soie sort du bain parfaitement blanche. Il faut entrer les tissus à l’état sec, car étant préalablement mouillée la soie ne montre pas un blanc aussi parfait. Si nécessaire, on peut blanchir avec du peroxyde d’hydrogène après teinture et rinçage.
- Le peroxyde n’endommage pas le noir s’il n’est pas trop fort. Lorsqu’on teint ensuite la soie avec des colorants basiques ou mieux avec des colorants acides on obtient des effets éclatants.
- Après ce dernier bain, il est avantageux de passer dans un bain contenant de 4 à 6 gr. d’acétate de soude par litre.
- Deutsche Feerber Zeitung.
- LES CONSÉQUENCES PRATIQUES de la Conférence de Turin
- Comme suite à l’article précédent, voici une ap-preciation sur les résultats pratiques de la confé-rence de Turin que M. Karl Schwartz publie dans la hærber Zeitung et qui pourra intéresser nos lecteurs (1).
- M. Schwartz, après avoir rappelé le but de la conférence qui était de donner au public, au moyen d’un contrôle déterminé, la possibilité de discerner les étoffes de soie pure, c’est-à-dire non chargée, résume comme suit les différentes opi- | nions qui se sont fait jour à cette occasion.
- M. Morel, de Lyon, constate que pendant de gués années, le port de la soierie a été le privi-
- (1) bcerber Zeitung de Lehne, n* 1, Janvier 1906a ‘
- 89 lège des gens riches. Dans ce temps-là, c’était surtout la bonne qualité que l’on recherchait dans un vêtement de soie, car la mode changeait moins rapidement qu’à présent... Depuis lors, le goût du public s’est modifié, en même temps que les conditions d’existence, le luxe s’est généralisé et l’on tient surtout à l’apparence.
- Les fabriques de soierie travaillent aujourd’hui principalement pour la classe moyenne, et, de là cette énorme consommation de 20 millions de kilogrammes de soie brute par an, tandis qu’il y a 30 ans, elle ne dépassait pas 8 millions de kilos.
- L’intérêt du producteur de soie est le maintien de cette forte consommation qui ne considère que la belle apparence et le bon marché. Les fabricants sont à l’abri du reproche de tromperie relativement à la charge de la soie, car celle-ci leur est imposée par les circonstances ; la mode change de plus en plus vite, et les vêtements durent de moins en moins longtemps. Les grands commissionnaires de Londres, Paris et New-York ne peuvent conserver et étendre leur clientèle que parle bon marché, c’est-à-dire par la charge des tissus.
- Il est vrai qu’ils pourraient demander au fabricant une garantie de solidité et que celui-ci pourrait la leur donner, sachant par expérience jusqu’à quel degré de charge il peut aller, mais M. Morel ne connaît pas de moyen de garantir la pureté d’un tissu de soie, sans restreindre la consommation. Il déplore l’état de choses actuel, mais il n’y voit point de remède.
- M. le docteur de Tayenthal, représentant de l’Autriche, partage les opinions pessimistes de M. Morel, et voit même dans la mesure proposée un nouveau danger car la diminution de la charge diminuerait aussi la protection douanière et mettrait l’industrie de la soierie aux prises avec de graves préjugés.
- M. le docteur Tschierschky, secrétaire de l’Union allemande de Crefeld, est le représentant du groupe qui a fait la motion de tisser une marque spéciale dans les étoffes à teinture solide, afin que le public n’achète qu’en connaissance de cause.
- Il ne craint pas, comme M, Morel, qu’un contrôle
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de la pureté des tissus de soie en diminue la con-sommation, car il demeure loisible à chacun de continuer à fabriquer et à vendre des tissus chargés ; il s’agit simplement de mettre le consomma» teur en garde contre la fraude.
- La vérité est que, malheureusement, c’est M. Morel qui a raison. L’industrie de la soierie ne peut plus se passer de la charge, on ne peut demander qu’une chose : Y a-t-il moyen de s’opposer à l'ex-cès de la charge ? D’après l’expérience de ces dernières années, tout essai dans ce sens doit se heurter à de grandes difficultés. Dans ces derniers temps déjà, il était fortement question de chercher à ramener la préférence du public aux soieries peu chargées. Mais que l’on traduise cet effort dans la pratique et l’on se verra forcé de demander au marchand de gros de 50 à 60 pfennigs d’augmentation par mètre (62,5 à 75 centimes) en raison de la plus grande solidité de l’étoffe.
- Or, à peu d’exceptions près, le résultat sera que celui-ci supprimera toute commande, car il y a certains prix de 1 1/2 à 2 marks (fr. 1,85 à 2,50), qui ne supporteraient point une majoration de 50 à60 pfennigs; et c’est précisément sur ces prix que se traitent les plus grosses affaires. On peut même dire que les étoffes de soie ne jouissent de leur grande popularité que depuis que l’on peut livrer une blouse au prix de 12 à 15 marks (15 à 19 francs environ). *
- Que faut-il penser des plaintes relatives au manque de solidité des tissus de soie? Nous les considérons comme très exagérées. Il se produit certainement des réclamations au sujet de tissus affaiblis ; mais elles sont isolées comparativement à la masse consommée.
- Un tissage mécanique d’importance moyenne produit par an plus d’un quart de million de mètres d’étoffe. Si, là-dessus, mille mètres, et je dis beaucoup, donnent lieu à des réclamations, cela ne fait pas même 1/2 0/0 de la totalité.
- L’art d’appliquer la charge a fait de grands progrès ; depuis l’introduction du procédé au si-lico-phosphate on est devenu beaucoup plus prudent, surtout dans l’usage du verre soluble.
- Dans une grande teinturerie de couleur on em-ploie couramment mille kil. d’étain métallique par jour et les griefs n’ont pas augmenté en proportion.
- M. Schwartz n’en est pas moins l’ennemi de la charge exagérée et en reconnaît les effets désastreux pour l’industrie de la soierie. Mais ces inconvénients proviennent souvent de ce qu’on charge au même degré des tissus d’armures différentes et destinés par ce fait à des usages différents.
- La trame du satin peut être chargée sans inconvénient à 60 0/0, tandis que pour celle du taffetas on ne doit pas dépasser 30 0/0. Les étoffes légères pour blouse peuvent être chargées plus que la soierie riche.
- Le Congrès de Turin, dans les circonstances actuelles, ne pourra pas avoir de résultat pratique. Il y a bien des années que l’on a essayé à Créfeld de mettre une barrière aux surcharges élevées de la soie. Mais l’étranger n’a pas suivi ce mouvement et le résultat a été nul. De plus, le contrôle serait excessivement difficile. A quel point commence la surcharge ?
- Si le fabricant, en remettant la soie au teinturier, lui fournissait des renseignements relatifs au numéro et à la provenance de la matière, et si les deux par. ties s’entendaient au sujet de la charge qu’il convient de donner, il y aurait déjà un grand pas de fait. Aujourd’hui on donne la même charge aux provenances et aux numéros les plus divers et il en résulte bien des inconvénients.
- Ainsi une bonne trame du Japon traitée dans les même conditions qu’une trame de Canton, prend une charge de 15 à 20 0/0 plus forte que cette dernière. Que l'on prenne desnuméros plus élevés en organsin de 20 deniers et en trame de 30 deniers et les plaintes tomberont d’elles-mêmes.
- De plus, il ne serait pas rationnel de limiter la charge d’une série de tissus moins exposés à l’usure, tels que les meubles, les tissus de décoration, les châles et les rubans.
- L’achat des tissus de soie demeure pour le publie une pure question de confiance.
- Pour bien connaître et juger les soieries, il fau
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- avoir été élevé dans le métier et posséder une expérience qui ne s’acquiert que parune longue routine.
- Le détaillant dépend du marchand de gros, et celui-ci du fabricant. Ce dernier seul est à même de porter un jugement exact. Tous les moyens que l’on conseille pour s’assurer de la pureté et de la solidité des étoffes de soie n’ont qu’une valeur relative : le public n’achètera que là où il est bien servi. La question de la charge ne peut venir qu’en seconde ligne. P. R.
- PETITE CORRESPONDANCE
- ; ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Fixation du taux auquel doivent être portés LES JEUNES OUVRIERS DANS LES ÉTATS DE SALAIRES fournis aux Compagnies.
- Réponse. — A. P. Reims. — Quelque onéreuse que semble être l’interprétation de votre Compagnie d’assurance de l’article 8 de la Loi-Accidents, elle correspond au risque couvert par elle.
- Il a été jugé que le salaire du mineur de 16 ans doit être calculé d’après celui de l’ouvrier ayant atteint la plénitude de capacité (Cassation, 5 juillet 1904).
- Cette jurisprudence s’applique à fortiori aux ouvriers de plus de 16 ans.
- Il est entendu qu’il s’agit là d’ouvriers valides, c’est-à-dire majeurs de 21 ans, de la même catégorie^ occupés dans l’établissement, et gagnant le salaire normalement attribué au travail qu’ils fournissent dans ce genre d’entreprise. Les tribunaux ont tout pouvoir d’interprétation.
- C’est cette interprétation dont les Compagnies ont l’expérience, qui leur fait à présent demander une fixation de salaires plus élevée qu'auparavant, et ce, tant dans leur intérêt que dans celui de leurs assurés eux-mêmes.
- En effet, si votre Compagnie vous laissait fixer, Pour un groupe quelconque d’ouvriers, un salaire inférieur à celui qui pourrait être pris comme base dans une action judiciaire, vous seriez exposé à etre incomplètement assuré pour ce groupe, et à rester, par conséquent, votre propre assureur pour e surplus des salaires que vous n’auriez pas couvert par le paiement d’une prime. Cela vous exposerait à des débours imprévus, ce qui n’est pas votre désir, étant donné que vous vous êtes assuré précisément pour être à l’abri de toute surprise.
- Nota. — Nous rappelons à nos lecteurs que le service d’assurance de notre journal est à leurdispo-
- sition pour leur donner gratuitement tous les ren-seignements qu’ils pourraient désirer, soit sur leurs polices ‘en cours, soit sur leurs projets de contrats.
- INFORMATIONS
- Dans le service intérieur et dans les relations franco-coloniales, la taxe des lettres affranchies est fixée à dix centimes (0 fr. 10) par 15 grammes ou fraction de 15 grammes.
- La taxe des lettres non affranchies est fixée à vingt centimes (0 fr. 20) par 15 grammes ou fraction de 15 grammes.
- Les lettres insuffisamment affranchies sont frappées d’une surtaxe égale au double de l’insuffisance de l’affranchissement.
- Le port des cartes électorales, comme celui des circulaires électorales et des bulletins de vote, est fixée à un centime (o fr. 01) par 25 grammes, quel que soit le mode d’expédition, sous bande ou sous enveloppe ouverte.
- La date d’application de ces dispositions est fixée au 16 avril 1906.
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté le délicieux Champagne que nous leur avons offert il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition, une fois encore, un stock de cette excellente marchandise, au même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt ou gare Epernay, 2 îr. 30 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
- RENSEIGNEMENTS COMME RCI AUX
- Formation de société
- Paris. — Société en nom collectif Vitet et Cie, teintu-turerie, 21, rue du Pont-aux-Choux. — Durée 10 ans. — Cap. 1.000 fr. — Acte du 1er mars.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. Aubert, 80, rue d'Angou-lême. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris.— Teinturerie, par Mlle Hayes, 7, ruedeLancry. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris, — Teinturerie, par Mlle Denogent, 16, rue de Rocroy. — Entrée en jouissance de suite.
- . Le Gerant : A. FAYOLLE, *).
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- \ A, FAYOLLE, <z, Directeur, 20, rue Turgct (IX')
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DE PARIS Potasse caustique 70/75 plaques n Dorlocco 1-o nullité .... . . 60 .. 115 20 » )) »
- Les 100 k. Acide acétique industriel 40 % .... 35 » » rose factice Rouille 42/45 en tourie . . » supérieure. . • • • ». 25 12 15 » )) »
- » » 35 % . 32 » Snl 1. sonde 90/92 . . . . . 12 50
- » azotique (voir acide nitrique). » )) » » Solvay 65'70 . » » 75/80. » » 80/85.. 22 50
- » muriatique 22' chimiq. pur.. 32 25 )) 23 50
- » w 20/22 par 15 touries » nitrique 36’ blanc 6 32 25 » 24 50
- » » » jaune 31 28 »
- )) 30
- » » 40‘ blanc 37 » » » 70/72.... »
- » »» jaùne 36 » » » 60/6% plaquettes 32 »
- » » 36* chimiquem pur. » » 40- » » » oxalique 43 54 71 » » » « » 70/72 » Sulfate de cuivre 98/99 . » » de fer moyens cristaux 35 58 6 » » »
- » picrique cristallisé
- 251 » Bleu de Berlin, surfin cuivré,
- » sulfurique 53’ 5 25 gar. pur 4 2 5
- » » 60* environ 6 50 » extra pains et poudre. 4 75
- » » 66* » ...... 8 25 » » ni . . . . . • 4 2 5
- » » 66' shimiq. pur .. 33 » » )) p rlor pale et Ionce... de Chinp. on oroins - • • 5 7 2b 50
- » » au soufre » tartrique 1er blanc 15 245 » » Bleu Les 100 kil.
- Alcali volatil du gaz 22’ 38 » Outremer poudre p. la peinture. D5 »
- » » 28/29 61 » T 9 7 tn » » » » pour azurage, » » p. pap peints 95 115 » »
- Alcool dénaturé type Régie 90' 47 » )) )) de Prusse supérieur.. » extra . • • 180 155 »
- Les 100 k. » » n' 1 . • . • • 135 »
- » ordinaire 15 » Essence de térébenthine... • • • 133 ))
- » de chrome 5= - = - 9 - . o. »
- L’hecto
- Benzine cristallisable 45 » .) 322110
- » lourde, industrielle 38 » DACH ) HAVRK
- » type Régie 37 »
- Les 100 k. -D’ch-omote de notasse 72 » BOIS DE TEINTURE
- » soude .. 62 » Or :
- Bi-oxyde de baryum 85/86- 95 » Campéche du Brésil, coupe d Espagne,
- Borax raffiné en cristaux 35 )) - Ire qualité . .. 11 à 13
- Carbonate de soude cristallisé 7 » — 2e qualité .. . 9 il
- Crème de tai re entière 175 3e qualité... . 6 56 8
- . » en poudre 185 — Sisal, Yucatan.. 7 0 8 50
- . » » soluble, paillettes.. 315 » — Honduras 7 50 8
- Cyanure rouge de potassium pur... 340 » - Tabasco 6 50 7 • •
- Dextrine blonde citron 48 )) — Haïti Cap - Fort-Liberté.... 4 40 4 50
- » blanche 48 » 4 40 4 50
- Le litre — Aquim • • •
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes .. . 0 28 — St-Marc 4 70 5 50
- . » extra 0 38 — Gonaïves 5 5 75
- » » pharmaceutique.... 0 55 — P.-de-Paix 5 70 6 25
- » » chimiquement pure.. 2 50 — Miragoane 4 50 4 70
- Les 100 k. — Saint-Domingo... 5 5 50
- Extrait d’orseille liquide n' 1 115 » — Martin, et Guadel. 3 50 4 • .
- » » » extra » » supérieur 155 185 5 5 50
- Jaune Cuba et St.Yago .. 6 6 25
- » de Javelle 40Baumé.. .. » » 35' » .... 11 10 50 50 6 6 25
- » Tuspan 6 . • 6 25
- » » 25' » .... 9 25 » Vra-Cruz ..... 5 75 6
- » » 20' » 7 85 » Campéche • •. • • •
- Glycérine blanche industrielle 28'.. 105 » » Carmen • •
- Lessive caustique de potasse 36-... 33 )) » Tampico 5 70 5 95
- » » » 40 •... 43 » » Porto-Plata 5 5 60
- » » de soude 36'. . 12 50 » Haiti 5 5 50
- Noix de Galles de Chine 195 » * Jamaïque 5 25 5 80
- Orseille double 65 » Barcel et P. Cab ..
- » triple .. 80 » Rio-Hacha
- Oxymuriate d’étain 32 % 200 » » Carth. et Savan... 4 75 5
- Panama . . 46 » Maracaïbo ........ 4 75 5
- Permanganate de potasse.... . .. 150 » » Fustet 109 k. 14 16
- Potasse d’Amérique 90 Tatajuba(Pern )50k. Bahia. .. .... .
- » imitation d’Amérique 66/70' 39 M
- » • » 52/55' 33 M 1 . Corinto.... . , 60 6 50
- ». » 45'... 30 1 • Amapala. 50 kil. 5 70 6 25
- Rouge Brésil Bahia...... 8 .. 8 10
- • Calliatour. ..100 k. 16 .. 17 ..
- • Lima........50 kil. 8 .. 10 50
- » Ste-Marthe........ 8.. 10 ..
- • .................. 4 .. 5 ..
- » Sandal..... 100 k. 6 .. 7 ..
- • Sapan........ 50 k. 7 .. 9 ..
- • Quebracho.. 1000 k. 112 .. 120 ..
- • ............50 k 13 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en eau 50 k. ............Ni
- — encaisse — 37 50 45 ..
- Jaune ou gamb . .. ..... 78 . 80 ..
- • pressé... 30 .. 35 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténérife ................ 1 60 2 ..
- Ténérife grise.............. 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale........50 kilos. 15 .. 20 ..
- Java, Mad , Pond........ M . . , .
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 14 50
- Indigos
- On cote actuellemert :
- Beng- sur v. et bl. 12k.. 5 76
- fin violet et pourpre...... 5 25
- Beng. beau viol, etdito... 4 75
- « bon violet.................. 4 25
- « bon moyen violet.. . 3 75
- « moyen violet............. 3 25
- « beau violet rouge... 4 25
- « bon violet rouge......... 3 75
- « bon moy. v. rouge... 3 25
- « fin rouge................. .4 ..
- « beau dito.................. 3 75
- « bon dito................... 3 50
- • bon à fin cuiv........... 3 25
- « cuiv. ord. et bas........ 3 25
- Java......................... . M
- Kurpah.. ............N.M. 2 ..
- Madras ...................... 2 ..
- Manille................N.M. . ..
- Caraque................N-M, 0 75
- Guatemala flor............. 4 ..
- > bon à fin sobré. . 2 ..
- » — cor.... 2
- • cor. ord. à bas.. 1 50
- N -Gren Un, surf. 1/2 k N.M. » bon à beau.. N.M. . ..
- • ord. et moyen N.M. . ..
- 6 ..
- 5 50
- 5 .
- 4 75
- 4 .
- 3 50
- 4 50
- 4 .
- 3 50
- 4 25
- 4 ..
- 3 75
- 3 50
- 3 75
- 3 75
- 2 ..
- 4 50
- 3 50
- 3 50
- 1 75
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ................M
- Mers du Sud...............M ..... ...
- Madagascar...............M ................
- Quercitron
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé.......... 7 50 à 8 50
- • gros effilé............... 6 .. 7 ..
- Rocou
- . Antilles....1/2 kil. 0 29 ./. à 0 30 ./•
- Cayenne.................... N. M
- p.92 - vue 99/394
-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- CO' C.
- PLACE DE MARSEILLE 1
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à.15 » (Guadeloupe) .11 .. .12 » de Fustet Albanie. ... 10 50 12 Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 » marques ord.. 70 Cochenille argentée..100 k ... » grise 510 .. 525 » zacatille naturelle 550 .. 575 » noire Palmas lek. 510 .. 575 Curcuma Bengale 35 .. 40 » Chinois 40 » Madras 65 Galies de Chine 135 Prussiate jaune de potasse. 170
- INDIGOS, — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. 2.90 3.20 » moyen et bon moyen » coloré 2.60 2.90 » moyen ord. et ord. terne et serré 2.30 2.60
- Kurpah kon et beau violet et violet rouge.. M.. ....
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré.... M. . .... • moyen ord. et ord. mél. et terreux. .... ... Bengale beau et fin violet M . .... » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M.. » moyen violet-rouge et rouge M.. M.. Java bon moyen. ... .... » beau et bon violet. M.. M..
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût.
- Acide citrique............... 385 ..
- Alun ......................... 16 .. » (acq.)...................... 17 .. Couperose emballée.............................5 .. Essence de térébenthine (d. fûts).... 136 .. Id (s. fûts)................. 133 . Fécule de pommes de terre, 1er bl... 36 .. ld. 2e bl. (entrepôt)..... 35 .. Galles vertes et noires.. 200 .. « noires Alep.................. 5 .. » .................................................... 150 .. Gomme arabique, en sorte . 60 .. » Ghé.sirée, en sorte........... » Sénégal,s. bas du fleuve 65 ..
- P » Galam............ 65 .. » Aden, sorte cour, bonne ,. » Mogador, blonde...............
- P » blanche............................ " Laque en f. qté orange. 600 .. » mi-orange 550 .. *......................................» cerise AC 525 .. » Sandaraque lavée..................... 150 .. » Damar (Batavia)...................... 200 .. "......................................».....................................Singapore............................ 110 .. ” » Penang.............................110 .. omme adragante Syrie.... 200 .. »......................................» Anatolie. 150 .. .............................................................................. M Garance,...............................racine......................... 60........................ »...................................... .......................................................................... 70.................................... Kocou Guadeloupe ...................... 100................... . ” Cayenne............................ a ran d’Espagne , Valence Pur.................................... o0 "lfate de cuivre(entrepôt). 61 .. -......................................(acq.). .. 65 ,.
- 17 ..
- 19 ..
- 6 ..
- 170 .
- 75 ..
- 70 /
- 70 ..
- 140 ’.
- 750 ..
- 600 ..
- Sumac en feuilles.............. 25.................. » poudre....................... 26..................................... .. Styrax liquide................. ............160 .... Tamarin Madras.................. M....................................23 ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile.. .. . ... ....................................
- » en pains, extra sec, sous pap.......................................
- » bon marchand en pains ......................
- • » en boules . . . .....
- » raffiné en poudre sec..........................
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d. » nitrique 36 d. » ». 40 d. » sulfurique.... 66 d. »> sulfureux.... 50 d. » tartrique 260 .. . .
- Ammoniaque liquide 22 d.. 36 .. . .
- Burax raffiné................. 38 .. .. ..
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre........................ 58...........
- broyé......................... 63............
- Crème de tartre ............. 180..........
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp 8
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................ 20...........
- Lessive caustique 33 degrés 6 75 .. ..
- Nitrate de soude.............. 25 75 .. ..
- » de potasse................... 47............
- Sel de soude,80/85, cons. et entr. enbq. de 700 kil.,m. 18 25 .. .
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 75 .. ..
- » 30/35, disp... 12.............
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos........... 30............
- Soude caustique, 116/115, en _ bq. de 300 kil. plaquettes .................
- Soude douce 33 deg. en vrac ............... Sulfate de cuivre ....................... E 61 A 65 ..
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................... 5 50 .. ..
- SAVONS
- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive... 55 66 » extra pur...............(72............0/0.d’huiles).. 45 50 » augmente................(60.............0/0............»........)... 39 44 » résineux................(72.............0/0............»........)... 41 43 Jaune »....................(72 0/0...................»........)... 33 41
- Vert à l’huile de pulpes industriel.. 41 44
- » tunisien............................ 36 37
- Jaune » 36 37
- (Jaune résineux à manteau blanc). Brun extra (72 0/0 d’huiles) 43 45
- » (60 0/0 d’huiles).................... 38 39
- Rosé.............................. 39 40
- Noir................................ 37 39
- Blanc spécial suiffé............... 54 56
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges) Bleu pur pâle ou vif 40 44 » mixte » 37 39 » talqué Ire qualité 34 35 » » 2e » 32 33
- Marbré bleu ou rose Dijon........... 38 40
- » » . Nantais....... 40 42
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune 20 30
- » (à la battease). ... . 26 34
- Marbré bleu ou rosé............... 20 32
- Résineux.................. ....... 26 34
- Vert exportation.... ........... 20 32
- Brun.............................. 26 34
- Foir............................. 25 34
- Mous en Barils
- Qualité extra.......................... 32 34
- Qualités ordinaires................ 25 30
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil. minimum mis en barres, Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Brésillet. . . . . . . . 28 — à 29 — Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25 — Tabasco .... 18 — 19 — — Haïti 10 - 14 -
- — Martinique,Guadeloupe . . . 8 — 8 50 Calliatour — — Pernambouc — — Jaune Cuba ... . . — — — — — Guayra-Tabasco. . . — Tuspan. .....— — — —
- Lima..........................14 — 15 —
- Tampico. ......................— — — — Sapan..........................— — — — Sainte-Marthe. ..... — — Nicaragua — —
- Sandal rouge...................— — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier. ... . . . . Curcuma de la côte. . 100 k. — du Bengale. . Indigo Bengale poupré . . . — — fin violet . . — — beau violet . — — bon violet — — moyen violet . — — petit violet. . — — ordinaire et cuivré ; . — Java ordin. et cuivré . — Madras fin — — beau . . . — — bon . . — — moyen . . . — — ordinaire. « . Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet. — — moy. violet — — pet. ordin. — Pondichéry bon violet — — moy.violet — — ora.et cuivré — Manille — Guatemala flor . . — — sobre . . — — cortès . . — Mexique flor. . . . — - sobre . . . — — ordin. cortès Caraque flor. . . . — — sobre . . . — — cortès. . .
- Gomme laque Ordin. et orange D C . le k. — — blonde, Ire quai. — — — 2e quai — — cerise. . . . — — blonde ordin, .
- Garance d’Avignon. . 100 k Lac-Dye, marque DT. le k. Orseille Mers du Sud 100 k — Madagascar . .
- 11 —
- 11 -
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- 8 50
- 6 —
- 5 50
- 5 —
- 8 — 7 50
- 6 —
- 5 —
- 6 —
- 5 —
- 4 —
- 8 —
- 6 —
- 5 —
- 7 —
- 6 —
- 4 -
- 13 -
- 13 —
- 12-
- 11 —
- 10 -
- 9. —
- 6 50
- 6 —
- 5 50
- 9 -
- 8 —
- 7 —
- 5 50
- 6 50
- 6 —
- 5 —
- 10 —
- 7 —
- 6 —
- 8 —
- 7 -
- 5 —
- 5 50
- 5 25
- 5 90
- 5 50
- 4 95
- p.93 - vue 100/394
-
-
-
- 94 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb........... 72 .. à 73 . .
- Acide acétique des arts 40% 35 .. 37 .. » chlorhydrique...... 7 50 8 .. » nitrique 36 35 .. 36 -» sulfurique 66 • 9 9 50 » 250 ». 255 .. » citrique 335 .. 340 .. Alun épuré 21 .. 22 . • » ordinaire 17 ., 18. Ammoniaque incolore, 22.* 44 . . 46 Bichlorure d’étain, 55-.... 113 .. 118 .. » » 60 136 .. 14-1 ..
- Bois Campêche-Laguna-.... 17 18 . » Guadeloupe. 12 .. 13 Bois Jaune Centre Amériq. 17 . . 18 . Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 . » brun 75 .. 90 . Chlorate de potasse........ 105 .. 110 . » de soude 105 . 110 . Chlorure de chaux 100 à 110. 16 .. 18 . Ghromate rouge de potasse 77 ., 79 . » » de soude.. 57 .. 59 . Crème de tartre ..... 185 .. 190 . Cristaux de tartre ....... 175 .. 180 . » de soude 6 .. 7 .
- GurcumaBengale en racines 33 .. 37 .
- » de Madras...................... .. .
- » de Chine................... M .. . » . Essence de térébenthine.. 112 ». 114 .
- Extrait de châtaignier 20 •. 16 .. 17
- Galles de Chine et Japon.. 157 .. 160 .
- » vertes et noires .... 155 .. 180 .
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 .. » arabique 65 .. 70 <. » adragante rousse .. 275 .. 310 .. J us de citron .. 20 .. 21 .. Méthylène à 95* 90 .. 95 .. » régie 90- 100 .. 105 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 .. 135 . •
- » » de soude...................
- Pyrolignite de fer....... 10 50 11 50
- Résine..................... 26 .. 27 ..
- Rouille...................... 9 . . 10 .
- Sel de soude 80'............ 17 50 18 50
- » ammoniaque.. 11 50 12 50
- Sel d’étain................ 248 .. 252 ..
- Soufre en canons.......... . 17 50 18 ..
- » sublimé.................... 18 50 20 50
- Sumac Sicile en feuilles... 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine............ 9 ., 16 ..
- » de cuivre............... 63 .. 65 ..
- » de fer....................... 6.» 8..
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1‘ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2‘ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X..» veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, af
- franchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- S. BREAKS & Son
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- p.94 - vue 101/394
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 96
- 1
- 5
- §
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’lmpression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal^
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition retondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer, toute apparence savante y est évitée, mais on voit que i auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. pouillon a été tout particulièrement soignée : de nom-reux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
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- BLANCHIMENT ET APPRÊTS
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’École de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nécrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4® Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoidn : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule^ Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.-Matiérecolorantes non classées
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Manuel pratique , et juridique du Commerçant et de l’Industriel. — Droits et devoirs, us et coutumes, par E. Vignes, avocat.
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- Le Chili de nos jours, son commerce, sa production et ses ressources, Annuaire National 2e année (1905 1906), rédigé par M. Adolfo Ortuzar, consul général du Chili , à New-York.
- Cet ouvrage donne chaque année l’état exact du commerce du Chili avec la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Suisse et les Etats-Unis.
- Il passe en revue un à un les articles de fabrication étrangère, susceptibles de débouchés au Chili, avec l’indication des droits de douane, les usages locaux, les emballages, etc., etc.
- Dans la partie minière on trouve les plus précieuses informations sur la production chilienne de nitrate, cuivre, or, argent, manganèse, cobalt, borax, fer, antimoine, mercure, plomb, zinc, etc., etc., avec l’indication de chaque gisement et le nom du propriétaire.
- Cette partie est suivie d’une traduction complète du Code des mines du Chili.
- Une carte minéralogique du Chili est annexée au volume.
- La partie agricole s’occupe de l’élevage en général, de l’industrie extractive, de la production des céréales, vignes, fourrages, etc., etc.
- Une partie est consacrée à l’histoire, à l’administration, à l’instruction publique, à la bienfaisance, aux chemins de fer, etc., au Chili.
- Ce volume se termine par une liste des maisons de commerce établies au Chili; il est indispensable à toute personne qui cherche un débouché à ses produits au Chili ou désire y acheter les matières premières pour ses manufactures.
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- En un mot, c’est une machine de grand luxe que par suite du marché que nous avons passé, nous offrons à nos lecteurs au même prix que les bicyclettes de basse qualité, dites populaires ou de réclame, dont le marché est inondé en ce moment et dont les acheteurs s’aperçoivent trop tard de la défectuosité, de la matière employée et du mauvais montage.
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- 50e Année. No 7.
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- 5 Avril 1906.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous, les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Les Couleurs diamine dans la teinture des tissus mi-soie (suite «t fin). — Impression sur tissus de laine (suite). — La buée dans les teintures. Retards scandaleux. — Le jubilé de l’inventeur des couleurs d’aniline. — Bains permanents dans la teinture de la laine. — Accidents du travail — Loi modifiant l’article 509 du Code de commerce. — A propos des automobiles — Informations. — Jurisprudence.— Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Revue du marché. — Bibliographie. — Annonces.
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- LES COULEURS DIAMINE dans la teinture des tissus mi-soie (Soie et coton)
- (Suite et fin,—V. nos numéros des 20 janvier, 5, 20 février 5 et 20 mars 1906.)
- Teinture en noir uni
- Les Couleurs Diamine trouvent un emploi tout à fait important pour la production des noirs, soit par teinture directe, soit par diazotage et développement sur la fibre.
- Comme noirs directs ce sont le Noir mi-laine S, brev. s. g. d. g., et le Noir Oxy-Diamine D, brev. s. g. d. g., qui sont particulièrement intéressants. On les emploie soit seuls, soit en combinaison avec le Noir jais Diamine SS, brev. s. g. d. g. ou avec le Noir Oxy-Diamine S 000, brev. s. g. d. g.; lepre-«lier de ces Noirs sert à couvrir davantage la soie, 1
- AuNoneEe • * La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNUNUE . | Faits divers.................3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Z sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau <118 journal.
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- tandis que le second donne plus d’intensité au coton. Au besoin on peut encore nuancer avec du jaune (Jaunes solides Diamine A ou B), du Vert (Verts Diamine B ou G, brev. s. g. d. g.) ou encore avec un Bleu alcalin.
- On teint avec 7 à 8 o/o de colorant en bain aussi court que possible, contenant par litre 5 à 10 gr. de sulfate de soude et 3 à 5 gr. de savon ; on teint pendant 1 heure environ à 80—90° C., puis on laisse refroidir pendant quelque temps dans le bain et on rince.
- L'avivage se fait soit sur un bain de savon tiède avec un peu de Bleu Méthylène nouveau, soit sur un bain acide additionné de Noir Naphtol 12 B, brev. s. g. d. g., de Vert acide etc. pour nuancer la soie.
- Les noirs directs conviennent surtout pour les articles bon marché (rubans, tissus-doublures légers, etc.), qui n’ont pas besoin d’être particulièrement solides à l’eau, ainsi que pour la schappe et pour les peluches de tussah destinées à être remontées au campêche.
- Là où les exigences sont plus grandes et notamment où il s'agit de remplacer le Noir d’aniline par oxydation, les noirs obtenus par diazotage et développement avec le Diaminogène, brev. s. g. d. g., rendent d’excellents services. Aussi ce produit s’emploie-t-il sur une grande échelle dans la teinture des tissus pour parapluies et pour doublures ; il a sur le noir d’aniline par oxydation le grand
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avantage de ne pas attaquer la fibre et surtout de ne pas verdir en magasin.
- Les marques généralement employées sont le Diaminogène B, brev. s. g. d. g., et le Diamino-gène extra, brev. s. g. d. g.; le premier (B) sert pour les noirs noirs, le second donne des noirs bleutés.
- La teinture s’opère dans les conditions suivantes :
- Après débouillissage et passage en bain acidulé on entre le tissu au bouillon dans un bain aussi court que possible, contenant (par litre)
- 10 gr. sulfate de soude calc. et
- i o/o acide acétique (du poids du tissu).
- En fait de colorants on ajoute pour un noir noir
- 6 à 8 o/o Diaminogène B, brev. s. g. d. g.
- 1 à 2 o/o Noir Naphtylamine D, brev. s. g. d. g. 0,5 à 1 o/o Jaune solide Diamine A,brev.s.g. d.g., ou Vert Diamine B, brev. s. g. d. g.
- Pour des tons très foncés on peut remplacer 1/5 environ des quantités indiquées de Diaminogène B par du Noir jais Diamine SS, brev. s. g. d. g.
- Pour un noir bleuté on garnit le bain avec :
- 6 à 8 0/0 Diaminogène B, brev. s. g. d. g., ou
- 3 à 4 0/0 Diaminogène B, brev. s. g. d. g., et
- 3 à 4 0/0 Diaminogène extra, brev. s. g. d. g.
- On teint pendant environ 3/4 d’heure à 1 heure au bouillon, puis on ferme la vapeur et on fait encore tourner pendant 1/2 heure en laissant refroidir le bain ; ensuite on rince, on diazote et on développe. Pour un noir noir on développe en Diamine (93 0/0), pour des tons plus verdâtres on combine ce développeur avec la Résorcinc.
- Pour le développement en noirs bleutés on emploie, au lieu de Diamine, le Béta-Naphtol (à raison de 1,3 0/0 du poids de la marchandise, dissous dans une quantité égale de soude caustique 40° Bé); pour varier le ton des noirs on peut également combiner entre eux les trois développeurs précités. Après le développement on savonne à chaud avec addition de Bleu Méthylène nouveau ; suivant qu’on choisit une marque plus bleuâtre ou plus rougeâtre de Bleu Méthylène on peut modifier à volonté la
- nuance noir dans le bain de savon ; pour terminer on rince et on avive à l’acide acétique.
- En travaillant dans les conditions voulues on obtient ainsi des noirs qui sont tout aussi beaux comme nuance que le noir d’aniline par oxydation, sur lequel ils ont l’avantage, ainsi que nous l’avons déjà fait ressortir plus haut, de ne pas attaquer la fibre et de ne pas verdir en magasin.
- Les bains de teinture employés pour noir devant être garnis au début avec des proportions de colorants relativement fortes et ne s’épuisant pas, il est indispensable de les conserver. En les faisant resservir il suffit de rajouter 2/3 à 3/4 des proportions de colorants primitivement employées, ce dont il faut tenir compte pour le calcul du prix de revient.
- Quant à l’apprêt des noirs teints au Diaminogène il peut se faire de la façon habituelle ; on obtient des résultats particulièrement favorables en colorant l’apprêt par une légère addition d’extrait de campêche coupé avec des sels de fer, de cuivre ou de chrome.
- IMPRESSION SUR TISSUS DE LAINE
- (Suite — Voir nos numéros des 20 janvier, 20 février 5 et 20 mars 1906.)
- RECETTE
- Pour Rouge foulon FR et Rouges pour laine BS, BG
- Comme pour le Jaune foulon O
- Pour Rouge solide Diamine F, Bordeaux Diamine S, B et Rose Diamine, toutes les marques Comme pour la Thioflavine S
- POUR NUANCES VIOLETTES
- Violet Formyl, toutes les marques
- Violets azo pour laine 4B, 7R
- Violet acide 6BS
- Dans l’impression sur laine on emploie surtout les Violets Formyl, parce qu’il ne coulent pas au vaporisage et donnent des impressions très solides au lavage et à l’eau. Le Violet acide 6 BS et le Violet azo pour laine 4 B s’emploient aussi, soit seuls, soit en mélange. Le Violet azo pour laine 4B
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- est surtout très employé pour l’impression de Bleus marine, en nuançant suivant le cas avec du Cyanol ou du Vert foulon brillant.
- RECETTE
- Gomme pour le Jaune foulon o
- POUR BLEUS TRÈS VIFS
- Cyanol extra, FF
- Tétracyanol V, SF, extra
- Bleu foulon brillant B
- Le Cyanols et Tétracyanolss’emploient beaucoup soit pour les Bleus vifs très clairs, soit comme élément bleu pour la production des différentes nuances mélangées.
- Le Bleu foulon brillant B donne des impressions très solides à l’eau et au lavage et peut remplacer dans beaucoup de cas le Bleu Victoria sur lequel il a l’avantage de donner des impressions qui ne coulent pas et qui sont très solides au frottement.
- RECETTE
- Comme pour le Jaune foulon o
- POUR BLEU ET BLEU MARINE
- Violet Azo pour laine 4B
- Bleu Formyl B
- Violet Formyl
- Bleus solides BD, BBD, BRD, 3RD
- Les Bleus Marine et Bleus foneés s’imprimaient précédemment presque exclusivement avec les différents Bleus solide (Induline) qu’en emploie encore beaucoup aujourd’hui pour cet usage, bien qu'il présentent tous le défaut de ne pas donner des impressions bien uniformes. C’est pourquoi on préfère actuellement pour ces nuances des combi-Maisons de Violet Azo pour laine 4B et Vert foulon brillant ou Bleu Formyl B qui donnent des impressions très unies. Pour des nuances bleu marine solides au lavage, on emploie aussi très souvent du Violet Formyl mélangé avec du Vert foulon brillant.
- Bleus Diamine 2B, 3B
- Bleu pur Diamine
- Ces Colorants sont employés pour impressions solides à l’eau et au lavage.
- | a) Pour Bleus solides BD, BBD, BRD, 3 RD ;
- Dissoudre :
- 30- 40 gr. de Bleu solide dans 380-370 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec 200 gr. de gomme cristallisée 1 : 2 et
- 200 » de Britishgum.
- Après refroidissement ajouter :
- 30 gr. d’oxalate d’ammoniaque et
- 10 » d’acide oxalique, dissous dans
- 150 cc. d’eau chaude,
- I kilo.
- b) Pour Fonds Bleus et Bleus Marine
- Eissoudre :
- 15- 3° gr. de Violet Azo pour laine 4B et
- 10- 30 gr. de Vert foulon brillant B ou "de Bleu Formyl B dans
- 525-490 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec 280 gr. de Britishgum.
- Après refroidissement ajouter :
- 20 gr. d’acide oxalique dissous dans
- 150 cc. d’eau chaude.
- I kilo.
- c) Pour Bleus et Bleus Marine solides au lavage obtenus avec Violet Formyl ou Bleu Formyl et Vert foulon brillant B :
- Dissoudre :
- 20- 60 gr. de Violet Formyl S4B ou Bleu Formyl B et
- 10- 30 gr. de Vert foulon brillant B dans 520-460 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec 280 gr. de Britishgum.
- Après refroidissement ajouter :
- 20 gr. d’acide oxalique, dissous dans
- 150 cc. d’eau chaude.
- I kilo,
- d) Pour Bleu Diamine et Bleu pur Diamine Comme pour la Thioflavine S
- (A suivre )
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- LA BUÉE DANS LES TEINTURES
- La loi des 12 juin. 1893—11 juillet 1903 sur l’hygiène et la sécurité des travailleurs renferme, comme on sait, une foule de dispositions, pour ainsi dire inexécutables strictement dans les établissements industriels. Elle a prévu des périls imaginaires pour la santé des ouvriers, et imposé aux patrons des mesures qui n’étaient nullement réclamées par leur personnel. Ces prescriptions ont été complétées par des circulaires ministérielles qui n’ont fait que les aggraver. Il suffit qu’un chef d’usine ne soit pas persona grata auprès de l’Administration pour qu’il puisse s’attendre aux tyrannies les plus draconiennes.
- C’est ainsi que la loi ordonne de prendre toutes les précautions voulues dans le but d’éviter les buées dans les ateliers de teinture. On recommande, par exemple, qu’au-dessus des bacs soient disposées des hottes de ventilation. Ce procédé n’est pas toujours parfaitement efficace ; par contre, il ne manque pas d’être fort encombrant. Mais l’Administration va plus loin ; elle voudrait imposer tout un système de surchauffage avec ventilation compliquée, impossible à installer dans des bâtiments construits depuis des années. Faudrait-il donc les démolir ou, au moins, en bouleverser complètement l’aménagement? Ce seraient là des frais considérables, sans compter les pertes qui résulteraient,pour les ouvriers aussi bien que pour les patrons, de l’arrêt forcé qu’entraîneraient ces modifications fondamentales? Encore est-on bien sûr qu’aprèsces travaux les buées, en hiver, disparaîtraient complètement. Rien ne le prouve, et beaucoup de spécialistes en doutent.
- Toutefois, désireux de nous éclairer sur ce point, nous avons eu l’idée d’essayer de savoir ce qui se passe, à ce sujet, à la Manufacture des Gobelins. Nous nous disions que cet établissement célèbre, où l’on fabrique de véritables merveilles, où l’on doit veiller avec soin à la santé des travailleurs, qui sont des ouvriers d’élite, devait posséder les aménagements les plus parfaits pour l’évacuation des buées, dans l’atelier spécial de la teinture.
- Or, de renseignements absolument sûrs que nous avons pu nous procurer, il résulte qu’aucune mesure n’y a été prise.
- Dans l’atelier de teinture, nous a-t-on affirmé, la seule précaution contre les buées consiste dans les fenêtres grandes ouvertes. La buée y est, paraît-il, d’ailleurs encore sensible. Il est vrai que jamais un ouvrier n’en a souffert et que tous sont convaincus que jamais on ne pourrait l’éviter complètement.
- La 'personne, très experte, qui avait recueilli ces indications, nous apprit cependant qu’en Russie on évite à peu près les buées des teintureries en surchauffant l’air des ateliers, qui alors s’engouffre dans des cheminées d’appel placées au plafond et communiquant avec l’air libre. Mais, dans ce cas, il ne faut plus ouvrir ni fenêtres ni portes, car l’air du dehors, en pénétrant, se vaporiserait à l’instant. Il y a, en outre, à ce procédé, un petit inconvénient : c’est que l’ouvrier, en sortant de cette atmosphère torride, attrape couramment une bronchite, sinon une pneumonie. Nous n’allons pas jusqu’à penser que l’Administration française voudrait exposer nos ouvriers à pareille aventure.
- *
- * *
- En tout cas, nous avons fait de singulières réflexions en lisant dans les journaux d’Amiens que l’Inspecteur du Travail de cette ville a envoyé aux patrons teinturiers de la région une mise en demeure d’avoir à prendre des dispositions très coûteuses, très compliquées pour se débarrasser de la moindre trace de buée dans leurs ateliers, où travaillent, depuis des années, des ouvriers dont quelques-uns sont sexagénaires, et qui ne s’étaient jamais douté de l’effroyable danger qu’ils couraient !
- Sus aux patrons ! c’est la devise du jour. Mais pourquoi, dans tout ceci, l’Etat ne leur donne-t-il pas l‘exemple ? Car nous pourrions citer d’autres ateliers de l’Etat dans le même cas que les Gobelins.
- Nous ne demandons pas qu’on les chicane ; mais pourquoi se montrer si rigoureux pour les établissements d’industrie privée?
- {Travail National). Ch. GEORGEOT.
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- Retards Scandaleux
- Nous avons à plusieurs reprises tenu nos lecteurs au courant des scandaleux retards apportés dans la solution des voies d’accès du Simplon.
- Il convient d’y revenir, puisque ces retards se prolongent, et qu’il n’y a pour ainsi dire pas de raison pour qu’ils aient une fin.
- On se souvient que depuis plusieurs années il y avait lieu pour nous, de faire les travaux de raccordement de notre réseau ferré à la nouvelle ligne internationale qui, venant d’Italie, va aboutir chez nous, en passant sous le Simplon, puis par le canton de Vaud, en Suisse. Cette ligne a présentement son aboutissant à Vallorbe, frontière franco-suisse, et elle se continue par Pontarlier. Mais à cet endroit, très mouvementé et très élevé, cette ligne est défectueuse, et depuis six ans on parle de l’améliorer sur une certaine étendue, afin de la mieux approprier au grand trafic qui y passera.
- Cela était peu de chose à réaliser, et les études avaient été sérieusement faites ; on était sur le point de les faire passer dans la pratique et de commencer les travaux, quand les Génevois se lancèrent dans une propagande vertigineuse en faveur d’un autre projet, qui devait passer par chez eux, et nécessitait une dépense énorme (de 120 à 160 millions, car on n’est pas d’accord). Pour tous les gens compétents, à commencer parM. Noblemaire, ce projet delà Faucille était une « folie », et il fallait s’en tenir à l’amélioration de la ligne actuelle Lausanne-Pontarlier-Mouchard, entre Vallorbe et Frasne ou Lajoux.
- La campagne de réclame eut le déplorable résultat de tout retarder. Et c’est ainsi que nous n’au-r°ns rien décidé, rien commencé, alors que le Simplon est percé, et que la ligne nouvelle va fonctionner.
- on voit alors clairement à quel imbroglio déplo-Table nous auront acculé les retards scandaleux que administration a mis depuis trop d’années. Au-J°urd hui, ce scandale a trop duré ; il serait intolé-able qu il se prolongeât davantage. Nous invitons (
- tous nos lecteurs à profiter de la prochaine période électorale, pour en causer aux candidats, quels qu’ils soient. Qu’ils leur fassent prendre des engagements à ce propos ; c’est urgent.
- A.
- LE JUBILÉ de l’inventeur des couleurs d’aniline.
- L’inventeur des couleurs d’aniline, le docteur anglais William Henry Perkin, a eu la rare bonne fortune de vivre assez vieux pour voir son invention datant d’il y a cinquante ans, prendre une extension merveilleuse dans le monde entier.
- Les savants et les représentants de l’industrie de la teinture de tous les pays se sont empressés de répondre à l’appel du Comité constitué en vue de célébrer le jubilé de l’invention elle-même et de son auteur.
- L’industrie des colorants d’aniline a été créée par la découverte de la mauvéine par le Dr Perkin en 1856 et par l’établissement de la fabrique de couleurs à Greenford-Green l’année suivante.
- Il est vrai que Runge fit de l’acide rosolique avec de l’acide carbolique encore en 1834, mais cette substance, bien que colorée, n’a pas de valeur tinctoriale. Laurent produisit de l’acide picrique avec de l’acide carbolique en 1842, mais c’est la découverte de la mauvéine qui donna la première couleur tirée du goudron minéral ayant une valeur commerciale et c’est celle-ci qui fut la première tentative sérieuse de trouver une source plus facile et plus abondante de matières colorantes que n’offrait le règne végétal.
- L’histoire de cette découverte classique est de grand intérêt. Comme il arrive fréquemment dans les recherches scientifiques, l’inventeur tomba sur sa découverte à l’improviste... Sorti de l’école à 15 ans, il entra au collège Royal de chimie de Londres où il fit des progrès rapides, et à l’âge de 17 ans, le professeur A.-W. Hofmann l’attacha à son laboratoire comme préparateur.
- Dès lors, Perkin commença à s’occuper des re-
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- Les bains non épuisés sont souvent conservés dans un but d’économie, mais il y a des cas où les bains permanents donnent des nuances plus
- LES BAINS PERMANENTS dans la teinture de la laine
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- cherches originales et, entre autres, il essaya de préparer artificiellement de la quinine. Il faut remarquer qu’à cette époque la préparation artificielle des produits naturels préoccupait beaucoup les savants.
- Comme matière première pour la quinine, Perkin choisit un dérivé de la toluidine, et comme cette substance manque d’oxygène, il chercha à l’oxyder. Il obtint en résultat un précipité brunâtre et ceci l’incita à faire des expériences analogues avec de l’aniline. La tentative d’oxyder l’aniline donna la fameuse couleur mauve qui fut le point de départ pour des découvertes ultérieures.
- La jeune Perkin breveta son invention et fonda conjointement avec son père des usines à Greenford Green, près de Harrow-en-the-Hill, en vue d’exploiter commercialement sa découverte.
- Pendant dix-huit ans il resta l’associé de son pète et ensuite il se retira des affaires pour se consacrer entièrement aux recherches chimiques. Ses travaux pratiques lui valurent par la suite de nombreuses médailles de la part des diverses institutions chimiques. En ce qui concerne les usines de Greenford Green, ses opérations furent pendant des années des plus difficiles, car ce n’est pas du premier coup que l’invention de Perkin a pu être appliquée à un travail rémunérateur. C’est d’ailleurs le sort de toutes les inventions de grande importance. La nature semble nous livrer ses secrets à regret et nous fait commettre toutes les erreurs possibles avant de nous permettre de trouver la méthode exacte. Néanmoins l'énergie indomptable de Perkin surmonta tous les obstacles, et lorsqu’on a découvert plus tard d’autres couleurs d’aniline, les opérations à Greenford Green furent étendues au delàdelamauvéine. C’est ainsi qu’en 1868 cette fabrique commença à tirer l’alizarine du goudron minéral. Vers cette époque la recherche des couleurs artificielles fascinait l’esprit de beaucoup de savants et l’on ne saurait dire avec certitude qui fut le premier à préparer artificiellement l’alizarine par un procédé d’utilité commerciale.
- Il est hors de doute que l’honneur de la première préparation de cette substance appartient à Graebe
- et Ziebermann, qui l’ont faite en fondant la dibro -manthrakinove avec de la potasse caustique. Mais cela n’est pas un procédé pour la fabrication commerciale. Le brome est trop coûteux pour l’emploi commercial. La solution pratique a été trouvée dans la substitution au brome des acides anthraki-none sulphoniques.
- Perkin, Caro, Graebe et Ziebermann étudiaient tous en même temps l’action de l’acide sulfurique sur l’acide anthrakinone. Perkin travaillait d’une manière indépendante et il n’y a pas de doute, qu’il ait envoyé à Glasgow le 20 mai 1869 des modèles teints avec de l’alizarine, c’est-à-dire quelques semaines avant que Graebe et Ziebermann fassent breveter leurs procédés à Berlin.
- C’est qui est tout à fait certain c’est qu’en 1870 les usines de Greenford Grenu ont été les seules qui fournissaient de l’alizarine artificielle au monde entier, la concurrence allemande ne s’étant déclarée que trois ou quatre années plus tard.
- Perkin a rendu d’autres services signalés sur le terrain de la chimie appliquée à l’industrie Rappelons que c’est lui qui a préparé le premier un principe odoriférant par des moyens artificiels et notamment les fèves de Tonka lui doivent leur odeur. Pendant ses recherches, il a découvert des réactions qui ont rendu possible la préparation artificielle de l’indigo.
- Revenant aux couleurs artificielles d'aniline, nous devons remarquer que si l’Allemagne a tiré les plus grands bénéfices des découvertes de Perkin, c’est que jusqu’en 1876, la loi sur les brevets en Allemagne se trouvait dans un état chaotique qui permettait aux gens sans scrupules de s’approprier les procédés brevetés étrangers sans encourir la moindre pénalité.
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- complètes et plus- uniformes qu’un bain fraîchement préparé.
- Dans la teinture du coton et jusqu’à un certain point dans la teinture de la soie, l’économie des matières colorantes et du mordant est le point principal car habituellement il est impossible d’épuiser le bain. Alors, bien entendu, il est avantageux de le renforcer pour éviter le gaspillage de ce qui reste encore dans le vieux bain. Même dans la teinture de la laine, où il est nécessaire d’épuiser entièrement le bain, on peut le conserver pour économiser le combustible, car on peut alimenter le vieux bain pendant qu’il est chaud. Ceci n’est cependant pas applicable dans le cas des colorants qui ne donnent pas de surface égale, car il faut refroidir le bain avant d’ajouter de nouvelles quantités de ces colorants.
- Lorsqu’on renforce un bain acide, on ne doit pas y remettre de nouvelle quantité d’acide avant que le bain ne soit au bouillon, c’est-à-dire avant que le restant ne soit épuisé.
- Lorsqu’on se sert de colorants indirects il est particulièrement avantageux de conserver le bain, car ceux-ci demandent généralement un bouillon prolongé et deux bains ; il est donc très important d’économiser autant que possible le mordant et le combustible.
- En employant un mordant de chrome pour renforcer le bain de teinture, il faut tenir compte, en ce qui concerne la quantité, de l’agent réducteur. Par exemple, si celui-ci est de l'acide tartrique ou oxalique, il reste beaucoup de bichromate non réduit et un tiers de la quantité première suffit pour renforcer le bain. Avec de l’acide lactique ou lactoline, on a besoin de plus de bichromate, et si 1 on a employé comme agent réducteur de l’acide formique, il faut ajouter au bain une quantité égale a celle prise en premier lieu.
- On peut employer un bain permanent lorsque le mordancement a lieu après la teinture, mais il faut considérer alors deux cas : Ou bien le bain de tein-ture et le bain de chrome sont séparés et renforcés séparément, ou le mordancement au chrome est fait dans le bain de teinture lui-même. La deuxième
- méthode bien que plus économique présente des inconvénients spéciaux. L’acide et le chrome demeurent toujours dans la solution, et leur présence empêche de se servir de nouveau du bain pendant qu’il est encore chaud, à moins qu’il ne s’agisse des couleurs possédant une grande puissance de nivellement. Dans le cas contraire le bain doit être neutralisé et refroidi avant que l’on puisse reprendre les opérations de teinture.
- Pour empêcher le résidu de chrome d’endommager la teinture, il faut entrer et bouillir les tissus jusqu’à ce qu’ils aient absorbé tout le chrome en solution. C’est alors seulement et pas avant que l’on peut renforcer le bain avec la matière colorante et encore faut-il baisser la température jusqu’à 75 o/o C. avant de l’ajouter. Comme nous l’avons déjà fait remarquer, les couleurs possédant une grande puissance de nivellement peuvent être employées sans ces précautions.
- (Dyer Cahco Printer.)
- ACCIDENTS _DU TRAVAIL
- De la responsabilité du patron en matière D'AC-CIDENTS SE PRODUISANT PAR LE FAIT ET A L’OCCA-SION DU TRAVAIL. — TRAVAUX DOMESTIQUES OU AUTRES EXÉCUTÉS AU DOMICILE PARTICULIER DU PATRON.
- Un jugement a été rendu récemment par la Cour de Cassation : il est de nature à retenir l’attention des chefs d’industrie.
- « Il n’est pas nécessaire pour que l’accident incombe au chef d’entreprise, qu’il soit en corrélation étroite avec la tâche assignée à l’ouvrier qui en a été victime ; il suffit que le travail en ait été l’occasion (art. 1 delà loi).
- « Un ouvrier, courant, pour reprendre son béret, qui lui avait été .enlevé, tandis qu’il était à son poste de travail, par un camarade passant près de lui, a heurté un tas de sable, en sortant de la fabri-que, et est tombé. Sa chute a entraîné des lésions internes qui ont amené sa mort ».
- La Cour de Cassation a jugé que c'était le Travail qui avait mis les ouvriers en contact et qui avait été l’occasion de la plaisanterie, et, par suite de P accident.
- Le chef d'industrie n’aurait échappé à la responsabilité que ces constatations ont fait peser sur lui que s’il avait été établi que l’accident s’était produit hors du lieu du Travail ou de ses dépendances.
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- Voici un cas qui se produit fréquemment :
- Un ouvrier de l’entreprise est requis pour faire des travaux, domestiques ou autres, au domicile particulier du patron.
- Or, est fondé à se prévaloir des dispositions de la loi du 9 avril 1898 l’ouvrier qui a été blessé alors qu’il exécutait, conformément aux ordres qui lui avaient été donnés, un travail au domicile particulier du directeur de l’usine, le LIEU DE TRAVAIL, pour l’ouvrier ou l’employé, devant s’entendre de tout lieu où il travaille pour le compte et sur l’ordre du chef d’entreprise ou de ses représentants.
- Lorsque la police dispose que « l’assurance porte et la prime est payée sur tout le personnel, que le souscripteur occupe ou pourra occuper par suite en quelque lieu que ce soit, dans ses établissements ou chantiers », cette clause ne saurait être entendue en ce sens que la Compagnie peut être tenue de risques résultant de l'emploi, par le patron, de ses ouvriers à des travaux n’ayant aucun lien avec l’industrie par lui déclarée, et notamment d’un travail effectué au domicile particulier du Directeur.
- Ce travail comporte, en effet, un risque différent de celui couvert par l’assurance et il est, par suire, impossible d’en faire supporter les conséquences I à la Compagnie assureur.
- C’est pourquoi il importe que les polices soient rédigées avec un soin et une compétence propres à, éviter toutes surprises de cette nature.
- Responsabilité des propriétaires en matière d’accidents du travail
- Il arrive souvent qu’un propriétaire ayant à faire dans son immeuble divers travaux peu importants de réfection ou réparation s’abstient d’appeler un entrepreneur et se borne à prendre à son service un ou plusieurs ouvriers. Or, dans ces travaux, même de peu d’importance, un des ouvriers peut être victime d’un accident professionnel. Quelle sera la responsabilité du propriétaire ? Cela dépend du rôle qu’il aura vis-à-vis des ouvriers. S’il les a laissés maîtres de la manière d’exécuter le travail ; s’il ne leur a donné aucun ordre technique ; s’il n’a fait, en somme, que leur indiquer le résultat qu’il veut obtenir, et si l’accident n’est pas dû au mauvais état ou à la mauvaise qualité d’un matériel ou d’un instrument qu’il aurait mis à leur disposition, il ne sera probablement pas déclaré responsable. Mais si, au contraire, il a voulu diriger le travail lui-même ; s’il a, seul, donné des ordres aux ouvriers ; s’il a agi comme étant son propre entrepreneur, il tombe sous le coup de la loi sur les accidents du travail.
- N. B. — L’extension prochaine de cette même loi à toutes les entreprises commerciales nous est une occasion de rappeler l’organisation de notre
- service d’assurances qui répond à toutes questions qui lui sont posées.
- Joindre timbres pour la réponse et l’affranchissement recommandé des pièces à retourner.
- LOI
- MODIFIANT L’ARTICLE 509 DU CODE DE COMMERCE
- Article unique. — L’article 509 du code de commerce est ainsi modifié :
- « Art. 509. — Le Concordat sera, à peine de nullité, signé séance tenante. S’il est consenti seulement par la majorité en nombre ou par la majorité des trois quarts en sommes, la délibération sera continuée à huitaine pour tout délai.
- « Dans ce cas, les créanciers présents ou légalement représentés, ayant signé le procès-verbal de la première assemblée, ne sont pas tenus d’assister à la deuxième assemblée ; les résolutions par eux prises et les adhésions données restent définitivement acquises, s’ils ne sont venus les modifier dans cette dernière réunion. »
- A PROPOS DES AUTOMOBILES
- Un jugement intéressant les nombreux industriels se servant d’automobiles a été rendu dernièrement par la huitième chambre.
- M. S..., chauffeur, écrasa le 3 février dernier, M. D..., docteur en médecine et répétiteur au lycée Montaigne.
- Après plaidoiries de Me Brizard pour les parties civiles et de Me Varambourg, pour le prévenu, le tribunal a condamné, pour homicide par imprudence, le chauffeur S... à six mois de prison et à cent francs d’amende. Statuant sur la demande en dommages-intérêts des parties civiles, le tribunal a condamné en outre M. S... à payer :
- 1° A la mère de M. le docteur D..., une pension de 365 francs ;
- 2° A la veuve du docteur D..., la somme de 70,000 Jrancs.
- Le propriétaire de l’automobile, M. B..., a été déclaré civilement responsable.
- L’importance des dommages alloués démontre péremptoirement la nécessité absolue d’être cou-vert pour une forte somme par l’Assurance.
- Notre service spécial est à la disposition de nos abonnés pour leur donner tous renseignements se rapportant aux garanties nécessaires.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- INFORMATIONS
- Relations commerciales. — Le modus vivendi provisoire entre la France et le Monténégro, qui arrivait à expiration le Ier avril prochain, vient d’être prorogé jusqu’au Ier janvier 1907.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (101). Propriétaire et locataire. — Location pour exercer un commerce déterminé — Commerce similaire. — Prétendue concurrence déloyale. — De mande en cessation de trouble de jouissance. — Rejet
- Le propriétaire ayant aux termes de l’article 544 du Code civil, la faculté de jouir et de disposer de sa propriété comme bon lui semble, et l’article 1719 n’apportant aucune exception à ce principe, le proprietaire, en l'absence de toute convention restrictive de son droit, ne saurait être inquiété par un de ses locataires a raison d’un commerce similaire établi dans l'im-meuble.
- . Et l’on ne saurait considérer que le bail renferme implicitement une convention restrictive lorsque le bailleur a loué, au locataire qui se plaint, des locaux pour y exercer un commerce déterminé.
- (Trib. civil de la Seine du 9 juin 1994 )
- Les retenues de salaire pour entretien du matériel Postérieurement à la loi de 1898, l’ouvrier M... avait contracié un engagement de louage de travail avec la maison B ..Le satire stipulé était de0.40 cent.l'heure, avec retenue de 2.50 0/ du salaire pour entretien de 1 outillage.
- A la suite de désaccord, M..., remercié par son Patron, assigna celui-ci devant le tribunal de paix de ompiègne, en restitution d’une somme de 83 fr. 55, obtenant que cette retenue avait été faite pour payer a prime de l’assurance qui, d’après la loi, restait à la charge de B...
- Nous reproduisons intégralement le jugement rendu Par M. le juge de paix de Compiègne, en appelant a tention des intéressés sur certains considérants.
- Attendu que M... a, par exploit du 27 mars 1905, apalgné B... en restitution d’une somme de 83 fr. 55 1.e ce dernier lui aurait retenue sur ses salaires de -P 8 le 25 avril 1902 au 14 décembre 1904, date de son départ de l’usine.
- Qu’il prétend que ces retenues étant faites pour payer les primes de l’assurance que ledit B... avait contractée à raison des risques que lui faisait courir la loi du 9 avril 1898, étaient illégales et illicites et par suite donnaient ouverture à une action en répétition.
- Que B... étant décédé quelques jours après cette assignation, M... reprit l’instance contre sa veuve et ses héritiers par deux nouvelles citations des 9 et 10 octobre présent mois et procédant sur et aux fins de la précédente citation, laquelle concluait en outre en 50 fr. de dommages-intérêts.
- Attendu qu’avant l’examen de la question qui nous est soumise, il importe de fixer les principes généraux.
- Qu’il n’est pas douteux ni contestable que la loi de 1898, en mettant à la charge des patrons l’obligation de garantir leurs ouvriers contre les risques de leurs professions, a voulu d’une façon formelle que cette garantie soit gratuite pour ces derniers.
- Que par suite les patrons ne peuvent à aucun titre et de quelque manière indirecte que ce soit, même avec leur assentiment, faire supporter a leurs ouvriers, tout ou partie des charges qu’entraînait l’application de cette loi de protection.
- Qu’il échet d’établir si les retenues faites par B... sur les salaires de M... ont eu pour cause le remboursement des primes de l’assurance que ledit B .. avait contractée pour se couvrir des obligations mises à sa charge par la loi de 1898.
- Que dès l’abord il convient de remarquer que les retenues n’ont été opérées qu’avec l’assentiment complet et sans réserves de l’ouvrier qui, pendant 33 mois, les a subies sans recriminations, ce qui consume la preuve d’un contrat de conditions de travail intervenu entre l’ouvrier et le patron.
- Qu’il ne reste donc qu’à examiner si le contrat a une cause licite ou non ou une cause fausse.
- Que 1 s consorts B... soutiennent que les retenues imposées et faites par leur auteur n’avaient d’autre but que de couvrir les frais de mauvais entretien et de perte des outils et matériaux que B...mettait à la disposition de ses ouvriers.
- « Attendu que si le juge avait, à défaut de leur exis-« tence, a rechercher les raisons d’un contiat dont le « résultat seul lui serait connu, ces rais ins paraî-« traient plutôt invraisemblables et qu’il serait forte-« ment impressionné par ce fait : qu’en opérant des « retenues pour se couvrir de la perte partielle ou « totale d’instruments ou d’outils confiés àses ouvriers, « qui, n’en étant pas propriétaires peuvent s’en desin-« téresser, le patron va à l’encontre de ses intérêts.
- « Qu’en effet, l’ouvrier, certain de se voir faire une « retenue à forfait de 2.50% de son salaire pour mau-« vais entretien éventuel de son outillage, n’a aucun « intérêt à le ménager et que ne voyant que l’iniquité « de cette mesure dont il est victime, il sera trop ente clin a la légitimer par son insouciance voulue et sa « mauvaise volonté. »
- Que l’intérêt du patron serait, au contraire, d’allouer une prime a l’ouvrier soigneux qui lui représenterait chaque mois, en bon état l’outillage qui lui est confié.
- Mais attendu que les convictions personnelles, ba-
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- Bées seulement sur le raisonnement, doivent s’effacer devant la lettre des conventions (1).
- Attendu qu'il est constant que, lorsque M... s’est embauché chez B..., le prix de son salaire a été débattu et fixé à 0 fr. 40 c. de l’heure avec retenue de 2.50 % pour frais d’entretien et d’outillage.
- Que dans l’atelier où il a pénétré et dès l’abord, M... a pu voir affiché, ainsi qu’il le reconnaît, le règlement indiquant la cause et le tarif de la retenue.
- Que dès sa première fiche de paye imprimée, la retenue lui a été portée toujours pour la même cause, et que cette cause avait dans l’espèce une raison d’être plausible, puisque M... se servait des outils et du matériel appartenant à B... à l’exclusion complète de ceux qu’il pouvait posséder personnellement.
- Que nulle part dans lesdites conventions il n’est question du mot: assurance, et que, par elles mêmes, elles ne contiennent pas l’apparence de la cause illicite qui les pourrait vicier.
- Que le taux même de la retenue ne coïncide pas avec le tarif de l'assurance payée par le patron.
- « Que malgré la suspicion légitime qu’elles inspirent « dans leurs raisons d’être », ces conventions s’imposent surtout par ce fait que M... les a exécutées librement pendant 33 mois, alors qu’il lui était loisible pendant cette période de trouver ailleurs le paiement entier, sans retenue de ses salaires, et par suite de se délivrer de la sujétion de B... à son temps et à son heure, sans compromettre ses moyens d’existence.
- « Que si le juge a le devoir et l’obligation d’assurer « l’exécution de la loi et d’écarter tous les fallacieux « prétextes mis en façade pour la violer»,il est cependant une limite qu’il ne peut franchir sous peine de tomber dans la fantaisie de l’arbitraire.
- « Que de plus en substituant sa conviction person-• nelle à la réalité apparente des choses », il porterait le plus grand préjudice moral à l’ouvrier, dont il aurait la prétention de sauvegarder les intérêts pécuniaires, et ce préjudice moral ne serait pas compensé par le bénéfice matériel qu’il lui assurerait.
- Qu’en déliant en effet l’ouvrier d’un contrat consenti et exécuté dans les conditions sus-analysées, ce serait sous prétexte de protection, en faire un être inférieur, incapable de prendre un engagement, impuissant à le tenir, lui méconnaître le droit de stipuler lui-même ses conditions de travail et lui dénier enfin la possibilité des sentiments de responsabilité et d’honneur qui cons ituent la dignité de l’homme libre et du citoyen.
- « Que d’ailleurs l’ouvrier n’est pas désarmé pour « l’avenir,etque le droit au Syndicat qui lui est reconnu « par la loi, lui donne, s’il veut et sait s'en servir « loyalement et légalement, le moyen de lutter utile-« ment contre les exigences exagérées ou les condi -e tions inéquitables que peuvent vouloir imposer les « patrons. »
- Par ces motifs :
- Disons que M... n’a pas fait la preuve que la cause des retenues opérées sur ses salaires soit autre que celle indiquée au contrat et soit, par suite, fausse ou illicite, i
- (I) Heureusement !
- Le déclarons en conséquence non recevable et mal fondé en sa demande,
- L’en déboutons et le condamnons aux dépens.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est possible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un uvis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevee eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- n su=u zams ozucaax.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille a part.
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme par exemple, par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l'affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Dissolution de Société
- Tourcoing. — Société dite : Dégraissage du Nord, rue de Rotterdam, à Tourcoing-les-Francs. — L. MM. Loper et Dalle.
- Maisons qui se créent
- Paris. — Balmier, teinturerie, 196, avenue de Choisy.
- Arpagon (Seine-et-Oise). — Lajonc (Vve), teinturerie.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, sy.
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle* et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE» x. Directeur, 20, rue Turgct (IX')
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- na.
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT LES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les deux premiers mois des années 1904, 1905 et 19C6
- Quantités livrées à la consommation
- IMIPORTATIONS 1so6 1905 1904
- Bois de teinture en bûches : Mexique. 1.00Ck. 664 809 —
- — —i Brésil » — — —
- — —I Haïti » 4 428 6.198 —
- — — Guatemala.. » 538 778 —
- — — Autres pays. » 1 268 6.056 6.700
- Totaux ... » 6 898 13.841 6.700
- Bois de teinture moulus. » - — —
- Garance en racine, moulue ou en paille. .. Q.m 642 118 200
- Curcuma en racine » 444 113 61
- — en poudre. » 182 3 11
- Quercitron ; « — , » 11 155 1.693 2.326
- Lichens tinctoriaux - » 525 — 946
- Ecorces à tan, moulues ou non » 3 918 7.560 5.272
- Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles » 12 885 15 186 7.660
- Moulus » 9 .629 7.348 4.909
- Noix de galle et avelanèdes entières, con-
- cassées ou moulues » 4 849 4.093 9.468
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.. . » 56 — 23
- Safran » &8 256 7 7
- Autres teintures et tanins » 1 187 2.230 716
- Cochenille » 1 049 1.035 479
- Kermès animal » 5 — —
- Indigo » 226 258 638
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- de bleu » --- - 1
- Cachou en masse » 6 210 10 024 7.376
- Rocou préparé » 116 42 462
- Orseille préparée, humide en pâte.. » — — 1
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 18 10 18
- Extraits debois de teint, etd’autresespèces :
- Garancine. » 13 — —
- Autres » 149 391 301
- Teintures dérivées du goudron de houille:
- Acide picrique » — — —
- Alizarine artificielle. » 267 147 127
- Autres » 1 591 1 653 1.802
- Outremer » 111 201 200
- Bleu de Prusse. » 92 102 94
- Carmins communs.. » — — 4
- — fins » — —
- Vernis à l’alcool » 63 4% 17
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence
- et à l’huile mélangées » 1 524 2 398 1.216
- Ocres broyées ou autrement préparées... » 841 1 047 640
- Verts ne Schweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes » 20 26 24
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 103 103 172
- Talc pulvérisé » 4 510 3.327 5.112
- Couleurs non dénommées » 431 3.556 3.6.0
- EXPORTATIONS
- Bois de teinture en bûches — moulus ...
- 1.000 k.
- Garance en racine, moulue ou en paille.. . Q.m.
- Curcuma en racine.........................
- — en poudre...............................
- Quercitron................................
- Lichens tinctoriaux.......................
- Ecorces à tan, moulues ou non............
- Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles...........
- Moulus....................................
- Noix de galle et avelanèdes entières concassées au moulues......................
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... Safran— ..............................
- Autres teintures et tanins...... Cochenille................................
- Kermès ...................................
- Indigo:...................................
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu...................................
- Cachou en masse...........................
- Rocou préparé.............................
- Orsci le préparée, humide en pâte......... — sèche (cudbeard ou extrait).
- Extraits de bois de teint, et d autres espèces: ..................................
- Autres: Allemagne..
- — Belgique.___
- — Angleterre..
- — Etats-Unis.
- — Autres pays
- Totaux.
- Teintures dérivées du goudron de houille : Alizarine artificielle................ Acide ..................................
- Autres...................................
- Outremer.................... •.......•
- Bleu de Prusse..........................
- Carmins communs..........................
- — fins ................. . .............
- Vernis à l’alcool..............
- — à l’essence,à l’huile ou à l essence et à l’huile mélangées................... Ocres broyées ou autrement préparées.— Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-dres bleues ou vertes....................
- Verts de montagne, de Brunswick et simil. Talc pulvérisé......-............... •
- Couleurs non dénommées...................
- Marchandises françaises ou francisées exportées
- a
- S
- 4 906 1905 |
- 112 83
- 39 —
- 9 23
- 6 363
- 25 3
- 9 11
- 273 35
- 28.770 18.207
- 104 9
- 97 25
- 184 163
- 22
- 40 133
- 116 193
- 405 454
- 1 11
- 316 199
- 6 88
- 47 22
- 74 167
- 89 65
- 9 12
- 97 17
- 14.160 8 568
- 4.963 6 021
- 2.246 1.817
- 390 501
- 8.597 5.240
- 30 296 22.153
- 11 232
- — 2
- 671 523
- 2.861 2.650
- 88 40
- 10 10
- 6 3
- 194 1′2
- 1. ’ 89 1.067
- 33.702 1 26.818
- 45 38
- 36 22
- 5.989 4 865
- | 710 597
- W 5 mn
- 4
- 50
- 12
- 18
- 17.823
- 156
- 122
- 92
- 7
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- 306
- 3 r7
- 395
- 145
- 33
- 43
- 83
- 36
- 91
- 7.358
- 4.484
- 3.141 ;
- 343
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- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DE PARIS
- Les 100 k.
- Acide acétique industriel 40 %.... 35 » » » 35 %.... 32 » » azotique (voir acide nitrique). » » » muriatique 22: chimiq. pur.. 32 25 » » 20/22 par 15 touries 6 25 » nitrique 36' blanc 32 » » » » jaune 31 » » » 40' blanc 37 » » » » jaune 36 » » » 36* chimiquem. pur. 48 » » » 40" » » 54 » u oxalique 71 » » picrique cristallisé 251 »
- » sulfurique 53'................... 5 25 »..................................».................................60’..............................environ....................... 6 50 »..................................».................................66'..............................»............................. 8 25 »..................................».................................66"..............................:himiq. pur.. 33 » »..................................».................................au soufre........................ 15 » » tartrique .1er blanc............. 245 » Alcali volatil du gaz 22'.......... 38 » »..................................».................................28/29............................61 » L’hecto
- Alcool dénaturé type Régie 90'....... 47 » Les 100 k.
- Alun épuré.............................. 19 »
- » ordinaire........................ 15 » » de chrome................................................ 34 » L’hecto
- Benzine cristallisable............... 45 » » lourde, industrielle...............38 » » type Régie......................... 37 » Les 100 k.
- Bichromate de potasse .................. 72 »
- » soude............................ 62 »
- Bi-oxyde de baryum 85/86'............ 95 »
- Borax raffiné en cristaux............... 35 »
- Carbonate de soude cristallisé....... 7 »
- Crème de tai re entière................ 175 » »...............................» en poudre........................ 185 » ».........................................».............soluble, paillettes.. 315 » Cyanure rouge de potassium pur... 340 »
- Dextrine blonde citron............... 48 »
- » blanche........................ 48 » Le litre Eau oxygénée 10 à 12 volumes .... 0 28 s................................»...............................extra.......................... 0 38 »................................»...............................pharmaceutique... . 0 35 »................................»...............................chimiquement pure.. 2 50 Les 100 k.
- Extrait d’orseille liquide n' 1...... 115 » »....................................»...................................» extra............................ 155 » »....................................» supérieur......................... 185 » »....................................de Javelle 40- Baumé................................11 50
- » 35- » .... 1050
- » 25- » .... 9 25
- v 20- » ...... 7 85
- Glycérine blanche industrielle 28-.. 105 »
- Lessive caustique de potasse 36'... 33 » » » » 40-... 43 » » » de soude 36'. . 12 50
- Noix de Galles de Chine.............. 195 »
- Orseille double.................... 65 »
- » triple ........................... 80 » Oxymuriate d’étain 32 % .... .... 200 »
- Panama (Quillay)................... 45 »
- Permanganate de potasse........... 150 »
- Potasse d’Amérique . ............ 90 » » imitation d’Amérique 66/70'.......39 » »....................................»...................................».............................52/55-........................33 • ,....................................»..............................45'..............................30
- Potasse caustique 70/75 plaques .. » Perlasse ire qualité.............. » » ordinaire. » rose factice...................... Rouille 42/45 en tourie .................................... » supérieure ............ Sel de soude 90/92 .................................. »...................................» Solvay 65/70 .. ................. »...................................»..................................».................................75/80 ........................... »...................................»..................................».................................80/85 ........................... Soude caustique 60/62............... »...................................»..................................70/72............................. »...................................»..................................60/62.............................plaquettes. «...................................»..................................70/72.............................» Sulfate de cuivre 98/99.............».............. n de fer moyens cristaux . ..
- 60 »
- 115 »
- 38 »
- 25 »
- 12 »
- 15 »
- 12 50
- 22 50
- 23 50
- 24 50
- 28 »
- 30 »
- 32 »
- 35 »
- 58 »
- 6 » Le kil.
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25 » extra pains et poudre. 4 75 » » n' 1 . 4 25 » » flor pâle et foncé 5 25 » de Chine en grains 7 50 Les 100 kil.
- Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 » » » » pour azurage. 95 » » » » p. pap peints 115 » » de Prusse supérieur........ 180 » » » extra 155 » » » n- 1 135 » Essence de térébenthine 129 »
- PLACE DU HAVRE BOIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 11 .. à 13 .. — 2e qualité ... 9 .. 11 .. 3e qualité.... 6 50 8 .. — Sisal, Yucatan.. . 7 » 8 50 — Honduras 7 50 8 .. — Tabasco 6 50 7 .. - Haïti Cap 4 40 4 50 - Fort-Liberté..,. 4 40 4 50 — Aquim ... . .. — St-Marc 4 70 5 50 — Gonaïves 5 .. 5 75 — P.-de-Paix 5 70 6 25 — Miragoane 4 50 4 70 — Saint-Domingo... 5 .. 5 50 — Martin, et Guadel. 3 50 4 .. — Jamaïque 5 .. 5 50 Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6 25 » Manzanillo 6 .. 6 25 » Tuspan 6 .. 6 25 » 5 75 6 ..
- » Campêche....... ... . ..
- » Carmen........... ... ...
- » Tampico......... 5 70 5 95
- » Porto-Plata....... 5 .. 5 60
- » Haïti........... 5 .. 5 50
- u Jamaïque....... 5 25 5 80
- » Barcel et P. Cab .. ... . ..
- » ........................... ... ...
- » Carth. et Savan... 4 75 5 ..
- n ........................... 475 5..
- : » Fustet......109 k. 14 .. 16 ..
- | • Tatajuba(Pern. )50 k. ... . ..
- a Bahia......... .. ...
- 1 » ................ 5 60 6 50
- « Amapala.. .50 kil. 5 70 6 25
- Rouge Brésil Bahia........... 8 .. •...........Calliatour.. .100.........k........16 .. ........................Lima......................50..................kil..................8 .. »..................Ste-Marthe...................................8 .. >.................................................................................. 4 .. ................................................................................ 100......................k......................6 .. ».......................Sapan.....................50...................k...................? .. •.............Quebrach.. 1000...........k.........112 .. •.....................Pernamb...................50..................k................13 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse — Jaune ou gamb » pressé ...
- 8 10
- 17 ..
- 10 50
- 10 ..
- 5 ..
- 7 ..
- 9 ..
- 120 ..
- 16 ..
- .. M 45 .. 80 .. 30 ..
- 37 50
- 78 .
- 25 .
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille......... 1 60 2 ••
- Ténériffe grise................... 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale... .,..50 kilos. 15 .. 20 ..
- Java, Mad , Pond........ M ., ...
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 . 14 50
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. 5 76 fin violet et pourpre..... 5 25 Beng. beau viol. etdito... 4 75 « bon violet 4 25 « bon moyen violet.... 3 75 « moyen violet 3 25 « beau violet rouge.... 4 25 • bon violet rouge 3 75 « bon moy. v. rouge... 3 25 « fin rouge 4 .. « beau dito 3 75 « bon dito 3 50 • bon à fin cuiv.. 3 25 « cuiv. ord. et bas 3 25 Java ' . M Kurpah.. N.M. 2 .. Madras 2 .. Manille. N.M. . ., Caraque N-M, 0 75 Guatemala flor 4 .. » bon à fin sobré.. 1 75 » — cor.... 1 75 » cor. ord. à bas.. 1 25
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M. * bon à beau.. N.M. . .. ord. et moyen N.M. . ..
- 6 ..
- 5 50
- 5 •• 4 75 4 .
- 3 50
- 4 50
- 4
- 3 50
- 4 25 4 ..
- 3 75
- 3 50
- 2 ..
- 4 59
- 3 25
- 3 25
- 1 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M Mers du Sud..............M .. .. Madagascar...M ., .. Qu ercitron
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50 • gros effilé 6.. 7*
- Rocou
- Antilles...1/2 kil. 0 30 ./. à 0 35 2/2
- Cayenne..................... N. M . • •
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-
-
-
- MONITEUR DE LA ENIURE
- S co
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) » de Fustet Albanie... . Cachou noir, ire marque... » marques ord.. Cochenille argentée.. 100 k.
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à .15
- .12
- 12
- 85
- | Sumac en feuilles........... ! » poudre..............
- « -Styrax liquide.............
- Tamarin Madras.................
- Verdet, eu pains, extra sec,
- 25
- 26
- 160
- M
- 23
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires................
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 32
- 25
- 50
- »
- a fi
- urcuma
- grise............ zacatille naturelle noire Palmas lek.
- Bengale...........
- Chinois...........
- Madras............
- Cal es de Chine.............. Prussiate jaune de potasse.
- 510
- 550
- 510
- 35
- 40
- 65
- 135
- 170
- 525
- 575
- 575 .40
- sous toile.......... . en pains, extra sec,
- sous pap................
- bon marchand en pains .
- » en boules . raffiné en poudre sec .
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- muriatique ... nitrique.....
- minimum mis en barres. Franco gare
- 34
- 30 kil.
- ou
- quai Marseille 10 jours 10/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- INDIGOS - Au 1/2 kilo Madras bon t beau tendre.
- »
- moyen et bon moyen coloré............... moyen ord. et ord.
- 2.90
- 2.60
- 3.20
- 2.90
- fi
- sulfurique sulfureux , tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- Kurpah
- Kurpah
- S 0Q 95 CD
- terne et serré... .
- I wi et beau vio!et et violet rouge.. moyen et bon moy. assez coloré..-, moyen ord. et ord. mél. et terreux, beau et fin violet bon moyen à bon
- 2.30
- 2.60
- 5
- S
- M.
- Java
- violet et violet rouge... ... .. moyen violet-rouge et rouge.......... bon moyen..........
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- =
- S
- M
- M
- g
- M
- Le tout aux 100 kil , sauf variation taire 1er coût.
- Acide citrique........ Alun raffiné(entrepôt)
- con-
- » (acq.).................. vouperose emballée........ Essence de térébenthine (d. fûts) ........ d (s fûts) • • ’ ......... ecule de pommes de terre, 1er bl. . . ...............
- P • 2e bl. (entrepôt)....... ailes vertes et noires......
- 385 .
- 16 .
- 17 .
- 5 .
- 136 .
- 133 .
- 17
- 19
- 6
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné.............. Blanc de zinc de la Méditer, poudre .................... broyé......................
- Crème de tartre............ Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de. potasse..........
- Sel de scude, 80/85, cons. et entr. eabq. de 700 kil.,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.........
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre .... .. Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- Blanc
- » noires Alep...........
- ” blancnes............
- ‘omme arabique, en sorte . Ghésirée, en sorte........ Sénégal,s. bas du fleuve
- »
- 36 ..
- 35 ..
- 200 .. . 5 ..
- 150 ..
- 60 ..
- 170
- ef
- »
- Jaune
- » .................... Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde ......
- 65
- 65
- 70
- r blanche.....................
- -aque en f. qté orange. 600 ..
- »
- mi-orange 550
- » cerise AC 525 . Pandaraque lavée....... 150 . pamar (Batavia)........ 200 .
- 110 .
- 110 ..
- 206 .
- 150 .
- M .
- 60 .
- 70 .
- 100 .
- » Singapore... n " » Penang ....
- adragante Syrie.
- O. . » Anatolie
- vuercitron....... darance, racine .. . . .*...
- p. " ...................
- nocou Guadeloupe ... . ;
- c.” Cayenne ...
- puT d Espagne , Valence Sulfate de cuivre(<-ntrepôï)'
- " (acq.). ..
- 90 .
- 61 .
- 65 .
- 750
- 600
- 9 33 40
- 10
- 8 260
- 36 38
- 58
- 63
- 180
- 8
- 20
- 6
- 47
- 18
- 17
- 12
- 50 à
- 75
- 75
- 25
- 75
- 30 ..
- E 61 A 65 .
- 5 50
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive extra pur (72 0/0 d’huiles) augmente (60 0/0 » ).
- résineux (72 0/0 » ).
- » (72 0/0 » ).
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien..........................
- Jaune » ................ ....
- 55
- 48
- 40
- 42
- 39
- 41
- 36
- 36
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles) » (60 0/0 d’huiles).......
- Rosé.........................
- Noir.........................
- Blanc spécial ...............
- Bleu
- »
- »
- 43
- 38
- 39
- 37
- 56
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif., mixte » talqué Ire qualité » 2e »
- Marbré bleu ou » »
- rose Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- 40
- 37
- 34
- 32
- 38
- 40
- Brésillet...................
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique, Guade loupe . .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra
- — Tuspan Lima. . . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco.
- 28 —à 29 —
- F —i to ©00 I I I
- 28 25
- 19 -
- 14 -
- 0
- 1
- 8 50
- 14
- 15
- Selon qualités : . Blanc ou jaune.................
- » (à la battesse)..
- Marbré bleu ou rosé. .......... Résineux . ............. ......
- Vert exportation. Brun...........................
- ' Foir...........................
- 20
- 20
- 26
- 20
- 26
- 25
- 66
- 52
- 44
- 45
- 43
- 44
- 37
- 37
- 45
- 39
- 40
- 39
- 57
- 44
- 39
- 35
- 33
- 40
- 42
- 30
- 34
- 32
- 34
- 32
- 34
- 34
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier Curcuma de la côte. . 100.k.
- — du Bengale .
- Indigo Bengale poupré . . .
- — fin violet . .
- — — beau violet .
- — — bon violet. .
- — — moyen violet.
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré . .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin.............. — — beau ............. .
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy violet
- — — pet, ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora.et cuivré
- — Manille................. — Guatemala flor . .
- -— — sobre . .
- — — cortès . .
- — . Mexique flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — ordin, cortès
- — Caraque flor. . . .
- — —- sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k.
- — — blonde, ire quai. — — — 2e quai
- — — cerise. . . — — blonde ordin.
- Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. le Orseille Mers du Sud. 10C
- — Madagascar . ,
- k k.
- k
- 11
- 13
- 11 -
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- 8 50
- 6 —
- 5 50
- 5
- 8
- 7
- 6
- 5
- 6
- 5
- 4
- 8
- 6
- 5
- 7
- 6
- 4
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 50
- 50
- 25
- 90
- 50
- 95
- 13
- 12
- 11
- 10
- 9
- 5
- 6
- 5
- 9
- 8
- 7
- 5
- 6
- 6
- 5
- 10
- 7
- 6
- 8
- 7
- 5
- 50
- 50
- & S
- .IF M I J ! I I I I I I I
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-
-
-
- 110
- LE MONITEUR DE LA EINTURE
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE
- ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb............. 72 .. à 73 . » Acide...acétique des arts 40% 34... 36 .. »..................chlorhydrique...................................7...............50 8 50 »....................nitrique 36................. 35................. 36 . »....................sulfurique ...................................... 9.................9 50 » ....................................................... 250......................... 255 .. ».......................citrique................... 375................... 385 .. Alun épuré.....................,.................. 21 .. 22 •* » ordinaire.............................................................17 ., 18 .. Ammoniaque incolore, 22.’.....44 . 46 Bichlorure d’étain, 55• .....113 .. 118 ..
- » » 60....... 136 .. 141 ..
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- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- P Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on repond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, af-
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- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. 18 . » Guadeloupe. 12 .. 13 Bois Jaune Centre Amériq. 17 . . 18 . Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 . » brun 75 .. 90 . Chlorate de potasse 105 .. 110 . » de soude 105 . 110 . Chlorure de chaux 100 à 110. 16 .. 18 . Chromate rouge de potasse 77 79 . » » de soude.. 57 .. 59 . Crème de tartre 185 .. 190 . Cristaux de tartre 175 .. 180 . » de soude......... 6 50 7 . Curcuma Bengale en racines 33 .. 37 .
- » de Madras.......................................................................................................... . . . » de Chine..................... M ...................... Essence de térébenthine .........112........114 . Extrait de châtaignier 20'........16..........17 . Galles de Chine et Japon.........157.........160 .
- » vertes et noires .... 155 .. 180 .
- franchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- Pyrolignite de fer,...... 10 50
- Résine.................... 26 ..
- Rouille ..................... 9 ..
- Sel de soude 80* , 17 5 0
- » ammoniaque.. 11'50
- Sel d’étain............... 248
- Soufre en canons............ 17 50
- » sublimé.................... 18 50 Sumac Sicile en feuilles.. , 22 ..
- Sulfate d’alumine........... 9 ..
- » de cuivre............... 65 ..
- » de fer...................... 6 .,
- 75 ..
- 70 ..
- 310 ..
- 21 ..
- 95 ..
- 105 ..
- 135 .*
- ii 50
- 27 ..
- 10 .
- 18 50
- 12 50
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- Lanouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nom-breux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L'INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
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- FORMULAIRE INDUSTRIEL . Par M. Ghersi, traduit par M. Bompas.hise. Avec 28 couronne de 514 pages, cartonne a *
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4® Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoido : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.— Matiès s colorantes non classées
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Manuel pratique et juridique du Commerçant et de l’Industriel. — Droits et devoirs, us et coutumes, par E. Vignes, avocat.
- Un volume in-18 jésus de 426 pages. Prix : 5 fr. 60.
- LA TEINTURE AU XIXe SIECLE
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- Cours de marchandises. — Les matières premières, commerciales et industrielles, par Girard, professeur à l’Ecole pratique de commerce et d’industrie de Nîmes. ’ 1900. 1 vol. in-16 de 412 pages, avec 246 figures, cartonné, 1 prix : 5 fr. 60.
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- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte..........................................20 francs
- Teinturier, Appréteur et Dégraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d’aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume........................• 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d^, d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l'étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Les Patrons devant les prud’hommes.—Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII* arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
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- 50e Année. No 8.
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- 20 Avril 1906.
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D ABONNEMENT : FRANCE : Un an. ...... . 13. — Six mois 8 fr. ETRANGER : Un an 20 fr. Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal 20, rue Turgot, 20 — PARIS ponore • 1 La ligne (anglaise). . . 1 fr. ANNONCES . j Faits divers ..... 3 fr. Prix à forfait pour insertions répétées Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal. - . -cat.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Société industrielle de Rouen. — La crise postale. — Impression sur tissus de laine (suite et fin). — Traitement de la soie avant et après la teinture. — Procédé pour rendre les corps de chapeaux Imperméables. — Accidents du travail. — Assurances mutuelles.
- — L’hygiène et la sécurité des travailleurs. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Revue du marché. — Bibliographie. — Annonces.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- Extrait du procès-verbal de la séance du g mars igo6
- Sont présents : MM. Jean Reber, président ; cmile Blondel, Le Roy, Robert Blondel, Demar-eau, Dutoit, Gascard, Houzeau, Kœchlin, Masure, michel. Ch. Reber, Rouen.
- Absent et excusé : M. Gasly.
- Sur la demande de M. O. Piequet, M. Gascard veut bien se charger de l’examen des comptes ren-us du Ier Congrès international d’agronomie coloniale.
- M. Houzeau donne lecture d’une lettre person-elle que lui adresse M. Dupont, de Paris, lettre ative au VIe Congrès de chimie appliquée qui desera à Rome en avril prochain, lui demandant a vouloir bien constituer un Comité régional appelé prendre part par ses travaux et la présence de
- l’un ou plusieurs de ses membres à cette manifestation scientifique.
- Le Comité, avant de prendre une décision qu’il prévoit favorable, charge M. Le Roy de se procurer de plus amples renseignements.
- La parole est à M. Piequet sur une note sur la noix d’arec, le bétel et le cachou. Le bétel et l’arec, substances végétales cultivées en Extrême-Orient et essentiellement distinctes sont très souvent confondues, la noix d’arec et la feuille de bétel entrant toutes deux dans la constitution des « chiques de bétel », si appréciées des indigènes pour le parfum agréable qu’elles communiquent à la bouche. Elles sont en outre douées d’un remarquable pouvoir masticatoire. L’usage de ces chiques provoque le noircissement des dents et une salivation rouge, ce dernier phénomène ayant été cause de plusieurs erreurs médicales.
- La noix d’arec se compose d’une amande enveloppée d’une coque ovoïde verte. Des essais faitsau point de vue tinctorial par M. Piequet ont donné les résultats suivants :
- La décoction de la coque ne communique au coton aucune coloration, celle de l’amande, par contre, teint en gris brunâtre rappelant la teinte du cachou commercial.
- Malgré ces propriétés, le prix et le rendement de la noix d’arec l’excluent de toute application industrielle.
- Des remerciements sont adressés à M, Piequet pour sa très intéressant communication dont lecture sera donnée en séance générale. Sur la proposition du Comité, il en sera fait un tirage à part de 50 exemplaires.
- M. J. Depierre ayant obtenu le grand prix Schœf-fer, de la Société industrielle de Mulhouse, le Comité propose de lui adresser ses sincères félicitations, ce qui est décidé à l’unanimité.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTÜRE
- Suit une intéressante communication de M. Michel.
- A propos de la lettre datée du 12/25 janvier 1906, adressée de Russie, par M. Bulard, à la Société Industrielle de Rouen, M. Michel rappelle qu’à la suite du travail entrepris par M. Prudhomme pour donner une explication chimique au rôle de l’acide oxalique dans les bains acides destinés à ronger les pièces teintes en indigo, M. Bulard a donné une formule de rongeant renfermant de l’oxalate de chaux qui, d’après des essais faits en Russie, permettrait d’effectuer l’enlevage du bleu dans des conditions plus avantageuses que par l’ancien procédé de Camille Kœchlin, en supprimant totalement ou presque complètement l’acide oxalique dans le bain rongeant.
- Les chimistes, cependant, ne paraissent pas d’accord sur la meilleure formule. Un travail suivi, en grand, pourra seul donner, par l’observation, la bonne manière d’opérer. Aussi M. Bulard appelle-t-il l’attention du Comité de Chimie sur sa méthode et sur les discussions qu’elle a déjà soulevées,
- M. Michel a répété les essais que M. Bulard a publiés dans la revue des matières colorantes de septembre 1904 et les soumet au Comité. En ce qui concerne la dégradation du fond observée par M Bulard dans les bains renfermant de l’acide oxalique, il démontre à l’aide d’échantillons qu’elle ne se produit que lorsque le rongeant renferme du bichromate en excès ; il estime toutefois qu’il doit être plus facile d’éviter ce défaut de fabrication en se servant du rongeant renfermant l’oxalate et du bain d’acide sulfurique seul à cause de la meilleure localisation de l’action rongeante.
- M. René Kœchlin dit aussi que cette dégradation n’existera pas si l’acide oxalique, pour la marche du procédé ordinaire, est bien dosé dans le bain acide.
- M. Charles Reber montre un échantillon provenant de production en grand par le procédé à la cuve à acide sulfurique seul, mais avec un rongeant contenant de l’oxalate de potasse, il a été obligé d’abandonner cette fabrication, le bleu du fond perdant de son intensité après une certaine quantité de pièces passées dans le bain acide. Il se propose de reprendre ses essais en se servant cette fois-ci d’oxalate de chaux.
- Des essais doivent être continués pour l’examen des autres points signalés dans la lettre de M.Bulard.
- La Crise postale
- II était aisé de prévoir que la crise postale prendrait, à première occasion, une tournure aiguë. Car
- voici plus de six mois que, visiblement, ce service craque de partout.
- Nos abonnés en savent quelque chose — et nous aussi.
- Jamais la distribution et le départ des imprimés, en particulier,n’ont été faits avec plus de sans gêne. Et très certainement, c’est du mauvais vouloir du personnel, beaucoup plus que de l’encombrement que cela venait. Visiblement, le personnel sabotait, c’est-à-dire faisait exprès de retarder départs et distribution, afin de faire croire à un encombrement plus considérable du service et d’énerver le public ; de là venait une désorganisation très gênante pour tout le monde.
- Les lettres de réclamations d’abonnés devenaient chaque jour plus fréquentes, et nous les transmettions, les unes après les autres, avec une inlassable persistance, à l’Administration, qui trouvait toujours moyen, après un semblant d’enquête, de répondre que tout était pour le mieux, que les réclamations transmises étaient injustifiées et que nous ne savions pas ce que nous disions... •
- Le gâchis avait augmenté encore ces derniers temps, à ce point que nous avions dû insérer, dans ce journal, une note à ce sujet.
- Les facteurs parisiens, préposés au service des imprimés, obéissant à des agitateurs suspects, sè sont subitement mis en grève, mercredi dernier, sur un mot d’ordre parti de leur syndicat illégal. i
- Nous ferons observer ici deux choses :
- La première, c’est que la loi sur les syndicats professionnels est faite pour les ouvriers de l’industrie, mais non pour les fonctionnaires ;
- La seconde, c’est que cette loi comporte l’exercice du droit de grève, et que, s’il est légitime pour les ouvriers des professions diverses de recourir à ce droit — quand et comme ils le veulent — les fonctionnaires n’ont pas cette liberté-là. Leur situation est toute différente et quand ils sont entrés au service de l’Etat, sans qu’on vienne les chercher, ils ont aliéné volontairement partie de leur liberté, en échange des avantages et des garanties que l’Etat leur assurait, non seulement pour le présent, mais même pour l’avenir.
- Les facteurs des imprimés ont donc doublement tort et sont inexcusables. Le trouble qu’ils jettent ainsi, principalement dans le monde des affaires, est énorme ; nous l’éprouvons cruellement pour notre part et il n’est pas un de nos lecteurs qui ne s’en rende compte.
- En ce qui nous concerne, nous sommes bien ré* solus à ne pas subir ce dommage sans mot dire et sans en faire partager les conséquences à ceux qui, de gaieté de cœur, s’en sont faits les artisans et nous adjurons tous ceux qui pensent comme nous d’imiter notre exemple.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 7 115
- Puisqu’il est établi que c'est le public qui est la victime de cette injustifiable mutinerie à la russe, de fonctionnaires français ; puisque, d’autre part, nul n’ignore que ces fonctionnaires, d’ordre particulier, sollicitent et reçoivent du public d’importantes étrennes qu’ils viennent quêter, à domicile, à Paris, un mois à l’avance, nous avons décidé, nous aussi, de faire grève à ce moment-là et de leur supprimer absolument les grasses étrennes que nous leur donnions comme témoignage de satisfaction et d’encouragement.
- N’ayant éprouvé de leur chef aucune satisfaction, mais au contraire un dommage considérable et persistant ; n’ayant pas non plus à les encourager dans la voie de l’illégalité et de la révolte où il leur a plu de s’engager, nous ne saurions plus leur donner ces étrennes qu’ils ne méritent pas et nous les leur supprimerons.
- Si le public voulait bien suivre cet exemple, rappeler ainsi qu’il existe, qu’il paye et qu’il entend ne pas voir ses intérêts — qui sont ceux du pays entier — mis en péril et compromis par des fonctionnaires de l’Etat en révolte, peut-être les agitateurs seraient-ils jaugés et jugés par les naïfs qui se laissent si légèrement entraîner à leur suite.
- Si MM. les facteurs des imprimés ne sont pas contents de leur situation, que l’Etat n’a pas cessé de bonifier et de relever, pourquoi l’ont-ils recherchée, quémandée souvent plusieurs années de suite?
- Aucun gouvernement, aucun, ne saurait céder à des menaces de ce genre, formulées sur ce ton et dans ces conditions.
- Quant au public, qu’il suive notre exemple, qu’il supprime les étrennes aux facteurs, cause du dom-mage et des ennuis qu’il éprouve : rien ne saura t mieux provoquer de salutaires réflexions.
- A. Fayolle. 1
- impression sur tissus DE laine (Suite et fin. — Voir nos numéros des 20 janvier, 20 février
- 5, 20 mars et 5 avril 1906.)
- Pour verts et olives :
- Vert acide JJ extra conc. , ..
- Vert acide B extra conc.
- Verts Cyanol B, 6G
- Vert Cyanol solide G
- Vert foulon brillant B
- A côté des différents Verts acides et Verts Cyanol qu on emploie beaucoup soit seuls soit en mélanges, le Vert Cyanol solide et le Vert toulon brillant sont
- extrêmement répandus, pour l’impression sur laine ; le Vert foulon brillant surtout, qui donne des impressions très solides à l’eau et au lavage et se fixe facilement sans couler, est beaucoup employé pour nuances vertes, olives et bleues en combinaison avec des colorants violets.
- Vert Naphtol B
- Ce colorant est surtout employé pour des nuancés dont on exige une solidité à la lumière extrêmement grande.
- Vert Diamine B, G
- Vert noir Diamine N
- Donnent des impressions très solides à l’eau et au lavage.
- RECETTE
- Pour Vert acide} Vert Cyanol^ Vert Cyanol solide
- et Vert foulon brillant :
- Comme pour Jaune foulon o
- Pour Vert Naphtol :
- Dissoudre : . .
- 30— 60 gr. de Vert Naphtol B dans 460—400 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec 200 gr. de gomme cristallisée 1 : 2 et 200 » de Britishgum.
- Après refroidissement ajouter :
- 20— 30 gr. de chlorate de soude, dissous dans 60 cc. d’eau chaude et
- 30— 50 » d’acide acétique 6° Bé.
- 1 kilo.
- Pour Vert Diamine et Vert noir Diamine :
- Comme pour la Thioflavine S
- Pour nuances brunes :
- Les différents Bruns acides ne donnent dans l’impression sur laine, que des résultats peu satisfaisants, de sorte que pour la production de nuances brunes on leur préfère presque toujours des combinaisons de Jaune, Rouge et Vert.
- On obtient d’excellents résultats avec des combinaisons de :
- Jaune foulon o
- Lanafuchsine 6B
- Vert foulon brillant B.
- RECETTE
- Dissoudre :
- 30 gr. de Jaune'toulon o
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- 9 » de Lanafuchsine 6B
- I— 2 » de Vert foulon brillant B dans
- 390 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec
- 200 gr. de gomme cristallisée 1 : 2 et
- 200 » de Britishgum.
- Après refroidissement ajouter :
- 20 » d’acide oxalique dissous dans
- 150 cc. d’eau chaude
- i kilo.
- On emploie en outre beaucoup pour impression sur laine :
- Bruns Diamine 3G, R
- Bruns Diamine B, M
- Catéchine Diamine G
- Ces colorants donnent des impressions très solides au lavage et à l’eau.
- RECETTE
- Comme pour la Thioflavine S
- On obtient de très bons résultats avec une combinaison de :
- Tétracyanol V
- Lanafuchsine SG
- Jaune foulon o.
- Cette combinaison peut également servir pour toutes les nuances mode.
- RECETTE
- Dissoudre : Pour brun-mode Pour
- Pour gris clair clair réséda
- 6 gr. de Tétracyanol V 2gr. 4gr.
- 9 » de Lanafuchsine SG 8 » 2 »
- 5 » de Jaune foulon 0 20 » 14 »
- dans
- 4280 cc. d’eau chaude 4270 CC. 4280 cc.
- et faire bouillir avec 2000 gr. de gomme cristallisée
- 1:2 et 2000 gr. 2000 gr.
- 2000 » de Britishgum. 2000 » 2000 »
- Après refroidissement ajouter :
- 200 gr. d’acide oxalique dis-
- sous dans 200 gr. 200 »
- 1500 cc. d’eau chaude. 1500 cc. 1500 cc.
- 10 kilos. 10 kil. 10 kil.
- Pour noir :
- Noir Naphtol B p. impression
- Noir Naphtol BG conc.
- Noir Naphtol BGN conc.
- Le Noir Naphtol B p. impression est le colorant le plus employé pour l’impression en noir sur laine. Il donne un très beau noir bleuté et au lavage il donne à la laine blanche une légère coloration bleutée, souvent demandée.
- Le Noir Naphtol BGN conc. se fixe un peu plus facilement que le B p. impression et donne des eaux de lavage moins chargées.
- Le Noir Naphtol BG donne des eaux de lavage tout à fait limpides et peut être imprimé également sur de la laine non chlorée.
- RECETTES
- Pour le Noir Naphtol B p. impression Dissoudre :
- 60—70 gr. de Noir Naphtol B p. impression et
- 5 » de Vert foulon brillant B dans 405—395 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec 280 gr. de Britishgum.
- Après refroidissement ajouter :
- 15 gr. de chlorate de soude dissous dans
- 25 cc. d'eau chaude
- 15 gr. d’alun et
- 20 » d’acide oxalique dissous dans
- 175 cc. d’eau chaude.
- 1 kilo.
- Pour les Noirs Naphtol BG conc. et BGN conc.
- Dissoudre :
- 45— 65 gr. de Noir Naphtol BG conc. ou BGN conc. dans
- 425—405 cc. d’eau chaude et faire bouillir avec 280 gr. de Britishgum.
- Après refrodissement ajouter :
- 15 gr. de chlorate de soude dissous dans
- 25 cc. d’eau chaude
- 15 gr. d’alun et
- 20 » d’acide oxalique dissous dans
- 175 cc. d'eau chaude.
- I kilo.
- TRAITEMENT DE LA SOIE avant et après la teinture
- Ce sujet a été traité par M. George H. Hurst F. C. S. à la Société des teinturiers de Bradford, Angleterre.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- La soie est la reine des fibres textiles. Elle est remarquable par son grand lustre, propriété qui la distingue de toutes les autres, par sa souplesse, sa force et sa durabilité. Elle coûte aussi plus cher que toute autre fibre. En examinant la matière première on ne dirait pas que cette substance terne, d’apparence grossière et raide au toucher, fournit une fibre de luxe.
- Pour transformer la soie brute terne en fibre lustrée, on emploie le procédé de bouillon qui est loin d’être satisfaisant.
- On se sert généralement d’appareils mal construits gaspillant de la vapeur et peu adaptés pour obtenir de meilleurs résultats. Pendant la dernière décade on a apporté peu de modifications au procédé en usage. M. Hurst a recommandé pour le travail de déchets de soie et de chape la machine Obermaier. Il a appellé aussi l’attention sur les procédé et appareil de Schmidt frères pour le dégom-mage de la soie. Cette machine est pourvue d’un récipient pour contenir la liqueur de savon, d’un serpentin pour le chauffage et d’un injecteur ou agitateur. Au-dessus de ce récipient se trouve une chambre dans laquelle les écheveaux de soie sont étendus entre bobines. Par l’injecteur ou tout autre dispositif, la liqueur de savon est convertie en forte mousse qui arrive jusqu’en haut et pénètre la soie. La gomme se ramollit, devient soluble et coule dans la liqueur de savon. L’auteur n’admire guère ce procédé parce qu’il ne garantit pas le traitement uniforme de la soie.
- Cependant si l’on désire que la soie finie ait le plus de lustre possible, il importe que toute la gomme soit enlevée de la soie brute. Cela entraîne une perte de poids inévitable de 25 à 30 0/0 du Poids de la soie brute.
- On a cherché souvent à diminuer cette perte en n enlevant qu’un tiers de gomme, mais les opéra-tions subséquentes de teinture sont susceptibles de réduire sensiblement le reste de la gomme.
- Il existe un brevet anglais de Ris-Kummer (n° 15, 152, 1895) pour rendre la gomme de soie insoluble au moyen de formaline (formaldéhyde). On trempe la soie dans june solution de 1/2 à 1 0/0 de formal
- déhyde pendant trois heures après quoi on sèche.
- Le procédé donne de bons résultats. Après avoir enlevé une partie de la colle de manière à développer le lustre de la fibre, on plonge la soie dans le formaldéhyde et le reste de colle est fixé. La soie peut être teinte sans que l’on ait à craindre une nouvelle perte de poids.
- Le formaldéhyde a la propriété de rendre la gélatine insoluble dans l’eau et ceci est un avantage sous bien des rapports.
- On peut s’en servir, par exemple, pour recouvrer une partie du poids perdu pendant le procédé du bouillon, en même temps que le lustre de l’article fini serait plus grand qu’il n’est lorsqu’une partie seulement de la gomme a été enlevée. D’autre part, la gélatine est moins coûteuse que la gomme de soie.
- Le procédé consiste à tremper la soie pendant une heure dans un bain contenant 17 livres de gélatine, 100 gallons d’eau (1 gallon = 1. 4,53), à 100-120 degrés F., à exprimer et à sécher lentement. Ensuite on la plonge dans un bain de formaline contenant 20 grammes par litre pendant une heure. La gélatine prise par la soie est rendue ainsi insoluble.
- La soie traitée est assez brillante, mais un peu plus raide que la soie non traitée. Le procédé n’affecte pas la teinture de la soie, que l’on se serve de matières colorantes acides ou basiques, et le résultat est le même qu’avec la soie non traitée.
- Il convient de remarquer que l’on peut facilement régler la charge et la raideur de la soie en employant des solutions faibles ou fortes de gélatine. Il est inutile d’ajouter que l’on ne doit se servir que de la gélatine la plus pure pour obtenir de meilleurs résultats.
- Il y a des tissus de soie, le crêpe, par exemple, que l’on ne soumet pas au bouillon avant la teinture et si l’on désire conserver autant de gomme que possible,le traitement par la méthode Ris-Kummer avec du formaldéhyde peut être appliqué avec avantage avant la teinture ; il en est de même de la soie de Florence.
- Notons cependant que si la soie gélatinisée retient beaucoup du lustre de la soie bouillie non traitée,
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- elle acquiert un certain degré de raideur, pas grand il est vrai, mais encore perceptible; cela dépend de la force de bain de gélatine. Dans certains cas cela n’est pas un défaut.
- Puisque nous parlons de la soie non teinte, examinons celle de tussah, dont la fibre est la plus difficile à traiter surtout lorsqu’il s’agit de la blanchir en beau blanc. On a publié diverses méthodes pour le traitement de cette soie mais chacune a donné des résultats différents. On ne connaît pas la cause ou les causes du manque de succès. D’une façon générale on peut l’attribuer en partie au manque de soins pendant l’exécution des opérations du procédé.
- L’auteur signale certaines manières de travailler la soie de tussah par lesquelles il a obtenu les meilleurs résultats.
- I) On traite d’abord la soie pendant quatre heures dans un bain contenant deux gallons d’acide chlorhydrique et 100 gallons d’eau à la température de 15- F. On lave ensuite soigneusement pour enlever dans la mesure du possible toute matière rendue soluble par l’acide. Ce traitement enlève une grande partie de la matière minérale qui se trouve dans la soie brute, une partie de la gomme et un peu de tannin et de matière colorante,
- 2) Travailler dans un bain contenant 15 0/0 de savon par rapport au poids de la soie ; il n’est pas avantageux d’ajouter de l’alcali. La durée de cette opération peut être de deux heures.
- On fait bouillir dans un bain contenant 15 à 20 0/0 de savon pendant trois heures ; on peut ajouter un peu de carbonate de potasse sans dépasser 3 0/0 du poids de la soie.
- Il est nécessaire de laver la soie soigneusement après le bouillon afin d’enlever toute trace de savon. Pour y arriver on peut ajouter à l’eau un peu de savon mou d’huile d’olive.
- 40 Plonger la soie dans un bain contenant une livre de permanganate de potasse pour 10 gallons d’eau pendant quatre heures et à 120° F. La soie acquiert une forte couleur brune due à un dépôt d’oxyde de manganèse sur la fibre.
- L’addition d’un acide ou d’un alcali au permanganate n’offre aucun avantage.
- L’emploi du bain de permanganate après le traitement du bouillon avec du savon donne les résultats les plus économiques, car avant le bouillon la gomme absorbe trop de permanganate.
- Pour enlever le peroxyde de manganèse on traite la soie dans un bain contenant un gallon de bisulfite de soude commercial de force pleine dans 50 gallons d’eau, auquel on ajoute 1/4 de gallon d’acide chlorhydrique à la température de 100 à 1200 F. et la durée du traitement doit être de quatre heures ; on lave ensuite dans l’eau pure.
- L’essai avec de nouvelles préparations d’hydro-sulfite et d’hydralite de formaldéhyde ainsi qu’avec l’hydrosulfite de soude a donné de bons résultats. Le procédé peut être complété avantageusement par un bain de peroxyde.
- Lorsqu’il s’agit du bouillon et du blanchiment de la soie de tussah, il est préférable de se servir de deux bains frais que d’employer un long traitement dans un seul bain, car dans ce dernier cas, la matière colorante de la soie brute a une tendance à se fixer sur la fibre et il est difficile de l’en chasser.
- (X suivre).
- PROCÉDÉ pour rendre imperméables les corps de chapeaux de laine
- Trois bains sont nécessaires :
- (1) On dissout 500 grammes du meilleur suif dans 50 litres d’eau. On trempe les corps de ehapeau dans cette solution pendant une demi-heure à 60’ C. On les transfère sans rincer dans un deuxième bain contenant la solution d’un kil. d’alun de potasse dans 50 litres d’eau.
- Après un passage pendant une demi-heure à 40* C. les corps de chapeau sont placés dans un bain final préparé avee 30 grammes d’isinglass (colle de poisson) 500 grammes d’acétate de plomb et 1 kil. d’alun de potasse dans 50 litres d’eau. On se sert de ce bain à froid et pendant une demi-heure. Ces
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- quantités sont données pour quatre douzaines de chapeaux.
- ACCIDENTS DU TRAVAIL
- EXTENSION PE LA LOI DU 9 AVRIL 1898
- A TOUTES LES EXPLOITATIONS COMMERCIALES
- Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté, Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
- Art. Ier. — La législation sur les responsabilités des accidents du travail est étendue à toutes les entreprises commerciales.
- Art. 2, — A partir de la promulgation du décret prévu à l’article 4 et pendant les trois mois qui suivront, les contrats d’assurance contre les accidents, souscrits antérieurement à cette promulgation pour des entreprises visées à l’article Ier et ne garantissant pas le risque prévu par les lois des 9 avril 1898, 22 mars 1902 et 31 mars 1905, pourront être dénoncés par l’assureur ou par l’assuré.
- La dénonciation s’effectuera, soit au moyen d’une déclaration au siège social ou chez l’agent local, dont il sera donné récépissé, soit par acte extrajudiciaire, soit par letttre recommandée. Le contrat se trouvera ainsi intégralement résilié le dixième jour, à midi, à compter du jour de la déclaration, de la signification de l’acte extrajudiciaire ou du dépôt à la poste de la lettre recommandée.
- Les primes restant à payer ne seront acquises à assureur qu’en proportion de la période d’assu-rance réalisée jusqu’au jour de la résiliation. Les primes payées d’avance pour assurances à forfait ne lui resteront acquises, et seulement jusqu’à con-currence de six mois de risque au maximum à compter du jour de la résiliation, que si le contrat 9 a pas été dénoncé par lui ; le surplus sera restitué 4 1 assuré.
- Art. 3. — Les contrats mixtes par lesquels l'as-sureur s’est engagé, d’une part, à garantir l’assuré contre le risque de la loi de 1898, si celle-ci était eclarée applicable, et, dans le cas contraire, à le ouvrir du risque de la responsabilité civile, seront intégralement résiliés, s’ils ont été dénoncés dans 42 formes et délais prévus à l’article précédent. La enonciation de l’assuré restera toutefois sans effet 1 dans la huitaine de cette dénonciation, l’assureur U1 remet un avenant garantissant expressément, dLAs aucune augmentation de prime, le risque ni par les lois des Q avril 1898, 22 mars 1902 et 31 mars 1905.
- A l’expiration du délai de trois mois visé à l’article précédent, le silence des deux parties aura pour effet, sans autres formalités, de rendre le contrat applicable au risque déterminé par les lois des 9 avril 1898, 22 mars 1902 et 31 mars 1905.
- Art. 4. — La taxe prévue par l’article 25 de la loi du 9 avril 1898 continuera à être perçue pour les exploitations assujetties par ladite loi, y compris tous les ateliers.
- Elle sera réduite à un centime et demi pour les exploitations exclusivement commerciales, y compris les chantiers de manutention ou de dépôt. La liste desdites exploitations sera arrêtée dans les six mois de la promulgation de la présente loi par décret rendu sur la proposition des ministres du commerce et des finances, après avis du comité consultatif des assurances contre les accidents du travail. Elle sera soumise tous les cinq ans à la sanction législative.
- Des décrets rendus dans la même forme pour-ront modifier le taux de la taxe spécifiée à l’alinéa précédent, dans les limites du maximum prévu à l'article 25 de la loi du 9 avril 1898 ou fixé par la loi de finances ; ils devront être publiés au Journal officiel au moins trois mois avant l’ouverture de l’exercice à partir duquel la modification deviendrait applicable.
- Art. 5. — Les exploitations régies par les lois du 9 avril 1898 et du 30 juin 1899 qui ne sont pas soumises à l’impôt des patentes contribueront au fonds de garantie dans les conditions ci-après.
- Il sera perçu annuellement sur chaque contrat d’assurance une contribution dont le montant sera fixé tous les cinq ans par la loi de finances en proportion des primes, et sera recouvré, en même temps que les primes, par les sociétés d’assurances, les syndicats de garantie ou la caisse nationale d’assurances en cas d’accidents, qui en opéreront le versement au fonds de garantie.
- En ce qui concerne les exploitants non assurés, il sera perçu, lors des liquidations de rentes mises à leur charge, une contribution dont le montant sera fixé dans les mêmes formes, en proportion du capital constitutif desdites rentes et sera recouvré, pour le compte du fonds de garantie, par les soins de l’administration de l’enregistrement.
- Un règlement d’administration publique déterminera les conditions dans lesquelles seront effectués les versements des sociétés d'assurances, des syndicats de garantie ou de la caisse nationale d'assurance en cas d’accidents et les recouvrements de l’administration de l’enregistrement, ainsi que toutes les mesures nécessaires pour assurer l’exécution du présent article.
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- Toute contravention aux prescriptions de ce règlement sera punie d’une amende de cent francs à mille francs (100 fr. à 1.000 fr.).
- Art. 6. — Les syndicats de garantie prévus à l’article 24 de la loi du 9 avril 1898 doivent, qu’il s’agisse d’entreprises industrielles ou commerciales, comprendre au moins 5.000 ouvriers assurés et 10 chefs d’entreprises adhérents, dont 5 ayant au moins 300 ouvriers, ou bien 2.000 ouvriers assurés et 300 chefs d’entreprise adhérents, dont 30 ayant au moins chacun 3 ouvriers.
- Ces syndicats sont autorisés par décrets rendus en conseil d’Etat, après avis du Comité consultatif des assurances contre les accidents du travail. Ils peuvent être autorisés par arrêtés ministériels, lorsque leurs statuts sont conformes à des statuts types approuvés par décret rendu en conseil d’Etat1, après avis du Comité susvisé.
- Art. 7. — Un règlement d’administration publique déterminera les conditions dans lesquelles la présente loi pourra être appliquée à l’Algérie et aux colonies.
- Art. 8. — La présente loi entrera en vigueur trois mois après la promulgation du décret prévu au deuxième alinéa de l’article 4.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.
- Fait à Paris, le 12 avril 1906.
- A. Fallières.
- Par le Président de la République :
- Le Ministre du commerce, de l'industrie et du travail^
- Gaston Doumergue.
- Le Ministre des finances,
- POINCARRÉ.
- ASSURANCES MUTUELLES
- Projet Pastre
- M. Pastre, député, vient de déposer la proposition suivante inspirée sans aucun doute par la direction de la Prévoyance et de l’Assurance sociales au Ministère du Commerce.
- Dans l’exposé des motifs, il est question des fonds de prévoyance souscrits par des obligataires et destinés avec le fonds de garantie et de réserve à faire face aux sinistres.
- Article premier. — Les Sociétés d’assurances mutuelles continueront à être régies par les lois et | décrets qui leur sont propres. Toutefois, elles sont |
- tenues d’observer les dispositions de la présente loi auxquelles il n’est pas permis de déroger. Elles devront en outre se conformer, sous peine de nullité, aux articles ci-après :
- Art. 2. — Le texte entier des statuts doit être inscrit sur tout acte d’adhésion.
- Art. 3. — En cas de modification des statuts, les Sociétés sont tenues d’aviser les adhérents dans les quinze jours de cette modification par lettre recommandée ou par acte extrajudiciaire.
- Art. 4. — La date d’expiration des polices doit être inscrite sur toutes les quittances de cotisations présentées aux adhérents.
- Art. 5. •— Les parties ne sont engagées que par la signature des polices qui devront reproduire in extenso les articles 16, 17, 25, 26, 28, 31 et 37 du décret du 22 janvier 1868, ainsi que le texte entier des statuts généraux de la Société et, s’il y a lieu, les statuts particuliers à l’assurance souscrite.
- Art. 6. — Les allocations (autres que les appointements fixes et jetons de présence) accordées, soit aux directeurs, soit aux fondateurs ou administrateurs, ne peuvent être payées que sur les bénéfices nets réalisés dans l’exercice social et après que toutes réserves auront été effectuées.
- Ces allocations sont revisées tous les cinq ans.
- Les statuts ne peuvent stipuler que lesdites allocations sont, en cas de décès des bénéficiaires, payées à leur veuves ou à leurs héritiers.
- Art. 7. — Les obligataires souscripteurs des capitaux destinés soit à couvrir les frais d’installation, soit à servir de fonds de garantie ou d’exploitation des Sociétés d’assurances mutuelles ne peuvent recevoir un intérêt supérieur à 6 0/0 des sommes versées.
- N.-B. — Notre dernier article, A Propos d'au-tomobiles,nous a valu un certain nombre de demandes de renseignements se rapportant à ces assurances indispensables.
- Nous profitons de cette occasion pour rappeler à nos abonnés et lecteurs que notre service d’assurances répond gratuitement à toutes les questions s’y rapportant.
- L’Hygiène et la Sécurité
- des Travailleurs
- Ministère du Commerce de l’Industrie et du Travail
- Le Président de la République française, Sur le rapport du ministre du commerce, de l’industrie et du travail,
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- Vu l’article 3 de la loi du 12 juin 1893, modifiée par la loi du 11 juillet 1903, ainsi conçu :
- « Des règlements d’administration publique, rendus après avis du comité consultatif des arts et manufactures, détermineront :
- « 1° Les mesures générales de protection et de salubrité applicables à tous les établissements assujettis, notamment en ce qui concerne l’éclairage, l’aération ou la ventilation, les eaux potables, les fosses d’aisance, l’évacuation des poussières et vapeurs, les précautions à prendre contre les incendies, le couchage du personnel, etc.;
- « Le comité consultatif d’hygiène publique de France sera appelé à donner son avis en ce qui concerne les règlements généraux prévus sous le n° 1 du présent article ;
- Vu le décret du 29 novembre 1904 modifié par le décret du 6 août 1905 ;
- Vu l’avis du comité consultatif des arts et manufactures ;
- Vu l’avis du comité consultatif d’hygiène publique de France ;
- Le Conseil d’Etat entendu,
- Décrète :
- Art. Ier. — L’article 16 du décret du 29 novem bre 1904 est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
- Art. 16, § a (Sorties). — Les portes des ateliers, des magasins ou des bureaux devront s’ouvrir de dedans en dehors, soit qu’elles assurent la sortie sur les cours, vestibules, couloirs, escaliers et autres dégagements intérieurs, soit qu’elles donnent accès à l’extérieur. Dans ce dernier cas, la mesure ne sera obligatoire que lorsqu’elle aura été jugée nécessaire à la sécurité.
- Si les portes s’ouvrent sur un couloir ou sur un escalier, elles devront être disposées de façon à se développer sans faire saillie sur ce dégagement. Les sorties seront assez nombreuses pour permettre l’évacuation rapide de l’établissement; elles seront toujours libres et ne devront jamais être encombrées de marchandises, de matières en dépôt ni d objets quelconques.
- . Dans les établissements importants, des inscriptions bien visibles indiqueront le chemin vers la sortie la plus rapprochée.
- Dans les ateliers, magasins ou bureaux où sont manipulées des matières inflammables, si les fenêtres sont munies de grilles ou grillages, ces grilles et grillages devront céder sous une légère poussée
- vers l’extérieur pour servir éventuellement de sorties de secours.
- § b (Escaliers). — Les escaliers desservant les locaux de travail seront construits en matériaux incombustibles ou en bois hourdé plein en plâtre.
- Le nombre de ces escaliers sera calculé de manière que l’évacuation de tous les étages d’un corps de bâtiment contenant des ateliers puisse se faire immédiatement.
- Une décision du ministre du commerce prise après avis du comité consultatif des arts et manufactures pourra toujours, si la sécurité l’exige, prescrire un nombre minimum de deux escaliers.
- Tout escalier pouvant servir à assurer la sortie simultanée de vingt personnes au plus aura une largeur minimum de 1 mètre ; cette largeur devra s’accroître de 15 centimètres pour chaque nouveau groupe du personnel employé, variant de une à cinquante unités.
- Les passages ménagés à l’intérieur des pièces, ainsi que les couloirs conduisant aux escaliers, auront les mêmes largeurs que ceux-ci et seront libres de tout eneombrement de meubles, sièges, marchandises Ou matériel.
- § c (Eclairage et chauffage). — Il est interdit d’employer pour l’éclairage et le chauffage aucun liquide émettant des vapeurs inflammables au-dessous de 35 degrés à moins que l’appareil contenant le liquide, ne soit solidement fixé pendant le travail, la partie de cet appareil contenant le liquide devra être étanche de manière à éviter tout suintement de liquide.
- Aux heures de présence du personnel, le remplissage des appareils d’éclairage ainsi que des appareils de chauffage à combustible liquide, soit dans les ateliers, soit dans les passages ou escaliers servant à la circulation du personnel, ne pourra se faire qu’à la lumière du jour et à la condition qu’aucun foyer n’y soit allumé.
- Les tuyaux de conduite amenant le gaz aux appareils d’éclairage ou de chauffage seront en métal ou enveloppés de métal.
- Les flammes des appareils d’éclairage ou des appareils de chauffage portatifs devront être distantes de toute partie combustible de la construction, du mobilier ou des marchandises en dépôt, d’au moins 1 mètre verticalement, et d’au moins 30 centimètres latéralement; des distances moindres pourront être tolérées en cas de nécessité en ce qui concerne les murs et plafonds, moyennant l’interposition d’un écran incombustible qui ne touchera pas la paroi à protéger.
- Les appareils d’éclairage portatifs auront une 1 base stable et solide.
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- Ce ce
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- Les appareils d’éclairage fixes ou portatifs devront, si la nécessité en est reconnue, être pourvus d’un verre, d’un globe, d’un réseau de toile métallique, ou de tout autre dispositif propre à empêcher la flamme d'entrer en contact avec des matières inflammables.
- Tous les liquides inflammables, ainsi que chiffons et cotons imprégnés de ces substances ou de substances grasses, seront enfermés dans des récipients métalliques, clos et étanches.
- Ces récipients ainsi que les gazomètres et les récipients pour l’huile et le pétrole lampant, seront placés dans des locaux séparés et jamais au voisinage des passages ou des escaliers.
- § d (Consignes portr le cas d’incendie). — Les chefs d etablissement prendront les précautions nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu.
- Une consigne affichée dans chaque local de travail indiquera le matériel d’extinction et de sauvetage qui doit s’y trouver et les manœuvres à exécuter en cas d’incendie avec le nom des personnes désignées pour y prendre part.
- La consigne prescrira des essais périodiques destinés à constater que le matériel est en bon état et que le personnel est préparé à en faire usage.
- Cette consigne sera communiquée à l’inspecteur du travail ; le chef d’établissement veillera à son exécution.
- Art. 2. — Le ministre du commerce, de l'indus-trie et du travail est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal officiel et inséré au Bulletin des lois.
- ; Fait à Paris, le 22 mai 1906.
- A. Fallières.
- Par le Président de là République :
- Le ministre du commerce, de l'industrie et du travail
- Gaston Doumergue.
- JURISPRUDENCE <
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble consti-tuera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (102) . Établissement industriel. — Chef d'industrie.
- — Blessures par imprudence. — Enfant. — Machine en marche. — Nettoyage. — Délit, — Responsabilité.
- Le chef d’un établissement industriel dont l’exploitation fait l’objet, dans un intérêt public, d’une réglementation spéciale, est tenu directement et personnellement de l’observation dans son établissement de cette réglementation.
- En conséquence, s’il ne justifie pas avoir délégué à autrui la direction effective de l’établissement, c’est lui qui doit etre déclaré responsable des conséquences de son impruence et de 1 infraction à l’article premier du décret du 13 mai 1883 résultant de l’emploi d’un enfant au nettoyage d’une machine en marche.
- (Trib. correct, de Lille 2 juin 1904).
- (103) Responsabilité. — Cheval. — Accident. — Caractère ombrageux. — Relation de cause à effet. — Voiturier Pente rapide. — Freins non serrés. Imprudence. — Non-responsabilité du pronrié— taire. ‘
- Le caractère ombrageux ou vicieux d’un cheval, qui a causé un accident, est inopérant pour établir la responsabilité du propriétaire de l'animal, s’il n’est pas | démontré que ce défaut ou l’animal lui-même ont été pour quelque chose dans l’accident.
- Le voiturier qui. descendant une pente rapide, néglige de serrer ses freins, et de tenir de très près ses chevaux en mains, n a qu à s’en prendre à lui-même si le poids de la voiture a précipité l’allure des chevaux de sorte qu’il lui a été impossible de les retenir, et le propriétaire des chevaux et de la voiture ne saurait être rendu responsable de la mort dudit voiturier, qui a été la conséquence de cette imprudence.
- (Trib. civil de Lyon, 20 juillet 1904.)
- PRÉJUDICE RÉSULTANT DU VOISINAGE D’ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS. — UN CAS DE NON RESPONSABILITÉ,
- S'il est une question qui fait l’objet de vives discussions, donne lieu à des appréciations fort différentes, c’est bien celle de savoir quelle est la limite des obligations ordinaires du voisinage et à quel moment on en excède la mesure.
- Le bruit, les trépidations,la fumée des établissements industriels sont à coup sûr des inconvénients pour les voisins; ceux-ci d ailleurs manquent rarement de s’en plaindre. Ils obtiennent où ils n’obtiennent pas d’indemnité suivant que les juges apprécient que le trouble excède ou non la mesure des obligations de voisinage.
- .Mais une réclamation moins fréquente est celle qui consiste pour le voisin à exiger de l’industriel le rem-boursement d une surprime d’assurance, supprime imposée par 1 assureur, à raison de l’aggravation des ris-ques d incendie résultant du voisinage d’une usine. Le voisin tient à l usinier le langage suivant qui semble d’une absolue logique ; avant votre installation, je payais une certaine prime d’assurance; depuis et par le seul fait de votre voisinage, je suis tenu de payer
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- une prime supérieure. C'est un préjudice que je souffre et comme vous en êtes seul lacapse, la réparation en doit être à votre charge. En conséquence, vous devez me rembourser le supplément de prime qui m’est imposé.
- Telle est la thèse que soutenait un propriétaire contre son voisin exploitant une scierie. Le tribunal d’Epinal et ensuite la Cour de Nancy l’ont approuvée et sanctionnée; mais la Cour de cassation, saisie de la question, l’a tranchée dans un sens tout opposé. Elle a décidé que l’installation et l’exploitation d’une usine par un propriétaire sur son terrain ne sauraient, en l’absence de toute faute constatée, ouvrir au profit du propriétaire voisin immédiatement contigu, un droit à indemnité à raison des risques d’incendie que comporte une pareille industrie et spécialement l’obliger à rembourser au voisin la surprime d’assurance que ce dernier a dû payer à raison de la contiguïté de son immeuble avec l’usine.
- Suivant le conseiller rapporteur, les règles de responsabilité écrites dans les art. 1382 et suiv. C. Civ. ne trouvaient pas leur application daus la cause.
- En effet, pour que le fait d’une personne puisse donner ouverture au profit d’une autre personne à une action en dommages-intérêts, deux conditions sont nécessaires. Il faut : 1 que ce fait soit illicite : 2' que ee fait soit dommageable.
- ! 1. Illicite ; cette première condition est double. Elle implique d’abord que le fait ne constitue pas l’exercice d’un droit reconnu par la loi ; elle implique en même temps qu’elle consiste dans la lésion d’un droit.
- Ainsi un propriétaire a le droit d'user de sa chose ; mais ce droit estllimité non seulement par l’obligation de n’en pas faire un usage contraire aux lois et règlements, mais par celle de ne point contrarier le droit semblable du propriétaire voisin. Le droit de l'un limite le droit de l’autre et l’action en dommages-intérêts s ouvre dès que l’un des deux propriétaires porte atteinte au libre exercice du propriétaire voisin.
- A bien préciser : pour que l’auteur d’un dommage causé par l’exercice d’un droit qui lui appartient puisse se voir actionné par le tiers lésé, il ne suffit pas que ce préjudice se réduise à la simple privation d'un avantage dont ce tiers jouissait jusque-là, il doit consister dans la lésion d’un droit.
- Ainsi, par exemple, un propriétaire construit sur son terrain. — En construisant il ferme les vues d’une autre maison qui avait devant elle un libre espace, il diminue même le jour, si bien que la maison voisine, de claire qu’elle était, devient obscure. Aucune indem-nité ne pourra être réclamée à raison de laconstruc-uon nouvelle, parce que le voisin a pu être, il est d’un Dryé d’un avantage dont il jouissait, mais non
- (A suivre.) Camille CONTAL,
- ..........avocat à la Cour de Paris.
- CORRESPONDANCE
- M D. M. à Marseille.— Il est loisible au destina-oare d une lettre portant offre de vente de ne rien ré— On re, mais il en est autrement lorsqu’une lettre con
- firme à son destinataire une vente à lui verbalement faite par son expéditeur. Le destinataire qui garde le silence en pareil cas doit êtré réputé avoir accepté.
- M. H. G. à Marseille. — Vous ne devez que les frais afférents aux lots qui vous ont été adjugés.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner on d’une opinion à émettre, il est possible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivée notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère. - . .
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part. ................ 1
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme par exemple, par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l'affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées. j
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DE PARIS
- Les 100 k.
- Acide acétique industriel 40 % .... 35 »
- » » 35 %.... 32 »
- » azotique (voir acide nitrique). » »
- » muriatique 22’ chimiq. pur.. 32 25
- » » 20/22 par 15 touries 6 25
- » nitrique 36’ blanc 32 »
- » » » jaune 31 »
- » » 40' blanc 87 »
- » » » jaune 36 »
- » » 36’ chimiquem. pur. 48 »
- » » 40’ » » 54 »
- » oxalique. 77 50
- » picrique cristallisé 251 »
- » sulfurique 53' 5 25
- » » 60' environ 6 50
- » » 66' » 8 25
- » » 66’ chimiq. pur .. 33 »
- » » au soufre 15 »
- > tartrique 1er blanc 247 »
- Alcali volatil du gaz 22’ » » 28/29 38 » 61 »
- L’hecto
- Potasse caustique 70/75 plaques .. » Perlasse ire qualité............. » » ordinaire...........
- » rose factice.....................
- Rouille 42/45 en tourie............ » supérieure.......................
- Sel de soude 90/92 ................
- » » Solvay 65/70 ............
- » » » 75/80 .........
- » » » 80/85 .........
- Soude caustique 60/62.............. » » 70/72.............
- » » 60/62 plaquettes..
- « » 70/72 »
- Sulfate de cuivre,98/99 » » de fer moyens cristaux ....
- 60 »
- 115 »
- 38 »
- 25 »
- 12 »
- 15 »
- 12 50
- 22 50
- 23 50
- 24 50
- 28 »
- 30 »
- 32 »
- 35 »
- 58 «
- 6 » Le kil.
- Rouge Brésil Bahia....... 8 .. 8 10
- » Calliatour.. .100 k. 16 .. 17 ..
- » Lima........50 kil. 8 .. 10 50
- » Ste-Marthe......... 8 .. 10 ..
- » .................. 4 .. 5 ..
- » Sandal.... 100 k. 6 .. 7 ..
- • Sapan.......50 k. ?.. 9 ..
- • Quebracho.. 1000 k. 112 .. 120 ..
- • Pernamb.....50 k 13 .. 16 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb ... .....
- » pressé ...
- ..............
- 37 50 45 ..
- 78 . 80 ..
- 25 .. 30 ..
- Alcool dénaturé type Régie 90-... 47 »
- Les 100 k.
- Alun épuré. ....................... 19 »
- » ordinaire........................ 15 »
- » de chrome....................»... 34 »
- L’hecto
- Benzine cristallisable............. 45 »
- » lourde, industrielle............. 40 »
- » type Régie....................... 37 »
- Les 100 k.
- Bichromate de potasse.............. 74 »
- » soude......................... 60 »
- Bi-oxyde de baryum 85/86’.............. 95 »
- Borax raffiné en cristaux.......... 44 10
- Carbonate de soude cristallisé..... 7 »
- Crème de tai Ve entière.............. 175 »
- » » en poudre............. 185 »
- » » soluble, paillettes.. 315 »
- Cyanure rouge de potassium pur... 340 »
- Dextrine blonde citron............. 45 »
- » blanche...................... 47 »
- Le litre
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes .... 0 28
- » » extra ............... 0 38
- » » pharmaceutique... . 0 35
- » » chimiquement pure.. 2 50
- Les 100 k.
- Extrait d’orseille liquide n‘ 1...... 115 » » » » extra.......... 155 »
- » » supérieur................ 185 »
- » de Javelle 40- Baumé.......... 11 50
- » » 35’ » .... 10 50
- » » 25’ » ..... 9 25
- » » 20- » ..... 7 85
- Glycérine blanche industrielle 28*.. 105 »
- Lessive caustique de potasse 36-... 33 »
- » » » 40’... 43 »
- » » de soude 36’. . 12 50
- Noix de Galles de Chine........ ... 195 »
- Orseille double...................... 65 »
- » triple ............................ 80 »
- Oxymuriate d’étain 32 %.. 200 »
- Panama (Quillay)..................... 46 »
- Permanganate de potasse.............. 150 »
- Potasse d’Amérique.................... 72 50
- » imitation d’Amérique 66/70’ 39 »
- • » » 52/55- 33 •
- » » 45’... 30
- ) I
- I
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25
- » extra pains et poudre. 4 75
- » » n’ 1 . ................. . 4 25
- » » flor pâle et foncé........ 5 25
- » de Chine en grains........... 7 50
- Les 100 kil.
- Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 » » » » pour azurage, 95 »
- » » » p.pap. peints 115 »
- » de Prusse supérieur................ 180 »
- » » extra................... 155 »
- » » n- 1 ................... 135 »
- Essence de térébenthine.......... 126 »
- PLACE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campéche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 11 .. à 13
- — 2e qualité... 9 .. il
- 3e qualité.... 6 50 8
- — Sisal, Yucatan.. . 7 e 8
- — Honduras....... 7 50 8
- — ..................... 6 50 7
- — Haïti Cap... 4 40 4
- - Fort-Liberté.... 4 40 4
- — Aqoim............... ...
- — ...................... 4 70 5
- — Gonaïves ..... 5 .. 5
- — P.-de-Paix..... 5 70 6
- — Miragoane....... 4 50 4
- — Saint-Domingo... 5 .. 5
- — Martin, et Guadel. 3 50 4
- — Jamaïque....... 5 .. 5
- Jaune Cuba et St-Yago .. 6 .. 6
- » Manzanillo............ 6 .. 6
- » Tuspan.............. 6 .. 6
- » .............. 5 75 6
- » Campéche............ ...
- » Carme».............. ...
- » Tampico........... 5 70 5
- » ................. 5 .. 5
- » Haïti. ....... 5 .. 5
- » Jamaïque.......... 5 25 5
- » Barcel et P. Cab .. ...
- » Rio-Hacha............. ...
- » Carth. et Savan... 4 75 5
- » Maracaïbo......... 4 75 5
- » Fustet...... 143 k. 14 .. 16
- • Tatajuba(Pern )50 k. ... .
- a Bahia.......... ...
- ............ 5 60 6
- « Amapala.. 50 kil. 5 70 6
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténérife zacatille........ 1 60 2 ..
- Ténérife grise................. 1 50 1 80
- Curcuma
- 50
- 50
- 50
- 50
- 75
- 25
- 70
- 50
- 50
- 25
- 25
- 25
- 95
- 60
- 50
- 80
- 50
- 25
- Bengale.......50 kilos. 15 ..
- Java, Mad » Pond....... M ..
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 .
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. 5 76
- fin violet et pourpre...... 5 25
- Beng. beau viol, etdito... 4 75
- « bon violet................. 4 25
- « bon moyen violet.... 3 75
- « moyen violet............. 3 25
- « beau violet rouge.... 4 25
- « bon violet rouge......... 3 75
- « bon moy. v. rouge... 3 25
- « fin rouge.................. 4 ..
- « beau dito.................. 3 75
- « bon dito................... 3 50
- « bon à fin cuiv........... 3 25
- • cuiv. ord. et bas... 3 25
- Java.. .. ........................M
- Kurpah.. ...........N.M. 2 ..
- Madras .................... 2 ..
- Manille...............N.M. . ..
- Caraque...............N-M< 0 75
- Guatemala flor............... 4 ..
- • bon à fin sobré.. 1 75
- » — cor.... 1 75
- « cor. ord. à bas.. 1 25
- N-Gren fln, surf. 1/2 k N.M. . .. * bon à beau.. N.M. . ..
- » ord. et moyen N.M. . ..
- 20 ..
- 14 50
- 6 ..
- 5 50 5 ..
- 4 75 4 ..
- 3 50 4 50 4 ..
- 3 50 4 25 4 ..
- 3 75 3 50
- 3 75
- 3 75
- 2 ..
- 4 50
- 3 25
- 3 25
- 1 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ................M
- Mers du Sud..............M .. .. • •*
- Madagascar...............M ..........."
- Quercitron
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé......... 7 50 à 8 50
- • gros effilé.......... 6 .. 7 •'
- Rocou
- Antilles....1/2 kil. 0 30 ./. à 0 35 1/2
- Cayenne................... N. M ”
- p.124 - vue 131/394
-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- 6o.
- Or
- PLACE DE MARSEILLE 1
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à.15 » (Guadeloupe) .11 .. .12 » de Fustet Albanie. ... 10 50 12
- Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85
- » marques ord.. 70 ..............
- Cochenille argentée.. 100 k............
- » grise............ 510 .. 525
- » zacatille naturelle 550 .. 575
- . » noire Palmas lek. 510 .. 575
- Curcuma Bengale............ 35 .. 40
- » Chinois............... 40........
- » Madras........... 05........
- Gal es de Chine........... 135.........
- Prussiate jaune de potasse. 170........
- Sumac en feuilles........... 25..............
- » poudre..................... 26............
- Styrax liquide................160............
- Tamarin Madras................. M .. 23 ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile .. .. :....................... « en pains, extra sec, sous pap...................................
- » bon marchand en pains » » en boules . . ..........
- » raffiné en poudre sec...................
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Mous en Barils
- Qualité extra........................ 32 34
- Qualités ordinaires............... 25 30
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil.
- minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- INDIGOS, — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. 2.90 3.20
- » moyen et bon moyen
- » coloré................... 2.60 2.90
- » moyen ord. et ord. terne et serré.......... 2.30 2.60
- Kurpah kon et beau vio’et
- et violet rouge.. M.. ....
- Kurpah moyen et bon moy.
- assez coloré..-. M. . ....
- • moyen ord. et ord. mél. et terreux............ ....
- Bengale beau et fin violet M.. ....
- » bon moyen à bon violet et violet rouge.................. M.. M..
- » moyen violet-rouge et rouge............... M.. M..
- vava bon moyen.............. ... ....
- » beau et bon violet. M., M..
- Acide muriatique ... 20 d.
- » nitrique...... 36 d.
- » » 40 d.
- » sulfurique.... 66 d.
- » sulfureux.... 50 d.
- » tartrique................
- Ammoniaque liquide 22 d..
- Borax raffiné..............
- Blanc de zinc de la Méditer.
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation traire 1er coût.
- Acide citrique..........
- Alun raffiné(entrepôt)..
- con-
- Pa ” (acq.).............. couperose emballée....... Essence de térébenthine (d. fûts)............. .....
- *d (s. fûts)........ ecule de pommes de terre, 1er bl..............
- 2e bl. (entrepôt)........ ailes vertes et noires...
- 385 .
- 16 .
- 17 .
- 5 .
- 133 .
- 130 .
- 36 .
- 35 .
- 200 . . 5 .
- 150 .
- 60 .
- » noires Alep..............
- ” blancnes.................
- iomme arabique, en sorte .
- 8 Ghésirée, en sorte............
- » Sénégal,s. bas du fleuve 65 .
- »
- » Galam............... Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde.......
- » blanche..............
- Laque en f. qté orange.
- # mi-orange
- 65
- 17
- 19
- 6
- 170
- 70
- » cerise AC
- * Pandaraque lavée.......
- " Damar (Batavia)........
- » ..................
- P ” » Penang ...........
- -omme adragante Syrie....
- x » Anatolie. ................. arance, racine...'
- p. 8 poudre...............
- Kocou Guadeloupe...........
- s 8 Cayenne.............. pür. d’Espagne, Valence
- Sulfate d e'
- 600 .
- 550 .
- 525 .
- 150 .
- 200 .
- 110 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 60 .
- 70 .
- 100 .
- 140
- 750
- 600
- ................... 90
- cuivre(entrepôt), 61
- (acq.). ..
- ©> en
- poudre.....................
- broyé......................
- Crème de tartre............ Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de. potasse.............. Sel de soude,80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil.,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.........
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- SAVONS
- 9 50 à
- 33 ..
- 40 . .
- 10 ..
- 8 ..
- 260 ..
- 36 ..
- 38 ..
- 58 ..
- 63 ..
- 180 ..
- 8 ..
- 20 ..
- 6 75
- 25 75
- 47 ..
- 18 25
- 17 75
- 12 ..
- 30 ..
- E 61 A 65 .
- 5 50 .. .
- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive..... 55
- » extra pur (72 0/0 d’huiles).. 48
- » augmente (60 0/0 » )... 42
- » résineux (72 0/0 » )... 42
- Jaune » (72 0/0 » )... 39
- Vert à l’huile de pulpes industriel. 41
- » tunisien........................... 37
- Jaune » 37
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)........ 43
- » (60 0/0 d’huiles)................... 38
- Rosé............................... 39
- Noir................................. 37
- Blanc spécial ..................... 56
- 66
- 52
- 43
- 45
- 43
- 44
- 38
- 38
- 45
- 39
- 40
- 39
- 57
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- Bleu pur pâle ou vif............... 40 44
- » mixte » 37 38
- » talqué Ire qualité............ 34 35
- » » 2e » 32 33
- Marbré b'.eu ou rose Dijon..... 38 40
- » » Nantais.......... 40 42
- Mi-Cuits
- Selon qualités :
- Blanc ou jaune...................... 20 30
- » (à la ........................... 26 34
- Marbré bleu ou rosé................. 20 32
- Résineux........................... 26 34
- Vert exportation.................... 20 32
- Brun................................ 26 34
- Foir.................... -......... 25 34
- Brésillet.................28 —à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 —
- — Haïti..........10 - 14 —
- — Martinique, Guade-
- loupe . . ' . 8 — 8 50
- Calliatour....................— —---------
- Pernambouc....................— —--------
- Jaune Cuba ... . . — — — —
- — G uayra-Tabasco. . .--------------------
- — Tuspan.......................— — — —
- Lima.........................14 — 15 _
- Tampico. .....................— — — —
- Sapan.........................— — — —
- Sainte-Marthe.................— —--------
- Nicaragua............................ — —
- Sandal rouge..................— — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier..................... Curcuma de la côte. . 100 k.
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . . . — fin violet . .
- — — beau violet .
- — — bon violet.
- — — moyen violet.
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré . .
- — Java ordin. et cuivré .
- — Madras fin.............. — — beau .............. .
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora.et cuivré
- — Manille ..... — Guatemala flor . .
- — — sobre . .
- — — cortès . .
- — Mexique flor. . . .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- — Caraque flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k. — — blonde,irequal.
- — — — 2e quai
- — — cerise. . . .
- — — blonde ordin. .
- Garance d’Avignon. . 100 k Lac-Dye, marque DT. le k.
- Orseille Mers du Sud. 10C k
- — Madagascar . .
- 11 —
- 11 -
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- 8 50
- 6 —
- 5 50
- 5 —
- 8 —
- 7 50
- 6 —
- 5 —
- 6 —
- 5 —
- 4 —
- 8 —
- 6 —
- 5 —
- 7 —
- 6 —
- 4 -
- 13 -
- 13 -
- 12 -
- 11 -
- 10 -
- 9 —
- 8 50
- 6 —
- 5 5C
- 9 —
- 8 —
- 7 —
- 5 5C
- 6 50
- 6 —
- 5 —
- 10 —
- 7 —
- 6 —
- 8 -
- 7 -
- 5 —
- 5 50
- 5 25
- 5 90
- 5 50
- 4 95
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-
- § 5 $ 0>
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb....... 72 .. à 73 ..
- Acide acétique des arts 40% 34 .. 36 .. » chlorhydrique 7 50 8 50 » nitrique 36 35 .. 36 .. » sulfurique 66'...... 9 9 50 » tartrique 250 .. 255 .. » citrique 375 .. 3 85 .. Alun épuré. 21 .. 22 . » ordinaire 17 .. 18 .. Ammoniaque incolore, 22. • 44 .. 46 . Bichlorure d’étain, 55: .... 113 .. 118 .. » » 60 136 .. 141 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. 18 .. » Guadeloupe. 12 .-. 13 .. Bois Jaune Centre Amériq. 17 . . 18 .. Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 .. » brun 75 .. 90 .. Chlorate de potasse 105 .. 110 .. » de soude 105 . 110 .. Chlorure de chaux 100 à 110. 16 . . 18 .. Chromate rouge de potasse 77 ., 79 .. » » de soude.. 57 .. 59 .. Crème de tartre 185 .. 190 .. Cristaux de tartre ....... 175 .. 180 .. » de soude 6 50 7 ..
- GurcumaBengale en racines 33 .. 37 ..
- » de Madras........................ ....
- » de Chine................ M .. .... Essence de térébenthine ...112 .. 114 ..
- Extrait de châtaignier 20 •. 16 .. 17 ..
- Galles de Chine et Japon.. 157 .. 160 ..
- » vertes et noires .... 155 .. 180 ..
- Gomme Sénégal, en sortes 72 ..
- » arabique.............. 65 ..
- » adragante rousse .. 275 ..
- Jus de citron .............. 20 ..
- Méthylène à ................ 90 ..
- » régie 90'................. 100 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 ..
- » » de soude...........
- Pyrolignite de fer.......... 10 50
- Résine...................... 26 ..
- Rouille..................... 9 ..
- Sel de soude 80'............ 17 50
- • ammoniaque.. 11 50
- Sel d’étain................ 248 ..
- Soufre en canons............ 17 50
- » sublimé................... 18 50
- Sumac Sicile en feuilles... 22 ..
- Sulfate d’alumine............ 9 ..
- » de cuivre.............. 65 ..
- » de fer..................... 6 ..
- 75 ..
- 70 ..
- 310 ..
- 21 ..
- 95 ..
- 105 ..
- 135 .•
- ii 50
- 27 ..
- 10 .
- 18 50
- 12 50
- 252 ..
- 18 ..
- 19 50
- 23 ..
- 16 ..
- 66 ..
- 8 ..
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite’ annonce à laquelle on répond ;
- 2" Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, af
- franchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- OUVRAGES SPÉCIAUX
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer, toute apparence savante y est évitée, mais on voit que fauteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques, — Matirs colorantes non classées
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- Bône, Philippeville,Oran » » 172 115.50 68
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- Ces prix comprennent la nourriture à bord des paquebots. — Arrêts facultatifs sur le réseau P.-L.-M. à toutes les gares de l’itinéraire. Franchise de bagages de 30 kil. en chemins de fer et, sur les paquebots de 100 kil. en Ire classe, 60 en 2e classe et 30 en 3e. — Enregistrement direct des bagages de Paris aux ports algériens et tuni -siens.
- Délivrance des billets à Paris : à la gare de P.-L.-M-, au bureau des passages de la Compagnie Générale Transatlantique, 12, boulavard des Capucines et à l’agence de la Compagnie de Navigation mixte (Touache), chez M. Desbois, 9, rue de Rome.
- Nota. — En prévision des changements qui pourraient être apportés par les Compagnies de Navigation dans leurs prix de passage, consulter les tarifs des prix de passage de ces Compagnies.
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- La Compagnie délivre toute l’année, à première demande, à la gare de Paris P.-L.-M. ainsi que dans les principales gares situées sur les itinéraires, des billets de voyages circulaires à itinéraires fixes très variés, permettant de visiter les parties les plus intéressantes de l’Italie. La nomenclature complète de ces voyages figure dans le Livret-Guide. Horaire P.-L.-M. vendu 0 fr. 50 dans toutes les gares du réseau.
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- Parcours minimum taxé : 600 kilomètres. Validité : 45 jours jusqu’à 2000 km ; 60 jours de 2001 à 3000 km- ; 90 jours au-dessus de 3000 km. Arrêts facultatifs.
- Les demandes de livrets internationaux sont satisfaites aux gares de Paris et de Nice le jour même lorsqu’elle3 parviennent à ces gares avant midi. Pour toutes les autres gares, les demandes doivent être faites quatre jours à l’avance.
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- 50e Année. No 9.
- E s
- 5 Mai 1906.
- =======— . = ==— — -er ,—_ . —=e ... — = -==as LE S 1808952) MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D ABONNEMENT :
- FRANGE : Un an. ..... . 13 îr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et J es Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- AVIS A NOS ABONNES
- Si la grève est une arme dont l’ouvrier peut se servir Pour améliorer sa situation, elle n’autorise pas à attenter à la liberté du travail de ceux qui n’en sont pas partisans.
- Notre imprimerie, en effet, chôme.forcément depuis plus de dix jours. Devant les menaces venant du dehors, nos compositeurs ont dû abandonner le travail !
- Nous avons fait tout notre possible pour suppléer à cet état de choses, afin d’éviter une plus longue interruption dans le service de notre publication.
- Nous espérons avoir réussi.
- Devant ce cas de force majeure, nous réclamons l'in-dulgence de nos abonnés, qui ne nous la refuseront pas, en présence des difficultés qui se présentent dans l’accomplissement de nos devoirs envers eux.
- LA RÉDACTION.
- SOMMAIRE
- Enlevages et demi-enlevages sur laine au sulfite de potassium. — araitement de la soie avant et après la teinture (suite et fin). — Anciens et nouveaux procédés : Impression des tissus. — Revue y es brevets d’invention. — Informations. — Accidents du travail. urisprudence. — Renseignements commerciaux. — Revue du marché. — Bibliographie. — Annonces.
- ENLEVAGES ET DEMI-ENLEVAGES SUR LAINE au sulfite de potassium (l)
- Séance du 31 janvier 1906,de la Société industrielle de Mulhouse — Bulletin de janvier-février 1906
- Pour ronger les teintures sur laine, on se sert du sel d étain, de l'hydrosulfite-formaldéhyde et de la Poudre de zinc.
- Il nous a paru intéressant de constater l’action P) Pli cacheté No 1538, déposé le 27 mai 1905, par MM. J. Heilmann et Cie et Martin Battegay.
- du sulfite de potasse que l’on emploie dans l’impression du coton pour y obtenir des effets de demi-rongeants.
- Nos essais faits jusqu’à présent démontrent que certains colorants acides sont également sensibles à l’action du sulfite de potasse. Selon le vaporisage, le rongeant est plus ou moins complet. On peut ainsi ronger à demi le bleu Domingo si on ne vaporise que par un passage au Mather et Platt. On peut obtenir du blanc en continuant à vaporiser 1/2 à 3/4 d’heure sans pression.
- Sur laine teinte en un mélange de colorants, dont certains résistent au sulfite de potasse, on obtient des effets colorés.
- L’existence de colorants détruits par l’hydrosul-fite-formaldéhyde ou le sel d’étain, mais suffisamment indifférents vis-à-vis du sulfite de potasse, nous permet de les imprimer avec ce dernier, et de les ronger en blanc ou en couleur. Nous teignons ainsi, par exemple, en un mélange de bleu Domingo et de très peu de cyanol, puis nous imprimons 1c jaune foulon avec le sulfite de potasse. Par un passage au Mather et Platt et un lavage à l’eau acidulée d’acide oxalique, on obtient du vert.
- La surimpression en hydrosulfite-formaldéhyde nous donne le blanc.
- Le sulfite de potasse ronge entre autres les colorants :
- Domingoblau (Mühlheim),
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- Azosæurerot (Hœchst),
- Ponceau 3 R,
- Tartrazine,
- Wollscharlach 4 B (en jaune) (B. A. S. F.), etc.
- Ci-joint des échantillons à l’appui (1). Ils ont été imprimés avec les couleurs suivantes :
- Couleur N° 1
- Chauffer, empâter :
- 50 gr. acétate de soude, 100 gr. eau,
- 250 » british gum (poudre), à froid :
- 700 » sulfite de potasse 45° Bé.
- === — = Couleur N° II
- Dissoudre :
- 60 gr. jaune foulon O (C), 250 gr. eau,
- 200 » british gum (poudre), ajouter à froid :
- 500 » sulfite de potasse 45° Bé.
- Couleur N° III
- Dissoudre :
- 2 gr. colorant acide (violet formyl S 4 B, cyanol,cyanol + vert Guinée, etc.),
- 100 gr. eau,
- 500 » british gum épaisse 15/10, à froid :
- 400 » sulfite de potasse 45° Bé. La coupure pour ces couleurs est la british gum épaissie.
- TRAITEMENT DE LA SOIE avant et après la teinture {Suite et fin) (Voir notre numéro du 20 avril 1906.)
- Examinons maintenant le traitement de la soie après la teinture.
- Au cours de ces dernières années les méthodes de finir les tissus de soie n’ont pas subi de changement, les perfectionnements apportés au traitement final du coton ou de la laine en vue d’augmenter leur lustre n’avaient pas de raison d’être, en ce qui
- (1) Ces échantillons sont déposés aux archives de la Société industrielle.
- ! concerne les tissus de soie, car le lustre de cette dernière est déjà trop grand pour que l’on cherche à l’augmenter. La seule amélioration que l’on pût apporter dans le travail fut dans le chevillage des fibres, car plus les fibres de la soie sont tendues, plus est grand le lustre des tissus. Les observations faites au cours du travail ont amené l’auteur à croire que, du premier coup, la fibre de la soie ne laisse attaquer que sa surface et ce n’est qu’à la suite d’un traitement prolongé que l’on arrive à pénétrer jusqu’à son intérieur. Prenons, par exemple, l’opération connue sous le nom de l’avivage. Celle-ci consiste à faire passer la soie dans un bain acide (après la teinture avec des colorants basiques dans un bain de savon). La soie teinte dans un bain contenant du sulfate de soude acquiert une nuance plus profonde et plus complète, et le lustre est plus grand que dans le cas d’un bain de savon, les quantités de matières colorantes employées étant égales.
- Lorsque l’on fait passer la soie dans un bain d’acide acétique après la teinture dans un bain de savon, le lustre est restauré et la nuance augmentée. L’action qui se produit en cette occurrence est probablement de trois phases : 10 le savon empêche la matière colorante de se fixer sur la soie ; 2° l’alcali du savon agit sur la surface de la soie en amortissant son lustre ; 3° le même alcali décompose la matière colorante et celle-ci se dépose sur la soie plutôt sous forme de base de couleur neutre que sous celle de matière colorante. Lors du traitement dans un bain acide d’avivage, la base de la couleur se combine avec l’acide et reforme la matière colorante originale, ce qui a pour résultat un renforcement delà nuance ; en même temps l’acide restaure l’apparence amortie de la fibre et une augmentation du lustre s’ensuit.
- Lorsque la soie est teinte avec des acides colorants dans un bain acide, le passage subséquent dans un bain d’acide acétique n’a guère d’influence sur la profondeur de la nuance. Dans nombre de cas comme dans la fabrication du crêpe, dans le moirage de la soie, on fait passer celle-ci parmi des rouleaux chauffés, ciselés ou gravés de dessins
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- spéciaux, car la soie possède la propriété de retenir la forme lorsqu’elle est chaude. Cette propriété qui n’est pas signalée dans le manuel de fabrication, facilite l’exécution de certains effets.
- Cette propriété, la soie la partage d’ailleurs, avec la laine et d’autres fibres animales.
- On peut soumettre la soie à des opérations ultérieures, sans que celles-ci exercent une influence sensible sur la forme qu’elle a obtenue à l’état chaud.
- C’est ainsi que l’on peut faire passer le crêpe, après l’avoir façonné, dans des solutions de laques en écailles, le sécher et l’étirer afin de le rendre imperméable, sans que le dessin produit sur le tissu en soit altéré.
- La soie chargée de sa gomme est plus susceptible de subir cette action que celle dégommée par le bouillon. La soie pour voile est généralement finie par une solution de gélatine, qui peut être teintée de quelque matière colorante; après quoi on la place dans la rame continue et l’on sèche. De pareils tissus possèdent une raideur suffisantependant qu’ils
- sont secs, mais cette raideur disparaît rapidement lorsqu’ils sont mouillés. On peut cependant les
- rendre imperméables par un procédé qui consiste à les faire passer dans la gélatine, à la comprimer, afin de faire sortir l'excès de la liqueur, à puis déposer ensuite dans une solution de formaline et finalement à étendre et à sécher.
- Le crêpe a généralement besoin d’être imperméable et l’on en produit deux sortes, l’une claire et autre terne. L’imperméabilité est produite à l'opé-ration finale du procédé. Pour le crêpe clair on
- emploie une solution de laques en écailles dans 1 alcool méthylique (alcool mélangé d esprit bois), qui est colorée en noir par 1 addition du noir végétal et d’une petite quantité de noir d’am ine soluble dans l’alcool. On trempe d abord le ciêpe dans cette liqueur noire, on exprime 1 excès de liqueur en la faisant passer par des rouleaux près seurs et finalement on l’étend pour séchci. Cette méthode de traitement n’offre pas de difficulté.
- Le fini terne est moins facile à obtenir. Le pro eédé ordinaire est de saturer le crêpe d une liqueur
- de colle teintée d’un colorant noir de manière à conserver la couleur du crêpe, après quoi le tissu est traité avec de l’acide tannique ou quelque autre matière de tannin. En ajoutant à la solution de colle du sulfate de cuivre ou de fer qui forment avec l’acide tannique un tannate, l’enduit acquiert une imperméabilité plus durable.
- L’exécution de cette méthode présente cependant des inconvénients. La colle a une tendance à s’écailler dans les crevasses du crêpe, ce qui rend son apparence inégale. On ne peut obvier à cet inconvénient que par l’exécution soignée du procédé. L’essentiel c’est de ne pas employer des liqueurs trop fortes, de manière à ce qu'il reste peu de liqueur de colle avant de passer dans les liqueurs de tannin.
- (Textile world Record.}
- ANCIENS ET NOUVEAUX PROCÉDÉS®)
- Impression des Tissus
- Dans la Zeitschrift für angewandte Chemie, M. le Dr C. Schwalbe publie une conférence qu’il a faite sur le sujet ci-dessus, à Darmstadt, le n novembre dernier, devant l’Union régionale des Chimistes allemands du Haut-Rhin et dont nous donnons ci-dessous le compte rendu.
- On place le lieu d'origine de l’impression des tissus en Chine ou dans les Indes, mais le manque de documents sur la technologie, et en particulier sur l’art de la teinture dans ces deux pays, ne permet pas de formuler une opinion certaine à cet égard.
- Cependant, bien que les notions historiques les plus anciennes, relatives à l’impression dans l’Inde, ne remontent pas au delà de 16 siècles, il est permis d’en conclure que l’Inde posédait déjà en 1600 une industrie domestique dont l’état de développement faisait supposer une existence antérieure d’au moins un siècle.
- On peut considérer le procédé des « Bandana »
- (I) Zeitschrift für angeioandte Chemie, 19 janvier 1906* Alt^und nette Zeugd'ruchmrfahren, Dr C. Schwalbe.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lés couleurs. Après cela on n'aperçoit encore aucune coloration. On plonge alors les tissus dans une chaudière contenant des matières colorantes en ébullition, et après un instant on les’en retire teints. Il est étonnant que, alors qu’il ne se trouve qu’une seule couleur dans la chaudière, celle-ci produit sur le vêtement un effet différent suivant qu’elle est modifiée par la nature des moyens employés pour la fixer, et qu’elle ne puisse plus être enlevée après coup par le lavage. Ainsi, cette chaudière qui brouillerait les couleurs si elle les recevait déjà tout appliquées, les distribue en partant d’une matière première unique et les peint sur le tissu pendant la cuisson, et les vêtements, ainsi bouillis, sont plus solides à l’usage que s’ils ne l’avaient pas été. »
- Nous aurons à revenir sur cette donnée de Pline, mais auparavant, nous avons encore à décrire un troisième procédé de décoration des étoffes, également d’origine indienne : l’impression à la cire. Le dessin est rapporté sur le tissu au moyen d’une couche mince de cire liquide. Comme pinceau, on se sert d’un stylet en fer ou de petits récipients en cuivre munis d’un tube de distribution très fini Aux endroits où la cire n’a pas complètement tra | versé l’étoffe on repasse à l’envers un peu de cire ’ fondue.
- i Si l’on plonge un tissu revêtu d’un dessin à la ’ cire dans unbaincolorantfroidoutiède, eten particu-| lier dans une cuve d’indigo, le bain de teinture ne i peut pénétrer que les parties non recouvertes de ré-| serve. Si après teinture et lavage on éloigne la cire | en la faisant fondre dans un bain chaud de savon | renfermant de la soude, on obtient un dessin blanc sur fond bleu. Cependant la cire fragile se brise facilement quand on plie la pièce et qu’on la manœuvre dans le bain. Le liquide colorant passe ’ alors par ces fines cassures capillaires et produit des | effets extrêmement délicats. Dans le principe, ce ' effets n’étaient évidemment pas cherchés. Mai plus tard on se rendit compte du résultat haute ' ment artistique de ces veinures, naturellement irré ! gulières; et on chercha à le produire par des cas ' sures et des froissements volontaires de l’enduit de cire. Encore aujourd’hui, cet art appelé l’art des
- comme la plus ancienne méthode de décoration des tissus. Il consiste à faire des nœuds dans une étoffe, ou à en serrer certaines parties au moyen de fi- | celles. Si l’étoffe ainsi préparée est plongée dans | un liquide colorant, comme, par exemple, une dis solution d’indigotine réduite, il en résulte que l’absorption capillaire n’ayant pas lieu aux places comprimées, il se produit des dessins blancs sur fond bleu.
- Cette fabrication fut imitée plus tard en Europe au moyen de la presse écossaise, mais ce n’est qu’en 1811 que Daniel Kœchlin arriva à réaliser des effets blancs sur rouge turc par l’invention de la cuve décolorante.
- Un autre procédé d’impression encore en usage aujourd’hui dans les Indes orientales, est basé sur l’application de mordants. Le tissu est imprégné de matières grasses et de sustances renfermant du tannin (lait de buffle avec une décoction de myrobolan) que l’on fixe par une dessication au soleil.
- Là-dessus on trace le dessin en étalant le mordant au pinceau, et l’on saupoudre de sable pour empêcher le coulage, que retarde en partie la préparation grasse du tissu. Comme mordants on emploie des préparations de fer dissous dans le vin de palme aigri, c’est-à-dire dans l’acide acétique, des disso-tutions d’alun naturel ou des décoctions d’écorces de « Djirak» qui,. ainsi que Driessen l’a démontré récemment, ont la propriété remarquable de renfermer de l’alun.
- Par un étendage à l’air chaud et humide, il se dépose sur la fibre des sels métalliques basiques, insolubles dans l’eau. Puis on teint le tissu dans une décoction bouillante de Chaya-vor (racines de Chaya), une variété indienne de la garance.
- C’est donc une teinture en alizarine. Lesselsd alumine se colorent en rouge, et ceux de fer combiné au tannin, en brun.
- Un passage de l‘« histoire naturelle » de Pline l’ancien, décrit une opération analogue à celle dont nous venons de parler : « En Egypte on peint des vêtements d’une façon très remarquable : Les tissus blancs, préalablement foulonnés sont enduits, non pas de couleurs, mais de matières capables d’attirer
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- «Batiks » est pratiqué par les indigènes de Java.
- Les magnifiques étoffes de pagnes (Larongs) et les mouchoirs de tête ont été plusieurs fois à la mode et usités en Europe. Cette industrie est en reprise en ce moment, grâce à l’intervention d'artistes holandais et allemands.
- Dans le procédé d’impression à la cire on ne peut employer que des bains de teinture froids, et en particulier la cuve d’indigo.
- Si l’on veut produire d’autres couleurs en bain chaud, on y parvient en déposant des mordants métalliques sur les parties non recouvertes de cire. La combinaison du procédé des mordants avec celui de l’impression à la cire donne de nombreuses variétés de nuances.
- Dans la cuve, par une double teinture, on obtient du bleu clair, du bleu foncé et du blanc ; dans le bain de garance (chaya-ver): du rouge et du noir : par la superposition du rouge et du noir : du brun, et par celle du rouge et du bleu, du lilas. Si l’on joint à cela le jaune que l’on produit en peignant l’extrait d’une plante jaune, mélangé avec de l’alun, préparation qui par un simple étandage fournit un Jaune solide, on a encore, outre le jaune, du vert Par recouvrement du bleu.
- Les procédés, décrits plus haut, se distinguent par ce fait que, aussi bien dans l’ensemble que dans les détails, ce sont des procédés de teinture topique. Ce n’est pas-la couleur que l’on imprime, ou plutôt que l’on peint, mais bien la réserve’ou le mordant.
- Pour étaler ces réserves ou ces mordants on se servait non seulement de pinceaux et stylets, mais encore de planches d’impression ou de cachets en bois ou en métal représentant le dessin en relief. Ges cachets, enduits de mordant, ou, s’ils étaient Cn métal, appliqués sur de la cire chaude, et reportés sur le tissu, produisaient le dessin.
- Les plus anciennes planches d’ïmpression de ce 8enre ont été découvertes par R. Forrer dans la nécropole d'Achmim Panopolis, en Egypte. Elles ont probablement du VIIe siècle de notre ère. b ; même source a fourni un grand nombre de dé-18 de tissus imprimés. Parmi ceux-ci dont l’ori
- gine se place entre le IVe et le vIe siècle après J.-C., on trouve remarquablement peu d’échantillons produits par les procédés de la garance ou de l’impression à la cire ; en revanche, un très grand nombre par l’impression des couleurs à l’huile, pigments colorés, couleurs minérales, minium, noir de fumée, etc.; ces matières étaient broyées à l’huile et imprimées sur l’étoffe.
- Comme l’huile de lin durcit peu à peu à l’air, le tissu devient également dur et imperméable aux places colorées, et souvent l’huile ressort sur les contours et forme une bordure d’un effet désagréable.
- L’industrie des couleurs à l’huile occupe donc un rang bien inférieur à celui des produits de l’Inde, déjà cités ; et cependant la note de Pline date du Ier siècle de notre ère, et il en résulte que l’impression des mordants, plus perfectionnée que celle des couleurs à l’huile, était déjà en usage à cette époque en Egypte; d’après l’opinion de Forrer, de Jenny Trümpy et autres, cet art se serait perdu pendant l’invasion des Arabes en Egypte.
- • Or, il est invraisemblable qu’une industrie domestique, qui s’est développée peu à peu dans un pays, disparaisse complètement ; on pourrait plutôt supposer que le procédé indien importé des Indes pendant la période d’activité commerciale de l’empire romain, aurait disparu dans la tempête qui détruisit la suprématie universelle de Rome, ce mode opératoire n’ayant jamais fait partie du trésor industriel national des Egyptiens.
- La technique des couleurs à l’huile règne pendant tout le moyen âge. Elle trouve surtout son application à la tapisserie ; les tapis ou tapisseries murales du moyen âge reculé, consistent principalement en impressions d’or et d’argent sur tissus de lin et de soie. Elles se caractérisent par l’imitation des précieuses broderies d’or et d’argent, d’origine byzantine ou sarrasine. Pour les vêtements, on n’emploie que rarement les tissus imprimés, sauf les cas où l’on cherche à la fois le bon marché et la facilité de lavage, comme dans l’imitation des coûteux tissus de brocart, qui ne supportent pas l’eau.
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- C’est ainsi que les ornements liturgiques des prêtres, en temps de peste, sont imprimés en couleurs à l’huile pour qu’il soit possible de les laver et que le danger de contagion soit moindre.
- La plus ancienne description de la technique des couleurs à l’huile date du xv° siècle et se trouve dans le Trattato della pittura, de Cennino Cen-nini. Une autre description est contenue dans les archives du couvent des religieuses de Sainte-Catherine, à Nuremberg, écrite vers le milieu du xve siècle.
- Il ressort clairement de l’histoire du costume au XVIe siècle que l’impression des couleurs à l’huile n’était qu’un vulgaire substitut. Comme, à cette époque, un très grand luxe régnait en Allemagne, même dans la classe des bourgeois et des paysans, ce genre disparut à peu près complètement par suite de la préférence que l’on donnait aux vêtements plus riches, tissés en couleurs.
- Au commencement du xvne siècle, apparurent pour la première fois en Europe, par l’entremise de la Compagnie hollandaise des Indes Orientales, les toiles de coton imprimées ( chits, indiennes, comme on les appelait alors). Ces tissus très agréa-blement coloriés, en nuances solides, et avec cela simples et poreux, trouvèrent un accueil si prompt et si favorable que les Hollandais firent non seulement fabriquer ces tissus pour leur compte, par les indigènes de l’Inde, mais encore créèrent des manufactures dans leur propre pays. Il est cependant à remarquer que, si en Occident où, pour bien des choses, le degré de culture était plus élevé, on en était resté à l’impression des couleurs à l’huile, cela tenait à ce que l’on manquait de la matière première du procédé indien, c’est-à-dire du coton, il est vrai que le filage du coton avait eu en Allemagne et en Suisse un succès passager au xme siècle, mais, en général, on ne travaillait guère que la laine et la soie. Or, la laine ne se prête en aucune façon ni à l’impression des couleurs à mordants, ni à celle, de la cire, en raison de ce que les places qui doivent rester blanches sur le tissu, se chargent très facilement d’impuretés pendant les opérations du lavage. D’autre part, dans une cuve au pastel ou au mélange d’indigo et de pastel, qui demande à être
- chauffée, les réserves à la cire ne sont pas utilisa, blés ; et ce n’est que l’importation de l’indigo en grandes quantités qui a permis l’emploi de la cuve d’indigo pur à température modérée et par conséquent de l’impression à la cire.
- Bientôt les Hollandais perfectionnent les procédés primitifs des Indiens, qui ne sont praticables que dans les pays où manque la notion de la valeur du temps.On applique les mordants à l’aide de matières épaississantes, amidon, etc. On remplace l’alun par l’arsenite et plus tard par l’acétate d’alumine, qui abandonnent plus facilement un sel basique.Comme les couleurs n’ont plus de tendance à couler, l’usage des planches d’impression se généralise. La réserve à la cire est remplacée par la réserve à la terre de pipe, qui se laisse plus facilement imprimer à la planche que l’incommode préparation à la cire qui n’est liquide qu’à une température relativement élevée. Cette réserve se compose d’un mélange de terre de pipe, de sels de cuivre, d’huile, de gomme et d’amidon.
- Les sels de cuivre agissent comme oxydants sur la matière colorante réduite de l’indigo.
- Il se dépose instantanément sur la réserve une couche d’indigo bleu qui empêche la pénétration ultérieure du liquide dans la réserve.
- Malgré le soin jaloux que l’on mit à garder le secret, les procédés d’impression indo-hollandais se répandirent rapidement.
- En Allemagne, Neuhofer, à Augsbourg, sacrifia en l’an 1670 toute sa fortune pour obtenir des Hollandais des renseignements authentiques.
- Mais, quant il les eut enfin reçus, il fut richement dédommagé de ses déboires. Grâce à lui, et aux efforts de Schule, Augsbourg devint le centre d'im-pression le plus important du XVIIe siècle.
- Mais aussi en France et en Angleterre, l’impression des tissus rencontra un terrain favorable.
- Par les Compagnies des Indes de ces deux pays, des échantillons indiens traversèrent les frontières.
- En France, dans la région rouennaise, il s’était établi une industrie d’impression pleine de promesses, quand les producteurs de laine et desoie et
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- les industriels de la même partie, lésés dans leurs intérêts, obtinrent une piohibition à l’entrée et à la fabrication des cotonnades.
- Le néfaste édit de Nantes acheva de disperser le derniers éléments auxquels étaient dues l’activité et sa prospérité de la nouvelle industrie.
- Les mêmes circonstances se produisirent en Angleterre, où des prohibitions retardèrent aussi le développement de l’impression des tissus de coton, au plus grand profit de l’impression de la soie et du lin.
- Néanmoins une série de découvertes importantes virent le jour sur le territoire anglais.: ainsi celle de ce fait que les mordants peuvent être rongés par des acides organiques, le sel basique qui fait office de mordant, passant à l’état de sel soluble qui disparaît pendant la teinture et laisse un dessin blanc aux endroits imprimés.
- Très ingénieux aussi est le procédé de Golga (presse écossaise) : on pratique dans deux plaques de métal des ouvertures exactement correspondantes, découpées suivant la forme du dessin. Si l’on comprime fortement le tissu entre ces deux plaques, et si l’on fait passer par ces ouvertures des dissolutions de matières colorantes ou de rongeants, le tissu n’est teint ou rongé qu’aux endroits non comprimés. Comme on le voit, c’est le procédé des Bandhanas, appliqué par des moyens mécaniques.
- Outre les procédés indiens, la Suisse a fourni au XVIIe siècle un autre perfectionnement à l’art de l’impression.Si l’on mélange des dissolutions aqueuses de couleurs à des mordants, et si on les imprime sur le tissu, il se forme par un étendage à l’air chaud et humide une combinaison entre le mordant et la matière colorante et celle-ci se trouve fixée d’une manière relativement solide. Ainsi, un pro-cedé d’impression qui jusque là demandait deux opérations : impression du mordant et teinture du tissu, préalablement étendu à l’air humide, pour fixer le mordant put être réalisé en une seule opération.
- (A suivre.) P. R.
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d’invention récemment délivrés.
- N° 4670. — Procédé de teinture de tissus en dégradé, par la Société dite : Rheinische Webstuhl Und Appreturmaschinen fabrik (G.-M.-B.-H.).
- N 4713. —Machine à teindre en écheveaux, par M. Fletcher (W.-B.).
- N° 4714. — Perfectionnements relatifs aux procédés d’impression polychrome, par M. Hart (J.-J.)
- N° 4715. — Cuve pour la teinture, par M. Ober-maier (J.-O.).
- No 4741. — Procédé et dispositifs pour le traitement des fils sur bobines en vue de la teinture, du blanchiment, du lavage, du dégraissage, du mordançage et de l’imprégnation, par M. Giesler (H.).
- INFORMATIONS
- Aux termes d’un arrêté du 9 avril 1906, M. Bicheron, contrôleur général de l’exploitation commerciale des Chemins de fer, affecté au service du contrôle commercial du réseau de Paris-Lyon-Méditerranée, sera déchargé, provisoirement, de la partie de ce service concernant les gares et les trains.
- Ladite partie du service sera confiée, en sus de ses attributions actuelles, à M. Laplaiche, contrôleur général de l’exploitation commerciale des Chemins de fer, spécialement chargé du contrôle commercial du réseau de l’État.
- En conséquence, le service du contrôle commercial du réseau de Paris-Lyon-Méditerranée sera réparti comme il suit entre ces deux contrôleurs généraux, savoir :
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- ! 1° Service des tarifs et du trafic (M. Bicheron) : j Tarifs : propositions, réclamations, application. | — Concurrence : des voies ferrées projetées; des autres voies de transport. — Traités : de répartition | du trafic ; d’usage de gares communes; de services extérieurs; d’embranchements particuliers. — Permis de circulation. — Publicité. — Comptabilité | et statistique du trafic (quantités et recettes). — Budget des compagnies.
- 2° Service des gares et des trains : (M. Laplaiche).
- Gares, stations et haltes : Installations, dénomination, service, police. — Industries autorisées. — Marche des trains. — Plaintes inscrites sur les re-, gistres des gares. — Contraventions et délits. — | Personnel de la Compagnie.
- I MM. Bicheron et Laplaiche exerceront d’ailleurs
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- de concert les attributions communes ci-après : 1° personnel et organisation du contrôle de l’exploitation commerciale ; 2° réception de lignes.
- Ces dispositions ont eu leur effet à dater du 16 avril 1906.
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté le délicieux Champagne que nous leur avons offert il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition, une fois encore, un stock de cette excellente marchandise, au même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt, en gare Epernay, 2 fr. 50 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- A PROPOS DE L’EXTENSION
- DE LA
- LOI SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL à toutes les entreprises commerciales
- Nous avons publié, in extenso dans un de nos derniers numéros, le texte de la Loi sur les accidents du travail qui vient d’être dernièrement promulguée par la Chambre.
- Son application n’est plus qu’une question de jours et d’ici peu de temps tout le commerce va se trouver dans l’obligation de se mettre en règle, par l’assurance, de façon à éviter des surprises qui seraiént d’autant plus désagréables qu’elles pourraient être fort onéreuses.
- Les journaux quotidiens qui ont annoncé l’extension de la Loi du 9 avril aux entreprises commerciales n’ont pas, à notre avis, attiré par des commentaires appropriés, l’attention des intéressés qui sont légion, sur sa récente promulgation.
- Un accident frappant un employé entraîne désormais le commerçant, quelle quesoit l’importance de
- ses affaires, et n’occuperait-il qu’une seule personne, à la réparation du préjudice causé. Il serait oiseux de se fier à la sécurité factice résultant de l’absence de risque dangereux inhérent à une profession commerciale pour ne pas se couvrir par une assurance ad hoc — garantissant toutes les obligations de la loi — et non à une assurance trompeuse ne couvrant que la responsabilité civile, assurance contractuelle, conçue sur le type des assurances antérieures à la promulgation de la loi.
- Notre service d’assurances sera, pour la période qui va s’ouvrir, à la disposition de nos abonnés et répondra également à toute demande qui se recommandera d’eux, dans leurs relations commerciales.
- = -s - -----=== -------- = ---ze>
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (105) Accidents du travail — Loi du 9 avril 1898.— Entreprises assujetties — Opérations dangereuses et non dangereuses re spectivement effectuées dans les locaux distincts et séparés - Egalité de traitement, au point de vue de l'application de la loi nouvelle entre tous les travailleurs de la même usine ou ma-nu/acture, abstraction faite du degré de danger de L’emploi de chacun.
- La loi du 9 avril 1898, sur la responsabilité des accidents du travail régit, sans tenir compte de leur caractère dangereux ou non ni de leur plus ou moins grande importance, tous les ateliers industriels. Tou-les les fois qu’il s’agit d’usines et manufactures, les unes comme les autres doivent être tenues comme assujetties.
- Et il n’y a pas lieu de distinguer, dans le personnel d’une usine, plusieurs catégories d’ouvriers, dont les uns courraient des dangers et les autres ne seraient pas exposés.
- Sans doute les accidents peuvent être plus ou moins graves, en raison de la nature du travail et du local où il s’opère, mais assurément, cette circonstance ne suffit pas à justifier l’établissement d’un régime dif-férent, auquel seraient soumises les personnes pareillement atteintes On ne peut laisser les unes sans indemnité en leur disint que les accidents sont géné-
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- ralement rares dans l’emploi qu’elles occupent et réserver aux autres toutes les faveurs de la loi, sous prétexte que de fréquents siniatres ont été constatés pour les ouvriers de la même catégorie.
- Le droit et la raison repoussent une pareille différence de traitement entre les travailleurs de la même usine.
- (Trib. de Paris, 4 novembre 1904).
- (106) Chemins de fer. — Marchandises. — Avarie. — Livraison. — Réserves. — (Absence de}. — Paiement de prix. - Livraison en gare.
- En cas de livraison en gare, la constatation de l’avarie doit être faite sur le quai de déchargement à la prise de livraison et non ultérieurement sur le camion sur lequel la marchandise a été chargée.
- (Trib com. Cambrai 13 déc. 04).
- Prêts hypothécaires. — Défense d’aliéner
- Sort de l’hypothèque judiciaire
- La première Chambre de la Cour d’appel de Rouen, vient de rendre un important arrêt sur une question qui peut se poser ainsi : Lorsqu’un testateur a inter-dit, pour une certaine période, à son légataire, d’alié ner et d'hypothèquer les immeubles légués, l’hypothèque judiciaire peut-elle être inscrite et portée sur ces immeubles, en vertu des condamnations pronon cées contre le légataire ?
- On voit l’intérêt que présente cette question, non seulement pour tous ceux qui sont dans les affaires, mais aussi pour les personnes qui prêtent sur hypo-theque et qui peuvent ignorer que certains immeubles ont été frappés de clauses semblables par un testa-teur.
- Voici l’exposé succinct des faits du procès jugé le h avril dernier.
- « Par testament du 27 mars 1905, un riche proprié-taire nomma son petit-neveu son légataire universel, mais en ajoutant à cette institution la clause suivante :
- « Comme condition expresse du legs universel..., 1 entends que les immeubles provenant de ma succession ne puis ent être aliénés, ni même hypothéqués pendant les dix années qui suivront mon décès, sous peine de nullité de tous actes qui seraient faits en opposition de la présente condition.
- « En 1898, le jeune légataire souscrivit une impor-tante obligation et consentit hypothèque à son prêteur sur tous ses immeubles situés dans l’arrondissement 0 Rouen, y compris ceux légués.
- ’ S Postérieurement, le légataire muni d’un conseil judiciaire, demanda la nullité de son obligation; il ne obtint pas, mais la Cour de Paris, par arrêt du 9 mars 203, reconnut valable la prohibition d’aliéner et Q hypothéquer pour une période de dix ans.
- • Le créancier assigna alors son débiteur et le con-sel judiciaire devant le tribunal civil de Rouen en Payement des 120.000 fr. à lui dus; par jugement du mars 1904, cette condamnation fut prononcée mais
- avec défense de prendre inscription hypothécaire en vertu de cette décision sur les immeubles légués.
- « Le créancier forme appel de cette décision, dans le but de faire juger qu’il pourrait inscrire son hypothèque judiciaire, soit immédiatement, soit pour le moins à l’expiration des dix ans.
- « Voici l’indication des motifs essentiels pour lesquels la Cour vient de rejeter cette prétention de l’appelant, comme le demandait dans ses conclusions conformes, M. l’avocat général Delrieu.
- « En ce qui encerne la demande d inscription de l'hypothèque judiciaire vendant la période de dix ans,.
- a La Cour écarte tout d’abord l’assimilation que le créancier voulait établir entre l’hypothèque légale, de la femme mariée no'amment et l’hypothèque judiciaire.
- « La première, en effet, est créée dans un intérêt d’ordre public, la seconde ne l’est, au contraire, que dans l'intérêt privé des créanciers.
- « Or, les créanciers du légataire ne sauraient exercer un droit qui n’appartient pas à leur débiteur; celui-ci ne peut faire prendre par ses ayants-cause une mesure à laquelle lui-même n’aurait pas le droit de recourir directement.
- « Les immeubles légués sont déclarés inaliénables ; ils sont, par là même, insaisissables ; il faut en conclure qu’il ne sont pas susceptibles d’être grevés d'une hypothèque judiciaire qui aboutirait forcément à les saisir et à les vendre.
- « Sur la demande subsidiaire tendant à prendre inscription, à l'expiration des dix ans,
- « L’arrêt rappelle d’abord le principe d’après lequel l’hypothèque suppose l’existence d’un droit principal dont elle est l’accessoire.
- « Or, ici, au moment de l’engagement pris par le légataire, les immeubles légués étaient hors du commerce.
- « Ils n’étaient donc pas le gage des créanciers et un jugement de condamnation ne peut avoir pour effet d’étendre ce gage et d’y comprendre des biens que le débiteur n'avait pas le droit d’affecter à l’exécution de ses obligations.
- « S’il en était autrement, la clause par laquelle le testateur a interdit pendant dix ans d’attribuer aux créanciers une hypothèque sur les immeubles légués, deviendrait sans utilité pratique.
- « La collusion entre le légataireet ses créanciers serait trop facile : ne pouvant leur consentir une hypothèque qu’il leur laisserait prendre un jugement et inscription hypothécaire en vertu de ce titre; la précaution prise par le testateur serait illusoire.
- «L’appelant objectait que la disposition testamentaire ainsi interprétée équivalait à une substitution prohibée.
- « Il n’en est rien, répond l’arrêt, le testateur ne porte pas atteinte à la capacité juridique du légataire; il met seulement à l’abri des poursuites certains immeubles pour un certain temps; il pouvait ne pas lé-
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- guer du tout, il a pu par suite ne léguer qu’avec cette restriction. »
- Tel est, autant qu’on peut rendre compte en un résumé succinct, ce remarquable arrêt intéressant tout à la fois au point de vue des principes1 et à raison de ses conséquences pratiques.
- Pour le créancier : Me O. Marais, avocat; M. Leroux, avoué.
- Pour Je légataire : Me Beaudouin, avocat; Me Valin, avoué.
- PRÉJUDICE RÉSULTANT DU VOISINAGE D'ÉTABLISSEMENTS IN DUSTRIELS. — UN CAS DE NON RESPONSABILITÉ
- (Suite et fin). —Voir notre numéro du 20 avril 1906.
- IL Fait dommageable. — Pour donner lieu à réparation, suivant les principes de la responsabilité civile, le dommage subi doit réunir certains caractères déterminés. Il doit notamment être certain et actuel, S’il n’est pas réalisé, il n’est pas actuel, ni, par conséquent, certain ; il ne peut donner lieu à aucune action.
- Dans l’espèce soumise à la Cour de cassation, la condamnation était basée sur l’aggravation des risques d’incendie résultant de la seule existence et du voisinage de l’usine. Or, l’incendie n’est pas réalisé ; il n’est que prévu; c’est un évènement incertain, éventuel, hypothétique; il ne pourra même ne jamais se produire si les précautions les plus minutieuses ont été prises dans l’installation des ateliers. Conçoit-on des dom-mages-intérêts alloués à l’avance, en prévision d’un accident possible, mais qui reste, suivant l’expression de M. Demolombe, « dans les contingents de l’avenir.»
- Le jour où le sinistre sera un fait accompli, ce jour-là seulement la responsabilité de l’usinier se trouvera ou pourra se trouver engagée vis-à-vis des propriétaires voisins. — Jusque-là la possibilité de l’incendie ne l’oblige ni à payer des primes entières, ni à payer des surprimes d’assurances pour les immeubles contigus à son usine.
- Telle est la théorie juridique soutenue par le conseiller rapporteur et adoptée par la Cour de cassation.
- Il ne faudrait pas, cependant, en exagérer la portée et décider, d’une façon générale, que, dans aucun cas, l’usinier qui établit sur son terrain une industrie dangereuse à raison des risques d’incendie pour les propriétés voisines immédiatement contiguës, n’encourra jamais de responsabilité vis à-vis de son voisin.
- Dans l’espèce, il était constant, en effet, et ce point était nettement mis hors de toute discussion par le rapport d’expert, qu’il n’était résulté aucun dommage pour l’immeuble voisin, de l’installation sur le terrain immédiatement contigu, des ateliers industriels. Il n’y avait ni bruit, ni trépidation, ni fumée, rien en un mot qui excédât la mesure des obligations ordinaires du voisinage. Bien plus, la Cour constatait qu’il y avait lieu de reconnaître avec l’expert que l’usinier avait pris les précautions les plus munitieuses pour prévenir l’incendie. Il y avait alors contradiction à le condamner à payer aux lieu et place du voisin, une surprime d’assurance à titre d’indemnité. Maison peut se demander s’il en serait encore de même dans le cas
- ou l’industriel n’aurait pas pris les précautions suffisantes pour garantir le voisin contre les risques d’incendie. Il pourrait arriver, par exemple, que le mur séparatif des deux immeubles ne fût pas d’une hauteur ou épaisseur suffisantes'; que, construit avec des matériaux défectueux, il ne présentât pas de solidité. Si, d’autre part, l’industriel venait à accumuler contre ce mur ou à une trop faible distance, de grandes quantités de combustibles, ce fait, exposant le voisin à un danger permanent d’incendie, ne serait-il pas de nature à justifier le principe d’une action en dommages-intérêts ? Dans cette hypothèse, le droit de tout propriétaire de jouir et de disposer de sa chose de la manière la plus large, droit tempèré par l’obligation naturelle et légale de ne causer à la propriété d’autrui, aucun dommage, ne devrait-il subir aucune restriction et n’y aurait-il pas lieu de dire que la mesure des obligations ordinaires du voisinage a été dépassée ?
- Ainsi posée la question devient extrêmement délicate et la Cour de cassation ne l’a pas tranchée. C’est qu’en effst, il ne s’agit plus seulement de savoir si, en droit, l’aggravation des risques d'incendie résultant de la seule existence et du voisinage d’une usine, peut, en dehors de toutes autres circonstances, donner ouverture à une action en dommages intérêts ; le problème est plus étendu ; il se complique d’une question de fait à examiner. Ici, le pouvoir d’appréciation des tribunaux est souverain et en pareille matière rien n’est plus difficile à prévoir que la solution à intervenir.
- Camille Contal, Avocat à la Cour de Paris.
- CORRESPONDANCE
- M. F. G., à Boulogne-sur-Mer. — La question est discutable, cependant il a été jugé par arrêt du Conseil d’Etat, en date du 26 juillet 1901, que la per-sonne qui a une habitation meublée à sa disposition entière et exclusive,est imposable à la contribution mobilière à raison de cette habitation, alors même qu’elle serait louée garnie de meubles et que le pro-priétaire de l’immeuble serait lui-même déjà assujettl à la contribution mobilière à raison des mêmes éléments.
- MM. G. et L., à Croix. — 1- Il n’est possible d’ou-vrir des jours dans un mur mitoyen qu’avec le consen: tement du co-propriétaire; 2: nous sommes surpr1 de votre observation; veuillez renouveler votre demande du 10 octobre.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, 3 toutes les questions de droit qui présentent un intére général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’un. opinion à émettre, il est impossible de le faire sur*
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- seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délài pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le Prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l'affranchis-sement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS commerciaux
- Formation de Société
- Paris. — Société en nom collectif R. et M. Simon, tein-turerie, 9, rue Soufflot. — Durée 10 ans. — Cap. 10.000 r' — Acte du 10 avril.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Mandrette, 7, rue Soufflot. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Baudson, 4, rue de punkerque. — Ent. en jouiss. le 19 avril.
- Paris. — Teinturerie, par M. Meunier à M. Rayle, 92, rue Ordener. — Ent. en jouiss. le 1er mai.
- t aris. — Teinturerie, par Mme Dunet, 7, rue des Moines. — Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Gélis, 64, rue Montmar-"e; — Ent. en jouiss. de suite.
- 1 aris. — Teinturerie, par Mme Vve Ries à Mlle Picaud, ‘rrue Turbigo. —Ent. en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Bourgeois, 148, rue La-"xette. — Ent. en jouiss. de suite.
- 1 aris. •— Teinturerie, par Mme Vve Georges à M. Gou-119 , rue Gérando. — Ent. en jouiss. le 10 mai.
- n a aris. — Teinturerie, par M. Longfils à M. Jeard, 31, s—emours. — Ent. en jouiss. de suite.
- aris. — Massebœuf, 49, rue Blanche. — Ent. en jouiss. Qe suite.
- Maisons qui se créent
- Poissy (S.-et-O.). — Postaire, teinturerie.
- ouen. — Mlle Eon, teinturerie, 158, rue St-Sever.
- PRIME A NOS LECTEURS
- L’accueil rencontré l’année passée auprès de nos nombreux lecteurs et la satisfaction de ceux qui sont devenus possesseurs de notre bicyclette-prime, nous ont engagés à passer cette année un nouveau marché avec le fabricant de cette machine, et nous sommes heureux de pouvoir continuer à donner au prix de 159 francs la bicyclette que nous présentons ci-dessous.
- Cette bicyclette, montée avec des pièces de première qualité, par des ouvriers payés à l'heure et non pas aux pièces, est un instrument de grand luxe et de fatigue.
- L’émail est fait par de nouveaux procédés et le nickel sur cuivre, conservent indéfiniment leur brillant. Les pneumatiques sont à tringles et vulcanisés, et montés sur jantes Westwood véritables. La chaîne est à doubles rouleaux et de la marque Peugeot. Le guidon, de la forme désirée, ainsi que le développement, les moyeux et les pédales sont en acier décolleté et non pas en tôle d’acier « emboutie ». Tous les roulements sont rectifiés après la cémentation.
- En un mot, c’est une machine de grand luxe que par suite du marché que nous avons passé, nous offrons à nos lecteurs au même prix que les bicyclettes de basse qualité, dites populaires ou de réclame, dont le marché est inondé en ce moment et dont les acheteurs s’aperçoivent trop tard de la défectuosité, de la matière employée et du mauvais montage.
- Comme l’an passé, nous laissons à nos lecteurs cette bicyclette complète, avec sacoche garnie comprenant : clé, pompe, burette et nécessaire de réparation, au prix de 159 francs, payable en un chèque ou mandat sur Paris. Emballage gratuit.
- Garantie 3 ans
- En commandant, donner les renseignements suivants : Hauteur du cadre : 50 c[m, 55 C[m, 60 c[m, 65 cm. Grosseur des pneumatiques : 38 mm, ou 40 mm. Forme du guidon : Relevé. Droit. Baissé. Très baissé. Développement : de 4,70 à 7,50.
- Gare destinataire : Livraison à domicile ou en gare.
- Nota. — Cette bicyclette peut recevoir la roue libre et le frein sur jante arrière, avec transmission souple, licence Bowden, moyennant un supplément de 21 francs
- Le Gerant : A. FAYOLLE, x).
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, *, Directeur, 20, rue Turgct (IX")
- p.139 - vue 146/394
-
-
-
- 140
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Acide acétique industriel 40 %
- » » 35 %
- Les 100 k.
- azotique (voir acide nitrique), muriatique 22’ chimiq. pur..
- nitrique
- 20/22 par 15 touries
- 36’ blanc...... ...
- » jaune...........
- 40’ blanc..........
- » jaune...........
- 36’ chimiquem. pur.
- 40 • » »
- oxalique............
- picrique cristallisé
- sulfurique
- 32
- 6
- 25
- 25
- Potasse caustique 70/75 plaques
- Rouille
- Sel de
- a a
- 53-.............
- 60’ environ ....
- 66’ » ....
- 66’ jhimiq. pur au soufre.......
- tartrique 1er blanc.
- Alcali volatil du gaz 22’ .
- » » 28/29
- Alcool dénaturé type Régie 90'
- Alun épuré.....
- » ordinaire.
- » de chrome
- Benzine cristallisable.....
- » lourde, industrielle
- » type Régie.........
- Bichromate de potasse . .
- »
- soude
- Bi-oxyde de baryum 85/86’.. Borax raffiné en cristaux......... Carbonate de soude cristallisé Crème de tai re entière .. ..
- »
- 31
- 37
- 36
- 43
- 54
- 87
- 250
- 5
- 8
- 33
- 15
- 247
- 38
- 61
- 25
- 5 0
- 25
- L’hecto ,. 47 »
- Les 100 k.
- 19 » .. 15 »
- 34 »
- L’hecto 45 »
- 40 »
- 37 »
- Les 100 k.
- 75 »
- 64 »
- 95 »
- 41 10 7 »
- en poudre ......... soluble, paillettes
- Cyanure rouge de potassium pur.
- Dextrine blonde citron..........
- » blanche.......................
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes . .
- »
- Extrait
- »
- 185 »
- 310 »
- 340 »
- 45 »
- 47 »
- Le litre
- Soude
- Sulfate
- Perlasse Ire qualité .. . » ordinaire.............. rose factice............. j 42/45 en tourie . ..... supérieure................
- soude 90/92 ........ ..
- » Solvay 65 70 . .. .
- » » 75/80 .......
- » » 80/85 .......
- caustique 60/62.........
- » 70/72.......
- » 60/62 plaquettes
- » 70/72 »
- de cuivre98/99 »
- de fer moyens cristaux .
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur » extra pains et poudre. » » n’ 1 .....................
- » » flor pâle et foncé........
- » de Chine en grains . .............
- Bleu
- Outremer poudre p. la peinture.
- de
- Prusse
- Essence de térébenthine.
- extra.............
- pharmaceutique. .. chimiquement pure.
- d’orseille liquide n 1
- , » » extra.
- » supérieur.........
- de
- Javelle
- 40- Baumé.
- 35-25* 20-
- »
- 0 0
- 0
- 2
- 28
- 38
- 35
- 50
- Les 100 k.
- Glycérine blanche industrielle 28’.
- Lessive caustique de potasse 36’. .
- » » » 40..
- » » de soude 36’.
- Noix de Galles de Chine...........
- Orseille double,.... . .........
- » triple .. ...........
- Oxymuriate d’étain 32 %.........
- Panama (Quillay)................
- Permanganate de potasse........
- Potasse d’Amérique . . . ....
- » imitation d’Amérique 66/7(
- «
- a
- 52 55 45’..
- 115
- 155
- 185
- 11
- 10
- 9
- 7
- 105
- 33
- 43
- 12
- 195
- 65
- 80
- 205
- 44
- 150
- 72
- 39
- 33
- 30
- 50
- 50
- 25
- 85
- 50
- 50
- 60
- 115
- 38
- 25
- 12
- 15
- 12
- 22
- 23
- 24
- 28
- 30
- 32
- 50
- 50
- 50
- 50
- 58 »
- 6 » Le kil.
- 4
- 4
- 4
- 5
- 25
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- » p^ur azurage.
- » p. pap peints supérieur......... extra n- 1 .........
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 120
- PLACE DD HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- Campéche du Brésil, coupe — Ire qualité . ..
- — 2e qualité .. .
- 3e qualité... . — Sisal, Yucatan.. — Honduras........... —" Tabasco.......... — Haïti Cap.........
- Jaune
- Fort-Liberté..,.
- Aquim.............
- • St-Marc..........
- Gonaïves ........
- P.-de-Paix.........
- - Miragoane........
- • Saint-Domingo...
- Martin, et Guadel.
- • Jamaïque. ...... Cuba et St-Yago .. Manzanillo.........
- Tuspan............
- Vara-Cruz......
- Campéche..........
- Car ..............
- Tampico....... .............. Haïti........., . .
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab .'.
- Rio Hacha... ..... Carth. et Savan... Maracaïbo.......
- Fustet..... 1,03 k Tatajuba(Pern )50k.
- Bahia . ....... .
- Corinto. ... . .. Amapala. 50 kil.
- a
- Espagne, 11 . . à
- 9
- 6
- 7
- 7
- 6
- 4
- 4
- 13
- Rouge Brésil Bahia.........
- • Calliatour. ..100 k.
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho.. 1000 k.
- Pernamb
- 50 k
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb .........
- pressé
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille
- Téneriffe grise.. .
- Bengale
- Java,
- Mad
- Curcuma
- .. .50 kilos.
- Pond..
- On
- On
- cote
- cote
- Dividivi les 50 kil....
- Indigos actuellement ;
- Beng- sur v. et bl. 1[2 k.. fin violet et pourpre.....
- co fl
- R
- 50
- 50
- 40
- 40
- 8
- 8
- 8
- 7
- 4
- 4
- a
- 50
- 50
- 50
- beau viol, et dite... bon violet.......... bon moyen violet.. . moyen violet........ beau violet rouge... bon violet rouge.... bon moy. v. rouge... fin rouge........... beau dito........... bon dito............ bon à fin cuiv........ cuiv. ord. et bas...
- 8
- 16
- 8
- 8
- ‘4
- 6
- 112
- 13
- 8
- 17
- 10
- 10
- 5
- 7
- 9
- 120
- 16
- 10
- 50
- 37
- 78
- 25
- 50
- 45
- 80
- 30
- 1 t
- 15
- M
- 10
- 5
- 5
- 4
- 4 3
- 3
- 4
- 3
- 3
- 4
- 3 3
- 3
- 3
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 20
- 14
- 80
- 50
- 76
- 25
- 75
- 25
- 25
- 25
- 75
- 25
- 4
- 5
- 5
- 4 5
- 3
- 5
- 6
- 6 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 4
- 14
- 70
- 70
- 50
- 70
- 25
- 75
- 60
- 70
- 5
- 6
- 4
- 5
- 4
- 5
- 6
- 6
- 6
- 6.
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 6
- 6
- 50
- 75
- 25
- 70
- 50
- 50
- 25
- 25
- 60
- 50
- 80
- 50
- 25
- Java. ........
- Kurpah.. ....
- Madras ....
- Manille... ..... Caraque ...... Guatemala flor
- N.M.
- . N.M.
- . N.M,
- 2
- 2
- 50
- 25
- 25 M
- 6 5
- 5
- 4 4
- 3
- 4
- 4 3
- 4 4
- 3
- 3
- 3
- 3
- »
- bon à fin sobre.. — cor....
- > cor. ord. à bas..
- N -Gren nn, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud.............M
- Madagascar..............M
- Quercitron
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé..... » gros effilé............
- Rocou
- Antilles... .0.1/2 kil. 0 30
- Cayenne..................
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 75
- 50
- 75
- 0
- 4
- 1
- 1
- 1
- 2
- 75
- 25
- 7
- 6
- 50
- N. M
- 3
- 3
- 1
- 50
- 25
- 25
- 50
- à 8
- Si
- p.140 - vue 147/394
-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- 141
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- minimum mis en barres. Franco gare
- . à .15
- 50
- A
- PLACE DE BORDEAUX
- s
- BOIS DE TEINTURE
- 28 — à 29 —
- Acide
- 50 à
- s
- 3.20
- 2.90
- 2.90
- 2.60
- 2.60
- 2.30
- Kurpah lù* et beau violet
- M. .
- Kurpah
- 8
- M. .
- Bengale
- M .
- 5
- M.
- M
- M
- Java
- M
- M
- 30
- Le
- con-
- E 61 A
- 65
- 8 50
- 5 50
- Blanc
- »
- Jaune
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- 70
- 65
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- 140
- »
- Gomme ad
- 20
- 750
- 600
- 20
- 6
- 18
- 17
- 12
- 75
- 75
- 20
- 26
- 20
- 26
- 25
- .12
- 12
- 85
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 46
- 41
- 48
- 40
- 58
- 17
- 19
- 6
- 58
- 63
- 180
- 32
- 25
- 50
- 450 . .
- 16 ..
- 17 ..
- 5 ..
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- 34 3C kil ou
- muriatique . .. nitrique.....
- Urooo I I I
- Bleu
- »
- Brun extra (72 0/0 d’huiles).
- » (60 0/0 d’huiles)............
- Rosé .. .. »...........«......
- Noir..........................
- Blanc spécial suiffé..........
- Gal es de Chine............... Prussiate jaune de potasse.
- pur pâle ou vif.. mixte » talqué Ire qualité
- quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jour net.
- urcuma
- »
- marques ord.. argentée.. 100 k. grise............ zacatille naturelle noire Palmas le k.
- 44
- 40
- 40
- 38
- 56
- 11 -
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- Safran
- Pur. Sulfate
- Bengale Chinois. Madras.
- 28 -
- 18 —
- 10 -
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) , » de Fustet Albanie. .. . Cachou noir, Ire marque...
- 25
- 75
- » ...
- rose Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- 525
- 575
- 575
- 40
- » Cochenille
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien...........................
- Jaune » ................ ....
- de cuivre(entrepôt) (acq.). .
- 133 ..
- 130 .
- DROGUERIES
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive.. extra pur (72 6/0 d’huiles)
- 12 .11
- 10
- 95
- 70
- augmente (60 0/0 résineux (72 0/0 » (72 0/0
- p. ” porre,. ocou Guadeloupe Cayenne.
- » » 2e
- Marbré b’eu ou
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- d.
- d.
- d.
- d.
- d.
- d Espagne, Valence
- Singapore......
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires................
- Savons durs en caisses ou sacs de
- Sumac en feuilles......... 25...........
- » poudre......... 26 ..
- Styrax liquide..............170........
- Tamarin Madras............... M .. 23
- Verdet, eu pains, extra sec,
- tout aux 100 kil , sauf variation traire 1er coût.
- Acide citrique........ Alun raffiné (entrepôt)
- Tabasco.
- 50
- 25
- 90
- 50
- 95
- 50
- 8
- 15
- 50
- 50
- 5
- ?
- 6
- 6
- 7
- 6
- 4
- 10
- 7
- 6
- 8
- 7
- 5
- 6
- 5
- 9
- 8
- 7
- k k. k
- 5
- 5 5
- 5 4
- 510
- 550
- 510
- 35
- 40
- 65
- 135
- 170
- sous toile .. .. ; en pains, extra sec, sous pap............. bon marchand en pains
- » en boules raffiné en poudre sec
- INDIGOS — Au 1/2 kilo Madras bon t beau tendre. » moyen et bon moyen » coloré........... » moyen ord. et ord. terne et serré.....
- et violet rouge.. moyen et bon moy.
- assez coloré.. • .
- moyen ord. et ord.
- mél. et terreux, beau et fin violet bon moyen à bon
- violet et- violet
- rouge............ ...
- moyen violet-rouge et rouge........ bon moyen,
- beau et bon violet.
- » (acq.).................. Couperose emballée........ Essence de térébenthine (d. fûts) ....................
- Id (s. fûts)............... Fécule de pommes de terre, 1er ..........
- 16. 2e bl. (entrepôt).....• Galles vertes et noires...
- » noires Alep...............
- » blancnes................. Gomme arabique, en sorte .
- » Ghésirée, en sorte........
- » Sénégal,s. bas du fleuve
- 36 ..
- 35 ..
- 200 .. . 5 ..
- 150 . .
- 60 ..
- » Galam...............
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde.......
- » blanche.............
- Laque en f. qté orange.
- » mi-orange
- » cerise AC
- Sandaraque lavée...... Damar (Batavia).......
- Penang • • • • -•• lragante Syrie. • • •
- » Anatolie.
- ...........................
- Garance, racine............ •
- 600 ..
- 550
- 525
- 150
- 200
- 110
- 110
- 200
- 150 M
- 60
- 70
- 100
- 90
- 61
- 65 ..
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné..............
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre..................... broyé,.,......
- Crème de tartre............ Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins...........
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de potasse .............. Sel de scude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp. .
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos......... Soude caustique, 11(>/H5, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- 9 33 40
- 10
- 8 260
- 36 38
- 55
- 49
- 42
- 44
- 42
- 41
- 37
- 37
- 66 54
- 4 3 46 45 44 38 39
- 40
- 38
- 34
- 33
- 38
- 40
- 44
- 39
- 35
- 34
- 40
- 42
- Brésillet...................
- Campêche coupe d’Espagne .
- — Tabasco . . . .
- — Haïti............
- — Martinique,Guade-
- loupe .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra-
- — Tuspan Lima. . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- oo
- 1
- 28
- 19
- 14
- 25
- Selon qualités : Blanc ou jaune................. » (à la batteuse).. Marbré bleu ou rosé............ Résineux....................... Vert exportation............... Brun Foir
- 30
- 34
- 32
- 34
- 32
- 3 4
- 34
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k Gambier.................. Curcuma de la côte. . 100 k — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . — fin violet . — — beau violet .
- — — bon violet . .
- — — moyen violet .
- — — petit violet.
- — — ordinaire et
- cuivré .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin.............. — — beau .
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora et cuivré
- — Manille — Guatemala flor ......
- — — sobre . .
- — — cortès .
- — Mexique flor. . . .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- — Caraque flor. . .
- — — sobre . .
- — — cortès. .
- Gomme laque ordin. et oran I) C . le k — — blonde,irequal
- — — — 2e quai
- — — cerise. . .
- — — blondeordin.
- Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. ie Orseille Mers du Sud. 10C
- Madagascar
- 11
- 13
- 13
- 12
- 11
- 10
- 6 —
- 5 50
- 8 — 7 50
- 6 —
- 5 —
- 6 —
- 5 —
- 4 —
- 5
- 6
- 5C
- 50
- p.141 - vue 148/394
-
-
-
- 142
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- -re
- sn
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb..........
- Acide acétique des arts 40%
- »
- chlorhydrique , nitrique 36.... sulfurique 66-. tantrique...... citrique........
- 72
- 34
- Alun épuré..............
- » ordinaire.............
- Ammoniaque incolore, 22.
- Bichlorure d’étain, 55'...
- » » 60....
- 35
- 9 250 375
- 21
- 17
- 44 113 136
- 50
- à 73
- 36
- 8
- 9 255 385
- 22
- 18
- 46 118 141
- 50
- 50
- Bois Campêche-Laguna ...
- » Guadeloupe. Bois Jaune Centre Amériq. Cachou jaune. Vapeurs,,.. » brun ...................
- Chlorate de potasse.......
- » de soude................ Chlorure de chauxlOO à 110, Chromate rouge de potasse » » de soude..
- Crème de tartre...........
- Cristaux de tartre........
- » de soude........... CurcumaBengale en racines » de Madras.........
- » de Chine...... •.
- Essence de térébenthine .. Extrait de châtaignier 20: . Galles de Chine et Japon. .
- » vertes et noires ....
- 17
- 12
- 17
- 55
- 75
- 105
- 105
- 16
- 77
- 57
- 185
- 175
- 6
- 33
- M 112
- 16 157 155
- 50
- 18 .
- 13
- 18 .
- 56 .
- 90 .
- 110 .
- 110 .
- 18 .
- 79 .
- 59 .
- 190. .
- 180 .
- 7 .
- 37 .
- 114 .
- 17 .
- 160 .
- 180 .
- Gomme Sénégal, en sortes » arabique................ » adragante rousse ..
- Jus de citron ........
- Méthylène à 951...........
- » régie .........
- Prussiate jaune de potasse
- » » de soude..
- Pyrolignite de fer. Résine............. Rouille...................
- Sel de soude 80-..........
- » ammoniaque.. Sel d’étain.............. Soufre en canons......... » sublimé.................
- Sumac Sicile en feuilles.. . Sulfate d’alumine........ » de cuivre.........
- » d3 fer. ..........
- 72 .
- 65 .
- 275 .
- 20. .
- 90 .
- 100 .
- 130
- 10
- 26
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- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en compren-| dra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de | machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions | faites dans ces dernières années, et introduites dans les i industries de la teinture, de l’impression et du blanchi-| ment.
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- par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
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- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di [ et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c). Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la | quinone inoide : (a) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou, thiobenzényliques,— Matiès s colorantes non classée»
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- 20 Mai 1906
- 50e Année. No 10.
- EBlBu OTHEQUE/S | LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. ... . 15 fr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
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- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Société industrielle de Rouen. — Les nouveaux colorants. — Cou-eurs au soufre. — Teinture des chapeaux de manille avec des couleurs à l’alcool. — Anciens et nouveaux procédés : Impression es tissus (suite). — Tarifs et transports. — A propos de l'exten-slon au commerce de la loi sur les accidents du travail. — Juris-Prudence. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des Matières premières. — Revue du marché. — Bibliographie. — Annonces.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- Extrait de la séance du 27 avril 1906
- M. le Président donne lecture :
- « D'une lettre de M. Justin-Mueller demandant 1 ouverture d’un pli cacheté (no 742 déposé) par lui en février 1905. Par ce pli l’auteur se réserve la PTIOrité pour l’emploi de la sciure de bois dans la teinture des cannettes en bobines par le système dit d'empaquetage. Le Comité est d’avis de publier ce pli au bulletin ;
- " D’une lettre de M. J. Garçon, adressant ses SGs remerciements au Comité de Chimie, à l'occa-alon de la récompense qui lui a été décernée par la Société ;
- « D’un pli cacheté n° 461, de M. André Dubosc, sur la préparation des sulfo-cyanures alcalins.
- D’un pli cacheté n° 459 de M. G.-A. Le Roy sur un procédé de fabrication des asphaltes artificiels au moyen des résidus de distillation des pétroles bruts et du chlorure de soufre.
- Le Comité vote l’impression de ces plis au bulletin.
- « D’une communication de M. Courtonne sur la substitution de l’oxalate de potasse ou de soude à l’oxalate d’ammoniaque dans l’analyse hydrotimé-trique. Cette intéressante note sera lue en séance générale et publiée au bulletin.
- M. A. Duboc donne lecture d’une petite note sur le titrage du sulfure de sodium par le sulfate de zinc, à propos de la récente communication de M. R. Blondel sur le même sujet. Cette note sera publiée au bulletin à la suite du travail de M. R. Blondel.
- M. Le Roy pour faire suite à la communication de M. Picquet sur le bétel et la noix d’arec masticatoires des peuples indo-chinois, présente un spécimen d’un nouveau masticatoire dénommé «amylo-gène » fabriqué par M. Duhême, pharmacien à Courbevoie. Cette préparation est constituée par une résine aromatisée, alcalinisée par de la chaux, mise sous forme de dragées.
- M. Kœchlin présente quelques observations au sujet du rongeant au fer avec nitrite sur grenat
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- 116
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- d’a naphtylamine de MM. Brumann et Thesmar et sur les particularités qu’il présente.'
- L’addition à l’hydrosulfite formaldéhyde épaissi, de nitrite et d’un sel de fer, donne lieu à la formation de nitrite de fer très instable, qui se décompose peu à peu en produisant dans la masse, en présence de l’hydrosulfite, un dégagement d’oxyde azoteux. Le rongeant n’attaque le grenat quêtant qu’il reste du nitrite non décomposé.
- La présence de ricinate de soude dans le rongeant paraît retarder le dégagement de Az2O, et améliore le blanc. Son action n’est pas simplement neutralisante : en imprimant le rongeant au nitrite de fer sans ricinate sur grenat huile, le blanc est bien plus pur que sur non huilé.
- Pour éviter la décomposition du nitrite dans le rongeant, on peut préparer le tissu soit en nitrite, soit en sel de fer. La première solution, préparation en nitrite avec impression du rongeant à l’hydrosulfite contenant le sel de fer, ne donne qu’un enlevage très imparfait dans les finesses.
- Le résultat est bien meilleur en préparant le tissu en citrate de fer neutralisé, à raison de 10 cc. par litre, et huile pour rouge, et en imprimant le rongeant à l’hydrosulfite avec 10 gr. nitrite de soude par litre. Il est, dans ce cas, indispensable d’ajouter de l’huile pour rouge à la préparation ferrique, pour avoir un blanc tout à fait pur. Le ricinate de soude agit certainement dans ce cas comme dissolvant de la laque nitrée, et facilite l’attaque par le réducteur. Le Comité remercie vivement M. Kœchlin.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Jaune Immédiat G G
- Le Jaune Immédiat G G mis sur le marché par la Manufacture lyonnaise de matières colorantes, se distingue par sa nuance particulièrement vive ainsi que par une excellente solidité au lavage ; il est, sous ce dernier rapport, supérieur aux Jaunes sul-fines connus jusqu’ici. Ce colorant offre le plus
- grand intérêt soit employé seul, soit pour nuances mélangées.
- Mode d’emploi
- Coton en flottes
- On teint dans les cuves en bois ordinaires, munies de rouleaux presseurs, de préférence sur bâtons coudés dans un volume de bain correspondant à 20—25 fois le poids du coton.
- $0 kilos de coton
- Premier bain : Bains suivants : Jaune immédiat GG, 2 •—4kil. 1 —2kil. Sulfure de sodiumcrist. 2,75—6 » 1,5—3 »
- On teint pendant une heure à une température voisine du bouillon, 011 exprime, on rince et on sèche.
- Coton en bourre
- On teint dans un volume d’eau représentant env. 20 fois le poids du coton, en employant à peu près les mêmes quantités de colorant et de sulfure, sur premier et sur vieux bains, que pour le coton en flottes.
- Coton en pièces
- 'On teint de préférence dans un jigger muni de rouleaux presseurs :
- Premier bain Bains suivants :
- Jaune Immédiat G G . 5 —10 gr. 2—5 o/o Sulfuredesodiumcrist. 7,5--15 » 3—71/20/0 par litre Je bain :
- en outre :
- Jaune Immédiat GG. 2 — 5 0/0 Sulfuredesodiumcrist. 3—71/20/0 du poids du coton
- On teint au bouillon pendant environ une heure, on exprime et on rince immédiatement à l'eau froide.
- Teinture dans des appareils mécaniques
- Jaune Immédiat G G. . Sulfure de sodium crist.
- Premier bain : Bains suivants 5—10 0/0 2—5 0/0
- 10—200/0 6—90/0
- On teint pendant 1/2— 1 heure à une température voisine du bouillon, on élimine rapidement le bain par pression ou par aspiration et on rince.
- Il convient de bien rincer la marchandise apres teinture, parce que l’alcali restant dans la fit’1’6
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- LE MONITEUR DE
- LA TEINTURE 147
- pourrait facilement faire rougir un peu la nuance ; en rinçant dans de l’acide acétique dilué on obtient des tons un peu plus verdâtres.
- COULEURS AU SOUFRE Applications diverses et enlevages sur azoïques ou autres (i)
- Séance du 31 janvier 1906, delà Société industrielle de Mulhouse. — Bulletin de Janvier-Février 1906.
- A la suite de différentes publications au sujet de l'application des couleurs soufrées dans l’impression, nous tenons à résumer, dans le présent pli, les résultats de nos essais.
- Nous avons réussi à produire avec ces colorants des nuances claires et foncées sur fond blanc, 3-naphtol, noir d’aniline et spécialement sur rouge de paranitraniline et grenat d'a-naphtylamine.
- Il est hors de doute que nos couleurs sont applicables sur tous les tissus teints avec des colorants rongeables à l'hydrosulfite-formaldéhyde.
- En principe, nous dissolvons la couleur en la mélangeant à chaud à l’hydrosulfite de soude qui est empâté avec de la glycérine, et nous ajoutons, pour mieux fixer sur fibre, outre l’épaississant alca-lin, du kaolin et de l’eau salée.
- Sur les fonds rouge et grenat, les couleurs se modifient en ce sens que nous ajoutons le rongeant, c est-à-dire l'hydrosulfite-formaldéhyde.
- Les tissus imprimés sont vaporisés par un pas-sage au Mather et Platt qui dure de 5 à 6 minutes.
- Nous avons constaté, que pour des nuances fon-cées et vives, le milieu alcalin est très avantageux.
- Pour les nuances claires, le sel de soude ou le carbonate de potasse suffisent, et ils sont alors à préférer.
- mi-joint des échantillons (2) à l’appui, qui ont
- II) Pli cacheté n 1531, déposé le 5 avril 1905, par MM. J. Heilmann et Cie et Martin Battegay.
- ..(2) Ces échantillons sont déposés aux archives de la société industrielle*
- été imprimés avec des couleurs qui sont constituées comme suit :
- Noir
- Mélanger et chauffer à 50—60° C :
- 50 gr. Immedialschwarz NNR (Cassella),
- 150 » hydrosulfite-glycérine,
- 60 » Na2S2O4 + 2 H2O, 40 gr. glycérine, 0.4 gr. NaOH 36° Be.
- Refroidir et ajouter à :
- Empâter :
- 80 gr. kaolin, 60 cm3 eau salée et saturée, 660 » épaississant alcalin.
- Pour couper : Coupure O.
- Gris sur noir d’aniliNe
- Mélanger et chauffer à 50—600 C. :
- 20 gr. Immedialschwarz NNR (Cassella), 100 » hydrosulfite-glycérine, 5 ogr. glycérine.
- Refroidir et mélanger à :
- 100 gr. kaolin, 60 cm3 eau salée et saturée, 70 gr. sulfite de potasse 45° Bé, 600 » épaississant alcalin.
- Pour couper : Coupure O.
- Bleu foncé
- Empâter, mélanger et chauffer à 50—60° C. jusqu’à dissolution :
- 90 gr, Immedialindon R conc. poudre (Cassella), 30 gr. soude caustique 36° Bé, 150 » hydrosulfite-glycérine,
- 50 » glycérine.
- Refroidir et ajouter à :
- 80 gr. kaolin, 60 cm3 eau salée et saturée, 600 » épaississant alcalin.
- Pour couper : Coupure O.
- Brun
- Mélanger et chauffer à 50—60° C. :
- 50 gr. Thiogenbraun R (Hœchst), 100 gr. hydrosulfite-glycérine.
- Refroidir et ajouter à :
- Empâter :
- 100 gr. kaolin, 80 cm3 eau salée et saturée, 670 » épaississant alcalin.
- Pour couper : Coupure O.
- Bleu foncé sur rouge de paranitraniline OU GRENAT D’a-NAPHTYLAMINE
- Empâter :
- 90 gr. Immedialindon R conc. poudre (C), 40 gr. soude caustique 36° Bé,
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- •00
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 150 » hydrosulfite-glycérine, 5° » glycérine.
- Bien refroidir et ajouter à :
- 50 gr. kaolin, 35 cm3 eau salée et saturée,
- 75 » épaississant alcalin, 500 gr. rongeant N F. '
- Pour couper : Coupure O O.
- Bleu clair sur rouge de PARANITRALININE
- OU GRENAT D’a-NAPHTYLAMINE
- Mélanger et chauffer à 50—600 G. :
- 120 gr. Immedialreinblaupâte(Casselia),2o gr. soude caustique 36° Bé,
- 150 » hydrosulfite-glycérine.
- Refroidir et ajouter à :
- 100 gr. kaolin, 80 cm3 eau salée et saturée,
- 103 » épaississant alcalin, 500 gr. rongeant N F.
- Pour couper : Coupure O 0.
- Gris sur rouge de paranitraniline ou grenat D’a-NAPHTYL AMINE
- Mélanger et chauffer à 50—600 C. :
- 30 gr. Immedialschwarz N N R (C),
- 100 » hydrosulfite-glycérine,
- 20 » glycérine.
- Refroidir et ajouter à :
- 40 gr. kaolin, 30 cm3 eau salée et saturée, 70 » épaississant alcalin,
- 700 » rongeant N F.
- Pour couper : Coupure O O.
- Epaississant alcalin
- 400 gr. eau de gomme,
- 600 » soude caustique 38° Bé. Coupure 0
- 150 gr. hydrosulfite-glycérine,
- 160 » kaolin, 160 gr. eau salée et saturée, 550 » épaississant alcalin. Coupure O 0
- 600 gr. rongeant N F, 400 » eau de gomme. Rongeant N F
- 600 gr. hydrosulfite N F, 400 » eau de gomme.
- Des essais comparatifs démontrent que, par exemple, le noir immédiat N G de Cassella rend — pour gris— mieux avec la soude caustique qu’avec le carbonate de potasse. Le rendement diminue encore en travaillant sans alcali,
- L'hydrosulfite de soude donne des nuances plus limpides que l'hydrosulfite-formaldéhyde, vu la meilleure dissolution des colorants.
- Les couleurs d’impression sont stables.
- TEINTURE DES CHAPEAUX DE MANILLE ET DES CHAPEAUX DE " GLANZSTOFF ” AVEC DES COULEURS A L’ALCOOL.
- La mode a favorisé cette saison des chapeaux légers de dames faits avec une variété de soie artificielle Glanzstoff. Grâce au beau lustre, à la texture légère et aux couleurs superbes, ces chapeaux ont trouvé une vente facile. Le " Glanzstoff” n’est autre chose qu'une fibre obtenue avec des solutions visqueuses de cellulose dans le cuivre ammoniacal.
- Comme beaucoup d’articles aux couleurs délicates pour dames, ces chapeaux ne peuvent guère supporter un traitement rude et une ondée est souvent suffisante pour gâter complètement leur appa-rence. En effet, on ne tient aucun compte, dans la teinture de ces chapeaux, de la solidité des couleurs à l’usage. Le tout c’est de les rendre aussi attrayants que possible et solides à la pression à chaud que chaque chapeau doit subir avant d’être mis en vente.
- Les chapeaux de “ Glanzstoff” ainsi que les chapeaux de paille de Manille sont teints ou plutôt colorés par le trempage dans une solution de matières colorantes dans l’alcool. En choisissant ses couleurs le teinturier détermine d’abord leur solubilité dans l’alcool. L’usage des couleurs basique8 s’impose tout naturellement, d’abord en raison de leur solubilité relativement facile dans l’alcool et ensuite à cause de leurs nuances claires merveilleuse8 et de leur grande puissance colorante. Même paru11 les couleurs basiques le degré de solubilité differe beaucoup. Pour obtenir une idée exacte de la solu bilité des différentes couleurs, le teinturier doit p10 céder comme suit :
- Mettre par quantités égales de couleur exacte ment pesées dans des vases de faïence et après avolr ajouté des quantités égales d’alcool mélangé d 65
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- prit de bois, chauffer les vases jusqu’à ébullition. Laisser bouillir à petits bouillons pendant cinq minutes, remuer lentement et filtrer ensuite.
- Les résidus laissés sur le papier sont pesés ce qui donne une idée exacte de la solubilité de chaque couleur.
- La résistance à la pression à chaud est une autre condition importante dont il faut tenir compte en choisissant les couleurs. On presse à chaud afin de donner au chapeau son fini et sa forme et cela se fait dans une forme de fer chauffée à un tel point qu’on ne peut la toucher. Il faut remarquer que ce traitement a plus d’influence sur les chapeaux de soie artificielle que sur ceux de Manille.
- Pour ces derniers toute matière colorante est bonne en ce qui concerne la pression à chaud. Il n’en est pas de même de la soie artificielle. Toutes les couleurs ne s’y prêtent pas. La chrysoïdine, par exemple, est une couleur dont il ne faut pas se servir. On doit la remplacer par la pâte de tannin orange R. Les nuances foncées sont plus sensibles que les nuances pâles. La pression à chaud exécutée par la presse hydraulique ne dure qu’une déminai nu te mais elle est suffisante pour convertir une belle nuance obtenue avec de la couleur Magenta en violet foncé. Il est donc préférable de se servir de safranines.
- Il faut avoir des solutions préparées de chaque matière colorante en usage ; une demi-douzaine de couleurs sont généralement suffisantes pour le travail ordinaire. Les solutions peuvent contenir, dis-sons, quarante grammes environ par litre de ma-tière colorante. Il faut les conserver dans des bouteilles de verre hermétiquement fermées. Pour Préparer un bain d’une certaine nuance, on verse trois litres d’alcool dans une grande cuve émaillée; on y ajoute des solutions de couleur en les mesurant au moyen de cylindres et de pipettes graduées jusqu’à ce que l’on obtienne la nuance vou-lue. Pour juger de la nuance, on trempe un morceau de tissu et on le sèche rapidement à l’air. Si 1 on a ajouté trop de couleur on y verse un autre litre d’alcool et ensuite de la couleur pour obtenir les proportions voulues. En d’autres termes, la
- nuance obtenue dépend de la quantité de couleur par volume d’alcool.
- Supposons, par exemple, que l’on veut préparer un bain avec : I ... _ I
- 3 litres d’acool ; .. f j r.. un
- 50 c. c. de colorant rouge ; . ' D
- 20 c. c. de colorant vert, o et que ce bain paraisse contenir 10 c c. de rouge de trop ; on peut alors rectifier en ajoutant : . }
- 1 litre d’alcool 4.2 c. c. de rouge p 6.4 c. c. de vert ;
- Ce qui donne un total de :
- 4 litres d’alcool, 54.2 c. c. de rouge, 26.4 c.c. de vert. . : ! . ; :
- On rectifie ainsi les proportions et l’on obtient le mélange nécessaire.
- Pour avoir la dernière nuance il faut faire l’essai avec un chapeau au lieu d’un morceau de tissu. Cela est particulièrement nécessaire dans le cas des nuances pâles, car un chapeau acquiert une couleur plus profonde qu’un morceau de tissu et l’effet est plus visible lorsqu’on travaille avec des solutions diluées. La paille est très décevante. Lorsqu’on la trempe dans la liqueur, elle n’a guère l’air d’être touchée, mais en séchant la couleur ressort. L’assortiment des couleurs pour chapeaux de paille est aussi plus difficile, car il faut les finir avec de la gélatine et presser à chaud avant que l’on puisse voir la nuance finale.
- Lorsque le bain est prêt, la teinture se fait rapidement. On n’a qu’à plonger les chapeaux pendant quelques moments, laisser égoutter dans la cuve émaillée (dans le cas des chapeaux de manille, éponger avec un chiffon afin d’enlever le surplus de liqueur et assurer l’uniformité de la nuance) et finalement sécher dans une chambre chaude.
- Les chapeaux de manille demandent, en outre, le trempage dans une solution de gélatine, une deuxième teinture et finalement la pression. Les chapeaux de soie artificielle sont traités avec une solution de gomme laque avant et non après la teinture.
- Après l’opération, aussitôt séchés, on peut les presser. S’ils ne sont pas traités avec de la gomme
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- laque avant la teinture, il en résultera une nuance inégale.
- Les deux variétés de chapeaux sont susceptibles de se colorer en bronze lorsqu ’elles sont teintées en nuances foncées, mais cela n’offre pas de grande difficulté.
- Les chapeaux de manille perdent cette couleur de bronze pendant l’apprêt final avec de la gélatine, et dans le cas de Glanzstoff, il suffit d’essuyer avec un chiffon huileux pour que cette couleur de bronze disparaisse.
- Un bain de teinture contenant trois litres de liqueur suffit pour teindre 150 à 200 chapeaux et le dernier chapeau acquiert la même nuance que le premier si l’on empêche l’évaporation.
- Voici les matières colorantes qui conviennent le mieux à ce genre de travail :
- Safronine S 150,
- Irisamine,
- Paraphosphine G, Pâte de tannin orange R, ' —
- Cristaux brillants verts,
- Bleu méthylène nouveau 3 R.
- (Dyer and Calico Printer.)
- ANCIENS ET NOUVEAUX PROCÉDÉS0
- Impression des Tissus
- (Suite. — Voir notre numéro du 5 mai.)
- Comme ce mélange de couleur et de mordant était appliqué directement sur la table d’impression, ce mode opératoire fut désigné sous le nom de teinture sur table ou procédé d’application. Ces couleurs d’application étaient par exemple du noir, par le campêche et le fer, ou les sels de cuivre ou encore par l’extrait de noix de galle, et les sels de fer ; du jaune, par la graine de Perse ou le bois jaune et l’alun ; du rouge, par les bois rouges ou la cochenille et l’alun ; du bleu de Saxe, par l’acide disulfo-indigotique. On obtenait un bleu plus solide
- (1) Zeitschrift für angewandte Chemie, 19 janvier 1906. Alte und neue Zeugdruckcerfahren^ Dr C. Schwalbe.
- que le bleu de Saxe au moyen du bleu anglais dit « de pinceau ».
- En 1740, on employait en Angleterre un ancien procédé indien pour réduire l’indigo par le sulfure d’arsenic ou orpiment. On rentrait au moyen d’un pinceau une pâte épaisse d’indigo, ainsi réduit sur le tissu qui portait déjà les autres couleurs finies.
- L’usage de cette pâte réduite, dans le châssis ou la bassine de l’imprimeur était impraticable, en raison de la trop prompte réoxydation du mélange. Plus tard on remplaça, toujours en Angleterre, la réduction de l’indigo à l’orpiment par celle au sulfate ferreux et à la chaux.
- Ce n’est pas seulement par l’invention de nouveaux procédés de fabrication que l’Angleterre tient, au XVIIIe siècle, le premier rang parmi les peuples s’occupant de cette industrie. Mais c’est là aussi que l’on essaie de la développer au point de vue mécanique. L’Invention de la machine à vapeur et de la filature mécanique de coton, ayant fait baisser notablement le prix des tissus, le procédé d’impression à la main ne put bientôt plus, suffire à la demande. C’est sans doute des machines à gauffrer et à presser le velours qu’est sortie la machine à imprimer au rouleau.
- Tandis que dans l’impression à la main ou à la perrotine, des planches en relief sont alternativement garnies de couleurs et passées sur l’étoffe, le rouleau placé en creux travaille d’une façon continue; le fournisseur amène constamment de la couleur dont l’excédent est enlevé par une râcle, de telle sorte que l’impression se poursuit sans interruption.
- Ceci constituait un progrès d’une importance considérable, car l’Angleterre est le pays de la pro-duction par masses.
- Bien que l’impression au rouleau ait été rapide-menr importée sur le continent, la tendance, dans les autres pays, fut plutôt dirigée vers l’invention de nouveaux dessins que sur la production excessive. Il serait trop long d’exposer comment en France sous Louis XVI surgit la mode des indiennes imprimées, comment le Suisse Oberkampf joue pendant un certain temps àjouy, près de Paris, un
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- g
- rôle prépondérant dans l’industrie des tissus imprimés, comment les coloristes de la région mulhou-sienne rivalisèrent bientôt de zèle avec lui, comment enfin après l’incendie de ses établissements de Jouy, lors de l’entrée des Alliés, Mulhouse recueille son héritage et devient le centre de cette industrie.
- Citons encore quelques progrès importants dans l’impression des tissus, qui suit dès lors une marche parallèle à celle de la science chimique.
- A la fin du xvm9 siècle on avait remarqué en Angleterre que les couleurs sur laine se fixaient mieux quand les étoffes imprimées, enveloppées dans des draps, étaient exposées à la vapeur d’eau bouillante, et que, par suite de cette opération, les couleurs pénétraient plus intimement le tissu. On répéta l’expérience sur les tissus de coton, et les couleurs vapeurs remplacèrent alors les couleurs d’application.
- Une invention très remarquable du commencement du xixe siècle, fut celle d’un rongeant blanc sur rouge turc : on a pu constater que même encore au xixe siècle, des pièces de rouge, rongé blanc étaient soit importées de l’Inde, soit exécutées par le procédé des Bandhanos. Daniel Kœchlin, à Mulhouse, imagina en 1810, de ronger en blanc le rouge andrinople, cette couleur d’une solidité si parfaite.
- Kœchlin imprimait de l’acide citrique et passait la pièce, après séchage, par une dissolution alcaline de chlorure de chaux : c’était le procédé de la cuve décolorante. Le chlore développé sur place Par l’action de l’acide citrique, détruisait le rouge et produisait un effet de rongé blanc. Si l’on ajoutait à l’acide citrique des matières colorantes inaltérables au chlore, comme le bleu de prusse ou le jaune de chrome, on obtenait des effets de rongeants colorés.
- Ce n’est qu’en 1883 que l’on trouva le moyen de remplacer la cuve décolorante, d’un maniement difficile, par une nouvelle méthode d’enlevage qui permet surtout l'emploi d’un bleu plus solide au Savon alcalin que le bleu de prusse.
- On avait observé que les alcalis caustiques con- | centrés détruisent le rouge turc, et l’on savait d’au
- tre part que l’indigo peut être réduit par l’action combinée du glucose et des alcalis : c’est sur ces deux principes que Schlieper et Baum, à Elberfeld, fondèrent leur célèbre procédé d’impression à l’indigo-glucose et leur non moins important article bleu enlevage sur rouge. . A- . ; nosob Si l’on imprègne un tissu de glucose et qu’une fois sec, on l’imprime avec un mélange d’indigo et de soude caustique, on obtient, par l’action de la vapeur, privée d’air, une réduction locale de la matière colorante de l’indigo.
- L’indigo réduit (indigo blanc) dissous par la vapeur, pénètre dans l’intérieur de la fibre, et, au contact de l’air atmosphérique, ou de l’eau contenant de l’air en dissolution, il se produit une rapide réoxydation, en raison de laquelle la matière colorante se reprécipite, non pas seulement superficiellement, mais dans la fibre même, et se trouve ainsi très solidement fixée.
- Si le mélange d’indigo et d’alcali est imprimé sur un tissu rouge turc, préparé au glucose, la laque du rouge turc se transforme en une matière soluble et fait place à la couleur bleue de l’indigo. Il est à remarquer que dans ces derniers temps on a souvent préféré renverser l’ordre des opérations et qu’on a fait suivre l’impression de l’indigo alcalin sur le mordant de rouge, par la teinture en aliza-rine.
- S’agit-il de dessins fins et délicats, qui doivent se détacher en blanc sur un fond bleu, il n’est pas avantageux de produire le fond bleu par impres-sion ; et il vaut mieux opérer par enlevage.
- Pour l’indigo, cette matière colorante bleue, essentiellement solide, on obtient ce résultat par le rongeant au chrômate. Si l’on imprime un chrômate alcalin sur un tissu teint en bleu indigo, que l’on sèche, et que- l’on passe l’étoffe par un bain composé d’un mélange d’acide sulfurique et d’acide oxalique, l’indigo est détruit et le dessin apparaît en blanc sur fond bleu.
- Les progrès de la science chimique donnèrent lieu à une série non interrompue de méthodes d’impression utiles et intéressantes, concernant les matières colorantes végétales et animales connues
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- de longue date ; mais l’introduction des couleurs artificielles tirées du goudron amena une révolution radicale dans le domaine de l’impression des tissus.
- - Il nous est impossible d’énumérer ici les multiples applications des couleurs basiques et plus tard des couleurs au sel. A côté des couleurs du goudron, les matières premières et les produits intermédiaires de celles-ci prirent peu à peu de l’importance pour le coloriste.
- La découverte que fit Lightfoot du fait que les sels d’aniline, sous l’influence de certains agents d’oxydation donnent des colorations qui vont du vert au noir, permit de produire sur le tissu un noir très solide, beaucoup plus solide que n’étaient ceux obtenus jusqu’alors par le campêche et la noix de galle.
- Si l’on dépose sur la fibre un sel d'aniline avec un chlorate, additionné de certaines matières, telles que le sulfure de cuivre, les composés du vanadium, etc., il se développe, sous l’influence de la chaleur et de l’air humide, une couleur noire.
- (A suivre.) P. R.
- TRANSPORTS ET TARIFS
- La Compagnie de l’Est propose de modifier le tarif spécial P. V. n° 17 (matières tinctoriales) en ce qui concerne le bleu d’outremer en mettant la tarification des envois en caisses mieux en rapport avec celle en fûts.
- Actuellement en effet le bleu d’outremer paie les prix de la 4e série par 50 kilog. lorsqu’il est expédié en barils et ceux du barème A par 5000 kil. lorsqu’il est expédié en barils ou en caisses D’après la proposition, il paierait désormais : en caisses, les prix de la 3e série par 50 kil. et, en fûts ceux de la 4e série. Il acquitterait d’ailleurs les prix du barème A par 5.000 kil. sous les deux modes de conditionnement,
- La différence de valeur de ce produit expédié sous les deux formes ne justifiait pas en effet l’écart qui existe actuellement entre les prix de transport.
- A PROPOS DE L’EXTENSION AU COMMERCE
- De la Loi sur les accidents
- Nous croyons devoir publier, à la suite de demandes de commerçants qui nous sont récemment parvenues, un extrait de la Loi du 9 août 1898 sur les accidents du travail et ayant trait aux indemnités à payer, à la suite d’accidents, aux employés ou à leurs ayants droit.
- Extrait de la Loi du 9 avril 1898, modifiée par la Loi du 31 mars 1905.
- Art. 3.— Dans les cas prévus à l’article premier, l’ouvrier ou employé a droit :
- Pour l’incapacité absolue et permanente, à une rente égale aux deux tiers de son salaire annuel.
- Pour l’incapacité partielle et permanente, à une rente égale à la moitié de la réduction que l’accident aura fait subir au salaire.
- Pour l’incapacité temporaire, si l’incapacité de travail a duré plus de quatre jours, à une indemnité journalière, sans distinction entre les jours ouvrables et les dimanches et jours fériés, égale à la moitié du salaire touché au moment de l’accident, à moins que le salaire ne soit variable : dans ce dernier cas, l’indemnité journalière est égale à la moitié du salaire moyen des journées de travail pendant le mois qui a précédé l’accident. L’indemnité est due à partir du cinquième jour après celui de l’accident ; toutefois, elle est due à partir du premier jour si l’incapacité de travail a duré plus de dix jours. L’indemnité journalière est payable aux époque et lieu de paye usités dans l’entreprise, sans que l’intervalle puisse excéder seize jours.
- Lorsque l’accident est suivi de mort, une pension est servie aux personnes ci-après désignées, à partir du décès, dans les conditions suivantes :
- A. — Une rente viagère égale à 20 0/0 du salaire annuel de la victime pour le conjoint survivant non divorcé ou séparé de corps, à la condition que le mariage ait été contracté antérieurement à l’accident.
- En cas de nouveau mariage, le conjoint cesse d’avoir droit à la rente mentionnée ci-dessus ; il lui sera alloué, dans ce cas, le triple de cette rente à titre d’indemnité totale.
- B. — Pour les enfants, légitimes ou naturels, reconnus avant l’accident, orphelins de père ou de mère, âgés de moins de seize ans, une rente calculée sur le salaire annuel de la victime à raison de 15 0/0 de ce salaire s’il y n’y a qu’un enfant, de 25 0/0 s’il y en a deux, de 35 0/0 s’il y en a trois et de 40 0/0 s’il y en a quatre ou un plus grand nombre.
- Pour les enfants, orphelins de père et de mère, la rente est portée pour chacun d’eux à 20 0/0 du salaire.
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- L’ensemble de ces rentes ne peut, dans le premier cas, dépasser 40 0/0 du salaire ni 60 0/0 dans le second.
- C. — Si la victime n’a ni conjoint ni enfant dans les termes des paragraphes A et B, chacun des ascendants et descendants qui étaient à sa charge recevra une rente viagère pour les ascendants et payable jusqu’à seize ans pour les descendants. Cette rente sera égale à 100/0 du salaire annuel de la victime sans que le montant total des rentes ainsi allouées puisse dépasser 30 0/0.
- Chacune des rentes prévues par le paragraphe C est, le cas échéant, réduite proportionnellement.
- Les rentes constituées en vertu de la présente loi sont payables à la résidence du titulaire ou au chef-lieu de canton de cette résidence, et, si elles sont servies par la caisse nationale des retraites, chez le préposé de cet établissement désigné par le titulaire.
- Elles sont payables par trimestre et à terme échu ; toutefois, le tribunal peut ordonner le payement d’avance de la moitié du premier arrérage. . Ces rentes sont incessibles et insaisissables.
- Les ouvriers étrangers, victimes d’accidents, qui cesseraient de résider sur le territoire français, recevront, pour toute indemnité, un capital égal à trois fois la rente qui leur avait été allouée.
- Il en sera de même pour leurs ayants droit étrangers, cessant de résider sur le territoire français, sans que toutefois, le capital puisse alors dépasser la valeur actuelle de la rente d'après le tarif visé à l’article 28.
- Les représentants étrangers d’un ouvrier étranger ne recevront aucune indemnité si, au moment de l’accident, ils ne résidaient pas sur le territoire français.
- Les dispositions des trois alinéas précédents pourront, toutefois, être modifiées par traités dans la limite des indemnités prévues au présent article, Pour les étrangers dont les pays d’origine garanti-raient à nos nationaux des avantages équivalents.
- (.4 suivre.)
- • JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute impor-tance, nous donnons une sévie de résumés de cas juri-tiques d’application courante, dont l’ensemble consti-cuera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudencepratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel casju-ridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous Indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui es intéresse.
- (107) Modèle de fabrique. — Caractères. — Invention brevetable. — Dépôt de modèles inopérant.— Absence de nouveauté commerciale. — Concurrence déloyale {non).
- Le modèle de fabrique se différencie de l’invention brevetable en ce que, dans le premier cas, le créateur cherche à donner à un objet une physionomie individuelle basée sur un effet ornemental résultant de son propre goût, tandis que dans le second cas, c’est le résultat, l'utilité pratique et l’usage essentiel qui sont en question.
- - En conséquence, un objet correspondant soit à un besoin nouveau, soit à un progrès dans la fonction déjà connue à laquelle il est destiné, ne peut être uniquement déposé comme modèle de fabrique, mais doit être soumis à la loi des brevets.
- Il suffit de constater que c’est par une prise de brevet que le produit déposé devait ou pouvait être protégé, pour faire écarter comme non recevable la prétention de demander à faire juger qu'il a créé une nouveauté commerciale puisqu’elle repose sur un dépôt de modèle inopérant.
- La méconnaissance du caractère de nouveauté commerciale du modèle déposé exclut tout grief d’imitation servile ou de contrefaçon de modèle.
- (Trib. com. de la Seine, 16 nov. 94).
- LES HOMONYMES ET LA CONCURRENCE COMMERCIALE
- II est bien peu de noms propres qui n’appartiennent qu’à une seule famille. Aussi arrive-t-il que, lorsqu’un de ces noms, légitimement possédé par plusieurs personnes, a été illustré par l’une d’elles, l’un des homonymes s’en empare pour profiter de la notoriété acquise. C'est l’éternelle histoire de certains crabes qui se logent dans la coquille solide d’une variété de mollusques. Au point de vue commercial, on ’e conçoit, la question ainsi posée a une grande importance. En effet, d’une part, chacun ale droit d’exercer le commerce qui lui convient; la liberté de l’industrie et du commerce constitue pour l’homme un des. droits les plus précieux. En outre, le nom de famille, le nom patronymique, est une propriété absolument indiscutable ; c’est non seulement un droit pour chacun de se servir de son nom, mais c’est un devoir pour tout homme de ne figurer dans la société que sous le nom que lui donne sa naissance : la loi du 6 fructidor an II oblige les citoyens à ne porter d’autres noms et prénoms que ceux qui sont mentionnés dans leurs actes de naissance.
- D’autre part, en présence de ce double principe qui ne peut être méconnu,‘s’en éléve un autre qui n’est pas moins formel. La liberté de l’industrie ne serait qu’un vain mot si elle n’était pas protégée, et le droit que chacun possède de faire le commerce vers lequel l'appellent ses aptitudes serait absolument illusoire si l’on pouvait, par des manœuvres déloyales, entraver les entreprises d’autrui.
- Co. me les droits dont nous jouissons ont pour limite ceux des autres, la liberté du commerce et de l’industrie est à la fois garantie et limitée par l’obligation de respecter un commerce ou une industrie préexistants. Quant à cette obligation, elle est sanctionnée par la combinaison des articles 544 et 1382 dans les-
- II-I ; J.
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- quels les Tribunaux puisent le pouvoir de réprimer la concurrence lorsqu’elle est déloyale.
- De part et d’autre, il existe donc un intérêt respectable, un droit qui ne saurait être violé. D’un côté se trouve un commerçant qui a conquis, par son travail et son intelligence, une notoriété considérable : il ne veut pas que le public, induit en erreur, se rende chez un homonyme lorsqu’il croit entrer dans ses magasins; de l’autre, on voit un industriel qui, invoquant le principe de la liberté du commerce, demande à exercer sous son nom, paisiblement, au grand jour et sans trouble, la profession qu’il a choisie.
- Mais comme, en réalité et dans un grand nombre de cas, celui qui se met à exercer l’industrie dans laquelle son homonyme s’est acquis une notoriété particulière, n’a d’autre but que d’égarer le public et de provoquer une confusion, la question soumise aux tribunaux à maintes reprises, a passé du domaine de la théorie dans celui de la pratique. Nous avons donc à dire quelle a été la solution adoptée par la jurisprudence.
- (A suivre).
- CORRESPONDANCE
- M. R. V., à Dax. — C’est le juge de paix du dernier domicile qui est compétent pour statuer sur une demande en validité de saisie-arrêt des petits traitements et en distribution des sommes saisies-arrêtées, lorsque le débiteur a plusieurs fois changé de domicile depuis que la première opposition a été formée.
- M. L. P., à Marseille. — Le propriétaire qui fait démolir et reconstruire un mur contigu à la maison voisine, n’encourt aucune responsabilité vis-à»vis du locataire de l’immeuble voisin.
- P. G., à Aubeterre.— Les 18.000 fr. sont considérés comme le prix supplémentaire des travaux. La patente paraît donc due. Cependant la question est discutable et peut se soutenir devant le Conseil de préfecture.
- M. A. D., à St-Chamond. — Le dépôt régulier d’un modèle assure au déposant un droit exclusif à la propriété et à l’exploitation de ce modèle, à moins qu’un autre fabricant ne prouve que ce modèle était déjà usité dans le commerce avant le dépôt fait par celui qui s’en prétend propriétaire ou ne démontre qu’un dépôt antérieur du même modèle avait été effectué par une autre personne.
- M. N. P., à Reims.— Impossible de donner un avis sérieux dans un cas semblable sans avoir en mains le dossier complet de l’affaire.
- M. S. F., à Montereau. — Le règlement d’atelier affiché dans un établissement industriel est obligatoire pour les ouvriers qui sont entrés dans cet établisse-ment et ont dû en avoir connaissance. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait eu acceptation formelle et par écrit.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plas grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans.les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délài pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formation de Société
- Paris. — Société en commandite M. Pachon, teinturerie, 7, rue Soufflet. — Durée 5 ans. — Cap. 6.000 fr. dont 5.500 fr. fournis par la commandite. — Acte du 5 mai.
- Déclaration de faillite
- Boulogne-sur-Seine. — Boulanger, teinturerie, 73, rue Thiers. — Jug. du 8 mai. — S. M. Hécaen.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Heulin, 75, rue de la Victoire. — Entrée en jouissance de suite. Paris. — Teinturerie, par Mlle Mercoirol, 7/ rue Dejean. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Devoise, 67, rue des Dames. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris, — Teinturerie, par M.Thurin, 46, rue de Lancry. — Entrée en jouissance de suite.
- Maison qui se crée
- Poissy. — Postaire, teinturerie.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, %.
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, <z, Directeur, 20., rue Turgct (IX")
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les trois premiers mois des années 1904, 1905 et 1906
- « e 9 5 e e 0 & ea re M
- Bois de teinture en bûches : Mexique. 1.000 k — — Brésil. »
- — — Haïti..... »
- — — Guatemala.. »
- — — Autres pays. »
- Totaux .
- Bois de teinture moulus................... »
- Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m Curcuma en racine........................... »
- — en poudre............................. »
- Quercitron................................ »
- Lichens tinctoriaux....................... »
- Ecorces à tan, moulues ou non.......... »
- Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles........... »
- Moulus.................................. »
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues...................... »
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » Safran.................................... »
- Autres teintures et tanins................ »
- Cochenille................................ »
- Kermès animal............................. »
- Indigo.......................... »
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu................................. »
- Cachou en masse........................... »
- Rocou préparé.......................... »
- Orseille préparée, humide en pâte........ »
- — sèche (cudbéard ou extrait). »
- Extraits debois de teint, et d’autres espèces : Garancine........... Autres............... ........... .......
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique... Alizarine artificielle................... Autres...................................
- Outremer.................................
- Bleu de Prusse........................... Carmins communs..........................
- — fins................................
- Vernis, à l’alcool.............. ........
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence et a l’huile mélangées.................
- Ocres broyées ou autrement préparées... Verts ae Schweinfurt et verts métis, cendres bleues ou vertes....................
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. Talc pulvérisé........................... Couleurs non dénommées...................
- Quantités 1 livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1906 1905 1904 1906 1905 1904
- 926 9.646 . 570 ' 3 882 15 024 784 689 182 12.080 666 6.288 16.925 12.328 6.545 56 151 4 725 1.34% 5 709 11 160 200 1 22 13 358 386 411 2,778 212 181 81 2 547 1.645 45 183 6.529 8.298 i 1.763 8.869 779 6.380 17.791 129 402 3 2.966 306 8.858 19 084 9.233 5.858 329 5.457 1.212 563 15 570 185 19 542 335 2 439 242 163 • 72 3 623 1 442 41 248 6.010 6.549 1.101 8.668 2.167 7.945 19.881 311 80 11 2.770 1.105 7.581 15.216 8.393 16.309 23 126 2 689 741 1.398 1 9.843 555 1 26 470 263 2.711 28 7 178 4 28 2. 765 1.326 45 225 9.003 2.473 Bois de teinture en bûches 1.000 k. •— < moulus » Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m. Curcuma en racine » eu poudre » Quercitron » Lichens tinctoriaux » Ecorces à tan, moulues ou non » Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles » Moulus » Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues » Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » Safran » Autres teintures et tanins : » Cochenille : » Kermès animal » Indigo » Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu » Cachou en masse » Rocou préparé » Orsei le préparée, humide en pâte » — sèche (cudbéard ou extrait). » Extraits de bois de teint, et d autres espèces: Garancine. » Autres : Allemagne » — Belgique » — Angleterre » — Etats-Unis » — Autres pays » Totaux » Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique » Alizarine artificielle Autres » Outremer » Bleu de Prusse » Carmins communs » — fins » Vernis à l’alcool .. » — à l’essence,à l’huile ou à l essence et à l’huile mélangées » Ocres broyées ou autrement préparées.. . . » Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- dres bleues ou vertes ... » Verts de montagne, de Brunswick et simil. » Talc pulvérisé » Couleurs non dénommées » 14S 71 44 42 25 9 411 41.646 160 142 189 22 113 210 549 1 959 17 72 153 100 14 239 17.945 8.735 3.910 625 12.427 43.642 14 805 4.210 131 10 8 400 3.978 59.210 70 106 8.730 1.018 67 84 27 381 14 11 367 28.846 49 33 179 180 258 583 12 274 191 29 220 83 19 64 12 986 9 062 3.727 501 9.879 36.155 237 3 813 4.342 84 12 6 333 3.084 48.478 . 60 51 5.791 984 181 61 23 77 5 12 204 25.696 187 155 175 7 1 3 348 425 7 644 395 194 142 122 36 135 12,307 5.636 5.160 502 14.381 37.986 1 966 4.986 207 18 4 411 3.833 55.225 127 106 5.561 1.440
- LE MONITEUR DE LA TEINT URL 155
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- WJ
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Potasse caustique 70/75 plaques
- Acide acétique industriel 40 %
- Les 100 k.
- Rouille
- —
- -
- azotique (voir acide nitrique) muriatique 22’ chimiq. pur..
- nitrique
- 20/22 par 15 touries
- 36' blanc...........
- » jaune............
- 40' blanc .........
- » jaune............
- 36' chimiquem. pur.
- 40 » »
- oxalique............
- picrique cristallisé
- sulfurique
- tartrique
- 53-.
- 60* environ.......
- 66- » ......
- 66' chimiq. pur .. au soufre........
- 1er blanc..........
- Alcali volatil du gaz 22: ..
- » » 28/29
- Alcool dénaturé type Régie 90'
- Alun épuré......
- » ordinaire.
- » de chrome
- Benzine cristallisable.......
- » lourde, industrielle
- » type Régie.........
- Bichromate de potasse
- »
- soude.
- Bi-oxyde de baryum 85/86*. , Borax raffiné en cristaux........ Carbonate de soude cristallisé
- Crème de tai re entière .. ..
- fi
- 32
- 32
- 6
- 32
- 31
- 37
- 36
- 48
- 54
- 87
- 250
- 5
- 6
- 8
- 33
- 15
- 247
- 38
- 61
- 25
- 2 5
- 25
- 50
- 25
- L’hecto
- ,. 47 »
- Les 100 k.
- 19 »
- , . 15 »
- 34 »
- L’hecto 45 »
- .. 40 »
- 37 »
- Les 100 k."
- en poudre ........... soluble, paillettes.
- Cyanure rouge de potassium pur. Dextrine blonde citron......... » blanche......................
- Eau
- oxygénée
- Extrait
- Sel de
- Soude
- Sulfate
- Perlasse ire qualité .... » ordinaire............... rose factice.............. î 42/45 en tourie......... supérieure................ .
- soude 90/92 ..............
- » Solvay 65 70 ... .
- » - 75/80 .......
- » » 80/85 .......
- caustique 60/62...........
- » 70/72..........
- » 60/62 plaquettes
- » 70/72 »
- i de cuivre 98/99 »
- de fer moyens cristaux
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur » extra pains et poudre. » » n‘ 1 . . .............
- » » flor pâle et foncé...,..
- » de Chine en grains . ..............
- Bleu
- Outremer poudre p. la peinture.
- de
- &
- Prusse »
- Essence de térébenthine.
- 10 à 12 volumes .. . extra.............. pharmaceutique... . chimiquement pure..
- d’orseille liquide n- 1 ..
- ». » extra. .
- » supérieur................
- de
- Javelle
- 40:
- 35-
- 25-
- 20-
- Baume
- s
- 60
- 115
- 38
- 25
- 12
- 15
- 22
- 23
- 24
- 28
- 30
- 32
- 50
- 50
- 50
- 50
- 58 »
- 6 » Le kil.
- 4
- 4
- 4
- 5
- 25
- 75
- 25
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- » p ur azurage,
- » p.pap. peints
- supérieur.......... extra. n‘ I ..............
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 119
- PLACE DU HAVRE
- Rouge Brésil Bahia » Calliatour .. * Lima............. » Ste-Marthe..
- » Brésillet....
- » Sandal........ 1 n Sapan ........
- 100 k.
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebraci... 1009 k.
- Pernamb.....50 k
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb . ........
- » pressé ...
- Cochenille
- On cote :
- Ténérife zacatille..
- Ténériffe grise......
- Bengale
- Java,
- Mad
- Curcuma
- .. .50 kilos.
- Pond......
- On
- On
- cote
- cote
- Dividivi les 50 kil....
- Indigos actuellement ;
- Beng- sur v. et bl. 1(2 k fin violet et pourpre...
- &D $ M
- 8
- 16
- 8
- 8
- 4
- 6
- 112
- 13
- 8
- 17
- 10
- 10
- 5
- 7
- 9
- 120
- 16
- 10
- N.
- 37
- 78
- 25
- 50
- c OO . © © e
- 1
- 1
- 15 M
- 10
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 1 80
- 20
- 14
- 50
- 75 64
- 95
- 44
- 7 175 185 310 340
- 45 47
- 10
- Le litre
- 0 0
- 0
- 2
- 28
- 38
- 35
- 50
- Les 100 k,
- Glycérine blanche industrielle 28’..
- Lessive caustique de potasse 36' ..
- » » » 40 •...
- » » de soude 36-. .
- Noix de Galles de Chine...........
- Orseille double....................
- » triple ..........................
- Oxymuriate d’étain 32 %............
- Panama (Quillay)...... . .. .. . .
- Permanganate de potasse............
- Potasse d’Amérique.................
- » imitation d’Amérique 66/70'
- » » » 52/55'
- y » 45’...
- 115
- 155
- 185
- 11
- 10
- 9
- 7
- 105
- 33
- 43
- 50
- 50
- 25
- 85
- 195
- 65
- 80
- 205
- 44
- 150
- 72
- 39
- 33
- 39
- 50
- 50
- BOIS DE TEINTURE
- On cot :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- Ire qualité . .. 2e qualité .. . 3e qualité.... Sisal, Yucatan.. Honduras....... Tabasco.... Haïti Gap.. Fort-Liberté. ... Aquim...... St-Marc.... Gonaïves ...... P.-de-Paix ...... Miragoane...... Saint-Domingo... Martin, et Guadel. Jamaïque....... Cuba et St-Yago .. Manzanillo. Tuspan..... ........... Campèche... Carme»..... Tampico.... Porto-Plata.... Haïti. .......... . Jamaïque... Barcel et P. Cab .. Rio Hacha....... Carth. et Savan... Maracaïbo.. Fustet..... 7 AJ k. Tatajuba(Pern )50 k. Bahia ......
- Corint o.... .. ».
- Amapala. 50 kil.
- 9
- 6
- 7
- 7
- 6
- 4
- 4
- à
- 50
- 50
- 40
- 40
- 13 il
- 8
- 8
- 8
- 7
- 4
- 4
- 50
- 50
- 50
- fi
- beau viol. et dite.., bon violet.......... bon moyen violet.. . moyen violet........ beau violet rouge.... bon violet rouge.... bon moy. v. rouge... fin rouge. beau dito........... bon dito............ bon à fin cuiv....... cuiv. ord. et bas...
- 5 5
- 4
- 4 3
- 3
- 4
- 3 3
- 4 3
- 3
- 3
- 3
- 76
- 25
- 25
- 75
- 25
- 25
- 75
- 25
- 4
- 5
- 5
- 4
- 5
- 3
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 4
- 14
- 5
- 70
- 70
- 50
- 50
- 70
- 25
- 75
- 75
- 60
- 70
- 5
- 6
- 4
- 5
- 4
- 5
- 6
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 16
- 6
- 6
- 50
- 25
- 70
- 5.0
- 50
- 25
- 25
- 95
- 60
- 50
- 80
- 50
- 25
- Java..........
- Kurpah. . ....
- Madras.......
- Manille.... ....
- Caraque ......
- Guatemala flor
- N.M.
- N.M.
- N M.
- 2
- 2
- 0
- 4
- 75
- 50
- 25
- 25 M
- 6
- 5
- 5
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 3
- 3
- 3
- 2
- 50
- 75
- 50
- 50
- 50
- 75
- 50
- 75
- • bon à fin sobre..
- » — cor....
- a cor. ord. à bas..
- N -Gren Cn, surf. 1/2 k N.M.
- • bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- . Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ............. M
- Mers du Sud.............M
- Madagascar..............M
- Quercitron
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé.......
- • gros effilé..........
- Rocou
- Antilles....1/2 kil. 0 30
- Cayenne..................
- 1
- 1
- 75
- 25
- 7
- 6
- 50
- /• à ' N. M
- à
- 3
- 1
- 25
- 25
- 50
- 3
- 7
- 35 1/2
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-
-
-
- lava
- 50
- 13
- 12 -
- 11
- 10
- 50
- 50
- 8
- 15
- Le
- 50
- 6
- 5
- a a a
- 8
- 6
- 5
- 7
- 6
- 4
- 8
- 7
- 6
- 5
- 6
- 5
- 4
- 10
- 7
- 6
- 8
- 7
- 5
- 9
- 8
- 7
- 5
- k k.
- k
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- 9
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12
- » (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie. .. . Cachou noir, Ire marque...
- » marques ord.. Cochenille argentée..100 k.
- C g g
- grise............
- zacatille naturelle noire Palmas lek. Bengale........... Chinois... ....... Madras............
- Gal es de Chine.............
- Prussiate jaune de potasse.
- 11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à .15 .12
- 12 85
- 510 .
- 550 .
- 510 .
- 35 .
- 40 .
- 65 .
- 135 .
- 170 .
- INDIGOS - Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre, moyen et bon moyen coloré................ moyen ord. et ord.
- Kurpah
- P. c
- 8
- C
- S
- 0Q 95 o
- terne et serré...... lur et beau violet
- et violet rouge.. moyen et bon moy.
- assez coloré.. •. moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. . beau et fin violet bon moyen à bon
- violet et violet
- rouge ..............
- moyen violet-rouge
- et rouge..... ..
- bon moyen........ .
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- 2.90
- co
- c2
- S
- K
- M .
- =
- M.
- M
- 525
- 575
- 40
- 3.20
- 2.90
- 2.60
- S
- M
- M..
- tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique............... Alun ........................
- » (acq.)...'.......
- Couperose emballée.......... Essence de térébenthine (d. fûts) ......................
- Id (s. fûts).................
- Pécule de pommes de terre, 1er bl.....................
- Id. 2e bl. (entrepôt)........ Balles vertes et noires......
- » noires Alep................ 8 blancnes................... Bomme arabique, en sorte . Ghésirée, en sorte...........
- 430 .
- 16 .
- 17 .
- 5 .
- 123 .
- 120 .
- 35 .
- 34 .
- 200 . . 5 .
- 150 .
- 60 .
- Sénégal,s. bas du fleuve 65 .
- » Galam................ 65 .
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde..............
- &
- blanche
- Laque en f. qté orange.
- a
- mi-orange cerise AC
- Sandaraque lavée ...
- Damar (Batavia).... » Singapore... _ » Penang....
- omme adragante Syrie.
- a
- • 0)
- : .s
- • 8 a F o .. 3 C S e P. ce Q s., 3 c Cc
- » Anatolie
- R » pondre............... "ocou Guadeloupe..........
- s 8 Cayenne ...
- afran d’Espagne , Valence pur....................... sulfate de cuivre(entrepôt).
- (acq.). ..
- 600 .
- 550 .
- 525 .
- 150 .
- 200 .
- 110 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 60 .
- 70 .
- 100 .
- 90 .
- 61 .
- 65 .
- a o
- 17
- 19
- 6
- 170
- RP
- 140
- 750
- 600
- Sumac en feuilles............... 25 ..
- . » poudre................ 26 . .
- Styrax liquide................. 170 ..
- Tamarin Madras................... M ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile ..... . . ,.
- » en pains, extra sec, sous pap........................
- ‘ » bon marchand en pains
- » » en boules . .
- » raffiné en poudre sec..............
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- muriatique nitrique...
- sulfurique sulfureux , tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d.
- d. d.
- d.
- Ammoniaque liquide 22 d.. Burax raffiné.............. Blanc de zinc de la Méditer, poudre .................... broyé......................
- Crème de tartre............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de potasse...............
- Sel de scude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m.
- Sel de soude, 70/75, disp...
- 9 33
- 40 10
- 8 260
- 36 38
- 58
- 63
- 180
- 8
- 20
- 6
- 25
- 47
- &
- 30/35, disp
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos..........
- Soude caustique, 110/1 15, en bq. de 300 kil. plaquettes
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre .......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................
- Blanc
- 50 à
- 75
- 75
- 18
- 17
- 12
- 25
- 75
- 30 ..
- E 61 A 65
- 5 50
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive.
- extra pur augmente résineux
- Jaune »
- Vert à l’huile de
- » tunisien ..
- Jaune » ...
- (72 0/0 d’huiles) (60 0/0 » ).
- (72 0/0 » ).
- (72 0/0 » ).
- pulpes industriel
- 55
- 49
- 44
- 46
- 43
- 45
- 37
- 37
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)....
- » (60 0/0 d’huiles)...............
- Rosé.....................
- Noir.............................
- Blanc spécial ...................
- Bleu »
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires......... ....
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 32
- CO
- 25 3C
- 50 kil
- minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jour net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Brésillet....................
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade-
- loupe ,
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra
- — Tuspan Lima. . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco .
- 28 — à 29 —
- 28 -
- 18 —
- 10 -
- 28 25
- 19 -
- 14 -
- 2 o
- 45
- 40
- 40
- 38
- 57
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif., mixte » talqué ire qualité
- » 2e »
- Marbré b'eu ou
- rose Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- 42
- 39
- 36
- 34
- 42
- 40
- Selon qualités :
- Blanc ou jaune.................
- » (à la batteuse)..
- Marbré bleu ou rosé Résineux.........
- Vert exportation Brun............ Foir
- 20
- 26
- 24
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- Cachou brun coulé, s.f. 100 Gambier.................. Curcuma de la côte. . 100 — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . . — fin violet .
- — — beau violet
- — — bon violet.
- — — moyen violet .
- — — petit violet.
- — — ordinaire et
- cuivré . .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin. . . . .
- — — beau . . .
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — oraet cuivré
- — Manille................. — Guatemala flor . .
- — — sobre . .
- — — cortès .
- — Mexique flor. . . .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- — Caraque flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k.
- — — blonde, 1requal.
- — — — 2e quai
- — — cerise. . .
- — — blonde ordin.
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- Madagascar
- 11
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- Cristaux de tartre....... 175 .. 180 . » de soude............................. 6 50 7 .
- Curcuma Bengale en racines 33 .. 37 .
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- Galles de Chine et Japon,. 157 .. 160 .
- » vertes et noires .... 155 .. 180 .
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 .. » arabique 65 .. 70 .. » adragante rousse .. 275 .. 310 .. Jus de citron 20 .. 21 ..
- Méthylène à ................ 90 .. 95 ..
- » régie ..................................... 100 ., 105 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 .. 135 .*
- » » de soude................................'
- Pyrolignite de fer...... 10 50 11 50
- Résine.................. 26 .. 27 .
- Rouille..................... 9 .. 10 ..
- Sel de soude 80-............ 17 50 18 50 » ammoniaque.................11.............50 12 50
- Sel d’étain............ 248 .. 252 ..
- Soufre en canons.......... 17 50 18 .. » sublimé....-............ 18 50 19 50 Sumac Sicile en feuilles.. . 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine............ 9 .. 16 ..
- » de cuivre............... 65 .. 66 ..
- » de fer.».................................... 6 .. 8 ..
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbré sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration
- du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe). |
- Nous transmettons cette lettre à la 1 personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. 1 Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l'auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoido : («) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matières colorantes non classées
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- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte..........................................20 francs
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- Les Patrons devant les prud’hommes. — Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XIP arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
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- 5 Juin 1906
- 50e Année. No 11.
- T E
- MONITEUR DE LA TEINTUR des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILE Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D ABONNEMENT :
- FRANCE: Un an. .
- — Six mois.......
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- 15 îr.
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aax bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- Les abonnements au Moniteur de la Tein-ture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- La formation des colorants aroïques sur la fibre et le rôle des corps gras pendant cette formation. Anciens et nouveaux pro-cédés : Impression des tissus (suite). — A propos de l’extension a" commerce de la loi sur les accidents du travail-(suite et fini. • Informations. — Tarifs et transports. — Jurisprudence. — «enseignements commerciaux. — Mouvement des matières pre-mieres. — Revue du marché. — Bibliographie. — Annonces.
- LA Formation des colorants azoiqnes salaire
- ET LE
- ROLE DES CORPS GRAS PENDANT CETTE FORMATION (I)
- par M. Ed. JUSTIN-MUELLER, Rouen.
- t
- Le sujet que nous avons l’intention de traiter dans ce qui suit n’est pas la partie technique de la formation des colorants azoïques sur la fibre, qui Sst suffisamment connue. Notre but est d’étudier le role que prend d’une part la fibre et d’autre part les corps gras dans la réaction de la formation de ces colorants.
- s
- 3
- 3 à
- aell. Communication faite au 6me Congrès international 3 mai 19* 6 appliquée à Rome, qui a eu lieu du 2G avril au
- Aggouoee • ç La ligne (anglaise). . . 1 fr
- AMNoNE . Faits divers.........................3 fr
- Prix à forfait pour insertions répétées 31 sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis xu bureau de journal. •
- ---------------------------------- =e ---------a---
- Par l’ensemble intime qui résulte lorsqu’on forme un colorant azoïque directement sur la fibre, on est tenté de se demander si réellement, comme on le suppose souvent, la fibre ne seit que de support indifférent à ces colorants ou si elle prend une part plus ou moins grande, non pas à la production du colorant proprement dit, mais à sa fixation.
- Comme fibre nous n’envisagerons ici que les fibres non azotées telles que le coton sur lequel la production de ces colorants se fait généralement.
- Pour avoir une idée de l’intimité desdits colorants avec la fibre, il faut procéder à la comparaison d’une teinte produite d’une façon analogue et de même nature, c’est-à-dire organique. Nous pouvons à cet effet prendre une teinte d’indigo, elle n’est pas, il est vrai, produite de la même façon, mais nous nous trouvons néanmoins dans les deux cas en présence d’un colorant organique insoluble précipité sur la fibre, l’effet final dans les deux cas peut par conséquent être comparé. Cette comparaison sera exclusivement d’ordre physique : I° la solidité au frottement à sec ; les deux lâchent, salissent, mais l’indigo lâche beaucoup plus que le rouge para par exemple ; 2° au lavage, l'indigo perd énor-mément, la teinte tombe d’environ 40 à 50 0/0, le rouge para perd peu, la teinte ne tombe pour ainsi dire pas, la différence est manifeste.
- A priori, la fixation des deux genres décolorants insolubles nous paraît analogue, elle ne l’est néan-
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- : ' (
- moins pas. Les colorants azoïques insolubles peuvent, soit par leur nature mieux adhérer à la fibre ou un de leurs composants peut provoquer une absorption (adsorption) ou une adhésion plus intime, c’est ce que nous allons chercher à élucider.
- Nous prendrons comme base d’essai le rouge de ? naphtol-paranitraniline qui avec le grenat p naphtol-c. naphtylamine, est actuellement le colorant de cette série offrant le plus d’intérêt technique.
- Le phénol, dans notre cas le 3 naphtol ou plutôt le 3 naphtol-sodique étant le produit de départ il y a avant tout à rechercher quelles propriétés ce produit a vis-à-vis du coton. Est-il absorbé parle coton ou y a-t-il simplement imprégnation ; adhère-t-il jusqu’à un certain point ou est-il inerte ?
- Pour les essais décrits plus loin, je me suis servi de coton écru débouilli en chaudière close (autoclave), débouillissage habituel pour la teinture du coton filé.
- De solutions de naphtol à la concentration de 20 grs. p-naphtol et 20 grs. soude caustique à 38° Bé. par litre, de solutions diazoïques correspondantes, c’est-à-dire par litre 14 grs. paranitraniline, 30cc HCl, 7 grs. Na NO, et 30 grs. CH, COONa cristallisé.
- J’ai fait une première série d’essais pour déter- 1, miner si le coton absorbe le p naphtol-sodique.
- A cet effet j’ai imprégné du coton sec dans de la solution de naphtol de la concentration indiquée plus haut, que nous désignerons par la suite « solution de naphtol type ». Une partie de ce coton a été séchée immédiatement, une autre partie a été remise dans le même bain en la tournant de temps en temps pendant une heure, puis exprimée et séchée. J’ai ensuite imprégné du coton sec dans une solution plus faible contenant 1 partie de solution de naphtol type sur 4 parties d’eau, exprimé une partie de ce coton et séché. L’autre partie, je l’ai laissée une heure dans le bain, exprimée et séchée. Une troisième partie a été manipulée pendant une heure dans une portion de ce même bain, chauffée à environ 800 C., exprimée et séchée. Le tout a été
- ensuite copulé dans une solution de paranitrodiazo-benzène (solution diazoïque décrite plus haut) et bien lavé à l’eau courante.
- Entre les teintes obtenues avec la solution de naphtol type de même qu’entre celles obtenues avec la solution de naphtol dilué, il n’y a pas de différence d’intensité, nous pouvons donc conclure que le coton n’absorbe ni en solutions froides (température ordinaire) ni en solutions chaudes le 3 naphtol-sodique.
- La seule petite différence constatée est : dans la série de la solution type que le rouge de la partie restée 1 heure dans le bain de naphtol est plus vif, ce qui peut être attribué à une pénétration plus parfaite du p naphtol-sodique.
- Dans la série de la solution diluée que la teinte rouge-orangée est plus unie sur la partie traitée pendant 1 heure à chaud que sur les parties traitées dans cette même solution à froid ; à chaud le naphtol-sodique de ces solutions diluées a été mieux réparti sur la fibre, qu’à froid, mais il n’y a eu qu’imprégnation et non absorption proprement dite.
- Une deuxième série d’essais a été faite pour déterminer si le naphtol-sodique imprégné a quelque adhérence au coton.
- Dans ce but j‘ai imprégné 3 parties avec la solution de naphtol type, exprimé et
- a) séché
- b) lavé à l’eau courante, exprimé et séché;
- c) lavé à l’eau courante et exprimé sans sécher.
- Passé ensuite le tout en solution diazoïque, puis lavé
- a) est rouge normal ;
- b) est orangé-rougeâtre ;
- c) est orangé-rougeâtre un peu plus terne et plus maigre que b.
- A la suite de cette série d’essais, nous pouvons conclure que le p naphtol-sodique a une certaine adhérence au coton lorsque ce dernier en a été imprégné.
- J’estime cette adhérence, en me basant sur des comparaisons, de 1/7 à 1 /8e du 3 naphtol primitive ment imprégné.
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- La quantité qui reste adhérée au coton aurait pu être déterminée par analyse, mais le temps nous manquait à cet effet.
- L’action du séchage après la préparation en naphtol joue, comme on sait, un rôle important et cela non seulement au point de vue de la fixité de la teinte, mais aussi au point de vue de la nuance, du ton de la teinte. J’ai fait une série d’essais en séchant et sans sécher après imprégnation en solution de naphtol type, c’est-à-dire une partie a été copulée en solution diazoïque après séchage et l autre a été copulée, dans la même solution, mais séparément, simplement exprimée après l’imprégnation en naphtol. Le tout, lavé à l’eau courante et séché. Au lavage à l’eau courante, je n’ai pas observé de différence marquée, les deux perdaient beaucoup.
- Apiès séchage l’intensité est à peu près la même dans les deux cas, la nuance par contre diffère beaucoup. Le second sur naphtol non séché est beaucoup plus orangé, plus jaunâtre que le 1er sur naphtol séché, en outre le second lâche beaucoup plus au frottement à sec que le premier. Le séchage provoque incontestablement une adhérence plus par faite du 3 naphtol-sodique, nous pouvons même admettre que la solution ou mieux les particules Intercellulaires, c’est-à-dire se trouvant entre les "bres, pénètrent par le séchage à l’intérieur des Pores, des cellules de la fibre. Je laisse cette ques-bon ouverte à la discussion, mais je crois néanmoins etre, du moins jusqu’à un certain point, autorisé à emettre l’opinion ci-dessus d’après les observations suivantes. En séchant sur la préparation en Cnaph-l°l-sodique on obtient une teinte plus vive et plus bleutée. Nous avons vu dans la première série d essais que la teinte rouge de la partie restée une heure dans le bain de naphtol type est plus vive W celle de la partie simplement imprégnée sans SeJour dans le bain de naphtol. J’attribuais cette différence à une pénétration plus parfaite du naph-tol dans la fibre.
- La différence de ton et de vivacité entre un rouge 01: •
- 1 naphtol séché d’avec un sur non séché et d’un rouge sur naphtol ayant eu un long contact avec la
- fibre d’avec un rouge sur naphtol simplement imprégné peut logiquement avoir la même cause; il est du reste très plausible que par le séchage les particules superficielles pénètrent dans les pores de la fibre. Reviendraient-elles inversement à la surface ? La chose paraît possible ; si après séchage de la préparation en naphtol, on la laisse dans un endroit frais ou dans une atmosphère relativement chargée de vapeur d’eau et qu’on copule ensuite, le rouge qui en résulte est plus jaunâtre et lâche davantage au frottement à sec que celui qui est obtenu sur la préparation bien sèche. Ce fait que j’ai contrôlé par des essais spéciaux, je l’ai observé en travaillant techniquement en grand.
- Lorsqu’on travaille avec du coton filé en éche-veaux et que ce coton après la préparation en naphtol et le séchage prend de l’humidité, qu’il prend partiellement, l’intérieur de l’écheveau étant préservé, on obtient un ensemble mal uni, les parties légèrement humides sont plus jaunes et cela d’autant plus qu’elles sont plus humides. Dans l’industrie on attribue généralement ces parties jaunâtres soit à une préparation malfaite, soit à un développement imparfait.
- Par des essais comparatifs sur des échevettes, préparées ensemble et de façon exactement con • forme, j’ai constaté que ces parties plus jaunâtres provenaient de l’humidité prise après le séchage de la préparation en naphtol. Sur tissu, cette teinte plus jaunâtre, lorsqu’il a pris de l’humidité après la préparation en naphtol, est plus uniforme. Cette question de teinte plus jaunâtre n’a évidemment trait qu’au rouge para, théoriquement le rouge proprement dit, le paranitrobenzène-azo--naphtol :
- OH
- K.I
- devrait se former sans que l’humidité de la fibre y soit pour quelque chose.
- Il se forme aussi effectivement, mais à côté de ce corps il s’en forme un ou plusieurs autres qui
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- Rôle des corps gras.
- L’action des corps gras sur la nuance et principalement sur celle du rouge para est suffisamment
- Solution
- DE NAPHTOL TYPE
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sont jaunes et qui résultent de la décomposition d’une partie du p. nitrodiazobenzène seul ou du produit de décomposition se copulant instantanément avec une autre partie de diazo. D’après les observations faites, par la quantité du colorant jaune formé, le diazo en présence de la fibre se décompose d’autant plus que cette dernière est plus humide, d’où la teinte plus jaunâtre. Ce ou ces produits jaunes se forment toujours plus ou moins à côté du rouge et leur nature exacte demande encore à être étudiée.
- La présence d’un excès d’alcali caustique sur la fibre peut en être la cause, l’humidité de la fibre peut accélérer l’action de l’alcali, je n’affirme pas cette réaction quoiqu’elle ait beaucoup pour elle, je constate simplement le fait que l’humidité de la fibre favorise la formation du colorant jaune. Il va sans dire que tous mes essais ont été faits avec de la solution diazoïque très fraîche ne contenant pas de produit de décomposition.
- Le tableau suivant permet d’avoir un aperçu bien net des essais décris plus haut.
- Solution de naphtol type, diluée UNE PARTIE
- SUR QUATRE PARTIES D’EAU
- imprégné exprime laissé une heuredans le bain é, séché, imprégné laissé une heuredans le bain laissé une heuredans le bain à 80° C. imprégné et exprimé
- séché lavé et séché lavé sans séché
- CAPIIC) SoI1; copulé lavé et séché
- copulé lavé et séché
- copulé
- — — ICV• CL rouge normal orangé rougeâtre orangé rougeâtre plus terne et plus maigre
- roi / ige \ ro ph / uge is vif \ rouge-orangé, à peu de chose près conforme entre eux f
- CCSr —-— par rapport à et à
- Solution de naphtol type
- connue, nous n’avons pas besoin de nous y arrêter spécialement, le rouge est plus beau, plus vif et plus bleuté. Les huiles solubles ainsi que les savons ont une action analogue, la plus prononcée est obtenue par les dérivés de l’huile de ricin, les huiles de ricin solubles, les sulforicinates et les savons de ricin.
- Dans nos essais nous prendrons comme type un ricinate de soude.— Pour voir quel est l’effet d’un diazo sur un corps gras en présence d’une fibre, j’ai imprégné du coton d’une part avec une solution contenant 10 o/o de ricinate de soude, d’autre part j’ai imprégné du coton avec une solution contenant 100/0 de savon de pulpe. Après avoir bien exprimé, j’ai séché les deux parties, après quoi je les ai passées en solution diazoïque de paranitraniline, exprimées, lavées à l’eau courante et séchées. Les deux étaient teintes en jaune assez intense, jaune tirant plus ou moins sur le nankin. Je conclus de ce résultat que le corps gras dans ce cas, le ricinate de soude et le savon de pulpe, imprégné sur la fibre, absorbe de la solution diazoïque, qui, en présence de ces corps se décompose, en formant le ou les produits de décomposition desquels nous avons déjà parlé plus haut. La formation de ce corps de décomposition se manifeste en outre par l’odeur caractéris-
- imprimé et exprimé
- séché sans séché f
- copulé lavé et séché - —’
- rouge nor-mal rouge plus orangé, plus jau nâtre
- A A
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- tique d’amandes amères que dégagent les teintes jaunes et que dégage de même le paranitrodiazo-benzène lorsqu’on le décompose en substance.
- La constatation de la formation d’un colorant jaune par l’absorption du paranitrodiazobenzène par un corps gras imprégné sur une fibre non azotée me fait faire une analogie avec une observation faite antérieurement.
- J’avais remarqué que les fibres azotées se teignent dans des bains dilués de combinaisons diazoïques et particulièrement que la soie se teint facilement en jaune avec du paranitrodiazobenzène. A l’époque, je supposais (i) qu’il y avait combinaison chimique entre le diazo et la fibre azotée et aujour-d hui j’admets que le phénomène dans les deux cas est le même. La fibre azotée, dans notre cas la soie, absorbe le paranitrodiazobenzène qui, sur la fibre même, se décompose en formant le même colorant launc qui se forme lorsque ce diazo est absorbé par un corps gras imprégné sur une fibre non azotée.
- Revenons à notre sujet : la constatation qu’un diazo se décompose en présence d’un corps gras seul, ne nous donne pas d’indice positif sur l’action de ce même corps gras en présence d’un naphtol. Le corps gras prend-il part à la réaction ou ne prend-il qu’une part indirecte ? Pour ce qui con-cerne la formation du corps azoïque lui-même, le corps gras ne peut chimiquement pas y prendre Part. Il peut, par contre, se combiner soit pendant, Soit après cette formation. Plusieurs manières de voir peuvent être émises :
- D’abord que le corps gras, absorbant le diazo qui Se copule instantanément avec le naphtol, soit combiné au corps azoïque se formant. Ensuite que le corps gras, qui par l’action acide du. bain de diazo est précipité su la fibre, soit combiné à 1 azoïque une fois formé. Y a-t-il combinaison? Je crois pouvoir l’affirmer.
- En faisant un rouge para comparativement sur Préparé avec et sans ricinate de soude, on obtient le résultats suivants :
- (1) Bulletin de la Société Industrielle de Rouen 1901 8. 585;
- Avec ricinate :
- il perd peu en le lavant à l’eau courante ; la teinte est plus vive et plus bleutée ; elle lâche peu au frottement à sec.
- Sans ricinate :
- il perd énormément en le lavant à l’eau courante; la teinte est plus terne et plus jaunâtre ;
- elle lâche davantage au frottement à sec.
- Avec un grenat d’a naphtylamine, la différence est analogue quoique moins sensible, avec ricinate le grenat est plus bleuté et lâche un peu moins à l’eau courante que sans ricinate.
- Quelle est cette combinaison ? elle ne peut être d’ordre purement chimique, mais elle doit être d’ordre physico-chimique.
- Je ne vois, en effet, pas la possibilité de l’entrée d’un corps gras ou d’un acide gras dans la molécule d’un colorant azoïque. Par contre, il est très plausible et certainement admissible qu’entre le colorant azoïque et le corps gras il se forme une combinaison colloïdale qui comme telle est en partie absorbée et adhérée à la fibre qui elle-même est de nature colloïdale. On peut, en formant du rouge para en substance, c’est-à-dire en solution, observer qu’un ensemble différent se forme en présence de corps gras.
- En présence de ricinate de soude dans la solution de naphtol, dans les proportions habituelles, il se forme un précipité plus floconneux (i), ce qu’on observe surtout après quelques instants et en étendant avec de l’eau, ce précipité floconneux se sépare mieux des eaux-mères, ses molécules semblent être plus attachées les unes aux autres, en outre il est plus rouge, plus bleuté.
- Le précipité obtenu sans ricinate est plus terreux et plus rouge brique. Cette différence manifeste confirme ma manière de voir que les corps gras se combinent à l’azoïque et que cette combinaison doit être de nature colloïdale. Les réactions colloïdales
- (1) Une observation analogue a été faite par Schwalbe et Hiemenz [Zeitschrift für Farben-lndustrte 1906 pag. V 9). L’explication très problématique de l'action éventuelle des corps gras, donnée pa. ces auteurs au même endroit, ne me semble pas probable; mon tiavail n'étant pas une cri-! tique, je ne m’étendrai pas à ce sujet.
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- jouent incontestablement un rôle prépondérant dans le processus de la teinture et de l’impression et quoique les chimistes, je crois pouvoir dire en général, ne contestent pas le caractère colloïdal des fibres textiles, beaucoup d’entre eux ne tiennent pas compte de ce caractère lorsqu’ils cherchent à expliquer les diftérentes phases des opérations de teinture. La chimie colloïdale est certainement appelée à rendre de grands services dans cette partie de la chimie appliquée qu’est la teinture et l’impression et nous profitons de cette occasion pour y attirer, à nouveau, l’attention des chimistes s’occupant de l’application des matières colorantes.
- Gomme conclusion finale, nous pouvons émettre, que la fixation des colorants azoïques formés sur la fibre, que leur intimité avec cette dernière, est provoquée en premier lieu par l’adhérence du naphtol à la fibre et par sa pénétration dans les cellules de celle-ci.
- Ensuite par la formation du colorant azoïque au sein même de la fibre et par sa nature colloïdale. L’indigo, cité au cours de ce travail, n’étant pas, ou du moins étant tel qu’il se trouve sur la fibre de nature moins colloïdale, est fixé bien moins intimement.
- Que le rôle des corps gras est de former une combinaison colloïdale avec le colorantazoïque.Que cette combinaison modifie plus ou moins la nuance, qu’elle est mieux absorbée et qu’elle adhère plus intimement à la fibre que le- colorant azoïque tel quel.
- Après la rédaction du travail ci-haut, une publication de M. Erban a paru (i), dans laquelle ce chimiste parle des parties jaunâtres qui se forment en faisant du rouge de paranitraniline. Il a observé qu’en trempant une échevette de coton préparée en naphtol-sodique à moitié dans un bain de parani-trodiazobenzène, il se forme immédiatement au-dessus de la partie tranchant avec le niveau du bain de diazo une zone qui, en copulant ensuite l'éche-vette entière, est beaucoup plus jaunâtre que le reste. Il en conclut que le diazo du bain absorbé
- (1) Faerber-Zeitung 1906, p. 118.
- étant copulé, il reste du liquide appauvri (de l’eau) qui monte par capillarité dans la fibre. Cette observation , quoique ayant une explication différente (i), confirme la constatation émise par moi que l’humidité sur une fibre préparée en naphtol sodique, occasionne une décomposition plus ou moins prononcée du paranitrodiazobenzène , dès qu’il se trouve en contact avec la partie humide, que les produits de décomposition sont absorbés par la fibre et qu’ils se manifestent par une coloration jaunâtre.
- ANCIENS ET NOUVEAUX PROCÉDÉS® Impression des Tissus
- (Suite. — Voir notre numéro des 5 et 20 mai.)
- Prud’homme a trouvé un procédé pour ronger en blanc et en couleurs le noir d’aniline. Ce dernier a besoin pour se développer, d’un acide minéral.
- Si cet acide est neutralisé, il ne se produit pas de noir. Prudhomme imprime donc une réserve composée de matières alcalines, ou fonctionnant comme telles, acétate et sulfite de sodium, soude caustique, aluminate de soude, sur un tissu préalablement imprégné d’une dissolution de sel d’aniline, de chlorate de sodium et de prussiate jaune. Le mélange de sel d’aniline et de ferrocyanure de potassium produit du ferrocyanure d’aniline qui, sous l’action du chlorate de sodium à la température ordinaire, ne développe que très lentement du noir. Mais celui-ci naît instantanément quand Ie tissu ainsi traité est exposé à un courant de vapeur.
- Par ce procédé on peut obtenir des dessins blancs ou colorés sur fond noir.
- De nombreux inventeurs ont collaboré au per-
- (1) M. Erban explique l'action de l’humidité commedis solvante sur le Naphtol-sodique qui serait entraîné dan. le bain de diazo. Je ne conteste nullement l’action disson vante de l’eau sur le Naphtol-sodique, mais si elle était e jeu, le résultat en serait une teinte plus claire, plus ross La teinte plus jaunâtre doit avoir et a, comme nous l'avol vu, une autre cause.
- (2) Zeitschrift für angewandte Chemie, 19 janvier Alto und neue Zcugdruckverfahren, Dr C. Schwalbe-
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- fectionnement du noir d’aniline par impression et en particulier à la résolution du problème du noir inverdissable. Je ne citerai ici que les noms de Kertesz, de la maison Casella et C° et de Kallab de la maison K. Œhler.
- Dans le but de produire les couleurs directement sur la fibre et de les fixer par là plus solidement que par l’application de la couleur déjà formée, on a employé, outre l’aniline, encore d’autres produits intermédiaires de la fabrication des matières colorantes du goudron. La réaction si simple qui sert à produire les couleurs azoïques au moyen de composés diazotés et de phénols ou d’amines n’a pas été utilisée seulement par le fabricant de produits chimiques, mais aussi par le teinturier et l’imprimeur sur la fibre même.
- Depuis une quinzaine d’années on a vu surtout les couleurs, dites « couleurs à la glace » prendre une très grande extension, grâce aux efforts de M. Farbwerk de Hœchst.
- Après que le tissu a été imprégné d’une solution alcaline de p-naphtol, et séché, on le passe par la solution d’un diazo. Ces préparations consistent surtout en diazo de r-nitraniline, d'a-naphtylamine et aussi de dianisidine, pour la production de rouge, de bordeaux et de bleu. Ces couleurs ont l'avantage d’être absolument insolubles, très solides à la lumière et au lavage, et d’un prix peu élevé. Il en est résulté qu’elles ont trouvé l’application la plus éten-dne.
- Ainsi; l’on consomme annuellement plus d’un million de kilogr. de r-nitraniline pour l’usage des diazo.
- Les dissolutions diazotées, épaissies à la gomme adraganteou autres, peuvent servir aux impressions Ls plus fines ; toutefois il est souvent avantageux, en raison de la grande facilité avec laquelle ces couleurs se décomposent, de ne pas imprimer directement les dessins, mais de les produire par réserve ou par enlevage.
- La réserve réussit d’une manière relativement Satisfaisante au moyen du sel d’étain ou du sulfite de sodium. Par contre, l’enlevage ne peut être réalisé qu’avec de très grandes difficultés, car les cou
- leurs à la glace sont des matières très résistantes aux agents réducteurs. On a proposé dans ce but un très grand nombre de procédés, parmi lesquels le rongeant au sel d’étain de Schmidt, l’azo-rongeant de la Farbwerk de Hœchst, composé de sel d’étain, d’acétine et de citrate d’ammoniaque, mais on n’est parvenu à résoudre le problème que grâce à l’hydrosulfite.
- La teinture en indigo avait démontré la puissance réductrice considérable de l’hydrosulfite de soude, de la combinaison Na‘S2O4+2H2O, dont la formule a été établie définitivement par Bern-thsen et ses collaborateurs. Peu après l’introduction de l hydrosulfite dans la technique des couleurs, on avait essayé d’imprimer le mélange des parties constituantes de cet agent de réduction : la poudre de zinc et le bisulfite de soude, comme rongeant des couleurs à la glace ; mais, indépendamment du fait que la poudre de zinc encrasse la gravure des rouleaux et produit par là des inégalités d’impression, la stabilité de la couleur laisse beaucoup à désirer; même l’hydrosulfite solide que la Badische Anilin u Soda Fabrik avait mis dans le commerce il y a une série d’années était encore très instable, et son pouvoir rongeant était loin d’être parfait.
- (A suivre.) P. R.
- A PROPOS DE L'EXTENSION AU COMMERCE
- De la Loi sur les accidents
- (Suite et fin. — Voir notre précédent numéro.)
- « Art. 9. — Lors, du règlement définitif de la rente viagère, après le délai de révision prévu à l’article 19, la victime peut demander que le quart au plus du capital nécessaire à l’établissement de cette rente, calculé d’après les tarifs dressés pour les victimes d’accidents par la Caisse des retraites pour la vieillesse, lui soit attribué en espèces.
- « Elle peut aussi demander que ce capital, ou ce capital réduit du quart au plus, comme il vient d’être dit, serve à constituer sur sa tête une rente viagère réversible, par moitié au plus, sur la tête de son conjoint. Dans ce cas, la rente viagère sera diminuée de façon qu’il ne résulte de la réversibilité aucune augmentation de charges pour le chef d’entreprise.
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- « Le tribunal, en chambre du Conseil, statuera sur ces demandes.
- « Art. 19. — La demande en révision de l’indemnité fondée sur une aggravation ou une atténuation de l’infirmité de la victime, où son décès par suite des conséquences de l’accident, est ouverte pendant trois ans à compter, soit de la date à laquelle cesse d’être due l’indemnité journalière, s’il n’y a point eu attribution de rente, soit de l’accord intervenu entre les parties ou de la décision judiciaire passée en force de chose jugée, même si la pension a été remplacée par un capital en conformité de l’article 21.
- « Dans tous les cas, sont applicables à la révision, les conditions de compétence et de procédure fixées par les articles 16, 17 et 22. Le président' du tribunal est saisi par voie de simple déclaration au greffe.
- « S’il y a accord entre les parties, conforme aux propositions de la présente loi, le chiffre de la rente revisée est fixé par ordonnance du président, qui donne acte de cet accord en spécifiant, sous peine de nullité, l’aggravation ou l’atténuation de l’infirmité.
- « En cas de désaccord, l’affaire est renvoyée devant le tribunal, qui est saisi par la partie la plus diligente et qui statue comme en matière sommaire et ainsi qu’il est dit à l’article 16,
- « Au cours des trois années pendant lesquelles peut s^exercer l’action en révision, le chef d’entreprise pourra désigner au président du tribunal un médecin chargé de le renseigner sur l’état de la victime.
- « Cette désignation dûment visée par le président, donnera audit médecin accès trimestriel auprès de la victime. Faute par la victime de se prêter à cette visite, tout payement d’arrérages sera suspendu par décision du président, qui convoquera la victime par simple lettre recommandée.
- « Les demandes prévues à l’article 9 doivent être portées devant le tribunal'au plus tard dans le mois qui suit l’expiration du délai imparti pour l'action en révision.
- « Art. 30.— Toute convention contraire à la présente loi est nulle de plein droit. Cette nullité, comme la nullité prévue au deuxième alinéa de l’article 16 et au troisième alinéa de l’article 19, peut être poursuivie par tout intéressé devant le tribunal visé auxdits articles.
- « Toutefois, dans ce cas, l’assistance judiciaire n’est accordée que dans les conditions du droit commun.
- « La décision qui prononce la nullité fait courir
- à nouveau, du jour où elle devient définitive, les délais impartis soit pour la prescription, soit pour la révision.
- « Sont nulles de plein droit et de nul effet, les obligations contractées, pour rémunération de leurs services, envers les intermédiaires qui se chargent, moyennant émoluments convenus à l’avance, d'as-
- surer aux victimes d’accidents ou à droit le bénéfice des instances ou des vus aux articles 15, 16, 17 et 19.
- « Est passible d’une amende de 300 francs et en cas de récidive dans
- leur ayants-accords pré- .
- 16 francs à l’année de la
- condamnation, d’une amende de 500 francs à 2.000 francs, sous réserve de l’application de l’article 463 du Code pénal : 10 tout intermédiaire convaincu d’avoir offert les services spécifiés à l’alinéa précédent ; 20 tout chef d’entreprise ayant opéré, sur le salaire de ses ouvriers ou employés, des retenues pour l’assurance des risques mis à sa charge par la présente loi ; 3° toute personne qui, soit par menace de renvoi, soit par refus ou menace de refus des indemnités dues en vertu de la présente loi, aura porté atteinte ou tenté de porter atteinte au droit de la victime de choisir son médecin ; 4° tout médecin ayant, dans des certificats délivrés pour l’application de la présente loi, sciemment dénaturé les conséquences des accidents. »
- INFORMATIONS
- Nous apprenons le mariage de Mlle Madeleine Habert, fille de M. et Mme Félix Habert, et petite fille de M. Habert, le sympathique secrétaire de la Compagnie des chemins de fer P.-L.-M., avec M. André Rivière, sous-lieutenant au 82e régiment d’infanterie.
- Nos vœux de bonheur aux jeunes époux.
- La charge des soies à la teinture et à la Chambre de Commerce de Crefeld
- Le Ministre du Commerce ayant demandé à la Chambre de Commerce de Crefeld son opinion sur l’oportunité de la suppression de la charge des soies à la teinture, celle-ci a exprimé l’avis que la charge de la soie constitue un gros inconvénient) mais qu’il ne serait ni supportable, ni possible de la supprimer par la fixation des limites extrêmes de charge. Elle estime que le soin de se préserver contre les préjudices qui peuvent en résulter doit être laissé aux acheteurs eux-mêmes, par le moyen d’arrangements appropriés au moment de l’achat.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- TRANSPORTS ET TARIFS
- La Compagnie de l’Ouest propose de modifier, comme ci-après, au tarif spécial P. V. 17 la condition d’emballage prévue pour les extraits tinctoriaux végétaux non dénommés. Autres, secs, emballés (à l'exception de la garancine en poudre et du tournesol.)
- Aux conditions actuelles de ce tarif, les extraits tinctoriaux non dénommés, secs (sauf la garancine en poudre et le tournesol) ne sont acceptés que remis en caisses. Certains industriels qui emploient d’autres modes d’emballage ont protesté contre le refus d’appliquer ce tarif qui leur était opposé.
- La présente proposition leur donne satisfaction. Il est à remarquer, d’ailleurs, que certains réseaux, l’Est et le Midi, notamment, ne spécifient l’emploi d’aucun mode d’emballage.
- D’autre part, le Ministre des Travaux publics vient d’homologuer la proposition présentée par la Compagnie P. L.-M., le 20 décembre dernier, en vue d’admettre l’emballage en sacs pour les extraits tinctoriaux végétaux non dénommés, secs.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute impor-tance, nous donnons une sévie de résumés de cas juri-tiques d’application courante, dont l’ensemble consti-cuera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas ju-rdique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous Indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui -es intéresse.
- (110) — Chemins de fer. — Tarifs — A caries. — Répons abilités. — Charge de la preuve.-— Juge-ment. — Manque de base légale.
- Les tarifs spéciaux actuellement en vigueur sur les chemins de fer de l'Ett admettent, au profit du trans-brteur, une présomption d’irresponsabilité en cas avaries survenues à des marchandises qui a pour es causes inhérentes à leur nature », sont exposées "X dangers d’être avariées, si, du moins, « eu égard p"x circonstances de fait, l’avarie a pu résulter de une de ces causes... à moins que l’ayant-droit n'éta-sse le contraire ».
- Dès lors, s’agissant, dans l’espèce, d’une expédition
- Poteries communes, doit être cassé comme dé-Pourvu de bases légales, le jugement qui par applica-on pure et simple de l’article 103 du Code de com-p rce et sans examiner s’il avait lieu d’accueillir eception tirée par l’administration des clauses sus-- 1
- rappelées, déclare celle-ci responsable des avaries survenues en cours de route.
- (C. Cassation, 6 juillet 1904.)
- LES HOMONYMES ET LA CONCURRENCE COMMERCIALE
- (Suite et fin. — Voir notre numéro du 20 mai.)
- Dans un premier système on déclare que celui qui n’a fait qu’user d’un droit ne saurait être responsable des conséquences dommageables qui résultent pour autrui de l’exercice de ce droit.
- « J’ai, dit-on, le droit de me livrer au commerce qu’il me plaît de choisir : j’ai le droit de porter mon nom et, par conséquent, de faire le commerce sous ce nom. Je n’ai pas à savoir si, en agissant de la sorte, je cause un préjudice à quelqu’un ; je n’ai pas à me rendre compte des mobiles qui dirigent ma conduite ; il me suffit, pour la justifier, d’établir mon droit: il est incontestable. »
- C’est un principe admis par le Code civil. Pour que le préjudice causé donne lieu à une réparation, il ne suffit pas qu’il y ait un dommage éprouvé, il faut encore que le fait qui a causé ce dommage soit illicite, qu’il présente une violation du droit d’autrui, une infraction à un devoir et non pas l’exercice d’un droit.
- Mais ce système est dangereux et impraticable. Il couvre et sanctionne la fraude, et les tribunaux ont compris qu’ils devaient examiner si le droit invoqué était loyalement exercé, s’il ne servait pas de masque à la mauvaise foi.
- On a donc cherché à savoir d’abord si celui qui était accusé d’être l’auteur d’une concurrence déloyale, faisait réellement le commerce, ou s’il n’était pas plutôt un prête-nom dont l’intervention serait rémunérée à forfait. En effet, la fraude la plus souvent empoyée consiste a simuler une association. Pour faire concurrence a une maison en vogue, on cherche un homonyme Il est presque toujours facile de le trouver ; on rédige un acte de société et l’on prend naturellement pour raison sociale le nom que l’on s’est ainsi procuré.
- Assurément, s’associer est un fait licite. Chaque individu a le droit d’entrer dans une société, d’apporter à une entreprise le concours de ses capitaux ou de ses aptitudes ; mais, c’est faire de son nom un usage illi-cite que de le prêter en vue de favoiser une concurrence déloyale.
- Les tribunaux ont donc le pouvoir d’interdire à l’homonyme d’un commerçant en vogue de disposer de son nom et de le céder à des tiers afin de leur procurer un bénéfice illicite; ils peuvent ordonner la suppression de la raison sociale qui sert d’instrument à la concurrence.
- Mais que décider si, au lieu d’un homonyme prêtant son nom, il s’agit d’un homonyme faisant lui même le commerce et profitant seul de la similitude du nom qui existe entre lui et un commerçant établi antérieurement ?
- A cet égard, les tribunaux se sont plusieurs fois re-.
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- 170 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- connu le droit d’obliger le commerçant le plus récemment établi à supprimer complètement son nom de ses marques, enseignes et prospectus.
- Mais ce système était trop absolu, et la Cour de Cassation, dans un arrêt fameux, l’a condamné, en décidant que si les juges ont le droit de prévenir la concurrence par des mesures appropriées à la situation, de la réprimer en allouant des dommages-intérêts en rapport avec le préjudice éprouvé, leur pouvoir ne saurait aller jusqu’à exproprier qui que ce fût, ne serait-ce qu’en ce qui concerne la vie commerciale, du nom de famille qui lui a été transmis. (Cass. 30 janvier 1878).
- Par application de cette doctrine, qui est éminemment sage, si la concurrence résultant des actes de l’homonyme n’est pas loyale, les juges pourront, sans porter stteinte à la propriété du nom et à la liberté de l’industrie, prendre toutes les mesures nécessaires pour réprimer la fraude dans l’avenir ; ils ordonneront des modifications dans la forme des marques et emblèmes ; ils prescriront l’addition de prénoms de nature à éviter la confusion ; ils pourront indiquer une disposition ou une forme de caractère susceptible d’éveiller l’attention. Enfin ils accorderont d’importantes réparations. Si le concurrent résiste à leurs injonctions, si les modifications qu’ils ont prescrites ne sont pas apportées, les tribunaux auront encore, dans une allocation considérable de dommages-intérêts, le moyen de contraindre la déloyauté a céder ou à disparaître.
- CORRESPONDANCE
- M. L., à Marmande. — Pour vous donner un avis sur le bien fondé de la réclamation du propriétaire, il nous faudrait étudier l’affaire compfstemen. avec les pièces du dossier en mains. Il existe diverses décisions aussi bien dans un sens que dans l’autre. Ce n’est pas parce que ce client a déj a obtenu un rabais qu’il n'au-rait plus aujourd’hui le droit de rien réclamer. Il est très possible que sa réclamation soit accueillie. La solution dépend des circonstances de fait.
- D. V., à Lille. — Etant donné le laps de temps écoulé depuis le dépôt de la soumission, vous pourriez, si vous n’y avez pas avantage, refuser de donner votre acceptation à la décision de la commission ; mais il faudrait le faire sans laisser écouler un délai quelconque qui pourrait être interprété comme une acceptation tacite.
- M. M. S., à Liège — L’arrêté de concession d’une mine peut adopter l’allure d’une faille ou cassure du sol comme limite en profondeur, au lieu d'une ligne verticale menée dans l'intérieur de la terre. C’est la règle générale ou le procédé ordinairement préférable de déliinitation, aux termes de l’article 29 de la loi du 21 avril 1810.
- M. T. P., à Lyon.— L’allégation d’un fait exact en soi ne peut constituer à aucun titre un agissement illicite constitutif de concurrence déloyale.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un timple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un déli pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchis* sement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Dissolution de société
- Lyon. — Société Vindry et Cie, teinture, siège social, à Isieux (Loire). — L. les associés. — Acte du 5 mai.
- • Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. V. Darmis, 4, rue Nollet: — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Hutinet, 29, rue Bonaparte. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Lesieur, 85,rue du Rocher — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Capelle, 135, faubourg P. Denis. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Auger, 5, rue Baror’ — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Verdier, 2, rue Vavin. " Entrée en jouissance de suite.
- Le Gerant : A. FATOLLE,
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE. *, Directeur, 20, rue Turgct (IX‘)
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-
-
-
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIÈRES Pendant les quatre premiers mois des années 1904, 1905 et 1906
- 1 SI PORTATIONS Quantités 1 livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1906 1905 1904 1906 1905 1904
- Bois de teinture en bûches : Mexique. LOOCk. — — Brésil..... » — — Haïti » — — Guatemala.. » — — Autres pays. » Totaux .... » Bois de teinture moulus » Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m Curcuma en racine » — en poudre » Quercitron. » Lichens tinctoriaux » Ecorces à tan, moulues ou non » Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles » Moulus » Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues » Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » Safran. » Autres teintures et tanins » Cochenille » Kermès animal » Indigo » Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu » Cachou en masse » Rocou préparé » Orseille préparée, humide en pâte » — sèche (cudbéard ou extrait). » Extraits debois de teint, et d’autres espèces : Garaneine » Autres » Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique » Alizarine artificielle. » Autres » Outremer » Bleu de Prusse. „ Carmins communs » — fins » Vernis à l’alcool.... »* — à l’essence,à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées » Ocres broyées ou autrement préparées... » Verts ne Schweinfurt et verts métis, cendres bleues ou vertes » Verts de montagne,de Brunswick et simil. » Talc pulvérisé » Couleurs non dénommées » 1.071 10.850 583 7 059 1.875 13.997 779 7.660 1.101 15.121 2.168 8.881 Bois de teinture en bûches.. 1.000 k. — moulus » Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m. Curcuma en racine » — en poudre » Quercitron » Lichens tinctoriaux » Ecorces à tan, moulues ou non » Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles » Moulus » Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues » Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » Safran » Autres teintures et tanins » Cochenille » Kermès animal » Indigo » Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu » Cachou en masse » Rocou préparé » Orsei le préparée, humide en pâte » — sèche (cudbéard ou extrait). » Extraits de bois de teint, et d autres espèces: Garaneine » Autres : Allemagne » — Belgique » — Angleterre » — Etats-Unis » — Autres pays « Totaux » Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique » Alizarine artificielle » Autres » Outremer » Bleu de Prusse » Carmins communs » — fins » Vernis à l’alcool .. » — à l’essence,à l’huile ou à l essence et à l’huile mélangées » Ocres broyées ou autrement préparées.... » Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- dres bleues ou vertes ... » Verts de montagne, de Brunswick et simil. » Talc pulvérisé » Couleurs non dénommées » 412 99 44 46 25 408 463 55.282 177 165 192 22 115 398 661 4 1.350 50 81 220 125 24 257 20.356 10.964 4.654 939 15.446 73 68 34 405 14 11 543 40.191 66 39 200 222 396 698 13 389 117 75 307 141 21 108 20.044 12.957 6.315 1.386 13.945 207 64 50 92 11 12 346 37.306 204 214 373 7 140 383 495 8 880 425 268 198 230 63 211 19.044 8.096 6.883 750 18.959
- 19 553 1 094 701 185 12.465 699 8.784 22.043 17.514 8.342 474 175 11 007 1.718 5 1.077 14 566 562 1 25 13 381 494 521 3.762 346 221 99 3.715 2.151 65 231 8.867 8.298i 1 24.311 156 405 3 4.309 478 10.600 25 995 14.602 9.263 378 6 197 1.218 1 214 17.170 579 33 565 528 3.241 341 227 1 1 104 4.280 2.080 59 343 8.940 6.549 27.271 315 341 11 3.785 1.130 10.227 18.669 12.112 19.356 25 183 2 841 752 1.621 1 12.059 629 1 29 581 16 376 3.669 457 246 6 38 3.767 1.840 55 342 11.629 2.473
- 52 357 31 908 5.752 172 12 13 438 5.093 79.560 87 131 11.039 1.510 54.647 468 3 1.163 6.131 162 20 9 548 5.087 78.977 90 86 9.299 1.501 53.732 1 1.261 6.574 316 26 7 535 5 195 78.211 195 119 8.612 1.853
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-
- 172
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Potassé caustique 70/75 plaqués
- Acide acétique industriel 40 %
- Les 100 k.
- azotique (voir acide nitrique) muriatique 22: chimiq. pur..
- nitrique
- 20/22 par 15 touries 36’ blanc.......
- » jaune............
- 40’ blanc ..........
- » jaune...........
- 36’ chimiquem. pur.
- 40’ 1 » »'
- oxalique........... .
- picrique cristallisé .
- » sulfurique
- tartrique
- 53-. ...........
- 60’ environ ......
- 66- » ......
- 66’ chimiq. pur .. ; au soufre ........ .
- 1er blaûc.
- Alcali volatil du gaz 22/ . .
- » » 28/29
- Alcool dénaturé type Régie 90:..
- Alun épuré......
- » ordinaire.
- » de chrome
- Benzine cristallisable......
- » lourde, industrielle
- » type Régie.........
- Bichromate de potasse
- »
- soude
- Bi-oxyde de baryum 85/86-.. Borax raffiné en cristaux.......... Carbonate de soude cristallisé Crème de tat Ve entière .. ..
- a
- Cyanure Dextrine
- Eau
- 32
- 32
- 6
- 32
- 31
- 37
- 36
- 48
- 54
- 87
- 250
- 5
- »
- 25
- 25
- Rouille
- Sel de
- Soude
- 8
- 33
- 15
- 25
- 50
- 25
- ... 250 »
- ... 38 »
- . . 61 »
- L’hecto
- ... 47 »
- Les 100 k.
- 19 »
- ... 15 »
- 34 »
- L’hecto
- 45 »
- 40 »
- ,.. 37 »
- Les 100 k.
- » en poudre ........
- » soluble, paillettes,
- rouge de potassium pur., blonde citron............ blanche.........
- oxygénée
- Extrait
- 10 à 12 volumes .. extra............. pharmaceutique... chimiquement pure.
- d’orseille liquide n’ 1.
- » » extra.
- » supérieur....
- de
- Javelle
- Glycérine
- blanche
- 40-
- 35:
- 25*
- 20-
- Baumé
- a
- industrielle 28
- Perlasse Ire qualité » ordinaire .. rose factice...... 42/45 en tourie . . supérieure...........
- soude 90/92 ......... ..
- » Solvay 65 70 . .. .
- * » 75/80 .......
- » » 80/85 .......
- caustique 60/62. : .......
- » 70/72...........
- » 60/62 plaquettes
- > 25
- Sulfate de cuivre 98/99 »
- » de fer moyens cristaux
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur '» extra pains et poudre.
- » » n’ I ........... .
- » » flor pâle et foncé...
- » • de Chine en grains ....
- Bleu
- ))
- 60
- 115
- 38
- 25
- 12
- 15
- 12
- 22
- 23
- 24
- 50
- 50
- 50
- 50
- 28 »
- 30 »
- 32 » • 35 •»
- 58 »
- 6 » Le kil.
- 4 4
- 4 5
- 25
- 25
- 25
- 50
- Outremer poudre p. la peinture.
- Les 100 kil.
- »
- de
- Prusse
- »
- Essence de térébenthine
- » p-ur azurage.
- » p. pap peints supérieur.... extra.............. n- 1 ..
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 111
- PLACE DU HAVRE
- Rouge Brésil Bahia.......
- » Calliatour .. 100 k
- Lima.......
- Ste-Marthe.
- Brésillet. ..
- ...........
- Sapan ....
- 50 kil
- 100 k
- 50 k
- Quebracho.. 1009 k
- Pernamb
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune: ou gamb .. 1 ....
- » pressé. ..
- Cochenille
- On cote :
- Ténérife zacatille.
- Ténérife grise.. . .
- Bengale
- Java,
- Mad
- Curcuma
- .. .50 kilos.
- Pond......
- On
- On
- cote
- cota
- Dividivi les 50 kil....
- Indigos actuellemert :
- Beng- sur v. et bl. 1(21 fin violet et pourpre.. Beng. beau viol, et dito
- 8
- 16
- 8
- 7
- 4
- 7
- 8
- 96
- 13
- 37
- 35
- 20
- 15
- M
- 10
- 50
- 1/2
- 60
- 50
- 10 ..
- 17 ..
- 9 50
- 8 ..
- 5 ..
- 8 ..
- 10 ..
- 110 ..
- 16 ..
- .. M 45 .. 40 .. 25 ..
- kil.
- 2
- 20
- 15
- 80
- 75 64 95
- 44
- 7 175 185 310 340
- 45 47
- 10
- »
- Le litre
- 0 0
- 0
- 2
- 28
- 38
- 35
- 50
- Les 100 k.
- Lessive caustique de potasse 36-...
- » » » 40•...
- » » de soude 36-. .’
- Noix de Galles de Chine .. ... ..
- Orseille double............... .
- » triple .........................
- Oxymuriate d’étain 32 %...........
- Panama (Quillay)....... .... . .
- Permanganate de potasse...........
- Potasse d’Amérique................
- » imitation d’Amérique 66/70’
- R
- 52/55*
- 45’...
- 115
- 155
- 185
- 11
- 10
- 9
- 7
- 105
- 33
- 43
- 12
- 195
- 65
- 80
- 215
- 44
- 145
- 72
- 39
- 33
- 80
- 50
- 50
- 25
- 85
- 50
- »
- 50
- BOIS DE TEINTURE
- On eot - :
- Campeche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- a
- Ire qualité . .. 2c qualité .. .
- 3a qualité....
- - Sisal, Yucatan..
- Honduras.........
- - Tabascc.....
- - Haïti Cap...
- - Fort-Liberté....
- Aqaim..........
- St-Marc............
- Gonaïves ........
- P.-de-Paix.........
- Miragoane.........
- • Saint-Domingo...
- Martin, et Guadel.
- • Janaïque. .......
- Cuba et St-Yago ..
- Manzanillo. ......
- Tuspan............
- ...............
- Campèche..........
- Car ..............
- Tampico...........
- ................. Haïti............
- Jamaïque ...'.. barcel et P Cab .. Rio Hacha....... Carth, et Savan... Maracaïbo......... Fustet..... 103 k.
- Tatajuba(Pern )50 k.
- Bahia . . , ......
- Corinto.... ,,
- Amapala. 10 kil.
- 9
- 7
- 8
- 7
- 7
- 4
- 4
- 5
- 5
- 5
- 4
- 5
- 3
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 4
- 16
- 5
- à
- 13
- 50
- 50
- 65
- 65
- 25
- 50
- 90
- 75
- 70
- 50
- 60
- 60
- 8
- 9
- 8
- 7
- 4
- 4
- 5
- 6
- 5
- 5
- 4
- 5
- 6
- 5
- 5
- 5
- 5
- O ex
- 6
- 6
- a
- 50
- 50
- 80
- 80
- 40 50
- 25 :0
- 75
- 25
- 75
- 25
- 50
- 25
- 25
- a
- bon violet............ bon moyen violet., moyen violet.......... beau violet rouge.. bon violet rouge... bon moy. v. rouge, fin rouge............. beau dito............. bon dito.............. bon à fin cuiv........ cuiv. ord. et bas....
- Java.........
- Kurpah.......
- Madras.......
- Manille.......
- Caraque .....
- Guatemala flor
- . N.M
- ... N.M
- ...NM
- • bon à fin sobré .
- » — cor....
- » cor. ord. à bas. .
- N -Gren Cn, surf. 1/2 k N.M.
- • bon à beau.. N.M.
- • ord etmojenN.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud. ...........M
- Madagascar............ . M
- Qu ercitron
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé.........
- » gros effilé............
- Antilles.
- Cayenne
- Rocou
- 1/2 kil. 0 37
- 5
- 5
- 4
- 4
- 3
- 3
- 4
- 3
- 3
- 4
- 3
- 3
- 3
- 3
- 2
- 2
- 0
- 3
- 1
- 1
- 75
- 25
- 75
- 25
- 25
- 75
- 25
- 75
- 50
- 25
- 25 M
- 75
- 75
- 75
- 25
- 7
- 6
- 50
- à
- ./. à 0 N. M
- 6
- 5
- 5
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 3
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-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- 83
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- »
- (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie. .. Cachou noir, ire marque..
- » marques ord.
- Cochenille argentée.. 100 k
- 12 .11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à . 15 .12
- 12
- 85
- »
- » urcuma
- grise...... ..... zacatille naturelle noire Palmas lek. Bengale............
- Chinois............ Madras.............
- Gal es de Chine.............
- Prussiate jaune de potasse.
- 510
- 515
- 500
- 35
- 40
- 65
- 135
- 170
- • “1 •" zr
- ?9 to to ©Ctorot
- Sumac en feuilles;.......... 25........... » poudre.................... 26 ..
- Styrax liquide................170.........
- Tamarin Madras.............. M .. 23
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile .. .. :...................... » en pains, extra sec, sous pap........................... ...
- » bon marchand en pains............... » » en boules..................
- n raffiné en poudre sec..................
- PRODUITS CHIMIQUES
- On,cote les 100 kilos :
- Acide
- muriatique ... nitrique.....
- R
- INDIGOS — Au 1/2 kilo Madras bon t beau tendre.
- £
- moyen et bon moyen coloré............... noyen ord. et ord.
- terne et serré.......
- 2.90
- 2.60
- 3.20
- 2.90
- Kurpah ton et beau vio'et
- 2.30
- 2.60
- Kurpah
- C
- S
- 0Q P.
- c
- Java
- et violet rouge.. moyen et bon moy.
- assez coloré.. .
- moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. . beau et fin violet • bon moyen à bon
- violet et violet
- rouge .. ......
- moyen violet-rouge et rouge.........
- =
- M .
- M
- 5
- M. .
- M
- M
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d.
- d.
- d. d.
- d.
- bon moyen..... . .
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- 2
- M..
- Le tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique.......... .
- Alun raffiné (entrepôt).....
- » (acq.)..............
- Couperose emballée......... Essence de térébenthine (d. fûts) .....................
- (s fûts) ................... Fécule de pommes de terre, 1er bl. .................... W. 2e bl. (entrepôt)........ Galles vertes et noires.....
- » noires Alep................
- » blancnes...................
- Comme arabique, en sorte . » Ghésirée, en sorte........
- ” Sénégal,s. bas du fleuve » » Galam............
- » Aden, sorte cour, bonne » Mogador, blonde......... “ » blanche...........
- 11 Laque en f. qté orange.
- 430 .
- 16 .
- 17 .
- 5 .
- 118 .
- 115 .
- 35 .
- 34 . .
- 200 ..
- . 5 ..
- 150 . .
- 60 ..
- 65
- s
- mi-orange cerise AC
- ’ Sandaraque lavée ...
- P Damar (Batavia). ...
- “ » Singapore...
- ” » Penang ....
- Comme adragante Syrie.
- » »
- .................. darance, racine ..
- s » porire..
- Rocou Guadeloupe s ” Cayenne.
- afran d’Espagne.
- Anatolie.
- 600 550
- 525
- 150 200
- 110
- 110
- 200
- 150
- M 60
- 70
- 100
- con-
- 17 ..
- 19 ..
- 6 ..
- 170
- 75
- 70
- 140
- 750
- 600
- Valence
- pur......................
- Sulfate de cuivre(entrepôt) (acq.). .
- OCes oo h ©
- Mous en Barils
- Qualité extra...................
- Qualités ordinaires .. ............
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 32
- 25
- 50
- minimum mis en barres. Franco gare
- 34
- 3C kil
- ou
- quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jour net.
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- Ammoniaque liquide 22 d..
- B rax raffiné..............
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre .................... broyé......................
- Crème de tartre.............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins..............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude......... » de potasse............
- Sel de scude, 80/85, cons. et entr. ea bq. de 700 kil.,m.
- Sel de soude, 70/75, disp... » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. dé 300 kilos.........
- Sude caustique, 11(/115, en bq. de 300 kil. plaquettes
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- Blanc
- Jaune
- 9 33
- 40
- 10
- 8 260
- 36 38
- 58
- 63
- 180
- 8
- 20
- 6
- 25
- 47
- 18
- 17
- 12
- 30
- E
- 50 à
- 75
- 75
- 25
- 75
- 64 A 68
- 8
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive extra pur (72 0/0 d’huiles) augmente (60 0/0 » ).
- résineux (72 0/0 » ).
- » (72 0/0 » ).
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien .........................
- Jaune » ...................
- 55
- 51
- 44
- 46
- 43
- 42
- 37
- 37
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles).
- » (60 0/0 d’huiles)........ Rosé...........................
- Noir............ Blanc spécial .................
- Bleu
- »
- BOIS DE TEINTURE
- 28 — à 29
- Brésillet. . . . .....
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade-
- loupe . .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra
- — Tuspan Lima. . . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- fabasco.
- 28 -
- 18 —
- 10 -
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- 1
- 14
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- 14
- 8
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- 10
- co.. H. OO O O "in
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif., mixte » talqué Ire qualité
- » » 2e
- Marbré b'eu ou » »
- rose Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- 42
- 39
- 35
- 34
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- 40
- Selon qualités : Blanc ou jaune.................
- » (à la batteuse) ..
- Marbré bleu ou rosé............
- Résineux................ ....
- Vert exportation...............
- Brun...........................
- Foir, .............».......
- 20
- 24
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- 20
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- 66
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- coecococec
- *9 O AO
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier..................... Curcuma de la côte. . 100 k.
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . . — fin violet . — — beau violet .
- — — bon violet. .
- — — moyen violet .
- — — petit violet.
- — — ordinaire et
- cuivré .
- — Java ordin, et cuivré . — Madras fin.............. — — beau .............. .
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora. et cuivré
- — Manille — Guatemala flor . — — sobre . .
- — — cortès . .
- — Mexique flor. . . .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- — Caraque flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k. — — blonde, ire quai.
- — — — 2e quai
- — — cerise. . . — — blondeordin.
- Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. le Orseille Mers du Sud. 100 — Madagascar . .
- k k.
- k
- 11
- 13
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- 10 —
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- 8 50
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- 5 50
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- Ammoniaque incolore, 22.' 44 . 46.1
- Bichlorure d’étain, 55:.. 113 .. 118 .. »...........................».........................60..................... 136 .. 141 .. I
- 18 .
- 13
- 18 .
- 56 .
- 90 .
- 110 .
- 110 .
- 18 .
- 79 .
- 59 .
- 191) .
- 180 .
- 7 .
- 37 .
- 114 .
- 17
- 160 .
- 180 .
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. » Guadeloupe. 12 ..
- Bois Jaune Centre Amériq. 17 .
- Cachou jaune. Vapeurs.... 55 ..
- » brun..................... 75 ..
- Chlorate de potasse...... 105 ..
- » de soude............... 105
- Chlorure de chaux 100 à 110. 16 Chromate rouge de potasse 77 ..
- » » de soude.. 57 ..
- Crème de tartre........., 185 ..
- Cristaux de tartre....... 175 ..
- » de soude........... 6 50
- Curcuma Bengale en racines 33 ..
- » de Madras......................
- » de Chine................ M ..
- Essence de térébenthine.. 112 ..
- Extrait de châtaignier 20 •. 16 ..
- Galles de Chine et Japon.. 157 ..
- » vertes et noires ...*. 155 ..
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 ..
- » arabique.................. 65 .. 70..
- » adragante rousse .. 275 .. 310 ..
- Jus de citron ............ 20 .. 21 ..
- Méthylène à 95e............. 90 .. 95 ..
- » régie .............. 100 ., 105 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 .. 135 . •
- » » de soude...................'
- Pyrolignite de fer........ 10 50 11 50
- Résine...................... 26 .. 27 .
- Rouille...................... 9 .. 10 . :
- Selde soude 80'............. 17 50 18 50
- • ammoniaque.. 11 50 1 2 50
- Sel d’étain................ 248 252 ..
- Soufre en canons.......... 17 50 18 ..
- » sublimé................... 18 50 19 50
- Sumac Sicile en feuilles.. 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine............ 9 ., 16 ..
- » de cuivre............... 65 .. 66 ..
- » de fer..................... 6 .. 8 ..
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- r Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
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- du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Train 57 partant de Paris à 7 h. 20 du soir.
- Train 60 — de Marseille à 8 h. 20 —
- L’emploi de ces appareils assure aux voyageurs la possession indiscutée de la place qu’ils ont choisie dans le train.
- Les voyageurs pourront également faire retenir leurs places à l’avance au départ de Paris et de Marseille, moyennant le paiement d’une taxe de 1 franc par. place.
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- Le service temporaire rapide sur VICHY ET CLER-MONT (Royat) a commencé le 6 juin.
- A partir de cette date le train rapide 927 (Ire classe wagon-restaurant) quittera Paris-P.-L.-M. à 10 h. 10 du matin et arrivera à Vichy à 5 h. 05, à Clermont à 6 h. 01 du soir.
- En outre le train de luxe « Vichy-Express » (wagons-salons et wagon-restaurant) aura lieu 3 fois par semaine à dater du 16 juin, les mardi, jeudi et samedi.
- Départ de Paris à 3 h. 55 de l’après-midi ; arrivée a Vichy à 8 h. 52 du soir, à Clermont (Royat) par correspondance, à 10 h. 36 soir.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer, foute apparence savante y est évitée, mais on voit que 1 auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nom-breux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. — Matières dérivées de la quinoléine
- et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou
- thiobenzényliques. — Matidns colorantes non classées
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- SOMMAIRE
- Perfectionnements aux procédés et aux appareils pour teind e les chaînes de tissage — Société industrielle de Rouen. — Anciens et nouveaux procédés : Impression des tissus (suite et fin). — Les nouveaux colorants — Procédé pour rendre imperméable la toile fine de coton. — Teinture de chapeaux à l’état de laine, de poil et de cloche. — La teinture du coton en indigo par foulardage. — Receties diverses pour la teinture des tresses de paille. —Taches occasionnés par la réduction de la couleur. — Informitions, — Tribunaux. —Jurisprudence. — Renseignements commerciaux.— Revue du marché. — Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS AUX PROCÉDÉS ET AUX APPAREILS pour teindre les chaînes de tissage
- PAR M. Goddard.
- Cette invention porte sur des perfectionnements aux procédés et aux appareils pour teindre les chaînes et plus particulièrement les chaînes de coton ; son but est de maintenir la répartition uniforme des fils en une «nappe» mince, régulière Pendant leur passage dans les divers bains. En évitant ainsi que les fils ne se toronnent et ne s’enchevêtrent, on assure un traitement régulier en même temps qu’une séparation facile des divers fils a la fin de l’opération.
- A cet effet, M. Goddard emploie un bain peu
- profond suffisamment large pour recevoir toute une chaîne : il fait passer la « nappe » de fils horizontalement dans le bain, en ayant soin de la soutenir sur des rouleaux à peu d’intervalle les uns des autres De cette façon la nappe de fils peut passer dans une série de bains en plus ou moins grand nombre, d’une température plus ou moins élevée, suivant le procédé particulier de teinture employé.
- La nappe de fils est amenée d’un certain nombre de bobines, vient passer sur un rouleau de guidage, plonge dans le bain, passe sous un rouleau d’immersion, passe sous et sur un rouleau-guide, revient en arrière pour passer sous et sur un second rouleau-guide proche du rouleau d’immersion, repart en avant, passe sur un troisième rouleau-guide, redescend sous un quatrième rouleau de guidage situé dans le même plan horizontal que le rouleau appelé plus haut « rouleau d’immersion », puis, en continuant à progresser, passe à nouveau autour d’une série de rouleaux disposés de la même manière. On pourrait, si l’on voulait, employer plus de deux séries de rouleaux disposés essentiellement de la même manière.
- Il est essentiel pour réussir que les rouleaux portant le fil ne soient pas à plus de om. 40 (16 pouces) l’un de l’autre, d’axe en axe, si même ils ne se tou-'client pas, car si on laissait un plus grand espace entre eux, on augmenterait beaucoup la tendance qu’ont les fils à s’enrouler, à se « rubaner ». -
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pour compléter la description de l’invention, on n’a qu’à se reporter aux dessins ci-dessous.
- La fig. i est une coupe longitudinale d’un appareil pour teindre les chaînes de coton, muni des perfectionnements apportés par le demandeur.
- La fig. 2 en est un plan.
- La marche des fils est représentée en pointillé (fig. i) et par des lignes parallèles (fig. 2) : 2 désigne
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- Extrait de la Séance du 11 mai 1906
- M. O. Piequet termine la lecture de son importante étude de l'ouvrage de Nœlting« le noir d’aniline ». La dernière partie de cet ouvrage est consa-
- ( c • * bl.
- Ky 20
- o
- c+n e5
- le fil dans les deux figures. La seconde sert à montrer ce que signifie le mot « nappe » employé par le demandeur pour désigner des fils parallèles, étalés en une couche régulière, mince, n’étant pas plus resserrés à un endroit qu’à un autre. Les fils qui arrivent d’une série de bobines, — non représentées— passent sur un rouleau de guidage 3, plongeant dans le bain de teinture 4, y sont guidés dans leur course, avec retours en arrière, par des rouleaux 5, passent ensuite entre les rouleaux compresseurs ou déchargeurs 6, plongent de là dans le bain de lavage 7, passent entre les rouleaux compresseurs 8, dans le bain de fixage 9, entre les rouleaux compresseurs 10, dans le bain de lavage 12, entre les rouleaux compresseurs dans la cuve d’ébullition 15 et enfin entre les rouleaux compresseurs 16. Le fil peut alors être porté à la sécheuse et àl’appréteuse.
- crée à l’examen des essais pratiques des matières premières employées dans la fabrication du noir d’aniline ; on y trouve enfin un tableau des principales réactions permettant de déterminer la nature des différents noirs teints ou imprimés sur la fibre.
- M. Blondel se fait l’interprète du Comité en féli-citant M. Piequet d’avoir mené à bien ce long et difficile travail qu’est la traduction d’un ouvrage séientifique et le remercie d’en avoir fait profiter le Comité. Sur la demande de M. Piequet une commission est nommée pour l’assister dans la révision et la mise au point de son travail en vue de la publication dans le bulletin. Cette commission est composée de MM. O. Piequet, E. Blondel, R. Kœchlin, E. Gasly,
- M. le Président donne communication du programme du Congrès des Sociétés normandes qui se tiendra à Lisieux en 1906. Ce programme n'inté-
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- LE MONITEUR DE
- LA TEINTURE 179
- ressant pas directement notre Comité est renvoyé aux autres Comités.
- ANCIENS ET NOUVEAUX PROCÉDÉS 0)
- Impression des Tissus
- (Suite et fin. — Voir nos numéros des 5 et 20 mai et 5 juin).
- En 1901, la Farbwerk de Hœchst recommanda une addition de formaldéhyde à l’enlevage à la poudre de zinc et au bisulfite de soude, dans le but d’en augmenter la stabilité. Plus tard, on songea à assurer la conservation du bisulfite par la formation d’un produit de combinaison. En 1902, les chimistes de la maison Zündel de Moscou ; Baumann, Frossard, Thesmar et Schwartzer, d’une part, et, d’autre part, Kurz à Darnétal, près Rouen, découvrirent simultanément que le produit de la réaction de la formaldéhyde sur l'hydrosulfite de soude constituait un enlevage qui unissait un très grand pouvoir rongeant à une stabilité satisfaisante.
- Par la suite, les produits de ce genre ont été livrés au commerce sous le nom d’hydrosulfite NF Par la Farbwerk de Hœchst, et sous celui d’hydral-dite par la maison Léopold Casella et C° . Ces nouveaux enlevages rongeaient en blanc par le rouge Para (p. nitraline 4- i3 naphtol) ; mais on ne réussit pas bien tout d’abord à ronger en beau blanc le bordeaux à la glace (a naphtylamine + 3 naph-tol). Les études des chimistes de la maison Zeindel, aussi bien que les recherches poursuivies par Bern-thser et ses collaborateurs Bazien, Dehnel, Rein-king et Labhards, permirent de constater que le Produit de la réaction de la formadéhyde sur l’hydrosulfite de sodium, peut être séparé en deux combinaisons par simple cristallisation fractionnée : en oxgmethylsulfite de sodium, et en formaldehyd-sulfoxylate de sodium, suivant la nomenclature donnée par Bernthsen !
- (1) Zeitschrift für angewandte Chemie, 19 janvier 1906. Alte und neue Zeugdruckcerfahren, Dr C. Schwalbe.
- SO Na SO Na SO2 Na
- 1 II
- Oq-2 CH2O +H2O=O T O
- 1 I 1
- SO2 Na CH2OH CH2OH
- Les chimistes de la Badische Amlin ou Sodafa-brik ont également réussi à isoler industriellemen le formaldehyd-sulfoxylate de sodium. Cet établissement vend ce produit sous le nom de Rongalide C. Avec cette préparation, comme avec quelques marques concentrées d’hydrosulfite NF etd’hydral-dite on arrive à ronger aussi en blanc pour le bordeaux d’a-naphtylamines, ainsi qu’on en peut juger par la magnifique collection d’enlevages sur couleurs à la glace que la Badische Anilin und Soda-fabrik a mise aimablement à la disposition de la Conférence (1).
- Ces effets de rongeants blancs ont naturellement suggéré bientôt l’idée de produire des enlevages en couleurs ; mais dans l’emploi des couleurs basiques on s’est heurté tout d’abord à un inconvénient. Les couleurs basiques, composées de matière colorante et de tannin ont besoin d’une addition d’acide pour éviter la formation prématurée d’une laque. Or, un acide est incompatible avec le rongeant au formadehyd-hydrosulfite. Les chimistes de Zundel ont trouvé dans le phénol, et Jeanmaire dans l’aniline, des substances propres à empêcher la formation de la laque de tannin, et à maintenir la matière colorante basique en dissolution.
- Les rongeants à l’hydrosulfite ont acquis aussi dans l’industrie de la laine une très grande importance : mais leur emploi n’est pas sans présenter des difficultés, car la fibre de la laine retient obstinément le produit de réduction de la matière colorante, en sorte que dans certaines conditions les colorations sont à même de reparaître ; mais une addition d’oxyde de zinc avive le blanc jusqu’à un certain point. Pour terminer, disons encore qu’au moyen de l’hydrosulfite, la maison Casella et C° a
- (1) D’après des communications récentes, il est nécessaire d'ajouter soit un sel de fer alcalin, soit un sel de fer
- et du nitrate de sodium, ainsi que Keitcoz l’a fait ressortir dans la discussion qui a suivi la Conférence.
- (Note de l’auteur : C. Schwalbe).
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- 180 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- notablement avancé la solution du problème de l’impression directe des couleurs au soufre, d’une si remarquable solidité, mais qui néanmoins sont dangereuses pour les rouleaux de cuivre, en raison du sulfure de sodium, nécessaire à leur dissolution.
- P. R.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- L’Indogène immédiat GCL conc., brev. s. g. d. g.
- L’Indogène immédiat GCL conc. est un produit qui complète par ses qualités l’Indogène Immédiat B conc. Comme lui, il se distingue par son unisson remarquable et son excellente solidité au lavage, à la lumière et aux acides.
- Le nouveau produit est en outre caractérisé par sa nuance bleu verdâtre vif ainsi que sa très grande résistance au chlore ; sous ce rapport il est supérieur à tous les autres colorants sulfines.
- Ce colorant convient très bien pour toutes les applications de la teinture sur coton, soit en bourre, en flottes et en pièces, et particulièrement pour la teinture dans des appareils mécaniques.
- On peut le nuancer à volonté, soit avec l'Indo-gène immédiat B conc. soit avec les différents Bleus Immédiats directs et Indones Immédiats.
- Modes de teinture
- Coton en flottes
- On teint dans des barques en bois ordinaires, munies de rouleaux presseurs, dans un volume correspondant à 20—25 fois le poids du coton, on lisse de préférence sur des bâtons coudés.
- 50 KILOS DE COTON
- Premier bain Bains suivants
- Indogène Immédiat GCL conc 4 — 8 k. 2 —4 k.
- Sulfure de sodium crist. . 8 —16 » 4 —8 » Carbonate de soude calc. . 2,5 » 0,5 » Sulfate de soude calc. ou sel marin 10 —20 » — 5 »
- On teint à 50 — 60° C. pendant env. 1 heure, on exprime, on rince et on sèche.
- L’addition de glucose (en quantité égale au poids du colorant) donne des nuances un peu plus foncées ; en suspendant le coton après teinture, on obtient des tons un peu plus rouges et plus vifs. En teignant à une température voisine du bouillon, la nuance devient plus verdâtre et un peu plus terne.
- Coton en bourre
- On teint dans un volume de bain correspondant à environ 20 fois le poids du coton, en employant, pour premier et pour vieux bains, les mêmes quantités de colorants et d’ingrédients, que pour le coton en flottes.
- Coton en pièces
- De préférence on se sert d’un jigger muni de rouleaux presseurs.
- Indogène Immédiat GCL conc Premier bain 5—12 gr. Bains suiv nts
- 3— 80/0
- Sulfure de sodium crist. . 10—24 » 6—16 »
- Soude caustique 40° Bé. . 2— 4 » 1— 2 »
- Huile pour rouge turc. Sulfate de soude calc. ou 1— 2 » 1/2— 1 0/0
- sel marin 5—10 » — —
- du poid. du tissu
- par litre de bain
- En outre :
- Indogène immédiat GCL conc. 3— 80/0
- Sulfure de sodium crist. . . . 6—16 0/0
- On teint comme d’ordinaire, en bain chaud, on exprime et on rince à l’eau froide.
- Teinture dans des appareils mécaniques
- Premier bain Bains suivants
- Indogène Immédiat GCL conc......................8—160/0 4— 80/0
- Sulfure de sodium crist. . 16—32 » 8—16 » du poids du coton Carbonate de soude calc. . 3— 5 gr. 1— 2 0/0
- Sulfate de soude crist. . . 3—10 » 2— 3 » par litre de bain du poids du coton
- On teint en bain chaud pendant 1/2—1 heure, on élimine rapidement le bain par pression ou par aspiration et on rince.
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- LB MONITEUR DE
- Traitement en sels métalliques
- Le traitement au chrome-cuivre, a pour effet de de donner des teintes un peu plus pleines et d’augmenter encore la résistance à la lumière et au lavage.
- PROCÉDÉ POUR RENDRE IMPERMÉABLE la toile fine de coton
- Pour rendre étanche une toile de coton (grise ou teinte) sans endommager la nuance des tissus, il faut commencer par préparer un encollage convenable. On ajoute à un mélange de parties égales d’amidon et de colle ou d’amidon et de gomme adragante, un seau ou un demi-seau d’huile de palme. On peut faire aussi l’encollage avec cinq livres de paraffine et un mélange de parties égales d’amidon et de colle. L’addition d’environ 2 livres de suif est très utile car le suif émulsionne les matières d’encollage. En ce qui concerne les quantités d’amidon et de colle, un à deux seaux de chacune pour un baril (163 litres 1[2) d’eau suffiront ; bouillir le tout pendant 15 minutes environ et encoller les tissus pendant qu’ils sont chauds, exprimer d’une manière égale sans trop serrer et sécher. Il importe beaucoup qu’il ne reste pas trop de matières d’encollage sur les tissus, car pendant le séchage, le résidu de l’encollage est susceptible de se réchauffer et de former des taches. La meilleure méthode de conserver la blancheur des tissus est de les faire passer par le jigger rempli à moitié d’une solution de sulfate d’ammoniaque cuprique à8oTw., pendant une demi-heure, de les mettre entre les rouleaux pendant qu’ils sont humides et de calandrer à chaud jusqu’à ce qu’ils soient secs. Le sulfate d’ammoniaque cuprique dissout la couche extérieure et le calandre la transforme en couche imperméable.
- La méthode est impraticable pour tissus teints car elle peut amener un changement de couleur. La solution de sulfate d'ammoniaque cuprique est faite de la manière suivante : Dissoudre 5 livres de Sulfate de cuivre en cristaux dans un gallon d’am-
- LA TEINTURE 181
- moniaque pure et diluer jusqu’à 8 Tw. Un jigger rempli d’une telle solution suffira pour 500 yards de toile de coton pesant 8 onces par yard.
- Une autre méthode plus avantageuse, peut-être, pour rendre imperméables les toiles de coton (teint ou non) est de bouillir les tissus pendant 1[2 heure dans une solution d’une livre de savon d’huile de palme, par cinq gallons.
- Après le bain de savon on exprime les tissus légèrement sans les rincer et on les fait passer ensuite par la solution suivante à 1000 F pendant une demi-heure, cinq livres de sulfate d’alumine dans un gallon d’eau au bouillon, une livre de sel de soude carbonatée qui précipite l’alumine comme carbonated'alumine, une quantité suffisante d’acide acétique pour dissoudre tout le précipité formé qui transforme l’alumine en acétate d'alumine. On verse toute cette solution dans l’eau du bain de teinture et cela suffit pour 400 yards de 8 onces. Ce dernier bain peut être modifié légèrement en n’y ajoutant que de l’alun au bouillon, mais les résultats ne sont pas aussi bons qu’avec l’acétate d'alumine.
- La chimie de cette réaction qui est la formation de l’acétate d’alumine (Al (C 2 H 302) 6) peut être formulée comme suit : A12 (SO4) 3 + 3Na 2 CO3 = 3Na 2 SO4 + AI2 (CO3) sulfate d’al. x sel de soude X sulfate de soude X carb. d’al. 3 al. 2 (CO3) X 3 6 HC2 H3O 2 = O3 3 H2 CO3 X 2 al (C2H3O2) 3.
- Cette dernière méthode, bien que moins efficace que celle de l’huile soluble pour produire un tissu capable de repousser l’eau, est beaucoup plus avantageuse pour faire un imperméable, et c’est pour cette raison qu’on l’emploie lorsqu’il s’agit de produire des tissus pour pardessus imperméables.
- Lorsque les tissus sortent du jigger, on n’a qu’à les sécher, calandrer à froid, et la fabrication est terminée. On peut préparer 500 yards de tissus en trois heures à peu de frais, Tous les bains peuvent être renforcés et utilisés de nouveau. Bien entendu, la teinture doit être faite très soigneusement pour pouvoirsupporterlepremierbainde savon bouillant.
- {Textile Colbrist).
- :
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- 05
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- TEINTURE DE CHAPEAUX
- A l’état de laine, de poil et de cloche
- On peut teindre la matière première à n’importe quelle phase de sa fabrication. On peut teindre la laine en poil, demi foulée ou entièrement foulée ou à l’état de cloche. Pour couleurs mélangées, celles que l’on emploie pour chapeaux de dames, la laine est teinte en poil. Dans tous les cas, la matière doit être soigneusement mouillée avant la teinture ou le mordancement ; sans cela, il n’est pas possible d’obtenir des nuances uniformes. Lorsqu’on teint des cloches foulées avec l’acide, il faut tenir compte de la quantité d’acide qu’elles retiennent, et il peut être nécessaire de neutraliser avec de l’ammoniaque. Les matières foulées avec du savon contiennent souvent des résidus de savon, et pour cette raison le premier bain de mouillage doit contenir un peu d’ammoniaque ; on rince ensuite avec de l’eau pure; on s’évite beaucoup d’ennuis si l’on fait attention à ces détails.
- Le teinturier en chapeaux emploie toutes sortes de couleur : alizarines, anthracènes, diamines, des mordants, des couleurs acides, etc. Les couleurs acidessont employées pour chapeaux foulés colorés. La teinture se fait par les procédés habituels sans difficulté. Il importe cependant de neutraliser avec de l’ammoniaque toute trace d’acide qui reste après le foulage, car l’acide libre, en augmentant l’affinité de l’extérieur du tissu pour la couleur, en empêche la pénétration. Il ne faut pas introduire la matière à des températures dépassant 90° C.
- Voici comment il faut procéder : Amener au bouillon pendant une demi-heure et bouillir doucement pendant une autre demi-heure, ajouter de l’acide sulfurique jusqu'à ce que le bain soit épuisé. Lo rsqu’il s’agit de chapeaux lustrés par le décatissage, il ne faut ni bouillir longtemps, ni se servir de plus de 10 O[O de sulfate de soude ; autrement, le lustre disparaîtrait.
- Si l’on teint des chapeaux en noir avec des noirs de cassella, l’acide qui reste après le foulon suffit et l’on a plus besoin d’en ajouter de nouveau* Si le
- bouillon d’une heure ne suffit pas pour l’épuisement du bain, il faut ajouter lentement 2 ou 3 O[0 d’acide sulfurique et diluer sensiblement. Si le foulon a été fait avec du savon, on ajoute à peu près 5 ojo d’acide acétique au bain de teinture et finalement, s’il le faut, de l’acide sulfurique pour épuiser le bain.
- (Dyer and Calico Printer).
- LA TEINTURE DU COTON en indigo par foulardage (1)
- Nous extrayons de la Textil und Færberei-Zei-tung} du Dr Buntrock, l’article ci-dessous, publié sans nom d’auteur.
- Malgré les nombreux essais tentés jusqu’à présent, on n’avait pas encore résolu d’une manière satisfaisante le problème qui consiste à remplacer, dans la teinture en indigo, le procédé compliqué de la cuve par application sur le tissu, d’une solution concentrée de matière colorante, au moyen du foulard.
- Tout récemment, un brevet français n° 331.260 a fait connaître un procédé defoulardage de l’indigo, qui se distingue par l’emploi d’un bain composé de sels stanneux et d’une forte lessive de soude. Bien que de tous les procédés connus, celui-ci constitue la solution la plus approchée du problème, il présente encore deux graves inconvénients. D’abord, l'emploi d’une lessive de soude concentrée agit d’une façon mercerisante sur le tissu et occasionne une forte contraction dont le résultat est une notable réduction de la superficie du tissu à teindre. En second lieu, l’acide stannique précipité sur la fibre, communique à la marchandise un toucher rude et désagréable, qui est nuisible pour bien des usages.
- La Farbwerk, ci-devant Meister Lucius et Bru-ning, décrit dans sa demande de brevet en Alle-magne N° 19.932, un procédé nouveau pour fixer l’indigo sur coton, par foulardage.
- Il consiste à déposer sur le coton, au moyen d'un
- (1) Textil und Fœrberei-Zeitung, n’ 12, 1906*
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- S
- placage, une solution fortement alcaline de leuco-indigotine, c’est-à-dire d’indigo réduit en présence de glucose et sous l’influence de la chaleur. La solution alcaline concentrée rend le coton perméable et favorise l’absorption instantanée de la matière colorante par la marchandise pendant le court passage au foulard, Padding, ou autres machines à teindre les filés ou les chaînes,
- La quantité et la force de ce bain doivent être calculées de telle sorte qu’il aurait une action mer-cerisante, même étendue d’une certain volume d’eau. Le glucose a pour effet d’empêcher dans ce bain très alcalin la formation de la fleurée qui comme, on le sait, était jusqu’ici le principal obstacle à toute application pratique du foulardage à la teinture de l’indigo, et la température de l’ébullition, ou, au moins, voisine de l’ébullition, est un puissant adjuvant pour éviter la formation de cette même fleurée. Enfin, le glucose prévient la contraction que ne pourraient manquer d’occasionner les quantités de 250 gr. par litre et même davantage de soude caustique que renferment les bains de teinture.
- En ce qui concerne la concentration de ces bains, il est à remarquer qu’ils doivent contenir une Quantité d’indigo proportionnelle à celle que l’on veut déposer sur la fibre ; c’est-à-dire que pour une teinture d’indigo à 4 0/0 chaque litre du bain de foulardage doit renfermer de 30 à 40 gr. d'indigo-tlne pure à 100 0/0 et pour une teinture à 1 0/0 de 7 à 10 gr. de cette même matière, car le tissu passe 81 rapidement par le foulard qu’il ne peut se produire une teinture successive comme dans la cuve, mais Que la marchandise doit se charger d’un seul coup d une solution de concentration donnée, dont la Quantité retenue dépend du degré de pression exer-cée par les rouleaux du foulard. Contrairement à ce qui a lieu dans la teinture à la cuve, dans ce nou-veau procédé l’aérage est non seulement superflu, mais même nuisible. La glucose associée à une forte lessive de soude semble empêcher complètement 1 oxydation à l’air de la marchandise foulardée. Meme par un étandage de plusieurs heures à l’air, il ne se forme pas d’indigo bleu sur la fibre. Il s’en
- suit qu’il est nécessaire, peu après le foulardage, de passer le tissu par l’eau, car, c’est seulement alors que se produit la transformation, en indigo bleu, de l’indigo blanc déposé sur le coton ; cependant on n’en doit pas moins donner à la marchandise un court passage à l’air, afin de le refroidir.
- Voici un exemple de ces opérations :
- On prépare un bain de foulardage de 100 litres au moyen de : 20 kilog. de pâte d’indigo M. L. B. à 20 0/0, 30 kilog de glucose,50 1. de soude caustique à 40° Bé et 20 litres d’eau. On remue le tout avec soin en chauffant à l’ébullition, et jusqu’à ce que la dissolution soit complète.
- On met 25 litres de ce liquide dans le châssis, muni d’un tuyau de vapeur, d’un foulard ordinaire à deux rouleaux, et l’on y fait passer la marchandise au large en maintenant dans le châssis un niveau constant par un réglage convenable de l’arrivée du liquide. La marchandise, en sortant des rouleaux exprimeurs passe par une cuve à roulettes qui contient par litre de bain 15 gr. d’acide sulfurique, et 15 c. cubes de chlorure ferrique à 50° Bé. Après un nouvel essorage entre deux rouleaux, les tissus sont bien lavés au large et séchés.
- Des essais ultérieurs démontreront si ce procédé peut s’appliquer pratiquement aux couleurs au soufre, et autres matières colorantes de cuve, comme l’indanthrène par exemple.
- P. R.
- RECETTES DIVERSES pour la teinture des tresses de paille
- No 1 Jaune. — 0.2 gr. de Jaune Indien R.
- No 2 Noir. — 10 gr. de Noir Oxy-Dramine J EI. concentration extra.
- N° 3 Rose. — 0.25 gr. Rhodamine 6 g.
- No 4 Vert d’eau. — 0.05 gr. Vert brillant Foulon B. — 0.05 gr. Jaune Indien F F.
- No 5 Vert foncé. —-3.00 gr. de Vert brillant Fou-1 Ion B. 1,25 gr. Jaune Indien R. I.oogr. Orange IL
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- 184 LE MONITEUR
- DE LA TEINTURE
- ‘ No 6 Violet. — o. ioo gr. Rhodamine B. — 0.75 gr. Violet Formyle S 5 B.
- No 7 Bleu.—0.1 gr. Bleu d’eau R S.
- No 8 Gris clair. — 0.050 gr. Tropacoline R N P. — 0.015 gr. Bleu d’eau R S
- N° 9 Jaune foncé. — 2 gr. Jaune Indien R.
- N° 10 Gris foncé. — 0.10 gr. Bleu solide R. — o. 10 gr. bleu solide 3 R.
- N° 11 Grenat.— 10.00 gr. Grocéine brillant M O O. — 0.07 Bleu d’eau R S.
- N° 12 Vert. — 0.40 gr. Vert brillant Foulon B.
- — 0.01 tropacoline R N P.
- Les tresses sont trempées avant la teinture pendant quelques heures dans l’eau bouillante.
- Il faut employer de la matière colorante bien dissoute à 175-195° F. sans nouvelles additions au bain de teinture. Le temps nécessaire pour la teinture dépend de la qualité du matériel, les tresses douces demandent 3 ou 4 heures et les tresses dures 4 à 6 heures.
- Les quantités de matières colorantes ci-dessus indiquées s’entendent par litre d’eau pour le premier bain. Comme les liqueurs ne sont pas épuisées on peut les conserver pour un nouvel usage, surtout lorsqu’il s’agit de nuances obscures. Il est avantageux d’employer l’eau douce telle que l’eau de pluie ou l’eau condensée.
- Après la teintureles tresses sont rincées et séchées à une température ordinaire, de préférence à l’air.
- ce que l’on a pu faire c’était de reteindre les tissus en noir. Mais, même alors les taches restaient visibles, sauf dans le cas où l’on employait du noir de bois de campêche au chrome, ou un noir artificiel indirect. On s’est mis alors à chercher la cause et l’on a choisi une pièce pour faire des expériences. On a carbonisé avec de l’acide sulfurique et teint en gris argenté avec une substance colorante acide jaune, rouge et bleue en présence de sulfate de soude et de l’acide sulfurique. Les taches vertes ont réapparu, lorsque les tissus étaient secs et d’après l’apparence on aurait pu dire que la couleur rouge avait été omise. L’examen microscopique a montré que la fibre étaitsaine, ce qui a prouvé que ce n’était pas l’acide qui en était cause. Par d’autres essais on a fait bouillir un échantillon dans un bain de sel d’étain et d’acide chlorhydrique. Comme les taches se sont encore répandues davantage on a conclu qu'elles étaient dues à la réduction.
- On a découvert alors que les taches contenaient de l’étain et qu’elles pouvaient se produire si l’on mettait une tige d’étain sur les tissus mouillés avec de l’acide sulfurique de 4 degrés B. On s’est demandé alors d’où venait l’étain. Les serpentins des bains étaient en cuivre pur et le séchoir ne contenait pas d’étain non plus. On a trouvé finalement que la doublure du plomb du centrifuge contenait plus que des traces d’étain et que ces dernières se dissolvaient constamment par l’acide. Lorsquela doublure a été remplacée par le plomb pur, les taches ont complètement disparu.
- TACHES OCCASIONNÉES
- par la réduction de la couleur
- : Il arrive souvent dans les fabriques de lainages que les draps de couleurs diverses flambés avant ou après la teinture montrent de petites taches verdâtres irrégulières. On les considérait d’abord comme taches acides sans s’en occuper davantage. Puis au fur et à mesure que les difficultés devenaient sérieuses, on cherchait à y remédier et tout
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté le délicieux Champagne que nous leur avons offert il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition, une fois encore, un stock de cette excellente marchandise, au même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt, en gare Epernay, 2 fr. 50 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 135
- INFORMATIONS
- Par décret du 2 juin 1906, la taxe d’affranchissement à percevoir en France pour les lettres à destination de la Belgique et de la Suisse, sera de 10 centimes par 15 gr. ou fraction de 15 grammes, lorsque la distance, en ligne droite, entre le bureau d’origine et le bureau de destination, ne dépassera pas 30 kilomètres.
- Les lettres non affranchies, provenant de Belgique et de Suisse et circulant dans le rayon limitrophe de 30 kilomètres dont il est question à l’article précédent, seront taxées à raison de 20 centimes par 15 grammes en cas de non affranchissement.
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAL DE PARIS (XIVe arr.).
- Audience du 1er février 1906
- ACCIDENTS DU TRAVAIL.—SOUS TRAITANT. — RESPONSABILITÉ
- Ne doit pas être considéré comme sous-traitant et, par suite, comme responsable de l’accident dont un ouvrier qui lui était subordonné a été victime, celui qui n’a fait, à des conditions de prix notamment débattues entre lui et le chef d’entreprise, que se charger de l’exécution de certains ouvrages pour lesquels il a, sur les ordres ei au nom de l’entrepreneur, engagé cet ouvrier, qui travaillait aussi bien sous la surveillance de l’entrepreneur que sous la sienne propre, — alors, en outre, qu’il est établi que lorsqu’un accident du travail se produisait, la victime étiat adressée à l’entrepreneur qui avisait en conséquence.
- Peu importe que le surveillant payat lui-même la victime, du moment que c’était avec les fonds de l’entrepreneur.
- (K. contre T.)
- Ainsi jugé :
- Le Tribunal :
- Attendu que, par exploit du 21 novembre 1905, K..., alléguant qua la date du 10 de ce même mois, il avait été, au service de T,.., entrepreneur, victime l'un accident du travail, a cité ce dernier en Paiement de la somme de 66 fr. 40 pour dix-huit jour-nées de demi-salaire ;
- Que T... ayant prétendu que K... n’était pas son Ouvrier, tandis que K... soutenait, au contraire, avoir
- été embauché par son homme d’équipe, il fut rendu, le 7 décembre, un jugement qui autorisait K... à fournir, tant par titres que par témoins, la preuve de ses dires ;
- Attendu qu’il a été, en l’audience du 25 janvier 1906, procédé à l'enquête ordonnée ;
- Attendu que J..., seul témoin entendu, a déposé, sous la foi du serment, « qu’il n’était point entrepreneur pour son compte, ni même, au sens notoire du mot, tâcheron de T..., — qu’il travaillait aux pièces, moyennant un tarif convenu, d’après les instructions de celui-ci, — que c’était sur les ordres et au nom de T..., qu’il avait, au mois de mai, engagé K,.., — que K..., occupé sous sa surveillance, l’était aussi sous la surveillance de T..., — que, sans doute, il le payait lui-même, mais avec les fonds du chef de l’entreprise, — qu’enfin, n’étant pas assuré, toutes les fois qu’il survenait un accident, la victime était adressée à T..., qui avisait en conséquence»;
- Attendu que, tout en protestant contre les déclarations de J..., mais sans avoir amené, pour les combattre, de témoin à l’audience, T... se prévaut d’une correspondance dans laquelle sont posées des conditions relatives à l’exécution et aux prix des travaux qu’il confiait à J...;
- Que c’est dans cette situation que, sans se rendre vraisemblablement raison des termes de droit qu’on lui faisait employer, T... a conclu à ce que, du moment que J... se trouvait être un entrepreneur soumis aux responsabilités prévues par la loi du 9 avril 1898, le Tribunal se devait reconnaître incompétent, mettre le défendeur hors de cause, et débouter K... de sa demande ;
- Attendu que sans qu’il y ait lieu de s’arrêter à ce qu’on appelle un moyen d’incompétence, proposé plutôt que défendu au nom de T..., et en faisant, comme il convient, état des explications données, et non suffisamment démenties par J..., sur le rôle qu’il remplissait réellement dans l’affaire, il est évident que J... n’était devenu, sous aucun aspect, sous-entrepreneur de travaux, dont la charge directe ne lui incombait pas ;
- Qu’il n’était, dans le fond, qu’une sorte de préposé, travaillant contre le paiement d’une rétribution dont les articles avaient éié débattus de côté et d’autre ;
- Que le marché, par lui fait avec T.. , ne portant guère que sur le mode d’exécution et sur le prix des ouvrages qu’il aurait à effectuer, n’impliquait point
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- 186
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- que, pour une part quelconque, l’entreprise qui était aux mains de T...^passât dans les siennes ;
- Que vouloir même, au cas d’un salaire forfaitaire, assimiler à un sous-traitant un ouvrier dépourvu de toute initiative exclusive, toujours asujetti au contrôle et aux injonctions du chef de cette entreprise, — bien plus, dénué de ressources, — ce serait aller à l’encontre du but qu’on s’est proposé dans la loi du 9 avril 1898, qui, notamment, en ce qui concerne l’industrie du bâtiment, a entendu assurer à l’ouvrier b'essé par le fait ou à l’occasion de son travail, un secours aussi effies ce que possible ;
- Attendu, toutefois, qu’en fait, le Tribunal n’est pas, quand à présent, édifié Sur les suites véritables de la blessure de K., non plus sur le montant de l’indemnité journalière qu’il y aurait, éventuellement, lieu de lui allouer, et qu’une mesure préalable d’instruction s’impose ;
- Par ces motifs,
- Jugeant publiquement, contradictoirement et en dernier ressort, commet, avant faire droit, le docteur Pâquet, seul expert, dispensé du serment, selon le co nmun consentement des parties à l’audience, avec mindat de réchercher quelles ont été les suites de la blessure de K., de constater son état, d’estimer le montant exact de l’indemnité journalière qui pourrait lui être due, et, à défaut de conciliation entre les par-lies, de déposer au greffe son rapport, au plis tard dans le mois du jour où il aura ouvert ses opérations ;
- Dépens réservés.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudencepratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro plscé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (11?) Billet à ordre. Souic-ipteur commerçant — Cause civile. — Compétence du tribunal civil. — Preicriptton quinquennale de 1 article 189 du Code de commerce. — Inapplicabilité
- La création d’un bidet à ordre même souscrit par un négociant, n’a pas nécessairement le caractère d’un acte de commerce, et si la souscription de ce billet a
- une cause purement civile, le Tribunal civil est com-pètent pour connaître de l’action en paiement qui en découle, et cette action n’est pas éteinte par la prescription quinquennale édictée par l’article 189 du Code de commerce.
- (Trib. civil Seine, 9 oct. 04).
- DEMANDES d’aLIGNEMENT
- Comme il arrive parfois que des particuliers demandant un alignement à l’autorité compétente ne peuvent vaincre ce que l’on appelle « la force d’inertie de l’Administration », et éprouvent un véritable dommage par suite du retard qu’on met à leur accorder les alignements et permissions nécessaires, il n’est pas inutile d’indiquer sommairement ce qu’ils ont à faire.
- Et d’abord comment faut-il s’y prendre pour obtenir une autorisation ou un alignement quand les demandes faites restent sans réponse ?
- S’il s’agit d’un alignement de petite voirie, que le maire refuse ou néglige de donner, il faut s’adresser au préfet en vertu de l’art. 15 de la loi du 18 juillet 1835. Mais alors, pour ne pas porter atteinte à la hiérarchie administrative, le préfet devra, avant de répondre, mettre le maire en demeure de satisfaire à sa réclamation.
- S’agit-il de grande voirie, sur le refus du préfet, on l’adressera au ministre, qui doit répondre dans un délai de 4 mois.
- En régie générale l’Administration n’a pas le droit de refuser l’alignement. Si le propriétaire est obligé de le demander, elle est tenue de le lui donner. Dès lors son refus constituant un excès de pouvoir, il y a lieu de recourir au Conseil d’Etat par la voie contentieuse.
- Telle est la marche à suivre pour obtenir un alignement.
- Mais ces démarches prennent beaucoup de temps, et, dans l’intervalle, par suite des retards, de la négli-gence ou de la mauvaise volonté de l’Administration, le requérant peut éprouver un préjudice réel.Comment pourra-t il obtenir réparation ?
- Le propriétaire lésé demandera des dommages-in térêts à la juridiction administrative, c‘est--dire au Conseil de préfecture et au Conseil d’Etat en appel. La jurisprudence sur ce pont est constante et basée sur 1 l’art 4 de la loi du 28 pluviôse an VIII. (Cons. d’Et.
- 19 décembre 1838, 18 mars 1858; C. Paris, 17 août 1860) — Tribunal des conflits, 24 décembre 1904.)
- CORRESPONDANCE
- M. L. J., à St-Claude. — Aux termes de l’art 37 du décret du 27 octobre 1900, les dimanches et jours fériés ne sont pas comptés clans la supputation des délais fixés pour la mise à la disposition des destin»" taires et pour le chargement et le déchargement des wagons. Vous pouvez donc réclamer à la Compagnie la restitution des droits de magasinage que vous ave-payés à tort
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- co sot
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, lorsque, s’agissant d’un timple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l'affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délài pour répondre, comme Par exemple par retour du courrier ou dans le Prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible; nous agissons au mieux des intérêts de no8 lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l'affranchis-B8ment des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGN EM ENTS COMME UC IA UX
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- - Paris. — Teinturerie, par Mlle Séguin à Mme Vallet, 3) rue de la Collégiale. — Entrée en jouissance le 18 juin, p Paris. — Teinturerie, par Mme Allain à M. Naude-Meunière, 1, rue de Furstemberg. -- Entrée en jouissance —e suite.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Rouge Brésil Bania
- Les 100 k.
- 32
- 6
- Soude
- pur
- Sulfate
- 25
- 1 50
- 5
- 1er blanc...
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- Outremer poudre p. la peinture.
- Bengale.
- Bleu
- Java, Mad . Pond..
- a
- 28/29
- de
- Prusse
- Alcool dénaturé type Régie 90'
- 10
- Essence de térébenthine
- 50
- PLACE DE HAVRE
- Bung.
- 75
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- BOIS DE TEINTURE
- soude
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- 13
- 10
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- N.M.
- Le litre
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- Les 100 k.
- 50
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- Jaune
- 40- Baume.
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- Antilles. Cayenne
- 75
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- sn 8ocr. O CH O O
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- 50
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- Glycérine blanche industrielle 28' Lessive caustique de potasse 36:.
- »
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- 50
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- 80
- 85
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- 75 50
- 25 25 M
- 53;..............
- 60' environ ....
- 66 » ....
- 66: shimiq. pur au soufre . ...
- 40-
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- On cot :
- Campéche lu Brésil, coupe
- 50
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- 20-
- kil
- 2
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- Sel de
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- Noix de Galles de Chine .. . Orseille double............. i
- » triple ......................
- On cote :
- Ténériffe zacatille
- Ténériffe grise.. .
- Rocou
- 1/2 kil. 0 37
- 58 »
- 6 » Le kil.
- » pour azurage,
- n p. pap peints
- supérieur. .. ....
- extra.............. n- 1 ..
- Curcuma .50 kilos.
- 9 50
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- 10 ..
- 65
- 65
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- /. à 0 N. M
- Qu ercitron
- On cote les 50 kil.'. Baltimore fin effilé.........
- • gros effilé............
- 5
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- Dividivi
- On cote les 50 kil....
- Indigos
- 3
- 3
- . ©
- N.M.
- N M.
- 5
- 5
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- 5
- 3 75 3:25
- Espagne, 1 1 . . à
- 4
- 3
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- 3
- » n- 1.............
- » flot pâle et foncé.
- de Chine en grains.........
- 7 50
- Les 100 kil.
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. t ur » extra pains et poudre
- Potasse caustique 70/75 plaques . ; » Perlasse Ire qualité .. . .
- » » ordinaire ... . .
- » rose factice...............
- Rouille 42/45 en tourie . . . ...
- Orseille
- On cote les 100 kil.: . ..
- Cap-Vert .............. M
- Mers du Sud............ M
- Madagascar...............M
- de
- 8
- 16
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- 1/2
- 60
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Acide acétique industriel 40 %
- azotique (voir acide nitrique), muriatique 22’ chimiq. pur., » 20/22 par 15 touries
- nitrique
- 36’ blanc .....
- » jaune......
- 40’ blanc . ...
- » jaune.....
- 36' chimiquem
- 40' »
- oxalique.........
- picrique cristallisé
- sulfurique
- tartrique___________________ Alcali volatil du gaz 22’ .
- Alun épuré. .... ordinaire, de chrome
- Benzine cristallisable......
- lourde, industrielle type Régie.........
- Bichromate de potasse . .
- 31
- 37
- 36
- 43
- 54
- 87
- 270
- 8
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- 250
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- 61
- L’hecto
- 47 » Les 100 k.
- 19 » . 15 »
- 34 »
- L’hecto
- 45 »
- 40 »
- 37 » Les 100 k.
- Bi-oxyde de baryum 85/86"...........
- Borax raffiné en cristaux......... Carbonate de soude cristallisé.. Crème de tai re entière.........
- » » en poudre .......
- » » soluble, paillettes
- Cyanure rouge de potassium pur. Dextrine blonde citron.......
- » blanche....................
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes .. extra..........................
- pharmaceutique. .. chimiquement pure.
- Extrait d’orseille liquide n" 1 .
- » extra. ' supérieur.......
- Javelle
- Oxymuriate d’étain 32 % . ...
- Panama ‘(Quillay)..............
- Permanganate de potasse.......
- Potasse d’Amérique . imitation d’Amérique 66/70 »...................»............52/55
- » « 45 '..
- 75 65
- 95
- 44 1
- 7 175 185 310 340
- 45 47
- 115
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- 210
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- 145
- 72
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- 33
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- supérieure...............
- soude 90/92 ..............
- » Solvay 65 70 . .. .
- > » 75/80; .. ..
- » » 80/85 .....
- caustique 60/62. .........
- » 70/72.... ....
- » 60/62 plaquettes
- » 70/72 »
- : de cuivre 98/99 »
- de fer moyens cristaux
- 1 re qualité . .. 2e qualité .. . 3e qualité... .
- • Sisal, Yucatan.. Honduras.......... Tabasco........... Haïti Cap........ Fort-Liberté.... Aquim............. St-Marc........... Gonaïves ......
- P.-de-Paix ...... Miragoane... .... Saint-Domingo... Martin, et Guadel.
- • Jamaïque. ...... Cuba et St-Yago .. ................... Tuspan.............
- V ra-Cruz . ... ; Campéche....... Carne’'.........
- Tampico............
- Porto-Plata. ..... Haïti.............
- Jamaïque.......
- Barcel et P. Cab .. Rio Hacha... ..... Carth. et Savan. .. Maracaïbo ......
- Fustet..... 10)k. Tatajuba(Pern. )50 k.
- Bahia. ..... . Corinto. ... . , ,, Amapala. 50 kil.
- 9
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- o to Ct Ot '
- 65 »
- 95 »
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- 107 »
- 5
- 6
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- G
- Calliatour , Lima....... Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan .... Quebraci. (Pernamb...
- 100 k.
- 50 kil.
- 10 ..
- 100 k.
- 50 k.
- 1009 k. . 50 k
- 96
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- 18
- Cachou
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- Brun luisant, en sac 50 k.
- — en caisse — Jaune ou gamb . . ....
- » pressé . .
- Cochenille
- On cota actuellemed: •
- Beng- sur v. et b1, l[2k; fin violet et pourpre.. .
- beau viol. et dite.., bon violet .. ....... bon moyen violet. . , moyen violet.. ; .... beau violet rouge .. bon violet rouge... . bon moy. v. rouf é . fin rouge.... ...... beau dito.. .........
- bon dito.
- bon à fin cuiv....... cuiv. ord. et bas....
- Java..........
- Kurpah..
- Madras . ...
- Manille.......
- Caraque ......
- Guatemala flor
- • bon à fin sobré . » — cor....
- » cor. ord. à bas.. N -Gren fln, surf. 1/2 k N.M » bon à beau.. N.M.
- • ord et moyen N.M.
- 37
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- 20
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- 5 5
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
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- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- » (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie ..
- Cachou noir, ire marque...
- » marques ord..
- Cochenille argentée.. 100 k.
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à .15 .12
- 12
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- a
- urcuma
- grise........ ..... zacatille naturelle noire Palmas lek. Bengale........... . Chinois...... Madras.......
- Gal es de Chine................ Prussiate jaune de potasse.
- 510
- 515
- 500
- 35
- 40
- 65
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- INDIGOS - Au 1/2 kilo
- Madras bon t beau tendre.
- » moyen et bon moyen
- “ colore......... ..
- » zoyen ord. et ord.
- terne et serré.....
- Kurpah lue' et beau vib'èt
- 2,90
- 2.60
- 2,30
- P, S P
- S 0Q P o
- ‘et violet rouge..
- moyen et bon moy.
- assez coloré.. .
- moyen ord. et ord.
- mél. et terreux beau et fin violet bon moyen à bon
- violet et violet
- M.
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- Java
- rouge ...........
- moyen violet-rouge et rouge........... bon moyen..........
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- M..
- M
- 525
- 525
- 525 .40
- 3.20
- 2.90
- 2.60
- M..
- M
- M
- Le tout aux 100 kil , sauf variation 1 a*re 1er coût.
- Acide citrique............
- Alun raffine(entrepôt) . . .
- con-
- . » (acq.).............
- wouperose emballée....... -ssence de térébenhine (d. füts).................... F. (s fûts).............. ecule de pommes de terre, lerbl......................
- C. 2e bl. (entrepôt) .....
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- 450 .
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- , vertes et noires..... 200 .
- " noires Alep...........5 .
- G " blancnes...............150 .
- ‘omme ara ique, en sorte . 60 .
- ” Ghésirée, en sorte............
- " Sénégal,s. bas du fleuve 65 .
- » Galam...............
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde ......
- » blanche......
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- » cerise AC Sandaraque lavée...... bamar (Batavia).......
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- ...................... "rance, racine.........
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- Saf" Cayenne •
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- M ..
- 60 ..
- 70 ..
- 100 . .
- £0 ..
- 64 .
- 68 ..
- 17
- 19
- 6
- 170
- 70
- 750
- 600
- I Sumac en feuilles........... . » poudre..............
- ; Styrax liquide..............
- Tamarin Madras.............
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile.................... » en pains, extra sec, sous pap..................... 1 » bon marchand en pains
- » » en boules
- n raffiné en poudre sec
- 25..........
- 26 .. ...
- 170..........
- M .. 23
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- 10
- 8 260
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- 8
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- 6
- 47
- 18
- 17
- 12
- 30
- 50 à
- 75
- 75
- 25
- 75
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- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive...
- extra pur augmente résineux
- Jaune »
- Vert à l’huile de
- » tunisien ..
- Jaune » ...
- (72 0/0 d’huiles) ..
- (60 0/0 » )...
- (72 0/0 » )...
- (72 0/0 » )...
- pulpes industriel.
- 55
- 51
- 44
- 46
- 41
- 42
- 37
- 37
- 66
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)....
- » (60 0/0 d’huiles).... Rosé...............................
- Noir............ Blanc spécial .....................
- Bleu
- »
- 45
- 40
- 40
- 38
- 57
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif., mixte » talqué ire qualité
- » 2e »
- Marbré b eu ou
- ruse Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- 42
- 39
- 35
- 34
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- 48
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- 38
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- 42
- Selon qualités :
- Blanc ou jaune.................
- » (à la battease)..
- Marbré bleu ou rosé............
- Résineux......................
- Vert exportation...............
- Brun...........................
- Foir.............. . . .
- 20
- 24
- 26
- 20
- 26
- 25
- 30
- 34
- 30
- 34
- 32
- 34
- 34
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- Brésillet 28 -à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 - 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 —
- — Haïti 10 - 14 —
- — Martinique,Guade-
- loupe . 8 — 8 50
- Calliatour — — — —•*
- Pernambouc — — —
- Jaune Cuba ... . . — — —
- — Guayra-Tabasco. . . — — — —
- — Tuspan — — — —
- Lima 14 — 15 —
- Tampico. — — — —
- Sapàn. . — — —
- Sainte-Marthe. . . . . — — —.
- Nicaragua — — — —
- Sandal rouge — - — —
- Cachou b.un coulé, s.f. 100 k.
- Gambier — — —.
- Curcuma de la côte. . 100 k. — — —.
- — du Bengale — — —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 —
- — fin violet . _ — —
- -t — beau violet . 11 - 13 —.
- — — bon violet. . 11 - 12 —
- — — moyen violet . 10 — 11 —
- — — petit violet. . 9 — 10 —
- — — ordinaire et
- cuivré 8 50 9 —
- — Java ordin. et cuivré . — — —
- — Madras fin. .... 6 — 5 50
- — — beau . 5 50 6
- — — bon .... —- — —
- — — moyen . . 5 — 5 5C
- — — ordinaire. — —
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy violet 56 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 — 5 5C
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 —
- — — orn et cuivré 4 — 5 —
- — Manille — — - — —
- — Guatemala flor . . 8 — 10 —
- — — sobre . . 6 — 7 —
- — — cortès 5 — 0 —
- — Mexique flor. . . . 7 — 8 —
- — - sobre . . . 6 — 7 }—
- — — ordin. cortès 4 5 —
- Caraque flor. . . . — — — —•
- — — sobre . •— — .— -
- — — cortès. — — — — -
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- D C . le k. 5 50 — —;
- — — blonde, Ire quai. 5 25 —
- — — — 2e quai 5 90 — —
- — — cerise. . . 5 50 - —
- — — blondeordin . 4 95
- Garance d’Avignon. . 100 k •• ;
- Lac-Dye, marque DT. le k. — -- eten
- Orseille Mers du Sud. 100 k — — • •4
- — Madagascar . , —. — -- <1.
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- Bois Campéche-Laguna ... 17 .. 18 . . » Guadeloupe. 12 .. 13 Bois Jaune Centre Amériq. 17 . 18 . Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 . » brun............. ’5 .. 90 . Chlorate de potasse. 105 .< 110 . » de soude 105 . 110 . Chlorure de chaux 100 à 110, 16 , 18 . Chromate rouge de potasse 77 .< 79 . » » de soude.. 57 .. 59 . Crème de tartre ........., 185 .. 190 . Cristaux de tartre... .... 175 .. 180 . » de soude. 6 50 7 . Curcuma Bengale en racines 33 .. 37 . » de Madras . . . » de Chine... .. M .. ... Essence de térébenthine .. 112 . 114 . Extrait de châtaignier 20-. 16 .. 17 Galles de Chipe et Japon.. 157 .. 160 . » vertes et noires .... 155 .. 180 .
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 .• » arabique 65 !. 70 • » adragante rousse .. 275 .. 310 .. Jus de citron ............ 20 .. 21 .. Méthylène à 95' 90 .. 95 .. » régie 90- 100 .. 105 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 . 135
- » » de soude................'
- Pyrolignite de fer......... 10 50 11 50
- Résine..................... 26 .. 27 .
- Rouille..................... 9 .. 10 ..
- Sel de soude 80-........... 17 50 18 50
- • ammoniaque.. 11 50 12 50
- Sel d’étain............... 243 ,. 252 •
- Soufre en canons............ 17 50 18
- » sublimé................... 18 50 19 5 Sumac Sicile en feuilles.. . 22.., 23 ..
- Sulfate d’alumine........... 9 .. 16 •
- » de cuivre.............. 65 .. 66 ..
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- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
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- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l Administration
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- Nous transmettons cette lettre à la | personne qui a fait paraître l’annonce ’ sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Bône,Philippeville,Oran » », 172 115.50 68
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- 50e Année. N° 13. 5 JUILLET1906
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- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D ABONNEMENT :
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- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces
- s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, raie Turgot, 20 — PARIS
- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Dispositif tendeur pour fils soumis au mercerisage. — Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du coton. — Imperméabilisation des lainages. — Albumine de sang et son usage dans l’impression. — La mercérisation. — Sur un nouveau brun d’oxydation. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Revue du marché. — Annonces.
- Les échcveaux de fils soumis au mercerisage doivent être maintenus tendus dans le bain ; ainsi Qu’on le sait, les fibres se contractent pendant cette Opération et exercent un effort de traction très éner-gique sur les tiges ou rouleaux destinés à maintenir tendus les écheveaux de fil, de telle sorte qu’au bout d’un certain temps, il se produit souvent un léger rapprochement de ces tiges ou rouleaux ; les fils ne sont plus alors soumis à la même tension et le mercerisage de ces fils s’opère d’une façon irrégulière.
- ANNONCES : { Failsnevensslaise): ; : J £
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- Le nouveau dispositif tendeur remédie à cet inconvénient et est caractérisé par le mode spécial de montage des tiges ou rouleaux, lequel s’oppose à tout rapprochement de ces derniers, quels que soient les efforts de traction exercés par les fibres sur les tiges ou rouleaux pendant le mercerisage ; notre invention permet donc d’obtenir une tension
- DISPOSITIF TENDEUR pour fils soumis au mercerisage Par MM. Beltzer et THIÉBAUT
- 5)
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- 9
- constante des fibres pendant toute l’opération et, en conséquence, le mercerisage s’opère d’une façon très régulière.
- Le dispositif comporte essentiellement deux paires de rouleaux solidement entretoisés et montés à chacune de leurs extrémités sur deux bras pouvant tourner l’un par rapport à l’autre, de façon que les deux paires de rouleaux puissent être rapprochées
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pour permettre de monter les écheveaux de fils à merceriser et être amenées dans deux plans rectangulaires pour tendre ces fils.
- Afin de bien nous faire comprendre, nous représentons dans le dessin ci-contre en principe, à titre de spécimen seulement, le dispositif tendeur :
- La fig. I en est une élévation.
- La -fig. 2 est une vue de côté, les rouleaux mobiles étant rapprochés des rouleaux immobiles pour placer les écheveaux.
- La fig. 3 montre la même vue de côté au moment où les rouleaux mobiles sont dans un plan perpendiculaire à celui des rouleaux fixes.
- Dans ces figures, les mêmes lettres de référence désignent les mêmes parties.
- Ainsi que le montre le dessin, le dispositif tendeur comporte essentiellement : 10 deux rouleaux fixes a montés aux deux extrémités des deux entretoises b ; 2° deux rouleaux mobiles c montés aux deux extrémités des deux entretoises d, lesquelles sont susceptibles de tourner autour de l’axe passant par leur milieu, lequel correspond également au milieu des entretoises fixes b.
- Les entretoises immobiles b pourront être calées sur un arbre central sur lequel pourront se déplacer les entretoises mobiles d.
- Le déplacement angulaire des rouleaux mobiles c sera commandé de toute façon convenable, par exemple par une vis sans fin engrenant avec un secteur denté calé sur l’une des entretoises mobiles d ou sur les deux.
- Pour placer les écheveaux sur les rouleaux, ces derniers sont amenés dans la position représentée (fig. 2), puis, pour tendre les fils, il suffit de faire tourner les entretoises d autour de leur axe, de façon à amener les rouleaux mobiles c dans un plan perpendiculaire à celui des rouleaux fixes a.
- Dans ces conditions, quelle que soit la traction exercée sur les rouleaux a et c par le retrait des fils pendant le mercerisage, les rouleaux a ni les rouleaux c ne peuvent se rapprocher l’un de l’autre, puisqu’ils sont solidement entretoisés ; en outre, ces efforts de traction ne peuvent tendre à rapprocher les rouleaux c des rouleaux a, puisque ces
- deux paires de rouleaux sont dans deux positions rectangulaires et que, conséquemment, la résultante de ces efforts passe par l’axe.
- Le dispositif assure donc une tension constante des fils pendant leur mercerisage et permet, par suite, un mercerisage parfaitement régulier.
- Les brevetés se réservent également de constituer des appareils dans lesquels le déplacement angulaire des rouleaux mobiles, par rapport aux rouleaux fixes, puisse être réglé à volonté, de manière à permettre d’obtenir différents degrés de tension.
- Il est bien entendu que le dispositif tendeur pourra varier de forme et de dimensions et qu’on pourra en modifier les dispositions accessoires suivant les différents cas.
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L'IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (1)
- Durant ces dernières années, nous nous sommes occupés de rechercher l’action qu’exercent sur le coton un grand nombre de réactifs. Nous nous sommes arrêtés cependant (et spécialement), à l’étude des effets produits par les substances n’occasionnant à la cellulose qu’une modification chimique sans caractère bien défini ou jusqu’à présent peu compris. Dans une communication précédente, nous avons traité d’une manière presque complète la question des altérations produites sous l'influence de ces mêmes réactifs dans la résistance à la traction des filés de coton (Joum. ofSoc.of Chem. Ind. 1903, p. 70-77.) Ce présent article exposera les derniers résultats obtenus. Ils nous permettent d’expliquer complètement quels sont les phénomènes physiques qui amènent le coton a prendre un éclat soyeux lorsqu’on le traite par des agents mercerisants. Nous avons déjà relaté devant
- (1) Traduit du Jour, of Soc. of Chem. Ind. par Montiez' Quesneville.
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- l’Association Britannique, dans son Meeting tenu à Southport en septembre 1903, un travail préliminaire sur le même sujet.
- On doit considérer comme tout d’abord indis- î pensable à l’étude que nous nous sommes proposé | de faire sur les modifications qui se produisent dans la fibre du coton par la mercérisation, la connais- | sance du côté que peut avoir sur cette fibre l’action i de solution de soude caustique beaucoup plus fai- | bles que celles qui sont employées d’habitude à cet -effet.
- Dans le but de reconnaître si des solutions diluées de soude ont une action quelconque morphologique | ou chimique sur le coton, nous avons trempé des écheveaux secs de fil double n: L, blanchi dans des | lessives de soude de concentrations connues variant, | comme poids spécifique entre 1° Tw jusqu’à 80° | Tw(i).
- Une fois lavés dans l’eau froide jusqu’à ce que toute alcalinité eut disparu, ces écheveaux furent tous teints ensemble avec un témoin (non traité par la soude) dans un bain de benzopurpurine 4 B dans lequel la matière colorante représentait 0,25 0/0 du poids de tous les écheveaux. Après un séjour d’une demi-heure dans le bain de teinture bouillant, les écheveaux furent retirés, lavés et séchés ; puis ils furent assortis à l’œil suivant leurs nuances et l’intensité relative de celles-ci.
- Autant que nous avons pu l’établir d’une manière approximative, nous avons indiqué dans le tableau n° 1 cette intensité relative et autant que possible | d’une manière quantitative. La lettre P signifie j « plus forte que » — la lettre m, « moins forte que » ; , la répétition de la lettre indique 2, 3, 4... etc « plus » | ou « moins forte que ». Il ressort de l’étude que i nous avons faite de l’action, sur la fibre du coton, | des solutions de soude caustique concentrées de 10 à | 80° Tw que l’on peut considérer comme définitive- | ment prouvé : 1
- 1° Qu’une solution froide de soude caustique à i
- (1) La densité d’un liquide plus lourd que l’eau exprimée en degrés Twaddle se calcule par la formule
- 0,5 n + 100 1
- d _ J----------------• où n = le nombre de degrés Tw. • 100
- i° Tw a déjà une action manifeste sur le coton, laquelle se traduit par une affinité plus considérable de celui-ci pour les colorants et qu’entre 00 et 18° Tw chaque degré de concentration en plus dans la soude correspond à une affinité de coton pour la matière colorante deux fois plus forte environ que celle qu’il a acquise pour une lessive du degré immédiatement inférieur ;
- 2° Qu’entre 18° et 220 Tw l’accroissement (de 4*) dans la densité de la lessive a une action beaucoup plus marquée sur l’affinité qu’il n’en a pour un même nombre de degrés, lorsqu’il s’agit de solutions alcalines plus faibles ;
- 3° Que l’effet dont nous venons de parler au § 2° est plus marqué lorsqu’on passe de 220 à 26° Tw et plus encore de 26° à 300 Tw ;
- 4e Qu’au-dessus de 300 Tw cependant un accroissement dans la concentration de la soude produit un effet moindre vis-à-vis de l’affinité du coton pour le colorant que précédemment, c’est-à-dire qu’en élevant la concentration de la soude de 30 à 40° Tw, on obtient le même effet au point de vue de l’affinité que lorsque la concentration a été amenée de 26 à 28° ou de 28 à 30° Tw. Au-dessus de 45° Tw, la concentration de la soude ne produit que peu d’effet sur l’intensité de la coloration par la teinture et l’on peut dire que le maximum d’affinité peut être atteint à l’aide d’une lessive de soude d’une concentration quelconque entre 55° et 70° Tw. Il faut un œil très exercé pour discerner que l’écheveau traité à la soude à 70° Tw a acquis par la teinture une nuance plus intense que l’écheveau traité par de la soude à 55° Tw ;
- 5° Enfin que si la soude employée pour la mercérisation est concentrée au-dessus de 70° Tw, on peut constater une diminution dans l’affinité que présente dès lors la fibre pour le pigment, et cette diminution est proportionnelle à l’augmentation de la concentration. De telle sorte qu’un écheveau traité avec de la soude à 70° Tw se teint d’une manière beaucoup plus intense que s’il a été traité avec de la soude à 800 Tw. Cette rétro-activité de la soude a un caractère si marqué qu’un échantillon traité par de la soude à 80° Tw présente la même
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- intensité de coloration que celui qui a été traité par la soude à 35° Tw seulement.
- (A suivre.)
- IMPERMÉABILISATION DES LAINAGES
- Les lainages sont naturellement moins perméables que les cotonnades et demandent en conséquence un traitement moins compliqué pour les rendre étanches à l’eau ou du moins imperméables aux ondées. A l’état brut, la laine est imperméable à l’eau, grâce à son huile naturelle ou suint. Elle présente la perfection d’imperméabilité à l’eau et de perméabilité à l’air.
- La meilleure méthode d’imperméabiliser un lainage, c’est donc de lui rendre son principe gras. On y arrive en forçant dans le tissu de la lanoline brute ou purifiée par la pression, généralement en la faisant passer entre les rouleaux. Cette méthode a cependant un inconvénient, la lanoline peut devenir légèrement rance et communiquer aux tissus une odeur désagréable.
- Une autre méthode d’imperméabilisation exempte de ce défaut, consiste à cirer les tissus avec de la paraffine. Autrefois on se servait de cire d’abeille, mais depuis que l’on peut se procurer de la paraffine en plus grandes quantités et à un prix sensiblement plus bas, celle-ci a remplacé entièrement la cire animale. Il faut cependant se garder d’en employer une quantité trop forte, car cela empêcherait l’air de pénétrer. Il ne faut pas non plus se servir de plus de chaleur qu’il n’en faut pour assurer la pénétration de l’hydrocarbure.
- La meilleure méthode, mais aussi la plus coûteuse, est celle qui consiste à imprégner le tissu d’une solution de cire dans la benzine qui laisse la matière solide, après l’évaporisation, dans les interstices de la fibre. Il est certainement plus coûteux de chauffer le tissu entre rouleaux d’où il passe sur un bloc solide de paraffine et ensuite entre une deuxième paire de rouleaux chauffés. La pression des tissus sur le bloc et la température des rouleaux demandent des soins particuliers. On se
- sert de la benzine pour tissus de première qualité, et l’on utilise peu de cire. Pour l’usage des rouleaux chauds, il faut éviter une forte pression et une température trop élevée, afin que les fibres ne se collent, ce qui ferait perdre au tissu l’élasticité qui est le trait particulier des lainages.
- Presque toutes les substances employées à imper méabiliser des cotonnades, sont quelquefois employées pour lainages.
- L’alumine est utilisée sous la forme d’acétate seule ou en combinaison avec du savon, exactement comme dans le cas des cotonnades. On a recours aussi à l’alun et la colle est rendue insoluble par le tanin. Voici une recette pour combiner l’usage de la colle et de l’alun :
- Dissoudre 100 livres de colle et 100 livres d’alun. Faire passer la fibre par la solution et ensuite par un bain contenant 5 livres de tanin et 2 livres de verre- soluble pour six gallons d’eau à la température de 40° à 60° C. Si l’on veut se servir des liquides immédiatement on peut les mélanger dans un seul bain. Les tissus ainsi traités ne demandent alors qu’un simple séchage. On peut aussi appliquer une autre méthode qui consiste à imprégner le tissu d’abord d’acétate d’aluminium de la force ordinaire de 3 degrés B et ensuite, avant de rendre le sel d’alumine insoluble par le séchage, répandre sur les tissus des solutions de savon par un jet de vapeur.
- L’usage du bichromate avec de la colle ou de la gélatine basé sur le principe que la gélatine devient insoluble par l’exposition à l'air, n’est pas avantageux, car cette méthode a une tendance à rendre le tissu ferme et à lui donner une apparence désagréable.
- De nos jours, le savon d’alumine est le seul savon métallique employé à l’imperméabilisation des lainages. On le couche sur la fibre, soit en faisant passer le tissu d’abord par un bain d’alumine et ensuite, après une légère compression, par une solution de savon dur ordinaire, ou en employant Ie procédé plus moderne de vaporisation auquel il a | été fait allusion plus haut. Il importe que le savon | soit de bonne qualité et aussi neutre que possible)
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- car un mauvais savon nuit plus aux lainages imperméabilisés qu’aux cotonnades. Autrefois on se servait de savon de plomb, mais avec le développement des connaissances chimiques, on est parvenu à lui substituer les sels d’alumine moins coûteux. L’usage du savon de plomb est moins recommandable encore pour la raison que le tissu noircit à l’air dans les villes éclairées au gaz.
- Ceci s’applique naturellement aux cotonnades ou toute autre matière, blanche ou colorée, le noir et le brun foncé exceptés. Il est regrettable que le savon de plomb produise ces effets désagréables, car malgré son coût élevé c’est un très bon im-perméabilisateur et si on l’applique judicieusement il ne charge pas beaucoup le poids du tissu. La meilleure méthode de rendre des lainages imperméables aux ondées c’est de se servir d’une solution d’acétate d’alumine en faisant passer le tissu par ce bain et en séchant soigneusement sans exprimer.
- L’acide acétique s’évapore en laissant l’hydrate d’alumine dans la fibre. Cette dernière substance repousse l’eau, mais elle a le défaut de rendre le tissu dur au toucher.
- Le procédé consacré par un long usage consiste à préparer des solutions d’alun et d’acétate de plomb. Un précipité de sulfate de plomb se dépose et la solution d’acétate d’alumine qui surnage est transvasée.
- On a fait plusieurs tentatives pour imperméabiliser la laine avec des huiles autres que la graisse naturelle, mais l’huile a une tendance à devenir rance, surtout lorsque la laine a été portée et exposée à la transpiration. Les effets des agents atmosphériques se font alors plus sentir que dans le cas du suint naturel.
- Le caoutchouc dont on se sert pour l'imperméa-bilisation des tissus faits avec des fibres végétales ne convient pas à la laine. Mais quelquefois on imperméablise les tissus de laine par une doublure de coton unie au moyen d’une solution de caout-chouc.
- Nous terminerons par quelques mots sur le pro-
- 197 cédé de rendre la laine incombustible. La laine ne flambe pas comme le coton et autres fibres végétales et en général il ne faut pas chercher de moyens pour la rendre ignifuge. Dans certains cas spéciaux, lorsqu’il s’agit de tissus fins, on emploie du tungstate de soude ou de verre soluble seul et plus rarement en combinaison avec du borax. Le verre soluble est cependant très préjudiciable à moins de se servir d’une faible solution car il affecte la fibre et la majorité des couleurs.
- Les solutions de tungstate et de borax employées pour laine peuvent être de la même force que celles dont on se sert pour coton et notamment de deux livres par gallon d’eau pour le premier et de I I[2 L à 31. par gallon pour le dernier, mais il faut s’en servir à des températures basses, tièdes pour la plupart, tandis que pour le coton elles peuvent être bouillantes.
- Le séchage subséquent doit être effectué aussi à des températures plus basses que celles admises pour le coton.
- (Dyerand calzco Printer).
- ALBUMINE DE SANG et son usage dans l’impression
- On entend par albumine de sang l’albumine tirée du sang de bœuf, préparation qu’il ne faut pas confondre avec l’albumine d’œuf. L’albumine de ; sang a complètement supplanté celle d’œuf, d’abord parce qu’elle fixe mieux la couleur et ensuite en raison de son bon marché. Cependant sa couleur jaune ne permet pas de s’en servir dans l’impression des couleurs claires. Comme l’albumine d’œuf elle se coagule et devient insoluble à 70-80 c. La | caséine et le gluten possèdent les mêmes propriétés | mais ils sont inférieurs en ce qui concerne leur 1 force de fixation. On emploie l’albumine de sang dans l’impression des tissus pour fixer toutes sortes de couleur. On mélange la matière colorante avec l’albumine et après l’impression on chauffe le tissu à uné température suffisante pour que l’albumine
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- se coagule ; elle adhère alors fermement à la fibre et fixe la couleur.
- On dissout l’albumine pour l’usage en ajoutant une quantité double d’eau tiède et en remuant fortement la solution. Il faut se servir d’eau douce car si l’eau contient de la chaux elle empêche la solution de l’albumine et fait changer la nuance à beaucoup de couleurs. Tout résidu insoluble doit être lavé avec de l’eau qui peut être employée à la préparation d’une nouvelle solution.
- En été, pour mieux conserver la solution, on y ajoute quelques gouttes d’huile de térébenthine. Un autre préservatif est préparé en mélangeant des parties égales de savon, d’huile de térébenthine et d’ammoniaque; si l’on ajoute cinq livres de cette composition à 1.250 1. de solution d’albumine, celle-ci se conservera pendant une semaine dans un endroit froid.
- Le mélange de la solution d’albumine avec de la couleur demande des soins particuliers. La couleur doit être pulvérisée aussi finement que possible et ensuite le produit fini doit passer par un tamis très fin. D’une façon générale, il faut moins d’albumine pour un tissu serré ou lorsque l’impression se fait à la main que pour un tissu léger ou l’impression mécanique. Dans l’impression mécanique, il faut alimenter souvent la machine de couleur en petites quantités et répandre celles-ci dans le réservoir d’une manière uniforme; c’est le seul moyen d’empêcher le manque d’uniformité, la pâleur de la nuance et Information de grosses parcelles de colle sur les cylindres.
- L’albumine de sang donne d’excellents résultats dans l’impression à la main, car elle adhère mieux et produit une impression plus nette.
- En moyenne la puissance de fixation de l’albumine de sang est moitié plus grande que celle d’œuf. Si l’on est obligé de se servir de cette dernière pour imprimer des couleurs claires, on peut la renforcer par une légère solution de caoutchouc, mais celle-ci doit être parfaitement fraîche.
- Lorsqu’on imprime des nuances foncées avec de l’albumine de sang, on peut économiser la matière colorante surtout dans le cas du bleu
- d’outre-mer, mais la couleur doit être bien réduite avec de l’huile d’olive neutre ou avec de la glycérine avant l’addition de l’albumine.
- La fixation doit se faire aussi rapidememt que possible, qu’il s’agisse du bleu d’outre-mer ou de couleurs chromes et l’air pur doit être aussi fort que possible. En été, il est avantageux d’exposer les tissus imprimés pendant un certain temps dans un endroit frais et bien aéré avant de vaporiser.
- Beaucoup de fabricants fixent le bleu d’outremer en faisant passer les tissus imprimés par l’eau bouillante, mais le vaporisage donne des nuances plus complètes bien que moins pures. L’eau bouillante dissout tout excès d’albumine et empêche sa couleur jaune d’affecter le bleu, ce qui peut arriver dans le cas des nuances claires.
- Il est toujours utile de bien réduire le bleu d’outre-mer dans l’huile, lorsqu’il s’agit des nuances foncées, parce qu’il faut moins de couleur pour obtenir l’intensité voulue.
- Par contre, si l’on ne se sert pas d’huile, la quantité de couleur requise pour des nuances très foncées est tellement grande, que souvent les cylindres sont endommagés par le frottement de grosses parcelles du bleu d’outre-mer. L’huile conserve donc les cylindres tout en permettant d’économiser la couleur.
- Un peu de glycérine renforce l’action de l’huile. Il ne faut pourtant pas trop prendre de ce liquide. Un gallon d’huile (litres 4.543) est la quantité généralement employée pour 50 livres de bleu d’outremer.
- Avant d’ajouter à l’albumine le mélange de bleu d’outre-mer et d’huile il faut faire passer ce dernier par un tamis très fin.
- LA MERCERISATION Par P. Hoffmann
- Nous trouvons dans l’Oestcrreicks Wollen-^ Leinen Industrie, du 1er mai 1906 (1), une notice sur la mercérisation de P. Hoffmann, extraite du Tex^
- (1) Ueber Mercérisation von P. Hoffmann OesterreicllS Wollen et Lenine Industrie 1er mai 1906.
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- Manufacturer, qui devra intéresser nos lecteurs. Nous en donnons ci-après la traduction :
- Mercérisation sans tension
- Depuis que la mercérisation avec tension a été introduite dans l’industrie par Thomas et Prévost, de nombreux procédés ont surgi pour donner au coton, au moyen de la lessive de soude seule et sans tension quelconque, l’apparence de la soie. Ces procédés sont basés sur l’application de différentes substances avant et pendant la mercérisation, ainsi, par exemple : sur l’emploi de l’alcool (brevet français de Pinel 269.380), du savon (patente d’Albert), de la glycérine (D.R.P. Anm F. 10.126 Bayes), du silicate de soude(D.R.P. 98.601. Meister Lucius et Brüring), de glucose (procédé Ducat), de substances aromatiques, Brchstol, etc., de laine et de soie, dissoutes dans les alcalis caustiques (D. R. P. 98968 Ungrad), du collodion, d’essences, d’éther, d’alcools et de différents carbures d’hydrogène (brevet français 260546, Soc. anon. de blanchiment, teinture et impression), de gélatine et autres substances colloïdes, de sels minéraux, etc. Bien que l’addition de ces substances au bain de soude caustique empêche à peu près, ou même entièrement la contraction de la fibre, on peut se demander pourtant si l’on obtient par là sur la marchandise le véritable éclat soyeux, qui est le but réel de l’opération. D'après les faits déjà connus, auxquels viennent S ajouter les expériences que l’auteur a pu faire pendant de longues années, il est impossible, dans la plupart des cas, de répondre affirmativement à cette question, même quand il s’agit du coton le mieux approprié à la mercérisation, c’est-à-dire du jumel.
- Si l’on réussissait à produire les effets de merce-risation sans tension de la marchandise, on réali-serait ainsi une grande simplification du travail, qui ouvrirait à ce procédé un très bel avenir ; mais on n’en est pas encore arrivé à ce point-là. Sui- . vant l’opinion de « l’Industrie textile », il peut être Intéressant, pour favoriser les recherches ultérieu-res dans ce domaine, d’examiner de plus près les dif-férentes méthodes qui semblent promettre les meil-leurs résultats.
- a). L’addition d’alcool à la lessive concentrée ou
- encore, comme l’ont essayé Fraenkel Friedlænder, l’addition d’une solution alcoolique de soude caustique à 10 0/0, n’ont aucune action sur le coton. Dans tous les cas, il se produit un raccourcissement de la fibre, quand celle-ci est exposée à l’air.
- Il est intéressant de remarquer que le coton traité par une lessive alcoolique et surtout en bain chaud, devient plus fort que celui qui n’a passé que par une solution aqueuse. Fn général, on n’obtient qu’un faible brillant, qui est un peu plus apparent quand la marchandise a été passée après le blanchiment par une machine à lustrer la soie, elle prend toutefois un toucher doux et soyeux.
- (A suivre.) P. R.
- Depuis quelque temps déjà, nous nous sommes aperçus que certain confrère de la presse spéciale, que nous ne voulons pas désigner plus amplement aujourd’hui, — nous emprunte des articles parus dans notre organe, sans daigner en indiquer la source.
- Nous rappelons à nos confrères et spécialement à celui auquel nous faisons allusion plus haut, que la reproduction des articles paraissant dans notre publication est formellement interdite sans indication de provenance.
- D’ailleurs, la bonne confraternité que nous avons toujours entretenue avec nos collègues de la presse spéciale, nous est un sûr garant que nous ne serons plus obligés de les rappeler à la plus élémentaire des convenances.
- SUR UN NOUVEAU BRUN D’OXYDATION dérivé de la paraphénylène-diamine et son emploi pour l’article enlevage
- Par M. Henri Schmid (1)
- Le seul emploi que la paraphénylène-diamine ait trouvé jusqu’à présent en teinture vise, conjointement avec l’aniline, la production d’un noir d’aniline inverdissable (Brevet allemand N° 4257, du 31 mai 1880, de P. Monet).
- Par contre, cette base n’a jamais été utilisée, ni
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse1 1905-12.
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- en teinture, ni en impression, pour l’obtention d’une couleur individuelle.
- Les tentatives en vue de produire pratiquement des couleurs brunes sur la fibre, par oxydation de la paraphénylène-diamine, paraissent avoir échoué jusqu’à ce jour.
- En opérant d’après la formule typique du noir d’aniline, c’est-à-dire en oxydant un mélange de chlorhydrate de paraphénylène-diamine, de chlorate et de cuivre, on s’est probablement heurté à la formation prématurée de la matière colorante et à l’attendrissement de la fibre textile.
- On peut obvier à ces inconvénients en partant d’un sel de la diamine dont une partie considérable ou même prédominante de l’acide a été neutralisée, ou en employant même la base à P état de liberté.
- Ainsi, en appliquant, par foulardage ou par impression, une couleur qui, à côté de chlorate de soude et de traces de chlorure vanadeux, renferme la quantité nécessaire de chlorhydrate de paraphénylène-diamine (dont 40 à 75 0/0 d’acide ont été changés en acide inoffensif, par addition d’un sel alcalin organique approprié, ou même entièrement enlevés par de l’alcali), on réalise, par un passage en Mather-Platt, un brun intense résistant au savon bouillant. Le tissu reste intact.
- Mais même le chlorhydrate de la paradiamine entièrement débarrassé de son acide, ou la base aromatique libre, sont capables de produire le brun, si l’on a soin de les additionner de sel ammoniac. Ce sel paraît être décomposé, au vaporisage, par la base fixe qui est ainsi convertie en chlorhydrate, susceptible de réagir avec le chlorate :
- G,H,XH; + 2NH,CI=2NH,+G,H, NH,HCI
- Le vanadium, dans ce cas, est employé comme vanadate d’ammoniaque, et non comme chlorure vanadeux.
- On ne manquera pas de remarquer, au point de vue de l’oxydation, la différence entre l’aniline et les monamines en général, et la paraphénylène-diamine et les diamines en général.
- C’est un fait connu que dans la transformation du
- chlorhydrate d’aniline en noir d’aniline, il se produit une quantité considérable d’acide chlorhydrique libre, la base de noir d’aniline ne pouvant fixer la quantité totale de l’acide du sel d’aniline :
- 3C,H,NH,.HCI+30=3H,0+C,H,,N,HCI +2HCI.
- Cet acide, qui se volatilise, peut devenir fatal à la fibre, principalementau vaporisage, par suite de production d’hydrocellulose cassante. Son effet, il est vrai, peut être limité par l’addition, au sel d’aniline, de certains sels organiques. Mais cette neutralisation ne peut s’étendre que sur des fractions du sel d’aniline ; poussée plus loin, elle entraverait l’oxydation et il ne se formerait plus de noir.
- Les diamines, telles que la paraphénylène-diamine, offrent sous ce rapport un grand avantage sur l’aniline, l’ortho-toluidine, etc. En saturant un seul des deux groupes amino de la diamine par l’acide chlorhydrique, et en laissant l’autre libre ou en le neutralisant par un acide organique, l’acide chlorhydrique mis en liberté pendant l’oxydation est directement absorbé par ce second groupe basique, et rendu inoffensif pour la fibre.
- La forte neutralisation du chlorhydrate de paraphénylène-diamine qui permet ainsi la création d’un agent désacidifiant au sein même de la couleur d’oxydation, est, par conséquent une garantie sûre contre toute attaque du textile. Et, en poussant à bout cette neutralisation, c’est-à-dire en faisant usage d’une couleur composée de la base libre, de chlorate alcalin, NH4C1 et Va, on n’exclut pas seulement tout danger de corrosion de la fibre, mais on augmente encore considérablement la stabilité de la couleur, qui se conserve plus longtemps.
- L’oxydation de la paraphénylène-diamine libre et sa transformation sur la fibre en matière colorante insoluble est le premier exemple de ce genre. Les monamines telles que l’aniline ne produisent plus j de matière colorante par oxydation à l’état libre. 1 La facilité d’oxydation de la paraphénylène-diamine dépasse encore celle de la paraamidodiphénylamine (« base pr noir diphényle »).
- Il est des homologues et des isomères de la para ‘ phénylène-diamine qui se comportent d'une
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- manière anologue à cette dernière, par exemple la méta-phénylène-diamine, la méta-toluylène-dia-mine, etc. Cependant les eouleurs réalisées avec la paraphénylène-diamine offrent le plus grand intérêt pratique.
- (A suivre.)
- PRIME A NOS LECTEURS
- L’accueil rencontré l’année passée auprès de nos nom-breux lecteurs et la satisfaction de ceux qui sont devenus possesseurs de notre bicyclette-prime, nous ont engagés à passer cette année un nouveau marché avec le fabricant de cette machine, et nous sommes heureux de pouvoir continuer à donner au prix de 159 francs la bicyclette Que nous présentons ci-dessous.
- Cette bicyclette, montée avec des pièces de première qualité, par des ouvriers payés à l'heure et non pas aux pièces, est un instrument de grand luxe et de fatigue.
- L’émail est fait par de nouveaux procédés et le nicke sur cuivre, conservent indéfiniment leur brillant. Les pneumatiques sont à tringles et vulcanisés, et montés sur jantes Westwood véritables. La chaîne est à doubles rouleaux et de la marque Peugeot. Le guidon, de la forme désirée, ainsi que le développement, les moyeux et les pédales sont en acier décolleté et non pas en tôle d’acier 4 emboutie ». Tous les roulements sont rectifiés après la cémentation.
- En un mot, c’est une machine de grand luxe que par suite du marché que nous avons passé, nous offrons à nos lecteurs au même prix que les bicyclettes de basse qualité, dites populaires ou de réelame, dont le marché est inondé en ce moment et dont les acheteurs s’aperçoivent trop tard de la défectuosité, de la matière employée et du mauvais montage.
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- En commandant, donner les renseignements suivants : fauteur du cadre : 50 c[m, 55 cm, 60 c[m, 65 c[m. grosseur des pneumatiques : 38 mm, ou 40 m]m. forme du guidon : Relevé. Droit. Baissé. Très baissé ceveloppement : de 4,70 à 7,50.
- are destinataire : Livraison à domicile ou en gare. lef ota. — Cette bicyclette peut recevoir la roue libre et B rein sur jante arrière, avec transmission souple,licence oWden, moyennant un supplément de 21 francs
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (113) Chemin de fer. — Voyageurs. — Groupe. — Bagages. — Franchise.
- Les voyageurs qui font partie d’une même famille, d’un groupement d’amis ou d’associés, liés par la parenté ou l’intérêt, ou un but commun , dans un voyage ou une excursion entrepris de concert, ont le droit, pour augmenter leur franchise de bagages de 30 kil. chacnn de grouper à cet effet tous leurs billets de voyageurs.
- (Trib. correct, de Bayonne, 17 oct. 04.
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Deux personnes voulant s’associer pour l’exploitation d’une mine, ont décidé de la mettre en participation. L’une d’elles a seule acheté la mine et passé les traités nécessaires mais l’autre a fourni sa part des capitaux.
- L’affaire a réussi, mais les créanciers de l’acquéreur de la mine, l’ont saisie pour des dettes antérieures et veulent la faire vendre. Quel est le droit de son associé ?
- R. — Toutes les questions relatives à la participation sont fort délicates, car il est de principe dans les sociétés de ce genre, qu’il n’y a pas de capital social, de biens sociaux; tout y est individuel,propriété, industrie La participation n’est formée, en effet, que pour la répartition des bénéfices et des pertes, et ce n’est que lorsqu’il s’agit d’effectuer cette répartition que l’association commence à produire ses effets et à avoir sa raison d’être. Dès lors, il ne se produit aucune confusion des mises, aucune copropriété. Tout ce qui a été apporté ou acheté par les associés, en vue de la participation, reste propre à l’associé qui l’a apporté ou acheté en son nom personnel (Cass. 22 décembre 1874).
- Il peut arriver cependant qu’il y ait copropriété des mises. Les associés étant libres de régler la participation comme ils l’entendent, il est bien certain qu’ils pourraient admettre cette copre riété dans l’acte constitutif de l'association. Mais, même dans cette hypothèse, la propriété commune ne deviendrait pas pour cela propriété sociale. Chaque participant est alors propriétaire d’une chose simplement commune.
- Mais on remarquera que si l’article 48 du Code commercial donne aux participants toute liberté pour
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-
-
-
- 8 GQ,
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 1
- poser les bases de l’association, cette liberté ne saurait aller jusqu’à pouvoir compromettre les droits des tiers. « Là où commencent les droits des tiers, là finissent ceux des part cipants » Dès que les fraudes deviennent possibles, la volonté des associés se trouve arrêtée et limitée. La simple volonté de participants ne saurait donc suffire pour créer, par elle-même, à l’égard des tiers, la copropriété des mises qui ne peut résulter que de l’emploi des modes déterminées par la loi pour la transmission d-s immeubles. La volonté des deux participants sera bien differente pour engendrer la copropriété des mises entre les parties contractantes, mais elle devient insuffisante quand il s’agit d’opposer aux tiers cette même copropriété.
- CORRESPONDANCE
- L. C.— 1. Du moment que l’on élève la hauteur au moyen de dépôts de déblais, vous pouvez vous refuser à surélever la clôture réglementaire.
- 2: Vous avez droit a une indemnité en cas d’infiltration des eaux dans le mur.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond a nos abonnés, dans le journal, a toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, orsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion a émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- 1
- I
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchis-sament des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- BIBLIOGRAPHIE
- EN VENTE AU BUREAU DU JOURNAL:
- Hygiène du Travail dans les Etablissements industriels et commerciaux, par L. Grillet, inspecteur du travail dans l’industrie. Petite in-8 de 192 pages et 9 figures : 3 fr.
- C’est un traité très complet d’hygiène industrielle ; il contient, à côté de l’indication des prescriptions réglementaires et législatives qui visent tous les établissements industriels et commerciaux assujettis, la description des dispositifs divers permettant de les appliquer. C’est un livre nécessaire à tous les chefs d’industrie que ne laissent pas indifférents l’aménagement de leurs ateliers, le souci et la santé de leur personnel.
- La Réglementation du Travail dans l’Industrie, par L. Grillet, inspecteur du travail dans l’industrie. Petit in-8 de 172 pages : 3 fr.
- L’ouvrage se divise en trois parties Dans la première, l’auteur passe en revue les établissements industriels, l’âge d’admission, la durée du travail, le repos, le travail de nuit et le repos hebdomadaire, les tolérances et dérogations, les dispositions spéciales à certains établissements ou à certains travaux ; dans la deuxième partie, il examine l’inspection du travail, les prescriptions decontrôle, les pénalités. La troisième partie comprend les commissions du travail et comités de patronage.
- Cours de marchandises. — Les matières premières, commerciales et industrielles, par Girard, professeur à l’École pratique de commerce et d’industrie de Nîmes. 1900. 1 vol.in-16 de 412 pages, avec 246 figures, cartonné, prix : 5 fr. 60.
- Tous les produits sont étudiés au point de vue de leur origine, de leurs caractères distinctifs, de leurs qualités, de leurs variétés.
- Métaux, produits chimiques, matériaux de construction, produits de la dépouille, aliments et médicaments, textiles, papier, matières colorantes.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme Garnier, 13, rue Chaptal.
- — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Roy, 200, rue Lecourbe.— Entrée en jouiss. de suite. ,
- Paris. — Teinturerie. par Mlles Allouard et Guinaud à Mme Valy, 127, rue Legendre. — Entrée en jouiss. Ie 30 juin.
- Maisons qui se créent
- Paris. — Gaudé (Vve), teinturerie, 91, rue Denfert-Rochereau.
- Chatou (Seine-et-Oise). — Gustin, teinturerie.
- Versailles. — Merlin (Vve), teinturerie, 62, rue de l’Orangerie. __
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, *, Directeur, 20, rue Turgct (IX-)
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-
-
-
- Il TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIÈRES
- ' Pendant les cinq premiers mots des années 1904, 1905 et 1906
- Quantités i Marchandises
- livrées à la consommation saw IPALEPrmI 1 IFIgLITE françaises ou francisées exportées
- 1906 1905 1904 1906 1905 1904
- Bois de teinture en bûches : Mexique. 1.0CC k. 1.551 1.875 1.550 Bois de teinture en bûches 1.000 k. 467 79 226
- — — Brésil » — — — — moulus » 121 69 81
- — — Haïti » 15.603 18.828 17.628 Garance en racine, moulue ou en paille.. . Q.m. 46 63 69
- — — Guatemala.. » 583 779 2.168 Curcuma en racine.. » 65 453 157
- — — Autres pays. » 7 832 7 665 14.304 en poudre » 25 15 14
- • ------ -— — Quercitron » 408 11 15
- Totaux .... » 25 559 29 147 35.650 Lichens tinctoriaux » 505 719 346
- 6 7 059 61.576 62.061
- Bois de teinture moulus. » — Sumac, fustet et épine-vinette :
- Garance en racine, moulue ou en paille. .. Q.m 1 316 459 339 Ecorces, feuilles et brindilles » 201 114 258
- Curcuma en racine » 1.163 422 341 Moulus » 174 39 214
- — en poudre. ....... » 186 3 11 Noix de galle et avelanèdes entières con-
- Quercitron » 13.2'8 5.102 3.785 cassées ou moulues » 311 292 401
- Lichens tinctoriaux » 1.176 478 1.377 Libidibi et autres gousses tinctoriales.. .. » 22 — 7
- 12.450 13.548 13.38 137 247 180
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 433 445 570
- Ecorces, feuilles et brindilles ..... » 23-217 32 016 20.622 Cochenille » 895 847 625
- Moulus . » 21.317 19.593 15.926 6 13 9
- Noix de galle et avelanèdes entières, con- Indigo » 1,870 482 981
- cassées ou moulues » 10 475 12 884 21 411 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.. . » 883 — 28 1 de bleu » 94 125 441
- Safran » 403 218 111 96 287
- Autres teintures et tanins » 11 842 7 387 2 951 Rocou préparé » 225 448 362
- Cochenille » 1.807 1.319 839 131 173 271
- Kermès animal » 8 15 27 78
- Indigo.. » 1.108 1 764 1.950 Extraits de bois de teint, et d autres espèces:
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules » 325 2v5 361
- de bleu . . » 1
- Cachou en masse » 17 135 20 444 13 964 23.038 25 490 23 250
- Rocou préparé » 750 707 831 — Belgique » 12.692 15 622 9.509
- Orseille préparée, humide en pâte.. » A — 1 — Angleterre » 6.597 6.853 8.365
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 31 40 37 — Etats-Unis » 1.394 1.491 920
- — Autres pays » 18.545 16.992 22.226
- Extraits debois de teint, et d’au très espèces : — —
- ... » 13 — 6 Totaux. » 62 266 66.448 64.270
- Autres . »
- Teintures dérivées du goudron de houille: Teintures dérivées du goudron de houille:
- Acide, picrique. » 994 18 Acide picrique » 34 468 1
- Alizarine artificielle » 710 707 505 Alizarine artificielle. » — 3 —
- Autres » 4.913 4 168 4 525 1 045 1 477 1 533
- Outremer » 503 438 652 6.303 7.137 7.4 70
- Bleu de Prusse..... 281 265 313 179 183 334
- Carmins communs „ 1 6 12 20 36
- — fins .. „ 1 13 10 15
- Vernis à l’alcool „ 114 150 49 Vernis à l’alcool.......... .. » 599 555 673
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- et a l’huile mélangées » 4.755 5.556 4. 704 et à l’huile mélangées.. - » 5.940 6.279 6.623
- Ocres broyées ou autrement préparées... » 2 706 2 366 2.100 Ocres broyées ou autrement préparées... . » 101.319 100.996 119.758
- Verts ne Sehweinfurt et verts métis, cen- Verts de Sehweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes » 75 *0 62 113 114 224
- Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 308 403 403 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 180 125 146
- Talc pulvérisé » li .440 13.122 14 392 13.866 11 189 10.165
- Couleurs non dénommées.. » 16.310 12.652 10.451 Couleurs non dénommées » 1.671 1.913 3.083
- w
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-
-
-
- CJ
- Gé
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Acide acétique industriel 40 %
- » » 35 %
- Les 100 k.
- >
- azotique (voir acide nitrique) muriatique 22' chimiq. pur.
- 32
- a
- a
- »
- a
- nitrique »
- 20/22 par 15 touries 36* blanc.......... » jaune............ 40' blanc.......... » jaune............ 36- chimiquem. pur.
- 40' » »
- oxalique..............
- picrique cristallisé ..
- sulfurique
- Or C
- tartrique
- 60’ environ......
- 66’ » .....
- 66’ chimiq. pur .
- au soufre........
- 1er blanc..........
- Alcali volatil du gaz 22' . ..
- » » 28/29.
- Alcool dénaturé type Régie 90’.
- Alun épuré.......
- » ordinaire. » de chrome
- Benzine cristallisable.......
- » lourde, industrielle
- » type Régie.........
- Bichromate de potasse
- »
- soude.
- 32
- 6
- 32
- 31
- 37
- 36
- 48
- 54
- 87
- 270
- 5
- 6
- 8
- 33
- 15
- 250
- 38
- 61
- 25
- 25
- 25
- 50
- 25
- L’hecto 47 » Les 100 k. .. 19 »
- >. 15 »
- 34 »
- L’hecto .. 45 »
- .. 40 »
- 37 » Les 100 k.
- Bi-oxyde de baryum 85/86’........ Borax raffiné en cristaux........ Carbonate de soude cristallisé.... Crème de tal re entière.............
- » » en poudre .........
- » » soluble, paillettes.
- Cyanure rouge de potassium pur.. Dextrine blonde citron............. » blanche..........................
- 75
- 65
- 95
- 44
- 7
- 10
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes ..
- » » extra.............
- » » pharmaceutique . ..
- u » chimiquement pure.
- 185 »
- 310 »
- 340 »
- 45 »
- 47 »
- Le litre
- 0 0
- 0
- 2
- 28
- 38
- 35
- 50
- Extrait
- d'orseille liquide n’ 1.
- » » extra.
- » supérieur....
- de
- Javelle
- 40’ Baumé.
- 35-
- 25*
- 20-
- a
- Glycérine blanche industrielle 28 Lessive caustique de potasse 36’.
- Noix de Orseille
- » » 4(
- » de soude 36 Galles de Chine .. .. double.................. triple ..
- Les 100 k.
- 115
- 155
- 185
- 11
- 10
- 9
- 7
- 105
- 33
- 43
- 50
- 50
- 25
- 85
- Oxymuriate d’étain 32 %.......
- Panama .................... •
- Permanganate de potasse....... Potasse d’Amérique............
- » imitation d’Amérique 66/70 » » » 52/55
- » » 45’..
- 195
- 65
- 80
- 210
- 44
- 145
- 72
- 39
- 33
- 30
- 50
- 50
- Potasse caustique 70/75 plaques. » Perlasse ire qualité .... » » ordinaire.........
- » rose factice...................
- Rouille 42/45 en tourie.......... » supérieure.....................
- Sel de soude 90/92 .............. » » Solvay 65'70 . .. .
- » » » 75/80 .......
- » » » 80/85 .......
- Soude caustique 60/62............ » » 70/72...........
- » » 60/62 plaquettes
- « » 70/72 »
- Sulfate de cuivre 98/99 »
- » de fer moyens cristaux .
- 60 »
- 115 »
- 38 »
- 25 »
- 12 »
- 15 »
- 12 50
- 22 50
- 23 50
- 24 50
- 28 »
- 30 »
- 32 »
- 35 »
- 58 »
- 6 »
- Le kil.
- Rouge Brésil Bahia 8 .. 10 ..
- » Calliatour.. .100 k. 16 .. 17 ..
- Lima 50 kil. 8 .. 9 50
- » Ste-Marthe 8 .. 10 ..
- • 4 .. 5 ..
- • Sandal 100 k. 7 .. 8 ..
- o Sapan...... 50 k. 8 .. 10 ..
- • Quebracho.. 1009 k. 96 .. 110 ..
- « Pernamb 50 k 13 .. 18 .
- Cachou
- Brun luisant, en sac bO k. — en caisse —
- Jaune, ou gamb.........
- » pressé ...
- ...........h
- 37 50 45 ..
- 35 . 40 ..
- 20 . 25 ..
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25
- » extra pains et poudre. 4 75
- » » n’ 1....................... 4 25
- » » flor pâle et foncé..... 5 25
- » de Chine en grains...................... 7 50
- Les 100 kil.
- Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65
- » » » pour azurage. 95
- » » » p.pap. peints 115
- » de Prusse supérieur............ 180
- » » extra................ 155
- » » n’ 1 ................ 135
- Essence de térébenthine.............. 108 «
- PLACE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On eot f :
- Campêche du Brésil, coupe — Ire qualité . ..
- — 2e qualité .. .
- 3e qualité....
- — Sisal, Yucatan.. . — Honduras...... — Tabasco........... — Haïti Cap......... - Fort-Liberté....
- — Aquim.................
- — St-Marc...............
- — Gonaïves .............
- — P.-de-Paix.............
- — Miragoane.............
- — Saint-Domingo... — Martin, et Guadel. — Jamaïque...........
- Jaune Cuba et St-Yago .. » ....................... » Tuspan.................
- » V ..................
- » Campêche...............
- » Carmen.................
- » Tampico................
- » Porto-Plata..........
- » Haïti. ................
- i> Jamaïque..............
- » Barcel et P. Cab...
- » Rio-Hacha..............
- » Carth. et Savan...
- » .......................
- ï Fustet......... 109 k.
- • Tatajuba(Pern. )50 k.
- » Bahia. .........
- » ....................».
- « Amapala. . 50 kil.
- d Espagne, 11 .. à 13 ..
- 9 .. il ..
- 7 .. 8 ..
- 8 50 9 50
- 8 .. 8 50
- 7 .. 7 50
- 4 65 4 80
- 4 65 4 80
- 4 80 5 ..
- 5 .. 5 25
- 5 25 5 40
- 5 50 6 50
- 5 .. 5 25
- 5 .. 5 50
- 4 ..
- 5 .. 5 75
- 5 75 6 ..
- 5 75 6 ..
- 5 85 6 ..
- 5 70 5 75
- 5 50 5 75
- 5 .. 5 25
- 5 .. 5 25
- 5 . 5 50
- 4 75 5
- 4 75 5
- 16 .. 20
- 5 60 6 25
- b 60 6 25
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténérife zacatille........ 1 60 2
- Ténérife grise................. 1 50 1 80
- Curcuma Bengale.....50 kilos. 15 .. 20
- Java, Mad.. Pond.... .........
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 . 15 .•
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. su’ v. et bl. 112 k.. 5 75
- fin violet et pourpre..... 5 25
- Beng. beau viol. etdito... 4 75
- « bon violet.................. 4 25
- « bon moyen violet.. . 3 75
- « moyen violet............. 3 25
- « beau violet rouge... 4 25
- • bon violet rouge......... 3 75
- « bon moy. v. rouge... 3 25
- « fin rouge................... 4 ..
- « beau dito.................. 3 75
- « bon dito................... 3 50
- « bon à fin cuiv........... 3 25
- « cuiv. ord. et bas........ 3 25
- Java........................... M
- Kurpah.. ............N.M. 2 ..
- Madras ...................... 2 ..
- Manille................N.M. . •
- Caraque................N-M. 0 75
- Guatemala flor............... 3 50
- * bon à fin sobré.. 1 50
- » — cor.... 1 50
- cor. ord. à bas.. 1 25
- N-Gren fin, surf. 1/2 k N.M. . . •
- • bon à beau.. N.M. . ..
- • ord. et moyen N.M. . ••
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud..............M .. ..
- Madagascar. ............M .. ..
- Qu er citron
- On cote les 50 kil..
- 6 ..
- 5 50
- 5 .-
- 4 75
- 4 .
- 3 50
- 4 50
- 4 •
- 3 50
- 4 25
- 4 ..
- 3 75
- 3 50
- 3 75
- 3 75
- 2 ••
- 4
- 3 • •
- 3
- 1 50
- Baltimore fin effilé.......... 750885.
- * gros effilé.................. 6 ..
- Rocou i „
- Antilles....1/2 kil. 0 37 ./. à 0 35 V
- Cayenne................... N. M ’
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-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- 205
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) » de Fustet Albanie.... Cachou noir, Ire marque...
- Cochenille
- marques ord.. argentée..100 k. grise....... zacatille naturelle noire Palmas lek.
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- . à . 15
- 50
- .12
- 12
- 85
- urcuma
- Bengale Chinois. Madras.
- Cal.es de Chine................ Prussiate jaune de potasse-
- 510
- 515
- 500
- 35
- 40
- 65
- 135
- 170
- • “D1 c" e 5*89 ©otc'ct
- Sumac en feuilles............. 25........
- » poudre................. 26........
- Styrax liquide...............170.........
- Tamarin Madras............... M .. 28
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile ..............................
- » en pains, extra sec, sous pap.............................
- » bon marchand en pains............... » » en boules.................
- » raffiné en poudre sec..................
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires......... ....
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 32
- 25
- 50
- minimum mis en barres. Franco gare
- 34
- 3C kil
- ou
- quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jour net.
- PLACE DE BORDEAUX
- INDIGOS — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre.
- moyen et bon moyen coloré.............. moyen ord. et ord.
- terne et serré.......
- 2.90
- 2.60
- 3.20
- 2.90
- Kurpah bon et beau violet
- 2.30
- 2.60
- Ku-pah
- C
- S
- 09 95 o
- 8 p
- et violet rouge., moyen et bon moy.
- assez coloré..-.
- moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. . beau et fin violet bon moyen à bon
- violet et violet
- rouge .............
- moyen violet-rouge
- et rouge........ ..
- 5
- M. .
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- 3
- M..
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
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- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- bon moyen.........
- beau et bon violet.
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- Acide citrique............
- Alun raffine(entrepôt) ..
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- con-
- p » (acq.)................ vouperose emballée........ Essence de térébenthine (d. fûts) .................... d (s fûts) ............... "ecule de pommes de terre, 1er bl....................
- 2e bl. (entrepôt)........... Dalles vertes et noires.....
- » noires Alep...............
- 450 . .
- 16 ..
- 17 ..
- 5 ..
- 125 ..
- 122 .
- 34
- 200
- 140 . .
- 60 ..
- • ” blancnes...............
- ‘omme arabique, en sorte .
- “ Ghésirée, en sorte.....
- » Sénégal,s. bas du fleuve 65
- » Galar................
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde........
- » blanche..............
- Laque en f. qté orange.
- » mi-orange
- » cerise AC
- Sandaraque lavée....... Damar (Batavia).......
- a
- Singapore
- P " » Penang ....
- omme adragante Syrie
- .................
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- Anatolie
- R ” ................... ofou Guadeloupe.........
- e “ Cayenne ...
- " ran d’Espagne , Valence
- 600 .
- 550 .
- 525 .
- 150 .
- 200 .
- 110 .
- 110 .
- 200 .
- 150 . - M .
- 60 .
- 70 .
- 100 .
- s Pur. ......................
- " ate de cuivre(entrepôt).
- (acq.). .
- 90 ..
- 64 .
- 68 ..
- 17
- 19
- 6
- 170
- 7a
- 70
- 140
- 750
- 600
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné.............. Blanc de zinc de la Méditer, poudre..................... broyé......................
- Crème de tartre ........... Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de potasse............... Sel de scude, 80/85, cons. et entr. ea bq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.........
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- Blanc
- Jaune
- 9 33
- 40 10
- 8 260
- 36 38
- 58
- 63
- 180
- 8
- 20
- 6
- 18
- 17
- 12
- 50 à
- 30
- E
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive.
- extra pur augmente résineux
- 75
- 75
- 25 •
- 75
- 64 A 68
- (72 0/0 d’huiles)
- (60 0/0 (72 0/0 (72 0/0
- »
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien..........................
- Jaune » ......................
- 55
- 51
- 44
- 46
- 43
- 42
- 37
- 37
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles).
- » (60 0/0 d’huiles).............
- . Rosé.........................
- Noir..........................
- Blanc spécial suiffé..........
- Bleu
- »
- BOIS DE TEINTURE
- 28 —à29 —
- Brésillet. ...............
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guadeloupe . .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra-
- — Tuspan Lima. . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco .
- 28 -
- 18 -
- 10 -
- 28 25
- 19 -
- 14 -
- 1 oo
- S o
- 14
- 15
- 40
- 40
- 38
- 57
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif., mixte » talqué ire qualité
- » 2e »
- Marbré bleu ou
- rose Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune................. » (à la batteuse)..
- Marbré bleu ou rosé............ Résineux.......................
- Vert exportation.............. Brun.......................... Foir.................... ...
- 46
- 37
- 35
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- 40
- 20
- 24
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- 48
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- 36
- 42
- 42
- 30
- 34
- 30
- 34
- 32
- 30
- 34
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier Curcuma de la côte. . 100.k.
- — du Bengale .
- Indigo Bengale poupré . . .
- — fin violet .
- — — beau violet .
- — — bon violet. .
- — — moyen violet .
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin — — beau . ....
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora. et cuivré
- — Manille — Guatemala flor . . — — sobre . .
- — — cortès .
- — Mexique flor. . .
- — - sobre . .
- — — ordin. cortès
- Caraque flor. . . . — — sobre........
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- Gomme laque ordin. et orange D C . le k. — — blonde, ire quai.
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- — — cerise. . .
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- 11
- 11 -
- 11 -
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- 9 —
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- 5
- 8 — 7 50
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- Acide acétique des arts 40% 34 .. 36 .. » chlorhydrique ? 50 8 50 » nitrique 36 35 .. 36 » sulfurique 66 • 9 9 50 » tartrique. .......... 250 .. 255 .. » citrique 375 . 385 .. Alun épuré 21 .. 22 . • » ordinaire 17 .. 18 .. Ammoniaque incolore, 22.' 44 . 46 • Bichlorure d’étain, 55°.... 113 ... 118 .. » » 60 136 .. 141 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. 18 » Guadeloupe. 12 .. 13 Bois Jaune Centre Amériq. 17 . 18 Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 » brun 75 .. 90
- Chlorate de potasse...... 105 .. 110 » de soude............... 105 . 110 Chlorure de chaux 100 à 110. 16 . 18
- Chromate rouge de potasse 77 ., 79 » » de soude.. 57 .. 59
- Crème de tartre......... 185 . . 190
- Cristaux de tartre....... 175 .. 180
- » de soude................. 6 50 7
- CurcumaBengale en racines 33 .. 37
- » de Madras........................
- » de Chine.................. M .. Essence de térébenthine .. 112 .. 114
- Extrait de châtaignier 20 •. 16 .. 17
- Galles de Chine et Japon,. 157 .. 160
- » vertes et noires .... 155 .. 180
- Gomme Sénégal, en sortes 72 ..
- » arabique.................. 65 ..
- » adragante rousse .. 275 ..
- Jus de citron............... 20 ..
- Méthylène à 95•............ 90 ..
- » régie 90-................ 100 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 . . » » de soude....... ..
- Pyrolignite de fer.......... 10 50
- Résine...................... 26 ..
- Rouille...................... 9 ..
- Selde soude 80•............. 17 50
- • ammoniaque.. 11 50
- Sel d’étain................ 248 ..
- Soufre en canons....... . 17 50
- » sublimé................... 18 50
- Sumac Sicile en feuilles.. . 22 ..
- Sulfate d’alumine............ 9 ..
- » de cuivre.............. 65 ..
- » de fer..................... 6 ..
- 75 ..
- 70 ..
- 310 .. 21 .. 95 ..
- 105 .. 135 .' ’ii 50 27 .
- 10 ..
- 18 50 12 50 252 ..
- 18 ..
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- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on repond ;
- 2" Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE: M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, af-franchit, et adresse à l’Administration
- du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au mllleu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. f°ute apparence savante y est évitée, mais on voit que auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui ré-8lssent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
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- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Sur un nouveau brun d’oxydation suite et fin). — Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du coton (suite). — Procédés modernes pour la teinture artificielle des bois. — Cinquantenaire de la découverte du violet d’aniline. — Société industrielle du Nord de la France. — La mercérisation (suite). — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. —
- — Revue du marché. — Annonces.
- SUR UN NOUVEAU BRUN D'OXYDATION dérivé de la paraphénylène-diamine et son emploi pour l’article enlevage
- Par M. Henri Schmid (1)
- (Suite et fin. — Voir notre numéro du 5 juillet 1906
- La production d’un article enlevage sur fond ^un grand teint et bon marché, dans le genre du noir Prud’homme, forme un problème dont la solu-tion est cherchée depuis longtemps.
- Le brun de paraphénylène-diamine me paraissait "ppelé à combler la lacune.
- Malheureusement, le tour de main ingénieux qui constitue le cachet du procédé Prud’homme, le concours des prussiates dans le but de préserver la
- ______________________________________________
- .(1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, 1905-12.
- base aromatique de l’oxydation prématurée, aussi bien dans les bains de foulardage que sur la fibre, se montre inemployable dans le cas des sels de la paraphénylène-diamine. Le ferrocyanure de potassium précipite ces sels et ne se prêterait donc pas au but en question.
- Cependant, l’expérience montre que pour imiter l’article Prud’homme en brun, on n’a pas besoin de l’intervention des prussiates, mais qu’on peut directement partir des sels de paraphénylène-diamine fortement neutralisés, et les soumettre à un vaporisage court, en présence de chlorate alcalin et de quantités infinitésimales de vanadium, pour obtenir un résultat.
- Les bains de foulardage qui offrent une teinte rougeâtre, si le chlorhydrate de la paradiamine n’était pas tout à fait pur, sont facilement décolorés par l’addition d’un peu d’hydrosulfite-formaldéhyde (—le bisulfite agit d’une manière semblable —) et se maintiennent pendant quelque temps dans cet état. L’introduction du vanadium dans le bain ne se fait qu’au moment de se servir de ce dernier.
- Exemple d’un bain pour foulardage :
- 30 à 40 gr. chlorhydrate de paraphénylène-dia-mine cristallisé,
- ide
- —
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- 2.
- 3,
- à à à
- 20
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- gr. acétate de soude, » chlorate de soude, mill. gr. vanadium par litre.
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-
- 210 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- En séchant à la hotflue les pièces préparées dans ce bain, il se produira, malgré toutes les précautions indiquées, un commencement d’oxydation qui communique à la pièce une teinte grise violacée ou verdâtre. Le produit intermédiaire d’oxydation qui en est la cause ressemble à l'éméraldine et peut même affecter la même couleur verte intense, si l’on active la réaction.
- Mais, contrairement à l’éméraldine proprement dite, le premier terme d’oxydation de la paraphé-nylène-diamine se laisse encore facilement réduire et enlever par les agents réducteurs. Si l’on imprime sur la marchandise préparée en bain pour brun et partiellement oxydée en gris ou vert, par le séchage et le repos avant l’impression, des « couleurs enlevages-réserves > à base de sulfite, bisulfite ou mieux encore d’hydrosulfite stable, telles que l'hydrosul. fite NF, la rongalite C, l’hyraldite, 01/observe déjà pendant le séchage la décoloration des parties imprimées; elle se complète par le passageen Mather-Platt et laisse au lavage un blanc permanent d’une pureté irréprochable.
- Ce fait rend le brun de paraphénylène-diamine propre à l’article enlevage genre Prud' homme.
- En pratique, nous nous sommes finalement arrêtés pour la composition des bains de foulardage à la base libre, et nous avons préparé les bains d’après la formule suivante qui offre les meilleures conditions pour leur conservation, et sous les autres rapports :
- Bain pour foulardage A
- 16 à 20 gr. base de paraphénylène-diamine, 16 à 20 » chlorure d’ammonium,
- 16 à 20 » chlorate de soude,
- là 1,5 » rongalite C, mettre à 1 litre.
- Filtrer et mettre par litre 15 milligrammes de va-nadate d’ammoniaque (à l’état tel, non pas à l’état réduit).
- L'enlevage blanc, soit la réserve blanche, à imprimer sur les pièces préparées en bain de foulardage A^ se compose, par exemple, de 200 gr. de rongalite C et de 800 gr. épaississant à la gomme. i
- Pour les effets multicolores, on fait usage de couleurs enlevages semblables à celles imprimées sur fond azoïque, tel que rouge de paranitraniline ; ces couleurs sont donc ainsi composées de matière colorante basique, de tannin, d’hydrosulfite NF ou produit analogue et de phénol, soit d’aniline comme dissolvant.
- Il va sans dire que les laques colorées, fixables à l’albumine , additionnées de réducteurs , tels que sulfite alcalin, hydrosulfite stabilisé, etc., peuvent également contribuer à l'enluminage multicolore des fonds bruns. Toute la richesse et toute la gamme des couleurs employées pour l’article Prud’homme peuvent être reproduites sur le nouveau brun de phényléne-diamine. Le fond seul change, la rapidité / et l’élégance du procédé, même le bon marché en ce qui concerne le prix des matériaux, restent les mêmes. L’article brun enlevage présente même l’avantage sur celui du noir au prussiate d’admettre la fixation directe, sous forme de laques tanniques, des couleurs d’aniline basiques,tandis que ces dernières ne se trouvent déposées sur le fond noir que sous forme de laques au ferrocyanure de zinc de solidité médiocre.
- Le traitement du nouvel article enluminage aux enlevages à l’hydrosulfite-formaldéhyde n’a pas besoin d’être décrit en particulier ; il ressort du | genre enlevage sur fond azoïque, procédé Zundel ou Jeanmaire.
- Pour utiliser le brun de paraphénylène-diamine en impression, on remplace l’eau du « bain de foulardage A » par un épaississant, en chargeant la couleur de 20 à 25 gr. de base par litre. La couleur imprimée peut être vaporisée quelques minutes ou ' une heure et plus, ce qui permet d’appliquer le brun à côté des couleurs vapeur ordinaires, par exemple, dans le fond d’un dessin à plusieurs couleurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 211
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L’IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (i) (Suite. — Voir notre numéro du 5 juillet 1906.)
- TABLEAU 1
- Echeveaux traités par diverses lessives de soude dont les densités sont exprimées en degrés Twaddle, à la température de 19° et teint ensuite dans un bain de benzopurpurine 4 B contenant, en poids, 0.25 O[O de celui de tous les écheveaux.
- . Degrés — ' Twaddle
- Degrés Twaddle
- Degrés Twaddle
- Degrés Twaddle
- Degrés Twaddle
- Degrés 0 I Twaddle
- 2
- 3
- 4
- 5
- 6
- 7
- 8
- 9
- 10
- 12
- 2 p. 1
- 2 p. 2
- 2 p. 3
- 2 p. 4
- 2 p. 5
- 2 p. 6
- 2 p. 7
- 2 p. 8
- 2 p. 9
- 2 p. 10
- 16 2 p.
- 18 2 p.
- 20 3 p.
- 22 4 p.
- 24 6 p.
- 26 6 p.
- 28 10 p.
- 30 10 p.
- 35 8 p.
- 40 3 p.
- 14 50
- 16 55
- 18 60
- 20 65
- 22 70
- 24 75
- 26 30
- 28 80
- 30
- 35
- p. 45
- p. 50
- p. 55
- p. 60
- p. 65
- 3 m. 70
- 3 m. 75
- égale 80
- 11 nous a semblé indispensable de faire de nouveaux essais concernant ce que nous venons de relater au § 5, étant donné que c’était la première fois que semblable remarque était faite.
- Des écheveaux de même type que ceux qui avaient été employés tout d’abord furent trempés dans des solutions de soude caustique de concentrations variant entre 500 et 80° Tw, et cela pendant 48 h. Après lavage à fond et séchage, ces écheveaux furent teints avec de la benzopurpurine 4 B employée dans la proportion de 18 olo du poids des echeveaux. Nous avons cette fois là moins chargé bain de teinture pour comparer plus facilement 1 intensité des teintes obtenues.
- Les résultats de ces essais sont consignés dans le tableau n° 2 ; ils confirment nos précédentes con-
- ~(1) Traduit du Jour. of Soc. of Chem. Ind. par Moniteur ^uesneville.
- clusions, à savoir que les solutions de soude les plus concentrées ont moins d’effet pour accroître l’affinité du coton pour la benzopurpurine que celles de concentrations moindres. On remarquera cependant, dans cette deuxième série d’essais que le point critique de concentration semble se trouver entre 65 et 70 Tw, tandis que dans le tableau n° 1, il paraît se trouver entre 70 et 75° Tw. Cette légère variation peut probablement être mise ou sur le compte des quantités différentes du colorant employées dans les deux séries d’essais, ou bien provenir de la difficulté qu’il y a à apprécier d’aussi légères différences dans les teintes produites. Cependant, la véritable cause est presque certainement due au fait suivant que nous étudierons d’ailleurs plus loin : un écheveau de coton traité par une lessiveuse très forte et qu’on lave ensuite à l’eau, se trouve momentanément imprégné d’une lessive plus faible et par conséquent plus active. Quoi qu'il en soit, il est bien certain que de la soude à 80° Tw ne confère pas au coton une affinité aussi forte pour les matières colorantes substantives que le fait de la soude à 700 Tw. De plus, que l’effet maximum à cet égard paraît devoir être produit par des lessives de densités correspondantes entre 60 et 70° Tw.
- TABLEAU II
- Echeveaux traités à 20° C pendant 2 jours, par des solutions de soude à différentes concentrations et teintes ensuite à la benzopurpurine 4 B employant 1 [8 o[o du poids des écheveaux en matière colorante.
- Soude en ’ Tw Intensité relative des teintes Comparée avec celle qui est obtenue avec de la soude à * Tw
- --- -
- 50 3 p. 45
- 55 2 p. 50
- 60 P- 55
- 55 P- 60
- 70 m. 65
- 75 m. 70
- 80 m. 75
- 80 égale 55
- La rétroactivité de la soude, — à partir d’un certain point de concentration, — sur l’affinité du coton pour le colorant est également intéressante à rapprocher de l’opinion, généralement admise que
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- G
- -—4 Ge
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- les lessives froides ont une action mercerisante plus énergique que les lessives chaudes de densités égales. Pour élucider cette dernière supposition, nous avons entrepris une série d’essais, toujours avec les mêmes écheveaux du même fil, en employant des solutions caustiques à 10° , 20° , 300, 40° et 500 Tw, d’abord à 20° C puis, dans une deuxième série, à 80° C. Pour que l’action de la soude fût bien uniforme, lessolutionsfurentsoigneu-sement brossées avec le coton et, après un lavage destiné à faire disparaître toute trace de soude, les écheveaux furent séchés et immergés tous ensemble dans un bain bouillant de benzopurpurine 4 B. Ce bain contenait en colorant 1 O[0 du poids total des écheveaux. Après avoir assorti les teintes, on put dresser le tableau suivant n° 3 dans lequel nous avons employé les mêmes abréviations que précédemment, pour essayer de donner aux résultats une forme grossièrement quantitative.
- (A suivre.)
- PROCÉDÉS MODERNES pour la teinture artificielle des bois
- Contrairement à ce que l’on pensait autrefois, on peut se servir d’une manière avantageuse, pour la teinture artificielle des bois, de couleurs de goudron, solides à la lumière et solubles dans l’eau. Sur l’indication des spécialistes en la matière, la « Badische anilin und Sodafabrik » a entrepris des expériences avec 34 substances colorantes, et les résultats ont été concluants.
- Il exisie deux méthodes pour teindre les bois, suivant qu’il s’agit de fixer la couleur sur le bois massif ou de l’en imprégner.
- Examinons d’abord la façon dont on procède dans le cas des plaques de bois.
- On cuit celles-ci dans une cuve appropriée à ce genre de travail, contenant une solution de matière colorante, à la pression d’une demi-atmosphère jusqu’à ce que le bois soit bien imprégné.-La durée de la cuisson varie entre deux et six heures suivant
- la structure du bois et la nature de la matière colorante.
- Pour les bains composés de plusieurs produits, il faut une cuisson plus longue pour obtenir une belle nuance. La solution est généralement préparée dans la proportion de 2,0—5,0 gr. de matière colorante.
- Que les couleurs soient claires ou foncées, les solutions doivent être très concentrées.
- Si la coloration n’est pas uniforme, on enduit les endroits imparfaitement teints d’une solution fortement concentrée de la même couleur ou d’un mélange propre au cas donné.
- | Lorsque l’on veut obtenir une nuance très pure il est bon de blanchir le bois préalablement en le mettant pendant une journée dans une solution ammoniacale de 3 0/0 de peroxyde d’hydrogène.
- On ne saurait guère traiter le bois massif par le même procédé, si l’on désire l’imprégner de telle ou telle couleur. On commence par le cuire dans une autoclave à la pression de 4 atmosphères ; on fait écouler le liquide foncé et c’est alors seulement qu’on le plonge dans le bain de teinture où on le travaille à la pression de 2-3 atmosphères. Pour obtenir une couleur noire, il faut d’abord mordan-cer le bois avec une lessive de soude à 10 0/0 et ensuite teindre pendant 12 heures à double pression dans un bain composé de décoction de bois de cam-pêche, d’acétate de fer et de nigrosine avec un peu d’acide acétique, on peut obtenir les couleurs grises à froid en plaçant le bois pendant plusieurs jours dans une solution diluée d’acétate de fer, etc...
- Pour fixer la couleur sur du bois massif, on mor-dance préalablement avec une lessive de savon ou avec du tannin, suivant que l’on se sert de colorants acides ou basiques, et l’on couche avec un pinceau plusieurs fois la solution de couleur, étendue de 1 0,5 — 2 0/0. Pour obtenir une teinte uniforme, on applique généralement trois couches de couleur-Après chaque opération on laisse sécher à une tem ; pérature modérée et l’on frotte avec du papier de | verre.
- Finalement on polit ou on donne une apparence mate. Pour obtenir une couleur noire sur du bois
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- massif, on mordance avec une lessive chaude de soude et l’on enduit ensuite d’une solution composée de décoction de bois de campêche, d’acétate de fer, de nigrosine ou de noir de charbon
- Pour produire une apparence grise, il tant diluer fortement l’acétate de fer et teinter légèrement en bleu.
- Pour imiter le vieux chêne, on se sert d’une caisse en bois fermée, garnie aux quatre coins de jarres remplies à moitié d’ammoniaque à 0.91 de densité. Le bois de chêne enfermé dans cette caisse pendant 24 à 28 heures, se colore d’une manière égale en brun profond. Par le même procédé on peut donnerl'apparence du vieux chêne aux meubles en les mettant dans des chambres hermétiquement closes et remplies de gaz ammoniacal. Si l’on désire conserver le cachet primitif en quelques endroits formant ornement, on les recouvre d’une couche étanche au gaz et l’on enlève celle-ci après l'opé-cation. Ces procédés sont universellement adoptés, ce qui est la meilleure preuve de leur utilité.
- En apportant certaines modifications à ces méthodes, on peut s’en servir pour colorer les pierres artificielles, le cuir et l'ivoire.
- Couleurs changeantes
- On entend généralement par couleurs changeantes celles qui n’ont pas de nuance déterminée, mais dont l’effet produit sur l’œil du spectateur dépend de la direction de la lumière sur les surfaces teintes. En d’autres termes, la nuance varie suivant le côté d’où l’on regarde la surface. De nombreuses expériences ont prouvé qu’il est possible de produire sur bois des couleurs à plusieurs nuances changeantes, si l’on se sert pour le mor-lancement d’un mélange de jaune et de violet très vifs.
- Ce phénomène s’explique par le fait que ces deux couleurs ne se fondent pas, de sorte qu’elles, conservent, jusqu’à un certain point, leurs particularités sur la surface du bois. Suivant le côté par lequel on examine les surfaces mordancées par ces deux couleurs, c’est tantôt le reflet du jaune et tantôt celui du violet qui prédomine et c’est ainsi
- que l’effet d’ensemble paraît changer continuellement.
- Le changement de reflets atteint son maximum lorsque les deux couleurs précitées ont été prises en quantités égales et lorsque la surface est polie, car les rayons de lumière se concentrent et se reflètent mieux sur une surface polie que sur une surface rude. C’est pour la même raison que le bois d’érable produit un meilleur effet que le bois d’aulne.
- Les couleurs de goudron qui produisent les mêmes effets ont cet avantage que par la lumière électrique elles donnent une plus grande variété de reflets qu’à l’éclat naturel du jour.
- {Deutsche Fârber Zeitung.)
- CINQUANTENAIRE \ DE LA
- DÉCOUVERTE DU VIOLET D'ANILINE
- C’est en 1856, au cours de recherches sur la synthèse de la quinine, que W.-H. Perkin découvrit accidentellement la première des matières colorantes artificielles proprement dites : la mauvéine ou violet de Perkin. Puis, en 1858, A.-W. Hoffmann trouvait le rouge d’aniline ou magenta, dont ; la fabrication industrielle fut assurée dès l’année suivante, sous le nom de fuchsine^ par Verguin, dans l’usine Renard frères de Lyon. Dès lors, grâce aux recherches de nombreux savants, les découvertes de matières colorantes se multiplient en France, en Allemagne, en Suisse.
- Le goudron de houille, cette matière également désagréable à la vue, à l’odorat, au toucher, devint bien vite une mine presque inépuisable de découvertes scientifiques et industrielles. On a dit que si le qharbon n’a pas encore été transformé en diamant, on est arrivé à en extraire des produits presque plus précieux.
- Le violet de Perkin fut breveté le 26 août 1856. Il fut préparé industriellement dès l’année 1857 par Perkin and Sons in Greenford Green by London, en oxydant l’aniline du commerce par le bichromate
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- de potassium. Il fut employé d’abord, dit Perkin lui-même, dans son adresse présidentielle à la Society of Chemical Industry en 1885, pour la teinture de la soie, à Londres, par Thomas Keith and Sons, Bethnal Green ; sa seconde application fut dans l’impression du coton, où James Black and C°, de Glasgow, l’utilisèrent les premiers en grand,
- L’inventeur du violet d’aniline William Henry Perkin, est toujours vivant; et sir William Grookes propose très justement qu’on fête son jubilé sous le patronage de la Chemical Society de Londres. Une souscription est ouverte à cette occasion, dans le but multiple d’offrir au docteur Perkin son portrait, de placer son buste en marbre à la Chemical Society, enfin de constituer un fonds de recherches scientifiques, dit Fonds Perkin, pour aider les recherches de chimie. (Notes de chimie, par M. Jules Garçon. Bull. de la Société d’encouragement pour VIndustrie Nationale).
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD DE LA FRANCE
- La Société industrielle du Nord de la France vient de publier le programme des questions proposées pour le concours de 1906.
- Les questions proposées concernent notamment :
- F. — Blanchiment
- 1’ Etude comparative de l’action blanchissante des divers agents décolorants sur les diverses fibres industrielles. — Prix de revient.
- 2 — Influence de la nature de l'eau sur le blanchiment.
- Expliquer le fait qu’un fil se charge des sels calcaires lorsqu’il séjourne longtemps dans l’eau calcaire. Donner les moyens d’y remédier tout en lavant suffisamment les fibres ; donner un tableau des diverses eaux de la région du Nord et les classer suivant leur valeur au point de vue blanchiment.
- 3’ — Etude des meilleurs procédés pour blanchir les fils et tissus de jute, et les amener à un blanc aussi avancé que sur les tissus de lin. Produire les types et indiquer le prix de revient.
- 4. — Etudier les divers procédés de blanchiment par l’électricité.
- 5* — Blanchiment de la soie, de la laine et du tus-sah. — Etude comparative et prix de revient des divers procédés.
- 6’ — Appareils perfectionnés continus pour le blanchiment des filés en écheveaux.
- G. — Matières colorantes et teintures
- 1: — Etude d’une ou plusieurs matières colorantes utilisées ou utilisables dans les teintureries du Nord de la France.
- 2’ — Etude de la teinture mécanique des matières en vrac, en fils sur écheveaux ou bobines.
- 3- — Tableaux comparatifs avec échantillons des teintures : 1: sur coton ; 2' sur laine ; 3• sur soie, avec leurs solidités respectives à la lumière, au savon, à l’eau chaude. Indiquer les procédés employés pour la teinture et ramener toutes les appréciations à un type.
- 4- — Etude particulière des matières colorantes pouvant remplacer l’indigo sur toile et sur coton pour la teinture en bleu. Donner échantillon et faire la comparaison des prix de revient et de la solidité au savon à l’eau chaude et à la lumière.
- 5- Déterminer le rôle que jouent dans les différents modes de teinture les matières qui existent dans l’indigo naturel à côté de l’indigotine.
- 6- — Déterminer quelles sont les matières qu’il faut I éliminer avant le dosage de l’indigo pour arriver à une appréciation de la valeur réelle de produit. Étude comparative de l’indigo naturel et de l'indigo synthétique.
- 7e — Etude d’une matière colorante noire directe sur coton ou lin, aussi solide que le noir d’aniline et se teignant comme les couleurs directes coton.
- 8* — Indiquer les récupérations que l’on peut faire en teinture (fonds de bain, indigos perdus, savons, etc.).
- 9’ — Etudier les genres de tissus imprimés que l’on pourrait faire dans le Nord et les produits de ce genre les plus usités aux colonies.
- 10 * Indiquer un procédé de teinture sur fil de lin donnant un rouge aussi solide, aussi beau que le rouge d'Andrinople sur coton. Indiquer le prix de revient et présenter des échantillons neufs et d’autres exposés à la lumière comparativement avec du rouge d'Andri-nople. — Même comparaison pour la solidité au savon et à l’eau.
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- II* — Procédé pour rendre les matières colorantes plus solides à la lumière, sans en ternir l’éclat.
- H. — Apprêts
- 1* — Etude sur les transformations de fibres textiles au point de vue du toucher, du craquant, du brillant, de la solidité et de l’aptitude à fixer les colorants en visant spécialement le mercerisage et la similisation.
- 2- — Machine permettant de donner aux étoffes des effets d’apprêts nouveaux.
- 3* — Traité pratique de la fabrication des apprêts et de leurs emplois industriels. Cet ouvrage devra comprendre : I* une partie traitant de la fabrication des principaux apprêts du commerce et 2• l’application de ces apprêts aux diverses fibres.
- 4 — Procédés pour donner à la laine l’éclat de la soie,
- 5* — Trouver pour le tulle un apprêt aussi parfait que la colle de poisson et sensiblement meilleur marché.
- 6: — Etude comparative des divers procédés d’imperméabilisation :
- 1* du tissu de laine ;
- 2- du tissu de coton :
- 3- des toiles.
- 4* du tissu mixte.
- Echantillons comparatifs.
- Prix spéciaux fondés par des donations ou autres libéralités
- V. — Teinture (prix roussel)
- Un prix de 506 fr., auquel la Société joindra une médaille, sera décerné à l’auteur du meilleur mémoire sur la détermination de la nature chimique des différents noirs d’aniline.
- Le programme détaillé est envoyé franco sur de-mande adressée à M. le secrétaire de la Société industrielle 116, rue de l'Hôpital-Militaire, à Lille.
- LA MERCERISATION Par P. Hoffmann
- (Suite. — Voir notre numéro du 5 juillet 1906.)
- b) . L’addition de glycérine à une lessive très concentrée, empêche le raccourcissement de la fibre, tandis que la solidité du fil en est accrue. D’autres prétendent au contraire qu’il en résulte une contraction de 10 à 15 0/0. Le brillant est faible et même en tendant le fil, l’éclat est moindre que par
- le traitement à la soude seule. On a remarqué cependant que les filés fins du coton jumel blanchi, mercerisés par ce procédé en lessive très froide, atteignent un éclat qui approche sensiblement de celui qu’on obtient par une mercérisation avec tension (l’action d’une addition de glycérine à la lessive de mercerisage est assez forte pour qu’une partie de glycérine dans deux parties de lessive à 500 Bé , empêche absolument tout raccourcissement de la fibre).
- c) . Les substances albuminoïdes, comme par exemple la gélatine, les déchets desoie, de laine, de corne, etc., dissous dans une lessive de soude à 30-35° Bé donnent de bons résultats. Ce sont les déchets de soie qui fournissent le plus beau brillant, mais les déchets provenant du peignage de la laine dissous à raison de six à huit parties pour 100 de lessive de soude à 25° Bé donnent un éclat approchant. L’auteur est arrivé par cette méthode à des résultats plus satisfaisants sur satin de coton tissé avec des filés Louisiane. Avec la gélatine le raccourcissement de la fibre n’est pas plus considérable qu’avec la soie ou la laine, mais la lessive se colore fortement en brun, surtout à la chaleur, et salit la fibre, qui, alors, ne peut plus être nettoyée que par l’action d’un acide à chaud, d) . Suivant Ducat, on ajoute à la lessive 60 kilos de glucose pour 1000 kilos de lessive à 400 Bé et à 4 à 500 litres d’eau, et le coton se trouverait ainsi mercerisé en six minutes, sans raccourcissement et avec autant d’éclat que par un mercerisage avec tension.
- e) . Le silicate de soude (42° Bé ) dans la proportion d’une partie sur dix parties de lessive à 28° D° donne encore beaucoup moins d’éclat que la soude seule.
- f) . Les carbures d’hydrogène comme le soluol, le benzol, la naphtaline et ses dérivés sulfo — et nitro — ou la paraffine dissoute dans le benzol, ajoutés à une lessive de 25 à 300 Bé diminuent notablement la contraction, mais sans augmenter sensiblement le brillant; c’est également le cas du collodion.
- (X suivre.) P, Ra
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- DE LA CLAUSE D’IRRESPONSABILITÉ inscrite sur les cartes à demi-tarif en ce qui concerne les bagages
- Il est un grand principe de droit qui domine toute notre législation et qui a trouvé sa formule dans l’article 1134 du Code civil : « Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. » D’ailleurs, ce principe n’est pas issu de notre droit moderne ; il remonte à notre ancien droit qui lui-même le tenait des lois romaines. Nous le voyons énoncé dans les Insti tûtes coutumières de Loysel avec une précision et une force beaucoup plus expressives que les termes un peu incolores de l’article 1134 précité. « Convenances vainquent Loi», écrivait Loysel (1). Et, par là, il affirmait que des conventions peuvent déroger à toutes les lois qui ne sont point d'ordre public.
- Pour être modernes dans leurs allures, leur aspiration et leurs moyens d’action, lisons-nous dans le Bulletin de la Mutuelle-Transports} les Compagnies de chemins de fer n’en pratiquent pas moins les plus vieux principes de droit. Elles s’entendent merveilleusement à glisser, • dans leurs tarifs, les clauses dérogatoires au droit commun, notamment à la responsabilité du transporteur. En un mot, elles se sont toujours ingéniées à inventer des formules de nature, sinon d’origine, contractuelle qui puissent « vaincre » la loi. Mais elles avaient compté sans la jurisprudence qui, pendant longtemps, a déclaré nulles et de nul effet, comme illicites, des clauses de non-responsabilité. C’est ainsi que jusqu’en 1874 la Cour de cassation a refusé de reconnaître la validité de la disposition des tarifs spéciaux relative aux avaries et déchets de route. Puis, la Cour suprême a renoncé à cette interprétation rigoureuse.
- Mais elle n’a jamais admis que la clause des déchets et avaries de route pût exonérer les Compa-pagnies non seulement de toutes fraudes ou de tout dol, mais encore de leurs fautes et même de leurs simples négligences. D’après la jurisprudence, la clause dont s’agit avait pour unique effet de déplacer la charge de la preuve et d’obliger l’expéditeur à justifier de la faute ou de la négligence de la Compagnie.
- La loi du 17 mars 1905 est allée beaucoup plus loin. Elle a replacé les Compagnies sous l’empire du droit commun et proscrit comme illicite la clause des déchets et avaries de route.
- Mais cette clause n’était pas la seule que les Compagnies eussent introduite dans leurs tarifs spéciaux en vue d’atténuer leur responsablité.
- Les tarifs de grande vitesse en contiennent également, notamment les tarifs G. V. 1 de chaque
- Compagnie et le tarif commun G. V. 101. L’une de ces clauses est ainsi conçue :
- « Les titulaires de ces cartes (cartes à demi-tarif) prennent l’engagement de n’exercer, à raison de leur carte, aucune action, ni prétendre à aucune indemnité contre la Compagnie, pour aucun arrêt, empêchement, retard, changement de service, diminution du nombre des trains ou défaut de place qui obligerait le titulaire à monter dans des voitures d’une classe inférieure... »
- Quelle est, actuellement, la portée juridique de cette clause, spécialement en ce qui concerne le transport des bagages? Telle est la question que nous voudrions examiner brièvement.
- On pourrait, tout d’abord, se demander si la clause précitée insérée dans les tarifs G. V. 1 dans les conditions communes d’application des tarifs spéciaux G. V. et imprimée sur les cartes à demi-tarif, souvent dénommées inexactement cartes d’abonnement, est encore valable ou si elle n’est pas devenue caduque depuis la loi du 17 mars 1905, connue sous le nom de loi Rabier ? Toute question d’interprétation littérale mise à part, les mêmes arguments peuvent être invoqués contre la clause des tarifs G. V., aussi bien qu’à l’égard de la clause des déchets et avaries de route. Même abus d’une clause de style, même nécessité pour les expéditeurs et les voyageurs usant habituellement des voies ferrées de réclamer l’application des tarifs spéciaux, même froissement, enfin, des conditions de responsabilité du droit commun. D’autre part, la responsabilité des Compagnies, pour le transport des voyageurs et de leurs bagages, repose sur les mêmes bases juridiques, les mêmes articles des Codes civil et de commerce que leur responsabilité dans le transport des marchandises. Dès lors, on peut, à bon droit, se demander si la clause précitée des cartes à demi-tarif n’a pas été abrogée comme sa sœur aînée, la clause des déchets et avaries de route, par la loi du 17 mars 1905 ? Sans doute il n’a jamais été parlé, dans tous les travaux préparatoires de cette loi, que de la clause des déchets et avaries de route. Mais les mêmes raisons de décider s’appliquent, ainsi qu'on vient de le dire, à l’une comme à l’autre.
- En admettant que la clause de responsabilité atténuée insérée dans les tarifs G. V, 1 et loi ait survécu à la loi du 19 mars 1905, il ne demeurerait pas moins que cette clause ne pourrait être appli-quée qu’avec les restrictions et les nuances précédemment admises par la jurisprudence et qu’en tout cas elle est inapplicable au transport des bagages.
- Les tribunaux n’ont jamais reconnu à la clause insérée dans les cartes de demi-tarif une portée
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- intégrale. Non seulement ils n’ont pas admis que cette clause dégageât la responsabilité en face de faute ou de dol, mais ils ont distingué entre les retards pouvant ou non, en dépit de la clause de non-responsabitité, donner lieu en une acti on en indemnité au profit des porteurs de cartes à demi-tarif.
- C’est ainsi qu’un jugement du juge de paix du XIIIe arrondissement de Paris en date du 16 janvier 1903(1), déclarait que le-porteur à demi-tarif victime d’un retard prolongé par suite d’un déraillement avait droit nonobstant la clause de non-ies-ponsabilité, à une indemnité.
- Cette distinction entre les retards normaux, de peu d’importance en quelque sortes licites, et les retards exceptionnels, extracontractuels, n’avait pas été faite unanimement par tous les tribunaux de commerce. Des divergences assez nombreuses s’étaient produites sur ce point.
- On peut, à cet égard, comparer les décisions suivantes des tribunaux de la Seine et de Lyon : tribunal de commerce de la Seine 18 janvier 1898 et U juin 1902 (2) ; tribunal de commerce de Lyon, 23 décembre 1903 (3). Mais un arrêt de la Cour d’appel de Caen en date du 17 mars 1905 (4), semble destiné à unifier les discordances de la jurisprudence consulaire.
- « Attendu, dit cet arrêt, que nul ne peut s’exonérer par avance de ses fautes et que, par suite, malgré la clause de non responsabilité insérée au tarif, la Compagnie est responsable du préjudice causé, lorsque, comme dans l’espèce, l’existence de sa faute est démontrée, qu’il n’y a aucune raison de distinguer entre les retards ou avaries des marchandises ; que le principe doit s’appliquer dans tous ^s cas... »
- Il est vrai que les Compagnies peuvent, aussi bien pour le transport des voyageurs que pour celui des marchandises, limiter à l’avance leur responsabilité aune somme déterminée en vertu d’une clause forfaitaire. Cette clause est licite, ainsi que a jurisprudence l’a toujours reconnu, par applica-tion des articles 1134 et 1152 du Code civil (5). Un arrêt de la Cour de cassation du 2 avril 1899 cas-Santun jugement du tribunal de Tunis, en date du 12 avril 1888 (6), reconnaît que le système de la clause forfaitaire est applicable au transport des bagages comme à celui des marchandises. Mais, ici encore, la jurisprudence, excluant nettement les cas de fraude ou de dol, a distingué entre la faute
- (1) Bull. ann., 19G3, II, p. 104.
- U) Bull, ann., 1898, II, p. 276; 1902, 11. p. 192.
- (3) Eod. loc., 1983, II, p. 23.
- (4) Bull ann., 1905, II, p. 112-113.
- (5) Cass, civ., 15 mars 1861 (D. 59. 1.201) ; 6 juin 1888 (090.1.196).
- m) D. 1891.1.34.
- lourde et la faute légère rentrant dans les prévisions des parties (1).
- On peut donc conclure de ce qui précède que la responsabilité des Compagnies en matières de transport de bagages pourrait si l’on admet toutefois que la prohibition de la loi du 17 mars 1905 ne s’applique pas aux bagages, mais seulement aux , marchandises expédiées en petite vitesse, être réduite par une clause expresse et qu’en tout cas l’indemnité due est susceptible d’être limitée à forfait.
- Mais de ce que la diminution de responsabilité serait licite, il ne s’ensuit pas qu’elle soit actuellement réalisée. En d’autres termes, nous ne pensons pas qu’avec la rédaction actuelle des tarifs G. V. 1 et 101, les Compagnies puissent soutenir que la clause de non-responsabilité s’applique au transport des bagages.
- Quelle apparence y a-t-il, tout d’abord, que les voyageurs aient accepté une aussi importante réduction de leurs droits naturels et indiscutables en compensation d’avantages pécuniaires aussi modiques que ceux que leur procurent les cartes à demi-tarif? On sait, en effet, que le prix de ces cartes est assez élevé et qu’il représente un parcours considérable en deçà duquel le bénéfice du porteur est nul (2).
- D’autre part, rien que dans les travaux préparatoires des tarifs G. V. I et loi et des conditions d’application des tarifs spéciaux G. V., et par travaux préparatoires nous entendons les rapports présentés tant par les fonctionnaires du contrôle que par le rapporteur au Comité consultatif des chemins de fer, rien, disons-nous, dans les travaux préparatoires, ne permet de supposer que la clause de non recevabilité doive s’étendre aux bagages. Bien plus, ces travaux préparatoires montrent que l’article des conditions d’application des tarifs précités ne modifie en rien la responsabilité de droit commun des Compagnies de chemins de fer. En effet, à l’époque où se discutait la question des cartes de circulation à demi-tarif, diverses Chambres de commerce, notamment celle de Bourges, émirent le vœu que les excédents de bagages des voyageurs de commerce — qui sont assurément les principaux usagers des cartes à demi-tarifs — jouissent d’un traitement de faveur, soit d’une réduction de 50 pi 100. Les Compagnies et l’administration des chemins de fer de l’Etat se refusèrent énergiquement à faire cette concession, alléguant que des | réductions accordées au transport des bagages 1 augmenteraient le nombre et le tonnage de ces der-
- (1) Cass, civ., 3 février 1893 (D. 73.1.137); Cour de Paris, 3 mai 1879 (D. 80. 2.69.
- (2) Voir dans le Bulletin de septembre 1904, p. 140, et octobre 1905, p. 170, le vœu émis par la Mutuelle-Trans-- ports en faveur d’une réduction du prix des cartes de circulation à demi-tarif.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- niers, amèneraient peut-être des perturbations de service et les exposeraient ainsi à des réclamations nombreuses et à des indemnités considérables.
- Vainement les fonctionnaires du contrôle, ainsi qu’on en trouve la preuve dans les rapports des ingénieurs du contrôle de l’Orléans et de l’Etat, en date des 23 février et 9 mars 1897, citèrent l’exemple de ,l’étranger (i) et proposèrent de compenser la réduction du prix de transport des bagages par une diminution de responsabilité, les compagnies ne donnèrent aucune suite aux vœux des Chambres de commerce. Nous ne prétendons retenir de cet incident qu’une seule chose : l’inapplicabilité aux bagages, en l’état actuel des tarifs G. V. i et loi, de la clause limitative de la responsabilité.
- Et il nous paraît insoutenable, malgré les prétentions de la Compagnie, d’affirmer que la clause de non-responsabilité doive s’appliquer aux bagages comme aux voyageurs parce que les bagages des porteurs de cartes à demi-tarif ont été enregistrés sur la présentation des billets eux-mêmes délivrés au vu des cartes de circulation. S’il est incontestable que les billets à prix réduit sont, en quelque sorte, l'effet et le prolongement de la carte à demi-tarif, par contre, il n’est pas exact que l’enregistrement des bagages soit la suite de la délivrance du billet. Il n’y a, entre les deux opérations, aucune solidarité ; au contraire, ces deux phases du transport sont distinctes, chacune d’elles est régie par des règles différentes. C’est ce que le Tribunal de commerce de Lyon a clairement mis en relief dans un jugement du 23 décembre 1902.
- « Attendu, dit le tribunal, que la Compagnie soutient que le mot « retard » s’applique au transport des bagages aussi bien qu’au transport du voyageur lui-même, que l’un et l’autre font l’objet du même contrat et dérivent d’un même titre : le billet du voyageur au vu duquel les bagages sont enregistrés ; qu’au surplus, le tarif G. V. 101 étant homologué doit être appliqué littéralement sans qu’il soit possible d’en étendre ou d’en restreindre les termes par voie d’interprétation; attendu que la Compagnie, en interprétant comme elle le fait le mot « retard » dans un sens général et absolu, se livre elle-même à une appréciation des termes du tarif homologué; attendu qu’elle n’a pu avoir la prétention de transporter, sans aucune responsabilité, les bagages d’une catégorie de voyageurs privilégiés, de délivrer ces bagages avec un retard indéfini ou même de les égarer complètement, sans être tenue à aucune réparation; qu’il ressort, d’ailleurs, de la lecture attentive et complète de l’article visé que les mots arrêts, empêchement, etc., sur lesquels s’appuie la Compagnie, sont suivis des mots : changements de service qui obligeraient les
- (1) Voir les chemins de fer anglais en 1873, par M. Ma-lézieux, inspecteur général des ponts et chaussées;
- voyageurs à monter dans des voitures d’une classe inférieure ; que cette nomenclature indique bien l’intention de la Compagnie de se couvrir contre toute réclamation élevée par le voyageur trop exigeant, mais que nulle part n’apparaît la prétention vraiment excessive de confondre dans les mêmes réserves le voyageur et son bagage et, surtout, de décliner une légitime responsabilité relative à ce i dernier... (1) ».
- Au surplus, s’il y a doute, la clause doit s’interpréter en faveur du voyageur et contre la Compagnie. Et cela par application de l’article 1162 du Code civil qui, lui-même, n’est qu’une traduction de la vieille maxime de droit ainsi formulée par Loysel dans les Institutes coutumières : « L’entente est au diseur », c’est-à-dire que, dans le doute, une clause doit s’interpréter en faveur de celui qui est obligé et contre celui qui a stipulé, contre le « diseur ».
- Notre conclusion sera donc la suivante : en admettant que la clause de responsabilité atténuée inscrite sur les cartes à demi-tarif ne soit pas caduque depuis la loi du 17 mars 1905, incontestablement, elle ne saurait s’appliquer aux retards dan la livraison des bagages.
- INFORMATIONS
- L’Officiel du 4 juillet publie la loi dont la teneur suit :
- « Les Français peuvent revendiquer l’application à leur profit, en France, en Algérie et dans les colonies françaises, des dispositions de la convention internationale pour la production de la propriété industrielle signée à Paris le 20 mars 1883, ainsi que des arrangements, actes additionnels et protocoles de clôture qui ont modifié ladite convention, dans tous les cas où ces dispositions sont plus favorables que la loi française pour protéger les droits dérivant de la propriété industrielle, et notamment en ce qui concerne les délais de priorité et d’xploitation en matière de brevets d’invention. »
- JURISPRUDENCE
- LE MUR MITOYEN
- C’est une mode assez généralement répandue de sourire quand on parle des — misérables chicanes -qui s’élèvent entre voisins à propos des murs séparatifs de leurs héritages
- «.. Obscur praticien Avocat de la veuve et du mur mitoyen, » dit ironiquement un personnage d’Emile Augier dans Gabrielle.
- (I) BulL ann.t 1903, II, p. 23.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Cela se dit dans les comédies et même dans les salons, et cependant les procès qui naissent à l’occasion des murs mitoyens mettent parfois en jeu des intérêts considérables et bien dignes d’attirer l’attention des propriétaires.
- Un exemple va servir à notre démonstration.
- La Compagnie d’assurances N..., propriétaire d’une maison séparée de celle du voisin, le sieur F..., par un mur mitoyen, voulut reconstruire son immeuble et adosser contre le mur mitoyen des constructions beaucoup plus importantes. Elle démolit ses bâtiments et elle avait déjà commencé ses constructions, lorsqu’elle crut remarquer que le mur mitoyen mis à nu. était en mauvais état sur plusieurs points.
- Des étais furent posés pour éviter des accidents et un expert fut commis par le Tribunal avec mission de constater l’état du mur II résulta de ses investigations que le mur n’avait pas été descendu sur le bon sol, qu’il surplombait dans certaines parties de 95 millimètres, qu’il renfermait des vices de construction présentant un véritable danger d’incendie par la mauvaise disposition des tuyaux de cheminées et des charpentes. Le rapport établissait, de plus, que les pièces de bois étaient pourries et ne portaient plus dans le mur nouveau. Faisant la part de chacun dans es frais de reconstruction, l’expert mettait 51.705 fr. à la charge de la Compagnie et 25.130 fr. à la charge de M. F...
- Il restait ensuite à examiner les demandes de divers locataires de la maison de M. F... en réparation des dommages et du trouble de jouissance qui avient été causés par les travaux.
- , Contrairement aux conclusions de l’expert, le Tri-bunal de la Seine décida que l'assise du mur démoli 8uffisait pour les constructions anciennes et que les Poutres ne s’étaient trouvées trop courtes que par suite du redressement général du mur neuf et par suite aussi de la démolition de l’ancien mur qui avait néces-Sairement détérioré la partie qui s’y trouvait engagée. En conséquence, les dépenses de démolition et de reconstruction du mur ont été mises entièrement à la charge de la Compagnie. Cette théorie d’ailleurs est admise par la jurisprudence et les auteurs.
- On peut donc poser en principe que le voisin qui veut se servir d’un mur mitoyen pour y adosser une construction nouvelle doit, si ce mur est suffisamment Bolide pour l’usage auquel il était destiné, supporter 8eul les frais de démolition et de reconstruction et les depenses accessoires : frais d’étaiement et de clôture Provisoire. Cependant on s’accorde à ne pas mettre à 88 charge la réfection des peintures, sculptures et “mbellissements que le voisin avait pu faire de son tôle.
- Mais la question est plus délicate quand il s’agit de savoir qui doit être responsable du trouble de jouis-sauce causé par la reconstruction du mur, aux loca-Jeires, de celui qui est affranchi de toute participation la dépense.
- .Certains auteurs paraissent admettre que les indem-^és de ce genre sont à la charge de celui qui ntreprend la reconstruction.
- qu’ Cour de Paris ne l’a pas pensé et elle a déclaré "un propriétaire usé de son droit en faisant démolir
- et reconstruire le mur mitoyen suivant ses convenances personnelles et que le légitime exercice d’un droit ne saurait donner, au profit de celui qui est obligé de le souffrir, ouverture à une action en dommages-intérêts. Le constructeur ne peut être responsable des dommages causés à son copropriétaire, si ces dommages n’ont pas été aggravés par la négligence et si les travaux ont été exécutés avec activité et en observant les précautions ordinaires.
- Ainsi la jurisprudence est fixée. Bien que le mur mitoyen soit vieux, construit avec des matériaux défectueux, malgré qu’il soit en mauvais état, le voisin ne doit, en rien, contribuer aux dépenses de reconstruction du mur s’il est prouvé qu’il suffit à sa destination.
- Toutefois il convient de faire observer que le propriétaire qui ne supporte aucune partie de la dépense d’une construction parce qu’il ne retire aucun profit immédiat pourra, plus tard, être tenu d’indemniser son voisin s’il veut reconstruire ou exhausser ses bâtiments. L’équité exige, dans ce cas, qu’il tienne compte à son copropriétaire de l’avantage résultant de la substitution d’un mur solide et neuf à un mur vieux et construit constrairement aux règles de l’art.
- Par ce temps d’expropriations, de démolitions et de reconstructions, il n’est pas inutile de signaler a nos lecteurs la solution juridique de l’une des questions qui se présentent le plus souvent à l’occasion des murs mitoyens.
- CORRESPONDANCE
- M. L.P., à Poitiers. — L’indemnité de renvoi due par le patron à son employé en cas de brusque congédiement, ne représente pas le prix d’un travail effectué et par suite n’est ni un salaire, ni un. traitement. En conséquence la saisie n’en peut être soumise à la procédure spéciale instituée par la loi du 12 janvier 1895.
- M. J. R., à Aix. — 1* Un propriétaire peut sans excéder son droit, construire un mur à l’extrême limite de sa propriété en le juxtaposant au mur élevé par le voisin également en bordure de son terrain, dès lors que le mur construit ne prend aucun point d’appui sur le mur du voisin. — 2’ La question a été tranchée à différentes reprises et encore par arrêt de la Cour de Chambéry du 30 mars 1904.
- M.N. L., à Nancy.— Une société anonyme est valablement assignée devant le tribunal du lieu où elle possède une usine constituant un centre industriel important avec un directeur.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Ammoniaque liquide Borax raffiné...
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- Blanc de zinc de la Méditer, poudre ..................... broyé.......................
- Crème de tartre.............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp..........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins..............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude....... » de potasse............
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m.
- Sel de soude, 70/75, disp...
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- s Pur...................... ulfate de cuivre(entrepôt)
- (acq.)
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- BOIS DE TEINTURE
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- ........................
- Campêche coupe d’Espagne
- — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade-
- loupe .
- Calliatour . , Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra-
- — T uspan Lima. . . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco .
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- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos...........
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre .......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................
- Cachou brun coulé, s.f. 100 Gambier. . . . . . . Curcuma de la côte. . 100 — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . .
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- E 64 A 68
- Blanc
- Jaune
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive... extra pur (72 0/0 d’huiles)
- augmente (60 0/0 résineux (72 0/0
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- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien ......................
- Jaune » ......................
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- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles).
- » (60 0/0 d’huiles).,...... Rosé................... ......
- Noir..........................
- Blanc spécial suiffé ........
- Bleu
- »
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- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif.. mixte » talqué Ire qualité » 2e »
- Marbré b'eu ou rose Dijon... » » Nantais.
- Mi-Cuits
- Selon qualités :
- Blanc ou jaune............... » (à la battease).
- Marbré bleu ou rosé.......... Résineux . .. ................ Vert exportation.............. Brun.......................... ......
- Foir................ ..... ».
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- — fin violet . — — beau violet .
- — — bon violet.
- — — moyen violet .
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin — — beau . ....
- — — bon .. . .
- — — moyen . .
- — — ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora et cuivré
- — Manille . . . . . — Guatemala fior .
- — — sobre .
- — — cortès . .
- — Mexique flor. . . .
- — — sobre . . .
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- Chlorate de potasse...... 105 .. 110 .
- » de soude................. 105 . 110 . Chlorure de chaux 100 à 110. 16.. 18 .
- Chromate rouge de potasse 77 ., 79 . » » de soude.. 57 .. 59 .
- Crème de tartre........... 185 .. 190 .
- Cristaux de tartre....... 175 .. 180 .
- » de soude................... 6 50 7 .
- Curcuma Bengale en racines 33 .. 37 .
- i) de Madras.............. .. .
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- Essence de térébenthine .. 112 .. 114 .
- Extrait de châtaignier 20- . 16 .. 17 .
- Galles de Chine et Japon., 157 .. 160 .
- » vertes et noires.... 155 .. 180 .
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 ..
- » arabique.................. 65 .. 70 .. » adragante rousse ............275 .. 310 ..
- Jus de citron............... 20 .. 21 ..
- Méthylène à 95-............. 90 .. 95 ..
- » régie 90-.............. 100 .. 105 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 .. 135 .'
- » » de soude.. .............'
- Pyrolignite de fer......... 10 50 U 50
- Résine...................... 26 .. 27 .
- Rouille...................... 9 .. 10 ..
- Sel de soude ............... 17 50 18 50
- • ammoniaque.. 11 50 12 50
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- Soufre en canons........... 17 50 18 .
- » sublimé................... 18 50 19 >59 Sumac Sicile en feuilles.. . 22... 23 ..
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- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
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- du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Joute apparence savante y est évitée, mais on voit que l auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires Lanouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. bouillon a été tout particulièrement soignée : de nom-breux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Analyse des apprêts sur tissus. — Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du cotou (suite). — Société industrielle de Rouen — Procédés pour essayer l'acide lactique commercial. — Amélioration apportée au procédé de teinture avec de l’extrait de bois de campeche. — Blanchiment des fils fins de coton avec du peroxyde de sodium. — Loi établissant le repos hebdomadaire. — Tribunaux. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Revue du marché. — Annonces.
- ANALYSE DES APPRÊTS SUR TISSUS
- L’analyse des apprêts offrant de sérieuses difficultés, à cause des quantités toujours relativement faibles vis-à-vis du poids de la marchandise, des substances constituant l’apprêt, le point principal pour mener à bien cette analyse sera de disposer surtout d’une quantité de tissus suffisamment grande. Par des dissolvants appropriés, on en ex-frayera les diverses substances minérales ou organiques, substances que l’on déterminera alors par l’analyse des solutions obtenues.
- On comprendra facilement que si on ne dispose que d’une petite quantité de tissus à examiner, par conséquent si on ne dispose que d’une petite quantité de substances extraites par les dissolvants, l’analyse ne pourra être faite avec la même exacti
- tude que si l’on dispose de quantités plus grandes ; par suite, les résultats ne seront que plus ou moins approchants. On devra donc toujours et particulièrement dans ces derniers cas, faire un essai d’apprêt sur une fibre semblable, et répéter ensuite l'analyse comparativement à l’échantillon type.
- Cette même analyse ne pourra être non plus complète, c’est-à-dire rigoureusement exacte lorsqu’on aura en présence deux ou plusieurs substances similaires, telles que diverses gommes végétales, diverses qualités de cire, etc., etc., qui présentent sensiblement les mêmes réactions.
- De même, les propriétés physiques des diverses substances entrant en jeu — point de fusion des substances grasses, coefficients de solubilité, etc., — ne pourront être employées avec succès quand on ne disposera que de faibles quantités de matière à analyses.
- Quoiqu’il en soit, nous donnerons dans ce travail quelques procédés de séparation qui, s’ils ne peuvent être employés dans la recherche des apprêts sur tissus, à cause du peu de marchandise dont on dispose la plupart du temps, peuvent être cependant utiles, au cas où l’analyse porterait sur un apprêt en substance et non sur la fibre.
- Nous fixerons d’abord par des essais préliminaires les résultats auxquels on peut prétendre ; puis nous donnerons ensuite une méthode d’analyse systématique complète permettant l’analyse
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- des apprêts les plus complexes. Autrement dit, nous diviserons ce travail en deux parties : la première traitant des essais préliminaires permettant une analyse succincte de l’apprêt dans les cas où l’on ne dispose que de très faibles quantités de tissus ; la deuxième traitant de l’analyse complète et détaillée dans les cas où l’on dispose de quantité suffisante de tissus.
- Aspect physique d'un tissu apprêté. — Suivant l’aspect extérieur de la fibre sur laquelle doit porter l’analyse, son toucher, quelquefois son odeur, on aura déjà souvent quelque indication quant à la nature de l’apprêt : un toucher gras est l’indice.de la présence de cire, paraffine, huiles, etc.; un tissu apprêté avec des substances hygroscopiques, telles que glycérine, ou des sels déliquescents, tels que chlorures de calcium, de magnésium, etc., présentera un toucher plus ou moins humide ; au contraire, un tissu apprêté avec des substances amylacées telles que amidon, farine, etc., sera sec au toucher et, en le déchirant, donnera lieu à la formation d’une véritable poussière. De même des tissus rendus imperméables avec de la poix, du goudron, des poudres antiseptiques par du phénol, présenteront une odeur caractéristique.
- Extraction des apprêts. — On extraira toujours d’abord avec de l’éther ordinaire ou de l’éther de pétrole, puis ensuite avec de l'eau distillée. On pourra toutefois extraire en tout premier lieu les savons de résine avec de l’alcool à 30, 40 pour 100, à chaud.
- L’éther ou l’éther de pétrole s’emparent des corps gras, cire, paraffine, résines. L’opération se fera au minimum sur un décimètre carré de tissu, avec une quantité aussi petite que possible de solvant, soit dans un ballon surmonté d’un réfrigérant permettant aux vapeurs condensées de retomber dans le ballon, soit dans un extracteur Sexhlet. On chauffera au bain-marie jusqu’à l’ébullition du dissolvant une demi-heure à une heure.
- Cette extraction à l’éther est faite la première dans le but d’en faciliter la suivante, à l’eau, en éloignant les corps gras non solubles à l’eau qui recouvrent les substances solubles.
- L’extraction à l’eau distillée se fera de la même manière, au bouillon ; on aura soin au préalable de faire plusieurs lavages successifs à l’éther de façon à bien éliminer de la fibre les dernières traces de substances grasses, et de chasser ensuite complètement l’éther par dessiccation, avant d’entreprendre le débouillissage à l’eau. Ce débouillissage à l’eau se fera lui-même plusieurs fois, et les solutions obtenues seront ensuite mélangées, pour bien éliminer de la fibre les dernières traces de substances solubles.
- L’éther et l’eau entraînent avec eux des particules insolubles qui quittent la fibre mécaniquement. C’est ainsi que l’éther peut entraîner de petites quantités de savon et de sels minéraux qui se déposeront en laissant reposer ; pour ce qui est du dépôt laissé par l’éther, on le filtrera, le lavera plusieurs fois de suite à l’éther ; on en éliminera ensuite l’éther par dessiccation, et lavera de nouveau le résidu à l’eau distillée bouillante ; celle-ci s’emparera alors des savons et des sels solubles ; la partie filtrée sera alors ajoutée à la solution aqueuse résultant de l’extraction suivante ; la partie insoluble sera analysée séparément.
- De même l’extraction à l’eau peut entraîner également des débris de tissus, des sels insolubles, qui se déposeront en laissant reposer. Si la solution aqueuse présente un trouble constitué généralement par de l’amidon, de la gomme, de l’adraganthe ou des gommes végétales, il importera de décanter et non de filtrer ; par filtration on pourrait séparer une ou plusieurs de ces substances constituant le trouble, substances qu’il faudrait alors reprendre à l’eau pour les analyser, tandis qu’en réalité l’analyse peut se faire directement sur la liqueur trouble non filtrée.
- Le dépôt abandonné par la solution aqueuse est lui-même lavé plusieurs fois à l’eau bouillante puis analysé séparément avec le dépôt abandonné par l’éther.
- {Industrie Textile.) (A suivre.)
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- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L’IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius HUBNER et W. J. Pope (i) (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet 1906.)
- Les résultats consignés tableau III sont fort remarquables. On y voit par exemple que la soude à 20° Tw employée chaude procure au coton une nuance légèrement plus intense que celle qui lui est donnée par de la soude à 10° Tw employée froide; et inversement que la soude à 30° Tw chaude donne moins d’intensité à la coloration obtenue à la teinture que si le coton avait été traité avec de la soude froide à 200 Tw. Cette différence de l’action devient plus accentuée encore lorsque la concentration de la soude augmente : ainsi, toujours en ce qui concerne l’affinité pour le colorant, un écheveau de coton traité à 80° C par de la soude à 50° Tw est presque de la même intensité de teinte qu’un écheveau traité à froid par de la soude à 30° Tw.
- TABLEAU III
- in--. . . ... —
- Soude Soude Soude Soude
- en • Tw en “ Tw en ’ Tw en ’ Tw
- 10 chaude P- Non traité 40 chaude 4 p. 20 froide
- 10 froide 2 p. 10 chaude 30 froide 5 p. 40 chaude
- 30 chaude 2 P* 10 froide 50 chaude P- 30 froide
- 30 chaude 3 p. 20 chaude 50 froide 5 p. 50 chaude
- 20 froide 2 P- 30 chaude 50 chaude 5 p. . 40 froide
- Il nous paraît que jusqu’à présent on n’a pas remarqué que des lessives de soude caustique de densités aussi faibles que 1° ou 2° Tw aient une action aussi considérable sur le coton pour accroître son affinité pour les pigments. C’est d’autant plus remarquable qu’il est d’un usage assez fréquent de faire bouillir les filés de coton dans de la soude à 10 ou 20 Tw ou même dans une lessive de concen-tration un peu plus forte avant de îles soumettre au
- (1) Traduit du Jour, of Soc. of Chem. lud. par Moniteur ^sneville.
- blanchiment. Dans le but de jeter plus de lumière sur la question qui se pose ainsi, nous avons institué une nouvelle série d’essais, dans laquelle du coton, était traité à 2° et 3° Tw non seulement à 20° C, mais aussi à 100° pendant 15 minutes.
- Après avoir lavé complètement les écheveaux traités à froid avec de l’eau froide et ceux qui avaient été bouillis avec de l’eau bouillante, ils furent tous ensemble immergés dans tin bain de teinture composé de benzo-purpurine 4 B dans la proportion de 14 0/0 de leur poids total. Un écheveau, non traité à la soude, leur fut joint afin de servir de témoin. Le tableau n‘ IV ci-dessous résume les résultats obtenus, écheveaux, de même qualité que celui qui avait été employé précédemment fut traité par des lessives.
- TABLEAU IV
- Densité de la soude Intensité Densité de la soude
- en ' Tw de la teinte en • Tw
- 1 froide 3 p. Non traité
- 2 froide 3 p. 1 froide
- 3 froide 3 p. 2 froide
- 1 chaude 3 m. 1 froide
- 1 chaude m. Non traité
- 2 chaude 2 p. 1 chaude
- 2 chaude égale Non traité
- 3 chaude P- 2 chaude
- Les résultats ci-dessus démontrant clairement que la pratique assez répandue de faire bouillir le coton avec de la soude à 2e Tw n’augmente en aucune manière l’affinité de celui-ci pour les matières colorantes, tandis que si la soude à 2° Tw est employée froide on obtient au contraire à la teinture une augmentation très considérable d’intensité dans la nuance.
- (A suivre.)
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- Extrait de la séance du 8 juin 1906
- La séance est ouverte à 5 h. 1/2, par M. Reber père, président.
- Présents : MM. Reber père, Ch. Reber, E. Blon-
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- del, R. Blondel, Balanche, Maubec, L. Rouen, Calligé, G. Masure, Gasly, Duhaut.
- Absents et excusés : MM. O. Piequet et G.-A. Le Roy.
- Deux nouveaux membres de la Société, MM. Caux et R. Lemyre assistent à la séance ; sur leur demande ils sont inscrits au Comité de chimie.
- Lecture est donnée d’une lettre de M. J. Springer éditeur, accompagnant l'envoi d’une brochure de M. Franz Erban, intitulée : die Garnfærberet mit den Azoentwicklern. M. R. Blondel veut bien se charger de l’examen de cet ouvrage.
- M. R. Blondel fait ensuite une intéressante communication sur des propriétés peu connues des sels de titane, en particulier du chlorure de titane. Ce sel joue le rôle de rongeant énergique à l’égard de nombreux colorants ; on peut décolorer complètement à l’aide du chlorure de titane du coton teint en rouge congo. Ces propriétés sont très précieuses pour la purification des blancs dans le tissage en couleurs. M. R. Blondel présente des échantillons de tissus dont les blancs, salis par le voisinage de colorants faux teint, ont été complètement nettoyés par l’emploi de ce sel. Le Comité remercie M. R. Blondel et le prie de réunir ces intéressantes observations en une note qui sera lue en séance générale.
- Sur la demande de M. Blondel, le Comité décide de mettre à l’ordre du jour de la prochaine séance l’examen de propositions pour l’attribution de la donation Schultz.
- Le Comité se sépare à 6 h. 1/2.
- PROCÉDÉS pour essayer l’acide lactique commercial
- L’acide lactique livré au commerce contient moins de cette substance que n’en garantissent les producteurs; l’écart s’élève quelquefois à 10 0/0. Par contre, il contient comme impuretés des acides | sulfuriques et chlorhydriques non décomposés. ;
- On ajoute des acides minéraux pour obtenir un
- certain pourcentage d’acide à l’aide des succédanés peu coûteux. C’est donc une simple falsification.
- Remarquons qu’au titrage I o/o d’acide sulfurique correspondent à 1,84 0/0 d’acide lactique et 1 0/0 d’acide chlorhydrique à 2,5 0/0 d’acide lactique.
- Il est naturellement dans l’intérêt des consom
- mateurs que la falsification soit enrayée par une analyse exacte faite au moment où l’on en prend livraison.
- M. C. H. Boehringer expose dans le journal anglais TheDyer and Calico Printer des méthodes qu’il a employéés pendant de longues années pour analyser l’acide lactique commercial.
- 1. Méthode pour déterminer le pourcentage total d’acide non décomposé dans 80 0/0 d’acide lactique :
- Peser exactement un gramme environ de l’échantillon, diluer avec de l’eau et titrer après l’addition d’une ou deux gouttes de phénolphtaléine en versant de la soude caustique normale dans l’alcali jusqu’à ce que la couleur rouge devienne permanente.
- Verser ensuite 3 cmc. de soude de plus, faire bouillir et titrer au rebours avec de l’acide sulfurique normal jusqu’à ce que ce que la solution se décolore complètement.
- Exemple :
- Quantité d’acide lactique. . . . 1.025 gr. Acide caustique employé pour permettre à la couleur rouge de devenir permanente 8 28 c. c.
- Excès de soude......................3,00 »
- 11,28 c. c.
- Acide sulfurique normal ..... 2,16 » Acide net . . . 9,12 c. c.
- 9,12 x 0,09 = 0,8208, 1,025 : 0,8208 = 100: x, 82,08
- X = 1,025 = 8O’°7 o/o d'acide total,
- 8,28 X 0,09 = 0,7452,
- 1,025 : 0,7452 — 100 : x,
- 0 ? N Ut en t
- 72,7 0/0 d’acide non décomposé
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- de 10 ojo, acide acidifié avec de l’acide sulfurique. Si le liquide ne devient pas trouble immédiatement ou peu après, l’acide lactique est libre d’acide sulfurique non décomposé.
- Essai pour déterminer la présence de l'acide chlorhydrique.
- Ajouter environ 5 cmc. d’acide lactique et I cmc. de solution de nitrate d’argent. S’il n’y a pas de précipité, ou s’il n’y a qu'une simple apparence trouble, l’acide chlorhydrique ne s’y trouve certainement pas. S’il se forme un précipité blanc qui ne disparaît pas lorsqu’on chauffe après l’addition de quelque acide nitrique, cela est une indication certaine de la présence de l’acide chlorhydrique ou des chlorures solubles. Pour juger dans quelle forme l’acide chlorhydrique existe, il faut distiller un peu d’acide lactique simplement ou à la vapeur. Si le produit donne avec du nitrate d’argent, un précipité blanc, cela prouve qu’il s’y trouve de l’acide chlorhydrique non décomposé.
- Voici encore un autre procédé : Trouver la quantité de chlore en présence, évaporer un deuxième échantillon et carboniser le résidu par la chaleur. La masse carbonisée est évacuée par l’eau, et le chlore est évalué dans la solution.
- La différence entre les deux estimations donne le pourcentage de chlore présent sous forme d’acide chlorhydrique non décomposé.
- En dehors de ces corps étrangers l’acide lactique peut contenir du fer et l’on en détermine la quantité avec une solution de 15 O[O de ferrocyanure de potasse qui ne doit pas donner de couleur bleue.
- Comme il est plus commode de mesurer les liquides que de les peser, on a pris l’habitude de constater la force de l’acide lactique du pourcentage de volume.
- Voici, par exemple, la manière de convertir le pourcentage de volume en celui de poids.
- Dans un acide de 50 0/0 (au volume), il y a 500 grammes d’acide lactique anhydre par litre. Comme la densité des solutions d’acide est plus grande que l’eau, ce litre d’acide sera plus lourd qu’un litre d’eau, c’est-à-dire il pèsera plus qu’un kil. Il pèsera de 1,125 à 1,150 grammes suivant l’état de pureté,
- II. Méthode pour déterminer le pourcentage de l’acide total dans 43 1/2 0/0 et dans 50 0/0 de l’acide lactique :
- Après avoir déterminé d’une manière exacte le poids spécifique de l’échantillon à l’aide d’un hydro-mètre, en diluer 10 cmc. dans 100 cmc. d’eau.
- Titrer 10 cmc. du liquide dilué avec de la soude caustique normale et de la phénolphtaléine jusqu’à ce que la couleur rouge commence à devenir permanente. Ajouter alors 0,6 cmc. de plus de soude et titrer au rebours avec de l’acide sulfurique normal jusqu’à la disparition de la couleur rouge.
- Le nombre que l’on obtient en multipliant par 9 la différence entre le nombre total de centimètres cubes de soude et celui de centimètres cubes de l’acide normal donne, après division par le poids spécifique de l’acide lactique, le pourcentage du total de l’acide lactique.
- Exemple :
- Soude caustique pour donner un commencement de permanence . . . 6,14 cmc.
- Excès de soude ....................0,60 »
- 6,74 cmc.
- Acide normal........................0,40cmc.
- 6,34 cmc.
- 6,34 X 9 = 57,06.
- 57,6 : 1,38 = 50,14 0/0.
- Les méthodes précitées ne sont valables que dans le cas, où l’acide lactique est libre d’acides minéraux et autres.
- Donc, il importe d’essayer d’abord les analyses Suivantes :
- Essai pour déterminer la présence de l'acide sulfurique dans l'acide lactique : Faire bouillir 5 cmc. d’acide avec 2 cmc. d’une solution d'hydrochlo-rate de chaux de 35 degrés B. Si un précipité se ferme l’acide lactique contient de l’acide sulfurique non décomposé.
- Si l’on suspecte la présence de sulfates solubles dans l’acide lactique il faut procéder de la manière Suivante : Agiter dans une cornue une partie de l’acide lactique avec cinq parties de 95 à 96 o[0. Laisser en repos pendant 15 minutes, filtrer 5 à Iocme. et ajouter au liquide clair filtré quelques 8outtes d’une solution d’hydrochlorate de chaux 1
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- ou en d’autres termes le poids spécifique peut varier entre 1,125 et 1,150 grammes. '
- C’est ainsi que le titre de 50 0/0 de volume d’acide pesant 1,125 gr. à 1,150 gr. contient 500 grammes d’acide lactique anhydre.
- Donc, 100 grammes contiennent :
- 50 (volume pour cent) 50
- ------------ ou =44,4 0 43,5 0/0 1,125 gr.-------------------1,15 au poids.
- Ces considérations démontrent que plus le poids spécifique est fort ou plus l’acide lactique est impur, le pourcentage de poids est moindre.
- Si l’acide contient beaucoup de sucre non fermenté, de dextrine ou autres corps solubles tels que sels différents, la véritable force d'un acide de 500/0 au volume peut être aussi bas que 40 0/0 au poids, et comme l’acide lactique est acheté au poids, un acide de 50 0/0 peut ne pas contenir plus que 40 0/0 d’acide lactique anhydre, sans qu’il y ait manquement à la garantie annoncée. Un fût de 200 kil. d’acide de 50 0/0, doit contenir, 87 kil. d’acide lactique anhydre, mais si le poids spécifique est élevé, il se peut qu’il ne contienne pas plus de 80 kil. L’acheteur peut, dans ce cas, recevoir 7 kil. de moins que la quantité payée sans pouvoir faire de réclamations.
- AMÉLIORATION apportée au procédé de teinture avec de l’extrait de bois de campêche
- MM. Lepetit, Dollfus et Gansser de Milan, ont fait breveter récemment en Italie un procédé pour renforcer la nuance du noir de campêche. Les inventeurs prétendent avoir trouvé que la nuance obtenue avec de l’extrait du bois de campêche est considérablement augmentée par l’addition d’une solution de magnésie sulfatée.
- Noir sur laine. — Mordancer avec 3 0/0 de bichromate de potasse, 3 0/0 de vitriol bleu et 1 o/ô d'aeide sulfurique et teindre ensuite avec 7 1/2 0/0 d’extrait de bois de campêche.
- Noir sur coton. — Préparer un bain avec 5 0/0
- d’extrait de bois de campêche en tenant compte du poids du coton ; bouillir pendant une heure et laisser le coton dans la liqueur pendant une nuit. Le matin on le fait passer par des rouleaux hydro-extracteurs pour éliminer l’excès de liqueur et l’on traite pendant une demi-heure dans un bain froid contenant 2 1/2 0/0 de vitriol bleu calculés sur le poids du tissu. Il est ensuite rincé, exprimé et placé de nouveau dans le bain de bois de campêche pendant une heure, exprimé et traité comme précédemment avec une solution de vitriol bleu et teint pendant une heure avec l’addition de 1 0/0 de soude, puis il est exprimé et traité pendant une demi-heure dans une solution froide de couperose.
- Finalement, on fait bouillir dans la solution de bois de campêche en y ajoutant 1 0/0 de soude. Par l’addition de 15 à 20 0/0 de magnésie sulfatée par rapport au poids de l’extrait de bois de campêche, on obtient une nuance beaucoup plus profonde.
- {Textile World Records.)
- BLANCHIMENT DES FILS FINS DE COTON avec du peroxyde de sodium
- Lorsqu’on a besoin d’obtenir des fils fins de coton d’un beau blanc pour dentelles etc., le peroxyde de sodium est bien plus avantageux que le chlorure de chaux.
- Le blanchiment se fait dans une cuve de bois blanc, de grès ou de métal émaillé. A part le plomb aucun métal ne doit venir en contact avec le liquide blanchissant. Donc le serpentin pour chauffer le liquide doit être aussi en plomb.
- Si l’on ne se sért pas du bain de peroxyde immédiatement, il faut le rendre assez acide pour papier de tournesol à l’aide de l’acide sulfurique dilue Mais pour s’en servir, il faut qu’il soit faiblement alcalin ce dont on pourra juger en l’éprouvant avec du papier de tournesol et de l’ammoniaque. La température du bain doit être de 50 à 55 degrés C. Le temps requis varie entre trois et dix heures o" même davantage lorsqu’il s’agit des fils bruns égyptiens. Il faut bien désuinter et rincer les fils avant le blanchiment.
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- Dans le liquidé les fils doivent rester tout à fait séparés, de sorte que le liquide puisse avoir accès à toutes les parties. Si l’on désire traiter plusieurs lots à la fois dans le même bain, il faut soulever chaque lot aussitôt qu’il est parfaitement trempé, exprimer le liquide de manière à ce qu’il ne retienne qu’une partie du liquide égal au poids des fils. Ensuite on les place pour quelques heures dans un endroit chaud en les retournant de temps à autre.
- La force du bain varie suivant le degré de résistance offerte par le coton à l’action du peroxyde. La recette suivante donne le bain moyen : Peroxyde de sodium . . 8 livres Acide sulfurique concentré. ... 10 » Phosphate de soude 1/4 » Eau 100 gallons
- (Un gallon égale 4,543 litres).
- On peut conserver le bain et le renforcer chaque fois au besoin avec 10 gallons d’eau, 3 livres d’acide sulfurique et 2 livres de peroxyde de sodium.
- (Leipziger Farber Zeitung).
- L’abondance des matières nous oblige à renvoyer au prochain numéro la suite de notre intéressant article
- La Mercérisation.
- LOI établissant lé repos hebdomadaire en faveur des employés et ouvriers
- Le Sénat et la Chambre des députes ont adopté,
- Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
- Article premier. — Il est interdit d’occuper plus de six jours par semaine un même employé ou ouvrier dans un établissement industriel ou commercial ou dans ses dépendances, de quelque nature qu’il soit, public ou privé, laïque ou religieux même s’il a un caractère d’enseignement professionnel ou de bienfaisance.
- Le repos hebdomadaire devra avoir une durée mi-nimum de vingt-quatre heures consécutives.
- Art. 2. — Le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche.
- Toutefois, lorsqu’il est établi que le repos simultané, le dimanche, de tout le personnel d’un établissement, Berait préjudiciable au public ou compromettrait le fonctionnement normal de cet établissement, le repos Peut être donné, soit constamment, soit à certaines époques de l’année seulement, ou bien :
- a) Un autre jour que le dimanche à tout le personnel de l’établissement ;
- b) Du dimanche midi au lundi midi;
- c) Le dimanche après-midi avec un repos compen-dateur d'une journée par roulement et par quinzaine ;
- d) Par roulement à tout ou partie du personnel.
- Des autorisations nécessaires devront être demandées et obtenues conformément aux prescriptions des articles 8 et 9 de la présente loi.
- Art. 3. Sont admis de droit à donner le repos hebdomadaire par roulement les établissement appartenant aux catégories suivantes :
- l’ Fabrication de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate;
- 2• Hôtels, restaurants et débits de boissons;
- 3' Débits de tabac et magasins de fleurs naturelles ;
- 4: Hôpitaux, hospices, asiles, maisons de retraite et d’aliénés, dispensaires, maisons de santé, pharmacies, drogueries, magasins d’appareils médicaux et chirurgicaux ;
- 5e Etablissements de bains;
- 6 - Entreprises de journaux, d’informations et de spectacles, musées et expositions ;
- 7 * Entreprises de location de livres, de chaises, de moyens de locomotion ;
- 8 - Entreprises d’éclairage et de distribution d’eau ou de force motrice ;
- 9 Entreprises de transport par terre autres que les chemins de fer, travaux de chargement et de déchargement dans les ports, débarcadères et stations ;
- 10 Industrie® où sont mises en œuvre des matières susceptibles d’altération très rapide ;
- 11 * Industries dans lesquelles toute interruption de travail entraînerait la perte ou la dépréciation du pro • duit en cours de fabrication ;
- Un règlement d’administration publique énumérera la nomenclature des industries comprises dans les catégories figurant sous les numéros 10 et 11, ainsi que les autres catégories d’établissements qui pourront bénéficier du droit de donner le repos hebdomadaire par roulement.
- Un autre règlement d’administration publique déterminera également des dérogations particulières au repos des spécialistes occupés dans les usines à feu continu, telles que les hauts fourneaux.
- Art. 4. — En cas de travaux urgents, dont l’exécu-tion immédiate est nécessaire pour organiser des mesures de sauvetage, pour prévenir des accidents imminents ou réparer des accidents survenus au matériel, aux installations ou aux bâtiments de l’établissement, le repos hebdomadaire pourra être suspendu pour le personnel nécessaire à l’exécution des travaux urgents. Cette faculté de suspension s’applique non seulement aux ouvriers de l’entreprise où les travaux urgents sont necessaires, mais aussi à ceux d’une autre entreprise faisant les réparations pour le compte de la première. Dans cette seconde entreprise, chaque ouvrier devra jouir d’un repos compensateur d’une durée égale au repos supprimé.
- Art. 5. — Dans tout établissement qui aura le repos hebdomadaire au même jour pour tout le personnel,
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- le repos hebdomadaire pourra être réduit à une demi-journée pour les personnes employées à la conduite des générateurs et des machines motrices, au graissage et à la visite des transmissions, au nettoyage des locaux industriels, magasins ou bureaux, ainsi que pour les gardiens et concierges.
- Dans les établissements de vente de denrées alimentaires au détail, le repos pourra être donné le dimanche après-midi, avec un repos compensateur, par roulement et par semaine, d’un autre après-midi pour les employés âgés de moins de vingt et un ans et logés chez leurs patrons et, par roulement et par quinzaine, d'une journée entière pour les autres employés.
- Dans les établissements occupant moins de cinq ouvriers ou employés et admis à donner le repos par roulement, le repos d’une journée par semaine pourra être remplacé par deux repos d’une demi-journée, représentant ensemble la durée d’une journée complète de travail.
- Dans tout établissement où s’exerce un commerce de détail et dans lequel le repos hebdomadaire aura lieu le dimanche, ce repos pourra être supprimé lorsqu’il coïncidera avec un jour de fête locale ou de quartier désigné par un arrêté municipal.
- Art. 6. — Dans toutes les catégories d’entreprises où les intempéries déterminent des chômages, les repos forcés viendront, au cours de chaque mois, en déduction des jours de repos hebdomadaire.
- Les industries de plein air, celles qui ne travaillent qu’à certaines époques de l’année, pourront suspendre le repos hebdomadaire quinze fois par an.
- Celles qui emploient des matières périssables, celles qui ont à répondre, à certains moments, à un surcroît extraordinaire de travail, et qui ont fixé le repos hebdomadaire au même jour pour tout le personnel, pourront également suspendre le repos hebdomadaire quinze fois par an. Mais, pour ces deux dernières catégories d’industrie, l’employé ou l’ouvrier devra jouir au moins de deux jours de repos par mois.
- Art. 7. — Dans les établissements soumis au contrôle de l’Etat, ainsi que dans ceux où sont exécutés les travaux pour le compte de l’Etat etdans l’intérêt de la défense nationale, les ministres intéressés pourront suspendre le repos hebdomadaire quinze fois par an.
- Art. 8. — Lorqu’un établissement quelconque voudra bénéficier de l’une des exceptions prévues au paragraphe 2 de l’article 2, il sera tenu d’adresser une demande au préfet du département.
- Celui-ci devra demander d’urgence les avis du Conseil municipal, de la Chambre de commerce de la région et des syndicats patronaux etouvriers intéressés de la commune. Ces avis devront être donnés dans le delai d’un mois.
- Le préfet statuera ensuite par un arrêté motivé qu’il notifiera dans la huitaine
- L’autorisation accordée à un établissement devra êire étendue aux établissements de la même ville faisant le même genre d’affaires et s’adressant à la même clientèle.
- Art. 9. — L’arrêté préfectoral pourra être déféré au
- Conseil d’Etat, dans la quinzaine de sa notification aux intéressés.
- Le Conseil d’Etat statuera dans le mois qui suivra la date du recours, qui sera suspensif.
- Art. 10.— Des règlements d’administration publique organiseront le contrôle des jours de repos pour les établissements, que le repos hebdomadaire soit collectif ou qu’il soit organisé par roulement.
- Ils détermineront également les conditions du préavis qui devra être adressé à l’inspecteur du travail par le chef de tout établissement qui bénéficiera des dérogations.
- Art. 11. — Les inspecteurs et inspectrices du travait sont chargés, concurremment avec tous officiers de police judiciaire, de constater les infractions à la présente loi.
- Dans les établissements soumis au contrôle du ministre des travaux publics, l’exécution de la loi les assurée par les fonctionnaires chargés de ce contrôle, placés à cet effet sous l’autorité du ministre du commerce et de l'industrie. Les délégués mineurs signalent les infractions sur leur rapport.
- Art. 12.— Les contraventions sont constatées dans des procès-verbaux qui font foi jusqu’à preuve contraire.
- Ces procès-verbaux sont dressés en double exemplaire dont l’un est envoyé au préfet du département et l’autre déposé au parquet.
- Art. 13. — Les chefs d’entreprise, directeurs ou gérants qui auront contrevenu aux prescriptions de la présente loi et des règlements d’administration publique relatifs à son exécution, seront poursuivis devant le tribunal de simple police et passibles d’une amende de cinq à quinze francs (5 à 15 francs).
- L’amende sera appliquée autant de fois qu’il y aura de personnes occupées dans'des conditions contraires à la présente loi, sans toutefois que le maximum puisse dépasser cinq cents francs (500 francs).
- Art. 14. — Les chefs d’entreprises seront civilement responsables des condamnations prononcées contre leurs directeurs ou gérants.
- Art. 15.— En cas de récidive, le contrevenant sera poursuivi devant le tribunal correctionnel et puni d’une amende de seize à cent francs (16 à 100 francs).
- Il y a récidive lorsque dans les douze mois antérieurs au fait poursuivi, le contrevenant a déjà subi unc condamnation pour une contravention identique
- En cas de pluralité de contraventions entraînant ces peines de la récidive, l’amende sera app!iquée autant de fois qu’il y aura été relevé da nouvelles con: traventions, sans toutefois que le maximum puisse dépasser trois mille francs (3.000 francs).
- Art. 16. — Est puni d’une amende de cent à cinq cents francs (100 à 500 francs) quiconque aura mis obstacle a l'accomplissement du service d’un inspecteur.
- En cas de récidive dans les délais spécifiés à l'article précédent, l’amende sera portée de cinq cents francs a mille francs (500 à 1.000 francs).
- L’article 463 du code pénal est applicable aux con: damnations prononcées en vertu de cet article et de» articles 13, 14 et 15.
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- Art. 17. — Les dispositions de la présente loi ne sont pas applicables aux employés et ouvriers de transports par eau, non plus qu’à ceux des chemins de fer, dont les repos sont réglés par des dispositions spéciales.
- Art. 18.— Sont abrogées les dispositions des articles 5 et 7 de la loi du 2 novembre 1892 en ce qui touche le répos hebdomadaire.
- Les dérogations prévues à l’article 4 et au premier paragraphe de l’article 5 de la présente loi ne sont pas applicables aux enfants de moins de dix-huit ans et aux filles mineures.
- Les dérogations prévues au paragraphe 3 de l'ar-ticle 5 ne sont pas applicables aux personnes protégées par la loi du 2 novembre 1892.
- Un règlement d’administration publique établira la nomenclature des industries particulières qui devront être comprises dans les catégories générales énoncées à l'article 6 de la présente loi en ce qui concerne les femmes et les enfants.
- Fait à Paris, le 13 juillet 1906
- A. Fallières
- Par le Président de la République :
- Le Ministre du commerce, de l’industrie et du travail,
- Gaston Doumergue
- Le Président du Conseil, garde des sceaux, ministre de la justice,
- F, Sarrien.
- PRIME A NOS LECTEURS
- L’accueil rencontré l’année passée auprès de nos nom-breux lecteurs et la satisfaction de ceux qui sont devenus possesseurs de notre bicyclette-prime, nous ont engagés à passer cette année un nouveau marché avec le fabricant de cette machine, et nous sommes heureux de pouvoir continuer à donner au prix de 159 francs la bicyclette pue nous présentons ci-dessous.
- Cette bicyclette, montée avec des pièces de première qualité; par des ouvriers payés à l'heure et non pas aux pièces, est un instrument de grand luxe et de fatigue.
- L’émail est fait par de nouveaux procédés et le nickel sur cuivre, conservent indéfiniment leur brillant. Les Pneumatiques sont à tringles et vulcanisés, et montés sur Jantes Westwood véritables. La chaîne est à doubles rou-æaux et de la marque Peugeot. Le guidon, de la forme désirée, ainsi que le développement, les moyeux et les Pédales sont en acier décolleté et non pas en tôle d acier * emboutie ». Tous les roulements sont rectifiés après la cémentation.
- En un mot, c’est une machine de grand luxe que par suite du marché que nous avons passé, nous offrons à nos ecteurs au même prix que les bicyclettes de basse qualité, dites populaires ou de réclame, dont. le marché est inondé en ce moment et dont les acheteurs s’aperçoivent trop vard de la défectuosité, de la matière employée et du mau-vais montage.
- .Comme l’an passé, nous laissons à nos lecteurs cette icyclette complète, avec sacoche garnie comprenant : ce, pompe, burette et nécessaire de réparation, au prix
- de 159 francs, payable en un chèque ou mandat sur Paris. Emballage gratuit.
- Garantie 3 ans
- En commandant, donner les renseignements suivants : Hauteur du cadre : 50 cm, 55 cm, 60 cm, 65 qm.
- Grosseur des pneumatiques : 38 mm, ou 40 m[m.
- Forme du guidon : Relevé. Droit. Baissé. Très baissé Développement : de 4,70 à 7,50.
- Gare destinataire : Livraison à domicile ou en gare.
- Nota. — Cette bicyclette peut recevoir la roue libre et le frein sur jante arrière, avec transmission souple,licence Bowden, moyennant un supplément de 21 francs
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAL DE COMMERCE DE LYON 31 octobre 1903
- VENTE. — GARANTIE.—ÉTOFFES. — PRETENDUE DÉFECTUOSITÉ DE TEINTURE. — POSSIBILITÉ DE VÉRIFIER. - ABSENCE DE VICE CACHÉ. — EXPÉDITION AU LOIN NON PRÉVUE. — NON-RESPONSABILITÉ DU VENDEUR.
- Ne constitue pas un vice caché entraînant la garantie du vendeur le fait qu’une étoffe teinte tache le papier placé entre les plis de l’étoffe, alors surtout que l’acheteur a eu tout le loisir, avant d’expédier la marchandise qu’il prétend avoir été refusée par le destinataire, de faire toutes expériences susceptibles de révéler le défaut qu’il allègue, s’il existait.
- En tout cas, le vendeur ne saurait être responsable d’altérations subies au cours d’un long voyage, altérations qui peuvent être dues à des influences inconnues et imprévues, alors qu’il a vendu sa marchandise livrable à Lyon.
- Sarra Gallet, Olivier et Cie ci Lœwengard
- Faits. — MM. Sarra-Galiet, Olivier et Cie ont assigné M. Lœwengard en paiement d’étoffes teintes à lui vendues, livrables et livrées à Lyon, et du prix desquelles ils ne pouvaient obtenir règlement. Sur cette assignation, M. Lœwengard a soutenu, pour sa défense, que la marchandise a lui livrée était atteinte d’un vice provenant de la teinture. L’étoffe tachait le papier mis dans les plis des pièces. Pour ce fait, prétendait-il, on lui avait refusé l’envoi qu’il en avait fait à Calcutta. Il y avait là, disait-il, un vice caché
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- 8 C.9 Hs.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- qui entraînait pour le vendeur obligation de garantie et rendait son action en paiement irrecevable. Il demandait une expertise pour vérifier ses dires. Le Tribunal a statué dans les termes suivants, que rapporte la Gaxette Judiciaire et Commerciale :
- Le Tribunal,
- Attendu que, par exploit du 15 septembre 1905, Sarra-Gallet, Olivier et Cie ont assigné Lœwengard en paiement, outre intérêts de droit et dépens, de la somme de 1.520 fr. 35, montant de marchandises vendues pour les besoins de son commerce ;
- Attendu que Lœwengard repousse la demande de Sarra-Gailet, Olivier et Cie, sous prétexte que ladite marchandise lui a été refusée à Calcutta pour défaut de teinture ; qu’à l’appui de son refus, il invoque l’article 1641 C• C., lequel dispose « que le vendeur est tenu à la garantie des défauts cachés de la chose vendue » ; et offre pour justifier ses allégations, de faire procéder, aux Indes, à une expertise sur la marchandise en litige ;
- Attendu que Sarra-Gallet, Olivier et Cie expliquént qu’il s’agit d’un marché ferme, livrable et acceptable à Lyon ; que Lœwengard a eu tout le temps pour visiter la marchandise, qui a été vérifiée et acceptée, sauf une pièce pour laquelle il a été fait des réserves ; qu’ils demandent en conséquence la condamnation au paiement de la marchandise, repoussent la demande d’expertise et, attendu que la créance est liquide et exigible, que l’exécution provisoire soit ordonnée ;
- Attendu que Lœwengard ne fait pas à la marchandise d’autre reproche que de déteindre et tacher le papier placé entre les plis de l’étoffe, que cela ne constitue pas un vice caché ; qu’en effet, Lœwengard a eu tout le loisir, avant l'expédition de la marchan -dise, de procéder à des expériences qui auraient révélé le défaut, s’il existait ;
- Attendu que le marché était livrable et acceptable à Lyon ; que les risques de route incombent donc à Lœwengard et que la marchandise a, en cours de route, pu être soumise à des influences qui ont été cause du défaut reproché ;
- Qu’il y a lieu, dès lors, de condamner l'acheteur au paiement et de repousser sa demande d’expertise ;
- Attendu qu’il n’y a pas lieu d’accorder l’exécution provisoire demandée ;
- Attendu que les dépens sont à la charge de la partie qui succombe.
- Par ces motifs,
- Statuant en audience publique, contradictoirement et en premier ressort,
- Condamne Lœwengard à payer à Sarra-Gallet, Oli-vier et Cie la somme de 1.520 fr. 35 pour les causes dont s’agit;
- Le condamne, en outre, aux dépens.
- (M. Cuilleron, avoué, pour M. Lœwengard.)
- OBSERVATIONS. — Le vice caché seul donne lieu à la garantie, non le vice apparent. Cela est écrit en toutes lettres dans la loi : « Le vendeur n’est pas tenu des vices apparents et dont l’acheteur a pu se convaincre
- lui-même » (art. 1642). Mais y avait-il vice apparent parce que, suivant les termes du jugement, < l’acheteur avait eu tout le loisir, avant l'expédition de la marchandise, de procéder à des expériences qui auraient révélé le défaut s’il existait »? Il y aurait peut-être à formuler sur ce point quelques réserves. L’apparence du vice, en effet, doit exister avant la vente, au moment de la livraison tout au moins, lorsqu’il s’agit de choses fongibles, et non pas être smple-ment susceptible d’être révélée par des expériences auxquelles il aurait été loisible à l’acheteur de se livrer ultérieurement.
- La décision rapportée nous semble mieux justifiée par le second moyen indiqué, le fait que la marchandise, vendue livrable à Lyon, avait fait l’objet d’une expédition à l’étranger, non prévue lors de la vente, dans des conditions qui avaient pu a être cause du défaut reproché »
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formation de société
- Paris. — Société en commandite A. Guillaume et Cie teinturerie de plumes, 3, rue Myrha — Durée 24 ans. — Cap, 50.000 fr. — 19 juillet.
- Déclaration de faillite
- Paris. — Delahaye (D. Marie), teinturerie, 56, rue Louis-Blanc. — Jug. du 13 juillet, — S. M. Lemonnier.
- Clôture de faillite pour insuffisance d’actif
- Saumur. — Guignard, teinturerie, rue d’Orléans. -Jug. du 3 juillet.
- Maisons qui se créent
- Poissy (S.-et-Oise). — Postaire, teinturerie.
- Honfleur. — Lefèvre-Sarciron, teinturerie.
- Nice. — Bonnet, teinturerie, 36, rue de la Paix.
- Provins. — Saboureau fils, teinturerie.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Delaby (Dlle) a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 7, rue Darcet. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — M. Marchai a vendu à M. X. un fonds de tein turerie, 119, rue de Turenne. — Entrée en jouiss. de suite-
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- FÊTE DE L’ASSOMPTION
- i À l’occasion de la Fête de l’Assomption, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés à partir 11 Août, seront valables jusqu’aux derniers trains de journée du 20 Août 1906.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, *
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle - et d’Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE, %, Directeur, 20, rue Turgct (IX9
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES Pendant les six premiers mois des années 1904, 1905 et 1906
- IM POR TATIONS| Quantités I livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1006 1905 1004 1906 1905 1004
- Bois de teinture en bûches : Mexique. 1.000 k. — — Brésil » — —• Haïti » — — Guatemala.. » — — Autres pays. » Totaux.... » Bois de teinture moulus » Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m Curcuma en racine........ » ;— en poudre » » 5 Lichens tinctoriaux » Ecorces à tan, moulues ou non » Sumac, fustet et épine-vinette : ' Ecorces, feuilles et brindilles » Moulus » Noix de galle et avelandes entières, concassées ou moulues » Libidibi et autres gousses tinctoriales.. . » Safran » Autres teintures et tanins » Cochenille » Kermès animal » Indigo.. » Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu » Cachou en masse. » Rocou préparé » Orseille préparée, humide en pâte » — sèche (cudbéard ou extrait). » Extraits debois de teint, et d’autres espèces : » Autres » Teintures dérivées du goudron de houille: Acide » Alizarine artificielle » Autres » Outremer. » Bleu de Prusse. » Carmins communs » • — fins » Vernis à l’alcool » — a l’essence,à l’huile ou à l’essence et à l’huile mélangées.. » Ocres broyées ou autrement préparées... » Verts oe Schweinfurt et verts métis, cendres bleues ou vertes » Verts de montagne,de Brunswick et simil. » Talc pulvérisé » Couleurs non dénommées » 1.617 18.804 1.492 9 119 31 032 1 371 1.163 186 17.602 1.176 23 077 26.440 24.310 12.661 1.219 234 14 059 1.999 10 1.203 24.586 751 4 34 14 881 994 S31 5.864 540 338 1 135 5.770 3.524 97 410 13 468 19.677 i 2.532 19.771 795 10.204 33 302 463 422 3 5.201 478 19.276 34 050 22.127 14 851 423 7.625 1.387 1 963 21 410 75 2 42 1.032 ‘ 854 5 C29 526 312 1 170 6 511 2 7 73 83 522 15.982 15.382 2.121 20.406 2.168 17.799 42.494 374 350 11 3.785 1.910 20.352 26.741 20.685 22.652 63 252 3 448 867 1.366 1 16.710 976 3 54 6 898 33 651 4.899 725 345 8 1 74 5.808 2.507 75 483 16.282 13.615 Bois de teinture en bûches 1.000 k. — moulus » Garance en racine, moulue ou en paille.. . Q.m. Curcuma en racine » en poudre » Quercitron » Lichens tinctoriaux » Ecorces à tan, moulues ou non » Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles » Moulus » Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues » Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » Safran » Autres teintures et tanins » Cochenille. .. .. » Kermès animal » Indigo » Indigo-pastel,indigue, inde plate et boules de bleu.' » Cachou en masse » Rocou préparé » Orsei le préparée, humide en pâte - » — sèche (cudbéard ou extrait). » Extraits de bois de teint, et d autres espèces: » Autres : Allemagne » — Belgique » — Angleterre — » — Etats-Unis » — Autres pays » Totaux » Teintures dérivées du goudron de houille: Acide picrique » Alizarine artificielle. » Autres , - . » Outremer... 3 » Bleu de Prusse. ....... » Carmins communs....... - » — fins » Vernis à l’alcool...,. .. » — à l’essence,à l’huile ou à l essence et à l’huile mélangées. » Ocres broyées ou autrement préparées.... » Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- dres bleues ou vertes .. . » Verts de montagne, de Brunswick et simil. » Talc pulvérisé. » Couleurs non dénommées... » 332 142 46 81 25 469 627 167.433 244 202 346 22 171 529 1 166 7 2.406 95 113 385 143 46 415 24.649 14.026 7.791 1.431 20.682 68.579 37 ' — 1 291 9.001 243 15 18 737 7.778 127.827 154 230 16.892 1.940 102 83 69 - 505 16 16 834 146.590 135 76 318 258 522 1.009 13 623 126 142 523 193 36 243 30 891 19 451 8.376 1 865 23.825 84.388 607 3 2 434 8.214 196 35 16 685 7.992 120.855 133 168 15 127 2.249 447 94 91 260 31 15 368 171.139 269 235 521 197 596 760 11 1.089 444 327 473 381 84 377 29.092 12.024 9.359 1 064 27.450 78.989 3 1 914 8.980 353 50 18 791 8 102 136.880 246 157 12.403 3.628
- © Cu Qt
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- PLACE DE PARIS
- Les 100 k.
- Acide acétique industriel 40 % .... 35 »
- » » 35 %.... 32 »
- » azotique (voir acide nitrique). » »
- » muriatique 22: chimiq. pur.. 32 25
- » » 20/22par 15 touries 6 25
- » nitrique 36’ blanc............. 32 »
- » » » jaune............. 31 »
- » » 40' blanc............. 37 »
- » » » jaune............. 36 »
- » » 36’ chimiquem. pur. 48 »
- » » 40- » » 54 »
- » oxalique....................... 90 »
- » picrique cristallisé ........ 270 »
- » sulfurique 53•.................. 5 50
- » » 60' environ....... 6 50
- » » 66’ » 8 25
- » » 66' chimiq. pur .. 33 »
- » » au soufre........ 15 »
- Potasse caustique 70/75 plaques .. 60 »
- » Perlasse Ire qualité........... 115 » » » ordinaire............. 38 »
- » rose factice...................... 25 »
- Rouille 42/45 en tourie.............. 12 »
- » supérieure.. ......... 15 »
- Sel de soude 90/92 .................. 12 50
- » » Solvay 65 70 ............ 22 50
- » » » 75/80 ............ 23 50
- » » » 80/85 ............ 24 50
- Soude caustique 60/62.............. 28 »
- » » 70/72............. 30 »
- » » 60/62 plaquettes. 32 »
- « » 70/72 » .. 35 »
- Sulfate de cuivre‘98/99 » .. 58 »
- » de fer moyens cristaux ... 6 »
- — Le kil.
- Rouge Brésil Bahia..... 8 .
- • Calliatour.. .100 k. 16 .
- » Lima...........50 kil. 8 .
- » Ste-Marthe........ 8 .
- • .................. 4 .
- » Sandal..... 100 k. 7 .
- n Sapan........ 50 k. 8 .
- * Quebracio.. 1000 k. 96 .
- • Pernamb.......50 k 13.
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb.........
- » pressé ...
- 10 ..
- 17 ?.
- 9'50
- 10 ..
- 5 ..
- 8 ..
- 10 ..
- 110 ..
- 18 ..
- .............
- 37 50 45 ..
- 35 . 40 ..
- 20 . 25 ..
- » tartrique 1er blanc............... 250 »
- Alcali volatil du gaz 22’........... 38 »
- » » 28/29......... 61 »
- L’hecto
- Alcool dénaturé type Régie 90'...... 47 »
- Les 100 k.
- Alun épuré.............................. 19 »
- » ordinaire............................. 15 »
- » de chrome........................... 34 »
- L’hecto
- Benzine cristallisable.................. 45 »
- » lourde, industrielle.............. 40 »
- » type Régie............................ 37 »
- Les 100 k.
- Bichromate de potasse............ . 75 »
- » soude......................... 65 »
- Bi-oxyde de baryum 85/86"............... 95 »
- Borax raffiné en cristaux............... 45 »
- Jarbonate de soude cristallisé..... 47 50
- Jrème de tai Ve entière............... 175 »
- » » en poudre.......... 185 »
- » » soluble, paillettes.. 310 »
- Cyanure rouge de potassium pur... 340 »
- Dextrine blonde citron................. 45 »
- » blanche.......................... 47 »
- Le litre
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes .... 0 28
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25
- » extra pains et poudre. 4 75
- » » n' 1.................... 4 25
- » » • flor pâle et foncé.. 5 25
- » de Chine en grains........... 7 50
- Les 100 kil.
- Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 »
- » » » pour azurage, 95 »
- » » » p.pap. peints 115 »
- » de Prusse supérieur... .... 180 »
- » » extra,...-............. 155 »
- » » n- 1 .................. 135 »
- Essence de térébenthine............... 109 »
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille ..,.. .. 1 60 2
- Ténérifte grise............... 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale......50 kilos. 15 .. 20
- Java, Mad . Pond..... M . . ...
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10
- PLACE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- » » extra ................. 0 38
- » » pharmaceutique... . 0 35
- » » chimiquement pure.. 2 50
- Les 100 k.
- Extrait d’orseille liquide n- 1..... 115 »
- » » » extra......... 155 »
- » » supérieur............. 185 »
- » de Javelle 40•Baumé.. .. 11 50
- » » 35- » .... 1050
- » » 25", » ..... 9 25
- » » 20* » ..... 7 85
- 2lycérine blanche industrielle 28-.. 105 »
- Lessive caustique de potasse 36-... 33 »
- » » » 40'... 43 »
- » » de soude 36-. . 12 50
- Noix de Galles de Chine............. 195 »
- Orseille double...................... 65 »
- » triple ............................ 80 »
- Oxymuriate d’étain 32 % . .......... 210 »
- Panama .............................. 44 »
- Permanganate de potasse............. 145 »
- Potasse d’Amérique................... 72 50
- » imitation d’Amérique 66/70" 39 »
- » » » 52/55' 33 »
- » » 45'... 30
- — ire qualité... Il ..à
- — 2e qualité ... 9 ..
- -- 3e qualité.... 7 ..
- — Sisal, Yucatan.. 8 50
- — Honduras......... 8 ..
- — Tabasco.......... 7 ..
- — Haïti Cap........ 4 65
- - Fort-Liberté.... 4 65
- — Aquim............ 4 80
- — St-Marc.......... 5 ..
- — Gonaïves ....... 5 25
- — P.-de-Paix....... 5 50
- — ............. 5 ..
- — Saint-Domingo... 5 ..
- — Martin, et Guadel. 4 ..
- — Jamaïque......... 5 ..
- Jaune Cuba et St-Yago .. 5 75
- » .................. 5 75
- » Tuspan............. 5 85
- » ........... 5 70
- » Campêche........... . ..
- » Carme1'............ . ..
- » Tampico............ 5 50
- » Porto-Plata....... 5 ..
- » Haïti............. . 5 ..
- » ' Jamaïque............. 5 . .
- » Barcel et P. Cab .. ...
- » Rio-Hacha..... ...
- » Carth. et Savan... 4 75
- » ................... 4 75
- • Fustet............ k. 16 ..
- 13 ..
- il ..
- 8 ..
- 9 50
- 8 50
- 7 50
- 4 80
- 4 80
- 5 ..
- 5 25
- 5 40
- 6 50
- 5 25
- 5 50
- 5 75
- 6 ..
- 6 ..
- 6 ..
- 5 75
- 5 75
- 5 25
- 5 25
- 5 50
- ] • Tatajuba(Pern. )50 k. . ..
- » Bahia.........
- [ » Corint o..........» 5 60
- , « Amapala. .50 kil. b 60
- 5 ..
- 5 ..
- 20 ..
- 6 25
- 6 25
- Indigos
- On cote actuellement :
- Beng. su- v. et bl. 1(2 k.. 5 75
- fin violet et pourpre..... 5 25
- Beng. beau viol. etdito... 4 75
- « bon violet.............. 4 25
- « bon moyen violet.. . 3 75
- « moyen violet............ 3 25
- « beau violet rouge... 4 25
- • bon violet rouge..... 3 75
- « bon moy. v. rouge... 3 25
- « fin rouge............... 4 ..
- « beau dito............... 3 75
- « bon dite................ 3 50
- « bon à fin cuiv....... 3 25
- « cuiv. ord. et bas.... 3 25
- Java............................. M
- Kurpah...............N.M. 2 ..
- Madras .................... 2 ..
- Manille..............N.M. . ..
- Caraque.............N M, O 75
- Guatemala flor............... 3 50
- • bon à fin sobré. . 1 50
- » — cor.... 1 50
- • cor. ord. à bas.. 1 25
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M. . . • • bon à beau.. N.M. .
- • ord. et moyen N.M. . ••
- 6 ..
- 5 50
- 5 .. 4 75 4 ..
- 3 50 4 50 4 ..
- 3 50 4 25 4 ..
- 3 75 3 50
- 3 75
- 3 75
- 2 ..
- 4 • •
- 3 • •
- 3 ••
- 1 50
- Orseille
- On cote Les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud...............M .. ..
- Madagascar................M . .
- Quercitron
- On cote les 50 kil.. . 1 4 il
- Baltimore fin effilé......... 7 508.
- » gros effilé................. 6 • • ‘
- Rocou ,
- Antilles.....1/2 kil. 0 37 ./. à 0 35
- Cayenne................... N. M '
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- P C,
- PLACE DE MARSEILLE 1
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à. 15 » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. » de Fustet Albanie. ... 10 50 12 . . Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. >> marques ord.. 70 Cochenille argentée.. 100 k » grise 500 .. 525 .. » zacatille naturelle 515 . . 525 . » noire Palmas lek. 490 .. 525 • Curcuma Bengale 35 .. .40 .. » Chinois 40 » Madras 65 Ga) es de Chine 135 Prussiate jaune de potasse. 170
- INDIGOS — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. 2.90 » moyen et bon moyen » colore 2.60 » moyen ord. et ord. terne et serré 2.30
- Kurpah Fon et beau violet et violet rouge.. M. .
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré.... M.. » moyen ord. et ord. mél. et terreux. . ....
- Bengale beau et fin violet M.. » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. » moyen violet-rouge et rouge AI..
- Java bon moyen........... » beau et bon violet. M..
- DROGUERIES
- 3.20
- 2.90
- 2.60
- M..
- M..
- M.:
- Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût.
- Acide citrique..................450..................... Alun raffine(entrepôt).......... 16.....................17........... » (acq.)........................ 17..........................................19................... Couperose emballée.................................5........6...
- Essence de térébenthine (d. fûts) 115 'd (s fûts) 112 . • ..
- Fécule de pommes de terre, 1er bl 35 Id. 2e bl. (entrepôt) 34 Galles vertes et noires 200 .. 170 .
- » noires Alep................................. » blancnes.................................... 150................................ Gomme arabique, en sorte . 60 ................75 .. » Ghésirée, en sorte.......................... » Sénégal,s. bas du fleuve 65 ................70 .. •.............................................» Galam ....... 65 ..........................70 ..
- " Aden, sorte cour, bonne » Mogador, blonde
- " » blanche....................... ... .. » Laque en f. qté orange. 600 ............ » » mi-orange 550 ................... » » cerise AC 525 ................... » Sandaraque lavée..................... 150.................... " Damar (Batavia)..................... 200 ................... • »..........................Singapore............110 .. 140 .. # ».................Penang .... ...110................ Gomme adragante Syrie.... 200 .. 750 ..
- » » Anatolie. 150 .. 600 ..
- ............................... M.......................
- Garance, racine.............. 60.......................
- B » poudre.............. 70....................... Rocou Guadeloupe ........... 100.......... ‘s » Cayenne ....................................... afran d’Espagne, Valence pur ............................................. Sulfate de cuivre(entrepôt). 64.
- - (acq.). .. 68 ...........
- Sumac en feuilles............. 25...........
- » poudre.................... 26...........
- Styrax liquide................170...........
- Tamarin Madras................ M .. 28 ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile.........................................
- » en pains, extra sec, sous pap....................................
- » bon marchand en pains
- D » en boules..
- n raffiné en poudre sec ................
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d. 10 .. à .. . » nitrique...... 36 d. 34............... » » ............ 40 d. 41 . .. . • » sulfurique.........66......................d.....................10..................50.................................. » sulfureux.... 50 d. 8...................... » tartrique.................................. 260.........................................................................................
- Ammoniaque liquide 22 d.. 36 ..
- Borax raffiné............. 38 , . .. ..
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre........................ 58...........
- broyé....................... 63 .. ...
- Crème de tartre.............. 180............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp........... 8............
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................ 20............
- Lessive caustique 33 degrés 6 75 .. ..
- Nitrate de soude.............. 25 75 .. ..
- » de potasse.................... 46...........
- Sel de scude, 80/85, cons. et enr. e.i bq. de 700 kil. ,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 75 .. ..
- » 30/35, disp... 12.............
- Soudecausti lue, 110/115, en tamb. ue 300 kilos....... 30.................
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes ..................
- Soude douce 33 deg. en vrac .................
- Sulfate ne cuivré ............. E 64 A 68 ..
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................... 5 50 .. ..
- SAVONS
- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive. 55
- » extra pur (72 0/0 d’huiles).. 52
- » augmente (60 0/0 » )... 46 » résineux (72 0/0 » )... 46 Jaune » (72 0/0 » )... 43
- Vert à l’huile de pulpes industriel. 42
- » tunisien ......................... 37
- Jaune » 37
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)....... 45
- » (60 0/0 d’huiles).................... 40
- Rosé.............................. 45
- Noir............................. 40
- Blanc spécial suiffé............ ... 58
- 66
- 57
- 48
- 48
- 46
- 44
- 38
- 39
- 41
- 41
- 46
- 42
- 59
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- Bleu Pur pâle ou vif............... 46 48
- » mixte » ........... 40 42 n talqué Ire qualité 37 39 » » 2e » 35 36
- Marbré bleu ou rose Dijon............. 40 42 » » Nantais. 40 42
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune..................... 20 30
- » (à la batteuse).... . 26 34
- Marbré bleu ou rosé................ 24 30
- Résineux........................... 26 34
- Vert exportation................... 20 32 1
- Brun............................... 28 30 •
- Foir.......................... 28 34 j
- Mous en Barils
- Qualité extra......................... 32 34
- Qualités ordinaires................... 25 3C
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jour net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Brésillet 28 -à 29 —
- Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 —
- — Haïti 10 — 14 ...n.
- — 'Martinique, Guade-
- loupe . d — 0
- Calliatour — —— — ermen
- Pernambouc —— — — —
- Jaune Cuba ... . . — — —
- — Guayra-Tabasco. . . — — -- —
- — Tuspan — — —- —
- Lima 14 — 15 —
- Tampico. — — ------ —
- Sapan — — — —
- Sainte-Marthe. . .. . —- — -— —.
- Nicaragua — — — —
- Sandal rouge — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. —
- Gambier — — — —.
- Curcuma de la côte. . 100 k. — —- —
- — du Bengale. . — — — ...
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 —
- — fin violet . — — —
- — — beau violet . 11 — 13 —
- — — bon violet. . 11 — 12 —.
- — — moyen violet . 10 — 11 —
- — — petit violet. . 9 — 10 —
- — — ordinaire et
- cuivré . 8 50 9 œmer
- — Java ordin. et cuivré . — — — —-
- — Madras fin 6 — s 5C
- — — beau . . . 5 50 6 —
- — — bon .... ---- --- — enmm
- — — moyen . . . 5 —- 5 5C
- — — ordinaire. — — — —
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy. violet 6 — 7 -
- — — pet. ordin. 5 — 5 5C
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 —
- — — ora.et cuivré 4 — 5 —
- — Manille — — — —
- — Guatemala flor . . 8 — 10 —
- — — sobre . . 6 — 7 —
- — — cortès . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . . . 7 — 8 —
- — — sobre . . . 6 — 7
- — — ordin. cortès 4 — 5 —.
- — Caraque flor. . . . — — — —
- — — sobre . . . — — •— —
- — — cortès. . . — — — —-
- Gomme laque ordin. et orange
- D C . le k. 5 .50 —- —-
- — — blonde,irequal. 5 25 — —
- — — — 2e quai 5 90 — —
- — — cerise. . • 5 50 — etms.
- — — blonde ordin. . 4 95
- Garance d’Avignon. . 100 k
- Lac-Dye, marque DT. le k. —— — ted
- Orseille Mers du Sud. 10C k — — — • —
- — Madagascar . . ---• — —
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-
- 238
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE
- ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb............. 72 .. à 73 ..
- Acide acétique des arts 40% 34 .. 36 .. » chlorhydrique 7 50 8 50 » nitrique 36 35 .. 36 .. » sulfurique 66 • 9 9 50 » tartrique... 250 .. 255 .. » citrique 375 .. 3 85 .. Alun épuré 21 .. 22 . • » ordinaire 17 •. 18 .. Ammoniaque incolore, 22.' 44 . 46 . Bichlorure d’étain, 55-.... 113 .. 118 .. » » 60 136 .. 141 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. 18 . » Guadeloupe. 12 .. 13 Bois Jaune Centre Amériq. 17 . 18 . Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 . » brun 75 .. 90 . Chlorate de potasse 105 . . 110 . » de soude......... 105 . 110 . Chlorure de chaux 100 à 110. 16 . 18 . Chromate rouge de potasse 77 .. 79 . » » de soude.. 57 .. 59 .
- Crème de tartre............ 185 .. 190 .
- Cristaux de tartre........ 175 .. 180 .
- » de soude................ 6 50 7 .
- Curcuma Bengale en racines 33 .. 37 .
- » de Madras......................... ...
- » de Chine.................. M .. ... Essence de térébenthine.....112 .. 114 .
- Extrait de châtaignier 20-. 16 .. 17
- Galles de Chine et Japon.. 157 .. 160 .
- » vertes et noires .... 155 .. 180 .
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 ..
- » arabique........................ 65 .. 70 <. » adragante rousse .........275 .. 310 .. Jus de citron............... 20............... 21 ..
- Méthylène à 95'............ 90 .. 95 .•
- » régie 90'...................... 100 .. 105 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 .. 135 •
- » » de soude.. ..............................'
- Pyrolignite de fer......... 10 50 H 50
- Résine..................... 26 .. 27 .
- Rouille..................... 9 .. 10 . •
- Sel de soude 80'........... 17 50 18 50 • ammoniaque................11............50..........12 50
- Sel d’étain............... 248 .. 252 ..
- Soufre en canons........... 17 50 18 .• • sublimé..................* 18 50 19 50 Sumac Sicile en feuilles... 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine........... 9 .. 16 ..
- » de cuivre............. 65 .. 66 •
- » da fer........................... 6 .. 8 •<
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- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration
- du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer, toute apparence savante y est évitée, mais on voit que auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui ré-fussent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires Lanouvelle édition que.nous présente aujourd’hui M. gouillon a été tout particulièrement soignée : de nom-oreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous ferons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la Weinture et les apprêts.
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di , et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 48 Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoid. : (o) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) 1 Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-' tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoleine | et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matioss colorantes non classées.
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- Teinturier, Apprèteur et Dègraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
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- c
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- TABLEAU V
- mercure et de baryum
- A. lodure double de
- P.
- P-
- B. lodure
- • Tw
- Tw
- H <
- g
- 2
- 5
- 10
- 20
- 10
- 15
- 20
- 20
- 40
- 65
- 105
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaax du Journal
- 20, raie Turgot, 20 — PARIS
- P-5p.
- 20 Août 1906
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- 15 fr.
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- o(1) Traduit du Jour, of Soc. of Chem.ind. par Moniteur ^snevill^
- __ .
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L'IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (i) (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet et 5 août 1906.)
- -e wewe a :
- SOMMAIRE
- Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du coton (suite). — Notes sur le lavage des vêtements de dames en laine et mi-laine. Procédé pour le nettoyage des ombrelles. — Société industrielle de Rouen — Les nouveaux colorants. — La journée de dix heures. — La mercérisation (suite). — Les réparations urgentes. — Tarifs et transports. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Revue du marché. — Annonces.
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. . . . 0 .
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- 4 '
- MONITEUR DE LA TEINTURE
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- oore . 1 La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES : J Faits divers ..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et 'iuniste.
- confère aussi au coton une affinité plus considérable pour les matières colorantes. Dans le but de nous rendre compte de l'influence que peut exercer la concentration de ces différents réactifs sur le coton, nous avons trempé dans leurs solutions, faites à diverses densités, pendant le même nombre de minutes des écheveaux de coton blanchi. Après lavage, séchage et teinture dans un bain de benzo-purpurine 4 B (à 3 0/0 du poids des écheveaux), l’assortiment des nuances obtenues a permis de former les tableaux suivants :
- 6 volumes solution saturée + 6 volumes eau. . .
- 6 volumes solution saturée -|- 4 volumes eau. . .
- 8 volumes solution saturée + 2 volumes d’eau . . Solution saturée. . . .
- Non traité.
- 4 volumes solution saturée + 6 volumes d’eau.
- 6 volumes solution saturée +4 volumes d’eau.
- 8 volumes solution saturée + 2 volumes eau.
- de potassium
- * Tw
- On connaît une quantité de réactifs chimiques "i produisent sur le coton un effet superficielle-ment semblable à celui obtenu par la soude et qui
- Tw
- P- Non traité 40 égale
- p. 2 75 P-
- P- 5 105 P*
- P- ; 10 Solution saturée P-
- C. Acide chlorhydrique
- • Tw • Tw
- P- Non traité 25 2 p.
- P- 5 30 P-
- P- . 10 33 P-
- égale 15 — P-
- 20
- 25
- 30
- -
- p.241 - vue 248/394
-
-
-
- 242
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- D. Chlorïtre de ^inc
- Solution à 2% p. Non traité
- » 4 % P- Solution à 2 0 / | /0 .
- » 10 » égale » 4 »
- » 30 » 2p. » 10 »
- » 50 » 2p. » 30 »
- Tw » 70 » 5 p. » 50 E. Acide nitrique •Tw • Tw » 0 Tw
- 5 P- Non traité 65 2 p. 50
- 10 P- 5 83 10 p. 65
- 20 2 p. 10 — et plus jaune —
- 35 2 p. 20 100 5 p. 83
- 50 2 p. 35 — et plus jaune —
- L’étude des résultats obtenus plus haut nous amène à reconnaître que l’action, vis-à-vis du coton, de chacun des réactifs employés et en ce qui con- | cerne l’accroissement d’affinité qu’ils donnent à ) celui-ci pour les matières colorantes est grossièrement proportionnel à la concentration, comme nous l’avons vu plus haut pour la soude. Cependant aucun des réactifs dont nous venons de relater les effets au tableau n° V n’a montré de rétroactivité à partir d’un certain degré de concentration.
- Ceci établi, il nous a semblé désirable de nous • rendre compte si d’autres propriétés du coton sont ! modifiées par la soude de la même manière que son / affinité pour les matières colorantes. En un mot, si 1 nous pouvions trouver quelque propriété du coton i qui fut affectée dans le même sens, augmentant jusqu’à un certain degré de concentration de la soude pour diminuer ensuite, malgré un accroissement dans la densité de la lessive. Nous avons donc fait un grand nombre d’essais pour déterminer , d’une manière précise le raccourcissement qu’un traitement par la soude occasionne aux filés de coton. Mais pendant longtemps nos efforts furent vains, car le raccourcissement est si peu accentué avec des lessives faibles qu’il disparaît presque entièrement au lavage pendant lequel on est plus ou moins obligé d’exercer une traction sur le fil. Les résultats dès lors deviennent confus.
- Finalement nous avons réussi à prendre des longueurs données de fil, puis les ayant trempées pendant un certain temps dans de la soude caustique, les mesurer à nouveau en les bobinant, tandis que le fil était encore imprégné de lessive. Les deux
- étaient alors effectués à l’aide d’une petite machine composée de deux cylindres entre lesquels passait le fil. Le cylindre inférieur, de 15 centimètres de diamètre, était muni d’un compteur de tours et le cylindre supérieur, petit,mais pesant, n’avait d’autre but que de maintenir le fil uniformément tendu pendant son passage dans ce petit laminoir. Des écheveaux de 200 yards chacun ( 1 yard =0,9144m.) de fil blanchi, fortement câblé furent trempés dans des lessives de soude de différentes concentrations pendant une demi-heure, et ensuite rebobinés dans l’appareil que nous venons de décrire brièvement. Leur métrage donna les résultats qui sont consignés dans le tableau ne VI ci-dessous :
- TABLEAU VI
- Densité Longueur Densité Longueur
- de la soude de l’écheveau de la soude de l’écheveau
- ’ Tw après • Tw après
- traitement traitement
- - — ---------
- 0 198,0 22 171,3
- 1 196,4 24 163,1
- 2 195,7 26 160,3.
- 3 195,6 28 160,0
- 4 195,5 30 158,2
- 5 195,2 35 150,2
- 6 194,2 40 143,7
- 7 193,7 45 141,0
- 8 194,2 50 142,2
- 10 194,2 60 145,3
- 12 194,5 65 149,2
- 14 192,7 70 150,3
- 16 190,4 75 152,8
- 18 188,7 80 154,2
- 20 186,8
- L’inspection de ces résultats montre que de la soude de densité aussi faible que 10 Tw raccourcit le fil d’une manière déjà plus appréciable que l’eau pure elle-même le fait à froid. Au fur et à mesure que la concentration de la soude augmente cependant, le raccourcissement augmente également d’une manière assez uniforme jusqu’aux environs de 18 à 20° Tw ; puis, vers 200 Tw le raccourcissement augmente brusquement. Comme nous Ie ferons remarquer plus loin, c’est également vers ce degré de concentration de la soude que l’on peut, sous le microscope, reconnaître une première action de celle-ci sur la fibre du coton. Au-dessus de 20 Tw, le raccourcissement du fil augmente avec concentration, et cela d’une manière beaucoup
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- plus rapide. L’effet maximum est atteint aux environs de 45° Tw. Si la densité de la lessive augmente encore, le raccourcissement diminue d’une manière continue et nous avons pu constater ce phénomène jusqu’à la concentration de 80° Tw.
- (A suivre.)
- LE LAVAGE DES VÊTEMENTS de dames en laine et mi-laine
- Les vêtements de dames qui arrivent à la teinturerie présentent une grande variété de façons et de couleurs. Quelques-uns sont simples, d’autres sont couverts de garnitures ; il y en a qui forment une combinaison de couleurs et d’étoffes différentes et tous ces effets exigent des soins particuliers. Le teinturier est souvent embarrassé dans le choix du traitement à appliquer à cette grande variété de tissus. Doit-il les nettoyer à sec ou au mouillé? Une erreur même légère entraîne des difficultés avec la clientèle et nuit à la réputation de l’établissement. Avant de commencer le nettoyage, il faut enlever les garnitures si celles-ci sont de valeur. Ensuite, il faut faire des essais relatifs à la couleur et à la texture pour voir si celles-ci peuvent résister au nettoyage au mouillé. D’une façon générale la laine et la mi-laine supportent facilement ce procédé. Dans tous les cas, on peut faire un essai Sr une couture intérieure ; si la couleur et la texture résistent à l’eau et au savon, il y a des chances pour que le tissu se prête au lavage. Lorsqu’il s’agit de couleurs mélangées, imprimées ou tissées, une de ces couleurs n’y résistera pas. Pour parer à cet incon-vénient il faut nettoyer ces tissus d’abord chimique-nient et finir ensuite dans une solution froide d'écorce de Panama (un ou deux quartes pour un seau d’eau de pluie, I quarte = litre 1.136) à laquelle on ajoute un peu de vinaigre. Un traite-nient préparatoire chimique sera aussi nécessaire pour vêtements couverts de taches ou autres. Après le bain de benzine ces vêtements supportent très bien le lavage. ;
- De fortes lessives de savon sont souvent la cause |
- des mauvais résultats obtenus. Ces lessives ne doivent être ni trop fortes, ni trop chaudes car elles endommagent invariablement les lainages. Une lessive à peine tiède et très faible suffit tout à fait. La brosse dont on se sert ne doit jamais être raide et ce serait folie de frotter un tissu délicat et coûteux avec une brosse aux fibres dures.
- Les tissus ayant des raies blanches et noires en laine et mi-laine demandent avant le nettoyage au mouillé un bain d’eau pure et avec un peu de sel commun. Après le rinçage il faut les laisser quelque temps dans une solution de sel de cuisine et sécher rapidement à l’air. Après le séchage on les traite comme d’habitude.
- Le rinçage joue le rôle le plus important dans le nettoyage au mouillé. Il faut généralement quatre bains pour obtenir un rinçage convenable : Le premier, tiède avec une légère addition de soude, le deuxième et le troisième d’eau tiède pure, le quatrième d’eau froide. Il faut laisser les tissus dans ce dernier bain pendant quelque temps. Si les tissus blancs et clairs n’ont pas été suffisamment rincés et retiennent des traces de savon, ils seront marqués de rayures jaunâtres après le séchage.
- Pour aviver les couleurs qui ternissent toujours un peu sous l’influence du savon, il faut préparer un bain légèrement chauffé fait dans une cuve propre en bois et ajouter lentement assez d’acide sulfurique pur pour donner au bain un goût acide léger. Excepté le noir qui demande un bain de sel commun, toutes les couleurs doivent passer par ce bain légèrement sulfuré. On rince finalement et l’on fait passer par l’hydro-extracteur.
- PROCÉDÉ POUR LE NETTOYAGE des ombrelles
- Le nettoyage des ombrelles est d’un bon rapport surtout au printemps et en été. Mais le nettoyage sur la charpente exige de l’habileté et de l’expérience dans le maniement. La première chose à faire c’est d’examiner l’état de l'ombrelle, c'est-à-dire si les plis ne sont pas trop usés ou si toute la
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- couverture n’est pas brûlée par le soleil. S’il en est ainsi on ne doit les nettoyer qu’à la benzine et encore faut-il voir si leur état supportera la manipulation, si légère qu’elle soit;
- On peut nettoyer les ombrelles en soie ou en coton blanc sur la charpente en les trempant dans des lessives froides de savon et en frottant les plis avec une brosse douce. On rince dans l’eau légèrement chauffée et l’on verse ensuite dessus une faible solution d’acide sulfurique ou saccharique; après quoi on rince dans l’eau pure pour faire disparaître toute trace d’acide aussi bien sur le tisssu que sur la charpente.
- On agite alors l’ombrelle, on frotte avec la peau de chamois et des morceaux de papier introduits entre les branches métalliques et le tissu.
- On tourne l’ombrelle pendant deux minutes ; on la sèche déployée dans une atmosphère chaude. Les ombrelles de coton blanc doivent être traitées avec de l’eau de javel au lieu d’acide saccharique. On doit éviter de mouiller le manche autant que possible, afin d’empêcher le vernis de se détériorer.
- Les ombrelles de couleur sont traitées de la même façon, mais pour les noires il faut éviter l’emploi de l’acide, le sel commun y étant substitué pour empêcher la couleur de pâlir.
- Les ombrelles brodées sont soumises au même traitement. Si la couleur de la broderie s’efface, il faut plonger l’ombrelle dans une lessive chaude de savon, rincer soigneusement, sécher et couvrir les parties brodées de gypse qui absorbera le reste d'humidité et empêchera l’écoulement. On séchera ensuite l’ombrelle au soleil ou à la chaleur artificielle.
- Lorsqu’on nettoie les ombrelles au mouillé il est nécessaire de voir si les joints sont bordés de cuir ou de soie colorée ; dans ce dernier cas il faut agir avec grande rapidité. Les ombrelles claires sont nettoyées avec du savon, les noires avec du bois de Panama et du sel ammoniac. Pour celles qui sont doublées il faut les envelopper dans un tissu propre, mettre du papier sous les branches, frotter et sécher rapidement. Un apprêt léger de gélatine sera aussi nécessaire.
- Il ne faut pas laisser longtemps dans l’eau les ombrelles qui ont des manches en bois pour éviter le gonflement. Il faut aussi leur donner un mouvement rotatif très rapide pour activer le séchage.
- On nettoie les ombrelles noires avec de la benzine; on laisse évaporer, on brosse avec une solution d’écorce de panama et ensuite on sèche suivant les instructions précitées ; un traitement final avec du vinaigre dilué est très avantageux pour les couleurs mais un coup d’éponge et un apprêt avec une solution de gélatine sont suffisants. Les ombrelles traitées de cette façon ont l’aspect du neuf.
- Comme les ombrelles sont tend'ues’pour sécher, le repassage au fer est. superflu. Les endroits brodés de dentelles et les plis doivent être repassés au fer. Les taches de rouille s’enlèvent avec de l’acide saccharique chaud, ou par tout autre procédé.
- Pour ombrelles fines et peu sales on se sert de benzine ; après quoi on brosse avec de l’eau distillée et de l’alcool.
- (The Dyer* s bulletin).
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- SÉANCE DU 13 JUILLET 1906
- Sont présents : MM. E. Blondel, vice-président, Balanche, Calligé, Duhaut, Maubec, Caux, Lemyre, Gasly, Gascardpère, M. Dutoit. .
- Absents et excusés : MM. J. Reber, président, Ch. Reber, G. Masure.
- Lecture est donnée de trois plis cachetés de M. Horace Kœchlin déposée en 1896 et ouverts en dernière séance générale. Deux de ces plis indi quent des procédés pour rendre inverdissable le noir d’aniline ; le troisième a trait à l’obtention de nouvelles matières colorantes. Ces plis sont renvoyés à l’examen de MM. C. Kurz, M. Dutoit et Gasly.
- Le Comité est favorable à la proposition faite pa notre collègue, M. Caux, relativement à l’échange
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- du journal « Le teinturier pratique » avec le bulletin de la Société.
- L’ouvrage de M. Fr. Merklen intitulé : Etude sur la constitution des savons du commerce, est confié à l’examen de MM. Maubec et Balanche. ’
- M. E. Blondel donne lecture de la lettre de notre collègue, M. H. Schultz, fixant les conditions de l’attribution de sa donation. Le Comité rend à nouveau hommage à la généreuse et philanthropique pensée de notre collègue et à l’unanimité charge son secrétaire de lui adresser l’expression de sa sincère reconnaissance ; le Comité remercie également son vice-président, M. Blondel, pour le concours apporté par lui en cette occasion.
- Le Comité vote l'irapzession au bulletin de la lettre deM. Schultz ainsique des remerciements du Comité. Il serait en outre désireux que les conditions formulées dans cette lettre fussent imprimées chaque année à la suite du programme des prix sous la rubrique : « Donation Schultz».
- Comme suite à la communication de M. R. Blondel sur les propriétés du chlorure de titane, M.Caux fait remarquer que ce sel vient d’être utilisé comme réactif de matières colorantes, notamment par M. Capron dans son intéressante étude pour la recherche des matières colorantes sur coton teint, publiée dans la revue de M. Léon Lefebvre.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Vert foncé Immédiat G
- Le Vert foncé immédiat G, mis sur le marché par la Manufacture lyonnaise, se distingue par sa nuance vive et pleine et convient très bien pour la production de verts foncés nourris, soit seul, soit en combinaison avec les marques, plus vives, de Verts Immédiats GG extra et BB extra.
- Le Vert foncé Immédiat G unit parfaitement et peut par conséquent être employé en mélange avec toutes les autres Couleurs Immédiates pour la production des nombreuses nuances mode et olive.
- Le même le Vert foncé immédiat G convient Parfaitement pour la teinture du coton en bourre,
- en flottes et en pièces, ainsi que pour la teinture dans des appareils mécaniques.
- Mode de teinture
- Coton en flottes
- On teint dans un volume d’eau correspondant à 20—25 fois le poids du coton, dans des barques en bois ordinaires, munies de rouleaux presseurs.
- $0 kilos de coton
- Premier bain
- Vert foncé Immédiat G, brev. s.g.d.g. 2—8 kil.
- Sulfure de sodium crist. 2—8 » Carbonate de soude calc. 2,5 » Sel marin ou sulfate de soude calc. 10—20 »
- Bains suivants
- 1,5—5 kil.
- 1,5— 5 »
- 0,5—1 »
- 2 —4 »
- On teint pendant environ une heure sur des
- bâtons droits ou coudés, on exprime, on rince et on sèche.
- Coton en bourre
- On teint dans un volume d’eau correspondant à ’à peu près à 20 fois le poids du coton, avec les mêmes quantités sur premier bain et bains suivants, que pour le coton en flottes.
- Coton e On teint de préférence rouleaux presseurs.
- Carbonate de soude calc.
- Vert foncé Immédiat G, brev. s.g.d.g.
- Sulfure de sodium crist.
- Huile pour rouge turc Sel marin ou sulfate de soude calc.
- n pièces
- dans un jigger muni de
- Premier bain Bains suivants
- 3 gr. 0,5— 1 0/0
- 5—16 » 3 —10 » 5—16 » 3 —10 »
- 1— 2 cc. 0,5 »
- 5—15 gr. 2 — 5 » ar litre de bain
- On teint au bouillon pendant environ une heure, on exprime et on rince immédiatement après, dans de l’eau froide.
- Teinture dans des appareils mécaniques
- Premier bain Bains suivants
- Vert foncé immédiat G, brev. s.g.d.g. 5'—18 0/0 | Sulfure de sodium crist. 5—18 »
- du poids du coton
- 3—10 0/0 3—10 »
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- Carbonate de soude calc. 3gr. 1/2— 1 »
- Sulfate de soude crist. 5—15 » 2— 5 » par litre de bain
- On teint pendant 1/2—1 heure à une température voisine du bouillon, on élimine rapidement le | bain par pression ou par aspiration, et on rince. j
- . ?
- LA JOURNÉE DE DIX HEURES
- Projet de loi de M. Doumergue
- M. Doumergue, ministre du commerce, vient d’élaborer un projet de loi tendant à instituer un maximum légal de la durée journalière du travail pour les ouvriers adultes de l’industrie.
- Ce projet modifierait le décret-loi du 9 septembre 1848, fixant à douze heures la durée du travail pour les adultes et la loi du 30 mars 1900, dite loi Mille-rand-Colliard, instituant la journée de dix heures pour tout le personnel dans les seuls ateliers qui occupent des femmes et des enfants.
- Exposé des motifs
- L’exposé des motifs définit ainsi l’objet que se proposent les auteurs du projet de loi :
- « Dans sa déclaration du 12 juin dernier, le gouvernement indiquait au Parlement le sens général des projets qu’il se proposait de lui soumettre sur la condition des travailleurs. Il vous faisait part de la préoccupation qui l’inspirait de concilier, dans notre législature, les nécessités économiques et le principe de liberté individuelle avec la protection des faibles que tout le monde reconnaît nécessaire.
- « Le projet que nous avons l’honneur de vous présenter aujourd’hui se recommande de ces nécessités et de ces principes. Sans méconnaître aucunement les besoins de l’industrie dont l’activité est si intimement liée à la richesse publique, il a pour objet, comme le dit la déclaration ministérielle, ' « de donner satisfaction aux exigences d’une démocratie laborieuse dont les membres veulent avoir le loisir d’être des citoyens. »
- « Il réduit au maximum de dix heures, sous réserve de dérogations limitées en nombre, la journée normale de travail de tous les ouvriers adultes dans l’industrie ; il étend la règlementation du travail des enfants et des femmes aux petits métiers de l’alimentation, qu’un avis du Conseil d’Etat, en 1894, avait considérés comme étant en dehors de l’industrie proprement dite, et qui cependant sont parmi les plus pénibles et les plus fatigants ; il apporte une première et prudente limitation au
- travail des magasins et des bureaux en spécifiant la durée du grand repos ininterrompu accordé aux employés pour réparer leurs forces entre deux journées de travail ; enfin il tend par des dispositions accessoires à rendre plus facile et plus efficace l’application des lois du 2 novembre 1892 et du 30 mars 1900.
- « En ce qui concerne le régime des dérogations, l’exposé des motifs le précise ainsi :
- « En ce qui concerne les femmes et les enfants, le régime actuel des dérogations, tel qu’il résulte de la loi de 1902 et des règlements en vigueur, soulève de nombreuses critiques.
- « Des règlements d’administration publique désignent les industries pour lesquelles les saisons ou d’autres causes déterminent à certaines époques un accroissement notable des commandes auquel on ne saurait faire face avec le jeu des stocks. Pour ces industries, l’inspecteur divisionnaire du travail, accorde, par dérogation à la règle commune, les heures supplémentaires qui lui paraissent justifiées. La loi n’a pas limité le droit de l’inspecteur en matière de dérogations. Ce sont de simples circulaires ministérielles qui ont fixé le maximum de durée de ces dérogations dont, auparavant, on avait fait un usage abusif.
- « Il existe un très grand nombre d’industries dont la production journalière ne peut être invariablement réglée, en dépit des efforts des industriels. Ce ne sont pas seulement celles, très nombreuses, qui dépendent de la mode ou du retour des saisons, comme les industries du chauffage ondes vêtements, ou celles qui doivent traiter rapidement des matières premières d’origine végétale ou animale, | comme la fabrication des conserves de légumes ou de poissons. Ce sont aussi toutes celles, de plus en plus nombreuses, dont les périodes d’activité dépendent d’achats en grand sur le marché international, de commandes que les grands acheteurs se font livrer d’un pays ou d’un autre.
- « Aussi que s’est-il produit? C’est que l’irrég--larité croissante de la production a forcé de grossir la nomenclature des industries pouvant bénéficier des dérogations. C’est que, actuellement, dans a circonscription de Paris, on compte une proportior | de 710.000 personnes qui travaillent sous ce régin16 | contre 200.000 qui n’ont point droit aux dérogé j tions. Et ces 200.000 ne font cependant pas de | travaux plus pénibles ni tout à fait exempts d’irre | gularité.
- i « Les inspecteurs réclament depuis
- •la modification d’une législation qu’ils
- longtemps déclare^1
- illogique et qui provoque, delà part des interes?.
- 1 des critiques auxquelles il est difficile de répondr par de bons arguments. L’association pour la p^ tection légale des travailleurs s’est rangée à cet . manière de voir, après une discussion des P— intéressantes.
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- « Il faut donc adopter un autre point de vue. Puisque presque toutes les industries sont sujettes à des à-coups, mieux vaut ne point les distinguer d’après la seu e donnée de leur caractère saisonnier. Mieux vaut autoriser toutes les industries à user de dérogations, mais de dérogations légalement limitées en nombre et en durée et ne faire d’exception que pour les travailleurs les plus faibles.
- « On excepterait des dérogations le travail des mineurs de seize ans, aujourd’hui soumis à toutes les prolongations de durée de travail autorisées pour le reste du personnel, protégé par la loi de 1892. On réduirait de deux heures à une l’augmentation journalière éventuelle de la. durée de travail. Ce jeu d’une heure supplémentaire suffisait de 1892 à 1902, alors que la durée du travail était pratiquement de onze heures. Et ce sera la loi elle-même qui fixera à 60 le nombre maximum annuel des jours de dérogation ; seuls les travaux de plein air, s’ils ne sont ni insalubres ni fatigants, auquel cas ils sont déjà interdits aux adolescents et aux femmes, pourront bénéficier de 90 jours de dérogation, comme actuellement. Ce sera en définitive un nombre d’heures supplémentaires actuelles qui ne sera certainement pas supérieur à celui actuellement prévu par les circulaires ministérielles mais qui sera plus rationnellement réparti.
- On supprimera du même coup la décision de l’inspecteur divisionnaire du travail qui a donné lieu à de nombreuses difficultés. Ces fonctionnaires se trouvant dans l’impossibilité de faire des enquêtes sur les multiples demandes dont ils sont saisis, et craignant le reproche de partialité, sont obligés d’accueillir ces demandes, sauf circonstances exceptionnelles, dans tous les cas jusqu’à la limite qui leur a été fixée par la circulaire ministérielle.
- « La substitution d’un préavis de l’industriel faisant usage d’un droit défini et limité aux correspondances considérables dont faisaient l’objet les demandes d’autorisation, permettra d’ailleurs aux inspecteurs de consacrer plus de temps à leur mission essentielle de contrôle. On évitera également des réclamations continuelles portant sur le retard apporté par les inspecteurs à accorder des autorisations, parfois urgentes, mais dont les demandes ne parvenaient que trop tard lorsqu’ils étaient en tournées.
- « En résumé, le nouveau régime qui vous est proposé n’accroîtra point l'ensemble des heures supplémentaires actuellement en usage ; il est mieux adapté aux nécessités industrielles et plus conforme au principe directeur qui a inspiré toute la régle-mentation du travail et qui est de protéger le faible en raison et dans la mesure de sa faiblesse.
- « Enfin il laissera toute liberté à l’inspection du travail pour exercer d’une façon plus suivie sa mission de contrôle. »
- Le texte du projet.
- Voici maintenant les articles du projet de loi :
- Travail des ouvriers adultes.
- « Article premier. — Dans les manufactures, fabriques, usines, ateliers et chantiers, dans les mines, minières et carrières pour lesquelles la durée du travail n’est pas réglée par des lois spéciales, dans les entreprises de chargement et de déchargement, ainsi que dans les dépendances de tous ces établissements, de quelque nature qu’ils soient, publics ou privés, laïques ou religieux, même lorsqu’ils ont un caractère d’enseignement profes-} sionnel ou de bienfaisance, le travail effectif des i ouvriers adultes ne peut dépasser dix heures par jour.
- « La disposition qui précède ne sera applicable que quatre ans à dater de la promulgation de la présente loi aux ouvriers adultes occupés en dehors des locaux où travaillent des femmes ou des enfants. À partir de cette promulgation, la durée de leur travail effectif ne pourra dépasser onze heures, et elle sera réduite à dix heures et demie dans un délai de deux ans.
- « Art. 2. — Les chefs d’établissements, directeurs, gérants ou préposés afficheront, dans les limites autorisées par la loi pour la durée du travail, ainsi que les heures des repos. Un duplicata de cette affiche doit être envoyé à l’inspecteur.
- « Toute modification apportée à l’horaire doit être affichée, et un duplicata de l’affiche envoyé à l’inspecteur avant sa mise en service, à moins que la modification ne soit nécessitée par un accident grave survenu dans la journée. L’horaire n’est réputé modifié que si des ouvriers sont occupés en dehors des heures qu’il fixe pour le travail.
- « Les paragraphes ci-dessus ne s’appliquent pas aux travaux exécutés par postes ou équipes successives dans les usines à feu continu ou à marche nécessairement continue, ni aux travaux qui ne peuvent être interrompus à heures fixes. La nomenclature de ces établissements et travaux est donnée par un règlement d’administration publique qui prescrit les moyens de contrôle.
- « Art. 3. — Dans tout établissement visé à l’article premier, le travail effectif des ouvriers adultes peut être prolongé jusqu’à 12 heures par jour pendant 60 jours par an.
- « Cette faculté peut être portée à 90 jours par an pour les industries de plein air désignées par règlement d’administration publique. Le même règlement détermine les exceptions'qu’il y a lieu d’apporter aux dispositions de l’article premier, à raison de la nature de certains travaux préparatoires ou complémentaires, dans les cas d’accident, ou pour cause de force majeure.
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- « Il détermine également les formes dans lesquelles l’inspection du travail doit être préalable- ! ment avisée des dérogations utilisées en application du présent article, ainsi que les moyens de contrôle.
- «Art. 4. — Le décret-loi du 9 septembre 1848 modifié par l’article 2 de la loi du 30 mars 1900 est abrogé.
- Dispositions relatives aux établissements de commerce, aux entreprises de transport et au travail à domicile.
- « Art. 5. — Dans les magasins, boutiques, bureaux du commerce et de l’industrie et leurs dépendances, le travail journalier de toute personne employée doit être suivi d’un repos ininterrompu, dont la durée ne peut être inférieure à dix heures.
- « Une affiche apposée dans chaque établissement indique les heures de repos accordées en vertu de la disposition qui précède.
- « Art. 6. — Les cahiers des charges des entreprises de transport en commun, autres que les chemins de fer et la navigation maritime, devront obligatoirement fixer la durée du travail du personnel.
- « Les chefs d’entreprises sont tenus d’observer les stipulations relatives au travail inscrites dans leurs cahiers des charges. Ils doivent, en outre, adresser au ministre du commerce un extrait certifié conforme de ces stipulations.
- « Art. 7. — Les chefs d’établissements, directeurs, gérants ou préposés des manufactures, fabriques, usines et ateliers qui emploient aux travaux de leur industrie, en dehors de leur établissement ou de ses dépendances directes, des ouvriers ou ouvrières, sous-entrepreneurs ou sous-entrepreneuses, travaillant soit en atelier, soit à leur domicile, doivent tenir à jour un registre indiquant les noms et domiciles de toutes les personnes directement occupées par eux dans les conditions qui précèdent.
- « Ce registre doit être présenté à l’inspecteur du travail à toute réquisition.
- « Les sous-entrepreneurs sont soumis aux obligations déterminées par le paragraphe précédent, en ce qui concerne les personnes qu’ils emploient dans les conditions prévues par ledit paragraphe. »
- L’article 8 prévoit des pénalités.
- L’article 9 réglemente le travail des femmes et des enfants et impose pour eux les mêmes conditions de durée de travail que pour les ouvriers adultes. Il prescrit, en outre, que leur journée de travail doit être coupée par un ou plusieurs repos dont la durée ne peut être inférieure à une heure, et pendant lesquels le travail est interdit. Ces repos | doivent être fixés de façon que le personnel protégé | ne puisse être employé à un travail de plus de six ( heures consécutives sans une interruption dont la
- durée sera au moins d’une demi-heure. Cependant, si le travail effectif de la journée ne dépassait pas sept heures, il pourrait être fait sans interruption.
- Dans chaque établissement, sauf les usines à feu continu et les mines, minières et carrières, les repos doivent avoir lieu aux mêmes heures pour toutes les personnes protégées par la présente loi.
- Signification générale
- La signification générale de ce projet de loi est la suivante :
- Sous l’empire de la législation actuellement en vigueur, la durée maximum du travail quotidien est pour les ouvriers adultes fixée à douze heures (décret-loi de 1848).
- Cette durée est abaissée à dix heures pour les ouvriers adultes qui travaillent avec des femmes et des enfants dans les mêmes locaux (loi Millerand-Colliard interprétée par la Cour de cassation).
- Si le projet de loi de M. Doumergue est adopté par les Chambres, tous les ouvriers seront assimilés à la catégorie visée par la loi Millerand. Autrement dit, hommes, femmes et enfants ne pourront pas travailler plus de dix heures par jour, sauf les dérogations prévues et limitées par le projet.
- L’abondance des matières nous oblige à renvoyer au prochain numéro la suite de notre intéressant article
- Analyse des apprêts sur tissus.
- LA MERCERISATION Par P. Hoffmann
- (Suite.— Voir nos numéros des 5 et 20 juillet 1906.)
- g). L’addition d’ammoniure de cuivre (dissolution de vitriol bleu dans l’ammoniaque) à la lessive de soude, donne un meilleur résultat que la lessive seule. Quand on travaille avec cette dissolution, il vaut mieux ne pas employer la tension, et on fait bien d’opérer rapidement, afin que le bain ne dissolve pas une trop grande quantité de cellulose.
- En résumé, le mercerisage sans tension n’est donc pas lié à une substance déterminée. Afin que les mains de l’ouvrier ne souffrent pas trop du contact de la lessive, on fait bien de se servir d’une des machines à teindre déjà connues, qui guident automatiquement la marchandise (machines à teindre les écheveaux, les tissus, jiggers, etc,, etc.) I
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- .suffit d’une simple immersion du coton dans la lessive ; puis on laisse égoutter et on essore le fil dans un hydroextracteur centrifuge, tandis que les pièces sont exprimées entre deux rouleaux de fonte recouverts ou non de caoutchouc, puis on lave avec soin, de préférence d’abord dans l’eau chaude, on passe dans l'acide étendu (4 à 59 Bé ), et pour terminer, on lave encore plusieurs fois. Il faut veiller très attentivement à ce qu’après le traitement à la soude, il ne tombe pas de gouttes d’eau sur la marchandise, sinon il se produirait infailli-blement des taches.
- Il
- Mercérisation avec tension
- La mercérisation avec tension comprend trois Phénomènes : contraction, extension et détorsion de la fibre, qui se produisent simultanément sous l’action des alcalis combinés avec la tension. Si l’on trempe le coton dans une lessive de 25 à 30° Bé , chacune des cellules de la fibre se gonfle et devient transparente. Si l’on soumet la fibre à une tension, aussitôt qu’elle s’arrondit et que le canal et les Parois se confondent, sa torsion naturelle dispa-raît en même temps et sa surface devient lisse. Les observations microscopiques démontrent alors la Présence d’une seconde espèce de torsion qui pro* duit, surtout aux extrémités, des spirales également lisses, mais assez peu caractérisées. Suivant Hübner et Pope, l’éclat soyeux du coton, mercerisé avec tension, serait dû surtout à la formation de ces spi-rales, qui ne se montrent pas sur la fibre ordinaire ou sur celle qui a été mercerisée sans tension. Re-lativement au degré de concentration nécessaire à la production de cet effet, nous ferons les obser-vations suivantes :
- Si l’on emploie une lessive de soude d’une COncentration excessive, par exemple 45° Bé , la sibre subit un très fort raccourcissement. Pendant le lavage qui suit, il se produit une contraction encore plus forte, et le coton ainsi traité fournit des teintures inégales parce que la lessive pendant sa dilution par le lavage fait naître par ^places sur da fibre une plus grande affinité pour la matière colorante.
- me
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 249
- Si, d’autre part, on fait agir une lessive plus faible, mais encore assez concentrée, de 28 à 30° Bé par exemple, on obtient le maximum de raccourcissement, avec une affinité un peu moindre pour les matières colorantes. Au lavage subséquent, il ne se produit plus de contraction, et la mercérisation donne un résultat tout à fait régulier. La contraction et la détorsion de la fibre ont lieu dans le plus court espace de temps, 1/4 à 1/2 minute.
- Dans ces conditions la lessive réalise sur la marchandise ainsi traitée, un raccourcissement de 22 à 23 0/0, c’est-à-dire d’environ 1/4, et si l’on met obstacle à cette contraction (dans la pratique, par une tension de la marchandise) on obtient une transformation radicale du fil de coton, qui se traduit par un éclat soyeux très prononcé. Cette tension se donne de différentes manières, suivant la nature de la marchandise.
- Pour fixer les idées, nous allons passer en revue les procédés de mercerisage des différentes matières premières, dans l’ordre suivant :
- 1° Mercérisation des filés; 20 mercérisation des tissus.
- Mercérisation des filés. — La mercérisation avec tension se prête surtout au traitement des filés en éche veaux, car ce sont eux qui présentent les plus grandes facilités pour la tension. Ce procédé convient moins aux canettes et aux bobines cylindriques à fil croisé, qui cependant dans certaines conditions peuvent aussi être mercerisées de cette façon.
- La meilleure description du mercerisage en éche-veaux a été donnée par Franz Beltzer, qui divise les machines à merceriseren deux groupes, c’est-à-dire en statiques et dynamiques.
- Cette division semble rationnelle, si l’on comprend sous le nom de machines statiques tous les appareils simples, dans lesquels le coton se trouve dès l’origine à l’état de tension ; et de machines dynamiques, l’ensemble de celles dans lesquelles l’effet de mercérisation est obtenu par une tension donnée après le passage dans le bain alcalin.
- (A suivre.) P. R.
- H
- ________h. - .
- 1
- if
- —
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-
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-
- 250 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les Réparations Urgentes
- ET LE DÉCRET DU 15 JUILLET 1893
- décrets précités. Il optera le plus souvent pour la dérogation du décret de 1902 qui permet la plus longue durée de travail ; dans ce cas, la règle ci-dessus énoncée pour l’application de ce décret devra être strictement appliquée. »
- À la date du 25 mai dernier, le Ministre du Commerce a adressé aux préfets la circulaire suivante:
- « Le décret du 15 juillet 1893 prévoit, dans ses articles 3 et 5, la concession de dérogations à l’in-terdiction du travail de nuit et à la limitation de la durée du travail pour « réparations urgentes de navires et de machines motrices ». D’autre part, le décret du 28 mars 1902, dans le paragraphe 6 du tableau annexé à son article Ier, prévoit une dérogation à la limitation de la durée du travail des hommes adultes pour « réparer des accidents survenus au matériel, aux installations ou aux bâtiments de l’établissement ».
- « Il m’a paru nécessaire de préciser la portée de ces deux dispositions lorsqu’il s’agit de réparations urgentes qu’une usine n’exécute pas avec son personnel, mais qu’elle confie à un établissement spécialiste.
- « Dans ce cas, la dérogation peut-elle être attribuée indifféremment soit à l’usine intéressée, soit à l’établissement spécialiste?
- « Il convient de faire ici une distinction basée sur l’objet des réparations à effectuer. S’il s’agit de réparations urgentes de navires et de machines motrices, le décret du 15 juillet 1893, qui les vise explicitement ne distingue pas entre l’usine intéressée et l’établissement spécialiste qui peuvent dès lors être appelés l’un et l'autre au bénéfice de la dérogation.
- « Mais, en ce qui concerne les autres réparations urgentes, elles ne sont mentionnées qu’au décret du 28 mars 1902, qui définit nettement les caractères de l’urgence donnant droit à une dérogation ; ce décret n’admet explicitement cette dérogation que pour le personnel de l’usine intéressée (et pour ses ouvriers adultes seulement). Il exclut par suite de cette tolérance exceptionnelle les ateliers dont les travaux de réparations constituent la besogne normale. J’estime qu’il serait nettement contraire à l’esprit dudé-cretde 1902 d’admettre, au bénéfice de la disposition dont il s’agit, les travaux de réparations exécutés, dans d’autres établissements, par les ouvriers des industriels spécialistes qui échapperaient ainsi d’une façon continue à la limitation de la durée du travail.
- Il convient d’observer que, lorsqu’il s’agit de réparations de machines motrices dans une usine à personnel mixte, l’industriel peut avoir le choix entre les dérogations prévues par l’un et l’autre des
- TARIFS ET_TRANSPORTS
- Le tarif spécial P.V. n- 120 (tissus et textiles) comporte au chapitre 18 pour les toiles blanchies cré-mées ou écrues, par expédition de 50 kgr. au minimum un prix ferme de 82 fr. par tonne applicable aux relations Gérardmer, ancy avec Agen, Albi, Bordeaux et Toulouse.
- Les compagnies Est-Orléans et P.-L.-M. proposent d’ajouter la relation Epinal aux gares d’Orléans ci-dessus par Is-sur-Tille.
- Cette proposition donne satisfaction à une demande de la Chambre de Commerce d'Epinal, qui avait fait remarquer ajuste titre que cette dernière ville ne pouvait pas profiter du prix ferme existant en faveur de Géradmer, n’étant pas sur l’itinéraire le plus court de Géradmer aux points de destination.
- Les 3 Compagnies profitent de la circonstance pour inscrire les tissus de coton unis, blanchis, erèmés ou écrus, à côté des toiles, les tissus de coton unis étant confondus par le commerce avec les toiles de coton.
- JURISPRUDENCE
- CONSEIL DE PRÉFECTURE
- Seine. — Etablissements insalubres (Ire classe.)— Benzine (Demande d’autorisation d’annexer UN ATELIER DE DÉGRAISSAGE PAR LA) A UNE TEINTURERIE EN EXPLOITATION. — ENQUÉTE. — ABSENCE d’opposition.—Avis défavorable d’un conseil MUNICIPAL N’EN POUVANT TENIR LIEU. — NoN-LIEU A AVIS (l).
- Lorsqu’il n’a été formulé à l’enquête aucun6 opposition, l’avis défavorable, d’ailleurs non motive, d’un conseil municipal ne peut tenir lieu des moyens d’opposition que les particuliers ou les maires sont admis à présenter par application de l’art. 3 du décret du 15 octobre 1810, ni par suite, rendre nécessaire l’avis du conseil de préfecture exigé par l’art. 4 du même décret,
- (23 février 1906. Josselin. MM. Brousse, présidé
- de section ; Laty, conseiller-rapporteur
- Vu la demande par laquelle le sieur Josselin solli cite l’autorisation d’annexer à l’usine de teinturere
- (1) V. Porée et Livache, Traité théorique et pratl(l" des manufactures et ateliers dangereux, insalubres incommodes, p. 10G, nos 4 et 5.
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-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 29 S
- qu’il exploite à Gennevilliers, avenue de Paris, no 101, un atelier de dégraissage par la benzine ;
- Vu les plans annexés à ladite demande ;
- Vu le procès-verbal d’enquête de commodo et incommode dressé parM. le maire de Genevilliers ; — ensemble l’avis de ce fonctionnaire ;
- Vu les procès-verbaux, constatant l’apposition des affiches annonçant ladite demande ;
- Vu l’avis de M. le commissaire de police d’Asnières en date du 8 janvier 1906;
- Vu le rapport de M. l’architecte de la Préfecture en date du 23 décembre 1905 ;
- Vu l’avis de la commission d’hygiène publique en date du 9 janvier 1906 ;
- Vu l’avis deM. l’inspecteur principal des établissements classés en date du 24 janvier 1906 ;
- Vu l’avis du conseil d’hygiène publique et de salubrité en date du 16 février 1906.
- Vu le décret du 15 octobre 1810 et l’ordonnance du 14 janvier 1815 ;
- Vu le décret du 25 mars 1852 sur la décentralisation administrative ;
- Vu les décrets des 3 mai 1886, 5 mai 1888, 15 mars 1890, 26 janvier 1892, 13 avril 1894, 6 juillet 1896, 24 juin 1897, 17 août 1897, 29 juillet 1898, 19 juillet et 18 septembre 1899, 22 décembre 1900 et 25 décembre 1901 ;
- Considérant qu’il n’a été formulé à l’enquête aucune opposition ; que, seul, le conseil municipal de Colombes a émis un avis défavorable à l’autorisation sollicitée ; mais que cet avis émané d’un conseil municipal, et d’ailleurs non motivé, ne saurait tenir lieu des moyens d’opposition que les particuliers ou les maires sont admis à présenter par application de l’art. 3 du décret du 15 octobre 1810, ni, par suite, rendre nécessaire l’avis du conseil de préfecture exigé par l’art. 4 du même décret;
- Estime . qu’il n’y a pas lieu, pour le Conseil, de donner son avis sur la demande qui lui est soumise.
- RENSE1GN EMENTS COMMERCIAUX s
- Formation de société
- Marseille. —Société centrale d’extraits tannants et tinctoriaux (Ancienne maison Marty, Pradon et Meissonnier), 19a, avenue de la Grande-Armée. —Durée 15 ans. —Cap. 250.000 fr.
- Dissolution de société
- Tourcoing. — Société de Dégraissage du Nord, à Tour-coing-le-Franc. L. MM. Lepers et Dalla.
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- Paris. — M. Haifliger, teinturerie, 10, avenue Victor- }
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- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie par Mme Arot, 64, rue Montmartre. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris.— Teinturerie par Mme Riperbray àMme Bune-lier, 93, rue Ordener. — Entrée en jouissance le 10 août.
- Paris. — Teinturerie par Mlle Gié, 4, rue de Moscou. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par Mme Vve Piret, 72, avenue Victor-Hugo. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par Mlle Hurbin, 4, rue Nollet. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par M. Buisson, 91, rue du Mont-Cenis. —Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par Mllo Granier, 4, rue Pierre Charron. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris.—Teinturerie par M. Maillard, 17, avenue de Villiers. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par M.Rabreau, 6, rue de la Réunion.— Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par Mlle Schrœder, 7, rue Bo-billot. — Entrée en jouissance de suite.
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- G’l 10 (.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Potasse caustique 70/75 plaques ..
- 3
- 2
- Les 100 k.
- Rouille
- 32
- Quebracho.. 1000 k.
- Pernamb
- 50 k
- Soude
- 50
- Sulfate
- Le kil.
- Cochenille
- Les 100 kil.
- 1er blanc.
- 20
- Bleu
- Outremer poudre p. la peinture.
- Bengale
- Mad . Pond..
- Java,
- de
- Prusse
- Alcool dénaturé type Régie 90*
- 15
- On
- 10
- Essence de térébenthine....
- On
- 50
- PLACE DU HAVRE
- Beng
- 40
- 75
- soude
- »
- à
- «
- 50
- 50
- »
- N.M
- Le litre
- 2
- 50
- Extrait
- 75
- 50
- 50
- *
- à
- 50
- 35 1/2
- N. M
- »
- 75
- 50
- 185 310 3*40
- 45 47
- 32
- 6
- 32
- 31
- 37
- 0 0
- 0
- 2
- 50
- 50
- 25
- 85
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 65
- 65
- 80
- 25
- 50
- 75
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- 6
- 6
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 80
- 80
- 25
- 25
- 100 k.
- 50 k.
- 15
- M
- 2
- 2
- 75
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- 95
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- 47
- 60
- 60
- 4
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- 4
- 5
- 75
- 25
- 25
- 50
- 1
- 1
- 7
- 6
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- 3
- 1
- 8
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- 5
- 5
- 5
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- 37
- 35
- 20
- 0
- 3
- 1
- 1
- 1
- 50
- 50
- 4
- 4
- 16
- 25
- 25
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- Antilles. Cayenne
- 53-..............
- 60' environ.......
- 66- » .....
- 66* chimiq. pur .
- au soufre.........
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- 75
- 50
- 25
- 25 M
- 50
- 25
- 75
- 75
- Sel de 1»
- 25
- 75
- 25
- 25
- 50
- 1/2
- 60
- 50
- 50
- 50
- 50
- 25
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. fin violet et pourpre.....
- 28
- 38
- 35
- 50
- kil.
- 2 ..
- 1 80
- 75
- 75
- 85
- 70
- 36
- 48
- 54
- Curcuma
- 50 kilos.
- On cote ;
- Ténériffe zacatille Ténérife grise...
- » pour azurage,
- » p.pap. peints supérieur.......... extra.............. n- 1 ..............
- Rocou
- 1/2 kil. 0 37
- d’orseille liquide n1 1 .
- » » extra.
- » supérieur....
- »
- 50 i
- 3
- 3
- 40: Baume.
- 35- »
- 25’ »
- 20- »
- Dividivi cote les 50 kil....
- Indigos cote actuellement :
- . 37 »
- Les 100 k.
- 25
- 40
- 50
- 25
- 50
- N.M. N-M,
- BOIS DE TEINTURE
- On cote ;
- Campéche du Brésil, coupe d Espagne,
- 5
- 5
- 5
- 5
- Quercitron On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé... a gros effilé..........
- 53
- 50
- 25 »
- 5
- 5
- 20
- Les 100 k.
- .. 115 »
- .. 155 »
- .. 185 »
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur » extra pains et poudre. » » n- 1 . . ................
- » » flor pâle et foncé.......
- » de Chine en grains ............
- .. M
- 45 ..
- 40 ..
- 25 ..
- Cachou
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud.............M
- Madagascar. .......... .. .M
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Acide acétique industriel 40 %
- azotique (voir acide nitrique' muriatique 22’ chimiq. pur.
- nitrique
- 20/22 par 15 tourie
- 36’ blanc..........
- » jaune...........
- 40’ blanc..........
- » jaune..........
- 36* chimiquem. pur
- 40' » »
- oxalique...........
- picrique cristallisé
- sulfurique
- tartrique
- Alcali volatil du gaz 22" . .. » » 28/29.
- Alun épuré........ ordinaire, de chrome
- Benzine cristallisable........ lourde, industrielle type Régie....................
- Bichromate de potasse
- 90
- 270
- 5
- 6
- 8
- 33
- 15
- 250
- 38
- 61
- L’hecto ,. 47 »
- Les 100 k.
- . . 19 »
- .. 15 »
- 34 »
- L’hecto . . 45 »
- Bi-oxyde de baryum 85/86’........... Borax raffiné en cristaux........... Carbonate de soude cristallisé....
- 3rème de tai Ve entière.........
- » » en poudre .........
- » » soluble, paillettes.
- Cyanure rouge de potassium pur.. Dextrine blonde citron............. » blanche..........................
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes .. extra .......................... pharmaceutique... chimiquement pure.
- de Javelle
- :lycérine blanche industrielle 28".
- Lessive caustique de potasse 36’..
- » » » 40•..
- » » de soude 36’.
- Noix de Galles de Chine...........
- Orseille double.................
- » triple .........................
- Oxymuriate d’étain 32 %.........
- Panama (Quillay).................
- Permanganate de potasse........
- Potasse d’Amérique...............
- imitation d’Amérique 66/71 52/55 45..
- 10
- 9
- 7
- 105
- 33
- 43
- 12
- 195
- 65
- 80
- 210
- 44
- 145
- 72
- 39
- 33
- 30
- Perlasse ire qualité ... . » ordinaire.............. rose factice. ...........
- : 42/45 en tourie ..........
- supérieure................ soude 90/92 .......
- » Solvay 6570 . .. .
- » » 75/80 ......
- » » 80/85 .......
- caustique 60/62...........
- » 70/72...........
- » 60/62 plaquettes
- » 70/72 »
- s de cuivre’98/99 »
- de fer moyens cristaux .
- -- Ire qualité ...
- — 2e qualité ...
- -- 3e qualité... .
- — Sisal, Yucatan.. — Honduras...... — Tabasco............ — Haïti Cap.......... - Fort-Liberté.... — Aquim..............
- — St-Marc........... — Gonaïves ..........
- — P.-de-Paix..............
- — Miragoane........ — Saint-Domingo... — Martin, et Guadel. — Jamaïque, .............. Jaune Cuba et St-Yago ..
- 9
- 7
- 8
- 8
- 7
- 4
- 4
- 4
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- .................
- Tuspan............
- Vera-Cruz......
- Campéche..........
- Carmen...........
- Tampico...........
- Porto-Plata.....
- Haïti.............
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab ..
- Rio-Hacha......
- Carth. et Savan...
- Maracaibo........
- Fustet.... 109 k.
- Tatajuba(Pern.)50 k.
- Bahia. . ...... ............... ,, Amapala. 50 kil.
- 60
- 115
- 38
- 25
- 12
- 15
- 12
- 22
- 23
- 24
- 28
- 30
- 32
- 35
- 58
- 6
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 114
- 13
- 11
- 8
- 9
- 8
- 7
- 4
- 4
- 5
- 5
- 5
- 6
- 5
- 5
- Rouge Brésil Bahia Calliatour.. .100 k.
- Brun luisant, en sac 5 0 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb...........
- » pressé ...
- . beau viol. et dito... bon violet........... bon moyen violet.. . moyen violet......... beau violet rouge.... bon violet rouge..... bon moy. v. rouge... fin rouge. .-........ beau dito..;......... bon dito............. bon à fin cuiv....... cuiv. ord. et bas....
- Java.........
- Kurpah.. oJ... Madras ...... Manille.......
- Caraque ..... Guatemala flor
- • bon à fin sobre..
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M, • bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
- 16
- 8
- 8
- 4
- 7
- 8
- 96
- 13
- 5
- 5 4
- 4
- 3
- 3
- 4
- 3
- 3 4
- 3
- 3
- 3
- 3
- 75
- 25
- 75
- 25
- 75
- 25
- 25
- 75
- 25
- 17 ..
- 9 50
- 10 ..
- 5 ..
- 8 ..
- 10 ..
- 110 ..
- 18 .
- 6
- 5
- 5
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 3
- p.252 - vue 259/394
-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- 0 Ct ce
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- »
- (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie. .. Cachou noir, Ire marque..
- » marques ord.
- Cochenille argentée.. 100 k
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à .15 .12
- 12
- 85
- i Sumac en feuilles.............
- » poudre............ ..
- « Styrax liquide.. ............ Tamarin Madras..................
- Verdet, eu pains, extra sec,
- 25.........
- 26 .. ..
- 170.........
- M .. 28
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires ...............
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 32
- 25
- 50
- »
- » lurcuma
- grise ..... ..... zacatille naturelle noire Palmas le k.
- Bengale...........
- Chinois..........
- Madras............
- Gal.es de Chine...............
- Prussiate jaune de potasse.
- 500
- 515
- 490
- 35
- 40
- 65
- 135
- 170
- INDIGOS, — Au 1/2 kilo Madras bon t beau tendre.
- 9
- moyen et bon moyen coloré............... moyen ord. et ord.
- & c
- 2.60
- Kurpah
- Kurpah
- Bengale
- Java
- terne et serré...... lon et beau violet
- ' et violet rouge.. moyen et bon moy.
- assez coloré..-, moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. . beau et fin violet bon moyen à bon
- violet et violet
- rouge .............
- moyen violet-rouge et rouge...........
- 2.30
- =
- 5
- M
- 5
- Le
- bon moyen.........
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- M
- M
- 525
- 525
- 525 .40
- 3.20
- 2.90
- 2.60
- M.
- M
- M
- tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique......... .
- Alun .......................
- » (acq.)................... Couperose emballée......... Essence de térébenthine (d. fûts) .....................
- Id (s. fûts)................ Fécule de pommes de terre, 1er bl...................... Id. 2e bl. (entrepôt)....... Galles vertes et noires.....
- » noires Alep...............
- » blancnes..................
- Gomme arabique, en sorte .
- 450 .
- 16 .
- 17 .
- 5 .
- 115 ..
- 112 .
- 35 .
- 35 .
- 200 .
- 150 .
- 60 .
- 1 a o •
- 17
- 19
- 6
- 170
- a a
- Ghé.sirée, en sorte.............
- Sénégal,s. bas du fleuve 65 .
- s
- » Galam...............
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde.......
- » blanche.............
- Laque en f. qté orange.
- » mi-orange
- » cerise AC
- Sandaraque lavée...... Damar (Batavia).......
- » Singapore............
- 70
- ” » Penang ....
- Gomme adragante Syrie,
- » »
- ................. Garance, racine . .
- » pondre.. Rocou Guadeloupe “ Cayenne. Safran d’Espagne,
- Anatolie
- 600 .
- 550 .
- 525 .
- 150 .
- 200 .
- 110 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 140
- 750
- 600
- Valence
- pur......................
- Sulfate de cuivre(entrepôt) m (acq.). .
- 70
- 100
- £0 .
- 64 .
- 68 .
- sous toile .......... . .
- en pains, extra sec, sous pap................. bon marchand en pains
- » en boules .
- raffiné en poudre sec ..
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- a
- minimum mis en barres. Franco gare
- 34
- 3C kil ou
- quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou- 60 jour net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- muriatique ... nitrique.....
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné............. Blanc de zinc de la Méditer, poudre ................... broyé.....................
- Crème de tartre........... Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude..........
- » de potasse ............. Sel de soude,80/85, cons. et entr. enbq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos........ Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ........ Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos..............
- 10 .. à
- 34 ..
- 41 .
- 10 50
- 8 ..
- 260 ..
- 36 ..
- 44 ..
- 180
- 8
- 20
- 6
- 46
- 18
- 17
- 12
- Blanc
- Jaune
- 75
- 75
- 25
- 75
- 30 ..
- E 64 A 68
- 5 50
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive..
- extra pur augmente résineux
- »
- (72 0/0 d’huiles) (60 0/0 » ).
- (72 0/0 » ).
- (72 0/0 » ).
- 55
- 55
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien .........................
- Jaune » ......................
- 46
- 43
- 42
- 37
- 37
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles) » (60 0/0 d’huiles).......
- Rosé.. .................
- Noir.........................
- Blanc spécial suiffé.........
- Bleu
- »
- A.
- O C‘
- 40
- 58
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif., mixte » talqué Ire qualité » 2e »
- Marbré b’eu ou rose Dijon....
- » » Nantais..
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune.................. , » (à la battease)..
- Marbré bleu ou rosé......... Résineux......... Vert exportation............ Brun............. i Foir........... ...........
- 46
- 40
- 37
- 35
- 40
- 40
- 28
- 24
- 28
- 26
- 28
- 32
- 66
- 56
- 46
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- 39
- 47
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- 46
- 42
- 59
- 48
- ' 42
- 39
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- 42
- 42
- 36
- 30
- 30
- 32
- 30
- 34
- 36
- Brésillet........... .
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique, Guade
- loupe . .
- Calliatour................
- Pernambouc................
- Jaune Cuba ...
- — Guayra-— Tuspan
- Lima. . .
- Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco
- 28
- 28
- 18
- 10
- $
- 14
- -à 29 — - 28 25 - 19 -- 14 —
- 5 3C
- 15
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier Curcuma de la côte. . 100.k.
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . . .
- — fin violet .
- — — beau violet .
- — — bon violet.
- — — moyen violet .
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin.............. — — beau ............. .
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — orn.et cuivré
- — Manille — Guatemala flor . . — — sobre .
- — — cortès . .
- — Mexique flor. . . .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- Caraque flor. . . . — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange
- D C . le k. — — blonde,irequal.
- — — — 2e quai
- — — cerise. . . .
- — — blonde ordin. .
- Garance d’Avignon. . 100 k Lac-Dye, marque DT. le k. Orseille Mers du Sud. 100 k — Madagascar . .
- 11
- 13
- 11
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- 50
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- 5C
- 5C
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- I I I I ' 1 ©rcoot-i
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Acétate de plomb............ 72 .. à 73 . .
- Acide acétique des arts 40% 34 • • 36 .. » chlorhydrique 7 50 8 50 » nitrique 36 35 .. 36 .. » sulfurique 66* 9 9 50 » tartrique 250 .. 255 .. » citrique 375 . . 385 .. Alun épuré 21 .. 22 . • » ordinaire 17 ., 18 .. Ammoniaque incolore, 22.• 44 . 46 Bichlorure d’étain, 55'.... 113 .. 118 .. » » 60 136 .. 141 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. 18 . » Guadeloupe. 12 .. 13 . Bois Jaune Centre Amériq. 17 , ”18 . Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 . » brun -. 75 .. 90 .
- Chlorate de potasse...... 105 .. 110 . » de soude............... 105 . 110 .
- Chlorure de chaux 100 à 110. 16 . 18 .
- Chromate rouge de potasse 77 ., 79 .
- » » de soude.. 57 .. 59 .
- Crème de tartre........ 185 .. 190 . Cristaux de tartre ....... 175 .. 180 .
- » dé soude............... 6 50 7 .
- CurcumaBengale enracines 33 .. 37 .
- » de Madras........................ ...
- » de Chine................... M .. .. .
- Essence de térébenthine .. 112 .. 114 .
- Extrait de châtaignier 20• . 16 .. 17
- Galles de Chine et Japon. . 157 .. 160 .
- » vertes et noires .... 155 .. 180 .
- Gomme Sénégal, en sortes 72 75 .•
- » arabique................... 65 .. 70 .. » adragante rousse .........275 .. 310 ..
- Jus de citron............... 20 .. 21 ..
- Méthylène à 95'............. 90 .. 95 ..
- » régie 90’.............. 100 .. 105 .
- Prussiate jaune de potasse 130 .. 135 •
- » » de soude.........................................'
- Pyrolignite de fer.......... 10 50 11 50
- Résine...................... 26 .. 27 .
- Rouille...................... 9 .. 10 .
- Sel de soude 80-............ 17 50 18 50 » ammoniaque.................11.............50...........12 50
- Sel d’étain................ 248 .. 252 ..
- Soufre en canons........... 17 50 18 • » sublimé.................. 18 50 19 50 Sumac Sicile en feuilles.. . 22 .. 23 •
- Sulfate d’alumine............ 9 .. 16 ..
- » de cuivre............. 65 .. 66 ..
- » de fer................................................ 6.. 8 • •
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration
- du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe). 1 Nous transmettons cette lettre à la I personne qui a fait paraître l’annonce ; sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, ' mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
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- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes pu-bliés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- Les abonnements au Moniteur de la Tein
- ture peuvent être pris, sans FRAIS, dans tous les bureaux de poste de France, Cors^^^rde et Tunisie. / y eA
- SOMMAIRE .
- Etude sur les modifications qui se produisent dand'lasstout la fibre du coton (suite).-— Les nouveaux colorants. TAnalyse des apprêts sur tissus (suite). — Substances employées pour l’apprêt final des tissus. — La mercérisation (suite).—Production de l’indigo dans l’Inde. — Le repos hebdomadaire. — Jurisprudence. — Adjudications administratives.— Renseignements commerciaux. — Revue du marché. — Annonces.
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L'IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (1) (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 5 et 20 août 1906.)
- Nous pouvons déduire des résultats déjà obtenus d'importants renseignements sur l’action de la Soude de concentration différente lorsqu’elle est employée industriellement sur le coton. Le tableau 1)0 VI nous montre que le maximum de raccourcis-Sement est obtenu lorsque le fil est traité par de la
- 2(1) Traduit du Jour, of Soc. of Chem. Ind. par Moniteur ^^sneoille.
- soude à 45° Tw environ ; et, cependant, nous avons observé au cours de notre travail que si le même fil est exposé à l’action de la soude concentrée à 800 Tw (qui ne lui occasionne qu’un raccourcissement médiocre) on peut observer néanmoins qu’au -lavage ce raccourcissement continue et cela d’une manière remarquable. Nous expliquons tout naturellement ce phénomène par ce que le fil étant imprégné d’une lessive à 80° Tw, qui est déjà très épaisse, se trouve, une fois soumis au lavage, baigné par une solution de soude beaucoup plus diluée.
- Nous avons vu qu’on peut en attendre, en effet, une action raccourcissante plus considérable. Il s’en suit que le raccourcissement initial qu’occasionne la soude à 80° Tw tout en étant bien celui que nous avons indiqué dans le tableau n° VI, peut devenir plus important pendant les premiers instants du lavage et tant que le fil de coton se trouve humecté par une lessive ayant une action plus intense vis-à-vis de ses fibres comme c’est le cas, par exemple, pour la soude à 50° Tw. Mais si on imprègne le fil avec de la soude à 500 Tw seulement et que ce fil soit ensuite soumis au lavage, on n'ob-servcra aucun nouveau raccourcissement pendant cette opération et cela, tout simplement, comme nous l’avons.déjà vu, parce que des lessives de soude de densités plus faibles sont moins énergiques que celle de densité équivalente à 50° Tw.
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- 20. en QO
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Si nous considérons, par conséquent, ce qui va se passer sur la machine à merceriser pendant l’imprégnation du fil par de la soude à 50° Tw ou sur la rame s’il s’agit de tissus, nous pourrons prévoir que le maximum de raccourcissement des fibres s’étant produit nous n’aurons pas à constater au lavage d’efforts subséquents ni de la part des leviers de la machine à merceriser, ni de la part des pinces de la rame.
- Au contraire, lorsque les filés ou les tissus ont été traités par de la soude à 75 ou 80° Tw, nous pourrons reconnaître moins de raccourcissement des fibres dès le début du traitement par la soude, mais, au lavage, une nouvelle et importante striction. Il s'en suivra, pendant les premières minutes que les filés ou bien les tissus seront soumis au lavage, une certaine tendance de ceux-ci soit à casser, soit à se déchirer, ce qui aurait pu être évité en employant des lessives moins fortes.
- Si nous avons égard maintenant à la manière dont les fibres du coton se comporteront dans la suite à la teinture, nous pourrons prévoir que celle-ci ne pourra être uniforme quand elle aura été précédée d’une mercérisation faite avec de la soude de densités aussi élevées que celles qui correspondent à 75 ou 80° Tw.
- Le lavage produit fatalement, au sein des fibres du coton, des lessives de densités moins élevées, plus actives qui agiront d’une manière locale et produiront, par conséquent, des taches plus foncées. Nous faisons des recherches en ce moment pour élucider le rôle qu’a le lavage proprement dit sur les filés traités à la soude. Cette opération exerce, en effet, une action directe sur le raccourcissement des fibres et indépendante de celle qui peut résulter de la dilution de la lessive.
- Il semblerait, autant que l’on peut en juger d’après ce que nous venons d’exposer, que l’accroissement d’affinité pour la matière colorante du coton traité par la soude soit grossièrement proportionnelle, en somme, au raccourcissement qui s’est produit. Mais nous ne le pensons pas ; nous poursuivons des essais dans lesquels des filés de coton après immersion dans de la soude caustique forte
- sont privés ensuite complètement de toute la soude qu’ils contiennent par des lavages répétés à l’alcool. Dans ces conditions nous évitons le rôle que jouent les solutions aqueuses faibles de soude.
- Ces essais nous permettront d’étudier plus à fond la question ; mais, dès à présent, la proportionnalité entre le raccourcissement et l’intensité de la tein-8 ture serait prouvé si, prenant deux mêmes longueurs de fil, dont l’on mercerisait l’une et non l’autre elles extraiaient du bain de teinture des poids égaux de matière colorante. Il s’en suivrait dès lors que si l’écheveau mercerisé était d’une teinte plus foncée, c’est que la matière colorante se trouverait répartie sur un moindre volume de matière. Mais, en fait, ce n’est pas ce qui se passe ; car, en teignant les deux écheveaux séparément dans des bains de teinture de même concentration, le liquide épuisé par l'écheveau mercerisé est d’une couleur beaucoup plus pâle que celui qui reste après teinture de l’écheveau non mercerisé.
- (A suivre.)
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Ecarlates solides Diamine GB, BB, 4B
- Ces nouveaux produits, introduits sur le marché par la Manufacture lyonnaise, se distinguent [par leur très bonne solidité au lavage et aux acides. Même par l’acide sulfurique dilué, leur nuance n’est pas ternie et sous le rapport de la solidité à la lumière ils sont également supérieurs aux rouges directs ordinaires.
- Ces colorants conviennent très bien pour la pro-duction de teintes solides à la transpiration et aux acides sur coton filé, coton en pièces et coton en bourre, de même que pour la teinture en appareils mécaniques.
- Sur articles mi-laine ils présentent l’avantage de ne colorer que très peu la fibre animale, tout en résistant à un remontage avec des colorants pour laine en bain acide, additionné de 5 —10 0/0 d'alun.
- De même dans les articles mi-soie, les Ecarlates
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- solides Diamine ne colorent que très peu la soie et conviennent par conséquent très bien pour la production de doubles teintes.
- En impression, ainsi que pour enlevages avec Hyraldite ces produits peuvent également être employés avec succès.
- Mode de teinture
- On teint le coton au bouillon avec addition de I/2 o/o de carbonate de soude et 20 0/0 de sulfate de soude. Les articles mi-laine se teignent au bouillon en bain de sulfate de soude neutre (20 gr. par litre) et les articles mi-soie, de préférence avec addition de 5 gr. de sulfate de soude et de 3 gr. de savon par litre de bain.
- Phosphines Diamant GG, PG, R et D
- Les Phosphines Diamant introduites sur le mar-par la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes, peuvent remplacer dans la plupart des cas les anciennes Phosphines et conviennent très bien Pour la teinture et l’impression ainsi que pour le remontage de teintes obtenues avec les Couleurs Diamine ou les Couleurs immédiates.
- Procédé de teinture
- On teint sur mordant de tannin-antimoine de la façon habituelle ; si ces produits sont employés Pour remontage, on teint en bain additionné d'acide acétique.
- Recette d'impression :
- 15—30 gr. de colorant sont dissous dans 150 » d’acide acétique 6° Bé et 430—365 cc, d’eau ; on ajoute ensuite :
- 25 gr. d’acétine
- 280 » de britishgum et
- 100—150 » de tannin-acide acétique 1 : 1 1000 gr.
- Après impression on vaporise comme d’ordinaire on fixe avec du tartre émétique, on lave et on Savonne.
- Emploi pour articles rongés
- Les Phosphines Diamant peuvent aussi très bien etre employées pour les articles au tannin rongés, ou être ajoutées aux rongeants à l’Hyraldite.
- ANALYSE DES APPRÊTS SUR TISSUS
- (Suite — Voir notre numéro du 5 août.)
- PREMIÈRE PARTIE ESSAIS PRÉLIMINAIRES
- I* Solution éther ou éther de pétrole. — On évaporera au bain-marie une portion de la solution et examinera l’aspect du résidu à chaud et à froid ; les substances résineuses se distingueront par leur consistance casseuse à froid; une consistance dure à la température ordinaire, mais non cassante, indique la stéarine, ou la paraffine ; celles-ci fondent vite quand on les chauffe ; une consistance plus molle à la température ordinaire indique la présence d’oléine, il faudra chauffer davantage pour la fondre ; on reconnaîtra également de petites quantités de cire à leur coloration jaune et à la façon dont elles restent collées au fond de la capsule.
- On s’assurera de la présence dans le résidu de substances saponifiables de la façon suivante : dans le fond d’un tube à essai on met un petit morceau de potasse ou de soude caustique de la grosseur d’un pois; on introduitalorslasubstanceà examiner et on chauffe pendant quelques minutes. Si, par addition d’eau, il y a précipitation, trouble ou séparation de gouttelettes huileuses, on est en présence de substances non saponifiables; si, au contraire, la solution est claire, tout est saponifiable. Les substances saponifiées par ce procédé sont naturellement tout d’abord les acides gras libres, puis aussi ce qu’on est convenu d’appeler les corps gras neutres ; tandis que la partie non saponifiée est constituée par de la cire, de la paraffine ou le mélange des deux.
- On reconnaîtra les acides gras libres des corps gras neutres en se basant sur ce fait que, avec des solutions faibles d’alcali carbonaté les acides orras • libres donnent des savons solubles, tandis que les corps gras neutres donnent des savons insolubles qui précipitent d’eux-mêmes au fur et à mesure de leur formation. On refera donc un deuxième essai de saponification de la même façon que précédem-j ment mais avec une solution aqueuse de carbonate I de soude à 10 pour 100.
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- Dans les deux essais de saponification — alcali ! caustique et alcali carbonaté — les résines entrent en solution sous forme de savons résineux.
- On s’assurera qu’il y a réellement présence de savon dans la solution aqueuse en la séparant, s’il y a lieu, par décantation de la partie non dissoute et en y ajoutant quelques gouttes d’une solution étendue d’acide chlorhydrique ou sulfurique qui décompose les savons avec mise en liberté des acides gras sous forme de trouble.
- Nous venons de voir que les résines se comportent comme les acides gras; pour les reconnaître, dans le cas où elles sont en présence de corps gras neutres seulement, on pourra traiter directement le résidu de l’évaporation de la solution éthérée avec de l’alcool à 70 pour 100 à chaud, la résine seule entre en solution ; si on étend cette solution alcoolique avec de l’eau, la résine se précipite; pour en faciliter la précipitation on fera bien de rendre la solution légèrement acide par de l’acide chlorhydrique. La résine précipitée pourra être identifiée, comme nous allons le voir, par laréactionde Storch, applicable directement sur le résidu par évaporation de la solution éthérée.
- On chauffe au tube à essai une petite quantité de ce résidu avec un centimètre cube d’acide 'sulfurique de densité 1.5. Avec presque toutes les huiles minérales et corps gras, l’acide sulfurique reste incolore, on le colore au maximum en jaune ; tandis que si l’on est en présence de résine la coloration devient rouge-jaunâtre ou rouge-brun, et quelquefois même rouge pourpre en chauffant légèrement.
- Pour reconnaître la présence de savons de résine dans la solution résultant de l’essai de saponification avec un alcali carbonaté, on opérera de la façon suivante : on précipite la solution aqueuse avec un acidcminéral, et on ajoute quelques gouttes d’éther, celui-ci s’empare de l’acide gras et de la résine. On lave à l’éther à l’eau, sépare l’eau et dessèche l’éther par évaporation sur l’acide sulfurique ou par le vide. On dissout alors à chaud le résidu dans l’acide acétique anhydre, puis refroidit et fait agir l’acide sulfurique de densité 1.5. La présence de résine
- donne lieu à la formation d’une coloration allant du rouge au bleu.
- 2° Solution aqueuse. — On s’assurera tout d’abord de la présence de matières organiques ou minérales ; pour cela, on évaporera et calcinera sur une lame de platine dans la partie oxydante de la flamme d’un bec Bunsen, ou plus simplement dans une capsule de porcelaine, quelques gouttes de la solution ; on pourra déceler déjà les sels ammoniacaux directement par la sublimation de ces sels sous forme de vapeurs blanches. Ces mêmes sels ammoniacaux peuvent ainsi être mis en évidence en additionnant la solution aqueuse de quelques gouttes d’une solution de soude caustique et chauffant légèrement: il y a dégagement d’ammoniac gazeux reconnaissable à son odeur caractéristique.
- (A suivre.) (Industrie Textile.)
- SUBSTANCES EMPLOYÉES pour l’apprêt final des tissus
- Bien que les nombreuses matières employées pour finir les tissus aient plusieurs rôles à remplir, on s’en sert généralement en combinaison avec de la fécule.
- Quelques-unes sont destinées à donner du lustre aux tissus, d’autres à les rendre raides ou fins au toucher ; d’autres encore à charger le poids, et il n’est pas rare qu’une seule de ces substances remplisse plusieurs fonctions à la fois.
- L’apprêt consiste enj opérations préliminaires et finales. Toutes ont le même objet, mais les premières précèdent la teinture, tandis que les secondes la suivent.
- Les substances servant à donner aux tissus un toucher particulier, sont des fécules et des gommes ainsi que la colle forte et les formes les plus pure de gélatine.
- Parmi les fécules, eelle de froment rend de meil" leurs services en ce qui concerne des tissus ; telle l'épaissisement.On peut obtenir un bon apprêt pour imprimés fins de coton en faisant bouillir dans 10° gallons d’eau, un gallon = litres 4.543, les ingre dients suivants :
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- Fécule de froment .... 25 livres
- » de pommes de terre. . 25 » Farine de froment .... 25 » Colle forte pâle 2 »
- Stéarine...................... 2 »
- La recette suivante est avantageuse pour donner aux toiles fines pour chemises une apparence plus substantielle.
- Fécule de froment .... 150 livres
- » de pommes de terre. . 150 »
- Farine de froment .... 75 »
- Kaolin............................250 »
- Blanc minéral.....................250 »
- Barytes...........................100 »
- Colle forte........................10 »
- Stéarine.........................• 10 »
- Savon blanc........................ 5 »
- Carbonate de soude. ... 5 »
- Les fécules diverses diffèrent les unes des autres par la température à laquelle elles forment une pâte et par les propriétés des pâtes.
- En les examinant au microscope, on les distingue les unes des autres par l’apparence des petits grains.
- La fécule de pommes de terre contient plus d’eau que tout article commercial de ce genre soit environ 20 à 22 0/0. On essaie sa puissance d’épaissir en la mélangeant avec 20 fois son poids d’eau bouillante et ensuite en examinant la consistance de la pâte froide. Le temps pendant lequel la pâte se conserve sans surir est une autre preuve importante de sa qualité.
- Plus longtemps la pâte se conserve, meilleure est la qualité de la fécule.
- La farine et la fécule de pommes de terre sont rarement employées seules, mais en combinaison avec d'autres matières pour apprêt. Voici une recette pour fils lustrés :
- Faire gonfler 10 livres de chanvre crispé avec une solution de deux à trois livres de carbonate de soude dans 14 gallons d’eau chaude. Faire passer le mucilage par un tissu, épuiser le résidu sur le tissu avec 14 autres gallons d’eau chaude, mélan-ger les deux quantités filtrées et ajouter 60 gallons de fécule de pommes de terre contenant 30 livres de farine pour chaque 15 gallons du mélange. Si l’on désire que les fils restent souples, on ajoute un autre ingrédient, qui est obtenu en faisant bouillir
- 10 livres de savon de Marseille et 7 I[2 livres d’huile de palme avec une solution de cinq livres de carbonate de soude.
- La fécule de riz n’est employée que dans les cas où l’on désire obtenir une forte charge avec du kaolin.
- La pâte de la fécule s’éclaircit rapidement et surit.
- Les fécules autres que celles mentionnées ne sont pas employées dans l’apprêt.
- Parmi les corps gélatineux, citons le chanvre crispé, le lichen ou mousse d’Islande, la graine de coing, la graine de Canaries ou d’aspic, la graine de couyze et celle de lin. Toutes ces substances sont employées pour fils lustrés.
- La recette suivante peut servir d’exemple pour 400 livres de fils :
- Faire bouillir cinq livres de graine de couyze dans l’eau de manière à obtenir une gelée, ajouter une solution faite avec quatre livres de savon blanc, et trois livres d’huile de palme à une solution de 26 livres de carbonate de soude.
- Les corps albumineux tels que l’albumine d’œuf, la caséine, sont employés pour les dentelles et autres articles de valeur.
- On se sert de toutes sortes de gommes pour l’apprêt des tissus en commençant par la meilleure gomme arabique jusqu’aux sortes inférieures.
- La seule gomme artificielle employée est la dextrine que l’on trouve dans le commerce sous forme de poudre blanche ou jaune. La dextrine blanche contient toujours des quantités de fécule de pommes de terre qui n’ont pas subi de changement et ne renferme jamais plus de la moitié de dextrine pure, tandis que la dextrine jaune peut contenir jusqu’à 70 o[O de gomme transformée. La dextrine est soluble dans l’eau froide, la fécule de pommes de terre est insoluble. En échantillonnant la dextrine on estime la quantité de fécule non transformée au microscope, tandis que l’eau, le sel de soude et le restant de l’acide employé dans sa fabrication est examiné chimiquement. Une bonne qualité ne doit accuser que le pourcentage suivant.
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- Eau.................13 0/0
- Sel de soude. . . 0,4 0/0
- Acide nitrique. . . 0,3 0/0
- La gomme arabique est coûteuse et son emploi est limité virtuellement aux soies. Pour tissus bon maiché on se sert de dextrine. Une bonne gomme arabique doit se dissoudre presque entièrement dans l’eau froide. Les qualités inférieures ne se dissolvent que dans l’eau bouillie.
- La gomme adragante doit contenir 13 0/0 environ d'eau et 2.25 0/0 de sel de soude. C’est un des meilleurs apprêts pour la soie et la mi-soie. On s’en sert aussi sur une grande échelle comme d’une matière épaississante dans l’impression du calicot. On peut empêcher le mucilage de surir, en ajoutant un peu de sublimé corrosif.
- La colle forte s’emploie beaucoup pour vêtements et tapisserie. Pour ce dernier usage on peut faire un bon apprêt de la manière suivante :
- Colle forte......................16 livres
- Dextrine. . .........................60 »
- Chlorure de magnésium 300 B. 36 » Fécule de pommes de terre. . . 70 » Farine de froment 50 »
- Mélanger tous ces ingrédients avec de l’eau de façon à obtenir 800 1.
- On obtient un bon apprêt noir pour tissus de coton en faisant bouillir les ingrédients suivants :
- Fécule de pommes de terre. 30 livres Fécule de froment. • . . 20 »
- Colle forte.................... 5 »
- Cire jaune......................2 »
- Suif............................2 »
- Huile de palme..................2 »
- Cristaux de soude. ... 15 » dans 60 gallons d’eau.
- Les colles fortes se conservent à l’aide d’acide carbolique ou de borax. Si elles sont sûres elles ne sont plus propres à l’usage.
- Les matières pour apprêts destinés à donner du lustre et à rendre les étoffes moelleuses sont généralement mélangées avec des ingrédients ordinaires. Quelques-uns ont l’avantage de donner du lustre sans raideur tels que corps gras, cire, paraffine et blanc de baleine. Si l’on se sert de suif, il faut en prendre de toute première qualité qui, au moins,
- ne fond pas au-dessous de 36° C. Les meilleures qualités ne fondent pas au-dessous de 50° C.
- Etant fondu, le suif ne doit pas montrer de corps solides à la surface. Ces impuretés se pétrifient rapidement, rendant le suif rance. L’huile de noix de coco se mélange mieux avec de la pâte de fécule que tout autre corps gras. Sa couleur blanche pure est de grande valeur, et l’on s’en sert beaucoup pour toile-papier. Lorsqu’il s’agit de tissus ordinaires, l’huile de noix de coco est aussi plus avantageuse.
- L’huile de palme doit être blanchie avant d’être employée pour apprêt. Elle se transforme alors en corps gras blanc et dur ressemblant beaucoup au suif et possédant une odeur de violette. Cette huile peut remplacer le suif. On doit aussi blanchir la cire d’abeille. On se sert de cette dernière pour donner aux apprêts éclatants une grande uniformité et une certaine raideur à la fois. La cire du Japon qui est entièrement palmitique, se substitue fort bien à la cire d’abeille. Cette cire doit fondre à 430 C. Elle donne un beau lustre caractéristique.
- L’huile de baleine est employée dans une certaine mesure malgré son prix élevé, en raison de l’excellent lustre et de la transparence qu’elle donne aux tissus. Elle doit être inodore et parfaitement blanche. Toute odeur ou teinte jaune est un grand défaut.
- La cire de paraffine donne un lustre splendide et durable sans affecter la souplesse de l’étoffe et sans la rendre graisseuse au toucher. Les appre-teurs la préfèrent à toutes autres substances, mais son application est difficile. Il faut l’émulsionner au moyen de savon ou de fécule et encore faut-il s en servir de suite, car l’émulsion a une tendance à se séparer en deux couches. Il est très important de retenir qu’il ne faut jamais se servir de cire de pa raffine avant la teinture. Dans le cas contraire, la teinture ne sera jamais uniforme.
- Parmi les substances employées pour charger les tissus, on distingue celles qui sont solubles dans l’eau et celles qui ne le sont pas. A la premier catégorie appartiennent : le sel anglais, le sulfate de soude, l’alun, le verre soluble, le sel commun.
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- le chlorure de baryum et les chlorures de zinc et de magnésium.
- A la deuxième catégorie appartiennent : la terre cuite, le kaolin, le gypse, le sulfate et le carbonate de baryte, le talc et le sulfate de plomb. Ce dernier est cependant peu employé, parce que les tissus chargés avec cette substance brunissent à cause de la formation du plomb sulfuré sous l’influence de l’air des villes.
- Pour terminer, voici encore quelques recettes :
- A. Apprêt final pour calicot : Fécule de pommes de terre » de froment. .
- Farine de froment. . Blanc minéral. . . . Suif .
- Cire blanche. ... Stéarine Savon blanc Carbonate de soude. Résine
- 75 livres
- 25 »
- 50 »
- 5 »
- 37 »
- 5 »
- 5 »
- 5 »
- 1 »
- 20 »
- Faire bouillir avec 150 gallons d’eau.
- B. Apprêts pour toiles fines : Fécule de froment. . . . 200 » » de pommes de terre. 50 » Blanc minéral 25 » Savon 10 » Stéarine 10 » Cire blanche 5 »
- Faire bouillir avec de l’eau et bleuir avec du bleu d’outre-mer.
- C. Apprêt pour damas: Fécule de froment. ... 60 » » de pommes de terre. 10 »
- Colle forte........................ 6 »
- Stéarine........................... 3 »
- Cire blanche....................... 3 » Savon blanc. .......................2 » Carbonate de soude. . .............14 »
- Faire bouillir jusqu’à ce que l’on obtienne la consistance voulue.
- A. Apprêts pour dentelles :
- Dissoudre 6 livres de gommes laques blanchies dans une solution bouillante de deux livres de borax et de 10 gallons d’eau. Ajouter une pâte faite avec I 1/2 livre de fécule et I 1/2 livre de gélatine ou
- | de colle forte très pâle. Diluer avec de l’eau si c’est nécessaire.
- (Farberei und Appreteir),
- LA MERCERISATION Par P. Hoffmann
- (Suite.— Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 20 août 1906.)
- Machines statiques. — Les machines construites sur ce principe se subdivisent en 2 sous-groupes principaux. Le premier genre consiste en 2 paires de supports mobiles composés d’un double fer à T ou d’une paire de supports mobiles placés horizontalement, et qui peuvent être rapprochés ou éloignés les uns des autres au moyen de vis. Les éche_ veaux sont bien mis au large et suspendus sur deux gros tubes en fer qui viennent prendre place, l’un au-dessus et l’autre au-dessous des supports.
- Si l’on écarte ces derniers par l’entremise des vis, les tubes sont écartés du même coup et le fil se trouve fortement tendu. Dans cet état de tension, le fil est plongé dans la lessive contenue dans des récipients en fer, et, après une action suffisamment prolongée, on le lave et on le retire de l’appareil. Dans d’autres systèmes, le fil est suspendu à de courts bras en fer fixés deux à deux dans des supports également en fer qui. peuvent être écartés au moyen de vis simples ou doubles.
- La seconde espèce de machines comprend celles qui fonctionnent au moyen de cylindres tournants; ces cylindres peuvent être rapprochés ou éloignés les uns des autres pour donner la possibilité de tendre les écheveaux. Ceux-ci sont plongés dans la lessive et mercerisés à l’état de tension, le mouvement est donné à la main. L’appareil chargé de fils est plongé tout entier dans le bain, puis retiré, et après égouttage, transporté dans la cuve à laver, où l’excédent de la lessive est entraîné par l’eau; après quoi, on rapproche les bras pour enlever les écheveaux, qui sont alors passés à l’acide.
- Les inconvénients du système sont les suivants : 1 Comme dans la machine à bras fixes, l’action de la | lessive ne se produit que par une immersion simple, la fibre n’en est pas complètement pénétrée. De
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- plus, les parties de l’écheveau qui reposent sur les bras de fer ne sont pas aussi bien tendues que celles qui sont libres, et, par suite, sont moins bien mercerisées. Dans les machines à bras mobiles cet inconvénient ne se produit pas, mais, pour permettre l’introduction des écheveaux, il faut que l’une des extrémités des tiges soit libre, tandis que l’autre est fixée au bâti. Ceci exige que tout l’appareil soit d’une construction très solide, afin que les extrémités libres ne s’inclinent pas l’une vers l’autre. Mais cette condition ne peut pas persister indéfiniment, même dans les plus fortes machines, et il en résulte que ces tiges prennent du jeu et que les écheveaux mercerisés présentent des longueurs inégales. Ceux qui portent sur l’extrémité fixée au bâti sont plus tendus que ceux qui sont plus rapprochés de l’extrémité libre et la- conséquence en est que les écheveaux n’ont pas tous le même éclat.
- On a cherché à remédier à ce défaut par l’emploi d’un double système de bras adaptés aux deux côtés du bâti (système Dehaître). Par là, l'irrégu-arité de tension est un peu diminuée, en admettant, bien entendu, que les filés soient répartis également sur les deux bras, mais néanmoins, ces machines sont en général promptement mises hors de service, et les bras se courbent les uns vers les autres. Relativement à la solidité des machines, les bras de 3"à 4" en usage pour le lustrage de la soie sont trop faibles dans le cas qui nous occupe. Pour des écheveaux de 29" de long, il faut employer des tiges de 8" à 10" d’épaisseur, afin que la plus prande partie du fil soit supportée par la circonférence du rouleau et que la tension soit plus régulière.
- (A suivre.) P. R.
- PRODUCTION DE L’INDIGO DANS L’INDE
- Tandis que l’on discute encore les mérites respectifs de l’indigo naturel et du produit artificiel, écrit le Vice-Consul gérant le Consulat de Belgique à Calcutta, et que dans certains milieux, on tâche de réhabiliter le premier, celui-ci perd constamment du terrain. L’exportation de l’indigo indien, en
- effet, qui, il y a dix ans, s’élevait à 53 1/2 millions de roupies (1), ne se chiffrait plus, pendant l’exercice 1905-1906, qu’à 5 millions 863.777 roupies. Quant au prix de l’indigo, il a diminué de 34 p. c. pendant les dix dernières années. L’importation de la clientèle a fléchi partout pendant le dernier exercice, sauf au Japon.
- La diminution considérable de la culture de l’indigo dans l’Inde paraît indiquer que les planteurs continuent à perdre l’espoir que l’article dont il s’agit reprenne de son importance d'autrefois. Au mois de décembre dernier, l’étendue totale des plantations au Bengale, dans les Provinces-Unies, le Punjab et la Présidence de Madras ne se chiffrait plus qu’à 380.663 acres,. soit près de 10.000 de moins que l’année précédente.
- Beaucoup de champs d’indigo sont convertis en plantations de coton ou affectés à des cultures expérimentales de caoutchouc et d’autres produits.
- Un dernier effort en faveur de l’indigo est tenté au moyen de la semence de Java-Natal. L’expérience a été entreprise par plusieurs planteurs et elle est pratiquée, paraît-il, actuellement sur une étendue de 2.000 acres. Les résultats de l’exercice en cours décideront s’il est possible d’obtenir d’une manière constante un produit à teneur d’indigotine suffisamment élevée.
- LE REPOS HEBDOMADAIRE
- Décret d administration publique prévu par 1 article 10 de la loi du 13 juillet 1906
- Nous avons publié, dès sa parution et dans son intégralité, la loi établissant le repos hebdomadaire pour les employés et ouvriers.
- Les conditions d’application de certaines de ces dispositions ne pouvaient être déterminées que par quatre règlements d’administration publique.
- Sur rapport détaillé du ministre des finances, chargé, par intérim, du ministère du commerce, de l’industrie et du travail, le Président de la République vient de signer le décret suivant, relatif à un de ces règlements, indispensable à l’exécution immédiate de la loi.
- (I) Roupie — 1,69 environ.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 8 en
- En voici le texte intégral :
- Le Président de la République française,
- Sur le rapport du ministre du commerce, de l’industrie et du travail,
- Vu la loi du 13 juillet 1906, établissant le repos hebdomadaire en faveur des employés et ouvriers ;
- Vu notamment l’article 10 de cette loi, ainsi conçu :
- Art 10. — Des règlements d’administration publique organiseront le contrôle des jours de repos pour tous les établissements, que le repos hebdomadaire soit collectif ou qu’il soit organisé par roulement.
- Ils détermineront également les conditions du pré-avis qui devra être adressé à l’inspecteur du travail par le chef de tout établissement qui bénéficiera des dérogations ,
- Le Conseil d’Etat entendu,
- Décrète :
- Art. 1er. — Dans tous les établissements spécifiés à l'article 1er de la loi du 13 juillet 1906 où le repos collectif n’est pas assuré le dimanche, des affiches indiquant les jours et heures du repos hebdomadaire donné aux employés et aux ouvriers doivent être apposées par les soins des chefs d'entreprise, directeurs ou gérants.
- Dans ces mêmes établissements, lorsque le repos n’est pas donné collectivement à tout le personnel, le chef d’entreprise, directeur ou gérant, doit inscrire sur un registre spéciale les noms des employés et ouvriers soi.mis a un régime particulier de repos et indiquer ce régime. Pour chacune de ces personnes, le registre doit faire connaître le jour et éventuellement les demi-journées choisies pour son repos g
- Art. 2. — L’affiche doit être facilement accessible et lisible.
- Un duplicata en est envoyé avant sa mise en service à l'inspecieur du travail de la circonscription.
- Le registre est tenu constamment a jour. Il reste à la disposition de l’inspecteur et doit être communiqué aux employés et ouvriers qui en fout la demande. Il est visé par l’inspecteur au cours de ses visites.
- Art. 3. — Tout chef d’entreprise, directeur ou gérant Qui veut suspendre le repos hebdomadaire, en vertu soit de l’article 4, soit des paragraphes 2 et 3 de l'ar-ticle 6 de la loi, doit on aviser immédiatement, et, sauf I® cas de force majeure, avant le commencement du travail, l’inspecteur de la cirsonscription.
- Il doit faire connaître à ce fonctionnaire les circous-tances qui justifient la suspension du repos hebdoma-daire, indiquer la date et la durée de cette suspension, e. spécifier le nombre d’employés et d’ouvriers aux-Quels elle s’applique.
- En outre, dans le cas prévu par l’article 4, lorsque des travaux urgents sont exécutés par une entreprise distincte, l’avis du chef, du directeur ou du gérant de cette entreprise mentionne la date du jour de repos Compensateur assuré au personnel.
- Pour les industries déterminées au paragraphe 3 de l'article 6, l'avis indique les deux jours de repos mensuel réservés aux employés et ouvriers.
- Art. 4. — Dans les établissements spécifiés au para-8raphe 1er de l’article 6 de la loi, le chef d’entre
- prise, directeur ou gérant, doit,en cas de repos imposé par les intempéries, en prévenir, le jour même, l’inspecteur du travail et lui indiquer le nombre des personnes qui ont chômé. Il fait connaître, la veille au plus tard, à l’inspecteur, les jours où le repos hebdomadaire sera supprimé en compensation du chômage.
- Art. 5. — Dans les'cas prévus par les articles 3 et 4 ci-dessus, copie de l’avis doit être affichée dans l’établissement pendant toute la durée de la dérogation.
- Art. 6. — Le ministre du commerce, de l’industrie et du travail est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française et inséré au Bulletin des lois
- Fait à Rambouillet, le 24 août 1906.
- A. Fallières
- Par le Président de la République :
- Le ministre des finances, chargé, par intérim, du ministère du commerce, de l'industrie et du travail,
- R. Poincaré.
- JURISPRUDENCE
- Transports maritimes. — Retard dans la LIVRAISON. — Laissé pour compte
- Les produits etrangers à dastination de la France prenant en grande partie la voie de mer et le transit s’en faisant principalement par les Compagnies de navigation, nous avons pensé qu’il est intéressant pour les lecteurs de ce journal qui ont parfois à se plaindre des avaries ou de» retards des Compagnies ou des défauts de transborde ment de leurs marchandises d'une ligne à l’autre en temps utile, de leur signaler quelles sont, en la matière, les obligations du transporteur maritime et les droits des chargeurs.
- Chacun sait que l’armateur est assimilé au transporteur par terre et tenu des obligations imposées aux voituriers par les art. 1784 du Code civil et 98 du Code de commerce, lorsqu’il ne se borne pas à fournir le navire et le capitaine et qu’il s’établit une ligne et des services de transports, au moyen de navires fréquentant divers ports. Il est donc, en principe, responsable des retards et des avaries, comme peut l’être une Compagnie de chemins de fer
- En ce qui concerne les avarios résultant du transport par terre, nous avons dit souvent ici même, que toujours ou presque toujours une formalité indispensable s'imposait : celle de faire procéder à une expertise contradictoire alors même que l’expédition aurait été faite avec application d’un tarif spécial renfermant une clause de non garantie.
- Cette mesure n’est pas moins utile à prendre en matière de transport par mer, car les clauses d’exonération inscrites dans les connaissements n’ont pas d’autre effet que d’imposer à l'expéditeur ou au des-tinataire la charge de faire la preuve de la faute qu’il invoque contre l’armateur et le capitaine du navire transporteur. (Cour de cassation, 25 octobre 1899).
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- 266
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Quant au retard de livraison, lui aussi peut donner lieu à indemnité s’il y a préjudice causé ; mais on comprend que les tribunaux se montrent moins rigoureux à l’égard d’un armateur qu’à l’égard d’une Compagnie de chemins de fer, celle-ci ne pouvant, en efft, presque jamais justifier un retard qui, d'autre part, se trouve souvent sinon justifié, du moins expliqué par les difficultés de la navigation.
- Si le retard dans la livraison ne donne lieu à indemnité que dans des conditions très limitées, à plus forte raison ne donne-t-il pas droit au laissé pour compte. Et sur ce point il est nécessaire de réagir contre cette tentation qu’ont bien des destinataires de se prétendre en droit de refuser la marchandise dès que le délai de livraison est expiré.
- C’est une erreur, et il ne faut pas l’oublier, le laissé pour compte ne peut s’appliquer qu’aux objets qui, par suite du retard, ont perdu toute valeur marchande. (Arrêt de la Cour de Montpellier).
- Camille Contal,
- Avocat à la Cour de Paris.
- sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- CORRESPONDANCE
- M D. R., à Reims.— La clause de non dérogation au paiement au domicile du vendeur, en cas d’émission de traites, doit, pour produire effet, être insérée dans la facture. Une semblable clause ne produit pas d’effet si elle est insérée seulement dans les prospectus, imprimés ou catalogues que le vendeur distribue à sa clientèle.
- M. M L., à Douai. — Les administrateurs des sociétés anonymes sont responsables de leurs fautes. Au cas de faillite,les créanciers sociaux qui n’ont reçu qu’un dividende sur le montant de leurs créances, sont en droit de leur demander la réparation du préjudice qui leur est causé.
- M. H B. à Nantes —Aux termes de l’art. 1315 du Code civil, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation.
- En matière de fournitures de marchandises, le débiteur ne peut se prévaloir, pour établir sa libération, de factures acquittées postérieures à celles dont le paiement est réclamé.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, orsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spèciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées
- ADJUDICATIONS ADMINISTRATIVES
- AVIS D'ADJUDICATIONS
- 13 septembre. —Paris.— Chemins de fer de l’Etat, 42, rue de Châteaudun, 2 h. 1[2. — 145 tonnes de chlorure de zinc. Frais, 35. Caut. néant.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mme Rigauld, 17, rue Labat.
- — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Couturier, 8, rue Godot de-Mauroi. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Sorbier, 4, rue de Dunkerque. — Entrée en jouiss. de suite.
- ; Paris. — Teinturerie. par Mme Vve Labrière, 75, ru Taitbout. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Couquillot, 48, rue Coper nie.—Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Gobin, 9, rue Jaucourt. " Entrée en jouiss. le 1er septembre.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Bellenger, 51, rue Notr
- Dame-de-Lorette. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Pachon et Cie, 7, ru Soufflot. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Bernard, 22, rue de Con tantinople. — Entrée en jouiss. de suite. 91
- Paris. — Teinturerie, par M. Caillien à M. Cournon, 4 ’ rue de Miromesnil. — Entrée en jouiss. le 17 juillet.
- Le Perreux. — Teinturerie, parM. Franquet à M. Ch P pet, 83, avenue de Rosny. — Entrée en jouiss. le 1er sep tembre.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, *
- Lielles
- Paris — Imprim. de la Socité anonyme de Publications indus: et d'Imprimerie administrative.
- 1 A FAVOLLE, U, Directeur, 20, rue Turgat (IKO
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- | TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant le s sept premiers mois des années 1S04, 1905 et 1906
- 1 Quantités 1 | Marchandises
- livrées à la consommation françaises ou francisées exportées
- IriRPre 1 - • 1P.es 1906 1905 1904 1906 1905 1904
- Bois de teinture en bûches : Mexique. 1.000 k. 1.674 2.532 2.571 Bois de teinture en bûches 1.000 k. 2 78 104 447
- — — Brésil » — — — — moulus » 143 83 154
- — — Haïti » 20.583 23.424 24.374 Garance en racine, moulue ou en paille.. . Q.m. 48 74 113
- 1 554 807 2 275 Curcuma en racine » 100 576 292
- — — Autres pays. » 13 554 12.166 20'229 en poudre » 25 16 24
- ---------------------------- Quercitron » 409 16 15
- Totaux .... » 37 365 38.929 49.449 Lichens tinctoriaux » 716 902
- 230.406 192.918 221.386
- Bois de teinture moulus » — — — Sumac, fustet et épine-vinette :
- Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m 1 622 568 42 0 Ecorces, feuilles et brindilles » 293 154 , 280
- 1 163 709 706 Moulus » 310 98 340
- — en poudre » 186 3 11 Noix de galle et avelanèdes entières con-
- Quercitron .......... ...... » 19.491 4 765 cassées ou moulues » 371 320 690
- Lichens tinctoriaux » 1.703 1 013 1.915 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 22 — 7
- Ecorces à tan, moulues ou non.. » 32 391 27.096 25.164 Safran • • » 246 285 225
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 574 614 622
- Ecorces, feuilles et brindilles » 30.906 43.857 32.921 Cochenille » 1 291 1.229 858
- Moulus » 26.806 27.098 22.119 Kermès animal » 7 14 12
- Noix de galle et avelanèdes entières, con- Indigo » 2.848 716 1.149
- cassées ou moulues » 14.283 17.780 27.942 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 1.351 227 185 132 461
- Safran » 286 465 289 Cachou en masse » 113 167 347
- Autres teintures et tanins » 16 304 11 115 3 455 Rocou préparé » 483 581 501
- Cochenille » 2.022 1.390 957 Orsei le préparée, humide en pâte » 163 223 426
- Kermès animal » 10 — sèche (cudbéard ou extrait). » 56 36 94
- Indigo » 1.215 1 963 3.132 Extraits de bois de teint, et d autres espèces:
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules Garaneine » 641 314 491
- de bleu. .. » 1
- Cachou en masse » 28 708 21 592 18 914 30.010 35.517 32.671
- Rocou préparé » 840 785 1062 — Belgique » 16.978 21 365 13.458
- Orseille préparée, humide en pâte » 4 — 3 — Angleterre » 9.454 10.518 10.080
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 36 49 59 — Etats-Unis » 1.557 2 114 1 281
- — Autres pays » 24.332 26.426 29.657
- Extraits debois de teint, et d’autres espèces : — —
- Garaneine » 14 6 Totaux » 82 331 95 940 87.147
- Autres ... n 1.094 1.129 1 020
- Teintures dérivées du goudron de houille : Teintures dérivées du goudron de houille :
- Acide picrique » 994 — 33 Acide picrique » 50 608 5
- Alizarine artificielle » 1.045 946 959 Alizarine artificielle » — 3 —
- Autres » 6.916 5 915 6 138 1 577 2 554 2 140
- Outremer » 622 611 899 Outremer » 10.562 9.312 9.053
- Bleu de Prusse...- » 395 364 396 Bleu de Prusse » 323 249 379
- Carmins communs » 1 8 36 52
- fins » 1 1 26 17 28
- Vernis à l’alcool » 161 187 S5 Vernis à l’alcool.... ... » 876 807 88 7
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- et à l’huile mélangées » 6.860 7.724 6.841 et à l’huile mélangées » 9.430 9.303 9 323
- Ocres broyées ou autrement préparées... » 3.926 3.833 3.389 Ocres broyées ou autrement préparées.... » 152.549 144.612 149.801
- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes » 129 87 81 dres bleues on vertes . . . ..... ... » 184 169 302
- Verts de montagne,de Brunswick et simil, » 512 617 520 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 243 258 160
- Talc pulvérisé » 14.2661 19.039 18.324 Talc pulvérisé » 24.510 18.331 14.528
- Couleurs non dénommées.. » 24.186. 1 19.902 15.673 Couleurs non dénommées.. » 2.141 2.480 4.179
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-
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- 268
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE Dü MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Acide acétique industriel 40 %
- Les 100 k.
- azotique (voir acide nitrique) ‘muriatique 22: chimiq. pur.
- 32
- a
- nitrique
- 20/22 par 15 touries
- 36’ blanc...........
- » jaune............
- 40- blanc...........
- » jaune............
- 36' chimiquem. pur.
- 40’ » »
- oxalique...........
- picrique cristallisé
- sulfurique
- tartrique
- 53-..............
- 60' environ......
- 66- » .....
- 66- chimiq. pur . au soufre........
- 1er blanc.
- Alcali volatil du gaz 22' . .
- » » 28/29
- Alcool dénaturé type Régie 90'.
- Alun épuré
- a
- ordinaire, de chrome
- Benzine cristallisable.......
- » lourde, industrielle
- » type Régie.........
- Bichromate de potasse
- »
- soude.
- Bi-oxyde de baryum 85/86.. Borax raffiné en cristaux.......... Carbonate de soude cristallisé Crème de tai Ve entière .. ..
- yanure
- Dextrine
- Potasse caustique 70/75 plaques.
- Rouille
- Sel de
- 32
- 6
- 32
- 31
- 37
- 36
- 48
- 54
- 90
- 270
- 5
- 6
- 8
- 33
- 15
- 250
- 38
- 61
- 25
- 25
- »
- 50
- 50
- 25
- »
- L’hecto ,. 47 »
- Les 100 k.
- .. 19 »
- .. 15 »
- 34 »
- L’hecto 45 » 40 » 37 » Les 100 k. 75 » .. 65 »
- 95 » .. 45 »
- 50
- Soude
- Sulfate
- Perlasse ire qualité.... » ordinaire............. rose factice.............
- ; 42/45 en tourie......... supérieure................ soude 90/92 ..............
- » Solvay 65/70 . .. .
- ». » 75/80 ......
- » » 80/85 ... ...
- caustique 60/62...........
- » 70/72..
- » > 60/62 plaquettes
- » 70/72 »
- ; de cuivre98/99 »
- de fer moyens cristaux .
- Bleude Berlin, surfin cuivré, gar. pur » extra pains et poudre. » » n’ 1 . ...................
- » » flor pâle et foncé........
- » de Chine en grains................
- Bleu
- Outremer poudre p. la peinture.
- de
- S
- Prusse
- Essence de térébenthine
- » en poudre ........
- » soluble, paillettes,
- rouge de potassium pur., blonde citron............ blanche..................
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes .. » » extra...........
- » » pharmaceutique...
- » » chimiquement pure.
- 175 »
- 185 »
- 310 »
- 340 »
- 45 «
- 47 »
- Le litre
- 0 0
- 0 2
- 28
- 38
- 35
- 50
- Extrait
- d’orseille liquide n' 1.
- » » extra.
- » supérieur....
- Les 100 k.
- de
- Javelle
- 40:
- 35-
- 25*
- 20'
- Baumé
- -lycérine blanche industrielle 28*.
- Lessive caustique de potasse 36’..
- a
- » » de soude
- Noix de Galles de Chine .. Orseille double............
- » triple ...................
- Oxymuriate d’étain 32 % .
- Panama (Quillay)............
- Permanganate de potasse... Potasse d’Amérique..........
- 40
- 36
- imitation d’Amérique 66/70•
- » » 52/55*
- » » 45 ’...
- 115
- 155 185
- 11
- 10
- 9
- 7
- 105
- 33
- 43
- 12
- 195
- 65
- 80
- 210
- 44
- 145
- 72
- 39
- 33
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- 50
- 50
- 25
- 85
- 50
- 50
- 60 115
- 38
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- 12
- 15
- 12
- 22
- 23
- 24
- 28
- 30
- 32
- 35
- 58
- 6
- 50
- 50
- 50
- 50
- Le kil.
- 4
- 4
- 4
- 5
- 25
- 75
- 25
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- » pour azurage,
- » p.pap. peints
- supérieur.... extra.............. n- 1 ......
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 118
- »
- Rouge Brésil Bahia............
- • Cal liât ou r.. .100 k.
- Lima......
- Ste-Marthe Brési’let. .. Sandal.... Sapan ....
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracio.. 1000 k.
- Pernamb
- 50 k
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb ... .....
- » pressé...
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe ................
- Ténériffe grise..........
- Bengale
- Java,
- Mad
- Curcuma
- .. .50 kilos.
- Pond......
- On
- On
- cote
- cote
- Dividivi les 50 kil....
- Indigos actuellement :
- PLACE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On cote ;
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- a a
- D
- Ire qualité ... 2c qualité .. . 3e qualité... . - Sisal, Yucatan..
- Honduras........ ...............
- • Haïti Cap........
- Port-Liberté. ...
- Aquim..............
- St-Marc ..... . Gonaïves ....... P.-de-Paix......
- ...................
- Saint-Domingo... Martin, et Guadel. Jamaïque.......... Cuba et St-Yago .. .................. Tuspan............ Vera-Cruz ..... Campèche.......... .................. Tampico........... .................. Haïti............. Jamaïque.......... barcel et P. Cab .. Rio Hacha......... Carth, et Savan...
- Maracaïbo Fustet. ...
- 109 k.
- Tatajuba(Pern . )50 k.
- Bahia . . . ....
- Corint o..., . •,
- Amapala. 50 kil.
- Beng. sur v. et bl. 1 [2 k îin violet et pourpre..
- Bung
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- . beau viol. et dito... bon violet............. bon moyen violet.. . moyen violet........... beau violet rouge... bon violet rouge....... bon moy. v. rouge... fin rouge.............. beau dito.............. bon dito............... bon à fin cuiv......... cuiv. ord. et bas......
- Java..........
- Kurpah........
- Madras.......
- Manille.......
- Caraque .....
- Guatemala flor
- N.M
- . N.M.
- . N.M,
- • bon à fin sobre.. » — cor....
- • cor. ord. à bas..
- N -Gren nn, surf. 1/2 k N.M, » bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud. .*.........M
- Madagascar..............M
- Qu ercitron
- On cote les 56 kil..
- Baltimore fin effilé.........
- » gros effilé............
- Antilles. Cayenne
- Rocou
- 1/2 kil. Ü 37
- 5
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- 75
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- M
- 6
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- MONTEUR DE LA TEINIURE
- 269
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). » (Guadeloupe) » de Fustet Albanie. .. . Cachou noir, Ire marque... » marques ord.. Cochenille argentée.. 100 k.
- 12 .11
- 10
- 95
- 70
- . à .15
- 50
- .12 .
- 12 .
- 85 .
- »
- ce
- . 8
- § *
- 5
- grise............
- zacatille naturelle noire Palmas le k. Bengale........... Chinois... ....... Madras............
- Gal es de Chine.............. Prussiate jaune de potasse.
- 500
- 515
- 490
- 35
- 40
- 65
- 135
- 170
- 525 .
- 525
- 525 .
- .40 .
- Sumac en feuilles........
- » poudre...................
- Styrax liquide.............
- Tamarin Madras.............
- Verdet, eu pains, extra sec,
- 25 . .
- 26 . .
- 170 ..
- M ..
- 28
- Mous en Barils
- Qualité extra...................
- Qualités ordinaires................
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 32
- 25
- 50
- sous toile ..........: ..
- en pains, extra sec, sous pap................. bon marchand en pains
- >< en boules .
- raffiné en poudre sec ..
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- muriatique . .. nitrique.....
- minimum mis en barres. Franco gare
- 34
- 3C kil ou
- quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jour net.
- PLACE DE BORDEAUX
- INDIGOS — Au 1/2 kilo
- Madras bon t beau tendre.
- » moyen et bon moyen » colore.............. » xoyen ord. et ord.
- terne et serré...........
- Kurpah lun et beau violet
- 2.90
- 2.. 60
- 2.30
- 3.20
- 2.90
- 2.60
- Kurpah
- Bengale
- Java
- et violet rouge.. moyen et bon moy.
- assez coloré.... moyen ord. et ord.
- mél. et terreux. . beau et fin violet bon moyen à bon
- violet et violet
- rouge .............
- moyen violet-rouge
- et rouge..... ...
- =
- M. .
- M .
- M..
- M. .
- X
- M
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d.
- d.
- bon moyen.........
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- M
- 5
- Le
- tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique...............
- Alun raffiné (entrepôt)......
- » (acq.)... .......
- Couperose emballée.. .. Essence de térébenthine (d. fûts)................ ....
- Id (s fûts).. ............... Fécule de pommes de terre, 1er bl............ Id. 2e bl. (entrepôt)........
- Galles vertes et noires......
- » noires Alep.................
- » blancnes...................
- Gomme arabique, en sorte .
- 450 .
- 16 .
- 17 .
- 5 .
- 115 ..
- 112 .
- 35 . .
- 35 . .
- 200 ..
- 150 .
- 60 .
- è O
- 17
- 19
- 6
- 170
- »
- Ghésirée, en sorte.........
- Sénégal,, bas du fleuve 65
- 7b
- a a
- » ..............
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde .......
- » blanche..............
- Laque en f. qté orange.
- 70 ..
- a
- » Sandaraque lavée.
- » Damar (Batavia).
- » » Singapore
- mi-orange cerise AC
- » Penang....
- Gomme adragante Syrie.
- »
- » » Anatolie.
- ........................... Garance, racine...
- » pondre...............
- Rocou Guadeloupe ..........
- » Cayenne. ................ Safran d’Espagne, Valence Pur........................ Sulfate de cuivre(entrepôt).
- (acq.). ..
- 600
- 550
- 525
- 150
- 200
- 110
- 110
- 200
- 150
- M
- 140
- 750
- 600
- 70
- 100
- 90
- 64
- 68
- Ammoniaque liquide 22 d..
- B irax raffiné..............
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre..................... broyé......................
- Crème de tartre.............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude............
- » de potasse ..............
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m.
- Sel de soude, 70/75, disp... ’ » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.........
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- 10 .. à
- 36 ..
- 41 .
- 10 50
- 8 ..
- 260 ..
- 36 ..
- 44 . .
- 180
- 8
- 20
- 6
- 46
- 75
- 75
- Blanc
- Jaune
- BOIS DE TEINTURE
- 28 -à 29 —
- Brésillet. . . ... .
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . ... — Haïti ....
- — Martinique,Guade loupe .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba — Guayra-— Tuspan
- Lima....
- Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco.
- 28 -
- 18 -
- 10 --
- 28 25
- 19 -
- 14 —
- O
- 14
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- 18
- 17
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- 30
- E 64 A 68
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive.....
- extra pur (72 0/0 augmente (60 0/0 résineux (72 0/0 » (72 0/0
- d’huiles)
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien .........................
- Jaune » ......................
- 56
- 52
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- 46
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- 42
- 37
- 37
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)
- » (60 0/0 d’huiles)..........
- Rosé..........................
- Noir..........................
- Blanc spécial ................
- Bleu
- »
- 10 © - *
- 40
- 58
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif., mixte » talqué Ire qualité » 2e »
- Marbré bleu ou
- rose Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- 46
- 40
- 37
- 35
- 40
- 40
- Selon qualités : Blanc ou jaune................
- » (à la battease). .
- Marbré bleu ou rosé............
- Résineux.....................
- Vert exportation..............
- Brun...........................
- Foir....... ... ........ ...
- 9 C>
- 24
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- 30
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- 36
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier...................... Curcuma de la côte. . 100 k.
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . . .
- — — fin violet .
- — — beau violet .
- — — bon violet .
- — — moyen violet .
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré . .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin. . . . .
- — — beau . . .
- — — bon . . . .
- — — moyen . . .
- — — ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — . moy.violet
- — — ora.et cuivré
- — Manille — Guatemala flor . — — sobre .
- — — cortès . .
- — Mexique flor. . . .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- Caraque flor. . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k. — — blonde, ire quai.
- — — — 2e quai
- — — cerise. . .
- — — blondeordin.
- Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. le Orseille Mers du Sud 10C — Madagascar . .
- k k. k
- 11
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- 9 —
- 8 50
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- 6 — 5 —
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- 6 5C
- 6 -
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- 270
- LE MONITEUR DE LA TENTURE
- PLACE DE LYON
- DROGUERIE POUR TEINTURE ET IMPRESSION
- Prix aux 100 kilos hors barrière :
- Acétate de plomb...... 72 .. à 73 .,
- Acide acétique des arts 40% 34 .. 36 .. » chlorhydrique 750 850 » nitrique 36.... 35 .. 36 .. » sulfurique 66 •. 9 9 50 » tartrique 250 .. 255 .. » citrique 375 . 3 85 .. Alun épuré 21 .. 22 . • » ordinaire 17 ., 18. Ammoniaque incolore, 22.’ 44 . 46 . Bichlorured‘étain,55‘.... 113 .. 118 .. » » 60 136 .. 141 ..
- Bois Campêche-Laguna ... 17 .. 18 . » Guadeloupe. 12 .. 13 . Bois Jaune Centre Amériq, 17 . 18 . Cachou jaune. Vapeurs.... 55 .. 56 . » brun 75 .. 90 . Chlorate de potasse 105 .. 110 . » de soude..., 105 . 110 . Chlorure de chaux 100 à 110. 16 . 18 .
- Chromate rouge de potasse 77 ., 79 . » » de soude.. 57 .. 59 . Crème de tartre. 185 .. 190 . Cristaux de tartre ....... 175 .. 180 . » de soude 6 50 7 .
- Curcuma Bengale en racines 33 .. . 37 .
- » de Madras.................... .. .
- » de Chine................ M .. .. . Essence de térébenthine ...112 .. 114 .
- Extrait de châtaignier 20• . 16 .. l7 Galles de Chine et Japon.. 157 .. 160 .
- » vertes et noires .... 155 .. 180 .
- Gomme Sénégal, en sortes 72 .. 75 ..
- » arabique.................. 65 .. 70 .. » adragante rousse .........275 .. 310 .. Jus de citron ............................................... 20............. 21 ..
- Méthylène à 95 •........... 90 .. 95 ..
- » régie 90-.................. 100 .. 105 ..
- Prussiate jaune de potasse 130 .. 135 .
- » » de soude..................'
- Pyrolignite de fer......... 10 50 U 50
- Résine..................... 26 .. 27 '.
- Rouille..................... 9 .. 10 ..
- Sel de soude 80e........... 17 50 18 50
- » ammoniaque.. 11 50 12 50
- Sel d’étain............... 248 .. 252 ..
- Soufre en canons........... 17 50 18 .
- sublimé................... 18 50 19 50
- Sumac Sicile en feuilles.. . 22 .. 23 ..
- Sulfate d’alumine........... 9 .. 16 ..
- » de cuivre............. 65 .. 66 • •
- » de fer..................... 6 .. 8 • •
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- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on repond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B, 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration
- du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, | mais dans aucun cas, le Journal ne ' peut intervenir. N’étant qu’un agent I de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires
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- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Rapport, par M. H. Schmid. — Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du cotou (suite). — Société industrielle de Rouen. — Analyse des apprêts sur tissus (suite) — Teinture et apprêt des tissus pour voitures. — Carbonisage avec de l’acide chlorhydrique. — Solutions alcalines d’ali-zarine. — La mercérisation (suite). — Les droits de l’expéditeur et du destinataire en cas d’avaries de route. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Revue du marché. — Annonces.
- RAPPORT
- le pli cacheté N° 1494 du 23 septembre 1904, déposé par la Société de la Manufacture Emile Zundel à Moscou au nom de MM. Lucien Baumann et J. Frossard et sur le pli N° 1^44 du 20 juin 1904, déposé par la Manufacture Emile Zundel à Moscou au nom de MM. L. Baumann, G. Thesmar et A. Hug, présenté au nom du comité de chimie.
- par M. Henri Schmid (1)
- Dans un pli cacheté N° 1437 du 2 janvier 1904 MM. Baumann, Thesmar et Frossard nous ont Indiqué le moyen de ronger le grenat a-naphtyla-mine qui jusque-là avait résisté même à l’agent
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- réducteur le plus puissant, à l'hydrosulfite-formal-déhyde.
- Ce moyen, fondé sur l’emploi de l’hydrosulfite de soude additionné d’un excès de soude caustique et de glycérine, était le rongeant alcalin.
- Comme l’alcali fixe en excès précipite l'hydrosul-fite de soude de ses dissolutions et que, par consé-quent, ce sel est insoluble dans un milieu caustique, la nouvelle couleur d’enlevage, malgré le broyage le plus scrupuleux, montrait l’inconvénient de ce genre de couleurs, d’encrasser la gravure.
- Poussés par le désir de trouver une couleur exempte de ce défaut, MM. L. Baumann et J. Frossard ont pu constater que l'hydrosulfite sodique, à l’état fraîchement précité et aussi pur que possible, donne aussi en présence d'alcali, des pâtes d’impression d’une ténuité telle que, même sans trituration .préalable, elles s’impriment à la perfection.
- Le nouveau blanc enlevage, consistant en hydrosulfite récemment préparé et exprimé, soude caustique, glycérine et eau de gomme, forme l’objet du pli 1495.
- En outre, nous y trouvons les formules détaillées pour l’enluminage multicolore du bordeaux naph-tylamine à l’aide de ce rongeant alcalin modifié.
- La base des effets colorés bleu et violet est formée par les phéno et gallocyanines tels que phé-nocyanine V et violet moderne, qui sont imprimés à l’état de leuco soluble et qui adhèrent à la fibre
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- sans le concours d’un mordant, grâce à leur insolubilité. L’élément jaune est le flavanthrène, qui sert aussi à transformer les bleus en olives. Les échantillons qu’on vous a soumis, genre enlevage à plusieurs couleurs, réalisés d’après ce principe, sont d’une parfaite exécution ; les teintes rivalisent comme vivacité avec celles des couleurs d’aniline.
- Cependant, il faut avouer que le procédé indiqué par les chimistes moscovites pour préparer l’enlevage blanc, n’est pas à la portée de tout le monde. La plupart des établissements d'impression ne sont pas en situation de fabriquer eux-mêmes T hydrosulfite de soude solide comme le fait la Manufacture Zundel sur une grande échelle. La question de trouver un bon rongeant sur grenat naphtylamine, susceptible d’une application commode et générale, était donc encore plus ou moins ouverte, et la solution satisfaisante en était d’autant plus désirable que la riche nuance de ce grenat, qui n’a jamais pu être atteinte par des substituts tel que le grenat d’amido-azotoluène, est, après le rouge paranitraniline, la plus estimée et la plus recherchée.
- C’est encore de la maison Zundel que nous est Venue cette solution. Elle est contenue dans le pli No 1530 du 4 avril 1905. de MM. Baumann et Thes-mar. Au lieu de partir de l’hydrosulfite de soude, les auteurs utilisent l'hydrosulfite-formaldéhyde, ou encore mieux le sulfoxylate sodique-formal-déhyde, qu’ils font agir en présence d'une solution de fer alcaline additionnée de glycérine.
- Nous n’entrerons pas dans les détails de ce pli, sur lequel notre collègue, M. C. Favre, nous a fait un rapport, mais nous constatons seulement que ce procédé, quoiqu’il évite le danger d’encrassement, tout en fournissant des enlevages irréprochables, n’était pas encore satisfaisant aux yeux mêmes des inventeurs. Ces messieurs, en effet, auraient voulu écarter complètement l’alcali caustique de la couleur qui, pendant le travail, devient la source des ennuis connus causés par les couleurs fortement alcalines : le danger de coulage, surtout sur des tissus peu serrés, est le plus redoutable de ceux-ci.
- On savait que parmi les couleurs azoïques insolubles, celles qui renferment le groupe nitro, tel
- que le rouge paranitralinine ou même le grenat naphtylamine à l’état nitré, offrent le moins de résistance à l’attaque de l'hydrosulfite-formaldéhyde ordinaire. La réflexion a donc donné l’idée aux chimistes de la maison Zundel de faire intervenir des dérivés d’oxydation inférieurs de l’azote dans la réaction d’enlevage sur bordeaux naphtylamine et dans le but d’en favoriser la destruction. Leurs essais, qui sont décrits dans le second pli dont j’ai l’honneur de vous entretenir, c’est-à-dire le pli No 1543, ont été couronnés de succès : en ajoutant du nitrite de soude, à une couleur d’enlevage au rongalite C, MM. Baumann, Thesmar et Frossard ont pu supprimer l’alcali et employer l’agent cata-litique, le fer, sous forme de sel organique, normal, sans porter préjudice au résultat final. En associant, en outre, au nitrite du ricinate alcalin de fonction neutralisante, on obtient dans le blanc neutre AA une pâte neutre qui, n’étant plus sujette au coulage, s’imprime sur toute espèce de tissu et ronge le bordeaux dans toutes les finesses d’un dessin. J’ai répété cet essai et je vous en soumets le résultat ; le blanc, obtenu par un passage au Mather-Platt, est parfait.
- Le nouveau procédé d’enlevage dont l’acquisition a été faite par la B. Anilin et Sodafabrik et qui est en instance de brevet, ne s’applique pas seulement au bordeaux, mais peut encore être employé avantageusement à d’autres azoïques difficiles à enlever, tel que le bistré de chrysoi-dine, etc.
- Ce qui lui donne une valeur ultérieure, c’est la possibilité d’utiliser pour l’enluminage multicolore, les colorants basiques fixables au tannin. On emploi6 en pratique les bleus méthylène, le bleu de Nil? l’auramine O et II, thioflavine T, les phosphines, rhéonine, rhodamines, et enfin les couleurs du groupe gallocyanine. Les couleurs d’impression se conservent parfaitement bien pendant des semaines.
- Les mêmes effets d’enlevage brillants et varies qui ont fait du rouge paranitraniline un superbe article moderne, sont donc aujourd’hui aussi aisément réalisables sur bordeaux, et la riche collection Robe que la Manufacture Zundel vous soumet, fait
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- preuve de l’utilité et de l’élégance de ce procédé. Je vous propose, Messieurs, d’insérer les deux nouveaux plis Zundel, suivis du présent rapport, dans les Bulletins de la Société.
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L'IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (i) (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 5, 20 août et 5 septembre 1906.)
- Nous allons examiner maintenant ce qui a lieu, sous le microscope, lorsque l’on traite le coton par des agents mercerisants ou d’autres substances liquides diverses.
- L’observation du coton au microscope présente certaines difficultés qui proviennent surtout de la grande transparence de sa fibre et, lorsque le coton est mercerisé, ces difficultés augmentent encore; en effet la fibre mercerisée est plus tranparente qu’en son état naturel. De plus, si l’on se sert des substances habituelles pour le. montage des prépara-fions, l’examen microscopique devient extrêmement délicat parce que l’indice de réfraction de la fibre est, à peu de chose près, le même que celui du milieu qui l’enveloppe.
- Il nous a donc semblé nécessaire de recourir à quelque moyen artificiel pour accroître la puissance du microscope, ce que nous trouvâmes en examinant, la fibre du coton entre deux niçois croisés. Un polarisateur était placé au-dessus de la lentille qui condense la lumière sous le porte-objet est un analyseur dans l’oculaire, dans une position telle que la section principale de ce dernier était à angle droit avec celle du polarisateur.
- On a dit, autrefois, que dans ces conditions d’examen le coton ordinaire apparaît incolore, mais nos connaissances actuelles nous permettent de dire que toutes les fibres de coton vues sous le --—----------------------------------------------
- (1) Traduit du Jour. of Soc. of Chem. Ind. par Moniteur ^uesneoille.
- microscope entre deux niçois croisés offrent des phénomènes d’interférence.
- Il est vrai que les plages colorées montrées par le coton brut ne sont pas très brillantes si on les ! examine à l’aide du dispositif que nous venons de | décrire : cela est sans doute dû à la tension interne de la matière amorphe dont la fibre est composée et, comme cette tension est sans doute très faible, les rayons colorés sont d’un degré d’interférences! élevé qu’ils ne paraissent pas brillants à l’œil. Dans le but d’augmenter l’intensité ou plutôt l’éclat des colorations interférencielles, nous avons employé le moyen suivant :
- Nous avons placé au-dessus du polarisateur une lame de mica dont l’axe principal faisait un angle de 45” avec celui du polarisateur et de l’analyseur. Cette lame de mica avait une épaisseur telle qu’elle retardait la lumière passant à travers la préparation de 1/8 de longueur d’onde, et nous avons trouvé que cette épaisseur donnait, ordinairement, les meilleurs résultats. On peut la déterminer, d’ailleurs, dans chaque cas particulier, en interposant entre la préparation et l’oculaire une lame de quartz taillée en biseau et en notant à quelle épaisseur de cette lame correspond le maximum d’intensité des couleurs interférencielles.
- L’examen microscopique du coton entre deux niçois croisés avec l’aide d’un dispositif retardant la lumière de 1/8 de longueur d’onde semblable à celui que nous venons de décrire, facilite non seulement l’observation des contours de la fibre, mais encore celles de toutes les particularités internes de celle-ci. En effet, les différences d’épaisseur des diverses parties de la fibre se trouvent indiquées par des variations dans la coloration des plages.
- Au microscope, la fibre de coton brut apparaît comme une sorte de ruban aplati dont les bords sont un peu plus épais que la partie médiane et qui, ordinairement, sont légèrement incurvés. Parfois aussi les bords du ruban sont recourbés presque à angle droit par rapport à sa surface.
- On peut trouver d’excellentes reproductions gra-| phiques de la fibre du coton dans un article publié ' par W. Grum Journ. of Soc. Chem. Soc., 1863,
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- p. 404). A la lumière polarisée, le canal central de la fibre devient parfaitement visible et se présente sous la forme d’un tube aplati.
- Les reproductions de Crum sont cependant inexactes sur ce point ; il donne à la torsion naturelle du coton une apparence lâehe, vague, tandis nous avons observé que cette torsion était en même temps accompagnée d’une sorte de gaufrage La fibre du coton nous semble plutôt comparable à un ruban tordu sur lui-même et chiffonné, gaufré en
- quelque manière.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE
- ROUEN
- COMITÉ DE
- Séance du 10
- La séance est ouverte à 5 Blondel, vice-président.
- (A suivre.)
- CHIMIE août 1906 heures par
- M. Emile
- Membres présents: MM. Gascard, Duheau, F. Calligé.
- Balanche,
- Absents et excusés : MM. Reber père, Gasly, G. Marchand;
- A l’ordre du jour :
- Examen des plis cachetés ouverts en séance générale ; affectation du don de M. Schultz.
- Lecture des plis cachetés est donnée par M. E. Blondel.
- Le pli n° 469 de MM. L. Gentil et G.-A. Le Roy, revendique la priorité pour un procédé permettant de rendre les engrais chimiques susceptibles de détruire, d’éloigner ou d’entraver le développement des insectes nuisibles à l’agriculture.
- Le Comité décide la publication de ce pli au bulletin.
- Le pli n° 470, de M. G. de Bcchi, traite d’un nouveau procédé de fabrication du nitrite de soude. Après lecture, il est décidé de confier l’étude de ce pli à M. G.-A. Le Roy qui, consulté, accepte et se propose d’entretenir, dans une prochaine réunion, le Comité sur ce mode de fabrication.
- Affectation du don de M. Schultz :
- Après échange de vues le Comité décide de se constituer en Comité secret pour décider l’affectation du don de M. Schultz.
- La séance est suspendue à 5 h. 1/4.
- Reprise de la séance à 5 h. 3/4.
- Le Comité de Chimie décide l’affectation du don de M. Schultz; en outre, il est décidé que le procès-verbal du Comité de Chimie secret sera soumis à la ratification du Bureau, puis ce procès-verbal sera cacheté et déposé aux archives
- Sur la proposition du Comité, M. Balanche accepte de présenter à la ratification du Bureau le procès-verbal du Comité de Chimie secret.
- ANALYSE DES APPRÊTS SUR TISSUS
- (Suite — Voir nos numéros des 5 août et 20 septembre 1906.)
- S’il y a des matières organiques en présence de matières minérales, on évaporera et on calcinera une première portion de la solution aqueuse, et fera l’analyse minérale dos cendres ; sur une autre portion, on fera l’analyse des substances organiques. Remarquons que l’on pourra ainsi déterminer directement les substances minérales des cendres ; sur une autre portion, on fera l’analyse par calcination et analyse minérale des cendres ; en même temps qu’on retrouve ainsi les substances minérales introduites par l’apprêt, on olicile également, mais sans les distinguer, celles amenées par les mordants, si mordançage il y a, ou par la teinture. Il sera donc bon de faire toujours ces deux procédés simultanément, ce qui permettra de déterminer sous quelle forme les sels métalliques se trouveront sur le tissu, soit sous forme de sels solubles introduits avec l’apprêt, soit sous forme insoluble introduits alors, sous cette même forme avec l’apprêt, ou introduits par mordançage.
- Comme nous le verrons plus loin, les sels métalliques insolubles introduits par l’apprêt seront reconnaissables eux aussi, puisque ceux-là surtout se trouvent entraînés mécaniquement par les extractions à l’éther et à l’eau.
- Naturellement, si dans la solution aqueuse on ne trouve pas trace de substance organique il sera inu tile de calciner, et l’analyse minérale se fera directement sur la solution. Si l’on est en présence à la fois de substances organiques et de substances
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- minérales solubles, on fera bien de précipiter ces dernières avec le moins de carbonate de soude possible, puis de filtrer, avant de commencer la recherche des substances organiques.
- Sur une portion de la solution aqueuse, on recherchera l’amidon, la dextrine, la gomme, l’adra-gante, les gommes végétales, la gélatine, l’albumine, en ajoutant 8 parties d’alcool àgo-96 pour 100. Toutes ces substances seront précipitées à la fois, ou bien la solution deviendra trouble. On ajoutera alors quelques gouttes d’acide chlorydrique étendu. De petites quantités de gommes qui, à l’alcool, ne donnent qu’un léger trouble, précipitent alors complètement sous forme de flocons caractéristiques, tandis qu’une colle ou gélatine précipitée complètement par l’alcool se réduit en partie.
- L’amidon et la. dextrine pourront être mis en évidence sur la solution aqueuse par la réaction à l’iode. Si la solution est alcaline, on la neutralise au préalable avec de l’acide sulfurique ou de l’acide chlorydrique. L’amidon donne avec l’iode une coloration bleue caractéristique, tandis que la dextrine donne une coloration rouge vineux à rouge violet. Si l’on est en présence d’un mélange de dextrine et d’amidon, et que la dextrine domine, la coloration sera d’abord rouge puis passera bientôt au bleu ; si c’est l’amidon qui domine, on aura de suite une coloration bleue, tandis que sur les bords on aura formation d’une auréole violette, auréole qui, elle-même, ne tardera pas à disparaître pour devenir à son tour complètement bleue.
- La présence de gommes, gomme adragante, gomme végétale, sera décelée, en présence d’amidon ou de dextrine, au moyen d’acétate basique de plomb ; si on ajoute en effet quelques gouttes d’une solution d’acétate basique de plomb, sur une partie do la solution aqueuse à examiner, les gommes adragantes et gommes végétales sont précipitées sous forme de flocons généralement blancs, rare-ment bruns, tandis que l’amidon ne donne qu’un trouble sans précipité, et que la dextrine reste en Solution. Il y a lieu cependant de remarquer qu’en présence de sulfates, carbonates, phosphates, sili-cates alcalins, on obtient également un précipité;
- on éloignera donc ces sels solubles en les précipitant par tout autre sel qu’un sel de plomb : soit par exemple parle nitrate au baryum, et filtrant ; sur la solution filtrée on fera alors l’essai à l’acétate de plomb.
- (A suivre.) (Industrie Textile.)
- TEINTURE ET APPRÊT DES TISSUS pour voitures
- Les tissus pour voitures sont généralement fabriqués avec des matières premières de bonne qualité ; ils pèsent de 7 à 16 onces par yard. L’apprêt est une opération connue sous le nom d’ « apprêt de surface ». Le poil couvrant le tissu doit être aussi court que possible ; mais il doit y en avoir assez pour que le tissu ne raidisse pas à l’usage. Pour obtenir ce résultat, il faut que le feutrage soit bien exécuté. Lorsque le tissu destiné à tapisser les voitures sort du métier, il faut l’examiner attentivement et corriger toutes les imperfections, telles que fils pendants, nœuds, etc. Le nopage et la réparation étant terminés, le tissu est prêt pour le foulage, opération dont dépend dans une grande mesure le succès de l’apprêt final. Dans ce procédé, les calculs doivent être faits avec une exactitude rigoureuse. Il faut calculer le poids après l’apprêt ainsi que la perte en poids pendant l’opération.
- Il est quelquefois difficile de prévoir la perte en poids, mais d’une manière générale on peut dire qu’elle varie entre 15 et 25 0/0. Les tissus pour voitures sont habituellement faits de manière à ce qu’un retrait de trois à quatre pouces donne le résultat désiré; le foulage dure de quatre à cinq heures. Le meilleur savon à employer est celui qui contient le moins d’alcali possible. Tous les savons employés au foulage doivent être strictement neutres. Un apprêteur ne doit pas se servir de savon contenant une quantité de caustique libre, bien qu’une certaine quantité d’alcali soit nécessaire pour ramollir la graisse.
- En savonnant les tissus pour le foulage, il faut avoir soin de ne pas dépasser le degré d’humidité ;
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- mouiller par trop est presque aussi mauvais que de travailler à sec.
- Vers la fin du procédé de foulage il faut faire attention à la température de tissus, car une trop forte chaleur en détruit le lustre. Lorsqu’on a obtenu le retrait voulu en longueur et en largeur on procède immédiatement au lavage. Ceci se fait dans une laveuse remplie à moitié d’eau chaude pendant 20 minutes et ensuite on lave de nouveau pendant 10 minutes dans l’eau chaude. Puis on applique un bon savon de dégraissage, de manière à obtenir une mousse crémeuse avec laquelle on traite les tissus pendant 15 minutes. Cette opération est suivie de deux autres lavages dans l’eau chaude et froide pendant 15 et 30 minutes respectivement. Les tissus doivent être propres et brillants.
- L’opération suivante est la carbonisation ou le flambage.
- On se sert généralement de procédé d’acide sulfurique de 6 à 7 degrés Bé , les tissus étant placés dans un bain acide pendant 20 minutes environ, passés ensuite entre deux rouleaux en caoutchouc et finalement exprimés à fond. On les introduit alors dans un séchoir à la température de 180 à 220 degrés, afin de carboniser toutes les substances végétales.
- Après le flambage, on introduit les tissus dans un moulin à foulon pour le battage. Dans ce moulin chauffé, on les traite pendant 15 minutes et aucune trace des matières végétales ne reste ou du moins ne doit rester dans le tissu.
- Du foulon, les tissus passent au laveur pour être neutralisés, un mélange d’alcali et d’ammoniaque étant la meilleure solution. Un petit morceau de tournesol indiquera s’ils sont neutres. Ils passent ensuite au gigger et à la cuve bouillante.
- La méthode à la cuve est moins en usage maintenant ; un vaporisateur est plus rapide et donne de meilleurs résultats.
- La teinture se fait avec des matières colorantes solides à la lumière et à l’air. Elles sont généralement vert foncé, bleu foncé et brun. Autrefois, on employait des alizarines pour le brun foncé et les
- bruns. Actuellement, on se sert de couleurs acides qui donnent de meilleurs résultats.
- Après la teinture, on les soumet à l’action de l’hydro-extracteur et on les tord avec beaucoup de précaution. Deux ou trois passages sur la brosse avec un peu de vapeur complètent le procédé.
- (Textil World Record,)
- CARBONISAGK avec de l'acide chlorhydrique
- Ce procédé est généralement limité à la laine en fibres, aux chiffons de laine et aux coupures. D’après la méthode de Gastemann, la laine est séchée et traitée dans un cylindre rotatif à la température de 120 à 1308 C. par un serpentin.
- Le cylindre est muni d’une pompe par laquelle on évacue tout restant d’air humide avant d’introduire l’acide chlorhydrique. Lorsque l’acide a agi pendant un certain temps, on l’évacue par la pompe, mais la rotation et la chaleur sont maintenues pendant deux heures encore. Dans le procédé Gonster, le gaz acide est employé à froid pendant une heure.
- Preusch et Edmonds se servent d’un appareil dans lequel la laine est séchée sur une sorte de treillis par un jet de vapeur chaude. On arrête l’accès d’air et on laisse entrer la vapeur de la solution de l’acide chlorhydrique. Lorsque son action a duré pendant un temps suffisant, on l’arrête et on laisse pénétrer de nouveau l’air chaud jusqu’à ce que les vapeurs disparaissent de la chambre de carbonisation. Cette dernière est revêtue de plomb.
- Dans le procédé Miarston, les tissus sont exposes au courant d’un mélange d’acide chlorydrique et d’air. Schirp fait bouillir l’acide chlorydrique dans une cornue de fonte qui tourne avec le tambour carbonisant contenant la laine.
- Le gaz passe dans le tambour par un essieu creux commun au tambour et à la cornue. Le séchage préliminaire de la laine est effectué dans le tambour par un jet d’air chaud avant l’admission de l'acide: Il faut remuer fortement la laine dans le tambour | pendant cette opération et la carbonisation.
- 1 (Textile colorist.)
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- en
- SOLUTIONS ALCALINES ID’ALIZARINE
- Généralement on teint les tissus préalablement mordancés dans des bains contenant la matière colorante suspendue en parcelles très fines au lieu d’être en solution. Ceci a pour effet la formation lente de la couleur d’abord, et ensuite on est obligé de régler exactement la température afin d’empêcher la perte en couleur lorsque le bain est trop chauffé.
- Il paraîtrait que l’on peut vaincre ces difficultés en imprégnant la fibre d’une solution alcaline de couleur, ensuite de mordant et développer avec de la vapeur. Ceci permet d’employer la matière colorante et le mordant dans des bains froids, et en outre le temps n’est pas plus long que celui employé auparavant pour le mordancement seul.
- Pour préparer le bain, on dissout la matière colorante dans des solutions d’ammoniaque ou de toutes autres produisant une réaction alcaline ; on peut y ajouter des savons alcalins, mais l’ammoniaque est préférable, à cause de sa volatilité et aussi parce qu’il n’affecte pas la fibre.
- La concentration de la solution alcaline dépend en partie de la matière employée et des nuances désirées. Pour nuances foncées, il faut faire passer les tissus deux fois par la solution avant d’être séchés. Cette répétition rend la nuance uniforme.
- Pour nuances claires, le mordançage peut se faire dans le même bain avec de l’huile pour rouge turc, etc. Les tissus sont séchés ensuite à une cer-laine température, l’ammoniaque s’évapore, lais-Sant la matière colorante solide sur la fibre. Le mordançage se fait ensuite dans un bain d’acétate d'alu-mine, de chaux, de chrome ou dè fer.
- On peut employer des mélanges de ces sels. On Sèche de nouveau et l’on vaporise! En même temps la fixation de la couleur après le mordancement et avant le vaporisage est propre pour le travail de décharge, mais pas assez bonne pour un résultat Permanent. Le vaporisage se fait à 1 1/2-2 atmos-Phères pendant deux heures.
- Si les tissus vaporisés sont imprimés avec un mordant métallique épaissi, on peut obtenir des modèles de changement de couleur sur les endroits
- imprimés. Ainsi l’acétate de chrome produit un brun prononcé sur un fond rouge et le pyrolignate de fer donne un violet noir sur un fond rouge. L’impression peut se faire avant le vaporisage qui développe les deux couleurs à la fois.
- (Deutsch Fœrber Zeitung.)
- ~ . T — Am - n ml .... “s -ï — erotof .- f ' - ‘ ' nf Tn
- Dans notre dernier numéro nous avons publié un article sur les
- Substances employées pour l’apprêt final des tissus.
- Une erreur matérielle nous a fait parler du chanvre crispé, c’est chondre qu’il faut lire.
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- D’après le Chemiker Zeitung, l’addition du sulfozyanate d’ammonium au bain acide destiné à donner de l’éclat à la soie (1 0/0 du poids de la soie), empêche le sel d’étain d’affaiblir la fibre.
- Les échantillons qui n’ont pas été traités de cette façon, ont péri après une exposition au soleil pendant quinze jours, tandis que les morceaux chargés de. la même façon et qui ont subi le traitement avec du sulfocyanate sont restés exposés au soleil pendant trois mois sans en souffrir.
- L’addition du sulfocyanate est doublement avantageuse ; car cela empêche l’apparition des taches jaunes, souvent remarquées sur les soies et dues au chlorure de sodium provenant de la monnaie de cuivre que l’on a quelquefois dans les poches.
- LA MERCERISATION
- Par P. Hoffmann
- (Suite.—Voir nos]numéros des 5 et 20 juillet. 20 août et 5 sept.1906.)
- Machines automatiques. — Les machines dont nous avons parlé précédemment nécessitent une grande survaillance, surtout dans la façon d’appliquer la lessive de soude, de laver, etc. C’est pour cette raison qu’on les remplace généralement par des appareils automatiques. Avec ceux-ci, il suffit de suspendre les écheveaux aux supports et de mettre la machine en mouvement. Les diverses opérations ci-dessous se produisent alors automatiquement : 1° traitement à la lessive ; 2° égouttage ou essorage de la lessive en excès ; 39 lavage à l’eau, qui comprend deux phases distinctes : («) rinçage à l’eau, fournissant comme résidu une lessive, marquant encore de 2° à 4° Bé ; (b) lavage proprement dit, par lequel le coton est à peu près complètement débarrassé de l’alcali.
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- 5 (N
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- La machine se débraye d’elle-même et une sonnette avertit l’ouvrier chargé de la conduite de l’appareil. Ce soin ne consiste d’ailleurs qu’à retirer les écheveaux mercerisés et à en remettre de nouveaux.
- Les avantages de cette machine sont les suivants : 1° la durée du traitement par la lessive peut être réglée avec une précision mathémathique, de même que le lavage, l’égouttage, etc., en sorte que la marchandise est mercerisée à fond et uniformément et que l’on peut déterminer d’avance le rendement journalier de la machine ;‘2° les manipulations nécessaires pour obtenir un beau brillant sont faciles à exécuter.
- Relativement aux engins spéciaux qui constituent les divers systèmes, on divise les machines à mer-ceriser les écheveaux en 5 catégories :
- 1. Machines avec bras fixes à l’une de leurs extrémités ;
- 2. Machines à tension variable ;
- 3. Machines dans lesquelles la tension est donnée par pression hydraulique ;
- 4. Machines dans lesquelles la tension est donnée par la force centrifuge ;
- 5. Machines à tension intermittente pendant la marche.
- (A suivre.) P. R.
- LES DROITS DE L’EXPÉDITEUR
- et du destinataire en cas d’avaries de route
- PROCÉDURE A SUIVRE EN CETTE MATIÈRE ET LE ROLE DES EXPERTS (l)
- Toutes les dispositions législatives ont même force exécutoire. Toutes sont égales aux yeux du Parlement et des tribunaux. Dans cette égalité parfaite, néanmoins, règne une certaine diversité, parmi les articles de lois ou de règlements; en effet, les uns incarnent des principes généraux et fondamentaux sur lesquels reposent et se développent les articles secondaires, dispositions de détail ou de procédure. Il y a, en un mot, dans toute législation des axiomes et des corollaires, des dispositions de premier rang qui attirent et retiennent tout spéciale-
- (1) Bulletin de la Mutuelle-Transports.
- ment l’attention du commentateur, qui rayonnent en quelque sorte, sur un chapitre ou une loi tout entière et d’autres, plus modestes, seulement connues des légistes, ne possèdent pas toute l’importance qui, cependant, doit leur être dévolue.
- Ainsi, dans le Code de commerce, nous trouvons à la section III du livre Ier, titre VI, sous la rubrique : du voiturier, un exemple de l’inégalité relative des dispositions législatives. Cette section renferme cinq articles. Mais, de ces cinq propositions d’esssencesouveraine, l’une, l’article 103, se détache en relief, laissant le surplus de la section dans une sorted’obscuritéimméritée. Sans doute, l’article 103, lequel pose le principe de la responsabilité du voiturier est une disposition d’ordre majeur. Il a soulevé, à bon droit, des polémiques et des discussions passionnées qui ont abouti au texte additionnel connu sous le nom de loi Rabier... Et, parle fait de la loi du 17 mars 1905, cet article est devenu une disposition tordre public, indiscutable et inéluctable. Mais il est injuste de ne pas remarquer l'im-portance des dispositions qui l’entourent : de l'ar-ticle 105 dont la rigueur, qui n’avait pas fléchi depuis quatre-vingts ans, a été tempérée par la loi du 11 avril 1888 ; de l’article 108 relatif à la prescription des actions contre le commissionnaire et le voiturier ; enfin, de l’article 106 qui traite de la procédure à suivre en cas d’avaries.
- Ce dernier article, surtout, mérite, à juste titre, de retenir l’attention. Il est, par lui-même, assez terne et vague ; ses dispositions laconique sont besoin d’être précisées et développées à la clartédes décisions nombreuses et variées de la jurisprudence. Car il ne suffit pas de connaître la valeur et la portée de ses droits, il faut encore savoir les mettre en action.
- I
- Nous rappellerons, tout d’abord, mais en nous bornant à formuler le principe, que l’article 103 du Code de commerce, complété par la loi du 17 mars 1905, fait peser. désormais, sur les Compagnies de chemins de fer une responsabilité absolue en cas d’avaries. En d’autres termes, les Compagnies qul livrentunemarchandise avariée doivent prouver que l’avarie provient ‘d‘ un cas de force majeure ou du vice propre de la chose. Sinon, elle demeurent responsables des conséquences de l’avarie sans pouvoir échapper à cette responsabilité par une clause dérogatoire. Nous ne parlons d’ailleurs, que d’un contrat de transport simple à l'intérieur des réscaus français et sans interposition'd'un commissionnaire Car la loi Rabier n’a pas modifié, d’une part, 2 5 convention de Berne et ses dispositions spéciale® relatives à la responsabilité des Compagnies étran gères, ni, d’autre part, les articles du Code de cor. merce applicables aux commissionnaires de trau
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- port. Il y a, de ce fait, entre les Compagnies françaises et les Compagnies étrangères et les commissionnaires, une rupture d’équilibre, une inégalité choquante qui était une objection sérieuse à la loi du 17 mars 1905.
- Quoi qu’il en soit, la responsabilité du transporteur ne commence qu’au moment précis où la marchandise lui est livrée. Il résulte d’un arrêt de la Cour de Caen du 7 juin 1905 que le contrat de transport n’est pas formé par la remise de la feuille d'expédition, si, faute, de wagons disponibles, les marchandises n’ont puêtreimmédiatement chargées.Par contre,l’arrivée desmarchandisesau lieu de destination nemet pas fin au contrat du transport, mais seulement leur remise au destinataiue, ainsi qu’il résulte d’un arrêt de cassation du 2 septembre 1905 (1). Dès lors, la responsabilité du transporteur cesse, soit par application de l’article 108 du Code de commerce, c’est-à- [ dire par la prescription normale en matière de ) transports, c’est-à-dire suivant le cas, après six mois ou un an, soit en vertu de l’article 105 par l’expiration du délai de trois jours prévu par la loi du IT avril 1888. En ce qui touche, notamment, le sens et la portée de l’article 105 modifié par cette dernière loi, la jurisprudence fournit, actuellement, des indications complètes et précises.
- Dans le dernier état de cette jurisprudence, les réserves formulées par le destinataire doivent être expresses. Aux termes des plus récents arrêts de la Cour de cassation sur cette matière, en date des 15, 17 et 29 janvier 1906 (2), les dispositions de l’article 105 doivent être rigoureusement observées. Ainsi, deux arrêts de la Chambre civile de la Cour de cassation, en date des 23 décembre 1891 et 11 février 1901 ont décidé qu’une protestation du destinataire formulée par lettre ordinaire était inopérante, alors même que le voiturier reconnaîtrait l’avoir reçue. Toutefois, des réserves verbales ont été assimilées à l’acte extrajudiciaire ou à la lettre recommandée quand elles avaient été expressément ou tacitement acceptées par la Compagnie (3).
- Au surplus, s’il est incontestable que la responsabilité des Compagnies est intégrale depuis la loi du 17 mars 1905 , cette responsabilité peut être repoussée par la preuve du vice propre ou de la force majeure. Il ne suffirait même pas, aussi bien depuis la loi du 17 mars 1905 que sous le régime antérieur, que la Compagnie recevant une marchandise des mains de l’expéditeur ou d’un commissionnaire-transitaire n’ait pas,formulé de réserves, pour quelle soit déclarée responsable des avaries. L'ac-ceptation d'un colis sans réserve n’enlève pas à la Compagnie le droit de justifier du vice propre de
- (1) Bull. ann., 1906, II, p. 21.
- (2) Voir Bull. ann. des Chemins de fer 1906, II, p. 45-47. (3) Cass, req., 20 mars 1905; Civ. 7 juin et 10 juillet 1905.
- la marchandise. Ainsi en a décidé un anêt de cassation en date du 10 juillet 1905 (1) lequel, d’ailleurs, n’a fait que confirmer une jurisprudence antérieure. Un arrêt de la Cour de Paris du 28 mars 1904 et un arrêt de la Cour suprême en date du 24 janvier 1905 (2) ont même décidé que les déclarations d'expédition acceptées par une Compagnie ne font foi contre elle qu'autant que ces déclarations sont régulières et ne sont pas contredites par les documents émanant de l’expéditeur.
- Il
- Mais les principes de la responsabilité des Compagnies ainsi fixés, quels sont les droits et les obligations respectifs du transporteur, d’une part, du destinataire et de l’expéditeur, d’autre part, en cas d’avaries constatées à l’arrivée? Un seul article du Code de commerce qui n’a pas été modifié depuis l’époque lointaine de sa promulgation, règle la procédure à suivre en cas de refus de livraison. Il importe de noter, tout d’abord, que cet article 106, dans son premier paragraphe qui traite de la vérification des marchandises avariées, ne s’applique qu’aux difficultés nées entre le voiturier et le destinataire ou l’expéditeur, mais nullement aux contestations qui peuvent s’élever entre ces derniers.
- L’expertise dont les formes ont été tracées par l’article 106 est, en effet, une procédure exceptionnelle des plus sommaires qui ne peut être employée qu’en matière de transport et pour des contestations nées de ce transport.
- Elle est, d’ailleurs, doublement facultative, et pour le destinataire et pour le transporteur.«Considérant, dit un arrêt de la Cour d’appel de Paris du 26 mars 1884 (3), que pour administrer cette preuve (la faute de la Compagnie) le destinataire n'est point tenu de recourir à la procédure organisée par l’article 106 du Code de commerce lorsque la faute et le préjudice causé sont tellement apparents qu’il n’y ait pas besoin des lumières d’un expert pour les constater avec certitude et précision ; considérant qu’en pareil cas les griefs allégués contre la Compagnie sont susceptibles d’être justifiés par tous moyens dedroit, notamment par enquêtes ou par procès-verbaux d’agents publics attestant des faits dont leurs fonctions les appellent à connaître; mais, considérant que le ministère des huissiers se borne, aux termes de l’article 24 du décret du 14 juin 1813, aux citations et significations relatives à l’instruction des procès ainsi qu’aux actes et exploits nécessaires à l’exécution des ordonnances de justice; que ces officiers ministériels n’ont point qualité pour véri-
- (1) Bull. ann., 1905, 11, p. 177. — Voir également : Cass., 14 août 1884 et 26 janvier 1885.
- (2) Bull, ann., 1906, II, p. 49-50.
- (3) Picot contre Compagnie de l’Ouest.
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- che
- (A suivre.)
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- USINES EN LOCATION.— DROITS DES PROPRIETAIRES
- être recherché à raison des difficultés auxquelles ce deuxième marché pourrait donner lieu.
- (Trib. de Com. de Roanne, 9 nov. 1904).
- (1) Compagnie du Midi contre Brusson, Weber et Grauss.
- (2) D. 1904, 1.237.
- (3) Bull, ann., 1905, II, p. 175.
- 282
- r, dans une gare de chemin de fer, l’état des arrivages... » Un arrêt de la Cour de Toulouse en date du 8 juin 1905 (1) a décidé, d’autre part, «que les formalités de l’article 106 ne sont pas obligatoires’, que l’état des marchandises refusées par le destinataire peut, au lieu d’être constaté par une expertise, l’être par un aurre moyen, notamment à l’aide d’une vérification contradictoire entre le voiturier et le destinataire ». Nous verrons plus loin quelle portée la jurisprudence attribue à ce dernier mode de constatation des avaries en ce qui concerne les rapports de l’expéditeur et du voiturier. Mais, notons immédiatement, qu’aux termes de deux arrêts de la Chambre civile de la Cour suprême en date des 22 décembre 1902 (2) et 4 juillet 1905 (3) le seul fait par une Compagnie de ne pas avoir, à l’occasion d’avaries, accepté l'offre d’une expertise amiable ne constitue pas une faute justifiant l’allocation de dommages-intérêts au destinataire. En effet, l’emploi de tous les moyens de défense, de toutes les voies de recours ne peut constituer une faute dommageable qu’autant que le juge constate le dol ou une mauvaise foi équivalente au dol.
- (120) Vente. - Marché à livrer. —Revente par l’acheteur. — Deux contrats distincts. — Principes de la vente par filières inapplicables. Livraison et réception dans une gare déterminée. Marchandises au risque de l’acheteur. — Difficultés soulevées par un second acheteur inopposables au vendeur primitif. — Demande rejetée.
- Dans un marché à livrer qui stipule que les livraisons seront effectuées et reçues dans une gare déterminée, les marchandises, sont, à partir de ce moment, aux périls et risques de l’acheteur. Dès lors, si ce dernier revend à un tiers une partie de ces marchandises, il n’y a pas vente par filière, mais un second contrat distinct du premier et le vendeur primitif ne saurait
- Lorsqu’un industriel a pris une usine en location, il peut arriver qu’il veuille un jour fermer l’établissement et abandonner les lieux avant l’expiration du bail, soit pour aller s’établir ailleurs, soit pour cesser entière ment l’exercice de sa profession. Le peut-il sans manquer à ses obligations, alors qu’un certain achalandage se trouve attaché au local ?
- En raison de l’intérêt pratique d’une question de ce genre, il nous a paru utile de montrer comment elle a été résolue par la doctrine et par la jurisprudence.
- Suivant l’opinion de certains tribunaux le propriétaire peut, même avant la fin du bail, demander à son locataire des dommages-intérêts si celui-ci compromet l’achalandage attaché à l’établissement loué.
- Mais, de l’avis des auteurs, la question doit être résolue au moyen de la distinction suivante :
- Ou bien l’achalandage est inhérent au local, où il existait avant que le propriétaire y entrât. Dans ce cas, il appartient au propriétaire comme accessoire de l'immeuble et accroît à son profit la valeur locative de la chose. Or, comme la clôture anticipée de l’établissement aurait nécessairement pour effet de détruire l’achalandage et par conséquent de déprécier la maison, qui ne pourrait à l’avenir être louée que pour un prix inférieur, il est évident que le bailleur aurait le droit de se plaindre du préjudice qui lui serait causé. Il aurait le droit de prétendre qu’en laissant les lieux inoccupés, le preneur ne jouit pas de la chose suivant sa destination.
- Ou bien l'achalandage, au lieu d’être attaché à la maison, au lieu de tenir à des habitudes prises par le public avant l’entrée du locataire, y avait été créé ou amené par lui. Si avant l’expiration de son bail, il ferme l’établissement pour transporter ailleurs son industrie, le propriétaire n’aura pas le droit de se plaindre. Il n’avait pas donné d’achalandage au preneur; par conséquent, celui-ci n’est pas obligé de lui en rendre un.
- Cette théorie est parfaitement logique ; il n’est guère possible, d’autre part, de la critiquer juridiquement.
- Nous avons vu que le locataire qui compromet l’achalandage attaché à un établissement commercial ou industriel n’est pas toujours et forcément responsable vis-à-vis du propriétaire.
- Mais en admettant l’existence d’un préjudice et le principe de la responsabilité, une question se pose de savoir à quel moment la demande en dommages-intérêts pourra être formée. •
- La plupart des auteurs qui ont étudié cette matière soutiennent que le droit du propriétaire ne peut s’exercer qu’à la fin du bail..
- C’est aussi l’avis presque unanime de la jurisprudence.
- « Aitendu, dit la cour de Nîmes, que la demande, s’est prématurément produite, puisqu’elle a été formée contre le locataire avant l’expiration de sa location et que ce dernier avait jusqu’à cette époque pour rendre
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- la chose louée en l’état où il l’avait reçue » (C. Nîmes. ; 22 mai 1855).
- Et la cour de Caen est plus affirmative encore :
- « Considérant que ce n’est qu’à l’expiration du bail que l’état des lieux pourra être constaté définitivement et qu’il sera possible d'apprécier d’une manière certaine s’il y a lieu à indemnité et quel peut être le chiffre de l’indemnité; qu’il est très vrai que, dans le cours du bail, le propriétaire a le..droit de faire constater le mauvais état de ce qui fait l’objet de la location, l’inexécution des obligations prises par le locataire, la dégradation qu’il a pu commettre et de demander la résiliation du bail et des dommages intérêts, aux termes de l’article 764 ; qu’il a même le droit de faire constater les abus de jouissance, mais qu’il n en résulte pas que, lorsque le locataire reste en jouissance, le propriétaire doive obtenir à l’instant même une in demnité, comme si la résiliation du bail était prononcée. » (C. Caen, 6 juin 1857).
- On peut donc affirmer, malgré un arrêt en sens contraire de la Cour d’Amiens, que le bailleur ne peut former une action en dommages-intérêts, pour abus de jouissance et détérioration de la chose louée, avant la fin du bail, puisque c’est seulement à cette époque que le premier doit restituer la chose dans l’état où il l’a reçue ; il peut, pendant le cours du bail, par une meilleure jouissance réparer le dommage qu’il a causé au propriétaire ; dès lors l’action pendant le bail serait prématurée. Ce n’est donc, en principe, qu à la fin du bail que le bailleur peut exiger la réparation des dégradations. Si cependant, par leur nature, elles pouvaient, soit compromettre la sûreté de la chose, soit amener une grave détérioration, il ne serait point obligé d’attendre cette époque ; il pourrait agir pendant la durée du bail C’est ce qui arriverait si le locataire laissait les fenêtres sans carreaux, et que, par suite, la pluie pénétrant dans les locaux, étendît la pourriture sur les planchers et les plafonds.
- Cela a été jugé dans le cas où le loctaire, d’une usine l’abandonnerait complètement avant l’expiration du bail.
- Voilà pour le cas de préjudice résultant de l abandon complet, mais que décider du dommage que peut entraîner la diminution de l’activité commerciale ?
- Le propriétaire a-t-il le droit, pour maintenir l’importance industrielle de l'établissement, d’imposer à son locataire un certain nombre d’ouvriers ? Evidemment non, car on sait qu’un industriel n’est pas toujours libre de régler à son gré l’importance de son industrie; il doit compter avec certaines exigences, certains événements de la vie commerciale et la Cour de Nancy l'a fort bien exprimé en décidant qu’un locataire ne peut être assujetti à tel ou tel degré d’activité commerciale qui ne peut dépendre de sa volonté.
- Camille Contal, Avocat à la Cour de Paris.
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- REVUE DU MARCHE
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- — en caisse — 37 50 45
- Jaune ou gamb 35 . 40
- » pressé ... 20 .. 25
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil
- Ténérife zacatille 1 60 2
- Téneriffe grise 1 50 1
- Curcuma
- Bengale 50 kilos. 15 .. 20
- Java, Mad . Pond M .
- Dividivi
- On cote les 50 kil.... 10 . 15
- Indigos On cote actuellemer: :
- Beng. sur v. et bl. 1(2 k.. 5 75 6
- fin violet et pourpre 5 25 5
- Bung. beau viol. et dito... 4 75 5
- « bon violet 4 25 4
- « bon moyen violet.. . 3 75 4
- « moyen violet 3 25 3
- « beau violet rouge... 4 25 4
- • bon violet rouge 3 75 4
- « bon moy. v. rouge .. 3 25 3
- « fin rouge 4 .. 4
- « beau dito 3 75 4
- « bon dito 3 50 3
- « bon à fin cuiv 3 25. 3
- « cuiv. ord. et bas Java 3 25 . M •
- Kurpah N.M. 2 .. 3
- Madras 2 .. 3
- Manille N.M. . . e
- Caraque NM, 0 75 2
- Guatemala flor 3 50
- » bon à fin sobre.. 1 50
- » — cor.... 1 50 3
- » cor. ord. à bas.. 1 25 1
- N -Gren Un, surf. 1/2 k N.M.
- * bon à beau.. N.M.
- » ord. et moyen N.M.
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-
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-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- 285
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- a
- (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie .. Cachou noir, Ire marque..
- » marques ord. Cochenille argentée.. 100 k
- 12
- 11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à .15 .12
- 12
- 85
- »
- » urcuma
- grise............ zacatille naturelle noire Palmas lek.
- Bengale...........
- Chinois...........
- Madras............
- Ga] es de Chine.............
- Prussiate jaune de potasse.
- 480
- 500 .
- 480
- 60 .
- 40 .
- 65 .
- 135 .
- 170 .
- 505
- 515
- 500
- 70
- I Sumac en feuilles...........
- » poudre........... ..
- Styrax liquide.............. Tamarin Madras..............
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile..................
- » en pains, extra sec, sous pap.. . ................. ' » bon marchand en pains
- » » en boules
- » raffiné en poudre sec
- 25.........
- 26.........
- 170.........
- M .. 28
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- muriatique ... nitrique.....
- INDIGOS . — Au 1/2 kilo Madras bon t beau tendre.
- to S
- 3.20
- sulfurique sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- »
- moyen et bon moyen coloré............... moyen ord. et ord.
- 2.60
- 2.90
- Kurpah
- Ku-pah
- O c3 co G
- Æ
- terne et serré... . lut et beau vio’et et violet rouge..
- moyen et bon moy. assez coloré.. •.
- moyen ord. et ord. mél. et terreux.
- beau et fin violet bon moyen à bon violet et violet
- 2.30
- 2.60
- M..
- M..
- S
- Java
- rouge .............
- moyen violet-rouge
- et rouge.... ...
- bon moyen...........
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- F
- 4
- M
- M
- M
- M
- Le
- tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique............ .
- Alun raffiné (entrepôt)......
- » (acq.).....................
- Couperose emballée...........
- Essence de térében.hine (d. fûts) ......................
- Id (s fûts)..................
- Fécule de pommes de terre, 1er bl.......................
- Id. 2e bl. (entrepôt). ......
- Galles vertes et noires......
- » noires Alep ................
- » blancnes...................
- Gomme aranique, en sorte .
- 1 G O
- 450
- 16
- 17
- 5
- 17 ..
- 19 ..
- 6 ..
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné.............. Blanc de zinc de la Méditer, poudre .................... broyé......................
- Crème de tartre............ Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de potasse...............
- Sel de scude, 80/85, cons. et entr. ea bq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude caustique, 110/115, en tamb. de 300 kilos.........
- Soude caustique, 110/115, en bq. de 300 kil. plaquettes Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos.. ............
- 10 .. à
- 36 ..
- 41 .
- 10 50
- 8 ..
- 260 ..
- 36 ..
- 44 ..
- 180
- 8
- 20
- 6
- co -
- 18
- 17
- 12
- 30
- E
- 75
- 75
- 25
- 75
- 64 A 68
- 5 50
- 123 .
- 120 .
- Blanc
- SAVONS
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive.
- 35
- 200
- 170
- Jaune
- extra pur (72 0/0 augmente (60 0/0 résineux (72 0/0
- d’huiles)
- s
- (72 0/0
- 150 . .
- 60 ..
- Ghésirée, en sorte .......
- Sénégal,s. bas du fleuve 65
- » Galar................ 65
- Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde........... » blanche.................
- Laque en f. qté orange.
- »
- Sandaraque lavée Damar (Batavia).
- mi-orange cerise AC
- »
- Singapore
- » » Penang....
- Gomme adragante Syrie.
- Anatolie,
- ..........................
- Garance, racine...........
- » .................
- Rocou Guadeloupe .........
- » Cayenne ...
- Safran d’Espagne, Valence pur. .... ................
- Sulfate de cuivre(entrepôt).
- - (acq.). ..
- 600 .
- 550 .
- 525 .
- 150 .
- 200 .
- 110 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 70
- 100
- 90 .
- 64 .
- 68 .
- 70
- o
- 750
- 600
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien .........................
- Jaune » ......................
- 56
- 52
- 45
- 45
- 44
- 42
- 37
- 37
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles) » (60 0/0 d’huiles).......
- Rosé.........................
- Noir.........................
- Blanc spécial suiffé.........
- Bleu
- »
- 45
- 40
- 40
- 57
- Cits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif..
- mixte »
- talqué ire qualité » 2e »
- Marbré bleu ou
- rose Dijon..
- Nantais
- Mi-Cuits
- 45
- 40
- 37
- 34
- 40
- 40
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires................
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 32
- 25
- 50
- minimum mis en barres. Franco gare
- 34
- 3C kil
- ou
- quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jour net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Brésillet. ...............
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade-ioupe .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra-
- — T uspan Lima. . . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco.
- 89 Q
- 1
- p-
- 22
- 1
- 28 -
- 18 —
- 10 -
- 28 25
- 19 -
- 14 -
- Of.
- Cl
- 14
- 15
- Selon qualités : Blanc ou jaune................. » (à la battewse). .
- Marbré bleu ou rosé. .......... Résineux....................... Vert exportation...............
- Brun.............. ............
- Foir...................... ...
- * oo co oo G GwGGG
- 66
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- 4 2
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- 30
- 30
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- 30
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- 36
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k.
- Gambier.....................
- Curcuma de la côte. . 100 k.
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . . . — fin violet . — — beau violet .
- — — bon violet. .
- — — moyen violet.
- — — petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin.............. — — beau .............. .
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora et cuivré
- — Manille.....................
- — Guatemala flor . . — — sobre .
- — — cortès .
- — Mexique flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — ordin. cortès
- — Caraque flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k. — — blonde, 1requal.
- — — — 2equal.
- — — cerise. . .
- — — blonde or din.
- Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. le Orseille Mers du Sud 100
- — Madagascar . .
- k k.
- k
- 11
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- 9 —
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- 5
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- 5 5
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N'étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires
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- Note sur les rongeants blancs et multicolores à l'hydrosulfite de soude. — Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du coton (suite). — Analyse des apprêts sur tissus (suite) — Teinture avec de l’huile pour rouge turc. — Noir solide pour bas de cotou. — La mercérisation (suite). — L’oblitération des timbres de quittance et le choix d’une encre. — Les droits de l’expéditeur et du destinataire en cas d’avaries de route (suite). — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Revue du marché. — Annonces.
- NOTE sur les rongeants blancs et multicolores à l’hydrosulfite de soude (l)
- Dans notre dernier pli (n° 1437 du 13/26 décembre 1903) concernant les rongeants colorés à l'hy-drosulfite-formaldéhyde , nous mentionnions un rongeant alcalin à l’hydrosulfite de soude capable de ronger certains azoïques, tels que le grenat «-naphtylamine, le rouge -naphtylamine, l'écar-late ortho-nitrophénétidine, et d'autres qui ne sont ^imparfaitement enlevés par l’hydrosulfite-for-maldéhyde.
- Ce rongeant, nommé blanc SN, se composait, en
- (1) Pli cacheté n° 1495, déposé par la Société de la Manufacture Emile Zundel , à Moscou , au nom de MM. Lucien Baumann et Joseph Frossand. (Bulletin de ^Société industrielle de Mulhouse, 1905-12.
- ses parties essentielles, d’hydrosulfite de soude exprimé, d’eau de gomme ordinaire, de soude caustique en poudre et de glycérine blanche. Nous recommandions de broyer soigneusement la couleur.
- Grâce à divers perfectionnements, nous avons réussi à préparer une couleur contenant , sans broyage préalable, l’hydrosulfite de soude, sinon à l’état de dissolution parfaite, du moins dans un état de suspension impalpable et d’une finesse extrême, écartant tout danger d’encrassement des gravures. La condition principale pour la préparation d’une bonne couleur réside dans l’emploi d’un hydrosulfite de soude frais et aussi pur que possible, préparé par exemple, d’après notre procédé décrit dans le pli 1438, du 13/26 décembre 1903.
- Actuellement, nous préparons ce rongeant comme suit :
- 200 gr. glycérine blanche et
- 100 gr. eau sont additionnés de
- • 200 gr. soude caustique sèche en poudre (1).
- On ajoute après dissolution, à tiède ; 500 gr. hydrosulfite de soude exprimé, mélangé soigneusement, laisse reposer 4 à 6 heures, puis encore :
- 100 gr. eau de gomme épaisse,
- 1000 gr.
- (1) Depuis quelque temps, pour des raisons d’économie, nous remplaçons la soude caustique sèche en poudre par la soude caustique en morceaux qui agit de la même façon, mais nécessite un léger chauffage pour terminer la dissolution.
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- Cette couleur, tamisée avec soin, s’imprime parfaitement, même sur les tissus à surface lisse, tels que les satins mercerisés. Le blanc obtenu, après 4 minutes de vaporisage, est d’une pureté parfaite. On finit, en lavant et en savonnant comme d’ordinaire.
- Rongeants colorés
- Par incorporation de matières colorantes appropriés au blanc SN, nous avons préparé une série de rongeants colorés. Parmi les rares colorants supportant sans décomposition l’action réductrice de l’hydrosulfite et se fixant en milieu fortement alcalin, nous avons choisi les plus résistants que nous indiquons ci-après.
- Un « rose » vif s’obtient à l’aide de colorants du groupe des éosines, en particulier de la «cyanosinc soluble à l’alcool », que l’on ajoute au rongeant blanc à l’état de dissolution phénolique.
- Le « jaune » le plus solide est obtenu par le « flavanthrène G ou. R qui résiste parfaitement à l'hydrosulfite alcalin. La « thioflavine S, » la «chro-mine G » et la « chrysophénine » donnent également de beaux rongeages jaunes quoique d’une solidité de beaucoup inférieure. Il est nécessaire, contrairement au rongeant au flavanthrène , de broyer ces couleurs avant l’emploi.
- Pour les rongeages « bleus », on peut appliquer les gallocyanines, notamment la « phénocyanine », la « chromocyanine », le « violet moderne », etc. Ces colorants, employés seuls ou mélangés, permettent d’obtenir toute la gamme des différents bleus, depuis les tons verdâtres jusqu’aux rougeâtres.
- Le bleu indanthréne fournit également un rongeant bleu, mais qui n’est applicable que pour de petits objets. Dans les grandes surfaces, l’excès d’hydrosulfite semble détruire la plus grande partie du colorant, et l’endroit rongé devient gris-terne.
- L’indigo peut aussi être incorporé au blanc SN et donne de bons rongeages., Cependant, cette couleur, formant cuve, s’oxyde avec la plus grande rapidité au contact de l’air, de sorte que, pratiquement, elle n’est guère employable.
- Les « olives » s’obtiennent par le mélange des
- bleus avec le jaune flavanthrène. Ainsi, la phénocyanine additionnée de jaune flavanthrène donne, selon les proportions employées, des olives de nuances variées.
- Il est à remarquer comme un fait particulièrement curieux que tous ces colorants se fixent parfaitement , sans addition d’aucun mordant. La leuco-base, plus ou moins complètement dissoute dans la couleur, semble se dissoudre sur fibre lors du vaporisage, de sorte que l’oxydation effectuée au finissage provoque la précipitation sur fibre de la matière colorante insoluble qui adhère ainsi fortement au tissu.
- Les couleurs, telles que nous les employons actuellement, sont préparées comme suit :
- Rose N K Jattne F A
- 50 cyanosine soluble à 150 flavanthène G en l’alcool, dissoudre pâte à chaud dans 850 blanc SN
- 150 phénol, ajouter à 1000
- 800 blanc SN
- 1000
- Violet NM Bleu FC
- 40 violet moderne DH 40 phénocyanine Vconc. bien empâter avec bien empâter avec
- 60 eau tiède, puis 60 eau tiède, puis
- 900 blanc S N 900 blanc S N
- 1000 1000
- Olives L P à chiffres
- Le Ier chiffre indique le jaune F A Le 2e » » bleu F C
- Il est recommandable d’ajouter de la benzine a ces couleurs, pour éviter la formation de carbonate de soude au contact de l’air.
- L’enlevage s’effectue facilement par un vaporisage de 4 minutes. Il est avantageux d’employer de la vapeur fortement humide.
- Le finissage de cet article est des plus simples. On passe au large à froid en chromate à 20 0/00. lave et savonne à 60/70° G. Grâce à ce savonnage énergique, un chlorage ultérieur est inutile.
- L’application la plus importante de ces rongeants alcalins consiste dans les enlevages sur grenat a-naphtylamine. Il est important, pour la bonne
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- réussite de l’article, que les pièces préparées en -naphtol ne séjourne pas trop longtemps avant leur développement en diazoïque.
- Comme en témoignentl es échantillons ci-joints(i), pris sur des pièces faites en grand, ce procédé fournit une marchandise irréprochable qui, comme bon marché et comme solidité surtout, surpasse de beaucoup tout ce qui a été fait jusqu’à ce jour dans ce genre d’articles.
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L'IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (2) (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 5, 20 août, 5 et 20 septembre 1906.)
- Plusieurs auteurs ont prétendu que la torsion naturelle de la fibre du coton est toujours du même sens : ceci n’est cependant pas exact et les dessins de Crum l’indiquent d’ailleurs suffisamment. Un examen microscopique, même superficiel, le montre nettement aussi : la fibre du coton est parfois contournée sur elle-même, tantôt dans un sens, tantôt dans un autre.
- Enfin le même élément est généralement tordu par portion à droite et à gauche et l’on peut constater ces changements, à plusieurs reprises, dans la longueur d’une même fibre. Ce qui précède est d’une grande importance au point de vue de l’éclat ou du lustre que procure au coton la mercérisation, ainsi que nous le verrons plus loin.
- Si l’on place sous le microscope quelques fila-ments de coton disposés sur un porte-objet en les recouvrant d’une lamelle de verre et que l’on observe avec soin ce qui va se passer lorsque l’on mettra peu à peu en contact ces fibres de coton
- (1) Ces échantillons sont déposés aux archives de la Société industrielle.
- (2) Traduit du Jour. of Soc. of Chem. Ind. par Moniteur Quesneoille.
- avec de la soude caustique, on ne remarquera aucun changement appréciable dans celle-là tant que la soude n’aura pas une densité correspondante à 16° Tw. Une fois cette densité atteinte, on voit pendant les deux ou trois secondes qui suivent le contact de la soude avec le coton, les fibres se détordre légèrement ; ce mouvement est d’ailleurs très incomplet et cesse en trois secondes environ à la température ordinaire.
- En augmentant graduellement la concentration de la soude, le même phénomène se produit jusqu’à ce que la densité du réactif ait atteint 20° Tw. A ce moment le débordage se fait toujours au début du contact et avec une très grande rapidité, mais il est suivi d’une action secondaire quoique beaucoup plus lente. Quoi qu’il en soit, la fibre ne se détord jamais complètement. Avec de la soude à 22° Twon remarque la présence debulles d’air dans le canal central de la fibre ; celle-ci devient également moins rapidement transparente que précédemment sous l’influence du liquide caustique qui la baigne. Si l’on atteint la densité correspondante à 26° Tw, le déroulement initial rapide et celui qui a lieu ensuite se confondent ; c’est-à dire que pendant cinq secondes environ, la fibre se détord lentement et régulièrement et se présente ainsi sous la forme d’un ruban aplati qui est cependant encore légèrement tors.
- A 28° Tw, l’action de la soude est sensiblement plus lente, le détordage se produit en 15 secondes environ et a, cette fois, comme effet d’enlever d’une manière pour ainsi dire complète toute torsion des fibres. En même temps celles-ci n’acquièrent de transparence que plus lentement encore que précé-demment, cette transparence indiquant probablement l’imprégnation complète de la fibre par la soude, la formation des bulles d’air dans le canal central est plus distincte et est due à la pénétration de la lessive dans ce canal. Avec la soude à 30° Tw le déroulement de la fibre est cette fois-ci complet ;. — à 25° Tw le déroulement se passe assez rapidement, en 15 secondes environ, et, dès que ce phénomène est sur le point de s’achever, on peut voir la fibre gonfler et prendre plus de transparence.
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- Ces deux actions sont successives, le gonflement suivant le détordage. A 400 Tw on constate la production d’un petit nombre de bulles d’air ; le gonflement de la fibre se fait plus rapidement et l’on peut voir par exemple une partie de celle-ci se gonfler pendant que l’autre en est encore à se détordre, Avec de la soude à 450 Tw on ne remarque plus de bulles d’air dans le canal central, celui-ci d’ailleurs disparaît presque complètement; le gonflement et le déroulement se font simultanément et l’action complète ne dure guère que 30 secondes. Les fibres se comportent tout à fait de la même manière avec de la soude à 500 Tw avec l’exception cependant que l’action de la lessive, un peu plus concentrée, est un peu plus rapide.
- (A suivre).
- ANALYSE DES APPRÊTS SUR TISSUS
- (Suite— Voir nos numéros des 5 août, 5 et 20 septembre 1906.)
- La dextrine et la glucose se trouveront directement sur la solution aqueuse, en y ajoutant quelques centimètres cubes de liqueur de Fehling et chauffant jusqu’au bouillon. La glucose et la dextrine réduisent la liqueur de Fehling en donnant lieu à la formation d’un précipité rouge d’oxyde de cuivre, soit instantanément, soit après un moment toujours très court. On aura soin de ne pas prolonger l’ébullition trop longtemps, car, dans ce cas, les gommes végétales donneraient également le même précipité rouge.
- La colle, la gélatine et l’albumine peuvent être décelés en ajoutant à la solution aqueuse à analyser un excès d’une solution concentrée de tannin ; il se forme avec ces substances un précipité ou un trouble intense. Beaucoup de colles végétales, de même que certaines colles d’amidon donnent avec la solution de tannin un précipité dû à la gélatine, se redissout partiellement par addition d’acide chlorydrique.
- Pour reconnaître la colle ou la gélatine, on fera de préférence la réaction de Biuret :
- A une partie de la solution aqueuse à analyser on
- ajoute quelques gouttes d’une solution de sulfate de cuivre, et rend alcalin par de la soude caustique en léger excès de façon à avoir une solution claire ; on obtient alors soit aussitôt, soit après avoir laissé déposer un moment, soit en chauffant légèrement, une coloration violette caractéristique. Comme la réaction se fait le plus facilement avec beaucoup de gélatine et très peu de réactif, on aura soin, si la solution à analyser est très étendue, de le concen trer le plus possible par évaporation au bain-marie. Lorsque l’on est en présence de quantités très faibles de gélatine, la coloration violette n’apparaît que très lentement de temps en temps pour amorcer en quelque sorte la réaction. Comme les substances albuminoïdes donnent également cette même réaction, on devra donc les coaguler au préalable et filtrer, pour chercher ensuite la gélatine dans la solution filtrée.
- Les substances albuminoïdes pourront être aussi décelées directement sur la solution aqueuse à analyser par le procédé suivant : on y ajoutera un peu de ferrocyanure de potassium et quelques gouttes d’acide acétique ; il se produit alors un trouble ou un précipité. La sensibilité de la réaction est influencée par la quantité relative des réactifs et par le degré de dilution de la solution renfermant l’albumine. Toutefois, cette réactionne pourra être concluante dans le cas où la solution renfermerait des sels de zinc, ceux-ci donnant également un précipité blanc de ferrocyanure de zinc, de même que dans le cas où la solution renfermerait des savons puisque ceux-ci sont précipités ou mieux décomposés en acide gras libre insoluble, et acétate de soude, par l’action de l’acide acétique.
- De même, si sur de l’acide nitrique, ou tout autre acide minéral contenu dans un tube à essai, on verse lentement et avec précaution une solution d’albumine, il y a à la surface de contact formation d’un précipité blanc et opaque d’albumine. En pre-sence de savons, il se forme un même précipite blanc d’acide gras mis en liberté par l’acide minéral-
- Dans le cas où l’on se trouverait en présence d un mélange d’albumine et de savon, il sera facile de séparer l’albumine-par le procédé suivant ; on coa
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- gulera l’albumine en même temps qu’on précipitera les acides gras des savons, au moyen d’un acide minéral (nitrique). On chauffera jusqu’au bouillon, puis filtrera ; la partie insoluble sera lavée à l’eau sur le filtre, puis reprise par une solution de carbonate de soude à 20 pour cent à chaud ; tandis que les acides gras se dissoudront en se saponifiant pour reformer des savons, l’albumine restera non dissoute et coagulée. On recherchera alors l’albumine non soluble comme nous le verrons ultérieurement.
- Une solution d’albumine seule coagule quand on la chauffe ; la coagulation se fera d’une façon plus nette et plus sûre en opérant avec une solution étendue ; on lui fait subir plusieurs ébullitions prolongées et on ajoute de temps en temps quelques gouttes d’acide acétique. La coagulation ne se fait pas simplement à l’ébullition, mais surtout à l’addition d’acide. Si l’on est en présence de solution alcaline, on devra la neutraliser au préalable, sans toutefois la rendre acide. En solution alcaline, les substances albuminoïdes subissent une décomposition ; et dès qu’on les traite par de l’acide chlorhy drique ou sulfurique, elles précipitent sous la forme d’un trouble laiteux constitué par de la saséine insoluble dans l’éther.
- (A suivre.) {Industrie Textile.)
- TEINTURE AVEC DE L’HUILE pour rouge turc
- La teinture avec de l’huile pour rouge turc est une découverte empirique, et malgré les recherches chimiques faites, on n’est pas encore parvenu à donner une explication scientifique du procédé.
- Les analyses de l’huile pour rouge turc ont dé-montré que ses constituants principaux sont l'aliza-fine, la chaux, l’alumine et des corps gras. Ces quatre éléments s'y trouvent toujours, mais leurs proportions varient souvent. Les composés d’étain, bien qu’employés beaucoup pour donner de l’éclat au rouge, ne sont pas de rigueur. On sait que l'ali-Zarine forme une laque avec la chaux et l’alumine,
- mais on n’a pas encore compris le rôle joué par les corps gras.
- Voici le procédé en substance : On décrue d’abord le coton pour enlever les impuretés, l’encollage, etc., et lorsqu’il s’agit d’une nuance rouge pâle, on blanchit préalablement, ensuite on l’imprègne d’huile pour rouge turc. Celle-ci est de qualités et de compositions diverses, ce qui exerce une grande influence sur le résultat final.
- On produit l’huile pour rouge turc par l’action de l’acide sulfurique sur l’huile de ricin. Elle con-tient 50 0/0 environ d’acide gras et se dissout dans l’eau en formant une solution légèrement trouble. Elle ne doit pas être trop alcaline, pour mieux se fixer sur le coton. L’huile pour rouge turc D employée pour l’impression est produite par l’action d’une lessive de soude caustique sur l'huile de ricin.
- Il faut travailler soigneusement le coton dans le bain d’huile pour que la pénétration soit complète, et uniforme ; sans cela le mordancement et la teinture ne seront jamais parfaits. L’action centrifuge ou l’hydro-extraction doivent être effectuées aussi avec précaution, la négligence dans l’exécution pouvant empêcher la pénétration uniforme.
- Le séchage qui suit doit se faire à une température assez élevée et pendant un temps considérable pour activer la fixation de l’huile. Toute négligence dans le séchage empêchera la fixation de l’alumine et les couleurs s’en iront au frottement.
- On mordance le coton avec de l’acétate de sulfate d’alumine, l’alun étant rarement employé. Le sel que l’on trouve dans le commerce est une mixture d’acétate et de sulfate. La composition du mordant dépend de la nature du tissu à teindre, de l’eau, de la qualité de l’huile pour rouge turc et des nuances que l’on veut obtenir. Dans tous les cas, elle doit être libre de fer dont la présence forme une laque d’alizarine violette et abîme la couleur. Les composés de fer insolubles tels que rouille, etc., sont moins nuisibles, mais ils se dissolvent aussi dans, une certaine mesure.
- L’alumine se fixe sur la fibre en partie par l’huile et en partie par la décomposition des sels d’alumine
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- qui se produit sous l’influence de la chaleur du séchoir. Le procédé est terminé par un rinçage à grande eau.
- La teinture qui vient ensuite se fait avec de l’eau dure, c’est-à-dire contenant de la chaux. Si l’eau dure manque, on y ajoute de l’eau de chaux ou une solution d’acétate de calcium en amenant la dureté à 50-80.
- Il faut cependant éviter un excès de chaux qui pourrait ternir la couleur. La présence de fer soluble est préjudiciable, mais comme le bain est alcalin, les composés de fer insoluble ne peuvent pas nuire. La teinture est faite à l’ébullition, ou dans un bain de 600 à 65° et dans ce dernier cas la fixation est effectuée à l’aide de la vapeur; cette deuxième méthode donne des couleurs beaucoup plus brillantes que le procédé d’ébullition. Le vaporisage est fait à la pression atmosphérique ou à une demi-pression jusqu’à une atmosphère, suivant les circonstances.
- L’avivage consiste à faire disparaître la couleur non fixée. On le fait généralement à l’aide d’un bain de savon avec ou sans soude. Quelquefois on ajoute au bain du sel d’étain ou des composés d’étain, lesquels en formant une laque d’étain, rendent la nuance plus jaune et plus brillante. On se sert aussi de l’huile d’olive et celle-ci se saponifie graduellement par la soude. Les marques d’alizarine bleuâtre sont certainement plus solides à l’alcali et au savon que les marques jaunâtres, et le procédé d’avivage est moins facile avec ces dernières qu’avec les premières.
- Les tissus teints et avivés sont séchés à une basse température, car le séchage trop rapide rend la nuance terne et brunâtre, mais après un certain temps les tissus mal séchés recouvrent leur apparence originelle.
- Pour teindre sur un mordant d’alumine on se sert d’alizarine rouge en pâte, mais l’alizarine rouge, l'anthracène, bleu la coeruleïne, l'anthracène brun, alizarine jaune G. etc., sont aussi employés.
- Les fils du coton teints avec de l’huile pour rouge turc sont beaucoup employés lorsqu’il s’agit d’obtenir des tissus solides à la lumière et au lavage, ,
- bref dans tous les cas où l’on désire obtenir un rouge solide.
- (Traduit spécialement de la Farberei et Appretur par le Moniteur de laTeinture].
- NOIR SOLIDE POUR BAS DE COTON
- Trois couleurs de noir sont employées actuellement pour teindre des bas en noir solide : noir d’aniline, noir diazotisé et développé et noir sulfuré. Le noir d’aniline est le plus répandu. Il existe autant de recettes pour la teinture avec du noir d’alinine qu’il y a de teinturiers, mais dans chaque cas le principe est le même. En Angleterre et en Amérique on emploie la machine comme sous le nom de « Tom-Tom ». Celle-ci présente une espèce de tonneau qui tourne lentement sur son axe. Son extrémité inférieure est munie de montants mus verticalement çà et là par des cames de manière à forcer la liqueur dans le tissu. Il est d’usage de faire provision de liquide pour un certain temps.
- Voici une recette pour Information du noir d’aniline.
- Sulfate de cuivre ... 60 livres
- Chlorate de potasse . . 45 »
- Sel ammoniac.......................J 8 »
- Vert-de-gris........................9 »
- Sel d’aniline.....................195 »
- et de l’eau pour faire une solution de 90 Ba.
- La solution doit être tenue au frais pour empêcher l’oxydation avant l’usage. En été, le récipient contenant le liquide est mis sur glace. Avant la teinture, on retourne les bas pour que l’extérieur ne présente pas une apparence raide. Après la teinture, les bas sont exprimés par l’hydro-extracteur pour faire sortir 3/4 du liquide absorbé, dont on se sert pour faire un autre bain. Après l’hydro extraction on oxyde à 27°-38° C, jusqu’à ce que les bas acquièrent une couleur verte foncée.
- Il faut éviter, par tous les moyens, une température élevée pour empêcher la fibre de se ramollir: Beaucoup de teinturiers emploient un thermomètre d’alarme dans la chambre d’oxydation, qui est de
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- forme cylindrique et longue de 12 pieds sur 7 pieds de diamètre.
- Elle est couverte d’une natte de fer et divisée au milieu par une cloison perforée.
- La chaleur est fournie par un serpentin. Les chambres d’oxydation font de 12 à 14 révolutions à la minute.
- On expose ensuite les bas à l’air pendant 12 heures en les étendant sur des-chàssis, après quoi ils sont .chromés, rincés, exprimés par l’hydro-extracteur.
- Si cette méthode au sel d’aniline est bien exécutée, elle donne un beau noir qui ne déteint pas, et effectivement les meilleures qualités de bas sont teintes avec du noir d’aniline. Son seul inconvénient est de ramollir les fibres si elle n’est pas appliquée avec une extrême prudence.
- La teinture avec du noir diazotisé et développé se fait comme suit :
- Les bas sont décrués dans l’eau, exprimés par l’hydro-extracteur et introduits dans le bain. On prépare le bain avec 5 0/0 de couleur et 10 0/0 de sel commun. Après une heure de bouillon, les bas • sont diazotisés avec 3 0/0 d’azotite de sodium et | 12 0/0 d’acide chlorhydrique, rincés, développés | avec la phénylonédiamine et de la soude en cris- | taux, rincés de nouveau et exprimés par l'hydro-extracteur. Cette méthode donne un beau noir , mais il saigne quelquefois sur le blanc après un long bouillon.
- Les couleurs sulfurées donnent un excellent noir 1 qui ressemble, sous beaucoup de rapports, à celui | d’aniline et qui lui est supérieur par le fait de la teinture directe. Il faut cependant avoir soin de tenir les bas entièrement immergés dans le bain pendant tout le procédé de teinture. Les bas sont bien decrués, exprimés par l’hydro-extracteur et bouillis pendant une heure dans un bain permanent contenant 8 0/0 de noir sulfuré, 16 0/0 de sulfure de sodium, 2 0/0 de sel de soude carbonatée et 15 0/0 de sel commun. Il faut teindre en machine close, car si les bas sont exposés à l’air avant le rinçage ils peuvent se colorer en bronze. Après la teinture, il faut les rincer et savonner immédiate
- ment. Si le rinçage n’est pas bien fait, la couleur s'en ira au frottement.
- (Traduit spécialement du Leipziger Fœrber Zei-tung, par le Moniteur de la Teinture.}
- LA MERCERISATION Par P. Hoffmann (Suite.— Voir nos'numros des 5 et 20 juillet, 20 août, 5 et 20 septembre 1906 )
- Machines à bras fixes à hune de leurs extrémités. — Dans ces appareils que Beltzer appelle automatico-statiques, le coton est d’abord introduit sans tension, puis plongé dans la lessive dont le récipient peut soit rester fixe, soit être soulevé mécaniquement; c’est alors seulement que les bras sur lesquels les écheveaux sont suspendus sont fortement écartés les uns des autres généralement au moyen d’une vis mue par un engrenage conique.
- Machine à tension réglable. — Ce système de tension se compose de 4 bras dont 2 peuvent tourner sur leur axe, tandis que les deux autres sont immobilisés dans la position horizontale. Pendant que les bras tournants sont rapprochés des bras fixes, on y suspend les filés et on les plonge dans la lessive. Alors on met en mouvement les bras tournants qui prennent la position verticale. Il en résulte que l’ensemble dessine informe d’une croix et que les écheveaux se trouvent par là soumis à une tension. De cette façon, sans qu’il soit nécessaire d’appliquer une force considérable, on peut tendre la fibre aussi fortement ou aussi faiblement qu’on le désire. Toutes les opérations, mercerisage, lavage, débrayage de la machine, ont lieu automatiquement; on n’a à s’occuper que du chargement des filés et du déchargement de la marchandise mercerisée.
- Machine à tension hydrauliqzie. — Dans ces machines les bras mobiles sont adaptés à un cadre, fixé à l’extrémité de la tige du piston d’une presse hydraulique, les bras fixes plongent dans un récipient que l’on remplit successivement de lessive d’abord, et d’eau ensuite ; quand les écheveaux sont
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- suspendus, on remplit le récipient de lessive, et le piston est légèrement abaissé, afin que les fils puissent se contracter sous l’influence du mercerisage, puis on fait écouler la lessive, et le piston est relevé pour tendre les écheveaux , qui sont en même temps mis en circulation par la rotation des bras. Quand le piston a atteint une hauteur suffisante, on lave à l’eau tiède en augmentant encore la tension. Grâce à ce lavage à l’eau tiède, les fibres atteignent le plus haut degré d’élasticité possible, et peuvent être tendus uniformément, sans subir aucun dommage. Le principal inconvénient de ces machines c’est le grand déploiement de force qu’elles exigent, ce qui nécessite une construction particulièrement solide. De plus, on constate toujours des ruptures plus ou moins nombreuses dans les fils.
- (A suivre.) P. R.
- L’OBLITÉRATION
- DES TIMBRES DE QUITTANCE et le choix d’une encre
- L’Administration de l’enregistrement communique la note suivante, sur laquelle nous attirons toute l’attention de nos lecteurs :
- Depuis quelques années, l’usage de griffes pour l’oblitération des timbres-quittances et des timbres mobiles d’effets de commerce a pris une extension considérable.
- L’Administration de l’enregistrement et du timbre croit devoir rappeler aux commerçants, dans leur propre intérêt, les dispositions légales.
- Il existe deux modes réguliers d’annulation : l’un consiste dans l’inscription à Vencre noir usuelle, en travers du timbre, du lieu, delà date d’oblitération et de la signature de celui qui l’effectue ; l’autre dans l’emploi d’une griffe à encre grasse faisant connaître le nom et la raison sociale de l’oblitérant, le lieu où l’oblitération est effectuée et la date à laquelle elle est opérée (décrets 27 novembre 1871 art. 2 et 3, et 19 février 1874, art. 4).
- L’emploi simultané de ces deux modes d’oblitération n’est pas permis ; le timbre doit être annulé complètement, soit par une mention manuscrite, soit par l’application d’une griffe.
- L’empreinte de cette griffe, dont le modèle doit -être agréé par l’Administration, est déposéepréala*
- blement à tout usage, au bureau de l’enregistrement de la résidence de celui qui en veut faire l’emploi. Il lui est délivré un récépissé de ce dépôt (décret du 19 février 1874, art. 5).
- Toute pièce revêtue d’un timbre irrégulièrement oblitéré est considérée comme non timbrée et donne lieu à une amende (art. 20, loi du 11 juin 1859, art. 24, loi 27 août 1891, et art 6, loi 27 juillet 1870.
- En résumé, il est interdite sous peine d’un procès-verbal de contravention, d‘ oblitérer incomplètement le timbre, d’employer des encres de couleur qui disparaissent au lavage ou à l'exposition du soleil pour les oblitérations manuscrites.
- Pour les oblitérations à l’aide de griffes-, l’encre grasse est absolument obligatoire.
- Enfin, la loi du 30 mars 1880 (art. 2) et le décret du 2 janvier 1896 ont déterminé le mode d’apposition et d’oblitération des timbres mobiles des affiches, Ce timbre doit être collé avant l’affichage, au recto de chaque affiche et oblitéré par l’inscription en travers du timbre soit d’une ou plusieurs lignes du texte de l’affiche, soit de la date de l’oblitération et de la signature de l’auteur de l’affiche, soit encore par l’apposition sur le timbre d’une griffe à Vencre grasse, faisant connaître le nom de l’auteur de l’affiche ou la raison sociale de la maison de commerce ainsi que la date de l’oblitération.
- LES DROITS DE L’EXPÉDITEUR et du destinataire en cas d’avaries de route
- PROCÉDURE A SUIVRE EN CETTE MATIÈRE ET LE ROLE DES EXPERTS (l)
- (Suite. — Voir notre numéro du 20 septembre 1906.)
- Une Compagnie qui se heurte à un refus du des-tinataire de prendre livraison des marchandises avariées peut donc réclamer l’expertise sommaire prévue par l’article 106 du Code de commerce (2)-De même, le destinataire a le droit d’y recourir-D’une façon générale, c’est à la partie la plus diligente à provoquer l’expertise. Avant la loi du 17 mars 1905 et si l’expédition avait eu lieu sous e , régime d’un tarif spécial contenant la clause de responsabilité limitée, le destinataire était, évidemment, le plus intéressé à provoquer l’expertise. Aujourd’hui, les rôles sont renversés. De la combinaison de l’article 105 du Code de commerce mo-' difié par la loi du 11 avril 1888 avec l’article 103 du ; même Code, lui-même amendé par la loi Rabier, 1 | résulte, en effet, que la responsabilité de la ComP?
- 1 (1) Bulletin de la Mutuelle-Transports. ..
- i (2) Cass., novembre 1860,16 janvier 1861 et 3 mars 1863) les tils d’Alby contre Minute frères.
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- gnie est intégrale, que le destinataire a trois jours à compter de la réception des marchandises pour réclamer une indemnité, que, par suite, c’est au transporteur à démontrer, sans retard, que l’avarie provient ou d’un cas de force majeure ou du vice propre de la chose (i).
- D’ailleurs, les parties intéressées ne sont nullement privées du bénéfice de l’article 106 du Code de commerce par l’expiration d’un délai déterminé. Il en a été ainsi décidé par un très ancien arrêt de cassation qui porte la date du 18 avril 1831. L’expertise prévue par l’article 106 peut même être demandée par le voiturier alors qu’une instance est déjà engagée entre l’expéditeur et le destinataire au moment de la requête à fin de vérification. Un arrêt de cassation du 26 novembre 1889 (2) a reconnu que l’expertise ainsi faite, à raison de l’urgence, dans un intérêt commun, avait une autorité légale. Toutefois, un arrêt de la Cour de Bordeaux du 21 février 1895 (3) a déclaré nulle une expertise faite dans les formes de l’article 106, mais trois mois après l’arrivée des marchandises à destination et hors la présence du destinataire et de l’expéditeur.
- Par ces derniers mots nous touchons à la contexture même et aux conditions essentielles de validité de l’expertise visée à l’article 106 du Code de commerce. Le principe dominant qui ressort, avec évidence, de la jurisprudence de la Cour de cassation est que l’expertise de l’article 106 du Code de commerce est une expertise sui generis, un mode de vérification exceptionnel motivé par des raisons d’urgence et qui, à ce titre, échappe aux règles du droit commun. Sans doute, l’expertise doit être contradictoire en ce sens que la compagnie ne peut y faire procéder en l’absence des intéressés. Ainsi, il a été décidé, par un arrêt de la Cour de Chambéry dn 7 mars 1870 (4), que la Compagnie de Lyon ne pouvait se prévaloir d’une expertise provoquée par un chef de gare, en l’absence du destinataire.
- Mais, par contre, l’expertise à laquelle il est procédé par application de l’article 106, en présence du destinataire, est opposable à l’expéditeur. Cette solution, malgré la résistance de certains tribunaux de commerce (5), a été consacrée par un arrêt de cassationdu 30 novembre 1881, cassant un jugement du Tribunal de commerce de Villefranche du 20 janvier 1880 : « Attendu, dit cet arrêt, que
- (1) Voir par a contrario, Cass, civ., 6 mars 1889, Compagnie du Nord contre Solvay.
- (2) Guerrot contre Le Tac.
- , (3) D. 98. 2. 92. — Voir également : Cour d’Alger, 27 avril 1871 et Tribunal de commerce de Bordeaux, 28 décembre 1876. Bull, ann , 1871, p. 89, et 1878, p. 261. (4) Bull, ann., 1870, p. 286.
- (51 Tribunal de commerce de Bordeaux, 22 octobre 1874. ^ull, ann. 1876, p. 45.
- le mode spécial de vérification organisé par l’article 106 du Code de commerce est une mesure conservatoire préalable à toute instance judiciaire qui ne saurait, par suite, être soumise à toutes les formalités et conditions prescrites pour les expertises ordinaires, notamment à l’obligation pour le voiturier qui la requiert d’y appeler l'expéditeur... » (1).
- Mais la jurisprudence de certaines cours est allée plus loin encore. Elle a décidé que la simple vérification amiable faite, d’un commun accord, entre la Compagnie représentée par le chef de la gare d’arrivée et le destinataire était opposable à l’expéditeur : « Attendu, dit un arrêt de la Cour de Toulouse du 8 juin 1905 (2), que vainement Weber et Grauss (commissionnaires de transport) excipent d’une prétendue irrégularité de l’expertise, laquelle ayant été faite sans leur participation ne leur serait pas opposable; que les formalités de l’article 106 du Code civil ne sont pas obligatoires; que l’état des marchandises refusées par le destinataire peut, au lieu d’être constaté par une expertise, l’être par un autre moyen notamment à l’aide d’une vérification contradictoire entre le voiturier et le destinataire... ; que le chef de gare est mandataire, à cet effet, non .seulement de la Compagnie à laquelle il appartient, mais encore de l’expéditeur... »
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- Visa consulaire des connaissements et factures. — M. le Ministre des Finances de la République du Chili a, le 6 juillet dernier, signé un décret ordonnant que le visa consulaire — exigé par la loi n° 1025 du 25 janvier 1898 — soit, à l’avenir, effectué, non par les Consuls des ports d’embarquement de la marchandise, mais bien par les Consuls du Chili (ou à défaut par celui d’une nation amie) résidant dans le lieu même où les factrres auront été établies.
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté le délicieux Champagne que nous leur avons offert il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition un stock de cette excellente marchan-
- (1)D.83. 1. 31 Voir également : Cass, civ., 29 avril 1891 (D. 91. 1.310).
- ’ (2) Compagnie du Midi contre Brusson, Weber et Grauss.
- y — Voir également dans le même sens : Bordeaux et Tou-’ louse, 21 février 1895 (D. 98. 2.91), et Montpellier, 12 dé-. cembre 1901. Dalloz, Code annoté, article 106, nos 5 et . suivants et supplément, article 106, nos 3549 et suivants.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dise, au même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt, en gare Epernay, 2 fr. 50 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudencepratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (121) Chemins de fer. — Marchandises. — Bàchage. — Clauses des tarifs y relatives. — Interprétation. — Avaries. — Responsabilité.
- Un tarif de chemin de fer qui met aux soins, risques et périls de l’expéditeur le chargement, le bâchage et l’arrivage des marchandises transportées par wagons complets doit être interprété en ce sens que la Compagnie n’est pas obligée de fournir des bâches à l’expéditeur.
- Si donc elle vient à en fournir à titre gracieux et qu’elles soient en mauvais état, elle ne peut être déclarée responsable des avaries provenant do leur défectuosité.
- (Cassation, audience du 8 novembre 1904).
- CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE LA SEINE (MÉTAUX) 19 décembre 1905
- Retenue sur salaire pour perte d'outils, droit au breu • vage et secours médicaux. — Demande en rembour. sement. — Rejet.— Caractère licite de cette retenue
- La retenue opérée par un patron sur le salaire de ses ouvriers pour compenser la perte d’outils, leur assurer un breuvage en été, et les secours médicaux et pharmaceutiques en cas d’indisposition est licite, et l’ouvrier qui a accepté cette retenue ne peut ensuite en demander le remboursement.
- A l’audience du mardi 19 décembre les parties présentes à la barre, le sieur D. déclare qu’il était depuis 28 mois dans la maison D-B. et Cie, qu’il a subi une retenue de 1 010 sur ses salaires pour frais d’atelier, que précédemment ce 1 0(0 avant la loi de 1898 était retenue pour assurance; qu’il résulte de deux affiches apposées dans l’atelier le 11 août 1899, que cette retenue a toujours été opérée, il considère donc cette retenue comme une assurance déguisée et en demande le remboursement; il conclut à ce qu’il plaise au Tribunal condamner D.-B. et Cie à lui payer ou du moins a lui rembourser la somme de 62 fr. 40 qui lui a été retenue indûment pour assurance et aux dépens ;
- M- Querenet, au nom de D.^B. et Cie, déclare que
- la retenue opérée n’est pas pour l’assurance, que cette retenue est faite uniquement dans le but de remboursement des objets et outils perdus, pour donner les breuvages nécessaires aux ouvriers pendant les chaleurs et leur donner également les premiers soins en cas de maladie subite à l’atelier ; que par conséquent cette retenue n’a aucun caractère d’assurance, ainsi qu’il résulte même des affiches désignées, il conclut débouter et aux dépens;
- Entendu MM. Hury et Querenet;
- Le Conseil,
- Attendu que la question à résoudre est celle de rechercher si la retenue de 1 0,0 opérée sur les salaires des ouvriers de l’usine D.-B. et Cie, à titre d’indemnité est un moyen de faire payer une prime d’assurance ;
- Attendu que la seule affiche restée permanante dans l’atelier depuis le 11 août 1899 indique sans restriction que le 1 0|0 représente la perte des outils, le droit aux breuvages et aux secours pharmaceutiques en cas d’indisposition subite ou momentanée;
- Attendu que D. est resté 28 mois chez D. et B. et Cie, qu’à son entrée il a signé une feuille d’embauchage commune à tous les ouvriers sans aucune protestation de sa part ; que sa demande est tardive et ne se justifie pas;
- Attendu que les patrons ont usé d’un droit et que le contrat qui liait les parties a été librement consenti ; Attendu que la demande reconventionnelle formée par le sieur D. et B. n’est ni soutenue ni maintenue, enfin, à la barre déclarée non avenue.
- Par ces motifs;
- Déboute D., le condamne aux dépens.
- CORRESPOND AN CE
- L. C.— 1. Du moment que l’on élève la hauteur au moyen de dépôts de déblais, vous pouvez vous refuser à surélever la clôture réglementaire.
- 2- Vous avez droit a une indemnité en cas d'infil-tration des eaux dans le mur.
- M. E. Château-Chinon.— Pour faire ce relevé et préparer la requête, il est nécessaire que nous ayons en mains le dossier complet de l’affaire.
- M. M. R , à Versailles. — Il est de jurisprudence que le jugement qui admet un commerçant au bénéfice de la liquidation judiciaire fixe d'une façon provisoire et non pas d’une façon absolue et irrévocable, la date de la cessation des paiements.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, a toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, orsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
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- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l'affranchis-sament des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
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- Paris. — Teinturerie, par M. Merienne à M. Buecher, 232, rue St-Denis. — Entrée en jouissance le 1er septembre.
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- P Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on repond ;
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- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, af-franchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la Personne qui a fait paraître l’annonce Sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, 'hais dans aucun cas, le Journal ne Peut intervenir; N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les huit premiers mois des années 1904, 1905 et 1906
- IMIPORTATIONS
- Bois de teinture en bûches : Mexique. 1.00 k — — Brésil. »
- — — Haïti..... »
- — — Guatemala.. »
- — — Autres pays. »
- Totaux .
- Bois de teinture moulus....................... »
- Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m
- Curcuma en racine........................
- — en poudre.............................. ......................................... Lichens tinctoriaux...................... Ecorces à tan, moulues ou non............ Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles..........
- Moulus...................................
- Noix de galle et avelandes entières, concassées ou moulues.......................
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.... Safran........ Autres teintures et tanins............. Cochenille.... Kermès animal.................... Indigo............................
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu..................................
- Cachou en masse..........................
- Rocou préparé ...........................
- Orseille préparée, humide en pâte........
- — sèche (cudbéard ou extrait).
- R
- a
- 008
- Extraits debois de teint, et d’autres espèces : ......................................... Autres.......................
- Teintures dérivées du goudron de houille: Acide ................................
- Alizarine artificielle...................
- Autres...................................
- Outremer.................................
- Bleu de Prusse...-.......................
- Carmins communs.......................... fins.....................................
- Vernis à l’alcool........................
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence et a l’huile mélangées.................
- Ocres broyées ou autrement préparées...
- Verts ne Schweinfurt et verts métis, cendres bleues ou vertes...................
- Verts de montagne,de Brunswick et simil.
- Talc pulvérisé..........................
- Couleurs non dénommées..................
- Quantités i livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1906 1905 1004 1906 «005 «904
- 1.703 3.096 2.571 Bois de teinture en bûches 1.000 k. 2 79 142 447
- — — — — moulus » 148 103 156
- 22.7 6 7 25.683 25.670 Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m. 51 90 113
- 1.636 863 2.275 Curcuma en racine » 312 594 321
- 14 772 16 444 21.880 en poudre » 25 16 34
- 409 66 31
- 40 878 46 686 52.396 Lichens tinctoriaux » 944 1.076 797
- 26C. 176 222.584 258.825
- — — — Sumac, fustet et épine-vinette :
- 1 813 660 451 Ecorces, feuilles et brindilles » 318 204 292
- 1.431 709 1 438 Moulas » 371 107 358
- 186 3 11 Noix de galle et avelanèdes entières con~
- 29.335 5.870 5.907 cassées ou moulues » 386 362 714
- 1.709 1 171 1.919 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 22 - — 7
- 36.595 31.681 27.827 Safran » 250 297 265
- Autres teintures et tanins » 677 663 '733
- 35.064 46 356 38.100 Cochenille » 1 451 1.453 1 305
- 28.699 30.150 26.383 Kermès an’mal » 7 14 12
- Indigo » 3.391 815 1.218
- 15.503 19.876 29 690 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- 1.351 — 227 de bleu » 222 208 470
- 329 19 255 521 348 Cachou en masse )) 141 203 358
- 13 289 3 485 Rocou préparé » 485 624 555
- 2.080 1.556 1 204 Orsei le préparée, humide en pâte )) 171 243 498
- 12 — — sèche (cudbéard ou extrait). » 70 37 103
- 1.230 1 963 3. 63 Extraits de bois de teint, et d autres espèces:
- Garancine » 654 323 558
- — 1
- 29 771 23 612 19.232 Autres : Allemagne » 34.327 40 882 37.829
- 873 «12 1 083 — Belgique » 19.061 25 706 15.227
- 4 47 6 10.700 11.944 11.129
- 58 59 — Etats-Unis » 2.018 2 406 1 454
- — Autres pays » 29.412 29.255 33.717
- 14 1.259 1.284 6 1.283 Totaux » 95 5:8 108.193 99.356
- Teintures dérivées du goudron de houille :
- 99 4 16 33 Acide » 52 608 9
- 1.324 1.190 1.034 Alizarine artificielle » 1 3 —
- 8.066 6 727 6.884 Autres » 1 779 2 621 2.352
- 731 7 60 1 091 Outremer » 11.879 10.752 11.712
- 466 436 441 Bleu de Prusse » 394 266 397
- 1 8 Carmins communs » 20 41 52
- — 1 1 — fins » 28 22 34
- 16S 221 92 Vernis à l’alcool » 996 918 1 005
- — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- 7.780 8,555 7.743 et à l’huile mélangées » 10.381 10.495 10 451
- 4.359 4 608 3.655 Ocres broyées ou autrement préparées... . Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- » 167.511 166.036 181.032
- 141 100 95 dres bleues ou vertes ... » 210 208 345
- 654 661 693 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 259 287 164
- 16.405 21.891 20.312 Talc pulvérisé » 27.574 20.797 17.034
- | 27.728 19.902 15.673 Couleurs non dénommées .» 2.425 2.982 4.741
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
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- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Potasse caustique 70/75 plaques ..
- Acide acétique industriel 40 %
- Les 100 k.
- azotique (voir acide nitrique) muriatique 22: chimiq. pur.
- » 20/22 par 15 tourie
- nitrique .36' blanc .......
- » » jaune........
- » 40’ blanc........
- » » jaune..........
- » 36’ chimiquem. pur
- » 40- » »
- 32
- Rouille
- Sel de
- oxalique...............
- picrique cristallisé ..
- sulfurique
- 53-. .......
- 60' environ.
- 66' »
- tartrique
- 66' chimiq. pur .
- au soufre........
- 1er blanc.........
- Alcali volatil du gaz 22: . ...
- » » 28/29..
- Alcool dénaturé type Régie 90:
- Alun épuré......
- » ordinaire. ..
- » de chrome ..
- Benzine cristallisable.
- lourde, industrielle.... type Régie..............
- Bichromate de potasse
- »
- soude
- Bi-oxyde de baryum 85/86"..........
- Borax raffiné en cristaux..........
- Carbonate de soude cristallisé.... Jrème de tai Ve entière..........
- » » en poudre ........
- » » soluble, paillettes.
- Cyanure rouge de potassium pur.. Dextrine blonde citron.............
- » blanche..........................
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes ...
- » » extra............
- » » pharmaceutique ...
- » » chimiquement pure.
- Extrait
- d’orseille liquide n‘ 1. » ' » extra.
- » supérieur....
- de
- Javelle
- 40: 35* 25* 20-
- Baume
- 6
- 34
- 33
- 42
- 38
- 50
- 56
- 90
- 270
- 5
- 6
- 8
- 33
- 15
- 250
- 38
- 61
- 25
- 25
- 25
- 50
- 25
- L’hecto ,. 47 »
- Les 100 k.
- .. 19 »
- ,. 15 50
- 36 »
- L’hecto .. 48 »
- .. 44 »
- 52 » Les 100 k. .. 8 5 »
- .. • 70 » 95 » .. 45 »
- 47 » .. 1?5 » .. 185 » .. 3-0 » .. 340 » 47 » . 48 »
- Le litre
- 0 0
- 0
- 2
- 25
- 38
- 35
- 50
- Les 100 k.
- glycérine blanche industrielle 28°.
- Lessive caustique de potasse 36‘.. » » » 40•..
- » » de soude 36"..
- Noix de Galles de Chine...........
- Orseille double..................
- « triple .........................
- Oxymuriate d’étain 32 %.......... panama (Quillay)................. permanganate de potasse.......... 'Otasse d’Amérique...............
- » imitation d’Amérique 66/71 » » » 52/51
- , » 45’..
- 115 155
- 185
- 11
- 10
- 9
- 7
- 105 33
- 43
- 50
- 50
- 25
- 85
- Soude
- Sulfate
- Perlasse Ire qualité ...... » ordinaire................. rose factice................ î 42/45 en tourie........... supérieure.................. -
- soude 90/92 .. .............
- » Solvay 65/70 . ...........
- a » 75/80 .........
- » » 80/85 .........
- caustique 60/62.............
- » 70/72.............
- » 60/62 plaquettes..
- » 70/72 »
- : de cuivre'98/99 »
- de fer moyens cristaux ....
- Bleude Berlin, surfin cuivré, gar. pur » extra pains et poudre. » » n’ 1.. ...................
- » » flor pâle et foncé.......
- » de Chine en grains................
- Bleu
- 60
- 115
- 38
- 25
- 12
- 15
- 22
- 23
- 24
- 28
- 30
- 32
- 35
- 58
- 6
- 50
- 50
- 50
- 50
- Le kil.
- 4
- 4
- 4
- 5
- 7
- 25
- 75
- 25
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- Outremer poudre p. la peinture. 65
- 95
- de
- Prusse
- »
- Essence de térébenthine
- » pour azurage,
- » p.pap. peints
- supérieur.......... extra.............. n- 1 ..............
- 115
- 180
- 155
- 135
- »
- 114 »
- PLACE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- -- Ire qualité ” à
- a
- 13
- Jaune
- a
- Rouge Brésil Bahia......
- • Calliatour... 100 k.
- Lima......
- Ste-Marthe Brésillet. .. Sandal.... Sapan ....
- 50kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebracho..1009 k.
- Pernamb.....50 k
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb .........
- pressé ...
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille Ténérife grise...
- Bengale
- Java,
- Mad
- Curcuma
- .. .50 kilos.
- Pond......
- On
- On
- cote
- cote
- Dividivi les 50 kil....
- Indigos actuellement ;
- Beng. surv. et bl. 12k. fin violet et pourpre....
- Beng.
- «
- beau viol, et dito bon violet..........
- 8
- 16
- 8
- 8
- 4
- 7
- 8
- 96
- 13
- 37
- 35
- 20
- 50
- 1
- 1
- 15
- M
- 10
- 10 ..
- 17 ..
- 9 50
- 10 ..
- 5 ..
- 8 ..
- 10 ..
- 110 ..
- 18 ..
- .. Ai
- 45 ..
- 40 ..
- 25 ..
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2 ..
- 1 80
- 20
- 10. -
- 195
- 65
- 80
- 210
- 55
- 130
- 76
- 39
- 33
- 30
- 50
- s
- a
- »
- 2e qualité .. .
- 3e qualité....
- • Sisal, Yucatan..
- Honduras..... >
- Tabasco..........
- - Haïti Cap.......
- - Fort-Liberté....
- Aquim.............
- St-Marc...........
- Gonaïves ........
- P.-de-Paix.........
- - Miragoane........
- Saint-Domingo...
- Martin, et Guadel.
- Jamaïque. .......
- Cuba et St-Yago .. ..................
- Tuspan............
- ...............
- Campêche..........
- Carme’'...........
- Tampico...........
- Porto-Plata......
- Haïti. :....... .
- Jamaïque..........
- Barcel et P. Cab...
- Rio-Hacha.........
- Carth. et Savan. .. Maracaïbo ........
- Fustet..... 1.09 k.
- Tatajuba(Pern.)50 k.
- Bahia.............
- Corinto.. .. . . .
- Amapala. . 50 kil.
- 9
- 7
- 8
- 8
- 7
- 4
- 4
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 4
- 16
- b
- 50
- 80
- 80
- 10
- 25
- 50
- 75
- 75
- 85
- 70
- 50
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- 75
- 60
- 60
- 8
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- 6
- 5
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- 5
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- 5
- 5
- 20
- 6
- 6
- 50
- 75
- 10
- 40
- 50
- 25
- 50
- 75
- 75
- 25
- 25
- 50
- 0 3
- 32 C2
- bon moyen violet... moyen violet........... beau violet rouge... bon violet rouge.... bon moy. v. rouge.. fin rouge.............. . beau dito............
- bon dito.............. bon à fin cuiv........ cuiv. ord. et bas.....
- Java. .. .. .. Kurpah.. ..... Madras .....
- Manille.......
- .............
- Guatemala flor
- N. Al
- . N.M
- . N.M
- » bon à fin sobre..
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren On, surf. 1/2 k N.M.
- * bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud............M
- Madagascar..............M
- Qu ercitron
- On cote les 50 kil. • Baltimore fin effilé.........
- • gros effilé...........
- Antilles.
- Cayenne
- 5
- 5
- 4
- 4 3
- 3
- 4
- 3
- 3
- 4
- 3
- 3
- 3
- 3
- 75
- 25
- 25
- 25
- 25
- 75
- 25
- 2
- 2
- 0
- 3
- 1
- • 1
- 6 ..
- 5 50
- 5 ..
- 50
- 25
- 25
- AI
- 50
- 50
- 50
- 25
- 7
- 6
- 50
- Rocou
- 1/2 kil. 0 30 ./. à 0
- .............. N. M
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 3
- 29 CO
- 2
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- 3
- A 8
- 7
- 75
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- 50
- 31 1/2
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-
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-
- 302
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à .15 » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. » de Fustet Albanie.... . 10 50 12 . .
- Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. » marques ord.. 70 .. ... ..
- Cochenille argentée.. 100 ....... » grise. . 480 .. 505 .. ».........zacatille naturelle......500 .. 515 . »..........noire Palmas le k........480 ,. 500 .
- Curcuma Bengale............ 60 .. .70 ..
- » Chinois................... 40........... » Madras...................... 65......... Galles de Chine.............. 135............. Prussiate jaune de potasse. 170.
- INDIGOS, — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. M.. M..
- » moyen et bon moyen » coloré.................................. 2.60 2.90
- » moyen ord. et ord. terne et serré......... 2.30 2.60
- Kurpah lon et beau violet et violet rouge.. M,. ... .
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré.... M.. ....
- » moyen ord. et ord. mél. et terreux............ ....
- Bengale beau et fin violet - M.. ....
- » bon moyen à bon violet et violet rouge.................... M. • M..
- » moyen violet-rouge et rouge........ M.. M..
- Java bon moyen. ....... ... .... » beau et bon violet. M.. M..
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation con
- traire 1er coût. Acide citrique............. 460 .....
- Alun raffiné (entrepôt)..... 18 ..
- » (acq.)...................... 17 .. 19
- Couperose emballée.......... 5 .. 6
- Essence de térébenthine (d. fûts) 123
- Id. (s. fûts)............... 120..........
- Fécule de pommes de terre, 1er bl...................... 35.........
- Id. 2e bl. (entrepôt)....... M ..
- Galles vertes et noires..... 200 .. 170
- » noires Alep..............................
- » blancnes.................. 150......
- Gomme arabique, en sorte . . 60 .. 7
- » Ghésirée, en sorte.................. » Sénégal,s. bas du fleuve 65 ........70
- » » Galam........... 65 .. 70
- » Aden, sorte cour, bonne . , » Mogador, blonde » » blanche. » Laque en f. qté orange. 650 . » » mi-orange 580 . » » cerise AC 525 .
- » Sandaraque lavée....... 150.......... » Damar (Batavia)........ 200 ..................................... »........................».......................Singapore...... 110 .. 140 »........................».......................Penang....... 110. Gomme adragante Syrie.... 200 .. 750 »........................» Anatolie. 150 .. 600
- Quercitron................... M........
- Garance, racine .......... * ....... » poudre..... 70.... Rocou Guadeloupe ....... 3 100.........
- » Cayenne............... .............
- Safran d’Espagne, Valence pur....................... 20 ..
- Sulfate de cuivre(entrepôt) - 64.......
- L (acq.). .. 68 .. ...
- ! Sumac en feuilles.............. 25...................... » poudre..................... 26 .. ...................... { Styrax liquide................ 185...................... Tamarin Madras...................................... 28..,
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile.........................................
- » en pains, extra sec, sous pap.....................................
- » bon marchand en pains ........................
- » . » en boules . ...................
- » raffiné en poudre sec.....................
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d. » nitrique 36 d. » » 40 d. » sulfurique.... 66 d. » sulfureux.... 50 d.
- » tartrique ........... Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné............................ Blanc de zinc de la Méditer, poudre..................... broyé......................
- Crème de tartre............ Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp......... Chlorure de potassium, en gare de Salins............. Lessive caustique 33 degrés
- Nitrate de soude...........
- » de potasse .................. Sel de scude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude douce 33 deg. en vrac
- Sulfate de cuivre .... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- 10 .. à
- 38 ..
- 42 .
- 10 50
- 8 ..
- 260 ..
- 36 ..
- 44 . .
- 180............
- 8...............
- 20............
- 6 75 .. ..
- 28............
- 46............
- 18 25 .. .
- 17 75 .. ..
- 12............
- E 64 A 68 . .
- 5 50 .. ..
- SAVONS
- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive... -56 66 » extra pur................(72.0/0 d’huiles).. 54 55 » augmente.................(60..............0/0.............».........)... 45 47 » résineux.................(72..............0/0.............».........)... 45 47 Jaune ».....................(72 0/0....................».........)... 43 46
- Vert à l’huile de pulpes industriel.. 42 44
- » tunisien.............................. 37 38
- Jaune » 37 39
- (Jaune résineux à manteau blanc). Brun extra (72 0/0 d’huiles) 45 47
- » (60 0/0 d’huiles)..................... 40 42
- Rosé ................................ 45 47
- Noir................................... 40 42
- Blanc spécial suiffé................... 57 58
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- Bleu pur pâle ou vif................. 45 46
- » mixte « 40 42 » talqué Ire qualité. 37 38
- » » 2e » ........ 34 35
- Marbré bleu ou rose Dijon......... 40 42
- » » Nantais............ 40 42
- Mi-Cuits
- Selon qualités : }
- Blanc ou jaune..................... 28 36 i
- » (à la .................... 26 30 1
- Marbré bleu ou rosé................. 24 30 !
- Résineux . ......................... 28 32 ;
- Vert exportation.................. 26 30 |
- Brun............................. 28 34 1
- ......... o.. 32 36 /
- Mous en Barils
- Qualne extra........................ 32 34
- Qualités ordinaires................. 25 3C
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- 28 -à 29 -
- Campêche coupe d’Espagne . 28 — 28 25
- — Tabasco .... 18 — 19 —
- — Haïti 10 — 14 —
- — Martinique,Guade-
- loupe , 0 — O OV
- Calliatour — — — —
- Pernambouc — — — —
- Jaune Cuba ... . . — — — —
- — Guayra-Tabasco . . . — — -— —
- — T uspan — — — —
- Lima 14 — 15 —-
- Tampico. — — — —
- Sapan. ........ — — •— —*
- Sainte-Marthe — — — —*
- Nicaragua — — — —
- Sandal rouge — — — —
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. — — —
- Gambier —. -- -- •
- Curcuma de la côte. . 100 k. — — — —
- — du Bengale. . — — —
- Indigo Bengale poupré . . . 11 — 13 —
- — -- fin violet . — — — —
- — — beau violet . 11 — 13 —1
- — — bon violet . 11 — 12 —
- — — moyen violet . 10 — 11 —
- — — petit violet. 9 — 10 —
- — — ordinaire et
- cuivré . 8 50 9 —-
- — Java ordin. et cuivré . — ------- • —•
- — Madras fin 6 --- 0 5C
- — — beau . 5 50 6 "nd
- — — bon . . . . — — —•
- — — moyen . . . 5 5 5C
- — — ordinaire. — ----- - —
- Kurpah kuddapah beau violet 8 — 9 —y
- — — bon violet. 7 50 8 —
- — — moy. violet 6 — 7 —
- — — pet. ordin. 5 — 5 5
- — Pondichéry bon violet 6 — 6 50
- — — moy.violet 5 — 6 -—
- — — oro. et cuivré 4 — 5 •—
- — Manille — — •— —
- — Guatemala flor . 8 -- 10 —
- — — sobre . 6 — 7 —
- — — cortès . 5 — 6 —
- — Mexique flor. . . . 7 — 8 —
- — — sobre . . . 6 — 7
- — — ordin. cortès 4 — 5 Tre
- — Caraque flor. . . — — •— —
- — — sobre . — —- -—
- — — cortès. . . — — —
- Gomme laque ordin. et orange
- I) C . le k. 5 50 —
- — — blonde, irequal. 5 25 —
- — — — 2equal 5 90 —
- — — cerise. . . 5 50 —
- — •— blondeordin. . 4 95
- Garance d'Avignon. . 100 k ir. v
- Lac-Dye, marque DT. le k. — —
- Orseille Mers du Sud. 10G k —- —-
- — Madagascar . . w=- — S
- p.302 - vue 309/394
-
-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 303
- OUVRAGES SPECIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impressiom des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM
- CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM
- SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16.........5 fr. 50
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16,80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- Par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous 'a forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu'ils désignent. On y trouve des renseignements prati-H^es concernant les substances et les objets d’un usage Juralier.
- BLANCHIMENT ET APPRETS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des< teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE
- ET L'IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés er anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A- Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nécrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (o) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l’indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matièrscolorantes non classées.
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- 304
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LA TEINTURE AU XIXe SIECLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de PArt du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte..........................................20 francs
- Teinturier, Apprèteur et Dègraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d’aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume......................... 3 fr. 70
- Aniline {Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l'étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
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- 20 Octobre 1906
- 50e Année. N° 20.
- ==== === == -- = LE MONITEUR DE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Enlevage sur grenat alpha-naphtylamine au moyen de soude-formaldéhyde en milieu neutre. — Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du cotou (suite). — Analyse des apprêts sur tissus (suite) — Nouveau procédé pour l’impression d’indigo. — L’apprêt final des chapeaux mous de nuances claires. — Traitement des fils « Gorilla ». — La mercérisation (suite). — Société industrielle de Mulhouse (Programme des prix pour 1507). — Informations. — Transports et tarifs. -Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Revue du marché. — Annonces.
- ENLEVAGE SUR GRENAT "NAPHTYLAMINE au moyen de l’hydrosulfite de soude-formaldéhyde en milieu neutre (l).
- Dans notre pli cacheté No 1530, du 19 mars/ler avril 1905, nous décrivions un rongeant blanc sur grenat a-naphtylamine composé dans ses parties essentielles de sulfoxylate de soude formaldéhyde, potasse caustique et d’un sel de fer, ce dernier dé-terminant, par contact, l’effet de rongeage recherché. Cette couleur donne en pratique de bons résultats, comme en témoignent les échantillons ci-
- (1) Pli cacheté N-1543, déposé par MM. Luc. Baumann, G. Thesmar et A. Hug Manufacture Emile Zundel, à Moscou. Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, 1905-12.
- inclus (1) pris sur des pièces de notre fabrication. Mais si, en effet, les tissus serrés, tels que le satin mercerisé, se laissent parfaitement ronger jusque dans les plus petits détails, le calicot, par contre, donne de mauvais résultats dans le cas de gravure fine, probablement par suite du coulage de la couleur fortement alcaline.
- Cet inconvénient, aggravé des nombreux autres désagréments qu’occasionnent, en général, les couleurs d’impression alcalines, nous fil rechercher un moyen permettant d’effectuer l’enlevage du grenat a-naphtylamine sans le concours d’un alcali fort, c’est-à-dire dans un milieu neutre ou tout au plus faiblement alcalin.
- Au cours des nombreux essais que nous avons entrepris sur le rongeage des azoïques, nous avions été frappés par l’action favorable que semble exercer, au point de vue de l’enlevage, la présence d’un groupe nitro dans le colorant azoïque. Ainsi, outre le rouge paranitraniline, le grenat parani-tro-a-naphtylamine
- HO
- N02
- par exemple, est rongé avec grande facilité par le
- (I) Ces échantillons sont déposés aux archives de la Société industrielle.
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- ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------— .- II. . -a
- blanc ordinaire à l’hydrosulfite de soude-formaldéhyde (i), tandis que le grenat a-naphtylamine n’est que très peu attaqué. Nous fîmes donc la supposition que la présence d’un groupe nitro dans le rongeant pourrait peut-être contribuer à amorcer la réduction de l’azoïque, et nous fûmes amenés, de oette façon, à essayer des additions de nitrobenzène, de paranitraniline, de nitrite de soude, etc., au rongeant blanc ordinaire.
- Nous avons ainsi pu constater le fait surprenant qu’en milieu neutre, le sulfoxylate de soude-formaldéhyde additionné d’un sel de fer, puis de nitrite de soude, ronge avec la plus grande facilité le grenat a-naphtylamine.
- Une addition supplémentaire de ricinate de soude et de citrate de soude à cette couleur est particulièrement favorable, ce dernier empêchant la précipitation du fer sur la fibre. Le ricinate de soude sert probablement à neutraliser l’acidité du sel de fer employé, acidité qui pourrait provoquer la décomposition du sulfoxylate-formaldéhyde. La présence d’alcali dans la couleur est également nuisible et en diminue le pouvoir rongeant.
- Comme sel de fer, le chlorure ferrique, quoique dérivant du sesquioxyde, nous a semblé préférable au sulfate ferreux du commerce qui contient souvent beaucoup d’impuretés, et dont la dissolution aqueuse donne une réaction fortement acide. Les deux sels employés en quantités équivalentes, donnent, d’ailleurs, des résultats à peu près identiques.
- Une bonne couleur peut être préparée comme suit :
- Blanc neutre AZ
- 1400 empois à l'amidon-adragante épais (exempt d’acide)
- 400 rongalitc G (BASF), dissoudre en chauffant faiblement
- ajouter à froid :
- 80 ricinate de soude 50 0/0
- 120 solution de citrate de fer
- 1000 puis
- 32 solution de nitrite de soude 40 0/0
- 1032 _____________________________
- (1) Le rongeage de cet azoïque avait été étudié par M. Frossard.
- Solution de citrate de jer
- 16 chlorure ferrique solide
- 48 eau chaude
- 32 citrate de soude crist.
- 24 glycérine
- 120
- Cette couleur, grâce à sa neutralité, s’imprime à la perfection et ronge avec facilité le grenat a-naph-tylamine, après 3 à 4 minutes de vaporisage, jusque dans les plus petits détails, et ceci indistinctement sur tous les genres de tissus.
- Pour le finissage, on lave à fond, acide à 1° Bé en acide sulfurique ou chlorhydrique avec ou sans addition d’acide oxalique, lave et savonne. Un chlorage ultérieur est inutile.
- Des essais suivis sur le degré de stabilité du rongeant blanc n’ont pu être faits jusqu’à présent. Toutefois, la couleur semble se conserver sans décomposition, à condition de ne pas être acide, l’acidité provoquant la mise en liberté d’acide nitreux. Au bout de deux jours de conservation, notre couleur n’avait rien perdu de son pouvoir rongeant.
- L’effet rongeant est le même si, au lieu d’incorporer le nitrite dans la couleur, on imprime le rongeant blanc exempt de nitrite sur grenat a-naphtylamine préparé avec ce produit. Une dissolution de nitrite de soude à raison de 4 gr. par litre semble donner les meilleurs résultats.
- Outre son effet sur grenat a-naphtylamine, ce rongeant fournit un blanc irréprochable sur rouge paranitraniline, orange chloranisidine, jaune ortho-nitrotoluidine, noir dianisidine, bistre chrysoïdine. Le puce benzidine et l’écarlate nitro-phénétidine se rongent bien, mais ne donnent pas un blanc aussi pur.
- Rongeants colorés
- Pour obtenir des enlevages colorés d’après le procédé indiqué, on peut se servir, comme pour le rouge paranitraniline, des colorants basiques dissous dans le phénol que l’on ajoute, ainsi que le tannin, au rongeant blanc AZ. Pour obvier à l'in-convénient de la présence du fer, il suffit, au finissage, de donner un passage supplémentaire en solution tiède d’acide oxalique, qui enlève complè-
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- tement le fer et restitue tout son éclat à la laque tannique.
- Les,colorants de la classe des gallocyanines, tels que le violet moderne, etc., peuvent également ici être appliqués directement, sans addition de mordant.
- Le noir réduit peut être imprimé sans inconvénient à côté du blanc AZ et supporte bien l’acidage. Dans le cas du rongeant blanc alcalin de notre pli précédent, ce noir n’est pas employable, son acidité empêchant le blanc de ronger.
- Moscou, le 4/17 juin 1905.
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTI-TUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L'IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (I) (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 5, 20 août, 5, 20 septembre et 5 octobre 1906.)
- Avec une solution de soude à 55° Tw on peut remarquer pour la première fois qu’il se passe un temps appréciable (3 secondes) entre le moment où la fibre est mouillée par la soude et celui où com-mence son détordage, lequel durera environ 20 secondes. A 600 Tw rien ne se passe d'appré-ciable pendant 8 secondes ; les fibres commencent d gonfler et à devenir transparentes ; quand le gonflement est complet, le détordage commence alors lentement et il faut une minute pour que le phéno-mène soit terminé. Entre 65 et 70° Tw la soude ale meme genre d’action : le gonflement de la fibre Précède toujours son détordage ; mais tout ceci se Passe plus lentement et après deux minutes de contact, l’action de la soude est encore visible. La soude à 750 Tw ne produit aucun phénomène appa-sent pendant une minute au moins et il faut 4 minutes environ pour que tout soit terminé. Les Dulles d‘air qui remplissent le canal central de la o(1) Traduit du Jour. of Soc. of Chem. Ind. par Moniteur ^sneoille.
- fibre affectent des formes irrégulières. On a comme l’impression d’une rupture de la fibre. Avec concentration de 800 Tw l’action de la soude est encore plus longue et toutes les fibres apparaissent comme fendues et éclatées.
- Nous résumons ci-dessous les observations qui précèdent sous la forme du tableau VIL
- ___________________TABLEAU VII
- Concentration
- de laesoude Effets sur les fibres
- degrés Twaddle
- 0 à 15‘ Aucun effet apparent.
- 16 à 18‘ Détorsion incomplète, pendant 1 seconde environ.
- 204 Détorsion rapide suivie d’une action pareille, mais lente.
- 26‘ La détorsion rapide et l’action lente se confondent; elles durent ensemble 5 secondes.
- 35' Détorsion, puis gonflement.
- 45' Détorsion et gonflement simultanés.
- 60-86’ Gonflement, puis détorsion.
- Nous ne croyons pas que la détorsion de la fibre du coton sous l’influence de la soude ait été signalée, jusqu’à présent, par ceux qui se sont occupés de cette fibre végétale. En somme, l’usage de la soude employée à la mercérisation du coton non filé sert à convertir ses fibres en espèces de baguettes à surface plane, courbées plus ou moins irrégulièrement et qui sont fortement feutrées ou emmêlées les unes avec les autres. Ce feutrage des fibres qui est dû à leur immersion dans la soude caustique, est sans doute la raison des difficultés, même de l’impossibilité où l’on se trouve à filer industriellement le coton qui a été mercerisé ouvert.
- On doit noter comme un point de la plus haute importance et sur lequel nous attirons l’attention pour la première fois, le fait qu’avec la soude d’une concentration inférieure à 40° Tw environ, le gonflement de la fibre suit la détorsion, tandis qu’au-dessus de 400 Tw c’est le contraire qui se produit. Puisque la concentration d’environ 400 Tw est la plus basse que l’on puisse adopter pour obtenir industriellement la mercérisation, il s’ensuit que la production d’un certain lustre du coton est nécessairement fonction d’une concentration de la lessive
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- telle que celle qui produira le déroulement de la fibre ou avant que le gonflement soit terminé ou en même temps qu’il commencera. Le fait nouveau, croyons-nous, qui réside dans ce que la soude caustique produit la détorsion de la fibre du coton, est donc un des facteurs principaux de la production d’un brillant particulier communiqué à cette fibre pendant la mercérisation.
- (A suivre).
- ANALYSE DES APPRÊTS SUR TISSUS
- (Suite— Voir nos numéros des 5 août, 5, 20 septembre et 5 octobre 1906.)
- Quant aux savons, nous venons de voir qu’ils précipitent par les acides minéraux généralement sous forme de trouble; si l’on chauffe, le précipité ou trouble se rassemble et monte à la surface de la solution sous forme dégoutté huileuse. La présence de particules résineuses dans le précipité indique la présence de savons de résine dans la solution aqueuse. Pour déceler la résine on filtrera le précipité et fera sur le résidu insoluble la réaction de Storch.
- Comme les solutions des substances albuminoïdes donnent, ainsi que nous l’avons vu, par addition d’acide un trouble analogue à celui donné par les savons, on pourra pour les distinguer, employer également la méthode très simple suivante : on chauffera la solution précipitée, et tandis que les acides gras et les résines seules fondent pour former une goutte huileuse, l’albumine ne bouge pas. En outre, en reprenant par l’éther après refroidissement, les acides gras et les résines s’y dissolvent, tandis que les substances albuminoïdes restent insolubles, et sur la partie non soluble on fera donc la réaction caractéristique de l’albumine.
- 3° Substances insolubles restées en suspension dans Veau ou dans V éther. — Ces substances peuvent être minérales : sulfate de chaux, de baryte,-oxyde de plomb, talc (silicate de magnésie), China-Clay, Kaolin (silicates d’albumine), carbonate de baryte, outre-mer, etc., ou organiques : albumines, débris de la fibre elle-même, ou débris végétaux
- apportés par des amidons impurs employés dan l’apprêt. En soumettant à l’analyse au microscope d’un grossissement de 200-250, on reconnaîtra facilement la plupart de ces substances.
- On examinera sur la lame de platine ou dans un creuset de porcelaine, si, après calcination, il reste un résidu, ce qui est l’indice de substances minérales. Celles-ci seront donc analysées directement sur les cendres.
- On reconnaîtra l’albumine insoluble par la réaction de Biuret. La plupart du temps cependant l’albumine reste fixée sur la fibre, c’est-à-dire ne quitte pas celle-ci sous forme insoluble dans les extractions à l’éther ou à l’eau. La réaction de Biuret devra alors être faite directement sur la fibre. L’operation est toutefois très délicate dans le cas où la fibre est de la soie, qui seule donne déjà la réaction de Biuret. On traite donc l’échantillon par de 1 eau froide dans un tube à essai ; on rend alcalin par addition de soude caustique, et verse par dessus quelques gouttes de liqueur de Fehling. Au bout d’un certain temps la fibre prend une coloration violette. Pour plus de sûreté on opérera comparativement, avec un échantillon que l’on saura complètement exempt d’albumine.
- Quant aux bleus d’outremer, ils quittent facilement la fibre par un simple débouillissage à l'eau, et se déposent sous forme d’une poussière bleue très fine. Pour mettre en évidence les bleus d’outremer, on mettra dans un tube à essai une petite quantité de la solution elle-même avec son Pre cipité, et on traitera par de l’acide chlorhydrique étendu; il y a alors dégagement, en faisant bouillir, l’hydrogène sulfuré, reconnaissable facilement par le papier à l'acétate de plomb.
- (A suivre.) (Industrie Textiled
- NOUVEAU PROCÉDÉ
- POUR L’IMPRESSION D’INDIGO
- Le procédé breveté en Allemagne (163.276), par M. J. Ribbert, a pour objet de donner des nuances d’indigo dont l’envers peut être teint en couleur i plus claire que la face. Cette méthode est basée sut
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- les observations que les réserves employées pour l’impression de bleu peuvent servir généralement pour l’indigo et qu’après avoir agi dans l’impression, elles conservent encore leur action dans le bain continu.
- Les tissus sont enduits d’un agent réducteur, de la glucose, par exemple de 12° Tw. et séchés ensuite.
- L’impression se fait avec la réserve suivante :
- Pâte vert - de - gris (parties égales d’eau et de vert-de-gris). . . . 241.
- Sulfate de cuivre.......................12 »
- Kaolin..................................16 »
- Sulfate de plomb.........................46 »
- Nitrate de plomb.........................32 »
- Acétate de plomb.........................20 »
- Mucilage de gomme (1: 1) . . . . 40»
- Nitrate de cuivre.........................5 »
- Alun......................................2 »
- Eau.....................................10 »
- Si l’on a besoin de réserves blanches et colorées à la fois, la réserve pour le blanc doit être libre de sels de plomb.
- On la prépare alors de la manière suivante :
- Pâte de vert-de-gris......................
- Sulfate de cuivre......................12»
- » » zinc......................4 »
- Acétate de cuivre........................4 »
- Acide acétique...........................2 »
- Eau..................................10 »
- Kaolin...............................32 »
- Dextrine................................10 »
- Mucilage de gomme (1 : 1) . . . 40»
- Nitrate de cuivre........................6 »
- On peut se servir aussi de sel de manganèse et de nickel. Lorsque les tissus sont secs, la face imprimée est enduite d’une couleur d’impression alcaline d’indigo, comme la suivante:
- Amidon de maïs............................2 1.
- Dextrine..................................4 »
- Eau.......................................5 »
- Lessive de soude caustique 5° Tw. 31 »
- Pâte d'indigo.......................24 »
- On prépare la pâte d’indigo comme suit : 87 1. de pâte d’indigo 20 0/0, 68 1. de lessive de soude caustique de 60° Tw. ou 58 1, de soude caustique solide et 3 1/2 galons d’eau (1 gai = 1. 4.543).
- Les tissus sont séchés alors et vaporisés pendant 20 à 30 minutes pour réduire l’indigo. La couleur,
- développée par le lavage donne le modèle nettement dessiné. On peut teindre alors les tissus dans la cuve. Si le développement par le lavage est omis, les tissus passent directement de la chambre de vaporisage à la cuve où on les travaille jusqu'à ce qu’ils acquièrent la nuance désirée. En rinçant avec de l’acide dilué, la pâte de réserve est dissoute et les tissus apparaissent foncés sur la face et plus clairs sur l’envers. Bien entendu, on peut obtenir des modèles sur l’envers si l’on imprime sur réserve.
- L’APPRÊT FINAL DES CHAPEAUX MOUS de nuances claires
- L’apprêt final des chapeaux est une opération des plus difficiles dans le choix judicieux et l’emploi approprié des matières à employer; on risque fortement d’endommager les nuances claires.
- Premièrement, il faut avoir soin que le feutre soit parfaitement libre de savon, d’acides, etc., bref de toutes les matières laissées par le traitement antérieur, et qu’il soit parfaitement sec avant d’être soumis à l’apprêt final. Les bancs, les outils, tout doit être d’une propreté exquise et le travail doit être confié seulement aux ouvrières ayant de l’ordre. Il faut placer les bancs dans un endroit bien clair et à une distance les uns des autres, lorsqu’on travaille des chapeaux clairs et foncés à la fois.
- li faut avoir des outils spécialement réservés à chaque couleur. A défaut de cette précaution, il faut du moins les nettoyer à fond avant chaque opération, s’il s’agit de couleurs différentes. Les chapeaux clairs marqués de taches noires ne peuvent être livrés au commerce à moins d’être reteints en noir, procédé qui est très préjudiciable à leur durabilité. Les matières employées doivent donner l'apparence et la raideur nécessaires sans nuire à la couleur. Un petit défaut de raideur peut être facilement corrigé, mais le changement de la nuance est irréparable.
- Il n’existe pas de matière que l’on pourrait recommander pour tous les cas indistinctement. •
- Il importe de connaître le traitement auquel la
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- laine avait été soumise, ainsi que toutes les phases de la fabrication, car il peut arriver que certaines matières qui avaient donné auparavant de bons résultats, apparaissent inefficaces dans un certain cas à cause de certaines particularités de fabrication.
- Le meilleur apprêt pour chapeaux blancs est une solution faible de gélatine blanche ou une solution plus forte d’amidon de froment, suivant le degré de raideur requis. La gélatine blanche donne un fini supérieur. Celle-ci est trempée pendant 24 heures dans l’eau froide, et chauffée ensuite jusqu’à la dissolution. Lorsque la solution a été diluée à un degré convenable, on plonge les chapeaux jusqu’à la ligne qui sera atteinte par le ruban, la solution doit être chaude. On les exprime alors légèrement, on vaporise pendant deux ou trois minutes et l’on sèche à une température modérée.
- L’amidon de froment donne un fini plus souple.
- Celui-ci est remué dans l’eau froide qui est chauffée à 40° C., le liquide est appliqué au feutre à l’aide d’une brosse à la même température et d’une manière aussi égale que possible. On fait pénétrer le liquide dans le feutre ensuite avec un batteur de caoutchouc. Cet apprêt se refroidit rapidement et la deuxième opération doit commencer immédiatement. En employant des mélanges divers de solutions de gélatine et d’amidon, on peut obtenir n’importe quel degré de raideur.
- Les chapeaux apprêtés à l’amidon sont vaporisés pendant deux ou trois minutes et séchés lentement. On peut se servir de toute couleur fugitive si la température ne dépasse pas 40 à 50° C.
- Traduit spécialement de Deutsche Faber Zeitung par le Moniteur de la Teinture.
- - TRAITEMENT DES FILS " GORILLA »
- Les fils désignés sous le nom de « Gorilla», présentent un mélange de laines (alpaga, laine de mouton et mohair) avec des fibres végétales et des déchets de soie. Ils sont rugueux et noueux. On s’en sert principalement pour la fabrication des vêtements pour dames.
- Etant donné que la composition de ces fils est
- aussi complexe que variée, le nettoyage et autres opérations préliminaires à la teinture, sont de la plus grande importance. Le bain de nettoyage doit être tiède. Il renferme du carbonate de soude, du savon et de l’ammoniaque en proportions variant suivant la quantité d’impuretés à enlever. On travaille les fils avec des bâtons pendant 1/2 à 3/4 d’heure et même plus longtemps. Les fils sont rin-cés d’abord dans le carbonate de soude, ensuite dans l’eau chaude et finalement dans l’eau froide. Si l’on veut les teindre en nuances claires, il faut les blanchir préalablement, et le peroxyde de sodium est très avantageux à cet effet. Comme le blanchiment tend à favoriser l’uniformité, il est recommandable même pour nuances moyennes. Les tissus restent dans ce bain pendant quelques minutes ou quelques heures, suivant les circonstances, à une température tiède. Le rinçage se1 fait d’abord dans l’eau contenant 1/4 à 1/2 0/0 d’acide sulfurique, et ensuite dans plusieurs eaux pour faire disparaître toute trace de l’acide. Si le bain de blanchiment n’est pas épuisé, on peut s’en servir encore, mais il faut y ajouter une nouvelle quantité d’acide aussitôt que les tissus sont retirés du bain, et neutraliser avec de l’ammoniaque avant de s’en servir pour la deuxième fois.
- Le coton est blanchi pendant une à trois heures, avec 1/2 à 1 0/0 de son poids de peroxyde de sodium à 400 C. Le blanchiment peut exiger une duree quelconque, sans toutefois dépasser trois heures. La laine demande 2 à 3 0/0 et le blanchiment s’effectue entre deux et cinq heures. La soie est la plus difficile à blanchir. Elle demande de 3 à 5 o/o de son poids, et le procédé dure de 6 à 8 heures a 80° C.
- On teint les fils « Gorilla » dans une cuve munie d’une chemise de vapeur (si l’on se sert directement de vapeur) ou d’une cuve munie d’un faux-fond séparant les orifices des tuyaux et des fils, sans cela la teinture serait inégale. Ce que l’on demande principalement dans le cas des fils « Gorilla », c’est la solidité au lavage et à l’usage et dans un moindre degré à la lumière. Les matières colorantes dont on se sert sont toujours des colorants directs. Pour
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- nuances claires, on se sert de sel commun et de savon.
- Entrer les fils dans un bain assez chaud, amener au bouillon et laisser bouillir jusqu’à ce que la laine des fils acquière la véritable couleur. On ajoute de la matière colorante pour coton lorsque le bain se refroidit en renforçant la dose si nécessaire. Lorsqu’il s’agit de nuances claires, il faut agir très prudemment.
- L’addition d’un peu d’acide acétique accélère quelquefois la teinture de la laine, tandis que dans beaucoup de cas, le sel commun agit de la même même façon sur le coton. Il est rare de réussir à obtenir des nuances claires suivant modèle avec une seule matière colorante. Il faut se servir presque souvent de combinaisons de couleurs, car on trouve rarement des matières colorantes qui teindront d’une manière égale les constituants divers des fils. Si l’on n’arrive pas à obtenir l’uniformité, on peut vaincre la difficulté en donnant une teinte par une couleur basique dans un bain frais.
- Traduit spécialement du Textile Mercury par le Moniteur de la Teinture.
- LA MERCERISATION Par P. Hoffmann
- (Suite.— Voir nos numéros des 5 et 20 juillet. 20 août, 5, 20 septembre et 5 octobre 1906 )
- Machines dans lesquelles la tension est produite par la force centrifuge. — L’appareil construit par la raison sociale « les fils de Kleinewefer », est une machine centrifuge, composée d’un cylindre en toile métallique ou en métal percé de trous, autour duquel les écheveaux sont suspendus. La lessive est versée dans le cylindre et chassée au dehors à travers le coton, pendant que la machine marche à une vitesse de 1.000 à 1.200 tours à la minute. Après que l’on a recueilli la lessive, on lave sans arrêter la machine, d’abord avec peu d’eau de façon à en obtenir une lessive de 2° à 4° Bé , puis on termine par un lavage à grande eau. Dans ce système, le coton, sans être tendu, à proprement parler, ne se contracte que très peu en raison de la résistance du cylindre et de l’action de la force
- centrifuge. Comme la lessive est projetée du dedans au dehors, et que les écheveaux sont instantanément débarrassés du liquide, on peut récupérer la plus grande partie du bain de soude.
- Machines à tension intermittente pendant le mouvement. — Ces machines sont analogues à celles déjà décrites, sous le nom de machines à tension réglable.
- Le coton est suspendu sur des bras métalliques et tendu par deux petits extenseurs spéciaux placés entre les bras principaux, après quoi on fait arriver la lessive. Quand celle-ci a agi pendant deux minutes, on diminue la tension, ce qui fait rentrer le coton, puis on le ramène à sa longueur primitive et on le maintient en circulation par la rotation des bras principaux, afin de donner au fil une teneur absolument uniforme. Cette opération est généralement répétée trois fois. En commençant le lavage, on augmente la tension de i"à2", et quand le coton est lavé et retiré de la machine, on le passe à l’acide afin d’éviter toute contraction.
- Comme complément de ce qui précède, disons quelques mots de l’action du mercerisage sur les diverses espèces de coton. En général, on n’obtient de bons résultats qu’avec les cotons longue soie, très brillants. Le coton se comporte d’une manière différente, suivant la longueur de la soie, et la façon dont il est filé et retordu ; mais il est de peu d’importance que la tension soit donnée pendant ou après le traitement à la lessive. Après le passage à la soude, le coton longue soie se modifie à tous les points de vue, c’est-à-dire qu’il se gonfle, devient lisse, prend un éclat soyeux et se détord. Le coton courte soie, au contraire, se modifie à peine, car les fibres courtes au moment de la tension qui suit le mercerisage, glissent les unes sur les autres, sans changer de structure : la position relative des fibres a seule varié. C’est à cet inconvénient que Lange attribue les mauvais résultats que donne le coton courte soie au mercerisage. Dans la règle, seuls les cotons longue soie, tels que jumel, sea-Island, mako, se laissent merceriser d’une façon satisfaisante ; néanmoins le résultat dépend en | grande partie du système de filature, et quelques
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- filateurs de coton jumel livrent même des filés jumel spéciaux pour le mercerisage, l’expérience ayant démontré que ces sortes-là se prêtent le mieux à cette manipulation. Le tableau ci-dessous montre la résistance relative à la rupture du coton ordinaire, du coton mercerisé à la lessive de soude, sans tension, et du coton mercerisé avec tension. Résistance à la rupture ; coton ordinaire : 100 ; coton mercerisé : 168 ; coton mercerisé avec lessive : 135. •
- La résistance du coton mercerisé dépasse de 68 0/0 celle du coton ordinaire, tandis que celle du coton mercerisé avec lessive, ne lui est supérieure que de 35 0/0. Cette différence n’est cependant qu’apparente; car, comme le coton au mercerisage rentre de 25 0/0, les écheveaux qui se sont contractés d’autant, doivent contenir relativement plus de substance, et.c’est ce qui explique la différence entre ces deux sortes de coton mercerisé. En re-vanche, le coton mercerisé avec tension occupe le premier rang comme élasticité.
- (A suivre.) P. R.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE de Mulhouse
- Nous donnons ci-dessous le programme des prix à décerner en 1907 pour les spécialités qui nous intéressent.
- Conditions générales à remplir par MM. les concurrents
- Article premier. — Les étrangers sont admis à concourir comme les nationaux. Les membres du Conseil d’administration et des comités de la Société industrielle sont seuls exclus.
- Art. 2. — Les mémoires, dessins, pièces justificatives et échantillons doivent être marqués d’une courte devise ou épigraphe choisie par l’auteur et adressés franco de port, avant le I5 février 190^ au président de la Société industrielle de Mulhouse, en même temps qu’un pli cacheté renfermant le nom exact et l’adresse du concurrent.
- Art. 3. — La Société ne prend connaissance que des noms des concurrents dont les travaux auront été récompensés ; elle se réserve toutefois le droit
- d’ouvrir le bulletin cacheté, dans le cas où un supplément indispensable d’informations serait à fournir par le candidat.
- Exception est faite aux auteurs de machines ou de procédés, dont l’application pratique est exigée par l’énoncé du prix. Dans ces cas, l’auteur n’est pas tenu d’observer l’anonymat en présentant son travail.
- Lorsque le cas l’exige, la Société envoie des commissaires sur les lieux mêmes pour examiner les machines ou procédés se rapportant à un concours.
- Art. 4. — Tout concurrent, par le fait même qu’il se présente au concours, s’en remet à l’appréciation souveraine de la Société.
- Art. 5. — Si une question n’est pas complètement résolue, il peut être accordé à titre d'encou-ragement, une partie plus ou moins élevée du prix offert.
- Art. 6. — Si plusieurs concurrents ont satisfait à la fois aux conditions du programme relatives à une même question, le prix est partagé entre eux par parties égales ou inégales, suivant la valeur respective des solutions présentées.
- Art, 7. — Tout concurrent conserve la faculté de prendre un brevet d’invention, mais la Société se réserve le droit de publier, en totalité ou en partie, les travaux qui lui auront été adressés.
- Art. 8. — D’après la législation en vigueur dans la plupart des pays, n’est pas réputée nouvelle toute découverte, invention ou application qui, dans le pays, et antérieurement à la date du dépôt de la demande de brevet, a reçu une publicité suffisante pour pouvoir être exécutée. En conséquence, les auteurs qui désirent s’assurer le privilège de leurs travaux, devront les faire breveter avant de les adresser à la Société industrielle, qui entend décliner toute responsabilité à ce sujet. Dans le cas où une invention serait récompensée par la Société avant d’être brevetée, l’auteur pourra demander que la publication de son mémoire soit ajournée.
- Art. 9. — La Société ne restitue pas, en principe, les mémoires qui seront envoyés au concours ; cependant, il pourra être dérogé à cette règle sur l’avis du comité compétent ou du conseil d’administration. En tout cas, les auteurs pourront prendre copie de leur travail. Quant à la restitution des dessins ou modèles qui accompagnent les mémoires, la Société se réserve d’en apprécier l’opportunité.
- Art. 10. — Les médailles que distribue la Société industrielle se distinguent, suivant leur module, en : Médailles d’honneur; Médailles d’argent; Médailles de bronze.
- Art. 11. — En remettant leurs travaux, MM. les
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- concurrents peuvent indiquer une adresse poste-restante où le résultat de l’examen leur est envoyé, dans le cas où la récompense n’est pas décernée.
- Art. 12. — La Société industrielle se réserve la faculté de décerner des récompenses à des travaux qui en seraient jugés dignes, alors même que ces travaux ne rentreraient dans aucune des questions mentionnées au programme.
- Prix Gustave Schæfer
- Par dispositions testamentaires rendues publiques le 4 juillet 1895, M. Gustave Schaeffer a légué à la Société industrielle une somme d 10.000 francs pour l’établissement d’un prix décennal, composé des intérêts accumulés de ce capital.
- Le comité de chimie est chargé de proposer le lauréat qui se sera fait connaître parmi procédé ou une invention pratique dans le domaine de l’impression ou de la teinture, ou par des services exceptionnels rendus à ces industries.
- ARTS CHIMIQUES Travaux théoriques
- 3
- Théories de la fabrication des rouges à l'aliza-rine. — Médaille d’argent pour un mémoire sur la théorie et la fabrication des rouges à l’alizarine par le procédé rapide « basé sur l’emploi des corps gras modifiés et rendus solubles. »
- 4
- Synthèse de la cochenille. — Médaille d’honneur pour la production par synthèse des matières colorantes de la cochenille.
- 5
- Carmin de la cochenille. — Médaille d’honneur pour un travail théorique et pratique sur le carmin de cochenille.
- On devra indiquer d’où provient l’infériorité des produits obtenus par les procédés décrits dans les traités de chimie, relativement à ceux que livre le commerce, et dire pour quelle cause la totalité de la matière colorante n’est pas transformée ou ne serait pas transformable en carmin,
- il s’agit donc de donner un procédé de préparation dont les produits puissent rivaliser, quant au
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- prix et à la vivacité de la nuance, avec les meilleures marques du commerce; puis d’expliquer théoriquement l’extraction partielle du colorant, ainsi que l’action réciproque des agents employés.
- 6
- Matière colorante du coton. — Médaille d’honneur pour une étude sur la matière colorante du coton, son isolement et son identité ou sa non-identité avec la matière qui fonctionne comme mordant dans les tissus de coton écrus ou insuffisamment blanchis.
- 7
- Composition des noirs d'aniline. — Médaille d’honneur pour un mémoire sur la différence de composition entre les noirs d’aniline verdissables et inverdissables.
- 8
- Transformation du coton en oxycellulose. — Médaille d’honneur pour un travail sur les modifications physiques et chimiques que subit la fibre du coton par sa transformation en oxycellulose. — Expliquer la détérioration produite par un passage alcalin ou par l’eau bouillente sur la fibre oxydée. Cette étude aurait pour but de jeter un jour nouveau sur une question ayant pour point de départ les observations de M. Jeanmaire (Bulletin de la Soc. Ind. tome XLIII, page 350).
- 9
- Action du chlore sur la laine. — Médaille d’honneur pour un travail sur les modifications chimiques qu’éprouve la laine sous l’influence des hypochlorites et, en général, du chlore et de ses composés oxygénés.
- 10
- Constitution des matières colorantes.— Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze, suivant le mérite des travaux envoyés, pour des mémoires traitant de la constitution d’une des matières colorantes employées dans l’industrie des toiles peintes et non encore complètement étudiées.
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- Synthèse d'un colorant naturel- — Médaille d’honneur pour la synthèse de l’une des matières colorantes naturelles employées dans l’industrie.
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- Théorie de la formation naturelle d'un produit organique. — Médaille d’honneur pour la théorie de la formation naturelle d’une substance quelconque du règne organique et sa reproduction par synthèse.
- 13
- Graisse du rouge 'turc. — Médaille suivant le mérite, pour l’étude chimique de la graisse du rouge turc extraite par M. Driessen des tissus huilés et dégraissés destinés à la teinture. (Le travail de M. Driessen a été présenté au Comité de chimie le 9 avril 1902 ; voir Bulletin de la Soc. ind. de juin 1902.)
- Mordants
- U
- Nouveau mordant ou colorant. — Médaille d’argent pour l’application comme mordant ou comme colorant de quelque métal non usuellement employé ou d’une modification nouvelle d’un des composés connus et employés dans l’industrie. Le composé devra être solide et l’application pratique.
- 15
- Teinture au mordançage par sels métalliques. — Médaille d’argent pour un travail sur la question ; suivante :
- « Quelles sont les dissolutions métalliques qui abandonnent par immersion leur base aux fibres textiles et quelles sont les conditions dans lesquelles ces teintures ou mordançages s’effectuent le mieux ? »
- 16
- Etude sur les mordants de fer. — Médaille d’honneur pour une étude sur les mordants de fer et le rôle qu’ils jouent dans la teinture suivant l’état d’oxydation et d’hydratation dans lequel ils se trouvent.
- On sait que l’alizarine teint en violet roussâtre l’oxyde ferrique et l’on suppose que le mordant qui se prête le mieux à la teinture en violet est un oxyde ferroso-ferrique. D’autre part, Persoz a obtenu un très beau violet au moyen d’un mordant ferrique. Il s’agirait de déterminer :
- 1° Si le mordant généralement employé (pyroli
- gnite de fer) donne lieu, effectivement, à un dépôt d’oxyde ferroso-ferrique sur la fibre ;
- 2° Dans quelles conditions l’oxyde ferrique est susceptible de donner un violet normal.
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- Le Journal Officiel du 13 octobre publie la liste des décorations dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, attribuées à l’occasion des Expositions de St-Louis, de Lille, d’Arras et de Liège.
- Dans cette liste, qui contient près de 400 noms, nous relevons :
- Grade d'officier :
- M. Hamelle (Henri-Edouard), fabricant d’appareils de graissage à Paris.
- Grade de chevalier :
- Guillaumet (Emile-Henri), teinturier apprêtent sur tissus à Suresnes.
- Léderlin fils (Paul), directeur de la société anonyme de blanchisserie et teinturerie de Thaon (Vosges).
- Roy (Edouard-Jean-Baptiste-François), fabricant d’extraits de bois a Paris,
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté le délicieux Champagne que nous leur avons offert il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition un stock de cette excellente marchandise, au même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt, en gare Epernay, 2 fr. 50 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette occasion, et nous sommes à leur disposition pour' la bonne exécution de leurs ordres.
- TARIFS ET_TRANSPORTS
- Dans le but de développer le trafic des fils de coton crémés, ocrés ou écrus, pour tissage, emballés, les Compagnies de l’Est, Nord, et P.-L. M., d’accord avec les Ceintures de Paris, proposent l’inscription dans le tarif spécial commun P. V. n- 120 (tissus et textiles), des dispositions suivantes concernant 1e transport de ces fils de coton par wagon chargé d’au moins 5.000 kilogr. ou payant pour ce poids.
- D’une gare quelconque de l’un des réseaux de l’Est du Nord et de Paris-Lyon-Méditerranée à une gare quelconque de ces mêmes réseaux, sous condition de l’emprunt d’au moins deux desdits réseaux.
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- Prix par 1.000 kilogr. du barème ci-après, à aug-menterdes frais de gare ; le chargement et le déchargement doivent être effectués par les expéditeurs et par les destinataires.
- Par kilomètre, jusqu'à 100 kilomètres, 10 centimes.
- Par chaque kilomètre en excédent de :
- 100 jusqu’à 300 kilomètres, 9 centimes.
- 300 jusqu’à 500 kilomètres, 8 centimes.
- 500 jusqu’à 600 kilomètres, 7 centimes.
- 600 jusqu’à 700 kilomètres, 6 centimes.
- 700 jusqu’à 800 kilomètres, 5 centimes.
- 800 kilomètres, 4 centimes.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (122) Concurrence déloyale. — Voyageur de commerce.
- •— Emploi de ses services en violation d’un contrat. — Prétendue « Res unter alios acta ». — Préjudice. — Faute.
- Lorsque, contradictoirement à l’engagement qu’il avait pris envers un ancien associé, un voyageur de commerce rentre dans une maison concurrente, et que, poursuivi de ce chef avec son patron, il a été condamné à des dommages-intérêts — ledit patron, bien que mis hors de cause comme bénéficiant d'un doute, peut être, plus tard, recherché s'il continue à utiliser les services du voyageur, et s’il l’a en parfaite connaissance de cause, aidé à violer les obligations de l’engagement pris par lui en l’associant à son commerce. Les juges ont pu sans violer l’article 1165 du Code civil, déclarer que ce patron avait ainsi commis une faute personnelle et causé un préjudice dont il devait réparation à l’ancien associé de son voyageur.
- (Cassation, 8 novembre 1904).
- COUR DE CASSATION (Ch. civ.).
- Audience du 15 janvier 1906
- louage de services.— congé.— délai de prévenance.— USAGE. — RÈGLEMENT D'ATELIER CONTRAIRE. — AFFICHAGE. — CONNAISSANCE. — PREUVE. — APPRÉCIATION SOUVERAINE.
- « A défaut de connaissance donnée à l’ouvrier, lors de la formation du contrat de travail, d’un règlement d’atelier supprimant tout délai de prévenance au cas de congédiement, si, en présence d’une demande de dommages intérêts, le patron affirme et offre de prouver que ledit règlement a été ostensiblement affiché dans toutes les salles de l’usine, en concluant que « de cette publicité résultent des présomptions graves pré
- cises et concordantes que l’ouvrier, qui travaillait chez lui depuis trois ans, a parfaitement connu ce règlement » et l’a tacitement accepté, l’appréciation soit de la force probante des présomptions de fait invoquées, soit de la pertinence du fait articulé en preuve appartient souverainement aux juges du fond.
- « Leur décision, à cet égard, si elle est négative, échappe donc au contrôle de la Cour de cassation. »
- Rejet au rapport de M. le conseiller Dupont sur la plaidoirie de Me G. Devin,et les conclusions de M. l’avocat général Melcot, du pourvoi formé contre un jugement du Tribunal civil de Lille du 2 novembre 1905, rendu entre MM. Heindrickz et Vormeire.
- Un de nos abonnés nous écrit ;
- Je possède, dans une ville, un terrain vague qui sépare mon jardin de la propriété du voisin Celui-ci veut me forcer a clore le terrain en question : 1* en a-t-il le droit ? 2' s’il s’agissait d’un jardin, aurais-je le moyen de me soustraire à l’obligation de la clôture?
- R. — 1' Aux termes de la jurisprudence qui paraît aujourd’hui constante, la clôture forcé, dans les villes et faubourgs, a été restreinte aux terrains formant maison, cour ou jardin, excluant ainsi les champs et terrains vagues,dont les frais de clôture dépasseraient parfois la valeur du terrain. Toutefois ces maison, cour et jardin, ne sont pas exclusifs et comprennent toute étendue de terrain formant une dépendance immédiate d’une habitation.
- 2- La Cour de cassation a décidé que l’on pouvait toujours se soustraire aux dépenses de la clôture commune, en abandonnant au voisin la moitié du terrain sur lequel doit s’élever le mur de clôture.
- CORRESPONDANCE
- Mme G-, a Cordes. — L’absence de réserve au moment de la réception de la marchandise ou de constatation de l’état du colis à l’intérieur et de réclamation dans les délais légaux, est une cause suffisante pour motiver le refus opposé par la Compagnie.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, orsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posee ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos
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- abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un déli pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
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- Paris. — Mme Beyret, teinturerie, 7, rue du Sergent-Bauchat.
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- - Paris. — Teinturerie, par Mme veuve Tabary à Mlles Boulanger, 9, rue Thérèse. — Entrée en jouis, de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Tranpus à M. Maitron, 10, rue des Sts-Pères. — Entrée en jouis, de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Hœllinger à X., 3, rue Guersaut. — Entrée en jouis, de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Giraudet à X., 62, rue de Maubeuge. — Entrée en jouis, le 5 octobre.
- Paris. — Teinturerie, par Mlles Salvador à M. Resclauze, 30, avenue du Maine. — Entrée en jouis, le 10 octobre.
- Paris — Teinturerie, par M. Besson à M. Mérie, 7, rue de Londres. — Entrée en jouis, le 2 novembre.
- Neuilly. — Teinturerie, par M. SadouxàX , 22, rue des Huissiers. — Entrée en jouis, de suite.
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- 1’ Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- BREVET A NÉGOCIER
- Procédé de teinture des fibres et tissus (Brevet n‘ 345254 du 30 juillet 1904). Pour renseignements relatifs à la vente ou à la cession de licences d’exploitation de ce brevet, s’adresser à M. C. Chassevent (Office Desnos), 11, boulevard Magenta, Paris. (28)
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
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- sulfurique
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- 90
- 270
- 5
- 6
- 8
- 33
- 15
- 250
- 38
- 61
- L’hecto 47 » Les 100 k. .. 19 »
- ,. 15 50
- . 36 »
- L’hecto .. 48 »
- . • 44 »
- .. 52 »
- Les 100 k.
- . 85 »
- .. 70 »
- 95 »
- , • 45 »
- 47 »
- » en poudre ........
- » soluble, paillettes,
- rouge de. potassium pur., blonde citron............ blanche..................
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes .. extra..........................
- pharmaceutique... chimiquement pure.
- d’orseille liquide n- 1..
- • » extra.
- supérieur................
- Javelle
- 40-
- 35: 25* 20-
- Baumé
- 185 »
- 350 »
- 340 »
- 47 «
- 48 »
- Le litre
- 0 0
- 0
- 2
- 75
- 38
- 35
- 50
- Les 100 k.
- -lycérine blanche industrielle 28'.
- Lessive caustique de potasse 36'..
- » » » 40 •..
- » » de soude 36'.
- Noix de Galles de Chine...........
- Orseille double..................
- » triple .........................
- Oxymuriate d’étain 32 %..........
- Panama (Quillay).................
- Jermanganate de potasse........
- Potasse d’Amérique...............
- imitation d’Amérique 66/70 52/55 45’.
- 115
- 155
- 185
- 11
- 10
- 10
- 7
- 105
- 33
- 43
- 195
- 65
- 80
- 210
- 55
- 130
- 76
- 39
- 33
- 30
- 50
- 50
- » Solvay 65/70 .........
- » » 75/80 .......
- » » 80/85 .......
- caustique 60/62...........
- » 70/72..........
- » 60/62 plaquettes
- » 70/72 »
- de cuivre’98/99 »
- de fer moyens cristaux ..
- 22
- 23
- 24
- 28
- 30
- 32
- 35
- 72
- 6
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 120
- JB OIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- . Ire qualité
- • 2c qualité
- . 3e qualité.
- - Sisal, Yucatan - Honduras.......
- • Tabasco....... - Haïti Cap.....
- - Fort-Liberté....
- • Aquim........ - St-Marc ....
- Gonaïves ... • P.-de-Paix . - Miragoane.. - Saint-Domingo... - Martin, et Guadel. - Jamaïque........ Cuba et St-Yago . Manzanillo.
- Tuspan.....
- Vera-Cruz .
- Campèche.. Carmen... . Tampico. .. Porto-Plata Haïti...... Jamaïque .. Barcel et P. Cab. Rio-Hacha.. Carth. et Savan. Maracaïbo..
- Fustet
- 109 k.
- Tatajuba(Pern.)50 k
- Bahia. .......
- Corinto........ »
- Amapala. * , $0 kil
- 10
- 25
- 50
- 75
- 75
- 85
- 70
- 5
- 5
- 5
- 6
- 5
- 5
- 10
- 25
- 40
- 50
- 25
- 50
- 6
- 25. I,
- 25
- 8
- 16
- 8
- 8
- 4
- 7
- 8
- 96
- 13
- 9 50
- 10 ..
- 5 ..
- 8 ..
- 10 ..
- 110 ..
- 18 ..
- bon violet............ bon moyen violet... moyen violet.......... beau violet rouge... bon violet rouge.... bon moy. v. rouge., fin rouge............. beau dito............. bon dito.............. bon à fin cuiv........ cuiv. ord. et bas.....
- Java..........
- Kurpah.. ....
- Madras ......
- Manille.......
- Caraque ......
- Guatemala flor
- • bon à fin sobré..
- » — cor....
- • cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M, bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Antilles.
- Cayenne
- 5 5
- 4 4
- 3 3
- 4 3
- 3 4
- 3 3
- 3
- 3
- 75
- 25
- 75
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- ,/. à 0 N. M
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE MARSEILLE | — ;
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 ..à. 15 .. » (Guadeloupe) .11 .. .12 .. » de Fustet Albanie.... 10 50 12 .. Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 .. » marques ord.. 70 Cochenille argentée.. 100 k » grise 480 .. 505 .. » zacatille naturelle 500 .. 515 . » noire Palmas le k. 480 .. 500 . • Curcuma Bengale 60 .. .70 .. » Chinois 40 » Madras 65 Galles de Chine 135 Prussiate jaune de potasse. 170
- INDIGOS, -- Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. M.. M.. » moyen et bon moyen coloré 2.60 2.90 » moyen ord. et ord. terne et serré 2.30 2.60
- Kurpah kon et beau violet et violet rouge.. M. . ....
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré.... M.. .... » moyen ord. et ord. mél. et terreux ....
- Bengale beau et fin violet M.. .... » bon moyen à bon violet et violet rouge M.. M.. » moyen violet-rouge et rouge M.. M..
- Java bon moyen........ ... ... » beau et bon violet. M.. M..
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation con
- traire 1er coût. Acide citrique. 460
- Alun raffiné (entrepôt).... . 18 .. » (acq.)... ...... 17 .. 19 Couperose emballée 5 .. 6
- Essence de térébenthine (d. fûts) 123 Id. (s. fûts) 120
- Fécule de pommes de terre, 1er bl.......................... ... 35.......................... Id. 2e bl. (entrepôt)........ 85 .. Galles vertes et noires. 200 .. 170 » noires Alep.................................................... » blancnes...................... 150............................................................. Gomme arabique, en sorte . 60 ...................................7 » Ghésirée, en sorte............... » Sénégal,s. bas du fleuve 65 ...................................70 »............................» Galam...................... 65 ...70 » Aden, sorte cour, bonne .......................................
- ,» » blanche............................. .. » Laque en f. qté orange. 650 ............ » p mi-orange 580 ...................... „ » cerise AC 525 ...................... » Sandaraque lavée...... 150................. » Damar (Batavia)....... 200 ................ » »................Singapore....... 110 .. 140 .. » »................Penang.... ... 110 . Gomme adragante Syrie.... 200 .. 750 .. „ » Anatolie. 150 .. 600 .. Quercitron.............. M................. Garance, racine.............................. » poudre................ 70.................. Rocou Guadeloupe............................. 100................. » Cayenne.............................. ....
- Safran d’Espagne, Valence pur......................... 20 •• •• •• Sulfate de cuivre(entrepôt). 64 u ' o (acq.). .. 70 .. ... ..
- Sumac en feuilles............ 25........... .» poudre............. 26 .................................. Styrax liquide........185.................. Tamarin Madras........ 28....................
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile................:...................
- » en pains, extra sec,
- sous pap................................o • » bon marchand en pains ... .. ... .. ».....................» en boules ....................
- • raffiné en poudre sec................
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d. » nitrique 36 d. » » 40 d. » sulfurique.... 66 d. » sulfureux.... 50 d.
- 9 50 à
- 38 ..
- 42 .
- 10 50
- 8 ..
- 260 ..
- 36 ..
- 42 ,.
- » tartrique...............
- Ammoniaque liquide 22 d..
- Borax raffiné..............
- Blanc de zinc de la Méditer.
- poudre............................... .. broyé......... Crème de tartre... 180..................
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp......... 8 ..
- Chlorure de potassium, en gare de Salins................ 20 ..
- Lessive caustique 33 degrés 6 75 Nitrate de soude...; 29 ..
- » de potasse.................. 46 ..
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. 18 25
- Sel de soude, 70/75, disp... 17 50 » 30/35, disp... 12 ..
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ............ E 64 A 70
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................... 5 50
- SAVONS
- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive.... 56 66
- » extra pur (72 0/0 d’huiles).. 54 56
- » augmente (60 0/0 » )... 45 47
- » résineux (72 0/0 » )... 45 47
- Jaune » (72 0/0 » )... 43 45
- Vert à l’huile de pulpes industriel.. 42 44
- » tunisien.............................. 37 38
- Jaune » 37 39
- (Jaune résineux à manteau blanc). Brun extra (72 0/0 d’huiles) 45 46
- » (60 0/0 d’huiles)..................... 40 42
- Rosé................................ 45 47
- Noir.................................. 40 41
- Blanc spécial ..................... 57 58
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- Bleu pur pâle ou vif............... 45 46 » mixte »................................................... 40 42 » talqué Ire...................qualité...................................................... 37 38 •»................................» 2e...............................»........................... 34 35
- Marbré bleu ou rose Dijon............. 40 42 » » Nantais. 40 42
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune 28 36
- » (à la batteuse). ..... 26 30
- Marbré bleu ou rosé............... 24 30
- Résineux. .. ...................... 28 32
- Vert exportation........... 26 30
- Brun............................... 28 34
- Fuir.......................... 32 36
- Mous en Barils
- 7 Qualité extra...................... 32 34
- Qualités ordinaires.................. 25 30
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Brésillet..................
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . . — Haïti .... — Martinique,Guade loupe , .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba — Guayra — Tuspan Lima. . . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- 8
- Tabasco
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k.
- Gambier.....................
- Curcuma de la côte. . 100 k. — du Bengale. . Indigo Bengale poupré . . . — — fin violet . — — beau violet . — — bon violet. . — — moyen violet. — — petit violet. . — — ordinaire et cuivré . .-— Java ordin. et cuivré . — Madras fin — — beau . « . — — bon . . . . — — moyen ... — — ordinaire. . . Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet. — — moy. violet — — pet. ordin. — Pondichéry bon violet — — moy.violet — — ora. et cuivré — Manille ..... — Guatemala flor . . — — sobre . . — — cortès . . — Mexique flor. . . . — — sobre . . . — — ordin. cortès — Caraque flor. . . . — — sobre . . . — — cortès. . . Gomme laque ordin. et orange D C . le k. — — blonde,irequal. — — — 2e quai.
- 9
- 8
- 2 1
- 6
- 5
- 5
- — — cerise. . . — — blonde ordin. Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. le
- Orseille Mers du Sud. 100 — Madagascar . .
- 28
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- I I I I
- P-
- — H • oo co I I SI
- 8 50
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- k
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- LE MONITEUR DR LA TEINTURE
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- OUVRAGES SPECIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE Par M. PIEQUET. Un volume in-16.........5 fr. 50
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16,80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- Par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous la forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usace Ouralier.
- BLANCHIMENT ET APPRETS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dominer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule.— Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5° Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Maties(s colorantes non classées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LA TEINTURE AU XIXe SIECLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte..........................................20 francs
- Teinturier, Apprêteur et Dégraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d’aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume......................... 3 fr. 70
- Aniline {Couleurs d‘), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l'étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Manuel pratique et juridique du Commerçant et de l’Industriel. — Droits et devoirs, us et coutumes, par E. Vignes, avocat.
- Un volume in-18 jésus de 426 pages. Prix : 5 fr. 60.
- Les Patrons devant les prud’hommes.—Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
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- Maximum de Stabilité et de Mobilité,
- ‘6
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- 50e Année. No 21
- 5 Novembre 1906
- LE SBIBLOTNEIF.,
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- ’ PRIX DABONNEMENT : FRANCE : Un an. ...... . 13 îr. — Six mois 8 fr. ÉTRANGER : Un an 20 fr. Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal 20, raie Turgot, 20 — PARIS ANNONCES: | Falenrcnclalse): ::3h Prix à forfait pour insertions répétées Z sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du coton (suite). — Analyse des apprêts sur tissus (suite et fin) — Teinture des fourrures. — La mercérisation (suite). — Société industrielle de Mulhouse (Programme des prix pour 1107) (suite). — Les droits de l’expéditeur et du destinataire en cas d’avaries de route (suite). — Informations. — Jurisprudence. — Adjudications administratives. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Revue du marché. — Annonces.
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L'IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (i) (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 5, 20 août, 5, 20 septembre, 5 et 20 octobre 1906.)
- Il nous a semblé que si cette manière de voir était exacte, nous pouvions en obtenir confirmation en examinant, sous le microscope, l’action des lessives chaudes sur la fibre du coton. On sait, en effet, par la pratique, que la soude en solution chaude n’est
- (1) Traduit du Jour. of Soc. ofChem.lnd. par Moniteur Quesneville.
- pas aussi mercerisante que ne l’est une solution froide de même densité. Nous avons donc employé une lessive à 500 Tw, laquelle à la température de 20° C donnait à des filés de coton d’Egypte, tendus, un éclat fort brillant et, à 90° C, un lustre beaucoup moins intense. Si l'on mouille des fibres de coton avec cette lessive à la température de 20° C, on observe, au microscope, les phénomènes qui ont été résumés au tableau VII et, en particulier, que les fibres se gonflent lentement et se détordent ensuite. Mais si l'on dispose les conditions de l’expérience de manière à ce que les fibres puissent être examinées dans leur façon de se comporter vis-à-vis de la même soude caustique, mais à 90° C, on observera qu’à, cette température, relativement élevée, les fibres commencent à se détordre rapidement aussitôt qu’elles viennent en contact avec la soude. Une fois que la détorsion est complètement terminée, le gonflement de la fibre s’effectue. Il est donc évident que pour conférer de l’éclat au coton par la mercérisation, il faut que le détordage suive le gonflement de la fibre ou, tout au moins, que ces deux phénomènes se passent ensemble. Nous avons donc surabondamment prouvé, croyons-nous, que la cause de l’inefficacité relative de la soude caustique chaude comme agent mercerisant et en ce qui concerne l’éclat qu’elle donne au coton est due à cet que cet agent, sous cet état, occasionne la détorsion de la fibre avant son gonfle-
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-
-
-
- ‘G? (M 10
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ment, tandis que des résultats excellents sont obtenus avec de la soude caustique froide, grâce à laquelle ces deux phénomènes se produisent en sens inverse.
- Jusqu’à présent on avait attribué l’obtention de l’éclat soyeux donné au coton par la mercérisation au gonflement et au raccourcissement de ses fibres lorsque celles-ci, à l’état de filés, sont immergées, tendues dans de la soude caustique forte. Nous venons de montrer qu’un nouveau facteur a un rôle nécessaire dans la production de ce lustre : nous voulons parler de la détorsion des fibres. L'impor-tance de cette conclusion est telle qu’elle nous a semblé devoir être confirmée avant que nous puissions établir exactement pourquoi la détorsion produit réellement l’éclat que l’on cherche à obtenir par la mercérisation. Nous avons donc examiné la manière dont se comportent les fibres du coton sous l’influence de différents réactifs, nous servant toujours, comme précédemment, du microscope. Voilà, résumés, les résultats de nos expériences.
- Action d’un mélange de 10 parties de lessive de SOUDE A 28° Bé ET DE 1 PARTIE DE SILICATE DE SOUDE A 410 Bé.
- Le mélange ci-dessus a été breveté par Meister, Lucius et Brüning (Brevets anglais 10784 de 1897 et 11313 de 1897) et ainsi que le fait remarquer Gardner {Mercérisation der Baumwolle 1898, page 44), le lustre qu’il donne au coton est inférieur à celui que l’on peut obtenir avec la soude caustique seule. Néanmoins, cette composition empêche le raccourcissement des fibres tout en augmentant leur affinité pour les matières colorantes. Sous le microscope, on peut voir que l’action du liquide ne commence que lentement ; les fibres se détordent rapidement au bout de 5 secondes de contact et deviennent complément droites après 20 secondes environ. Le gonflement se produit, mais d’une manière beaucoup moins complète que lorsque l’on tmploie la soude caustique seule. Un écheveau eraité de cette manière à 20° C, lavé et séché ensuite, a montré un raccourcissement de 17,4 0/0. Il possédait un lustre légèrement plus marqué qu’un écheveau non traité. De même, un second écheveau
- soumis, étant tendu, au mélange ci-dessus lavé, toujours tendu, montra un lustre bien marqué, mais cependant inférieur comme intensité à celui qu’on aurait pu obtenir avec de la soude caustique seule. Ainsi donc, il nous semble que si le mélange breveté par Meister, Lucius et Brüning ne donne pas tous les résultats désirables, c’est parce qu’il ne produit qu’un raccourcissement et qu’un gonflement relativement faibles des fibres, tout en les détordant. (A suivre).
- ANALYSE DES APPRÊTS SUR TISSUS
- (Suite et fin — Voir nos numéros des 5 août, 5, 20 septembre, 5 et 20 octobre 1906.)
- DEUXIÈME PARTIE ANALYSES DÉTAILLÉES DES APPRÊTS
- Nous allons étudier, dans ce qui va suivre, d’une façon plus approfondie, l’analyse des apprêts en général. Nous supposerons donc pouvoir disposer des quantités suffisantes de marchandises à examiner de façon à pouvoir en isoler et étudier les éléments constitutifs de l’apprêt. Avec cette méthode d’analyse il sera donc possible d’étudier un apprêt non seulement sur une fibre, mais surtout et plus facilement quand il sera en nature, soit sous forme de pâte ou d’émulsion. Nous laisserons naturellement de côté l’analyse de tout ce qui est substance minérale, pour nous occuper seulement des substances organiques. Nous reprendrons donc d’abord la solution aqueuse, produit de l’extraction à l’eau distillée ; puis la solution dans l’éther des acides gras provenant de la précipitation des savons par un acide minéral, — et finalement la solution éther ou éther de pétrole produit de l’extraction primordial — et nous ne reviendrons pas sur la partie insoluble déposée dans la solution aqueuse ou dans l’éther.
- A. — Solution aqueuse
- Le tout premier essai est celui à l’alcool (ainsi qu’il a été dit dans les essais préliminaires) ; il donne un précipité, ou il n’en donne point ; on fait ensuite la recherche des savons par addition d un acide minéral à la solution aqueuse.
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- j. Premier cas: L‘alcool ne donne pas de précipité; il n'y a pas de savon. — La solution renferme donc ou de la glucose, ou de la glycérine, ou du sucre. Ce dernier étant d’un prix élevé n’est que rarement employé en apprêt.
- La solution aqueuse est partagée en deux parties égales ; une partie est traitée avec de la liqueur de Fehling jusqu’à complète coloration bleue ; si aussitôt, ou après l’avoir laissé reposer quelque temps la coloration devient jaune, ou jaune verdâtre, ou qu’il se produise directement un précipité rouge de cuivre oxydulé, il peut y avoir de la glucose. Comme il peut toujours se trouver dans la solution de faibles quantités de dextrine ou de gommes végétales qui, vis-à-vis de la liqueur de Fehling présentent la I même réaction réductrice, il sera bon pour identifier la glucose de refaire encore l’essai suivant : sur une nouvelle prise de la liqueur à analyser, on ajoutera quelques centimètres cubes d’une solution normale d’acétate de cuivre critallisé, 15 parties d’eau distillée et 1 pour 100 d’acide acétique 6 degrés Beaumé. La glucose seule produit une réduction soit aussitôt, soit après avoir laissé reposer quelques minutes.
- Pour déterminer la glycérine, on évapore la deuxième partie de la solution aqueuse, sur le bain-marie, jusqu’à n’avoir plus qu’un reste sirupeux. On y ajoute alors six à sept fois son volume de bisulfate de potasse et on chauffe jusqu’à fusion complète; si l’on est en présence de glycérine, il se dégage alors une forte odeur caractéristique d’acroléine (graisse brûlée). On ne confondra pas toutefois avec l’odeur d’acide sulfureux résultant de la réduction du bisulfate par les matières organiques. On fera bien dans les cas douteux de répéter la même réaction comparativement avec la glycérine pure.
- On pourra aussi opérer d’après le procédé suivant : après s’être convaincu de la présence de glucose, on évapore jusqu’à consistance sirupeuse et on ajoute 4-5 volumes d’alcool pur 95-98 0/0, puis la même quantité d’éther sulfurique. Les sucres restent non dissous, tandis que la glycérine ent-e en solution dans le mélange alcool-éther. On
- laissera reposer en flacon bien bouché pendant vingt-quatre heures de façon à lui laisser déposer les sucres, ou bien on filtrera. En évaporant ensuite le mélange alcool-éther, on isolera donc complètement la glycérine, tandis que les sucres auront été isolés par décantation de la solution. Ces derniers pourront aussi bien être repris directement par l’eau sur la solution éthérée, et les deux solutions seront ensuite séparées.
- La solution aqueuse renfermant les sucres est alors traitée de la façon suivante : on la met dans une capsule de porcelaine et rend alcalin avec de la soude caustique. On porte ou bouillon et ajoute goutte à goûte de la liqueur de Fehling, en remuant continuellement jusqu’à ce que, après précipitation d’oxydule rouge de cuivre, il y ait formation d’une coloration bleue, ne disparaissant pas, même après un fort bouillon. On filtre, rend la solution acide par de l’acide sulfurique et fait bouillir environ dix minutes, rend à nouveau alcalin avec de la soude caustique, ajoute à nouveau de la liqueur de Feh-ling, et chauffe jusqu’au bouillon. On observealors s’il y a formation d’une nouvelle réaction colorée, qui est, dans ce cas, celle du sucre proprement dit.
- Pour la recherche de la glycérine dans la solution alcool-éther, on évaporera d’abord cette solution au bain-marie, jusqu’à n’avoir plus qu’une quantité juste suffisante pour pouvoir être transvasée dans un tube à essai. On essayera, comme précédemment, la réaction au bisulfate de potasse, et on observera le dégagement d’acroléine. Pour constater ce dégagement avec certitude, on fera arriver les gaz dégagés par la réaction dans une solution de fuchsine décolorée par l’acide sulfureux.
- {Industrie Textile). M. SAGET.
- TEINTURE DES FOURRURES
- Lorsqu’on consulte les vieilles recettes pour la teinture des fourrures, on ne peut s’empêcher de sourire de ces méthodes compliquées et laborieuses par lesquelles nos prédécesseurs cherchaient à arriver à leurs fins. Les teinturiers qui se faisaien
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- une spécialité de la teinture des fourrures gardaient toujours jalousement le secret de leurs méthodes, en les transmettant de génération en génération. Ceci n’a certainement pas contribué à l’amélioration et à la simplification des procédés.
- Il faut cependant leur rendre justice qu’ils sont parvenus à donner à la fourrure une apparence très naturelle.
- Depuis quelques années, les teinturiers s’occupent à reteindre des fourrures de grande valeur ainsi que des peaux de chèvre et de brebis.
- La partie la plus importante de la teinture des fourrures est celle qui permet de conserver à la peau son état naturel. Pour y arriver, il faut que toutes les opérations s’effectuent à de basses températures, sans cela on risque d’endommager le cuir.
- Les fourrures à poil prennent moins facilement la couleur que les peaux à laine, et de ceci il faut tenir compte lorsqu’il s’agit des fourrures, comme de celle du veau marin, qui sont couvertes de laine courte près de la peau tout en ayant des poils longs qui dépassent la laine.
- On a complètement abandonné les anciens procédés par lesquels on faisait disparaître les poils à l’aide de mélanges de sel ammoniac, de litharge, d’alun, de vert-de-gris, etc. Des procédés plus pratiques les ont remplacés.
- La première opération consiste dans le nettoyage à fond de la peau. Le désuintage est essentiel, car le suint occasionne immanquablement une nuance inégale. Si le savon avec un peu d’ammoniaque ne nettoie pas assez la fourrure, il faut dissoudre trois livres d’alun et 12 livres de sel ammoniac dans 40 gallons d’eau (1 gallon = 1. 4,543) et 40 livres de chaux vive dans 80 gallons d’eau. Mélanger les deux solutions claires et laver les fourrures à froid, et rincer dans l’eau froide. Lorsqu’il s’agit des fourrures de valeur, il faut appliquer le liquide avec une brosse, plier la fourrure en deux, poil contre poil, et laisser dans cet état pendant six heures avant le rinçage. Les peaux inférieures se trempent dans le liquide. Le séchage doit se faire sans l’aide de la chaleur artificielle. Après le séchage, on
- secoue fortement afin de faire sortir la poussière et l’on mordance.
- Voici des recettes pour le mordancement :
- Nuances Nuances Nuances Nuances claires Moyen. foncées noires
- Bichromate. . livres 20 25 40 60 Tartre .... » 10 12 20 30
- Eau......gallons 2000 2000 2000 2000
- Un autre mordant, c’est la solution de 20 1. de sulfate ferreux et de 10 1. de tartre dans 1000 gallons d’eau. Ceci donne un noir verdâtre. Un troi-sième mordant est préparé en substituant au vitriol vert un poids égal de sulfate de cuivre.
- Les fourrures teintes en noir ont toujours une tendance à brunir surtout si on a employé trop de bichromate. Le danger est évité si l’on fait usage d’un mordant de fer ou de cuivre. La température du bain de bichromate est de 15 à 200 c. et le procédé dure de trois à quatre heures pour nuances foncées. Le bain de bichromate peut être renforcé pour une deuxième et même pour une troisième opération, mais après trois fois d’usage il faut l’évacuer. Après le mordancement, les fourrures sont légèrement rincées et exprimées par l'hydro-extracteur afin qu’elles n’entrent pas au bain de teinture trop chargées d’eau.
- La Société de Chimie industrielle de Bâle livre au commerce des matières colorantes pour fourrures, appelées Furrines. Ce sont des couleurs d’oxydation, c’est-à-dire des couleurs développées, après application, avec du peroxyde d’hydrogène. Il existe trois marques : D P et D B. Furrine D avance plus rapidement que les deux autres. On s’en sert pour obtenir un brun rougeâtre foncé et pour le noir. Furrine P donne un brun jaunâtre et Furrine D B un bleu marin et un noir tirant sur le bleu. On peut combiner les trois marques à volonté pour la production d’effets différents. On les applique à l’aide d’une brosse surtout pour teindre les extrémités des poils, mais on peut aussi les employer dans un bain. Pour les appliquer avec une brosse il faut se servir d’une solution de 20 à 40 grammes de Furrine dans chaque litre de peroxyde d’hydrogène de volume 12. Une seule
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- application donne une nuance assez foncée, mais on peut la renforcer en roteignant après deux ou trois heures. On ne saurait donner des recettes pour teinture rapide et solide, car la quantité de couleur et la durée du procédé dépendent de la nature et de l’état de la fourrure. Généralement i à 4 gr. de Furrine sont employés par litre de bain suivant la nuance ; les fourrures sont laissées dans le bain pendant 3-4 heures. Plus la nuance doit être foncée et moins les peaux sont susceptibles d’absorber la , couleur, plus la durée doit être longue. Les nuances foncées doivent être exposées à l’air avant le rinçage pendant deux ou trois heures.
- Les peaux de mouton se laissent teindre en toutes couleurs, et habituellement on se sert de couleurs acides. Le procédé suivant donne de bons résultats:
- Dissoudre séparément 2 livres de sulfate de soude cristallisé et deux livres de chlorure de chaux. Mélanger les deux solutions et préparer de 5 à 6 gallons avec de l’eau dans un vase de grès. Laisser déposer pendant une nuit, faire écouler le matin le liquide clair. Une grande peau demande un gallon environ. Mettre la peau dans le liquide et ajouter de l’acide hydrochlorique jusqu’à ce qu’il s’en dégage une odeur faible mais distincte de chlore. La peau doit rester dans le liquide de 6 à 8 heures pour être susceptible d’absorber la couleur. Rincer, exprimer légèrement par l’hydroextracteur, puis dans un bain de sulfate de soude pendant une heure et teindre avec une couleur acide. La même prépa- ration sert à teindre les peaux de chèvre avec du bois de campêche. Tremper la peau dans un bain de bois de campêche tiède pendant huit à dix heures ou plus longtemps jusqu’à ce qu’elle acquière une couleur de brun sale. Retirer, rincer, exprimer par l’hydroextracteur et laisser pendant deux ou trois heures dans un bain froid de bichromate.
- Cossela a breveté un procédé pour la teinture des peaux et des fourrures à de hautes températures jusqu’à 750 c. Le procédé permet d’employer des couleurs basiques ou acides, les premières seule-ment dans le cas où l’on ne demande pas de grande Solidité à la lumière et à l’usage. On teint les peaux et les fourrures dans un bain chaud de sulfate de
- soude. Si l’on emploie des couleurs acides il faut deux bains préliminaires, un au chrome pour rendre le cuir solide au bain de teinture, et un autre au chlore pour rendre les poils susceptibles de prendre la couleur. Préparer le bain au chrome pour dix peaux de mouton (poids 17 à 18 1.) avec 50 grammes d’oxychlorure de chromium, 100 grammes de sulfate d’alumine basique, 100 grammes de sel de cuisine et 16ogrammes d’acétate de soude cristallisé. Lorsque les peaux sont bien trempées, il faut ajouter 100 grammes de plus d’oxychlorure et laisser les peaux dans le bain de 24 à 36 heures en les travaillant de temps à autre. Rincer à fond et exprimer par l’hydroextracteur. Faire passer pendant un quart d’heure dans une solution froide d'acide chlorhydrique de 1 0/0, exprimer bien et introduire immédiatement dans un bain froid contenant un liquide clair de 800 grammes de chlorure de chaux et de 100 litres d’eau. Après que les peaux sont restées dans ce bain pendant 20 minutes, ajouter 200 c. d’acide chlorhydrique et travailler pendant 20autres minutes. Remettre pour un quart d’heure dans le premier bain acide renforeé d’un demi-litre d’acide chlorhydrique et rincer dans plusieurs eaux tièdes en y ajoutant de 2 à 3 grammes d’hydrosulfite de soude à la dernière eau et rincer une fois.
- Après cela on peut se servir du bain de teinture à 750 c sans endommager le cuir, pourvu que la température soit élevée lentement et que la couleur soit ajoutée à plusieurs reprises. On ajoute des accessoires au bain exactement comme dans le cas de la teinture de la laine. Après la teinture, rincer, exprimer à l’hydroextracteur, peindre la face de poils avec de la saumure et sécher à une basse température. Les résultats sont excellents.
- Avec de la peinture faite sur couleurs on peut imiter remarquablement la peau de tigre, de zèbre et autres peaux à raies. Dans tous les cas il faut sécher les fourrures, les étendre sur des châssis et après le séchage, battre afin de faire sortir la poussière et peigner soigneusement.
- (Traduit spécialement du Dyer and Calico Printer par le Moniteur de la Teinture.)
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- LA MERCERISATION
- Par P. Hoffmann
- (Suite.— Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 20 août, 5, 20 septembre, 5 et 20 octobre 1906.)
- Mercerisage des tissus.— Les étoffes en pièces se mercerisent de la même façon que les filés, c’est-à-dire par un traitement à la lessive de soude caustique concentrée, suivi d’un lavage et d’un acidage.
- Ce procédé s’applique indirectement à toutes les espèces de tissus de coton et leur communique un toucher plein et moelleux, avantage qu’il est difficile d’atteindre par d’autresmoyens.
- Le mercerisage est employé surtout pour les tissus qui doivent s’humecter facilement. Il donne par exemple aux serviettes une faculté d’absorption très recherchée ; il sert enfin à donner à la marchandise écrue plus de brillant et de douceur ; il produit le même effet sur les nappes, draps de lit, etc.
- Il suffit de traiter, au jigger et à froid, la marchandise sèche ou humide, telle qu’elle sort de l’essoreuse, par une lessive de 30° à 40° Bé, de l’exprimer, l’enrouler, la laisser reposer pendant quelque temps dans cet état, puis de la passer par une machine à laver et de l’acider.
- Le mercerisage ne présente d’intérêt que pour les marchandises non teintes, car très peu de matières colorantes résisteraient à ce traitement par la lessive.
- La méthode précédente rend, il est vrai, le tissus plus plein, mais elle ne lui prête pas la propriété caractéristique des étoffes mercerisées, c’est-à-dire l’éclat soyeux. Beaucoup de fabricanis, peu au courant de la question, admettent qu’une marchandise quelconque doit gagner de l’éclat par ce procédé de mercerisage, mais cette appréciation est erronée. L’éclat naturel de beaucoup de tissus est en effet augmenté par ce traitement, mais l’éclat obtenu n’est pas meilleur ou à peine aussi prononcé que celui que donnent la mangle, la calandre ou la presse.. Ce mercerisage n’est donc d’aucune utilité pour ces tissus.
- A ne considérer que les résultats dans cet ordre d’idées, il semble que, seuls, les sergés fins, les sa
- tins (et plus encore les satinettes) et les tissus composés de fils très fins et fortement retordus sont à même d’acquérir cet éclat soyeux. •
- Pour produire cet effet sur la marchandise en pièces, on la mercerise, comme les filés, par deux méthodes, c’est-à-dire sans tension ou avec tension. La première méthode est rarement employée, car elle ne donne que des résultats peu satisfaisants, mais la seconde communique aux pièces le même éclat qu’aux filés.
- (A suivre.) P. R.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE de Mulhouse
- (Suite. - Voir notre numéro du 20 octobre 1906.)
- 17
- Mordants multiples. — Médaille, suivant le mérite, pour un travail sur les mordants doubles ou multiples donnant une extension nouvelle aux faits actuellement connus dans cet ordre de phénomènes. L’auteur devra passer méthodiquement en revue les mélanges entre eux des corps susceptibles de fonctionner comme mordants, leurs mélanges avec les oxydes qui ne sont pas reconnus comme tels, et indiquer les résultats des teintures obtenues sur ces mélanges avec plusieurs classes de colorants.
- Les études d’Horace Kœchlin (procès-verbaux du Comité, tomes 52, p. 52, et69, p. 90), et de M. Prud’homme (tomes 60, p. 110, et 61, p. 32)7 pourront servir de point de départ à ces travaux.
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- Suppression de la préparation des tissus en corps gras.— Médaille d’honneur pour un procédé permettant de supprimer la préparation en matière grasse pour l’impression des Couleurs, vapeur en général.
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- Fixation des colorants basiques sur le mordant tannin et émétique. — Médaille, suivant le mérite, pour une étude sur la manière dont les colorants basiques se fixent sur le mordant tannin et émétique.
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- d’argent pour un bleu revenant à un prix qui en permette l’emploi, qui puisse servir à l’azurage des laines et résister à l’action du vaporisage et de la lumière.
- Les bleus dérivés de l’indigo et additionnés d’une certaine quantité d’extrait de cochenille ammoniacale sont ceux généralement employés, mais ils donnent un bleu qui manque de fraîcheur.
- Le bleu d’aniline conviendrait beaucoup sans sa grande fugacité à la lumière.
- L’outremer a l’inconvénient d’être en partie détruit par l’acide sulfureux qui accompagne généralement la laine. Cette altération a surtout lieu pendant le vaporisage.
- Enfin, le bleu de cobalt pourrait être employé avantageusement dans certains cas, si on parvenait à le livrer plus divisé et surtout moins dense que celui qu’on trouve dans le commerce.
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- Bleu analogue au bleu d'outremer. — Médaille d’honneur pour un bleu analogue au bleu d’outremer comme nuance et solidité, fixé sur tissus de coton par un procédé chimique, sans l’aide de l’albumine ou d’un autre épaississant produisant l’adhérence par coagulation.
- Le procédé de fabrication de ce bleu sur tissus devra être assez pratique et bon marché pour permettre son emploi en industrie.
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- Jaune franc solide.— Médaille d’argent pour un jaune franc se fixant sur coton dans les conditions de l’alizarine, donnant avec l’alumine une laque solide au savon et à la lumière et permettant d’obtenir, par mélange avec l’alizarine et la nitroalizarine, une gamme de couleurs vives allant du rouge au jaune en passant par toute la gamme de l’orangé.
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- Rouge au tannin. — Médaille d’honneur pour un rouge au tannin aussi vif que le rouge d'aliza-rine, composé d’une matière unique et susceptible d’acquérir, par un passage en émétique, une solidité suffisante au savon. — La laque ainsi formée devra offrir à même hauteur de ton une résistance
- Le tannin précipite les sels de fer, mais cette propriété ne se retrouve plus dans le dérivé tétra-cétylé, qu’on obtient en le traitant par l’anhydride acétique. Si le tannin est identique à l’acide digal-lique :
- COH CO'H
- CHA — OH — O — OH -CH, on
- OH OH
- peut en conclure qu’il réagit sur les sels de fer par ses OH et non pas seulement par ses CO'H. Ce seraient ceux-ci qui précipiteraient les colorants basiques. D’autre part, d’après M. P. Walden (1899), le tannin et l’acide digallique seraient des corps tout à fait différents.
- Ce sont ces divers points de vue qu’il s'agit d’élucider et de concilier.
- Couleurs
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- Noir d'aniline solide. — Médaille d’argent pour un noir d’aniline, ou un autre de même solidité, n affaiblissant pas le tissu et supportant le contact de toutes les autres couleurs, notamment celles à l’albumine, sans nuire aux nuances, auxquelles on l’associera.
- Le noir d’aniline a l’inconvénient d’être détruit par le contact de bien dés couleurs, notamment par les couleurs à l’albumine, ou bien, s’il n’est pas détruit, le contact manque de netteté, ce qui nuit à l’apparence de la marchandise. Le noir d’aniline a aussi quelquefois une influence désastreuse sur certaines couleurs pendant le vaporisage. Ce sont tous ces inconvénients qu’il s’agit de surmonter. Le nouveau noir pourra avoir n’importe quelle composition, pourvu qu’il présente les qualités de solidité et d’intensité nécessaires, et qu’il puisse s associer aux couleurs-vapeur.
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- Noir soluble et solide .—Médaille d’honneur pour un noir soluble dans un véhicule quelconque, pouvant servir en teinture, et résistant à l’action de la lumière et du savon autant que le noir d’aniline.
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- Bleu pour l'azurage des laines. — Médaille 1
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- £4
- 5
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- à la lumière au moins égale à celle du bleu indigo cuvé.
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- Pourpre bon teint. — Médaille d’honneur pour un pourpre bon teint donnant sur coton, soit au tannin, soit sur mordant, la nuance de la fuchsine appliquée sur laine.
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- Succédané du campêche. — Médaille d’argent pour l’introduction dans le commerce d’une matière colorante pouvant remplacer le campêche dans ses différentes applications, et offrant sur celui-ci un avantage sérieux comme stabilité et solidité.
- Le campêche à l’état d’extrait est souvent ajouté à des couleurs-vapeur pour en modifier les teintes. Son peu de stabilité donne lieu à de graves inconvénients lors de l’emploi de couleurs de cette nature.
- (A suivre.)
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- N* 4938. — Production de colorants allant du bleu au vert bleu, par la Société Badische Anilin et Sodafabrick.
- N* 4995. •— Encadrement pour ourdissage et impression sur chaîne de tissus pour ameublement, par M. Godfroy (J.).
- N* 5067. — Dispositifs perfectionnés pour la teinture des fils en bobines, par M. Sedeyn (A.).
- LES DROITS DE L’EXPÉDITEUR et du destinataire en cas d’avaries de route
- PROCÉDURE A SUIVRE EN CETTE MATIÈRE ET LE ROLE DES EXPERTS (l).
- (Suite. — Voir nos numéros des 20 septembre et 5 octobre 1906.)
- On peut, il est vrai, citer en sens contraire, un arrêt à peu près contemporain de la Cour de Montpellier : « Attendu, dit cet arrêt en date du 2 novembre 1905, que, vainement la Compagnie s’appuie sur un procès-verbal qui aurait été dressé en gare de Beauvais par un sieur Blanchet-Caron, négociant en cette ville, lequel a été désigné d’un commun accord entre le destinataire et la Compagnie du Nord, dernier transporteur; que la vérification ainsi faite en dehors des conditions pres-
- (1) Bulletin de la Mutuelle- Transports.
- crites par Varticle 106 du Code de commerce n’ofire aucune garantie et que les résultats ne sauraient en être opposés à l’expéditeur qui n’y a été ni partie ni représenté, ni même rappelé.., (1) mais cet arrêt est isolé.
- Quoi qu’il en soit, il ressort tant de la doctrine que de la jurisprudence presque unanime que le destinataire, d’une part, le dernier transporteur, d’autre part, en cas de pluralité de Compagnies coopérant à l’acheminement des marchandises, sont les mandataires ou, tout au moins, les gérants d’affaires de l’expéditeur, et des voituriers intermédiaires. Cette dérogation aux règles du droit commun se justifie par le caractère d’urgence de la procédure tracée par l’article 106 du Code de commerce.
- D’ailleurs, sur un autre point, cette procédure est conforme au droit commun. Le ou les experts, qualifiés souvent d’arbitres, mais inexactement, par certaines décisions judiciaires, donnent sur la cause des avaries constatées un simple avis. Et les ! iuges, comme en matière ordinaire, ne sont pas I tenus, aux termes d’un arrêt de cassation du 17 juil-' let 1899 (2), de suivre l’avis des experts, ni même ; d’indiquer les raisons pour lesquelles ils s’en | écartent, mais seulement d’énoncer les motifs qui ont déterminé leur conviction. Même si l’expertise démontre la responsabilité de la Compagnie, le destinataire ou l’expéditeur ne peuvent que dans des cas très rares, obtenir que la marchandise soit laissée pour compte du transporteur. Il faut, pour cela, que la marchandise soit inutilisable. Sur ce point, la doctrine est formelle ; elle s’appuie, elle-même, sur une jurisprudence constante qui date d’un demi-siècle et dont nous citerons seulement le dernier monument : un arrêt de la Cour de Bordeaux en date du 21 avril 1902 (3).
- Enfin l’article 106 du Code de commerce prévoit que la Compagnie, en cas de refus de la marchandise par le destinataire, pourra en provoquer le séquestre ou la mise en dépôt chez un tiers ou même, s’il s’agit d’une marchandise sujette à dépérissement, la vente immédiate. Les auteurs admettent que la vente peut s’effectuer sans autorisation judiciaire préalable, mais la Compagnie qui l’ordonnerait sans vérification contradictoire préalable, engagerait gravement sa responsabilité. En tous cas, la vente peut toujours s’effectuer commercialement, c’est-à-dire sans intervention d'un officier public.
- Que faut-il conclure de ce qui précède si ce n’est
- (1) Chemins de fer de l’Hérault C. Bamadier. Ga^ci.^ du Palais, 19 décembre 1905.
- (2) Bull. ann. des Chemins de fer, 1899, II, p. 11’2.
- (3) Bull, ann., 1902, 11, p. 151.
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- que, d’une part, les droits de l’expéditeur, en cas d’avaries des marchandises, sont singulièrement précaires puisqu’il peut être, à son insu, par l’intervention du destinataire, privé de tout recours contre le voiturier ; qu’il agira donc prudemment, dans ses rapports commerciaux avec le destinataire, en stipulant que la marchandise voyage aux risques et périls de ce dernier dont il ne serait au regard du transporteur que le mandataire ; que, d’autre part, des Compagnies, malgré leur responsabilité intégrale, jouissent encore, actuellement, de droits exorbitants, en raison de l’interprétation donnée par la jurisprudence à l’article 106, du Code de commerce et qu’il serait, par suite, désirable que les données de cette jurisprudence ne soient ni aussi formelles, ni aussi absolues, qu’en un mot les tribunaux atténuent la rigueur des règles qu’ils ont posés.
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- XJ Officiel du 28 octobre publie le règlement d’administration publique dont la teneur suit, et relatif aux redevances à payer à l’Etat par les concessionnaires de prises d’eau sur les fleuves et rivières navigables :
- Article premier. — La redevance imposée par la loi du 8 avril 1898 aux concessionnaires de prises d’eau sur les fleuves et rivières navigables ou flottables est calculée d’après les bases ci-après :
- § 1er. — Pour les concessions de force motrice ;
- La redevance est fixée au dixième de la valeur locative de la force motrice brute concédée ;
- €
- § 2. — Pour les concessions servant à l’irrigation et à la submersion :
- La redevance est fixée au dixième de l’augmentation brute du revenu due à l’emploi des eaux concédées, déduction faite de l’intérêt à 6 p. 100 des dépenses de premier établissement des ouvrages (barrages, prises d’eau, canaux d’amenée, fossés decolature, etc.),ainsi que du prix annuel d’entretien de ces ouvrages.
- § j.____Pour les concessions ou autorisations de prise d’eau autres que celles précédemment définies.
- La redevance est fixée à 10 centimes par mètre cube pouvant être prélevé ou dérivé en vingt-quatre heures, toute fraction de mètre cube étant comptée pour 1 mètre.
- Est exempt de toute redevance le puisage par le public de l’eau indispensable aux besoins ordinaires de la vie, sous réserve des redevances qui seront
- dues pour occupation du domaine public comme il est dit à l’article 2.
- Art. 2. — Les redevances établies par le présent décret sont indépendantes : 1°de celles qui sont exigibles, le cas échéant, à raison des occupations temporaires qui peuvent être la conséquence des installations de prised’eau; 2’des contributions à imposer au concessionnaire, en vertu de l’article 34 de la loi du 16 septembre 1807, à raison de l’utilisation de barrages ou autres ouvrages intéressant à la fois l’Etat et les particuliers.
- Art. 3.—Le chiffre de la redevance qui sera inscrit dans l’acte de concession est proposé par les ingénieurs et arrêté définitivement par l’administration des finances suivant les règles de compétence établies pour la location des biens de l’Etat.
- Toutefois, en cas de désaccord entre les agents locaux des services intéressés sur le chiffre de la redevance, ce chiffre sera fixé par le ministre des finances.
- Art. 4. —• Dans le cas où une concession de force motrice ou de prise d’eau a pour objet d’assurer un service public non susceptible de bénéfices, la redevance fixée a l’article Ier peut être réduite au chiffre nominal de 1 fr, sur la proposition des ingénieurs.
- S’il y a désaccord sur le caractère de la concession entre les deux administrations des finances et des travaux publics, la question est tranchée par le Conseil d’Etat.
- Art. 5. — Le pétitionnaire doit, avant la signature de l’acte de concession, souscrire une soumission, sur papier timbré, portant acceptation du chiffre de la redevance.
- Art. 6. — Le chiffre de la redevance sera révisé dans les délais fixés par l’acte de concession et, au plus tard, tous les trente ans.
- JURISPRUDENCE
- QUESTIONS RELATIVES AUX LOCATIONS DE LOCAUX INDUSTRIELS
- En matière de location de boutique ou de local industriel, il se présente souvent, notamment à Paris, une situation particulière sur laquelle on nous demande parfois notre avis Comme elle intéresse un certain nombre de nos lecteurs, nous pensons leur être, utile en l’examinant ici avec quelques détails.
- Cette situation est la suivante :
- Un industriel a pris à bail un local pour y tenir un dépôt; il l’a fait aménager à ses frais en lui donnant une disposition differente de celle qu’il avait auparavant. Aux termes du bail, le locataire ne peut quitter les lieux que s’il en donne avis 6 mois à l’avance, mois
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- qui sont d’ailleurs payés d’avance. Il peut arriver que pour un motif quelconque le locataire ne veuille pas occuper le local jusqu'au dernier jour. Dans ce cas, est-il tenu d’y laisser des marchandises en dépôt ; doit-il pendant ces derniers mois tenir le magasin ouvert et même y continuer la vente ? D’autre part, comme le bail donne au propriétaire le droit de faire rétablir les lieux en l’état primitif si mieux il n’aime les conserver tels qu’ils sont, à quel moment doit se faire cette option ? Le propriétaire peut-il attendre l’expiration du bail pour faire connaître sa décision ?
- Ces questions posées, voici comment elles doivent être résolues d’après la jurisprudence.
- En principe le locataire ne doit pas changer la destination des lieux loués, aussi est-il tenu dans une certaine mesure de ne pas les laisser inoccupés et inhabités du moins lorsqu’ils ont une valeur industrielle pour le propriétaire, ce qui serait une autre manière d’en changer la destination.
- Il a été jugé que le locataire d’une usine est tenu de la maintenir en état de roulement pour prévenir les dégradations de bâtiments ou la perte de l’achalandage (Arrêt de la Cour de Besançon, 4 juin 1846).
- Que lorsque les lieux sont affectés à un certain genre de commerce ou d’industrie, le locataire est obligé de les occuper conformément à cette destination et de les entretenir en cet état jusqu’à la fin du bail ; qu’ilne pourrait fermer l’établissement encore bien que la maison fût garnie de meubles et que les loyers fussent payés,parceque ce serait nuire à l’achalandage et par suite déprécier la maison (Arrêt de la Cour de Paris, 28 avril 1810; de la Cour de Rennes du 17 mars 1834).
- Il en est de même lorsque le locataire a transporté son établissement commercial dans un autre lieu et laissé la maison fermée et inoccupée. (Arrêt de Paris du 1er mars 1830.) (Arrêt de la Cour de Bourges 4 mars 1842).
- Il a été toutefois décidé que celui qui a loué une boutique pour y exercer une profession déterminée et qui s’est engagé à n'y pas faire d’autre commerce, peut néanmoins cesser son exploitation avant la fin du bail et la transporter ailleurs, si au lieu d’etre attachée au local, la clientèle y a été créée par le preneur. (Arrêt la Cour de Bordeaux du 22 août 1860 ; — de la Cour de Douai du 7 avril 1842).
- La solution donnée par ces derniers arrêts a été critiquée comme contenant une doctrine contraire a celle qui résulte des autres cités plus haut. Mais cette contradiction n’est qu’apparente, car ces décisions sont dues à certaines circonstances particulières qui justifient l’exception ainsi apportée à un principe certain. Si, en effet, la clientèle du preneur est le fruit de son industrie et non une clientèle appartenant à la boutique, le propriétaire n’a pas le droit de se plaindre si le locataire ferme les lieux loués et transfère ailleurs le siège de son commerce.
- En ce qui concerne la question d’option, on ne peut exiger du propriétaire qu’il fasse connaître sa décision avant l’expiration du bail. Sans doute, ce droit paraît exorbitant, car s’il faut par exemple deux mois pour remettre les lieux en l’état primitif, le locataire peut craindre d’être obligé de payer encore ces deux mois supplémentaires et peut-être même une indemnité
- dont le propriétaire trouverait la cause dans l’impossibilité où il s’est trouvé, par le fait du locataire, de relouer le local à fin de bail. Une pareille conséquence ne serait pas juridique, car si le propriétaire a le droit strict de ne faire connaître son option qu’au dernier moment, il ne peut pas se créer à lui-même un droit à indemnité, alors que le dommage dont il se prévaudrait aurait son origine dans un fait qui lui serait personnel et qu'il pouvait prévoir ou éviter.
- Camille Contal,
- Avocat à la Cour de Paris.
- CORRESPONDANCE
- M. J. L., à Selongey. — 1 Le voisin a le droit de surélever sa toiture au niveau de l’autre ; — 2- Tout copropriétaire peut, en payant, pour la charge, une indemnité fixée amiablement ou à dire d’experts, rehausser à ses frais le mur mitoyen de telle hauteur qu’il lui plaît.
- M. J. R., à Amiens. — L’acquéreur d’un fonds ne peut obtenir la résiliation de la vente en se basant sur le chiffre d’affaires lorsque la convention est muette sur ce point ainsique sur les bénéfices
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, orsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délài pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans 10 prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- ADJUDICATIONS ADMINISTRATIVES
- RESULTATS D’ADJUDICATIONS
- 19 octobre. — Seine. — Manufacture d’allumettes de Pantin-Aubervilliers. — Fournitures diverses en 1907.
- 1er lot.— Sesquisulfure de phosphore.
- Non adjugé.
- 2e lot. — Phosphore amorphe.
- Ruch Alphonse, 63, rue des Archives, à Paris, à Paris, adj. à 81.000.
- 3e lot. — Chlorate de potasse. — Sté d’électro-chimie’ 267.900.
- Compagnie des produits chimiques d’Alais, à Salnidres (Gard), adj. à 262.200.
- 5e lot. — Blanc de zinc. — Lagèze, 25.670. — Chenal, 25.601 52. — Sté la Vieille-Montagne, 27.641 95. — Eugène Chaboury, 28.223 45.
- Charles Prat, à Aubervilliers, adj. à 25.405 50.
- 6e lot. — Bichromate de potasse.
- Chenal, 22, rue de la Sorbonne, à Paris, adj. à 12.195 86.
- Chromate de potasse.
- Challiot et Cie, rue des Francs-Bourgeois, 40, à Paris, adj. à 14.086 fr. 26.
- 7e lot. — Peroxyde de fer et bioxyde de manganèse.
- Pas de soumissionnaire.
- 8e lot. — Ocre rouge. — Charles Prat, 3.557 65.
- Olive frères, 136, boulevard Diderot, à Paris, adj. à 3.301 20.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Dissolution de Société
- Paris. — Société Poliakow et Pouyanne, teinturerie, 16, avenue de l’Alma, — L, M. Pouyanne,
- Maisons qui se créent
- Paris. — Kœhnlein, teinturerie, 103, rue Voltaire.
- Lyon. — Garcin, teinturerie, 37, rue Hélène.
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. Roche, 52, rue d’Alle. magne. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Mathis, 13, rue Stéphen-son. — Entrée en jouiss. de suite,
- Paris. — Teinturerie, par M Jarsuel, 69, rue de Chabrol. — Entrée en jouiss. de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle André, 90, boulevard Voltaire. — Entrée en jouiss. de suite.
- Le Gerant : A. FAYOLLE, k.
- Paris — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielle» et d'Imprimerie administrative.
- A. FAYOLLE. xz. Directeur, 20, rue Turgct (IX‘)
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux
- « OFFRES & DEMANDES »
- r Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2’ Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adres-e et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du J ournal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
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- Adjudication ét. de M- Rigault, notaire à Paris, 8, bd Sébastopol, le 8 novembre 1906, 1 h , en 2 lots, dedeuxfondsde commerce de TEINTURIER-DÉGRAISSEUR à Paris: 1 r. St-Honoré, 73; 2‘ r. des Boulangers,27.M à p. (p. êt. b.) 1er lot: 3000 fr. 2e lot: 2000 fr. Consig. 1er lot: 1500 fr. 2e lot: 1000 fr. Loy. d’av. à remb. S’adresser à M' Maillard, syndic, 3, bd St-André et au dit not. (466)
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIÈRES
- Pendant les neuf premiers mois des années 1904, 1905 et 1906
- -- Quantités 1 Marchandises
- U -V - • livrées à la consommation | françaises ou francisées exportées
- EXPORTATIONS
- slilePie I A 1 101X9 1906 1905 «904 1996 1905 1904
- Bois de teinture en bûches : Mexique. 1.00Ck. 1.703 3.128 4.002 Bois de teinture en bûches 1.000 k. 29S 157 447
- — — Brésil » — — — moulus » 160 130 182
- — —- Haïti » 24.736 26.555 • 28.563 Garance en racine, moulue ou en paille.. . Q.m. 59 90 142
- — — Guatemala.. » 1.736 863 3.598 Curcuma en racine » 357 611 342
- — — Autres pays. » 15 855 18.053 22.331 en poudre » 19 23 34
- -------— Quercitron » 409 66 40
- Totaux .... » 44 040 48.599 58.484 Lichens tinctoriaux » 1.060 1.087 1 103
- 274.521 211 R14.
- Sumac, fustet et épine-vinette :
- Garance en racine, moulue ou en paille. .. Q.m 1 819 860 451 Ecorces, feuilles et brindilles » 377 279 359
- 1 581 1.3.4 1 605 Moulus » 371 107 358
- — en poudre. » 186 3 11 Noix de galle et avelanèdes entières con-
- » 20.335 6.269 7.197 cassées ou moulues » 432 421 715
- Lichens tinctoriaux » 1.711 1 204 2.044 Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » 22 — 17
- Ecorces à tan, moulues ou non » 40 213 38.677 31.153 Safran » 250 3.3 278
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins » 855 7CO 785
- Eco;ces. feuilles et brindilles » 58 151 47 879 41.978 Cochenille » 1 690 1.850 1 462
- 30.798 33.468 29.025 Kermès animal » 8 14 13
- Noix de galle et velanèdes entières, con- Indigo » 3.829 884 1.3 5
- cassées ou moulues » 15.974 22.612 32 517 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules
- Libidibi et autres gousses tinctoriales.. . » 1.385 361 227 de bleu » 233 226 5( 8
- Safran » 368 575 422 Cachou en masse » 297 999 362
- Autres teintures et tanins » 22 025 13 861 3 506 Rocou préparé » 556 741 592
- Cochenille » 2.318 1.588 1 248 Orsei le préparée, humide en pâte » 215 267 562
- Kermès animal » 12 7 — — sèche (cudbéard ou extrait). » 70 47 103
- Indigo .... » 1.231 1 963 3. 87 Extraits de bois de teint, et d autres espèces:
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules Garancine » 726 385 583
- de bleu , » — - — 1
- Cachou en masse. » 35 154 23 622 21.399 Autres : Allemagne » 33.001 46.346 41329
- Rocou préparé » 900 901 1 144 — Belgique » 23.731 26 724 18.996
- Orseille préparée, humide en pâte » 4 — 8 — Angleterre » 13.420 13.179 12.132
- — sèche (cudbéard ou extrait). » 58 76 73 — Etats-Unis » 2.210 2 886 1 632
- — Autres pays » 36.081 35.093 34.441
- Extraits debois de teint.etd’autres espèces : —
- » 14 — 6 Totaux » 113 443 124.228 108.530
- 1 355
- Teintures dérivées du goudron de houille: Teintures dérivées du goudron de houille :
- Acide picrique » 994 16 33 Acide picrique.. » 120 608 11
- Alizarine artificielle » 1.478 1.307 1.193 Alizarine artificielle » 1 3 —
- Autres » 8.902 7 826 7.682 Autres » 2 319 2 934 2 694
- Outremer . 810 835 1 138 Outremer » 12.364 12.462 12.976
- Bleu de Prusse.. » 190 483 Bleu de Prusse » 450 279 445
- Carmins communs » 1 8 Carmins communs » 39 45 53
- fins » 1 1 — fins » 31 25 37
- Vernis à l’alcool » 181 232 108 Vernis à l’alcool .. » 1.115 980 1.094
- — à l’essence,à l’huile ou à l’essence — à l’essence,à l’huile ou à l essence
- et a l’huile mélangées » 8 680 9 361 8.731 et à l’huile mélangées . » 11,793 11.558 11 488
- Ocres broyées ou autrement préparées... » 4.943 4 934 4.015 Ocres broyées ou autrement préparées... . » 193.892 183.424 192.750
- Verts oe Schweinfurt et verts métis, cen- Verts de Schweinfurt et verts métis, cen-
- dres bleues ou vertes....' » 152 117 104 •1res bleues ou vertes .. . e ... » 234 244 391
- Verts de montagne,de Brunswick et simil. » 693 739 799 Verts de montagne, de Brunswick et simil. » 273 317 170
- Talc pulvérisé » 19 056 23.437 21.885 Talc pulvérisé. » 29.525 22.902 18 418
- Couleurs non dénommées » | 30.902 26.229 20.899 Couleurs non dénommées..... » 2.692 3.313 5.166
- ( CO ! CO JO
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- MONTEUR DE LA TENURE
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- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Les 100 k.
- Acide acétique industriel 40 % .... 35 » » » 35%.... 32 » » azotique (voir acide nitrique). » » muriatique 22' chimiq. pur.. 32 25 » » 20/22 par 15 touries 6 25 . » nitrique 36’ blanc 33 » » » » jaune 34 » » » 40- blanc 42 » » » » jaune 38 » » » 36" chimiquem. pur. 50 » » » 40- » » 56 » . » oxalique.... • 90 »
- » picrique cristallisé............. 270 »
- » sulfurique 53"................... 5 25
- » » 60" environ....... 6 50
- » » 66' » ...... 8 25
- » » 66" chimiq. pur.. 33 » » » au soufre 15 » » tartrique 1er blanc 250 » Alcali volatil du gaz 22' 38 » » » 28/29 61 » L’hecto
- Alcool dénaturé type Régie 90'.. 47 » Les 100 k.
- Alun épuré.............................. ” » ordinaire............................................................. 15..........................50 » de chrome............................. 36...........................» •.........................................-........................................•................................L’hecto Benzine cristallisable............................................................ 48................» »....................lourde, industrielle. .............. 44 » »...............................type Régie.......................... 52 » Les 100.................................k. Bichromate de potasse................... 85.................» »....................................soude .............................. ..............................70 » Bi-oxyde de baryum 85/86"............... 95.............» Borax raffiné en cristaux.............. 45...........» Jarbonate de soude cristallisé.....................47 » Jrème de tai re entière................ 175..............» ».............................» en poudre........................ 185 » ».........................................».............soluble, paillettes.. 350 » Cyanure rouge de potassium pur... 340 » Dextrine blonde citron.................. 47................» » blanche................................................................................................... 48.............................» Le litre Eau............oxygénée 10 à 12 volumes ..............0........75 »..................................................................................»...................................extra..................................0...............................38 ».........................................»......................pharmaceutique... ......................0..................35 ».........................................»......................chimiquement pure.......................2..................50 Les 100 k.
- . Extrait d’orseille-liquide n‘ 1...... 115 » » » - » extra. .... 155 » » - » supérieur 185 » » de Javelle 40" Baumé.. .. 11 50 » - »" -35" » .... 10 50 » — - » 25 10 » » « 20" » ..... 785 lycérine blanche industrielle 28'.. 105 » Lessive caustique de potasse 36-... 33 » » » » 40* •. • 43 » » » de soude 36". . 12 50
- Noix de Galles de Chine........... 195 » Orseille double..... ............. 65 » » triple ......................... 80 » Oxymuriate d’étain 32 %........... 210 »
- Panama (Quillay)................... 55 » Permanganate de potasse........... 130 » Potasse d’Amérique................. 76 » » imitation d’Amérique 66/70-.......39 » •....................................»...................................».............................52/55-........................33 » y ».............................45*.............................39
- Potasse caustique 70/75 plaques .. 60 » » Perlasse Ire qualité 115 » S » ordinaire 38 » » rose factice. ........ 25 »
- Rouille 42/45 en tourie................. 12 » »................................supérieure..............................................................................................................................15 » Sel de soude 90/92 ............................................ 12 50 ».........................................»...................................Solvay.............................65/70 .......................... 22 50 ».........................................»........................................»..................................75/80 ............................... 23 50 ».........................................»........................................»..................................80/85 ................................................................. 24 50 Soude.....................caustique 60/62................... 28 » »...................................» 70/72................................ 30 » ».......................» 60/62 plaquettes......................32 » «.........................................»....................................70/72...................................»...............................................................35 » Sulfate de...........................cuivre......................98/99.....................»..................................72 50 »...............de fer moyens cristaux ..................6 » —..................................Le kil. Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25 »...............................extra pains.....................et poudre.....................4 75 . » ".....................................».................................n 1............................. 4 25 ».........................................».............................flor pâle et........................foncé...............................................5....................25 » de Chine en grains..................... 7..................50 Les 100 kil. Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 »
- » » » pour azurage, 95 » » » » p. pap, peints 115 » » de Prusse supérieur 180 » » » extra 155 » » » n- 1 135 »
- Essence de térébenthine.............. 120 »
- PLAGE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campéche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 11 .. à 13 — 2e qualité... 9 .. il 3e qualité.... 7 .. 8 — Sisal, Yucatan.. 8 50 9 — Honduras 8 50 8 — Tabasco 7 .. 8 — Haïti Cap 4 80 5 - Fort-Liberté. .. . 4 80 5 — Aqaim.......... 5 .. 5 — St-Mare 5 10 5 — Gonaïves 5 25 5 — P.-de-Paix 5 50 6 — Miragoane... .... 5 .. 5 — Saint-Domingo... 5 .. 5 — Martin, et Guadel. 4 .. — 5 .. 5 Jaune Cuba et St-Yago .. 5 75 6 » 5 75 6 » Tuspan. 5 85 6 » 5 70 5
- 50
- 75
- 10
- 25
- 40
- 50
- 25
- 50
- 75
- » Campéche........... ...
- » Carmen... ........ . . .
- » Tampico........... 5 50 5
- » Porto-Plata.......; 5 .. 5
- » Haïti........... . , 5 .. 5
- » Jamaïque........ 5 . 5
- » Barcel et P Cab ,. ...
- » Rio Hacha.............. ...
- » Carth et Savan... 4 75 5
- » Maraczbo ...... 4 75 5
- • Fustet......... k. 16 .. 20
- • Tatajuba(Pern. )50 k. ...
- s Bahia . . ...
- • ............... A, 5 60 6
- • Amapala. 50 kil. b 60 6
- 75 25
- 25
- 50
- [
- 1
- 2 & ’
- Rouge Brésil Bahia.... 8 .. 10 .. .....................Calliatour... 100 k..16 .. 17 •.....................Lima.................50 kil ..........8 .. 9 50 •.....................Ste-Marthe......................8 .. 10 .. ».................................................................................... 4 .. 5 .. •.....................Sandal...............100.......k......7 .. "8 o.....................Sapan................50..............k.............8 .. 10 .. •.....................Quebracio............1000......k. : 96 .. 110 .. •.....................Pernamb..............50............k...........13 .. 18 Cachou................;
- Brun luisant, en sac 50 k. ................................................................. — encaisse —...............................................................................37 50..........................................................................45 Jaune ou gamb ............................................................................. 35..................................................................................................................................................40 .. » pressé...................................................................................20 .,...........................................................................25 ..
- Cochenille On cote : 1/2 kil. I
- Ténérife ............ 1 60 2 Ténerife grise........ 1.50 1 80
- , Curcuma - .
- Bengale..50 kilos. 15 .. 20 ...
- Java, Mad » Pond...... M
- Dividivi On cote les 50 kil.... 10 . , 15 ,..
- Indigos
- On cote actuellement : Beng- sur v. et bl. 1(2 k.. 5 75 6 .. fin violet et pourpre..... 5 25 5 50 Beng. beau viol, etdito... 4 75 5 .. « bon violet 4 25 4 75 -« bon moyen violet.. .. 3 75 4 ... « moyen violet 3 25 3 50 « beau. violet .rouge .. 4 25 4 50 « bon violet rouge 3 75 4 . * « bon moy. v. rouge... 3 25 3 50 « fin rouge. 4 .. 4 25 « 3 75 4 ... « bon dito 3 50 3 75. « bon à fin cuiv 3 25 3 50 • cuiv. ord. et bas...... 3 25 . .. I Java M . ... 1 Kurpah.. N.M. 2 .. 3 75 Madras .. 2 .. 3 75 Manille N.M. . ,. . .. Caraque N M, 0 75 2 ..
- Guatemala flor.............. 3 50 4 . > bon à fin sobré..........1......50 3 . •....................— cor...................1 50. 3 ». •............cor. ord. à bas.............1.........25 1 50
- N -Gren fln, surf. 1/2 k N.M. .. ...
- • bon à beau.. N.M. . . .. ....
- • ord. et moyen N.M. ... . . , , . I ′ » c « Orseille 3 «
- On cote les 100 kil. :..,.
- Cap-Vert .............. M „ « Mers du Sud..,..,........M .. ,. -*) Madagascar, .............M . • .. ... Quercitron On cote les 50 ku.. Baltimore fin effilé . .. •............gros effle..• . . Rocou ′......' ‘........,
- Antilles......1/2 kil. 0 30. ./. à 031 1/2 ............... N.M .. ..
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-
-
-
- «
- ©G
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche(Laguna). 12 .. à. 15 .
- » (Guadeloupe) .11 .. .12 ..
- » de Fustet Albanie. . . 10 50 12 ..
- Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 ..
- » marques ord.. 70........................
- Cochenille argentée.. 100 k..............
- » grise..... ..... 480 .. 505 ..
- » zacatille naturelle 500 .. 515 .
- » noire Palmas lek. 480 .. 500 .
- Curcuma Bengale......... 60 . • .70 ..
- » Chinois................... 40 .. ... ..
- » Madras.................... 65...........
- Gal.es de Chine............ 135...........
- Prussiate jaune de potasse. 170...........
- INDIGOS - Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. M.. M..
- » moyen et bon moyen » coloré............. 2.60 2.90
- » moyen ord. et ord. terne et serré..... 2.30 2.60
- Kurpah lon et beau violet
- et violet rouge.. M. . .. .
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré..-. M. . ....
- • » moyen ord. et ord. mél. et terreux.................... ....
- Bengale beau et fin violet M.. ....
- » bon moyen à bon violet et violet rouge..................... M.. M..
- » moyen violet-rouge
- et rouge........ M.. M..
- Java bon moyen............... ... ....
- » beau et bon violet. M.. M..
- I Sumac en feuilles......... 25...........
- ». poudre.......... .. 26..............
- • Styrax liquide.............. 185............
- Tamarin Madras....................... 28 ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile..................................
- » en pains, extra sec, sous pap................................
- » bon marchand en pains . .. ... ..
- » » en boules.................
- » raffiné en poudre sec ...................
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide muriatique ... 20 d.
- » nitrique...... 36 d.
- » » 40 d.
- » sulfurique.... 66 d.
- » sulfureux.... 50 d.
- » tartrique................
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné............... Blanc de zinc de la Méditer.
- 9 50 à
- 38 ..
- 42 .
- 10 50
- 8 ..
- 260 ..
- 36 ..
- 42 .
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation con-
- poudre.............
- broyé..................
- Crème de tartre............ Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins...........
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude............
- » de. potasse .........
- Sel de scude, 80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil.,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre .......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos................
- Mous en Barils
- Qualité extra......................1 32 34
- Qualités ordinaires................... 25 3C
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Brésillet.................
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade loupe .
- 28
- 28
- 18
- 10
- — à29 — — 28 25 — 19 -
- - 14 -
- traire 1er coût. Acide citrique............... 460 .. ... a
- Alün raffiné(entrepôt).... . 18 ..
- » (acq.)......... 17 .. 19
- Couperose emballée.......... 5 .. 6
- Essence de térébenthine (d.
- fûts)........................ 123.........
- Id (s fûts) ................. 120 . ...
- Fécule de pommes de terre, 1er bl........................ 35 .. ...
- Id. 2e bl. (entrepôt)....... 35 ..
- Galles vertes et noires..... 200 .. 170 » noires Alep................... : » blancnes................. 150........
- Gomme arabique, en sorte . 60 .. 75
- » Ghésirée, en sorte................. ...
- » Sénégal,s. bas du fleuve 65 .. 70
- » » Galam............ 65 .. 70
- SAVONS
- » Aden, sorte cour, bonne
- » Mogador, blonde...............
- • » blanche................
- » Laque en f. qté orange. 650 ..
- » » mi-orange 580 ..
- » » cerise AC 525 ..
- » Sandaraque lavée......... 150............
- » Damar (Batavia).......... 200 ...........
- » » Singapore....... 110 .. 140 ..
- » » Penang........ 110 .. ... ..
- Gomme adragante Syrie.... 200 .. 750...
- » » Anatolie. 150 .. 600 ..
- Quercitron................ M..............
- Garance, racine . ;......................
- » ................. 70 .. .........
- Rocou Guadeloupe .......... 100...........
- » Cayenne.................................
- Safran d’Espagne, Valence pur........ .............. 90..............
- Sulfate de cuivre(entrepôt). 64...........
- - (acq.). .. 70. ...........
- 180 . ’.
- 8 .. ..
- 20 ..
- 6 75
- 29 ..
- 46 ..
- 18 25
- 17 50
- 12 .
- E 64 A 70
- 5 50
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra
- — Tuspan Lima. . . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco.
- C
- 14
- 8 50
- 15
- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive..... 56
- » extra pur (72 0/0 d’huiles).. 54
- » augmente (60 0/0 » )... 45
- » résineux (72 0/0- » )... 45
- Jaune » (72 0/0 » )... 43
- Vert à l’huile de pulpes industriel. 42
- » tunisien........................... 37
- Jaune » 37
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)....... 45
- » (60 0/0 d’huiles)................ . 40
- Rosé........................... . 45
- Noir................................. 40
- Blanc spécial suiffé................. 57
- 66
- 56
- 47
- 47
- 45
- 44
- 38
- 39
- 46
- 42
- 47
- 41
- 58
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- Bleu pur pâle ou vif............... 45 46
- » mixte » 40 42
- » talqué Ire qualité............ 37 38
- » » 2e » 34 35
- Marbré bleu ou rose Dijon.......... 40 42
- » » Nantais........... 40 42
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune..................... 28 36
- » (à la batteuse)........ 26 30
- . Marbré bleu ou rosé.............. 24 30
- j Résineux.......................... 28 32
- Vert exportation................... 26 30
- Brun............................... 28 34
- i .............................. 32 36
- Cachou brun coulé, s.f. 100 k. Gambier. ....... Curcuma de la côte. . 100 k.
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . . . fin violet .
- — — beau violet .
- — — bon violet.
- — — moyen violet.
- — — petit violet. ,
- — — ordinaire et
- cuivré . .
- — Java ordin. et cuivré . — Madras fin. ....
- — — beau . .
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau violet — — bon violet.
- — — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora.et cuivré
- — Manille ..... — Guatemala flor . . — — sobre . .
- — — cortès , .
- — Mexique flor. . . .
- — - sobre . . .
- • — — ordin, cortès
- — Caraque flor, . . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k. — — blonde,irequal.
- — — — 2e quai.
- — — cerise. . .
- — — blonde ordin.
- Garance d’Avignon. . 100
- Lac-Dye, marque DT. le
- Orseille Mers du Sud. 100 — Madagascar . .
- k k.
- k
- 11
- 11
- 11
- 10
- 9
- 8
- 6
- 5
- 5
- 8
- 7
- 6
- 5
- 6
- 5
- 4
- 8
- 6
- 5
- 7
- 6
- 4
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 13
- 13 -
- 12 -
- 11 -
- 10 -
- 50
- 50
- 50
- 50
- 25
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- 5 5C
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 10. CO CO
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la. Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat - poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM
- CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- LIVRES ET PROCÉDES DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16. . . 5 fr. 50
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- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur a l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16, 80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- Par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l'anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ‘a forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage ‘Ourdalier, . -
- BLANCHIMENT ET APPRETS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobexins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE
- ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïqnes.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l'anthracene.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (o) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.— Matiès(s colorantes non classées.
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- 336
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- LA TEINTURE AU XIXe SIECLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
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- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte........................................ 20 francs
- Teinturier, Apprèteur et Dègraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
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- Aniline {Couleurs d’), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l'étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
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- Les Patrons devant les prud’hommes. —Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
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-
- 20 Novembre .1906
- 50e Année. No 22
- MONITEU
- eereripse 1 : ==-
- JLE
- R DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. . 13.
- — Six mois.................. 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.............20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- AuNoNeEC. ( La ligne (anglaise). . . 1 fr.
- ANNONCES . { Faits divers ..... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuoent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- L’hyraldite.— Société industrielle de Rouen.— Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du coton (suite). — La mercérisation (suite et fin). — Importation de l’indigo artificiel en Egypte. — L’apprêt final, la teinture et l’impression de la peluche de mohair — Société'industrielle de Mulhouse , (Programme des prix pour 1907) (suite). — Revue des brevets d’invention. — Conservatoire national des arts et métiers. — Informations. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux.
- — Revue du marché. — Annonces.
- L’HYRALDITE
- Il est connu que jusqu’à présent la production d’enlevages à l’Hyraldite sur Bordeaux-naphtyla-mine était rendu difficile par la nécessité d’ajouter différents ingrédients au rongeant pour en augmenter l’action et arriver à des enlevages complets.
- Sous la désignation de : Hyraldite spécial,-la Manufacture lyonnaise de matières colorantes met aujourd’hui en vente un nouveau produit qui convient extrêmement bien pour enlevages sur Bor-deaux-naphtylamine ainsi que sur rouge Paranitra-niline, sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter quoi que ce soit. 81
- Dans ses propriétés générales, l’Hyraldite spé-cial se comporte exactement comme l’Hyraldite C
- extra et peut même, le plus souvent, être employé à sa place ; en adoptant l’Hyraldite spécial, on est, par Conséquent, à même de ronger, à l’aide d’un seul produit, la plupart des colorants.
- Nous donnons ci-dessous une recette pour l’em-ploi de l’Hyraldite spécial, d’après laquelle se font les enlevages sur -Bordeaux-naphtylamine en un seul passage au Mather-Platt ; pour les enlevages sur rouge de Paranitraniline ou sur d’autres teintes faciles à ronger, on peut couper à volonté le rongeant.
- Rongeant blanc
- 250—300 gr. d’Hyraldite spécial sont dissous dans J 250 cc. d’eau à 50° C. environ et :
- 50 » de glycérine, puis délayés dans :
- 450 gr. d’épaississant neutre d’amidon-adra------------gante. . . 1 env. 1 kil.
- Epaississant neutre d'amidon-adragante
- 125 gr. d’amidon,
- 350 » d’adragante,
- 20 » glycérine,
- 510 cc. d’eau. /1 .
- Rongeants colorés
- a) avec des colorants basiques :
- 30—50 gr. de colorant sont dissous dans : I
- 50 cc. de glycérine et : 21 .I ob
- . • 200 » d’eau, et délayés dans : uoidmoll
- p.337 - vue 344/394
-
-
-
- 338
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 600 gr. de rongeant épaissi A ; on ajoute ensuite :
- 60—100 » de tannin-glycérine 1:1.
- env. 1 kil.
- Rongeant épaissi A
- 340 gr. d’Hyraldite spécial sont dissous dans: 660 » d’épaississant neutre d'amidon-adra-gante.
- Les colorants les plus usités pour rongeants colorés sont : Thioflavine T, Rhodamine, Phos-phine Diamant, Bleu Méthylène nouveau N.
- b) avec des colorants Immédiats :
- 60 gr. de colorant sont bien empâtés avec :
- 60 » soude caustique,
- 60 » glycérine,
- 60 » pâte réductrice A et chauffés à 60° C. jusqu’à dissolution complète ; on ajoute ensuite :
- 500 » rongeant épaissi B,
- 50 » solution saturée de sel marin,
- 210 » Britishgum 1:1. env. 1 kil.
- Rongeant épaissi B
- Faire bouillir :
- 250 gr. de Britishgum avec :
- 350 cc. d’eau et pendant le refroidissement, ajouter :
- 400 gr. d'Hydraldite spécial vers 60° C. Après impression, vaporiser pendant 3—4 minutes à 102—104 Co. dans le Mather-Platt, puis laver.
- Les tissus imprimés avec des rongeants colorés aux colorants basiques gagnent à être passés dans un bain de tartre émétique, après vaporisage,
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- Extrait de la Séance du 12 octobre 1906
- La séance est ouverte à 5 h. 1[4 sous la présidence de M. E. Blondel, vice-président.
- Membres présents : MM. Caux, Balanche, Kien,
- L. Rouen, V. Michel, Ch. Reber, Dutoit, R. Blondel, Gasly.
- Absents et excusés : MM. G. Masure, R. Lemyre, G. A. Le Roy.
- M. Caux, fait une intéressante communication sur un procédé permettant d’enduire d’un mordant gras oxydé des tissus épais tels que des velours de jute et de lin. Ces tissus en effet, si on les imprègne avec les huiles sulfonées ordinaires (sulforicinates), doivent être séchés sur cette préparation, ce qui expose à bien des inconvénients, étant donné leur poids et leur épaisseur ; de plus, ils gardent une odeur peu recherchée. M. Gaux foularde ces tissus dans une solution de savon d’oléine (savon de pulpe) et sans séchage, les imprègne d’une solution de chlorure de chaux ; le corps gras se trouve fixé à l’état de sel de calcium et, de plus, il subit une oxydation par l’action de l’hypochlorite. On lave et sèche sans inconvénient ; on procède ensuite aux opérations ordinaires de la teinture. Ce procédé a l’avantage de donner un aspect brillant au tissu. M. Caux présente à l’appui divers échantillons de ce genre de fabrication, particulièrement des rouges d’alizarine.
- Le Comité remercie notre collègue et le prie de faire de cette communication une petite note qui sera lue en séance générale et imprimée au bulletin.
- Le pli cacheté de M. Horace Kœchlin, n° 472, ouvert en dernière séance générale, est confié à l’examen de M. L. Rouen.
- M. M. Dutoit rend compte de l’examen qu'il a entrepris de plis cachetés de M. Horace Koechlin pour rendre inverdissable le noir d’aniline par diazotation et copulation avec les différents développeurs connus : B. naphtol, phénol, résorcine, carbonate de soude, diamine. Les résultats obtenus ont paru intéressants à notre collègue, qui a décidé de poursuivre ces essais avec la collaboration de M. C. Kurz, notamment en ce qui concerne le développement avec le dioxy-naphtalène 2-7, recommandé par l’auteur du pli.
- M. Michel présente quelques observations au sujet de la dénaturation de l’acide acétique commercial à l’aide de l’acide formique, que l’adminis-
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- tration a bien voulu adopter. Il demande que la dose de dénaturant ne soit pas la même pour un acide à 50 0/0 que pour un acide à 80 0/0, en un mot, qu’il soit tenu compte de la concentration de l’acide dénaturant et de l’acide à dénaturer. Le Comité est absolument de l’avis de notre collègue et M. Blondel veut bien se charger de rédiger dans ce sens une petite note qui sera lue en prochaine j séance générale et adressée à l’administration.
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS. LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L'IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (1) (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 5, 20 août, 5, 20 septembre, 5, 20 octobre et 5 novembre 1906.)
- Action d’un mélange de deux parties de soude CAUSTIQUE A 38° Bé ET D’UNE PARTIE DE GLYCÉRINE
- L’emploi de ce mélange pour la mercérisation a été breveté par les Farbenfabriken vormals F. Bayer and G0 (G. R. P. K1 8 10126 de 1897) ; il aurait la propriété d’atténuer le raccourcissement des fibres tout en augmentant leur résistance à la traction. Nous avons trouvé, à l’usage du mélange breveté susnommé, sur un écheveau de coton d’Egypte blanchi qui fut ensuite lavé et séché, un retrait de 13,4 0/0. L’écheveau de coton immergé, non tendu, dans le mélange de soude et de glycérine montra qu’il avait acquis un léger lustre ; le même fil, immergé tendu, en acquit davantage, mais ce lustre était inférieur comme dénsité à celui qu’aurait pu conférer la soude caustique seule. Sous le microscope, des fibres de coton, libres, montrèrent sous l’action de lu solution en question que les fibres ne se gonflent tout d’abord que très lentement et ne se détordant que peu. Après deux minutes, les fibres continuent à se gonfler lentement, mais la détorsion, au contraire, commence à devenir plus rapide. En somme, le résultat final de l’action du mélange
- (1) Traduit du Jour. of Soc. of Chem. Ind. par Moniteur Quesneville.
- de soude et de glycérine est bien moins marqué qu’avec de la soude caustique seule. Mais, après quatre minutes environ, les fibres du coton semblent avoir pris en quelque sorte l’apparence de fibres mercerisées à l’état tendu et ce phénomène nous paraît dû à la lenteur du gonflement qu'elles ont subi. Ce gonflement détruit en partie la torsion de la fibre, mais de manière à ce qu’il en'reste encore des traces, comme des ondulations, à la surface de la fibre gonflée.
- Action de l’acide sulfurique
- Mercer a trouvé que l’acide sulfurique exerce sur le coton une action analogue à première vue à celle de la soude. Quant à nous, nous avons fait l’observation qu’en trempant un écheveau de coton d’Egypte blanchi, dans de l'acide sulfurique à 1140 Tw, puis en lavant et séchant, le retrait était, de 9,5 0/0. A cette concentration de l'acide cependant les fibres sont attaquées rapidement et dissoutes en partie. Un écheveau, immergé, tendu, acquiert nettement, après lavage, plus d’éclat, plus de brillant. Le microscope montre qu’aussitôt les fibres en contact avec l’acide sulfurique, celles-ci se détordent rapidement et qu’en même temps elles se gonflent et se raccourcissent. Si l’acide est plus concentré, la détorsion est plus rapide encore et les fibres se dissolvent.
- Action du chlorure de zinc en solution
- Ce réactif a été également mentionné par Mercer comme ayant une action à peu près analogue à celle de la soude. L’examen microscopique des fibres soumises à une solution de chlorure de zinc à 50 0/0, montre que celles-ci se détordent très légèrement, immédiatement après le contact et qu’ensuite cette détorsion s’arrête et ne reprend pas. On peut remarquer également un léger gonflement et une diminution dans la longueur des fibres. Un écheveau, immergé librement, ne fournit, après lavage et séchage, qu’un retrait de 2,3 et n’avait acquis aucun éclat particulier; tendu, l’écheveau en prit un de plus.
- Action de l’acide sulfurique sirupeux
- Mercer a aussi noté que l’acide phosphorique en
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- solution concentrée produit un raccourcissement des fibres du coton. Nous avons observé pour notre part qu’aucune sorte d’action n’est visible pendant une minute et demie, puis les fibres se détordent très lentement, se gonflent et l’action se termine par la dissolution de la substance.
- »
- Action de l’acide nitrique a 83° Tw
- Toujours sous le microscope, nous avons pu observer que les fibres de coton, soumises à l’action de l’acide nitrique fort, se détordent très rapidement ; cependant, elles ne se gonflent que lentement et infiniment moins qu’avec la soude caustique. Le retrait des filés non tendus s’élève à 9,5 0/0; soumis, tendus à l’action de l’acide nitrique, ils acquièrent un éclat bien net, mais qui est cependant inférieur à celui que la soude peut leur conférer et qui est équivalent à celui que l’on peut obtenir avec le mélange de soude caustique et de glycérine cité plus haut.
- Action de l’acide chlorhydrique concentré
- À l’immersion dans ce liquide, les fibres se détordent rapidement, moins vite cependant qu’avec la soude caustique forte ; léger gonflement et raccourcissement. Non tendu, un écheveau montra un retrait de 1,8 0/0 après lavage et séchage, mais n’acquit aucun lustre ; tendu, il en acquit un bien distinct.
- (A suivre.)
- ».
- LA MERCERISATION Par P. Hoffmann
- (Suite et fin.— Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 20 août, 5, 20 septembre, 5, 20 octobre et 5 novembre 1906.)
- Les deux tableaux suivants dont le premier est dû à M. Albert Scheurer et le second à M. M. Grosheintz, montrent les relations qui existent entre la concentration de la lessive, sa température, la durée du traitement, la limite d’élasticité et la résistance à la rupture de la marchandise. Tous ces essais ont été faits avec la même matière première (marchandise alsacienne.)
- TABLEAU 1 (Albert Scheurer)
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- Tableau 2. M. M. Grosheintz.
- Concentration de la lessive : 38° Be indication dynamométrique 111,66 T anglaises; l’aiguille du dynamomètre a été en mouvement pendant 4 minutes.
- - Concentration de la lessive : 90 parties de soude caustique 38° Be et 10 parties d’eau, indication dynamométrique, il1, T anglaises ; l’aiguille a été en mouvement pendant 5 minutes.
- ’ Concentration de la lessive : 80 parties soude caustique à 38° et 20 parties d’eau ; indication dynamométrique 91,25 or anglaises, l’aiguille a été en mouvement pen- dant 5 minutes.
- Concentration de la lessive : 70 parties de soude caustique à 38° Be et 30 parties d’eau ; indication dynamométrique etS^S T anglaises ; l’aiguille a été en mouvement pendant 5 minutes.
- Concentration de la lessive : 60 parties de soude caustique à 38° Be et 40 parties d’eau ; indication dynamométrique 71,7 T anglaises, l’aiguille a été en mouvement pendant 5 minutes.
- Concentration de la lessive : 50 parties de soude cautique à 38° Be et 50 parties d’eau ; indication dynamométrique 61,6 z anglaises, l’aiguille a été en mouvement pendant cinq minutes.
- ' Les conséquences que l’on peut tirer de ces données sont de deux espèces: l’une est relative à l’action de la lessive sur la marchandise, et l’autre à la force exercée par la marchandise sur la machine.
- • Action de la lessive sur la marchandise. — Une concentration supérieure à celle que l’on obtient par le mélange de 750 parties de lessive à 38° Be, avec 250 parties d’eau (= 22° à 25° Be) ne donne pas de différence appréciable, et constitue par là une dépense inutile. A toute température inférieure à 600 c, et à toute concentration, l’action est complète après une minute, jusqu’à 50° C et avec de la lessive à 250 Be et au-dessus, l’action de la température est nulle. Si l’on emploie des lessives plus faibles (200 Be p. ex.) la contraction de la marchandise est diminuée par une élévation de température. On peut conclure de là que l’action merceri-Sante.de la. soude caustique est moindre à chaud
- qu’à froid et qu’avec une lessive de haute concentration la température ne joue aucun rôle. C’est ce qui arrive également dans le mercerisage des filés.
- Si l’on emploie de la lessive d’une force allant jusqu’à 20° Be la concentration est d’environ 15 0/0.
- L’accroissement de résistance à la rupture par l’action de lessive, allant jusqu’à 250 Be , est en Sénéral de 20 0/0, mais il est moindre si l’on emploie des lessives plus faibles, ce qui dénote une action incomplète sur la fibre.
- L’élasticité de la marchandise non traitée est de 20 0/0. La marchandise mercerisée sans tension ne peut plus jamais être ramenée à sa longueur primitive. La plus grande extension à laquelle on puisse arriver est de 110 contre 120, sa longueur normale. L’élasticité de la marchandise au moment du mercerisage est de 27 0/0, contre 20 0/0 pour le coton non mercerisé, soit donc une augmentation de 7 0/0. La tension indiquée par le dynamomètre est à peu près en proportion directe avec la force de la lessive ; cette tension varie suivant la nature et le poids de la marchandise, mais si la matière a été tendue fortement avant d’être imprégnée de lessive, le dynamomètre n’indique pas au mercerisage une de tension.
- P. R.
- augmentation
- IMPORTATION DE L’INDIGO ARTIFICIEL en Egypte
- Les couleurs d’aniline, l’indigo artificiel et la plupart des matières colorantes, en général, ont été importées en Egypte, jusqu’à présent, par l’Allemagne. La France et la Belgique ont bien essayé, ces derniers temps, de traiter quelques affaires, mais leur participation a été si minime qu’elle ne mérite guère mieux qu’une mention.
- Nous laissons de côté les couleurs d’aniline, qui n’offrent pour nous qu’un intérêt très secondaire, pour nous occuper de l’indigo dont nos teinturiers font une consommation considérable.
- Tant que ce produit était demandé aux Indes,
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- seule région où il est cultivé, nous n’avions aucune raison de traiter l’article dans notre bulletin, car nos colonies françaises n’étaient pas placées pour s’ériger en concurrentes. Mais, depuis l’apparition de l’indigo artificiel et son grand succès en Egypte, qui date de 1902, nous n’avons plus de raison pour passer sous silence un produit dont la consommation devient considérable et qui, suivant l’opinion de quelques gens autorisés, finira par supplanter complètement l’indigo naturel.
- Voici d’ailleurs la marche de cette importation :
- kilos .
- 1901 Indigo naturel. 745.385 val.L.E. 225.690 (1)
- » artificiel néant » néant
- 1902 Indigo naturel. 728.015 » 161.004
- » artificiel 151.834 » 15-120
- 1903 » naturel. 761.895 » 148.764
- » artificiel 199-065 » 19.647
- 1904 » naturel. 681.968 » 146.934
- » artificiel 358.711 » 28.907
- 1905 » naturel. 484-538 » 117.508
- » artificiel 306.650 • » 19.401
- Ces chiffres sont très considérables, excessifs même pour un pays comme l’Egypte chez lequel les industries textiles sont rares, surtout en étoffes coloriées. Mais il n’en est pas de même pour les teinturiers qui, au contraire, sont très nombreux. Dans tous les quartiers indigènes, il existe des teintureries où l’on emploie exclusivement l’indigo avec lequel l’on teint d’une couleur presque noire des milliers et des milliers de pièces de shirting et de madapo-lam importées d’Angleterre.
- Une partie excessivement minime de ces étoffes teintes se vend en Egypte pour l’usage des fellahs et d’une certaine classe d’ouvriers. Le reste est exporté au Soudan, en Crète, en Tunisie, en Algérie et au Maroc.
- La façon, tout à fait primitive, de teindre ces étoffes rend la consommation de l’indigo beaucoup plus grande que dans les teintureries européennes.
- Les cuves, de dimensions très différentes, sont toutes enterrées jusqu’au ras du sol. Pour préparer leur teinture (en termes technniques on dit ici
- ’ (1) La livre Egyptienne vaut 25 fr. 92.
- remonter une cuve), les indigènes ne connaissent qu’un seul procédé qui consiste à jeter l’indigo dans la cuve et à laisser fermenter.
- Chacun a sa manière de préparer sa teinture, et* la routine est tellement implantée chez eux qu’au-, cune démonstration de perfectionnement n’arriverait à leur faire changer quoi que ce soit dans leur manière de procéder.
- C’est dans ces conditions que la Badtschen Ani-lin et Soda Fabrik a entrepris d’introduire, il y a quelques années, l’usage de l’indigo artificiel.
- Raconter les phases de la lutte que cette maison a dû entreprendre, c’est détailler les obstacles qu’elle a surmontés pour faire accepter son produit dans le pays, ce serait faire l’historique de tous les moyens que l’Allemagne emploie pour faire triompher son commerce et son industrie à l’étranger. Nous nous bornons à signaler qu’elle a envoyé d’abord plusieurs chimistes pour étudier la façon de travailler de nos teinturiers, afin d’être en mesure de leur fournir un produit qui, tout en ne changeant rien à leur méthode,puisse donner le même résultat que l’indigo naturel. Ceci fait, il fallait s’efforcer de décider les teinturiers à adopter le nouveau produit. La Badis-chen n’a rien épargné pour arriver à cette fin. Les voyageurs parcouraient la Haute et la Basse-Egypte, offrant de petites parties d’essai gratis, préparant eux-mêmes la teinture et venant chaque jour s’assurer du résultat obtenu. Malgré ces soins, des difficultés toujours nouvelles surgissaient et, parmi celles-ci, la plus grande était la lenteur de la fermentation. Cet inconvénient était plus accentue dans la Basse-Egypte et surtout à Alexandrie à cause de l’humidité. Les teinturiers se plaignirent et, comme la fabrique n’arrivait pas à trouver le remède, ils cessèrent d’acheter l’indigo artificiel.
- Lorque, finalement, la solution du problème fut obtenue, il fallut recommencer les mêmes démarches pour engager’les indigènes à essayer le nouveau produit. Cette lutte tenace dura 3 à 4 ans après lesquels l’indigo artificiel a pris la place qu’il occupe ' actuellement en Egypte. Plus tard, suivant l’exem-| pie de la Badischen, une autre maison s’est intro-1 duite sur notre place, c’est la Farbwerke Vorm
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- Meister Lucius et Bruning de Hæchst qui fournit le même article que sa concurrente. Ce sont ces deux seules fabriques qui travaillent en Egypte. Elles fournissent deux qualités d’indigo dont l’une est vendue 3 francs l’oke (1.250 grammes) et l’autre 7 francs.
- La marchandise arrive dans des barils pesant 25 et 50 okes.
- Nous serions heureux si, à leur tour, nos compatriotes se décidaient à entrer en lice et essayaient de concourir à cette importation qui promet de prendre un développement considérable.
- (Bulletin de la Chambre de commerce française d'Alexandrie).
- L’VPPRÈT FINAL
- la teinture et l’impression de la peluche de mohair
- Les peluches sortent du tissage chargées jde l’encollage de la chaîne de coton et de l’apprêt de gélatine du mohair. Avant de les introduire dans la teinturerie on les suspend et on les vaporise à 7 livres de pression, afin d’assurer une teinture uniforme. Pour coucher des poils raides et pour mieux les combiner avec du coton on leur applique un apprêt, généralement de la dextrine. Des tissus apprêtés de cette façon possèdent après la teinture plus de souplesse que ceux vaporisés sans apprêt. Un vaporisage trop prolongé rend la laine et le mohair jaunes. C’est pourquoi le vaporisage est limité à un quart ou une demi-heure pour teindre en nuances claires et à une heure lorsqu’il s’agit des nuances foncées.
- On a essayé de teindre le poil de mohair et le fond de coton directement dans un seul bain, mais l’idée a été abandonnée parce que le poil devenait mou et l’effet était gâté pour le bain chaud neutre.
- Le fond de coton est fait sans être teint, ou s’il est teint il l’est en noir ou en rouge. Les couleurs pour coton ne doivent pas saigner lorsque le mohair est teint ensuite dans un bain acide.
- Pour cette raison s’il s’agit de la couleur noire, le coton est teint dans un seul bain noir préparé à
- froid avec de la couleur d’aniline, de l’acide sulfurique et du bichromate de sodium.
- Le rouge est teint avec de la primuline, diazotisé et développé par l’addition du Béta-naphtol. Quelquefois le coton est teint directement dans un bain froid après que le mohair a été teint.
- Le blanchiment du mohair avec de l’ammoniaque et du peroxyde d’hydrogène donne souvent une mauvaise couleur et demande un traitement supplémentaire à froid avec de l’hydrosulfite et de l'acide acétique. On obtient un très bon effet blanc en humectant une peluche suffisamment blanche d’une solution de quatre centigrammes au plus par litre et en employant le souffre ensuite. Ceci rend le coton plus bleu que le mohair. On estime que la peluche tissée en été donne un plus beau blanc après le traitement avec une solution de soufre que celle tissée en hiver. Ceci est dû probablement à la gélatine employée pour l’apprêt du mohair. La gélatine est beaucoup plus susceptible de fermenter en été qu’en hiver ; elle forme alors de l’ammoniaque; Celle-ci précipite la chaux de l’eau dure et l’empêche d’être absorbée par le mohair.
- Il faut adoucir l'eau employée pour la solution de la gélatine avec un peu d’ammoniaque. L’emploi de l’ammoniaque présente encore un autre avantage, il empêche la formation de taches jaunes sur le mohair filé en spirale, lorsque les tissus serrés étroitement sont bouillis pendant deux heures afin de conserver leurs replis onduleux. Les taches jaunes sont dues à l’excès d’acide provenant du soufrage.
- On se sert encore beaucoup de bois de campêche dans la teinture du mohair, car aucun colorant artificiel ne donne de nuance aussi brillante et complète. Le bain est fait avec du bichromate de soude, du sulfate de cuivre et de l’acide oxalique et l’on s’en sert au bouillon. Après la teinture les tissus sont suspendus et rincés avec de l’eau et de l’urine putride. On teint le mohair avec du bistre parce que sa coloration est rapide et parce qu’elle permet de convertir les articles demi-brun en demi-noir. On teint aussi la peluche avec du bistre à l’aide du permanganate et à froid.
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- Le mohair épuise le bain tandis que le fond de coton est légèrement bruni. Pour teindre en brun profond sur laine, il faut un bain légèrement acide; l’acide se combine en partie avec l’alcali libéré au fur et à mesure que le bistre se dépose, et en partie il active le procédé de teinture. La teinture ou le rinçage acide rend le brun plus lustré. En acidulant le bain avec de l’acide sulfureux et en le rendant -alcalin avec de l’ammoniaque, le dépôt du bistre est accéléré. Il est à remarquer que les cristaux bleu acier du permanganate de potasse, formés à la suite d’une longue conservation par l’action réductrice de l’ammoniaque ou par l’acide sulfureux contenu dans l’air, ont une capacité de teinture plus grande que les cristaux primitifs verdâtres, bien que l'analyse ne découvre pas de différence. Cette différence de teinture ne s’aperçoit cependant pas dans le cas des bains faits avec de l’acide sulfurique ou avec de l’ammoniaque.
- Pour adopter les poils à tout travail, on fait bouillir le mohair dans l’eau, on les vaporise ou on les calandre à chaud.
- Les dessins sont faits par le pressage et le vaporisage simultanés pendant deux heures à la pression de 22 livres. Cette opération est suivie d’un calandrage entre rouleaux chauffés avec de la vapeur surchauffée. :
- L'effet d'émerillon est produit au. pinceau, le poil étant peint d’abord avec un épaississeur. Le tissu est suspendu ensuite pour le séchage. Les poils doivent être raidis, afin que l’effet ne soit pas gâté par la vapeur qui s’échappe des tissus pendant qu’ils sèchent. On se sert d’un épaississeur d’amidon de froment en proportion de l/io, mais une couleur légèrement jaune n’offre pas d’inconvénient et une partie de l’amidon peut être remplacée avantageusement par la dextrine. L’épaissiseur est mélangé avec i o/o de chlorure de zinc de 50° B comme préservatif. Le vaporisage se fait à la pression de 14 livres et lorsqu’il s’agit des nuances claires il faut 45 minutes de moins.. On ramollit le tissu dans l'eau froide, et il est prêt pour la tein- ? ture. Après la teinture les tissus émerillonnés et vaporisés sont plongés avant,, le rinçage dans une
- solution de sel commun d’un degr. B acidulée avec du vinaigre pour fixer la couleur.
- Un bouillon de deux heures permet aux poils frisés ou émerillonnés de résister; plus facilement à la teinture, au rinçage, au séchage, etc., qu’un simple vaporisage. Le poil a une tendance générale à se dresser et cette tendance se manifeste surtout dans une atmosphère pleine de vapeur froide comme cela arrive souvent dans une teinturerie en hiver. On peut donner au poil des formes variées par la façon dont on plie et on les attache pour les bouillir en tas. On teint alors les paquets sans les détacher. On obtient une étoffe à poil frisé en tissant des écheveaux frisés préparés suivant la manière indiquée plus haut.
- , Les peluches rincées et exprimées par l’hydro-extracteur sont posées sur un disque tournant rapidement et séchant en même temps. La rotation aide à relever le poil.
- • On les tend ensuite sur un châssis pour sécher et on les coupe ensuite. Après un léger vaporisage, elles passent sous des cisailles qui donnent aux poils leur véritable forme.
- La peluche de soie de Tussah n’est pas vaporisée avant d’être coupée, parce que la vapeur détruit son lustre et lui donne une apparence de laine. Le procédé suivant est la teinture des extrémités de poils pour l’enlevage et l’impression.
- Pour l’impression avec des rouleaux gravés, la peluche est peignée préalablement et calandrée à chaud et à froid. Pour l’impression, de haut relief’, on lui fait subir un vaporisage préliminaire. L’enlevage employé est presque- toujours le sel d’étain épaissi par la farine de seigle et la dextrine. S’il y a danger que les bulles de-. l’épaississeur endommagent la netteté du dessin dans l’impression de haut relief, il faut diluer l’épaisseur d’une quarte (une quarte = 1. 1.136) d’esprit de bois pour cinq gallons (un gallon — 1. 4,543).
- Pour rendre l’impression plus nette, les enlevages faits à froid sont légèrement vaporisés, ceci étant l’action de l’enlevage jusqu’au bas des poils.
- Si l’enlevage contient une quantité plus grande d’acide,, son action, est plus forte; par contre, le
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 345
- séchage des imprimés avant le vaporisage l’affaiblit. . Si l’acide est remplacé par des sels décomposables, tels que le chlorure de zinc, l’action de l’enlevage se trouve aussi diminuée.
- Dans le', cas d'enlevages qui peuvent endommager la durabilité du fond de coton, il faut mélanger la pâte d’enlevage avec 1/10 de son volume de glycérine de 20° B.
- Pour les peluches teintes avec du bistre on imprime toujours les extrémités des poils. Voici la recette pour une pâte d’enlevage blanc à l’usage de la peluche soumise à l’impression de haut relief:
- Sel d’étain 3 kilos.
- Acide chlorhydrique 2° B 4 litres.
- Epaississeur de farine de seigle 15 : 100 20 litres.
- Il n’y a pas de vaporisage. Pour rouleaux gravés ordinaires la quantité de sel d’étain est augmentée de 5 kilos et celle de l’acide de 5 kilos; l’épaississeur employé est de force de 10 : 100.
- Pour teindre avec des couleurs d’aniline on em
- ploie les pâtes d’enlevage suivantes :
- Sel d’étain................
- Acide chlorhydrique
- 1000 gr.
- 20° B 300 cc.
- 0 o o 8 m o
- O C
- Glycérine...
- Epaississeur de farine
- de froment 15/100 . 10 litres
- ensemble avec la couleur.
- Pour l’impression à l’aide de rouleaux gravés :
- Sel d’étain.................. 1500 gr. Acide chlorhydrique ...........400 cc. Glycérine . ....................................... 1000 litres.
- Epaississeur de farine de froment 10/100. ensemble avec la couleur.
- (A suivre.)
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE de Mulhouse
- (Suite. -• Voir nos numéros des 20 octobre et 5 novembre 19060 |
- 28 1
- Réserve sous couleurs-vapeur ou enlevage sur 2 laine et soie. — Médaille d’honneur pour une ré- r serve sous couleurs-vapeur, ou pour une couleur
- enlevage spécialement applicable à la laine ou à la soie, se détachant par simple lavage, et ménageant le blanc d’une façon complète et durable sans adjonction d’un blanc plastique, destiné à masquer la coloration jaunâtre que prend la laine, sous l’influence des produits de décomposition du colorant.
- Fixation des couleurs
- 29
- Fixation des couleurs d'aniline. — Médaille d’argent pour une nouvelle méthode de fixation des couleurs d’aniline et qui permettrait de les obtenir à la fois aussi solides que par le procédé au tannin-émétique, et aussi résistantes à la lumière qu’elles le sont après le passage en sulfate de cuivre.
- 30
- Rouge alizarine vapeur. — Médaille d’honneur pour l’obtention d’un rouge alizarine vapeur sur tissu non préparé, aussi vif et aussi solide que le rouge habituellement employé en impression.
- 31
- Fixation des colorants immédiats. — Médaille de bronze pour un moyen de faire résister les colorants immédiats au savon bouillant, ainsi qu’à l’action prolongée de l’eau.
- 32
- Impression de poudres métalliques. — Médaille d’argent pour l’impression au rouleau de poudres métalliques susceptibles de donner, avec ou sans cylindrage, l’éclat de l’or ou de l’argent, et de résister aux opérations de nettoyage nécessitées par les couleurs-vapeur imprimées en même temps que ces poudres, telles que vaporisage et savonnage.
- 33
- Fabrication du tétrachlorure de carbone. — Médaille d’honneur pour un procédé de fabrication du tétrachlorure de carbone permettant à celui-ci de concourir, comme prix, avec le sulfure de carbone et la benzine. Le tétrachlorure de carbone étant ininflammable, et dissolvant facilement les matières grasses, pourrait, établi à un prix abordable, être employé pour le dégraissage des laines, la préparation de laques et de vernis, les dissolutions de caoutchouc, la destruction d’insectes nuisibles,
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- 346 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- et aurait son application dans la toile peinte pour divers genres, entre autres la dissolution des réserves grasses.
- Drogues
- 35
- Synthèse d’une gomme.—Médaille d’argent pour la synthèse d’un produit jouissant des propriétés essentielles de la gomme du Sénégal.
- 36
- Succédané de V albumine des œufs ou du sang.— Médaille d’honneur et une somme de 1000 francs pour une substance pouvant remplacer, dans l’industrie des toiles peintes, l’albumine sèche des œufs ou du sang, et présentant une économie notable sur le prix de l’albumine.
- Les matières colorées en poudres fines ou en pâtes, telles que l’outremer ou les laques fixées au moyen de l'albumine sur les différents tissus, ont plus ou moins d’adhérence sur ces tissus, suivant le plus ou moins d’albumine sèche employée. Il faut donc que la substance devant remplacer l’albumine produise des couleurs au moins aussi solides que le fait l’albumine dans les meilleures circonstances. Les couleurs fixées avec le nouvel épaississant devront supporter les différents passages, tels que savons, etc., et résister aussi bien au frottement que les mêmes couleurs fixées à l’albumine, sans leur donner plus de raideur.
- (A suivre.)
- ' REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d’invention récemment délivrés.
- N° 5107. — Perfectionnements apportés aux machines à sécher et étirer les écheveaux, par la Société T. Robatel, J. Buffaud et Cie.
- N° 5141. - Dispositif de rinçage pour cuves de teinture de tissus ou pièces, par M. Léontieff (J.).
- No 5143. — Système de machine à dérompre les tissus de tous genres, par M. Grosselin (H.),
- N°5145. —Procédé de teinture des fibres animales par MM. Vidal (H.R.) Jemius (C. E.).
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Ouverture des cours publies et gratuits de sciences appliquées aux arts pour l'année 1906 1907.
- CHIMIE APPLIQUÉE AUX INDUSTRIES DES MATIÈRES COLORANTES, BLANCHIMENT, TEINTURE, IMPRESSIONS ET APPRÊTS.
- (Chaire fondée par la Ville de Paris) Les Lundis et Jeudis, à huit heures du soir.
- M. A. Rosenstiehl, professeur.
- 1. Relations entre la lumière, la matière colorante et la sensation colorée. — Etat actuel de la question de l’harmonie des couleurs.
- IL Etude des matières colorantes organiques groupées par familles. — Leur fabrication, leurs caractères et leur mode d’application sur fils, étoffes, cuirs, matières diverses en teinture et en impression.
- III. — Le finissage de la marchandise teinte ou imprimée ; les apprêts les plus employés.
- DROIT COMMERCIAL
- Les Mercredis, à neuf heures du soir.
- M. E. Alglave, chargé de cours.
- Les diverses espèces de sociétés : Sociétés en nom collectif. — Sociétés en commandite. — Sociétés anonymes. — Sociétés en participation.
- L’évolution des sociétés commerciales. — Sociétés de personnes et sociétés de capitaux. — Les trusts et les nouvelles formes de la propriété.
- Le contrat de transport.
- INFORMATIONS
- L’Officiel a publié, ces jours derniers, l’avis suivant :
- D’après l’article 4 du décret du 19 février 1874, les timbres mobiles proportionnels pour effets de commerce doivent être annulés au moment même de leur apposition, par l’inscription manuscrite, à l’encre noire usuelle et à la place réservée à cet effet; du lieu et de la date de l’oblitération et de la signature. Toutefois, l’article 5 de ce décret autorise les sociétés, compagnies, maisons de banque ou de commerce, à faire usage d’une griffe apposée sur le timbre, à l’encre grasse, et faisant connaître le nom et la raison sociale, le lieu où l’oblitération est opérée et enfin la date (quantième, mois et millésime) à laquelle elle est effectuée.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE 347
- L’emploi d’une encre grasse a été exigée parce que cette encre est seule susceptible d’assurer une oblitération durable du timbre.
- Or, on vient de constater que les timbres dont il s’agit sont fréquemment oblitérés avec des encres de couleur qui ne sont pas grasses et s’altèrent au point que l’empreinte disparaît après une exposition un peu prolongée à la lumière.
- On rappelle que cette pratique ne remplissant pas la condition de rigueur imposée par le décret du 19 février 1874 expose le souscripteur, le bénéficiaire, l’endosseur ou l’encaisseur de l’effet de commerce à une amende de 7 fr. 50 p. 100 (décime compris) du montant dudit effet.
- Le commerce du sulfate de cuivre en Italie. — L’Italie offrirait actuellement un débouché intéressant au sulfate de cuivre de fabrication française
- La Péninsule consomme de grandes quantités de matières anticryptogamiques , et si le soufre est produit en Italie et exporté, le sulfate de cuivre est, par contre, importé en grande partie d’Angleterre, d’Amérique et d’Allemagne. Les ports italiens qui en reçoivent le plus sont ceux de Gênes, Savone, Venise, Bari, Ancône, etc.
- Il y a lieu de croire, qu’à prix égal, l’industrie française introduirait facilement ses produits dans ce pays qui apporte les plus grands soins à ses cultures viticoles. L’importance de la consommation du sulfate de cuivre est accrue de ce fait que la vigne est plantée en Italie dans les régions pluvieuses du nord du Royaume, aussi bien que dans les terres brûlées du midi, et que les maladies nécessitant l’emploi de produits curatifs se développent surtout dans les zones à climat humide.
- Les prix relativement élevés actuellement prati-qués paraissent devoir favoriser l’introduction en Italie des sulfates de fabrication française.
- (Com.nunicatipn de M. F. Agostini, Conseiller du Commerce extérieur de la France à Turin.)
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas ju-ridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (123). Accident du travail.— Mort de V ouvrier. — Maladie préexistante. — Affection tubercu-lezise. — Absence de relation de cause à effet entre V accident et le décès de la victime. — Action en paiement de rente. — Rejet.
- Il n’y a pas de relation de cause à effet entre un accident de travail et le décès de l’ouvrier qui en a été victime, lorsque ce décès doit être attribué à une maladie préexistante chez le blessé, dans l’espèce une affection chronique des poumons de nature tuberculeuse.
- On ne saurait, en l’absence de toute preuve certaine, considérer comme causée par l’accident la mort de celui qui n’a été atteint que d’un traumatisme si léger qu’il n’aurait eu vraisembablement pour un homme sain aucune conséquence appréciable.
- (Cour d’appel de Paris, 9 juillet 1904).
- Un de nos abonnés nous écrit’.
- Un propriétaire de maison est-il obligé de supporter les poteaux ou attaches des lignes télégraphiques ou téléphoniques ?
- R. — Oui, c’est une servitude d’utilité publique, mais si l’établissement de ces supports ou attaches placés à l’extérieur des murs et façades ou sur les toits et terrasses, a causé quelque détérioration à l’immeuble il est dû au propriétaire une indemnité. (Jugé en ce sens' par arrêt du Conseil d’Etat du 21 décembre 1900.)
- CORRESPONDANCE
- M. M. F., à Lille. — Le propriétaire de l’usine qui a concédé à son locataire un droit exclusif d’acquisition, ne peut vendre à un tiers dès lors que cette vente porte atteinte aux intérêts dudit locataire.
- V. F. G., à Carpentras. — A moins de stipulation expresse, le marché dont le délai de livraison est arrivé à expiration, n’est jamais résilié parle fait seul de l’expiration du délai. Une mise en demeure et une demande en justice sont nécessaires. La mise en demeure en matière commerciale n’est assujettie à aucune forme sacramentelle; elle peut résulter de simples lettres. •
- La jurisprudence sur ce point est constante. Décidé encore dans ce sens par jugement du Tribunal de commerce de Bordeaux du 16 août 1904.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, orsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion a émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède,, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l'affranchis-gament des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Formations de sociétés
- St-Etienne. — Société en nom collectif Peyret et Raton, teinturerie, 21, rue Victor-de-Laprade.
- St-Etienne. — Société en nom collectif Brunon et Rascle frères, teinture et cylindrage, 20, rue du.Coin. — Durée 15 ans. — Cap. 26.000 francs..
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Preuse à Mlle Ancel, 4, rue de Douai. — Entrée en jouis, le 15 novembre.
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- Paris. — Teinturerie par Mme Bernardeau à X., 4, rue Nollet. — Entrée en jouis, de suite.
- Paris. — Teinturerie par Mme Vve Néant à X., 7, rue de Chantilly. — Entrée en jouis, de suite.
- Saint-Maur. — Teinturerie par Mme Gérard à M. Le--comte, 12, rue du Pont-de-Créteil. — Entrée en jouis, le 15 novembre.
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- 1* Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2* Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- Miragoane. ... Saint-Domingo Martin, et Guadel. - Jamaïque. .... Cuba et St-Yago Manzanillo. Tuspan..... Vera-Cruz .. Campêche.. Carmen,.; ., Tampico.... Porto-Plata. Haïti...... Jamaïque .. Barcel et P. Cab Rio Hacha... .. Carth. et Savan Maracaïbo ..... Fustet.... . 103 k. Tatajuba(Pern.)50 k Bahia .. .. ......
- ................ Amapala. 50 kil.
- beau viol. et dito. bon violet...... bon moyen violet.. moyen violet.... beau violet rouge.. bon violet rouge... bon moy. v. rouge, fin rouge............ beau dito..’.... bon dito........ bon à fin cuiv.. cuiv. ord. et bas....
- 5 5
- 4
- 4
- 3
- 3
- 4
- 3
- 3
- 4 3
- 3
- 3
- 3
- 75
- 25
- 75
- 25
- 75
- 25
- 25
- 75
- 25
- 10
- 25
- 40
- 50
- 25
- 50
- 75
- 75
- 25
- 25
- 50
- 25
- 25
- Java..........
- Kurpah.. ....
- Madras ......
- Manille.......
- Caraque .....
- Guatemala flor
- N.M
- . N.M
- . N.M
- » bon à fin sobre..
- » — cor....
- * cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M, » bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kii.: ....
- Cap-Vert .......... M
- Mers du Sud...........M
- Madagascar. ....... .M
- Quercitron
- On cote les 50 kil Baltimore fin effilé..
- » gros effilé
- Antiiles.
- Cayenne
- Rocou 1/2 kil. 0 30
- 3
- 1 1
- 1
- 75
- 50
- 25
- 25 M
- 5
- 5
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4
- 3
- 4
- 4 3
- 3
- 50
- 50
- 25
- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 25
- ./. à 0 31 1/2 N. M
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-
-
-
- 350
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- «
- (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie. .. . Cachou noir, Ire marque...
- » marques ord.
- Cochenille argentée.. 100 k.
- 12 .11
- 10
- 95
- 70
- 50
- à . 15 .12 .
- 12 .
- 85 .
- »
- Curcuma
- grise ..... ...... zacatille naturelle noire Palmas lek. Bengale. .....
- Chinois........
- Madras............
- Galies de Chine.............
- Prussiate jaune de potasse.
- 480 .
- 500 .
- 460 .
- 60 .
- 40 .
- 65 .
- 135 .
- 170 .
- INDIGOS - Au 1/2 kilo
- Madras bon t beau tendre.
- » moyen et bon moyen » colore .... '...... » moyen ord. et ord.
- M
- 2.60
- Kurpah
- Kurpah
- Bengale
- terne et serré..... lon et beau vio'et
- et violet rouge.. moyen et bon moy.
- assez coloré..-.
- moyen ord. et ord.
- mél. et terreux beau et fin violet bon moyen à bon
- violet et violet
- 2.30
- M. .
- K
- M.
- Java
- rouge..............
- moyen violet-rouge
- et rouge.... ...
- bon moyen...........
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- 5
- M
- M
- 505 .
- 515
- 500 .
- .70 .
- g
- 2.90
- to 8
- M.
- M
- M
- Le tout aux 100 kil , sauf variation con-
- traire 1er coût.
- Acide citrique....... .
- Alun raffiné (entrepôt).... .
- » (acq.)... ......
- Couperose emballée..... .. Essence de térébenthine (d, fûts). ........... .. . ..
- Id (s fûts).............
- Fécule de pommes de terre. 1er bl. ................... - Id. 2e bl. (entrepôt)....4.
- Galles vertes et noires. . » noires Alep............... » blancnes................
- Gomme arabique, en sorte .
- . 460 ..
- . 18 ..
- . 17 ..
- . 5 ..
- 123 .
- 120 .
- 40 .
- 35 .
- 200 .
- &
- Ghésiree, en sorte.... Sénégal,s. bas du fleuve
- » Galam ....... Aden, sorte cour, bonne Mogador, blonde.......
- » blanche......
- Laque en f. qtè orange. - » mi-orange
- » cerise AC
- Sandaraque lavée...... Damar (Batavia).......
- » Singapore......
- » Penang.... ...
- 150 .
- 60 .
- 65
- 65
- Gomme adragante Syrie.
- &
- a
- Anatolie
- Quercitron................
- Garance, racine ..
- » poudre...........
- Rocou Guadeloupe..........
- » Cayenne....
- Safran d’Espagne, Valence pur.......................
- Sulfate de cuivre(entrepôt).
- - (acq.l. ..
- 650 .
- 600 .
- 525 .
- 150 .
- 200 .
- 110 .
- 110 .
- 200 .
- 150 .
- M .
- 70
- 100
- S0
- 74
- 78
- 19
- 6
- 170
- 75
- 70
- 70
- 140
- & g
- Sumac en feuilles.............
- » poudre..............
- ; Styrax liquide........
- Tamarin Madras................
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile........
- » en pains, extra sec, sous pap................
- » bon marchand en pains
- » » en boules
- » raffiné en poudre sec
- 25 .
- 26 .
- 185 .
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos :
- Acide
- muriatique nitrique...
- sulfurique sulfureux. tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d.
- d.
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné........ Blanc de zinc de la Méditer, poudre................
- broyé..................
- Crème de tartre.........
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins...........
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude...........
- » de potasse .........
- Sel de soude, 80/85, cons. et entr. enbq. de 700 kil.,m.
- Sel de soude, 70/75, disp... » 30/35, disp...
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ......... Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- SAVONS
- 28
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires .. . ..........
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 36 39
- 28 32
- 50 kil
- minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- Blanc
- Jaune
- 9 50 à
- 38 ..
- 42 ..
- 10 50
- 8 ..
- 250 ..
- 36 ..
- 180
- 8
- 20
- 6
- 46
- 18
- 17
- 12
- 75
- 25
- 50
- E 74 A 78
- 5 50
- Cuits (unicolores). pur à l’huile d’olive extra pur (72 0/0 d’huiles) augmente (60 0/0 » ).
- résineux (72 0/0 » ).
- » (72 0/0 » ).
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien.......................
- Jaune » ......................
- 58
- 58
- 53
- 54
- 50
- 48
- 42
- 40
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)
- » (60 0/0 d’huiles)..........
- Rosé.........................
- Noir.........................
- Blanc spécial suiffé.........
- Bleu
- 52
- 47
- 50
- 42
- 65
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- pur pâle ou vif... mixte » ...
- talqué Ire qualité.
- » 2e »
- Marbré bleu ou
- rose Dijon.. Nautais
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune................
- » (à la batteuse)..
- Marbré bleu ou rosé............
- Résineux............... ....
- Vert exportation.........
- Brun...........................
- Foir........... ..............
- 47
- 44
- 49
- 35
- Brésillet. ......
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti ....
- — Martinique,Guade loupe , .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra-
- — Tuspan Lima. . . Tampico. Sapan. . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco.
- 28 -à 29 —
- wlito O OO OO I I I
- 28 25
- 19 -
- 14 -
- 8
- 14
- 8 50
- 15
- 66
- 65
- 56
- 56
- 54
- 50
- 44
- 67
- 54
- 48
- 52
- 44
- 67
- cWAot . j to en {O
- • 2
- OO CO "? *
- 36 39
- 36
- 34
- 30
- 28
- 32
- 34
- 40
- 36
- 36
- 32
- 38
- 36
- Cachou b. un coulé, s.f. 100 k. Gambier. ..... . . Curcuma de la côte. . 100 k.
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . . .
- — -- fin violet .
- — — beau violet .
- — — bon violet. .
- — — moyen violet.
- — —: petit violet. .
- — — ordinaire et
- cuivré .
- — Java ordin. et cuivré .
- — Madras fin. ....
- — — beau . . .
- — — bon ....
- — — moyen . . .
- — — ordinaire. . .
- Kurpah kuddapah beau violet
- —- — bon violet.
- —• — moy. violet
- — — pet. ordin.
- — > Pondichéry bon violet — — moy.violet
- — — ora. et cuivré
- — Manille .....
- — Guatemala flor . .
- — — sobre . .
- — — cortès . .
- — Mexique flor. . . .
- — - sobre . . .
- — — ordin. cortès
- — Caraque flor. . . .
- — — sobre . . .
- — — cortès. . .
- Gomme laque ordin. et orange
- D G . le k.
- — — blonde,irequal.
- — — — 2equal
- — — cerise. . .
- — — blondeordin.
- Garance d’Avignon. . 100 Lac-Dye, marque DT. se Orseille Mers du Sud 100 — Madagascar . .
- k k k
- 11
- 11
- 11
- 10
- 9
- 8
- 6
- 5
- 5
- 8
- 7
- 6
- 5
- 6
- 5
- 4
- 50
- 50
- 50
- ONI0‘O0o
- -I I I I I I
- 5
- 5
- 5
- 5
- 50
- 25
- 90
- 50
- 95
- CO
- 13 -
- 12 -
- 11 -
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- CO
- I
- 5 5C
- 6 —
- 5 5C
- 9 -8 — 7 —
- 5 5C 6 50
- 6 —
- 5 —
- en - qo o> -1 © I . I I I I
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 351
- OUVRAGES SPECIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon *, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis/ uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
- L’INDUSTRIE DE LA SOUDE, CHLORURE DE SODIUM
- CARBONATE ET BICARBONATE DE SODIUM SOUDE CAUSTIQUE, SODIUM, PEROXYDE ET SODIUM
- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16. . . . . 5 fr. 50
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16,80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi sous ia forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant àla matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage ‘ouralier.
- BLANCHIMENT ET APPRETS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
- PAR
- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’École de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d'échantillons teints et imprimés. (
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes pu* bliés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales decouvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
- CHIMIE DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste. Prix de l’ouvrage complet : 30 francs.
- 1er Fascicule. — Considérations générales. — Ma-» tières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxy-ques. — Matières colorantes azoïques.
- 2e Fascicule. — Matières colorantes azoïques (suite) — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l'acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-lèines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoido : (o) Indamines et indophénols ; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; {d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. Matières dérivées de la quinoléine et de l’aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matiex(s colorantes non classées.
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- 352
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LA TEINTURE AU XIXe SIECLE
- en ce qui concerne la laine et les tissus, par T. Grison Deux beaux volumes grand in-8, reliure 1/2 chagrin plats toile, contenant 459 échantillons sur cartons. Prix 100 francs.
- GUIDE PRATIQUE DE TEINTURE MODERNE
- Suivi de l’Art du Teinturier-Dégraisseur, contenant l’étude des fibres textiles et des matières premières utilisées en teinture et les procédés les plus récents pour la fixation des couleurs sur laine, soie, coton, etc.
- Par V. Thomas, docteur ès sciences, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris. 1 volume in-8 de 960 pages, orné de 133 figures dans le texte..........................................20 francs
- Teinturier, Apprètëur et Dégraisseur, ou art de teindre la laine, la soie, le coton, le lin, le chanvre et les autres matières filamenteuses, ainsi que les tissus simples et mélangés, au moyen des couleurs anciennes animales, végétales et minérales, par MM. Riffaut, Vergnaud, Julia de Fontenelle, Thillaye, Malepeyre, Ulrich et Romain, 1898, 2 volumes accompagnés de planches...............7 fr. 50
- Supplément, traitant de l’emploi en teinture des couleurs d’aniline et de leurs dérivés, par M. A.-M. Villon, chimiste, 1890, 1 volume......................... 3 fr. 70
- Aniline (Couleurs d1), d’Acide phénique et de Naphtaline, comprenant : l'étude des houilles, la distillation des goudrons, la préparation des benzines, nitrobenzines, anilines, de l’acide phénique, de la naphtaline et de leurs dérivés, ainsi que leur emploi en teinture, par M. Th. Chateau, 1868, 2 forts volumes ornés de figures. 7 fr. 50.
- Manuel pratique et juridique du Commerçant et de l’Industriel. — Droits et devoirs, us et coutumes, par E. Vignes, avocat.
- Un volume in-18 jésus de 426 pages. Prix : 5 fr. 60.
- Les Patrons devant les prud’hommes. —Manuel des lois et réglements régissant les questions relatives aux contrats de louage, à la réglementation et aux accidents du travail, commenté et annoté par A. Portier, expert près la justice de paix du XII- arrondissement. In-8, 317 p. Prix : 4 fr. 50.
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- Wagonnet sans rails, à roues coulissantes
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-
-
-
- 50e Année. No 23. // * 5 Décembre 1906
- •====================—=======-==-===---W 8) LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
- PRIX D'ABONNEMENT :
- FRANCE : Un an. .... . 15 fr.
- — Six mois....... 8 fr.
- ÉTRANGER : Un an.........20 fr.
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces s’adresser aux bureaux du Journal
- 20, rue Turgot, 20 — PARIS
- ANNONCES : | rallsnevenselaise): J : | S
- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis au bureau de journal.
- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Les nouveaux colorants. — Note sur des accidents de décollage des draps de rouleaux en laine caoutchoutés. — Etude sur les modifications qui se produisent dans la structure de la fibre du coton (suite). — L’apprêt final, la teinture et l’impression de la peluche de mohair (suite et fin). — Les ciseaux du rédacteur. — Commerce de l’indigo à Bombay en 1905-06. — Revue des brevets d’invention. — Société industrielle de Mulhouse (suite). — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Mouvement des matières premières. — Revue du marché. — Annonces.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Noirs Immédiats brillants 5 BV Conc. et 6 B G Conc.
- Ces Noirs, mis dans le commerce par la Manufacture lyonnaise, possèdent la solidité des Noirs Immédiats et se distinguent par leurs nuances particulièrement belles.
- Le Noir 5 B V conc. convient principalement pour des noirs bleutés et la marque 6 B G conc. pour des noirs nourris à reflet bleuâtre.
- Ces deux colorants se prêtent à tous les genres de teinture du coton et, par sùite de leur nuance bleutée, conviennent spécialement bien pour la teinture des filés de coton mercerisés et du coton en pièces, ainsi que pour la teinture dans des appareils mécaniques.
- MODE D’EMPLOI
- Filés de coton
- On teint dans des barques en bois ordinaires, munies de rouleaux presseurs, de préférence sur des bâtons coudés et dans un volume de bain correspondant à 20—25 fois le poids de la marchandise.
- 50 kilos de coton
- Premier bain : Bains suivants: Noir Immédiat brillant
- 5 B V conc., brev.
- s. g. d. g. ou 6 B G
- conc., brev.s. g.d. g. 4—6 kil. 2,5—3,5 kil.
- Sulfuredesodiumcrist. 4—7,5 » 2,5—4,5 » Carbonate de soude
- calc........................ 5 » 1»
- Sulfate de soude calc.
- ou sel marin. ... 35 » 3 »
- On teint au bouillon pendant environ une heure, on exprime et on rince.
- Pour de plus amples détails, se référer à la brochure N° 2.490 « La Teintur des Couleurs Immédiates sur coton en flottes » de la Manufacture Lyonnaise.
- Coton en bourre
- On teint dans un volume de bain correspondant environ à 15 — 18 fois le poids du coton, en employant à peu près les mêmes quantités de. colorant et de sels que pour le coton en flottes.
- On trouvera de plus amples renseignements dans
- p.353 - vue 360/394
-
-
-
- C.S: S
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la brochure No 2.494 « La Teinture des Couleurs Immédiates sur coton en bourre» de la même firme.
- Coton en pièces
- On emploie de préférence un jigger muni de rouleaux presseurs.
- Premier bain : Pains suivants :
- Noir Immédiat brillant
- 5 BV conc., brev.
- s. g. d. g. ou 6 B G
- conc., brev. s.g.d.g.
- Sulfuredesodiumcrist. Carbonate de soude calc Huile pour rouge turc. Sulfate de soude calc. ou sel marin. .
- 14—25 gr. 4,5—6 0/0 22—40 • » 6 —8 »
- 5 » 0,5—1 »
- 3 » 0,5 »
- •
- 10 — 15 » 1 —2 »
- par litre de du poids du
- bain coton
- En outre, on ajoute au premier bain pendant la teinture :
- Noir Immédiat brillant 5 B V conc.,
- brev. s. g. d. g. ou 6 B G. conc.,
- brev. s. g. d. g. . . Sulfure de sodium crist.
- Os — en
- 00 O
- o
- v o
- du poids du coton.
- On teint pendant à peu près une heure au bouillon, on exprime et on rince immédiatement à l’eau froide.
- . Pour de plus amples indications, voir la brochure No 2.4883 concernant « La Teinture en pièces avec les Couleurs Immédiates » de ladite manufacture.
- Teinture dans des appareils mécaniques
- Premier bain : Bains suivants :
- Noir Immédiat brillant
- 5 B V conc., brev.
- s. g. d. g. ou 6 B G conc. brev........... Sulfure de sodium crist. Carbonate de soude calc................. Sulfate de soude calc.
- 12,5—15 gr. 6— 8 0/0
- 14 —18 » 7—10 »
- 5 » 1— 2 »
- 30-40 » 5—10 »
- par litre de du poids du bain coton
- On teint au bouillon pendant 1/2 — 1 heure, on
- élimine rapidement le bain par pression ou par aspiration et on rince.
- Pour de plus amples renseignements se référer à la brochure N° 2.798 « La Teinture du coton dans des appareils mécaniques » de ladite Société.
- Traitement avec des sels métalliques
- Il n’est pas nécessaire de traiter les teintes avec des sels métalliques, en vue d’en augmenter la solidité ; il suffit de bien rincer après teinture.
- Il est bon d’ajouter au dernier bain de rinçage environ 2 — 3 gr., d’acétate de soude par litre, si l’on n’avive pas ensuite en bain alcalin.
- NOTE sur des accidents de décollage des draps de rouleaux en laine caoutchoutés Par M. Ch. Rollin (i).
- L’impression au rouleau emploie, on le sait, divers genres de draps devant fournir l’élasticité nécessaire entre les rouleaux gravés et le presseur de la machine à imprimer pourfaire sortir le dessin; dans le nombre se trouvent les draps de laine recouverts de cretonne, soit d’un côté, soit des deux, généralement des deux. Les cretonnes sont collées sur le drap à la dissolution de caoutchouc; il arrive qu’elles s’en détachent parfois prématurément, ce que nous croyons devoir attribuer, d’une part, à l’action des couleurs d’impression qui contiennent des dissolvants du caoutchouc, étude qui serait du domaine du comité de chimie, et, d’autre part, à des effets mécaniques dont il ne nous paraît pas avoir été tenu compte jusqu’à présent. C’est de ces derniers seulement que nous nous proposons de vous entretenir dans cette communication.
- Le décollage dont il est question se présente sous la forme d’une poche allongée entre le drap et la cretonne, cette dernière ayant commencé à céder et se trouvant refoulée à partir de ce moment jusqu’à ce que la machine s’arrête ; l’intérieur de la poche montre que la laine superficielle a été arrachée du drap par la cretonne et est adhérente à celle-
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse
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- CS CA Or
- ci, et dans la poche même on découvre de la laine pulvérisée par poignées.
- Faute d’autre explication, il a été admis pendant longtemps, à tort selon nous, que des bulles d’air pouvaient rester emprisonnées entre le drap et la cretonne lors du doublage de ceux-ci, bulles d’air que la pression considérable des rouleaux refoule -rait, produisant la poche ci-dessus décrite. Nous n’avons jamais pu acceptercette interprétation pour les raisons suivantes :
- Supposé qu’une bulle d’air fût vraiment logée entre le drap et la cretonne et capable de produire l’effet prétendu, dès le premier passage sous la pression de la machine, cette bulle devrait se manifester; or, la poche n’apparaît généralement pas avant plusieurs semaines, même quelques mois de fonctionnement. D’autre part, quand, ainsi que cela se pratique aussi, de vieux draps de rouleaux ayant déjà travaillé suffisamment longtemps, étant, par conséquent, allongés à fond, viennent à être doublés de cretonne, on ne constate jamais sur eux le décollage attribué « à la bulle d’air», qu’on ne rencontre pas davantage dans les draps cretonnes,
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- 20 40 60 80
- c’est-à-dire composés uniquement d’un certain nombre de plis de cretonne collés ensemble et, par conséquent, homogènes. Et pourtant les opérations du caoutchoutage et du doublage sont | effectuées de la même manière pour tous ces articles. Pour corroborer ces faits, nous avons jugé indispensable de procéder à des expériences directes sur des bulles d’air introduites intentionnellement entre le drap et la cretonne et avons soumis des
- échantillons ainsi préparés à des calandrages éner-giqueset répétés; aucun décollage n’en est résulté.
- Ces circonstances nous ont amené à rechercher ailleurs l’origine des décollages décrits et nous croyons l’avoir trouvée dans la différence des élasticités respectives du drap neuf et de la cretonne par suite de laquelle ces éléments hétérogènes ten» dent à subir sur la machine à imprimer des allongements fort inégaux, tant du fait de la tension à laquelle les draps caoutchoutés sont soumis que du lainage produit sur eux par la pression des rou-leaux.
- De nombreux essais dynamométriques ont été faits pour lesquels MM. Scheurer, Lauth et Cie, à Thann, ont bien voulu mettre gracieusement leur personnel et leur matériel à notre disposition ; nous en exprimons ici particulièrement à M. Albert Scheurer nos vifs remercîments. Les résultats ob-tenus sont les suivants :
- Le drap de bonne qualité courante qui a servi aux expériences s’allonge en moyenne de 59 0/0 de sa longueur initiale avant de rompre, alors que la cre-tonne ne supporte pas plus de 15.4 0/0 d’allongement moyen. Les allongements respectifs en o/o de la longueur initiale sous charges croissantes du drap et de la cretonne, observés sur des échantillons de 45 mm. de largeur, 120 mm. entre mordaches du dynamomètre, ont été :
- Charges Drap Cretonne
- Kilos Allongement % Allongement %
- 20 11,4 5)0
- 40 16,8 7,9
- ÔO 23,9 10,8
- 80 35,6 12,3
- 90 — 15,4
- IOO 5L7 —
- Jusqu’à 80 kilos de charge, le drap s'allongé de plus du double que la cretonne et au-delà encore bien davantage ; le graphique ci-contre rend la divergence particulièrement frappante et, à l’examiner, on se rend compte que la cretonne ne peut pas suivre le drap.
- De ce qui précède, nous estimons pouvoir conclure que les décollages que nous venons d’étudier sont bien les conséquences mécaniques de la diffé-
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- ce en Oi
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- rence d’extensibilité du drap neuf, non étiré, et de la cretonne et qu’il conviendrait, pour les éviter dans la mesure du possible, en premier lieu de faire allonger le drap à ce qu’on pourrait appeler son extension de régime avant de le faire caoutchouter, en second lieu de ne le tendre que juste ce qu’il faut sur la machine à imprimer.
- ÉTUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTITUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L'IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (i)
- (Suite. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 5, 20 août, 5, 20 septembre, 5, 20 octobre, 5 et 20 novembre 1906.)
- Action du sulfure de sodium
- Schneider a breveté l’emploi d’une solution de sulfure de sodium à 30 0/0 pour l’obtention d’un éclat soyeux sur les filés de coton teudus (D.R.P. K1 8 12196 de 1896). Nous avons remarqué à l’emploi de cette solution un raccourcissement des éche-veaux équivalent à 1,3 0/0 de leur longueur. Les filés immergés tendus ou non tendus prennent de l’éclat mais beaucoup moins que par l’action de la. soude sur les filés tendus. Sous le microscope, les fibres se déroulent et se gonflent, mais peu.
- Actions de solutions saturées d’iodure de potassium ET D’IODURE DOUBLE DE POTASSIUM ET DE MERCURE.
- Nous avons déjà vu que ces deux solutions ont une action considérable sur les filés. Le retrait est de 2,3 0/0 avec l’iodure de potassium ; tendus, les écheveaux n’acquièrent que peu d’éclat supplémentaire. Il en est de même avec la solution saturée d’iodure double de potassium et de mercure. Au microscope on ne constate aucune détorsion de la fibre et un gonflement médiocre de celle-ci, qu’il
- (1) Traduit du Jour. of Soc. of Chem. ind. par Moniteur Quesneville.
- s’agisse de l’une ou de l’autre des deux solutions dont nous venons de parler.
- Action d’une solution saturée d’iodure double DE BARIUM ET DE MERCURE
- Nous avons montré précédemment qu’une solution saturée d’iodure double de barium et de mercure {Tour. ofSoc.of Chemical Industry. 1903, p. 70-77) produit un raccourcissement des fibres du coton en même temps qu’il en augmente la résistance à la traction. Les résultats obtenus sont équivalents à ceux que produit la soude caustique à 65° Tw. Sous le microscope, cependant, l’iodure double en question ne produit aucune détorsion des fibres bien que celles-ci se gonflent d’une manière considérable tout en perdant de leur longueur. Si un écheveau est immergé tendu dans le réactif, il n’en ressort qu’avec un léger lustre.
- Ni l’acide formique, ni l’acide cristallisable, ni l’ammoniaque n’occasionnent, aux fibres du coton examinées sous le microscope, de changement d’aucune sorte.
- En passant en revue les résultats que nous venons de donner, on pourra se rendre compte que les réactifs qui produisent : 10 une détorsion rapide ; 2° un gonflement considérable et 3° un fort retrait des fibres, en particulier la soude caustique, la soude additionnée de silicate de potasse ou de glycérine, l’acide nitrique, sont ceux qui confèrent le plus de lustre aux filés tendus. Les trois facteurs de celui-ci sont, à notre point de vue nécessaires, essentiels même à la production de l’éclat recherché et on aura pu faire la remarque que si deux seulement de ces facteurs sont enjeu on ne pourra attendre que peu de résultat ou même point. Ainsi le sulfure de sodium ou l’acide chlorhydrique peuvent produire une détorsion rapide de la fibre, mais ils ne lui occasionnent que peu de gonflement et peu de retrait.
- Aussi les écheveaux plongés, tendus, dans ces réactifs n’acquièrent qu’un éclat médiocre. De même aussi, l’iodure double de barium et de mercure qui fait gonfler considérablement les fibres et les raccourcit, mais qui ne les détord pas, ne donne
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- que peu d’éclats aux filés. Enfin, le chlorure de zinc, l’iodure de potassium et de mercure qui ne détordent pas les fibres, qui ne les gonflent et raccourcissent que modérément, donnent encore le même résultat, c’est-à-dire que le coton n’acquiert avec eux qu’un lustre très imparfait.
- Pour en terminer avec cette partie de notre travail, nous croyons qu’il ne sera pas sans intérêt pour le lecteur de rappeler ce que nous avons déjà publié dans {Joïir. of Soc. Chemical industry, 1903, p. 70-77). Ce sera, pensons-nous, la confirmation la plus probante de notre théorie qui consiste à dire que pour donner par la mercérisation un brillant au coton, il faut absolument que les trois conditions : déroulement, gonflement et raccourcissement de ses fibres s’opèrent ensemble. Un écheveau de 66 mètres de long de fil d’Egypte non blanchi, ayant une résistance à la traction de 417,4 + 2,1 gr. fut immergé dans de la soude à 65° Tw et après lavage et séchage fut trouvé ne plus mesurer que 44,8 m. Sa résistance à la traction avait augmenté et égalait 526,3 -I 3,8. gr. Un second écheveau de même longueur, de même qualité, fut traité par l’iodure double de barium et de mercure ; après lavage et séchage, sa longueur était ramenée à 48,9 m., sa résistance à la traction était représentée par 526,6 + 3,3 gr. Ainsi le raccourcissement et l’augmentation de résistance étaient, pour les deux écheveaux, pratiquement les mêmes et nous pouvons en conclure que, dans les deux cas, le gonflement et le raccourcissement des fibres furent pour ainsi dire identiques. Cependant, au point de vue du lustre, l’écheveau traité par la soude présentait seul un éclat parfait et il faut donc attribuer à la détorsion produite par la soude l’obtention de ce lustre particulier que l’iodure double n’avait pu donner. Il s’agit ici, bien entendu, pour les deux écheveaux considérés, d’une immersion à l’état tendu dans l’un et l’autre des deux réactifs.
- (A suivre.)
- L’APPRÈT FINAL la teinture et l’impression de la peluche de mohair
- (Suite et fin. — Voir notre numéro du 20 novemb-e 1906.)
- Après le séchage à froid, les tissus sont vaporisés pendant une demi-heure à la pression atmosphérique. Si on- ne vaporise pas, il faut ajouter plus d’acides aux pâtes d’enlevage ; avec vaporisation, il faut mélanger l’acide chlorhydrique avec son propre poids de sel d’étain de 500 B, ou avec du chlorure de zinc de la même force. Dans ce dernier cas, fixer au mouillé avec 5 à 10 minutes de vaporisage. * . . .
- On se sert quelquefois de la poussière d’étain et de bisulfite, le mohair et la laine sont très sensibles à cet enlevage.
- Une addition d’ammoniaque augmente l’efficacité et aussi la durabilité de l’enlevage. Le chlorure de zinc diminue son efficacité.
- On peut se servir de la pâte d’enlevage suivante :
- Poussière de zinc.
- Chlorure de zinc 500 B.
- Bisulfite 38° B.
- Ammoniaque 10 0/0 .
- 60 grammes
- 30 cc.
- 30 cc.
- 75 cc.
- ou quantité suffisante pour rendre la masse alcaline au tournesol :
- Epaississeur farine de seigle 10 : 100. . 400 cc.
- On applique ce mélange avec une brosse et les tissus sont vaporisés en châssis posés sur l’eau bouillante pendant 10 à 30 minutes. L’alcalinité et le chlorure de zinc coopèrent en empêchant l’action de la pâte de se répandre au delà des endroits imprimés. Après vaporisage, rincer à fond en ajoutant un acidulant léger à un des bains intermédiaires. La peluche de soie traitée avec une pareille pâte d’enlevage, donne un blanc jaunâtre, si elle est séchée avec l’acide de chaleur, mais un séchage spontané donne un blanc pur parfait.
- Voici une formule pour teindre en noir les extrémités des poils. Les tissus sont légèrement séchés avant le vaporisage qui se fait pendant une demi-heure à la pression de 7 livres :
- Sulfate ferreux. .5o gr.
- Sutfate de cuivre, ... 10 gr.
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- 50 kil.
- 4 »
- 12 »
- 20 »
- 4 »
- 4 »
- 32 »
- Ammoniaque.......................... 100 cc.
- - Acide oxalique................. 50 gr. Extrait de bois de campêche 20°.....B. 100 cc.
- Glycérine 23° B............100 cc.
- Sel ammoniac....................100 gr.
- Épaississeur de dextrine. . . . 650 cc.
- - Le sel ammoniac a pour but de retarder la disso-ciation des sels métalliques pendant le vaporisage.
- Pour obtenir des extrémités brunes, imitation fourrure, en emploie les couleurs d’impression suivantes :
- Brun anthracène 40 0/0 pâte ' Acide oxalique .... Glycérine 23° B.
- Acétate de chrome 20 0/0.
- Sulfate de cuivre. . . Extrait de bois jaune. .
- Eau. .......
- Épaissir avec de la dextrine.
- Les tissus imprimés sont séchés à froid et vaporisés pendant une heure à la pression de 7 heures.
- On obtient plus de souplesse en traitant par un apprêt fait en chauffant la fécule de pomme de terre avec le chlorure de magnésium sous pression.
- Les tissus teints en noir, c'est-à-dire avec du bois de campêche, sont finis avec une liqueur qui est une décoction de myrobolam et de quillaia. Les tissus lavés avec cette liqueur, sont lavés sur la machine jusqu’à ce que la mousse disparaisse, puis on les sèche. Le traitement donne au noir plus de lustre.
- La dextrine est aussi largement employée comme apprêt après et avant la teinture. Elle améliore la souplesse et le lustre. il en est de même du pétrole, mais les tissus sont alors susceptibles de laisser sur le papier des taches grasses. Le pétrole brut donne un meilleur lustre que le rectifié.
- (Textile Colorist.)
- LES CISEAUX DU RÉDACTEUR
- Le « Textile world Record » a publié dans son numéro de novembre un article dans lequel il critique d’une manière spirituelle la tendance de certains journaux à s’approprier, à l’aide des ciseaux, les
- idées et les procédés techniques découverts par autrui.
- D’après l’auteur de cet article, les Allemands usent de ce procédé avec une désinvolture déconcertante, et il cite à l’appui de ses récriminations les cas suivants :
- « A la première page de « Kuhlow’s German Trade Review », du 10 octobre, journal publié à Berlin, se trouve un éditorial intitulé : Le coton et le tarif allemand. Or, l’article a été pris entièrement dans le numéro de juillet du «Textile world Record», et le rédacteur n’a pas soufflé mot de la provenance de cet article.
- Un autre journal allomand, « Leipziger Farber Zeitung», a commis le même genre de fraude, mais les suites se sont compliquées d’une manière amusante.
- Dans le numéro de février 1906, du « Textile world Record », parut un article original : Noir solide sur la bonneterie, signé du pseudonyme F. B. Thomas.
- Le mois dernier, M. Carey,l’auteur de cet article, fut surpris de trouver le même article, aux expressions modifiées, dans le journal « Fibre et Fabric » de Boston, qui l’attribuait au journal allemand «Leipziger Farber Zeitung». Ayant fait des recherches, l’auteur a découvert que le « Fibre et Fabric » de Boston, l’avait emprunté au « Dyer and Galico Printer» de Londres, qui l’avait attribué au journal allemand de Leipzig. Ayant continué ses recherches, M. Carey trouva effectivement l’article en question dans le «Leipziger Farber Zeitung» publié sans indication de source.
- Il était évident que la bonne fois de tous les journaux était surprise sauf celle du « Leipziger Fâr-ber Zeitung » qui s’était attribué sciemment un article ne lui appartenant pas,
- Le cas du « Moniteur de la Teinture » est encore plus amusant.
- Aussitôt que l’article « Noir solide sur bonneterie », avait paru dans notre numéro de février du « Textile world Record » une traduction française parut dans le « Moniteur de la Teinture », avec indication régulière de son origine ce qui prouve
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- que notre confrère 'parisien lisait le « Textile word Record » plus attentivement que les journaux de Boston et de Londres et que, à l’encontre du « Leipziger Farber Zeitung », il a des scrupules lorsqu’il s’agit d’un travail d’autrui.
- Cependant, après un intervalle de plusieurs mois, notre confrère de Paris ayant oublié sa traduction antérieure, a publié le même article en l’attribuant comme le «Dyer and Calico Printer», de Londres au journal Allemand « Leipziger Fârber Zeitung ».
- Le « Textile world Record » reconnaît que la bonne foi du « Moniteur de la Teinture » est hors de cause, il se plaint seulement des procédés des journaux de Berlin et de Leipzig qu’il qualifie comme contraires à l’équité professionnelle.
- De notre part nous pouvons expliquer notre erreur par le fait que le « Leipziger Farber Zeitung». a si bien remarqué l’article en question que, seul, son véritable auteur, M. Daniel J. Carey, a pu découvrir le pot aux roses. D’ailleurs les Allemands sont coutumiers du fait et le droit d’auteur n’existe pour eux qu’en tant qu’il offre protection à leur propriété littéraire.»
- COMMERCE DE L’INDIGO A BOMBAY en 1905-06
- Il résulte d’une communication du Consul général d’Allemagne à Calcutta que la valeur de l’exportation de l’indigo de Bombay est tombée en 1905-06 à 350.000 roupies, c’est-à-dire au niveau le plus bas depuis 1900.
- Cette exportation, qui est presque exclusivement dirigée vers la Perse, atteignait encore en 1904-05 une valeur de 650.000 roupies.
- La qualité du produit de cette année aurait eu, en outre, beaucoup à souffrir, de sorte que les prix ont subi une baisse de 6 0/0.
- (Nachrichten für Handel und Industrie. de Berlin.)
- REVUE DES BREVETS D’INVENTION
- Sous cette rubrique, nous donnons la liste des brevets d’invention récemment délivrés.
- No 5190. — Procédé pour obtenir des effets particuliers sur les velours imprimés et gaufrés, par M. Boyer (E.).
- No 5191. —Procédé et dispositif pour la teinture mécanique des bobines de coton, par M. Fontaine (P.).
- No 5192. —Machine à teindre, par M.Klug (P.).
- No 5219. — Procédé d’obtention de teintures rouges sur fibres animales ou végétales, par la Société Kalle et Cic Aktiengesellschaft.
- No 5220. — Tissu à bordure imprimée, par M. Chermette.
- No 5222.— Production de teintures solides sur tissus, par la Société Badische Anilin et Soda Fabrik.
- N° 5245. —Procédé pour la production sur laine de nuances allant du violet au bleu, par les Fabriques de couleurs d’aniline et d’extraits ci-devant Jean Rod Geicy et Cie.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE de Mulhouse
- (Suite. -- Voir nos numéros des 20 octobre, 5 et 20 novembre 1906.1
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- Albumine du sang. —Médaille d’honneur et une somme de 1000 francs pour une albumine du sang décolorée, et ne se colorant pas par le vaporisage.
- L’albumine du sang est restée jusqu’ici le meilleur, le seul substitut réel de l’alumine des œufs, et si son emploi est limité à l’impression de certaines couleurs, cela est dû uniquement à sa coloration.
- Une albumine du sang, suffisamment décolorée, pourrait donc remplacer le blanc d’œufs desséché dans toutes ses applications industrielles, mais il faudrait que cette albumine pût se vendre à un prix inférieur à celui de l’albumine d’œufs, qu’elle n’eût pas perdu la propriété de se dissoudre complète" ment dans l’eau froide et d’être coagulée par la chaleur, et qu’en dissolution elle présentât la même viscosité que l’albumine d’œufs..
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- Essai des drogues. —Médaille d’argent pour un manuel traitant de l’essai des drogues employées dans l’industrie de l’impression et de la teinture.
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- . Encre indélébile pour tissus. — Médaille d’argent pour une encre devant servir à marquer les tissus de coton destinés à être teints en fonds unis rouge puce et autres couleurs foncées. Cette encre doit encore rester apparente après avoir subi toutes les opérations que ces teintures exigent.
- Les tissus introduits en Alsace, à charge de réexportation, sont marqués par la douane avec une encre composée de goudron, de noir de fumée et de plombagine. L’estampille ne peut être rendue visible après la teinture en uni des couleurs susmentionnées qu’en décolorant la partie du tissu sur laquelle la marque a été apposée (et qui nécessairement a dû être entourée d’un fil avant la teinture). Bien souvent il ne reste plus trace de l’estampille, et il résulte de ce fait de graves inconvénients pour le fabricant. Il s’agirait donc de trouver une encre qui non seulement résistât aux opérations du blanchiment, mais encore fit réserve sous les couleurs indiquées.
- Blanchiment
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- Enlèvement des taches de graisses minérales. — Médaille d’argent pour un procédé pratique permettant d’enlever dans les tissus les taches de graisses minérales provenant du tissage.
- Ce procédé devra être d’une application générale et ne pas renchérir sensiblement le prix du blanchiment des tissus.
- Les taches de graisses minérales ne sont qu’im-parfaitement enlevées par les procédés habituels de blanchiment et reparaissent dans les opérations de teinture et d’impression. Le nettoyage à la main n'est pas considéré comme une solution de la question.
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- Emploi des résines dans le blanchiment du coton. — Médaille d’argent pour un mémoire sur l’emploi des résines dans le blanchiment des tissus de coton.
- Le mémoire devra indiquer le rôle que joue la résine dans le lessivage des tissus, les proportions dans lesquelles elle doit être employée, le meilleur mode de préparation du savon de résine, ainsi que les qualités de résine qui conviennent le mieux.
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- Blanchiment et coloration des diverses espèces de coton. —Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de coton dans le blanchiment et la coloration des tissus.
- Les tissus pour impression étaient autrefois formés uniquement des filés en Louisiane, en Jumel et en Géorgie longue soie. Aujourd’hui une grande partie des tissus se fait en cotons d’Amérique de nature bien différente, et en cotons des Indes purs ou mélangés de cotons d’Amérique. Outre cela, soit par suite de la cherté des belles qualités, soit par suite du perfectionnement de l’outillage de nos filatures, on est arrivé à employer des classements inférieurs que l’on ne connaissait pas autrefois, et parmi lesquels, dans les années humides ou de gelées précoces, se trouvent des parties tachées ou décolorées dont la fibre a déjà subi une altération préjudiciable. En un mot, la nature des filés destinés à la fabrication des tissus a subi des modifications qui, pour l’impression, présentent de graves inconvénients.
- 1 Le mémoire devra indiquer la solidité relative des divers cotons, l’action qu’a sur eux le blanchiment, leurs affinités pour les mordants organiques et inorganiques, ainsi que celles qu’ils ont pour les matières colorantes.
- 43
- Blanchiment des tissus de coton. — Médaille d’honneur pour un système de blanchiment continu, au large, et donnant un blanc aussi parfait que celui qu’on obtient par l’ancien procédé à la chaux et à la lessive de soude. Le prix de revient du blanc ainsi obtenu devra être assez bas pour en permettre l’application à la marchandise courante. Les systèmes existants ne sont pas exclus du concours.
- Pour mettre le Comité de chimie à même de se prononcer sur la valeur d’un pareil système, et de faire les essais qu’il jugera nécessaires, un appareil
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- monté en Alsace devra être mis à sa disposition au moment où la demande de prix sera faite.
- 44
- Blanchiment et coloration des diverses espèces de laine. — Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de laine dans le blanchiment et la coloration des tissus. — Indiquer quelles sont les sortes qui opposent au blanchiment le plus de résistance tant au point de vue du dégraissage qu’à celui du blanchiment proprement dit, et examiner si, dans certains cas, la décoloration par l’acide sulfureux n’est pas supérieure à celle par l’eau oxygénée ou vice versa.— Déterminer, pour chaque espèce de laine, la rétrogradation provoquée par le vaporisage. — Enfin, examiner les capacités tinctoriales de chacune de ces laines et les comparer entre elles.
- Le prix pourrait être accordé pour un travail complet sur l’une de ces questions prise isolément.
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- Blanchiment et coloration des diverses espèces de soie. — Médaille d’honneur pour un mémoire indiquant le rôle que jouent les différentes espèces de soie cultivées et sauvages dans le blanchiment, la teinture, l’impression et la charge.
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- Blanchiment de la laine et de la soie.— Médaille d’honneur pour une amélioration importante dans le blanchiment de la laine ou de la soie.
- Le blanchiment des laines et de la soie est encore très incomplet : les opérations réitérées par lesquelles on passe les laines et la soie suffisent à peine à les ’ dégraisser et à réduire leur matière colorante, sans toutefois la détruire. Les laines et les soies d’apparence blanche tiennent cette qualité bien plus de celle de la matière première que de l’effet du blanchiment.
- Le procédé que nous exigeons devra réussir sur toutes les qualités de laines ou soies, sans adjonction de l'azurage complémentaire, avec lequel on imite un faux blanc. Il devra supporter un vaporisage d’une heure, ne pas nuire aux couleurs d’impression et ne pas affaiblir le tissu.
- (A suivre.)
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendit détaillé de tel cas juridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (125). Marché à livrer. — Obligations en résultant. — Inexécution. — Force majeure. — Signes caractéristiques. — Mise en demeure.— Manière de Vopérer en matière commerciale.— Dom mages - in térêts.
- ©
- Les conventions légalement formées faisant la loi des parties, celles-ci sont tenues de les exécuter de bonne foi dans tout leur contenu, sans que leur économie ne puisse être modifiée que de leur consentement mutuel.
- Les cas fortuits et de force majeure ne sont des causes légitimes d’inexécution de contrats régulièrement intervenus qu’autant qu’ils sont constitués par des circonstances qu’il était impossible de prévoir ou d’empêcher.
- En matière commerciale, la mise en demeure pérvue par l’art. 1146 C. civ. peut s’effectuer de toute autre manière que par acte extrajudiciaire ; notamment les lettres missives peuvent être substituées à une sommation par acte d’huissier pour mettre un débiteur en demeure d’exécuter.ses obligations, pourvu que les injonctious y formulées ne laissent aucun doute sur la volonté du créancier de l’obligation d’en exiger l’exécution.
- (Tribunal de commerce de Saint-Etienne, 10 novembre 1904).
- Questions de timbre-quittance
- On sait qu’aux termes de l’article 18 de la loi du 25 août 1871, sont soumis à un droit de timbre de 10 centimes les quittances ou acquits donnés au pied des factures ou mémoires, les quittances pures et simples, reçus ou décharges de sommes, titres, valeurs ou objets et généralement tous les titres, de quelque nature qu’ils soient, signés ou non signés qui emportent libération, reçu ou décharge. Il est fait exception pour les quittances de 10 francs et au-dessous, quand il ne s’agit pas d’un acompte ou d’une quittance finale sur une plus forte somme.
- Cette disposition légale, très générale dans ses termes, permet aux Tribunaux d'en étendre l’applica-tion à des documents qui ne sont pas des reçus ou décharges. Ainsi il a été jugé maintes fois qu’une facture*, même non signée, doit porter un timbre de quittance lorsque, dans le libellé de cette facture il est fait mention d’un acompte de plus de 10 fr. antérieurement versé*
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ces décisions se justifient par les termes de l’article 18 qui prescrivent l’application du droit à tous les titres signés ou non signés qui emportent libération, reçu ou décharge. Or, la constatation sur une facture du versement d’un acompte venant en déduction du montant total, entraîne certainement la libération du débiteur qui peut valablement se prévaloir de la mention portée à ladite facture, à défaut de quittance spéciale. Mais que décider si cette mention ne constitue qu’un simple rappel de compte et même si elle fait double emploi avec une quittance déjà délivrée antérieurement avec le timbre d’acquit pour la même somme ? Cela importa peu, a déclaré le Tribunal de la Seine, par jugement du 22 avril 1904, il faut autant de timbres qu’il y a de constatations que le versement a été effectué.
- La loi du 30 mars 1872 a apporté une exception nouvelle au principe établi par la loi de 1871. Dans son article 4, elle dispose que : a sont exempts du droit de timbre, les quittances, reçus ou décharges de toute nature, les reconnaissances et les reçus donnés, soit par lettre, soit autrement, pour constater la remise d’effets de commerce à négocier, à accepter ou à encaisser. »
- D’après cet article, les accusés de réception d’effets de commerce semblent ne pas être passibles du timbre de quittance de 10 centimes; cependant certaines grandes administrations font toutes réserves sur las accusés de réception non munis du timbre de quittance qu’elles sont appelées a recevoir. On se demande dès lors pourquoi ces réserves si l’article 4 de la loi de 1872 est toujours en vigueur, et s’il a réellement la portée que son texte paraît indiquer.
- Cet article 4, en effet, pour être appliqué, a besoin d’être interprêté. A première vue il semble viser tous les récépissés de remise d’effets de commerce, alors qu’en réalité il ne s’applique qu’à une certaine catégorie : ceux délivrés par les banquiers.
- Il faut, pour s’en convaincre, se reporter aux travaux préparatoires du Parlement et rechercher quelle a été la pensée du législateur.
- Lors de la discussion de la loi, le rapporteur à la Chambre, M Mathieu-Bodet, s’est exprimé ainsi :
- « . . L’art. 4 introduit dans la loi une exception au principe de l’art. 18 de la loi du 2 août 1871 qui assujettit à un droit de timbre de 0 fr. 10 toutes les quittances, reçus ou décharges de sommes, titres, valeurs ou objets et généralement tous les titres de quelque nature qu’ils soient, signés ou non signés qui emportent libération, reçu ou décharge. Cet article est général et doit recevoir son application dans tous les cas qui ne sont pas exceptés par l’art. 20. Mais la Commission a pensé qu’il convenait d’excepter de cette règle les accusés de réception, donnés par les banquiers, d’effets ou billets, qui doivent être présentés à l’escompte ou à l’encaissement. Cette exception est admise à peu près dans les mêmes termes, par la loi anglaise. Elle est d’ailleurs justifiée par la nature même des effets de commerce. Créés pour remplir l’office de la monnaie, ils doivent passer de mains en mains ; l’acte qui constate cette circulation nécessaire doit donc être exempt du timbre. Cette exception devra être restreinte dans les limites expressément déter
- minées par la loi ; elle ne pourra même pas être étendue aux lettres qui constateraient des réceptions d'es-pèces, de billets de banque ou de titres autres que ceux nommément exceptés.
- Il résulte des explications ci-dessus que seuls les accusés de réception donnés par les banquiers sont exempts de timbre : c’est ce qui explique les termes employés par l’article 4 : « reçus... pour constater la remise d’effets de commerce à négocier, à accepter ou à encaisser. »
- Cette interprétation est celle donnée par la jurisprudence. (V. Jugement du Tribunal d’Amiens du 13 août 1875.)
- La question s’est posée de savoir si les accusés de réception de bordereaux d’effets contenant la mention de l’escompte ou de l’agio, devaient bénéficier de l’exception légale. L’Administration de l’Enregistrement avait formellement soutenu la négative, mais depuis elle s’est rangée à l’opinion du Tribunal de la Seine qui, par jugement du 18 novembre 1898 a tranché la question en admettant, dans ce cas particulier, l’exemption prévue à l’article 4 de la loi de 1872.
- Camille Contal, Avocat à la Cour de Paris.
- CORRESPONDANCE
- M. V. R., à St-Etienne. — Un chemin de fer minier autorisé et construit dans les conditions de la loi du 27 juillet 1880 ne constitue pas un travail public, mais une propriété privée. Par suite, l’autorité judiciaire est seule compétente pour apprécier le préjudice causé aux tiers par l’établissement de ce chemin de fer.
- M.D. M.}à Lyon.— L’article 5 de la loi du 31 mars 1903 a disposé que les conseils municipaux peuvent remplacer par une taxe vicinale le produit des journées de prestations que les communes sont tenues de voter pour les chemins vicinaux.
- M. D. M., à Lyon. — Les associés sontsolidaires pour tous les engagements de la Société, encore bien qu'un seul des associés ait signé, pourvu que ce soit sous la raison sociale.
- AVIS
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
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- Nous prions nos abonnés de ne nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l’on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
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- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et à la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Déclaration de faillite
- Lyon. — Ugnon (Claudius), Teinturier, apprêteur, 55, rue Louis-Blanc. — S. M. Madignier.
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- Paris. — Teinturerie, par Mlle Barrat, 68, rue des Poissonniers. — Entrée en jouissance de suite.
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- Paris. — Teinturerie, par M. Bataille, 9, rue Gounod. — Entrée enjouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie par Mlle Chazelle, 5, rue Beaure. paire. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Grausser, 3, rue Chaba-nais. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Datteny à M. Cambier, 8, rue St-Joseph. — Entrée en jouissance le 13 novembre.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Paris, 21, boulevard des filles du Calvaire. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Charlier, 6, rue de Turenne. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par M. Delabrouille à M. Lafont, 85, rue Lecourbe.— Entrée en jouissance le 19 novembre, Courbevoie. — Teinturerie, par M. Ryon, 8, boulevard de Courbevoie. — Entrée en jouissance de suite.
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- Le Gerant : A. FAYOLLE, xy.
- Paris. — Imprim, de la Société anonyme de Publications indu s trie il en et d'Imprimerie administrative,
- A. FAYOLLE. *, Directeur, 20, rue Turgct (IX-)
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- EXEMPLE: M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne, son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris (IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette personne répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. N’étant qu’un agent de. transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES Pendant les dix premiers mois des années 1904, 190 *> et 1906
- I Na PORTATIONS Quantités I livrées à la consommation . j EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1006 1905 1904 1906 «005 | 4004
- Bois de teinture en bûches : Mexique. 1.000 k — — Brésil » — Haïti » — Guatemala.. » — Autres pays. » Totaux ... » Bois de teinture moulus. » Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m 2.932 27 367 1.636 17 316 3.522 28.298 902 24.416 4.072 29.605 - 3.588 25.673 Bois de teinture en bûches. 1.000 k. — moulus » Garance en racine, moulue ou en paille... Q.m. Curcuma en racine » — en poudre » 346 170 68 394 28 409 1.163 288.920 512 453 1.218 20 27S 981 1 810 11 1.557 328 343 669 241 7 7 887 42.656 25.225 15.120 2.815 39.405 16 7 143 99 647 26 66 1.235 255.171 543 111 465 343 821 2.040 14 964 556 317 849 296 86 480 49 759 28 732 14.462 3 033 37,544 447 184 145 363 39 42 1 353 282.898 523 396 737 17 S31 815 1 569 13 1.534 522 371 699 577 117 632 46.U0 19.230 13. 43 1 905 39.829
- 49 251 57.138 62.938 Lichens tinctoriaux » Ecorces à tan, moulues ou non » Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles » Moulus »
- 3 079 1.967 186 22.338 1.792 41.705 41 8 75 35.697 17.706 1.385 438 24 116 2.565 12 1.236 36.404 1.009 6 76 14 1.4S7 99 4 1 678 9.918 946 645 1 203 9 607 5.35/ 1:2 730 21 835 35.869 880 1.621 3 6.439 1 287 39.838 51.941 36.557 24.902 375 626 14 002 2.125 1 962 25 989 1 091 81 1.09 16 1.607 8 881 906 549 1 252 10 217 6 099 126 786 25.175 29.124 476 1 605 11 8.957 2.044 34.743 47.072 31.476 34.520 260 529 3 528 1 484 3.240 1 24.441 1 263 8 7b 6 1.585 33 1.537 K. 583 1 315 540 8’ 1 120 9.548 4.597 110 823 23.730 22.370
- — en poudre..... » Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues »
- Lichens tinctoriaux » Ecorces à tan, moulues ou non » Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles » Moulus » Noix de galle et avelandes entières, con-cassées ou moulues » Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » Libidibi et autres gousses tinctoriales.... » Safran » Autres teintures et tanins » Cochenille » Kermès animal » Indigo » Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu » Cachou en masse »
- Autres teintures et tanins » Cochenille » Kermès animal » Indigo. » Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu . » Cachou en masse » Rocou préparé » Orsei le préparée, humide en pâte » — sèche (cudbéard ou extrait). » Extraits de bois de teint, et d autres espèces: Garancine » Autres : Allemagne »
- Rocou préparé ; » Orseille préparée, humide en pâte » — sèche (cudbéard ou extrait). » Extraits debois de teint, et d’autres espèces : » , Autres » Teintures dérivées du goudron de houille: Acide picrique » Alizarine artificielle » Autres . .... » — Belgique » — Angleterre » — Etats-Unis » — Autres pays*. » Totaux » Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique » Alizarine artificielle » Autres »
- 125 221 133.5:0 121.247
- 122 1 5 808 14.862 610 40 40 1.182 12.980 215.531 266 277 32.060 2.944 610 3 3 188 13.871 360 46 29 1 089 12.839 204.752 2 2 378 24 536 3.606 12 3 097 14.160 465 51 48 1.243 12 471 200.802 420 238 22 286 5.809
- Outremer » Bleu de Prusse. » Outremer » Bleu de Prusse . »
- Carmins communs » Carmins communs . »
- fins » — fins »
- Vernis à l’alcool » — a l’essence,à l’huile ou à l’essence et a l’huile mélangées » Ocres broyées ou autrement préparées... » Verts ne Schweinfurt et verts métis, cen- dres bleues ou vertes » Verts de montagne,de Brunswick et simil. » Talc pulvérisé »• Couleurs non dénommées » Vernis à l’alcool ... » — à l’essence,à l’huile ou à l essence et à l’huile mélangées » Ocres broyées ou autrement préparées.... » Verts de Schweinfurt et verts métis, cen- dres bleues ou vertes ... » i Verts de montagne, de Brunswick et simil. » Talc pulvérisé » Couleurs non dénommées »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DU MARCHÉ
- CO ot
- PLACE DE PARIS
- Les 100 k.
- Acide acétique industriel 40 % .... » » 35 % .... » azotique (voir acide nitrique), muriatique 22: chimiq. pur.. » » 20/22 par 15 touries » nitrique 36" blanc » » » jaune.. • * » » 40- blanc » » » jaune » » 36’ chimiquem. pur. » » 40’ » » » oxalique » picrique cristallisé » sulfurique 53- » » 60’ environ ...... » » 66- » » » 66" chimiq. pur .. » » au soufre » tartrique 1er blanc Alcali volatil du gaz 22: » » 28/29
- 35 »
- 32 » » »
- 32 25
- 6 25
- 36 »
- 35 »
- 45 »
- 44 »
- 52 »
- 58 »
- 115 »
- 210 »
- 5 25
- 6 50
- 8 25
- 33 »
- 15 »
- 250 »
- 38 »
- 61 »
- L’hecto
- Alcool dénaturé type Régie 90'........ » » Les 100 k.
- Alun épuré.................................. » ».....................................ordinaire.................................. 16................................» ».....................................de chrome................................. 37..............................50
- L’hecto
- Benzine cristallisable...................... 50 » »..................................lourde, industrielle....................................................................... 48 » ».....................................type Régie..................................»............................ 55 » Les 100 k.
- Bichromate de potasse.......................... 85 » » soude........................................ 70......................................» Bi-oxyde de baryum 85/86 .......................95 » Borax raffiné en cristaux...................... 45 » Carbonate de soude cristallisé......................................47 » Crème de tai Ve entière....................... 175 » »......................................» en poudre............................... 195 » »................................................»....................soluble, paillettes.. 350 » Cyanure rouge de potassium pur... 350 » Dextrine blonde citron......................... 50 » » blanche...................................... 52....................................» Le litre
- Eau oxygénée 10 à 12 volumes ... 0 75 » » extra 0 38 » » pharmaceutique... . 0 35 » » chimiquement pure.. 2 50 Les 100 k.
- Extrait d’orseille liquide n‘ 1........ 115 » ».........................................»..................................» extra........................... 155 » »...............................» supérieur........................... 185.........................» »......................de Javelle 40- Baumé......................................11 50 ».........................................»......................................35*.....................................».................................................................1050 ,,........................................».....................................25*....................................».................................................................. 10 » ».........................................v......................................20*.....................................».................................................................785 Glycérine blanche industrielle 28".. 105 » Lessive caustique de potasse 36*......33 » ».........................................»........................................»..................................40*................................43 » ».........................» de soude 36'......................13 50 Noix de Galles de Chine............... 195 »
- Orseille double......................... 65 »
- » triple .......................- 80 » Oxymuriate d’étain 32...........%..........• 220 » Panama (Quillay)............ .... 55 » Permanganate de potasse..... . •• 135 » Potasse d’Amérique..............• • 76 » » imitation d’Amérique 66/70* 39 » a...............................»..............................»........................52/55* 33 » ,...............................».........................45’... 39
- Potasse caustique 70/75 plaques. .. 60 » » Perlasse ,lre qualité 115 » » » ordinaire 47 50 » rose factice 25 » Rouille 42/45 en tourie 12 » » supérieure. 15 » Sel de soude 90/92 .. 12 50 » » Solvay 65/70 22 50 » » » 75/80 23 50 » » » 80/85 24 50 Soude caustique 60/62 28 » » » 70/72..... 30 » » » 60/62 plaquettes. 32 » « » 70/72 » .. 35 » Sulfate de cuivre 98/99 » .. 72 50 » de fer moyens cristaux .... 6 » — Le kil. Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur 4 25 » extra pains et poudre. 4 75 » » n* 1 . 4 25 » » flor pâle et foncé 5 25 » de Chine en grains 7 50
- Les 100 kil.
- Bleu Outremer poudre p. la peinture. 65 » » » pour azurage, 95 » » » p.pap. peints 115 » de Prusse supérieur 180 » » extra 155 » » n* 1 135
- Essence de térébenthine................... 118
- PLAGE DU HAVRE BOIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campeche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité... 11 .. à 13 ..
- — 2c qualité ... 9 .. il ..
- - - 3e qualité.... 7 .. 8 ..
- — Sisal, Yucatan.. . 8 50 9 50
- — Honduras............... 8 50 8 75
- — Tabasco........ . 7 .. 8 ..
- — Haïti Cap...... 4 80 5 ,.
- - Fort-Liberté.... 4 80 5
- — Aquim............... 5 .. 5 10
- — St-Marc......... 5 10 5 25
- — Gonaïves ........... 5 25 5 40
- — P.-de-Paix...... 5 50 6 50
- — Miragoane........ 5 .. 5 25
- — Saint-Domingo... 5 .. 5 50
- — Martin, et Guadel. 4 ..
- — Ja'naïque........... 5 .. 5 75
- Jaune Cuba et St-Yago .. 5 75 6 ..
- » ................... 5 75 6 ..
- » Tuspan................. 5 85 6 ..
- » ................ 5 70 5 75
- » Campèche................ ... ... » Carme’'..................... ... ... » Tampico.................... 5 50 5 75 » Porto-Plata......................................5 .. 5 25 » Haïti...............................................................................................................................5 .. 525 n Jamaïque................... 5 .. 5 50 » Barcel et P...............Cab........................... » Rio-Hacha................... ..................... » Carth. et Savan.............4 75 5 .. » ........................................................... 4 75 5 .. i» Fustet.................. 103 k. 16 ..............20 .. | • Tatajuba(Pern. )50 k..... ... » Bahia.............................................................. ... ... [ « Corinto.... ., n,....5 60 6 25 • Amapala. $0 kil.............5 60 6 25
- Rouge Brésil Bahia...... 8 .. 10 .. ».......................Calliatour.. .100 k....16 .. 17 .. ».......................Lima...................50 kil.............8 .. 9 50 ».......................Ste-Marthe..........................8 .. 10 .. •............................................................................................ 4 .. 5 .. •.......................Sandal................. 100.............k............7 .. 8 .. n.......................Sapan..................50................k. 8 .. 10 .. ».......................Quebracho..............1009........k. 96 .. 110 .. •.......................Pernamb................50..............k.............13 .. 18 . .
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. ............... — encaisse —.......................37 50..................45 .. Jaune ou gamb .................... 35..................................40 .. » pressé...........................20 .....................25 ..
- Cochenille
- On cote : 1/2 kil.
- .......................... 1 60.2 -. Ténerife grise...................... 1 50 1 80
- Curcuma
- Bengale.......50 kilos. 15 .. 20 ..
- Java, Mad , Pond....... M .. ...
- Dividivi On cote les 50 kil.... 10 . 15 ..
- Indigos
- Ôn cote actuellemer: ;
- Beng. sur v. et bl. 1 [2 k.. 5 75 fin violet et pourpre 5 2.5 Beng. beau viol, etdito... 4 75 « bon violet 4 25 « bon moyen violet/.. . 3 75 « moyen violet 3 25 « beau violet rouge... . 4 25 « bon violet rouge 3 75 « bon moy. v. rouge... 3 25 « fin rouge 4 .. « beau dito 3 75 « bon dito 3 50 « bon à fin cuiv 3 25 « cuiv. ord. et bas 3 25 Java M Kurpah.. N.M. 2 ..
- Madras .............................................. 2 ..
- Manille............. N.M. . .. Caraque...............N-M, 0 75 Guatemala flor......... 3 50 » bon à fin sobré.. 1 50 »........................—.................cor.... 1 50 » cor. ord. à bas.. 1 25
- 6 ..
- 5 50
- 5 ..
- 4 75
- 4 ..
- 3 50
- 4 50
- 4 ..
- 3 50
- 4 25
- 4 ..
- 3 75
- 3 50
- 3 75 3 75
- 2 ..
- 4 ..
- 3 ..
- 3 ..
- 1 50
- N -Gren fln, surf. 1/2 k N.M. . ..
- • bon à beau.. N.M. . .
- ». ord. et moyen N.M. . ••
- Orseille
- On cote les 100 kil.: ....
- Cap-Vert ..............M
- Mers du Sud.............M .... .
- Madagascar. ..........M ...............
- Quercitron
- On cote les 50 kil.. Baltimore fin effilé 7 50 à 8 50 » gros effilé 6 .. 7 ..
- Rocou».
- Antilles....1/2 kil. 0 30 . à 0 31 1/2
- Cayenne..,.............. N. M .. ..
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-
-
-
- C
- CT1 d
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna).
- »
- (Guadeloupe)
- » de Fustet Albanie....
- Cachou noir, Ire marque...
- » marques ord..
- Cochenille argentée.. 100 k.
- 12 ..
- 11 ..
- 10 50
- 95 ..
- 70 ..
- à .15 .12
- 12
- 85
- »
- »
- Curcuma
- grise............ zacatille naturelle noire Palmas lek.
- Bengale........
- Chinois........
- Madras............
- Galles de Chine.............
- Prussiate jaune de potasse.
- 480 .
- 500 .
- 460 .
- 60 .
- 40 .
- 65 .
- 135 .
- 170 .
- 505
- 515
- 500 .70
- Sumac en feuilles....... » poudre.................
- Styrax liquide.............
- Tamarin Madras..............
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile................. » en pains, extra sec, sous pap.................. . » bonmarchand en pains » » en boules
- » raffiné en poudre sec
- On
- Acide
- 25 .
- 26 .
- 185 .
- 28
- Mous en Barils
- Qualité extra......................
- Qualités ordinaires................
- Savons durs en caisses ou sacs de
- 36
- 28
- 50
- minimum mis en barres. Franco gare
- 39
- 32 kil
- ou
- quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- PRODUITS CHIMIQUES
- cote les 100 kilos :
- BOIS DE TEINTURE
- muriatique nitrique...
- INDIGOS, — Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre.
- » moyen et bon moyen » coloré............. » moyen ord. et ord.
- M..
- 5
- a
- sulfurique, sulfureux . tartrique .
- 20
- 36
- 40
- 66
- 50
- d. d. d. d. d.
- 2.60
- 2.90
- Kurpah
- Kurpah
- Bengale
- Java
- terne et serré..... lon et beau violet
- et violet rouge.. moyen et bon moy.
- assez coloré.... moyen ord. et ord.
- mél. et terreux., beau et fin violet bon moyen à bon
- violet et violet
- rouge ............. moyen violet-rouge
- et rouge.........
- 2.30
- 2.60
- M. .
- 5
- M.
- M..
- M..
- M
- M
- bon moyen.......
- beau et bon violet.
- DROGUERIES
- M
- M
- Le
- tout aux 100 kil , sauf variation
- traire 1er coût.
- Acide citrique..............
- Alun raffiné (entrepôt).....
- » (acq.).........
- Couperose emballée..... ..
- Essence de térébenthine (d. fûts)......................
- Id. (s. fûts)...............
- Fécule de pommes de terre, 1er bl.......................
- Id. 2e bl. (entrepôt).......
- Galles vertes et noires.....
- » noires Alep ..............
- » blancnes................
- Gomme arabique, en sorte .
- con-
- Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné............’..
- Blanc de zinc de la Méditer, poudre......... broyé......................
- Crème de tartre..........
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp.........
- Chlorure de potassium, en gare de Salins.............
- Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude brut......
- » de potasse brut.... Sel de soude,80/85, cons. et entr. en bq. de 700 kil. ,m. Sel de soude, 70/75, disp...
- » 30/35, disp...
- Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre . .. Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos...............
- 9 50 à
- 38 ..
- 42 .
- 10 50
- 8 «.
- 250 ..
- 36 ..
- 42 . .
- 180
- 8
- 20
- 6
- 30
- 46
- 75
- a
- »
- Ghésirée, en sorte. ....
- Sénégal, s. bas du fleuve » Galam................
- Aden, sorte cour, bonne
- Mogador, blonde.......
- » blanche..............
- Laque en f. qté orange. » mi-orange
- » cerise AC
- Sandaraque lavée .....
- Damar (Batavia).......
- » Singapore...........
- » Penang .............
- 18
- 17
- 12
- 25
- 50
- E 74 A 80
- 5 50
- 460
- 18
- 17
- 5
- 123
- 120
- 40
- 35
- 200
- 150
- 60
- 65
- 65
- 650
- 600
- SAVONS
- 19
- 6
- 170
- G
- 70
- Blanc
- Jaune
- Cuits (unicolores) pur à l’huile d’olive....... extra pur (72 0/0 d’huiles)
- augmente (60 0/0 résineux (72 0/0
- a
- »
- (72 0/0
- Vert à l’huile de pulpes industriel.
- » tunisien..........................
- Jaune » ................ ....
- 58
- 58
- 53
- 54
- 50
- 31
- 42
- 40
- 66
- 65
- 56
- 54
- 53
- 44
- (Jaune résineux à manteau blanc).
- Brun extra (72 0/0 d’huiles)
- » (60 0/0 d’huiles)..........
- Rosé..........................
- Noir..........................
- Blanc spécial suiffé.......
- 52
- 47
- 50
- 42
- 65
- 54
- 48
- 52
- 44
- 67
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- Gomme adragante Syrie....
- » » Anatolie.
- Quercitron.................
- Garance, racine ...........
- 150
- 200
- 110
- 110
- 200
- 150
- M
- Bleu
- »
- —
- & CH
- © ©
- Rocou
- Safran pur..
- poudre......... Guadeloupe ....... Cayenne.......... . d’Espagne, Valence
- 70
- 100
- Sulfate de cuivre(entrepôt) u (acq.)...
- 90
- 76
- 80
- pur pâle ou vif., mixte » talqué ire qualité
- » 2e »
- Marbré bleu ou » »
- rose Dijon.. Nantais
- Mi-Cuits
- Selon qualités : Blanc ou jaune..............
- » (à la battease). .
- Marbré bleu ou rosé......... Résineux. .................. Vert exportation............
- Brun........................
- Foir, ...... ...........
- 4;
- . t. CO -C> oo ert C
- 28
- 3b
- 34
- 30
- 28
- 32
- 34
- 52
- 45
- 42
- 37
- 46
- 48
- 34
- 40
- 36
- 36
- 32
- 36
- 38
- ...................... .
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . .
- — Haïti . . . .
- — Martinique, Guade ioupe . .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba
- — Guayra
- — Tuspan Lima. . ; Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco
- Cachou b:un coulé, s.f. 100 k Gambier.............. .
- Curcuma de la côte. . 100 k
- — du Bengale. .
- Indigo Bengale poupré . .
- — ~ fin violet .
- — — beau violet
- — — bon violet .
- — — moyen violet
- — — petit violet.
- -— — ordinaire e
- cuivré .
- — Java ordin. et cuivré — Madras fin. . . .
- — beau .
- — — bon . . .
- — — moyen . .
- — — ordinaire.
- Kurpah kuddapah beau viole — — bon violet
- — — moy. viole
- — — pet. ordin
- — Pondichéry bon viole — — moy.viole
- — — ora. et cuivre
- — Manille .... — Guatemala flor . . — — sobre .
- — — cortès .
- — Mexique flor. . .
- — — sobre . ,
- — — ordin. cortès
- — Caraque flor. . .
- — — sobre .
- — — cortès. .
- Gomme laque ordin. et orange D C . le k — — blonde,irequal
- — — — 2e quai
- — — cerise. . .
- — — blonde ordin.
- Garance d’Avignon. . 100
- Lac-Dye, marque DT. ’e
- Orseille Mers du Sud. 100 — Madagascar . .
- k k.
- k
- 28
- 18
- 10
- 8
- 14
- 11
- 11
- 11
- 10
- 9
- 8
- 6
- 5
- 5
- -à 29 -— 28 25 — 19 -- 14 -
- 8 50
- 15
- 13
- 13 —
- 12 -
- 11 —
- 10 -
- 50
- 50
- 8 — 7 50
- 6 — 5 — 6 —
- 5 — 4 —
- 8 —
- 6 —
- 5 —
- 7 —
- 6 —
- 4 -
- 5
- 5
- 5
- 5
- 4
- 50
- 25
- 90
- 50
- 95
- 9
- 5 5C
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- 5 5C
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- 5 56
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 367
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat-poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon a, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et cheveux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires.
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux .chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
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- Par L. Guillet, docteur ès sciences, ingénieur des Arts et Manufactures. — Petit in-8, avec 23 figures ; prix, 3.50.
- LIVRES ET PROCÉDÉS DE TEINTURE
- Par M. PIEQUET. Un volume in-16.........5 fr. 50
- MANUEL PRATIQUE DU TEINTURIER
- par J. Hummel, directeur du Collège de Teinture de Leeds. Edition française, par M. F.Dommer, professeur a l’Ecole de physique et de chimie industrielles.
- Un beau volume in-16,80 figures dans le texte. Prix.8 fr.
- FORMULAIRE INDUSTRIEL
- par M. Ghersi, traduit par M. Bompas. 1 volume in-couronne de 514 pages, cartonné à l’anglaise. Avec 28 gravures et 113 recettes. Prix : 5 fr. 50.
- Ce petit ouvrage, d’une belle impression, est établi, sous ia forme d’un dictionnaire, ce qui rend les recherches commodes. Aux noms génériques sont groupés tous les renseignements se rapportant à la matière ou aux procédés qu’ils désignent. On y trouve des renseignements pratiques concernant les substances et les objets d’un usage ournalier.
- BLANCHIMENT ET APPRETS
- TEINTURE ET IMPRESSION MATIÈRES COLORANTES
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- Ch.-Er. Guignet, ingénieur (Ecole Polytechnique), directeur des teintures aux Manufactures nationales des Gobe.ins et de Beauvais.
- F Dommer, ingénieur des Arts et Manufactures, professeur à l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- E. Grandmougin, chimiste, ancien préparateur à l’Ecole de chimie de Mulhouse.
- Un volume grand in-8 de 674 figures et échantillons de tissus imprimés. Envoi contre- mandat poste de 30 fr. 60
- LES PROGRÈS RÉCENTS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DANS LES TISSUS
- par Antonio Sansone. — Un volume in-8 de 92 pages, avec 20 planches hors texte et 80 échantillons teints et imprimés. — Prix : 10 fr. 60.
- C’est le premier fascicule d’un ouvrage qui en comprendra quatre ou cinq, illustrés de planches, de figures, de machines et d’appareils, et accompagnés d’échantillons teints et imprimés.
- Cet ouvrage, traduction des trois derniers volumes publiés en anglais par l’auteur, a pour but de donner un aperçu complet des principales découvertes et inventions faites dans ces dernières années, et introduites dans les industries de la teinture, de l’impression et du blanchiment.
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- 2e Fascicule. —«Matières colorantes azoïques (suite), — Matières colorantes hydrazoniques. — Matières colorantes nitrosées ou quinones oximes, oxyquinonce. (Dérivées de l’anthracène.)
- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-léines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide (o) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
- 5e Fascicule. - Matières dérivées de la quinoléine et de l'aéridine. — Matières colorantes thiazoliques ou thiobenzényliques.—Matiex(s colorantes non classées.
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- 50e Année. No 24. (47/ . 20 Décembre 1906
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- des Apprêts et de l’Impression des Tissus
- JOURNAL DES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- Paraissant le 5 et le 20 de chaque mois
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- Prix à forfait pour insertions répétées
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été remis lu bureau de journal.
- La reproduction des matières contenues dans le Moniteur de la Teinture est interdite.
- Les abonnements au Moniteur de la Teinture peuvent être pris, sans frais, dans tous les bureaux de poste de France, Corse, Algérie et Tunisie.
- SOMMAIRE
- Perfectionnements apportés à la construction des machines à fouler les tissus. — Société industrielle de Rouen. — Etude sur les modifications qui' se produisent dans la structure de la fibre du coton (suite et fin). — Société industrielle de Mulhouse (suite et fin). — Séchage des tissus. — La teinturerie à Bâle en 1905. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Adjudications administratives. — Revue du marché. — Table des matières.
- — Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS A LA CONSTRUCTION DES MACHINES 4 FOULER LES TISSUS par M. Asquith
- L’objet de cette invention est de fournir un mécanisme perfectionné pour fouler les tissus d’une manière plus efficace et plus expéditive que ce n’est possible actuellement et en même temps pour enlever les marques et les faux-plis dans les tissus qu’on foule.
- La machine à fouler à laquelle se rapporte l’invention est semblable aux autres généralement employées, à l’exception que le sommet et le côté de la rigole, à l’extrémité de laquelle le tissu sort après le foulage, sont plus courts que d’habitude et
- que le fond de la rigole est pourvu d’une plaque de bois ou d’une autre substance, à son extrémité de décharge, pour tenir le tissu à la position voulue
- 0-0 L
- } •2
- e 1
- je os (go. e
- pour que le mécanisme perfectionné puisse agir sur lui.
- Dans les dessins ci-dessus, la fig. I est une vue latérale, les fig. 2 et 3 sont des vues en plan, en regardant dans la machine par le sommet.
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-
-
-
- CO o
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Dans la mise en exécution de l’invention, les paliers (f) de l’arbre sont fixés, l’un de chaque côté du cadre (a) de la machine et dans ces paliers (f) est logé un arbre (g). Cet arbre (g) court sous l’extrémité de la rigole(e) et parallèlement à l’arbre de couche (6) sur lequel est fixé le cylindre inférieur (c). Sur une extrémité de l’arbre de couche (6) est calée une roue à chaîne (h) et une autre roue à chaîne (i) est également calée sur l’extrémité de l’arbre {g) du même côté de la machine. Ces roues à chaîne (h et i) sont accouplées par une chaine sans fin (j).
- Sur les côtés du châssis (a) sont fixés des paliers (k), chaque palier (k) étant de niveau avec la rigole (e) et devant elle. Dans ces paliers (k) sont logés des arbres (l) qui sont parallèles à l’arbre de couche (b) et à l’arbre (g). Sur le bout externe de chaque arbre (Z) est fixée une poulie (m) et sur les bouts internes de ces arbres (Z) sont boulonnés des blocs de bois (n).
- Dans des paliers (o), ‘sur chaque côté du châssis (a) sont logés des arbres verticaux (p) et sur les extrémités supérieures des arbres (p) sont calés des leviers (q), l’extrémité opposée de chaque levier (q) portant une fourche (r), lesdites fourches (r) s’emboîtant dans les poulies (m).
- Sur la partie inférieure de chacun des arbres (p), il est calé un second levier (s), l’extrémité libre desdits leviers s’appuyant sur des goupilles à tête (f), sur lesquelles ils sont fous. Sur chaque extrémité de l’arbre (g) est calé un disque (w). Chacun de ces disques (u) porte une goupille fixe (v), sur laquelle tourne folle une extrémité d’une bielle (w), les extrémités opposées de ces bielles (w) s’appuyant folle sur les goupilles à tête (Z).
- L’appareil fonctionne de la manière suivante : le tissu en traitement est placé entre les rouleaux fou-leurs (c et d) et dans la rigole (e), de la manière usuelle ; avant que la machine soit mise en marche pour fouler le tissu, le mécanisme est à la position représentée à la fig. 2.
- Quand la machine est actionnée par l’arbre de couche (6), le mouvement est transmis aux roues à chaîne (h et Z), à l’arbre (g), aux disques
- (w), aux bielles (w), aux leviers (s et q) et de là aux arbres verticaux (p), de manière à ce que les fourches (r) des leviers (q), qui se meuvent dans les poulies (m), fassent glisser les arbres (Z), sur lesquels sont calés les blocs (n), l’un vers l’autre, à la position représentée dans la fig. 3, puis de nouveau à la position primitive, comme-à la fig. 2, ces mouvements se répétant aussi longtemps que la machine est en marche. Pendant le mouvement en avant des arbres (Z) et des blocs (n), les blocs (n) pressent et tendent le tissus pendant qu’il passe dans le sens de la flèche, hors de l’embouchure de la rigole, ce qui dépresse et efface les marques et les faux-plis qui peuvent s’être formés dans le tissu lors de son passage entre les cylindres à fouler (c et d) et accélérant en même temps le foulage du tissu.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- COMITÉ DE CHIMIE
- Extrait de la Séance du 16 novembre 1906
- La séance est ouverte à 5 h. 20 par M. E. Blondel, vice-président.
- Membres présents : MM. A. Dubosc, O. Piequet, V. Michel, R. Blondel, M. Dutoit, Kien, Maubec, L. Rouen.
- Absents et excusés : MM. Balanche et Gasly.
- M. Blondel présente à nouveau la note sur la dénaturation de l’acide acétique commercial, qui a été lue à la dernière assemblée générale. Cette lecture donne lieu à d’utiles observations de la part de plusieurs de nos collègues.
- Le pli cacheté de Horace Kœchlin, n° 473, ouvert en dernière séance générale, indiquant un procédé pour rendre solide à la lumière le rouge de paranitraniline sera publié au bulletin.
- M. A. Dubosc lit un intéressant travail sur la préparation de l’aldéhyde et des dérivés aldéhydi-ques par l’acétylène et certains sels de mercure au maximum.
- Le Comité remercie notre collègue, demande la lecture de cette communication en séance générale, ainsi qu’un tirage à part de 25 exemplaires pour l’auteur.
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- ETUDE
- SUR LES MODIFICATIONS QUI SE PRODUISENT DANS LA STRUCTURE DE LA FIBRE DU COTON, DANS SON APTI-S TUDE A LA TEINTURE, DANS SON LUSTRE SOUS L’IN-FLUENCE DES AGENTS MERCERISANTS ET AUTRES SUBSTANCES LIQUIDES.
- Par MM. Julius Hubner et W. J. Pope (i) (Suite et fin. — Voir nos numéros des 5 et 20 juillet, 5, 20 août, 5, 20 septembre, 5, 20 octobre, 5, 20 novembre et 5 décembre.)
- Nous allons maintenant rechercher quelles sont les raisons d’ordre purement mécanique qui font que le coton mercerisé tendu paraît brillant. Nous avons fait observer plus tard qu’après mercérisation et lavage, les fibres de coton, non filées, apparaissent sous le microscope sous la forme de baguettes à surface lisse, leur Canal central est, pour ainsi dire, presque complètement bouché et la fibre se trouve incurvée ou pliée à angles plus ou moins fermés. Nous n’avons pu confirmer les observations publiées par Lange (Fœrberzeitung, 1898, 197) à savoir que la fibre de coton, mercerisée à i'état isolé, présente alors une grande quantité de plis. Comme nous l’avons déjà dit, nous n’avons pu observer que des surfaces extrêmement régulières avec fort peu de plis et de rides.
- • Si l’on place sous le microscope une fibre de coton en' la maintenant tendue à ses deux extrémités sur le porte-objet à d’aide de gouttes de cire, et si l’on examine la manière dont elle va se comporter sous l’action de la soude à 65° Tw, nous la verrons d’abord devenir rectiligne, puis se gonfler, tandis que sa torsion sur elle-même subsiste encore pour la plus grande part.
- Quand le gonflement est devenu complet sous l’action de la soude, elle apparaît alors arrondie, gélatineuse et la détorsion commence. Néanmoins, fine partie de là fibre ainsi maintenue à ses deux extrémités se tord parce qu’une autre partie se détord ; enfin une autre portion peut se tordre peut être dans un sens différent de celui qu’elle avait tout d’abord.
- i Ces phénomènes continuent jusqu’à ce que la
- (1) Traduit du Jour. of Soc. of Chem. lud. par Moniteur Quesneville. u { ' RSUAn ..• D
- torsion naturelle de la fibre soit plus ou moins remplacée par un autre genre de torsion. La fibre mercerisée, tendue, présente alors l’apparence d’une baguette droite de consistance gélatineuse sur laquelle on peut constater par endroits des enroulements en forme de tire-bouchons. En lavant la fibre et en la faisant sécher ensuite, elle garde cette disposition. La mercérisation a donc transformé le ruban plié et ridé qu’est la fibre brute du coton en une baguette droite ayant une section transversale presque circulaire et une surface présentant des sortes de renflements disposés en hélice. La surface des spires de ces hélices est unie tout comme celle de la fibre dans une partie quelconque de sa longueur. C’est le jeu de la lumière agissant sur les surfaces arrondies et lisses de ses spires, comme sur celles d’un tire-bouchon d’acier poli qui donne au coton mercerisé tendu l’éclat recherché. Cet éclat manque au coton brut dont les fibres ne possèdent qu’une surface plissée et ridée.
- Lange (loc. cit.) a attribué l’apparence lustrée du coton mercerisé tendu à ce que ses fibres ont été soumises à la tension pendant qu’elles étaient encore élastiques. Il ajoute que les fibres présentent l’apparence « de baguettes plus ou moins droites et « transparentes qui — comparativement aux fibres « mercerisées à l’état libre — possèdent une sur-« face unie et régulière ». Lange ne peut mieux les assimiler qu’à des tubes « à surface unie ».
- L’appréciation de Lange à ce sujet est, croyons-nous, erronée. Il suffit, en effet, d’examiner une quantité quelconque de fibres mercerisées à l’état tendu, ou à l’état de filés sur la platine d’un microscope à dissection avec un grossissement de 20 à 40 diamètres en éclairant vivement la préparation par en haut. On pourra voir dès lors que le lustre ou éclat soyeux des fibres n’est pas dû à la réflexion de la lumière sur toute la masse de celles-ci, mais qu’il est dû, au contraire, au jeu de la lumière sur un certain nombre de points existant dans la longueur de chaque fibre, lesquels correspondent aux surfaces des spires dont nous avons parlé.
- De plus, la section transversale d’une fibre de coton mercerisée à l’état libre étant presque circu-
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- laire, si la manière de voir de Lange est correcte, une fibre mercerisée tendue se rapprochant, ainsi qu’il le prétend, de plus en plus de la forme d’un tube, sa section doit devenir également de plus en plus circulaire. Si, au contraire notre conception est véritable, une fibre mercerisée tendue ne doit présenter que rarement une section circulaire, car des coupes faites dans celle-ci rencontreront plus d’une fois des parties à surface héliçoïdale, ce qui leur procurera une forme plus ou moins polygonale. Les photographies qui ont été fournies par Lange dans son travail montrent d’ailleurs à plus d’une reprise ces sections transversales polygonales.
- On peut réaliser expérimentalement l’apparence de fibres mercerisées en se servant de baguettes de verre à section légèrement elliptique que l’on tord çà et là en hélice sous le jet de la lampe d'émail-leur. Si on dispose ces baguettes de verre ainsi tordues dans un cadre les unes à côté des autres et comparativement à d’autres baguettes non tordues, on verra que les premières, lorsque la lumière vient à frapper ce cadre, présentent un éclat beaucoup plus intense. Dans cette expérience, les fibres de coton mercerisées à l’état libre sont représentées par les baguettes de verre non tordues ; celles qui sont mercerisées tendues sont représentées par des baguettes tordues.
- i L’efficacité de la pratique parfois adoptée pour donner aux filés ou aux tissus de coton du brillant et qui consiste à les immerger et à les soumettre ensuite à une certaine tension s’explique bien avec notre théorie. En effet, les fibres du coton sont liées lés unes aux autres dans les filés ou les tissus, elles ne peuvent donc pas se dérouler aussi complètement et aussi librement qu’elles le font dans le coton ouvert ; mais, quand filés ou tissus sont ensuite tendus, leurs fibres encore gélatinisées par l’action de la soude se redressent et peuvent acquérir dès lors une surface héliçoïdale lisse, ce qui leur fait obtenir, sous l’action de la lumière, l’éclat recherché.
- Dans un prochain article, nous traiterons de la composition des produits formés par l’action sur le coton des réactifs, énumérés plus haut, noüs occu- |
- pant actuellement de leur détermination, et, à un point de vue quantitatif, de l’absorption des matières colorantes par le coton et autres celluloses plus ou moins modifiées. Comme le problème de la détermination des produits d’addition à la cellulose par les méthodes de la chimie analytique ordinaire n’a, jusqu’à présent, fait que peu de progrès, nous avons imaginé un procédé qui permet de connaître ce qui se passe dans les solutions des matières agissant sur la cellulose (et cela pendant leur action même) à l’aide du réfracto mètre. Nous espérons pouvoir bientôt publier nos résultats.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- e de Mulhouse
- (Suite et fin. - Voir nos numéros des 20 octobre, 5, 20 novembre et 5 décembre 19063
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- Manuels pratiques szir le blanchiment. — Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze (selon le mérite respectif des ouvrages) pour les meilleurs manuels pratiques sur le blanchiment des tissus de coton, laine, laine et coton, soie, chanvre, lin et autres textiles.
- L’auteur devra décrire les meilleurs procédés pour le blanchiment de ces différents tissus, et donner une explication raisonnée des diverses opérations que le blanchiment nécessite. Il faudra surtout avoir égard aux tissus destinés à l’impression et aux conditions essentielles que l’imprimeur exige d’un bon blanchiment. Ce traité devra, en outre, renfermer la description des appareils et machines dont on fait usage dans le blanchiment.
- Impression
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- Métal pour racles de rouleaux. — Médaille d’honneur pour un alliage métallique ou une autre substance propre à servir pour râcles de rouleaux, et qui réunisse à l’élasticité et à la dureté de l’acier la propriété de ne donner lieu à aucune action chimique en présence des couleurs acides ou chargées de certains sels métalliques.
- Les couleurs chargées de sels de cuivre ou de
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- sels de fer au maximum attaquent énergiquement les racles en acier, et les mettent promptement hors d’état de bien essuyer; en même temps la couleur se charge de fer, ce qui est souvent un grave inconvénient. D’autres fois l’attaque est beaucoup moins vive ; par exemple quand elle n’est due qu’à la présence dans la couleur d’un excès plus ou moins grand d’acide acétique, ou d’une autre substance douée de propriétés acides faibles. Dans ce cas, le fonctionnement de la racle n’est plus sensiblement entravé ; mais, lorsqu’il s’agit de certaines couleurs absolument incompatibles avec la plus légère trace de fer, le travail n’en est pas moins rendu impossible ; c’est ce qui a lieu spécialement pour les rouge alizarine.
- Les râcles en composition, qu’on a tenté jusqu’à présent de substituer dans ces différents cas aux racles en acier, résistent suffisamment à ces actions dissolvantes, mais elles sont trop molles et manquent d’élasticité ; aussi s’usent-elles promptement par le frottement contre le rouleau gravé et contre les particules solides qui peuvent se trouver en suspension dans la couleur, d’où résultent des inconvénients encore plus graves que ceux que présentent les racles en acier.
- Ce que nous demandons, ce sont des râcles qui possèdent à la fois la résistance au travail mécanique des râcles d’acier et la résistance aux actions chimiques des râcles en composition.
- Il y aurait lieu peut-être d’étudier l’influence que peuvent avoir sur les propriétés de l’acier les différentes substances que l’on peut y combiner en petites quantités, le tungstène, par exemple.
- Des essais ont déjà été faits avec le platine allié à une petite quantité d’iridium ; peut-être qu’en variant les proportions, on pourrait arriver à un meilleur résultat.
- Rappelons aussi que, d’après Berzélius, une petite quantité de phosphore combiné au cuivre le rend si dur qu’on peut l’aiguiser et en faire des instruments tranchants; Berzélius cite même un canif que Hedwig et Hjelm avaient fait faire avec cette combinaison.
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- Nouvelle brosse fournisseur pour rouleaux. — Médaille d’argent pour une brosse fournisseur pouvant avantageusement remplacer celles en crin, en soie de porc ou en tampico, actuellement employées. — Les inconvénients de ces brosses consistent dans le fait qu’elles abandonnent dans la couleur, pendant le travail, des soies qui se logent sous la racle et produisent des accidents d’impression connus sous le nom de traits de racles. — La brosse nouvelle devra ne pas rayer les rouleaux, ne pas s’attaquer au contact de couleurs acides ou alcalines, pénétrer dans la gravure pour la décrasser, se nettoyer facilement à l’eau tiède et son prix ne pas dépasser 100 francs. — L’emploi que l’on fait aujourd’hui du caoutchouc comme brosses de lavage permet d’espérer une solution dans cette voie.
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- Stippresswn des doubliers. — Médaille d’honneur pour un système permettant la suppression des doubliers dans l’impression avec une économie notable. Ce système devra avoir fonctionné pendant six mois dans un établissement d’Alsace.
- L’inconvénient des divers systèmes qui reposent sur l’emploi d’un drap caoutchouté que l’on soumet à un lavage, puis à un séchage soit à l’air chaud, soit sur tambours de vapeur, consiste dans l’impossibilité d’éliminer l’eau interposée dans les fissures du caoutchouc. Sous la pression des rouleaux, cette eau d’interposition s’extravase dans le tissu que l’on imprime et y détermine le coulage des couleurs. Il s’agirait de trouver un enduit au caoutchouc qui fût à l’abri du fissurage, ou un coursier d’une autre nature, n’offrant pas cet inconvénient. — La solution de cette question permettrait à son auteur de concourir pour le prix Emile Dollfus.
- Vaporisage
- : • . : • • • - . . : .. ... 1)
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- Mémoire sur le vaporisage. — Médaille d’honneur ou d’argent pour un mémoire traitant du vaporisage des impressions sur coton, laine et soie.
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- Blanchiment, impression, teinture et apprêts 83
- Régulateur automatique pour cuves.— Médaille d’honneur pour un moyen simple de régler automatiquement l’admission de la vapeur dans les cuves de teinture, suivant les phases de l’opération.
- L’appareil présenté devra avoir fonctionné un an au moins dans un établissement d’Alsace.
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- Régulateur de pression dans les tambours. — Médaille de bronze pour un régulateur de pression pour machines à sécher, réglant automatiquement le débit de vapeur de telle façon que la pression reste constante, même quand la machine est arrêtée momentanément et que la consommation de vapeur est presque nulle. Cet appareil devra avoir fonctionné pendant un an au moins sur divers genres de machines.
- BEAUX-ARTS
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- Histoire des dessins en impression. — Médaille d’honneur ou d’argent pour une histoire spéciale des genres, des formes, des coloris des tissus qui ont eu le plus de succès dans l’impression sur tissus, depuis la naissance de cette industrie à Mulhouse jusqu’à nos jours.
- Dans une introduction, l’auteur du travail mis au concours aurait à indiquer quel a été successivement, chez les nations modernes, le rôle des tissus imprimés, comme vêtement, tenture, usage de tous genres.
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- Répétition des dessins industriels à un certain nombre de rapports. — Prix pour un nouveau moyen pratique et facile de répéter les dessins industriels à un certain nombre de rapports, de façon à pouvoir constater et par suite à pouvoir corriger les lignes, les taches et autres imperfections des dessins.
- - La solution du problème peut être donnée par un appareil basé sur l’optique, par un pantographe ou par un procédé typographique quelconque ; la
- seule condition essentielle est que le procédé soit simple de manipulation et ne nécessite pas un apprentissage compliqué, afin d’être bien industriel et à la portée de tous les ateliers. ' -
- SÉCHAGE DES TISSUS
- Le séchage des tissus n’est plus le détail dont on s’occupait très peu autrefois. Actuellement le tisseur, le teinturier, l’imprimeur et l’apprêteur s’y intéressent dans une grande mesure, mais les principes admis ne sont suffisamment étudiés ni établis sur une base scientifique. Cette question offre un vaste champ d’observation et d’investigation pour ingénieurs,dessinateurs et constructeurs d’appareils de séchage.
- En examinant rapidement le sujet, il faut se rappeler que les méthodes 'primitives du séchage, consistaient à exposer les tissus humides à l’air. L’eau disparaissait par le procédé naturel d’évaporation. Le principe qui résidait dans les anciennes méthodes est entièrement négligé dans les systèmes employés actuellement.
- Le séchage s’effectue en trois phases. On chauffe le tissu à la température du point d’évaporation du liquide qu’il renferme, on lui communique la chaleur latente d'évaporation de l’eau et finalement on évacue la vapeur formée.
- Il y a quatre systèmes de séchage artificiel des tissus :
- Par la chaleur sèche ou système de contact ; par le séchage dans le vide ; par le séchage au courant d’air, et enfin par système de vapeur surchauffée.
- Le système de contact comme, par exemple, celui des « cylindres sécheurs », consiste à communiquer la chaleur directement au tissu, soit par rayonnement, soit par conduction.
- La température du tissu est élevée à un point où celle de la vapeur excède celle de l’atmosphère ambiante, de sorte que l’opération peut être définie comme celle d’évaporation forcée.
- Alors que cette méthode semble être conforme aux principes intrinsèques du séchage, elle entraîne
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- un gaspillage de chaleur et ne saurait être appliquée qu’aux tissus pouvant subir cette température sans courir le risque d’être endommagés. En pratique, cette méthode est inefficace parce que l’on ne tire guère avantage des diverses applications du principe de diffusion gazeuse.
- Le système de séchage dans le vide a été entrepris afin de corriger les défauts du système de contact. Par cette méthode, au lieu de forcer l’évaporation en élevant la température, on cherche à évacuer la vapeur en réduisant la pression.
- On emploie de la chaleur, mais sa température est limitée par le maximum du vide.
- Dans aucun de ces deux systèmes il n’est pas question d'éloigner mécaniquement la vapeur engendrée, ce qui explique dans une grande mesure la cause de leurs défauts. Au point de vue général, le système le plus pratique et le moins cher est celui du courant d’air.
- . Bien que ce système nécessite souvent l’application de la chaleur à un vaste volume d’air, chaleur dont une grande, partie se perd ensuite, il estencore le plus économique en raison de ses avantages mécaniques. Ces avantages consistent dans la grande facilité avec laquelle la chaleur peut être conduite au tissu à travers un milieu d’air, en procurant les moyens d’éloigner par la force mécanique la vapeur engendrée, vapeur qui resterait, sans cela, en contact avec le tissu humide et empêcherait la rapidité désirée de l’évaporation.
- En remontant aux méthodes primitives mentionnées et au principe qui les régit, personne n’ignore qu’un effet humide séchera plus rapidement suspendu à l’air, même par un temps froid, s’il fait un vent léger, que dans une pièce close et chaude. Le système de courant d’air présente une certaine analogie avec la méthode primitive. La chaleur est absorbée par l’eau évaporée, et le passage du courant d’air fait baisser la température.
- Étant donné que le séchage peut avoir lieu par le courant d’air sans l’application artificielle de la chaleur, il existe un point maximum d’économie dans l’opération. On l’atteint à une température où les frais pour chauffer le volume nécessaire d’air
- ajoutés à ceux que comporte son expansion sur la surface des tissus sont minimes. A une température plus élevée, les premiers frais augmentent plus rapidement que les derniers ne diminuent. Réciproquement à une température moins élevée, en raison du plus grand volume d’air nécessaire, le dernier facteur augmente au fur et à mesure que la température diminue.
- Il n’est pas facile de déterminer le volume d’air employé et la température à laquelle elle est chauffée, mais ceci ne constitue pas la seule difficulté inhérente à ce problème. Par exemple, la température primitive de l’air et son pourcentage primitif de saturation présentent aussi des éléments importants dont dépend la température et le degré de l’efficacité maximum. En pratique, ces facteurs varient constamment. Il est donc nécessaire de prendre des cas moyens et de tenir compte des propriétés des tissus à sécher. Le succès de cette méthode dépend encore d’une circonstance souvent négligée mais qui exerce, dans l’occurence, une influence considérable et notamment de la vélocité avec laquelle l’air passe sur la surface du tissu. Il a été prouvé, par l’expérience et plus d’une fois, que le taux de transmission de la chaleur communiquée à une surface par un gaz passant dessus, varie suivant le pied-carré de la vélocité. Donc, plus la vélocité est grande, plus rapidement aura lieu l’évaporation.
- On a aussi remarqué que la vélocité est limitée par la puissance qui varie avec le cube de vélocité, de manière qu’une certaine vitesse donne l’efficacité maximum lorsque ces deux facteurs sont en accord. D’où il résulte la nécessité de régler la vélocité et le volume d’air passant par un séchoir. La méthode de séchage par vapeur surchauffée (sans air) est avantageuse mais peu comprise. Elle consiste à remplacer l’air dans le système de séchage par le courant d’air par la vapeur surchauffée. Au lieu de laisser dissiper la vapeur dans l’atmosphère on s’en sert continuellement, ce qui représente une grande économie comparativement au premier système.
- On adopte au séchoir une sorte de ventilateur et
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- un chauffeur qui se trouvent en position l’un envers l’autre de manière à produire une circulation continue de la vapeur.
- La vapeur laissant le séchoir dans une condition saturée, passe à travers le ventilateur et entre dans le chauffeur où la température s'élève jusqu’à ce qu’elle devienne suffisamment surchauffée pour repasser de nouveau et exercer sa fonction de séchage.
- Au fur et à mesure que l’opération continue et se renouvelle, le volume de l’air augmente grâce à l’accroissement de la vapeur qui se dégage du tissu humide.
- (Traduit spécialement du Textile Colorist par le Moniteur de la Teinture.)
- LA TEINTURERIE A BALE en 1905
- Teinturerie, apprêtage et impression. — La teinturerie bâloise, qui comptait, en 1901, 8 fabriques occupant 1.000 ouvriers environ, traite presque exclusivement les rubans et plus encore les tissus de soie.
- L’année a été assez médiocre pour cette industrie. D’une part les rubaniers continuent à ne lui livrer que de petites quantités à la fois, à teindre en multiples nuances, ce qui exclut la possibilité de forts bénéfices; de l’autre le cours de l’étain, qui est d’un fréquent emploi dans cette industrie est monté, sous l’influence d’un trust anglais, de près de 30 0/0 sans que les teinturiers aient pu élever à proportion leurs prix.
- Les affaires les plus actives ont porté sur les tissus de soie chargée teints à la pièce, et principalement sur les taffetas légers. Pour l’apprêtage des rubans et des fils, l’année 1905 a été franchement mauvaise, attendu que ces taffetas n’ont pas besoin d’être perfectionnés par ce procédé et que ni le coton ni la chappe n’ont été livrés en quantités bien considérables aux ateliers d’apprêtage. L’im
- pression des chaînes a été convenablement occupée pendant toute l’année, mais n’a laissé que des bénéfices restreints en raison des difficultés croissantes que procure la multiplicité des coloris.
- Un mouvement en faveur de la hausse des salaires dans l’industrie teinturière était parti de Berne et de Zurich au mois d’avril, à la veille de la grève des ouvriers du bâtiment à Bâle ; mais il n’a pas abouti, les ouvriers bâlois s’étant rendu compte de la situation critique que cette industrie traverse depuis quelques années.
- Nombre de nos lecteurs ont déjà goûté le délicieux Champagne que nous leur avons offert il y a quelque temps.
- Nous avons pu décider notre ami à mettre à notre disposition un stock de cette excellente marchandise, au même prix exceptionnel de 2 francs la bouteille en entrepôt, en gare Epernay, 2 fr. 50 dans Paris, à domicile.
- Nous pensons que nos abonnés voudront profiter à nouveau de cette occasion, et nous sommes à leur disposition pour la bonne exécution de leurs ordres.
- JURISPRUDENCE
- Sous cette rubrique, outre les compte rendus détaillés des jugements relatifs aux questions de haute importance, nous donnons une sévie de résumés de cas juridiques d’application courante, dont l’ensemble constituera à la fin de chaque année une sorte de répertoire précieux de jurisprudence pratique. Ceux de nos lecteurs qui désireraient le compte rendu détaillé de tel cas ju-ridique résumé dans le journal n’auront qu’à nous adresser la somme de 1 fr. 50 en timbres-poste, en nous indiquant le numéro placé en tête du résumé du cas qui les intéresse.
- (130) Modèle de fabrique. — Originalité. — Loi du 18 mars 1806. — Contrefaçon. — Condamnation.
- Tout objet témoignant d’un goût personnel et d’une originalité propre et se différenciant des modèles antérieurs par sa forme, son aspect et sa physionomie, peut constituer un modèle de fabrique susceptible d’appropriation privée et faire l’objet d’un dépôt protégé par la loi du 18 mars 1806.
- Cour de Paris (4e Ch.), 14 avril 1905.
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- (131) . Propriété industrielle. —Nom patronymique. — Marque commerciale étrangère. — Italie. — Dépôt au bureau international de Berne. — Identification du nom et de la marque. — Imprescriptibilité. — Longue inaction. — Bonne foi des défendeurs. — Dommages limités aux dépens.
- Au point de vue de la propriété de leur nom patronymique et commercial et de leur marque de fabrique, les Italiens sont assimilés à des Français en France depuis le traité de 1862 entre la France et l’Italie et. tout au moins, depuis la loi du 26 novembre 1873.
- Il suit de là que leur nom commercial est protégé sans obligation de dépôt et la faculté de protéger leur marque leur est ouverte au moyen du dépôt qui s’effectuait autrefois à Paris et actuellement à l’office international de Berne,
- Le nom patronymique est imprescriptible et quand la marque est constituée uniquement par le nom du fabricant, cette identité complète du nom et de la marque fait profiter l’une de l’imprescriptibilité de l’autre.
- La revendication du demandeur doit donc être accueillie sans qu’on puisse lui reprocher sa longue inaction. Sa négligence ne saurait avoir pour effet d’abandonner au domaine public son nom et sa marque inséparablement unis.
- Néanmoins, les dommages-intérêts prononcés contre les défendeurs, peuvent à raison de leur bonne foi, être limités à leur condamnation aux dépens de première instance et d’appel.
- (Cour d’appel de Nîmes, 10 janvier 1905.)
- CORRESPONDANCE
- M. F. R.y à Laon. — Le juge de paix doit se déclarer incompétent pour statuer sur une action en bornage lorsque les parties soulèvent une contestation sur la propriété.
- A. B. C., 100. — Le concurrent n’a pas le droit de libeller ses circulaires comme vous l'irdiquez ; il désigne suffisamment votre maison pour qu’il n’y ait aucun doute dans l’esprit de la clientèle Vous êtes donc fondé à l’actionner en aommages intérêts
- M. L. M.y à Lyon, — Le marché conclu avec un com mis-voyageur, lorsqu’il contient en même temps des conditions particulières doit, pour devenir définitif, recevoir l’acceptation du vendeur.
- M. D. M.,d Gap — Le propriétaire foncier qui possède sur une rivière non navigable une petite turbine et une pompe qui élèvent les eaux destinées à l'arrosage, ne peut être considéré comme astreint à payer les taxes syndicales qui frappent les usines établies sur la rivière.
- M. H P , à Bordeaux. — En matière de vente de marchandises livrables a des époques successives et fixées par le marché a un prix unique, les livraisons sont divisibles et doivent être considérées comme au
- tant de marchés distincts. L’inéxécution ou le retard d’une des livraisons ne peut donc avoir d’influence sur le solde restant à livrer.
- AVIS
- Notre service du contentieux, dont l’origine remonte à 1890, répond à nos abonnés, dans le journal, à toutes les questions de droit qui présentent un intérêt 1 général.
- Il répond aussi gratuitement et par lettre particulière, orsque, s’agissant d’un simple avis à donner ou d’une opinion à émettre, il est impossible de le faire sur la seule lecture de l’exposé des faits, sans étude spéciale et sans recherches.
- Si l’abonné désire être documenté ou avoir un avis motivé, notre service étudie avec le plus grand soin l’affaire ou la question posée ; il procède, s’il y a lieu, à l’examen minutieux des dossiers et, moyennant une rémunération peu élevée eu égard à la valeur du travail fourni, il donne des consultations écrites basées sur les documents de la jurisprudence française ou étrangère.
- Sur ce point, nos jurisconsultes spéciaux ont à leur disposition les moyens de donner satisfaction à nos abonnés en toute matière, même dans les cas les plus difficiles et les moins connus des praticiens.
- Ils se chargent aussi de la préparation et de la direction des procès devant toutes les juridictions.
- Nous prions nos abonnés de ne, nous demander qu’un renseignement à la fois. Si l'on désire plusieurs renseignements, écrire chaque demande sur feuille à part.
- Ne pas nous fixer un délai pour répondre, comme par exemple par retour du courrier ou dans le prochain numéro, cela nous est le plus souvent impossible ; nous agissons au mieux des intérêts de nos lecteurs.
- Joindre toujours timbres nécessaires à l’affranchissement des réponses et a la transmission des pièces communiquées.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Ventes de fonds de commerce
- Paris. — Teinturerie, par M. Leroux, 45, rue Condorcet. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Metzger, 29, rue Bonaparte. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Gorin, 120, rue Le-courbe — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Martinon, 17, rue de Poitou. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Metzger, 221, boul.
- Raspail. — Entrée en jouissance de suite.
- Paris. — Teinturerie, par Mlle Bréhon, 32, rue Duret. — Entrée en jouissance le 24 décembre.
- Paris. — Teinturerie, par Mme Vve Ghys, 21, rue Beau-1 repaire. — Entrée en jouissance de suite.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ADJUDICATIONS ADMINISTRATIVES
- AVIS D’ADJUDICATIONS
- 3 janvier. — Var. — Marine à Toulon.
- Drogues et matières colorantes, en 2 lots spéciaux (2 ans). Caut. loriot, 1500; 2e, 150.
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS-LYON-MEDITERRANÉE
- FÊTES DE NOËL ET DU JOUR DE L'AN
- Tir aux pigeons de Monaco
- , Billets d’aller et retour de Ire et de 2e classes, à prix réduits, de Paris pour Cannes, Nice et Menton, délivrés du 19 au 31 décembre 1906.
- Les billets sont valables 20 jours et la validité peut être prolongée une ou deux fois de dix jours moyennant 10% du prix du billet.
- Ils donnent droit à deux arrêts en cours de route, tant à l’aller qu’au retour.
- De Paris à Nice : Ire classe : 182 fr. 60 : 2e classe, 131 fr. 50.
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- STATIONS HIVERNALES (Nice, Cannes, Menton, etc.)
- Billets d’aller et retour collectifs
- de Ire, 2e et 3e classes, valables 33 jours.
- Du 15 octobre au 15 mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de Ire, 2e et 3e classes, pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 %.
- Arrêts facultatifs.
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à 'avance à la gare de départ.
- Le Gerant : A. FAYOLLE,
- Paris — L.uprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- A. FAVOLLE, *x, Directeur, 20, rue Turgct (IX1)
- Nos Petites Annonces
- Marche à suivre pour répondre aux « OFFRES & DEMANDES »
- F Mettre sa lettre avec un timbre pour la transmission sous une première enveloppe sur laquelle on écrit simplement les initiales et le numéro de la petite annonce à laquelle on répond ;
- 2° Placer ce pli sous une seconde enveloppe affranchie et l’adresser à l’Administration du Journal.
- EXEMPLE : M. X... veut entrer en relations avec la personne qui a fait insérer une annonce sous les initiales A. B. 25. Il écrit sa proposition, donne son adresse et met sa lettre avec un timbre sous une première enveloppe sur laquelle il se borne à transcrire les initiales A. B. 25. Il ntroduit ce premier pli sous une deuxième enveloppe qu’il ferme, affranchit, et adresse à l’Administration du Journal, 20, rue Turgot, Paris(IXe).
- Nous transmettons cette lettre à la personne qui a fait paraître l’annonce sous les initiales A. B. 25. Cette per-sonné répond si elle le juge à propos, mais dans aucun cas, le Journal ne peut intervenir. Nétant qu’un agent de transmission entre nos lecteurs, nous déclinons toute responsabilité, en cas de défaut de réponse.
- Toute lettre qui ne nous parviendra pas dans les conditions indiquées ci-dessus ne sera pas transmise.
- IMPRESSION SUR TISSUS
- Chimiste expérimenté, 15 ans de | pratique, connaissant à fond tous les genres d’impression sur laine, soie, coton, tissus d'ameublement, demande situation dans cette branche.
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- Hygiène du travail dans les établissements industriels et commerciaux, par L. Grillet, inspecteur du travail dans l’industrie. Petit in-8 de 192 pages et 9 figures : 3 francs.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- 8. BREAKS & Son
- WYKE, BRADFORD (Yorkshire, Angleterre)
- ACIDE PICRIQUE
- pour Teinturiers
- EXPORTATION DANS TOUS PAYS
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE
- Voyages circulaires en Italie
- La Compagnie délivre toute l’année à sa gare de Paris ainsi que dans les principales gares situées sur les itinéraires, des billets de voyages circulaires à itinéraires fixes très variés permettant de visiter les parties les plus intéressantes de l Italie. La nomenclature complète de ces voyages figure dans le Livret Guide Horaire | P.-L.-M. vendu 0 fr. 50 dans toutes I les gares du réseau.
- Exemple d’un de ces voyages • Itinéraire 81-A 1: Paris, Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modame, Turin, Milan, Venise, Bologne, Florence, Pise, Gênes, Vintimille, Nice, Marseille, Lyon, Dijon, Paris.
- Durée du voyage : 60 jours.
- Prix: Ire cl.: 253 fr. 50, 2e cl. : 183 fr. 20.
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-
-
-
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- 379
- i
- REVUE DU MARCHE
- PLACE DE PARIS
- Potasse caustique 70/75 plaques.
- Acide acétique industriel 40 % ....
- » » 35 % ....
- » azotique (voir acide nitrique), muriatique 22’ chimiq. pur..
- Les 100 k.
- Rouille
- nitrique
- 20/22 par 15 touries 36' blanc,......
- » jaune............
- 40- blanc ..........
- » jaune. ..........
- 36: chimiquem. pur.
- 40 » , »
- 32
- »
- 32
- 25
- A a
- oxalique..........
- picrique cristallisé .
- sulfurique
- 53:. .......
- 60’ enyiron.
- »
- 66
- 66'
- himiq. pur
- » au soufre , tartrique 1er blanc...
- Alcali volatil du gaz 22’ .. » » 28/29.
- Alcool dénaturé type Régie 90:
- Alun épuré.......
- » ordinaire. ..
- » de chrome ..
- Benzine cristallisable.......
- » lourde, industrielle
- » type Régie..........
- Bichromate de potasse
- ))
- soude
- Bi-oxyde de baryum 85/86’.. Borax raffiné en cristaux.......... Carbonate de soude cristallisé Zrème de tai re entière .. ..
- Jyanure Dextrine
- Eau
- »
- Perlasse Ire qualité ..
- » ordinaire . .. .
- rose factice........... 42/45 en tourie........ supérieure.............
- 6 25
- 36 »
- 35 »
- 45 »
- 44 »
- 52 »
- 58. »
- 115
- 270
- 5
- 6
- 33
- 15
- 252
- 38
- 61
- 25
- 50
- 8 25
- 50
- L’hecto
- Les 100 k.
- 19 » .. 16 »
- 37 50
- L’hecto
- 50 »
- .. 4 8 »
- 55 » Les 100 k.
- 85
- 70
- 95
- 45
- 47
- &
- Sel de soude 90/92 . .
- » » Solvaÿ 65/70
- » » » 75/80
- » » ». 80/85
- Soude
- Sulfate
- caustique 60/62. ........
- » 70/72...i . ...
- • » 60/62 plaquettes
- » 70/72 »
- de cuivre 98/99 »
- de fer moyens cristaux ..
- Bleu de Berlin, surfin cuivré, gar. pur » extra pains et poudre.
- )> flor pâle et foncé, de Chine en grains..........
- Bleu
- Outremer poudre p. la peinture.
- de
- a
- Prusse
- Essence de térébenthine
- » en poudre ........
- » soluble, paillettes,
- rouge de potassium pur.. blonde citron............ blanche..................
- 195 »
- 350 »
- 350 »
- 50 »
- 52 »
- Le litre
- oxygénée 10 à 12 volumes ...
- » extra.............
- » pharmaceutique...
- » chimiquement pure.
- 0 0
- 0
- 2
- 75
- 38
- 35
- 50
- Extrait d’orseille liquide n’ 1. » » » extra.
- » » supérieur....
- Les 100 k.
- de
- Javelle
- e s
- 40- Baumé
- 35- »
- 25- »
- 20- »
- Glycérine blanche industrielle 28' Lessive caustique de potasse 36-.
- Noix de Orseille
- ' » » 40
- » de soude 36 Galles de Chine....... double................
- » triple ............. ..........
- Oxymuriate d’étain 32 %...... .
- Panama (Quillay)............ Permanganate de potasse..... .... Potasse d’Amérique..........
- » imitation d’Amérique 66/70-
- 52/55 45’...
- 155 185
- 11
- 10
- 10
- 7 105
- 33
- 43
- 12
- 195
- 65
- 80
- 220
- 55
- 135
- 76
- 39
- 33
- 30
- 50
- 50
- or
- 50
- a
- »
- 60
- 115
- 47
- 25
- 12
- 15
- 12
- 22
- 23
- 24
- 28
- 30
- 32
- 35
- 50
- 50
- 50
- 50
- 50
- 6
- a
- Le kil.
- 4
- 4
- 4
- 5
- 25
- 75
- 25
- 25
- 50
- Les 100 kil.
- » pour azurage.
- » p.pap. peints supérieur.......... extra.............. n1 ................
- 65
- 95
- 115
- 180
- 155
- 135
- 121
- PLACE DU HAVRE
- BOIS DE TEINTURE
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- Jaune
- e
- 2e qualité.... 3e bonne ....
- • 3e inférieure.
- • Sisal, Yucatan.. Honduras.... . .
- • Tabasco..........
- Haïti Cap......
- Fort-Liberé..., Aquim...........
- • St-Marc .........
- - Gonaïves ......
- P.-de-Paix.........
- - Miragoane........
- • Saint-Domingo...
- • Martin, et Guadel.
- • Jamaïque. .......
- Cuba et St-Yago .. ..................
- T .............
- ..................
- Campèche...... .
- Carmen............
- Tampico..........
- ................. Haïti.............
- Jamaïque .........
- Barcel et P. Cab .. ................
- Carth. et Savan...
- Maracaïbo ........ Fustet..... 109 k. Tatajuba(Pern.)50k.
- Bahia.
- Corim o. ... . ,
- Amapala. 50 kil.
- 9
- 6
- 8
- 8
- 7
- 5
- 5
- 5
- 6
- 6
- 6
- 5
- à
- 75
- 50
- 50
- 50
- 50
- 70
- 00
- Bouge Brésil Bahia........
- » Calliatour... 100 k.
- Lima......
- Ste-Marthe. Brési’let. .. Sandal.... Sapan ....
- 50 kil.
- 100 k.
- 50 k.
- Quebrach...1009 k.
- Pernamb
- 50 k
- 7
- 16
- 7
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- 4
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- 8
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- OO
- 10
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- 5
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- 6 G
- 7
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- 80 yo
- 10
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- 5
- 6
- 6
- to 75 85 en UrC'SO
- 75
- 75
- 75
- tD 1c
- 22 CM
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k. — en caisse —
- Jaune ou gamb.........
- »
- pressé
- 37
- 35
- 20
- 50
- .. M 45 .. 40 .. 25 ..
- Çochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille Ténérife grise.. .
- Bengale
- Java,
- Mad
- Curcuma
- .. .50 kilos.
- Pond..
- On
- cote
- On i Beng.
- cote
- Dividivi les 50 kil....
- Indigos actuellemers :
- sur v. et bl. 1(2 k.
- fin violet et pourpre.. Beng. beau viol, et dito
- R
- «
- Java.;
- bon violet......... bon moyen violet... moyen violet........ beau violet rouge... bon violet rouge.... bon moy. v. rouge., fin rouge.......... beau dito ...... . bon dito........... bon à fin cuiv...... cuiv. ord. et bas.....
- Kurpah.. .J... Madras ...... Manille....... Caraque ...... Guatemala flor
- N.M
- N.M
- N.M
- 1 l
- 15
- M
- 15
- » bon à fin sobre ..
- » — cor....
- » cor. ord. à bas..
- N -Gren fin, surf. 1/2 k N.M.
- » bon à beau.. N.M.
- • ord. et moyen N.M.
- Orseille
- On cote les 100 kil. : ....
- Cap-Vert ...............M
- Mers du Sud...........M Madagascar.............
- Quercitron
- On cote les 50 kil..
- Baltimore fin effilé......
- • gros ...............
- p > S 3
- O E
- E —
- S 8
- Rocou
- 1/2 kil. ü 32
- 1/2
- 60
- 50
- 5
- 5
- 4
- 4
- 3 3
- 4
- 3
- 3
- 4
- 3
- 3 3
- 3
- 2
- 2
- 0
- 3
- 1
- 1
- 1
- kil.
- 2 ..
- 1 80
- 20
- /0
- 75
- 25
- 75
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- 25
- 25
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- 25
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- 50
- 25
- 25 M
- 50
- 50
- 50
- 25
- 7 50
- G
- / à
- N. M
- à
- 6
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- 3
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- 3
- 3
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- 75
- 50
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- O 13
- 10 CM
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- 4 .
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- 3 ..
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- g
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- 380
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PLACE DE MARSEILLE
- DROGUERIES DE TEINTURE
- Bois de Campêche (Laguna). 12 .. à.15 » (Guadeloupe) .11 .. .12 » de Fustet Albanie. ... 10 50 12 Cachou noir, Ire marque... 95 .. 85 » marques ord.. 70 .. .. Cochenille argentée.. 100 k. • » grise 480 . 505 » ' zacatille naturelle 500 .. 515 » noire Palmas le k. 460 . 500 Curcuma Bengale . 60 .. .70 » Chinois 40 .. ». Madras 65 .. Gal.es de Chine 135 .. Prussiate jaune de potasse. 170 ..
- INDIGOS - Au 1/2 kilo.
- Madras bon t beau tendre. M. . » moyen et bon moyen » coloré.................. 2.60 » zoyen ord. et ord. terne et serré... »........2.30
- Kurpah bun et beau vio et et violet rouge.. M. .
- Kurpah moyen et bon moy. assez coloré.. . M. .
- „ » ___moyen ord. et ord. mél. et terreux ....
- Bengale beau et fin violet M .
- * bon moyen à bon violet et violet rouge............... M.. »..................moyen violet-rouge et rouge............ M.. Java bon...........moyen...... ... »..................beau et bon violet. M..
- DROGUERIES
- Le tout aux 100 kil , sauf variation contraire 1er coût. Acide citrique 450
- Alun ....................... 18 .. .. .. ».......(acq.). .............17 ., 19 .. Couperose emballée.........................5 .. 6 ..
- Essence de térébenthine (d. fûts) 123 .. Id (s fûts).. 120
- Fécule de pommes de terre, 1er bl........... .. . ... 45 .. ... .. Id. 2e bl. (entrepôt)...... . 35 . . . .
- Galles vertes et noires. 200 .. 170 ,» noires Alep.................................. ... .. ... » ............................................ . Gomme arabique, en sorte . 60 .. 75 » Ghésirée, en sorte............................ » Sénégal,s. bas du fleuve 65 .. 70 ».......................» Galam....... 65 .. 70 » Aden, sorte cour, bonne .. ... « Mogador, blonde....... » » blanche......... ..
- » Laque en f. qté orange. 650 ............... »............................................» mi-orange 625............................. »............................................» cerise AC................................. » Sandaraque lavée....... 150................
- » Damar (Batavia). ....... 200 ..............
- » » Singapore...... 110 .. 140
- » » Penang...........110........
- Gomme adragante Syrie.... 200 .. 750
- » » Anatolie. 150 .. 600
- Quercitron. . .... : ... .... .. M .... .. Garance, racine ........... » potire. 70 .. Rocou Guadeloupe 100 .. ... » Cayenne . . . . .. .. ...
- Safran d’Espagne, Valence pur.............................. £0 .. .. Sulfate de cuivre(+ntrepôt). 76 .. ... . -........... (acq.I. .. 80 .. ...
- Sumac en feuilles................ 25............. » poudre........................ 26................ ... .. Styrax liquide................. 180.......... Tamarin Madras............................... 28 ..
- Verdet, eu pains, extra sec, sous toile .. .................................. » en pains, extra sec, sous pap........................................ » bon marchand en pains ...... »...............................................» en boules . . .....
- P raffiné en poudre sec .....................
- PRODUITS CHIMIQUES
- On cote les 100 kilos ;
- Acide muriatique ... 20 d. » nitrique 36 d. » » 40 d. » sulfurique.... 66 d. » sulfureux.... 50 d.
- » tartrique................ Ammoniaque liquide 22 d.. Borax raffiné.............. Blanc de zinc de la Méditer, poudre .................... broyé............................................
- Crème de tartre..............
- Cristaux de soude en sacs de 100 kilos, disp........ Chlorure de potassium, en gare de Salins............ Lessive caustique 33 degrés Nitrate de soude brut..... » dépotasse brut.... Sel de scude, 80/85, cons. et entr. ea bq. de 700 kil.,m. Sel de soude, 70/75, disp... ».........................30/35, disp... Soude douce 33 deg. en vrac Sulfate de cuivre ..........
- Sulfate de fer 95 % en sacs de 100 kilos..............
- 9 50 à
- 38 ..
- 4? .
- 10 50
- 8 ..
- 250 ..
- 40 ..
- 42 .
- 180 .’
- 8 ..
- 20 .. ..
- 6 75
- 30 ..
- 46 ..
- 18 25 ..
- 17 50
- 12 .
- E 76 A 80
- 5 50
- SAVONS
- Cuits (unicolores)
- Blanc pur à l’huile d’olive...... 58 » extra pur...................(72................0/0.....d’huiles)....58 » augmente....................(60.................0/0................»............)............53 » résineux....................(72.................0/0................»............)............54 Jaune »...........................(72 0/0..........................»..................)... 49
- Vert à l’huile de pulpes industriel. 31 » tunisien ......... 44
- Jaune » ...................... 40
- (Jaune résineux à manteau blanc). Brun extra (72 0/0 d’huiles) 52 » (60 0/0 d’huiles)... 48
- Rosé............................... . 52
- Noir.................................... 42
- Blanc spécial suiffé..................... 65
- 66
- 64
- 56
- 56
- 50
- 53
- 46
- 42
- 54 49
- 53
- 44
- 67
- Cuits (Marbrés bleus ou rouges)
- Bleu pur pâle ou vu................... 47 52 » mixte »........................................ 44 45 » talqué Ire qualité......... 43.....................................42 »............................» 2e »...................... 35......3 7 Marbré b'eu ou rose..........Dijon..... 47...........................50 »............................»...........................Nantais. 47.50
- Mi-Cuits
- Selon qualités
- Blanc ou jaune............................................................................................... 28 34 » (à la batteuse).................. 36 4 0 1
- 3 Marbré bleu ou rosé.................. 34 36 Résineux. ............................................................. 30 3 6 Vert exportation........................ 28 32 J Brun................................ 32 36 | Fcir................................... ................................................................... 34 36
- Mous en Barils
- Qualne extra....................... 36 39
- Qualités ordinaires................ 28 32
- Savons durs en caisses ou sacs de 50 kil minimum mis en barres. Franco gare ou quai Marseille 10 jours 1 0/0 ou 60 jours net.
- PLACE DE BORDEAUX
- BOIS DE TEINTURE
- .......................
- Campêche coupe d’Espagne — Tabasco . . . — Haïti .... — Martinique,Guade loupe . .
- Calliatour . Pernambouc Jaune Cuba — Guayra — Tuspan Lima. . Tampico. Sapan. . . Sainte-Marthe Nicaragua . Sandal rouge
- Tabasco .
- Cachou b.un coulé, s.f. 100 k. Gambier...................... Curcuma de la côte. . 100 k. — du Bengale. . Indigo Bengale poupré . . . fin violet . —............................—...........................beau violet................. —............................—...........................bon violet. —............................—...........................moyen violet. —............................—...........................petit violet................ —............................—...........................ordinaire..................et cuivré . — Java ordin. et cuivré . — Madras fin................. —............................—...........................beau . —............................—...........................bon .... —............................—...........................moyen ...................... —............................—..........................ordinaire.................................. Kurpah kuddapah beau violet —............................—...........................bon violet. —............................—...........................moy violet —............................—...........................pet. ordin. — Pondichéry bon violet —............................—...........................moy.violet —............................—...........................oru.et cuivré — Manille.................... — Guatemala flor . —............................—...........................sobre . —............................—...........................côrtès . — Mexique flor........................................... —............................-...........................sobre.................................................................. —............................—...........................ordin......................cortès Caraque flor. . . —............................—...........................sobre.................................................................. —............................— cortès. . . Gomme laque ordin. et orange D C . le k. —............................—...........................blonde,....................irequal. —............................—...........................— 2e quai —............................—...........................cerise. . . . —............................—...........................blonde ordin
- Garance d’Avignon. . 100 k Lac-Dye, marque DT. le k. Orseille Mers du Sud. 10C k — Madagascar . .
- 28 — à 29 —
- 28 — 28 25
- 18 — 19 -
- 10 - 14 -
- 8 — 8 50
- 14 — 15 -
- 11 —
- 11 -
- 11 -
- 10 —
- 9 —
- 8 50
- 6 —
- 5 50
- 5 —
- 8 — 7 50
- 6 —
- 5 —
- 6 —
- 5 —
- 4 —
- 8 —
- 6 —
- 5 —
- 7 —
- 6 —
- 4 -
- 13 -
- 13 -12 -
- 11 -
- 10 -
- 9 —
- 5 50 6 -
- 5 5C
- 9 -8 —
- 7 —
- 5 5C 6 50
- 6 —
- 5 —
- 10 —
- 7 —
- 6 —
- 8 -
- 7 -
- 5 —
- 5 50
- 5 25
- 5 90
- 5 50
- 4 95
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 381
- OUVRAGES SPÉCIAUX
- Sur la Teinture, les Apprêts et l’Impression des Tissus
- Envoi des ouvrages par retour du courrier, contre mandat -poste adressé aux bureaux du journal.
- Manuel méthodique de l’art du Teinturier-Dégraisseur, installation des établissements, machines, produits, exécution du travail, etc., par F. Gouillon a, chimiste, professeur de teinture pratique. Troisième édition refondue et considérablement augmentée, ornée de 120 figures dans le texte, et d’une gravure hors texte. Garnier frères, éditeurs, Paris. 1 vol. in-18 broché. 5 fr. Cet ouvrage est devenu le formulaire de l’industrie du teinturier-dégraisseur qui touche à des sujets si nombreux, qu’un manuel à son usage devient un traité de Teinture universelle.
- Tissus de toute origine, vêtements, ameublements, lingerie, dentelles, gants, plumes, paille, chapeaux, tapis, uniformes galonnés, articles en peau, fourrures et che-veux viennent dans les mains du teinturier-dégraisseur qui les nettoie, reteint, apprête, imperméabilise, incom-bustibilise, aseptise, etc., comme le dit du reste la préface du manuel méthodique.
- Ce manuel indique aussi les moyens de s’orienter au milieu d’articles si divers et d’arriver à les régénérer. Toute apparence savante y est évitée, mais on voit que l’auteur s’est guidé sur les principes scientifiques qui régissent les lois de la teinture et de ses travaux auxiliaires
- La nouvelle édition que nous présente aujourd’hui M. Gouillon a été tout particulièrement soignée : de nombreux chapitres ont été augmentés parmi lesquels nous citerons ceux concernant la désinfection, le nettoyage, la teinture et les apprêts.
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- 3e Fascicule. — Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylmé-thane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes (e) Phta-leines.
- 4e Fascicule. — Matières colorantes dérivées de la quinone inoide : (a) Indamines et indophénols; (b) Thiazines et thiazones ; (c) Oxazines et oxazones; (d) Azines. — Matières colorantes dérivées de l'indigo-tine, oxycétones et xanthones.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- TABLE DES MATIÈRES
- Année 1906
- Pages
- A
- Accidents du travail (Extension de la loi sur les) à toutes les exploitations commerciales 119,135,152 167
- Accidents du travail. — Responsabilité du patron et des propriétaires . ............................104
- Albumine du sang et son usage dans l’impression 197 Alizarine (Solutions alcalines d’) , 279
- Aniline (Cinquantenair du violet d‘) .... 213
- Aniline (Noir d’) pour un seul bain............. 5
- Apprêt final des tissus (Substances employées pour 1’)...........................................260
- Apprêt raide pour chapeaux de feutre. ... 70
- Apprêts sur tissus (Analyse des) 225, 259, 276, . • 292,308 322
- Assurances mutuelles...........................120
- Automobiles (A propos des).....................104
- *
- B
- Bains permanents dans la teinture de la laine . 102
- Blanchiment des fils de coton avec du protoxyde de sodium........................................ 230
- Blanchir le cuir, l’ivoire, les os (Moyen de) . . 6
- Brun d’oxydation (Sur un nouveau). . . 199 209
- Buée dans les teintures. . ..................100
- C
- Carbonisage avec de l’acide chlorhydrique . . 278
- Chapeaux mous (Apprêt final pour) .... 309
- Ciseaux du rédacteur (Les).....................358
- Clause d’irresponsabilité dans les cartes à demi-tarif (Bagages)................... ... . 216 Colorants (Les nouveaux) .........66,146,181,258 353 » naturels (Les), ................3, 17, 33, 49, 65 81
- Conférence de Turin (Les conséquences pratiques de la)................................89
- Conseillers du commerce extérieur (Décret) . . 39
- Conservatoire national des arts et métiers(Ouver-ture des cours)............................. . 346
- Couleur (Effets de) sur mi-soie.................88 » au soufre....................................147
- » diamine (Les) dans la teinture des tissus mi-soie . . . .20, 35, 51, 69, 86 97
- Crise postale (La).............................114
- D
- Déchets ou creux de route....................... 7
- Dégraissage de la laine par le silicate de soude 24
- Droits de l’expéditeur et du destinataire (Les) 280,296 328
- Pages
- E
- Enlevage sur grenat-naphtylamine .... 305
- F
- Fibre de coton (Etude sur les modifications qui se produisent sur la) 194, 211, 227, 257, 275, 291, 307, 321, 339, 356 371
- Fils « Gorilla » (Traitement des)..............310.
- Fourrures (Procédé simple pour nettoyer les) 6 » . (Teinture des) . . . . 323
- H .
- ’ ' ".7 § * * K '-J iA<~.
- Hygiène et sécurité des travailleurs .... 120
- Hypochlorite de soude (La production de l’) . . 67
- Hyraldite (L’).................................3371
- Imperméabilisation des lainages.................196
- Impression des tissus (Anciens et nouveaux procédés). ;...................... 131, 150, 168, 179
- Impression sur tissus de laine. 19,02,67,86,98 115
- Indigo (Commerce de 1’) à Bombay................359
- Indigo dans l’Inde (La production de 1'; . . . 264 » en Egypte (Importation de 1’) . . . . 341
- . J
- Jubilé de l’inventeur des couleurs d’aniline . . 101
- Jurisprudence
- Accidents du travail. . . . 26,41,136,185 347
- Alignements....................................186
- Billet à ordre . 186
- Chemins de fer . . . 58,137,159,201 298
- Concurrence déloyale.......................40 315
- Établissement industriel..................... 122
- Fonds de commerce. Nantissement.................73
- Homonymes et concurrença commerciale . 153 169
- Location de locaux industriels.................329
- Louage de services.............................315
- Marché à livrer.......................... 282 361
- Marque de fabrique .... 9
- Modèles de fabrique ..................... 153 376
- Mur mitoyen (Le) ..............................218
- Préjudice résultant du voisinage d’établissements industriels...............................122 138
- Prêts hypothécaires ...........................137
- Propriétaire et locataire......................105
- Responsabilité. Cheval. Accident...............122
- Retenues de salaires..................... 105 298
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-
- 384 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pages
- Société en nom collectif........................58
- Timbre-quittance (Question de).................361
- Transport (Contrat de)..........................26
- » maritimes................................... 265
- Travail. Atelier................................73
- Usines en location.............................282
- Vente de marchandises...........................41
- Vente. Garantie. Etoffes.......................233
- L
- Laine chlorinée (Composition et propriétés de la) 21
- Loi du 13 juillet 1906 établissant le repos hebdomadaire .......................................231
- Loi modifiant l’article 509 du Code de commerce 104 Loi sur les accidents du travail (première visite) 25
- M
- Matières colorantes artificielles (Les) .' . . . 2
- Mercerisatien (La) 198, 215, 263, 279, 295, 311
- 326 340
- Mordancement....................................54
- Mouvement des matières premières. 11, 43, 75,
- 107, 155, 171, 203 235
- N
- Noir solide pour articles de bonneterie ... 87
- » pour bas de coton............................295
- P
- Peluche de mohair (Apprêt final, teinture et impression) ................................ 343 357
- Petite correspondance (Accidents du travail). . 91
- Perfectionnements et Procédés nouveaux
- Acide lactique commercial (Procédés pour essayer 1’)......................................228
- Blanc enlevage (Nouveau).......................273
- Bobines dans les récipients des appareils à teindre (Dispositif et arrangement des). . . 1
- Chaînes de tissage (Perfectionnements aux procédés et aux appareils pour teindre les) . . 177
- Chapeaux de laine (Procédé pour rendre imperméable les corps de)...........................118
- Colorants azoïques sur la fibre (La formation des). .........................................161
- Décollage des draps de rouleaux en laine caoutchoutés (Note sur des accidents de). . . . 354
- Dispositif tendeur pour fils soumis au mercerisage ..........................................193
- Enlevages sur laine au sulfite de potassium . . 129
- Impression d’indigo (Nouveau procédé pour 1’) . 308
- Rougeants blancs et multicolores à l'hydrosulfite de soude..................................... 289
- Soie (Moyen de dégommer la)..................... 6
- Teinture avee du bois de campêche. . . . 230
- Teinture de chapeaux.......................148 182
- » du coton................................182
- » des tresses de paille..................183 fi sus (Machines a fouler................les)............369
- Toile fine de cotor (Procédé pour rendre imperméable la).....................................181
- Pages
- R
- Réformes sociales (les)........................73
- Repos hebdomadaire (1er décret d'Adon publique). 264
- Retards scandaleux............................101
- S
- Société industrielle de Mulhouse. 312,326,345,359 372 » du Nord de la France. . . 214
- » de Rouen 5, 36. 83,113, 145, ' 227, 276,337 370
- Soie (Traitement de la) avant et après la teinture .................................... 116 130
- Soies (Congrès de Turin contre la surcharge des) 7, 23, 38, 56 71
- T
- Taches occasionnées par la réduction delà couleur 184 » (Quelques recettes pour enlever les). . 69 » sur soie 70 Teinture artificielle des bois 212
- Teinture avec du rouge turc (Théorie et pratique) 37 293
- Teinture et apprêt des tissus pour voitures. . 277 Teinture de laine en blanc .... 55 Teinturerie à Bâle (La) ........ 376
- Timbres-quittance (Oblitération des). . . 296
- Tissus (Séchage des)..........................374
- Tarifs
- Extraits tinctoriaux végétaux.................169
- Fils de coton.................................314
- Matières tinctoriales.......................9 152
- Tissus et toiles non dénommées.................58
- FIGURES
- Bobines dans les récipients (Dispositif et arrangement des)..................................... 1
- Chaînes de tissage (Perfectionnements aux procédés et aux appareils pour teindre les). . 177
- Décollage des draps de rouleaux en laine caoutchoutés (Note sur des accidents de). . . . 354
- Dispositif tendeur pour fils soumis au mercerisage 193
- Tissus (Machines à fouler les).................369
- AUTEURS
- Asquith................................... 369
- Baumann et Frossaud......................289
- Beltzer et Thiébaut......................193
- Cochenhausen (Von). ... 3, 17, 33, 49, 65 81
- Crépelle-Fontaine. .............................. 1
- Fiebger (John)............................21
- Goddard..................................177
- Hoffmann . 198, 215, 263, 279, 295, 311, 326 340
- Hubner et Pope 194, 211, 227, 257, 275, 291, 307
- 311, 321, 339, 356 371
- Justin-Mueller...........................161
- Rollin (Ch ).............................354
- Schmid (Henri)..................... 199, 209 273
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