Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- 4e Série, 4e Volume.
- 5 JANVIER 1876.
- 20e Année, Numéro 1.
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS REVUE THÉORIQUE & PRATIQUE Spécialement consacrée
- ' AU BLANCHIMENT, A la teinture, a l’impression et a l’apprêt DES fils et TISSUS, A LA PRODUCTION ET A LA PRÉPARATION DES MATIÈRES TEXTILES; EN GÉNÉRAL, A LA FABRICATION ET A L’APPLICATION DE TOUS PRODUITS COLORANTS EMPLOYÉS DANS L’INDUSTRIE ET DANS LES ARTS
- PARAISSANT LE s ET LE 20 DE CHAQUE MOIS . te I obasmgb
- Sous la direction de M. A.-Félix GOUILLON, Ingénieur-Chimiste
- ADMINISTRATION et RÉDACTION, nie Michel-le-Comte, 22, PARIS
- S’adresser a MM. GOUILLON et BLONDEAU, Ingénieurs.. «
- ABONNEMENTS
- INSERTIONS
- Paris et Départements : Un an........ 15 fr.
- — — Six. mois.... 8 —
- Etranger.............. UN AN......... 20 —
- La ligne, page en deux colonnes.... » 50 c.
- Réclames...,...........----- 1 50
- Faits divers......................... 3 »
- Les abonnements et les annonces sont reçus au bureau du journal, 22, rue Michel-le-Comte, à Paris, et chez les principaux libraires de France et de l'Etranger.
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- Nota. Les chaudières sont construites dans les ateliers spéciaux de la maison, qui donne pour le choix des tôles et l’exécution, des garanties que n’oifrent jamais les chaudières fournies par les chaudronniers à la plupart des constructeurs-mécaniciens.
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- PARIS, 144, Faubourg-Poissonnière, 144, PARIS
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- PRIMES AUX ABONNÉS
- Le Moniteur de la Teinture est arrivé à sa vingtième année ; ce n’est donc pas un journal qui déhute et qui cherche, en tâtonnant, la route à suivre ; depuis longtemps, il a- l’expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le Moniteur de la Teinture a déjà vu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
- Pour faire apprécier, comme il convient, la valeur de cette publication, nous enverrons sur demande la table des matières du dernier volume, lequel est accompagné de nombreux échantillons et gravures intercalés dans le texte.
- PRIME
- Aux abonnés nouveaux d^un an, ainsi qur'à nos abonnés actuels, nous offrons t
- 1° — Les quatre derniers volumes 1520-71, 1532, 1993 et 1894, au prix réduit de 38 franes, ou :
- 2° — Les trois derniers volumes 1893, 1893 et 1824, au prix réduit de 33 francs, ou :
- 3° — Les deux derniers volumes 1893 et 1994, au prix réduit de 15 francs, ou t 4° — Un des quatre derniers volumes parus au prix réduit de 1® francs.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)____________._______________- ______—L
- demeurant au------------------------------------------— département d-------------------------------------------------------------------------------;-------------------------------------.— déclare souscrire pour un abonnement de -----------------------------au Moniteur de la Teinture, à partir du (2)---------------------------------— --------------------------------------------------------------------------------------------et comme prime aux volumes .le tout payable à la présentation de la quittance.
- Signature :
- On s’abonne en adres sant un mandat de poste à l’ordre de MM. GoUiL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Camte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l'adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l'étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicar les à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent du 15 juillet 1875, afin d’avoir un volume complet; toutefois les abonnements à partir du 15 janvier sont acceptés; mais pour six mois seulement,
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- Voir le Moniteur de la Teinture du 20 février 1874 (page 42).
- Toutes ces Machines sont vérifiées avant leur expédition.
- S’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- MATERIELS POUR L IMPRESSION
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenterait teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- A Pinceaux.
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- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
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- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
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- 250 id. id. id. argent.
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- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : «50 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Parla combinaison d’nn petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs.
- S’adresser à l'OFFICE du Moniteur de la Teinture. .
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l’impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-fin..................................................... lekil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr. ....................................... la boîte.. 12 — 50
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron...................................... le kil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais................................... — 6 — »
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta............................................. — 12 — »
- Vermillon..........................................•................................ — 18 — >»
- Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., I1° finesse, 24 fr. le kilogr. Tontissés de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle colle est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates.
- Prix : Qualité unique, 1er blanc....4 fr. le kil.
- Dépôt à YOflice du Moniteur de la Teinture.
- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
- Cartons de 58 centimètres de longueur sur 46 de largeur, prix du cent...'.......................... 40 fr
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- — lm06 — _ 76 — — 120 —
- — 0=92 - — 82 — — 140 —
- — lm15 — — 85 — — 150 —
- — 1m30 — 80 — — ......... 150 —
- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus «ra ids eue ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- AV I S
- Nous prions nos abonnés dont l’abonnement expire avec le dernier numéro de l’année 1875, et qui ne voudraient pas être considérés comme abonnés pour l'année 1876, de nous prévenir par lettre, ou de refuser le premier numéro de cette même année.
- Renseignements et Recettes.
- L’administration lu Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée.
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- A L'ANNÉE 1876
- Année de production !... Tel est le caractère principal de celle que nous venons de clore, et qui ne s’est particularisée par aucun fait important dans nos industries, par aucune innovation remarquable, par aucun produit en vogue, soit dans nos articles fabriqués, soit dans nos matières premières.
- Cette production abondante a surtout été alimentée par le commerce d’exportation, et ne s’est pas développée à un même degré dans toutes les branches de l’industrie ; ce sont les industries textiles qui ont été le plus favorisées.
- Ainsi qu’on peut déjà l’évaluer, le chiffre de nos exportations aura dépassé cette année la somme énorme de quatre milliards, dans lesquels les tissus et matières textiles figurent pour plus d’un milliard. De pareils résultats n’ont pas encore été atteints, même pendant les années les plus prospères.
- Et ces milliards nous font songer à une nation voisine, chez laquelle, contrairement à nous, l’industrie est dans un tel état de marasme et d’affaissement, que son souverain a dû. déplorer, dans un discours officiel, la triste situation du commerce et de l’industrie en Allemagne.
- Ce parallèle entre deux peuples, dont le sort respectif paraissait si différent il y a quelques années, est des plus saisissants, et la conclusion en est facile à déduire.
- Jouissons donc avec quiétude de ces milliards de la paix, en songeant qu’ils ne sont point entourés de deuils et de larmes, mais au contraire, qu’ils représentent un service rendu, un bien-être apporté à autrui, et qu’ils nous sont offerts avec la main qui remercie, et non jetés avec celle qui maudit !...
- En même temps que notre commerce international se développe, les barrières qui nous séparent des autres nations s’aplanissent sans cesse, et ce ne sont pas les frontières naturelles les plus difficiles à franchir : on peut déjà traverser les Alpes, et on passera la Manche à pied sec avant que les peuples aient complètement renoncé aux conventions fiscales qui entravent leurs rapports et qui nuisent à leurs intérêts réciproques.
- De grands pas viennent cependant d’être faits dans cette voie ; une solidarité de plus en plus intime s’établit entre les différentes nations de l’univers, et tend à détruire ces barrières traditionnelles, qui les isolent bien davantage que les fameuses murailles chinoises ; bien plus aussi que les monts et les mers.
- Les idées économiques nouvelles ont déjà bien abaissé celles que les tarifs douaniers avaient élevées entre les producteurs de races diverses ; ce mouvement s’accentue toujours, et cette année a vu s’accomplir d’importantes réformes dans ce but.
- La plus considérable a été le traité dit : Union générale des postes, qui, en abaissant les tarifs internationaux, en supprimant les complications du service, en créant des modes de correspondance à prix réduits, en établissant des échanges de mandats d’argent, et autres mesures d’une égale utilité, a facilité dans une large mesure nos rapports avec l’étranger, et favorisé les intérêts du commerce et de tout le public en général.
- La convention monétaire qui a admis deux types de monnaie d’or et d’argent, ayant cours dans tous les Etats contractants, supprime les pertes et les difficultés du change, auquel il n’est plus nécessaire, ainsi, d’avoir recours.
- Notre système métrique a été aussi la base d’une convention internationale non moins heureuse en résultats, et le mètre sera bientôt l’unique étalon des poids et mesures européens.
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- Nos relations commerciales avec nos principaux voisins, sont maintenant entourées de plus de sécurité et d’équité, grâce à un échange de garanties mutuellement appliquées aux marques de fabrique.
- Les tendances de notre époque sont donc à l’unification, et elles se sont encore manifestées dans une question plus secondaire, au point de vue général, mais qui nous touche plus particulièrement ; c’est celle du titrage des fils ; c’est aussi une question d'équité commerciale, dont l’industrie des tissus peut déjà apprécier les avantages.
- Ces réformes, qui eussent effrayé les économistes de l’ancien régime, s’accomplissent simplement, naturellement, par la force même des choses, et nous voyons avec plaisir se détacher un à un, les anneaux de cette lourde chaîne qui nous retient encore aux sophismes économiques et à la servitude industrielle des siècles passés.
- Les expositions universelles ont démontré la nécessité de ces réformes; elles ont élargi le cercle dans lequel se meut le génie inventif et industriel de chaque peuple, et ouvrant des débouchés nouveaux à ses productions, elles ont exigé que l’on aplanît le chemin qui conduit de l’un à l’autre.
- C’est donc sous les meilleurs pronost:cs que nous voyons s’établir dans le Nouveau Monde, la première de ces solennités industrielles ; elle nous promet aussi une source de nouveaux rapports avec ces riches contrées, en même temps que des révélations inattendues sur l’art et l’industrie des peuples qui tendent de plus en plus à s’affranchir de la dépendance industrielle de l’ancien continent, et qui seront bientôt pour nous de redoutables rivaux.
- Les expositions partielles ou locales n’ont point la même portée, mais ce sont, néanmoins, des stimulants et de bonnes préparations pour déplus grands concours. Cetteannée, à Paris, l’Exposition dite des Industries maritimes et fluviales, a joui d’un succès sérieux, et n’a pas été sans intérêt.
- En cherchant dans cette exhibition la trace des progrès récemment accomplis dans ces industries, nous ne l’avons trouvée que dans la perfection des produits déjà connus, mais, pas plus qu’ailleurs, dans l’apparition d’articles nouveaux.
- Les procédés d’atelier s’améliorent et se perfectionnent sans cesse ; le Teinturier et l’Imprimeur se familiarisent de plus en plus avec l’emploi des couleurs nouvelles, et ils savent en étendre constamment les applications.
- Ces couleurs elles-mêmes vulgarisent l’art de la teinture, stimulent le goût du public pour les colorations ; elles ont dû répondre à de nombreuses nécessités auxquelles les fabricants ont satisfait ; aussi offrent-elles maintenant des ressources incalculables à toutes les branches de l’industrie tinctoriale. La fabrication de ces couleurs fait constamment des progrès nouveaux : le beau rouge nommé Eosine est encore un de ses récents succès.
- La question des apprêts est celle qui paraît avoir été le plus travaillée pendant ces derniers temps; elle est, d’ailleurs, devenue très-complexe depuis l’adoption de ces nouvelles couleurs, si éclatantes, mais en même temps si altérables, depuis l’emploi toujours plus fréquent des tissus mélangés, depuis que les étoffes deviennent de plus en plus légères, et de moins en moins substantielles, et que l’on demande aux apprêts l’aspect flatteur et comfortable qu’elles ne possèdent pas et que la consommation exige.
- Ces conditions et bien d’autres encore auxquelles l’apprêteur doit satisfaire présentent réellement de sérieuses difficultés, et il reste beaucoup à faire dans cette voie. Le dernier volume du Moniteur de la Teinture témoigne des efforts accomplis à ce propos pendant l’année qui vient d’expirer.
- Et maintenant, ses colonnes restent ouvertes aux travaux qui se continuent sur cette question, et à tous autres qui ne manqueront pas de se produire dans les différentes branches de nos spécialités. Comme par le passé, il en sera l’écho fidèle.
- C’est la vingtième année que notre journal poursuit cette tâche, et il nous est permis de croire que cela n’a pas été sans résultats pour les industries qu’il représente, sans utilité ou sans profits pour ses bienveillants et persévérants lecteurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20- Vol., No 1. ET DE L’IMPRESSION DES Tissus 5 Janvier 1876.
- SOMMAIRE
- Note sur la production directe sur coton de violet de Methylaniline, par M. A. Dupuy. — Blanchiment de la laine et des étoffes de laine, — Emploi du bois de santal en teinture. — Emploi du cérium pour le noir d’aniline, par M. BOOTGER. — Procédé d’extraction des corps gras contenus dans les eaux savonneuses des teinturiers, par M. DREVON: — Emploi de l'aiizarine artificielle dans la teinture en rouge turc, par M. P. ROMER (échantillon.)
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE: L'industrie linière en Russie. — Encre noire indélébile, par M. R. BOOTGER.
- — La fraude sur les effilochages. — Emploi de la paraffine pour l’encollage des chaînes dans la fabrication des étoffes, par M. H. Gauwentes — Velours caoutchouc.— Séparation de l’aiizarine delà purpurine dans la garance, par M. Pernod. — Teinture du bois en noir d’ébène, par M. Ed. Lauher. —Moyen de distinguer le lin de la Nouvelle-Océanie dans les autres matières textiles, par M. WITREBERT. — Brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Chaire de teinture à l’école professionnelle de Verviers. — Bonbons colorés. — Mèches à briquets.
- NOTE
- SUR LA PRODUCTION DIRECTE SUR COTON DU VIOLET DE MÉTHYLANILINE,
- Par. M. Albert Dupuy.
- Les sels de méthylaniline en présence d’agents oxydants nombreux, tels que sels de cuivre, chlorates, etc, à une certaine température peu élevée, donnent naissance au violet dit de Paris. Ces con-, ditions de formation se rapprochant de colles du noir d’aniline, on pouvait espérer, en remplaçant, dans les formules du noir, l’aniline par son produit de substitution méthylé, arriver à produire du violet ; mais il n’en est rien, et en procédant ainsi, on n’obtient que du gris ou avec des couleurs c mcen-trées des nuances foncées, qui n’ont même jamais l’éclat du noir d’aniline.
- La raison en est que, même si les deux matières colorantes sont produites dans des conditions générales semblables, c’est-à-dire décomposition d’un alcaloïde par des agents oxygénants à une température peu élevée, les propriétés des deux composés obtenus sont totalement différentes, et des corps sans action sur l’un détruisent l’autre au contraire très-facilement. C’est ce qui a lieu en adaptant la formule du noir d’aniline à la méthylaniline : le violet de.Paris serait immédiatement détruit par des réactifs aussi énergiques et aussi concentrés.
- Imprime-t-on au contraire une solution de chlorate de méthylaniline (3 à 4 % de méthylaniline) neutre ou avec un léger excès de base, on obtient par une exposition à une température d’environ 30 à 33 centigrades, dans une atmosphère peu chargée d’humidité, et après un temps assez long, une colo
- ration violette plus ou moins vive selon la pureté de la méthylaniline employée et les conditions de l’expérience.
- Mais la matière colorante ne se forme ainsi que très-lentement, après huit ou dix jours seulement, et d’une façon irrégulière. Par l’addition de prus-siate rouge, au bout de deux ou trois jours, le violet est complètement développé et uniformément, sans que cela nuise à la vivacité. Il ne faudrait pas dépasser 1/4 à 1/2 % de prussiate, sans quoi la nuance serait dégradée et remplacée par des produits ternes.
- Un léger excès de méthylaniline, avons-nous dit, ne nuit pas, tandis qu’une solution acide de chlorate retarde ou empêche le développement du violet.
- Les sels de cuivre ajoutés au chlorate de méthyla-niline pas plus que les sels de cette base à acides organiques (tartrique ou acétique) avec oxydants ou chlorate de méthylaniline, ne donnent pas de résultats satisfaisants. Ainsi le chlorate de méthylaniline préparé au moyen d’acide tartrique et de chlorate de potasse, réussit moins bien que celui obtenu par saturation de la méthylaniline par l’acide chlorique pur.
- La température et l’humidité de l’atmosphère pendant l’aérage ne sont pas indifférentes : 33 à 40 centigrades dans un étendage ne contenant que la quantité de vapeur d’eau ordinaire de l’atmosphère, ont amené au meilleur résultat ; le violet ne monte pas dans un endroit trop humide, tels que les étendages qui servent à la fixation des mordants.
- La matière colorante ainsi obtenue directement sur le tissu, présente toutes les propriétés du violet de Paris, moins la vivacité qu’acquiert celui-ci
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- par les purificalions nombreuses qu’on lui fait subir. Elle est aussi soluble dans l’eau, et le tissu épuisé par l’eau bouillante ne conserve que du gris, produit secondaire de la décomposition de la mé-thylaniline ou de l’aniline encore contenue dans celle-ci.1
- Mais grâce à l’affinité de la fibre, on peut laver impunément à l’eau et donner même un savon tiède.
- Si même l’on réussissait à produire ainsi une modification insoluble du violet de méthylaniline, due à une combinaison métallique, il n’est pas probable que ce procédé ait chance de succès dans l’application industrielle, vu la fugacité de cette matière colorante, sa nuance qui ne pourrait jamais lutter avec celle du violet purifié, et son peu de résistance aux agents ordinaires d’avivage.
- Cependant c’est une couleur de plus à ajouter à celles dont le noir d’aniline est le type, et l’on doit espérer parvenir à fixer ainsi directement sur la fibre d’autres matières colorantes dérivées des hydrocarbures, dont l’insolubilité assurera le succès.
- (Société industrielle de Mulhouse.)
- BLANCHIMENT DE LA LAINE ET DES ÉTOFFES DE LAINE Par M. J. Delong .
- Les diverses manipulations, que l’on fait subir à la laine ou aux étoffes de laine, pour les amener à leur plus grand état de blancheur, soit qu’elles doivent servir dans cet étal pour la confection des vêtements, soit qu’elles soient destinées à passer dans les mains des teinturiers, ces préparations qui ont toutes pour but de les dépouiller des matières étrangères qui adhèrent habituellement à leur surface et qui les colorent, ont reçu le nom général de blanchiment.
- Parmi l’ensemble des opérations indispensables au blanchiment, il en est une, le soufrage, qui est d’une très grande importance-, nous passerons donc -Poilr----;---------------------------------
- 1 Différentes méthylanilines ayant été employées dans ces expériences, on a observé qu’elles donnaient des nuances différemment vives et intenses, variant évidemment selon leur teneur en méthyl ou diméthylaniline. Des essais par impression pourraient donner des indications utiles sur la valeur et le rendement des méthylanilines du commerce.
- sur le lavage ou désuintage, et le dégraissage pour arriver directement au soufrage.
- Disons d’abord comment M. Girardin s’exprime sur cette opération.
- « Le blanchiment de la laine, convenablement dégraissée, s’effectue au moyen du soufrage, c’est-à-dire par l’action du gaz acide sulfureux. On opère de la manière suivante :
- « On choisit une chambre isolée et sans cheminée, ayant dans le haut une trappe que l’on peut ouvrir et fermer à volonté, et dans le bas une porte à hauteur d’homme, avec deux petites ouvertures dans les angles, destinées à recevoir les terrines à soufre. Des perches sont établies transversalement dans l’intérieur à environ 3 mètres de hauteur; c’est sur elles qu’on dispose les laines humectées. Pour éviter que la fleur de soufre volatilisée ne se dépose sur celle-ci, pendant l’opération, on enveloppe les pantes ou les pièces d’une grande toile de coton humide. Après avoir garni l’intérieur de la chambre, on en ferme la trappe et la porte dont on lute les jointures avec de la terre glaise, puis on pousse dans chaque ouverture, une terrine contenant du soufre enflammé, et on clôt ces ouvertures. Pour 1 00 kil. de laine, on emploie à peu près 2 kil. de soufre. Ce corps se convertit en gaz sulfureux au moyen de l’oxygène de l’air, et cet acide, condensé par l’eau qui mouille la laine, réagit sur la matière colorante et la fait disparaître.
- « Au bout de 12 à 24 heures, suivant le cas, on ouvre toutes les ouvertures pour que l’air extérieur entre dans la chambre, chasse l’excès du gaz sulfureux et sèche la laine. Dans l’hiver, aussitôt que l’odeur suffocante est dissipée, on referme la porte et la trappe, et l’on fait sécher la laine à l’aide de réchauds chargés de braise allumée.
- « Habituellement, après le soufrage, on soumet la laine à un désoufrage à l’eau chaude, puis on la passe dans un léger bain de savon pour lui donner plus de moelleux ; on l’azure ensuite avec un carmin ou de l’acétate d’indigo, seul ou mélangé d’alumine.
- « La laine blanchie au moyen du gaz sulfureux ne tarde pas à jaunir au contact de l’air ; c’est là un grave inconvénient qu’un de mes élèves, M. Pion, chimiste-teinturier à Elbeuf, a su éviter en remplaçant le soufrage ordinaire par une immersion plus ou moins prolongée de la laine dans une dissolution de sulfite de soude additionnée d’acide chlorhydrique. Le sel est mis en gros cristaux dans le bain, de manière que sa dissolution dans l’eau et
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- sa décomposition par l’acide chlorhydrique ne s’opérant que peu à peu la laine reste plus longtemps en contact avec l’acide sulfureux mis en liberté; son blanchiment est ainsi plus complet. Les laines les plus jaunes et les plus communes deviennent d’un blanc magnifique et persistant par ce moyen ; c’est avec elles qu’on confectionne ces draps de fantaisie dans lesquels il y a un mélange de parties blanches et parties colorées d’un très-bel effet.
- La laine blanchie après avoir été filée est toujours d’un plus beau blanc que celle qui est soumise aux opérations précédentes pendant qu’elle est encore en toison. »
- Le procédé par le sulfite de soude est excellent, mais il a l’inconvénient d'être un peu lent ; un habile chimiste a trouvé le moyen de simplifier et accélérer ce travail ; c’est par l’emploi du bisulfite de soude qu’il obtient ce résultat; ce produit, qui est liquide et que l'on trouve dans le commerce sous le nom de Leucogène, est fabriqué en grand dans l’établissement de l’inventeur, M. Chaudetde Rouen; disons en passant que M. Chaudet joint à chacune de ses livraisons une instruction pour l’emploi de cet agent.
- Déjà nous avons donné le moyen de se servir du bisulfite de soude afin d’enlever les taches dites dedégorgeage; cet effet n’était produit que par le blanchiment de l’étoffe, c'est-à-dire que par l’action de l’acide sulfureux, les places salies par la teinture non fixée étant rendues propres, la pièce était réparée.
- Le blanchiment par le bisulfite de soude est aussi simple que celui par le sulfite; en effet il suffit de mettre dans un bac de bois une ceitaine partie d’eau, d’y ajouter un vingtième, plus ou moins, de bisulfite de soude et deux ou trois pour cent d’acide chlorhydrique pour que réaction ait lieu, la laine ou la pièce plongée dans ce liquide se trouvant en contact avec de l’acide sulfureux à l’état naissant, le blanchiment est beaucoup plus prompt ; exposant ensuite à l’air puis séchant, on obtient un blanc parfait ; ce blanc peut être encore plus beau en ajoutant un peu de bisulfite d'indigo, de manière à azurer légèrement la laine; ce procédé qui n’est ni breveté ni brevetable est depuis longtemps dans le domaine public.
- Un autre procédé de blanchiment est aujourd’hui offert à l’industrie, il consiste dans l’emploi du bisulfite de soude auquel on ajoute de l’acide chlorhydrique, plus une pincée de poudre secrète ; cette poudre qui nous a paru être de la poudre deperlin-
- pinpin, nous a empêché de nous arrêter plus longtemps sur ce moyen, qui nous fait l’effet d’être du charlatanisme tout pur.
- [Le Jacquard}.
- EMPLOI DU BOIS DE SANTAL
- EN TEINTURE.
- Voici le procédé que l’on pratique le plus généralement aujourd’hui pour la teinture au moyen du bois de santal.
- On verse sur la poudre de bois de santal épuisée par l’eau bouillante, une solution filtrée de chlorure de chaux et l’on manipule à froid, tant que la solution se colore encore. Lorsqu’une nouvelle addition n'enlève plus rien au santal, l’opération est terminée et on lave soigneusement le bois à l’eau froide. On procède alors à la préparation du bain, en dissolvant dans l’eau bouillante une quantité de soude correspondante à celle du bois, et dans cette dissolution chaude, mais non bouillante, on introduit le santal préparé, renfermé dans un sac en toile. La chaudière est fermée avec un couvercle bien ajusté et on chauffe assez pour entretenir une température élevée, mais toujours au-dessous de 100°. Dès que le bain présente une couleur rouge, virant au violet, il est propre à la teinture : on y plonge alors les objets en laine, colon ou fil, préalablement passés dans un mordant acide, et on les , travaille jusqu’à ce qu’ils aient atteints la couleur désirée, puis on les passe de nouveau dans un bain acide. Les couleurs ainsi obtenues sont beaucoup plus vives et pus durables que celles dues à la garance.
- Le traitement du bois de santal en poudre par l’eau bouillante a pour objet de lui enlever, autant qu’il est possible, les matières extratives brunes qu’il renferme. Après quoi, le chlorure de chaux, non-seulement dissout le reste des matières extractives, mais encore il élimine, par une absorption d’oxygène, la santalidine, matière colorante brune, qui est contenue dans la matière rouge ou santa-line, sans porter atteinte à celle-ci. Si l’on chauffait cette dissolution de chlorure, la chaux libre dissoudrait aussi la santaline, qui serait alors décomposée.
- Il ne faut pas non plus que l’action de la dissolution de chlorure soit trop prolongée, autrement la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- santaline éprouverait une décomposition qui en i ferait perdre une partie.
- Le lavage soigné, à l’eau froide, du santal traité par le chlorure de chaux, aussi bien qu’une solution filtrée de ce dernier, ont pour objet d’éliminer la totalité de la santalidine dissoute-, ils sont nécessaires encore farce qu’il y a toujours un résidu de chaux caustique qui, lors de l’emploi ultérieur du carbonate de sodium, donnerait naissance à de la soude caustique qui provoquerait la décomposition de la santaline, en la transformant en santalidine.
- Après ces préparations, le santal, qui était naturellement rouge brique, a pris une teinte voisine de celle de la cochenille pulvérisée.
- La dissolution de soude, dans laquelle on le plonge alors, achève l’élimination de la santalidine-, mais il faut éviter avec grand soin, de faire bouillir, de crainte de détruire la santaline. Il faut prendre la soude et non la potasse, parce qu’avec cette dernière, les inconvénients d’une élévation de température sont bien plus redoutables.
- La disposition très-prononcée de la santaline pour se transformer en santalidine sous l’influence combinée des alcalis ou des carbonates alcalins et de l’air, rend indispensable la marche simultanée de toutes les opérations, et explique comment un bain, qui a déjà servi et que l’on a laissé refroidir, devient absolument impropre à fournir de nouveau de belles teintes vives et éclatantes.
- (Muster-Zeitung.)
- EMPLOI DU CÉRIUM
- POUR LE NOIR D’ANILINE Par M. R. Bottger.
- Dans une séance de la Société de physique de Francfort-sur-le-Mein, M. H. Bottger a annoncé que, dans ces derniers temps, on a fait en teinture, emploi des sels de cérium et en particulier du bisulfate, pour obtenir, à ce qu’il présume, avec les sels d’aniline, une couleur noir intense, sur les fils ou tissus de coton.
- Ce chimiste a, en effet, constaté que, par plusieurs immersions alternatives des fils de coton dans une solution d’un sel d’aniline aiguisée avec une petite quantité [d’acide chlorhydrique, et dans une solution de bisulfate de cérium, puis enfin dans
- une solution de bichromate de potassium, on obtenait une teinture noire d’une grande beauté.
- (Technologiste.)
- PROCÉDÉ
- D’EXTRACTION DES CORPS GRAS CONTENUS DANS LES EAUX SAVONNEUSES DES TEINTURIERS par M. Drevon.
- Dans des cuves munies de robinets de vidange à la partie inférieure, on mélange, à la température où elles se trouvent,quelle qu’elle soit, les eaux savonneuses contenant du giès de soie avec des eaux contenant du campêche, et l’on additionne le tout d’un léger excès d’acide muriatique exempt autant que possible d’acide sulfurique. Il vient presque aussitôt à la suiface une pâte colorée ; on décante, par les robinets de vidange, l’eau qui se trouve au-dessous.
- On transporte la pâte sur un filtre pour la débarrasser d’une partie de l’eau qu’elle renferme, ou mieux on la jette dans une autre cuve munie d’un robinet de vidange à la partie inférieure et garnie d’un serpentin à circulation de vapeur au moyen duquel on chauffe la pâte jusqu'à l’ébullition.
- Après quelque temps de repos, il se sépare une nouvelle portion d’eau que l’on décante par le robinet inférieur.
- On chauffe de nouveau au serpentin et l’on décante l’eau de la même façon s’il en vient encore.
- Si après un repos de quelques instants il ne vient plus d’eau, on continue le chauffage jusqu’à ce que la pâte fonde en huile, qu’on enlève et qu’on filtre à travers du feutre serré.
- On peut presser le résidu formé par les impuretés de la pâte pour en retirer l’huile qui l’imprègne.
- Si l’on a à opérer sur des eaux savonneuses ne contenant d’autres substances tinctoriales ou impuretés que du campêche ou n’en contenant point, on procède identiquement de même ; seulement, les pâtes obtenues se laissent plus aisément débarrasser de leur eau, par la filtration et le chauffage, que les pâtes qui contiennent du grès de soie.
- (Brevet.)
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- EMPLOI
- INDUSTRIELLE
- DE L'ALIZARINE ARTIFICIELLE DANS LA TEINTURE EN ROUGE TURC,
- Le bain d'huile qui doit préparer le coton à recevoir l’alizarine artificielle, pour la teinture en rouge turc, s’applique de la même manière que pour la teinture avec la garance ou la garancine; peut-être pourra-t-on économiser un passage: c’est ce que la pratique permettra de constater. Dans le cours du procédé de mordançage il faut, toutefois, suivre une autre voie que celle que l’on pratique dans la teinture à la garance : tandis que, lorsque l’on fait usage de la garance ou de la garancine, le bain d’huile doit être suivi d’un bain d’acide tan-nique, le fil huilé pour la teinture par l’alizarine artificielle, doit être additionné directement avec un mordant alumineux qu’il est nécessaire de rendre aussi neutre que possible.
- Voici, d’après les essais, la liqueur de mordançage qui parait être la plus avantageuse : on dissout dans l’eau, en agitant vivement, 15 kilog. de soude en cristaux et 50 kilog. d’alun cristallisé, puis on tire au clair, et on amène le bain à 5° Baumé. On y plonge le fil de coton pendant un jour entier, on le lave avec soin, on le tord, et il est alors prêt à être passé dans le bain de teinture. Celui-ci contient, outre l’alizarine artificielle, 500 grammes de tannin par 50 kilog. défit. Le travail ultérieur doit se faire lentement, et d’une manière bien suivie, parce qu'autrement la couleur serait inégale. On commence par un bain tout à fait froid : on emploie deux heures à le chauffer et on le laisse bouillir encore une heure. Le fil teint, sans être précédemment avivé, est rosé avec le savon de Marseille et le rocou : il n’est traité par le sel d’étain que dans le cas où l’ou veut du rose.
- (Farber-Zeitung.)
- L’INDUSTRIE LINIÈRE EN RUSSIE.
- La commission chargée par le gouvernement russe d’organiser à Saint-Pétersbourg une exposition de plantes textiles et de machines servant à la confection des tissus, a adressé au ministre des domaines un rapport qui contient des données intéressantes sur la culture du lin et la production de la toile en Russie.
- La première partie de ce travail contient une étude comparative de la production annuelle du lin en Russie avec celle des autres Etals de l'Europe, et ponne une idée de la place importante que cette culture occupe dans la production agricole de l’empire.
- On y relate les chiffres suivants :
- Pouds En kilogr.
- Russie............... Autriche............. France............... Belgique............. Grande-Bretagne . . . Italie............... Bavière.............. Saxe................. Autres pays d’Europe.
- Total. . .
- 12,000,000 192,000,000 2,747,000 43,952,000 2,381,000 38,096,000 1,191,000 19,056,000 1,068,000 17,088,000 763,000 12,208,000 550,000 8,800,000
- 214,000 3,424,000
- 458,000 7,328,000
- 21,372,000 341,952,000
- Il résulte des chiffres qui précèdent, que non-seulement la Russie occupe le premier rang dans la production du lin, mais qu’elle figure pour plus de la moitié (56 p. 100) dans la production totale de l’Europe; et ce chiffre est encore inférieur au ren
- dement rigoureusement exact, si l’on tient compte des conditions économiques et techniques peu favorables dans lesquelles s’effectue la production du lin. Il y a lieu de remarquer, cependant, que la récolte considérable du produit brut n’a pas une im
- portance corrélative dans la confection des tissus,
- tandis que des capitaux considérables sont, affectés à la production des tissus de coton.
- Le nombre des fabriques qui produisent des étoffes de coton est, en effet, de 759, occupant 122,000 ouvriers, et donnant un produit annuel de 98 millions de roubles, alors qu’on ne compte dans tout l’empire que 111 filatures de lin ou fabriques de toile, employant 2,000 ouvriers, et dont
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- la production annuelle ne dépasse pas 10 millions et demi ou 11 millions de roubles.
- Cette prédominance de la production des cotonnades est doublement regrettable au point de vue industriel d’abord, et surtout au point de vue de l’économie générale du pays, car elle ne procure du travail qu’aux ouvriers des fabriques, tandis que les filatures de lin et les fabriques de toiles assurent, en dehors des salaires industriels, des bénéfices considérables à la production agricole.
- Le rapport attribue à une seconde cause le peu de développement de l’industrie linière en Russie : c’est l’éloignement des filatures et des tissages des localités où l’on cultive le lin.
- La situation actuelle pourrait encore s’améliorer, si les cultivateurs apportaient plus de soin dans le choix des graines destinées aux semences, et si les propriétaires des établissements industriels les plus importants substituaient dans l’apprêt de la filasse des inventions perfectionnées et plus en harmonie avec les progrès de l’industrie, à l’emploi des procédés routiniers et tout à fait insuffisants auxquels ils sont habitués.
- Indépendamment des mesures qui précèdent, et * dont il recommande l’adoption, le rapport exprime l’opinion que l’on pourrait encore -remédier à la situation actuelle, par une application plus large du principe de l’association à la culture du lin et à la production des tissus. A la suite d’études préalables, confiées à des hommes spéciaux, on pourrait indiquer aux sociétés qui s’organiseraient à cet effet les localités dans lesquelles l’exploitation aurait, en raison de la nature du sol, les meilleures chances de réussite. Il serait à désirer également que le gouvernement, les zemstvos et les sociétés agricoles vinssent en aide aux associations qui se constitueraient, en leur assurant des subventions à titre de primes d’encouragement ou de récompenses, en établissant des entrepôts dans les ports et en organisant des expositions périodiques qui stimuleraient le zèle des premiers fondateurs.
- [Annales du Commerce extérieur.)
- ENCRE NOIRE INDÉLÉBILE, Par M. R. Bottger.
- M. Bottger a proposé, il y a déjà quelque temps, de préparer, avec le suc de Vanacardium orientale, pour marquer les tissus de lin et de coton, une
- encre noire qui résiste aux agents chimiques les plus énergiques. Le procédé consiste à faire digérer, pendant quelque temps, la noix d’anacardier, grossièrement concassée, dans l’éther de pétrole. On laisse ensuite évaporer à l’air libre, puis on marque le linge avec le produit sirupeux de l’évaporation : la marque est d’abord jaune brun pâle, mais si on l’humecte avec de l’ammoniaque ou de l’eau de chaux, elle passe à un noir intense qui résiste, non-seulement à une solution saturée de chlorure de chaux, mais encore au cyanure de potassium, à la potasse caustique, aux acides de toutes espèces, etc.
- M. Philipp prétend, cependant, que cette encre peut être enlevée complètement par une saponification au moyen des alcalis, par le savon noir, la benzine, etc.
- Quoi qu’il en soit, on est en droit de penser que la noix d’anacardier pourrait servir, si elle était plus répandue dans le commerce, à donner une teinture noire très-solide, aux étoffes de lin et de coton.
- •.... -==--- -- - -------
- LA FRAUDE SUR LES EFFILOCHAGES
- Une grande maison de fabrication de tissus de laine, nous communique un moyen infaillible de reconnaître les fraudes auxquelles se livrent certains marchands d’effilochages, moyen que nous recommandons d’une façon spéciale à l’attention des manufacturiers.
- La laine dite renaissance est d’autant moins longue, que l’étoffe dont elle provient a subi plus d’apprêts ; ainsi les effilochages de draps feutrés sont beaucoup plus courts que ceux produits par le détirage des bandes de tisserand, et ceux-ci, à leur tour, sont aussi plus courts que les bouts de filature-, si, partant de ce principe nous rangeons les déchets de laine par rapport à leur longueur, nous aurons au bas de l’échelle toutes les bourres, la ton tisse de tondage, les effilochages de draps feutrés, les mérinos, les tricots, etc., mais s’il y a plusieurs matières mélangées ensemble, comment faire pour les reconnaître? Le problème est assez difficile à résoudre surtout si les matières sont similaires entre elles, mais s’il y a une différence notable, il sera facile de les reconnaître et d’apprécier cette différence. Voici notre procédé :
- La première opération consiste à enlever tous les corps gras, de manière à bien nettoyer la matière
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- à analyser-, pour cela, après avoir pris de place en place plusieurs pincées de laine, de manière à avoir par exemple 10 grammes provenant de dix endroits différents et représentant ainsi plus exactement l’ensemble que s’ils étaient pris à un même point delà masse-, ces 10 grammes, exactement pesés, sont mis sur un filtre en papier, ou mieux sur un linge fin, noué sur un entonnoir, puis on verse sur la laine du sulfure de carbone en ayant soin d’arroser cette laine en mettant plutôt du sulfure en abondance que de l’épargner ; ce sulfure, dissolvant énergique des corps gras, enlève l’huile et toutes les impuretés qui peuvent se trouver dans la laine.
- Nous omettions de dire que le sulfure ayant traversé la laine, passe de l’entonnoir dans un vase quelconque où on le reçoit; de là on le renverse sur la laine et ains de suite 4 ou 5 fois, on termine en versant du sulfure de carbone propre, afin d’enlever les dernières traces d’huile et de graisse.
- La laine dans cet état est mise à sécher dans un endroit bien aéré et on termine le séchage à chaud. Dans toutes ces manipulations il est bon de se rappeler que le sulfure de carbone est un corps éminemment combustible et qu’on ne saurait prendre trop de précautions, lorsqu’on a besoin de s’en servir. L’échantillon bien séché est exactement pesé, et on sait ainsi la quantité d’huile et de mélanges qui y étaient incorporés.
- La laine ayant été séchée sur son papier à filtrer ou sur le linge, il faut le renverser sur une feuille de papier blanc, y secouer également le papier ou le linge de manière ce que tout ce qui composait les 10 grammes d’expérience soient là sous les yeux de l’opérateur; avec une petite baguette de bois, on bat légèrement la laine en évitant d’en perdre ; ce battage opéré, on lève la laine avec les doigts et on la secoue en l’ouvrant et toujours en la secouant, de cette façon on arrive à séparer la longue laine de la laine courte et des impuretés; avec un peu d’habitude on arrive à faire ce travail d’une manière assez sûre pour pouvoir affirmer hautement ce que contient la laine traitée par ce procédé ; les impuretés et la laine courte sontpesées, ce qui permet de savoir au juste ce qui reste de bonne laine.
- Les filaments courts étant ainsi séparés de ceux ayant une longueur suffisante pour être travaillés, il reste à connaître les matières végétales qui peuvent s’y trouver associées; pour cela il suffit de plonger l’échantillon dans un bain, acidulé par l’acide sulfurique, et marquant environ 5 degrés,
- ensuite faire sécher en chambre close autant que possible, en portant la chaleur à environ 100 degrés centigrades, laver ou battre la matière afin d’en extraire les parties végétales qui se sont trouvées désagrégées où carbonisées par l’action de l’acide et de la chaleur ; ce qui reste après ces divers traitements est la véritable renaissance, c’est-à-dire la seule partie qui puisse être conséquemment utilisée. Au lieu d’employer un bain acide on peut faire bouillir l’échantillon dans un bain de soude concentrée : la laine et la soie s’y dissolvent, mais le coton reste insoluble.
- Une partie de renaissance pesant 1,400 kilog. qui nous a été livrée il y a quelque temps, nous a donné comme résultat :
- 310 kil. de matières grasses.
- 220 kil. de tontisse de coton.
- 270 kil. de tontisse de laine.
- 130 kil. de poussière.
- 20 kil. de longs filaments de coton et seulement 450 kil. de bouts tors ou veules.
- Au prix payé, ces 450 kilog. de renaissance nous ont coûté autant que 500 kilog. de belle laine-mère.
- Nous laissons à nos lecteurs le soin de tirer les conclusions de ce qui précède, mais nous ne saurions trop les engager à analyser les marchandises qu’ils achètent, surtout celles offrant à première vue une belle apparence, car ce sont celles-là sur lesquelles la fraude s’exerce le plus facilement.
- (Le Jacquard.)
- EMPLOI DE LA PARAFFINE POUR L’ENCOLLAGE DES CHAINES DANS LA FABRICATION DES ÉTOFFES
- par M. H. Gauwentes.
- Depuis quelque temps l’usage de la paraffine s’introduit dans les fabriques de tissus de laine pour parer les fils de chaîne. De l’emploi de cette substance peuvent résulter des inconvénients qui se sont déjà nettement accusés, et dont il nous paraît utile de prévenir les fabricants.
- La paraffine, qui doit son nom à son indifférence presque absolue pour tous les autres corps chimiques, a été découverte en 1829 par Reichembach, dans les produits de la distillation du bois. Aujourd’hui, on connaît sa présence dans les huiles et goudrons provenant de la distillation des houilles,
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- des schistes, de la tourbe, dans le goudron naturel de Rangoon et dans l’huile naturelle de pétrole. Ces diverses sources donnent une paraffine de même compositionthimique mais de propriétés physiques, densité et fusibilité très-variables. Quoi qu’il en soit, ce sont les huiles naturelles de pétrole et le goudron naturel de Rangoon qui fournissent presque toute la paraffine qu’emploie l’industrie. Le produit brut doit être épuré, soit par l’action de l’acide sulfurique, suivant le procédé anglais, soit mieux encore par l’action du sulfure de carbone, suivant la méthode de MM. Coignet.
- Cette épuration délicate et coûteuse peut être plus ou moins parfaite et donner par suite des produits divers dont l’emploi n’est nullement indifférent. Et, en effet, tandis que la paraffine pure disparait avec facilité du tissu dans les opérations préparatoires de la teinture, la paraffine impure, retenant de l’huile de pétrole et autres, est fixée par cette huile contre la fibre de laine à un point tel qu’il est impossible del’enlever sans attaquer le tissu lui-même. Et si l’on ménage l’opération du dégorgeage, la teinture se fera mal et les couleurs paraîtront fou-jours tachées. Ce fait, il nous a été donné de le constater sur un certain nombre de pièces de mérinos.
- Il n’est pas difficile de distinguer la paraffine pure de celle qui retient encore des huiles. La paraffine pure est blanche, translucide, inodore, cassante et fusible seulement à 570.
- La paraffine impure est aussi blanche et peut-être plus translucide, mais elle dégage une odeur de pétrole, elle est molle, plastique, grasse au toucher, et fusible à 40° et même parfois au-dessous de cette température.
- Après avoir une seule fois vu un échantillon de chacune de ces paraffines, il est impossible de les confondre. Et nous ne saurions trop répéter qu’il y a pour le fabricant grand intérêt à ne faire usage que de paraffine absolument pure, peu importe le procédé d’épuration et la provenance de cette substance.
- —p>*srcre—
- VELOURS CAOUTCHOUC
- Un brevet vient d’être pris pour une invention consistant à faire un velours en se servant du caoutchouc comme substance collante qui fixe, sur un tissu, des déchets de laine, de soie, ou tout autre atière analogue. Ces déchets doivent être préparés
- convenablement pour cet cet usage. Ils adhèrent très-solidement, et la vulcanisation qui suit cette opération donne une solidité quj peut rivaliser avec celle des autres tissus de velours.
- On peut employer l’étoffe ainsi préparée pour les meubles, les tapis, les tentures, les vêtements, etc., etc.
- ——, . -e-O emeo- —----
- • SÉPARATION
- DE L'ALIZARINE DE LA PURPURINE DANS LA GARANCE,
- Par M. Pernod.
- Pour obtenir la séparation des deux principales matières colorantes contenues dans la garance, nous traitons la garance, la fleur de garance, la garan-cine, ou tout autre dérivé de la garance préalablement réduit en poudre, par une dissolution bouillante de sulfate d’alumine marquant 6 ou 7° Baumé.
- 100 kilogrammes de garance, ou son équivalent en fleur de garance ou en garancine, exigent 30 hectolitres de dissolution alumineuse.
- Après un quart d’heure d’ébullition, on procède à la filtration, qui a pour but de séparer la partie liquide qui renferme 'a purpurine, de la poudre de garance restée sur le filtre.
- Le liquide provenant de la filtration est ensuite additionné d’une quantité d’acide sulfurique suffisante pour determinr, après refroidissement de la liqueur, la précipitation de la matière colorante.
- Le précipité rouge-orangé ainsi obtenu est soumis à des lavages répétés, qui ont pour but de le débarrasser de la totalité du sulfate d’alumine.
- On le fait ensuite égoutter sur un filtre jusqu’à consistance pâteuse; c’est dans cet état qu’il est livré à l’industrie des toiles peintes, pour obtenir, par voie d’application directe sur les tissus, des rouges orangés d’un très-grand éclat.
- On peut utiliser à de nouveaux traitements de la garance le sulfate d’alumine employé pour cette opération : il suffit, pour obtenir ce résultat, de l’additionner, après en avoir séparé la purpurine, d’une quantité de carbonate de chaux capable de saturer la totalité de l’acide employé pour la précipitation de la matière colorante. On laisse reposer et on décante le liquide surnageant, qui peut être ainsi employé indéfiniment a de nouvelles opérations.
- Le résidu ligneux provenant du traitement de la garance par le sulfate d’alumine, et qui renferme
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 11
- l'alizarine, est additionné, pour chaque 100 kilogrammes de garance primitivement employée, de 15 ou 20 kilogrammes d’acide sulfurique à 66 degrés. On ajoute ensuite une quantité d’eau suffi-santé pour obtenir une pâte fluide et on porte la masse à la température de 100 degrés. Après une heure d’ébullition, on jette la matière sur un filtre pour la débarrasser par des lavages à l’eau de fontaine de l’acide .sulfurique.
- On reconnaît que celte opération est terminée à la coloration rose que contracte l’eau de lavage II suffit alors de laisser égoutter le produit, de le sécher et de le réduire en poudre.
- C’est dans cet état qu’il est livré à l'industrie, pour obtenir sur les tissus des violets d’une grande pureté et dans la teinture en rouge turc des rouges d’un très-grand éclat. (Brevet.)
- TEINTURE DU BOIS
- EN NOIR D’ÉBÈNE
- Par M. Ed. LAUBER.
- L’auteur a expérimenté un mordant pour bois venant de Paris et qui présente sur les autres les avantages d’être employé à froid.
- Ce mordant ou teinture est composé d’extrait de Campêche, de pyrolignite de fer et d’un peu d’acide acétique libre.
- ' M. Lauber prépare une semblable teinture en dissolvant de l’extrait de campêche dans de l’eau bouillante jusqu’à ce que la solution marque 10° B -, il mélange 5 litres de cette solution avec 2 litres et demi de pyrolignite de fer marquant 10°, et un demi litre d’acide marquant 2°; il chauffe le mélange pendant un quart d’heure, et la teinture est prête à servir (1).
- MOYEN
- De distinguer le lia de la Nouvelle-Océanie dans les autres matières textiles,
- Par M. VITREBERT.
- On plonge le tissu dans une dissolution de fuchsine ou bleu d’aniline, faite dans les proportions
- (1) Voir Moniteur de la Teinture, année 1869, page 212, l’article : Noir Gallo-acétique pour la teinture à froid des bois.
- de 1 décigramme de matière colorante pour 1 litre d’eau. Après quelques minutes d’immersion, on le met pendant quelques heures dans de l’eau chauffée à 80° centigrades.
- Après le lavage, les fibres du lin de la Nouvelle-Océanie accusent une coloration très-vive, tandis que les fibres du chanvre ou du lin ordinaire, ou du coton, sont tout-à-fait intactes.
- Cette épreuve est préférable à celle qui se fait avec l’acide azotique, car elle n’altère aucunement le tissu sur lequel on opère, et pour le ramener à son état primitif, il suffit de le savonner dans l’eau pure.
- BREVETS D’INVENTION
- Concernant les Industries Tinctoriales et Textiles.
- 108247. —2 juin : Baudin. — Procédé propre à rendre les tissus ininflammables.
- 108267. — 2 juin : Portait et Weber. — Procédé et appareil pour démêler, parallèliser, dresser et nettoyer les matières filamenteuses.
- 108315. — 7 juin : Gaillard. — Procédé de désagrégation de toutes matières textiles, filamenteuses, ligneuses et herbacées.
- 108320. — 7 juin : Gouderth. — Perfectionnements aux machines à effilocher les matières textiles en chiffons ou autres formes.
- 108332. — 4 juin : Société Lecomte frères, Le-fevre, Ducatteau frères et Antoine Anduze. — Fabrication d’une étoffe dite drap duvet pour manteaux de dames et vêtements de toutes espèces.
- 108346. — 17 juin : Boucher. — Régulateur à mouvement continu de l’avancement de la chaîne dans les métiers à tisser.
- 108353. — 19 juin : IIaren.—Procédé de gazage des fils de soie, laine, coton, lin, etc.
- 108358. — 10 juin : Laine, Paillard et Cie. — Procédé de teinture en noir sur tissus mélangés.
- 108367. — 17 juin : Roman et Ce. — Fabrication d’une étoffe sans envers pour tapis.
- 108389. — 10 juin : Hasenclever. — Perfectionnements dans la production du chlore et dans les appareils employés à cet effet.
- 108419. —- 23 juin : Desjardins et Lang. — Utilisation des déchets de lin.
- 108435. — 15 juin : Osgood.—Perfectionnements dans la fabrication des cylindres employés dans les machines à préparer le coton et autres filaments pour filatures.
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- 12 ’ z LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 108448. —18 juin : Bloch. — Système de brosse métallique pour peigneuses de soie, de laine et de coton.
- 108475. — 19 juin : Roquengourt. — Perfectionnements dans les apprêts et les impressions des fleurs, feuillages, fruits artificiels, etc.
- 108482. — 19 juin : Chaudelet. — Procédé de lavage mécanique des soies.
- 108496. — 19 juin : Legros fils aîné. —Perfectionnements aux temples pour métiers à tisser.
- 108525. — 23 juin : Le Tellier et Vertraet. — Genre de roulage applicable aux machines à imprimer les étoffes et autres articles.
- 108538. — 24 juin : Sellon et Pinkney. — Perfectionnements dans la teinture et l’impression.
- 108552, — 26 juin : Buxtorf. — Appareil automatique pour rayures automatiques à l’aide d’un compteur double à combinaisons multiples simplifiant et rendant industriellement pratiques les rayures sur tous les métiers à tricots.
- 108591. — 30 juin : D. GANTILLON et G0. — Emploi d’une nouvelle matière dans l’apprêtage et la teinture des tissus.
- 108592. — 29 juin : Girodon, Montet et Cie. — Métier mécanique à tisser.
- 108604. — 7 juillet : PROUVOT jeune et Cie. — Genre de tissu.
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- CHAIRE DE TEINTURE
- a l’école professionnelle de VERVIERS.
- M. Guillaume Van Laer est nommé professeur de teinture et de chimie appliquée, à l’Ecole professionnelle de Verviers, en remplacement de M. P. Havrez, dont nous avons annoncé la mort.
- M. Van Laer est l’auteur de V Aide-mémoire du teinturier, traité très-estimé de teinture des laines; il était le préparateur et le collaborateur de M. Hvrez.
- BONBONS COLORÉS.
- A l’occasion du premier de l’an, les agents spéciaux de la préfecture de police ont visité les magasins de droguistes et d’épiciers, et saisi onze mille kilos de dragées, fruits confits, pralines, etc., reconnus insalubres.
- Ce stock de bonbons empoisonneurs a été jeté dans les égoûts, où les rats ont dû faire un premier de l’an assez agréable,
- Les couleurs que l’on peut employer sans danger, dans la bonbonnerie, sont le carmin de cochenille pour les rouges, le carmin d’indigo pour les bleus ; les laques de bois jaunes pour les jaunes.
- Avec ces trois couleurs on peut obtenir toutes les nuances usitées dans la confiserie ; il est donc sans excuse de compromettre la santé publique et surtout celle des enfants, par l’emploi de couleurs toxiques appliquées sur des objets comestibles.
- MÈCHES a briquets.
- Devant la cherté des allumettes chimiques et les agréments que les consommateurs trouvent à leur emploi, depuis que le monopole en a perfectionné la fabrication, beaucoup de fumeurs ne se servent plus que de l’antique briquet, perfectionné par l’èmploi d’une mèche en coton combustible, substituée au morceau d’amadou de nos pères ; cela est même un instrument très-commode et dont les moindres avantages sont de procurer du feu malgré le vent le plus intense, et d’éviter le voisinage dangereux des préparations phospho-rées.
- Cependant ces mèches ne sont pas elles-mêmes sans danger, au moins pour les personnes qui les travaillent.
- Il y a en ce moment, dans plusieurs hôpitaux de Paris, des jeunes filles gravement atteintes d’intoxication saturnique. Ces jeunes filles sont des passementières qui travaillent à la confection des mèches de briquets et que ces mèches empoisonnent.
- En effet, la couleur orangée de ces mèches est due au chromate de plomb, qui a l’avantage de faciliter singulièrement la combustion du coton.
- Les mèches à briquet contiennent un cinquième de leur poids de cette substance toxique, et le coton avec lequel elles sont fabriquées en contient beaucoup plus. Les ouvrières qui le dévident, qui le filent et le tressent, respirent des poussières jaunes empoisonnées, et malgré toutes les précautions prises, tombent malades les unes après les autres.
- Il est possible, toutefois, de préparer ces mèches en leur conservant leurs propriétés pyrifiques, et sans offrir les mêmes dangers ; c’est une question que le Moniteur de la Teinture n’aura garde de négliger et dont il entrevoit dès maintenant la solution.
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau.
- Tous droits réservés.
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- — oxalique — 155 »» »» »» Extrait de campêche sec . —. 118 »» 150 »»
- — picrique cristallisé .. . . le kil. — — poudre .... — 7 5 »» »» » » »» »» »» — jaune de Cuba, 1re quai. — d’épine vinette, liquide — 240 »» 260 »»
- — sulfureux. . . . . • 100 k. 10 »» »» »» a 20° . . • — »» »» »» »»
- — sulfurique 66° .... — 15 »» »» )))) — Sainte-Marthe le kil. 4 30 »» »>
- — tartrique . . ." . . . le kil. 4 50 »» »» — de châtaignier sec • • 100 k. 70 »» »» »»
- Amidon aiguillé 100 k. 80 »» »» » » — de quercitron . • • le kil. »» »» »» ))»
- Albumine d’œufs . . . . le kil. 12 »» »» »» — d’orseille . • • 100 k. 200 a» 300 »»
- — de sang — »» »» »» »« Galles de Smyrne, noires et vertes — 160 »» »» »»
- Alun de glace ordinaire . . . 100 k 25 ))» »» »» — d’Alep. . . . —. 300 »» »» »»
- Ammoniaque blanc 22°. ... — 56 ))» »» » » Garance d’Alsace SSE. —. 140 »» »» »»
- Aniline rectifiée. ..... le litre »» »» »» »» - - MF . . wma 100 ))» »» »»
- Benzine commerciale .... 100 lit. 150 »y »» »» Gaude de Normandie . 100 k. 26 »» »» »»
- — supérieure — 200 »» »» »» Indigo Bengale. . . « le kil. 24 )))) 28 »»
- Bois de campêche d’Espagne effilé 100 k. 40 »» »» ))» — Flor — 22 »» ))» »»
- — d’Haïti effilé .... — 32 »)) »» »» — Madras .... • a — 12 »» 14 »»
- — de Fernambouc, n° 1, effilé — manque Laque-dye D. T. . . — 3 25 »» »»
- — Ste-Marthe effilé ... — 55 »)) »» »» — autres marques. — 2 »» 2 50
- — aune Cuba, effilé ... — manque Muriate (oxyde), d’étain , 100 k. 125 »» »» »»
- — — fustet, effilé . . — — — de quercitron effilé. — 40 »» »» »» Orseille de Lyon . . . ç — 70 »» 100 »»
- 38 »» »» »» Panama (écorce) — 90 »» »» »»
- — de Santal moulu ... — 25 »» 28 »» Potasse d’Amérique. . . O • — 110 »» »» »»
- Borax raffiné ...... 100 k. 135 »» »» ))» — factice .... • — »» »» »» »»
- Çachou brun sur feuille ... — 78 »» 80 »» — perlasse indigène . • • exmw? 90 »» 100 »»
- — jaune ou gambir ... — 75 »» ») »» Prussiate jaune de potasse. — 320 »» »» »»
- Carmin d’indigo en pâte . . . le kil. 2 50 16 »» Pyrolignite de fer la barrique 18 »» »» »»
- — purifié . . — 18 » 22 »» — de plomb . . 100 k. 70 »» »» »»
- Chlorure de chaux . • . . . 100 k. 36 »» »» »» Rocou Caen ne . . . . 3/4 barrique 400 »» »» X»
- Chromate jaune de potasse . . — 330 »» »» »» Rouille 45° 100 k. 20 »» 25 )»)
- — rouge (bi-chromate) . — 150 »» 145 »» Safranunb (carmin) . le litre 22 »» »» ))))
- Cochenille de Honduras ... le kil. 6 »» » »» Sel d’étain ..... 100 k. 175 »» »» »»
- — zaccatile..... — 6 50 7 »» — de soude 750. . . - — »» »» »» »»
- — en grabeaux ... — 3 50 » »» — de saturne (ac. de plomb) —— 105 »» »» »»
- — ammoniacale . . . — 9 »» 10 »» Sulfate d’alumine ordinaire — 28 »» »» »»
- Couperose verte (s. de fer) . .100 kil. 11 »» »» »» — de zinc .... • — »» »» »» »»
- — mixte ..... — 40 »» 50 »» Sumac Redon..... —— 25 ») »» »»
- — bleue (suif, de cuivre) — 72 »» ))» »» Tartre rouge. .... • 0 le kil. 2 25 » »«
- Cudbear ........ — 250 »» »» »» — blanc —— 2 45 » »»
- Crème de tartre. , • . . . — 300 »» »» »» Zinc en poudre. — 1 50 »» »»
- Nota. — Les prix de l’acide acétique, de la benzine et autres substances soumises aux droits d’entrée doivent être augmentés du montant de ces droits, lorsqu'elles sont destinées à Paris et aux autres villes imposées.
- Ces prix sont les nôtres et ceux des principaux droguistes de Paris ; ils s’appliquent aux marchandises-livrées en gros, c’est-à-dire en caisses, barils, touries, surons ou ballots, ou au moins un colis d’origine.
- Pour livraisons au-dessous de 100 kilos, ces prix sont augmentés de 20 p. 0/0.
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- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes on gros, on ferait de notables diminutions.
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- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l'orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au Bleu-Noir d’aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances très-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
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- 20___Les trois derniers volumes 187®, 1873 et 1874, au prix réduit de z2 francs, ou :
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- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)-_________—-------------------------------------- demeurant à________________________________-------------------------------------------- département d----------------------------------------------------—---------------------------------------------------—------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ déclare souscrire pour un abonnement de------------------------------------------------------------------------------
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- On s’abonne en adres sant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Comte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
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- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier ; mais, afin d’avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de lannee courante.
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- Voir le Moniteur de la Teinture du 20 février 1874 (page 42).
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- S’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
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- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
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- 1 Notice explicative très-complète.
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- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l'impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Parla combinaison d’un petit, nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l'OFFICE du Moniteur de la Teinture.
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- — 1-30 — — 80 — — 150 —
- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- Nous informons les lecteurs du Moniteur de la Teinture qui ont renouvelé leur abonnement, isoit en nous donnant avis, soit en acceptant les numéros déjà parus de 1875, et qui ne nous ont pas réglé directement, que notre quittance de 15 fr. 50 pour les départements et de 20 fr. 50 pour l’étranger, leur sera présentée dans le courant du mois de février.
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- Renseignements et Recettes»
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20e Vol., No 2. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Janvier 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Société industrielle de Rouen. — Note sur la destruction de la matière végétale mélangée à la laine, par MM. J.-A. BARRAL et Salvetat. — Nouvelle matière pour apprêt. — Vert à l’aniline sur tissus chaîne-coton (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : L’application de la loi sur le travail des enfants dans l’industrie. — Extraction du principe colorant de la garance parla distillation sèche, par M. BorDOsE. — Extraction du principe colorant de la garance et utilisation des résidus, par M. Tourre. — Moyen d’extraire successivement toutes les matières utiles des végétaux colorants, par M. KNAB.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Renseignements commerciaux. — Société industrielle du Nord de la France. — Contravention à la loi sur le travail des enfants dans les manufactures.
- CHRONIQUE
- Nous disions dans notre précédent numéro que la somme totale de nos exportations en 1875 avait dépassé 4 milliards; le chiffre exact vient d’être fixé; il est de 4 milliards 22 millions de francs; on voit donc que notre indication, bien qu’approximative, n'était pas exagérée.
- Un des centres industriels qui a le plus bénéficié de cette situation, est assurément celui de Roubaix-Tourcoing.
- Les relevés publiés par le bureau de conditionnement de ces villes sont des plus satisfaisants; on en peut juger par les résultats suivants comparés à ceux de l’année précédente :
- 1875 1874
- Laine peignée, kil. 1,030,039 833,635
- Blousses . . — 12,742 12,160
- Laine filée. . — 60,557 79,884
- Coton filé. , — 378,363 281,812
- L’augmentation qui porte la laine peignée au-delà d’un million, qui élève le coton tilé de plus de 30 p. 0/0. est une preuve incontestable des progrès de l’industrie roubaisienne. Les blousses, jadis absolument négligées, prenant place dans la consommation de cette industrie, attestent les perfectionnements que l’on ne cesse d’y apporter.
- Indépendamment du travail nécessité par les dernières commandes qui n’avaient pu être livrées à temps, peut-être même pour ce motif, les acheteurs ont renouvelé leurs demandes sans
- attendre l’achèvement de leurs premiers ordres. Le bas prix de la matière a été pour les fabricants une nouvelle source de bénéfice, tant par la différence du prix que par l’avantage d’achats qui trouvaient un emploi immédiat.
- A Elbeuf un sinistre financier très-important a jeté la consternation et le désarroi dans le com-merce et l’industrie : Une des maisons de banque de cette ville a suspendu ses paiements après la mort inattendue de ses chefs; le passif s’élevait, disait-on, à treize millions.
- Maintenant qu’il est possible de se rendre compte de la situation, on a reconnu qu’elle était beaucoup moins grave qu’on ne le craignait, et que l’actif de cette importante maison, serait près de couvrir le passif.
- Reims est dans une très-bonne situation; l’article cardé est celui qui donne le mieux en ce moment.
- Il n’en est pas de même de Sedan, qui, par suite de sa fabrication d’articles classiques, la draperie unie de nos pères, se laisse peu à peu déborder par la nouveauté, qui est bien davantage maintenant dans les goûts du public.
- L’industrie cotonnière est assez calme en Angleterre et en Alsace.
- A Rouen, la place est visitée par de nombreux acheteurs, et quoique les vendeurs se plaignent généralement de ne pas faire d’aussi importantes affaires qu’ils le désireraient, il y a néanmoins un bon courant.
- Les calicots sont en bonne demande à Epinal, mais les filés sont plus calmes.
- Les affaires sur les marchés des lins, à Lille, sont assez faibles depuis le commencement de l’année; les acheteurs reculent devant les hauts
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- prix qui leur sont demandés, et n’achètent que dans la stricte mesure de leurs besoins. Les toiles sont plus recherchées et nous voici à l’époque habituelle des achats; aussi voit-on déjà des acheteurs.
- Depuis une quinzaine, les grandes affaires en soies ont diminué à Lyon, mais les transactions conservent néanmoins une assez grande activité.
- En fabrique, il s’est fait de grosses ventes en soieries noires et de couleur. En ce moment, d’assez nombreux acheteurs visitent la place, et la fermeté de la soie aidera sans doute au relèvement de l’étoffe.
- Nous publierons dans notre prochain numéro, une revue d’ensemble, sur le commerce des soieries en l’année 1875.
- Sur les marchés anglais on signale :
- A Bradford, petites affaires en laines brutes lustrées; bonne demande, mais affaires limitées en filés, principalement en retors, affaires soutenues en filés mélangés et colorés; affaires en tissus fabriqués, fantaisie et unis, toujours négligées et à prix irréguliers.
- A Leeds la production en paletots est toujours très-forte, mais la concurrence entre les fabricants est très-vive, principalement pour les che-viots et genres similaires. Les waterproofs et les tweeds, unis et à carreaux, se fabriquent en quantité modérée. Quelques lots de molleton en nuances sombres, se sont vendus à prix élevés.
- La fabrication des articles unis est calme à Huddersfield, mais les manufactures de draps tout laine première qualité, travaillent activement.
- Nous avons déjà dit que les affaires sont très-calmes à Manchester, mais cette stagnation, dit-on dans cette ville, est le résultat des nouvelles reçues de tout le monde entier, où, sauf une ou deux nations favorisées, et la France est de ce côté la mieux partagée, les affaires sont mauvaises au point de vue surtout de la réalisation.
- Dans notre prochaine Chronique, nous nous attacherons plus particulièrement à examiner la situation du commerce des produits colorants, que nous sommes obligés e négliger auj ourd’hui.
- - F. Gouillon.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- Programme des prix proposés par la Société pour être décernés en décembre 1876.
- Conditions du concours. — Dans la séance générale de décembre 1876, la Société industrielle de Rouen décernera des récompenses aux auteurs qui, sur le rapport de ses Comités, auront répondu d’une manière satisfaisante aux diverses questions énoncées ci-après.
- Ces récompenses consisteront en médailles d’or (d’une valeur de 300 francs), médailles de vermeil et d’argent. Toutefois, la Société pourra ajouter à ces récompenses une certaine somme en argent, lorsque l’importance des travaux méritera cette faveur.
- Les Mémoires présentés au Concours devront être adressés à M. le Président de la Société industrielle de Rouen, au plus tard le 1er octobre 1876.
- Les travaux couronnés pourront être publiés par la Société.
- Les Mémoires ne devront pas être signés; ils seront revêtus d’une épigraphe et accompagnés d’un pli cacheté qui portera extérieurement l’épigraphe du Mémoire et contiendra intérieurement le nom, la qualité et l’adresse de l’auteur.
- Programme des prix.’— Arts chimiques.
- I. — Médaille d’or pour une substance pouvant remplacer l’albumine d’œufs dans toutes ses applications à l’impression des tissus et présentant une notable économie sur le prix de l’albumine.
- IL — Médaille d’or pour une source nouvelle d'albumine obtenue, soit en extrayant cette substance de produits naturels non encore utilisés dans ce but, soit en transformant en albumine d’autres matières protéiques. Ces procédés d’extraction ou de transformation devront être applicables industriellement et fournir un produit comprenant tous les usages de l’impression.
- III. — Médaille d’argent pour le meilleur remplaçant comme prix et comme résultat, du sulfure de cuivre dans le noir d’aniline par impression et aérage.
- IV. — Médaille en vermeil pour un nouveau noir vapeur aussi intense et aussi solide que le noir d’aniline, n’affaiblissant pas le tissu et pouvant s’imprimer avec toutes les autres couleurs sans
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- qu’il y ait altération réciproque aux points de contact.
- V. — Médaille de vermeil pour le meilleur procédé de noir d’aniline par teinture sur coton.
- VI. — Médaille de vermeil pour une laque foncée rouge ou violette obtenue avec les matières colorantes de la garance, soit naturelles, soit artificielles .
- VII. — Médaille de vermeil pour un orange vif et solide ne coûtant pas .plus cher que l’orange de chrome, ne noircissant pas par l’hydrogène sulfuré et pouvant être appliqué à l’albumine.
- VIII. — Médaille de vermeil pour un jaune ou un orange vif et solide se combinant avec les mordants d’alumine dans les rouges vapeur savonnés.
- IX. — Médaille d’or pour un vert transparent vif et intense, pouvant s’appliquer sur tissus de coton associé aux couleurs à l'alizarine et aussi solides que ces dernières. Le prix devra en permettre l’emploi industriel.
- X. — Médaille d’or pour la préparation industrielle de l’indigotine artificielle.
- XL — Médaille d’or pour une matière colorante bleue, solide, susceptible des mêmes applications et d’un prix moins élevé que l’indigo.
- XII. — Médaille de vermeil pour un procédé permettant de fabriquer des pièces bleu d’indigo uni, depuis le bleu pâle jusqu’au bleu foncé, par un seul foulardage et en nuances aussi vives que bleu cuvé.
- XIII. — Médaille de vermeil pour un nouveau procédé permettant de fixer chimiquement le bleu d’indigo par vaporisage. — La couleur obtenue devra avoir la nuance et la solidité du bleu dit solide et pouvoir s’associer aux autres couleurs vapeur.
- XIV. — Médaille de vermeil pour l’une ou l’autre des couleurs suivantes : rouge vif minéral ; violet minéral foncé ; vert minéral foncé ; grenat plastique ; rose vif minéral.
- Ces couleurs devront être suffisamment résistantes à la lumière et aux agents chimiques, et réunir les conditions nécessaires pour une bonne application à l’albumine.
- XV. — Médaille de vermeil pour un moyen nouveau de fixer les couleurs d’aniline, présentant sur l’albumine des avantages de solidité et de prix.
- XVI. — Médaille de vermeil pour un épaississant nouveau, remplaçant la gomme du Sénégal dans tous ses emplois et présentant une économie sur cette dernière.
- XVII. — Médaille de vermeil pour une substance fournissant un apprêt inaltérable à l’humidité et aussi économique que les apprêts à la fécule.
- XIII. — Médaille d’or pour la production de l’ozone à l’état concentré. —Jusqu’à présent, on ne dépasse guère 200 à 250 milligrammes d’ozone par litre d’oxygène odorant : le prix serait accordé pour une proportion double d’ozone.
- XIX. — Médaille d’or pour un procédé industriel de préparation de l’ozone. — Le prix de revient étant évalué à cinquante fois le prix du chlore à puissance de décoloration égale, par exemple sur l’indigo.
- XX. — Médaille de vermeil pour une nouvelle application de l’ozone. — On a principalement en vue la génération des matières colorantes ou l’emploi industriel de l’ozone dans le blanchiment.
- XXL—Médaille de vermeil pour la production économique de l’eau oxygénée. — Le prix serait accordé pour un mode de production ne dépassant pas dix fois le prix du chlore à puissance de décoloration égale, par exemple sur l’indigo.
- XXII. — Médaille de vermeil pour la production industrielle de l’oxygène par un procédé plus économique que les moyens connus.
- XXIII. — Médaille d’or pour un moyen rapide et exact de déterminer le pouvoir réducteur d’une houille ou d’un charbon quelconque. — Le pouvoir réducteur d’un combustible pouvant donner, par comparaison, des indications approximatives sur son pouvoir calorique, on demande un mode d’essai remplaçant la réduction de la litharge (procédé Berthier) par celle d’un corps dont le produit de réduction pourrait être dosé par méthode volumétrique.
- XXIV. — Médaille de vermeil pour la découverte d’un emploi dans les arts métallurgiques ou céramiques des pyrites de fer désulfurées par le grillage. Les soudières de France produisent annuellement 50,000 T. de pyrites de fer grillées. Ces résidus, composés en grande partie d’oxyde de fer très-fortement calciné et, dès-lors, insoluble dans l’eau et dans les acides, ne sont guère utilisés qu’en remblais. ,
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- XXV. — Médaille de vermeil pour une méthode de conditionnements des filés et tissus de coton, écrus, blanchis ou teints. Cette méthode devra permettre de doser, avec promptitude et précision, la quantité réelle de coton pur desséché à 100 degrés contenue dans un poids donné de filés et de tissus.
- XXVI.—Mêdailie de vermeil pour un Mémoire sur les meilleures mesures à prendre pou. obtenir l’adoption d’une échelle aréométriquo uniforme et invariable-, on a principalement en vue les liquides compris entre les densités 1 et 2.
- XXVII. — Médaille d’or pour un Manuel pratique d’essais chimiques, comprenant le dosage et l’évaluation centésimale en matière utile de la plupart des produits employés dans les industries de la teinture et de l’impression.
- XXVIII. — Médaille de vermeil à décernor au fabricant qui aura, le premier, produit en France une quantité de purpurine artificielle représentant 1,000 kilog. de matière colorante sèche.
- XXIX. — Médaille d’or pour l’établissement, en Normandie, d’une fabrique de matières colorantes dérivées de l’anthracène.
- XXX. — Médaille d’or pour une histoire de l’industrie des tissus imprimés en Normandie.
- XXXI. — Médaille d’or pour un procédé de concentration ou de précipitation de l’azote et de l’acide phosphorique contenus dans les matières fécales, urines, eaux vannes et eaux d'égoûts fournissant un engrais d’au moins 5 0/0 d’azole et de 20 0/0 d’acide phosphorique. — Le prix de revient du kilogramme d’azote ne devra pas excéder fr. 1.30, et celui du kilogramme d’acide phosphoriqne ne peut pas excéder 0 fr. 60.
- NOTE
- SUR LA DESTRUCTION DE LA MATIÈRE VÉGÉTALE MÉLANGÉE A LA LAINE,
- Par MM. J.-A. BARRAL et Salvetat.
- Les laines qui arrivent en Europe des nombreux troupeaux de l’Australie et de quelques parties de l’Amérique du Sud sont mélangées d’un très-grand nombre de débris végétaux qui ont été, pendant longtemps, un obstlaclà leur emploi dans la fabri-cation des tissus ; mais l’économie qui devait ré
- sulter de l’usage de ces laines a fait rechercher tous les moyens possibles de faire, soit chimiquement, soit mécaniquement, la séparation de la matière végétale. Les.moyens mécaniques qui ont d’abord été usités, étant eux-mêmes très-coûteux, sont à peu près abandonnés et remplacés par des agents chimiques exerçant leur influence sous des températures déterminées. On réussit assez bien à détruire les matières végétales adhérentes à la laine, même dans les draps et autres tissus tout formés : c’est ce que l’on appelle « l‘épaillage chimique ou bien encore l'épou tillage chimique. »
- Ayant été conduits, par des circonstances particulières, à la suite de la revendication, faite par M. Frézon père, de l’invention principale, a faire une étude générale de tous les agents qui peuvent opérer la destruction de la fibre végétale sans détruire la fibre de la laine, nous avons pensé qu’il y avait lieu de présenter nos recherches à l’Académie, afin de faire connaî're au public savant, non pas un procédé technique intéressant, mais encore des propriétés du ligneux et de la cellulose qui n’avaient pas été trouvées ou suffisamment remarquées jusqu’à présent.
- L’expérience fondamentale de l’épaillage chimique consiste à traiter le tissu par une solution étendue d’acide sulfurique (4 à 5 degrés de l’aréomètre Baumé), et le faire passer ensuite dans une étuve chauffée à une température de 123 à 140 degrés. C’est le brevet de M. Frézon. Un autre industriel, M. Joly, a proposé de remplacer la solution de chlorhydrate d’alumine et l’expérience a réussi; il faut seulement chauffer l’étuve à une température un peu plus élevée. M. Chevreul a démontré le premier que, dans cette expérience, le chlorhydrate d’alumine agit par ses propriétés spéciales, et non pas en mettant de l’acide chlorhydrique en liberté sous l’action de la chaleur. Dans notre Mémoire, nous relatons les nombreuses expériences que nous avons faites, pour déterminer comment se comportent la cellulose et le ligneux, ainsi que la laine, en présence d’un très-grand nombre de réactifs.
- En résumé, il résulte de nos expériences et des faits que nous avons constatés :
- 1° Que la cellulose et le ligneux se laissent désorganiser sons l’action des agents chimiques suivants, pourvu que le tissu, essoré après imbibition, soit ensuite élevé, dans une étuve, à une température d’environ 140 degrés : acide sulfurique, chlorhydrate d’alumine, acide chlorhydrique, acide nitrique; chlorures de zinc, de fer, d’étain, de cui-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- vre; nitrates de cuivre, de magnésie, de fer; sulfates d’étain, d’alumine ; bisulfate de potasse, alun de chrome, acide borique, phosphate acide de chaux, acide oxalique ;
- 2° Que la laine, au contraire, n’est pas attaquée dans les conditions précédentes ;
- 3° Que les autres agents suivants ne détruisent pas la fibre végétale dans les mêmes conditions : chlorures de sodium, de potassium, de baryum, de magnésium, de mercure ; chlorhydrate d'ammoniaque-, nitrate d’ammoniaque, de mercure, de plomb, de soude, de baryte, de chaux, de potasse ; sulfates de cuivre, d’ammoniaque, de manganèse, de fer, de chaux, de magnésie, de soude, de potasse ; bisulfate de potasse, alun d’ammoniaque, nitrate d’alumine, alun de potasse, tartrate de soude et dépotasse-, phosphates d’ammoniaque, de soude, dépotasse; iodure de potassium, tartrate de soude, chlorate de potasse, hypochlorite de potasse (eau de javelle), oxalate d’ammoniaque, oxalate de potasse; acides tartrique, acétique, citrique;
- 4° Que le premier effet produit par les agents qui ont la propriété d’épailler (toujours dans les conditions précédentes) est d’enlever une partie de l’eau à la matière végétale pour la carboniser.
- Nous nous proposons de poursuivre l’étude de ces curieux phénomènes, qui mettent particulière ment en évidence l’action des corps avides d’eau, à une température de 123 à 140 degrés, sur les matières végétales , en respectant les matières laineuses. [Académie des Sciences.)
- NOUVELLE MATIÈRE pour APPRÊT
- MM. D. GANTILLON et Cie se sont fait breveter pour l’emploi d’une nouvelle matière destinée à l’apprêt de tous genres de tissus.
- C’est un produit végétal nommé Isenglass en anglais et généralement dans le commerce, et que les Chinois et Japonais appellent Haïtra. Il provient d'une algue marine originaire du Japon et de la Cochinchine, où elle sert a l’alimentation.
- Pour obtenir l’apprêt, on lave l’Isenglass à l’eau froide, ony ajoute 60 à 80 fois son poids d’eau, et on fait bouillir en vase clos, à une température de 120 à 130 degrés.
- On obtient ainsi une gelée, qui se conserve d'au-tant mieux à l’humidité qu’elle contient le moins de mélange d’autres corps étrangers, et qui s’ap
- plique comme apprêt aux fils en flotte: soie, coton, laine, etc.; elle peut aussi servir à fixer la charge de teinture, ou comme épaississant dans l’impression. Une fois appliquée et sèche, elle ne peut être enlevée par l’eau froide.
- Ce végétal, d’après ces indications, a beaucoup d’analogie avec une algue très-riche en principes mucilagineux et que M. Payen, dans ses ouvrages et dans ses cours de chimie, a longtemps recommandé comme colle et apprêt et à laquelle il avait donné le nom de gélose.
- La gélose avait l’aspect de fines bandelettes enroulées, très-légères, presque incolores, et se dissolvant à peu près complètement dans de l’eau bouillante, surtout chauffée sous pression.
- C’est une matière très-propre à être employée comme apprêt, et il est encore possible de s’en procurer dans le commerce.
- Un autre produit qui nous paraît également être l’analogue de ceux-ci, est celui que M. Houzeau a présenté, sous le nom de Thao, à la Société industrielle de Rouen, et qui lui a été remis par la commission permanente de l’Exposition des colonies, dans le but d’en provoquer des applications industrielles.
- D’après la communication de M. Houzeau, le Thao est le produit de la coction d’une espèce de lichen, qui croît en abondance au Japon et dans la Cochinchine.
- C’est une substance blanche, ressemblant beaucoup à la gélatine; elle est insoluble dans l’eau froide, mais elle se dissout dans l’eau bouillante, en formant une gelée.
- Il suffit d’une partie de cette colle dans cent parties d’eau, pour produire une gelée assez solide pour n’être pas coulante ; ainsi, avec un kilogramme de Thao, on peut préparer cent kilogrammes d’un magma ou colle, qu’on utilise déjà à Lyon avec un certain succès, dit M. Houzeau, pour le lustrage des étoffes de soie.
- Cette matière, dont l’emploi peut s’étendre aux autres tissus, aurait sur les mucilages de même genre actuellement employés par les apprêteurs, l’avantage de former un enduit imperméable à l’eau froide, puisque nous avons vu qu’elle ne se dissout que dans l’eau bouillante.
- Comme on le voit, l’analogie de ce Thao et de VIsenglass de MM. Gantillon parait complète et il paraît évident que ces deux noms désignent un seul et même produit. F. G.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- VERT A L’ANILINE
- SUR TISSUS CHAINE-COTON.
- On rentre, on fait bouillir jusqu’à teinture complète de l’étoffe.
- Le bleu, qui était jusque là terne et gris, se dé veloppe et s’avive dans ce dernier bain.
- On termine par un rinçage.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE
- En préparant ce tissu pour couleurs d’aniline, c’est-à-dire en le passant au sumac, puis au sel d’étain, on peut le teindre ensuite dans une disso lution de vert d’aniline ; mais ces teintures manquent ordinairement de fond, et la teinte est trop fraîche pour ce genre de tissus.
- Habituellement ces verts sont obtenus en teignant le coton au bleu de prussiate, puis la laine au carmin d’indigo, et virant ensuite au vert par le bois jaune ou le quercitron.
- Les bleus alcalins, dits bleus de Nicholson, permettent d’obtenir ces verts plus simplement, car ce bleu monte assez facilement sur coton ; cependant, comme la laine teindrait beaucoup plus vite, il est bon de donner aux tissus un léger mordançage en sumac et en alun.
- Voici comment on opère.—Pour 10 kilogrammes de tissus :
- On fait baigner 3 à 6 heures dans la décoction de 2 kilogrammes de sumac.
- On passe à froid dans une dissolution de 1 kilog. d’alun.
- Puis le bain de teinture étant monté avec du Borax et du Bleu-Nicholson, comme pour la laine, on commence à teindre à tiède ; on reste 30 à 45 minutes sans élever beaucoup la température -, pendant ce temps le coton tire plus que la laine-, lorsqu’il est à peu près à son ton,on chauffe le bain jusqu’à ce que toute l’étoffe ait un fond bleu suffisant.
- Pour s’en assurer, on en trempe un petit échantillon dans de l’acide sulfurique très-faible,et le bleu s’avivant immédiatement permet alors de le juger.
- En sortant du bain de bleu, on entre l’étoffe bien égouttée dans un autre bain monté avec :
- Alun........................... 2 kilogr.
- Flavine....................... 100 gr.
- On teint à tiède, jusqu’à ce que le coton paraisse suffisamment monté -, alors on lève ou ajoute au bain :
- Crème de tartre .. 2 kilogr.
- Flavine................... 100 gr.
- L’APPLICATION
- DE LA
- LOI SUR LE TRAVAIL DES ENFANTS DANS L’INDUSTRIE
- Extrait du rapport de M. Dumas, président de la Commission supérieure, au président de la République.
- La loi du 19 mai 1874, sur le travail des enfants et des filles mineures dans l’industrie, applicable un an après sa promulgation, a été mise en vigueur à partir du 4 juin 1875. Les inspecteurs divisionnaires sont immédiatement entrés en fonction ; un grand nombre d’établissements industriels ont pu être visités, pendant cette période de sept mois.
- Bien que la loi n’ait encore que six mois d'exer-cice, la commission, dans le but de stimuler le zèle des intéressés et de calmer certaines appréhensions, a jugé nécessaire de résumer, dès cette année, les dispositions déjà prises pour réglementer le travail des enfants et des filles mineures dans l’industrie.
- La commission supérieure, nommée par un décret du 7 juin 1874, a commencé ses travaux le 23 du même mois et les a continués dans neuf réunions provoquées dès que les affaires dont elle avait à s’occuper se trouvaient prêtes à lui être soumises.
- Entrés en fonction le 1er juin 1875, les inspecteurs qui avaient reçu de l’administration les instructions les plus complètes, ont adressé, chaque mois, à l’administration les résultats de leurs premières investigations.
- La commission supérieure, en prenant connaissance de ces rapports, s’est assurée que si la loi n’est pas encore accueillie comme un bienfait, ce qui sera l’œuvre du temps, elle est acceptée sans répugnance, même par les industries qu’elle trouble momentanément. Par leur étendue et leur précision, ces rapports témoignent du zèle que les ins-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- pecteurs ont mis à comprendre et à exécuter leur mission.
- Les points qui ont partout fixé leur attention sont : l’âge d’admission dans les ateliers, la durée du travail, et l’état de l’instruction primaire des enfants employés dans les manufactures.
- L’article 2 de la loi a fixé à douze ans au moins, sauf quelques exceptions déterminées au règlement du 27 mars 1875, l’âge auquel les enfants peuvent être admis dans les manufactures, usines, etc. Cette disposition devait être l’objet d’une application absolue. La loi édictée pour la protection de l’enfance s’est proposé, en effet, de la soustraire immédiatement à un travail prématuré qui arrête son développement physique, qui compromet son développement intellectuel, qui menace même son progrès moral, au grand détriment-des forces delà nation et de l’ordre public, s
- L’inspection n’a pas manqué à ce devoir. Partout où elle a rencontré dans les .usines des enfants au-dessous de l’âge réglementaire, elle a demandé leur renvoi de l’atelier-, elle l’a obtenu sans difficulté.
- Cette rigueur était nécessaire-, il ne peut être permis d’abuser de l’autorité paternelle pour condamner, à toujours, de jeunes êtres sans défense à une infériorité physique, intellectuelle et morale. La mesure n’a, d’ailleurs, de rigoureux que l’apparence. Elle prive momentanément la famille du modique salaire que peut gagner un ouvrier de dix ans, mais elle permet à celui-ci de développer ses forces et d’acquérir à l’école l’instruction primaire élémentaire, qui l’autorisera, lors de sa rentrée à l’atelier, de travailler à journée entière Ce léger sacrifice des parents aura sa compensation matérielle. Le législateur prévoyant a pensé que les années soustraites à un travail prématuré et épuisant préparaient pour l’âge mûr des ouvriers vigoureux, habiles et disposés à rendre à leurs parents, affaiblis par l’âge, des secours et des soins qui n’auront plus été refusés à leur propre faiblesse au début de la vie.
- L’interdiction du travail de nuit et le repos du dimanche ont été exigés pour toutes les usines qui ne se trouvaient pas comprises dans les exceptions prévues. La loi s’exécute presque partout sans difficulté, et dans tel centre industriel important, qui emploie plus d’un millier de jeunes filles de seize à vingt-un ans, sur un simple avertissement de l’inspecteur, le travail de nuit a été supprimé immédiatement.
- Les dispositions relatives à l’instruction primaire
- sont à la fois parmi les plus sérieuses de la loi du 19 mai et parmi celles aussi dont l’application est des plus délicates pour le moment. Car il s’agit d’en assurer l’exécution sans porter un trouble inutile dans des arrangements qui, à l’autorité d’un fait presque consommé, joignent les circonstances atténuantes que toute situation transitoire peut invoquer. L’inspection a rempli cette partie de sa tâche avec tact.
- Tout en exigeant que les prescriptions de la loi fussent observées, elle a cru pouvoir accorder certains tempéraments à l’égard des jeunes ouvriers qui, à raison de leur âge, allaient se trouver prochainement en dehors de la tutelle de la loi, et auxquels l’application trop rigoureuse de cette disposition aurait causé, sans profit, un sérieux préjudice.
- L’exécution de la loi rencontrait, d’ailleurs, sur ce point, d’utiles auxiliaires. Beaucoup de grands industriels, prévenant le vœu du législateur, avaient installé depuis longtemps dans leurs établissements des écoles spéciales, où les enfants recevaient, sans déplacement, l’instruction primaire élémentaire, souvent même une instruction plus étendue. Procla-mons-le à l’honneur de notre commerce et de notre industrie, ces établissements, véritables familles industrielles, dont tous les enfants reçoivent les mêmes enseignements et les mêmes soins intellectuels ou moraux, sont moins rares en France qu’on ne le pense. Le travail, l’intelligence et la conduite y marquent à chacun sa place, et tel devient ainsi ingénieur de la compagnie ou contre-maître de l’atelier, dont le père maniait le pic ou la navette. Ces exemples généreux et prévoyants vont être suivis aujourd’hui par beaucoup de propriétaires d’usines, avertis par la loi et excités par l’émulation.
- De son côté, M. le ministre de l’instruction publique, par une circulaire récente, stimule le zèle des instituteurs primaires au sujet des soins à donner aux enfants employés dans l’industrie.
- Les commissions locales, instituées par l’article 20 de la loi, sont constituées, on peut le dire, dans tous les départements ; quelques-unes même ont prêté leur concours au service de l’inspection.
- Mais à l’égard des inspecteurs départementaux, la presque totalité des conseils généraux, par suite de considérations budgétaires, a cru devoir en ajourner la création.
- La commission supérieure espère que cette situation regrettable pourra se modifier. Les départements où se trouvent placées des industries impor-
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- tantes, en s’imposant un léger sacrifice, pourront alléger la charge des quinze inspecteurs divisionnaires chargés de la surveillance de toute la France, et surtout assurer le bénéfice de la loi à tous ceux qu’elle intéresse.
- S’il est nécessaire, en effet, au nom de l’humanité, qu’elle soit exécutée au profit de l’enfant sans défense, il ne l’est pas moins, au point de vue de la sincérité des situations commerciales, qu’elle soit également obéie par tous les industriels. Parmi les arguments qu’on lui oppose, celui qui se présente le plus souvent se fonde sur l’impossibilité où se trouve un manufacturier qui respecte la loi de soutenir la concurrence de ceux qui la tiennent en oubli. C’est donc à la fois pour déférer au vœu du législateur, pour assurer partout à l’enfance une juste protection et pour placer tous les intérêts commerciaux sous un niveau loyal et uniforme, qu’il est nécessaire de rendre l’inspection du travail des enfants efficace, égale et sincère dans tous les départements.
- Pour cette période de transition, les mesures répressives ont été presque nulles, l’administration, d’accord avec la commission et dans un esprit de sage prudence, ayant recommandé aux inspecteurs de considérer la coercition comme une arme que la loi a mise entre leurs mains pour vaincre les résistances opiniâtres, et dont ils ne doivent faire usage qu’après avoir épuisé les moyens de persuasion. Si des procès-verbaux de contraventions ont été dressés. si de légères condamnations ont été prononcées, c’est qu’il s’agissait de réprimer un petit nombre de faits graves, de pourvoir à quelques cas urgents et pour lesquels il paraissait utile d’ailleurs de faire un exemple.
- En résumé, quoique les résultats obtenus après une expérience de quelques mois ne soient pas encore très-appréciables, on peut dire que cette première application de la loi du 19 mai 1874 marque un pas définitif. Dans un avenir prochain, grâce au travail coordonné des inspecteurs, aidés du concours des commissions locales, et surtout grâce à l’esprit patriotique et éclairé qui anime les industriels eux-mêmes, les bienfaits de la loi auront pénétré partout.
- L’Angleterre, qui nous avait précédés dans le développement de l’industrie des grands ateliers, a reconnu qu’il n’était ni juste ni politique de livrer l’enfant comme une machine inerte aux exigences sans frein de la concurrence, au double esclavage d’un industriel indifférent et de parents sans cœur.
- Elle a promulgué des lois et a mis en pratique des mesures propres à garantir son développement physique, à ouvrir son intelligence et à lui imposer quelque reconnaissance pour un état social qui s’occupe désormais avec tant de sollicitude de ses intérêts.
- S’il est vrai que certains abus signalés autrefois en Angleterre n’avaient jamais été observés en France, il ne l’est pas moins qu’aujourd’hui notre pays se trouve en retard. Il convient d’éclairer les industriels et les pouvoirs locaux, d’obtenir par l’émulation leur protection pour l’enfance, et d’appeler, au besoin, dans l’intérêt de celle-ci, l’intervention de la loi. Un jour, des conventions internationales viendront obliger l’Europe civilisée à se soumettre à des 1ègles fondées sur le respect de l’âme humaine pour soustraire l’enfance aux désordres et aux abus de la concurrence-, il convient que la France puisse se présenter alors comme ayant réalisé tout ce que la justice commande et tout ce que nous inspire la douceur de nos mœurs.
- EXTRACTION
- DU PRINCIPE COLORANT DE LA GARANCE PAR LA DISTILLATION SÈCHE.
- Par M. BORDONE.
- Ce procédé consiste à soumettre directement la racine de garance, ou les autres matières végétales tinctoriales, à la distillation sèche, soit après les avoir débarrassées des autres corps qu'elles contiennent et qui peuvent être utilisés autrement, mais dont la présence dans la matière colorante devient nuisible à la teinture ou à l’impression sur tissus, soit telles qu’elles proviennent de la terre.
- On recueille ainsi les cristaux de matière colorante ou une poudre amorphe, qu’on débarrasse ensuite des corps étrangers qui n’ont pas été transformés en charbons, pendant la durée de la distillation, au moyen d’un dissolvant approprié.
- Le même procédé s’applique aux extraits de quelque nature qu’ils soient, qui ont déjà été obtenus des matières tinctoriales en morceaux ou en poudre, et aux résidus qui n’ont pas été entièrement épuisés. (Brevet.)
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- EXTRACTION
- DU PRINCIPE COLORANT DE LA GARANCE ET UTILISATION DES RÉSIDUS.
- Par M. Tourre.
- De nombreux procédés ont été proposés pour l’extraction industrielle du principe colorant pur de la racine de garance. Plusieurs sont actuellement exploités; seulement ils sont, en général, d’une exécution lente et dispendieuse et n’aboutissent guère qu’à un résultat incomplet, c’est-à-dire qu’ils n’utilisent pas tout le principe colorant.
- Le procédé décrit ci-dessous présente le double avantage d’être d’une exécution prompte, facile, susceptible d’une extension considérableet dedonner deux produits qui, ensemble, contiennent la totalité du principe colorant de la garance.
- Les deux produits peuvent, l’un et l’autre, être employés pour l’impression et la teinture des étoffes ; ils donneront des teintes plus pures que celles de la racine de garance brute.
- Mon procédé se divise en deux opérations bien distinctes :
- 1° Préparation ou épuration préalable de la poudre de garance brute et fabrication de l’alcool de garance servant à extraire plus tard le principe colorant pur de cette racine;
- 2° Traitement de la garance, ainsi préparée ou épurée, par un dissolvant énergique composé d’alcool de garance et d’acide sulfurique.
- Première opération. — La garance en poudre est lavée sur filtre avec de l’eau acidifiée à la dose de 2 ou 3 p. 0/0 d’acide chlorhydrique du commerce. Ce lavage a pour but de débarrasser la poudre de garance des matières solubles et de dissoudre en même temps tout le glucose ou sucre qu’elle contient.
- Les eaux provenant de ce lavage sont recueillies dans de grands bassins où on les chauffe, à l’aide d’un courant de vapeur, à 25 ou 30° centigrades.
- Dans les vingt-quatre heures, la fermentation alcoolique s’établit et continue pendant trois ou quatre jours, suivant la richesse saccharine de la poudre de garance.
- Quand la fermentation a cessé, ces eaux sont distillées dans des appareils ad hoc et produisent de 5 à 8 litres d’alcool par 100 kilogrammes de poudre primitivement employée.
- Cet alcool est mis en réserve pour servir à l’extraction du principe colorant dans la deuxième opération.
- La matière pâteuse et humide de garance lavée, qui est restée sur le filtre, est mise dans des cuves de bois et délayée dans une quantité d’eau suffisante pour former une bouillie claire. On y ajoute de 30 à 35 kilogrammes d’acide sulfurique du commerce ou une quantité équivalente d’acide chlorhydrique pour 100 kilogrammes de poudre de garance brute.
- Puis, on amè e dans les cuves un jet de vapeur pour chauffer le mélange jusqu’à l’ébullition, et l’on maintient cette température pendant trois ou quatre heures. Après ce laps de temps, la matière est jetée sur des filtres de laine, où elle s’égoutte entièrement.
- Dans l’opération qui vient d’être décrite, la poudre perd, à peu près, de 60 à 65 p. 0/0 de son poids primitif, et elle peut être considérée comme suffisamment épurée pour subir la deuxième opération ; elle prend-alors le nom de garancine.
- Deuxième opération. — La garancine humide et acidifiée, qui est restée sur les filtres, est traitée par de l’alcool de garance acidifié On verse le tout dans un appareil de plomb par un trou d’homme, qui est ensuite fermé hermétiquement.
- On chauffe le liquide au moyen d’un serpentin, dans lequel est introduite la vapeur par un robinet. Le liquide ne tarde pas à entrer en ébullition.
- L’alcool qui se volatilise passe par un col de cygne et vient se condenser dans un réfrigérant, pour être ensuite recueilli dans une bombonne. Après un quart d'heure d’ébullition, on ferme le robinet d’introduction de la vapeur et on laisse déposer la garancine au fond de l’appareil; après quoi le liquide, saturé de principe colorant, est décanté; il passe par un filtre, où il dépose les quelques parcelles de poudre qu’il a pu entraîner; enfin, il arrive dans une cuve par le robinet d’écoulement.
- La cuve contenant une quantité d’eau suffisante, il se forme un précipité d’extrait de garancine. Ce produit n’a plus besoin que d’être convenablement lavé, et il contient le principe colorant pur.
- Il ne reste plus dans l’appareil que les résidus de garancine mêlés à une certaine quantité d’acide et d’alcool volatilisé. On y ajoute de l’eau et l’on chauffe comme précédemment parle serpentin. L’alcool ne tarde pas à distiller, et cette distillation est continuée jusqu’à ce que la totalité de l’alcool contenu dans l’appareil ait été recueillie dans la bombonne. En même temps, les résidus subissent un regaran-
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- (S T
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cinage énergique, et, à la fin de l’opération, ils sont reçus dans la cuve, qui est munie d’un filtre de laine-, ils sont lavés à grande eau jusqu’à élimination complète de l’acide.
- L’extrait colorant, obtenu à la suite de l’ébullition dans l’appareil et du décantage dans la cuve, est plus spécialement destiné à servir à l’impression des étoffes; il offre une très-grande concentration, qui permettra de l’utiliser avantageusement soit pour la teinture, soit pour l’impression directe.
- Le deuxième produit, recueilli dans la cuve par suite du traitement énergique qu’ont subi les résidus, donne des nuances bien supérieures à celles de la garancine, et il a son emploi marqué dans la teinture des nuances délicates (roses, lilas et autres) que la garancine est impuissante à faire obtenir.
- (Brevet).
- MOYEN
- D’EXTRAIRE SUCCESSIVEMENT TOUTES LES MATIÈRES UTILES DES VÉGÉTAUX COLORANTS,
- Par M. Knab.
- J’ai remarqué que les matières colorantes renfermées dans les végétaux jouent le rôle d’acide véritable en présence des alcalis, de l’ammoniaque par exemple, et qu’il se forme entre ces matières colorantes et l’alcali une véritable combinaison que les acides minéraux ou végétaux peuvent décomposer, en reprécipitant la matière colorante.
- Cela est tellement vrai que, pour l’extraction de la quinine par exemple, on traite le quinquina pulvérisé par de la chaux, qui a pour but de détruire la combinaison naturelle qui s’est formée, dans le bois, entre la matière jouant le rôle d’acide et l'al-caloïde, la quinine ; mais la combinaison nouvelle qui se fait avec la chaux et qui met en liberté la quinine reste entièrement à l’état de précipité dans le bois.
- Au lieu d’opérer ainsi, je traité le bois réduit en poudre par une solution étendue d’alcali, 10 kilogrammes d’alcali volatil, par exemple, avec 90 kilogrammes d’eau. Je fais filtrer cette liqueur à travers une couche épaisse de bois en'poudre, et je concentre la solution tinctoriale qui se forme, en faisant traverser de nouveau le liquide sortant d’un premier vase dans deux, trois, quatre, cinq ou davantage de vases.
- J’obtiens ainsi, à la sortie du dernier vase, une liqueur excessivement colorée, quel que soit le bois traité, que ce soient des quinquinas rouges, jaunes ou gris, du semen contra, de l’opium, ou tous autres végétaux médicaux de l’écorce de saule, des bois tinctoriaux, tels que l’acajou, le chêne, le noyer, l’ébène, le palissandre, etc. Cette solution, très-colorée, est saturée ensuite par un acide, comme l’acide sulfurique, l’acide chlorydrique, l’acide acétique, etc.
- La combinaison est détruite, l’acide versé s’empare de l’alcali, et met en liberté la matière colorante, qui se précipite en épais flocons, que l’on peut recueillir sur un filtre.
- Le précipité lavé et séché donne un produit presque toujours noir, cassant, peu soluble dans l’eau froide, plus soluble dans l’eau chaude et extrêmement soluble dans une eau légèrement alcaline.
- Les solutions ont la couleur du bois d’où elles proviennent et peuvent parfaitement teindre les étoffes par les procédés ordinaires.
- En résumé, ce procédé a pour but :
- 1° L’extraction successive et complète de toutes les matières utiles contenues dans les bois et végétaux, à l’aide d’un premier traitement par une solution alcaline, et d’un second par des acides minéraux et végétaux ;
- 2 L’extraction, par le procédé ci-dessus décrit, de l’une quelconque des matières, de préférence à toutes les autres, contenues en même temps dans la matière traitée, soit à cause du peu de valeur de ces dernières, soit que l’on veuille n’en pas tenir compte;
- 3° L’utilisation finale, sous forme de sel ammoniacal, de l’ammoniaque et de l’acide employés à l’extraction, ce qui produit une économie considérable sur les procédés actuellement en usage.
- (Brevet.)
- INFORMATIONS & DIVERS
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Paris et département de la Seine Sociétés Commerciales.
- Dissolution à partir du 30 décembre 1875, de la Société Gugenheim frères, calicot et tissus de co-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 23
- ton rue Bergère, 28. — Liquidateur Me. Goujon, rue Paradis-Poissonnière 52.
- Formation, Société en nom collectif, J. Valentin et Faughéron, teinturerie de bois, rue de la Roquette, 2. — Durée8 ans. Capital 85,000 fr. Acte 15 janvier 1876.
- Formation. En nom collectif : Mousset et GAU-tron, tissus en tous genres, rue d’Aboukir, 5. — Durée 10 ans. Capital 85,000 fr. Acte 15 janvier.
- Formation. En nom collectif : R. Cambon et O. Bouziat. Exploitation de l’apprêt Guiguet, rue Lambrecht, à Courbevoie. — Durée 14 ans. Capital 2,000 fr. Acte 2 janvier.
- Formation, en nom collectif : Cauvin frères et Cie, fabricants de toiles cirées et caoutchouc, rue Tur-bigo, 22. — Durée 10 ans. Capital 110,000 fr. Acte 30 décembre.
- Dissolution, à partir du 12 janvier, de la Société LAINÉ et Latourte, teinturerie, rue de Jussieu, 41. — Liquidateur : M. Désiré Aimé Lainé, propriétaire.
- Formation, en nom collectif : J. Ruch et fils, draperie en gros et commission, rue de Sévigné, 29. — Durée illimitée. Capital 800,000 fr. Acte 31 décembre.
- Modification de la Société en commandite : Bernard et Cie, Apprêteurs d’étoffe, rue Gide, 87, à Levallois, par le retrait de M. Descouttes, l’un des commanditaires, auquel il -a été remis 257 fr. 10e, sur son apport incomplété de 400 fr. Acte 17 janvier.
- Formation en nom collectif : Bernadotte et Cie, teinturiers, rue du roi de Suède, 3, à Suresnes. — Durée 14 ans. Capital 200,000 fr. Acte 9 janvier.
- Dissolution à partir du 31 décembre 1875, de la Société Bernadotte et Cie, teinturiers à Suresne. — Liquidateurs MM. Bernadotte et MEUNIER-Pouthod, deux des associés. Acte 9 janvier.
- Dissolution à partir du 22 janvier : Guybert et Langlois, commerce en gros de tissus, rue du Mail, 1. — Liquidateurs, les associés.
- Dissolution à partir du 15 décembre : Immanuel et Meyer, nouveauté en gros, rue Bergère, 30. — Liquidateurs, les associés. Acte31 décembre.
- Faillite .
- Grosbois et Cie, blanchisseurs et apprêteurs de chapeaux de paille, faubourg du Temple, 60. — Juge commissaire, M. Stopin, syndic, M. Gauche.
- Vente de fonds de Commerce.
- Fonds de teinturerie, rue d’Angoulême, 4, vendu par M. Jean à M. Chevalier. Opposition au fonds vendu.
- Fonds de teinturerie, rue de Jussieu, 44, (voir aux Sociétés.)
- DÉPARTEMENTS Calvados.
- Formation de la société en nom collectif Dehais frères. Commerce de mousselines et tulles, rue des Jacobins à Caen. — Durée 10 ans. Capital 50,000 fr. Acte 24 janvier.
- Dissolution à partir du 1er février 1876, de la Société veuve JouAULTet fils. Commerce d’effilochage. — Liquidateur, M. Jouault fils.
- Eure.
- Dissolution à partir du 31 décembre, de la Société A. Amette et Poitevin. Fabrique de draps et nouveautés, rue du Rempart à Louviers. Acte du 3 janvier.
- Loire.
- Formation de la Société en nom collectif : J.-B. Negret et S. Berne. Fabrique de rubans et passementeries, rue du Jeu-de-l’Arc, 10, à Saint-Etienne. — Durée 6 ans. Capital 100,000 fr. Acte 11 janvier.
- Formation de la Société en nom collectif : Bessy frères. Apprêtage, gauffrage, etc. de rubans et soieries, rue Marengo, à Saint-Etienne. — Durée 5 ans. Capital 30,000 fr. Acte 18 janvier.
- Marne.
- Formation de la Société en nom collectif : A. Walbaum père, fils et Ch. Desmarest. Peignage, filature et tissage des articles de Reims, à Reims. — Durée 3 ou 6 ans. Capital 1,000,000 fr. Acte 21 décembre.
- Formation de la Société en nom collectif : Deshays et Goville. Commerce de tissus, à Reims. — Durée 6 ans..Capital 200,000 fr. Acte 31 décembre.
- Dissolution à partir du 18 décembre, de la Société Deshays et Barbé. Commerce de tissus. Acte du même jour. Liquidateurs, les associés.
- Nord.
- Formation de la Société, en nom collectif : A. Renaut et J. PIETIN. Commerce de rubans, velours, soieries, rue Saint-Génois, 16, à Lille. — Durée 10 ans. Capital 3,000 fr. Acte 15 janvier.
- Faillite du sieur Beuvet (Henri), Marchand d’étoffes, à Wambrecies. Jugement du 14 janvier.
- Formation de la Société en nom collectif et en commandite : Flipo van Oost et Cie. Matières textiles brutes ou travaillées, à Tourcoing. — Durée 12 ans. Capital 1,200,000 fr. Acte 31 décembre.
- Dissolution à partir du 4 janvier, de la Société A. Dehem et Mme T. Kint. Déchets de laine et de cotons. Tourcoing. Liquidateur M. Meurillan, ancien banquier.
- Oise.
- Formation de la Société en commandite : femme SCHMITT et Cie. Fabrique de passementerie cousue,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- franges de laine, etc., à Chantilly. — Durée 6 ans. Capital 8,000 fr. Acte 31 décembre.
- Tthôme.
- Formation de la Société en nom collectif : DRI-vet et Blanc. Fabricants de velours, rue de Lyon, 4, à Lyon. — Durée 3 ans. Capital 400,000 fr. Acte 11 janvier.
- Dissolution à partir du 15 novembre 1875, de la Société Drivet et NIGRI. Fabricants de velours, à Lyon. Liquidateurs, la nouvelle Société Drivet et Blanc. Acte 11 janvier.
- Dissolution à partir du 31 décembre, de la Société Reybaud et BOUCHARLAT. Rubans et soieries, rue Gentil, 5, à Lyon. — Liquidateur, M. Boucharlat. Acte du 3 janvier.
- Dissolution à partir du 1er janvier, de la Société WAGNIÈRES et Sqignet. Npprétcurs d’étoffes, rue de Gréqui à Lyon. Liquidateur, M. Wagnières. Acte 18 janvier.
- Seine-Inférieure.
- Modification de la Société en nom collectif : CHARPENTIER-GRANDIN et Cie. Négociants en draperie, rue de la Bague à Elbeuf, par l’adjoncction de M. Louis Hourdou, et prorogation jusqu’au 31 décembre 1881. Actes du 28 décembre et 15 janvier.
- Formation de la Société en nom collectif : B. Baillemont et JEUFROY. Draperies et nouveautés, rue de la Barrière à Elbeuf. Durée 9 ans. Capital 25,000 fr. Acte 22 janvier.
- Dissolution à partir du 28 décembre, de la Société A. Baissaye et Cie. Filés et tissus de coton et autres textiles. Siège à Paris, succursale à Rouen, à Mulhouse, et comptoir d’achat à Manchester. — Liquidateur M. Baissaye fils. — Actes 28 et 29 décembre,
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD DE LA FRANCE
- M. le Président Mathias a exposé à une récente réunion, que M. Kuhlmann, à qui cette Société doit en grande partie son existence et son succès, après avoir réussi, par de pressantes démarches, par l’autorité de son nom, à obtenir pour la Société d’être déclarée établissement d’utilité publique, a fait plus encore. Il a voulu assurer à la Société des ressources financières en rapport avec les devoirs que lui impose sa mission en lui offrant une donation de cinquante mille francs, à la seule condition de consacrer l’intérêt de cette somme à récompenser les perfectionnements des industries chimiques exploitées dans la circonscription de l’association.
- Les industries chimiques principales dans la région du Nord, sont : la sucrerie, la distillerie, la teinturerie, le blanchiment, la fabrication de produits chimiques, la savonnerie, etc., et la cir
- conscription de la Société industrielle comprend les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Aisne.
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- Contravention a la loi sur le travail des
- ENFANTS DANS LES MANUFACTURES
- Le tribunal correctionnel de Rouen a appliqué ce mois-ci, pour la première fois, la loi du travail des enfants et des mineurs dans les manufactures. On sait que cette loi, promulguée le 49 mai 1874, devait être exécutoire un an après. Depuis le 49 ma' 4875, elle doit donc être exécutée, et les industriels qui y contreviennent sont susceptibles de poursuites devant la police correctionnelle.
- C’est ainsi qu’un honorable fabricant de Baren-tin, M. Gaillard, était cité hier ainsi que son directeur général, pour avoir laissé travailler dans un des ateliers de la filature, à onze heures du soir, deux jeunes filles, âgées de dix-neufans.
- Procès-verbal de ce fait avait été dressé par des inspecteurs le 10 novembre dernier, et le parquet avait saisi.
- Le tribunal a condamné le directeur à 46 fr. d’amende par chaque contravention, par application de l’article 4 ainsi conçu :
- Les enfants ne pourront être employés à aucun travail de nuit jusqu’à l’âge de 46 ans révolus.
- La même interdiction est appliquée à l’emploi des filles mineures de seize à vingt-et-un ans, mais seulement dans les usines et les manufactures.
- (Le travail entre neuf heures du soir et cinq heures du matin est considéré comme travail de nuit).
- Le tribunal a appliqué en outre, en déclarant M. Gaillard civilement responsable, l’article 25 ainsi conçu :
- Les chefs d’industrie sont civilement responsables des condamnations prononcées contre leurs directeurs et gérants.
- E. BICHON, Montpellier
- Fabrique d’acide tartrique cristallisé
- LIE DE VIN ROUGE ET BLANC
- DEMANDE DE BONS AGENTS
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau.
- Tous droits réservés.
- Imp. G. Colin, route de Flandre, à Charleville (Ardennes).
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- OFFICE DU MONITEUR DE LA TEINTURE
- DROGUERIE, PRODUITS CHIMIQUES, COULEURS
- Le Moniteur de la Teinture se charge de la fourniture de tout article de Droguerie et de Produits Chimiques à l’usage de la Teinture, de l’Impression, du Blanchiment et des Apprêts : ces marchandises sont tirées directement des lieux de production, ou des fabriques les plus estimées, et ne sont livrées qu’après un examen scrupuleux de leur qualité ou de leur pureté. Elles sont cotées au tarif publié par le Journal, et établi au plus bas prix possible.
- Nous nous occupons tout spécialement des Couleurs d’Anilines pour lesquelles nous avons des dépôts des principales maisons, et que nous livrons, soit en gros, soit au détail, aux conditions les plus favorables.
- MACHINES, APPAREILS ET MATERIEL INDUSTRIEL
- — INSTALLATION D'ATELIERS ET D'USINES —
- Les Machines, Appareils et Ustensiles de toute nature à l’usage des Industries Tinctoriales sont très nombreux, et tous constituent des spécialités exploitées par autant de constructeurs divers, répandus dans les principaux centres industriels de France, de l’Angleterre et de la Belgique. Pour traiter ce genre d’affaires, il faut donc une connaissance bien complète deces industries et il importe déposséder des relations aussi nombreuses qu’étendues.
- Le Moniteur de la Teinture est le centre naturel où viennent aboutir tous les documents et renseignements relatifs à cette vaste industrie. N’ayant pas, en outre, comme les constructeurs, de motifs pour livrer un modèle plutôt qu’un autre, nous pouvons choisir avec un complet désintéressement, et avec compétence, les machines qui offrent toutes garanties aux acquéreurs, au double point de vue du travail qu’elles doivent produire et de leur bonne construction. Par suite de traités avec les fabricants, nous les livrons aux mêmes prix qu’eux-mêmes, et nous pouvons quelquéfois offrir des conditions que ces derniers ne feraient pas * un acheteuravec lequel ils n’auraient pas déjà des relations.
- La Chaudronnerie courante— très-soignée— de fer ou cuivre est facturée au poids et au cours du jour.
- Le Moniteur de la Teinture publie une liste du Matériel d’occasion à vendre, ou dont on désire faire acquisition; cela présente de grands avantages aux acquéreurs, et permet d’opérer le placement des machines dont on n’a plus l'usage.
- Nous nous chargeons delà rédaction des plans et des devis d’usines et d’ateliers, et s’il y a lieu, delà direction des travaux et de la vérification des mémoires.
- LIBRAIRIE
- Nous fournissons la Librairie de toute nature : industrielle, scientifique ou littéraire, les Journaux et Publications quelconques, aux prix marqués par les éditeurs, affranchissement en sus.
- OPÉRATIONS ET ANALYSES CHIMIQUES
- — CONSULTATIONS, ÉTUDES ET TRAVAUX PRATIQUES ; PROCÉDÉS ET EXPERTISES INDUSTRIELLES —
- Tout travail scientifique et pratique se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à l’Impression, aux Apprêts et au Travail des Tissus en général, nous est spécial, et notre compétence en ces matières est affirmée pa nos publications et notre expérience.
- Nous procédons également aux Visites d’Ateliers et d’Usines dans le but d’indiquer les perfec-tionnements à apporter au travail ou les économies à réaliser.
- BREVETS D’INVENTION
- Il existe plusieurs agences très-sérieuses pour la prise des Brevets d’invention, pour les recherches et travaux qui s’y rapportent; mais aucune n’est spéciale aux industries Tinctoriales, et ne les connaît assez intimement pour pouvoir apprécier la similitude des procédés, ou les nuances si délicates qui établissent des distinctions entre eux, et peuvent les rendre brevetables, ou les confondre avec des antériorités qui les annuller aient.
- Aucune situation n’est aussi favorable que la nôtre pour être au courant de toutes les nouveautés qui surgissent dans nos spécialités, et des procédés anciens ou nouveaux qui ontété exploités ou proposés ; elle nous permet aussi d’apprécier le fond et la portée d’une invention et de la présenter de la façon la plus favorable. Nous sommes donc à même de nous charger de tout ce qui concerne les Brevets, tant en France qu’à l’Étranger.
- Le Moniteur de la Teinture publie une Liste de tous les Brevets d’invention relatifs à sa spé-cialité, et donne une analyse de ceux qui lui paraissent offrir un intérêt d’actualité. Nous fournissons le résumé des brevets qui ne sont pas analysés dans le journal, et que l’on désire connaître, moyennant une rémunération de 5 francs pour chacun.
- CESSION D'ÉTABLISSEMENTS
- Notre publicité est d’une grande ressource pour la Vente des Fonds, Fabriques et Exploitations se rapportant à la Teinture et aux Tissus ; nous avons toujours un choix varié d’établissements à ceder, et nous opérons assez facilement ce genre de vente, moyennant une rétribution modérée.
- Les Fonds à vendre sont publiés dans le Moniteur de la Teinture, avec indication ou non, de l’adresse des vendeurs.
- ANNONCES, PUBLICITÉ
- Le Moniteur de la Teinture, se répandant dans un public spécial, offre, par ses annonces, une publi-blicité qui va droit à son but et qui ne risque pas de s’égarer parmi des indifférents : aussi est-ellé plus fructueuse que toute autre, lorsque les objets annoncés s’adressent à la Teinture et aux Tissus.
- Etant en relations confraternelles avec tous les journaux industriels de France et de l’Etranger, nous pouvons encore étendre celte publicité, lorsqu’on veut la faire sur de grandes proportions.
- GOUILLON et BLONDEAU.
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- COULEURS
- PRIX DE
- Rouges.
- Fuchsine inférieure.*........... le kil. 15 fr.
- — bonne courante.............. — 30
- — extra-supérieure....... — 40
- Rouge-cerise ou grenadine........ — 15 Rose de safranine en poudre...............— 200-Géranosine en poudre............. — 180
- Eosine, nouvelle couleur......... — 200
- Bleus.
- Bleu rougeâtre.................. le kil. 45 fr.
- Bleu ordinaire................. — 55
- Bleu pur......................... — 80
- Bleu-lumière ordinaire........... — 125
- Bleu-lumière supérieur........... — 200
- Bleu Nicholson pour laine (no 5). — 40 —.................................—...........................(no 3)......................... - 70 —.......................lumière (ne....................................................................— 90
- Bleu de Lille, ou gros violet.... — 36 Bleu-noir, ou bleu marin......... — 25
- Bleu foncé....................... — 30
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or............. le kil. 50 fr.
- Jaune-orange....,................ — 50
- Orange supérieur pour soies...... — 200
- D’ANILINE
- DÉTAIL :
- Violets.
- Violet ordinaire, très-rouge, rouge.le kil. 60 fr. — bleu, très-bleu............ — 70
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, très-rouge, rouge.............. — 100
- Violet lumière, bleu, très-bleu.. — 110 Violet au bi-chromate, en pâte. — 20
- Violet pour remontages........... — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2).....le kil. 150 fr.
- — — supérieur...... — 180
- Vert d’aldéhyde en pâte.......... — 45
- Vert spécial pour coton, en pâte. — 50
- Divers.
- Marron d’aniline................. le kil. 30 fr.
- ris , par le bleu-noir........... — 25
- Gris-perle, par les violets..... — 110
- Coralline rouge.................. — 30
- — jaune (alcool).................. — 20
- Purpuraline à l’état sec........ — 10
- Xanthine (orange)................ — 35
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes on gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l'Office du Moniteur de la Teinture.
- PURPURALINE
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE
- PRODUISANT
- Des Grenats, Marrons, Prunes, etc., à bas prix,
- sur Laine, Laine et Coton,
- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l’orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer ; unie au- Bleu-Noir d’aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuan -ces très-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l'office du Moniteur de la Teinture.
- BLEU-NO IR D’ANILINE
- SOLUBLE DANS L’EAU
- NOUVELEE MIATIERE COLORANTE
- Sur laine, cette couleur donne, d 1 ns les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation.
- Plus riche-, plus économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-ci dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement'avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande variété de teintes.
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs, des gris, et, par mélange, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent l’emploi très-avantageux.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l'Office du Moniteur de la Teinture.
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- PUBLICATIONS EN VENTE AU BUREAU DU JOURNAL
- ALCAN (Michel). — Traité du travail des laines peignées, de l’alpaga, du cachemire, etc,, vol. in-8° et un atlas de 41 planches doubles.— 40 fr.
- — Traité du travail de la laine cardée, 2 vol. in-8° et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Etudes sur les arts textiles, à l’exposition universelle de 1867; 1 vol. in-8° et un atlas de 25 planches doubles .......................................... 35 fr.
- — Essai sur l'industrie des matières textiles, in-80, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)............... 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°................... 35 fr.
- BEZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-4°. ....... 100 fr.
- BOLLEY et KOPP.. “ Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 figures dans le texte 10 fr. ; par poste...................................... 12 fr.
- BONA- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste...................................... 11 fr.
- BOURDILLAT — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste....................................... 9 fr. 50
- CHEVREUL. — Cercles chromatiquesappliqués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr.; par poste...................................... 37 fr.
- CHOINET. — Filature du lin et du chanvre, in-8°,-448 p. avec tableaux et pl. (rare), 25 fr.; par poste.......................................... 27 fr.
- DE VINANT. — Traité pratique de la teinture, de l’impression sur étoffes et du blanchiment, 1 volume in-8°, de 875 pages et 6 planches autographiées, contenant un grand nombre de prodédés et recettes, 20 fr. ; par poste............................. 22 fr.
- DICTIONNAIRE INDUSTRIEL à l’usage de tout le monde, par E. Lacroix, 2 vol. in-8°, renfermant 1,600 pages et 676 gravures; cartonné à l’anglaise, 22 f. ; par poste...................................... 25 fr.
- DOLFUS-AUSSET- — Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-8°, 20fr. ; par poste 23 fr.
- F. FOL- — Guide du teinturier, ou Manuel des connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte; cartonné, 9 fr.; par poste .... 9 fr. 75
- GIRARD et DE LAIRE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste.......................................... 20 fr.
- GIRARDIN. —Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste........................ 14 fr.
- GONFREVILLE. — Art de la teinture des laines en toison, en fil et en tissus, 1 vol. in-8“, 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec formules, 30 fr ; par poste....................... 31 fr.
- GOUILI ON. — Méthode pratique d’impression des tissus en couleurs mates, dorées, argentées, bronzées, veloutées et perlées, applicable aux étoffes reteintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et échantillons, 3 fr.; par poste 3 fr. 25
- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr. ; par poste..................................10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages’, grand in-8° et 3 pl. 10 fr. ; par poste............'............ 11 fr.
- — Impression et teinture des tissus ; grand in-8°, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8’, 1 fr. 25; par poste........................ 1 fr. 75
- — Garance’, son emploi dansla teinture et l’impression des tissus; in-8°, 2 fr.; par poste .... 2fr.50
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- Bleu-noir, ou bleu marin......... — 25
- Bleu foncé....................... — 30
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- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes on gros, on ferait de notables diminutions.
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- — Essai sur l'industrie des matières textiles, in-8°, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)................ 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°.................... 35 fr.
- BEZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-4°...................... 100 fr.
- BOLLEY et KOPP.. — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 figures dans le texte 10 fr. ; par poste....................................... 12 fr.
- BONA- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste....................................... 11 fr.
- BOURDILLAT. — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste........................................ 9 fr. 50
- CHEVREUL. — Cercles chromatiquesappliqués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr.; par poste....................................... 37 fr.
- CHOINET. — Filature du Un et du chanvre, in-8°, 448 p. avec tableaux et pl. (rare),25 fr.; par poste........................................... 27 fr.
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- — Garance ; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus ; in-8°, 2 fr. ; par poste .... 2fr.50
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- Le Moniteur de la Teinture est arrivé à sa vingtième année ; ce n’est donc pas un journal qui débute et qu| cherche, en tâtonnant, la route à suivre; depuis longtemps, il a l’expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le Moniteur de la Teinture a déjà vu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l'actualité de ses communications.
- Pour faire apprécier, comme il convient, la valeur de cette publication, nous enverrons sur demande la table des matières du dernier volume, lequel est accompagné de nombreux échantillons et gravures intercalés dans le texte.
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- Aux abonné» nouveaux d’un an^ ainsi qu'à nos abonnés actuels, nous offrons :
- 1° — Les quatre derniers volumes 1830-31, is32, 1s33 et 1834, au prix réduit de ? 8 francs, ou :
- 2°— Les trois derniers volumes 1sz2, 1s23et1s34, au prix réduit de 2* francs, ou :
- 3° — Les deux derniers volumes 1sset183A, au prix réduit de francs, ou : 4° — Un des quatre derniers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)___________________________________ _______________ demeurant à______________________________________ ___________________________________________________________________________ département d:_______________________________________________________________________________________________________________ déclare souscrire pour un abonnement de au Moniteur de la Teinture, a partir du (2) - et comme prime aux volumes _________________________________________________le tout payable à la présentation de la quittance
- Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Comle, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier;mais, afin d’avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- S . resser à l'office du Moniteur de la Teinture.
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- MATERIELS POUR L’IMPRESSION
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter. -
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur, à Pinceaux.
- I Brosse à-appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. . id. id. argent.
- 125 id. ici. id. rouge-feu
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l'impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Parla combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l’OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l'impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage;’il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-lin........................................................ lekil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr........................................ la boîte.. 12 — 50
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron........................................ le kil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais. . ............ — 6 — »
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta. ............................................. — 12 — »
- Vermillon...........................................•................................... — 18 — »
- Poudres métalliques4or, argent, feu, cerise, saumon, etc., lr0 finesse, 24 fr. le kilogr. Tonlissès de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle colle est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer, sur les nuances les plus délicates.
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- Nous informons les lecteurs du Moniteur de la Teinture qui ont renouvelé leur abonne-
- ment, «soit en nous donnant avis, soit en acceptant les numéros déjà parus de 1875, et qui ne nous ont pas réglé directement, que notre quittance de 15 fr. 50 pour les départements et de 20 fr. 50 pour l’étranger, leur sera présentée dans le courant de ce mois.
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- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20* Vol., No 3. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Février 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Montage et conduite des cuves à indigo (suite). — Séparation chimique des fibres animales et végétales, procédé deM. James Stuart. — Brun d’Elbeuf (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Du tondage des toiles, par M. Alfred Renouard fils. — Le sel de Glauber et son emploi dans la teinture des laines, par H. Soderstrom. — Commerce des soieries; revue de 1875. — Brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Nuances de mode. — Maison Descat-Leleux.
- CHRONIQUE
- Les avis des principales places manufacturières n’ont pas beaucoup varié depuis notre dernière Chronique-, nous ajouterons seulement quelques mots sur la fabrication des lainages dans le Midi.
- A Vienne cette fabrication est toujours très occupée et les produits fabriqués trouvent un écoulement facile. A Bédarieux et à la Bastide-Rouairoux la fabrication marche également tres-bien.
- Quelques fabricants de Carcassonne sont très-satisfaits; les autres n’ont que peu de commandes; à Lavelanet, la situation est à peu près analogue.
- L’article nouveauté pour draperie va bien à Mazamet; la fabrication du molleton, quoique meilleure que précédemment, laisse encore à désirer.
- Nous avons vu dans notre précédent numéro, la situation de l’Industrie lainière en Angleterre ; elle est bien plus fâcheuse en Allemagne, et Verviers s’est ressenti de ce mauvais état des affaires : sur cette place on a eu à enregistrer déjà plusieurs faillites importantes.
- Comme bien on le pense, les journaux allemands se préoccupent beaucoup de la crise commerciale et industrielle de leur pays. La Gazette du peuple, en recherchant les causes qui ont pu l’amener, dit qu’il ne faut l’attribuer ni aux agitations des partis politiques, ni à un rendement insuffisant des récoltes, mais qu’elle tient au
- renchérissement des denrées alimentaires provoqué par la dépréciation de l’argent, et cette dépréciation, dit-elle, n’a d’autre cause que la plaie des milliards.
- Cette raison est, en effet, la véritable, et l’histoire nous montre des faits analogues; la décadence de l’Espagne, par exemple, a commencé lorsque l’or du Nouveau-Monde a afflué dans cette péninsule, presque sans efforts et sans travail.
- Les soieries de Zurich et les cotonnades suisses sont toujours dans une très-bonne situation; ce sont toujours les fantaisies-soie en tissus légers, elles rouges d’Andrinople, qui dans ces deux spécialités, sont le plus en faveur.
- Les affaires en Indigos restent calmes et les prix mous, surtout pour les provenances de l’Inde ; mais on attend des Bengale de la nouvelle récolte qui viennent par Marseille et dont l’arrivée rendra, sans doute, plus d’activité aux affaires. Les Guatemala donnent lieu à un peu plus de mouvement au Havre, et quelques caisses de Kurpah se sont vendues à Bordeaux sans changement sur les anciens cours.
- En somme les acheteurs se tiennent dans une grande réserve pour cet article, et plusieurs attendent des approvisionnements prochains; il existe de l’incertitude sur les cours qui s’établiront à l'ouverture de la nouvelle campagne, et qui dépendront de la demande des consommateurs, et des apparences de la nouvelle récolte, -dont on aura bientôt des nouvelles.
- Les bois de teinture n’offrent rien de saillant.
- Les campêches sont rares et en hausse. Pour les bois rouges il y a très-peu de demandes en face d’un stock dépassant les besoins. Les Cuba
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- manquent toujours; les autres bois jaunes sont aux cours ordinaires.
- Depuis quelque temps, on est sans affaires pour le Curcuma. Le stock au Hâvre est peu important pour les Bengale, et en autres sortes, les existences sont nulles.
- Il en était de même pour les rocous qui, depuis deux mois au moins, paraissaient délaissés. L’article cependant vient de se réveiller à Bordeaux parla vente d’une centaine de barriques Guadeloupe, prises au 'débarquement au prix moyen de 105 fr. les 100 kil.
- Les cachous donnent lieu à un certain mouvement d’affaires, et les prix, sans être encore sensiblement augmentés, tendent évidemment à la hausse. Les jaunes manquent.
- Il n’y a aucune modification sur le prix des or-seilles : le Havre vient de recevoir 138 balles de Hambourg.
- En garances, les transactions restent limitées à Avignon, et les cours ne varient pas.
- Parmi les produits chimiques tinctoriaux, nous n’avons à parler que des verdets, lesquels subissent en ce moment une très-forte hausse par suite de la mauvaise qualité des moûts de vendanges, qui n’offrent pas un degré d’acidité suffisant pour la fabrication de ce sel de cuivre.
- C’est, d’ailleurs, un produit de moins en moins employé dans la teinture et dans l’impression.
- F. GOUILLON.
- ------- —•--------
- MONTAGE ET CONDUITE
- DES CUVES A INDIGO
- Suite (1).
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.
- Avant que de nous occuper du montage des cuves, je crois qu’il est essentiel de déterminer d’une manière aussi précise que possible la suite des réactions qui devront s’accomplir pour permettre d’atteindre un résultat industriel et pratique.
- (I) Voir Moniteur de la Teinture, 1875, pages 114, 127, 139, 149.
- Cette étude, qui ne peut manquer de toucher à la théorie, nous entraînera incontestablement en dehors du cadre que je me suis tracé au début de cette communication. Je m’appesantirai le moins que je pourrai sur cette considération, rentrant le plus tôt possible dans l’élude pratique des moyens à employer pour monter et conduire les cuves.
- Le principe de la coloration-en bleu par l’indigo repose sur Yhydrogénation de l’indigo bleu, pour le transformer en indigo blanc qui est soluble dans les bains alcalins qui servent de véhicule à ce dernier, puis à l'oxygénation de celui-ci, appliqué sur les matières à teindre, pour lui rendre la couleur bleue.
- Il s’agit donc de déterminer les conditions les plus favorables à l’établissement du bain alcalin et des agents propres à fournir de l’hydrogène d’une façon constante et aussi régulière que possible, et aussi des agents propres à fournir de l’oxygène.
- Notons en passant que l’indigo blanc est soluble et reste en suspension dans les alcalis (l’ammoniaque, la potasse et la soude), dans les alcalis terreux (la baryte, la chaux, la magnésie et la stron-tiane) ; ces derniers sont fort peu solubles et par cette raison doivent être écartés pour l’application qui nous occupe ; enfin, l’indigo blanc est encore soluble dans les carbonates alcalins.
- Les agents propres à fournir l’hydrogène sont : le son et la garance, ou l’un des deux corps pour la cuve à chaud ; la couperose, ou le sel de protoxyde de fer, et la chaux dans les cuves à froid.
- L’agent propre à fournir l’oxygène est l’air atmosphérique, l’air ambiant, celui qui se trouve dans le milieu où l’on opère.
- L’alcali est fourni par la mélasse, le pastel, qui en dégagent une quantité plus que suffisante par la fermentation à laquelle on les soumet, ou il est fourni directement par l’introduction dans le bain d’urine pourrie, d’ammoniaque, de potasse ou de soude, ou de carbonates de ces derniers.
- Partant donc de ce principe que la fermentation de matières putrescibles est nécessaire par son dégagement d’ammoniaque pour fournir au bain de la cuve l’alcalinéité nécessaire à son pouvoir dissolvant de l’indigo blanc ; que la fermentation butyrique est nécessaire par sa production d’hydrogène servant à transformer l’indigo bleu en indigo blanc soluble ; que l’oxygène de l’air suffit à enlever à l’indigo blanc l’hydrogène absorbé pour le ramener à l’état d’indigo bleu en formant de l’eau avec l’hydrogène enlevé, nous avons tout le jeu de le
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- cuve et une base suffisante pour guider nos observations pratiques. (1)
- D’après ce qui précède, on conçoit qu’il ne puisse y avoir de règle fixe pour le montage d’une cuve, puisqu’un bain alcalin au sein duquel on produira de l’hydrogène suffira pour convertir l’indigo bleu en indigo blanc, et pour le rendre, par conséquent, propre à l’emploi comme matière tinctoriale. Donc tout moyen remplissant ces conditions sera propre a atteindre le même but.
- ÉTUDE PRATIQUE DU MONTAGE ET DE LA CONDUITE
- DES CUVES A INDIGO.
- Suivant que l’on veut teindre des matières végétales ou des matières animales, on emploie la cuve à froid ou la cuve à chaud.
- La cuve à froid sert exclusivement pour les matières végétales : le coton, le chanvre, le lin, etc. ; elle est généralement montée à l’aide de la couperose et de. la chaux caustique, c’est-à-dire nouvellement éteinte d’après les procédés que j’ai décrits dans la première partie de cette communication.
- Il y a des cas particuliers où la cuve à chaud est nécessaire pour la teinture des cotons, dans le cas où il s’agit d’avoir des cotons d’une solidité de teinte exceptionnelle, comme, par exemple, ceux destinés aux liteaux de serviettes ou de nappes.
- La cuve à la couperose se monte en mettant dans un vase rempli d’eau de la couperose à l’état de protoxyde, c’est-à-dire bien verte, évitant par là d’introduire dans le bain de la couperose peroxydée, inutile et embarrassante, ou de la couperose cuivrée, qui oxyde l’indigo blanc ; — la première se
- (1) D’ailleurs un simple rapprochement des formules nous aidera à comprendre ces diverses réactions.
- En effet, la formule de l’indigo bleu est représentée par : C16 H5 NO2 ; celle de l’indigo blano par : C32 H12 N2 0‘, ce qui équivaut à 2C16 H5 NO2 + H2, c’est-à-dire que l’indigo blanc équivaut à deux équivalents d’indigo bleu plus de l’hydrogène.
- Maintenant, en prenant la dernière formule et en la considérant comme celle de l’indigo blanc fixé sur la matière à teindre et sortant du bain de la cuve et en lui rendant de l’oxygène, nous aurons le rapport suivant : 2 C16 Hs NO2, H2 + 02 =2 C H N 02+2 H 0, c’est-à-dire de l’indigo bleu plus de l’eau.
- Pour le praticien qui ignore la signification des formules chimiques, il est bon de lui décomposer ces formules. C16 Hs N O2, qui est la formule de l’indigo bleu, signifie qu’un atome de ce dernier est composé de 1G équivalents de carbone, de 5 équivalents i’hydrogène, de 1 équivalent d’azote et de 2 équivalents d’oxygène. L’eau est représentée par H 0, c’est-à-dire par un équivalent d’hydrogène et par un équivalent d'oxygène.
- reconnaît à son aspect rouillé, la seconde à son aspect bleu ou au moins bleuâtre ; — elle doit être claire et franchement verte ; après qu’elle est complètement dissoute on y ajoute de la chaux vive nouvellement délitée, on pallie pendant un quart d’heure ou 20 minutes, on ajoute l’indigo préalablement broyé et on continue le palliage pendant un quart d’heure puis on laisse reposer et on pallie de nouveau au bout de 3 ou 4 heures et ainsi de suite de 3 en 3 ou de 4 en 4 heures pendant 24 heures, après lesquelles la cuve doit être entièrement venue et présenter un bain clair, d’une belle couleur jaune, avec une écume abondante et des plaques cuivrées couvrant entièrement la surface de la cuve. •
- Pour entrer dans quelques proportions de détail, disons que pour une cuve contenant 1,000 litres d’eau il faut :
- Couperose verte. . . 10 kilog.
- Chaux éteinte................ 15
- Indigo broyé................. 5
- La chaux, en agissant sur la couperose (protoxyde), en précipite du protoxyde de fer hydraté qui en se peroxydant décompose de l’eau du bain, s’empare de l’oxygène produit et laisse libre l’hydrogène qui se porte sur l’indigo bleu pour le convertir en indigo blanc qui reste en dissolution dans le bain alcalisé par l’excès de chaux employée.
- Cette cuve n’accuse aucune odeur caractéristique, c’est donc par son aspect seul que l’on peut juger de son état. Une cuve en bon état doit présenter une fleurée abondante, bien grappée, à reflets irisés, des plaques cuivrées bien closes et ne cédant que difficilement au souffle, le bain doit être clair, d’une belle couleur de bière et bien veiné de bleu ; la surface découverte doit se recouvrir aseez vite de nouvelles plaques cuivrées et d’écume naissante. Un morceau d’étoffe trempée dedans doit en sortir d’un vert clair franc, plein et bien accusé et ne bleuir qu’assez lentement à l’air.
- Si la cuve présente un aspect noirâtre, c’est que le bain n’est pas assez alcalin et il faut y ajouter de la chaux, pallier pendant un quart d’heure et la couvrir, — elle devra être en état au bout de quelques heures, — déjà sur le coup de rable elle présentera des veines jaunâtres, un bain plus onctueux, et l’opérateur éprouvera une satisfaction de renaissance.
- Si le bain présente un aspect verdâtre, c’est que, l’hydrogène manquant, le bain ne sera pas suffisamment hydrogéné et qu’il ne sera pas complètement
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- passé à l’état d’indigo blanc, c’est donc de la couperose qu’il faudra ajouter et, comme dans le premier cas, pallier et laisser reposer quelques heures.
- La cuve à froid se regreffe par des additions successives d’indigo, de chaux et de couperose.
- Cette cuve ne présente pas de difficultés réelles dans son montage ni dans sa conduite, elle est aussi d’un emploi facile et d’un rendement presque mathématique, surtout si l’on évite d’employer un excès de chaux qui, sans effet nuisible sur les matières à teindre, entraînerait à l’état d’indigo insoluble une partie de l’indigo blanc.
- Il convient aussi d’observer certains rapports entre les agents qui concourent à son montage ou à sa conduite, car on comprendra facilement qu’un indigo de bonne qualité exigera de plus grandes quantités de ces agents qu’un indigo bas et commun qui ne contiendrait par exemple que 40 ou 50 p. 100 d’indigo réel, le surplus du poids étant fourni par des matières inertes introduites par une spéculation frauduleuse et blâmable, ou résultant d’une mauvaise fabrication.
- Au bout d’un certain temps, la cuve a besoin d’être débarrassée de son pied qui l’empâte et ne contient que des matières sans valeur. On peut, dans ce cas, soutirer rapidement le bain dans une autre cuve appropriée et qui sert pour en monter une nouvelle ou en enlever le pied à l’aide d’une champagne.
- Les quantités que j’ai données plus haut peuvent être modifiées dans leur ensemble, mais en gardant toujours leurs rapports respectifs.
- Disons cependant qu’on peut réduire la quantité de chaux indiquée, mais en remplaçant celle supprimée par une quantité équivalente de soude ou de potasse ; c’est-à-dire qu’à part la réaction nécessaire à la production de l’hydrogène, il faut une quantité suffisante d’alcali pour rendre le bain propre à maintenir en dissolution l'indigo blanc.
- La cuve à chaud pour le coton est à peu de chose près la même que la cuve à la potasse pour la laine, si ce n’est qu’elle est plus alcaline que cette dernière, la laine ne supportant pas d’ailleurs un bain aussi alcalin.
- Voici des proportions qui peuvent être regardées comme très-convenables pour l’établissement de ce genre de cuves :
- Dans une cuve à foyer d’une capacité de 1,000 litres on met l’eau suffisante chauffée à 60 ou 65 degrés, 25 kilog. de cendres gravelées ou l’équivalent de potasse, 5 kilog. de gros son et 4 à 5 kilog.
- d’indigo broyé, on pallie de trois heures en trois heures, et au bout de 24 à 30 heures la cuve est prête à fonctionner.
- Rappelons en passant que l’importance que certains praticiens donnent aux cendres gravelées n’est pas justifiée et qu’elles peuvent toujours être remplacées par la potasse ou même la soude, car elles sont elles-mêmes du carbonate de potasse.
- Il faut une certaine habitude pour conduire cette cuve, qui révèle son état par l’aspect et par l’odorat, car le son, éprouvant une fermentation à peu près complète, arrive à former de l’acide butyrique très-caractéristique par son odeur ; il convient donc de n’employer ce dernier qu’avec ménagement et qu’autant que le bain n’est pas franchement jaune, ce qui accuse un manque d’hydrogène et, par conséquent, une transformation incomplète de l’indigo bleu en indigo blanc. Les signes de la cuve à froid sont communs à la cuve à chaud : bain clair, jaune, franc; veines bleues; écume grappée, irisée ; plaques violettes cuivrées. Il faut cependant ne pas négliger un nouveau caractère qui n’appartient pas à la cuve à froid ; c’est une pellicule d’aspect graisseux qui se développe sur le coup de rable, se ride en s’épaississant et va se former en bourrelet bleu à la surface du bain à l’endroit où l’écume se trouve amassée.
- Dans ces conditions, la cuve est en parfait état et peut produire tout ce qu’on peut exiger d’elle.
- On ne peut travailler sans relâche sur une semblable cuve, et tous les deux palliements on doit la pallier et la laisser reposer pendant deux heures avant que de recommencer de nouveaux palliements.
- Un point essentiel, comme pour toutes les cuves à chaud, c’est d’éviter des variations trop brusques dans la température du bain, qui doit toujours accuser de 55 à 60 degrés centigrades au thermomètre. Le soir on garnit avec de nouvel indigo, une nouvelle quantité de potasse, de soude ou de cendres gravelées et un peu de son. Il va sans dire que l’emploi de 5 kilog. d’indigo ne nécessite plus l’emploi de 25 kilog. de cendres, mais de 3 à 3 kilog. 500 de ce produit et de 2 kilog. de son.
- Si l’opérateur se rappelle les bases servant à l’établissement d’une cuve, il aura bientôt trouvé la marche certaine pour les siennes d’une manière sûre et à peu près infaillible. Rien n’est abstrait dans ce travail ; les milieux, les capacités, les influences atmosphériques influent sur le résultat; je ne puis donc donner de recettes positives, mais
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- seulement indiquer une somme d’observations capables de guider.
- Chacun a d’ailleurs un faible pour sa manière Chacun a son moyen, qui est toujours le meilleur.
- Comme dans la cuve à froid, le bain peut avoir un aspect noir ou au moins bleu foncé, sans veines ni écume. C’est que.la cuve manque d’hydrogène. Le remède est simple et tout trouvé : une dose de son, une réchauffe, deux ou trois palliages à intervalles de trois heures, et elle reprendra son aspect primitif. Si elle ne paraît que verte, c’est qu’il y a manque d’hydrogène, mais en moindre quantité que dans le cas précédent. Le même remède sera applicable en diminuant toutefois la dose de son ; la couleur verte indique qu’il y a de l’indigo bleu mêlé à de l'indigo blanc.
- Le bain peut paraître inerte, clair comme de l’eau, sans écume ni fleurée, c’est que l’indigo est précipité au fond de la cuve.
- Le remède est encore indiqué dans les considérations générales. L’indigo blanc ne trouve pas un milieu suffisamment alcalin pour y rester en dissolution; c’est à la potasse, à la soude ou aux cendres gravelées qu’il faut avoir recours et aider à l’action par une chaleur de 60 à 65° centigrades, deux, trois ou quatre palliages à intervalles de trois heures et un repos de quatre ou cinq heures, après lesquelles tous les caractères tant désirés auront dû reparaître.
- Il y a de grandes précautions à prendre dans l’emploi d’une semblable cuve pour son usage à la teinture des cotons ; j’y reviendrai dans la dernière partie de cette communication, que j’ai divisée en trois parties : la première ne s’occupant que de l’établissement d’un guèdre; la seconde du montage et de la conduite des cuves ; enfin, la troisième, du travail sur les cuves et du profit à en tirer.
- La cuve à chaud pour la laine peut se monter soit à l’urine, soit à la potasse, soit à la soude, soit au pastel, soit à la mélasse, etc., etc. Chaque genre a un nom différent, et nous verrons bientôt qu’elles se rapprochent toutes, partant d’un principe unique pour arriver à un même résultat.
- Je crois simplifier la question en la renfermant dans les termes posés dans les considérations générales qui ouvrent cet article : hydrogénation de l’indigo bleu ; véhicule alcalin ; deux termes inséparables dans le montage et la conduite des cuves.
- L’hydrogène à l’état naissant a une puissance considérable ; l’indigo bleu, en présence de l’hy
- drogène, s’en empare avec avidité ; c’est une condition qui nous est favorable.
- Ch. Drevet Fils.
- (A suivre).
- ----====oc=*-----
- SÉPARATION CHIMIQUE
- DES FIBRES ANIMALES ET VÉGÉTALES
- Procédé de M. James Stuart.
- Dans 500 litres d’eau chaude on dissout 50 kil. de sulfate d’alumine du commerce, et on ajoute 25 kil. de chlorure sodique. 11 se forme du sulfate de soude et du chlorure d’aluminium. On sature de cette dissolution la matière à traiter, qu’on laisse égoutter, afin de permettre à l’excédant de la solution de s’écouler ; on peut aussi tordre ou presser faiblement la matière, après cela on sèche et l’on expose finalement à une température de 200° Fahrenheit.
- Pendant cette exposition, le chlorure d’alumin;um se décompose et les produits volatils résultant de cette décomposition, en s’échappant, agissent sur les fibres végétales réduites en poussière. Ce traitement convient plus spécialement pour les chiffons et les tissus légers. Lorsqu’on traite des matières plus lourdes, la solution de chlorure d’aluminium doit être plus saturée. Dans 500 litres d’eau, on dissout alors 75 kil. de sulfate d’alumine et 37 kil. de chlorure sodique, et on procède comme il vient d’être décrit.
- Dans beaucoup de cas on trouve plus avantageux de faire bouillir les matières et de les exposer ensuite dans des séchoirs. M. Stuart procède alors de la manière suivante : il prépare une solution de sulfate d’alumine en dissolvant 50 kil. de cette substance dans 500 litres d’eau et il sature de cette solution la matière qu’il laisse alors égoutter et, finalement, on la place dans une solution concentrée bouillante de sel ordinaire. Finalement on la laisse bouillir jusqu’à ce que les fibres végétales soient décomposées, on la lave et on la sèche.
- (Rev. indust. des mat» textiles.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- BRUN D’ELBEUF
- Le nouveau brun solide, dit Brun d'Elbeuf , que la Maison A. Schlumberger offre pour la teinture de la laine, de la soie et du coton, donne des nuances extrêmement variées.
- Le foulon n’a aucune action sur cette couleur ; sa solidité et sa facilité d’emploi la feront préférer aux bois de Galiatour, de Santal, etc., dont elle n’offre pas les inconvénients, car pour les laines en écouailles et autres, on n’a pas à craindre la poussière qui encrasse toujours plus ou moins les cardes. Ce résultat sera très apprécié par la filature.
- Le brun d’Elbeuf est soluble à l’eau bouillante et s’emploie comme suit :
- Laine.
- Se teint sur bain légèrement acidulé à l’acide sulfurique. Il faut environ 170 grammes par kilogramme de laine pour un brun très foncé.
- En additionnant le bain de sulfate de cuivre, on obtient un ton plus nourri et plus rougeâtre. Le sulfate de fer fait noircir un peu la nuance.
- Le bichromate de potasse, donné comme pied avant ou pendant teinture, produit une teinte plus foncée. Le sel d’étain acidulé à l’acide sulfurique donne des tons franchement gris. On peut varier les nuances à l'infini en ajoutant au bain du carmin d’indigo, de l’orseille, dubois jaune, etc.
- L’addition de ces colorants se fait sans qu’il y ait à craindre une teinture mal unie, mais il est nécessaire d’ajouter un peu d’alun et d’acide. Il serait également très recommandable d’y joindre un peu de sulfate de soude.
- Soie. .
- Se teint comme la laine.
- . Coton.
- Se teint sur pied de sumac. Pour varier les nuances, on donne après le pied de sumac, un bain de fer, de cuivre, d’alun, d’étain, de manganèse, etc., et l’on teint à froid ou à chaud.
- Les nuances obtenues sur coton résistent à un bain de savon.
- Pour l’impression sur laine et sur coton, on procède au moyen des mêmes mordants que ceux employés pour teinture et l’on obtient la même variété de nuances.
- Le brun convient également fort bien à la teinture du feutre.
- INDUSTRIELLE
- DU TONDAGE DES TOILES
- par M. Alfred Renouard fils.
- Tous les tissus en lin, qu’ils soient écrus ou crémés, sont toujours recouverts, en tombée de métier, de duvets plus ou moins fins, de pailles provenant de la chenevotte, et de bouts de fils résultant des rattaches du tisserand.
- On est obligé, surtout pour faire disparaître les fils brisés et les boutons, de confier la toile à des ouvrières spéciales, dites éplucheuses^ qui, munies de ciseaux à pointe recourbée, nettoient plus ou moins bien, plus ou moins vite, l’une et l’autre surface du tissu.
- Mais cette opération ne suffit pas, car les duvets restent ; et les toiles, surtout celles qui sont faites en fil sec et en étoupes, présentent un aspect assez peu marchand.
- Longtemps on ne s’en est pas préoccupé, mais peu à peu la concurrence étrangère, la mévente des produits ont forcé les industriels à tenter l’amélioration de leurs produits, sinon au point de vue de la qualité, du moins au point de vue de l’apparence fictive.
- Dans ce but, ils ont essayé divers moyens.
- Les opérations du flambage à l’alcool ou au gaz ou du grillage à la plaque, usitées pour les tissus de coton et de laine, ne convenaient guère pour les toiles de lin : — outre qu’ils ne faisaient disparaître qu’une partie des duvets, ces procédés laissaient intacts les fils cassés, venaient par suite en supplément de l’épluchage ordinaire et ne le supprimaient pas. On voulait cependant faire les deux opérations d’un même coup.
- Plusieurs fabricants ont essayé la machine dite à épeutir, employée dans les fabriques de lainages, et qui repose, comme on le sait, sur la combinaison d’un organe spécial qu’on appelle peigne. Ce pei-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- gne est formé d’une ou deux lames d’acier, à denture très-fine, montées en forme de rabot sur un châssis en bois ou en métal évidé au milieu pour livrer passage aux nœuds rasés par l’outil. Cet appareil, qui en somme ne fait disparaître que les gros nœuds et les boutons, a l’inconvénient d’arracher parfois des fils de trame. En outre, pour certaines spécialités, les étoffes, après épeutissage, sont forcément confiées à des ouvrières obligées de piqûrer, c’est-à-dire de remplacer à l’aiguille les duites disparues ; et il est évident qu’on ne peut soumettre la toile à de semblables manipulations.
- Les machines à tondre les étoffes de laine, oscillantes, transversales ou longitudinales, successivement essayées, ne sont arrivées que difficilement à l’effet voulu ; seules, les tondeuses pour laine à double effet ont parfois donné de bons résultats, elles ne sont cependant guère employées.
- Il était de fait, toutefois, que pendant que nos fabricants faisaient tous ces essais, la plupart des tissages de Dundee et de Belfast se servaient de machines à tondre.
- Ce n’est que lorsque des manufacturiers du continent eurent fait venir d’Angleterre l’un des genres de tondeuses les plus employés, que le tondage des toiles prit quelque extension chez nous. Aujourd’hui, un certain nombre de tissages de France et de Belgique emploient journellement les tondeuses anglaises, connues dans ces deux pays sous le nom de tondeuses Wilson, parce qu’elles sont livrées à l’industrie par M. Wilson, à Lille, qui en a obtenu la concession de brevet et y a ajouté quelques perfectionnements.
- • Chargé par le Comité de filature et du tissage de fournir quelques données pratiques sur l’emploi de ces machines, afin de les faire connaître à ceux de nos confrères qui ne les employaient pas, nous en avons relevé deux types spéciaux: l’un, assez connu, construit par MM. Craig et Cie, de Paisley (Ecosse), l’autre, moins employé en France, et sortant des usines de MM. Mather et Platt, de Manchester.
- Nous allons successivement examiner l’une et l’autre de ces machines.
- f En principe, le tondage s’opère dans la tondeuse Craig, comme dans la machine Platt, par l'action simultanée de lames spirales (lames males) enroulées autour d’un axe en fer et animées d’un mouvement de rotation continu, et d’un couteau fixe (lame femelle), placé horizontalement snr le tissu, suivant une parallèle à la génératrice de cet axe. La partie tranchante des spirales, perpendiculaire à
- leur arête, est agencée avec le couteau de façon à faire avec lui office de ciseaux sur le tissu. Ce principe est le même que celui des tondeuses pour drap à double effet.
- Il y a plusieurs genres de tondeuses Craig : à un, deux, trois et même quatre couteaux.
- La tondeuse à une lame spirale n’est employée que pour les étoffes de coton ou de laine et presque jamais pour la toile ; nous ne nous en occuperons pas.
- Celles à deux, trois et quatre lames sont seules en usage pour tissus de lin, lin et coton, chanvre ou jute.
- Les machines à trois et quatre couteaux ne sont guère employées que dans quelques grands tissages de Dundee. Les premières sont destinées à donner à la toile un aspect plus beau, mais se rapprochant de celui qu’elle présente sur le métier même : l’un des couteaux tond alors l'envers du tissu, les deux autres nettoient successivement l’autre côté. Dans les machines à quatre couteaux, au contraire, deux spirales sont réservées pour le dessus, deux autres pour le dessous de la toile.
- La tondeuse à deux lames est en usage dans un grand nombre de manufactures anglaises et allemandes, et seulement dans quelques tissages de France et de Belgique. Elle est digne d’attirer l’attention.
- Elle fait le nettoyage sur les deux faces du tissu à la fois, et peut tondre, par journée de 12 heures, 4,500 mètres en moyenne, soit 5,000 mètres lorsqu’elle est conduite par un ouvrier très-habile qui peut faire les coutures en marche.
- Les deux spirales, situées à des hauteurs différentes, sont mues par deux courroies indépendantes au moyen des poulies agencées sur la poulie motrice. Chacune d’elles est munie de récipients en tôle, où s’amoncellent les déchets et que l’on vide plusieurs fois par jour.
- La machine est munie d’une fourchette de déclin-che pour la courroie principale, d’un bras de levier pour le premier passage de la couture, d’une pédale pour soulever la seconde spirale, enfin d’une barre qui permet de maintenir élevés le levier et la pédale au cas où l’ouvrier tondeur doit faire disparaître un pli à l’une des lisières pendant la marche.
- La toile, bien tendue au moyen d’un frein composé de deux tringles maintenues d’une manière quelconque à l’entrée de la machine, s’engage entre des barres fixes, puis elle est successivement tondue par les deux spirales. Au sortir du métier, elle
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- est cylindrée par quatre rouleaux, dont deux canons en fonte et deux cylindres en bois maintenus fortement sur le tissu au moyen de poids en fonte.
- Voyons maintenant la tondeuse Platt.
- Fondée sur le même principe, cette machine ne tond qu’un seul côté du tissu à la fois. Elle ne comporte qu’un seul type, à deux spirales.
- Elle est munie de deux brosses destinées, l’une à relever les duvets, boutons, pailles, etc., de façon à les faire mieux saisir par les spirales, l’autre à nettoyer complètement le tissu et surtout à le débarrasser des bouts de fils coupés qui s’y attachent sous la pression d’un rouleau tondeur. Quelques-unes de ces machines portent jusqu’à trois brosses.
- Il est en outre à remarquer que les cylindres d’appel ne sont pas, comme dans la machine Craig, en fonte pleine et munis d’énormes poids latéraux, ils n’exercent donc aucune pression sur la toile et ne la cylindrent plus.
- La poulie de commande donne directement le mouvement de rotation aux brosses au moyen de cordons en cuir ; un arbre qui traverse le milieu du métier et qui communique avec une autre poulie correspondante lui permet d’actionner les deux spirales, situées à la même hauteur, au moyen d’une seule et même courroie. Elle commande à l’arrière du métier une poulie qui, par l’intermédiaire de quelques roues dentées, les seuls engrenages de la machine, donne le mouvement de rotation au rouleau d’appel.
- Les autres organes de la machine sont, à peu de chose près, ceux de la tondeuse Craig. Une pédale communiquant avec un levier direct, permet, au passage de la couture, de lever rapidement la règle qui maintient le tissu. Le frein est ici composé de trois barres rigides au lieu de deux, entre lesquelles on engage le tissu, et qui peut à volonté prendre une position plus ou moins oblique pour opérer la tension de la toile.
- Le bâti tout entier est encadré intérieurement par une caisse en bois où s’amasse le déchet enlevé par les couteaux et la seconde brosse ; un récipient, placé en dehors de la caisse, reçoit toutes lespous-sières et les pailles amenées par la première brosse. ,
- Les toiles, cousues à la suite les unes des autres, sont amoncelées sur le devant du métier, elles sont engagées au travers des tringles qui constituent le frein, et, avant d’envelopper le rouleau, passent au-dessus de fortes tiges en fer peofondément limées pour éviter tout glissement. Elles rencontrent
- alors le premier rouleau à quatre rangées de bros-settes, sont tondues successivement par les deux lames spirales, et, après avoir rencontré la seconde brosse, arrivent au rouleau d’appel.
- Dans les anciennes machines, la toile tondue est enroulée autour d’un rouleau pour être ensuite engagée de nouveau sous les spirales pour le tondage de l’autre surface. Aujourd’hui, on trouve plus commode de faire passer le tissu au-dessus d’un bâti en bois, portant un mouvement qui engage automatiquement la toile dans la machine, puis celle-ci est décousue à la sortie et portée à l’atelier de pliage.
- Le travail de cette tondeuse peut être considéré comme identique à celui de la tondeuse Craig, car en donnant à la poulie 270 tours au lieu de 240 (12 : 3 1/2) nous sommes arrivés à faire passer le même nombre de toiles. Toutefois, le nombre moyen de mètres tondus par journée de 12 heures n’est généralement que de 4,000.
- Au point de vue de la construction, la tondeuse Platt est plus simple que la machine Craig. Au point de vue du travail effectué, elle tond et nettoie mieux les toiles par le jeu répété de ses deux couteaux et de ses brosses. Par contre, comme elle doit marcher plus vite, elle fait plus de poussière et demande plus d’attention au passage des coutures.
- La tondeuse Platt est surtout employée à Belfast pour les toiles fines ; elle est alors aiguisée très-souvent. En Belgique et dans quelques rares tissages du Nord, on l’emploie avec avantage, lorsque le couteau commence à s’émousser pour le tondage des saquins et des grosses toiles ; elle est employée à ce titre en Russie.
- Lorsque cette machine est destinée continuellement à tondre les saquins, on munit les spirales de lames plus molles qui, au lieu de s’écailler au contact des pailles amoncelées ou des grosseurs de la toile, ploient sous l’effort et ne se brisent pas.
- Qu’il nous soit permis, avant de terminer, de présenter sur ces machines quelques observations :
- Pour les tondeuses, plus que pour toutes les autres machines, on doit surtout porter son attention sur le bon agencement de la courroie de commande,, disposée de façon à ne pas gêner l’ouvrier qui doit circuler constamment autour de sa machine ; la stabilité du métier, pour bien maintenir les lisières de la toile à une hauteur constante et éviter les plis ; l’entretien du graissage aux coussinets de spirales, de manière à ne jamais ralentir l’action uni-forme des lames.
- Les tondeuses doivent en outre être entretenues
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- avec le plus grand soin, et nettoyées chaque soir, ou chaque matin avant la mise en marche.
- On doit de temps en temps procéder à l’aiguisage de ces machines. Le couteau est alors mis en contact avec les spirales, et la poulie, située sur l’axe de ces dernières, remplacée par une autre de rechange et d’un plus grand diamètre, on met cette poulie en communication avec la poulie motrice au moyen d’une courroie croisée.
- Les spirales ont de la sorte un mouvement de rotation plus lent que d’ordinaire et inverse. On promène un instant sur l’arête des spirales un cuir tendu imbibé d’huile et d’émeri, et on laisse agir le couteau et les lames l’un sur l’autre en imprimant, de temps en temps, à la main, un mouvement de va et vient, lent et horizontal à l’axe. De cette façon, l’un et l’autre s’aiguisent réciproquement et d’une manière uniforme. C’est ce qu’on appelle aussi roder.
- La durée de l’aiguisage est en raison directe de l’état d’usure des lames et ne dépasse guère 24 heures.
- Les machines qui ne tondent que les saquins doivent être aiguisées toutes les trois semaines; celles qui tondent les crémées-cartons et même les toiles fines, de cinq semaines en cinq semaines ; celles qui ne sont mises en marche que d’une manière intermittente par les tissages qui ne doivent tondre qu’une partie de leurs produits, tous les deux mois au plus.
- Lorsque la machine n’a pas été aiguisée de longtemps, l’aiguisage entendu de cette façon ne suffit plus. Il faut alors limer auparavant la lame du couteau. Cette opération, assez délicate, est parfois confiée à un ouvrier spécial, qui doit avoir soin de laisser le taillant constamment en rapport avec la partie tranchante. Pour les tondeuses bien alimentées, cet aiguisage supplémentaire se fait souvent deux fois par an.
- L’ouvrier aiguiseur se rend compte de l’opération au moyen d’un fil qu’il abaisse perpendiculairement entre deux lames spirales et en faisant tourner lentement à la main la poulie d’aiguisage. Le fil doit être coupé net.
- A chaque aiguisage, la machine doit évidemment être réglée au moyen d’une bande de papier blanc qu’on promène d’une extrémité à l’autre du régleur; on vérifie aisément le contact de ce dernier avec les lames et le couteau.
- Nous croyons, en terminant, devoir faire observer que l’opération du tondage est incontestable
- ment avantageuse pour les tissus de lin. Elle améliore l’aspect de la toile, semble en rehausser la qualité, et, une fois mise à l’essai, devient en quelque sorte nécessaire pour la vente des grosses toiles d’étoupe et des saquins de basse qualité. Pour les toiles qui doivent subir les manipulations de la teinture et du blanchiment, ceci surtout est particulièrement vrai.
- Cette opération n’a qu’un inconvénient, c’est celui de faire disparaître, surtout dans les toiles dites crémées-cartons, une partie du parement qui leur donne la main et le toucher nécessaires.
- Dès lors, on ne saurait trop encourager l’établissement d'ateliers de tondage dans la ville de Lille, spécialement pour le négoce et les petits fabricants; on ne saurait trop stimuler non plus le zèle des constructeurs français qui, non-seulement, n’ont pu encore livrer à l’industrie des machines de construction satisfaisante, mais encore n’ont pu prendre la place des Anglais pour la réparation des lames et autres accessoires dont le prix est exorbitant. Quant aux industriels dont la production est assez forte pour employer une ou plusieurs machines à tondre, ils gagneraient beaucoup à cette installation qui leur permettrait de soutenir, avec avantage, la concurrence anglaise.
- On peut d’ailleurs, avec une seule machine, remplacer plusieurs éplucheuses à la main (dont le salaire journalier varie de 1 fr. 25 à 1 fr. 50), et faire un travail plus complet et plus rapide. On évite en outre des frais de tondage, inévitables aujourd’hui pour certaines toiles, et variant de 1 fr. à 1 fr. 50, selon la largeur ou la grosseur des tissus. Nous n’oserions nous appesantir sur le produit des déchets et tontisses, que l’on enlève à raison de 0,04 à 0,06 cent. au kilog., mais, pour qui compte bien, la vente de ces déchets peut encore entrer en ligne de compte.
- Le prix des tondeuses varie suivant la largeur des spirales. Celles que l’on emploie couramment ont 4147 de large et coûtent, prêtes à être livrées, environ 4,000 francs, ce qui est beaucoup trop cher.
- (Société industrielle du Nord.)
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- H
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LE SEL DE GLAUBER
- ET SON EMPLOI DANS LA TEINTURE DES LAINES, Par H. Soderstrom (I).
- Le sulfate de soude neutre (Na20,S09 + H20) est connu dans le commerce sous le nom de sel de Glauber et se vend à l’état de grands cristaux blancs. Des propriétés chimiques remarquables, dont nous parlerons plus loin, facilitent son emploi dans la teinture des laines. Par sa combinaison avec l’acide, le sulfate neutre se transforme en bisulfate et cette propriété a une grande valeur au point de vue de la teinture.
- L’orseille ordinaire, l'orseille violette, la fuchsine, les bois de teinture rouges, le curcuma, les rouges, la garance, aussi bien que le bois de campêche et le bois jaune ne sont, comme on sait, absorbés qu’en très faible proportion par les fibres laineuses, en présence d’acide dilué; mais si l’on ajoute à un semblable bain de sel de Glauber, par suite de la combinaison entre ce sel et l’acide, une grande partie de ce dernier se précipite et il est alors possible de tirer parti des propriétés colorantes des matières tinctoriales employées.
- Le teinturier a donc en main le moyen de régler l’opération; il lui suffira d’ajouter plus ou moins de sel de Glauber; mais il faut naturellement que la portion de ce dernier soit toujours dans un rapport déterminé avec la quantité d’acide existant dans le bain.
- Si l’on pense arriver au même résultat, comme on le croit encore quelquefois, en rendant la cuisson plus longue et plus forte, on apporte à la fabrication un trouble qui est bien loin d’être en rapport avec le prix du sel de Glauber employé ; de plus, par une forte cuisson, les fils de la laine s’embrouillent très facilement.
- Avec l’indigo soluble, la même méthode donne également un bon résultat; mais son action est diamétralement opposée. On sait combien le bain d’indigo soluble s'épuise rapidement et inégalement; la précipitation rapide de cette matière colorante est très facile à comprendre, puisque, en présence de l’acide, l’indigo possède une grande affinité pour les fibres laineuses. On ne doit donc pas s’étonner de voir que, parfois, en plongeant 3 écheveaux dans un bain de cette nature, le troisième en est retiré presque blanc; en ajoutant à ce bain du sel de
- (1) Extrait de la Deutsche Wollen Gewerbe
- Glauber, ce dernier se combine avec une partie de l’acide renfermé dans le bain et l’opération de la teinture est rendue plus uniforme, en même temps que la durée du bain est prolongée.
- La solubilité du sulfate de soude neutre présente une anomalie très singulière, qu’il y a lieu, croyons-nous, de faire remarquer : 100 parties d’eau à 0° ne dissolvent que 3 parties de sulfate ; la solubilité du sel augmente très rapidement lorsque la température s’élève et elle atteint son maximum à 33 degrés; à cette température, 100 parties d’eau dissolvent 322 parties de sel à 10 équivalents d'eau; lorsque l’on chauffe plus fort, la solubilité diminue de nouveau.
- Nous donnons ci-dessus quelques recettes de bains de teinture renfermant du sel de Glauber et qui ont fourni de très bons résultats.
- Vert bleu pour 3 pièces d’étoffes.
- Alun............................. 3.040 kilog.
- Cristal.......................... 0.420 —
- Indigo soluble ou carminé. 0.175 — Sel de Glauber 1.680 — Flavine {Flawin) 0.0175 —
- Vert billard 3 pièces d’étoffe. Alun 8.400 kilog. Sel de Glauber ...... 5.040 — Carminé 1.680 — Acide picrique 0.350 —
- Bleu de campêche pour A pièces d'étoffe. Alun 4.480 kilog. Chromate de potasse . . . 1.120 — Vitriol de Chypre ... 0.560 — ,
- Tartre.................. 2.240 —
- Sel de Glauber................... 6.720 —
- Acide sulfurique................. 2.240 — On cuit pendant 1 1/2 heure et on ajoute 22.400 kilogrammes de bois de campêche. (Bull, du Musée de l'Industrie.}
- — =*000 —
- COMMERCE DES SOIERIES
- REVUE DE 1875.
- Pour cette revue, nous ne prendrons pas les relevés de la condition, comme mesure du travail de la fabrique, puisque la condition ne représente plus seulement l’emploi de la soie, mais aussi le trafic et le mouvement du marché ; nous consulterons le tableau des exportations de soieries, en nous tenant
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- aux soieries pures unies qui forment le grand article de la production lyonnaise. Voici les chiffres les concernant (pour le mois de décembre, dont la statistique n’a pas encore paru, on a adopté la moyenne des cinq derniers mois) :
- 1873......................Fr. 351.459.712 1874 ........... 362.946.176 1875............ 302.867.152
- Nous avons donc à enregistrer pour 1875 une diminution d’une cinquantaine de millions. Cette diminution de valeur provient de ce que la fabrication a porté sur les bas tissus, les tissus légers, bon marché. Mais malgré cette diminution, le nombre de mètres fabriqués n’a pas été moindre; nous inclinerions plutôt à croire qu’il a été plus fort, et c’est pourquoi les métiers ont toujours été rares, surtout pendant le premier semestre.
- Si l’espace nous le permettait, nous transcririons ici les relevés mensuels des 12 mois, et l’on verrait que pendant les 6 premiers mois, l’exportation a été plus considérable que dansles six autres; lamoyenne a été pendant la première période de 29,830,816 fr. et dans la seconde de 20,647,0.42 fr. Les informations statistiques sont ici en parfaite concordance avec ce que nous a appris la notoriété publique sur la marche des affaires pendant l’exercice entier. Durant les six premiers mois, les ventes ont été considérables, pour la couleur surtout ; le noir a été moins favorisé, sans doute; mais il s’écoulait. À partir de juin, la vente du noir est devenue beaucoup plus difficile, celle de l’etoffe de couleur a baissé, et la fabrique a commencé à se demander si le moment n’était pas venu pour elle de ralentir son travail.
- De même que le fait caractéristique de 1875, pour les soies, avait été le délaissement tout à fait insolite des soies classiques et la recherche presque exclusive des bas produits, des matières les plus grossières et les plus communes; de même, pour l’étoffe, le fait saillant est l’engouement universel qui se porte sur les tissus bon marché, les tissus épais, grenus, bons pour garnitures plutôt que pour robes. Le tissu riche est négligé ou rejeté. En soies comme en soieries, la bonté, la perfection, la qualité, ont été tenues pour rien ou presque rien. Jamais la liaison qui existe entre la matière première et la marchandise fabriquée n’a été plus frappante ; ce qui nous autorise à conclure que tant que les modes actuelles persisteront, un retour aux belles soies et aux belles soieries est bien problématique.
- Les exigences du costume actuel ont eu pourtant un bon effet; elles ont amené les essais d'étoffes à
- dispositions, conçues de manière à s’allier avec l'étoffe unie. C’est comme une transition entre l’uni et le façonné ; la fabrique aurait pu produire davantage en étoffes de ce genre, si l’outillage spécial nécessaire avait pu être remis largement en activité, et si les ouvriers formés à ce travail n’étaient pas devenus aussi rares.
- Dans ces essais de petits façonnés, la fabrique parait tendre, de plus en plus, aux mélanges et aspirer, à force de bon marché, à lutter avec les lainages. L’article foulard notamment a réalisé des tours de force dans cet ordre d’idées.
- Comme spécialité ayant été particulièrement favorisée, nous devons citer les velours qui ont été constamment très recherchés. La fabrication, toujours lente et difficile de ce tissu, a empêché l’accumulation du stock et l’exagération de la production. Par contre, les satins et les turquoises, dont la vogue avait été si grande, ont vu de mauvais jours.
- En somme, l’année 1875 n’a pas été brillante pour nos manufactures de soieries. La baisse constante de la matière première les a encouragées à produire, mais elles ont vu constamment les acheteurs peser sur les prix à raison même de cette baisse. Les sacrifices des détenteurs de soies ne leur ont été d’aucun avantage. Comme le commerce des soies, la fabrique a fait des vœux pour que cette situation eût un terme et que le terrain ne continuât pas à lui manquer sous les pieds. 1876 exaucera-t-il ces vœux ? Nous l’espérons, si la mode, la régularité des prix, la tranquillité extérieure et intérieure lui viennent en aide.
- (Economiste.)
- BREVETS D’INVENTION
- Concernant les Industries Tinctoriales et Textiles.
- 108611. — 30 juin : WICKS. — Perfectionnements dans les métiers à tisser.
- 108629. — 9 juillet : Graun et Vallet. — Dispo--sition de chariots de métiers à filer. Mull Jenny dits : chariots tubulaires avec commande des broches au moyen d’engrenages coniques et à axes convergents.
- 108630. — 1er juillet : Hershfeld. — Machine à arrêter et border les formes de chapeaux de dames et objets similaires.’
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- NUANCES DE MODE.
- Voici quelques titres de nuances adoptées pour cette saison, par plusieurs grands magasins de Paris : noms de fantaisie, la plupart.
- Etoffes de soie.
- Nuances de Ville.
- Mordoré. Marron. Loutre. Lama. Belge. Chêne. Alouette. Havane. Gris feutre. Gris sarde. Gris russe. Gris cendre.
- Bleu ciel. Violette. Lilas.
- Gris perle. Rose thé. Rose vif. Cerise. Ponceau. Cardinal. Turquoise. Chair.
- Ecru.
- Myrte.
- Vert russe.
- Marine.
- Bleu anglais.
- Paysan.
- Grenat.
- Claret.
- Améthyste.
- Scabieuse.
- Airain.
- Solitaire.
- Pervenche.
- Nuances claires.
- Vert Nil.
- Paille.
- Jonquille.
- Bouton d’or.
- Crème.
- Vert Suez.
- Fleur de pêche.
- Ophélia.
- Blanc vif.
- Blanc mat. ' Blanc d’ivoire. Nymphéa.
- Tarlatanes et Mousselines de Bal.
- Rose thé. Vert d’eau.
- Rose pâle. Emeraude.
- Rose vif. Lumière.
- Cerise. Mauve.
- Solférino. Lilas.
- Ponceau. Violette.
- Ecarlate. Pensée.
- Bleu azur. Gris perle.
- Bleu ciel. Feutre.
- Bleu vif. Cendre.
- Bleu mexico. Acier.
- Paon. Havane.
- Marine. Belge.
- Indigo. Vigogne.
- Jaune crème. Grenat.
- Jaune paille. Bordeaux.
- Jaune serin. Marron.
- Citron. Noir.
- Or. Blanc mat.
- Jonquille. Blanc vif.
- Orange. Azuré.
- Maison DESCAT-LELEUX.
- On lit dans le Bulletin de la Société industrielle du Nord :
- Aucun concurrent ne s’est présenté dans le domaine de la Teinture, ni pour résoudre une question du programme, ni pour obtenir la médaille d’or consacrée à cette branche par la dotation de notre honoré Président. Le Comité de Chimie s’est demandé s’il n’existait pas près de nous un établissement ayant déjà fait passer dans la pratique des solutions que nous demandions aux travailleurs. Il a été unanime à reconnaître que la maison Descat-Leleux, à Lille, était digne d’une haute récompense de la Société par son immense développement, par ses produits connus et appréciés dans le monde entier, par son ardeur à bien faire, à suivre et à appliquer tous les progrès réalisés dans cet art si difficile de la teinture.
- Il m’est impossible de détailler les travaux qui ont élevé cet établissement au rang qu’il occupe. Il me suffira de dire que lorsque Roubaix se mit à produire les étoffes foulées, MM. Descat en enlevèrent la teinture aux usines de Sedan et d’Elbeuf, et installèrent chez eux des foulons, des laineuses et des tondeuses.
- Le satin chaussure a fait longtemps l’une des spécialités de ces industriels ; pour le drap façonné, ils ont victorieusement lutté sur les marchés d’Amérique avec les Anglais, et l’on peut dire que si Roubaix a donné un si énorme développement à la draperie pour confections, c’est que la teinturerie M. Descat-Leleux leur assurait des couleurs et des apprêts irréprochables.
- Enfin, il faut citer l’emploi des cuves d’indigo préparé à l’hydrosulfite de soude, d’après le procédé inventé par MM. Schutzemberger et de Lalande. Après de longues et délicates recherches d’application, on a supprimé complètement, chez MM. Descat, l’emploi des prussiates et des cuves si capricieuses, si difficiles et si coûteuses de l’indigo ordinaire. Aujourd’hui, trois cuves à l’hydro-sulfite teignent soixante pièces au moins par jour, tandis qu’il faudrait cinquante cuves de l’ancien système pour la même production.
- La Société, appréciant les services rendus à l’industrie de la région par la maison Descat-Leleux, et ses constants efforts pour se maintenir à la hauteur des progrès de la science, lui décerne l’une des grandes médailles d’or de la dotation présidentielle.
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau. Tous droits réservés.
- Imp. G. Colin, route de Flandre, à Charleville (Ardennes),
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- CONDITIONS ET PRATIQUES COMMERCIALES
- Adoptées par l'Office du
- DE LA TEINTURE
- 1° Toute commission de-mnandée par Grande Vitesse ou par Poste, sera expédiée dans les 24 heures, par Petite Vitesse, dans les 48 heures de la réception de la commande.
- Ces délais ne s’appliquent pas aux articles qu’il faudrait faire fabriquer ou se procurer au dehors de Paris.
- 2e Les prix que nous publions, le sont sous toutes réserves de variation.
- 3° La Droguerie, les Produits chimiques tinctoriaux, les Couleurs d'aniline sont facturés au comptant avec 3 0/0 d’escompte, à 30 jours avec 2 0/0, ou à 90 jours sans escompte.
- Les Machines, le matériel, les Appareils, la Librairie, sont facturés à prix nets, au comptant et sans escompte.
- Les marchandises sont vendues prises sur place, c’est-à-dire que les frais d’emballage et de transport sont au compte des acquéreurs et que en cas de pertes ou d’avaries, ces derniers ne peuvent exercer recours que contre les compagnies de transport.
- Nos factures sont payables à notre office. Toutefois, sur la demande de nos commettants, nous faisons traite sur eux pour nous couvrir du montant de la facture. Toute traite inférieure à 50 francs est augmentée de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- 4° Les commandes de l’Etranger devront toujours être accompagnées du montant de la commission, soit en une valeur sur Paris, ou sur une des principales places commerciales de France.
- EXTRAIT DE NOTRE TARIF
- DES ANALYSES CHIMIQUES
- Détermination de la matière colorante fixée sur
- une étoffe.................................... . . 6 »
- Analyse complète d’un mélange colorant, d’un mor-
- dant, d’un apprêt, d’un parement, etc. . . . . 30 »
- Détermination de la base seulement......................6 »
- Essai des matières colorantes du commerce, au.
- point de vue de leur valeur et de leur pureté. . . 10 » Détermination de la nature des fibres d’une étoffe. 6 » Id. avec indication des proportions de chaque
- matière textile. ............................... . 20 »
- Titrage des acides du commerce, acides sulfurique,
- chlorhydrique, azotique, acétique, etc.................6 »
- Détermination du degré aréométrique .... 3 »
- Analyse d’un mélange d’acides.........................15 »
- Titrage alcalimétrique des soudes et potasses du
- commerce...........................................6»
- Id. des soudes et potasses brutes...................9 »
- Analyse complète des potasses et soudes, salins, etc.. 30 » Titrage chlorométrique, des chlorures de chaux,
- eaux de chlore, javelle, etc. \ . .............6 »
- Essai des manganèses au point de vue de leur
- rendement en chlorure.................................15 »
- Titrage hydrotimétrique d’une eau. • . • • 6
- Analyse complète de l’eau............................30
- Analyses des amidons, fécules et autres matières amylacées.......................................... 30
- Analyse des savons...................................30
- Essai de benzine, nitro-benzine, acide phénique, aniline, huile de schiste, de pétrole (distilation fractionnée et détermination des densités)...............20
- oudrons de houille et de bois (distillation et examen des produits distillés) ... . ... 30
- Analyse d’une houille ou d’un lignite................30
- Analyse des minerais, métal seulement. ... 15
- __ — complète.........................45
- Analyse des alliages (2 métaux) ...... 20
- — (3 et au-dessus). . . 30 à 50
- Essai des matières d’or (détermination de l’or et de 'argent). .......................................... 3
- Essai des cendres et résidus d’or et d’argent . . 6
- Analyse organique élémentaire complète .... 60
- Dosage de l’azote seulement (engrais)................15
- 1 — — et des phosphates. .... 30
- » »
- » »
- »
- » 8 » » » »
- »
- »
- »
- »
- Il est toujours fait deux essais pour le même produit, afin qu’ils se confirment l’un par l’aupre; les échantillons sont conservés trois mois pour être revus en cas de contestation.
- Les résultats des analyses sont d’une exactitude garantie, ils sont communiqués comme renseignement aux personnes qui ont comma ndé ces analyses, mais si l’on désire un Rapport à titre d’expert officieux, ce rapport se paie en plus, selon son importance. Outre les analyses, l’office exécute les travaux de recherches, études, applications industrielles et travaux chimiques, en général, dont le prix se fixe de gré à gré.
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- Cette Machine est en très-bon état.
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- en 1835.
- Avignon . 1er prix, médaille d’or. Pompes diverses.
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- prime de 100 fr. Povipe à purin.
- Vannes.. ler prix, prix unique, médaille d’or.... Pompe à purin.
- Saintes.. Prix supplémentaire, médaille d’or................ Pompe à vin.
- Digne..... 1er prix, médaille d’or.. P. d'arrosage.
- Caen..... 1er prix, prix unique, médaille d’or................. Pompe à purin.
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- Constructeur, 60, rue d'Angoulême, Paris.
- FONDS DE TEINTURIER-DÉGRAISSEUR
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- Dans une petite ville de la Côte-d’Or
- L‘Établissement comprend chaudières, bassines, essoreuse, cuves à indigo, moulin à indigo en fonte, tonneau tournant pour dégraisser, machine à apprêter, à vapeur, tapis, glaçoire, mortier, balances, baquets, comptoirs, etc., bail à volonté, loyer 500 fr. — Prix 6,000 fr. comptant.
- La Maison est neuve, sur un cours d’eau, deux étages et sous-sol, avec jardin. Elle serait cédée pour 10,000 fr. .si on désirait l’acquérir. Grandes facilités de paiement avec garanties.
- S’adresser au Bureau du Journal.
- LAFFITTE 28, rue Geoffroy-L'Asnier A PARIS, 28
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- GOMME NOUVELLE
- Les perfectionnements que M. Laffitte vient d’apporter à la fabrication de sa gomme lui permettent d’offrir à meilleur marché un produit plus concentré et se conservant indéfiniment.
- Toute commande de gomme nouvelle sera expédiée immédiatement au prix de 60 centimes le kilog. avec le moyen de s’en servir et franco de vase.
- S’adresser à M. LAFFITTE ou au Moniteur de la teinture.
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- Son emploi exclusif dans un grand nombre de teintureries importantes prouve qu’elle remplit toutes les conditions d’une bonne pompe.
- Aspiration à toutes longueurs et jusqu'à 9 mètres de hauteur verticale. — Garantie pour plusieurs années contre toute détérioration ou usure pouvant nuire à la bonne marche,—Economie d’acquisition de plus de 50 % sur les meilleures pompes à piston. — Volume d'eau élevé garanti au moins égal avec la même forme. , , ,
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- NOTA.—Envoi de l’Album des Scieries et Machines-Outils, en langues française et étrangères, contre 3 fr. en timbres-poste français ou étrangers-.
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- COULEURS D’ANILINE
- PRIX DE DÉTAIL :
- Rouges.
- Fuchsine inférieure.....;.......... le kil. 15 fr.
- — bonne Courante...................... — 30
- — extra-supérieure.................... — 40
- Rouge-cerise ou grenadine............. — 15
- Rose de safranine en poudre........ — 200
- Géranosine en poudre.................. — 180
- Eosine, nouvelle couleur.............. — 200
- Bleus.
- Bleu rougeâtre..................... le kil. 45 fr.
- Bleù ordinaire........................ — 55
- Bleu pur............................. — 80
- Bleu-lumière ordinaire................ — 125
- Bleu-lumière supérieur................ — 200
- Bleu Nicholson pour laine (no 5)...... — 40
- — — (no 3)........... - 70
- — lumière (ne 1)... — 90
- Bleu de Lille, ou gros violet......... — 36
- Bleu-noir, ou bleu marin.............. — 25
- Bleu foncé............................ — 30
- Jaumes.
- Jaune bouton d’or.................. le kil. 50 fr.
- Jaune-orange....................... — 50
- Orange supérieur pour soies........ — 200
- Violets.
- Violet ordinaire, très-rouge, rouge.le kil. 60 fr. — bleu, très-bleu................... — 70
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, très-rouge, rouge..................... — 100
- Violet lumière, bleu, très-bleu..... — 110
- Violet au bi-chromate, en pâte...... — 20
- Violet pour remontages................. — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2)........le kil. 1'50 fr.
- — — supérieur......... — 180
- Vert d’aldéhyde en pâte................ — 45
- Vert spécial pour coton, en pâte.... — 50
- Divers.
- Marron d’aniline..................... le kil. 30 fr.
- ris , par le bleu-noir.................. — 25
- Gris-perle, par les violets............. — 110
- Coralline rouge......................... — 30
- — jaune (alcool)........................ — 20
- Purpuraline à l’état sec................ — 10
- Xanthine (orange)....................... — 35
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes on gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- PURPURALINNE
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE PRODUISANT
- Des Grenats, Marrons, Prunes, etc., à bas prix, sur Laine, Laine et Coton, Coton
- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l’orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au Bleu-Noir d’aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances très-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- BLEU-NOIR D’ANILINE
- SOLUBLE DANS LEAU
- NOUVELLE MATURE COLORANTE
- Sur laine, cette couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation.
- Plus riche, plus économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-ci dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande variété de teintes.
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs,- des gris, et, par mélange, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent l’emploi très-avantageux. PRIX DE DÉTAIL : Bleu hoir sèc, 25 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- Conditions particulières pour les commandes en gros, — Dépôt à l’Office du Moniteur de ta Teinture.
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- PUBLICATIONS EN VENTE AU BUREAU DU JOURNAL
- ALCAN (Michel). — Traité du travail des laines peignées, de l’alpaga, du cachemire, etc,, vol. in-8° et un atlas de 41 planches doubles. 40 fr. — Traité du travail de la laine. cardée, 2 vol. in-8° et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Etudes sur les arts textiles, à l’exposition universelle de 1867; 1 vol. in-8 et un atlas de 25 planches doubles .......................................... 35 fr.
- — Essai sur l’industrie des matières textiles, in-80, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)............... 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°................... 35 fr.
- BEZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-4%..................... 100 fr.
- BOLLEY et KOPP.. — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 figures' dans le texte 10 fr. ; par poste...................................... 12 fr.
- BONA. — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste...................................... 11 fr.
- BOURDILLAT- — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste....................................... 9 fr. 50
- CHEVREUL. — Cercles chromatiquesappliqués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr. ; par poste...................................... 37 fr.
- CHOINET. — Filature du lin et du chanvre, in-8°, 448 p. avec tableaux et pl. (rare),25 fr.; par poste.......................................... 27 fr.
- DE VINANT. — Traité pratique de la teinture, de l’impression sur étoffes et du blanchiment, 1 volume in-8°, de 875 pages et 6 planches autographiées, contenant un grand nombre de prodédés et recettes, 20 fr. ; par poste............................ 22 fr.
- DICTIONNAIRE INDUSTRIEL à l’usage de tout le monde, par E. Lacroix, 2 vol. in-8°, renfermant 1,600 pages et 676gravures; cartonné à l’anglaise, 22 f. ; par poste...................................... 25 fr.
- DOLFUS-AUSSET- — Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-8°, 20fr. ; par poste 23 fr.
- F- FOL- — Guide du teinturier, ou Manuel des connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte ; cartonné, 9 fr. ; par poste .... 9 fr. 75
- GIRARD et DE LAIRE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste.......................................... 20 fr.
- GIRARDIN- — Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste . ..... 14 fr.
- GONFREVILLE. —Art de la teinture des laines en toison, en fil et en tissus, 1 vol. in-8°, 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec formules, 30 fr ; par poste....................... 31 fr.
- GOUILLON. — Méthode pratique d’impression des tissus en couleurs mates, dorées, argentées, bronzées, veloutées et perlées, applicable aux étoffes reteintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et échantillons, 3 fr.; par poste 3 fr. 25
- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr. ; par poste.....................'...............10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages", grand in-8° et 3 pl. 10 fr. ; par poste............'............ 11 fr.
- — Impression et teinture des tissus ", grand in-8o, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8°, 1 fr. 25; par poste........................ 1 fr. 75
- — Garance ; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus ; in-8°, 2 fr.; par poste . ... . 2 fr.50
- LEROUX- — Traité pratique sur la filature de laine peignée, cardée, peignée et cardée, 1 vol. in-8e, 289 pages et atlas de 12 planches....................... 30 fr.
- — • Rouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste ..................... 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8°, 5 fr. ; par poste ....... 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-8°, flg. et 4 planches, 10 fr.; par poste. ... 11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes -8°, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dansle texte,et un atlas de lOplanches in-4°; dont 4 sont coloriées............... 70 fr.
- SCHEFFER. — Essai sur l’Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre Berckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plusieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce de quercitron, etc., in-8% 2 fr. 50; par poste...................................... 3 fr. 25
- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’impression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants ; 2 volumes in-8°, avec figures et échantillons dans le texte, 19 fr.; par poste.........................» • . . . 21 fr.
- VAN LAER. — Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teintures à mordant, 1 volume in-8°, de 200 pages avec 213 échantillons,
- 10 fr.; par poste.......................... 21 fr.
- Publications périodiques.
- THE TEXTILE MANUFACTURER
- Revue mensuelle des industries du coton, de la laine filée et tissée, de la soie, du lin, du jute ; de la teinture, ou blanchiment, de l’impression sur étoffes, et du matériel de ces industries. Prix pour la France, 12 fr. 50 par an. Adresser chèque ou mandat poste, à l’ordre de WILLIAM THOMAS, 138, Fleet-Street, à Londres. - -
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- TULPIN FRÈRES, constructeurs-mécaniciens, A ROUEN
- ORGANISATION COMPLÈTE & CONSTRUCTION DE
- MACHINES
- A L'USAGE LES FABRICANTS D’INDIENNES, DE DRAPS, DES FOULONNIERS, DES TEINTURIERS EN COTON, LAINE ET SOIE DES APPRETEUR S, DES BLANCHISSEURS, ETC.
- Exposition de Vienne. —Grand Diplôme d’Honneur.
- LÉGION D’HONNEUR 1874
- Méd. en bronze, 1847
- — 2e classe 1855
- — en argent 1856
- — or.... 1857
- — argent... 1862
- Exposition Universelle
- 1867
- Deux Médailles en argent et une en bronze.
- SOCIÉTÉ
- D’ENCOURAGEMENT de Paris
- Médaille d’or en 1870.
- Machine à laver les écheveaux.
- Appareil extracteur de vapeur condensée, breveté s. g. d. g.
- Machines à- ramer les draps et antres tissus, circulaire et horizontale à pinces et à picots.
- Séchoirs à vapeur ou tambours à sécher, avec cylindre en cuivre ou en fer blanc, disposés sur un seul rang, ou sur deux rangs superposés.
- Gros tambours à sécher de un m. 30 à 4 m. de diamètre.
- Appareils à apprêter, applicables aux machines ci-dessus.
- Machines à flamber au gaz, à l’alcool ou au feu, tous genres de tissus.
- Cuves à chaux pour blanchiment.
- Choedières à lessiver, en tôle, ou cuves en bois.
- Chaudières à la chaux en tôle.
- Cuves rondes pour trempage des pièces en chlore ou en acide.
- Cuves à clapot pour chlorer ou acidu-1er les pièces d’une façon continue,
- Clapots de'tous systèmes.
- Foulards à cinq rouleaux (mangle) pour apprêts de blanc.
- Foulerds divers pour apprêts de blanc. , ...............
- Machines à humecter.
- Cuves circulaires à pilons pour laver les tissus fins.
- Machines à savonner les toiles (frotteuses).
- Tondeuses doubles ou simples.
- Machines à battre, brosser et enrouler les tissus.
- Machines à butler, dites Maillocheuses. Encolleuse pour fils avec chauffage nouveau, par surface rayonnante.
- Appareil extracteur de condensation.
- Machises à imprimer, à 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 couleurs.
- Coures de rouleaux horizontales ou verticales, chauffées par plaques à vupeur ou par le feu.
- Hott-flues ou courses à mater.
- Cuisines à couleurs, avec chaudières de toutes dimensions et agitateurs mécaniques.
- Eprouvettes à garancine.
- Chaudières à cuire les bois de teinture .
- Cylindre avec ou sans friction, de tous systèmes.
- Plaques à vapeur pour tous genres de chauffage.
- Cuves à vaporiser ou à fixer.
- Appareils régulateurs pour le vaporisage.
- Cuves à garancer.
- id. à dégommer.
- Presses hydrauliques de différents systèmes et de toutes forces.
- Petite presse à vis pour couper les échantillons.
- Machines à métrer et plier les tissus.
- Vis à élargir.
- Régulateur de pression.
- Tournettes à laver ou rincer.
- Roues à laver.
- Id. à émoudre les bois de teinture.
- Cuves à engaller
- Id. pour finir les noirs.
- Bac à teindre continu pour les couleurs claires.
- Appareil à cuire les apprêts à haute pression.
- Appareil à cuire les apprêts à double fond, avec ou sans agitateur mécanique.
- Moteurs à vapeur de 1 à 12 chevaux pour commandes directes de machines outils de tous genres.
- Courses pour sécher les, mordants.
- Foulards pour passer les mordants.
- Machines à cirer les pièces.
- Id. à apprêter les tissus.
- Calandres à levier.
- Machines à moirer.
- Id. à glacer par galets.
- Machine à chauffer les cartes d'ap-prêt.
- Armoire à chauffer les plaques de presse.
- Foulards simples et doubles pour laver les laines.
- Rouleaux cylindriques pour mesurage des étoffes.
- Bbégorgeuses.
- Ilydro-extraeteurs verticaux, commandés en dessus ou en dessous, avec ou sans moteur à vapeur, pour l’essorage des tissus de toutes sortes.
- Machines spéciales avec panier breveté, ponr l’essorage des acides.
- Hydro-Extracteur horizontal pour essorer- les draps au large.
- Rouleaux en draps pour exprimer les laines
- Id. en tissu coton pour machine à exprimer.
- Id. en papier pour cylindres ordinaires ou à friction.
- Id. en papier ou contre-partie pour moirer.
- Id. en copeaux de menuisier pour pression.
- Machine à laver les écheveaux de coton, de laine ou de soie, circulaires ou horizontales, brevetées.
- Moulins à indigo.
- Cuves à bouser.
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- Chaudronnerie de précision. — Grosse chaudronnerie de fer et de cuivre. -
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- 4° Série, 4e Volume.
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- Sous la direction de M. A.-Félix GOUILLON, Ingénier-Chimiste
- ADMINISTRATION et RÉDACTION, rue Michel-le-Comte, 22, PARIS
- S’adresser a MM. GOUILLON et BLONDEAU, Ingénieurs.
- ABONNEMENTS
- INSERTIONS
- Paris et Départements : Un an.......... 15 fr.
- — — Six mois..... 8 —
- Etranger.............. Un an........ 20 —
- La ligne, page en deux colonnes... » 50 c
- Réclames............................. 1 50
- Faits divers......................... 3 »
- Les abonnements et les annonces sont reçus au bureau du journal, 22, rue Michel-le-Comte, à Paris, et chez les principaux libraires de France et de l'Etranger.
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- PRIMES AUX ABONNÉS
- Le ^laniteuf de la Teinture est arrivé à s vingtiême année ; ce n’est donc pas un journal qui dehute et qui cherche, en tatonnant, la route à uivre ; depuis longtemps, il a l’expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le Maniteur de l Teinture a déjà yq naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
- Pour faire apprécier, comme il convient, la valeur de cette publication, nous enverrons sur demande la table des matières du dernier volume, lequel est accompagné de nombreux échantillons et gravures intercalés dans le texte.
- PRIME
- Aux abommés nouveaux iVun an, aimsi qu'à nos abommés actuels, nous offrons :
- 1°— Les quatre derniers volumes 1830-71, 1832, 1833 et 1834, au prix réduit de 2s franes, ou :
- 2° — Les trois derniers volumes 1s12, 1833 et 183 4, au prix réduit de 2 ? franes, ou :
- 3° — Les deux derniers volumes 1838 et 1834, au prix réduit de 15 francs, ou : 4° — Un des quatre derniers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)-----------------------------— demeurant à.------------------------—-—------ département d .....--------------------------------------------------- déclare souscrire pour un abonnement de------------------:----- du Moniteur de la Teinture, à partir du (2) et comme prime aux volumes le tout payable à la présentation de la quittance Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Oomte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste pu une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier;mais, afin d’avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- Voir le Moniteur de la Teinture du 20 février 1874 (page 42).
- Toutes ces Machines sont vérifiées avant leur expédition.
- S’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
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- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Par la combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l’OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour Y impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-fin............................................... lekil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr................................ la boîte.. 12 — 50
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron.................................... lekil.... 4 — »
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- Violet de laque d’aniline, rouge magenta. ..................................... — 12 — »
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- Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., \re finesse, 24 fr. le kilogr. Tontissès de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés ; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent. S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- Economie de 18 0/0 d’indigo
- 7)
- 5 fi
- la T'cinture à
- l’Indigo de cuve
- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
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- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer elles-mêmes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo. r 1— Les licences d exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr. par cuve.
- S’adresser à l'Office du Journal.
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- Renseignements et Reeettes.
- L’administration lu Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20e Vol., No 4. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Février 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Montage et conduite des cuves à indigo (suite). — Tarlatane pour bals et soirées (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Imperméabilisation des tissus, par MM. GRUT, fils et Ce. — De la formation du noir d’aniline, au moyen des sels de vanadium, et de la théorie de la formation du noir d’aniline, par M. Antony GUYARD (Hugo Tamm). — Bronzage et gravure des métanx, par M. R. Wagner. — Fabrication de l’extrait d’orseille et de l’orseille en pâte, par MM. Seroz et CHOGNARD.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Marques de fabrique. — Congrès commercial industriel.
- CHRONIQUE
- Les affaires ont notablement baissé depuis un mois, et le tableau des douanes accuse pour le premier mois de l’année une importante diminution sur le chiffre des exportations comparé à celui du même mois de l’année précédente.
- On est d’accord pour attribuer ce déficit au mouvement politique qui vient de se produire, et qui a occupé plus ou moins les esprits.
- Les grands froids, la neige qui pendant plusieurs semaines a interrompu les communications et les transports, surtout dans le midi, et aussi la révision prochaine des traités de commerce, avec la création d’un tarif général, ont pu aussi contribuer à ce ralentissement.
- Ce ralentissement, du reste, s’est également produit chez les nations voisines : en Angleterre il y a également diminution sur le chiffre des exportations, dans une proportion, à la vérité, moins forte que chez nous.
- L’Allemagne est toujours dans cette situation critique que nous avons déjà exposée; il en est de même en Belgique dont le commerce se ressent du contre-coup de la crise allemande.
- En Suisse et en Italie, on constate également une grande faiblesse dans le commerce et dans la fabrication, surtout des soieries.
- C’est le centre Roubaix-Tourcoing qui résiste le mieux à cet état général; Vienne (Isère) aussi, a beaucoup vendu. Par contre dans les autres villes du Midi, les affaires sont très-calmes, et à Elbeuf on est toujours sous le coup de la crise
- qui a atteint cette place au commencement de l’année.
- Sur les marchés anglais : Bradford, Halifax, Leeds, Leicester, etc., les lainages sont sans animation; on fait quelques petites affaires à prix irréguliers, le commerce n’achetant que pour la satisfaction des besoins immédiats; à Leeds,.spécialement, on remarque que les draperies fantaisie sont moins demandées que d’habitude à cette époque de l’année.
- A Lyon la fabrique se plaint beaucoup; la vente est difficile et les prix proposés par les acheteurs restent toujours de 3 à 5 p. 0/0 au-dessous du coût proportionnel de la soie. Il faut excepter pourtant les soieries noires bon marché, qui continuent à être recherchées, tant pour l’Amérique que pour d’autres consommations.
- On a comme une lueur d’espoir de voir l’étoffe noire en qualité moyenne sortir de l’état de délaissement où elle languit depuis longtemps. Si cette prévision se réalisait, il serait à désirer, dans l’intérêt de la fabrique et de l’avenir des soieries, que la bonne étoffe, c’est-à-dire celle qui est exempte de surcharge, fut l’objet des préférences de la consommation.
- Les nouvelles de New-York annoncent que les failles noires bon marché conservent la même faveur; quelques lots d’étoffe de couleur bien assortis dans les trois ou quatre nuances à la mode avaient trouvé preneurs à des prix relativement satisfaisants; mais l’empressement pour l’ensemble des tissus de couleur était bien tiède, . et les offres pour les rayés et les quadrillés étaient notamment bien au-dessous de la parité des prix pratiqués à Lyon. Les articles pour mode n’étaient pas encore en demande, ni les rubans qui ont de
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- Q0 G
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la peine à reprendre leur place dans la consom mation.
- A titre d’information, nous donnons ci-après les chiffres de la production de la fabrique lyonnaise, tels qu’ils ont été établis par la Chambre syndicale des soieries et la Chambre de commerce pour 1875, à la demande de la commission permanente des valeurs :
- Foulards écrus et imprimés...... Fr. 40.000.000
- Tissus purs unis; — noirs....... 156.000.000
- — couleurs....... 125.000.000
- — façonnés et brochés............... 30.000.000
- Etoffes mélangées et d’autres matières 35.000.000
- Crêpe................................. 8.000.000
- Gaze ................................ 6.000.000
- Tulle................................. 6.000.000
- Satin................................. 4.000.000
- Velours............................... 15.000.000
- Total............... Fr. 425.000.000
- Ce chiffre de 425 millions est inférieur à celui de 1874 et de 1873; mais cette diminution provient uniquement de la baisse de la matière première. La quantité d’étoffe produite a été aussi grande et même supérieure à celle des années précédentes.
- Le commerce sur la place de Rouen est également sans vigueur; cependant les prix ne subissent aucun changement, la marchandise n’étant pas assez abondante pour motiver une dépréciation des prix.
- Quelques genres même continuent à jouir d’une faveur marquée ; de ce nombre sont les cretonnes rayées couleur.
- A Epinal, les calicots ont été en assez bonne demande, mais les filés à prix faibles. A Mulhouse, les affaires sont toujours calmes.
- Il en est de même à Manchester pour les filés et les tissus de coton.
- Le marché linier et celui des toiles est sans animation à Lille; cependant à Belfast il y a un courant d’affaires continu et satisfaisant pour les toiles mécaniques : grosses, moyennes et légères, et pour l’article à mouchoirs. Les toiles à la main légères et batiste se vendent également bien; les grosses, ainsi que les blanches et apprêtées sont modérément demandées.
- Nous terminerons cette revue de l’industrie textile par le résumé suivant de la situation du même commerce sur la place de New-York :
- Le changement proposé dans le tarif des doua
- nes n’a pas inquiété beaucoup le commerce des dry-goods, qui ne croit pas que le Congrès l’adopte. La simplification que l’on entend introduire dans la méthode d’appliquer les droits, a été reçue par contre avec assez de faveur.
- Les affaires ont été un peu plus actives chez les importateurs d’articles pour costumes et de quelques autres spécialités; le commerce général est assez languissant; beaucoup de calme sur les lainages pour hommes.
- Demandes modérées, mais régulières sur les soieries.
- Ventes lentes en Articles de blanc et broderie; de forts lots de ces dernières n’ont pu être écoulés qu’à des prix très-bas. Le linge de maison est resté calme en premières mains; affaires très-lentes en chemises, bonnes demandes en toile pour costume. Les mouchoirs restent languissants et offerts, mais les gants donnent lieu à leurs demandes habituelles et restent fermes.
- F. Gouillon.
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- MONTAGE ET CONDUITE
- DES CUVES A INDIGO
- Suite (1).
- La cuve à l’urine se monte en mettant dans de l’eau chauffée à 55 ou 60° une quantité d’urine vieille, suffisante pour rendre le bain doux au toucher et accusant 'a l’odorat une odeur franchement ammoniacale, puis une quantité de son ou de garance capable de fournir de l’hydrogène par sa fermentation qui | fait passer successivement ces produits à .l’état de matières sucrées ou amylacées, puis à celui d’acide lactique, puis enfin à celui d’acide butyrique ; mais cette limite extrême ne doit pas être dépassée; elle doit simplement être atteinte, et c’est là le véritable nœud de la question, c’est là la seule, la vraie difficulté de la conduite des cuves. (2)
- (1) Voir Moniteur de la Teinture, 1875, pages 114, 127, 139, 149, et 1 876, p. 26.
- (2) Pour justifier le rôle de l’acide butyrique dans le travail de la cuve, rapprochons les formules représentant l’acide lactique et l’acide butyrique.
- Nous avons, d’une part, la formule de l’acide lactique
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- La fermentation provoquée dans l’urine pourrie dégage de l’ammoniaque nécessaire à l'alcalinéité du bain.
- La fermentation butyrique est nécessaire au dégagement de l’hydrogène sans lequel il n’y a pas de transformation d’indigo. Mais l’acide butyrique étant capable de s’unir avec l’ammoniaque pour former du butyrate d'ammoniaque, il ne faut développer la formation de cet acide qu’avec circonspection, d’une façon lente et constante, sans quoi les conditions nécessaires à l’hydrogénation de l’indigo bleu étant dépassées, il n’y aurait plus de résultat industriel possible. Dans ce cas il faut se hâter de chauffer le bain jusqu’à 70° pour entraver cette fermentation et ajouter de l’urine au bain, pallier et laisser reposer.
- Les grappes, qui naissent bleu-gris sur le coup de râble, se colorent peu à peu en bleu, puis en bleu-violacé, par leur contact à l’air.
- Les plaques cuivrées sont dues à des atomesd’in-digo blanc oxygénés au contact de l’air et transformés en indigo bleu.
- Je me répète peut-être souvent, mais c’est pour conduire le lecteur pas à pas au milieu de ces transformations successives, de ces réactions rationnelles qui lui permettront de bien comprendre le jeu de la cuve et d’appuyer ses observations pratiques sur des connaissances théoriques. Je cherche à familiariser le praticien ignorant des principes de la théorie, avec ces expressions qui devront lui servir de jalons dans des recherches qu’il voudrait entreprendre. Avec la science bien établie, bien définie, rien de mystérieux -, la routine et les ténèbres s’évanouissent devant la raison du pourquoi et la lumière.
- D’après ce qui précède, on peut préjuger qu’il y a des rapports très-rapprochés entre la cuve à l’urine, celle à la potasse, celle à la soude ou aux carbonates de ces bases.
- Encore aujourd’hui on accepte comme nouvelle la cuve aux cristaux de soude, et cependant elle a sa raison d’être aussi bien que celles qui l’ont précédée et date déjà de longtemps.
- représentée par C12H12012 et celle de l’acide butyrique représentée par C8 H8 O4, mais dans cette transformation il y a dégagement d’acide carbonique et d’hydrogène d’après l’équation suivante : C12H12012= G8 H8 O4 + 4 G O2 + 2 H2 acide lactiq. acide butyr. acide carbon, hydrogène. L’acide carbonique se dégage et aide à la formation de ces grappes abondantes et persistantes qui couvrent le bain, et l’hydrogène se porte sur l’indigo bleu.
- détail pour le montage des différentes cuves où l’alcali est fourni directement, en prenant pour unité de capacité la quantité de 1000 litres.
- Cuve à l'urine.
- Eau..........................
- Urine vieille de six semaines environ . .
- Son . .......................
- Garance d’Avignon. .
- Indigo.......................
- 1000 litres.
- 250 litres.
- 30 litres.
- 3 kilog.
- 3 kilog.
- Chauffer le bain à 60° centigrades, y mettre l’urine, puis le son et la garance, pallier à plusieurs reprises pendant une demi-heure à chaque fois et à trois heures d’intervalle, et quand commence la fermentation qui s’accuse par un bourrelet tout autour de la cuve, par un bruissement persistant et par un mouvement général du bain, y introduire l’indigo.
- Pallier encore trois ou quatre fois, toujours à intervalles de trois heures, après lesquelles la cuve devra être venue, c’est-à-dire qu’elle devra présenter tous les caractères d’une 'cuve prête à teindre.
- Si la fermentation marchait trop rapidement, il faudrait élever la température jusqu’à 70°, ce qui l’entraverait. Si la h fermentation était lente, il faudrait laisser tomber la température du bain jusqu’à 50° et ajouter 4 ou 5 litres de son et 1 kil. de garance.
- Notons que le bain d’une cuve nouvellement venue doit être surveillé avec beaucoup de soin, de manière à en déterminer les tendances.
- Que l’opérateur n’oublie aucun des caractères qui peuvent lui servir à préciser la marche de la cuve qu’il monte et qu’il devra soigner, car deux ou plusieurs cuves placées dans des milieux différents demanderont des soins différents ; malgré cela, on ne doit pas voir dans ces modes des systèmes absolus, chacun aura sa raison d’être, ce qui obligera l’opérateur à des soins de détail qui pourraient être pris de prime-abord pour des manières différentes; en effet, la capacité de la cuve, l’état des matériaux concourant à son installation, l’appartement où elles seront installées, les matières qui devront y être teintes seront autant de causes de différences dans la marche de la cuve, Car une capacité plus grande permettra un refroidissement moins rapide et partant une plus grande égalité de température, condition essentielle pour avoir une fermentation régulière. Une semblable cuve devra être
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- Je vais entrer maintenant dans des rapports de chauffée à une température moins élevée que celle capable de perdre plus de calorique.
- Un contenant isolant sera préférable par la même cause.
- Un chauffage par foyer sera préférable à un chauffage à la vapeur, encore par la même cause.
- Un atelier bien clos entraînera aux mêmes conséquences.
- Donc, dans le cas d’une installation parfaitement rationnelle, le bain, éprouvant moins de variations, ne demandera qu’une température de 55 à 60°, des palliages moins fréquents, une garniture de son ou de garance moindre que dans une cuve placée dans des conditions défavorables.
- Au bout d’un certain temps, la cuve a besoin d’être débarrassée de [son pied qui masque la fermentation et qui en tout cas élève le fond de la cuve et en eutrave la marche tout en donnant une plus grande difficulté aux palliages ; c’est la champagne qui sert pour cet usage.
- La cuve à la potasse se monte et se conduit comme la cuve à l’urine ; mais, comme elle n’accuse pas d’odeur ammoniacale, il est prudent de ne pas se laisser entraîner à la trop charger de cet alcali qui aurait le grave inconvénient d’altérer les matières animales qu’on y immergerait, outre que la fixité de l’indigo laisserait à désirer ; c’est le son seul ou la garance seule ou ces deux ingrédients ensemble qui s’emploient.
- Pour 1000 litres de bain on emploie :
- 25 kil. potasse d’Amérique.
- 25 à 30 litres de son.
- Ou bien :
- 15 litres de son;
- 3 kil. de garance.
- Ou bien :
- 5 kil. de cette dernière sans son.
- 5 kil. d’indigo broyé.
- On doit observer dans la conduite des cuves à la potasse un certain rapport entre l’indigo employé et les matières servant à maintenir le bain dans un parfait état.
- Ainsi, sur une cuve d’une capacité de 1000 litres, l’emploi journalier de l’indigo ne pourra guère dépasser 3 kilog., ce qui nécessiterait l’emploi de 2 k. de potasse, de 1 k. 200 de son, de 0 k. 600 de garance. Une plus grande quantité d’indigo demanderait une plus grande quantité d’ingrédients, une quantité moindre, une moindre quantité de ces derniers.
- Si la cuve à la potasse doit supporter un chômage, il n’y a aucune précaution à prendre, si ce n’est de ne pas mettre de son, ni de garance dans la dernière garniture. On laisse tomber le feu et le bain se conserve parfaitement.
- Quand on veut remettre la cuve en marche, on réchauffe jusqu’à 70° centigrade, on pallie et l’on juge par là des dispositions de la cuve qui généralement demande une garniture de son ou de garance pour rétablir la fermatation butyrique, et quand ses caractères sont développés d’une manière satisfaisante, on y met l’indigo nécessaire.
- Il faut généralement un temps de 15 à 20 heures et 5 ou 6 palliages pour ramener la cuve à l’état de servir.
- Ces données s’appliquent à une cuve fonctionnant depuis au moins trois mois et ayant supporté un chômage de huit jours au moins ; dans le cas où le chômage doit être de courte durée, il est préférable d’entretenir la cuve à une température moyenne et de pallier tous les douze heures.
- La cuve à la potasse, comme celle aux alcalis en général, donne des bleus intenses, bien violacés, mais manquant jusqu’à un certain point d’une fixité absolue; en effet, au lavage les bleus laissent échapper une quantité assez notable d’indigo, cela sans doute est dû à ce que le bain alcalin n’étant pas complètement combiné avec la fibre animale retient en dissolution de l’indigo du bain.
- Il y aurait un moyen de reprendre cet indigo à l’état de précipité, en passant les laines après teinture, avant lavage, dans des baquets pleins d’eau légèrement acidulée par l’acide chlorhydrique (acide muriatique). Le précipité, jeté sur un filtre, puis lavé à l’eau pure et séché, pourrait être traité par l’acide sulfurique pour le convertir en sulfate d’indigo dont l’emploi sorait réservé aux grosses couleurs.
- Le sel de soude peut suppléer la potasse dans tous les cas ; cependant, comme ces sels sont caustiques, on a eu l’idée de les remplacer par le carbonate de soude (cristaux de soude).
- Montage et conduite de la cuve aux cristaux de soude.
- Dans un vase d’une capacité de 1000 litres, on y met de l’eau que l’on chauffe à 70° centigrade, 45 kil. de cristaux de soude, 3 kil. de garance, 10 ou 12 litres de son et 3 kil. d’indigo broyé ; on pallie pendant une demi-heure environ en entretenant la chaleur du bain à 60 ou 65°, et l’on continue les
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- palliages de 3 h. en 3 heures pendant 24 ou 30 heures, temps au bout duquel la cuve est généralement prête à servir. Le premier jour, il est prudent de ne faire sur cette cuve que deux ou trois entrées de laines, mais le second jour on peut faire six ou huit palliements. Cette cuve, bien conduite, peut fournir généralement de 10 à 12palliements dans douze heures de travail. Elle se conduit, du reste, comme fa cuve à la potasse, en ajoutant chaque jour 2 ou 2 kil. et demi d’indigo, 1200 ou 1500 grammes de garance et 1 k. 500 ou 2 kil. de son.
- Les bleus fournis par la cuve aux cristaux sont légèrement verdâtres et laissent échapper aux lavages une certaine quantité d’indigo non combiné, inconvénient commun aux cuves alcalines. Cette cuve ne demande aucun soin ; en cas de chômage, on laisse tomber le feu, on couvre la cuve, et quand il s’agit de reprendre le travail, on n’a qu’à la réchauffer jusqu’à 70°, en y mettant un peu de son qui sert à enlever l’écume graisseuse qui se trouve à sa surface ; alors on garnit avec les cristaux et la garance jugés nécessaires, on pallie pour bien juger de l’état du bain, on y met l’indigo, et le lendemain elle est généralement prête à servir.
- Je ne parle pas ici des maladies des cuves, très-rares, du reste, dans les cuves aux alcalis, et qui ne se présentent que dans des cas tout-à-fait exceptionnels ; cependant il est bon de dire qu’une trop basse température ne développe pas suffisamment l’affinité de la laine pour la matière colorante ; qu’une trop haute température, au contraire, tout en développant cette affinité, entraîne avec elle les inconvénients quirésultent de la présence de la fibre animale et d’un alcali quelconque ; qu’une quantité insuffisante de soude laissera précipiter de l’indigo bleu ; qu’une quantité trop forte, uu contraire, aura les inconvénients d’attendrir la fibre tout en étant un très-bon véhicule.
- Il faut ajouter encore qu’une quantité trop faible de son ou de garance ne fournissant pas l’hydrogène nécessaire à la conversion de l’indigo bleu en indigo blanc laissera plus ou moins du premier à l’état de précipité dans la cuve ; qu’une quantité trop grande de ces ingrédients pourra, pour une raison inverse, arriver au même résultat en fournissant à l’indigo blanc une quantité d'oxygène capable d’en précipiter une certaine quantité d’indigo bleu insoluble.
- Cuve au pastel.
- Montage et conduite de la cuve au pastel.
- Le pastel, qui est une plante cultivée dans le nord et dans le midi de la France, fournit une matière colorante bleue assimilable à l’indigo. On l’emploie à l’état frais ou en coques.
- On appelle coques ou poires de pastel des boules ou des espèces de petits cônes préparés avec les feuilles de la plante réduites en pâte, après avoir éprouvé un commencement de fermentation putride. On doit rejeter les coques qui ont une couleur grisâtre ou bleuâtre et qui n’accusent aucune odeur ; pour être d’un emploi avantageux, les coques ou poires de pastel doivent être compactes, lourdes, brunâtres, et accuser une odeur ammoniacale très-sensible.
- On emploie sur les lieux de production le pastel frais et.la plante entière ; mais, outre que ces plantes embarrassent le pied de la cuve, elles l’encombrent d’une quantité considérable de matières inutiles.
- On concasse les coques, on les met tremper dans de l’eau chaude, et quand la masse devient épaisse, elle est prête à servir et tout-à-fait propre à développer une fermentation prompte et énergique dans le bain de la cuve que l’on veut monter pu simplement regreffer.
- Pour monter une cuve au pastel, on met dans le bain, chauffé à 70, 75 ou même 80°, la quantité de pastel jugée nécessaire, puis on pallie, et au bout de deux ou trois palliages, alors que la fermentation commence à s’accuser, on y ajoute du son et de la garance, une petite quantité de chaux et de l’indigo broyé.
- Ainsi, pour monter 'une cuve au pastel, on peut prendre pour base les opérations suivantes :
- Eau.......................... 1000 litres.
- Pastel .... 35 kilog. Son 10 » Garance .... 3 » Indigo .... 3 » Chaux .... 1 kil. à 1^200.
- On introduit d’abord dans l’eau, chauffée à environ 80°, le pastel, et l’on pallie durant une demi-heure, puis on couvre, et trois ou quatre heures après on recommence à pallier. Si à ce moment on observe le bain de la cuve, il présente généralement un aspect gris sale légèrement verdâtre ; le bain est sans mouvement, mais une odeur assez caractéristique se fait sentir. C’est une odeur am-
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- moniacale due à un commencement de fermentation du pastel; elle est mélangée d’une odeur de pain tendre qui, mélangée des vapeurs chaudes et humides du bain, affectent très-sensiblement l’odorat.— Sur le coup de rable, on aperçoit le pied rouler dans le bain et toutes les parties insolubles qui le composent se ramifier, c’est-à-dire se diriger en tous sens dans le bain ; quelquefois, souvent même, on aperçoit des veines grenues et bleues qui se for-ment à la surface pour redescendre bientôt au fond. — Une écume rose et grise apparaît, mais n’a pas de persistance. Il n’y a pas encore d’homogénéité dans le bain, mais les éléments de la fermentation sont développés, et à partir de ce moment se développeront rapidement. On peut presque toujours ajouter au bain, à moitié du palliage, le son et la garance nécessaires ; alors on termine le palliage, dont la durée est d’une demi-heure à chaque fois, et on couvre la cuve de nouveau pour trois ou quatre heures.
- Au troisième palliage, et quand on découvre la cuve, il est rare qu’on n’aperçoive pas un petit bourrelet d’écume tout autour du bord intérieur, que la surface ne soit pas couverte de quelques grappes écumeuses et ne présente pas une pellicule d’un aspect graisseux légèrement irisée ; — sur le coup de rable, le bain se met en 'mouvement, et lorsque la palette du rable touche le fond de la cuve, il se produit un mouvement d’agitation générale. Les matières insolubles du pied montent vite à la surface pour redescendre et remonter en parcourant le bain en tous sens, l’odeur estplus caractéristique, c’est-à-dire plus franchement ammoniacale, et débarrassée de l’odeur de pain chaud qu’elle avait d’abord -, le bain est moins sombre, il a déjà une teinte tirant sur le vert-foncé. — 11 présente plus d’homogénéité;—la fleurée remplace l’écume ; — elle a la forme de grappes bleues persistantes ; — les veines sont plus ténues et plus violacées qu’au second palliage. — Quelquefois ces signes sont accompagnés d’un léger bruissement. On voit la cuve s’établir sur le coup de rable. A ce moment, et si les signes développés ont un caractère de persistance, on doit ajouter de la chaux, en petite quantité, 200 ou 250 grammes au plus, puis terminer le palliage. Alors le bruissement cesse, la fleu-rée’devient plus ferme, plus bleue, les veines sont plus stables et le bain devient d’un net plus clair. — La couleur jaune apparaît.
- Que s’est-il donc passé dans le bain pour que ces transformations aient eu lieu ?
- D’abord le pastel est entré en fermentation. — Sa masse s’est désagrégée, il y a eu dégagement d’ammoniaque accompagné de dégagement d’acide carbonique qui a produit ces globules fugitifs qui apparaissaient à la surface pour disparaître aussitôt. La matière colorante bleue du pastel est venue à la surface former ces veines bleues grenues qui roulaient en formant des ramifications et qui plus tard trouvant de l’hydrogène fourni par le son et la garance se sont transformés en indigo blanc dissout en partie dans le bain devenu alcalin par la fermentation du pastel. En laissant les choses en cet état, l’acide butyrique ne tarderait pas à saturer l’ammoniaque dégagé par la fermentation, et c’est pour combattre cet effet qu’on fait intervenir la chaux qui forme du butyrale de chaux en laissant libre l’ammoniaque.
- On continue néanmoins les palliages de trois heures en trois heures, ou même à des intervalles plus longs, mais en ayant grand soin de surveiller la marche de la cuve pour ne pas lui laisser franchir les limites dans lesquelles elle doit s’établir.
- Au quatrième palliage, on peut généralement donner une légère rechauffe, ajouter l’indigo et la chaux nécessaires pour assurer un bon fonctionnement.
- Au bout de 24 à 30 heures, une cuve qui aura marché comme je l’ai marqué plus haut présentera tous les caractères d’une cuve venue. — Fleurée abondante, violette, persistante—plaques cuivrées, — bain jaune de bière, —veines minces, bleues et à fleur de bain, — mouvement du bain régulier, homogène et bien ouvert, c’est-à-dire qu’on ne verra plus qu’une masse roulante sans que l’eau du bain paraisse séparée des matières qu’elle tient en suspension. — Odeur pleine, ammoniacale et piquant légèrement le nez sans causer d’impression pénible. —La main trempée dans ce bain devra en sortir bleue d’une teinte fixe et gardant l’odeur de la cuve d’une façon persistante.
- On pourra commencer à teindre sur cette cuve ; deux palliements le premier jour.
- Le soir, on devra ajouter un peu de chaux, un peu de garance, un peu de cristaux de soude, donner une légère rechauffe et pallier pendant 25 ou 30 minutes. Les quantités de chacun des ingrédients doivent être minimes : soit : 1 kil. de garance, 1 kil. de son, 2 kil. de cristaux de soude, et, si la cuve doit travailler le lendemain, 1 kil. 500 d’indigo. La chaux ne s’ajoutera que peu à peu et jusqu’à ce que le bain devienne vert clair sur le
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- coup de rable et que les apparences d’une cuve venue soient complètement développées.—On peut toujours mettre un léger excès de chaux pour balancer les effets de la fermentation de la nuit. D’ailleurs, rien ne serait perdu dans le cas où la chaux n’aurait été engagée que dans une limite insuffisante, on en serait -quitte pour en rajouter sur le palliage du matin. Il arrive souvent qu’il n’est pas nécessaire d’employer de la chaux tous les jours dans la conduite de la cuve au pastel, car si l’opérateur a eu la main heureuse, il pourra établir un équilibre tel que l’emploi de la chaux sera très-limité.
- Présentons maintenant les cas où la cuve est dite malade ; elle peut présenter un bain poussant au bleu avec énergie, la fleurée devient très-abondante, la surface du bain se recouvre rapidement de plaques bleues cuivrées très-foncées, — le bain roule rapidement et ne tarde pas à prendre un aspect passant très-vite au noir, — l’odeur est urineuse et très-forte, suffoquant l’odorat. Il n’y a plus de teinture à espérer d’un semblable cuve ; elle est forte, c’est-à-dire qu’elleconlientun excès de chaux, Il y a saturation plus ou moins complète de l’acide butyrique, formation de butyrate de chaux -, cessation plus ou moins complète d’hydrogène-, coloration de l’indigo blanc en indigo bleu et par conséquent insolubilité de celui-ci et précipité.
- On doit se hâter de restituer à la cuve les éléments d’une nouvelle et rapide formation d’acide butyrique par une addition de garance et de chaux, pallier longuement, doucement, sans heurter le bain et observer les caractères de la cuve de deux heures en deux heures.
- Si malgré ces soins le bain n'accuse pas de changement, on doit recourir à un moyen sûr, énergique autant que prompt. Ce moyen consiste dans l’emploi de l’acide sulfurique. A cet effet, on étend 1 k. à 4 k. 600 d’acide sulfurique, de cinq ou six fois son poids d’eau, et on en met une petite quantité dans la cuve ; on pallie, et sur le coup de rable on voit le bain changer, redevenir vert, puis vert clair et même jaune -, l’odeur forte et urineuse disparaît pour faire place à une odeur sûre et caractéristique à laquelle l’opérateur ne peut pas s’en rapporter. C’est une odeur spéciale qui disparaît au bout de deux ou trois jours de travail. Deux heures après ce traitement, la cuve est de nouveau en état de travailler.
- Elle peut présenter un bain d’un aspect gras, trouble, avec des veines larges, écrasées^ qui flot
- tent nonchalamment entre deux eaux ; la fleurée disparaît ; la teinte irisée fait place à une plaque bleue qui couvre la surface entière de la cuve'et qui même, dans un cas plus avancé, disparaît complètement; un bourgeon trempé dans le bain en sort d’un vert gris ou même bleu, sans stabilité -, l’odeur est puante et s’accuse même de loin.
- La fermentation devient putride et absorbe au fur et à mesure de sa production l’acide butyrique fourni par le son ou la garance. Il y a formation de butyrate d’ammoniaque, insolubilité de l’indigo qui a cessé d’être alcalin. — La cuve coule. On doit se hâter d’arrêter de semblables effets en fournissant à la cuve la chaux nécessaire pour arrêter le coulage. On chauffe un peu fortement le bain jusque vers 80°, on pallie, on ajoute de la chaux et on ne tarde pas à constater que l’odeur perd sa putridité, que la fleurée réapparaît, que l’indigo se redissout et que tous les caractères d’une cuve en bon état réapparaissent. Il est nécessaire de pallier plusieurs fois et d’ajouter de la chaux peu à peu et suivant la marche du bain, et surtout d’éviter de tomber dans le cas de la cuve forte.
- Tous les autres états de maladie d’une cuve peuvent se rapporter aux deux états ci-dessus.
- Il y a des cas d’équilibre très-rares mais vraiment curieux. Pour terminer cet article et avant que dépasser à l’édude des autres genres de cuve, j’en rapporterai un qui m’est arrivé et qui montrera jusqu’à quel point on peut ou au moins on pourrait équilibrer la fermentation dans la cuve.
- (A suivre). Ch. Drevet Fils.
- TARLATANE
- POUR BALS ET SOIRÉES.
- Cet article, que le commerce livre à très-bas prix, n’est pas teint, à proprement parler ; il est seulement enduit d’un apprêt coloré.
- On emploie presqu’exclusivement les couleurs d’aniline que l’on délaie dans un empois d’amidon ; on applique ce mélange aux tissus à l’aide du foulage, et l’on apprête au métier à déraillage.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE '
- IMPERMÉABILISATION DES TISSUS
- Par MM. GRUT, fils et Cie.
- Les intempéries qui depuis plusieurs années sont assez constantes dans nos climats, et toujours pernicieuses à la santé, ont fait tourner l’attention des inventeurs vers l’imperméabilisation des étoffes, d’autant plus que -la cherté des matières textiles tend à faire fabriquer des tissus de plus en plus légers. En mettant bien entendu de côté les procédés d’imperméabilisation dus aux caoutchouc, gutta-percha, etc., voici quels sont, en général, les principes que réclame un tissu imperméabilisé, pour qu’il soit hygiénique et sain. Il ne faut pas d’abord qu’il laisse passer l’humidité, mais qu’il permette cependant à l’évaporation cutanée, de s’effectuer dans de bonnes conditions. Il ne faut pas non plus que la matière imperméabilisatrice contienne de sels toxiques, ni solubles, enfin il est utile que l’étoffe n’acquiert pas un poids trop lourd, et qu’elle soit en même temps souple et sans raideur : nous n’osons parler du prix de revient qui en définitive doit guider le producteur pour engager la clientèle.
- M. Grut fils et Cie, est le seul de tous les exposants de ce genre de produits, qui ait à peu près réuni les conditions que nous venons d’énumérer.
- La série de tissus imperméabilisés par MM. Grut et Cie, exposée au Palais de l’Industrie, a été préparée par eux, au moyen d’un nouveau procédé qui est l’acétate d’alumine. Cette méthode inventée par l’un des associés, M. le Dr Fournaise (du laboratoire de M. Wurtz) est basée sur la combinaison de l’alumine avec la fibre textile, combinaison rendue insoluble par l’évaporation de l’acide, par une chaleur de 110 à 120 degrés. Jusqu’à présent, on s’était uniquement servi de l’acétate d’alumine pour l'im-pression sur étoffes, où l’alumine jouait le rôle de mordant. C’est M.le Dr Fournaise, croyons-nous, qui a le premier montré son rôle comme imperméabili-sateur, et en tous cas le premier qui l’ait appliqué en ce sens. Pour prouver que l’étoffe était parfaitement imperméabilisée par son système, MM. Grut fils et Cie avaient tendu légèrement des étoffes, au Palais de l’Industrie, y avaient ajouté de l’eau, de manière à ce que le poids du liquide fit mare au
- centre et par conséquent que le public y vît une certaine pression exercée par un volume d’eau relativement considérable puis on y avait ajouté quelques petits poissons rouges.
- L’expérience était donc concluante, c’est-à-dire que le tissu était étanche, et en effet, il n’en-passait au-dessous que des gouttes insignifiantes ; d’un autre côté, les poissons vivant dans cette eau, démontraient la parfaite innocuité de la matière imperméabilisatrice.
- Le procédé à l’aide duquel les inventeurs rendent leurs étoffes imperméables est très simple. Pour le travail, on passe la pièce dans un bain marquant 4 à 5 degrés à l’aréomètre ; on laisse séjourner l’étoffe environ une heure, puis on la passe au cylindre presseur pour la sécher, et à l’étuve pour la finir.
- L’acétate d’alumine pour cette préparation est fabriqué de toutes pièces, c’est-à-dire avec de l’alumine hydratée et de l’acide acétique, car il paraît que le produit obtenu par la double décomposition (de l’acétate de plomb par le sulfate d’alumine) donne de moins bons résultats.
- Les tissus que le jury a examinés étaient souples, imperméables à l’eau, et permettant cependant l’évaporation de la peau. Leur poids n’était guère élevé que de 2 à 2 1/2 pour cent, le jury a examiné de même, des tissus à bâches, des feutres, etc., rendus imperméables par le même procédé. Dans ces conditions le jury a placé MM. Grut fils et Cie, et M. le D‘ Fournaise au nombre de leurs lauréats méritants, en leur accordant une récompense importante.
- (Revue de Chimie.)
- DE LA FORMATION
- du noir d’aniline, au moyen des sels de vanadium, et de la théorie de la formation du noir d’aniline
- par M. Antony Guyard (Hugo Tamm).
- Puisque la découverte si intéressante de M. Pink-ney est connue, qu’il me soit permis de dire quelques mots sur la question jusqu’ici assez obscure de la formation du noir d’aniline, mais que la réaction des sels de vanadium élucide très-complètement :
- Quand on introduit dans un mélange normal, pour noir d’aniline, formé de :
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Eau ...............100 grammes. Chlorhydrate d’aniline............. 8 » Chlorate de potasse ou soude. . 3,5 à 4 gr.,
- environ 1 centigramme de chlorure vanadeux ou de vanadate d’ammoniaque, on voit avec surprise la liqueur se foncer au bout de quelques instants, puis, peu à peu, déposer abondamment du noir d’aniline.
- Après 48 heures environ, la réaction est à peu près terminée et la liqueur s’est prise en une boue épaisse, presque solide, par suite de la formation de la presque totalité du noir d’aniline qu’elle peut fournir.
- Cette réaction est tellement sensible qu’une partie de chlorure vanadeux peut transformer aisément 1000 parties de chlorhydrate d’aniline en noir d’aniline, et que, dans la pratique, on transforme convenablement 500 parties de sel d’aniline en noir au moyen d’une partie de chlorure vanadeux ou de vanadate d’ammoniaque.
- Cette importante découverte permet de teindre en noir d’aniline avec autaut de facilité qu’on imprime, et rien ne saurait égaler la beauté des noirs ainsi obtenus ; depuis les découvertes de M. Light-foot et de M. Lauth, il n’est pas de réaction qui soit appelée à généraliser autant l’emploi du noir d’aniline, soit dans la teinture, soit dans l’impression.
- Mais c’est surtout au point de vue chimique que cette réaction présente de l’intérêt ; d’abord c’est une des réactions les plus élégantes de la chimie; et je croirai l’avoir exprimé sous son image véritable si je dis que le vanadium est l’étincelle fluide qui détermine la combustion de la masse fluide de sel d’aniline et de chlorates.
- On fait du noir d’aniline au moyen d’une goutte de sel vanadeux comme on met le feu au foyer au moyen d’une allumette.
- Le pouvoir des sels de vanadium, dans la production du noir d’aniline, est plus de 1000 fois plus considérable que celui du cuivre, et lorsqu’on connaît les propriétés du vanadium, on s’explique aisément pourquoi :
- Il n’est pas de métal qui passe avec plus de facilité de l'état d’oxydation minimum à l’état d’oxydation maximum, et il n’en est pas qui revienne plus facilement de l’état d’oxydation maximum à l’état d oxydation minimum. Sous les plus légères influences réductrices, l’oxyde vanadique devient de l’oxyde vanadeux, et, sous les plus légères influences oxydantes, l’oxyde vanadeux se transforme en oxyde vanadique.
- Là est tout le secret du pouvoir du vanadium,
- Ce pouvoir est si grand que je crus tout d’abord à une force nouvelle, ou, tout au moins, à l’une de ces forces mystérieuses qu’on nomme catalytiques ; mais une étude un peu approfondie du phénomène me permit bientôt de l’expliquer.
- En effet, lorsqu’on dissout l’acine vanadique dans l’acide chlorhydrique, il se transforme en chlorure vanadeux, et, lorsqu’on évapore à l’air le chlorure vanadeux, il se transforme en partie en acide vanadique.
- D’un autre côté, si l’on met en contact du chlorure vanadeux et du chlorate de potasse, celui-ci est décomposé avec dégagement de chlore et l’oxyde vanadeux se transforme en oxyde vanadique ; et réciproquement, si l’on introduit de l’oxyde vanadique ou un vanadate alcalin dans du chlorhydrate d’aniline, l’oxyde vanadique est instantanément réduit à l’état d’oxyde ou de chlorure vanadeux.
- Tout s’explique donc, et, soit que l’on introduise dans un mélange de sel d’aniline et d’un chlorate 1/1000 environ de chlorure vanadeux ou d’un vanadate, le noir d’aniline se produira avec la même énergie. En effet, au double contact du sel oxydant et du sel organique réducteur, le vanadium passe avec la rapidité d’une étincelle électrique de l’état d’acide vanadique à l’état d’oxyde vanadeux, et réciproquement, et cela tant qu’il reste une trace d’a-niline à oxyder ou de chlorate à décomposer.
- Pour qu’un métal puisse aider à la production du noir d’aniline, il faut qu’il possède au moins deux degrés d’oxydation par voie humide; c’est ainsi que le potassium, le sodium, le lithium, le calcium, le magnésium, le baryum, l’aluminium, le zinc, le cadmium, le plomb, l’argent et tous les métaux analogues sont impropres à la production du noir d’ani-line.
- Lorsque le métal possède deux degrés d’oxydation par voie humide, il ne faut pas que le métal passe avec trop de facilité de l’un des états d’oxydation à l’autre. C’est ainsi que le protochlorure d’étain est impropre à la fabrication du noir d’aniline. En effet, ce sel absorbe avec tant d’avidité le chlore et l’oxygène qu’il décompose bien une certaine quantité de chlorate de potasse, mais qu’il absorbe les produits de la décomposition de l’acide chlorique et n’en cède pas la plus petite portion à l’aniline.
- On peut même ainsi retarder à plaisir la formation du noir d’aniline, même dans un bain renfermant du vanadium.
- Le noir d’aniline ne commence à se former que
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lorsque tout l’étain est suroxydé, et, dès que le noir fait son apparition, on peut le faire disparaître en ajoutant de nouvelles quantités de protochlorure d’étain.
- Si l’on prend le degré maximum du métal à deux degrés d’oxydation, on sait qu’on peut produire des matières analogues au noir d’aniline pourvu que le sel passe facilement au degré inférieur d’oxydation. C’est ainsi que le permanganate de potasse, le bichromate de potasse, le ferrate de potasse, le diva-nadate d’ammoniaque forment avec le chlorhydrate d’aniline des matières analogues au noir d’aniline, et cela sans l’intervention des chlorates.
- Les tungstates et molybdates alcalins, au contraire, ne sont pas favorables à la production des noirs.
- Si l’on prend le dégré minimum d’oxydation du métal à deux degrés d’oxydation, on peut, en présence des chlorates, obtenir du noir d’aniline. Les sels au minimum de cérium, de fer, de manganèse sont dans ce cas, ainsi que ceux de nickel, de cobalt et de chrome. Ces derniers ne s’oxydant que difficilement ne sont pas très-propres à cet usage, mais en présence de 1/5ooo environ de sel de vanadium, ils aident à la formation du noir.
- Les sels au minimum d’urane, de tungstène et de molybdène donnent de fort beaux noirs par eux-mêmes. Mais les sels d’uranium, au maximum, comme les tungstates et les molybdates, ne réagissent pas. Lorsque les sels d’uranium semblent former du noir, comme M. Pinkney a cru l’observer, c’est que le sel d’uranium provient d’une pechblende renfermant du vanadium.
- Le cuivre, comme on le sait, passe assez facilement de l’état d’oxydation maximum au minimum, et très-facilement de l’état d’oxydation minimum au maximum, aussi est-ce, après le vanadium, le métal le plus propre à la formation du noir et celui qu’on emploie généralement.
- (La fin au prochain n°).
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- BRONZAGE ET GRAVURE DES MÉTAUX Par M. R. Wagner,
- 1. — Mise en couleur des objets en or.
- Les objets de bijouterie en or, même ceux en bronze, dorés par le procédé de la dorure au feu, présentent souvent, après le polissage, une couleur
- qui diffère notablement de celle de l’or pur : ils affectent une teinte d’un blanc rougeâtre ou jaune pâle. Pour communiquer à ces alliages la couleur jaune, éclatante, de l’or pur, on doit alors les faire bouillir dans une liqueur que l’on appelle couleur à bijoux.
- Si l’on examine les nombreuses formules qui ont été proposées pour mettre en couleur les objets en or ou dorés, il est facile de distinguer les matières qui en font la base. Les éléments principaux y sont, constamment, un azotate alcalin et le sel marin, auxquels on ajoute un sulfate de réaction acide, tel que de l’alun et du sulfate de fer; ces derniers doivent agir sur l’azotate et le chlorure pour mettre en liberté de petites quantités d’acide azotique et d’acide chlorhydrique, d’où formation d’eau régale. Un peu de chlore, mais alors en liberté, dissout une faible portion de l’alliage : cuivre, argent et or. Les deux premiers métaux restent dans la solution, mais non pas le dernier qui vient, de nouveau, se déposer sur les objets, pour former, à la surface, une pellicule mince d’or fin.
- En somme, puisque l’opération, dite mise en couleur, consiste à attaquer la surface des pièces en métal, afin de la rendre plus riche en or, on pourrait supposer que ce but sera atteint, beaucoup plus simplement et plus rapidement, en se bornant à l’emploi direct de l’eau régale étendue. Néanmoins, les expériences que M. Wagner a eu jadis l’occasion de poursuivre, avec le concours de praticiens de l’industrie métallurgique de Nuremberg, lui ont démontré que cette opinion était erronée : l’usage de l’eau régale produit à la surface une couche excessivement mince, mais fort adhérente, de chlorure d’argent, que l’on a beaucoup de peine à enlever mécaniquement, sans endommager les bijoux. Si, d’ailleurs, on tente de faire disparaître cet enduit, en employant les dissolvants ordinaires du chlorure d’argent, l’ammoniaque ou l’hyposul-fite de sodium, l’on n’obtient que des résultats absolument défavorables : cela permettrait de croire que cet enduit est un mélange de chlorure d’argent etde chlorure de cuivre. Dès lors, le sel marin, que l’on rencontre toujours dans les préparations empiriques dont la composition est consacrée par l’expérience, agit dans un double but : il doit détruire l’alliage, et aussi dissoudre le chlorure métallique qui tend à se déposer à la surface des objets, d’une manière analogue à ce qui se passe dans l’extraction de l’argent par le procédé de lessivage d'Augustin.
- Il paraît superflu d’entrer dans des explications tendant à démontrer que l’on possède dans le brome,
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 47
- un agent parfait et rationnel pour la composition des couleurs à bijoux. D’après les expériences, les bromures de calcium, de barium et de magnésium seront tout particulièrement propres à cet objet : une solution de 25 grammes de bromure de calcium dans un litre d’eau, additionnée avec un gramme de brome, fournit une excellente couleur à bijoux. Ceux-ci y seront plongés, pendant 2 ou 3 minutes, en agitant constamment; ils seront ensuite lavés dans une solution d'hyposulfite de sodium, pour enlever les traces de bromure d’argent et de cuivre qui pourraient subsister dans les creux, puis rincés à l’eau pure.
- Dans le bain épuisé, qui contient l’or et l’argent à l’état de bromures, on précipite ce dernier dans la liqueur étendue de 10 fois son volume d’eau, puis on élimine les traces de brome libre, au moyen de l’acide sulfureux, et l’on précipite l’or par une addition de sulfate de fer.
- 11. — Emploi du brome pour bronzer et patiner le cuivre.
- Il n’y a pas de doute que l’on ne puisse employer avantageusement le brome pour bronzer et patiner le cuivre et quelques alliages de ce métal : en particulier, le bronze phosphoreux. Il sera d’un emploi également certain pour brunir, décaper, dérocher es objets en fer ; pour colorer en noir l’argent et ses alliages.
- L’enduit noir que le bronze communique aux objets d’argent mérite d’être pris en considération dans l’exécution des travaux d’art où il pourra rendre des services.
- Sur les surfaces gravées ou guillôchées, l’on peut obtenir, avec le brome, des effets de nielle.
- La dissolution aqueuse de brome peut servir à moirer le ferblanc ; néanmoins dans les expériences que M. Wagner a pu faire, en petit, la beauté des facettes cristallines du dessin a été de beaucoup inférieure à celle des moirés obtenus par l’acide azotique.
- III. — Gravure sur cuivre et sur acier.
- Lorsque l’on parcourt les annales et les dictionnaires qui traitent de technologie, l’on trouve qu’il ne manque pas de recettes pour graver sur les métaux : particulièrement sur cuivre ou sur acier. Seulement, l’on doit regretter que la plupart de ces formules ne remplissent le but que d’une manière imparfaite.
- M. Wagner a cherché à utiliser pour cet objet les solutions de brome ou des composés du brome,
- Une solution d’une partie de brome dans cent parties d’eau fournit, sur acier, d’excellents résultats. Néanmoins, la solution de bromure d’argent (un de bromure pour 30 d’eau) méritera la préférence, dans certains cas où l’on doit éviter la production, des vapeurs de brome.
- Pour graver sur cuivre, M. Wagner recommande une solution de brome dans l’acide chlorhydrique étendu.
- ^Deutsche Industrie-Zeitung).
- FABRICATION
- DE L’EXTRAIT D’ORSEILLE ET DE L'ORSEILLE EN PATE, Par MM. Seroz et CHIOGNARD.
- Nos procédés de fabrication sont basés sur les découvertes suivantes :
- 1° Nous avons remarqué que lorsque l’on traite les lichens qui servent ordinairement à la fabrication de l'orseille, par de l’eau à une température de 110 à 200 degrés, surtout lorsque l’on ajoute à l’eau une base alcaline, telle que la potasse, la soude, l’ammoniaque, la chaux, etc., la dissolution des acides colorables contenus dans les lichens s’opère d’abord d’une manière complète ensuite, ces mêmes acides se transforment complètement en orcine, transformation qui aide puissamment à leur passage à l’état d’orcéine (matière colorante de l’orseille) ;
- 2 Nous avons remarqué que si, lorsque l’on a ajouté de l’ammoniaque à une dissolution d’orcine, ou à une dissolution des acides colorables retirés des lichens, l’on fait agir sur elles l’oxygène pur, au lieu de l’air atmosphérique que l’on emploie ordinairement, leur transformation en orcéine se fait beaucoup plus rapidement.
- Nous basant sur les découvertes qui précèdent, nous avons imaginé de nouveaux procédés de fabrication de l’orseille et de l’extrait d’orseille.
- Nous prenons les lichens qui servent ordinairement à la fabrication de l’orseille, nous les faisons macérer pendant un quart d’heure dans de l’eau contenant une petite quantité de chaux, puis nous soumettons la masse pendant un temps variable, suivant la nature des lichens, à une température de 110 à 200° centigrades.
- Pour obtenir une température dépassant 100 degrés, nous opérons dans un récipient clos dans lequel nous faisons arriver de la vapeur d’eau à plusieurs atmosphères de pression, pression qui varie
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- 48 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- nécessairement avec les différentes espèces de lichens.
- Nous séparons ensuite le brin du liquide, soit en employant le filtre simple, soit en nous servant d’une essoreuse mécanique ou d’une presse hydraulique.
- Le liquide qui contient les principes colorables est évaporé pour être amené à une concentration convenable- il est ensuite additionné d’ammoniaque et peut alors servir à la fabrication de l’extrait d'or-seille ou à celle de l’orseille en pâte.
- Le liquide concentré est placé dans un vase en bois ou en fer que l’on ferme aussi hermétiquement que possible ; au moyen d’un tube percé de trous et placé à la partie inférieure du vase, on fait arriver l’oxygène dans le liquide ; le vase est muni à sa partie supérieure d’un tube de dégagement pour laisser échapper l’oxygène non absorbé; cet oxygène est recueilli dans un récipient pour servir à de nouvelles opérations.
- Notre tube de dégagement nous sert également à recueillir l’ammoniaque qui se dégage pendant l’évaporation ; nous pouvons le recueillir dans l’eau ou le faire absorber par un acide.
- Lorsque l’oxydation de notre liquide est suffisante, ce que l’on juge en dosant la quantité de couleur développée, gn retire le liquide du vase ; s’il est encore trop chargé d’ammoniaque, on peut le laisser un jour ou deux à l’air ou le chauffer légèrement.
- Orseille en pâte.
- Le liquide concentré additionné d’ammoniaque est mélangé au lichen épuisé, de façon à former une pâte consistante ; cette pâte est placée dans un vase en bois muni d’un agitateur mécanique.
- Ce vase, auquel est adapté un tube de dégagement, est ensuite clos-, on y fait arriver l’oxygène, comme il a été dit pour la fabrication de l’extrait; on remue de temps en temps la masse à l’aide de l’agitateur, de façon que toutes les parties soient en contact avec l’oxygène; quand on juge l’oxydation suffisante, on arrête le courant d’oxygène, on découvre l’appareil et on laisse pendant quelques jours la masse exposée à l’air en remuant de temps en temps.
- Nos appareils à développer l’extrait d’orseille et l’orseille en pâte sont établis de façon à pouvoir être chauffés légèrement par un courant d’eau chaude ou par un autre moyen.
- L’oxygène que nous employons est obtenu par le procédé Tessié du Motay ou tout autre procédé économique.
- En résumé, notre invention consiste :
- 1° A appliquer une haute température et une pression supérieure à la pression atmosphérique, à l’extraction et à la transformation en orcine des principes colorables contenus dans les lichens qui servent à la fabrication de l’orseille ;
- 2 A développer la matière colorante par l’action de l’oxygène pur, remplaçant l’action de l’air atmosphérique employé jusqu’à ce jour. (Brevet.)
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- MARQUES DE FABRIQUE.
- Le ministre de l’agriculture et du commerce a fait prévenir les industriels et commerçants que, dans le but de leur faciliter la recherche des contrefaçons dont les marques de fabrique peuvent être l’objet en Allemagne, il vient de faire mettre à sa disposition un recueil périodique où se trouvent toutes les marques nationales ou étrangères enregistrées, soit à Leipzig, soit dans les autres villes de l’empire.
- Ce recueil est déposé au Conservatoire des arts et métiers, à Paris, où il sera communiqué, sans frais, à toute réquisition.
- CONGRÈS COMMERCIAL ET INDUSTRIEL.
- Les chambres syndicales du commerce et de l’industrie de Paris viennent de transmettre au ministre des travaux publics le programme des questions qui seront traitées dans le congrès général qui doit être organisé par leurs soins au Conservatoire des arts et métiers au commencement d’avril prochain.
- Ce programme comprend une partie économique et une partie juridique. Dans la première partie sont énumérées les principales questions relatives au commerce intérieur et extérieur de la France, aux impôts, aux rapports du travail et du capital, au crédit commercial et industriel, etc.
- La partie juridique du congrès sera spécialement consacrée à la discussion des meilleures dispositions à introduire dans la législation française au point de vue du commerce, de l’industrie et des arts industriels.
- E. BICHON, Montpellier
- Fabrique d'acide tartrique cristallisé
- LIE DE VIN ROUGE ET BLANC
- DEMANDE DE BONS AGENTS
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau.
- Tous droits réservés.
- Imp. G. Colin, route de Flandre, à Charleville (Ardennes)
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- CONDITIONS ET PRATIQUES COMMERCIALES
- Adoptées par l’Office du MONITEUR DE LA TEINTURE
- 1° Toute commission demandée par Grande Vitesse ou par Poste, sera expédiée dans les 24 heures, par Petite Vitesse, dans les 48 heures de la réception de la commande.
- Ces délais ne s’appliquent pas aux articles qu’il faudrait faire fabriquer ou se procurer au dehors de Paris.
- 2e Les prix que nous publions, le sont sous toutes réserves de variation.
- 3° La Droguerie, les Produits chimiques tinctoriaux, les Couleurs d'aniline sont facturés au comptant avec 3 0/0 d’escompte, à 30 jours avec 2 0/0, ou à 90 jours sans escompte.
- Les Machines, le matériel, les Appareils, la Librairie, sont facturés à prix nets, au comptant et sans escompte.
- Les marchandises sont vendues prises sur place, c’est-'a-dire que les frais d’emballage et de transport sont au compte des acquéreurs et que en cas de pertes ou d’avaries, ces derniers ne peuvent exercer recours que contre les compagnies de transport.
- Nos factures sont payables à notre office. Toutefois, sur la demande de nos commettants, nous faisons traite sur eux pour nous couvrir du montant de la facture. Toute traite inférieure à 50 francs est augmentée de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- 4° Les commandes de l’Etranger devront toujours être accompagnées du montant de la commission, soit en une valeur sur Paris, ou sur une des principales places commerciales de France.
- EXTRAIT UE NOTRE TARIF
- DES ANALYSES CHIMIQUES
- : —r e‘, r ; iner yn - . . Crr/ g “y ? T 3 ; i
- Détermination de la matière colorante fixée sur
- une étoffe................................ . . 6 »
- Analyse complète d’un mélange colorant, d’un mor-
- dant, d’un apprêt, d’un parement, etc. .... 30 » Détermination de la base seulement......................6 »
- Essai des matières colorantes du commerce, au
- point de vue de leur valeur et de leur pureté. . . 10 » Détermination de la nature des fibres d’une étoffe. 6 » Id. avec indication des proportions de chaque
- matière textile.......................................20 »
- Titrage des acides du commerce, acides sulfurique, chlorhydrique, azotique, acétique, etc.................6 »
- Détermination du degré aréométrique .... 3 »
- Analyse d’un mélange d’acides..........................15 »
- Titrage alcalimétrique des soudes et potasses du
- commerce . . . .............................. . . 6 »
- Id. des soudes et potasses brutes.......................9 »
- Analyse complète des potasses et soudes, salins, etc.. 30 » Titrage chlorométrique, des chlorures de chaux,
- eaux de chlore, javelle, etc-..........................6 »
- Essai des manganèses au point de vue de leur
- rendement en chlorure ................................15 »
- Titrage hydrotimétrique d’une eau. ..... 6 »
- Analyse complète de l’eau. ....... 30 »
- Analyses des amidons, fécules et autres matières amylacées............................................ 30 »
- Analyse des savons.................................30 »
- Essai de benzine, nitro-benzine, acide phénique, aniline, huile de schiste, de pétrole (distilation fractionnée et détermination des densités).................20 »
- oudrons de houille et de bois (distillation et examen des produits distillés).........................30 »
- Analyse d’une houille ou d’un lignite.. ... 30 »
- Analyse des minerais, métal seulement. . • 15 »
- — — complète...........................45 »
- Analyse des alliages (2 métaux) ...... 20 » — (3 et au-dessus). . . 30 à 50 »
- Essai des matières d’or (détermination de l’or et de l’argent)...............................................3 »
- Essai des cendres et résidus d’or et d'argent . . 6 »
- Analyse organique élémentaire complète .... 60 »
- Dosage de l’azote seulement (engrais). . ... 15 »
- __ — et des phosphates. .... 30 »
- Il est toujours fait deux essais pour le même produit, afin qu’ils se confirment l’un par l'auyre; les échantillons sont conservés trois mois pour être revus en cas de contestation.
- Les résultats des analyses sont d’une exactitude garantie, ils sont communiqués comme renseignement aux personnes qui ont commandé ces analyses, mais si l’on désire un Rapport à titre d’expert officieux, ce rapport se paie en plus, selon son importance. Outre les analyses, l’office exécute les travaux de recherches, études, applications industrielles et travaux chimiques, en général, dont le prix se fixe de gré à gré.
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- Bleu Nicholson pour laine (no 5). — 40
- — — (n« 3).............. — 70 — lumière (ne.........................— 90 Bleu dé Lille, ou gros violet. — 36 Bleu-noir, ou bleu matin — 25
- Bleu foncé. ............. ............. — 30
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- Xanthine (orange)........................ — 35
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l'alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes on gros, on ferait de notables diminutions.
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- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs, des gris, et, par mélangé, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent l’emploi tres-avantaseux• PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 23 fr.
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- ALCAN (Michel). — Traité du travail des laines peignées, de Valpaga, du cachemire, etc,, vol. in-8° et un atlas de 41 planches doubles. 40 fr. — Traité du travail de la laine cardée, 2 vol. in-8° et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Etudes sur les arts textiles, à l’exposition universelle de 1867; 1 vol. in-8° et un atlas de 25 planches doubles .......................................... 35 fr.
- — Essai sur l’industrie des matières textiles, in-8°, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)............... 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°................... 35 fr.
- BEZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-4°..................... 100 fr.
- BOLLEY et KOPP . — Traité des matières colg^ntes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 figures dans le texte 10 fr. ; "
- par poste..................................... 12 fr.
- BON A- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ;
- par poste..................................... 11 fr.
- BOURDILLAT• — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7fr. 50 par poste.................................. 9 fr. 50
- CHIVREUL. — Cercles chromatiquesapp^gués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr. ; 3 par poste................................:1 37 fr.
- CHOI8ET. — Filature du lin et du ghat^re, in-8°, 448 p. avec tableaux et pl. (rare), 25 fr.; par poste....................................71 27 fr.
- DE MINANT. — Traité pratique de la lecture, de l’impression sur étoffes et du blanchiment, 1 yolume in-89, de 875 pages et 6 planches autographiees, • contenant un grand nombre de prodédés et recettes,
- 20 fr. ; par poste............................ 22 fr.
- DICTIONNAIRE INDUSTRIEL à l’usage de tout le monde,, par E. Lacroix, 2 vol. in-8e, renfermant 1,600 pages et 676 gravures; cartonné a l'anglaise, 22 f. ; par poste.................................... 25 fr.
- DOLFUS-AUSSET. — Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-8°, 20 fr. ; par poste 23 fr.
- F. FOL- — Guide du teinturier, ou Manuel des connaissances chimiques indispensables à là pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte; cartonné, 9 fr.; par poste .... 9 fr. 75
- GIRARD et DE LAIRE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste....................................... 20 fr.
- GiRARDIN- — Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste..................... 14 fr.
- GOHFREVILLE. — Art de la teinture des laines en toison, en filet en tissus, 1 vol. in-8°, 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec formules, 30 fr ; par poste. .................. 31 fr.
- GQUILION. — Méthode pratique d’impression des tissus en couleurs mates, dorées, argentées, bronzées, velo.utées et perlées, applicable aux étoffes reteintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et échantillons, 3 fr.; par poste................................... 3 fr. 25
- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d'échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr.; par poste......................'............10 fr. 50
- ~ ^lançhîmçnts et blanchissages", grand in-8° et 3 pl. 19.; par poste ........... 11 fr.
- — Impvçssiopf et teinture des tissus ; grand in 8°, figures et 5 planches, §fr.; par Poste.............. 5 fr. 50
- — ia Gaiifde; son emploi dans la teinture, in-8°, 1 fr. 25; par poste. ....................... 1 fr. 75
- — Garqnçe; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus ; In-g, 2 fr.; par poste .... 2fr.50
- LEROUX- — Traité pratique sur la filature de laine peignée, cardée, peignée et cardée, 1 vol. in-8e, 289 pages et atlas de 12 planches........................ 30 fr.
- — Rouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste....................................... 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, i n-8e, 5 fr. ; par poste.............. 5 fr. 75
- PARANT. — Filature et tissage, un vol. grand in-8°, fig. et 4 planches, 10 fr.; par poste. ... 11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes -8°, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dàns le texte, et un atlas de 10 planches in-4° ; dont 4 sont coloriées............... 70 fr.
- SCHEFFER. — Essai sur l’Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre Berckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plu-sieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce de quercitron, etc., in-8°, 2 fr. 50; par poste.............,' ........ 3 fr. 25
- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’im-pression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants ; 2 volumes in-8°, avec figures et échantillons dans le texte, 19 fr. ; par poste ...................................... 21 fr.
- VAN LAER. — Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teinturesr à mordant, 1 volume in-8°, de 200 pages avec 213 échantillons,
- 10 fr.; par poste........................... 21 fr.
- Publications périodiques.
- THE TEXTILE MANUFACTURER
- Revue mensuelle des industries du coton, de la laine filée et tissée, de la soie, du lin, du jute,; de la teinture, au blanchiment, de l’impression sur étoffes, et du matériel de ces industries. Prix pour la France, 12 fr. 50 par an. Adresser chèque ou mandat poste, à l’ordre de WILLIAM THOMAS, 138, Fleet-Street, à Londres.
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- 4e Série, 4® Volume.
- 5 MARS 1876.
- 20e Année, Numéro 5.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS REVUE THÉORIQUE & PRATIQUE Spécialement consacrée
- AU BLANCHIMENT, A LA TEINTURE, A L'IMPRESSION ET A L’APPRÊT DES FILS ET TISSUS, A LA PRODUCTION ET A LA PRÉPARATION DES MATIÈRES TEXTILES; EN GÉNÉRAL, A LA FABRICATION
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- Sous la direction de M. A.-Félix GOUILLON, Ingénieur-Chimiste
- ADMINISTRATION et RÉDACTION, rue Michel-le-Comte, 22, PARIS
- S’adresser a MM. GOUILLON et BLONDEAU, Ingénieurs.
- ABONNEMENTS
- Paris et Départements : Un an.... 15 fr.
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- INSERTIONS
- La ligne, page en deux colonnes... » 50 c.
- Réclames............................. 1 50
- Faits divers......................... 3 »
- Les abonnements et les annonces sont reçus au bureau du journal, 22, rue Michel-le-Comte, à Paris, et chez les principaux libraires de France et de l'Etranger.
- MACHINES A VAPEUR VERTICALES
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- PRIMES AUX ABONNÉS
- --Qeye-s-
- Le Moniteur de la Teinture est arrivé à sa vingtième année ; ce n’est donc pas un journal qui débute et qui cherche, en tâtonnant, la route à suivre ; depuis longtemps, il a l’expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le Moniteur de la Teinture a déjà vu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
- Pour faire apprécier, comme il convient, la valeur de cette publication, nous enverrons sur demande la table des matières du dernier volume, lequel est accompagné de nombreux échantillons et gravures intercalés dans le texte.
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- Aux abonnés nouveaux A9 un an, ainsi qu’à nos abonnés actuels, nous offrons :
- 1° — Les quatre derniers volumes 1830-31, 1832, 1873 et 1834, au prix réduit de 28 francs, ou :
- 2° — Les trois derniers volumes 1832, 1833 et 1834, au prix réduit de *2 francs, ou :
- 3° — Les deux derniers volumes 1833 et 1834, au prix réduit de 15 francs, ou :
- 4° — ln des quatre derniers volumes parus au prix réduit de 10 franes.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)_______________________________________—_________________ demeurant à__________________________________________________________________________________________________________ département d__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ déclare souscrire pour un abonnement de au Moniteur de la Teinture, à partir du (2) ’______________________________________________et comme prime aux volumes le tout payable a la présentation de la quittance ,
- Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUrL-LON et Blondeau, rue Michel-le-Gomle, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceuxparbulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier ; mais, afin d’avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courant.
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- Voir le Moniteur de la Teinture du 20 février 1874 (page 42).
- Toutes ces Machines sont vérifiées avant leur expédition.
- S’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- Rouges.
- Fuchsine inférieure............. le kil. 15 fr.
- — bonne courante...................................... — 30
- — extra-supérieure.................................... — 40
- Rouge-cerise ou grenadine........ — 15 Rose de safranine en poudre...............— 200 Géranosine en poudre............. — 180
- Eosine, nouvelle couleur......... — 200
- Bleus.
- Bleu rougeâtre.................. le kil. 45 fr.
- Bleu ordinaire................... — 55
- Bleu pur......................... — 80
- Bleu-lumière ordinaire........... — 125
- Bleu-lumière supérieur........... — 200
- Bleu Nicholson pour laine (no 5). — 40 —..........................- (no 3)........................ - 70 —....................lumière (ne 1).................. — 90 Bleu de Lille, ou gros violet.... — 36 Bleu-noir, ou bleu marin ........ — 25
- Bleu foncé....................... — 30
- Jaumes.
- Jaune bouton d’or............... le kil. 50 fr.
- Jaune-orange....,................ — 50
- Orange supérieur pour soies...... — 200
- DANILINE
- DÉTAIL :
- Violets.
- Violet ordinaire, très-rouge, rouge.le kil. 60 fr. — bleu, très-bleu................... — 70
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, très-rouge, rouge...................... — 100
- Violet lumière, bleu, très-bleu..... — 110
- Violet au bi-chromate, en pâte...... — 20 Violet pour remontages — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2)........ le kil. 150 fr.
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- Vert d’aldéhyde en pâte................ — 45
- Vert spécial ‘pour coton, en pâte... — 50
- O i vers.
- Brun d’Elbeuf liquide................. le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline......................... — 30
- Gris, par le bleu-noir................... — 25
- Gris-perle, par les violets.............. — 110
- Coralline rouge.......................... — 30
- — jaune (alcool).......................... — 20
- Purpuraline à l’état sec................. — 10
- Xanthine (orange)........................ — 35
- Cachou de Laval.......................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes on gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- MATIÈRE COLORANTE D'ANILINE
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- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l’orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides, que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au Bleu-Noir d'aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances très-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- SOLUBLE DANS L’EAU
- NOUVELLM MATMEEEM COLORANTE
- it 1104) r ri* 20 L tp I1 - 2 . À '
- Sur laine, cette couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant, ni préparation.
- - Plus riche, plus économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-ci dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande variété de teintes.
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs, des gris, et, par mélange, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent 1 emploi très-avantageux.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- „ L d’Argent et de Bronze à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vienne 1873
- SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l'alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns D'ELBEUF (solubles à l’eau), remplaçant le caltiatour et résistant au foulon.
- Acide salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
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- Constructeurs à MULHOUSE
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- Rames fixes à pinces et à déraillage.
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- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements.
- Lo'comobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges et à pistons, Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
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- Economie de 18 O/O d’indigo
- Dans la Teinture à l'Indigo de cuve
- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 100 kilos de matières traitées, en 4 fois on met pour les premiers cent kilos 2 kilos de mordant dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
- Prix du kilo : 4 frames.
- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer elles-mêmes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo.
- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr. par cuve.
- S’adresser à l’Office du Journal.
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- Htemseigmements et Reeettes.
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20° Vol., No 5. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Mars 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Note sur la teinture en noir d’aniline, par M. A. LADUREAU. — Unification du numérotage et du conditionnement des fils. — Zéphir, Vichy ou Oxfort (échantillons).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : De la formation du noir d’aniline, au moyen des sels de vanadium, et de la théorie de la formation du noir d’aniline, par M. Antony Guyard (Hugo Tamm) (Suite et fin). — Considérations sommaires sur l’emploi et les applications de l’acide salicylique, par M. A. SCHLUMBERGER. — Transformation du toluène, en orcine et orcéine, par MM. Vogt et Henninger.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Le centenaire de la Société industrielle de Mulhouse. — Transport par eau. — Changement dans les conditions de vente du pétrole aux Etats-Unis. — Traités de commerce. — Compagnie d’assurances, et combustion spontanée des tissus.—Incendies.
- CHRONIQUE
- Il paraît y avoir une tendance à la reprise des affaires. Les places manufacturières montrent déjà un peu plus d’activité.
- La ville d'Elbeuf semble sortir de la torpeur dans laquelle l’avait plongée le sinistre financier que nous avons signalé. On attend des acheteurs pour l’article d’été, et si les ventes se font bien, il est très-probable qu’il en résultera une reprise dans la fabrication.
- A Roubaix-Tourcoing, la vente est assez restreinte ; on signale cependant des négociants étrangers qui ont fait quelques commandes. Quoi qu’il en soit, les prix se maintiennent, car le stock de marchandises fabriquées est peu considérable.
- La fabrique de Reims a commencé à reprendre aussi une marche régulière et assez active. Tout fait espérer eue cela continuera.
- Dans le Midi, les affaires continuent à subir le même calme. A Vienne, par exception, la fabrique est toujours aussi occupée, et aussi prospère que précédemment. Les autres villes du Midi ne reprendront vraisemblablement leurs travaux courants qu’à l’époque où se commencera la fabrication de l’article d’hiver.
- Pendant le peu de temps écoulé depuis notre dernière Chronique, la situation n’a pu, d’ailleurs, se modifier considérablement ; aussi n’avons-nous aucun changement important à signaler dans le commerce et la fabrication des soieries, des toiles et des cotonnades.
- Dans ces derniers articles, les genres dits :
- Vichy ou Oxfort sont toujours les plus recherchés ; nous en disons quelques mots dans le corps du journal, et produisons deux échantillons de ces tissus.
- Les nouvelles de l’étranger sont encore très-peu favorables aux industries textiles. L’Allemagne con tinue à ne marcher que très-doucement, et les faillites, moins nombreuses, cependant, que pendant les mois précédents, viennent encore de temps à autre, jeter le trouble et la consternation dans le monde commercial et financier.
- En Belgique, la situation n’est pas meilleure que précédemment, et les affaires sont toujours peu suivies.
- Sur la presque totalité des marchés anglais, les affaires sont toujours très-calmes ; la filature et la fabrique ne travaillent que sur commandes fermes, ce qui s’explique par la baisse continuelle des marchandises fabriquées, notamment des lainages.
- On voit donc que malgré quelques apparences de reprise, qui se réaliseront, il faut l’espérer, le commerce et l’industrie des tissus sont, pour le moment, dans une situation généralement peu satisfaisante.
- Le commerce des matières colorantes se ressent évidemment de cet état et se trouve également dans une période de calme.
- Les affaires en Indigos de l’Inde pendant le mois de février au Hâvre ont présenté peu d’intérêt. A une vente publique qui s’est effectuée le 24 de ce mois, plusieurs caisses Bengale de la nouvelle récolte ont été adjugées à des prix très-inférieurs aux estimations. Les Bengale de la nouvelle récolte ont cependant été trouvés bien supérieurs
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de qualité à ceux de l’année dernière. En Guatemala et Nicaragua, il s’est traité pendant ce même mois plusieurs affaires, à peu près au pair des estimations.
- A Bordeaux quelques caisses Bengale de qualité moyenne se sont également vendues à très-bas prix, lesquels ne paraissent pas devoir se relever bientôt, car de nouveaux arrivages sont encore attendus. Les Kurpah et les Madras s’écoulent par petits lots aux cours établis. La récolte de cette année en Kurpah, surtout, est annoncée comme ayant subi une sensible réduction, ce qui pourrait, dans un moment peu éloigné, provoquer un mouvement de reprise sur les sortes de ces provenances. Les Caraque sont rares, aussi leurs prix se maintiennent à peu près.
- Les bois de Campéche sont fort calmes au Havre : la consommation, assez largement approvisionnée pour le moment, observe toujours la même réserve.
- Les bois jaunes restent faibles et sans affaires saillantes ; on a seulement vendu quelques petits lots de Tuspan et de Tampico à prix mal tenus.
- Même situation pour les bois rouges ; la demande est à peu près nulle, et les arrivages continuent à augmenter le stock et à peser sur les cours.
- Les garances paraissent se réveiller; les demandes de racine étaient très-actives au dernier marché d’Avignon. Les quelques lots proposés à la vente ont été facilement enlevés à des prix satisfaisants. Néanmoins, à Naples, il se fait toujours peu d’affaires.
- Nous nous bornerons à citer ces quelques articles, les plus importants des produits tinctoriaux ; cela suffit pour donner une idée de la situation du commerce de ces matières en ce moment.
- F. Gouillon.
- NOTE
- SUR LA TEINTURE EN NOIR D’ANILINE
- Par M. A. LADUREAU. (I)
- La teinture en noir inaltérable sur les fibres végétales et amimales, au moyen de l’aniline est un des problèmes industriels qui ont le plus occupé
- (1) Mémoire présenté à la Société Industrielle du Nord de la France.
- les chimistes et coloristes qui, depuis dix ans, se sont livrés à l’étude des matières colorantes dérivées du goudron.
- Le noir d’aniline se recommande en effet à l’attention des industriels par les propriétés suivantes : il est inaltérable dans le savon et les alcalis même caustiques. Il est insoluble dans l’eau, l’alcool, l’éther, le sulfure de carbone, la benzine, etc. Les acides le verdissent un peu, mais les alcalis lui rendent sa couleur primitive.
- Le bichromate de potasse étendu augmente l’intensité de sa nuance ; concentré, il le roussit un peu. Enfin le chlore et les hypochlorites seuls l’attaquent d’une manière sensible, en le rougissant, quand ils sont à l’état concentré; mais, ainsi que l’a observé C. Kœchlin, un simple séjour à l’air de quelques jours suffit pour régénérer la couleur noire transformée.
- En raison de ces propriétés, de cette insolubilité dans tous les dissolvants, et du mode de sa formation, l’emploi de cette magnifique couleur a offert aux industriels les plus grandes difficultés. Il n’a été même longtemps appliqué qu'exclusivement à l’impression des tissus de lin et de coton, et ce n’est que depuis peu de temps qu’on est parvenu à régulariser sa production de manière à l’employer à la teinture des fils. Néanmoins, malgré les brevets pris par MM. Lauth, Rosensthiel, Persoz et autres, la teinture en noir d’aniline est encore maintenant une opération très-peu connue, que peu de teinturiers savent faire, par suite des grandes difficultés qu’elle présente, en un mot c’est encore près que un secret d'atelier ; car jusqu’ici on n’a pas encore publié de procédé complet, détaillé, qui permette à un teinturier quelconque de faire un noir beau, solide, inaltérable, peu coûteux, et surtout n’attaquant pas la fibre.
- Le but de cette note est donc de combler cette lacune en offrant un pareil procédé à l’industrie, et nous croyons que sa vulgarisation est de nature à rendre un véritable service à la fabrication française en lui permettant de fixer sur les tissus des cou -leurs solides, résistant à l’action des divers agents, et de regagner sur les marchés étrangers la confiance que l’abus des fausses étoffes et des couleurs de petit teint lui auraient peu à peu enlevée.
- Avant de décrire le procédé qui nous occupe, je ne crois pas inutile de passer en revue successivement les différents moyens employés depuis l’année 1862, où ce noir fit son apparition entre les mains du chimiste anglais J. Lightfoot, jusqu’à ce jour,
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- ex
- pour produire sur les tissus ou les fils cette remarquable couleur.
- Le 17 janvier 1863, John Lightfoot,d’Accrington, prit un brevet qu’il vendit à la maison Muller, de Bâle, pour l’obtention du noir d’aniline sur tissus, par impression d’un mélange de sels d’aniline, d’acide acétique, de chlorure de cuivre, de chlorate de potasse et de sel ammoniac. Quelque imparfait que fût ce procédé, il fit néanmoins de rapides progrès en Suisse, et, la première année de son emploi, on imprima environ 50,000 pièces par ce moyen. L’impression au rouleau ne réussit pas aussi bien; l’acidité du mélange attaquait toujours les rouleaux qui, au bout de peu de temps, devaient être remplacés, grave inconvénient.
- Malgré les changements opérés dans ce procédé par M. Cordillot, qui remplaça le sel de cuivre par du ferrocyanure d’ammonium, par M. Ch. Lauth, qui substitua au sulfate de cuivre, le sulfure du même métal, par M. Paraf qui proposa l’emploi de l’acide hydro-fluosilicique, et M. Rosenstiehl, celui du chlorate d’ammoniaque, la teinture des tissus en noir d’aniline était restée une opération extrêmement difficile, délicate et dangereuse. Les mélanges trop acides donnaient de beaux noirs, mais ils détruisaient la solidité du tissu en le brûlant ; ceux qui ne l’étaient pas assez ne donnaient que des gris. Ces écueils étaient si nombreux que tous, chimistes et industriels, durent se mettre à chercher les moyens d’y obvier ; de là résulta une infinité de travaux, de formules différentes, et de théories qui vinrent se détrôner mutuellement. En voici quelques exemples :
- Le procédé primitif de Lightfoot nécessitait l’intervention de l'acide acétique ; quelques mois plus tard les teinturiers déclaraient avec M. Persoz que la présence de l’acide acétique empêchait complètement la génération de cette couleur, et que le noir d’aniline avait horreur de l’acide acétique, de même que la nature, au temps jadis, avait horreur du vide.
- Pendant quelques années, on admit comme prouvé, surtout après les recherches de M. Charles Lauth et de Rosensthiel, que le cuivre était indispensable à la production du noir.
- Depuis, les recherches accomplies sur cette question par M. John Lightfoot, ont montré que le cuivre n’est nullement nécessaire et que les métaux qui ont le plus d’efficacité sont, en première ligne, le vanadium, puis le cuivre, l’uranium et le fer.
- On a cru également longtemps, sur l’autorité de
- M. C. Kœchlin et autres, que les anilines renfermant une certaine quantité de toluidine et propres à la fabrication du rouge, donnaient le plus beau noir.
- Aujourd’hui on sait, au contraire, par l’expérience industrielle, que l’aniline donne des noirs d’autant plus beaux qu’elle est plus pure et exempte de toluidine ; cette base produit dans les mêmes conditions que l’aniline, du gris bleuté, tandis que la mé-thylaniline donne un noir violet, la naphtilamine un brun violacé, etc. D'après M. Ch. Lauth, ces différences de coloration sont même si sensibles qu’elles permettent de juger la valeur comparative des anilines du commerce.
- Jusqu’en 1869 le noir d’aniline n’avait été appliqué qu’à l’impression ; personne n’avait pu s’en servir en teinture. Ce n’est que le 5 mai 1869 que Ch. Lauth le premier breveta un procédé de teinture sur coton et laine au moyen d’un mordançage préalable en sel de manganèse concentré, dont on précipitait et suroxydait la base par un passage en bain alcalin et un étendage à l’air, ou un passage au chlorure de chaux. C’est sur les tissus ainsi mor-dancés en sesquioxyde de manganèse qu’il produisait le noir par immersion dans un bain renfermant une solution acide d’aniline. Pour les fibres animales, soie et laine, l’auteur du procédé en question préférerait le mordançage au moyen des mangana-tes et permanganates alcalins. Mais, d’un côté, le prix très-élevé de ce mordançage, d’autre part, la nécessité d’employer des couleurs acides, qui altéraient la fibre, et d’y fixer une certaine quantité de bistre insoluble, au moyen des alcalis caustiques, tous ces inconvénients ont empêché l’emploi de ce procédé qui n’a pas pu franchir le laboratoire.
- Deux ans auparavant, M. J. Persoz avait essayé de teindre le coton en noir d’aniline par un mordançage préalable en chromatede plomb insoluble, au moyen de la cuve au plombate et passage en bain d’aniline acide. Il avait dû renoncer à ce procédé par suite des difficultés qu’il avait rencontrées et du prix élevé auquel la teinture revenait.
- Persistant dans l’ordre d’idées qui lui faisait choisir l’acide chromique comme agent d’oxydation, M. Persoz fit connaître un procédé de teinture sur pièces au moyen de la pulvérisation d’une solution concentrée de bichromate de potasse sur un tissu foulardé dans un sel d’aniline ou réciproquement, l’une des opérations pouvant précéder ou suivre l’autre sans inconvénient dans les résultats. Lorsque le noir était assez développé, ce qui exigeait un
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- certain temps et l’action de la chaleur, on le rinçait à grande eau et on le passait en savon bouillant. Les recherches auxquelles M. Persoz s’est livré à cette occasion l’avaient amené à conclure que l’emploi des sels d’aniline neutres ne donnait pas les résultats satisfaisants qu’on obtenait avec les sels biaci-des, le bisulfate surtout, que le trichlorhydrate réussit beaucoup mieux que les chlorhydrates inférieurs, que les sulfates donnent des noirs roux, tandis que les nitrates et les chlorhydrates donnent des noirs à reflets bleus ou violacés, que le mélange de bisulfate et de trichlorhydrate produit les noirs les plus beaux et qu'enfin il fallait que la solution de bichromate de potasse renfermât au moins 80 gr. de ce sel par litre.
- Nous ignorons si ce procédé a pu recevoir sur toile une grande application industrielle ; mais, en tout cas, il était par sa nature complètement inapplicable à la teinture des fils. Toutefois, convenablement modifié, il a dû servir de base à un des modes de teinture employés dans le Nord, ainsi que le montre l’examen chimique de ses fils noirs. Mais étant encore un secret de fabrication, il ne nous a pas été possible de vérifier le fait.
- En 1873, notre savant coloriste Ch. Lauth a décrit complètement ses procédés de teinture au moyen du bistre et les a abandonnés au public, tout en reconnaissant la grande difficulté de leur application, leur prix élevé, et l’altération qu’ils causaient fréquemment aux tissus et aux fils sur lesquels on les employait.
- Aussi, tout en rendant parfaitement justice aux chimistes et praticiens qui ont étudié cette difficile question de la teinture en noir d’aniline, à son créateur John Lightfoot ainsi qu’à ceux qui l’ont perfectionnée. Lauth, C. Kœchlin, Rosensthiel, J. Muller, etc., nous devons faire observer que jusqu’ici, un procédé simple, facile, peu coûteux et garantissant absolument la solidité de la fibre, était encore à publier, sinon à inventer. C’est dans cet espoir que nous nous sommes mis à l’œuvre et que nous avons été assez heureux pour trouver la recette suivante qui réunit ces conditions diverses et nous a donné d’excellents résultats depuis le mois de janvier 1873, ainsi qu’un échantillon teint à cette époque, et que j’ai l’honneur de vous soumettre, vous le montrera.
- Frappé de l’écueil que rencontraient tous les chercheurs de noir qui mélangeaient dans leur bain des sels d’aniline et des agents oxydants tout formés, ce qui produisait, une réaction extrêmement
- prompte et dont ils ne pouvaient être toujours les maîtres, nous avons songé à remplacer ces agents d’oxydation rapide par des corps facilement oxydables, au contact de l’air, et qui, n’agissantainsi que peu à peu, devaient épargner la solidité des fibres si peu respectée par les autres procédés, et, à ce titre, le protochlorure de fer a attiré notre attention. Nous avons effectivement obtenu par son moyen des résultats assez bons ; mais l’idée nous est venue d’y associer des sels manganeux et d'utiliser pour cela les résidus de la préparation du chlore, dans les papeteries, blanchisseries et fabriques de produits chimiques, dont on infecte actuellement les canaux. Ayant commencé par neutraliser complètement avec du fer, à chaud, ces liqueurs naturellement très-acides, et les ayant employées comme base métallique et agent oxydable, concurremment avec un sel d’aniline presque neutre, et du chlorate de potasse, nous avons reconnu qu'on pouvait produire, dans ces conditions, un fort beau noir, très solide, résistant parfaitement aux agents chimiques et atmosphériques, se produisant complètement à froid, et n’attaquant nullement les fibres. Une série de plusieurs centaines d’expériences que nous entreprîmes alors pour régulariser ce procédé et le rendre facilement applicable à la teinture des ateliers, nous a conduit aux conclusions suivantes :
- PROCÉDÉ DE TEINTURE.
- Pour teindre les fils de coton ou de lin en noir inaltérable on commence par les débouillir convenablement, puis on les tord à la cheville ; on les passe alors poignée par poignée et à court bain dans le mélange dont la composition se trouve ci-après et dont on a soin de les imprégner bien uniformément ; on les tord alors à la main de manière qu’ils n’égouttent plus étant suspendus et on les laisse s’oxyder à l’air, soit sur des perches, soit dans des cuveaux, durant 24 heures. Au bout de ce temps ils sont devenus noir verdâtre, de vert clair qu’ils étaient au début. L’oxydation est terminée et il suffit alors de passer pendant quelques minutes le coton ainsi préparé dans le bain très faible,! °/0 environ, de chromate de potasse, à froid ou mieux à chaud, c’est-à-dire à 40 ou 50 degrés, pour développer complètement le noir. On le rince à grande eau et on le fait sécher à l’air ou au séchoir; le noir ainsi formé est magnifique , il résiste parfaitement aux alcalis, au savon, aux acides faibles, et n’est attaqué, comme nous l’avons dit plus haut, que par le chlore et par les hypochlorites qui le
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- rougissent momentanément. L’oxydation ayant eu lieu complètement à froid, la solidité de la fibre est tout aussi grande après qu’avant, et les teinturiers n’ont plus à craindre de brûler complètement une partie, par une température un peu trop élevée dans les séchoirs et les chambres d’oxydation, comme cela leur arrivait fréquemment jusqu’ici.
- Voici comment on prépare le bain de teinture. La base de ce procédé, le chlorure de manganèse et de fer, qui provient des usines où l’on fabrique du chlore, en sort jaunâtre et encore excessivement acide ; il ne saurait être employé en cet état, à cause de cette trop grande acidité. On le neutralise donc en le faisant digérer dans les touries, pendant quelques heures, dans un bain d’eau chaude, avec des rognures de fer, jusqu’à ce que l'effervescence produite au début ait complètement cessé et que la liqueur soit presque neutre aux papiers réactifs. Elle doit alors marquer environ 40° à l’aréomètre Baumé. Il faut 40 p. c. de ce mordant dans la composition du bain, soit 40 litres pour 100 kilos de coton. On fait dissoudre à chaud dans 90 litres d’eau ordinaire : 15 kilos de monochlorhydrate d’aniline sec en plaques et à kilos de chlorate de potasse cristallisée. On laisse refroidir à la température ordinaire cette double dissolution et, au moment de s’en servir, on y ajoute les 40 kilos de chlorure. Le bain devient immédiatement vert clair et fonce peu à peu en nuance jusqu’au noir verdâtre; aussi ne peut-on pas employer un bain fait de la veille, et est-on obligé de ne faire le mélange que quand on est sur le point de s’en servir.
- Le volume du bain précédent est d’environ 150 litres et suffit parfaitement à imprégner les 100 kil. de coton débouilli et tordu. Il ne doit pas y avoir plus de 3 à 4 litres d’excédant.
- Quant au prix de revient de cette teinture, le voici :
- Pour 100 kil. coton.
- 15 kil. de chlohydrate d’aniline 421.50 h kil. de chlorate de potasse à 4. »=16 »
- 40 lit. de résidus de manganèse à » 05 2 »
- 1 kil. de bichrom. de potasse à 2 » 2 »
- Total. . . 621.50
- Soit 62 fr. 50 pour 100 kilos de coton ou 0 fr. 62 le kilo.
- Les teinturiers en noir d’aniline faisant payer leur teinture de 1 fr. 50 à 3 fr. 50 le kilog., on
- voit qu’il leur reste une marge assez considérable et que cette opération bien faite leur procure un sérieux bénéfice.
- Nous espérons que cette communication, en vulgarisant un procédé aussi commode que sûr et peu coûteux aura pour résultat d’augmenter la production de cette précieuse- couleur, et d'en faciliter l’application à des genres de tissus pour lesquels le prix qu’on en demandait jusqu’ici, était un obstacle insurmontable.
- ------—-0—=--------
- UNIFICATION DU NUMÉROTAGE
- ET DU CONDITIONNEMENT DES FILS
- Dans une séance de la Société industrielle d’Amiens, M. Roger a donné lecture d’un compte-rendu du Congrès tenu tout récemment à Turin dans le but d’arriver à l’unification du titrage des fils.
- M. Roger, après avoir rappelé que la première proposition et les premiers travaux relatifs à l’unité du numérotage des fils et du conditionnement des matières textiles ont été faits par la Société industrielle d’Amiens, six ou sept années avant la réunion du Congrès international de Vienne, en 1873, rend compte de ce qui a été accompli à ce sujet pendant les années 1873, 1874 et, en dernier lieu, à Turin, pendant la session de 1875, à laquelle il a assisté comme délégué de la Chambre de commerce de notre ville.
- Il énumère les propositions qu’il a faites et dont la presque totalité a été acceptée ; et enfin, il conclut en disant : « Voici le résultat général des travaux du Congrès :
- « Introduction du mètre et du kilogramme pour le numérotage des fils dans presque tous les Etats de l’Europe.
- « Unité du numérotage des fils, pour toutes les matières, basée sur la longueur de 1,000 mètres et sur le poids au kilogramme ou fraction décimale du kilogramme.
- « La liberté du périmètre pour les dévidages ; mais à condition qu’ils produiront des échevettes de 100 mètres qui, réunies par 100, formeront des écheveaux de 1,000 mètres de longueur.
- « Le titrage des soies a été fixé par 10,000 mètres pesés par grammes, avec faculté d’essai de 50 mètres pesés par 50 milligrammes.
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- « Le numérotage des fils doublés et retordus, écrus, se fera par 1,000 mètres de longueur ; le numéro sera indiqué tel quel et sans considération de celui du fil simple.
- « Le numérotage des fils teints ou blanchis, simples ou doublés et retordus, se fera également tel quel, et sans avoir égard aux différences de poids occasionnées par la teinture ou le blanchiment.
- « Le conditionnement des matières sera facultatif en principe, mais obligatoire sur la demande de l’une des parties intéressées.
- « Les conditionnements seront pratiqués avec les reprises suivantes, sur le poids de la matière desséchée à l’absolu :
- à 11 p. 0/0 pour les soies ;
- 18 1/4 — — la laine peignée ;
- 17 — — la laine filée ;
- 8 1/2 — — le coton filé ;
- 12 — — le lin et le chanvre filés ;
- 13 3/4 — — lejuteetle phormium filés;
- 12 1/2 — — les étoupes filées.
- « Les soies desséchées dans les cylindres chauffés à 120 degrés centigrades; et pour toutes les autres matières, chauffées de 105 à 110 degrés centigrades.
- « Tels sont, Messieurs, dit en terminant M. Roger, les résultats du mandat dont j’ai été chargé près du Congrès international pour l’unité du numérotage des fils, dans le sein duquel j’ai représenté, aussi utilement qu’il m’a été possible, les intérêts du commerce français en général et ceux de l’industrie du département de la Somme, que la Chambre de commerce d’Amiens m’avait donné la mission expresse et particulière de défendre tout spécialement. »
- ci-dessous, qui, toutefois, est dans les nuances actuellement en faveur.
- .V-
- Ce sont encore les rayures qui se font le plus sur ce genre d’étoffe, mais on y ajoute actuellement des motifs à carreaux plus ou moins variés, dans lesquels, par conséquent, on emploie des fils de trame diversement colorés, et nous en montrons ci-dessous un exemple.
- ait -aee -er lin. pee a*. -wee firs—-ie m
- m ae m
- Quelle que soit la disposition adoptée, ces tissus sont très-employés et se fabriquent en qualités très-diverses afin de répondre aux nombreuses destinations qui leur sont données, étant employées, en effet, pour chemises, camisoles, costumes d’enfants, robes et peignoirs d’été, et même pour quelques articles de fantaisie, tels que cravates et ombrelles.
- Les fils employés pour cette fabrication sont toujours en grand teint; ceux des bleus de cuve, des rouges d’Andrinople, des violets de garance, des marrons de cachou, des noirs d’aniline et autres couleurs solides, pouvant résister aux savonnages.
- h &o me sa h =e
- ZÉPHIR, VICHY OU OXFORT.
- Ces tissus, que nous avons déjà cités comme étant en faveur, continuent à être recherchés du public, et se substituent de plus en plus aux articles imprimés, tels que les indiennes et les percales.
- Il est vrai que l’on imite ces genres en impression, mais l’article tissé est toujours préféré.
- Dans le principe ces tissus étaient uniquement formés de rayures longitudinales , c’est-à-dire dans le sens de la chaîne ; c’est le genre de l’échantillon
- DE LA FORMATION
- du noir d’aniline, au moyen des sels de vanadium, et de la théorie de la formation du noir d’aniline
- par M. Antony Guyard (Hugo Tamm).
- Suite et fin.
- La quantité de sel de vanadium nécessaire pour transformer l’aniline en noir est si petite que, pratiquement, elle est nulle ; d’où l’on peut conclure
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- O t
- que la présence d’un sel métallique si nécessaire dans la formation du noir n’intervient pas dans sa constitution. Le noir d’aniline au vanadium est identique au noir d’aniline au cuivre, et ne renferme pas plus de vanadium que l’autre ne renferme de cuivre.
- M. Coquillion dit avoir obtenu des noirs d’aniline par l'électrolyse, et moi-même je l’obtiens plus facilement encore en introduisant dans une solution très-concentrée d’un chlorate et de sel d’aniline quelques gouttes d’acide chlorhydrique dans un flacon de verre. Aucun métal n’intervient ici, mais l’acide chlorhydrique décompose l’acide chlorique, et les produits de cette décomposition réagissent sur l’aniline qu’ils transforment en noir ; au bout de quelques heures, la masse se prend en une boue de noir d’aniline parfaitement caractérisé.
- Cette réaction ne peut servir en pratique parce que les étoffes seraient détruites par les liqueurs concentrées et acides, mais elle n’en est pas moins probante, et les sels de vanadium et de cuivre servent tout simplement à faire dans les liqueurs étendues ce que l’acide chlorhydrique fait dans les solutions concentrées, et l’on peut dire, sans hésitation, que le noir d'aniline est le résultat de l’action des produits de la destruction de l’acide chlorique sur l'aniline.
- La réaction si précieuse du vanadium permet d’étudier avec facilité l’action des produits de la destruction de l’acide chlorique sur une foule de substances organiques et sur les isomères de l’aniline. L’amidon, la dextrine et l’ichtyocolle se transforment en de jolies substances jaune clair, mais non tinctoriales ; l’extrait de bois de campêche, sous l’influence du chlorate de potasse et d’une goutte de sel de vanadium, se transforme en une substance jaune avec laquelle on peut teindre la soie en un magnifique jaune d’or.
- Dans les mêmes conditions la solution de chlorhydrate de toluidine (fait avec la toluidine solide) se transforme en une subtance nouvelle avec laquelle on peut teindre la soie en une jolie couleur de bronze à reflet cuivré.
- Toutes ces réactions sont bien dues aux produits de la destruction de l’acide chlorique, car je les ai toutes répétées en substituant le cuivre au vanadium, seulement il faut toujours de 1000 à 1500 fois plus de cuivre que de vanadium pour obtenir le même résultat.
- Le chlorure de vanadium devient indirectement le réactif le plus précieux de l'aniline, et, récipro
- quement, le mélange de chlorhydrate d’aniline et de chlorate de potasse, le réactif le plus précieux du vanadium.
- Il suffit, en effet, d’évaporer convenablement, avec un léger excès d’acide chlorhydrique, la substance que l’on croit renfermer de l’aniline et d’y ajouter du chlorate de potasse et une goutte d’une solution faible de chlorure vanadeux pour voir apparaître le noir d’aniline qui se forme, quelles que soient les substances mélangées.
- D’un autre côté, on révélera toujours la présence du vanadium en concentrant les liqueurs, les acidifiant par de l’acide chlorhydrique et les traitant par un mélange normal de sel d’aniline et d’un chlorate ; si le noir d’aniline se forme très-rapidement à froid, on peut être sûr de la présence du vanadium.
- Une étude approfondie des noirs d’aniline, rendue très-facile par suite de la réaction si remarquable du vanadium, m’a permis d’arriver aux conclusions suivantes :
- 1° Le noir d’aniline n’est autre chose que de l'é-méraldine déshydratée.
- 2° Une haute température dans les chambres d’oxydation est nécessaire, non pas pour former l’éméraldine, mais pour la déshydrater et la transformer en noir.
- 3° L’éméraldine peut se déshydrater au sein même des liqueurs dans lesquelles elle prend naissance en les faisant chauffer.
- En un mot, l’éméraldine se transforme en noir d’aniline comme l’oxyde hydraté bleu de cuivre se transforme eu oxyde noir de cuivre anhydre par l’ébullition.
- 4° Le caractère essentiel du noir d’aniline hydraté ou éméraldine est d’être complètement dissous ou détruit par le sulfure jaune d’ammonium.
- 5° Le caractère essentiel de l’éméraldine anhydre ou noir d’aniline fixé est de n’être que très-légèrement affectée par le sulfure d’ammonium.
- Ce réactif précieux, que j’ai, je crois, indiqué le premier, permet de toujours savoir si l’éméraldine est oui ou non transformée en noir.
- Les caractères que je viens d’indiquer sont ceux des noirs produits par l’aniline chimiquement pure, les plus beaux noirs qu’on puisse produire.
- 6° Les noirs produits par les anilines commerciales sont surtout formés d’éméraldine, de mau-véine, de violaniline et de bronze de toluidine.
- 7° Par une oxydation bien complète des anilines commerciales, l’aniline se transforme surtout en
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- éméraldine et la toluidine surtout en matière bronzée, la mauvéine et la violaniline disparaissent presque complètement et l’on peut séparer l'émé-raldine, qui est insoluble dans les acides et dans les alcools, du bronze de toluidine qui est soluble dans ces deux menstrues.
- 8° On peut doser l’aniline dans les huiles du commerce en se fondant sur cette réaction et en la précipitant à l’état d'éméraldine et la dosant à l’état de noir.
- 9° Le noir d’aniline type est l’éméraldine déshydratée, mais dans la pratique il y a autant de noirs d’aniline qu’il y a de mélanges d’aniline et d’homologues.
- 10° Les toluidines liquides du commerce se comportent comme des mélanges d’aniline et de toluidine cristallisée et donnent avec le chlorate de potasse et le vanadium des mélanges d’éméraldine et de bronze de toluidine.
- Je rappelle tous ces faits pour mémoire, je reviendrai plus tard sur chacun d’eux et plus en détail lorsqne l’occasion s’en présentera. J’ajouterai seulement que je crois que le vanadium rendra des services immenses à la chimie organique et qu’il opérera une véritable révolution dans l’industrie du noir d’aniline. • (Société Chimique.)
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- CONSIDÉRATIONS SOMMAIRES sur l'emploi et les applications de L’ACIDE SALICYLIQUE Par M. A. SCHLUMBERGER.
- L’acide salicylique est un corps blanc, cristallisé, sans odeur et possédant une saveur légèrement aigre-douce, très-soluble dans l’eau bouillante , l’alcool et la glycérine, et presque insoluble dans l’eau froide, puisqu'il faut 300 parties d’eau pour tenir en solution une partie de cet acide. Ses propriétés antiseptiques sont tellement puissantes que, depuis son apparition dans le domaine de la pratique industrielle, elles ont donné lieu à des recherches très-nombreuses et ont conduit à des résultats si remarquables que l’on peut considérer dès aujourd’hui l’acide salicylique comme plus indispensable que ne l’était le phénol.
- Avant les savantes recherches du professeur Kolbe auquel l’industrie est redevable d’un procédé
- pratique, l’acide salicylique n’existait qu’à l’état de produit de laboratoire et son prix élevé le rendait inabordable aux emplois qu’il est appelé à servir, on ne pensait même pas alors aux propriétés antiseptiques de cet acide, tellement il était rare. C’est encore en perfectionnant la méthode indiquée par M. Kolbe que je suis arrivé à produire cet acide dans des conditions de pureté telles que je l’offre aujourd’hui à la médecine, à l’industrie, et à tous les droguistes.
- L’acide salicylique dérive du phénol et possède la propriété de le régénérer en se décomposant.
- C’est grâce à cette particularité que l’on est arrivé à prévoir qu’il remplacerait avantageusement le phénol parce que, non seulement son action est assez puissante pour tuer toute espèce de germe de fermentation, mais encore il a l’avantage sur celui-ci de n’exercer aucune action nuisible et caustique sur l’organisme animal.
- On peut, en effet, en absorber des quantités relativement considérables sans inconvénient.
- La levure de bière qui détermine, comme l’on sait, la fermentation alcoolique du glucose est rendue absolument inerte lorsqu’on l’additionne de quantités très-minimes d’acide salicylique.
- Son pouvoir antifermentescible est même tellement énergique que la farine de moutarde délayée avec de l’eau chargée d’un peu d'acide salicylique ne dégage pas la moindre trace d’odeur d’huile de moutarde.
- Le lait additionné de 1/2 gramme par litre, se conserve jusqu’à 3 fois 24 heures sans se coaguler et peut ainsi devenir transportable à de grandes distances.
- Des expériences concluantes à ce sujet ont été faites à l’école nationale d’agriculture de Grignon (France), pendant les jours les plus chauds de l’année.
- Le beurre sortant- de la barate et délaité avec soin dans de l’ean froide contenant un peu d'acide salicylique^ se conserve longtemps sans rancir. C’est là évidemment un précieux avantage qui évite d’employer le sel marin à forte dose lorsqu’on veut conserver le beurre ne rancissant pas comme celui qui est fait sans cette addition.
- Les fromages a la crème qui aigrissent généralement si vite sont préservés de cet inconvénient par l’addition d'environ un millième d’acide salicylique.
- La bière à laquelle on ajoute 1 gramme par litre d’acide salicylique se conserve même à vase ouvert
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- sans qu’elle aigrisse et sans qu’il se montre à la surface la moindre trace de végétation cryptogam-mique, qu’on appelle « blanc de bière, » et qui apparaît à la surface des bières gâtées. Ces faits sont d’une importance telle qu’il n’y a pas de doute qu’avant peu les brasseurs en tireront un parti aussi avantageux pour eux que pour leurs clients.
- Des expériences concluantes sur la conservation des vins ont été faites par le professeur C. Neubauer; le travail si intéressant qu’il a fait sur cette matière est tellement étendu qu’il n’y a lieu ici que de le mentionner. Qu’il suffise ici de dire que, suivant la nature des vins, 1/2 à 1 millième d'acide salicylique suffit pour empêcher toute espèce de maladie de se développer. Les vins les plus difficiles à se conserver peuvent se garder impunément et supportent les voyages au loin qui leur étaient auparavant si préjudiciables.
- De la viande fraîche saupoudrée de farine mélangée d’un peu d'acide salicylique se conserve plusieurs jours dans les conditions les plus défavorables de température. On peut aussi se contenter de tremper la viande dans une solution aqueuse d’acide salicylique ou de l’enduire bien uniformément de Glycérine salicylée.
- Des œufs plongés pendant une heure dans une solution froide d’acide salicylique ont conservé après trois mois leur fraîcheur primitive,
- En ajoutant 2 pour mille d’acide salicylique à des jus de fruits, on peut diminuer considérablement la quantité de sucre nécessaire pour en faire des confitures et ce qu’il y a de très-important dans ce cas, c’est que n’ayant pas à craindre la fermentation pectique qu’oblige non seulement un excès de sucre, mais encore une ébullition prolongée, on arrive à d’excellents résultats sans cuisson proprement dite, avantage énorme pour les fruits à parfum délicat, tels que fraises, pêches, framboises, etc., qui perdent leur bouquet par suite de l’ébullition à laquelle on les soumet.
- Dans différentes préparations des poissons, telles que pour les sardines par exemple, l’acide salicylique pourra également rendre d’importants services.
- L’eau potable additionnée de 1/2 millième d'acide salicylique reste incorruptible. L’armée et la marine apprécieront sans doute ce précieux avantage. Le scorbut sera pour ainsi dire impossible avec ce préservatif.
- La fabrication du sucre au moment de la râpée des betteraves jouira également de grands avantages
- lorsqu’elle adoptera l’addition d'acide salicylique au jus de betterave avant l’addition de la chaux.
- D’autres industries qu’il serait trop long d’énumérer peuvent tirer parti des propriétés de l'acide salicylique, tels que les imprimeurs d’indiennes qui emploient les couleurs d’albumine, lesfabricants de colle, gélatine, la boyauderie, etc., etc.
- Cet aperçu, tout incomplet qu’il est, ne doit cependant pas laisser passer sous silence les applications nombreuses et utiles de l'acide salicylique à la médecine, à la chirurgie et a l’art vétérinaire.
- On peut citer des noms très-autorisés, tels que ceux des docteurs Sédillot, Karl Fontheim, Zurn, Declat, Thiersch et autres qui se sont occupés avec succès de l’acide salicylique et en ont tiré un précieux parti.
- L'ouate et la charpie salicylée sont désormais indispensables pour le pansement des plaies : voici deux formules adoptées par les cliniques de Leipzig, de Halle et de Bâle, pour la préparation de l’ouate salicylée.
- Ouate salicylée à 3 0/0.
- 75 gram. Acide salicylique.
- 750 » Alcool.
- 1 1/2 litre Eau.
- 2 1/2 kilog. Ouate dégraissée.
- Ouate salicylée à 10 0/0.
- 100 gram. Acide salicylique.
- 1 litre Alcool.
- 6 » Eau.
- I kilog. Ouate.
- L’imprégnation de l’ouate se fait dans un cuveau ou terrine; après qu’elle a été bien imbibée, on la retire de la solution pour bien la laisser égoutter et sécher.
- Des cas nombreux de diphtérie ont été guéris par le Dr Wagner au moyen de l'acide salicylique.
- Le docteur Declat de Paris, préconise un vin sec contenant une assez forte dose d'acide salicylique contre le diabète qu’il combat ainsi d’une manière efficace ; il a, en outre, composé un vin préservatif qui n’est autre chose qu’un bon vin rouge ou blanc contenant quelques millièmes d'acide salicylique.
- Ce vin rend déjà les meilleurs services dans la plupart des affections gastralgiques; il est surtout précieux et sera sous peu indispensable comme préservatif certain dans toutes les maladies contagieuses.
- L’acide salicylique a également ses utilités incontestables pour les usages de la toilette hygiénique
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- et nous voyons tous les jours des journaux étrangers annoncer des eaux et des poudres dentifrices sali-cylées, et des eaux salicylées contre la transpiration anormale, etc.
- L’onguent salicylé préparé par le Dr Zurn a agi d’une façon très-efficace contre les exzemas.
- L’acide salicylique est nécessairement appelé à rendre les plus grands services à la médecine et il n’y a aucun doute qu’avant peu cet intéressant remède figurera comme un indispensable dans les familles.
- TRANSFORMATION
- DU TOLUÈNE, EN ORCINE ET ORCÉINE,
- Par MM. Vogt et HENNINGER.
- Ce procédé est celui de la production industrielle de l’orcéine, matière employée en teinture et en impression, par une méthode pratique, basée sur la note scientifique que nous avons publiée dans les Annales de chimie et de physique, 4e série, tome XXVII, page 129.
- On traite le toluène, ou le toluène chloré ou bromé, par l’acide sulfurique concentré, de façon à produire l’acide disulfoconjugué du toluène ou chloro ou bromo sulfoconjugué du toluène, mélangés d’un excès d’acide sulfurique.
- On ajoute, à ce mélange d’acides, de la chaux ou du carbonate de chaux, qui sépare l’acide sulfurique en excès à l’état de sulfate de chaux insoluble ; on peut encore pour ne pas perdre l’acide sulfurique, faire agir le produit sur le sel marin -, il se dégage de l’acide chlorhydrique, et le résidu renferme du sulfate de soude et les acides disulfoconjugué ou ehloro bromosulfoconjugué du toluène ; on ajoute une certaine quantité d’eau et l’on décante le liquide qui contient les acides sulfoconjugués, puis on finit de neutraliser par la chaux.
- La dissolution renferme les disulfotoluate, ou chloro ou bromo crésylgulfites de chaux, qu’on transforme en sels de soude à l’aide du sulfate ou du carbonate de soude.
- Ces sels fondus, après dessiccation, avec le double de leur poids de soude et de potasse, sous pression ou à l’air libre, fournissent de l’orcine et des sali-cylates et crésylates de soude et de potasse -, la réaction s’effectue vers 280 à 300 degrés.
- On dissout la masse fondue dans l’eau, on sature par l’acide chlorhydrique ou par l’acide sulfurique,
- on concentre et l’on fait cristalliser le chlorure de sodium ou le sulfate de soude.
- L’eau mère contient l’orcine qui, traitée par les moyens ordinaires, action de l’alcali en présence de l’air (ammoniaque, chaux et air), est transformée en orcéine, matière colorante de l'orseille.
- En résumé, cette invention a pour but :
- 1° La transformation du toluène en orcine et orcéine par la décomposition de l’acide disulfoconjugué par la potasse et la soude à la pression ordinaire ou sous pression -,
- 2° La transformation des acides chloro ou bromo sulfoconjugués du toluène en orcine et orcéine par les mêmes moyens.
- (Brevet).
- & FAITS DIVERS
- LE CENTENAIRE DE LA SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- DE MULHOUSE.
- Le président de la Société industrielle de Mulhouse, M. Auguste Dollfus, vient d’adresser à ses collègues, au sujet du cinquantième anniversaire de la société, qui sera célébré au mois de mai, la circulaire suivante, que nous nous faisons un plaisir de reproduire :
- Mulhouse, le 1er février 1876.
- Monsieur et honoré collègue,
- J’ai eu l’honneur de vous faire connaître, il y a quelque temps déjà, l’intention de la société industrielle de fêter, au mois de mai prochain, le cinquantième anniversaire de sa fondation, et je vous ai fait parvenir en même temps le règlement de l’Exposition des produits industriels alsaciens qui sera organisée par elle à cette occasion.
- Tous les membres de la société, domiciliés dans le rayon dont les produits seront admis à cette Exposition, ont bien voulu répondre avec empressement à l’appel que nous leur avons adressé ; aussi la solennité industrielle qui se prépare permet-elle de répondre en tous points à l’attente légitime de ses organisateurs, et de ceux qui ont bien voulu nous envoyer leur adhésion.
- L’Exposition comprendra toutes les variétés de tissus fabriqués dans notre région : écrus, blancs, teints, imprimés, façonnés, etc., les filés de diverse nature, les papiers blancs et peints, ainsi que les produits de quelques industries accessoires des industries textiles.
- Une exposition de machines, faite sur une échelle
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- des plus restreintes, mais à laquelle ont tenu à 1 concourir la plupart de nos grands établissements de construction, aura lieu également; consistant surtout en trophées et en modèles de dimensions réduites, elle suffira cependant pour donner une idée de la grande importance et du développement considérable qu’a pris cette industrie en Alsace.
- Le tout sera complété par une exposition de tableaux des artistes alsaciens, organisée par les soins du comité des Beaux-Arts ; elle sera installée dans une partie des salons de la maison contiguë à notre hôtel, que nous avons acquise récemment ; et, dans quelques autres pièces dont nous disposerons encore, nous présenterons aux visiteurs un ensemble de documents faisant connaître en détail les diverses institutions qui ont été créées ou organisées par la société industrielle, ou qui fonc-tiennent sous son patronage.
- Une séance générale précédera l’ouverture de l’Exposition : elle aura lieu le 11 mai, à 2 heures, dans la grande salle du premier étage ; immédiatement après, les expositions préparées par la société industrielle, seront inaugurées en même temps que l’exposition de fleurs et de plantes d’ornements, que la société d’horticulture de Mulhouse veut bien organiser dans l’une de nos salles du rez-de-chaussée, nous apportant ainsi un concours actif et bien utile, dont nous devons vivement la remercier.
- Le soir, un banquet par souscription réunira dans la grande salle du rez-de-chaussée tous les membres de la société qui voudront bien y prendre part.
- Pour compléter nos expositions et leur donner plus d’attrait encore, quelques établissements industriels de notre ville ont bien voulu nous informel’ qu’ils sont disposés à ouvrir leur porte à ceux des membres de la société qui désireraient les visiter. Un programme sera préparé à cette occasion, et tenu à la disposition des membres, leur indiquant quels sont les établissements qu’ils pourront visiter, et qui seront susceptibles de leur offrir un ensemble d’installations ou d’appareils nouveaux de nature à les intéresser.
- TRAITÉS DE COMMERCE.
- Le Conseil supérieur du commerce, convoqué pour donner son avis sur le renouvellement des traités de commerce, tiendra incessamment sa première séance.
- Il se divisera en trois sous-commissions.
- Les travaux auront trait a la conversion des droits ad valorem en droits spécifiques, conversion admise en principe; à des droits d’entrée sur les fontes, fers, tissus de soie et de laine ; au régime
- des admissions temporaires. Il serait possible que cette dernière question fût ajournée.
- Le Conseil aura aussi à préparer un tarif général destiné à remplacer à un moment donné les traités de commerce, en attendant que tout droit disparaisse.
- Il est question, dans le monde des affaires, d’un traité de commerce projeté entre la France et le Danemark.
- Ce pays étant resté en dehors du système des conventions inauguré en 1860, les marchandises qu’il expédie sont arrêtées à notre frontière par droits de douane fort élevés, qui rendent à peu près impossibles les relations commerciales suivies entre deux nations fort sympathiques l’une à l’autre.
- Le traité projeté aurait pour résulat de mettre fin à cet état de choses, au plus grand avantage de certains de nos produits, qui trouveraient dans le Danemark un facile écoulement. .
- TRANSPORT PAR EAU*
- On s’occupe, parait-il, au ministère des travaux publics, de l’amélioration des voies navigables de France et de la création d’une grande artère de communication entre la Manche et la Méditerranée.
- Plusieurs chambres de commerce, fort intéressées dans cette question, ont également examiné le côté pratique du problème. C’est dans ce but que, la semaine dernière, un certain nombre de représentants de ces assemblées se sont réunis à la chambre de commerce de Paris.
- Tous les délégués ont unanimement reconnu que la réalisation du projet serait désirable au point de vue du commerce et des bénéfices que les diverses contrées de la France pourraient en retirer.
- Quant aux voies et moyens pour l’exécution de cette vaste entreprise, tout en paraissant partisans d’un syndicat entre les départements traversés, l’assemblée, n’ayant pas en main les pièces et documents nécessaires pour se prononcer en toute connaissance de cause, n’a pris aucun parti définitif; elle s’est ajournée au mois prochain pour la solution de ce grand problème. •
- CHANGEMENT DANS LES CONDITIONS DE VENTE DU PÉTROLE AUX ÉTATS-UNIS.
- Dans un meeting, tenu à New-York par les personnes intéressées dans le commerce du pétrole et dirigé par M. William, H. Philips, président-de la commission du commerce, on a fait les propositions relatées ci-après :
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- M. J. F. Ackermann a proposé un changement à l’article 4 du règlement existant, à savoir :
- « Le pétrole brut s’entendra, de qualité pure, » huile naturelle, non traitée à la vapeur (steamed), » ni autrement, franche d’eau, de fond ou d’autre » falsification et d’une densité de 44 à 48 degrés » Baumé.
- » Il sera accordé à l’acheteur une bonification de » 1 1/2 p. 0/0 pour chaque 1/4 de degré au-dessus » de 48. »
- Antérieurement la densité requise était de 40 à 47 degrés Baumé.
- Ce changement a été adopté.
- M. Josiah Maey jr, a proposé de réformer l’article 17 comme suit :
- « Le poids brut moyen des colis (barils), pour » l’huile raffinée ne pourra pas être moindre que » 360 liv. (163 kil.), ni plus fort que 390 liv. (1761/2 » kil.), et aucun colis ne pourra peser plus que 410 » liv. (185 3/4 kil.) »
- Cette réforme a été adoptée.
- L’usance antérieure était de 320, 370 et 390 livres respectivement.
- Le Shipping and Commercial list de New-York, auquel nous empruntons l’article qui précède, ne nous renseigne pas sur la date de l’entrée en vigueur des rélormes ci-dessus.
- COMPAGNIE D’ASSURANCES ET COMBUSTION SPONTANÉE DES TISSUS
- Jurisprudence.
- MM. Durand et Chamba, apprêteurs, ont intenté, contre la Compagnie d’assurances la France, un procès en paiement d’indemnité, dans les circonstances suivantes :
- Ces messieurs avaient dans leurs ateliers une certaine quantité d’étoffes de soie noire chargées comme on les charge, du reste, aujourd’hui, parfois jusqu’à 150 O/o. Par suite d’une combustion spontanée, et le résultat d’un échauffement, d’une surélévation de température ou d’une espèce de fermentation produites par les drogues dont ils étaient chargés, les tissus ont été dénaturés, détériorés, et presque entièrement carbonisés.
- La Compagnie la France résiste à cette action en prétendant qu’elle ne doit payer que les sinistres qui sont le résultat d’un incendie, dans l’acceptation la plus étroite du mot, c’est-à-dire que le feu, les flammes ont réduit un objet quelconque en cendres, mais jamais dans le cas spécial qui est relevé contre elle, alors que par une décomposition chimique, des tissus ou des objets mobiliers ont été perdus pour l’assuré. Pas de feu, pas d’incendie, pas de responsabilité.
- Le tribunal n’a pas partagé la manière de voir
- de la Compagnie la France. Se rangeant à l’avis des experts qui avaient été nommés à l’effet de savoir quelle pouvait être la cause de la détérioration des tissus, et qui ont déclaié que .c’était à une combustion spontanée qu’il fallait faire remonter la cause du sinistre, le tribunal a condamné la Compagnie d’assurances à payer une indemnité aux demandeurs.
- INCENDIES.
- Paris, 11 mars.
- L’importante usine de MM. Pellerin père et fils, située à Aubervillers, route de Pantin, 30, où se confectionnait ce produit alimentaire qui, sous le nom de beurre factice, est entré pour une part considérable dans la consommation, vient d’être complètement détruite par l’incendie.
- La nuit dernière, les flammes y ont subitement apparu, sans qu’on ait pu savoir par quelle cause. Alimentées par d’énormes approvisionnements de matières grasses, elles ont pris en peu d’instants un développement des plus inquiétants, et leur réverbération s’étendait jusqu’aux 10e et 19e arrondissements.
- Les sapeurs-pompiers d'Aubervilliers et de toutes les communes voisines, ceux de la caserne de la Villette, des détachements des 68e, 85e de ligne et de la garde républicaine, et plusieurs brigades de gardiens de la paix se sont rendus successivement sur les lieux. Dix pompes à bras et deux pompes à vapeur ont été mises en activité.
- Malgré tout le zèle et toute l’activité déployés par les travailleurs, la fabrique a été entièrement détruite. Il n’en reste que des décombres noircis, où le feu se rallume par moments et sur lesquels les pompes projettent des torrents d’eau.
- On a pu préserver les propriétés voisines vers lesquelles un vent violent envoyait des flammèches qui, en quelques endroits, communiquaient la combustion aux contrevents et aux boiseries.
- Aucun accident grave n’a été constaté. Le chiffre du dommage, qui doit êfre considérable, est encore ignoré. La fabrique est assurée à plusieurs compagnies.
- Nous apprenons aussi qu’une fabrique très-considérable des environs de Vienne (Autriche), vient d’être la proie des flammes.
- Cette maison appartenait à la Société "Apollo" qui se livre à la fabrication de la stéarine, du beurre factice et d’autres produits gras.
- Les pertes sont évaluées à 2 millions de francs.
- Les Gerants : F. Gouillon & P. Blondeau.
- Tous droits réservés.
- Imp. G. Colin, route de Flandre, à Charleville (Ardennes).
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- OFFICE DU MONITEUR DE LA TEINTURE
- DROGUERIB, PRODUITS CHIMIQUES, COULEURS
- Le Moniteur de la Teinture se charge de la fourniture de tout article de Droguerie et de Produits Chimiques à l’usage de la Teinture, de l'Impression, du Blanchiment et des Apprêts : ces marchandises sont tirées directement des lieux de production, ou des fabriques les plus estimées, et ne sont livrées qu’après un examen scrupuleux de leur qualité ou de leur pureté. Elles sont cotées au tarif publié par le Journal, et établi au plus bas prix possible.
- Nous nous occupons tout spécialement des Couleurs d’Anilines pour lesquelles nous avons des dépôts des principales maisons, et que nous livrons, soit en gros, soit au détail, aux conditions les plus favorables.
- MACHINES, APPAREILS ET MATERIEL INDUSTRIEL
- -- INSTALLATION D'ATELIERS ET D'USINES -
- Les Machines, Appareils et Ustensiles de toute nature à l’usage des Industries Tinctoriales sont très nombreux, et tous constituent des spécialités exploitées par autant de constructeurs divers, répandus dans les principaux centres industriels de France, de l’Angleterre et de la Belgique. Pour traiter ce genre d’affaires, il faut donc une connaissance bien complète de ces industries et il importe déposséder des relations aussi nombreuses qu’étendues.
- Le Moniteur de la Teinture est le centre naturel où viennent aboutir tous les documents et renseignements relatifs à cette vaste industrie. N’ayant pas, en outre, comme les constructeurs, de motifs pour livrer un modèle plutôt qu’un autre, nous-pouvons choisir avec* un complet désintéressement, et avec compétence, les machines qui offrent toutes garanties aux acquéreurs, au double point de vue du travail qu’elles doivent produire et de leur bonne construction. Par suite de traités avec les fabricants, nous les livrons aux mêmes prix qu'eux-mêmes, et nous pouvons quelquefois offrir des conditions que ces derniers ne feraient pas à un acheteur avec lequel ils n’auraient pas déjà des relations.
- La Chaudronnerie courante— très-soignée— de fer ou cuivre est facturée au poids et au cours du jour.
- Le Moniteur de la Teinture publie une liste du Matériel d’occasion à vendre, ou dont on désire faire acquisition; cela présente de grands avantages aux acquéreurs, et permet d’opérer le placement des machines dont on n’a plus lusage.
- Nous nous chargeons delà rédaction des plans et des devis d’usines et d’ateliers, et s’il y a lieu, de la direction des travaux et de la vérification des mémoires.
- LIBRAIRIB
- Nous fournissons la Librairie de toute nature : industrielle, scientifique ou littéraire, les Journaux et Publications quelconques, aux prix marqués par les éditeurs, affranchissement en sus.
- OPÉRATIONS ET ANALYSES CHIMIQUES
- — CONSULTATIONS, ÉTUDES ET TRAVAUX PRATIQUES; PROCEDES ET EXPERTISES INDUSTRIELLES —
- Tout travail scientifique et pratique se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à l’Impression, aux Apprêts et au Travail des Tissus on général, nous est spécial, et notre compétence en ces matières est affirmée pa nos publications et noire expérience.
- Nous procédons également aux Visites d’Ateliers et d’Usines dans le but d’indiquer les perfectionnements à apporter au travail ou les économies à réaliser.
- BREVETS D’INVENTION
- Il existe plusieurs agences très-sérieuses pour la prise des Brevets d’invention, pour les recherches et travaux qui s’y rapportent; mais aucune n’est spéciale aux industries Tinctoriales, et ne les connaît assez intimement pour pouvoir apprécier la similitude des procédés, ou. les nuances si délicates qui établissent des distinctions entre eux, et peuvent les rendre brevetables, ou les confondre avec des antériorités qui les annulleraient.
- Aucune situation n’est aussi favorable que la nôtre pour être au courant de toutes les nouveautés qui surgissent dans nos spécialités, et des procédés anciens ou nouveaux qui ontété exploités ou proposés ; elle nous permet aussi d’apprécier le fond et la portée d’une invention et de la présenter de la façon la plus favorable. Nous sommes donc à même de nous charger de tout ce qui concerne les Brevets, tant en France qu'à l’Étranger.
- Le Moniteur de la Teinture publie .une Liste de tous les Brevets d’invention relatifs à sa spécialité, et donne une analyse de ceux qui lui paraissent offrir un intérêt d’actualité. Nous fournissons le résumé des brevets qui ne sont pas analysés dans le journal, et que l’on désire connaître, moyennant une rémunération de 5 francs pour chacun.
- CESSION D’ÉTABLISSEMENTS
- Noire publicité est d’une grande ressource pour la Vente des Fonds, Fabriques et Exploitations se rapportant à la Teinture et aux Tissus ; nous avons toujours un choix varié d’élablissements à céder, et nous opérons assez facilement ce genre de vente, moyennant une rétribution modérée.
- Les Fonds à vendre sont publiés dans le Moniteur de la Teinture, avec indication ou non, de l’adresse des vendeurs.
- ANNONCES, PUBLICITÉ
- Lo Moniteur de la Teinture, se répandant dans un public spécial, offre, par ses annonces, une publi-blicité qui va droit à son but et qui ne risque pas de s’égarer parmi des indifférents : aussi est-elle plus fructueuse que toute autre, lorsque les objets annoncés s’adressent à la Teinture et aux Tissus.
- Etant en relations confraternelles avec tous les journaux industriels de France et de l’Etranger, nous pouvons encore étendre cette publicité, lorsqu’on veut la faire sur de grandes proportions.
- GoUILLON et BLONDBAU.
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- A VENDRE D’OCCASION
- MACHINE A VAPEUR OSCILLANTE
- FORCE 15 CHEVAUX
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- et les différentes Drogues employées en Teinture.
- La machine se compose d’une plate-forme circulaire en forme d’auge et en fonte reposant sur quatre pieds qui peuvent se fixer par des vis ou des boulons.
- La matière est broyée par deux petites meules verticales fixées à un arbre horizontal et tournant dans l’auge. Le mouvement est communiqué par deux engrenages coniques et une manivelle située en dessous de la plateforme. Des raclettes et un orifice permettent de recueillir les produits broyés.
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- AVANTAGES.—Volume très-petit, peu embarrassant, broyage parfait, régulier, facile et sans fatigue. (Un enfant peut la faire marcher).
- S’adresser à YOffxce du Moniteur de la Teinture.
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- POMPE NEUT G DUMONT
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- Exposition de Vienne 1873.
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- L'impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
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- — O™92 — — 82 — — 140 —
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- — lm30 — _ 80 — — 150 —
- Ces prix comprennent l'impôt de 5fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres qne celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
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- — Essai sur l’industrie des matières textiles, in-8°, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)............... 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°................... 35 fr.
- BEZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-....................... 100 fr.
- BOLLEY et KOPP . — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 figures' dans le texte 10 fr. ; par poste..................................... 12 fr.
- BONA- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste...................................... 11 fr.
- BOURDILLAT • — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste....................................... 9 fr. 50
- CH EVREUL. — Cercles chromatiquesappliquès à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr.; par poste ..................................... 37 fr.
- CHOIMET. — Eilature du lin et du chanvre, in-8“, 448 p. avec tableaux et pl. (rare),25 fr.; par poste.......................................... 27 fr.
- DE VINANT. — Traité pratique de la teinture, de l’impression sur étoffes et du blanchiment, 1 volume in-8°, de 875 pages et 6 planches autographiées, contenant un grand nombre de prodédés et-recettes,
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- DICTIONNAIRE INDUSTRIEL à l’usage de tout le monde, par E. Lacroix, 2 vol. in-8°, renfermant 1,600 pages et 676 gravures; cartonné à l’anglaise, 20 f. ; par poste...................................... 22 fr.
- DOLFUS-AUSSET- — Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-8°, 20 fr. ; par poste 22 fr.
- F- FOL- — Guide du teinturier, ou Manueldes connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte; cartonné, 9 fr. ; par poste .... 9 fr. 50
- GIRARD et DE LA1RE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par, poste.......................................... 19 fr.
- GIRARDIN. — Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste........................ 14 fr.
- GONFREVILLE. — Art de teinture des laines en toison, en fil et en tissus, 1 vol. in-8°, 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec formules, 30 fr ; par poste. (rare)............... 31 fr.
- GOUILLON. — Méthode pratique d'impression des tissus en couleurs mates, dorées, argentées, bronzées, veloutées et perlées, applicable aux étoffes reteintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et échantillons, 3 fr.;
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- KOEPPELIN- — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr-.; par poste.....................'............10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages ; grand in-8° et 3 pl.
- 10 fr. ; par poste.............. 11 fr.
- — Impression et teinture des tissus ; grand in 8°, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8°, 1 fr. 25; par poste........................ 1 fr. 75
- — Garance ; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus; in-8°, 2fr.; par.poste .... 2fr.50
- LEROUX- — Traité pratique de la filature des laines peignées et cardées, 1 vol, in-18e, avec figures et 4 planches relié................................. 15 fr.
- — Bouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste .................................... 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8°, 5 fr. ; par poste.............. 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-8o, fig. et 4 planches, 10 fr.; par poste. ... 11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes in-8°, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dans le texte, et un atlas de lOplanches in-4°; dont 4 sont coloriées............... 70 fr.
- SCHEFFER. — Essai sur l’Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre Berckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plusieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce de quercitron, etc., in-8°, 2 fr. 50; par poste...................................... 3 fr. 25
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- Revue mensuelle des industries du coton, de la laine filée et tissée, de la soie, du lin, du jute;de la teinture, au blanchiment, de 1 impression sur étoffés, et du matériel de ces industries. Prix pour la France, 12 fr 50 par an. Adresser chèque ou mandat poste, à l’ordre de WILLIAM THOMAS, 138, Fleet-Street, à Londres.
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- 1874
- Méd. en bronze. 1847
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- — en argent 1856
- — or .... 1857
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- Séchoirs à vapeur ou tambours à sécher, avec cylindre en cuivre ou en fer blanc, disposés sur un seul rang, ou sur deux rangs superposés.
- Gros tambours à sécher de un m. 30 à 4 m. de diamètre.
- Appareils à apprêter, applicables aux machines ci-dessus.
- Machines à flamber au gaz, à l’alcool ou au feu, tous genres de tissus.
- Cuves à chaux pour blanchiment.
- Chaudières à lessiver, en tôle, ou cuves en bois.
- Chaudières à la chaux en tôle.
- Cuves rondes pour trempage des pièces en chlore ou en acide.
- Cuves à clapot pour chlorer ou acidu-1er les pièces d’une façon continue.
- Clapots de tous systèmes.
- Foulards à cinq rouleaux (mangle) pour apprêts de blanc.
- Foulards divers pour apprêts de blanc.
- Machines à humecter.
- Cuves circulaires à pilons pour laver les tissus fins.
- Machines à savonner les toiles (frotteuses).
- Tondeuses doubles ou simples.
- Machines à battre, brosser et enrouler les tissus.
- Machines à butler, dites Maillocheuses.
- Encolleuse pour fils avec chauffage nouveau, par surface rayonnante.
- Appareil extracteur de condensation.
- Machines à imprimer, à 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 couleurs.
- Courses de rouleaux horizontales ou verticales, chauffées par plaques à vapeur ou par le feu.
- Hott-flucs ou courses à mater.
- Cuisines à couleurs, avec chaudières de toutes dimensions et agitateurs mécaniques.
- Eprouvettes à garancine.
- Chaudières à cuire les bois de teinture .
- Cylindre avec ou sans friction, de: tous systèmes.
- Plaques à vapeur pour tous genres de chauffage.
- Cuves à vaporiser ou à fixer.
- Appareils régulateurs pour le vaporisage.
- Cuves àgarancer.
- id. à dégommer.
- Presses hydrauliques de différents systèmes et de toutes forces.
- Petite presse à vis pour couper les échantillons.
- Machines à métrer et plier les tissus.
- Vis à élargir.
- Régulateur «le pression.
- Tourmettes à laver ou rincer.
- Roues à laver.
- Id. à émoudre les bois de teinture.
- Cuves à engaller
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- Rac à teindre continu pour les couleurs claires.
- Appareil à cuire les apprêts à haute pression.
- Appareil à cuire les apprêts à double fond, avec ou sans agitateur mécanique.
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- Courses pour sécher les mordants.
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- Calandres à levier.
- Machines à moirer.
- Id. à glacer par galets.
- Machine à chauffer les cartes d’apprêt.
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- 20e Année, Numéro 6.
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- rte Moniteur de la Teinture est arrivé à sa vingtième année; ce n’est donc pas un journal qui debute et qui cherche, en tâtonnant, la route à suivre; depuis longtemps, il a l’expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le Moniteur de la Teinture a déjà vu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
- Pour faire apprécier, comme il convient, la valeur de cette publication, nous enverrons sur demande la table des matières du dernier volume, lequel est accompagné de nombreux échantillons et gravures intercalés dans le texte.
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- Aux abonnés nouveaux d'un an. ainsi qu’à nos abonnés actuels, nous offrons:
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- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- je soussigné (1) ..____________________________________________
- demeurant à-------------- ----------------------------—---------------
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- déclare souscrire pour un abonnement de_^......................... —
- au Moniteur de la Teinture, a partir du (2)--------------------—— ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ et comme prime aux volumes ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------le tout payable à la présentation de la quittance
- Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-LON et Blondeau, rue Michel-le-Comte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sont en con séquence augmentés de 50 centimes applica bles à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier;mais, afin d’avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- Voir le Moniteur de la Teinture du 20 février 1874 (page 42).
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- Bleu ordinaire........................ — 55
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- Violet ordinaire, très-rouge, rouge. le kil. 60 fr. — bleu, très-bleu............. — 70
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- Vert lumière à l’iode (n° 2). le kil. 150 fr.
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- Vert spécial pour coton, en pâte. — 50
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- Marron d’aniline................. — 30
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- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes on gros, on ferait de notables diminutions.
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- sur Laine, Laine et Colon,
- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l’orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au Bleu-Noir d’aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances très-variées ; elle est entièrement soluble dans l'eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 1O fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
- BLEU-NOIR D’ANILINE
- SOLUBLE DANS L’EAU
- NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE
- Sur laine, cette couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation.
- Plus riche, plus économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-ci dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande variété de teintes.
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des hoirs, des gris, et, par mélange, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent l’emploi très-avantageux.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- A SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRICANT DE COULEURS DANILINE
- d’Argent et de Bronze à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l'Exposition de Vienne 1873 SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l'alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le caltiatour et résistant au foulon.
- Acide salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER & WEIDKNECHT
- Constructeurs à MULHOUSE (Alsace).
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments, Impressions, Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Hydro-Extracteurs.
- Machines à laver de tous systèmes.
- Machines à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines a pulvériser Veau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
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- Grilloirs à gaz et au pétrole.
- Rames fixes à pinces et à déraillage.
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- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements. Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges .et à pistons, Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
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- MORDANT SCHMIDT (Breveté S. G. D. G.) Economie de 18 O/O d’indigo
- Dans la Teinture à l'Indigo de cuve
- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile* -coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 100 kilos de matières traitées, en 4 fois on met pour les premiers cent kilos 2 kilos de mordant dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
- Prix du kilo : 4 frames.
- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer elles-mêmes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo.
- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr. par cuve.
- S’adresser à l’Office du Journal.
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- Renseignements et Recettes.
- L’administration lu Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doi contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée.
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- . LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20e Vol., No 6. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Mars 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Montage et conduite des cuves à indigo (suite-). — Etude des différents procédés de blanchiment employés à Fiers pour les cotons en écheveaux, par M. TANTIN. — Chair ou saumon (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Du rôle des acides dans la teinture et dans les matières colorantes de la garance et ses substituts artificiels, par M. A. ROSENSTIEHL. — Revue sommaire des brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Exposition en 1876, à Paris, des Beaux-Arts appliqués à l’industrie — La protection des inventions en Suisse. — Terrible explosion à Elbeuf.
- CHRONIQUE
- Après ces périodes de pluies continuelles, des inondations qui en ont été la conséquence; des orages, ouragans et autres crises atmosphériques au milieu desquelles le printemps a fait son apparition, il y a bien eu quelqu’hésitation dans les affaires, et cela n’était pas de nature à les relever du ralentissement qu’elles éprouvaient depuis quelque temps.
- Dans les environs de Paris, nos usines ont peu souffert du débordement de la Seine; ce ne sont que celles de Port-à-l’Anglais qui ont été atteintes, mais sans causer de dégâts très-sérieux; en basse Seine, c’est-à-dire à Suresnes, Puteaux, Courbevoie, Clichy, il n’y a pas eu inondation, grâce aux travaux qui y ont été exécutés, en partie parles ateliers nationaux en 1849, pour élever les berges dans toute cette partie des pays riverains du fleuve.
- Parmi les accidents causés par l’ouragan qui vient de sévir dans le Nord de la France, on cite particulièrement la teinturerie de MM. Groux frères à Wasquehal, qui a été littéralement rasée par le vent ; puis, la filature de M. Vogel à Beauvais, qui s’est écroulée en tuant trois personnes.
- Nous avons tout lieu d’espérer que nous voilà, maintenant, sortis de ces désastres,et nous sommes décidément entrés dans la belle saison.
- Les deux premiers mois de l’année ont été très-inférieurs aux deux mêmes de l’année précédente pour le commerce d’importation et d’exportation;
- nous savons, du reste, que 1875 a été exceptionnellement favorable à nos affaires, et nous pourrions encore faire une très-bonne année, même sans l’égaler.
- Actuellement, pour ce qui concerne les soieries, on avise de Lyon que les ventes d’étoffes noires continuent, soit pour Paris, soit pour Londres; que les commissions pour l’Amérique en étoffes de couleur sont en retard, et que, comme ces articles se sont très-mal vendus tout cet hiver, il est à croire que les commissions attendues seront moins considérables que celles de la saison passée.
- Les façonnés avec dessins à rinceaux pour pardessus et corsages, sont très-recherchés pour le moment.
- A Elbeuf, bien que la fabrique soit sortie de l’engourdissement dans lequel elle était plongée, il n’y a encore que peu d’élan dans les affaires pour la vente des articles d’été.
- Les fabriques de Roubaix et Tourcoing ont repris une marche régulière, mais néanmoins ces places sont encore loin d’avoir repris leur récente activité.
- A Reims, en dehors des mérinos communs qui, principalement, trouvent un débouché aux anciens prix de janvier et février derniers, les autres sortes, telles que mérinos fins, s’achètent avec beaucoup moins d’entrain et à des cours relativement plus bas. Il en est à peu près de même poulies autres tissus, lesquels ne donnent lieu qu’à des affaires limitées.
- Dans le Midi, la fabrication est également calme, excepté à Vienne où elle continue à être toujours très-occupée, et dans un état de plus en plus prospère. .
- Pour les autres villes du Midi, on dit que la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- stagnation se maintiendra probablement tant que les maisons ne seront pas bien fixées sur l’importance des commandes qu’elles auront reçues pour les articles d’hiver, ainsi que sur leurs prix de vente, car, vu l’élévation des matières premières, ce n’est qu'alors qu’elles pourront connaître les bénéfices qu’elles sont susceptibles d’en retirer.
- Les tissus de coton, de lin et de chanvre sont toujours dans la même situation ; c’est-à-dire que leur commerce et leur fabrication sont peu animés.
- Les affaires en produits tinctoriaux paraissent reprendre quelque peu et les prix de quelques-uns tendent à se raffermir.
- Ainsi, pour les indigos, la consommation est revenue un peu plus couramment au marché du Hâvre, et les prix, sans augmenter, se tendent visiblement.
- Les bois de campeche Haïti se maintiennent en assez bonne position. La consommation, dont les approvisionnements ne sont pas encore épuisés, n’achète toutefois que par petits lots, pour ses plus pressants besoins.
- Il s’est traité également au Hàvre, quelques lots de détail en bois rouges, à prix plus réguliers, et dénotant une certaine amélioration dans les cours.
- En bois jaunes, quelques petites affaires se sont aussi réalisées.
- Les garances continuent à être l’objet de nombreuses transactions à Avignon. La marchandise de choix est vivement recherchée, et en nouvelle hausse. Les racines de Naples font un contraste frappant avec cette bonne situation; elles sont très-peu demandées.
- A Marseille, les affaires en cochenilles sont très-calmes et les prix faiblement; tenus, malgré un stock dont la faiblesse et le peu de variété font au marché une position telle, que l’exportation, dont les demandes sont limitées, n’y trouve même plus les qualités qui lui conviennent.
- Les rocous qui, l’an passé, avaient atteint de si hauts cours, ne jouissent plus maintenant d’une aussi belle situation. On note de Bordeaux que ce colorant reste toujours dans un grand calme, mais que les détenteurs tiennent bien leurs prix.' Les affaires ne reprendront de l’activité, dit-on, que vers la fin d’avril.
- Il vient de se faire au Hàvre quelques ventes en dividivi ; cette matière tannique se raisonne en baisse.
- Les écorces de quillay, dites bois de Panama ou encore bois de savon, ont provoqué récemment quelques achats, pour la consommation, grâce aux concessions progressives des détenteurs ; l’importance de ces affaires n’a pas été notée; elle est généralement peu considérable.
- Tels sont, pour le moment, les faits les plus saillants à noter pour le commerce de ces produits.
- F. Gouillon.
- MONTAGE ET CONDUITE
- DES CUVES A INDIGO
- (Suite.)
- Ici j’ouvre une parenthèse pour raconter un fait assez significatif et qui peut montrer jusqu’à quel point la fermentation du pastel et la fermentation butyrique peuvent suffire à la transformation de l’indigo bleu en indigo blanc et à la dissolution de ce dernier quand, sans principes et sans méthode, le hasard entretient l’équilibre entre elles :
- Appelé à la direction d’une teinture où l’indigo se consonmait d’une façon désastreuse sans donner les résultats attendus, je trouvai là deux petites cuves de lm 60 de diamètre sur 2m 20 de profondeur qui absorbaient chaque semaine et chacune 12 kil. d’indigo. La surface du bain était épaisse et chargée d’une couche crémeuse d’indigo bleu qui atteignait environ 3 centimètres 1/2 d’épaisseur; le bain était vert foncé et l’odeur légèrement putride. Il y avait huit années que cet état existait. La production se réduisait à 2 jours de travail par semaine à raison de 2 palliements pour les 2 cuves. — C’était bien en effet une consommation désastreuse.
- Or, dans ce cas nouveau pour moi, voici comment je m’y pris pour trouver mon chemin. Je demandai aux ouvriers chargés du travail ce qu’ils avaient l’habitude de mettre comme garniture dans leurs cuves. — Rien, me répondirent-ils. — Rien, mais c’est bien peu. Employez-vous la chaux? — Non, monsieur.—La soude? non, monsieur.— Cependant vous devez bien mettre quelqu’ingrédient avec l’indigo, au moins. — Nous mettons toutes les semaines 12 kil. d’indigo par cuve, un cassin de mélasse (environ 3 kil.) et 2 k. 500 de garance.
- Je vis de suite là où était le joint et la marche que j’aurais à suivre pour ramener ces cuves à un
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- état satisfaisant. Néanmoins je laissai continuer le travail d’après les anciens errements et je vis apparaître tous les caractères rationnels d’une cuve manquant de chaux. Sur le coup de rable, une odeur putride qui se répandait au loin accusait une fermentation trop avancée, le bain roulait de grosses veines bleues et devenait presque noir ; quant à la fleurée, il n’y fallait pas songer. Après cinq ou six heures de repos les ouvriers entrèrent une mise de laine blanche qui montra au vert et quand le pallie-ment fut terminé, ils se hâtèrent de sortir la laine sans la laisser égoutter et l’exprimaient poignée par poignée pour éviter que le vert ne se mangeât. Et malgré leurs efforts pas mal de vert se mangeait ; avec 2 palliements comme celui-là, les cuves en avaient assez. — On palliait ou réchauffait et tout était dit juqu'au lendemain ou l’on recommençait si la cuve le permettait.
- C’était bien simple, mais cela ne valait rien.
- Mes deux guédrons me demandèrent s’il ne serait pas urgent de recharger les cuves avec de nouvel indigo, car il y avait quinze jours que l’on n’en avait mis.—Oh non,leur répondis-je,puisqu’elles teignent, c’est qu’elles en ont encore à fournir, d’ailleurs j’ai besoin de les étudier avant que d’en prendre la direction et je laissai les choses aller ainsi pendant toute une. semaine ; cependant le samedi arrivé je mis une pincée de chaux nouvellement éteinte dans un cassin de bain et tout aussitôt je vis les transformations rationnelles apparaître.
- Mes guédrons avaient broyé de l’indigo dans la journée comptant bien que j’en emploierais le soir. Au moment de réchauffer, je pris la direction de ces cuves, je fis remettre l’indigo tout mesuré dans la benne sous le robinet du moulin, je couvris cette benne et je me fis apporter de la chaux, alors je fis pallier et sur chaque coup de rable j’administrais une tranchoir de chaux ; — j’étais entraîné malgré moi à en administrer ; après une demi-heure de palliage mes cuves étaient jaunes avec une odeur légèrement urineuse, ce qui annonçait un léger excès de chaux, avec une fleurée abondante et une intensité de coloration considérable.
- Poussé par la curiosité, je revins vers le milieu de la nuit et au lieu de cette couche épaisse d’indigo bleu qui avait coutume d’être à la surface, je vis une fleurée très abondante des plaques rouges plutôt que cuivrées, je donnai un coup de rable et tout aussitôt un bruissement très fort se fit entendre, le bain s’agita en tous sens et tous ces beaux caractères de tout-à-l'heure disparurent pour faire place
- à un bain noir sans reflets et putride. — J’administrai de nouveau cinq tranchoirs de chaux à chacune et le lendemain matin elles étaient superbes.
- Le lundi matin je fis pallier, rechauffer et j’administrai une nouvelle dose de chaux. — Ce jour-là chaque cuve fit 6 palliements qui égouttèrent tout le temps voulu pour ne pas jeter à terre du bain chargé d’indigo.
- Pendant un mois et sans employer d’indigo, que celui qui se trouvait dans les cuves, au moyen de la chaux, d’une petite quantité de garance et cristaux de soude, je teignis environ 1,500 kil. de laine en bleu barbeau, à raison de 3 palliements par mise.
- Ces cuves me donnèrent 42 palliements en une seule journée, l’une 22 et l’autre 20.
- C’était une revivification inespérée de ces cuves. Au bout de ce mois, je fis retirer le pied des cuves qui contenait une quantité considérable de pastel et je les rétablis d’après les principes énoncés dans cet article.
- L’enseignement à tirer de cette relation, c’est que l’ammoniaque fournie par la fermentation du pastel était en partie saturée par l’acide butyrique fourni par la garance, ce qui entretenait l’équilibre nécessaire pour ne pas entraîner le coulage de la cuve et cela permettait à l’indigo bleu de se transformer en indigo blanc qui, par une suite de réactions complexes, était ramené à l’état d’indigo bleu.
- En saturant par la chaux l’excès d’ammoniaque, je rendais à l’acide butyrique le rôle hydrogénant que je provoquais à dessein, je fournissais au bain la propriété dissolvante sans lui donner une propriété alcaline capable de nuire à la fibre ou d’entraver l’adhérence des molécules d’indigo à la laine, car on a vu que dans les cuves à la potasse un bain trop alcalin empêche l’application de la matière colorante.
- (A. suivre.)
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- ETUDE
- DES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS DE BLANCHIMENT EMPLOYÉS A FLERS POUR LES COTONS EN ÉCHEVEAUX
- Par M. V. Tantin. (1)
- On sait que le coton écru contient, entr’autres substances étrangères à la fibre, une matière colo-
- (1) Mémoire présenté à la Société industrielle de Fiers.
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- rante jaune et une résine. L’art du blanchisseur consiste principalement à éliminer ces deux matières, et, pour y parvenir, il est indispensable de tenir compte de leurs propriétés chimiques. La matière colorante jaune est soluble dans l’eau après avoir été modifiée par l’action des agents oxydants, mais elle est recouverte d’une résine soluble à chaud dans une dissolution de carbonate de soude (lessive).
- Ceci posé, il est facile de comprendre que les opérations du blanchiment se succéderont dans un ordre parfait et qu’on ne pourra intervenir sans nuire au résultat que l’on se propose d’atteindre.
- La seule marche rationelle et qui, d’ailleurs, est invariablement suivie, consiste d’abord en un traitement de la fibre par une solution alcaline bouillante (débouillage^ qui enlève la matière résineuse et un passage en chlorure de chaux, qui modifie la matière colorante et la rend soluble dans l’eau. Après ces opérations, le coton conserve une légère teinte jaune qu’on fait disparaître par Vazu-rage.
- APPAREILS POUR LE DÉBOUILLAGE.
- Les appareils qui servent au débouillage sont de deux espèces : dans les uns, la température de la lessive est élevée par un chauffage à feu nu ; dans les autres, par un chauffage à la vapeur.
- Chauffage a feu nu. — Les blanchisseurs qui n’ont pas de générateur de vapeur se servent, pour les débouillages, du cuvier à projection, de Widmer. Cet appareil, bien simple, se compose d’un cuvier placé sur un foyer pour être chauffé ; ce cuvier est muni d’un double fond sur lequel on entasse le coton. Enfin un tube plongeur passe à travers du double fond : il est muni, à sa partie supérieure, d’un chapiteau qui a pour effet de répartir uniformément la lessive. Quand on chauffe cette dernière, elle ne tarde pas à entrer en ébullition; la vapeur, rencontrant le double fond, pousse naturellement le liquide qui s’élève par le tube et le déverse par le chapiteau sur la partie supérieure du cuvier. Cet appareil donne de très-bons résultats.
- Chauffage a la vapeur. — Lorsque le chauffage peut s’effectuer au moyen de la vapeur, les appareils sont construits d’après le même système. Le chauffage se fait par un tuyau plongeant dans le liquide, au-dessous du double fond- la circulation delà vapeur s’explique par la pression qui s’établit dès qu’il y a formation de vapeur. Cet appareil est le plus communément employé.
- Tout récemment, un appareil d’un autre genre (1) a été adopté dans un des principaux établissements de notre ville, Cette nouvelle chaudière permet de débouillir à. toutes les pressions inférieures à h atmosphères, tout en ayant une circulation continue de la lessive à ces différentes pressions. Elle se compose d’un vase hermétiquement clos,dans lequel on place le coton à débouillir, lequel s’appuie sur un double fond. La communication pour la circulation de la lessive se fait, par le bas, en-dessous du double fond et, par le haut, au moyen d’un tube en fer ou en cuivre. Entre ces deux extrémités, il existe une pompe rotative spéciale en communica tion avec chacune d’elles. La lessive, poussée par la vapeur, est en outre sollicitée par l’aspiration de la pompe rotative qui la refoule vers la partie su périeure pour retomber dans une petite turbine qui la déverse circulairement sur le coton à débouillir. Dans le parcours de la lessive de la pompe rotative à la turbine-déversoir, elle est chauffée par un courant de vapeur pour être maintenue à une pression indiquée par les soupapes de sûreté. La marche de la pompe rotative étant indépendante, la circulation de la lessive se fait sans aucune pression; delà son renouvellement continuel et, par suite, une grande efficacité. A côté de ces avantages,la pompe rotative présente cependant l’inconvénient d’exiger un moteur spécial pour son mouvement; le débouillage devant être fait sans interruption pendant dix heures au moins, la circulation de la lessive se trouverait arrêtée lorsque la machine à vapeur serait en repos.
- ) Le débouillage à haute pression "permet un lessivage plus parfait et l’opération marche avec une régularité qu’il est difficile d’atteindre par les procédés ordinaires; pour les tissus de coton il a été possible d’opérer à une pression supérieure à 10 atmosphères : il en est résulté une économie de temps et de matières premières, mais pour nos cotons en écheveaux il serait peut-être imprudent de dépasserune pression de 2 à 3 atmosphères.
- Procédé de Blanchiment
- Employé par MM. L. et E. Toussaint, de Fiers.
- 1° Lessive. — Débouillir 8 heures :
- 3 kil. 3 cristaux de soude, ) par 100 k. du coton.
- 1 kil. chaux vive, ) r
- (1) Un de ces appareils fonctionne à l’Ecole industrielle. Il a été offert par les constructeurs, MM. Tulpin frères, de Rouen.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- 2° Dérougir.
- 3° B'anchiment. — 5 kilog. chlorure de chaux, par 100 kilog. de coton. — On coule pendant deux heures. — On passe ensuite à l’eau acidulée, par 2 litres acide sulfurique par 300 kilog. de coton, pendant 20 minutes.
- 4° Le coton est lavé à l’eau courante, puis passé à l’eau de savon tiède : 1 kil. de savon palmé par 100 kilog. de coton.
- 5° Le coton est collé, pour chaîne, avec 6 kilog. amidon pour 100 kilog. de coton, ou 2 kil. amidon pour encollage de la trame, également par 100 kilog.
- On ajoute à la colle de l’outremer i Guimet, soit la qualité S 2, faite spécialement pour les blancs dans lesquels il peut rester quelques traces d’acide, soit S F, qui est plus susceptible aux acides.
- Lorsque les cotons ont été lavés avec soin, passés au besoin deux fois dans l’eau de savon, l’outremer n’est pas attaqué et le coton est parfaitement uni et ne jaunit pas en magasin, soit en écheveau, soit en tissu.
- Prix de revient pour 350 kilog.
- LESSIVE.
- 4 kil. » chaux, à 5 fr.............. » fr. 20
- 12 » carbonate de soude, à 28 fr.. 3 30
- DÉBOUILLAGE
- 100 kil. » charbon, à 42 fr.................... à fr. 20 17 » chlorure de chaux,.......à 40.fr. .. 6 80 3 5 savon de palme, à......1 fr..30... 4 55
- 32 » charbon, à 42 fr............ 1 35
- 21 5 amidon, à 64 fr............ 13 76
- 2 » bleu d’outremer, à 2 fr. 50 .. » 50
- 32 » charbon, à 42 fr............ 1 35
- Main-d’œuvre : 8 journées à 2 fr. 5 0... 20 »»
- 36 01
- Soit 16 fr. »» les 100 kil.
- Loyer, frais généraux, 25 %. 4 »»
- Chaîne.... 20 »»
- 7 kilog. amidon, h fr. 48 au lieu de 13 fr. 76,différence 2 35
- Trame.... 17 65
- (Note communiquée par M. L. Toussaint.)
- Procédé de Blanchiment suivi à l’Ecole Industrielle de Fiers.
- 100 kilog. de coton en écheveaux.
- 1° Débouillage.
- Le débouillage est prolongé pendant 12 à 14 heures. On emploie une lessive préparée de la manière suivante :
- Sel de soude à 72°, 1 kilog. (ou bien cristaux de soude à 36°, 2 kil.)
- Chaux vive, 1 kilog.
- On fait d’abord éteindre la chaux, puis on ajoute le carbonate de soude et 400 litres d’eau. On laisse déposer pendant 12 heures au moins.
- Les cotons étant con venablement placés dans la chaudière à débouillir, on enlève la partie claire de la lessive, on la verse sur les cotons et on porte le liquide à l’ébullition. Il faut avoir soin de remplacer l’eau qui s’évapore, sans cette précaution les cotons pourraient se tacher en brun et seraient, comme on le dit, pris de feu. Après 14 heures de débouillage, on retire le feu; le lendemain matin, on laisse écouler la lessive encore chaude et on fait arriver un courant d’eau froide sur les cotons jusqu’à ce que le liquide sorte incolore par le robinet placé au bas de la chaudière. Ce lavage par déplacement s’appelle, en terme de métier, dérougir. Les cotons sont enlevés de la chaudière et reçoivent un lavage énergique et une torsion. Dans la plupart des établissements, les cotons sont tordus au moyen de la nille : l’usage de l’essoreuse est préférable, les cotons sont moins fatigués et il ne reste que 35 à 40 % d’eau.
- 2° Chlorage.
- Dans une cuve en pierre ou en ciment on verse : Acide sulfurique, 1 kilog.
- Eau, 200 litres.
- D’autre part, on délaie dans 150 litres d’eau : Chlorure de chaux à 105°, 5 kilog.
- Au bout de 4 heures, la dissolution est complète ; on enlève la partie claire de ce bain et on l’ajoute peu à peu à la solution acidulée. En procédant ainsi, on élimine l’excès de chaux contenu dans le chlorure, qui aurait pour effet d’utiliser en pure perte une partie de l’acide sulfurique. Le mélange de chlorure de chaux et d’acide sulfurique donne naissance à du sulfate de chaux, dont la presque totalité se dépose, et à du gaz qui trouve un dissolvant dans les 350 litres d’eau employés. Trois heures suffisent pour que le liquide chloré soit parfaite-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ment clarifié. On fait écouler la partie claire du bain au moyen d’un robinet placé à la partie inférieure de la cuve, un peu au-dessus du dépôt de sulfate de chaux ; le liquide se rend dans un petit baquet et de là il est versé sur les cotons au fur et à mesure qu’ils sont rangés dans la cuve à chlorer. La totalité de la solution chlorée étant versée sur les cotons, on ouvre le robinet placé à la partie inférieure de la cuve afin que le liquide puisse se rendre de nouveau dans le petit baquet, d’où il est repris et versé de nouveau sur les cotons. Ce coulage est continué pendant 2 heures dans le double but d’imprégner régulièrement les cotons et de mettre en liberté une certaine quantité d’acide hypochloreux qui prend naissance par l’action de l’acide carbonique de l’air sur l'hypochlorite de chaux.
- Le coulage terminé, on ferme le robinet et on laisse séjourner les cotons pendant 15 heures dans le bain en ayant soin de les tenir parfaitement immergés.
- 3° Passage en acide.
- Le passage en acide se fait avec :
- Acide chlorhydrique, 2 litres.
- On fait écouler dans le petit baquet environ 100 litres du bain de chlore, auxquels on ajoute le quart de l’acide chlorhydrique et on verse ce mélange sur les cotons ; on ajoute successivement et de la même façon les trois autres quarts de la dose d’acide. Le coulage doit être continué pendant 5 heures, de façon à obtenir un mélange exact d’acide et de chlorure. L’opération doit être faite au moyen d’une pompe qui prend le liquide dans le petit baquet pour le déverser sur les cotons. Le système au moyen duquel cette pompe est mise en mouvement doit être placé dans la pièce du premier étage qui sert ordinairement de séchoir ; de cette façon l’ouvrier n’est pas incommodé par les vapeurs de chlore qui se dégagent au moment du mélange d’acide et de chlorure; d’ailleurs le coulage est mieux fait et en moins de temps. Les cotons doivent être parfaitement immergés dans le liquide de la cuve ; on les laisse ainsi pendant 24 heures dans la solution chlorée, sans le plus petit inconvénient, et ce temps est nécessaire pour que le chlore ait terminé son action.
- L’acide chlorhydrique est employé depuis peu de temps à Fiers pour le blanchiment; son emploi commence à se généraliser. Voici les raisons qui le font préférer à l’acide sulfurique :
- 1° L’acide sulfurique altère facilement le coton.
- 2° Par suite de la réaction de l’acide sulfurique sur le chlorure de chaux, il y a dégagement de chlore et formation de sulfate de chaux qui se fixe en partie sur la fibre, lui enlève de son moelleux' et plus tard, détruit l’outremer employé pour l’azurage. Cet inconvénient pourrait être évité par des lavages à l’eau courante; le sulfate de chaux, malgré sa faible solubilité, pourrait être enlevé ; mais, à Fiers où l’eau est peu abondante, ce résultat est pratiquement impossible. L’acide chlorhydrique, par son action sur le chlorure de chaux, produit du chlorure de calcium, sel excessivement soluble dans l’eau et par conséquent facile à éliminer.
- 3° Enfin le chlorure de chaux du commerce renferme presque toujours du chlorate de chaux qui, sous l’influence de l’acide chlorhydrique, donne naissance à une forte proportion de chlore qui serait perdu par l’emploi de tout autre acide.
- 4° Lavages.
- On ne saurait apporter trop de soins aux lavages: ils sont la condition essentielle d’un travail parfait. Le lavage des écheveaux se fait ordinairement à mains d’hommes. Dans plusieurs établissements, on emploie les laveuses mécaniques qui donnent de très-bons résultats, sous le rapport de l’économie de la main-d’œuvre et de la perfection du travail.
- 5° Anti-Chlore.
- Quelque soin qu’on apporte aux lavages, la fibre du coton peut retenir quelques traces d’acide et de chlore, qu’il importe de faire disparaître. On a proposé l’hyposulfite de soude, mais MM. Fordos et Gelis ont démontré que si d’une part ce sel débarrasse le coton de toute trace de chlore, il ne fait que favoriser la formation d’acides nuisibles à la cellulose.
- M. Kolb a proposé comme anti-chlore l’ammoniaque qui détruit à la fois le chlore et l’acide en produisant des composés qui n’exercent aucune action nuisible sur la fibre.
- Après avoir donné deux lavages, on passe les cotons, matteau par matteau, dans de l’eau contenant la millième partie de son poids d’ammoniaque liquide à 22° (soit environ 500 gr. pour 100 kilog. de coton(. Au sortir de ce bain, les cotons doivent avoir une odeur ammoniacale sensible à l’odorat ; de cette façon on peut être ( certain que toute trace d’acide ou de chlore a disparu. On donne ensuite deux lavages et une torsion régulière, car il est important pour l’opération qui va suivre que les cotons conservent la même proportion d’eau.
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- 6° Encollage et Azurage.
- L’encollage se fait avec l’amidon, qui est employé dans la proportion de 5 °/o pour les chaînes et 2 % pour les trames. Dans un baquet en bois on délaie d’abord l’amidon avec une petite quantité d’eau chaude. D’autre part on verse dans une cuve 50 litres d’eau bouillante, un ouvrier ajoute peu à peu l’amidon délayé, tandis qu’un autre agite fortement avec un râble ; on ajoute enfin le bleu d’outremer. Il est difficile de déterminer la proportion de cette dernière substance, c’est la pratique qui doit guider l’ouvrier. Tous ces préparatifs étant terminés, on procède à Vencollage et à l’azurage qui deviennent une seule et même opération. A cet effet on met dans une auge appelée colloir une certaine quantité du bain qu’on vient de préparer, puis une certaine quantité d’eau tiède ; ce mélange constitue ce qu’on appelle les avances ; on y passe le coton, matteau par matteau, de façon à ce qu’il soit régulièrement imbibé ; à l’auge qui sert de colloir est adapté un torsoir qui sert à exprimer l'excès du liquide. Après le passage de chaque matteau, on ajoute une nouvelle quantité d’empois d’amidon; cette addition se fait au moyen d’une petite cuiller en bois qui sert de mesure. La torsion étant régulière, le bain d’encollage est maintenu au même degré de concentration.
- Les cotons doivent ensuite être secoués au che-villon. Celte opération demande beaucoup de soin et son importance est très-grande : les cotons mal secoués se réunissent en baguettes en séchant et le dévidage en est excessivement difficile.
- 7° SÉCHAGE.
- Les cotons sont étendus par perchées en plein air, ou sous un hangar lorsque le temps est pluvieux. En hiver les cotons sont séchés à la chambre chaude.
- Les procédés que nous venons de décrire servent à l’obtention des blancs pour fantaisie et trame sèche; certains articles demandent des blancs extra.
- Voici un procédé qui permet de les obtenir :
- 100 kilog. de cotons.
- 1° Débouillage de 14 heures avec :
- Chaux vive.......................2 kil. 500
- Mélasse dissoute dans 10 litres
- d’eau bouillante .... » 500
- Au bout de 3 heures, étendre ce mélange de la quantité d’eau nécessaire.
- 2° Lavage.
- 3° Passage en acide chlorhydrique à 1° Baumé,
- 4° Lavage.
- 5° Débouillage de 14 heures avec 1 % de sel de soude.
- 6° Chlorage, A °/o de chlorure.
- 7° Passage en acide chlorhydrique.
- 80 Deuxième chlorage, — 3 % de chlorure.
- 9° Nouveau passage en acide chlorhydrique.
- 10° Lavage.
- 11° Passage en eau ammoniacale.
- 12° Lavages.
- 13° Encollage avec amidon de riz très-blanc, 4 %’ pour les chaînes, 1,5% pour les trames.—Azurage avec outremer nuance pâle.
- Plusieurs méthodes nouvelles ont été proposées pour le blanchiment des cotons, entr’autres le procédé Tessié du Motay, qui consiste à plonger les fils bien dégraissés dans un bain de permanganate de soude additionné de sulfate de magnésie, d’où, après un temps suffisant d’immersion, on les passe dans un bain d’acide sulfurique très-étendu. En répétant ces manœuvres un certain nombre de fois, on obtient un blanchiment complet. Quelle que soit, d’ailleurs, l’attention que mérite ce procédé, il est fort peu probable qu’il trouve son application pour notre genre d’industrie.
- CHAIR OU SAUMON
- Cette nuance est une des teintes claires en faveur actuellement et qui sera employée pour costumes de printemps et surtout d’été.
- La teinture se fait par la safranine ; on teint sur laine blanchie, puis désoufrée, par un léger rinçage en carbonate de soude ; ou sur soie dégommée.
- Le bain se monte sans mordant ni préparation ; on y ajoute directement la dissolution de safranine, et au besoin (si l’eau est calcaire ou alcaline) une petite quantité d’un acide faible, tel que l’acide acétique ou tartrique. (1)
- (1) Voir pour l’emploi en général, de la safranine, par teinture ou par impression, le Moniteur de la Teinture du 5 janvier 1875, page 9.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE
- DU ROLE DES ACIDES DANS LA TEINTURE ET DANS LES MATIÈRES COLORANTES DE LA GARANCE ET SES SUBSTITUTS ARTIFICIELS
- Par M. A. Rosenstiehl.
- Dans une précédente note, j’ai exposé le résultat de mes recherches sur le rôle que jouent dans la teinture, les diverses matières colorantes de la garance. Je n’ai fait qu’effleurer alors un sujet sur lequel je crois devoir revenir aujourd’hui, pour le traiter avec plus de développement : c’est l’influence des acides sur la réussite de cette importante opération. Dans la note déjà citée, j’ai déterminé la proportion de carbonate de calcium qui donne les meilleurs résultats avec les diverses matières colorantes de la garance, et j’ai insisté sur la nécessité d’employer ce sel à l’état de bicarbonate, lequel est soluble dans l’eau Mais l’instabilité de cette combinaison est telle que dès que la température s’élève, le gaz carbonique est déplacé par la matière colorante, laquelle s'unit alors à l’oxyde de calcium, pour former un précipité violacé qui colore et trouble le bain, et ne concourt plus à la teinture. J’ai montré que la laque calcaire d’alizarine est facilement décomposée par l’acide carbonique, que ce gaz n’agit que lentement sur celle de la purpurine, et à peu près pas du tout sur celle de la pseudopurpurine ; mais, par sa présence, il retarde la formation de ces trois laques. Il résulte de cette observation que l’on doit obtenir un meilleur rendement, en faisant passer dans le bain, pendant la teinture, un courant d’acide carbonique. C’est ce que l’expérience a confirmé ; on constate une grande différence entre un échantillon teint comme d’ordinaire et celui teint avec le concours de l’acide carbonique. L’effet utile de ce gaz est encore sensible, même quand on n’a mis en présence que des quantités équivalentes de carbonate de calcium et de matière colorante. Le bain, qui après teinture est toujours trouble et coloré, reste d’une limpidité remarquable quand on fait intervenir cet acide. D’après mes essais en petit, que j’ai exécutés avec toute la précision que comportent des expériences de ce genre, l’économie résultant de l’emploi du gaz carbonique s’élèverait au cinquième du poids de la matière colorante.
- J’ai tenu à vérifier ce résultat remarquable par des expériences faites sur une plus grande échelle. J’ai recommencé mon travail, en opérant sur des coupes de vingt-cinq mètres; afin de maintenir entre la quantité de tissu et le volume de bain un rapport qui s’éloignât peu de celui en usage dans les ateliers, j’ai dû établir une cuve spéciale, très-étroite, pour diminuer les espaces inutiles; de cette manière il a été possible de teindre avec un volume d’eau de 1 litre à 1 litre 1/2 par mètre de tissu.
- L’eau de cette cuve a été chauffée, non par un jet de vapeur, ce qui aurait eu l’inconvénient de délayer inutilement le bain ; mais par un serpentin, rejetant au dehors l’eau de condensation. Je me suis servi tantôt d’eau de rivière, tantôt d’eau de puits, dont j’avais toujours soin de déterminer la composition par l’analyse hydrotimétrique. Je juge inutile d’entrer dans plus de détails relativement à cette série d’expériences, qui a donné un résulat entièrement négatif. C’est-à-dire que je n’ai constaté d’effet utile, par l’emploi d’acide carbonique, que dans un seul cas, celui où la quantité de carbonate de calcium est notablement trop forte; or, ce cas peut être aisément évité dans la pratique.
- En rapprochant les divers faits que je viens de signaler, on arrive à conclure, qu’en opérant en grand, on ne s’expose pas aux mêmes pertes qu’en travaillant en petit, quoique l’on opère avec les mêmes matières premières, employées dans les mêmes proportions. Toutes les personnes qui se sont occupées de teinture ont pu constater que le rendement industriel d’une matière colorante est toujours supérieur aux résultats de l’essai de laboratoire ; aussi n’a-t-on considéré ce dernier que comme un moyen de déterminer la valeur d’un produit commercial relativement à un type, et non sa valeur absolue.
- La cause de cette divergence réside dans la masse de l’eau que l’on emploie, et qui est fort différente dans les deux cas ; dans les essais de laboratoire, elle ne dépasse pas le volume de 1 litre, tandis que pour teindre mes coupes j’ai employé 50 litres, et dans le travail industriel on en emploie 600 à 800. L’acide carbonique dissous naturellement dans l’eau, et qui fait obstacle à la formation des laques calcaires, s’est dégagé bientôt du petit volume d’eau qui sert à l’essai de laboratoire, tandis que si l’on opère sur de grandes masses d’eau, le gaz met un temps bien plus considérable à se dégager, et la teinture peut s’achever, le bain peut s’épuiser avant que tout le gaz ne se soit diffusé dans l’air. Ce qui
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- précède explique un fait bien connu des praticiens, mais dont la cause était ignorée : il est impossible de faire deux teintures successives dans le même bain, même quand on y ajoute, outre la matière colorante, la quantité de carbonate calcaire indispensable. L’acide carbonique s’est en partie dégagé pendant la première teinture, et il n’en reste plus assez pour une nouvelle opération. On voit donc qu’il revient à ce gaz, naturellement dissous dans les eaux, un rôle considérable. Pour obtenir, dans un essai de laboratoi re, le même résultat qu’en grand, il conviendrait de modifier le mode d’opérer actuellement en usage et d’avoir recours à l’action d’un courant continu d’acide carbonique; ceci compliquerait les installations, surtout s’il s’agit de faire douze à quinze essais à la fois. En étudiant comparativement l’action de divers sels de calcium, j’ai trouvé que l’acide acétique peut remplacer parfaitement l’acide carbonique. En présence des oxydes de fer et d’aluminium, qui fonctionnent comme mordants, l'alizarine décompose facilement l’acétate de calcium dans les conditions où se fait la teinture. L’acide est mis en liberté, il s’évapore avec l’eau ou s’accumule dans le bain sans nuire en rien à l’opération ; tandis que l’oxyde de calcium se fixe sur le tissu en même temps que la matière colorante.
- L’acide acétique n’est pas le seul qui soit ainsi déplacé par l’alizarine en présence des mordants; des sels à acides plus énergiques, tels que le chlorure et le nitrate, sont aussi décomposés ; le bain, neutre au début, devient rapidement acide à mesure que la teinture s’avance; mais, à un certain moment, une action inverse se manifeste, et la teinture s’arrête, il ne se fixe plus de matière colorante. En employant le chlorure et le nitrate de calcium on obtient toutefois de meilleurs résultats qu’avec l’eau distillée seule, tant il est vrai que l’oxyde de calcium est indispensable à la formation des couleurs dites garancées. On pourrait conclure des faits précédents que l’alizarine (et ses congénères), en présence des oxydes qui servent de mordants, fonctionne comme un acide énergique; à l’appui de cette conclusion, je pourrais citer les couleurs vapeur à l’extrait de garance ou à l’alizarine artificielle, dans lesquelles la matière colorante se trouve en présence d’un mélange d’acétates, de sulfates, de nitrates et de chlorures, que la matière colorante doit décomposer au moins en partie, pour pouvoir se fixer; dans ce cas, la décomposition est plus complète qu’elle ne pourrait l’être pendant la teinture, avec les mêmes sels, sans doute, parce que
- les acides déplacés sont entraînés à mesure par la vapeur d’eau, et que l’action inverse ne peut plus avoir lieu. Parmi les sels usuels de calcium, l’acétate étant celui qui convient le mieux pour la teinture, j’ai expérimenté l’action de ce sel sur chacune des matières colorantes de la garance, sur les extraits et sur les alizarines artificielles.
- L’alizarine (1), qui ne sature pas les mordants dans l’eau distillée, teint parfaitement en présence de 1 équivalent d’acét ate de calcium; le résultat est un peu meilleur si on emploie 2 équivalents (dont l’un n’est pas décomposé et reste dans le bain); avec 3 équivalents, le résultat est moins favorable, mais toujours encore supérieu r à ce que l’on obtient avec le carbonate. Le bain s’épuise complètement.
- La pseudopurpurine, qui ne tient pas du tout en présence de 1 équivalent de carbonate calcaire, se fixe au contraire fort bien en présence de l’acétate dont un excès nuit peu. On constate, pendant la teinture, une transformation partielle en purpurine.
- La purpurine sature les mordants en présence de l’acétate dont deux équivalents conviennent fort bien.
- Les extraits de garance et les alizarines artificielles pour violet et pour rouge teignent de même en présence de deux équivalents d’acétate ; les mordants se saturent, les bains s'épuisent et sont après la teinture plus limpides qu’ils ne le sont avec l’acide carbonique.
- Il résulte de cette étude que l’acétate de calcium (2), employé en proportions convenables, remplace sous tous les rapports le carbonate, sans présenter les désavantages de ce dernier sel. Il n’est pas sans intérêt d’examiner les conséquences des faits que je viens de signaler. Dans les essais de laboratoire dont le but est de fixer la valeur tinctoriale d’un extrait de garance ou de son substitut artificiel, il convient de se servir d’eau distillée additionnée d’acétate de calcium, ou d’eau de rivière que l’on corrige par l’acide acétique, et à laquelle on ajoute ce qui manque d’acétate de calcium
- (1) De nombreux échantillons teints, réunis sous forme de tableau, étaient joints au manuscrit ; ils montrent l’effet de l’eau distillée, de l’eau calcaire, de l’acide carbonique, de l’acide acétique, sur les différentes matières colorantes.
- (2) Dans la réunion du comité de chimie de la Société industrielle de Mulhouse, dans laquelle j’ai donné lecture de mon travail, un membre m’a informé qu’il y a quelques années, il a été offert, en vente ici, un procédé de teinture rapide, d’origine anglaise, dans lequel l’acétate de chaux était déjà employé. Quoique la littérature spéciale soit muette à cet égard, et que je sois arrivé.a l’emploi de ce sel par la suite logique de mes expériences, je reproduis avec empressement l’observation qui m’a été faite, afin de rendre ce qui lui appartient à l’auteur de ce procédé, dont le nom m’est inconnu.
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- pour compléter les 2 équivalents ; je me sers dans ce but de solutions normales au dixième d’acide acétique, et d’acétate de chaux légèrement acide ; l’expérience m’a en effet appris que l’on obtient de meilleurs résultats si le bain est acide dès le début. En modifiant. ainsi qu’il vient d’être dit, le mode d’essai des matières colorantes on obtiendra la plus grande concordance entre les essais de laboratoire et le rendement du travail industriel. La pratique adoptée dans certaines usines, de corriger l’eau trop calcaire qui doit servir à la teinture par de l’acide acétique est parfaitement rationnelle et mérite de se répandre ; si cette eau contient en outre des sulfates, des chlorures et des nitrates en proportions nuisibles, on peut partiellement remédier à ce défaut, par l’addition d’acétate de calcium, ou même d’acétate de sodium, qu’on ajoute en quantité équivalente et qui agit alors par double décomposition. Mais il faudrait soigneusement éviter d’en ajouter un excès, à cause de l’action particulière qu’il exerce sur les matières colorantes. Une solution chaude d’acétate de sodium dissout ces substances, et se colore à peu près comme le ferait une solution alcaline ; par refroidissement, elle les abandonne presque en totalité. Une pareille solution teint fort mal les mordants, même en présence des sels de calcium, ce qui semble prouver que la chaleur dissocie l’acétate de sodium, et qu’il se forme à chaud une véritable combinaison chimique entre la base de ce sel et la matière colorante.
- Enfin, et pour terminer, je dirai que, si l’on emploie dans la teinture en grand l’acétate de calcium, on peut faire sans inconvénient plusieurs teintures successives dans le même bain, en ayant soin de le remonter après chaque opération par l’addition de quantités équivalentes d’acétate de calcium et de matière colorante. J’ai fait de cette manière huit teintures successives, et si j’ai interrompu, c’est parce que j’ai trouvé cette épreuve expérimentale suffisante. L’avantage qui résulte de cette manière de faire est évidente : il n’est plus nécessaire d’épuiser le bain en une fois ; on peut teindre en présence d’un excès de matière colorante, c’est-à-dire opérer à une plus basse température et en moins de temps.
- En résumé, je démontre dans cette note que l'a-lizarine et ses congénères, en présence d’alumine et d’oxyde de fer, déplacent des acides énergiques de leurs combinaisons calcaires pour former des laques colorées à base double ; que pour tirer, en teinture, le meilleur parti de ces matières coloran
- tes, il faut opérer en présence d’un sel de calcium soluble ; qu’en teignant dans des bains formés par les eaux naturelles additionnées de craie, c’est l'a-cide carbonique contenu dans ces eaux qui fonctionne comme dissolvant du carbonate de calcium, et que dans ce cas ce gaz est indispensable à la réussite de l’opération. Je fais connaître la cause de la divergence entre le rendement du travail industriel et celui de l’essai de laboratoire ; je donne le moyen d’obtenir des résultats concordants, à l’aide de l’acétate de calcium, que l’on substitue au carbonate, et qui est, parmi les sels usuels de ce métal, celui dont l’emploi est le plus avantageux ; en passant, je signale l’action dissolvante particulière que l’acétate de sodium exerce sur les matières colorantes mentionnées dans cette note.
- (Société industr. de Mulhouse).
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES 1
- 108.654. — David.— Application aux machines à lustrer, dites fil à fil, de rouleaux cylindriques cannelés en acier ou autre métal servant à lustrer le fil par l’écrasement du duvet sur l’âme du fil, en le maintenant dans la forme cylindrique et de bascule triangulaire servant à doubler la friction et le brillant du fil. — L’idée brevetée réside dans l’application sur les métiers à glacer les fils de barres métalliques cannelées tendant à serrer le fil suivant une section cylindrique et le polir, avec disposition d’une bascule à trois poulies.
- 108.695. —Imbs. — Perfectionnements dans les procédés pour racler (afin d’enlever les tontons') les fils desoie, les schappes fantaisies, bourres, bourrettes, et toute espèce de déchets de soie. — L’objet principal du brevet réside dans des roulettes rotatives à grand diamètre autour desquelles s’enroule le fil pour opérer le raclage ; ces roulettes sont munies de gorges doucement arrondies pour guider le fil et déterminer le frottement à vif au point de croisement du fil à la sortie de la tonde.
- 1 Cette revue fait suite au catalogue que nous publions habituellement et dont la dernière liste a paru dans le numéro du 5 février, année courante.
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- 108.708. — Weiss. — Appareil automatique pour le lavage des laines au moyen de cylindres. — La laine passe à travers une série de couples de cylindres tournants disposés dans une cuve sur un châssis articulé à celle-ci.
- 108.715. — Bickel. — Procédé de blanchissage de coton filé sur bobines. — Les opérations sont les suivantes : 1° introduction dans chaque canette d’un mandrin en bois épousant exactement le vide conique de la bobine ; 2° mise en sac des bobines et leur transport et lavage dans une chaudière chauffée par de la vapeur ; 3° séchage dans un hydro-extracteur ; 4° empaquetage des sacs dans le réservoir de blanchiment, où le traitement est celui-ci : on fait le vide dans le réservoir pour l’admission du chlore qui doit pénétrer dans les sacs ; on soutire le chlore liquide et on laisse reposer les filés pendant une heure : on refait le vide, puis on ouvre la soupape d’admission d’eau acidulée par 1/100 d’acide sulfurique qui imprègne à son tour les bobines, on décante l’eau acidulée et on répète deux fois l’opération. Au bout d’une heure on vide le réservoir et on y laisse pénétrer l’eau fraîche pour le lavage, opération durant huit à dix heures qui enlève tous les restes du chlore et de l’acide sulfurique ; 5° dessication finale par un hydro-extracteur, videment des sacs, retrait des mandrins et séchage des bobines.
- 108.722. —Cuos. —Machine à gaufrer les étoffés. — Le principe de la machine consiste à faire arriver ensemble deux gaufres correspondant l’une à l’autre, l’étoffe placée entre les deux et entraînée dans un système de pression longitudinale.
- 108.742. — BÉRARD. — Système de pointicelle employé pour le tissage des étoffes. — L’invention consiste en un cylindre formé par un nombre indéterminé de branches ; à ce cylindre qui fonctionne sur une broche sont adaptées des tiges faisant ressort de pression sur la broche. L’appareil se fixe dans la chasse de la navette par un ressort à boudin établi à un des bouts de la broche.
- 108.780. — Cleis et Cio. — Procédé de peinture directe sur toutes espèces d’étoffés ou tissus. — Avant la décoration l’étoffe tendue sur un métier a son envers encollé à la colle de peau épurée, colle de poisson ou gélatine ; on laisse sécher, on procède à un engommage bien uniforme de l’autre côté et on fixe par vaporisage.
- 108.782. — COLLIÈRE, Malinet Jne et Cie. —• Application par retordage du fil de laine cardé sur le fil de laine peigné pour la, production d’un fil nouveau destiné à la fabrication des tissus. — Dans les fils moulinés, jaspés ou chinés, les deux ou plusieurs fils qui les composent, étant de couleurs différentes doivent paraître tous dans le tissu de nouveauté qu’ils produisent et qu’ils sont appelés à remplir. Le fil, objet de ce brevet, diffère essentiellement du fil retors en ce qu’il est composé de laine à filaments extrêmement courts, solidarisés avec une âme en fil, peigné beaucoup plus mince que le fil cardé. Le devoir de ce fil cardé est d’ensevelir autant qu’il le peut dans son duvet le fil peigné, afin de le forcer de rester un tuteur invisible dans les tissus drapés, lainés, veloutés et même dans ceux rasés par la tondeuse. Cette découverte a le mérite de permettre de retordre le fil peigné et le fil cardé nou teints, d’en faire des toiles qui se garnissent bien et se teignent admirablement sans grisailler. L’alliance des deux fils est non-seulement la reconstitution de la laine-mère avec enrichissement du duvet mais encore le rapprochement de ce que le peigne avait séparé.
- 108.820. — DELAMARE et Lemaire. — Mode dé apprêt des draps et nouveautés. — Ce qui constitue l’invention, c’est le travail des dernières opérations d’apprêts sur l’étoffe à l’état humide, travail qui jusqu’ici a toujours été fait sur le drap sec ou simplement imbibé de vapeur.
- 108.843. — Barthe. — Mélange applicable au blanchissage du linge. — Emploi d’un mélange de sel de soude carbonaté et sulfite de soude en remplacement des sels de soude caustique.
- 109.023. — Levielle.— Perfectionnement aux métiers Jacquard. — Au chariot en bois porteur des lames est substitué un chariot en fonte d’une seule pièce.
- 109.032. — Richard et Puthod. — Machine à laver et à tordre la soie. — L’inventeur revendique l’idée de l’application d’une cheville donnant un certain nombre de tours aux machines à laver, de manière à tordre la soie, laine ou coton, pendant que cette substance est sur la machine.
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- & FAITS DIVERS
- Exposition, en 1876, a Paris, des beaux-arts
- APPLIQUÉS A L’INDUSTRIE.
- L’Union centrale des beaux-arts, prépare, pour l'année 1876, une nouvelle exposition rétrospective, mais beaucoup plus complète que celle de 1874.
- Cette exposition sera ouverte au mois d’août prochain, au palais de l’Industrie dans les Champs-Elysées. Le plan provisoire en a été dressé par MM. Parent et de Perthes et sera exécuté par M. l’architecte Lorain. En même temps qu’une exposition historique, il y aura de nouveau une exposition moderne analogue à celle de 1874.
- La protection des inventions en Suisse.
- Le Conseil National et le Conseil des Etats de Suisse viennent, par des délibérations récentes, de rejeter encore une fois la proposition d’introduire le système des brevets d’invention en Suisse. • Plusieurs fois des pétitions demandant l’établissement de ce régime ont été adressées à ces Conseils législatifs, mais elles ne furent jamais prises en considération.
- Terrible explosion a Elbeuf.
- Un sinistre épouvantable vient de jeter la consternation dans Elbeuf:
- Hier, dit le Nouvelliste de Rouen, une des trois chaudières qui alimentent la pompe à vapeur de la fabrique de draps de MM. Blin et Bloch a fait explosion et a causé la mort de cinq personnes.
- C’est vers huit heures du matin que la détonation a été entendue. Quinze ouvriers se trouvaient dans le corps de bâtiment occupé par les chaudières et les sécheries des chardons. Aussitôt l’alarme donnée, ce fut dans tout l’établissement une panique indescriptible. De toutes parts on vit les ouvriers quitter leurs métiers et accourir vers le lieu de l’explosion, les femmes cherchant leurs maris, les enfants leurs pères. Il y eut là, pour les 450 ouvriers qu’occupe l’établissement, plusieurs minutes terribles. Combien de personnes se trouvaient dans ce bâtiment au moment de l’explosion, et partant combien de cadavres on allait retrouver sous les décombres, c’est ce que chacun se demandait dans une anxiété facile à comprendre.
- Ce qui ajoutait encore à l’effroi de tous, c’était les cris des huit ouvriers surpris aux étages supérieurs par l’explosion et qui cherchaient à fuir par les fenêtres. A l’aide d’échelles, on les fit descendre, pendant que d’autres, affolés par la peur, se laissaient tomber sur le sol.
- Bien vite on organisa les secours ; mais il fallut plus d’une heure pour retrouver la première victime. Les murs du bâtiment étaient restés debout, mais tout l’intérieur était bouleversé. La chaudière qui avait éclaté en avait renversé deux autres, et d’énormes morceaux de fonte avaient traversé le premier plafond pour aller tordre de larges poutres en fer qui soutenaient les planchers supérieurs. La commotion avait été épouvantable. On cite ce fait qu’un ouvrier qui se trouvait à quelques mètres de l’entrée avait été projeté au milieu de la cour.
- Vers neuf heures un quart, on mettait à découvert le cadavre d’un ouvrier nommé Lecoq, et successivement, jusqu’à midi et demi environ, on retrouvait ceux de trois de ses camarades, Mauduit, Picard et Dupont, tous les trois apprêteurs de chardons comme lui. Ces malheureux avaient été tués au moment où ils allaient sortir.
- Restaient les chauffeurs Christmann et Haas, qui furent retirés quelques minutes plus tard. Ils respiraient encore, mais ils étaient horriblement mutilés.
- Le septième blessé, Antoine Dubois, celui qui avait été jeté hors du bâtiment, n’était atteint que légèrement à la tête. Les huit autres, qui avaient pu se sauver, n’avaient que des contusions sans gravité.
- Vers trois heures, on apprenait que Christmann venait d’expirer sans avoir repris connaissance, ce qui portait à cinq le nombre des morts.
- Les causes de l’explosion ne sont pas encore bien nettement établies. On suppose que l’eau étant venu à manquer dans la chaudière, un des chauffeurs voulut en remettre de la froide, et que la masse de vapeur qui s’en dégagea amena l’explosion.
- Les dégâts sont importants et sont couverts par dix-sept assurances ; mais les pertes résultant de l’arrêt forcé de l’établissement seront bien supérieures. Il va falloir, en effet, au moins deux mois avant que les chaudières soient réparées et soumises à l’examen des ingénieurs. Près de quatre cents ouvriers vont donc se trouver sans travail pendant ce temps.
- Les Gérants : F. GOUILLON & P. Blondeau.
- Tous droits réservés.
- Imp. G. Colin, route de Flandre, à Charleville (Ardennes).
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- OFFICE DU MONITEUR DE LA TEINTURE
- DROGUERIE, PRODUITS CHIMIQUES, COULEURS
- Le Moniteur de la Teinture se charge de la fourniture de tout article de Droguerie et de Produits Chi-miques à l’usage de la Teinture, de l’Impression, du Blanchiment et des Apprêts : ces marchandises sont tirées directement des lieux de production, ou des fabriques les plus estimées, et ne sont livrées qu’après un examen scrupuleux de leur qualité ou de leur pureté. Elles sont cotées au tarif publié par le Journal, et établi au plus bas prix possible.
- Nous nous occupons tout spécialement des Couleurs d’Anilines pour lesquelles nous avons des dépôts des principales maisons, et que nous livrons, soit en gros, soit au détail, aux conditions les plus favorables.
- MACHINES, APPAREILS ET MATERIEL INDUSTRIEL
- -- INSTALLATION D'ATELIERS ET D'USINES —
- Les Machines, Appareils et Ustensiles de toute nature à l’usage des Industries Tinctoriales sont très nombreux, et tous constituent des spécialités exploitées par autant de constructeurs divers, répandus dans les principaux centres industriels de France, de l’Angleterre et de la Belgique. Pour traiter ce genre d’affaires, il faut donc une connaissance bien complète de ces industries et il importe de posséder des relations aussi nombreuses qu’étendues.
- Le Moniteur de la Teinture est le centre naturel où viennent aboutir tous les documents et renseignements relatifs à cette vaste industrie. N’ayant pas, en outre, comme les constructeurs, de motifs pour livrer un modèle plutôt qu’un autre, nous pouvons choisir avec un complet désintéressement, et avec compétence, les machines qui offrent toutes garanties aux acquéreurs, au double point de vue du travail qu’elles doivent produire et de leur bonne construction. Par suite de traités avec les fabricants, nous les livrons aux mêmes prix qu'eux-mêmes, et nous pouvons quelquefois offrir des conditions que ces derniers ne feraient pas à un acheteur avec lequel ils n’auraient pas déjà des relations.
- La Chaudronnerie courante — très-soignée—de fer ou cuivre est facturée au poids et au cours du jour.
- Le Moniteur de la Teinture publie une liste du Matériel d’occasion à vendre, ou dont on désire faire acquisition; cela présente de grands avantages aux acquéreurs, et permet d’opérer le placement des machines dont on n’a plus l'usage.
- Nous nous chargeons delà réduction des plans et des devis d’usines et d’ateliers, et s’il y a lieu, de la direction des travaux et de la vérification des mémoires.
- LIBRAIRIE
- Nous fournissons la Librairie de toute nature : industrielle, scientifique ou littéraire, les Journaux et Publications quelconques, aux prix marqués par les éditeurs, affranchissement en sus.
- OPÉRATIONS ET ANALYSES CHIMIQUES
- — CONSULTATIONS, ÉTUDES ET TRAVAUX PRATIQUES ; PROCÉDÉS ET EXPERTISES INDUSTRIELLES —
- Tout travail scientifique et pratique se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à l’Impression, aux Apprêts et au Travail des Tissus en général, nous est spécial, et notre compétence en ces matières est affirmée pa nos publications et notre expérience.
- Nous procédons également aux Visites d’Ateliers et d’Usines dans le but d’indiquer les perfectionnements à apporter au travail ou les économies à réaliser.
- BREVETS D’INVENTION
- Il existe plusieurs agences très-sérieuses pour la prise des Brevets d’invention, pour les recherches et travaux qui s’y rapportent; mais aucune n’est spéciale aux Industries Tinctoriales, et ne les connaît assez intimement pour pouvoir apprécier la similitude des procédés, ou les nuances si délicates qui établissent des distinctions entre eux, et peuvent les rendre brevetables, ou les confondre avec des antériorités qui les annulleraient.
- Aucune situation n’est aussi favorable que la nôtre pour être au courant de toutes les nouveautés qui surgissent dans nos spécialités, et des procédés anciens ou nouveaux qui ontété exploités ou proposés ; elle nous permet aussi d’apprécier le fond et la portée d’une invention et de la présenter de la façon la plus favorable. Nous sommes donc à même de nous charger de tout ce qui concerne les Brevets, tant en France qu’à l’Étranger.
- Le Moniteur de la Teinture publie une Liste de tous les Brevets d’invention relatifs à sa spécialité, et donne une analyse de ceux qui lui paraissent offrir un intérêt d’actualité. Nous fournissons le résumé des brevets qui ne sont pas analysés dans le journal, et que l’on désire connaître, moyennant une rémunération
- CESSION D’ÉTABLISSEMENTS
- Notre publicité est d’une grande ressource pour la Vente des Fonds, Fabriques et Exploitations se rapportant à la Teinture et aux Tissus ; nous avons toujours un choix varié d’établissements à céder, et nous opérons assez facilement ce genre de vente, moyennant une rétribution modérée.
- Les Fonds à vendre sont publiés dans le Moniteur de la Teinture, avec indication ou non, de l’adresse des vendeurs.
- ANNONCES, PUBLICITÉ
- Le Moniteur de la Teinture, se répandant dans un public spécial, offre, par ses annonces, une publi-blicité qui va droit à son but et qui ne risque pas de s’égarer parmi des indifférents : aussi est-elle plus fructueuse que toute autre, lorsque les objets annoncés s’adressent à la Teinture et aux Tissus.
- Etant en relations confraternelles avec tous les journaux industriels de France et de l’Etranger, nous pouvons encore étendre cette publicité, lorsqu’on veut la faire sur de grandes proportions.
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- A VENDRE
- UN FONDS DE
- TEINTURIER - DÉGRAISSEUR
- Pour cause de malatie, sis à ROUEN
- Boutique dans la ville, vaste atelier, facilités pour le travail, affaires 10,000 fr. par an, peu de frais.
- Pas de loyer, par suite de sous-location.
- On vendrait pour le prix du matériel avec facilités de paiement, sur garanties. Prix : 6,000 fr.
- S’adresser au bureau du Journal.
- POMPES NOËL
- Récompenses obtenues
- en 1835.
- Avignon . 1er prix, médaille d’or. Pompes diverses.
- AURILLAC. 1er prix, prix unique,
- prime de 100 fr. Pompe à purin.
- Vannes., le»' prix, prix unique,
- médaille d’or.... Pompe à purin.
- Saintes.. Prix supplémentaire, médaille d’or................. Pompe à vin.
- Digne.... -1er prix, médaille d’or., p. d'arrosage.
- Caen..... 1er prix, prix unique, médaille d’or................. Pompe à purin.
- NOE L,
- Constructeur, 60, rue d’Angoulême, Paris.
- BRUN D’ELBEUF
- le résistant au Foulon, produisant par la"" ou des nuances extrêmement variées.
- La solidité et la facilité d’emploi de cette couleur la feront préférer aux bois de Galiatour, de Santal, etc. ; elle n’en offre pas les inconvénients, car pour les laines en écouailles et autres, on n’a pas à craindre la poussière qui encrasse toujours les cardes.
- Ce produit est liquide et ne s’expédie qu’en barils de trente kilos au moins, au prix de A francs le KiL, fût perdu.
- DÉPÔT AU MONITEUR DE LA TEINTURE
- On expédie des échantillons au prix de 5 francs le kilogramme.
- LAFFITTE
- 28, rue Geoffroy-L’Asnier A PARIS, 28
- TRAVAUX POUR CONFRÈRES MAISON SPÉCIALE d’Apprêts à neuf pour Soieries, Velours, Peluches, Satins, etc. et pour la remise à neuf des ameublements de Soie, Damas, Reps, Satins, etc.
- GOMME NOUVELLE
- Les perfectionnements que M. Laffitte vient d’apporter à la fabrication de sa gomme lui permettent d'offrir à meilleur marché un produit plus concentré et se conservant indéfiniment.
- Toute commande de gomme nouvelle sera expédiée immédiatement au prix de 60 centimes le kilog. avec le moyen de s’en servir et franco de vase.
- S’adresser à M. LAFFITTE ou au Moniteur de la teinture.
- CACHOU DE LAVAL, Breveté S. G. D. G.
- SOUDE A L’AIR ET AU SAVONNAGE
- Nouvelle Matière colorante pour teindre le coton, le jule, le lin et toutes les Matières végétales.
- Employée seule, cette couleur, suivant la nature du bain fixateur, donne des nuances qui varient du chamois au gris de fer. — En dehors de ces nuances il concourt à en produire une infinité d’autres. — Il sert de fond et de mordant aux couleurs d’aniline et aux diverses matières colorantes. — Pour certains emplois il remplace avantageusement le sumac et le cachou.
- Prix de détail : Cachou de Laval, 3 fr. le kil.; par 25 kil., 2 fr. 50.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — S’adresser au Moniteur de la Teinture.
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- POMPE NEUT c DUMONT
- Paris, 55, rue de Sedaine.
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- • Son emploi exclusif dans un grand nombre de teintureries importantes prouve qu’elle remplit toutes les conditions d’une bonne pompe.
- Aspiration à toutes longueurs et jusqu’à 9 mètres de hauteur verticale. — Garantie pour plusieurs années contre toute détérioration ou usure pouvant nuire à la bonne marche,—Economie d’acquisition de plus de 50 % sur les meilleures pompes à piston. — Volume d'eau élevé garanti au moins égal avec la même forme.
- SUPERIORITE JUSTIFIEE PAR 4000 APPLICATIONS.
- Envoi franco du Catalogue. T. H. 3.
- MÉDAILLES AUX EXPOSITIONS UNIVERSELLES
- 1er Prix, Médaille de progrès à l’Exposition de Vienne 1873
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- (près la place du Trône).
- PARIS, 41,
- Cours de Vincennes
- Machine à déchiqueter les bois de Teinture.
- CONSTRUCTION
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- SCIERIES & MACHINES-OUTILS
- POUR LE
- TRAVAIL DU BOIS
- pour Arsenaux, Chemins de fer, Mécaniciens, Constructeurs, Marchands de bois, Exploitants de Forêts, Construction de Wagons, Charpente, Menuiseri Carrosserie, Charronnage, Scieries mécaniques, Tonnellerie, etc.
- NOTA. —Envoi de l’Album des Scieries et Machines-Outils, en langues française et étrangères, contre 3 fr. en timbres-poste français ou étrangers.
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- MATERTELS POUR L'IMPRESSION
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge feu
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le thème travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Parla)combinaison d’nn petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l’OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement ; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l'impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-lin................................................ lekil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr............................................... la boîte.. 12 — 50
- jaune d’or, jaune chamois, rouge marron................................ lekil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais.............................. — 6 — »
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta. . ................................... — 12 — »
- Vermillon.................................................................... — 18 — »
- Poudres mMalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., l1" finesse, 24 fr. le kilogr. Tontissés de toutes nuances, 10 francs le kilogr. S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle colle est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates.
- Prix : Qualité unique, 1er blanc....4 fr. le kil.
- Dépôt à V Office du Moniteur de la Teinture.
- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
- Cartons de
- 58 centimètres de longueur sur 46 de largeur, prix du cent.*
- 67 - - 53 - -
- 75 - - 64 - — ..
- 85 - - 65 - _ ..
- trt03 —
- I-06 a—
- 0m92 —
- 1m15 - _ -______________
- 1m30 — — 80 —
- 76
- 82
- C0-2G CH CH O
- 1 P
- 120 -
- 140 —
- 150 -
- 150 —
- Ces prix comprennent limpôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 61 paieraient comme 85 sur 65» — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- PUBLICATIONS EN VENTE AU BUREAU DU JOURNAL
- ALCAN (Michel). — Traité du travail des laines peignées, de l’alpaga, du cachemire, etc,, vol. in-8° et un atlas de 41 planches doubles. 40 fr. — Traité du travail de la laine cardée, 2 vol. in-8e et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Études sur les arts textiles, à l’exposition universelle de 1867; 1 vol. in-8° et un atlas de 25 planches doubles .......................................... 35 fr.
- — Essai sur l’industrie des matières t'xtiles, in-80, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)............... 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4o................... 35 fr.
- BEZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-4°..................... 100 fr.
- BOLLEY et KOPP.- — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 figures dans le texte 10 fr. ; par poste...................................... 12 fr.
- BON A- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste...................................... tl fr.
- BOURDILLAT• — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste....................................... 9 fr. 50
- CHEVREUL. — Cercles chromatiquesappliqués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr. ; par poste.............................• . . 37 fr.
- CHOIMET. — Eilalure du lin et du chanvre, in-8°, 448 p. avec tableaux et pl. (rare),25 fr.; par poste........................................ 27 fr.
- DE VIRANT- — Traité pratique de la teinture, de l'impression sur étoffes et au blanchiment, 1 volume in-8°, de 875 pages et 6 planches autographiées, contenant un grand nombre de prodédés et recettes,
- 20 fr. ; par poste.............................. 22 fr.
- DICTIONNAIRE INDUSTRIEL à l’usage de tout le monde, par E. Lacroix, 2 vol. in-8e, renfermant 1,600 pages et 676 gravures; cartonné à l’anglaise, 20 f. ; par poste...................................... 22 fr.
- DOLFUS-AUSSET • — Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-80, 20 fr. ; par posté 22 fr.
- F . FOL- — Guide du teinturier, ou Manueldes connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte ; cartonné, 9 fr. ; par poste .... 9 fr. 50
- GIRARD et DE LAIRE. - Ti'aité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par
- poste........................................... 19 fr.
- GIRARDIN • — Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste........................ 14 fr.
- GONFREVILLE. —Art de la teinture des laines en toison, en fil et en tissus, 1 vol. in-8°, 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec formules, 30 fr ; par posta, (rare)............... 31 fr.
- GOUILLON. — Méthode pratique d’impression des tissus en couleurs, mates, dorées, argentées., bronzées, veloutées et perlées, applicable aux étoffes reteintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et échantillons, 3 fr.; par poste 3 fr. 25
- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d'échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr.; par poste . . -...............'............10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages", grand in-8° et 3 pl. 10 fr. ; par poste............’............ 11 fr.
- — Impression et teinture des tissus ; grand in-8°, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8°, 1 fr. 25; par poste....................... . 1 fr. 75
- — Garance; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus ; in-8o, 2 fr. ; par poste .... 2fr.50
- LEROUX- — Traité pratique de la filature des laines pei- • gnées et cardées, 1 vol. in-18c, avec figures et 4 planches relié................................. 15 fr.
- — Rouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste................................ 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8°, 5 fr. ; par poste.............. 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-80, fig. et 4 planches, 10 fr.; par poste. ... 11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes -8°, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dansle texte,et un atlas de lOplanches in-4° ; dont 4 sont coloriées.............. 70 fr.
- SCHEFFER. — Essai sur L’Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre Berckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plusieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce de quercitron, etc., in-8°, 2 fr. 50; par poste...................................... 3 fr. 25
- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’im pression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants; 2 volumes in-8°, avec figures et échantillons dans le texte, 19 fr.; par poste...................................... 21 fr.
- VAN LAER. — Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teintures à mordant, 1 volume in-8°, de 200 pages avec 213 échantillons, 20 fr.; par poste.......................... 21 fr.
- Publieations périodiques.
- THE TEXTILE MANUFACTURER
- Revue mensuelle des industries du coton, de la laine filée et tissée, de la soie, du lin, du jute ; de la teinture, au blanchiment, de l’impression sur étoffés, et du matériel de ces industries. Prix pour la France, 12 fr. 50 par an. Adresser chèque ou mandat poste, à l’ordre de WILLIAM THOMAS, 138, Fleet-Street, & Londres.
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- VIENNE 1873—EXPOSITION UNIVERSELLE-MÉDAILLE DE PROGRÈS
- La plus
- Récompense décernée à
- Spécialité.
- PIERRON ET FD DEHAITRE, CONSTRUCTEURS-MECANICIENS
- Brevetés S. G. D. G.
- Paris, 19, rue Doudeauville, 19, Paris
- à friction à arcade
- marchant au moteur
- Embrayage et débrayage instantanés.
- 'B é N M 0
- 'B fi
- Hydro-Extracteurs ou Essoreuses en tous genres et de toutes les dimensions. —Machines à. laver (Système perfectionné breveté S. G. D. G.
- Machines à apprêter (breveté s. g. d. g). — Presses hydrauliques et à percussion.
- Cylindres de collage. — Foulards. — Calandres. — Cylindres à moirer.
- Machines et Chaudières à vapeur. — Appareils à cuire les bois. Tendeurs circulaires. Chaudronnerie en cuivre. — Installations complètes d’Usines. — Moulins à broyer l’indigo.
- Toutes nos machines sont garanties, on peut venir les essayer dans nos Ateliers.
- Envoi FRANCO des Prospectus spéciaux et renseignements sur demande affranchie.
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- 4e Série, 4e Volume.
- 5 AVRIL 1876.
- 20e Anuée, Numéro 7.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- REVUE THÉORIQUE & PRATIQUE Spécialement consacrée
- AU blanchiment, A LA teinture, a l’impression et a l’apprêt DES FILS et TISSUS, A la production ET A LA PRÉPARATION DES MATIÈRES TEXTILES; EN GÉNÉRAL, A LA FABRICATION ET A L’APPLICATION DE TOUS PRODUITS COLORANTS EMPLOYÉS DANS L'INDUSTRIE ET DANS LES ARTS
- PARAISSANT LE 5 ET EF 90 DE CHAQUE HIOIS
- Sous la direction de M. A.-Félix GOUILLON, Ingénieur-Chimiste
- ADMINISTRATION et RÉDACTION, rue Michel-le-Comte, 22, PARIS
- S’adresser a MM. GOUILLON et BLONDEAU, INGÉNIEURS.
- ABONNEMENTS
- INSERTIONS
- Paris et Départements : Un an........ 15 fr.
- — — Six mois..... 8 —
- Etranger.............. Un an....... 20 —
- La ligne, page en deux colonnes... » 50 c.
- Réclames............................. 1 50
- Faits divers......................... 3 »
- Les abonnements et les annonces sont reçus au bureau du journal, 22, rue Michel-le-Comte, à Paris, et chez les principaux libraires de France et de l'Etranger.
- MACHINES A VAPEUR VERTICALES
- LES SEULES MONTÉES SLR SOCLES BATI-ISOLATEUR (brevetées, s. g. d. g.)
- I
- DIPLOME D’HONNEUR
- Médaille d’Or et grande Médaille d’Or aux Expositions de Lyon et de Moscou en 1872
- Chaudières à foyer
- et à bouilleurs croisés
- Portatives, fixes, et locomobiles, depuis la force à.'un jusqu’à vingt chevaux. Leurs dispositions spéciales et la supériorité de leur construction leur ont valu les plus hautes récompenses accordées à ce genre de machines dans toutes les expositions et la médaille d’or dans tous les concours. — cylindre a enveloppe.— réchauffeur D’ALIMENTATION. — RÉGULATEUR ET DÉTENTE VARIABLE. — TRES-FETITE VITESSE.—MEILLEUR MARCHÉ QUE TOUS LES AUTRES SYSTÈMES.— Pas d'ins-tallation, pas de cheminée spéciale. — Arrivent toutes montées prêtes à fonctionner.—Occupent tres-peu d’espace, se placent partout comme un meuble ordinaire. Brûlent toute espèce de combustibles et utilisent tout le calorique. — Conduites et entretenues par le premier venu. — Elles s’appliquent par leur commodité et la régularité de leur marche a tous les usages et à toutes les exploitations industrielles et agricoles,
- Envoi franco du prospectus détaillé.
- Nota. Les chaudières sont construites dans les ateliers spéciaux de la maison, qui donne pour le choix des tôles et l’exécution, des garanties que n’otfrent jamais les chaudières fournies par les chaudronniers à la plupart des constructeurs-mécaniciens.
- Chaudières spéciales pour la Teinturerie.
- J. HERMANN-LACHAPELLE, Constructeur-"Iécaniciem
- PARIS, 144, Faubourg-Poissonnière, 144, PARIS
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- PRIMES AUX ABONNES
- Le Moniteur de la Teinture est arrivé à sa vingtieme année ; ce n’est donc pas un journal qui débute et qui cherche, en tâtonnant, la route à suivre; depuis longtemps, il a l’expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le Moniteur de la Teinture a déjà vu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a- toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
- Pour faire apprécier, comme il convient, la valeur de cette publication, nous enverrons sur demande la table des matières du dernier volume, lequel est accompagné de nombreux échantillons et gravures intercalés dans le texte.
- PRIME
- Aux abonnés nouveaux d’un cm, ainsi qu'à nos abonnés actuels, nous offrons:
- 10 Des cinq derniers volumes 1520-21, 1832, 1833, 1824 et 1815, au prix réduit de 3 4 francs, ou : 25/8) 7500
- 2° — Des quatre derniers volumes 183 O- 21, 1832, 1873 et 1824, au prix réduit de 2s francs, ou :
- 3°— Des trois derniers volumes 1sz2, 1s? et 1834, au prix réduit de » ? francs, ou :
- 4° — Des deux derniers volumes 1833 et 1834, au prix réduit de 1.5 francs, ou :
- 50_____ Un des quatre derniers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
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- "" BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)____________:_________________- — --------- -------------- demeurant à_________________:________________—----------------------------------------------------------— département d_-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------— déclare souscrire pour un abonnement de_^ _____--------------------------------------------— au Moniteur de la Teinture, à partir du (2)----------------.------------------------------—:------------- .._et comme prime aux volumes : le tout payable à la présentation de la quittance
- Signature :
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUrL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Comte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Lesabonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris. __
- Les abonnements sont payables à‘notre office, ceuxparbulletin sonten consequenceaugmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d'encaissement. =5=89
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier ; mais, afin d’avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- TABLE A VAPEUR A REPASSER POUR LE REPASSAGE & L'APPRÊT DES VÊTEMENTS CONFECTIONNÉS
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- Table n° 1, servant pour toute espèce de vêtements. — Prix : 225 fr.
- Envoi FRANCO, sur demande, d’une brochure sur l'usage des tables à repasser, avec plans et figures.
- S'adresser à l'Œffice cua Moniteur de la Teinture.
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- Voir le Moniteur de la Teinture du 20 février 1874 (page 42).
- Toutes ces Machines sont vérifiées avant leur expédition.
- S’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- COULEURS
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- Rouges.
- Fuchsine inférieure.......... le kil. 15 fr.
- — bonne courante................ — 35
- — extra-supérieure.......... — 40
- Rouge pour coton.............. — 70
- Rouge-cerise ou grenadine..... — 15 Rose de safranine en poudre... — 200 Géranosine en poudre.......... — 180
- Eosine, nouvelle couleur...... — 200
- Bleus.
- Bleu ordinaire............... le kil. 55 fr.
- Bleu pur...................... — 125
- Bleu-lumière supérieur........ — 200 Bleu Nicholson pour laine (n .... — 40 —..............................—........................(n» 3)...................... — 70 —.................lumière (nc 1)............. 90
- Bleu de Lille, ou gros violet. — 36 Bleu-noir, ou bleu marin...... — 25 Bleu foncé.................... — 30 Bleu spécial pour coton, suivant qualité.... 60 à 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or............ le kil. 50 fr.
- Jaune-orange....,........... — 50 Orange supérieur pour soies... — 200
- D'ANILINE
- DÉTAIL :
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge........ le kil. 55 fr.
- — bleu............................. — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge............................ — 60
- Violet moyen..................... — 65
- Violet lumière, bleu............. — 70
- Violet au bi-chromate, en pâte. — 25 Violet pour remontages......... — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n0 2)... le kil. 100 fr.
- — — supérieur........ — 110
- Violet moyen.............:....... — 65
- Divers.
- Brun d'Elbeuf liquide.......... le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline................ — 25
- Gris, par le bleu-noir........... — 25
- Gris-perle, par les violets...... — 110
- Coralline rouge.................. — 30
- — jaune (alcool).................. — 20
- Purpuraline à l’état sec......... — 10
- Xanthine (orange)................ — 35
- Cachou de Laval.................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiàires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- PURPURALINE
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE
- PRODUISANT
- Des Grenats,
- Prunes, etc., à bas prix,
- sur Laine, Laine et Colon, Coton
- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l’orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au Bleu-Noir d’aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances très-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8. fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
- BLEU-NOIR D'ANILINE
- SOLUBLE DANS L’EAU
- NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE
- Sur laine, cette couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation.
- Plus riche, plus économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-ci dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande variété de teintes.
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs, des gris, et, par mélange, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent l’emploi très-avantageux.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 35 fr. le kil.; par kilogr. 33 fr.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- FABRICANT DE COULEURS DANILINE
- ... de Bronze à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vienne 1873
- SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l'alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns D'ELBEUF (solubles à l’eau), remplaçant le caltiatour et résistant au foulon.
- Acide salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER & WEIDANECHT
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- Economie de 18 O/O d'indigo
- Dans la Teinture à l'Indigo de cuve
- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 100 kilos de matières traitées, en h fois on met pour les premiers cent kilos 2 kilos de mordant dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
- Prix du kilo : 4 francs.
- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer celles-memes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo.
- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr. par cuve.
- S’adresser à l’Office du Jo/nnal.
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- Renseignements et Recettes.
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doi contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20e Vol., N 7. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Avril 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. —Montage et conduite des cuves à indigo (suite), par M. Ch. DREVET fils. — Machine à broyer les couleurs d'impression à l’huile ou à l’eau, et toutes matières pâteuses (gravures). — Cachou de Laval, nouvelle matière colorante pour fils et cotons (échantillons).
- CHRONIQUE INDUSTRIEL).E : Les traités de commerce, projet de tarifs pour la conversion de droits ad valorem, en droits spécifiques.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : L’Exposition universelle de 1878. — Exposition de Philadelphie. — Bibliographie : Précis de l'Art de la Teinture, parM. Dumas.
- H UHS
- CHRONIQUE
- Les affaires sont dans une situation à peu près analogue à celle qu’exposait notre précédente Chronique.
- Pour les soieries, on écrit de Lyon :
- « Nous n’avons aucun changement à signaler dans la situation de notre place, c’est toujours la demande de l’étoffe noire à gros grain pour confections qui persiste, tandis que celle de l’étoffe couleur est tou jours en voie de diminution très-marquée.
- « Les nouvelles de New-York laissent à désirer. Quoique les existences ne semblent pas considérables, les réalisations par ventes publiques, en se suivant de trop près, empêchent tout relèvement des prix. Il semble cependant qu’à l’exception des failles couleur, des quadrillés et des rayés, qui sont littéralement sacrifiés, les autres articles trouvent preneurs à des conditions passables.
- « En somme, il règne ici, en fabrique, peu d’animation et peu d’entrain pour des affaires nouvelles. En attendant, la saison s’avance et la mise à l’étude des articles pour la campagne d’automne ne saurait sans inconvénient se retarder plus longtemps. »
- En ce qui concerne les lainages, nos derniers avis de la fabrique signalent un courant d’affaires assez régulier en articles de printemps, à Elbeuf, mais à prix moins satisfaisants pour les vendeurs ; les articles demi-saison et les unis noirs se placent mieux.
- L’exportation des produits de cette place est toujours en souffrance et ne donne lieu qu’à de petites et rares affaires.
- Enfin le sinistre épouvantable qui vient de jeter la désolation dans cette ville ; l’incendie de la draperie de MM. Blin et Bloch dont nous avons donné une relation dans notre précédent numéro, a diminué sensiblement la production de la draperie noire à laquelle cette maison se livrait.
- Roubaix-Tourcoing n’ont pas encore repris leur activité habituelle ; néanmoins la fabrique compte sur une bonne saison, favorisée par l’abondance de la matière première.
- Les fabriques du Midi vont assez bien maintenant, notamment celles du Languedoc auxquelles des ordres assez importants en nouveautés viennent d’être donnés; on cite comme étant spécialement favorisées, les places de Mazamet, La Bastide-Rouairoux et Lavalanet.
- A Rouen, en présence de l’inactivité persistante des affaires, il se manifeste un mouvement de baisse dans les cours des tissus de coton et des filés ; ces derniers sont atteints plus sensiblement que les tissus.
- Sur les tissus écrus, notamment sur la cretonne, la baisse est peu sensible ; quelques fabrications privilégiées n’ont même subi aucun changement de prix. Ce mouvement ne saurait être, d’ailleurs, de longue durée, car les prix actuels ne paraissent, en aucun cas, susceptibles de subir de nouvelles dépréciations.
- La fabrique étrangère n’est pas mieux favorisée ; on écrit de Zurich que le calme continue à régner sur les tissus de coton. La nouvelle baisse de la matière première exerce quelqu'influence sur les fabriques, cependant il y a toujours à conclure des marchés à long terme en filés et tissus.
- De Manchester on dit : Grande fermeté dans les filés, surtout dans les marques achetées couramment en France, mais en tissus, les prix sont favorables aux acheteurs.
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- 74 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pour terminer cette courte revue du commerce des tissus, voici les dernières nouvelles de New-York ; elles sont du 24 mars :
- Sur le marché des tissus étrangers, on a noté une bonne demande en cachemires noirs et en articles pour robes fantaisie anglais et continentaux. Par contre, les alpagas et les purs mohairs sont restés calmes.
- Les soieries noires basse et moyenne qualité ont été demandées, mais celles de couleur et fantaisie ent été calmes. Les soieries pour modes et les rubans ont donné lieu à des affaires importantes .
- Les articles de blanc ont été peu demandés.
- Les tendances favorables que manifestait le commerce des produits tinctoriaux, ne semblent pas se réaliser.
- En Indigos, la demande est languissante ; au Hvre, la consommation n’a acheté que quelques caisses de Bengale.
- La vente publique des indigos qui a eu lieu le 29 mars à Bordeaux, n’avait pas attiré un bien grand nombre d’acheteurs, aussi les enchères ont-elles été peu animées. De leur côté, les détenteurs n’ayant pas voulu subir la baisse réclamée parles acheteurs, il n’a été adjugé que 161 colis, sur 873 présentés aux enchères.
- Au Havre, les bois de campéche restent faibles en disponible, vu les renforts importants qui sont parvenus cette semaine. Les bois rouges se soutiennent mieux,
- En bois de teinture, on n’a aucune vente à citer à Bordeaux, si ce n’est quelques expéditions directes en bois jaune de la Côte-Ferme, sans changement dans les prix.
- Pour ce qui concerne les rocous, depuis la réouverture des ports de mers du Nord, des ordres sont arrivés à Bordeaux, et le peu de marchandise qui existe, fait tenir les prix ; les détenteurs ne veulent rien céder au-dessous des anciens cours. On attend 400 barriques par deux navires de la Guadeloupe.
- L’animation du marché aux garances ne se maintient pas à Avignon ; il se trouve actuellement dans un grand calme. Les prix qui étaient en voie de hausse, ont repris leur tendance à la baisse.
- Les cultivateurs de Vaucluse abandonnent la culture de la garance, les bas prix du jour ne leur
- permettant plus de la produire ; aussi, les semis du printemps sont considérablement réduits.
- Le grand évènement industriel du moment est VExposition universelle internationale dont la création vient d’être décrétée par le Président de la République, et qui aura lieu à Paris en 1878.
- Cette nouvelle, que, d’ailleurs, on pressentait a causé une grande satisfaction dans le monde industriel, commercial et politique; cela démontre que, plus que jamais, la France est en mesure d’affronter un concours aussi grandiose et aussi solennel, et qu’elle est en état d’en supporter les frais immenses.
- Cette exposition dépassera, évidemment, en importance et en intérêt toutes celles qui ont eu lieu jusqu’à présent ; cela est en rapport avec les progrès et les développements de notre industrie, et cela est la condition de son succès.
- On croit que le Champ de Mars sera le lieu choisi pour l’édification du palais, tout en lui donnant des proportions bien plus considérables qu’en 1867, mais rien n’est encore arrêté à ce propos.
- Nous reproduisons aux informations, les décrets relatifs à cette exposition.
- Nous publions aussi un document d’une certaine importance, c’est le projet de tarifs pour la transformation des droits ad valorem en droits spécifiques, projet rédigé par le comité consultatif des arts et manufactures, en vue du renouvellement des traités de commerce.
- L’extrait que nous en donnons se rapporte aux tissus ; nous le faisons suivre par quelques indications sur les tarifs proposés pour les produits tinctoriaux.
- Nous appelons l’attention de nos lecteurs sur ce travail, et nous jugeons inutile de le discuter davantage ici, puisqu’il est accompagné de commentaires auxquels nous nous rallions complètement.
- F. Gouillon.
- P. S. — Nous signalons à nos lecteurs, désireux de posséder une bibliothèque tinctoriale, aussi complète que possible, la note sur le Précis de l’art de la Teinture, par M. Dumas, qui figure à notre chapitre des Informations et Faits divers.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 75
- MONTAGE ET CONDUITE
- DES CUVES A INDIGO
- {Suite.)
- Cuves à la mélasse.
- Je vais passer maintenant à l’étude de la cuve le plus en usage, surtout en fait de grandes cuves.
- Ces cuves dont les capacités atteignent jusqu’à 5,000 litres, sont généralement montées avec de la mélasse, du son, des cristaux de soude et de la chaux.
- On peut monter dans ce genre de cuves de grandes ou de petites cuves. Cependant il est bon d’observer que les petites capacités se prêtent moins bien à un résultat parfait que les grandes et cela tient à ce que la température est plus susceptible de s’abaisser dans de petites masses de bains que dans de grandes. On comprendra facilement que 5,000 litres de bain à 60° mettront beaucoup plus de temps à s’abaisser de 15° par exemple que 12 ou 1,500 litres. — Une grande cuve aura perdu 2° dans une nuit quand une petite en aura perdu 15 ou 18 à conditions égales ; de cette différence il en résulte un trouble dans la marche de la fermentation et une différence dans la conduite qui n’est pas sans entraîner à des écarts très appréciables dans les résultats.
- Je continuerai à prendre, comme unité de capacité, la quantité de 1,000 litres qui m’a déjà servi, afin que l’opérateur puisse faire plus facilement les rapprochements qu’il jugera convenables.
- Dans une cuve d’une capacité de 1,000 litres, conter ant de l’eau chauffée à 70°, on met 15 kil. de mélasse marquant A0 à 45° à l’aréomètre, 1 seau 1/2 de son ou environ 15 litres, 20 kil. de cristaux de soude, et l’on pallie bien à fond pour mélanger ces matières, après quoi on laisse reposer la cuve pendant quelques heures.
- A ce moment le bain n’accuse presque jamais de signes apparents de fermentation, malgré que déjà les ferments ont commencé à se développer, cependant on pallie de nouveau pendant 20 ou 25 minutes et l’on doit apercevoir que sous le coup de rable il y a tendance à un mouvement autre que celui des matières insolubles roulant dans une eau agitée; l’odeur aussi se manifeste par une sensation dou-çeâtre et mélassée ; les pellicules de son recueillies sur la main sont restées dures et ne sont pas encore
- gonflées ; la couleur du bain est celle que la mélasse il communuique. Il n’y a donc rien de remarquable, cependant l’observateur qui se sera rendu compte de l’état de la cuve en ce moment, aura un point de comparaison pour apprécier le progrès accompli lors du palliage suivant.
- Le troisième palliage qui se donne après 3 ou à heures de repos, apportera avec lui une somme de caractères nouveaux qui permettra à l’opérateur d’apprécier le chemin parcouru ; la couleur du bain sera plus rougeâtre et plus limpide, le toucher plus doux, l’odeur moins douceâtre révélera une pointe d’ammoniaque, les pellicules du son seront moins rudes, elles ne s’écraseront pas encore sous le doigt, mais néanmoins elles laisseront voir un léger gonflement. A ce moment et si la marche vers la fermentation est franchement accusée, on devra ajouter une petite quantité de chaux nouvellement éteinte et tamisée fin, car nous ne devons pas oublier le rôle que joue l’acide butyrique naissant en présence de l’ammoniaque naissant et nous devons garder ces deux sources aussi isolées que possible pour qu’elles profitent entièrement àl'indigo que nous introduirons bientôt dans le bain. Sur le coup de râble, le son devra rouler, se ramifier et presque faire le jeu des veines bleues d’une cuve en bon état.
- Il arrive généralement que sur le coup de râble les signes si accentués qui apparaissaient en commençant à pallier disparaissent complètement; que le bain devient presque noir, et que tout espoir paraît être perdu ; il n’en est rien, on a tout simplement entravé la marche de la fermentation et dans ce cas, il est prudent de ne pas pallier trop longtemps : 8 ou 10 minutes de palliages suffisent.
- On devra aussi s’assurer si la température n’a pas trop baissé auquel cas il faudrait donner une réchauffe très lente mais continuelle sans dépasser 58 ou 600.
- Ces effets ne se produisent pas dans une cuve à grande capacité, parce que la température restant plus constante la fermentation suit une marche plus régulière.
- Le 4me palliage qui se donne après 3 ou A heures de repos, apportera avec lui une nouvelle somme de caractères très appréciables et qui accusera une marche rapide vers le but final. Généralement la cuve sera couverte sinon sur toute sa surface, du moins sur une grande partie, de grappes blanches et d’une pellicule graisseuse ; on entendra un léger bruissement et l'on apercevra un pétillement général dû à une certaine quantité d’acide carbonique qui, tra-
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- versant la masse du bain, viendra s’échapper à la surface.
- Sur le coup de râble, le bain s’ouvrira, sa couleur sera moins rougeâtre ou moins terne et paraîtra d’un jaune très clair ; les pellicules du son seront gonflées, molles et s’écraseront sous le doigt; l’odeur sera franchement ammoniacale et piquera le nez, elle rappellera celle de la bière nouvelle. Sur le coup de râble les grappes disparaîtront en partie mais des veines blanchâtres et la pellicule graisseuse persisteront.
- On peut ajouter l’indigo broyé et une petite quantité de chaux, puis continuer le palliage. Le bain paraîtra bleu, l’odeur sera modifiée, elle sentira le vert; — cette modification qui ne sera que passagère sera due à l’addition de l’indigo ; en regardant la cuve 1 heure après ce temps, on verra que l’indigo est en grande partie hydrogéné, que le bain est couvert de grappes irisées et de plaques cuivrées.
- En soufflant sur la surface du bain, celui-ci s’écartera pour se rejoindre aussitôt en laissant au point central un nœud, c’est-à-dire une partie du bain large comme une pièce de 2 francs plus foncée que le reste; autant de fois que l’on soufflera sur le bain, autant de nœuds l’on obtiendra. Ceci est un signe très certain que l’indigo bleu est converti en indigo blanc qui, sous l’influence du souffle, est ramené en partie à l’état d’indigo bleu.
- On doit dès ce moment surveiller très attentivement la marche de la cuve pour ne pas la laisser franchir les limites dans lesquelles elle doit rester renfermée : l’odorat sera d’un grand secours pour juger de l’état de la cuve ; une odeur douce annonce qu’il faut de la chaux ; une odeur forte indique qu’il faut pallier sans retard, longuement et laisser tomber la température; c’est le moment où l’équilibre va s’établir, c’est à partir de ce moment que la cuve va être montée, ou, dépassant le but en-tier avant sa naissance, donner lieu à une série d’accidents qu’on appelle communément maladies.
- Puisque nous supposons la cuve capable d’avoir des maladies, n’oublions pas que plus on est malade moins on doit se droguer ; le repos et la circonspection sont des prescriptions absolues.
- Rappelons-nous qu’une cuve en cet état n’apas encore de pied, que sa fermentation s’établit, qu’elle n’a point de vieux ferment sur lequel elle puisse compter pour contre-balancer ses écarts et que de sa conduit© en ce moment dépend sa marche à venir.
- Une cuve à la mélasse montée par un praticien bien au courant peut permettre de teindre après 24 ou 30 heures, mais généralement on emploie 2 journées 1/2 ou 3 journées à la bien asseoir.
- Pour nous résumer, disons que l’on commence par bien mélanger les ingrédients employés par 3 ou à palliages à intervalles de 3 heures, puisqu’on ajoute l’indigo et la chaux jugés nécessaires et qu’on continue les palliages de 3 en 3 ou de A en h heures, pendant les 2A premières heures ; qu’après ce temps on peut supprimer les palliages de nuit et essayer l’état de la cuve par des bourgeons, c’est-à-dire des mèches de laine qu’on y trempe et qui doivent en sortir vertes pour bleuir à l’air, mais très lentement.
- La première journée de travail, on ne doit pas faire plus de 3 palliements, en mettant un repos de 2 heures 1/2 à 3 heures entre chaque.
- Le soir de la journée pendant laquelle on a fait les premiers palliements, on donne une réchauffe, on met une demi-garniture de mélasse, de son, de cristaux et très peu de chaux, puis on pallie et le lendemain la cuve est en état de travailler.
- Si le bourgeon d’essai sort bleu, c’est que l’indigo n’est pas hydrogéné, soit parce que la fermentation butyrique a fait défaut soit parce que, trop abondante, elle a réoxydé l’indigo blanc en formant du butyrate d’ammoniaque. Si l’odeur est forte et alcaline, c’est du son qui manque, il faut en rajouter; si l’odeur est douce, c’est que la fermentation butyrique prenant le dessus, absorbe l’ammoniaque et appauvrit le bain, qui dès lors n’est plus assez alcalin pour tenir l’indigo en dissolution; c’est alors de la chaux qui manque, il faut en ajouter. Si l’odeur devient putride, c’est que l’effet ci-dessus est produit très énergiquement, il faut un peu plus de chaux, une réchauffe vive et élevée et un palliage plus énergique que d’ordinaire.
- Ce genre de cuve donne de 7 à 9 palliements par jour ; il est d’un rendement avantageux et donne des bleus d’une teinte violacée très agréable, outre qu’il laisse peu d’indigo s’échapper au lavage des laines, ce qui indique une saturation à peu près complète de la laine.
- On peut obtenir sur cette cuve les déblanchis les plus pâles, comme les bleus les plus intenses.
- La cuve à la mélasse est peu sujette aux vaiia-tions d’état, en tant qu’elle est bien conduite, mais comme il peut se présenter des cas où elle est dérangée, où elle est malade, nous allons entrer dans l’examen des diverses maladies auxquelles elle est sujette. Ces cas ne sont dûs le plus souvent qu’à
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- des essais malheureux ou à l’inexpérience de la personne chargée de la conduite, ou encore à l’état des matières que l’on y teint. Il est donc toujours inopportun de faire des essais hasardeux sur une cuve en bon état ; quant à l’inexpérience de l’opérateur, il ne doit prendre la responsabilité de la conduite d’une cuve qu’avec le conseil d’un praticien sûr de son fait et pouvant le guider au moins au début.
- L’état des matières à teindre est aussi une cause de maladie • en effet, si l’on introduit dans le bain une laine incomplètement dégraissée ou mal rincée du bain de dégraissage, on introduit en même temps qu’elle dans la cuve, une quantité d’alcali qui en modifie l’équilibre ; si c’est une laine grasse, l’alcali se combinant avec le corps gras opérera la saponification de celui-ci en s’emparant de celui-là, d’où appauvrissement du bain, qui n’ayant pas la quantité voulue d’alcali cessera de tenir en dissolution 1 indigo, celui-ci dès lors n’aura plus d’affinité pour la laine et au lavage tout ou presque tout l’indigo entraîné par la laine s’en ira avec l'eau- de lavage. Si c’est une laine de lavage déjà teinte et cohtenant des acides ou des sels acides, il y aura combinaison de l’acide avec l’alcali du bain.
- (A suivre). Ch. Drevet Fils.
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- MACHINE A BROYER LES COULEURS D’IMPRESSION A L’HUILE OU A L’EAU ET TOUTES MATIÈRES PATEUSES
- Cet appareil, destiné principalement au broyage des couleurs à l’huile, mais qui peut aussi être employé pour tous produits à l’état de pâte, tels que couleurs à l’essence, au vernis, à l’eau, mélanges pour apprêt, pâtes plastiques, produits pharmaceutiques, et même pour l’indigo, quoique pour cette dernière matière, il existe d’autres machines plus spéciales et cependant peu coûteuses et non moins simples.
- Cet appareil, disons-nous, diffère essentiellement des cylindres à broyer, dans lesquels les frottements sont insuffisants et qui ne produisent que des pâtes trop grossières pour la plupart des cas.
- Le fonctionnement de celui-ci consiste en un frottement suffisamment prolongé de deux surfaces annulaires entre lesquelles les couleurs ou les produits amenés à l’état de pâte s’introduisent graduellement, et en sortent ensuite à un degré de finesse
- que l’on peut régler à volonté. Son travail reproduit celui de la molette qui est assurément le procédé le plus parfait pour obtenir des couleurs à l’huile d’une finesse irréprochable.
- Mais le broyage à la molette est long, fatigant, exige des soins que l’on ne peut rencontrer que chez des ouvriers soigneux et habitués à ce genre de travail ; il faut, en effet, garnir la pierre ou table d’une petite quantité de couleur, que l’on ramène de temps en temps sous la molette, et que l’on enlève ensuite avec un couteau ; or, toute négligence dans ces longues manipulations produit nécessairement un broyage grossier.
- Il n’en est pas de même avec la nouvelle broyeuse que nous décrivons ; son travail est continu et suivi ; on obtient la finesse que l’on désire suivant la façon dont on dispose l’appareil, qui, par un réglage très-simple, fournit un produit toujours régulier, sans nécessiter de soins spéciaux, sans que l’on ait à redouter la négligence de l’ouvrier; toute personne, même un enfant, peut faire fonctionner la machine, sans fatigue et sans avoir l’expérience de ce travail.
- Cet appareil consiste en un bâti ou trépied en fonte a, (fig. 38, 39 et 40) que l’on fixe avec des vis sur une table, s’il s’agit de petits appareils, ou au sol pour ceux de grandes dimensions. Sur ce pied, vient se boulonner un réservoir conique c destiné à contenir la matière à broyer et que l’on peut très-aisément démonter. Le fond de ce réservoir est formé par un champignon mobile b reposant sur l’arbre e et recevant de celui-ci un mouvement de rotation.
- La base de ce réservoir recouvre une large surface dudit champignon et s’applique exactement contre lui, de sorte que par la rotation imprimée à celui-ci, il se produit un frottement entre les deux surfaces en contact ; or, par ce frottement et cette rotation , la matière pâteuse se trouve entraînée entre les deux parties frottntes et sort, lorsque sa finesse le lui permet, à la partie extérieure du joint ainsi formé.
- Entre ces deux parties frottantes sont creusés quelques sillons dans lesquels peuvent s’engager les parties les plus grossières des matières à broyer, et où elles se divisent pour pouvoir pénétrer ensuite dans les espaces plus serrés.
- Lorsque la couleur broyée sort de la machine, elle se répand sur la tranche, ou partie extérieure du champignon b, mais elle rencontre une lame en ressort d’acier l, qui la râcle très exactement, la réunit à cet endroit, d’où elle tombe naturellement
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- dans un vase quelconque placé au-dessous pour la recevoir.
- Nous avons vu que le champignon frotteur était supporté par un arbre vertical e, duquel il reçoit son mouvement ; cet arbre s’appuie, en bas, dans une crapaudine fixée à un levier g, que l’on élève et que l’on abaisse à volonté au moyen de l’écrou h ; il en résulte que l’on peut serrer plus ou moins les deux parties frottantes, c’est-à-dire régler la machine selon le degré de finesse que l’on veut donner au broyage. Ceci constitue un moyen de réglage très-simple et des plus réguliers.
- Quelques accessoires complètent l’appareil ; ainsi m est une gouttière en fer blanc qui reçoit la petite quantité de couleur qui peut accidentellement s’échapper ; puis, les organes i, li, f, servent à la transmission du mouvement..
- Le mouvement est donné à la main ou au moteur, selon les dimensions de la machine ; il dépense toujours très-peu de force.
- "I ghestti..
- Fig. 38. — Machine à broyer, modèle à manivelle.
- Les petits modèles sont mus à l’aide d’une manivelle (fig. 38) ; il en existe cinq dimensions ; le plus petit appareil a 29 centimètres de hauteur totale ; il pèse 8 à 9 kilogr. et peut broyer 2 à 3 kil. de couleur par heure.
- Fig. 39.-— Machine à broyer, modèle à volant.
- Lorsque la machine arrive à une certaine force,
- la manivelle est remplacée par un volant à bras, n, (fig 39) qui rend la manœuvre moins fatigante et donne plus de régularité au travail ; il se fait trois dimensions sur ce type ; la plus grande pèse environ 80 kilogr. et peut broyer 16 à 18 kil. de couleurs à l’heure.
- Fig. 40. — Machine à broyer, marchant au mcteur.
- Enfin le même appareil s’établit pour être mis en mouvement par moteur mécanique et au lieu de manivelle ou de volant, des poulies n (fig. 40) sont destinées à recevoir les courroies de transmission. La force et la production de cet appareil peuvent être portées à tel point qu’on le désire ; cependant le constructeur s’en tient à trois grandeurs, qui répondent suffisamment aux nécessités de l’industrie, et donnent un travail relativement considérable, plus rapide que celui des cylindres broyeurs, et surtout que la molette, à laquelle cependant, ses produits se rapprochent.
- Ajoutons, enfin, que le prix de ces machines est bien moins élevé que celui d’un broyeur à cylindres, ou que la dépense d'installation d’une table à broyer et de sa molette ; qu’elles n’occupent qu’un très-petit espace, et qu’elles se démontent et se nettoient avec la plus grande facilité.
- Pour le broyage d’une couleur, si elle est en poudre, on commence par l’empâter avec une suffisante quantité d’huile, d’essence, d’eau ou de tout autre excipient liquide, de façon à former une pâte assez consistante mais néanmoins un peu coulante, on verse cette pâte dans la machine que l’on tourne dans le sens de tous les mouvements de manivelle,
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- C. i-
- c’est-à-dire de droite à gauche; on règle alors l’appareil selon la finesse du produit que l’on désire, et que l’on peut juger d’après les premières portions qui en sortent.
- Si l’on a des couleurs en grains, ou en fragments plus volumineux qu’une poudre grossière, on commence à les passer dans la machine peu serrée, puis on repasse une seconde fois cette pâte grossière dans l’appareil, réglé cette fois, pour produire toute la finesse nécessaire.
- Lorsque le réglage est fixé, on peut travailler sur la machine aussi longtemps qu’on le désire, sans avoir à y retoucher, et avec la certitude d’obtenir des produits toujours identiques.
- Nous employons dans le laboratoire du Moniteur de la Teinture, un de ces appareils pour le broyage des couleurs d’impression, et nous sommes très-satisfaits de son travail et de ses produits.
- F. G.
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- CACHOU DE LAVAL
- NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE POUR FILS ET COTONS
- Nous avons plusieurs fois entretenu les lecteurs du Moniteur de la, Teinture (1) d’une nouvelle classe de matières colorantes que nous avons été les premiers à faire connaître, et que leurs auteurs, MM. Croissant et BRETONNIÈRE, ont nommées «Sulfures organiques ; » ces produits sont maintenant fabriqués industriellement et livrés au commerce sous le nom de « Cachou de Laval. »
- Cette désignation ne signifie point que ces matières sont identiques aux cachous ; elles ont en effet plus de rendement, et laissent aux textiles toute leur finesse et leur douceur; ce ne sont point, d’ailleurs, des produits tanniques et ne pourraient servir, par exemple, pour le chargeage des soies, ni pour des teintures en noir; mais elles donnent certaines nuances que l’on peut produire avec le cachou, et leur mode d’emploi se rapproche de celui en usage pour le cachou.
- On obtient avec ce produit une assez grande variété de nuances, selon le produit que l’on emploie pour son fixage, ou suivant même que l’on n’en
- (1) Voir notamment année 1873, pages 232 et suivantes, et 1875, pages 196 et suivantes; ces deux articles indiquent des . procédés de teinture et d’impression à l’aide de ces produits.
- emploie aucun; voici ci-dessous un échantillon du colorant employé sans fixage.
- Cachou de Laval sans fixage.
- Mais si au lieu de laisser la teinte dans cet état, on fait intervenir un bain dit fixateur comme cela a lieu pour le cachou, on modifie cette nuance de diverses façons, mais toujours en augmentant l’intensité.
- Le fixage s’opère soit avec un acide (sulfurique ou chlorhydrique) soit avec du sulfate de cuivre ou de fer, mais surtout avec le bichrômate de potasse; l’échantillon ci-dessous est fixé de cette façon.
- Cachou de Laval, fixé au bi-chrômate
- Les doses de Cachou de Laval sont de un à dix pour cent du poids du coton ou du fil employé, suivant le ton que l’on veut obtenir; et on verra plus loin le mode d’opérer.
- Ces nuances sont toutes d’une solidité éprouvée à l’air et au savonnage.
- Ce qui caractérise ces nouvelles couleurs, c’est leur affinité bien prononcée pour les produits textiles d’origine végétale, contrairement aux couleurs d’aniline dont l’affinité se porte sur les matières animales, telles que la soie et la laine.
- Mais une nouvelle et importante propriété du cachou de Laval, est que les fils et cotons teints en cette matière et non fixés, se trouvent mordancés de façon à se teindre très-facilement dans toutes les couleurs d’aniline, et dans une infinité d’autres matières colorantes, tel les que les extraits de bois et surtout celui de Cuba.
- Les teintes ainsi obtenues reproduisent celle de la couleur d’aniline employée, légèrement rabattue ou brunie par le fond grisâtre du cachou, et il en résulte des nuances très-pleines, bien pures cependant, mais n’ayant pas cette fraîcheur exagérée qui
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- convient parfaitement aux soies et à certains laina-ges, mais qui n’est pas en usage pour les fils et cotons; cela produit donc des nuances très-courantes et très-demandées dans ce genre d’articles, et cela offre un moyen de teinture très-simple, très-rapide et peu coûteux pour les matières végétales en couleurs d’aniline.
- L’un des auteurs du Cachou de Laval, nous a promis des échantillons teints en couleurs d’aniline sur fonds de ce cachou, et cela nous procurera l’occasion de consacrer un article spécial à cette application du nouveau produit.
- Nous reproduisons ci-dessous l’instruction publiée par le fabricant pour l’emploi du cachou de Laval, en engageant le lecteur à voir, en outre, les articles que nous avons déjà publiés sur ce sujet. F. G.
- Instructions pour la Teinture du coton et autres textiles végétaux, avec le Cachou de Laval.
- Pour 10 kilos de coton.
- Dissolution du produit.
- Faire dissoudre 0,500 grammes à 2 kilos du Cachou de Laval, selon la nuance que l'on veut obtenir, dans dix fois le poids d’eau bouillante aussi pure que possible.
- Eviter de prendre des eaux calcaires pour la dissolution comme pour la teinture.
- Les dissolutions anciennes s’altèrent.
- Ne dissoudre qu’à mesure de l’emploi.
- Bain de Teinture.
- Le bain doit être aussi court que possible, 100 litres au plus pour 10 kilos de coton. Le porter à 60° environ, y verser en plusieurs fois, la dissolution ci-dessus à travers un tamis. Si l’on versait le tout en une fois, on aurait une teinture inégale à cause de la grande affinité de ce produit pour la fibre. Ajouter au bain 500 grammes de sel marin, ou ce qui est mieux encore du bisulfite de soude, dans la proportion de 7 5 à 10 0 0/0 du poids du Cachou employé. Il ne faudra t pas dépasser cette dernière proportion, autrement le colorant se précipiterait. N’ajouter le sel marin ou le bisulfite de soude qu’a-près l’addition de tout le colorant.
- Teindre pendant 20 à 25 minutes environ.
- En jetant le bain après chaque passe on a des nuances plus vives, mais il y a perte de colorant.
- Bain Fixateur.
- Sortant du bain de teinture, bien laver, puis passer le coton dans un bain chaud de bichromate de potasse, à 300 grammes environ de bichromate. Après l’avoir manœuvré pendant quelques minutes, on le sort, et on le laisse sécher.
- Au lieu du bichromate qui donne les nuances les plus solides, on peut employer le sulfa'e de fer, de cuivreousimplement l’acidesulfurique 200 grammes par hectolitre, ou chlorhydrique 500 grammes.
- Les nuances varient, suivant la nature du bain fixateur, de la nuance chamois au gris fer.
- Couleurs composées.
- Le Cachou de Laval, en dehors des nuances diverses et solides qu’il produit par lui-même, concourt à en produire une infinité d’autres. Il sert de fond et de mordant aux couleurs d’aniline et, aux diverses matières colorantes. Pour certains emplois, il remplace avantageusement le sumac et le cachou.
- Il suffit, en effet, de passer les cotons teints au Cachou de Laval dans des bains de brun, de fuchsine, de vert, de bleu, de violet, d’extrait de bois, etc., pour obtenir les nuances les plus variées; seulement, il faut avoir soin de faire de forts lavages à l’eau courante sur les cotons teints et fixés au Cachou de Laval avant de le passer dans les nouveaux bains de matières colorantes.
- La plupart de ces matières se fixent par la simple immersion dans le bain de teinture du coton piété au Cachou de Laval, avec ou sans addition d’acide ou de sel, suivant la nature du colorant.
- Impression sur coton.
- Il suffit de dissoudre ce produit et de l’épaissir avec un épaississant quelconque et de l’imprimer.
- Quelle que soit la méthode employée, la matière colorante se fixe en majeure partie pend mt l’impression même; le vaporisage rend toutefois cette fixation plus complète, et le passage en bichromate n’est plus nécessaire.
- NOTA. — Le Cachou de Laval peut également teindre le jute, le lin et toutes les matières végétales.
- Il faut avoir soin de ne pas laisser le produit à l’air ou à l’humidité, autrement il s’altère rapidement et perd une grande partie de ses propriétés tinctoriales.
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- LES TRAITÉS DE COMMERCE
- La conversion des droits ad valorem en droits spécifiques.
- PROJET SOUMIS AU CONSEIL SUPÉRIEUR DU COMMERCE.
- Sous peu de jours, le conseil supérieur du commerce doit se réunir pour examiner les diverses questions qui ont trait au renouvellement des traités de commerce ; l’une des plus importantes est assurément la transformation des droits à la valeur inscrits dans nos tarifs actuels en droits spécifiques.
- Le comité consultatif des arts et manufactures a été chargé de préparer un projet de tarif qui doit être soumis au conseil supérieur du commerce et ensuite à nos deux grandes assemblées; nous avons sous les yeux un volume contenant les études du comité consultatif et ses propositions.
- Le travail est divisé en deux parties : 1° les tissus; 2° les articles autres que les tissus qui comprennent les produits chimiques, les verres et cristaux, les faïences et porcelaines, les pièces d’artifices et munitions de chasse, la carrosserie, là mercerie, la bimbeloterie, l’horlogerie, la coutellerie, la tabletterie, la brosserie, les parapluies, les meubles, les instruments de musique et les articles divers.
- Nous ne nous occuperons que des tissus et de leur tarif, puis des matières colorantes.
- La commission chargée de la révision du tarif des tissus était composée de MM. Chevreul, Goussart, Ozenne, Amé, Legentil, Gustave Roy, Sieber, Marie et Alcan.
- Les tissus de soie n’ont donné lieu à aucun changement, on sait que par les tarifs actuels ils ne sont passibles d’aucun d. oit.
- Les tissus de lin et de chanvre sont actuellement taxés sur le compte des fils de chaîne seulement ; le comité consultatif des arts et manufactures propose de maintenir le tarif en vigueur mais en additionnant le nombre des fils de chaîne avec celui des fils de trame et en prenant la moit é du total ; le chiffre ainsi obtenu serait fractionnaire, la fraction ne serait pas comptée.
- Le but de cette réforme du tarif est de porter remède à certains faits qui en détruisaient l’économie. On avait admis que généralement, dans un tissu de lin ou de chanvre, le nombre de fils de.
- trame n’excédait pas celui des fils de chaîne, et la tarification avait été établie sur le compte de ces derniers; mais on a présenté à l’importation des toiles dans lesquelles le nombre de fils de trame excédait de beaucoup le nombre des fils de chaîne, dans le but de les introduire à un tarif réduit tout en leur conservant l’apparence d’une toile supérieure ; il nous semble que la proposition du comité consultatif est le meilleur remède à appliquer en cette circonstance.
- Viennent ensuite divers articles. Nous ne pouvons suivre le rapporteur dans les détails intéressants qu’il donne sur cnacun d’eux -, il nous faudrait publier le volume entier. Nous nous bornerons à dire que les droits spécifiques suivants sont proposés pour remplacer les droits à la valeur.
- Coutils ..................... fr. » 90 le kilog.
- Coutils crémés blancs ou mé-langés de fils écrus ou de fils blanchis ou teints................ 1 20 —
- Toiles damassées écrues....... » 90 —
- Toilesdamassééscrémées blanches ou mélangées de fils écrus et de fils blanchis ou teints. 4 20 —
- Passementerie et rubannerie écrue, bise ou herbée............. 1 20 —
- Passementerie et rubannerie crémée, blanchie ou teinte.... . 1 40 —
- Bonneterie de fil................. 1 » —
- Mouchoirs brodés et autres broderies sur tissu de lin........... 4 » —
- Nous passons au tissu de coton, et nous reproduisons textuellement les quelques lignes qui précèdent le travail du rapporteur : elles nous semblent expliquer nettement le point de vue auquel il a dû se placer ; M. Gustave Roy s’exprime ainsi :
- « Les tissus de coton ont été, lors de l’établissement du traité de commerce, en 1860, l’objet d’une étude spéciale; ils ont été taxés au poids; quelques articles ont échappé à cette tarification : ce sont assurément ceux qui, par leur diversité, présentaient le plus de difficultés. Il s’agit aujourd’hui d’établir des droits spécifiques pour remplacer ces droits à la valeur; 1 administration le désire et y trouvera pour ses douanes une grande simplification. La majorité des chambres de commerce a émis des avis dans ce sens; les importateurs eux-mêmes préfèrent être fixés sur le droit qu’ils auront à payer et ne pas en laisser l'appréciation à des arbitres qui, quelle que soit leur compétence, peuvent se tromper sur la valeur de l’article présenté à l’importation.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- « Lorsque l’on aborde cette tâche, on est frappé des difficultés qu’elle présente. En remettant au comité consultatif le travail qu’il a bien voulu me demander, je lui déclare que je n’ai pas la prétention de lui présenter une œuvre parfaite, loin de là ; heureux si je suis arrivé à lui proposer quelque chose de possible : toutes les objections que l’on peut faire aux droits que j’ai l’honneur de présenter, je me les suis faites. Je sais que l’on opère sur des moyennes, les plus basses sont les plus chargées, les articles les plus beaux sont grevés de droits très-légers; mais si les tissus français ont besoin de protection, ce que je n’ai pas à discuter ici, il est un fait reconnu et incontesté, c’est que les articles riches peuvent généralement s’en passer; les articles communs trouveront dans ce tarif une protection souvent trop forte et ne s’en plaindront pas. Mais, par ce système, les fausses déclarations d’un côté, les expertises de l’autre, seront évitées ; la douane saura ce qu’elle a à recevoir, le commerce ce qu’il a à payer ; plus de fraude, plus de doute, plus de difficultés : ce sont ces avantages qui excuseront les défauts de l’œuve que nous avons entreprise. »
- Le rapporteur aborde ensuite les diverses questions avec plus de résolution que ne semblerait faire croire ce préambule. Parmi les articles les plus difficiles à taxer, notons d’abord les tissus imprimés : la combinaison du droit au poids que payerait le tissu écru avec un droit au mètre selon que l’on compte dans l’impression un certain nombre de couleurs nous paraît heureuse ; le rapporteur explique que l’on doit renoncer à distinguer les impressions faites au rouleau de celles à la planche, qui sont d’un prix beaucoup plus élevé. Mais aujourd’hui les impressions se font presque entièrement au rouleau, la main ne vient que comme complément.
- Les droits sur les tissus légers, sur les brillantés et damassés, nous semblent à première vue un peu élevés, mais ils sont expliqués par le rapporteur ; les mousselines brodées pour ameublements présentaient de graves difficultés ainsi que les broderies mécaniques : c’est la Suisse qui nous fournit ces articles. Les droits nous semblent modérés, et calculés de manière à éviter une fraude facile à faire sur des objets légers en poids pour une grande valeur. Les mêmes raisons semblent avoir présidé à l’établissement des droits spécifiques sur les tulles et les dentelles. Les objets confectionnés seraient taxés au droit du tissu dominant augmenté de 10 p. 0/0. A la rigueur, ces articles, dont nous expor
- tons pour plus de 60 millions de francs, pourraient se passer de protection-, mois le comité consultatif nous semble préoccupé de ne pas laisser entrer sans droits des tissus confectionnés; cela pourrait en effet donner lieu à des abus, c’est la seule raison de mettre un droit sur les confections.
- Voici le tarif proposé par le comité consultatif pour les tissus de coton :
- Tissus de coton écru pesant moins de 3 kil. : les 109 mètres carrés, droit par kilog . . fr. 6 50
- Tissus imprimés : le droit applicable aux tissus écrus augmenté de 2 centimes par mètre pour les impressions de une à deux couleurs ; de 4 cent, pour celles de trois à six couleurs; de 7 cent. 1/2 pour celles au-dessus de sept couleurs.
- Brillantés écrues : le droit applicable aux tissus écrus augmentés de 10 p. 100.
- Bazins, piqués, reps, damassés, linge de table de coton écrus, droit par kilog , fr. 0 92 Couvertures de coton, droit par kilog. — 0 55 Gants de coton, droit par kilog . . — 5 50
- Bonneterie de coton, autre droit par kilog fr. 1 50
- Mousselines brodées .écrues pour ameublement, droit par kilog fr. 1 70
- Broderies à la main ou à la mécanique, droit au kilog fr.
- Mousselines brochées écrues pour ameublement et pour vêtement, droit au kil. fr. 1 55 Guipures de coton écrues, droit au k. — 1 50 Tulles, dentelles de coton et blondes tissées à la mécanique, droit par kilog. fr. 4 »» Dentelles au fuseau et à la main, droit par kilogr ’ fr. 4 »» • Passementerie de crin, droit par kil. — 4»» Passementerie de coton, droit par k. — 1 90 Etoffes mélangées, 1s coton diminuant en poids, droit par kilog fr. 1 »»
- Vêtements confectionnés : le droit du tissu
- dominant augmenté de 10 p. 100.
- Viennent enfin les tissus de laine pure et mélangée : là, tout était à faire ; il n’existait aucun tarif spécifique comme pour les tissus de lin et les étoffes de coton. M. H. Sieber, l’éminent industriel dont la compétence est connue de tous, fut chargé de ce travail. Il s’agissait de traduire en droit spécifique le droit de 10 0/0. Pour les tissus de laine pure, on courait moins de risque de se tromper, et une erreur ne pouvait avoir de graves conséquences ; pour les draps et étoffes de laine foulés, dont nous exportons pour 63 millions contre une
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- E'f DE L’IMPRESSION. DES TISSUS
- 83
- importation de 10 millions, ou les tissus ras non foulés, dont l’exportation s’élève au chiffre de 145 millions contre une importation de 5 millions, la vraie difficulté consistait dans La tarification des tissus mélangés ; nous nous trouvons en face d’une importation de 41 millions de francs de tissus très-divers , les uns d’un poids très léger pour une minime valeur, d’autres de peu de valeur également mais fort lourds. Il est évident que ces derniers seront trop chargés par un droit unique, et que les tissus légers ne le seront pas assez. C’est le défaut de toutes les moyennes. Pouvait-on établir plusieurs catégories et appliquer un droit différent à chacune d’elles ? pouvait-on trouver les éléments d’une division normale entre ces tissus si divers ? Il faut croire que cela était impossible, ptisque le rapporteur y a renoncé et que le comité consultatif, après de longues études, a été de son avis. Du reste, si l’on considère les tarifs douaniers des autres nations, et notamment celui du Zollverein, on remarque que moins que les nôtres ils prennent souci de diviser les droits d’une catégorie de produits de manière à en serrer de plus près la valeur, et que, sous ce rapport, leurs tarifs sont moins compliqués que les nôtres, peut-être même leurs catégories sont-elles trop larges. Si l’on se rond compte de la valeur au kilog. des tissus nommés Orléans ou alpaga, on trouve que le droit représente assez bien la moyenne de 10 0/0 qu’il est appelé à remplacer. Peut-être, pour quelques tissus, est-il faible ; mais que nos industriels se rassurent, il sera encore plus protecteur qu’un droit sur des valeurs déclarées souvent d’une manière inexacte. Voici le tarif des tissus de laine proposé par le comité consultatif des arts et manufactures.
- Étoffes mélangées où la laine domine, sans comprendre les draps à chaîne coton et étoffes dites waterproof, aussi à chaîne de coton : droit Fr. 1 40 parkilog.
- Draps et étoffes dites waterproof à chaîne de coton » 80 —
- Draps, casimirs et autres tissus pure laine foulés................. 1 40 —
- Tissus pure laine ras, teints, non foulés......................... 1 60 —
- Dentelle pur laine................... 3 » — Bonneterie pure laine............... 2 » —-
- Passementerie et rubannerie pure laine 2 » —
- Tapisseries pure laine ...... 5 » —
- Tapis de toute espèce, la laine dominant........................... 70 —
- Couvertures pure laine........ 70 —
- Châles brodés et façonnés, la laine dominant, sans y comprendre les châles cachemire de l’Inde.......................... 3 20 —
- Tissusd’alpaga, lama, vigogne, sans chaîne de coton............ 1 60 —
- Velours de laine pour ameublements, pur laine................ 1 80 —
- Châles cachemire de l’Inde, brodés ou spoulinés au fuseau : Châle carré, la pièce 20 » —
- Châle long, la pièce............. 20 » —
- Châle de Delhi brodé la pièce.. 10 » —
- Bordures brochées au fuseau, franges, tissus unis, cachemire de l’Inde en pièces ou en morceaux........................... 1 » —
- Tissus de poils autres non dénommés ......................... » 30 —
- Toiles à blutoir sans couture.. 1 60 —
- Lisières de draps.............exemptes de droit.
- Tel est l’ensemble des droits recommandés pour les tissus.
- s .S
- o
- & FAITS DIVERS
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Le Journal officiel a publié, dans son numéro du 5 avril, deux décrets du président de la République relatifs à cette exposition. Le premier porte :
- « Art. 1er. — Une exposition universelle despro duits agricoles et industriels s’ouvrira à Paris le 1er mai 1878, et sera close le 31 octobre suivant.
- Les produits de toutes les nations seront admis à cette exposition.
- » Art. 2. — Un décret ultérieur déterminera les conditions dans lesquelles se fera l’exposition universelle, le régime sous lequel seront placées les marchandises exposées et les divers genres de produits susceptibles d’être admis. »
- Le second décret nomme M. Krantz, sénateur, membre de la commission supérieure des expositions universelles. Nous lisons, en outre, dans le Journal officiel, ce qui suit :
- « La commission supérieure des expositions in-
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- 84 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ternationales s’est réunie, sous la présidence de M. le minstre de l'agriculture et du commerce.
- » La commission a reçu communication des divers projets qui, jusqu’ici, ont été adressés à l’administration. Après une discussion générale sur l’ensemble des questions qui se rattachent au choix de l’emplacement et à la construction du palais destiné à la nouvelle exposition, la commission a nommé une sous-commission chargée, avec le concours des deux commissaires généraux, M. Ozenne et M. du Sommerard, de l’étude des projets déjà déposés et de ceux qui pourraient l’être ultérieurement.
- » La sous-commission se compose des personnes ci-après désignées :
- MM. Duclerc, sénateur; Krantz, sénateur; Coche-ry, député; le préfet de la Seine; le préfet de police; le directeur des beaux-arts ; Lefuel, membre de l’Institut; le baron Alphonse de Rothschild; Viollet-Leduc, membre du conseil municipal; Gustave Roy, membre du comité consultatif des arts et manufactures; et des commissaires généraux des expositions internationales. »
- EXPOSITITION de Philadelphie.
- On écrit de Philadelphie, au Bulletin de New-Tor!^ :
- Quoique l’exposition de Philadelphie promette de devenir la plus grande — ou plutôt la plus spacieuse de toutes celles qui ont eu lieu jusqu’à aujourd’hui — elle ne comptera que 20,000 exposants, ou 12,000 de moins que’l’exposition française de 1867 et 4,000 de moins que celle de Vienne.
- Jusqu’ici, trois nations seulement ont donné le nombre à peu près exact de leurs exposants, savoir : Grande-Bretagne, 704; Suède, 670; Allema-gne, 1,053. La liste française, estimée à près de 1,500 noms, n’arrivera que par le steamer partant de France, le 11 courant, ainsi qu’une partie des produits français, et un ou plusieurs membres de la commission.
- » M 5 s. i 5 © M ri S S
- Précis de l’art de la Teinture Par M. Dumas.
- Ce sont nos deux grands chimistes modernes, gloires de la science française, MM. Chevreul et Dumas, qui ont posé les bases scientifiques de nos industries, et qui, en faisant reposer les arts tinctoriaux sur des assises rationelles et méthodiques, ont évidemment donné l’essor aux progrès éton
- nants que nous avons accomplis, depuis la publication de leurs travaux.
- Les «Leçons de chimie appliquée à la teinture » de M. Chevreul ont un caractère spécialement théorique (théories qui ont été très-fertiles en résultats pratiques) mais elles laissent aux praticiens le soin de les appliquer aux travaux industriels.
- Le « Précis de l’art de la Teinture » de M. Dumas, est plus particulièrement un formulaire, et donne les procédés employés dans les ateliers et dans les usines, sans cependant perdre son caractère méthodique et scientifique; c’est un ouvrage qui a été reproduit, pressuré à l’infini, et qui a fourni la matière d’un grand nombre de traités de teinture, présentés au public comme livres nouveaux, et dans lesquels la reproduction est si complète qu’elle en imite jusqu’à la disposition typographique.
- Le livre de M. Dumas est donc le point de départ de tous ces traités de teinture, comme celui de M. Persoz l’a été pour les divers manuels d’impression qui ont été publiés depuis lui.
- Les ouvrages de MM. Chevreul et Dumas sont comme on le voit des livres de fonds pour toute bibliothèque spéciale aux industries tinctoriales; malheureusement ils sont épuisés et il devient impossible maintenant de se les procurer à quelque prix que ce soit.
- U Art de la Teinture de M. Dumas, qui faisait primitivement partie de sa Chimie appliquée aux Arts, a été publié à part en 1846 sous forme d’un beau volume in-8° de plus de 400 pages, contenant un nombre incalculable de procédés de teinture sur toute espèce de tissus, et. dont beaucoup sont encore en usage.
- Ce livre est également épuisé et introuvable; cependant le hasard nous a mis en possession d’un très-petit nombre de ces volumes que nous pouvons offrir à nos lecteurs, désireux de posséder ce traité ex professa, qui, comme nous le disons, n’existe plus en librairie, et se vend à des prix élevés lorsqu’on en découvre, par hasard, un exemplaire même en très-mauvais état.
- Nous offrons cet ouvrage, neuf, édition de 1846, la seule qui ait été publiée, au prix de six francs, net ; en vente aux bureaux du Moniteur de la Teinture.
- Nous considérons cette trouvaille comme une bonne fortune pour les bibliophiles de nos professions, et pour quiconque s’adonne pratiquement ou théoriquement aux industries basées sur l’emploi des couleurs.
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau.
- Tous droits réservés.
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- — de Santal moulu ... — 25 ». 28 »» Borax raffiné . . . . . . 100 k. 135 »» »» »» Cachou brun sur feuille ... — 78 »» 80 »» — jaune ou gambir ... — 75 »» »» »» Carmin d’indigo en pâte ... le kil. 2 50 16 »» — purifié ... — 18 »» 22 »» Chlorure de chaux ..... 100 k. 36 »» »» »» Chromate jaune de potasse . . — 330 »» »» »» — rouge (bi-chromate) . — 150 »» 145 »» Cochenille de Honduras ... le kil. 6 »» » »» — zaccatile — 6 50 7 »» — en grabeaux ... — 3 50 » »» — ammoniacale ... — 9 »» 10 »» Couperose verte (s. de fer) . . 100 kil. 11 »» »» »» — mixte — 40 »» 50 »» — bleue (suif. de cuivre) — 72 »» »» »» Cudbear ........ — 250 »» »» »» Crème de tartre. ..... — 300 »» »» »»
- Cristaux de soude . Curcuma Bengale pulvérisé . . 100 k. 18 »» 100 »» »» »» »» »»
- Dextrine blanche n° 1 . • 75 »» »» »»
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- Extrait de campêche sec . —- 118 »» 150 »»
- — jaune de Cuba, lr° quai. — 240 »» 260 »»
- — d’épine vinette, liquide
- a 20° . . • »» »» »» »»
- — Sainte- arthe . . le kil. 4 30 »» »»
- — de châtaignier seo . . 100 k. 70 »» »» »»
- — de quercitron . . • . le kil. »» »» »» »»
- — d’orseille . . . 100 k. 200 a» 300 »»
- Galles de Smyrne, noires et vertes — 160 »» »» »»
- — d’Alep. . . . —— 300 »» »» »»
- Garance d’Alsace SSE. . 140 »» »» »»
- — — F . . — 100 »» »» »»
- Gaude de Normandie . . . 100 k. 26 »» »» »»
- Indigo Bengale. * . . . . • le kil. 24 »» 28 »»
- — Flor . — 22 »» »» »»
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- Laque~dye D. T. . . • . — 3 25 »» »»
- — autres marques. . . — 2 »» 2 50
- Muriate (oxyde), d’étain . . . 100 k. 125 »» »» »»
- Orseille de Lyon . . . © — 70 »» 100 »»
- Panama (écorce) . . — 90 »» »» »»
- Potasse d’Amérique. . . • 0 110 »» »» »»
- — factice .... . — »» »» »» »»
- — perlasse indigène . aam 90 »» 100 »»
- Prussiate jaune de potasse. o . 320 »» »» »»
- Pyro ignite de fer la barrique 18 »» »» »»
- — de plomb . . . 100 k. 70 »» »» »»
- Bocou Caen ne . . . . 3/4 barrique 400 »» »» »«
- Bouille 45° . . 100 k. 20 »» 25 »»
- Safranuni (carmin) . . . . . le litre 22 »» »» »»
- Sel d’étain . . 100 k. 175 »» »» »»
- — de soude 75°. — »» »» »» »»
- — de Saturne (ac. de plom b) . - 105 »» > » »»
- Sulfate d’alumine ordinaire 28 »» »» »)
- — de zinc .... — »» »» »» »n
- Sumac Bedon . — 25 »» »» »»
- Tartre rouge . . le kil. 2 25 » >»
- — blanc . 2 45 » »»
- Zinc en poudre. . . . --- 1 50 »» »»
- Nota. — Les prix de l’acide acétique, de la benzine et autres substances soumises aux droits d’entrée doivent être augmentés du montant de ces droits, lorsqu'elles sont destinées à Paris et aux autres villes imposées.
- Ces prix sont les nôtres et ceux des principaux droguistes de Paris ; ils s’appliquent aux marchandises livrées en gros, c’est-à-dire en caisses, barils, touries, surons ou ballots, ou au moins un colis d’origine.
- Pour livraisons au-dessous de 100 kilos, ces prix sont augmentés de 20 p. 0/0.
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- MATERIELS POUR L'IMPRESSION
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenterai! teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux. 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur. 500 id. id. rouge-marron.
- 4 Pinceaux. 250 id. poudre métallique or.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques. 250 id. id. id. argent.
- 1 Brosse a nettoyer tes planches. 125 id. id. id. rouge-feu.
- 1 Couteau a relever la couleur sur le tampon. 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Kilogramme, couleur blanche. 1 Carte à échantillons.
- 1 id. id. jaune ou chamois. 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins dés planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Par la combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs.
- S’adresser à l’OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l'impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine. Blanc de neige extra-lin le kil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr............................................. la boîte.. 12 — 50
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron..................................... le kil.... 4 — » Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour..............................jais. .......................... — 6 — » Violet de laque d’aniline, rouge magenta. .................................. — 12 — » Vermillon.................................................................. — 18 — » Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., Vefinesse, 24 fr. le kilogr. Tontissés de toutes nuances, 10 francs le kilogr. S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
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- Prix : Qualité unique, 1er blanc..à fr. le kil.
- Dépôt à ['Office du Moniteur de la Teinture.
- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRET A LÀ PRESSE
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- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres qne celles indiquées; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 6'1 paieraient comme 85 sur 65. — II existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent. S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- ALCAN (Michel). — Traité du travail des laines peignées, de l'alpaga, du cachemire, etc., vol. in-8° et un atlas de 41 planches doubles. 40 fr.
- — Traité du travail de la laine cardée, 2 vol. in-8° et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Etudes sur les arts textiles, à l’exposition universelle de 1867; 1 vol. in-8° et un atlas de 25 planches doubles ....................................... 35 fr.
- — Essai sur l'industrie des matières textiles, in-8°, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)............ 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°................ 35 fr.
- BEZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de foutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-4°................... 100 fr.
- BOLI EY et KOPP . — Traité des matières’colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8“ avec 29 figures dans le texte 10 fr. ;
- par poste................................... 12 fr.
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- 4e Série, 4e Volume.
- 20 AVRIL 1876.
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- Paris et Départements : Un an.......... 15 fr.
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- Les abonnements et les annonces sont reçus au bureau du journal, 22, rue Michel-le-Comte, à Paris, et chez les principaux libraires de France et de l'Etranger.
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- de Lyon et de Moscou en 1872
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- Envoi franco du prospectus détaillé.
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- Le Moniteur de la Teinture est arrivé à sa vingtième année ; ce n’est donc pas un journal qui débute et qui cherche, en tâtonnant, la route à suivre ; depuis longtemps, il a l’expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le ^iQniteur-de la Teinture a déj yu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
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- 10 lies cinq derniers volumes 1s20-2*, as3e, 18:3, 1824 et 1833, au prix réduit de 34 francs, ou :
- 2° — Les quatre derniers volumes 1s32, 1s33, 1834 et 1535, au prix réduit de 2s francs, ou :
- 3° — Les trois derniers volumes 1823, 1524 et 1835, au prix réduit de 22 francs, o u, :
- 4 — Lesdenx derniers xolumes 1874 et 1875, au prix réduit de 15 francs, ou :
- 58 — Un des cinq dernlers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)___________________________:-------———----------—
- demeurant à ______________________________—------------------—— . - :
- département d- ;-----------------------—-------------——--------------- déclare souscrire pour un abonnement de__----------------------------------------------------------- au Moniteur de la Teinture, à partir du (2)--------------------------------------------------------
- ' ' et comme prime aux volumes
- _____ ________________________________le taut payable à la présentation de la quittance
- Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel-le^Comte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l'étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l'adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier ; mais, afin d'avoir un volume complet, avec table les abonnes ont avantage.à faire, dater du mois de Janvier de 1 année courants.
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- Rouge pour coton...................... — 70
- Rouge-cerise ou grenadine............. — 15
- Rose de safranine en poudre........ — 200
- Géranosine en poudre.................. — 180
- Eosine, nouvelle couleur.............. — 200
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge...............le kil. 55 fr.
- — bleu............................... — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge................................... — 60
- Violet moyen............. ........... — 65
- Violet lumière, bleu.................... — 70
- Violet au bi-chromate, en pâte....... — 25
- Violet pour remontages.................. — 36
- Bleus.
- Bleu ordinaire..................... le kil. 55 fr.
- Bleu pur............................. — 125
- Bleu-lumière supérieur................ — 200
- Bleu Nicholson pour laine (no 5)...... — 40
- — — (no 3)...... — 70
- — lumière (ne 1)...... — 90
- Bleu de Lille, ou gros violet......... _ 36
- Bleu-noir, ou bleu marin.............. _ 25
- Bleu foncé................................ 30
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité..-. 60 à 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or.................. le kil. 50 fr.
- Jaune-orange.......................... — 50
- Orange supérieur pour soies........... — 200
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2).........le kil. 100 fr.
- — — supérieur.......... — 110
- Divers.
- Brun d’Elbeuf liquide................. le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline......................... — 25
- Gris, par le bleu-noir................... — 25
- Gris-perle, par les violets........... — 110
- Coralline rouge.......................... — 30
- —, jaune (alcool)........................ — 20
- Purpuraline à l’état sec................. — 10
- Xanthine (orange)........................ — 35
- Cachou de Laval.......................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
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- EOlie0qz22 " 33 D SlLcDè.. 952sA. e O'D
- je soussigné * ————in-----------------------------— demeurant à,---------------------------------------------- ugbualel-------------------------------------ttetell,-----------------------------166e ------------------------------------------------,-----------------------—— département à...: 2 1 -—«—-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -déctare souscrire pour un abonnement de. . 2 :------------: ------------------------------j—-au Moniteur de la Teinture, à partir du {2) a et comme prime aux volumes --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------le tout payable à la présentation
- 2) SiQ), 39 28 de la quittance
- U j . no Signature :
- Aisisesodmilo 1285 wo esimuot am si • is inono' onplepi ...
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l'ordre de MM. GOUIL-LON et BLONDEAU, rue Michel-le-Cfffnte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Lesabonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sont en conséquence augmentés de 50 centimes applica bles à la moitié des frais d’encaissement.
- (21 Lesabonnements partent de Juillet et de Janvier ;.mai s, afin d’avoir un volume complet, avec table tes abonnesontavantage'afaire dater du mois de Janvier de l’aimée courants.
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- SE
- II
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- Envoi FRANCO, sur demande, d'une brochure sur l’usage des tables à repasser, avec plans et figures.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- Voir le Moniteur de la Teinture du 20 février 1874 (page 42).
- Toutes ces Machines sont vérifiées avant leur expédition.
- S’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- Kouges.
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- — bonne courante.................................................................................... — 35
- — extra-supérieure........................................................................ — 40
- Rouge pour coton.............................................. — 70
- Rouge-cerise ou grenadine..................................... — 15 Rose de safranine en poudre.........................................................................— 200 Géranosine en poudre.......................................... — 180
- Eosine, nouvelle couleur...................................... — 200
- Bleus.
- Bleu ordinaire............................................... le kil. 55 fr.
- Bleu pur...................................................... — 125
- Bleu-lumière supérieur........................................ — 200
- Bleu Nicholson pour laine (n° 5).............................. — 40 — — (no 3). — 70 — lumière (ne 1).................. — 90
- Bleu de Lille, ou gros violet................................. _ 36
- Bleu-noir, ou bleu marin.............................................................................. 25 Bleu foncé............................................................................................ 30
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité..'. 60 à 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or............................................ le kil. 50 fr.
- Jaune-orange.................................................. — 50
- Orange supérieur pour soies................................... — 200
- D'ANILINE
- DÉTAIL :
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge....... le kil. 55 fr.
- — bleu........................... — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge........................... — 60
- Violet moyen................. — 65
- Violet lumière, bleu........... — 70
- Violet au bi-chromate, en pâte. — 25 Violet pour remontages......... — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2)... le kil. 100 fr.
- — — supérieur...... — 110
- Divers.
- Brun d'Elbeuf liquide.......... le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline............... — 25
- Gris, par le bleu-noir......... — 25
- Gris-perle, par les violets.... — 110
- Coralline rouge................ — 30
- — jaune (alcool)................ — 20
- Purpuraline à l’état sec....... — 10
- Xanthine (orange)............ — 35
- Cachou de Laval................ — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l'orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au Bleu-Noir d'aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances très-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
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- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- Sur laine, cette couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation.
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- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs, des gris, et, par mélange, tous les marrons.
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- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- FABRICANT DE COULEURS D’ANILINE
- d'Argent et
- à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vmnt 1873
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- ACIDE salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
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- Rames continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
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- Dans la Teinture à l’Indigo de cuve
- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et.autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 400 kilos de matières traitées, en h fois on met pour les premiers cent kilos 2 kilos de mordant dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
- Prix du kilo : 4 frames.
- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer celles-mémes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo.
- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr. par cuve.
- S’adresser à l’Office du journal.
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- Remseigmements et Reeettes.
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
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- pour apprêt; prix 900 à 1,200 fr. suivant force
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20' Vol., No 8. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Avril 1876.
- SOMMAIRE
- Clronique. — Montage et conduite des cuves à indigo (suite) par Ch. DREVET fils. — Emploi d’une albumine desséchée à trop haute température, par M. Wagner. — Rapport sur la note précédente deM. Wagner, par M. C.-F. BRANDT. — Note sur la transformation du rouge garancé en orange. — Crème, teinte mode (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Action des réactifs chimiques sur le jute et le lin, par M. A. RENOUARD. — Revue sommaire des brevets d’invention, concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Exposition internationale de 1878. — Exposition de l'Union centrale. — Exposition des anciennes tapisseries.
- CHRONIQUE
- Bien que nous n’ayons pas encore repris l’activité de 1875, il y a néanmoins une reprise marquée pour les lainages, peu sensible pour les soieries et les cotonnades, mais avec apparence d’une continuation favorable.
- A Roubaix-Tourcoing, les affaires reprennent sensiblement, et ces places ne se sont point inquiétées d’un ralentissement passager; aussi le commerce des matières premières n’a-t-il pas
- cessé décroître même pendant ces derniers mois.
- Voici, en effet, le relevé comparatif des opérations faites par les deux bureaux de conditionnement de Roubaix-Tourcoing pendant les trois premiers mois de :
- 1871 1875 1876
- Laine peignée... 5.06.',. 174k. 5.070.170k. 5.148.540k.
- — filée 311.414 301 261 368.738
- — lavée et blousses. 17.829 19.495 42.630
- Soie » 117 129
- Coton filé... .... 952.937 980.484 967.435
- Kilog.... 6.345.354 6.371.527 6.527.472
- Ainsi la fabrique n’a pas cessé d’avoir confiance, et s’est toujours-largement alimentée de matières premières.
- En ce moment les acheteurs arrivent, quelques opérations importantes ont été faites, et des ordres nombreux ont été reçus en lainages fantaisie d’hiver.
- La demande à Elbeuf, est plus active aussi, et porte sur tous les genres à la fois, mais les étoffes demi-saison sont toujours les plus recherchées.
- Les ordres en articles d’hiver parviennent assez nombreux, mais à des prix encore insuffisants.
- A Reims et à Sedan, la fabrique travaille régulièrement, sans changements importants à noter.
- Les fabriques du Midi sont toujours dans la situation favorable que nous signalions dans notre dernière Chronique.
- On écrit de Rouen, pour ce qui concerne les tissus de coton :
- Les étrangers sont encore rares et les ventes qui ont eu lieu n’ont été faites qu’aux commissionnaires de la place pour remplir les commandes des voyageurs. Du reste, à quelques exceptions près, la vente de la rouennerie n’a pas été importante et les fabricants ont du mal à obtenir des prix raisonnables.
- Les fabricants de la halle ont encore vu quelques acheteurs, et la marchandise commence à devenir très-rare.
- Le peu de stock qui existe en mouchoirs et les commissions qui restent à remplir permettent aux fabricants de tenir les prix qui sont suffisamment rémunérateurs.
- L’irrégularité qui règne dans les cours du calicot arrête un peu les affaires et la vente de cet article ne reprendra guère que lorsque les prix seront plus stables. Quant aux rayures, les tisseurs continuent à travailler sur commission sans' être obligés de mettre en magasin.
- En doublures il ne se fait presque pas d’affaires en ce moment, mais on compte prochainement sur une reprise.
- La vente de l’indienne est très-calme et il n’y aura de changements que lorsque les étrangers reviendront nous visiter.
- En attendant que les prix des cotons filés soient
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- arrêtés définitivement et que les marchés en cours de livraison soient terminés, il ne se traite pas de grandes affaires et les fabricants n’achètent absolument que ce dont ils ont besoin.
- Nous avons parlé plusieurs fois d’une teinte à la mode que l’on nomme Crème, et qui est, en effet, celle de la crème du lait ou du beurre frais pâle.
- Depuis plus d’un an cette nuance était en faveur, mais spécialement dans les articles riches et de grande mode; actuellement elle est entièrement vulgarisée ou plutôt popularisée, et elle est l’objet d’un grand engouement dans le public de toutes les classes; tout se fait maintenant en crème et il paraît que cette mode aura quelque durée pendant l’été, car la nuance s’allie très-bien aux coiffures en paille, et fait valoir les physionomies brunes.
- Tout ce que l’on a l’habitude de porter blanc se fait maintenant crème, et l’opération complémentaire du blanchiment n’est plus l’azurage mais le crémage ; c’est surtout pour les articles de mode et de fantaisie que l’on en use le plus, tels que rubans, fleurs, plumes, cravates, mouchoirs, ombrelles, gants, etc.
- En tombant, comme on dit, dans l’article came-lotte, cette mode commence à s’exagérer et au lieu d’un déblanchi jaune, certains articles de commerce à bon marché offrent la teinte d’une dégradation du marron, de ces nuances que l’on nomme café au lait, beurre frais, nankin, chamois, etc..
- Nous donnons dans le corps du journal un article spécial sur la teinte crème, accompagné d’un échantillon qui représente le véritable type de cette nuance.
- Il n’est question, en ce moment, que de l’Exposition universelle de 1878; son emplacement est dès maintenant arrêté, c’est le Champ-de-Mars uni au Trocadéro par une galerie traversant la Seine au-dessus du pont d’Iéna ; il est en outre décidé que les bâtiments ne seront que temporaires, contrairement aux désirs d’un grand nombre de personnes préférant un palais définitif qui, élevé à grands frais, ne fût pas condamné à être démoli aussitôt sa première destination remplie.
- Nous donnons aux informations quelques détails sur la façon dont ces constructions doivent être comprises et édifiées ainsi que sur la desti
- nation de chacune de leurs parties ; ce que nous voulons constater ici c’est l’impression profonde qu’a produite en Europe l’annonce de cette Exposition française.
- Ainsi, dans le Standard, journal anglais, nous lisons :
- « Toute Exposition universelle est instructive ; mais ce qui est d’un enseignement exceptionnel pour les peuples, c’est le spectacle d’une nation qui a le courage de les convier à une de ces fêtes internationales, le lendemain d’une série de revers d’une grandeur et d’une soudaineté sans exemple dans l’histoire.
- » L’Europe a été heureuse et étonnée de la puissance de résurrection montrée par la France : mais le peuple français réclame quelque témoignage distinct et visible à la fois de la réalité de sa résurrection et du sentiment qu’a le monde de cette réalité.
- » C’est dans cet esprit, sans aucun doute, qu’a été conçu le projet de l’Exposition universelle de 1878. Les ressources de la puissance réparatrice de la France semblent en fait inépuisables, et dans deux ans le monde assistera au . spectacle stupéfiant et sans précédent d’une capitale se montrant le centre pacifique et l’aimant des races civilisées, sept ans après avoir soutenu deux sièges longs et écrasants.
- » Sans dénier à aucune autre société des qua-lités égales de courage et de résolution virile, on peut se demander s’il est une autre cité dans le monde qui eût, dans des conditions semblables, pu essayer d’offrir le même spectacle.
- Le langage de la presse allemande est encore beaucoup plus significatif. ... 3 ioq
- « ... Cet acte pacifique du gouvernement français, dit la Gazette de V Allemagne du Nord, peut compter partout sur une approbation sons réserve, et d’autant plus grande si, jusqu’en 1878, la tranquillisation des esprits a fait assez de progrès en France pour mettre à même les exposants allemands d’y prendre part sans gêne.
- Le projet d'exposition universel le du gouvernement français inspire les réflexions suivantes à la Gazette de Cologne :
- « Nous reconnaissons avec empressement les grands services que la nation française, a rendus au monde. Nous estimons tout ce qu’elle a créé dans les arts et dans les sciences, et nous ne sommes que trop disposés a admirer et à imiter
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- ce qu’elle produit dans le domaine du roman et du théâtre.
- » Nous reconnaissons la supériorité des Français dans plusieurs branches de l’industrie et du commerce, et ce qui est arrivé aux industriels alsaciens, lorsqu’ils sont devenus sujets de l’empire, a fait reconnaître aux Allemands que les Français sont souvent plus exacts et plus consciencieux en affaires que les Allemands.En cherchant à faire concurrence à l’industrie française, nous ne pouvons que faire profiter la nôtre.
- » Nous accueillons le projet du gouvernement français avec la plus grande joie, et nous espérons que l’exposition universelle contribuera à calmer les passions belliqueuses, et que les Français et les Allemands auront à Paris des relations aussi amicales que celles qu’ils ont eues l’an dernier à Cologne. »
- C’est donc sous les meilleurs auspices que cette solennité industrielle aura lieu, et quant à lui prédire un heureux succès, Français et étrangers, amis et ennemis, tout le monde est d’accord à cet égard.
- Nous espérons aussi à cette époque avoir pu oublier nos inimitiés, mais le spectacle douloureux des produits de Mulhouse -dans la section allemande, pourrait bien les raviver.
- Il ne nous reste que quelques lignes pour parler de l’exposition de l’Union centrale qui aura lieu cette année à Paris, et dont nous avons déjà, du reste, entretenu nos lecteurs, et surtout pour mentionner celle des anciennes tapisseries; la teinture est inséparable de l’art du tapissier ; cette exposition nous intéressera donc tout particulièrement; nous engageons nos lecteurs à voir au chapitre des informations, le document à ce propos que nous reproduisons.
- F. Gouillon.
- MONTAGE ET CONDUITE DES CUVES A INDIGO
- (Suite)
- Voici d’ailleurs les diverses phases que peut traverser une cuve malade :
- Elle peut paraître plutôt rougeâtre que jaune, piquer très-fortement le nez, teindre la main en bleu très intense et laisser à celle-ci une odeur de
- cuve très-persistante, résistant à plusieurs lavages au savon ; c’est un signe certain qu’il y a trop de chaux ; l’ancien remède consistait à mettre dans la cuve un cochon, c’est-à-dire un sac en toile claire contenant 25 litres de son qui développant une fermentation très énergique s’emparait de la chaux pour former du butyrate de chaux et alors se gonflait ou s’engraissait à vue d’œil ; mais l’emploi du cochon demande beaucoup de soins et une grande surveillance pour l’enlever aussitôt qu’il vient à la surface du bain entraînant avec lui une quantité assez notable de bain, en souillant tout sur son passage et obligeant généralement à un rétablissement complet de la cuve. Il était en outre une cause de bouleversement dans l’état de la fermentation en l’excitant souvent outre mesure et en entraînant la cuve dans une maladie contraire. Il fallait enfin surveiller le cochon pour saisir le moment où il était ramené à la surface du bain, afin de l’enlever aussitôt, puis comme je l’ai dit, rétablir l’équilibre par des soins minutieux et très pénibles.
- Aujourd’hui on a généralisé un moyen d'ailleurs très ancien mais beaucoup plus efficace. Ce moyen consiste dans l’emploi de l’acide sulfurique. A cet effet on étend de 8 ou 10 fois son volume d’eau, une quantité d’acide sulfurique jugée capable de saturer la chaux et on ajoute cette dilution directement jusqu’à ce que les caractères d’une cuve en bon état aient reparu.
- Voici à cet effet la manière de procéder : on rechauffe le bain de la cuve jusqu’à la température normale et on y met 3 ou A litres de la dilution, on pallie et on observe la marche du bain ; d’abord il se produit une vive effervescence qui amène à la surface du bain une écume très-ténue gris-noir, et qui dégage une grande quantité d’acide carbonique, reconnaissable à une odeur acide très-prononcée. On pallie, l’effervescence se calme, le bain redevient plus clair malgré qu’il est encore trop foncé. Une nouvelle addition d’acide étendu amène une nouvelle effervescence moins turbulente que la.pre-mière, avec une écume moins abondante ; le bain s’éclaircit et la teinte en devenant jaunâtre laisse apparaître des veines bleues avec une fleurée violette. On continue le palliage et on juge au bout d’un certain temps, si une nouvelle addition de dilution est nécessaire ; on arrive ainsi successivement à ramener le bain en bon état. Généralement on peut travailler sur une semblable cuve après 3 ou A heures de repos.
- Le bain cependant reste un peu plus verdâtre que
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de coutume et l’odeur' conserve pendant 2 ou 3 jours une sensation acide qui disparaît petit à petit, pour faire place à l’odeur normale d’une cuve en bon état.
- Le produit de la réaction opérée ainsi n’est aucunement nuisible à la cuve, puisqu’il consiste en sulfate de chaux insoluble, qui n’a d’autre inconvénient que de charger le pied, d’un corps neutre.
- Ces remèdes énergiques ne conviennent d’ail-leurs que dans des cas extrêmes, ceux où il y aurait un grand excès de chaux dans la cuve.
- Ordinairement un repos de 2 jours avec quelques palliages et une basse température suffisent pour absorber l’excès de chaux employée. On doit même se garder d’ajouter de la mélasse, de la garance ou du son en grande quantité cai il arriverait presque toujours qu’on se ménagerait les éléments d’une fermentation violente qu’il faudrait combattre à son tour. Ce serait se renfermer dans un cercle vicieux.
- Si la cuve paraît inerte offrant à sa surface des cloches incolores qui crèvent en laissant entendre un petit bruit et en dégageant une odeur repoussante, c’est que la cuve coule ; alors elle présente les caractères suivants : la fleurée disparaît, les plaques cuivrées disparaissent aussi, la surface du bain est dépourvue de signes vitaux ; plus de bourrelet, plus de nœuds, plus de veines; quand on souffle sur une semblable cuve, la pellicule noire qui la couvre s’écarte, mais ne se referme plus ; on aperçoit des veines bleues, grenues, larges, qui semblent flotter entre deux eaux ; le bain est gras et accuse à l’odorat une odeur fétide ; la main ou un bourgeon trempés dans un semblable bain en sortent avec une couleur gris sale qui ne persiste pas et qu’un simple lavage à l’eau enlève complètement.
- En laissant se continuer cet état, les veines bleues coulent complètement, la surface du bain n’a même plus cette pellicule graisseuse qui la couvrait d’abord, son odeur devient putride et les cloches deviennent abondantes. En heurtant un semblable bain, on fait venir à la surface le pied de la cuve, qui peut se soulever tout d’une pièce et il se dégage une quantité considérable de gaz méphytique, de gaz des marais. La cuve coule à grande vitesse.
- Il faut se hâter d’ajouter de la chaux, de pousser la température jusque vers 70° et de pallier à fond en ayant soin d’ajouter de la chaux, de la chaux et encore de la chaux, sans laquelle on ne peut enrayer cette maladie.
- Pour le guédron connaisseur, il saura se rendre compte de l’état de ses cuves en entrant dans son guèdre. La cuve forte ou rebutée, c’est-à-dire qui a un excès de chaux, se fait sentir par son odeur fortement alcaline ; à l’inspection il jugera qu’il y a excès de chaux, par la présence d’une fleurée pourprée plutôt que violette. La cuve qui coule, au contraire, se fait sentir par son odeur putride qui se répand à de grandes distances et qui même suffoque. A l’inspection on juge qu’il y a manque de chaux ou qu’il y a excès de matières fermentescibles. par un manque de fleurée ou par une fleurée grise, et des veines bleues, larges, molles, nageant entre deux eaux. Il y a cependant une grande différence à établir entre une cuve qui manque de chaux avec une garniture ordinaire de matières fermentescibles ou une cuve trop copieusement fournie de ces dernières.
- En effet, dans le premier cas, la fermentation suivant une marche régulière mais ne trouvant pas de tempérament, d’obstacles de limites de bornes arrive par une marche normale et rationnelle à la putridité puis à l’inertie ; c’est le cas certainement le plus grave. Dans le second cas il y a au contraire mouvement, turbulence, mais vitalité. La cuve peut déborder comme une soupe au lait, siffler comme une nichée de serpents emprisonnés, qu’il n’y a pas pour cela péril en la demeure ; deux tranchoirs de chaux d’abord, puis un palliage soigné avec addition de chaux si cela est nécessaire, auront bientôt raison de cette turbulence-. La maladie n’est pas grave et le remède est facile.
- (A suivre). Ch. Drevet Fils.
- EMPLOI D’UNE ALBUMINE DESSÉCHÉE A TROP HAUTE TEMPÉRATURE
- Note présentée à la Société Industrielle de Mulhouse Par M. Wagner.
- Souvent par une dessication trop énergique l’albumine devient insoluble dans l’eau même légèrement alcaline ; c’est alors une grande perte et un grave inconvénient à l’impression. Ayant songé à appliquer l’action delà pepsine pour remédier à ce défaut, j’ai parfaitement réussi en grand de la manière suivante : Dans 100 litres d’eau j’ai ajouté un litre d’acide chlorhydrique à 20 degrés, puis 3 kilos d’estomacs de veau lavés à l’eau froide et coupés en
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- morceaux d’environ un centimètre de côté, puis j’ai ajouté 35 à 40 kilos d’albumine en partie insoluble, et j’ai laissé macéré le mélange pendant deux jours à 30-40 degrés centigrades.
- J’ai alors passé le tout dans un premier tamis grossier qui retient les morceaux d’estomac, et ensuite par un tamis fin. J’ai terminé par une addition d’ammoniaque en léger excès, et je me suis servi de cette peptone comme d’une dissolution d’albumine de première qualité.
- Grâce à ce moyen, j’ai employé quelques mille kilos d’albumine d’œufs que son insolubilité partielle rendait d’un emploi difficile. Comme beauté et solidité, les couleurs ainsi obtenues étaient presque identiques à celles que donne l’albumine soluble.
- J’ai essayé de dissoudre de la même manière la caséine dans la pepsine acidulée, mais le résultat a été négatif.
- N.-B. • Si j’ai employé de l’estomac de veau, c’est qu’à ce moment des estomacs de porc et de mouton me faisaient défaut ; mais je crois qu’ils seraient encore plus efficaces.
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- RAPPORT
- sur une notice de M. Wagner,
- Concerncmt la dissolution au moyen de la pepsine, des albumines avariées
- Par M. G.-F. BRANDT.
- Notre collègue, M. Wagner, a soumis un procédé pour dissoudre, au moyen de la pepsine, les albumines avariées qui se rencontrent très souvent dans le commerce.
- M. Wagner, emploie, à cet effet, des estomacs de veau ou de mouton, qu’il fait digérer dans de l’eau acidulée par de l’acide chlorhydrique, et il trouve que les albumines redissoutes de cette manière, donnent des couleurs presque aussi solides que celles faites avec l’albumine de première qualité..
- Sans vouloir nous étendre sur les propriétés de l’albumine en général, propriétés qui sont suffisamment connues, nous devons cependant faire observer, toujours comme un fait déjà connu, que la pepsine en solution chlorhydrique fluidifie les matières albuminoïdes, en donnant des produits solubles (peptones), qui ne sont plus coagulables par la chaleur.
- M. Wagner ayant obtenu des couleurs solides au
- moyen de son procédé de dissolution, cela pourrait faire supposer que l’albumine traitée ainsi ne perd pas ses propriétés de coagulation.
- Pour nous en rendre compte, mon collaborateur, M. Dupuy et moi,.nous avons cherché avant tout à éclaircir ce point essentiel. De l’albumine coagulée a été traitée par de la pepsine en solution chlorhydrique , exactement d’après les indications de M. Wagner ; cette albumine s’est redissoute en partie, mais la solution ne se coagulait plus du tout par la chaleur, elle ne s’épaississait pas même à moins d’être très concentrée. Différentes albumines avariées ont donné le même résultat. Nous avons traité de ces albumines par de l’eau froide jusqu’à épuisement de toute la partie soluble. La partie insoluble a été redissoute par la pepsine, mais n’était plus coagulable.
- Si donc cette albumine redissoute par la pepsine, fixe cependant les couleurs telles que 1 outremer, cela ne lient plus à une coagulation de l’épaississant, et par là nécessairement le degré de solidité ne peut plus être le même. •
- En effet, de l’aveu même de M. Wagner, les couleurs ainsi obtenues, ne sont pas tout à fait aussi solides que celles faites avec de l’albumine normale. Le degré de solidité qu’elles offrent est cependant suffisant pour permettre leur emploi, dans des cas spéciaux, pour certains articles où la solidité n’est pas une condition essentielle. On obtient toujours bien plus d’adhérence de cette manière qu’avec n’importe quel autre épaississant.
- Le procédé de M. Wagner a encore cet avantage, qu’il dissout des parties insolubles qui, en admettant même qu’elles ne rendent pas d’effet utile, seraient très difficiles à enlever complètement par le tamisage, et permet l’emploi de beaucoup de sortes inférieures, dont l’emploi ne serait pas possible autrement.
- (Société Industrielle de Mulhouse,)
- NOTE
- sur une réaction différente des rouges à l alizarine artificielle et de ceux à l’extrait de garance Par M. Wagner.
- Ayant trouvé qu’un mélange de soude et de fer-ricy anure de potassium dégrade fortement les rouges à l’extrait de garance, et n’a presque pas d’action sur ceux de l’alizarine artificielle, j’ai tenu à vous
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- communiquer ces faits dans l’espoir qu’ils pourront être utiles, soit comme procédé de fabrication, soit comme moyen d’analyse.
- Ayant fait ce travail peu avant mon départ de Moscou, je n’ai pas pu lui donner le développement nécessaire, j’ai même profité de l’obligeance de M. Tatarinof, qui a bien voulu répéter mes essais et est arrivé aux mêmes résultats que moi.
- La composition des deux rouges des échantillons joints à cette note est exactement la même, sauf que le n° 1 est fait avec l'alizarine artificielle et le n° 2 avec l’extrait de garance.
- Après l’impression et le finissage de ces rouges, j’ai imprimé des solutions épaissies de ferricyanure de potassium, l’une à raison de 100 grammes par litre; l’autre à raison de 200 grammes par litre; après dessication, j’ai passé les échantillons en soude caustique froide à 10 degrés B., puis en eau bouillante, puis en bain de savon.
- Il me semble à première vue, mais sans qu’aucun essai ne m’en ait fourni la preuve, que c’est la purpurine contenue dans l’extrait de garance qui a été détruite ou modifiée dans cette réaction.
- CREME.
- Ces nuances, qui font fureur en ce moment, ne présentent aucune difficulté au teinturier ; c’est un déblanchi en jaune, c’est-à-dire une opération analogue à l’azurage, mais toute opposée comme résultats ; car l’azurage a pour effet de masquer le ton jaunâtre des étoffes blanchies, tandis qu’ici, on augmente, au contraire, l’intensité de ce reflet jaune.
- Une étoffe ou matière textile écrue se rapproche de ce ton, mais elle a en plus un fond gris qui en ôte la fraîcheur; il est donc nécessaire de blanchir d’abord la matière puis de la teinter.
- Cette teinture est souvent pratiquée par les blanchisseurs, surtout quand il s’agit de laines filées, de cotons en pentes, ou d’articles qui ne vont point habituellement chez le teinturier, tels que tulles, dentelles, etc.; les blanchisseurs de fils de lin et de
- chanvre, font depuis longtemps un travail de ce genre, en imprégnant ces matières d’ocre jaune, afin de leur donner un reflet jaunâtre, favorable, paraît-il, à la vente.
- Les colorants qu’il convient d’employer pour ces teintes sur laines, sur soies, ou sur cotons et fils, sont des produits qui ne montent pas très-vite, et dont on fait des bains très-larges et très-peu chargés, afin de pouvoir conduire la teinture à volonté et s’arrêter au point voulu, et afin surtout d’obtenir une bonne uniture; car dans ces teintes extra-claires, la plus petite différence de ton s’aperçoit aussitôt.
- Il faut noter aussi qu’il convient d’employer un jaune à reflet rougeâtre (sans arriver à l'orangé-rouge), tels que curcuma, le bois jaune, le rocou, le fustet, le jaune d’or d’aniline, etc.; et non des jaunes à reflets verts tels que le quercitron, l’acide picrique, etc.
- On emploiera donc, de préférence, pour les soies, le rocou, le fustet ; pour les laines, le bois jaune, le fustet, le terra ; pour les fibres végétales, le rocou oule terra.
- Il n’est pas nécessaire de mordancer les étoffes, vu la faible nuance qu’il s’agit d’y donner; on teint, comme nous l’avons dit, dans un bain très-large et très-léger, on travaille la matière sans la lâcher, et on surveille bien le moment où la nuance est obtenue, ce qui n’exige toujours que très-peu de temps.
- Les couleurs d’aniline donnent de très-belles teintes, mais leur emploi exige de très-grandes précautions, caria rapidité avec laquelle elles tirent produit des inégalités.
- Pour en faire usage, il faut un bain d’eau ordinaire, sans acide, ajouter la dissolution de couleur en très-faible quantité, de façon que le bain soit à peine teinté. Les étoffes sont, à l’avance, mouillées dans l’eau ordinaire, puis passées rapidement dans le bain, à froid; deux ou trois passages suffisent habituellement.
- Les couleurs d’aniline que l’on peut employer sont le jaune d’or, l’orange supérieur, la xanthine.
- Comme toutes les modes quand elles se popularisent, celle-ci sera bientôt exagérée, et au lieu de cette teinte beurre frais pâle, on arrivera à des marrons clairs, des havanes légers, des teintes dites modes ou des nankins ; on pourra alors employer, toujours à doses légères, le marron d’aniline.
- Pour la draperie grand teint, voici la formule que donne M. de Gonfreville, pour cette nuance.
- Deux pièces de drap : 1° Fond avec 1 kil. sumac Malaga; 1 k. 500 de campêche et 5 kil, de galles
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- blanches; 2° mordançage avec 750 grammes d’alun; rabattre ou rafraîchir; 3° bruniture avec 500 gr. de couperose.
- Toutefois cette nuance qu’il nomme crème ou gris-blanc ne correspond pas entièrement à celle que nous décrivons; et la teinte qu’il nomme nankin répond mieux au crème actuel ; voici ce procédé :
- Pour une pièce de drap : Eau fraîche, 1 litre de vinaigre, 3 litres acétate de fer à 8 degrés, manœuvre vive et éventer.
- Ou pour 35 kilog. de laine en toisons : 1° 70 litres eau fraîche, 6 litres vinaigre, 6 litres acétate de fer à 9 degrés, trempage et éventage; 2° eau chaude : 2 k. 500 de savon; bain de 500 grammes de rocou.
- Cette formule n’est pas très-compliquée, elle donne bien le ton voulu, et peut être employée non seulement pour les lainages, mais encore pour les soies et les cotons, et aussi, par conséquent, pour les tissus mélangés.
- Le procédé du nankin sur coton, ou rouille peut aussi être employé en diminuant beaucoup les doses de colorant.
- Mais, nous le répétons, un simple trempage dans un bain de jaune suffît pour produire cette nuance.
- F. G.
- INDUSTRIELLE
- ACTION DES RÉACTIFS CHIMIQUES
- SUR LE JUTE ET LE LIN.
- Moyens de distinguer à l'œil nu l’un de l'autre dans les tissus
- Par M. Alfred Renouard.
- ACTION A L’OEIL NU, DES RÉACTIFS
- Peu de procédés jusqu’ici sont connus. — M. Boussingault a indiqué depuis longtemps la coloration rouge que prend le phormium sous l’influence de l’acide azotique à 36 degrés chargé de vapeurs nitreuses (c’est-à-dire contenant de l’acide hypoazotique).
- Sous l’influence de cet agent, les fils de chanvre se colorent en jaune pâle à chaud et à froid. Les fils de lin à froid ne présentent aucun phénomène de coloration ; mais à l’aide de la chaleur, ils acquièrent bientôt une légère teinte rose qui passe ensuite au jaune. Quant aux fils de phormium, à la température ordinaire, ils prennent, par l’action de l’acide
- nitrique, une teinte rouge peu après l’imbibition. Si l’on désire rendre la réaction plus prompte, il suffit de faire usage d’un acide plus concentré ou plus chargé de vapeurs nitreuses; le phormium se colore alors en rouge sang.
- Ce moyen a le tort de n’être applicable qu’aux tissus écrus et d’exiger un acide très-concentré pour amener une réaction bien sensible. La plupart des industriels, peu habitués aux colorations que prennent les diverses variétés de textiles, doivent très-souvent, lorsqu’ils emploient ce réactif, opérer tout d’abord sur un tissu de phormium dont ils connaissent exactement la composition ; ils comparent alors les teintes obtenues avec celles des échantillons d’essai.
- Le procédé par l’acide azotique peut encore induire en erreur, en ce sens qu’il sert à décéler la présence de deux textiles : Vabaca et Vagave, qui entrent dans la fabrication de certains tissus anglais, et qui ne présentent aucunement les inconvénients du phormium, c’est-à-dire qui ne se détériorent pas sous l’influence de l’air humide. M. Payen a en outre trouvé (mais ceci a moins de portée) que la réaction s’appliquait encore aux fibres ligneuses et corticales de plusieurs espèces de cocotiers, depan-danus^ de cordynile, de cypsus, à la maurilia /lexuosa, au phellandrium aquaticum,au raphanus, sativus et à deux pastras du Brésil.
- Le moyen le plus généralement employé jusqu’ici par l’industrie, le négoce et les bureaux de douane, a été indiqué par M. Vincent. Il consiste à observer la manière dont se comportent, sous la double action du chlore et de l’ammoniaque, les résines ou matières gommo-résineuses (acide pectique) qui entourent les fibres des lin, chanvre, jute ou phormium.
- On trempe d’abord le tissu dans le chlore pendant une minute ; on l’étend ensuite sur une assiette, après l’avoir effilé pour mettre bien à découvert la chaîne et la trame, en y versant quelques gouttes d’ammoniaque, il se produit aussitôt une coloration marquée. Le phormium prend alors une belle couleur rouge, qui devient sombre et brunit en une minute. Le lin et le chanvre, soumis aux mêmes influences, prennent des tons fauves ou orangés, suivant le degré de rouissage de la plante, mais qui ne peuvent être confondus avec la teinte du phormium.
- Ce moyen est évidemment plus pratique que l’autre, parce qu’il est plus sensible, plus rapide, et n’exige que des liqueurs d’un usage très-répandu ;
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- mais il a aussi l'inconvénient de n’être appl cable qu’aux tissus écrus.
- Voici deux moyens peu connus qui peuvent être parfois de quelque secours, et qui sont convenables pour la matière crêmée ou blanchie :
- En traitant par l’ammoniaque liquide concentré, un tissu blanchi qui contient lin et phormium, on voit ce dernier textile reprendre sa couleur écrue, et, sur le premier, peu de changement.
- D’un autre côté, on arrive encore à un résultat satisfaisant en plongeant un tissu du même genre dans une solution aqueuse d’une couleur d’aniline contenant environ un décigramme de matière colorante par litre d’eau; on peut à volonté employer la fuchsine ou le bleu d’aniline, mais avec ce dernier la coloration est moins nette. Après quelques heures de bain, on lave le tissu à l’eau de savon, le lin ou le chanvre prennent une teinte très blanche ou bien rosâtre, le phormium reste fortement coloré. Si l’on veut se rendre compte de la réaction de suite, il suffit de plonger le tissu pendant quelques secondes dans le même bain chauffé à 50 ou 80°.
- Au moyen de quelques grammes de fuchsine, cette seconde expérience très-simple, et qui ne demande aucun soin peut être renouvelée à peu de frais. La première aussi donne de bons résultats en pratique, sans constituer cependant un procédé délicat ; appliqué à la recherche du phormium dans le papier, il ne fournit aucune coloration, les différentes fibres étant alors trop intimement mélangées.
- Malheureusement, ces deux derniers moyens, il faut l’avouer, ne s’appliquent qu’à des tissus dont le jute forme l’un des éléments, chaîne ou trame, genre de tissu dont l’emploi prend peu d’extension à cause de la difficulté de cremer le jute , ils n’ont qu’une action presque nulle sur des fils mixtes, où les filaments exotiques sont intimement liés au lin et au chanvre. On sait en effet que quelques fila-teurs français fabriquent des fils ainsi composés, soit en doublant leurs rubans mélangés aux étirages, soit surtout, et alors le mélange est plus intime, en réservant à l’étaleuse la moitié des cuirs pour l’un et l’autre textiles. Parfois ces fils mixtes, expédiés de l’étranger viennent sur nos marchés faire une concurrence redoutable à nos fils de lin indigènes ; ils nous arrivent alors surtout de Dundee, cette ville d’Ecosse qui absorbe la plus grande quantité de jute exporté de Calcutta, et que l’on a quelquefois dérisoirement nommé Jutebourg.
- Je conclus. Il existe des moyens assez précis pour distinguer à l’œil nu le coton du lin, la laine du
- coton, mais on n’en connait pas d’assez exacts pour distinguer dans un tissu le jute ou le phormium en mélange intime avec le lin. Pour arriver à une so-lution, le comité de filature de la Société Industrielle du Nord s’est décidée à placer dans son programme une question dans ce but, afin d’encourager les chimistes ou les industriels qui s’occupent de rechercher l’action des agents chimiques sur les filaments végétaux, à porter leur attention sur les fibres dont je vous entretiens en ce moment.
- ACTION DE LA VAPEUR D’EAU.
- Je ne ferai que signaler pour mémoire le moyen qui consiste à soumettre la toile soupçonnée, pendant quatre heures, à l’action de la vapeur à haute pression -, le jute, détruit de cette façon, doit se séparer complètement de l’étoffe essayée (1). Je m’occuperai ultérieurement de la microscopie et de la microchimie de ces textiles.
- Comment doit-on expliquer la théorie de la désagrégation du jute? Si l’on en croit M. Vincent, ceci proviendrait de ce que les filaments proprement dits sont reliés entre eux par des substances albumineuses qui ne peuvent supporter l’influence de la chaleur humide ou des alcalis.
- J’avouerai que cette explication ne me paraît pas du tout satisfaisante. J’ai essayé, en. effet, de désagréger quelques parties de jute par la méthode dont les principes ont été exposés dans notre Bulletin No 8. Or, je suis arrivé à de bons résultats. J’ai constaté que le jute avait, contrairement au lin, le désavantage d’être ramifié et d’être entouré d’une quantité considérable de matières gommo-résineu-ses. Le traitement par le carbonate de soude amène la dissolution d’une partie de cette résine; les rameaux surtout, plus ténus que la tige, en sont dépouillés presque complètement, ils viennent s’étendre et faire corps avec elle pour former un tout plus affiné.
- Les matières albumineuses, dont je parlais tout à-l’heure, ont été soumises assez longtemps à l’action d’une eau bouillante et d’un sel alcalin, le jute est resté cependant tout aussi entier qu’auparavant.
- il serait donc téméraire de vouloir admettre une explication précise à cet égard. A mon sens, ce point n’est pas encore éclairci.
- III
- DE L’EMPLOI DU MICROSCOPE POUR L’EXAMEN DES FIBRES TEXTILES.
- Lorsqu’on veut distinguer d’une manière facile et
- (1) Le jute blanc ne contient que 6 0/0 d’eau, la libre saturée de vapeurs aqueuses en renferme 24 0/0,
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- sûre les fibres naturelles brutes les unes des autres, il est nécessaire, en dehors des caractères généraux et des réactions chimiques dont la valeur est incontestable, d’augmenter la puissance de l’œil à l’aide du microscope, qui seul permet de se rendre compte de la structure particulière de chaque fibre.
- Celui qui est tant soit peu familiarisé ave l’usage de cet instrument pourra toujours au bout d’un certain temps, se prononcer avec certitude sur l’espèce de la fibre qu’il aura à étudier.
- Dans une remarquable brochure sur les fibres textiles, publiée en 1853, le docteur Schacht dit, au sujet du grossissement que doit produire cet appareil, qu’un grossissement de 120 fois, donnant une image claire, est tout-à-fait suffisant pour distinguer toutes les fibres textiles, mais depuis l’époque où a été publié cet opuscule, le nombre des fibres qu’emploient les industriels est devenu triple ou quadruple, les caractères spéciaux de chacune d’elles doivent aussi être déterminés avec plus d’exactitude; maintenant un grossissement linéaire de 350 fois, avec une image bien nette, est absolument indispensable; tandis que s’il s’agit simplement de reconnaître du coton, de la soie, du lin et de la laine de mouton, un grossissement de 30 à 70 est parfaitement suffisant.
- Pour enseigner le maniement du microscope, je ne puis me contenter d’une simple description, il faut nécessairement une instruction pratique ; cependant dans les lignes qui vont suivre, j’entreprends de donner quelques indications sur cette partie -, ce n’est guère ici qu’une faible tentative dont le but est de rendre plus faciles les premiers pas des personnes qui débutent dans les recherches microscopiques.
- On doit installer le microscope dans un endroit où il se trouve complètement à l’abri des vapeurs aqueuses et surtout des vapeurs acides. Pour le préserver de la poussière, le mieux est de le replacer dans sa boîte après chaque observation ; toutefois, comme il serait incommode, lorsqu’on s’en sert fréquemment, de le sortir et de le replacer continuellement dans la boîte, on le couvre souvent avec une cloche de verre, et il se trouve suffisamment protégé.
- Toutes les fois qu’on vient de se servir du microscope, comme d’ailleurs avant de s’en servir, il est nécessaire de nettoyer soigneusement les verres à l’aide d’un pinceau de poil fin, ou si celui-ci n’est pas suffisant pour enlever toutes les matières qui peuvent salir les verres, avec un cuir mou ou un
- morceau de vieux linge.
- On installera l’instrument sur une table suffisamment haute et solide; pour ce qui concerne l’éloignement de la fenêtre, Naigely et Schwendever disent qu’il est surtout favorable lorsqu’il ne dépasse pas 90 centimètres; il faut seulement, lorsqu’on se sert de l’éclairage oblique, avoir soin d’écarter la lumière réfléchie par la table et le pied du microscope
- L’eclairage nécessaire pour l’examen des fibres naturelles s’obtient presque toujours au moyen de la lumière transmise, qui, reçue par un miroir situé sous la platine du microscope, est réfléchie à travers son ouverture sur l'objet et à mesure que le grossissement devient plus fort, il faut avoir soin, au moyen des diaphragmes, de diminuer la grandeur de cette ouverture.
- Il est évident que, pour chaque cas particulier, il est nécessaire de déterminer expérimentalement la position à donner au miroir ; on fait tourner celui-ci, jusqu’à ce que l’éclairage soit suffisamment intense. On ne doit pas dépasser une certaine limite, parcequ’un éclairage trop vif nuit aussi bien à la netteté de l’image qu’à l'œil de l’observateur; aussi, si le microscope est muni de deux miroirs, dont l’un est plan et l’autre convexe, on fera bien d’employer le dernier seulement pour les forts grossissements.
- (4 suivre.} (Société Industrielle du Nord de la France.}
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES
- TINCTORIALES ET TEXTILES
- 109033. — Richard et Puthod.— Machine à décroiser et étirer la soie sèche ou mouillée. — Applicable à toutes les matières textiles en écheveaux, la machine comporte une cheville animée d’un mouvement de rotation ; le même bâti reçoit à sa partie inférieure un cylindre tendeur de l’écheveau.
- 109037. — Talcott. — Méthode de mesurage et d'indication de la quantité d’étoffe ou autre article, ou tissu dans un rouleau de marchandise. — Production sur le bord ou lisière du tissu d’une échelle graduée indiquant la quantité d’étoffe contenue dans le rouleau.
- 109054. — Imbs. — Perfectionnement dans la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- disposition et le mode de fonctionnement des bobines contenant les filés de matières textiles pour diverses machines. — Le retord des bobines est modifié de telle sorte qu’il ne présente aucune opposition au glissement du fil dans le sens de l’axe. Pour le dévidage on place les bobines d’une façon immobile et le point d’appel du fil sur l’axe prolongé de la bobine.
- 109057. — Lopez. — Procédé pour appliquer la bourre du drap à la fabrication des draps et autres tissus de laine. — Introduction pendant le cardage de la laine de 25 à 50 pour 100 de tontisse au moyen d’un appareil à trémie réceptrice de la tontisse, laquelle se trouve ensuite soumise à l’action de cylindres préparateurs qui la mélangent uniformément à la laine.
- 109243, — BASSAN et Gie. — Application d'un tissu de crin destiné à remplacer la toile apprêtée dans la fabrication des galettes, coiffes adhérentes sur coiffes mobiles des chapeaux de toutes formes et de toutes espèces de tissu.— L’application du tissu-crin dans le but sus-indiqué, se fait au moyen du caoutchouc liquide épuré.
- 109329. — MOrsoN. — Moyen et appareils propres au dégraissage des tissus en pièces ou confectionnés des fils, des peaux, par les dissolvants volatils, tels que le sulfure de carbone, les hydrocarbures, etc.— Le tissu à dégraisser circule d’une façon continue sur des rouleaux disposés dans une caisse où est admis le dissolvant : celui-ci passe ensuite dans un alambic qui le débarrasse des substances grasses pour l’envoyer au réfrigérant et de la retourner au récipient de départ.
- 109346.— Chevalier.— Composition chimique destinée à remplacer le cachou dans l’engallage des soies. — Dans 100 litres d’eau on fait bouillir 20 kilogrammes de poudre de scorie de chêne, 2 kilogrammes de sel marin et 10 kilogrammes de glucose.
- 109352. — Veuve Godefroy et fils. — Procédé destiné à donner un aspect mélangé dit pul-véribeige aux tissus nouveautés, draperies, etc., etc. — Le procédé consiste a appliquer à la planche ou au cylindre un dessin de fond pointillé, ou autre, sur les deux faces d’un tissu de laine ou laine et coton ; à fixer à la vapeur, à soumettre au foulon le tissu ainsi imprimé et enfin apprêter ledit tissu.
- 109366. — SIRTAINE. — Application de Ïesso-reuse au désacidage des laines et autres matières semblables. — L’application de l’essoreuse porte
- sur les deux points suivants : 1° désacidage au moyen de l’eau pure alcalisée : pour cela on adapte au bout de l’arbre du panier de l’essoreuse un tuyau perforé de petits trous par où s’échappe le liquide ; 2° séchage des matières : à cet effet au centre du panier débouche un tuyau conducteur de l’air chaud.
- 109362. —Paillet. —• Perfectionnement dans les machines à décatir sans plis. — Le drap s’enroule directement sur le rouleau décatisseur, ce qui supprime l’enroulement sur le rouleau à cuirasse, de plus la même machine comporte, en arrière du décatisseur la brosse qui, actionnée par un même moteur fait son travail sur le drap immédiatement après le décatissage.
- 109375. —Boeuf. — Genre de tissu fantaisie applicables aux fleurs et feuillages artificiels et autres articles. — Ce tissu est caractérisé sur l’une ou les deux faces d’un tissu de fond préalablement enduit d’une couche d’encollage, d’un mélange de soie végétale et de crin pulvérisé ce qui lui donne un aspect pointillé et velu.
- 109393. — Mathias. — Procédés de teinture des crins destinés à la fabrication des chapeaux. — Le teinture se fait à froid avec un mélange de couleurs d’aniline dissoutes dans l’esprit de vin, pour les couleurs claires on ajoute des poudres blanches ou jaunes.
- 198421. — Gonin. —Mordant pour la teinture et l’impression. — Précipitation sur le coton d’une combinaison de tannin d’oxyde d’étain et d’oxyde d’alumine.
- 109423. — GRAWITZ. — Fabrication d’une série de couleurs dérivés de l’anthracine ou de l’alizarine. — On chauffe dans un récipient approprié un mé-lange intime d'anthracine et de bioxyde de plomb en poudre fine ; l’anthracine s’oxyde et distille de l'anthracinine que l’on recueille. On forme les combinaisons sulfuriques de l’anthracinine, puis leurs sels alcalins soit en dissolvant l’anthracinine dans l’acide sulfurique fumant, soit en attaquant par un bisulfate alcalin fondu.
- 109456. — LAYCOCK. — Perfectionnement aux machines ou appareils servant à couper ou à pulvériser les tantures, le mungo ou fil de laine, etc., pour tontisses. — La réduction du fil provenant des chiffons de laine fine ou des tontisses est obtenue au moyen d’un couteau rotatif qui donne le degré de finesse voulue.
- (A suivre}
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 95
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE 1878.
- La sous-commission des expositions internationales dont nous avons annoncé la composition dans notre précédent numéro, vient de décider que l'exposition de 1878 aurait lieu au Ghamp-de-Mars avec annexe au Trocadéro, relié par un pont volant.
- Cette Exposition devra occuper la surface du Champ-de-Mars et les terrains libres du Trocadéro.
- La surface couverte sera de 270,000 mètres, ainsi répartis :
- Dans le Champ-de-Mars.......... 220,000 mètres.
- Sur le Trocadéro................. 50,000 —
- Total........ 270,000 mètres.
- En 1867, l’espace couvert était de 153,000 mètres mais se réduisait à 148,000, en déduisant le jardin central.
- Les surfaces couvertes disposées dans le Champ-de-Mars en occuperont la partie centrale, de telle sorte qu’il reste, entre l'Ecole militaire et le bâtiment de l’Exposition, une distance égale à celle qui sera laissée entre le quai et ce bâtiment.
- Le palais du Champ-de-Mars, qui comprendra la surface couverte la plus considérable, sera entièrement construit en fer, avec remplissages en briqués ou en maçonnerie et suivant des dispositions de plan rectilignes, mais de façon que .le classement des objets exposés puisse être fait par nature de produit et par nationalités.
- En d’autres termes, cette disposition serait celle d’une table de Pythagore, permettant de trouver, en suivant une direction, les produits d’une même nature, et, en suivant la direction opposée, les produits par nationalités.
- Il est entendu que les dispositions adoptées permettraient la circulation facile dans les deux sens.
- Au Centre de l’espace couvert du Champ-de-Mars seront disposées des salles propres à l’exhibition d'objets d’art, tableaux ou statuaire, dus à des maîtres des écoles modernes, de dessins, cartons et modèles se rattachant à la fabrication industrielle. !
- Il sera prevu également des espaces nécessaires à une exposition rétrospective.
- Le grand bâtiment de l’exposition du Champ-de-Mars devra être mis en communication avec ceux du Trocadéro par une galerie couverte qui franchira les quais, le pont d’Iéna, en laissant libre la circulation pour les voitures et les piétons sur
- ces quais, sur le jardin du Champ-de-Mars et sur le pont.
- Par conséquent, du palais du Champ-de-Mars, une rampe devra permettre d’atteindre le niveau de cette galerie relevée.
- Les supports de cette galerie sur le pont ne devront porter que sur la base des piles.
- Du côté du Trocadéro, cette galerie devra arriver de niveau dans les bâtiments inférieurs disposes en amphithéâtre sur la rive droite, bâtiments qui pourront être construits en fer ou en charpente.
- Les 50,000 mètres couverts sur le Trocadéro et ses rampes seront destinés aux expositions agricoles, à l’horticulture, aux animaux domestiques, aux modèles d’exploitation minière, de navigation fluviale ou maritime, de chauffage et de ventilation.
- Sur la partie culminante du Trocadéro, il sera élevé une salle pouvant contenir 10,000 personnes, y compris de larges tribunes, laquelle servira aux réunions publiques, aux solennités d’ouverture et de distribution de récompenses, à des concerts, à l’audition des instruments de musique, à des conférences.
- Des objets d’art pourront être disposés dans cette salle.
- La galerie couverte, franchissant la Seine à 5 mètres au moins au-dessus du tablier du pont d’Iéna, pourra être construite en charpente et devra être bordée intérieurement, d’un bout à l’autre, d’emplacements destinés à des exposants de façon qu’il n’y ait ni interruption, ni lacune dans l’exposition, sur aucun point.
- Cette galerie sera décorée extérieurement de manière à former avec le pont un ensemble architectonique satisfaisant.
- Les restaurants et cafés ne devront pas être compris dans le périmètre de l’exposition, mais être établis dans les jardins, soit du côté de l’École militaire, soit du côté de la Seine ou sur les espaces libres du.Trocadéro.
- Le pont jeté sur la Seine sera d’un curieux effet. Il reposera sur les assises du pont d’Iéna. et passera sur le même pont à cinq ou six mètres de hauteur. Les travaux de charpente seront moins coûteux qu’on ne le suppose, et on arrivera à une chose gigantesque. Le pont, qui partira du milieu du Champ-de-Mars, passera le fleuve et viendra aboutir au milieu du Trocadéro : de chaque côté, une pente coquette. Le tout, couvert, vitré,.cintré, cloisonné et orné par les exposants les plus origi-| naux de toute l’exhibition.
- I La dépense totale est évaluée à 30 millions.
- | Toutes ces constructions sont provisoires, et seront détruites après l’exposition.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- EXPOSITION DE L’UNION CENTRALE
- Nous rappelons que l’ouverture de l’exposition de l’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie est fixée au 1er août prochain.
- Cette exposition, la cinquième depuis la fondation de la Société, tout en restant d’ailleurs dans le programme de l’Union, c’est-à-dire n’admettant que des œuvres industrielles portant le véritable cachet de l’art, s’annonce comme devant obtenir un succès au moins égal à celui de 1874.
- Mais ce qui lui donnera un intérêt particulier pour nous, c’est l’exposition des tapisseries qui y sera jointe ainsi que cela résulte du document qui suit :
- EXPOSITION DES ANCIENNES TAPISSERIES Rapport au Ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des B eaux-Arts
- Monsieur le ministre,
- Dans la dernière séance du Conseil supérieur des beaux-arts, j’ai exprimé l’opinion que le point de départ le plus sûr et en quelque sorte nécessaire pour un examen projeté des perfectionnements à apporter aux manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais, serait une exposition aussi nombreuse et aussi variée que possible des anciennes tapisseries qui sont conservées soit dans les magasins du Garde-Meuble, soit dans les collections des amateurs.
- Une telle exposition, monsieur le ministre, aurait un double effet : celui d’éclairer le public et l’administration sur les traditions et les lois naturelles d’un art que les Gobelins et Beauvais ont pour mission de perpétuer et de perfectionner, s’il est possible, et aussi celui d’appeler la faveur publique sur une noble industrie qui a fait et fait encore le plus grand honneur à notre pays.
- Je n’ai certes pas la prétention de faire de la tapisserie un art exclusivement français. Ferrare et d’autres villes d’Italie l’ont pratiqué avec éclat au seizième siècle; mais la gloire d’Arras et des Flandres, celle des Gobelins et d'Aubusson sont assez intéressées à une telle exhibition pour que nous puissions dire qu’elle sera, aux yeux du public et des amateurs, une véritable fête nationale.
- J’en ai entretenu mon excellent collègue M. le directeur des bâtiments civils, lequel en a reconnu l’opportunité et met, avec infiniment de bonne grâce, à notre disposition les séries admirables et très variées des tapisseries du garde-meuble, qui feraient à elles seules une exposition unique au monde en ce genre, malgré les vides faits dans les magasins par la décoration du château de Pau, qui en a reçu, depuis longues années, un prêt très considérable.
- Je ne doute pas que, de même, les collectionneurs d’œuvres d’art, si friands de tapisseries an
- ciennes, ne consentent à nous prêter, pour cette occasion, les pièces les plus intéressantes de leurs cabinets.
- Resteraient à fixer, monsieur le ministre, les moyens d’exécution de l’exposition projetée. La commission qui étudiera les besoins de la manufacture des Gobelins doit avoir hâte de mener à bien ses travaux : aussi est-il impossible pour le résultat que nous devons atteindre, de renvoyer à une année prochaine l’exposition des tapisseries.
- Or, cette année, le palais des Champs-Elysées a été concédé du mois de juillet au mois de novembre, après le Salon annuel des artistes vivants, à une autre exposition que doit organiser l’Union centrale des arts appliqués à l’industrie. L’Union centrale s’est toujours particulièrement occupée de l’art de la tapisserie, et nous avons vu, dans les expositions précédentes qu’elle a montrées au public, les tapisseries tenir un grande place parmi les œuvres d’art rétrospectif dont elle décorait les salles du palais.
- Cette année même, l’exposition qu’elle organise a pour principal attrait une sorte d’histoire rétrospective du mobilier, et vous jugerez aisément, monsieur le ministre, que les tapisseries sont appelées naturellement à y jouer un grand rôle. Rien ne semble donc plus logique que de fondre en une seule-exposition les besoins de l’Union centrale, dont l’administration des beaux-arts a toujours cru devoir seconder les généreux efforts et les besoins urgents et spéciaux de la direction des beaux-arts elle-même.
- Aussi vous demanderai-je, monsieur le ministre, de m’autoriser à m’entendre avec l’Union centrale des arts que j’ai déjà pressentie à cet effet, pour qu’elle nous abandonne les parois du premier étage du palais, pour le développement des tapisseries, se réservant à elle-même la distribution des objets mobiliers qu’elle veut faire connaître au public dans le milieu des salles dont nous aurons revêtu les murailles de la série chronologique de nos magnifiques tentures, depuis le quinzième et le seizième siècles, jusqu’aux produits actuels de nos manufactures nationales.
- J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, monsieur le ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.
- Le directeur des beaux-arts,
- Signé ; Ph. DE Chennevières,
- Approuvé :
- Le ministre,
- Signé : H. Wallon.
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau.
- Tous droits réservés.
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- 55 )))) »» ») — autres marques. — 2 »» 2 50
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- 330 ))» »)) »» Bouille 45° 100 k. 20 P» 25 »»
- 150 »» 145 »» Safranum (carmin) . . . le litre 28 »» »» »»
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- 9 »» 10 »» Sulfate d'alumine ordinaire — 28 » »» »»
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- 80 ») 100 »» Sumac Bedon — 28 »» »»
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- Nota. — Les prix de l’acide acétique, de la benzine et autres substances soumises aux droits d’entrée doivent être augmentés du montant de ces droits, lorsqu'elles sont destinées à Paris et aux autres villes imposées»
- Ces prix sont les nôtres et ceux des principaux droguistes de Paris ; ils s’appliquent aux marchandises livrées en gros, c’est-à-dire en caisses, barils, touries, surons ou ballots, ou au moins un colis d’origine.
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- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n°
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
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- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
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- Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
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- Nota, Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.-— Par la combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
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- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entre dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu complique ét facile à exécuter.
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- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs.
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- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4° ..... . . 35 fr.
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- Le Moniteur de la Teinture est arrivé à sa vingtième année; ce n’est donc pas un journal qui débute et qui cherche, en ttonnanit, la route à suivre ; depuis longtemps, il a l'expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le Moniteur de la Teinture a déjà vu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités qu’c fui, et leur a toujours survécu', ce qui prouve suffisamment l'autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
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- Aux abonnés nouveaux il’un an^ ainsi qu’à nos abonnés actuels, nous offrons : 10 Les cinq derniers volumes 1820-71, 1822, 1533, 1524 et 1835, au prix réduit de 3-5 francs, ou :
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- Je soussigné __________________________________=-----------------------?— demeurant a.,_____________________________________________________________—_—---——- département d . .. -____________:___________— déclaré souscrire pour un dbohnerhent de________________________________:—------ au Moniteur de la Teinture, à partir du (2)------------------------------------- et comme prime aux volumes ...... ...... le tout payable à la présentation de la quittance Signature :
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- Les abonnements sont payables notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (I) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
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- TENDEUR pour la teinture des soieries, popelines et autres étoffes * i 1 T ï T -, A < rr nmrr go pr TrA M Système GONIN, — Breveté S. G. D. G.
- Tendeur pour une robe avec pied. Prix : 25 fr.
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- ET PETITS OBJETS Avec rouleau de papier et rouleau de fer, établi auss; oigneusement que les grands appareils. Rouleaux de 16 centimètres, prix. ... 190 fr. — 30 — — .. . 260 » . .. — 50 — — . . . 575 »
- — 60 — — ... 700 » Modèle à 3 rouleaux, 75 cent., prix. . . 1,200 fr. Grand modèle industriel, 1m60, prix. . . 5,000 » oir le Moniteur de lü Teinture du 20 février 1871 (page 42).
- POUR RUBANS
- Toutes ces Machines sont vérifiées avant leur expédition.
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- COULEURS D’ANILINE
- PRIX DE DÉTAIL :
- Rouges. Violets.
- Fuchsine inférieure..................
- — bonne courante.....................
- — extra-supérieure...................
- Rouge pour coton..................
- Rouge-cerise ou grenadine............ Rose de safranine en poudre..........
- Géranosine en poudre.................
- Eosine, nouvelle couleur.............
- le kil. 15
- — 35
- - 40
- — 70
- - 15
- — 200
- — 180
- - 200
- fr.
- Violet ordinaire, rouge...............le kil. 55 fr.
- — bleu............................... — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge................................... — 60
- Violet moyen............................ — 65
- Violet lumière, bleu.................... — 70
- Violet au bi-chromate, en pâte....... — 25
- Violet pour remontages.......'.......... — 36
- Bleus.
- Bleu ordinaire....................... le kil. 55 fr.
- Bleu pur... ......................... — 125
- Bleu-lumière supérieur............... — 200
- Bleu Nicholson pour laine (n° 5)..... — 40
- — — (n° 3)......... - 70
- — lumière (ne 1).......... — 90
- Bleu de Lille, ou gros violet............... _ 36
- Bleu-noir, ou bleu marin.... :.............. _ 25
- Bleu foncé....................................... 30
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité..'. 60 à 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or.................. le kil. 50 fr.
- Jaune-orange.......................... — 50
- Orange supérieur pour soies........... — 200
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2)....... le kil. 100 fr.
- —• — supérieur.......... — 110
- Divers.
- Brun d’Elbeuf liquide............... le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline....................... — 25
- Gris, par le bleu-noir................. — 25
- Gris-perle, par les violets...... — 110
- Coralline rouge........................ — 30
- — jaune (alcool)....................... — 20
- Purpuraline à l’état sec............... — 10
- Xanthine (orange)..................... — 35
- Cachou de Laval........................ — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera: pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- PURPURALINE
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE PRODUISANT
- Des Grenats, Marrons, Prunes, etc., à bas prix, sur Laine, Laine et Coton, Coton
- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l’orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au lileu-Noir d’aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances très-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
- BLEU-NOIR D’ANILINE
- SOLUBLE DANS L'EAU
- NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE
- Sur laine, cette couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation.
- Plus riche, plus économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-ci dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande vaiiété de teintes.
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs, des gris, et, par mélange, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent l’emploi très-avantageux.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRICANT DE COULEURS D’ANILINE
- d’Argent et de Bronze à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vienne 1873 SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats, /
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le caltiatour et résistant au foulon, Acide salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER & WEIDKNECHT
- Constructeurs à MULHOUSE (Alsace).
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments, Impressions, Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Hydro-Extracteurs.
- Machines à laver de tous systèmes.
- Machines à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines à pulvériser l’eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines a sécher.
- Machines à imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole. Rames fixes à pinces et à déraillage.
- Rames continues à picots.
- Rames continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements. Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges et à pistons, Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
- Installations complètes pour Tuileries mécaniques à terre dure et à terre molle.
- MORDANT SCHMIDT
- -(Breveté S. G. D. G.)
- Economie de 18 O/O d'indigo
- Dans la Teinture à l’Indigo de cuve
- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 400 kilos de matières traitées, en h fois on met pour les premiers cent kilos 2 kilos de mordant dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
- 29 Prix du kilo : 4 francs.
- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer celles-mêmes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo.
- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr. par cuve.
- S’adresser à l’Office du Journal.
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- Renseignements et Recettes.
- L’administration lu Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
- A VENDRE DOCCASION
- PRESSES HYDRAULIQUES a 1,200 PP. suivant force et dimensions.
- TOI tt QRATITCT (construction Leclère et Damuseaux, I UULUNNLUDI système breveté), muni d’un comp teur; prix 1,200 fr.
- PETITE MACHINE A VAPEUR Peroçneet cb« fonte, horizontale, force 2 chevaux ; prix 900 fr.
- IAAANADIIE (Hermann-Lachapelle), verticale LUUUMUDINI force 1 cheval, presque neuve, timbrée à 6 kilos, prix, 1,550 fr.
- 1LQCONOBILR RIKKERS timbrée à 6 kilos, très-bon état, machine horizontale, placée au-dessus de la chaudière, prix 950 fr.
- TCCODBITCT Decoudun, à main, panier en cuivre DURLUML avec couvercle, diamètre 0,45 ; prix 450 fr.
- TOOADFITOT Dr/ 4 I'I T à friction, marchant au mo-IURIUDI DlLnUll teur, panier en cuivre étamé de 80 cent, de diamètre. Prix 800 francs.
- TORADEITCI pnn 4 TTIT à friction, panier en cuivre LURLUDL DLLAUMI diam. 0 m. 50; prix 375 fr.
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- ITADTITD force 3 chevaux, prix VATLUR 950 fr., munie de tous ses appareils.
- avec dôme , verticale , force 3 chevaux, prix 800 fr. munie de tous ses appareils.
- verticale, tubulaire, force 3 chevaux, munie de tous ses appareils.
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- POCADEUen toupie à mouvement progressif, force LUNDUDI motrice, panier en cuivre deOm. 80; prix 600 fr.
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- de Léon-Quidet d’Elbeuf, comme neuve; prix 1.000 fr.
- I SÉCHEUSE-RAMEUSE DFx.5,300!r.
- IIAAUIINT 4 IADNIT horizontale, de 6 chevaux, re-Maufl A V Al LU mise à neuf, et la chaudière de 10 chevaux ; prix 2.1 00 fr.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20 Vol., No 9. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Mai 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Montage et conduite des cuves à indigo (suite) par M. Ch. DREVET fils. — Note sur la transfor-mation du rouge garancé en orange par M. Gustave SCHAEFFER. — Rapport sur une note de M. Wagner concernant l’action du ferricyanure de potassium sur les garances, par M. BRANDT. — Note sur le bleu d’indigo vapeur, présenté à la Société industrielle de Mulhouse, par M. Ch. ZüRcHER.— Rapport sur le bleu indigo vapeur de M. Ch. Zürcher par M. JEANMAIRE. — Machine à griller les tissus, système Blanche (gravure).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Action des réactifs chimiques sur le jute et le lin, par M. A. RENOUARD (suite).
- — Revue sommaire, des brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles. — Brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Le Maréchal-Président aux ateliers de tissage d’Orléans. — L’industrie Allemande et Alsacienne. — Encaissements par la poste. — La chambre de commerce de Lyon et le renouvellement des traités. — Bibliographie : Précis de l’art de la teinture, par M. Dumas.
- CHRONIQUE
- La reprise des affaires que nous pressentions et espérions se réalise actuellement. Si le premier trimestre de l’année n’a pas été satisfaisant au point de vue de nos transactions avec l’extérieur, le second s’annonce par un début très-favorable.
- Les trois premiers mois de l’année courante comparés à ceux de 1875, donnaient les résultats suivants :
- 1876 1875 Importation. . . 915,520,000 851.369,000
- Exportation. . . 806,340,000 976,803,000
- Total . . 1,721,860,000 1,828,172,000
- Dans lesquels les matières textiles figuraient à l’importation comme suit.
- 1876 1875
- Laines .... 74,092,000 67,433,000
- Coton .... 101,053,000 85,640,000
- Fils de coton. . 16,691,000 9,529,000
- Fils de laine . . 5,589,000 4,442,000
- Tissus de soie . . 10,568,000 8,910.000
- — de laine. . 26,392,000 23,507,000
- — de coton . 24,505,000 19,540,000
- Plumes de parure. 3.019,000 985,000
- A rexportation, nous n’avions malheureusement à constater que des diminutions sur nos principaux produits, et seulement une légère augmentation sur les deux derniers de la liste suivante :
- 1876 1875
- Tissus de soie. . 81,583,000 135,788,000
- — de laine . 70,262,000 84,243,000
- — de coton . 16,666,000 16,831,000
- — de lin et
- chanvre . . . 4,207,000 6,505,000
- Fils de laine . . 7,112,000 8,690,000
- — de coton . . 785,000 1,187,000
- — de lin et chan-
- vre 1,742,000 4,409,000
- — de phormium. 325,060 409,000
- Modes et fleurs. . 8,916,000 11,591,000
- Soies et bourre. . 39,178,000 35,237,000
- Coton et laine . . 24,645,000 23,049,000
- Ainsi, nous avons eu, pendant le premier trimestre de 1876, une importation qui a dépassé de 64,151,000 francs celle de la période correspondante de 1875. Notre exportation, au contraire, accuse, comparativement à celle des trois premiers mois de l’année précédente, une diminution de 170,463,000 francs, qui a frappé surtout les produits de notre industrie textile.
- Il résulte de ces deux mouvements en sens contraire que le résultat général de nos échanges pour les trois premiers mois de 1876 est de 106,312,000 francs au-dessous du chiffre obtenu en 1875.
- Mais comme nous le disions en commençant, le trimestre courant est en très-bonne voie et apportera une compensation à cette fâcheuse situation.
- Pendant le 4e mois (avril) de l’année actuelle cette situation, en effet, change complètement, et nous voyons que, comme résultats généraux, nos transactions avec l’extérieur ont atteint un
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- total de 440,493,000 francs à l’exportation contre 267,831,000 francs pendant le mois correspondant de l’année dernière, et 271,018,000 francs à l’importation contre 196,406,000 francs. Cette énorme différence vient combler complètement le déficit qu’accusait la comparaison des résultats du premier trimestre avec ceux du trimestre correspondant de 1875.
- Cela porte le total des quatre premiers mois à : 1876 1875 Importation. 1,186,548,000 1,047,775,000
- Exportation. 1,146,833,000 1,244,634,000
- Total... 2,333,381,000 2,292,409,000
- Le mois courant comblera assurément lalégère différence qui reste au chapitre de l’exportation.
- Malgré ce réveil de l’activité commerciale, les villes de fabrique se plaignent beaucoup, surtout celles de l’industrie lainière.
- C’est ainsi qu’àElbœuf, dit Le Jacquard, ouest en pleine morte-saison; les affaires sont rares, et la fabrique est encore occupée cependant.
- La fabrique de Sedan n’écoule que difficilement ses produits et à des prix insuffisants.
- Vienne sent fléchir son activité; la vente des étoffes d’été avait déjà laissé à désirer, par suite du mauvais temps, et beaucoup de genres sont restés invendus.
- Les genres cardés sont, à Reims, en assez bonne position, le peigné est moins favorisé.
- A l’étranger, la situation est toujours mauvaise.
- Nous avons lieu de penser, cependant, que cette situation se rapporte à la période de marasme que nous avons traversée et qui se fait encore sentir dans la fabrication, mais qui s’est déjà modifiée, assurément, avec la reprise commerciale qui s’accentue de plus en plus.
- de l’an passé; depuis quelque temps ce colorant n’avait donné lieu à aucune affaire à Bordeaux. Quelques barriques viennent de se vendre, sans indication de prix.
- Les tartres, les lies, les acides tartriques sont en baisse.
- En somme, le commerce des produits tinctoriaux n’est pas très-brillant en ce moment, et d’ailleurs, l’emploi des couleurs artificielles limite de plus en plus celui des anciennes teintures : la culture de la garance, par exemple, est à peu près abandonnée devant la concurrence des ali-zarines synthétiques.
- L’exposition de Philadelphie est officiellement ouverte ; la commission française, et les membres du jury international, sont maintenant à leur poste. Malgré sa distance du centre Européen, cette exposition paraît devoir attirer un grand nombre de visiteurs et jouir d’un succès très-réel
- Nous publions aux informations quelques faits que nous mentionnerons ici, sans cependant les commenter davantage.
- C’est d’abord une particularité de la visite à Orléans de M. le maréchal de Mac-Mahon ; puis un court exposé sur la situation de la filature en Allemagne, et enfin un projet de confier à la poste le recouvrement des quittances et effets de commerce; projet bien souvent présenté, mais diff-cile, paraît-il, à faire accepter.
- F. Gouillon.
- MONTAGE ET CONDUITE
- DES CUVES A INDIGO
- {Suite)
- Les bois de teinture sont toujours en faible position au Havre et à Bordeaux.
- A Marseille quelques affaires ont été faites en cochenilles, mais sans tendances à la hausse, malgré le faible stock et le peu d’importance des marchandises attendues.
- Les indigos sont encore négligés et à faibles prix.
- Quelques affaires en gaudes se font à Pézenas, sans variations dans les prix.
- Le rocou ne reconquiert pas sa belle situation
- Nous sommes restés dans les termes des données développées au commencement de cet article et cependant on voit que l’es soins à donner à une cuve sont assez délicats et qu’une longue pratique pourra seule avoir raison de cette indomptable qui rend de si beaux et de si utiles services quand elle est contenue dans les limites voulues.
- Je ne connais pas d’autres maladies aux cuves. Quant aux remèdes j’en passe et des plus drôles mais pour être efficaces ils doivent tous se rapprocher de ceux indiqués ici.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Voyons maintenant le cas où on serait appelé à monter des cuves sur de vieux bains, ou à prendre la conduite de cuves abandonnées depuis un certain temps.
- La marche à suivre dans ces occasions est toute tracée -, c’est, d'abord, de réchauffer les bains pour développer les signes vitaux endormis ou paralysés puis d’en juger l’état sur un palliage après réchauffe. — Il arrivera presque toujours que ces bains accuseront un état de putridité au moins latent ; une petite addition de chaux fera disparaître l’odeur putride, si elle n’est pas due à un bain complètement coulé, alors une garniture de cristaux de soude, de mélasse et de son avec 3 ou 4 palliages auront bientôt ramené les signes d’une cuve en bon état. Le mouvement s’accentuera dans un sens ou dans l’autre et rentrera dès lors dans celui des cuves ordinaires, d’où il sera facile de décider ce que l’on aura à faire.
- Si le bain reste inerte et puant, c’est un bain à sacrifier et à jeter de suite sans perdre un temps précieux pour chercher à en tirer parti.
- Il y a deux manières de conduire les cuves à la mélasse ; l’une consiste à toujours tenir le bain en état de fermentation modérée, l’autre, au contraire, consiste à toujours tenir le bain en état de fermentation accusée, c’est-à-dire avec un léger excès de chaux ; l’une et l’autre manière sont bonnes. Dans le premier cas, le rendement en indigo est bon mais le rendement en production est moindre, parce que le travail entrave le mouvement fermentescible. Dans le second cas, le rendement en indigo est bon et le rendement en production est plus grand, parce que le léger excès de chaux s’oppose à la combinaison de l’acide butyrique et de l’ammoniaque du bain en fournissant elle-même l’alcali nécessaire en excès.
- Dans le premier cas on peut se trouver entraîné à des chômages pour laisser le bain se rasseoir et la fermentation reprendre sa marche interrompue ; dans le second cas, on peut se trouver entraîné à des chômages très-rares d’ailleurs pour laisser à une demi-garniture ajoutée au bain le temps de fermenter. On voit par là que la ligne de démarcation est très mince et qu’il est facile de passer d’une manière à l’autre sans transition brusque. Le mieux serait donc de se tenir en parfait équilibre et c’est là le résultat que seul possède un guedron attentionné et ayant une longue pratique.
- Disons pour terminer cette seconde partie, qu’on peut, sans difficulté, convertir une cuve d’un sys
- tème quelconque en un autre système ; que ces transitions peuvent s’accomplir graduellement ou tout d’un coup, et que, partant du principe énoncé, que la fermentation est nécessaire à la production de l’alcali au sein duquel l’indigo blanc est soluble, ou que cet alcali peut être fourni directement ; que la fermentation butyrique est nécessaire à la production de l’hydrogène qui réagit sur l’indigo bleu, nous aurons ainsi la raison des changements que nous voudrons opérer.
- Je clos cette seconde partie par une appréciation toute personnelle : c’est que l’emploi du pastel dans une cuve à fermentation assure à cette dernière une source constante de ferments, qui donne un grand repos au guedron et que l’emploi de la garance est au son ce que le pastel est à la mélasse, par exemple.
- Bientôt je commencerai la publication de la troisième partie, de celle qui s’occupera du travail sur les cuves. Là encore nous aurons à prendre en considération bien des observations dont le but final est de tirer le meilleur parti possible des cuves, tant au point de vue de la matière tinctoriale qu’au point de vue de la matière à teindre.
- Ch. Drevet fils.
- NOTE
- SUR LA TRANSFORMATION DU ROUGE GARANCÉ EN ORANGE
- Présentée par M. Gustave Schæffer.
- En étudiant l’action des vapeurs nitreuses sur diverses couleurs imprimées, un de mes collaborateurs, M. Charles Strobel, chimiste chez MM. Hæffely et Cie, vient de faire une observation qui me paraît assez intéressante pour vous être signalée. Après avoir constaté que cet agent chimique détruit la plupart des couleurs d’aniline et le bleu d’indigo, qu’il avive les verts et les bleus vapeur, il le mit en présence du rouge garancé, et il en obtint un bel orange, qui ne vire plus au rouge par l’action des bains de savon bouillants.
- L’expérience réussit aussi bien avec les rouges vapeur qu’avec ceux obtenus par teinture sur tissu huilé ou non. Voici le mode d’opérer adopté par M. Strobel : Dans une caisse en bois, renfermant le tissu coloré, on fait arriver les vapeurs rutilantes obtenues par l’action de l’acide nitrique sur l’amidon ; le gaz est préalablement refroidi par son pas-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sage à travers un flacon entouré d’eau; une exposition de quatre à cinq minutes est nécessaire pour opérer la transformation du rouge ; si on interrompait l’opération avant ce terme, l’orange obtenu virerait au brun par l'action du savon et des alcalis.
- Le fait observé par M. Strobel est nouveau, et son importance n’échappera pas à tous ceux qui s’occupent de la fabrication des toiles peintes.
- Si le procédé que je viens de décrire n’est pas utilisable industriellement, il n’en est pas moins permis d’entrevoir le moment où la matière qui donne naissance à ce bel orange, pourra être préparée directement et appliquée sur tissu ; nous posséderons alors une couleur solide de plus, qui ne manquera pas de trouver des applications étendues.
- (Société Industrielle de Mulhouse.)
- RAPPORT
- sur une note de M. Wagner concernant l’action du ferricyanure de potassium alcalin sur les différentes teintes de la garance et de ses dérivés, ainsi que de ses substituts artificiels,
- Par M. G.-F. Brandt.
- M. Wagner a soumis une notice sur l’action du ferricyanure de potassium en dissolution alcaline sur les différentes teintes de la garance et de ses dérivés, ainsi que de ses substituts artificiels. Il avait remarqué qu’en imprimant sur des mordants préalablement teints en garancine, en garance ou en alizarine artificielle, une dissolution épaissie de ferricyanure de potassium, et en passant ensuite dans un bain de soude caustique toutes les nuances qui ne contiennent que de l’alizarine, résistaient presque complètement, tandis que toutes celles qui contiennent de la purpurine ou une autre matière analogue, étaient plus ou moins dégradées, selon la proportion de purpurine qu’elles contenaient ; celles faites avec de la purpurine seule étaient enlevées complètement.
- J’ai répété ces essais en collaboration avec M. Dupuy, et nous avons constaté l’exactitude de toutes les données de M. Wagner.
- Nous donnons ci-joint un tableau indiquant la sensibilité au réactif de M. Wagner, des divers produits que l’on emploie aujourd’hui concurremment avec la garance.
- Cette réaction du ferricyanure de potassium est très intéressante, et pourrait, dans la suite, con
- duire à des applications. Je serais donc d’avis de proposer à la Société l’insertion dans vos Bulletins de la note de M. Wagner, ainsi que du présent rapport.
- (Société Industrielle de Mulhouse.)
- TABLEAU
- indiquant l’effet produit par l’impression d’une solution concentrée de ferricyanure de potassium sur les diverses teintes de la garance et de ses dérivés, ainsi que sur celle des substituts artificiels de la garance.
- 1° Sur couleurs non avivées :
- ! Toutes les teintes faiblement attaquées, le violet clair plus que le rose.
- Alizarine verte de ( Toutes les teintes peu atta-Schaaf et Lauth. { quées.
- Alizarine no 1 de Meisteret Lucius et ................
- Toutes les teintes non attaquées.
- (Faiblement attaquée ; les mordants de fer résistent moins bien que les mordants d’alumine.
- Garancine
- ( Toutes les teintes fortement ) attaquées; le rose et le vio-........I let clair presque complète-l ment décolorés.
- Extrait de garance ç Effet à peu près le même que de Meissonnier.. { pour la garance.
- Purpurine Schaafet Lauth............
- Purpurine extraite de l’extrait de garance de Meissonnier..........
- Extrait de garance! purpurine de Per- ) nod...............
- Enlevage plus intense que pour toutes les autres matières colorantes ; décoloration presque complète pour toutes les teintes.
- Effet moins intense que pour la purpurine de Schaaf et Lauth.
- A peu près le même effet que pour la purpurine extraite de l’extrait de garance de Meissonnier.
- 2° Effet sur couleurs avivées :
- AlizarineartificiellePas d’attaque. pour rouge | 1
- Extrait de garance Fortement attanué Meissonnier ... tement attaque.
- Purpurinedeschaat i Decoloration complète.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- NOTE
- SUR LE BLEU D’INDIGO VAPEUR, PRÉSENTÉ A LA SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Par M. Ch. Zürcher.
- Une couleur remplissant les conditions d’un tel bleu, doit contenir, outre l’épaississement de l’indigo, un corps réducteur et une substance neutre à froid, devenant alcaline à la température du vaporisage, et pouvant alors dissoudre l’indigo réduit. M. E. Schlumberger avait proposé le cyanure de potassium comme substance neutre à froid, et capable de devenir alcaline à chaud. Ce corps est cher et est un poison très fort ; les corps que je propose pour les remplacer, n’ont pas ces défauts : ce sont les bicarbonates alcalins. On sait qu’à froid la réaction est très faiblement alcaline, et que vers 70 à 80 degrés centigrades ils perdent la moitié de leur acide carbonique en donnant des carbonates neutres à réaction alcaline, et susceptibles de dissoudre l’indigo blanc.
- Une couleur formée de 1 litre eau de gomme (neutralisée pour que son acidité ne dégage pas l’acide carbonique), 250 grammes oxyde stanneux, en pâte, lavé (il ne faut pas en mettre de trop; un excès nuit à la couleur), 100 grammes bicarbonate de soude, 300 grammes indigo broyé à l'eau à 20 0/0, ne se réduit pas à froid, mais à chaud elle se réduit, et la dissolution se fait en même temps. Appliquée sur tissu, elle ne se réduit cependant que quand le vaporisage est fait dans de bonnes conditions, c’est-à-dire quand il est très humide. Avec les cuves ordinaires à vaporiser, la réduction ne se fait pas, mais elle se produit très bien quand on vaporise dans les petits appareils employés au vaporisage des échantillons, ou dans les cuves à chlo-rer à la vapeur, c’est-à-dire dans des appareils où la vapeur est très humide; les échantillons imprimés sortent alors de la vapeur avec la couleur jaune verdâtre des dissolutions d’indigo blanc.
- Le problème du vaporisage de l’indigo n’est donc pas résolu par ce procédé; mais il me semble que la couleur au bicarbonate serait bonne, si l’on trouvait une bonne disposition pour la vaporiser; peut-être que les avantages qui résulteraient de ce procédé engageront quelqu’un à chercher une disposition favorable à un vaporisage très humide.
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- RAPPORT
- SUR LE BLEU INDIGO VAPEUR DE M. CH. ZURCHER Par M. JEANMAIRE.
- Dans sa séance du 8 septembre, le comité de chimie m’a chargé d’examiner une note de M. Ch. Zürcher sur un nouveau bleu indigo vapeur. C’est le rapport sur cette note que j’ai l’honneur de présenter.
- L’importance que les indienneurs attachent à un bleu solide, se fixant, ou au moins ne s’altérant pas, par le vaporisage, et pouvant s’associer aux autres couleurs dites «vapeur », explique du reste les nombreuses recherches qui ont été tentées dans ce but. Si ces recherches n’ont pas eu un plein succès, du moins on est arrivé à circonscrire la question, et à en éliminer successivement toutes les causes de non-réussite. C’est surtout à ce point de vue que le bleu de M. Zürcher est intéressant.
- M. Ernest Schlumberger, dans son procédé au cyanure, avait fait voir la possibilité de fixer l’indigo par vaporisage ; avec le procédé au bicarbonate nous pouvons nous rendre compte des causes qui empêchent la fixation du bleu, et délimiter les conditions spéciales dans lesquelles il faut opérer. Pour ce qui concerne la couleur, les proportions indiquées par M. Zürcher donnent de bons résultats ; mais on peut remplacer les bicarbonates par le carbonate de soude, ou mieux, celui de potasse, qui a surtout l’avantage de pouvoir être employé en quantité indéfinie, et, par son hygroscopicité, d’entretenir la fibre dans un état plus convenable pour y opérer la fixation de l’indigo réduit. Dans ce cas, il faudra employer un épaississant qui ne soit pas coagulé, comme les gommes, par les oxydes métalliques en présence des liqueurs alcalines. Ces couleurs s’impriment et se conservent bien ; aussi la difficulté du procédé n’est-elle pas dans la couleur, comme dans les bleus alcalins, mais bien tout entière dans le vaporisage.
- Ainsi la couleur imprimée se comporte tout différemment, suivant le mode de vaporisage, et les essais que j’ai faits à ce sujet me portent à croire que l’humidité y joue un rôle tout à fait secondaire, et que c’est l’oxygène de l’air contenu dans la cuve à vaporiser qui, mélangé à la vapeur à 100°, oxyde le réducteur en présence des carbonates avant qu’il ait eu le temps d’agir sur l’indigo.’
- En effet, que l’on vaporise très humide, même dans des doubliers mouillés, on aura de mauvais
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- résultats si l’on n’a pas, au commencement, chassé rapidement l’air de la cuve par un violent courant de vapeur; dans ce cas le bleu sera bon, quelles que soient du reste les conditions ultérieures du vaporisage. Qu’on remplisse d’un gaz inerte, l’acide carbonique ou le gaz d’éclairage, un flacon fermant convenablement, et dans lequel se trouve l’échantillon de bleu, qu’on l’introduise dans la cuve à vaporiser, et par un mécanisme quelconque on en fasse sortir l’échantillon lorsque l’air aura été complètement chassé par la vapeur, on obtiendra un bleu nourri, dans des conditions où un échantillon vaporisé en même temps ne donnerait qu’un résultat nul. En outre, un échantillon qui n’a rien donné par un premier vaporisage, ne devient pas meilleur par un second fait dans de bonnes conditions.
- Les carbonates alcalins semblent, en présence de la vapeur d’eau, abandonner leur acide carbonique avec une extrême facilité, et agir comme alcalis caustiques; ainsi, une couleur faite avec du prus-siate rouge et un carbonate alcalin, imprimée sur un bleu de cuve moyen, l’enlève très bien par un vaporisage de 20 minutes. Dans le cas qui nous occupe, il se formerait un stannite très facilement oxydable.
- Mes conclusions sont les mêmes que celles de M. Zürcher, en ce sens que le problème de l’indigo vapeur n’est pas résolu, mais que, par une disposition spéciale, on pourrait arriver à rendre le procédé pratique. Je vous demande, en conséquence, l’impression au Bulletin de la note de M. Zürcher, suivie du présent rapport.
- Nota. — On a beaucoup parlé ces derniers temps d’un bleu indigo vapeur, breveté par M. A. Schultz, et qui est, paraît-il, beaucoup employé en Angleterre; mais le» échantillons que nous avons eus entre les mains ne résistaient pas au savon, et l’indigo paraît y être simplement adhérent à la fibre.
- /Société Industrielle de Mulhouse.)
- MACHINE A GRILLER LES TISSUS Système Blanche (Breveté s. g. d. g.)
- Construite par Pierron et Dehaitre a Paris.
- Cette machine a l’avantage d’avoir été inventée par un industriel qui a employé tous les autres systèmes, et qui connaît bien les besoins et les difficultés de ce travail.
- Par sa disposition générale, cette machine est fa
- cile à conduire et à diriger, le grillage est d’une grande uniformité, il n’existe pas d’imperfections.
- L’ouvrier a sous les yeux le grillage qu’il produit, et à sa disposition tous les éléments pour varier l’intensité de la flamme et la vitesse du tissu.
- Brûleurs.
- Les brûleurs sont disposés sur le principe du chalumeau, c’est-à-dire que l’addition de l’air comprimé a lieu au moment de la combustion du gaz, et en variant la pression de l’air, on peut obtenir tous les degrés de chaleur, et griller avec la même facilité les tissus faibles ou épais.
- La partie supérieure du brûleur est fendue dans toute sa largeur, et la rampe forme une flamme uniforme dans toute sa longueur.
- Position de la rampe.
- On fait varier la position de la rampe suivant les effets que l’on veut obtenir.
- En plaçant la flamme directement sous le rouleau, on fouille le tissu et on dépouille le grain comme il convient, pour mérinos, cachemires, etc.
- Mais lorsqu’il s’agit de tissus délicats, ou que l’on veut seulement lécher, comme dans la tondeuse, on place la rampe de la flamme horizontalement au roulaauet on n’enlève alors queles fibres saillantes.
- La rampe peut s’isoler rapidement du tissu, ce qui permet de griller des châles à franges et d’éviter tous les accidents.
- Ce système ne produit pas de noir de fumée ; on peut griller les tissus les plus délicats sans les altérer, et après blanchiment, teintures et impressions, sans changer les nuances.
- Pour passer les tissus plusieurs fois sur la flamme, il suffit de retourner les paquets.
- Economie.
- Ce nouveau système de brûleur procure une intensité de? flamme très-vigoureuse, ce qui permet d’obtenir dans un seul passage les mêmes effets que dans les autres systèmes, où le tissu passe quatre fois.
- On réalise ainsi une économie de gaz de 25 à 30 0/0, qui est garantie par les concessionnaires, et affirmée par les expériences comparatives faites chez d’honorables industriels.
- La machine à une rampe est la plus employée, mais on en construit à deux et quatre flammes, pour griller l’envers et l’endroit dans un seul passage.
- Un certain nombre de machines fonctionnent chez des industriels qui possédaient l’ancien système, et qui ont reconnu qu’avec cette nouvelle machine ils pouvaient réaliser le prix d’acquisition dans une année par les économies de gaz.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- INDUSTRIELLE
- ACTION DES RÉACTIFS CHIMIQUES
- SUR LE JUTE ET LE LIN
- Par M. A. Renouard.
- (Suite)
- Pour ménager sa vue, on fera bien de ne pas ac-commoder l’œil à l’image microscopique, mais de pésenter l'objet à l’organe visuel à ses différentes hauteurs, en faisant mouvoir continuellement la vis mieremétrique.
- Ëh outre, comme en dehors de la structure spé-cile des fibres, leurs dimensions offrent aussi des caraetères distinctifs qu’il est important de con-naftre, on doit apporter les plus grands soins dans leurs déterminations.
- L'instrument que j’emploie pour me rendre compte de ces dimensions respectives est le micro-métré oculaire, sorte de disque de verre gradué quë l'on ihtroduit dans l’oculaire. La division de ce disquê peut être quelconque, mais les opticiens la disposent générlement de façon que cent traits correspohdent à ton centimètre.
- D'un autre côté, pour déterminer exactement la valeur relative de chaque trait, on emploie une plaque de verre sur laquelle est gravée une divi-sion, dans laquelle cent traits correspondent à un millimètre : c’est le micromètre-objectif. On place ce nouvel instrument au-dessous de l’objectif, puis le micromètre oculaire dans l’oculaire même, en faisant edincider les traits des deux micromètres, et Oh lit combien 50 ou 100 traits delà division du micromètre-eculaire couvre de traits du micro-mètre-objectif. Ainsi, par exemple, si, les micromètres étant bien exactement disposés, 100 traits du micrometre-oculaire couvrent 26,2 traits du mi-crohlètfe-bbjédliî, ils correspondent à 0mm262, puisque 1 trâit dU micromètre-objectif a une valeur de 0mm0 1 ; d’où l’on peut inférer que, dans ce cas, 1 trait dé la division du micromètre-oculaire cor-respond à 0mm00262. C’est pourquoi il est bon, lorsque c’est possible, de déterminer la valeur avec 100 traits, parce qu'alors les erreurs que l’on commet sont rendues 100 fois plus petites par la divi-sion.
- Lorsqu’on a pu fixer d’une manière exacte, pour les différentes combinaisons du microscope, la valeur relative des divisions du micromètre, le mieux est alors de dresser des tables sur lesquelles On inscrit la valeur de 1 à 10, 25 bu 50 pour chaque combinaison de lentilles, de sorte qu’après avoir compté les divisions, on pourra lire .directement sur ces tables le nombre de millimètres que mesure l’objet.
- Dans la mensuration, on commet toujours inévitablement certaines erreurs, mais celles-ci tiennent généralement à ce qué la coïncidence des divisions n’est pas exactement établie ; mais comme, lorsque la coïncidence est prfaite, il est presque impossible d’éviter des erreurs pouvant s’élever jusqu’à 0mm0005, il n’y à pas lieu de tenir compte de la quatrième décimale. Les nombres que j’indiquerai plus loin, à propos de la détermination de la grandeur du diamètre transversal dès fibres textiles, se rapportent toujours à la largeur maxima de celle-ci, c’est-à-diré que lorsqu'on veut mesurer une fibre, on l’examine suivant sa lohgueur et l’on cherche le point le plus large, qui évidemment ne doit pas avoir été produit par écrasement. On effectue cette opération sur Un nombre de fibres aussi grand que possible, et avec les résultats obtenus on peut déterminer les valeurs exiremes des diamètres maxim. J'ai suivi, aussi bien sur ce point que sur quelques autres, la méthode de Wiesher.
- Pour l'examen microscopique des fibres textiles, on a encore besoin, indépendamment des prte-objets (plaques de verre à glacé) et des verres à couvrir d’une minceur convenable (couvre-objets), de quelques aiguilles à pointe mince et effilée, et de couteaux bien tranchants;
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- REVUE SOMMAIRE
- DÈS BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LÈS INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- 109A72. — Blum. — Sÿdème de (changement pour faire les tissus façonnés à deud nabettes. — Les ratières ordinaires à tisser et lés machines Jacquard sont munies de crochets en fil de fer adaptés aux lames par une ficelle ; ces crochets sont mis en mouvement par des cartons fixés selon les dessins désirés. Le mouvement à deux navettes est solidarisé à deux crochets semblables.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- 109487. — Houpin. Machine à doubler les étoffes dans le sens de leur longueur. — Une colonne verticale porte deux embarrages pour le passage de l’étoffe à doubler; ces embarrages sont pourvus de guide-lisières se réglant suivant la largeur du tissu à doubler, lequel après avoir passé sur la table-bâti est, par des rouleaux, amené à l’organne plieur qui le dépose à l'endroit assigné.
- 109488. — Imbs. — Système d’épluchage à la mécanique des fils des matières textiles. — Application au métier à retordre ou à filer d’un dispositif au moyen duquel le fil chemine en tournant sur lui-même le long des dents d’un peigne.
- 109500. — Tribouillet (sieurs). — Ensemble de procédés relatifs au lavage des laines, à l’extraction des diverses matières contenues dans les eaux provenant de ce travail et dans les eaux provenant du décreusage des soies. — Ces procédés comprennent principalement une disposition d’appareils de dessuintage qui rendent le travail continu et plus rapide, par l’emploi de chaudières placéesren gradins, les unes à la suite des autres, et sous lesquels est ménagé un conduit calorifique.
- 109536.—Anfry. — Mode de blanchiment de la laine et autres matières filamenteuses à l’état d'étoffes, ou de chiffons, ou de fils. — Traitement à froid de l’étoffe ou fil par un bain composé d’une partie de bisulfite de soude liquide et neuf parties d’eau auquel, pour achever le travail, on peut ajouter un dizième d’acide muriatique.
- 109568. — Viardin. — Application de la chaîne sans fin aux changements de dessins et rayures dans les tissus du métier circulaire à bonneterie. — Au moyen de cette chaîne à taquets on supprime la main de l’ouvrier dans les changements de roues qui, sur les tissus des métiers circulaires, produisent différents dessins; le système peut agir sur les roues de presse et sur les abatages.
- 109570. — BELLEVALLÉE. —Lessiveuse par l'air comprimé. — Le principe du système se résume dans l’utilisation de l’air comprimé dans un espace annulaire et par l’action même du chauffage de l'appareil. Cet air a pour mission d’élever l’eau à la hauteur voulue, en vue d’opérer le lessivage ou autres corps ou matières à laver.
- 109586. — Imbs. — Moyen de tordre et de détordre les fils de toute nature à grande vitesse, et application de ce moyen à l’apprêt des fils. — L’organe de torsion est une pièce composée d’un tube de très petit diamètre, percé à une extrémité d’un trou oblique comme un sifflet et ouvert à
- l’autre -, le fil s’engage dans le trou du sifflet et ressort par l’orifice du tube.
- 109598. —! Schmidt. — Procédé préparatoire des matières textiles {laine, toile, coton, chanvre, lin et autres matières') avant teinture sur cuve, procédé procurant une économie notable d’indigo. — Les matières textiles sont mises dans un bain en ébullition contenant une dissolution de borate de soude, pendant vingt ou trente minutes, puis rincées à l’eau froide; ensuite elles sont entrées sur cuve à indigo dont la composition ne subit de cette façon aucune altération.
- 109613. — Janart. — Impression photographique des tissus et des matières textiles servant à leur fabrication. — Revendication, pour l’impression des tissus, de l’usage des procédés photographiques connus, aux sels de fer, de chrome, d’urane, d’argent, de platine et d’or.
- 109677. — Drouot. — Lessiveuse-Couleuse Drouot. — L’ébullition de l’eau a lieu en dehors de la chambre où se trouve le 1 nge sur lequel l’eau tombe d’une pomme d’arrosoir d’une façon continue.
- 109708. — CORRON.—Chevilleuse dresseuse de soies et autres matières textiles mises en éche-veaux.—Supporté par un axe tournant, l’écheveau vient contourner une cheville montée à l’extrémité d’une planche animée par une came d’un mouvement d’oscillation rapide.
- 109711. — Dubourq. — Procédé de décoration de toute surface métallique au moyen d’impression en or, argent et couleurs diverses, applicables à l'imitation et à la reproduction des faïences, grès, poteries et autres produits céramiques, etc. — Le procédé comprend plus spécialement 1° la transformation des surfaces métalliques au moyen d’une préparation appropriée, qui donne à ces surfaces l’apparence du plus beau papier et les prépare à recevoir tout décor. 2° L’impression en or, argent ou couleurs, obtenue directement sur les surfaces métalliques par la photographie, la lithochromie et la typochromie. 3° L’emploi des vernis émaux assurant au décor la plus grande solidité.
- 109718. — Gillet et fils.— Procédés et moyens de traiter en teinture les soies dites trames souples et autres. — Les trames souples sont froissées énergiquement par l’emploi du foulon, combiné avec la Daschwell, le traitement., au foulon devant toujours précéder celui de la Daschwell.
- 109726. — Pernot. — Procédé de fabrication d’un produit dérivé de la garance, dit gomme de garance. — Réduite en poudre, la garance est dé-
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- 106 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- layée dans l’eau ; puis, pressée, on additionne le liquide de chaux caustique et on fait bouillir, on décante le liquide surnageant ; après fermentation on ajoute au sirop résultant, un volume d’alcool égal au sien et on distille.
- 109755. — LUSSIGNY. — Fabrication de mouchoirs avec bordures en soie formées dans le tissage. — Alliance, par tissage, de la soie à la fibre végétale dans la fabrication des mouchoirs en lin ou coton, à bordure ou ourlet en soie.
- 109777. — Dubourg. — Procédés de décoration de toutes surfaces métalliques applicables à rimi-tation ou à la reproduction de mosaïques ou de marqueteries de toute nature. — L’inventeur utilise ses procédés de décoration, précédemment brevetés, à la reproduction de mosaïque et marqueterie.
- 106781.— FINEUGENS-GLATIGNY et Cie. —Fmpres-sions chromo-lithographiques et autres^ sur tissus de velours, soie, laine, coton, et application des tissus qui en résultent pour tous usages : meubles, tentures, reliures, cartonnerie, maroquinerie, fleurs, feuilles, feuillage artificiel, etc. — Cette application se fait sur pierre ou au cliché; il en résulte un tissu dont les veloutés sont écrasés et peints ou imprimés en couleurs; ils prennent un aspect particulier.
- 109804. — BEAUDUIN. — Machine propre à essorer et à sécher les étoffes foulées et autres au moyen de l’air comprimé. — Application de l’air comprimé, au moyen de pompes, à l'arrosage et au séchage des étoffes foulées ou autres, circulant sur des rouleaux d’une façon continue.
- 109816.—Goudart-Girlot et Martel.—Procédé de fabrication des étoffes par la teinture en pièce. — Le procédé consiste à faire tisser l’étoffe en employant pour trame, de la soie fantaisie ou de la laine écrue sur une chaîne soie écrue avec coton teint ou non.
- 109836. — Bockhacker. — Balance aéroma-tique servant à constater rapidement les pertes des laines pendant le lavage.—L’appareil consiste en un vase cylindrique gradué, dans lequel peut monter nu plongeur creux, également gradué. Etant donnée une petite quantité de laine, on la pose d’abord sur le plateau du plongeur, puis, ensuite, comprimée, elle revient dans l’appareil. La comparaison des échelles donne la perte qu’a subie la laine pendant le lavage.
- BREVETS D’INVENTION
- Concernant les Indnstries tinctoriales et textiles»
- 110873. — 6 janvier : Carrey. — Production de nouveaux effets dans les dessins-des étoffes imprimées, en vue de donner à celles-ci l’apparence des étoffes tissées.
- 1 10903. — 6 janvier : Guimet. — Matière ou substance colorante applicable aux arts et à l’in-dustrie, dite, selon nuances, outremer pourpre et outremer brun.
- 110904. — 6 janvier : Guimet. — Matière ou substance colorante applicable aux arts et à l’industrie, dite, selon nuances, outremer vert et outremer jaune.
- 110913. — 11 janvier : Pelet. — Machine à peigner la laine.
- 110929. — 13 janvier : Chavant. — Procédés de fabrication de tissus nouveaux pour l’application nouvelle de moyens connus.
- 110943. — 13 janvier : Lebourgeois fils.' — Ensemble de machines et outils à graver, poinçonner et picoter la planche plate.
- 110952. — 5 janvier : SchôNHERR. —Perfectionnements aux métiers mécaniques à tisser.
- 110953. — 4 janvier : Slater. — Perfectionnements dans les moyens de tontisser les draps par le feutrage de tontisse sur la chaîne et la trame.
- 110989. — 6 janvier : Wolff et Betley. — Perfectionnements dans la production des teintures d’aniline.
- & FAITS DIVERS
- Le Maréchal-Président aux Ateliers de tissage d’Orléans .
- A Orléans, pendant sa visite à propos de la fête de Jeanne d’Arc, le président, escorté du ministre de la guerre et du ministre de l’agriculture et du commerce, ainsi que de sa maison militaire, est allé visiter les importantes fabriques de couvertures de laine de MM. Daudier, Rime et Renard.
- Le maréchal a parcouru tous les ateliers ; il s’est entretenu avec les ouvriers et s’est vivement intéressé aux détails de la fabrication. Il a appris avec plaisir, de la bouche des fabricants, que, pour leur industrie, ils emploient maintenant de préférence la laine d’Algérie, dont l’importation en France a pris de grands développements.
- A l’usine Daudier, le maréchal s’est longtemps
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- arrêté pour examiner des couvertures de laine enduites d’un côté de caoutchouc, étoffes à la fois légères et chaudes, dont on va prochainement donner des spécimens à l’artillerie à titre d’essai.
- A la sortie, deux cents ouvriers, rangés dans une attitude respectueuse et sympathique, ont présenté au maréchal un vieux contre-maître qui compte soixante ans de bons services dans la fabrique, et un ouvrier, ancien soldat, blessé pendant la guerre.
- A six heures, le maréchal président de la République rentrait à la préfecture après avoir exprimé toute sa satisfaction de l’accueil qui lui avait été fait par la population ouvrière et par la foule qui se pressait sur ses pas.
- l’industrie allemande et alsacienne.
- Le 21 mars dernier, les grands propriétaires allemands de filature à laine se sont réunis à Frankfort-sur-le-Mein et se sont surtout occupés de la situation désastreuse de l’industrie alsacienne.
- En recherchant les causes qui ont amené la situation actuelle on a reconnu que la situation de cette détresse venait en grande partie des droits élevés perçus par la douane française, ce qui rend l’exportation dans ce pays impossible, tandis qu’au contraire les fabricants français peuvent faire sur les marchés allemands une concurrence redoutable.
- Le seul remède à cet effet de choses ne pourrait consister que dans un changement dans le chiffre des droits de douane actuellement en vigueur.
- Tel est le résultat de cette première réunion dont les discussions seront consignées dans le mémoire détaillé qui sera présenté à une prochaine assemblée dans laquelle on prendra une résolution sur cette question.
- encaissements par la poste.
- On s’occupe en ce moment au ministère des finances, dit le Journal des Débats, de la préparation d’un projet de loi pour autoriser le recouvrement des effets de commerce par les agents de la poste. Ce mode de recouvrement a déjà été mis en pratique en Suisse et Belgique et sera adopté avec empressement par le commerce français.
- LA CHAMBRE DE COMMERCE DE LYON ET LE RENOUVELLEMENT DES TRAITÉS.
- La Chambre de commerce de Lyon a adressé à M. le ministre de l’agriculture et du commerce une lettre dont nous extrayons les passages suivants :
- « Le fait le plus remarquable qui se déggea,
- selon nous, des réponses des Chambres de commerce, et auquel, pour notre part, nous applaudissons de tout cœur, c’est que les avantages résultant de la grande réforme de 1860, déjà confirmés par l’enquête commencée en 1869 et 1870, ne sont plus aujourd’hui contestés.
- » L’opposition, pour ne pas dire la réprobation unanime qu’a soulevée, en 1871, la pensée de gre-ver d’un droit d’entrée les .matières premières, même en combinant ce droit avec des drawbacks, a attesté les modifications profondes qui s’étaient accomplies dans les esprits. A cette époque, nous avons avec plus de satisfaction encore que de surprise, trouvé à nos côtés nos anciens adversaires dans la lutte que nous soutenions.
- » Nous considérons cette victoire comme définitive, et à aucun prix, même sous un prétexte purement fiscal en apparence, nous n’admettons qu’il soit possible d’en réduire la portée et les ef-fets.Sinotrerelèvementéconomiqueaétési prompt, si l’élan de nos industries, après nos grands désastres, a étonné jusqu’à nos, vainqueurs ; si, grâce à des exportations toujours croissantes, nous avons pu voir passer, sans en être sensiblement affectés les crises industrielles et financières qui ont sévi en Europe et aux Etats-Unis ; si les changes, qui nous ont été par suite constamment favorables, nous ont permis de nous libérer plus facilement des lourdes charges de la guerre, il semble indéniable que, en très-grande partie, cette situation a été produite par le régime relativement libéral sous lequel nous ont placés les traités de 1860. Qu’on se représente ce qui serait advenu, si nos industries avaient, comme autrefois, été resserrées dans les limites du marché intérieur ! ,
- » Cette situation étant donnée, si notre Chambre ne consultait que les principes dont elle s’inspire depuis longtemps, au lieu de réclamer le renouvellement des traités de commerce, elle n’hésiterait pas, à l’exemple de l'Angleterre, à se ranger à l’idée de n’avoir qu’un tarif général de douane, afin de garder, dans sa plénitude, notre liberté d’action.
- » C’est notre conviction que la plupart des industries sont aujourd’hui assez fortes pour supporter ce régime. Mais nous reconnaissons que la généralité préfère vivre sous celui des tarifs conventionnels qui, mieux qu’un tarif général, les garantissent, pendant une période déterminée contre les changements de législation douanière, soit en France, soit à l’étranger.
- » Malgré le désir que nous aurions de rester sur le terrain des principes, sans nous occuper des faits, il nous est impossible, monsieur le Ministre, de ne pas’ rappeler ici, avant de clore cette lettre, que si notre industrie des soieries ne demande
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pour elle aucune protection, elle n’en est pas moins vivement intéressée à tous les dégrèvements, et que ces dégrèvements sont après tout pour elle le meilleur moyen d’améliorer les conditions de sa production.
- » Autrefois, la fabrique de Lyon employait presque exclusivement la soie ; aujourd’hui le mouvement général la pousse vers les mélanges. L’extension de cette branche est un fait caractéristique des dernières années. Il y a dès lors nécessité pour nous de recevoir, au meilleur marché possible, non-seulement les cocons secs, les soies grèges et ouvrées, avec suppression de la surtaxe frappant les soies tirées des entrepôts d’Europe mais aussi les fantaisies, les fils de coton, les fils de laine, les poils de chèvre, en un mot, toutes les matières premières et tous les produits qui, ayant déjà subi une main-d’œuvre, entrent dans nos tissus et jouent le rôle de matière première. Les mêmes motifs de dégrèvement s’appliquent aux houilles, aux machines, aux produits tinctoriaux que consomment nos usines.
- » L’industrie rubanière et tullière a, comme la nôtre, besoin, dans les luttes qu’elle soutient, de ne pas payer plus cher que ses concurrents étrangers la matière de la fabrication.
- » Telles sont les considérations sommaires que notre Chambre a jugé utile de présenter, au moment où le Conseil supérieur du commerce va se réunir. Elle ne doute pas que les traités en préparation n’apportent une nouvelle consécration et de nouveaux développements à la réforme de 1860. Forte d’une expérience de quinze années, elle se permet d’insister au nom des principes, comme au nom des intérêts de l’industrie des soieries, afin que ces développements soient complets et décisifs ; car elle ne considère pas les traités actuels comme étant le dernier mot de notre réforme économique : ils ne sont à ses yeux qu’un point de départ, et c’est au-delà qu’il faut tendre.
- S M w = H O 52 a S = =
- Précis de l’art de la Teinture Par M. Dumas.
- Ce sont nos deux grands chimistes modernes, gloires de la science française, MM. Chevreul et Dumas, qui ont posé les bases scientifiques de nos industries, et qui en faisant reposer les arts tinctoriaux sur des assises rationelles et méthodiques, ont évidemment donné l’essor aux progrès étonnants que nous avons accomplis, depuis la publication de leurs travaux.
- Les « Leçons de chimie appliquée à la teinture » de M. Chevreul ont un caractère spécialement théorique (théories qui ont été très-fertiles en résultats pratiques) mais elles laissent aux praticiens le soin de les appliquer aux travaux industriels.
- Le « Précis de l’art de la Teinture » de M. Dumas, est plus particulièrement un formulaire, et donne les procédés employés dans les ateliers et dans les usines, sans cependant perdre son caractère méthodique et scientifique; c’est un ouvrage quia été reproduit, pressuré à l’infini, et qui a fourni la matière d’un grand nombre de traités de teinture, présentés au public comme livres nouveaux, et dans lesquels la reproduction est si complète qu’elle en imite jusqu’à la disposition typographique.
- Le livre de M. Dumas est donc le point de départ de tous ces traités de teintuie, comme celui de M. Persoz l’a été pour les divers manuels d’impression qui ont été publiés depuis lui.
- Les ouvrages de MM. Chevreul et Dumas sont comme on le voit des livres de fonds pour toute bibliothèque spéciale aux industries tinctoriales ; malheureusement ils sont épuisés et il devient impossible maintenant de se les procurer à quelque prix que ce soit.
- L’Art de la Teinture de M. Dumas, qui faisait primitivement partie de sa Chimie appliquée aux Arts, a été publié à part en 1846 sous forme d’un beau volume in-8° de plus de 400 pages, contenant un nombre incalculable de procédés de teinture et d’impression sur toute espèce de tissus, et dont beaucoup sont encore en usage.
- Ce livre, ainsi que la Chimie appliquée aux Arts, sont tous deux épuisés et introuvables, cependant le hasard nous a mis en possession d’un très-petit nombre de volumes du Précis de l’art de la Teinture, que nous pouvons offrir à nos lecteurs, désireux de posséder ce traité ex professo, qui, comme nous le disons, n’existe plus en librairie, et se vend à des prix élevés lorsqu’on en découvre, par hasard, un exemplaire même en très-mauvais état.
- Nous offrons cet ouvrage, neuf, édition de 1846, la seule qui ait été publiée, au prix de six francs, net; en vente aux bureaux du Moniteur de la Teinture.
- Nous considérons cette trouvaille comme une bonne fortune pour les bibliophiles de nos professions, et pour quiconque s’adonne pratiquèment ou théoriquement aux industries basées sur l’emploi des couleurs.
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau.
- Tous droits réservés.
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- Nota. — Les prix de l’acide acétique, de la benzine et autres substances soumises aux droits d’entrée doivent être augmentés du montant de ces droits, lorsqu'elles sont destinées à Paris et aux autres villes imposées.
- Ces prix sont les nôtres et ceux des principaux droguistes de Paris ; ils s’appliquent aux marchandises livrées en gros, c'est-à-dire en caisses, barils, touries, surons ou ballots, ou au moins un colis d’origine.
- Pour livraisons au-dessous de 100 kilos, ces prix sont augmentés de 20 p. 0/0.
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- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce ca., te prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de fie genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ilsse composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id, id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu.
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota- Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai, de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d'impression.— Parla combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs.
- S’adresser à l'OFFICE du Moniteur de LA Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour Vlmprc^ion à la gouache, usitée pour tes articles de chiffonnage; il suffit de les delayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
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- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se-fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées; leur prix est celui du format dans lequel’ ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 61 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent. '
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- — Traité du travail de la laine cardée, 2 vol. in-8- et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Études sur les arts textiles, à l’exposition universelle de 1867; 1 vol. in-8° et un atlas de 25 planches doubles ...................................... 35 fr.
- — Essai sur l'industrie des matières textiles, in-8°, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)........... 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8“ et un atlas in-4°............... 35 fr.
- B°70V. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8’ et atlas de 151 pl. in-4".................. 100 fr.
- ROI ' EY et KNPP . — Traité des matières'colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8’ avec 29figures dans le texte 10 fr. ; par poste.................................. 12 fr.
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- BOUUNIILAT. — Te la décoloration et du blancMment des chifTons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste.................................. 9 fr. 50
- CHFVPFUL. — Cercles c hromatiguesappUgués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr.; par poste.................................. 37 fr.
- CHOIMFT. — Filature du lin et du chanvre, in-8’, 448 n. avec tableaux et pl. (rare),25 fr.; par poste...........................• . . . 27 fr.
- 0e VINANT. — Traité pratique de la teinture, de T impression. sur étofTes et du blanchiment, 1 volume in-8’, de 875 pages et 6 planches autographiées, contenant un grand nombre de prodédés et recettes, 20 fr. ; par poste......................... 22 fr.
- NiC"IONNBIRF INDUSTPIEL à l’usagede tout le monde, par E. Lacroix, 2 vol. in-8e, renfermant 1,600 pages et 676gravures; cartonné à l’anglaise, 20 f. ; par poste.................................. 22 fr.
- DNLFUS-AUSSFT. — Matériaux pour la coloration des éloges, 2 vol, grand in-8‘, 20 fr. ; par poste 22 fr.
- DUMES — Précis de l’art de la Teinture, un volume in-8° broché 416 pages {très-rare) — par poste.. 6 fr.
- F. FOL. — Guide du teinturier, ou Manuel des connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte; cartonné, 9 fr.; par poste .... 9 fr. 50
- GIRARD et DF LAIRE. — Traitédes dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8-, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste...................................... 19 fr.
- GIRAROIN.— Leçons dé chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition',. Matitfres téxtiles, et tinclo-riales.Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr. ; par poste ........ 14 fr.
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- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d'échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr.; par poste..................................10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages', grand in-8’ et 3 pl. 10 fr. ; par poste................ . . . . il fr.
- — Impression et teinture des tissus ; grand in 89, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8’, 1 fr. 25; par poste.......................... 1 fr. 75
- — Garance; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus; in-8°, 2 fr.; par poste .... 2fr.50
- LEROUX. — Traité pratique de la filature des laines peignées et cardées, 1 vol. in-18’, avec figures et 4 planches relié................................. 15 fr.
- — Bouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste...............'...................... 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8°, 5 fr. ; par poste.............. 5 fr. 75
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- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes in-8“, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dans le texte,et un atlas de 10planches in-4° ; dont 4 sont coloriées.............. 70 fr.
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- Machines à flamber au gaz, à l’alcool ou au feu, tous genres de tissus.
- Cuves à chaux pour blanchiment.
- Chaudières à lessiver, en tôle, ou cuves en bois.
- Chaudières à la chaux en tôle.
- Cuves rondes pour trempage des pièces en chlore ou en acide.
- Cuves à clapot pour chlorer ou acidu-1er les pièces d’une façon, continue.
- Clapots de tous systèmes.
- Foulards à cinq rouleaux (mangle pour apprêts de blanc.
- Foulards divers pour apprêts de blanc.
- Machines à humecter.
- Cuves circulaires à pilons pour laver les tissus fins.
- Machines à savonner les toiles (frotteuses).
- Tondeuses doubles ou simples.
- Machines à battre, brosser et enrouler les tissus.
- Machines à butler, dites Maillocheuses.
- Encolleuse pour fils avec chauffage nouveau, par surface rayonnante.
- Appareil extracteur de condensation.
- Machines à imprimer, à 1,2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 couleurs.
- Courses de rouleaux horizontales ou verticales, chauffées par plaques à vapeur ou par le feu.
- Hott-flues ou courses à mater.
- Cuisines à couleurs, avec chaudières de toutes dimensions et agitateurs mécaniques. i
- Eprouvettes à garancine.
- Chaudières à cuire les bois de teinture.
- Cylindre avec ou sans friction, de tous systèmes.
- Plaques à vapeur pour tous genres de chauffage.
- Cuves à vaporiser ou à fixer.
- Appareils régulateurs pour le vaporisage.
- Cuves à garancer.
- id. à dégommer.
- Presses hydrauliques de différents systèmes et de toutes forces.
- Petite presse à vis pour couper les échantillons.
- Machines à métrer et plier les tissus.
- Vis à élargir.
- Régulateur de pression.
- Tournettes à laver ou rincer.
- Roues à laver.
- Id. à émoudre les bois de teinture.
- Cuves à engaller
- .Id. pour finir les noirs.
- Rac à teindre continu pour les couleurs claires.
- Appareil à cuire les apprêts à haute pression.
- Appareil à cuire les apprêts à double fond, avec ou sans agitateur mécanique.
- Moteurs à vapeur de 1 à 12 chevaux pour commandes directes de machines outils de tous genres.
- Courses pour sécher les mordants.
- Foulards pour passer les mordants.
- Machines à cirer les pièces.
- Id. à apprêter les tissus.
- Calandres à levier.
- Machines à moirer.
- Id. à glacer par galets.
- Machine à chauffer les carres d’apprêt.
- Armoire à chauffer les plaques de presse.
- Foulards simples et doubles pour laver les laines.
- Rouleaux cylindriques pour mesurage des étoffes.
- Dégorgeuses.
- Hydro-extracteurs verticaux, commandés en dessus ou en dessous, avec ou sans moteur à vapeur, pour l’essorage des tissus de toutes sortes.
- Machines spéciales avec panier breveté, ponr l’essorage des acides.
- Hydro-Extracteur horizontal pour essorer les draps au large.
- Rouleaux en draps pour exprimer les laines
- Id. en tissu coton pour machine à exprimer.
- Id. en papier pour cylindres ordinaires ou à friction.
- Id, en papier ou contre-partie pour moirer.
- Id. en copeaux de menuisier pour pression.
- Machine à laver les écheveaux de coton, de laine ou de soie, circulaires ou horizontales, brevetées.
- Moulins à indigo.
- Cuves à bouser.
- Machine continue pour le séchage des écheveaux.
- Appareil exprimeur breveté pour matières teintes en indigo par le procédé à l’hydrosulfite.
- Transmissions de mouvement.
- Chaudronnerie de précision. — Grosse chaudronnerie de fer et de cuivre.
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- 4e Série, 4e Volume.
- 20 MAI 1876.
- 20e Année, Numéro 10.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- REVUE THÉORIQUE & PRATIQUE
- Spécialement consacrée
- AU BLANCHIMENT, A LA teinture, a l’impression et a l’apprêt DES fils et TISSUS, A la production ET A LA PRÉPARATION DES MATIÈRES TEXTILES; EN GÉNÉRAL, A LA FABRICATION
- ET A L’APPLICATION DE TOUS PRODUITS COLORANTS EMPLOYÉS DANS L’INDUSTRIE ET DANS LES ARTS
- PARAISSANT LE 5 ET LE 20 DE CHAQUE MOIS
- Sous la direction de M. A.-Félix GOUILLON, Ingénieur-Chimiste
- ADMINISTRATION et RÉDACTION, rue Michel-le-Comte, 22, PARIS
- S’adresser a MM. GOUILLON et BLONDEAU, Ingénieurs.
- ABONNEMENTS
- Paris et Départements : Un an... 15 fr.
- — — Six mois.... 8 —
- Etranger........... Un an....... 20 —
- INSERTIONS
- La ligne, page en deux colonnes... » 50 c.
- Réclames............................ 1 50
- Faits divers........................ 3 »
- Les abonnements et les annonces sont reçus au bureau du journal, 22, rue Michel-le-Comte, à Paris, et chez les principaux libraires de France et de l'Etranger.
- MACHINES A VAPEUR VERTICALES
- uS SEULES MONTÉES SLR SOCLES BATI-ISOLATEUR (brevetées, s. g. d. g.)
- DIPLOME D’HONNEUR
- Médaille d’Or et grande Médaille d’Or aux Expositions de Lyon et de Moscou en 1872
- Chaudières à foyer intérieur et à bouilleurs croisés
- Portatives, fixes, et locomohiles, depuis la force d'un jusqu’à vingt chevaux. Leurs dispositions spéciales et la supériorité de leur construction leur ont valu les plus hautes récompenses accordées à ce genre de machines dans toutes les expositions et la médaille d’or dans tous les concours. — cylindre a enveloppe. — réchauffeur D’ALIMENTATION. — RÉGULATEUR ET DÉTENTE VARIABLE. — TRÈS-FETITE VITESSE.—MEILLEUR MARCHÉ QUE TOUS LES AUTRES SYSTÈMES. — Pas d'ins-tallation, pas de cheminée spéciale. — Arrivent toutes montées prêtes à fonctionner.—Occupent très-peu d’espace, se placent partout comme un meuble ordinaire. Brûlent toute espèce de combustibles et utilisent tout le calorique. — Conduites et entretenues par le premier venu. — Elles s’appliquent par leur commodité et la régularité de leur marche à tous les usages et à toutes les exploitations industrielles et agricoles,
- Envoi franco du prospectus détaillé.
- Nota. Les chaudières sont construites dans les ateliers spéciaux de la maison, qui donne pour le choix des tôles et l’exécution, des garanties que n’offrent jamais les chaudières fournies par les chaudronniers à la plupart des constructeurs-mécaniciens.
- Chaudières spéciales pour la Teinturerie.
- J. IIERMANN-LACHAPELLE, Comstructeur-Vécaniclen PARIS, 144, Faubourg-Poissonnière, 144, PARIS
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- PRIMES AUX ABONNES
- ---—Q Syo-s-
- Le Moniteur de la Teinture est arrivé à sa vingtième année ; ce n’est donc pas un journal qui débute et qui cherche, en tâtonnant, la route à suivre ; depuis longtemps, il a l’expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le Moniteur de la Teinture a déjà vu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
- Pour faire apprécier, comme il convient, la valeur de cette publication, nous enverrons sur demande la table des matières du dernier volume, lequel est accompagné de nombreux échantillons et gravures intercalés dans le texte.
- PRIME
- Aux abonnés nouveaux iVun an, ainsi qu'à nos abonnés actuels, nous offrons : lo lues cinq derniers volumes 13031, 1832, 1833, 1834 et 1835, au prix réduit de 3 3 francs, ou :
- 2°—Les quatre derniers volumes 1832, 1833, 1834 et 1835, au prix réduit de 28 francs, ou :
- 3°—lues trois derniers volumes 1813, 18 94 et 1835, au prix réduit de 2 francs, ou :
- 4° — Sues deux dermiers volumes 1834 et 1835, au prix réduit de SS francs, ou :
- 5° — Un des cinq derniers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné _______,____________________________________________________________________________________________________- demeurant à____________________________________________________________—___________________________________________________________ département d___________________________________________________________——---_—-déclare souscrire pour un abonnement de au Moniteur de la Teinture, à partir du ______________________________________________________________ — ._____________________________________et comme prime aux volumes _______________________________________________________________________le tout payable à la présentation de la quittance
- Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUrL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Comte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sont en conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (1 ) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier;mais, afin d’avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante-
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- POUR LE REPASSAGE & L’APPRÊT
- DES VÊTEMENTS CONFECTIONNÉS
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- Ces tables ont apporté un perfectionnement important dans l’apprêt dos vêtements de toute espèce permettant de les repasser sans les lustrer, les écraser ni agglomérer les duvets, en leur conservant leurs formes, leur souplesse, leur brillant et leur nuance. Ce procédé de repassage est très-expéditif et nullement fatigant; les tables sont d’un volume peu encombrant et solidement établies/
- Table n° 1, servant pour toute espèce de vêtements. — Prix : 225 fr.
- Envoi FRANCO, sur demande, d’une brochure sur l’usage des tables à repasser, avec plans et figures. S'adresser à l'Offee «en Moniteur de la Teinture.
- TENDEUR pour la teinture des soieries, popelines et autres étoffes Système GONIN, — Breveté S. G. D. G.
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- 5,000 »
- Voir le Moniteur de la Teinture du 20 février 1874 (page 42).
- Toutes ces Machines sont vérifiées avant leur expédition.
- S’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- COULEURS
- PRIX DE
- D'ANILINE
- DÉTAIL :
- Rouges.
- Fuchsine inférieure................ le kil. 15 fr.
- — bonne courante..................... — 35
- — extra-supérieure................... — 40
- Rouge pour coton..................... — 70
- Rouge-cerise ou grenadine............ — 15 Rose de safranine en poudre.......... — 200
- Géranosine en poudre................. — 180
- Eosine, nouvelle couleur............. — 200
- Ileus.
- Bleu ordinaire............................................... le kil. 55 fr.
- Bleu pur........................................................ — 125
- Bleu-lumière supérieur...................................... -- 200
- Bleu Nicholson pour laine (no 5). — 40 — — (n° 3). — 70 — lumière (n 1)...................... _ 90
- Bleu de Lille, ou gros violet.................................. _ 36
- Bleu-noir, ou bleu marin........................................... 25
- Bleu foncé......................................................... 30
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité..-. 60 à 120
- aunes.
- Jaune bouton d’or.................... le kil. 50 fr.
- Jaune-orange....................... — 50
- Orange supérieur pour soies........ — 200
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge............. le kil. 55 fr.
- — bleu............................... — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge.................................. — 60
- Violet moyen........................... — 65
- Violet lumière, bleu................... — 70
- Violet au bi-chromate, en pâte....... — 25 Violet pour remontages . 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2)........ le kil. 100 fr.
- — — supérieur.......... — 110
- Mivers.
- Brun d’Elbeuf liquide............... le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline..................... — 25
- Gris, par le bleu-noir................. — 25
- Gris-perle, par les violets.......... — 110
- Coralline rouge........................ — 30
- — jaune (alcool)........................ — 20
- Purpuraline à l’état sec............... — 10
- Xanthine (orange)...................... — 35
- Cachou de Laval........................ — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- PURPURALINE
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE
- PRODUISANT
- Grenats,
- Prunes, etc., à bas prix, sur Laine, Laine et
- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l’orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible -pour les machines à filer; unie au lileu-Noir d’aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances très-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
- RLE U-NOIR D’ANILINE
- SOLUBLE DANS L’EAU NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE
- Sur laine, cette couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation.
- Plus riche, plus économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-ci dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande variété de teintes.
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs, des gris, et, par mélange, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent l’emploi tres-avantageux. PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 35 fr. le kil.; par kilogr. 33 fr.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l'Office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRICANT DE COULEURS DANILINE
- d’Argent et de Bronze à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vienne 1873
- SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le caltiatour et résistant au foulon.
- Acide salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER & WEIDKNECHT
- Constructeurs à MULHOUSE (Alsace).
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments, Impressions, Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Hydro-Extracteurs.
- Machines à laver de tous systèmes.
- Machines à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines à pulvériser l’eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines à sécher.
- Machines à imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole. Rames fixes à pinces et à déraillage.
- Rames continues à picots.
- Rames continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements. Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges et à pistons, Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
- Installations complètes pour Tuileries mécaniques à terre dure et à terre molle.
- MORDANT SCHMIDT
- (Breveté S. G. JD. G.)
- Economie de 18 O/O d’indigo
- Dans la Teinture à l'Indigo de cuve
- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 400 kilos de matières traitées, en h fois on met pour les premiers cent kilos 2 kilos de mordan dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
- Prix du kilo : 4 traites.
- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer celles-mêmes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo.
- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr. par cuve.
- S’adresser à l’Office du Journal.
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- SS M
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20 Vol., No 10. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Mai 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Note sur le noir d’aniline électrolytique, par M. Frédéric GOPPELSROEDER. — Jaune-rocou sur coton, par M. KIELMEYER. — Nouvelle matière colorante végétale, par M. NIEDERSTADT. — Tambour à apprêter pour teinturiers-dégraisseurs, système de M. Laffitte (gravure).— Cretonne-tapis (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Chambre de commerce d'Elbeuf. — Les traités de commerce, projets de tarifs (suite et fin). — Revue sommaire des brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles. — Brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Exposition universelle de 1878. — Convention entre la France et le Brésil pour la protection des marques dp fabrique. — Garance.
- CHRONIQUE
- L’amélioration bien évidente des affaires se continue, mais cependant dans les industries textiles, les rapports de la fabrique laissent toujours à désirer, malgré que le beau temps ait déjà fait sentir son heureuse influence.
- Roubaix-Tourcoing a reçu un bon nombre de nouveaux ordres, dont quelques-uns en réassortiment, et plusieurs acheteurs sont arrivés sur cette place. On compte pour réparer, en partie, le temps perdu pendant ces premiers mois, sur le bas prix des matières premières qui pourra permettre de fabriquer à bon marché, ce qui par conséquent, favorisera les affaires.
- A Elbeuf, on cite quelques affaires en demi-saison et unis noirs, à prix faibles.
- Vienne et le midi ont vu des acheteurs en assez grand nombre, sans avoir donné lieu, cependant, à d’importantes commandes.
- L’industrie lainière, en réalité, n’est donc pas dans une situation très-brillante, mais elle a bon espoir, et compte trouver dans la baisse du prix des laines, une ressource pour stimuler la consommation.
- Il n’en est pas de même pour les soies, qui sont très-chères en ce moment ; la récolte en France et en Italie était, cette année, une des plus faibles qu’on ait jamais eues.
- En Chine et au Japon la récolte se présente, paraît-il, sous de très-favorables aspects, ce qui offrira une certaine compensation, mais il n’en reste pas moins certain qu’au total, nous aurons cette année une diminution sur l’ensemble de la
- production, et que cette matière première se maintiendra à un prix élevé.
- A Lyon, la fabrique, peu encouragée par la consommation, qui s’est jusqu’à présent, montrée languissante, ne se résout qu’à grand’peine à payer la hausse de la matière première; elle préfère limiter ses achats, plutôt que seconder ce mouvement. Son stock en marchandise fabriquée est, du reste, encore considérable et lui permet d’attendre.
- Parmi les étoffes, à Zurich, la faille noire trouve seule des débouchés suivis ; le rayé et le quadrillé ne se vendent qu’à très-bas prix.
- Les toiles et les cotonnades sont dans une assez belle situation, favorisée par le bas prix des matières, principalement du coton.
- En Angleterre, on signale qu’à Bradfort, le marché des filés laine est inactif, et que la demande pour les étoffes est nulle et se borne aux tissus fantaisie ; les articles unis et lustrés restent délaissés. A Leeds, les affaires sont également lourdes; quelques commandes à exécuter immédiatement ont cependant donné quelqu’animation à la fabrique et au commerce. Les articles les plus demandés sont les draps pour paletots ordinaires, mais très-peu en fantaisie. A Hudders-field, les fabricants de paletots Wosted, meilleure qualité sont très-occupés ; quelques lots de carreaux pour pantalons ont été vendus, mais à des prix insuffisants. A Leiscester, marché lourd ; la bonneterie toujours sans affaires.
- Pour les tulles et dentelles, on écrit de Not-tingham qu’il n’y a pas d’amélioration dans ces articles ; les prix des tulles unis, moustiquaires et Bruxelles n’ont pas varié, mais tendent à baisser. Les dentelles de cachemire et les tulles de
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- 110 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cachemire unis se vendent très-lentement. La broderie va encore plus mal.
- Le commerce linier, en Angleterre, devient de plus en plus calme, et à Dundee, la production des fils et des tissus a été de nouveau réduite. A Belfast la situation est un peu meilleure, quoique non encore satisfaisante. a
- De Zurich, on avise que pour ce qui concerne les cotonnades, quoique le calme continue à régner et que l’on ait de nouveau de la baisse à signaler, on a pourtant fait des affaires importantes en tissus à livrer jusqu’au nouvel an.
- Sur le marché de New-York, les affaires sont calmes sur les articles pour robes, et languissantes pour ceux de fantaisie. Les soieries noires ont donné lieu à une demande régulière, ainsi que les rubans et l’article pour modes. Affaires modérées en articles de blanc, mouchoirs, toiles, broderies de Hambourg. Affaires toujours lentes en lainages pour hommes chez les importateurs, mais un peu plus d’animation dans le demi-gros.
- Il n’y a pas à signaler de changement important dans le marché des produits pour teinture.
- Les indigos, cependant, jouissent d’une reprise non équivoque et leurs prix ont une tendance prononcée à s’affermir.
- Nous publions aux Faits divers un court exposé de la situation désastreuse de la culture des garances dans Vaucluse ; mais cette situation, fort pénible pour les producteurs adonnés à cette culture, n’est toutefois que la conséquence des progrès de la science qui sont eux-mêmes très-favorables aux intérêts généraux de l’industrie.
- On sait que c’est à la concurrence des alizarines artificielles que la culture de la garance doit son abandon, et si la fabrication de ces alizarines n’était pas limitée par le peu d’abondance de la matière première, il est certain que les garances ne seraient plus employées que pour la teinture des draps de troupe.
- Les anilines et tous les dérivés de la houille sont toujours à prix soutenus, sans tendances à la baisse. Il ne s’agit pas, bien entendu, des couleurs, pour lesquelles la matière première ne fixe pas seule le prix, et qui, grâce aux perfectionnements incessants apportés dans leur fabrication, voient leur prix baisser peu à peu. U Eosine, par exemple, est dans ce cas, ainsi que les violets et les verts au Méthyle.
- Nous avons à regretter la mort d’un de nos confrères, M. Loiseau-Pinson, qui était devenu une notabilité politique.
- D’abord conseiller municipal de la commune des Lilas, il fut deux fois élu membre du Conseil Municipal de Paris, dont il remplissait encore les fonctions au moment de sa mort. Pendant le siège de Paris, il était adjoint au maire du deuxième arrondissement, dont M. Tirard, actuellement député, était maire ; au moment de la Commune, il résilia ces fonctions.
- • M. Loiseau-Pinson était, depuis plus de trente ans, teinturier-dégraisseur à Paris.
- On annonce également la mort de M. Collas, auquel on doit l’application et la vulgarisation de la benzine pour le détachage ; il est aussi considéré comme l’auteur de la découverte industrielle de la nitro-benzine, produit qui joue un rôle considérable dans la fabrication des couleurs d’aniline.
- M. Collas était pharmacien, mais on voit que son nom n’en est pas moins cher à nos industries.
- F. Gouillon.
- NOTE
- SUR LE NOIR D’ANILINE ELECTROLYTIQUE, PRÉSENTÉE A LA SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Par M. Frédéric GOPPELSRCDER.
- 1° Quand le courant galvanique, faible ou fort, passe par une solution aqueuse, froide ou chaude, étendue ou concentrée, neutre ou acide, des chlor-hydrate, sulfate on azotate d'aniline, il se forme dans un temps plus ou moins court, au pôle positif un dépôt vert qui passe par le violet, bleu violet jusqu’au bleu d’indigo foncé. Les tartrate, oxalate et acétate d’aniline ne donnent qu’un dépôt brun accompagné de peu de vert. Si on change les pôles, il y a décoloration au pôle qui était précédemment pôle positif, et les même colorations se reproduisent au pôle qui était le pôle négatif.
- La réaction est très sensible, car un milligramme de chlorhydrate d’aniline, dissous dans soixante centimètres cubes d’eau, a donné après quelques heures une coloration verte au platine positif. Avec une solution d’un milligramme du même sel dans trente centimètres cubes d’eau, on obtient non-seulement la réaction verte, mais aussi la réaction
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- bleue et violette. Avec deux et demi milligrammes de chlorhydrate d’aniline dans trente centimètres cubes de liquide, il y avait, au bout de deux heures, coloration bleu violet et eu partie verte grisâtre, une heure après coloration brun jaunâtre du liquide, et plus tard réaction vert très sensible.
- Le liquide dans lequel plonge l’électrode positive, a des couleurs bien différentes, tantôt jaune, orange, rouge ou violet. Quand le sel d’aniline est complètement décomposé, le liquide est incolore.
- Le coton, le papier à filtrer, la laine ou la soie, qui sont employés pour conduire le courant d’un vase à l’autre, sont recouverts du même colorant que l’électrode, et sont même teints en brun, saumon, vert, gris ou rouge, ce qui provient de ce que le liquide contient différentes matières colorantes, qui se séparent par la capillarité des fibres. Au lieu de ces conducteurs, on peut aussi employer de l’amiante.
- 2° L’électrode négative n’est jamais recouverte que d’un léger voile noir et il ne se produit tout au plus qu’un léger dépôt brun jaunâtre au fond du vase. Le liquide à ce pôle est coloré en brun jaune ou rougeâtre. Les conducteurs sont teints en couleurs analogues.
- 3° Le dépôt vert qu’on obtient en premier lieu au pôle positif, est un corps inaltérable, quand il est sec, par l’ozone, mais devient vert bleu et puis bleu dans le gaz ammoniac ; après l’évaporation de l’ammoniaque, il est de nouveau vert. Le dépôt vert du pôle positif à l’état humide s’altère par l’ozone, devient bleu violâtre foncé, en chauffant avec une solution de bichromate de potassium, pour devenir vert par un acide fort.
- Quant au dépôt bleu indigo foncé, c’est un mélange de différents colorants, parmi lesquels est d’abord le noir d’aniline, dont les autres peuvent être séparés par les dissolvants ordinaires, ainsi que l’eau, l’alcool, l’éther, la benzine, les acides et les alcalis étendus. La qualité et la quantité de ces colorants qui accompagnent le noir, dépendent de la nature et de la concentration de la liqueur, de la force de la pile, de la température et d’autres circonstances accessoires.
- Le dépôt au pôle positif, après sa purification, est un beau noir cristallin à éclat métallique, non subli-mable, insoluble dans l’eau, dans les alcools, dans la benzine et ses homologues, inaltérable par les acides faibles même à l’ébullition, mais verdissant par l’ébullition avec de l’acide acétique concentré, résistant à l’action de corps réducteurs et
- oxydants, inaltérable à l’état sec et humide par l’ozone, inaltérable par l’oxygène et l’hydrogène électrolytique, inaltérable par l’hydrogène se dégageant de l’acide sulfurique étendu par le zinc, inaltérable par l’eau de chlore. Il est insoluble dans la dissolution des alcalis, mais il se modifie en partie, car l’acool peut maintenant en extraire une matière colorante bleue qui, par l’ammoniaque, devient verte, et par les acides jaune.
- Le noir électrolytique, chauffé sous pression avec l’alcool, le colore en violet foncé, qui, par des alcalis, devient plus beau, inaltérable par les acides étendus.
- Le noir électrolytique se dissout dans l’acide sulfurique. La dissolution est violette, bleue, verte ou brune, suivant que l’acide sulfurique réagit plus ou moins énergiquement sur le noir. Les solutions sulfuriques violettes, bleues et vertes versées dans l’eau, donnent un précipité vert. Le liquide filtré est ou incolore ou rougeâtre, et dans ce dernier cas, il contient un corps rouge, dont la solution alcoolique additionnée d’ammoniaque est d’un beau rose qui possède une belle fluorescence ressemblant à celle du rose de naphtaline.
- Le précipité vert, obtenu de la dissolution sulfurique du noir versée dans l’eau, est insoluble dans les dissolvants ordinaires, quoique on puisse le suspendre dans l’eau si finement qu’il a l’air d’être dissous. Ce vert est soluble dans l’acide sulfurique à chaud avec une couleur d’un violet sale, et il est reprécipité par l’eau. Si on le chauffe longtemps avec l’acide sulfurique, l’eau se colore en rose rouge, et prend après, par l’ammoniaque, une coloration bleuâtre avec fluorescence jaune. Avec de la potasse caustique il devient bleuâtre et le liquide filtré est rouge. Par l’ammoniaque le vert devient violet et même noir, mais déjà l’acide acétique le rend de nouveau vert. Après l’addition d’ammoniaque ou d’alcali fixe, la liqueur aqueuse dans laquelle le vert est en suspension, devient d’un bleu intense, mais le colorant se trouve encore simplement suspendu ; seulement une partie minime se dissout, car le liquide filtré est faiblement coloré en violet bleuâtre. L’hydrogène naissant le décolore peu à peu.
- Chauffé au rouge dans un tube à combustion avec un mélange de chaux et de soude, le noir électrolytique dégage des vapeurs blanches, qui ont l’odeur de l’aniline et qui brunissent le curcuma ; si l’on chauffe plus fort, on obtient de l’ammoniaque. Si la couche de chaux sodée n’est pas assez longue, on
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- obtient en même temps un sublimé violet, qui se dissout dans l’alcool avec une couleur bleu violet par transparence à la lumière du jour et rouge violet dans la lumière artificielle; ce liquide devient vert par l’acide chlorhydrique et redevient bleu par les alcalis. La présence de l’azote contenu dans le noir électrolytique, a été aussi démontrée par la réaction avec le potassium.
- L’examen optique du noir électrolytique a montré qu’il est plus noir que les autres noirs d’aniline auxquels je l’ai comparé.
- J’aurai l’honneur de présenter sous peu les résultats de l’analyse élémentaire que je fais actuellement de ces corps purifiés avec les plus grands soins.
- Je terminerai par ces analyses mes communications sur le noir électrolytique que j’aurais complétées; mais je veux laisser à M. Coquillon, qui à entretenu l’Académie de Paris le premier sur ce sujet, le soin de poursuivre l’étude spéciale de ce noir que j’avais entre les mains, il y a déjà plus d’un an.
- Je me réserve cependant de vous communiquer successivement les résulats que j’ai obtenus en traitant par l’électrolyse les corps les plus divers choisis dans la série aromatique.
- • — -==8- -
- JAUNE ROCOU SUR COTON par M. Kielmeyer.
- Le rocou est une des matières colorantes peu nombreuses que l’on peut fixer directement et sans l’intervention d’un mordant sur la fibre du coton, et dont on fait des applications nombreuses, tant dans l’impression sur coton des objets pour l’habillement, la mode, la fantaisie, que dans la teinture en général.
- Pour faire ces applications, le rocou est d’abord bouilli pendant quelques heures dans une lessive de soude à 5,10, et même 15 degrés, et la solution, passée froide au tamis, est mélangée, suivant l’intensité que l’on veut donner à la couleur, à une quantité plus ou moins forte d’un mucilage peu épais de gomme adragante, ou, simplement, quand il s’agit de la machine à faire les fonds, à une quantité convenable d’eau.
- La pièce teinte est ensuite imprimée au rouleau ou à la machine, puis vaporisée, rincée, et enfin, pour développer une élégante nuance aurore, pas
- sée à travers un acide acétique excessivement étendu. Cette dernière opération est complètement supprimée quand on désire, dans la teinture au rocou, voir dominer un reflet jaunâtre.
- Dans tous les cas, ce travail n’est rien moins que certain ; tantôt le jaune est trop clair ou trop foncé, tantôt jaune pur ou jaune rougeâtre, et d’ailleurs, il y a cet inconvénient que cette couleur d’impression, quand on la conserve, s’altère d’autant plus aisément qu’elle est plus concentrée. Cette incertitude, et en outre, l’odeur pénétrante et désagréable pendant que l’on fait bouillir avec la lessive, odeur qu’on ne saurait uniquement attribuer à un mélange d’un peu d’urine au rocou, démontrent que le rocou, en tant que matière colorante, est attaqué en partie par l’action énergique prolongée de la lessive de soude bouillante, tantôt faiblement, tantôt par suite d’une décomposition d’où résulte son impureté ou son affaiblissement, décomposition qui, si l’on conserve cette couleur alcaline d’impression, surtout la couleur primitive concentrée, marche encore plus vite, sans qu’il soit possible au fabricant de s’opposer en rien à cet état de choses.
- Cette matière colorante expose encore à un autre inconvénient qui consiste en ce que, à raison de sa grande alcalinité, elle modifie au vaporisage les bruns ou les rouges qui sont dessous, surtout ces derniers dont les nuances sont non-seulement légèrement ternies par le jaune qui s’y précipite, mais encore passent au brun foncé, principalement lorsqu’ils ont été produits par trop de bois et, relativement, peu de garancine. C’est en conséquence de ces effets qu’on a proposé de neutraliser en partie la solution alcaline de rocou par l’alun et l’acide tartrique, et ce procédé, par lequel on travaile encore beaucoup dans les imprimeries, est indiqué dans le manuel de teinture et d’impression de Spirk. Mais en teinture, même avec cette prescription, l’on n’évite pas l’ébullition avec la lessive à 10 degrés, et pour l’impression, la couleur d’application se conserve peut-être encore moins que celle préparée par les formules adoptées précédemment.
- La matière colorante se perd, soit parce qu’il reste trop peu de soude caustique comme dissolvant, soit parce que, en présence de la quantité insuffisante de sulfate ou de tartrate de soude en dissolution, l’aluminate de soude a perdu sa propre solubilité : ce sel se dépose alors lentement sur la couleur et le précipité ne manque pas non plus de se déposer sur les hachures ou les picots du bloc ou du rouleau, ce qui les obstrue, et donne nais-
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- sance à de nouvelles difficultés.
- M. Kielmeyer a observé qu’un mélange d’alcool et d’une lessive sodique dissout bien plus facilement et complètement les matières jaune et rouge du rocou que ne peut le faire chacun de ces dissolvants pris isolément. Partant de là, il a cherché et trouvé, pour le jaune de rocou, une nouvelle formule que la pratique a confirmée. Elle n’exige que la moitié de la lessive nécessaire avec les autres formules adoptées, tout en garantissant la durée et la permanence de la couleur d’impression, en réduisant à son minimum l’influence nuisible sur les bruns et les rouges, et enfin, en avivant le feu dp la couleur jaune.
- On démêle 30 kilogrammes de rocou dans 24 litres d’alcool à 90° centésimaux (poids spécifique 0,835), et on y ajoute, en agitant constamment, 24 litres d’eau bouillante et 12 litres d’une lessive de soude du poids spécifique 1,598. Le tout, ayant alors une température de 45 à 50°, est abandonné pendant une nuit dans une chaudière en cuivre ; on décante alors la liqueur formée, on réunit le résidu non dissous sur un tamis métallique, on l’exprime avec soin et on le traite, pour le débarrasser de toute solution de rocou adhérente mécaniquement, par 35 litres d’eau bouillante. On ajoute la solution aqueuse jaune-clair, après qu’elle est refroidie, à la solution alcoolique précédente, et on épaissit le tout avec 60 litres d’un mucilage de gomme adra-gante (35 grammes par litre).
- La nuance que l’on obtient sur coton avec cette couleur d’application est, après le vaporisage et les lavages, d’un jaune orange très-intense et qui ne coûte pas cher, car, malgré l’emploi de l’alcool, cette couleur, à raison de ce qu’elle comporte bien moins de rocou, revient à un prix inférieur à celui des anciennes formules, ce qui démontre directement que, par ce mode de traitement du rocou, l’on n’a point à redouter de perte de couleur par décomposition. Si l’on veut une nu nce plus claire, moins orangée et se rapprochant davantage du jaune serin, comme pour certains mouchoirs très-légers, l’on ajoute encore à la couleur étendue de l'alumi-nate de soude et une décoction de graine d’Avignon. Nous nous garderons de recommander la solution ammoniacale de Curcuma, à laquelle on tient tant dans maintes fabriques, parce qu’il n’est pas possible de la conserver en masse pendant plus de deux à trois heures. Enfin nous croyons que la solution de rocou que nous venons de décrire pourra très-bien, à raison de son mode si simple de préparation
- et de ses autres propriétés, rendre des services utiles dans la teinture sur soie et sur laine.
- (Polytechnisches Journal)
- NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE VÉGÉTALE par M. B. C. NIEDERSTADT.
- On trouve à Taïti un arbre de la famille des mu-sacées, le Musa-Fehii, qui végète particulièrement dans les lieux élevés, et dont on mange le fruit comme les bananes. Aux premières époques de sa végétation, on extrait du suc de la plante un liquide visqueux, neutre, qui, en couche mince, est rouge framboise, et en couche épaisse, violet bleu ; il se conserve assez bien en vase clos, mais, par un repos prolongé; il laisse déposer une matière violette, se tirant en fils et se comportant comme le caout-chouc dans les agents de dissolution. Débarrassé de cette matière, le liquide peut se mélanger en toute proportion avec l’eau et l’alcool sans éprouver de trouble, et possède alors une couleur tellement intense qu’on peut l’étendre de 5 fois son poids d’eau sans que sa teinte en paraisse affaiblie. Sa saveur est astringente et, avec la gélatine, il donne un précipité abondant qui entraîne la couleur.
- Les solutions alcalines faibles le font virer au vert sans qu’il y ait de précipité ; les sels de chaux déterminent la précipitation d’un tannate insoluble qui entraîne aussi la couleur ; les acides le font passer au rougeâtre ; le sulfate de fer y produit un beau précipité bleu, et l'acétate de fer un précipité noirâtre comme celui de tannate de fer ; les sels de zinc et de cuivre le colorent en bleu sans qu’il y ait de précipité, tandis que l’acétate de plomb donne un précipité bleu violet ; le perchlorure d’étain ammoniacal et le perchlorure d’étain développent une laque violette d’une vivacité de ton toute particulière.
- Pour essayer cette nouvelle couleur sur les fils, on a opéré sur une partie de suc débarrassé, comme il est dit, de caoutchouc, et étendu de 5 parties d’eau. Sur coton aluné, la liqueur a produit un violet pâle virant au gris, mais sur coton préparé à la dissolution d’étain, le violet a été magnifique. Le fil, passé d’abord au bain d’étain, puis au bain de fer, et teint ensuite, a donné un brun saturé foncé. Sur le lin, on a obtenu les mêmes tons, mais plus clairs. La soie préparée à la dissolution d’étain et passée au bain de teinture a affecté une nuance gris clair.
- (Polytechnisches Journal)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- TAMBOUR A APPRETER
- POUR TEINTURIERS-DÉGRAISSEURS
- Système de M. Laffitte.
- (Breveté s. g. d. g).
- Le tambour ou cylindre d’apprêt de M. Laffitte est une machine à feutre sans fin, caractérisée par certains perfectionnements de détails qui en faci
- litent l’usage et en régularisent la marche.
- C’est une machine déjà connue dans l’industrie de la teinture, et qui fonctionne depuis plusieurs années pour un grand nombre de teinturiers de Paris, entre les mains de son auteur, qui est ap-prêteur et travaille pour confrères.
- Les apprêts de M. Laffitte, très-estimés et reconnus très-soignés, se font exclusivement à l’aide de cette machine, que l’auteur vient de faire établir sur un type nouveau et perfectionné, bien que conforme comme dispositions fondamentales au modèle qui fait l’objet de son brevet.
- La figure 42 ci-contre représente cet appareil.
- Fig. 42. = Tambour d’apprêt, système Laffite {breveté S. G. D. G.)
- Un bâti en fonte supporte l’organe principal, un cylindre en cuivre étamé qui peut avoir des dimensions quelconques , mais auquel l’auteur a donné 1 mètre 50 de longueur sur 0 mètre 71 de diamètre. Un feutre sans fin appliqué en partie contre ce tambour et circulant sur des rouleaux tendeurs, fonctionne comme dans tous les appareils de ce genre, mais en présentant toutefois une
- particularité intéressante et avantageuse.
- Ce feutre est assez fortement tendu contre le cylindre, ainsi que cela est nécessaire, mais reste constamment très-lâche dans tous les autres points de son trajet ; aussitôt donc qu’une partie de ce feutre est dégagée du cylindre, il se détend, pendant que l’autre partie qui s’engage, de lâche qu’elle était, redevient tendue.
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- L’avantage de cette disposition est facile à comprendre : le feutre n’étant étiré et tendu que partiellement et seulement pendant que l’appareil travaille, n’est plus fatigué, déformé, et offre, par conséquent, une plus grande régularité dans le travail, en même temps qu’une plus longue durée.
- Cet effet est obtenu par la différence de vitesse du rouleau d’appel et de celui de sortie du feutre.
- Le tambour a son mouvement propre, indépendant de celui du feutre, ce qui évite encore pour ce dernier une traction défavorable.
- Cette machine d’apprêt possède aussi une disposition ingénieuse pour opérer la tension des étoffes pendant qu’elles sont entraînées entre le cylindre et le feutre; c’est un système d’embarrage dans lequel les tissus sont engagés et qui les retient plus ou moins fortement, selon que l'apprêteur s’appuie lui-même plus ou moins fort contre la barre extérieure placée au devant de la machine.
- Ce mouvement s’opère naturellement, n’est pas fatigant, et ne gêne point le travail des mains, occupées à guider l’étoffe dans son trajet.
- Des auges en bois sont disposées pour recevoir les étoffes apprêtées, qui s’y rendent directement en suivant le parcours du feutre, et pour déposer celles qui doivent passer à la machine.
- Le chauffage se fait à la vapeur.
- Deux ouvriers sont nécessaires pour le travail : l’apprêteur et un aide ; celui-ci est spécialement destiné à faire tourner la machine, mais il n’est jamais inactif et on l’emploie, pendant les arrêts, au pliage et à la préparation des coupons.
- De cette façon l’appareil peut apprêter trois robes de laine à l’heure, et quant aux robes de soie, elles sont si différentes comme complication et comme nombre de morceaux, que l’on ne peut fixer qu’une moyenne très-variable ; c’est environ deux robes à l’heure.
- Le tambour d’apprêt de M. Laffitte fonctionne, d’abord chez lui-même, comme nous l’avons dit, puis dans plusieurs établissements importants de teinture, notamment chez M. Lainé et M. Marchai à Paris, chez M. Lainé neveu à Billancourt, etc. C’est un appareil d’un bon usage et pouvant s’appliquer aux tissus de laine, de soie et aux mélanges ; c’est-à-dire à tous ceux employés pour les robes, confections et ameublements.
- CRETONNE TAPIS
- La mode actuellement est aux anciennes tapisseries, et tout article d’ameublement cherche maintenant à rappeler le type des œuvres de Beauvais et d’Aubusson.
- Nous donnons ci-dessus le spécimen d’un genre d’article très en faveur, tissu sergé, que l’on nomme improprement cretonne, et qui est imprimé en dessins peu brillants, reproduisant très-bien le style des tapisseries.
- On fait aussi un papier peint sur des dessins semblables, et s’assortissant exactement, de façon à ce que les tentures, les rideaux et les meubles d’un appartement ou d’une pièce, soient absolument sur le même type.
- C’est une décoration peu coûteuse et de bon goût.
- Ces dessins étant à grands ramages, il n’est pas facile d’en juger l’aspect sur un échantillon. Le rapport de celui-ci est de 40 centimètres, mais il s’en fait qui dépassent un mètre.
- CHRONIQUE
- CHAMBRE de COMMERCE D’ELBEUF
- La Chambre de commerce croit de son devoir de porter à la connaissance des fabricants et des négociants en draperies de sa circonscription, une question de la plus haute gravité, qui s’agite en ce moment devant le conseil supérieur du commerce et de l’industrie, et dont la solution intéresse l’avenir de sa circonscription, déjà bien éprouvée par une crise intense.
- Il s’agit de l’élaboration de nouveaux tarifs généraux raisonnés d’après les tarifs conventionnels existant en vertu des traités de commerce qui arrivent à leur échéance.
- Ces traités frappent d’un droit de 10 p. 0/0 ad valorem, les tissus drapés introduits en France.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ce droit n’a jamais été perçu intégralement par suite de fausses déclarations, que la douane ne peut empêcher faute de juste appréciation et de moyens suffisants de répression.
- En 1873 et 1874, le droit perçu n’a pas dépassé 6 p. 0/0 en moyenne ; on peut tenir ce fait pour certain. i
- Le gouvernement désire introduire dans les nouveaux tarifs le droit spécifique, et la chambre consultée à cet égard a donné un avis favorable.
- S’il était possible d’assurer d’une manière certaine la perception intégrale du droit ad volarem celui-ci serait sans aucun doute préférable.
- Le droit spécifique, par quelque combinaison qu’on puisse le rendre acceptable, présente toujours des inégalités fâcheuses; certains produits, sont surabondamment protégés, tandis que d’autres le sont insuffisamment.
- Quoiqu’il en soit, calculé sur la base de 10 p. 0/0 il apporterait une grande amélioration dans l’état de choses actuel ; la difficulté est de déterminer le chiffre de protection nécessaire pour assurer en moyenne ces 10 p. 0/0.
- Le ministre du commerce a présenté aux délibérations du Conseil supérieur un projet de tarif qui posant le chiffre de 14 fr. comme la valeur moyenne au kilogramme de l’ensemble de la fabrication des étoffes de laine dans toute la France, porte à 1 fr. 40 le kilogramme un droit unique représentant 10 p. 0/0.
- La Chambre de commerce n’a aucun moyen de contrôler le chiffre de là fr. mais en admettant qu’il fut exact, il ne prouverait qu’une chose, c’est que le niveau de la fabrique d’Elbeuf est de beaucoup au-dessus de la moyenne de la production générale.
- Du travail statistique auquel elle s’est livrée, comme elle le fait chaque année pour fixer le prix moyen de la fabrication de sa circonscription, elle a trouvé le prix de 16 fr. 76 au kilogramme ( au mètre 10 fr. 22 ).
- Ce résultat se trouve corroboré par un tableau de cette fabrication divisée par nature de produits et indiquant les prix en kilogrammes. Ce tableau est venu confirmer à peu de chose près le chiffre du travail statistique ( 16fr. 68 au lieu de 16 fr. 76).
- On ne peut en douter, d’ailleurs, quand l’échelle des prix des exportations faites par les négociants de la place monte de 14 fr. 25 à 26 fr. 75 le kilog.
- Les estimations faites par la chambre sont donc incontestablement l’expression de la vérité.
- En conséquence, elle ne pourrait accepter le
- droit unique de 1 fr. 40 par kilogramme pour toute espèce d’articles drapés.
- Elle a proposé au Conseil supérieur de diviser ces tissus en trois catégories raisonnées sur le poids du mètre carré, afin que la douane n’ait à faire qu’une vérification matérielle. Ainsi disparaissent les inconvénients qui auraient pu résulter des différences de largeur.
- Dans le projet de la Chambre, les trois catégories se divisent ainsi :
- Dans la 1er, les étoffes pesant moins de 400 grammes au mètre carré ( ce qui correspond à 550 grammes au mètre courant, largeur 1m 40 ) .
- Dans la 2me, les étoffes pesant de 400 à 550 grammes ( soit au mètre courant de 550 à 750 ).
- Dans la 3me, les étoffes de plus de 550 grammes (soit plus de 750 grammes au mètre courant).
- Et les droits à l’entrée en France sont gradués comme suit:
- 1 fr. 80 pour la première catégorie ;
- 1 fr. 60 pour la deuxième ;
- 1 fr. 40 pour la troisième.
- Ce projet ne donnerait pas encore une protection égale à tous les produits, mais il assurerait une protection noyenne de plus de 9 pour cent et constituerait un avantage sensible sur la situation actuelle.
- Malheureusement la commission du Conseil supérieur qui a examiné ce projet n’en a retenu que les trois catégories ; considérant la moyenne de 1 franc 40, proposée par le gouvernement comme exacte, elle a abaissé de 20 centimes les chiffres indiqués par la Chambre de commerce, c'est-a-dire que dans son système, la 1er catégorie paierait, au kilogramme, 1 fr. 60 ; la 2me, 1 fr. 40 ; la 3me, 1 fr 20.
- La Chambre de commerce est résolue à lutter énergiquement contre l’adoption d’un pareil tarif, parce qu’il ne donne à un grand nombre de produits d’Elbeuf qu’une protection très-réduite et, qu’en tout cas, il est de plus de 20 centimes par kilogramme inférieur à celui qui serait nécessaire pour assurer une moyenne de protection d’environ 10 p. 0/0.
- En portant ces faits à la connaissance des intéressés, la Chambre a pour but de chercher l’approbation et le soutien de l’opinion publique et de provoquer l’envoi de tous avis ou renseignements qui pourraient faciliter sa tâche. La gravité de la situation ne peut échapper à personne.
- Le marché français est envahi par les produits
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- étrangers et la vente des étoffes sur place est devenue presque impossible.
- L’entente et l’énergie sont commandées en ce moment plus que jamais, et les adhésions qui arriveraient à la Chambre, nombreuses et motivées, lui donneraient du courage et de la force dans la lutte qu’elle soutient.
- Au nom de la Chambre :
- Le président, Ph. Aubé.
- LES TRAITÉS DE COMMERCE
- Fin.
- La conversion des droits ad valorem en droits spécifiques.
- PROJET SOUMIS AU CONSEIL SUPÉRIEUR DU COMMERCE.
- PRODUITS CHIMIQUES. — Le plus grand nombre de ces produits est déjà taxé au poids par les tarifs conventionnels ; parmi ceux qui sont fixés à la valeur, il y en a qui sont nommément désignés au tarif et taxés à 5 et 10 p. 0/0 ; ce sont les suivants :
- Aluminate de soude
- Chlorure d’aluminium Chromâtes de plomb et de potasse
- Phosphore rouge
- Sels ammoniacaux : hydrochlorate (sel ammoniac (brut)
- — raffiné
- Autres bruts
- — raffinés Sels d’étain : bichlorure
- — protochlorure
- Droit proposé.
- Fr. 10 70, les 100 kil.
- 2 », le kil.
- 13 »,les 100 kil.
- 120 », —
- 6 50, —
- 9 75, —
- 2 50, —
- 6 25, —
- 8 », —
- 8 », —
- Pour les aluminates de soude, le sel ammoniac et le protochlorure d’étain, nous remarquons que les droits ci-dessus comprennent 70 centimes par 100 kil., compensant les frais et surveillance des fabriques de soude.
- Il y avait un tarif conventionnel des produits chi-
- (1) Voir le Moniteur de la Teinture du 5 avril, année courante, page 81.
- miques non dénommés, ils ont été classés comme suit :
- Noms des produits. Droit spécifique proposé.
- Acétates de cuivre brut Fr. 8 », les 100 kil.
- — raffiné en poudre 11 50, —
- — raffiné en cristaux 17 », —
- — de fer concentré 8 », —
- — de plomb à 50,
- — de potasse 17 50, —
- Acide phosphorique 50 », —
- Ammoniaque (alcali volatil) 2 50, ---
- Alcool amylique 7 50, —
- . — méthylique 7 50, —
- Alun d'ammonia que ou de po-
- tasse et sulfate d’alumine 1 15, -----
- Arséniate de potasse 7 », —
- Borax artificiel brut ou mi-
- raffiné et natif mi-raffiné 7 », —
- Borax raffiné, de toute sorte 8 » ? —
- Chlorure d’aluminium et de
- sodium 15 », —
- Glycérine brute 3 75, -e—e
- Glycérine-incolore et ino-
- dore 6 », —
- Lactate de fer 35 », —
- Magnésie calcinée 15 », —
- Sels d’argent 7 50, le kil.
- Oxydes et sels d’antimoine (à
- l’exclusion de l’émétique) 20 », les 100 kil.
- Sulfate de cuivre 3 30, —
- — de fer 50 », —.
- — double de fer et cuiv. 2 », .......
- Sulfure de mercure, en pierres ou pulvérisé 70 », ___
- Autres produits chimiques non dénommés dans les tarifs conventionnels, 5 0/0 de la valeur, avec faculté pour le gouvernement d’établir un droit au poids équivalent, après avis du comité consultatif des arts et manufactures.
- PRODUITS DÉRIVÉS DU GOUDRON DE HOUILLE. — Après avoir dégagé de la houille le gaz d’éclairage et le coke, la distillation donne un résidu visqueux désigné sous le nom de goudron de houille; c’est de cette matière que nos chimistes ont tiré des huiles diverses et cette série de couleurs admirables qui, dans ces dernières années, ont apporté des modifications si importantes dans l’industrie. Ces produits divers sont soumis actuellement au , droit de 5 0/0 de leur valeur; on propose de transformer ainsi ce droit :
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- 118
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Droit au poids
- Désignation des produits. répondant à 5 0/0 ad valorem.
- les 100 kilogrammes.
- Essence de houille, benzines et autres hui- fr. c
- les légères 5 »
- Huiles lourdes » 25
- Nitro-benzine et aniline pure ou mélangée de toluidine 15 »
- Acide phénique brut 3 50
- — pur (liquide ou cristallisé) 12 50
- Naphtaline brute » 75
- — purifiée 10 »
- le kilogramme.
- Anthracène brut » 10
- — raffiné » 30
- Teintures dérivées de l’aniline et de la toluidine, sans distinction de couleur 1 50
- Acide picrique » 25
- Alizarine en pâte humide - » 25
- — sèche 4 »
- Non dénommées : 5 0/0 de la valeur, et avec faculté pour le gouvernement de convertir le tarif ad valorem en taxe spécifique équivalente, sur l’avis du comité consultatif des arts et manufactures.
- VERNIS. — Pour ces articles dont le prix varie avec la qualité, la traduction des droits à la valeur en droits spécifiques présentait de grandes difficultés; il a fallu, comme pour beaucoup d’autres, agir un peu arbitrairement sous peine de renoncer à une tarification spécifique ; nous trouvons le tarif suivant :
- Le 100- kilogrammes,
- x fr. c.
- Vernis à l’alcool 30 »
- Vernis à l’essence 20 »
- Vernis à l’huile et à l’essence, et vernis à l’huile 40 »
- Pour les vernis à l’alcool il y a en outre à tenir compte du droit de consommation intérieure.
- Couleurs non dénommées.—Voici les droits proposés pour remplacer le droit de 50 0/0 de la valeur.
- Désignation des produits. Droit
- par 100 kilogram.
- — • fr. o. Ocres broyées ou autrement préparées. » 25 Terres de Cologne, de Cassel, d’Italie, de Sienne et d’Ombre. » 50
- Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres bleues et vertes. 5 »
- Verts de montagne ; de Brunswick et
- l ange du chro-
- mate de plomb et du bleu de Prusse. 5 « Talc pulvérisé.- » 25
- Couleurs broyées à l’huile (y compris le carbonate de plomb et la céruse ayant reçu la même préparation). 4 »
- Couleurs en pâte, préparées à l’eau pour papiers peints. 7 50
- Autres couleurs non dénommées : 5 0/0 de la valeur, avec faculté pour le gouvernement de convertir le droit en taxe au poids correspondante, après avis du comité consultatif des arts et manufactures.
- Puis viennent les articles suivants tarifés autr efois à 5 O/o et pour lesquels on propose les droits spécifiques suivants :
- les 100 kilogrammes.
- Orseille préparée humide (en pâte ou extait.) 5 »
- Orseille préparée sèche. 10 »
- Acide stéarique. 9 »
- Acide oléique. . h »
- Bougies de toutes sortes et acide stéarique ouvré. 23 »
- Chandelles à mèches tressées ou moulinées ayant subi une préparation chimique. 15 »
- Autres chandelles. 6 »
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES
- 109848. — Gantillon et C10. — Appareil d pulvériser les liquides et son application à l'humec-tage des tissus en général. — L’humectage se fait à l’aide d’un brouillard très-divisé ; une pompe refoule le liquide dans une rampe de robinets pulvérisateurs, lesquels dirigent les jets, pour les briser encore, sur une plaque recourbée intercalée entre les robinets et les tissus.
- 109857 — Renault. — Système de séchoir-étuve, dit séchoir-étuve Renault, pour le séchage des papiers nouvellement imprimés, des encres imprimées sur papier ou sur étoffes, des soies, des laines, des peaux, etc. — Le séchoir est disposé pour le chauffage de l’air au moyen de la vapeur, avec ventilation et aspiration de la buée qui se dégage des matières à sécher.
- 109,874. — Catteau. —Perfectionnements aux machines Jacquard dites machines d’armures pou-
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-
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 119
- vant travailler avec trente lames et plus. — Modification des organes moteurs des lames de griffes soulevant les crochets, et les organes moteurs des planches à collets pour en augmenter ou en diminuer la course à volonté.
- 109,890. — Leclère et DAMUZEAUX père et fils. — Perfectionnements aux machines à fouler les draps. — Aux fouleuses ordinaires à deux cylindres en cristal foulant en largeur, les inventeurs adjoignent au-delà du butteur en bois un double fond fixe combiné avec un double fond mobile afin de de donner une autre direction au tissu foulé.
- 109,898. — Tholozan et Cie. — Fabrication des bas sur Iq métier-chaîne à machine Jacquard. — Le produit est un bas à dispositions d’unis et de jours obtenues sur le métier-chaîne, avec le secours de la Jacquard par les moyens connus. Le remontage ou retroussage du talon ou du bout de pied a lieu sur les métiers circulaires ou rectilignes à maille unie.
- 109,899. — Tholozan et Cie. — Vanissage des bas sur métier circulaire a maille unie de tous systèmes, de toutes jauges et de tous diamètres. — Application du vanissage au bas uni 'a dessin ou à jour fabriqué sur métier circulaire à maille unie et production d’un tissu composé de deux matières différentes se tissant l’une devant l’autre de façon à former l’endroit et l’envers du tissu.
- 109,907. — DÉRINCK et Godefrin. — Systèmes de bandes à appliquer sur les fils de lin en pelote pour en faciliter le dévidage. — Ces bandes sont destinées à recouvrir les pelotes de fil sur chacune desquelles est appliquée une aiguille effilée ou non mettant ou non en évidence l’un des bouts du fil.
- 109,921. — Michel. — Carbonisation de toute matière végétale contenue dans la laine ou les chiffons de laine.— Emploi du gaz chlorhydrique produit par l’ébullition de l’acide muriatique placé dans un vase quelconque.
- 109,922. — Poiret frères et Neveu. — Perfectionnement aux métiers à tisser. — L’objet principal du brevet est un mécanisme de retraite servant à rapprocher les deux duites de deux en deux coups au moyen d’un levier agissant automatiquement et faisant fonctionner un support établi à l’arrière du métier.
- BREVETS D’INVENTION
- Concernant les Industries tinctoriales et textiles.
- 110994. — 8 janvier : Bozon. — Genre d’impression métallique mate et brillante, solide, sur tulle et étoffes de toutes espèces.
- 110995. —17 janvier : Corron. — Secoueuse-dresseuse de soies et autres matières filées mises en écheveaux.
- 111016. — 8 janvier : Orsat. — Appareil portatif destiné à l’analyse industrielle des gaz.
- 111039. — 13 janvier : Imbs. — Perfectionnements à sa machine à peigner les filaments de matières textiles.
- Certificats d’addition.
- Baueot, 7 janvier. B. 108714. (Chasse-chaîne électrique ou appareil produisant l’arrêt du métier à la rupture d’un fil de la chaîne.)
- Blanche, 11 janvier. B. 100666. (Machine à griller pour les tissus.)
- Coinsin-Bordat, 12 janvier. B. 108018. (Blanchiment des substances végétales.)
- & FAITS DIVERS
- exposition universelle de 1878.
- Le Journal officiel donne ainsi la distribution par groupes des diverses industries et arts industriels, dans l’enceinte du palais et les constructions circonvoisines de l’Exposition projetée.
- Le centre sera réservé aux beaux arts. De plus, une ou deux galeries plus hautes et plus larges que les autres devront être réservées aux machines et engins de grandes dimensions, et ces deux galeries ne devront pas, néanmoins, être contiguës à celles des beaux-arts.
- Ceci posé, vingt groupes différents, justifiés comme suit, comprendront la totalité des-objets exposés :
- I. Beaux-arts.
- II. Éducation et enseignement.
- III. Mines et métallurgie.
- IV. Arts chimiques.
- V. Cuirs, peaux, caoutchouc et papier.
- VI. Tissus.
- VII. Confections, modes et fantaisie.
- VIII. Céramique, verrerie et cristallerie.
- IX. Ameublement civil et religieux.
- X. Travail des métaux.
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- 9
- O
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- XL Télégraphie, horlogerie, optique, précision, acoustique et musique.
- XII. Dessins industriels et photographie.
- XIII. Génie civil.
- XIV. Art militaire, marine, armes de guerre et de chasse ; ustensiles de pêche.
- XV. Mécanique, machines et matériel de transport.
- XVI. Hygiène, médecine et chirurgie.
- XVII. Alimentation.
- XVIII. Agriculture.
- XIX. Horticulture,
- XX. Inventions, découvertes et applications de nature à améliorer la situation morale et matérielle de l’homme.
- En dehors des vingt groupes constituant cette classification, il sera fait, dans un bâtiment spécial, des expositions permanentes d’œuvres d’art des anciennes écoles et d’objets précieux des siècles passés, intéressant l’histoire de l’art et celle de l’industrie.
- Tous les pays seront appelés à prendre part à ces expositions dans les limites fixées par la Commission supérieure, lesquelles seront restreintes aux ouvrages d’un intérêt hors ligne et universel.
- CONVENTION ENTRE LA FRANCE ET LE BRÉSIL POUR LA PROTECTION DES MARQUES DE FABRIQUE
- Le président de la République française,
- Sur le rapport du ministre des affaires étrangères,
- Décrète :
- Art. 1er. — Une déclaration relative à la protection des marques de fabrique et de commerce ayant été signée entre la France et le Brésil, le 12 avril 1876, la dite déclaration, dont la teneur suit, est approuvée et sera insérée au Journal of(i-
- DÉCLARATION
- Le Gouvernement de la République française et le gouvernement de Sa Majesté l’empereur du Brésil, désirant assurer une complète et efficace protection à l'industrie manufacturière des nationaux des deux Etats, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, sont convenus des dispositions suivantes :
- Les sujets de chacune des hautes parties contractantes jouiront dans les territoires et possessions de l’autre, des mêmes droits que les nationaux pour tout ce qui a rapport aux marques de fabrique ou de commerce, de quelque nature qu’elles soient.
- Les nationaux de l’un des deux pays qui voudront s’assurer dans l'autre la propriété de leurs marques de fabrique ou de commerce, devront
- remplir les formalités prescrites, à cet effet, par la législation respective des deux pays.
- Art. 2. — Le ministre des affaires étrangères est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Versailles, le 20 mai 1876.
- Mal DE MAG-MAH0N,
- DUC DE MAGENTA.
- GARANCE.
- D’après la statistique officielle de 1872, la production de la garance en France a été de 280,415 quintaux métriques, ayant une valeur brute de 14 millions de francs environ ; ces chiffres étaient un peu inférieurs à ceux de 1871.
- Cette plante tinctoriale n’est cultivée que dans le Midi de la France, et depuis plusieurs années le progrès des teintures minérales a eu pour effet de diminuer constamment l’importance de cette culture.
- Dans le Vaucluse, qui produit environ les deux tiers de la récolte, soit 192,000 quintaux, d’après une correspondance de Valréas, cette culture serait presque abandonnée.
- Un onzième à peine des terres ordinairement affectées à cette semence en recevraient cette année.
- Au prix actuel des racines, la main-d’œuvre seule absorbe tout le produit et même au delà.
- Après le Vaucluse, viennent, par importance de production, les Bouches-du-Rhône, avec 37,800 quintaux métriques ; la Drôme, avec 26,488 ; le Gard, avec 17,100 et l’Ardèche, avec 6,552 quintaux métriques.
- Sauf le département des Basses-Alpes, qui produit une quantité insignifiante de garance (75 quintaux métriques), tous les autres départements restent absolument étrangers à cette culture.
- On a trouvé dans le goudron de houille des matières tinctoriales similaires dont le prix de revient est de beaucoup plus bas : l’aniline, la fuschine, l’anthracène, et surtout l'alizarine artificielle ; cette dernière remplace la garance.
- D’où le délaissement de la racine ; d’où l’une des causes de ruine des départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône,
- Voici dans quelle effroyable proportion le commerce de la garance s’est amoindri : Pendant le premier trimestre de 1875 l’exportation des poudres de garance avait été de 695,474 kilogrammes ; elle n’a été en 1876 que de 211,043 kil.
- Il est facile de prévoir que la lutte contre l'ali-zarine artificielle sera bientôt impossible.
- Les Gérants ; F. Gouillon & P. Blondeau.
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- Prix au 15 Mai 1876
- ( SAUF VARIATION.
- Acide acétique 8°, bon goût . — — ordinaire 40 p 0/ — muriatique (chlorhydriqu — nitrique 36° .... — oxalique . . . — picrique cristallisé . 100 kil. 0 — 3) — le kil. 170 »» à 48 »» 8 »» 43 »» 135 »» 6 50 »» »» ») »» »» »» » » )) » »» »» » » » »
- — — poudre . — 5»» »» »»
- — sulfureux. . . . , 100 k. 10 »» »» »»
- — sulfurique 66° . . — 15 »» »» »»
- — tartrique le kil. 4 80 ») »»
- Amidon aiguillé. . . . , 100 k. 80 »» »» » »
- Albumine d’œufs . le kil. au cours »»
- — de sang .... — »» »» »» »«
- Alun de glace ordinaire . 100 k 24 »» »» »»
- Ammoniaque blanc 22°. . • 58 »» »» »»
- Aniline rectifiée. . . . . le litre »» »» »» »»
- Benzine commerciale . . 100 lit. 150 »» »» »»
- — supérieure. 200 »» »» »»
- Bois de campêche d’Espagne effilé 100 k. 42 »» »» »»
- — d’Haïti effilé . — 32 »» »» »»
- — de Fernambouc, n° 1, effilé — manque
- — Ste-Marthe effilé . — 55 »» »)) »))
- — jaune Cuba, effilé. . — manque
- — — fustet, effilé . • 40 »» »» »»
- — — de quercitron effilé — 38 »» »» »»
- — de Santal moulu . —. 25 »» 28 »»
- Borax raffiné 100 k. 130 »» »» .))»
- Cachou brun sur feuille . — 78 » 80 »»
- — jaune ou gambir . — 75 »» »» »»
- Carmin d’indigo en pâte . le kil. 5 »» 10»»
- — purifié . — 18 »» 22 »»
- Chlorure de chaux .... 100 k. 36 » »» »»
- Chromate jaune de potassé . w-- 330 »» »») »»
- — rouge (bi-chromate) — 150 »» 145 »»
- Cochenille de Honduras le kil. 6 » » »»
- — zaccatile.... — 7 »» 11 »»
- — en grabeaux . . 3 50 » »»
- — ammoniacale — 9 »» 10 »»
- Couperose verte (s. de fer) . 100 kil. 11 »» »» »)
- — desséchée . —. 80 »» 100 »»
- — bleue (suif, de cuivre) — 72 »» »» »»
- Cudbear ....... — 250 »» »» »»
- Crème de tartre • — 280 »» »» »»
- Cristaux de soude 100 k. 18 50 25 »»
- Curcuma Bengale pulvérisé . . — 100 »» »» »»
- Dextrine blanche n° 1 . — 70 »» 80 »»
- — jaune — » »» »» »»
- Extrait de campêche sec ... — 118 »» 150 »»
- — jaune de Cuba, lr° quai. — 240 »» 260 »(
- — d’épine vinette, liquide
- à 20° . . • . . — »» »» »» »»
- — Sainte-Marthe ... le kil. 4 30 »» »»
- — de châtaignier sec . . 100 k. 70 »» »» »»
- — de quercitron. . . . le kil. »» »» »» »»
- — d’orseille 100 k. 200 a» 300 »»
- Galles de Smyrne, noires et vertes — 160 »» »» »»
- — d’Alep — 300 »» »» »»
- Garance d’Alsace SSE. ... — 140 »» »» »»
- — —FF .... — 100 »» »» »»
- Gaude de Normandie .... 100 k. 26 »» »» »»
- Indigo Bengale. . . « . . le kil. 24 »» 32 »»
- — Flor — 22 »» »» »»
- — Madras — 12 »» 14 »»
- Laque-dye D. T. . . . . . — 3 25 »» »O
- — autres marques... — 2 »» 2 5»
- Muriate (oxyde), d’étain . . . 100 k. 125 »» »» »»
- Orseillé de Lyon . . . . o — 55 »» 100 »»
- Panama (écorce) — «« »» »» »»
- Potasse d’Amérique. . . o . — 110 »» »» »»
- — factice .... . — »» »» »» »»
- — perlasse indigène ... —‘ 90 »» 100 »»
- Prussiate jaune de potasse. . . — 323 »» »» »»
- Pyrolignite de fer ... la barrique 20 »» »» » »
- — de plomb .... 100 k. 70 »» »» »»
- Bocou Cayenne .... 3/4 barrique 425 »» »» »»
- Bouille 45° 100 k. 20 »» 25 »»
- Safranum (carmin) le litre 28 »» »» »»
- Sel d’étain 100 k. 160 »» »» »»
- — de soude 75° — »» »» »» »»
- — de saturne (ac. de plomb) . — 105 » 9» »»
- Sulfate d’alumine ordinaire . . — 28 »» »» »»
- — de zinc — 22 »» »» »»
- Sumac Bedon....... — 28 »» »» »»
- Tartre rouge. ...... 100 kil. 225 » y»
- — blanc — 245 » »»
- Zinc en poudre. .... le — 1 50 »» »»
- Nota. — Les prix de l’acide acétique, de la benzine et autres substances soumises aux droits d'entrée doivent être augmentés du montant de ces droits, lorsqu'elles sont destinées à Paris et aux autres villes imposées.
- Ces prix sont les nôtres et ceux des principaux droguistes de Paris ; ils s’appliquent aux marchandises livrées en gros, c’est-à-dire en caisses, barils, touries, surons ou ballots, ou au moins un colis d’origine.
- Pour livraisons au-dessous de 100 kilos*, ces prix sont augmentés de 20 p. 0/0.
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- POUR L’IMPRESSION
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l'impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Parla combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l'OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l’impression à la gouache^ usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-fin................................................. Je kil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr..................................... . . . la boîte.. 12 — 50
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron.................................. le kil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais..................... — 6 — »
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta.............................. — 12 — »
- Vermillon....................................•........................ — 18 — »
- Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., Lv finesse, 24 fr. le kilogr. Tontissés de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- Cette nouvelle colle est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates.
- Prix : Qualité unique, 1er blanc.à fr. le kil. Dépôt à YOfJice du Moniteur de la Teinture.
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- Cartons de 58 centimètres de longueur sur 46 de largeur, prix du cent................................ 10 fr
- - 67 - - 53 - — 44 -— 75 - - 64 - — 60 — - 85 - - 65 - - 75 -— 1m03 — — 65 — - 85 — — lro06 - - 76 - - 120 -— 0"92 - — 82 — . — 140 —
- - 1“15 - _ 85 — - 150 —
- - lm30 - _ 80 — - 150 —
- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent,
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- PUBLICATIONS EN VENTE AU BUREAU DU JOURNAL
- ALCAN (Michel). — Traité du travail des laines peignées, de l’alpaga, du cachemire, etc, vol. in-8° et un atlas de 41 planches doubles. 40 fr. — Traité du travail de la laine cardée, 2 vol. in-8° et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Études sur les arts textiles, à l’exposition Universelle de 1867; 1 vol. in-8° et un atlas de 25 planches doubles ........................................... 35 fr.
- — Essai sur l'industrie des matières textiles, in-80, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)................ 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°.................... 35 fr.
- BFZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-4°...................... 100 fr.
- ROLLEY et KOPP . — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 figures dans le texte 10 fr. ; par poste....................................... 12 fr.
- BON A- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste....................................... 11 fr.
- BOURDILLAT. —De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste........................................ 9 fr. 50
- CHEVREUL. — Cercles c hromatiquesappliqués à la défi-' nition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr. ; par poste....................................... 37 fr.
- CHOIMET. — Filature du lin et du chanvre, in-8°, 448 p. avec tableaux et pl. (rare), 25 fr.; par poste........................................... 27 fr.
- DE VINANT. — Traité pratique de la teinture, de l’impression sur étoffes et du blanchiment, 1 volume in-8“, de 875 pages et 6 planches autographiées, contenant un grand nombre de prodédés et recettes,
- 20 fr. ; par poste.............................. 22 fr.
- DICTIONNAIRE INDUSTRIEL à l’usage de tout le monde, par E. Lacroix, 2 vol. in-8e, renfermant 1,600 pages et 676gravures; cartonné à l’anglaise, 20 f. ; par poste..................................... 22 fr.
- DOLFUS-AUSSET. —Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-8°, 20fr. ; par poste 22 fr.
- DUMAS — Précis de l’art de la Teinture, un volume in-8° broché 416 pages (très-rare) — par poste.. 6 fr.
- F. FOL. — Guide du teinturier, ou Manuel des connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte; cartonné, 9 fr. ; par poste .... 9 fr. 50
- GIRARD'et DE LAIRE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste........................................... 19 fr.
- GIRARDIN. —Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste......................... 14 fr.
- GONFREVILLE. — Art de la teinture des laines en toison, en fil et en tissus, 1 vol. in-8°, 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec formules, 30 fr ; par poste, (rare)................ 31 fr.
- SOUILLON. — Méthode pratique d'impression des tissus en couleurs mates, dorées, argentées, bronzées, veloutées et perlées, applicable aux étoffes reteintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et échantillons, 3 fr.;
- par poste.................................. 3 fr. 25
- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr.; par poste..................................10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages', grand in-8° et 3 pl. 10 fr. ; par poste...........’............. 11 fr.
- — Impression et teinture des tissus ; grand in-8°, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8°,
- 1 fr. 25; par poste........................ 1 fr. 75
- — Garance ; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus ; in-8°, 2 fr.; par poste .... 2fr.50
- LEROUX - — Traité pratique de la filature des laines peignées et cardées, 1 vol. in-18e, avec figures et 4 planches relié................................. 15 fr.
- — Bouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste...............'...................... 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-80, 5 fr. ; par poste.............. 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-8°. lig. et 4 planches, 10 fr.; par poste...........11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes in-8°, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dans le texte, et un atlas de 10planches in-4° ; dont 4 sont coloriées.............. 70 fr.
- SCHEFFER. — Essai sur l’Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre Berckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plusieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce de quercitron, etc., in-8°, 2 fr. 50; par poste...................................... 3 fr. 25
- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’im-pression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants ; 2 volumes in-8°, avec figures et échantillons dans le texte, 19 fr.; par poste...................................... 21 fr.
- V N LAER. — Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teintures à mordant, 1 volume in-8°, de 200 pages avec 213 échantillons,
- 20 fr.; par poste.......................... 21 fr.
- Publications périodiques.
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- Revue mensuelle des industries du coton, de la laine filée et tissée, de la soie, du lin, du jute; de la teinture, ou blanchiment, de l’impression sur étoffes, et du matériel de ces industries. Prix pour la France, 12 fr. 50 par an. Adresser chèque ou mandat poste, à l’ordre de WILLIAM THOMAS, 138. Fleet-Street, à Londres.
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- 4e Série, 4e Volume.
- 5 JUIN 1876.
- 20e Année, Numéro 11.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- REVUE THÉORIQUE & PRATIQUE Spécialement consacrée
- AU BLANCHIMENT, A LA TEINTURE, A L'IMPRESSION ET A L'APPRÊT DES FILS ET TISSUS, A LA PRODUCTION ET A LA PRÉPARATION DES MATIÈRES TEXTILES; EN GÉNÉRAL, A LA FABRICATION
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- PARAISSANT LE 5 ET EE 20 DE CIAQUE MOIS
- Sous la direction de M. A.-Félix GOU1LLON, Ingénieur-Chimiste
- S’adresser
- et RÉDACTION, rue Michel-le-Comte, 22, PARIS
- A MM. GOUILLON et BLONDEAU, Ingénieurs.
- ABONNEMENTS
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- Paris et Départements : Un an........ 15 fr.
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- Etranger.............. Un an....... 20 —
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- Réclames............................. 1 50
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- Les abonnements et les annonces sont reçus au bureau du journal, 22, rue Michel-le-Comte, à Paris, et chez les principaux libraires de France et de l'Etranger.
- MACHINES A VAPEUR VERTICALES
- LES SEULES MONTÉES SLR SOCLES BATL-ISOLATEUR (brevetées, s. g. d. g.)
- DIPLOME D’HONNEUR
- Médaille d’Or et grande Médaille d’Or aux Expositions de Lyon et de Moscou en 1872
- Chaudières à foyer
- et à bouilleurs croisés
- Portatives, fixes, et locomobiles, depuis la force d’un jusqu’à vingt chevaux. Leurs dispositions spéciales et la supériorité de leur construction leur ont valu les plus hautes récompenses accordées à ce genre de machines dans toutes les expositions et la médaille d’or dans tous les concours. — cylindre a enveloppe.— réchauffeur D’ALIMENTATION. — RÉGULATEUR ET DÉTENTE VARIABLE. — TRÈS-FETITE VITESSE.—MEILLEUR MARCHÉ QUE TOUS LES AUTRES SYSTÈMES. — Pas d'ins-lallation, pas de cheminée spéciale. — Arrivent toutes montées prêtes à fonctionner.—Occupent trés-peu d’espace, se placent partout comme un meuble ordinaire. Brûlent toute espèce de combustibles et utilisent tout le calorique. — Conduites et entretenues par le premier venu. — Elles s’appliquent par leur commodité et la régularité de leur marche à tous les usages et à toutes les exploitations industrielles et agricoles,
- Envoi franco du prospectus détaillé.
- Nota. Les chaudières sont construites dans les ateliers spéciaux de la maison, qui donne pour le choix des tôles et l’exécution, des garanties que n'offrent jamais les chaudières fourmes par les chaudronniers à la plupart des constructeurs-mécaniciens.
- Chaudières spéciales pour la Teinturerie.
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- PRIMES AUX ABONNES
- a
- Le Moniteur de la Teinture est arrivé à sa vingtième année ; ce n’est donc pas un journal qui débute et qui cherche, en tâtonnant, la route à suivre; depuis longtemps, il a l’expérience des questions qu’il traite, ses relations sont établies, et il connaît les besoins des industries qu’il représente.
- Depuis sa fondation, le Moniteur de la Teinture a déjà vu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
- Pour faire apprécier, comme il convient, la valeur de cette publication, nous enverrons sur demande la table des matières du dernier volume, lequel est accompagné de nombreux échantillons et gravures intercalés dans le texte.
- PRIME
- Aux abonnés mouveaux A*un an^ ainsi qu’à nos abonnés actuels, nous offrons,
- 10 Les cinq derniers volumes 1830-31, 1822, 1s33, 1834 et 1835, au prix réduit de 35 frames, ou :
- 2°—Les quatre dermiers volumes 1532, 1833, 1534 et 1835, au prix réduit de 28 francs, ou :
- 3° — Les trois derniers volumes 1833, 1834 1835, au prix réduit de 2* francs, ou :
- 4° — Les deux derniers volumes 4 8 74 et 1835, au prix réduit de 15 francs, ou : 5° — Un des eine derniers volumes parus au prix réduit de 10 frames.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- On s abonne en adres saut un mandat de poste à l’ordre de MM. Gouil-lon et Blondeau, rue Michel-le-Uomte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applica. blés à la moitié des frais d’encaissement.
- Je soussigné (4) ._______________________________________________ demeurant à ________________________________________________________________— ______________________________________________________________1_____________________________________________________________ département d -________________________________—_______________________________ déclare souscrire pour un abonnement de_____________________________________— au moniteur de la Teinture, à partir du (2) ,-____________________________________________________________ et comme prime aux volumes ___________________________________________________________________________ tout payable à la présentation de la quittance
- Signature :
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier;mais, afin d'avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- COULEURS
- PRIX DE
- K « Mi B •
- Fuchsine inférieure.................... le kil. 15 fr.
- — bonne courante........................ — 35
- — extra-supérieure...................... — 40
- Rouge pour coton........................ — 70
- Rouge-cerise ou grenadine............... — 15 Rose de safranine en poudre............. — 200 Géranosine en poudre.................... — 180 Eosine, nouvelle couleur................ — 200
- Bleus.
- Bleu ordinaire...................... le kil. 55 fr.
- Bleu pur............................. — 125
- Bleu-lumière supérieur............... — 200
- Bleu Nicholson pour laine (no 5).... — 40 — — (n° 3).... _ 70 — lumière (ne............................._ 90
- Bleu de Lille, ou gros violet....................... 36
- Bleu-noir, ou bleu marin.............................. 25 Bleu foncé.............................................. ~...........................................30 Bleu spécial pour coton, suivant qualité..-. 60 à 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or.................................. ,50 fr.
- Jaune-orange......................... — 50
- Orange supérieur pour soies.......... — 200
- D'ANILINE
- DÉTAIL :
- Violets»
- Violet ordinaire, rouge........le kil. 55 fr.
- — bleu............................ — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge. ;........................ — 60
- Violet moyen.................. — 65
- Violet lumière, bleu............ — 70
- Violet au bi-chromate, en pâte. — 25 Violet pour remontages......... — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2)...le kil. 100 fr.
- — — supérieur...... — 110
- Divers.
- Brun d’Elbeuf liquide.......... le kil. 5 fr.
- Marron d'aniline................ — 25
- Gris, par le bleu-noir......... — 25
- Gris-perle, par les violets..... — 110
- Coralline rouge................. — 30
- — jaune (alcool).................. — 20
- Purpura l ine à l’état sec. — 10
- Xanthine ....................... — 35
- Cachou de Laval................. — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes‘solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- PURPURALINE
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE PRODUISANT
- Des Grenats, Marrons, Prunes, etc., à bas prix, sur Laine, Laine et Coton, Coton
- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l’orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au Cleu-Noir d’aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances tres-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
- BLEU-NOIR D’ANILINE
- SOLUBLE DANS L’EAU
- NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE
- Sur laine, cette'couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation.
- Plus riche, plus économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-ci dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande var iété de teintes.
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des Hoirs, des gris, et, par mélange, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent l’emploi très-avantageux. PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l’Olce du Moniteur de la Teinture.
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- TABLE A VAPEUR A REPASSER
- POUR LE REPASSAGE & L’APPRÊT
- DES VÊTEMENTS CONFECTIONNÉS
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- Ces tables ont apporté un perfectionnement important dans l’apprêt des vêtements de toute espèce permettant de les repasser sans les lustrer, les écraser ni agglomérer les duvets, en leur conservant leurs formes, leur souplesse, leur brillant et leur nuance. Ce procédé de repassage est très-expéditif et nullement fatigant ; les tables sont d’un volume peu encombrant et solidement établies.
- Table n° 1, servant pour toute espèce de vêtements. — Prix : 235 fr.
- Envoi FRANCO, sur demande, d’une brochure sur l’usage des tables à repasser, avec plans et figures.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- TENDEUR
- pour la teinture des soieries, popelines et autres étoffes
- Système GONIN, — Breveté S. G. D. G.
- Tendeur pour une robe avec pied. Prix : 25 fr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- JOURNAL DE L’EXPLOITATION
- DES CORPS GRAS INDUSTRIELS
- REVUE THÉORIQUE, PRATIQUE ET COMMERCIALE
- De la Stéarinerie, de la Savonnerie, de l’Extraction et de l’Epuration des Suifs, Huiles et Graisses, de la Fabrication des'Matières lubrifiantes, de l’Industrie des Goudrons, Schistes, Pétroles, Résines et Essences, etc.; du Matériel de ces industries; en général, de la Production et de l’Application de tous corps gras ou d’origine grasse, dans l’industrie et dans les Arts.
- PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS
- Sous la direction de M. P.-F. BLONDEAU, ingénieur civil Ancien élève de l'Ecole centrale des Arts-et-Manufactures.
- Cette Revue est accompagnée de gravures dans le texte et indique le mouvement des affaires et les cotes commerciales des produits qui font l’objet de sa spécialité. Elle paraît depuis le mois de juillet 1874.
- p . ( Paris et Départements . . Un an, 15 fr. — Six mois, 9 fr.
- ol • ( Etranger............. — 20 fr. — — 12 fr.
- Pour les Abonnements et les Annonces, s’adresser à MM. GOUILLON et Blondeau, 22, rue Michel-le-Comte, à PARIS.
- (Envoi franco d’un Spécimen et delà table des matières du dernier volume sur demande affranchie).
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRICANT DE COULEURS D’ANILINE
- d'Argent et de Bronze à l'Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l'Exposition de Vienne
- SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le caltiatour et résistant au foulon.
- Acide salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER & WEIDKNECHT
- Constructeurs à MULHOUSE (Alsace).
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments, Impressions, Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Hydro-Extracteurs.
- Machines à laver de tous systèmes.
- Machines à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines à pulvériser l’eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines à sécher.
- Machines à imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole.
- Rames fixes à pinces et à déraillage.
- Rames continues à picots.
- Rames continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, -lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements. Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges et à pistons, Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
- Installations complètes pour Tuileries mécaniques à terre dure et à terre molle.
- MORDANT SCHMIDT
- (Breveté S. G. D. G.)
- Economie de 18 0/0 d’indigo
- Dans la Teinture à l’Indigo de cuve
- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 400 kilos de matières traitées, en h fois on met pour les premiers cent kilos 2 kilos de mordan dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
- Prix du kilo : 4 francs.
- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer celles-mêmes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo..
- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr. par cuve.
- S’adresser à l’Office du Journal.
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- Renseignements et Recettes.
- L’administration lu Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20 Vol., No 11. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Juin 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Nouveau procédé de teinture avec l’alizarine artificielle, par M. FORSTER. — Emploi du soufre comme mordant, par MM. Walz et STILLWELL. — Débarrage des étoffes de laine, par M. H. Lesueur. — Jaune rocou sur coton (échantillon)
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Séchage industriel. Comment doit-on sécher? Nouveau séchoir, par M. Testud de BEAUREGARD. — Les châles de cachemire. — Action des réactifs chimiques sur le jute et le lin, par M. A. Renouard (suite). — Brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Timbre des quittances et des effets de commerce. — Exposition industrielle de Reims.
- CHRONIQUE
- Les affaires en tissus ne reprennent que bien péniblement, et la situation, qui présente cependant des apparences favorables, ne s’est pas encore modifiée d’une manière suffisamment tranchée.
- Roubaix, néanmoins, paraît être en bonne voie; de nouveaux ordres importants sont arrivés, et il se fait un grand mouvement dans le commerce des matières premières.
- Pendant le mois de mai, le bureau de conditionnement de cette ville a enregistré les résultats suivants :
- Nombre Poids
- de colis présentés
- Laines peignées mécaniquement 9,550 1,027,458 Ecouailles et blousses 28 3,017
- Laines filées ...................... 945 100,420
- Soies................................. 5 230
- Cotons......................... 3,843 410,781
- Soit au total 14,371 colis formant 1,541,906 k. de ces divers textiles et ayant donné lieu à 33 opérations de décreusage et 1360 de titrage.
- Ces chiffres sont des plus satisfaisants et témoignent d’une grande activité dans les transactions en matières textiles.
- On peut remarquer que la soie entre en proportions de plus en plus larges dans les articles de Roubaix ; les cotons accusent aussi un chiffre élevé.
- Les affaires sont toujours peu nombreuses à Elbeuf et les manufacturiers restreignent leur fabrication en articles d’hiver, craignant que, par suite de la baisse considérable des matières pre
- mières, un excès de production n’affaiblisse trop les prix des marchandises fabriquées.
- A Vienne et dans le Midi on paraît agir de même, de sorte qu’il en résultera évidemment une réduction notable sur la quantité habituelle des tissus d’hiver offerts à la consommation.
- Les fabricants de tissus noirs à Elbeuf ont, jusqu’à présent, travaillé assez activement, mais cette fabrication commence à se ralentir.
- Lisieux ne travaille que faiblement et pour d’anciennes commandes déjà presque entièrement satisfaites.
- A Rouen, les étrangers n’ont pas encore paru sur place, aussi la vente de la rouennerie a-t-elle été excessivement calme, il ne se fait que de petites affaires de réassortiment pour remplir les ordres des voyageurs ; mais, malgré cela, le stock n’est guère important et n’augmentera pas beaucoup, à cause de l’époque de chômage que nous allons atteindre dans quelques semaines.
- Grâce aux commissions qui restent encore à livrer, les fabricants de mouchoirs ne sont pas chargés de marchandises, malgré le calme qui existe et qui ne devra pas se prolonger plus que la fin du mois.
- La demande pour les tissus ne se ranime pas encore; mais on remarque cependant la présence de plusieurs Algériens qui devront traiter quelques lots de marchandises, pourvu que les offres ne soient pas trop basses.
- La vente de l’indienne est toujours au grand calme, par suite du temps qui persiste à rester froid.
- Par suite de la grande réserve des fabricants, les cotons filés s’écoulent difficilement, et les cours sont très-irréguliers, sauf pour les chaînes
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- continues, qui sont vendues à livrer pour plusieurs mois.
- Pour ce qui concerne les fils et les toiles, on écrit de Lille :
- Nous ne sommes pas encore dans la saison des ventes, et les transactions sont limitées aux besoins du jour.
- La température a été beaucoup plus favorable aux lins qu’elle ne l’était précédemment.
- Les appréciations n’en sont pas moins très-contradictoires; l’aspect des lins varie, du reste, beaucoup d’un champ à l’autre : ici, on trouve des tiges de 40 centimètres de longueur ; sur un autre point, elles en ont à peine 4 ou 5. On peut estimer que la moyenne est d’une vingtaine de centimètres. On affirme qu’en certains endroits la tête de la plante a été brûlée par le froid, mais ce doit être l’exception, et la longueur des lins dépendra du temps que nous aurons dans les trois ou quatre semaines qui vont suivre.
- La demande des fils de jute est moins active que précédemment, les filateurs éprouvent plus de difficultés à écouler, surtout les peignés; une légère baisse s’est produite sur cet article.
- Les indigos sont toujours faiblement tenus au Havre: leurs prix, qui paraissaient s’afTermir pendant un moment, soutiennent difficilement cette reprise. A Bordeaux, il ne se fait que très-peu d’affaires en cet article.
- Cependant le stock est peu considérable, et l’on dit que les récoltes de l’Inde ne se présentent pas sous une belle apparence.
- Les affaires sont aussi retombées au calme pour les campêches Haïti. Dans les autres coupes, la tendance est lourde, surtout pour les bois jaunes, dont il y a en magasin des quantités largement suffisantes pour les besoins. De même, l’écoulement du stock actuel de bois rouge, en face du calme de la demande, sera long, et les cours s’en ressentiront encore quelque temps au Havre.
- Quelques affaires en cachous bruns ont été faites à conditions convenables pour les Eléphant et à prix faibles pour diverses petites marques ; il n’existe plus de cette marchandise qu’en sacs ; les jaunes manquent.
- A Marseille, quelques affaires en cochenilles ont été faites. Les prix pratiqués ne font pas espérer de hausse, malgré le faible stock, eu égard au peu d’importance de l’arrivage attendu.
- Il se fait toujours à Pezenas, de faibles ventes de gaudes, mais sans variation dans les prix.
- Depuis quelque temps, le rocou restait sans demande. On vient de vendre à Bordeaux une vingtaine de barriques Guadeloupe à prix non-indiqué. On a reçu 54 barriques.
- Les tartres, lies de vin et acides lartriques subissent une légère baisse.
- Dans le domaine des modes, c’est toujours la teinte crème qui prédomine et qui règne sans rivale.
- Il faut cependant ajouter les ombrelles aux nuances rouges : cerise, écarlate, cardinal, etc., et un article en plumes pour chapeaux de dames, en nuances rouges et vertes à reflets, que l’on a nommé laphophore.
- Voici quelques toilettes remarquées au turf et dans d’autres réunions de la fashion :
- Costumes laine, toile, et gros drap de soie de couleurs foncées; robes à carreaux marrons et blancs, et coiffures avec plume marron ; jupes en toile grise ou écrue, brodées en blanc ; soie de Chine naturelle; robes en taffetas à rayures avec brochés tranchant bien sur la nuance de la robe, brochés à teintes très-fondues, telles que : bronze et feuille d’argent, mousse et turquoise pâle, myrthe très-foncé et crème, prune et paille, etc.; enfin des nœuds et écharpes à teintes éclatantes : corail, cardinal, bleu saphir, ciel d’été, safran, feu, etc.
- Toutes ces désignations, bien entendu, sont celles en usage pour le moment.
- On se livre beaucoup actuellement à un genre de divertissement qui consiste à glisser avec des patins à roulettes sur un parquet ciré ; les établissements où cet amusement est organisé portent le nom de skating-rink, mot que la gaieté parisienne a irrévérencieusement transformé en celui de catinerie.
- Il faut, paraît-il, pour se livrer à ce patinage, un costume particulier, et voici celui qui est recommandé par de hautes compétences en ces matières : costume en taffetas gris poussière, chapeau en riz noir avec plumes bleues, rubans crème et caroubier. Il y a en outre des cuirasses, jambières, armures, et autres vêtements de dessous qui n’intéressent point le teinturier, en tant que teinturier, tout au moins.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- xo CO
- La ville de Reims vient d’être le siège d’un concours agricole, et avait organisé pour cette circonstance une exposition industrielle, dans laquelle figuraient les produits de la ville et des départements voisins.
- Les tissus et matières textiles, bien entendu, ont occupé une large place parmi ces produits et ont largement contribué au succès de cette exposition et à l’attrait des fêtes qui ont été données à propos du concours.
- Nous donnons, aux Faits divers^ les noms des principaux exposants de cette catégorie, qui tous sont des notabilités industrielles de la région rémoise.
- Nous appelons l’attention de nos lecteurs sur une note relative au timbre des quittances, qui est transmise à toute la presse, par le directeur de l’enregistrement.
- De nombreuses irrégularités se produisent, dit-on, dans l’usage de ces timbres, et l’administration est résolue à les poursuivre rigoureusement ; aussi juge-t-elle à propos de rappeler les principales dispositions des lois qui régissent cette matière. Il importe donc d’en prendre note et de les bien observer.
- F. GOUILLON.
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE TEINTURE
- AVEC L’ALIZARINE ARTIFICIELLE
- Par M. R. Forster.
- Si l’on considère la haute importance que l'ali-zarine artificielle a prise dans les impressions sur coton, non-seulement pour produire des couleurs-vapeur bon teint et pour remplacer les extraits de garance, mais encore dans la teinture en général comme surrogat de la garance, de la fleur de garance et de la garancine, l’on comprendra peut-être que ce soit le moment d’appeler l’attention sur un procédé de teinture avec ce produit chimique, que l’on applique depuis quelques années dans la pratique avec un succès complet.
- L’alizarine artificielle ne se distingue que bien peu de l’extrait de garance, à tel point que, sans modifications bien profondes et sans changements dans les formules on peut fort bien employer la première aux impressions-vapeur à la place du second. Mais ces rapports n’ont pas tardé à chan
- ger quand on a commencé à employer l’alizarine artificielle en teinture, et, lorsqu’il s’est agi de remplacer des matières tinctoriales bien différentes de cette dernière, il a fallu adapter chaque opération à la nouvelle couleur. D’abord on n’a obtenu avec elle que des teintures qui, sous le rapport de la vivacité et de la solidité, laissaient beaucoup à désirer, quelles qu’aient été les matières variées dont on a essayé l’emploi. On n’a, en effet, produit de bonnes teintures que lorsqu’on a eu recours au procédé de M. Mercer, qui consiste à imprégner le coton déjà teint d’une solution de savon, à faire sécher et vaporiser en soumettant au procédé ordinaire d’avivage. Toutefois, comme ce procédé est un peu compliqué et que, si l’on n'y apporte pas beaucoup de soin, il est sujet à donner des blancs imparfaits, l’un a cherché à le remplacer par un plus simple, et les premiers essais de ce genre, faits en juin 1873, ont semblé promettre un succès éclatant.
- Un rouge qui, pour la beauté et la solidité, doit égaler le rouge turc, a besoin; indépendamment de l’alumine et de la matière colorante, de renfermer encore un acide gras. On atteint le but, pour ce rouge turc, en fixant d’abord l’huile sur le coton, pnis l’alumine et enfin la matière colorante, tandis que suivant le procédé Mercer pour impressions sur coton, où un huilage avant l’impression ne paraît pas, à cause des parties blanches, une opération admissible, l’on est obligé d’appliquer d’abord l’alumine, puis la matière colorante et enfin l’acide gras.
- Ne serait-il pas possible de fixer deux de ces matériaux par une seule et même opération ? Les expériences faites avec les anciennes matières colorantes témoignent en faveur de cette possibilité. L’alumine et la couleur seraient donc fixées simultanément sur le tissu pour articles vapeur, mais comme cette combinaison est, on le comprend, interdite en teinture, comme l’autre combinaison, à savoir l’application simultanée du corps gras et de l’alumine présente de très-graves difficultés, M. Forster en a essayé une troisième, différant aussi peu qu’il est possible de celles antérieures, qui. consiste à colorer le mordant alumineux imprimé avec un mélange d’alizarine et de corps gras de la manière que voici.
- Pour obtenir une distribution assez fine et complète de la couleur, aussi bien que de l’acide gras, dans le bain de teinture, une condition indispensable à la réussite de la teinture consiste à dissoudre
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la quantité nécessaire d’alizarine, au moyen d’un peu de savon, dans de l’eau destinée à former le bain de teinture, puis à neutraliser l’acide sulfurique. Le mélange d’alizarine et d’acide gras, qui se sépare très-aisément à l’état de flocons très-divisés, donne naissance à une couleur très-vive et très-solide, qui pourra être un beau rouge ou un rose élégant, ou encore un beau violet. La neutralisation correcte est facile à trouver sans instruments de mesure, car la coloration et le volume des flocons, dans le bain, offrent pour cela un point de repère suffisant, et il en est, en général, de même pour le procédé pris dans son ensemble, qui se distingue par sa grande simplicité et la facilité de son exécution.
- M. Forster se propose de développer plus tard l’explication des phénomènes qui se manifestent dans cette opération.
- (Polytechnisches Journal).
- EMPLOI du SOUFRE comme MORDANT Par MM. Walz et Stillwell.
- M. C. Lauth a récemment publié le contenu d’un paquet cacheté qu’il avait déposé, en juin 1872, à la Société industrielle de Mulhouse, et dans lequel il annonçait cette découverte fort intéressante : que le soufre finement divisé et pulvérulent, tel qu’il est précipité par les acides dans les solutions des hyposulfites, constituait un excellent mordant pour le vert méthyle (1). La laine est mordancée avec 3 grammes d'hyposulfite de sodium et 2 grammes d’acide sulfurique étendu de 600 grammes d’eau, puis teinte dans un bain contenant 0 gr. de vert méthyle, 0 gr. 6 d’acétate de zinc, 0 gr. 6 d'hydrosulfite de sodium, et 600 gr. d’eau. Pour obtenir une nuance jaunptre, l’on peut ajouter 0 gr. 07 d’acide picrique. On emploie l’acétate de zinc pour contrarier l’effet du mordant de soufre, qui rend la laine molle et crispée. Une commission nommée par la Société, chargée d’examiner cette découverte, a confirmé les assertions de M. Lauth.
- Il a semblé à MM. Walz et Stilhvell qu’il y aurait intérêt à rechercher si le soufre n’agirait pas d’une manière analogue avec d’autres matières colorantes. Ils ont ajouté de l’hydrosulfite de sodium à ü iG ; - • '
- (l)Voir Moniteur de la Teinture, année 1875, page 248.
- une solution aqueuse d’éosine, dans un verre à expérience, et, après avoir versé quelques gouttes d’acide chlorhydrique, la liqueur a été neutralisée par l’ammoniaque. Après quelques instants de repos, il s’est déposé une véritable laque de soufre et d’éosine, sous la forme d’un précipité œillet rosé. Les auteurs ont ensuite teint un morceau d’un tissu de laine, d’après les indications de M. Lauth, en substituant simplement l’éosine au vert méthyle et en supprimant l’acétate de zinc. Le résultat a encore montré que le soufre agit comme un mordant pour l’éosine, seulement la nuance est un peu différente de celle que l’on obtient sans faire usage du soufre.
- Ce résultat les a déterminés à essayer la manière dont la laine mordancée au soufre se comporterait vis-à-vis de la garance. Le bain a été préparé, pour cette expérience et pour les suivantes, dans les proportions déjà décrites, les matières colorantes seules ont varié, et l’on a supprimé l’acétate de zinc. Une bande de la même pièce d’étoffe, mais non mordancée, a été placée en même temps dans le bain de teinture, afin de faciliter les comparaisons.
- Dans un bain préparé à l’extrait de garance, la laine mordancée a pris une nuance brun-rougeâtre plein, tandis que celle non-mordancée n’était que très-légèrement teinte. Afin de décider si cette couleur était due à l’alizarine ou à la purpurine, des échantillons de laine mordancée et de laine simplement lavée ont été traités dans des bains montés d’une part avec l’alizarine artificielle, et de l’autre avec la purpurine du commerce. Les échantillons du bain d’alizarine étaient semblables et ont donné un beau jaune; ceux à la purpurine ont offert un brun rougeâtre léger ; la couleur de l’échantillon rnordancé était plus saturée et plus intense que celle de l’autre. MM. Wall et Stillwell en ont conclu que Je soufre n’agit pas comme mordant avec l’alizarine, mais qu’il est actif comme tel, vis-à-vis de la purpurine et des autres principes colorants de la garance.
- Les opérateurs ont étendu leur expériences à la cochenille, au bois de campêche, au bois rouge, au fustel ; mais avec ces matières colorantes, ils n’ont pu observer de différence entre les couleurs produites sur la laine ordinaire et celles mordan-cées au soufre.
- (The american Chemist) .
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- DÉBARRAGE des ÉTOFFES de LAINE
- Par M. H. Lesueur.
- Parmi les dernières opérations que l’on fait subir aux nouveautés, se trouvent l’époutillage et le débarrage. L'époutillage, opération qui consiste à teindre au moyen de liquides spéciaux les petits points ou filaments étrangers à la laine, est un apprêt qui est connu et pratiqué depuis longtemps ; nous nous réservons de revenir sur ce sujet.
- Le débarrage est moins connu, cependant ce mode de travail appliqué aux nouveautés remonte déjà à une trentaine d’années ; mais comme chacun a opéré avec le plus grand mystère, il en est résulté que ce nouveau genre d’industrie n'a pas reçu tout le développement dont il est susceptible.
- Le débarrage se fait de bien des manières, à la brosse, au pinceau, au pastel, etc., on se sert d’une foule de produits : cache-époutils, teintures, peintures, crayons de toutes couleurs, fusain, poudres diverses de chacune de ces substances a sa raison d’être, c’est à l’ouvrier débarreur à choisir suivant ce qu’il a à faire, le genre de travail et les produits les meilleurs pour obtenir un bon résultat.
- Le débarrage n’est pas aussi facile qu’on pourrait le supposer; ainsi il se trouve des débarreurs qui arrivent au même résultat avec des produits tout différents ; tout dépend de l’intelligence apportée à ce travail, car il est évident qu’il ne suffit pas d’avoir les produits, il faut encore savoir les employer ; il reste donc une lacune que nous allons essayer de combler.
- Les inégalités de nuançage que l’on trouve sur les tissus ont reçu par rapport à leur direction deux noms distincts : barres et rayons ; les barres sont en travers de l’étoffe et produites par la trame ou les inégalités du tissage ; les rayons sont en long et produits par un ourdissage vicieux, une mauvaise distribution des broches du peigne ou rôt, le flammage des branches au séchage après encollage, ou à d’autres causes difficiles à prévoir ou à définir; les barres ayant presque toujours une certaine largeur, sont généralement plus faciles à faire dis- ‘ paraître que les rayons qui ne sont souvent que de quelques fils de chaîne.
- De tous les modes de débarrage, le meilleur réside dans l’emploi des teintures ; c’est du reste le seul solide, mais en revanche il demande de l’in
- telligence et une certaine dextérité dans la main pour pouvoir s’en servir.
- Le débarrage au pastel, qui compte aujourd’hui peu de partisans, devrait être récusé partout ; en effet, une pièce débarrée par ce procédé et qui reste quelque temps en magasin revient, si elle subit deux ou trois visites, dans le même état où elle était avant le débarrage. Disons en même temps qu’un moyen facile de reconnaître si une pièce a été débarrée au pastel ou à la teinture consiste à frotter l’étoffe suspecte avec un morceau de papier blanc; si elle est débarrée à la teinture, le papier ne sera pas sali ; mais si, au contraire, le pastel a été employé, le papier se trouvera teint de la couleur de la nuance employée.
- Les teintures à employer ne sont pas indifférentes ; un bon mode de débarrage consiste à se servir de peintures ordinaires, nous parlons de celles en petits pains ou tablettes. Après avoir fait une nuance bien légère et au-dessous du ton, on y ajoute un peu de bon cache-époutil pour le foncer et arriver presqu’à la nuance ; cette adjonction de cache-époutil donne la solidité et le nerf à la teinture à employer.
- Quand on emploie les liquides, on doit toujours foncer les parties claires afin de les amener à la nuance des parties foncées ; la raison en est facile à comprendre, c’est qu’il ne serait possible d’éclaircir les parties foncées que par l’emploi des poudres, pastels, craies, ou autres ingrédients qui, comme nous l’avons dit ne tiennent pas; les parties claires teintes à la brosse ou au pinceau à peu près à la nuance des parties foncées , plutôt au-dessous qu’au-dessus, ce que l’on appelle atténuer ; alors seulement on pourra employer les crayons ou les pastels afin d’unir et raccorder les nuances des parties à débarrer.
- On se sert pour l’application des couleurs liquides, de brosses, pinceaux ou tampons ; la brosse doit être courbe, bien en main, à poils durs et em-bourrées ; après avoir trempé sa brosse dans le liquide, il faut la secouer fortement pour qu’il ne reste presque rien, car il est bon de se rappeler qu’il ne faut qu’humecter et non mouiller le tissu la pièce étant passée sur une perche et tombant sur une traverse établie à 80 centimètres de hauteur où elle est fixée par des lisières, l’ouvrier, debout, saisit de la main gauche la lisière de gauche et la main droite armée de la brosse et la passe correctement sur la place claire ; avec un peu d’habitude on arrive à faire les barres d’un seul coup.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ainsi qu’on le voit, il suffit pour le débarrage à la brosse d’une barre supérieure sur laquelle passe la pièce, et d’une traverse quelconque sur laquelle elle est fixée, ce qui fait qu’au moyen de pointes-clous ou travets il est toujours possible de maintenir une certaine partie de l’étoffe dans un état de tension suffisante pour pouvoir y passer la brosse ; inutile de dire que l’on doit procéder par 60 à 70 centimètres d’étoffes à la fois.
- Les rayons à la brosse sont plus difficiles à faire que les barres, cependant avec un peu d’habileté et de bonne volonté on les réussit bien et alors on peut aller très-vite.
- Nous croyons devoir le répéter, pour réussir, il faut bien préparer ses nuances et ne pas faire commencer une pièce avant d’être complètement sûr de ses produits et de l’habileté de l’ouvrier qui doit faire le travail.
- (A suivre). [Le Jacquard).
- JAUNE ROCOU SUR COTON
- L’article se rapportant à cet échantillon figure dans le précédent numéro du Moniteur de la Teinture, page 112.
- Cette nuance est employée pour les toilettes d’été, et sera surtout très en faveur, comme continuation de la teinte crème que l’on a tendance à faire de plus en plus corsée.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE
- SÉCHAGE INDUSTRIEL
- COMMENT DOIT-ON SÉCHER?
- Par M. Testud de BEUREGARD.
- Déjà, nous avons attiré l’attention de nos lecteurs, sur le peu de profit que l’on avait tiré des lois de la science, à propos de toutes dessications ; l’art
- de sécher en est resté aux premiers errements, le calorique, mal employé, en est l’unique élément.
- Pourtant, que fallait-il pour faire une création industrielle utile en ce sens? Que fallait-il pour faire un séchoir rationnel, approprié aux divers besoins?
- Nul n’invente, et la source de toutes découvertes est l’observation ; mieux imiter, est la ligne de conduite que nous devons nous tracer.
- Partant de cette vérité, examinons comment agit la nature pour hâter l’évaporation ; complexe presque toujours dans ses moyens, elle dispose de trois forces pour atteindre le résultat : la chaleur, le mouvement, l'affinité. En effet, la promptitude de la dessication à l’air libre est soumise à la puissance d’action de ces trois forces, et le but est d’autant plus vite atteint, que ces dites forces agissent concurremment , chacune avec une intensité plus grande.
- Lorsque l’air est sec, (affinité), sous l’action directe du soleil (calorique), et par un grand vent (mouvement), le liquide s’évapore avec une promptitude qu’il serait bien enviable d’imiter au grand profit de nos établissements industriels. Ceux que nous avons vus, nous le répétons à dessein, n’ont pas profité de cet enseignement; une chaleur d'au-tantplus coûteuse qu’elle est inutile, y est à profusion répandue. Pourtant l’exemple économique était sous nos yeux ; nous n’avions qu’à comparer : l’air tiède du dehors sèche avec la rapidité désirable.
- A l’avenir tout séchoir pour être pratique et rationnel, devra être.-conçu sous l’influence et l’observation des lois que nous venons de citer ; mais lorsqu’il s’agit d’appliquer une théorie, mille difficultés se dressent ; ce que fait si simplement la nature, disposant gratuitement de toutes forces, nous ne l’obtenons, nous, qu’avec de longues recherches et de pénibles efforts ; efforts d’autant plus grands, que sous peine d’insuccès, il faut qu’en première ligne l’économie règne dans nos conceptions.
- Pour le sujet qui nous occupe, il eût été facile d’imiter la nature : la chaleur solaire à l’aide de nos combustions, un vent factice par le jeu des machines soufflantes mues par la vapeur, la dessication à l’aide de produits chimiques ayant plus d’affinité pour l’eau que l’air lui-même ; mais quelle industrie oserait construire de pareils séchoirs? Cependant, le résultat de prompte dessication ne laisserait aucun doute à personne... Le problème industriel était moins facile à résoudre : il fallait tout ce qui vient d’être dit, sous une dépense
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- acceptable. En un mot, le résultat prompt de la nature avec un coût égal à celui qui s’effectue aujourd’hui dans ces sortes d’établissements. Egal n’est pas encore assez pour réussir ; c’est un coût moindre qu’il faut.
- Le problème est résolu : nos séchoirs industriels auront à l'avenir, chaleur et mouvement ascention-nel de l’air sec, à leur disposition ; redisons-le une fois encore, les trois forces dont dispose la nature, et cela sans dépense de puissance empruntée au moteur généralement employé,.la vapeur. Le simple énoncé de ces propositions laisse soupçonner préférable appropriation, puisqu'en l’absence de vapeur, le mouvement si essentiel de l’air peut être donné par la chaleur, qui dès ce moment alors, produit deux effets également profitables. Non... rectifions ; deux effets d’autant plus propices qu’ils économisent une partie — une grande partie — de la dépense de l’agent moteur, la calorie.
- Maintenant qne nous avons expliqué les théories, appliquons : Dans ces chaudes enceintes à atmosphère stagnante, dans ces séchoirs d’hier où le résultat ne s’obtenait que sous une lourde dépense de combustible, nous allons apporter le mouvement, l’air tiède et sec qui évapore promptement; nous allons créer un courant de vent qui sèche plus rapidement que le rayon de soleil.
- D’abord nous supprimons l’antique calorifère ; nous le remplaçons par l’appareil étudié dont l’expérience a justifié les résulats économiques. La transformation en gaz de tous combustibles, pauvres ou riches, donnant, à l’exclusion de la durée, un même équivalent calorifique. Nous remplaçons le calorifère par un appareil usuel, pratique, et tout à fait industriel, en ce sens qu’il permet d’émettre la somme de chaleur que l’on juge utile pour un usage donné, ou pour tel effet à obtenir en un temps déterminé.
- LE CUBILOT A JET DE VAPEUR, cette dernière se transformant en hydrogène, restituant au profit du séchoir toute la chaleur préalablement absorbée, soit pour sa transformation, soit pour décomposition en gaz comburant et combustible. Le cubilot à jet de vapeur qui permet au chauffeur d’être maître du calorique dégagé, et qui, par le simple jeu d’un robinet, peut en un instant produire d’énormes sommes de chaleur, ou suspendre complètement l’intensité du foyer, passant ad libitum par tous degrés.
- Nouveau Séchoir.
- Le principe moteur est créé, on vient de le voir.
- Maintenant, et pour permettre une juste appréciation de ce qui va suivre, rappelons que la chaleur dans l’industrie ne représente que l’intérêt d’un capital PERDU.
- Faire circuler la fumée, obliger les gaz produits de la combustion à effectuer un long trajet, tel est le moyen employé jusqu’à présent. Celui que nous allons présenter est plus complet ; du savoir théorique, nous tirons l’application pratique. Les séchoirs ne sont plus seulement de vastes locaux chauffés ; la ventilation y présidera désormais, et pour obtenir gratuitement la force nécessaire au déplacement de ces masses d’air, dans ce travail, nous l’empruntons aux forces naturelles, nous la puisons au fluide impondérable, à la chaleur précédemment dépensée.
- Dans les tuyaux à large section qui conduisent la fumée, nous plaçons au centre et à angle droit, c’est-à-dire verticalement, et peu espacés, un grand nombre de tubes métalliques, ayant environ. 10 à 12 centimètres de diamètre ; lesquels sans gêner l’appel du foyer, traversent les gaz brûlants. De cette disposition, il résulte réchauffement de l’air intérieur dudit tube et conséquemment, mouvement et appel d’air constants; cet air pris extérieurement est, dans l’intérieur du séchoir, projeté sec et chaud.
- On sait que les gaz en mouvement cèdent aux fluides qui les environnent une pârtie de leurs forces vives. L’aspirateur, que nos lecteurs connaissent, a cette donnée pour base : c’est le jet de vapeur qui, à haute température, soulève une colonne de mercure à la hauteuf de 62 centimètres ; presque le vide complet, obtenu d’une façon continue sans pistons, sans clapets, sans aucun mécanisme.
- Reprenant notre sujet, nous n’avons plus qu’à ajouter, pour faire comprendre le parti nouveau que nous avons tiré de la chaleur, que ce tube vertical, d’où jaillit l’air pur du dehors, chauffé et séché dans son parcours, est conçu sur les données de notre aspirateur, et par ce fait crée gratuitement, nous le répétons à dessein, cette ventilation qui sera demain précieuse aux intérêts industriels.
- Sous la puissance de l’affinité et du mouvement, la dessication a lieu ; mais bientôt les zones élevées sursaturées, chargées de vapeur d’eau, s’échappent trop lentement par les issues pratiquées au sommet du bâtiment, ce travail, pour se compléter, demandait une autre force gratuite, force d’aspiration, d’appel, débarrassant le séchoir de ces vapeurs refroidies; et cela, avec une promptitude égale à leur vitesse de formation.
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- Au sommet du bâtiment, plusieurs cheminées d’appel peu élevées (Jm à 1m 50), de forme carrée, légèrement construites, soit en bois, soit en métal ; aux quatre faces de ces cheminées et fixés à la base, de larges cônes se présentant à tous les vents, en un mot le principe encore de nos aspirateurs ; c’est-à-dire un jet d’air central produisant sous intensité moindre, mais aussi sous un plus grand volume, l’effet du jet de vapeur; ayant pour cause unique les mouvements de l’atmosphère, la vitesse du vent. Et, rapprochement singulier, voilà maintenant les mouvements de l’air à l’extérieur, aidant nos dessications à l’intérieur.
- L’ensemble est terminé ; le séchoir est complet. Sur le plancher, l’air du dehors soufflé par cent tubes verticaux, sans dépenses additionnelles ; au sommet l’évaporation aspirée par les vents, et rejetée en dehors; à l’intérieur une atmosphère plus stable, le travailleur plus à l’aise.
- Salubrité, économie, promptitude dans le travail; tel a été le problème que nous nous sommes posé.
- LES CHALES DE CACHEMIRE
- Nous extrayons d’un document anglais, parvenu récemment à l'administration française, les renseignements suivants relatifs au commerce et à l’industrie des châles de cachemire.
- La plus grande partie de la laine employée dans la confection des châles de cachemire vient, non-seulement de la vallée de Cachemire, mais du Tibet et de la Tartarie. La laine d’été est la seule employée, et elle est préalablement blanchie dans une préparation de farine de riz.
- Le tissage des châles unis se fait à l’aide d’une navette, longue, étroite et pesante, mais qu’on remplace par des aiguilles en bois dès qu’il s’agit de châles nuancés plus communs.
- Pour chaque fil de couleur, on se sert d’une nouvelle aiguille. Si lente est l’opération quand le dessin est tracé, que l’achèvement d’un pouce carré seulement nécessite la main-d’œuvre de trois personnes par jour, et la confection d’un châle de première qualité durerait plus d’une année ; mais, selon l’urgence de la commande, un grand nombre d’ouvriers sont employés au même châle.
- Le côté intérieur du châle est seul exposé à la vue de l’ouvrier, qui est guidé par le dessin placé devant lui et qui agit sous les ordres d’un habile
- inspecteur du travail.
- Le fil est préalablement filé, puis teint par des femmes,
- Aussitôt qu’un châle est terminé, avis en est donné à un inspecteur officiel ; 1 e prix fixé, il est estampillé par la douane et soumis à un droit de 25 0/0.
- Des fumigations de soufre sont faites pour donner aux châles la belle couleur jaune tant appréciée en Orient.
- Voici comment on procède :
- Dans une ouverture pratiquée dans la porte d’une chambre où l’air extérieur ne peut pénétrer, se trouve une sorte d’encadrement en bois de peuplier, sur lequel les châles à teindre sont étendus ; au-dessous, se trouve un feu de charbon de bois qu’on parsème de poudre de soufre en petite quantité.
- Le lendemain, les châles sont lavés, séchés, mis l’un sur l’autre et finalement soumis à la pression.
- Les matières tinctoriales proviennent de l’Inde, de l’Afrique et de la Perse.
- La valeur des châles exportés en 1873 d’Umritsur en Europe a été de 1,185,000 1. st., soit francs.
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- ACTION DES RÉACTIFS CHIMIQUES
- SUR LE JUTE ET LE LIN
- (Suite)
- ÉTUDE MICROCHIMIQUE DES TEXTILES.
- Les découvertes les plus récentes qui ont jeté quelque lumière sur la question de la microchimie des fibres textiles, sont dues, en France, à M. Vé-tillard ; à l’étranger au docteur Schlesinger, qui a résumé, en dernier lieu, les découvertes de tous les maîtres allemands.
- Je résumerai tout d’abord, le plus brièvement possible, les données établies par M. Vétillard (1), sans m’occuper ici de questions de priorité, et bien qu’un docteur allemand ait soutenu dernièrement qu’elles n’étaient qu’une légère modification des principes publiés par Schacht en 1853 (2).
- (1) Comptes-rendus de l’Académie des Sciences, 1870, n. 1116.
- (2) Schacht, Die Prüfungder im Dandel vorkommenden Gewebe,etc., Berlin, 1853.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- La solution employée se compose d'iodure de potassium dissous dans cent parties d’eau distillée, avec addition d’une petite quantité d'iode au liquide.
- On place alors les filaments à examiner sur une lame de verre, où l’on a laissé tomber une large goutte de la solution précitée. Au bout de quelques minutes, et après avoir enlevé l’excès du liquide avec du papier buvard, on recouvre les fibres d’un verre mince carré, puis on laisse échapper sur l’un des côtésune goutte d’acide sulfurique étendu d’eau ou de glycérine dont on absorbe l’excès du côté opposé, de la même façon.
- Pour observer les fibres intérieurement, on les réunit en un faisceau de trois centimètres de longueur et de la grosseur d’une plume d’oie, qu’on maintient par le milieu avec un fil. On plonge successivement chacune des extrémités du faisceau dans une colle liquide à base de gélatine, puis après avoir tordu et détordu légèrement les filaments de façon à faire pénétrer la matière collante à l’intérieur, et en prenant soin de rétablir, le plus possible, le parallélogralisme des fibres, on les laisse reposer douze heures ; une fois sec, le faisceau est fixé dans la cavité cylindrique d’un étau à main ; puis au moyen d’un rasoir bien tranchant, on le divise en lames aussi minces que possible que l’on reçoit sur une lentille.
- Les observations énoncées par M. Vétillard sont les suivantes :
- 1° Dans le lin, la fibre est constituée par un tube de cellulose rempli intérieurement d’une matière colorée en jaune. Extérieurement, la coloration paraît bleue, mais, en examinant au microscope l’un des tubes scindé en deux parties, on remarque que sa section transversale présente l’aspect d’une circonférence jaune entourée d’un anneau bleu.
- 2° Dans le chanvre, la coloration vue en masse semble verdâtre, mais on remarque, par un examen attentif, que le milieu du tube est blanc, et que la matière colorable en jaune forme à l’extérieur une mince membrane très-transparente qui détermine cet aspect.
- 3° Dans le jute, la proportion de matière colorable est très-considérable, et elle domine partout. Elle semble cependant plus foncée à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le jute très-blanc se colore en bleu sale ou verdâtre.
- 4° Le phormium-tenax se colore en jaune comme le jute, mais d’une manière tout autre. La teinte est d’autant moins foncée que la fibre est plus
- blanche.
- Les examens microchimiques de M. Vétillard ne sont donc basés que sur l’emploi d’un réactif unique.
- D’après le docteur Schlesinger, les principaux réactifs dont on a besoin pour l'examen microchimique sont les suivants :
- 1° Acide sulfurique : — concentré et étendu; il sert aussi bien pour dissoudre et pour gonfler la membrane des cellules, que pour colorer en bleu la cellulose mélangée avec de l’iode.
- 2° Acide azotique ; — pour rendre plus évidente la stratification et la structure (ainsi que les écailles de fibres naturelles.)
- 3° Acide chromique ; — comme dissolvant pour la substance intercellulaire ; il constitue par suite le moyen le plus rapide pour produire l’isolement des cellules; le plus souvent la cellulose elle-même est aussi gonflée et dissoute par cet acide ; on l’emploie rarement pur, mais on se sert généralement d’un mélange d’acide chromique et d’acide sulfurique, que l’on obtient, d’après Wiesner, en ajoutant à du bichromate de potasse un excès d’acide sulfurique. Après la dissolution, on étend l'a-cide chromique séparé avec son volume d’eau.
- 4° Ammoniure de cuivre ; — il s’obtient en dissolvant du cuivre métallique dans de l’ammoniaque, et il sert pour dissoudre ou pour gonfler la membrane des cellules.
- 5* Sulfate d’aniline ; — pour reconnaître la lignification, d’après l’intensité de la coloration jaune des fibres.
- 6° Potasse caustique (étendue) ; — pour rendre plusieurs tissus plus transparents et pour isoler ; la fibre est aussi le plus souvent fortement gonflée par ce réactif.
- M. Schlesinger indique ensuite la Solution alcoolique d’iode, qui n’est qu’une copie modifiée du réactif Vétillard.
- Voici, en résumé, commentse comporte lorsqu’ils sont écrus, le chanvre, le jute ou le phormium, avec ces différents réactifs.
- Pour le LIN. — L’acide sulfurique froid et concentré dissout à peu près la fibre ; Lammoniure de cuivre donne lieu à un gonflement irrégulier, et finit aussi par dissoudre la membrane interne qui offre le plus de résistance ; le sulfate d'aniline indique des quantités variables de substance ligneuse, la potasse caustique colore en jaune orange (le chanvre est aussi coloré).
- Pour le CHANVRE.-—L’acide sulfurique le colore
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- en vert ; Vammoniure de cuivre produit un fort gonflement et une dissolution partielle, et la membrane interne reste sous forme d’une utricule plis-sée comme un sac; le sulfate d'aniline donne lieu à une coloration jaune plus ou moins intense; la potasse colore en jaune orange.
- Pour la JUTE. — Après un traitement préliminaire par Vacide chromique étendu , auquel on ajoute un peu d’acide sulfurique, le jute prend une couleur bleue ; l’ammoniure du cuivre le gonfle faiblement ; le sulfate d'aniline produit une coloration jaune très-intense, qui indique que la fibre est fortemeut lignifiée.
- Pour le PHORMIUM-TENAX. — Vacide azotique fumant colore en rouge les cellules libériennes non altérées, mais jamais la fibre blanchie ou simplement rouie , Vammoniure de cuivre produit un gonflement peu intense ; le sulfate d’aniline colore la fibre en jaune clair, ce qui indique une faible lignification. M. Bareswill a observé qu’au microscope les fibres blanchies ou rouies n’étaient pas colorées en rouge par V acide azotique fumant, mais seulement les cellules libériennes non altérées.
- Outre ces données, obtenues à l’aide des réac
- tifs, nous avons à signaler les suivantes :
- Pour le lin. — La teinture de garance colore la fibre en orange ; la fuchsine et une immersion dans l’ammoniaque, pendant 1-3 minutes, lui communique une belle couleur rouge ; elle est colorée en noir par le bichlorure d'étain anhydre ; en jaune peu intense par une lessive de soude; l’iodure de potassium lui communique une coloration bleue, en présence de l’eau, et dissout ensuite à peu près la cellule ; immergé dans l’huile ou la glycérine, exprimé fortement, il devient transparent.
- Pour le chanvre. — L’acide chlorhydrique décompose- la fibre non rouie et la rend cassante; la soude a la même action que la potasse ; la fibre non rouie est colorée par l’ammoniaque d’abord en vert puis en jaune ; la fibre rouie en violet pâle.
- Pour le phormium-tenax.—L’eau de chlore et l’ammoniaque donnent lieu à une coloration violette.
- Les fibres teintes n’ont jamais été examinées concurremment. L’étude eût été trop longue si l’on eût voulu examiner ces quatre textiles sous l’action des couleurs les plus employées. Voici seulement les caractères principaux qui ont été déterminés sur le lin teint aux couleurs d’aniline.
- Couleur à l’œil nu. Couleur au microscope. IODE. Acide chromique. Acide sulfurique. Lessive de soude Ammoniure de cuivre.
- Noir i noir-bleu jaune se décolore lentement se décolore lentement se décolore lentement bleu
- Violet violet jaune se décolore bleu très-clair rose pâle violet
- Rouge rouge jaune-orange se décolore se décolore se décolore rose
- (A suivre).
- i
- BREVETS D’INVENTION
- Concernant les Industries tinctoriales et textiles.
- 111069. — 14 janvier : Faucille, Allaigre et Gégnon. — Genre de tontisse et ses applications.
- 111078. — 1A janvier : Lemonnier et Mâlhère. — Système de peigne de tissage à dents mobiles, propre à la fabrication des tissus et articles de passementerie.
- 111088. — 17 janvier : Rocco (dame). — Application du dynamomètre à l’essai de la force de résistance des tissus.
- 111086. — 17 janvier : Schloesing. — Etiquette mobile à aiguille pour les tissus, étoffes ou autres articles.
- 111087. — 17 janvier : Schlosser. — Système de fabrication des tontisses animales et végétales.
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- INFORMATIONS & FAITS -DIVERS
- TIMBRE DES QUITTANCES ÈT DES EFFETS DE COMMERCE.
- Le directeur de l’enregistrement nous communique la note suivante, que nous nous empressons de publier, relative au timbre des factures acquittées, des reçus et décharges, des effets de commerce et warrants, et des affiches.
- 1.
- L’article 18 da la loi du 23 août 1871 a soumis à un droit de timbre de 10 centimes :
- « Les quittances ou acquits donnés au pied des factures et mémoires, les quittances pures et simples, reçus et décharges de sommes, titres, valeurs ou objets, et généralement tous les titres de quelque nature qu’ils soient, signés ou « non signés », qui emporteraient libération, reçu ou décharge. »
- Pour le paiement de cet impôt, il a été créé un timbre mobile qui, aux termes de l’article 2, paragraphe 2 du décret du 28 novembre 1871, portant réglement d’administration publique, pour l’exécution de la loi précitée, « est collé sur les documents énoncés ci-dessus et immédiatement oblitéré par l’apposition, « à l’encre noire », en travers du timbre, de la signature du créancier ou de celui qui donne reçu ou décharge ainsi que de la « date » de l’oblitération. »
- Beaucoup de personnes pensent avoir rempli ces formalités, lorsqu’elles ont écrit sur le timbre une partie de la date, ou bien lorsqu’elles y ont seulement apposé leur signature.
- C’est là une erreur. L’oblitération opérée dans ces conditions est irrégulière.
- Il est nécessaire que la date (quantième, mois et millésime) soit inscrite « en totalité » sur le timbre mobile indépendamment de la signature.
- Les pièces sur lesquelles on a apposé un timbre mobile irrégulièrement oblitéré, sont considérées comme n’étant pas timbrées. (Art. 24 de la loi du 23 août 1871.)
- En conséquence, outre le droit de timbre, une amende de 62 fr. 50 c. est exigible. Diverses contraventions ont déjà été constatées en pareil cas.
- IL
- Un décret du 19 février 1874, portant règlement d’administration publique et relatif aux timbres mobiles proportionnels pour les effets de commerce et les warrants, contient sur remploi de ces timbres, les prescriptions suivantes :
- « Art. 3. — Le timbre mobile est apposé avant
- tout usage. Il est collé, savoir :.
- « 1° Pour les effets créés en France, au recto de l’effet, à côté de la signature du souscripteur.
- » Pour les effets venant de l’étranger ou des colonies au recto de l’effet, à côté de la mention de l’acceptation ou de l’aval ; à défaut d’acceptation ou d’aval, au verso avant tout endossement ou acquit, si l’effet n’a pas encore été négocié, et, en cas de négociation, immédiatement après le dernier endossement souscrit en pays étrangers ou dans les colonies ;
- » 3° Pour les warrants, au dos des warrants et au-dessus du premier endossement.
- » Art. 4. — Chaque timbre mobile est oblitéré au moment même de l’apposition, savoir :
- » Par le souscripteur pour les effets créés en France ;
- » Par le signataire de l’acceptation, de l’aval, de l’endossement ou de l’acquit, s’il s’agit d’effets venant de l’étranger ou des colonies ;
- » Par le premier endosseur en ce qui concerne les warrants.
- » L’oblitération consiste dans l’inscription à l’encre noire usuelle , et à la place réservée à cet effet sur le timbre mobile :
- » 10 Du lieu ou l’oblitération est opérée ;
- » 2° De la date (quantieme, mois et millésime) à laquelle elle est effectuée ;
- » 3° De la signature, suivant les cas prévus en l’article précédent, du signataire de l’effet, de l’acceptation, de l’aval, de l’endossement’ou de l’acquit. »
- Toutes ces dispositions sont impératives. Il n’est permis de les éluder sous aucun prétexte. Il faut que le timbre mobile soit apposé à la place indiquée par l’art. 3 du décret précité et que l’oblitération soit opérée conformément aux prescriptions de l’art. 4 du même décret.
- Lorsque le timbre mobile n’occupe pas la place qui lui est assignée, et lorsque l’oblitération est irrégulière, soit parce que les énonciations prescrites sont incomplètes, soit parce qu’elles ne sont pas écrites « en totalité » sur le timbre, l’effet de commerce est considéré comme n’étant pas timbré. Il donne alors ouverture à un nouveau droit de timbre et à des amendes de 6 0/0 contre le signataire, l’endosseur, le porteur et l’encaisseur (art. 6 de la loi du 27 juillet 1870 ; art. 20 de la loi du 11 juin 1859 ; art. 4 de la loi du 5 juin 1850.)
- On rappelle au public ces prescriptions du décret du 19 février 1874, qui paraissent avoir été perdues de vue par beaucoup de personnes.
- Un certain nombre de contraventions ont été relevées, notamment pour oblitérations irrégulières résultant de ce qu’une partie de la date se trouvait en dehors du timbre mobile.
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- Il est fait observé qu’en vertu de l’article 5 du même décret « les Sociétés, Compagnies, Maisons de banque ou de commerce peuvent, pour l’oblitération, faire usage d’une griffe apposée sur le timbre à « l’encre grasse », et faisant connaître le nom de la raison sociale, le lieu où l’oblitération est opérée, enfin la date (quantième, mois et millésime) à laquelle elle est effectuée.
- » L’empreinte de cette griffe, dont le modèle doit être agréé par l’Administration, est déposé, préalablement à tout usage, au bureau de l’enregistrement de la résidence do celui qui veut en faire emploi. »
- III.
- Aux termes de la loi du 9 vendémiaire an VI, les affiches doivent être timbrées. Elles doivent être imprimées sur papier de couleur (art, 65 de la loi du 28 avril 1816). Les imprimeurs sont passibles d’une amende de 62 francs 50 centimes lorsque les affiches ne sont pas timbrées, et d’une autre amende de 25 fr. lorsqu’elles sont imprimées sur papier blanc. Une amende de 25 fr. est également édictée contre la personne qui fait apposer l’affiche (art. 69. Loi du 28 avril 1816, —77
- loi du 25 . mars 1817, — 10 ; loi du 16 juin 1824.)
- Dans beaucoup de débits de tabac, il existe des affiches non timbrées et imprimées sur papier blanc. Les unes annoncent les heures de départ des bateaux, d’autres fournissent des renseignements sur les hôtels de la ville, font connaître des adresses de marchands, la nature des produits à vendre ou contiennent le programme d’un spectacle, d’un concert, etc.
- Des affiches semblables, "également non timbrées, sont aussi apposées dans les cafés, les hôtels, les bateaux à vapeur, etc.
- Souvent même, des avis annonçant des représentations théâtrales, des concerts, etc., et destinés à être distribués, sont, sans avoir préalablement été timbrés, collés aux vitrines des marchands, ou débitants, de manière à ce qu’on puisse les lire au dehors, -
- On fait remarquer que tout imprimé apposé dans un lieu public ou placé de manière à être lu au dehors, doit être timbré et sur papier de couleur.
- Sont considérés comme ayant le caractère de « lieux publics », les débits de tabac, les agences de location des théâtres, les gares des chemins de fer, les omnibus, les bateaux à vapeur, les corridors, bureaux et autres locaux des hôtelleries, qui sont communs à tous les voyageurs ; les salles de cafés et les restaurants, les théâtres, les spectacles, concerts, etc.
- L’administration de l'enregistrement, des domaines et du timbre, fait rechercher les affiches
- qui présentent des contraventions. Les personnes intéressées devront veiller à ce que les documents de cette nature soient régulièrement timbrés, et à ce qu’ils soient imprimés sur papier de couleur.
- Exposition industrielle de Reims.
- La ville de Reims, qui était, cette année, le siège du concours agricole embrassant toute la région des départements des Ardennes, de l’Aube, de la Marne, de la Haute-Marne, de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges, a su donner à cette fête de l’agriculture un éclat et un attrait inaccoutumés, en organisant, à l’occasion du concours, diverses expositions des plus intéressantes : exposition rétrospective d’art industriel, exposition d’horticulture, concours hippique, etc., et enfin une exposition industrielle, aussi remarquable par la nature des produits exposés que par leur variété et leur valeur industrielle.
- L’Exposition industrielle est divisée en trois sections.
- La première s’applique à tout ce qui concerne l’industrie des tissus de Reims, et comprend une exposition collective des grandes fabriques rémoises, qui est aussi brillante que complète ;
- Dans cette section, on a pu remarquer toute la variété des fils de laines exposés par les filateurs de Reims et des environs, tels que MM. Benoist et Cie, Clément et Boucher, Fassin jeune et Pelletier, Gilbert et Ohl, Legros-Guimbert, de Pontfa-verger ; Oudin frères, de Betheniville ; Blondel-Vieville et Cie, de Sissonne ; Emile Anceaux, de Saint-Masmes ; Buirette-Gaulard, de Suippes ; Denis et Brouilhet père et fils, de Fismes et du Vi-gan ; L. Guillaume, de Haraucourt, près Sedan, etc.
- D’autre part, parmi les fabricants de tissus-nouveautés de Reims, il convient de citer MM. Benoist frères, G. Poulain et Cie, Gruny frères et Gie, F. Le-large, Perin et Lallemant, Quenoble frères, Renard frères, H. Regnier et Cie, etc. Leur exposition embrassait tout à la fois les mérinos simples et doubles, les cachemires d’Ecosse simples et doubles, les reps toiles de laines, les cachemires chaîne-soie, et les tissus-nouveautés les plus élégants et les plus variés.
- L’exposition des teintures de M. Ernest Houpin, successeur de l’importante maison Natalis Houpin et fils, et celle de MM. Poirrier, Mortier et Muller méritaient aussi toute l’attention des visiteurs.
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau.
- Tous droits réservés.
- Imp. G. Colin, route de Flandre, à Charleville (Ardennes.
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- Ce produit est liquide et ne s’expédie qu’en barils de trente kilos au moins, au prix de h francs le Kil., fût perdu. DÉPÔT AU MONITEUR DE LA TEINTURE
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- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenterai! teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu.
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : «50 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Par la combinaison d’nn petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, e-t fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l’OFFICE du Moniteur de LA Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l'impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
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- PUBLICATIONS EN VENTE AU BUREAU DU JOURNAL
- ALCAN (Michel). — Traité du travail des laines peignées, de l’alpaga, du cachemire, etc., vol. in-8° et un atlas de 41 planches doubles. 40 fr. — Traité du travail de la laine cardée, 2 vol. in-8° et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Etudes sur les arts textiles, à l’exposition universelle de 1867; 1 vol. in-8» et un atlas de 25 planches doubles ........................................... 35 fr.
- — Essai sur l’industrie des matières textiles, in-8°, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)................ 45 fr.
- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°.................... 35 fr.
- BFZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-80 et atlas de 151 pl. in-4°...................... 100 fr.
- BOLLEY et KOPP . — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8“ avec 29 figures dans le texte 10 fr. ; par poste...................................... 12 fr.
- BON A- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ;
- par poste................................ . 11 fr.
- BOURDILLAT • — De la décoloration et- du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste........................................ 9 fr. 50
- CHEVRFUL. — Cercles c hromatiquesappliqués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr. ; par poste....................................... 37 fr.
- CHOIMET. — Filature du lin et du chanvre, in-8», 448 p. avec tableaux et pl. (rare),25 fr.; par poste.......................................... 27 fr.
- DF VINANT. — Traité pratique de la teinture, de l’impression sur étoffes et du blanchiment, 1 volume in-8“, de 875 pages et 6 planches autographiées, contenant un grand nombre de prodédés et recettes,
- 20 fr. ; par poste.............................. 22 fr.
- DICTIONNBIRE INDUSTRIEL à l’usage de tout le monde, par E. Lacroix, 2 vol. in-8e, renfermant 1,600 pages et 676 gravures; cartonné à l’anglaise, 20 f. ; par poste....................................... 22 fr.
- DOLFUS-AUSSET. — Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-8°, 20fr. ; par poste 22 fr.
- DUMAS — Précis de l’art de la Teinture, un volume in-8° broché 416 pages {très-rare) — par poste.. 6 fr.
- F . FOL- — Guide du teinturier, ou Manuel des connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte ; cartonné, 9 fr. ; par poste .... 9 fr. 50
- GIRARD'et DE LAIRE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux malières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste .......................................... 19 fr.
- GIRARDIN. — Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste . ....... 14 fr.
- GONFREVILLE. — Art de la ^eGiture des laines en toison, ,er^^ls^s> 1 vol. in-8“, 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec formules, 30 fr ; par poste. (rare)................ 31 fr.
- GOUILLON. — Méthode pratique d’impression des tissus en couleurs mates, dorées, argentées, bronzées, veloutées et perlées, applicable aux étoffes reteintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et échantillons, 3 fr. ;
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- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagne de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr. ; par poste..................................10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages; grand in-8° et 3 pl. 10 fr. ; par poste...........'............. 11 fr.
- — Impression et teinture des tissus ; grand in-8, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8°, 1 fr. 25; par poste........................ 1 fr. 75
- — Garance; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus; in-8», 2fr.; par poste .... 2fr.50
- LEROUX. — Traité pratique de la filature des laines peignées et cardées, 1 vol. in-18», avec figures et 4 planches relié................................. 15 fr.
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- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8», 5 fr. ; par poste.............. 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-8°. fig. et 4 planches, 10 fr.; par poste. . . . 11 fr.
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- SCHEFFER. — Essai sur L’Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre Berckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plusieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce de quercitron, etc., in-8°, 2 fr. 50; par poste...................................... 3 fr. 25
- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’impression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants ; 2 volumes in-8», avec figures et échantillons dans - le texte, 19 fr. ; par poste ..................................... 21 fr.
- VAN LAER. — Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teintures à mordant, 1 volume in-8», de 200 pages avec 213 échantillons,
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- Méd. en bronze. 1817 — 2a classe 1855 — en argent 1856 — or.... 1857
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- Machines à flamber au gaz, à l’alcool ou au feu, tous genres de tissus.
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- Chaudières à lessiver, en tôle ou cuves en bois.
- Chaudières à la chaux en tôle.
- Cuves rondes pour trempage des pièces en chlore ou en acide.
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- Cuves circulaires à pilons pour laver les tissus fins.
- Machimes à savonner les toiles (frotteuses).
- Tondeuses doubles ou simples.
- Machines à battre, brosser et enrouler les tissus.
- Machines à butler, dites Maillocheuses.
- Encolleuse pour fils avec chauffage nouveau, par surface rayonnante.
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- Machines a imprimer, à 1, 2, 3,4, 5, 6, 7 et 8 couleurs.
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- Depuis sa fondation, le Moniteur de la Teinture a déjà vu naître et mourir quatre journaux traitant des mêmes spécialités que lui, et leur a toujours survécu, ce qui prouve suffisamment l’autorité qu’il a acquise, par la sûreté de ses informations, par la compétence de ses auteurs, ainsi que par le choix bien entendu et par l’actualité de ses communications.
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- ___________________________________et comme prime aux volumes
- - le tout payable à la présentation de la quittance
- Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-LON et Blondeau, rue Miohel-le-üomte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnemen ts son t payables à notre office, ceuxpar bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applica-bles à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier ; mais, afin d’avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- Voir le Moniteur de la Teinture du 20 février 1874 (page 42).
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- — lumière (ne 1)...... _
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- 55 125 200
- 40
- 70
- 90
- 36
- 25
- 30
- 60 à
- fr.
- 120
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- le kil. 50
- - 50
- - 200
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- Wlolets.
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- Verts.
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- — — supérieur.......... — 110
- mbivers.
- Brun d'Elbeuf liquide.................. le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline....................... — 25
- Gris, par le bleu-noir................... — 25
- Gris-perle, par les violets.............. — 110
- Coralline rouge.......................... — 30
- — jaune (alcool).......................... — 20
- Purpuraline à l’état sec................. — 10
- Xanthine (orange)....................... — 35
- Cachou de Laval.......................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l'Office du Monttour de la Teinture.
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- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
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- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr. par cuve.
- S’adresser à l’Office du Journal.
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- Nous prions les personnes dont l’abonnement est expiré au 1er juillet et qui ne voudraient pas être considérées comme ayant renouvelé leur abonnement pour un an de nous aviser par lettre ou de refuser le prochain numéro du Journal.
- Nous informons également les personnes qui continueront leur abonnement que nous leur ferons présenter la quittance dans le courant du mois d’août.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20° Année, No 12. et DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juin 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Débarrage des étoffes de laine (suite), par M. H. LEsUrUn. —Teinture des plumes d’ornement. — Teinture des peaux glacées. —Epaillage chimique : Note sur un dérivé de la cellulose, par M. A. Girard.— Observations pratiques sur la teinture en noir d’aniline, par M. F. GOUILLON (échantillons).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Matières autorisées pour colorer les produits alimentaires. — Innocuité des mélanges colorants à base de fuchsine pure, par MM. BERGERON et Glouet. — Questionnaire soumis aux ouvriers d'Elbeuf délégués à Philadelphie.
- INFORMATIONS ET FAITS. DIVERS : La chambre de commerce de Saint-Etienne et la révision des traités de commerce. — Protection internationale des raisons de commerce : Les tribunaux allemands. — Exposition industrielle de Reims.
- CHRONIQUE
- La situation des affaires ne s’améliore pas, et malgré la reprise qui peut se manifester dans les derniers mois, l’année sera décidément inférieure, comme résultats, à la précédente.
- Dans le commerce d’exportation, il y a diminution sur toutes les branches de l’industrie textile.
- Pour ce qui est de l’état des principaux centres de fabrication, nous ne pouvons à peu près que répéter ce que nous disions dans notre précédente Chronique.
- L’industrie lainière est dans l’inaction; même Rouba'x qui présentait naguère d’assez bonnes apparences, voit son activité décroître de jour en jour.
- L’absence complète de printemps a compromis fortement la saison, et l'affaissement du cours des laines s’est encore ajouté à la triste situation de la place. Mais ces bas prix eux-mêmes peuvent ramener des acheteurs et exciter un peu la fabrication.
- La draperie est toujours dans un état de grand calme.
- A Lyon, les quelques commissions en soieries de couleur qui ont été données en dernier lieu, sont peu considérables, et les prix obtenus très-mauvais ; néanmoins toutes les maisons de vente sont obligées d’avoir des assortiments en marchandises fraîches et en nuances nouvelles, pour ouvrir la saison d’automne.
- La grande fabrique paraît avoir des soies pour trois ou quatre mois, et ceux-ci sont toujours des mois de calme pour la vente de l’étoffe; c’est
- donc encore une période de stagnation qui s’ouvre pour le commerce des soies et pour l’industrie de la teinture.
- Les cotonnades paraissent dans une situation moins mauvaise; la situation des affaires sur la place de Rouen entre dans une voie d’amélioration.
- Quelques étrangers ont visité les fabricants de rouennerie; c’est, d’ailleurs, le moment des achats, quelques affaires à long terme ont été faites, tant en filés qu’en tissus, surtout en rayures.
- La demande a été un peu meilleure que précédemment pour les mouchoirs.
- Enfin, ce qui est d’un bon indice, les filateurs et les fabricants élèvent leurs prétentions qui, à la vérité, ne sont pas toujours acceptées par les vendeurs, mais cela témoigne de la confiance de ces industriels dans la reprise des affaires.
- A Epinal, la demande des calicots est active et les prix fermes ; ceux des filés sont faibles.
- Les toiles sont également assez favorisées sur la place de Lille; on signale un certain nombre d’affaires à prix un peu réduits, il est vrai.
- Les fils et les lins donnent lieu à quelques petites transactions.
- L’aspect des lins sur pied se présente sous un jour très-favorable, ce qui réduit la demande aux besoins immédiats.
- En somme, résultats généraux laissant partout à désirer.
- Ce n’est pas, d’ailleurs, le moment où le commerce des tissus a beaucoup d’entrain ; on peut encore espérer qu’après les mois de chaleur, il y aura, comme en 1874, un mouvement de reprise et d’activité qui compensera la pénurie des pre-
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- LE MONITEUR LE LA TEINTURE
- miers mois, et qui permettra de faire une année passable, sans égaler, à moins de circonstances exceptionnelles et improbables, l’année précédente, qui, du reste, a été exceptionnelle.
- Toutefois, les événements politiques en Orient, et l’imminence d’une guerrequi, de locale qu’elle est actuellement, pourrait devenir internationale, ne sont pas de nature à favoriser ce mouvement.
- F. GOUILLON.
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- DÉBARRAGE des ÉTOFFES de LAINE
- {Suite)
- Par M. H. LESUEUR.
- Le débarrage au pinceau a beaucoup d’analogie avec celui à la brosse ; pour l’opérer, on emploie, comme son nom l’indique, un pinceau que l’on trempe dans la teinture et que l’on exprime assez fort avant de le passer sur les places claires -, ce travail se fait sur une table, la pièce bien tendue afin qu’il n’y ait pas de plis, ce qui pourrait faire tacher ; le passage à la teinte se répète deux ou trois fois afin d’arriver graduellement à la nuance ; comme dans le débarrage à la brosse, ou termine au pastel pour unir la pièce ; c’est sans contredit le débarrage au pinceau qui maintenant est le plus répandu ; il convient essentiellement aux femmes pour qui le travail à la brosse est trop pénible, parce qu’il faut presque toujours travailler debout tandis que pour celui au pinceau on peut travailler assis.
- Le débarrage au tampon n’est guère employé que pour les pointillés soie et coton ; la soie et le coton, mais surtout la soie, comme on le sait, prennent'difficilement la teinture ; déplus, le pastel n’y trouve pas une adhérence assez grande pour pouvoir le retenir, les crayons pastel et autres font mal ; il a donc fallu de toute nécessité arriver à se servir de bonne teinture et c’est ce que ceux que l’on peut appeler les artistes débarreurs ont fait, en se servant d’un tampon et de cache-époutil.
- Le tampon se fait avec une bande de drap de 6 à 7 centimètres de largeur que l’on enroule sur elle-même de façon à obtenir un rouleau de à à 5 centimètres de diamètre. La teinte se fait au moyen de peintures, remontées par du cache-étoupil, mais pour ce mode de débarrage, on ne doit pas craindre de foncer la nuance ; c’est une affaire d’appré
- ciation ; le débarreur devra toujours avoir soin de faire un essai avant de commencer à travailler. La teinte étant conforme à la nuance du fond, l’on en met un peu dans une soucoupe ou tout autre vase plat, puis on trempe son tampon, et on l’exprime de manière à ne conserver que peu de liquide -, c’est dans cet état qu’il est nécessaire de le passer sur les barres ; on le passe et on le repasse plusieurs fois, jusqu’à ce que l’on soit arrivé au ton désiré, et la pièce finie on la revisite afin de s’assurer si tout est bienfait. Pour ce genre de débarrage, qui convient surtout pour les articles paletots et jaquettes, on ne doit employer ni pastel ni crayons.
- Quelques débarreurs, pour faire ce genre de travail, emploient du Conté; ils le passent légèrement sur toute la pièce et ensuite font les barres au pastel ; l’emploi du crayon Conté a pour but de mettre un peu de gras à la surface de l’étoffe, ce qui y facilite l’adhérence du pastel.
- Ce moyen ne peut et ne doit être employé que pour les draperies communes.
- Le débarrage au pastel est le plus facile de tous, aussi a-t-il joui pendant longtemps d’une grande vogue ; il suffit en effet de trouver les nuances convenables et de les passer légèrement sur les barres, pour voir la pièce la plus barrée s’unir comme par enchantement. Les barres, les rayons se font parfaitement bien avec les pastels, malheureusement, ainsi que nous l’avons déjà dit, ce mode de débarrage n’est pas solide -, le débarrage au pastel s’opère de bien des manières, et l’on pourrait presque dire que chaque ouvrier a son genre de travailler ; quoi qu’il en soit, voici la méthode la plus employée : la pièce est passée sur une perche fixée à peu près à trois mètres de hauteur ; de là elle descend et tourne sur une table debout, mais légèrement inclinée, l’inclinaison doit être calculée de manière à ce que la perche ne soit pour ainsi dire que la continuation de la table. L’ouvrier après avoir passé le pastel sur la barre ou le crayon, frappe légèrement sur l’étoffe avec un petit balai, appelé à Elbeuf écouvette ; cette action a pour but d’enlever l’excès de pastel, d’unir et de faire adhérer le restant ; comme on le voit, rien de plus simple que ce travail, il suffit pour arriver à un bon résultat de bien choisir ses nuances. Le dé-barreur au pastel emploie un grand nombre de produits, craie blanche de toutes sortes, crayons, fusains, etc ; lorsque ces produits arrivent par suite du travail à être trop courts, ils sont perdus ; voici la manière d’en utiliser quelques-uns ; le noir
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- )0 C.
- connu sous le nom de petit gris s’emploie en grande quantité ; on met de côté tous les petits bouts, et quand il y en a assez, on les met tremper dans un peu d’eau; au bout de deux heures ils ont pris assez d’eau pour être malléables ; on les pétrit alors et on les mou le tout simplement en les roulant dans les mains ; ce moyen permet d’utiliser le tout et de faire des noirs à la grosseur dont on peut avoir besoin.
- Il se trouve des circonstances où l’emploi de crayons gras est nécessaire ; cela se rencontre surtout pour faire les petits rayons ; les noirs et les blancs sont particulièrement les plus employés. Il ne faut s’en servir qu’avec la plus grande prudence, car, appliqués maladroitement ils occasionnne-raient des taches sur les tissus. Le travail fait au moyen des crayons gras est solide et fort économique.
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- TEINTURE des PLUMES d’ORNEMENT
- Les plumes d'ornement sont, comme on sait, d’abord dégraissées avec précaution dans un bain de carbonate d’ammoniaque ou dans une lessive faible de soude, puis séchées en les agitant doucement, pour leur conserver leur moelleux et leur forme gracieuse. Autrefois on ne les teignait guère qu’en noir avec le campêche et le quercitron ou avec le cachou préparé, et en quelques autres couleurs; mais depuis la découverte des matières colorantes extraites du goudron on a pu leur appliquer des couleurs variées et élégantes.
- Les couleurs d’aniline s’appliquent sans autre préparation qu’un bain tiède, sur les plumes d’ornement. Pour les couleurs claires, les plumes, après le dégraissage, sont introduites dans une chambre, où on les expose à la vapeur de soufre. On prépare le bain de teinture tout simplement, en versant une solution filtrée de couleurs d’aniline dans de l’eau tiède, et les plumes dégraissées et soufrées, au besoin, sont manipulées dans ce bain jusqu’à ce qu’elles aient acquis la nuance désirée. Elles sont ensuite lavées, attachées à des fils et agitées dans l’air, jusqu’à ce quelles aient repris leur éclat naturel, puis poudrées au gypse ou huilées.
- On teint en rose avec une solution faible de fuchsine, en Magenta avec une solution plus concentrée, en violet avec le violet-patente soluble dans l’eau, en rouge bleuâtre et en bleu rougeâtre avec
- le bleu de Lyon soluble dans l’eau, eu bleu verdâtre avec le bleu lumière soluble dans l’eau.
- On peut teindre les plumes en bleu alcalin solide, en dissolvant dans le bain 30 gram. de soude, y versant la solution du bleu alcalin, teignant en bleu clair dans le bain et plongeant dans un bain préparé à l’avance avec 30 grammes d’acide sulfurique.,Le bleu s’avive comme à l’ordinaire.
- On produit le vert en traitant par une solution de vert à l’iode, l’orangé par une solution de co-ralline jaune, le ponceau par une solution de coralline rouge. Une solution de corralline jaune, vire, par une addition d’ammoniaque, du rouge orangé au rouge, et la solution rouge, par une addition d’acide acétique, du rouge, à l’orangé. On peut donc, par une addition d’ammoniaque liquide à la solution, obtenir toutes les nuances avec la coralline jaune et y teindre les plumes. Le ponceau à la coralline est plus beau que les mêmes teintes produites sur tissus, seulement il est très-peu solide, ce qui est peu important pour les plumes. Avec la coralline il faut éviter de plonger dans une lessive de potasse et huiler immédiatement les plumes.
- Pour le blanc, les plumes soufrées sont bleuies avec une solution extrêmement faible de violet-patente bleuâtre, mais du reste traitées comme les autres.
- Dans ces derniers temps on a donné volontiers à l’extrémité des plumules un reflet orangé que l’on obtient en dissolvant au bain-marie du violet-patente bleuâtre ou rougeâtre dans de l’alcool à 90° centésimaux et en imprégnant les plumes déjà prêtes et huilées au moyen d’un pinceau dans les points qu’on veut bronzer avec cette solution. L’alcool s’évapore rapidement et laisse un beau reflet bronzé. On n’emploie à cette opération que du violet soluble dans l’alcool, attendu que celui soluble dans l’eau se décolore très-aisément par le simple contact des doigts.
- (Farber-Zeintung).
- TEINTURE DE PEAUX GLACÉES
- Les paux glacées, et spécialement celles teintes en brun, qui sont avec celles teintes en gris les plus recherchées actuellement dans le commerce, s’y rencontrent en nuances les plus variées, depuis 'le brun jaune le plus clair jusqu’au brun rouge
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- et au brun foncé le p lus intense ; mais il suffit de savoir préparer les bains pour les bruns clair, moyen et foncé, pour obtenir avec ces types tous les bains des autres nuances. Voici leur composition :
- 1° pour brun clair : 175 lit. eau, 3 kilog. écorce d’aune, 1 kilog fustel, 250 gram. bois jaune, 80 gram. fernambouc, 40 gram. campêche.
- 2° pour brun moyen : 160 lit. eau, 2 kilog. bois jaune, 1 kilog. fustel, 50 gram. Baah, 250 gram. quercitron, 250 gram. fernambouc, 125 gram, campêche.
- 3° pour brun foncé : 195 litr. eau, 2 kilog. fustel, 500 gram. bois jaune, 250 gram. quercitron, 125 kil. fernambouc, 875. gram campêche et solution de carmin d’indigo suivant le besoin.
- Pour chaque kilog. de bois, on prend 40 litres d’eau. De même que l’on emploie du carmin d'indigo, on peut ajouter au bain, suivant la nuance que l’on désire, de la graine d’Avignon ou des couleurs d’aniline. On remplace très-bien l’écorce d’aune par celle de saule et même, dans beaucoup de fabriques allemandes, par une décoction de tannée de sapin, mais en France l’on donne la préférence à l’aune parce que, à raison de la faible quantité de tannin que son écorcerenferme, le grain paraît plus fin et plus délicat. Le Bablah comme la tannée de sapin est extrêmement astringente et ne doit être employé qu’avec précaution p rce qu’il couvre beaucoup : il s’applique particulièrement aux peaux fortement grainées ou à celles qui, par suite d’un tannage incomplet, ne prennent que difficilement la couleur. C’est là un exemple signifi -catif du rôle des astringents comme agents de fixation. Ces agents ne sont utiles qu’en certaines limites pour les bains de teinture ; ajoutés en excès ils sont nuisibles : ils donnent de la dureté aux couleurs sur les peaux complètement tannées, et toujours un aspect rude. Suivant que l’on emploie l’un ou l’autre de ces astringents, il faut faire un choix entre le fustel qui est riche et le bois jaune qui est pauvre en tannin. C’est par ce motif que la formule pour le brun foncé ne contient que des bois à proprement parler colorants. Ces bois, surtout le bois rouge et le campêche, ne sont prescrits que dans la proportion propre à n’introduire dans le bain que le tannin nécessaire.
- (Der Gerber).
- ÉPAILLAGE CHIMIQUE
- NOTE SUR UN DÉRIVÉ DE LA CELLULOSE
- Par M. Aimé Girard,
- Professeur au Conservatoire des Arts-et-Métiers.
- Entre la cellulose normale, telle que la fournit l’analyse immédiate des végétaux, et les celluloses modifiées, de formes gélatineuses, dont M. Béchamp a annoncé l’existence en 1856, avant toute saccharification par conséquent, ( n observe un état particulier de la matière, état mal défini et dont les opérations industrielles offrent plusieurs exemples. La cellulose perd, dans ce cas, toute sa solidité et devient friable.
- Je me suis proposé d’étudier cet état mal défini de la matière cellulosique, et j’ai reconnu que la modification première de la cellulose, lorsqu’elle est exposée à l'action des acides, résulte de la production d’une matière nouvelle privée d’organisation et caractérisée par une grande friabilité.
- Les conditions nécessaires à la production de cette matière nouvelle, si on veut ibbtenir à l’état de dureté, doivent être calculées avec soin, et il y faut tenir compte de la concentration de l’acide, de la durée du contact et de la température à laquelle l’opération s’accomplit. Différents procédés peuvent être suivis; mais celui qui m’a donné les résultats les plus constants est celui qui consiste à immerger à froid la matière cellulosique, préalablement purifiée, dans l’acide sulfurique à 45° B., la durée du contact variant d’ailleurs avec la perméabilité de cette matière.
- Si l’on opère avec un coton cardé purifié, douze heures de contact suffisent. Au bout de ce temps, on trouve les fibres de coton à peine altérées en apparence ; examinées sous le microscope, elles s’y montrent seulement légèrement gonflées, détordues et douées de propriétés adhésives très-prononcées; mais, si on les presse entre deux lames de verre, on les voit aussitôt se résoudre en une multitude de petits fragments dépourvus de forme régulière.
- Malgré sa friabilité, la matière peut cependant être enlevée au bain d’acide sulfurique, lavée jusqu’à purification complète et enfin séchée à basse température sans perdre la forme fibreuse ; mais si une fois sèche, on la frotte entre les doigts, elle se réduit instantanément en une poussière fine et neigeuse.
- Soumise à l’analyse élémentaire, cette matière
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- nouvelle offre une composition remarquable ; cette composition, en effet, est celle de la cellulose sur laquelle serait fixé un équivalent d’eau ; elle répond, par conséquent, à la formule C‘2 H" 0". C’est ce que montrent les analyses ci-après exécutées sur quatre échantillons de préparation différente.
- I. II. III. IV. Calculé.
- Carbone........ 42,1 42,5 42,0 42,0 42,1 Hydrogène.......... 6,3 6,5 6,7 6,4 6,4
- Oxygène........ 51,6 51,0 51,3 51,6 51,5
- L’équivalent d’eau ainsi fixé résiste d’ailleurs à la dessiccation, et, pour ce motif, je propose de désigner sous le nom d'hydrocellulose la matière friable dont la production caractérise la première phase des transformations de la cellulose.
- L'hydrocellulose possède des caractères spécifiques très-nets ; elle s’oxyde notamment avec une extrême facilité. Maintenue plusieurs jours à 50 degrés, elle jaunit peu à peu ; sa teneur en carbone diminuera richesse en oxygène augmente. Si on la soumet alors au lavage, elle abandonne à l’eau un produitcoloré, qui réduit le tartrate cupropotassique et le nitrate d’argent, mais le résidu de ce lavage n’est autre que l’hydrocellulose elle-même inaltérée et répondant à la formule C‘2 H11 04.
- Chauffée avec une solution de potasse faible, ou 1/100, l’hydrocellulose s’oxyde et se dissout peu à peu, en produisant une liqueur franchement colorée et réductrice.
- Mais, en dehors de cette oxydibilité facile, elle conserve les propriétés de la cellulose, et ses relations avec le corps dont elle dérive semblent être de même ordre que celles qui rattachent le saccharose au glucose.
- Parmi les procédés à l’aide desquels l'hydrocellu-lose peut être obtenue, il en est un qu’il convient de citer à côté de celui que j'ai déjà fait connaître. Ce procédé, qui rappelle la méthode par laquelle Payen a limité l’action des acides sur la matière amylacée et transformé celle-ci en dextrine, consiste à imprégner la cellulose d’une solution extrêmement faible d’acide, et à la soumettre à une température de 100 degrés environ. La cellulose, dans ce cas, ne tarde pas à se transformer en hydrocellulose pour se carboniser ensuite, si l’action de la chaleur se prolonge sous l’influence de l’excès de l’acide employé.
- La production de l’hydrocellulose friable, préliminaire à l’hydratation totale de la matière cellulosique et à sa transformation en glucose, permet, je crois, d’expliquer un certain nombre de faits indus-*
- triels dont on ne possédait pas, jusqu’ici, d’interprétation satisfaisante. C’est ainsi que le papier parchemin peut être considéré comme produit par la transformation superficielle des fibres papetières en hydrocellulose. Ainsi transformées, ces fibres se soudent alors sur elles-mêmes, et la feuille de papier devient à la fois continue et imperméable. Si le c ntact des acides est exagéré ou le lavage incomplet, la transformation des fibres est totale, et le papier devient cassant. C’est encore à la production de l’hydrocellulose qu’il faut, sans doute, attribuer la friabilité des papiers et des tissus qui, par suite d’un lavage insuffisant, sont restés imprégnés de chlorure décolorant. Décomposés par l’acide carbonique de l’air, ces chlorures ont fourni, d’abord de l’acide hydrochloreux, puis de l’acide chlorhydrique, dont l’action sur la cellulose n’a pas tardé à se faire sentir. C’est par le même procédé chimique enfin que le manufacturier, pour épailler les laines, pour époutiller les tissus, pour régénérer les chiffons laine et coton, fait disparaître la matière végétale qui, transformée en hydrocellulose friable, se carbonise ensuite sous l’influence de l’excès d’acide employé.
- OBSERVATIONS PRATIQUES
- SUR LA TEINTURE EN NOIR D’ANILINE.
- Les procédés de teinture en noir d’aniline qui ont longtemps laissé à désirer, ou qui étaient devenus le monopole de quelques maisons, sont maintenant entrés dans la pratique courante, et on peut les obtenir à un prix abordable; de plus, à l’aide des moyens nouveaux, on n’est plus exposé à brûler les fibres sur lesquelles on les applique.
- O.i sait actuellement que les conditions à remplir sont les suivantes :
- 1° Le chlorhydrate d’aniline est le sel de cette base dont l’emploi est préférable.
- 2 II faut une source d’acide chlorique ; le chlorate de potasse, en se décomposant lentement, remplit cette indication.
- 3° On doit employer un agent d’oxydation qui agisse lentement et graduellement; les plus avantageux sont les produits, les sels métalliques surtout, qui d’abord à leur minimum d’oxydation, s’oxydent peu à peu au contact de l’air, et transmettent ensuite leur oxygène au mélange pour noir dont ils font partie.
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- La théorie des transformations qui s’opèrent n’importe pas pour le moment, nous n’avons qu’à en constater les résultat pratiques.
- 4° Le mélange colorant doit être très-légèrement acide; s’il était neutre ou alcalin, la couleur ne se développerait pas ; s’il était trop acide, il altérerait les fibres.
- Les sels de cuivre ont été longtemps l’agent oxydant employé, mais ces sels donnent lieu à une réaction acide et à une oxydation qui dépasse souvent le but ; ces deux causes produisent un affaiblissement notable des matières teintes
- Aujourd’hui les sels de vanadium sont reconnus comme les plus favorables; leur action èst des plus intéressantes et des plus remarquables,et l’on peut dire que leur application au noir d’aniline est un des perfectionnements les plus considérables qui aient été apportés dans ce mode de teinture.
- Le vanadium est d’un prix très-élevé, mais la quantité qu’on doit en employer est tellement infime, insignifiante, que ce prix n’a aucune importance et que la couleur revient moins cher, même, qu’en employant les sels de cuivre ou autres oxydants (1).
- A ce procédé, il convient d’ajouter comme étant très-favorable et très-pratique, -celui indiqué par M. Ladureau, et basé sur l’emploi des chlorures manganeux et ferreux (2).
- C’est sur ces deux méthodes que nous voulons exposer quelques observations pratiques résultant de nos expérimentations.
- NOIR AU VANADIUM.
- Le vanadium s’emploie à l’état de chlorure vana-deux ou de vanadate d’ammoniaque ; les proportions peuvent en être réduites jusqu’à un milligramme de l’un de ces sels par litre de couleur.
- Dans ces conditions, cependant, le noir est très-long à se développer et la réaction est souvent in-
- (U Voir Moniteur de la Teinture, numéros du 20 février et du 5 mars, année courante, pages 44 et 54.
- (2) Moniteur de la Teinture du 5 mars, année courante, page 50.
- complète ; nous avons reconnu que, pour qu’elle ait lieu dans des conditions satisfaisantes, il en fallait de 3 à 5 milligrammes, soit pratiquement 1/2 centigramme (5 milligrammes) par litre.
- Un gramme de chlorure vanadeux ou de vanadate d’ammoniaque peut donc suffire pour 200 à 250 litres de couleur, et bien qu’à la vérité, on puisse encore réduire cette proportion, c’est celle-ci qui nous paraît la plus avantageuse.
- Le,chlorure de vanadium est en fragments assez difficiles à diviser, très-déliquescents et néanmoins d’une solubilité douteuse; le vanadate d’ammoniaque est plus facile à manier, mais les petits dosages sous lesquels on doit l’employer demandent une précision qui sort des habitudes des ateliers, et qui exige des instruments de pesage délicats que l’on n’a pas toujours sous la main.
- Il nous a paru qu’il y aurait avantage à employer le vanadium sous une forme plus commode, moins réduite et plus facile à doser; nous avons alors préparé un sel vanadeux qui s’emploie à la dose de un gramme par litre de couleur, qui produit une oxydation très-nette et très-régulière du noir, dont le prix de revient est égal à celui des chlorure vanadeux ou vanadate d’ammoniaque, proportionnellement aux dosages employés (1).
- De même que pour ces derniers, la proportion de un gramme par litre peut encore être réduite jusqu’à deux décigrammes même , mais comme pour ceux-ci, la formation du noir devient plus lente et plus irrégulière.
- En général, l’oxydation du noir d’aniline sur coton, doit être complète en 48 heures, soit à l’air en été, soit dans des étendages chauds pendant les températures de l’hiver.
- Les noirs au vanadium peuvent aussi se faire
- selon le procédé suivant :
- Pour 100 kilogr. de cotons :
- Eau................................. 150 litres.
- Chlorhydrate d'aniline en plaques. 15 kilog.
- Chlorate depotasse. ..................... 5 —
- Sel vanadeux........................... 150 gram.
- Les cotons étant encore humides du débouillissage, mais aussi bien essorés ou tordus que possible, sont immergés dans la dissolution, dans laquelle ils sont entassés aussi fortement que possible, de façon à tout absorber le bain ; puis ils sont légèrement exprimés de façon à ne pas égoutter lorsqu’ils seront à l’élendage.
- 1)) Le prix de ce sel est de 16 fr. le kilog.
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- Dans le bain qui résulte de cette expression, on immerge une nouvelle quantité de coton, ratais il faut considérer que ce liquide est formé non-seulement de la dissolution pour noir que l’on 'vient d’employer, mais encore de l’eau que le coton humide renfermait et qui, par conséquent, a affaibli la force du bain primitif. Il y aurait donc lieu d’avoir un bain fait dans les proportions doubles de celles ci-dessus indiquées, et de le mélanger par parties égales avec ce liquide exprimé du coton, lequel mélange pourra alors servir à une nouvelle immersion.
- Il convient d’ailleurs de fractionner le bain et d’agir ainsi sur des parties de 5 kilog. de coton.
- C’est en utilisant de cette façon toute la dissolution d’aniline, qu’on peut arriver à employer 150 grammes environ d’aniline par kilog. de coton.
- Lorsque les cotons sont ainsi imprégnés de la dissolution pour noir, et qu’ils n’ont alors, comme on le sait, aucune couleur apparente, on les étend sur des perches pendant 24 à 48 heures, soit dans un étendage chauffé, soit à l’air, si la température est au moins de 20 degrés.
- Pendant ce temps, l’oxydation se produit, la couleur des cotons devient verdâtre et se fonce de plus en plus jusqu’à une teinte olivâtre très-voisine du noir.
- Quand ce résultat est obtenu les cotons sont passés dans une très-faible dissolution de bi-chrômate de potasse, qui fait disparaître les tons verts et développe complètement le noir.
- Un bain de savon bouillant, sans être indispensable, augmente encore l’intensité du noir et assouplit les cotons.
- NOIR AU MANGANÈSE.
- Cette méthode donne également de très-bons résultats, et devient très-économique lorsqu’on est dans le voisinage d’une fabrique de chlore, ou que l’on en prépare soi-même, ce qui, malheureusement, n’est qu’un cas exceptionnel.
- Ce sont, en effet, les résidus de manganèse provenant de la fabrication du chlore que l’on emploie comme oxydant, et après avoir saturé leur excès
- d’acide, avec de la ferraille (1) ; or, lorsque l’on doit faire venir ces résidus, quelquefois d’assez loin, les frais de transports, de vases et d’emballage arrivent» à être très élevés ; de plus, quelques teinturiers, habitués à employer des produits tout préparés, voient une complication dans la nécessité de neutraliser ces liquides acides avec des rognures de fer. F. Gouillon.
- (La suite au prochain numéro).
- INDUSTRIELLE
- Une ordonnance du Préfet de police de Paris a prescrit, pour les produits alimentaires, l’usage exclusif des couleurs suivantes :
- Bleus: indigo et ses dérivés, bleu de Prusse ;
- Rouges : cochenille, carmin, laque carminée, laque de bois de Brésil, orseille ;
- Jaunes: safran, graine d’Avignon, graine de Perse, quercitron, fustel, laques aluminées, curcuma ;
- Jaunes Verts : mélange de bois et de bleu de Prusse ;
- Violet : bleu de Prusse et carmin.
- L’ordonnance contient en outre l’interdiction des couleurs suivantes : oxyde de cuivre, cendres bleues, oxyde de plomb, sulfure de mercure, jaune de chrême, gommegutte, arsénites de cuivre, (vertde Scheele et vert de Schweinfurt), blanc de plomb.
- De plus, le conseil d’hygiène publique et de salubrité a étudié la question spéciale à la coloration des liqueurs, et il recommande surtout l’emploi : pour le curaçao, du bois de Campêche ; pour l’absinthe, du bleu d’indigo soluble et du safran ; pour les liqueurs bleues, du bleu d’indigo soluble, du bleu de Prusse et de l'ouuv-mer.
- -NNOCUITÉ DES MÉLANGES COLORANTS A BASE DE FUCHISNE PURE
- Par MM. Bergeron et Clouet.
- On peut remarquer, en lisant la liste des couleurs autorisées par les arrêtés de la Préfecture de Paris et des Conseils d’hygiène, pour la préparation des matières alimentaires, que les couleurs d’aniline n’y figurent pas; d’autre part, elles ne figurent pas
- (1) Voir le détail du procédé dans le Moniteur de la Teinture, numéro cité.
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- non plus parmi celles dont l’emploi est proscrit.
- M. A. Chevalier, dont la compétence comme hygiéniste ne saurait être contestée, pense qu’elles n’ont pu être autorisées, parce que la plupart sont obtenues par l’intervention de produits dérivés du mercure et de l’arsenic : elles peuvent donc retenir, et elles retiennent souvent, des traces de ces matières toxiques. Il convenait d’élucider la question des effets que ces couleurs peuvent produire sur l’organisme animal, et cela surtout pour la fuchsine qui est, parmi ces produits, celui que l’on a surtout cherché à employer pour la coloration des matières alimentaires. La Société industrielle de Rouen a, dans sa séance du 7 avril dernier, reçu communication d’un mémoire de MM. Berge-ron et Clouet, que nous résumerons successivement et qui semble traucher la question.
- La fuchsine, disent ces savants docteurs, n’est pas forcément souillée de sels minéraux, et la preuve en est dans le brevet pris par un industriel distingué de Poissy, pour l’obtention de la fuchsine pure. Mais, niême pour cette dernière, les avis sont partagés; certains la désignent comme un produit des plus dangereux, d’autres la regardent comme inoffensive ; les, derniers, enfin, la considèrent comme douée de propriétés thérapeutiques puissantes.
- Quoi qu’il en soit, il paraît prouvé aujourd’hui que les écrivains qui ont développé les dangers de l’emploi des couleurs de fuchsine, n’ont jamais pris la précaution d’ajouter s’ils avaient constaté l’état de pureté absolue du produit qui, certainement était notablement arsénical. M. Bergeron va plus loin, et prétend que, même en employant l’arsénite de rosaniline, aucun fait scientifiquement observé n’est venu démontrer le danger de l’arsenic, à la dose à laquelle il subsiste dans les produits fabriqués.
- Deux membres distingués de la Société industrielle de Rouen se sont livrés à deux séries d’expériences distinctes, exécutées l’une au laboratoire de l’École de médecine de Rouen, et l’autre dans le propre laboratoire de l’opérateur, à Paris.
- Les résultats de ces expéiiences poursuivies avec tout le soin et la sûreté nécessaires, peuvent s’énoncer ainsi qu’il suit :
- 1° La fuchsine débarrassée de toute matière étrangère, bien purifiée et privée absolument d’arsenic, est une substance inoffensive, même à forte dose : 20 grammes ont pu être mêlés à la pâtée d’un chien, sans accuser d’accidents, et 75 grammes
- ont pu être administrés en 6 jours, sans occasionner de désordres internes.
- 2° L'emploi de cette fuchsine pure pour colorer les produits de consommation, est donc tout aussi inoffensive que pourraient l’être la cochenille, l’or-seille ou l’indigo.
- 3° Ce qu’il faudrait proscrire, au point de vue de l’hygiène publique c’est, non pas l’emploi d’une matière bien préparée avec des produits purifiés, mais toute fabrication clandestine pour laquelle on se servirait de fuchsine impure , pouvant contenir de l’arsenic. Là est le danger, et sans aller aussi loin que le docteur Husemann, et croire que plusieurs personnes pourraient être empoisonnées, il faut convenir pourtant, qu’il en pourrait résulter des accidents sérieux.
- 4° Non-seulement, la fuchsine pure n’est pas dangereuse, mais on a pu constater qu’elle jouit de propriétés bienfaisantes, et qu’elle amène, notamment, la disparition complète de l’albumine chez un sujet dont les urines en contenaient depuis fort longtemps.
- 5° Enfin, le docteur Charvet a injecté sous-la peau d’un animal une solution composée de 2 grammes de fuchsine, 20 grammes d'alcool et 120 grammes d’eau distillée. En trois jours il a introduit dans la circulation 70 centigrammes de fuchsine, et il ne s’est produit aucun symptôme d’empoisonnement ni après les injections, ni depuis qu’elles ont cessé. Le seul fait anormal a été une coloration rouge des urines, pendant les premières heures qui suivaient l’opération, ce qui prouve simplement l’élimination rapide du corps étranger.
- = O e- . ©
- QUESTIONNAIRE
- SOUMIS AUX OUVRIERS D’ELBEUF DÉLÉGUÉS A L’EXPOSITION DE PHILADELPHIE
- 1. — Quelle est l’opinion des fabricants de draps et autres tissus de faine, exposant à Philadelphie, sur l'exposition elle-même ?
- 2. — Quel profit l’industrie lainière des Etats-Unis espère-t-elle retirer de cette exposition ?
- 3. — Quelle opinion ont les fabricants américains sur les tissus de laine de fabrication française ?
- 4. — En particulier, comment apprécient-il les produits d’E’beuf sous le rapport de la nouveauté, de la qualité, du prix, etc.
- 5. — Quelles opinions ont sur ces mêmes étoffes les négociants et consommateurs américains ?
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- 6. — Approximativement, à quels prix sont livrés à la consommation les draps et nouveautés de fabrication française?
- 7. — Quelles sont les causes du prix élevé auquel sont vendus aux Etats-Unis les tissus de laine français?
- 8. — Pourquoi l’Angleterre trouve-t-elle en Amérique un écoulement ,plus grand et plus facile que la France ?
- 9. — Quels moyens faudrait-il employer pour développer dans les États de l’Union le goût des nouveautés de notre rayon industriel ?
- 10. — Que fau rait-il faire à Elbeuf pour se conformer aux goûts, besoins et habitudes des américains, afin de trouver dans leur pays de plus grands débouchés ?
- 11. — Parmi les T rodaits exposés par les manufacturiers étrangers, s’en trouve-t-il dont la fabrication à Elbeuf pourrait avoir des chances de succès près des consommateurs européens? (Rapporter des échantillons).
- 12. — En quoi l'industrie lainière des Etats de l’Union américaine nous est-elle supérieure?
- 13. — Quels sont les différences dans les moyens de fabrication employés en Amérique et ceux en isage à Elbe if?
- 14. — Les industries lainières de l’Angleterre, de la Belgique, de l’Allemagne, de l’Italie, etc., sont-elles mieux représentées à Philadelphie que la nôtre ?
- 15. —Quelles sont les opinions des délégués sur les produits de chacune de ces nations? (Entrer dans des détails aussi étendus que possible).
- 16. — En quoi les tissus de ces diverses nations sont-ils supérieurs à ceux de notre rayon ?
- 17. —Comment les américains apprécient-ils ces produits ?
- 18. — A quoi faut-il attribuer que l’étranger fait quelquefois mieux, souvent à meilleur marché et presque toujours plus vite que neus?
- 19. —Que pensent les délégués sur les contrefaçons et imitations des tissus elbeuviens par les fabricants étrangers ?
- 20. — Le genre français tranche-t-il d’une façon remarquable sur ceux de provenance étrangère?
- 21. — De quel côté est l’avantage et en quoi con-siste-t-il ?
- 22. — L’Amérique pourrait-elle tenter avec succès l’importation de ses draperies en Europe? quels sont les causes qui l’en empêcheraient?
- 23. .— Que pensent les drapiers américains de l’Exposition qui aura lieu à Paris en 1878 ?
- 24. — Quel rang occupe la construction mécanique française à l’exposition de Philadelphie ?
- 25. — Quels sont les machines et appareils employés en Amérique ou bien figurant à l’exposition qui pourraient être introduits dans la fabrique de notre ville ? (Entrer dans des détails et rapporter des dessins et descriptions).
- 26. —Quelles sont , les laines généralement employées par les fabriques des divers états de l'Union ?
- 27. — Comment procède-t-on au dégraissage des laines?
- 28. — Tire-t-on partie du suint ?
- 29. — Quels sont les perfectionnements apportés au lavage et à la teinture des laines figurant à l’exposition de Philadelphie.
- 30. — Comment se pratique l’épaillage chimique en Amérique?
- 31. —L’échardonnage mécanique est-il encore usité?
- 32. — Quels sont les machines ou procédés d‘é-paillage exposés ?
- 33. — La carderie et la filature américaines sont-elles inférieures, égales ou supérieures à celles d’Elbeuf et son rayon ?
- 34. — Quelles sont les machines pour cardage et filatures exposées ? (Rapporter des dessins et descriptions).
- 35. — Quelles villes sont supérieures à Elbeuf pour la filature du cardé? En quoi consiste cette supériorité ?
- 36. — Quelles sont les machines à retordre exposées? (Rapporter dessins et descriptions).
- 37. — Quels sont les ourdissoirs et encolleuses mécaniques exposés? (Rapporter dessins et descriptions).
- 38. — Quelles sont les mécaniques Jacquard exposées? (Rapporter dessins et descriptions).
- 39. — Quels sont les métiers mécaniques à tisser exposés? (Rapporter dessins et descriptions).
- 40. — Quels avantages présentent chacun des systèmes de machine à tisser figurant à Philadelphie ?
- 41. — En quoi consiste la supériorité des métiers américains ?
- 42. — Les métiers à main sont-ils d’un usage répandu aux Etats-Unis?
- 43. _ Quel est l’avis des délégués sur les métiers mécaniques à tisser en général par rapport aux genres elbeuviens?
- 44. — En est-il parmi ceux qui figurent à Philadelphie qui pourraient convenir d’une manière spéciale aux étoffes nouveautés d’Elbeuf?
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- 45. — Quels sont les appareils accessoires de tis- | sage qui figurent à l’exposition. (Rapporter | dessins et descriptions). i
- 46. — Quels sont ceux qui pourraient être em-. I ployés utilement à Elbeuf ?
- 47 . — Comment et sur quelles bases sont rétribués les ouvriers tisseurs en Amérique ?
- 48. — Quelles sont les fouieuses exposées ? (Rapporter dessins et description).
- 49. — Quelles sont les laineuses et tondeuses exposées ? (Rapporter dessins et descriptions).
- 50. — Quel rôle joue le chardon métallique dans les apprêts ?
- 51. — Quel est l'opinion des délégués sur l’exposi- tion de Philadelphie au point de vue de l’in- | dustrie des fils et tissus de laine ?
- 52. — Quel parti tire-t-on en Amérique des dé- chets de fabrique ?
- 53. — Quel rôle jouent dans la fabrication améri- ; caine les laines renaissances ?
- 54. — Les blousses sont-elles d’un usage répandu ! aux Etats-Unis?
- 55. — D’où proviennent les chiffons de draps et | autres matières premières pour effilochages?
- 5G. — Quels genres de travaux sont plus particulièrement faits aux pièces dans les fabriques de draps de l'Union américaine ?
- 57. — Beaucoup d’ouvriers étrangers sont-ils employés dans les fabriques ?
- 58. — Parmi les ouvriers employés dans la fabrica - i tion des fils et tissus de laine, quels sont les i mieux rétribués? (Dresser un tableau).
- 59. — Quels sont les conditions des ouvriers occupés dans les manufactures de laine aux Etats-Unis ?
- 60. — Quels avantages ont-ils sur ceux de nos manufactures ?
- 61. — Quels sont les rapports entre les ouvriers américains et leurs patrons?
- 62. —Les grèves sont-elles fréquentes? Quelles en sont les causes ?
- 63 . — Comment sont jugés les différends entre patrons et ouvriers ?
- 64. — Quelles sont les mœurs et habitudes des ouvriers américains?
- 65. — Quelles sont leurs qualités particulières et aussi leurs défauts au point de vue moral et industriel ?
- 66. —Existe-t-il des banques ou maisons de crédit populaires ? (Si oui, rapporter des statuts).
- 67. — De quelle nature, et quelle est l’importance
- des associations ouvrières aux Etats-Unis ?
- 68. —Comment fonctionnent ces diverses institutions? Quels sont les avantages qu’en tirent les travailleurs ? (Rapporter des documents).
- 69. — Lesquelles de ces institutions pourraient, si les lois françaises ne s’y opposaient point, être introduites chez nous ?
- 70. — Comment l’instruction est-elle distribuée dans la classe ouvrière des Etats-Unis.
- 71. —Que peuvent avoir de particulier les écoles industrielles et professionnelles de l’Amérique?
- 72. -- Quelles sont les conditions des femmes et des enfants employés dans les manufactures ?
- 73. — L’esprit de famille existe-t-il à un plus haut degré chez les ouvriers américains que chez nous?
- 74. — Que pensent les ouvriers américains des travailleurs français ?
- 75. —Qu i sont les publications périodiques traitant de la fbrication dûs fils et tissus de laine, les plus répandues aux Etats-Unis?
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- LA CHAMBRE DE COMMERCE DE SAINT-ÉTIENNE ET LA RÉVISION DES TRAITÉS DE COMMERCE.
- Rapport de M. Tézenas du Montcel.
- « Dans la commission des textiles, MM. Leurent, Balsan et Feray ayant demandé à faire entendre les filateurs de lin, de coton et de laine, M. Tézenas a obtenu que la commission entendrait aussi les délégués des industries du tissage. M. Fr. David, membre de la chambre de commerce de Saint-Etienne; M. Balas, de Saint-Chamont; M. Dévot, de Saint-Pierre-les-Calais ; M. Thivel, de Tarare, mandés par dépêche, sont arrivés à Paris. Ils ont été entendus dans la séance du le1’ avril. M. David a demandé énergiquement la diminution du droit sur les filés et retors de coton, afin de permettre à l’industrie du tissage du velours et du ruban de lutter à armes égales.avec nos concurrents suisses et allemands. Nous payons actuellement 325 francs par 100 kilos sur les retors n° 170 anglais. Les Suisses paient 4 francs et les Prussiens 15 francs par 100 kilos sur les fils de même numéro. M. David a fait imprimer des tableaux qui servent à établir que les filateurs de Lille peuvent lutter sans droits protecteurs contre les filateurs étrangers, et qu’ils vendent leurs fils à des prix inférieurs à ceux pratiqués à Manchester. La protection leur est donc inutile.
- » En outre de sa déposition verbale, il a rédigé
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- un rapport qui sera remis aux membres du on-seil supérieur, s’il est approuvé par la chambre de commerce.
- » Les fabricants de tuile de Calais ; les tisseurs de mousseline de Tarare ont, comme nous, intérêt à recevoir en franchise de droits les fils qui sont la matière première de leurs tissus. M. Tézenas a soutenu ces mêmes idées devant la commission. Il a fourni des calculs précis qui ont permis de découvrir dans les tarifs une anomalie dont la passementerie a souffert depuis quinze années. Le droit sur les cotons retors trois bouts, qui était de 26 0/0, sera ramené à 14 0/0 ; les cotons câblés 4, 6 et 8 bouts, qui jouissaient d’une protection de 100 à 200 0/0, seront ramenés, de ce taux prohibitif, au taux de 14 0/0 dans le tarif général. En outre, le droit sur les fils de laine retors deux bouts représente, par rapport à la main-d’œuvre, une protection de 30 0/0 en sus de celle accordée aux fils simples. La commission, à la suite des explications de M. Tézenas, a diminué cette protection de moitié. Ces réductions de droits s’appliqueront uniquement aux fils en flottes qui sont destinés au tissage. Les droits actuels seront maintenus sur les fils de coton et de laine destinés à la mercerie et qui entrent en France roulés sur des bobines ou en pelotes.
- » La chambre de commerce de Saint-Etienne, ne saurait se déclarer satisfaite par ces concessions de détail, arrachées péniblement aux fila-teurs. M. Tézenas, dans la séance du 8 avril, a demandé à la commission de vouloir bien rentrer dans la discussion générale. Il a soutenu que, dans l’intérêt du plus grand nombre, il était préférable de protéger le tissage plutôt que de protéger la filature au détriment du tissage. Il a démontré que notre système protectionniste français reposait, pour l’industrie des textiles, sur une base fausse. En effet, les nations les plus avancées en industrie considèrent là filature comme une opération préliminaire accessoire du tissage. Dans leur système, la filature, pour jouir d’une protection complète, est forcée de s’associer au tissage. Elle y trouve un grand avantage par l’économie des frais de transport, d’emballage, de commission aux intermédiaires, avantage que l’on évalue à 10 p. 0/0 sans compter les déchets que l’on évite par la réunion des deux natures d'établissements, pour la fabrication des tissus unis de grande consommation tels que les toiles, les draps et les cotonnades.
- » Les tarifs assez élevés pour les tissus sont pour les fils, à l’étranger, beaucoup plus simples et plus abaissés que les nôtres :
- » La Belgique admet les fils de toute provenance, du n° 40 au 65 m/m, avec un droit de 50 francs par
- 100 kilog.; au-dessus du no 65, avec un droit de 10 francs par 100 kil.
- » L’Italie, du n° 20 au no 50 avec un droit de 25 francs par 100 kilogr.; au-dessus, elle les admet sans aucun droit.
- | » Le Zollverein, comprenant toute l’Allemagne, | admet les fils de coton écrus, sans distinction de | numéros, au droit de 15 francs.
- La Suisse au droit de 4 fr. les 100 kilog.
- L’Autriche — 20 fr. —
- La Suède — 26 fr.' —
- La Norvège — 46 fr. —
- La Russie — 70 fr. —
- » En France, les droits varient de 22 fr. à 448 fr. les 100 kilos, suivant la grosseur des fils.
- » Notre système est des plus compliqués ; nous protégeons la filature au détriment du tissage. Aussi nos importations de tissus étrangers s’élèvent pour 1875 à 220 millions contre 20 millions en 1859. Si nous avions la liberté d’acheter nos fils pour la fabrication des tissus au même prix que nos concurrents étrangers, ces 220 millions de tissus seraient fabriqués par les Français, qui sont incontestablement les premiers tisseurs du monde. Le tissage est, de toutes nos industries, la plus répandue, la plus vitale ; il ne faut pas en gêner l’expansion.
- » Le système singulier, aujourd’hui pratiqué en France, est le résultat accidentel d’une guerre avec l’Angleterre. Il est né en France du décret de la Convention, qui, en 1793, prohiba l’importation des fils et des tissus anglais. Sous l’ancienne monarchie, les droits les plus élevés, établis par Colbert en 1667, sur les fils les plus fins, de laine, de coton, de chanvre, ne dépassaient pas 10 fr. | par 100 kilos. Colbert protégeait le tissage par des j droits presque prohibitifs. Les seules nations en | Europe qui suivent le système français actuel sont la Turquie et l’Espagne, les deux peuples de l’Europe les plus arriérés en industrie.
- » La commission des textiles, sans adopter le système de M. Tézenas, en,fera mention dans son rapport, afin qu’il puisse être exposé de nouveau devant le conseil supérieur, réuni en assemblée générale. Si ce système, qui sera sans aucun doute notre système de l’avenir, comme il a été en France ; celui du passé et comme il est celui du présent chez les nations étrangères, n’est pas admis par le conseil, il nous restera la possibilité d’obtenir l’admission temporaire des fils à charge de réexportation en tissus purs ou mélangés. M. Tézenas croit pouvoir promettre que cette faveur, si long-> temps sollicitée inutilement, nous sera enfin ac-! cordée. » , •
- (Mémorial de la Loire.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PROTECTION INTERNATIONALE DES RAISONS DE COMMERCE.
- Les Tribunaux allemands.
- Aujourd’hui est venue devant le Landgericht de Dusseldorf une affaire dont nous avons eu occasion d’entretenir nos lecteurs, en raison de l’importance que présentent, en matière de jurisprudence internationale, les questions de droit qu’elle soulève.
- Le point de fait est ici sans intérêt : les actes de contrefaçon commis par les frères Niedieck, fabricants à Loblerich, au préjudice de la maison J. B. David, de Saint-Etienne, sont prouvés à tel point, que les inculpés n’ont pas tenté sérieusement de les nier. Ils se sont bornés à soulever des exceptions. Traduits devant la magistrature de Clèves, en première et en deuxième instance, ils ont été acquittés sous le prétexte que la loi française ne protégerait pas les Allemands contre les usurpations dont leurs raisons sociales pourraient être l’objet en France.
- La cour de cassation de Berlin a mis à néant les sentences de Clèves, en interprétant le traité de commerce dans le même sens que notre cour de cassation elle-même. Les accusés ont été renvoyés en outre devant le Landgericht de Dusseldorf (cour d’appel,.chambre correctionnelle;.
- La question à ce point arrivée, la situation des prévenus était devenue bien difficile. Ils se sont réfugiés dans des exceptions nouvelles, dont la principale a consisté à dire qu’ils ont contrefait le nom de J.-B. David, de Saint-Etienne, attendu que rien n’indique au public que cette raison de commerce appartienne à une maison déterminée à Saint-Etienne ; que ladite maison aurait dû ajouter l’énonciation de son domicile, et, à l’appui, l’avocat des frères Niedieck a cité des jugements et arrêts consacrant cette doctrine.
- Assurément si le ministère public n’avait pas eu très-présente toute la législation passée et actuelle, l’argumentation de la défense aurait pu faire une réelle impression ; mais le représentant du parquet a répliqué avec beaucoup d’à-propos qu’en effet l’article 269 de l’ancien code pénal prussien exigeait la mention du domicile, mais que l’article 287 du code pénal allemand a supprimé cette exigence absolument incompatible, dans l’état actuel de l’industrie, avec une équitable répression.
- Du reste, le réquisitoire n’a rien laissé debout de l’argumentation pénible dont la défense, fort habilement présentée d’ailleurs, avait essayé d’étayer ses prétentions.
- Ce qu’il importe de retenir du débat, l’interprétation du traité étant fixée par l’arrêté de la cour suprême, c’est l’indispensable nécessité pour les négociants qui gèrent leur commerce sous le nom
- de leur prédécesseur, de se bien munir, in limine litis, de titres authentiques et de déclarations légalisées établissant qu’ils ont le droit de se servir commercialement dudit nom et d’en empêcher l’usurpation.
- Nous engageons donc vivement tous les fabricants qui se trouvent dans la situation précitée à se mettre en règle par avance, car l’absence d’un document juridique pourrait les mettre dans l’impossibilité, en certains cas, d’agir en temps opportun, et, dans la plupart des autres, introduirait dans la procédure des lenteurs qu’il importe à tous les points de vue d’éviter. A cet effet, et lorsque la chose est réalisable, nous recommandons la nature d’attestations délivrée à la maison David, c’est-à-dire une déclaration faite par le président de la chambre de commerce.
- Exposition industrielle de Reims.
- Dans notre précédent numéro nous avons fait connaître les principaux exposants des industries textiles.
- Voici maintenant les constructeurs de machines qui ont exposé des appareils se rapportant à ces industries :
- MM. Pierrard-Parpaite et fils, de Reims, dégrais-soir, peigneuse, gills-box, bobinoirs, métier ren-videur de 650 broches à chariot entièrement métallique, comprenant tout le travail de la laine peignée; M. Alexandre, d'Haraucourt, expose des cardes, et l’appareil diviseur Bolette; M. Grosse-lin, de Sedan, des tondeuses ; MM. Leclerc et Da-muzeau, de Sedan, des fouleuses et des tondeuses; MM. Bachelart, Dorigny, Vetrant, divers types de métiers à armures.
- Plusieurs constructeurs anglais, MM. Hattersley, Hodgson’ et Stephenson exposent aussi des métiers de divers systèmes.
- Citons encore les essoreuses de M. Salpin, les métiers à tisser à la Jacquart, les machines à tondre, à fabriquer les rubans de cardes, à préparer les poils de lapins, etc., qui fonctionnent sous les yeux du public.
- Les fêtes qui ont été données à Reims à l’occasion du concours régional y ont déjà amené un grand nombre de visiteurs, et il n’y a pas à s’en étonner; car c’était une exposition qui méritait d’attirer l’attention des curieux et même des praticiens et qui fait honneur à la ville qui l’a organisée.
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- Tous droits réservés.
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- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demands. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, oour chaque Question posée et un timbre pour la réponse.
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- EXTRAIT DE NOTRE TARIF
- DES ANALYSES CHIMIQUES
- Détermination de la matière colorante fixée sur
- une étoffe................................ . . 6 »
- Analyse complète d’un mélange colorant, d’un mordant, d’un apprêt, d’un parement, etc..................30 »
- Détermination de la base seulement. .... 6 »
- Essai des matières colorantes du commerce, au point de vue de leur valeur et de leur pureté. . 10 »
- Détermination de la nature des fibres d’une étoffe. 6 »
- Id. avec indication des proportions de chaque matière textile. 20 »
- Titrage des acides du commerce, acides sulfurique, chlorhydrique, azotique, acétique, etc 6 »
- Détermination du degré aréométrique .... 3 »
- Analyse d’un mélange d’acides...........................15 »
- Titrage alcalimétrique des sondes et potasses du commerce 6 »
- Id. des soudes et potasses, brutes.......................9 »
- Analyse complète des potasses et soudes, salins, etc.. 30 »
- Titrage chlorométrique, des chlorures de chaux, eaux de chlore, javelle, etc 6 »
- Essai des manganèses au point de vue de leur rendement en chlorure 15»
- Titrage hydrotimétrique d’une eau..................6 »
- Analyse complète de l’eau. ....... 30 »
- Analyses des amidons, fécules et autres matières amylacées.......................................... 30 »
- Analyse des savons....................................30 »
- Essai de benzine, nitro-benzine, acide phénique, aniline, huile de schiste, de pétrole (distilation fractionnée et détermination des densités)...............20 »
- Goudrons de houille et de bois (distillation et examen des produits distillés).......................30 »
- Analyse d’une houille ou d’un lignite.................30 »
- Analyse des minerais, métal seulement. . . . 15 »
- — — complète...........................45 »
- Analyse des alliages (2 métattx)......................20 »
- — (3 et au-dessus). . . 30 à 50 »
- Essai des matières d’or (détermination de l’or et de l’argent)........................................... 3 »
- Essai des cendres et résidus d’or et d’argent . . 6 »
- Analyse organique élémentaire complète . . . . 60 »
- Dosage de l’azote seulement (engrais)..............15 »
- — — et des phosphates...................30 »
- L’office-du Moniteur de la Teinture exécute toutes, espèces d’analyses chimiques, telles que celles des matières commerciales, des produits alimentaires, des"substances pharmaceutiques, des corps gras, des minerais, des produits métallurgiques, des ciments, des terres, des engrais, etc., etc. — Ces travaux sont exécutés avec tous les soins qu’ils comportent. Il est toujours fait deux essais pour le même produit, afin qu’ils se confirment l’un par l’autre; les échantillons sont conservés trois mois pour être vures en cas de contestation.
- Les résultats.des analyses sont d’une exactitude garantie, ils sont communiqués comme renseignement aux personnes qui ont commandé ces analyses, mais si l’on désire un Rapport à titre d’expert officieux, ce rapport se paie en plus, selon son importance. Outre les analyses, l'office exécute les. travaux de recherches, études, applications industrielles et travaux chimiques, en général, dont le prix se fixe de gré à gré.
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- MATÉRIELS POUR L’IMPRESSION
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter- tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : »50 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Par la combinaison d’nn petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l'OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l'impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
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- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais. ...... — 6 — »
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta. ............................ — 12 — »
- Vermillon. . . . 1............................•........................ — 18 — »
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- — Traité du travail de la laine cardée, 2 vol. in-8° et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Etudes sur les arts textiles, h l’exposition universelle de 1867; 1 vol. in-8° et un atlas de 25 planches doubles .......................................... 35 fr.
- — Essai sur l’industrie des matières textiles, in-80, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)............... 45 fr.
- — Traité de^a filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4»................... 35 fr.
- BFZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-4°..................... 100 fr.
- POL'.EY et KOPP • — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8’ avec 29 figures dans le texte 10 fr. ; par poste...................................... 12 fr.
- BONA. — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste...................................... 11 fr.
- BOURDILLAT. — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste....................................... 9 fr. 50
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- GIRARDIN. — Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales.Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste . ...... 14 fr.
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- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr.; par poste..................................10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages’, grand in-8° et 3 pl. 10 fr. ; par poste...........’............. 11 fr.
- — Impression et teinture des tissus ; grand in-8°, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaucle; son emploi dans la teinture, in-8°, 1 fr. 25; par poste........................ 1 fr. 75
- — Garance; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus ; in-, 2 fr.; par poste .... 2fr.50
- LEROUX- — Traité pratique de la filature des laines peignées et cardées, 1 vol. in-18e, avec figures et 4 planches relié................................. 15 fr.
- — Rouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste . .................................. 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8°, 5 fr. ; par poste.............. 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-80. fig. et 4 planches, 10 fr.; par poste. ... 11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes in-8’, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dans le texte, et un atlas de lOplanches in-4° ; dont 4 sont coloriées.............. 70 fr.
- SCHEFFER. — Essai sur L’Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre Berckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plusieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce" de quercitron, etc., in-8°, 2 fr. 50; par poste -.................................... 3fr. 25
- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’im-pression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants ; 2 volumes in-8°, avec figures et échantillons dans le texte, 19 fr.; par poste .............. 21 fr.
- VAN LAER. — Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teintures à mordant, 1 volume in-8°, de 200 pages avec 213 échantillons,
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- te Moniteur de la Teinture paraît depuis le 1er janvier 1857 ; il portail dans le principe, le titre de Coloriste* industriel.
- Les premiers volumes de sa collection sont épuisés; ceux qui restent disponibles com-prennent les années 1866, 1867, 1868,1869, 1870-71, 1872,1873, 1874 et 1875, en tout neuf volumes. -
- Ces collections constituent, dans leur ensemble, le Traité théorique et pratique le plus étendu et le plus complet, concernant les industries tinctoriale?, la quantité de faits, docu-menis, procédes, descriptions,’ échantillons et gravures qu'elles contiennent, répondant toujours aux nécessités présentes de ces industries, en font un précieux auxiliaire pour toute exploitation industrielle ou commerciale se rapportant au BTanchiment9 à la Teinture, à l'Impression, aux Apprêts et à tout travail des Tissus ou des Couleurs en général.
- Les volumes 1866, 1867, 1868 et 1869 deviennent rares; ils ne peuvent être cédés qu’au prix de 15 fr. l’un. — Ceux des années suivantes, ont été tirés à un plus grand nombre d’exemplaires, ce qui nous permet d’offrir en
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- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussignA^j)— —_____________________J___ demeurant à -________________________________________________________________—_______________________________-______________________________-_ département d _ ‘ _ ____________________________________________________________________________________________________-_____________________.____________________il— dédure souscrire pour un abonnement JLe ...__-1 au Moniteur de la Teinture, à partir du (2)__-________________________________________________________________________________________________-. — _ _ et comme prime /aux volumes —________________________________________________________________________________________ — le tout payable à la présentation da la •quittance .
- Signature :
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- On s'abonne en adre sant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-LON et Blondeau, rue M-voM-le-Comte, 22; ou en remplissant le bulle-tin de souscription ci-contre et l'adressant franco an bureau du journal.
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- Lesabonnemen ts so nt payables à notre office, (ceuxpanbulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applica-bles à la moitié des frais d'encaissement.
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- COULEURS D’ANILINE
- PRIX DE DÉTAIL :
- Rouges.
- Fuchsine inférieure............... le kil. 15 fr.
- — bonne courante........... — 35
- — extra-supérieure......... — 40 Rouge pour coton-....................................... — 70 Rouge-cerise ou grenadine............— 15 Rose de safranine en poudre... — 200 Géranosine en poudre.... ..... — 180
- Eosine, nouvelle couleur...................................... — 200
- Bleus.
- Bleu ordinaire.............................................. le kil. 55 fr.
- Bleu pur.................... — 125
- Bleu-lumière supérieur ....................................... — 200 Bleu Nicholson pour laine.(no........................5).. .... -.......................— 40 —.........................—........................(no..3).......— 70 —.........................lumière (n° 1)...................... — 90 Bleu de Lille, ou gros violet. — 36 Bleu-noir, ou bleu marin.. 25 Pleu foncé.».............. 30
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité..’. 60 à 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d'or........... ... . le kil. 50 fr.
- Jaune-orange.................................................. — 50
- Orange supérieur pour soies................................... — 200
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge............ le kil. 55 b
- — bleu............................... 55 Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge........................................................................ _...............................60 Violet moyen.................... .............................—................65 Violet lumière, bleu....................................................................—...................70 Violet au bi-chromate, en pâte...................—...25 Violet pour remontages........ ...........—...35
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° ..........le kil. 100 fr
- — — supérieur......... — 110
- Divers.
- Brun d’Elbeuf liquide................ le 15 x
- Marron d’aniline........................ _ 23 Gris, par le bleu-noir....................— 25 Gris-perle, par les violets...............— 110 Goralline rouge........................ — 30
- — jaune (alcool)......................... — 20 ...................................................... —.10
- Xanthine (orange)....................... — 35
- Cachou de Laval.......................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l'alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on -désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE
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- Cette couleur destinée à remplacer l’orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette 'dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au èleu^Noir d’aniline, et au Terra et a l’acide picrique, elle donne des nuancés très-variées ; elle est entièrement soluble dans l'eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
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- Sur laine, cette couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation. - . .
- Plus riche, plus-économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-Cl dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande variété de teintes. . ,. , . ' . .
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs, dw gris, et, par mélange, tous les marrons. . ti < 1, a bena% 1
- Son rendement considérable, sa solubilité à 1 eau, et son prix peu élevé en rendent 1 emploi très-avantageux.
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- MATÉRIELS POUR L’IMPRESSION
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- 1 Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu.
- 250 id. • tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris)-
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Par la combinaison d’nn petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l'OFFICE du Moniteur DE la Teinture.
- COULEURS POUR IMMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour ^impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-fin.. ............................................. lekil.... 35 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr....................................... . la boite.. 12 — 50 Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron........................... le kil.... 4 — » bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais. . — 6 — » “Violet de laque d’aniline, rouge magenta...................... . — 12 — »
- Vermillon. . . ................................ . . . . . . . . . ‘ — 18 — »
- Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., 1M finesse, 24 fr. le kilogr. Tontisses de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l'Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle collegest en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates. '
- Prix : Qualité unique, 1er blanc. . . . . . 4 fr. le kil.
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- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
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- — 75 — — 64 — — 60 — — 85 — — 65 — — 75 — — 1*03 — — . 65 — — 85 — — l“06 — — 76 — 120 — — 0=92 — — . 82 — — 140 — — 1-15 . — — .85 — — 150 —
- — lB30 — — 80 — — . ........... 150 —
- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des aimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupes ; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus 8 r an a s que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adress r à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRICANT DE COULEURS D’ANILINE
- d'Argent et de Bronze à l'Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l'Exposition de Vienne 1873
- SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton.
- Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le caltiatour et résistant au foulon.
- Acide SALICYLIQUE, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se 6 recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs a l’albumine. etc.
- WELTER & WEIDKNECHT
- Constructeurs à
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- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments, Impressions. Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Hydro-Extracteurs.
- Machines à laver de tous systèmes,-,
- Machinés à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines à pulvériser l’eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines à sécher.
- Machines à imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole. "
- Rames fixes à pinces et à déraillage.
- Rames continues à picots. .
- Rames continues à pinces.1
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements.
- Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges et à pistons. Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
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- Economie de 18 O/O d'indigo
- Dans la Teinture à l'Indigo de cuve
- Ce nouveau procédé de mordançage, s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 400 kilos de matières traitées, en 4 fois on met pour les premiers cent kilos 2 kilos de mordant dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
- Prix du kilo : 4 francs.
- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer celles-mêmes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo.
- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr par cuve.
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- Nous prions les personnes dont l'abonnement est expiré au et juillet et qui né voudraient nas être considérées comme ayant renouvelé leur abonnement pour un an de nous aviser par lettre ou de refuser le présent numéro du Journal.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20e Année, N» 13. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Juillet 1876
- SOMMAIRE
- Chronique. — Sur une nouvelle classe de matières colorantes, par M. Ch. LAUTH. — Observations pratiques sur la teinture en noir d’aniline (suite), par M. F. GoUrLLON. — Traitement des indigoferes, par M. OLPHERTS. — Extrait d'indigo factice (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Mode d'essai de l'huile d'olive, employée dans la teinture en rouge turc, par M. E. KoPP.-Action des réactifs chimiques sur le jute et le lin, par M. A. RENOUARD (suite). — Revue sommaire des brevets d'inyention concernant les industries tinctoriales et textiles ; — Catalogue des brevets de l'année 1876.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS i Les nouveaux timbres-poste. — Affranchissement des échantil-ions. — Timbres de quittances et bons de travail. — Syndicat des industries textiles.
- CHRONIQUE
- Les mois des grandes chaleurs ne sont généralement pas favorables aux affaires ; aussi ce mo-ment n’est-il pas opportun à la reprise espérée et tant désirée.
- Il n’y a pas d’amélioration sensible dans la vente des tissus de soie; les stocks sont lourds 'a Paris comme à Londres, et la fabrique lyonnaise, par conséquent, produit peu. Les cours des soies, néanmoins, sont fermes.
- L’industrie lainière est toujours peu active, quoiqu’il se fasse quelques affaires nécessitées par les besoins de la consommation, mais les prix sont .peu favorables à la fabrique.
- Elbeuf a vu un certain nombre d’acheteurs pour les articles d’hiver mais .leurs offres sont insuflisantes et les marchés ne se traitent que dif-ficilement.
- A Roubaix, la situation est, sans changement ; il se fait un petit courant d’affaires alimentées principalement par le commerce parisien, car l’exportation donne peu pour le moment.
- La Condition de cette, .ville a enregistré pendant le mojs de juin, 14,037 colis de textiles divers, pesant au total 1,507,625 kil.; alors que pendant le mois cqrrespondant.de l’année précédente, ces nombres étaient de 16,559colis, pesant ensemble 1,777,352 kil., et en 1874, 14,070 colis pesant 1,508,427 kil.
- . On voit que le mouvement de ces marchandises pendant ce mois, accuse des chiffres sensiblement égaux entre les années 1876 et 1874, mais inférieurs à ceux de 1875.
- Les totaux de cette année se décomposent ainsi :
- Nombre Poids de colis présentés
- Laines peignées .... 9.844 1.060.119 Ecouailles et blOUSSes,. . 73 7.378 Laines filées. . ... . . 923 98.330
- Soies............. 2 10
- Cotons ......... 3.195 341.788
- En comparant ces chiffres avec ceux des an-nées èt mêmes des mois précédents, on remarque que les déchets, écouailles et blousses, entrent en proportions de plus en plus croissantes dans la fabrication roubaisienne.
- Pour là draperie du Midi, à Vienne notamment, il se présente tous les jours des acheteurs, mais, se basant sur le bas prix dès laines-, leurs offres sont tellement réduites qu’il est impossible de traiter.
- Les fabricants produisent particulièrement les genres à grands carreaux, gros boutons, filets retors et autres de façon anglaise ; puis, paletots double face frisés ou moutonnés avec larges rayures à l’envers;
- Cès genres sont assez en faveur et les villes du Midi font, dans ces spécialités, une concurrence heureuse à l’industrie anglaise. En effet, pendant que la situation de ces articles est assez satisfaisante chez nous, on écrit de Leeds, que les pale-tots de laine et fantaisie sont peu demandés;
- En Angleterre, on attribue ce calme aux évé-nements politiques d’Orient.
- En ce qui concerne les cotonnades, on écrit de Rouen :
- Il y avait encore plus d’étrangers cette semaine, I et nos fabricants de rouennerieont mieux vendu.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Cependant, la plupart du temps, ils sont forcés de manquer des affaires par suite des prix qui sont trop bas, et ils préfèrent attendre plutôt que de sacrifier leurs marchandises.
- La halle é tait aussi très-animée, et il s’est traité quelques lots ; mais en général les prix offerts sont un obstacle à la vente.
- Les fabricants de mouchoirs commencent à voir du monde. Déjà, il s’est fait quelques lots, et on compte sur une vente active, pendant le mois de juillet.
- La vente des rayures a repris une certaine activité, mais il n’en est pas tout-à-fait de même pour le calicot écru, qui ne paraît pas encore donner lieu à de grandes affaires.
- Nous avons vu aussi plus de monde chez nos indienneurs, et la demande paraît se ranimer, grâce à la belle saison, qui est toujours favorable à la vente de cet article.
- A Lille, on signale des affaires un peu plus suivies en toiles, mais pas encore bien importantes.
- Dans le commerce des produits colorants au-cun fait important n’est à signaler.
- D’après los avis de Calcutta, la récolte des indigos a beaucoup eu à souffrir de la pluie ; cependant sur nos places, les. prix sont toujours faiblement tenus.
- Ceux des bois de Campéche se soutiennent malgré une demande limitée. Dans les bois rouges également peu d'affaires sérieuses se traitent ; les transactions se bornent à des lots de détail pour la petite consommation intérieure.
- La nouvelle récolte des gaudes, favorisée par les temps humides que nous avons eus dans le courant du mois de j uin, promet d’être assez abondante ; cependant les prix sont sans changement pour les vieilles gaudes, vu leur rareté en ce moment.
- Les rocous ne retrouvent pas la faveur dont ils ont joui pendant longtemps, ce colorant reste tout-à-fait délaissé.
- Les autres matières tinctoriales ne donnent lieu à aucune mention spéciale.
- F. GOUILLON.
- SUR UNE NOUVELLE CLASSE DE MATIÈRES COLORANTES
- Par M. Ch. Lauth.
- Les matières premières qui m’ont servi à obtenir ces nouveaux produits sont les diamines aromatiques qu’on obtient en réduisant le dérivé nitré provenant de la combinaison acétylique des bases organiques. Ainsi, en prenant l’aniline comme exemple, on prépare d’abord l’acétanilide, puis la nitrâcétanilide et la nitraniline ; enfin on réduit la nitraniline, soit par le fer et l’acide acétique, soit par l’étain et l’acide chlorhydrique ; dans le premier cas, il faut, la réaction-terminée, ajouter un excès de chaux au mélange et distiller ; on obtient ' ainsi la p-phénylène-diamine, qu’une seule rectification donne complètement pure ; dans le second cas, on obtient une liqueur d’où l’on élimine l’étain par le zinc, et ce mélange peut directement servir à la production de la matière colorante, comme il | sera expliqué tout à l’heure.
- Les diverses diamines isomériques (on sait qu’il existe notamment trois phénylènes-diamines) ont été, depuis longtemps, étudiées dans le but de les faire servir a la production de matières colorantes ; le brun d’aniline obtenu par l’action de l’acide nitreux sur la a-phénylène-diamine est, à ma connaissance, la seule substance intéressante qui ait été produite jusqu’ici.
- On arrive à des résultats différents lorsqu’on commence par introduire dans la 3-phénylène-diamineun -nouvel élément, le soufre. La thio-3-phénylène-diamine peut être obtenue en chauffant la diamine avec son poids de soufre à 150-180 degrés ; on constate un abondant dégagement d’hy-drogène sulfuré ; quand la réaction est terminée, on reprend par l’acide chlorhydrique étendu et chaud, et l’on filtre pour éliminer le soufre en excès ; la liqueur ainsi obtenue donne, avec les agents oxydants, de magnifiques couleurs violet bleu.
- Il est peut-être plus- avantageux et en tout cas beaucoup plus expéditif de produire la sulfuration et l’oxydation en une seule opération ; à cet effet," on sature d’hydrogène sulfuré la dissolution chlorhydrique de la phényléne-diamine (et l’on peut, dans ce cas, utiliser directement la liqueur renfermant du zinc dont il a été parlé plus haut) et l’on y ajoute du perchlorure de fer ; le soufre mis en liberté se combine à l’état naissant avec la base et,
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- en continuant peu à peu l’addition de l’oxydant, on voit la matière colorante se développer et finalement se précipiter ; on filtre, on lave à l’eau légèrement salée pour éliminer quelques impuretés; puis on reprend par l'eau bouillante et on laisse refroidir ; on obtient ainsi le produit pur et magnifiquement cristallisé.
- Voici les dosages que j’ai employés.
- Pour 20 grammes de chlorhydrate de phénylène-diamine :
- Eau saturée d’hydrogène sulfuré:.. . 4000cc Acide chlorhydrique .................... 200gr
- Perchlorure de fer en dissolution au ‘/o 50cc Le violet nouveau est une très-belle matière colorante donnant en teinture des nuances très-pures, beaucoup plus bleues que celles que l’on peut obtenir avec les violets de Paris, les plus bleus, et conservant à .la lumière artificielle leur ton spécial.
- A l'état sec, elle est d’un vert mordoré sombre ; on l’obtient aisément cristallisée en longues houppes ou en filaments soyeux qui souvent s’enroulent et s’enchevêtrent les uns dans les autres ; vus au microscope dans cet état, ils présentent véritablement l’aspect d’un paquet de cheveux.
- Elle est très-soluble dans l’eau pure, mais la plus petite trace d’une matière étrangère modifie sa solubilité ; la solution alcoolique est plus rouge que la solution aqueuse et dichroïque ; la solution daus la soude alcoolique est d’un magnifique rouge fuchsine.
- La soude ajoutée à la dissolution du violet donne naissance à un précipité brun qui est certainement la base de la nouvelle matière colorante ; l’ammoniaque la précipite en violet ; les acides, l’acide acétique, l’acide chlorhydrique, etc., précipitent également la dissolution du violet, mais un excès d’acide redissout ce précipité. La dissolution acétique est violette ; la dissolution dans les acides minéraux est d’un beau bleu pur; en étendant cette dissolution d’eau, onia précipite à nouveau.
- Les sels métalliques donnent naissance à des précipités violets qui se redissolvent lorsque le sel a été éliminé par lavage ; le chlorure de zinc donne naissance à un précipité amarante très-volumineux ; le chlorure de sodium sépare le violet de ses disso-lutions, mais il Je transforme partiellement en une nouvelle substance violette, insoluble dans l’eau; lorsqu’on répète plusieurs fois cette précipitation, la transformation est complète et la matière colo-rantesoluble disparaît intégralement; l’ébullition
- avec l’eau salée donne lieu à la même réaction- Le tannin forme avec le violet une combinaison insoluble dans l’eau.
- Les agents réducteurs décolorent complètement les dissolutions du nouveau corps ; quelques instants d’ébullition avec la poudre de zinc amè-nent ce résultat, mais une simple agitation au contact de l’air ramène la. couleur primitive.
- Les agents oxydants la détruisent assez rapidement.
- La nouvelle matière colorante est, comme la plupart de ses congénères, capable de donner par substitution d’autres dérivés colorés ; chauffée avec de l’aniline, elle donne un bleu insoluble dans l’eau et soluble dans l’alcool ; soumise à l'action de l’aldéhyde, de l’iodure de méthyle, etc. , dans les conditions ordinaires, elle se transforme en bleus de plus en plus verts, d’une grande pureté et qui présentent ce caractère nouveau qu’ils sont solubles dans l’eau et se fixent en teinture par la simple immersion de la fibre dans le bain ; cette propriété est intéressante, car on sait combien les procédés de teinture avec les bleus d’aniline nécessitent de précautions.
- La matière colorante que je viens de décrire a été obtenue avec la -phénylène-diamine ; en prenant pour point de départ la pseudotoluidine, on obtient un violet beaucoup plus rouge, avec la toluidine cristallisée un rouge violacé. Il est vraisemblable que, dans les mêmes conditions, d’autres bases organiques donneront également des matières colorantes et que la réaction que j’indique pourra être généralisée.
- Mes occupations actuelles m’obligent à renoncer à poursuivre, en ce moment, l’étude scientifique de ces nouveaux produits ainsi que leur application industrielle ; je n’ai pu qu’étudier leurs propriétés générales et constater ce fait que le soufre entre dans leur constitution. On se rappelle que j’ai, il y a quelques années, observé la présence du soufre de constitution dans le vert, dit à l’aldéhyde.
- Le soufre peut donc jouer un rôle dans la constitution des matières colorantes, et, comme il est permis de supposer que d’autres corps simples sont doués de propriétés analogues, le champ des recherches relatives à la production des matières colorantes artificielles, qui était momentanément limité à un petit nompre de réactions, se trouve actuellement étendu.
- Quel est le rôle du soufre dans la constitution de ces nouvelles substances? Entre-t-il dans le
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- noyau phénylique? Sert-il, au contraire, à souder un certain nombre de groupements en vertu de sa polyatomicité ? Y a-t-il un rapport entre l’introduction du soufre et l’existence dans ces substances de radicaux diatomiques (éthylidène, phénylène, etc.) 1
- Ce sont autant de questions réservées, mais que de nouvelles recherches ne tarderont sans doute pas à éclaircir.
- OBSERVATIONS PRATIQUÉS
- SUR LA TEINTURE EN NOIR D’ANILINE.
- {Suite)
- Ici encore, il y avait donc lieu d’apporter une modification à ce mode opératoire ; celle que nous proposons est toute naturelle; elle consiste simple-' ment à remplacer ces chlorures liquides par les mêmes sels à l’état sec.
- Les 40 litres de chlorures liquides à 40 degrés indiqués dans la formule de M. Ladureau peuvent en effet, être représentés par 12 à 15 kilogrammes de proto-chlorure de manganèse desséché, et 3 à 4 kilog. de proto-chlorure de fer également desséché.
- Mais à la rigueur ces dosages élevés peuvent être réduits, et ces quantités relativement considérables de sels métalliques ne sont pas indispensables pour transformer toute l’aniline en noir ; ils concourent, cependant, à produire une teinte très-intense, parce que leur couleur s’ajoute à celle du noir d’aniline.
- Les oxydes de manganèse et de fer qui se fixent sur la fibre du coton, pendant l’oxydation du noir, lui fournissent eux-mêmes une teinte brune très-corsée, qui sert de fond au noir d’aniline et le re-hausse ; aussi remarque-t-on qu’avant le passage en bi-chrômate, ces noirs, au lieu de la teinte vert-olive qu’ils ont habituellement, sont d’un vert roux qui indique la présence des oxydes mangani-ques et ferriques, et ces noirs lavés dans des acides sulfureux et chlorhydrique, perdent sensiblement de leur intensité.
- Il en résulte donc que, tandis que les noirs au vanadium sont exclusivement formés d’aniline oxydée, ceux-ci sont un mélange de noir d’aniline et d’oxydes métalliques colorés.
- Cela ne signifie point que ces derniers soient de
- mauvaise qualité ; ce sont au contraire de très-bons noirs ; ils ont l’avantage d’être économiques, puisqu’ils permettent de diminuer les proportions d’aniline; ils ajoutent du poids aux cotons, et ceux-ci se trouvent tout mordancés pour être remontés au campêche, si l’on veut réduire encore ces proportions et faire des noirs mixtes d’aniline et de campêche, qui seraient encore de bonnes teintes.
- Quoi qu’il en soit, en augmentant un peu la quantité de chlorhydrate d’aniline, et diminuant considérablement celle des chlorures mangano-ferreux, on obtient une transformation complète du sel d’aniline, et un noir qui est, à plus proprement parler, un noir d’aniline.
- Voici, néanmoins, la formule pratique que nous proposons pour l’emploi des chlorures secs, en conservant, d’ailleurs, les autres dosages indiqués par l’auteur du procédé :
- Pour 100 kilog. de coton, on emploie :
- Chlorhydrate d’aniline . ... 15 kilog.
- Chlorate de potasse.' ..... 4 —
- Chlorure manganeux desséché 12 —
- — ferreux — (1) 3 —
- Le sel d’aniline et le chlorate sont dissous ensemble dans 50 à 75 litres d’eau, et les chlorures dissous d’autre part dans 25 à 30 litres d'eau ; les deux dissolutions sont ensuite mélangées, et Oh ajoute de l’eau pour faire un volume' total d’envi-ron 150 litres.
- . Les cotons sont imprégnés de ce mélange, en suivant les mêmes indications que pour les noirs au vanadium, et la teinture s’achève par les mêmes moyens.
- Toutefois l’oxydation marche plus rapidement qu’avec les composés vànadeux ; en 24 heures, elle est complètement achevée; et il y aurait même danger, pour la solidité dès fibres, à la pro-longer davantage.
- M. Ladureau indique que ces 150 litres de dis-solution suffisent pour imprégner 100 kilog. de cotons débouillis, et encore humides ; on y arrive cependant bien difficilement; mais on ' doit considérer que les dosages sont établis pour 100 kilog. de cotons, et que, si le volume de liquide n’est pas suffisant pour les imprégner complètement, en fractionnant, bien entendu, l’opération, il n’y a
- (1) Ces chlorures desséchés se vendent environ 75 fr. les 100 kilog., mais ils pourraient être produits à bien meilleur compte, si leur consommation devenait importante.
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- nul inconvénient à augmenter la proportion d’eau, jusqu'à volume suffisant.
- Quant au prix de revient établi par l’auteur du procédé, il n’est pas en rapport avec le taux actuel des produits, et on doit s’attendre à ce qu’il soit en réalité plus élevé, même lorsqu'on peut obtenir avantageusement des résidus de chlore. Il serait actuellement impossible d’obtenir du chlorhydrate d'aniline à 2 fr.70 le kilog.; par contre le chlorate de potasse ne vaut plus 4 fr, le kilog., mais la différence en moins de ce côté ne compensé pas l'augmentation du sel d’aniline. '
- La valeur de ces produits étant, comme On le voit, très-variable, nous n’entreprendrons pas d'é-tablir le prix de revient, qui, du jour au lendemain, peut n’être plus exact.
- OBSERVATIONS COMMUNES AUX DEUX PROCÉDÉS
- Quel que soit le procédé suivi, on peut préparer à l’avance la dissolution de sel d’aniline et de chlorate de potasse,et une autre dissolution à part de l’agent oxydant,, mais elles ne doivent être mélangées qu’au moment du besoin, car le noir d'aniline se forme dans le liquide même et n'est plus apte à se fixer sur la fibre.
- Cette transformation est très-rapide dans le mélange au manganèse, mais elle est plus lente avec les noirs au vanadium, dont la dissolution peut encore être employée 24 heures après le mélange du sel vanadeux.
- Pour là préparation de ces couleurs nous conseillons d’employer le - chlorhydrate d’aniline en plaques, mais c’est uniquement au point de vue de l’économie, car les chlorhydrates cristallisés sont beaucoup plus purs, plus riches en rendement, et d’une composition plus certaine et plus uni-forme.
- torsdonc que l’on n’a pas à tenir compte de ces considérations de prix, comme cela a lieu pour les fils à dentelles et autres articles de valeur, il est toujours préférable de se servir de chlorhydrate d aniline cristallisé ou sublimé.
- Dans ces circonstances, on devra aussi préférer le procédé au vanadium.
- Il arrive cependant qu’en employant les sels d'aniline cristallisés, le noir ne se développe pas ; cela tient à leur bonne préparation même, car ces produits ne contiennent pas d’excès d’acide, et comme nous avons vu en commençant qu’il était indispensable que les mélanges pour noirs soient légèrement acides, on n’a point à s'étonner que
- l'acidité du bain n'ayant été produite ni par le sel d’aniline, ni par le chlorate dépotasse, ni par le sel vanadeux, qui sont également neutres, il ne se soit pas trouvé dans les conditions que nous avons signalées comme indispensables.
- Le remède s'indique de lui-même, il suffit d’ajouter une trace d’acide chlorhydrique dans le mé-lange.
- Le sel d’aniline en plaques donne des dissolutions diversement colorées, quelquefois même d’un beau rouge ; cela provient de ce qu’ils sont fabri-qués en partie avec des anilines qui ont servi à là préparation des couleurs, et que l’on nomme dans les usines : queues ou échappées.
- C’est de l’aniline qui a échappé à la transformation en matière colorante, mais qui a pu retenir quelques parcelles de couleur, ce qui est, d’ailleurs, sans importance.
- Pour que le noir dTaniline soit bien fixé et n’ait plus de tendance à verdir, il faut que dans l’une des phases de la production, on fasse intervenir une température élevée.
- Ainsi, on peut faire l’étendage dans une étuve fortement chauffée, de 40 à 50 degrés ; cela est dangereux néanmoins pour la solidité des fibres. Il est préférable, après l’oxydation, de passer les cotons dans la dissolution de bi-chrômate de potasse bouillante.
- Il est avantageux de terminer par un bain alca-lin,nous-conseillons pour cela une dissolution de savon, même un peu huileuse, qui adoucit et brillante les fils ; on peut donc encore passer au bi-chromate à froid, et donner ce passage au savon, bouillant.
- Par l’application de cette température élevée, les noirs gagnent beaucoup en intensité et en stabilité.
- Pendant toute là série des opérations nécessaires pour la teinture en noir d’aniline, il n’est jamais nécessaire de rincer les cotons; on passe directe-ment, et sans lavages, de l’étendage au bi-chrômate et du bi-chrômate au savon ; on ne rince même pas sur ce dernier bain; mais il est bien entendu que les rinçages ne seraient nuisibles dans aucun cas ; après l’oxydation, bien entendu.
- On a quelquefois indiqué de supprimer le passage au bi-chrômate et de développer le noir dans la dissolution d’un alcali caustique ou carbonaté; nous considérons cette méthode comme défectueuse, les noirs ainsi obtenus ayant moins de corps, moins de .velouté que par leur fixation au bi-chrômate.
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- Nous n’avons parlé que de l’application de ces noirs aux cotons auxquels nous aurions pu ajouter les fils de lin ; on sait, en effet, que les fibres végétales seules, peuvent se teindre ou s'imprimer en hoir d’aniline ; sur laine et sur soie, cette application a été jusqu’à présent impossible, à moins d’employer des procédés qui altèrent trop forte-' ment la matière, et qui, dans aucun cas, ne donnent des résultats satisfaisants et pratiques.
- C’est surtout sur fils de coton ou de lin que le noir d’aniline doit s’appliquer, sur tissus on obtient rarement des teintes bien unies ; les fils eux-mêmes doivent être très-régulièrement immergés, en veillant à ce qu’aucune partie ne manque d’être imprégnée du bain, car évidemment le noir ne se produirait pas à ces endroits, et ce cas se présente assez fréquemment; mais lorsqu’on s’en aperçoit, on vient humecter ces parties avec le bain de noir, et le raccord s’opère très-bien, sans inégalité ap -parente. "
- Pour la teinture des tissus, le meilleur moyen consiste à épaissir légèrement le mélange pour noir à l’aide de l’amidon ou de la dextrine, et de plaquer, à l’aide du foulard, ce liquide sur les tissus.
- On soumet ensuite à l’oxydation et on termine comme pour les fils.
- Notons, pour terminer, que l’emploi des sels de vanadium pour la production du noir d’aniline, est breveté par M. Pincheney, qui, toutefois, ne se doutait pas de la puissance de ces composés, et les employait à doses considérables, économique-ment impossibles, et en les mélangeant à d’autres sels métalliques, tels que ceux de nickel et ura-nium (1). M. Ladureau, au contraire, a généreusement abandonné son procédé au domaine public.
- F. GOUILLON.
- jusqu’à ce que l’eau les ait dépouillées en grande partie de cette matière, et que ce liquide est ensuite évaporé pour recueillir l’indigo. Une température assez élevée est nécessaire, pendant cette macération ; mais, jusqu’à présent, on avait négli-gé l’emploi de la chaleur artificielle, et l’on s’était contenté d’opérer à la température de l’air ambiant, laquelle est généralement élevée, dans les pays où s’exerce cette industrie.
- M. Olpherts a essayé l’emploi de la vapeur d’eau, et les résultats des expériences qu’il a faites dans l’Inde, avec des appareils assez grossiers, paraissent confirmer cette innovation. Il paraîtrait, dit-il dans sa correspondance, que la température de l’eau dans la saison des pluies, varie, dans ce pays, entre 33° 33 et 35° 36 ; elle a été portée, dans les cuves de macération, jusqu’à 44°, et malgré les difficultés qu’a fait éprouver ce nouveau mode de traitement on a pu constater un accroissement de produit d’environ 25 pour 100, comparativement au rendement des plantes de la même récolte, macérées dans les mêmes cuves, le même j our et pendant le même temps, par le procédé ordinaire.
- La chaleur a aussi été appliquée dans les méthodes de battage : au mois d’octobre, la température des cuves de battage, qui était de 25° 56, a été élevée à 35°, et de bons résultats ont été obtenus, ! sans nuire à la couleur ni aux qualités de l’indigo. De plus, une nouvelle macération pendant 40 heures, des plantes qui avaient subi le traitement par la chaleur artificielle, n’a plus fourni d’indigo, tandis que celles traitées par le procédé ordinaire en renfermaient encore.
- Dans des cuves de 7m 50 sur 3m 50, et 1m 10 de profondeur, le produit le moins considérable a été de 23 pour 100 plus élevé, en faveur des cuves chauffées, 'et cet excédant s’est quelquefois élevé jusqu’à 54 pour 100.
- TRAITEMENT DES INDIGOFÈRES
- • Par M. Olpherts.
- ----K •
- On lit dans un journal publié aux États-Unis, le Homeward Mail du moi de décembre 1874, que M. Olpherts a introduit un perfectionnement important dans le traitement des indigofères et la fabrication de l’indigo,
- On sait que les plantes, qui produisent cette ma-tière colorante, sont plongées dans des cuves,
- (2) Voir Moniteur de la Teinture, année 1875, page 208.
- EXTRAIT -D’INDIGO FACTICE
- est destiné à la teinture du coton, chanvre, lin,
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- jute, et donne sur ces fibres végétales des nuances du genre des bleus de cuve/ainsi que des noirs d’une extrême solidité.
- Cette préparation se fixe directement sur la fibre, mais il est préférable de donner un léger pied d'alun ou d’acétate d’alumine, en observant toutefois que si le pied de mordant est trop fort, il précipite une partie du bain de teinture. Ainsi, il a été reconnu que 500 à 750 grammes alun suffisent pour mordancer 100 kil. de coton.
- Lorsque l’on veut des nuances bleues foncées, on mordance avec 1 0/0 de nitrate de fer et 1/2 O/o de sel d’étain. On arrive par ces mordants à des tons très-intenses lorsque l’on donne plusieurs bains, en alterna.it du mordant au bain de teinture, et en recommençant plusieurs fois cette suite d’opérations, comme on fait pour les bleus au prussiate. L’échantillon ci-dessus a été teint par ce moyen.
- Avant de verser l’extrait d’indigo factice dans le bain de teinture, il convient de l’étendre d’eau chaude pour le dissoudre.
- On obtient de fort belles teintes bleu marine en teignant cet extrait sur un fond de bleu de Prusse.
- Comme remontage pour fond de bleu cuvé, on arrive à d'excellents résultats en donnant après le pied de cuve et l’acidulage, un mordançage de nitrate de fer et sel d’étain comme il a été dit plus haut.
- Les alcalis et le savon font virer la nuance au bleu.
- Pour teindre en noir, on procède comme il suit:
- Pour 25 kil. coton débouilli, donner du soir au matin un bain de 5 kil. de sumaç, lever, tordre et entrer dans un bain de 5 kil. nitrate de fer et nuancer sur bain séparé, avec 1/2 kil. de prussiate jaune.
- Après avoir ajouté 500 gr. acide muriatique au prussiate jaune, on rince à l’eau et on teint à tiède avec 6 à 7 kil. extrait d’indigo fatice.
- Lorsqu’on est arrivé après plusieurs tours à l'in-tensité dunir désiré, on lève et on donne encore quelques tours dans un bain de 3 à 4 kil. de nitrate de fer et 250 gr. d’acide de plomb.
- Si l’on désire donner un ton plus brunâtre, on additionne d’un peu de bois jaune, le bain de teinture contenant l’extrait d’indigo factice.
- Pour obtenir un noir-noir, on mordance au sumac comme il a été dit, puis on donne 6 à 8 tours dans un bain de 2 kil. de nitrate de fer et 2 kil. pyrolignite de fer, on lève et on entre dans un
- nouveau bain avec 340 gr. de bichromate de potasse; après 3 ou 4 tours, on tord et on teint avec 2 kil. 1/2 à 3 kil. d’extrait d’indigo factice et 250 gr. d’extrait de quercitron; on lève, on tord et on sèche. -
- On obtient un plus beau tranché, en donnant ! après teinture un léger bain de savon noir.
- Le noir ordinaire s’obtient en faisant bouillir 25 kil. de coton dans un bain contenant 1 kil. 250 grammes d’extrait de campêche et 250 gr. vitriol de Chypre (sulfate de cuivre) ; lever ensuite, tor-dre, donner un bain de 2 kil. 1/2 nitrate de fer, lever, tordre et teindre enfin à chaud avec 2 kil. 1/2 d’extrait d’indigo factice.
- Les noirs obtenus au moyen de l'extrait d’indigo factice résistent à l'acide sulfurique à 5° de même qu’aux alcalis et à l’air.
- Ils ne le cèdent, pour ainsi dire, en rien au noir d'aniline.
- (Note communiquée.)
- CHRONIQUE
- MODE D’ESSAI DE L’HUILE D’OLIVE, EMPLOYÉE DANS LA TEINTURE EN ROUGE TURC
- Par M. E. Kopp. ,
- Comme on a proposé de nouveau, dans ces der-niers temps, de déterminer la pureté de l’huile d’olive, pour s’assurer si elle-est propre à la teinture en rouge turc, par sa transformation en élai-dine, au moyen d'un mélange d’acide sulfurique et d’acide azotique, M. Kopp a cru devoir rappeler qu’il a pratiqué dans la fabrique de M. Steinert à Curch, dans le Lancashire, un procédé fort sim-pie,, qui repose sur le même principe.
- On verse, dans un verre à expériences, 10 volumes de l’huile à essayer et 1 volume d’acide azotique ordinaire, puis on ajoute quelques fragments de tournure ou de fil de cuivre rouge : l’azote à l’état naissant forme, avec l’acide azotique, de l’acide azoteux, dont les bulles viennent traverser la cou-che d’huile qui surnage. On mélange aussitôt l’huile et l'acide aussi intimement que possible au moyen d’une baguette en verre , au bout de cinq minutes environ, les deux liquides se séparent, et on les mélange de nouveau, par l’agitation. Le verre est
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- alors abandonné au repos, dans un endroit frais (12° à 15°) ; la séparation s’opère encore une fois : l’acide azotique est coloré en bleu, par suite de la formation de l’azotate de cuivre (N O3)2 Gu. Puis, l’huile seule se prend en masse, et cela, d’autant plus promptement qu’elle est plus pure ; l'élaïdine est alors, non-seulement ferme, mais parfaitement blanche. Lorsque l’huile d'olive est souillée d'huile étrangère, la prise est plus tardive, et l’élaïdine obtenue est plus ou moins jaunâtre ou brunâtre.
- ( Dentschen chemischen Gesellschaft.)
- ACTION DES RÉACTIFS CHIMIQUES
- SUR LE JUTE ET LE LIN
- (Suite)
- Les remarques indiquées par M. Vétillard portent sur les fibres envisagées dans le sens de leur longueur, et sur une coupe faite perpendiculairement à leur axe ;
- Celles du docteur Schlesinger sur la couleur des fibres, la dimension de la lumière des cellules, etc. — Je vais résumer rapidement leurs observations :
- D'après M- Vétillard, les fibres provenant d'une filasse, d’un fil, d’une corde provenant d’un tissu, présentent trois cas : ellessontécrues, apprêtées ou enfin teintes. Dans le premier cas, elles doivent être tenues pendant une demi-heure dans une eau légère de sous-carbonate de soude, puis lavées ; dans le second, on les traite par l’eau distillée, ou légèrement alcaline, bouillante ; si elles sont teintes, il faut les décolorer aussi bien que possible. D’une manière générale, les fibres tordues par la filature, doivent être détordues soigneusement : cela fait, il faut les étendre longitudinalement sur le porte-objet du microscope, les imbiber de glycérine ou de chlorure de calcium pour les rendre transparentes, puis les recouvrir avec un verre mince carré.
- M. Schlesinger conseille surtout la méthode suivante, comme étant la plus pratique, pour procéder à la préparation des fibres : on dépose la substance à examiner sur le porte-objet, on fait tomber par dessus une goutte d’eau et on laisse le tout en contact pendant quelques instants ; avec la main gauche on maintient ensuite solidement la fibre sur le porte-objet et on passe plusieurs fois à travers celle-ci la pointe de l’aiguille tenue de la main
- droite, puis on passe l’aiguille perpendiculairement sur la fibre et on imprime à l’instrument un mouvement continuel de gauche à droite ; la fibre est de cette façon uniformément désagrégée. L’objet à examiner n’est que rarement endommagé par cette manière de procéder, et l’isolement réussit dans la plupart des cas.
- Voici maintenant les différentes remarques qui ont été faites sur les quatre textiles que nous examinerons, tant par M. Vétillard (A) que par le docteur Schlesinger (B).
- Lin. —- (A). — Les filaments de lin qui, à l’œil nu, semblent simples, sont en réalité formés de fibres réunies en faisceaux. — On peut les isoler facilement au moyen d’uné aiguille. — Elles sont longues de 1 à 6 centimètres et plus, d’un diamètre uniforme, pointues à leurs extrémités ; elles ont un canal très-fin au centre. —Elles sont lisses; les plis de froissement produisent des stries ordinairement croisées, et les fibres du pied du lin sont plates et striées.
- Les coupes transversales présentent des polygones dont l’adhérence mutuelle est faible.-
- (B). — Les Cellules sont très-régulières, et elles ont Une longeur de 4 centimètres" et une largeur de 0mm069 à 0mm241.
- Les parois des cellules sont fortement et uniformément épaisses : aussi la lumière paraît-elle généralement réduite à une ligne sombre : elle disparait même complètement, çà et là. — La fibre est striée longitudinalement.
- Chanvre. — (A). — Les fibres du chanvre sont fortement agrégées et chacune est enveloppée, d’une matière gommeuse mince. — Elles ont à peu près la longueur des fibres du lin, mais leur diamètre varie; elles sont plus grosses et moins lisses. — Les extrémités sont grosses et courtes, en forme de spatule.
- Les.coupes transversales sont fort différentes de celles du lin. On dirait des fibres enchevêtrées les unes dans les autres ; leur adhérence mutuelle est considérable.
- (B). — Les cellules libériennes ont une longueur très-considérable et un diamètre de 0mm01—0mm027. Les contours sont assez irréguliers, les extrémités ordinairement obtuses, rarement divisées. La lumière mesure généralement 1/3 du diamètre de la cellule. La fibre est -toujours striée parallèlement.
- Jiite. — (k). — Fibres très-adhérentes, à bords ondulés, difficiles à séparer; longues de 1mm3 à
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- CO r
- 5mm.— Canal central large et inégal, vide. — Extrémités plates, arrondies.
- Coupes transversales fortement adhérentes. Poly-gones à côtés droits rappelant ceux du lin, mais dont la cavité centrale est plus large.
- (B) . — Les cellules, n’ont pas un contour parfaitement régulier, l'épaisseur de leur paroi est tout-à-fait caractéristique par son défaut d’uniformité, de telle sorte que la lumière paraît tantôt réduite à une ligne, tantôt, au contraire, très-large; la longueur de cellules s’élève à 4mm, leur largeur maximum à 0mm) à 0mm03.
- Phormium-tenax. (A) Faisceaux vasculaires des feuilles faciles à diviser avec l’aiguille, en fibres très-fines et régulières; raides, larges de 5 à 12 millimètres, avec un canal central d'une largeur régulière. — Bords longitudinaux roulés. — Extrémités fines s’amincissant peu à peu.
- Coupes transversales analogues à celles du jute, mais les angles des polygones arrondis. Cavité largeet arrondie.
- (B) . Les cellules libériennes ont 2nim7 à 5mm7 de largeur, leur diamètre maximum mesure 0mm008 à 0mm0189, le plus souvent, 0mm01 85. La largeur des cellules augmente très-régulièrement des deux extrémités vers le milieu. La lumière des cellules libériennes non altérées n’est que rarement réduite à une ligne d'une épaisseur impossible à mesurer, elle est le plus souvent égale à 1/4 à 1/2 du diamètre transversal de la cellule. (Cette dernière observation est en contradiction avec les indications de Schacht); d’après Cet auteur, la lumière, comme dans les cellules libériennes du lin, serait le plus souvent assez étroite pour paraître réduite à une ligne sombre. Il est très-probable que Schacht a examiné des libériennes qui avaient été préalablement, isolées par ébullition dans la potasse. Ces fibres ne présentent alors généralement qu'une cavité intérieure très-étroite, a peu près comme les fibres libériennes naturelles du lin ; mais ce n’est que le résultat du gonflement intense des cellules libériennes, qui a été‘produit par la-potasse. 1 (A suivre.)
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES.
- 109926. — SERGE (l’abbé). — Diviseur compensé pour régulariser la fabrication des étoffes.
- — Le système comprend un disque en cuivre, un levier à pince ou à cliquet, un frein et un compensateur à chevilles réglant les oscillations du levier à un point donné.
- 109930. — Van BAERLE. — Composition propre au lavage des étoffes. — Mélange à froid de savon mou ordinaire, de résine ou d’huile, de silicate de soude ou de potasse et de lessive caustique.
- 109953. — Imbs. — Machines à tondre les filés des matières textiles ou a racler ces filés. — Quittant le bobinoir les- fils passent dans un guide, puis arrivent à un rouleau à brosse et subissent l’action d’une lame métallique sur laquelle fonctionnent des lames hélicoïdales ; l’autre face du fil est tondue par une disposition subséquente de lames.
- 109960. — Tessié du MOTAY. — Procédé de blanchiment des fibres et tissus d’origine végétale. — Cette méthode est caractérisée par l'emploi des acides oxygénés du chlore suivi 4e l’emploi de l’acide sulfureux ou des sulfites alcalins pour le blanchiment des fibres et tissus d'origine végétale devant être soumis à l’action des permanganates, perchromates ou des acides permanganiques ou perchromiques.
- 109961.—Tessié du MOTHAY. —• Procédé de blanchiment de laines et soies de toute origine. m Le caractère essentiel de ce procédé consiste dans l’action'alternée des agents oxydants, des lessives chaudes de sulfites alcalins et des bains de bisulfites ; ou d’acides sufureux, liquides où gazeux. - 109966 —BLIECK frères. — Nouveaux pro-duits destinés à apprêter les étoffes. — Ces pro* duits sont le résultat de l'action à une température variable du chlorure.de calcium sur la fécule de pomme de terre. ;
- 109986. - Legros fils aîné. —Perfectionnements apportés à la teinture des rubans, pelotes ou groupes de fils ourdis pour chaînes ou autres.. — La ténuité est donnée aux rubans ou pelotes à teindre par une torsion en rapport avec la matière et la grosseur desdits rubans.
- 110018. — MATHIAS (les sieurs). — Procédé de teinture des fourrures. —La teinture est mise à la brosse ou au pinceau de manière à ne teindre que les extrémités des poils ; elle est composée d'un mélange de vernis et d’une poudre métallique d’or eu d’argent.
- 110133. — BÉZIAN.— Application de la teinture, du blanchiment et de l’impression-aux bois servant à la confection des allumettes chimiques. — Cette
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- application a pour but de donner aux allumettes une apparence plus agréable et plus variée et en même temps de les rendre plus combustibles. :
- 110159. —Schuller. —Système de pointes d’acier dites schullerines', servant à garnir les tambours des ef/ilocheuses de tissus. —Les pointes en acier forment une sorte de couteau non tranchant en forme de lamette et sont obtenues par estampage.
- 110166. — Blieck. — Procédé de fabrication de gélatine pour apprêts. — L'invention repose sur la transformation de la plus grande partie de la fécule en dextrine et d’une faible partie en empois, et cela en mettant dans la solution de chlorure de calcium une petite quantité d’acide chlor-hydriqueouautre acide, délayant la fécule dans cette solution, faisant chauffer et saturant l’acide par une base quelconque, ensuite de quoi le produit est monté.
- 110174. — Faass; — Procédé de préparation du crin végétal et autres matières similaires, telles que la mousse d’Amérique, les varechs, Je palmier nain, etc. — Bluté, lessivé à la soude, lavé à la machine et mordancé, le crin végétal est soumis à un bain d'eau auquel on adjoint de la soude caustique, de la fécule, du brou de noix, une dissolution de savon de laines et poils, déchets, etc.; finalement on procède au séchage du crin végétal, qui a acquis la souplesse et les propriétés du crin animal.
- 110177. — HEINZERLING et Mac Gowan. — Procédé d’oxydation de l’anthracène et amélioralion-de la matière colorante que l’on en tire. — L’anthracène est purifiée par un traitement répété au bisulfure de carbone puis ensuite on opère soit par voie humide en employant la poudre blanche et l’acide chlorhydrique, soit par voie sèche en employant la poudre seule avec très-peu d’eau au be-soinou en employant l’acide chlorhydrique très-peu dilué.
- 110192. — Société ANONYME DE manufacture de feutres et chapeaux.— perfectionnement dans la fabrication des chapeaux de feutres. — Les chapeaux ne pesant que 80 à 85 grammes offrent une très-grande souplesse.
- 110210. —Gillet. — Régulateur dévideur destiné à la fabrication des'tissus confectionnés manuellement. — Avec ce système la chaîne se dé-roule par un mouvement intermittent et cela en remplaçant la corde placée sur le rouleau d’arrière par un arbre à vis sans -fin engrenant avec upe.
- roue située sur ledit rouleau.
- 110220. — Neveu. — Métier à tisser la sangle en ficelle à fourche avec bifurcations au moyen d'un seul brin-, — C’est un agencement des tendeurs avec des organes de serrage et-barettes à presseurs ou à broches, pour fixer ou maintenir le brin continu de la ficelle aux points de rebroussement sans bifurcations.
- BREVETS D’INVENTION
- Concernant les industries tinctoriales et textiles.
- 111124. — 19 janvier : Bailey et les sieurs Smith. — Perfectionnement dans les machines ou appareils à peigner la laine et autres matières filamenteuses.
- 111136.—20 janvier : Ganderth.—Introduction de l’effilochage des chiffons dans la fabrication des papiers et cartons, ainsi que des tissus.
- 111174.— 26 janvier : Leclère et DAMUZEAUX père et fils. — Perfectionnement concernant un débrayage automatique appliqué aux fouleuses, laveuses, dégorgeoirs ou carcères.
- 111178. — 5 janvier : Lyon. — Transformation de nuances par oxydation des couleurs primitives sur étoffes de soie et autres.
- 111181. — 22 janvier : Noiret. — Perfectionnement apporté aux métiers continus.
- - 111186. —24 janvier : Tulpin frères.—Système de chauffage continu destiné au séchage des fils des chaînes des tissus et du papier, et applicable aux machines dites à encoller ou à parer, ainsi qu’à celles à sécher en tous genres.
- 111198. — 24 janvier : Delmas. — Procédé de coloration des bois sur pied ou coupés.
- 111246.— 29 janvier-: Poirrier, Mortier et MULLER. — Drapage d’envers des tissus en laine peignée.
- 111249. — 28 janvier-: Rémond. — Régénération du chlore par l’acide azotique.
- 111700. — 8 mars : ILTiSs. — Procédé de gravure et de gaufrage permettant d'imiter, sur un tissu uni, le tissu façonné.
- 111711. — 9 mars : Rÿo flès sièurs). — Perfectionnements aux métiers continus à retordre.
- 111716. — 8 mars : VoGELet Cie. — Perfectionnements dans l’encollage des chaînes de tissage.
- 111746. — 3 mars : Société dite Ghemische Fa-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- BRIK ECHTER Farben ACTIEN Gesellschaft .Matière colorante extraite du goudron végétal.
- 111757. — 16 mars : Dollader. — Système de séchage de fils aux encoleuses.
- 111780. — 15 mars : Thomas et Dumollard. — Genre d’apprêt décoratif des tissus légers.
- 111781. — 14 mars : TREYVOUX et Neyret. — Tissus élastiques recouverts d’un enduit aussi élastique imperméable.
- 111796. — 15 mars : Godinot. — Système de bobinoir dit bobinoir à double effet.
- • [here
- 111802. — 4 mars : Lalouel de Sourdeval.— Mode de dégraissage des déchets de laines grasses.
- 111820. — 7 mars : Chamberlain. — Perfectionnements aux machines à plisser ou froncer les étoffes.
- 111829. — 8 mars : LARONCE. — Effets transparents obtenus sur papiers et sur étoffes, et appliqués à l’impression en chromo ou autre.
- 111830. 21 mars : Leclercq. — Système d'é-paillage et de désacidage chimico-mécaniquedes laines ou autres textiles renfermant des matières végétales en suspension.
- 111845. — 20 mars : VILLAIN et Weber. — Per-fectionnements aux machines à lustrer, glacer, cirer et apprêter les fils de toute nature et de toutes espèces.
- 111853. — 11 mars : BARDIN.— Perfectionne-ments aux machines à laver de tous systèmes.
- 111869. — 11 mars : Hermann. — Système de frotteurs en .cuir ou caoutchouc, à surfaces cannelées longitudinales, servant au roulage des laines, cotons et autres matières textiles, en remplacement des buffles à surfaces unies.
- 111870. — 10 mars : Jacout. — Perfectionnements dans la construction des peigne»,dont les aiguilles sont soudées sur leur monture, du genre de ceux employés dans la peigneuse système-Heill-manun.
- 111877. — 8 mars : Michel. — Système d’appareil pour chauffer les fers à repasser, et faire la cuisine.
- -o==a=a-
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- LES NOUVEAUX TIMBRES-POSTE
- L’administration des postes vient de publier l’avis suivant : ,
- « En exécution d’une décision de M. le ministre des finances du 5 juillet 1875, le type des timbres:
- poste a été changé, et l’échelle des valeurs a été modifiée ainsi qu’il suit :
- « 1° Le timbre-poste ’ à 80 centimes est supprimé ;
- « 2° Il est créé trois nouvelles catégories de timbres-poste de la valeur de 20 centimes, 75 centimes et 1 franc.
- « En conséquence, lé nombre des timbres-poste du nouveau type se trouve fixé à 13, dont la valeur
- nominale et la couleur distinctive sont indiquées ci-après : » ' ‘
- Valeur. Couleur.
- I centime Vert émeraude
- 2 centimes , idem
- 46 — idem
- 5 — idem
- 10 . — idem
- 15 — Gris d'acier
- 20 — Brun rouge
- 25 — Bleu d’outremer
- 30 Bistre
- 40 — Garance
- 75 — Carmin
- I franc . Vert, bronze
- 5 francs Lilas.
- « La suppression du timbre de 80 centimes du type actuel aura lieu lorsque l'approvisionnement des timbres de cette catégorie existant aujourd’hui aura été complètement épuisé. *
- « L'émission des timbres-poste de 15 centimes (gris d’acier) est actuellement commencée.
- « Elle.sera effectuée successivement, pour les autres catégories, après l’écoulement du stock existant, pour chacune d’elles, dans les caisses du garde-magasin central.
- « Il est: entendu que les timbres-poste de toutes catégories, de fabrication antérieure à celle du- nouveau type, qui ont, été mis ou qui continue-ront à être mis en vente jusqu’à leur entier épui-sement, ne cesseront pas d’être valables pour l'af-franchissement des objets de toute nature confiés au service des postes,* »
- POSTES. — AFFRANCHISSEMENT DES ÉCHANTILLONS
- M. le ministre des finances vient de prendre la décision suivante :
- Est abrogée la disposition delà décision minis-térielle du 4 mars 1858, aux termes de laquelle les échantillons doivent, au moment où ils sont pré-sentés à l'affranchissement dans un bureau, de poste, porter une marque imprimée du marchand ou du fabricant expéditeur.
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- LÉ MONITEUR DÉ LA TEINTURE
- TIMBRES DE QUITTANCES ET BONS DE TRAVIL
- A propos du droit de quittance de dix centimes établi par l’article 18 de la loi du 23 août 1871, le ministre des finances, répondant à une demande de renseignements, a rappelé que « tant que le bon délivré par un patron à son ouvrier pour constater le nombre d'heures qu’il l’a occupé reste entre les mains de l'ouvrier ou du patron, il ne semble pas qu’on puisse le considérer comme un reçu de valeurs ou d’objets, passible du droit de 10 cen-times.» gbinoo
- SYNDICAT DES INDUSTRIES TEXTLES
- Une importante réunion, à laquelle avaient été conviés les sénateurs et les députés des principaux centres manufacturiers, a eu lieu, à l’hôtel de la Société des ingénieurs civils, cité Rougemont. La République frah^aisé dit à ce sujet :
- Le président du bureau, M. Laner, membre de la Chambre de commerce de Rouen, a brièvement exposé le but que se sont proposé les industriels en se groupant en syndica. Les traités de commerce arrivent à échéance; au moment où le pays reprend possession déAa liberté douanière et où le gouvernement français va se trouver en pré-sence des puissances étrangères pour conclure de nouveaux contrats, il est indispensable que tous lés intéressés se réunissent, non pour entraver, mais pour faciliter la tâche gouvernementale et fournit à qui de droit des renseignements exacts, puisés à des sources incontestables.
- Le Sénat et le Corps législatif vont être très-pro-chainement : saisis de la tarification douanière, c'est-à-dire de làrédactiou d'un tc^lfgënéTdli qu'il ne faut pas confondre avec les tarife ëoMtèntiôn-
- Dans une lettre adressée par le syndicat des industries textiles à M. le ministre de l'agriculture et du commercé, la distinction a été nettement établie : « Les tarifs généraux applicables sans conditions àtous les pays ne doivent pas seule-mentsatisfaire aux nécessités fiscales et assurer à l’industrie la compensation des 1 charges budgétaires et des conditions économiques quilamet-tenten état_d‘infériorité vis-à-vis de l'étranger; ils doivent, en outre, être assez élevés pour réser-ver au gouvernement, lors de îa conclusion des traités decommerce, la possibilité de certaines concessions, et lui assurer ainsi un moyen de né-gociation. » .. .
- Les tarifs conventionnels, au contraire, pourvu que la compensation légitimement due à l’industrie nationale ne soit pas compromise, peuvent justifier certains abaissements détaxes sur le tarif général, puisque ces abaissements ont comme conséquence des avantages consentis par les puissances étrangères en faveur de nos produits agri- .
- coles ou manufacturés.
- Le président, après avoir esquissé la situation des industries textiles, insiste sur la nécessité de ne pas adopter pour tarif général les tarifs conventionnels actuels.
- M. Plichon, ancien ministre du commerce, ayant demandé quel écart entre le tarif général et les tarifs conventionnels le syndicat croirait néces-saire, M. Noblot, membre de la Chambre de com-merce de Besançon, lui répond que le syndicat doit laisser au gouvernement toute latitude. Il se borne à réclamer pour les tarifs conventionnels les modi-fications proposées à l'enquête de 1870, augmen-tées nécessairement de la compensation des charges nouvelles. C’est au gouvernement d'ap-précier la quotité qu’il lui faudra ajouter à un tarif i strictement compensateur pour établir un tarif général avec lequel il soit en mesure de signer des traités de commerce dans des conditions avan-tageuses.
- MM. Claude, Feray, Villain, Pouyer-Quertier ont ensuitepris la parole successivement pour engager les membres du syndicat à ne pas se dépar-: tir dé la modération avec laquelle ils défendent une cause qui intéresse le pays tout entier. Là France a vu, depuis la guerre, son budget atteindre au chiffre d’environ trois millards ; elle a besoin, pour supporter une charge aussi lourde, de n’abandonner aucun élément de production, de ne faire aucune expérience qui sorte du domaine de la pratique.
- Ce n’est pas le moment de tenter les aventures ; si, par exemple, la filature était sacrifiée', le lissage serait bientôt à la merci de l’étranger. Vou-loir maintenir l’industrie du tissage à l’exclusion de la filature, serait dire qu’un pays peut fabriquer du fer sans produire de la fonte.
- D’autre part, pour amener des pays étrangers à conclure avec nous des traités de commerce, il faut nécessairement au négociateur une marge suf-fisante.
- Comment décider lés Etats-Unis, par exemple, à renoncer aux taxes prohibitives, si tout d’abord nous offrons à ce pays, qui devient de plus en plus producteur et importe’dès manufacturés en Eu-rope, un tarif général sur lequel il n’y aurait plus de concessions à espérer.
- Nous pensons que le syndicat central des industries textiles ést dans une voie sage, et qu’à la condition de s’y maintenir, son action sera efficace pour la préparation de la législation doua-nière en élaboration.
- Les Gérants : F. Gouillon & P. BLONDEAU.
- Tous droits réservés.
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- L'administration lu Monitei^ de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandi's. Pour reeevoir une rêponse, toute demande de renseighement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
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- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabricant, des tissus imprimés, ouvrage accom pagnéde-planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages. 10 fr,; par poste - .......... 10fr. 50
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- Le Moniteur de la Teinture paraît depuis le 1er janvier 1857 ; il portait dans le principe, le titre de Coloriste industriel.
- Les premiers volumes de sa collection sont épuisés; ceux qui restent disponibles comprennent les années 1866, 1867, 1868, 1869, 1870-71, 1872, 1873, 1874 et 1875, en tout neuf volumes.
- Ces collections constituent, dans leur ensemble, le Traité théorique et pratique le plus étendu et le plus complet, concernant les industries tinctoriales- la quantité de faits, documents, procédés, descriptions, échantillons et gravures qu’elles contiennent, répondant toujours aux nécessités présentes de ces industries, en font un précieux auxiliaire pour toute exploitation industrielle ou commerciale se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à l'Impression, aux Apprêts et à tout travail des Tissus ou des Couleurs en général.
- Les volumes 1866, 1867, 1868 et 1869 deviennent rares; ils ne peuvent être cédés qu’au prix de 15 fr. l’un. — Ceux des années suivantes, ont été tirés à un plus grand nombre d’exemplaires, ce qui nous permet d’offrir en
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- Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel-le-üomte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l'étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une Valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceuxparbulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes âpplica bles à la moitié des frais d’encaissement.
- (I) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (3) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier mais, afin d’avoir un volume complet, avec table les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- MATÉRIELS POUR L’IMPRESSION
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n°
- 500
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- 1 Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
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- Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
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- 125 id. id. id. rouge-feu.
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression. - Par la combinaison d'un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l'OFFICE du Moniteur de la. Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l'impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il sutlit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-tin........................ ................................. lekil.... 3Af.. »
- — par boîtes de 5 kilogr........................................... la boîte.. 12 —50
- Jarne d’or, jaune chamois, rouge marron. ................................................ lekil.... 4 — » bieu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais. ........................................... — 6 — » Violet de laque d’aniline, rouge magenta....................•................................. — 12 — » Vermillon................................................... — 18 — »
- Poudres tnélalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., lrc finesse, 24 fr. le Idkgr. Tontissés de toutes nuances^ 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- Dépôt à l'Office du Moniteur de la Teinture.
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- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil..dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres dne celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés ; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiques. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- b adresser à l’Office du moniteur de là 2'emturé.
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- COULEURS
- PRIX DE
- w » e #
- Fuchsine inférieure.................. le kil. 15 fr.
- — bonne courante................ — 35
- — extra-supérieure.............. — 40
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- Rouge-cerise ou grenadine............... — 15 Rose de safranine en poudre............................— 200 Géranosine en poudre.................... — 180
- Eosine, nouvelle couleur................ — 150
- Bleus.
- Bleu ordinaire........................... l kil. 55
- Bleu pur................................. — 125
- Bleu-lumière supérieur................... — 200
- Bleu Nicholson pour laine (no ........... — 40
- — — (n° 3}......... — 70
- — lumière (ne 1)......... — 90
- Bleu de Lille, ou gros violet............ — 36
- Bleu-noir, ou bleu marin................. — 25
- Bleu foncé.............................. — 30
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité.... 60 à
- 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or...............
- Jaune-orange ...................
- Orange supérieur pour soies.....
- le kil. 50
- — 50
- — 200
- fr.
- D'ANILINE
- DÉTAIL :
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge...... le kil. 55 fr.
- — bleu................... — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge.................. — 60
- Violet moyen.................. — 65
- Violet lumière, bleu.......... — 70 Violet au bi-chromate, en pâte...— 25 Violet pour remontages........ — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2)...........le kil. 100 fr.
- — — supérieur........... — 110
- Divers.
- Brun d’Elbeuf liquide.................. le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline....................... — 25
- Gris, par le bleu-noir................. — 23
- Gris-perle, par les violets............. — 110
- Coralline rouge......................... — 30
- — jaune (alcool).......................... — 20
- Purpuraline à l’état sec................ — 10
- Xanthine (orange)....................... — 35
- Cachou de Laval......................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera: pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- PURPURALINE
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE PRODUISANT
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- Prix de détail : io fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- SOLUBLE DANS L’EAU
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- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- "N. d’Argent et de Bronze à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vienne 1873
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- Economie de 18 0/0 d’indigo
- Dans la Teinture à l’Indigo de cuve
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- Les personnes qui traiteraient d’une cession de licence d’exploitation du procédé pourraient fabriquer celles-mêmes ce mordant au prix de 2 fr. le kilo.
- Les licences d’exploitation sont cédées, moyennant 1000 fr par cuve.
- S'adresser à l’Office du journal.
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- Nous prions les personnes dont l’abonnement est expiré au 1er juillet et qui ne voudraient pas être considérées comme ayant renouvelé leur abonnement pour un an de nous aviser par. lettre ou de refuser le présent numéro du Journal.
- Nous informons également les personnes qui continueront leur abonnement que nous leur ferons présenter la quittance dans le courant du mois d’août.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20* Année, Ne U. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juillet 1876
- SOMMAIRE
- Chronique. — Sur la formation du noir d'aniline, par M. A. ROSENSTIEHL. — Note sur la production et l’application de l’éosine (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Coloration artificielle des fleurs naturelles. — Teinture des déchets de laines, par M. J. Delong. — Brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Exposition universelle de 1878. — Tarifs en douane des tissus de coton.
- CHRONIQUE
- Un mieux sensible s’est manifesté dans le ton général des affaires, et est surtout apparent dans le commerce des matières premières textiles.
- Sur les cotons, il y a reprise des transactions et tendance décidée à la hausse. Les laines ont déjà repris les cours de mai et de juin et l’amélioration se manifeste principalement sur les belles qualités. Les soies sont chères et même très-chères; la hausse a dépassé toutes les prévisions, mais il est douteux qu’elle se maintienne longtemps ainsi.
- Les relevés des douanes pour le premier semestre de l'année confirment le mauvais état des affaires que nous avons plusieurs fois signalé.
- L’ensemble de nos échanges pour cette période accuse une augmentation totale de 62 millions de francs, comparativement aux résultats du premier semestre de 1875 : malheureusement, c’est notre importation qui s’est élevée, pendant que notre exportation a baissé. En effet, l’importation pendant la première partie de l’exercice courant dépasse de 170 millions celle de l’année précédente; l’exportation en est, au contraire, inférieure de 108 millions, et la plus grande partie de cette diminution est supportée par les produits fabriqués.
- Dans les produits textiles, nous voyons cependant une augmentation sur l’importation des matières premières, ce qui ferait supposer une activité industrielle correspondante; en voici les chiffres comparatifs :
- 1876 1875
- Soie.........fr.
- Chanvre.........
- Coton...........
- 151.972.000
- 7.530.000
- 156.127.000
- 139.537.000 •
- 4.680.000
- 137.888.000
- Mais la laine, notre principale textile national dont l’importation se chiffrait par 171,609,000 fr. en 1875, est descendue cette année à 159,835,000 fr., et celle du lin qui était de 31,648,000 fr. est tombée à 16,687,000 fr.
- Ce n’est pas seulement sur les matières premières que l’augmentation de l’importation s’est manifestée, les produits fabriqués ont eux-mêmes suivi ce mouvement, et accusent les chiffres suivants :
- 1876 1875 Fils de coton.... F. 29,650,000 18,150,000 . — de laine 10,366,000 8,692,000
- Tissus de laine.... 41,527,000 36,465,000
- Et pendant que nous demandions à l’Etranger cette grande quantité de produits manufacturés, nous voyions diminuer notre fabrication propre, ce que nous pouvons constater par les chiffres suivants, qui sont ceux de nos exportations pendant les six premiers mois de 1875, et de l’année
- courante :
- Tissus de soie. F. — de laine..
- — de coton..
- — de lin....
- — de jute...
- Fils de laine....
- — de coton....
- — de lin.........
- 1876 159,001,000 145,740,000 36,828,000 13,810,000
- 190,000 14,495,000
- 2,176,000 4,742,000
- 1875 212,634,000 150,580 000 38,178,000 14,770,009
- 624,000 20,434,000
- 2,127,000 8,003,000
- Cette situation, il ne le faut pas se le dissimuler, n’est pas satisfaisante, mais elle n’est pas non plus très mauvaise, ainsi que certains économistes le disent, elle présente même quelques | avantages sur l’année 1874, dont le premier se-Imestre, à la vérité, a laissé à désirer, mais qui, finalement, n’a pas été une mauvaise année.
- IL est temps, cependant, d’entrer dans la période
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- 158
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- d’amélioration, et nous sommes heureux de constater qu’elle paraît se manifester.
- En soieries, la fabrique a l’air plus satisfaisante que pendant le dernier mois, bien que, cependant, le moment actuel soit peu propice aux affaires. Un certain nombre d’acheteurs ont visité la place de Lyon et ont fait quelques achats à prix relativement favorables.
- On cite notamment comme indice du rôle que la soierie sera appelée à jouer, le fait que plusieurs des grandes maisons de noir de cette place ont pris des engagements pour une grande partie de leur production jusqu’à la fin de l’année.
- L’industrie lainière présente les mêmes symptômes d’amélioration :
- On nous écrit de Roubaix que les commandes sont parvenues en assez bon nombre pendant cette quinzaine, et que les fabricants ont repris espoir à l’annonce d’un raffermissement qui s’est produit aux dernières enchères de Londres.
- Tourcoing partage la même satisfaction que Roubaix, et enregistre des commandes assez suivies.
- « Celle quinzaine a été meilleure aussi pour Elbeuf en ce qui concerne la draperie.
- Les mêmes articles sont en souffrance à Sedan ; la production est toujours au-dessous de la moyenne, et les prix payés sont insuffisants. Pendant la première semaine de ce mois, les sorties en draperie on été sur cette place, de 76,000 kil., alors qu’en 1875, elles dépassaient 83,000.
- Les nouvelles de Reims ne sont pas meilleures; les cours des mérinos fléchissent et les fabricants restreignent leur production. Le prix des façons pour le peignage a subi une baisse sensible. Les nouveautés et la draperie sont dans la même situation.
- Dans les fabriques du Midi, il y a toujours accalmie; ces maisons qui produisent des articles de bas prix et de grande consommation, doivent avoir recours aux procédés les plus économiques et éprouvés par l’expérience; aussi passent-elles pour quelque peu routinières; cela est une opinion toute gratuite et il est facile de constater que leur fabrication se perfectionne sans cesse, et suit le niveau des autres centres producteurs de draperie.
- Les cotonnades qui avaient repris un mouvement très-marqué d’activité, subissent un légère réaction ; à ce propos, on écrit de Rouen :
- « Moins d’étrangers cette semaine que la semaine
- dernière, et par suite ralentissement dans la vente de la rouennerie; mais nos fabricants ne sont pas chargés de marchandises, et comme les rentrées seront insignifiantes pendant plusieurs mois ils peuvent attendre le retour des acheteurs.
- Même calme à la halle où, comme en ville, la demande a été presque nulle.
- A part quelques commissions en cours de livraison, l’article mouchoirs n’a pas été plus favorisé que la rouennerie.
- Sauf les cretonnes et les rayures, qui s’écoulent bien en ce moment, il se fait peu d’affaires en calicot, malgré les prix qui restent toujours en faveur des acheteurs.
- L’indienne n’a presque rien fait; comme la plupart des voyageurs sont partis avec des échantillons, on espère d’ici peu recevoir des demandes pour cet article. »
- Il y a reprise sur les toiles, mais insuffisante encore, et malgré la baisse réalisée sur ces articles, les transactions à Lille sont loin d’être aussi importantes qu’elles devraient l’être à cette époque.
- La situation des fabriques étrangères dans tous les genres de tissus n’est pas meilleure que chez nous, au contraire. La seule nation qui nous suive de près, est l’Angleterre, or les nouvelles de tous les marchés anglais ne sont qu’un concert de plaintes, et si nos exportations de tissus ont notablement baissé pendant les six premiers mois de l’année, l’Angleterre a subi aussi une diminution équivalente.
- Voici, en effet, les chiffres de l’exportation de l’Angleterre, pour les lainages en 1875 et pendant l’année courante :
- 1876 1875
- Tissus de laine.. 235,447,000 298,462,000
- Fils de laine.... 50,460,000 59,720,000
- En Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Espagne, la situation est encore plus mauvaise, et l’industrie s’y traîne péniblement
- Les soieries de Zurich et de Turin sont les seuls tissus, sinon en bonne position, du moins les mieux tenus des fabriques étrangères.
- F. GOUILLON.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- SUR LA
- FORMATION DU NOIR D’ANILINE
- Par M. A. Rosenstiehl.
- Des trois substances qui concourent essentiellement à la formation du noir d’aniline, — chlorates, sels d’aniline, sels métalliques, — ce sont ces derniers qui ont le plus attiré l’attention par le rôle spécial qui semble leur revenir.
- Pour les noirs développés à l’étend age, dont il sera principalement question ici, le métal employé de préférence, depuis l’origine de la découverte du noir d’aniline, est le cuivre.
- La théorie la plus ancienne qui ait été émise, pour expliquer le rôle particulier qui revient à ce métal, est basée sur la propriété qu’il possède de former deux séries de sels, dont l’une correspond à l’oxyde de cuivre, l’autre à l'oxydule. L’on admet, qu’au contact du sel d’aniline, le sel de cuivre, qui est au maximum d’oxydation, passe au minimum, en cédant de l’oxygène à l’aniline, qui est de la sorte transformée en noir.
- Le sel de cuivre, réduit, revient au maximum d’oxydation au contact du chlorate, et se trouve mis, de cette façon, en état de recommencer le même cycle de transformations, tant qu’il y a de l’aniline à oyxder ou du chlorate à réduire. J’ai démontré, il y a plus de dix ans (1), que cette théorie si séduisante par sa simplicité ne se vérifie pas dans ses conséquences; ayant étudié le rôle du cuivre, j’ai présenté une théorie de la formation du noir d’aniline, qui, heurtant les idées alors admi-mises, que je viens d’exposer, n’a pas été prise en considération.
- Quelques expériences que j’ai été amené à faire récemment justifient si pleinement les conclusions que j’avais tirées lors de mon travail, qu’il me semble que les derniers doutes soient levés à cet égard : elles conduisent à une théorie de la formation du noir d'aniline, d’une grande simplicité.
- * Toutefois, avant de décrire ces expériences, je crois utile de résumer les anciens travaux, pour poser l’état de la question en 1865, époque à laquelle a paru le travail auquel je viens de faire allusion ; cela me semble d’autant plus indispensable, que ces travaux, publiés dans le Bulletin de
- (1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, t. xxxv, . 481, 29 nov. 1865.
- la Société industrielle de Mulhouse, paraissent peu connus.
- Le mélange prescrit par John Lightfoot en 1863, pour la production du noir d’aniline, sur tissu, contient, on le sait, de fortes proportions de sels de cuivre solubles, dont la présence offre à l’impression de nombreux inconvénients, L’importance du résultat à obtenir a fait surgir alors plusieurs procédés destinés à y remédier.
- Outre le perfectionnement capital apporté par M. Lauth à cette fabrication par la substitution du sulfure de cuivre insoluble aux sels solubles du même métal, il a été proposé des mélanges qui devaient, dans l’esprit de leurs auteurs du moins, donner du noir sans le concours du cuivre.
- Le premier qui me soit connu est celui de M. Paraf (1). Il consiste à ajouter à un mélange de sel d’aniline et de chlorate de potassium, de l’acide fluosilicique dans le but de mettre en liberté l’acide chlorique ; d’après l’auteur du procédé, ce serait cet acide, ainsi que le chlore et les composés oxygénés intermédiaires, dont la formation est possible, qui produiraient le noir par leur action sur le sel d’aniline. A l’appui de son opinion M. Paraf cite l’expérience suivante : on prépare une dissolution de chlorate d’aniline neutre, par double décomposition entre le fluosilicate d’aniline cristallisé et le chlorate de potassium ; cette dissolution peut être / portée à l’ébullition sans s’altérer; il suffit d’y ajouter une ou deux gouttes d’acide chlorhydrique, pour qu’aussitôt il se forme un précipité abondant de noir.
- L’idée qui a servi de guide à M. Paraf, est juste, en partie du moins, ainsi qu’on le verra plus bas ; mais les choses ne se passent pas ainsi qu’il le suppose et l’acide chlorique ne suffit pas pour transformer le sel d’aniline en noir dans les conditions du travail industriel. Dans le développement du noir, d’après le procédé de M. Paraf, il intervient une substance dont le rôle et la présence ont échappé à l’auteur.
- Je suis tombé dans la même erreur que lui, quand un mois plus tard (2) j’ai présenté une notice « sur la production du noir d’aniline, et sur le chlorate d’ammoniaque comme agents d’oxydation. »
- Cherchant dans les produits de la destruction de l’acide chlorique la cause de la formation du
- (1) Loc. cit., p. 345, séance du 30 août 1865.
- (2) Loc. cit., p. 436, séance du 27 sept. 1865.
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- noir, j’ai employé des chlorates que je savais être instables : du chlorate d’aniline neutre, employé, soit seul, soit mélangé de chlorhydrate d'aniline en diverses proportions, et surtout du chlorate d’ammoniaque. Ce dernier, se décomposant spontanément en eau, azote, oxygène et chlore, ou composés oxygénés du chlore, m’avait paru particulièrement propre à convertir les sels d’aniline en noir, sans le concours du cuivre.
- J’obtins en effet de beaux noirs, altérant fort peu le tissu, en imprimant un mélange de chlorhydrate d’aniline et de chlorate d’ammoniaque.
- N’ayant pas mis de sels de cuivre dans ce mélange,j’en avais tiré la conclusion que ce métaln’est pas indispensable. Il y avait toutefois dans ma manière d'opérer une cause d’erreurs que je n’ai pas tardé à découvrir.
- Ayant imprimé les mêmes mélanges comparativement à la planche et au rouleau, j’ai reconnu que dans le premier cas le noir ne se développe pas, tandis que dans le second, où il y avait eu contact avec le métal du rouleau, qui est en cuivre ou en bronze, il devient très-intense.
- Cette expérience, que j’ai étendue au noir de M. Paraf et qui a été variée de bien des manières m’a Tait reconnaître que la présence d’une petite quantité de cuivre (1) est indispensable au développement du noir, qu’il soit obtenu par l’acide chlorique libre ou par un chlorate.
- Frappé de l’effet remarquable exercé par de si petites quantités de cuivre, j’en ai étudié le rôle, et j’ai reconnu tout d’abord que la théorie admise au moment où j’ai entrepris ce travail n’était pas d’accord avec les faits. Cette théorie suppose en effet, d’abord, qu’il y a réduction du sel cuivrique en sel cuivreux. La présence de ces derniers dans un mélange peut être aisément reconnu, car ils possèdent la propriété d’absorber l’oxyde de carbone, et je me suis assuré préalablement que le sel d’aniline n’entrave pas la réaction. Me servant de ce gaz comme d’un réactif, j’ai constaté que, ni à la température ordinaire, ni à celle des éten-dages, il n’y a d’action réciproque entre le perchlo-rure de cuivre et le chlorhydrate d’aniline; ce n’est qu’à l’ébullition qu'il y a formation d’un précipité noir et l’oxyde de carbone est absorbé.
- (I) On obtient un bon rendement en prenant une quantité de sel de cuivre équivalente à 1 partie de ce métal pour 100 parties d'aniline et l'équivalent de 50 parties de chlorate de potassium, le tout formant 100 parties dé .couleur.
- De même, en imprimant des mélanges de sels de cuivre au maximum et de sels d’aniline, on n’obtient pas de noir, ce qui devrait avoir lieu s’il y avait réduction par les sels d’aniline, car on sait que les sels cuivreux absorbent l’oxygène de l’air. L'expérience suivante m’a servi à montrer que le sel de cuivre ne fonctionne pas comme intermédiaire entre le sel d’aniline et le milieu oxydant : j’ai suspendu des morceaux d’étoffe imprégnés de sel d’aniline dans des bocaux contenant, mêlés à de l’air, un peu d’ozone, d’antozone ou de chlore; j’ai obtenu très-rapidement du noir ; et ayant fait les essais comparativement avec du sel d’aniline mélangé d’un sel de cuivre, j’ai vu que le noir se développe dans les deux cas, comme si le cuivre était absolument sans action. M. Coquillon d’un côté, M. Goppelsrœder de l’autre, ont confirmé depuis cette observation en préparant du noir d’ani-. line par l’électrolyse des sels.
- Par tout ce qui précède il est démontré :
- 1° Que, dans les conditions du travail industriel, il n’y a pas d’action entre les chlorates alcalins ou l’acide chlorique et le sel d’aniline;
- 20 Que de même il n’y a pas d’action entre ces derniers et le sel métallique. Il ne restait plus qu’à 1 étudier ce qui se passe entre le sel de cuivre et le chlorate
- C’est dans cette voie que j’ai trouvé la solution du problème.
- Pour me ropprocher des conditions du travail industriel, j’ai imprégné des morceaux d’étoffe de chlorate d’ammoniaqué pur, ou même de chlorate contenant un peu de sel de cuivre. Après dessication du tissu, j’y ai dosé la quantité de chlorate contenu dans un décimètre carré, par la méthode de Bunsen (solutions tirées d’iode et d’acide sulfureux.
- Suspendant ensuite ces morceaux d’étoffe dans une atmosphère humide et à température connue, j’ai répété les dosages, et jai constaté :
- 1° Que le chlorate d’ammoniaque , soit pur, soit mêlé à du cuivre, ne s’altère pas à la température de 16»;
- 2° Qu’à 35°, les deux se décomposent, mais avec des vitesses différentes, de sorte qu’au bout d’une heure le chlorate pur avait perdu 5,5 p. c. et le chlorate cuprifère 46 p. e.
- D’après ces résultats, on voit que le chlorate d’ammoniaque se décompose plus rapidement en présence d’un sel de cuivre.
- Poursuivant alors mes essais, j’ai trouvé que
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- cette altération était due à la formation du chlorate de cuivre, qui se détruit en présence du tissu à 35°, et à une température plus élevée s’il est seul ; chauffé dans un ballon à 60° déjà ce sel dégage des gaz colorés en jaune (chlore et composés oxygénés du chlore) et il reste un résidu formé par un sel basique. L’expérience suivante montre bien ses propriétés oxydantes remarquables : on imprègne une feuille de papier d’une dissolution concentrée de ce chlorate de cuivre et l’on fait sécher dans une étuve chauffée à la vapeur ; le papier s’enflamme subitement avec déflagration; tandis que si l’on opère avec les chlorates d’ammoniaque ou de potassium, le papier reste intact dans les mêmes conditions.
- Au contact des sels d’aniline, le chlorate de cuivre se décompose aussi plus facilement que quand il est pur.
- Si l’on parle des (mélanges de Chlorhydrate d’aniline en dissolution et de divers chlorates, dans un même bain-marie, dont on élève peu à peu la température, on verra vers 30° se former un précipité noir dans le vase contenant le chlorate de cuivre, tandis que les autres mélanges ne noirciront pas à la même température. Tous ces faits montrent que le chlorate de cuivre est le moins stable des chlorates dont il a été question dans ce travail, qu'il agit à une température plus basse que les autres sur les sels d’aniline et plus énergiquement que l’acide chlorique lui-même.
- Mon travail (1) « sur le rôle du cuivre dans la formation du noir d’aniline », s’est arrêté là, concluant que :
- 1° Contrairement à l’opinion généralement admise, le cuivre ne fonctionne pas comme oxydant.
- 2° L’on peut obtenir du noir d’aniline, sans chlorate, ni cuivre, par l’action de l’ozone, de l’antozone ou du chlore, sur le chlorhydrate d’a-niline.
- 3° En présence d’un chlorate le cuivre est nécessaire ; il se forme du chlorate de cuivre, qui, se décomposant à une température plus élevée, agit plus rapidement que les autres chlorates sur le chlorhydrate d’aniline.
- Dans ma pensée ce sont les produits de la décomposition du chlorate de cuivre qui devraient transformer le sel d’aniline en noir ; cependant cette conséquence n’est ni nettement énoncée, ni prouvée directement dans le travail que je viens
- (1) Loc. cit. t, xxxv, p. 481, séance du 29nov. 1865,
- d’analyser, si ce n’est par la formation du noir d’aniline à l’aide du chlore gazeux.
- C’est cette circonstance, sans doute, qui a empêché mes conclusions d’être plus généralement adoptées.
- En réfléchissant récemment à ce sujet, j’ai vu la lacune qu’il me restait à combler expérimentalement pour montrer que c’est l’instabilité relative du chlorate de cuivre qui est la cause de la formation du noir d’aniline.
- Les produits de la décomposition de ce sel étant gazeux, j’ai donné à l’expérience la forme suivante:
- J’ai pris quatre ballons ; dans le fond du premier j’ai placé quelques grammes de chlorate d’am-moniaque sec, le plus altérable des chlorates alcalins; dans le second, un mélange de ce sel avec un peu de sulfate de cuivre ; dans le troisième, du chlorate de cuivre; dans le dernier enfin, un mé-lange de chlorate et de sel de vanadium (I).
- J’ai suspendu, à l’intérieur de chaque ballon, un morceau d’étoffe imprégné de sel d’aniline à excès d’alcaloïde. — D’après la disposition adoptée, les trois derniers ballons contiennent tout ce qu’il faut pour développer le noir d’aniline ; les différents corps actifs n’étant pas en contact, aucune réaction ne saurait se produire.
- J’ai placé alors les quatre ballons dans un bain-marie, de manière à ne faire plonger que la partie contenant les chlorates, et j’ai élevé la température du bain. J’ai vu le noir se développer en premier lieu dans le ballon contenant le sel de vanadium (vers 30°), puis, la température continuant à s’élever, est venu le tour des deux ballons contenant les sels de cuivre. Seul le ballon contenant le chlorate d’ammoniaque pur est resté inerte.
- On peut légitimement conclure de cette expé-rience que ce sont les produits gazeux, émanés des chlorates sous l’influence des sels de cuivre ou de vanadium, qui ont développé le noir surles morceaux d’étoffe.
- Comme corollaire de cette expérience, j’ai fait préparer les dissolutions aqueuses du chlore, de l’acide hypochloreux, de l'acide chloreux, de ïa-cide hypochlorique.
- (1) J’ai étendu cette expérience au vanadium, parce que l’attention a été dirigée dans ces derniers temps sur ce mé-tal, et qu’à cette occasion on a exposé à nouveau l’ancienne théorie des deux états d’oxydation. Si cette théorie, d’après M. Guyard, peut être appliquée au vanadium, elle ne sau-vrait l’être au cuivre, ain.i que je l’ai démontré; tandis que ce que je viens de dire de l’instabilité du chlorate dé cuivre, s’applique aussi au vanadium.
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- J'ai versé quelques centimètres cubes de chacune de ces dissolutions dans le fond d’un ballon, dans l’intérieur duquel j’ai suspendu, comme dans la première expérience, de l’étoffe imprégnée de sel d’aniline. L’action a été très-rapide ; sous l’influence des gaz chlorés , qui se diffusent dans l’atmosphère des ballons, j’ai vu le noir se développer graduellement, et j’ai pu suivre les diverses phases de son développement. — Le tissu se colore d’abord en vert, puis, la couleur se fonce de plus en plus et devient noir bleu, dans ce moment l’effet maximum est obtenu comme intensité et comme solidité du noir. Huit minutes à peine sont nécessaires pour obtenir cet effet. On laisse l’action se continuer, le noir bleu se violacé, devient de plus en plus rouge, et prend alors rapidement cette couleur rousse, propre au noir d’aniline qui a subi l’influence d’un hypochlorite, phénomène bien connu et qni a été étudié en détail par M. Camille Koechlin (I).
- Ainsi, tous les corps gazeux, provenant de la désoxydation de l’acide chlorique, depuis l’acide • hypochlorique jusqu’au chlore, sont aptes à transformer le sel d’aniline en noir à la température or-‘ dinaire, et sans le contact d’aucun métal. Le noir le plus beau se forme avec les acides chloreux et hypochlorique ; le chlore et l’acide hypochloreux agissent trop énergiquement, aussi leur action est-elle difficile à régler, et le noir devient trop violacé et même roux à certaines places, tandis qu’à d’autres, il est à peine formé. A l’aide des gaz chlorés, le noir peut être obtenu sur laine et sur soie avec la même facilité que sur coton.
- Les diverses phases du développement du noir d’aniline, qu’on observe si facilement, en employant les gaz chlorés, sont assez significatives pour la pratique, pour que je m’y arrête un instant. — Je suis amené par là à toucher à une question sur laquelle les membres du comité de chimie de la Société industrielle de Rouen ont publié de nombreuses et d’excellentes observations (1), qui trouveront une confirmation, sinon un lien commun dans les lignes qui vont suivre :
- La substance verte, qui se forme en premier lieu, devient noir bleu, on vient de le voir, par l’action ménagée des gaz chlorés qui lui ont donné naissance; elle éprouve la même transformation
- (1 ) Moniteur scientifique, t. 8, p. 769.
- (1) Voyez Bulletins de cette société, 1874, M Wirtz, p. 98 et 172.
- Loc. cil., M. Glanzmann, p. 126; M. Brandt, p. 252.
- plus rapidement, par une courte immersion dans la solution aqueuse faible des mêmes gaz (1); on sait aussi que l’acide chromique et le bichromate de potassium possèdent cette propriété.
- Il résulte delà, qu’un milieu acide et déshydro-génant transforme cette substance d’un noir vert, désignée sous le nom «d‘éméraldine » en noir bleu, qui est le noir d’aniline proprement dit. D’un autre côté on sait que la même éméraldine vire au noir bleu par les alcalis. — Ces deux noirs, résultant de procédés si opposés , et qui se confondent par leur aspect, possèdent-ils les mêmes propriétés? Evidemment non icar tandis que le dernier devient vert par les plus légères influences acides, le premier, né dans un milieu acide, résiste au virage. Il faut des acides concentrés ou des réducteurs tels que les gaz sulfureux, pour transformer de nouveau ce noir en éméraldine.
- D’après une récente communication de M. Zür-cher, faite au comité de chimie de la Société industrielle de Mulhouse, l’éméra'dine serait à un degré inférieur d'oxidation par rapport à la seconde, qui est le noir d’aniline proprement dit.
- L’Opinion de M. Zürcher, fondée sur des expériences qui lui sont personnelles et encore inédites, me paraît recevoir une confirmation par ce qui précède.
- J’ajouterai encore ceci : Les noirs d’aniline, tels qu’ils sortent de l’étendage, sont d’une couleur vert bleu très foncé ; c’est la couleur d’un mélange d’éméraldine et de noir d’aniline ; ils ne prennent l’aspect noir qu’à la suite d’un passage en bain alcalin. Les noirs vapeur possèdent, en sortant de la cuve, une couleur plus foncée, et peuvent être considérés comme moins riches en éméraldine ; on sait qu’ils sont aussi moins exposés à subir cette fâcheuse altération connue sous le nom de « verdissage. »
- L’existence simultanée des deux noirs, dont le mélange constitue le noir d’aniline du commerce, a été observée en 1872 déjà par M. Brandt (I). Dans un travail cù noire collègue a fait voir les avantages qui résultent de la substitution du chlorate d'aniline au chlorate de potassium généralement employé jusqu’alors, il décrit ces deux noirs:
- L’un est très-solide et résiste à presque tous les
- (1) L’acide chlorique libre ne jouit pas de cette propriété, à moins qu’il ne tienne en dissolution les oxydes du chlore (loc. cit. p. 99).
- (1) Bulletin de la Soc. industrielle de Mulhouse, t. XLII, 29 oct. 1872.
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- agents chimiques ; il le considère comme formé par un dérivé chloré de l’aniline.
- L'autre, qui serait le résultat de l’oxydation des sels d’aniline, est beaucoup moins solide que le premier, et verdit par la moindre acidité, mais résiste comme le premier parfaitement au savon.
- M. Brandt croit que le mélange des deux est nécessaire pour obtenir un noir d’une nuance convenable.
- La description donnée par notre collègue concorde bien avec les caractères de l’éméraldine et du noir d’aniline proprement dit. Si l’on parvenait à régler l’action des acides chloreux et hypochlo-rique, gaz qui sont délétères, et à l’état de pureté, même explosifs, le problème de la production rapide d’un noir d’aniline peu sensible aux acides serait résolu. Dans l’état actuel de la question, je ne saurais m’étendre sur les applications possibles des faits qui précèdent.
- Je dois me borner, pour rester dans le cadre que je me suis tracé, qui est restreint à la théorie de la du for mation noir d’aniline à conclure que :
- 1° Ce noir se produit à la température ordinairs, toutes les fois que le sel d’aniline est placé dans un milieu déshydrogénant; tels que l’oxygène actif, le chlore et ses oxydes moins oxygénés que l’acide chlorique.
- Que les mélanges employés pour noir d’aniline, contenant un chlorate, et le sel d’un des métaux actifs, sont des moyens commodes de produire sur place et lentement les gaz chlorés, précédemment nommés, effet qui est dû à la grande altérabilité des chlorates de ces métaux.
- NOTE
- SUR LA PRODUCTION ET L’APPLICATION DE L’ÉOSINE
- L’Eosine est un rouge brillant dérivé de la houille, dont la découverte est relativement nouvelle, et qui est remarquable par l’éclat de sa teinte, par ses effets de dichroïsme ou de fluorescence, c’est-à-dire par la beauté de ses reflets changeants et chatoyants.
- Nous disons que cette couleur est relativement
- nouvelle, car c’est la plus récente découverte dans cette classe de produits qui soit passée dans la pra-tique industrielle, et bien qu’il y ait déjà deux ans, environ, qu’elle ait commencé à être employée en teinture, ainsi que notre journal l’a plusieurs fois indiqué, c’est maintenant seulement que sa fabrication se pratique sur une échelle assez vaste pour pouvoir alimenter une consommation considérable et que son prix, d’abord excessivement élevé, est descendu au niveau de celui de la plupart des autres couleurs de même origine.
- L’échantillon ci-dessus est un velours tissé avec des soies teintes en Eosine de la maison « Badis-che-Amlin et Soda-Fabrik » à qui l’on doit la découverte de cette matière colorante. Nous profitons de l’occasion qui nous permet de produire ce magnifique échantillon, pour faire une courte étude sur l’origine de cette matière colorante et sur ses moyens d’application ; étude que nous compléterons dans les numéros suivants du Moniteur de la Teinture, par la publication de quelques autres notes sur le même sujet :
- ORIGINE DE LA DÉCOUVERTE
- Le professeur Ad. Baeyer a publié, il y a quelques années, une série de recherches sur les réactions des différents phénols, tels que l’acide phé-nique (carbolique), le naphte, la résorcine, etc., sur les acides copulés ou conjugés ; il a démontré que la réaction — jusqu’alors isolée — de l’acide oxalique sur le phénol, qui produit la coralline, serait applicable à un point de vue général, et qu’il pourrait en résulter toute une série de produits colorants ; il a, en même temps, émis la supposition qu’une grande partie des produits tinctoriaux naturels et surtout les bases colorantes des bois de teinture, pourraient être obtenus par synthèse, à l’aide de ce procédé.
- Cette proposition avait, naturellement, excité un vif intérêt dans l’industrie des matières colorantes, mais au début toutes les couleurs obtenues par cette méthode, ne remplissaient pas. les conditions voulues pour leur application industrielle, les frais et de fabrication étaient considérables. Cependant, l’auteur continua ses recherches sur ce groupe de colorants, avec la collaboration de M. le docteur Caro, chimiste de la « Badische-Anilin et Soda-Fabrick »; ce fut alors que ces deux chimistes obtinrent le tétra-brômure de fluorescéine, qui, combiné à la potasse produisit une couleur d’une beauté aussi rare qu’inattendue, et peu à peu, on
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- LE MONITEUR bE th TEINTURE
- arriva à vaincre sérieusement les nombreuses difficultés qui s’opposaient à la fabrication industrielle de ce nouveau produit.
- C’est vers le milieu de l’année 1874 que la susdite fabrique a commencé à livrer à l’industrie la fluorescéine tétra-l rômée, sous forme de sel de potasse et auquel on donna le nom « d'Eosiney » (Aurore); au commencement de l’année 1875, les journaux scientifiques ont publié des communications sur la composition etiâ fabrication de l’éosine, et depuis cette époque, quelques autres fabriques s’occupent avec plus ou moins de succès, de la préparation de ce produit, mais la maison de Lüdwizs-chafen a toujours conservé la préférence des consommateurs.
- 4 PROPRIÉTÉS ET CARACTÈRES DU PRODUIT
- Comme solidité de teintes, l’éosine est au moins égale aux couleurs d’aniline ; elle leur paraît même supérieure ; aussi si l’on a pu dire que « le nom d’éosine lui a été heureusement appliqué quant à la couleur, il l’est encore mieux quant à sa solidité, d'aussi courte durée que l’aurore », il ne faut voir en cela qu’une tournure poétique, qu’une phrase à effet, mais qui ne répond pas aux propriétés réelles' d’une matière colorante dont la solidité a été jugée très-satisfaisante par quiconque en a fait usage, et à condition, bien entendu, que l’on exige pas d’elle de fournir des grands teints, ou des nuances à fouler et à savonner.
- L’éosine s’applique principalement sur soie, sur laine, plumes, peaux et autres matières animales, en produisant des aurores et roses magnifiques, caractérisés surtout sur les soies, par des reflets jaunes brillants et chatoyants.
- Elle se présente sous forme d’une poudre brunâtre, parsemée de parcelles à reflets métalliques ; elle est très-soluble dans l’eau, les alcools, les alcalis, carbonates alcalins, savons, la glycérine, etc. Les dissolutions neutres et alcalines ont ce reflet irisé et fluorescent ; vues par transparence elles paraissent d’un rose ponceau très-pur, mais lorsque la lumière est seulement réfléchie contre elles, elles revêlent un reflet orange-verdâtre; ces phénomènes de dichroïsme disparaissent aussitôt que ces dissolutions sont légèrement, acidifiées, et leur teinte reste d'un rouge-cerise sous tous les modes déclairage qui leur sont appliqués.
- APPLICATIONS A LA TEINTURE ET A L'IMPRESSION
- Pour l'emploi de l’éosine en teinture, il ne faut pas perdre de vue que ce produit a une composi
- tion chimique de même nature que celle du Bleu soluble ; c’est un acide coloré uni à üne base incolore ; c’est, si l’on veut, un Eosinate de potasse.
- De même que pour le bleu soluble, toute l’intensité de la couleur de l’éosine ne se développe qu’après l’addition d’un acide, ou de tout corps à réaction acide, car ainsi, la base (potasse) de ce sel colorant se trouve saturée et Yacide éosique qui devient libre, s’épanouit avec tout son élat.
- Teinture de la laine.
- Le meilleur moyen pour la teinture de la laine, consiste à employer l’alun (mais non le sulfate d’alumine) ; 20 gr. d’alun suffisent pour 1 kilogr. de laine.
- On commence par entrer la laine humide dans le bain d’alun, à froid ; puis on ajoute la dissolution d’éosine, en manœuvrant les matières et en chauffant graduellement jusqu’à l’ébullition, et, enfin, on rince.
- Avec 45 gr. de couleur par kilogr. de laine, on obtient une nuance très-riche et bien nourrie, qui dépasse beaucoup en fraîcheur et en intensité, les rouges de cochenille.
- Teinture de la soie.
- Pour la soie, on emploie des bains savonneux et de l’acide acétique.
- Le bain de savon contient la dissolution de couleur ; on y ajoute graduellement de l’acide acétique, et on y lisse les soies, en chauffant jusqu’à 40 à 50 degrés centigrades ; on avive ensuite dans une dissolution très-faible d’acide acétique.
- Teinture du coton.
- Le coton est mordancé avec du stéarate de plomb, que l’on produit de la façon suivante :
- On passe les cotons dans un bain de savon, on les essore et on les porte ensuite dans une dissolution d’acétate de plomb, les fils se -recouvrent ainsi de stéarate ou savon de plomb.
- Les cotons sont alors rincés et teints à tiède dans un bain d’éosine. En ajoutant de l’acide acétique à ce bain, on obtient une nuance plus jaunâtre.
- Teinture des laine-coton.
- Une étoffe de coton étant plaquée d’une dissolution d’éosine épaissie à la gomme puis plongée, après dessication, dans un bain d’acétate de plomb, se recouvre d’une laque rouge très-brillante, qui cor vient très-bien pour les pétales* à fleuristes et autres articles de fantaisie.
- Quand il s’agit des étoffes laine-et-coton, on pré-
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- os. Or
- pare d'abord la partie laine de ces tissus, en les passant à chaud dans un bain d’alun, ensuite on mordance le coton par la méthode qui vient d’être indiquée.
- On tient ensuite à tiède. En opérand à chaud, le colorant se porterait plutôt sur la laine, la chaleur du bain est donc un moyen pour régler le montage de la couleur sur les deux fibres mélangées.
- Impression sur soie et sur laine.
- L’éosine s’imprime très-facilement sur soie et sur laine, sans l’intervention de fixateur particulier.
- Il suffit de faire une dissolution de couleur dans l’eau, de l’épaissir à la gomme et de fixer par une légère vaporisation. L’emploi de l’aibumine ne paraît pas favorable comme épaississant.
- Impression sur coton.
- Les procédés habituels pour l’impression des couleurs d’aniline sur coton ne réussissent pas avec l’éosine, cette matière colorante ne se combinant pas avec le tannin, l’alumine et autres mordants usités, et ne fournissant pas de teintes vives avec la caséine et l’albumine.
- Voici les moyens que l’on peut employer :
- Les cotons sont imprégnés d'un mordant d’étain: soit le sel d’étain ou le stannate de soude, on y imprime une dissolution d’éosine épaissie à la gomme à laquelle on ajoute de l’arsenite d’alumine.
- On vaporise et on lave.
- Ou bien, les cotons étant chargés d’oxyde de plomb, on y imprime une dissolution savonneuse et épaissie d’éosine.
- La méthode suivante peut encore être appliquée :
- Le tissu étant plaqué de gélatine, on y imprime la dissolution d’éosine gommée ci-dessus indiquée, à laquelle on ajoute du tannin, dans la proportion de trois parties pour une d’éosine.
- Cette dernière méthode donne les meilleurs résultats, mais dans tous les cas, les impressions à l’éosine ne peuvent être savonnées, et elles sont moins solides à la lumière que les teintures produites par la même matière colorante.
- EOSINE A l’alcool.
- Depuis quelque temps, la maison « B. Anilin et Soda Fabrik », livre une nouvelle qualité d’éosine, qui se distingue essentiellement de la première par ses tons plus bleus et par son mode de solubilité,
- et dont les teintes sont réputées plus solides.
- Tandis que l’éosine ordinaire est entièrement soluble dans l’eau, celle-ci ne se dissout que dans un mélange à parties égales d’eau et d’alcool, rendu un peu alcalin par l’addition de carbonate de soude. Aussi, cette sorte est-elle connue sous le nom d'éosine soluble à l'alcool. On lui donne aussi dans le commerce le nom de Primerose.
- La dissolution s’opère dans les proportions suivantes :
- Eosine .... 10 parties.
- Eau...........................100 —
- Alcool à 36» : . 100 —
- Cristaux de soude 1 —
- N Cette dissolution doit se faire au bain-marie et être employée à chaud, car, par le refroidissement la matière colorante dissoute se précipite.
- L’éosine à l’alcool se teint sur laine comme celle à l’eau, mais pour les nuances claires, on supprime l’alun.
- Pour la teinture du coton, on fixe sur celui-ci de l’oxyde de plomb par les méthodes ordinaires, soit, par exemple, en l’imprégnant d’une forte dissolution d’acétate de plomb, l’essorant, et le passant dans une eau de chaux claire pour précipiter l’oxyde.
- Ainsi recouvert d’oxyde de plomb, le coton est teint dans un bain d’éosine et acquiert directement une jolie nuance violetée, bien supérieure à celle que l’on peut obtenir par le carmin de safranum.
- Si l’on a une raison pour ne pas employer de sel de plomb, le coton est alors imprégné d’un mordant glutineux que l’on peut préparer en délayant de la farine de froment avec de l’eau, jusqu’à formation d’une pâle fluide, qu'on laisse déposer, et dont on emploie le liquide clair comme mordant.
- En passant le coton dans une dissolution d’albumine d’œufs, et le faisant sécher à une température d’au moins 60 degrés, il devient également apte à se teindre dans le bain d’éosine à l’alcool.
- Les étoffes laine-et-coton sont traitées comme par l’éosine à l’eau.
- Telles sont les principales modifications pour l’emploi de cette belle matière colorante ; la pratique révélera nécessairement de nouveaux moyens, et il n’est pas impossible que l’on arrive à teindre le coton de manière à ce qu’il puisse résister aux savonnages.
- • Déjà même, nous avons vu un échantillon de co-ton qui est resté intact dans une dissolution bouil-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lante et très-concentrée de savon, malheureusement cet échantillon était si peu volumineux qu’il ne suffisait pas pour en faire une analyse exacte, et nous n’avons pu constater avec certitude, que l’existence d’oxyde de plomb dans le mordant.
- La découverte de l’éosine, quoi qu’il en soit, est un fait très-important pour nos industries qui l’ont déjà largement utilisé, et elle est venue compléter la série des couleurs dérivées de la houille, parmi lesquelles les teintes ponceau et cerise n’existaient pas ou étaient représentées par des produits n’offrant qu’un intérêt secondaire.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE
- COLORATION ARTIFICIELLE
- DES FLEURS NATURELLES
- Quand on expose des fleurs colorées naturellement en violet à la fumée que dégage un cigare en brûlant, on voit ces fleurs changer de couleur et prendre une teinte verte d’autant plus prononcée que leur propre coloris était plus vif auparavant. C’est ce qu’on voit très-bien, par exemple, s’opérer sur les fleurs du Thlaspi violet ou Iberis umbella-ta et de la Julienne ou Hesperis matronalis. Ce changement de couleur est dû à l’ammoniaque du tabac. Partant de cette notion, le professeur italien L. Gabba a fait une série d’expériences en vue de reconnaître les changements que l’ammoniaque détermine dans le coloris de différentes fleurs. Son appareil est des plus simples : il consiste en une assiette dans laquelle il verse une certaine quantité de la solution d’ammoniaque connue vulgairement sous le nom d’alcali volatil.
- Il pose ensuite sur cette assiette un entonnoir renversé, dans le tube duquel il place des fleurs qu’il veut soumettre à l’expérience. Eu opérant de cette manière il a vu, sous l’action de l’ammoniaque, des fleurs bleues, violettes et purpurines devenir d’un beau vert, les fleurs rouge-carmin intense (œillets) devenir noires, les blanches jaunir, etc. Les changements de couleur les plus singuliers lui ont été offerts par les fleurs qui réunissent plusieurs teintes différentes et dont les lignes rouges ont verdi, les blanches ont jauni, etc. Un autre exemple remarquable est celui des fuchsias à fleurs blanches
- et rouges, qui, par l’action des vapeurs ammoniacales, sont devenues jaunes, bleues et vertes.
- Lorsque les fleurs ont subi ces changements de couleur, si on les plonge dans l’eau pure, elles conservent leur nouvelle coloration pendant plusieurs heures, après quoi elles retournent peu à peu à leur coloris primitif.
- Une autre observation intéressante, due à M. Gabba, c’est que les fleurs des Aster, qui sont naturellement inodores, acquièrent une odeur aromatique agréable, sous l’influence de l’ammoniaque. Les fleurs de ces même Aster, dont la couleur naturelle est violette, deviennent rouges, quand on les mouille avec de l’acide azotique (nitrique) étendu d’eau. D’un autre côté, ces mêmes fleurs, si on les enferme dans une boîte de bois où elles soient exposées aux vapeurs de l’acide chlorhydrique, deviennent en six heures, d’un beau rouge-carmin qu’elles conservent quand on les place dans un endroit sec et à l’ombre, après les avoir desséchées à l’air et à l’obscurité.
- [Journal de la Société centrale d’horticulture).
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- TEINTURE DES DÉCHETS DE LAINES
- Par M. J. Delong.
- Dans toutes les transformations que subissent les matières textiles, soit à l’état de laine, soit à l’état de fils, soit à l’état de tissus, il se produit toujours plus ou moins de déchets.
- Les eaux chargées de suint servent non-seulement au dégraissage des laines, mais encore, une fois saturées par un système aussi simple qu’ingénieux, on a trouvé le moyen d’en extraire tous les sels de potasse qu’elles renferment.
- Les déchets provenant du battage, du triage, du filage, du retordage, du tissage, du lainage, etc., ont également trouvé leur emploi.
- Les divers moyens employés pour tirer parti des déchets, sont-ils toujours les plus rationnels? Nous ne le croyons pas, et cependant, le cas est sérieux, puisque c’est par millions de francs que se chiffre l’ensemble des travaux auxquels donne lieu la manutention de ces produits.
- Pour exemple, voyons comment se fait la teinture des déchets, soit filés, effilochages de diverses couleurs, mélangés ou non, avec du coton ou autres matières végétales.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- La seule manière employée pour la teinture des bouts et effilochages de diverses couleurs, est la teinture en noir obtenue par les moyens connus, mais en plus, si avec les bouts ou effilochages il y a de la matière végétale, il est nécessaire d’abord de passer à l'effilocheuse ou au loup, ensuite d’épailler, puis de teindre toujours en noir, car pour peu qu’il y ait eu des parties foncées, il est impossible de choisir une autre nuance; ces différents travaux ne coûtent pas moins dans le premier cas de cinquante centimes par kilogramme et de un franc quand il faut épailler et teindre.
- Par le procédé suivant il est facile de teindre, et épailler d’une seule opération, sans emprunter d’autres matières colorantes que celles qui sont déjà fixées sur la laine; voici en quoi il consiste :
- Mettre dans une chaudière une certaine quantité d’eau dont on élève la température à 60° cen-• tigrades, plonger dans cette eau les bouts ou effilochages (dégraissés), et les manœuvrer afin d’obtenir une imbibition parfaite. Verser dans la chaudière une quantité d’acide chlorhydrique égale à la cinquième partie de l’eau ; on continue à manœuvrer doucement le tout pendant une demi-heure ; cette opération a pour but de rendre les matières colorantes solubles et de les répartir uniformément dans la masse ; dans cet état les noirs sont rouges, les bruns, grenats, bronzes, etc., sont de la même nuance plus ou moins foncée suivant la teinte qu’ils avaient avant, et, une grande partie de la teinture est en solution dans l’eau acidulée ; c’est à ce moment que l’on ajoute du carbonate de fer, jusqu’à neutralisation de l’acide, ce résultat obtenu on pousse jusqu’à l’ébullition que l’on maintient deux heures ; puis, lever, laver et sécher. Il est clair que suivant les nuances, on peut ajouter au moment de l’ébullition de l’extrait de bois de campèche, bois jaune, quercitron ou sumac ; de même l’emploi du carbonate de cuivre a sa raison d’être, afin d’obtenir un noir bleu ; ceci est l’affaire du praticien.
- Le mode de travail pour teinture et épaillage simultanés est le même, seulement la température de l’eau acidulée devra être portée à 70° et la laine manœuvrée pendant une heure ; tout le reste de l’opération est le même ; l’eau acidulée et portée à 70° jouit de la propriété de dissoudre les matières végétales, le carbonate neutralise et ramène à leur couleur paitive les couleurs altérées par
- l’acide ; c’est ce qui explique le résultat parfait de l’opération.
- On pourrait aussi pour épailler et teindre employer de l’acide sulfurique étendu d’eau ce qui, par l’adjonction des carbonates produirait des sulfates, mais on doit donner la préférence à l’acide chlorhydrique qui altère moins la laine.
- (Le Jacquard.)
- BREVETS D’INVENTION
- Concernant les industries tinctoriales et textiles.
- 111899. — 14 mars : Lalouel et Sourdeval.______ Procédé permettant de retirer l’indigo perdu dans les eaux de lavage ou les lessives des fouleries de draps.
- 111923. — 24 février : Coche et Morand. — Machine à laver et sécher la flotte.
- 111941. — 16 mars : Soye. — Laveuse ou batteur vertical à hélice.
- 111944. — 18 mars : Trocheris aîné (veuve).____ Application du lichen au parage des fils et des tissus.
- 111973.-18 mars : Poulin et Lord. — Encollage pour fils de chaîne en laine.
- 111992. — 23 mars : DUPETIT père et fils.______ Système de grillage des tissus de velours de coton et autres.
- 112 0 0 0. — 21 mars : Jacquemet . — Porte-bobine-tendeur.
- 112001. — 3 avril : Knight, du Temple et FAnI-naux. — Procédé de teinture avec réserves physiques ou chimiques, et machine rotative continue pour remplir ce but.
- 112008. — 28 mars : Platel. — Cirage applicable à la chaussure et aux harnais, dit cirage indien.
- 112016. —21 mars : Balin. — Procédé pour appliquer sur le papier velouté, le cuir véritable, la soie, le velours, le drap et sur toutes les étoffes en général, des effets d’or et d’argent dans le but d’imiter les étoffes à fonds d’or ou d’argent et les broderies d’or ou d’argent en relief les plus riches.
- 112049— 31 mars : Bertrand etCie. — Perfectionnements apportés aux machines destinées à presser et repasser les chapeaux de paille, par pression hydraulique.
- 112050. — 1er avril : Boirivaut. — Appareil dit locomo-sécheur, destiné à sécher mécaniquement les soies teintes, laines, lins et tous autres fils.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 112054. — 6 avril : Courouble et Carrette. — Système de bobinière et grillette applicable aux métiers à tisser.
- 112080. — 6 avril: Bachelart. — Tireuse de lames pour les étoffes façonnées marchant mécaniquement.
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- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Le ministre de l’agriculture et du commerce vient d’adresser la circulaire suivante aux préfets :
- Monsieur le préfet,
- Par un décret en date du 4 avril dernier, le gouvernement a décidé qu’une Exposition universelle s’ouvrirait à Paris le 1er mai 1878, et serait close le 31 octobre de la même année. Ce projet émané de l’initiative patrioque de M. le président de la République, vient de recevoir la sanction législative, et les deux Chambres, s’inspirant de la même pensée qui avait dicté la résolution du gouvernement, ont volé les mesures financières qui doivent assurer l’exécution de cette grande entreprise.
- En présence du court délai qui nous sépare de l’ouverture de l'Exposition, il importe de se mettre promptement à l’œuvre et de's’assurer du concours et de provoquer la participation des agriculteurs et des industriels de votre département qui, par l’exhibition des produits de leur sol ou de leurs ateliers, peuvent contribuer à l’éclat de celte solennité.
- Pour atteindre ce but, vous ne sauriez mieux faire, monsieur le préfet, que de vous mettre en rapport avec les présidents des chambres consultatives d’agriculture, des associations agricoles, sociétés d’agriculture ou comices, des chambres de commerce, des chambres consultatives des arts et manufactures de votre département et de former avec leur participation un comité départemental d’admission qui se partagerait selon les besoins, en sous-comités, et dont la mission consisterait principalement à recueillir et à susciter au besoin les demandes d’admission, à se prononcer sur leur valeur et à les transmettre, par votre intermédiaire, au commissariat général à Paris.
- Je ne doute pas, monsieur le préfet, que vous ne trouviez auprès des membres de ces différents corps le zèle le plus actif et le dévouement le plus empressé, et je ne saurais trop vous recommander de leur adresser un prompt appel, car du nombre et de la nature des produits exposés dépendent essentiellement les dispositions à prendre pour la construction du palais, en ce qui concerne l’aménagement intérieur et l’étendue des espaces à réserver aux différentes sections.
- J’aurai l’honneur de vous transmettre prochainement des exemplaires du règlement général et du règlement particulier relatif aux comités et aux sous-comités, ainsi que des formules de demandes d’admission.
- Je vous serai fort obligé, monsieur le préfet, de ne pas attendre l’envoi de ces divers documents pour vous entendre avec les présidents des chambres de commerce, des Sociétés d’agriculture et des comices, que j’avertis, du reste, par une circulaire spéciale à vous prêter leur concours, et je vous prie de m’adresser le plus promptement possible la liste des personnes que vous aurez cru devoir choisir pour faire partie des comités et sous-comités.
- Recevez, etc.
- Le ministre de l’agriculture et du commerce.
- TÉISSERENG DE BORT.
- On annonce que le gouvernement français a télégraphié à tous ses représentants à l’étranger l’ordre d’annoncer officiellement aux cabinets près desquels ils sont accrédités qu’une loi fixe au 1er avril 1878 l’ouverture d’une Exposition universelle.
- TARIFS EN DOUANE DES TISSUS DE COTON
- Le conseil supérieur du commerce s’est occupé, dans une de ses dernières séances, de l’établissement du tarif général des douanes relativement aux produits manufacturés dérivés du coton.
- La commission des textiles concluait à ce que le tarif actuel conventionnel devînt le tarif général pour le coton.
- M. Fernand-Raoul Duval, rapporteur de la commission des textiles, aexposé au conseil supérieur du commerce que, s’il adoptait ces conclusions, l’esprit général de notre régime douanier dans l’avenir serait suffisamment caractérisé pour qu’en ce qui concerne les produits dérivés du colon, il n’y eût pas nécessité de consentir par voie de traités de commerce, sauf sur les points peu nombreux que des négociations contradictoires pourraient signaler, à des abaissements immédiats bien sensibles.
- Après une vive discussion, le conseil supérieur a voté qu’en ce qui concerne l’industrie du coton le tarif général serait basé sur le tarif conventionnel actuellement en vigueur, augmenté d’un décime.
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau.
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- Adoptées par l'Office du MONITEUR DE LA TEINTURE
- 1° Toute commission demandée par Grande Vitesse ou par Poste, sera expédiée dans les 24 heures, par Petite Vitesse, dans les 48 heures de la réception de la commande.
- Ces délais ne s’appliquent pas aux articles qu’il faudrait faire fabriquer ou se procurer au dehors de Paris.
- 2e Les prix que nous publions, le sont sous toutes réserves de variation.
- 3° La Droguerie, les Produits chimiques tinctoriaux, les Couleurs d'aniline sont facturés au comptant avec 3 0/0 d’escompte, à 30 jours avec 2 0/0, ou à 90 jours sans escompte.
- Les Machines, le matériel, les Appareils, la Librairie, sont facturés à prix nets, au comptant et sans escompte.
- Les marchandises sont vendues prises sur place, c’est-à-dire que les frais d’emballage et de transport sont au compte des acquéreurs et que en cas de pertes ou d’avaries, ces derniers ne peuvent exercer recours que contre les compagnies de transport.
- Nos factures sont payables à notre office. Toutefois, sur la demande de nos commettants, nous faisons traite sur eux pour nous couvrir du montant de la facture. Toute traite ou quittance inférieure à 50 fr. est augmentée de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20e Année, No 15. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Août 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Note sur l’application de l’éosine, par M. J. Dépierre. — Mémoire sur le bois de Caliatour, sa composition, ses usages et la fabrication de son extrait, par M. A. LADUREAU. — Rouge-Caroubier (échantillon). — Eosine sur laine (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Action des réactifs chimiques sur le jute et le lin (suite et fin), par M. A. Renouard. — Revue sommaire des brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Exposition universelle de 1878. — Tarifs de douane proposés pour les textiles. — Brevets d’invention.
- CHRONIQUE
- La situation générale des affaires ne s’est pas sensiblement modifiée : les industries textiles continuent à se relever bien doucement, mais progressivement.
- Quelques spécialités sont cependant privilégiées ; c’est ainsi que pour les soieries, on nous écrit de Lyon :
- « En fabrique, il y a plus d’animation cette semaine. Des avis sont venus de New-York, annonçant que presque toutes les marchandises disponibles s’enlevaient avec 10 à 15 p. cent de hausse. Bon nombre d’acheteurs sont venus visiter notre place, enlevant ce qui restait encore en marchandises fabriquées avec des soies bon marché, et tâchant de placer quelques commissions avec des augmentations raisonnables. Le total des marchandises achetées est sans doute plus important que l’ensemble des commissions données récemment à pleins prix. Néanmoins il semble que les commissions, pour le printemps, se donneront dé bonne heure.
- La fabrique, débarrassée de son ancien stock et assurée de l’écoulement de ses marchandises consignées à New-York, est actuellement le principal acheteur. Ses larges achats ont contribué, pour une bonne part, à une nouvelle hausse que nous constatons aujourd’hui. »
- Les relevés de la condition des soies donnent pour le mois, de juillet des résultats tels qu’on devait les attendre, mais qui n’en sont pas moins extraordinaires : 10,594 balles du poids de 750,000 kil., contre 5,180 balles du poids de 338,512 kil.,
- pendant le mois correspondant de 1875 ; soit une d fférence de 104 1/2 0/0 en faveur de 1876. C’est le mois le plus fort que la condition ait jamais enregistré.
- Depuis le 1er janvier, les relevés de la condition atteignent en poids 3,390,953 kil., tandis que, pendant la même période, ils n’atteignaient l’année dernière que 2,710,334 kil.
- L’industrie lainière, sans être aussi favorisée, suit le mouvement d’amélioration que nous avons déjà constaté : ,
- À Roubaix-Tourcoing, le tissage est assez calme, mais la filature est très-occupée.
- Elbeuf continue l’écoulement de ses tissus d'hi-ver. Les échantillons pour les articles printemps sont déjà soumis aux maisons de vente. La fabrique prépare de très-beaux types de tissus pour la prochaine saison d’été.
- Les fabricants du midi commencent la fabrication des tissus d’été, dont une grande partie est déjà commissionnée.
- La fabrication de l’article d’hiver est aussi presque terminée à Vienne ; cette place a néanmoins du travail assuré par d’importantes fournitures militaires qui lui ont été attribuées par voie d’adjudication.
- Les lainages sur les marchés anglais donnent lieu aux indications suivantes :
- A Bradfort,' marché très-calme en filés ; pas de changements sur la vente des tissus. A Halifax, peu d’acheteurs en tissus : les manufacturiers ont réellement lieu de se plaindre de ce côté. Hud-dersfield : Les paletots de laine sont l’objet d’une faveur soutenue ; les fabricants ont des commandes jusqu’à la fin de la saison ; ce sont, cependant, les seuls articles qui jouissent de cette
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- faveur. A Leeds : Les paletots laine pour l’intérieur sont toujours recherchés, principalement en fantaisies nouvelles pour la saison d’hiver. En unis et en waterproofs, les affaires sont moins actives qu’on ne le prévoyait. A Leicester, affaires calmes, mais prix fermes.
- Les cotonnades sont dans une situation moins favorable, aussi bien en France qu’en Angleterre.
- On écrit de Rouen :
- « Nous n’avons pas de changement sensible à signaler dans la position des affaires de notre place.
- Les transactions sont très-restreintes. On conserve un petit courant d’affaires en cretonnes écrues et tissées couleur ; quant aux autres articles, il se traite fort peu de chose et l’impression continue à être délaissée. »
- De Manchester on mande :
- « Notre marché n’a guère varié ; les affaires sont toujours inactives. Affaires languissantes en tissus et seulement au prix de concessions. Four l’exportation on ne fait que des ventes de détail, insuffisantes pour exercer une action favorable sur le marché. »
- Les toiles, à Lille, ont donné lieu à quelques affaires importantes, favorisées, d’ailleurs, par la baisse des matières premières.
- La fabrique anglaise marche assez bien pour les articles lins, chanvres et jutes ; Belfast, principalement, est satisfait, mais à Dundée la situation ne paraît pas aussi favorable.
- Pour terminer cette revue des textiles, voici les dernières nouvelles du marché de New-York :
- La langueur des affaires sur les marchandises importées a contrasté avec l’activité qui s’est fait sentir sur les articles indigènes.
- Les soies sont restées calmes, mais décidément plus fermes et plusieurs détenteurs ont avancé leurs prix de 15 0/0 pendant que les filateurs indigènes élevaient les leurs de 25 0/0. Les articles pour costume, les lainages et articles de blanc sont restés calmes. Les lainages pour homme sont lourds et n’obtiennent pas de prix rémunérateurs pour les importateurs. Les mêmes articles, tels que garniture, bonneterie, gants, etc., sont par contre assez recherchés.
- En vente publique, plusieurs parties de rubans, soieries et velours ont obtenu des prix plus élevés que ceux pratiqués la saison dernière ; par con
- tre, les tissus de lin et de blanc sont restés à leurs prix de printemps.
- Le commerce des produits colorants continue à ne présenter qu’un intérêt secondaire : peu de variations dans les prix, et rien de particulier à noter.
- Les indigos sont assez demandés, et bien tenus au Havre. Le peu de marchandises disponibles à Bordeaux et à Marseille a été également vendu à prix satisfaisants.
- D’après un télégramme de Calcutta, du 25 juillet, les perspectives de la récolte devenaient de plus en plus défavorables.
- Au Havre, les bois de campêche, surtout les provenances d’Haïti, ont provoqué des achats assez importants pour la consommation locale.
- Les bois jaunes sont également bien tenus, mais sans affaires. Les bois rouges sont sans changement. Les Pernambuco en bûches et en souches manquent ; les Tatajuba manquent également.
- Les cochenilles baissent de plus en plus devant la concurrence que les couleurs d’aniline leur font sous toutes les formes; les nouveaux écarlates et ponceau d’éosine, se substituent à elles, même pour les laines qui, jusqu’à présent, n’avaient pu s’en passer.
- Le stock en cachou est presque nul au Havre ; quelques caisses marque : Drapeaux, se sont vendues à prix bien tenus ; il n’existe rien en sacs. Les cachous jaunes manquent.
- Sur le marché de Pézenas, les gaudes se maintiennent à prix toujours uniforme.
- Les rocous qui, depuis quelque temps étaient sans affaires, viennent de se réveiller par quelques achats faits par la spéculation. Par suite de la faiblesse du stock, et des besoins qui se manifestent, les prix se raffermissent et se maintiendront ainsi pendant un certain temps, selon toute probabilité.
- Enfin nous mentionnerons que les tartres et tous produits qui s’y rattachent, subissent en ce moment, un mouvement de hausse très-accentué. _____
- La couleur en faveur actuellement, est le caroubier, rouge légèrement bruni ou rabattu et que l’on a aussi nommé nacarat ; cette nuance, qui a succédé au rouge-cardinal, dont il n’est déjà plus guère question, a joui d’un même succès, il y a sept ou huit ans ; nous en donnons un échantillon dans ce numéro.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- La teinte crème a également terminé ses beaux jours ; c’est maintenant une mode passée.
- Il semble que ces deux nuances : le crème et le cardinal, qui ont joui simultanément d’une grande vogue, n’aient pas voulu disparaître et se soient confondues en une teinte intermédiaire, à laquelle le monde de la mode a bien voulu continuer ses faveurs... Jusqu’où le népotisme va-t-il se nicher ?...
- En effet, comme composition chromatique, le caroubier représente le mélange du rouge écarlate (cardinal) et d’un jaune brunâtre (crème).
- Ces modes, du reste, ne s’appliquent, en général, qu’aux articles de modes proprement dits, c’est-à-dire rubans, dentelles, fleurs, plumes, etc.; quant aux tissus de grande consommation, ils ne subissent que très-peu, l’influence de ces goûts passagers.
- Le caroubier correspond assez bien à la teinte d’un vin vieux déjà dépouillé, mais non encore arrivé au véritable pelure d’oignon; aussi, il paraît que les vins eux-mêmes se mettent à la mode, quand la nature n’y a pas pourvu.
- En ce moment, une vigoureuse campagne est ouverte contre les colorations frauduleuses des vins, pour lesquelles on emploie des quantités considérables de rouge d’aniline.
- Le syndicat du commerce des vins, à Paris, a adressé une pétition à M. le préfet de police pour obtenir la cessation de cet abus, très-préjudiciable à la santé publique, et si contraire à l’équité commerciale. Toute la presse a fait un bruyant écho à cette légitime réclamation, et cela est une question à l’ordre du jour.
- Notre désir sincère est de voir s’étendre sans cesse les applications des belles couleurs d’aniline, et devenir de plus en plus florissante, la savante industrie à laquelle elles ont donné lieu ; nous nous sommes donc toujours appliqués à faire valoir ces matières colorantes et à les défendre contre les accusations de toxicité que les préjugés populaires leur ont souvent appliquées. Nous avons ri des prétendus empoisonnements causés soit par des chaussettes, soit par des chapeaux teints en couleurs d’aniline ; mais ici, nous devons reconnaître que les craintes manifestées à l’égard des vins colorés par la fuchsine, sont réellement fondées, et que cette pratique présente de sérieux dangers pour la santé publique.
- S’il est vrai que les fuchsines de choix, celles
- qui proviennent des premières cristallisations, ne contiennent que des traces insignifiantes d’arsenic, il est incontestable aussi que les sortes inférieures en renferment des proportions qui peuvent s’élever jusqu’à 6 et 7 p. 100. Or, on sait que ce ne sont pas les fuchsines de belle qualité que l’on emploie à la coloration des liquides.
- On voit donc que pour un consommateur intempérant, il pourrait y avoir danger, sinon d’empoisonnement, au moins de maladie ou d’indisposition, et cela suffirait pour faire rejeter les vins ainsi colorés, si d’ailleurs la question de probité commerciale n’était elle-même suffisante.
- La fuchsine employée à la coloration des liqueurs, des vinaigres, et tous liquides se consommant en petites quantités, ne présente plus les mêmes inconvénients; il est admis, pour la plupart d’entre eux, que ce sont des produits fabriqués, et par conséquent colorés artificiellement; or la fuchsine n’est pas plus malsaine pour cet usage que toute autre matière colorante; en effet, la proportion d’arsenic consommée, se trouve réduite à des millionièmes de gramme ; c’est-à-dire, rien !
- Maintenant, pour ne rien exagérer et ne point se former de craintes chimériques, examinons si l’usage habituel de l’arsenic est dangereux lorsque l’on ne l’ingère pas à des doxes toxiques.
- D’abord, il paraît établi maintenant, que les propriétés bienfaisantes des eaux de Vichy, sont dues, principalement, à des traces d’arsenic que ces eaux minérales contiennent.
- Les eaux de Royat, si estimées du monde médical, en contiennent aussi.
- Les préparations arsenicales sont souvent administrées à l’intérieur et avec succès contre plusieurs maladies, rebelles à d’autres médications.
- Et ce n’est pas seulement aux malades qu’on en fait absorber; des gens bien portants en consomment sciemment des doses qui arrivent à être très-élevées.
- Les maquignons ont reconnu à l’arsenic les propriétés de développer la beauté et la bonne santé des chevaux, et par doses graduellement augmentées, ils finissent par leur en faire consommer des quantités considérables, sans le moindre inconvénient.
- Daps certaines contrées du Tyrol ce sont les hommes et les femmes qui se soumettent à ce
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- régime; ceux qui y sont adonnés, sont remarquables par leur fraîcheur, leur bonne mine, et toutes les apparences de la santé la plus luxuriante, et vivent aussi vieux, sinon plus, que leurs compatriotes non arséniés.
- Ceci est dit pour rassurer les personnes qui redouteraient le régime involontaire du vin arsenical, mais non pour plaider en faveur de cette condamnable pratique; nul, d’ailleurs, n’a le droit de vous médicamenter et de vous embellir malgré vous.
- F. GOUILLON.
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- NOTE
- SUR L’APPLICATION DE L’ÉOSINE par M. J. Dépierre.
- (Note présentée à la Société industrielle de Rouen.)
- La nouvelle matière colorante, appelée Éosine, a étédécouverte en 1871, mais elle ne se trouve dans le commerce que depuis- pu. Elle est constituée par le sel de potasse d’un acide se rattachant à une série de composés découverts par Baeyer.
- Ce chimiste a montré que l’acide phtalique anhydre peut se combiner aux divers phénols pour donner des composés — des phtaléines — dont la production s’effectue avec élimination d’une molécule d’eau.
- Divers phénols peuvent donner des phtaléines ; ainsi le phénol ordinaire, l’acide pyrogallique, la pyrocatéchine, la résorcine, etc. — Comme aussi, d’autres acides analogues à l’acide phtalique, par exemple, l’acide mellitique, l’acide oxalique, donnent des combinaisons analogues aux phtaléines.
- La résorcine, que l’on obtient en traitant l'assa fœtida par la soude caustique, donne la fluorescéine en se combinant à l’acide phtalique.
- Si l’on ajoute à une solution de fluorescéine dans l’acide acétique cristallisable, quelques gouttes de brome, ce corps est immédiatement fixé. L’eau précipite alors, de cette liqueur, une substance rougeâtre qui se dissout dans les alcalis avec une couleur rouge-jaunâtre caractéristique. Ce dérivé bromé est la fluorescéine tétrabromée qui, combinée à la potasse, donne l’Éosine.
- L’éosine se présente sous forme d’une poudre rouge-brun à reflets métalliques. Quand on évapore sa dissolution aqueuse, on obtient une ma
- tière dont l’aspect est identique à celui de la fuchsine non cristallisée. La dissolution aqueuse est remarquablement fluorescente, elle est rose-jaunâtre par transmision et verte par réflexion.
- Cette substance est soluble dans l’eau, les alcools éthylique et méthylique, les alcalis, les carbonates alcalins, la glycérine, les savons ; elle est insoluble dans l’éther, l’acide phénique, l’aniline, l’huile, la benzine. Sa solubilité dans l’eau est très-grande. La fuchsine, corps déjà très-soluble, ne se dissout que dans 52 parties d’eau froide et 6 d’eau bouillante, c’est-à-dire que 1,000 parties d’eau froide dissolvent 19,2 de fuchsine et 1,000 parties d’eau bouillante 166 parties.
- L’éosine demande pour se dissoudre 2.6 d’eau froide et 2.2 d’eau bouillante, c’est-à-dire que 1,000 parties d’eau froide dissolvent près de 400 parties d’éosine, et 1,000 parties d’eau bouillante 454 parties d’éosine -, la dissolution aqueuse bouillante dégage fortement l’odeur du brome. Sa solubilité dans l’alcool du commerce est moindre que celle delà fuchsine ; celle-ci se dissout dans 3.5 parties d’alcool froid, tandis qu’il faut 11 parties d’alcool pour dissoudre 1 partie d’éosine. Son pouvoir colorant est très-considérable : 0 gr., 004 par litre donnent une solution colorée en un beau rose ; avec 0 gr. 001 la liqueur est faiblement colorée, — mais le dichroïsme est encore très-sensible ; Ogr., 0000001 accuse encore la teinte rose sous une épaisseur de quelques centimètres.
- L’éosine, qui est un sel à base de potasse, est décomposée par la plupart des acides qui précipitent une matière rouge-or; nje floc n euse surtout en liqueurs concentrées. L’acide acétique la décompose aussi, mais la liqueur reste colorée en rose, l’acide de l’éosine étant légèrement soluble dans l’acide acétique.
- Presque tous les sels solubles à base métallique donnent des laques; les plus brillantes sont celles à base d’étain, d’alumine, de plomb, toutes sont d’un beau rouge plus ou moins jaunâtre. Le zinc donne un précipité plus jaune encore, tandis que l’argent et le mercure donnent des laques violacées. Le cuivre précipite une laque rouge-brunâtre.
- Ces divers précipités sont légèrement solubles dans l’eau, surtout dans l’uau calcaire qui, probablement, reconstitue de l’éosine à base de chaux.
- Ce nouveau colorant teint très-bien la soie et la laine, ainsi que les matières animales ; il suffît de plonger le tissu dans une dissolution aqueuse de cette substance pour obtenir rapidement une tein-
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- ture très-égale. Les reflets jaunes particuliers à l’éosine ne persistent que sur soie et seulement dans les teintes'claires. La teinture à froid donne des nuances plus vives qu’à chaud.
- Ce corps qui, dès le début, coûtait 1,000 fr. le kil. et dont le prix n’est plus aujourd’hui que de 220 fr., donne des roses et aurores de toute beauté. Malgré ce prix, qui paraît élevé, cette matière colorante trouvera son emploi dans l’impression sur soie et sur laine, car sa richesse permet, dès aujourd’hui, de produire des couleurs d’un prix de revient abordable; ainsi, une couleur contenant 1 gramme par litre donne encore un très-beau rose. L’application sur soie se fait en imprimant une dissolution aqueuse, simplement épaissie à la gomme et en fixant par les moyens ordinaires. Sur laine, elle s’applique, soit pour teinture, soit pour impression, comme sur soie.
- Tous les essais tentés en vue d’obtenir sur' coton une couleur résistant à un savonnage ordinaire sont restés sans résultat pratique. L’éosine ne teint pas les mordants employés généralement tels que : acide stannique, tannin, alumine, fer, glycérine et acide arsénieux, caséine ; il se produit cependant une teinture par l’albumine, mais sans éclat ; de même qu’en la fixant à l’albumine par impression et vaporisage, on n’obtient qu’une couleur relativement terne. Lorsqu’on plonge un tissu sur lequel on a matté de l’éosine légèrement épaissie en gomme dans un bain métallique, soit d’acétate de plomb ou d’une des bases précipitées, il se forme des laques très-vives qui pourraient être utilisées pour certains genres tels que les doublures.
- Les laques épaissies en albumine ne donnent que des nuances ternes. Les mêmes laques dissoutes dans l’ammoniaque, épaissies, puis fixées sur tissu préparé diversement, ne résistent pas au lavage.
- L’éosine peut, cependant, se fixer sur coton de plusieurs manières : mais un séjour prolongé dans une eau courante, calcaire, redissout' la presque totalité de la matière fixée, quelle que soit la méthode employée.
- Voici les divers modes de fixation :
- Ajoutez à de l’éosine gommée de l’arsénite d’alumine, imprimez sur tissu stannaté, vaporisez, puis lavez.
- Mélangez à une dissolution d’éosine son équivalent d’acétate de plomb, ou d’acétate d’étain, ou d’acétate d’alumine épaissi; imprimez sur toile, soit stannatée, soit huilée, vaporisez et lavez. Sur huilé, les tons sont plus bleutés.
- Enfin, ce qui est la meilleure méthode : imprimez
- sur tissu foulardé en gélatine, de l’éosine gommée, additionnée de trois fois son poids de tannin, fixez à la vapeur, lavez.
- Cette couleur, si brillante, si vive, tout en étant moins fugace que la safranine, n’aura, sans doute, qu’un emploi restreint dans l’impression sur coton, à cause de son peu de résistance à la lumière ; et si le nom d’éosine lui a été heureusement appliqué quant à la couleur, il l’est encore mieux quant à sa solidité, d’aussi courte durée que l’aurore.
- MÉMOIRE
- SUR LE BOIS DE CALIATOUR, SA COMPOSITION, SES USAGES ET LA FABRICATION DE SON EXTRAIT
- (Présenté à la Société industrielle du Nord),
- Par M. A. LADUREAU,
- Directeur du Laboratoire de l’Etat, à Lille, ex-Préparateur de la Faculté des-Sciences de Lille.
- ORIGINE, NATURE ET PROPRIÉTÉS DU BOIS DE CALIATOUR
- Le bois deCalliatour, Caliatour ou Cariatour, nous vient des Indes Orientales.
- Il arrive en bûches tortueuses de 1 mètre à 1 mètre 50 de longueur environ, et de la grosseur du poing; c’est un bois lourd, dur et ..compacte ; sa couleur rouge est toujours beaucoup plus foncée à l’extérieur qu’à l’intérieur, ce qui semble indiquer que sa matière colorante subit au contact de l’oxygène de l’air une sorte d’oxydation qui la transforme en un produit plus coloré, phénomène analogue à celui qui a lieu avec le bois de Campêche. Sa grande dureté permet de le réduire en poudre assez fine ; ce bois, dont on fait actuellement un assez grand usage en teinture pour les nuances solides marron foncé, renferme une quantité considérable de matière colorante (près de 25 0/0 dèson poids), qui se fixe naturellement sur la laine sans le secours d’aucun mordant, et qui donne sur cette fibre une des teintures les plus solides, les plus résistantes que l’on connaisse.
- Néanmoins, elle présente un grand inconvénient qui réside dans sa très-faible solubilité dans l’eau, même à l’él.ullition.
- SON EMPLOI.
- On est donc obligé, pour l’employer, de réduire le bois à l’état de poussière grossière, et le mettre directement en présence de la laine à teindre dans
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- un bain que l’on maintient au bouillon pendant trois heures au moins ; ce n’est qu’au bout de ce temps qu’il a abandonné à la laine une grande partie de sa matière colorante, en la teignant en rouge brique plus ou moins foncé. Si l’on ajoute alors dans le bain 2 ou 3 0/0 du poids de la laine, du sulfate ferreux, on obtient un très-beau marron violacé possédant un reflet magnifique. Les principaux inconvénients de ce mode d’emploi sont : d’abord, le temps relativement très-long pendant lequel on- doit maintenir la laine à l’ébullition ; ce traitement lui communique en effet une certaine dureté, un toucher sec qui lui enlève une partie de sa valeur; puis, la grande quantité de poussière qu’il y laisse et que l’on doit en extraire par des battages multipliés et par le travail de la carde ; de sorte que, jusqu’ici, l’emploi du bois de caliatour est restreint à la teinture des laines brutes, ettout-à-fait impossible sur cette matière cardée, filée et tissée. C’est une lacune que viendra combler, nous l’espérons, la fabrication de l'extrait de 'ce bois, dont nous vous entretiendrons plus loin, lorsque l’industrie, guidée par la science, aura réussi à le préparer dans des conditions économiques satisfaisantes.
- SA COMPOSITION
- Les matières qui composent le bois de caliatour sont de différentes natures. Outre la fibre ligneuse, qui constitue comme le squelette du végétal, on y rencontre une grande quantité de matière colorante, une certaine proportion de matière résineuse, une huile essentielle volatile, d’une odeur assez agréable, puis une matière grasse analogue à de la cire, dont elle a à peu près la consistance et la couleur; enfin, des éléments minéraux parmi lesquels dominent l’acide phosphorique, la potasse et la magnésie. Voici sa composition en principes immédiats, d’après
- une analyse que nous avons faite sur un échantillon authentique de bois, ne renfermant aucune trace de santal, fraude très-répandue dansle commerce, à cause de la différence notable qui existe entre les prix de ces deux bois, celui de caliatour valant actuellement 23 fr. les 100 kil., tandis que le bois de santal ne vaut que 12 fr., à cause de la grande difficulté que l’on a de reconnaître ce mélange à l’œil nu, et surtout de l’habitude contractée par les marchands de bois de teinture, de vendre ce produit le même prix quand il est moulu qu’à l’état de bûches.
- Composition du bois de caliatour.
- Fibre ligneuse (cellulose)............. 65.37
- Eau. . . ,............................... 6.00
- Matière résineuse brunâtre............. 2.38
- Cire et matière grasse................. 1.30
- Huile essentielle odorante............. 0.17
- Matière colorante brune........................ 22.67 Sels minéraux (phosphate, sulfate et carbonate de potasse, chaux, magnésie et fer)................... 2.11
- Total..........100.00
- La résine est jaune brunâtre très-cassante, transparente et ressemble assez à la colophane ; elle est soluble dans le sulfure de carbone, la benzine et l’essence de térébenthine, dissolvants qui laissent intacte la matière colorante; celle-ci se dissout excessivement peu dans l’eau, mais très-bien dans l’alcool, l’éther, l’acide acétique, et surtout dans les liqueurs alcalines, d’où les acides la précipitent complètement.
- RÉACTIONS CHIMIQUES
- Voici l’action qu’exercent sur elle les différents réactifs chimiques généralement employés : Nous avons opéré sur sa dissolution alcoolique :
- L'eau distillée......................
- Les alcalis caustiques ou carbonates. Les acides sulfurique, chlorhydrique et azotique......................
- Acide sulfureitx.............
- Acide sulfhydrique...................
- Proto et bichlorure d’étain. .. Sulfate de protoxyde de fer .......... Sulfate de sesquioxyde de fer ......... Sulfate de cuivre................ Sulfate d*alumine.............. Nitrate de plomb................ Bichlorure de mercure........... . . .
- Nitrate d’argent................. Sulfate de zinc......................
- la précipite en rouge brique jaunâtre.
- la dissolvent et se colorent en rouge violacé très-intense.
- précipité rouge groseille vif.
- décoloration presque complète, mais les alcalis ramènent la nuance en la violetant.
- précipité rouge sale.
- précipité rouge groseille.
- coloration et précipité violet très-intense.
- coloration rouge violacé foncé.
- fonce légèrement la nuance.
- précipité rouge violacé.
- rougit et fonce un peu la couleur.
- coloration rouge groseille.
- pas de changement.
- coloration rouge lie-de-vin.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- ot
- Emétique ....................
- Prussiate jaune de potasse...........
- Prussiate rouge de potasse...........
- Gélatine.............................
- Chromate neutre dépotasse . .........
- Bichromate dépotasse .............
- coloration rouge groseille.
- précipité jaunâtre.
- précipité brun.
- précipité en flocons jaune marron
- précipité rouge brique.
- précipité marron rougeâtre.
- L’acide acétique dissout très-facilement la matière colorante du caliatour. Cette dissolution rouge brunâtre très-intense versée dans l’eau, se précipite, en flocons jaune orange, dans un état de très-grande division, et dans le bain ainsi préparé, on peut teindre la laine en quelques minutes à l’ébullition, en une couleur rouge jaunâtre très-vive et très-solide, qui, sous l’influence du sulfate de fer, donne un marron violacé aussi foncé que l’on veut. C’est du reste la couleur que l’on fait le plus généralement avec le caliatour. On l’associe quelquefois au bois jaune, au sun ac, au quercitron, au fustel, pour produire diverses nuances plus ou moins foncées. Le bichromate de potasse donne avec lui des couleurs bois, solitaire, havane, acajou, etc., suivant les doses employées. Toutes ces nuances sont extrêmement solides; elles résistent fort bien à l’action des acides faibles, aux savonnages, au foulon, etc. Aussi est-il surtout employé à la teinture des laines destinées à la fabrication des draps, pour lesquels il faut des nuances de grand teint.
- Frappé de la quantité considérable de poussières que le battage extrait des laines teintes au moyen de ce bois, de l’impossibilité de l’appliquer sur fil et sur pièces de laine, nous cherchâmes les moyens de séparer économiquement sa matière colorante delà fibre ligneuse, et de l’appliquer, ainsi isolée, sur la laine sous ses différentes formes.
- SON EXTRAIT.
- Nous ne pouvions pas songer à l’extraction par l’eau, car, ainsi que nous l’avons dit plus haut, la matière colorante du caliatour y est à peine soluble, et l’ébullition la plus longue, la plus soutenue, même sous pression de plusieurs atmospères, n’en retire que des traces. L’extraction au moyen de l’acide acétique du commerce à 80 Baumé, fort facile du reste et donnant un produit que l’on peut concentrera 12° environ et qui teint immédiatement la laine, nous paraît devoir coûter trop cher, environ 33 p. cent de plus que le procédé actuellement suivi. Nous avons alors adopté l’extraction alcaline au moyen de l’alcali dont le prix est le moins élevé, la soude, soit caustique, soitcarbo-natée -, nous avons donc fait des extraits secs et
- des extraits liquides marquant jusqu’à 20° Baumé, et qui ne reviennent pas sensiblement plus cher que le bois employé tel quel, à cause de ce fait que le traitement alcalin enlève au bois et rend ainsi utilisable toute sa matière colorante, tandis que l’ébullition, même prolongée plusieurs heures avec la laine, lui en laisse toujours une assez grande quantité.
- (La suite au prochain numéro).
- ROUGE-CAROUBIER
- Cet échantillon est la couleur de mode dont il est question dans notre chronique.
- On l’obtient facilement avec un bain de fuchsine additionné d’une très-petite quantité de marron d’aniline.
- Par un mélange d’orseille et de bois rouge, avec un peu de fustet ou autre bois jaune, ou peut aussi produire cette nuance.
- En bon teint sur laine, on peut employer la garance avivée à la fuchsine.
- EOSINE SUR LAINE
- Nous tenons cet échantillon de la fabrique d’anilines de Victor Hebbelinck, à Tournai, qui nous l’a adressé comme exemple de la substitution de l’éosine à la cochenille, dans la teinture des laines.
- Cette teinture a été obtenue avec 15 grammes d’éosine et 50 grammes d’alun, par kilog. de laine.
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- 176 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ainsi qu’on le voit, ce colorant a l’éclat de la cochenille ; de plus, il ne se ternit pas comme celle-ci sous l’influence des alcalis et des savons, la teinture en est plus facile et plus économique ; c’est la solution si désirée de la question de la suppression de la cochenille, que l’on n’avait pu jusqu’à présent remplacer par aucune matière colorante, pour les ponceatx et écarlates sur laine et sur soie.
- 7 INDUSTRIELLE
- ACTION DES RÉACTIFS CHIMIQUES
- SUR LE JUTE ET LE LIN (Suite et Fin). Par M. A. Renouard.
- PHOTOMICROSCOPIE.
- Lorsqu’on veut fixer par la photographie les fibres textiles que l’on examine au microscope, on peut suivre plusieurs méthodes. Le système le plus pratique a été indiqué, au mois de mai dernier, par un homme que je suis heureux de compter parmi mes anciens maîtres, par M. Aimé Girard, actuellement professeur de chimie au Conservatoire des Arts et Métiers. Cette méthode a été exposée à la Société française de Photographie, dans une séance spéciale où l’auteur a fait projeter sur un écran blanc, au moyen de l’appareil Molteni, une série d’épreuves de textiles prises au microscope. La méthode opératoire, il est vrai, n’est pas nouvelle, mais, parmi celles connues, elle a été ingénieusement appropriée, d’une façon commode et économique, aux besoins usuels. Je vais la résumer en quelques mots.
- L’appareil photographique comprend trois parties : la partie éclairante, la partie agrandissante et la partie réellement photographique. Il est très-ramassé et disposé de telle sorte que, tout en conservant un foyer assez long, de 70 centimètres environ, il ne présente cependant qu’une longueur effective assez restreinte, ne dépassant pas 50 centimètres, une longueur telle, en un mot, que l’observateur, placé en face de la glace dépolie, puisse, de là, sans se déranger et sans avoir recours à aucun aide, en faire mouvoir toutes les parties.
- Voyons la partie éclairante. La lumière solaire étant trop capricieuse pour en faire la base d’un
- travail régulier, c’est la lumière Drummond que l’on choisit pour l’éclairage, parce qu’elle seule a une intensité sensiblement constante. L’appareil Drummond se trouve dans le commerce : c’est un double chalumeau, l’un à gaz ordinaire, pris à la conduite, l’autre à oxygène, pris à une outre en caoutchouc préparée d’avance et surchargée de poids ; on l’adapte de telle sorte que le dard vienne frapper un cylindre de chaux vive adapté à une tige métallique sur vis de rappel. En avant du cylindre de chaux est placée une grosse lentille plan-convexe, chargée de concentrer la lumière sur le miroir de l’appareil photographique.
- L’appareil agrandissant est le microscope ordinaire; seulement, il est placé dans une position verticale. La position horizontale obligeait, en effet, à placer verticalement les préparations micrographiques qui alors, par leur seule gravité, seraient sujettes à se déplacer au milieu du liquide dans lequel elles sont noyées. Pour approprier le microscope au travail photographique, il suffit alors d’en placer le miroir en face de la lentille qui concentre la lumière émise par la cgaux incandescente, et à courte distance de cette lentille, puis de l’orienter de telle sorte que le faisceau lumineux qu’il réfléchit vienne frapper normalement la préparation placée au-dessus du trou de la platine ; cela fait, on enlève l’oculaire, et, au moyen d’une petite pièce supplémentaire (c’est un tube formé de deux bouts soudés, de diamètres différents), on place le tube du microscope dans l’axe de l’appareil photographique proprement dit.
- Voici, d’ailleurs, comment l’expérimentateur lui-même a décrit son appareil photographique et en a expliqué la manipulation aux membres de la Société de Photographie; il y a là des détails que je crois trop intéressants pour pouvoir être passés sous silence : )
- « L’appareil photographique se compose d’une chambre noire ordinaire, surélevée au moyen d’un plateau horizontal ; munie, à son extrémité postérieure, d’une glace dépolie, que l’on choisit aussi fine que possible, et portant à l’avant, à la place qu’occupe habituellement l’objectif, un tube de cuivre, bien centré, de six centimètres de diamètre environ.
- » Le raccordement entre l’appareil photographique et le microscope pourrait, à la rigueur, avoir lieu en disposant verticalement, dans l’axe même du microscope, et la chambre noire et le tube métal-lique qui la termine; des constructions de ce genre
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- ET DE L IMPRESSION DES TISSUS 177
- ont même été faites, et elles ont donné des résultats sérieux.
- » Mais cette disposition a le grand inconvénient d’éloigner l’observateur, placé près de la glace dépolie, de l’objet qu’il désire étudier ou reproduire.
- » Pour parer à cet inconvénient, j’ai eu l'idée de donner à l’appareil une disposition analogue à celle du microscope d’Amici ; la ligne focale a été brisée au tiers environ de sa longueur et, au coude même formé par cette brisure, le constructeur de l’appareil, M. Nachet, est venu disposer, avec son habileté bien connue, un petit miroir plan en verre argenté qui, placé à 45 degrés, renvoie horizontalement, et sans déformation, sur la glace dépolie de la chambre, l’image agrandie par l’objectif du microscope.
- » Grâce à cette disposition, l’appareil, dans toute sa longueur, ne mesure guère plus de 50 centimètres, quoique en réalité il ait 70 centimètres de longueur focale. L’observateur, assis tranquillement en face de la glace dépolie, peut alors faire mouvoir les différents organes dont l’ensemble se compose, modérer ou activer la flamme, déplacer la préparation sur la platine du microscope, faire avancer ou reculer la glace dépolie, de manière à varier les dimensions de l’épreuve, mettre au point, enfin, en ou abaissant, à volonté, l’objectif
- » L’agrandissement, bien entendu, est celui que l’on veut; sur la glace dépolie, on peut obtenir des on peut obtenir des images variant de 4 à centimètres, et c’est-d’ailleurs chose facile, en faisant varier les objectifs du microscope, que de passer d’un grossissement de 15 ou 20 diamètres à des grossissements de 500 ou 600 diamètres.
- « Quant au procédé photographique à employer, je m en étais beaucoup préoccupé à l’origine, mais c’était un tort, car la pose, pourvu que l’objet ne soit pas trop coloré, exige rarement plus de dix à trente secondes. Aussi, est-ce tout simplement au collodion humide que j’ai recours.
- « En disposant cet appareil, j’ai cherché à me débarrasser du plus grand nombre possible d'impedimenta ; à réduire, en un mot, les choses à leur plus simple expression.
- « C est également en me plaçant à ce point de vue que j’ai été conduit, il y a plus d’un, an à adopter, pour les opérations de sensibilisation et de développement, la combustion complète du gaz d’éclairage, préalablement mélangé de vapeurs salées.
- « Vous vous rappelez, Messieurs, que récemment, à la suite d’une intéressante communication.
- sur les propriétés photographiques du soufre en combustion, MM. Roche et Bardy vous ont entretenus des avantages que l’emploi de la lumière jaune, dans les ateliers photographiques, leur semblait devoir présenter, et qu’à cette occasion je suis venu confirmer l’opinion de mes collègues en vous disant que, depuis plus d’un an, je n’employais pas d’autre lumière ; je puis même ajouter aujourd’hui que c’est au commencement de 1874 que j’ai, en présence de mon amis M. Davanne, développé, pour la première fois, une épreuve dans ces conditions.
- « J’ai pensé, Messieurs, que vous trouveriez quelque intérêt dans la démonstration expérimentale des avantages que cette lumière comporte, et comme j’ai l’intention de reproduire ici, devant vous, dans un instant, une préparation microscopique, c’est à la lumière jaune que nous sensibiliserons et développerons notre glace.
- « Pour utiliser cette lumière, aucun appareil spécial n’est nécessaire ; je me sers habituellement d’une lampe destinée à un tout autre usage : c’est la lampe que, le premier, M. Dubocsq a construite pour le service du polarimètre à pénombres. Elle est, sans doute, très-imparfaite au point de vue de l’éclairage d’un atelier, mais nul doute que, le principe une fois connu, nos constructeurs ne trouvent bientôt à la question une solution meilleure.
- « Cette lampe se compose d’un bec de Bunsen, monté sur pied, à l’extrémité duquel le gaz brûle complètement, en produisant une flamme bleue à peine visible; dans ces flammes, on plonge un . petit panier, formé d’un treillis de fils de platine, et dans lequel on place quelquee fragments de sel ordinaire (chlorure de sodium), préalablement fondu; immédiatement, la flamme prend une couleur d’un jaune franc, qui communique aux objets environnants une teinte désagréable, mais dont les propriétés photographiques sont à peine sensibles. Il ne faudrait pas croire, cependant, que ces propriétés soient absolument nulles. La lumière jaune, ainsi produite, en effet, n’est pas d’une pureté absolue; elle contient toujours, surtout avec certains appareils, une certaine quantité de violet, et ce chose imprudente que de s’en approcher outre mesure; mais, en se plaçant à une distance raisonnable, à un mètre par exemple, cette lumière, si la flamme est bien conduite, ne présente aucun dan-• ger; l’opérateur a d’ailleurs, pour en apprécier la qualité, un appareil simple et sûr, à sa disposition:
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- c’est le spectroscope, qui ne doit permettre d’y constater qu’une raie lumineuse, la raie jaune du sodium. »
- Telles sont, Messieurs, les données intéressantes que j’ai cru utile de vous faire connaître, tant pour les chimistes qui voudront renouveler ces expériences, que pour ceux d’entre vous à qui leurs loisirs permettent de s’occuper d’essais photographiques. Comme vous le voyez, une glace est d’abord nitratée à la lumière jaune; une préparation micrographique, placée sur la partie du microscope, éclairée par la lumière oxydrique, est mise au point; à la glace dépolie on substitue alors le châssis contenant la glace précédemment nitratée; la pose est prolongée pendant dix secondes; puis, au bout de ce temps, la glace, retirée du châssis, est développée au moyen des agents ordinaires, sous l’influence de la lumière jaune émise par le brûleur à sel.
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES.
- 110222. — Richardson et Beck. — Perfectionnements dans les métiers pneumatiques à tisser. — L’invention consiste en certains perfectionnements dans le mécanisme pour arrêter, retenir et dégager les navettes des métiers à tisser dans lesquelles les navettes sont chassées de l’un ou de l’autre côté du battant au moyen de l’air comprimé. Ce mécanisme modifié a pour but d’obtenir le temps d’arrêt nécessaire entre l’engrenage et le dé-senrayage de la navette et cela par un organe automoteur agissant indépendamment de l’arbre secondaire des roues et autres parties mobiles du métier. Un arrêt ou déclic est disposé de manière que lorsque le buttoir est refoulé par la navette le déclic se trouve projeté dans la boîte à navette pour opérer l’engrenage ; le recul du buttoir dégage un mécanisme retenu au moyen d’un frottement ou d’un ressort et ne devient libre pour le désenrayage de la navette qu’au moment où l’air derrière cette navette se trouve suffisamment comprimé pour vaincre le frottement ou le ressort de retenue.
- 110225. — Soutille. — Perfectionnements aux métiers à passementerie. — Au soleil à ganser et à franger , on applique un petit appareil à rochet que l’on actionne au pied et qui agit sur des marches du métier dans le but d’opérer la rotation du
- soleil distributeur et pour supprimer le service ordinaire de l’enfant supplémentaire.
- 110250. — Nuttal (les sieurs). — Perfectionnements dans les machines à percer ou à perforer les cartons de jacquard. — Le mécanisme consiste en un cylindre sur lequel la série découpée suivant le dessin est appelée à passer ; ce cylindre est mobilisé en avant et en arrière par une came et un levier, un quart de révolution lui est imprimé pour chaque carton, à l’aide d’un crochet comme dans la Jacquard ordinaire.
- 110264. — Chrétien et Duquesne. — Perfectionnements aux métiers mécaniques à tisser. — Au battant est suspendu un arbre à ressort qui a pour fonctions multiples de maintenir la navette dans ses boîtes, d’arrêter le métier quand par une cause quelconque, cette navette n’effectue pas entièrement son parcours, enfin de faire passer la courroie de commande d’une poulie sui l’autre.
- 110265. —CompagnieMaschinenbauanstal Gol-zern. — Système de machines à enrouler le papier, les étoffes, etc.... — En se développant de son ensouple, le papier ou étoffe passe sur un rouleau guide, de position facultative, ayant pour but de faire disparaître ou prévenir les plis qui pourraient se produire dans le papier ou étoffe ; un porte-rouleau à friction, complète les organes principaux de la machine.
- 110226. — Crespin aîné. — Système de machines à tuyauter et à plisser toute espèce d'étoffes, papier, etc.... — Sur l’arbre à vilebrequins est disposé un volant facilitant la mise en marche et régularisant le mouvement ; l’action est transmise aux cylindres tuyauteurs et plisseurs par une disposition spéciale d’engrenages.
- 110300. — Chaize frères. — Fabrication d'une lisse sans nœuds, tordue et tressée au métier. — Le principe mécanique breveté consiste dans le passage par le chasse fuseau des bobines d’une plate-forme à l’autre : c’est la cheville ouvrière qui amène au résultat désiré et donne à des fuseaux travaillant sur une même plate-forme, pour faire du cordonnet pour lisses, la faculté de quitter ce travail au moment voulu et produire de la tresse en passant sur une seconde plate-forme.
- 110306. — Daudier père et fils. — Genre de tissus dit flanelle lasting. — Emploi d’un fil complexe dont l’âme, en lin, phormium, coton, soie, chanvre, etc. est filée préalablement et recouverte par une coiche de laine à torsion légère.
- 110310. — Florin (les sieurs). — Machines
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- dresseuses-ourdissoir propre à la préparation des chaînes destinés au tissage de toutes les matières filamenteuses. — Les caractères spéciaux de cette machinesontnotamment:l°enroulement d’une chaîne formée d’éléments variables sur un tambour par sections perpendiculaires aux génératrices du tambour ; 2° application d’un ros de largeur égale à celle du tissu à faire et se déplaçant sur une crémaillère parallèle au tambour ; 3° combinaison de leviers terminés par des pédales.
- ----- —9 Q-=--------
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- La commission générale de l’Exposition universelle de 1878 se composera :
- 1° Des membres de la commission internationale des expositions ;
- 2° De quinze nouveaux membres nommés par le président de la République sur la présentation du ministre de l’agriculture et du commerce.
- Parmi ces derniers, nommés par décret du samedi 26 août, nous pouvons citer MM. le général d’Abzac, Ernest Picard, amiral Pothuau, Victor Lefranc, Didon, inspecteur général des ponts et chaussées, délégué général du conseil d’administration du chemin de fer d’Orléans.
- LE RÈGLEMENT.
- Parmi les dispositions principales du règlement dont le texte vient d’être arrêté, nous croyons devoir signaler immédiatement les suivantes :
- Art. 7. — Les commissions étrangères constituées à la demande du gouvernement français, sont invitées à entrer le plus tôt possible en relation avec le commissaire général.
- Art. 9. — Dans chaque section consacrée aux exposants d’une même nation, les objets exposés seront répartis entre les neuf groupes suivants :
- 1° Œuvres d’art ; —2° Education, enseignement, matériel et procédés des arts libéraux ; — 3° Mobilier et ses accessoires; —4° Tissus, vêtements, produits bruts et ouvrés ; — 50 Industries extractives ; — 6e Outillage et procédés des industries mécaniques;—70 Produits alimentaires;—8e Agriculture ; — 9° Horticulture.
- Une salle spéciale est réservée aux expositions rétrospectives et ethnologiques.
- Art. 10. — Il sera dressé, par les soins du commissaire général, un catalogue méthodique et général des produits de toutes les nations, indiquant les places qu’ils occupent dans les palais, parcs ou jardins.
- Chaque nation aura, d’ailleurs, le droit de faire à ses frais, et dans sa propre langue, un catalogue spécial.
- Art. 13. — Les exposants français ou étrangers n’ont à payer aucun loyer pour la place qu'ils occupent à l’exposition.
- Dispositions spéciales aux œuvres d'art.
- Art. 16. — Sont admissibles à l’exposition les œuvres des artistes français et étrangers exécutées depuis le 1er mai 1867.
- Art. 17. — Ces œuvres comprennent les sept genres indiqués ci-après :
- 1. Peinture. — 2. Dessins, aquarelle, pastel, émaux, porcelaine, vitraux, etc.— 3. Sculpture. — 4. Gravure (médailles et pierres fines).—5. Architecture. — 6. Gravure. —Lithographie.
- Art. 15. — Sont exclus :
- 1. — Les copies.—2. Les tableaux non encadrés.
- — 3. Les sculptures de terre non cuite.
- Produits de l’industrie
- Art. 23. — Sont exclues les matières détonantes, fulminantes et en général toute autre matière jugée dangereuse.
- Ne seront reçus que dans des vases solides, appropriés et de dimensions restreintes, les alcools, huiles, essences, matières corrosives, etc.
- Les amorces, pièces d’artifice,allumettes chimiques et autres objets analogues ne pourront être reçus qu’a l’état d’imitation et sans aucune addition de matière inflammable.
- Art. 26. — Les demandes d’admission de Paris et du département de la Seine devront être envoyées directement au palais de l’Industrie, porte no 4, à l’adresse du commissaire général.
- Celles des départements seront recueillies par les soins des comités départementaux, qui les feront parvenir à Paris, x
- Il est essentiel que toutes les demandes soient remises dans le plus bref délai.
- Des formules imprimées sont mises gratuitement à la disposition du public :
- 1” A Paris, au Palais de l’Industrie, au Tribunal et à la Chambre de commerce ;
- 2° Dans les départements, au siège des comités départementaux.
- Art. 27. — Les constructeurs d’appareils exigeant l’emploi de l’eau, du gaz ou de la vapeur, doivent déclarer la quantité d’eau, de gaz ou de vapeur qui leur est nécessaire.
- Art. 28. —L’eau, le gaz, la vapeur et la force motrice pour la galerie des machines sont concédés gratuitement.
- La force sera prise sur l’arbre de couche de la transmission générale.
- L’établissement de toutes les transmissions intermédiaires restera à la charge des exposants.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Administration et police.
- Art. 31. — Les exposants sont expressément invités à indiquer le prix marchand des objets exposés.
- Art. 32. — Les objets vendus ne peuvent être enlevés avant la fin de l’Exposition.
- Art. 35. — Une surveillance générale sera établie contre le vol et les détournements.
- Art. 36. — Il est entendu que l’administration repousse toute responsabilité relativement aux vols et détournements qui pourraient être commis.
- DÉCRET RELATIF AUX DROITS DE DOUANE DES OBJETS EXPOSÉS,
- Sur la proposition du Ministre de l’Agriculture et du Commerce, le président de la République a décrété :
- Art. 1er. — Les locaux affectés à l’Exposition universelle de 1878 seront constitués en entrepôt réel des douanes.
- Art. 2. — Les objets destinés à l’Exposition universelle seront expédiés directement sur le palais de l’Exposition, sous les conditions du transit international ou du transit ordinaire, au choix des intéressés, par tous les bureaux ouverts à ce transit, et avec exemption du droit de statistique.
- L’expédition par transit international sera faite sans visite. Les expéditions par transit ordinaire ne donneront lieu qu’à une visite sommaire et les plombs de la douane seront apposés gratuitement.
- Art. 3. — Les marchandises admises à l’Exposition universelle qui seront livrées à la consommation ne seront soumises, quelle qu’en soit l’origine, qu’aux droits applicables aux produits similaires de la nation la plus favorisée.
- TARIFS DE DOUANE PROPOSÉS POUR LES TEXTILES
- La discussion sur les textiles a rempli sept séances consécutives, du conseil supérieur du Commerce du 13 au 20 juillet.
- La soie n’a fourni matière qu’à de courts débats. En ce qui concerne la bourre de soie, le conseil maintint les catégories et les droits existants, en décidant que la classification des retors, qui ne figurait pas au tarif conventionnel, serait introduite dans le tarif général et serait soumise à un supplément de droit fixé à 15 0/0 par rapport aux fils simples.
- Pour les laines, le conseil supérieur ratifia la proposition de la commission des textiles qui admettait une division entre les fils peignés et les fils cardés, ce qui amenait la création d’une caté-gorie nouvelle allant du no 1,000 mètres au no 30,500 mètres pour les fils cardés, et basée sur le
- taux de 1 cent. 1/2 au lieu de 1 cent., droit des fils peignés, soit une augmentation de 5 O/o au profit des premiers.
- En ce qui concerne les tissus, le conseil remplaça le droit unique de 1 fr. 40, par trois catégories fixées à 1 fr. 90, 1 fr. 70 et 1 fr. 50. L’industrie des mélanges obtint l’élévation du droit de 1 fr. 60 à 1 fr. 70.
- Pour les lins, le conseil supérieur a conclu à deux nouvelles catégories de fils et a remanié le tarif antérieur pour le mettre d’accord avec cette classification.
- La discussion sur le coton occupa les trois dernières séances de la session. Le conseil repoussa toutes les réductions de droits sur les fils simples et les retords 2 bis, décidées par la commission, et maintint l’ancien tarif. Les retors trois bouts furent seuls abaissés de 6 centimes à 4 centimes. Enfin, comme nous l’avons dit plus haut, M. Pouyer-Quertier souleva de nouveau la question des deux décimes et des 4 0/0, et il obtint pour le coton un décime, soit une augmentation de 10 O/o sur le tarif voté.
- Le conseil supérieur ajourna ensuite à une session prochaine l’importante question des admissions temporaires.
- BREVETS D’INVENTION.
- Le ministre du commerce vient d’adresser aux préfets, pour être porté à la connaissance des intéressés, l’état d’avancement de la publication des brevets d’invention pris en France depuis quinze ans.
- Cette publication est divisée en vingt groupes, savoir : agriculture, hydraulique, chemins de fer, arts textiles, machines, marine et navigation, constructions civiles, mines et métallurgie, matériel de l’économie domestique, carrosserie, arquebuserie et artillerie, instruments de précision, céramique, arts chimiques, éclairage et chauffage, confection, arts industriels, papeterie, cuirs et peaux, articles de Paris et petites industries. Chacun de ces groupes compte plusieurs fascicules.
- La première série, comprenant les années 1861 et 1862, est complète ; l’année 1863 ne compte que quelques fascicules, et l’année 1864 est en cours d’impression.
- La seconde série comprend les années 1871, 1872 et 1873, qui sont terminées. On vient de commencer l’année 1874.
- Les Gérants : F. Gouillon & P. Blondeau.
- Imp. G. Colin, route de Flandre, à Charleville (Ardenues.
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- 4e Série, 4e Volume.
- 20 AOUT 1876.
- 20e Année, Numéro 16.
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS REVUE THÉORIQUE & PRATIQUE
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- La ligne, page en deux colonnes... » 50 c
- Réclames........................ 1 50
- Faits divers......................... 3 »
- MACHINES A VAPEUR VERTICALES
- LES SEULES MONTÉES SUR SOULES BATI-ISOLATEUR (brevetées, s. g. d. g.)
- Ot
- DIPLOME D’HONNEUR
- Médaille d’Or et grande Médaille d’Or aux Expositions de Lyon et de Moscou en 1872
- Chaudières à foyer intérieur et à
- croisés
- Portatives, fixes, et locomobiles, depuis la force d’un jusqu’à vingt chevaux. Leurs dispositions spéciales et la supériorité de leur construction leur ont valu les plus hautes récompenses accordées à ce genre de machines dans toutes les expositions et la médaille d’or dans tous les concours. — cylindre a enveloppe . —réchauffeur D’ALIMENTATION. — RÉGULATEUR ET DÉTENTE VARIABLE. — TRÈS-FETITE VITESSE.—MEILLEUR MARCHÉ QUE TOUS LES AUTRES SYSTÈMES. — Pas d’ins-tallation, pas de cheminée spéciale. — Arrivent toutes montées prêtes à fonctionner.—Occupent tres-peu d’espace, se placent partout comme un meuble ordinaire. Brûlent toute espèce de combustibles et utilisent tout le calorique. — Conduites et entretenues par le premier venu. — Elles s’appliquent par leur commodité et la régularité de leur marche à tous les usages et à toutes les exploitations industrielles et agricoles,
- Envoi franco du prospectus détaillé.
- Nota. Les chaudières sont construites dans les,ateliers spéciaux de lamaison, qui donne pour le choix des tôles et l’exécution, des garanties que n’offrent jamais les chaudières fournies par les chaudronniers à la plupart des constructeurs-mécaniciens.
- Chaudières spéciales pour la Teinturerie.
- J. HERMANN-LACHAPELLE, Constructeur-Mécanicien
- PARIS, 144, Faubourg-Poissonnière, 144, PARIS
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- PRIMES AUX ABONNES
- Le Moniteur de la Teinture paraît depuis le 1er janvier 1857 ; il portait dans le principe, le titre de Coloriste industriel.
- Les premiers volumes de sa collection sont épuisés; ceux qui restent disponibles comprennent les années 1866, 1867, 1868, 1869, 1870-71, 1872, 1873, 1874 et 1875, en tout neuf volumes.
- Ces collections constituent, dans leur ensemble, le Traité théorique et pratique le plus étendu et le plus complet, concernant les industries tinctoriales-, la quantité de faits, documents, procédés, descriptions, échantillons et gravures qu’elles contiennent, répondant toujours aux nécessités présentes de ces industries, en font un précieux auxiliaire pour toute exploitation industrielle ou commerciale se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à l'Impression, aux Apprêts et à tout travail des' Tissus ou des Couleurs en général.
- Les volumes 1866, 1867, 1868 et 1869 deviennent rares; ils ne peuvent être cédés qu'au prix de 15 fr. l’un. — Ceux des années suivantes, ont été tirés à un plus grand nombre d’exemplaires, ce qui nous permet d’offrir en
- PRIME
- Aux abonnés nouveaux d‘ un an, ainsi qu’à nos abonnés actuels.
- 1o lies cinq derniers volumes 1830=71, 1832, 1833, 1894 et 1835, au prix réduit de 35 francs, ou :
- 2° — Les quatre derniers volumes 189®, 1893, 1894 et 1895, au prix réduit de 2s francs, ou :
- 3° — Les trois derniers volumes 1893, 1894 et 1895, au prix réduit de 22 francs, ou :
- 4° — Les deux derniers volumes 1894 et 1835, au prix réduit de 15 francs, ou : 5° — Un des cinq derniers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
- 6° La collection des neuf volumes au prix réduit de 85 francs.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)_____________________________________:______________________
- demeurant à____________________--------------------------------------------- département d_____________—-—----------------------------------------------- déclare souscrire pour un abonnement de-------------------------------------— au Moniteur de la Teinture, à partir du (2)-----------------------------------------— ____________________________________________________----------et comme prime aux volumes ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------le tout payable à la présentation de la quittance Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Uomte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applica-bles à la moitié des frais d’encaissement.
- (1 ) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier; mais, afin d’avoir un volume complet, avee tabla les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- COULEURS
- PRIX DE
- Rouges.
- Fuchsine inférieure.................. le kil, 15 fr.
- — bonne courante................... — 35
- — extra-supérieure..............— 40
- Rouge pour coton.................... — 70
- Rouge-cerise ou grenadine........... — 15 Rose de safranine en poudre......... — 200 -...................................-..................................-.................................—120
- Géranosine en poudre................ — 180
- Eosine, nouvelle couleur............ — 120
- Bleus.
- Bleu ordinaire.......................... le kil. 55
- Bleu pur......................................................................... — 125
- Bleu-lumière supérieur........................................................... — 200
- Bl eu Nicholson pour laine (n° 5)................................................ — 40 —..................................—.................................(n° 3).......— 70
- — lumière (n).................................................. — 90
- Bleu de Lille, ou gros violet......... — 36
- Bleu-noir, ou bleu marin......................................................... — 25
- Bleu foncé....................................................................... — 30
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité.... 60 à
- fr.
- 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or................... le kil. 50 fr.
- Jaune-orange....................... — 50
- Orange supérieur pour soies........ — 200
- D'ANILINE
- DÉTAIL :
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge.. le kil. 55 fr.
- — bleu.................... — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge................... — 60
- Violet moyen............. — 65
- Violet lumière, bleu..... — 70
- Violet au bi-chromate, en pâte. — 25
- Violet pour-remontages..;. — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 21........le kil. 100 fr.
- — — supérieur.......... 4" 110
- Divers.
- Brun d’Elbeuf liquide............... le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline....................... — 25
- Gris, par le bleu-noir.............. — 25
- Gris-perle, par les violets............ — 110
- Coralline rouge........................ — 30
- — jaune (alcool)........................ — 20
- Purpuraline à l’état sec............ — 10
- Xanthine (orange).........«......... — 35
- Cachou de Laval..................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite qyantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- PURPURALINE
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE PRODUISANT
- Des Grenats, Marrons, Prnnes, etc., à bas prix, sur Laine, Laine et Coton, Coton
- PAR TEINTURE OU PAR IMPRESSION
- Cette couleur destinée à remplacer l'orseille et son extrait, est plus économique, d’un emploi plus facile et donne des teintes plus solides que cette dernière; elle ne cause pas surtout à la laine cette poussière si nuisible pour les machines à filer; unie au Bleû-Moir d'aniline, et au Terra et à l’acide picrique, elle donne des nuances très-variées ; elle est entièrement soluble dans l’eau, et se livre à l’état sec.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
- BLE U-NO IR D'ANILINE SOLUBLE DANS L’EAU NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE '
- Sur laine, cette couleur donne, dans les tons foncés, la nuance de l’indigo et produit de beaux gris dans les teintes claires ; elle s’emploie sans mordant ni préparation.
- Plus riche, plus économique à employer que le carmin d’indigo, elle peut remplacer celui-ci dans la plupart des cas, et se mélange parfaitement avec l’orseille, les bois et presque toutes les matières colorantes, pour former une grande vanété de teintes.
- Elle s’applique à l’impression de toute espèce de tissus, et produit des noirs, des gris, et, par mélange, tous les marrons.
- Son rendement considérable, sa solubilité à l’eau, et son prix peu élevé en rendent l’emploi très-avantageux. PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 23 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture,
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- Matériels pour l’Impression
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur, à Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : »ôO FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Par la combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs.
- S’adresser à l’OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour Y impress ion- à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-lin......................................................... le kil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr.................................... la boîte.. 12 — 50
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron............................................ le kil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais.............................. — 6 — » Violet de laque d’aniline, rouge magenta....................................... — 12 — » Vermillon......................................................................•..................................................................... — 18 — » Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., lre finesse, 24 fr. le kilogr. Tontisses de toutes nuances, 10 francs le kilogr. S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle colle’est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates.
- PRIX: Qualité unique, 1er blanc.4 fr. le kil. Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
- Cartons de 58 centimètres de longueur sur 46 de largeur, prix du cent 40 fr - 67 - - 53 - -. 44 -— 75 - — 64 - — 60 — — 85 - — 65 - - 75 -— lm03 — • — 65 — — 85 — — I^OG — — 76 — — 120 — — 0”92 — — 82 — — 140 — — 1=15 — — 85 — — 150' —
- — lra30 — — 80 — — 150 —
- dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRICANT DE COULEURS DANILINE
- d'Argent et de Bronze à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vienne 1873
- SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le calliatour et résistant au foulon.
- Acide salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER & WEIDKNECHT
- Constructeurs à
- (Alsace).
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments, Impressions, Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Hydro-Extracteurs.
- Machines a laver de tous systèmes.
- Machines à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines à pulvériser l’eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines à sécher.
- Machines à imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole.
- Rames fixes à pinces et à déraillage.
- Rames continues à picots.
- Rames continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements.
- Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges et à pistons, Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
- Installations complètes pour Tuileries mécaniques à terre dure et à terre molle.
- Noir d’Aniline au Vanadium
- Sel ...................... le kilog. 16 fr.
- Vanadate d’ammoniaque...... le gramme. 3 fr.
- — — par 10 gr. et au-dessus. 2 fr. 50
- Voir pour l'emploi les nos du 20 juin et du 5 juillet. — S'adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
- CACHOU DE LAVAL, Breveté S. G. D. G.
- SOLIDE A L’AIR ET AU SAVONNAGE
- Nouvelle Matière colorante pour teindre le coton, le jute, le lin et toutes les Matières végétales
- Employée seule, cette couleur, suivant la nature du bain fixateur, donne des nuances qui varient du chamois au gris de fer. — En dehors de ces nuances il concourt à en produire une infinité d’autres. — Il sert de fond et de mordant aux couleurs d’aniline et aux diverses matières colorantes. — Pour certains emplois il remplace avantageusement le sumac et le cachou.
- Prix de détail : Cachou de Laval, 3 fr. le kil.; par 25 kil., 2 fr. 50.
- Conditions particulières pour les commandes en gros. — S’adresser au Moniteur de la Teinture.
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- Renseignements et Recettes.
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
- A VENDRE
- PRESSES HYDRAULIQUES à 1,200 TP. suivant force et dimensions.
- PRESSES A VIS pour apprêts, prix suivant dimen-
- PAII A DR en cuivre, longueur 0 60, bâtis en fer, IULLAiD réglage de pression, construction très-soignée, prix 450 fr.
- CAUIUIT) à vapeur, à 6 tambours en cuivre, fond MLulLUR en fonte, diamètre 0,60, longueur utile 0,60, bâtis en bois, tuyaux de vapeur et transmission, prix 1,200 fr. ___y____
- largeur 1 m. 20, cylindre avec sa chaudière, le tout 650 fr.
- Métier seul, 350 fr.; chaudière seule, 350 fr. — Très-bon état; belle occasion.
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- TOCAPUITOIC à moteur adhérent système
- IURIUDI Buffaud, panier de m. 20 de diamètre en forte tôle galvanisée, neuves; prix 5,000 fr. la paire au lieu de 7,000 fr.’
- TTAir PCQODTITCI à moteur adhérent, système Buf-UNl LUNLUDI faud, panier de 1 m. 20 de diamètre en cuivre, ayant servi quatre mois, bon état; prix 2,000 fr.
- D'OCCASION
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- 1LOCOMOBILE B timbrée à 6 kilos, très-bon état, machine horizontale, placée au-dessus de la chaudière; prix 950 fr.
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- 3,800 fr.
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- prix 3,800 fr.
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- — à engrenage et à friction, panier en cuivre, diamètre 0 80, prix 700 fr.
- — à friction, panier en cuivre diam. 0 m. 50 ; prix 375 fr.
- TIOADRITCN HIADECAHA] à friction et à force mo-LURLUDL MARLvulAl trice seulement, panier en cuivre, avec couvercle, diamètre 0,55, prix 475 fr. TOQADEITCR DACCIAOI à main et à force motrice, LURLUMI RUMM.Un01 diam. du panier 0,50, couvercle en cuivre ; prix 425 f.
- — à main et à force motrice, diam. du panier 0,50, mouvement en dessous prix 375 fr.
- TOCODTICT toupie à mouvement progressif, force LUNUNI motrice, panier en cuivre deOm. 80; prix 600 fr.
- — à main, panier en cuivre de 0m45 de diamètre, avec couvercle; prix 475 francs. POCADETTCT Martin Labbé, à engrenages et vis sans LUMLUNI fin, marchant à la main, mouvement très-doux, panier en cuivre, diam. 0m44, prix 350 fr. TORODTITCT à force motrice pour poulies et engre-LUMLUDI nages, bâtis en fonte, panier en cuivre, diam. 0 m. 85; prix : 500 fr.
- TORADTITOT PAIT belle et solide construction, pres-IUILUDI un.l que neuve, panier avec toile métallique en laiton, diam, 0,80, prix 1,200 fr.
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- chevaux, munie de tous ses appareils; prix 900 fr.
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- croisés, force 6 chevaux, toute neuve, prix 950 fr.
- — verticale, construction Leblanc, timbrée à 6 k., 3 ch,, prix 1,100 fr.
- — 1/2 cheval, verticale, garnie de tous
- ses appareils ; prix 360 fr.
- — système Field, timbre 6 kilos., 1 m. ' 62 surface de chauffe, prix 650 fr.
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- Un cheval......... 550 francs.
- Trois chevaux.. 1.155 —
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- TADUIT Derosne etCail, complète, sur _____________ V111 LUil bâtis en fonte, horizontale, force 2 chevaux; prix 900 fr.
- — horizontale, complète presque neuve, force un cheval, très-joli modèle, bâtis en fonte et pierre de fondation; prix 550 f.
- — horizontale, sur bâtis en fonte, force 4 chevaux, pierre de fondation, prix 1,300 fr.
- — horizontale, de 6 chevaux, remise à neuf, et la chaudière de 10 chev.; prix 2.100 fr.
- — verticale, force 3 chevaux et la chaudière 4 chev.,1e tout comme neuf; prix 1,800 fr.
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- en cuivre, à feu ____________ ___________________nu, diam. à l’entrée 0m80, au milieu 0,90, hauteur 0,85, contenance 400 à 420 litres. Prix 3 fr. 20 le kilo.
- S'adresser à l’Office du Journal.
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- SÉCHOIR en parfait état se composant de 9 cylindres en cuivre de 1 m. 66 de long, dont 5 de 0 50 de diamètre et A de 0 m. 35, bâtis, poulies et tuyaux en cuivre, emplacement nécessaire 4 m. sur 3 m. — Prix 2,500 fr. sur place.
- S’adresser à M. A. CHIFFRAY, à Maromme, près Rouen.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20e Année, No 16. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Août 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Mémoire sur le bois de Caliatour, sa composition, ses usages et la fabrication de son extrait (suite et fin).— Assouplissage des soieries ou procédé de traitement des tissus de soie, par M. J. PÉRINAUD. — Noir d’aniline, par M. GRAWITZ (échantillons).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Détachage des étoffes.—Revue sommaire des brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles. — Brevets d’invention (catalogue).
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Nouvelles dispositions postales. — Déclarations en douane. -Coloration des comestibles. — Les Brevets d’invention en Allemagne.
- CHRONIQUE
- Nous sommes toujours dans un état indécis, mais où, malheureusement, la tendance à l’activité ne se montre pas assez tranchée.
- Il faut en excepter, cependant, la place de Lyon, qui continue à fabriquer sans cesse, et où les transactions en soies s’opèrent à un point que l’on a qualifié de fiévreux ; aussi le prix de cette matière première est-il, en ce moment, très-élevé.
- On dit, même, que si les approvisionnements que nous tirons de l’extrême-Orient, doivent être, comme il le paraît, à peu près égaux à ceux des années précédentes, la récolte de l’Europe étant, elle-même, inférieure à la moyenne, on manquera nécessairement de plusieurs sortes à la fin de l’année, vu l’activité actuelle des transactions et de la fabrique.
- La situation est toute différente pour les cotons ; la fabrication laisse à désirer, et la matière première est très-abondante et à bas prix.
- Les lainages sont toujours à peu près dans le même état :
- On cite quelques affaires assez suivies à Elbeuf : notamment en unis noirs, et en articles pour pantalons et paletots. Des ordres importants ont été aussi donnés pour articles d’été et de demi-saison, principalement pour vêtements complets.
- Roubaix est un peu moins occupé en ce moment que pendant ces dernières semaines; le stock augmentant par ce fait, il y a ralentissement dans la fabrication.
- L’article en faveur sur cette place, est un fond uni, à rayures dans le sens de la chaîne ; les tis
- sus laine-coton, se font principalement en ce genre.
- Sedan, Reims, Troyes, n’ont qu’un écoulement modéré de leur production.
- D’ailleurs, le commerce d’exportation ne s’est pas amélioré, et c’est presqu'exclusivement la consommation du continent qui alimente la fabrication.
- A Vienne et dans le Midi, en général, c’est toujours le calme qui prédomine.
- L’Industrie parisienne est très-stimulée par l’expectative de l’Exposition universelle de 1878; de grands préparatifs sont déjà, sinon entrepris, au moins projetés ; malgré les doutes et les avis décourageants d’une certaine presse hostile aux institutions actuelles, il n’est pas douteux que cette brillante entreprise jouira d’un succès sans analogie avec les précédents.
- Les gouvernements étrangers secondent de leur mieux les efforts de notre administration, et chaque pays, loin de se désintéresser de ce concours universel, réclame pour l’insuffisance de la place qui lui est attribuée; tout cela est d’un heureux augure et démontre combien, de toutes parts, on comprend l’importance de cettè solennité industrielle.
- Les travaux de nivellement et de sectionnement sont déjà commencés au Champ-de-Mars, qui sera bientôt le centre d’une immense activité, dont le monde entier sera témoin et intéressé.
- Nous ne trouvons donc, maintenant, qu'un médiocre intérêt aux expositions locales et partielles qui s’organisent à Paris tous les ans.
- . En ce moment, VUnion Centrale des Beaux-Arts appliqués à l’Industrie tient une de ces expositions qui, au point de vue de l’art industriel,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- est certainement très-riche et très-belle, mais où la partie industrielle proprement dite n’est pas représentée.
- Un seul produit de nos spécialités y figure, et c’est, d’ailleurs, un article nouveau; c’est un tissu en phormium imprimé, et destiné à des tentures murales, pour remplacer les papiers peints; cet article est exposé par M. Bruno, de Port-Marly (Seine-et-Oise).
- Les amateurs de tapisseries, anciennes et modernes, y trouveront, par contre, une collection des plus complètes, des plus variées, et des plus artistiques.
- F. Gouillon.
- MÉMOIRE
- SUR LE BOIS DE CALIATOUR, SA COMPOSITION, SES USAGES ET LA FABRICATION DE SON EXTRAIT
- (Présenté à la Société industrielle du Nord).
- Par M. A. LADUREAU,
- Directeur du Laboratoire de l’État, à Lille, ex-Préparateur de la Faculté des Sciences de Lille.
- (Suite, et Fin).
- FABRICATION DE L'EXTRAIT DE CALIATOUR LIQUIDE.
- Le bois doit être d’abord moulu aussi finement que possible, car plus la poudre est ténue, plus l’épuisement de sa matière colorante est facile et rapide. On peut opérer cet épuisement en faisant digérer pendant quelques heures, le bois pulvérisé, avec de l’eau alcaline maintenue dans de grandes Cuves en tôle ou en bois, à la température de 80° centigrades environ. L’alcali employé est la soude caustique, que l’on trouve dans le commerce au prix de 75 fr. les 100 kil. Il en faut au maximum 9 kil. pour épuiser complètement 100 kil. de bois. Une bonne manière d’opérer serait de faire ce traitement en trois fois : la première digestion avec 5 0/0 de soude, la deuxième avec 2,5 0/0 et la troisième avec 1,5 0/0. De cette manière on ne laisse plus dans le résidu ligneux que des traces de matière colorante.
- Cependant, pour établir une grande fabrication industrielle d’un extrait de caliatour liquide pesant 10° à 20° Baumé, et renfermant 25 0/0 d’extrait colorant sec, c’est-à-dire, ayant une richesse colo
- rante égale à celle du bois lui-même, nous conseillerions une autre installation, que voici :
- CONCENTRATION PAR ÉPUISEMENT SYSTÉMATIQUE.
- L’épuisement a lieu dans six bacs d’égale grandeur, au fond desquels circule un serpentin de vapeur destiné à amener l’eau à la température de 80° centigrades. Il ne faut pas dépasser ce degré de chaleur, parce que nous avons observé à plusieurs reprises qu’au-delà la matière colorante subissait une altération, elle devenait brune et n’avait plus le rendement ni la fraîcheur de celle du bois non traité. Le bois serait renfermé dans des paniers en toile métallique ou en tôle perforée de petits trous, de manière à laisser passer le liquide et à retenir les paillettes et poussières. Au moyen d’un système de poulies glissant sur une tige placée à la partie supérieure des cuves, on peut relever les paniers, et après les avoir laissé s’égoutter quelque temps, les transporter d’une cuve dans la suivante, jusqu’à complet épuisement du bois. On met alors dans la première cuve 1,0 00 kil. de bois pulvérisé que l’on fait digérer deux heures à 800 dans 100 hectolitres d’eau renfermant 90 kil. de soude caustique. On agite de temps en temps, de manière à mettre toutes les particules de bois en contact avec la solution alcaline, afin de favoriser la dissolution de la matière colorante. On lève alors le panier, on le laisse s’égoutter, et l’on obtient un liquide qui, ramené à la température de 15°, renferme à 0/0 d’extrait sec et pèse 3° Baumé.
- Ce liquide reçoit de nouveau 90 kil. de soude caustique et 1,000 kil. de bois, et on répète la digestion dans les mêmes conditions que la première opération. Ce deuxième traitement l’amène à peser 6° Baumé et à renfermer 8 0/0 d’extrait sec. On continue ainsi à le concentrer par nouvelles additions de soude et de bois, et on arrive, après le sixième traitement, à avoir une liqueur à peu près noire, presque aussi épaisse que la mélasse, pesant de 19° à 20° Baumé et renfermant environ 25 0/0 d’extrait colorant sec ; 1 kil. de ce produit correspond alors exactement, comme puissance colorante, à 1 kil. de bois moulu sec. Si nous mettons six cuves et six paniers, on comprend aisément que c’est afin de faire aussi complètement et économiquement que possible ce travail.
- En effet, le bois en sortant de son premier traitement, garde encore une partie de sa matière colorante que ses passages successifs dans les autres cuves lui enlèveront, Les cuves communiquent
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- entre elles par un tube qui permet, en ouvrant un robinet, de faire passer le liquide de l’une dans la suivante ; le bois suit donc une marche inverse de celle du liquide, et sort, à une extrémité du système, complètement privé de matière colorante, tandis que l’on recueille à l’autre extrémité de l’extrait liquide ayant le degré de richesse voulu.
- On devra noter que, quelque bien égoutté qu’il soit, le bois sortant de l’appareil renferme néanmoins encore un poids d’eau sensiblement égal au sien, soit 1 hectolitre pour 100 kil. de bois. Aussi doit-on restituer à chaque opération cet hectolitre dans la dernière cuve et faire passer dans chacune des autres une égale quantité de liquide, afin de maintenir toujours les bains au même degré de concentration. On voit que, par ce moyen, on peut traiter en douze heures 6,000 kil. de bois de calia-tour et faire ainsi par jour 6,000 k. d’extrait correspondant à cette quantité de bois.
- CONCENTRATION PAR ÉVAPORATION,
- Si l’on n’a pas l’emplacement nécessaire pour y installer ces six grandes cuves, on peut arriver au même résultat avec deux cuves seulement ; le bois ayant subi un premier traitement dans la première A, avec 9 0/0 de soude caustique, passe dans la deuxième B, où il se dépouille presque complètement. On le rejette alors et la liqueur de B passe dans A que l’on a vidée, et sert au traitement d’une nouvelle quantité de bois, et ainsi de suite. Il faut donc évaporer les liquides ainsi obtenus, qui ne marquent que 3 ou 4°. Cette opération doit se faire au moyen des appareils à évaporer dans le vide usités dans les fabriques de sucre; car, nous l’avons dit plus haut, les alcalis à chaud modifient la matière colorante du caliatour et la transforment en matière brune. La température de cette évaporation ne peut donc pas dépasser 80° centigrades.
- EXTRAIT SEC
- Sa fabrication.
- Si l’on veut faire de l’extrait sec, voici comment il convient d’opérer : Après avoir laissé leposer durant quelques heures la solution alcaline du caliatour, afin d’obtenir le dépôt des particules solides et des poussières tenues en suspension, qui gagnent ainsi le fond, ou mieux après l’avoir filtrée, on la précipite dans une grande cuve, par une quantité d’un acide énergique, sulfurique ou chlorhydrique, suffisante pour saturer entièrement la soude em
- ployée. Il faut environ 10 0/0 d’acide sulfurique du commerce, et 15 0/0 d’acide muriatique ou chlorhydrique. Un excès d’acide ne nuirait pas, mais il n’est pas nécessaire. La matière colorante se précipite immédiatement au fond du vase où a lieu l’opération, surtout à chaud, et l’on voit au-dessus d’elle un liquide limpide légèrement jaunâtre, que l’on sépare facilement par décantation ou filtration. On lave le précipité à l’eau chaude ou froide sur le filtre ou dans la cuve et on le fait sécher. Cette matière colorante se laisse filtrer parfaitement bien; il ne passe à travers les filtres, même en feutre grossier que de l’eau claire, teintée de jaune. Une expérience que nous avons faite avec un filtre-presse nous a très-bien réussi et nous avons obtenu entre les plateaux de l’appareil, des gâteaux solides et durs d’extrait presque sec renfermant seulement 40 0/0 environ de leur poids d’eau. On peut les livrer facilement au commerce en cet état, ou mieux les dessécher complètement, opération qui doit être faite à 80° centigrades au plus. Lorsque la masse est bien sèche, on les pulvérise finement, pour l'embariller et la livrer ainsi aux teinturiers.
- EMPLOI DE L’EXTRAIT DE CALIATOUR LIQUIDE
- La solution alcaline de caliatour pouvant altérer la laine à cause de cette alcanilité assez grande, il est nécessaire pour l’employer à la teinture de cette fibre, de la neutraliser par l’addition d’une quantité suffisante d’acide sulfurique, muriatique, ou mieux, d’acide acétique du commerce. Pour s’en servir en teinture, on en verse donc la quantité nécessaire dans le bac à teindre ; on agite de manière à mélanger intimement le bain ; puis on verse l’acide jusqu’à ce que le bain violet foncé, ait pris une teinte rouge brique. On entre alors la laine, et l’on teint au bouillon. La teinture dure environ une heure et le produit est tout aussi solide, aussi riche de couleur que ceux obtenus jusqu’ici par ébullition avec le bois lui-même.
- EMPLOI DE L’EXTRAIT DE CALIATOUR SOLIDE
- La matière colorante du caliatour étant presque insoluble dans l’eau, et son extrait jouissant des mêmes propriétés, il faut pour l’employer, commencer par le dissoudre, ce que l’on obtient très-facilement en le faisant chauffer quelques instants avec de l’eau renfermant 10 0/0 de soude caustique ou 15 0/0 de sel de soude à 80°. On opère alors exactement comme avec l’extrait liquide.
- On obtient également une dissolution parfaite et des nuances très-vives et bien nourries en dissol-
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- vant l’extrait sec, à chaud dans l’acide pyroligneux ou acétique à 8° Baume. On verse cette dissolution dans le bain de teinture à chaud, en agitant, et l’on entre la laine qui monte immédiatement en couleur et a épuisé le bain en moins d’une demi-heure de temps. On obtient ainsi par le brunissage, au moyen du sulfate de fer, une teinture magnifique et d’une solidité à toute épreuve. 10 kil. d’extrait sec valant 2 fr. 12 c., donnent exactement la même nuance que 50 kil. de bois valant 1 fr. 90 c.
- Prix de revient de l’extrait sec.
- 100 kil. de bois moulu valant. . 38 fr.
- 9 kil. de soude caustique valant 6 95
- 10 kil. d’acide sulfurique. ... 1 50
- Total.......... 46 45
- Charbon..................................... » 50
- Main-d’œuvre............................... 1 50
- Frais généraux (10 p. 0/0).................. 4'55
- Total........... 53 fr.
- Pour une production de 25 kil. extrait sec, soit 212 fr. les 100 Kil. L’extrait liquide n’exigeant ni autant de charbon ni autant de main-d’œuvre, ni acide sulfurique, reviendrait à environ 20 0/0 meilleur marché, ce qui permettrait de le vendre à peu de chose près le même prix que le bois, et si l’on considère que ce traitement permet d’appliquer cette couleur à la teinture des draps et de la laine sous toutes ses formes, on comprendra l’intérêt que sa recherche nous a présenté et que nous espérons vous avoir fait partager.
- A. Ladureau.
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- ASSOUPLISSAGE DES SOIERIES OU PROCÉDÉ DE TRAITEMENT DES TISSUS DE SOIE
- EN PIÈCES OU EN MORCEAUX
- Dam le but de leur rendre la souplesse après teinture.
- Par M. J. Périnaud.
- On sait que les fabricants de tissus de soie, avaient anciennement l’habitude de n’employer pour la constitution de ces tissus, que des fils de trame et des fils de chaîne, indistinctement cuits les uns et les autres. Cette cuisson avait pour effet d’assouplir les fils en les débarrassant de leurs matières gommeuses et résineuses, mais par con
- tre, elle leur faisait perdre une partie très notable de leur poids et de leur volume. On évalue cette perle a 40 0/0 environ, pour les soies de Chine, et à 25 O/o pour les soies du pays.
- Depuis longtemps, pour parer à cette dépréciation sensible, les fabricants ne font plus cuire que les fils de chaîne qui sont, seuls, vus à l’extérieur du tissu, et ils emploient les fils de trame écrus, simplement assouplis par le chevillage, ces fils de trame étant toujours couverts par les fils de chaîne.
- La perte a été ainsi évitée, sinon en totalité, du moins en grande partie, mais un grave inconvénient s’est manifesté, auquel on n’a pu encore obvier jusqu’à ce jour : C’est que lorsque ces tissus subissent l’action de l’humidité ou d’un gommage, les fibres élémentaires des fils de trame, non cuits, s’agglomèrent par suite du contact, avec le liquide des gommes et résines naturelles qui sont restées contenues dans ces fibres. Chaque fil forme de cette façon un ensemble de fibres agglomérées, qui se revêt d’une enveloppe ou sorte de gangue rigide, dure et cassante.
- Le même inconvénient se produit, et d’une manière encore beaucoup plus accentuée, lorsque les tissus sont présentés à une seconde teinture, soit en raison d’une altération de leur couleur, soit après l’usage ; l’action des mordants et des bains de teinture produit des effets désastreux sur les fils de trame qui se trouvent encore bien plus fixés, plus rigides et plus cassants.
- On comprend dès lors que les tissus dont les fils sont ainsi dénaturés doivent se trouver eux-mêmes considérablement altérés ; on sait en effet que les fibres de la soie, comme d’ailleurs toutes les fibres animales, sont formées d’une multitude de petits crochets filamenteux enchevêtrés les uns dans les autres et présentant un ensemble parfaitement uniforme. Lorsque les soies sont cuites ou décreusées, ces petits crochets qui sont l’élément principal de l’homogénéité des tissus deviennent saillants, de telle sorte que dans les tissus à chaîne et trame cuites, on n’observe pas d’altération sensible par le frottement, le trempage ou l’exposition à l’humidité.
- Au contraire dans les tissus formés de fils de chaîne cuits et de fils trame écrus et simplement chevillés les fils de chaîne étant seuls munis de leurs petits crochets filamenteux saillants, ne peuvent s’unir indivisiblement avec les fils de trame qui en sont dépourvus. Le trempage, le gommage, Thu-
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- midité, ont alors pour effet, de raidir et d’isoler encore plus les fils de trame des fils de chaîne, et d’augmenter la facilité du glissement des fils les uns sur les autres. C’est ce qui explique d’ailleurs l'éraillage si facile de ces tissus, et la rupture des fils à l’endroit où il se forme des plis, ce qui rend en conséquence, ces plis absolument irréparables. Il en résulte ensuite que l’on est souvent forcé d’abandonner comme déchets, des matières qui, sans cela, auraient encore une valeur très-importante. N’est-cè pas aussi pour ces motifs que personne pour ainsi dire, ne donne plus de robes à teindre ?
- Le but que l’auteur s’est proposé, en imaginant ce procédé, est précisément de détruire les matières qui agglomèrent ou collent les fibres, après teinture et de séparer ainsi les dites fibres en rendant dès lors au tissu sans perte de, poids ni de volume, toutes ses qualités de souplesse, moelleux, reflet, éclat et fraîcheur.
- Ce procédé est essentiellement mécanique,il consiste à soumettre le tissu teint, ou reteint, à l’action d’une brosse-carde dont l’effet est d’enlever toutes les matières gommeuses et résineuses qui enveloppent et agglomèrent les fibres élémentaires des fils.
- Ce procédé de cardage, grattage, brossage ou battage effectué à l’aide d’une machine disposée d’après le principe ci-après indiqué :
- Le tissu est continuellement tendu afin d’éviter le froissement, mais si par hasard ce cas se présentait, le tissu assoupli pourrait être réapprêté sans rien perdre de sa souplesse, à la condition que cet apprêtage soit effectué à sec et préférablement avec la machine à feutre sans fin.
- Par ce procédé de brossage, battage, cardage ou grattage, les tissus peuvent être assouplis, aussi bien avant d’être apprêtés qu’après l’avoir été ; il est néanmoins indispensable que l’apprêt qu’on leur ferait subir quand ils ont été assouplis, soit opéré à sec. Mais il est préférable, pour obtenir un bon résultat, que l’étoffe soit complètement terminée comme teinture et apprêt, c’est-à-dire, telle qu’on la livre habituellement au commerce. Mentionnons en dernier lieu que ce procédé s’applique indifféremment à tous les tissus de soie ou autres, teints ou reteints, tel que : faille, poult de soie, gros-grain, gros-de-Tours, satin, taffetas, velours, popeline, rubans, ceintures, etc., etc.
- (Note communiquée^
- Les indications de cette note font suffisamment
- connaître l’idée queM. Périnaud vient de faire passer dans la pratique, et qui préoccupait beaucoup les teinturiers-dégraisseurs, déjà informés de l’existence de ce procédé, qu’ils considèrent comme un perfectionnement apporté à leur industrie.
- Pour caractériser en deux mots le but de l’opération indiquée, voici, à notre point de vue, comment on peut l’interpréter :
- Un fil de soie est formé d’un nombre assez considérable de brins, et pour que ce fil soit fourni et brillant, les brins doivent être réunis, mais non collés, agglomérés ensemble.
- Les immersions dans le bain de teinture ou dans tout autre liquide à base d’eau produisaient précisément cette agglutination fâcheuse des brins d’un même fil, mais si la teinture s’est faite sur l’écheveau, le chevillage les désagrège, et rend la beauté aux fils. Dans les tissus, le chevillage n’est pas possible, les fils de soie qui les constituent restent donc durs, secs, ternes -, c’est alors qu’intervient l’opération de l’assouplissage qui ouvre et désagrège les fibres.
- L’assouplissage des tissus est donc, selon nous, l’équivalent du chevillage des fils ; à ce point de vue cette opération est très-rationnelle et très-recommandable, et nous pensons que les moyens indiqués peuvent, en effet, produire les résultats annoncés.
- Comme renseignement important, nous devons signaler que M. Périnaud a fait breveter son procédé; M. Maréchal, teinturier à Paris, est le concessionnaire du brevet, et MM. Pierron et Dehaître sont les constructeurs de l’appareil destiné à l’application dudit procédé.
- F. G.
- NOIR D’ANILINE
- Par M. GRAWITZ.
- A propos des diverses communications que nous avons faites sur le noir d’aniline, M. Grawitz nous informe que dans les travaux auxquels il s’est livré et qui ont abouti aux procédés qu’il exploite en ce mo -ment, il sera prochainement à même de produire quelques faits nouveaux sur la théorie de la formation de cette couleur.
- Dès maintenant, il croit pouvoir poser en principe que ce noir, pour être pratique et industriel, doit être formé par la combinaison de l’aniline co-
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- lorable et d’un sel métallique, qui passe au noir par l’oxydation; ce serait une sorte de laque dont les deux éléments se transforment mutuellement sous l’action de l’agent oxydant.
- L’oxydation, toutefois, se produit sans étendage et a lieu par le seul fait des matières en présence, ce qui simplifie considérablement l’application du procédé et permet d’éviter les causes de destruction des matières teintes.
- M. Grawitz nous promet une nouvelle communication dans laquelle il indiquera les moyens et exposera la théorie qui est résultée de ses travaux, et qui est en opposition, sous quelques rapports, avec l’interprétation que l’on donne ordinairement aux phénomènes qui s’accomplissent dans la formation du noir d’aniline.
- L’auteur du nouveau procédé a bien voulu nous remettre quelques échantillons de ses produits teints par sa méthode ; ce sont ceux que nous soumettons ci-dessous à nos lecteurs.
- Noir-Bleu d’aniline.
- Le noir-noir est ce bleu poussé à une plus grande intensité ; on arrive au noir parfait comme à l’aide de tous les autres procédés de noir d’aniline ; au lieu du noir que tout le monde connaît, il nous a paru plus intéressant de produire cette nuance, qui peut s’obtenir plus ou moins foncée, et qui dans tous les cas, peut se substituer aux bleus d’indigo.
- Noir-Brun d’aniline.
- Ce brun ou bronze d’aniline, est obtenu à l’aide des mêmes agents , mais avec une modification dans les manipulations.
- M. Grawitz nous informe que ses procédés s’appliquent sur toutes matières textiles, et indifféremment sur fils ou tissus, et qu’ils sont ainsi d’un emploi universel; enfin leurs prix de revient sont si minimes qu’ils n’atteindraient même pas ceux des couleurs de campêche !..
- Ce procédé nous a donc paru une nouveauté intéressante à signaler, en attendant que nous puissions la décrire.
- DÉTACHAGE DES ÉTOFFES.
- Le Journal de pharmacie d’Alsace-Lorraine, résume comme il suit les divers moyens à mettre en usage pour enlever les taches sur les vêtements et les tissus.
- Bien que ces moyens ne soient pas tous très-pratiques, nous reproduisons cette note qui contient, du reste, d’utiles indications, en rappelant que le Moniteur de la Teinture a publié plusieurs articles sur le même sujet.
- TACHES DE SUCRE, GÉLATINE, SANG, ALBUMINE.
- Simple lavage à l’eau. (Nous ajouterons que pour ces dernières, les taches de sang, d’albumine (blans d’œufs), laitages et autres du même genre, il faut éviter l’emploi de l’eau chaude, qui coagulerait ces matières et les fixerait aux tissus ; il ne faut donc se servir que d’eau froide).
- TACHES DE GRAISSE.
- Sur le linge, on emploie le savon et les lessives; sur les tissus de couleur, de laine ou de coton, de l’eau de savon tiède ou ammoniacale ; sur la soie la benzine, l’éther, l’ammoniaque, la poudre de salinelle, la magnésie, la craie, le jaune d’œuf.
- TACHES DE PEINTURE, VERNIS, RÉSINE.
- Essence de térébenthine, benzine, puis savon.
- TACHES DE BOUGIE, STÉARINE.
- Employer de l’alcool à 95 degrés.
- COULEURS VÉGÉTALES, VIN ROUGE, FRUITS, ENCRE ROUGE.
- Exposer les taches aux vapeurs d’acide sulfureux (vapeur de soufre en combustion), laver à l’eau chlorée.
- Sur les tissus teints où il y a crainte d’altérer les couleurs, laver à l’eau de savon tiède ou à l’ammoniaque.
- ENCRE D’ALIZARINE.
- Quand la couleur du tissu le permet, laver avec une dissolution d’acide tartrique, d’autant plus concentrée que la tache est plus ancienne.
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- ROUILLE , ENCRE A LA NOIX DE GALLE.
- Sur le linge, on emploie une dissolution chaude d’acide oxalique, ou bien de l’acide chlorhydrique étendu, puis on y ajoute de la tournure ou limaille d’étain. (Un mélange d’acide chlorhydrique et de sel d’étain remplirait évidemment, et plus simplement, le même but.)
- Sur les tissus de couleur en coton , on procède à des lavages réitérés à l’acide citrique en dissolution, si l’étoffe est bon teint.
- Sur laine, de l’acide chlorhydrique étendu, si la couleur peut y résister.
- Sur soie, ne rien faire, toute tentative ne fait qu’aggraver le mal.
- CHAUX, LESSIVES, ALCALIS.
- Sur le linge, simple lavage à l’eau.
- Sur tissus de coton, de laine, de soie : employer de l’acide citrique étendu, verser goutte à goutte et frotter avec le doigt, la tache préalablement mouillée.
- TACHES D’ACIDES, VINAIGRE, MOÛT, FRUITS ACIDES.
- Sur le linge : simple lavage à l’eau, ou à l’eau chlorée chaude.
- Sur tissus de couleur : ammoniaque plus ou moins étendue, suivant la délicatesse du tissu ou de la couleur.
- TACHES DE TANNIN, BROU DE NOIX.
- Sur linge blanc : eau de javelle ; eau chlorée chaude ; solution concentrée d’acide tartrique.
- Sur tissus de couleur : eau chlorée plus ou moins étendue, suivant la délicatesse du tissu ou de la couleur, et, alternativement, lavage à l'eau.
- GOUDRON, GRAISSE DE VOITURE, CAMBOUIS.
- Sur linge : savon, essence de térébenthine, filet d’eau alternativement.
- Sur tissus de coton et de laine teinte : frictionner avec du saindoux, puis savonner, laisser reposer ; enfin, laver alternativement à l’essence et à l’eau.
- Sur soie, opérer de même, mais au lieu d’essence, employer de la benzine et laisser tomber le filet d’eau d’une certaine hauteur, agir sur l’envers de la tache.
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES.
- 110321. — Roussel et GERVAIS-ROUSSEL. — Teinture noire concentrée sous forme de tablettes^ bloclist etc. — D’une dissolution de bois de cam-pêche, sulfate de fer, alun et sumac, les brevetés constituent un aggloméré tout prêt pour la teinture en noir.
- • 110323.— Tailbouis, Renevez, Touzé et Bo-namy. — Métier circulaire à cote perfectionné pour tissus à dessins variés. — Le métier outre sa construction générale se distingue : 1° par le couvercle qui abrite contre les déchets de fils les organes intérieurs et qui porte l’ensemble des chutes de la fonture verticale ; 2e par l’application des souten-neuses pour assurer la régularité du cueillage à la fonture verticale ; 3° par un système de presses intérieures mues extérieurement par des boutons ; 4° par une disposition de conductrices à engrenages ; 5° par le cercle brisé qui porte les chutes horizontales ainsi que les pièces de cueillage qu’il supporte; 6° par les souteneuses intérieures que la fonture horizontale avec réglage au moyen d’un moulinet extérieur -, 7° par le système de presses horizontales et leur application comme rentreuses de platines; 8° par la suppression des roues à dessins etc.; 9° par l’obtention de dessins nouveaux et variés.
- 110325.—Tillette et BOQUILLON. — Genre de tissus, dit gaze brochée sans envers. — Dans la mise en carte du dessin pour métier Jacquard avec tire double corps, on opère comme suit : le premier corps est formé du premier fil de la dent et le deuxième corps du second fil; puis, à la mise en cartes, on fait passer la moitié du découpage en dessous et l’autre moitié en dessus.
- 110333. — Broadbeat. — perfectionnement dans les hydro-extracteurs. — La tige de l’hydro-extracteur est à vilbrequin ou manivelle commandée directement par une bielle ; l’excentrique qui avoisine la manivelle est graissé par le même lubrifiant qui y arrive par un trou à ce destiné ; de même pour une parfaite lubrification, la poire à tampon du haut de la tige est faite en deux pièces.
- 110351. — Pickard. — Etui ou enveloppe ser-
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- vant aux canettes de coton, de soie, ou d’autres fils employés dans les machines à coudre pour la couture à la main. — Les canettes sont enfermées dans des étuis métalliques de toutes formes et dimensions ce qui évite de dévider sur bobines et ce qui permet encore de réduire le nombre des trous de tensions dans les navettes.
- 110391. — Tavernier. — Application nouvelle de proc ds connus à l’obtention de la moire perfectionnée. — Pour empêcher le moirage anormal jaspé ou chiné on applique à l’étoffe avant tout autre travail une distension à froid ou à chaud, au moyen d’un rouleau.
- 110401. — CARDINAL-VERNET. — Appareil dit débrayeuse Cardinal ayant pour objet d’arrêter instantan ment la marche des m tiers à bonneterie dits métiers tubes et autres. — A l’aide de leviers de détente disposés sur une plate-forme, l’appareil a pour but d’arrêter automatiquement la marche du métier lors du dessoudage ou de la casse des aiguilles ou bien lors de la chute du tissu.
- 104,414. — Legrand. — Perfectionnements aux machines à bronzer et a poudrer. — Ces perfectionnements consistent surtout dans la combinaison de l’encrier-tamis avec tissu en soie très-fine ; dans la disposition des sangles qui évitent d’effacer le mordant, et dans l’application du caoutchouc sur le cylindre pour faciliter l’entraînement des feuilles.
- 110,475. — Girodon et fils. — Genre de tissu dit crêpe indien. — Le tissu, qui offre l’aspect du crêpe de Chine, est composé en chaîne et en trame de cordonnets écrus ou teints de soie, déchets de soies ou fantaisie ; il se tisse sur la Jacquard avec une seule marche ; le crépage dépend des tissus employés et se trouve accentué par le décreusage.
- 110,494. — Barlay. —Perfectionnements dans les machines et procédés d’impressions colorés sur planches de métal. — Pour imprimer et décorer le métal, le fer blanc par décalque, le bâti de la machine porte une table à laquelle est donné un mouvement de va-et-vient; sur la table est une pierre lithographique qui par le mouvement de la table est portée sous les rouleaux encreurs et sous un cylindre à impression ; celui-ci est recouvert d’une feuille de carton encollé et glacé qui reçoit l'im-pression et la rapporte sur la feuille métallique enroulée sur un cylindre placé au-dessus. Les mouvements des cylindres sont intermittents et permettent de changer les feuilles à imprimer.
- 110,498. — Burnier. — Culots et araignes mousseux en tissus, servant à la fabrication des fleurs mousseuses artificielles. — Application de tissus de laine ou de coton préalablement préparés et découpés pour la fabrication des culots et araignes pour roses et autres fleurs artificielles.
- 110,542. —• Jianot. — Machine à broyer les couleurs. — La machine se compose d’un socle sur lequel pivote une table en granit ou autre matière ; la broyeuse est à molette.
- Il0,574. — Grison. — Procédé de teinture, de mordançage et d’épaillage simultanés sur toutes étoffes de laine ainsi que sur la laine en poil et en déchets ou chiffons contenant des matières végétales. — Emploi d’un bain d’acide pesant de 3 à 8 degrés; on sèche et on lave. La neutralisation complète se fait au moyen de bains de carbonate de soude et d’ingrédients réducteurs.
- 110,601. — DUSSEAUX. — Machine à fouler les lainages, dite pile à maillets. — Les maillets sont doués d’un mouvement rectiligne à chute libre par un organe moteur pouvant être actionné au moyen d’une chaîne ou courroie, tandis que dans les anciennes piles à maillets oscillants l’arbre à cames ne peut être mû que par l’effet direct du moteur.
- 110,605. — Hayman aîné. — Apprêt sur toutes étoffes. — Composé de gélatine bouillie, blanc de neige, jaune de chrome et soufre, à l’effet de produire une imitation de sparterie pour la fabrication des chapeaux.
- 110,618. — Thiebault. — Reproduction des feuillages et fleurs artificielles d’après nature et de fantaisie au moyen des impressions chromolithographiques. — Cette application de la chromolithographie permet d’obtenir des feuilles et fleurs régulières sur étoffes ou papiers de toute nature.
- 110,639. — JEUFFRAIN et DELAMARE. —Procédé destiné, à distinguer les fils d’envers des fils d’endroit dans la fabrication des draps et étoffes de nouveautés. — Application d’une coloration temporaire sur le fil d’envers en vue de les distinguer des fils d’endroit lors de l’étourdissage et dutissage.
- 110,653. — REYNAUD. — Procédé destiné à modifier ou à supprimer la propriété qu'a la laine de se faire feutrer et de se rétrécir par le lavage. — La laine est à plusieurs reprises plongée dans une solution d’eau et de chlore ou de brome, celui-ci en très-faible proportion.
- 110,667. — DEPOULLY. — Genre d’applications
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- sur tulles et tissus légers, et produit qui en est le résultat. — Les applications sont obtenues au moyen de vernis gras et indélébiles.
- 110,714. — QUIROGA-BARCIA. — Procédé propre à décreuser les fibres textiles crues en général, afin d’en diminuer le volume et de faciliter le fret des navires. — En vue de les dépouiller de toute matière étrangère, gomme, résine, etc., les joncs alfa, palmiers, etc., sont décreusés par broyage, fermentation et séchage.
- 110,719. — Soyez. — Imitation de tontisse en corne. — Réduite en poudre, teinte et blutée, la corne peut, en cet état, remplacer la tontisse de laine.
- 110,727. — Berthet. — Machine à battre et a laver la soie. — Par manivelle ou poulies et une disposition de disques à taquets, le mouvement est donné à un ensemble de leviers venant respectivement s’articuler à l’extrémité d’une tige; l’autre extrémité de cette dernière reçoit un butoir ou plateau de grande dimension placé dans la cuve.
- 110,736. —Detré. — Teinture de la laine peignée en rubans sur guides ou cadres rétrécissables. — Le ruban est placé sur un cadre qui, muni d’un bras longitudinal mobile, permet de diminuer à volonté le diamètre d’enroulement.
- 110,738. — Duchez. — Machine a secouer les soies sortant de la teinture, sèches et tendues. — Les soies, tendues sur des rouleaux disposés symétriquement, reçoivent l’action d’un frappeur en forme de T, dont la tige est mise en mouvement par une poulie à manivelle.
- 110,755. — Lacombe. —Système de doublage et de torsion simultanés des soies à coudre. — L’invention a pour but de faire d’un seul coup le filage ou tordage, le doublage et le tordage en sens inverse du filage, et cela au moyen de quatre fuseaux échelonnés dont trois inférieurs reçoivent les bobines portant les grèges qui se réunissent sur un cylindre cannelé pour descendre sur la quatrième bobine, qui opère la torsion par le mouvement en sens inverse de son fuseau.
- 111,755. — Tassier. — Dispositions mécaniques constituant un ensemble de machines dont le but est rétourdissage et le pliage des chaînes de soies ou autres fils longitudinaux des tissus de toute nature. — Pour obtenir, à l’étourdissage, une tension régulière du fil, chaque roquet est muni d’un frein tendeur; des leviers avertissent de la rupture d’un ou plusieurs fils.
- 110,772. — Kuister-Margaron. — Filage des plumes et duvets d’oiseaux à l’effet d’obtenir des tissus variés, dits tissus nébuleux. — se tissu est obtenu avec des plumes, barbes de plumes, duvets, etc.; le fil en laine ou autre matière, destiné à former l’âme, est enduit de gomme, passe dans une caisse fermée pour se couvrir de duvet et est finalement tordu.
- 110,848. — MESSENER. — Procédéde fabrication d’encres concentrées et sirupeuses de toutes natures et de toutes nuances. — C’est un mélange de campêche solide , de bichromate de potasse et d’eau. On fond le tout au feu, et on y ajoute de l’acide chlorhydrique et de la gomme. Pour les encres communicatives, on remplace le bichromate de potasse par du carbonate de soude, du prus-siate, etc., et l’on y ajoute de l’acide oxalique et du sucre.
- 110,854. — RUFFIER-LEUTNER. — Application par broderie au crochet [mécanique ou à main') de tissus imprimés en laine, soie et coton sur fonds tulle ou mousseline, pour rideaux et tentures, toilettes de dames, etc. — Le tissu imprimé est appliqué sur le fond, puis on fait un point de broderie fixant les contours ; on enlève les parties en dehors du dessin, et on obtient ce dernier sur le tulle ou la mousseline.
- 110,893. — Carrey. — Production de nouveaux effets dans les tissus des étoffes imprimées, en vue de donner à celles-ci rapparence des étoffes tissées. — Emploi de chaînes ou de trames de textiles quelconques teints; pour opérer le liage de l’éloffe, les armures du tissu sont, sur la surface destinée à l’impression, marquées de couleurs voyantes.
- 110,903. — Guimet. — Matière ou substance colorante applicable aux arts et à l'industrie, dite, selon nuances, outremer pourpre et outremer brun. — Application du sélénium que l’on traite comme le soufre dans la production de l’outremer bleu ou ses combinaisons.
- 110,904. — Guimet. — Matière ou substance colorante applicable aux arts et à l'industrie, dite, selon nuances, outremer vert et outremer jaune. — Application du tellure traité comme le soufre dans la fabrication de l’outremer bleu ou ses combinaisons .
- 110,913. — Pelet. — Machine à peigner la laine. — Disposition de deux plateaux tournants
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- établis avec des couvertures dans lesquelles passent des barrettes à ressort produisant alternativement le peignage.
- 110,927. — CHAVANT. — Procédés de fabrication de tissus nouveaux par l’application nouvelle de moyens connus. — Ce tissu se fait au moyen d’une trame et de deux chaînes, la chaîne droite bien tendue, l’autre lâche; les fils de tours se lient aux fils droits et ont pour intermédiaire la trame, qui une fois recouverte donne le relief à l’étoffe.
- 110,933. — Freydier, Thoully, Olivier et Cie. — Emploi de la chenille dans la tresse mohair, soie^ fil ou toute autre matière, soit en noir, soit en couleur, l’emploi de cette chenille formant un effet de velours. — C’est un tissu de mohair où l’on introduit un certain nombre de chenilles-soie, en remplacement d’un nombre égal de fuseaux de mohair.
- 110,953. — Slater. — Perfectionnements dans les moyens de tontisser les draps par le feutrage de tontisse sur la chaîne et la trame. — Les moyens décrits consistent à répandre la tontisse sur la pièce, à doubler la pièce en son milieu, à en coudre les liserets et à passer la pièce ainsi préparée entre les cylindres du foulon.
- 110,989. — Volff et Betley. — Perfectionnements dans la production des teintures d’aniline. — Production des couleurs d’aniline toluidine avec ou sans addition de xylidine et de nitro-benzol ou de nitro-totuol, ou bien encore du nitro-benzol contenant du nitro-totuol.
- 111,034. — Goldschmid, Horkheimer et Faran. — Perfectionnements dans les métiers à trancher ou à diviser les velours et autres tissus à poil. — L’étoffe double à diviser se place sur un rouleau à mesuré de sa sortie du métier, puis vient subir l’action de couteaux dont le support est actionné par une disposition de crémaillères.
- 111,039. — Imbs. — Perfectionnements à sa machine à peigner les filaments des matières textiles. — Le breveté revendique l’emploi, dans son système de peigneuse, de pinces additionnelles s’approchant et s’écartant alternativement de la ligne des peignes ; cette combinaison de pinces est formée de deux règles d’épaisseur relativement mince et telle que les filaments la dépassent et puissent être présentés par la pince à un organe quelconque placé au-delà. Ce second système de pinces, combiné avec l’ancien et avec le peigne
- plat multiple, effectue les opérations de prise de la tête, d’alimentation et d’arrachage.
- 111,069. — Faucille, Allaigre et GÉGNON. — Genre de tontisse et ses applications. — Poils et fourrures de toutes sortes, et substances végétales, telles que liège, coco, éponge, etc., nettoyés et réduits en poudre.
- 111,086. — SCHOLÉSING. — Etiquette mobile à aiguille pour les tissus, étoffes ou autres articles. — Cette aiguille à étiquette est en fil tréfilé et replié en double branche, avec un œillet destiné à recevoir le fil de l’étiquette.
- 111,087. — Schlosser. — Système de fabrication de tontisses animales et végétales. — Deux procédés sont relatés ; l'un, pour les matières animales, consiste à les soumettre à l’influence de la vapeur ou des gaz, à une pression de une à huit atmosphères, puis les dessécher, les diviser et les épurer; — l’autre, pour les matières végétales, consiste à remplacer la cuisson à la vapeur par l’acidulation .
- 411,124. — Bailey et les sieurs Smith. — Perfectionnements dans les machines ou appareils à peigner la laine et autres matières filamenteuses. — Les brevetés font usage d’un peigne circulaire plus petit que le peigne principal et placé de façon que les dents sont hors de contact avec ce dernier; un ruban de filaments est étiré du grand peigne, tandis que la blouse et les filaments longs qui y sont mélangés sont reportés sur le second peigne et présentent extérieurement la partie qui est intérieure dans le grand peigne ; des cylindres ordinaires étirent de nouveau ces filaments, en laissant toutefois la blouse.
- 111,178. — Lyon. — Transformation de nuances par oxydation des couleurs primitives sur étoffes de soie et autres. — Ce procédé a pour but de faire disparaître ou annuler les frappures d’air ou les piqûres des couleurs dans les pièces de soie ou les étoffes usagées, en transformant les nuances ; il consiste à tendre les étoffes pour les immerger dans un bain d’eau chauffée à 80 degrés et dans laquelle on a dissous 10 grammes de bichromate de potasse par litre d’eau ; après quelques minutes, le changement des nuances se produit ; par exemple un gris clair se transformera en un havane.
- 111,186. — Tulpin frères. — Système de chauffage continu destiné au séchage des fils de chaînes des tissus et du papier, et applicable aux machi-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- nes dites à encoller ou parer, ainsi que celles a sécher de tous genres. — Le système comprend un ou plusieurs rangs de plaques métalliques creuses, chauffés par la vapeur et formant des compartiments clos sur les côtés longitudinaux, avec extrémités libres laissant passage aux fils et tissus à sécher. Des rouleaux de renvoi sont placés aux extrémités.
- 111,246. — POIRRIER, Mortier et Muller. — Drapage d'envers des tissus en laine peignée. — On effectue ce drapage d’envers à l’aide d’une carde que l’on fait agir deux fois de suite sur l’envers du tissu, et l’on obtient le mérinos double ou simple drapé d’envers.
- 111,297. — Fargue. —: Procédé pour marquer le linge spécialement et toutes les substances organiques en général. — Le procédé consiste : 1° dans l’emploi combiné de deux matières : l’une, l’acide pyrogallique ou l’acide gallique, comme matière sensibilisatrice -, l’autre, le nitrate d’argent, comme substance marquante ; 2° à mélanger séparément ces deux matières avec de l’argile pour en faire deux pâtes solides, avec lesquelles on pourra obtenir des mines, crayons, marque-linge, etc.
- 111,319. — Wolff etBETLEY. — Perfectionnements dans la production des matières colorantes, applicables a la teinture et à l’impression. — La base de ces matières colorantes est un mélange d’aniline, toluidine, de nitro-benzine et d’acide hydrochlorique ; le mélange est chauffé et traité par l’eau et des matières salines. On pourrait 'combiner l’aniline avec de l’acide arsenique.
- 111,331. — Hammelrath. — Procédé de dégraissage de laines dit dégraissage Hammelrath. — Dissolution, dans environ 300 litres d’eau chaude, de 10 kilogrammes de soude caustique, puis addition de 10 kilogrammes de résine blanche ou colophane. Cette préparation pâteuse est versée dans le bac à dégraisser.
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- BREVETS D’INVENTION
- Concernant les industries tinctoriales et textiles.
- 1 12087. — h avril : Delamare-Deboutteville. — Frottage des fils de coton et de toutes autres matières textiles.
- 112088. — 6 avril : Grosselin père et fils. — Perfectionnements aux tondeuses longitudinales.
- 112099. — 27 mars : Merckens. — Procédé destiné à préserver les aiguilles de la rouille ou oxydation.
- 112100. — 28 mars : Mignon et Malen. — Appareil contre le coup de bélier.
- 112160.11 avril : Débrosse. —Disque régulateur des rouleaux de métiers à fabriquer les tapis et autres tissus.
- 112260. — 5 avril : Jurion (les sieurs). — Procédé de blanchiment des fils et tissus, et toutes les matières végétales textiles ou propres à la fabrication des pompes à papier.
- 112277. — 4 avril : Zingler. — Perfectionnements apportés à la fabrication du vernis, applicables également pour coller et rendre imperméables les étoffes.
- 112284. — 22 avril : Boulieu frères et Charlon. — Essoreuse centrifuge continue.
- /112285. — 22 avril : Boulieu frères et Charlon. — Machine à battre et à laver les filaments en éche-veaux.
- 112287. — 20 avril : Casacia dit Jacquemin. — Calorifère pouvant servir indifféremment ou simultanément au chauffage des locaux et au séchage des substances par circulation rationnelle, dit calorifère industriel.
- 112332. — 7 avril : Jeannolle. — Procédé devant remplacer l’indigo par l’aniline dans la teinture des fibres végétales ou animales, tissées ou non.
- 112334. — 7 avril : Keim. —Rame circulaire continue à pinces, destinée à ramer, apprêter, mettre à fil droit, élargir et sécher les étoffes de soie, laine, coton, lin ou toute autre matière textile.
- 112359. — 11 avril : Joly. — Liqueur anilinoïde atramentaire tinctoriale.
- 1 12369. — 25 avril : Ravel. — Perfectionnements à la machine à laver la laine dite Eiro-plun-ther, pour laquelle le sieur Ravel a pris un brevet de 15 ans le 16 avril 1864.
- 112385. — 21 avril : DELAMARE fils et Ci0. — Système d’épaillage chimique des tissus de laine par la voie sèche.
- Certificats d'addition.
- Renard. — 26 février : B- 105703. — Pluie de teinture.
- Anfry. — 16 mars : B. 109437. — Appareil applicable aux tondeuses pour préserver du tondage certaines parties de l’étoffe.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Garnier. — 27 mars : B. 107435. — Apprêtage des tissus de tous genres.
- Knight, Du Temple et FARINAUX. — 5 avril :. B. 112001. — Procédé de teinture avec réserves physiques ou chimiques, etc.
- Dujardin. — 1er avril : B. 107028. — Imperméabilisation des tissus, feutres, cordages, bois, cuirs, etc.
- MERCKENS. — 29 mars : B. 112099. — Procédé pour préserver les aiguilles de la rouille.
- Richard. — 5 avril : B. 97441. — Peigne universel et application de l’électricité aux machines à ouvrer les fils, etc.
- Raulin. — 25 avril : B. 111608. — Perfectionnements au traitement de la laine sous toutes ses formes.
- Raulin. — 25 avril : B. 107847. — Etouffage ou traitement par les gaz des cocons de vers à soie.
- INFORMATIONS Si FAITS DIVERS
- NOUVELLES DISPOSITIONS POSTALES
- Jusqu’à présent, les notes ou factures acquittées, trouvées dans les colis expédiés en dehors de la poste, constituaient une contravention à l’arrêté du 23 prairial an IX.
- Plusieurs réclamations s’étant produites à ce sujet, l’Administration des postes vient d’inviter ses agents a ne plus dresser de procès-verbaux , pour lesdites notes ou factures, sauf le cas où celles-ci contiendraient des annotations ayant le caractère d’une correspondance personnelle.
- Aux termes de la loi du 4 mars 1858, tout échantillon présenté aux guichets d’un bureau de poste devait, pour être expédié, porter une étiquette, griffe ou marque de commerce.
- Cette disposition est annulée. A l’avenir, on pourra donc expédier par la poste des échantillons, sans qu’ils soient revêtus de la marque exigée jusqu’à présent.
- DÉCLARATIONS EN DOUANE
- On sait que, d'après une décision de l’honorable M. Léon Say, ministre des finances, les tissus de fabrication française, accompagnés de déclarations des expéditeurs renfermant les indications nécessaires pour assurer l’exactitude des relevés statistique, sont dispensés, depuis longtemps de toute visite à leur sortie de France.
- Les employés de la douane ayant constaté depuis quelques mois que, soit par négligence, soit pour tout autre motif, un certain nombre d’expéditions ne sont plus accompagnées des déclarations exigées, M. Amé, directeur général des douanes, vient, dit le Journal des Débats, d’envoyer à toutes les Chambres de commerce de France une circulaire pour les inviter à prévenir les intéressés que, dans le cas où les déclarations dont il s’agit ne seraient pas produites, le service des douanes procéderait désormais à l’ouverture des colis et à la vérification des tissus.
- COLORATION DES COMESTIBLES
- La Société d’économie politique de Paris, dans sa dernière séance, a émis le vœu que l’administration supérieure prît des mesures pour interdire désormais la vente des substances malfaisantes, souvent vénéneuses, employées à la coloration des vins, des bonbons et de la parfumerie.
- La motion vise spécialement la rosaniline, le suc d’hyèble et lafuschine.
- On demande au moins que la vente de ces matières soit entourée de précautions indispensables.
- LES BREVETS D’INVENTION EN ALLEMAGNE
- La chancellerie de l’empire allemand vient de prévenir les industriels les plus considérables qu’une enquête sur les brevets aura lieu vers la fin du mois d’août ou au commencement de septembre. Il paraîtrait donc que l’on se propose sérieusement de soumettre un projet de loi au prochain Reichstag. Les travaux préliminaires seraient, paraît-il, tellement avancés, que l’on peut s’attendre au dépôt de ce projet au plus tard dans la session de la nouvelle période législative.
- Nous apprenons à cette occasion, que déjà depuis quelques mois une enquête s’est faite auprès des chambres de commerce et des industriels, qui a permis de recueillir des matériaux considérables. On se serait exprimé généralement en ce sens que les tarifs sans unité d’aujourd’hui sont tont ce qu’il y a de plus insuffisant, et qu’une loi pour le royaume est un besoin pressant.
- Aujourd’hui, c’est à peine si les objections des théoriciens contre la protection des inventeurs possèdent encore quelques partisans ; la protection des inventions et le progrès technique deviennent une conséquence nécessaire.
- Les Gérants : F. GOUILLON & P. BLONDEAU.
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- NOIR D’ANILINE, breveté s. g. d. g.
- M. Grawitz a l'honneur de prévenir MM. les industriels que par ses brevets, en date des'30 septembre et 3 novembre 1874, et les certificats d’addition s’y rattachant, il s’est réservé la production sans aérage du
- NOIR D'ANILINE
- par la formation des sels doubles d’aniline et de métal ou des sels d’aniline à acides métalliques, peroxydés par les chlorates ou les chromâtes de quelque manière que ces réactions soient mises en œuvre ; et que, nul, sans son mandat spécial ne peut traiter avec Eux de l’exploitation de ses procédés.
- Les contrefacteurs seront poursuivis conformément à la loi.
- Pour cession de licences d'exploitation s’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- L’album comprendra 24 feuilles (192 échantillons). Chaque feuille formera un tableau de 44 centimètres de hauteur sur 28 de large. — Au milieu sont les échantillons; à gauche, la composition des mordants, dose de chaque sel, durée du mordançage pour 100 kilos; à droite, la désignation des matières colorantes, doses et durée de la teinture pour 100 kilos de matière teinte.
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- Il existe plusieurs agences très-sérieuses pour la prise des BREVETS D’INVENTION, pour les recherches et travaux qui s’y rapportent; mais aucune n’est spéciale aux industries tinctoriales, et ne les connaît assez intimement pour pouvoir apprécier la similitude des procédés, ou les nuances si délicates qui établissent des distinctions entre eux, et peuvent les rendre brevetables, ou les confondre avec des antério-tés qui les annulleraient.
- Aucune situation n’est aussi favorable que la nôtre pour être au courant de toutes les nouveautés qui surgissent dans nos spécialités, et des procédés anciens ou nouveaux qui ont été exploités ou proposés; elle nous permet aussi d’apprécier le fond et la portée d’une invention et de la présenter de la façon la plus favorable. Nous sommes donc à même de nous charger de tout ce qui concerne les Brevets, tant en France qu’à l’Étranger. — Envoi du tarif sur\ demande.
- Le Moniteur de la Teinture publie une LISTE DE TOUS LES BREVETS D’INVENTION relatifs à sa spécialité, et donne une analyse de ceux qui lui paraissent offrir un intérêt d’actualité. Nous fournissons le résumé des brevets qui ne sont pas analysés dans le journal, et que l’on désire connaître, moyennant une rémunération de 5 fr. pour chacun.
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- — Traité de la filature du coton (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°.................... 35 fr.
- BEZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage, de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-8° et atlas de 151 pl. in-4°...................... 100 fr.
- BOLLEY et KOPP . — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 ligures dans le texte 10 fr. ; par poste 12 fr.
- BON A- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste...................................... 11 fr.
- BOURDILLAT. — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste........................................ 9 fr. 50
- CHEVREUL. — Cercles c hromatiquesappliqués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr.; par poste....................................... 37 fr.
- CHOIMET. — Filature du lin et du chanvre, in-8°, 448 p. avec tableaux et pl. (rare),25 fr.; par poste........................................... 27 fr.
- DE VIN ANT- — Traité pratique de la teinture, de l’impression sur étoffes et du blanchiment, 1 volume in-8°, de 875 pages et 6 planches autographiées, -contenant un grand nombre de prodédés et recettes,
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- DOLFUS-AUSSET- — Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-8°, 20fr. ; par poste 22 fr.
- DUMAS — Précis de l’art de la Teinture, un volume in-8° broche 416 pages {très-rare) — par poste.. 6 fr.
- F- FOL. — Guide du teinturier, ou Manuel des connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte; cartonne, 9 fr. ; par poste .... 9 fr. 50
- GIRARD et DE LAIRE. Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste........................................... 19 fr.
- GIRARDIN. — Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste . ....... 14 fr.
- GONFREVILLE. — Art de la teinture des lames en toison, en fil et en tissus, 1 vol. in-8°, 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec for-mules, 30 fr ; par poste. (rare)........... 31 fr.
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- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr.; par poste.....................'...............10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages’, grand in-8° et 3 pl. 10 fr. ; par poste............’............ 11 fr.
- — Impression et teinture des tissus ; grand in 8°, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8°, 1 fr. 25; par poste........................ 1 fr. 75
- — Garance", son emploi dans la teinture et l’impression des tissus; in-8°, 2fr.; par poste .... 2fr.50
- LEROUX. — Traité pratique de la filature des laines peignées et cardées, 1 vol. in-18e, avec figures et 4 planches relié................................. 15 fr.
- — Rouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste . . '................................ 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8°, 5 fr. ; par poste . *.......... 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-8°. fig. et 4 planches, 10 fr.; par poste. ... 11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes in-8°, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dansle texte,et un atlas de 10planches in-4° ; dont 4 sont coloriées.............. 70 fr.
- SCHEFFER. — Essai sur l'Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre erckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plusieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce de quercitron, etc., in-8°, 2 fr. 50; par poste . ................................... 3 fr. 25
- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’im-pression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants; 2 volumes in-8°, avec figures et échantillons dans le texte, 19 fr. ; par poste .............................. 21 fr.
- VAN LAER. — Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teintures à mordant, 1 volume in-8°, de 200 pages avec 213 échantillons, 20 fr.; par poste.......................... 21 fr.
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- PRIMES AUX ABONNÉS
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- Le Moniteur de la Teinture paraît depuis le 1er janvier 1857 ; il portait dans le principe, le titre de Coloriste industriel.
- Les premiers volumes de sa collection sont épuisés; ceux qui restent disponibles comprennent les années 1866, 1867, 1868, 1869, 1870-71, 1872, 1873, 1874 et 1875, en tout neuf volumes.
- Ces collections constituent, dans leur ensemble, le Traité théorique et pratique le plus étendu et le plus complet^'concernant les industries tinctoriales; la quantité de faits, documents, procédés, descriptions, échantillons et gravures qu’elles contiennent, répondant toujours aux nécessités présentes de ces industries, en font un précieux auxiliaire pour toute exploitation industrielle ou commerciale se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à l'Impression, aux Apprêts et à tout travail des Tissus ou des Couleurs en général.
- Les volumes 1866, 1867, 1868 et 1869 deviennent rares; ils ne peuvent être cédés qu’au prix de 15 fr. l’un. — Ceux des années suivantes, ont été tirés à un plus grand nombre d’exemplaires, ce qui nous permet d’offrir en
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- Aux abonnés nouveaux d’un an, ainsi qu’à nos abonnés actuels,
- 1o Les cinq derniers volumes 4870-71, isz2, 1823, 1814 et 1875, au prix réduit de 35 francs, qu :
- 2° — Des quatre derniers volumes 187®, 1873, 1874 et 1875, au prix réduit de 28 francs, ou :
- 3°—Les trois derniers volumes 1873, 1874 et 1875, au prix réduit des? francs, ou :
- 4° — Les deux derniers volumes 1874 et 1875, au prix réduit de 15 francs, ou :
- 5° — Un des cinq derniers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
- 6° La collection des neuf volumes au prix réduit de 85 francs.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1). demeurant à département d____
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Comte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- déclare souscrire pour un abonnement de____________________________________. au Moniteur de la Teinture, à partir du (2) . -________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________et comme prime aux volumes ___________________________________________________________________________ re________________________________________________________________________-_______________________________________________________________________le tout payable à la présentation de la quittance.
- Signature :
- 9b Arrs gja ansilstc ; rl iJan( ’> •• f Hso ane IOV. ,
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sont en conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent, de Juillet et de Janvier ; mais, afin d’avoir un volume complet, avec table, les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante*
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- Matériels pour l’Impression
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel no 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux..
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
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- PRIX NET : 230 FR.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or. 90
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu.
- 250 id.' tontisse pour veloutés. ibTo I ;
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour .toute espèce de procédés d’impression.-— Par la combinaison d’nn petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà, été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs^ S’adresser à‘l’OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent - toutes les matières nécessaires .pour ^impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
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- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est-celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur .65i — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent. *
- r , S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- COULEURS D’ANILINE
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- Ronges.
- Fuchsine inférieure................... le kil. 15 fr.
- — bonne courante...................... — 35 — extra-supérieure ....... ...... — 40 Rouge pour coton.................. — 70.. Rouge-cerise ou grenadine...............................— 15 Rose de safranine en poudre........— 200 —..................................—.................................-................................— 120 Géranosine en poudre.... <........ — 180 Eosine, nouvelle couleur........ .......................— 120
- . Bleus. e:
- Bleu ordinaire___[..........982...... le kil. 55 fr.
- Bleu pur............................. — 125
- Bleu-lumière supérieur......... — 200
- Bleu Nicholson pour laine (n- 5) S 40 - - (n° 3). 570
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- Bleu de Lille, ou- gros violet......... — 36iod
- Bleu-noir, ou bleu marin.............. — 25
- Bleu foncé............................ — 30
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité.... 60 à 120
- Jaunes. “
- Jaune bouton d’or................... lè kil. 50 fr.
- , Jaune-orange;.,...................... — 50
- Orange supérieur pour soies......... — 200
- DÉTAIL : i 3 e i- ia8810M1 81300 ' neivrb xitq al 689 99 Violets.
- Violet ordinaire, rouge.........................le kil. 55 fr. — bleu......................................— 559
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge...................................... — 60 Violet moyen... .-..3.................... 65 . Violet lumière, bleu................................................................. — 70 "Violet au bi-chromate,.............fen pâté.'...........— 25 Violet pour remontages..................... — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2)......! le kil. 100 fr.
- — — supérieur.......• -8° 110 . al O f 6 9UOBNUE6 .DI............. U I I
- . Ebivers. we, a : 1 iV Ain Brun d'Elbeuf liquide le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline................... — 25 Gris, par le bleu-noir..... 1........— 23 P
- Gris-perle, par les violets.......... — 110
- Gorallinerrougepicid........ .... . — 30 b
- — jaune (alcool)...................... — 20
- Purpuràline à l’état sec............. — 10
- Xanthine (orange). .os — )p35
- Cachou de Laval...................... — 3
- Toutes ces. couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que ‘on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu'on désireras pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S'adressers à l’Office du Moniteur de la Teinture. . • è v J 3 :noa a 11 re ! • i - ‘9
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- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 janvier 1875, page 22.
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- .......... “ soluble dans l’eau _ cout .. produisant des aurores et roses magnifiques, —• 01 .... t 1 dla
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 juillet 1876, page 163. ? noq 2n0313S éso ieupel ansb 180101 ub i1e9J89xMg nel : keèspibri asl9 ont» 8818 afoianom Prix de- détail : 120 fr. le kil.; par kilog. 90 fr.
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- TEINTURES UNIES ET MELANGES
- Par G. VAN-LAER
- Chimiste industriel, Professeur du Cours pratique de Teinture, à l’Ecole professionnelle de Verviers.
- Il paraîtra deux feuilles par mois, chacune contenant 8 échantillons ; la lrc feuille sera composée de Teintures unies sur tissus et en laine feutrée ; la 2e feuille ne contiendra que des Mélanges, c’est-à-dire de la laine feutrée et des fils composés de plusieurs laines diversement teintes; l’auteur s’occupera également de la teinture du feutre et des fourrures ou peaux en poils. L’album comprendra 24 feuilles (192 échantillons). Chaque feuille formera un tableau de 44 centimètres de hauteur sur 28 de large. — Au milieu sont les échantillons ; à gauche, la composition des mordants, dose de chaque sel, durée du mordançage pour 100 kilos ; à droite, la désignation des matières colorantes, et durée de la teinture pour 100 kilos de matière teinte.
- Prix de l’abonnement, payable après la réception du premier numéro, 30 fr.
- On s’abonne à P’offiee du Moniteur de la Teinture.
- La première feuille paraîtra fin décembre 1876.
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- Renseignements et Recettes*
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, oour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20’ Année, Ne 17. et de L’IMPRESSION des tissus 5 Septembre 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Transformation du rouge garance en orange, par M. A. ROSENSTIEHL. — Epaillage chimique : Manière dont se comportent les libres végétales et animales dans la carbonisation par l’acide sulfurique étendu, par M. J. Wiessner. — Lustrine imprimée (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Essai des vins colorés par la fuchsine, par M. le D Galopin. — Blanchiment de la laine, par MM. DAUDIER père et fils. — Revue sommaire des brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles. — Brevets d’invention (catalogue).
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Effets de commerce sur l’Allemagne. — Protection des marques de fabrique en Espagne. — Exposition industrielle de Mulhouse.
- CHRONIQUE
- La situation des affaires n’a pas sensiblement varié ; la fabrication marche, mais avec une activité modérée.
- En soieries, l’étoffe noire continue'à s’écouler facilement surtout pour les qualités se-corsaires, demandées principalement par l’Amérique.
- En tissus de couleur, les nuances à la mode, telles que les myrte, prune, marine, cardinale et marrons variés, sont seules très-recherchées et se vendent à peu près partout. Au contraire, les assortiments sont délaissés.
- On constate un heureux indice, c’est la faveur de plus en plus évidente que reconquièrent les belles qualités d’étoffes, soit en noir, soit en couleurs.
- Par suite de la hausse des soies, les tissus sont augmentés d’environ 40 à 45 0/0 pour les noirs, et seulement de 30 0/0 pour l’étoffe de couleur.
- Il y a amélioration sur la place d’Elbeuf ; les commissions en tissus d’été arrivent assez nombreuses.
- Cette situation est à peu près celle de tous les centres lainiers ; c’est ainsi qu’à Roubaix, Sedan, Louviers, on constate une reprise très-réelle.
- Dans le Midi, à Vienne, Mazamet, Carcassonne, cette reprise s’accuse plus faiblement, mais après les souffrances et l’inactivité que l’on vient de traverser, le peu d’amélioration qui se produit, redonne de l’espoir. Une grève des ouvrières tis
- seuses, à Vienne, est cependant venue contrarier ce mouvement.
- En Belgique, notamment à Verviers, l’industrie lainière est toujours dans un grand malaise, et fait d’énergiques efforts pour sortir de cette situation qui date déjà de plus de deux ans.
- Les lainages, en Angleterre, sont encore languissants, et cependant il s’est montré de favorables tendances sur le marché de Bradfort ; à Huddersfield, Halifax, Leeds, il n’y a pas de changements apparents ; dans cette dernière ville, on signale comme étant le plus demandés, les draps de couleur pour l’été, parmi lesquels on remarque beaucoup de quadrillés et de carreaux brisés, de diagonales ; c’est du reste, la base ordinaire de tous nos tissus nouveautés.
- En cotonnades, les affaires restent limitées. A Rouen, la cretonne écrue donne lieu à quelques affaires ; les rayés couleur subissent un ralentissement ; la doublure et l’impression sont également sans activité. La filature, par contre, est assez satisfaite.
- A Epinal, la situation est semblable, elle est satisfaisante pour les filés, et laisse à désirer pour les tissus; on espère cependant une amélioration.
- Sur les marchés anglais, les affaires présentent des tendances opposées; à Manchester, les filés sont délaissés, et les tissus, notamment les imprimés, sont en faveur.
- De New-York, on signale comme étant bien demandés, les soieries pour costumes, les unis noirs, les velours et les rubans, ainsi que les cachemires noirs et de couleur, draps d’été, alpagas et mouchoirs.
- Les lainages pour hommes, les articles de lin, les dentelles, broderies, etc. sont bien moins demandés.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- En résumé, le commerce et l’industrie sont loin d’être inactifs, mais ne donnent pas les résultats qu’on serait en droit d’en attendre à cette époque de l’année.
- F. Gouillon.
- TRANSFORMATION
- DU ROUGE GARANCE EN ORANGE
- Rapport sur la note de M. Schæffer (I) par M. A. ROSENSTIEHL présenté à la Société Industrielle de Mulhouse.
- Dans la séance du mois de septembre dernier, M. Schæffer vous a signalé une observation fort intéressante faite par M. Strobel, jeune chimiste, attaché à l’établissement de MM. Hæffely et Cie à Pfastatt. Quand on expose, pendant quelques instants, un tissu coloré en rouge par l’extrait de garance ou par l’alizarine artificielle à l’action des vapeurs nitreuses, il devient d’un orangé assez vif ; cette couleur n’est pas. le résultat d’un simple virage, elle est due à une modification profonde de la matière colorante, et l’orangé obtenu est aussi solide sinon plus que le rouge qui lui a donné naissance, et résiste parfaitement à l’action prolongée de l’eau de savon bouillante qui l’avive sans le dégrader.
- Appelé par le comité de chimie à faire un rapport sur ce sujet, j’ai répété les expériences de M. Strobel, et les ai étendues aux diverses matières colorantes de la garance, à ses principaux dérivés commerciaux et aux alizarines artificielles : des tissus teints et imprimés avec ces diverses substances ont été exposés à l’action des vapeurs nitreuses ; j’ai pu constater ainsi que c’est l’alizarine qui est la véritable génératrice de cette remarquable couleur, tandis que la purpurine et l'isopurpurine, la première surtout, se détruisent presque totalement, ne laissant qu’une faible nuance fauve.
- On peut aisément se convaincre de ce fait, en examinant les échantillons que j’ai l’honneur de soumettre aux yeux de l’assemblée.
- L’intérêt qui s’attache à ce produit, à cause des applications dont il serait susceptible, m’a engagé à faire quelques essais de production directe ; j’ai reconnu rapidement que la vapeur nitreuse n’agit
- (1) Voir Moniteur de la Teinture, 5 mai, année courante, page 99.
- pas sur l’alizarine en suspension dans l’eau ; les nitrites sont de même sans action ; j’ai imprimé un mélange d’alizarine et de nitrites d’alumine et de chaux, mais j’ai obtenu, après vaporisage, du rouge et non de l’orange ; en solution sulfurique l’acide nitreux attaque énergiquement l’alizarine et la purpurine ; la première ne donne naissance à aucune matière colorante jaune ; il se forme des corps qui ne teignent que partiellement, et paraissent être simplement des produits de réduction.
- Avec la purpurine j’ai obtenu un mélange de diverses substances, parmi lesquelles il y a une petite quantité de matière qui teint en jaune.
- Le mode d’opérer qui m’a donné jusqu’ici les meilleurs résultats, consiste à traiter l’alizarine sèche, répandue en couche mince sur du verre, par le gaz nitreux.
- La couleur de l’alizarine change alors visiblement et perd du rouge ; elle devient d’un jaune franc ; quand on projette ce produit dans l’eau, on observe une effervescence, par suite du dégagement d’un gaz dont la nature m’est encore inconnue. Le corps résultant de cette action, teint les mordants d’alumine en jaune orangé ; je n’ai toutefois pas réussi à l’obtenir à l’état de pureté, même en épuisant sur lui l’action du gaz rutilant. On peut aller jusqu’à la destruction d’une partie notable de la matière sans opérer une transformation totale.
- Il reste toujours une certaine quantité d’un corps teignant en rouge les mordants d’alumine, en violet ceux de fer. On s’en rend aisément compte en épuisant un bain de teinture avec plusieurs morceaux d’étoffe mordancée-que l’on emploie successivement. Les premiers sortis sont les plus jaunes, les derniers les plus rouges. Ce fait donne une idée de la grande énergie avec laquelle ce dérivé azoté de l’alizarine s’unit à la fibre mordancée, puisqu’elle se fixe avant la matière rouge (qui est sans doute de l’alizarine non atteinte par l’agent chimique).
- La combinaison aluminique fixée sur tissu, résiste aussi bien mieux à l’action des acides que le rouge garancé. J’ai constaté ce fait, en essayant d’isoler la matière colorante, en la retirant d’un tissu imprimé en rouge et viré dans la vapeur nitreuse. Quand on traite ainsi un rouge d’alizarine successivement par un acide et par l’alcool, on réussit aisément à décolorer la fibre ; mais c’est à peine si ces agents ont attaqué la laque orangée ; j’ai fait agir l’acide chlorhydrique faible bouillant,
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- de manière à désagréger le tissu totalement, et malgré cela, il a conservé, après l’action de l’alcool, une couleur orangée ; aussi n’ai-je obtenu qu’une faible quantité de matière colorante, qui, malheureusement, est encore mêlée d’alizarine non transformée. Le peu de temps que j’ai pu consacrer à ces recherches, ne m’a pas permis d’aller plus loin jusqu’ici ; aussi les expériences que je viens de résumer, ne sont-elles à considérer que comme une esquisse d’un travail que je continue et que j’espère amener à une conclusion sous peu.
- L’énergie avec laquelle le corps, qui fait l’objet de ce rapport, s’unit à la fibre mordancée, la vivacité de la couleur que l’on peut en obtenir, lui donnent une valeur industrielle incontestable ; la découverte d’une pareille substance, qui augmente notre palette d’une couleur « bon teint », est toujours une conquête heureuse, et à ce titre, j’ai l’honneur de vous proposer, au nom du comité de chimie, de remercier M. Schæffer de sa communication si intéressante et d’en voter l’impression dans vos Bulletins.
- Ce rapport était rédigé, lorsque le[ comité de chimie reçut, par l’intermédiaire de M. Schæffer, une lettre de M. Steiner, de Ribeauvillé, signalant une application faite par lui, déjà en 1872, de l’action de l’acide nitreux sur le rouge garance teint sur tissu huilé. M. Steiner s’exprime ainsi :
- « Ayant à réaliser dans un dessin, dont le fond se composait de trois tons de rouge d’Andrinople, une couleur chair, j’essayai, pour utiliser les ressources que j’avais sous la main, de la produire par un virage du rose au moyen de l’acide nitrique ou de ses dérivés. A cet effet j’imprimai sur le rose et le deuxième rouge une couleur composée de nitrate de plomb et d’acide tartrique, et séchai rapidement à une température de 60 degrés centigrades ; après le lavage, mon rose se trouvait transformé en une belle couleur chair, et le deuxième rouge en orange. Ces teintes ne changèrent pas par le passage en cuve décolorante, ni par le passage en chromate neutre. »
- Des échantillons d’étoffes d’ameublement réalisant la transformation mentionnée ci-dessus, étaient joints à la lettre. Le procédé de M. Steiner ayant été tenu secret, n’a pas pu avoir d’influence sur la découverte de l’orange d’alizarine, et la lettre précédente ne diminue en rien la valeur de l’observation de M. Strobel.
- -=P==D=ldcm. ----
- ÉPAILLAGE CHIMIQUE UjD :
- MANIÈRE DONT SE COMPORTENT LES FIBRES VÉGÉTALES ET ANIMALES DANS LA CARBONISATION PAR L’ACIDE SUFFURIQUE ETENDU
- Par M. J. Wiessner.
- Le mémoire de M. le professeur Wiessner, qui résume ses observations sur la manière dont se comportent les laines et les draps, sous l’action de l’acide sulfurique étendu, nous a paru assez intéressant, pour que nous en donnions la traduction aussi exacte que possible.
- « J'ai, dit M. Wiessner, désiré m’assurer, par ma propre expérience, des effets rapides, et en apparence complets, de la destruction des matières végétales par voie de carbonisation, en un mot de l'épaillage ou égrateronnage de la laine en toson, des draps, des tapis bruts ou autres. Les résultats assez précis obtenus par ce procédé m’ont obligé à rechercher également les changements qui, dans le procédé de fabrique, peuvent survenir dans la fibre animale et, sur ce point, j’ai obtenu quelques résultats tout à fait remarquables. Mais comme, à ma connaissance, les changements que les fibres animales et végétales éprouvent par l’emploi du procédé de carbonisation n’ont pas été étudiés avec la même attention que dans mes expériences, je porte d’autant plus volontiers mes appréciations et mes observations à la connaissance du public que cette manipulation paraît avoir actuellement reçu en fabrique des applications étendues.
- On a, depuis quelque temps, traité dans divers mémoires et avec l’étendue convenable, du but de la carbonisation et des moyens de la mettre en pratique ; il m’a donc paru superflu de revenir sur ce sujet. Il me suffira de rappeler, qu’en général, on fait usage d’un acide sulfurique très-étendu avec lequel on traite à la température ordinaire et pendant peu de temps la laine ou les draps; qu’on en chasse ensuite mécaniquement le liquide adhérent, la plupart du temps par voie centrifuge, et que les matières encore humides sont chauffées de 50° à 100° centigrades et même au-delà; enfin qu’on élimine l’acide sulfurique qui peut rester encore, au moyen d’un bain de soude et d’eau. Alors la fibre végétale se trouve, assure-t-on, réduite en pous-
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- sière tandis que la laine, dans toutes ces manipulations, ne subit aucun changement appréciable.
- Je me bornerai uniquement dans ce qui va suivre à l’examen de l'épaillage par l’acide sulfurique, car relativement aux autres agents qui ont été également employés pour cet objet, je n’ai pas eu per-souellemenl l’occasion d’en faire des expériences.
- Si l’on tient compte de cette circonstance que les matières qui prennent part à la composition des tissus et des organes des végétaux, se comportent de manières différentes et variées vis-à-vis de l’acide sulfurique, il m’a semblé qu’il était d’abord nécessaire d’apprendre à connaître les matières végétales que peut renfermer, la laine. J’ai fait débarrasser avec le plus grand soin de fortes parties de laines brutes d’Europe de toutes les matières étrangères adhérentes et je les ai assorties et classées. Ces matières se composaient presque exclusivement de substances végétales avec des quantités tout à fait insignifiantes de terre et faibles fragments de cadavres d'insectes.
- Parmi les matières végétales, j’en ai trouvées de diverses sortes.
- 1° Des péricarpes, c’est-à-dire divers fruits épineux. J’y ai remarqué les suivants : Xanthium spi-nosum, Echinospermum lappula, Galium aperine, Medicago et Dacus carota. Les plus petits de ces fruits piquants étaient extraordinairement difficiles à extraire mécaniquement de la laine et sont désignés sous le nom de boutons ou graterons.
- 2° Des pailles et parties de graminées, surtout des tiges florales ou carpiques.
- 3° Des grosses fibres de tissus, de jute en particulier, provenant sans nul doute des enveloppes d’emballage.
- 4° Des fragments de feuilles et de tiges de diverses plantes herbacées.
- Aux matières végétales il faut ajouter les impuretés dites crottes de mouton qui, relativement, souillent la laine en abondance : leur masse principale se compose, en effet, d’éléments végétaux et consiste en cellulose pure, ligneuse ou revêtue de sa cuticule.
- Pour apprendre à connaître l’influence de la car bonisation sur les matières végétales qui viennent d’être énumérées, il paraît nécessaire de rechercher comment vont se comporter, pendant cette opération, la cellulose pure, la paroi cellulaire carbonisée et celle enduite d’une cuticule. Il semble, à vrai dire, qu’il y ait peu d’utilité à tenir compte des matières contenues à l’intérieur de la cellule des
- matières végétales, cela pour deux raisons. La première c’est que les matières intracellulaires, telles que l’amidon, les grains de chlorophyle, les débris du protoplasma sont, par le procédé de la carbonisation, indubitablement détruits, et en second lieu parce que ces matières intracellulaires, quelle que puisse être leur nature, doivent, par la destruction de la membrane cellulaire qui les enveloppe, former une masse de particules distinctes, qui déjà par le lavage des laines ou des draps doivent s’en détacher. La cellulose se présente sous un état assez grand de pureté dans les tissus épidermiques et médullaires des impuretés végétales ci-dessus signalées qui souillent la laine, et en outre dans les crottes de mouton. La cellulose carbonisée constitue la masse principale de la charpente celluleuse so-lide de toute matière végétale. La paroi cellulaire recouverte par la cuticule se présente dans tous les tissus cutanés des fruits indiqués, ainsi que dans les fragments de feuilles et de tiges.
- Pour les expériences avec la cellulose pure, on s’est servi du papier à filtrer de Suède -, pour celles avec la cellulose carbonisée, on a fait usage de matières diverses et nombreuses, telles que le jute, dont les cellules, ainsi que me l’avaient appris des expériences antérieures (1), sont fortement carbonisées, puis des copeaux minces de bois de pin et, comme objet d’expérience pour la paroi cellulaire avec cuticule, du coton brut.
- Ces substances ont été plongées dans un acide sulfurique étendu d’une richesse centésimale déterminée, laissées en contact avec cet acide pendant un quart d’heure à la température ordinaire, débarrassées soigneusement, par la pression entre des couches de papier à filtrer, du liquide adhérent et enfin exposées à une température élevée à un point déterminé. Voici quels ont été les résultats obtenus.
- Les fibres végétales carbonisées qui ont été traitées par un acide sulfurique (HO,S03) à 1 ou 2 p. 100, puis chauffées de 45° à 50°, sont, au bout de trois quarts d’heure à une heure, devenues fragiles et ont pris une couleur foncée, brunâtre; chauffées à 55° ces fibres ont affecté un caractère charbonneux.
- La cellulose pure s’est montrée un peu plus résistante. Traitée par un acide de un à deux p. 100, elle n’est devenue cassante que quand elle a été chauffée pendant environ une heure de 50° à 55° et n’a commencé à brunir et à se carboniser qu’à 55°.
- (1) Die Rohstoff des Pflanzenreichen (les matières brutes du règne végétal). Leipzig, 1873, n° 393 et suivants.
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- Le coton a montré, dans cette opération, une résistance encore plus grande, car par un traitement à l'acide sulfurique de 1 à 2 pour 100, il n’est devenu cassant qu’à 60° ou 62° et n’a commencé à brunir que de 70 à 72°; et ce n’est qu’à quelques degrés au-dessus qu’est survenue la carbonisation.
- La désagrégation mécanique et la carbonisation des fibres végétales des matières indiquées sont plus promptes qu’avec un acide sulfurique de 1 à 2 pour 100 quand on les traite par un acide d’une plus grande force centésimale et que l’en emploie des températures plus élevées que celles citées ci-dessus ; toutefois, c’est la fibre carbonisée qui, les circonstances restant les mêmes, a, la première, subi ce traitement : la paroi cellulaire pourvue de la cuticule s’est carbonisée la dernière, tandis que la cellulose pure s’est comportée d’une façon intermédiaire. De plus, avant que les indices d’un commencement de carbonisation se révèlent et pendant que la fibre acidifiée et chauffée possède encore sa couleur primitive, elle est déjà si fragile, qu’à la plus légère pression elle se réduit en une masse poudreuse. Pour éliminer les impuretés végétales de la laine ou des draps, il est donc à peu près superflu d’attendre qu’elles'brunissent ou jusqu’à ce qu’elles se carbonisent.
- Pendant que l’on carbonise les matières végétales que l’on veut brûler, elles répandent une odeur de caramel qui n’est pas désagréable. On peut extraire de ces subtances carbonisées une matière brunâtre, soluble dans l’eau, mais je n’ai pas recherché si c’était du caramel. Je dois dire toutefois que, dans le travail de carbonisation, il ne semble pas se former de sucre, du moins en quantité appréciable. En effet, dans le traitement de la cellulose, je n’ai constaté ni dans l’acide sulfurique dilué que j’ai employé, ni dans la fibre non carbonisée que j’ai traitée par l'acide chauffé, la présence du sucre, par le réactif de Trommer.
- D’après mes expériences, on peut donc détruire en une heure dans la laine les impuretés végétales qui ont été indiquées, par un acide sulfurique de 2 à 3 pour 100 et en chauffant de 50° à 60°.
- Je crois qu’il est utile de faire remarquer que, d’après mes expériences, tous les tissus végétaux ne sont pas aussi facilement détruits par l’acide sulfurique et une élévation de la température, que la cellulose pure ligneuse ou revêtue de sa cuticule. C’est une remarque qui s’applique en particulier au tissu péridermatique, et surtout, à beaucoup d’écorces. Si, par exemple, on traite du liège, qui est
- le représentant le plus complet de ce tissu, par l’acide sulfurique à 5 pour 100 pendant un quart d’heure à la température ordinaire, et si après en avoir chassé le liquide adhérent on chauffe de 600 à 70°, on n’aperçoit sur ce liège aucun changement sensible.
- Il s’agit actuellement de résoudre cette question : quels sont les changements que la fibre animale éprouve quand on la soumet à la même opération que les matières végétales dénommées précédemment? Pour la résoudre, il m’a paru nécessaire d’établir d’abord la résistance absolue de la fibre animale dans.son état d’intégrité, puis ensuite, de cette fibre carbonisée.
- Comme les poils des animaux présentent la plus grande analogie entre eux, tant sous le rapport de la structure anatomique que sous celui de la composition chimique, il m’a semblé qu’il convenait de faire choix dans ces recherches comparatives du poil animal qui s’y prêterait le mieux, c’est-à-dire celui qui présenterait la plus grande homogénéité possible, tant dans la structure que dans les dimensions de sa section. J’ai trouvé que, sous ces divers rapports, le crin de cheval était ce qu’il y avait de plus convenable et l’emportant de beaucoup sur le brin de la laine du mouton. Je me suis donc borné dans mes expériences à l’emploi du premier. J’ai cherché des crins de la queue d’un cheval qui, sur une longueur de 10 à 15 centimètres, présentassent une section assez uniforme de 0m/m 16, et j’ai déterminé dans chacun d’eux la résistance absolue directement par des expériences de rupture ; j’ai soumis alors les plus longs bouts de ces crins rompus, au procédé de la carbonisation en les maintenant assez longtemps exposés à une température suffisamment élevée pour qu’un échantillon de coton servant de terme de comparaison tombât en poussière, puis enfin j’ai soumis les crins ainsi traités à une nouvelle expérience, relativement à leur résistance absolue.
- Avant de faire connaître les résultats de mes observations dans cette direction, je ferai remarquer que la résistance absolue d’un crin déjà brisé par des charges successives, déterminée de nouveau sur les bouts qui en résultent, s’est montrée, en général, notablement affaiblie.
- Au total, j’ai fait, avec le crin de cheval, une quarantaine d’expériences qui ont donné les résultats suivants : un acide sulfurique de 1 à 5 pour 100 a élevé la résistance absolue du crin régulièrement carbonisé. Quand j’ai employé un acide sulfurique
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- LE MONITEUR DE LÀ TEINTURE
- à 6 pour 100, la résistance absolue est restée à peu près la même, et quand je me suis servi d’un acide d’une force centésimale plus haute, la résistance a diminué. Quelques résultats de ces sortes d’expériences peuvent servir à appuyer numériquement ces conclusions.
- FORCE CFNTÉSIMALE POIDSPRODUISANTLARUPTURE
- de l’acide employé. TEMPÉRATURE Du crin extrait. Du crin carbonisé.
- 3 4 5 6 7 8 60° à 65° 50° à 60° 495 gr. 480 — 400 — 410 — 482 — 418 — 540 gr. 568 — 450 — 412 — 412 — 440 —
- Du poil choisi de chèvre angora a donné, en général, les mêmes résultats que le crin du cheval.
- Les expériences de rupture avec les brins choisis de la toison des moutons de la race Zackel, carbonisés à l’aide sulfurique de 1 à à pour 100, ont indiqué un accroissement dans la résistance absolue. Dans l’acide sulfurique à 5 pour 100 cette résistance absolue du brin n’a pas changé sensiblement; employé à des degrés plus élevés de concentration, l’acide sulfurique a diminué la résistance absolue. Je ferai remarquer encore que j’ai traité la laine Zackel par l’acide sulfurique à 8 pour 100, tandis que du coton était chauffé au même degré pour contrôle : j’ai trouvé que la première n’avait éprouvé aucune diminution dans son aspect extérieur, et ce n’est qu’aux expériences de rupture que l’on a constaté que la laine avait notablement souffert dans sa résistance absolue.
- Pour obtenir une carbonisation méthodique, les fibres, quelle que soit la forme sous laquelle elles sont soumises à ce procédé, doivent être traitées par une liqueur alcaline faible, puis par l’eau, pour les débarrasser de l’acide sulfurique qui y adhère peut-être encore, acide qui, par la suite, pourrait exercer une influence nuisible sur les fibres. J’ai entrepris également une série d’expériences en soumettant la fibre carbonisée méthodiquement à l’action d’une solution faible de soude suivie de lavages à l’eau. Il n’en est résulté, ainsi qu’on devait s’y attendre, aucune modification dans la résistance de la fibre.
- L’accroissement dans la résistance absolue du poil des animaux par la carbonisation, quand on emploie un acide sulfurique très-étendu et que l’on soumet à une température qui ne soit pas trop
- élevée, repose probablement sur ce fait, que l’acide, sans changer notablement la fibre sous le rapport chimique, fait légèrement gonfler ses éléments histologiques, et que par là, la densité de la structure du poil augmente. On serait donc autorisé à prétendre que, dans la carbonisation sulfurique du poil animal, la résistance augmente de la même manière que dans le papier parchemin, et principalement par un accroissement de densité dans la structure; dans ce dernier cas par le gonflement des fibres du papier et dans le premier, par celui de l’organe élémentaire du poil et en première ligne des cellules de la substantia fibrosa. »
- (Polytechnisches journal.)
- LUSTRINE IMPRIMÉE
- . ax A
- Ce tissu est un article doublure que l’on fait ordinairement en uni, et sur lequel depuis peu, on applique une impression, que l’on peut faire par réserve, par enlevage, et même directement au rouleau.
- C’est, du reste, un genre qui ne présente rien de particulier comme exécution, et que nous ne mentionnons que comme un article relativement nouveau.
- ESSAI
- Des Vins colorés par la Fuchsine
- Par M. le Dr Galopin.
- L’opinion publique s’émeut justement d’une fraude extrêmement grave qui, malheureusement pour la santé du plus grand nombre, prend des proportions tous les jours plus considérables; je veux parler de la coloration artificielle des vins par la fuchsine.
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- Parmi les couleurs tirées de Vaniline, la fuchsine est peut-être la plus importante, commercialement parlant. Ce rouge d'aniline, qui a pour véritable nom chimique : chlorhydrate de rosaniline est doué d’un pouvoir colorant considérable.
- Nous n’entrerons pas ici dans les détails hygiéniques et physiologiques dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs dans V Hygiène contemporaine; mais nous passerons successivement en revue les moyens pratiques et infaillibles de reconnaître en quelques secondes ou en quelques minutes les vins falsifiés par la fuchsine.
- 1° Procédé de M. Falières. — On introduit 5 à 6 grammes de vin suspect dans un flacon ordinaire de 30 grammes (3 centilitres) de capacité. On ajoute 8 à 10 gouttes d’ammoniaque (alcali volatil), et l’on remplit le flacon aux trois quarts d’éther ordinaire des pharmacies. On agite vivement et l’on abandonne le mélange au repos pendant trois ou quatre minutes.
- On décante dans un autre flacon une portion de cet éther, et on y ajoute de l’acide acétique, vinaigre de bois, acide pyroligneux ou, à défaut, du vinaigre blanc jusqu’à odeur franchement vinaigrée. (Un excès vaut toujours mieux.)
- Si le vin contient de la fuchsine ou du violet d'aniline, l’éther se colore en rose ou en violet, et au bout de quelques instants, l’acide acétique ou le vinaigre se rassemble au fond du flacon, sous la forme d’une perle vivement colorée.
- Rien de semblable ne se produit, si le vin ne contient pas d’aniline ; l’éther reste incolore, de même que l’acide acétique ou le vinaigre.
- 20 Procédé de M. C. Husson. — On introduit quelques grammes de vin suspect dans une fiole, et l’on ajoute un peu d’ammoniaque. Le mélange prend une teinte d’un vert sale. On plonge alors dans le liquide un fil de laine blanche, à tapisserie. Lorsqu’il est bien imbibé, on le retire, on le dispose verticalement et on fait couler le long de ce fil une goutte de vinaigre ou d’acide acétique. Si le vin est naturel, à mesure que la goutte s’avance, la laine redevient d’un beau blanc; s’il est altéré par la fuchsine, elle se teint en rose plus ou moins foncé. La réaction est des plus nettes ; la manipulation en est simple et facile.
- 3° Procédé de M. Jacquemin. — M. Jacquemin conseille de chauffer pendant quelques minutes 15 à 20 centimètres cubes de vin avec une bourre de fulmi-coton ; puis on agite vivement cette bourre
- dans l’eau pour la laver. Dans le cas où le vin renferme de la fuchsine, le coton reste coloré en rose; Vorseille produirait le même résultat, mais l’ammoniaque ferait virer la couleur au violet, tandis qu’elle décolorerait à la longue la couleur due à la fuchsine.
- 4° Procédé de M. Yvon. — On agite 2 ou 3 grammes de noir animal avec une vingtaine de centimètres cubes de vin ; on jette le tout sur un petit entonnoir dont la douille est garnie d’un tampon d’amiante ; le vin s’écoule en partie décoloré, et le noir reste sur l’entonnoir ; on lave avec un peu d’eau ; finalement, on jette sur l’entonnoir un peu d’alcool, lequel enlève la fuchsine au noir et passe coloré en rose d’autant plus intense que la proportion de fuchsine dans le vin était plus considérable.
- Ce procédé est d’une grande exactitude et permet de reconnaître moins de deux milligrammes de fuchsine par litre de vin.
- 5° Autre procédé de M. Yvon. — Tremper dans le vin suspect des bandes de papier blanc, à filtrer; on les lave ensuite à l’eau, en les trempant dans l’alcool ; elles lui cèdent la fuchsine qu’elles ont fixée.
- Nous ne pouvons pas compter sur le concours des marchands en gros ni des débitants au litre pour nous aider à découvrir la fraude si elle existe. Il n’y a qu’un moyen d’arriver sûrement à faire nos affaires nous-mêmes : c’est de simplifier et de vulgariser la science et tous les moyens d’investigation qu’elle procure à la société contemporaine. C’est la route que nous nous empressons collectivement de suivre tous les jours.
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- BLANCHIMENT DE LA LAINE
- Par MM. Daudier Père et Fils.
- Les nombreuses expériences faites par MM. Daudier, ont démontré que pour arriver au succès complet, dans l’épuration et le blanchiment des laines, il fallait :
- 1° Augmenter la densité de l’eau que l’on emploie par l’addition d’un composé tel, qu’il n’ait aucune influence destructive sur la laine ;
- . 2° Ajouter à un bain de cette nature, soit l’acide du sel employé, soit tout autre acide, ne produisant pas avec la dissolution un sel insoluble.
- Le bain que produisent MM. Daudier est un bain
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- LE MONITEUR LE LA TEINTURE
- de chlorure de calcium. Lorsque la laine est trempée dans une dissolution de ce sel, et, après essorage ou simple égouttage, plongée dans un second bain qui précipite l’oxyde de calcium entre ses pores, elle acquiert une blancheur remarquable.
- L’acide sulfurique étendu d’eau, l'oxalate d'am-moniaque ou simplement l’acide oxalique, sont des corps propres à constituer le second bain.
- Voici pour ce qui est du blanchiment ; passons à l’épuration.
- MM. Daudier ont remarqué que la laine pouvait, sans s’altérer, subir une longue ébullition dans un bain concentré de chlorure de calcium.
- Ils ont remarqué, de plus, que ce même bain, additionné d’acide chlorhydrique, ou de combinaisons de cet acide avec les bases métalliques, attaquait énergiquement les matières végétales, tandis qu’il n’altérait en rien la laine.
- Si donc, dans un bain de chlorure de calcium, additionné d’acide chlorhydrique, on laisse tremper pendant quelques instants de la laine imprégnée de matières ligneuses, pailles, gratterons, fils, etc.; si, après un essorage préalable, on soumet cette même laine à l’étuvage, comme cela se pratique dans l'épaillage ordinaire, toutes les matières végétales tombent en poussière ; la laine seule conserve ses qualités précieuses.
- La différence essentielle qui existe entre ce procédé et les modes d’épaillage ordinaires, réside en ce point : la désagrégation des matières d’origine végétale, étrangères à la laine, se produit dans le bain même de trempage, sans aucune autre opération.
- Dans les procédés les plus généralement usités, cette opération de trempage n'est, au contraire, que préliminaire. Elle est toujours achevée par un étuvage à haute température.
- En résumé, le bain anti-ligneux, à base de chlorure de calcium, peut être employé :
- 1° Soit comme simple bain de trempage, en complétant l’opération par un séchage à haute température et passage en vapeur sèche ;
- 2° Soit comme bain unique, propre au blanchiment des laines ou à la désagrégation des matières d’origine végétale.
- (Brevet.')
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES.
- 111,332. — Hewitt. — Appareil automatique produisant des rayures de couleur sur les tissus unis aux côtelés-bouclés. — Le principal perfectionnement consiste dans l’emploi d’un montant assujetti au rebord de la tête du châssis d’une machine circulaire à faire les côtelés-bouclés ; ce montant porte un axe sur lequel tourne une roue à rochet qui commande un cliquet ; celui-ci est porté par un levier à bascule mû à chaque révolution de la tête de la machine par une came fixée à la roue motrice de la tête.
- 111,338. — Marée et Varlet.— Appareil propre au tordage mécanique des écheveaux. — Les brevetés font tourner mécaniquement le crochet du tordoir à la main et arrêtent son mouvement instantanément ; pendant cette interruption, une disposition spéciale permet audit crochet de venir se placer de lui-même toujours à sa disposition normale.
- 111,350. — Toussaint, Leroy et Cie. —Procédés et appareils de blanchiment de cotons sur canettes, sur bobines, et en écheveaux. — Les inventeurs revendiquent la propriété et l’exploitation exclusives de leurs procédés et appareils de blanchiment de cotons de toute nature, en canettes, en bobines ou en écheveaux, ou bien des articles fabriqués en coton, procédés offrant comme résultat capital la suppression du decreusage ou mouillage, et basés sur le traitement, dans le vide, des substances à blanchir et par l’action combinée du chlore et de l’acide sulfurique.
- 111,352. — Way et Jones. — Composés détersifs propres au lavage de la laine et de la soie, et autres usages. — Composés dans lesquels l’acide phosphorique est combiné avec l’alumine et la soude ou la potasse, dans la proportion d’un équivalent de chacune des deux premières substances pour trois ou quatre de l’alcali.
- 111,373. — Loublier. — Tissu d'ameublement dit tissu diaphane. — Le fond de ce tissu est constitué de fils de trame de gros diamètre reliés entre eux par des fils de petit diamètre et distancés l’un de l’autre.
- 111,386. — Wicks. — Perfectionnements dans
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- les machines à doubler et retordre le fil. — Ces perfectionnements consistent principalement dans la combinaison, avec chaque fuseau des rouleaux fournisseurs fonctionnant indépendamment et dans les montants fixes, d’un mécanisme d’arrêt, lequel, si les fils cassent, arrête les deux rouleaux et le dévidage des bobines. Chaque fuseau porte un mouvement d’arrêt à levier et contrôleur des ruptures des fils, qui rejette en arrière et loin des fuseaux les bouts cassés.
- 111,437. — Hoock frères. — Genre de papiers peints à reliefs multiples. — Le motif constituant le dessin est estampé en relief multiple avec les points de tissage ou de tapisserie, tandis que le fond en est uni, tullé ou tontissé.
- 111,451. — Vedy. — Secteur de tontisses pour fouleuses et dégraisseuses d’étoffes. — Ce secteur se compose d’un cylindre garni de lames d’acier qui tourne entre deux lames fixes placées an bas de | la trémie qui amène la tontisse.
- 111,453. — Allard. — Machine à apprêter les velours et autres tissus analogues. — L’épaisseur, la quantité d’apprêt ou le degré de pénétration de cet apprêt dans le tissu, se trouve réglé par l’emploi combiné : 1° d’un rouleau tendeur, de un ou plusieurs cylindres apprêteurs successifs, baignant directement dans l’apprêt ou le recevant d’un cylindre inférieur; 2° d'une règle placée à chaque cylindre apprêteur pour donner l’épaisseur voulue à la couche d’apprêt et d’une seconde règle qui racle l’envers du tissu et répartit la matière.
- 111,454. — BAERLIN. —Perfectionnements au mordançage, à la teinture et à l'encollage des filés. — Ces perfectionnements comportent l’emploi des deux bacs ou cuves et d’acides métalliques (le. fer oxydulé pyroligneux, par exemple, pour la teinture en noir) dont l’acide s’évapore en l’air, et cela durant le passage du filé par la machine ; le séchage a lieu par une admission d’air. — Le mélange des ingrédients est tel que ceux qui se trouvent dans l’un ne peuvent pas entrer en action chimique, mais qu’ils subissent seulement une action mécanique.
- 111,482. — Teolür. — Laveur-presseur de soie et fils de toute nature. — Le but principal de cette machine est d’effectuer la battage, par une compression continue, à enlever, à l’aide de cylindres, des matteaux fortement imbibés d’eau, suspendus qu’ils sont sur un premier cylindre tournant creux traversé par de nombreux filets d’eau.
- 111,485. — Wolfg et Betley. — perfectionnements dans la production des teintures d'aniline.
- — Mélange de trois équivalents d’aniline, privée ou non de toluidine, avec deux ou trois équivalents d’acide hydrochlorique ; additionné d’un équivalent de chlore, brome ou iode, le mélange est chauffé et la couleur précipitée par un sel de soude ou l’alcali caustique.
- 111,505. — MILLOT. — Procédé économique de fabrication d’extrait et d'eau de javelle. — Ce procédé remplace, dans la fabrication des extraits et d’eau de javelle, le composé ordinaire par un mélange de sulfate de soude cristallisé et de chlorure de chaux. 4
- 111,514. — TETRZL. — Machine destinée à remplacer les tables à décatir. — La table à décatir est remplacée par un cylindre se composant d’une partie pleine, d’une partie percée de trous et d’une troisième partie, d’un diamètre plus petit remplaçant la rainure de la table destinée à recevoir les lisières.
- 111,518. — VIGNET, ses Fils et Cie. — Applications des moyens connus combinés avec des moyens nouveaux, permettant de modifier et changer l'aspect et les propriétés de toute espèce de tissu, et en obtenir ainsi des produits nouveaux. — En ce qui touche les substances transformatrices, les brevetés emploient du caoutchouc en solution, contenant des poudres colorantes, des poussières métalliques et des tontisses. — Pour les applications de fond, il est fait usage de cylindres enrouleurs faisant passer l’étoffe sous ces substances accumulées dont on régularise la couche au moyen d’un règle-racloir.
- 111,557. — Demanet. — Perfectionnement aux peigneuses système Heilman, peignant la laine, la soie, le coton ou toute matière filamenteuse, et principalement à la peigneuse nouveau modèle N. Schlumberger et Comp. — A ces machines, le breveté adapte une brosse destinée à nettoyer automatiquement le peigne nacteur, et disposée de telle sorte que la soigneuse puisse la retirer et la remettre en place avec la plus grande facilité, sans avoir à dévisser des écrous ni à régler cet organe qui' fait tomber dans la blousse les impuretés du peigne fixe.
- 111,561.— GRAWITZ. — Fabrication et application à la teinture et à l’impression d’une série de couleurs dérivées de l'alizarine et la purpurine ou directement de l’anthracène. — Les différents dérivés nitrés de l’alizarine ou de la purpurine se forment par l’action de l’acide nitrique ou de ses sels sur l’alizarine ou la purpurine en dissolution sulfurique. - ni do
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- 111,568. — LYEUTÉ. — Baquet mécanique servant à l'impression des étoffes. — Le vase ou terrine contenant la couleur est remplacée par une bassine mobile, et une brosse tient lieu de l’enfant attaché habituellement à ce travail.
- 111608. — Raulin.— Perfectionnements à un mode de traitement de la laine sous toutes les formes, applicable à tozites les opérations dans lesquelles on fait agir chimiquement des liquides et des gaz, principalement en vue de la purifier, invention pour laquelle le sieur Raulin a pris un brevet de 15 ans le 18 mars 1875. — Dans la masse de laine on fait passer un léger courant gazeux, puis on opère la dessiccation à l’air chaud en commençant par la partie supérieure de la masse préalablement essayée et épaillée à l’acide sulfurique.
- 111621. — Catala. — Fabrication d'un tissu dit polycâble, destiné aux courroies de transmission et aux toiles sécheuses du papier et du carton, — Le produit est formé d’une chaîne en fils de laine montée dans quatre armures formant quatre cadres que réunissent deux chaînes en fils de coton, et d’une trame en fil de coton passant alternativement dans les quatre parties de la chaîne en laine.
- Il1624: — Croset. — Fabrication du tapis double-laine. — La chaîne de ce tapis est faite de fils végétaux moulinés ou câblés, tandis que la trame est composée de fils simples ou moulinés, provenant de bourres animales ; ce tapis se tisse sur le métier à quatre marches, avec une seule navette .
- 111652. — Anderson et ROTHERHAM. — Perfectionnements dans la teinture et l'apprêt des tissus de soie, de coton, etc. — A une solution d’aniline ou autre, les inventeurs adjoignent, dans une faible proportion, de la gélatine, de la colle forte ou de la colle de poisson, dissoute dans de l’eau chaude.
- 111700. — Ilfiss. — Procédé de gravure et de gaufrage permettant d'imiter sur un tissu uni le tissu façonné. — On reproduit la gravure d’un tissu sur un cylindre en cuivre, et les reliefs ou motifs sur un cylindre en bois ; on chauffe ces cylindres et on fait passer entre eux deux l’étoffe à gaufrer ; elle prend aussitôt l’empreinte de ces deux rouleaux.
- ; 111716. — Vogel et Cia. — Perfectionnements dans l’encollage des chaînes de tissage. — Les chaînes, en sortant de la machine à encoller, sont
- étendues horizontalement entre des barres et soumises à l’action d’un ventilateur à palettes.
- 111722. — CHALLIOL et Charmetant. — Fabrication de velours à double pièce, sur fond grenadine, gaze et tous tissus à jour. — Les métiers sont montés comme pour le velours à deux pièces; suivant les armures adoptées, on passe les fils de la bande de fond sur les lisses mêmes du velours ou sur les lisses séparées ; et pour que le tissu soit à jour, et bien fourni, on passe dans l’armure du fond deux, trois ou quatre coups sous le même pas, et sous des pas distincts dans la bande de velours ; les tampies de fer s’avancent jusqu’au bout de la façure, et les rouleaux sont piqués fins et serrés.
- 111746. — Société dite Chemische Fabrice ESCH-ter Farben Actien Gesellschaft. — Matière colorante extraite du goudron végétal. — Pour extraire les huiles lourdes du goudron végétal, on les mélange avec de la potasse caustique ou alcali minéral caustique, puis on ajoute de la chaux vive, et on sépare à sec, par une pression énergique, l’oléate de chaux insoluble dans l’alcali caustique. On concentre la partie liquide et on l’expose à l’air jusqu’à ce que la masse devienne parfaitement bleue.
- 111757. —Dollander. — Système de séchage de fils aux encolleuses. — Emploi, en sus de la cannelure des rouleaux et des tubes serpentins à vapeur, de plaques bombées analogues à celles d’impression, sur lesquelles les fils, au frottement, sèchent complètement et passent sur l’agitateur d’air qui leur enlève leur humidité.
- 111778. — PATHAULT-LECLAIRE. — Obtention par le tissage mécanique d'un velours destiné à faire des couvertures de voyage. — Ce tissu est à double face, à duite flottée formant velours, sur armure spéciale ou bien à duite flottée sur une surface et tirée à poil ou duvetée sur une autre.
- 111780. — Thomas et DUMOLLARD. — Genre d'apprêt décoratif des tissus légers. — Les substances décoratives sont d’abord à l’état incomplet ; elles se transforment par un traitement spécial dont l’effet est de rendre ces décorations indestructibles, par la transformation des filaments ou brins constitutifs du tissu.
- 111781. — TREYYOUX et Neyret. — Tissus élastiques recouverts d’un enduit aussi élastique imperméable. — Application d’un enduit élastique imperméable à base de caoutchouc sur les tricots, ou tissus à mailles extensibles et même retraciles dans une certaine limite ; les produits obtenus peu-
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- vent être utilisés en place de cuirs, de peaux et en général de matières ayant quelque élasticité.
- 111802. — Lalouel de Sourdeval. •— Mode de dégraissage de déchets de laines grasses. — Le dégraissage des déchets de laines est effectué par l’introduction de chloroforme, d’hydrocarbures et plus particulièrement de sulfure de carbone en dessous des déchets hermétiquement renfermés dans un cylindre à double fond ; l’opération bien conduite se complète par l’introduction d’un jet de vapeur qui chasse les traces de sulfure de carbone qui ne serait pas évaporé.
- 111820. — Chamberlain. — Perfectionnements aux machines à pliss'er ou froncer les étoffes. — Deux lames d’acier servent à effectuer le plissage; elles reçoivent le mouvement de tiges ou bielles commandées par l’arbre moteur ; l'étoffe, une fois plissée, passe entre deux cylindres tournant en sens inverse qui achèvent le travail par leur pression.
- 111829. — Lauronce. —- Effets transparents obtenus sur papiers et sur étoffes, et appliqués à l’impression en chromo ou autre. — Ce procédé consiste à étendre sur les parties à éclairer un vernis très-gras et à les saupoudrer ensuite d’un corps gras réduit en poudre impalpable ; on essuie la feuille, puis on la chauffe ; la poudre, en fondant, traverse le papier et donne l’effet transparent.
- 111830. — Leclercq. — Système d’épaillage et de désacidage chimico-mécaniques des laines ou autres textiles renfermant des matières végétales en suspension. — On introduit la laine dans le tambour ou chambre à gaz d’une machine Mehl, à l’aide d’un tube chargeur muni de soupapes de retenues et dont l’extrémité du haut communique avec l’air extérieur ; cette disposition permet de supprimer le sablier de sortie, les presseurs et l’appareil d’incimage ; on fait traverser la laine par les vapeurs de suspension dans le tambour ; charriée automatiquement, elle vient tomber dans la fosse du cylindre, munie d’un tube de chargeur portant deux soupapes de retenue.
- 111845.— Villain et Weber. — Perfectionnements aux machines à lustrer, glacer, cirer et appprêter les fils de toute nature et de toutes espèces. — Ces perfectionnements consistent à réunir préalablement tous les fils à glacer sur un seul rouleau, puis les faire passer, ainsi réunis, sur les ensocles et le bac à apprêt.
- BREVETS D’INVENTION
- Concernant les industries tinctoriales et textiles.
- 113565. — 1er juillet : Anderson et Ash. — Perfectionnements dans les télégraphes électriques.
- 113566. — h juillet : Audouin. — Bassin et siège à irrigations et injections continuelles dans la position horizontale.
- 113567. — 1er juillet : Aumont et Madrières. — Fabrication de boutons d’une seule pièce en caoutchouc durci.
- 113568. — 30 juin : Bail, — Collier de culture.
- 113571. — 1er juillet : Chapin et Gilbert. — Perfectionnements dans les lampes et leurs becs.
- 113572. — 1er juillet : Chevalier. — Voiture de transport dite baladeuse.
- 113573. — 1er juillet : Cliff et Cie. —Genre de Valenciennes dite Valenciennes de Saint-Quentin.
- 113574. — 8 juillet : Dandieu.—Tente à engrenage.
- 113575. — 6 juillet : Dubois. — Perforatrice rotative à mouvement automatique et gradué.
- 113576. — 6 juillet : Dujardin. — Tôles filtrantes à trous évasés pour presses continues.
- 113577. — 3 juillet : GAVIOLI et Cie. — Perfectionnements dans les orgues à tuyaux.
- 113578. — 1er juillet : Hoadley. — Perfectionnements dans l’empaquetage des épingles.
- 113579. — 8 juillet : Janin. — Système de batteur et sous-batteur mobile en fer creux et tôle perforée, pour machine à battre le grain.
- 113580. — 1er juillet : Jones. — Perfectionnements dans les couvertures pour campements et autres usages.
- 113581. — 3 juillet : Layer. — Perfectionne ments apportés à la fabrication mécanique des fers à cheval et autres pièces de ferronnerie.
- 113582. — 1er juillet : Luton. — Combustible aggloméré dit calco-minéral.
- 113583. — 1er juillet : MENIER. — Perfectionnements dans la fabrication des fils télégraphiques et autres.
- 113584. — 1or juillet : Minière. — Appareil réveil électro-médical.
- 113585. — 8 juillet : Nouflard. — Machine-régulateur des feux des fourneaux industriels.
- *113586. — 1er juillet : PLANÇON. — Composition et emploi d’une nouvelle matière agglomérée
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- propre à la fabrication de tous objets dits articles de Paris, ou portant le nom de laque de Chine.
- 113587. — 1er juillet : Plet. — Utilisation par voie d’agglomération des poudres et déchets prove-venant du cassage des sucres.
- & FAITS DIVERS
- EFFETS DE COMMERCE SUR L’ALLEMAGNE.
- Les Chambres de commerce ont reçu la circu-* faire suivante de M. le ministre de l’agriculture et du commerce, avec prière de la porter à la connaissance du commerce :
- « Paris, le 28 septembre 1876.
- Monsieur le président,
- « M. le Ministre des affaires étrangères vient de m’informer que la Banque de l’empire d’Allemagne (Reischbank) n’admet, à l’escompte, que les effets de commerce portant le mot « Mark », ainsi orthographié. Cet établissement de crédit a, tout dernièrement, refusé d’escompter une traite d’une maison de Florence sur une maison de Berlin, pour le seul motif que la somme était libellée avec ' le mot « Marcs » au lieu de « Mark, » ainsi que cela se présente fréquemment sur des effets français et italiens.
- « Cette information étant de nature à intéresser les négociants français de votre circonscription, je m’empresse de la porter à votre connaissance.
- « Recevez, etc.
- PROTECTION DES MARQUES DE FABRIQUE EN ESPAGNE.
- Une déclaration a été signée, le 30 juin 1876, entre la France et l’Espagne, pour assurer la garantie réciproque de la propriété des marques de fabrique et de commerce. Elle vient d’être publiée par le Journal officiel et contient les articles suivants :
- « Art. 1er. — Toute production dans l’un des deux États des marques de fabrique et de commerce apposées dans l’autre, sur les marchandises, pour constater leur origine et leur qualité, de même que toute mise en vente ou en circulation de produits revêtus de marques de fabrique ou de commerce, françaises ou espagnoles, contrefaites dans un pays étranger, seront interdites sur le territoire de l’un et de l'autre Etat et passibles des peines édictées par les lois respectives.
- « Les opérations illicites indiquées dans le présent article pourront donner lieu, devant les tribunaux et selon les lois du pays où elles auront
- été constatées, à une action en dommages-intérêts, valablement exercée, par la partie lésée, envers ceux qui s’en seront rendus coupables.
- « Art. 2. — Les nationaux de l’un des deux Etats qui voudront s’assurer, dans l’autre Etat, la propriété de leurs marques de fabrique ou de commerce, seront tenus de remplir les formalités exigées par les lois et règlements de l’Etat qui doit accorder la garantie, à l’effet de constater que les marques ont été légitimement acquises, conformément à la législation de l’autre Etat, aux industriels et négociants qui en usent.
- Art. 3. — Le présent arrangement entrera en vigueur aussitôt après sa promulgation.
- EXPOSITION INDUSTRIELLE DE MULHOUSE. Le Bal-Coton.
- Sous ce nom a eu lieu la dernière solennité de la fête du cinquantième anniversaire de la Société industrielle de Mulhouse. G’élait un bal ou plutôt une brillante fête de nuit, offerte par la Société à ses membres et à leurs familles. Le programme exigeait que les toilettes des dames fussent composées uniquement de tissus de coton filés, tissés, teints et imprimés dans le centre industriel alsacien.
- Nous devons dire quelques mots de cette fête à un point de vue spécial, et parler d’une couleur qui a contribué à orner quelques-uns des riches tissus dont se composaient les toilettes.
- Il s’agit de Véosine, dont l’éclat dépasse peut-être celui des roses, tout en ne partageant pas avec elles le désavantage d’une splendeur trop éphémère, de ce magnifique colorant rouge fluorescent qui teint le coton, la soie et la laine en oranges et en rouges de nuances superbes.
- Les personnes que les charmes du bal ont entraînées à attendre le lever du jour, ont,joui d’un effet surprenant. La lumière du matin pénétrait dans la salle et faisait pâlir les becs de gaz; certaines couleurs changeaient à vu d’œil, en présentant des nuances différentes suivant qu’elles étaient éclairées par le.gaz ou la lumière du jour naissant. Nous devons peut-être regretter que l’on n’ait pas pu conserver jusqu’au bal l’installation de l’éclairage électrique que MM. Heilmann-Ducom-mun et Steinlein avaient établi dans la grande salle de la Société industrielle pour le banquet officiel. On aurait eu l’occasion d’observer des faits intéressants en faisant lutter entre elles la lumière électrique, la lumière du gaz et celle du jour, et de comparer les effets et les contrastes de couleurs produits par ces éclairages si différents.
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- M. Grawitz a l’honneur de prévenir MM. les industriels que par ses brevets, en date des 30 septembre et 3 novembre 1874, et les certificats d’addition s’y rattachant, il s’est réservé la production sans aérage du
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- par la formation des sels doubles d’aniline et de métal ou des sels d’aniline à acides métalliques, peroxydés parles chlorates ou les chromâtes de quelque manière que ces réactions soient mises en œuvre; et que, nul, sans son mandat spécial ne peut traiter avec Eux de l’exploitation de ses procédés.
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- Aux abonnés nouveaux i^un an, ainsi qu'à mos abonmés actuels,
- 10 Les cinq dlermiers volumes 1s30-31, isz2, 1833, 1534 et 1833, au prix réduit «le 35 francs, ou :
- 2° — Les quatre derniers volumes 1832, 1833, 1834 et 1835, au prix réduit ale 2s francs, ou :
- 3°—Les trois derniers volumes A63S, 1834 et 1835, sm prix réduit «le 22 francs, ou :
- 4° — Les deux derniers volumes 1834 et 18!5, au prix réduit «le fl 5 frames, ou : 5° — Un «les cinq derniers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
- 6° La collection des neuf relûmes au prix réduit aïe 85 franes.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)--------------------------------------------------------------- demeurant à—*-------------------------------------------------------------------- département d--------——---------------------------------------------------------- déclare souscrire pour un abonnement de--------------------:-------------------:- au Moniteur de la Teinture, à partir du (2)----------------- :--------------------------------------—-----------------------------------------------et comme prime aux volume le tout pagable à la présentation de la quittance Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUrL-lon et Blondeau, rue Michel-le-üomte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier; mais, afin d’avoir un volume complet, avec table, les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- Matériels pour l’Impression
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composentde :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- à Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu.
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Par la combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces mdtériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs.
- S’adresser à l'OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour Vimpression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-fin. . -................................................. lekil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr........................................ la boîte.. 12 — 50
- Jaune d'or, jaune chamois, rouge marron............................................ lekil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais...................................... — 6 — »
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta.................................... . — 12 — »
- Vermillon.............................................................................. — 18 — »
- Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., Ve finesse, 24 fr. le kilogr. Tontissès de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle colle est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates.
- Prix : Qualité unique, 1er blanc.à fr. le kil.
- Dépôt à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
- Cartons de 58 centimètres de longueur sur 46 de largeur, prix du cent....................... 40 fr -...........................................................................................67.........................................................................................—........................................................................................—.......................................................................................53.....................................................................................—....................................................................................—................................................................................... 44 — -...........................................................................................75.........................................................................................-........................................................................................-.......................................................................................64.....................................................................................-....................................................................................—................................................................................... 60 — —...........................................................................................85.........................................................................................-........................................................................................—.......................................................................................65.....................................................................................—....................................................................................—................................................................................... 75 — —...........................................................................................lm03.......................................................................................—......................................................................................—.....................................................................................65...................................................................................—..................................................................................—................................................................................. 85 — —...........................................................................................1*06.......................................................................................—......................................................................................_.....................................................................................76...................................................................................—..................................................................................—................................................................................. 120 — —...........................................................................................0=92......................................................................................._......................................................................................_.....................................................................................82,.................................................................................._................................................................................._................................................................................ 140 —
- — 115 — ' — 85 — — ......... 150 —
- - lm30 - _ 80 — - 150 -
- Ces prix comprennent limpôt de 5fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres qne celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 61 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S'adresser à l'Office du Moniteur de la Teinture.
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- COULEURS
- PRIX DE
- 0 89 8 g
- Fuchsine inférieure................... le kil. 15 fr.
- — bonne courante.................. — 35
- — extra-supérieure................ — 40
- Rouge pour coton....................... — 70
- Rouge-cerise ou grenadine.............. — 15
- Rose de safranine en poudre.......... — 200
- - - - - 120
- Géranosine en poudre................... — 180
- Eosine, nouvelle couleur............... — 120
- BBleus.
- Bleu ordinaire......................... le kil. 55
- Bleu pur .............................. — 125
- Bleu-lumière supérieur................... — 200
- Bleu Nicholson pour laine (n° 5)........ — 40
- — - (no 3)............... — 70
- — lumière (ne 1)......... — 90
- Bleu de Lille, ou gros violet............ — 36
- Bleu-noir, ou bleu marin................. — 25
- Bleu foncé............................... — 30
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité.... 60 à
- fr.
- 120
- aunes.
- Jaune bouton d’or.................. le kil. 50 fr.
- Jaune-orange...................... — 50 Orange supérieur pour soies....... — 200
- D'ANILINE
- DÉTAIL :
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge...... le kil. 55 fr.
- — bleu..................... — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge..................... — 60
- Violet moyen.................. — 65
- Violet lumière, bleu.......... — 70 Violet au bi-chromate, en pâte...— 25 Violet pour remontages........ — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2). le kil. 100 fr.
- — — supérieur... — 110
- Wbivers.
- Brun d'Elbeuf liquide.................. le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline....................... — 25
- Gris, par le bleu-noir.................. — 25
- Gris-perle, par les violets............. — 110
- Coralline rouge......................... — 30
- — jaune (alcool)......................... — 20
- Purpuraline à l’état sec................ — 10
- Xanthine (orange)....................... — 35
- Cachou de Laval......................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l'Office du Moniteur de la Teinture.
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE
- Produisant des Grenats, Marrons, Prunes, etc., à bas prix, sur Laine, Laine et Coton, Coton. Par Teinture ou par Impression
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 octobre 1874, page 235.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- BLEU-NOIR D'ANILINE
- soluble dans l’eau
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 janvier 1875, page 22.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- soluble dans l’eau produisant des aurores et roses magnifiques.
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 juillet 1876, page 163.
- Prix de détail : 120 fr. le kil.; par kilog. 90 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRICANT DE COULEURS DANILINE
- d’Argent et de Bronze à l'Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l'Exposition de Vienne 1873
- SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le calliatour et résistant au foulon.
- Acide salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER & WEIDKNEuHT
- Constructeurs à MULHOUSE (Alsace).
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments, Impressions, Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Hydro-Extracteurs.
- Machines à laver de tous systèmes.
- Machines a apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines a pulvériser l’eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines à sécher.
- Machines à imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole.
- Rames fixes à pinces et à déraillage.
- Rames continues à picots.
- Rames continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements.
- Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges et à pistons, Turbines, Presses^hydrauliques, Treuils, Grues.
- Installations complètes pour Tuileries mécaniques à terre dure et à terre molle.
- Noir d’Aniline au Vanadium
- Sel .............................. le kilog.
- Vanadate d’ammoniaque............. le gramme.
- 16 fr.
- 3 fr.
- 2 fr. 50
- par 10 gr. et au-dessus.
- Voir pour l’emploi les nos du 20 juin et du 5 juillet. — S’adresser a l'office du Moniteur de la Teinture.
- ALBUM DU TEINTURIER ET DU FABRICANT
- TEINTURES UNIES ET MELANGES
- Par G. VAN-LAEE
- Chimiste industriel, Professeur du Cours pratique de Teinture, à l'Ecole professionnelle de Verviers.
- . Il paraîtra deux feuilles par mois, chacune contenant 8 échantillons ; la lr0 feuille sera composée de Teintures unies sur tissus et en laine feutrée ; la 2e feuille ne contiendra que des Mélanges, c’est-à-dire de la laine feutrée et des fils composés de plusieurs laines diversement teintes; l’auteur s’occupera'également de la teinture du feutre et des fourrures ou peaux en poils.
- L’album comprendra 24 feuilles (192 échantillons). Chaque feuille formera un tableau de 44 centimètres de hauteur sur 28 de large. — Au milieu sont les échantillons ; à gauche, la qomposition des mordants, dose de chaque sel, durée du mordan-çage pour 100 kilos ; à droite, la désignation des matières colorantes, et durée de la teinture pour 100 kilos de matière teinte.
- Prix de l’abonnement, payable après la réception du premier numéro, 30 fr.
- On s’abonne à l’office du Moniteur de la Teinture.
- La première feuille paraîtra fin décembre 1876.
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- I enseignements et Recettes.
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandes. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
- A VENDRE D’OCCASION
- PRESSES HYDRAULIQUES R°YJZooRPTStivænt force et dimensions.
- PRESSES A VIS pour apprêts, prix suivant dimen-mîll A Dp en cuivre, longueur 0 60, bâtis en fer, 1UULnil réglage de pression, construction très-soignée, prix 450 fr.
- CIUFITD à vapeur, à 6 tambours en cuivre, fond bLuliUAL en fonte, diamètre 0,60, longueur utile 0,60, bâtis en bois, tuyaux de vapeur et transmission, prix 1,200 fr.
- MWIFD AIIINITD largeur 1 m. 20, cylindre avec lllEllun IAluLLUR sa chaudière, le tout 650 fr.
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- — à friction, panier en cuivre diam. 0 m. 50 ; prix 375 fr.
- HIOdADTIon IADUONI lï à friction et à force rao-LVRLUNI MARMulAl trice seulement, panier en cuivre, avec couvercle, diamètre 0,55, prix 475 fr.
- Tg DAGCIANOI à main et à force motrice, L _ _ _ RUUIU.U1 diam. du panier 0,50, couvercle en cuivre; prix 425 f.
- — à main et à force motrice, diam. du panier 0,50, mouvement en dessous prix 375 fr.
- TORADUITCI toupie à mouvement progressif, force LUNLUNI motrice, panier en cuivre deOm. 80; prix 600 fr.
- — à main, panier en cuivre de 0"'45 de diamètre, avec couvercle; prix 475 francs.
- POCADUren Martin Labbé, à engrenages et vis sans IUUNUUNL fin, marchant à la main, mouvement très-doux, panier en cuivre, diam. 0m44, prix 350 fr. TOCADDITCT à force motrice pour poulies et engre-LURLUMI nages, bâtis en fonte, panier en cuivre, diam. 0 m. 85; prix : 500 fr.
- TOCADRICT f A II belle et solide construction, pres-IUNLUMI uriL que neuve, panier avec toile métallique en laiton, diam. 0,80, prix 1,200 fr.
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- ù longitudinales, de 220, 175, 090; prix
- ___________0 1,000 fr.; 500 fr. et 350 fr.
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- AUI IMRDn composé de 5 rouleaux, 2 en papier, lon-UIMIDAiA gueur lm20 table, diamètre 0m45 et 3 en fonte, creux, de l,n30 long et 0™30 de diamètre.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20' Année, No 18. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Septembre 1870.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Des progrès récents de l’industrie du noir d’aniline, par M. Antony GUYARD. — Machine à sécher les écheveaux, de MM. Tnlpin frères, de Rouen.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Machine à imprimer sur tissus, papier, etc., par MM. Schlumberger fils et C. — Titre de quelques fibres textiles végétales, par M. A. LUDICKE. — Revue sommaire des brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Envoi des factures par la poste. — Société d’études économi* ques pour la réalisation des réformes fiscales.
- CHRONIQUE
- Nous n’avons que des modifications sans importance à signaler sur l’état des affaires, tel que l’indiquait notre précédente Chronique.
- Le haut prix des soies qui avait été supporté par les fabricants, tant que les besoins de la consommation l’exigeaient, commence à n’être plus accepté, et on constate un arrêt plus ou moins complet en fabrique.
- Ceci est une situation toute transitoire que l’on compte voir se modifier prochainement, car les tissus de soie sont toujours très-recherchés par la consommation.
- L’Industrie lainière est dans la même situation que précédemment; l’ensemble est, en résumé, plutôt satisfaisant ; on signale même une recrudescence à Roubaix-Tourcoing; ces places manufacturières viennent de recevoir de nouvelles commandes.
- Le commerce et la fabrication des tissus de coton ne s’améliorent pas; le calme persiste à Rouen, comme à Mulhouse, comme à Epinal, et cependant ces tissus sont à très-bas prix, et le marché de Liverpool, qui a tant d’influence sur toute l’industrie cotonnière, a repris, pendant ces derniers temps, une certaine animation.
- Les lins sont assez chers en ce moment et se vendent bien, mais le fil et la toile sont calmes sur la place de Lille.
- Les marchés anglais sont également lourds pour tous les textiles, même pour les lainages qui, chez nous, sont dans une situation passable.
- En ce qui concerne les produits tinctoriaux, on signale au Havre des affaires assez actives en
- indigos, et les prix s’affermissent de plus en plus ; le stock, du reste, est peu abondant. Ce sont, surtout, les Bengale qui donnent lieu à ce mouvement; les autres sortes, telles que Guatemela et Nicaragua, n’en bénéficieront probablement pas autant, à cause, précisément, de la préférence, du reste très-justifiée, de la consommation pour la provenance Bengale.
- Les bois de Campêche sont aussi mieux tenus au Havre; il s’est même produit, pour cet article, une hausse très-évidente. Dans les bois jaunes, on a vendu du Carmen des Tuspan à prix bien tenus, sans variations, cependant, les bois rouges trouvent un écoulement modéré, on a signalé la vente de quelques lots de Pernambuco, en bûches et en souches.
- Le cachou brun est sans affaires, le stock en caisse est très-faible et il n’existe plus rien en sacs. Le cachou jaune manque toujours.
- En Curcuma Bengale, le stock est nul ; on a vendu un petit lot Bombay, dont le prix n’a pas été connu.
- La demande en rocou, par contre, paraît se ranimer de plus en plus à Bordeaux; les commissionnaires reçoivent chaque semaine des ordres des fabriques de l’intérieur. Les prix se raffermissent, par conséquent.
- Quelques affaires à prix fermes, en dividivis ont eu lieu au Havre; ce sont les sortes Rio-Hacha et Savanilla qui ont été importées et qui se sont vendues à prix égaux. Ce tannin paraît donc en faveur, pour le moment.
- Mais la fluctuation la plus importante est celle du.prix de la cochenille ; depuis peu ce colorant a presque doublé de prix à Marseille ; malgré le peu d’abondance de la marchandise, ce résultat surprend, maintenant que plusieurs produits de l’aniline paraissent se substituer à la cochenille,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- mais on a sans doute reconnu que si cette substitution est possible dans beaucoup de cas, elle ne peut être entièrement généralisée ; il faut reconnaître aussi que depuis deux ans, principalement, la cochenille était tombée à un prix réellement trop bas, et insuffisant pour rémunérer le producteur et l’importateur.
- F. Gouillon.
- DES PROGRÈS RÉCENTS
- DE L’INDUSTRIE DU NOIR D’ANILINE Par M. Antony GUYARD.
- A la page 45 du tome XXV du Bulletin de la Société chimique de Paris, se trouve l’extrait suivant du brevet pris par M. R. Pinckney sur des perfectionnements dans la production du noir d'aniline pour la teinture et pour l’impression.
- Le procédé de l’auteur consiste dans le traitement d’un sel d’aniline par les composés du vanadium ou de l’uranium, seuls ou conjointement avec un sel de nickel, en présence d’un agent oxydant tel que les chlorates. « Pour la teinture, dit-il, on plonge les tissus dans un mélange de ces substances, ou bien on procède par immersions successives, d’abord dans le bain métallique, puis dans le bain contenant le sel d’aniline. »
- Les proportions des divers éléments nécessaires peuvent varier suivant les tissus ou produits à teindre; mais les proportions suivantes semblent les plus avantageuses :
- Chlorhydrate d’aniline............. 150 parties.
- Sel de vanadium................... 18,5 —
- Chlorure de nickel.............. 20 —
- Chlorate de potasse................ 100 —
- Eau............................. 2,500 —
- La teinture peut se faire à froid ou à chaud. Pour l’impression, on peut employer les proportions ci-dessous :
- Chlorhydrate d’aniline........ 150 parties.
- Sel d’uranium ou de vanadium 18,5 —
- Chlorure de nickel.................... 20 —
- Chlorure de soude ou potasse
- 150 à 100 —
- Eau.......................... 1,200 —
- On épaissit à la gomme ou à la dextrine.
- Dans ces quelques lignes, se trouvent indiqués
- à la fois une erreur considérable (1) et le plus grand perfectionnement encore introduit dans l’industrie du noir d’aniline, en ce qui touche, du moins, au mode de formation de ce noir ; car nous verrons plus loin une autre découverte, celle du sel préservateur de Casthelaz, se révéler comme le plus grand perfectionnement encore introduit dans l’application du noir d’aniline, soit à la teinture, soit à l’impression.
- L’action des sels de vanadium, une des plus importantes et des plus curieuses de la chimie, m’a permis d’étudier avec beaucoup de soin les phénomènes de la production du noir d’aniline et d’élucider très-complètement la théorie assez obscure de la formation de ce noir.
- Au point de vue pratique, la découverte de l’action des sels de vanadium sur les mélanges de chlorhydrate d’aniline et des chlorates alcalins est de la plus haute importance, parce qu’elle permet de teindre tous les tissus ou fibres d’origine végétale ou animale avec une égale facilité et une égale perfection, et cela sans le secours d’aucun mordant ou d’aucune préparation spéciale. Il suffit, en effet, d’introduire un mélange soluble capable de fournir du noir d’aniline dans une fibre quelconque, et de donner au noir le temps de se former bien complètement, pour qu’il se fixe sur la fibre par précipitation et y reste attaché sans qu’aucune substance connue l’en fasse détacher.
- Je ne connais pas d’exception à cette règle, et pourvu qu’elles soient bien préparées et bien dépourvues de matières grasses, les fibres tissées ou non du lin, du chanvre ou du coton d’une part, de la soie ou de la laine de l’autre, se teignent également bien.
- On a cru longtemps que la laine ne pouvait pas fixer le noir d’aniline. Que disait-on? elle réduisait; et, dans le but de prévenir cette réduction, on oxydait la laine par le chlorurede chaux ou par les hypochlorites alcalins. Je ne discuterai pas ce point, qui a sans doute son importance, ou ce traitement, qui prépare bien les laines et rend des services en pratique , je ferai observer seulement que les laines bien privées de matières grasses par des lavages répétés aux alcalis absorbent parfaitement les mélanges pour noir d’aniline, surtout les noirs au vanadium, et fixent cette couleur avec autant de facilité que le coton.
- (1) L’erreur, c’est que les sels d’uranium sont impropres à la formation du noir. Il n’y a que les sels uraneux, qu’on ne trouve plus dans le commerce, qui donnent du noir.
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- Ceci posé, il reste fort peu de chose à dire sur la pratique de la teinture directe en noir d’aniline. La composition des bains peut varier beaucoup, suivant la finesse des tissus, la délicatesse des fibres ou suivant leur nature ; mais les manipulations restent sensiblement les mêmes pour les différents cas.
- Pour la facilité de l’exposition, je prendrai un bain unique que je considérerai comme type, et j’admettrai que, si une première immersion dans ce bain est insuffisante pour donner au noir toute la beauté ou tout l’éclat dont il est susceptible, on répétera les immersions deux et même trois fois, si cela est nécessaire, en donnant après chaque immersion, au noir, le temps de se bien développer. J’admettrai aussi que, suivant la nature des fibres, on appauvrira ou l’on enrichira le bain en maintenant à peu près les proportions indiquées dans le bain type. Ainsi, pour les fibres les plus délicates du coton, il serait convenable de diminuer de moitié la quantité de sel d’aniline, et pour la laine, n pourrait très-bien doubler cette quantité.
- Notre bain normal sera donc formé de :
- Eau, 1 litre.
- Chlorhydrate d’aniline, 80 grammes.
- Chlorate de soude ou de potasse, 35 à 40 gram. Chlorure de vanadium, 1 décigramme 1 centigramme.
- On y plonge les fibres ou les tissus bien préparés, ce qui signifie uniquement, comme je l’ai déjà fait observer, bien dépourvus de matières grasses ; on les imprègne bien complètement et bien uniformément du mélange, puis on les expose pendant quelques heures dans des chambres d’oxydation bien aérées et maintenues à une température de 15 à 20 degrés ; on elève.alors la température jusqu’à 35 ou 40 degrés, et l’on maintient les matières à cette température jusqu’à ce qu’elles soient bien desséchées. Si le noir a acquis la teinte et l'in-ensité voulue, on passe alors au bain de bichromate de potasse, à 10 ou 12 grammes par litre; on sèche de nouveau, puis on lave bien à l’eau et au savon.
- Lorsqu’une deuxième ou troisième immersion est jugée nécessaire, comme pour les laines et les draps qui absorbent beaucoup de noir ou pour les étoffes de coton, les calicots, par exemple, qui en absorbent fort peu, à cause même de leur peu de porosité, il est avantageux de débarrasser les tissus des sels alcalins déposés pendant la formation du noir, et qui pourraient en obstruer les pores et
- s’opposer à une précipitation profonde des nouveaux dépôts de noir d’aniline. Ces nouvelles couches de noir se fixent d’ailleurs fort bien sur les premières et augmentent l’intensité, la beauté et surtout le velouté du noir. On achève la teinture au bichromate de potasse selon l’usage; on sait que cette substance corrige la teinte légèrement verdâtre du noir d’aniline et qu’elle agit économiquement aussi en précipitant et utilisant ainsi les portions du sel d’aniline qui auraient pu échapper à l’action des chlorates, en même temps qu’elle rehausse l’éclat du noir. •
- La soie est peut-être la matière qui se teint le plus facilement, et cela sans aucune préparation préalable autre que le dégraissage. En général, une seule immersion est parfaitement suffisante pour teindre la soie en un noir magnifique. Cependant il est très-avantageux d’introduire dans le bain une quantité de gomme arabique qui s’élèvera jusqu’à 50 grammes par litre. Le bain étant ainsi légèrement épaissi, la soie se charge dans une seule immersion d’une plus grande quantité de noir; le noir se dispose bien uniformément et la soie conserve intégralement tout son éclat et tout son brillant.
- Les opérations de la teinture en noir d’aniline au vanadium sont si si simples qu’en vérité il y a fort peu de chose à ajouter. En effet, n’est-ce pas la teinture réduite à sa plus simple expression, à un bain unique et sans mordant?
- La formation spontanée du noir d’aniline sous l’influence du vanadium est assez rapide pour qu’on ne doive pas préparer une trop grande quantité de mélange à la fois. On peut travailler en toute sécurité, pendant six heures environ, sur un mélange tout préparé; mais un arrangement bien simple permettrait de travailler indéfiniment dans une même cuve.
- Il suffirait, en effet, de dissoudre séparément dans de grands réservoirs d’une capacité de 500 litres chaque, par exemple :
- D’une part, 80 kilogrammes de chlorhydrate d’aniline et 100 grammes de chlorure de vanadium ou une quantité moindre de ce sel ;
- Et, d’autre part, de 35 à 40 kilogrammes d’un chlorate alcalin, pour obtenir 1,000 litres du bain normal de noir d’aniline.
- En faisant arriver des volumes égaux des deux liquides dans une cuve peu profonde, soit après les avoir fait mélanger dans un vase intermédiaire muni d’un agitateur et placé entre les réservoirs et
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- la cuve, soit en les mélangeant dans la cuve même au fur et à mesure qu’on s’en sert, on pourrait ainsi travailler avec beaucoup de régularité et sans crainte de préparer une trop grande quantité de bain à la fois.
- Ces détails ont leur importance, parce qu’avec les sels d’aniline du commerce le noir au vanadium se forme très-rapidement.
- Je suis bien parvenu à préparer des sels d’aniline et à faire des mélanges au vanadium qui se conservent des jours entiers, des semaines entières et d’autres même indéfiniment; mais je ne crois vraiment pas que ceci présente une grande importance en pratique, et, somme toute, je crois que les bains très-actifs, manipulés adroitement, sont encore les meilleurs et ceux qui donnent les meilleurs résultats. Ceci est surtout vrai des bains dans lesquels on introduit le sel préservateur de Cas-thelaz, car alors on peut pousser toutes les opérations avec une rapidité inespérée et faire en un jour ce qui prenait autrefois une semaine.
- L’état d’acidité, de neutralité et de causticité des sels d’aniline a une influence énorme sur la rapidité avec laquelle le noir se forme et aussi sur la tendance que les bains d’aniline noir ont d’affaiblir et souvent de détruire les étoffes.
- Les sels acides forment le noir trop rapidement, et l’excès d’acide nuit beaucoup aux fibres ; il faut les rejeter.
- Les sels basiques sont trop lents; mêlés de chlorates et de sels de vanadium, on peut conserver plusieurs jours ces bains sans qu’il se forme de noir d’aniline. Cette indifférence apparente tient surtout à ce que l’oxyde de vanadium se précipite et perd son pouvoir en présence d’un excès d’aniline.
- Des fibres imprégnées des bains à sels basiques et placées dans les chambres d’oxydation se teignent en noir lorsque l’excédant d’aniline s’est évaporé, mais il s’évapore en même temps beaucoup d’eau, et le vanadium, distribué irrégulièrement sur la fibre, réagit trop en certains endroits et pas assez sur d’autres ; la teinture est irrégulière, et de plus, comme l’action se produit sur des matières trop desséchées, l’action du chlore libéré est trop violente, et les fibres se détruisent assez facilement sur certains points.
- Les sels neutres, au contraire, ne présentent ni les inconvénients des sels acides ni ceux des sels basiques; la teinture qu’ils donnent est belle et régulière, et ce sont eux qu’il faut choisir et employer. Ils répondent à tous les besoins de la tein
- ture ; ils n’attaquent pas trop les étoffes tout en permettant au noir de se développer très-facilement, et lorsqu’on les emploie conjointement avec le sel préservateur de Casthelaz, les résultats sont la perfection même.
- La teinture en noir d’aniline est une question qui présente un intérêt énorme et plein d’actualité. C’était un problème assez difficile et assez délicat, mais que la réaction que je viens d’exposer et que celle dont j’ai encore à traiter résolvent de la façon la plus heureuse et la plus inattendue.
- L’introduction du noir d’aniline au vanadium dans l’impression est, dans son genre, un progrès aussi marqué que l’adoption de ce même noir dans la teinture. En effet, les mélanges au vanadium ne renferment sensiblement des sels métalliques, et les petites quantités de chlorure de vanadium qu’on y introduit n’exercent pas d’action chimique sur les racles des machines. Ils présentent sur les mélanges au sulfure de cuivre l’avantage d’une homogénéité parfaite et d’une solubilité qui permet de les appliquer sur tous les tissus. Enfin, l’on peut ajouter qu’ils offrent tous les avantages des mélanges primitivement proposés par Lightfoot, sans offrir un seul de leurs inconvénients. Il faut encore les manipuler avec soin et précaution, cela est vrai ; mais nous verrons que, avec le concours du sel préservateur, soins et précautions disparaissent et soulèvent les dernières objections ou les derniers obstacles qui pourraient s’opposer à l’adoption du noir d’aniline.
- Pour préparer les pâtes, on dissout de 25 à AO grammes d’un chlorate alcalin dans un demi-litre d’eau, puis on épaissit comme d’habitude.
- On épaissit d’autre part un demi-litre d’eau et on y incorpore, par le broyage, 80 gr. de chlorhydrate d’aniline et 1 décigramme de chlorure de vanadium. Le tout se dissout rapidement. On mélange volumes égaux des deux pâtes, on passe au travers des mousselines et l'on imprime aussi rapidement qu’on veut.
- Comme le noir se développe facilement, il faut ne mélanger à la fois que la quantité strictement nécessaire, et il vaut mieux aussi, comme pour la teinture, aérer à basse température tant qu’il se dégage du chlore, et élever la température un peu plus tard jusqu’à dessiccation complète des dessins. On passe alors au bichromate de potasse et l’on termine les opérations comme d’ordinaire.
- Rien ne saurait égaler la beauté des noirs ainsi obtenus.
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- Dans la teinture, le choix des chlorates est sans importance, et j’avoue que je n’ai jamais obtenu de plus beaux noirs qu'avec le chlorate de potasse. La seule chose que l’on puisse reprocher au chlorate, c’est de ne pas être tout à fait assez soluble; aussi un mélange de parties égales de chlorate de potasse et de chlorate de soude répond-il à tous les besoins de la teinture.
- Dans l’impression, le chlorate de potasse est dangereux, parce qu’il est apte à cristalliser à la superficie des pâtes, et expose aux accidents de détérioration des dessins et de traînées sur les fonds. Aussi doit-on s’en tenir exclusivement à l’emploi du chlorate de soude, qui est très-parfait sous tous les rapports.
- Je résumerai tout ce que j’ai dit sur le noir au vanadium en insistant sur les faits suivants :
- Le noir au vanadium se recommande à la teinture et à l’impression :
- 1° Par la simplicité extrême des manipulations;
- 2° Par la solubilité parfaite de tous les ingrédients ;
- 3° Par la facilité avec laquelle le noir se développe sur les tissus ou.fibres d’origine quelconque;
- 4° Par la beauté des noirs obtenus ;
- 5° Par l’absence totale de l’action destructive sur les racles d’acier des machines d’impression, et j’ajouterai que, pour atteindre à la perfection absolue sous tous les points de vue pratiques, il suffit d’incorporer au noir au vanadium, ou plutôt aux mélanges qui servent à le préparer, le sel préservateur de Casthelaz.
- En effet, bien que le noir d’aniline au vanadium soit la forme la plus commode et la plus facile sous laquelle on puisse appliquer le noir d’aniline à la teinture et à l’impression, il ne faut pas en conclure que ces mélanges soulèvent toutes les difficultés inhérentes à l’application de ce noir; car si, dans son emploi, on ne prend pas tous les soins et si l’on n’observe pas toutes les précautions usuellement adoptées, on s’expose à de graves accidents, à la destruction des tissus dans les cas extrêmes, ou à la formation des auréoles, si difficiles à empêcher lorsque la température des chambres d’oxydation est trop élevée peu après l’application du noir, ou lorsque les tissus encore humides sont empilés les uns surfiles autres ou suspendus trop près les uns des autres dans des chambres insuffi-samment aérées. Il y a aussi une grande et importante question que l’emploi de ce noir, employé seul, ne résout pas : c’est celle de la destruction
- des couleurs déjà appliquées et que le chlore qui se dégage pendant la formation des noirs d’aniline affaiblit terriblement ou fait disparaître.
- Les solutions de ces deux importants problèmes, la protection absolue des fibres et tissus contre l’action du chlore et des acides libérés pendant la formation du noir d’aniline, d’une part, et, de l’autre, l’application simultanée et le vaporisage du noir d’aniline et de toutes les autres couleurs ont occupé bien longtemps l’attention des chimistes les plus distingués et des industriels les plus habiles.
- L’obstacle apparemment invincible, c’est que toutes les substances préservatrices connues empêchent le développement du noir, et l’on pourrait, à bon droit, désespérer du succès si l’emploi du sel préservateur soluble (1) que la maison John Casthelaz livre depuis quelque temps à l’industrie n’était venu couronner l’édifice péniblement élevé de l’industrie du noir d’aniline et résoudre en même temps toutes les difficultés que tous les mélanges connus pour noir ont en commun. En effet, ce corps remarquable a la précieuse propriété d’absorber complètement ou de neutraliser les acides, le chlore et les produits chlorés libérés pendant le développement du noir, sans nuire en aucune façon au développement même du noir et de rendre absolument inoffensifs les mélanges pour noir d’aniline, quels qu’ils soient d’ailleurs. Le sel est par-faitement soluble et s’incorpore avec la plus grande facilité à toutes les pâtes pour noir, et sa triple action consiste à protéger les étoffes ou les fibres contre l’action du chlore et des acides, à prévenir la formation des auréoles et enfin à protéger merveilleusement les couleurs avoisinant le noir contre l'action du chlore.
- Le sel préservateur est donc également favorable à la teinture et à l’impression, et la conséquence de tout ceci, c’est qu’on peut oxyder les noirs à la sortie des bains ou des machines avec autant de rapidité qu’on veut, ce qui permet de réaliser une économie de temps considérable.
- Les fibres et les tissus les plus délicats de coton sont merveilleusement protégés par le sel de Cas-
- (1) Les meilleures proportions du sel préservateur à employer sont les suivantes : pour la teinture et l’impression : oxydation lente de 1[2 partie à une partie du sel préservateur pour une partie de chlorate d’aniline; pour la teinture et l’impression : oxydation rapide, ou pour le vaporisage simultané de noir d’aniline et autres couleurs, il vaut mieux employer de une partie à une partie 1[2 de sel préservateur pour une de sel d’aniline.
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- thelaz, qui fera probablement prendre à l’industrie du noir d’aniline un développement inouï et inespéré ; car ce n est pas avec une, mais avec toutes les recettes qu’on peut l’employer, et rien ne s’oppose plus maintenant à ce que les formules Light-foot soient’ universellement adoptées dans la teinture et dans l’impression.
- Au point de vue hygiénique, le sel préservateur rendra d’immenses services en protégeant les ouvriers contre l’action si délétère des vapeurs mélangées d’aniline, de chlore et des produits organiques chlorés qui, on le sait, affectent vivement la peau de la face et des mains, et causent des inflammations douloureuses des organes respiratoires.
- A mon avis, les deux plus belles découvertes-encore introduites dans l’industrie du noir d’aniline sont la réaction des sels de vanadium et le sel préservateur de Casthelaz, parce qu’elles résolvent à tout jamais le grand problème qui nous occupe, et aplanissent toutes les objections qui s’opposeront pendant longtemps à l’adoption universelle du noir d’aniline.
- Quand on introduit dans un mélange normal pour noir d’aniline formé, comme je l’ai dit, de :
- Eau....................... 100 grammes.
- Chlorate d’aniline.................... 8 —
- Chlorate alcalin................... 3 g. 5 à à g. environ 1 centigramme d’un sel vanadeux (chlorure ou sulfate), d’un selvanadique (sulfate) d’un méta ou d’un divanadate alcalin, alcalino-terreux ou métallique soluble, on voit avec surprise la liqueur limpide se foncer au bout de quelques instants, puis peu à peu déposer abondamment du noir d’aniline. Après quarante-huit heures environ, la réaction est à peu près terminée, et la liqueur s’est prise en une boue épaisse par suite de la formation de la presque totalité du noir d’aniline qu’elle peut fournir.
- Cette réaction est tellement sensible qu’une partie de sel de vanadium quelconque, ceux dans lesquels le vanadium joue le rôle de base, comme ceux dans lesquels le vanadium joue le rôle d’acide, peut aisément transformer 1,000 parties de chlorhydrate d’aniline en noir d’aniline, et que, dans certains cas, comme lorsqu’on ajoute un sel de nickel qui, par lui-même, ne formerait pas de noir, 1/5000 de selvanadique suffit pour provoquer la formation du noir d’aniline.
- Au point de vue pratique, cette curieuse réaction présente une haute importance, comme nous l’avons déjà vu, et au point de vue chimique, elle
- présente un grand intérêt, parce que, étudiée avec soin, elle nous donne la clef du mécanisme de la formation du noir d’aniline.
- L’élégance même de la réaction provoque notre curiosité, et nous nous sentons portés vers l’étude, de cette combustion lente, mais continue, qui se produit avec calme sous nos yeux au sein d’une masse fluide.
- Comme les conditions de l’expérience changent l’aspect des phénomènes !
- Au lieu du foyer et de sa grille, nous opérons avec une cuve, et, au lieu des phénomènes éclatants de la combustion, ce sont des boues noires et froides que nous obtenons. Dans le premier cas, une atmosphère gazeuse et disséminée réagit sur un combustible compacte; dans le second, le combustible et l’atmosphère, doués de la même fluidité, se trouvent intimement mélangés. Dans nos cheminées , s’échappent ensemble les produits de la combustion et de la destruction de l'atmosphère; ici, au contraire, les uns se précipitent dans le foyer même, tandis que les autres se dégagent. En un mot, tandis que, dans le premier cas, les résultats de la combustion se trouvaient être de l’acide carbonique, de la vapeur d’eau et de l’azote, dans le second, ils se manifestent sous forme de noir d’aniline et de chlore. Lorsque la réaction se fait sur les liqueurs concentrées, le phénomène prend une grande intensité. La masse se prend à bouillir, à s’épaissir et à projeter dans toutes les directions, et souvent à une grande hauteur, des torrents de vapeur d’eau, de produits chlorés et de noir d’aniline, et le mélange peut s’échauffer jusqu’à prendre feu.
- Le vanadium, c’est l’étincelle qui termine la combustion lente des mélanges faibles et l’explosion des liqueurs concentrées.
- Le pouvoir du vanadium, dans la production du noir d’aniline, est plus de cent fois plus considérable que celui du cuivre ; et il faut bien connaître les propriétés du vanadium pour arriver à s’expliquer pourquoi il en est ainsi.
- C’est parce que le vanadium, exception remarquable dans la série des corps simples, passe avec une facilité presque égale de l’état d’oxydation maximum à l’état d’oxydation minimum, et réciproquement de l’état d’oxydation minimum à l’état d’oxydation maximum. Sous les plus légères influences réductrices, l’oxyde ou les composés vanadiques sont réduits à l’état d’oxyde ou de composés vanadeux passent à l’état de composés vanadiques.
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- Comme je le montrerai tout à l’heure, c’est à j cette double réaction qu’est dû tout le pouvoir du i vanadium, que, après un grand nombre d’expé- J riences, j’ai forcé à livrer son secret.
- Ce pouvoir est si grand, si surprenant, tellement en dehors des phénomènes auxquels les chimistes sont accoutumés, que je crus tout d’abord être en présence d’une force nouvelle. Puis je songeai à l’électricité; j’allais enfin me décider à mettre le tout sur le compte de l’action de présence de la force catalytique, quand l’idée me vint d’étudier, sans parti pris, les propriétés chimiques générales du vanadium, surtout dans les réactions par la voie humide. Cet examen mit bientôt entre mes mains la clef de tout ce qui me semblait mystérieux d’abord.
- Lorsqu’on dissout l’acide vanadique dans de l’acide chlorhydrique, il se transforme en chlorure va-nadeux avec dégagement du chlore. Ce chlorure est très-stable et ne commence à se décomposer qu’au rouge sombre ; mais si l’on évapore sa solution lentement au contact de l’air, il absorbe l’oxygène et se transforme en partie en acide vanadique. Voici donc un exemple de la facilité avec laquelle le vanadium passe de l’un des états d’oxydation à l’autre sous des influences peu énergiques.
- Lorsqu’on fait agir directement des composés énergiques sur les différents degrés d’oxydation du vanadium, alors les phénomènes s’accentuent beaucoup. C’est ainsi que, dans des liqueurs excessivement étendues, les composés vanadeux passent instantanément à l’état de composés vanadiques sous l’influence du permanganate de potasse, par exemple, qui est décoloré instantanément, et que les divanadates, qui ressemblent en tous points aux bichromates, sont réduits instantanément et décolorés par les sels de protoxyde de fer et d’étain. Si le vanadium était un métal abondant et le bichromate rare, on pourrait substituer les divanadates aux bichromates dans presque toutes les applications industrielles et certainement dans tous les procédés de dosage volumétrique. Pour pousser la comparaison jusqu’au bout, j’ajouterai qu’on pourrait parfaitement substituer le divanadate d’ammoniaque au bichromate de potasse pour corriger la teinte verdâtre du noir d’aniline, et que ce sel, comme les bichromates, réagit directement sur les sels d’aniline pour former de la mauvéine.
- D’un autre côté, si l’on fait des expériences directes pour rechercher quelle peut bien être l’action des sels de vanadium sur les sels d’aniline
- mélangés de chlorate, on s’aperçoit que, en présence des chlorates, les vanadates et l’acide vanadique restent inaltérés, tandis que les sels vanadeux sont transformés en sels vanadiques ou en acide vanadique, tandis que le chloré du chlorate se dégage.
- Avec le chlorhydrate d’aniline, au contraire, les sels vanadeux restent inaltérés, tandis que les vanadates et l’acide vanadique sont instantanément réduits à l’état d’oxyde ou de sels vanadeux, l’aniline jouant ici le rôle d’une réduction énergique et les chlorates celui d’un oxydant très-puissant.
- Ainsi, tout s’explique aisément : les solutions faibles et neutres de chlorhydrate d’aniline n’exercent aucune action sur les solutions faibles des chlorates ; mais en présence d’un agent intermédiaire pouvant jouer un double rôle, mais surtout en présence des sels de vanadium à un degré quelconque d’oxydation, les chlorates sont détruits et l’aniline oxydée, et cela tant qu’il reste dans le mélange un peu de chlorate à décomposer ou d’aniline à oxyder.
- Ces réactions si nettes du vanadium, qui rendent compte si exactement du rôle que joue le vanadium dans la formation du noir d'aniline, permettent aussi de systématiser l’influence des métaux en général dans la production de ce noir.
- Ainsi pourrons-nous dire hardiment :
- 1° Pour qu’un métal puisse aider à la formation du noir,, il faut que ce métal possède au moins deux degrés d’oxydation par la voie humide;
- 2° il faut que ce métal passe et repasse avec une certaine facilité d’un des états d’oxydation à l’autre ;
- 3° Il ne faut pas que ce métal passe trop facilement d’un des états d’oxydation à l’autre.
- D’après la première règle, tous les métaux qui ne possèdent que un degré d’oxydation par la voie humide, sont impropres à la formation du noir, et l’expérience prouve que ceci est parfaitement exact.
- Se rangent dans la deuxième règle les métaux, comme le cuivre et le tungstène, et les métaux ‘analogues, l’uranium et le molybdène. Le cuivre agit comme le vanadium, mais moins facilement; les autres n’agissent que lorsqu’on le prend au minimum d’oxydation.
- Enfin, rentrent dans la troisième loi l’étain et l’antimoine, qui ne forment pas de noir d’aniline, parce qu’ils absorbent trop facilement les produits de décomposition de l’acide chlorique.
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- Certains métaux, comme le fer et la manganèse, ont des propriétés intermédiaires entre ceux que nous avons classifiés.
- Le nickel et le cobalt sont dans le même cas.
- J’ai étudié l’action des chlorates, mêlés de sels vanadiques, sur une foule de substances ; mais, au point de vue pratique, cette réaction ne présente pas un grand intérêt, et l’on peut dire que le noir d’aniline est la seule substance vraiment remarquable à laquelle elle donne naissance.
- Dans les mêmes conditions, la toluidine donne, au lieu de noir, une substance avec laquelle on peut teindre la soie en bronze cuivré, et l’extrait de bois de campêche donne une substance jaune d’or qui prend très-bien sur la soie et est fort jolie. Mais enfin toutes ces couleurs se produisent avec un grand nombre d’autres substances et dans une foule d’autres réactions, et méritent à peine de fixer l’attention ; il suffit de les signaler en passant.
- Je n’insisterai pas non plus sur les faits suivants que chacun peut adopter suivant ses besoins ou sa fantaisie, tels que l’application de l’action des sels de vanadium sur les mélanges de chlorhydrate d’aniline et de chlorate, et l’action des mélanges de chlorate et des sels vanadiques sur le chlorhydrate d’aniline dans l’analyse chimique qualitative et quantitative.
- Ce que j’ai cherché surtout, c’était à rendre compte des progrès récents de l’industrie du noir d’aniline et à signaler les deux grandes découvertes, le noir au vanadium et le sel préservateur de Casthelaz, qui, à mon avis, révolutionneront complètement cette importante application de découvertes de laboratoires.
- J’ai aussi cherché à donner une théorie bien complète du noir d’aniline qui n’avait pas encore été bien élucidée et à indiquer quelle classe de réactifs étaient les plus propres à former le noir ; je m’estimerai fort heureux si, dans ces quelques pages, j’ai pu aider à la généralisation de l’emploi de la matière chlorante la plus remarquable des temps modernes et à provoquer son adoption dans les plus humbles ateliers.
- La teinturerie française est l’une des plus estimées du monde entier: puisse l’adoption immédiate du noir d’aniline, par l’industrie française, amener le bien-être et la prospérité dans quelques-unes de nos provinces et dans nos grands centres industriels !
- -pie il—.
- MACHINE A SÉCHER les ÉCHEVEAUX de MM. Tulpin frères de Rouen Note par M. Prudent BRIRE.
- Grâce à l’obligeance de M. Almire Coulombe, j’ai pu étudier la machine à sécher les fils que MM. Tulpin frères, constructeurs à Rouen, ont montée dans la blanchisserie du tissage de Veuve Foucault et Coulombe, et je crois pouvoir dire que ce mode de séchage est le plus rapide et le plus parfait qui soit connu jusqu’à ce jour.
- J’ai vu introduire dans la machine des cotons sortant des essoreuses ou du couloir et qui ont été retirés de l’appareil après un passage d’une heure et demie parfaitement secs et aussi doux au toucher qu’il est possible de le désirer.
- J’ajoute que l’expérience a également réussi sur des chaînes encollées à la gélatine; le résultat est beaucoup supérieur à celui que l’on obtient lorsqu’il faut passer ces cotons dans des séchoirs à haute température.
- Je vais essayer, Messieurs, de vous donner une idée de cette machine, mais tout d’abord je vous ferai observer que l’inventeur est bien pénétré de cette idée, que la ventilation sèche mieux et plus vite que la chaleur seule, pour la raison bien simple, qu’elle déplace l'air saturé de vapeur d’eau.
- D’ailleurs, la pratique démontre tous les jours que lorsqu’il fait un grand vent, même par un temps humide, le coton sèche plus rapidement que si l’atmosphère est calme et plus sèche.
- L’inventeur a donc imaginé de faire passer les fils mouillés dans un appartement chauffé et fortement ventilé, et de renouveler l’air intérieur à mesure qu’il s’imprègne d’humidité au moyen d’une aspiration très-puissante. Voilà toute l’invention. L'application en a été faite de la façon la plus heureuse.
- La forme de la machine est celle d’une grande caisse, ou plutôt d’un appartement plus long que large (les dimensions varient suivant les prix). Le bâti est en fonte, les panneaux en bois ; au milieu de chaque côté une petite fenêtre, c’est-à-dire un seul carreau, permet de surveiller la marche de l’opération à l’intérieur. Le tout est boulonné sur deux fortes pièces de bois parallèles ; l’espace renfermé entre ces deux fortes poutres est pavé en briques; des tuyaux de vapeur d’un diamètre de 12 ou 15 centimètres qui servent à chauffer, traver-
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- sent l’appartement huit fois dans le sens de la longueur ; ils sont posés sur le sol.
- De chaque côté de la machine, placées dans le sens longitudinal, deux chaînes sans fin, formées de plaques de tôles rivées ensemble, supportent les perches où le coton est étendu dans la partie extérieure de l’appareil. Ces perches sont faites spécialement pour cet usage ; elles sont garnies à chaque extrémité d’un petit pignon en fer qui, sert à les faire tourner sur elles-mêmes.
- Ces chaînes entraînent lentement le coton dans l’intérieur de la machine où les écheveaux restent toujours dans une position verticale. Les roues dentelées, qui donnent le mouvement aux chaînes, sont placées : six dans la partie supérieure et dix dans la partie inférieure de la machine, et de telle façon qu’elles forment trois triangles parfaitement dessinés. Chaque perche en passant sur les roues tourne sur elle-même, de manière à ce que le coton qui est sur la perche vient en bas. A la base de ces triangles, trois ventilateurs placés dans le sens transversal, et par conséquent parallèles aux perches, tournent à grande vitesse et produisent un déplacement d’air assez considérable pour agiter les écheveaux dans toute l’étendue de la machine. Il va sans dire que cette puissante ventilation fait à peu près toute la besogne, car la chaleur intérieure, qui atteint à peine 50 ou 55° centigrades, serait certes insuffisante pour sécher, comme je l’ai vu faire avec M. Almire Coulombe,75 kilog. de coton en une heure et demie, si cette chaleur agissait seule. A mesure qu’il se forme de la vapeur d’eau, elle est aspirée par un conduit qui fait communiquer l’intérieur de l’appartement avec l’air extérieur. Ce conduit est terminé par une hélice tournant avec une vitesse de 12 à 1,400 tours à la minute, qui rejette l’air humide au dehors.
- Deux ouvriers placés à chaque extrémité de la machine suffisent pour la conduire : l'un étend le coton à l’entrée, l’autre le dégarnit à la sortie.
- La quantité que l’on peut sécher par jour varie suivant le prix de l’appareil.
- • Il y en a de trois Igrandeurs dont les prix sont : Pour sécher 1.200 kilog. par jour 10.000 francs.
- » 850 » » 7.000 »
- » 500 » » 5.000 »
- Le prix du transport et du montage est compris dans les chiffres ci-dessus.
- D’après les calculs faits, le prix de revient pour sécher 100 kilogr. de coton, tant pour le chauffage
- que pour la force motrice et le graissage, est de 0 fr. 75 ou 1 fr.
- Le mode actuel de séchage, usité dans les établissements de notre ville, est beaucoup plus coûteux.
- MM. Tulpin frères ont bien voulu me donner un plan de leur machine. J’ai ajouté une légende explicative qui en facilitera l’étude et en fera comprendre le mécanisme.
- En résumé, cette machine offre les avantages suivants : Rapidité de séchage ; meilleur rendement sous le rapport du toucher, ce qui facilite l’emploi du coton; régularité, car le coton restant toujours le même temps dans l’appareil est toujours séché de la même façon, ne perd pas de poids et ne peut avoir ce que l’on appelle des coups de feu ; enfin, économie sous le rapport de l’assurance, le chauffage à la vapeur n’augmentant pas les risques comme le chauffage à feu nu.
- (Société Industrielle de Fiers}.
- CHRONIQUE
- MACHINE A IMPRIMER
- SUR TISSUS, PAPIER, ETC.
- à un nombre quelconque de couleurs, à organes moteurs fixes et presseurs variables
- Par MM. SCHLUMBERGER Fils et Cie.
- Dans les machines qui ont été employées le plus généralement jusqu’à ce jour pour imprimer sur tissus et papiers, on est obligé de changer les roues motrices, chaque fois que l’on emploie des rouleaux gravés d’un diamètre différent; en outre, la pression du tissu au papier à imprimer, contre le rouleau imprimeur, est obtenue au moyen d’un cylindre dit presseur, autour duquel s’appliquent tous les cylindres gravés, et qui tourne avec eux. Ce presseur est recouvert d'un tissu approprié à l’impression que l’on veut obtenir; mais, comme il est le même pour tous les rouleaux, on est obligé, dans un dessin à plusieurs couleurs, de le recouvrir d’un tissu en rapport avec la couleur la plus importante sans tenir compte des autres. Le perfectionnement apporté par MM. Schlumberger fils et Ce consiste à pouvoir varier à volonté le diamètre des cylindres gravés, sans être obligé de
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- G
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- changer en rien la position des roues motrices, position qui reste indépendante.
- Par une disposition nouvelle et particulière, les axes des rouleaux restent sensiblement les mêmes; c’est au contraire la surface plane ou cylindrique, donnant la pression de l’étoffe ou du papier contre ces rouleaux qui, au moyen d’un mécanisme très-simple, avance ou recule suivant que le diamètre des cylindres est plus petit ou plus grand.
- On peut donc, suivant la nature de l’impression à obtenir, employer à la fois des presseurs de surfaces planes pour deux ou plusieurs cylindres.
- De plus, chaque ruban ayant son presseur particulier, on peut, suivant la nature et la finesse d’impression ou la vivacité de couleurs à obtenir, recouvrir ce presseur de calicot, de drap, de feutre ou de toute autre matière.
- Enfin, suivant la finesse, la netteté, la transparence ou la vivacité que l’on se propose d’obtenir, on imprime avec une gravure en creux en donnant une forte pression au moyen d’un presseur cylindrique, ou bien on imprime avec une gravure en relief et pour ainsi dire sans pression au moyen d’un presseur de surface plane.
- Pour les contours et parties déliées, on obtient ainsi une impression aussi fine que possible, et quant aux couleurs qui doivent être vives, elles ont l’éclat, la transparence, le relief qu’on n’obtenait autrefois que par l’impression à la main, sur table.
- (Brevet.)
- ==00==
- TITRE
- DE QUELQUES FIBRES TEXTILES VEGETALES Par M. À. Ludigke.
- Lorsque, en 1862, la maison Houldsworth, de Manchester, exposa, à Londres, des filés dont le titre s’élevait jusqu’à 2,500 (mesure anglaise), beaucoup de personnes doutèrent qu’il fût réellement possible d’obtenir dans la pratique un fil de coton d’une finesse telle qu’il en fallût une longueur de plus de 250 milles géographiques pour une livre anglaise (soit 1,022,400 mètres pour 1 kilogramme).
- La finesse que peut atteindre théoriquement un fil a nécessairement pour limite le degré moyen de finesse des fibres simples que l’on emploie ; elle ne peut dépasser cette limite et elle doit en être
- d’autant plus éloignée que le nombre de fibres élémentaires qu’il faut juxtaposer pour obtenir un fil suffisamment résistant et uniforme est plus grand. Il n’est donc pas sans intérêt de connaître le titre moyen des fibres de coton simples, lequel, du reste, constitue pour les filateurs une expression beaucoup plus commode du degré de finesse des différentes fibres que la largeur moyenne de ces fibres, comptée en millimètres ou en lignes de Paris, qui a été employée jusqu’ici dans le même but.
- En 1866, M. Hartig fit des recherches tendant à déterminer de cette façon le degré de finesse du Sea-Island, qui est employé pour la fabrication des fils les plus fins, et il trouva pour le titre moyen de la fibre simple séchée à l’air 3,637 (840 yards pour une livre anglaise) = 6,146 (1,000 mètres pour 1 kilogramme), pour une section moyenne de 0nm200011. Un peu plus tard, Hartig détermina aussi le titre de différentes espèces de laines.
- M. A. Lüdicke vient tout récemment de faire des expériences sur trois espèces de fibres non encore examinées : le lin, le chanvre et la jute. Un morceau de fil fut mesuré sous une tension variant entre 5 et 10 grammes, suivant la finesse ; le morceau mesuré fut pesé, puis M. Lüdicke détermina le titre du fil séché à l’air et entièrement sec. La teneur en eau des fibres séchées à l’air et, en partie, la largeur des fibres élémentaires ont été prises par M. Lüdicke dans l’ouvrage de Wiesner. Les fibres furent alors comptées, à l’aide du microscope, dans dix sections transversales situées à des distances égales, et la moyenne arithmétique des dix nombres obtenus fut multipliée enfin par le titre du fil, déterminé précédemment, ce qui donne le titre de la fibre élémentaire. Les titres métriques trouvés pour les fibres séchées à l’air sont les suivants :
- Chanvre (Cannabis sativa).......4,441 (mèt.1 g.)
- — de Manille (Musa textilis) 5,670 — — d’Italie (Cannabis sativa) 6,005 — Lin belge (Linum usitatissimum) 7,157 —
- — de la Nouvelle-Zélande (Phormium tenax) 7,726 — Jute (Corchorus capsularis) 8,280 —
- On voit que la jute possède le titre le plus élevé, bien que, jusqu’ici, cette substance n’ait été employée que pour les numéros les plus bas ; ceci dépend de la difficulté de séparer mécaniquement les fibres élémentaires de la jute -, pour produire
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 2 ot
- cette séparation sous le microscope, il fallut employer de l’acide chomique renfermant un’peu d’acide sulfurique libre. (Polytech, Journal.)
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES.
- 111992. — DUPETIT père et fils. —Système de grillage des tissus de velours, de coton et autres. — Engagé dans un régulateur de tension à cliquet, ce tissu est, par un rouleau et des tringles, dirigé sur une plaque cannelée faisant l’objet essentiel du brevet; elle est remboîtée dans un châssis circulaire en fonte placé au-dessus d’un foyer ordinaire. En quittant cette plaque, la pièce passe sur deux tringles en fer, puis sous un rouleau, pour arriver au mécanisme étireur.
- 112001. — Knigt, Du Temple et Farinans. — Procédé de teinture avec réserves physiques ou chimiques, et machine rotative continue pour remplir ce but. — Le principe sur lequel repose cette méthode de réserve consiste dans l’emploi d’un serrage énergique de la matière à teindre sur des tringles disposées convenablement, à l’aide d’un caoutchouc extensible enroulé ou placé de telle façon que la contraction due à la chaleur et à l’humidité du bain de teinture vienne augmenter le serrage. — Basée sur ce principe, la machine décrite est spécialement applicable à la teinture des rubans de laine sortant de la peigneuse pour les transformer en fils chinés. Une couronne creuse quelconque s’applique sur le cylindre à jour qui reçoit les produits à teindre et qui, en produisant un serrage suffisant à l’endroit du contact des génératrices, détermine également des réserves mécaniques.
- 112007. —Perret. —Application du nattage à la fabrication des étoffes de tous genres. — Application à la fabrication de tous tissus de soies ou autres matières moulinées en tresses ou nattes pour organtin ou trame.
- 112016. — Balin. — Procédé pour appliquer sur le papier velouté le cuir véritable, la soie,'le velours, le drap et sur toutes les étoffes en général, des étoffes d'or et d’argent, dans le but d’imiter les étoffes à fonds d’or ou d'argent et les broderies d'or ou d’argent en reliefs les plus
- riches. — On foule la feuille à décorer au moyen d’une plaque gravée en relief et on applique un mordant sur les parties à dorer ; on encolle l’empreinte de la plaque avec une colle de peau et on applique de nouveau le mordant ; on passe ensuite la feuille au moulin d’or et d’argent qui en saupoudre les parties encollées ; enfin, on vernit et soumet à la presse.
- 112049. — Bertrand et Ce. — Perfectionnements aux machines destinées a presser et a repasser les chapeaux de paille par pression hydraulique. — Dans cette machine, employée pour le repassage des chapeaux, la coupole est fine et le plateau porte-matrice mobile; ce plateau se déplace verticalement sous l’action d’un pédale et d’un contre-poids. La pompe modifiée est solidaire de la coupole, et un mode de chauffage de l’eau supprime l’emploi de la vapeur.
- 112050. — Boirivaut. — Appareil dit locomo-sécheur, destiné à sécher mécaniquement les soies teintes, laines, lins et tous autres fils. — L’appareil se compose essentiellement d’un tambour cylindrique tournant dans un plan horizontal ; les rayons, garnis de rouleaux, reçoivent la matière à sécher que l’on dispose sur deux rouleaux superposés. Le tambour est animé d’un mouvement de rotation à la main ou au moteur, et les rouleaux tournent sur eux-mêmes à l’aide des butées fixes ménagées au dehors et agissant sur l’extrémité des axes de ces rouleaux. Deux ventilateurs sont disposés au centre du tambour et quatre autres à l’extérieur.
- 112072. — Philippe. — Application des composés chromatés et des sels d'aniline à la photographie. — La préparation du papier albuminé se fait sur un‘bain de bichromate de cuivre et d’ammoniaque ; après séchage, il est exposé sous un négatif, et aussitôt on constate une formation vigoureuse de l’image ; sortie du châssis, on plonge l’épreuve dans l’eau ordinaire ou additionnée de 1/2 pour 100 de cyanure de potassium jusqu’au dépouillement entier des blancs. Une fois égouttée, on l’introduit dans un bain d’oxalate d’aniline très-acide, composé pour 100 grammes d’eau de 6 gr. d’acide oxalique, 6 grammes d’acide nitrique et 1 gramme 50 d’aniline. En quelques minutes, la réaction est achevée, et l’image se dessine en vert ou vert foncé, formée dans les grandes teintes par du noir d’aniline et d’oxalate de chrome en combinaison, ou bien avec l’oxalate d’aniline ; dans les demi-teintes, les mêmes produits se rencontrent
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avec une plus ou moins grande proportion d’oxa-late de chrome et de viol aniline ou mauvaniline, selon qu’on a employé l’aniline pure ou mélangée de toluidine. On plonge après dans une solution d'hyposulfite de soude ou de sulfure alcalin, et l’image passe du vert foncé au vert jaune, surtout dans les demi-teintes ; après quelques secondes, on retire l’épreuve et on la glisse dans un bain très-faible de chromate neutre de potasse, où elle prend un ton bleu verdâtre. Enfin, on lave dans de l’eau alcalinisée par 1 pour 100 de carbonate. Toutes ces opérations demandent très-peu de temps.
- 112088. — DELAMARE-DEBOUTTEville fils aîné. — Frottage des fils de coton et toutes autres matières textiles. — Les fils de coton sont passés entre le tablier et le rouleau en cuir d’un rota-frotteur ; on les recueille ensuite sur la chignolle d’un dévidoir au fur et à mesure qu’ils sont frottés.
- •112226. — FULCHIRON frères. — Système dit avertisseur général appliqué aux métiers de rubans de velours a doubles pièces et avertissant l’ouvrier des fautes qui peuvent se produire sur le tissu par le fait de l'irrégularité de l'embuvage des chaînes de poil. — Dans le mode de fixation de l’embuvage au moyen des plombs, le mouvement d’ascension est bien réglé par la baguette de poil ; mais chacun des plombs peut isolément descendre , c’est ce mouvement de descente qui est utilisé pour la fonction de l’avertisseur. A cet effet, une pile électrique conduit le fluide sur une baguette placée un peu au-dessous des poids et reliée à la baguette de poil par des cordelettes ; on conçoit qu'aussitôt qu’un poids descend, il établit le circuit et fait fonctionner le timbre avertisseur.
- 112238. — Mignot.— Broche dite broche Mignot, destinée à la fabrication des fils de caret, brins et étoupes, à l’ourdissage des cordages et aux retordages des fils divers. — La broche, disposée horizontalement, tourne autour du touret, l’un et l’autre avec les vitesses voulues ; le fil est amené à la broche par un tube horizontal, effectue sa torsion par la rotation de cette broche, puis se lisse dans les gorges d’un petit cylindre et arrive s'emmaganiser sur le touret.
- 112260. — Juran (Les sieurs). — Procédé de blanchiment des fils et tissus et de toutes les matières végétales textiles ou propres à la fabrication des pâtes a papier. — D’ahord blanchies à l’eau pure, les matières sont mises quelque temps en vase découvert dans une dissolution non décan
- tée d’hypochlorite alcalin ; un agitateur remue constamment ce mélange ; on égoutte et on presse faiblement les matières traitées sans les laver ; on les met ensuite dans une eau acidulée. Une seconde opération de blanchiment et de lessive d’hypochlorite achève complètement le travail.
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- INFORMATIONS & FAITS
- ENVOI DES FACTURES PAR LA POSTE.
- M. le directeur général des postes vient de prendre une mesure qui intéresse vivement le commerce. Il a décidé que les factures sans annotations spéciales devaient être considérées comme papiers d’affaires et, en conséquence, pouvaient être expédiées sous bandes ou sous enveloppes ouvertes, moyennant le prix réduit de 5 centimes.
- SOCIÉTÉ D’ÉTUDES ÉCONOMIQUES POUR LA RÉALI-
- • SATION DES RÉFORMES FISCALES.
- Nous apprenons avec plaisir que la Société d’Etudes économiques pour la réalisation des Réformes fiscales qui était en formation depuis plusieurs mois, est enfin sur le point de se constituer. Composée d’un nombre déjà considérable denégociants, d’industriels,d’agriculteurs et de plublicistes, parmi lesquels on compte des membres éminents des deux chambres, cette association a pour but d’étudier, à l’aide de l’expérience pratique de ses adhérents, les difficultés que rencontre le développement du commerce et de l’industrie, d’en rechercher la solution et de la proposer à l’initiative parlementaire ou gouvernementale.
- La Société fait appel à tous les agriculteurs, industriels et commerçants. Nous ne saurions trop engager nos lecteurs à lui prêter leur concours. Elle est sans contredit, appelée à rendre de sérieux services.
- La cotisation annuelle est de 24 francs. Les adhésions doivent être adressées àM. le Président de l’Union des fabricants, rue de Rennes, 44, Paris.
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- NOIR D’ANILINE, breveté s. g. d. g.
- Licences cédées pour les départements de la Seine et de Seine-et-Oise.
- M. Grawitz a l’honneur de prévenir MM. les industriels que par ses brevets, en date des 30 septembre et 3 novembre 1874, et les certificats d’addition s’y rattachant, il s’est réservé la production sans aérage du
- NOIR D'ANILINE
- par la formation des sels doubles d’aniline et de métal ou des sels d’aniline à acides métalliques, peroxydés par les chlorates ou les chromâtes de quelque manière que ces réactions soient mises en œuvre ; et que, nul, sans son mandat spécial ne peut traiter avec Eux de l’exploitation de ses procédés.
- Les contrefacteurs seront poursuivis conformément à la loi.
- Pour cession de licences d'exploitation s’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- BREVETS D’INVENTION
- 11 existe plusieurs agences très-sérieuses pour la prise des BREVETS D’INVENTION, pour les recherches et travaux qui s’y rapportent; mais aucune n’est spéciale aux industries tinctoriales, et ne les connaît assez intimement pour pouvoir apprécier la similitude des procédés, ou les nuances si délicates qui établissent des distinctions entre eux, et peuvent les rendre brevetables, ou les confondre avec des antério-tés qui les annuleraient.
- Aucune situation n’est aussi favorable que la nôtre pour être au courant de toutes les nouveautés qui surgissent dans nos spécialités, et des procédés anciens ou nouveaux qui ont été exploités ou proposés ; elle nous permet aussi d’apprécier le fond et la portée d’une invention et de la présenter de la façon la plus favorable. Nous sommes donc à même de nous charger de tout ce qui concerne les Brevets, tant en France qu’à l’Étranger. — Envoi du tarif sur demande.
- Le Moniteur de la Teinture publie une LISTE DE TOUS LES BREVETS D’INVENTION relatifs à sa spécialité, et donne une analyse de ceux qui lui paraissent offrir un intérêt d’actualité. Nous fournissons le résumé des brevets qui ne sont pas analysés dans le journal, et que l’on désire connaître, moyennant une rémunération de 5 fr. pour chacun.
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- BOLLEY et KOPP.. — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 figures dans le texte 10 fr. ; par poste................................... 12 fr.
- BONA. — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste................................... 11 fr.
- BOURDILLAT: — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste................................... 9 fr. 50
- CHEVREUL. — Cercles c hromatiquesappliqués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr.; par poste . . .............................. 37 fr.
- CHOIMET. — Filature du lin et du chanvre, in-8°, 448 p. avec tableaux et pl. (rare),25 fr.; par poste....................................... 27 fr.
- DE VINANT. — Traité pratique de la teinture, de l’impression sur étoffes et du blanchiment, 1 volume in-8", de 875 pages et 6 planches autographiées, contenant un grand nombre de prodédés et recettes, 20 fr. ; par poste.......................... 22 fr,
- DICTIONNAIRE. INDUSTRIEL à l’usage de tout le monde, par E. Lacroix, 2 vol. in-8e, renfermant 1,600 pages et 676‘gravures; cartonné à l’anglaise, 20 f. ; par poste.................... 22 fr.
- DOLFUS-AUSSET. — Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-8", 20fr. ; par poste 22 fr,
- DU NI AS — Précis de l’art de la Teinture, un volume in-8° broché 416 pages [très-rare) — par poste.. 6 fr.
- F. FOL- — Guide du teinturier, ou Manueldes connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte; cartonné, 9 fr. ; par poste .... 9 fr. 50
- GIRARD et DE LAIRE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8% avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste.................................. . 19 fr.
- GIRARDIN- — Leçons de chimie appliquées aux arts industriels, (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste..................... 14 fr.
- GONFREVILLE. — Art de la teinture des lames en toison, en fil et en tissus, 1 vol. in-8", 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec formules) 30 fr ; par poste, (rare)............ 31 fr. *
- GOUILLON. — Méthode pratique d’impression des tissus en couleurs mates, dorées, argentées, bronzées, veloutées et perlées, applicable aux étoffes re teintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et échantillons, 3 fr’.; par poste 3 fr. 25
- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr.; par poste.................................10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages', grand in-8"'et 3 pl. 10 fr. ; par poste..........’............. 11 fr.
- — Impression et teinture des tissus ; grand in-8", figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste.......... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8", 1 fr. 25; par poste....................... 1 fr. 75
- — Garance', son emploi dans la teinture et l’impression des tissus; in-8°, 2 fr.; par poste .... 2fr.50
- LEROUX. — Traité pratique de la filature des laines peignées et cardées, 1 vol. in-18e, avec figures et 4 planches relié................................ 15 fr.
- — Rouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste ................................... 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8", 5 fr. ; par poste............. 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-8». fig. et 4 planches, 10 fr.; par poste. ... 11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes in-8", avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dans le texte, et un atlas de 10 planches in-4" ; dont 4 sont coloriées............. 70 fr.
- SCHEFFER. — Essai sur l'Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre erckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plusieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce de quercitron, etc., in-8", 2 fr. 50; par poste..................................... 3 fr. 25
- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’impression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants ; 2 volumes in-8", avec figures et échantillons dans le texte, 19 fr.; par poste..................................... 21 fr.
- VAN LAER. -Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teintures à mordant, 1 volume in-8", de 200 pages avec 213 échantillons,
- 20 fr.; par poste.......................... 21 fr.
- Publieations périodiques.
- LES TISSUS. — Directeur-Gérant : L. BERTIN. ( Voir l’annonce spéciale.)
- VAN LAER- — Album du Teinturier et du Fabricant, 24 feuilles, 192 échantillons et recettes. (Voir l’an-nonce spéciale). ____________
- THE TEXTILE MANUFACTURER
- Revue mensuelle des industries du coton, de la laine filée et tissée, de la soie, du lin, du jute ; de la teinture, du blanchiment, de l’impression sur étoffés, et du matériel de ces industries. Prix pour la France, 12 fr. 50 par an. Adresser chèque ou mandat poste, à l’ordre de WILLIAM THOMAS, 138, Fleet-Street, à Londres.
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- Machines et Chaudières à vapeur. — Appareils à cuire les bois. Tendeurs circulaires. Chaudronnerie en cuivre. — Installations complètes d’Usines. — Moulins à broyer l’indigo.
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- Envoi FRANCO des Prospectus spéciaux et renseignements sur demande affranchie.
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- 4e Série, 4e Volume.
- 5 OCTOBRE 1876.
- 20e Année, Numéro 19.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS REVUE THÉORIQUE & PRATIQUE Spécialement consacrée
- AU BLANCHIMENT, A LA TEINTURE, A L'IMPRESSION ET A L’APPRÊT DES FILS ET TISSUS, A LA PRODUCTION ET A LA PRÉPARATION DES MATIÈRES TEXTILES; EN GÉNÉRAL, A LA FABRICATION
- ET A L’APPLICATION DE TOUS PRODUITS COLORANTS EMPLOYÉS DANS L'INDUSTRIE ET DANS LES ARTS PARAISSANT LE S ET LE 20 DE CHAQUE MOIS
- Sous la direction de M. A.-Félix GOUILLON, Ingénieur-Chimiste
- ADMINISTRATION el RÉDACTION, nue Michel-le-Comte, 22, PARIS
- S’adresser a MM. GOUILLON et BLONDEAU, Ingénieurs.
- ABONNEMENTS
- Paris et Départements : Un an.. 15 fr.
- — — Six mois.... 8 —
- Etranger........... Un an.... 20 —
- Les abonnements et les annonces sont reçus au bureau du journal, 22, rue Michel-le-Comte, à Paris, et chez les principaux libraires de France et de l'Etranger.
- INSERTIONS
- La ligne, page en deux colonnes... » 50 c.
- Réclames........................... 1 50
- Faits divers......................... 3 »
- MACHINES A VAPEUR VERTICALES
- LES SEULES MONTÉES SUR SOCLES BATI-ISOLATEUR (brevetées, s. g. d. g.)
- DIPLOME D’HONNEUR
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- de Lyon et de Moscou en 1872
- Chaudières à foyer intérieur et à houilleurs croisés
- Portatives, fixes, et locomobiles, depuis la force d’un jusqu’à ving chevaux. Leurs dispositions spéciales et la supériorité de LEUR construction leur ont valu les plus hautes récompenses accordées à ce genre de machines dans toutes les expositions et la médaille. d’or dans tous les concours. — cylindre a enveloppe . —réchauffeur d’alimentation. — RÉGULATEUR et détente variable. — TRÈS-FETITE VITESSE.—MEILLEUR marché que tous les AUTRES systèmes.— Pas d'ins-tallation, pas de cheminée spéciale. — Arrivent toutes montées prêtes à fonctionner.—Occupent tres-peu d’espace, se placent partout comme un meuble ordinaire. Brûlent toute espèce de combustibles et utilisent tout le calorique. — Conduites et entretenues par le premier venu. — Elles s’appliquent par leur commodité et la régularité de leur marche à tous les usages et à toutes les exploitations industrielles et agricoles,
- Envoi franco du prospectus détaillé.
- Nota. Les chaudières sont construites dans les ateliers spéciaux de lamaison, qui donne pour le choix des tôles et l’exécution, .des garanties que n’offrent jamais les chaudières fournies par les chaudronniers à la plupart des constructeurs-mécaniciens.
- Chaudières spéciales pour la Teinturerie.
- J. HERMANN-LACHAPELLE, Constructeur- Mécanicien
- PARIS, 144, Faubourg-Poissonnière, 144, [PARIS
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- PRIMES AUX ABONNES
- Le Moniteur de la Teinture paraît depuis le 1er janvier 1857 ; il portait dans le principe, le titre de Coloriste industriel.
- Les premiers volumes de sa collection sont épuisés; ceux qui restent disponibles comprennent les années 1866, 1867, 1868, 1869, 1870-71, 1872, 1873, 1874 et 1875, en tout neuf volumes.
- Ces collections constituent, dans leur ensemble, le Traité théorique et pratique le plus étendu et le plus complet, concernant les Industries tinctoriales-, la quantité de faits, documents, procédés, descriptions, échantillons et gravures qu’elles contiennent, répondant toujours aux nécessités présentes de ces industries, en font un précieux auxiliaire pour toute exploitation industrielle ou commerciale se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à l'Impression, aux Apprêts et à tout travail des Tissus ou des Couleurs en général.
- Les volumes 1866, 1867, 1868 et 1869 deviennent rares; ils ne peuvent être cédés qu’au prix de 15 fr. l’un. — Ceux des années suivantes, ont été tirés à un plus grand nombre d’exemplaires, ce qui nous permet d’offrir en
- PRIME
- Aux abommés nouveaux tVun an, ainsi qu'à nos abonnés actuels,
- 10 lies cinq dermiers volumes 1830-71, 1872, 1833, 1814 et 1835, au prix réduit de 35 francs, ou :
- 2° — Les quatre derniers volumes 18®®, 1833, 1824 et ISIS, au prix réduit de 2s francs, ou :
- 3°—lies trois derniers volumes 1673, 1834 et 1835, au prix réduit de ee francs, ou :
- 4° — Les deux derniers volumes 1834 et 1815, au prix réduit de 15 francs, ou : 5° — Un des cinq derniers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
- 6° La collection des neuf volumes au prix réduit de 85 francs.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)_____________________________________________________________ demeurant à______________________________________________________________________________________________ département d—______________________________________________________________________ déclare souscrire pour un abonnement de au Moniteur de la Teinture, à partir du _________ ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________et comme prime aux volume ___________________________________________________le tout payable a la présentation de la quittance , Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Gomte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d'encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l'adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier;mais, afin d’avoir un volume complet, avec table, les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- COULEURS
- PRIX DE
- D'ANILINE
- DÉTAIL :
- Rouges
- Fuchsine inférieure.........
- — bonne courante............
- — extra-supérieure..........
- Rouge pour coton............
- Rouge-cerise ou grenadine...
- Rose de safranine en poudre ...
- Géranosine en poudre........
- Eosine, nouvelle couleur....
- Bleus.
- le kil. 15
- — 35
- - 40
- — 70
- - 15
- — 200
- — 120
- — 180
- — 110
- fr.
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge..............le kil.
- — bleu............................... —
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge............................... —
- Violet moyen........................... —
- Violet lumière, bleu................... —
- Violet au bi-chromate, en pâte...... —
- Violet pour remontages................ —
- 55
- 55
- 60
- 65
- 70
- 25
- 36
- fr.
- Bleu ordinaire..................
- Bleu pur........................
- Bleu-lumière supérieur..........
- Bleu Nicholson pour laine (n° 5).
- - — (no 3 .
- le kil. 55
- fr.
- — lumière (ne 1)...
- Bleu de Lille, ou gros violet.... Bleu-noir, ou bleu marin....... Bleu foncé........... ............
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité
- Jaunes.
- 125
- 200
- 40
- 70
- 90
- 36
- 25
- 30
- 60 à 120
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2).......le kil. 100
- — — supérieur........ — 110
- Divers
- fr.
- Jaune bouton d’or.........
- Jaune-orange..............
- Orange supérieur pour soies,
- le kil. 50 fr.
- - 50
- — 200
- Brun d’Elbeuf liquide.... Marron d’aniline......... Gris, par le bleu-noir.... Gris-perle, par les violets, Coralline rouge..........
- — jaune (alcool).. Purpuraline à l’état sec... Xanthine (orange)........ Cachou de Laval.........
- le kil. 5
- - 25
- — 25
- - 70
- - 30
- - 20
- — 10
- - 35
- - 3
- fr.
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l'Office du Moniteur de la Teinture.
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE
- Produisant des Grenats, Marrons, Prunes, etc., à bas prix, sur Laine, Laine et Coton, Coton." Par Teinture ou par Impression
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 octobre 1874, page 235.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- BLEU-NOIR D'ANILINE soluble dans l’eau
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 janvier 1875, page 22.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- soluble dans l’eau produisant des aurores et roses magnifiques
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 juillet 1876, page 163.
- Prix de détail : 110 fr. le kil.; par kilog. 80 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- Matériels pour l’Impression
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- • Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever, la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Parla combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l'OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l’impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-fin.......................................................... le kil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr............................................. la boite.. 12 — 50
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron............................................ le kil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais................................ — 6 — » Violet de laque d’aniline, rouge magenta. ...................................... — 12 — » Vermillon........................................................................•....................................................................... — 18 — »
- Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., lte finesse, 24 fr. le kilogr. Tontissés de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle colle'est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n'étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates.
- Prix : Qualité unique, 1er blanc.4 fr. le kil.
- Dépôt à V Office du Moniteur de la Teinture.
- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
- Cartons de 58 centimètres de longueur sur 46 de largeur, prix du cent 40 fr — 67 — - 53 — —. 44 —
- — 75 - — 64 — — 60 — — 85 - _ 65 — — 75 —
- — lm03 — — 65 — — 85 —
- — lm06 — _ 76 — — 120 —
- — 0m92 — — 82 — — 140 —
- — lm15 — — 85 — — 150 —
- — lm30 — — 80 — — 150 —
- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres qne celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles FABRICANT DE COULEURS D'ANILINE
- - d’Argent et de Bronze à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vienne 1873
- SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton.
- Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le calliatour et résistant au foulon.
- Acide salicylique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER & WEIDKNECHT
- Constructeurs à MULMIOUSE (Alsace).
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments, impressions, Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Hydro-Extracteurs.,
- Machines à laver de tous systèmes.
- Machines à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines a pulvériser l’eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines à sécher.
- Machines à imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole.
- Rames fixes à pinces et à déraillage.
- Rames continues à picots.
- Rames continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements.
- Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges et à pistons, Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
- Installations complètes pour Tuileries mécaniques à terre dure et à terre molle.
- Noir d’Aniline an Vanadium
- Sel ................................ le kilog.
- Vanadate d’ammoniaque............... le gramme.
- — — par 10 gr. et au-dessus.
- 16 fr.
- 3 fr.
- 2 fr. 50
- Voir pour l’emploi les n°s du 20 juin et du 5 juillet. — S'adresser à l'office du Moniteur de la Teinture.
- ALBUM BU TEINTURIER ET BU FABRICANT
- TEINTURES UNIES ET MELANGES
- Par G. WAN-LAEE
- Chimiste industriel, Professeur du Cours pratique de Teinture, à l’École professionnelle de "Verriers.
- ----o—Slo2.V—----
- Il paraîtra deux feuilles par mois, chacune contenant 8 échantillons; la Ire feuille sera composée de Teintures unies sur tissus et en laine feutrée ; la 2° feuille ne contiendra que des Mélanges, o’est-à-dire de la laine feutrée et des fils composés de plusieurs laines diversement teintes; l’auteur s’occupera également de la teinture du feutre et des fourrures ou peaux en poils.
- L’album comprendra 24 feuilles (192 échantillons). Chaque feuille formera un tableau de 44 centimètres de hauteur sur 28 de large. — Au milieu sont les échantillons ; à gauche, la composition des mordants, dose de chaque sel, durée du mordançage pour 100 kilos ; à droite, la désignation des matières colorantes, et durée de la teinture pour 100 kilos de matière teinte.
- Prix de l’abonnement, payable après la réception du premier .numéro, 30 fr.
- On s’abonne à P'office da Moniteur «le la Teinture.
- La première feuille paraîtra fin décembre 1876.’ .
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- Renseignements et Rteeettes.
- L’administration u Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandes. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20“ Année, N» 19. ET DE L’IMPRESSION DES Tissus 5 Octobre 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Note sur la composition élémentaire et le rendement de quelques couleurs d’aniline, par M. Ladureau. — Des noirs sur laines et lainages, par M. G. Van Laer.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Emploi industriel du vanadium dans la fabrication du noir d'aniline, par M. Witt. — Sur la formation du noir d’aniline, par M. R. Meyer. — Le thao, nouvelle matière pour apprêts. — Procédé devant remplacer l’indigo par l’aniline, par M. JEANNOLLE. — Dégraissage des déchets de laine et de coton. — Imperméabilisation des tissus, feutres, toiles, cordages, tuyaux d’arrosage, bois, cuirs, cotons et papiers, procédé de M. Dujardin. — Revue sommaire des brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Réduction des taxes postales. — Tromperies sur la nature des marchandises. — Bureau international des poids et mesures. — Banquet Chevreul.
- CHRONIQUE
- Nous avons à constater un grand calme dans le commerce des tissus, et par conséquent, dans les industries qui en dépendent.
- Les soieries qui paraissaient précédemment dans une bonne situation subissent un moment d’arrêt dans leur production et les soies, qui par leur rareté, devraient se tenir à des prix élevés, sont au contraire sous le coup d’une baisse très-accentuée.
- Cette situation est attribuée aux événements politiques et à l’incertitude qui règne de plus en plus sur le rétablissement de la paix; il ne faut pas oublier, d’ailleurs, que l’Orient de l’Europe offre, en temps ordinaire, un important débouché pour l’article soierie, lequel débouché se trouve momentanément fermé par suite de ces événements.
- Nos exportations en soieries ont toujours continué à décroître depuis plusieurs années, et cette diminution est considérable pour ce qui concerne les soieries de toute espèce considérées en bloc. Pour les soieries pures unies, la diminution est moins grande, mais elle est encore très-notable. L’exportation des étoffes de soies mélangées est seule en voie d’augmentation.
- Les lainages sont aussi dans une situation moins satisfaisante que pendant les précédentes semaines. En général, la douceur de la température nuit à la vente de détail, qui, elle-même, limite, par conséquent, ses achats.
- A Roubaix, la vente de l’article d'hiver est à peu près terminée, et les ordres reçus en étoffes d’été sont peu importants. Les tissus demi-saison
- et les unis noirs de qualité moyenne sont les mieux demandés.
- Louviers a fait une bonne saison, la majorité de ses manufacturiers est satisfaite.
- A Roubaix, la filature est très-occupée, mais le peignage a dû supprimer les heures supplémentaires. La vente des tissus est languissante et cependant la fabrique est toujours occupée.
- La fabrication à Sedan possède un mouvement régulier, mais ne donnant lieu qu’à un petit nombre d’opérations.
- En Angleterre, les manufactures sont dans une situation correspondante; à Bradford le marché de la laine est très-calme et les ordres en tissus sont très-limités. A Halifax, même situation, surtout à cause de la hausse des matières premières, et conséquemment, des produits fabriqués. A Huddersfield, quelques ordres en réassortiment, bleus-indigo et ulster, ont été donnés; on constate un peu plus d’activité sur les draps noirs ; enfin, à Leeds, les affaires ont été un peu plus actives, principalement en tout-laine superfins pour manteaux; on a fait aussi quelques mettons, et avec des nouveaux genres pour printemps ; les prix tendent à s’affermir.
- Sur les cotonnades et notamment à Rouen, l’augmentation demandée et obtenue sur le plus grand nombre des tissus, restreint quelque peu les transactions, néanmoins les producteurs ne semblent point disposés à réduire leurs prix actuels.
- La vente de la cretonne rayée, qui pendant un instant, avait semblé se ralentir, est en voie de reprise, comme prix et quantité ; les cretonnes écrues ont, par continuation, une vente suivie ; la longotte et le calicot impression ne donnent lieu qu’à des affaires sans importance, par suite de la mévente de l’indienne.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- A Manchester, le marché est calme et les affaires modérées, tant pour les filés que pour les tissus, spécialement pour les imprimés.
- Les affaires sont calmes aussi à Zurich, mais les prix restent fermes, et quelques commandes importantes ont été données surtout en filés.
- Sur le marché linier de Lille, il n’y a pas de changements dans les prix des lins de pays, et bonne demande en lins de Russie. Les étoupes de Belgique et de Hollande maintiennent leurs prix, par suite de leur rareté. Un peu de mieux sur les fils de lin, hausse sur ceux de jute. Affaires très-calmes en toiles.
- Il en est de même à Belfast, Dundée, et autres marchés anglais : la matière première se vend assez couramment et les produits fabriqués sont plus languissants.
- Telle est, à grands traits, la situation .actuelle des industries textiles.
- F. GOUILLON.
- NOTE
- SUR LA COMPOSITION ÉLÉMENTAIRE ET LE RENDEMENT
- DE QUELQUES COULEURS D’ANILINE
- Par M. Ladureau, Directeur du Laboratoire régional de Lille.
- Je viens vous présenter les résultats des recherches particulières que j’ai faites, il y a quelques années, sur les couleurs d’aniline et en particulier sur la fuchsine.
- Nous allons commencer par prendre cette couleur à son début et suivre à grands pas les progrès de sa fabrication jusqu’à nos jours.
- La fuchsine, c’est-à-dire cette magnifique couleur rouge extraite du goudron de houille, a été trouvée par M. Hoffmann, célèbre chimiste anglais, qui ne profita point de sa découverte. Ce fut un chimiste de Lyon, M. Verguin, qui, le premier, prépara une certaine quantité de rouge d’aniline au moyen d’un procédé tout-à-fait industriel, que MM. Renard frères lui achetèrent, et firent breveter en France le 8 avril 1859.
- A la même époque, M. Perkins, chimiste anglais, prépara et livra à la consommation un rouge d’aniline fort beau et revendiqua devant les tribunaux la priorité de sa découverte.
- C’est donc à cette date qu’il faut faire remonter
- l’apparition de toutes ces brillantes couleurs dont le commerce et l’industrie s’emparèrent rapidement et auxquelles on donna les noms glorieux de rouge Magenta, rose Solférino, etc., en souvenir des victoires que nos armées venaient de remporter à ce moment sur les troupes autrichiennes.
- La matière colorante elle-même reçut plusieurs noms différents, suivant le mode de sa préparation, le degré de pureté qu’elle atteignait, ou le caprice du fabricant qui la livrait à la consommation ; c’est ainsi qu’on lui a assigné les noms de fuchsine, pour rappeler la similitude de sa couleur avec celle du fuchsia (brevet Renard), puis aza-léine, à cause de la couleur rouge brillante de certaines azalées, Rubine, etc.
- Plusieurs méthodes ont été employées pour produire industriellement le rouge d’aniline. Voici les principales, classées par ordre de leur rendement en matière colorante : la plus ancienne, qui est aussi la moins parfaite, est celle de M. Hoffmann, qui préparait cette couleur par le traitement, à la température de 118°, de quatre parties d’aniline sèche par une partie de tétrachlorure de carbone. Ce procédé rendait seulement 2 pour 100 en couleur rouge cristallisée.
- En second lieu, vient le procédé Verguin, Renard frères et Franc, fondé sur l’emploi des chlorures métalliques anhydres, et notamment du tétrachlorure d’étain (liqueur fumante de Libavins). Cette méthode, qui offre une grande analogie avec la précédente, donnait de 4 à 5 pour 100 de matière colorante pure.
- Gerber-Keller préparait le rouge d’aniline par l’action des oxysels et particulièrement de l’azotate mercurique sur l’aniline, et en obtenait un rendement de 15 à 16 pour 100 ; Lauth et Depoully étant arrivés à régulariser l’action de l’acide nitrique sur l’aniline, préparent la fuchsine en chauffant à 200° du nitrate d’aniline formé en présence d’un excès d’aniline.
- Enfin, un cinquième procédé, consistant dans le traitement de l’aniline par l’acide arsénique, a été introduit dans l’industrie par M. E. Kopp. M. Kopp a ainsi élevé le rendement en rouge jusqu’à 33 pour 100 du poids de l’aniline, ce qui a permis d’en abaisser considérablement le prix de revient, de sorte que la fuchsine dont les premiers kilogs se sont vendus au prix de 1,000 fr., ne vaut guère actuellement que de 20 à 30 fr. le kilogr. Le procédé à l’acide arsénique est aujourd’hui le seul employé.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Le commerce livre maintenant à la consommation de la fuchsine cristallisée en feuilles de fougères, à reflets verts cantharides, qui est presque chimiquement pure.
- Malgré toutes ces différences dans la prépara-tion de cette matière colorante, Hoffmann, dans ses travaux magnifiques sur sa nature et sur sa composition, est arrivé à cette conclusion d’un immense intérêt scientifique, à savoir que tous ces rouges ne sont que des sels d’un alcali organique, incolore à l’état pur, qu’il a appelé la Rosaniline, nom qui rappelle son origine, l’aniline, et la couleur qu’il produit, le rose, le rouge. L’acide seul change avec les réactifs employés, et l’on a donc affaire, dans le cas que nous venons d’examiner, à du chlorhydrate, du nitrate ou de l'arséniate de rosaniline. Mais quelle que soit la composition chimique des couleurs rouges dérivées de l’aniline, comme au point de vue industriel cela importé peu, nous ne donnerons ici que l’analyse élémentaire de quelques-unes d’entre elles. Voiçi donc la composition de la fuchsine la plus ancienne que nous ayons pu nous procurer.
- Elle provient de la compagnie la Fuchsine et remonte à quelques années. Elle était bien loin, ainsi que vous pouvez en juger, du degré de pureté qu’on est parvenu à atteindre actuellement.
- FUCHSINE à 54 francs le kilogramme. Compagnie la Fuchsine.
- 1° Eau hygrométrique et d’hydratation.. 17,90 2° Matières minérales (silice, alumine, oxyde de fer, carbonates alcalins et terreux)............................... * 0,90
- 3° Matières goudronneuses et résineuses insolubles dans l’eau, même bouillante ..........................:..... 30,94.
- 4° Matière colorante rouge pure........ 50,26 100,00
- Cette fuchsine renferme une énorme proportion de matières insolubles, qui sont, non-seulement inutiles, mais encore extrêmement nuisibles ; car si l’on ne filtre pas, ou qu’on filtre imparfaitement la solution chaude de la matière colorante, ces substances, qui à la température de l’ébullition où la teinture se fait ordinairement, se présentent en masses poisseuses, noirâtres, adhèrent au tissu par places et forment ainsi des taches qu’il est impossible d’enlever après coup, sans être obligé de décolorer entièrement les pièces. On voit donc l’immense utilité qui résulte pour le teinturier de
- l’analyse chimique des couleurs qu’il achète ; car non-seulement il évite ainsi de payer cher une matière qui ne lui sert absolument à rien, mais de plus il se met à l’abri des renvois de pièces, des pour-compte et des ennuis de tous genres qui accompagnent infailliblement l’emploi de mauvais produits.
- Malheureusement pour eux, bien des industriels n’ont pas encore compris cela, et, visant toujours au meilleur marché, préfèrent payer 15 francs une mauvaise couleur ne renfermant par exemple que 30 pour 100 de matière utile, que de payer 20 fr. une autre qui en contiendra 70 pour, 100. Je reviens aux analyses en question et les classerai dans l’ordre de leur plus grande pureté. On saisira mieux de cette manière les différences qui peuvent exister entre ces divers produits, et l’on verra que leurs prix sont loin d’être en rapport constant avec leurs valeurs réelles.
- GRENAT DE SCHLUMBERGER, à 19 francs.
- Eau...................... :.............. 7,85 Matières minérales... 3,06
- Matières résineuses et goudronneuses insolubles ; 20,14
- Matière colorante pure.................. 68,95
- 100,00
- GRENAT EXTRA DE SCHLUMBERGER, à 16 fr.
- Eau ..................................... 6,60
- Matières minérales...-..................* 5,10
- Matières goudronneuses insolubles....... 18,70
- Matière colorante pure.:................ 69,60
- 100,00
- CRAMOISI DE LAZARD GODCHAUX (Bruxelles),
- à 11 francs.
- Eau................. -................ 7,15
- Matières minérales.......!.-.:............. 2,10
- Matières goudronneuses.................. 20,43
- Matière colorante pure.................... 70.32
- 100,00
- FUCHSINE (sans marque), à 24 francs.
- Eau................................... 18,10
- Matières minérales..................... 0,50
- Matières insolubles...................... 6,22
- Matière colorante rouge................ 75,18
- 100,00
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- FUCHSINE DUSIEUX EXTRA DOUBLE, à 20 fr.
- Eau.................................... '18,56
- Matières minérales.........:............. 4,56
- Matières goudronneuses................... 1,50
- Rouge soluble pur....................... 75,38
- 100,00
- Je ne multiplierai pas davantage ces exemples qui suffiront, je pense, à vous montrer, Messieurs, combien la fabrication de ces produis a été perfectionnée, puisque de 30 pour 100 de matières insolubles que nous avons trouvé dans le premier, nous arrivons à n’en avoir plus que 1,5 pour 100 dans le dernier. Je crois devoir, avant de terminer, vous soumettre en même temps que ces résultats, ceux que j’ai obtenus en expérimentant sut ces matières noires goudronneuses à chaud, résineuses à froid, que nous retrouvons dans tous les produits rouges, violets, bleus, etc., dérivés de l’aniline, je suis arrivé à reconnaître que ces substances sont presque entièrement composées par une matière colorante à peu près de la même nature que celle dont elles faisaient partie -, elles sont généralement solubles dans l’alcool, surtout à chaud; mais leur véritable dissolvant est l’acide acétique, même très-étendu ; cet acide les dissout entièrement. Il y aurait donc là un moyen pour le fabricant de tirer parti de toute sa matière colorante en épuisant par de l’acide acétique dilué à chaud, les filtres ou chausses qui lui ont servi durant un certain temps, et en filtrant ces dissolutions colorées et qui ont retenu la majeure partie de ces substances.
- (Soc. industr. du Nord.)
- DES NOIRS
- SUR LAINES ET LAINAGES Par M. G. Van LAER.
- Les noirs s’obtiennent par le mélange de trois couleurs primitives, c’est-à-dire par la réunion du" bleu, du rouge ou du jaune plus ou moins brunis.
- Les matières colorantes les plus employées et susceptibles de donner de bons résultats sont : l’in-digo, la noix de galle, le sumac, le campêche, là garance, le cachou, le bois jaune, le querci-tron, etc., etc.
- Les noirs exigent beaucoup de soin, même plus que les autres couleurs ; aussi, comme pour les
- teintures précédentes, le point le plus important consiste dans le choix des mordants ; c’est d’eux et des doses que dépendent la beauté et la fixité de la teinture.
- Bien que beaucoup de teinturiers regardent les noirs comme une des teintures exigeant le moins de soins, nous devons reconnaître qu’il y en a fort peu qui arrivent à obtenir des noirs intenses et veloutés d’une façon régulière.
- Les mordants employés pour obtenir les diverses espèces de noirs, savoir : les noirs noirs, les noirs violets, les noirs bleus, les noirs verdâtres, sont le bichromate de potasse, l’alun de chrome, les sels de cuivre, de fer, le chlorure stanneux (sel d’étain), le tartre.
- Pour la teinture en noir, chaque localité, même chaque teinturier, opère ou suit des recettes particulières.
- Anciennement, le noir résultait généralement de l’oxyde de fer avec l’acide gallique et le tannin extraits de la noix de galle oule sumac. D’après Ber-thollet, la proportion de sel de fer est celle qui correspond à la quantité d’acide et de tannin contenue dans la noix de galle, le sumac, etc., de manière que tout l’oxyde de fer qui peut être précipité par l’acide gallique et le tannin le soit réellement, et que la totalité de l’acide gallique et du tannin soit combinée avec le fer.
- Le même savant remarque qu’il vaut mieux que ce soit le sel ferrugineux qui domine, parce que l’acide gallique et le tannin, quand ils sont en excès, s’opposent à la précipitation des matières colorantes, et qu’ils jouissent même de la propriété de les dissoudre.
- L’auteur prouve, en effet, qu’on ramène au gris un échantillon de drap noir, lorsqu’on le fait bouillir avec la noix de galle.
- Il faut observer que les molécules colorantes qui se précipitent sur la laine en vertu de la combinaison des principes fournis par la noix de galle, le sumac, etc., l’oxyde de fer, n’offrent à l’œil qu’une couleur olive plus ou moins foncée, et ne prennent une couleur véritablement noire que lorsqu’on les expose encore humides au contact de l’air.
- Le noir est d’autant plus riche et plus solide qu’on fait entrer dans sa composition le mélange de plusieurs autres couleurs, par exemple, l’indigo, bleu de cuve (noir de Sedan), la garance, le campêche, le bois jaune, le cachou, etc.
- Ainsi, dans les fabriques de Vienne, etc., où la plus grande partie des draperies sont d’un bas prix,
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- il a pour base le campêche, le bois jaune, la noix de galle, le sulfate de fer.
- Passons en revue maintenant les procédés employés dans diverses localités où chaque teinture obtenue prend le nom de la localité dans laquelle il a été produit.
- Ainsi nous avons, d’après Dumas (précis de l’art de la teinture), page 240, les recettes suivantes :
- Noir de Sedan
- On donne aux draps de Sedan un fond de bleu foncé dans les cuves d’indigo ; l’étoffe, après cette opération, doit être soigneusement lavée au foulon, afin d’enlever les matières alcalines qui se sont fixées sur la laine et qui l’altéreraient.
- On fait bouillir dans une chaudière une livre de sumac et un quart de livre de campêche pour une aune de drap que l’on veut teindre. Après une heure d’ébullition, on y plonge le drap et on le mène, comme il a été dit plus haut, pendant trois heures ; la laine, pendant cette opération, doit bouillir légèrement ou doit être, au moins, dans l’état le plus voisin de l’ébullition ; lorsque ce temps est écoulé, on relève la mise sur le tour, on l’abat et on l’évente jusqu’à parfait refroidissement.
- On jette dans le bain dix onces de vitriol vert par aune de drap ; on arrête le feu et on verse de l’eau froide dans la chaudière, de manière que l’on puisse y tenir la main ; lorsque le vitriol vert est dissous, on pallie bien exactement ; on y plonge les étoffes que l’on mène, pendant une heure, en soutenant le même degré de chaleur ; on abat et l’on évente comme auparavant. Cette opération se répète trois fois, et lorsque le noir a acquis toute l’intensité désirée, ces pièces sont envoyées au foulon pour être lavées jusqu’à ce qu’elles ne rendent plus aucune couleur et que l’eau sorte claire.
- Noir de Bédarieux
- Les draps de Bédarieux n’atteignent pas la beauté des draps du Nord ; la teinture et l’apprêt sont en général bien faits ; leur prix modéré et leur bon usage les rendent précieux pour les consommateurs.
- Des pièces de draps, lorsqu’on les livre au teinturier, ont ordinairement là à 15 aunes de long et pèsent 28 à 30 livres.
- On jette dans la chaudière 30 kil. de bois de campêche, 3 kil. de redon ou redou en feuilles* séchées, un demi-kilog. de bois jaune. Après une
- demi-heure d’ébullition, on y jette 1 kil. de vitriol vert, et lorsqu’il est dissous, on y plonge les tissus. Après deux heures d’ébullition, on les abat, et après les avoir éventés et refroidis bien exactement, on remet dans le bain un demi-kil. de vitriol vert ; on y replonge les étoffes pendant une heure; ensuite on les abat et on les évente. Cette opération se répète deux fois d’heure en heure, après quoi, on éteint le feu, et lorsque les pièces sont bien exactement refroidies, on les plonge dans le bain, pour ne les retirer que le lendemain matin, lorsque la chaudière et les pièces sont froides.
- Ce genre de noir est assez beau ; mais la laine, n’étant pas ménagée, devient un peu dure.
- Noir de Montauban
- Les draperies de Montauban varient par leurs qualités, leur longueur et leur largeur; nous évaluerons la teinture en prenant pour base 100 kil. de tissus.
- Les noirs de cette fabrique ont plus de velouté que ceux de Bédarieuxaussi, sont-ils plus soignés. On prend ordinairement 15 kil. de campêche et 7 kil. de sumac; on prépare l’engallage comme à l’ordinaire, et l’on y plonge les étoffes que l’on fait bouillir pendant deux heures ; après quoi elles sont enlevées, abattues et éventées. On fait dissoudre dans le bain deux kil. de vitriol bleu, et on y replonge les étoffes, en ayant soin de tenir le bain très-voisin de l’ébullition, sans lui permettre de bouillir. Après une passe de deux heures, la mise est levée, éventée et refroidie. On ajoute au bain 5 kil. de vitriol vert, après l’avoir refroidi de manière à y tenir la main. On donne aux draps trois passes d’une heure chacune, en éventant et refroidissant le drap à chaque passe, sans rien ajouter ; on lave avec soin. La couleur est plus belle que celles qui se font habituellement à Bédarieux ; la douceur et le moëlleux de la laine sont mieux conservés, et le noir a une teinte plus agréable et plus fraîche.
- Noir de Tours
- Tours et le Mans font le commerce de ces étoffes, et leur teinture demande beaucoup de soins. Les mises sont ordinairement fort longues, et comme il faut beaucoup de temps pour que le bout qui est entré le. premier revienne sur le tour, elles ont souvent des taches et des vergeuses occasionnées par le contact trop prolongé de l’étoffe contre la paroi de la chaudière. On remédie ordinairement à cet inconvénient en garnissant la chaudière, soit
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- d’un filet à mailles serrées, soit d’un panier, soit d’un treillis formé de lames de cuivre très-rappro-chées et de la même forme que la-Chaudière.
- On fait bouillir dans une chaudière une certine quantité de bois de campêche et de sumac, en proportion avec les matières que l’on veut teindre, et l’on transvase la moitié de ce bain, lorsqu’il a suffisamment bouilli, dans la chaudière où les étoffes doivent être teintes. On y ajoute le tiers du sulfate de fer que l’on doit employer et en même temps un peu deverdet.
- Après avoir plongé les étoffes, on tient le bain à un degré très-voisin de l’ébullition; on peut même le faire bouillir légèrement pendant deux heures. Alors on abat les pièces, et dès qu’elles sont refroidies, on les replonge daus la chaudière, après avoir préalablement transvasé le reste du bain d’engallage et avoir ajouté un second tiers du vitriol vert nécessaire pour faire le noir.
- Après un temps égal d’ébullition, la mise est abattue et refroidie, et après avoir ajouté au bain l’autre tiers du sulfate de fer, on y replonge les étoffes, que l’on mène pendant une heure sans les abattre de nouveau. Elles doivent être plongées et retirées, jusqu’à cinq fois, dans le cours de l'opération , les deux premières avec ébullition et les trois autres à une chaleur modérée.
- On appelle ce noir, dans les ateliers, noir à cinq feux ; on désigne les autres par le nombre d’immersions qu’ils ont reçues.
- On doit remarquer que l’on fait dans ce noir un emploi de matières colorantes beaucoup plus considérable que dans tous les autres. En établissant la proportion, on aura pour 100 kilog. d’étoffes :
- Bois de campêche....... 15 kilog.
- Sumac......................... 10 —
- Protosulfate de fer.......... 15 —
- Verdet...................... ' 1 —
- Noir à la jésuite
- Il faut pour ce noir un appareil particulier. Le tour doit être élevé de 8 ou 9 pieds au-dessus de la chaudière, de façon à ce qu’il y ait toujours 18 à 20 pieds de drap hors de la chaudière. Le tour est mis en mouvement au moyen d’une courroie placée sur une poulie, qui est adaptée au tour ordinaire.
- La décoction du campêche, de la noix de galle ou du sumac se fait dans les mêmes proportions que dans les autres noirs. On plonge les étoffes dans le bain, on y maintient une légère ébullition pendant deux heures. La mise doit être abattue et
- refroidie après ce temps. On dissout dans le bain une petite quantité d'acétate de cuivre, 1/2 kil. par pièce de drap de 15 mètres. Les étoffes sont replongées dans le bain et maintenues à un degré de chaleur voisin de l’ébullition pendant deux heures. Après ce temps, les étoffes sont abattues et refroidies. Le protosulfate de fer doit alors être dissous dans le bain; on arrête le feu, on y plonge les étoffes, et la couleur se termine en trois feux, comme pour les autres noirs, en évitant d’avoir une chaleur assez forte pour empêcher de plonger la main dans le bain. Ce genre de noir porte le nom de noir à froid. Ces noirs ont une couleur et un brillant plus prononcés que ceux qui sont faits par les procédés précédents.
- Noir de Genève
- Pour faire ce noir, on verse du tartre et du vitriol vert dans les proportions suivantes :
- Protosulfate de fer............ 3 kilog.
- Tartre............................ 3 —
- Sulfate de cuivre.............. 1/2 —
- Bois jaune........................ 1 — Bois de campêche....................1 —
- Lorsque ces matières sont dans la chaudière et après une légère ébullition, on y plonge les étoffes que l’on veut teindre, et on les laisse bouillir pendant trois heures; on les abat, et lorsqu’elles sont bien refroidies, on les lave pour enlever toutes les matières qui se sont fixées sur la laine.
- On prépare un bain neuf pour les finir, dans lequel on jette 5 kil. de campêche. Après une légère ébullition, on y plonge les étoffes et on fait bouillir le bain pendant une heure, en menant les étoffes vite et bien au large. Au bout de ce temps, on abat la mise, et au lieu de la refroidir, on la recouvre autant que l’on peut, de manière à ce qu’elle conserve sa chaleur. On continue à faire bouillir le bain pendant une demi-heure, afin de retirer le suc du bois de campêche .et de regarnir le bain épuisé par la première passe, et on y replonge les pièces qu’on laisse bouillir jusqu’à ce qu’elles aientla nuance désirée. On les retire de la chaudière, on les abat et on les refroidit pour les porter au foulon.
- Pour faire le noir de Genève, lorsqu’on veut, au contraire, obtenir le noir mat et sans reflet bleu, on doit verser dans le vase préparé pour teindre 100 kil. de laine :
- 10 kil. de vitriol vert.
- • 10 kil. de crème de tartre ou 15 k. tartre rouge. 2 kil. de bois jaune.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- CO G. G
- Il convient d’ajouter à ce bain une petite quantité de bois de campêche, pour donner une légère teinte à la laine et la disposer à mieux s’unir dans le courant de la deuxième opération. On plonge la laine dans ce bain, et après une heure d’ébullition soutenue pendant trois heures, on l’abat, et lorsqu’elle est parfaitement refroidie, on la lave.
- Dans le second bain, on fait bouillir, pendant une demi-heure, 25 kil. de bois de campêche, et on jette la laine dans ce bain, en ayant soin de la mener très-vivement. Après une heure d’ébullition, on la retire sur le brancard; on la laisse en tas et bien recouverte ; en attendant, on fait bouillir le bain pendant une heure. On replonge la laine dans ce bain et on la laisse bouillir jusqu’à ce qu’elle soit arrivée à la nuance désirée.
- Les opérations sont les mêmes pour obtenir le noir à reflet bleuté, appelé œil de corbeau. On supprime seulement le bois jaune, et en remplaçant d’une égale quantité de vitriol vert, on dissout dans le bain 2 kil. de vitriol bleu.
- Noir de Caune
- Ce procédé est le même que le précédent, avec la différence qu’il entre dans la première opération une certaine quantité de sulfate de zinc, qui a la propriété de précipiter la dissolution de campêche en bleu. Ces noirs sont beaux; ils ont une petite teinte rougeâtre, étant comparés à ceux de Sedan : elle est due à une légère quantité de garance qu’on ajoute dans la première opération, et de plus à la création du tartrate acide de.potasse sur la dissolution de campêche. Il est facile de concevoir qu’à l’aide de ce procédé, on puisse obtenir diverses gradations du noir, très-recherchées dans les villes manufacturières, soit en augmentant l’acidité des bains par le tartre, soit en précipitant le bain par des sels métalliques, qui donnent des laques d’un bleu foncé.
- A continuer.
- CHRONIQUE
- EMPLOI INDUSTRIEL DU VANADIUM DANS LA FABRICATION DU NOIR D’ANILINE Par M. Witt.
- Dans la séance du 31 juillet dernier, de l’Académie des sciences, M. Witz a énuméré les avan
- tages que présente, pour la préparation du noir d’aniline, l’emploi du vanadium, comparativement au procédé par le sulfure de cuivre. La quantité de vanadium nécessaire est excessivement faible : quelques cent-millièmes seulement, du poids du sel d’aniline employé.
- Les avantages de cette teinture dans l’impression en noir sur coton sont nombreux et s’exprimen ainsi qu’il suit : ,
- 1° Amélioration de la richesse du noir et de la netteté de l’impression ;
- 2° Suppression de l’attaque des racles ou des rouleaux ;
- 3° Facilité de régler à volonté la durée de l’oxydation ;
- 4° Longue conservation de la couleur épaissie ;
- 5° Enfin, préparation simple et plus économique que celles qui ont été pratiquées jusqu’à présent.
- SUR LA FORMATION
- DU NOIR D’ANILINE Par M. R. Meyer.
- Dans le but de rechercher s’il était possible de préparer le permanganate des bases organiques, l’auteur a essayé de constater la manière dont les sels d’aniline se comportent vis-à-vis d’une solution de KMnO'1, et il a obtenu par voie de réduction avec ce réactif un précipité brun foncé dont les propriétés permettaient de conclure que c’était un noir d’aniline. Pour éviter l’élimiation des oxydes du manganèse, il a opéré par la suite sur des dissolutions très-acides, et, malgré qu’il ait trouvé que le chlorhydrate et le sulfate d’aniline se comportent en apparence absolument de la même manière, il a donné la préférence au dernier sel pour la préparation de ce corps, parce que dans la solution chlorhydrique, par suite d’un dégagement de chlore, il peut en résulter aisément, en même temps que le produit particulier de la réaction, des combinaisons chlorurées dont la présence pourrait altérer la simplicité du procédé.
- Avec une aniline pure se volatilisant entièrement entre 182° et 183°, on a préparé une solution assez concentrée de sulfate et on y a ajouté un excès assez notable d’acide sulfurique. Une solution également à peu près concentrée de KMnO1 a produit, dans la première solution un précipité vert-olive foncé presque noir, qui, après un lavage avec les
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- alcalis, a passé au noir bleu que l’on connaît. Du reste, lorsque l’on a lavé le précipité brut, on a remarqué qu’il était difficile d’en chasser l’acide sulfurique par ce moyen. Toujours et constamment l’eau de lavage a présenté une réaction bien faible, il est vrai, avec le chlorure de barium, et lorsqu’on a interrompu ces lavages, le corps a abandonné très-sensiblement à l’eau bouillante et à une dissolution de soude des quantités abondantes d’acide sulfurique. Cette manière de se comporter paraît indiquer que le corps vert-olive est un sulfate qui, par des lavages soutenus avec l’eau, se décompose peu à peu. C’est du reste un fait assez conforme à l’expérience que, dans le cas où il est nécessaire, lors du développement du noir d’aniline sur la fibre du coton, d’appliquer un bain alcalin, on peut, par des lavages successifs avec l’eau pure (1), le décomposer et transformer enfin le noir verdâtre obtenu en noir bleu.
- Aux réactions indiquées qui caractérisent le corps obtenu d’une façon assez certaine comme noir d’aniline, l’auteur ajoute qu’il donne la réaction Camille Koechlin, qui est connue de tous les imprimeurs sur étoffes, c’èst-à-dire le passage du noir en un brun rouge pâle, par l’action énergique d’une solution de chlorure de chaux. Le précipité qu’on obtient de la solution acide étant lavé, constitue après dessiccation une poudre noire, amorphe, toujours à reflet verdâtre, dans laquelle, ainsi que l’on devait s’y attendre, on trouve de l’azote en abondance. Lorsque l’on chauffe ce corps, il se boursouffle, crève en dégageant des vapeurs aromatiques, et laisse alors un charbon pâle, brillant, qui brûle lentement et s’enflamme, puis se consume enfin complètement et sans résidu.
- L’alcool, l'éther, le benzole, le vinaigre radical ne dissolvent pas ce corps, mais se colorent plus ou moins en vert-olive. L’auteur n’a jamais observé de ton coloré en violet. L’acide sulfurique concentré le dissout aisément en se colorant en noir-bleu foncé. La solution résiste à une douce chaleur ; mais quand on la chauffe plus fortement, elle abandonne S02 et affecte une couleur brun-sale. Si l’on verse la solution sulfurique du noir d’aniline dans l’eau, on obtient immédiatement et de nouveau le corps primitif à l’état de précipité floconneux noir-olive.
- (1) On ne peut imprimer du noir d’aniline épaissi à la gomme adragante que sur des tissus légers légers en coton, autrement l’on a toujours à craindre un vert qui se déve-oppe ultérieurement au bout de peu de temps, KB,
- Parmi les différentes réactions qu’il a essayées pour réduire le noir et qu’il n’est pas encore parvenu à compléter, M. Witz fait connaître les suivantes. L’étain et l’acide chlorhydrique changent, à la suite d’une action prolongée, le noir en brun; toutefois, l’hydrogène naissant ne paraît pas être absolument nécessaire, puisqu’une solution acide de chlorure d’étain détermine une action analogue, et probablement la même. L’expérience a démontré que le noir fixé sur coton se comporte de même. L’hydrogène sulfuré ne paraît pas agir sur les liqueurs acides, mais dans celles alcalinées, il transforme la couleur noire du précipité en brun-jaune.
- (Bericht der deutschen Chemischen). F. M.
- LE THAO
- NOUVELLE MATIÈRE POUR APPRÊTS
- Nous avons déjà signalé à nos lecteurs un produit végétal que l’on retire de la partie gélatineuse de certaines algues employées dans divers pays de l’extrême Orient, sous les noms de gélose, d’après les analyses faites en France, de thâo en Cochin-chine, d’isinglass végétale, ou succédanée de la colle de poisson (dénomination anglaise pour les produits de la Chine et du Japon). Ce produit peut être extrait d’un certain nombre d’algues recueillies sur les côtes de notre Bretagne. Son utilisation s’étend déjà à un grand nombre d’industries fort diverses, mais d’une importance relative ; il paraît devoir jouer un rôle considérable au point de vue de l’apprêt des étoffes.
- Jusqu’à ce jour on pensait que thâo ne pouvait s’employer qu’à froid ; on lui reprochait de se dissoudre difficilement et de contenir un principe colorant jaune nuisant à la pureté des blancs. Suivant les derniers essais tentés par la Société industrielle de Rouen, ces inconvénients sont faciles à éviter : en faisant macérer le thâo pendant douze heures environ, la dissolution à l’eau bouillante s’opère en dix à quinze minutes à peine et reste très-claire; si, ensuite, on tamise et on remue la masse jusqu’au complet refroidissement, elle reste fluide au lieu de se prendre en gelée, ce qui permet de faire les apprêts à froid sans dénaturer les couleurs et dans les conditions ordinaires.
- Quant au principe colorant jaune, il s’élimine par une’forte cuisson; il se forme alors, aux pa-
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- rois du vase dans lequel cette dernière s’opère, une croûte paraissant insoluble, qui sera étudiée ultérieurement.
- L’apprêt, avec 1 et demi 0/0 de thâo, donne aux étoffes de coton beaucoup plus de main que toutes les autres substances employées jusqu’à ce jour ; de plus, ce produit ne se dissolvant qu’à la température de 100 degrés et au-dessus, l’humidité n’a aucune prise sur les étoffes qui en sont imprégnées ; enfin, les solutions de thâo ne moisissant pas, on espère éviter par son emploi les taches dites de triolage qui se rencontrent si fréquemment dans la rouennerie et causent des pertes notables à tous les fabricants d’indiennes.
- Une autre propriété très curieuse du thâo, et qui lui donnera un emploi dans des cas particuliers, est celle de ne pas décomposer le permanganate de potasse : on sait que ce corps est immédiatement réduit en présence des substances organiques; or, une dissolution de caméléon minéral peut rester vingt-quatre heures en contact avec du thâo, sans décomposition notable.
- On continue en même temps à Rouen l’essai du mélange, avec le thâo, de diverses algues de nos côtes, qui paraissent devoir lui donner plus de liant. Des essais analogues se font à Lyon pour l’apprêt des soieries, et à Puteaux, pour celui des étoffes de laine. Enfin, à Paris, M. Houillion a terminé de la manière la plus satisfaisante les expériences relatives à l’emploi du thâo pour la fabrication des baudruches à battre l’or.
- PROCÉDÉ
- DEVANT REMPLACER LINDICO PAR L’ANILINE Par M. JEANNOLLE.
- La base de ce procédé consiste dans l’oxydation des sels d’aniline en bain étendu et en présence des tissus. On emploie à cet effet des sels oxydants que l’on décompose.
- Ces produits doivent être employés en proportions déterminées, afin d’obtenir une action lente et former un précipité qui adhère aux tissus.
- Parmi lés agents capables de produire cette réaction, l’inventeur donne la formule suivante pour 100 kilogr. de coton :
- Aniline.......................... 5 kilogr.
- Acide chlorhydrique.............. 5 —
- Acide sulfurique...... 12 —
- Bichromate de potasse 5 —
- On commence par préparer le chlorhydrate d’aniline ; on dissout ensuite le bichromate de potasse séparément, et le tout doit être étendu d’eau froide (environ mille litres).
- Le coton doit être manœuvré dans un bain pendant une heure environ, ensuite lavé convenablement. —11 faut ensuite saturer les dernières traces d’acide par un passage dans un bain chauffé à 40° et légèrement alcalin.
- Après cette opération , le coton doit être d’un bleu indigo ; mais, comme cette nuance n’a pas la solidité nécessaire pour résister à l’air, il est nécessaire de lui donner un léger rafleurage par une matière tinctoriale bleue à base d’aniline. Mais, en passant le coton sur une cuve d’indigo montée faiblement, on obtient un résultat préférable.
- L’inventeur donnera, dans une addition, la liste de tous les produits que l’on doit employer. — Il se réserve actuellement tous les sels d’aniline.
- (Brevet.)
- -----———a--0--------
- DÉGRAISSAGE
- DES DÉCHETS DE. LAINE ET DE COTON
- Il existe différentes méthodes par lesquelles on remet dans un état utilisable les déchets de laine et de coton ; toutefois, toutes ces méthodes exercent une influence délétère sur la matière organique ; récemment il a été pris un brevet en Allemagne pour un système par lequel cet inconvénient est évité ; pour dégraisser ces déchets, on n’emploie ni acides, ni substances alcalines, mais tout simplement du sulfate de chaux (plâtre); par kilog. de déchets on prend un kilog. de plâtre bien sec et pulvérisé, on mêle le tout dans un tambour bien fermé, et on laisse ce mélange jusqu’à ce que les parties grasses ont pénétré dans le plâtre, lequel absorbe les graisses avec une grande facilité ; ensuite on introduit le mélange dans un autre tambour -, mais celui-ci doit avoir des ouvertures par lesquelles la plus grande partie du plâtre s’échappera. Enfin on étend les déchets sur des claies, et ce qui reste de plâtre est éliminé par le battage.
- Par ce traitement, les déchets récupèrent toutes leurs qualités et ne sont nullement altérés.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- IMPERMÉABILISATION
- DES TISSUS, FEUTRES, TOILES, CORDAGES, TUYAUX D’ARROSAGE, BOIS, CUIRS, COTONS ET PAPIERS
- Procédé de M. Dujardin.
- Dans un mortier on place :
- 335 grammes de sulfate d’alumine et de potasse réduits en poudre;
- 335 grammes de pyrolignite ou acétate de plomb; on broie jusqu’à ce que le mélange soit complètement déliquescent.
- On ajoute 200 grammes de bicarbonate pulvérisé, unis à 200 grammes de sulfate de soude. On broie jusqu’à ce que les matières soient complètement unies.
- On verse sur le tout 120 grammes de magnésie anglaise bien calcinée, et l’on continue à broyer en versant peu à peu 5 litres d’eau.
- On verse le tout dans un baquet contenant 50 litres d’eau de rivière ou de pluie. L’eau doit être fraîche. On agite le tout jusqu’à complète dissolution, ce qui a lieu au bout de 20 minutes. On verse le liquide ainsi obtenu dans un récipient d’une contenance d’environ 100 litres, dans lequel on a fait dissoudre 150 grammes de savon d’oléine dans 50 autres litres d’eau de pluie ou de rivière.
- On brasse pendant 20 minutes environ.
- Il suffit alors, pour rendre un tissu imperméable, de le fouler dans ce liquide soit avec la main, soit mécaniquement jusqu’à ce qu’il soit parfaitement imprégné dans toutes ses parties. Il faut avoir soin pendant toute l’opération de bien remuer le mélange pour qu’il ne se forme pas de dépôt. — On retire alors le tissu, puis on le laisse égoutter et on le sèche. — On le lave ensuite à grande eau, on le sèche et on l’apprête par les procédés usuels.
- En cet état le tissu est imperméable à l’eau, mais il est perméable 'a l’air, ce qui est indispensable pour la santé.
- Ce procédé ne change pas les nuances, il respecte complètement les couleurs. Cependant, si l’on a à traiter des matières colorées avec des nuances très-délicates, il faut tenir compte de la composition de ces couleurs et composer son bain en conséquence.
- Il faut alors remplacer quelquefois le bicarbonate de potasse et le sulfate de soude par la même quantité de sels de fer ou de zinc, de cuivre, de plomb
- ou tout autre sel métallique propre à conserver les couleurs.
- Pour préparer les toiles, les cuirs ou les bois, on ajoute dans le bain 100 grammes de margarine.
- Quand on veut préparer des cotons ou des papiers il est bon de joindre au bain 50 grammes de gélatine et 100 grammes de résine blonde. Après cela on peut sécher soit à l’air, soit au feu, et l’on a alors des produits absolument imperméables qui peuvent résister à toute espèce de lavage. — On peut même tremper la pâte à papier dans la cuve ; on obtient de celte façon un papier imperméable, et dans lequel le procédé ci-dessus a en partie remplacé le collage.
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES.
- 1 12277. — Zingler. — Perfectionnements apportés à la fabrication des vernis, applicables également pour coller et rendre imperméables les étoffes. — Les perfectionnements ont trait au blanchiment des gommes par l’acide acétique et au rehaussement des qualités couvrantes du vernis par la dissolution sans chaleur de la substance résineuse au moyen de l’alcool et des essences avec une térébenthine camphorique.
- 112284. — Boulieu frères et Charlon. — Essoreuse centrifuge continue. — Avec les moyens mécaniques pour faire mouvoir les appareils, les inventeurs revendiquent comme principe l’emploi simultané de l’hélice et du panier conique à paroi droite concave ou convexe, dont le but est de supprimer autant que possible les résistances dues aux frottements de la matière à essorer sur la calandre du panier et sur les filets de l’hélice, cette hélice pouvant, selon les angles d’inclinaison, servir soit de puissance pour donner l’impulsion nécessaire à l’ascension, soit de résistance pour modérer et régulariser cette ascension. — Ces appareils sont plus particulièrement appelés à remplacer les turbines ordinaires employées dans la fabrication du sucre, de la fécule, de l'amidon.
- 112285. — Boulieu frères et Charlon. — Machine à battre et à laver les filaments en éche-veaux. — Spéciales à tous les filaments en éche-veaux.susceptibles d’être lavés, cette machine comporte essentiellement l’emploi simultané d’un
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- tourteau mobile permettant de varier à volonté la force du battage par les différences de vitesses cir-conférencielles des plateaux et des flottes à leur point de contact. Les gindres sont munis d’engrenages pour faciliter leur commande réciproque.
- 112295. — Hoock frères. — Procédé de dorure applicable à la fabrication des papiers peints, pour tentures, décorations et bordures, et a l’imitation des baguettes dorées en bois. — Application de la dorure à double effet, obtenue sur un seul ' métal à la fabrication des papiers peints et de fantaisie.
- 112332. — Jeanolle. — Procédé devant remplacer l’indigo par l’aniline dans la teinture des fibres végétales ou animales, tissées ou non. — La base du procédé est l’oxydation des sels d’aniline en bain étendu ; on emploie à cet effet des sels oxydants décomposés par un acide.
- 112334. — Keim. — Rame circulaire continue à pinces, destinée à ramer, apprêter, mettre a fil droit, élargir et sécher les étoffes de soie, laine, coton, lin ou toute autre matière textile. — Des pièces mobiles commandées par des chariots remplacent, dans cet appareil, les chaînes des machines ordinaires ; un seul volant règle l’élargissement du tissu, depuis son entrée dans la machine jusqu’à sa sortie. Un espace annulaire étroit, parallèle au tissu, reçoit l’air chaud injecté qui traverse le tissu en le séchant.
- 112339. — Smith. — Perfectionnements dans l'impression et l'ornementation du métal. — Ces modifications consistent à rendre d’abord rugueuse la face de la feuille et à faire ensuite l’impression directement dessus, quels qu’en soient les dessins et le nombre des couleurs.
- 112341. — Wangermée, — Instrument mécanique destiné à supprimer le peigne nacteur dans la peigneuse Lister. — Cet instrument, dont le couteau ne fonctionne que par le moyen de ressorts, est fixé sur la boîte à vapeur.
- 112359. — Joly. — Liqueur anilinoïde atra-mentaire tinctoriale. — Application de l’acide tungstique, libre ou à l’état de combinaison, à la production d’une liqueur ou substance atramentaire ou tinctoriale, avec les principes colorants du bois de campêche, des baies de sambucus, du chou rouge ou des baies de myrtille.
- 112369. — Ravel. — Perfectionnements à la machine à laver la laine dite Eiro-plunther, pour laquelle le sieur Ravel a obtenu un brevet de 15 ans le 14 avril 1864. — L’eau sous-pression arrive dans
- un bac où est un cylindre perforé recevant la laine et au milieu duquel est un second cylindre sur-monté d’une grille qui sert à retenir les filaments qui pourraient s’échapper.
- 112370. — Roger. — Disposition d’abatage des papiers peints ou autres, à la sortie des courses de séchoirs dites accrocheuses, pour l’enroulage desdits papiers. — Le système a pour principe l’abatage automatique et successif des baguettes qui servent à supporter chaque pli du papier produit par l’enroulage, convenablement disposé, de façon à supprimer complètement la main-d’œuvre nécessitée par ce travail.
- 112385. — DELAMARE fils et Cie. — Système d’épaillage chimique des tissus de laine par la voie sèche. — L’épaillage est obtenu par l’intervention, comme agent chimique, de l’acide sulfureux et de l’acide sulfurique à l’état de vapeur. L’appareil employé pour déterminer ce mélange se compose : 1° d’une cornue en fonte dans laquelle on produit l’acide sulfureux en brûlant du soufre sous l’action d’un courant d’air lancé dans la cornue ; 2° d’un réfrigérant ou serpentin en communication d’un bout avec la cornue et de l’autre, par un tuyau en plomb, avec un récipient contenant de l’acide sulfurique à 166° Baumé.
- 112392. — GODINOT (les sieurs)’. —Appareil dit plomb à charge continue, applicable aux métiers à tisser. — Ce plomb à charge continue consiste en un cercle en fer relié par des entretoises à la partie mobile du métier circulaire ; sur ce cercle sont rivées des charnières dont l’autre partie est fixée par des vis sur des segments à poids, armés s de pointes qui pénètrent dans le tissu.
- 112398. — LEFRANT-CARLIER et Carlier-Latour. — Système de casse-duite décrocheur. — Combinaison d’un levier à mentonnet, d’un crochet placé à l’arrière de la fourchette montée sur son support, et d’un décrocheur mobilisé à volonté.
- 112410. — Amieux frères. — Impressions lithographiques, chromolithographiques, typographiques, photographiques, etc., sur feuilles métalliques minces, et leurs applications variées. — Prenant pour spécimen une feuille de zinc nouvellement laminé, les inventeurs y appliquent un vernis à l’alcool ; puis sur cette couche résineuse d’aspect métallique ils impriment tous caractères, dessins et ornements voulus.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- RÉDUCTION DES TAXES POSTALES
- On a distribué, aux députés, un projet de loi présenté par le ministre des finances, tendant à réduire la taxe des lettres et cartes postales circulant à l’intérieur, en France et en Algérie. Ce projet de loi est ainsi conçu :
- Art. 1er. — La taxe des lettres nées et distribuables en France et en Algérie est fixée, à partir du 1er janvier 1877, conformément aux indications du tableau suivant :
- L’abaissement du tarif intérieur est une occasion toute naturelle de modifier cet état de choses, et de placer sur un pied de complète égalité, pour l’échange des correspondances, les habitants de la France et ceux des autres pays de l’Union.
- POIDS DES LETTRES
- LETTRES affranchies circulant de bureau
- bureau.
- LETTRES affranchies distribuables du même ' bureau et de Paris pour Paris.
- Jusqu’à 15 grammes inclusivement ...................
- Au-dessus de 15 gr. jusqu’à 30 gr. inclusivement......
- Au-dessus de 30 gr. jusqu’à 50 gr. inclusivement......
- Au-dessus de 50 gr., augmentation par chaque 50 gr. ou fraction de 50 gr.........
- 0 f. 20 c,
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- 40
- 60
- 40
- 0 f.
- 10 e.
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- 20
- 30
- 20
- TROMPERIES SUR LA NATURE DES MARCHANDISES.
- Il est question de l’élaboration d’un projet de loi très-remarquable auquel on attache une grande importance dans les régions parlementaires, et qui devait déjà être présenté à la session dernière.
- Le délit de tromperie sur la nature de la marchandise vendue serait désormais assimilé au délit d’escroquerie et jugé comme tel par tous les tribunaux. _____
- BUREAU INTERNATIONAL DES POIDS ET MESURES.
- En vertu d’un décret inséré au Journal officiel, est reconnu comme établissement d’utilité publique le bureau international des poids etmesures établi à Paris, en vertu de la convention signée le 20 mai 1875 entre l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, le Brésil, la Confédération Argentine, le Danemark, l’Espagne, les Etats-Unis d’Amérique, la France, l’Italie, le Pérou, le Portugal, la Russie, la Suède et Norvège, la Suisse, la Turquie et le Venezuela, et conformément au règlement annexé à la susdite convention.
- Pour les lettres non affranchies, la taxe sera double de la taxe des lettres affranchies.
- Art 2. — À partir du 1er janvier 1877, la taxe des cartes postales circulant en France de bureau à bureau est fixée à 0 fr. 40 c.
- Celle des cartes postales nées et distribuables dans la circonscription d’un même bureau, et de Paris pour Paris est fixée à 0 fr. 05 c.
- Art. 3. — Sont abrogées, à partir de la même date, les dispositions de l’article 3 de la loi du 3 août 4875, portant modification de la taxe des lettres circulant à l’intérieur, et celles de l’article 22 de la loi de finances du 20 décembre 1872 portant création des cartes postales, en ce qu’elles ont de contraire aux dispositions de la présente loi.
- L’exposé des motifs annonce que, comme corollaire de cette réduction pour la circulation à l’intérieur, un décret présidentiel réduirait à 25 c. l’affranchissement de la lettre simple, pour les pays compris dans l’Union postale.
- On sait qu’actuellement, la plupart des pays de l’Union, et en particulier ceux avec lesquels nous avons le plus de relations : l’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique, la Suisse, adressent en France, pour 25 c. seulement, leurs lettres simples affranchies, et les habitants de la France ne peuvent répondre à ces lettres qu’au prix de 30 c.
- BANQUET-CHEVREUL.
- Un banquet a été offert mercredi, au café Riche, à M. Chevreul, pour fêter la cinquantième année de son professorat à la Faculté des sciences. Plus de soixante savants de la France et de l’étranger, parmi lesquels on nous cite MM. Péligot, Dumas, Frémy, etc., avaient voulu assister à cette fête. Ils entouraient avec respect l’illustre chimiste et" le vénérable professeur, âgé aujourd’hui de plus de quatre-vingt-dix ans.
- Le grand salon du café Riche, tout brillant de lumières, tapissé de fleurs et de verdure, formait autour de ce groupe d’hommes illustres le plus beau cadre qu’on pût désirer. Le souvenir de cette réunion restera longtemps dans le cœur de tous ceux qui en font partie.
- E. BICHON, Montpellier (Hérault)
- Fabrique d’Acide tartrique Alun de potasse, d’ammoniaque et extra-pur.
- Prix de faveur par wagon complet.
- Les Gérants : F. GOUILLON & P. Blondeau.
- Imp. C. Colin, route de Flandre, à Charleville (Ardenner.
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- NOIR D’ANILINE, breveté s. g. d. g.
- Licences cédées pour les départements de la Seine et de Seine-et-Oise. -
- M. Grawitz a l'honneur de prévenir MM. les industriels que par ses brevets, en date des 30 septembre et 3 novembre 1874, et les certificats d’addition s’y rattachant, il s’est réservé la production sans aérage du
- NOIR IP'ANILINE
- par la formation des sels doubles d’aniline et de métal ou des sels d’aniline à acides métalliques, peroxydés par les chlorates ou les chromâtes de quelque manière que ces réactions soient mises en œuvre ; et que, nul, sans son mandat spécial ne peut traiter avec Eux de l’exploitation de ses procédés.
- Les contrefacteurs seront poursuivis conformément à la loi.
- Pour cession de licences d'exploitation s’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
- Eedevnce : 100 fr. par 1000 kil. de matières teintes.
- ON DEMANDE UN ASSOCIÉ
- POUR LUI CEDER
- UNE TEINTURERIE EN LAINES
- Située dans une des premières villes manufacturières de France.
- Chiffre d’affaires environ 500,000 fr. — Le capi-tal nécessaire pour pouvoir prendre la suite des affaires est de 200,000 fr.
- S’adresser à l’Office du Journal.
- ON DEMANDE rier - dé graisseur, capable de conduire une Maison, Appointements : 2,000 fr.
- S’adresser au bureau du journal.
- POMPES
- NOËL
- Récompenses obtenues-
- en 1835,
- Avignon . 1er prix, médaille d’or. Pompes diverses AURILLAC. ler prix, prix unique,
- prime de 100 fr. Pompe à purin.
- Vannes .. ler prix, prix unique, médaille d’or.... Pompe à purin.
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- Cette publication paraît deux fois par mois, sauf en mars et en septembre, époques de morte-saison, pendant lesquelles elle ne paraît qu'une fois. L’hiver est donc traité depuis la fin de septembre jusqu’à la fin de février et l’été depuis la fin de mars jusqu’à la fin d’août.
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- GIRARD et DE LAIRE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste...................................... 19 fr.
- GIRARDIN-— Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition). Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste . ....... 14 fr.
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- GOUILLON. — Méthode pratique d’impression des tissus en couleurs mates, dorées, argentées, bronzées, veloutées et perlées, applicable aux étoffes reteintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et échantillons, 3 fr.; par poste.................................. 3 fr. 25
- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr.; par poste..................................10 fr. 50
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- PRIMES AUX ABONNES
- Le Moniteur de la Teinture paraît depuis le 1er janvier 1857 ; il portait dans le principe, le titre de Coloriste industriel.
- Les premiers volumes de sa collection sont épuisés; ceux qui restent disponibles comprennent les années 1866, 1867, 1868, 1869, 1870-71, 1872, 1873, 1874 et 1875, ; en tout neuf volumes.
- Ces collections constituent, dans leur ensemble, le Traité théorique et pratique le plus étendu et le plus complet, concernant les industries tinctoriales-, la quantité de faits, documents, procédés, descriptions, échantillons et gravures qu’elles contiennent, répondant toujours aux nécessités présentes de ces industries, en font un précieux auxiliaire pour toute exploitation industrielle ou commerciale se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à l’Impression, aux Apprêts et à tout travail des Tissus ou des Couleurs en général.
- Les volumes .1866, 1867, 1868 et 1869 deviennent rares; ils ne peuvent être cédés qu’au prix de 15. fr. l’un. — Ceux des années suivantes, ont été tirés à un plus grand nombre d’exemplaires, ce qui nous permet d’offrir en
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- 2° — Les quatre derniers volumes 1832, 1873, 1874 et 1875, au prix réduit de 38 francs, ou :
- 3° — Les trois derniers volumes 1833, 1874 et 1875, au prix réduit de 22 francs, ou : - p
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- Je soussigné (I) demeurant ù:--------------- département d---------------
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel~le-Comïe, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- déclare souscrire pour un abonnement de.---____— au Moniteur de la Teinture, à partir du (2) _______— "---------—--
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- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
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- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier ; mais, afin d’avoir un volume complet, avec table, les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- Matériels pour l’Impression
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur ; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
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- 125 id. id. id. rouge-feu.
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l'impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Par la combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l'OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-fin.............................................. lekil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr................................ la boite.. 12 — 50
- jaune d’or, jaune chamois, rouge marron................................... lekil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais............................. — 6 — »
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta....................................... — 12 — »
- Vermillon...................................................................... — 18 — »
- Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., finesse, 24 fr. le kilogr. Tontissés de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle colle est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates.
- Prix : Qualité unique, 1er blanc.4 fr. le kil.
- Dépôt à éo/fice du Moniteur de la Teinture.
- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
- Cartons de 58 centimètres de longueur sur 46 de largeur, prix du cent............ 40 fr -.................................................................................67................................................................................~...............................................................................-...........................................................................53—'..........................................................................—.............................................................................................................................................. 41 -—.................................................................................75................................................................................-...............................................................................—.............................................................................64............................................................................—...........................................................................—....................................................................... 60 — —.................................................................................85................................................................................-...............................................................................—.............................................................................65............................................................................—...........................................................................—....................................................................... 75 — —...............................................................................t“03..............................................................................—.............................................................................—...........................................................................65..........................................................................—........................................................................— ............................................................................................................................................. 85 — —...........................................................................1'06 — ”..........................................................................—.............................................- 76 1333 =O. 1......1..1209 —...............................................................................0=92..............................................................................—.............................................................................—..........................................................................82-.........................................................................—........................................................................—................................................................... 140 —
- — lm15 — _ 85 — — 150 —
- — 1,30 Ag- — 80 — — 150 —
- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- COULEURS
- PRIX DE
- Rouges.
- Fuchsine inférieure................ le kil. 15 fr.
- — bonne courante....................................................................................... — 35
- — extra-supérieure..................................................................................... — 40
- Rouge pour coton.................... — 70 Rouge-cerise ou grenadine........... — 15 Rose de safranine en poudre......... — 200 -....................................-...................................-.............................- 120 Géranosine en poudre................ — 180 Eosine, nouvelle couleur............ — 120
- Bleus.
- Bleu ordinaire..................... le kil. 55 fr.
- Bleu pur............................ — 125
- Bleu-lumière supérieur.............. — 200
- Bleu Nicholson pour laine (n° 5).... — 40 —....................................-..............................(n- 3)............................ - 70 —.......................lumière (ne 1)..................... — 90 Bleu de Lille, ou gros violet....... — 36 Bleu-noir, ou bleu marin............ — 25 Bleu foncé.......................... — 30 Bleu spécial pour coton, suivant qualité.... 60 à 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or.................. le kil. 50 fr.
- J aune-orange....................... — 50 Orange supérieur pour soies......... — 200
- D'ANILINE
- DÉTAIL :
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge.le kil. 55 fr.
- — bleu................... — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge................... — 60
- Violet moyen......... — 65
- Violet lumière, bleu.... — 70
- Violet au bi-chromate, en pâte. — 25 Violet pour remontages......... — 36
- Terts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2)...........le kil. 100 fr.
- — — supérieur.......... — 110
- Divers.
- Brun d’Elbeuf liquide................. le kit. 5 fr.
- Marron d’aniline....................... — 25
- Gris, par le bleu-noir................. — 25
- Gris-perle, par les violets............ — 110
- Coralline rouge........................ — 30
- — jaune (alcool)........................ — 20
- Purpuraline à l’état sec............... — 10
- Xanthine (orange)...................... — 35
- Cachou de Laval........................ — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l'Office du Moniteur de la Teinture.
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE
- Produisant des Grenats, Marrons, Prunes, etc., à bas prix, sur Laine, Laine et Coton, Coton. Par Teinture ou par Impression
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 octobre 1874, page 235.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- BLEU-NOIR D'ANILINE soluble dans l’eau
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 janvier 1875, page 22.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 22 fr.
- soluble dans l’eau produisant des aurores et roses magnifiques.
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 juillet 1876, page 163.
- Prix de détail : 120 fr. le kil.; par kilog. 90 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l'office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRICANT DE COULEURS D’ANILINE
- l'Argent et de Bronze à l’Exposition de Lyon en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vienne 1873
- SPECIALITE IE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, jaune d'or cristallisé, Ponceau cotou, Grenats,
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le calliatour et résistant au foulon Acide SALYCILIQUE, b:anc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER ET WEIDKNECHIT
- Constructeurs à MULHOUSE (Alsace)
- --------•*0*<•--
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments. Impressions, Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Hydro-Extracfétirs.
- Machines à laver de tous systèmes.
- Machines à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines à pulvériser l'eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines d sécher.
- Machines à imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole.
- Rames fixes à pinces et à déraillage.
- liâmes continues à picots.
- Bames continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements.
- Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Drogues à vapeur, Pompes centrifuges et à pistons, Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
- Installations complètes pour Tuileries mécaniques à terre dure et à terre molle.
- Noir d’Aniline au Vanadium
- Sel vanadeux............................. le kilog.
- Vanadate d’ammoniaque.................... le gramme
- 16 fr.
- 3 fr.
- 2 fr. SO
- par 10 gr. et au-dessus
- Voir pour l’emploi les n‘ du 20 juin et du 5 juillet. — S’adresser à l'office du Moniteur de la Teinture
- ALBUM DU TEINTURIER ET DU FABRICANT
- TEINTURES UNIES ET MÉLANGES
- Par G. VAN-LAER
- Chimiste industriel, Professeur du Cours pratique de Teinture à l’École professionnelle de Verviers. ______________________________________——___________
- Il paraîtra deux feuilles par mois, chacune contenant 8 échantillons ; la lrc feuille sera composée de Teintures unie3 sur tissus et en laine feutrée; la 2e feuille ne contiendra que des Mélanges, c’est-à-dire de la laine teutrée et des fils composés de plusieurs laines diversement teintes; l’auteur s’occupera également delà teinture du feutre et des fourrures ou peaux en poils.
- L’album comprendra 24 feuilles, 192 échantillons. Chaque feuille formera un tableau de 44 centimètres de hauteur sur 28 de large. — Au milieu sont les échantillons ; à gauche, la composition des mordants, dose de chaque sel, durée du mordançage pour 100 kilos ; à droite, la désignation des matières colorantes, et durée de la teinture pour 100 kilos de matière teinte.
- Prix de l’abonnement, payable après la réception du prenier numéro, 30 fr.
- On s'abonne a l’office di Moniteur de la Teinture. La première feuille a paru.
- Renseignements et Receites.
- L’administration du Moniteur de la Teinture envois à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
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- A VENDRE D’OCCASION (Office du Journal)
- MATÉRIELS DIVERS
- 20. — Deux presses à empaqueter les fils, poids 200 kil. Prix ; 100 fr. (Puy-de-Dôme).
- 39. — Un métier d’apprêt avec, cylindre sécheur; quatre rouleaux en cuivre ayant lm38 de long sur 0m70 de diamètre.
- 71. — Une machine à métrer et plier les tissus.
- — Une machine à métrer et plier les tissus, grande largeur (Seine-Inférieure).
- 74. — Deux presses à laver les laines. 300 fr. l’une (Somme).
- 80. — Une cureuse pour apprêt. Prix : 150 fr.
- 88. — Une machine à cylindrer, composée de 5 rouleaux, 2 en papier, longueur lm20 de table, diam. 0"45. et 3 en fonte, creux, de lm30 et 0m30 de diamètre (Somme).
- 89. — Une plieuse capeline, neuve, pouvant plier 1 m30 au maximum et 1.0 de largeur (Somme).
- 90. — Un séchoir à 12 rouleaux en cuivre, diamètre 0m43, longueur 1m40 (Somme).
- 91. — Quatre machines à glacer les fils de coton, dont une de construction Suisse et les trois autres de construction Anglaise. Elles sont des derniers modèles et deux sont munies de doubles ventaux. Elles sont complètes et ont des brosses de rechange.
- 93. — Huit appareils évaporateurs à lentilles, système. Chenailler, de Paris. En très-bon état. Prix : 2,000 fr. chaque (Nord).
- 97. — Matériel provenant d’une usine de bois de teinture (Nord).
- 1° Deux raboteuses. Elles font 1,500 à 2,000 kilos par jour. Prix : 450 fr. l’une.
- 20 Une paire de meules verticales montées de lm10. de diam. Prix : 500 fr.
- 3° Une paire de meules horizontales montées et ses engrenages, 4m20 de diam. Prix : 800 fr.
- 4° Un pont bascule, force 10 à 12,000 kilos. Prix : 800 fr.
- 5° Une scie circulaire, 0m75 de diam., bien montée. Prix : 250 fr.
- PEIGNES ET PEIGNEUSES
- 1. — Quatre peigneuses Ward, à quatre peignes, de lm640 de longueur utile, poids 1,200 kil. (Puy de-Dôme).
- 2. — Une peigneuse Ward, à trois grands peignes, de 2m,200 delongueur utile, poids l,600kil. (Puy-de-Dôme).
- 3. — Un lot de peignes à main de trois numéros (Puy-de-Dôme).
- 4. — Deux peigneuses (pour la laine), Schlumber-geret Ce, ncsl 177 etl 178, brevet Heilmann (Ardennes).
- 5. — Deux laineuses simples à 1 tambour. A 500 fr. l’une.
- 6. — Huit cardes doubles munies de leurs garnitures, à deux tambours et 14 chapeaux.
- — Trente-deux cardes doubles munies de leurs garnitures, à deux tambours et 16 chape ux.
- — Trois couloirs montés sur supports, et trois machines à bascule pour ces cardes.
- — Deux machines à repasser les chapeaux. Toutes ces machines sont en très-bon état; on peut les voir fonctionner. Elles seraient livrables à partir de fia juilletet successivement. Prix pour le tout, 5,000 francs. Chaque carde prise séparément, 225 fr. (Haute-Saône).
- TONDEUSES
- 2. — Quatre tondeuses longitudinales de lm75 et de 1m63de largeur, pour drape et nouveautés; remises à neuf. Prix : 1,000 l’une.
- 3. — Trois tondeuses de 2m20, pour tapis, mérinos» fantaisies, etc , remises à neuf. A 1,600 fr. l’une.
- 4. — Une tondeuse de 0m90 de largeur, pour draps et nouveautés, remise à neuf. Prix : 500 fr.
- 5. — Une tondeuse idem. Prix : 350 fr.
- 6. — Une sécheuse-rameuse. Prix : 5,500 fr.
- 7. — Une tondeuse, largeur 1m30. Prix : 500 francs (Somme).
- 8. — Une petite tondeuse.
- — Une grande tondeuse Chesneau (Seine-Inférieure).
- 9. — Six laineuses (Ardennes).
- 10. —-Deux brosseries de Schneider, de Sedan (Ardennes).
- 11. — 600 lames 3 chardons, garnies (Ardennes).
- 12. — Deux égrateronneuses à laine. Prix : 5,000 fr.
- — Un loup. Prix : 800 fr.
- — Une exprimeuse pour le dégraissage de la laine. Prix : 600 fr.
- — Une laveuse à laine. Prix : 1,000 fr. composant un matériel complet pour le dégraissage et l’égrateronnage de la laine; le tout en bon état et fonctionnant (Calvados).
- 13. — Une rameuse sécheuse à draps, système Tul-pin frères. Prix : 2,000 fr. (Calvados).
- 14. — Une hélice pour sécherie.
- 15. — 40 mètres; carrés de toiles métalliques pour sécherie de draps.
- ESSOREUSES
- 4. — Un essorage en bois, pour laines brutes ou en écheveau (Somme).
- 6. — Une essoreuse à friction, de Buffaud frères, de Lyon; panier en cuivre de lm20 de diam., moteur direct et mouvement en dessus. Prix : 2,200 fr. (Seine-Inférieure).
- 7. — D-ux essoreuses à moteur adhérent système Buf-fand, panier de lm20 de diamètre en forte tôle galvanisée, neuves. Prix : 5,000 fr. la paire au lieu de 7,000 fr.
- 8. — Une essoreuse à moteur adhérent, système Buf-laud, panier de 1m20 de d amètre en cuivre, ayant servi quatre mois, bon état. Prix : 2,000 fr.
- 9. — Essoreuse Bezault à double friction, marchant au moteur, panier en cuivre étamé de 80 cent, de diam. Prix : 800 f.
- — Essoreuse Bezault à engrenage et à friction, panier en cuivre, diamètre 0m80. Prix : 700 fr.
- — Essoreuse Bezault à friction, panier en cuivre, diam. 0m30. Prix : 375 fr.
- 10. — Essoreuse Mareschal à friction et à force mo-trice seulement, panier en cuivre, avec couvercle, diamètre 0^55. Prix : 475 fr.
- 11. — Essoreuse Rossignol à main et à force motrice, diamètre du panier 0m50, couvercle en cuivre. Prix : 425 fr.
- — Essoreuse Rossignol à main et à force motrice, diam. du panier 0m30, mouvement en dessous. Prix: 375 fr.
- 12. — Essoreuse toupie à mouvement progressif, force motrice, panier en cuivre de 0m80. Prix : 600 fr. — Essoreuse à main, panier en cuivre de 0m45 de diamètre. avec couvercle. Prix: 475 fr.
- 13. — Essoreuse Martin Labbé, à engrenage et vis sans fin, marchant à la main, mouvement très-doux, panier en cuivre, diam. 0m4i. Prix : 350 fr.
- 14. — Essoreuse à force motrice par poulies et engrenages, bâtis en fonte, panier en cuivre, diam. 0“85. Prix : 500 fr.
- 15. — Essoreuse Cail belle et solide construction, presque neuve, panier avec toile métallique en laiton, diam. 0m80. Prix : 1,200 fr.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20- Année, N’ 2 0. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 2 0 Octobre 1876
- SOMMAIRE
- Chronique. — Des laines peignées, moyen de reconnaître et de doser les substances étrangères qu’elles peuvent contenir, par M. A. Thomas. — Réactif de la laine et du coton dans les fils et tissus mélangés, par M. E. LIEBER-mann. — Couleurs d’aniline sur peaux. Rose à la safranine. Bleu clair alcalin (échantillons),
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Bibliographie — Dépôt des Marques de fabrique françaises en Angleterre : résumé de la loi Anglaise. — Les laines russes.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS. — Les noirs d’aniline au Vanadium.
- CHRONIQUE
- Depuis notre dernière Chronique, la situation des industries textiles ne s’est pas sensiblement modifiée.
- Les causes qui ont amené le ralentissement des affaires subsistent toujours, et les effets sont, naturellement, les mêmes.
- Dans le commerce des produits colorants, nous noterons principalement les faits suivants :
- Les Indigos, au Havre, ne sont en bonne tenue que pour les Bengale et les Guatemala, qui ont donné lieu à quelques affaires traitées de gré à gré.
- Les fortes affaires traitées la quinzaine dernière sur le marché de Bordeaux paraissent avoir comblé les besoins du moment de la consommation. D’un autre côté, la vente publique du Havre, qui a eu lieu la semaine dernière, n’est pas faite pour attirer des acheteurs. On n’a connu que la vente de trois caisses Bengale.
- Les bois de Campêche sont calmes sur le même marché, et les cours purement nominaux. Les bois jaunes sont en baisse sensible, et en rouges, on a seulement écoulé quelques tonnes Sainte-Marthe aux anciens prix qui n’ont guère varié depuis longtemps.
- Les cochenilles sont toujours à prix élevés, cependant un arrivage important à Marseille a un peu animé le marché et détendu les prix.
- Sur le même marché, les noix de Gales, vertes et noires, sont très-rares, les arriva
- ges font défaut et les nouvelles des pays de production indiquent une très-faible récolte ; les prix, selon toute probabilité, se maintiendront donc très-élevés pendant toute l’année.
- Quant au rocou, ce colorant reste en assez bonne position à Bordeaux ; il y a toujours des ordres du dehors entre les mains des commissionnaires; aussi l’article sans obtenir les prix qu’il a atteints l’an dernier n’en est pas moins bien tenu, avec tendance à la hausse.
- Nous avons plusieurs fois fait ressortir les avantages du Noir d’aniline au vanadium, et nous publions encore quelques articles à propos de cet intéressant procédé.
- Ce procédé, avons-nous dit, est breveté; cette circonstance gêne beaucoup les industriels qui voudraient l’appliquer ou tout au moins l’expérimenter.
- Nous devons donc faire connaître que la valeur du brevet est mise en doute et qu’on lui oppose une antériorité très-sérieuse; nous reproduisons aux Faits Divers cette revendication de priorité, qui a été faite dans séance de la Société industrielle de Mulhouse.
- Maintenant, du reste, il semble qu’on ne doive pas beaucoup s’attacher à cette méthode, et il est à notre connaissance que de nouveaux procédés peuvent lui être préférés ; M. Grawitz nous a soumis un nouveau noir indestructible c’est-à-dire ne verdissant plus et comme son procédé est plus économique que celui au vanadium, il semble donc devoir se substituer à celui-ci. F. GOUILLON:
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES LAINES PEIGNÉES
- Moyen de reconnaître, analyser et doser les substances étrangères qu’elles PEUVENT CONTENIR
- par M. Albert Thomas (1)
- AVERTISSEMENT.
- L’auteur du présent mémoire ayant été appelé à faire des études assez nombreuses sur les laines peignées, a dû rechercher dans les procédés usuels de la chimie, la méthode la plus sûre et la plus facile pour arriver aux résultats les plus exacts possible. Le travail qu’il a l’honneur de soumettre à la Société industrielle, n’est que l’exposé de la marche qu’il a reconnue la meilleure à suivre pour ses propres travaux ; on n’y trouvera donc rien de nouveau comme faits chimiques proprement dits, mais on n’y rencontrera, du moins, rien qui ne soit l’expression d’une méthode appliquée et pratiquée, et ne proposant rien, dans aucun de ses détails, qui n’ait été exécuté et éprouvé.
- Toutefois, pour conserver à ce travail le caractère pratique qui sera son titre principal à l’attention de la Société, l’auteur doit signaler que, dans les échantillons qu’il a analysés, il n’a jamais rencontré de chlorures en quantités suffisantes pour être dosés.
- Il n’a donc pas eu à appliquer le procédé de dosage par le sulfate d’argent qu’il indique. C’est le seul point de la méthode qui reste à l’état de simple proposition. Il est vrai que le sulfate d’argent est le seul réactif qui puisse permettre de séparer les chlorures alcalins en transformant d’une part en chlorure d’argent insoluble dans l’eau, et en sulfates alcalins insolubles dans l’alcool.
- AVANT-PROPOS.
- Avant d’exposer la marche à suivre pour l’analyse d’une laine peignée, il convient d’examiner à priori quelles sont les impuretés qu’on peut s’attendre à y rencontrer.
- Je diviserai ces matières en trois classes :
- 1° Celles qui, ayant été introduites dans la
- (1) Mémoire présenté à la Société industrielle du Nord de la France, qui a décerné une Médaille d'Argent à son auteur.
- laine pour les besoins du travail, n’ont pas été complètement éliminées ;
- 2° Celles qui se forment au sein de la laine dans le cours du travail ;
- 3° Celles qui ont été introduites volontairement et qui constituent une fraude proprement dite.
- I. — Dans la première classe se rangent les savons alcalins, la glycérine et les huiles d’ensimage.
- Les savons alcalins ont pour effet de fixer sur la laine les bases terreuses ou métalliques contenues à l’état de dissolution dans les eaux employées pour les opérations ultérieures, ainsi que les sels terreux existant primitivement dans la laine brute et qui n’auraient pas été complètement éliminés par le lavage. Ces matières ainsi fixées chargent la laine, la rendent dure, cassante, parfois gluante, difficile à filer et impropre à la teinture.
- Les huiles d’ensimage ne produisent pas cet effet ; mais leur présence empêchant la laine de se mouiller uniformément, entraîne forcément des barres et des taches à la teinture.
- La glycérine ne donne pas de dépôts avec les eaux calcaires ; elle facilite le mouillage, rend la laine plus souple, plus nerveuse ; la filature en écru des laines glycérinées se fait mieux, plus facilement ; elle est plus régulière et donne moins de déchets. Ce n’est qu’à la teinture que se révèlent les inconvénients purement commerciaux de ce produit. En effet, la glycérine, ex-trêment soluble dans l’eau, disparaît entièrement dans les bains de lavage, de décatissage et de teinture ; de là, des écarts de poids qui causent un préjudice réel au détenteur de la matière.
- II. — Les impuretés de la seconde classe se composent de savons de chaux, de magnésie, de fer, et même de plomb. Ces matières proviennent de l’action des savons alcalins contenus dans les laines quand on les rince dans des eaux d’une pureté insuffisante. On peut y joindre les sulfates insolubles ou peu solubles préexistants; les savons insolubles peuvent, se former aussi bien dans le lavage proprement dit que dans les rinçages qui suivent.
- La chaux et la magnésie existent en plus ou moins grande proportion dans presque toutes les eaux naturelles. Le fer et le plomb peuvent pro-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 231
- venir des conduits dans lesquels circulent les eaux qui alimentent les bassins. La présence du fer a été surtout signalée chez les peigneurs qui emploient les eaux de condensation de leurs machines, et, dans ce cas, il n’y a que peu ou point de chaux.
- On peut encore rencontrer de l’arsenic dans les laines tombées à l’orpin.
- Les matières des deux premières classes, lors-quelles dépasssent une certaine proportion, peuvent être considérées comme ajoutées à dessein, dans un but de fraude. Des chimistes prétendent avoir rencontré dans certains peignés des sels de baryte, du kaolin. Aucune explication ne peut justifier la présence de telles matières dans les laines, elles sont frauduleuses par leur nature même, et leur présence sera toujours un cas exceptionnel.
- Le mémoire qui suit ne traite pas de la constatation ni du dosage de ces dernières matières, qui se retrouveront dans les cendres, et qu’on pourra y rechercher par les procédés ordinaires de la docimasie, lorsque le poids de ces cendres semblera assez anormal pour justifier cette recherche.
- Je dirai tout de suite que, dans les échantillons que j’ai travaillés, le maximum de cendres n’a pas dépassé 1,25 p. % du poids de la laine sèche.
- MARCHE DE L'ANALYSE
- Le premier soin à prendre est de prélever sur le lot une dizaine d’échantillons à peu près égaux (de 100 grammes environ), les peser le plus rapidement possible, les étiqueter et noter le poids de chacun d’eux, afin de pouvoir les travailler ultérieurement sans que les résultats puissent être altérés par les variations de poids spontanées que peut subir la matière, ou du moins pour que les résultats puissent toujours être ramenés par le calcul à un point de départ absolument uniforme.
- ANALYSE QUALITATIVE
- A. — Lavage à l'eau pure. — Matières solubles.
- Un seul de ces échantillons suffira (à moins d’accident) pour l’analyse qualitative. On commence par le mocher dans une fois ou une fois et demie son poids d’eau distillée bouillante (1).
- (1) Mocher la laine veut dire qu’on la tresse aussi serrée que possible pour la passer a l’eau bouillante. Ce
- Laisser le tout refroidir jusqu’à 25° C., défaire la moche, malaxer la laine dans le bain, presser légèrement, rincer dans l’eau tiède, dans le moins d’eau possible à la fois, en la renouvelant jusqu’à ce que les eaux de lavage ne précipitent plus par les sels de plomb (2). Réunir toutes les eaux et observer s’il se forme un dépôt de poussières adventives qui vaille la peine d’être dosé. Décanter les eaux claires ; les concentrer au-dessous de 100° jusqu’à ce qu’elles n’occupent que 1/5 de leur volume primitif ; ou environ 1/2 litre à un litre pour 100 grammes de laines. Les traiter par une solution d’hydrate de baryte.
- A1. — Matières précipitées par l'hydrate de baryte.
- Le précité, lavé par décantation, sera jeté dans un ballon où l’on ajoutera de l’eau et quelques gouttes de teinture de tournesol bleu, puis, peu à peu, de l’acide chlorydrique en observant s’il se produit une effervescence et si la liqueur prend d'anord une teinte vineuse avant de passer au rouge franc : ce caractère indiquerait la présence de carbonates alcalins dans les eaux de lavage. Faire bouillir, pour chasser l’excès d’acide carbonique; s’il reste un dépôt insoluble, il sera formé de sulfate de baryte, indiquant la présence de sulfates solubles dans l’échantillon. Saturer la liqueur filtrée par un léger excès de potasse caustique; s’il se forme un précipité persistant, il sera composé de savon de baryte provenant des savons alcalins précipités par la baryte, dédoublés par l’acide chlorhydrique et reconstitués par la potasse. Après séparation de ce précipité, saturer l’excès de potasse par l’acide
- tressage a pour effet d’empêcher la laine de se contracter. En passant la laine floche à l’eau bouillante, la contraction emprisonnerait les matières étrangères et en retarderait l’enlevage ; le lavage serait d’ailleurs plus long et plus difficile. En n’employant que de l’eau tiède, (qui ne contracterait pas la laine), on dissoudrait que lentement et imparfaitement les substances solubles étrangères ; ce qui nécessiterait plus de temps et plus d’eau.
- Le mochage est employé ingénieusement pour laver ou teindre à chaud les objets confectionnés, tels que les bas ou les caleçons que l’on tend sur des moules en bois.
- (2) Je recommande comme réactif celui qu’on obtient en faisant dissoudre à refus, de la litharge dans une disso-lution bouillante d’acétade de plomb cristallisé. On obtient une liqueur sirupeuse formée d’un acétate sexbasique, incristallisable et excessivement sensible.
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- acétique, puis ajouter de l’ammoniaque pour vérifier s’il y a de V alumine ow du fer.
- A2. — Matières non précipitées par la baryte.
- La liqueur filtrée après le traitement par la baryte, sera neutralisée par l’acide sulfurique faible jusqu’à réaction franchement acide; on ajoutera alors et sans filtrer, une bouillie claire decarbonate de baryte délayée dans l’eau, jusqu’à coloration vineuse du tournesol ; on fait bouillir pour chasser l’excès d’acide carbonique et l’on filtre. La liqueur ne peut plus contenir de baryte, celle de l’hydrate ayant été précipitée par l’acide sulfurique, et le carbonate en excès étant insoluble dans une liqueur neutre; elle ne contient plus d'acide sulfurique (précipité par le carbonate de baryte) ni d’acide carbonique (chassé par l’ébullition).
- On essaie alors quelques gouttes par le nitrate d’argent; s’il se forme un précipité indiquant la présence de chlorures, on traite le tout par le sulfate d’argent; filtrer, enlever l’excès d’argent par l’hydrogène sulfuré, filtrer, bouillir, saturer l’acide sulfurique déplacé par le carbonate de baryte; filtrer, évaporer lentement à 80° au plus. Si le liquide contient de la glycérine, il arrivera un moment où il prendra une consistance sirupeuse, en même temps que l’exposition à 80° ne lui fera plus rien perdre de son poids. On le laisse alors refroidir ; on y ajoute son volume d’alcool à 95°; tous les sulfates alcalins sont immédiatement précipités en cristaux. Filtrer, évaporer de nouveau à 80°, il restera la glycérine seule.
- Quant aux sulfates séparés par l’alcool, un essai rapide au chlorure de platine fera reconnaître si la potasse y est en proportion suffisante pour être l’objet d’un dosage.
- B.—Matières insolubles dans Veau.—Matières grasses libres.
- Le même échantillon, parfaitement rincé, sera plongé dans une dissolution de sous-carbonate de soude à 5° B, et le tout, porté dans une étuve à la température de 40° G., pendant une heure, refroidi, pressé et rincé à l’eau pure, jusqu’à ce que les eaux de lavage ne précipitent plus les sels de plomb. Toutefois, l’étude qualitative pourra ne porter que sur les eaux du premier bain (celles-ci seront décantées en cas qu’elles soient troubles) ; on ajoutera de l’acide acétique
- jusqu’à réaction acide. Faire bouillir pour chasser tout l’acide carbonique, ajouter alors de l'acétate de plomb ; s’il se forme un précipité, c’est qu’il y aura lieu de doser des matières grasses libres.
- G. — Carbonates et savons terreux.
- Reprendre le même échantillon bien rincé, le laisser macérer à l’étuve pendant une heure avec une dissolution d’acide chlorhydrique marquant 2° B. ; le malaxer dans le bain ; vérifier si la liqueur est restée acide et, en cas contraire, renouveler ce traitement, le rincer à l’eau pure jusqu’à ce qu’il ait perdu toute trace d’acidité, ou mieux jusqu’à ce que les eaux de lavage ne troublent plus les sels d’argent. Traiter alors cet échantillon comme en B, afin de savoir si les sels terreux qu’on retrouvera dans la liqueur acide proviennent seulement de carbonates préexistants ou d’un mélange de carbonates et de savons. La présence de ceux-ci, sera décelée par les traitements successifs : à l’alcali, qui saponifiera et dissoudra les acides gras mis en liberté par l’acide chlorhydrique; à l’acide acétique, qui les isolera de nouveau dans le bain, et à l’acétate de plomb qui les précipitera. Prendre alors les eaux acides du traitement G, les concentrer et rechercher par les procédés ordinaires le fer, l’alumine, la chaux, la magnésie et l’arsenic.
- D. — Matières insolubles dans les précédents.
- Reprendre l’échantillon parfaitement lavé, en incinérer une partie, analyser les cendres si elles sont en quantité anormale.
- ANALYSE QUANTITATIVE.
- E. — Eau.
- Un premier échantillon, de poids connu à son entrée, sera placée à l’étuve à 105° jusqu’à ce qu’il ne perde plus de poids. La perte totale donnera l’humidité hygroscopique ou le conditionnement usuel. Cet échantillon ne doit plus servir pour les opérations ultérieures. L’exposition à la chaleur sèche ayant pour effet de coaguler certains principes organiques qui s’opposeraient désormais à l’action des dissolvants.
- F. — Matières solubles dans Veau. — Dosage en masse.
- Un deuxième échantillon est traité directe-
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- ment par la méthode A, avec les restrictions suivantes :
- 1° L’échantillon lavé à fond devra être séché et pesé, l’excès de la perte sur celle trouvée pour l’essai E, donnera la totalité des matières enlevées par l’eau.
- Poussières adventices.
- 2° Les eaux de lavage sont extrêmement difficiles à filtrer; il faudra donc laisser reposer au moins 12 heures, décanter le plus possible du liquide clair dans le ballon où l’on doit faire la concentration qu’on mettra d’ailleurs en train tout de suite, pour faire place aux eaux de décantation ultérieures. — Le dépôt et le liquide trouble, sont alors reversés dans un récipient plus petit et plus étroit et additionnés de l’eau qui aura servi à rincer le premier vase. Au bout d’une heure ou deux, on pourra décanter. Après un troisième lavage, l’essai aura assez perdu de sa viscosité pour pouvoir être jeté sur un filtre; la filtration se fera facilement. Toutes les eaux de filtration et de lavage sur filtre, seront réunies aux eaux de décantation et le dépôt séché et posé. — Comme ce dépôt peut contenir des matières organiques, il conviendra de le recevoir sur un petit filtre double. (1) Après la dessication et la pesée, on pourra incinérer le filtre intérieur pour déterminer la quantité des matières organiques.
- Matières précipitées par la baryte.
- Les eaux recueillies et concentrées seront traitées en suivant exactement la marche de l’analyse qualitative A1. Le précipité formé par l’hydrate de baryte sera recueilli sur un filtre double, séché et pesé pour avoir le poids total qui doit servir de contrôle. — On détachera ensuite du fil intérieur une certaine partie du précipité, puis on repèsera le filtre pour connaître par différence la quantité soumise aux expériences ul
- (1) On prépare deux filtres dans le même papier, de mêmes dimensions, on les équilibre sur la balance de précision, puis on les place l’un dans l’autre. Ces deux filtres passent par toutes les mêmes circonstances, reçoivent les mêmes liquides et les mêmes lavages et sont séchés ensemble. Pour la pesée, le filtre extérieur vide est placé dans un plateau et le filtre intérieur contenant le précipité dans l’autre.
- Cette méthode est absolument nécessaire quand les précipités peuvent être volatilisés, détruits ou modifiés par l’incinération.
- térieures. On pourra ainsi rétablir par le calcul les proportions exactes des résultats définitifs, sans prendre le soin difficile et souvent impossible de détacher le précipité dans son intégralité.
- (A continuer.)
- RÉACTIF DE LA LAINE ET DU COTON DANS LES FILS ET TISSUS MÉLANGÉS Par M. F. Lieberman.
- Il est parfois intéressant pour les fabricants de s’assurer, d’une manière prompte et facile, dans les tissus de laine qui renferment du coton, du nombre et de la position des fils de cette dernière matière et, dans des fils mélangés, de la quantité respective de ces deux matières.
- L’acide picrique qui peut, par voie de coloration, servir à établir la différence, attendu que le coton reste parfaitement blanc après la teinture en cet acide, ne donne pas cependant de résultats bien tranchés à raison du faible contraste entre le jaune et le blanc. J’ai cherché, au moyen de la fuchsine, à atteindre ce but, mais sans succès, parce que, dans les tisssus serrés, les fibres de coton se colorent toujours en même temps que la laine, mais un petit tour de main m’a conduit aisément au but.
- On sait que M. Hofmann a observé qu'une solution de fuchsine, bouillie avec une lessive alcaline, donne une liqueur incolore qui renferme de la rosaniline. Si on sépare, par le filtre, de cette liqueur un précipité floconneux, qui se forme en même temps qu’on plonge dans cette liqueur, aussi chaude qu’il est possible, un tissu de laine et coton ou un fil mélangé, pendant quelques secondes, ils restent entièrement incolores. Si on jette ensuite l’échantillon dans un vase rempli d’eau froide ou qu’on le lave avec soin, alors la coloration rouge de la laine, aussitôt que l’alcali a été entraîné par les lavages, apparaît sans que le coton prenne la moindre coloration.
- Après la dessication du tissu mélangé, on peut, sans peine, compter chaque fil à simple vue, et reconnaître comme laine ou coton dans les fils mélangés, ce qu’on nomme la vigogne, avec un compte-fils à l’usage des fabricants, et
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- distinguer les fils fins de laine de ceux de coton. Comme on parvient avec la fuchsine à teindre au plus haut degré d’intensité, cette méthode s’applique également, la plupart du temps, aux fils colorés.
- La solution incolore de rosaniline est facile à préparer, en faisant bouillir et dissoudre quelques grammes de fuchsine dans 30 centimètres cubes d’eau ; et, pendant que la liqueur bout, y ajoutant goutte à goutte de la lessive de potasse ou de soude, jusqu’à ce qu’il y ait décoloration. La solution filtrée se conserve dans un flacon bouché, aussi longtemps qu’on veut. Avant de s’en servir de nouveau, il suffit de la chauffer, quoique cela ne soit pas indispensable.
- Il est à peu près superflu d’indiquer que la soie se comporte comme la laine, et les fibres de lin et autres matières végétales de même que le coton.
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- COULEURS D’ANILINE SUR PEAUX
- Nous donnons ci-dessous deux types de peaux, teintes aux couleurs d’aniline; ces articles sont spécialement pour gaînerie et cartonnage.
- Dans ces genres, on emploie des couleurs vives, pour la ganterie, au contraire, ce sont des couleurs plus fines mais moins tranchantes, prochainement nous donnerons quelques types de chevreaux pour gants.
- Rose à la safranine.
- Cette couleur s’applique très-bien sur peaux; on teint généralement à la chaudière, sur bains légèrement acides.
- L’Eosine ne paraît pas avoir encore pénétré dans la peausserie; elle est cependant susceptible d’y être appliqué et d’y produire de très-beaux effets.
- Depuis l’adoption des bleus alcalins on a beaucoup régularisé la teinture des bleus d’aniline sur peaux, qui pendant longtemps étaient l’écueil des teinturiers-peaussiers.
- La teinture se fait aussi en chaudière, dans des bains montés au borax, avec avivage à l’acide.
- Par ce moyen, on n’a plus ces nuances bronzées et nuancées qu’on obtenait jusqu’alors par les bleus acides.
- BIBLIOGRAPHIE
- Album du Teinturier et du Fabricant.
- Par M. Van Laer
- Professeur de Teintureà l'Ecole professionnelle de Verviers
- Cette publication est imaginée sous une nouvelle forme très-heureuse, qui en facilite singulièrement la lecture et l’usage.
- L’auteur, bien connu de nos lecteurs, a déjà publié un livre estimé dans nos industries : V Aide-mémoire pratique du Teinturier, cet ouvrage accompagné de nombreux échantillons donne les procédés employés pour la teinture de chacun d’eux, mais comme succès oblige, M. Van Laer a jugé utile de compléter son œuvre, et l’a présentée en forme de tableaux, dont chacun comprend huit échantillons assez volumineux pour en bien saisir la nuance.
- En regard de chaque échantillon, à droite et à gauche sont indiqués la composition et le dosage des mordants employés, des matières colorantes, de la durée et de la température de chaque opération ; le procédé complet en un mot, mais de façon à ce que l’ensemble soit facile à saisir d’un coup d’œil.
- L’ouvrage comprend 24 feuilles, ou 192 procédés et échantillons (1), ce qui, pour les articles
- (1) Prix : 30 francs l'abonnement pour l'ouvrage complet. (Voir aux annon- ces.)
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- de laine, suffit pour avoir une assez belle variété de teintes, répondant à peu près à tous les besoins des industries lainières.
- Les procédés s’appliquent, en effet, aux laines brutes, filées, tissées, feutrées et aux fourrures.
- Nous recommandons chaleureusement cette publication que nous trouvons conçue à un point de vue très-pratique et que la compétence de l’auteur nous garantit très-exacte et très-sûre dans ses indications.
- LES TISSUS
- Publication d’échantillons de draperie et des procédés industriels pour leur fabrication par M. L. BERTIN.
- Sous ce titre paraît une publication périodique déjà ancienne puisqu’elle compte vingt-cinq années d’existence, elle est de celles dont l’industrie a vivement compris l’utilité et qui depuis sa fondation, se sont développées et créées, en s’adressant chacune à une spécialité distincte.
- Il existe, en effet, plusieurs entreprises ééabonnements d'échantillons^ dont le but est de mettre l’industriel et le commerçant au courant des genres nouveaux, au moment où ils sont répandus dans le commerce, ce qui permet à chacun de se mettre au niveau de ses concurrents.
- Telle maison qui aujourd’hui, imite un type d’une de ses rivales, que lui a fourni cette publication, créera, demain, un genre que celle-ci lui empruntera à son tour ; c’est donc de la part de ceux qui utilisent ces indications, un échange mutuel et confraternel, plutôt qu’une spoliation, et, en général, cet usage est admis, surtout lorsqu’il ne consiste pas en une copie servile et identique d’un modèle ou d’un dessin, mais seulement en l’imitation d’un genre, qui peut être traité avec mille modifications, sans sortir du type générique.
- Le plus souvent ces collections d’échantillons, (dont le prix est toujours très-élevé ; l’abonnement annuel était pour certains de 1,200 et même 1,500 francs par an, et qui représentent le passé puisqu’elles indiquent des articles déjà livrés au. commerce). Ces collections sont livrées aux clients sans annotations et sans indications sur leur fabrication ; « Les Tissus, » au contraire, don
- nent des types non encore connus, et indiquent pour chaque échantillon présenté, le choix des matières, le montage du métler, la mise en carte, lenuançage, les apprêts, etc., c’est-à-dire tous les éléments de sa fabrication.
- On comprend l’importance de ces renseignements, surtout lorsqu’ils sont fournis en temps opportun et puisés aux sources qui donnent l’impulsion au mouvement des modes et qui déterminent dans le public l’adoption des types et des genres d’une saison.
- Tel est le programme suivi par « Les Tissus», cette publication s’adresse à l’industrie lainière en général, et surtout à la draperie-fantaisie ; chaque numéro paraissant tous les quinze jours, contient dix-huit beaux échantillons, ce qui forme à la fin de chaque saison, une collection, aussi complète que possible pour ce genre d’articles, et formé au fur et à mesure de la création de chaque genre.
- L’abonnement annuel est divisé en deux périodes, la saison d’été et la saison d’hiver, commençant, la première en mars, la seconde en septembre (1).
- Le siège de cette publication est à Elbeuf; une agence correspondante est établie à Paris, à l’Office du Moniteur delà Teinture', c’est-à-dire que nous en sommes les représentants commerciaux.
- ÉTUDE SUR LE PEIGNAGE MÉCANIQUE SUR LE LIN. ’ par M. A. RENOUARD fils. Filateur à Lille.
- Cet ouvrage donne l’histerique et la description des moyens mécaniques mis en usage pour filature du lin, depuis Philippe de Girard jusqu’à nos jours, en s’appesantissant surtout sur le peignage ; c’est une étude faite par un homme pratique et compétent qui, à l’expérience des procédés qu’il décrit, joint une connaissance profonde de son industrie.
- Onze planches très-bien exécutées, représentent les divers types de peigneuses mécaniques proposées ou employées.
- Cette savante monographie a été couronnée par la Société industrielle du Nord de la
- (1) Prix,‘220 francs l’abonnement pour chaque saison. (Voir aux annonces).
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- France à laquelle l’auteur l’a présentée; c’est par des travaux de ce genre que cette nouvelle Société a déjà pris une place si honorable dans le monde scientifique et industriel.
- MÉMOIRE SUR LE BOIS DE CALLIATOUR par M. A. LADUREAU*
- Directeur du Laboratoire de l’État à Lille.
- Ceci est encore un travail provenant de cette même Société industrielle du Nord de la France^ et, comme le précédent, il lui fait le plus grand honneur.
- Le Calliatour, ce bois de teinture si peu connu, bien que M. de Gonfreville en ait déjà fait une étude fort incomplète, du reste, est susceptible de rendre de grands services dans l’art de la coloration des étoffes, mais présente à l’usage certaines difficultés pratiques que M. Ladureau a fort heureusement surmontées ; l’auteur a, en outre, indiqué les moyens d’en fabriquer un extrait tinctorial, conformément aux usages actuels de l’Industrie, qui emploie, de plus en plus cette forme de colorant.
- Le Moniteur de la Teinture a reproduit le mémoire de M. Ladoureau (I) que nos lecteurs ont pu, ainsi, apprécier; dans cette revue bibliographique, nous devions néanmoins le mentionner comme un travail ayant fait faire un pas de plus à notre industrie, et utile à collectionner, autant qu’avantageux à consulter.
- haut intérêt. M. Coquillon et l’auteur décos étu-pes, ont, chacun de leur côté, fait ces observations : M. Goppelsroeder a continué ces études sur toute la série des bases phényliques et en indique les résultats scientifiques dans la brochure que nous signalons.
- Quant aux applications industrielles, nous devons attendre, avec l’auteur, que la production de l’électricité soit devenue facile et économique.
- Nous sommes aussi de l’avis de l’auteur lorsqu’il dit en concluant :
- « La chimie des matières colorantes trouvera dans les recherches dont j’ai parlé, un champ d’autant plus fertile, que les oxydations et les désydrogénations jouent dans la production des colorants, un rôle des plus importants. »
- C’ést qu’en effet, l’action du courant électrique sur les bases colorantes du groupe phényle, consiste principalement en des déplacements d’hydrogène, ou des fixations d’oxygène ; c’est, dans tous les cas, une action oxydante, et cette action lorsqu’on sait bien la guider et l’utiliser, peut produire des effets remarquables que l’on n’a pas obtenu par d’autres moyens d’oxydation.
- Le travail de M. Goppelsroeder est donc un élément de plus, et non le moins intéressant, pour l’étude des matières colorantes et notamment de celles dérivant du groupe phényle.
- F. Gouillon.
- ÉTUDES ÉLECTRO-CHIMIQUES DES DÉRIVÉS DU BENZOL
- par M. Frédéric GOPPELSROEDER
- Ce travail présenté à la Société Industrielle de Mulhouse, nous indique un nouvel ordre de recherches dans la branche déjà si riche de la chimie qui traite des matières colorantes.
- L’influence des actions électriques sur la formation du noir d’aniline vient, depuis peu de temps de donner lieu à des observations du plus
- [I). Voir nos des 5 et 20 août, année courante, pages 173 et 182.
- DÉPÔT DES MARQUES DE EABR1QUE
- FRANÇAISES EN ANGLETERRE
- L’acte relatif à l’enregistrement des marques de fabrique en Angleterre, voté le 13 août 1875 par le parlement anglais, a été porté à la connaissance du commerce par une note publiée au Journal officiel du 14 novembre 1875.
- Cette note faisait connaître que, aux termes de la première clause de l’acte adopté par le parlement anglais, «à partir du or juillet 1876, nul ne pourrait intenter une action pour contrefaçon d’une marque de fabrique, à moins que
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- cette marque n’eût été enregistrée suivant les prescriptions du bill. »
- Le délai fixé n’ayant pas été suffisant pour enregistrer toutes les marques, tant à cause de leur nombre que de la difficulté que présente l’enregistrement des marques des tissus, l’acte du 13 août 1873 a été amendé par un acte du 24 juillet 1876.
- L’article lor de ce nouvel acte a prorogé au 1er juillet 1877 le délai primitivement fixé au l01- juillet pour l’enregistrement des marques en Angleterre. Il porte « que, après le 1er juillet 1877, personne ne pourra intenter de poursuites en contrefaçon de marques de fabrique telles que les définit l’acte du 13 août 1875, à moins qu’elles n’aient été enregistrées conformément audit acte, ou que, lorsqu’il s’agit d’une marque, emblème, nom, combinaison de mots, etc., employés comme marque de fabrique avant la mise en vigueur de l’acte du 13 août 1875, l'enregis-ment comme marque de fabrique en vertu de cet acte n’en ait été refusé comme il est dit ci-dessous. »
- L’article 2 de l’acte du 24 juillet 1876 dispose « que lorsqu’une personne demandera l’enregistrement comme marque de fabrique d’un emblème, nom, combinaison de mots, etc., employés comme marque de fabrique avant la mise en vigueur de l’acte du 13 août 1875, si cet enregistrement lui est refusé, le greffier devra, sur sa requête, et après payement des honoraires prescrits, lui délivrer un certificat constatant le refus. » Ce certificat fera preuve du refus et permettra au propriétaire de la marque d’exercer des poursuites contre les contrefacteurs.
- Il paraît utile de rappeler les dispositions de l’acte du 13 août 1875, qui a été rendu dans le but de régulariser la propriété des marques de fabrique en substituant un enregistrement légal à l’inscription facultative qui était effectuée auparavant au Stationers-Hall. Voici un résumé de la loi anglaise sur cet objet (1).
- (1) L’office du Moniteur de la Teinture se charge du dépôt et de toutes démarches relatives aux marques de fabrique, en France et à l’étranger.
- LOI ANGLAISE
- Sur les Marques de Fabrique
- RÉSUMÉ
- En exécution d’un décret en date du 13 août 1875, il a été ouvert à Londres, le 1er janvier 1876, un Bureau officiel pour l’enregistrement des Marques de fabriques.
- L — Enregistrement des Marques de fabrique. — L’enregistrement des Marques de fabrique et des noms de propriétaires des dites Marques, sera établi sous la direction des « Commis sioners of Patents^ » à partir du 1er juillet 1876 ; aucune poursuite en contrefaçon d’une Marque ne pourra être exercée, si cette Marque n’a pas été enregistrée.
- IL — Caractère distinctif de la Marque enregistrée. — Une Marque de fabrique doit être enregistrée comme s’appliquant à certaines marchandises ou classes de marchandises ; elle ne sera transmissible qu’avec la cession des affaires ou du commerce concernant les dites marchandises ou classes de marchandises, et elle ne pourra être appliquée qu’aux produits, articles, etc., de ce commerce.
- III. — Droit du premier propriétaire d’une Marque de fabrique. — L’enregistrement d’une personne comme premier propriétaire d’une Marque de fabrique, sera considéré, prima facie, comme une preuve de son droit à l’usage exclusif de cette Marque ; et, à l’expiration de cinq années, cet enregistrement sera considéré comme preuve concluante du droit de la personne à la propriété de la Marque.
- IV. — Droit du propriétaire revendiquant une Marque en vertu d'un transfert. — Tout cessionnaire d’une Marque qui aura obtenu l'en-regis! rement en son nom de la dite Marque, déjà enregistrée, aura les mêmes droits que le propriétaire primitif.
- V. — Rectification du registre. — Dans le cas où une personne n’ayant pas de titre pour le moment à la propriété exclusive d’une Marque, serait enregistrée comme le propriétaire de celle-ci, ou bien si le greffier refusait d’enregistrer le nom d’une personne qui aurait droit momentanément à l’emploi exclusif d’une Marque, ou bien encore si une Marque avait été
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- indûment enregistrée, le Tribunal compétent, à la demande de toute personne lésée, peut ordonner, s’il juge la demande fondée, la rectification du registre et allouer des dommages et intérêts.
- Si plusieurs personnes revendiquaient séparément la même Marque, comme leur propriété individuelle, le greffier, avant de procéder à l’enregistrement, pourra soumettre ou exiger que les requérants soumettent leurs droits aux tribunaux.
- En cas de procès, le Tribunal peut décider si la Marque doit ou ne doit pas être enregistrée; il a tout pouvoir pour statuer sur le droit que chacune des parties peut avoir à l’enregistrement ; il peut aussi ordonner toute radiation ou rectification qu’il jugerait équitable.
- Chaque fois qu’une rectification du registre aura été ordonnée, notification en sera faite au greffier par le Tribunal.
- VI. — Restrictions apportées à Venregistrement des Marques de fabrique, — Le greffier ne pourra enregistrer'sans l’autorisation spéciale du tribunal, une Marque destinée à certaines marchandises, s’il a été enregistre antérieurement (pour les mêmes produits ou classes de produits) une marque identique ou offrant assez de ressemblance pour induire en erreur.
- Le greffier ne pourra non plus légalement enregistrer, comme partie ou accessoire d’une Marque, soit des dessins ou emblèmes scandaleux, soit des noms ou expressions paraissant calculés ou disposés dans un but de fraude et, ne pouvant, par cela même, tomber sous la protection d’une Cour d’équité.
- VIL — Organisation de V enregistrement et règles générales. — Cet article spécifie qu’un bureau d'enregistrament des Marques sera ouvert au plus tard le 1er janvier 1876 ; il traite de son organisation et établit aussi les droits du Lord-Chancelier, relativement à la modification des taxes et des règlements.
- VIII. — Certificat du greffer considéré comme preuve. — Le certificat délivré par le greffier sera considéré comme une preuve des faits et attestations qui y sont consignés.
- IX. — Marque de Sheffeld. — Cet article traite exclusivement des formalités relatives à l’enregistrement des Marques de la corporation
- des couteliers de Sheffield et réglemente les différents cas qui peuvent se présenter.
- DÉFINITION.
- X. — Une Marque de fabrique consiste en un ou plusieurs des signes, emblèmes ou caractères distinctifs suivants :
- Le nom d’un individu ou d’une raison sociale, peint, imprimé, tissé ou venu de toute façon particulière et distincte.
- La signature manuscrite ou une copie de la signature manuscrite d’un individu ou d’une raison sociale.
- Un dessin ou devise, une Marque, vignette ou cachet, signes particuliers auxquels on peut ajouter toutes lettres, mots ou figures, ou combinaisons de lettres, mots ou figures.
- Les mots, chiffres ou lettres, ou combinaisons de mots, chiffres, lettres ou figures employés comme Marques avant la promulgation du présent décret, peuvent être enregistrés comme tels, conformément à la loi.
- CLASSIFICATION DES PRODUITS
- Classe I. — Substances chimiques employées dans les manufactures, en photographie, ou dans les laboratoires. (Acides y compris les acides végétaux. — Alcalis. — Couleurs artistiques. — Couleurs préparées. — Teintures minérales.)
- Classe 2. — Substances chimiques employées dans l’agriculture et l'horticu dure.
- Classe 3. — Substances chimiques employées en médecine et en pharmacie (Teintures. — Extraits. — Ecorces diverses. — Médicaments brevetés. — Huile de foie de morue).
- Classe 4. — Substances crues, végétales et animales employées dans l’industrie (Résines, huiles. Teintures, substance employée dans le tannage. Substances fibreuses (coton, chanvre, cire, jûte, laine, soie, liège, graines et semences, colle, os et. éponges).
- Classe 5. — Métaux bruts ou en partie for-gés.
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- Classe 6. — Machines de toutes sortes, et parties de machine, excepté les machines agricoles et instruments aratoires compris dans la classe 7.
- Classe 7. — Machines agricoles et instruments aratoires.
- Classe 8. — Instruments de physique, mathématiques, etc.
- Classe 9. — Instruments de musique.
- Classe 10. — Instruments d’horlogerie.
- Classe 11. — Instruments et appareils de chirurgie.
- Classe 12. — Coutellerie et outils tranchants.
- Classe 13. — Articles en métal non-compris dans les autres classes.
- Classe 14. — Articles en métaux précieux y compris l'aluminium et le nickel, etc.), joaillerie, bijouterie vraie et imitation.
- Classe 15. — Verre.
- Classe 16. — Porcelaines et poteries.
- Classe 17. — Produits fabriqués avec des substances minérales et autres, pour constructions et décorations.
- Classe 18. — Appareils employés dans la construction, l’architecture et le génie.
- Classe 19. — Armes, munitions et matériel de guerre, non compris dans la classe 20.
- Classe 20. — Substances explosibles.
- Classe 21. — Constructions navales, appareils et engins maritimes.
- Classe 22. — Voitures.
- Classe 23. — Coton filé et fil de coton.
- Classe 24. — Etoffe de coton en pièces de tous genres.
- Classe 2a. — Articles de coton non compris dans les classes 23, 24 ou 38.
- Classe 26. — Lin et chanvres filés.
- Classe 27. — Etoffes de lin et de chanvre en pièces.
- Classe 28. — Articles de lin et de chanvre non compris dans les classes 26-27.
- Classe 29. — Fils, tissus et autres articles faits de jûte.
- Classe 30. — Soie filée, tordue et à coudre.
- Classe 31. — Articles de soie en pièces.
- Classe 32. — Autres articles de soie non compris dans les classes 30 et 31.
- Classe 33. — Fils de laine et laine à tricoter.
- Classe 34. — Draps et étoffes de laine filées et tricotées ou estame.
- Classe 35. —Articles de laine et d’estame, non-compris dans les classes 33 et 34.
- Classe 36. — Tapis et toiles cirées. Droguet, nattes, paillassons, descentes de lit, tapis de foyer, etc.
- Classe 37.— Cuirs et peaux, plumes, crins,etc. Sellerie. — Porte-manteaux. — Harnais.— Fourrures. — Poils. — Soies. — Tissus d’écrin. — Perruques. — Metelas de crin.
- Classe 38. — Articles d’habillement. Chapeaux et casquettes en tous genres. — Chapeaux de dames. — Bonneterie. — •— Gants, chaussures et confection.
- Classe 39. — Papiers (excepté les papiers de tenture), papeterie, imprimerie-et reliure.
- Classe 40. — Articles manufacturés en caoutchouc et gutta-percha.
- Classe 41. — Meubles et ameublements.
- Classe 42. — Substances alimentaires.
- Classe 43.— Liqueurs fermentées et spiritueux.
- Classe 44.— Eaux minérales et gazeuzes, naturelles et artificielles.
- Classe 45. — Tabac manufacturé ou non.
- Classe 46. •— Semences pour l’agriculture ou l’horticulture. ;
- Classe 47. — Chandelles et bougies, huiles d’éclairage, mèches, allumettes et savon commun.
- Classe 48. — Parfumerie comprenant les savons parfumés.
- Classe 49. — Jouets divers, jeux de toutes sortes sortes. — Articles de pêche.
- Classe 50. — Articles divers, comprenant :
- 1° Objets en ivoire, os, bois, non-compris dans d’autres classes.
- 2° Articles manufacturés en paille, roseaux, etc.; non-compris dans d’autres classes.
- 3° Produits fabriqués en matières végétales ou animales, non-compris dans d’autres classes.
- 4° Pipes.
- 5° Parapluies, ombrelles, etc.
- 6° Tous produits non compris dans les classes précédentes.
- NOTE GÉNÉRALE :
- Tous articles faits de matières mixtes (par exemple coton et soie mélangés), seront inscrits dans toute classe appropriée que le greffier désignera.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LES LAINES RUSSES
- La France qui manque de laines, et qui va les chercher sur les marchés de l’Allemagne, de l’Angleterre et de l’Australie, a fait trop peu de cas jusqu’à présent des grands marchés russes. Nous croyons devoir appeler sur ce sujet l'atten-tion toute spéciale de nos commerçants et de nos manufacturiers.
- Les laines russes, comparées aux laines de France, d’Australie et d’Espagne, se vendent en moyenne de 12 à 15 0/0 meilleur marché. Ce sont presque toujours les Allemands qui vont les enlever sur les marchés de Russie. Ces laines passent de là aux foires de Leipzig, de Berlin ou de Stettin, où elles sont revendues comme laines allemandes, avec une augmentation de 7 à 8 0/0 à des acheteurs, la plupart français ; il en résulte que les laines russes, sur les marchés de l’Allemagne, sont payées par la France au-delà du chiffre primitif, dans une proportion de 18 à 20 0/0.
- Il est donc évident que l’industrie française aurait un intérêt majeur à se créer, dans le pays, des relations directes pour le commerce des laines, et à fonder à Moscou un comptoir spécial pour l’achat de cette matière importante. Elle obtiendrait ainsi un bénéfice de plus de 10 0/0; déduction faite de tous les frais affectés à l’entretien du comptoir et aux émoluments de son personnel. Il serait dans tous les cas dans l’intérêt de nos acheteurs, d’aller eux-mêmes aux foires de Pultawa, de Kharkoffet de N ij ni, où il leur serait facile de traiter directement avec les propriétaires la quantité de laines que l’on pourrait acheter à Moscou, soit à Saint-Pétersbourg, serait d’environ 3,300,000 kilogrammes /laines à dos).
- Tous les mérinos de Russie sont d’une qualité très-fine, et l’on peut dire en réalité qu’il n’y existe que deux qualités de laines, tandis que chez nous, leur nature variée exige au moins quatre classifications différentes. Les mérinos de Russie représentent, en moyenne, un beau n° 2 de France, et donnent en filature un n° 125 (1,000 mètres au kilogramme).
- Il est un genre de laine de nature à intéresser nos fabricants, ce sont les cachemires. L’Angle
- terre va les chercher en Russie pendant les mois de mai et juin et les revend ensuite aux Français de troisième main. Les marchands anglais qui les enlèvent presque toutes, viennent les débiter aux foires publiques de Londres; il y aurait donc avantage pour nous à les aller acheter directement sur les lieux de production.
- INFORMATIONS C FAITS DIVERS
- LES NOIRS D’ANILINE AU VANADIUM
- M. Rosenstiehl expose une réclamation de priorité en faveur de John Lightfoot, membre de la Société industrielle, mort en 1872.
- Une note de M. Guyard, parue dansle Bulletin de la Société chimique de Paris, attribue à M. Pinkney la découverte de l’influence remarquable des sels de vanadium sur la formation du noir d’aniline. M. Pikney a pris à ce sujet un brevet français en date du 4 décembre 1874.
- Or, le Bulletin de la Société Industrielle de juin et juillet 1871 contient une note de John Ligghfoot, traduite de l’anglais par M. Brandt, laquelle indique nettement l’action du vanadium et de l’uranium.
- M. le présidènt remercie M. Rosenstiehl au nom de ses collègues, et propose, conformément à la demande du comité de chimie, l’impression de cette note qui paraîtra au prochain Bulletin — [Société Industrielle de Mulhouse}.
- E. BICHON, Montpellier (Hérault).
- Fabrique d’Acide tartrique
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- NOIR D’ANILINE, brevelé S» G. D. G,
- Licences cédées pour les départements de la Seine et de Seine-et-Oise
- M. Grawitz a eu l’honneur de prévenir MM. les Industriels que par ses brevets en date des 30 septembre et 3 novembre 1874, et les certificats d’addition s’y rattachant, il s’est réservé la production sans aérage du
- NOIR D'ANILINE
- par la formation des sels doubles d’aniline et de métal ou des sels d’aniline à acides métalliques, peroxydés par les chlorates ou les chromâtes de quelque manière que ces réactions soient mises en œuvre; et que, nul, sans son mandat spécial ne peut traiter avec Eux de l’exploitation de ses procédés.
- Les contrefacteurs seront poursuivis conformément à la loi.
- Pour cession de licences d'exploitation, s’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- Située dans une des premières villes manufacturières de France.
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- Récompenses obtenues en 1875
- EXTRAIT D’INDIGO FACTICE
- (Voir le numéro du 5 juillet 1876, page 150)
- Produit liquide, s’expédie en fûts de 100 kilos au moins, fûts perdus, prix 100 fr. les 100 kilos.
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- me de 100 francs ... Pompe à purin.
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- Publication d'Echantillons, Renseignements, Dessins et Nouveautés de chaque saison pour la fabrication des Etoffes façonnées, pantalons et paletots, DE L’INDUSTRIE LAINIÈRE
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- Avec le concours d’Industriels, Négociants et Dessinateurs aptes à prévoir les genres qui doivent avoir le plus de valeur pour les saisons prochaines.
- Entreprise fondée en 1851
- Cette publication parait deux fois par mois, sauf en mars et en septembre, époque de morte-saison, pendant lesquelles elle ne parait qu’une fois. L’hiver est donc traité depuis la fin de septembre jusqu’à la fin de février, et l’été depuis la fin de mars jusqu’à la fin d’août.
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- Saison d’hiver : de fin septembre à fin février, 220 francs. — Saison d’été : de fin mars jusqu'à fin août, 220 francs.
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- BREVETS D’IN VENTION
- II existe plusieurs agences très sérieuses pour la prise des BREVETS D’INVENTION, pour les recherches et travaux qui s’y rapportent; mais aucune n’est spéciale aux industries tinctoriales et ne les connaît assez intimement pour pouvoir apprécier la similitude des procédés ou les nuances si délicates qui établissent des distinctions entre eux, et peuvent les rendre brevetables, ou les confondre avec des antériorités qui les annuleraient.
- Aucune situation n’est aussi favorable que la nôtre pour être au courant de toutes les nouveautés qui surgissent dans nos spécialités, et des procédés anciens ou nouveaux qui ont été exploités ou proposés ; elle nous permet aussi d’apprécier le fond de la portée d’une invention et de la présenter de la façon la plus favorable. Nous sommes donc à même de nous charger de tout ce qui concerne les Brevets, tant en France qu’à l’Etranger. — Envoi du Tarif sur demande.
- Le Moniteur de la Teinture publie une LISTE DE TOUS LES BREVETS D’INVENTION relatifs à sa spécialité, et donne une analyse de ceux qui lui paraissent offrir un intérêt d’actualité. Nous fournissons le résumé des brevets qui ne sont pas analysés dans le journal, et que l’on désire connaître, moyennant une rémunération de 5 fr. pour chacun.
- BRUN D’ELBEUF
- Nouvelle Matière colorante résistant au Foulon, produisant par la teinture ou l’impression des nuances extrêmement variées.
- La solidité et la facilité d’emploi de cette couleur la feront préférer aux bois de Caliatour, de Santal, etc ; elle n’en offre pas les inconvénients, car pour les laines en écouailles et autres, on n’a pas à craindre la poussière qui encrasse toujours les cardes.
- Ce produit est liquide et ne s’expédie qu’en barils de trente kilos au moins, au prix de 4 fr. le kilo, fût perdu.
- DÉPÔT AU MONITEUR DE LA TEINTURE
- On expédie des échantillons au prix de 5 francs le kilogramme.
- MORDANT SCHMIDT
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- Economie de IS 0/0 d’Indigo
- DANS LA TEINTURE A L’INDIGO DE CUVE
- Ce nouveau procédé de mordançage s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes ; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 400 kilos de matières traitées en quatre fois, on met pour les premiers cent kilos, 2 kilos de mordant dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
- Prix du Kilo : 4 franes. — S'adresser à l'Office du Journal.
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- Son emploi exclusif dans un grand nombre de teintureries importantes prouve qu’elle remplit toutes les conditions d’une bonne pompe.
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- ALCAN (Michel). — Traité du travail des laines peignées, de l'alpaga, du cachemire, etc., vol. in-8° et un atlas de 41 planches doubles. 40 fr.
- — Traité du travail de la laine cardée, 2 vol. in-8° et un atlas de 52 planches doubles .... 50 fr.
- — Etudes sur les arts textiles, à l’exposition universelle de 1867; 1 vol. in-8° et un atlas de 25 planches doublés .......................................... 35 fr.
- — Essai sur l’industrie des matières t'Xliles, in-80, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)............... 45 fr.
- — Traité de la filature du colon (nouvelle édition), un vol. in-8° et un atlas in-4°................... 35 fr.
- BEZON. — Dictionnaire général des tissus, anciens et modernes. Traité complet du tissage,' de toutes les matières textiles (rare), 8 tomes reliés en 4 vol. in-80 et atlas de 151 pl. in-4°..................... 100 fr.
- BOLLEY et KOPP • — Traité des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, 1 vol. grand in-8° avec 29 figures dans le texte 10 fr. ; par poste...................................... 12 fr.
- BONA- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ; par poste.................................... 11 fr.
- BOURDILLAT. — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste....................................... 9 fr. 50
- CHEVREUL. — Cercles c hromatiquesapplicjués à la définition des couleurs, 1 volume-atlas in-folio, avec 27 planches coloriées. — Cartonné, 35 fr. ; par poste..................................... 37 fr.
- CHOIMET. — Filature du lin et du chanvre, in-8°, 448 p. avec tableaux et pl. (rare),25 fr.; par poste.......................................... 27 fr.
- DE VINANT. — Traité pratique de la teinture, de l’impression sur étoffes et du blanchiment, 1 volume in-8°, de 875 pages et 6 planches autographiées, contenant un grand nombre de prodédés et recettes,
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- DICTIONNAIRE INDUSTRIEL à l’usage de tout le monde, par E. Lacroix, 2 vol. in-8c, renfermant 1,600 pages et 676 gravures; cartonné à l’anglaise, 20 f. ; par poste...................................... 22 fr.
- DOLFUS-AUSSET. — Matériaux pour la coloration des étoffes, 2 vol, grand in-8°, 20 fr. ; par poste 22 fr.
- DUMAS — Précis de l’art de la Teinture, un volume in-8° broché 416 pages (très-rare) — par poste.. 6 fr.
- F. FOL- — Guide du teinturier, ou Manueldes connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte; cartonné, 9 fr.; par poste .... 9 fr. 50
- GIRARD et DE LAIRE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-80, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste.......................................... 19 fr.
- GIRARD1N- — Leçons de chimie appliquées aux arts industriels. (Nouvelle édition'. Matières textiles, et tinctoriales. Ce volume contient 212 figures et 47 échantillons, 13 fr.; par poste........................ 14 fr.
- GONFREVILLE-—Art de la teinture des lames en toison, en fil et en tissus, 1 vol. in-8°, 700 planches avec atlas de 128 échantillons de couleurs différentes avec, formules, 30 fr ; par poste, (rare)............... 31 fr. *
- GOUILLON. — Méthode pratique d’impression des tissus en couleurs mates, dorées, argentées, bronzées, veloutées et perlées, applicable aux étoffes reteintes, aux tissus en pièces, aux papiers, peaux, etc. — Deuxième édition, avec dessins et'échantillons, 3 fr.; par poste.................................. 3 fr. 25
- KOEPPELIN- — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d’échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr.; par poste..................................10 fr. 50
- — Blanchiments et blanchissages', grand in-8° et 3 pl.
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- — Impression et teinture des tissus ; grand in-8°, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8°, 1 fr. 25; par poste........................ 1 fr. 75
- — Garance ; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus ; in-o, 2 fr.; par poste .... 2fr.50
- LEROUX. — Traité pratique de la filature des laines peignées et cardées, 1 vol. in-18e, avec figures et 4 planches relié................................. 15 fr.
- — Rouissage et teillage du lin, 3 fr.; par poste...................................... 3 fr. 50
- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8°, 5 fr. ; par poste.............. 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-8°. flg. et 4 planches, 10 fr.; par poste. ... 11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes in-80, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dans le texte, et un atlas de 10 planches in-4° ; dont 4 sont coloriées.............. 70 fr.
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- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’impression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants ; 2 volumes in-8°, avec figures et échantillons dans le texte, 19 fr.; par poste...................................... 21 fr.
- VAN LAER. — Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teintures à mordant, 1 volume in-8°, de 200 pages avec 213 échantillons,
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- VAN LAER. — Album du Teinturier et du Fabricant, 24 feuilles, 192 échantillons et recettes. [Voir l’annonce spéciale).
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- Nota. Les chaudières sont construites dans les ateliers spéciaux de lamaison, qui donne pour le choix des tôles et l’exécution, des garanties que n’offrent jamais les chaudières fourmes par les chaudronniers à la plupart des constructeurs-mécaniciens.
- Chaudières spéciales pour la Teinturerie.
- J. HERMIANN-LACHAPELLE, Constructeur-Mécanicien
- PARIS, 144, Faubourg-Poissonnière, 144, PARIS
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- PRIMES AUX ABONNÉS
- Le Moniteur de la Teinture paraît depuis le 1er janvier 1857 ; il portait dans le principe, le titre de Coloriste industriel.
- Les premiers volumes de sa collection sont épuisés; ceux qui restent disponibles comprennent les années 1866, 1867, 1868, 1869, 1870-71, 1872, 1873, 1874 et 1875, en tout neuf volumes.
- Ces collections constituent, dans leur ensemble, le Traité théorique et pratique le plus étendu et le plus complet, concernant les Industries tinctoriales-, la quantité de faits, documents, procédés, descriptions, échantillons et gravures qu’elles contiennent, répondant toujours aux nécessités présentes de ces industries, en font un précieux auxiliaire pour toute exploitation industrielle ou commerciale se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à l'Impression, aux Apprêts et à tout travail des Tissus ou des Couleurs en général.
- Les volumes 1866, 1867, 1868 et 1869: deviennent rares; ils ne peuvent être cédés qu’au prix de 15 fr. l’un. — Ceux des années suivantes, ont été tirés à un plus grand nombre d’exemplaires, ce qui nous permet d'offrir en
- PRIME
- Aux abonnés nouveaux d’un an, ainsi qu’à nos abonnés actuels,
- 1° Des cinq derniers volumes 4870-71, 1873, 1873, 1874 et 1835, au prix réduit de 3 S francs, ou :
- 2° — Des quatre derniers volumes 1873, 1873, 1874 et tStlS, au prix réduit de 38 francs, ou :
- 3°—Des trois derniers volumes 1873, 1874 et 1835, au prix réduit de 33 francs, ou :
- 4° — Des deux derniers volumes 1874 et 1835, au prix réduit de 15 francs, ou : 5° — Un des cinq derniers volumes parus au prix réduit de 10 franes.
- 6° Da collection des neuf volumes au prix réduit de 85 francs.
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)________________________________________________________ demeurant à________________________________________________________________ département d_____________________________.__________________________________— déclare souscrire pour un abonnement au Moniteur de la Teinture, à partir du (2) ____________________________________________________________________________________et comme prime aux volume -__________________________________________________________________________________ ________________________________________le tout payable à la présentation de la quittance .
- Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-•lon et Blondeau, rue Michel-le-Comte,- 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sont en conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d'encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- . (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier;mais, afin d’avoir un volume complet, avec table, les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- COULEURS D’ANILINE
- PRIX DE DÉTAIL :
- » S R (
- Fuchsine inférieure.................... 15 fr.
- — bonne courante. .............. — 35
- — extra-supérieure............ — 40 Rouge pour coton...................................*................ — 70
- Rouge-cerise ou grenadine......... —- 15 Rose de safranine en poudre.... — 200
- — — — — 120
- Géranosine en poudre................... — 180
- Eosine, nouvelle couleur............... — 110
- Bleus.
- Bleu ordinaire.........................
- le kil.
- Bleu pur............................. —
- Bleu-lumière supérieur................. —
- Bleu Nicholson pour laine (n* 5)..... —
- — — (no 3)............. —
- — lumière (n° —
- Bleu de Lille, ou gros violet.......... —
- Bleu-noir, ou bleu marin............... —
- Bleu fonce............................. —
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité....
- 55 fr.
- 125
- 200
- 40
- 70
- 90
- 36
- 25
- 30
- 60 à 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or.....................le kil. 50 fr.
- Jaune-orange...........•.............. — 50 Orange supérieur pour soies. .......... — 200
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge...............le kil. 55 fr.
- — L bleu............................. — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge................................. - 60 Violet moyen........................ — 65 Violet lumière,bien............................................................. — 70 Violet au bi-chromate, en pâte........ —.....25
- Violet pour remontages................ — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode .............le kil. 100 fr.
- — — supérieur......... — 110
- Divers.
- Brun d’Elbeuf liquide........... le kil. 5 fr.
- Marron ............................... — 25
- Gris, par le bleu-noir................ — 25
- Gris-perle, par les violets........... — 70
- Coralline rouge...................... — 30
- — jaune (alcool)........................ — 20
- Purpuraline à l’état sec.............. — 10
- Xanthine (orange)................. — 35
- Cachou de Laval..................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE
- Produisant des Grenats, Marrons9 Prunes, eto.9 à bas prix9 sur Laine9 Laine et Coton, Coton? Par Teinture ou par Impression
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 octobre 1874, page 235.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- BLEU-NOIR D’ANILINE soluble dans Veau
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 janvier 1875, page 22.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 25 fr. le kil.; par kilogr. 33 fr.
- soluble dans Peau produisant des aurores et roses magnifiques.
- Voir, pour remploi, le numéro du 20 juillet 1876, page 163.
- Prix de détail : 110 fr. le kil.; par kilog. 80 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l'office du Moniteur de la Teinture.
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- Matériels pour l’Impression
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- . Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double, face pour étendre la couleur.
- A Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre'métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu.
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des'planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.—- Parla combinaison d’nn petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs.
- S’adresser à l’OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour ^impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-fin. . . . . . . . . ...... le kil.... 3 fr. »
- — " par boîtes de 5 kilogr. . . ...... . . la boîte.. 12 —50
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron.......... le kil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais........ — 6 — »
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta................ — 12 — »
- Vermillon. . . . . . . . . . .. . ...... — 18 — »
- Poudres métalliques or, argentj feu, cerise, saumon, etc., ïrofinesse, 24 fr. le kilcgr. Tontissès de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle collefest en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates. • PRIX : Qualité unique, 1er blanc. . . . . A fr. le kil.
- Dépôt à Y Office du Moniteur de la Teinture.
- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
- Cartons de 58 centimètres de longueur sur 46 de largeur, prix du cent.......... 40 fr — 67 — — 53 — — .......... 44 — — *75 — ' — 64 — — .......... 60 — — 85 — — 65 — — .......... 75 — — 1-03 — — 65 — — .......... 85 — — 1-06 — — 76 — — ' .......... 120 — — 0=92 — — 82 — — .......... 140 —
- — 1=15 — — 85 — — .......... 150 —
- — 1-30 — — 80 — — ......... 150 —
- Ces prix comprennent limpôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sût 64 paieraient comme 85 Sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRICANT DE COULEURS D’ANILINE d’Argent et de Bronze à l’Exposition de Lyon, en 1872. Médaille de Mérite à l'Exposition de Vienne 1873
- SPÉCIALITÉ DE COULEURS POUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l'alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton Jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns D’ELBEUF (solubles à l’eau), remplaçant le calliatour et résistant au foulon.
- Acide SALICYLIQUE, blanc, pharmaceutique et .blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER & WEIDKNECHT
- Constructeurs à MULHOUSE (Alsace).
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments, Impressions Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Bydro-Extracieurs.
- Machines à laver de tous systèmes.
- Machines à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines à pulvériser l’eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines à sécher.
- Machines à imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole. Rames fixes à pinces et à déraillage.
- Rames continues à picots.
- Rames continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs. ‘
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements. Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, pompes centrifuges et à pistons. Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues. 4 Installations complètes pour Tuileries mécaniques à terre dure et a terre molle.
- Noir d’Aniline au Vanadium
- Sel vanadeux.............. le kilog. 16 fr.
- Vanadate d'ammoniaque.... J le gramme. 3 fr. —.....................—....................par 10 gr. et au-dessus, ?fr.501
- Voir pour l'emploi les nos du 20 juin et du 5 juillet.— S'adresser à l'office du MONITEUR de la TEINTURE.
- ALBUM DU TEINTURIER ET DU FABRICANT
- TEINTURES UNIES ET MELANGES
- Par G. VAN-LAER
- Chimiste industriel; Professeur du Cours pratique de Teinture, à V Ecole professionnelle de Vermèrsi
- , il paraîtra deux feuilles par mois, chacune contenant 8 échantillons ; la Ire feuille sera composée de Teintures unies sur tissus et en laine feutrée ; la ge feuille ne contiendra que des Mélanges,-c’est-à-dire de la laine feutrée et des fila composés de plusieurs laines diversement teintes; l’auteur s’occupera également de la teinture du feutre et des fourrures ou peaux en poils» L’album comprendra 24 feuilles (192 échantillons). Chaque feuille formera un tableau de 44 centimètres de hauteur sur 28 de large. — Au milieu sont les échantillons ; à gauche,, la composition des mordants, dose de chaque sel, durée du mordançage pour 100 kilos ; à droite, la désignation des matières colorantes, et durée de la teinture pour 100 kilos de matière teinte.
- Prix de l’abonnement, payable après la réception du premier numéro, 30 fr.
- On s’abonne à l’office du Moniteur de la Teinture.
- La première feuille vient de paraître.
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- E(enseignements et Recettes.
- L’administration lu Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
- A VENDRE
- PRESSES HYDRAULIQUES AS et dimensions.
- PRESSES A VIS K appret, Drix suixant
- n cuivre, longueur O 60, bâtis en fer, réglage dé pression, construction très-
- soignée, prix 450 fr.
- OIAIIEITD à vapeur, à 6 tambours en cuivre, fond DLullLCiL en fonte, diamètre 0,60, longueur utile 0,60, bâtis en bois, tuyaux de vapeur et transmission, prix 1,200 fr. .
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- Tn TOOADDrron à moteur adhérent, système Buf-il LDURLUDL faud, panier de 1 m. 20 de dia-mètre en cuivre, ayant servi quatre mois, bon état; prix 2,000 fr.
- OgODpron DR/AETEm à double friction, marchant LURLUD. DLLnUMl au moteur, panier en cuivre étamé de 80 cent, de diam., prix 800 fr.
- — à engrenage et à friction, panier en cuivre, diamètre 0 80, prix 700 fr.
- — à friction, panier en cuivre diam. 0 m. 50 ; prix 375 fr.
- _______M in W n H à friction et à force mo-_______ _ MAAtLUNA! trice seulement, panier en cuivre, avec couvercle, diamètre 0,55, prix 475 fr. ESSOREUSE ROSSIGNOL amainatrocresogtrice-verçle en cuivre; prix 425 f.
- — à main et à force motrice, diam. du panier 0,50, mouvement en dessous prix 375 fr.
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- — à main, panier en cuivre de 0=45 de diamètre, avec couvercle ; prix 475 francs. POCADDIOE à force motrice pour poulies et engre-LUNLUDI nages, bâtis èn fonte, panier en cuivre, diam. 0 m. 85; prix : 500 fr.
- TOdADEITOD ( ATI belle et solide construction, pres-LUNUUI unil que neuve, panier avec toile mé-tallique èn laiton, diam. 0,80, prix 1,200 fr.
- 2 LAINEUSES simples à 1 tambour, à 500 fr. l’une.
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- 1SHCHEUSE-RANBUNE g a vapeur, TONDEUSES 19000%2@i96068: 02353%1575, 0790; prix (VIINDDE composé de 5 rouleaux, 2 en papier, lon-u1MDNL. gueur l"20 table, diamètre 045 et 3 en fonte, crux, de l“30 long et 0-30 de diamètre.
- D’OCCASION
- 2 PRESSES à laver les laines, 300 fr. l’une *
- 2 PRESSES à empaqueter les fils, poids 200 kilos, MACHINE A MÉTRER et plier les tissiis.
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- largeur.
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- T AWTW A T A TW prix 1,009 fr., composant un LA1NUDL A LAII matériel complet pour le dégraissage et l'égrateronnage de la laine ; le tout en bon état et fonctionnant.
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- verticale, construction Leblanc, timbrée à 6 k., 3 ch„ prix 1,100 fr.
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- — horizontale, sur bâtis en fonte, force 4 chevaux, pierre de fondation, prix 1,300 fr.
- — horizontale, de 6 chevaux, remisé à neuf, et la chaudière de 10 chev.; prix 2.100 fr — verticale, force 3 chevaux et la chaudière
- 4 chev., le tout comme neuf; prix 1,800 fr.
- — à balancier, de Windsor et fils de Rouen, force nominale de 15 chevaux, tous ses accessoires et 3 pistons de rechange, remise à neuf il y a un an ; prix 4,300 fr.
- CHAUDIBRES DE TBIVTURIER er,cuüvrezated sions. Prix : de 50 à .100 litres le kil., 4 fr.; de 100 à 200 lê kil., 3 fr. 80 ; de 200 à 300 lê kil., 3 fr. 60.
- S'ùdressèr à l'Office du Journal,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20° Allée, N" 2t. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Novembre 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Dés noirs sur laines et lainages (suite et fin), par M. G. VANLAER. — Teinture et épaillage simultanés, par M. GRISON. — Proportion d'humidité contenue? dans les combustibles minéraux,, pat M. J. BLODGET-BRITTON.— Bronzage à l’aniline, par M. O. Fiorillo. — Nouvellemachine à apprêter pour teinturiers-dégraisseurs, de MM. PIERRON et DEHAITRE. — Bleu alcalin sur draperies (échantillon).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Revue sommaire des brevets d’invention concernant les industries tinc-to rial es et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Taxe postale des imprimés. — té transport dès valeurs par là poste et l'assurance obligatoire. — Magasinage et stationnement des wagons en gares des chemins de fer.
- CHRONIQUE
- Nos industries présentent en ce moment la si-tuation suivante :
- On constate à Lyon une amélioration réelle dans le commerce des soies, principalement sur les qualités fines.
- La fabrique,toutefois, a encore peu profité de ce mouvement ; elle n’est guère encouragée par les acheteurs qui viennent la visiter, et qui, presque tous, lui font des offres Si peu rémunératri-ces, qu’il lui est impossible de travailler dans de telles conditions. Il en résulte une diminution notable dans sa production, et cette diminution sé fait Sentir Surtout sur les métiers delà ville, tandis que ceux de la Campagne restent en général assez occupés.
- Sous l’iniluence de l’amélioration du cours de la soie, il é’est fait, cependant, quelques petites affaires en fabrique, ét quelques suppléments de commissions ont été donnés ; on sent, cependant, qu’il n’y aura pâs dë reprisé durable tant que la question d’Orient ne sera pas résolue dans un sens pacifique, et avant qüe les élections présidentielles ne soient terminées àüx Etats-Unis.
- Les lainages donnent lieu à üh mouvement d’af-faires assez satisfaisant pour les étoffes légères et tissus ras, mais la draperie ne marche pas ; cette situation peut être attribuée à l’absence d’hiver que nous constatons cette année, ce qui a été fort nuisible à beaucoup d’industries qui ne vivent que par les saisons froides, telle, par exemple, que celle des fourrures.
- ’ En Angleterre, là situation est la même ; à Leeds, lés gros articles d’exportation donnent cependant assez bien ; à Huddersfield, on signale comme étant en faveur, lés styles carreaux et brisés.
- Rouen à vu d’assez nombreux acheteurs mal-gré cela, les affaires n’bnt pas tout l’entrain qu’oh pouvait en espérer.
- La vente des cotons écrus a un bon courant d’affaires ; les rayés couleur sont assez demandés, et même en faveur, mais on n’a pas de reprise à constater dans les sortes destinées à l’impression.
- L’industrie linière est sans affaires à Lille; ce n’est pas-, d’ailleurs, sa saison; les toiles ne se vendent pas, et les fils se demandent peu. Les lins de pays et de Belgique sont en baisse.
- Sur le principal marché anglais, Belfast, le commerce dès lins 'et la fabrication des toiles paraissent en meilleure situation ; les prix 'tendent à se relever, ét plusieurs sortes, notamment les batistes et toiles moyennes, s’écoulent assez régulièrement.
- Dàns un de nos précédents numéros, nous avons indiqué le projet de réduction dès 'taxes postales, proposé pour les lettres par té ministre des financés ; nous y joignons cette fois un projet dé même nature à l’égard des prospectus, circu-laires et imprimés en général.
- Nous avons eu plusieurs fois à enregistrer les actes et dispositions libérales de l’administration des postés envers le public, et nous'devons re-connaître, en effet, qu’elle est toujours allée au-devant des réformes, Pt que son service est de-venu un des mieux organisés et des plus satisfaisants.
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- tO — CO
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Cependant, nous remarquons une exception à cet esprit jusqu’ici si large et si désintéressé ; le gouvernement propose, en effet, la déclaration obligatoire et la taxe de toute valeur expédiée par la poste, en dehors du chargement, toujours exigé ; le commerce voit, avec raison, une grande gêne et une augmentation sensible de ses charges, dans cette modification projetée, en même temps que des difficultés d’application et d’inter* prétation qui rendrait cette loi insidieuse.
- Nous publions plus loin une lettre adressée, à ce sujet, à M. le ministre des finances, et nous nous rallions complètement à ses considérations et à sa conclusion ; nous espérons que l’administration des postes y donnera satisfaction, et ne se départira pas de l’esprit si large et si libéral qui, depuis quelques années, anime tous ses actes et ses déterminations.
- Puisque nous parlons des postes, nous signalerons aussi la" difficulté qui résulte de l’uniformité de la teinte des timbres-poste servant à l’af-franchissement des imprimés ; on sait que les timbres, depuis celui de 10 centimes jusqu’à celui de 1 centime, sont d’une couleur verte identique ; il s’en suit des confusions et des erreurs qu’il serait facile d’éviter en variant ces couleurs comme elles l’étaient avant l’adoption du nouveau type de timbres-poste.
- Ceci n’est, d’ailleurs, qu’une question secondaire, et que nous traitons incidemment.
- Nous avons cependant une question bien plus secondaire encore à discuter, et qui n’est même, pour nous, qu’un. fait personnel. Nous sommes toujours très-sobres de ce genre de communication ; mais comme cette Chronique est une causerie et que nous n'avons point d’autre moyen pour nous adresser à la généralité de nos lecteurs, il faut bien quelquefois en user, même pour des questions qui nous concernent personnellement.
- On nous a reproché de donner, dans notre journal, trop d’extension à la partie Annonces; nous devons donc faire remarquer que nous n’avons pas, pour cela, réduit celle attribuée au texte.
- Depuis quelques années, surtout, le Moniteur de la. Teinture s’étant considérablement répandu, aussi bien en France qu’à. l'Etranger, et même dans des pays très-lointains où nous sommes étonnés d’être connus, beaucoup d'industriels ont
- compris les avantages qui résulteraient pour eux de faire annoncer leurs produits par un organe aussi sérieusement accrédité"; nous avons dû alors’ augmenter nos livraisons d’une demi-feuille consacrée aux annonces, mais, comme.nous venons de le dire, sans diminuer, du reste, le nombre des pages de texte ; ceci est facile à vérifier à l’aide de nos collections des années 1867 à 1873.
- Ces annonces, d’ailleurs, ne sont pas sans intérêt, et plusieurs de nos abonnés nous ont déclaré qu’ils y puisaient beaucoup d’indications utiles à leur commerce ou à leur industrie.
- Quant au texté, la spécialité dans laquelle nous devons nous renfermer ne prête pas beaucoup aux développements, et il ne serait pas facile de l’augmenter dans les conditions habituelles ; cependant l’approche de l’Exposition universelle nous fournit une matière nouvelle que nous n’aurons garde de négliger, et qui, déjà, nous a valu des communications fort intéressantes que nous utiliserons dès maintenant.
- Les concours que nous nous assurons, pour suffire à ces nombreux travaux, nous procurent une nouvelle série de collaborateurs qui, versés dans la pratique de nos spécialités, ont chacun une somme d’observations et des procédés industriels qu’ils se proposent de publier dans le Moniteur de la Teinture.
- Ces publications alimenteront le chapitre des Procédés pratiques qui, cette année, a pu paraître négligé, par suite de la rareté des procédés nouveaux qui ont vu le jour.
- Il est certain, d’ailleurs, que l’approche de l’Exposition stimule tous les producteurs, toutes les capacités ; que chacun s’ingénie à faire du nouveau, et que de tous ces efforts, il résultera évidemment de grands progrès dans toutes les branches de l'activité humaine, et spécialement dans nos industries, dans lesquelles il y a toujours à innover. Ceci nous promet une nouvelle source de communications utiles et intéressantes.
- Nous accueillerons avec plaisir les avis de nos lecteurs sur les observations qui précèdent, et nous en tiendrons compté autant que possible ; nous pourrons même publier ceux qui présenteraient un caractère d’intérêt général.
- E. GOUILLON. .
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- ET DE L’iMPRESSION DES TISSUS
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- DES NOIRS
- SUR LAINES ET LAINAGES
- {Suite et Fin).
- Par M. G. Van Laeh.
- NOIRS
- PROCÉDÉS MODERNES
- Je n'entrerai pas dans les détails des manipulations, comme je l'ai fait pour les autres couleurs, détails qui ne sont nécessaires qu’aux personnes qui n’ont aucune connaissance des procédés de teinture, je m’adresse donc aux teinturiers, qui y suppléeront facilement.
- Comme je l’ai dit plus haut, l'on distingue ou plutôt l’on classe les noirs d’après la nuance ou le reflet. Nous avons les noirs bleus qui s’obtiennent par 4e bichromate de potasse, ou bien par le bichromate et l’alun, ou par l’alun de chrôme et le sulfate de cuivre ; — teintures après mordançage par le campêche. — Les noirs verts s’obtiennent par les mêmes mordants-, mais l’on diminue les doses de campêche, que l’on remplace par le bois jaune. — Les noirs à reflet violet peuvent s’obtenir par les mêmes mordants ; mais on ajoute au bain de colorant de campêche de l’orseille ou du caillatour, ou de la garance du bois rouge, plus un peu de chlorure stanneux.
- Les noirs noirs s’obtiennent généralement par le bichromate, le campêche en forte dose, plus le bois jaune et le sumac ; l’on ajoute aussi un bain de colorant, un peu de sulfate de fer ; — pour obtenir des noirs très-solides, l’on remplace le bois jaune par le cachou.
- L'on peut aussi, pour toutes les nuances, commencer par un tiers de bleu de cuve plus ou moins foncé.
- Les noirs d’aniline, qui rendent de grands services dans la teinture et l’impression du coton, ne peuvent encore être utilisés avec avantage pour la teinture de la laine. Nous devons cependant à M. J. Persoz un procédé assez facile. Voici le pro-cédé indiqué :
- Pour 10 kilogrammes, on fait dissoudre :
- Eau___________________ • ______J 300 litres.
- Bichromate de potasse------ 2kil.
- Sulfate de cuivre---------- 1,200 grain.
- VI se forme un précipité que'l’on redissout en
- ajoutant peu à peu de l’acide sulfurique, jusqu’à ce que le liquide soit complètement éclairci.
- On fait bouillir la laine dans ce liquide pendant une heure-, on laisse refroidir le tout et on rince.
- On prépare ensuite une dissolution d’oxalate d’aniline comme suit :
- Eau chaude 50°_______________________ 20 litres.
- Acide oxalique—_________ - 500 gram
- Aniline------------------------------ 350 gram
- La dissolution ne tarde pas à se faire. On y entasse la laine mordancée et on la retourne plusieurs fois ; au bout de quelques minutes, le noir apparaît, et après un quart d’heure, il doit être complètement développé.
- Pour aider la réaction, fl. est bon de chauffer un peu le liquide pendant que la laine y est baignée, mais sans atteindre l’ébullition, sans même l’ap-procher.
- Cette dissolution d’aniline ne peut servir qu’une fois. Ayant ainsi opéré, on aura produit un noir qu’il suffit de rincer pour livrer à la consommation ; cependant, pour, l'aviver et lui donner toutes les qualités qu’il est susceptible d’acquérir, on le passera dans une légère dissolution d’acide sulfurique-; on lave et on passe finalement dans une eau de savon, etc.
- Noir bleu
- 100 kilogrammes de laine :
- Bouillon deux heures dans :
- Eau.
- y 7 nBichromate de potasse----:------2 kil.
- i- Sulfate d’alumine______I______ A kil.
- Remontage ou teinture par 40 kil. de campêche, plus 3 kil. de sulfate de cuivre.
- 'Noir vert
- 100 kilogrammes de laine.
- Bouillon deux heures dans :
- Éâu.
- Bichromate de potasse---------------- 2 kil.
- Alun — _——---------------------— h kil.
- Teinture par 50 kil. de campêche, plus 10 kil. de bois jaune où de quercitron. ..
- Noir À reflet violet
- 10 0 kilogrammes de laine.
- Bouillon, deux heures dans un bain de :
- Eau.
- Bichromate de potasse-.......— 2 kil.
- Sulfate d'alumine-------------_— 3 kil.
- Teinture par 35 kil. de campêche, plus 10 kil.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- caillatour ; on ajoute, après l’épuisement du bain, 2 kil. de chloruré stanneux.
- Noir noir
- 100 kilogrammes de laine.
- Bouillon, deux heures dans : Eau. li
- Bichromate de potasse................ 2 kil.
- Teinture par 40 kil. de campêche, 5 kil. de bois jaune ; on ajoute, par petites doses, après l’épuisement du bain, 3 à 4 kil. de sulfate de fer, puis on fait encore bouillir quelques minutes.
- Noir noir
- 100 kil. de laine.
- Même mordançage que le noir précédent.
- Teinture par 40 kil. de campêche, 4 kil. de cachou brun.
- Après l’épuisement du bain, l’on ajoute 3 kil. de sulfate de fer.
- Noir noir
- 100 kil. de laine. .
- Bouillon, deux heures dans :
- Eau. '
- Vitriol de ......................... 6 kil.
- Tartre ' — - — 4 »
- Teinture par 40 kil. de campêche, [plus 10 kil. de sumac et 4 kil de bois jaune.
- Noir
- Teinture à tiède, procédé permettant de teindre la laine et le coton dans les mêmes bains. N)
- Pour 100 kilogrammes de tissus.
- Le mordançage se fait à une température de 30 à 40° centigrades; la durée est de trois heures ; le bain se prépare en employant :
- Eau.
- Acétate de soude ou de potasse 6 kil.
- Vitriol de Salzbourg _ 4 »
- L’on opère la teinture, après un repos de quelques heures, dans une décoction de 40 kil. de campêche et 5 kil. de bois jaune; à une température de O à 60° ; l’on ajoute, après l’épuisement du bain, 203 grammes de bichromate de potasse.
- {Aide-Mémoire du Teinturier.)
- -------------------- = 0 —=
- TEINTURE
- ET ÉPAILLAGE SIMULTANÉS
- ParM. Grison.
- M. Grison, auquel les industries textiles doivent déjà divers procédés de teinture, d’impression et d’apprêts fort avantageux pour elle, a pris ces temps derniers un nouveau brevet portant pour titre :
- Perfectionnements de teinture, de mordançage et d’épaillage simultanés sur toutes étoffes de laine, ainsi que sur lalaine enpoil et en déchets ou chiffons contenant des matières végétales.
- 1er procédé : pour étoffes que l’on veut laisser 'dans leur couleur avant de les teindre. ,
- L’inventeur prépare un bain avec n’importe quel acide pesant de 3 à 8° suivant les matières à épail-1er et;il ajoute A ce. bain un corps réducteur‘en quantité suffisante pour empêcher l’acide de se combiner à la laine ; il plonge les matières laineuses à épailler, soit tissu, laine en poil ou déchets dans ce bain, et après un repos convenable, il exprime pour enlever autant de bain que possible et il soumet au séchage, lavage et neutralisage soit complet, il soumet ces matières à un bain -chaud contenant une faible quantité de carbonate de soude et d’ingrédients réducteurs ; la laine ainsi préparée ne s'oxyde plus comme par les anciens procédés. Les principaux corps réducteurs qu’il ajoute Sont la mélasse, la glucose et autres produits ana-logues.
- 2“ procédé': Cè procédé consiste à préparer les étoffés et les laines en poil où déchets, de façon qu’elles se trouvent simultanément épaillées et mordancées pour recevoir la teinture; ainsi au lieu d'imprégner-lés matières laineuses dans des bains simplement acides, on prépare ces bains avec des mordants d’alun, de sels d’étain, dé-fer, de cuivre, de zinc, de chrême en proportion convenable à la couleur qu’on veut obtenir, et on ajoute ün acide, soit sulfurique, nitrique, chlorhydrique, oxalique ou autre, afin que le mordant puisse carboniser les matières végétales. Les matières laineuses étant imbibées du mordant épailleur préparé selon les couleurs, sont soumises ensuite au vaporisage et au lavage, ou, s’il y a lieu, au bain chaud réducteur, et ensuite à la teinture. Ce procédé supprime le mordançage et conserve la laine.
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- 3e procédé. Ce procédé consiste à passer les matières laineuses ci-dessus désignées soit dans un bain préparé avec des mordants acides, soit dans un bain acide en ajoutant dans l’un ou l’autre de ces bains des colorants solubles pour obtenir simultanément l’épaillage et la teinture, en opérant comme il est dit ci-dessus. Les colorants employés sont ceux en usage pour la teinture ; après que la laine en étoile ou en poil est imprégnée du bain de teinture acide, on passe celle-ci à la vapeur et on la sèche à une température convenable pour obtenir l’épaillage. Un simple arrosage de couleur suffit ensuite pour obtenir des couleurs parfaites; par ce procédé les opérations de la teinture sont économisées et la laine conserve sa force naturelle.
- PROPORTIONS D’HUMIDITÉ
- CONTENUE DANS LES COMBUSTIBLES MINÉRAUX Par M. J, BLODGET-BRITTON.
- Il y a un intérêt bien manifeste, en économie industrielle, à connaître la quantité d’humidité que renferment les combustibles minéraux, et sous ce rapport, on ne possède encore qu'un bien petit nombre d’observations. C’est à raison de l’incertitude qui règne à cet égard, sur le choix des procédés propres à constater cette humidité, que M. Blodget-Britton a présenté en juin dernier, à l’Institut américain des ingénieurs des mines à Philadelphie, un mémoire dans lequel il a exposé les expériences qu’il a faites à ce sujet sur des anthracites, des houilles bitumeuses, des li-gnites, etc., de provenances diverses, expériences dont nous ne pouvons pas donner les détails, mais dont nous pouvons, d’après l’auteur, présenter le résumé.
- 1° L’eau existe dans les différentes classes de combustibles minéraux sous deux états, à savoir, combinée et non combinée ; mais dans ces conditions, en proportions relatives qui sont loin d’être constantes.
- 20 Quelques combustibles, sans avoir égard à la classe à laquelle ils appartiènnent, réduits en poudre fine et abandonnés à l’air libre, gagnent en poids en absorbant de l’oxygène, tandis que, d’un autre côté, ils perdent de ce poids par une perte d'eau et d’hydrocarbure, à des températures qui
- varient entre celle de l’eau bouillante et celle qui suffit à leur distillation.
- 3° Tous les combustibles minéraux, quand on les a dépouillés, par une élévation de la température, de leur humidité normale, la reprennent immédiatement à la température ordinaire, quand on les tient exposés à l’air libre. Il en résulte qu’on ne peut les soumettre à des pesées, avec quelque chance de succès, que quand on les conserve en vases clos.
- 4° La méthode pour déterminer l’humidité des combustibles en se bornant à constater la perte qu’ils éprouvent quand on les dessèche à 100, pendant une heure, ou pendant un temps quelconque, quand on les dessèche ou non par l’acide sulfurique, ne fournit que dés résultats erronés.
- (Iron.)
- BRONZAGE A L’ANILINE
- Par M. O. FIORILLO.
- On prend 10 parties de rouge d’aniline de ce que l’on appelle fuchsine-diamant ou roséine, et 5 parties de pourpre d’aniline (violet-méthyle), que l’on fait dissoudre dans 100 parties d’alcool à 95 degrés, en ayant soin de plonger dans un bain-marie ou un bain de sable, le vase où l’on opère le mélange, afin de favoriser la dissolution. Dès que le tout est dissous, on y ajoute 5 parties d’acide benzoïque, on fait bouillir pendant 5 à 10 minutes jusqu’à ce que la couleur verte du mélange soit transformée en un beau bronze doré clair.
- La couleur ainsi produite possède un grand éclat, beaucoup de solidité et adhère au papier, à la pâte à papier, au bois, au verre, à l’étain, à la porcelaine, au cuir et en général à toutes les matières. On peut aisément l’appliquer au pinceau, et elle sèche en quelques minutes. Elle remplit tout aussi bien son objet sur les fonds blancs que sur ceux colorés et est particulièrement propre, à raison de son application facile et de sa solidité, à bronzer les chaussures pour dames et les objets en cuir auxquels elle' communique une belle couleur bronze d’or clair. Elle adhère également, avec force sur tous les métaux, et par conséquent peut être employée dans tous les genres de décoration.
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- LE MONITEUR, DE LA TEINTURE
- NOUVELLE MACHINE A APPRÊTER
- POUR TEINTURIERS-DÉGRAISSEURS
- PETIT MODÈLE [PERFECTIONNÉ de MM. Pierron et Dehaitre.
- Nous avons donné, il y a quelques années (1), le dessin et la description d’une machine d'apprêt à feutre sans fin, établie par MM. Pierron et Dehaitre, à l’usage des teinturiers-dégraisseurs.
- Cet appareil, aujourd’hui, est employé dans un
- certain nombre d’ateliers et donne des résultats très-satisfaisants ; cependant ses dimensions, sa construction coûteuse et la presque nécessité de disposer d’un moteur mécanique pour le faire fonctionner, n’en permettent l’emploi qu’aux maisons de premier ordre.
- Les inventeurs-constructeurs dudit appareil ont cru devoir, avec raison, en établir un autre sur les mêmes principes, mais plus réduit, simplifié, et accessible dès lors aux ateliers d’importance secondaire.
- La figure 43 ci-contre représente cette machine.
- Fig. 43. — Machine à apprêter, petit
- modèle, de MM. Pierron et Dehaitre.
- I
- 4 Ci
- C’est comme le premier type, un tambour à feutre sans fin, construit, malgré sa simplicité, dans des conditions tout-à-fait mécaniques, c’est-à-dire avec justesse, solidité et facilité de fonctionnement.
- Cette petite machine s’adresse particulièrement
- (1) Voir Moniteur de la Teinture, année 1873, p. 89.
- aux teinturiers-dégraisseurs qui n’ont pas de moteur mécanique ; elle a été construite de façon à marcher facilement à la pédale ; une seule personne suffit au besoin. Elle pourrait, néanmoins, marcher au moteur.
- L’appareil tient peu de place, et il est muni des
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- meilleures dispositions pour faciliter le travail, tout en le rendant aussi parfait qu’expéditif.
- La netteté de notre dessin et les détails que nous avons donnés sur la première machine des mêmes constructeurs, nous dispensent d’une plus longue description.
- . F. G.
- BLEU ALCALIN SUR DRAPERIE
- Le grand défaut de toutes les couleurs d’aniline (sauf le noir) est de ne pas supporter l’action du feutrage, c'est-à-dire du foulage en présence du savon ou des1 matières alcalines.
- Cette difficulté s’oppose complètement à leur emploi dans la draperie fantaisie, qui est toujours tissée avec des fils teints et foulée ensuite.
- La draperie unie pourrait être teinte après foulage, mais pour cet article, on recherche des teintes solides, capables de résister à un usage prolongé, propriété que ne possèdent pas, malheureusement, les couleurs d’aniline ; de plus, l’épaisseur et la compacité de ces tissus, joints à la rapidité du montage desdites couleurs, feraient que l’intérieur des draps ne serait pas teint; le plus souvent, alors que les surfaces seraient déjà à leur ton.
- Mais quand il s’agit de draps légers, dits draps de dames, cette solidité en teinte n’est plus nécessaire, puisque ces tissus ne sont pas destinés à .longtemps durer, et leur épaisseur, peu considérable, ainsi que leur feutra g peu serré, ne sont plus un obstacle à la pénétration de la teinture, et on peut, dès lors, y appliquer les couleurs dérivées de la houille.
- Le Bleu alcalin est une de celles qui conviennent le mieux à cette destination ; la façon lente, régulière et intimé avec laquelle, elle se fixe aux fibres-textiles, permet des teintures très-unies, bien pénétrantes, une grande variété de nuances, depuis les teintes-lumière, verdâtres à la lumière artificielle, jusqu’aux Bleus genre indigo, c’est-à-dire violacés à la lumière, et enfin tous les tons; depuis le déblanchi jusqu’aux bleus les plus intenses.
- Néanmoins, pour la petite draperie, on emploie peu les teintes-lumière ; on .préfère des bleus se rapprochant davantage des nuances indigo; ce sont donc les bleus alcalins de 3° et à* qualité, même, qui conviennent.
- On sait que la teinture en Bleus alcalins (Bleus Nicholson) se fait sur desbains de borax ou de silicate de soude dans lesquels la teinte ne monte que lentement et paraît d’un gris faible et terne; cependant, quand on s’est assuré qu’elle est suffisamment montée, on passe les tissus dans une eau froide légèrement acide, où le bleu se développe aussitôt avec tout son tranché et sa vigueur;
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE
- REVUE SOMMAIRE
- DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES.
- 112412. — BEUTIN frères. — Fabrication mécanique, sur les métiers a tulle, d’un fond tressé à l’aide de trois fils et formant un jour au centre de chaque nœud. — La revendication porte sur un fond parfaitement tressé par trois fils, excepté au croisement du fil de chaîne et du fil de chariot d’une tresse avec une autre, pour former la liaison des mailles et qui, à cet endroit, constituent les nœuds ou attaches en laissant, selon la tension des fils, un jour plus ou moins grand,
- .112422. — DAVID. —Procédé servant à arrêter le métier à tisser ou avertir l’ouvrier toutes les fois que les grands peignes sont entraînés par un embarras quelconque des fils de chaîne, qui se produit derrière eux. — L’invention consiste à. utiliser l’avancement du grand peigne pour faire arrêter le métier ou prévenir l’ouvrier; ce résultat est obtenu par le déplacement d’un obs-tacle placé devant ou derrière Ses grands peignes.
- 112431. — Legrand. — Lessiveuse. — Au centre du cuvier est disposé un axe commandé par un pignon actionné lui-même, par un secteur denté à mouvement de va et vient. Ledit axe porte antérieurement un plateau ovale armé de bâtons agitateurs.
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- LE MONITEUR PE LA. TEINTURE
- 112481.— DECOUDUN st Ci. — Perfectionnements an séchoir à air chaud destiné au séchage actif du linge et des tissus. — Des cheminées de buée, en métal, sont disposées pour être extérieurement chauffées par la température ambiante de l’étuve et la chaleur rayonnante de l'appa-reil de chauffage, de manière à augmenter le plus possible le calorique intérieur où circule la buée; ce calorique est réglé par des registres ou papil-ions, — Les tringles d'étendage sont montées sur un chariot circulant sur rails.
- 112483. — GUIBERT. — Procédé de traitement de l’alfa pour en constituer une bonne matière filamenteuse propre à la filature, au tissage, à la corderie, etc.— Jeté à l’état sec dans une chaudière chargée de sels de soude et de cristaux malétrat, l’alfa est au bout de trois ou quatre heures d’ébullition, broyée ou teillée comme le lin.
- 112495. — BOTTOMLEY, EMSLEY ET SMITH. — Perfectionnements dans les machines ou appareils à retordre les fils de laines et autres fibres. — Les broches sont disposées en arrière des cylindres étireurs, de manière que quand l’appareil est mis en action les fils se détachent des bobines, puis sont retordus avant de passer entre les cylindres étireurs. Les broches peuvent être ainsi animées d’une grande vitesse.
- 112497.—RAVE.—Matière tinctoriale dite noir direct. — La matière colorante est obtenue avec une décoction de bois de campêche avec addition d’un des mordants ou sels qui font virer le campêche au noir ; on obtient un précipité qui est lavé et livré au commerce sous l’aspect d’une pâte noire.
- 112499. — Robert. — Perfectionnements aux métiers rectilignes à côte anglaise à diminutions automatiques. -— Les perfectionnements comprennent l’application d'une lame divisée entrant dans les aiguilles pour les maintenir droites pendant la diminution sur la grande fonture, et en second lieu un système de rouloir qui permet de supprimer la tension du poids mécaniquement pendant la diminution ; chaque fonture à son rouloir.
- 112517. — BRAUN. —Perfectionnements dans les rochets ou roquets ou bobines pour le travail de la soie et des fils de métaux précieux. — Dans le but de donner aux rochets ou roquets des métiers un poids fixe et invariable on les fait en caoutchouc durci.
- 112530. — l’heureux aîné. —Perfectionnements dans les métiers à tulle. — Ces perfectionnements consistent dans l’emploi d’un piqueur
- (double tête pour tendre les fils des métiers système Robinet.
- 112535. — Martinet frères. — Application des machines à deux cylindres au découpage des étoffes brochées. — Les inventeurs ajoutent aux machines à découper les étoffes brochées un second cylindre dont les laines hélicoïdales sont établies en sens inverse de celles du premier, dans le but de reprendre les fils que n’atteint pas celui-ci et permettre de terminer complètement le découpage sans avoir besoin de démonter la pièce pour la retourner.
- 112552. — DICK.—Procédé etappareil destinés à enlever l'humidité de la laine et d’autres substances similaires. •— L’objet du brevet réside principalement dans l’application aux machines à sécher la laine d’une soufflerie ou d’un ventilateur à coffre, disposé de telle sorte que le courant d’air est dirigé et lancé contre la laine lorsqu’elle entre dans ledit coffre. — La laine peut être enfermée dans une chambre à couvercle et planchers grillés, et séchés en forçant un courant d’air fie bas en haut.
- 112558. —Klein. — Genre de garde-peigneuse de la laine et d'autres matières fila/menteuses. — L’inventeur donne aux dépouilleurs la même vitesse circonférentielle que celle des travailleurs et les rapproche le plus possible du tambour; cette conformité de vitesse fait que la nappe de laine ne se trouve plus déchirée entre le tambour et le dé-pouilleur, et la vitesse réduite de celui-ci permet à la matière de pénétrer un peu plus dans les garni-. tures du tambour et d’éviter aussi une ou plusieurs passes qui raccourcissent toujours la matière.
- 112561, — Mazet. — Genre de fabrication de couleur noire. — Pour 25 litres, les doses sont : extrait de campêche, 1 kilogramme; noix de galle, 500.grammes; savon vert, 200 grammes; gomme arabique, 300 grammes; ammoniaque liquide, 100 grammes; cire jaune, 500 grammes ; rouille (oxyde de fer), 1 kilogramme ; suie de bois, 2 kilogrammes, et bois de noyer trituré, 4 kilogrammes.
- 112587. — Fink. — Machine à laver dite lessiveuse. à vapeur. — La caisse qui contient le linge est placée au-dessus d’un foyer dont les produits de la combustion s’échappent dans un conduit garni de cloisons. La caisse est animée d'un mouvement de rotation à l’aide d’une petite roue à augets dans laquelle tombe l’eau d’un réservoir supérieur..
- F 112602. —Moharet et Matthey. —Brochemail-lon exclusivement en métal pour le tissage sur
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- métier à double pièce superposée. — Au lieu d’être confectionnée en fer et en fil, la broche est d’une seule pièce en métal non flexible; on facilite ainsi le tissage sur métier à double pièce.
- 112610. — BARTHIEY fils aîné. — Machine destinée au blanchissage ou pelage des osiers, dite blanchisseuse osier. — La machine est disposée pour être actionnée par une force motrice quelconque, mécanique ou manuelle ; elle se compose de quatre volants et fie batteurs brisés à ressort et bascule munis de régulateur; de deux tireurs garnis de ressorts enchâssés intérieurement ; de quatre vis à pression distributrice et à serpentin pour donner la pression voulue devant chaque tireur et chaque batteur. Enfin deux va-et-vient et deux guides-pinces avec deux barettes séparatrices complètent la construction. Des engrenages avec pignons sont combinés pour les mouvements simultanés de tous ces organes.
- 112635. — Potel. — Fabrication à l’aide de la machine Jacquard du tissu damajute. — Fabriqué avec la machine Jacquard, ce tissu a sa chaîne en coton, laine ou jute, et sa trame en jute, le fond est une diagonale comportant trois fils de chaîne contre six de trame ; les fleurs sont faites par plusieurs armures.
- 112636. — POTEL. — Emploi des silicates sur les fils de jute. comme principe colorant. — Le fil est plongé dans une dissolution de silicate et d’eau, puis séché rapidement ; il est ainsi doté de plus d’éclat, de souplesse, et est rendu moins combustible,
- 112642, — Bauer et Cie. — Nouvelle méthode de copier ou de multiplier en couleurs différentes de lettres, des écritures, des dessins, des notes. — Pour la couleur violette, la composition est un mélange d'aniline, de craie, suif, stéarine, et d’un peu d’alcool ; pour la couleur rouge: fuchsine, aniline, craie, stéarine et un peu d’alcool; enfin pour la couleur verte ; methyl vert, aniline, craie, stéarine et une petite quantité d’alcool.
- 112654. — et fils. — Perfectionnements aux machines à laver les filaments en écheveaux, dites machines prussiennes. — Pour faire participer la surface extérieure des écheveaux à l’action des liquides injectés,dans les machines prussiennes, ces machines sont disposées pour recevoir, entre les cylindres porteurs des matteaux, un conduit d’où partent des jets liquides qui viennent frapper l’extérieur des matteaux pendant que l’intérieur reçoit les injections ordinaires des cylindres.
- 112691. — GRÜN. — Perfectionnements aux peigneuses de laine. — Particulièrement applicables à la peigneuse graduelle Meunier, ces perfectionnements sont : 1° arrachage à mouvement horizontal ; 2’ entonnoir de sortie oscillant ; 3° commandes des cylindres arracheurs par engrenages à mouvement à recul variable ; 4° pince inférieure rendue fixe au lieu d’être mobile, et 5° application de brosses au cylindre peigneur,
- 112711, — Ben TAroux. — Moyens de chiner par la teinture des rubans continus, peignés ou cardés de matières textiles. — Le procédé repose sur le principe d'obtenir par la teinture le chinage * des peignés ou cardés au moyen de cardes ou lanières entourant et serrant chaque ruban ou réunion de rubans, lesquels circulent dans des bains de teinture sur des tabliers sans fin composés de pinces articulées.
- 112743.— BOHIN et pils, — Perfectionnement au polissage des broches à tricoter. — La machine est destinée à polir ensemble plus de mille broches du même coup ; elle consiste en deux tables su-perposées, cannelées et animées d’un mouvement de va-et-vient ; la table inférieure forme bassine et contient le liquide à polir ; les broches sont en baquet cylindrique.
- 112744. —Boucher frères.— Perfectionnement au régulateur à mouvement continu de l'avancement de la chaîne dans les métiers à tisser, inven- , tion pour laquelle le sieur Eugène Boucher a pris un brevet de 15 ans le 17 juin 1875; — Des poulies donnent le mouvement à un arbre qui, par des engrenages, commande le rouleau d’appel et les organes régulateurs, de sorte quesiladuite ou trame se rompt, le casse-duite ou casse-trame actionne un mouvement de détente, comme tous autres effets, seront pareillement corrigés mécaniquement.
- 112746. — CHAMBON. — Gobelet destiné à recouvrir les gobelets employés dans les moulinages de la soie. — Le gobelet est en zinc et a une forme tronconique recouvrant par son rebord poli le roquet, monté comme lui sur le fuseau, et éloignant le fil; de sorte que le dévidage se fait sans recherche et sans mouiller Je roquet,
- 112,776. — BACHELU et RIBOLLET. — Système de fabrication du velours frisé et ondulé au moyen d’un fer dit tire-bouchon avec effet d’ar-mure.— L’objet du brevet est un fer tire-bouchon se plaçant comme un fer ordinaire et se déplaçant au moyen d'une pédonne munie d’une vis dans la-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- quelle fl tourne et se meut lorsqu’il est retiré du tissu ; son emploi permet d’obtenir, dans la fabrication du velours brisé et ondulé, un effet d’armure du plus gracieux aspect.
- 112,777, — Berger.—Nouvelles applications du lentisque à l'industrie, consistant à extraire de cet arbre, par décoction, distillation ou emploi de réactifs, des matières tinctoriales, des résines, de l’acide tannique, des huiles essentielles et un cirage. — Traitement par décoction, par distillation ou par tout réactif, des feuilles ou autres parties de l’arbre appelé lentisque.
- 112,783. — CHATRON et Chapelle.— Application faite aux métiers à tisser, les étoffes façonnées, leur permettant de marcher à la vitesse des métiers faisant le tissu uni. — Les brevetés appliquent sur le devant du métier à tisser plusieurs jacquards fonctionnant alternativement, afin d’augmenter la rapidité du tissage des façonnés et la production du métier.
- 112,791. — Horn. — Perfectionnements aux broches de métiers à retordre de tous genres. — Ces perfectionnements portent : 1° sur la crapau-dine de la broche, formant boité à huile, à l’aide de coussinets mobilisés par des vis; 2° sur la commande des broches par pignon fou et relié à une boîte par l’intermédiaire d’un ressort à boudin, et 3° sur la disposition et la forme spéciales du collet de la broche, laquelle se trouve suspendue d’une façon particulière.
- 112,817. — DUBOURG. — Nouvelles préparations pour le couchage des papiers, cartes, cuirs, etc., destinés à recevoir les impressions lithographiques ou autres et devant recevoir les reliefs par estampage ou par gaufrage. — Substitution aux colles, gommes, matières gélatineuses ou amylacées employées jusqu'à ce jour, des solutions dans lesquelles entre spécialement le caoutchouc .dissous dans les essences hydrocarburées.
- 112,284. — Laloue de Sourdeval. —Mode de dégraissage et de lavage des chiffons et matières filamenteuses et textiles au moyen du sulfure de carbone, des hydrocarbures, etc., et système d'appareil employé à cet effet. — Les chiffons sont placés sous un volume comprimé dans un double fond d’un réservoir, lequel double fond est surmonté de la capacité qui contient le sulfure de carbone; un. tubulure amène tout en bas le sulfure, qui pénètre les chiffons de bas en haut; on admet jusqu'à ce que le liquide sorte clair. Les impuretés sont conduites dans un appareil à distiller, chauffé
- par deux serpentins; le sulfure de carbone est chassé presque complètement; alors les chiffons sont retirés et traités sous pression par une lessive de saccharate de chaux. Des lavages à plusieurs eaux achèvent le travail.
- 112,831. — O’Neill. — Perfectionnements dans le tissage. — Les perfectionnements se rapportent à la fabrication des draps de castor, des velours croisés en coton ou en laine, et sont caractérisés par la fonction de deux bouts de l’endroit en paires ou triples.
- 112,839. — BARROIS. —Perfectionnements dans les machines à. gazer les fils. — Le gaz sort d’un ajutage conique pour se répandre dans le tube vertical, puis dans un branchement d’équerre garni de trois brûleurs ; le tube est percé, plus bas que l‘a-jutage, d’orifices par où l’air est appelé ; cet air se mélange plus haut au gaz et en se brûlant avec lui augmente l’intensité de la flamme. Les fils sont amenés parallèlement deux par deux et traversent les deux flammes l’une après l’autre.
- 112,850. — Corron et VIGNAT.—Procédé modifiant le toucher et la qualité du noir souple.— Le procédé a pour but de donner aux noirs souples un toucher soyeux, à la soie un aspect plus brillant, et d’augmenter le gonflé des fils de soie; il a pour principe le mélange sur l’assouplissage d’une proportion variable de pétrole, selon la qualité de la soie.
- 0 <
- 112,891. '— HOPFF. — Machine servant à enlever les glouterons de la laine. — Des deux rouleaux alimentaires la laine arrive à, un cylindre cannelé en scie, puis est pénétrée par un peigne nettoyeur à triple rangée d’aiguilles; elle passe ensuite entre deux rouleaux, de là sur un tablier, puis à un cylindre cannelé et à un autre peigne analogue au précédent, et finalement à une paire de rouleaux qui l’envoient au tablier délivreur.
- 112,894. —Jalla. — Application de l’impression sur les tissus bouclés. — L’impression en coton ou laine sera faite à la main ou mécaniquement sur tous tissus bouclés d’un ou deux côtés à boucle courte ou longue.
- 112,920. — Langlois. — Genre de tapis double face. — Application sur l’envers d’un tapis quelconque d’une toile cirée blanche, de couleur et dessin facultatifs.
- 112,922. — Heghe et Ce. —Rebrousseuse pour le travail des métiers rectilignes à tricot et autres. — L’objet de ce brevet consiste en divers perfectionnements aux rebrousseuses dont on fait usage
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- ET DE L IMPRESSION DES TISSUS 251
- actuellement pour rebrousser le travail des métiers rectilignes à tricot fabricant des bas, chaussettes, bords-côtes, des caleçons, etc. En vue de rendre moins pénible le travail de rebroussage et laisser à l’ouvrier toute liberté pour présenter et maintenir les griffes en regard des fontures, les inventeurs adaptent aux machines ordinaires un système de transmission de mouvement avec peignes rebrousseurs, système qui, par l’action du pied, communique à ces derniers un déplacement rectiligne sous les fontures et qui se trouve naturellement utilisé pour faire passer vivement et d’un seul coup toutes les mailles du tricot sur les aiguilles des griffes. — Ainsi, après avoir remis les mailles du tricot sur la fonture de la rebrousseuse, on apporte la griffe qui doit recevoir le travail dans des pièces mobiles qui leur servent de tourbillons. On appuie des deux mains sur la griffe pour maintenir solidement ses dents dans celles de fonture, et on donne un coup de pédale ; en un instant, le peigne a reporté, rebroussé les mailles des dents de la fonture sur les aiguilles de la griffe, et bientôt le rebroussage est effectué d’un seul coup pour toutes les mailles.
- 112,933. — SCHLUMBERGER fils et Ce. — Machine à imprimer sur tissus et papiers, etc., à un no.m-bre quelconque de couleur s, à organes moteurs fixes et presseurs variables. — Cette machine imprime au moyen de cylindres gravés en relief ou en creux, et dont le diamètre. peut être varié à volonté sans changer en rien la disposition des roues motrices ; les axes de ces cylindres restent sensiblement les mêmes ; c’est la surface plane ou cylindrique qui donne la pression de l’étoffe ou du papier contre les rouleaux et qui, au moyen d’un mécanisme convenable, avance ou recule suivant que le diamètre des cylindres est plus petit ou plus grand.
- 112,935. — Taylor et RAMSIDEN.—Perfectionnements apportés aux machines à filer et a doubler le coton, la soie, la laine, le lin et autres matières fibreuses, — Combinaison d’une bobine qui tourne avec la broche, avec une ailette renversée recevant son mouvement de rotation du fil; la différence de vitesse est obtenue par le frottement d’une rondelle en flanelle ou autres substances.
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- TAXE POSTALE DES IMPRIMÉS.
- On vient de proposer à la Chambre de modifier comme celle des lettres, certaines taxes postales, c’est-à-dire qu’à partir du 1er janvier 1877 les prix de transport des circulaires, prospectus, catalogues, avis divers, prix-courants, etc., sera fixé comme suit :
- Par paquet ou exemplaire isolé :
- De 5 grammes et au-dessous, 1 centime.
- De 5 à 10 grammes, 2 centimes.
- — 10 à 15 — 3 —
- — 15 à 50 — 5 —
- — 50 à 100 . — 10 —
- Et ainsi de suite, en ajoutant 5 centimes par 50 grammes, par fractions de 50 grammes, jusqu'à là limite de poids, qui est de 3 kilogrammes.
- LE TRANSPORT DES VALEURS' PAR LA POSTE et l’Assurance obligatoire.
- La Société pour le développement et la défense du commerce et de ‘ l’industrie de Marseille a adressé à M, le ministre de? finances la lettre sui-vante :
- « Monsieur le ministre,
- ' » Le projet de loi sur les valeurs expédiées par la poste, présenté par le gouvernement à la Chambre des députés, vient d’être renvoyé à l'exa-men de la commission du budget. Nous croyons devoir, dans l’intérêt général du commerce, vous soumettre à ce sujet quelques observations. Notre' intention n’est point de nous livrer à une discus-sion approfondie des articles de ce projet de loi. Il est, comparativement aux règlements antérieurs sur la matière, conçu dans un esprit essentielle-ment fiscal, sans se préoccuper assez des nécessités commerciales. Il change en obligation absolue ce qui était jusqu’ici une faculté laissée au public. Il enlève à la taxe postale le caractère que les lois précédentes avaient entendu lui, conserver, celui d’une rémunération pour un service rendu, et le transforme en impôt sur le commerce et l’in-dustrie. Il impose l’Etat comme assureur obligatoire, et force le public à payer plus cher une garantie qui est incomplète, puisqu’elle laisse en dehors’les cas de force majeure, tout en faisant payer, à raison de 5 centimes par 100 francs, l’assurance que les compagnies privées ne font payer que 2 centimes et 1 cent. 6, suivant les valeurs.
- » Pour toutes ces raisons, contraires aux prin-
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- 252 LE MONITEUR DE
- LA TEINTURE
- cipes généraux de liberté commerciale que nous avons toujours défendus, nous nous voyons obligés de demander le retrait de ce projet de loi. En dehors des questions de principe, il serait facile, s’il était maintenu, de démontrer les nombreux incon-vénients qui se présenteraient dans la pratique, et dont nous nous bornerons à signaler les plus • saillants :
- » 1• Le doute que la loi nous parait laisser sub-sister relativement aux chèques à ordre. Les chè-ques à ordie n’étant pas expressément dénommés parmi les valeurs exemptes de la déclaration, il est à craindre de les voir un jour ou l'autre, par une interprétation abusive, tomber sous le coup de la loi, ce qui détruirait d’une manière absolue l’emploi de ce mode de transmission, si générale-ment adopté aujourd'hui ;
- » 2 La loi ne détermine pas ce qui adviendra des plis dont la valeur sèra déclarée ét qui seront à destination des pays qui, comme l'Angleterre et l’Italie, n'admettent pas les plis chargés avec Valeur déclarée. C'est un point qu’il serait, selon nous, indispensable de préciser.
- » 3° Le négociant ou banquier français se ver-fait forcé de payer plus cher que ses concurrents des pays voisins l'expédition des valeurs au por-teur, et, par cela même, sé trouverait condamné à une infériorité commerciale.
- » 4° Il serait impossible, avec le maintien du maximum de 10,000 francs par chargement, d'ex-pédier un capital supérieur à cette, somme, par exemple les titres de rente française de 5,000 francs qui, au cours actuel, représentent 107,000 francs et bien d’autres valeurs françaises ou > étrangères d'un chiffre encore plus élevé.
- » 5°. Il y aurait un grand danger pour l’Etat d'é-veiller la convoitise des agents des postes par la déclaration de titres au porteur d’une valeur considérable et enfermés dans un seul pli.
- a » 60 II faut ajouter enfin les mille lenteurs et la gêne opposées aux transactions commerciales ét à la rapidité des affaires par le droit accordé à l'administration d’ouvrir les plis qui lui sont con-fiés, d’en vérifier le contenu et la valeur, ét de verbaliser en cas de contravention., Le commerce a plus que jamais besoin d'une entière liberté d'al-lures, et tout ce qui tend à la restreindre ne peut avoir que des conséquences funestès pour la pros-prité générale. »
- MAGASINAGE ET STATIONNEMENT DES WAGONS en GARES DES CHEMINS DE TER.
- Les modifications portant sur le service de la petite vitesse, relevées sur l’arrêté deM.le Ministre des travaux publics, concernant le service des
- chemins de fer pour l’année 1877, consistent en ce que le magasinage sera perçu pour lés marchandises adressées en gare, qui ne seront pas enlevées, pour quelque Causé que ce soit, dans les quarante-huit heures de la mise à la poste de la lettre d'avis adressée par les compagnies aux destinataires. Ce délai n’était, depuis «la guerre, que de vingt-quatre heures, et il y a dans cette modification un avantage pour le commerce digne d’être signalé.
- A l’égard du stationnement des wagons au départ, aucune modification n’a été apportée dans les délais accordés pour le chargement des wa-gons; ils doivent, toujours ,être chargés dans les vingt-quatre heures qui suivent la mise à la disposition dés expéditeurs. Seulement, là Compagnie ne percevra qu’un droit de stationnement de 5 fr. par wagon et par jour en retard, tandis que, depuis 1870, ce droit été fixé à 10 francs;
- A l'arrivée, les wagons devront êtré complètement déchargés dans les quarante-huit heures qui suivront la mise à la poste de la lettre d’avis, adressée par les Compagnies aux destinataires ; passé ce délai, les Compagnies pourront en faire le déchargement et percevront pour cette opéra-tion 30 centimes par tonne de 1,000 kilogrammes, sans préjudice des droits ordinaires de magasi-nage pour les marchandises déchargées, pour lais-ser les marchandises sur les wagons en perce-van t les droits de stationnement ci-après, quelle que soit la contenance des wagons :
- 5 francs par wagon et par jour pour les trois premiers jours, à partir du délai fixé ;
- 10 francs par wagon et par jour pour chaque jour en sus.
- Actuellement les Wagons doivent être déchar-gés dans les vingt-quatre heures ; passé ce délai, il est perçu un droit de stationnement de 10 francs par wagon et par jour de retard.
- . Nous constatons donc avec plaisir la remise en vigueur des délais et des conditions qui existaient avant là guerre de 1870, et nous félicitons M. Chris-tophle de cette mesure, dont le commerce en général lui saura gré.
- E. BICHON, Montpellier (Hérault)
- Fabrique d'Acide tartrique Alun de potasse, d’ammoniaque et extra-pur.
- Prix de faveur par wagon complet.
- Les Gérants : F. GOUILLON & P. Blondeau.
- i Imp. G. COLIN, route de Flandre, à Charleville (Ardenues)
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- NOIR D’ANILINE, breveté s. g. d. g.
- Licences cédées pour les départements de la Seine et de Seine-et-Oise.
- M. Grawitz a l’honneur de prévenir MM. les industriels que par ses brevets, en date des 30 septembre et 3 novembre 1874, et les certificats d’addition s’y rattachant, il s’est réservé la production sans aérage du
- NOIR DANILINE
- par la formation des sels doubles d’aniline et de métal ou des sels d'aniline à acides métalliques, peroxydés par les chlorates ou les chromâtes de quelque manière que ces réactions soient mises en œuvre ; et que, nul, sans son mandat spécial ne peut traiter avec Eux de l‘exploitation d’é ses procédés. r
- Les contrefacteurs seront poursuivis conformément à la loi.
- Pour céssiôn de licences d'exploitation s'adresser à l'office du MONITEUR de la Teinture.
- Redevance : 100 fr. par 1000 kil. de matières teintes.
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- LES TISSUS. T Directeur-Gérant : L. EERTIN. ( Voir l'annonce spéciale.)
- VAN LAER* — Album du Teinturier et du Fabricant, 24 feuilles, 192 échantillons et recettes; (Voir ran-nonce spéciale).
- THE TEXTILE MANUFACTURER
- Revue mensuelle des industries du coton, de la laine filée et tissée, de la soie, du lin, du jute ; de la teinture, du blanchiment, de l’impression sur étoffes, et du matériel de ces .industries. Prix pour la France, 12 fr. 50 par an. Adresser chèque ou mandat poste, à l'ordre de WILLIAM THOMAS, 138, Fleet-Street, à Londres.
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- TULPIN FRÈRES, constructeurs-mécaniciens, A ROUEN
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- ORGANISATION COMPLÈTE & CONSTRUCTION DE TOUTES MACHINES
- A L’USAGE DES FABRICANTS D'INDIENNES, DE DRAPS, DES FOULONNIERS, DES TEINTURIERS EN COTON, LAINE ET SOIE
- DES AFFRETEURS, DES BLANCHISSEURS, ETC.
- Exposition de Vienne. — Grand Diplôme d'Honneur.
- LÉGION D’HONNEUR
- 1874
- Méd. en bronze. 1847 — 2* classe 1855
- — en argent 1856 — or.... 1857
- — argent... 1862
- TM 3 2
- S
- Exposition Universelle 1867
- Deux Médailles en argent et une en bronze.
- SOCIÉTÉ D'ENCOURAGEMENT de Paris
- Médaille d’or en 1870.
- Essoreuse ou hydro-extracteur à moteur adhérent
- Machines à rainer les draps et autres tissus, circulaire et horizontale à pinces et à picots.
- Séchoirs à vapeur ou tambours à sécher, avec cylindre en cuivre ou en fer blanc, disposés sur un seul rang, ou sur deux rangs superposés.
- Gros tambours à sécher de un m. 30 à 4 m. de diamètre.
- Appareils à apprêter, applicables aux machines ci-dessus. .
- Machines à flamber au gaz, à l’alcool ou au feu, tous genres de tissus.
- Cuves à chaux pour blanchiment.
- Chaudières à lessiver» en tôle ou cuves.en bois. - .
- Cmaudières à la chaux en tôle.
- Cuves rondes pour trempage des pièces en chlorejou en. acide.
- Cuvesàclapot pour chlorerouacidu-1er les pièces d’une façon continue.
- Clapots de tous systèmes.
- Foulards à cinq rouleaux (mangle pour apprêts de blanc.
- Foulards divers pour apprêts de blanç.
- Machines à humecter.
- Caves, circulaires à pilons pour laver les tissus fins.
- Machines à savonner les toiles (trotteuses).
- Bendeuses doubles ou simples.
- Blechines à battre, brosser et enrouler les tissus.
- Machines à butler, dites Maillocheuses.
- Tmoolleuse pour fils avec chauffage nouveau, par surface rayonnante.
- Appareil extracteur de condensation.
- Machines à imprimer, à 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 couleurs.
- Courses de rouleaux horizontales ou verticales, chauffées par plaques à vapeur ou par le feu.
- Hott-flues ou courses à mater.
- Cuisines à couleurs, avec chaudières de toutes dimensions et agitateurs mécaniques. • .
- Eprouvettes à garancine.
- Chaudières à cuire les bois de teinture.
- Cylindre avec ou sans friction, de tous systèmes. ' ’
- Plaques à vapeur pour tous genres de, chauffage.
- Cuves à vaporiser ou à fixer.
- Appareils régulateurs pour le vapo-' risage.
- Cuves à garancer. id. à dégommer.
- Presses hydrauliques de différents systèmes et de toutes forces.
- Petite presse à Vis pour couper les échantillons.
- Machines à métrer et plier les tissus.
- Vis à élargir.
- Régulateur de pression.
- Tournettes à laver ou rincer.
- Roues à laver.
- Id. à émoudre les bois de teinture.
- Cuves à engaller
- Id. pour finir les noirs.
- Bac à teindre continu pour les couleurs claires.
- Appareil à cuire les apprêts à haute, pression.
- Appareil à cuire les apprêts à double fond, avec ou sans agitateur mécanique.
- Moteurs à vapeur de 1 à 12 chevaux pour commandes directes de machines outils de tous genres.
- Courses pour sécher les mordants.
- Foulards pour passer les mordants.
- Machines à cirer les pièces.
- Id. à apprêter les tissus.
- Calandres à levier.
- Machines à moirer.
- Id. à glacer par galets.
- Machine à chauffer les cartes d’ap-prêt. -
- Armoire à chauffer les plaques de presse.
- Foulards simples et doubles pour • laver les laines.
- Rouleaux cylindriques pour mesurage des étoffes.
- Bbégorgeuses.
- Hydro-extracteurs verticaux, com, mandés en dessus ou en dessous’ avec ou sans moteur à vapeur, pour l’essorage des tissus de toutes sortes.
- Machines spéciales avec panier breveté, pour l’essorage des acides.
- Hydro-Extracteur -horizontal pour essorer les draps au large.
- Rouleaux en draps pour exprimer les laines
- Id. en tissu coton pour machine à exprimer.
- Id. en papier pour cylindres ordinaires ou à friction.
- Id. en papier ou contre-partie . pour moirer.
- Id. en copeaux de menuisier pour pression.
- Machine à laver les écheveaux de coton, de laine ou de soie, circulaires .. ou horizontales, brevetées.
- Moulins à indigo.
- Cuves à bouser.
- Machine continue pour le séchage des écheveaux.
- Appareil exprimeur breveté pour matières teintes en indigo par le procédé à l’hydrosulfite.
- Transmissions de mouvement.
- Chaudronnerie de précision. — Grosse chaudronnerie de fer et de cuivre.
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- 4e Série, 4e Volume.
- 20 NOVEMBRE 1876.
- 2e Année, Numéro 22.
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS REVUE THÉORIQUE & PRATIQUE Spécialement consacrée
- AU BLANCHIMENT, A LA TEINTURE, A L'IMPRESSION ET A L'APPRÊT DES FILS ET TISSUS, A LA PRODUCTION ET A LA PRÉPARATION DES MATIÈRES TEXTILES; EN GÉNÉRAL, A LA FABRICATION
- ET A L’APPLICATION DE TOUS PRODUITS COLORANTS EMPLOYÉS DANS L'INDUSTRIE ET DANS LES ARTS
- PARAISSANT LE s ET DE 2 DE CHAQUE MOIS
- Sous la direction de M. A.-Félix GOUILLON, Ingénieur-Chimiste
- ADMINISTRATION et
- rue Michel-le-Comte, 22, PARIS
- S’adresser a MM. GOUILLON et BLONDEAU, Ingénieurs.
- ABONNEMENTS
- Paris et Départements : Un an... 15 fr.
- — — Six mois.... 8 —
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- INSERTIONS
- La ligne, page en deux colonnes... » 50 c
- Réclames........................... 1 50
- Faits divers......................... 3 »
- Les abonnements et les annonces sont reçus au bureau du journal, 22, rue Michel-le-Comte, à Paris, et chez les principaux libraires de France et de l'Etranger.
- MACHINES A VAPEUR VERTICALES
- LES SEULES MONTÉES SUR SOCLES BATI-
- (brevetées, s. g. d. g.)
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- DIPLOME D’HONNEUR
- Médaille d’Or et grande Médaille d’Or aux Expositions
- de Lyon et de Moscou en 1872
- Chaudières à foyer intérieur et à houilleurs croisés
- Portatives, fixes, et locomobiles, depuis la force d'un jusqu’à vin;; chevaux. Leurs dispositions spéciales et la supériorité de LEUR construction leur ont valu les plus hautes récompenses accordées à ce genre de machines dans toutes les expositions et la médaille d’or dans tous les concours. — cylindre a enveloppe . —réchauffeur d’alimentation. — RÉGULATEUR et détente variable. — TRS-FETITE VITESSE.—MEILLEUR MARCHÉ QUE TOUS LES AUTRES SYSTÈMES.— Pas d'ins-tallation, pas de cheminée spéciale. — Arrivent toutes montées prêtes à fonctionner.—Occupent trés-peu d’espace, se placent partout comme un meuble ordinaire. Brûlent toute espèce de combustibles et utilisent tout le calorique. — Conduites et entretenues par le premier venu. — Elles s’appliquent par leur commodité et la régularité de leur marche à tous les usages et à toutes les exploitations industrielles et agricoles,
- Envoi franco du prospectus détaillé.
- Nota. Les chaudières sont construites dans les ateliers spéciaux de lamaison, qui donne pour le choix des tôles et l’exécution, des garanties que n’otfrent jamais les chaudières fournies par les chaudronniers à la plupart des constructeurs-mécaniciens.
- Chaudières spéciales pour la Teinturerie.
- J. HIERMANN-LACHAPELLE, Construeteur-écanicien
- PARIS, 144, Faubourg-Poissonnière, 144, PARIS
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- PRIMES AUX ABONNES
- Le Moniteur de la Teinture paraît depuis le 1er janvier 1857 ; il portait dans le principe, le titre de Coloriste industriel.
- Les premiers volumes de sa collection sont épuisés; ceux qui restent disponibles comprennent les années 1866, 1867, 1868, 1869, 1870-71, 1872, 1873, 1874 et 1875, en tout neuf volumes.
- Ces collections constituent, dans leur ensemble, le. Traité théorique et pratique le plus étendu et le plus complet, concernant les industries tinctoriales-, la quantité de faits, documents, procédés, descriptions, échantillons et gravures qu’elles contiennent, répondant toujours aux nécessités présentes de ces industries, en font un précieux auxiliaire pour toute exploitation industrielle ou commerciale se rapportant au Blanchiment, à la Teinture, à {'Impression, aux Apprêts et à tout travail des Tissus ou des Couleurs en général.
- Les volumes 1866, 1867, 1868 et 1869 deviennent rares; ils ne peuvent être cédés qu’au prix de 15 fr. l’un. — Ceux des années suivantes, ont été tirés à un plus grand nombre d’exemplaires, ce qui nous permet d'offrir en
- PRIME
- Aux abonnés nouveaux il9un an, ainsi qu’à nos abonnés actuels,
- 10 Les cime derniers volumes 1s20-31, 181?, 1813, 1814 et 1815, au prix réduit de 35 francs, ou :
- 2° — lies quatre derniers volumes 481®, 1813, 1814 et 1815, au prix réduit de 38 francs, ou :
- 3°—lies trois derniers volumes 1813, 1814^1815, au prix réduit de ae francs, ou :
- 4° — lies deux derniers volumes 1814 et 1815, au prix réduit de 45 francs, ou : 5° — Un des cinq derniers volumes parus au prix réduit de 10 francs.
- 6° lia collection des neuf volumes au prix réduit de 85 francs»
- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné (1)_______________________________-— --------------;___ demeurant à________________________________________________________________________—___________________________________---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- département d__________________________________;___________________________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________-
- déclare souscrire pour un abonnement de__________________ —___________ au Moniteur de la Teinture, à partir du (2)
- •et comme prime aux volume _____________________ _______________le tout payable à la présentation de la quittance
- Signature :
- On s’abonne en adressant un mandat de poste à l’ordre de MM. GOUIL-lon et Blondeau, rue Michel-le-Uomte, 22; ou en remplissant le bulletin de souscription ci-contre et l’adressant franco au bureau du journal.
- Les abonnements pour l’étranger doivent toujours être accompagnés de leur montant en un mandat-poste ou une valeur sur Paris.
- Les abonnements sont payables à notre office, ceux par bulletin sonten conséquence augmentés de 50 centimes applicables à la moitié des frais d’encaissement.
- (1) Ecrire lisiblement et mettre l’adresse.
- (2) Les abonnements partent de Juillet et de Janvier ;mais, afin d’avoir un volume complet, avec table, les abonnés ont avantage à faire dater du mois de Janvier de l’année courante.
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- Matériels pour l’Impression
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintehant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile 'a exécuter.
- Nous avons établi des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face pour étendre la couleur. h Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- I Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu.
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Parla combinaison d’un petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l’OFFICE du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour Vimpression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-lin.......................................................... le kil.... 3 fr. »
- — par boîtes de 5 kilogr............................................ la boîte.. 12 — 50
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron............................................ le kil.... 4 — »
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais............................. — 6 — »
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta...................................... — 12 — »
- Vermillon..........................................•..........................* — 18 — »
- Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., lr0 finesse, 24 fr. le kilogr. Tontissès de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle colle(est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates. Prix : Qualité unique, 1er blanc 4 fr. le kil.
- Dépôt à VOffice du Moniteur de la Teinture.
- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
- Cartons de 58 centimètres de longueur sur 46 de largeur, prix du cent. 40 fr - 67 - — 53...............-..............—............. 41.........— — 75 — — 64...............—..............—............. 60.........— — 85 - US * 65...............—..............—....................................... 75 — — l“03 — — 65...............—..............—............. 85.........— — 1"06 — — 76...............—..............—..........................F. 120 — — 0-92 — — 82...............-..............—............. 140........’— — 1-15 — _ 85...............—..............-............. 150........—
- — lm30 — _ 80 — — 150 —
- dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiques. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- COULEURS
- PRIX DE
- Rouge».
- Fuchsine inférieure.................. le kil. 15 fr.
- — bonne courante....................... — 35
- — extra-supérieure..................... — 40
- Rouge pour coton....................... — 70
- Rouge-cerise ou grenadine.............. — 15 Rose de safranine en poudre..........................— 200
- — - - ~ 120
- Géranosine en poudre................... — 180
- Eosine, nouvelle couleur............... — 120
- Bleus.
- Bleu ordinaire........................ le kil. 55 fr.
- Bleu pur................................ —
- Bleu-lumière supérieur.................. —
- Bleu Nicholson pour laine (n° 5)..... —
- - - (n» 3)...... -
- — lumière (ne 1)..... —
- Bleu de Lille, ou gros violet......... —
- Bleu-noir, ou bleu marin................ —
- Bleu foncé.............................. —
- Bleu spécial pour coton, suivant qualité....
- 125
- 200
- 40
- 70
- 90
- 36
- 25
- 30
- 60 à 120
- Jaunes.
- Jaune bouton d’or.................... le kil. 50 fr.
- Jaune-orange.......................... — 50
- Orange supérieur pour soies........... — 200
- D’ANILINE
- DÉTAIL :
- Violets.
- Violet ordinaire, rouge.......le kil. 55 fr.
- — bleu................... — 55
- Violet lumière, Hoffmann ou Paris, rouge................... — 60
- Violet moyen................... — 65 Violet lumière, bleu... — 70 Violet au bi-chromate, en pâte. — 25 Violet pour remontages. — 36
- Verts.
- Vert lumière à l’iode (n° 2). le kil. 100 fr.
- — — supérieur.. — 110
- Divers.
- Brun d’Elbeuf liquide................. le kil. 5 fr.
- Marron d’aniline..................... — 25
- Gris, par le bleu-noir.................. — 25
- Gris-perle, par les violets.......... — 110
- Coralline rouge......................... — 30
- — jaune (alcool)......................... — 20
- Purpuraline à l’état sec................ — 10
- Xanthine (orange)....................... — 35
- Cachou de Laval......................... — 3
- Toutes ces couleurs sont solubles à l’eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- MATIÈRE COLORANTE D’ANILINE
- Produisant des Grenats, Marrons, Prunes, etc., à bas prix, sur Laine, Laine et Coton, Coton. Par Teinture ou par Impression
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 octobre 1874, page 235.
- Prix de détail : 10 fr. le kilogr. — Par kilogr. : 8 fr.
- BLEU-NOIR D’ANILINE soluble dans l’eau
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 janvier 1875, page 22.
- PRIX DE DÉTAIL : Bleu noir sec, 35 fr. le kil.; par kilogr. 32 fr.
- . soluble dans l’eau
- produisant des aurores et roses magnifiques.
- Voir, pour l’emploi, le numéro du 20 juillet 1876, page 163.
- Prix de détail : 120 fr. le kil.; par kilog. 90 fr.
- Conditions particulières pour commandes en gros. — Dépôt à l’office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRCANT DE COULEURS D’ANLINE
- Médaille d’t.p-.2. onze à l’Exposition de Lyon en 1872. Médaille de Mérite à l'Exposition de Vienne 1873
- SPÉCIALITÉ IE COULEURS PoUR PEAUSSERIE
- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats,
- Bruns d’Elbeuf (solubles à l’eau), remplaçant le calliatour et résistant au foulon Acide salycilique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Get antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
- WELTER ET WEIDKNECHT
- Constructeurs à MULHOUSE (Alsace)
- Construction spéciale de toutes machines pour blanchiments. Impressions, Teintureries, Calendrages, Glaçages, etc.
- Ilydro-Extr actêurs.
- Machines à laver de tous systèmes.
- Machines à apprêter d’un seul et des deux côtés.
- Machines à pulvériser l'eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
- Machines à sécher.
- Machines d imprimer au rouleau.
- Grilloirs à gaz et au pétrole.
- Rames fixes à pinces et à déraillage.
- liâmes continues à picots.
- liâmes continues à pinces.
- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements.
- Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, Pompes centrifuges et à pistons, Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
- Installations complètes pour Tuileries mécaniques à terre dure et à terre molle.
- Noir d’Aniline au Vanadium
- Sel .............-........................... le kilog.
- Vanadate d’ammoniaque........................ le gramme
- 46 fr.
- 3 fr.
- 2 fr. 50
- par 10 gr. et au-dessus
- Voir pour l'emploi les n°s du 20 juin et du 5 juillet. — S’adresser à l’office du Moniteur de la Teinture
- ALBUM DU TEINTURIER ET DU FABRICANT TEINTURES UNIES ET MÉLANGES
- Par G. VAN-LAER
- Chimiste industriel, Professeur du Cours pratique de Teinture à l’École professionnelle de Verviers.
- 11 paraîtra deux feuilles par mois, chacune contenant 8 échantillons ; la lre feuille sera composée de Teintures unies sur tissus et en laine feutrée; la 2e feuille ne contiendra que des Mélanges, c’est-à-dire de la laine feutrée et des fils composés de plusieurs laines diversement teintes; l’auteur s’occupera également delà teinture du feutre et des fourrures ou peaux en poils.
- L’album comprendra 24 feuilles, 192 échantillons. Chaque feuille formera un tableau de 44 centimètres de hauteur sur 28 de large. — Au milieu sont les échantillons ; à gauche, la composition des mordants, dose de chaque sel, durée du mordançage pour 100 kilos ; à droite, la désignation des matières colorantes, et durée de la teinture pour 100 kilos de matière teinte.
- Prix de l’abonnement, en souscrivant, 30 fr. Om s’abonme a l’office «m Momiteur «le la Teinture. Les numéros 1 et 2 ont paru.
- Eenseigmememts et’ Recettes.
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lu sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 franc en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
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- A VENDRE DOCCASION (Office du Journal)
- MATÉRIELS DIVERS
- 20. — Deux presses à empaqueter les fils, poids 200 kil. Prix ; 100 fr. (Puy-de-Dôme).
- 39. — Un métier d’apprêt avec cylindre sécheur ; quatre rouleaux en cuivre ayant l>«38 de long sur 0m70 de diamètre.
- 71. — Une machine à métrer et plier les tissus.
- — Une machine à métrer et plier les tissus, grande largeur (Seine-Inférieure).
- 74. — Deux presses à laver les laines. 300 fr. l’une (Somme).
- 80. — Une cureuse pour apprêt. Prix : 150 fr.
- 88. — Une machine à cylindrer, composée de 3 rouleaux, 2 en papier, longueur lm20 de table, diam. 0m45. et 3 en fonte, creux, de lm30 et 0m30 de diamètre (Somme).
- 89. — Une plieuse capeline, neuve, pouvant plier 1 m30 au maximum et lm10 de largeur (Somme).
- 90. — Un séchoir à 12 rouleaux en cuivre, diamètre 0m43, longueur lm40 (Somme).
- 91. — Quatre machines à glacer les fils de coton, dont une de construction Suisse et les trois autres de construction Anglaise. Elles sont des derniers modèles et deux sont munies de doubles ventaux. Elles sont complètes et ont des brosses de rechange.
- 93. — Huit appareils évaporateurs à lentilles, système Chenailler, de Paris. En très-bon état. Prix : 2,000 fr. chaque (Nord).
- 97. — Matériel provenant d’une usine de bois de teinture (Nord).
- 1° Deux raboteuses. Elles font 1,300 à 2,000 kilos par jour. Prix : 450 fr. l’une.
- 2Ü-Une paire de meules verticales montées de lml0 de d’am. Prix : 500 fr.
- 3° Une paire de meules horizontales montées et ses engrenages, {m20 de diam. Prix : 800 fr.
- 4° Un pont bascule, force 10 à 12,000 kilos. Prix : 800 fr.
- 5° Une scie circulaire, 0m75 de diam., bien montée. Prix : 250 fr.
- PEIGNES ET PEIGNEUSES
- 1. — Quatre peigneuses Ward, à quatre peignes, de 1640 de longueur utile, poids 1,200 kil. (Puy-de-Dôme). 2. — Une peigneuse Ward, à trois grands peignes, de 2m, 200 de longueur utile, poids 1,600 kil. (Puy-de-Dôme).
- 3. — Un lot de peignes à main de trois numéros (Puy-de-Dôme).
- 4 . — Deux peigneuses (pour la laine), Schlumber-ger et Ce, nos 1177 et 1178, brevet Heilmann (Ardennes).
- 5. — Deux laineuses simples à 1 tambour. A 500 fr. l’une.
- 6. — Huit cardes doubles munies de leurs garnitures, à deux tambours et 14 chapeaux.
- — Trente-deux cardes doubles munies de leurs garnitures, à deux tambours et 16 chapeaux.
- — Trois couloirs montés sur supports , et trois machines à bascule pour ces cardes.
- — Deux machines à repasser les chapeaux. Toutes ces machines sont en très-bon état; on peut les voir fonctionner. Elles seraient livrables à partir de fin juillet et successivement. Prix pour le tout, 5,000 francs. Chaque carde prise séparément, 223 fr. (Haute-Saône).
- TONDEUSES
- 2. — Quatre tondeuses longitudinales de im75 et de {m63de largeur, pour drape et nouveautés; remises à neuf. Prix : 1 ,000 l’une.
- 3. — Trois tondeuses de 2m20, pour tapis, mérinor, fantaisies, etc , remises à neuf. A 1,600 fr. l’une.
- 4. — Une tondeuse de 0m90 de largeur, pour draps et nouveautés, remise à neuf. Prix : 500 fr.
- 5. — Une tondeuse idem. Prix : 350 fr.
- 6. — Une sécheuse-rameuse. Prix : 5,500 fr.
- 7. — Une tondeuse, largeur 1130. Prix : 500 francs (Somme).
- ' 8. — Une petite tondeuse.
- — Une grande tondeuse Chesneau (Seine-Inférieure).
- 9. — Six laineuses (Ardennes).
- 10. — Deux brosseries de Schneider, de Sedan (Ardennes).
- 11. — 600 lames 3 chardons, garnies (Ardennes).
- 12. — Deux égrateronneuses à laine. Prix : 5,000 fr.
- — Un loup. Prix : 800 fr.
- — Une exprimeuse pour le dégraissage de la laine. Prix : 600 fr.
- — Une laveuse à laine. Prix : 1,000 fr. composant un matériel complet pour le dégraissage et l’égrateronnage de la laine ; le tout en bon état et fonctionnant (Calvados).
- 13. — Une rameuse sécheuse à draps, système Tul-pin frères. Prix : 2,000 fr. (Calvados).
- 14. — Une hélice pour sécherie.
- 15. — 40 mètres carrés de toiles métalliques pour sécherie de draps.
- ESSOREUSES
- 4. — Un essorage en bois, pour laines brutes ou en écheveau (Somme).
- 6. — Une essoreuse à friction, de Buffaud frères, de Lyon; panier en cuivre de l“’2O de diam., moteur direct et mouvement en dessus. Prix: 2,200 fr. (Seine-Inférieure).
- 7. — Dsux essoreuses à moteur adhérent système Buf-fand, panier de lm20 de diamètre en forte tôle galvanisée, neuves. Prix : 5,000 fr, la paire au lieu de 7,000 fr.
- 8. — Une essoreuse à moteur adhérent, systeme Buffaud, panier de 1m20 de diamètre en cuivre, ayant servi quatre mois, bon état. Prix : 2,000 fr.
- 9. — Essoreuse Bezault à double friction, marchant au moteur, panier en cuivre étamé de 80 cent, de diam. Prix : 800 f.
- — Essoreuse Bezault à engrenage et à friction, panier en cuivre, diamètre 0m80. Prix : 700 fr.
- - — Essoreuse Bezault à friction, panier en cuivre, diam. 0m50. Prix : 375 fr.
- 10. — Essoreuse Mareschal à friction et à force motrice seulement, panier en cuivre, avec couvercle, dia-mètre Om. Prix : 473 fr.
- 11. — Essoreuse Rossignol à main et à force motrice, diamètre du panier 0m50, couvercle en cuivre. Prix : 425 fr.
- — Essoreuse Rossignol à main et à force motrice, diam. du panier 030, mouvement en dessous. Prix: 375 fr.
- 12. — Essoreuse toupie à mouvement progressif, force motrice, panier en cuivre de 0"‘80. Prix : 600 fr. — Essoreuse à main, panier en cuivre de 043 de diamètre, avec couvercle. Prix : 473 fr.
- 13. — Essoreuse Martin Labbé, à engrenage et vis sans fin, marchant à la main, mouvement très-doux, panier en cuivre, diam. 04.. Prix : 330 fr.
- 14. — Essoreuse à force motrice par poulies et engrenages, bâtis en font0, panier en cuivre, diam. 0n85. Prix : 500 fr.
- 15. — Essoreuse Cail belle et solide construction, presque neuve, panier avec toile métallique en laiton, diam. 080. Prix : 1,200 fr.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20' Année, No 22. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Novembre 1876
- SOMMAIRE
- Chronique. —Montage et conduite dos cuves à indigo (3e partie), par M. Cn. DnEVET. — Tissus pour fleurs (échantillons).-— Noir d’aniline ne verdissant pas, par C.-F. BRANDT. — Auranlia, nouvelle couleur orange, par M. GNEHM.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE. — Épaillage chimique des laines. — Des laines peignées (suite). — La Science allemande et ses tendances, par M. Berthelot.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS. — Exposition universelle de 1878. Avis officiel. Travaux d'installation.
- CHRONIQUE
- Nous avons vu, par notre précédente Chronique, que la situation des industries textiles semblait se relever, excepté, cependant, pour les lainages, qui souffrent beaucoup de la douceur de la température.
- A Elbeuf, principalement, on se plaint de cette stagnation des affaires, que l’on attribue en même temps, aux événements politiques qui nous montrent à l’étranger une guerre en perspective.
- Les ordres en draperie deviennent de plus en plus rares sur la plupart des marchés, et notamment sur cette place où les commissions en étoffes d’été remises aux voyageurs sont si peu importantes que plusieurs d’entre eux ne jugent pas à propos de terminer leur tournée.
- La nouveauté demi-saison, les tissus à paletots et à vêtements complets et les draps unis noirs de qualité moyenne sont, seuls, quelque peu recherchés.
- Sedan, Reims, Vienne, Mazamet. Carcassonne se plaignent. A Roubaix, à Reims, la situation est meilleure sans être, néanmoins, complètement satisfaisante.
- La draperie est ainsi délaissée, tandis que les lainages ras se soutiennent mieux; il est donc permis de voir dans ce fait l’influence de la température.
- A Verviers, la fabrique paraît en voie de reprise sérieuse ; ce mouvement qui se manifeste depuis deux ou trois mois, après phi
- sieurs années de calme désespérant, paraît donc avoir de la consistance.
- En Italie, l’industrie lainière est toujours dans une très-mauvaise situation.
- Le dernier courrier de New-York nous donne les renseignements suivants sur le commerce des tissus :
- « Sur le marché des dry goods étrangers, le calme a prévalu, sauf pour quelques affaires modérées sur les articles recherchés pour les fêtes.
- » Les soieries ont été un peu plus faciles et les velours et garnitures se sont vendus à plus bas prix. Les principaux articles usuels ont maintenu leurs prix, mais les articles de fantaisie ont été cédés avec quelques concessions.
- » Peu d’affaires en toiles pour chemises, usages domestiques, mais davantage en mouchoirs, dentelles, broderies. Quelques affaires en châles brochés de Paris, ainsi qu’en mérinos noir et en châles cachemires ; lainages languissants. Bonneterie et gants en bonne demande. »
- Nous n’avons que peu de chose à signaler sur les produits colorants :
- Les indigos se relèvent bien péniblement malgré le peu d’abondance de la marchandise. A la vente publique qui a eu lieu au Havre, le 16 courant, il a été adjugé 232 caisses Bengale ; les prix payés ont été généralement de 50 à 75 centimes au-dessus des estimations pour les indigos nouveaux, et de 1 franc environ pour les anciens. De
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- gré à gré, peu d’affaires ont été signalées. A Bordeaux, la demande est peu active, mais avec des prix bien tenus par les détenteurs; il s’est seulement vendu quelques petits lots de Kurpah.
- Sur cette dernière place, les rocons trouvent des débouchés faciles par suite des petites quantités restant en magasin, et des faibles arrivages en expectative.
- Pour ce qui concerne les bois de teinture, des nouvelles reçues d’Haïti, annoncent des expéditions restreintes, ce qui a ranimé les demandes du Havre, et permis aux détenteurs d’élever leurs prétentions.
- A Marseille, les galles noires et vertes sont toujours rares et bien cotées.
- Depuis plusieurs mois nous n’avons pas à signaler de document officiel ou d’événement public intéressant directement nos industries; cette partie de notre Chronique est donc pour ainsi dire inoccupée.
- Pour ne point perdre cependant l’occasion de cette causerie, agréable pour nous, nous devons nous rabattre sur les faits secondaires ou sur ceux d’un intérêt plus général.
- Parmi ces derniers, l’Exposition de 1878 est certainement un des plus fertiles sujets de conversation, mais il faut dire qu’elle n’est encore qu’à l’état d’embryon, et qu’il est bien difficile de préjuger de sa physionomie définitive; ce qui paraît hors de doute, c’est que l’œuvre sera grandiose et son succès certain ; dans nos spécialités, principalement, nous savons que de grands travaux se préparent ; par les projets qui nous ont été communiqués et par les conseils qui nous ont été demandés, nous sommes en mesure d'affirmer que des nouveautés importantes se révéleront, surtout dans la mécanique tinctoriale et dans les produits colorants.
- Quant aux produits proprement dits de nos industries, c’est-à-dire les matières teintes et imprimées, un grand nombre d’industriels sont dans l’intention d'exposer, peu sont
- fixés sur les articles qui constitueront leur exposition, attendu que jusqu’à cette époque des genres et des modes nouveaux peuvent se produire.
- Mais ce que nous tenons à constater, c’est que chacun se prépare et que beaucoup nous ménagent d’heureuses surprises.
- Nous pourrons même donner un avant goût de ces agréments en commettant quelques indiscrétions, avec le consentement des intéressés qui nous en fourniront d’ailleurs les éléments. Plusieurs industriels, futurs exposants, nous ont, en effet, priés de les représenter pour obtenir l’admission, surveiller l’installation de leurs produits, et pour les faire apprécier par les visiteurs, évidemment fort nombreux de cette exposition; nous offrons ces mêmes services à tous nos clients qui seraient dans l'intention d’exposer, et qui n’habitant pas Paris, voudraient avoir au centre m ême de cette ville, des représentants sérieux et compétents.
- La presse industrielle rendra d’importants services au milieu de ce brillant concours ; ses descriptions et appréciations techniques seront assurément plus utiles à l’industriel que les détails fantaisistes des journaux d’actualité; nous savons quel est le devoir qui nous incombera en cette circonstance, et nous prenons déjà nos dispositions pour y satisfaire.
- F. Gouillon.
- MONTAGE ET CONDUITE DES CUVES A INDIGO.
- 3e PARTIE (1).
- Ordre du travail. — Bleu d’indigo et teintes à base de bleu sur laine et sur coton.
- La troisième partie de ce travail a pour but d’indiquer au guédron, la manière de procéder
- (1) Voir les 1re et 2c partie dans le Moniteur de la Teinture, n° du 5 mai courant, page 98, et les précédents.
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- sur ses cuves pour les fatiguer le moins possible, tout en obtenant le plus grand rendement. Je mettrai en même temps le guédron en garde, contre certains accidents qui peuvent avoir des résultats fâcheux pour l’état de la cuve. Je lui indiquerai dans quel ordre le travail doit se succéder, les colorations capables d’être obtenues par la combinaison des colorants divers appliqués sur la laine soit avant soit après le passage en cuve à indigo; enfin, je donnerai certains procédés propres à retirer des résidus d’un guèdre, l’indigo qui s’y trouve attaché ou déposé.
- Il convient donc, d’après ce qui précède, d’examiner dans quel état les matières à teindre doivent être pour entrer en cuve.
- Pour la laine, elle doit être parfaitement dégraissée, lavée, et désoufrée si elle a été soufrée préalablement, car toute réaction capable de modifiér le bain rompt l’équilibre des fermentations et entraîne la maladie; dans ce cas, la maladie étant prévue on peut la combattre, mais il est mieux de la prévenir.
- La maladie qui peut résulter de la mise en œuvre sur une cuve à indigo, d’une laine mal lavée ou mal rincée après dégraissage, est due à une absorption d’ammoniaque de la cuve qui devient acide et qui tend à couler, connaissant le mal nous connaissons le remède, c’est de cesser d’entrer les laines dans cet état et de pallier la cuve en y ajoutant une demi-charge de mélasse et un peu plus de cristaux que d’habitude.
- Les laines teintes, imparfaitement dégraissées, devront l’être de nouveau sur un bain d’eau chauffé à 63 ou 70° et chargé de cristaux de soude ou d’ammoniaque liquide dans les proportions ordinaires pour un bon dégraissage; elles devront aussi être rincées à fond.
- Il est très-rare que la coloration reçue soit assez solide pour résister à ce dégraissage ; il arrive même souvent que la laine mal dégraissée et passée en cuve, offre après un second dégraissage, un aspect tout chamarré.
- Une laine blanchie par le gaz acide sulfureux ou par le leucogène (bisulfate de soude) ou qui contiendrait un acide quelconque et passée en cuve, pourra se teindre mais entraînera la cuve vers le coulage et cela se comprend malgré* que de prime abord les deux cas paraissent opposés ;
- et cependant, en y regardant de plus prêt, on s’aperçoit que dans les deux cas c’est un excès d’acide qui entraîne le coulage. Le remède sera encore le même.
- Une laine teinte au moyen d’alun avant d’entrer en cuve devra aussi être bien lavée car, malgré la quantité de gaude qui peut s’y trouver et qui tend à annuler l’effet du sel acide, en introduisant dans la cuve un élément de fermentation, je n’hésite pas à engager le guédron à ne pas suivre les pratiques qui peuvent réussir mais qui peuvent aussi entraîner à des conséquences regrettables et qui consistent à se dispenser de ce rinçage. D’ailleurs cette marche est illogique et doit être laissée de côté.
- Et puis le gaude n’entre pas dans tous les pieds de jaune qui passent en cuve; le bois jaune, le quercitron peuvent être employés et se serait se créer des embarras bénévolement, que d’économiser un rinçage après le pied de jaune.
- Les laines de peaux abattues par la chaux tendent au contraire à fausser la cuve vers le rebut. Outre qu’elles prennent très-imparfaitement la coloration bleue fournie par la cuve, elles laissent échapper dans celle-ci une quantité considérable de chaux qui en rebute le bain. Le remède a été indiqué dans la seconde partie de cette communication et une dose d’acide sulfurique devra être administrée; mais, en tous cas, on devra suspendre le passage de ces laines sur ces cuves.
- Il y a une préparation préalable à laquelle ces laines peuvent être soumises et qui, presque toujours, suffit pour les ramener à un état normal assez satisfaisant. Cette opération consiste à faire bouillir les laines de peaux avec 12 0/0 d’acide chlorhydrique et pendant une heure ; l’acide s’empare de la chaux pour former un sel soluble qu’entraîne un bon rinçage.
- Il convient donc qu’une laine disposée pou. être teinte en bleu sur la cuve à indigo soit dans un état de grande pureté
- Elle doit être préalablement mouillée pour prendre plus également la teinte bleue, mais elle ne doit pas non plus être trop mouillée, car les parties trop chargées d’eau forment pelote, ne s’ouvrent que difficilement dans le bain et laissent apparaître après le palliement, des poignées totalement blanches ou très-inégalement teintes.
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- 11 est bon de laisser égoutter sur des claies les laines destinées à la cuve, de les èloqueter (ouvrir les poignées à la main, au pied de la cuve où elles doivent entrer, en faire des loquets, des loques} et d’exprimer les poignées trop mouillées.
- Ces soins devront être répétés après chaque palliement sur les laines destinées à être entrées plusieurs fois, et même quand elles ne devraient plus être entrées.
- Chaque mise reçoit donc deux manipulations semblables, l’une avant d’entrer en cuve et l’autre après coloration.
- Maintenant si nous examinons l’ordre à suivre dans le travail, nous établirons que dans un guèdre il doit toujours y avoir des cuves de forces différentes, de manière à pouvoir distribuer le travail d’une façon utile et économique ; les cuves les moins chargées en indigo seront employées à déblanchir, c’est-à-dire à passer les laines pour le premier palliement, elles prépareront ainsi ces laines à passer sur des cuves plus chargées et à s’appliquer d'une manière plus fixe l’indigo qu’elle prendra; le bleu en sera non-seulement plus fixe, mais encore plus beau. On devra toujours éviter d’entrer des matières blanches sur des cuves trop chargées, ou même très-chargées d’indigo.
- Dans les laines en vrac l’inconvénient est peu apparent, car toutes les parties se trouvant mêlées en annulent ou en atténuent l’effet, mais sur les draps ou les tissus, l’inconvénient est très-grand et irréparable; les bouts de pièces entrés les premiers sont d’un bleu cuivré très-intense, et puis le drap est plus tranché et les surfaces sont remplies de chamarrures par des évents. — Sur les laines filées, l’effet est encore plus déplorable.
- Supposons donc un guèdre de deux cuves, il conviendra d’avoir une de ces cuves capable de donner de forts déblanchis et l’autre plus chargés, sans jamais dépasser une certaine limite que l’expérience indique.
- On entre d’abord les matières sur la cuve à déblanchir, puis sur la cuve à finir, mais comme il serait inutile de revenir sur la cuve à déblanchir. Il vaut mieux, si le ton de bleu à produire est foncé, redonner un nouveau palliement sur la même cuve, avant que d’entrer sur la seconde cuve.
- Un bleu foncé ne doit pas supporter moins de trois palliements.
- Un bleu moyen moins de deux, et enfin un déblanchi ne doit pas rester moins de cinq ou six minutes en cuve.
- Dans le courant de la journée, la cuve a déblanchir deviendra faible et celle à finir deviendra moins forte; alors la même cuve pourra fournir le déblanchi et les palliements nécessaires pour atteindre le type voulu.
- La cuve faible sera chargée le soir pour être la cuve forte du lendemain, et par cette alternance quotidienne, l’équilibre pourra être maintenu plus facilemént entre les deux cuves.
- Pour avoir un beau déblanchi, on doit choisir le moment où la cuve est en pleine activité, c’est-à-dire après les deux ou trois premiers palliements du matin qui pousseraient trop fort et qui auraient moins de fixité, et avant les derniers qui ne fournissent que des teintes plates sans reflets et quelquefois verdâtres.
- Les déblanchis ont une telle importance qu’un guédron ne doit rien négliger pour les obtenir bien tranchés et francs de nuance, car malgré qu’ils soient couverts par une coloration ultérieure pour les convertir en gris-lavande, en gris-mode ou en gris-perles, ces nuances n’ont de fraîcheur qu’autant que le déblanchi a été bien réussi.
- Les tons foncés ne doivent jamais supporter plus de cinq palliements, mais ils ne doivent pas non plus en supporter un nombre restreint. Ainsi un bleu foncé obtenu en deux palliements n’aura pas de corps, son reflet sera maigre, et presque toujours il manquera de fixité; deux palliements en déblanchi et un rejet en cuve chargée donneront toujours un très-beau bleu, quitte à laisser traîner le rejet jusqu’à en faire un palliement.
- Ici, je crois qu’il convient d’expliquer les termes que j’ai employés plus haut, pour que ma pensée soit bien saisie par le lecteur.
- palliement est une opération qui constitue l’action de teindre sur une cuve à indigo, cette opération qui ne tend pas à produire un ton déterminé équivaut à une couche en peinture, et dure généralement de 30 à 40 minutes. Un rejet est une opération qui constitue l’échantillonnage, c’est pendant le rejet que le guédron échantillonne ; un rejet peut donc être de très-
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- courte durée ou atteindre les limites d’un palliement, puisqu’il doit clore la suite des palliements jugés nécessaires pour arriver à un ton déterminé.
- Convient-il de soumettre la laine teinte au bleu de cuve, à quelqu'opération ultérieure? Je ne le pense pas; du moment que les cuves sont en bon état, et les matières bien préparées, on obtient des bleus beaux et solides.
- BLEUS REMONTÉS.
- Passons maintenant en revue les bleus remontés, c’est-à-dire les bleus dont la nuance est exagérée ou modifiée par une. teinture en chaudière appliquée soit avant, soit après le passage au guèdre.
- Bleus dits pur indigo.
- Faisons de suite une place aux bleus dits pur indigo, et qui sont obtenus par une teinture en bleu de cuve, donnée sur un pied soit de santal, soit de garance, en vue de fournir des bleus foncés d’une très-grande solidité, et qui emploient peu d’indigo.
- On commence par donner à la lame un bouillon de une heure avec du santal, à raison de 6 ou 7 0/0, sans mordant ; on obtient une teinte rosée assez faible, mais les laines ainsi préparées et entrées sur cuve après lavage, fournissent en un palliement, des nuances égales à celles que donneraient à peine trois palliements sur laine blanche. Il va sans dire que le bleu est moins ouverte mais dans les tons foncés où cinq palliements sont nécessaires, il y a rapport entre les résultats, et l’on économise trois palliements sur cinq
- Dans l’établissement du prix de revient, il faut tenir compte de la valeur du pied, car le temps, la main d’œuvre, la drogue et le combustible ont une valeur.
- Puis, il y a des cas où la question de confiance doit être mise en avant, c’est donc au teinturier à juger ce qu’il doit faire.
- On remplace le santal par la garance d’Avignon. Comme dans le cas précédent on bouillonne, sans mordant, pendant une heure, les laines à teindre en bleu avec 6 ou 7 0/0 de garance et sans lavage, on entre en cuve.‘Ici le lavage n’est pas nécessaire, parce que la ga
- rance ou 1c bain dont est imprégnée la laine, ne peuvent pas nuire à la marche de la cuve, ils lui apportent un élément puissant de fermentation ; la seule précaution à prendre dans ce cas, c’est de tenir ses cuves un peu plus raides, c’est-à-dire chargées en chaux.
- Passons maintenant en revue les bleus remontés.
- Aucun de ces bleus n’a la prétention, comme dans le cas précédent, de fournir des bleus pur indigo, mais seulement de produire des va-riétés du type bleu.
- Bleu avive.
- Le type de bleu le plus commun, et qui sert très-bien les intérêts de la nouveauté commune, c’est le bleu avivé', ce type est violacé et passe assez vite au bleu grisâtre par son exposition à l’air. On l’obtient en donnant d’abord un pied de bleu de deux petits palliements, ou d’un palliement et d’un rejet; on lave, puis on entre sur un bain d’orseille, à raison de 17 à 18 0/0, on fait bouillir 30 minutes, et sur le même bain on continue à aviver autant d’entrées qu’on en a.
- Bleu-marin e, bleu-barbeau.
- Le type bleu marine est un bleu très-foncé qui tend à ne pas trop s’éloigner du type indigo.
- On l’obtient en teignant d’abord la laine en bleu bien soutenu, deux palliements et un rejet, type bleu-barbeau, et en la passant en chaudière, avec 7 ou 8 0/0 de santal, 1 0/0 de galle moulue, ou 3 0/0 de sumac en poudre, et 10 0/0 de tartre rouge, faisant bouillir pendant une heure, puis en brunissant avec 2 0/0 de couperose verte (sulfate de fer), et par un bouillon de 30 à 40 minutes. On peut laisser passer la nuit en chaudière.
- Bleu national.
- Le type bleu national est un bleu très-foncé qui s’éloigne complètement du bleu pur indigo; c’est le bleu qui servait à habiller la garde nationale. On l’obtient en donnant à la laine un pied de bleu de deux palliements, ou d’un palliement et d’un rejet, et en finissant sur chaudière après lavage. On dispose à cet effet, un bain chargé à raison de 17 k.500 de santal 0/0, 6 k. de sumac 0/0 et 6 k. 0/0 de campêche moulu ; on entre sur ce bain pour une heure au
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- bouillon, en ayant soin de ne pousser au bouillon, qu’après que la mise ou la chaudron-née est bien unie; après deux heures de pose, on procède à la bruniture, qui se donne soit en levant la laine sur le bord ou bryard, et en ajoutant dans le bain 5 k. 0/0 de couperose, soit en semant au cassin, et pendant manipulation, la même quantité de sel ferreux, et en faisant bouillir environ trois quarts d’heure.
- Pour obtenir des bleus plus beaux et qui ne rougissent pas à l’acide chlorhydrique employé pour l’essai des nuances, on donne un pied de bleu plus fort, et on supprime le campêche moulu, on peut aussi remplacer le sumac par la galle moulue qui donne une teinte aussi foncée mais moins fauve. Pour traduire ces recettes sous les formes qui me sont habituelles dans mes communications, voici comment je vais les traduire :
- Bleu national, type ordinaire.
- Pied de bleu d’indigo à deux palliements :
- Pour 100 kil. laine.
- Santal........................ 17 kil. 500
- Campêche moulu.............. 6 » » Sumac en poudre............. 6 » » Couperose................... 5 » »
- Bleu national, type supérieur.
- Pied do bleu d’indigo à deux palliements et un rejet :
- Santal............................. 17,5000
- Sumac en poudre............... 6,000
- Galle moulue......................... 3,000
- Couperose............................ 5,000
- Ces deux recettes n’ont rien d’absolu, elles sont modifiées souvent d’un atelier à l’autre, mais le fond peut servir de base, et elles sont en elles-mêmes très-courantes.
- Dans les nuances appliquées à la fabrication de la nouveauté, où l’on est obligé, d’avoir des nuances résistant à l’action dufulon, les genres de bleus sont assez restreints, cependant en partant d’un pied de bleu plus ou moins foncé, on atteint une quantité très-grande de types, qui n’auraient eu eux-mêmes, et comme nuances pures, aucune application possible, mais qui, mélangés, ou retordus, ou pointillés, donnent des effets aussi heureux qu’originaux.
- Ce serait m’entraîner en dehors du cadre de
- cet article, qui ne vise que le guèdre, que d’entrer dans l’étude de la production de ces types.
- Cependant je ne crois pas devoir garder le silence sur certains bleus clairs qui s’emploient comme nuances pures.
- BLEU CLAIR.
- En commençant par les bleus clairs purs indigo, je dois répéter ce que j’ai dit au sujet des déblanchis, c’est de n’entreprendre la teinture de ces nuances que sur des cuves spécialement disposées à cet effet. Prenons pour type le suivant :
- Bleu-spahis.
- On commencera par choisir une ou plusieurs cuves en très-bon état, et à ne les charger d’indigo qu’en rapport avec la nuance à produire et en comptant donner à la laine 1° un demi-pal-liement et un rejet de cinq ou six minutes, en évitant d’entrer sur le palliage du matin.
- Admettons que les cuves sur lesquelles on opère donnent sept palliements par dix heures de travail, on n’entrera les bains que comme second ou troisième palliement, pour s’arrêter vers le cinquième. On peut déblanchir dans les deux derniers palliements pour rejeter le lendemain.
- Quand ce sont des bleus qui sont destinés à la chaudière, on peut être moins scrupuleux, parce que l’avivage couvre le pied.
- On ne doit jamais perdre de vue que les laines doivent être d’abord parfaitement préparées,
- L’avivage de ces bleus se fait avec une très-petite quantité d’orseille seule ou additionnée d’alun, ou avec de la cochenille et de la composition pour écarlate, ou simplement de l’acide sulfurique.
- Aussitôt qu’il entre dans la composition de l’avivage une autre matière colorante, la nuance se rapproche des gris et échappe aux types de bleu pur indigo.
- Voici comment on procède pour l’avivage de ces bleus : après que le déblanchi a été lavé, on entre sur un bain bouillant contenant 1 kil. à 1 kil. 500 d’orseille 0/0, on manipule vivement et on enlève après vingt minutes d’ébullition.
- On ne doit pas traîner dans ces genres d’avivage, car il faut éviter de donner du fond à ces nuances qui ne sont belles que par leur grande fraîcheur et leur légèreté de ton. Que ce soit
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- EMPLOI DES COULEURS D’ANILINE
- DANS LA CHAPELLERIE,
- Nous sommes arrivés à la fabrication des articles printaniers et l’on nous demande de divers côtés le moyen d’obtenir de belles nuances claires.
- Nous ne pouvons que répéter ce que nous avons dit déjà au sujet du mérite exceptionnel des produits tinctoriaux à base d’aniline. Nous avons constaté déjà que leur emploi permet de fabriquer à la foule toutes les nuances de fantaisie, pourvu qu’on varie' le dosage des diverses substances colorantes.
- Il est bien entendu qu’on ne doit jamais introduire les drogués dans la foule vers la fin du travail : c’est toujours au commencement. On peut nourrir le bain pendant le cours de l’opération, mais il ne faut jamais attendre que les chapeaux soient aux trois quarts foulés. On courrait le risque d’avoir des nuances et surtout un défaut de pénélration qui rendrait l’opération du ponçage dangereuse pour la couleur.
- Ceux des fabricants qui à la teinture directe du feutre préfèrent l’emploi du poil teint, peuvent aisément donnera leurs poils la coloration qu’ils désirent. Le procédé est des plus élémentaires et n’exige que quelques précautions peu importantes pour assurer à la teinture une coloration régulière.
- Les produits à employer étant toujours ceux à base d’aniline, on dissout la couleur choisie dans un vase, à l’eau bouillante. Puis on verse moitié environ de la dissolut!, n dans une chaudière dont l’eau est portée à environ 35 degrés centigrades, une température, en un mot, qui permette de tenir la main dans le bain.
- On agite et on mélange soigneusement, puis on y introduit le poil renfermé dans un panier couvert. .
- On élève alors la température, graduellement, jusqu’à 80 degrés centigrades environ, et on laisse le bain agir jusqu’à épuisement de la cou- * leur.
- Les poils sont extraits du bain à ce moment et, après qu'ils 'Sont refroidis, on ouvre les tas et on
- examine le degré de pénétration. S’il y a des couches ou des masses insuffisamment colorées, on ajoute au bain primitif le restant de la teinture qu’on avait mise en réserve et on donne un deuxième bain en ayant soin de l’amener presque à l’ébullition vers la fin de l’opération.
- Nous faisons observer que les couleurs à base d’aniline se comportent très-bien en présence de l’acide sulfurique. Dans une foule de cas, même, cet acide semble être le mordant naturel, le complément utile de ces couleurs. Nous en exceptons le violet ; c’est la seule nuance qui ait à souffrir de l’action de cet acide : il est vrai que, vu le prix élevé de cette couleur à l’aniline, il est préférable d’employer en chapellerie les violets produits par le rouge fuchsine et le bleu soluble de Lyon.
- Enfin, nous consignons ici cette remarque importante, que toutes les couleurs à base d’aniline se mélangent intimement entre elles, ce qui permet d’obtenir une infinité de teintes depuis les plus claires jusqu’aux plus intenses.
- On peut leur associer, en outre, d’autres substances tinctoriales telles que l’indigo, l’orseille, le campêche : ce dernier en bain séparé pour bruniture et alternativement.
- Enfin elles se mélangent parfaitement avec la mine de plomb, ce qui est très-avantageux pour fouler au bourbier, pour parler en termes d’ateliers.
- {Moniteur de la Chapellerie.}
- CONFÈRENCE SUR L’ANILINE
- ET LES COULEURS DE GOUDRON DE HOUILLE
- Par M. Perkin. '
- (Suite) (1).
- ---- B
- Le magenta est actuellement beaucoup plus employé comme une source d’autres couleurs, que comme une matière tinctoriale. Sa fabrication a pris, en conséquence, de grands développements, et il n’est plus, pour ainsi dire, aux yeux du fabricant, qu’une matière première,
- (1) Voir le numéro du 5 janvier et les précédents/
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- comme l’était l’aniline dans les premiers temps de la fabrication du pourpre.
- Nous allons maintenant considérer quelques-uns de ces dérivés du magenta, en commençant par l’aniline bleue, ou Bleu de Lyon :
- Bleu pur d’aniline.
- Si l’aniline est traitée par un sel de rosaniline ou par le magenta, il se produit une remarquable évolution de couleurs. D’abord la couleur devient pourpre graduellement, mais ensuite elle passe tout à fait au bleu, en même temps qu’il se dégage du gaz ammoniac. Cette réaction particulière fut observée par MM. Girard et Delaire, qui re
- connurent que le changement de couleur était dû. à la formation d’un nouveau corps qu’ils nommèrent Bleu de Lyon. Ils obtinrent aussi des produits intermédiaires dont nous nous occuperons bientôt. MM. Girard et Delaire firent breveter leur procédé en janvier 1861.
- Ce nouveau bleu d’aniline est une des matières colorantes artificielles les plus importantes, et l’on a considérablement perfectionné la fabrication depuis sa découverte.
- Dans les établissements où le bleu de Lyon est préparé sur une grande échelle, le procédé se pratique de diverses manières; mais on emploie assez généralement un appareil représenté par la figure 4. Il comprend d’abord un bain d’huile a, établi dans l’intérieur d’un fourneau en briques et dont le couvercle b est percé de grands trous. Dans ces trous sont placés dans des pots de fonte émaillée d’une capacité de 12 à 44 litres. Le couvercle de chacun de ces pots est solidement assujetti par des crampons, et au centre est un ori-
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- fice muni d'une boite à étoupes, que traverse la tige d d’un excitateur. Il est en outre percé de deux trous, dont l’un, simplement fermé par une cheville de bois e, donne le moyen de constater et de suivre les progrès de l’opération; l’autre sert de point d’insertion à un tube recourbé f, qui débouche par son autre extrémité dans un tube collecteur, c'est-à-dire dans un long tuyau
- destiné à recevoir la vapeur qui se dégage de tous les pots, pour la conduire dans un serpentin où elle se condense.
- Le bain d’huile a pour fonction de chauffer les pots, et un thermomètre, dont la boule plonge dans ce liquide, permet d’en régulariser la température. Pour mettre en œuvre cet appareil, on introduit dans les pots un mélange de magenta,
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- ET DE L IMPRESSION DES TISSUS
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- d’acétate de soude et d'aniline, où l’aniline est en excès. On chauffe le bain d’huile jusqu’à ce qu’il atteigne la température de 190° centigr., que l’on maintient à peu près constante.
- La couleur rouge du mélange ne se modifie d’abord que très-lentement, et ensuite le changement est rapide. On suit toutes les phases de l’opération et on les constate en débouchant un. des orifices fermés par des chevilles de bois, et plongeant dans la matière une tige de fer qui en retient un échantillon. L’opération est terminée quand l’échantillon est d’une bonne couleur bleue; mais on n’arrive à saisir exactement le juste point que par une longue expérience. L’aniline en excès du mélange s’est volatilisée et condensée dans le serpentin, et on la recueille pour en faire le même emploi.
- Le bleu cru du liquide visqueux qui reste dans les pots est la source de toutes les différentes qualités du bleu du commerce. Les qualités inférieures s’obtiennent en traitant ce produit simplement par l’acide chlorhydrique une ou plusieurs fois. Cet acide enlève l’aniline qui subsiste à l’état libre, ainsi que les autres matières de nuance rouge ou pourpre.
- On obtient de meilleures qualités par un procédé analogue, mais un peu moins simple, qui consiste à mélanger d’abord le produit avec de l’esprit-de-vin méthylé, pour le verser dans de l’eau acidulée avec l’acide chlorhydrique; on lave ensuite en pleine eau la matière colorante qui s’est précipitée. Mais, pour obtenir le bleu le plus pur et de la plus belle qualité, on a imaginé divers procédés, qu’on applique au produit déjà épuré à un certain degré, comme je viens de l’indiquer, et qui sont fondés sur l’insolubilité ou le peu de solubilité des corps étrangers dans l’alcool. *
- Le bleu d’aniline, ou Bleu de Lyon, est livré aux consommateurs sous la forme d’une grosse poudre, dont les grains ont le lustre du cuivre, ou bien en solution alcoolique. Il est presque insoluble dans l’eau, et il doit être dissous dans l’alcool avant d’être versé dans le bain de teinture.
- L’insolubilité presque absolue du bleu d’aniline dans l’eau est de nature à occasionner un grave préjudice dans l’emploi qu’on en fait dans
- la teinture, parce qu’il s’en précipite dans le bain une partie qui n’adhère que mécaniquement aux étoffes, et qui plus tard s’en détache par un simple frottement.
- Heureusement, M. Nicholson a trouvé le moyen de rendre ce bleu parfaitement soluble dans l’eau. Son procédé ne diffère pas essentiellement de celui qui est en usage pour obtenir la solubilité de l’indigo. Vous vous rappelez qu’à cet effet on soumet l’indigo à l’action de l’acide sulfurique concentré, ce qui produit un sulfoacide.
- (La suite à un prochain numéro.)
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- AURORES, MORDORÉS,
- ACAJOUS, LAQUES, ALEZANS, AVANTURINES, ÉCUREUILS, ETC.
- Sur soieslaines et laines-cotons.
- Les couleurs d’aniline se mélangent peu entre elles, non parce que les mélanges ne peuvent s’opérer avantageusement, mais parce que la grande variété de teintes de ces couleurs permet de s’en dispenser.
- Cependant, elles ne suffisent pas à tout, et il peut être bon d’étendre la série de leurs tons, par des mélanges faits avec à-propos.
- Nous avons déjà donné des procédés pour faire des rouges assez vifs par ce moyen, en se servant de fuchsine comme fond de couleur (1); nous avons dit que tous les jaunes ne pouvaient se mélanger avec le rouge d’aniline et que l’acide pi-crique, par exemple, ne donnait avec lui que des teintes faibles et sans vigueur.
- Le marron d'aniline se mélange très-bien à la fuchsine, et donne non plus des écarlates, mais toutes les nuances désignées ci-dessus et que l’on peut produire à volonté, suivant que l’on fait prédominer la fuchsine ou le marron.
- Par ce moyen on obtient facilement la teinte garance, analogue pour la laine à celle des pantalons de troupe, et pour la soie à celle des fou-
- (1) Voir le Moniteur de la Teinture, 1870-71, page 271.
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- lards à fonds garancés; et même, en n’employant que très-peu de marron, on produit un cerise assez vif et frais.
- Les proportions de matières à employer pour une nuance moyenne, soit la garance ou Vacajou, sont :
- Pour 10 kilogr. de fils ou tissus :
- Fuchsine, 60 gramm.
- Marron d'aniline, 30 —
- C’est donc, comme on le voit, deux parties de fuchsine pour une partie de marron; en augmentant les proportions de marron, on produit des mordorés, et en forçant, au contraire, les doses de rouge d’aniline, on obtient, comme nous l’avons dit, des cerises ou des nuances qui s’en rapprochent.
- Les procédés de teinture sont les mêmes que pour le marron seul ou le rouge seul; c’est-à-dire que le bain est légèrement acidulé; les soies sont traitées à tiède, les laines à chaud et poussant à l’ébullition vers la fin de l’opération, et pour quant aux cotons et chaînes-coton, on doit les engaller au sumac et teindre sur bain savonneux tiède et sans acide; on arrive seulement à la fin, dans une eau contenant 10 grammes par seau d’acide sulfurique.
- Ces deux couleurs sont d’un prix peu élevé, ce qui en permet l’emploi pour les articles ordinaires.
- BLEU de FBANGE
- Sur soie.
- Lorsque l’on veut faire, sur soie, des bleus plus solides que ceux à base d'aniline, des bleus pour ameublement, par exemple, on les fait avec les prussiates et l’on obtient ce que l’on nomme bleus de Prusse, bleus Raymond, bleus Marie-Louise, etc., et on procède comme il suit :
- Pour 5 kilogr. de soie :
- Bain de rouille à 10 degrés, 100 litr.
- Sel d’étain 7 kil.
- Acide sulfurique, un verre.
- Lisser les soies convenablement, environ une demi-heure, poser jusqu’a u lendemain, rincer à fond, battre, et teindre avec :
- Prussiate jaune, 860 gramm.
- On donne quelques lisses, on lève et on ajoute :
- Acide chlorhydrique, un demi-verre.
- On donne b ou 6 lisses, on ajoute encore : Acide chlorhydrique, un demi-verre.
- On donne encore 5 ou 6 lisses et on ajoute une troisième fois :
- Acide chlorhydrique, un demi-verre.
- Enfin, on termine la teinture sur le bain ainsi préparé, et on termine par un bon rinçage.
- Si l’on veut un bleu foncé, il est nécessaire de revenir au mordant de fer et de recommencer toutes ces opérations.
- Le bain de fer n’est pas épuisé après une première passe, il peut servir pour les suivantes, en le ramenant au degré indiqué : il n’en est pas de même du bain de prussiate; bien qu’il ne soit pas épuisé non plus, il ne peut guère servir pour une seconde opération, car si le bain n’est pas neuf, il donne des teintes verdâtres et mal unies; cependant on peut retirer la moitié du bain, le compléter par du bain neuf, un peu plus fort pour compenser la perte de celui qui a déjà servi.
- Pour utiliser le prussiate des vieux bains, on y mélange un vieux bain de rouille, on laisse le précipité se former, on fait écouler l’eau qui surnage et le précipité de bleu de Prusse qu’on recueille au fond du tonneau peut servir à faire un bleu soluble pour azurage et teinture en bleu de ciel.
- Ce bleu soluble se prépare ainsi :
- Précipité bleu ci-dessus en
- pâte, 10 litr.
- Eau, 30 —
- Acide oxalique, 500 gramm.
- On brasse le tout, et on obtient une dissolution de bleu de Prusse.
- Lorsqu’on veut appliquer ce mode de teinture au chiffonnage, on emploie les doses suivantes :
- Pour une robe : Rouille liquide, 200 gramm.
- Sel d’étain, 50 —
- Acide sulfurique, 10 —
- Et ensuite : Prussiate jaune; 60 gramm.
- Acide chlorhydrique (en trois fois), 20
- Ce genre de bleu n’est plus guère employé, d’ailleurs, pour cette destination.
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- l’un ou l’autre procédé d’avivage qui soit employé, cette observation reste la même.
- L’alun employé avec l’orseille tend à fournir des gris-perles plutôt que des bleus, par la raison que l’orseille vire au rouge vif.
- Il en est de même de la cochenille, c’est pourquoi ces matières colorantes doivent toujours être employés en très-petite quantité. Pert satisfaire le désir du lecteur qui voudrait appliquer ces procédés, voici des proportions usuelles :
- Bleu clair remonté par l’orseille.
- 1° Déblanchi à un demi-palliement.
- 2° Orseille de 1 k. à 1 k. 500 0/0.
- Bleu remonté par l’orseille et l'alun.
- 1° Déblanchi à un demi-palliement.
- 29 Alun........................... 0,200 0/0
- Orseille........................... 0,500 0/0
- (A continuer.}
- TISSUS POUR FLEURS
- L’industrie florale cherche constamment des nouveaux effets, et utilise de nombreux produits, pour les gracieux articles qu’elle doit créer sans cesse et varier à l’infini, afin de satisfaire aux exigences capricieuses et toujours nouvelles de la mode.
- Citer toutes les matières employées pour la confection des tiges, des boutons, des feuillages, des calices, des corolles, des pétales, des étamines, des mousses, etc., serait faire une liste interminable et sortir de notre spécialité en empiétant sur le domaine du fleuriste.
- Mais quand il s’agit des teintures et surtout des tissus, nous restons dans notre rôle en faisant connaître les nouveautés, et notre devoir est même de les signaler.
- C’est par suite de ces considérations que nous présentons ci-dessous le type d’un nouvel article qui a eu quelque faveur dans cette industrie.
- Ce tissu, employé pour pétales et aussi pour feuillages, se nomme Duvetine et est ici en nuance tilleul, couleur en faveur actuellement, non-seulement pour la fleur, mais pour tout article de mode. Il présente un léger duvet qui donne beaucoup de douceur aux articles con
- fectionnés, sans avoir l’épaisseur et la lourdeur du velours, souvent employé dans le même but.
- Quelle que soit l’étoffe employée, les fleuristes ont toujours recours à quelque artifice pour en couvrir et dissimuler la maille ; un de ces moyens consiste à plonger les fleurs dans un bain de cire fondue ; mais si on veut éviter l’effet glacé qui en résulte, on y applique soit des poudres de laine, ou plus souvent des fécules teintes.
- L’article ci-dessus est préférable aux tissus féculés, le velouté en est plus doux et plus couvert, et se rapproche davantage de la nature.
- On obtient cet article en donnant à un tissu de coton, fixé sur le métier, un apprêt ou encollage à l’amidon, coloré selon la nuance à produire, puis en saupoudrant une légère couche de tontisse ou poudre de coton très-fine de nuance semblable.
- Pour certaines destinations, on emploie aussi des poudres de laine, comme celles en usage dans les impressions veloutées, mais l’effet en est tout différent et le produit beaucoup plus lourd et plus chargé.
- Lorsque la fleur est confectionnée, on la peint au pinceau, selon le goût de l’artiste fleuriste, pour imiter et même faire plus beau que la nature ; ce tissu supporte très-bien cette peinture, mais on a remarqué qu’il n’est d’un joli effet qu’au tant qu’on l’emploie pour des nuances claires ; dans les tons foncés, il prend l’aspect froid du papier peint.
- Après l’échantillon précédent, le plus ordi-. nairement appliqué à la fleur proprement dite, nous montrons ci-dessus un tissu spécial pour feuillages.
- Cet article est celui qui se fait couramment
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- pour cette destination ; la nuance est cependant sujette à quelques modifications, et bien que les feuilles doivent,-en général, toujours être vertes, ce vert subit encore l’influence des modes.
- Ainsi, il y a quelques années, on recherchait des verts assez vifs, poussant assez au jaune, tandis qu'aujourd'hui on préfère des teintes sombres, bien pleines, avec prédominance de bleu, ce qui s’explique, du reste, car ces teintes font mieux valoir et ressortir les nuances claires généralement usitées, maintenant, pour les fleurs avec lesquelles ces feuillages se trouvent montés.
- Ce tissu se prépare au métier avec deux couches d’apprêt coloré, et un cylindrage ; il est presque toujours ciré après la confection de la feuille.
- Quant aux couleurs, on emploie des pâtes à l’eau, formées soit de laques de bois colorants, ou de cochenille, soit de carmin d’indigo, ou de couleurs minérales (bleus de Prusse, verts d’arsenic, jaunes de chrôme, etc.), à l’état de précipités non desséchés.
- La fabrication de ces couleurs constitue une industrie spéciale qui a son siège à Paris, et dont les produits s’emploient encore pour beaucoup d'autres destinations. F. G.
- NOIR D’ANILINE NE VERDISSANT PAS
- Par M. C.-F. BRANDT.
- La question du vernissage du noir d’aniline s’impose plus que jamais à l’attention des chimistes. Des plaintes beaucoup plus fréquentes se produisent depuis quelque temps de la part des acheteurs.
- Cela tient d’un côté à deux genres de dessins qu’on a imprimés dans ces derniers temps, d’un autre côté à l’humidité exceptionnelle de la saison, et enfin au peu d’activité de la vente, ce qui fait que les pièces séjournant plus longtemps en magasin, se ramollissent par l’humidité de l’air ambiant, et sont plus sujettes à être influencées par les émanations qui se dégagent
- des marchandises diverses qui se trouvent dans le même local.
- On peut arriver par un moyen très-simple à empêcher ce verdissage. Pour cela, on n’a qu’à teindre les pièces dans une faible dissolution de violet d’aniline. Le noir ainsi traité ne verdit plus ; on peut facilement nettoyer au moyen du chlore le fond-blanc ; et si on veut donner encore un savon bouillant en dernier lieu, cela n’en vaudra que mieux (1).
- Le violet absorbé par le noir résiste à un chlorage très-énergique ; cela prouve qu’il se produit plus qu’un simple virage.
- J’ai cru ce fait assez intéressant pour vous être communiqué immédiatement, sans retarder cette communication par les recherches qui seraient nécessaires pour arriver à expliquer complètement la chose. J’ai plongé le noir traité par le violet d’aniline pendant dix minutes dans une solution d’acide sulfureux sans qu’il y ait eu verdissage, tandis que le noir verdissait immédiatement après l’immersion.
- La quantité de violet d’aniline nécessaire est minime, et ne renchérira pas le prix de revient d’une manière appréciable.
- Cette méthode n’est applicable qu’aux genres noirs à une couleur; mais ce sont justement ces genres qui sont le plus sujets à verdir, tandis que les genres à plusieurs couleurs sont beaucoup moins susceptibles.
- (Société Industrielle de Mulhouse.)
- AURANTIA, NOUVELLE COULEUR
- ORANGE
- Par M. Gnehm
- La Société de Berlin pour la fabrication des couleurs d’aniline livre depuis quelque temps au commerce, sous le nom aurianta^ une
- (I) Dans Le cas d'un noir par teinture et non par im pression, comme dans Le cas actuel, il n’y a pas à blan_ chir Le fond, et il nous paraît évident que le passage en violet d’aniline suffit et termine l’opération. — F. G.
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- nouvelle matière qui teint la laine et la soie en une magnifique couleur orange. D’après une note présentée à la Société chimique allemande, par M. R. GNEIIM, il paraît que cette matière est le sel ammoniacal de l'hexanitrodipheni lamine.
- Selon ce chimiste, elle posséderait des propriétés toxiques et attaquerait en particulier la peau avec énergie, mais M. Martin proteste contre cette assertion, et pense que ces propriétés délétères doivent être attribuées à des im-puretés.
- Nous nous rappelons, cependant, avoir eu en mains, il y a quelques années, une magnifique couleur orange d’origine allemande sur laquelle on fondait beaucoup d’espoir, mais qu’on a été obligé de délaisser à cause de ses propriétés caustiques et vésicantes.
- Ces propriétés étaient bien réelles et bien évidentes, et il nous paraît très-probable que ce produit n’était autre que celui que l’on offre à nouveau sous le nom ^'aurantia. — F. G.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE
- EPAILLAGE CHIMIQUE DES LAINES
- M. Schlosser, par un brevet portant pour titre : Dèsag^étion des matières végétales en général par Tutüisation de la congélation et l'intervention des basses températures au lieu des températures moyennes ordinaires^ revendique la propriété exclusive de l’utilisation du froid dans le but de réaliser et de favoriser la désagrégation des matières végétales sur les laines, les soies, les tissus, les lainages, les chiffons, les cuirs et les bois, etc., pour pâte à papier, sur les fruits, les graines pour l’extraction d’huiles, etc.
- L’inventeur utilise le froid jusqu’à 40° suivant la résistance constatée des matières végétales à désagréger, suivant le degré d’acidité ou autre influence et suivant l’efficacité, la force ou la quantité de tous les agents connus, ou à imaginer que l’on fait ou pourrait faire participer à
- ladite désagrégation. Il se réserve tout droit à l’action du froid plus intense encore que celui mentionné, et ce, eu égard à l’expérience qui s’acquiert journellement dans les travaux industriels, laquelle pour faire choisir telle ou telle façon d’opérer, et aussi eu égard-à l’excessive variété des matières qu’on peut avoir à désagréger.
- DES LAINES PEIGNÉES (Suite )
- Moyen de reconnaître, analyser et doser les substances étrangères qu’elles peuvent contenir par M. Albert Thomas (I)
- G. — Matières insolubles dans T eau. — Graisses libres.
- Un troisième échantillon sera traité directement au carbonate de soude, comme il est dit en B (analyse qualitative), sauf qu’il devra être moché dans le bain bouillant et malaxé ar rès refroidissement, rincé à fond et séché à l’étuve. La différence entre la perte de poids qu’il aura subie et celle constatée sur l’échantillon F (dosage en masse des matières solubles dans l’eau pure), donnera le chiffre des matières grasses libres qu’on ne se préoccupera pas d’isoler ; ce ne sont que les huiles d’ensimage qu’on peut doser en masse. — Les eaux de lavage seront traitées en suivant la marche F, mais sans qu’on recueille aucun précipité, et seulement pour arriver à la solution alcoolique de glycérine qu’on joindra à l’essai F, s’il en est besoin, comme il a été dit plus haut.
- (1) Mémoire présenté à la Société industrielle du Nord de la France, qui a décerné une Médaille p'AR-GENT à son auteur.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- H. — Matières insolubles dans l’eau et dans les lessives alcalines.
- Le traitement par l’acide, se fera encore directement sur un quatrième échantillon, attendu que dans l’analyse quantitative, chaque lavage devant être suivi d’une dessication complète, la laine, en subissant plusieurs fois cette double opération, se feutre, s’altère, quelque soin qu’on y mette, et devient rebelle à l’action des dissolvants ultérieurs.
- L’échantillon sera d’abord moché à l’eau pure, puis passé, après rinçage, mais sans dessication, au bain de soude ; rincé et enfin passé au bain acide.
- Sels terreux. — Dosage en masse.
- Si l’analyse qualitative a signalé l’absence des savons terreux, on desséchera immédiatement l’échantillon pour le peser et obtenir en masse les sels par la perte de poids comparée à celle de l’essai G. Dans le cas contraire, on le passera avant la dessication dans un bain de soude pour enlever les acides gras mis en liberté par l’acide; on le rincera alors à fond, on le séchera et on le pèsera.
- Savons insolubles.
- Le bain alcalin sera concentré sur un petit excès d’acide chlorhydrique, jusqu’à élimination complète de l’acide carbonique. On précipitera ensuite les acides gras par un sel de plomb; lisseront dosés sur l’équivalent de l’acide oléique et ramenés aux bases trouvées dans dans le bain acide.
- Bases terreuses et métalliques.
- Le bain acide sera évaporé à siccité on calcinera le résidu pour détruire la glycérine qui s’opposerait à la précipitation complète ultérieure des bases qu’on doit doser. Le dosage de celles-ci se fera par les méthodes ordinaires. Matières insolubles dans les bains précédents.
- Enfin on prélèvera sur l'échantillon H, ou sur un échantillon nouveau, au besoin, 20 grammes environ qu’on incinérera pour déterminer les cendres et les analyser si la proportion en est telle qu’on juge utile de le faire.
- C’est, dans ce cas, et surtout en prélevant l’essai sur un échantillon neuf, qu’on pourra
- constater et déterminer les matières frauduleuses par leur nature, telles que les argiles, la craie, le sulfate de baryte, etc., etc.
- Sulfates solubles.
- La portion recueillie sera délayée dans l’eau additionnée d’acide chlorhydrique et traitée comme il est dit en A. Le résidu recueilli sur un filtre, séché et incinéré, donnera, à l’état de sulfate de baryte, l’acide sulfurique des sulfates solubles contenus dans l’essai.
- Savons solubles.
- Le savon de baryte précipité ensuite par la potasse sera également recueilli, mais sur un filtre double simplement séché et non incinéré. On aura ainsi les savons solubles dosés à l’état de savons de baryte.
- Alumine et fer.
- Si l’analyse qualitative a décélé la présence d’alumine et de fer, on les dosera par la potasse et l’ammoniaque.
- Carbonates solubles.
- On reprendra sur le filtre primitif une seconde portion des matières précitées par l’hydrate de baryte ; on en déterminera le poids comme il a été fait pour la précédente et l’on y dosera l’acide carbonique, soit par la méthode directe, soit en le chassant par l’acide chlorhydrique, évaporant à siccité et pesant les chlorures obtenus; le calcul des équivalents donnera l’acide carbonique.
- Matières non précipitéespar la baryte.
- Les eaux résultants de la précipitation par l’hydrate de baryte seront traitées comme il est dit pour l’analyse qualitative (A®).
- Chlorures.
- Il est bien entendu qu’on supprimera l’emploi du sulfate d’argent et ce qui s’ensuit, si l’analyse qualitative n’a pas décélé la présence de chlorures, ce qui est le cas le plus ordinaire. S’il y en a, ils seront dosés à l’état de chlorure d’argent.
- Glycérine.
- Pour avoir le dosage exact de la glycérine, il faudra recevoir la dissolution alcoolique filtrée
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- dans un tube gradué et taré de façon à ce qu’a-près évaporation de l’alcool, on puisse avoir à la fois le volume et le poids du produit. Ce double chiffre donnant en même temps sa densité, on pourra en déduire par le calcul, le poids de glycérine normale. Il sera convenable, si la proportion de glycérine est faible, d’attendre pour l’isoler qu’on ait pu y joindre celle qui proviendra du traitement du 3e échantillon (G ci-après).
- Synthèse. — Bases alcalines.
- Il est très-important, pour reconstituer la syn thèse, de savoir si l’on doit calculer les sulfates, carbonates et savons dosés à l’état de sels de baryte, comme sels de soude ou de potasse. Si l’analyse qualitative a démontré l’absence de potasse, on les. calculera entièrement comme sels de soude en prenant pour les savons l’équivalent de l’acide oléique qui est le seul employé dans l’industrie lainière. Dans le cas contraire on reprendra les sulfates précipités par l’alcool’ on les séchera et pèsera pour en avoir le poids total; on les traitera alors par l’acide chlorhydrique (1) et le chlorure de plaine pour avoir la proportion de potasse. La soude se déterminera par différence.
- L’alumine sera reconstituée comme alun à base de potasse ou de soude, comportant la proportion voulue d’acide sulfurique. Le fer et l’arsenic, s’il y en a, devront être calculés comme sulfates ou chlorures (s’il y a du chlore) ; leurs savons étant insolubles et ne devant pas se rencontrer dans cette première série.
- En général, on ne rencontrera que peu ou point dépotasse; cet alcali n’est jamais employé dans le traitement industriel de la laine qu'i altère. Quant aux sels de potasse préexistant dans le suint, on peut les considérer comme ayant a peu près disparu dans les opérations du désuintage et du lavage.
- LA SCIENCE ALLEMANDE
- ET SES TENDANCES
- Par M. Berthelot
- . On se rappelle encore les violentes attaques dirigées contre la culture française par certains
- (1) Ce résidu peut contenir quelque peu de sulfate terreux retenus en dissolution par la glycérine et précipités seulement par l’alcool. Il sera bon, en les dissolvant dans l’eau, de vérifier s’il reste un résidu et de le séparer avant d’ajouter l’acide chlorhydrique et le chlorure de platine.
- savants allemands, il y a quelques années. « L’esprit français, disaient-ils, était devenu incapable de toute application suivie et de tout travail approfondi ; sa frivolité irrémédiable, sa légèreté spirituelle, prompte à effleurer et à abandonner aussitôt les problèmes, lui interdisaient de produire une œuvre sérieuse. » Ces défauts étaient d’ailleurs propres à la race française, on les retrouvait jusque dans ses grands hommes les plus réputés ; et les attaques de nos critiques remontaient alors jusqu’aux noms les plus illustres, tels que ceux de Lavoisier et des savants philosophes qui ont joué un si grand rôle au xvm° siècle dans la fondation des sciences naturelles.
- 1 elles étaient les accusations dirigées contre nous: on en retrouverait encore l’écho sans aller bien loin. Mais nous préférons mettre sous les yeux de nos lecteurs un article publié récemment dans le Journal ^chimiepratique (octobre 1876), parle professeurKolbe, de Leipsick, l’un des savants les plus autorisés de l’Allemagne, et qui s’était distingué, il y a peu de temps, par l’énergie de ses déclarations contre la science française. Aujourd’hui, la colère passée, il semble revenu à des appréciations plus équitables. Voici ce qu’il écrit:
- Signes du Temps, par H. Kolbe.
- « Ce n’est pas la premère fois que je fais ressortir et que je déplore les tendances actuelles de la chimie allemande.
- « Aux recherches expérimentales et à à l’étude approfondie des phénomènes réels, elle substitue de plus en plus les vagues spéculations de la phisiolophie de la nature et un schématisme vide de sens ; tout cela au grand détriment de la netteté et de la précision dans les idées et de la clarté dans l’expression.
- « Pour les études sérieuses en chimie, nos jeunes gens devront reprendre la route de Paris, comme autrefois Roze, Runge, Mitscherlich,-Liebig et autres, parce qu’en Allemagne on n’enseignera plus la chimie, mais la philosophie de la nature.
- « Que celui qui trouve ce pronostic trop pes-simite veuille bien parcourir les journaux scientifiques allemands et français. Il verra que les derniers contiennent beaucoup de mémoires et de recherches intéressantes, et que la liste des chimistes français connus s’est accrue de beaucoup de noms nouveaux. C’est là une preuve certaine qu’après une période de marasme et malgré les moyens matériels insuffisants et mesquins dont on dispose chez nos voisins, l'étude de la chimie est en voie ascendante chez eux.
- « Mais il y a plus, et la chose mérite d’être relevée, les chimistes français, jeunes ou vieux à peu d’exceptions près, sont restés fidèles aux saines traditions des sciences exactes.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- « L’indépendance de leur esprit et la justesse de leur coup d’œil ne sont pas faussées comme chez nous, ils se tiennent loin des spéculations philosophiques modernes sur la position relative des atomes et sur la manière dont ils sont reliés entre eux, ainsi que sur l’atomicité des éléments, questions sur lesquelles la majeure partie des chimistes allemands usent inutilement leur temps et leurs forces.
- « C’est ainsi que nous avons vu, il y a soixante ans, les savants français accueillir avec peu d’enthousiasme les idées de la philosophie de la nature et de la métaphysique allemande. Si la France réussit un jour à s'ffranchir du joug de la hiérarchie romaine, ennemie jurée des sciences naturelles ; si elle brise les liens dont l’enlace le jésuitisme qui, sous un gouvernement faible, a su devenir menaçant pour l’Etat et la science ; si, de notre côté, nous continuons à cultiver la philosophie delà nature, au lieu de faire des recherches exactes en chimie, nous serons bientôt distancés par nos voisins.
- « Ce n’est certes pas poussé par des sympathies françaises ni par esprit de dénigrement de la science allemande que je me vois contraint de dire que nos mémoires scientifiques en chimie portent actuellement la même étiquette que certains produits de notre industrie nationale: « Bon marché et mauvais », car certainement les produits de notre métaphysique chimique moderne sont bon marché et montrent la corde.
- « Une des principales causes de la décadence de la chimie allemande est, comme je l’ai déjà révélé ailleurs, un défaut d’instruction générale chez le plus grand nombre des jeunes chimistes. II y a plus : non-seulement on ne sait guère rien au-delà de la chimie, mais encore on n’a étudié plus spécialement qu’une des branches de la chimie, la chimie organique, et un nombre assez considérable de nos docteurs en chimie ont une somme de connaissances insuffisante. »
- Nous ne savons pas si tous les jugements de M. Kolbe sont fondés. Et peut-être manquerions-nous de justice à l’égard de nos voisins, comme de modestie à notre propre égard, en nous associant absolument à ses appréciations.
- Le lecteur saura faire, sous ce’ rapport, la part de chacun ; nous nous bornons à lui signaler la publication du savant professeur de Leip-sick. Il en tirera sans doute la conséquence que l’esprit scientifique français n’est pas tombé si bas qu’on l’a prétendu quelquefois; il verra que les efforts tentés dans notre pays pour, soutenir l’enseignement supérieur, depuis la fondation de l’École des hautes par M. Duruy, n’ont pas été perdus ; et il sera porté à bien augurer des plans de réforme d’ensemble que M. Waddington propose en ce moment à nos Assemblées.
- ( Union Pharmaceutique').
- INFORMATIONS & FAITS DIVERS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878 (Avis officiel}
- Le Journal officiel du 8 de ce mois publie l’avis suivant :
- Au moment où les comités d’admission de l’Exposition universelle de 1878 vont entrer en fonctions effectives, il est bon de rappeler aux exposants du département de la Seine que leurs demande d’admission doivent êtres déposées avant le 13 janvier 1877, dernier délai. Ces demandes seront reçues au commissariat général établi, 101, rue Grenelle-Saint-Germain, à la direction de la section française, qui a ses bureaux au Palais de l’Industrie (Champs-Elysées), porte n° IV, au tribunal de commerce de la Seine et à la chambre de commerce de Paris.
- Travaux d'installation
- On travaille activement au Palais du Trocadéro. Le Courrier de France indique les dispositions adoptées pour la construction et l’aménagement de cet édifice, qui doit survivre à l’Exposition et en éterniser le souvenir.
- La partie centrale de ce bâtiment sera une salle de fêtes et de concerts, dont la forme sere circulaire, et qui sera entourée de deux étages de galeries couvertes, au-dessus desquelles seront percées de larges baies. Cette salle pourra contenir près de neuf mille personnes.
- De chaque côté seront deux tours carrées, d’une hauteur de plus de soixante mètres, et surmontées de deux phares électriques qui éclaireront le Champ-de-Mars. A droite et à gauche de ces deux tours seront deux pavillons secondaires, qui formeront une succession de salles destinés à une exposition des merveilles de toutes les époques et de tous les pays, antérieurs à la Révolution française.
- Le style de ces constructions se rapprochera du genre arabe.
- L’espace occupé par les bâtiments et les jardins au Trocadero sera de 80,700 mètres carré, qui seront principalement destinés aux expositions agricoles, à l’horticulture, aux animaux domestiques, aux modèles d’exploitation minière, de navigation fluviale et maritime, de chauffage et de ventilation.
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- Voir le n° du 5 avril 1874 du Moniteur de lu Teinture, page 80.
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- EXTRAIT D’INDIGO FACTICE
- (Voir le numéro du 5 juillet 1876, page 150)
- Produit liquide, s’expédie en fûts de 100 kilos au moins, futs perdus, prix 100 fr. les 100 kilos.
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- Par L. EEETIN
- Avec le concours d’Industriels, Négociants et Dessinateurs aptes à prévoir les genres qui doivent avoir le plus de valeur pour les saisons prochaines.
- Entreprise fondée en 1851
- Cette publication paraît deux fois par mois, sauf en mars et en septembre,' époque de morte-saison, pendant les quelles elle ne parait qu’une fois. L’hiver est donc traité depuis là fin de septembre jusqu’à la fin de février, et l’ét— depuis la fin de mars jusqu’à la fin d’août. é
- Prix de l’abonnement, payable en espèces ou^valeurs sur Paris :
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- un sanonn . | à Elbeuf, bureaux du Journal, 48, rue de Neùhourg.
- BREVETS D’INVENTION
- 11 existe plusieurs agences très sérieuses pour la prise des BREVETS D’INVENTION, pour les recherches et travaux qui s’y rapportent ; mais aucune n’est spéciale aux industries tinctoriales et ne les connaît assez intimement pour pouvoir apprécier la similitude des procédés ou les nuances si délicates qui établissent des distinctions entre eux, et peuvent les rendre brevetables, ou les confondre avec des antériorités, qui les annuleraient.
- Aucune situation n’est aussi favorable que la nôtre pour être au courant de toutes les nouveautés qui surgissent dans nos spécialités, et des procédés anciens ou nouveaux qui ont été exploités ou proposes ; elle nous permet aussi d’apprécier le fond de la portée d’une invention et de la présenter de la façon la plus favorable. Nous sommes donc à même de nous charger de tout ce qui concerne les Brevets, tant en France qu’à l’Etranger. — Envoi du Tarif sur demande.
- Le Moniteur de la Teinture publie une LISTE DE TOUS LES BREVETS D’INVENTION relatifs à sa spécialité, et donne une analyse de ceux qui lui paraissent offrir un intérêt d’actualité. Nous fournissons le résumé des brevets qui ne sont pas analysés dans le journal, et que l’on désire connaître, moyennant une rémunération de 5 fr. pour chacun.
- BRUN D’ELBEUF
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- La solidité et la facilité d’emploi de cette couleur la feront préférer aux bois de Caliatour, de Santal, etc.; elle n’en offre pas les inconvénients, car pour les laines en écouailles et autres, on n’a pas à craindre la poussière qui encrasse toujours les cardes.
- Ce produit est liquide et ne s’expédie qu’en barils de trente kilos au moins, au prix de 4 fr. le kilo, fut perdu.
- DÉPÔT AU MONITEUR DE LA TEINTURE On expédie des échantillons au prix de 5 francs le kilogramme.
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- — Essai sur l’industrie des matières textiles, in-8°, 760 p. et atlas de 36 pl. (Rare)............... 45 fr.
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- BONA- — Traité de tissage, 1 vol. et un atlas, 10 fr. ;
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- BOURDILLAT. — De la décoloration et du blanchiment des chiffons, in-8°, 98 p. et 2 pl. 7 fr. 50 par poste...................................... 9 fr. 50
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- F . FOL. — Guide du teinturier, ou Manueldes connaissances chimiques indispensables à la pratique de la teinture, un vol. in-12 de 412 pages, avec figures dans le texte; cartonne, 9 fr.; par poste .... 9 fr. 50
- GIRARD et DE LAI RE. — Traité des dérivés de la houille applicables aux matières colorantes, un volume grand in-8°, avec 12 planches gravées à l’échelle, 18 fr. ; par poste.......................................... 19 fr.
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- KOEPPELIN. — Guide pratique de la fabrication des tissus imprimés, ouvrage accompagné de planches et d'échantillons; un vol. in-18 jésus, 142 pages, 10 fr. ; par poste ’..................'.............10 fr. 50
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- — Impression et teinture des tissus ; grand in-8°, figures et 5 planches, 5 fr. ; par poste........... 5 fr. 50
- — La Gaude; son emploi dans la teinture, in-8°, 1 fr. 25; par poste........................ 1 fr. 75
- — Garance ; son emploi dans la teinture et l’impression des tissus; in-8°, 2fr.; par poste .... 2fr.50
- LEROUX. — Traité pratique de la filature des laines peignées et cardées, 1 vol. in-18e, avec figures et 4 planches relié................................. 15 fr.
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- LHOMME. — Traité pratique du travail de laine cardée, in-8°, 5 fr. ; par poste.............. 5 fr. 75
- PARANT- — Filature et tissage, un vol. grand in-8°. fig. et 4 planches, 10 fr.; par poste. ... 11 fr.
- PERSOZ. — Traité théorique et pratique de l’impression des tissus. 4 volumes in-8’, avec 165 fig. et 429 échantillons d’étoffes dans le texte, et un atlas de 10 planches in-4° ; dont 4 sont coloriées.............. 70 fr.
- SCHEFFER. — Essai sur L’Art de la Teinture commenté et développé par le célèbre erckmann. Nouvelle édition, enrichie d’un mémoire sur l’indigo, et de plusieurs procédés sur la teinture, notamment sur celle du coton rouge façon des Indes, et de l’emploi de l’écorce de quercitron, etc., in-8°, 2 fr. 50; par poste...................................... 3 fr. 25
- SCHUTZENBEBGER. — Traité des matières colorantes, comprenant leurs applications à la teinture et à l’im-pression, et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants ; 2 volumes in-8’, avec figures et échantillons dans le texte, 19 fr.; par poste........................ 21 fr.
- VAN LAER. — Aide-mémoire pratique du teinturier, ou Recueil des principaux procédés de teintures à mordant, 1 volume in-8°, de 200 pages avec 213 échantillons,
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- Publieations périodiques.
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- VAN LAER. — Album du Teinturier et du Fabricant, 24 feuilles, 192 échantillons et recettes. (Voir l’annonce spéciale).
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- Revue mensuelle des industries du coton, de la laine filée et tissée, dé la soie, du lin, du juté; de la teinture, au blanchiment, de l’impression sur étoffes, et du matériel de ces industries. Prix pour la France, 12 fr. 50 par an. Adresser chèque ou mandat poste, à l’ordre de WILLIAM THOMAS, 138, Fleet-Street, à Londres.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20- Année, No 23. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Décembro 1876.
- SOMMAIRE
- Chronique. — Album du teinturier et du fabricant, par M. G. Van Laer. — Nouvelle broyeuse pour l’indigo et autres matières tinctoriales. — Bleu-noir sur flanelle (échantillon!.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE : Revue sommaire des brevets d’invention concernant les industries tinctoriales et textiles.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS : Marque des timbres-poste. — Postes. — Exposition linière à Rotterdam. — Exposition universelle de 1878.
- CHRONIQUE
- Nous avons toujours à constater une amélioration lente mais continue dans la marche de nos industries, qui est loin, toutefois, de satisfaire les producteurs, mais qui, enfin, indique de favorables tendances.
- Les lainages foulés sont ceux qui ont le plus souffert, tandis que les tissus ras se sont assez bien soutenus.
- Dans la draperie, les unis noirs, principalement à Elbeuf, ont donné lieu à des affaires, réellement importantes, mais les articles nouveauté ont baissé.
- En ce moment, la fabrication pour l’été 1877 est terminée, elle n’a encore donné lieu qu’à des ordres peu importants. Les tissus demi-saison sont en meilleure demande.
- On signale encore comme bien demandés, les articles paletots, ainsi que les tissus bruts et le peigné-cardé pour jaquettes.
- Les étoffes en laine peignée se tiennent mieux, avons-nous dit; les places qui fabriquent les laine-coton sont toujours les plus favorisées; la fabrication de ces articles prend une importance de plus en plus considérable.
- Pour l’article soieries, l’année 1876 a mal fini; il y a toujours un grand écart entre le prix de l’étoffe et le cours de la matière première. L’écoulement du tissu est excessivement difficile, même à de très-mauvaises conditions.
- Le fabricant paraît avoir adopté le parti de restreindre sa production, ce qui ne sera pas sans
- causer des souffrances principalement parmi les tisseurs de la ville, car dans la région lyonnaise, les fabricants maintiennent en activité les métiers de la campagne aussi longtemps qu’ils le peuvent.
- Mais cette réduction de production est forcée dans les circonstances actuelles, tant par suite de l’abstention du consommateur, que par la cherté de la matière première, qui ne permet pas d’accumuler l’étoffe et de se fixer uniquement à la vente sur banque.
- L’année 1876, toutefois, prise dans son ensemble, n’aura pas été trop défavorable à l’article soierie ; nous publierons prochainement une revue d’ensemble sur ce commerce, qui indiquera l’importance des affaires faites, et la nature des genres préférés par la consommation.
- En général, l’industrie cotonnière semble reprendre; sur les filés, principalement, on constate une hausse générale et une bonne demande, sur lesquelles nous aurons aussi à fournir quelques détails, dans un de nos plus prochains numéros.
- On mande de Lille que l’état du marché linier est satisfaisant. Les lins indigènes et ceux de Russie trouvent de nombreux acheteurs; malheureusement pour les lins russes, on ne trouve guère de choix, les expéditions du pays faisant défaut.
- Les fils et les toiles sont plus recherchés que précédemment. La vente ne saurait, d’ailleurs, être très-active à cette époque de l’année.
- Les industries tinctoriales, au milieu de ces mouvements modérés d’affaires, ont suivi, elles-mêmes, une marche calme et peu mouvementée. Ce qui leur donne ordinairement une impulsion particulière et plus marquée, ce sont les articles
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- nouveaux, les genres auxquels le public accorde une faveur spéciale, souvent inattendue et toujours capricieuse.
- On voit, en effet, certaines nouveautés très-originales et très-bien conçues, ne jouir d’aucun succès auprès des consommateurs, alors qu’une idée simple et insignifiante, et même sans caractère de nouveauté, être adoptée avec fureur et engouement.
- Nous n’avons, en ce moment, aucun article de mode de cette nature, qui soit venu nous faire sortir des travaux courants et classiques, aussi, en teinture comme en impression, sommes-nous restés dans les genres usuels, et n’avons-noüs à signaler qu’un courant d’affaires normal, régulier, mais aussi peu intéressant que peu varié.
- Un fait, cependant, est à remarquer, c’est que l’impression des tissus perd de plus en plus du terrain, et qu’il est temps que sous une impulsion intelligente et hardie, on lui rende sa prospérité, surtout par la création d’articles nouveaux; il nous semble que les tissus chaîne-coton se prêteraient parfaitement à des innovations, et qu’il y aurait à tirer un grand parti de ces articles, qui ont, assurément, un grand avenir devant eux, et, pour le moment, un présent déjà très-satisfaisant.
- Dans les travaux du chiffonnage, l’impression est également en décroissance bien réelle; nous ne saurions trop répéter que cela est très-fâcheux pour les teinturiers-dégraisseurs, qui trouvaient dans ce travail une nouvelle source de bénéfices, et nous croyons qu’il est de leur intérêt de ne point laiser péricliter cette mode, et d’en vanter les avantages auprès de leurs clients, car ce genre d’impression a sa raison d’être et son utilité, et, selon nous, ne sera jamais entièrement abandonné.
- Il est certain que cette impression permet encore l’usage de certaines étoffes cassées et défraîchies qu’une teinture unie ne saurait remettre à un état satisfaisant, mais dont les défauts disparaissent sous la couche de peinture qui les recouvre. Ce sont des considérations à faire valoir auprès des ménagères économes, et, en province surtout où l’on est habitué à faire durer tout ce qui s’achète, même les toilettes, ces avis seront toujours bien accueillis.
- Cependant, pour que le teinturier trouve dans ce travail, une rémunération suffisante, il faut qu’il puisse l’exécuter lui-même, c’est-à-dire, rapidement, simplement, sans frais élevés de
- façon et de transport; économiquement, en un mot, et si la plupart eussent été installés pour le faire, leurs clients ne se seraient sans doute point rebutés d’un travail qui exigeait d’eux des frais élevés et des lenteurs d’exécution. C’est pourquoi les teinturiers, très-nombreux même, qui l’ont entrepris, ont-ils mieux que les autres, maintenu et acclimaté cette mode parmi leur clientèle, et continuent-ils à en tirer un bénéfice encore très-sérieux, qui ne fait, d’ailleurs, aucun tort à leurs autres sources de profits.
- F. GOUILLON.
- ALBUM
- DU TEINTURIER ET DU FABRICANT
- Par M. G. Van LAER.
- INTRODUCTION (1).
- L’art de la teinture, qui remonte- aux temps les plus reculés, consiste à se servir des affinités des parties colorantes pour les extraire, les dissoudre et ensuite les transporter sur les étoffes ou matières à teindre, en les y fixant de la manière la plus solide et la plus durable.
- L’art de la teinture, bien que reposant sur les lois de la chimie, existait bien avant que cette science ne fût fondée ; mais toutes les connaissances se bornaient à des formules empiriques obtenues par des tâtonnements laborieux et dépourvues de toute sanction scientifique.
- C’est donc à la chimie seule que l’on doit tous les progrès obtenus en teinture et dans toutes les industries qui s’y rattachent ; c’est la chimie qui nous a permis de ne plus marcher en aveugle, de ne plus travailler au hasard.
- Qu’on lise les anciens ouvrages de teinture et l’on verra quel ordre, quel ensemble, quelle intelligence la chimie a mise dans la teinture moderne.
- C’est grâce à la chimie que l’on a pu examiner les propriétés de toutes les substances employées, c’est elle qui cherche et découvre ce qui se passe quand ces agents agissent l’un sur l’autre.
- C’est surtout à la chimie, à ses perfectionnements
- (1) Nous reproduisons l’intéressante introduction de cet ouvrage dont nous avons annoncé la publication.
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- que l’on doit attribuer le prix peu élevé des produits employés (1).
- C’est encore à la chimie que nous devons attribuer les plus importantes découvertes de notre siècle en ce qui concerne l’art de la teinture. On peut citer, par exemple, les brillantes matières colorantes que l’on retire de la houille, produits qui sont devenus d’un emploi universel (2).
- C’est vers 1780 que l’art de la teinture a commencé à se constituer comme conséquence à la science chimique.
- Les procédés recueillis dans des livres spéciaux sont alors comparés et appréciés à l’aide des principes chimiques qui venaient d’être découverts.
- Enfin, depuis la classification des nuances due
- (1) Nous avons, par exemple, l’acide sulfurique qui, au neuvième siècle se préparait par la -distillation du vitriol vert, ou sulfate de fer, (c’est à Rhazis et Geber que nous devons cette première préparation) ; vers la fin du dix-septième siècle Lefebvre et Lemery imaginèrent de le fabriquer en faisant brûler un mélange de soufre et de nitre dans de grands flacons de verre, remplis d’air humide et dont le fond était couvert d’une faible couche d’eau destinée à condenser l’acide produit.
- Pendant longtemps, on suivit cette méthode, lorsque Rocbruck eut l’idée de construire de vastes chambres de plomb destinées à remplacer les ballons de verre. — A partir de ce moment, la valeur de cet acide fut considérablement diminuée.
- (2) (Traité des matières colorantes de Schutzenberger.) C’est d’abord l’acide picrique qui constitue une matière colorante jaune, employée dans la teinture de la soie et de la laine, et qu’on prépare en traitant l’huile de goudron, par l’acide azotique (12 parties d’acide pour 10 parties d’huile), l’on remplace aujourd’hui l’huile de goudron par l’acide phénique.
- Nous avons aussi les couleurs d’aniline (aniline extrait du goudron par Runge). Runge avait remarqué la propriété remarquable de ce corps d’engendrer des couleurs et la propriété de former un violet avec le chlorure de chaux qui passe au rouge sous l’influence des acides.
- En 1853, M. Biessenkirtz décrivit la couleur bleue, résultant d’un mélange de l’aniline avec le bichromate de potasse additionné d’acide sulfurique ; en 1856, M. Natanson annonçait qu’en chauffant à 200° dans un tube fermé, l’aniline et le chlorure d’éthylène, le mélange d’abord incolore prend une riche couleur rouge de sang.
- M. Hofmann obtenait, de son côté, alors que l’industrie possédait déjà le violet d’aniline, un produit soluble dont l’alcool en cramoisi, par l’action du tétrachlorure de carbone sur l’aniline.
- Cependant la fabrication de ces produits, fruit de longues recherches, laisse encore beaucoup à désirer.
- Ce n’est qu’en 1857 que l’on vit apparaître un violet préparé sur une grande échelle par M. Perkin.
- En 1858, M. Hofmann produisit le rouge qui fut perfectionné par Verguin et par MM. Gerber, Relier, Helmann, Medlock, Nicholson, Gérard et de Laire. — Enfin le rouge
- | à M. Chevreul, elle achève de s’organiser comme i science expérimentale.
- s Les publications des travaux de ce savant illustre ( {Contraste simultané des couleurs, publié en 1839) nous ont permis de mesurer, de comparer et d’apprécier les résultats disséminés dans de nombreuses recettes; actuellement donc, on peut regarder l’art de la teinture comme une science toute expérimentale — comme dit l’illustre Berthollet Eléments de l'art de la teinture, 1804. « Les arts » ne peuvent faire que des progrès limités lors-» qu’ils ne sont dirigés que par une pratique aveugle, » mais si les artistes sont guidés par les connais-» sances des propriétés qui ont été analysées par » la physique et la chimie qui en est le complé-» ment, il n’y a pas de bornes à la perfection à » laquelle ils peuvent la porter. »
- Dans l’art de la teinture, on peut donc aujourd’hui chercher les lois qui président à la fixation des colorants sur les fibres textiles, en procédant par la méthode expérimentale, c’est-à-dire en mesurant isolément l’effet de chaque agent modificateur, de sa nuance et de sa stabilité.
- Les recherches les plus importantes auxquelles on doit se livrer, doivent : 10 avoir pour but de déterminer l’influence de chaque ingrédient ou des mordants sur les colorants, l’influence des doses et de leur association ; 2° l’influence des diverses eaux ; 3° la durée des opérations et la température ; 4° la nature, la pureté et la richesse de la matière colorante.
- Les nuances que les fibres textiles peuvent re-cevoir au moyen des dissolutions ou décoctions de certaines matières colorantes, bois, écorces, racines ou insectes, etc., etc., sont nombreuses.
- Les matières qui fournissent en teinture les di-
- ne tarda pas à se transformer en violet, en bleu, en vert, en jaune, en noir, etc.
- La science ne s’est pas arrêtée là. L’on fabrique aujourd’hui au moyen des produits de la houille, de l'indi-gotine et de l'alizarine, c’est à MM. Graebe et Liebermann, à qui nous devons la decouverte de la synthèse (1869) de cette matière colorante, découverte qui eût paru, il y a 20 ans, le rêve d’un cerveau malade.
- L’alizarine qui en 1870 n’était encore en quelque sorte qu’une curiosité du laboratoire, est devenue aujourd hui le produit d’une industrie régulière qui prend de jour en jour plus d’extension.
- En fait, malgré les nombreuses découvertes de notre siècle, la science n’a pas encore dit son dernier mot, il reste encore énormément de faits mal observés à discuter, mais il n’est pas moins vrai qu’elle contient en germe toutes les améliorations de l’avenir.
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- verses couleurs sont presque toutes incolores ou jaunâtres dans la sève des organes vivants, et elles ne se colorent que par l’action de l’air et des réactifs chimiques.
- Ces matières pour servir à l’industrie : 1° doivent être abondantes et à bas prix ; 2e être assez solides pour résister à l’action blanchissante de l’air aidé du soleil.
- On emploie donc surtout les suivantes :
- Les racines de garance pour les rouges solides, les bruns, etc., etc., le curcuma du Mékin pour les jaunes fugaces, pour les bruns et les verts.
- Les écorces de chêne, de châtaigner, d’aulne, pour la teinture des bruns et des noirs.
- Le Quercitron pour les jaunes et les oranges.
- Les bois jaunes, dits de Cuba, morin, mûrier ou vieux fustic, employés avec les autres bois pour les bruns jaunâtres, les olives, etc., etc.
- Les bois bleus, dits de campêche, d’Inde ou de Saint-Domingue, etc., etc., pour les faux bleus, les violets et les noirs.
- Les bois rouges du Brésil, de Fernambouc, de Lima, de Nicaragua, de Sapan et de Bahia, pour les rouges et les bruns.
- Les extraits de bois de l’acacia catéchu, dit Cachou, brun ou jaune, pour fournir des bruns jaunâtres et des noirs solides.
- Les tiges herbacées de fustel ou fustic, ou bois de Hongrie, pour les jaunes et les oranges.
- La Gaude, qui donne des jaunes solides. (La matière colorante se trouve plutôt dans les fleurs que dans les autres parties de la plante.)
- Les feuilles d'Indigotier, de Pastel et de Vouéde donnent le bleu d’indigo, la plus solide des teintes.
- Les lichens, l’orseille, couleur amarante peusolide
- Les excroissances, noix de Galle, pour les noirs, etc., etc.
- Les graines, graines de Perse, pour les jaunes, peu solide.
- Les insectes, cochenille, lacdye et le kermes, pour produire les écarlates, les rouges, etc., etc.
- Ainsi les rouges, les jaunes, les bleus, etc., etc., s’obtiennent à l’aide des matières colorantes des végétaux et des animaux.
- Les dérivés du goudron. Les produits d’aniline donnent des couleurs brillantes, mais fugaces.
- Les colorants minéraux donnent aussi des teintures solides.
- Quelle que soit la substance employée, les phénomènes qui se passent en teinture doivent être complètement rapportés aux principes chimiques.
- C’est Bergman qui, le premier, est entré dans cette voie -, il avait teint de la laine et de la soie dans de l’indigo sulfurique ou dissolution d’indigo dans de l’acide sulfurique fort étendu d’eau ; voici comment il explique les effets obtenus dans cette opération : il les attribua uniquement à la précipitation causée par l’affinité plus grande qui se trouve entre la laine et la soie et les molécules bleues, qu’entre ces mêmes molécules et l’eau acidulée ; il fit remarquer que cette affinité de la laine est assez puissante pour dépouiller entièrement la liqueur de ses parties colorantes , tandis que l’affinité de la soie, étant plus faible, ne peut que diminuer la proportion de ces parties dans le bain et, avec raison, il fait voir que de ces affinités différentes dépendent et la solidité de la couleur et l’intensité qu’elle peut prendre ( 1 ).
- C’est effectivement là, comme le dit Berthollet dans ses éléments de teinture, la manière légitime d’envisager les phénomènes de la teinture qui sont de véritables phénomènes chimiques.
- « Quelle que soit la cause physique des cou-» leurs, dit Berthollet, les parties colorantes que » l’art de la teinture a pour but de fixer aux étoffes » ont des propriétés chimiques qui les distinguent » des autres substances et qui dépendent des affi-» nités que leurs parties exercent collectivement, » de l’action réciproque de ces parties et de leur » constitution, par laquelle elles sont plus ou » moins disposées à l’état solide ou à la liquidité. »
- C’est en raison de ces propriétés que les matières colorantes se dissolvent dans différents liquides,
- (1) Hellot, (Art de la teinture des laines, page 61), admettait une adhésion des colorants sur les étoffes toute mécanique invisible de la « teinture, qui consiste à dilater » les pores du corps à teindre, à y déposer les particules » étrangères et à les y retenir de manière que l’eau ne » puisse l’altérer, d’où il suit, dit-il, que les pores de la » laine doivent être nettoyés, agrandis. »
- Macquer, (.Dictionnaire de chimie, t. IV, p. 26), qui d’abord admet cette théorie, dit qu’il n’y a point simple enchâssement des atomes colorés dans les pores, mais qu’il y a de plus adhérence de contact et même union chimique, car la soie allumée absorbe deux fois plus de cochenille que le même poids de laine pour prendre le même cramoisi et laisser le bain aussi épuisé. M. CHEVREUL admet l’existence d’une laque ou composé chimique insoluble de laine 4* colorant attendu que sa résistance à l’air varie avec la nature du corps fibreux uni, et que sa nature en dépend aussi ; M. Schutzenberger (traité des matières colorantes, p. 184, t. I) fait remarquer qu’il n’y a là qu’une dissolution où l’attraction de la fibre sur le colorant l’emporte sur l’attraction du dissolvant, de plus une union chimique entre la laine et le colorant.
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- qu’elles se combinent avec les acides, les alcalis et certains sels niétalliques.
- Quelquefois on voit les parties colorantes s’unir immédiatement à la matière textile, — mais le plus souvent elles forment avec ces substances une combinaison beaucoup plus intime au moyen d’un corps intermédiaire, et même elles ne peuvent se combiner avec elles que par l’emploi de cet intermédiaire qui modifie plus ou moins leur couleur, leurs propriétés et même leur composition.
- Comme l’a fait remarquer M. Berthollet en posant les principes de l’art de la teinture, la différence de l'affinité des parties colorantes ou des parties à colorer est quelquefois telle qu’elles refusent de se combiner avec l’une de ces substances pendant qu’elles se combinent fort bien avec une autre ; c’est ainsi que le coton ne prend point de couleur ou très-peu dans les bains de teinture de la laine et de la soie.
- Et il faut bien appuyer sur ce point, car c’est cette différence d’affinité qui oblige à varier les préparations et les procédés, suivant la nature de la substance textile, de la matière colorante et selon l’intensité de la nuance que l’on veut obtenir.
- De là naît tout naturellement une différence dans les procédés que l’on emploie, selon la nature de la matière textile et celle de la substance colorante.
- Comme nous l’avons déjà dit, parfois la matière colorante s’unit immédiatement à la matière textile, mais le plus souvent elles ont besoin d’un corps intermédiaire pour être séparées du dissolvant ou pour acquérir une plus grande solidité.
- On donne le nom de mordants aux substances intermédiaires qui, en se com.binant avec les parties colorantes, servent à les précipiter, à les fixer et à rendre leur couleur plus constante, c’est-à-dire que l’effet de ces intermédiaires ou sels est de changer les matières colorantes ; de solubles dans l’eau qu’elles étaient, elles deviennent insolubles, et même un grand nombre d’entre elles, après avoir été imprégnées par ces sels, qui prennent le nom de mordants, deviennent capables de résister à l'action du savon, de la soude, des acides faibles et même de la lumière.
- Nous reviendrons en détail sur l’action des mordants que nous classerons selon leur nature ; pour le moment, nous nous bornerons à signaler leur action caractéristique, qui, avec la connaissance des matières colorantes et une pratique suffisante, constitue tout l’art de la teinture.
- D’autres substances exercent aussi une action
- chimique, mais en sens inverse, sur les matières colorantes; au lieu de les fixer, elles les altèrent et les dissolvent ; parmi ces substances, il faut citer les acides et les alcalis, lorsqu’ils agissent avec une énergie suffisante.
- - L’oxygène de l’air, comme les acides et les alcalis, exerce une grande influence sur les matières colorantes, et finit même par les détruire. — Il faut noter que la lumière favorise cette destruction des parties colorantes -, souvent même cette destruction ne peut avoir lieu sans l’action simultanée de la lumière. — La chaleur favorise aussi, mais moins efficacement, à moins qu’elle n’ait une certaine intensité.
- Il existe cependant quelques exceptions, l’oxygène ne produit pas toujours et immédiatement l’espèce de combustion qui altère et détruit les matières colorantes; au contraire, une certaine absorption d’oxygène est ordinairement nécessaire pour que les couleurs prennent tout leur éclat ou même pour qu’elles puissent se développer.
- Quant au rôle des astringents, tels que la noix de galle, le sumac, le cachou, etc., etc., employés en teinture, ils ne diffèrent pas essentiellement de celui joué par la matière colorante.
- De l’exposé qui précède, et qui sera confirmé d’une façon expérimentale, nous pouvons, avec Berthollet, poser les conséquences suivantes qui, avec certaines connaissances de la chimie, peuvent servir de phare à tout l’art de la teinture :
- 1° Les molécules colorantes ont des affinités qui produisent leur dissolution et leur combinaison, et dont les effets se combinant avec ceux de leur constitution, forment les différences qui les distinguent entre elles -,
- 20 Elles s’unissent directement avec la matière textile, ou seulement avec le concours d’un intermédiaire appelé mordant, mais la matière textile a des rapports différents avec les matières colorantes, selon sa nature ;
- 3° En se combinant avec les mordants, les matières colorantes éprouvent des modifications, d’où résultent la nuance et la stabilité ;
- 4° Enfin, les molécules colorantes varient, non-seulement entre elles par des dispositions différentes, mais encore par les changements qu’elles peuvent subir sous l’action de certaines substances, acides, alcalines, et également sous l’action de l’air et de la lumière.
- (A suivre.)
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- NOUVELLE BROYEUSE
- POUR L’INDIGO ET AUTRES MATIÈRES TINCTORIALES
- Cette machine à broyer est nouvelle, non comme principe et dispositions, mais au point de vue de ses dimensions et de son fonctionnement.
- C’est, en effet, l’application en petit des broyeu-ses à meules verticales qui sont connues pour rendre d’importants services dans la grande industrie, et dont les avantages principaux sont les suivants :
- Les broyeuses à meules verticales fonctionnent sans chocs, sans bruit, d’une manière continue,
- s’appliquent indifféremment aux matières sèches ou en pâtes; elles n’échauffent pas les produits, ne font point de poussière; leur pouvoir contusant ou écrasant est considérable et vient à bout, même des roches les plus dures; elles sont d’un entretien nul et toujours prêtes à fonctionner.
- Jusqu’à présent elles n’étaient construites que sur de grandes dimensions et usitées seulement dans de puissantes usines.
- L’appareil dont nous donnons ci-contre le dessin (fig. 44), est approprié aux ateliers moins importants et peut se mouvoir à bras, n’est pas encom-brant et son prix moins élevé même, que ne le serait un système de pilerie à mortiers, tout enpos • sédant encore une force écrasante très-puissante.
- Fig. 44. — Nouvelle broyeuse pour indigo et autres matières tinctoriales.
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- Le plus petit modèle, par exemple, a les dimensions suivantes : Hauteur jusqu’au bord supérieur de la cuvette : 40 centimètres; diamètre de la cuvette ; 60 centimètres; épaisseur des meules : 11 centimètres; diamètre des meules : 33 centimètres-, le poids total de la machine est d’environ 230 kil.; son prix 300 fr.
- Il s’en fait un modèle plus grand, pouvant fonctionner au moteur, ou également par manivelle à bras. î
- Les meules sont en pierre, frettées en fer; tout le reste de l’appareil est en fer ou en fonte.
- Sa construction et son fonctionnement sont faciles à comprendre. Les meules cheminent circulai-rement en tournant elles-mêmes sur leur axe, dans la cuvette qui contient la matière à broyer; dans
- leur trajet elles écrasent celle-ci, qui est constamment ramenée devant elles, au moyen de ramas-seurs; en peu de temps, les matières les plus dures sont réduites en poudre ou en pulpe.
- Dans l’atelier du teinturier, cet appareil sera un pulvériseur universel.
- D’abord, c’est un excellent broyeur pour l’indigo; on trouve difficilement un modèle simple, puissant et expéditif, de broyeurs pour l’indigo destiné à l’alimentation des cuves, surtout quand on ne veut point des appareils coûteux et considérables; celui-ci fonctionne avec une grande facilité, donne des pâtes très-fines, sans perdre de matières; il répond donc complètement au désir des teinturiers en indigo, qui recherchent des petits broyeurs, simples et commodes.
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- Le même appareil sert à broyer l’indigo à sec pour la fabrication des carmins et compositions, puis pour la pulvérisation des cochenilles, des tartres, des galles, etc. ; et comme il n’échauffe pas les matières, il s’applique aussi à celles qui s'amo-lissent par la chaleur, tels que les extraits de bois de teinture et les produits résineux.
- C’est donc une heureuse application, aux petits appareils, des broyeurs à meules verticales, et nous voyons que nos industries peuvent en retirer de nombreux avantages.
- F. G.
- BLEU-NOIR SUR FLANELLE.
- Ce tissu est un de ceux qui se prêtent le mieux à l’application de cette couleur, et si l’usage des flanelles teintes était plus répandu, le bleu-noir serait une couleur très en faveur pour cette destination.
- On sait, du reste, qu’en ce moment les bleus-marine sont très-demandés-, le bleu-noir, dont la teinte est légèrement violacée, et le bleu foncé qui donne un bleu sombre, rabattu, mais sans reflets étrangers, conviennent très-bien pour tous articles de lainages et notamment pour les tricots et tous articles de bonneterie.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE
- REVUE SOMMAIRE DES BREVETS D’INVENTION CONCERNANT LES INDUSTRIES TINCTORIALES ET TEXTILES.
- 112,945. — Chevalier. — Perfectionnements dans les métiers destinés à fabriquer la guipure et autres articles similaires. — Le tube central dans lequel passe l’âme du produit est fixe et reçoit à mouvement très-doux une poulie de commande; cette poulie est solidaire avec un collet à fourche d’embrayage au-dessus duquel est un plateau de
- friction formant cuvette circulaire et dont l’intérieur est légèrement conique pour s’emboîter sur un second plateau, base de la volette. — Des touches à bascule favorisent le glissement des produits et de l’âme.
- 112,954.—Gillet.—Système de mouvement circulaire à manivelle transmis par chaîne, courroie ou par engrenages, applicable aux métiers à tisser de tout système, aux pompes et aux machines diverses. — L’axe moteur est mis en relation avec l’axe à commander, soit par une chaîne sans fin, soit par une courroie ou une combinaison d’engrenages.
- 112,966. — Roussel. — Mode de teinture et d'apprêts dans les courroies de transmission. — L’invention consiste à teindre, sur coton destiné pour chaîne, du noir ou des nuances solides, afin qu’en tramant de la laine écrue, on puisse teindre en pièce cette trame en toutes nuances, soit en modifiant la teinte du coton, soit en la conservant intacte.
- 112,968. — Staady et Rouy. —Système du temple de métier à tisser. — L’axe de la molette des temples ordinaires est entouré d’une petite boîte qui protège le ressort de la première et des déchets de laine. Les virgules de tension du tissu sont ici en deux pièces au lieu d’être d’une seule pièce.
- 112,972. — AUSTIN.—Métier à fabriquer les effilés à têtes crochetées. — Le métier supprime la mécanique à la jacquard, les navettes et autres organes employés jusqu’ici, il se distingue principalement par des jeux d’aiguilles disposées horizontalement sur une barre unique animée d’un mouvement de va-et-vient d’avant en arrière et vice versa, alternativement avec les mouvements de balancement d’une barrette porteuse de jeux de passettes-guides des fils des bobines inférieures, fils qui servent à faire la couture de la tête de l’effilé. Les fils formant l’effilé, la tête et la jupe sont fournis par des bobines supérieures et sont étendus à des longueurs voulues par des distributeurs animés d’un mouvement de va-et-vient de droite à gauche et de gauche à droite ; d’un côté, celui de la tête, un arrêt maintient les fils, et de l’autre, le bas de la jupe, les fils embrassent un couteau, lequel, aussitôt l’effilé fabriqué, joue d’avant en arrière et coupe les fils, puis revient d’arrière en avant pour la confection des effilés suivants. Le travail est donc celui-ci : au départ, les aiguilles prennent les fils de passettes et font trois points de
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- crochet, plus ou moins, à volonté; le distributeur étale la jupe dans son mouvement de droite à gauche -, les aiguilles reviennent faire trois points de crochet ; mais entre le deuxième et le troisième point, le couteau a été envoyé en avant. La barre distributrice revient en mettant la matière sur le couteau; les aiguilles recommencent le crochet, et du deuxième au troisième point, le*couteau, rappelé en arrière, a tranché la jupe de l’effilé.
- 112,975. —Bonamy. — Appareil à rayer, applicable aux métiers de bonneterie et autres. — La disposition est étudiée pour obtenir des rayures en cassant automatiquement les fils ; elle est applicable aux métiers circulaires et autres employés en bonneterie. Une pièce fixée sur le pourtour du plateau du métier circulaire, par exemple, porte deux, trois ou quatre platines qu’un mouvement du compteur anime, autour d’un axe, d’un mouvement d’oscillation; ces platines reçoivent, à la hauteur des aiguilles du plateau d'abatage, chacune un tube distributeur du fil ; un ressort flexible pour chaque tube maintient le filet l’empêche de retourner en arrière. En basculant en arrière, les platines entraînent leurs tubes et produisent, en combinaison avec un petit balancier, la rupture du fil ; si l’oscillation se reporte en avant, le tube vient mettre en prise avec les aiguilles le fil précédemment cassé. Le compteur à cames est actionné par un rochet qui reçoit le mouvement de la roue d’entraînement du métier.
- 112,990, — Herland et GUÉZÉNEC. — Perfectionnements à l’épaillage chimique des tissus. — Quand il s’agit de l’épaillage des chiffons de laine par distraction chimique des textiles végétaux de toute nature, on essore et dessèche préalablement, puis on porte les chiffons dans une étuve spéciale, à 100°, et on injecte le gaz hydrochlorique sec produit par la réaction de l’acide sulfurique concentré sur le sel marin.
- 113,015. — D’HERDT (demoiselle). — Cylindres plissés pour étoffes. — Substitution aux dents droites des cylindres de dents courbes, ce qui couche mieux les plis.
- 113,021. — Huart. — Perfectionnement au métier à retordre à filer, continus ou mull-jenny. Le bout des branches de l’ailette se trouve modifié de façon à recevoir le guide en porcelaine qui peut être déplacé par l’ouvrière elle-même; un petit cercle est adapté vers le haut de l’ailette et a pour but d’empêcher le contact du fil et du plateau supérieur de la canette ; enfin, un mouvement de
- bascule a pour but d’arrêter le fil derrière les cylindres d’appel au moment où ce fil casse ou s’amollit entre ledit cylindre et la broche.
- 113,030. —Périnaud. — Système de cardage ou de brochage propre à l’assouplissage des soieries reteintes, en robes ou en pièces. — Le moyen indiqué consiste à gratter ou brosser à la brosse-carde les tissus de soie teints ou reteints, ce qui les rend plus souples et leur donne plus de brillant et d’éclat.
- 113,035. — Stutter, Stubbs et Carrigan. — Appareil portatif propre à enfiler les fils de trame dans les yeux des navettes de métiers à tisser. — L’appareil portatif est composé de deux cylindres emmanchés l’un dans l’autre, à frottement doux ; en en tenant un fixe et sortant l’autre, on produit une sorte de vide ou une aspiration qui suffit à aspirer ou enfiler les fils de trame dans les yeux des navettes des métiers à tisser.
- 113,048. — Heuer et Ce. — Procédé d’impression directe et durable en une ou plusieurs couleurs, sur verre, porcelaine, métaux, etc. — On produit par coulage un moule en matière dure pouvant supporter les plus hautes températures ; dans ce moule on établit, par la galvanisation ou autres moyens connus, un cliché négatif. Le cliché positif s’obtient après à l’aide de la composition élastique suivante, renfermant 50 parties de colle de veau, 40 d’eau pure, 50 de glycérine et 1 d’huile d’olive, donnant ensemble un poids de 141 gramm. L’impression avec cette composition s’obtient ensuite par les procédés ordinaires.
- 113,064.— Vinel. — Perfectionnements aux trois fuseaux en bois qui s'emploient dans l’industrie du tissage mécanique de la toile et du linge de table. — Le fuseau est garni de bandes ou bagues en caoutchouc.
- INFORMATIONS 4 FAITS DIVERS
- MARQUE DES TIMBRES-POSTE.
- Sur la réclamation de la Chambre de commerce de Paris, de concert avec la Chambre de Lille, M. le ministre des finances vient d’accorder au commerce, une faculté que nous avons réclamée à cette place il y a environ six mois.
- Cette faculté consiste à marquer les timbres-poste au moyen d’un emporte-pièce, à l’effet de prévenir les soustractions qui se commettent dans les grandes maisons. La comptabilité des timbres est généralement trop compliquée pour l’impor-
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- tance souvent faible qu’elle représente; des employés subalternes abusent de la confiance de leurs patrons pour détourner et vendre les timbres confiés à leur garde.
- L’autorisation accordée par l’Administration coupe court à cet abus. Il suffira de se conformer aux instructions d’après lesquelles « la dimension des marques ne devra pas, sous peine d’annulation de la valeur des timbres, excéder le tiers de la figurine ; elles devront porter sur la partie supérieure, et être disposées de manière à ne jamais altérer le chiffre exprimant la valeur du timbre-poste. »
- Cette mesure est excellente. Elle devrait s’appliquer également aux timbres des quittances qui peuvent provoquer les mêmes abus, et nous croyons que M. le ministre des finances, sollicité à cet effet, donnera cette nouvelle satisfaction au commerce.
- POSTES.
- Extrait des instructions données par VAdministration des postes au sujet des factures expédiées comme papiers d'affaires.
- «.......les factures, relevés de comptes, bordereaux d’expéditions, sont des papiers d’affaires ; que dès lors ils peuvent être expédiés avec ou sans échantillons, au prix de 5 centimes par 50 grammes, soit sous bandes mobiles, soit sous enveloppes ouvertes, soit en forme de lettres non cachetées; seulement ces objets ne doivent contenir aucune mention ayant le caractère de correspondance personnelle. Pour ce qui concerne spécialement les factures, il est rappelé qu’un compte de vente, c’est-à-dire le détail des articles (numéro, nature, poids, métrage, prix) avec l’indication de l’escompte, le report de factures antérieures, la date et le lieu de payement, n’a pas le caractère de correspondance personnelle. Par le même motif, l’indication de la voie employée pour l’expédition (poste, messageries, bateaux, chemins de fer, petite ou grande vitesse), est permise sur la facture. Mais ce qui est interdit, c’est la lettre d’envoi qui précède ou suit quelquefois les factures et qui commence habituellement par ces mots : J’ai l’honneur de vous remettre facture aux marchandises que je vous ai expédiées...... etc...... « ou » j’ai l’honneur de vous expédier les articles ci-après........, etc. C’est aussi le rappel de la commande à raison de laquelle l’envoi est effectué, et enfin l’avis de traite généralement ainsi conçu : Valeur en mon mandat au............................................« ou » je fais traite sur vous du montant de ma facture, et expressions équivalentes ; mais les simples mots : payable à.................. jours « ou » payable le.................................... « ou encore » payable comptant, avec ou sans désignation du lieu de payement,
- doivent être considérés comme une indication générale, et non comme une mention analogue à l’avis
- de traite...................................... »
- EXPOSITION LINIÈRE A ROTTERDAM
- La deuxième exposition organisée par la société linière a été ouverte à Rotterdam, le 27 novembre dernier. Plusieurs habitants, et principalement la municipalité de cette ville, avaient prêté leur concours à la société pour en faire les frais.
- Le lin est un objet important de commerce dans les Pays-Bas. La production annuelle y représente une valeur de 20 millions de florins. Cette plante est généralement cultivée dans les terrains desséchés de l’ancien lac de Harlem, et c’est celle qui donne la récolte la plus fructueuse. La préparation du lin a atteint, en Hollande, une grande perfection. Dans le cas où les plans pour le des-dèchement du Zuyderzée seraient approuvés, on compte surtout sur cette culture pour couvrir ultérieurement les dépenses.
- Le nombre des lots de l’exposition s’élève à 181. On y voit du lin de toutes les couleurs, en même temps que des qualités et des longueurs les plus diverses, entre autres une espèce soyeuse et blanche comme la neige.
- Différents prix en argent, d’une valeur totale de 1,200 florins, out été accordés aux exposants dont les produits, outre le lin proprement dit, comprenaient des graines, des déchets de cette plante et des machines aratoires pour sa préparation.
- Exposition universelle de Paris.
- Un décret du président de la République, inséré au Journal officiel, approuve le règlement général de l’Exposition universelle internationale de Paris de 1878.
- Voici le texte de ce règlement :
- 1
- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Art. 1er. Aux termes des décrets rendus par le maréchal président de la République française, sur la proposition du ministre de l’agriculture et du commerce et sur celle du ministre de l’instruction publique et des beaux arts, une Exposition universelle et internationale sera ouverte à Paris, le ier mai 1878, et sera close le 31 octobre suivant.
- Art. 2. L’Exposition instituée pour l’année 1878 recevra les œuvres d’art et les produits de l’agriculture et de l’industrie de toutes les nations.
- Elle aura lieu au Champ-de-Mars et sur les hauteurs du Trocadéro, dans des édifices pour la plupart temporaires.
- Devant le palais du Champ-de-Mars et sur les
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pentes du Trocadéro sont disposés des parcs et des jardins, destinés à recevoir des animaux et des plantes à l’état vivant.
- Ces parcs et ces jardins pourront contenir exceptionnellement et dans les établissements spéciaux certains produits dont l’installation n’aura pas été possible dans les édifices principaux.
- Art. 3. Aux termes des décrets visés en l’article 1er du présent règlement, le ministre de l’agriculture et du commerce et le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, concourent, chacun en ce qui le concerne, à l’organisation générale de l’Exposition universelle de 1878.
- Cette Exposition est placée sous la responsabilité et la direction supérieure du ministre de l’agriculture et du commerce.
- Art. 4. Le commissaire général, institué par décret en date du 5 août 1876, est chargé de préparer et de faire exécuter tous les projets relatifs à la construction, à l’appropriation et à l’exploitation de l’Exposition de 1878.
- Aux termes des articles 3 et 4 de la loi du 26 juillet 1876, tous ces projets devront être soumis à l’approbation du ministre de l’agriculture et du commerce. Au cas où il pourrait y avoir lieu d’admettre des marchés de gré à gré, le ministre prendra l’avis préalable d’une commission spéciale.
- Art. 5. Pour la section française, le commissaire général se mettra en rapport avec les comités constitués dans chaque département de la République française ; ces comités départementaux ont pour mission :
- 1° De faire connaître dans toute l’étendue du département les règles concernant l’organisation de l’Exposition et de distribuer les formules de demande d’admission, ainsi que tous autres documents relatifs à l’Exposition;
- 2° De signaler le plus tôt possible les principaux artistes, agriculteurs, et manufacturiers dont l’admission à l’Exposition universelle semblera particulièrement utile à l’éclat de cette solennité ;
- 3° De provoquer les expositions des produits agricoles et horticoles du département ;
- 4° De provoquer et d’organiser, s’il y a lieu, le groupement collectif des produits similaires du département et d’accréditer auprès du commissaire général le délégué chargé de représenter chaque exposition collective.
- Art. 6. Le commissaire général s’entendra avec les ministres compétents pour l’organisation de concours de l’Algérie et des colonies françaises à l’Exposition universelle.
- Art. 7. Les commissions étrangères constituées à la demande du gouvernement français sont invitées à entrer le plus tôt possible en relation avec le commissaire général, ou à se faire repré
- senter auprès de lui par un délégué.
- Ce délégué sera chargé de traiter les questions qui intéressent ses nationaux, notamment celles qui sont relatives à la répartition de l’espace total entre les divers pays et au mode d’installation de chaque section nationale dans les palais.
- En conséquence, le commissaire général ne correspond pas directement avec les exposants étrangers.
- Art. 8. Le commissaire général tient à la disposition des commissions étrangères ou de leurs délégués les renseignements et les plans utiles à leurs installations; il leur fait connaître les conditions de circulation générale et d’ordre public auxquelles elles auront à se conformer.
- Les échanges d’espaces de pays à pays ne pourront avoir lieu que par l’intermédiaire du commissaire général.
- Art. 9. Dans chaque section consacrée aux exposants d’une même nation, les objets exposés seront répartis entre les neuf groupes suivants.
- 1" groupe. — Œuvres d’art.
- 2e groupe, — Education, enseignement, matériel et procédés des arts libérax.
- 3e groupe. — Mobilier et accessoires.
- 4e groupe. — Tissus. Vêtements et accessoires.
- 5e groupe, — Industries extractives. Produits bruts ouvrés.
- 6e groupe. — Outillage et procédés des industries mécaniques.
- 7e groupe. — Produits alimentaires.
- 8e groupe. — Agriculture et pisciculture.
- 9' groupe. — Horticulture.
- Chacun de ces groupes est divisé en classes, suivant le système de la classification générale annexée au présent règlement.
- Ce document comprend pour chaque classe une énumération sommaire des objets qu’elle doit renfermer.
- Art. 10. Il sera dressé, par les soins du commissaire général, un catalogue méthodique et complet des produits de toutes les nations, indiquant les places qu’ils occupent dans les palais, les parcs ou' les jardins et les noms des exposants.
- Chaque nation aura d’ailleurs le droit de faire, à ses frais, mais dans sa propre langue seulement, un catalogue spécial des produits exposés dans sa section.
- Art. 11. Aucune œuvre d’art, aucun produit exposé dans les palais, les parcs ou les jardins, ne peut être dessiné, copié ou reproduit sous une forme quelconque, sans une autorisation de l’exposant.
- Le commissaire général se réserve d’autoriser la reproduction des vues d’ensemble.
- Art. 12. Dans les délais et dans les conditions
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- édictées par la loi du 23 mai 1868, relative à la garantie des inventions susceptibles d’être brevetées et des dessins de fabrique, les exposants jouiront des droits et immunités accordés à ladite loi.
- Art. 13. Aucune œuvre d’art, aucun produit exposé ne peut être retiré avant la clôture de l’exposition sans une autorisation spéciale du commissaire général.
- Art. 14. Les exposants français ou étrangers n’ont à payer aucun loyer pour la place qu’ils occupent à l’Exposition. Le plancher leur est fourni en bon état de solidité et d’usage dans toute l’enceinte du palais principal du Champ-de-Mars, en exceptant toutefois la galerie des Machines ; il ne pourra être modifié, placé ou consolidé pour le besoin des installations que d’accord avec le commissaire général et aux frais des exposants.
- Ceux-ci auront à supporter également toutes les autres dépenses d’installation et de décoration dans les palais, les parcs ou les jardins. Ces dépenses comprendront essentiellement la fourniture et la pose des vélums ou plafonds dans les palais, les terrassements spéciaux et les plantations spéciales dans les parcs ou dans les jardins, aux abords et dans le périmètre des constructions particulières autorisées par le commissaire général.
- Il
- DISPOSITIONS SPÉCIALES AUX ŒUVRES D’ART.
- Art.15. Sontadmissiblesàl'Expositionles œuvres des artistes français et étrangers exécutées depuis le 1er mai 1876.
- Art. 16. Ces œuvres comprennent les sept genres indiqués ci-après :
- 1° Peinture;
- 2° Dessin, aquarelle, pastel, miniature, émaux, porcelaines, cartons et vitraux à l’exclusion de ceux qui ne représentent que des sujets d’ornementation;
- 3° Sculpture;
- 4° Gravure en médailles et sur pierres fines ;
- 5° Architecture;
- 6» Gravure;
- 7° Lithographie.
- Art. 17. Sont exclus :
- 10 Les copies, même celles qui reproduisent un ouvrage dans un genre différent de celui de l’original ;
- 2° Les tableaux ou les dessins qui ne sont pas encadrés ;
- 3° Les sculptures en terre non cuite.
- Art. 18. Le soin de statuer sur l’admission des objets d’art sera délégué à un jury spécial.
- Art. 19. Les formalités à remplir pour les demandes d’admission seront fixées par un règlement ultérieur.
- Un autre règlement fera aussi connaître le mode d’expédition et de réception des œuvres d’art.
- Art. 20. Il sera statué ultérieurement sur le nombre et la nature des récompenses qui devront être décernées, ainsi que sur la constitution d’un jury international des récompenses.
- Art. 21. Des salles spéciales et convenablement appropriées seront affectées aux expositions de tableaux anciens et d’objets d’art rétrospectif admis par un jury spécial.
- III
- DISPOSITIONS SPÉCIALES AUX PRODUITS DE L’INDUSTRIE ET DE L’AGRICULTURE.
- Art. 22. Sont admissibles à l’exposition tous les produits de l’agriculture et de l’industrie, sauf les exceptions et réserves mentionnées à l’article suivant.
- Art. 23. Sont exclues les matières détonnantes, fulminantes, et en général toute matière jugée dangereuse.
- Ne seront reçus que dans des vases solides, appropriés et de dimensions restreintes, les esprits ou alcools, les huiles et essences, les matières corrosives, et généralement les corps qui peuvent, altérer les autres produits exposés ou incommoder le public.
- Les amorces, les pièces d’artifice, les allumettes chimiques et autres objets analogues, ne pourront être reçus qu’à l’état d’imitation, et sans aucune matière inflammable.
- Art. 24. Les exposants de produits incommodes ou insalubres devront se conformer en tous temps aux mesures de sûreté qui leur seront prescrites.
- Art. 25. Le commissaire général se réserve le droit absolu de fare retirer les produits de toute provenance qui, par leur nature ou par leur aspect, lui paraîtraient nuisibles ou incompatibles avec le but ou les convenances de l’exposition.
- Art. 26. Les demandes françaises d’admission seront conformes, à la formule annexée au présent règlement.
- Celles de Paris et du département de la Seine devront être envoyées directement au palais de l’Industrie, porte no 4, à l’adresse du sénateur commissaire général.
- Celles des départements seront recueillies par les soins des comités départementaux. Ceux-ci les feront parvenir à Paris.
- Toutes les demandes françaises, ainsi centralisées au commissariat général, seront soumises à
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- b co
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l’examen de comités d’admission constitués à Paris pour chaque classe, en statuant en dernier " ressort.
- Il est essentiel que toutes les demandes soient remises dans le plus bref délai.
- Les formules imprimées de demandes d’admission seront mises gratuitement à la disposition du public :
- 1° A Paris : au palais de l’Industrie, au ministère de l’agriculture et du commerce, au tribunal et à la chambre de commerce ;
- 29 Dans les départements : aux sièges des comités départementaux et aux lieux de distribution que ceux-ci auront désignés.
- Art. 27. Les constructeurs d’appareils exigeant l’emploi de l’eau. du gaz ou de la vapeur doivent déclarer, soit en faisant leur demande d’admission soit par l’entremise des délégués étrangers, la quantité d’eau, de gaz ou de vapeur qui leur est nécessaire.
- Ceux qui veulent mettre des machines en mouvement indiqueront quelle sera la vitesse propre de chacune de ces machines et la force motrice dont elle aura besoin.
- Art. 28. L’eau, le gaz, la vapeur et la force motrice pour la galerie des machines seront concédés gratuitement.
- La force sera prise sur l’arbre de couche de la transmission générale.
- L’établissement de toutes les transmissions intermédiaires restera à la charge des exposants.
- Art. 29. Usera institué un jury international des récompenses. Une somme de 1,500,000 fr. est dès à présent affectée à ces récompenses.
- IV
- ADMINISTRATION DE POLICE.
- Art. 30. Les produits seront exposés sous le nom du signataire de la demande d’admission. Cette condition est de rigueur.
- Art. 31. Les exposants sont autorisés à inscrire à la suite de leur nom ou de leur raison sociale les noms des coopérateurs de tout genre et de tout grade qui ont contribué au mérite des produits exposés.
- Art. 32. Les exposants sont expressément invités à indiquer le prix marchand des objets exposés, autant pour faciliter le travail d’appréciation du jury que pour édifier le visiteur.
- Art. 33. Les objets vendus ne peuvent être enlevés avant la fin de l’Exposition, à moins d’une autorisation spéciale du commissaire général.
- Art. 34. Des mesures sont prises pour protéger contre toute avarie les produits exposés, mais l’administration ne sera, en aucune façon, responsable des accidents, incendies, dégâts ou dommages dont
- ils auraient à souffrir, quelle qu’en soit la cause ou l’importance.
- Les exposants ont d’ailleurs toute liberté d’assurer leurs produits, directement et à leurs frais, s’ils jugent à propos de recourir à cette garantie.
- Art. 35. Une surveillance sera établie contre le vol et les détournements.
- Les commissions étrangères seront absolument chargées de pourvoir au gardiennage de leurs sec-bons respectives. Les agents préposés par elles à cette fonction devront être agréés par le commissariat général. Ils porteront un costume ou des emblèmes distinctifs ; ils pourront, en toute circonstance, réclamer l’aide des agents français et des hommes de police qui parcourront les voies de la circulation générale ou y stationneront.
- Dans la section française, les exposants de chaque classe s’entendront pour organiser un gardiennage collectif, indépendamment delà surveillance générale. Les agents particuliers de cette catégorie seront agréés par le commissaire général : ils seront revêtus d’insignes indiquant le numéro de la classe dont ils auront à surveiller les salles.
- Art. 36. Il est expressément entendu que l’Etat repousse toute responsabilité relativement aux vols et détournements qui pourraient être commis.
- Art. 37. Aux termes du décret rendu en date du 4 septembre 1876, l’Exposition est constituée en entrepôt réel; en conséquence, les produits exposés sont affranchis des droits et des visites de l’octroi de Paris ainsi que de la douane française.
- Art. 38. Des règlements ultérieurs détermineront, en temps utile, les modes d’envoi, de réception et d’installation des produits ; le mode de formation et de fonctionnement du jury international des récompenses, ainsi que le régime des entrées dans les locaux de l’exposition.
- Art. 39. Toute communication relative à l’exposition doit être adressée au sénateur, commissaire général de VLæposition universelle de 1878 à Paris. L’affranchissement n’est pas nécessaire dans le ' ressort du service postal français. •
- Art. 40. Les français et les étrangers, en acceptant la qualité d’exposant, déclarent par cela même adhérer aux dispositions du présent règlement.
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- Toutes ces couleurs sont solubles à l'eau ; il existe également des qualités correspondantes solubles à l’alcool. — Outre ces diverses sortes de produits, il y a encore de nombreuses qualités intermédiaires que l’on peut fournir au besoin. — Ces produits peuvent être détaillés par telle petite quantité qu’on désirera : pour les demandes en gros, on ferait de notables diminutions.
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- soluble dans l’eau
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- soluble dans l’eau produisant des aurores et roses magnifiques
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- Matériels pour l’Impression
- L’impression des étoffes reteintes est un genre de travail qui est maintenant entré dans les usages du public et qui offre des bénéfices importants au teinturier, surtout s’il peut l’exécuter lui-même, car, dans ce cas, le prix de revient de cette impression est insignifiant, et le travail auquel elle donne lieu est peu compliqué et facile à exécuter.
- , Nous avons établi,des matériels complets pour cette impression, avec lesquels on peut exécuter tous les travaux de ce genre qui sont susceptibles de se présenter au teinturier-dégraisseur; ils se composent de :
- Matériel n° 1.
- 6 Planches, dessins variés et nouveaux.
- 1 Tampon à double face, pour étendre la couleur.
- 4 Pinceaux.
- 1 Brosse à appliquer les poudres métalliques.
- 1 Brosse à nettoyer les planches.
- 1 Couteau à relever la couleur sur le tampon.
- 1 Kilogramme, couleur blanche.
- 1 id. id. jaune ou chamois.
- 500 Grammes couleur bleue ou verte.
- 500 id. id. rouge-marron.
- 250 id. poudre métallique or.
- 250 id. id. id. argent.
- 125 id. id. id. rouge-feu
- 250 id. tontisse pour veloutés.
- 1 Carte à échantillons.
- 1 Notice explicative très-complète.
- PRIX NET : 250 FR. (Emballage compris).
- Nota. Les dessins des planches sont toujours au choix des acquéreurs. — Il faut au plus un délai de quinze jours pour faire graver les planches. — Nous établissons aussi des matériels plus importants, soit pour le même travail, soit pour l’impression de la pièce, et, en général, pour toute espèce de procédés d’impression.— Par la combinaison d’nn petit nombre de planches, on peut réaliser un choix assez varié de dessins, que l’on peut augmenter par quelques planches nouvelles.
- Un grand nombre de ces matériels ont déjà été fournis, et fonctionnent à la satisfaction des acquéreurs. S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
- COULEURS POUR IMPRESSIONS
- Ces couleurs sont livrées en pâtes épaisses; elles sont broyées à l’huile, très-finement; elles contiennent toutes les matières nécessaires pour l'impression à la gouache, usitée pour les articles de chiffonnage; il suffit de les délayer dans de l’huile de lin et de l’essence de térébenthine.
- Blanc de neige extra-fin.................................... . .
- — par boîtes de 5 kilogr...........................
- Jaune d’or, jaune chamois, rouge marron..........................
- Bleu azur, vert vif, jaune orange, noir pour jais. . . .
- Violet de laque d’aniline, rouge magenta.........................
- Vermillon.........................................• . . . .
- le kil... la boîte le kil..
- 3 fr. »
- 12 — 50
- 4
- 6
- 12
- 18
- Poudres métalliques or, argent, feu, cerise, saumon, etc., lre finesse, 24 fr. le kilogr. Tontissés de toutes nuances, 10 francs le kilogr.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- GLYCOLLINE pour Apprêt souples et incolores
- Cette nouvelle colle est en plaques, comme la gélatine qui en est la base, et donne des apprêts moins durs et moins cassants que cette dernière.
- Elle convient spécialement pour les lainages et les soieries ; n’étant pas colorée, elle peut s’appliquer sur les nuances les plus délicates.
- Prix : Qualité unique, 1er blanc....à fr. le kil.
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- CARTONS LUSTRÉS POUR APPRÊT A LA PRESSE
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- m 67 75 — 53 64 44 — 60 —
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- asmsn lm03 — 65 — 85 —
- ...n. lm06 1 — 76 — — 120 —
- — 0m92 ...... — 82 — ...... 140 —
- — 1-15 — — 85 — 150 —
- — t“30 — —• 80 --- — 150 —
- Ces prix comprennent l'impôt de 5 fr. par 100 kil. dont sont frappés les cartons. Il se fait, sur demande, des dimensions autres que celles indiquées ; leur prix est celui du format dans lequel ces cartons peuvent être coupés; ainsi, des dimensions de 80 sur 64 paieraient comme 85 sur 65. — Il existe encore des formats plus grands que ceux indiqués. Les cartons laminés sont facturés à 5 fr. moins par cent.
- S’adresser à l’Office du Moniteur de la Teinture.
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- A. SCHLUMBERGER, à Bruxelles
- FABRCANT DE COULEURS D’ANLINE
- lArgent et de Bronze à l’Exposition de Lyon en 1872. Médaille de Mérite à l’Exposition de Vienne 1873
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- Gris soluble, Nigrosine à l’alcool, Bengaline (Indigo artificiel), Bleus alcalins, Bleus solubles, Bleus coton, jaune d’or cristallisé, Ponceau coton, Grenats, BRUNS D'ELBEUF (solubles à l’eau), remplaçant le calliatour et résistant au foulon Acide salycilique, blanc, pharmaceutique et blond (pour les arts). Cet antiseptique par excellence se recommande pour la conservation des apprêts des colles, couleurs à l’albumine, etc.
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- Machines à pulvériser l'eau par l’air comprimé pour humecter les tissus.
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- Grilloirs à gaz et au pétrole.
- Rames fixes à pinces et à déraillage.
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- Appareils à ouvrir, étendre, lisser et guider les tissus.
- Appareils à tamiser les couleurs.
- Locomotives pour houillères, gares et terrassements.
- Locomobiles, Machines à vapeur fixes, Dragues à vapeur, Pompes centrifuges et à pistons. Turbines, Presses hydrauliques, Treuils, Grues.
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- 2 fr. 50
- par 10 gr. et au-dessus
- Voir pour l’emploi les n°s du 20 juin et du 5 juillet. — S'adresser à l'office du Moniteur de LA Teinture
- ALBUM DU TEINTURIER ET DU FABRICANT
- TEINTURES UNIES ET MÉLANGES
- Far G. VAN-LAER
- Chimiste industriel, Professeur du Cours pratique de Teinture à l’École professionnelle de Verviers.
- Il paraîtra deux feuilles par mois, chacune contenant 8 échantillons; la lre feuille sera composée de Teintures unies sur tissus et en laine feutrée; la 2e feuille ne contiendra que des Mélanges, c’est-à-dire de la laine feutrée et des fils composés de plusieurs laines diversement teintes; l’auteur s’occupera également delà teinture du feutre et des fourrures ou peaux en poils.
- L’album comprendra 24 feuilles, 192 échantillons. Chaque feuille formera un tableau de 44 centimètres de hauteur sur 28 de large. — Au milieu sont les échantillons ; à gauche, la composition des mordants, dose de chaque sel, durée du mordançage pour 100 kilos; à droite, la désignation des matières colorantes, et durée de la teinture pour 100 kilos de matière teinte.
- Prix de l'abonnement, en souscrivant, 30 fr. On s'abonne à l'offiçe de Momiteur de la Teinture. Les numéros 1, 2, 3, 4. 5 et 6 ont paru.
- Renseignemenis et Heceites.
- L’administration du Moniteur de la Teinture envoie à ses abonnés les renseignements et les recettes qui lui sont demandés. Pour recevoir une réponse, toute demande de renseignement ou de recette doit contenir 3 francs en timbres-poste, pour chaque question posée et un timbre pour la réponse.
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- Nous prions nos abonnés dont l’abonnement expire avec le dernier numéro de l’année 1876, et qui ne voudraient pas être considérés comme abonnés pour l’année 1877, de nous prévenir par lettre, ou de refuser le premier numéro de cette même année.
- A VENDRE D'OCCASION (Office du Journal)
- W. s a e a fi § ta fi ‘B : e
- 20. — Deux presses à empaqueter les fils, poids 200 kil. Prix ; 100 fr. (Puy-de-Dôme).
- 39. — Un métier d’apprêt avec cylindre sécheur; quatre r°uleaux en cuivre ayant lm38 de long sur 0m70 de diamètre.
- 71. — Une machine à métrer et plier les tissus.
- — Une machine à métrer et plier les tissus, grande
- largeur (Seine-Inférieure).
- 74. — Deux presses à laver les laines. 300 fr. l’une (Somme).
- 80. — Une cureuse pour apprêt. Prix : 150 fr.
- 88. _ Une machine à cylindrer, composée de 3 rouleaux, 2 en papier, longueur 1 m20 de table, diam. 0"45. et.3 en fonte, creux, de lm30 et 0m30 de diamètre
- (Somme).
- 89. — Une plieuse capeline, neuve, pouvant plier lm30 au maximum et 1m 10 de largeur (Somme).
- 90. — Un séchoir à 12 rouleaux en cuivre, diamètre 0m43, longueur lm40 (Somme).
- 91. — Quatre machines à glacer les fils de coton, dont une de construction Suisse et les trois autres de construction Anglaise. Elles sont des derniers modèles et deux sont munies de doubles ventaux. Elles sont com
- plètes et ont des brosses de rechange.
- 93. — Huit appareils évaporateurs à lentilles, système Chenailler, de Paris. En très-bon état. Prix : 2,000 fr. chaque (Nord).
- 97. — Matériel provenant d’une usine de bois de teinture (Nord). .
- 1° Deux raboteuses. Elles font 1,300 à 2,000 kilos par jour. Prix : 450 fr. l’une.
- 2 Une paire de meules verticales montées de iml 0 de diam. Prix : 500 fr.
- 3° Une paire de meules horizontales montées et ses engrenages, lm20 de diam. Prix : 800 fr.
- 4° Un pont bascule, force 10 à 12,000 kilos. Prix : 800 fr.
- 5° Une scie circulaire, 0m75 de diam., bien montée. Prix : 250 fr.
- PEIGNES ET PEIGNEUSES
- I. — Ouatre peigneuses Ward, à quatre peignes, de 1m640 de longueur utile, poids 1,200kil. (Puy de-Dôme).
- 2. — Une peigneuse Ward, à trois grands peignes, de 211’,200 de longueur utile, poids 1,600 kil. (Puy-de-Dôme).
- 3. — Un lot de peignes à main de trois numéros (Puy-de-Dôme).
- 4 . •— Deux peigneuses (pour la laine), Schlumber-ger et Ce, nos 1177 et 1178, (Ardennes).
- 5. — Deux laineuses simples à 1 tambour. A 300 fr. l’une.
- 6. — Huit cardes doubles munies de leurs garnitures, à deux tambours et 14 chapeaux.
- — Trente deux cardes doubles munies de leurs garnitures, à deux tambours et 16 chape ux.
- — Trois couloirs montés sur supports , et trois ma-chines à bascule pour ces cardes.
- — Deux machines à repasser les chapeaux. Toutes ces machines sont en très-bon état; on peut les voir fonctionner. Elles seraient livrables à partir de fin juillet et successivement. Prix pour le tout, 5,000 francs. Chaque carde prise séparément, 225 fr. (Haute-Saône).
- TONDEUSES
- 2. — Quatre tondeuses longitudinales de lm75 et de {m63de largeur, pour drape et nouveautés; remises à neuf. Prix : 1,000 l’une.
- 3. — Trois tondeuses de 2in20, pour lapis, mérinos, fantaisies, etc , remises à neuf. A 1,600 fr. l’une.
- 4. — Une tondeuse de 0m90 de largeur, pour draps et nouveautés, remise à neuf. Prix : 560 fr.
- 5. — Une tondeuse idem. Prix : 350 fr.
- 6. — Une sécheuse-rameuse. Prix : 5,500 fr.
- 7. — Une tondeuse, largeur l‘“50. Prix : 500 francs . (Somme).
- 8. — Une petite tondeuse.
- — Une grande tondeuse Chesneau (Seine-Inférieure).
- 9. — S x laineuses (Ardennes).
- 10. — Deux brosseries de Schneider, de Sedan (Ardennes).
- 11. — 600 lames 3 chardons, garnies (Ardennes).
- 12. — Deux égrateronneuses à laine. Prix : 5,000 fr.
- — Un loup. Prix : 800 fr.
- — Une exprimeuse pour le dégraissage de la laine. Prix : 6CO fr.
- — Une laveuse à laine. Prix: 1,000 fr. composant un matériel complet pour le dégraissage et l'égrateronnage de la laine; le tout en bon état et fonctionnant (Calvados).
- 13. —Une rameuse sécheuse à draps, système Tul-pin frères. Prix : 2,000 fr. (Calvados).
- 14. — Une hélice pour secherie.
- 15. — 40 mè res carrés de toiles métalliques pour secherie de draps.
- ESSOREUSES
- 4. — Un essorage en bois, pour laines brutes ou en écheveau (Somme).
- 6. — Une essoreuse à friction, de Buffaud frères, de Lyon; panier en cuivre de 120 de diam., moteur direct et mouvement en dessus. Prix : 2,200 fr. (Seine-Inférieure).
- 7. — Dux essoreuses à moteur adhérent système Buf-fand, panier de lm20 de diamètre en forte tôle galvanisée, neuves. Prix : 5,000 fr. la paire au lieu de 7,000 fr. | 8. — Une essoreuse à moteur adhérent, système Buf-| laud, panier de U"20 de diamètre en cuivre, ayant servi quatre mois, bon état. Prix ; 2,000 fr.
- 9. — Essoreuse Bezault à double friction, marchant au moteur, panier en cuivre étamé de 80 cent, de diam. Prix : 800 f.
- — Essoreuse Bezault à engrenage et à friction, panier en cuivre, diamètre 0tn8Ô. Prix : 700 fr.
- — Essoreuse Bezault à friction, panier en cuivre, diam.050. Prix : 375 fr.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 20* Année, Ne 24. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Décembre 1876
- SOMMAIRE 3
- CHRONIQUE. — Epai lage chimique ; note sur une cause d'altération de la laine dans l'opération de l'épaillag par MM. Plon, PINCHON et Lefebvre. — Sur la formation du noir d’aniline, par M. R. Meyer.— Sur l’orange d'alizarine. — Caractérisation de l’éosine sur élofle. —Sur le noir de résorcine. — Coloration du parchemin et papier parcheminé (échantillons).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE. — Montage et conduite des cuves à indigo, 3e partie (suite), par M. Cu. DNEVET.
- — Le celluloïd, nouvelle matière première.
- INFORMATIONS ET FAITS DIVERS. — Horrible assassinat ou sinistre plaisanterie. — Travail des enfants dans les manufactures — Canal du Nord Ouest.
- CHRONIQUE
- Les affaires ne sont toujours pas ce que l’on en désirerait, la température restant douce, et la situation politique européenne n'offrant aucune garantie de paix et de tranquillité.
- Ce sont tonjours les lainages qui souffrent le plus de cette situation. Sedan, Elbeuf, Reims et Roubaix même se plaignent; dans ces deux dernières villes, les favorables tendances qui se manifestaient ne semblent pas se réaliser.
- Les draperies du Midi sont également dans un grand calme ; à Vienne (Isère), quelques affaires en tissus d’été ont été faites, mais sont forcément limitées, par ce fait qu’il en a été peu fabriqué sur cette place.
- Les soieries ne jouissent plus, à beaucoup près, de l’activité qui avait caractérisé ces dernières années ; à l'affaissement que nous voyons y succéder, on comprend que la politique n’est pas la seule cause de cet état, et on peut craindre que le motif principal soit l’abandon partiel de la soierie par la consommation.
- Quelle que soit cette cause, la résolution de diminuer la production quoique bien dure pour les classes ouvrières, et peu favorable au développement même de la grande industrie lyonnaise, n’en est pas moins imposée aux fabricants par la force des choses. Cette diminution peut seule amener une amélioration dans le prix de l’étoffe et de la soie ouvrée, qui, 1 une et l’autre, se vendent à des prix au-dessous de ceux de la matièze première.
- On écrit de Rouen pour ce qui concerne le commerce des cotonnades.
- La hausse que la généralité des producteurs demande sur les tissus écrus ou couleur, semble restreindre l’activité des affaires. Un certain nombre de bonnes maisons de la province sont déjà passées sur notre place ; aussi les acheteurs. sont-ils moins nombreux en ce moment qu’ils ne l’étaient pendant les précédentes semaines.
- La situation du tissage, et surtout de la filature, reste dans de bonnes conditions ; en filés, il y a des commandes importantes à remplir. En tissus écrus, la vente est suffisante pour qu’il ne se forme pas de stock. La cretonne rayée semble moins demandée, et cependant, c’est sur cette sorte de tissus que l’on tend le plus à augmenter les prix.
- A Épinal et Mulhouse, il y a continuation d’une faible reprise.
- A Zurich, pour les mêmes articles, on nous dit : Nous avons en ce moment plus de calme ; cependant les prix restent fermes, car nos filateurs et nos fi leurs viennent de passer de nouveaux marchés, et la plupart sont ainsi engagés à longs termes.
- L’Industrie linière est dans la même situation que celle exposée en quelques mots,' dans notre précédente chronique..
- Sur le commerce des produits tinctoriaux, nous n’avons que des renseignements sans intérêt, et desquels il résulte que nous n’avons à noter aucune modification importante dans les cours, ou sur la tenue des marchés.
- Nous espérons que la nouvelle année dans laquelle nous entrons, sera plus favorable à nos industries, et en même temps; par conséquent, au commerce des matières colorantes, qui a bien aussi quelque peu souffert.
- F. GOUILLON.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ÉPAILLAGE CHIMIQUE
- Note sur une cause d'altération de la laine dans l'opération de l'épaillage.
- Par MM. P. Plon, A. Pinchon et A. Lefebvre, d’Elbeuf.
- Appelés récemment comme experts, nommés par le tribunal de commerce de Vire, pour juger une contestation entre un fabricant et un teinturier de cette ville, nous avons observé un fait qui nous a semblé de la plus grande importance pour beaucoup de nos manufacturiers : c’est une cause d’altération des laines à l’épaillage, dans des circonstances que nous avons été assez heureux pour découvrir.
- Le but de l’expertise était de reconnaître l’origine de l’altération d’une laine confiée par le fabricant au teinturier, altération assez profonde pour qu’aucune des pièces faites avec ce teint, non-seulement ne put fouler, mais encore ne put revenir de cette opération sans être criblée de trous ou de tares, et sans avoir perdu même la solidité qu’elle possédait en écru.
- La nuance de l’étoffe bleu foncé grand teint était devenue presque gris ardoise. Nous avions donc à reconnaître à la fois la cause de l’altération de la laine et de la disparition de la nuance.
- L’exposé des faits, tels qu’ils se sont passés, suffira pour vous démontrer l’importance de nos observations. Nous avons donc l’honneur de vous présenter un extrait de notre rapport :
- M. X..., fabricant à Vire, avait fait dégraisser chez lui une certaine quantité de laine de Montevideo, qu’il avait fait épailler ensuite, puis envoyée chez M. Y... teinturier, pour être mise en bleu foncé à base d’indigo.
- Aussitôt la réception de la laine, celui-ci la passa dans un bain de cristaux de soude pour la désacider, c’est-à-dire pour enlever l'excès d’acide qu’elle retenait, et pour appliquer plus facilement sa couleur.
- La laine désacidée a reçu d’abord un pied de rouge d’orseille, puis a été terminée, et amenée à la nuance demandée, sur une cuve d’indigo, connue sous le nom de cuve à potasse.
- Après nous être minutieusement assurés que la laine avait été complètement désacidée avant l’opération de la teinture, et que la quantité de potasse mise dans la cuve ne pouvait avoir atta
- qué la fibre textile, nous avons cherché à nous rendre compte de la fabrication de ces pièces dans toutes les opéiations. Elles n’avaient donné lieu qu’à une seule observation de la part du conducteur de cardes, qui s’était plaint qu’il fallait débourrer plus souvent que d’habitude. A la filature et au tissage il n’y eut aucune réclamation.
- Ce ne fut que lorsque la première pièce était au foulon que le fabricant fut prévenu que l’on ne pouvait arriver ni au métrage, ni à la laize demandés. On dit alors au foulonnier d’activer davantage au foulage en chauff'ant et forçant au savon, et la pièce revint perdue de tares, la nuance presque détruite,sans avoir sensiblement perdu de sa longueur ni de sa largeur.
- Le montage des pièces était fait dans de bonnes conditions. Les bouts veuls et les fils examinés avec soin, et bien qu'ensimés depuis longtemps, ne présentaient ni la mauvaise odeur, ni l’aspect gommeux qu’acquièrent les laines ensimées avec de mauvaises huiles, et le fil présentait une solidité relative.
- Après avoir recueilli sur place tous les renseignements propres à nous éclairer, nous nous fîmes adresser à Elbeuf des pièces grasses et écrues, ainsi que des bouts veuls, du fil et de la laine conservée du teint, afin de nous livrer à des expériences destinées à nous fixer sur l’origine de ce grave accident.
- Nous avons fait fouler chez M. Marcdargent, foulonnier à Amfreville-sur-Iton, qui a bien voulu nous prêter son concours, deux de ces pièces, et voici les observations que nous avons recueillies :
- 1° Le début du foulage paraissait se faire assez bien; mais au bout de sept heures de marche il se produisait une graisse gommeuse, décomposant le savon, dégradant la teinture et arrêtant le foulage;
- 2° Malgré l’augmentation de la quantité de savon, on n’a pu obtenir qu’un retrait de 2 mètres au lieu de 13 qui étaient demandés;
- 3° La pile à fouler était très-chargée débourré et d’une boue grasse et gommeuse épaisse, très-colorée en bleu;
- 4° Les tares et autres accidents de fouiage observés à Vire n’avaient pu être évités.
- D’un autre côté, nous avions fait faire et fouler longuement les feutres des bouts veuls et
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- de la laine conservée du teint; et ils présentaient tous les deux cette particularité, c’est que lorsqu’on les tirait dans le sens de la largeur, ils se prêtaient sans résistance à l’allongement, et que l’on apercevait, à travers le feutre, des trous ou places non feutrées, semblables à celles qui existent dans l’étoffe.
- Il était donc bien évident que la cause de l’accident avait sa source dans les opérations antérieures à la fabrication et s’arrêtant à la teinture inclusivement. Elles étaient au nombre de trois : le dégraissage, l’épaillage et la teinture.
- Le toucher raide et quasi-résineux que présentent les pièces écrues fut pour nous un indice et nous résolûmes, dès ce moment, de reproduire nous-même l’accident, ce qui devait être facile, puisque l'impossibilité du foulage se produisait, même en feutre.
- Nous avons donc pris une certaine quantité de laine, à peu près semblable comme finesse à la laine en litige et nous en avons fait deux parts : l’une que nous avons dégraissée parfaitement et l’autre que nous avons dégraissée imparfaitement.
- Ces deux parties de laine ont été mises, pour les épailler, dans un bain d’eau additionnée d’acide sulfurique et marquant 3 degrés 1/2; puis séchées à 65°.
- Chacune de ces deux parties a encore été séparée par moitié; et ces deux nouvelles parts ont été portées ensemble à une température de 115°.
- Chacune des quatre parties a été désacidée, puis soumise à la teinture dans les mêmes conditions que la laine que nous avions à expertiser.
- Nous remarquons alors :
- 1° Que la laine mal dégraissée et épaillée a pris aussi bien la teinture en rouge et presque aussi bien la teinture én bleu que celle qui était bien dégraissée.
- 2° Que les laines épaillées mal dégraissées présentent une résistance moins grande, lorsqu’on les étire, que les laines épaillées bien dégraissées, mais que cet effet devient surtout sensible après l’opération du désacidage, et par conséquent après la teinture.
- Aussi, afin de nous rendre compte plus exactement des modifications subies par la fibre tex
- tile pendant ces opérations, nous avons successivement examiné au microscope les vingt échantillons de laine provenant de nos essais, et nous avons constaté les observations suivantes :
- 1° Laine bien dégraissée, écailles saillantes très-nettes, bords en scie :
- 2° Laine mal dégraissée : écailles saillantes moins nettes, bords en scie ;
- 3° Laine bien dégraissée épaillée à 65° et à 1130 : écailles saillantes très-nettes, bords en scie;
- 4° Mêmes laines désacidées : écailles nettes, saillantes, bords en scie;
- 5° Laine mal dégraissée épaillée à -1- 65° et à 115° : écailles collées, granulations, bords lisses ;
- 6° Mêmes laines désacidées : écailles collées, plates bords lisses et ombrés, granulations.
- Les laines que nous avons teintes présentent, après teinture, le même caractère optique que les laines désacidées; les deux poignées de laine du teint, l’une conservée par le teinturier, l’autre par le fabricant, nous présentent an microscope le caractère suivant : écailles collées peu saillantes, granulations nombreuses, bords lisses, c’est-à-dire qu’elles ont exactement les caractères que nous venons de constater pour les laines épaillées mal dégraissées.
- Ainsi donc pas d’équivoque, les laines mal dégraissées épaillées même à aune basse température, présentent toutes ce caractère commun, que les petites dents de scies formant l’extrémité des anneaux qui composent le tube de la laine ont complètement disparu. Le fil est devenu entièrement lisse, ou quand il présente une irrégularité, c’est une granulation ou bosse ronde, et non plus un crochet ou une aspérité.
- Chacun sait que la laine doit précisément à ces anneaux et aux petits crochets qui en sont la conséquence, la propriété de se souder au feutrage ; par conséquent, dès lors que le tube est devenu lisse par suite d’une opération antérieure, il n’y a plus de foulage possible.
- Les expériences ci-dessus indiquent que l’on ne peut faire remonter à l’épaillage le défaut que nous cherchions à reconnaître, puisque la laine bien dégraissée, épaillée et chauffée à -|-115° n’a aucunement perdu son aspect au mi-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- croscope, tandis que la laine mal dégraissée l’a perdu à-}-60° ria
- De plus, les feutres faits avec,les nuances obtenues sur les laines épaillées mal dégraissées présentent aussi, comme les feutres des bouts veuls et de la laine conservés du teint en litige, la propriété de s’ouvrir dans le sens de la largeur et de laisser voir le jour, ce qui ne se produit pàs avec les autres laines bieh dégraissées dans les mêmes conditions.
- L’action de la couleur pendant l’opération du foulage est encore venu confirmer ces résultats.
- L’acide sulfurique agit sur une laine mal dégraissée, met en liberté les acides gras du suint qui se fixent sur la laine et ne peevent plus êtres séparés que difficilement par les procédés ordinaires. La teinture en indigo n’est pas, comme les autree teintures, une combinaison intime de la matière colorante et de la laine. C’est un dépôt s’appliquant sur la fibre textile et faisant corps avec elle. Dans le cas présent, l’indigo a rencontré un corp intermédiaire, l’acide gras, que la chaleur, dégagée pendant l’opération du foulage, a déplacé en même temps que la nuance se dégradait, ainsi que le prouvent les piles remplies de savon coloré, de bourre et de boues graisseuses renfermant une grande quantité d’indigo.
- La déclaration faite par le conducteur de cardes que ce teint avait bourré considérablement est encore pour nous une preuve de plus que ce grave accident de fabrication a été causé par l’application de l'épaillage sur une laine mal dé-graissées.
- Nous ne pouvons donc trop appeler l’attention des industriels elbeuviens sur les effets désastreux de l’épaillage dans ces circonstances, et nous croyons en portant ce fait à la connaissance des membres de la Société industrielle, avoir rendu service à concitoyens en leur signalant un écueil redoutable qu’il est possible d’éviter, grâce à ces indications.
- ( Le Jacquard )
- SUR LA FORMATION DU NOIR D’ANILINE par M. R. Meyer.
- Dans le but de rechercher s’il était possible de préparer le permanganate des bases organi
- ques, l'auteur a essayé de constater la manière dont les sels d’aniline se comportent vis-à-vis le manganat de potasse et il obtenu par voie de réduction avec ce réactif un précipité brun foncé dont les propriétés permettaient de conclure que c’était un noir d’aniline. Pour éviter l’élimination des oxydes du manganèse, il a opéré par la suite sur des dissolutions très-acides; et, malgré qu’il ait trouvé que le chlorhydrate et le sulfate d’aniline se comportent en apparence absolument de la même manière, il a donné la préférence au dernier sel pour la préparation de ce corps, parce que dans la solution chlorhydrique, par suite d’un dégagement de chlore, il peut en résulter aisément, en même temps que le produit particulier de la réaction, des combinaisons chlorurées dont la présence pourrait altérer la simplicité du procédé.
- Avec une aniline pure se volatilisant entièrement entre 182° et 183°, on a préparé une solution assez concentrée de sulfate et on y a ajouté un excès assez notable d’acide sulfurique. Une solution également à peu près saturée de manganate a produit dans la première solution un précipité vert olive foncé presque noir, qui, après un lavage avec les alcalis, a passé au noir bleu que l’on connaît. Du reste, lorsque l’on a lavé le précipité brut, on a remarqué qu’il était difficile d’en chasser l’acide sufurique par ce moyen. Toujours et constamment l’eau de lavage a présenté une réaction bien faible, il est vrai, avec le chlorure de barium, et lorsqu’on a interrompu ces lavages, le corps a abandonné très-sensiblement à l’eau bouillante et à une dissolution de soude des quantités abondantes d’acide sulfurique. Cette manière de se comporter paraît indiquer que le.corps vert-olive est un sulfate qui, par des lavages soutenus avec l’eau se décompose peu à peu.
- C’est, du reste, un fait assez conforme à l’expérience, que, dans le cas où il est nécessaire, lors du développement du noir d’aniline sur la fibre du coton, d’appliquer un bain alcalin, on peut, par des lavages successifs avec l’eau pure (1), le décomposer et transformer enfin le noir verdâtre obtenu en noir bleu.
- (1) On ne peut imprimer du noir d’aniline épaissi à la gomme adragante que sur des tissus légers en coton, autrement l’on a toujours à craindre du vert qui se développe ultérieurement au bout de peu de temps.
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- Aux réactions indiquées qui caractérisent le corps obtenu d’une façon assez certaine comme noir d’aniline, l’auteur ajoute qu’il donne la réaction Camille Kæchlin qui est connu de tous les imprimeurs sur étoffes, c’est-à-dire le passage du noir en brun rouge pâle, par l’action énergique d’une solution de chlorure de chaux.
- Le précipité qu’on obtient de la solution acide, étant lavé, constitue après dessiccation une poudre noire, amorphe, toujours à reflet verdâ-Ire, dans laquelle, ainsi que l’on devait s’y attendre, on trouve de l’azote en abondance. Lorsque l’on chauffe ce corps, il se boursouffle, crève en dégageant des vapeurs aromatiques, et laisse alors un charbon pâle, brillant, qui brûle lentement et s’enflamme, puis se consume enfin complètement et sans résidu.
- L’alcool, l’éther, le benzole, le vinaigre radical ne dissolvent pas ce corps, mais se colorent plus ou moins en vert-olive. L’auteur n’a jamais observé de ton coloré en violet. L’acide sulfurique concentré le dissout aisément en se colorant en noir bleu foncé.
- La solution résiste à unedouce chaleur'; mais quand on la chauffe plus fortement, elle abandonne de l’acide sulfurique et affecte une couleur brun-sale. Si l’on verse la solution sulfurique du noir d’aniline dans l’eau, on obtient immédiatement et de nouveau, le corps primitif à l’état de précipité floconneux noir-olive.
- Parmi les différentes réactions qu’il a essayées pour réduire le noir et qu’il n’est pas encore parvenu à compléter, M. Witz fait connaître les suivantes. L’étain et l’acide chlorhydrique changent, à la suite d'une action prolongée, le noir en brun; toutefois, l’hydrogène naissant ne paraît pas être absolument nécessaire, puisqu’une solution acide de chlorure d’étain détermine une action analogue, et probablement la même. L'expérience a démontré que le noir fixé sur coton se comporte de même. L’hydrogène sulfuré ne paraît pas agir sur les liqueurs acides, mais dans celles alcalinées, il transforme la couleur noire du précipité en brun-jaune.
- [Bericht der deutschen Chemischen Cesell-scha/C.
- SUR L’ORANGE D’ALIZARINE
- , M. Rosenstiehl rappelle que le 27 septembre 1875, M. Gustave Schœffer a rendu compte de
- l’observation intéressante faite par M. Charles Strobel, de l’action de la vapeur nitreuse sur le rouge garancé.
- Le 27 octobre suivant, M. Rosenstiehl adonné lecture d'un rapport dans lequel il a constaté que la couleur orange est produite par l’aliza— rine et noh par ses congénères, que la laque aluminique résiste aux acides, mieux que la fibre textile qui est désagrégée, enfin que la matière colorante se produit par faction des vapeurs nitreuses sur l’alizarine sèche, et que la présence d’un liquide en empêche la production .
- Notre collègue présente aujourd’hui la matière à l’état libre et pur, cristallisée dans le chloroforme sous forme de paillettes orangées à reflets verts.
- M. Rosenstiehl, avec le concours deM. Gop-pelsrœder, a analysé la matière; sa composition ne diffère de celle de l’alizarine que par la substitution d’un équivalent du radical de l’acide nitrique à un équivalent d’hydrogène.
- La matière sublimée régénère en partie de l’alizarine.
- M. Rosenstiehl présente un tableau comprenant divers échantillons de tissus couleur orange, obtenus soit par vaporisation, soit par teinture.
- Notre collègue termine sa communication en faisant remarquer que l’alizarine nitrée qui appartient à la classe des corps nitrés si riche en matières colorantes jaunes est la seule à sa connaissance qui teigne le coton mordancé. La stabilité de cette combinaison et la vivacité de l’alizarine nitrée permettront d’utiles applications de ce produit.
- (Société industrielle de Mulhouse}.
- CARACTÉRISATION DE L’ÉOSINE SUR ÉTOFFE
- Par M. Rod. WAGNER (1).
- Pour distinguer l’éosine de la safranine et autres matières colorantes, la réaction la plus frappante est sa transformation inverse en fluorescéine, par débromuration. Sous l’influence de l’amalgame de sodium, la fluorescéine se re-
- (I) Deutsche dusti -Icîtunij, 1876, p. 4.
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- connaît très-facilement à sa magnifique fluorescence vert urane, d’une extrême sensibilité. Mais cette réaction, indiquée par M. Baeyer, exige une main exercée.
- Le procédé suivant est facile et sûr. Le collo-dion est coloré par toutes les matières colorantes dérivées de l’aniline, par le rouge Magdala et par l'alizarine; au contraire, l’éosine est immédiatement décolorée par le collodion.
- Il suffit donc, pour la reconnaître sur une étoffe, d’y déposer une goutte de collodion ; si l'étoffe est colorée par de l’éosine ou de la méthyléosine, il s’y produit une tache blanche.
- SUR LE NOIR DE RÉSORCINE Par M. Rod. WAGNER (1).
- Lorsqu’on ajoute à une solution aqueuse de résorcine du sulfate de cuivre, puis assez d’ammoniaque pour redissoudre le précipité formé en premier lieu, on obtient un liquide d’un noir foncé, qui teint la laine et la soie en noir et qui pourra peut-être être utilisé comme encre.
- commercial assez employé, notamment pour les étiquettes que l’on attache par un fil ou un cordon ; ce parchemin n’est pas teint, il est seule-ment coloré, à l’aide d’un enduit ou d’un apprêt d’amidon ou de fécule, dans lequel on délaie des poudres colorantes ; ici on a employé une laque d’aniline, on peut aussi se servir de toute espèce de couleur en poudre employée dans la peinture.
- Le parchemin doit être humecté, puis tendu sur un métier, et on y applique ensuite le mélange colorant au moyen d’une brosse, et en donnant plusieurs couches afin de les obtenir bien unies.
- Ce travail n’a donc rien de particulièrement intéressant, mais comme l’article est en faveur, nous avons pensé devoir en dire quelques mots, et en présenter un spécimen.
- Pour beaucoup d’usages, le parchemin naturel est remplacé par le parchemin factice, ou papier parcheminé; c’est l’article que nous présentons ci-dessous, et que l’on appelle aussi parchemin végétal :
- COLORATION DU PARCHEMIN ET PAPIER PARCHEMINÉ
- Le parchemin se teint sans difficulté, cette matière est une peau sèche, le plus souvent de mouton ou de chèvre, mais à laquelle on n’a pas donné ce que l’on apelle la nourriture, c’est-à-dire des mélanges gras et farineux, dont l’application assouplit et adoucit les mêmes peaux qui ont passé par les mains du mégissier.
- Toutes les couleurs d’aniline s’appliquent avec facilité sur ces membranes animales, qui se détrempent aisément dans l’eau et tirent les teintures d’une manière très-régulière.
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- Parchemin coloré.
- L’échantillon ci-dessus, montre un produit
- (1) Deutsche Industrie-Zeitung, 1876, p. 4.
- Papier parcheminé
- Ce parchemin factice, qui a l’avantage d’être en feuilles de grandes dimensions, d’être plus blanc et plus propre que le parchemin naturel, bien moins cher aussi, tout en possédant la plupart de ses propriétés, trouve de nombreuses applications et se fabrique en grandes quantités.
- Sa préparation a lieu en faisant passer du papier sans fin, fabriqué avec des chiffons de lin ou de coton (sans matières minérales), à travers un mélange d’acide sulfurique et d’eau, et en le soumettant ensuite à un procédé de lavage pour le débarrasser de l’acide.
- Étant désséché, il présente alors l’apparence de l’échantillon ci-dessus.
- Cet article ne peut ni se teindre ni se colorer; il se ramollit dans l’eau, néanmoins, et se prête ainsi à un grand nombre d’emplois.
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- Puisque nous avons été amenés à parler du parchemin coloré, nous en avons profité pour présenter cet article, qui n’est pas encore très-connu, bien qu’il ne soit pas nouveau.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE
- MONTAGE ET CONDUITE DES CUVES
- A INDIGO.
- 3e partie {Suite )
- Par M. Ch. Drevet fils.
- Bleu remonté par la cochenille et V acide sulfurique.
- 1° Déblanchi à un demi-palliement.
- 2° Acide sulfurique....... 1,300 0/0 Cochenille de 0,300 à 0,400 0/0
- Bleu remontépar la cochenille et la composition pour écarlate.
- 1° Déblanchi à un demi-palliement.
- 2° Tartre rouge............ 0,500 0/0
- Composition..................... 0,350 0/0
- Cochenille de 0,180 à 0,250 0/0
- VERTS ET VIOLETS
- Après les bleus obtenus avec le concours de l’indigo viennent les verts et les violets.
- Les verts sur laine se font en deux opérations : 1° la teinture du pied en jaune par le bois jaune, la gaude ou le quercitron, comme matières colorantes et l’alun comme mordant. Quelquefois et en vue d’obtenir certains verts (verts alcyon) on y ajoute du campêche; et 2° le passage en cuve.
- On doit considérer ce genre de teinture comme plus difficile que celui qui se fait sur laine blanche, parce que l’état de la cuve est capable de modifier d’une façon très-sensible la teinte du pied et d’éloigner souvent l’opérateur du résultat cherché. En effet, les alcalis virant au brun, les teintes fournies par les matières colorantes jaunes, une cuve dont le bain serait trop alcalin donnerait des verts sans vivacité et, d’ailleurs, une certaine quantité d’alun pourrait se trouver neutralisée et porter le trouble dans l’état du
- bain de la cuve ; il conviendra donc d’avoir des cuves en bon état et suffisamment chargées d’indigo pour abréger les palliements.
- Ceci étant bien arreté, examinons les différentes recettes qui peuvent servir à produire des verts.
- Le même pied de jaune peut servir à une échelle très-étendue de verts et dont chaque échelon correspondra à une quantité plus ou moins grande d’indigo.
- Tant qu’il s’agit de verts ordinaires et pour la nouveauté, le bois jaune seul suffira pour fournir le pied, mais du moment qu’il s’agira de verts purs faisant nuance unie, il est nécessaire d’employer la gaude. Le quercitron qui donne des couleurs jaunes si brillantes, ne fournit que des verts bruns par la cuve. Le campêche s’emploie aussi bien avec la gaude qu’avec le bois jaune, son emploi est relatif au résultat cherché.
- Vert clair ion teint.
- Pour 100 kil. de laines.
- 1° Alun.................... 14 kil.
- Bois jaune..................... 17 —• 2° Passage en cuve à indigo.
- On fait bouillir la laine pendant deux heures et à bouillons bien soutenus avec l’alun et le bois jaune et on laissepauser quatre ou six heures puis on sort et on lave pour entrer sur la cuve à indigo, sur laquelle on donne le nombre de palliements nécessaires pour arriver à la nuance voulue, il est bon de savonner un bourgeon d’échantillonnage à chaque fois qu’on en tire un, car suivant l’état de la cuve, le pied offre plus ou moins de fixité. — Ce n’est donc pas le bleu qui coule, mais le pied qui fournit plus ou moins de jaune.
- Il m’est arrivé de voir des teinturiers et des guédrons très-embarrassés en face d’uu vert manqué, ni l’un ni l’autre n’attribuant à la véritable cause l’insuccès constaté. L’un cherchait dans ses chaudières le motif poursuivi, l’autre accompagnant la mise de vert en cuve d’un bourgeon blanc qui sortait d’un bleu beau et vif.
- C’est que le bain de la cuve un peu plus’alcalin n’empêchait pas la laine blanche de se teindre, tandis que la laine jaune était modifiée dans sa coloration par cet excès d’alcalinité et que le vert sortait moins jaune, par conséquent, plus foncé ou aussi clair, mais plus terne.
- En associant la garance au bois jaune ou à la
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- gaude, on obtient des modifications du vert pur et qui ont leur emploi, surtout en nouveauté.
- Je ne donnerai pas ici les diverses recettes de pieds de jaune, car ce serait rentrer dans un détail oiseux. — Le lecteur comprendra qu’avec la faculté de donner la quantité en bleu voulue, il n’aura à s’occuper que de la quantité de jaune à fournir par le pied, et que cette quantité sera en rapport avec la nuance à produire.
- Verts-alcyons.
- Les verts alcyons qui comprennent cinq ou six nuances types, s’obtiennent en employant le campêche concurremment avec le bois jaune.
- Je ne donnerai ici qu’une formule qui servira, de point de départ pour les modifications jugées nécessaire.
- Vert alcyon par le bois jaune et le campêche. Pour 100 kil.
- 1° Alun. ......................... 14 kil.
- Bois jaune. . 15 — Campêche» .... ... *....... 5 —
- 2° Passage en cuve à indigo.
- La coloration fournie par ce mélange de bois est caméléon^ elle offre un aspect très-laid et paraît toute mal unie. — Mais cet effet ne persiste pas et le premier palliement donne un vert très-uni, d’une nuance particulière.
- Les verts purs ou devant être employés comme fonds unis sont presque toujours piétés à la gaude ; elle donne plus de brillant à la nuance mais pas plus de solidité, car malheureusement nous n’avons pas, jusqu’à présent, de moyens de produire des verts dont la partie jaune résiste âutant que la partie bleue, aux influences de la lumière ou aux influences atmosphériques.
- Verts pour l’armée et draperie fine.
- Les verts pour l’armée et les verts pour draperie fine unie se piètent tous à la gaude; on entoure ces genres d’une foule de précautions qui, quoique très-utiles, ne donnent pas toutes les garanties cherchées.
- Verts-dragon, verts de cour.
- Voici comment on procède pour teindre les verts-dragon ou les verts de cour (aujourd’hui les verts de cour sont démonétisés malgré qu’ils aient toujours leur emploi pour d’autres usages).
- Sur une laine parfaitement préparée, on donne un premier bain de bois jaune et d’alun, puis on laisse panser pendant huit ou dix jours dans un endroit frais à l’abri de la lumière, puis on lave
- et on donne un second bain avec delà gaude; on laisse panser de nouveau et on entre après lavage sur cuve à indigo. Dans le cas où on a employé aucun mordant avec la gaude, on peut teindre sur cuve sans lavage, mais, je le répète, ce mode de procéder n’a réellement pas d’avantages.
- Vert dragon par le bois jaune et la gaude. pour 100 kil.
- 1° Alun ordinaire................... 14 kil.
- Bois jaune........................... 15 —
- Gaude (1).......................... 12 bottes.
- 2° Passage en cuve à indigo.
- Vert supérieur par le bois jaune et la gaude.
- 1° Alun épuré...................... 14 kil.
- Bois jaune.......................... 16 —
- 2 Gaude .......................... 12 bottes.
- 3° Passage en cuve à indigo.
- On peut réussir en une seule opération, ou, ce qui vaut toujours mieux, la diviser en deux opérations, ce qui permet une plus complète absorption de la matière colorante et qui assure une plus grande fixité du pied, la teinture par le bois jaune et la gaude. Ces nuances n'étant' belles et brillantes qu’avec le concours des circonstances les plus favorables, et qui les accompagnent dans toutes les phases de la teinture.
- La marche de l’opération pour donner le pied est le même que dans la teinture en général et en chaudière, c’est-à-dire que l’on fait fondre l’alun, puis, qu’on y met la quantité de bois moulu jugé nécessaire, et que l’on entre pour deux heures au plein bouillon, qu’on laisse panser et qu’on renfermé dans un endroit Lais.
- Si l’on emploie de la gaude ou du bois en copeaux, on fait cuire ces matières avant que d’y ajouter l’alun. Cette cuisson dure en général une heure et demi, après quoi on enlève les matières de la chaudière, on y ajoute l’alun et on entre la laine.
- Certains verts servant pouf les habits de chasse sont obtenus comme les verts-dragon, mais avec addition de campêche dans le pied comme pour les verts-alcyon.
- Je ne fais mention dans cet article que des verts bon teint obtenus avec le Concours de la cuve à indigo et je limite forcément les recettes, car pour donner toutes celles qui seraient possi-
- (1) Les bottes de gaude sont du poids de 6 kilog. chqüe.
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- blés entre les limites comprises entre les verts
- clairs et les verts foncés, il faudrait des volumes, et cela n’instruirait en rien l’opérateur, car un très-grand nombre de verts différents ont le même pied et n’ont de teintes différentes que par ce que les uns ont plus ou moins d’indigo que les autres.
- Violets.
- Examinons maintenant les nuances de fantaisies que l’on peut obtenir avec le concours de la cuve et qui ne s’éloignent pas trop du bleu. Cette série se renferme dans les violets.
- On peut obtenir des violets en teignant la laine d’abord en rouge, puis en bleu ou en avi-vaut des pieds de bleu sur des bains rouges.
- Ceux qui se produisent généralement sont obtenus par une teinture par l’orseille sur un pied de bleu assez faible—ou par la cochenille ammoniacale ou simplement par la cochenille moulue. Toutes les fois qu’on tonte de passer en cuve des laines teintes préalablement en rouge par l’orseille ou par la cochenille, on obtient en cuve des violets d’une richesse incomparable, mais d’une fugacité égale, il faut donc que l’opérateur se garde d’un semblable résultat.
- Le seul moyen rationel, c’est d’appliquer la coloration sur une teinte en bleue.
- En employant le bois de Lima, la garance ou telle autre matière colorante que l’on voudra, on obtiendra des nuances qui seront toujours en rapport avec les éléments constitutifs.
- Pour terminer l’article sur les laines, je crois qu’il ne sera pas inopportun de raconter au lecteur une petite histoire qui m’est arrivée en 1860 et qui a trait à la teinture en bleu de cuve.
- Sollicité par un de mes clients de lui faire des gris de troupes pour les sous-officiers de l’armée italienne, je me mis à l’œuvre, et après avoir déterminé les proportions du mélange de bleu et de blanc, je lui teignis et lui blanchis les laines qu’il m’avait confiées, mais le résultat fut loin du but cherché.
- Nous avions produit des gris d’une fraîcheur exquise et d’une exactitude de mélange scrupuleuse, mais s’éloignant complètement du type demandé. Tous nos efforts pour le saisir furent inutiles et nous dûmes passer condamnation sur cette affaire.
- Mais deux mois plus tard, me trouvant dans
- une ville du Midi où l’on réussissait très-couramment ce genre, je sus que les matières employées différaient de celles que nous avions mises en œuvre; au lieu de laine-mère, c’étaient des effilochages de tricots bleus et blancs, mélangés à des laines teintes en bleu ou restées blanches.
- Ces déchets apportaient avec eux cette teinte particulière au type demandé, et ceci montre un exemple des différences d’effets obtenus, par une teinture unie, et des mélanges de fibres diversement colorées.
- (À suivre pour les Laines-Coton.}
- LE CELLULOÏD
- NOULELLE MATIÈRE PREMIERE
- Nous lisons dans l'Union Pharmaceutique, la description ci-dessous qui nous paraît intéressante, mais peut-être un peu trop enthousiaste :
- Les découvertes de la science moderne ont souvent dépassé les rêves les plus chimériques des anciens alchimistes et les prodiges qu’elle réalise, font reculer chaque jour les bornes de l’impossible. Voici encore une nouvelle découverte, qui nous vient d’Amérique et qui semble destinée à révolutionner l’industrie, bien plus profondément que ne le fit jadis l’introduction du caoutchouc, ou comme, dans les temps les plus reculés, le fit l’invention du verre.
- Il s’agit de la création industrielle d’une nouvelle matière première, dont les étonnantes propriétés paraissent réaliser le rêve même de la transmutation, et qui, par d’incroyables transformations, deviendra à proprement parler une matière universelle.
- Ce merveilleux produit a déjà fait une fortune inouïe en Amérique sous le nom de Celluloïd;. Il a été, dans ses innombrables applications industrielles, le grand évènement de l’Exposition de Philadelphie où, sous les formes diverses de son emploi, il n’a pas reçu moins de sept récompenses. Il est à peu près inconnu en Europe, jusqu’ici ; mais une Compagnie française vient de fonder, sur de larges ba-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ses financières, pour la fabrication de ce précieux produit, qui deviendra rapidement la base d’une foule d’industries.
- Le celulloïd a été découvert, il y a environ six ans, par les frères Hyatt, imprimeurs à Newark (New-Jersey). Ils ont été conduits fortuitement à leur invention par les manipulations auxquelles ils se livraient depuis longtemps pour fabriquer une nouvelle pâte pour rouleaux d’imprimerie, échappant aux variations que les changements atmosphériques font subir à la pâte ordinaire. L’emploi du collotion était la base de leurs essais et c’est ainsi quun beau jour ils produisirent le celluloïd, qui n’est pas sans analogie chimique avec le collodion, mais qui possède de bien autres propriétés.
- Le celluloïd s’obtient en traitant la cellulose (tissu cellulaire des plantes) par des procédés chimiques. On produit ainsi un corps solide, dont la densité normale est d’environ 1,5 ; mais la pression variant pendant la fabrication peut augmenter cette densité pour ainsi dire à volonté.
- Le celluloïd, à l’état brut, est un corps translucide, avant une apparence ambrée, d’une dureté extrême, d’une résistance considérable. Sa solidité est telle qu’on peut le dire incassable : une bille de billard de 0,66 de diamètre peut résister, sans être même déformée, aux coups de marteau d’un forgeron.
- Totalement inaltérable à l’air et à l’humidité, et nullement attaquable par les acides, il n’est, à proprement parler, destructible que par le feu et brûle alors avec une flamme éclatante, en exhalant une odeur pénétrante.
- Le celluloïd se lamine, se scie, se tourne, se plane, s’estampe, se sculpte; il devient plastique à 145° de chaleur. C’est-à-dire qu’on peut à volonté le travailler comme métal, marbre, bois ou cire.
- L’énumération de ces admirables propriétés suffit à faire comprendre à combien d’usages industriels il est propice. Mais ce n’est que le commencement du prodige, et nous arrivons au plus merveilleux.
- Le celluloïd a la propriété de se colorer ou plutôt de se teindre dans toutes les couleurs. Nous disons se teindre^ car c’est à une véritable teinture qu’il se prête et tous les procédés dont
- on se sert, pour la teinture des tissus lui sont applicables.
- C’est pendant sa fabrication que les teintures les plus diverses peuvent lui être incorporées d’une façon si intime, si complète, qu’on en fait en réalité autant de matières différentes. Une fois teint, le celluloïd conserve sa couleur dans toutes les manipulations successives et ne la perd même pas dans les mélanges obtenus par la fusion.
- On peut ainsi lui donner toutes les couleurs les plus fines, les plus délicates et les apparences les plus variées, depuis l’ambre clair, le corail, l’ébène, l’ivoire, le malachite, le lapis-lazuli, etc. Il prend les nuances qu’aucun corps solide ne présente dans la nature et qui n’enrichissaient jusqu’ici que les soieries et les tissus précieux.
- On peut ainsi se rendre compte que les applications du celluloïd sont, en réalité, illimitées et qu’il est appelé à s’introduire dans toutes les industries et à devenir fatalement l’une des matières premières les plus employées.
- Nous avons eu sous les yeux une admirable collection d’objets fabriqués en celluloïd et nous avons été stupéfaits de l’incroyable variété d’usages et d’aspects auxquels il se prête. Nous allons en énumérer quelques-uns.
- Nous avons vu des billes de billard ayant l’apparence du plus bel ivoire ou incrustées des plus belles mosaïques ; des manches de couteaux en ivoire ou en ébène, d’un fini merveilleux ; des manches de parapluies ; des plaques d’écaille d’une translucidité parfaite ; des blocs de corail d'un éclat admirable; des boîtes en malachite qui tromperait un géologue ; des peignes en écaille, en buffle, en corail, d’une finesse et d’une souplesse incomparables ; des camées ; des bijoux en jais ; tout ce qu’on peut produire enfin avec cent matériaux divers est fabriqué dans la perfection avec cette matière unique.
- Le celluloïd n’a pas de retrait et conserve indéfiniment son poli, sans gerçure ni rayure.
- Il adhère par l’incrustation et le collage sur lui-même, sur le bois, sur la pierre, le marbre, les métaux. Cette dernière propriété le rend propre à une foule d’usages dans l’industrie de la carrosserie et de la sellerie ; nous avons vu des pièces de harnais qui défieraient le plus habile sellier ; des bandages doublés de celluloïd. Il
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- prend l’apparence même de la lingerie et on nous a montré des boutons de linge d’une vérité irréprochable. On en fabrique des plaques pour dentiers d’une légèreté et d’une ténuité incroyables, et il est facile de l’amener à la flexibilité de la baleine.
- Nous disions en commençant que le celluloïd est resté jusqu’à ces derniers temps une propriété américaine.
- A New-York, il s’est créé la Compagnie de Nouveauté en Celluloïd « Celluloïd Novelty Company » pour la fabrication des ronds de ser-vietttes, colliers de dames, bracelets, croix, fermoirs et autres articles de fantaisie.
- Une autre fabrique importante également, est la Compagnie de garnitures pour harnais en celluloïd.
- MM. Penfield et Ce, de Philadelphie, fabriquent des bandages herniaires et des ceintures élastiques doublées de celluloïd.
- Dans l’art dentaire, sa supériorité sur l’emploi du caoutchouc comme solidité et beauté est complètement reconnue et attestée par le journal spécialiste le plus autorisé d’Amérique, le Dental Cosmoset par l’énorme quantité que MM. Wite, de Philadelphie, livrent depuis longtemps aux praticiens pour la façrication des dentiers.
- La Compagnie Thayer, pour la fabrication de la bijouterie, de New-York, fait des articles de toute beauté en celluloïd, qui imitent parfaitement l’ambre, le corail, le jais et autres substances d’un grand prix.
- Le celluloïd est applicable à bien d’autres usages qui ont été faits jusqu’à présent, et l’expérience en Amérique a affirmé son utilité et sa grande importance dans les arts industriels. On va jusqu’à s’en servir pour fabriquer des tonneaux pour le transport des grains, des boîtes de conserves, des doublures de cerceuils.
- Eu égard au grand nombre d’applications que saura lui trouver l’industrie française, elle qui n’a point de rivale pour l’idée, la nouveauté, le fini et le goût, il n’y a point d’optimisme à compter sur des résultats mêmes supérieurs à ceux obtenus en Amérique ; car l’on peut dire, sans présomption, que le celluloïd est la matière première qui, par excellence, convient à \'Article de Paris.
- La Compagnie française établit en ce moment une usine considérable à Stains (Seine).
- Ajoutons, comme dernier renseignement, que l’emploi du celluloïd réalise une économie énorme sur les différents matériaux auxquels il peut être substitué, puisqu’il ne coûte qu’environ 3 fr. le kilogramme.
- INFORMATIONS C FAITS DIVERS
- HORRIBLE ASSASSINAT OU SINISTRE PLAISANTERIE
- Les journaux ont publié la note suivante:
- « Le parquet revient de Déville-Lès-Rouen, commune voisine de Rouen remplie de fabriques, où il vient d’informer sur un crime d’une férocité inouïe.
- « Il y a huit jours, les gendarmes découvraient, à l’entrée de la commune, le cadavre d’un ouvrier teinturier. Une enquête fut ordonnée; elle apprit que ce malheureux avait été plongé, par deux de ses camarades, dans une cuve remplie de teinture, et maintenu par eux jusqu’à ce que l’asphyxie s’ensuivit. Les assassins transportèrent ensuite son cadavre hors de l’établissement. Plusieurs arrestations ont été opérées. »
- Il nous a paru impossible que ce fait mons-treux eût été commis avec l’intention de donner la mort; nous savons que parmi les teinturiers on raconte volontiers cette charge d’atelier, d’un individu que l’on trempe dans une cuve d’indigo et qui reste teint en bleu; nous avons donc pensé que des ouvriers auront voulu appliquer à un de leurs camarades cette plaisanterie aussi dangereuse qu’invraisemblable, sans se douter de l’imprudence qu’ils commettaient.
- Les renseignements que nous avons recueillis permettent d’accepter cette supposition.
- Voici ce qui s’était passé :
- « Amédée Drouet était âgé de soixante ans, marié, père de trois enfants; il était contremaître dans un établissement de teinture occupant une douzaine d’ouvriers, et situé au carrefour du Petit-Maromme.
- « L’établissement où travaillait Drouet comprend deux séchoirs et deux ateliers, un petit et un grand. Dans le premier de ces ateliers se trouvent six cuves et dans le second sept.
- «Ces cuves qui ont chacune 2 mètres de diamètre et 2 mètres 30 de profondeur, sont distantes entre elles de 33 centimètres, et leur orifice est au niveau du sol. La teinture qu’el-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- les contiennent se compose d’indigo, de sulfate de fer et de chaux; c’est, en un mot, la cuve à froid.
- « Depuis longtemps Drouet se plaignait des brutalités de certains ouvriers, notamment de deux d'entre eux, qui sont actuellement en état d’arrestation. Il avait plusieurs fois déclaré avoir été jeté par eux dans les cuves, au moment où il passait près de ces récipients.
- « Mercredi dernier, Drouet sortit de la teinturerie vers six heures et demie du soir, en chancelant, la tête et les mains complètement couvertes de teinture bleue, les vêtements trempés, se soutenant à. peine et pris de vomissements.
- « Il entra dans plusieurs maisons et déclara, ainsi qu’il l’avait déjà fait à son patron, que les deux ouvriers dont nous parlons plus haut l’avaient par deux fois poussé dans les cuves, et que, sans le secours d’un nommé Pécot, il serait mort.
- « Dans une de ces maisons, Drouet fut de nouveau pris de vomissements. On voulut le faire accompagner, mais il s’y refusa. Il continua donc sa route et, arrivé non loin du domi-cile de son fils, il tomba à bout de force et expira.
- « Une enquête fut commencée et plusieurs ouyriers furent interrogés.
- « En présence des dépositions, M. Noury, commissaire de police de Maromme, a référé des faits au parquet de Rouen, et deux ouvriers, accusés d'avoir causé la mort de Drouet père ont été arrêtés et internés à la gendarmerie de Maromme.
- de manufactures, d'usines et d'ateliers qu'elles renferment.
- L'administration, justement préoccupée de remédier à cet état de choses, étudie en ce moment une nouvelle division du département au point de vue de l’application de la loi présenté; le projet est assez avancé pour qu’on puisse espérer qu’il sera mis en vigueur dès l’année prochaine.
- Canal du Nord-Est.
- Les industriels du département du Nord, du Pas-de-Calais, de l’Aisne, de l’Oise, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle, se sont réunis récemment à Paris pour rechercher les moyens d’obtenir la construction d’un canal de jonction entre-l’Aisne et l’Oise.
- L’exécution de cette voie navigable raccourcirait le trajet des marchandises échangées entre le Nord et l’Est de la France; l’économie de transport est évaluée à 2 fr. par tonne sur le fret. Une commission de 23 membres a été désignée pour rédiger un rapport qu’elle doit présenter au ministère des travaux publics.
- travail des enfants dans les manufactures.
- Le préfet de police, chargé d’appliquer dans le département de la Seine, la loi relative à la protection des enfants employés dans les manufactures, a divisé la capitale et la banlieue en cinq circonscriptions. Dans chacune de ces circonscriptions, un inspecteur d visionnaire ainsi qu’une commission locale sont chargés de veil-lep à la stricte observation des prescriptions édictées.
- Il a été reconnu dans la pratique que le nombre des circonscriptions était insuffisant, eu égard à leur étendue et surtout à la quantité
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- FIN DU QUATRIÈME VOLUME. — QUATRIEME SÉRIE
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- Cette publication paraît deux fois par mois, sauf en mars et en septembre,'époque de morte-saison, pendant lesquelles elle ne paraît qu’une fois. L’hiver est donc traité depuis la fin de septembre jusqu’à la fin de février, et l’été depuis la fin de mars jusqu’à la fin d’août.
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- Il existe plusieurs agences très sérieuses pour la prise des BREVETS D’INVENTION, pour les recherches et travaux qui s’y rapportent ; mais aucune n’est spéciale aux industries tinctoriales et ne les connaît assez intimement pour pouvoir apprécier la similitude des procédés ou les nuances i délicates qui établissent des distinctions entre eux, et peuvent les rendra brevetables, ou les con-sfondre avec des antériorités qui les annuleraient.
- Aucune situation n’est aussi favorable que la nôtre pour être au courant de toutes les nouveautés qui surgissent dans nos spécialités, et des procédés anciens ou nouveaux qui ont été exploités ou proposés ; elle nous permet aussi d’apprécier le fond de la portée d’une invention et de la présenter de la façon la plus favorable. Nous sommes donc à même de nous charger de tout ce qui concerne les Brevets, tant en France qu’à l’Etranger. — Envoi du Tarif sur demande.
- Le Moniteur de la Teinture public une LISTE DE TOUS LES BREVETS D’INVENTION relatifs à sa spécialité, et donne une analyse de ceux qui lui paraissent offrir un intérêt d’actualité. Nous fournissons le résumé des brevets qui ne sont pas analysés dans le journal, et que l’on désire connaître, moyennant une rémunération de 5 fr. pour chacun.
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- Ce produit est liquide et ne s’expédie qu’en barils de trente kilos au moins, au prix de 4 fr. le kilo, fût perdu.
- DÉPÔT AU MONITEUR DE LA TEINTURE
- On expédie des échantillons au prix de 5 francs le kilogramme.
- MORDANT sohmidt
- [Breveté B. Cf. D. Cf.)
- Economie de IS 0/0 d’Indigo
- DANS LA TEINTURE A L’INDIGO DE CUVE
- Ce nouveau procédé de mordançage s’applique à toutes les matières textiles, telles que laine, toile, coton, chanvre, lin et autres. Les matières sont soumises à un bouillon de 10 minutes; on peut même supprimer ce bouillon et les traiter à 80° Réaumur pendant le même temps. Il n’est pas nécessaire de rincer avant d’entrer sur cuve.
- Pour 400 kilos de matières traitées en quatre fois, on met pour les premiers cent kilos, 2 kilos de mordant dans le bain et on diminue de 250 grammes pour les suivants.
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